Dans le roman noir, qui prend son essor aux Etats-Unis dans les années 40, c’est moins l’intrigue qui compte que le contexte, le cadre social et le caractère des personnages. Que le tueur soit passé par la porte ou la fenêtre n’a aucune importance. Souvent d’ailleurs, l’auteur nous dit tout dès le début du livre. On passe donc de la question du qui et du comment à celle du pourquoi. Ce décentrage est l’occasion de découvrir les coulisses de la société et de patauger dans des histoires de corruption, de cupidité et d’apparences trompeuses.