Long Live the Kane
J’ai 12 ans, c’est en 1988, et mon frère revient avec ce disque. J’écoute ça et je me dis : «
Voilà ce que je veux faire dans la vie ». C’est un rappeur de Brooklyn ; Jay Z ou BIG Notorious descendent en droite ligne de Big Daddy Kane. A cette époque, soit tu étais Rakeem soit tu étais BDK. Nous, on était BDK. D’abord, c’est de la poésie, il a une manière unique de jouer avec les mots… Et puis, c’était un frimeur, il portait des habits flashy… Tout ce qui rend fou un gamin ! Mais ce qui était propre au rap de cette époque, c’est que c’était à celui qui avait le plus gros cerveau. Il y avait tout le décorum lié au rap, mais ce décorum était là pour mettre en valeur l’intellect. C’est comme ça que je suis rentré dans le rap. On a été pris par le rap américain et le rap français est venu après. BDK, ça reste une vraie référence pour moi.
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