Sur « White Riot », le premier single de leur premier album, les Clash s’inspirent des troubles survenus en 1976 lors du carnaval antillais de Notting Hill pour cracher leur colère. Deux ans plus tard, « The Guns of Brixton » appelle cette fois franchement à la résistance armée contre les forces de l’ordre et la chanson anticipe d’ailleurs les affrontements qui auront lieu dans ce quartier explosif du sud de Londres en 1981. Mais les Clash ne sont à l’époque pas les seuls à encourager la révolte : le dub poet Linton Kwesi Johnson, responsable de plusieurs albums vindicatifs, ou encore les Ruts, éphémère combo punk, prônent eux aussi l’insurrection individuelle contre l’aliénation sociale…