Modigliani fut un artiste sous influences multiples tellement assimilées que le résultat est l’incroyable fluidité de son œuvre. D’où cette sensation heureuse qui enveloppe le visiteur de l’exposition Modigliani au LAM, celui qui va voir l’art khmer au musée Guimet, ou celui qui visite l’atelier de Brancusi devant le centre Pompidou. La grande différence entre Modigliani et Picasso vient de leurs attitudes très différentes avec les masques africains : Picasso a transformé sa peinture en masque pour se défendre d’un ennemi ; Modigliani a assimilé les lignes des masques sans penser à se défendre et l’ennemi l’a terrassé.