Tout Hitchcock, bien sûr ! Mais particulièrement Pas de Printemps pour Marnie, parce que ce film concentre beaucoup de thèmes chers à Hitchcock mais aussi parce qu’il y en a un qui m’intéresse particulièrement, c’est son rapport aux vêtements. Ses héroïnes sont toujours habillées avec un soin et une précision extrême. Dans Pas de Printemps pour Marnie quand elle apparaît, de dos, elle est brune, dans un tailleur marron et un sac jaune. Elle se rince la tête dans un lavabo et la voilà blonde dans un tailleur gris. Elle gruge les hommes pour les voler mais sans jamais avoir de relation amoureuse avec eux, jusqu’au moment où elle tombe sur un homme qui va jouer au docteur avec elle, autre thème oh combien hitchcockien ! Chez Marnie, le vêtement épuré, impeccable, est là pour la contenir, pour contenir ses angoisses, la violence rentrée, elle a de la tenue, elle est tenue. Sa coiffure extrêmement lissée, tout comme dans Vertigo, raconte quelque chose d’un double agissant, elle et pas elle. La problématique du double et du trouble.