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Louis XIV

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Le 1er septembre 1715, il y a donc 300 ans, mourait Louis XIV le monarque qui incarna plus que tout autre la puissance royale faite homme. En 77 ans de vie terrestre, 72 ans de règne dont 54 de règne personnel, le Roi Soleil impose son autorité absolue dans tous les domaines et sur toutes les classes sociales de l’époque. En 1682, il fait du château de Versailles le centre de son pouvoir, il y réunit la noblesse qu’il contrôle sans relâchement. Mais Louis XIV n’est pas que ce roi guerrier qui déclara sur son lit de mort au futur Louis XV : « J’ai trop aimé la guerre ». C’est aussi un amateur d’art qui réunit autour de lui tous ceux qui contribueront à porter le classicisme français à son plus haut. Petite leçon d’histoire en onze références.

Fables

La Fontaine , Fabrice Luchini
1668-1694 - Tôt ou tard
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Les grands motets

Jean- Baptiste Lully
1663 -
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Les Miroirs du Soleil, le roi Louis XIV et ses artistes

Christian Biet
2000 -
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Si Versailles m’était conté

Sacha Guitry
1954 -
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Fouquet ou le Soleil offusqué

Paul Morand
- Folio
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Tous les matins du monde

Alain Corneau
1991 -
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Manière de montrer les jardins de Versailles : Par Louis XIV

Louis XIV
2013 -
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Le Malade imaginaire

Molière , Marc-Antoine Charpentier
1673 -
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La journée de Louis XIV, 16 novembre 1700

Béatrix Saule
2003 -
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Les Caractères

Jean de La Bruyère
1688 -
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Le Roi danse

Gérard Corbiau
2000 -
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Fables

La Fontaine , Fabrice Luchini - 1668-1694 - Tôt ou tard

Qui se cachent derrière les animaux des fables de La Fontaine ? Louis XIV, Colbert, les Grands « Peuple caméléon, peuple singe du maître » ? L’auteur laisse son lecteur libre d’interpréter : « Les animaux sont les précepteurs des hommes dans mon ouvrage », écrit-il dans une dédicace au duc de Bourgogne. Pour autant, c’est avec une grande prudence que le fabuliste met en scène le Lion/Louis XIV, car « on ne saurait trop louer trois sortes de personnes : les Dieux, sa maîtresse et son roi. »

Les grands motets

Jean- Baptiste Lully - 1663 -

Lully est un modèle de réussite sociale ! Fils d'un meunier italien, musicien très doué, il arrive à la cour de France à l’âge de treize ans et son ascension le mènera au poste de surintendant de la musique royale sous Louis XIV. Compositeur de grand talent, il laissera des œuvres qui marqueront les grands musiciens de son époque et qui sont toujours jouées de nos jours, c’est aussi un metteur en scène et sa collaboration avec Molière éclatera dans plusieurs pièces dont Le Bourgeois gentilhomme. La colère étant mauvaise conseillère, il succombera aux suites d'un coup de bâton de direction (avec lequel il marquait le rythme) qu’il se donne sur le pied au cours de la répétition d’une de ses pièces. Aïe !

Les Miroirs du Soleil, le roi Louis XIV et ses artistes

Christian Biet - 2000 -

Louis XIV n’aimait pas Paris. Aussi voulut-il un palais à Versailles dont la magnificence devait refléter le pouvoir d’un roi devenu « supérieur à tous les hommes » (nec pluribus impar) et qui entendait également commander aux arts et aux artistes. Par leurs œuvres, peintres, architectes, dramaturges, musiciens glorifient le maître des lieux et l’ordonnateur des plaisirs de la Cour. Christian Biet fait revivre, par le texte et l’image, les querelles littéraires et artistiques du Grand Siècle.

Si Versailles m’était conté

Sacha Guitry - 1954 -

Quand Guitry s’empare d’un morceau de l’histoire de France, il la transforme à sa guise et fait se croiser dans les allées de Versailles tous les acteurs du Grand Siècle : La Fontaine, Molière, Racine, Corneille, Lully et bien d’autres devisent avec légèreté et en couleurs. Les rois sont là, Henri IV, les Louis XIII, XIV, XV, jusqu’au dernier, Louis XVI qui, quittant Versailles pour être ramené aux Tuileries par les Parisiennes en révolution, baisse le rideau sur le palais, devenu bien plus tard monument national.

Fouquet ou le Soleil offusqué

Paul Morand - - Folio

Fouquet, surintendant des finances nommé par Mazarin, aimait cultiver sa gloire. Il apprendra à ses dépens, à la suite d’une fête donnée en l’honneur de Louis XIV dans son château de Vaux, bâti par Le Vau, décoré par Le Brun et dont les jardins sont l’œuvre de Le Nôtre, qu’il n’est pas bon d’être l’ennemi de Colbert qui a l’oreille du roi. Voltaire écrira : « Le 17 août [1661], à 6 heures du soir, Fouquet était le roi de France ; à 2 heures du matin, il n’était plus rien. »

Tous les matins du monde

Alain Corneau - 1991 -

Marin Marais est un autre musicien fameux du XVIIe siècle qui fréquenta la cour de Louis XIV et dont le nom est arrivé jusqu’à nous… grâce au roman de Pascal Quignard et surtout à l’adaptation qu’en tira Alain Corneau pour le cinéma. Instrumentiste de talent, ce joueur de viole de gambe (sorte d’ancêtre du violoncelle, instrument que pratique Pascal Quignard) doit beaucoup à son maître Monsieur de Sainte-Colombe personnage austère dont on sait peu de choses si ce n’est qu’il ne fréquenta pas la cour. Phénomène suffisamment rare pour être souligné.

Manière de montrer les jardins de Versailles : Par Louis XIV

Louis XIV - 2013 -

Dans ces Mémoires de Louis XIV, on comprend que la promenade dans les jardins est comprise dans l’emploi du temps du roi. C’est même l’un de ses plus grands plaisirs, il aime à montrer la beauté des réalisations de Le Nôtre : un grand jardin, un immense théâtre d’eau et de verdure, des labyrinthes et des surprises, où Louis XIV peut également abriter ses amours clandestines. Le jardin à la française est né à Versailles et devient une référence pour toutes les cours d’Europe.

Le Malade imaginaire

Molière , Marc-Antoine Charpentier - 1673 -

Ce sont Lully et Molière qui inventent la comédie-ballet, spectacle total, mélange hybride de théâtre, de danse et de musique, pour la distraction du roi. En 1672, Molière demande à Charpentier de remplacer Lully pour assurer la partie musicale de ses comédies. Un an plus tard, ils donnent ensemble Le Malade imaginaire, comédie-ballet en trois actes dont la chorégraphie est assurée par Pierre Beauchamp.

La journée de Louis XIV, 16 novembre 1700

Béatrix Saule - 2003 -

Louis XIV acceptera-t-il le testament de Charles II d’Espagne, faisant de son petit-fils, Philippe, duc d’Anjou, son héritier ? C’est autour de cette question cruciale pour l’avenir de la monarchie française – Philippe devant pour cela renoncer à ses droits sur le trône de France – que s’organise le récit de Béatrix Saule. La Cour et ses nombreux acteurs (princes de sang, courtisans, serviteurs) bruisse de rumeurs en tout genre mais la journée du roi n’en est pas modifiée : lever, audiences, messe, conseil, promenades, dîner au Petit Couvert, souper au Grand Couvert.

Les Caractères

Jean de La Bruyère - 1688 -

« La Cour ne rend pas content ; elle empêche qu’on ne le soit ailleurs. » : dans Les Caractères, La Bruyère consacre tout un chapitre au microcosme versaillais, en soulignant la comédie et la cruauté, les chausse-trappes et les ridicules qui s'y rapportent. Car c’est bien à une satire de ses contemporains que s’adonne le moraliste, né bourgeois, et qui, au service des Grands, eut à subir leur morgue et leurs caprices.

Le Roi danse

Gérard Corbiau - 2000 -

En 1661, Louis XIV fonde l’Académie royale de danse dans le but de codifier la « belle danse ». Danseur lui-même, il se produit dans des spectacles à la cour depuis l’âge de 13 ans et devient le principal protagoniste des ballets que Lully crée pour lui. Accaparé par les obligations du pouvoir, il danse son dernier ballet en 1670, à 32 ans. Gérard Corbiau met en scène le duo Lully-Louis XIV et ponctue son intrigue de ballets où le roi danse et le Soleil paraît.

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