Confronté à l’œuvre de Rodin, le regard de Mapplethorpe sur les corps paraît soudain se libérer de ses stéréotypes (l’imagerie gay, les années 80, etc.) pour révéler son sens du détail (le grain d’une peau, la ride d’un pétale) et de la mise en scène (des drapés, des clairs-obscurs). Par la grâce de la comparaison, même son érotisme, souvent brutal, redevient une recherche digne des carnets secrets du sculpteur, en ces années 70 où, au cinéma comme dans la photo de mode, la mise en scène du sexe sort du ghetto porno.