Vérités et mensonges illustre le travail qu’a aussi réalisé Welles pour la télévision. Ce film, réalisé avec François Reichenbach, rappelle l’amour qu’avait Welles pour la prestidigitation, cet art de faire croire à des choses impossibles. Après une introduction pendant laquelle Orson Welles se livre à un numéro de prestidigitation face à un petit garçon sur un quai de la gare d'Austerlitz, il annonce qu'il va dire toute la vérité sur Elmyr de Hory, l'un des plus grands faussaires de l’après deuxième guerre. Mais comment croire que Welles, qui lui-même a enjolivé à de multiples reprises des épisodes de sa vie, puisse dire toute la vérité sur un faussaire, qui plus est en interrogeant son biographe, Clifford Irving, lui-même l’auteur d’une fausse biographie de Howard Hugues ? Regarder ce film, c’est comme tomber dans un zoom avant monté sur un travelling arrière. Ou l'inverse ! Fascinant.