Le récit se déroule dans un huis clos entre les murs d'une maison d'arrêt, une nuit durant, avec seulement onze surveillant.es pour un millier de détenu.es, contre environ 100 surveillant.es le jour. C'est depuis leur point de vue et leur quotidien que Guillaume Poix se place et raconte ces nuits de ronde et de service dans un lieu hostile, mal connu et pétrie de clichés. Alors pour comprendre et découvrir, l'auteur a effectué plusieurs phases d'immersion dans une maison d'arrêt du sud de la France : "Je ne voulais pas venir en tant qu'artiste. Je voulais observer de manière assez invisible et transparente le métier de surveillant, avec l'impression que c'était un métier semblable à un corps social invisibilisé, des gens qu'on ne connaît pas beaucoup. On a une vision d'eux assez stéréotypée et donc je voulais m'intéresser à ces 'matons', ces gens qui ont l'air de faire le sale boulot pour nous". France Culture