Non seulement, le polar décrit parfois les mauvais garçons comme des héros, mais il attaque le système et dépeint une société qui serait par essence criminogène. L’écrivain Jean-Patrick Manchette le formulait ainsi : « Dans le roman noir, le pouvoir social et politique est exercé par des salauds, plus précisément des capitalistes sans scrupules, alliés ou identiques à des gangsters groupés en organisations, qui ont à leur solde des politiciens, journalistes et autres idéologues, ainsi que la justice et la police. »