On n’écrit bien que sur ce que l’on connaît bien, disent de nombreux écrivains. Orhan Pamuk, comme avant lui, Thomas Mann ou Proust, connaît bien la bourgeoisie pour en être issu. Dans les romans de Pamuk, la bourgeoisie vit à Istanbul, est lettrée ; elle reste profondément turque, empreinte de cette mélancolie orientale au charme particulier tout en ayant le regard tourné vers l’Europe et la modernité occidentale.