« C’est un disque qui a beaucoup compté pour moi quand j’étais enfant et que je faisais beaucoup de piano. C’est une œuvre que j’ai étudiée, et cette version en est pour moi la plus belle interprétation. Chez Schoenberg, les œuvres pour piano solo marquent les débuts de l’atonalité. Les gens qui pensent que Schoenberg est un compositeur froid, mathématique parce que le dodécaphonisme etc. passent complètement à côté de son œuvre. Schoenberg est un immense romantique, et plus ses œuvres sont atonales, plus il faut les jouer avec romantisme. Sa froideur, sa dureté viennent de la peur de l’antisémitisme, et sa volonté d’exploser la gamme de sept notes vient de ses recherches mais n’a jamais remis en cause son romantisme. Et Maurizio Pollini les joue avec romantisme. »