Il est devenu quasiment impossible pour les journalistes de raconter la vie sur le front ou dans les pays en guerre, comme purent le faire les grands reporters jusqu’au début des années quatre-vingt-dix. Le risque d’être enlevé ou exécuté oblige maintenant à être accompagné, voire à être « embeded » ce qui limite inévitablement les mouvements et l’accès aux sources de l’information. Le recours à la fiction offre alors la possibilité de construire des ellipses qui permettent d’approcher la réalité par d’autres chemins.