Si les histoires policières ont rapidement fasciné le public, c’est qu’elles prétendaient s’inspirer de faits réels. Le fait divers est devenu, en France, le nom d’une rubrique spécifique en 1863 dans Le Petit Journal. L’épicentre d’une intrigue policière, c’est alors le commissariat, qui devient une scène à part entière, sur laquelle s’expriment tous les reclus et rebelles de la société, de l’assassin au travelo, en passant par le syndicaliste. Jusqu’au flic lui-même, dont la vie et les frasques ne sont parfois guère plus reluisantes que celles de ses « clients ».