Scarifications
Quand j’ai fait mon film
Qu’Allah bénisse la France, mon frère Bilal composait la musique. Mais on n’était pas satisfaits du résultat. Presque au même moment on jouait à La Maroquinerie et Laurent Garnier est venu nous voir pour nous dire qu’il aimait ce qu’on faisait. Nous, on était fans de son travail. Respect. On s’est croisés à plusieurs reprises et on s’est promis qu’on collaborerait ensemble. Comme on était bloqués sur la musique du film, mon frère m’a dit qu’il y avait là une bonne raison de travailler avec Laurent. J’étais sur mon film, je n’avais pas particulièrement envie de faire un autre disque. Et puis, Laurent a fait un titre, deux titres, trois titres... Je dis bon, ok, il a raison, on y va. Sur
Scarifications je reviens sur mon passé, des questions, des non-dits, je descends profond, c’est sombre. C’est pour ça que ça faisait sens d’aller voir Laurent à ce moment là. Laurent nous avait dit : «
Les gars, je vais pas vous emmener en radio, ça va être radical ». On lui a répondu que, si on avait envie d’aller facilement en radio, ce n’est pas lui qu’on serait venu chercher ! Notre démarche était aussi radicale que la sienne.
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