L’autobiographie de Neil Young est une ode à la mécanique. Il semble se souvenir de chacune des voitures de sa vie, du corbillard qui servait de camionnette à son premier groupe jusqu’à sa dernière Cadillac dénichée dans une casse, sans oublier ses bus de tournée. Detroit, de l’autre côté de la frontière, était la Mecque du rêve américain pour le jeune Canadien, aussi fou de la Motown – où il enregistra un album avorté avec l’un de ses premiers groupes – que des beautés sur roues sorties des chaînes.