Un dimanche à la campagne
Bertrand Tavernier
StudioCanal
1983
J’aime énormément le cinéma de Tavernier. Je pense que c’est un des monstres sacrés du cinéma français. Dans ce film, il fait quelque chose que je fais aussi beaucoup dans mes romans, il décide de rendre hommage à un écrivain. Il s’agit ici de Pierre Bost, plus connu comme scénariste et dialoguiste que comme romancier. Tavernier adapte
Monsieur Ladmiral va bientôt mourir, un roman touché par la grâce. Il y a un bonheur d’expression, une qualité émotionnelle absolument rare, dans un petit livre très ramassé qui fait un petit peu penser à la qualité de ceux de Louis Guilloux, qui est aussi une autre de mes grandes admirations. Je trouve que le travail de Tavernier est un modèle d’adaptation. On peut toujours se poser la question de savoir pourquoi un metteur en scène va adapter un livre. Mon idée est que l’adaptation n’est justifiée qu’à la condition qu’elle apporte une plus-value au roman. Et là Tavernier montre qu’en tant que scénariste il a fait une adaptation intelligente. Il y a quelque chose qui n’est pas mieux que dans le livre, mais qui est propre au cinéma et qui l’éclaire différemment. C’est une question du point de vue.
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