Thérèse et Isabelle
Violette Leduc
Gallimard
1954
Ce récit autobiographique censuré dans les années 1950 par Gaston Gallimard n’a été publié dans son intégralité qu’en 2000. Il décrit une passion charnelle entre deux collégiennes dans une langue « aussi crue que du Genet », estimait Simone de Beauvoir. Reconnue par Jean Genet justement « comme une sœur en écriture », Violette Leduc évoque les amours saphiques dans une langue fiévreuse et suggestive : « Je creusais dans son cou avec mes dents, j'aspirais la nuit sous le col de sa robe : les racines d'un arbre frissonnèrent. Je la serre, j'étouffe l'arbre, je la serre, j'étouffe les voix, je la serre, je supprime la lumière. »
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