Marty May
Elliott Murphy
Editions Joëlle Losfeld
1989
C’est un texte que j’ai lu pour la première fois en 83, quand je me suis installé aux U.S. J’étais déjà un peu ami avec Elliott. A cette époque, le roman était paru en feuilleton dans le magazine Rolling Stone américain. Je me rappelle que j’avais lu ça dans l’allégresse la plus totale et en même temps, j’avais le sentiment de lire exactement le livre que j’avais envie d’écrire. J’avais 22, 23 ans, j’étais rock critic balbutiant et je voulais écrire un grand roman, pas forcément sur le rock d’ailleurs. Elliott Murphy était sur la même ligne de départ que Springsteen ou Billy Joel, mais lui, ça ne l’a pas fait. En revanche, ce qu’il a perdu d’une main, il l’a gagné de l’autre. Il avait tous les éléments biographiques pour mettre du bois dans la chaudière. Avec son humour, son auto-dérision et son admiration pour Fitzgerald, Elliott a nourri l’histoire de ce rockeur qui va monter très haut pour finir par se retrouver sur le banc, dans une langue dans laquelle il y a zéro gras. Somptueux.
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