J’ai une passion depuis l’enfance pour les films des Marx Brothers et en particulier pour le personnage d’Harpo Marx, quand c’est souvent le tchatcheur Groucho qui a les faveurs du public. J’aime Harpo, le frère muet et si expressif, son jeu burlesque, sa gestuelle, ses grimaces et ses sifflements, toute une gamme d’expressivité qui se passe grandement de mots pour se faire comprendre, émouvoir aux larmes ou faire rire. Dans les films des Marx Brothers, je ne vois que lui et ses yeux qui roulent, son air de saint comique et d’enfant facétieux, une figure éminemment poétique qui est aussi une sorte de modèle pour l’écriture : exprimer le maximum avec le minimum de moyens, sans esbroufe, sans en faire trop. Je recommande également la lecture de ses mémoires, Harpo et moi.