Dans les années 1960, les Afro-Américains reprennent en main leur Histoire, jusque-là écrite par les Blancs, et dressent eux-mêmes la chronique de leur quotidien, entre les abattoirs de Chicago et les bas-fonds crasseux de Harlem. La véritable trouvaille de la Blaxploitation –des films réalisés par des Noirs, avec des acteurs noirs-, en plus de convoquer les meilleurs musiciens pour réaliser les bandes-son, d’Isaac Hayes à Curtis Mayfield, c’est alors de détourner les codes et références du cinéma « blanc », avec des films comme « Blacula, le Vampire noir » ou « Black Caesar ».