J’ai une immense admiration pour Jeff Beck parce que lui aussi était unique. J’ai joué avec beaucoup de guitaristes dont des gens comme John Scofield ou John McLaughlin que j’admire beaucoup, mais Jeff Beck est spécial. Déjà, il joue avec les doigts et pas avec un médiator, et l’usage qu’il fait de son vibrato est unique. Il a une façon de tirer sur les notes qui me touche beaucoup. J’ai choisi cet album pour quelques morceaux, dont son duo avec Stevie Wonder, ou “We ended as lovers”. C’est quand il est en dehors de la structure jazz-rock qu’il m'intéresse. Cette façon qu’il a de jouer avec les arrêts, les silences qui n’est pas du tout habituelle chez les rockers. Et en plus c’était un amoureux des vieilles voitures !