Petit traité de la fauche
Jim Nisbet est le mouton noir du polar. Cet esthète, qui cite volontiers Dostoïevski, Stendhal, Proust, Genet ou Huysmans, investit le roman noir pour mieux le pervertir. « Merveilleux illusionniste du style et du verbe » selon Jean-Pierre Deloux, son exégète, Nisbet détourne les codes, massacre les clichés, intellectualise son propos et ne cesse de s’interroger sur la fonction du roman. Il n’empêche : ses romans noirs frappent par leur puissance et leur originalité.
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