Sans entracte
« Mon Juju » ! Indissociable de mon adolescence ! Dans cet album figure la chanson « l’Assassin Assassiné », l’un des plus beaux textes contre la peine de mort (l’une de ses premières collaborations avec Jean-Loup Dabadie après sa fâcherie avec Roda-Gil), sublimé par la musique et une interprétation en crescendo déchirante. La fin tombe comme le couperet de la guillotine. A l’époque, alors tout jeune étudiant, je militais à Amnesty International et l’une des grandes causes du moment était la campagne pour l’abolition de la peine de mort. L’album est sorti avant son abolition et la chanson a joué un rôle dans le débat (d’ailleurs Juju reçut ensuite un mot de remerciement de la part de Robert Badinter). C’est formidable qu’une chanson puisse jouer un rôle dans un changement majeur de la société.
«…le sang d’un condamné à mort c’est du sang d’homme c’en est encore… » et à la fin
«…lorsque le couteau est tombé, le crime a changé de côté… ».
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