Stephen King est un des auteurs qui m’a profondément marqué dans ma jeunesse. Il m’a terrorisé, apeuré, il a une capacité incroyable à convoquer la peur. Trente ans après l’avoir lu pour la première fois, j’en ai encore des images gravées en tête. C’est le signe des grands auteurs. Misery, c’est le roman parfait du huis-clos, de l’enfermement. C’est également un roman sur la création puisqu’un des deux personnages de cette histoire est un écrivain contraint d’écrire sous la menace de sa fan numéro 1. Il y a donc cette réflexion sur la création des personnages qu’on fait vivre à travers nos romans. L’adaptation au cinéma (Rob Reiner (1990) avec James Caan et Kathy Bates) était particulièrement réussie.