« C'est un documentaire de Bruno Monsaingeon sur le grand pianiste russe Sviatoslav Richter tourné quelques mois avant sa mort. La grâce très rare d’un artiste immense au seuil du grand toboggan. Ça commence comme ça : « J’ai une mémoire des noms qui est douloureuse à supporter. Dans les nombreuses villes que j’ai visitées, j’ai rencontré des foules de gens. Je garde leurs patronymes alignés dans ma cervelle ; c’est une torture. Et puis tous les amis, les connaissances, les connaissances de mes connaissances… Les chiffres en revanche, je ne m’en souviens pas ; même pas mon adresse. A part celle de la maison où j’ai grandi à Odessa au numéro 2 Nejinskaïa, appartement 15 …. »