Je trouve très belle la sensualité froide des plages du Nord. Les longues, les interminables plages. Les corps qui marchent, comme des fantômes, au loin. Des revenants, peut-être. J’aime ce calme-là où furent, il y a soixante-quinze ans, le tumulte des hommes, la boucherie des orgueils et autres saloperies qui déglinguèrent tant de types. Aujourd’hui, la mer a tout lavé, les mômes écrasent ses vaguelettes avec des petites bottes plastiques de couleurs vives et leurs mères sont terriblement émues.