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My Name is Orson Welles

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On ne prendra pas de grand risque en disant que Orson Welles est un des cinéastes les plus admirés, au moins par les cinéphiles et réalisateurs, de Truffaut à Scorsese en passant par Kubrick, Spielberg et quelques dizaines d’autres. Enfant prodige, génie précoce et réalisateur maudit, Orson Welles a incarné à la fois la grandeur et la tragédie de l’artiste incompris à Hollywood qui, passé le miracle Citizen Kane, lui fera payer cher la liberté accordée pour ce qui reste un des chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma, mais un échec commercial à sa sortie comme la plupart de ses autres films. Quarante après sa mort, la Cinémathèque Française lui rend hommage à travers une exposition gigantesque à l’échelle de son sujet. Un événement qui nous a donné l’idée de cette sélection en douze images et en toute subjectivité.

My Name is Orson Welles

Collectif
2025 - La Table Ronde
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Vérités et mensonges - F for Fake

Orson Welles, François Reichenbach
1973 - RDM Vidéo
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Moi, Orson Welles : Entretiens avec Peter Bogdanovich

Orson Welles, Peter Bogdanovich
2025 - Capricci
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Orson : Welles, l'artiste et son ombre

Youssef Daoudi
2024 - DELCOURT Encrages
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Conférence à l’ÉSEC

Orson Welles
1982 -
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La Ferme africaine

Karen Blixen, Alain Gnaedig
1937 - Folio
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Othello

Orson Welles
1951 - Carlotta Films
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Le Troisième homme

Carol Reed
1949 - Studiocanal
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En tête à tête avec Orson

Henry Jaglom, Bernard Cohen
2015 - Robert Laffont
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C'était quoi Orson Welles ? Blow up

Luc Lagier
2015 - ARTE
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Les Cités obscures : La Tour

Benoît Peeters, François Schuiten
1987 - Casterman
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L'assassinat d'Orson Welles

Jean-Pierre de Lucovich
2019 - 10/18 Grands Détectives
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My Name is Orson Welles

Collectif - 2025 - La Table Ronde

« À la fois homme de spectacle, star mondiale et intellectuel en cinéma, il est l'homme de tous les paradoxes. Welles incarne à lui seul la figure de l'auteur de films avec un A majuscule, roi Lear dépossédé de son royaume, mais souverain incontesté des cinéphiles. Vénéré par la Nouvelle Vague française comme par le Nouvel Hollywood, il continue de fasciner par la richesse visionnaire de son œuvre et la puissance intacte de son écriture cinématographique. Sa légende se nourrit aujourd'hui de sa vie romanesque comme d'une filmographie en perpétuel mouvement, au gré de titres redécouverts ou reconstruits, qui ne cessent d'enrichir notre regard sur l'un des plus grands artistes du XXe siècle. Cet ouvrage collectif rassemble textes d'époque (Borges, Sartre, Aragon, entretiens de Welles), essais, offrant un regard original sur un corpus foisonnant et labyrinthique. »

Vérités et mensonges - F for Fake

Orson Welles, François Reichenbach - 1973 - RDM Vidéo

Vérités et mensonges illustre le travail qu’a aussi réalisé Welles pour la télévision. Ce film, réalisé avec François Reichenbach, rappelle l’amour qu’avait Welles pour la prestidigitation, cet art de faire croire à des choses impossibles. Après une introduction pendant laquelle Orson Welles se livre à un numéro de prestidigitation face à un petit garçon sur un quai de la gare d'Austerlitz, il annonce qu'il va dire toute la vérité sur Elmyr de Hory, l'un des plus grands faussaires de l’après deuxième guerre. Mais comment croire que Welles, qui lui-même a enjolivé à de multiples reprises des épisodes de sa vie, puisse dire toute la vérité sur un faussaire, qui plus est en interrogeant son biographe, Clifford Irving, lui-même l’auteur d’une fausse biographie de Howard Hugues ? Regarder ce film, c’est comme tomber dans un zoom avant monté sur un travelling arrière. Ou l'inverse ! Fascinant.

Moi, Orson Welles : Entretiens avec Peter Bogdanovich

Orson Welles, Peter Bogdanovich - 2025 - Capricci

Ces entretiens de Welles avec Peter Bogdanovich évoquent, sans langue de bois ou presque, son travail à la radio, au théâtre, au cinéma et à la télévision, ses projets inachevés, ses rapports avec les producteurs, les réalisateurs et les stars, et bien d’autres sujets encore tels que le jeu d’acteur, la magie, la littérature, les bandes dessinées ou la tauromachie…

Orson : Welles, l'artiste et son ombre

Youssef Daoudi - 2024 - DELCOURT Encrages

Après des ouvrages consacrés au boxeur Jack Johnson et au pianiste Thelonious Monk, Youssef Daoudi adapte la vie fascinante et tourmentée d'Orson Welles en un roman graphique captivant. Il explore la dualité entre l'homme, Orson, et son alter ego, Welles, dont le génie et les démons ont à la fois sculpté et détruit sa carrière à Hollywood. En mettant en lumière (superbe blanc et noir rehaussé de jaune) les triomphes et les échecs de Welles, notamment à travers l'impact de son chef-d'œuvre Citizen Kane, il mène une réflexion profonde sur le prix du génie artistique, de l'indépendance farouche, et la tragédie qui en découle.

Conférence à l’ÉSEC

Orson Welles - 1982 -

Il existe des centaines de vidéos sur lesquelles on voit Orson Welles, cigare en bouche, répondre à toutes sortes de questions sur le cinéma, sur ses multiples vies - plus ou moins fantasmées -, ou sur tout autre sujet sur lesquels il se faisait fort de pouvoir répondre avec aplomb. Ici, il répond aux questions des étudiants de l’école de cinéma de l’ÉSEC, à Paris. (première partie, deuxième partie)

« Ne laissez pas vos professeurs vous raconter Eisenstein et Griffith. Évitez d’acquérir le regard cinématographique de ceux dont vous voyez les films. Vous aurez d’autant plus à dire que vos yeux seront plus vierges. »

La Ferme africaine

Karen Blixen, Alain Gnaedig - 1937 - Folio

« C’est une histoire magnifique, un des plus grands livres du XXe siècle » dit Orson Welles à Jeanne Moreau à la toute fin d’un entretien. Un de ces romans comme Au cœur des ténèbres de Conrad, Don Quichotte de Cervantès, ou Moby Dick de Melville - parmi d’autres - que Welles rêvait d’adapter. 

« Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme, c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. » KB

Othello

Orson Welles - 1951 - Carlotta Films

Il a peu d’auteurs que Welles a vénérés comme Shakespeare. Cervantès, Molière, Conrad, mais Shakespeare reste sur la plus haute marche de son podium, l’auteur qu’il a adapté trois fois au cinéma ; Macbeth en 1948, Othello (Grand prix à Cannes en 1952), et Falstaff en 1966. La réalisation d’Othello, qui prendra presque quatre années, est une aventure en soi ; difficultés financières, tournage à épisodes, changements de comédiens, costumes et décors bricolés. Sans doute ces circonstances ont poussé Welles à ce montage éclaté, kaléidoscope, hallucinantes plongées et contre-plongées, subtils jeux d'ombre et de lumière. Welles a beaucoup coupé la pièce mais respecté l'esprit shakespearien. Ce magnifique Othello est un acte de foi dans le cinéma.

Le Troisième homme

Carol Reed - 1949 - Studiocanal

Welles a souvent déclaré qu’il avait accepté beaucoup de rôles au cinéma pour l’argent, pour financer ses projets, pour acheter sa liberté. Quoiqu’il en soit, dans Le Troisième homme, ce chef-d'œuvre très "wellesien" de Carol Reed, son rôle de Harry Lime, ce personnage sulfureux, monstrueux et charmeur à la fois dans la Vienne de l’après-guerre, fera de lui une star. 

En tête à tête avec Orson

Henry Jaglom, Bernard Cohen - 2015 - Robert Laffont

C'est le bilan d’une vie incroyable qu’a raconté Orson Welles, de 1983 à 1985, à Henry Jaglom, réalisateur et ami très proche du cinéaste, en déjeunant chaque semaine avec lui au restaurant Ma Maison, à Hollywood. Ces conversations à bâtons rompus, fréquemment perturbées par des personnalités venant saluer les deux hommes ou des considérations sur le menu, brosse une peinture très réaliste de l'homme excessif qu'était Orson Welles : un provocateur pouvant tenir les pires propos sur les femmes, les Irlandais, sur les Juifs, le catholicisme, la politique et la France, et bien sûr sur les acteurs, mais également un homme d'esprit, lucide sur son génie et son sale caractère, désabusé par l'industrie du cinéma, un séducteur passionné par Montaigne.

C'était quoi Orson Welles ? Blow up

Luc Lagier - 2015 - ARTE

La « sortie » sur Netflix de The Other Side of the Wind, le dernier film post-mortem de Welles, monté par Peter Bogdanovich, avait donné envie à Luc Lagier de remontrer dix petites madeleines spéciales Orson Welles à l’occasion des cents ans de sa naissance. Ou comprendre O.W. en treize minutes. Blow up, souvent imité, jamais égalé.

Les Cités obscures : La Tour

Benoît Peeters, François Schuiten - 1987 - Casterman

Les Cités obscures est une série de bande dessinée de fantasy créée par François Schuiten et Benoît Peeters dont le premier tome est publié en septembre 1983. Dans La Tour, Giovanni est mainteneur de profession, il est chargé du contrôle et de l'entretien d'une partie de cet édifice pharaonique, tellement énorme que depuis la zone qui lui est confiée, il lui est impossible de distinguer aussi bien la base que le sommet de la Tour. Si le visage et la silhouette de Giovanni Battista font immanquablement penser à Orson Welles, ce n’est pas un hasard, mais tout simplement parce que le géant du cinéma a accepté de prêter ses traits au héros en posant pour Peeters quelques mois avant son décès. 

L'assassinat d'Orson Welles

Jean-Pierre de Lucovich - 2019 - 10/18 Grands Détectives

A Cannes, en 1949, tout le gratin du cinéma se retrouve pour le festival. Au Carlton, Orson Welles vient d'être victime d'une tentative de meurtre. Il engage alors Jérôme Dracena, détective privé aussi à l'aise sur un ring de boxe que devant une caméra, pour assurer sa protection. Mais dans sa suite du Carlton, Orson Welles est visé par un tireur. La balle l'a frôlé avant de briser un miroir. Mais qui peut en vouloir au réalisateur de Citizen Kane ? La Croisette et ses vedettes, Paris et ses pièges, des starlettes dangereuses et des producteurs à gros cigares... L'Assassinat d'Orson Welles nous plonge dans le monde pittoresque du cinéma de l'époque. Et la fiction est ici encore plus réelle que la réalité.

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