« Une voix unique dans la littérature. Une prose qui se réinvente à chaque récit, tout en restant immédiatement reconnaissable. Question de tempo, de souffle, de roûh. J’aime tous ses livres. Quand j’ai besoin de juste diapason, je relis l’incipit de So long Luise :
« J’ai choisi cet hôtel pour la multitude de libellules déprimées qui baguenaudent autour des piliers, entre les roseaux - bleu Porsche , ahanant du coffre avec une pulsation de métronome , pour ses trompettes aussi qui poussent en paillasse dans les bois, pour le blé à tige bleue, à tête d’or, qui nappe la colline au loin jusqu’aux premiers jours d’août, et parce que j’apprécie, quand j’arrive à faire les six cents pas quotidiens qui me sont prescrits, de croiser un tapis de cinq fleurs de petit liseron posé sur un bout de ravine sèche à côté d’une merde fraîche.»