La rue est quasi-emblématique de l’histoire des Afro-Américains. C’est une frontière qui délimite les quartiers blancs et noirs, mais c’est aussi le lieu d’où fusent les révoltes. C’est encore le territoire de de la perdition, des plaisirs interdits vendus par les classes dangereuses… Une réputation qui date de l’époque où Harlem, dans les années 1920, proposait du charleston, des filles et du whisky de contrebande… Enfin, c’est à l’ « école de la rue » qu’auront été formés les plus « hard-boiled » des écrivains afro-américains, d’Iceberg Slim à Donald Goines, en passant par Chester Himes.