Un éléphant ça trompe énormément
Ce qui est frappant avec Yves Robert, c’est le regard tendre qu’il porte sur ses personnages et ses acteurs. Il a réussi dans ce film ce que le cinéma italien a si bien réussi avec notamment
Mes Chers Amis et
Nous nous sommes tant aimés, lier la comédie avec la gravité de sujets plus sociétaux. Comme Claude Sautet, Yves Robert offre un instantané de la société française de l’époque sans avoir la prétention de peindre une fresque historique ou sociale. Ces cadres moyens passent le week-end ensemble, se font des bouffes, draguent par-ci, par-là, sont très soudés. Leurs couples traversent des crises, ils sont ringardisés par leurs enfants, ils découvrent l’homosexualité… Dans la suite
Nous irons tous au paradis, il y a une phrase de Rochefort qui résume bien leurs relations : «
Il y a un moment donné où on ne s’aimait plus » et ils en sont malheureux, ce qui rend le film plus nostalgique.
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