# Vive la Culture ! > Le conseil culturel sans algorithme ## Posts - [The essential Ravi Shankar](https://www.vivelaculture.com/the-essential-ravi-shankar/): Maître du sitar dont il a transformé le jeu mais aussi modifié la forme, l’œuvre composée et enregistrée par Ravi Shankar est immense. Musique classique traditionnelle, musiques de films (dont celle de Gandhi, le film de Richard Attenborough qui ne sera pas retenue pour la version américaine), enregistrements studio, live (Woodstock en 69, Monterey en 1967). Ravi Shankar restera pour longtemps le plus grand ambassadeur de la musique indienne. - [Tempest](https://www.vivelaculture.com/tempest/): Le temps semble ne pas avoir de prise sur Dylan. Pire, depuis une quinzaine d’années, on dirait qu’il le rend meilleur jour après jour. Tempest, son 35ème album en 50 ans de carrière est là pour le prouver. Avec sa tête de Zorro émacié et sa voix de plus en plus rayée, Dylan continue de piocher dans les différents courants de l’histoire de la musique américaine – du blues au rockabilly, du swing à la country – en prenant tout son temps (un morceau de 13 mn, un de 9, deux de 7…), comme si à 71 ans rien ne […] - [Hugues Aufray chante Dylan](https://www.vivelaculture.com/hugues-aufray-chante-dylan/): Onze chansons adaptées en français, principalement tirées des albums de première période folk de Dylan, avant que celui-ci branche sa guitare sur le 220V. Le grain de la voix d’Hugues Aufray, rappeuse à souhait, se prête très bien au style folk de Bob Dylan. Si les paroles sont parfois un peu tirées par les cheveux, elles permettent une première approche des textes compliqués de Dylan. Les arrangements font entendre une véritable connaissance de la scène folk-rock dont le père de Santiano est un des premiers importateurs en France. - [Weld / Arc](https://www.vivelaculture.com/weld-arc/): Neil Young fait partie de ces rares figures qui traversent les époques en s’attirant le respect et l’admiration des groupes qui se succèdent sur la scène rock. En 1991, à 46 ans, toujours accompagné du Crazy Horse, il publie Weld, un double album live accompagné, en tirage limité, par Arc, une troisième rondelle, en fait un seul morceau expérimental de plus de trente minutes composé d’extraits de morceaux sur lit de guitares saturées. Les fans de noise rock en sont encore bouche bée. - [Purple Rain](https://www.vivelaculture.com/purple-rain/): Purple rain est la bande son du film du même nom que Prince à écrit en s’inspirant de sa vie. C’est l’album de la consécration mondiale pour celui qui fut signé par une major à l’âge de dix huit ans, en obtenant le contrôle artistique de sa production, chose impensable pour un artiste inconnu. Les talents de guitariste de Prince sont au centre des neuf morceaux de cet album ; riffs imparables, envolées lyriques… son jeu entre pop, rock et funk en font la réincarnation du grand Jimi. - [King Suckerman](https://www.vivelaculture.com/king-sukerman/): « Marcus Clay sortit les Hendrix du rayon Soul, retourna au rayon Rock, les disques dans les mains, et les remis à leur place dans le casier H, entre Heart et Humble pie. » La trilogie que Pelecanos dont Marcus Clay, propriétaire de magasins de disques est le personnage central, est une fresque qui dépeint, sur une vingtaine d’années, la montée de la violence qui ronge « Chocolate City ». A lire les références musicales qui émaillent ses romans, on sait que Pelecanos connaît aussi bien la soul que les rues de Washington, cadre de tous ses romans. - [Curtis](https://www.vivelaculture.com/curtis/): Curtis Mayfield est un des piliers de la soul des années 60 et 70, aussi indispensable que James Brown, Marvin Gaye ou Stevie Wonder. Voix de velours, compositions ciselées à coup de guitares feutrées, envolés de cordes, cuivres, bongos, le tout au service de textes qui puisent directement dans la réalité quotidienne des noirs de cette époque. Certains ont dit que son premier album (avec la version de 8 minutes de Move on up) était le Sgt Pepper’s de la soul. - [Hard Again](https://www.vivelaculture.com/the-anthology/): Muddy Waters fait partie de ceux qui ont électrifié le blues quand celui-ci a remonté le Mississipi pour se poser à Chicago. Il fut aussi le maître à jouer d’une génération de jeunes blanc-becs venus d’Angleterre et qui brancheront leurs guitares directement sur son répertoire, celui d’un des plus grands bluesmen qui fut. Sans lui pas de Rolling Stones, pas de Johnny Winter, pas de Jimi Hendrix… Pas grand chose. - [A love supreme](https://www.vivelaculture.com/a-love-supreme/): « Peu après que Trane et moi nous soyons mis à jouer ensemble, le critique Whitney Balliett a écrit que Coltrane avait « un ton sec non dégauchi qui met en valeur Davis, comme une monture grossière pour une belle pierre ». Très rapidement, Trane est devenu bien plus que ça. Il s’est lui-même transformé en diamant. Je le savais, comme tous ceux qui l’entendaient. » Avec A love supreme, Coltrane a repoussé les limites de sa musique et montré de nouvelles pistes musicales à explorer. Cet album est l’un des chefs d’œuvres du XXème siècle. - [Miles](https://www.vivelaculture.com/miles/): Cette autobiographie est un bâton de dynamite, à l’image de ce que fut Miles Davis, un homme entièrement dédié à son art. Le génie de la trompette porte une grande admiration à Hendrix auquel il rend un long hommage en parlant de la gentillesse de l’homme et du talent hors pair du musicien: « En 68, la musique que j’écoutais vraiment c’était celle de Jimi Hendrix, James Brown et Sly Stone. » - [Easy Rider](https://www.vivelaculture.com/easy-rider/): Ce film est non seulement le cheval de Troie d’une génération (Coppola, Scorsese, Jack Nicholson, Dustin Hoffman…) qui allait faire trembler Hollywood sur ses bases, mais le document le plus juste sur la fin des 60’s, des grandes espérances et du brutal retour à la réalité. On peut le regarder les yeux fermés et profiter de la bande son, notamment du If 6 was 9 du Jimi Hendrix Experience. - [Disraeli Gears](https://www.vivelaculture.com/disraeli-gears/): Super groupe à la carrière éphémère (1966-1968) malgré un succès phénoménal des deux côtés de l’atlantique, Cream est le parfait pendant du Jimi Hendrix Experience; trio avec guitariste hors du commun (E. Clapton), répertoire blues-rock fortement agrémenté d’envolées psychédéliques, et une même propension à halluciner leurs publics. - [Hippies](https://www.vivelaculture.com/hippies/): Les années soixante resteront dans l’histoire du XXème siècle comme celles de la contestation et de la contre-culture, mais aussi comme celles du passage à la couleur et de la libéralisation des formes. Quarante ans plus tard, en feuilletant ces pages et en lisant le texte de Barry Miles, on est subjugué par l’audace et la puissance des créateurs de cette époque. - [Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds](https://www.vivelaculture.com/kapt-kopter-and-the-fabulous-twirly-birds/): Guitariste hors pair, Randy California a marqué les esprits et le rock avec son groupe Spirit. En 1972, sous le nom halluciné de Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds, il grave un album « hendrixien » sur lequel on retrouve deux reprises des Beatles, et une de I don’t want nobody de James Brown. Improvisations, rock, funk… tel maître, tel élève. - [John Wesley Harding](https://www.vivelaculture.com/john-wesley-harding/): Après le fameux accident de moto de 66, Dylan fait retraite dans une ferme au nord de New York près de Woodstock. C’est là qu’il composera cet album qui marque un retour à l’acoustique après avoir affolé la planète folk avec ses trois albums précédents branchés sur le 220 V. C’est aussi sa première incursion sur le territoire de la country. - [The Jimi Hendrix Experience - Live at Monterey](https://www.vivelaculture.com/the-jimi-hendrix-experience-live-at-monterey/): Le Live at Monterey, enregistré en 67 au cours du premier grand festival du Summer of love, est sorti après la mort du géant gaucher. C’est pourtant la première prestation du Jimi Hendrix Experience – introduit sur scène par Brain Jones – et le trio va littéralement subjuguer le public et tous les autres musiciens à l’affiche. Le final où on voit Hendrix mettre le feu à sa guitare avant de la fracasser par terre est purement hallucinant, et gravé dans toutes les mémoires des fans de rock. - [Souvenirs entomologiques : étude sur l'instinct et les moeurs des insectes, tome 1](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-entomologiques-etude-sur-linstinct-et-les-moeurs-des-insectes-tome-1/): Chez la femme, comme chez l’homme, le grand classique, c’est la cigarette après l’amour. Chez la mante religieuse, une fois l’acte consommé, commence la prise de tête : victime d’une irrésistible fringale, la femelle, jamais rassasiée, a parfois tendance à croquer net le crâne de son infortuné compagnon. C’est ce que raconte Jean-Henri Fabre, impénitent voyeur des ébats sexuels de petites bestioles, dans un de ses textes entomologiques, véritables petits bijoux littéraires. - [Vie d'une amoureuse](https://www.vivelaculture.com/vie-dune-amoureuse/): Ce petit livre regroupe deux courts romans anonymes d’époque ming (XIIIe au XVIIe siècle): Ruyi jun zhuan (Biographie du Prince Idoine) et Chipozi zhuan (Vie d’une amoureuse). Le premier, évocation de la chambre à coucher de l’impératrice Wu Zetian, connue pour ses frasques et sa cruauté, brille par son exotisme. L’autre, moins connu mais peut-être plus passionnant encore, raconte l’éducation sentimentale d’une jeune chinoise, puis sa passion fatale de femme, s’imposant comme une des premières confessions féminines érotiques de la littérature chinoise. - [Island Life](https://www.vivelaculture.com/island-life/): Mannequin jet-set, diva du Studio 54 new-yorkais ou du Palace parisien, princesse hédoniste et icône gay, Grace Jones devait s’imposer, en partie grâce à Jean-Paul Goude, comme un troublant sex symbol des années new wave, à travers toute une collection d’hymnes à la nuit et à la volupté. Pour I Need A Man, Love Is A Drug, My Jamaican Guy ou sa version disco de La vie en rose, troublante à souhait. - [Baise-moi](https://www.vivelaculture.com/baise-moi/): En 1993, Baise-moi fait scandale en racontant les aventures « brut de décoffrage » de deux jeunes marginales. Des phrases et des scènes choc, comme un tempo punk (tendance hardcore) martelant les pages, du sexe, de la drogue et du rock’n’roll (entre autres)… une chose est claire : si la Princesse de Clèves, Eugénie Grandet et Madame Bovary n’avaient jamais entendu parler des Ramones, Nadine et Manu, si ! - [Comme Un Boomerang (Best Of)](https://www.vivelaculture.com/comme-un-boomerang-best-of/): Je t ‘aime moi non plus, 69 année érotique… Quand il ne faisait pas du rentre-dedans macho à Whitney Houston, en direct à la télé, dans une langue de Shakespeare remarquablement maîtrisée, Gainsbourg écrivait de somptueuses chansons pleines de finesse et de sous-entendus. On passera sur Les Sucettes un brin potaches, fredonnées par une France Gall encore naïve, pour s’attarder sur quelques hymnes débordant d’un troublant érotisme, de 69 année érotique à Je t’aime moi non plus, bouleversant duo en petite nage responsable de plus d’une love story. - [Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-suivi-de-retour-a-roissy/): Dans un château où l’on « dresse » les femmes, une jeune femme libre est initiée par son amant à tout un rituel sado-maso… En 1954, Pauline Réage publie chez Pauvert ce classique de la littérature érotique, provoquant l’enthousiasme de Jean Paulhan en une préface restée célèbre : « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit… » - [Coffret intégrale Desperate Housewives - Saisons 1 à 8](https://www.vivelaculture.com/coffret-integrale-desperate-housewives-saisons-1-a-8/): La série préférée de Laura Bush et… de millions de femmes, désespérées ou pas. En racontant avec humour le quotidien et la vie amoureuse de quelques femmes issues de la middle class américaine (les habitantes de la banlieue de Fairview, lieu désormais aussi mythique qu’imaginaire), les 180 épisodes de cette série américaine aujourd’hui culte devaient apporter un ton jusque là inédit et imposer une nouvelle image à la vénéneuse ménagère de moins de cinquante ans. - [L'origine du monde : Histoire d'un tableau de Gustave Courbet](https://www.vivelaculture.com/lorigine-du-monde-histoire-dun-tableau-de-gustave-courbet/): Enquête (quasi-policière) sur un tableau célébrant la féminité qui a fait couler beaucoup d’encre… L’historien de l’art Thierry Savatier retrace l’aventure de L’Origine du monde, de sa commande au diplomate turc Khalil-Bey à son dernier propriétaire, le psychanalyste Jacques Lacan et analyse le scandale suscité par l’œuvre (dans les années 90, un roman reproduisant le tableau en couverture sera enlevé de la circulation par la police !) et son impact sur l’histoire de l’art. - [Belle de jour](https://www.vivelaculture.com/belle-de-jour/): L’histoire de Séverine Sérizy (incarnée à l’écran par Catherine Deneuve dans le film de Luis Bunel). Un roman d’une extrême modernité (paru en 1928) sur ces zones floues où se partagent amour et sexe. «Ce que j’ai tenté avec Belle de Jour, explique Joseph Kessel, c’est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l’exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.» - [50 nuances de plaisir](https://www.vivelaculture.com/50-nuances-de-plaisir/): Après la fiction, le guide pratique, histoire d’expérimenter. Ce petit livre inspiré du best seller anglais 50 nuances de grey propose de réviser ses classiques (les pratiques et les positions sexuelles les plus connues), mais aussi de s’initier à l’art de la fessée, aux caresses les plus inattendues, à la soumission et autres joyeuses voluptés. Avec un bon livre de cuisine, l’ouvrage indispensable à toute ménagère organisée. - [X-Femmes (9 X-plicit films)](https://www.vivelaculture.com/x-femmes-9-x-plicit-films/): Le film X mis en scène par des femmes, pour des femmes. Arielle Dombasle, Lou Doillon, Caroline Loeb, Hélène Nogerra, Anna Mouglilis ou Laetitia Masson réalisent une série de petits films à mi chemin entre le simple érotisme et la pornographie. Une vision féminine du désir, sans doute moins basiquement « anatomique » et plus « mentale » (bien qu’assez crue et sans tabous !) que les productions habituelles des gros machos du genre. - [L'Empire des sens](https://www.vivelaculture.com/lempire-des-sens/): La force impétueuse du désir sexuel, en une fulgurante tragédie. Actes non simulés, d’une grande crudité, scènes explicites mais jamais racoleuses, Oshima réalise, à travers la violente relation passionnelle entre Kichizo, le propriétaire d’une auberge de Tokyo durant les années trente, et sa servante Sada Abe, une drame érotique d’une confondante beauté esthétique. L’amour fou, version nipponne, dans le huis clos d’une maison de papier. - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle/): Adapté du roman d’Emmanuelle Arsan, ce conte érotique sur l’initiation d’une épouse de diplomate au monde de la sensualité sans tabous devait créer le scandale lors de sa sortie en salles durant les années 70. Il devait également imposer une jeune actrice à la carrière malheureusement écourtée: Sylvia Kristel, disparue en octobre 2012, ne se remettra jamais du succès de ce film troublant, devenu culte avec le temps, à l’image d’un grand fauteuil d’osier auquel il reste en partie associé. - [La Vie sexuelle de Catherine M.](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m/): Aux confins de l’érotisme et de la pornographie. Catherine Millet, directrice du magazine Art Press et auteur de nombreux essais sur l’art contemporain, raconte sans effet ni fard sa vie sexuelle aux allures de partouze géante. Un texte âpre, cru, d’un réalisme parfois dérangeant, sans chronologie ni autre logique qu’un désir débridé et toujours renouvelé de « baiser ». Une confession impudique, unique dans la littérature française. - [Cinquante nuances de Grey](https://www.vivelaculture.com/cinquante-nuances-de-grey/): Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe un brillant jeune chef d’entreprise Christian Grey, et tombe sous son charme, au point de ne plus se reconnaître… On dirait le résumé d’un pulp de la collection Harlequin, mais c’est beaucoup plus chaud : l’anglaise E. L. James, ancienne productrice de télévision, mariée et mère de deux enfants, prend sa plume pour romancer quelques bons vieux fantasmes, sur fond de scènes coquines à tendance sado-maso marinant dans un jacuzzi. Le « Mummy porn » a désormais son manifeste. - [Administration](https://www.vivelaculture.com/administration/): Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous : Mot de passe : - [Autoportrait de l’auteur en coureur de fond](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond/): Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à […] - [Courir](https://www.vivelaculture.com/courir/): La vie d’Emile Zatopek raconté par Jean Echenoz dans un style aussi dépouillé et sec que le corps d’un marathonien. « On a dû insister pour qu’Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Il ne cesse plus d’accélérer. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre. » - [Dictionnaire amoureux du rugby](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-rugby/): Le plus toulonnais des amateurs de rugby. Ancien joueur international et ancien entraîneur, Daniel Herrero est un des meilleurs connaisseurs de la chose ovale et, sans conteste possible, un de ces meilleurs hérauts. Avé l’accen’ - [Dictionnaire amoureux du cheval](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cheval/): Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour Le Loup Mongol, rien n’est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question « Si c’était un animal? », la réponse coule de source: « Un cheval! ». Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n’est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l’oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami. - [De l’art de prendre la balle au bond](https://www.vivelaculture.com/de-lart-de-prendre-la-balle-au-bond/): De l’art de prendre la balle au bond, sous-titré «Précis de mécanique gestuelle et spirituelle», est un bijou d’humour, d’ironie et de délicatesse. Il y est question de toucher, de trucs, de tricheurs, de flâneries, de snobs, de course à la comitarde, de conquête de Sandra seulement par le verbe, de joueurs qui s’insultent eux-mêmes, de gagneurs teigneux inenseignables , de courte persistance rétinienne mimétique, et même, le croirez-vous, de tennis, de squash et de jeu de paume, toutes disciplines dont il est depuis son plus jeune âge l’exaspérant champion en titre… » Pierre Assouline (Nouvel Observateur – 2007) - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes/): L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Le combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle/): Quand Norman Mailer, un des plus grands écrivains contemporains, est envoyé à Kinshasa pour couvrir ce qu’on annonce alors comme le combat du siècle entre George Forman et Muhamed Ali, les éléments sont réunis pour un grand morceau de littérature sportive. On aura droit à un grand moment de littérature tout court. Une œuvre de référence sur le combat et sa dramaturgie. - [Ayrton Senna](https://www.vivelaculture.com/ayrton-senna/): Rarement fut une amitié plus franche et sincère, dénuée d’arrières pensées que celle qui unit pendant près de dix ans le journaliste Lionel Froissart et le génie absolu de la course automobile, le Brésilien Ayrton Senna. Dans cette complicité sans faille, c’est un peu Froissart qui montait dans le baquet quant Senna y prenait place. Ayrton est mort, le 1er mai 1994, devant Lionel qui, ici, fait plus que lui rendre hommage: il fait revivre celui qui a marqué son sport d’une empreinte telle qu’il n’a toujours pas trouvé de réel successeur. - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul/): J’avais dix ans, j’étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J’avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l’ai suivi, je l’ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l’âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s’est jamais […] - [Looking for Eric](https://www.vivelaculture.com/looking-for-eric/): Footballeur d’exception, Eric Cantona est aussi un personnage hors du commun. Son jeu et son comportement dans la vie ont fait de lui une star internationale. Il occupe une place toute particulière dans le cœur des supporters de Manchester United. Ken Loach, anglais donc amoureux de football, n’a pas résisté au plaisir de filmer cette fable sociale dans laquelle un postier à la vie sentimentale désastreuse est « visité » par Eric Cantona himself pour l’aider à reprendre sa vie en main… Cantona dans son propre rôle est parfait. « I’m not a man. I’m Cantona ! » - [J.O.](https://www.vivelaculture.com/j-o/): Raymond Depardon a couvert près d’une dizaine d’olympiades. Les photos des jeux qui ouvrent cet ouvrage sont prises à Tokyo en 1964, les dernières l’ont été à Moscou en 1980. En ces temps reculés les images étaient en noir et blanc, cadrées avec précision, envoyées par avion et publiées après que les pellicules aient été développées dans des chambres noires. Ces photos racontent des exploits sportifs, des joies et des souffrances individuelles mais également des histoires de pays riches et de pays pauvres, de guerre froide, de ségrégation, de luttes armées. Comme il le dit lui même : « Je me suis […] - [Articles de sport](https://www.vivelaculture.com/articles-de-sport/): Rien de ce qui est sportif n’est étranger à Jacques Perret. Cycliste de naissance, il a suivi, depuis 1937, une bonne douzaine de Tours de France, célébrant, en 1958, « l’héroïque innocence du vélo dans un monde ravagé par le pétrole où il n’est question que d’Irak et de Jordanie « . Inconditionnel du rugby,  » ce ballon à deux bouts « , il ne dédaigne pas pour autant les footballeurs  » qui ont tant d’esprit dans les pieds  » raffole de la boxe, du tennis, du fleuret… Mais que souffle une petite brise, et il renoncera aux exercices de terre ferme pour […] - [Le muscle et la plume](https://www.vivelaculture.com/le-muscle-et-la-plume/): Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases. - [Le Monde Englouti / Sécheresse](https://www.vivelaculture.com/le-monde-englouti-suivi-de-secheresse/): Londres sous les eaux, assommé par l’ambiance moite d’un climat tropical… En pleine prise de conscience écolo/hippie, l’écrivain anglais J-G Ballard anticipe les dérèglements climatiques , l’élévation du niveau des océans et la radicalisation des violences urbaines. Entre 1961 et 1966, l’auteur de Crash signe pas moins de quatre apocalypses : Le Vent de nulle part, son premier roman qu’il ne souhaite plus voir rééditer, Le Monde englouti, Sécheresse et La Forêt de cristal, d’immenses classiques. Quatre fins du monde, poétiques, correspondant aux quatre éléments : air, eau, feu et terre. Quatre des fins du monde parmi les plus belles jamais […] - [Londres Noir](https://www.vivelaculture.com/londres-noir/): Depuis Sherlock Holmes, Londres est une des grandes capitales du crime. Une ville sombre, où police et voleurs sont dans la rue, et les éventreurs à leur œuvre macabre, quand sonne les douze coups de Big Ben. La romancière et rock critic Cathi Unsworth, journaliste pour le Melody Maker, Uncut et Mojo, a réunit seize écrivains noirs pour faire la tournée des grands ducs, des ruelles tortueuses hantées de filles perdues aux pubs enfumés, des squats sordides peuplés de skins patibulaires et aux entrepôts humides, sur les rives de la Tamise. Suivez le guide et tremblez… - [GB 84](https://www.vivelaculture.com/gb-84/): Gangsters, financiers, briseurs de grève, ouvriers désespérées… à travers le témoignage de deux grévistes, lors des luttes sociales entre le syndicat national des mineurs et le gouvernement de Margaret Thatcher, en 1984, David Peace – enfant du punk et d’Ellroy – évoque l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’ère du libéralisme triomphant. Un roman noir comme le charbon, conjuguant le souffle de l’histoire au tempo d’un fantastique polar. - [Coffret Derek Jarman](https://www.vivelaculture.com/coffret-derek-jarman/): Après avoir commencé à travailler dans le cinéma en 1970 à la production des Diables de Ken Russell (film qui fit grand bruit à sa sortie), Derek Jarman réalise avec San Sebastian son premier long métrage en 1976. Ce film délibérément homérotique d’un grande beauté l’impose définitivement comme un des porte-parole de la cause homosexuelle dans le milieu underground londonien. Réalisateur de Caravaggio en 1986, ainsi que de nombreux clips musicaux (Suede, Pet Shop Boys, Mark Almond, les Smiths…), Derek Jarman meurt des suites du Sida en 1994. - [Plastic Ono Band](https://www.vivelaculture.com/plastic-ono-band/): Enregistré, en 1970, soit peu après la séparation officielle des Beatles, Plastic Ono Band permet à John Lennon de renouer avec les choses sérieuses, après quelques enregistrements avant-gardistes parfois un brin aventureux. Résultat des courses, une poignée de classiques, de Mother à Love en passant par Working Class Hero, le tout emballé dans du papier cadeau Phil Spector, celui qui fait forcément plaisir. La rencontre de John et Yoko à la librairie Indica vient de donner son premier chef d’œuvre. - [The Piper at the Gates of Dawn](https://www.vivelaculture.com/the-piper-at-the-gates-of-dawn/): A sa sortie en 1967, cet album fait l’objet d’ovni. Une bonne partie de ces enregistrements fondateurs tiennent dans la personnalité de Syd Barrett, génie éphémère du Pink Floyd qui devait d’ailleurs disparaître peu de temps après la réalisation de ce Piper At The Gate Of Dawn. Des harmonies insolites, des climats étranges, un son venu d’au-delà des portes de la perception : les sixties tiennent là leur chef d’œuvre psychédélique. - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash/): L’influence de Don Letts sur le rock anglais est considérable. DJ inspiré, musicien novateur, réalisateur d’une multitude de clips, ainsi que de documentaires référence sur le punk, cet anglais d’origine jamaïcaine est depuis la fin des années 70 de toutes les aventures. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, proche de Bob Marley, Don Letts surfe sur les vagues d’un formidable mix culturel, explore les débuts de la contre-culture hip hop, puis forme en 1984 avec Mick Jones des Clash le groupe Big Audio Dynamite, véritable acte de naissance d’un electro rock taillé pour les dancefloors. - [Hippie hippie shake !](https://www.vivelaculture.com/hippie-hippie-shake-rock-drogues-sexe-utopies-voyage-dans-le-monde-merveilleux-des-sixties/): Cofondateur et rédacteur en chef d’Oz, un des premiers magazines underground, l’Australien Richard Neville se retrouve à Londres, au cœur du cyclone, durant les années soixante. Hippie Hippie Shake retrace avec candeur et humour cette flamboyante épopée. Des rayons bariolés du magasin Biba aux light shows de l’UFO, du concert des Rolling Stones à Hyde Park au festival de l’île de Wight, de Sydney à Katmandou, de Londres à Tanger, à travers la « free press » de l’époque ce livre se veut une chronique haute en couleur, aux allures de roman picaresque, des swinging sixties. - [Écoute, petit homme !](https://www.vivelaculture.com/ecoute-petit-homme/): Un manifeste, signé d’une des grandes références de la contre-culture des années soixante et soixante-dix. Une vision du monde des humains écrite avec simplicité, avec beaucoup d’humour et une débordante énergie, où l’on s’aperçoit (mais qui en doutera aujourd’hui) que chacun d’entre nous est un grand homme autant qu’un petit… - [Le LSD et les années psychédéliques](https://www.vivelaculture.com/le-lsd-et-les-annees-psychedeliques/): En 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (né en 1906), découvre, par hasard, une substance aux vertus hallucinogènes : le LSD. On sait quelle fut l’importance du LSD dans les années  » psychédéliques « . Ernst Jünger, qu’Albert Hofmann rencontra très tôt, Cary Grant, Aldous Huxley, Allen Ginsberg, William Burroughs, Thimothy Leary contribuèrent à populariser cette substance, devenue le symbole d’une contre-culture avant d’être interdite en 1967, mais largement consommée par toute une génération. - [Mods, une anthologie](https://www.vivelaculture.com/mods-une-anthologie/): Plus qu’un simple phénomène, les Mods affichent dès le début des sixties un vrai style de vie, avec ses codes vestimentaires, ses références triées sur le volet (La Nouvelle Vague, le cool jazz, le rhythm & blues, la musique jamaïcaine et la soul de Motown), ses clubs (comme The Scene à Soho), ses drogues (des cocktails d’amphétamines) et très vite ses groupes fétiches (Small Faces et Who en tête) pour s’imposer comme un des mouvements culturels majeurs de la jeunesse anglaise. Une collection de textes rares, souvent signés d’auteurs et de critiques prestigieux (Nik Cohn, Tom Wolfe, Richard Barnes, Colin […] - [Punk attitude - Edition Collector](https://www.vivelaculture.com/punk-attitude-edition-collector/): Les documentaires de première main sur le mouvement punk ne sont pas légions. Ce long reportage réalisé « de l’intérieur » par un de ses principaux protagonistes, Don Letts, est sans doute le modèle du genre. On croise dans Punk Attitude la quasi-totalité des acteurs de l’époque, qu’ils soient américains ou anglais (New York Dolls, Suicide, les Damned, les Clash, les Sex Pistols, les Ramones, Siouxsie and the Banshees, Buzzcocks…), ainsi que ceux qui ont été influencés par cette première vague du No Future (Henry Rollins, Jello Biafra, Thurston Moore, Agnostic Front). - [Performance (Vanilla)](https://www.vivelaculture.com/performance-import-anglais/): Un gangster en cavale (James Fox) va se cacher dans la demeure d’une rock star incarnée par un Mick Jagger alangui dans sa baignoire, plus décadent que nature… Avec ce film légendaire, Nicolas Roeg qui dirigera quelques années plus tard Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs, fait en 1970 ses grands débuts dans la réalisation et signe un des manifestes psychédéliques (avec Zabriskie Point ou More) produits durant cette époque par le septième art. Pour la scène de la baignoire… - [With Gilbert + Georges](https://www.vivelaculture.com/gilbert-georges/): Inséparables, pince-sans-rire, homosexuels, amants (?), Gilbert & George se sont d’abord fait connaître au travers de performances puis de photo-montages en forme de vitraux. Se considérant comme des « sculptures vivantes », ils refusent de dissocier leur vie quotidienne et leur oeuvre. Un documentaire réalisé par Julian Cole, qui a partagé leur intimité et les a filmés durant 17 ans. - [Ici Londres !](https://www.vivelaculture.com/ici-londres/): Des premiers clubs du West End de l’après-guerre aux boutiques branchées de Carnaby Street, des Teddy Boys en cuir noir des fifties aux nouveaux romantiques des années 80, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light shows de Pink Floyd à l’UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s’imposer durant près de quarante ans comme la capitale d’une foisonnante et bruyante contre-culture. Ce livre retrace cette aventure… - [Jack l'Eventreur](https://www.vivelaculture.com/jack-leventreur/): Poète, journaliste écrivain, Desnos intègre le groupe de Littérature avec Aragon, Breton, Eluard, Péret, Crevel. Il joue un rôle majeur au sein du groupe surréaliste, dont il s’éloignera progressivement. A partir de 1925, il entreprend une carrière de journaliste de presse. C’est dans ce contexte qu’il signe en janvier et février 1928, pour le journal Paris-Matinal une série de neuf articles sur Jack l’Eventreur, « génie du crime ». Des textes rares et une sidérante évocation. - [Les Experts ( saison 10 )](https://www.vivelaculture.com/les-experts-saison-10/): La routine de la brigade scientifique de Las Vegas est contrariée par la présence d’un tueur en série, dont l’ombre plane tout au long des 22 épisodes de cette saison particulièrement réussie. Un précieux coffret pour les détails qui tuent, bien sûr, et pour la formidable plongée dans la ville la plus surréaliste des Etats-Unis que cette série culte nous propose en fines tranches. - [221 b Baker Street](https://www.vivelaculture.com/221-b-baker-street/): Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d’un tueur en série, il demande l’assistance d’un de ses amis, l’écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Janvier 2009, New York. C’est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d’être intronisé dans la prestigieuse association des Baker Street Irregulars… Le premier roman d’un fan de Sherlock Holmes, installé à Hollywood.. - [La Maison de Soie](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-la-maison-de-soie/): Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort… Plus d’un siècle après, Anthony Horowitz signe une enquête inédite ! - [Le Mystère de la chambre jaune](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-de-la-chambre-jaune/): Distribution Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté et Claude Rich A la suite de la tentative d’assassinat de la belle Mathilde, fille du célèbre Professeur Stangerson, le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami le photographe Sainclair, se rend au château du Glandier pour élucider le mystère… Ce film léger, tout en finesse et élégance, est sans doute à ce jour la meilleure adaptation à l’écran de ce grand classique de « chambre close ». - [Les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-extraordinaires-darsene-lupin/): D’un côté Holmes le gentleman détective, de l’autre Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, celui dont son auteur Maurice Leblanc avouait : « Il me suit partout. Il n’est pas mon ombre, je suis son ombre. C’est lui qui s’assied à cette table quand j’écris. Je lui obéis ». L’intégrale de ses aventures en trois tomes (les romans, sortis à l’époque en feuilletons, les nombreuses nouvelles) avec, cerise sur le gâteau, l’incontournable Arsène Lupin contre Sherlock Holmes où Maurice Leblanc règle et ses comptes tout en rendant hommage au plus grand détective de l’histoire. - [24 Caprices](https://www.vivelaculture.com/24-caprices/): Les 24 pièces les plus virtuoses du répertoire pour violon… D’une difficulté diabolique et d’une extrême virtuosité, les Caprices permettent à un violoniste de montrer de quoi il est capable et de conclure un concert de manière éblouissante. Pourtant, Julia Fischer voit dans les Caprices, beaucoup plus que des oeuvres purement virtuoses : « ils représentent 24 humeurs et sont de petites pensées musicales, toutes différentes les unes des autres, toutes passionnantes ». Sherlock Holmes ne l’aurait pas démentie. - [Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-petit-dictionnaire-de-sherlock-holmes/): Sur les traces de l’oeuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu’à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie… Comment a-t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ? De A comme L’Aventure du pied du Diable à Z comme Zodiaque en passant par E comme Elémentaire ou M comme Mycroft : tout l’univers de Holmes. - [Propos d'un intoxiqué](https://www.vivelaculture.com/propos-dun-intoxique/): Le journal d’un fumeur d’opium, par un connaisseur, fonctionnaire colonial en Indochine, ancien secrétaire de Stéphane Mallarmé. Un petit texte rare (et raffiné) écrit en 1890, et donc contemporain des défonces de l’illustre détective de Baker Street, à ranger à côté des Contes d’un buveur d’éther de Jean Lorrain. - [Dr House Saison 6](https://www.vivelaculture.com/dr-house/): Le Docteur Gregory House est un médecin brillant mais tout autant sarcastique et controversé. Malgré son caractère antisocial, il n’a qu’une priorité en tête : sauver coûte que coûte la vie de ses patients en utilisant des méthodes peu conventionnelles et en s’appuyant sur une équipe médicale de choc… Et les fans sont unanimes : cette sixième saison, qui commence dans un hôpital psychiatrique où notre bon docteur se fait soigner de ses addictions, est une des meilleures cuvées de la série. - [Les aventures de Sherlock Holmes Tome 1-2-3](https://www.vivelaculture.com/coffret-3-volumes-sherlock-holmes-les-aventures-de-sherlock-holmes-tome1-2-3/): L’édition de référence. L’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en version bilingue, anglais sur page de gauche, français à droite (ce qui permet de suivre à la lettre le texte original), le tout illustré des vignettes de Sidney Paget. Toutes les aventures de Sherlock Holmes sous forme de romans (Une étude en rouge, Le chien des Baskerville, La vallée de la peur…), mais aussi ses mémoires, et l’ensemble des nouvelles où il est le héros sont réunies dans les trois tomes de cette somme. - [Sherlock holmes contre jack l'éventreur](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-contre-jack-leventreur/): Distribution John Neville, Donald Houston et John Fraser Londres 1888, au coeur des bas-fonds de la capitale victorienne, tandis que les prostitués succombent une à une dans les griffes de Jack l’éventreur, le gouvernement impuissant fait appel à Sherlock Holmes pour stopper l’hémorragie. Pour le plus fin limier du royaume d’Angleterre et son éternel acolyte, le docteur Watson la partie s’annonce plus que difficile… Sherlock côté obscur, face au démon, au fil d’une série B particulièrement crépusculaire et, surprise, dont le scénario ne doit rien à Sir Conan Doyle. - [Le frère le plus futé de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-frere-le-plus-fute-de-sherlock-holmes/): Sigerson Holmes vit dans l’ombre de son grand frère, l’illustre détective Sherlock Holmes. Un jour où ce dernier doit s’absenter à l’étranger, il confie une affaire à son cadet. Sigerson va enfin avoir les moyens de prouver qu’il peut faire aussi bien que son aîné. Enfin presque… Gene Wilder en détective improvisé, Marty Feldman en Sherlock Holmes d’opérette… Un joyeux pastiche réalisé en 1975 (la même année, Gene Wilder incarne Frankenstein Junior pour Mel Brooks, dans un registre assez similaire). - [Sherlock - Séries](https://www.vivelaculture.com/sherlock-series-1-import-anglais/): Distribution Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, et al. (DVD – 2010) Sherlock Holmes transposé à notre époque par Steven Moffat prend un sérieux coup de neuf. Incarné par Benedict Cumberbatch (Reviens-moi , Deux sœurs pour un Roi), il est bien sûr passionné de nouvelles technologies et (signe des temps) a arrêté de fumer. Quant à Watson, alias Martin Freeman (The Office, Hot Fuzz), il revient d’Afghanistan ! Mais les histoires restent (Une étude en rose, Le banquier aveugle, Le grand jeu), et n’ont bien sûr rien perdu de leur force. Une série estampillée « British Quality ». - [Jeu d'ombres](https://www.vivelaculture.com/jeu-dombres/): Le second volet version Guy Ritchie. Holmes et Watson, incarnés par les excellents Robert Downey Jr et Jude Law, sont définitivement aspirés dans l’univers scintillant des effets spéciaux numériques pour des aventures à couper le souffle. Décors somptueux du Londres du XIXeme, rebondissements en cascades et adaptation libre, très libre, de l’œuvre originale… on change une fois de plus de siècle. - [Masked And Anonymous](https://www.vivelaculture.com/masked-and-anonymous/): Quelque part, un pays est ravagé par une guerre civile depuis tellement longtemps que tout le monde a oublié pourquoi les gens se battent. Dans ce chaos, un musicien, Dylan alias Jack Fate, est sorti de prison par son manager pour donner un concert et relancer sa carrière, mais aussi tenter de réunifier le pays. Dylan est co-scénariste. En bonus on voit Dylan sur scène entouré d’un de ses meilleurs groupes récents. - [Don’t look back](https://www.vivelaculture.com/dont-look-back/): Ce film documentaire de Donn Alan Pennebaker est un des éléments qui a façonné la légende de Dylan. Film principalement axé sur la tournée anglaise de 1965, on y voit Dylan s’amuser du chaos qu’il sème sur son passage, et on sent la paranoïa l’envahir. Indiscutablement une des œuvres majeures de l’union du rock et du cinéma. - [Lost and Found](https://www.vivelaculture.com/lost-and-found/): Premier album de Jason And The Scorchers réédité avec en prime le EP Fervor et la reprise très énervée d’Absolutely Sweet Marie. Preuve que les chansons de Dylan, en particulier celles de la période électrique, sont des standards éternels. - [Bringing It All Back Home](https://www.vivelaculture.com/bringing-it-all-back-home/): Un album charnière. Des titres majeurs: Mr Tambourine Man, It’s All Over Now Baby Blue, Maggie’s Farm. Une vidéo mythique Subterranean Homesick Blues (avec Allen Ginsberg en arrière plan), la légende est en marche. - [All Things Must Pass](https://www.vivelaculture.com/all-things-must-pass/): Les débuts de la carrière solo de l’ex Beatles George Harrison avec les participations de Clapton, Ringo Starr et Dylan. Phil Spector est à la production. Deux tubes : My Sweet Lord et What Is Life et une influence sur la pop britannique qu’on retrouve jusqu’à The Verve ou Oasis. Avec All Things Must Pass Harrison prend de vitesse ses ex compagnons de route Lennon et Mc Cartney tout en plaçant la barre très haut. - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chronicles-vol-1/): Premier volume très réussi de son autobiographie. Sans chronologie bien établie mais cheminant librement dans sa vie, Dylan par lui-même ne livre pas toutes les clés et c’est tant mieux. On attend avec impatience les autres volumes. - [I'm not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there/): Une libre interprétation du mythe de Dylan incarné par six acteurs pour autant de périodes différentes de la vie de Bob Dylan. Un film d’une liberté rarement vue pour une biographie. Une bande son exceptionnelle composée de reprises des titres interprétées par des musiciens tels Sonic Youth, Cat Power ou Calexico… tous transportés par la puissance des versions originales. - [Pat Garrett et Billy the Kid](https://www.vivelaculture.com/pat-garrett-et-billy-the-kid/): Réalisé en 1973 par Sam Peckinpah ce film à la mise en scène baroque jette un regard fatigué sur le déclin du classicisme. Western désenchanté sur la fin des mythes, réflexion existentielle et politique, poème élégiaque, Pat Garrett et Billy le Kid (joué par Kris Kristofferson) est la première apparition fictionnelle de Dylan au cinéma. Il signe aussi sa première bande son originale avec le fameux Knockin’ on heaven’s door. - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz/): Proche de Robbie Robertson (guitariste chanteur et âme de The Band) Scorsese se retrouve à la tête du projet quand le groupe décide que son dernier concert sera filmé le jour de Thanksgiving, le 25 novembre 1976. Pensé au départ comme un documentaire tourné en 16 mm, le projet devient un film tourné en 35 mm avec des séquences en coulisses, quelques incursions en studio et une science du montage qu’on retrouve dans toute l’oeuvre de Scorsese. The Last Waltz fut présenté au Festival de Cannes en 1978. - [Traveling Wilburys Volume 1](https://www.vivelaculture.com/travelin-wilburys-volume-1/): Dylan dans un groupe! Il faut attendre les années 80 pour voir ça. Il faut avouer que le casting laisse rêveur : Roy Orbison, Tom Petty, Georges Harrison et Jeff Lyne. On pouvait craindre le pire mais Dylan (Lucky Wilbury) intègre ce mélange de personnalités pour une totale réussite artistique où le plaisir de jouer ensemble est palpable derrière chaque morceau. - [Electric Ladyland](https://www.vivelaculture.com/electric-ladyland/): Chef d’œuvre absolu, ce double album vinyl voit Hendrix s’enfermer dans le studio qu’il s’est fait construire pour expérimenter, multiplier les prises, improviser avec des musiciens de passage, utiliser tous les effets disponibles. Le résultat est un kaléidoscope psychédélique, alternant morceaux à l’atmosphère rêveuse (Have You Ever Been, Rainy Day, Dream Away, 1983), single pop parfait (Crosstown Traffic) et bien sûr la version définitive du All Along The Watchtower de Dylan. - [The Band](https://www.vivelaculture.com/the-band/): Dylan engage le groupe pour sa tournée mondiale de 1965. Ils restent ensemble après son accident de moto et le repli à Woodstock (pas loin du lieu où se tiendra le fameux festival auquel Dylan refusera de participer) et l’enregistrement des Basement Tapes. Leurs adieux à la scène seront l’objet du film The Last Waltz de Martin Scorsese. The Band est le deuxième album du groupe. Leur chef d’œuvre. - [Mr Tambourine Man](https://www.vivelaculture.com/mr-tambourine-man/): Les Byrds, considérés comme les inventeurs du folk rock, furent perçus à leur époque comme le pendant américain des Beatles dont ils furent très proches. Comme ils le furent de Dylan dont ils reprendront, entre autres, Mr Tambourine Man sur leur premier album pour en faire leur premier n°1. - [Highway 61 Revisited](https://www.vivelaculture.com/highway-61-revisited/): Au festival de Newport en juillet 1965 Dylan horrifie ses fans et ses pairs avec un son électrifié et un groupe monté comme un gang tout à son service. En août il offre au public Highway 61 Revisited, la pierre philosophale du folk rock dont le premier titre est le hit Like a Rolling Stone. Le mythe est en marche et l’album signe le passage du rock à l’âge adulte. - [Suites pour violoncelle seul Bwv 1007-1012](https://www.vivelaculture.com/suites-pour-violoncelle-seul-bwv-1007-1012/): Dali n’aimait pas la musique, qu’il considérait comme un moyen d’expression pauvre, comme « une grande misère », qu’il n’utilisait qu’en fond sonore. Pour lui, seuls les virtuoses, Mtislav Rostropovitch en tête, pouvaient atteindre au sublime, grâce à leur maîtrise technique. - [García Lorca : Œuvres complètes](https://www.vivelaculture.com/garcia-lorca-oeuvres-completes/): Dali et Lorca s’étaient connus étudiants, à une époque où le jeune peintre dandy cherchait encore sa voie. Malgré toutes leurs différences esthétiques et politiques, les deux hommes restèrent amis (comme le prouve le magnifique texte « Ode à Salvador Dali »), jusqu’à l’assassinat du poète par un franquiste durant l’été 1936, à Grenade. - [Mon Dali](https://www.vivelaculture.com/mon-dali/): Lorsque Amanda Lear rencontre Dali, en 1965, le peintre est de quarante ans son aîné. Très vite, la jeune mannequin deviendra le modèle et l’égérie du peintre et partagera sa vie durant des années. Cette intimité lui offrira un point de vue unique pour en dresser un portrait inédit et très personnel de l’artiste… - [Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol/): L’œuvre de Dali ‒ et encore plus son attitude vis à vis de l’art (et de la consommation de masse) ‒ semble avoir profondément influencé la démarche d’un Andy Warhol conquis par le peintre espagnol. Les deux hommes se rencontreront d’ailleurs au début des années soixante à l’hôtel Saint Régis de New York lors d’une légendaire performance du maître. - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme/): À l’aube des années trente, Dali fréquente à Paris le groupe surréaliste formé d’André Breton, Max Ernst, Man Ray, Tristan Tzara, René Magritte ou Yves Tanguy, qui a jeté les bases d’un art nouveau quelques années plus tôt, avec son premier Manifeste. L’ouvrage semble alors avoir été pour lui … - [La Vie secrète de Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/la-vie-secrete-de-salvador-dali/): Une autobiographie dans la collection « L’imaginaire » : nous voilà d’emblée dans le paradoxe « dalien ». Et notre homme à expliquer, superlatifs créés de toute pièce à l’appui, que le génie existe, et qu’il s’appelle Dali. En toute modestie, bien sûr. - [Espoir](https://www.vivelaculture.com/espoir/): Dali fuit la guerre d’Espagne en quittant la Catalogne en 1934 pour un premier exil européen. Certaines peintures de l’époque, comme Construction molle aux haricots bouillis, témoignent de sa vision d’une guerre fratricide vis à vis de laquelle, contrairement à un Malraux par exemple, Dali refusera de politiquement s’engager. - [Un chien andalou](https://www.vivelaculture.com/un-chien-andalou/): En 1929, lorsque Dali participe à l’écriture du Chien Andalou de Buñuel, les deux hommes sont déjà de vieux complices et partagent non seulement la même passion pour le surréalisme, mais aussi la volonté de bousculer l’intelligentsia parisienne. Les seize minutes de ce film, et notamment la fameuse scène « de l’œil », resteront dans l’histoire du cinéma. - [Radioscopie Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/radioscopie-salvador-dali/): À la télévision, Dali se révèle un bon client. Physiquement, il crève déjà l’écran. Mais lorsqu’il se met à exposer ses théories sur l’art ou les différentes facettes de son absolu génie, il collectionne les morceaux de bravoure avec une rare extravagance. La preuve avec ce document exceptionnel, synonyme d’un grand moment de télé ! - [L'ABCdaire de Dali](https://www.vivelaculture.com/labcdaire-de-dali/): Du surréalisme à un art mystique, des Vénus à tiroirs aux montres molles, décrypter Dali n’est pas chose facile. C’est pourtant ce que propose ce petit précis s’attachant au vrai visage du maître ‒ son histoire, sa sensibilité, ses expériences traumatiques ‒ et au lien avec ses œuvres, y compris parfois les plus extravagantes. Pour la planète Dali suivre le guide. - [Dali : Catalogue de l'exposition](https://www.vivelaculture.com/dali-catalogue-de-lexposition/): Tout ou presque sur Dali ! Le centre Pompidou met les petits plats dans les grands pour offrir un catalogue à la hauteur de l’impressionnante exposition réservée à Dali, rétrospective qui, trente ans après sa mort, offre un passionnant éclairage sur une œuvre foisonnante et protéiforme. Pour beaucoup, une redécouverte. - [Démineurs](https://www.vivelaculture.com/demineurs/): Connue pour ses films d’action, comme le solide Point Break sur un surfer criminel, Kathyn Bigelow a obtenu la consécration en 2009 avec Démineurs en étant la première réalisatrice de l’histoire hollywoodienne à recevoir un Oscar. Le film, tendu à l’extrême, suit le parcours d’une unité de déminage américaine en Irak, mettant les nerfs des spectateurs à rude épreuve. Pas d’explications, encore moins de message. Juste le travail minutieux de soldats qui jouent avec la mort, drogués à l’adrénaline ! La guerre vécue par la troupe. - [Jarhead : La fin de l'innocence](https://www.vivelaculture.com/jarhead-la-fin-de-linnocence/): En 1990, l’Irak a envahi le Koweït pour mettre la main sur ses réserves pétrolières, déclenchant la première guerre du Golfe. Les Marines se déploient alors dans l’immense désert d’Arabie Saoudite. C’est ce que raconte Jarhead, sorte de désert des Tartares, où l’ennemi fantôme se fait attendre, où l’ennui peu à peu pétrifie une armée inerte. Film d’action sans action, traversé d’images poétiques (la vision du pétrole en feu au-dessus du sable noir) et de scènes absurdes, Jarhead est l’une des plus belles réussites du cinéma US. - [Les 3 jours du condor](https://www.vivelaculture.com/les-3-jours-du-condor/): Dans la série des films de complots chers aux Américains, Les Trois jours du condor occupe une place de choix, tourné alors que les assassinats de John et Bob Kennedy, quelques années plus tôt, et la récente affaire du Watergate hantent les consciences. Robert Redford, jeune employé d’une cellule de la CIA chargé de lire des livres pour trouver des idées, fuit une organisation criminelle secrète qui veut l’éliminer, sans en connaître les raisons. Un grand classique. - [La Compagnie : Le Grand Roman de la CIA](https://www.vivelaculture.com/la-compagnie-le-grand-roman-de-la-cia/): Si le fils, Jonathan Littell, est aujourd’hui plus connu grâce à son roman Les Bienveillantes (prix Goncourt 2006), le père, Robert, ancien journaliste, a lui aussi bien du talent, mêlant dans ses livres, avec brio, enquête, roman, personnages fictifs et réels, à l’image de ce « grand roman de la CIA » qui met en scène l’organisation pendant la guerre froide, de 1960 à 1995. Ambitieux et réussi. - [Une histoire du terrorisme](https://www.vivelaculture.com/une-histoire-du-terrorisme/): Michael Prazan, auteur d’ouvrages de références sur les commandos nazis (Einsatzgruppen) et l’Orient (L’Armée rouge japonaise), a écrit l’ouvrage indispensable sur le terrorisme. À l’aide d’archives inédites, d’interviews de poseurs de bombes et d’agents antiterroristes, il fait le récit de cette nouvelle guerre sans fin qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et dont la mort d’Oussama Ben Laden semble refermer un chapitre. Avant la suite… - [Jerusalem](https://www.vivelaculture.com/jerusalem/): En digne héritier des chanteurs folk des années 1960, Steve Earle a consacré une chanson au taliban américain John Walker Lindh, fait prisonnier lors des combats en Afghanistan, juste un garçon américain « élevé sur MTV » et converti à l’islam. La chanson « John Walker’s Blues » et le disque Jerusalem ont fait scandale, et marqué une date dans l’introspection douloureuse de l’Amérique. - [The Rising](https://www.vivelaculture.com/the-rising/): En 2002, après sept ans de silence, Bruce Springsteen sort un nouveau disque, The Rising, inspiré par les attentats du 11 septembre. « Le déclencheur de cet album, ce n’est pas le président Bush, c’est un homme que j’ai croisé devant chez moi. J’étais en voiture, j’ai baissé la vitre, et le gars m’a dit, “On a besoin de toi”. » Résultat, de sombres ballades qui évoquent le courage des pompiers (« Into The Fire ») ou la blessure de New York (« My City Of Ruins »), et un joli succès public ! - [24 Heures Chrono](https://www.vivelaculture.com/24-heures-chrono/): Comment déjouer un complot contre les États-Unis en vingt-quatre heures ? C’est le défi impossible que doit relever l’agent antiterroriste Jack Bauer (Kiefer Sutherland), au prix de grands sacrifices ! Pendant huit saisons, cette série aura marqué l’histoire de la télévision par sa mise en scène speed et son montage musclé, tout en suscitant des débats enflammés autour du personnage peu ménagé de Jack Bauer, un homme violent, pour qui la fin justifie les moyens et … une balle dans la tête. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland/): Le soldat Nicholas Brody revient aux États-Unis après plusieurs années de détention en Irak aux mains des insurgés islamistes. Est-il le héros que l’Amérique veut célébrer à tout prix ou un traître retourné par ses ravisseurs ? Homeland, la grande série paranoïaque américaine, est remarquable pour l’épaisseur psychologique des personnages, et les rapports complexes que nouent la soupçonneuse agent Carrie Mathison, atteinte de troubles nerveux (en est-elle pour autant décrédibilisée ?), et un marine converti à la religion musulmane (cela en fait-il forcément un traître ?). Troublant. - [Mission Impossible : Protocole fantôme](https://www.vivelaculture.com/mission-impossible-protocole-fantome/): Cascades, humour, coups de théâtre, et même une froide tueuse française jouée par Léa Seydoux… La quatrième adaptation au cinéma de la célèbre série des années 1960 pousse encore un peu plus loin l’outrance. Nos héros, emmenés par l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise), tentent de redorer le blason de l’agence FMI (Force Mission Impossible) accusée de n’avoir pu empêcher un attentat. La légendaire musique de Lalo Schifrin assure la signature d’un film divertissant, spectaculaire pastiche de l’espionnage. - [Un enfant est mort](https://www.vivelaculture.com/un-enfant-est-mort/): Derrière les attentats du 11 septembre, nous le savons, se trouve l’ombre du conflit palestinien. Le journaliste Charles Enderlin revient sur l’un des drames les plus bouleversants de cette guerre qui n’en finit pas, et qui a servi de justification à Ben Laden : la mort d’un enfant palestinien. D’où venaient les tirs ? D’un complot palestinien, comme on l’a un peu vite dit ? Des positions israéliennes ? Enderlin nous propose ici une enquête rigoureuse et surprenante. - [L'Homme qui tombe](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-tombe/): Il aura fallu attendre quelques années avant que la littérature américaine s’empare du 11 septembre. Le peintre de la société américaine Don DeLillo, auteur de romans cultes comme Americana, publie en 2007 cet Homme qui tombe, situé pendant les attentats. Le titre fait bien sûr référence au sens propre à ces corps qui chutaient des tours en flammes du Word Trade Center. Mais il évoque surtout au sens figuré le vertige moral et traumatique ressenti par les survivants incapables désormais d’amour, condamnés à l’errance et à l’hébétude. - [Oussama Ben Laden, portrait de famille](https://www.vivelaculture.com/oussama-ben-laden-portrait-de-famille/): Beaucoup d’articles et de livres ont été écrits sur l’ennemi public numéro un du monde occidental sans que l’on perce le mystère de l’homme. Mais le témoignage de la famille, restée à la lumière et souffrant d’un nom bien lourd à porter, était attendu. La première de ses cinq épouses, Najwa, et son fils Omar, dépeignent ici un père et un mari attentif qui aura imposé son rigorisme religieux à des proches écartelés entre dégoût et fascination. Le livre réussit à éviter la complaisance et le procès à charge pour un portrait réaliste. - [Ce jour là, au cœur du commando qui a tué Ben Laden](https://www.vivelaculture.com/ce-jour-la-au-coeur-du-commando-qui-a-tue-ben-laden/): Mark Owen faisait partie du commando des Navy Seals, qui, le 2 mai 2011, investit une grande maison de la ville d’Abbottabad, au Pakistan, et y abattit le chef terroriste Oussama Ben Laden. Il raconte sa vie de soldat d’élite, depuis son entrée au sein des Navy Seals jusqu’à cette fameuse nuit. Un récit mené comme une mission : efficace, et sans lyrisme superflu. - [Zero Dark Thirty](https://www.vivelaculture.com/zero-dark-thirty/): Le 2 mai 2011, un commando américain abattait le chef terroriste Oussama Ben Laden au Pakistan. Le film qui raconte cette mission à haut risque a suscité une violente controverse. La réalisatrice a été accusée de faire « l’apologie de la torture », de « servir la propagande de la CIA et du président Obama ». Mais, au-delà de la controverse, Zero Dark Thirty reste surtout un passionnant docu-fiction, et un thriller guerrier mené par une habituée du genre. - [L'Iliade](https://www.vivelaculture.com/liliade/): Matrice de tous les romans d’aventure et de bien des sagas de science fiction, c’est dans l’Iliade que l’on lit la première description d’une course de chars, l’ancêtre de nos courses de trot attelé. Homère imagina même les prix pour les meilleurs. « Moralité, quand on n’a pas une santé de cheval, on ne fréquente pas les hippodromes. » - [Blueberry : Chihuahua Pearl](https://www.vivelaculture.com/blueberry-chihuahua-pearl/): Jean Giraud alias Moebius est une des plus grandes figures de la bande dessinée. Il est notamment le père (avec Jean-Michel Charlier au scénario) de Mike Blueberry, lieutenant de cavalerie de l’armée de l’union. Chihuahua Pearl est le premier épisode d’une longue aventure avec argent, trahison, whisky, belle pépée, indiens, plaines du far west… et des chevaux, des chevaux et encore des chevaux. - [Triptyk](https://www.vivelaculture.com/triptyk/): A la fin des années quatre vingt, Bartabas et sa troupe ont apporté une nouvelle dimension à l’art du spectacle équestre. En faisant évoluer ses chevaux sur des musiques souvent venues de loin, Bartabas crée de véritables moments de grâce. Dans Triptyk, c’est sur des musiques de Stravinsky et de Boulez qu’il fait évoluer ses chevaux accompagnés de danseurs venus de sud de l’Inde. Pour situer la puissance de ce spectacle, un journaliste de La Dépêche déclara : « A sa manière, Bartabas, créateur du Théâtre équestre Zingaro sauve de la bêtise, de la bassesse et de la médiocrité. » - [L'écuyer mirobolant](https://www.vivelaculture.com/lecuyer-mirobolant/): Derrière le journaliste Jérôme Garcin, homme de presse et de radio, se cache un écrivain à la plume, légère, délicate, taillée pour les exercices d’admiration. Cavalier lui-même, Garcin rend ici hommage au capitaine Etienne Beudant, homme de cheval sorti de Saumur et auteur d’un traité de cavalerie. Ou l’art de rendre hommage à un homme qui considérait le dressage comme un art à pratiquer en douceur, en finesse. Comme d’autre pratique l’écriture. - [Le gentleman d’Epsom](https://www.vivelaculture.com/le-gentleman-depsom/): Un escroc se fait passer pour un ancien commandant de Saumur (Jean Gabin), sévit sur les champs de course en vendant des tuyaux percés. Il envoute un restaurateur trop crédule (Louis de Funès) qu’il mènera à la crise cardiaque ! Une comédie dialoguée par Michel Audiard sur le folklore des champs de courses au début des années soixante, des PMU enfumés, des pinces à tickets et des commentaires de Léon Zitrone sur des images en noir et blanc. Une autre époque et un de Funès à son meilleur. - [Les Ripoux](https://www.vivelaculture.com/les-ripoux/): Un vieil inspecteur, pour assouvir sa passion des courses, arrondit ses fins de mois avec tout un arsenal de petites combines. Un jeune blanc-bec fraichement nommé inspecteur veut y mettre bon ordre avant de, lui aussi, comprendre que certains petits arrangements facilitent bien la vie… Le tout se finira, après un passage par la case zonzon, par l’achat d’un magnifique trotteur. La morale est sauve et le PMU retrouve son fidèle client. - [L’ultime razzia](https://www.vivelaculture.com/lultime-razzia/): Troisième film de Stanley Kubrick, L’Ultime razzia est son premier succès. Cette histoire de braquage qui tourne mal sur un hippodrome est dans toutes les mémoires avec les images de Sterling Hayden qui pousse son dernier soupir au pied de son cheval. L’Ultime razzia est un des classiques du film noir, ces films dans lesquels la poisse colle toujours aux semelles d’un pauvre type qui pensait pouvoir s’en sortir. Fatalitas ! - [Les chevaux](https://www.vivelaculture.com/les-chevaux/): Géricault est aux chevaux ce que Degas est aux danseuses ou David au sacre de Napoléon. Difficile de penser à l’un sans penser à l’autre. Le seul moyen pour lui d’échapper à son obsession fut de peindre Le Radeau de la méduse (difficile d’y glisser un cheval). Géricault peint des chevaux de toutes races, des chevaux d’écuries, de courses hippiques… il utilise même la technique naissante de la lithographie pour représenter ses chers équidés. De retour en France après un séjour en Angleterre, il ruine ses finances dans des achats inconsidérés de chevaux, et se ruine la santé à en chuter. […] - [De si jolis chevaux](https://www.vivelaculture.com/de-si-jolis-chevaux/): Cormac McCarthy est un écrivain américain que l’on compare souvent à William Faulkner. Derrière un joli titre se cache un drame d’une violence qu’on croirait déclenchée par des dieux en colère, l’histoire tragique de trois très jeunes cavaliers qui, à la fin des années quarante, vont chercher un travail de cowboy loin de chez eux. C’est aussi l’histoire d’un monde qui disparaît, celui des chevaux et des espaces sans fin. Un roman à la fois sublime comme les paysages que traversent les cavaliers, et noir comme les drames que vont vivre les trois personnages principaux. Adapté au cinéma par Billy […] - [Un jour aux courses](https://www.vivelaculture.com/un-jour-aux-courses/): Tout simplement un des meilleurs films des Marx. Groucho, vétérinaire spécialiste des chevaux, va se faire passer pour un médecin afin d’aider, avec la complicité de ses deux frères à la ville Chico et Harpo, la propriétaire d’une clinique à sauver ses affaires. Dialogues mitraillettes, gags à la pelle, musique, chorégraphie ridicule… tout y est. Même les chevaux ! - [À quoi jouent les hommes ?](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-jouent-les-hommes/): Joueur lui-même et ancien chroniqueur hippique, Christophe Donner connaît les deux côtés du guichet des courses. En s’appuyant sur une documentation de choix – les archives de l’un des descendants des pionniers du jeu aux courtines – il livre un fabuleux roman qui coure depuis la création du Jockey Club jusqu’aux nuits débridées du Moulin Rouge, en passant par Auteuil, Maisons-Laffitte, Epsom, Bilbao, Mexico… « Donner a écrit là le grand roman fou qui nous manquait sur le monde des courses hippiques ». (Thierry Clermont – Le Figaro du 6 septembre 2012) - [Le loup mongol](https://www.vivelaculture.com/le-loup-mongol/): C’est la vie de Tèmudjin, le futur Gengis Khan, racontée par son plus fidèle second Bo’ortchou. L’histoire va de son enfance pendant laquelle il dû lutter pour survivre contre les tribus ennemies de son père, jusqu’à sa mort alors à la tête d’un empire que nul avant lui n’avait conquis. Ce roman exceptionnel est porté par un souffle qu’on ne retrouve que dans les très grands romans d’aventures. Prix Médicis 1998. - [L’amour du mal](https://www.vivelaculture.com/lamour-du-mal/): Fils de jockey, ancien jockey lui-même, Dick Francis est, après une carrière de près de 400 courses, devenu LE chroniqueur hippique du London Sunday Express. Il est aussi l’auteur d’une trentaine de romans dont les mauvaises langues disent qu’ils ont été écrit par sa femme. Toujours est-il qu’il fut anobli par Sa Très Gracieuse Majesté qui, en matière de canasson, en connaît un rayon. On ne prête qu’aux riches. - [Les cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers/): Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer. Le grand Toursène fidèle à sa légende de Tchopendoz toujours victorieux Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme. Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps. Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»… Enfin, Jehol […] - [Ourasi, le roi fainéant](https://www.vivelaculture.com/ourasi-le-roi-faineant/): Elu cheval du siècle, Ourasi fut pendant les année quatre vingt l’idole des champs de courses. Autant que ses victoires, c’est sa personnalité qui fascinait. On le surnommait Le roi fainéant parce qu’il semblait bouder dans le peloton avant de placer des accélérations qui vidaient ses rivaux de l’air qu’ils avaient dans les poumons. C’est l’histoire de ce cheval hors du commun que nous raconte Homéric, comme d’autres nous racontent les batailles d’un Maréchal d’Empire ou les courses d’un pilote automobile à la carrière fulgurante. Ourasi est un génie, Homéric est son héraut. - [Miami Heat](https://www.vivelaculture.com/bang-bang-press/): L’éditeur numérique Studio Walrus vient de racheter le catalogue de la mythique maison d’édition américaine Bang Bang Press, établissement de petite vertu qui a édité de 1947 à 1988 des publications Pulp par milliers. Celles-ci, quasiment imprimées sur du papier toilette afin de réduire les coûts, ont pour la plupart fini au pilon, à peine archivées. Parmi les deux premiers titres mis en ligne par l’éditeur français : Miami Heat de Palmer Mc Grady et Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham Carter sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement au prix de 1,99€ … - [Soyez sympas, rembobinez](https://www.vivelaculture.com/soyez-sympas-rembobinez/): Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu’ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de S.O.S. Fantômes et de Robocop obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes – Tarantino en tête. - [Canicule](https://www.vivelaculture.com/canicule/): Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié – un Mad movie au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino. - [Le Carnaval des âmes](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-ames/): Le Carnaval des âmes est une bobine légendaire et mystérieuse qui ne circule que sous le manteau – entre initiés. A l’origine destiné au circuit des drive-in comme La nuit des morts-vivants de George A. Romero qu’il inspirât, l’unique long-métrage du météore Herk Harvey ne connaitra pas la même carrière. Pourtant, c’est un diamant noir, un film fantôme qui n’a cessé de hanter le cinéma, de John Carpenter à David Lynch en passant par Roman Polanski, Wes Craven ou Quentin Tarantino, maîtres es-étrangetés du Cinéma Bis. Une œuvre au noir aussi déroutante qu’envoûtante. - [Amerikkka](https://www.vivelaculture.com/amerikkka/): Une série BD prévue en 10 volumes (8 parus à ce jour) dont les héros sont deux agents spéciaux qui organisent des infiltrations au sein des milieux ségrégationnistes et autres membres de l’ultra droite américaine. Une série de récits scénarisés par Roger Martin, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du Ku Klux Klan. - [Sweet Soul Music](https://www.vivelaculture.com/sweet-soul-music/): (Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, Sweet Soul Music conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 […] - [The Civil War - la guerre de sécession](https://www.vivelaculture.com/the-civil-war-la-guerre-de-secession/): (docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses. - [True grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit/): Le roman éponyme de Charles Portis, déjà adapté au cinéma par Henry Hathaway en 1969, permit à John Wayne de décrocher le seul Oscar de sa carrière. La version de 2010 marque l’intrusion des frères Coen dans le western sur les cendres encore brûlantes de la guerre de sécession. Cette histoire de vengeance et d’apprentissage prend les allures d’un hommage appuyé au western hollywoodien et adopte par instants les accents cruels d’une production de Tarantino … Lequel élira d’ailleurs le film parmi ses favoris de l’année 2010. - [Sweet Sweetback's Baadasssss Song](https://www.vivelaculture.com/sweet-sweetbacks-baadasssss-song/): Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »… Tout un programme ! - [Cool breeze](https://www.vivelaculture.com/cool-breeze/): Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, Cool Breeze fait partie des trois curieux remakes du Quand la ville dort de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s’il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l’original. Avec une B.O. blax signée par The King of Rock n’Soul lui-même : Solomon Burke ! - [Coffret Jean-Pierre Melville](https://www.vivelaculture.com/coffret-jean-pierre-melville/): Coffret 7 DVD Dès la sortie de Reservoir Dogs, Tarantino n’en fit pas mystère : oui, les braqueurs de son film avaient calqué leur look costard-cravate sur les gangsters des films noirs de Melville. Oui, Le Doulos, Le Samouraï ou encore Bob le Flambeur étaient parmi ses films préférés de tous les temps. Oui le cinéma de Melville avaient une intensité dramatique qui n’appartenait qu’à lui, même s’il avait tout emprunté au cinéma US. Et oui mille fois oui, Gabin, Delon et Belmondo avaient ce je-ne-sais-quoi de différent même si Humphrey Bogart ou James Cagney avaient été leurs modèles. - [Le dictionnaire Eustache](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-eustache/): Ouvrage à entrées multiples, le Dictionnaire Jean Eustache dessine un portrait en creux du réalisateur de La Maman et la Putain – un kaléidoscope passionnant pour approcher le secret d’un cinéaste qui partage avec Tarantino un dédale de références et de fétiches personnels de même qu’une ardente nostalgie et un attrait commun pour les sources. Et aussi, bien sûr, un amour éperdu pour le cinéma ainsi qu’un goût partagé pour les dialogues et les soliloques sans fin, à la fois crus et littéraires. - [Django](https://www.vivelaculture.com/django/): Le titre du dernier Tarantino fait explicitement référence à la série des Django – dont le premier « épisode », Django, fut réalisé en 1966 par Sergio Corbucci. Film fondateur du western spaghetti, c’est un film violent et sanglant mais aussi crépusculaire où le (anti-) héros est prêt à toutes les trahisons pour survivre. La dernière apparition du personnage de Django au cinéma date de 2007 dans un film japonais intitulé Sukiyaki Western Django avec, en guest star, un certain… Quentin Tarantino. - [Voice](https://www.vivelaculture.com/voice/): Repérée par le maestro Ennio Morricone, qui lui confia les parties vocales de deux B.O. majeures alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue (Le Bon, la Brute et le Truand en 1966 et Il était une fois dans l’Ouest en 1968), la soprano Edda Dell’Orso a, depuis, largement participé à l’âge d’or de la musique de film italienne. Muse des plus grands compositeurs de B.O. transalpins, la divine Edda Dell’Orso a même fini par devenir LA voix du cinéma italien. Tarantino ne s’y est pas trompé et lui a réservé une place de choix dans le jukebox très spaghetti de Django […] - [Django unchained](https://www.vivelaculture.com/django-unchained/): Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec Django Unchained, son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle. - [Voyage au bout de la nuit – Version intégrale illustrée par Jacques Tardi](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-version-integrale-illustree-par-jacques-tardi/): Voyage au bout de la nuit, publié en 1932 par Denoël-Steele et Prix Renaudot la même année, est considéré comme un des monuments de la littérature mondiale … « Le livre français qui compta le plus pour nous cette année, ce fut Voyage au bout de la nuit de Céline. Nous en savions par cœur des tas de passages. Son anarchisme nous semblait proche du nôtre. Il s’attaquait à la guerre, au colonialisme, à la médiocrité, aux lieux communs, à la société, dans un style, sur un ton, qui nous enchantaient. Céline avait forgé un instrument nouveau : une écriture aussi […] - [Casse-pipe](https://www.vivelaculture.com/casse-pipe/): Casse-pipe, raconte la première nuit d’un jeune engagé de 18 ans au 17ème régiment de cuirassé de cavalerie en 1912. Largement auto biographique, on retrouve dans ce très court roman inachevé toute la langue célinienne au service d’un récit à la fois tragique et hilarant. « Brigadier ! C’est l’engagé ! – Qu’il entre ce con-là ! » - [Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B](https://www.vivelaculture.com/moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-ii-b/): Jacques Tardi partage avec son aîné Céline, une même vision horrifiée de la guerre, un même dégoût de la société bourgeoise qui les finance et laisse aux autres le soin de les faire. Après avoir beaucoup dessiné les horreurs de la guerre de 14, il raconte les souvenirs de son père prisonnier en Allemagne après la débâcle de l’armée française. - [La vie est dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-degueulasse/): Comment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ? Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d’idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé. Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir (…) Qui est cet homme, antihéros tragique, qui, selon Léo Malet, « par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l’inquiétude sexuelle » ? (Présentation […] - [La forteresse de Breslau](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-de-breslau/): Breslau. Mars 1945. L’armée allemande ou ce qu’il en reste est encerclée par les troupes soviétiques du Maréchal Koniev. Alors qu’un déluge de feu s’abat sur les immeubles encore debout, un ex-officier vieillissant de la police criminelle du Reich enquête au milieu des gravats et des cadavres, sur le viol et le meurtre d’une jeune femme de la bonne société… Avec ce cinquième volet des enquêtes de l’inspecteur Eberhard Mock dans la capitale de la Basse-Silésie, Marek Krajewski met un point final à une magistrale fresque policière dans un cadre historique particulièrement apocalyptique. - [Un singe en hiver](https://www.vivelaculture.com/un-singe-en-hiver/): (d’après le roman d’Antoine Blondin) – Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif. – Les Grands Ducs?! – Oui monsieur, les Princes de la cuite, les Seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu’ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges ! – Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de […] - [La nuit, le jour et toutes les autres nuits](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-le-jour-et-toutes-les-autres-nuits/): « Un soir, dans une chambre d’hôtel, à Venise, j’ai lu d’une traite son dernier livre : La nuit, le jour et toutes les autres nuits. Je l’ai reçu comme une balle dans la peau. Après l’avoir refermé, je me suis mis à chialer. » Frédéric Dard – Libération - [Le monte charge](https://www.vivelaculture.com/le-monte-charge/): En cette veille de Noël, la nostalgie submerge Albert Herbin, tout juste sorti de prison, moral en berne. Alors comment pourrait-il ne pas être ébloui par le charme de la frêle et si jolie Mme Dravet ? D’autant que la jeune femme a l’air de le trouver à son goût. Pour se rendre chez la belle, il faut emprunter un drôle d’ascenseur : un monte-charge. Mais au pied du sapin l’attend un drôle de cadeau, le mari dans une mare de sang ! (Présentation de l’éditeur). Dans Le monte charge, on est loin de la truculence qu’on retrouvera dans les romans […] - [Sur la route, le rouleau original](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route-le-rouleau-original/): Kérouac, qui mentionne plusieurs fois Céline dans Sur la route, revendique haut et fort son influence. « Pour moi lire Voyage au bout de la nuit, c’était voir le plus grand film français jamais réalisé, un chant des brumes supra céleste (…). Il crache une telle franchise de comptoir de café. ». (Lettre à John Clellon Holmes) - [Pulp](https://www.vivelaculture.com/pulp/): Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961. On l’a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n’est autre que la Mort charge un « privé » minable, Nick Belane, de le retrouver : « Je veux m’offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français. » (…) Une enquête échevelée, jalonnée de saoulerie et de cadavres, d’autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge… (Présentation de l’éditeur) - [Céline](https://www.vivelaculture.com/celine/): Ce coffret de deux CD produit en 1955 par Paul Chambrillon regroupe des textes de Céline enregistrés par Michel Simon, Arletty, Pierre Brasseur. On y retrouve aussi des entretiens d’Albert Zbinden et Louis Pauwels avec Céline. Ces enregistrements sont accompagnés d’un livret présentant des écrits de Paul Chambrillon, et Jean d’Ormesson de l’Académie Française. Cette compilation d’enregistrements présente pour la première fois la somme des documents sonores sur Céline. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-3/): Depuis les débuts de son spectacle au théâtre du Montparnasse dans les années quatre-vingt, Luchini et Céline – Bardamu sont inséparables. Tous les trois nous emmènent dans la mélancolie du Voyage au bout de la nuit, qui colle aux semelles comme l’humidité du mois de novembre colle au manteau. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-2/): L’intégrale en 16 CD du Voyage au bout de la nuit lut par Denis Podalydès. Moins porté sur l’interprétation que Luchini, le ton et le débit de Denis Podalydès forment pourtant le véhicule idéal pour suivre Bardamu dans sa traversée du début du vingtième siècle encore traumatisé qu’il est par la fureur de la première guerre mondiale. « Denis Podalydès, une science de la lecture, une lecture non intervenante, c’est magnifique. Sur une profondeur de 16 heures, la lecture la plus extraordinaire ! » Daniel Pennac - [Céline vivant](https://www.vivelaculture.com/celine-vivant/): Un double DVD avec trois documents exceptionnels. Le premier est un entretien avec Pierre Dumayet de 1957 tourné en studio pour l’émission Lecture pour tous. Les deux autres de 1958 et 1961 sont tournés chez lui, dans sa tanière de Meudon. Trois documents dans lesquels on voit Céline déployer toutes les facettes de son personnage. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit/): « Son personnage, le comédien le voit comme un homme naïf et ahuri, jamais remis d’avoir survécu au grand abattoir. L’essentiel est sauvegardé, transcendé, magnifié par l’extraordinaire métier de Jean-François Balmer : la pièce rend justice au génie comique de Céline. A sa faculté de s’épanouir dans le clownesque. Ce n’est pas Luchini qui fait du Luchini, ce n’est pas même Balmer qui fait du Céline : c’est Bardamu qui vous parle en personne. » Pierre Assouline – La république des livres, décembre 2012. - [Critique d'art, suivi de "Critique musicale"](https://www.vivelaculture.com/critique-dart-suivi-de-critique-musicale/): « Ensuite le caractère qui m’a principalement frappé, ç’a été la grandeur. Cela représente le grand, et cela pousse au grand. J’ai retrouvé partout dans vos ouvrages la solennité des grands bruits, des grands aspects de la Nature, et la solennité des grandes passions de l’homme. On se sent tout de suite enlevé et subjugué. » Extrait d’une lettre de Baudelaire à Wagner. - [Georg Baselitz](https://www.vivelaculture.com/georg-baselitz/): Wagner connaît depuis quelques temps un regain d’intérêt parmi certains artistes contemporains, notamment chez les peintres allemands, tels que Georg Baselitz. Certaines toiles de cet artiste contemporain qui fit scandale durant les années 60 s‘inspirent en effet directement de la mythologie wagnérienne, elle-même profondément ancrée dans la culture germanique. - [Le Seigneur des anneaux](https://www.vivelaculture.com/le-seigneur-des-anneaux/): Les opéras fleuves de Wagner se basent – à partir de scénarios complexes – sur des mythes germaniques. J.R.R Tolkien s’en inspira et reprendra tout particulièrement la notion de quête spirituelle développée dans Tannhaüser ou L’Anneau du Nibelung pour écrire son chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux. - [Un curieux à l'opéra : Abécédaire impertinent de l'art lyrique](https://www.vivelaculture.com/un-curieux-a-lopera-abecedaire-impertinent-de-lart-lyrique/): Cet abécédaire franchement attractif (et pour autant érudit et savant) offre une agréable ballade dans l’univers de opéra, de ses mœurs, de son architecture, ses coulisses, son répertoire, et distille mille et une anecdotes, de l’invention de la baignoire au rôle du souffleur, en passant par la place des pauvres. Un petit livre précieux. - [Bat Out of Hell](https://www.vivelaculture.com/bat-out-of-hell/): Cornaqué par un Jim Steinman inspiré, produit par Todd Rundgren (dont le groupe Utopia au grand complet soutient le projet), le texan Meat Loaf, alias « tas de viande », signe un hallucinant opéra aux allures hard un brin boursoufflées, manifeste de ce que l’on nommera désormais du côté des graisseux de tous poils « le rock wagnérien ». Bravo Richard ! - [Liszt : Intégrale des poèmes symphoniques](https://www.vivelaculture.com/liszt-integrale-des-poemes-symphoniques/): Compositeur inspiré, pianiste virtuose, mais aussi professeur réputé, Franz Liszt joua un rôle décisif (d’ami et de protecteur) pour Richard Wagner, dès 1840, bien avant que ce dernier devienne son gendre en épousant Cosima. De père spirituel à beau-père, il n’y avait qu’un pas… - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now/): Hum, rien ne vaut une bonne musique de Wagner, quand le petit matin a une odeur de napalm et qu’un bataillon d’hélicoptères arrive de la mer pour pulvériser la campagne vietnamienne… Coppola recycle La Chevauchée des Walkyries en hymne guerrier. L’effet est canon : « ils en claquent des dents, les bridés, et mes petits gars adorent ça ! » (sic). - [Schonberg par Boulez](https://www.vivelaculture.com/schonberg-par-boulez/): A l’aube du XXe siècle, Arnold Schönberg, jeune compositeur très marqué par l’époque romantique et dépositaire d’une tradition musicale tout germanique, Schönberg est un admirateur inconditionnel de Wagner. Cette influence, même sous-jacente – éclaire des pans entiers de son œuvre et en fait le passeur idéal entre deux mondes, deux continents musicaux, à priori inconciliables, débouchant sur la musique contemporaine. - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides/): Bernard Herrmann (1911-1975), dont l’œuvre musicale est intiment liée aux chefs d’œuvres d’Alfred Hitchcock (le compositeur signera les BO de tous ces plus grands films), était un grand admirateur de Richard Wagner, comme en témoigne en 1958 la partition de Sueurs froides et de ses scènes de phobie (« écoutez » le spectaculaire final !). Spielberg lui rendra hommage dans Les Dents de la mer, notamment en utilisant le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant) dans un plan de plage angoissant, un processus saisissant inventé par le réalisateur anglais pour la scène de vertige de Sueurs […] - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie/): Après Parsifal, L’Attaque des clones : avec Star Wars, John Williams signe une formidable fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et… Toute sa démesure ! Que la force soit avec le space opéra ! - [Essai sur Wagner](https://www.vivelaculture.com/essai-sur-wagner/): Durant les années cinquante, Theodor W. Adorno, membre fondateur de l’École de Francfort et élève d’Alban Berg, entreprend une révision radicale du «cas» Wagner, en utilisant les disciplines les plus variées : la théorie et l’analyse musicales, l’esthétique générale, la philosophie, la sociologie et la psychologie. Une passionnante « lecture » du compositeur allemand. - [Ludwig ou le Crépuscule des dieux](https://www.vivelaculture.com/ludwig-ou-le-crepuscule-des-dieux/): Un des chefs d’œuvres de Visconti. L’évocation du très décadent Louis II (incarné par un Helmut Berger halluciné, aux côtés de Romy Schneider qui retrouve son rôle de Sissi la jeune impératrice d’Autriche-Hongrie), dernier roi de Bavière, donne à Visconti l’occasion d‘une somptueuse fresque baroque, et à une formidable illustration de l’œuvre musicale de Richard Wagner, dont le monarque fou était le plus fidèle mécène. Flamboyant. - [Le Cas Wagner / Nietzsche contre Wagner](https://www.vivelaculture.com/le-cas-wagner-nietzsche-contre-wagner/): C’est l’effet d’un venin, d’un poison, d’une ingestion mortelle … Après le temps de l’amitié vint pour Friedrich Nietzsche le temps de la haine. En 1888, l’auteur d’Ainsi Parlait Zarathoustra et d’Ecce Homo s’insurge contre tout ce que le wagnérisme incarne: l’idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l’antisémitisme, son mépris de l’intelligence. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie/): Depuis Rousseau et ses confessions, on connaît les limites de l’autobiographie. Celle de Wagner n’échappe pas aux lois du genre et trahit souvent le souci du maître de laisser un portrait officiel face à la postérité, et surtout de ne pas froisser son mécène, Louis II de Bavière. Entre confidences et mensonges plus ou moins pieux, un formidable témoignage… - [Complete Operas](https://www.vivelaculture.com/complete-operas/): L’Annapurna du mélomane. L’Everest de l’audiophile. L’intégrale des opéras de Wagner, soit 43 CD réunissant les meilleures interprétations du label Deutsche Grammophon, complétées par deux opéras du catalogue Decca, deux de la BBC et une d’EMI (Rienzi). Un monument à gravir à mains nues, les oreilles affutées, après un indispensable échauffement. - [Le Bouddha de banlieue](https://www.vivelaculture.com/le-bouddha-de-banlieue/): « Londres, fin des années soixante-dix. Haroon Amir, dandy indien de banlieue, enseigne le bouddhisme à des Londoniens néophytes et ébahis. Expériences sexuelles, culturelles et hallucinogènes se mêlent gaiement pour le plus grand plaisir de Karim, fils du Bouddha. Mais celui-ci est tiraillé par sa double origine, indo-musulmane et anglaise. D’un côté, il y a la communauté « paki », en mal d’intégration, de l’autre, sa famille anglaise, en mal de repères, mais débrouillarde et ambitieuse. Au milieu, Londres, ses étoiles et la célébrité en perspective. » Extrait de la présentation de l’éditeur. - [The Concert for Bangladesh](https://www.vivelaculture.com/the-concert-for-bangladesh/): C’est Ravi Shankar qui sensibilise George Harrison aux conséquences dramatiques de la guerre du Bangladesh. Elève du maître, Harrison organise alors ce qui sera le premier grand rassemblement pop au service d’une grande cause. Produit par Phil Spector, l’enregistrement fait la part belle à Dylan, Harrison et bien sûr, à Ravi Shankar. - [Le Salon de musique](https://www.vivelaculture.com/le-salon-de-musique/): Akira Kurosawa a dit du cinéma de Satyajit Ray : « Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil ou la lune. » Le Salon de musique est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films au monde. C’est l’histoire simple d’un homme qui sacrifie tout (la gestion de ses terres, le bien être de sa famille) à sa passion de la musique. Sorti en Inde en 1958, c’est en 1981 que le film sortira sur les écrans français. A voir absolument malgré une qualité d’image déplorable. A quand une version restaurée […] - [La Complainte du sentier](https://www.vivelaculture.com/la-complainte-du-sentier/): « Ce récit, publié en 1929, nous permet de comprendre la vie des pauvres en pays bengali. L’histoire raconte la quête du bonheur, dans les pires conditions, d’un petit garçon qu’on suit pas à pas. Adapté au cinéma par Satyajit Ray et présenté au Festival de Cannes 1956, cette œuvre possède la puissance documentaire du néoréalisme italien. Mais, à la description objective de la vie d’un enfant pauvre, Satyajit Ray ajoute une part spirituelle. Sur la musique de Ravi Shankar, il chante, comme nul autre, la beauté du monde. » Extrait de la quatrième de couverture. - [Le Mahabharata](https://www.vivelaculture.com/le-mahabharata/): Le Mahabharata est un très long poème de la mythologie hindoue. De ce texte sacré, Peter Brook tira un spectacle de neuf heures qu’il présenta au festival d’Avignon en 1985. Avec Jean-Claude Carrière, il réalisera un film de cinq heures. Une pièce magistrale du metteur en scène anglais. - [The last prophet](https://www.vivelaculture.com/the-last-prophet/): Nusrat Fateh Ali Khan est le plus célèbre interprète de Qawwali, une poésie mystique venue de l’Hindoustan (aujourd’hui le Pakistan). Ses improvisations vocales prodigieuses sont simplement soulignées par quelques chœurs, tablas et l’accompagnement d’un harmonium portatif. Le chant de Nusrat Fateh Ali Khan a été popularisé en occident grâce à Peter Gabriel qui édita plusieurs de ses albums sur son label RealWorld. - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world/): Brian Eno, après avoir tenu les claviers au sein de Roxy Music a quasiment inventé l’ambiant music. Inspiré par les minimalistes et Philip Glass en particulier (avec lequel il travaillera), il a fait table rase de presque toutes ses références pop pour mieux reconstruire une musique qui servira de terreau à ses aventures de producteur qui travaillera également avec Talking Heads, David Bowie, parmi tant d’autres, et qui inspirera les premiers aventuriers de l’électro dont Aphex Twin. - [Le Temps des gitans](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-gitans/): Le Temps des gitans est une fable sur fond de réalité sociale. Elle raconte le parcours d’un jeune tzigane élevé par sa grand-mère entre un oncle maboul, une sœur handicapée et un dindon. Il décide malgré tout de gagner assez d’argent pour épouser la fille qu’il aime. La réalité se chargera de lui rappeler qu’on n’échappe pas à sa condition aussi facilement. La musique de Goran Bregovic est de toute beauté. Le film a reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1989. - [Ascension](https://www.vivelaculture.com/ascension/): Ami, si tu cherches une musique à fredonner, passe ton chemin. Ascension est l’album du tournant, celui qui marque l’ouverture de la musique de Coltrane au free jazz. Dès 1961, John Coltrane s’intéresse à la musique de Ravi Shankar, et on entend déjà l’influence de la musique indienne sur la structure harmonique de morceaux comme Om ou India. Mais chez Coltrane la recherche est autant spirituelle que formelle et sa musique s’en trouve comme enveloppée par une lumière cosmique. Free mais mystique. - [West meets East](https://www.vivelaculture.com/west-meets-east/): West meets East, est le premier des trois albums que les deux artistes enregistreront ensemble. C’est Menuhin qui le premier est tombé sous le charme de la musique de Ravi Shankar au cours d’un voyage qu’il fit en Inde en 1952. C’est également lui qui mettra tout en œuvre pour le faire venir en Occident. Cet enregistrement est une merveille de dialogue entre deux cultures musicales. - [Passages](https://www.vivelaculture.com/passages/): Si l’album Passages paraît en 1990, la rencontre Ravi Shankar – Philip Glass date, elle, du milieu des années 60 et a eu lieu à Paris. Glass est alors étudiant dans la classe de Nadia Boulanger et Ravi Shankar dirige l’enregistrement de la musique qu’il a écrite pour Chappacqua, un des films de la beat generation. La structure rythmique de la musique de Shankar va marquer très profondément Philip Glass. Sur Passages, deux morceaux sont des thèmes de Shankar développés par Glass, sur deux autres, c’est Glass qui propose les thèmes et qui laisse à son tour Shankar les développer. […] - [Latcho drom](https://www.vivelaculture.com/latcho-drom/): Latcho Drom « bonne route » est un voyage musical qui part du Rajasthan, et qui raconte les origines de la musique tsigane, ses variations, comment elle s’est plantée au cœur de l’Europe, ou encore sa lente mutation en flamenco. Cent minutes de pure poésie musicale. - [Come away with me](https://www.vivelaculture.com/come-away-with-me/): Ne cherchez pas trace de la musique de Ravi Shankar dans celle de Norah Jones, sa fille, vous n’en trouverez aucune. Les influences sont à chercher du côté du blues, du jazz et de la soul. Ce cocktail parfaitement dosé ainsi qu’une voix pleine de grâce portent des chansons taillées dans les meilleures mélodies, un album qui reste l’un des plus gros succès jazz de ces dix dernières années. - [Traveller](https://www.vivelaculture.com/traveller/): Anoushka Shankar a d’abord débuté dans les pas de son père. Par la suite elle a multiplié les rencontres avec des musiciens venus du jazz, de l’électro ou de la pop (Sting). En 2011, elle s’est lancée dans un projet qui mélange la musique traditionnelle indienne et le flamenco dont les origines remontent aux nomades partis du Rajasthan des siècles plus tôt. Superbe. - [Nightclubbing (1973 -1986)](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-1973-1986/): Chroniqueur dandy, « Reporter de l’underground », Pacadis écrit depuis le mitan des années 1970 jusqu’à sa disparition en 1986 des articles pour le quotidien Libération sur la nuit, le rock, le cinéma, la drogue et la sexualité, en se mettant volontiers en scène sur le mode gonzo. Nightclubbing retranscrit avec un mélange de désenchantement et d’euphorie l’effervescence d’une époque en pleine mutation où défilent Gainsbourg, Warhol, Burroughs, Nico, Patti Smith, Iggy Pop, Jacno, Taxi Girl… - [The Raven](https://www.vivelaculture.com/the-raven/): A la sortie de l’album Seppuku, Taxi Girl est embarqué pour une vingtaine de dates au Royaume Uni, en première partie des Stranglers. Les deux groupes ont des atomes crochus et des points communs en pagaille : Seppuku a été produit par Jean-Jacques Burnel, avec la participation de Jet Black, le batteur des Stranglers, Dave Greenfield et Laurent Sinclair font sonner leurs claviers avec la même frénésie et la voix de Daniel Darc s’apparente à s’y méprendre à celle de Burnel sur la chanson titre de l’album The Raven (1979). Comme si ça ne suffisait pas, Burnel et Darc partagent la […] - [Bad Lieutenant](https://www.vivelaculture.com/bad-lieutenant/): Un flic pourri, endetté jusqu’à la moelle et en pleine déroute morale (alcool, crack, masturbation…) est touché par la grâce au moment où il touche le fond et finit par voir le Christ en enquêtant sur le viol d’une religieuse. Une histoire de chemin de croix et de rédemption au cœur des ténèbres servi par un Harvey Keitel assez stupéfiant de réalisme (dans un souci d’authenticité, les prises de drogues sur le tournage étaient réelles !). Tourné en seulement trois semaines dans les bas fonds de Manhattan, le film de Ferrara fera l’objet d’un remake plutôt réussi de Werner Herzog, avec […] - [Le Lycéen](https://www.vivelaculture.com/le-lyceen/): Bayon, LE critique musique du journal Libération à la prose sophistiquée et aux admirations fidèles (Manset, Alan Vega, Hubert Selby Jr, Murat….) immortalise l’éternelle bataille entre autorité et rébellion – vent de révolte contre conseil de discipline – dans ce premier roman sorti en 1987. Un récit d’une énergie noire qui sonde les graines de la violence, les racines du mal d’un dandy des préaux qui s’applique à voler et à vandaliser tout ce qui lui passe entre les mains pour se venger du monde qui l’entoure. - [Drugstore cowboys](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboys/): Côte Ouest, début des années 1970. Bob et Dianne, couple de junkies indécrottables, font main basse sur les drugstores de la côte Ouest pour se ravitailler en drogue et en cash. Le jour où une de ses amies meurt d’une overdose, Bob décide de décrocher et de trouver un emploi dans une usine. Il prend ses distances avec Dianne qui a choisi de poursuivre la même vie et son passé ne tarde pas à le rattraper. Second film de Gus Van Zant, Drugstore Cowboys relance la carrière de Matt Dillon, avec en prime, l’apparition de William Burroughs en vieux prêtre […] - [Alan Vega](https://www.vivelaculture.com/alan-vega/): Actif pendant l’essentiel des années 1970 au sein du combo proto punk Suicide, Alan Vega, avec Martin Rev, a ouvert la voie à toute la vague synthpop mais sa musique vient d’ailleurs : du blues, de la rue, et mêle rythmiques rockabilly et synthés antédiluviens, « Elvis jammant avec Kraftwerk » s’enflamment les gazettes spécialisées. En 1980, Alan Vega publie son premier album solo et décroche son premier hit, « Juke Box Babe », que Daniel Darc, fan de la première heure, jouait encore récemment sur scène. - [Crève Cœur](https://www.vivelaculture.com/creve-coeur/): Revenu parmi les vivants par la grâce d’une conversion au protestantisme, Darc refait surface en 2004 alors que plus personne ne l’attend, avec un album d’une épaisseur et d’une intensité dramatiques qui en disent long sur les enfers qu’il a traversés. Douloureux, tourmenté, perclus de remords et de regrets et, parfois, tout simplement sidérant de beauté, Crève Cœur recevra les dithyrambes d’une critique unanime et sera étrangement récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie… Révélation. - [Elvis’ Golden Records / Vol 3](https://www.vivelaculture.com/elvis-golden-records-vol-3/): D’un King l’autre… Durant l’été 1963, moins de trois mois avant l‘assassinat de John F. Kennedy, il y avait CE trente-trois tours dans les bacs nouveautés des magasins de disques et de transistors. Un fabuleux best of, rassemblant plus d’un single à faire bouger les garçons et frissonner les filles : « It’s Now Or Never », « I Feel So Bad », « Stuck On You », et le lacrymal « Are You Lonesome Tonight »… Royal ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks/): Dans le magazine Entertainment, Stephen King donne la liste de ses chansons préférées et place « Anarchy in the UK » en haut de la pile, avec le commentaire : « Cette chanson continue à résumer ce que j’aime dans le rock & roll, la colère, la joie et l’urgence, concentrées en trois minutes et demi de batterie et de guitares tronçonneuses. Bonheur suprême, même le nom du groupe suinte le rock & roll. » - [L’Atlas des automobiles américaines](https://www.vivelaculture.com/latlas-des-automobiles-americaines/): Un siècle de voitures américaines, des mythiques Ford T qui allaient révolutionner le monde, aux derniers bolides d’un siècle totalement voué au culte de l’automobile. Avec une mention spéciale pour les modèles des années cinquante si appréciés par l’auteur de Christine, des Ford Thunderbird aux élégantes et racées Corvette Chevrolet. - [Christine](https://www.vivelaculture.com/christine/): Quand Arnie rencontre Christine pour la première fois, il tombe d’emblée sous le charme. Ses formes parfaites, son châssis sublime, son étincelante robe rouge et blanche… Mais Christine est très jalouse, et ne supporte pas la petite amie d’Arnie. Le jeune homme aurait du se méfier : le petit nom de Christine, c’est Fury. Plymouth Fury modèle 1958, pour être précis. Une sacrée caisse, qui ne va pas tarder à sortir des clous et à très mal se conduire. L’adaptation du roman au cinéma par John Carpenter (The Thing, New York 1997) n’arrangera rien à l’affaire… - [Looper](https://www.vivelaculture.com/looper/): « Faut que je me retrouve et que je m’abatte » … L’utilisation de la machine à remonter le temps est interdite. Mais la mafia l’utilise pour ramener les gêneurs trente ans en arrière, à une époque où ils n’existent pas et où des tueurs, les « loopers », peuvent les abattre illico presto. Looper, un job facile. Efficace. Bien payé. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux (Bruce Willis, excellent) se retrouve face… face à lui, 30 ans plus tard. - [La séparation](https://www.vivelaculture.com/la-separation/): On est sûr d’une chose : dans la nuit du 10 au 11 mai, Rudolf Hess s’envole d’Allemagne pour négocier la paix avec les Anglais. Mais après ? Son avion a-t-il été abattu ? La guerre a-t-elle duré jusqu’en 1945, comme des archives l’attestent ? Un historien mène l’enquête à partir du destin de deux jumeaux aux trajectoires contrastées… Manipulations de l’histoire, distorsions temporelles et uchronie déviante : l’héritier de Philip K. Dick s’en donne à cœur joie. - [Voyage, Tome 1](https://www.vivelaculture.com/voyage-tome-1/): Eh bien non, Kennedy n’est pas mort en 1963. Sur l’impulsion de Nixon, la conquête spatiale a même connu un bond phénoménal lorsque – quelques années plus tard – Armstrong a mis le pied sur la Lune. L’objectif est désormais Mars, et certains sont décidés de faire coûte que coûte partie du voyage. Entre hard science-fiction et uchronie, un des meilleurs romans d’un auteur anglais très prolifique. - [La machine à explorer le temps](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-le-temps/): Un des nombreux chefs-d’œuvre de Wells, avec L’Homme invisible, L’Île du docteur Moreau ou La Guerre des mondes. Un fabuleux voyage dans le temps, et tout spécialement dans un avenir très lointain, où la terre, scindée en deux, abrite les inconsistants Élois en surface, et les terrifiants Morlok, réfugiés dans un monde souterrain franchement inhospitalier… Un grand classique. - [Call of Duty : Black Ops](https://www.vivelaculture.com/call-of-duty-black-ops/): Ce jeu de guerre nous entraînant dans les unités d’élites des forces spéciales lors de quelques-uns des plus dangereux conflits de l’Histoire cache de bien troublants secrets. Et notamment un personnage énigmatique et dangereux, Alex Mason, zoomé dans la foule qui regarde passer la limousine décapotable du président Kennedy, à Dallas, quelques secondes avant son assassinat. Bizarre, non ? - [JFK](https://www.vivelaculture.com/jfk/): Environ un an après l’assassinat du président Kennedy, les 888 pages du rapport Warren sont formelles : la tragédie n’a rien à voir de près ou de loin avec un machiavélique complot et Lee Oswald a agi seul. Mais le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison (dont ce film reprend les thèses, développées dans un livre assez convaincant malgré les zones d’ombre), ne l’entend pas de cette oreille et oriente son enquête vers la possibilité d’un complot. Un « incontournable » pour les partisans de la conspiration. - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid/): « La véritable histoire de l’Amérique, c’est l’histoire du crime », affirme en substance James Ellroy dans le prologue d’American Tabloid, premier volume d’une trilogie fleuve, complétée par American Death Trip et Underworld USA. Dans ce thriller historique dense, reposant la plupart du temps de manière méticuleuse sur des faits réels, l’auteur du Dahlia Noir, enfant terrible (et génie !) du roman noir américain, analyse les coulisses du pouvoir et ses rapports avec le crime, entre la fin des années cinquante et l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. À la frontière du polar et de l’histoire. - [Peggy Sue s’est Mariée](https://www.vivelaculture.com/peggy-sue-sest-mariee/): Coppola actionne la machine à remonter le temps et nous emmène dans les sixties. Lors d’une fête des anciens élèves, Peggy – qui vient de se séparer de son mari – tombe dans les pommes et se réveille… en 1960, en dernière année de lycée. Elle voit alors ses amis d’enfance, ses parents, son futur mari, ses rivales de l’époque et les autres garçons du collège avec un nouveau regard, celui d’une femme qui a désormais vécu. Et elle refait l’histoire… ou presque ! - [Écriture](https://www.vivelaculture.com/ecriture/): Écrit en grande partie durant la longue convalescence qui suit son grave accident de la route de 1999 (King avait été violemment renversé par une camionnette et laissé gravement blessé sur le bord de la route), ce livre lumineux et dense est à la fois une autobiographie, un guide pratique à l’usage des lecteurs de Stephen King et un formidable essai sur la création littéraire et la prétendue magie de l’inspiration. Un atelier d’écriture en compagnie du maître du thriller : le rêve ! - [L’affaire Charles Dexter Ward](https://www.vivelaculture.com/laffaire-charles-dexter-ward/): Charles Dexter Ward découvre la tombe d’un de ses descendants, Joseph Curwen, échappé de la chasse aux sorciers de Salem au XVIIIème siècle. Et petit à petit, l’homme perd pied, s’incarnant de manière effrayante dans le corps et l’esprit de cet ancêtre maléfique. Un « classique » de la littérature d’horreur dont s’est nourri Stephen King, et – accessoirement – un de ses auteurs préférés. - [22/11/63](https://www.vivelaculture.com/221163/): 2011. Grâce à une faille temporelle située dans la remise d’un diner (!), un enseignant propulsé en 1958 décide d’attendre cinq ans pour arrêter le bras armé de Lee Harvey Oswald et sauver la vie du président Kennedy. Avec 22/11/63, le maître du fantastique et de l’épouvante signe non seulement un immense thriller fleuve (près de 1000 pages), voyageant dans les labyrinthes du temps et de l’uchronie, mais aussi un vibrant hommage aux sixties des rutilantes américaines et du rock de Dick Dale et des Del Vikings.   - [L’Oiseau de feu](https://www.vivelaculture.com/loiseau-de-feu/): Chagall a beaucoup dialogué avec l’avant-garde artistique russe croisant quelques-uns de ses représentants dans une période essentielle de l’histoire de l’art moderne. Chagall et Stravinsky arrivent tous deux à Paris en 1910, date à laquelle le compositeur crée L’Oiseau de feu à l’Opéra de Paris, mais ce n’est que plus de trente ans plus tard que leurs chemins artistiques se croiseront, lorsque Chagall réalisera les décors et les costumes du ballet de son compatriote, à New York cette fois. - [Chagall et la Bible](https://www.vivelaculture.com/chagall-et-la-bible/): « Depuis ma première jeunesse, j’ai été captivé par la Bible. Dans les moments de doute, sa grandeur et sa sagesse hautement poétique m’ont apaisé. Il m’a toujours semblé et il me semble encore que c’est la plus grande source de poésie de tous les temps. » Marc Chagall s’attèle en 1931 à la réalisation d’une centaine d’eaux-fortes pour illustrer la Bible. Dès lors, pendant plus d’un quart de siècle, il ne cessera d’y revenir – y consacrant plus de 10 000 feuilles originales. Vidéo INA : Malraux puis Chagall lui-même parlent du rapport de Chagall à la Bible - [Coup de foudre à Notting Hill](https://www.vivelaculture.com/coup-de-foudre-a-notting-hill/): Prenez deux personnages que tout oppose, multipliez les occasions de rencontres désastreuses et… jetez-les dans les bras l’un de l’autre. Sur cette trame, Coup de foudre à Notting Hill, est un petit modèle du genre. Casting royal – Julia Roberts, star de Beverly Hills en transit à Londres, et Hugh Grant libraire au bord du dépôt de bilan à Notting Hill – humour british, brochette de second rôles parfaits, mise en scène sans temps mort, et… un amour partagé pour un tableau de Chagall (The Bride, 1950) dont Hugh Grant a punaisé un poster dans sa cuisine, mais dont Julia […] - [Livrer sur demande…](https://www.vivelaculture.com/livrer-sur-demande/): Août 1940. Le journaliste américain Varian Fry débarque à Marseille. Sa mission : venir en aide aux réfugiés et, en particulier, organiser l’évacuation d’artistes et de militants menacés par la Gestapo. À la fin de l’été 1941, il est expulsé du territoire, mais en l’espace d’une année son groupe aura sauvé des milliers de personnes de la déportation. Parmi les artistes exfiltrés par celui qui deviendra un Juste, on compte Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Max Ernst, Max Ophüls et un certain… Marc Chagall. - [Quelques pas dans les pas d’un ange](https://www.vivelaculture.com/quelques-pas-dans-les-pas-dun-ange/): Après avoir sorti six albums solo dans les années 1970 et effectué une belle carrière en tant que parolier pour Dutronc, Montand, Souchon, Julien Clerc, etc., David McNeil est devenu un écrivain reconnu. Il puise ici dans sa mémoire pour lever le voile sur son enfance passée auprès d’un génie – le peintre Marc Chagall, son propre père. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-2/): Dans le seul livre qu’il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte sa vie jusqu’en 1922. Depuis Vitebsk, la petite ville « triste et joyeuse » dans laquelle il passa son enfance, jusqu’à Paris où il découvrit « la lumière, la couleur, la liberté, le soleil, la joie de vivre », le lecteur croise, comme dans les tableaux du peintre, des personnages aériens, entre compagnons de route (Cendrars, Apollinaire, Braque, Soutine…) et personnages de l’époque (Lénine, Trotski…). - [La vie est un miracle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-un-miracle/): Une nouvelle ligne de chemin de fer doit transformer un territoire aussi désertique que désolé de la Bosnie en destination touristique de rêve. Mais la guerre va éclater et la voie de chemin de fer deviendra une voie de garage. Lorsque Kusturica évoque la guerre, la réalité se fait lyrique, onirique voire magique et se peuple d’animaux aux sentiments très humains : ours, ânesse, chien, chat, oie, pigeon… Un film qui emprunte autant à Capra qu’à Fellini. - [Les Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/les-oiseaux/): Deux sages athéniens décident de fuir la capitale, en proie à la décadence, et parviennent à convaincre les oiseaux de construire une cité entre ciel et terre, à mi-chemin entre les hommes et les dieux. Mais à peine la cité est-elle fondée qu’elle devient la cible des parasites… Une comédie grecque antique qui s’apparente à une fable sur les hommes et leurs limites ridicules, doublé d’une déambulation poétique autour de l’oiseau et de son chant, de sa fragilité et de son élévation. - [La Strada](https://www.vivelaculture.com/la-strada/): Réalisé par Fellini et mis en musique par Nino Rota, La Strada raconte l’histoire de Gelsomina, pauvre gamine vendue par sa mère au cruel forain Zamparo qui l’emmène sur les routes avant de l’abandonner purement et simplement au bord de l’une d’elles. Une immersion dans la vie précaire d’un cirque ambulant poignant de réalisme et de magie mêlés. Un film d’une poésie féérique porté par Giulietta Masina et Anthony Quinn … - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder/): En 1927, Calder créa un cirque miniature : des personnages à base de bois, de métal fin et autres ressorts, articulés pour se mouvoir comme des funambules, danser, faire de l’haltérophilie ou des acrobaties sur le ring. Le Grand Cirque Calder de Jean Painlevé (qui fut proche de Luis Buñuel et de Jean Vigo notamment) est un document brut sur ce cirque miniature où les grosses pattes de Calder, ce « géant aux airs de rossignol », font tournoyer tout une série de personnages et d’animaux dans le ciel. - [La vie en jeu](https://www.vivelaculture.com/la-vie-en-jeu/): Une biographie de Vladimir Maïakovski Poète visionnaire, porte-parole du mouvement futuriste né sur les braises de l’explosion artistique de la Russie des années 1910-1920 (Chagall, Eisenstein, Kandinsky, etc.), Vladimir Maïakovski était ce jeune homme « gâté par l’avenir » dixit Pasternak, qui se suicidera le 14 avril 1930, à l’âge de 36 ans ne pouvant se résoudre à être devenu le poète officiel d’un régime qui avait corrompu tous ses idéaux. Entre-temps, Maïakovski aura vécu une vie de passions amoureuses et politiques et inventé un nouveau langage, tout aussi tumultueux … - [Du monde entier au coeur du monde](https://www.vivelaculture.com/prose-du-transsiberien/): Nés la même année (1887), Cendrars et Chagall ont longtemps été amis avant de se brouiller. Du second, le premier écrivait : « Il dort, il est éveillé, il prend une église et il peint avec une église, il prend une vache et il peint avec une vache, avec une sardine… » En 2011 les éditions PUF rééditaient La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, le premier livre « texte-peinture simultané », illustré par Sonia Delaunay, un poème de 446 vers où Cendrars s’abandonne « aux sursauts de la mémoire » dans le train qui le mène de Montmartre à Moscou, puis de […] - [Chagall en Russie](https://www.vivelaculture.com/chagall-en-russie/): Après avoir marché dans les pas de Julius Mordecai Pincas – alias le peintre Pascin – et de Serge Gainsbourg, le prolifique Johann Sfar revisite la jeunesse de Marc Chagall pour une biographie rêvée du peintre transposée dans l’univers délirant du dessinateur. Un conte yiddish ancré dans un shtetl de la Russie tsariste, où l’on croise cosaques, égorgeurs, violonistes klezmer et même Jésus dans un dédale d’aventures exubérantes, entre Histoire, rêverie et poésie. - [New King of the Klezmer Clarinet](https://www.vivelaculture.com/new-king-of-the-klezmer-clarinet/): Née entre la Pologne, l’Ukraine et la Russie, la musique klezmer s’est dispersée avec les mouvements des populations d’Europe centrale et orientale pour trouver de nouvelles terres d’accueil. Nouveau roi autoproclamé des musiques juives, le clarinettiste français Yom multiplie les collaborations et incarne la vitalité de la scène klezmer. En 2008, il signe l’époustouflant New King of the Klezmer Clarinet, où il rend un hommage aussi joyeux qu’irrévérencieux au grand maître ukrainien Naftule Brandwein. - [Chagall entre guerre et paix](https://www.vivelaculture.com/chagall-entre-guerre-et-paix/): Les quelque 80 œuvres qui sont présentées du 21 février au 21 juillet 2013 au Musée du Luxembourg retracent le parcours artistique de Chagall à travers sa vie même: les années russes et la Première Guerre mondiale, le monde juif et sa persécution, l’expérience de la souffrance et l’appel du religieux. Et l’amour bien sûr … - [Dernier été du vieux monde](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde/): Cœurs éclatés, corps ravagés et âmes égarées dans la nuit de trop silencieux crossroads : tatoueur et illustrateur « à l’ancienne », Jean-Luc Navette développe une esthétique noire, qui s’inspire tout autant du rock alternatif que des gravures du XIXe siècle, du blues du delta du Mississippi que de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale. Un artwork idéal pour des disques de Nick Cave. Il devrait peut-être y jeter un coup d’œil … - [Histoires extraordinaires](https://www.vivelaculture.com/histoires-extraordinaires/): Ce recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire en 1856 est un grand classique de la littérature américaine, d’une richesse foisonnante. Poe y invente quasiment le roman policier (« La Lettre volée »), mais aussi ce fameux style Southern Gothic, qui mélange diverses influences européennes comme le conte d’horreur (« Morella ») et le gothique morbide allemand (« Ligeia », « Metzengerstein »). - [La Mort au crépuscule](https://www.vivelaculture.com/la-mort-au-crepuscule/): William Gray, vétéran du Vietnam et critique musical à ses heures, s’inscrit dans la tradition d’un Southern Gothic morbide et terrifiant, en plongeant le polar dans les pires cauchemars du genre. Ce roman noir a des allures de Nuit du chasseur hallucinée. Une nature sauvage ruisselante d’humidité, hantée de vieillards à moitié fous ou de bigots passablement perturbés, un monde rural et violent, rongé par l’alcool, les perversions, le fanatisme religieux ou la sorcellerie, bref le décor idéal pour une lutte à mort entre le bien et le mal : tout y est ! - [Et l’âne vit l’ange](https://www.vivelaculture.com/et-lane-vit-lange/): Sombre et violente histoire d’un gamin ayant grandi dans une secte religieuse et parti à la découverte d’un monde inquiétant, le premier roman de Cave, paru en 1989, est du pur Southern Gothic moderne. On y retrouve toutes les obsessions des chansons de Cave, qui s’affirme ici comme une sorte de William Faulkner rock’n’roll … - [Feel Like Going Home](https://www.vivelaculture.com/feel-like-going-home/): Sous-titré Légendes du blues et pionniers du rock’n’roll, cet ouvrage initialement paru en 1971, est une véritable bible. Guralnick, jeune journaliste blanc new-yorkais passionné de musique, a été l’un des premiers à aller à la rencontre d’un monde aujourd’hui disparu, celui des juke-joints, roadhouses et autres bars louches perdus en pleine cambrousse où jouaient ses idoles, de vieux bluesmen oubliés dont il a recueilli les incroyables témoignages. À la fois vivant et encyclopédique, personnel et minutieusement documenté : du journalisme comme on n’en fait plus ! - [The Proposition](https://www.vivelaculture.com/the-proposition/): Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, Ghosts… of the Civil Dead en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre La Route (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de The Proposition, superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même. - [La Nuit du chasseur](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur/): Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée. - [The Soul of a Man](https://www.vivelaculture.com/martin-scorcese-presente-the-soul-of-a-man/): Bel hommage de Wim Wenders, cinéaste fou de musique, à trois bluesmen mythiques, Skip James, J.B. Lenoir et Blind Willie Johnson. Sorte de biopic en noir et blanc, son film est à mi-chemin entre le documentaire pointu et l’évocation onirique, superbement entrecoupé d’interprétations intenses de chansons de ces trois grands artistes par des musiciens hors-norme d’aujourd’hui comme The Jon Spencer Blues Explosion, Beck, Nick Cave ou Lou Reed. - [Les Ailes du Désir](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-du-desir/): Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « From Her To Eternity » et « The Carny », ainsi que Crime and the City Solution, groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low/): La « trilogie berlinoise » de Bowie (dont Low est le premier volet), enregistrée avec l’aide de Brian Eno, révolutionne la musique de cette fin des années soixante-dix, annonce la new-wave, l’ambient, bref, tout ce qui va suivre. Puisant leur inspiration dans une musique électronique allemande encore largement underground, ces trois albums saisissants n’auraient pas pu voir le jour ailleurs qu’à Berlin, dans les fameux studios Hansa, où les Bad Seeds enregistreront quelques années plus tard leurs premiers albums. - [American III : Solitary Man](https://www.vivelaculture.com/american-iii-solitary-man/): Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « One » de U2 … Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « The Mercy Seat » de Nick Cave – chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant. - [Father of folk blues](https://www.vivelaculture.com/father-of-the-delta-blues/): Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « Death Letter Blues » ou « John The Revelator » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de Canned Heat. Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire … - [Murder Ballads](https://www.vivelaculture.com/murder-ballads/): Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « Where the Wild Roses Grow », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « Henry Lee » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale. - [Kicking Against the Pricks](https://www.vivelaculture.com/kicking-against-the-pricks/): Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« Hey Joe »), le Velvet Underground ou la variété (« By The Time I Get to Phoenix ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral ! - [Push The Sky Away](https://www.vivelaculture.com/push-the-sky-away/): Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe – dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! – explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante … - [Les Fiancés : Histoire milanaise du XIIe siècle](https://www.vivelaculture.com/les-fiances-histoire-milanaise-du-xiie-siecle/): On sait que Verdi a dédié son Requiem au poète et dramaturge milanais Alessandro Manzoni. Tenant de l’école romantique, catholique éclairé, partisan de l’unification italienne, il aura laissé à la postérité Les Fiancés, énorme roman (près de mille pages) traitant des amours contrariées de deux villageois dans l’Italie du XVIIe siècle. - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello/): De nombreux créateurs – Verdi, Wagner, le peintre Delacroix… – auront trouvé leur inspiration dans l’œuvre de Shakespeare. Le cinéaste prodige Orson Welles s’y est attaqué un siècle plus tard. Entre sa version de Macbeth (1947), et son chef d’œuvre La Soif du Mal (1958), il tourne une adaptation d’Othello qu’il met quatre longues années à mener à bien. Et sa patience s’en trouvera récompensée car avec lui, la jalousie destructrice et sans fondements du Maure Othello pour son épouse Desdémone garde toute sa dimension. - [La Traviata](https://www.vivelaculture.com/la-traviata/): Ceux qui ont assisté à la représentation de La Traviata captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu’elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit Télérama. « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s’attache à l’histoire d’amour d’un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d’une héroïne qui s’étourdit pour oublier sa solitude, puis s’autorise une […] - [Dans la tête de Richard Wagner](https://www.vivelaculture.com/dans-la-tete-de-richard-wagner/): Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec Nabucco, Wagner avec Rienzi. Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des Walkyries, contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare ! - [Le Routard Milan 2013](https://www.vivelaculture.com/le-routard-milan-2013/): Aller à Milan, au nord de l’Italie, c’est bien sûr parcourir une ville hantée par l’opéra, suivre les traces des grands maîtres d’œuvre italiens à la Scala, cette prestigieuse et austère salle à laquelle « il faut faire la cour », comme l’écrit Alain Duault, où Rossini, Bellini et bien sûr Verdi créèrent leurs chefs d’œuvre. Un guide précieux pour le mélomane flâneur. - [1900](https://www.vivelaculture.com/1900/): Ce n’est pas un hasard si le grand film historique de Bertolucci commence par l’évocation de la mort de Giuseppe Verdi, le 27 janvier 1901. Car l’œuvre qui narre la vie parallèle de deux garçons nés le même jour, mais l’un du côté des paysans, l’autre fils de propriétaire, raconte bien la fin d’un monde, d’une société incarnée par le populaire compositeur. Elle s’achève lors de la seconde époque avec une autre mort emblématique, celle du fasciste Mussolini. Un film qui a fait date. - [Aïda](https://www.vivelaculture.com/aida/): On ne présente plus l’Espagnol Placido Domingo, personnalité illustre du monde de l’opéra, roi des ténors (avec Carreras et Pavarotti) qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire, depuis celui d’Alfredo dans La Traviata, au début des années 1960. Il attaque ici, en 1974, le monument Aïda, aux côtés d’une autre star, sa compatriote Montserrat Caballé, et dirigé par le très célèbre chef napolitain Riccardo Muti. Difficile de rater une pareille « dream team ». - [Senso](https://www.vivelaculture.com/senso/): Avec Le Guépard, Senso, tourné neuf ans plus tôt (1954), est l’autre grande fresque « garibaldienne » de Visconti, située dans cette période charnière de 1860-1863. Le film ouvre sur une représentation, à Venise, de l’opéra de Verdi La Trouvère que des nationalistes italiens interrompent pour protester contre l’occupation autrichienne. Le décor est planté, sublimé par les amours coupables d’une comtesse vénitienne et d’un soldat ennemi. Du merveilleux technicolor. - [Chroniques italiennes](https://www.vivelaculture.com/chroniques-italiennes/): Stendhal aura été l’écrivain français le plus passionné par l’Italie (avant Dominique Fernandez). Nous aurions pu tout aussi bien retenir son autre livre, Rome, Florence, Naples, mais nous avons choisi les Chroniques italiennes, parues dans la Revue des deux Mondes de 1837 à 1839, sans doute pour l’incroyable folie de ces histoires de parricides, de vengeances dont certaines se déroulent à l’époque où Verdi a situé son opéra Don Carlo, au XVIe siècle, dans une Europe en proie aux passions les plus extrêmes. - [Garibaldi, la force d'un destin](https://www.vivelaculture.com/garibaldi-la-force-dun-destin/): Une statue de Giuseppe Garibaldi se dresse sur une belle place de Nice, ville natale du grand général politicien, considéré aujourd’hui comme le père de l’unité italienne. Il voulait en finir avec les duchés, les petites royautés, et faire de Rome la capitale d’un vrai pays. Ses idées finiront par triompher, pour le grand plaisir de ses nombreux partisans, dont Verdi. Cette fresque aventureuse ne pouvait que séduire un amateur de grands personnages comme Max Gallo. - [La dame aux camélias](https://www.vivelaculture.com/la-dame-aux-camelias/): Verdi puisait beaucoup de ses histoires dans la littérature. Le mélodrame d’Alexandre Dumas fils qui racontait la passion entre la courtisane tuberculeuse Marguerite Gautier et son jeune amant Armand Duval, lui inspira son plus célèbre opéra La Traviata. Marguerite devint Violetta, et le succès fut tel qu’il inspira à Marcel Proust ce méchant commentaire : « Verdi a donné à La dame aux camélias le style qui lui manquait. » - [Le Guépard](https://www.vivelaculture.com/le-guepard/): Tiré du grand roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, sorti en 1963, est l’un des films les plus célèbres de Luchino Visconti. Il se déroule dans l’Italie chaotique du XIXe siècle, entre une aristocratie déclinante et les révolutionnaires partisans de Garibaldi, sur fond musical de Verdi et Bellini. Bals, beaux costumes, trahisons, beaux acteurs (Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale) : plus de trois heures de spectacle, et une Palme d’or au Festival de Cannes. - [Le sceptre d'Ottokar](https://www.vivelaculture.com/le-sceptre-dottokar/): Publié en 1938 en feuilleton dans Le Petit Vingtième, Le Sceptre d’Ottokar est l’une des aventures les plus romanesques et célèbres de Tintin. L’épisode se déroule dans un pays imaginaire d’opérette, la Syldavie. C’est surtout au cours de cette histoire de sombre complot contre le roi Muskar XII que notre vaillant reporter rencontre la cantatrice Bianca Castafiore, archétype de la chanteuse lyrique un brin ridicule et extravagante, qui reviendra souvent dans l’œuvre de Hergé. - [Verdi](https://www.vivelaculture.com/verdi/): Déjà auteur d’une biographie de Federico García Lorca dans la même collection, Albert Bensoussan s’attaque à un autre passionné de la vie, Giuseppe Verdi. L’auteur raconte la vie effervescente d’un artiste, né au sein d’une petite bourgeoisie campagnarde, qui a composé 28 opéras, et reste aujourd’hui placé au sommet du genre. - [Tutto Verdi : L'Intégrale des opéras](https://www.vivelaculture.com/tutto-verdi-lintegrale-des-operas/): Quoi de mieux que le Regio di Parmo, théâtre fondé en 1829, à Parme, non loin de l’endroit où Verdi a vu le jour, pour honorer la mémoire du grand compositeur, à l’occasion de son bicentenaire. C’est lui qui a produit cette somme, en proposant une série de grands opéras enregistrés sur sa prestigieuse scène. Accompagnés d’un brillant livret en quatre langues (anglais, italien, allemand, français), les trente DVD proposent l’œuvre complète du grand homme Aïda, Don Carlo, la Traviata, Rigoletto, Attila… avec les meilleurs chefs d’orchestre et chanteurs. - [Dexter - Saison 2](https://www.vivelaculture.com/dexter-saison-2/): Alfred Hitchcock n’a pas inventé le tueur en série au cinéma, même si dès son film muet The Lodger (1927), sur un assassin de femmes blondes, il s’y est intéressé. Il a surtout développé le fétichisme macabre attaché à ce type de meurtrier, de L’Ombre d’un doute à Psychose, sans oublier Les Oiseaux, un fétichisme et une double personnalité que l’on retrouve dans la série Dexter (adapté du roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter) où un expert de la médecine légale au service de la police devient tueur en série la nuit. - [The Essential Film Music Collection](https://www.vivelaculture.com/the-essential-film-music-collection/): Sans l’apport du compositeur Bernard Herrmann, certains des grands films d’Hitchcock n’auraient peut-être pas eu autant d’impact. On se souvient de la musique hystérique pendant le meurtre de la douche dans Psychose, réalisée avec des cordes lancinantes, des violons hurlants. L’artiste travaillera sur Vertigo et composera la symphonie orchestrale du final de l’Homme qui en savait trop, la version de 1956, où Hitchcock, facétieux, annonce même son concert à l’écran. Une anthologie angoissante. - [Hitchcock, édition définitive](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-edition-definitive/): En août 1962, Alfred Hitchcock (qui termine Les Oiseaux) recevait, dans son bureau du studio Universal, l’un de ses plus fidèles admirateurs, le réalisateur François Truffaut, pour une série d’entretiens. Bourré d’anecdotes, balayant en détail chaque film depuis la période du muet, le Hitchcock/Truffaut n’élude rien du tempérament complexe du maître, de ses rapports ambigus avec les femmes, jusqu’à dévoiler certains secrets du réalisateur. Au fil des pages, le réalisateur de Jules et Jim y redevient le critique des Cahiers du Cinéma qu’il fut, évoquant, enthousiaste, « la lucidité effrayante avec laquelle Hitchcock dénonce les offenses que les hommes font à […] - [Merci pour le chocolat](https://www.vivelaculture.com/merci-pour-le-chocolat/): Le critique et cinéaste Claude Chabrol a été l’un des premiers cinéphiles à comprendre l’importance d’Alfred Hitchcock alors considéré, pendant les années 1950, comme un simple artisan de série B. Le chef de file de la Nouvelle Vague (avec François Truffaut et Eric Rohmer) n’a jamais caché sa fascination pour le maître du suspense, dont il aimait le mélange de comédie et de perversité. Cette drôle d’ambiance imprègne une bonne partie de son œuvre, dont le thriller Merci pour le chocolat, titre poli pour un film froid et calculateur. Une œuvre au scalpel. - [Extinction Level Event](https://www.vivelaculture.com/extinction-level-event/): Bernard Herrmann a influencé beaucoup de musiciens, pop et contemporains. En 1998, le rappeur américain Busta Rhymes samplait le fameux Prelude For Psycho dans sa chanson, « Gimme Some More ». Cette bonne idée d’associer la mélodie angoissante jouée aux violons, et la pulsion chaude du rap, permit au morceau de tourner en boucle sur les radios et de devenir un tube. Il fut nominé dans la catégorie « Meilleure performance de rap solo », mais dût s’incliner en fin de compte devant un titre d’Eminem. - [Body Double](https://www.vivelaculture.com/body-double/): Avec Body Double, le cinéaste Brian de Palma propose une variation sur le voyeurisme et la résurrection, c’est-à-dire les thématiques de deux grands films de son maître, Sueurs froides et Fenêtre sur cour. Il raconte la mission d’un jeune acteur au chômage chargé d’épier, à l’aide d’une longue vue, une voisine dans l’immeuble d’en face. Jeu d’ombre et de miroir, Body Double parle du fantasme amoureux en termes très proches de ceux d’Alfred Hitchcock. - [James Bond contre Dr No](https://www.vivelaculture.com/james-bond-contre-dr-no/): Ian Fleming a eu un rêve : voir son héros James Bond transposé à l’écran sous les traits de Cary Grant et dirigé par Hitchcock… En un mot, voir 007 dans La Mort aux trousses. Il n’a jamais exaucé son vœu le plus cher, mais il a certainement pu mesurer, avant de mourir, tout ce que la première adaptation, en 1962, de sa célèbre série d’espionnage, James Bond contre Dr No, devait à l’auteur de Sueurs froides : le même pittoresque, le même sens de l’aventure et de la comédie, et un héros tout aussi charmeur, Sean Connery, qui deviendra d’ailleurs un […] - [Psychose](https://www.vivelaculture.com/psychose/): « Je ne savais pas à quoi m’attendre. Lorsqu’il adaptait des romans, il changeait beaucoup de choses. Mais il n’y avait presque pas de cinéastes au monde que j’aurais préféré à Hitchcock, sinon Henri-Georges Clouzot, parce qu’il avait réalisé Les Diaboliques. » Ainsi parle Robert Bloch, l’auteur du roman Psychose, publié pendant l’été 1959. Il s’était inspiré du serial killer nécrophile Ed Gein. La critique loua l’originalité de cette « glaçante » plongée dans la maladie mentale, plus « terrifiante que Poe et Lovecraft réunis ». Mais l’adaptation funèbre qu’en fera Hitchcock, avec Janet Leigh et Anthony Perkins, par son esthétisme sauvage, et sa musique hystérique, […] - [La Mort aux trousses](https://www.vivelaculture.com/la-mort-aux-trousses/): Quand un innocent publicitaire new-yorkais, Roger Thornhill (Cary Grant), est pris par erreur pour un espion, il doit fuir la police et une mystérieuse organisation qui veut le liquider. À la fois récit d’espionnage, film d’aventure et thriller, La Mort aux trousses fourmille de scènes cultes : la poursuite de Thornhill par un avion d’épandage, au milieu d’un champ désert ; la rencontre de la blonde Eva Marie Saint et de Cary Grant dans le train ; la vente aux enchères, jusqu’à l’apothéose sur le Mont Rushmore… Salué par une presse enthousiaste – « Plein de suspense et charmant » (New York Times), « amusant et […] - [Les Espions](https://www.vivelaculture.com/les-espions/): Les historiens se sont amusés à comparer Les Espions de Fritz Lang et certains films de Hitchcock comme Les 39 Marches ou L’Homme qui en savait trop. Ils y ont repéré évidemment beaucoup de points communs : le livre qui arrête la balle ; le final sur une scène de spectacle ; un bandit dissimulé sous le grimage d’un clown musicien… Normal, Alfred admirait beaucoup Fritz Lang et a largement emprunté à son œuvre, en particulier à ces Espions, film réaliste, éloigné de l’expressionnisme habituel du réalisateur allemand. - [L'Interprétation des rêves](https://www.vivelaculture.com/linterpretation-des-reves/): « Je ne crois pas aux rêves. Ces histoires de Freud sont des sornettes », dit le médecin malade (Gregory Peck) dans le film le plus subconscient de Hitchcock, La Maison du docteur Edwardes (1945). Le grand réalisateur n’avait jamais suivi de thérapie, au contraire de son scénariste Ben Hecht et du producteur David O. Selznick qui envoya sur le lieu du tournage sa psychanalyste, Mary From, pour surveiller le scénario. L’Interprétation des rêves, de Sigmund Freud, est au cœur de l’intrigue. Car la folie du Dr Edwardes trouve sa solution dans un souvenir d’enfance et des songes étranges, obsessionnels. L’un des […] - [Hopper : Catalogue de l'exposition ](https://www.vivelaculture.com/hopper-catalogue-de-lexposition/): Alfred Hitchcock a beaucoup puisé ses idées dans l’œuvre du peintre Edward Hopper, qui a donné une image de l’Amérique du XXe siècle très proche de l’esthétique du polar. Comment ne pas voir dans sa toile House by the Railroad (1925) le modèle qui a servi pour imaginer la maison de Norman Bates (Psychose) ? Un autre tableau, Night Windows, avec son atmosphère de solitude urbaine et de voyeurisme, a inspiré le maître pour Fenêtre sur cour. La lumière très solaire des univers de Hopper baigne aussi souvent les films de Hitchcock. Des parallèles que l’on peut admirer en découvrant […] - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides-2/): Alfred Hitchcock avait envisagé d’acheter les droits du roman Les Diaboliques qu’adapta finalement Henri-Georges Clouzot. Lorsqu’ils apprirent que le grand cinéaste anglo-américain s’intéressait à eux, les deux auteurs, Pierre Boileau et Thomas Narcejac écrivirent D’entre les morts, publié chez Denoël en 1954, espérant attirer l’œil du maître. Pari gagné. Si l’histoire est sensiblement la même que dans le film – un détective chargé de surveiller l’épouse d’un ami, s’éprend d’elle, ne parvient à la sauver de la mort et en conçoit une obsession dévorante -, elle ne se déroule pas à San Francisco comme chez Hitchcock, mais dans le Paris […] - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock/): Jusqu’à présent, peu de biographies se sont intéressées à la discrète épouse d’Alfred Hitchcock, Alma. Cet oubli est désormais réparé avec le film de Sacha Gervasi, qui se déroule pendant le tournage de Psychose (fin 1959). Il décrit les relations tumultueuses entre une femme à la fois collaboratrice et conseillère, jouée par Helen Mirren, et un cinéaste pervers, incarné par l’acteur anglais naturalisé américain Anthony Hopkins. Pour corser le tout, la sexy Scarlett Johansson joue la star Janet Leigh, poussée presque à bout lors de la célèbre scène de la douche. - [Jean-Christophe](https://www.vivelaculture.com/jean-christophe/): L’exhumation récente de son Journal de Vézelay a remis en lumière Romain Rolland, écrivain ultra célèbre du début du XXe siècle, Prix Nobel de littérature en 1915, grâce à son important ouvrage, Jean-Christophe. Ce roman fleuve de 1500 pages, en dix tomes publiés entre 1904 et 1912, décrit toute une civilisation au bord du chaos qui s’apprête à basculer dans la guerre. Une œuvre majeure de ce début de siècle. - [Henri Matisse](https://www.vivelaculture.com/henri-matisse/): Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, Ulysse, et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée… - [Et vogue le navire ...](https://www.vivelaculture.com/et-vogue-le-navire/): Pendant cette période de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le paquebot transatlantique est le passage obligé de tout citoyen désireux de connaître le monde. Il accueille les riches comme les pauvres, entassés dans les ponts inférieurs. On sait que Charlie Chaplin et Stan Laurel débarquèrent aux États-Unis après un voyage à bord du Queen Mary. C’est cette ambiance des grands navires, à la fois mystérieuse et splendide, que Federico Fellini peint dans son film opéra Et vogue le navire dont l’histoire se déroule en 1914, deux ans après le drame du Titanic. - [Iberia, Navarra, Suite espagnole](https://www.vivelaculture.com/iberia-navarra-suite-espagnole/): Dans cette série d’œuvres composées pour piano et rassemblées en 1887, le compositeur espagnol Isaac Albéniz parcourt Grenade, les Asturies; gambade du côté de Séville et de Cadix; mêle flamenco et sérénade. Autant de pièces joliment rendues par la grande pianiste ibère Alicia de Larrocha disparue un siècle (2009) après Albéniz. - [Coco avant Chanel](https://www.vivelaculture.com/coco-avant-chanel/): Coco n’a pas toujours été Chanel. Inspiré du roman d’Edmonde Charles-Roux, L’Irrégulière, le film d’Anne Fontaine s’intéresse aux premières années de la future grande couturière. À l’époque, elle se nomme Gabrielle Bonheur Chanel. Issue d’un milieu modeste, orpheline, elle commence sa carrière de « couseuse » dans les arrière-boutiques avant d’affronter la société puritaine de son époque et de se faire un nom. Audrey Tautou interprète ici un petit soldat rugueux et effronté. - [Le testament d’orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee/): Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée dans la France des années cinquante. Réflexions sur la mort, sur l’au-delà, poèmes surréalistes, testament… Tourné dans les carrières des Baux-de-Provence, soutenu par la Nouvelle Vague, sur une musique de Georges Auric et du pianiste de jazz Martial Solal, ce film expérimental suscite toujours autant d’interrogations et de fascination. Et on a même la surprise de voir apparaître la silhouette du plus célèbre chauve hollywoodien… Yul Brynner ! - [Hymne au soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil/): Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux Hymne au soleil, Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ». - [Arènes sanglantes](https://www.vivelaculture.com/arenes-sanglantes/): Pour adapter au cinéma le roman de Vicente Blasco Ibáñez, sorti en 1908 et vite oublié, la 20th Century Fox a mis tous les atouts de son côté en convoquant un grand réalisateur, Rouben Mamoulian, l’auteur de Dr Jekyll and Mr Hyde et du Signe de Zorro, et deux stars hollywoodiennes, Tyrone Power et l’icône Rita Hayworth. Avec un tel casting, l’histoire de ce torero tiraillé entre la gloire des arènes et les tentations amoureuses ne pouvait que prendre une dimension épique. Un classique. - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain/): C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il […] - [L'Amour sorcier, Le Tricorne](https://www.vivelaculture.com/lamour-sorcier-le-tricorne/): C’est pour répondre à la commande d’une danseuse de flamenco souhaitant une « gitanerie musicale » que Manuel de Falla a imaginé l’histoire de cette jeune femme que le fantôme d’un ancien amour vient harceler chaque nuit. Cet Amour sorcier, avec sa fameuse « Danse du feu », est la première pierre d’une trilogie composée de Nuits dans les jardins d’Espagne (1916) et du Tricorne (1919). Une œuvre majeure de l’époque. - [Truth](https://www.vivelaculture.com/truth/): Le Boléro a souvent inspiré le rock. En 2003, le chanteur canadien Rufus Wainwright plaça le fameux motif dans sa chanson « Oh What A World » (sur l’album Want One). Mais l’un des plus intenses clins d’œil au « tube » de Ravel nous vient du guitariste anglais Jeff Beck, qui, à la fin des années 1960, dans son disque Truth, entre deux gémissements blues de Rod Stewart, rendit un bel hommage électrique au Boléro  accompagné d’une vraie « dream team » : le guitariste Jimmy Page et son collègue de Led Zeppelin, John Paul Jones, et le batteur des Who, Keith Moon. Décidément, Maurice Ravel aura […] - [Ravel](https://www.vivelaculture.com/ravel/): Publié en 2006, ce roman consacré aux dernières années du compositeur Maurice Ravel ouvre la courte trilogie biographique à laquelle s’est attelé Jean Echenoz ces dernières années, avec un hommage au marathonien Emil Zatopek (Courir), et une ode à l’inventeur Nikola Tesla (Des éclairs). Ce qui fascine Echenoz dans Ravel, au-delà du compositeur, c’est le musicien célèbre, parti pour une tournée triomphale aux États-Unis. Le dandy adulé, la canne à la main, rongé par la solitude. Flamboyant. - [Boléro](https://www.vivelaculture.com/bolero/): Le boléro est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, et la plus connue de Maurice Ravel. Avec son rythme léger et cadencé, sa mélodie lancinante, répétitive, sa lente montée en puissance, cette œuvre de maturité (composée vers la fin de la vie du musicien) a gardé au fil des ans toute sa force de frappe. Le très excentrique pianiste François-René Duchâble, dirigé par Amin Jordan, nous offre ici l’un de ses meilleurs enregistrements. - [Fantasia](https://www.vivelaculture.com/fantasia/): Beaucoup d’enfants et adultes auront découvert Paul Dukas en regardant le classique de Walt Disney, Fantasia. Mickey trouve le chapeau d’un magicien, et acquiert de super pouvoirs. Il commande des balais qui portent à sa place de lourds sceaux d’eau (jusqu’à la catastrophe que l’on imagine), scène baroque et poétique illustrée par le beau et ample morceau de Paul Dukas, L’apprenti Sorcier, à la fois répétitif dans sa tension dramatique et riche mélodiquement. - [Ariane et Barbe Bleue](https://www.vivelaculture.com/ariane-et-barbe-bleue/): C’est en 1907 que le compositeur Paul Dukas, professeur de composition au Conservatoire de Paris, ancien condisciple de Debussy, crée, à l’Opéra Comique, Ariane et Barbe Bleue, d’après une pièce de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck. L’histoire reprend le personnage de Charles Perrault, Barbe Bleue, le dévoreur de femmes. Mais cette fois, le tyran se trouve confronté à la rebelle Ariane qui tente de délivrer les cinq épouses prisonnières et esclaves. Elle échouera tant l’esprit de servitude reste encore trop fort en ce début de XXe siècle. Cet unique opéra de Dukas, aux accents très wagnériens, remporta un franc succès. Une […] - [Anthologie des peintres pompiers](https://www.vivelaculture.com/anthologie-des-peintres-pompiers/): À côté des grands maîtres, Salvador Dali n’a jamais caché son goût pour des peintres académistes comme Meissonnier et ses grandes scènes de bataille, ainsi que pour certains peintres pompiers, comme le Catalan Maria Fortuny (1838-1874) dont il avoua s’être parfois directement inspiré. Hommage au kitsch. - [Panique à l'hôtel](https://www.vivelaculture.com/panique-a-lhotel/): En 1939, Dali et Gala partent pour les États-Unis. Leur exil durera huit ans. C’est lors d’un séjour antérieur aux USA que Dali rencontre les Marx Brothers, dont il apprécie tout particulièrement les films, leur trouvant une « touche » de surréalisme absolument indiscutable. En 1940, il leur écrira un scénario, resté malheureusement dans les cartons. - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez/): Dali a toujours voué une admiration sans borne à Vélasquez, qu’il plaçait sur la même marche que Léonard de Vinci, Raphaël et Vermeer. Avec ce petit « plus » qui lui donna envie d’adopter la même moustache que le maître espagnol, LA paire de bacchantes la plus célèbre de toute l’histoire de l’art. - [Schlosser](https://www.vivelaculture.com/schlosser/): De l’académisme du XIXe siècle poussé dans sa perfection à l’hyperréalisme des années soixante/soixante-dix, il n’y a pour Dali qu’un pas. Le génie catalan le franchira pour donner à ses visions surréalistes un relief inédit là où des peintres plus jeunes, comme Schlosser, s’ancreront au contraire dans un monde plus quotidien. - [Les arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo](https://www.vivelaculture.com/les-arcs-en-ciel-du-noir-victor-hugo/): « Victor Hugo, s’il n’était pas poète, écrivait en 1852 Théophile Gautier, serait un peintre de premier ordre ; il excelle à mêler, dans des fantaisies sombres et farouches, les effets de clair-obscur de Goya à la terreur architecturale de Piranèse ; il sait, au milieu d’ombres menaçantes, ébaucher d’un rayon de lune ou d’un éclat de foudre les tours d’un bourg démantelé et sur un rayon livide de soleil couchant découper en noir la silhouette d’une ville lointaine avec sa série d’aiguilles, de clochers et de beffrois. » Un livre sur les jeux d’ombre et de lumière de l’auteur des Misérables, et sur […] - [Les Mystères d’Udolphe](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-dudolphe/): Durant les années qui suivent la Révolution française apparaît une nouvelle littérature : le roman terrifiant, ou gothique, envahit les bibliothèques d’une bourgeoisie assoiffée de frissons. Avec Les Mystères d’Udolphe, parut à Londres en 1794, puis traduit en France quatre ans plus tard, l’anglaise Ann Radcliffe offre le prototype du genre : jeune vierge effarouchée, cruel tortionnaire, château ténébreux, souterrains humides, bandits, complots… tous les ingrédients de cet ancêtre du roman noir sont réunis. Le succès sera (pour l’époque) phénoménal ! - [Antichrist Superstar](https://www.vivelaculture.com/antichrist-superstar/): On a tout reproché à Marilyn Manson. D’avoir pourri la jeunesse américaine, et même inspiré des tueurs en série. Icône gothique, triste farfadet, vampire aux yeux de siamois, pâle bête lovecraftienne de la nuit ou chanteur mutant sorti d’un tableau de Füssli, Brian Hugh Warner, la nouvelle égérie de Yves Saint Laurent, déverse un rock métal et industriel corrosif, décadent et violent, qui aurait sans doute fait tendre l’oreille aux tenants du romantisme noir d’antan. - [L’Ange du bizarre](https://www.vivelaculture.com/lange-du-bizarre/): Le romantisme noir de Goya à Max Ernst. Catalogue de l’exposition. À partir des années 1770, une ombre plane sur la création, en plein Siècle des lumières. Le roman gothique anglais cultive un goût pour la terreur et le macabre que la peinture, avec Goya et Géricault, va vite illustrer. Sorcières, démons, visions grotesques et cauchemars éveillés vont durablement hanter un xixe siècle romantique, avant d’être exhumés par des surréalistes fascinés par de telles manifestations de l’inconscient. Des romans terrifiants de la Révolution française aux films expressionnistes des années vingt, L’Ange du bizarre raconte la troublante aventure de ce romantisme […] - [Phaedra](https://www.vivelaculture.com/phaedra/): On a appelé ça du krautrock, « rock du chou », bref, dans le contexte outre-Rhin, du « rock choucroute ». Rien de bien glorieux, ni de très juste quand on pense à l’écho que cette musique allait avoir, vingt ans après son éclosion, lors de la vague électro. Sous la houlette d’Edgar Froese (au départ artiste peintre, venu de Tilsit, Prusse-Orientale), Tangerine Dream verra passer durant sa longue existence (d’ailleurs le groupe existe encore, non ?) tous les grands noms (Klaus Schulze en tête) d’une musique planante au romantisme échevelé, typiquement allemande (les Français essayeront timidement avec Heldon), dont Phaedra (1973) reste aujourd’hui (avec […] - [Pina](https://www.vivelaculture.com/pina/): Grande figure de la danse contemporaine, Pina Bausch (1940-2009) a créé la célèbre compagnie Tanztheater Wuppertal. Wim Wenders, qui en rêvait depuis 30 ans, filme en 3D des extraits des principaux spectacles, ponctués d’interviews de danseurs. Dansez, sinon nous sommes perdus, annonce le sous-titre. Une farandole où les acteurs exécutent des gestes naïfs dans une joie profonde revient périodiquement dans le film, comme le refrain d’une chanson de geste. Des gestes qui sauvent ! - [Karambolage](https://www.vivelaculture.com/karambolage/): Petites mythologies françaises et allemandes À l’origine Karambolage est un magazine le dimanche soir à 20 h sur Arte où Claire Doutriaux présente les particularités de la culture quotidienne française et allemande. Les Français savent-ils pourquoi les Allemands sont si friands des petits ours multicolores en gélatine Haribo ? Inventé par Hans Riegel à Bonn en 1920, d’où le nom Haribo, son premier succès commercial fut l’ours d’or, aussi célèbre outre-Rhin que le carambar en France. De quoi répondre à ceux qui croient que la culture c’est comme la confiture… - [Küssen Kann Man Nicht Alleine](https://www.vivelaculture.com/kussen-kann-man-nicht-alleine/): Max Raabe nous plonge dans le Berlin interlope et décadent des années trente. Nonchalamment, il promène avec sa beauté glaciale, sa voix de baryton sur des mélodies sorties des comédies musicales de l’époque. Phénomène en Allemagne, Küssen Kann Man Nicht Alleine est un mélange de jazz léger, de folklore d’Europe centrale, de big bands tirés au cordeau. Délicat, troublant, séduisant par sa justesse et un ton léger qui rappelle que notre époque aussi est troublée et que le péril de l’intolérance n’est jamais loin. Un bijou ! - [Un requiem allemand](https://www.vivelaculture.com/un-requiem-allemand/): Brahms est le « successeur » de Beethoven. Un requiem allemand qu’il compose à la mort de sa mère est une œuvre en 8 mouvements pour chœur, orchestre et soliste que lui inspire sa lecture quotidienne de la Bible luthérienne. Achevé en 1868, son requiem dure de 70 à 80 minutes selon les versions ; c’est son œuvre la plus longue. Elle met l’accent sur les vivants : « Béni soit leur chagrin ; qu’ils en soient soulagés. » Si seulement le jeune Werther avait pu l’écouter, lui qui souffrait le martyre en 1774, donc un siècle trop tôt. - [Pas de deux / Paarlauf](https://www.vivelaculture.com/pas-de-deux-paarlauf/): Les relations franco-allemandes dans le dessin de presse. Quand le dessin de presse s’occupe des relations franco-allemandes depuis un siècle, cela devient franchement hilarant. L’aventure est patronnée par les deux caricaturistes Plantu et Klaus Stuttmann. La caricature, en s’affranchissant des dimensions réelles nous permet de mieux percevoir comment un geste ou une attitude amplifiés disent l’essentiel, en plus de nous faire rire. Plantu trouve que les clichés sont faits pour entrer dans la culture des autres et qu’après on peut discuter. Ce livre est un excellent manuel d’histoire ! - [Fassbinder, la mort en fanfare](https://www.vivelaculture.com/fassbinder-la-mort-en-fanfare/): Rainer Werner Fassbinder, qui a marqué le cinéma allemand des années 1970, est mort à 37 ans. Vivant, il allait vite, n’arrêtait pas de prendre des coups et d’en donner, dans un « putsch intérieur », selon l’expression de l’auteur de cette biographie « uppercut » qui nous fait monter sur le ring de sa vie. On y croise son œuvre fleuve Berlin, Alexanderplatz, la Fraction armée rouge, Ingrid Caven, ses amants et Mohamed Ali dont le projet consistait à « repousser le nombre limite de coups que pouvait encaisser son corps ». Fassbinder fit de même et c’est ce que fait également Alban Lefranc : 120 […] - [Le Monde est dans la tête](https://www.vivelaculture.com/le-monde-est-dans-la-tete/): En 1818, Schopenhauer, jeune philosophe de trente ans, déçu de ne pas pouvoir publier son traité, part à Venise à la rencontre de Byron avec une recommandation de Goethe. Du lourd donc ! D’abord très sûr de sa supériorité sur ses semblables, son intelligence des situations permet au héros de faire son miel des propos du charcutier Carlo, de laisser l’intégralité de son héritage à son caniche et surtout de jouir pleinement de l’amour de Teresa, souffleuse de verre à Murano. Son « savoir penser » se laisse envahir par son « vouloir vivre », il arrive à dire : « Je suis aussi heureux que je […] - [Les souffrances du jeune Werther](https://www.vivelaculture.com/les-souffrances-du-jeune-werther/): Werther est amoureux de Charlotte fiancée à Albert, que Werther apprécie ; Werther s’éloigne pour s’apaiser, mais c’est impossible, il revient et va en finir. On n’est pas dans un film de Rohmer ! On pénètre dans la terrible intensité de l’esprit romantique, cette capacité à jouir du bonheur – au début Werther est très heureux – mais quand le malheur débarque il ne se retient pas. Attention, qui s’abandonne à une telle puissance de perception est en danger. À consommer avec modération. - [Les Romantiques allemands](https://www.vivelaculture.com/les-romantiques-allemands/): Armel Guerne (1911-1980) fut un type extraordinaire, poète, traducteur, et grand résistant. En 1957, son livre Les Romantiques allemands – aujourd’hui réédité – eut l’éclat d’une pierre précieuse. Le romantisme allemand y apparaît comme un tout vivant où les auteurs se présentent les uns les autres : Bettina Von Arnim décrit Hölderlin ; Schlegel parle de Novalis ; Beethoven dévoile son âme inquiète à Bettina… On y découvre Ludwig Tieck, inconnu, dont les pensées préfigurent Freud : « Tout ce qui nous entoure n’est vrai que jusqu’à un certain point… » L’occasion de ne plus être dupe ! - [Rencontres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/rencontres-pour-memoire/): Monet et Clémenceau, Bacon et Sylvester, sont des tandems artiste/critique d’art bien connus, celui que forment Kiefer et Arasse est fécond. Kiefer, artiste contemporain allemand majeur, vit et travaille en France, près de Nîmes. Arasse, immense critique d’art fut son ami. Sa bienveillance permet à Kiefer de se livrer lors de cinq entretiens d’une heure où il parle entre autres de ses livres-objets, en papier puis en plomb, impossibles à feuilleter, impossibles à déchiffrer. Quand un artiste nous fait entrer dans sa matière, notre joie n’est pas de comprendre, mais de prendre des morceaux de la poésie qu’il nous envoie. - [Histoire de la peinture allemande](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-la-peinture-allemande/): Si vous ne connaissez pas bien la peinture allemande, et que vous avez besoin de comprendre avant de regarder, ce livre est pour vous. Il vous présente très clairement les grands mouvements picturaux des années 1400 aux années 1980. Et toujours avec cette idée du contexte de l’œuvre, chaque chapitre se termine par un tableau qui montre dans quel bain littéraire, philosophique, religieux, scientifique, politique, était plongé l’artiste à l’époque. Et vous, quand vous regardez des œuvres, dans quel bain baignez-vous ? - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz/): Le héros, Franz Biberkopf, sort de prison, condamné pour le meurtre de son amie et décide de devenir honnête. Mission impossible, car il est séduit par les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930. L’action est située autour d’Alexanderplatz. Le récit épique capte l’énergie syncopée de la rue. La nouvelle traduction du texte en libère la violence et la musicalité. Ce chef-d’œuvre est un équivalent de Voyage au bout de la nuit de Céline. Fassbinder, l’artiste allemand phare des années soixante-dix en a fait une adaptation fleuve pour la télévision, qui n’est pas facile à trouver en DVD. Raison de plus […] - [De l’Allemagne](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne/): Voici l’origine du titre de l’exposition. Napoléon condamnant Madame de Staël à l’exil en 1803 l’incite à aller en Allemagne et son intelligence fait le reste. Goethe recommande ce livre comme « un puissant instrument, la première brèche dans la muraille d’antiques préjugés élevés entre nous et la France ». Françoise Sagan vante la « remarquable fraîcheur de l’ouvrage qui offre des instantanés sur sa merveilleuse langue et sa fabuleuse littérature ». De l’Allemagne est l’occasion de dépasser la célèbre blague de Bedos : « On dit l’allemand… » - [De l’Allemagne - De Friedrich à Beckmann](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne-de-friedrich-a-beckmann/): Sur l’Allemagne et sa culture les clichés ne manquent pas, entre saucisse, bière, foot et la sinistre formule de Göring, « quand j’entends le mot culture… ». L’exposition De l’Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann, que le Louvre consacre à celle-ci jusqu’au 24 juin 2013, est une invitation au voyage dans la beauté de la culture allemande où nous accueille Goethe. La notion de culture héritée de la philosophie des Lumières est le terreau sur lequel s’est inventée une tradition allemande moderne qui mène du romantisme à la nouvelle objectivité. Mais les styles en disent moins que ce que notre regard trouve […] - [Electric Mud](https://www.vivelaculture.com/electric-mud/): À sa sortie en 1968, Electric Mud fait l’objet d’un accueil glacial aux États-Unis où, pour les puristes, la fusion entre le blues électrique et le rock psychédélique n’est rien moins qu’une affaire d’État. À l’inverse, au Royaume-Uni, on lui déroule le tapis rouge. Rétrospectivement, l’album « psychédélique » de Muddy Waters figure parmi les plus influents de sa génération. Structures lourdes et lancinantes du blues, stridences électriques, wah wah et fuzz en bandoulière… On jurerait que Martin Gore, toujours enclin à « salir » le son de Depeche Mode, y a puisé les inflexions blues de « Personal Jesus » et des derniers albums de […] - [Straight Outta Compton](https://www.vivelaculture.com/straight-outta-compton/): Un groupe de garçons coiffeurs, Depeche Mode ? C’est sans compter sur leur formidable capacité à se régénérer en restant en permanence à l’affût des nouveaux sons. Recycleurs habiles, Martin Gore et les siens font leur miel de tout, du blues à la house en passant par les boîtes à rythme hors d’âge de Niggaz Wit Attitudes. Un goût pour le hip hop old school qu’on retrouve dans les strates de leurs albums successifs… - [Deep End](https://www.vivelaculture.com/deep-end/): Grand film sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, Deep End est aussi un récit initiatique sur l’éveil de la sexualité. La tragédie d’un adolescent qui peine à maîtriser ses pulsions face à une jeune fille qui l’obsède et se refuse à lui (l’actrice Jane Asher, alors fiancée à McCartney) et se fait harceler par une femme mûre. Un chef-d’œuvre pop, dans des décors typiquement anglais, mais aussi cruel et morbide dans l’univers clos d’une piscine. Le tout assorti d’une B.O. hypnotique du groupe allemand Can. La chanson du film est, elle, signée Cat Stevens . - [La Vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure/): Séverin est amoureux d’une statue de Vénus et va faire la connaissance de Wanda, sa voisine, qui ressemble étrangement à la statue. Dès lors, sa vie bascule et Séverin n’hésite pas à devenir le nouvel esclave de Wanda… En 1984, les membres de Depeche Mode apparaissent habillés en vinyle, casquette en cuir, chaînes, menottes et fouet pour transposer le chef-d’œuvre de Sader-Masoch dans une pop song (« Master and Servant ») qui relie les enjeux de domination et d’asservissement sexuels à la mécanique du pouvoir. Vicieux ! - [The Pleasure Principle](https://www.vivelaculture.com/the-pleasure-principle/): Révélé avec son groupe Tubeway Army grâce au hit « Are Friends Electric ? », Gary Numan poursuit sur sa lancée avec ce premier album solo dont le premier single (« Cars ») sera un phare qui éclairera toute la génération synthpop naissante. Depeche Mode lui voue alors une admiration sans bornes et le cite à longueur d’interview. Dix ans plus tard, ce sera au tour de Numan de louer le travail du groupe de Basildon. « Quand j’ai entendu Songs of Faith and Devotion, j’étais artistiquement au creux de la vague, complétement vidé, ils m’ont montré la voie à suivre, redonné le désir de faire […] - [Mute Audio Documents](https://www.vivelaculture.com/mute-audio-documents/): Créé en 1978 par Daniel Miller, Mute ne tarde pas à se faire une place sur la carte des labels qui comptent. Un premier single, composé par Miller lui-même sous le nom de The Normal (« Warm Leatherette ») fait immédiatement sensation et les démos affluent. Miller signe notamment Fad Gadget, The Birthday Party puis Nick Cave and the Bad Seeds, D.A.F. et… Depeche Mode. Lorsque Vince Clarke quitte le groupe, le label n’aura pas à s’en plaindre puisque celui-ci continue à y éditer ses projets aux retombées millionnaires (Yazoo, The Assembly, Erasure), que l’on retrouve dans ce passionnant coffret rétrospective. - [101](https://www.vivelaculture.com/101/): Le cinéaste D.A. Pennebaker (Monterey Pop, Don’t Look Back, etc.) suit plusieurs semaines de la tournée Music for the Masses en 1988. À la fois road movie avec les membres du groupe et captation d’extraits de live, 101 parvient à saisir l’envers du décor et les à-côtés de la tournée en cinéma direct, à travers les yeux de huit fans embarqués dans le bus pour l’occasion… Jusqu’au 101e et mythique dernier concert de la tournée, devant près de 70 000 personnes, au Rose Bowl de Pasadena. Depeche Mode est définitivement devenu un groupe de stade et le résultat est d’une […] - [Roxy Music](https://www.vivelaculture.com/roxy-music/): S’il s’inscrit de plain-pied dans le glam rock et pioche volontiers dans le blues, le premier album de Roxy Music dessine dans le même temps les contours d’un possible futur de la pop music. Une alchimie étrange et, pour tout dire, assez fascinante entre la voix de crooner et le sens du spectacle du dandy Bryan Ferry, les embardées boogie de Phil Manzanera et les expérimentations d’un Brian Eno obsédé par les possibilités de l’électronique et le travail sur l’espace sonore. Précurseurs du krautrock, du punk et de l’électro… Rien que ça ! - [Violator](https://www.vivelaculture.com/violator/): Dix ans après ses débuts, Depeche Mode fait son entrée dans les années quatre-vingt-dix avec cet album que la majorité des fans considère comme le sommet artistique du groupe. Le groupe y poursuit son exploration de la musique électronique en jetant un pont entre le son typique des années quatre-vingts et un entrelacs de sons synthétiques analogiques et de riffs de guitares, renouvelant généreusement le genre. Un album gorgé de hits, pétri d’inspiration mystique, qui regarde dans le rétroviseur (Kraftwerk, Pink Floyd) pour inventer un son d’une insolente modernité. - [Orange Mécanique B.O.](https://www.vivelaculture.com/orange-mecanique-b-o/): Le climat délétère d’Orange Mécanique doit beaucoup à la bande originale de Wendy Carlos. Une B.O. à base de musique classique (Beethoven, Purcell, Rossini) où les trompettes, cors, hautbois, cordes et clavecins sont passés au filtre d’un synthétiseur modulaire Moog et qui marque également l’apparition des toutes premières expérimentations au vocoder. Une symphonie électronique qui fit l’effet d’une bombe dans le cerveau des jeunes laborantins de la synthpop. - [Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/bauhaus/): Crée en 1919 par l’architecte Walter Gropius, le mouvement Bauhaus ambitionne de créer des objets à la fois esthétiques, innovants et adaptés au monde industriel moderne. « La technologie n’a pas besoin de l’art, explique alors Gropius, mais l’art a besoin de la technologie. » Un peu plus de soixante ans plus tard, le Bauhaus est partout, même dans la pop music : tandis qu’un groupe choisit ni plus ni moins le patronyme de… Bauhaus, OMD intitule son album Architecture & Morality (1981) et Depeche Mode édite Construction Time Again (1983). - [Crash !](https://www.vivelaculture.com/crash/): Après avoir connu l’expérience d’un accident de voiture, le narrateur développe une véritable obsession pour les crashes automobiles. Enrôlé par un ancien scientifique qui organise des reconstitutions d’accidents célèbres et va jusqu’à en provoquer pour assouvir ses pulsions morbides, il est initié à une nouvelle forme de sexualité qui célèbre les noces de la chair et de la tôle froissée. Un livre qui a inspiré toute une génération de jeunes gens nourris de romans d’anticipation et de synthés rétrofuturistes. - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europa-express/): Que serait la pop moderne sans Kraftwerk ? Créé en 1970, le légendaire groupe de Düsseldorf ne fait pas seulement figure de pionnier de la musique électronique, c’est aussi l’un des groupes les plus samplés de l’Histoire. Après des premiers albums minimalistes, Kraftwerk ouvre son horizon à des mélodies pop robotiques qui lui assurent une nouvelle popularité. Après Autobahn (l’autoroute), c’est à un autre symbole de la révolution industrielle que le groupe s’attaque ici (le train), pour un voyage glacial et fascinant dans la vieille Europe. - [Kollaps](https://www.vivelaculture.com/kollaps/): En 1983, peu avant d’entrer en studio pour enregistrer Construction Time Again, Martin Gore assiste à un concert de Einstürzende Neubauten qui influencera considérablement les futures productions du groupe. Construction Time Again adoptera le même esprit d’expérimentation à caractère futuriste, les mêmes collisions de bruits urbains grâce à l’utilisation du révolutionnaire Synclavier (qui permettait d’enregistrer les samples), le même producteur (Gareth Jones) et le même studio (Hansa). Cette formule « industrielle » sera reconduite sur les deux albums suivants du groupe. - [Delta Machine](https://www.vivelaculture.com/delta-machine/): Successeur de Sounds of The Universe paru en 2009, Delta Machine est le treizième album studio du groupe. « Avec cet album, nous avons complètement changé notre processus créatif, expliquait récemment Martin Gore. Quand nous nous retrouvions face à un mur et que nous réalisions que l’album commençait à sonner de façon trop normale, nous recommencions tout pour lui donner ce son organique Depeche Mode. La musique offre une ambiance similaire à celle de Violator et Songs of Faith and Devotion, et je pense que les chansons de ce disque sont parmi les toutes meilleures que nous ayons enregistrées. » - [La Moisson rouge](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge/): Dans une petite cité minière du Montana, Personville (véritable allégorie de l’Amérique de la Prohibition), le magnat de l’industrie locale, a passé une alliance avec la pègre pour mater toute contestation syndicale, mais se trouve débordé par les luttes entre des clans rivaux. Un privé, recruté par le fils du patron local, se retrouve alors vite à nettoyer la ville, seul contre tous, en montant les gangsters les uns contre les autres. En 1927, Dashiell Hammett signe avec cette Moisson rouge crépusculaire et violente, profondément ancrée dans la vie sociale, un des grands textes fondateurs du roman noir. - [Les Incorruptibles](https://www.vivelaculture.com/les-incorruptibles/): Inspiré des Mémoires d’Eliot Ness (publiés en 1957, et adaptés au petit écran peu de temps après), Les Incorruptibles retrace la lutte à mort que livre en 1930 la police de Chicago contre Al Capone, Frank Nitti et le syndicat du crime. En s’appuyant sur une grosse production et un casting fastueux (Kevin Costner, Sean Connery, Andy Garcia, et Robert de Niro en Capone brutal et buté), De Palma revisite à sa manière (franchement virtuose) le film de gangsters, à partir d’un de ses plus célèbres épisodes : la chute du roi de la pègre, trahi par son comptable ! - [Les Amants de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-amants-de-la-nuit/): Après avoir braqué une banque avec deux complices, un jeune voleur se réfugie dans une ferme, où il rencontre une jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Les amants oublient un temps la précarité de leur situation. Mais les deux autres gangsters se rappellent vite à leur bon souvenir… Avec ce premier film (culte) sorti en 1949, le réalisateur de La Fureur de vivre ou de Johnny Guitar illustre, face à un monde brutal dominé par le crime, une impossible rédemption. Dennis Lehane s’en souviendra et ira jusqu’à emprunter à Nicholas Ray le titre de ce bouleversant film noir (They […] - [Des Hommes sans loi](https://www.vivelaculture.com/des-hommes-sans-loi/): Depuis la conquête de l’Ouest, le scénario reste le même : l’Amérique est un Eldorado qui se prend à la force des fusils… Début des années trente. Au fin fond de la Virginie, trois frères produisent du whisky de maïs de contrebande, déchaînant la cupidité des notables locaux, d’une police corrompue et de bandes de gangsters rivales prêtes à mitrailler les campagnes pour asseoir leur suprématie sur de juteux marchés. Avec Des Hommes sans loi, le réalisateur de La Route déroule la sanglante chronique d’une période âpre et extrêmement violente, enracinant un peu plus le film de gangsters (au même titre […] - [La Garçonne](https://www.vivelaculture.com/la-garconne/): Une jeune femme surprend son fiancé dans les bras d’une autre. Humiliée, révoltée, elle se venge de cet affront avec le premier venu, puis multiplie les expériences avec des femmes comme avec des hommes, souvent considérés comme des objets… En 1922, avec cet immense best-seller, qui lance la mode des coiffures courtes « à la garçonne », Victor Margeritte se fait l’écho d’un temps nouveau, marqué par l’émancipation de la femme, sur fond de jazz et des fragrances entêtantes du N°5 de Coco Chanel. - [Ballads of Sacco & Vanzetti](https://www.vivelaculture.com/ballads-of-sacco-vanzetti/): « Cet été-là, au pénitencier de Charlestown, l’État prépara l’exécution de deux anarchistes célèbres ». Le héros d’Ils vivent la nuit est dans la même prison que Sacco et Vanzetti, la nuit de leur passage sur la chaise électrique, le 23 août 1927. Et l’événement fait grand bruit. Il sera longuement célébré par un des piliers du folk américain, Woody Guthrie, au fil d’une poignée de sublimes protest songs (dont certaines reprennent à la lettre des textes de Nicolas Sacco) qui feront le tour du pays. Des années plus tard, Joan Baez reprendra le flambeau et fera d’une ballade à Sacco et […] - [Gatsby le Magnifique](https://www.vivelaculture.com/gatsby-le-magnifique/): Long Island. Années vingt. Jay Gatsby, aventurier mystérieux, beau ténébreux, flamboyant dandy, organise de somptueuses fêtes dans sa luxueuse propriété, suscitant mille folles rumeurs, brisant mille cœurs, sur un rythme de jazz, dans les vapeurs de l’alcool frelaté de la Prohibition… Le manifeste américain des Années folles, des années « bling bling », masquant mal, derrière l’ivresse des plaisirs immédiats, tout le tragique désenchantement d’une génération perdue, fonçant tête baissée vers le krach de 1929. - [Miller’s Crossing](https://www.vivelaculture.com/millers-crossing/): Quand les frères Coen s’emparent d’un genre cinématographique, on peut s’attendre à des surprises. Et ce film de gangsters en est le meilleur exemple. Dans une ville que l’on pourrait bien imaginer être Chicago (bien que certaines scènes aient été tournées à la Nouvelle-Orléans), Miller’s Crossing s’attache à démonter les intrigues tordues, les jeux d’alliances précaires, les complots et les guerres intestines de bandes rivales de gangsters, italiennes ou irlandaises, autour du trafic d’alcool de contrebande, en pleine Prohibition. Une œuvre singulière, pleine de clins d’œil aux films noirs ou aux classiques de la littérature policière, Hammett en tête. - [Complete Columbia Recordings](https://www.vivelaculture.com/complete-columbia-recordings/): On la surnommait « l’Impératrice du blues », et elle affichait une vie souvent outrageuse, dans ce renouveau d’Harlem qui faisait swinguer tout Manhattan. Tout n’a pourtant pas été rose pour Bessie Smith, née en 1894 dans le plus grand dénuement, dans la ville minière de Chattanooga, et morte tragiquement 43 ans plus tard, sur la route de Memphis, dans un tristement banal accident d’auto faute d’être transportée à temps dans l’hôpital le plus proche, réservé aux blancs. Mais ses blues épais comme des verres de gnole ont fait résonner les murs sales des boui-bouis et déchiré le cœur des bootleggers de […] - [The Wire (Sur écoute)](https://www.vivelaculture.com/the-wire-sur-ecoute/): Si la Prohibition des années vingt provoque l’explosion d’une certaine délinquance liée au gangstérisme, le trafic de drogue, qui tient aujourd’hui plus que jamais le haut du pavé, engendre bien sûr ses propres codes et sa propre criminalité. Traité de manière très réaliste, la formidable série américaine The Wire (où l’on retrouve au scénario des auteurs comme George Pelecanos ou Richard Price) retrace le quotidien des policiers des stups de Baltimore, leurs planques, leurs échecs, les pressions politiques qui pèsent sur leurs épaules, ainsi que la vie des dealers de la ville, caïds de la pègre ou simples jeunes revendeurs, […] - [Shutter Island](https://www.vivelaculture.com/shutter-island/): Adapter Shutter Island au grand écran tenait de la gageure. Martin Scorsese relève le défi haut la main et transcende le roman. Œuvre obscure, symbolique et baroque, cette enquête ténébreuse dans un inquiétant hôpital psychiatrique, au cœur d’une île battue par les vents, illustre en effet toute la maîtrise romanesque (et toute la malice) d’un Dennis Lehane enchâssant habilement dans une parabole sur le maccarthysme une histoire du roman policier américain, du roman gothique au roman d’énigme, du roman criminel au roman noir. Un livre et un film à apprécier à plusieurs degrés. - [Du polar](https://www.vivelaculture.com/du-polar/): Expert en cinéma noir et en polar, éditeur de la prestigieuse collection Rivages Noir, François Guérif est l’un des plus grands spécialistes français du roman policier. Dans ce livre d’entretiens à bâtons rompus, truffé d’anecdotes et de souvenirs, il revient sur la genèse du genre (Sherlock Holmes, Agatha Christie), les premiers classiques du polar (Hammett, Chandler, Cain, Thompson), ses grands coups de cœur (Léo Malet, Manchette, Robin Cook, James Ellroy, James Lee Burke), et évidemment Dennis Lehane, dont il a publié tous les romans. Un précieux guide pour ne pas se perdre dans le noir. - [Boardwalk Empire - Saison 1](https://www.vivelaculture.com/boardwalk-empire-saison-1/): Atlantic City. Années vingt. En pleine Prohibition, Enoch « Nucky » Thompson (génialement incarné par Steve Buscemi) règne sur « le Las Vegas de la côte Est » et trempe jusqu’au cou dans le trafic d’alcool, que se disputent les gangsters de New York et de Chicago. Et tous les coups, y compris les plus tordus, sont permis. Inspiré d’un personnage réel (le gangster Enoch L. Johnson), la série Boardwalk Empire (dont Dennis Lehane signe le scénario de la saison 4) célèbre avec un faste baroque (et une méticuleuse reconstitution historique, appuyée par des décors à couper le souffle) une sanglante page d’histoire de […] - [Ils vivent la nuit](https://www.vivelaculture.com/ils-vivent-la-nuit/): En 2008, l’auteur de Mystic River ou de Shutter Island change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un Pays à l’aube, évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, Ils vivent la nuit suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour. - [La Sorcière](https://www.vivelaculture.com/la-sorciere/): Durant tout le Moyen Âge, la sorcière est accusée de tous les maux, sabbats, messes noires, blasphèmes, lubricité, et se retrouve pourchassée, torturée et bien souvent brûlée vive sur de gigantesques bûchers. En 1862, l’historien Jules Michelet dresse un portrait de cette femme soi-disant conquise par Satan (et qui vivra sur terre l’enfer) alors qu’elle préfigure souvent (ne serait-ce que par ses talents de guérisseuse), face à une Inquisition aveugle, la femme de demain. Un grand classique. - [La Bête contre les murs](https://www.vivelaculture.com/la-bete-contre-les-murs/): Avec le triste record d’avoir été le plus jeune détenu du pénitencier de San Quentin, Edward Bunker a passé le plus clair de sa vie sur la paille humide des cachots californiens, condamné plusieurs fois pour des vols et des braquages. Et c’est en prison qu’il a bâti une œuvre romanesque unique en son genre, une poignée de polars mettant en cause – comme dans cette hallucinante Bête contre les murs – un système carcéral inhumain et injuste qui transforme inutilement (et cruellement) les hommes en animaux. Un manifeste. - [Les Diables](https://www.vivelaculture.com/les-diables/): Inspiré librement des Diables de Loudun d’Aldous Huxley, le film de Ken Russell nous plonge dans le XVIIè siècle, au temps de l’Inquisition, de la sorcellerie. Le récit oppose Richelieu à l’abbé Grandier qui règne sur la ville de Loudun. Le premier reproche au second son libertinage et sa trop grande tolérance envers les huguenots. Certains critiques voient l’œuvre comme une suite d’images hystériques et outrancières, d’autres louent un chef-d’œuvre lyrique. Quoi qu’il en soit, cette œuvre sulfureuse aura attendu longtemps avant d’être éditée en 2013 en DVD. - [Viridiana](https://www.vivelaculture.com/viridiana/): Viridiana (Silvia Pinal) veut entrer au couvent, mais est victime de son vieil oncle qui tente de la convaincre de l’épouser et la harcèle. Son échec pousse le vieillard au suicide. La jeune femme tourmentée par la foi et par un ardent désir charnel hérite de sa maison et décide d’y accueillir les pauvres. Mais au cours d’un banquet aux allures de bacchanales, ils s’enivrent, pillent sa demeure, cassent le mobilier et tentent de violer la jeune femme. Dans cette scène où les mendiants se substituent aux apôtres, le cinéaste espagnol Luis Buñuel règle une fois de plus ses comptes avec […] - [Les années Cahiers](https://www.vivelaculture.com/les-annees-cahiers/): En 1966, Jean-Luc Godard s’engagea pour permettre au film de Jacques Rivette, La Religieuse, d’être distribué normalement. Dans sa lettre au ministre de la Culture André Malraux, publiée dans le Nouvel Observateur, il attaque la « cabale des dévotes ». Il n’en était pas à son premier coup d’éclat, lui qui, avant d’être le cinéaste comblé d’À bout de souffle et de Pierrot le Fou, ferrailla dur dans la revue Les Cahiers du Cinéma (aux côtés de François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer…) entre 1950 et 1959, pour imposer ses points de vue. Ce petit livre donne un précieux assortiment de ses […] - [Le Nom de la rose](https://www.vivelaculture.com/le-nom-de-la-rose/): Au XIVè siècle, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville séjourne dans une abbaye du Sud de la France quand un moine y est assassiné. Il enquête, retrouve un mystérieux manuscrit où se trouve peut-être la solution de l’énigme, se heurte au cruel Bernard Gui, prêt à brûler tous les hérétiques. Fanatisme, lutte pour la liberté, perversité, mystère, érotisme aussi, tout l’attirail propre au roman gothique et religieux défile sous nos yeux et a valu à ce roman un immense succès international. - [Dieu seul le sait](https://www.vivelaculture.com/dieu-seul-le-sait/): Un marin naufragé échoue sur une île du Pacifique où vit une religieuse, Angela, survivante de sa congrégation massacrée par les Japonais. Les deux personnages apprennent à vivre ensemble, se cachant dans une grotte lorsque l’ennemi débarque sur le rivage. La confrontation du flegme désabusé du soldat (Robert Mitchum) et de la rigueur de la nonne (Deborah Kerr) forme le suspense psychologique d’un film que la censure surveilla de près. « Nous avons fui tous les clichés, et les rapports entre la religieuse et le marin sont traités avec beaucoup de délicatesse », se félicitera le réalisateur John Huston. - [Songs of Faith and Devotion](https://www.vivelaculture.com/songs-of-faith-and-devotion/): Le groupe de Basildon a toujours aimé jouer avec les images et les symboles de la religion, entretenant même à une époque une ambiguïté souvent renforcée par son côté vaguement bondage. À mi-chemin entre une fascination pour la liturgie et le cérémonial, et une Black Celebration plus païenne, Depeche Mode, sous l’influence d’un Martin Gore pratiquant durant son enfance, célèbrera un « Personal Jesus » bluesy et gospel tendant souvent l’oreille à de « Blasmephous Rumours ». - [100 livres censurés](https://www.vivelaculture.com/100-livres-censures/): « Je vis de la censure ! », a déclaré un jour l’avocat de l’édition Emmanuel Pierrat. Il en donne une nouvelle preuve avec ce livre qui évoque cent grands livres passés à la trappe à cause du sexe, de la religion ou de la politique. La liste comprend Salomé d’Oscar Wilde, L’Archipel du goulag de Soljenitsyne, Lolita de Nabokov, le Marquis de Sade, Darwin, Montesquieu… Emmanuel Pierrat reconnaît ironiquement que les censeurs auront eu souvent bon goût, en brimant des œuvres de qualité auxquelles la postérité a rendu grâce. - [La Passion de Jeanne d’Arc](https://www.vivelaculture.com/la-passion-de-jeanne-darc/): En 1927, le cinéaste Carl Theodor Dreyer adapte La Passion de Jeanne d’Arc de Joseph Delteil. Le récit se concentre essentiellement sur le procès de Jeanne la Pucelle, l’occasion pour le grand réalisateur danois de présenter une scène mystique dans toute sa grandeur. Eclairé à la manière des films expressionnistes en accentuant la lumière et les ombres, il met en opposition la fragile et déterminée sainte héroïne, portée par la foi, et ses bourreaux religieux qui tentent de la faire céder. Le film révèlera une jeune actrice française, Renée Falconetti, décédée à Buenos Aires en 1946. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse-2/): « Je me trouvai sur la paillasse, qui me servait de lit, les bras liés derrière le dos, assise avec un grand Christ de fer sur les genoux. » Le roman de Diderot raconte la douleur de Suzanne, fille d’un avocat, placée de force dans un couvent. Révoltée, la jolie jeune femme affronte l’hostilité érotique des autres religieuses et de la Mère supérieure. Écrit en 1760, cette ode à la liberté individuelle ne sera publiée qu’en 1796, après la Révolution française et la mort de Diderot. Mais elle continuera à susciter de violentes critiques de la part des plus conservateurs. Dans son […] - [Ainsi soient-ils Saison 1](https://www.vivelaculture.com/ainsi-soient-ils-saison-1/): Diffusée du 11 octobre au 1er novembre 2012 sur Arte, cette série pas comme les autres raconte les doutes et espoirs de cinq candidats à la prêtrise qui entrent au séminaire des Capucins. Relations complexes avec l’ombrageux Vatican, violences antireligieuses, crises de foi, alimentent un récit gigogne digne des meilleurs exemples du genre. Un critique du Figaro a regretté que « le ressort de la série ne soit pas l’amour du Christ mais la volonté humaine ». Nous voilà à nouveau dans le débat sur La Religieuse de Diderot ! - [Diderot](https://www.vivelaculture.com/diderot/): La vie tonitruante et passionnante de Denis Diderot. Ce grand penseur du XVIIIè siècle, infatigable écrivain, a abordé tous les genres littéraires ou presque en vogue à l’époque : le livre érotique avec Les Bijoux indiscrets, le roman philosophique avec Jacques le fataliste, des écrits scientifiques avec la magistrale somme de l’Encyclopédie, et une bombe à retardement avec La Religieuse. Le portrait d’un des grands piliers de l’époque des Lumières ! - [La religieuse](https://www.vivelaculture.com/suzanne-simonin-la-religieuse-de-diderot/): Quand Jacques Rivette, étendard de la Nouvelle Vague, adapte à l’écran La Religieuse de Diderot, il ne se doute pas qu’il devra affronter la censure. Un long débat a même lieu au Sénat. Finalement, l’État autorise sa distribution, mais l’interdit aux moins de dix-huit ans. Sortie en juillet 1967, l’œuvre, longue et minimaliste, presque austère, au traitement « bressonnien », remporte un grand succès, et remet Diderot au goût du jour. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse/): Pour son dixième film, le cinéaste Guillaume Nicloux a vu dans une nouvelle adaptation de La Religieuse, presque cinquante ans après celle de Rivette, un sujet moderne lié à l’enfermement et au sectarisme, une manière d’interroger la foi en 2013. Il a tourné à la lueur de bougies pour donner au couvent une lumière chaleureuse, exigeant des comédiennes – la jeune Belge de vingt-trois ans Pauline Etienne, Isabelle Huppert et Louise Bourgoin – qu’elles jouent sans maquillage. - [Catalogue Pronuptia](https://www.vivelaculture.com/catalogue-pronuptia/): Bon d’accord, c’est la seule étape de mon parcours qui ne s’achète pas. Mais quelle histoire ! Combien de rêves, de larmes, de corps martyrisés pour ce jour-là ; combien de princesses d’un jour. Tout ce blanc, comme des robes de lait. C’est en voyant une jeune fille feuilleter un catalogue Pronuptia, une larme à l’œil, que j’ai eu l’idée des robes de mariées dans La première chose qu’on regarde. Ça me rappelait aussi les défilés de mon Nord natal; les vieux assis sur des chaises devant leurs maisons, qui regardaient sous les jupes des majorettes… Site de Pronuptia - [Vicky Cristina Barcelona](https://www.vivelaculture.com/vicky-cristina-barcelona/): Woody Allen, c’est comme le Beaujolais nouveau. Il y en a un chaque année; des années bonnes, d’autres non. Vicky Cristina Barcelona (2008) est un cru sublime. Johansson, Cruz et Bardem sont à tomber de beauté. L’histoire est belle et grave. Une collusion funeste entre la vie et l’art. Toujours cet entre deux qui me fascine. C’est cette Scarlett Johansson là qui est l’héroïne de La première chose qu’on regarde; ce visage-là, ce corps-là. Cette beauté là. - [Grey’s Anatomy, saison 8](https://www.vivelaculture.com/greys-anatomy-saison-8/): Une série très curieuse. Qui oscille entre le cucul et les livres de Barbara Cartland et soudain, au milieu, inattendue, une formidable histoire d’amour, pleine de rage, de passion, de mort, de culpabilité et de fantômes. Celle qui lie et délie Izzie (la parfaite Katherine Heigl) et Denny (lumineux Jeffrey Dean Morgan). Une histoire qui sauve la série. J’ai demandé à Katherine Heigl (et son 90-65-90) de passer dans mon livre. - [Lucas Marou](https://www.vivelaculture.com/lucas-marou/): Un musicien qui trouve un jour un sac. A l’intérieur, les images de toute une vie. Il décide de leur redonner vie et fait son premier collage – à la manière élégante d’un Jacques Villeglé. Depuis, il récupère les choses perdues et lui font retrouver le monde. Je l’ai découvert par hasard : ma femme venait de trouver la photo pour la couverture du livre, une robe rouge, une aile vermillon, une flaque de sang lorsque j’ai vu cette toile dans la vitrine d’un hôtel. Tout ce rouge soudain, cette jambe, cette explosion garance. Je suis entré. J’ai acheté la toile. […] - [Lost in Translation](https://www.vivelaculture.com/lost-in-translation/): Après l’admirable Virgin Suicides (1999), Sofia Coppola confirme avec Lost in translation (2003) qu’elle n’est pas juste la fille de. Elle est. Une scénariste. Une réalisatrice. Elle possède même la grâce d’avoir sa « touch ». Là aussi, dans le film, une rencontre improbable entre un homme à la fin et une jeune femme au début. Toujours cette histoire de perte. Cette envie qu’on a d’être trouvé. Retrouvé. C’est ma première rencontre avec Scarlett Johansson (jeune) adulte. Avant il y avait eu L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Mais elle avait 13 ans. Elle le raconte dans La première chose qu’on […] - [Love Story](https://www.vivelaculture.com/love-story/): La musique de Francis Lai. La beauté d’Ali MacGraw. L’indolence de Ryan O’Neal. Le scénario à deux balles (le preppy tombe amoureux de l’étudiante qui s’occupe de la bibliothèque du campus, un cancer foudroyant tombe sur l’amoureuse). C’est le film qui m’a appris qu’on avait le droit de pleurer au cinéma (et dans la vie) et fait aimer les histoires d’amour tristes; toutes ces choses qui finissent mal parce qu’elle sont belles et que la beauté ne dure jamais. Comme disait Cocteau à propos de Radiguet : « il était si beau que j’ai tout de suite su qu’il ne nous était que […] - [Le Baron perché](https://www.vivelaculture.com/le-baron-perche/): Mort en 1985. A 62 ans. Trop jeune. Grâce à Dieu, il a eu le temps de nous laisser beaucoup de textes dont cette fable merveilleuse : Le Baron perché, l’un des trois volets de sa trilogie Nos ancêtres. Là encore, ce qui nous lie, c’est ce passage de l’enfance à l’adulte. Ici, à cause d’une dispute avec son père à propos d’un plat d’escargots, un gamin de 12 ans monte dans un arbre et n’en redescendra plus pendant 53 ans. L’histoire d’une sorte de Robinson italien qui raille notre médiocrité terrestre. Un régal qu’on retrouve dans La première chose qu’on […] - [Exister](https://www.vivelaculture.com/exister/): Poète 1903-1971 (écrasé par une auto). L’auteur qui m’a le mieux fait ressentir la beauté des mots. Il les utilisait avec prudence pour parler des choses les plus simples. Les objets. Une table de cuisine. Le souffle d’une femme. La pâleur d’une gorge. Jamais de mots plus hauts que les autres, non ; juste des assemblages, comme des perles, pour faire ressentir la grâce du monde, la lenteur et le temps. Ses mots livrent et délivrent les choses. Dans mon livre Follain a une place centrale. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive/): Un magnifique film noir, dans la tradition des films de Samuel Fuller (1912-1997), de certains livres de Lawrence Block et puis l’apparition, comme un ange noir, un Steve McQueen ultra sombre, d’un acteur prodigieux (déjà en lice pour l’Oscar du meilleur acteur en 2007 avec Half Nelson): Ryan Gosling. J’ai donné son physique au personnage principal de La première chose qu’on regarde, un garagiste, et j’en ai fait un poète qui découvre Jean Follain; un ange lumineux cette fois. - [D’eux](https://www.vivelaculture.com/deux/): A l’enterrement d’une jeune fille (qui travaillait avec moi), est passée la chanson Vole, composée par Jean-Jacques Goldmann. J’ai eu froid soudain. C’est une chanson de bord de précipice, d’ailes qui se déploient; une chanson assez courte et j’ai eu envie qu’elle puisse sauver quelqu’un, le retenir au lieu de le laisser partir et c’est ce qui arrive dans La première chose qu’on regarde. - [Les choses de la vie](https://www.vivelaculture.com/les-choses-de-la-vie/): « Je ne peux pas écrire un livre sans penser à Claude Sautet. Aux femmes de Claude Sautet. A Romy Schneider de Claude Sautet, en fait. Rien n’est daté dans ses films parce que l’âme humaine, le désir, des désillusions, le charme, la trahison, les promesses de l’amour n’ont pas d’âge. Ses films sont des thrillers. Ce ne sont pas les voitures ou les maisons qui explosent. Mais les couples, les cœurs. Toutes les choses de la vie. » Grégoire Delacourt - [Le dernier tango à Paris](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-tango-a-paris/): C’est l’une des histoires d’amour les plus désespérantes qu’il m’ait été donné de voir justement parce qu’il n’y a pas d’amour. Juste un désir ou un non désir de corps. De viande. De beurre. C’est une chute magnifique. Un chant désespéré. Bertolucci est un cinéaste important, dérangeant et libre. Dans Le dernier tango à Paris, Maria Schneider exhibe une formidable toison pubienne. Je l’évoque avec gourmandise dans La première chose qu’on regarde à l’heure où la dictature du porno impose l’épilation totale. - [Un été 42](https://www.vivelaculture.com/un-ete-42/): L’un des chefs d’œuvre avec Un été en Louisiane, de l’immense et discret Robert Mulligan (1925-2008). C’est le cinéaste de la perte. Du deuil. De l’innocence qui s’écrase contre le mur de la réalité. Le sang du garçon mort dans Un été en Louisiane, c’est aussi le sang des premières règles de Dani. Dans Un été 42, le jeune Hernie dévient un homme parce qu’un homme est mort. Ce qui me touche chez Mulligan, c’est l’effroyable constat que devenir adulte est une tragédie. Dans chacun de mes livres il y a cette douleur-là; quelque chose de l’enfance qui n’est jamais […] - [Le Meilleur de Michel Legrand](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-de-michel-legrand/): « Le très grand, même. Ce sont ses musiques, notamment pour le cinéma (Demy, Godard, Jewinson, Mulligan) qui me font regretter qu’il n’y ait pas dans la vie des musiques comme au cinéma. Je ne peux plus aller dans une gare où se séparent des gens sans entendre la chanson des Parapluies de Cherbourg. On entend le thème fabuleux d’Un été 42 dans La première chose qu’on regarde. » - [La première chose qu’on regarde](https://www.vivelaculture.com/la-premiere-chose-quon-regarde/): C’est à cause de Love Story tout ça. De la beauté d’Ali MacGraw. Je suis tombé amoureux d’elle. J’avais dix ans. Et je me suis demandé ce que je ferais, ce qui se passerait si elle entrait, comme ça, dans ma chambre. Comme dans la vraie vie de Steve McQueen. Quelle serait la première chose que je regarderais. Quarante ans plus tard, j’ai écrit ma Love Story. Mais c’est Scarlett Johansson qui entre dans la chambre. L’habit fait-il le moine ? - [Nova Express](https://www.vivelaculture.com/nova-express/): Figure de la Beat Generation, Burroughs fut celui qui remit au goût du jour la technique du « cut-up » inventée par Tristan Tzara puis reprise par Bowie pour l’écriture de certains textes et compositions. « Nova Express m’a vraiment rappelé Ziggy Stardust, que je vais adapter sur scène, confia Bowie en 1973. J’aimerais que les personnages et les acteurs apprennent des scènes qu’on mélangerait ensuite dans un chapeau et le jour de la représentation, ils les joueraient dans l‘ordre du tirage. » - [Secrets of the Beehive](https://www.vivelaculture.com/secrets-of-the-beehive/): Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film Furyo d’Oshima avec… David Bowie. - [Lonely Planet Boy](https://www.vivelaculture.com/lonely-planet-boy/): Si Jobriath ne connut jamais le succès des icônes de la scène glam, c’est peut-être tout simplement parce qu’il était originaire des États-Unis, un pays qui n’était pas préparé à accepter une créature si outrancière, si ouvertement gay. Il aurait peut-être fallu commercer par écouter ses disques : compositeur bouleversant, interprète éclatant, pianiste virtuose, Jobriath était un artiste incompris dont les albums résistent merveilleusement à l’épreuve du temps. - [The Chic Organization Boxset vol.1](https://www.vivelaculture.com/the-chic-organization-boxset-vol-1/): Après Scary Monsters, Bowie opère un changement à 180° en choisissant Niles Rodgers, le leader du groupe Chic, pour produire son album Let’s Dance, qui met sa carrière sur orbite en l’orientant vers un son FM d’une efficacité redoutable. Héros du disco, parrain du hip hop, ses productions mêlant sonorités soul, funk et euro-disco dynamitent les clubs new-yorkais avant de conquérir le monde et d’influencer, entre autres, Sugarhill Gang, Madonna, Prince, ou plus récemment Danger Mouse et Daft Punk. - [Heroes](https://www.vivelaculture.com/heroes/): Berlin fut le point d’ancrage d’une des périodes les plus prolifiques de Bowie. Entouré des fantômes de Munch, Brecht et Murnau, de travestis et de dealers, il y fit surgir sa fameuse trilogie berlinoise (1977-1979), soit Low, Heroes et Lodger, trois albums avant-gardistes qui – avec les albums d’Iggy Pop (The Idiot et Lust for Life), produits par Bowie dans la même ville, à la même période – constituèrent un terreau fertile pour la new wave et le funk urbain émergeant alors des décombres du punk. - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power/): En état végétatif pendant plusieurs mois au motif d’addiction lourde à l’héroïne, les Stooges de Detroit se reforment en 1973, sur l’invitation de David Bowie, pour réaliser ce troisième album enragé, sauvage, qui ouvre une brèche au punk quatre ans avant les premières déflagrations des Sex Pistols. Originellement produit par Bowie, l’album sera remasterisé par Iggy Pop lui-même en 1997, dans une version encore plus puissante que l’originale. - [Complete Works 1958-1965](https://www.vivelaculture.com/complete-works-1958-1965/): On l’appelait « l’Ange noir du rock’n’roll », un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui, à l’instar d’Hendrix ou du Legendary Stardust Cowboy, inspira à Bowie son double Ziggy. Le destin fictif de Ziggy épouse en effet étroitement les contours de celui, bien réel, du créateur de « Brand New Cadillac » : son ascension, sa chute et, dans l’intervalle, sa perte de contact progressive avec la réalité… - [Come, been and gone](https://www.vivelaculture.com/come-been-and-gone/): Chorégraphe phare de la scène londonienne, Michael Clark aime jouer avec les stéréotypes et les codes (vestimentaires, sexuels). Come, been and gone, sa dernière création, plonge dans l’univers musical de Bowie, convoque ses chansons et ses tenues, celles de ses collaborateurs (Lou Reed, Iggy Pop), et de ses influences revendiquées (Velvet, Kraftwerk) pour dessiner le portait en creux de toute une génération de danseurs marqués par Bowie, ses chansons, son mythe, ses personnages… - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele/): Bowie était si fasciné par le peintre Egon Schiele qu’il commanda personnellement plusieurs scénarios pour voir sa vie portée à l’écran. Le projet ne vit jamais le jour, mais l’on comprend aisément ce qui reliait les deux hommes. Même fascination pour le corps humain, même usage expressionniste du langage corporel, même goût pour l’érotisme, l’autoportrait… La pochette de l’album Heroes est, semble-t-il, un hommage à l’art de ce génie foudroyé par la grippe espagnole à l’âge de 28 ans. - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust/): Métaphore sur les mutations d’une rock star extraterrestre depuis son ascension jusqu’à sa chute dans un monde lui-même condamné à la destruction, The Rise and Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars marque les esprits plus qu’aucun de ses précédents albums. Un album de glam rock et de science-fiction à la fois dense et intense, énergique et lyrique, traversé de pulsions de vie et de mort et servi par le chant de Bowie et les éclats de guitare du génial Mick Ronson. Cinquante ans après, l’impact est intact. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs/): Dans ce roman écrit en prison, Jean Genet, solidaire « de tous les bagnards de sa race », peignait les homosexuels, les prostitués, les criminels, et célébrait la perversion, « les monstres » et les fastes de l’homo-érotisme dans les prisons et les bas-fonds. Pas étonnant qu’il ait autant fasciné Bowie qui rendit à l’auteur un hommage « probablement subconscient » en intitulant l’une de ses chansons « Jean Genie » sur l’album Aladdin Sane (1973)… - [26 mixes for cash](https://www.vivelaculture.com/26-mixes-for-cash/): Après avoir rempli les stades pendant les années 1980, Bowie fait un détour par le rock (Tin Machine) avant de se tourner vers un style expérimental, hybride, qui intègre pêle-mêle courant existant (rock industriel) et genres émergents (techno, drum’n’bass). Dans cet esprit, il scelle ses retrouvailles avec Brian Eno (Outside), multiplie les collaborations avec la nouvelle scène anglaise (Photek, Goldie) et commande des remixes à tout va, dont le fameux Heroes retoqué par Richard D. James – aka Aphex Twin. - [Le mime Marceau](https://www.vivelaculture.com/le-mime-marceau/): De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de Ashes to Ashes évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle… - [The Next Day](https://www.vivelaculture.com/the-next-day/): « J’ai toujours su qu’il m’appellerait pour refaire un disque. Je me demandais juste à quel moment ça arriverait », confiait récemment Tony Visconti le producteur « historique » de Bowie. Absent des radars depuis 2003, le chanteur est donc de retour avec The Next Day qu’on annonce partagé entre chansons typiquement « bowiennes » et pièces plus avant-gardistes… - [Seppuku](https://www.vivelaculture.com/seppuku/): De ce groupe magnétique qui offrit à la jeunesse de son époque le verbe, l’allure et le goût du danger qui lui faisait cruellement défaut à l’orée des années quatre vingt, ne subsistent qu’une trentaine de titres un peu fanés, des polaroïds. Et un seul véritable album : Seppuku, produit par Jean-Jacques Burnel, des Stranglers. Un album bleu nuit et rouge écarlate, baigné de crime et de sang et hanté par la voix blanche d’un Daniel Darc alors en pleine descente aux enfers. - [Chelsea girl](https://www.vivelaculture.com/chelsea-girl/): Chanteuse aux côtés de Lou Reed dans le premier album du Velvet Underground, The Velvet Undreground and Nico (1967), Christa Päffgen alias Nico enregistre la même année Chelsea Girl, son premier album solo qui compte sur la participation de presque tous les membres du Velvet (sauf Maureen Tucker) – et des composition notamment signées par Lou Reed, Bob Dylan, Tim Hardin et Jackson Browne. Un album étrange et envoûtant, où la voix grave de l’égérie de la Factory donne un aspect presque gothique à des chansons aussi austères que toxiques. - [Une vie bouleversée – Journal 1941 - 1943](https://www.vivelaculture.com/une-vie-bouleversee-journal-1941-1943/): Mars 1941. En pleine occupation allemande, Etty Hillesum, une jeune juive néerlandaise, entame son journal intime. Complété par les nombreuses lettres envoyées depuis le camp de Westerbork, jusqu’à cette carte jetée du train qui l’emmenait « à l’Est » le mardi 7 septembre 1943, ce journal est le récit d’une conversion et d’un éveil spirituel, le témoignage d’une adhésion à la vie extraordinaire. A ceux qui lui conseillaient de se protéger, parce qu’elle avait encore tant choses à donner aux autres, Etty Hillesum répondait : « C’est une curieuse surévaluation de soi-même, me semble-t-il, que de se considérer comme trop précieux pour partager […] - [Au cœur de la nuit](https://www.vivelaculture.com/au-coeur-de-la-nuit/): A la fin des années 70, Téléphone s’inspire directement des Who et autres Rolling Stones pour délivrer un rock énergique et des textes en français qui parlent directement aux ados de l’époque. Ce troisième album est celui qui voit Téléphone atteindre un succès qu’aucun autre groupe français n’avait atteint avant lui. Et ce n’était pas fini… Rock à guitares d’un côté, pop synthétique de l’autre, Téléphone et Taxi Girl sont les deux faces de la médaille « rock français ». A l’époque, il fallait choisir son camp… - [Les Enfants du Paradis](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-du-paradis/): Sur La Taille de mon âme, la valse lente de la chanson titre était inaugurée par les mots de Garance (Arletty) dans Les Enfants du Paradis de Marcel Carné (1945) : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour »… Le film de Marcel Carné était l’un des films fétiches du chanteur, tout comme Le Quai des brumes (1938) qui lui inspira ces vers dans la chanson Nijinsky : « Je dessine un nageur, vous le croyez noyé / je dessine une fleur, vous la voyez fanée ». - [Le soleil et l’acier](https://www.vivelaculture.com/le-soleil-et-lacier/): En novembre 1970, Yukio Mishima, l’un des plus grands écrivains contemporains japonais, se fait hara-kiri à l’âge de 45 ans. 10 ans plus tard, Daniel Darc enregistre Seppuku (Hara Kiri) avec Taxi Girl. Fasciné par les arts martiaux et les vertus du Bushidô des samouraïs, Darc révère l’auteur de La mer de fertilité et son œuvre qui célèbre le culte du corps et de la pureté, la recherche de la beauté, la suprême tentation de la mort… Mishima qui écrivait qu’ »une charpente puissante et tragique, une musculature sculpturale étaient indispensables à une mort noblement romantique« . - [Sun sessions](https://www.vivelaculture.com/sun-sessions/): « Elvis, il m’a peut-être raccourci la vie, mais il me l’a surtout sauvée ! L‘hôtel des cœurs brisés, c’est là où j’habite depuis un bout de temps… Et le plus beau disque du monde, c’est lui qui l’a fait avec les Sun Sessions…» Daniel Darc vénérait Elvis au point de se faire tatouer sur le flanc la pochette d’Elvis 56 ! Sur La taille de mon âme, son ultime album, Darc adressait un clin d’œil à son idole de toujours en chantant « My baby left me », fausse reprise et vrai hommage à l’interprète de « Heartbreak hotel. » - [Le Feu follet](https://www.vivelaculture.com/le-feu-follet/): Un homme en cure de désintoxication et découragé par la vie décide de mettre fin à ses jours. Il regagne alors Paris afin de dire adieu ses amis d’autrefois. Avant de s’ôter la vie, il laissera ses mots : «Je me tue parce que vous ne m’avez pas aimé, parce ce que je ne vous ai pas aimés»… Adaptation du roman éponyme de Drieu la Rochelle, le film de Louis Malle a longtemps été l’objet d’un culte confidentiel avant d’être reconnu à sa juste valeur. Une œuvre élégante et crépusculaire bercée par le piano de Satie et les improvisations de Miles […] - [Random Access Memories](https://www.vivelaculture.com/random-access-memories/): Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, Random Access Memories suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear…) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais Random Access Memories continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et […] - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick/): Roman d’aventure épique et philosophique, Moby Dick est reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Cette histoire d’une chasse à la baleine géante dépasse le simple récit d’aventures marines pour prendre une dimension mythique où l’homme (le capitaine Achab), obsédé par sa proie, sombre dans une sorte de folie obsessionnelle qui s’apparente à une quête mystique. Spielberg a souvent avoué s’être inspiré de ce livre pour Les Dents de la mer, une œuvre qui dépasse elle aussi le simple film à suspense pour se transformer, dans toute sa seconde moitié, en une aventure humaine proche de la fable […] - [Les Aventuriers de l’arche perdue](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-larche-perdue/): Au début des années 1980, deux grands enfants, Lucas et Spielberg, créent le personnage d’Indiana Jones. Cet aventurier archétypal incarné par Harrison Ford s’inspire d’une multitude personnages de cinéma, de télévision (Zorro), de littérature et de bande-dessinées (Tintin) qui ont baigné l’enfance des deux réalisateurs. Ses aventures seront déclinées en séries télé, BD, jeux vidéos et en feront l’un des plus grands héros de la culture populaire de tous les temps. Spielberg réalisera entre 1981 et 2008 les quatre films de la saga, et – signe d’un succès inoxydable – en prépare un cinquième pour 2014. - [Les Effets spéciaux](https://www.vivelaculture.com/les-effets-speciaux/): Les effets spéciaux n’ont pas attendu l’avènement de l’ordinateur pour envahir les écrans de cinéma. Ils sont tout simplement liés à l’histoire du septième art depuis son invention. Ce petit ouvrage simple et synthétique, dû à une sociologue française, est passionnant parce qu’il ne se contente pas de nous raconter l’histoire des effets spéciaux, d’en faire la liste, ni d’en détailler les prouesses techniques; il s’interroge également sur leur fonction et sur « l’effet » qu’ils produisent sur le spectateur, dans une réflexion globale sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui. - [Spielberg Williams Collaboration](https://www.vivelaculture.com/spielberg-williams-collaboration/): Le compositeur John Williams a rencontré Spielberg en 1972 et signé depuis toutes les musiques de film du réalisateur (à l’exception de celle de La Couleur Pourpre, due à Quincy Jones). 25 films, un invraisemblable nombre d’Oscars et de nominations (43 avec Lincoln !), le succès est chiffrable, mais cette réussite est également artistique : en quelques notes, Williams marque les films de Spielberg d’une empreinte indélébile. Du thème angoissant des Dents de la mer (dont le réalisateur attribue « 50% du succès » au compositeur !) à la mélodie jouant un rôle de premier plan dans Rencontres du troisième type, Williams a, selon Spielberg, […] - [Dictionnaire Spielberg](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-spielberg/): L’un des ouvrages les plus complets sur le réalisateur est dû à un universitaire… français. Et c’est là tout l’intérêt de ce travail de cinéphile : Clément Safra ne se laisse pas impressionner par les chiffres qui encombrent la plupart des livres et articles dédiés à Spielberg, mais considère son œuvre comme un tout, y cherche – et y trouve – une cohérence artistique, loin des clichés habituels sur le succès du cinéaste et des classifications simplistes de ses films. Un « dictionnaire » à la fois informatif, documenté et surprenant. - [Super 8](https://www.vivelaculture.com/super-8/): J.J. Abrams, petit génie hollywoodien de la réalisation, est à la fois un descendant et un protégé de Spielberg. Créateur de Lost : Les Disparus, il a réalisé plusieurs films dans la lignée de ceux de son maître comme Mission Impossible 3, Star Trek, et surtout ce Super 8, son œuvre la plus originale, produite par Spielberg lui-même. Cette histoire de monstre venu de l’espace dont l’armée cherche à cacher l’existence vaut surtout par la description fortement autobiographique de la bande de gamins passionnés de cinéma qui tournent en amateur des films Super 8 de science-fiction (avant que la « réalité » ne […] - [Le Festival de Cannes](https://www.vivelaculture.com/le-festival-de-cannes/): Cannes, le plus prestigieux festival du cinéma au monde, est aussi un rassemblement de stars, de grands couturiers et de photographes à l’affût d’images glamour. Les photos d’Emanuele Scorcelletti, prises lors de la 60ème édition du festival, sont exceptionnelles parce qu’elles illustrent à la fois un monde qui fait rêver (montée des marches, grands hôtels de luxe) et ses coulisses, avec une justesse fascinante. La célèbre photo de Sharon Stone qui orne la couverture de ce bel ouvrage a valu à son auteur le prix World Press en 2003. - [Minority Report](https://www.vivelaculture.com/minority-report/): Philip K. Dick (1928-1982) était un vrai génie d’une science-fiction hallucinée où la perception humaine de la réalité, déformée par la folie ou les drogues, était au centre de récits vertigineux. Ecrivain culte de son vivant, il est aujourd’hui l’un des auteurs de SF les plus adaptés par Hollywood, avec notamment Blade Runner de Ridley Scott (sorti juste après sa mort en 1982), Total Recall de Paul Verhoeven (1990) et Minority Report de Steven Spielberg (2002). Ces deux derniers sont adaptés de nouvelles que l’on retrouve dans ce recueil, excellente introduction à l’œuvre de K. Dick, avant de se plonger […] - [Le Secret de la licorne](https://www.vivelaculture.com/le-secret-de-la-licorne/): De Bruxelles à Hollywood : dès 1983, Spielberg obtient l’accord d’Hergé, quelques mois avant la mort du dessinateur, pour adapter son Tintin à l’écran. Le film tiré du Secret de la licorne, l’un des meilleurs albums de Tintin, premier volet d’une trilogie à venir, mettra plus de vingt ans à se faire, sortant finalement en 2011. C’est le premier film de Spielberg en 3D et il est très bien accueilli. Le réalisateur a toujours reconnu l’influence de cette bande-dessinée, notamment sur sa saga Indiana Jones. De l’aventure, de l’humour, un parfum d’enfance et d’innocence dans un monde très masculin : ces deux […] - [Les 400 coups](https://www.vivelaculture.com/les-400-coups/): Le premier long métrage de François Truffaut marque – avec A Bout de souffle de Jean-Luc Godard – les débuts de la Nouvelle Vague. Liberté de ton (la censure frappe le film, avant de faire machine arrière), de réalisation (tournages en extérieur, caméra à l’épaule), de choix des sujets : c’est une réelle bouffée d’air pur pour le 7ème art, qui ne sera plus jamais tout à fait comme avant. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes en 1959 avant d’influencer Hollywood et notamment Spielberg, dix ans plus tard. - [Le Nouvel Hollywood](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood/): Coppola, Lucas, Scorsese, Spielberg… la révolution d’une génération. De la fin des années 1960 à celle de la décennie suivante, le cinéma américain a vécu des années passionnantes et donné naissance à quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre, en prise avec leur époque rebelle. De jeunes réalisateurs, scénaristes et acteurs tels Scorsese, Coppola, Nicholson, De Niro et des dizaines d’autres ont secoué le cocotier et révolutionné un système encore aux mains de vieux barbons ayant connu les débuts du cinéma parlant. Ce livre raconte cette folle histoire qui finit mal, dans la pure tradition des films de ce « Nouvel Hollywood » […] - [Rencontres du troisième type](https://www.vivelaculture.com/rencontres-du-troisieme-type/): Avec Les Dents de la mer, Spielberg a gagné le droit de faire ce qu’il veut, y compris réaliser un vieux rêve : tourner un film de science-fiction racontant la rencontre d’hommes ordinaires et d’extraterrestres, sur un fond classique de paranoïa scientifique et militaire… Sorti juste après La Guerre des étoiles de son ami et collaborateur Georges Lucas, Rencontres du troisième type obtient lui aussi un immense succès. Typique de l’esthétique de Spielberg à cheval sur deux mondes, ce film bénéficie à la fois d’une débauche d’effets spéciaux révolutionnaires et de la présence à l’écran de son idole absolue, François Truffaut, […] - [Les Dents de la mer](https://www.vivelaculture.com/les-dents-de-la-mer/): Dès son second film, fameuse histoire de la chasse au requin géant qui terrorise une station balnéaire, Spielberg casse la baraque… et les espoirs de beaucoup de révolutionner le système hollywoodien. Jaws, qui est à l’époque le plus grand succès de l’histoire du cinéma (et encore aujourd’hui l’un des films les plus rentables de tous les temps), marque effectivement le début de la fin du « Nouvel Hollywood », dont un des pionniers, Peter Bogdanovitch, déclarera : « Les Dents de la mer a signé l’arrêt de mort des films artistiques, à petits budgets. Ils ont tout simplement oublié comment les faire. Cela ne […] - [Sugarland Express](https://www.vivelaculture.com/sugarland-express/): Ce premier véritable film de cinéma de Spielberg (Duel étant à l’origine un téléfilm) est plus proche de Bonnie and Clyde et d’Easy Rider, œuvres fondatrices du « Nouvel Hollywood », que tous les autres longs métrages du réalisateur. Ce sera également son seul film présenté en compétition à Cannes et l’un de ses rares échecs commerciaux ! Aucun film de Spielberg ne figurera plus jamais dans la sélection officielle. Michel Ciment, célèbre critique de cinéma, affirme ainsi que « Steven Spielberg n’a pas un profil qui coïncide avec Cannes » et que s’il n’a plus jamais été sélectionné, c’est qu’il a fait « beaucoup de blockbusters […] - [Under Fire](https://www.vivelaculture.com/under-fire/): Under Fire s’inspire d’un fait divers : en 1979, pendant la guerre civile du Nicaragua un reporter américain de la chaîne de télévision ABC, Bill Stewart (incarné à l’écran par Gene Hackman), était abattu par des soldats du dictateur Somoza, l’allié des États-Unis, sous l’œil d’une caméra. Les terribles images de cette tragédie allaient violemment émouvoir l’opinion américaine et – contre toute attente – faire pencher la balance en faveur des rebelles sandinistes, modifiant ainsi le cours d’une histoire qui semblait pourtant écrite. - [Essential Killing](https://www.vivelaculture.com/essential-killing/): Un Afghan est capturé par les forces spéciales américaines et transféré dans un centre de détention secret, dont il finit par s’échapper. Commence alors pour cet étrange moudjahid une longue et terrible cavale… Un terroriste mystérieux (formidablement incarné par Vincent Gallo), une armée « clandestine », sans existence officielle, et des forêts sous la neige : le réalisateur Jerzy Skolimowski (Deep End, Travail au noir) signe une époustouflante allégorie sur le combat d’un homme seul contre tous. - [Ma cavale](https://www.vivelaculture.com/ma-cavale/): Certains crimes ne peuvent rester impunis. L’écrivain de romans policiers Cesare Battisti en a fait l’amère expérience. Alors qu’il a refait sa vie en France, et s’impose comme un bon écrivain de polars, son passé le rattrape soudain. La justice italienne l’accuse d’avoir commis en 1978 et 1979 deux assassinats alors qu’il était membre de l’organisation terroriste d’extrême gauche PAC (Prolétaires Armés pour le Communisme). Comme Jim Grant, Cesare Battisti devra prendre la fuite en 2004 et se réfugiera au Brésil où il sera finalement arrêté. Ce livre raconte sa cavale. - [Les Passagers de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-passagers-de-la-nuit/): Condamné à perpétuité pour le meurtre de son épouse, un homme s’évade de prison et échappe à la police grâce à la complicité d’une jeune femme persuadée de son innocence. Sous une nouvelle identité (et avec un nouveau visage grâce à une opération esthétique), le taulard en cavale va alors essayer de retrouver le véritable coupable. Un classique du film noir, tourné en partie en caméra subjective, réunissant pour le meilleur et pour le pire un des couples les plus fameux de l’écran, Lauren Bacall/Humphrey Bogart. - [L’Anglais](https://www.vivelaculture.com/langlais/): Après neuf ans de prison, « l’Anglais » (joué par un Terence Stamp franchement inquiétant) débarque à Los Angeles et écume les bas-fonds de la ville, bien décidé à venger sa fille, visiblement victime d’un vieux requin du show-business. Que le suspect ait les traits de Peter Fonda, l’ancien motard hippie de Easy Rider, véritable symbole de l’utopie des années soixante (avec sa sœur Jane), n’a rien d’anodin : dans le film de Soderbergh, l’icône de la contre-culture incarne la chute morale des idéalistes révolutionnaires des années soixante, devenus avec le temps de sombres et cyniques personnages. - [De la contestation en Amérique](https://www.vivelaculture.com/de-la-contestation-en-amerique/): La contestation en Amérique sonne le grand réveil de tout un pays : le radicalisme noir, le féminisme, l’antimilitarisme, la lutte du peuple indien pour ses droits, mais aussi la musique comme vecteur de contestation, à travers le rock et les immenses festivals de plein air (de Woodstock, l’apogée, à Altamont, le chant du cygne) secouent violemment le conservatisme de l’époque. Cette étude revient sur tous ces éléments qui ont construit les sixties outre-Atlantique. - [Guitar Army](https://www.vivelaculture.com/guitar-army/): Rock Revolution, Motor City, MC5 et les White Panthers. En 1968 naît le parti antiraciste et socialiste White Panthers, en écho aux Black Panthers. À Detroit, l’un de ses fondateurs, John Sinclair, manager du MC5 et grand fan de free jazz, s’impose comme le chef de file d’un mouvement activiste qui concentre toutes les valeurs de la contre-culture de l’époque (amour libre, drogue, paix…). Emprisonné pour détention et consommation de marijuana, Sinclair (soutenu par John Lennon et Yoko Ono) écrit alors, sous l’égide de Lénine et de Mao, ce manifeste de la révolution White Panther, devenu depuis un classique. - [Subterranean Homesick Blues](https://www.vivelaculture.com/subterranean-homesick-blues/): D’où vient le nom de « Weather Underground » ? D’une célèbre chanson de Bob Dylan, « Subterranean Homesick Blues », citée intégralement dans le roman de Neil Gordon : « Tu n’as pas besoin d’un monsieur météo (weatherman) pour savoir d’où vient le vent ». Ce terme de « monsieur météo » inspira les activistes de la gauche radicale et futurs terroristes. Il est vrai que Dylan fut bien un baromètre pour le mouvement révolutionnaire des années soixante et soixante-dix. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland-2/): Le soldat Brody, emprisonné en Irak pendant quelques années, a-t-il été retourné par ses ravisseurs islamistes ? Prépare-t-il un attentat sur le sol américain ? C’est en tout cas ce que pense l’agent Carrie Mathison. Mais peut-on lui faire confiance ? Entre fantasme paranoïaque et terrible réalité, la démoniaque série Homeland vient brouiller les cartes et remuer un malaise planétaire vis à vis du terrorisme, guerre aveugle, opaque, sans armée ni visage. - [Transes](https://www.vivelaculture.com/transes/): En 1974, la petite fille du magnat de la presse William Randolph Hearst est enlevée par un groupe d’extrême gauche américain, l’Armée de libération symbionaise. Quelques mois plus tard, arme au poing, la jeune femme est filmée par une caméra de surveillance en train de braquer une banque. L’écrivain Christopher Sorrentino s’inspire de ce fait divers qui enflamma l’Amérique (Patty Hearst, finalement arrêtée, sera condamnée à sept ans de prison, puis graciée par le président Carter) pour évoquer la dérive des idéaux révolutionnaires vers une radicalité flirtant avec la délinquance. - [Les Envahisseurs](https://www.vivelaculture.com/les-envahisseurs/): « Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva ! »… Ainsi s’ouvre chaque épisode (43 pour être précis) de la série culte Les Envahisseurs qui fit trembler les États-Unis lors de sa diffusion, en 1967. Les extraterrestres que traque le témoin de la nuit, David Vincent, ont une apparence humaine, et se font juste repérer à leur petit doigt dressé vers le ciel (« maison » ?). Et personne n’est vraiment dupe : dans l’Amérique de l’époque, il n’est pas difficile d’imaginer qu’ils ont tous dans la poche leur carte tamponnée du Parti communiste soviétique, […] - [Le Dernier d’entre nous](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-dentre-nous/): Si Sous surveillance est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, Le Dernier d’entre nous évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux. - [Les Hommes du président](https://www.vivelaculture.com/les-hommes-du-president/): C’est l’un des grands thrillers politiques de la carrière de Robert Redford, tourné avec un autre monstre sacré du cinéma hollywoodien des années 1970, Dustin Hoffman. Comme pour Les Trois Jours du Condor et Sous surveillance, le film de Pakula respecte les objectifs fixés : énoncer des idées fortes sans rien perdre du pur divertissement. Il s’intéresse ici au « quatrième pouvoir », la presse, et raconte plus ou moins fidèlement comment les deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, ont révélé le scandale du Watergate. Un suspens tout en sobriété. - [Les Six Jours du Condor](https://www.vivelaculture.com/les-six-jours-du-condor/): En 1974, Nixon démissionne, suite à la désastreuse affaire du Watergate. C’est dans ce contexte que James Grady, un ancien journaliste du Washington Post, publie son fameux best-seller Les Six Jours du Condor. Un homme, modeste employé dans un bureau de la CIA, doit fuir des ennemis invisibles bien décidés, sans raison apparente, à le tuer. Le roman sera adapté l’année suivante au cinéma par Sydney Pollack (et réduit au passage de trois jours) avec un Robert Redford en caban, bonnet vissé sur le crâne, courant comme un lapin pour fuir d’implacables tueurs. - [Sous surveillance](https://www.vivelaculture.com/sous-surveillance/): Peut-on échapper à son passé ? C’est ce que Jim Grant (joué par Robert Redford lui-même), avocat respectable, aura longtemps cru jusqu’à ce qu’un jeune journaliste ambitieux révèle sa véritable identité et le force à une folle cavale : Grant est en fait un ancien terroriste du Weather Underground, groupe fondé en 1969, impliqué dans un braquage sanglant il y a une trentaine d’années. Entouré de quelques « vieux de la vieille » (Julie Christie, Susan Sarandon et Nick Nolte), Robert Redford réalise un bon film d’action de facture très classique. - [Voodoo](https://www.vivelaculture.com/voodoo/): En tendant l’oreille aux albums de Phoenix, des influences se dégagent : le rock des années quatre-vingts bien sûr, le son West Coast évidemment, mais aussi les productions R&B et hip hop de Michael Jackson, Dr. Dre, Timbaland et leur favori du genre, D’Angelo, dont ce Voodoo gorgé de groove, de soul et de mysticisme fut enregistré dans le studio Electric Lady de Jimi Hendrix. Un album fascinant qui n’a toujours pas de successeur 13 ans après, son auteur ayant épousé la trajectoire d’Icare en sombrant dans une dérive paranoïaque peu après son enregistrement. - [La fille aux cheveux clairs](https://www.vivelaculture.com/la-fille-aux-cheveux-clairs/): En 13 ans d’existence, Phoenix a écrit cinq albums et composé plus d’une cinquantaine de chansons. Mais à ce jour, aucune n’a été écrite en français. « Écrire en français, on n’a rien contre. Mais c’est moins facile, plus exigeant. Si ça se fait un jour, tant mieux », expliquait récemment le bassiste Deck D’Arcy. En attendant, c’est une chanson de Johnny que le groupe reprend sur scène : « La fille aux cheveux clairs », un titre qui donne un aperçu prometteur des horizons que les Versaillais pourraient explorer s’ils chantaient dans leur langue natale… - [Can’t Buy a Thrill](https://www.vivelaculture.com/cant-buy-a-thrill/): Originaires de la côte Est, Donald Fagen et Walter Becker émigrent vers la terre promise californienne où leur rock teinté de latin jazz, de funk, de blues et de pop limpide trouve un contexte plus propice pour s’épanouir. La magie opère dès Can’t Buy a Thrill, leur premier album enregistré en 1972. Le brassage des genres se double de mélodies laid back serties dans un entrelacs d’harmonies et d’arrangements aussi complexes que sensuels. - [David Hockney](https://www.vivelaculture.com/david-hockney/): Peintre et photographe anglais installé en Californie, David Hockney mêle pop art et art figuratif dans les années soixante avant que ses toiles ne reprennent le plus souvent des thèmes autobiographiques (personnes, lieux, paysages). Mais que dire de cette série de toiles que lui suggéra Warhol et qui évoquent le dépliant d’une Californie rêvée ? Soleil, palmiers, ciel immaculé… Ses incontournables piscines bleues symbolisent un mode de vie de luxe, de langueur et de volupté – des toiles dont la stylisation pop figure un monde figé où rôde le désir. - [Wolfgang Amadeus](https://www.vivelaculture.com/wolfgang-amadeus/): Sorti en 2009, le quatrième album de Phoenix fait basculer le groupe dans une autre dimension en même temps qu’il rend justice à un groupe dont l’impeccable discographie n’avait sans doute jamais atteint un tel niveau de perfection pop sur la longueur d’un album. Les Versaillais ont digéré les différentes composantes qui constituaient leurs précédents opus (soft rock, rock progressif, funk) pour parvenir à une forme d’excellence, alternant entre énergie cool et mélancolie légère avec une étourdissante décontraction. - [Marie-Antoinette](https://www.vivelaculture.com/marie-antoinette/): En 2006, Sofia Coppola tournait Marie-Antoinette, s’inspirant très librement de la vie de l’archiduchesse d’Autriche devenue reine de France – et s’abstenant de raconter les dernières heures de celle qui fut guillotinée le 16 octobre 1793 sur la place de la Révolution. Une évocation intimiste et stylisée de la vie d’une pauvre petite fille riche embastillée dans la cour de Versailles dans un XVIIIème siècle revisité pop : Gang of Four, New Order, Strokes, Aphex Twin et… les membres de Phoenix reconvertis en musiciens de menuet. - [Homework](https://www.vivelaculture.com/homework/): En 1992, à Versailles, trois jeunes étudiants – Laurent Brancowitz alias Branco, futur guitariste de Phoenix, et Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, futurs Daft Punk – créent Darlin’, une formation éphémère qui édite un unique single avant que ses membres ne s’envolent vers le succès que l’on sait. Mais si les chemins de Phoenix et Daft Punk ont pris des trajectoires musicales différentes, les affinités demeurent, et le 20 octobre 2010, lors du final de la tournée de Phoenix au Madison Square Garden, les Daft Punk apparaissent en guest stars, déclenchant l’hystérie générale avec une version stratosphérique de « Around […] - [Amadeus](https://www.vivelaculture.com/amadeus/): Sur le premier single de leur quatrième album, Phoenix évoquait Liszt, « la première rock star de l’Histoire » qui déchaînait les foules partout où il passait. Mais le nom de l’album faisait bien sûr explicitement référence au génie de Salzbourg : « Mozart, c’est l’icône européenne absolue. On a voulu faire comme Warhol, on a pris une icône pour la détruire en la mettant dans un contexte complètement inattendu. C’est notre pop art à nous… », expliquait le guitariste Christian Mazzalai à l’occasion de la sortie de Wolfgang Amadeus Mozart. - [Le Langage secret de la Renaissance](https://www.vivelaculture.com/le-langage-secret-de-la-renaissance/): Et si tous les génies de la pop music (Brian Wilson, Phil Spector, Andy Partridge, etc.) avaient dû répondre aux principes de l’architecture pour structurer leur pensée, mettre de l’ordre dans leurs idées ? « Moi, j’adore quand l’art et les mathématiques se mélangent, s’enthousiasme Branco, le guitariste de Phoenix. Comme dans l’architecture de la Renaissance, tu sais qu’il y a des formules derrière. Pour moi c’est la combinaison ultime, j’ai l’impression que c’est là que réside la vérité. On a pas mal utilisé ça pour l’album Wolfgang Amadeus Phoenix. » - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou/): Dans Musicvision, le documentaire consacré à l’univers musical de Phoenix, il y avait – en bonne place entre Curtis Mayfield, les Beach Boys et Kenny Rogers entre autres – un certain Serge Gainsbourg. Soit celui qui a (ré)inventé la pop française et inspiré des héritiers aussi divers que Bashung, Daho, Darc, Biolay ou encore Air, et donc Phoenix, qui se sont tous déniaisés au son de celui qui avait repoussé les frontières de la chanson française au contact des musiciens de Bowie et Marley notamment. - [Tusk](https://www.vivelaculture.com/tusk/): Moqués par la nouvelle vague qui voyait en eux les symboles d’une génération à abattre, les dinosaures de Fleetwood Mac font aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation méritée au regard de quelques albums soft rock qui se bonifient avec le temps. Après Fleetwood Mac (1975) et Rumours (1977) – qui reste aujourd’hui l’un des albums pop les plus vendus de l’Histoire –, le groupe passe deux années à enregistrer Tusk, un monumental double album (20 titres) qui explore de nouveaux horizons, entre rock’n’roll rageur, folk rock psychédélique et berceuses féeriques, pour étrangement finir par évoquer le puzzle du … White Album des […] - [Smile](https://www.vivelaculture.com/smile/): Odes à l’enfance, à l’innocence et à la dolce vita californienne, les chansons des Beach Boys se voulaient des « symphonies adolescentes adressées à Dieu » et, de fait, leurs pop songs gorgées d’harmonies vocales complexes et de lignes mélodiques renversantes sont, aujourd’hui encore, une source d’émerveillement intacte. Enregistré entre 1966 et 1967, et jamais édité avant 2011, l’album Smile est le trésor perdu et retrouvé d’un groupe de frangins qui avaient trouvé l’élixir de la jeunesse éternelle dans leurs créations. Une utopie après laquelle la pop music court toujours cinquante plus tard… - [La pêche à la truite en Amérique](https://www.vivelaculture.com/la-peche-a-la-truite-en-amerique/): Écrivain phare de la contre-culture américaine, Richard Brautigan lançait ses récits en l’air comme on le fait d’un chapeau et ils retombaient toujours sur leurs pattes sans que l’on ait vraiment compris comment il avait fait. Composé d’une cinquantaine de textes courts, sans réels début ni fin, mais avec force digressions et ruptures de rythme, La pêche à la truite en Amérique ressemble à un carnet de voyage imaginaire, écrit dans un style faussement naïf et désinvolte qui figure à merveille l’innocence perdue et le vide de l’existence dans la douce indifférence du monde. - [John, The Wolf King of L.A.](https://www.vivelaculture.com/john-the-wolf-king-of-l-a/): Inventeur avec quelques autres de la sunshine pop au sein de The Mama’s & The Papa’s, John Phillips délaisse le soleil pour l’ombre avec ce premier album solo mélancolique qui correspond à l’implosion de son couple et fait dans le même temps figure de testament du Summer of Love : une collection de chansons désenchantées et infectieuses servies par des arrangements éblouissants, entre country folk, soul et gospel, et exécutés par le backing band d’Elvis. Masterpiece. - [Bankrupt](https://www.vivelaculture.com/bankrupt/): Après quatre ans de silence, les Versaillais reviennent tels qu’en eux-mêmes, mais fatalement transformés par le succès planétaire de Wolfgang Amadeus Phoenix. Quelle direction prendre après avoir tutoyé les sommets ? Thomas Mars et sa bande ont choisi de faire (presque) comme si de rien n’était et de reprendre les choses où ils les avaient laissées avant d’enregistrer Wolfgang… Soit une collection de pop songs parfois exaltantes, souvent éclatantes, qui viennent confirmer Phoenix comme l’une des toutes meilleures formations de l’époque. - [Black feminism](https://www.vivelaculture.com/black-feminism/): Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000. Parue en 1982, cette anthologie du féminisme noir américain sous toutes ses formes (y compris lesbien) réunit des articles de différents chercheurs évoquant les limites de la lutte des femmes pour leur libération et dénonçant le racisme d’un féminisme blanc à l’égard des Noirs. Des textes éloquents, à mettre en perspective avec les lyrics d’une musique noire qui n’a que rarement la langue dans sa poche. - [Survivor](https://www.vivelaculture.com/survivor/): Quand Beyoncé créé en 1997, avec LaTavia Roberson, Kelly Rowland et LeToya Luckett, le groupe Destiny’s Child sous la direction de son père Mathew, elle n’est encore qu’une adolescente. Elle prendra les commandes du trio trois ans plus tard, au point même d’être comparée à Diana Ross, la chanteuse des Supremes. On trouve déjà dans le troisième disque de Destiny’s Child, Survivor, les thèmes fétiches et populaires de Beyoncé, son regard ironique et provocateur sur les hommes, son affirmation d’une certaine indépendance féminine. - [Shock Value](https://www.vivelaculture.com/shock-value/): Aujourd’hui plus connu comme producteur de Beyoncé et de Madonna, le rappeur de Virginie Timbaland a jadis livré quelques solides albums solo. Shock Value, son second disque, est aujourd’hui considéré comme un classique. Électronique et pop, gorgé de samples (Nina Simone, Kool And The Gang…), rempli d’invités « people » en vue comme Nelly Furtado ou Justin Timberlake, il mêle avec efficacité le rap, le R&B, la soul, et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Yo ! - [Austin Powers dans Goldmember](https://www.vivelaculture.com/austin-powers-dans-goldmember/): Bien avant Jean Dujardin et OSS 117, le super agent secret type James Bond a été parodié dans la série des films Austin Powers. Le héros, photographe de mode le jour, et espion la nuit, traque son ennemi juré, le docteur Denfer (accompagné de son clone le Mini-Moi dans quelques scènes d’anthologie). Tout l’intérêt de ce troisième volet fort drôle tient une fois de plus au regard amusé sur les années soixante que symbolise Austin Powers, sorte d’obsédé sexuel virevoltant dans un Swinging London fantasmé, et à la richesse d’un casting où l’on retrouve ici Beyoncé, « charmante en fille putative de Pam […] - [The Life and Times of S.Carter Vol. 3](https://www.vivelaculture.com/the-life-and-times-of-s-carter-vol-3/): La trilogie de Jay-Z – Shawn Corey Carter au civil – l’aura imposé comme l’un des meilleurs rappeurs de son temps. Si les fans de hip hop lui reprochent d’être trop commercial, la critique loue une œuvre à la fois douce et mordante, et apprécie ce rap de rue harmonieusement (et génialement) arrangé à grand renfort d’amples orchestrations. Jay-Z a su profiter de sa complicité avec des producteurs habiles comme Timbaland, qui collaborera avec sa future femme, Beyoncé. Une histoire de famille. - [Foxy Brown](https://www.vivelaculture.com/foxy-brown/): À la fin des années 1960, le mouvement « blaxploitation » revalorise l’image du Noir américain au cinéma. Des réalisateurs comme Gordon Parks (Shaft) et Melvin Van Peebles en sont les ambassadeurs. L’un de ces films funky les plus connus est Foxy Brown de Jack Hill. Cette gloire est surtout due à son actrice sexy Pam Grier, incarnant une femme noire fière et conquérante, qui se fait passer pour une prostituée pour venger l’assassinat de son fiancé par des gangsters. Future égérie de Quentin Tarantino, Pam Grier deviendra un modèle pour de jeunes générations de black sex symbols pas très décidées à […] - [Femmes, race et classe](https://www.vivelaculture.com/femmes-race-et-classe/): Proche des Black Panthers, Angela Davis a milité contre la guerre du Vietnam durant les années soixante, connu la prison, et surtout, a porté haut les couleurs du féminisme. Dans son livre, Femmes, race et classe, elle raconte l’histoire de ce combat, le mêlant à la lutte des classes et au mouvement de libération des Noires. Un livre fondateur. Pour la petite histoire, lorsqu’en 2009, le cinéaste Rachid Bouchareb envisage de tourner un biopic sur la vie d’Angela Davis, il songe sérieusement à engager Beyoncé pour interpréter l’icône noire. Le projet ne verra pas le jour. Dommage. - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp/): Peu de proxénètes ont raconté leur vie, du moins avec autant de flamboyance et de style. Iceberg Slim, né à Chicago en 1918, signe avec ce livre aux allures de lyrics de gangsta rap un récit autobiographique éloquent, un manuel du parfait maquereau, et une collection de portraits de femmes hauts en couleur. Pimp aura un grand impact sur la communauté noire, au point que le rappeur Ice-T empruntera son nom à Iceberg Slim, et que Jay-Z, dans l’une de ses chansons, « So Ghetto » (bien avant sa rencontre avec Beyoncé), le mentionnera avec respect. - [River Deep, Mountain High](https://www.vivelaculture.com/river-deep-mountain-high/): Au milieu des années 1960, Ike et Tina Turner comprennent qu’ils ne pourront pas éternellement jouer ce rhythm & blues rugueux et sexy qui est leur marque de fabrique. Ils décident alors de s’en remettre au producteur arrangeur Phil Spector, grand magicien d’un son grandiose ; scintillant et baroque, River Deep, Mountain High sera le sommet de leur carrière artistique. Un pur chef-d’œuvre, contrastant avec une vie conjugale désastreuse marquée par les violences d’un Ike Turner irascible et défoncé. Le couple se séparera dix ans plus tard. Tina connaîtra alors la lumière à travers la carrière qu’on lui connaît. Ike, lui, […] - [Ella and Basie !](https://www.vivelaculture.com/ella-and-basie/): Ella Fitzgerald est la grande star du jazz vocal. Sa manière de swinguer, de « scater », sa bonne humeur artistique, lui ont assuré l’amour d’un large public. Pendant presque un demi-siècle, elle a enchanté les salles de concerts prestigieuses, et les festivals importants, aux États-Unis et en Europe. En 1963, elle sortait un album avec l’orchestre de Count Basie, arrangé par Quincy Jones, devenu un classique du jazz. Beyoncé l’a citée comme l’une de ses influences majeures. - [4](https://www.vivelaculture.com/4/): Le quatrième album de Beyoncé marque une nouvelle étape dans sa carrière. Plus sexy que jamais sur la pochette, la star pose en manteau de fourrure, dans une image chic et luxueuse qui pourrait être celle d’un magazine de mode. Dès le premier morceau, elle chante l’amour, appuie ses effets mélos, pour se rapprocher du R&B des années 1980, version Jackson Five. Après des débuts hésitants, 4 s’écoule à plus de trois millions d’exemplaires et permet à la chanteuse de préserver son statut de diva. - [Good Girl Gone Bad](https://www.vivelaculture.com/good-girl-gone-bad/): Plus jeunes que ses deux concurrentes, Alicia Keys et Beyoncé, Rihanna, née en 1988 à la Barbade, connaît une célébrité tout aussi rapide, conquérant un public émoustillé par ses tenues sexy (tendance fétichiste) et son habile mélange de pop dance et de R&B. Chanteuse de tous les records (que ce soit les singles vendus ou le milliard de vidéos vues sur You Tube), la belle est moins chanceuse en amour, et se fait violemment dérouiller par son fiancé Chris Brown en 2009. Le chanteur sera poursuivi pour coups et blessures, et Rihanna mettra plusieurs mois à s’en remettre. Ce qui […] - [Songs in A Minor](https://www.vivelaculture.com/songs-in-a-minor/): En 2001, Alicia Keys sort son premier album, Songs in A Minor, qui se vend à plus de douze millions d’exemplaires. Elle annonce l’âge d’or du R&B, de la nu soul, une brèche dans laquelle s’engouffrent d’autres chanteuses, en particulier sa rivale (mais amie) Beyoncé. Les deux femmes, toutes deux nées en 1981, publiées par la même maison de disques Columbia, partageront en 2009 le morceau « Put It in a Love Song », affirmant ainsi leur familiarité artistique. - [Thriller](https://www.vivelaculture.com/thriller/): « On a écrit une page d’histoire tous les deux. C’est la première fois qu’un jeune Noir gagnait les cœurs du monde entier, de huit à quatre-vingts ans. Ça faisait tomber bon nombre d’énormes barrières », écrit le producteur de Thriller, Quincy Jones, dans ses Mémoires. Le chef-d’œuvre de Michael Jackson balaie le funk, la soul, le rhythm & blues, le disco. Il influencera bien des artistes blancs et noirs, de Rick James à Justin Timberlake, et Beyoncé s’est même inspirée de la ligne de basse de « Beat It » pour l’une de ses chansons les plus connues, « Sweet Dreams ». - [Handsworth Revolution](https://www.vivelaculture.com/handsworth-revolution/): Dr. Feelgood, via Wilko Johnson, a toujours aimé le reggae, et le reggae lui a bien rendu. Bob Marley a même écrit un titre fameux (« Punky Reggae Party ») où il rend hommage (entre autres) au « Docteur ». Au moment où sort Down By The Jetty, la scène reggae anglaise est en pleine explosion, à l’image de l’excellent groupe Steel Pulse, formé en 1975 du côté de Birmingham, une des plus grandes villes du pays, une des plus dures et une des plus métissées, comme par hasard. - [La Loi du milieu](https://www.vivelaculture.com/la-loi-du-milieu/): Un tueur professionnel travaillant pour la pègre londonienne (l’impeccable Michael Caine, chic et brutal à souhait, aux côtés d’une Britt Ekland – alors égérie des rock stars – divinement vulgaire et sexy) rentre chez lui, à Newcastle, pour faire un brin de ménage après la mort de son frère… Un film culte de Mike Hodges sur l’âpreté des villes du Nord de l’Angleterre, adapté d’un des plus grands polars de l’époque, Get Carter, de l’injustement mésestimé Ted Lewis. - [Sniffin’ Glue And Other Rock’n’Roll Habits](https://www.vivelaculture.com/sniffin-glue-and-other-rocknroll-habits/): En juillet 1976, Mark Perry, jeune fan des Ramones (« sniffin’ glue » est inspiré de la chanson des Ramones « Now I Wanna Sniff Some Glue ») crée autour de la venue du groupe new-yorkais en Grande-Bretagne le premier fanzine punk anglais. Les moyens sont ridicules (la photocopieuse du bureau où travaille sa copine), mais l’énergie immense : pendant une courte mais fulgurante année, Sniffin’ Glue va témoigner de toute la rage de l’époque à travers ses porte-parole, des Pistols aux Damned, des Clash aux Buzzcocks, de Subway Sect aux Stranglers. Un document (en anglais) unique. - [New Boots and Panties !!](https://www.vivelaculture.com/new-boots-and-panties/): 1977. Londres découvre un de ses enfants du centre ville, petit bonhomme à la démarche titubante et surtout à l’accent cockney à couper au cran d’arrêt, éructant un tube chaloupé promis à entrer dans l’histoire : Ian Dury, grand fan de Gene Vincent, sort le pub rock des tavernes enfumées et impose un style inimitable sur l’air de « Sex & Drugs & Rock’n’Roll ». L’heure de gouaille est arrivée. Après avoir claqué la porte du Dr. Feelgood, Wilko Johnson ira un temps le rejoindre, à l’aube des années quatre-vingts, avant de filer en solo. - [Teenage Depression](https://www.vivelaculture.com/teenage-depression/): La même année que Down By The Jetty de Dr. Feelgood (1975), un groupe de jeunes énervés venus de l’Essex secoue le cocotier en annonçant confusément la grande vague punk. Avec Teenage Depression et le single « Do Anything You Wanna Do », Eddie & The Hot Rods trustent le circuit du pub rock du royaume d’Albion, mettent le feu aux charts anglais et prennent une singulière longueur d’avance sur les Sex Pistols, Clash et autres futurs iroquois hurlants. - [Sagas Islandaises](https://www.vivelaculture.com/sagas-islandaises/): Avant de partir pour un long périple vers Katmandou (comme tout hippie de l’époque qui se respecte), Wilko Johnson, les cheveux au milieu du dos, fait des études de lettres et se passionne pour la littérature médiévale venue du Nord, notamment les sagas islandaises en prose du xiiie siècle, racontant souvent avec un humour froid les exploits des conquérants du pays. Une autre facette du personnage, assez éloignée de « Roxette » ou de « She Does It Right » ! - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones/): Est-ce par goût pour la comédie ou par amour pour une fantasy héritée des vieilles sagas nordiques, toujours est-il que Wilko Johnson se retrouve projeté dans un Moyen Âge crépusculaire et violent en incarnant dans la série télévisée Game of Thrones (Le Trône de fer) le bourreau Ser Ilyn Payne à la langue coupée. Et le rôle sied à merveille à son regard de dément et sa calvitie luisante ! Même sans Telecaster mitraillette, Wilko l’halluciné reste une formidable bête de scène. - [In the City](https://www.vivelaculture.com/in-the-city/): 1977. L’année de tous les dangers. Un implacable trio balance un rock cinglant, conjuguant avec morgue toute la hargne du punk avec l’élégance d’un rock anglais sixties (Kinks en tête) et d’un rhythm & blues sans âge. The Jam annonce un « monde moderne », et leur leader, Paul Weller, torture sa guitare à la manière d’un Wilko Johnson. Les deux enragés deviendront vite amis, complices, frères de rage et d’électricité. - [Down By The Jetty](https://www.vivelaculture.com/down-by-the-jetty/): Un des premiers gros courts-jus de ces seventies (alors) très assoupies : en 1975, un groupe sorti d’une zone industrielle improbable de la périphérie londonienne racle jusqu’à l’os et passe au hachoir un rhythm & blues noueux. Voix et harmonica décapants, Fender sous tension, Dr. Feelgood, avec ce premier album aujourd’hui légendaire, bouscule les vieux dinosaures du rock pour remettre le blues et le rock au centre des débats, à quelques mètres de la pompe à bière. Le pub rock a désormais ses dieux. - [Hits, Misses… The Complete Stiff Masters](https://www.vivelaculture.com/hits-misses-the-complete-stiff-masters/): Le pub rock avait ses stars (Ian Dury, Elvis Costello, Dr. Feelgood, Nick Lowe, tous sur le label Stiff Records, comme notre homme), et ses seconds couteaux. Wreckless Eric, alias Eric Goulden pour l’état civil, faisait plutôt partie de la seconde catégorie. Et pourtant, ce rocker attachant et souvent inspiré, un rien foutraque – qui durant les années quatre-vingt-dix jouait jusqu’au beau milieu du magasin parisien du label français New Rose – a signé un paquet de bonnes chansons, de « Whole Wide World » à « Veronica », en vrai soldat de la pression sans faux col. - [Blues](https://www.vivelaculture.com/blues/): Il a quasiment tout inventé – certains disent même qu’il a inventé le rock, carrément, tout seul comme un grand. Des mélodies définitives, devenues depuis belle lurette des standards (« Johnny B. Good », « Sweet Little Sixteen »…). Des parties de guitares d’anthologie (qui feront beaucoup baver Keith Richards). Et un jeu de scène unique, basé sur le « duckwalk », que Wilko Johnson le chien fou adaptera en pas glissés dedans-dehors, figure chorégraphique nerveuse pour un rock épileptique. - [Have Guitar Will Travel](https://www.vivelaculture.com/have-guitar-will-travel/): Avec sa vue basse, son chapeau de shérif et ses guitares carrées, Bo Diddley est une des grandes images pieuses pour tous les guitar heroes de la planète. Un des pionniers bluesy et rock’n’roll du vibrato et de toutes sortes d’innovations techniques, le sorcier rhythm & blues du riff qui envoûte (Mick Jagger succombera bien vite à son irrésistible pouvoir) et le grand maître du « Diddley beat » qui hantera souvent le jeu de Wilko Johnson quand, « back in the night », sa Fender sonnera la charge. - [Atlantic Box Set](https://www.vivelaculture.com/atlantic-box-set/): Tout comme la plupart des rockers anglais des sixties et des seventies, Wilko Johnson n’a jamais caché son admiration pour le rhythm & blues du mythique label new-yorkais Atlantic qui, à son âge d’or – entre 1947 (date de sa création) et le milieu des années soixante-dix – pouvait afficher en tête de son catalogue des noms cousus or comme Ray Charles, Aretha Franklin, Otis Redding (Atlantic distribue le label de Memphis, Stax), les Drifters, Sam & Dave, Wilson Pickett, Joe Turner ou les Coasters. Un coffre au trésor. - [Oil City Confidential](https://www.vivelaculture.com/oil-city-confidential/): Canvey Island. Une « île » gagnée sur les eaux de l’estuaire de la Tamise, non loin de Londres. Un immense complexe pétrolier hérissé de torchères et de cuves Shell en dessous du niveau de la mer. Là où tout a commencé pour quatre jeunes copains, quatre « locaux » fans de musique, à l’aube des années soixante-dix… Le réalisateur Julien Temple (La grande escroquerie du rock‘n’roll, Absolute Beginners), accompagné de Wilko Johnson, revient sur les lieux du crime pour raconter (avec l’aide des principaux acteurs, de nombreux documents et d’interviews plus anciennes de Lee Brilleaux) la grande et édifiante saga Dr. Feelgood. Poignant. - [Back In The Night](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-night/): L’essentiel, le sublime, arrive souvent au tout début, dans l’urgence. Et puis les choses ont tendance à s’émousser. Wilko solo n’atteint peut-être pas les sommets de Dr. Feelgood, mais les instants de grâce sont nombreux, et réunis dans cette compilation où l’homme mitraillette s’entoure souvent de la rythmique de Ian Dury (et du rock critic Charles Shaar Murray à l’harmonica) pour balancer à la hussarde quelques vieux titres sortis de derrière les fagots. Héroïque. - [A Very Special Christmas](https://www.vivelaculture.com/a-very-special-christmas/): Haring a dessiné la pochette de ce très célèbre album de Noël destiné à lever des fonds au profit des Special Olympics (jeux olympiques des enfants et adultes handicapés mentaux). Le casting est impressionnant, de Bruce Springsteen à Madonna en passant par U2 ou Run DMC, tous interprètent des chansons de Noël inédites et feront de ce disque un énorme best seller : plus de quatre millions d’exemplaires vendus. Un bel objet, un beau cadeau, une bonne action. - [Keith Haring : Retrospective Music of his Area](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-retrospective-music-of-his-area/): The Artist Speaks (Hommage à Keith Haring) de Junior Vasquez : Un album hommage à l’artiste et à la musique de son époque, avec un de ses fameux chiens (devenu DJ) en couverture et « The Artist Speaks », le titre qui lui est dédié, composé par son ami Junior Vasquez, qui mélange la voix de Haring à ses boucles electro. Quand l’artiste devient lui-même une source d’inspiration… - [Paradise Garage](https://www.vivelaculture.com/paradise-garage/): Larry Levan aux platines, dernière soirée du Paradise Garage, 1987 : Le Paradise Garage était LA boîte chérie de Keith Haring. Il vivra sa fermeture, en 1987, comme un deuil, qu’il surmontera en immortalisant ses danseurs dans nombre de ses peintures à venir… Larry Levan était le DJ star de l’endroit, un des premiers grands noms de la dance music. Cette compilation lui rend hommage, enchaînant plusieurs de ses mixes classiques : montez le son et dansez, vous êtes en 1987, au Paradise Garage ! - [Keith Haring : le petit prince de la rue](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-le-petit-prince-de-la-rue/): Ce film documentaire retrace la vie et la carrière de Keith Haring en faisant la part belle aux images d’archive ainsi qu’aux témoignages des membres de sa famille et de ses amis de l’époque encore en vie (Kenny Scharf, Yoko Ono, David LaChapelle, Madonna ou Junior Vasquez). Les moments les plus impressionnants sont ceux où l’on voit Haring peindre, en véritable performer qu’il était, très rapide et très sûr de son trait, dans des lieux divers, notamment dans le métro, sur de grands panneaux publicitaires vides. En bonus, Keith Haring, témoignages d’amis français, comprend des interviews de personnalités comme Jean-Charles […] - [Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child](https://www.vivelaculture.com/jean-michel-basquiat-the-radiant-child/): Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années 1980 a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise… Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance jamais vue. Ce film, basé sur des entretiens avec son amie réalisatrice Tamra Davis, le montre au travail, rayonnant, comme l’annonce justement son titre, clin d’œil à Haring et à son Radiant […] - [Recherche Susan désespérément](https://www.vivelaculture.com/recherche-susan-desesperement/): Madonna et Keith Haring se sont rencontrés à la Danceteria bien avant leurs célébrités respectives (il était aide-serveur, elle tenait le vestiaire). Le film qui a fait connaître la chanteuse au grand public, Recherche Susan désespérément, décrit parfaitement le New York de cette époque, certaines scènes se déroulant même dans ce fameux club. Madonna n’a jamais fait mieux depuis… Amis pour la vie, il lui dessinera des vêtements et elle chantera « Dress You Up » lors de sa fête d’anniversaire, en 1984. Vingt-cinq ans plus tard, elle lui rend toujours hommage sur scène (cf. l’animation de personnages de Haring servant de […] - [Le mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso/): Le film de Clouzot est à la fois unique et révolutionnaire. C’est la première et dernière fois que l’œuvre d’un peintre – en l’occurrence, pas n’importe lequel – est filmée « en train d’être réalisée ». Grâce à un procédé de transparence, on ne voit ni l’artiste, ni son bras ni même son pinceau, mais uniquement des lignes et des couleurs qui apparaissent sur la toile, en temps réel. On mesure ainsi la dextérité, la rapidité et la prolixité de Picasso, et on touche du doigt son génie. Les quelques scènes où on le voit parler à Clouzot entre deux peintures sont […] - [Le grand livre des petites choses](https://www.vivelaculture.com/le-grand-livre-des-petites-choses/): Keith Haring adorait les enfants. Il aimait les représenter (son fameux « bébé rayonnant »), les faire travailler, jouer avec eux et leur offrir des dessins. Ils le lui rendaient bien, amusés et fascinés par ses figures simples, tracées en quelques lignes, de chiens aboyant, de bonshommes sautillant, de pyramides, de soucoupes volantes… Ce livre « interactif », à l’origine un cadeau d’anniversaire pour les sept ans de Nina, la fille d’un de ses amis, est aujourd’hui destiné à tous les enfants du monde. - [Alechinsky, le pinceau voyageur](https://www.vivelaculture.com/alechinsky-le-pinceau-voyageur/): Expo Aix-en-Provence 2010 Ce peintre belge est une figure majeure de l’avant-garde du XXème siècle, proche des surréalistes puis membre du groupe CoBrA. Fasciné par la spontanéité de la calligraphie orientale, il s’inspire également de la BD en entourant ses œuvres de petites vignettes qui les commentent. Haring le découvre lors d’une exposition à Pittsburgh en 1977 et ne s’en remet pas : « Je n’en ai pas cru mes yeux ! De tout ce que j’avais vu, c’était ce qui se rapprochait le plus de ce que j’étais en train de faire avec toutes ces petites formes qui s’engendraient d’elles-mêmes. J’ai soudain […] - [Ma Philosophie de A à B et vice-versa](https://www.vivelaculture.com/ma-philosophie-de-a-a-b-et-vice-versa/): L’inimitable ton pince-sans-rire de Warhol fait de la lecture de cet ouvrage culte – longtemps introuvable et enfin réédité – un véritable plaisir. Même s’il n’en parle pas réellement, on comprend beaucoup mieux l’œuvre de Warhol, et sa « philosophie », en dévorant ces pages provocatrices, hilarantes et parfois même touchantes. Passé maître dans l’art de parler sérieusement de choses totalement insignifiantes et légèrement des sujets les plus graves, Warhol fascine une fois de plus par son génie protéiforme. On le savait peintre, cinéaste, producteur de rock (avec le Velvet Underground), homme d’affaire, chroniqueur mondain, et bien d’autres choses. On découvre ici […] - [Di Rosa Graphic](https://www.vivelaculture.com/di-rosa-graphic/): La démarche du peintre sétois, fondateur du Musée des Arts Modestes, est assez proche de celle de Haring. Les deux hommes étaient d’ailleurs amis, Di Rosa ayant vécu à New York en 1984 et rencontré tout l’underground local de l’époque. Membre du groupe de la « Figuration libre » qui rassemble Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas, Di Rosa s’inspire de la culture populaire, du rock à la BD en passant par le cinéma ou les arts primitifs. Ce catalogue raisonné est un très bel objet, ludique et solaire, à l’image de l’artiste. - [Journal](https://www.vivelaculture.com/journal/): Dès 1977, à l’âge de 19 ans, le jeune Keith Haring consigne dans ses carnets ses réflexions sur l’art, sur sa sexualité, sur ses lectures, puis, très vite, sur son succès commercial. La richesse de ce journal, qu’il tiendra jusqu’à sa mort et qu’il voulait vraisemblablement voir publié, en font l’antithèse de celui, tout aussi fameux, de son ami Andy Warhol. Là où ce dernier reste malicieusement superficiel et se délecte de ragots people, Haring est souvent profond et précis, et nous livre un document passionnant sur son œuvre, mais aussi sur son époque, sur l’art et sur la vie […] - [Lascaux](https://www.vivelaculture.com/lascaux/): Il y a plus de 15000 ans, le métro n’existait pas, les graffeurs de l’époque étaient donc obligés de descendre dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce très beau livre au format original, magnifiquement illustré, nous rappelle que le street art n’est pas forcément né à New York dans les années 1970. - [Le mur de Berlin](https://www.vivelaculture.com/le-mur-de-berlin/): En 1986, Keith Haring recouvre 90 mètres du mur de Berlin, côté ouest, de peintures aux couleurs du drapeau allemand pour exprimer l’espoir de voir un jour le pays réunifié, ce qui se produira enfin trois ans plus tard. C’est l’histoire hallucinante de ce mur de la honte que nous conte l’historien Frederick Taylor, de sa construction sinistre en 1961 à sa démolition joyeuse en 1989. Du contexte politique aux drames humains, cet ouvrage de référence nous explique absolument tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. - [Keith Haring, The Political Line](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-the-political-line/): Exposition au MAM Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrée à Keith Haring. Elle est centrée sur la dimension politique de son travail, d’une force et d’une actualité impressionnantes. Qu’elle ait lieu à Paris n’est pas anodin : Haring adorait cette ville où il a fréquemment séjourné et qui a été l’une des premières à le faire entrer au musée, en 1984, avec l’exposition Figuration Libre France/USA, qui présentait ses œuvres aux côtés de celles de […] - [Au lieu-dit Noir-Étang](https://www.vivelaculture.com/au-lieu-dit-noir-etang/): Eté 1926. L’arrivée d’une séduisante professeur au sein de l’école d’un petit port de la Nouvelle-Angleterre déchaîne – sous le regard d’un adolescent transi – souffrances, fureurs et tragédies… Un tumultueux thriller, ancré dans un nébuleux passé, formidable occasion de rendre hommage aux classiques : aux Hauts de Hurlevent, auxquels ce drame passionné fait souvent référence, comme aux romans gothiques d’Ann Radcliffe, dont il emprunte les décors tourmentés, baignant dans le halo surnaturel d’une lune blafarde. - [Kinderszenen](https://www.vivelaculture.com/kinderszenen/): Arabesque, Variations Abegg, Papillons, Novelettes. Sa vie tragique, ses profondes dépressions, n’ont fait que renforcer le mythe : Robert Schumann est le maître d’une musique romantique allemande poussée à son paroxysme. L’orfèvre de partitions profondément marquées par la littérature (on songe aux poésies de Goethe, aux contes fantastiques de E.T.A. Hoffmann). L’artisan d’une musique visionnaire, qui ouvrit des portes à de nombreux compositeurs, de Saint-Saëns à Tchaïkovsky. « Le romantique des romantiques », tel qu’on le surnomma. - [Twilight, la saga](https://www.vivelaculture.com/twilight-la-saga/): Les vampires, loups-garous et autres lycanthropes hantent toujours l’imaginaire, comme le prouve l’immense succès des romans de Stephenie Meyer et leur adaptation au grand écran. Mais les temps ont changé et le « politiquement correct » a fait rentrer dans le rang toutes les effrayantes créatures de la nuit. Pas d’incubes ou de succubes, peu d’interdits et des péchés quasiment véniels : avec Bella, Edward, Jacob et les autres, le sang a désormais un goût acidulé de Coca ! Mais les ados adorent ça ! - [Géricault, au cœur de la création romantique](https://www.vivelaculture.com/gericault-au-coeur-de-la-creation-romantique/): Études pour Le Radeau de la Méduse. L’histoire d’un chef-d’œuvre de la peinture romantique. Pour réaliser ce tableau monumental, en 1817-1818, Théodore Géricault fait construire une maquette grandeur nature de l’épave dans son atelier, rencontre les survivants, et va même jusqu’à récupérer à l’hôpital Beaujon des mains et des pieds coupés, transformant son lieu de travail en un endroit irrespirable. À sa présentation, au salon de 1819, Le Radeau de la Méduse provoquera la polémique. Mais toute une génération de peintres romantiques, Delacroix en tête (il pose d’ailleurs sur le radeau, en naufragé !), s’en inspireront. - [Rebecca](https://www.vivelaculture.com/rebecca/): Un riche veuf épouse en secondes noces une innocente jeune femme et l’installe dans son château. Elle y découvre d’abord une gouvernante hostile, attachée à sa première maîtresse, puis s’aperçoit très vite que la défunte, Rebecca, hante toujours cette sombre demeure. En 1940, Alfred Hitchcock adapte un roman de Daphné du Maurier (son meilleur sans doute !) paru deux ans plus tôt, signant pour ses débuts américains un film authentiquement gothique et flamboyant ! - [Nosferatu le vampire](https://www.vivelaculture.com/nosferatu-le-vampire/): Inspiré du Dracula de Bram Stoker (1897), Nosferatu concentre bon nombre de thèmes chers à un romantisme noir encore bien vivant durant les années vingt. Du personnage effrayant du vampire aux mains crochues aux recoins d’un château de Transylvanie délicieusement gothique, en passant par une symphonie funèbre d’ombres portées et d’éclairages crépusculaires orchestrée par un génial Murnau, ce chef-d’œuvre du septième art, adulé par les surréalistes, reste comme un des premiers films d’horreur de l’histoire du cinéma. - [Nouvelles et contes fantastiques](https://www.vivelaculture.com/nouvelles-et-contes-fantastiques/): On connaît les tableaux du peintre symboliste, s’inspirant des rêves les plus étranges pour construire une œuvre souvent inquiétante et visionnaire, inédite et singulière. On reconnaît également au premier coup d’œil le coloriste exceptionnel d’Ophélia ou du Cyclope. Avec les dix contes regroupés dans ce recueil, on découvre un Odilon Redon écrivain, proche du fantastique Villiers de l’Isle-Adam ou d’Edgar Poe, ainsi que de la poésie de Stéphane Mallarmé. - [La Morte amoureuse](https://www.vivelaculture.com/la-morte-amoureuse/): Toutes les nuits, une jeune et belle courtisane tourmente un prêtre et le condamne à une impossible double vie : Clarimonde, revenue d’un lieu « sans soleil ni lune », charme et endort l’homme d’Église pour se nourrir de son sang. Femme vénéneuse, goule, vampire, La Morte amoureuse, en 1836, sacre une fois de plus l’auteur du Capitaine Fracasse comme le chef de file d’un romantisme noir à la prose échevelée. Un grand classique. - [Caspar David Friedrich](https://www.vivelaculture.com/caspar-david-friedrich/): Juché sur un pic rocheux déchiqueté, un homme solitaire fait face à un océan en colère de roches et de nuages… Le voyageur contemplant une mer de nuages (1840) reste sans aucun doute l’œuvre la plus célèbre de Caspar David Friedrich. Né en Poméranie en 1774 et mort 66 ans plus tard à Dresde, dans l’indifférence générale, ce protégé de Goethe incarne à travers ses paysages tourmentés, cartes postales secouées et reflets de l’âme humaine autant que de la géographie, tout le génie de la peinture romantique allemande du XIXème siècle. - [Les Châteaux de la subversion](https://www.vivelaculture.com/les-chateaux-de-la-subversion/): Accompagné de Soudain un bloc d’abîme, Sade. Deux textes très complémentaires sur le roman noir au XVIIIème siècle, signés par une des grandes spécialistes du genre. Si Soudain un bloc d’abîme (au départ introduction à la magistrale édition des œuvres complètes de Sade publiées par Pauvert) s’attache à remettre les livres du « divin marquis » au centre de la littérature française, Les Châteaux de la subversion offre, pour la première fois, à l’aube des années quatre-vingts, une étude « lumineuse » et très complète sur un roman sombre et gothique, terreau du romantisme en plein siècle de la Raison. - [Goya d’or et de sang](https://www.vivelaculture.com/goya-dor-et-de-sang/): 1797. Le fantasmagorique Vol des sorcières, comme la période sombre qui suit, avec la publication de Caprices, (gravures censurées à l’époque par l’Inquisition encore toute puissante), illustrent la tentation préromantique d’un Goya au sommet de son art. Sorcières grimaçantes et édentées, animaux monstrueux, vieillards émaciés, suppliciés, monstres, vont durablement inspirer, grâce au maître espagnol, littérature et peinture du XIXème siècle. - [Le Faussaire](https://www.vivelaculture.com/le-faussaire/): L’histoire d’un reporter allemand (sobrement interprété par Bruno Ganz) pris dans un conflit qui le dépasse. Au milieu de longues errances dans Beyrouth, des explosions et des cadavres, la vie, bizarrement, continue. Schlöndorff filme d’une certaine façon l’envers de la guerre, le quotidien. Que photographier, que raconter ? Qu’est-ce qui est « vrai » et pour qui ? À son retour, le reporter, qui a côtoyé trafiquants et soldats de tous bords, refuse de vendre ses « informations ». Une belle interrogation sur le métier de reporter de guerre… sans réponse tranchée. - [L’espoir](https://www.vivelaculture.com/lespoir/): André Malraux combat en 1936-1937 aux côtés des républicains espagnols, comme tant d’autres militants antifascistes dégoûtés par le refus de la France et de la Grande-Bretagne de rompre le pacte de non-intervention en fournissant des armes aux républicains loyalistes, alors qu’Hitler et Mussolini arment ouvertement les troupes de Franco… Son engagement le conduit à écrire L’Espoir, publié en décembre 1937, et à en tourner une adaptation filmée Espoir, sierra de Teruel en 1938. Quand il le termine, l’année suivante, il n’y a plus aucun « espoir » pour les loyalistes ! Ce film, à la fois poétique et politique, devient un requiem pour […] - [Robert Capa, l’homme qui voulait croire en sa légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-lhomme-qui-voulait-croire-en-sa-legende/): Ce documentaire, qui fait partie d’une série écrite par Gérard Miller (d’autres films sont consacrés à Marilyn Monroe ou Jackie Kennedy !), s’attaque à la légende Capa, en analysant la construction de celle-ci et en ne cherchant pas à gommer la part d’ombre du « héros », dépressif, désœuvré, s’ennuyant loin de la guerre (notamment à Hollywood)… Tout ceci, accompagné de l’éternelle question sur la photo emblématique de la guerre d’Espagne probablement mise en scène, fait que Magnum et Cornell Capa (le frère du photographe, qui veille sur ses œuvres et sa mémoire) ont interdit à Patrick Jeudy d’utiliser les photos de Robert […] - [Pour qui sonne le glas](https://www.vivelaculture.com/pour-qui-sonne-le-glas/): Ernest Hemingway fait partie de ces écrivains qui ont pris fait et cause pour les républicains espagnols en 1936 et se sont rendus sur place. Là, il a rencontré Robert Capa, et une amitié durable s’est nouée entre les deux hommes, faite de respect et d’admiration réciproques, à tel point qu’Hemingway s’est inspiré des photos de Capa pour écrire son fameux roman traitant de la guerre d’Espagne, Pour qui sonne le glas. On retrouve d’ailleurs quelques photos du grand écrivain dans les tirages exposés de La Valise mexicaine (ainsi que des clichés d’autres de ses amis comme John Huston, Ingrid […] - [Il était une fois une guerre](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-une-guerre/): John Steinbeck est connu pour ses grands romans sociaux décrivant la vie des petites gens de Californie et du Sud des États-Unis. Mais il fut aussi correspondant de guerre pour le New York Herald Tribune en 1943, accompagnant les GIs sur les bases d’Angleterre, les suivant sur les fronts d’Afrique du Nord, avant de débarquer avec eux en Sicile et en Italie. Ces écrits mémorables, différents du reste de son œuvre, témoignent de son talent de journaliste et d’écrivain. Steinbeck et Capa deviennent amis après la guerre – qu’ils ont tous deux suivi en première ligne, chacun de leur côté […] - [L’ombre d’une photographe Gerda Taro](https://www.vivelaculture.com/lombre-dune-photographe-gerda-taro/): Longtemps, le souvenir de Gerda Taro, tuée le 25 juin 1937 à la veille de ses vingt-sept ans sur la route de Madrid au cours de la guerre d’Espagne, n’a survécu que dans l’ombre de Robert Capa, son compagnon. Taro avait tout appris de Capa en ce qui concernait la photo mais, inversement, elle avait largement participé à l’élaboration de la « légende » Capa, en transformant cet émigré juif un peu bohème en un véritable dandy, et surtout en travaillant avec lui, allant même jusqu’à signer du nom de son homme certaines de ses propres images… Ce livre élégant et touchant […] - [En attendant Robert Capa](https://www.vivelaculture.com/en-attendant-robert-capa/): L’envie d’écrire ce livre est venu à la romancière Susana Fortes en 2008, quand elle a lu l’histoire de la découverte de la « valise mexicaine » dans le New York Times. Elle s’y attache à romancer l’histoire d’amour entre Robert Capa et Gerda Taro, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à la légende. Ce « roman », qui a reçu le prix Fernando Lara en 2009, est devenu un best-seller et a été traduit dans douze langues. Il est actuellement en cours d’adaptation à l’écran par Michael Mann (Heat, Collateral, Public Enemies). Un autre biopic hollywoodien consacré au photographe est également en préparation, réalisé […] - [Histoire du visuel au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-visuel-au-xxeme-siecle/): Nouvelle édition remaniée d’un ouvrage sorti en 2000 et titré de façon beaucoup plus explicite Les images qui mentent. L’auteur, un spécialiste reconnu de l’analyse des images, y passe en revue l’histoire de la vision (nécessairement déformée, que ce soit volontaire ou non) de notre monde à travers ses représentations, de l’affaire Dreyfus au règne d’internet en passant par tous les grands événements du XXème siècle. Un chapitre passionnant (« Les icônes ne parlent pas – guerre et photographie ») revient sur le travail des photo-reporters, et notamment sur les fameuses photos de la guerre d’Espagne prises par Capa et Taro. - [Magnum Magnum](https://www.vivelaculture.com/magnum-magnum/): De Capa et Cartier-Bresson, ses fondateurs, à Raymond Depardon et des dizaines d’autres, l’agence Magnum gère de façon coopérative – très originale dans ce métier – les œuvres des meilleurs photo-reporters mondiaux de ces soixante dernières années. La collection de photographies de Magnum est donc aujourd’hui impressionnante par sa quantité et sa qualité. C’est dans ce fonds qu’a puisé Brigitte Lardinois, elle-même membre de l’agence, pour sélectionner et critiquer pour cet ouvrage six œuvres de chacun des 69 photographes retenus, des grands maîtres du passé aux nouveaux talents d’aujourd’hui. Elle reprend ainsi la tradition initiale de Magnum où chacun des […] - [Robert Capa : Traces d’une légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-traces-dune-legende/): Cette biographie luxueuse de Robert Capa permet de mieux comprendre la genèse et l’explosion du talent du photographe en s’attachant à trois périodes fondamentales de sa carrière : son arrivée en France (1933-1935), la construction de sa légende (1935-1939) et sa vie « américaine » (1939-1954). L’ouvrage se distingue par la richesse de ses illustrations : les propres photos de Capa bien sûr, mais aussi des images le montrant au travail, ainsi que ses amis et collègues, et surtout de très belles reproductions de courriers, papiers divers, fac-similés de couvertures et de doubles pages des magazines où paraissaient ses reportages, et d’articles qu’il a […] - [La Valise mexicaine](https://www.vivelaculture.com/la-valise-mexicaine/): L’histoire de cette « valise » contenant près de 4500 négatifs de photos de la guerre civile espagnole, prises entre 1936 et 1939 par Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour, et retrouvée soixante-dix ans plus tard au Mexique, est à l’image de la vie de Capa : passionnante et rocambolesque. Les tirages de ces clichés exceptionnels, qui ont jeté les bases de la photographie de guerre actuelle et donné ses lettres de noblesse au photo-reportage engagé, font aujourd’hui l’objet d’expositions dans le monde entier. On les retrouve dans ce somptueux catalogue, agrémentés de documents d’époque, de textes et d’analyses critiques rédigés par […] - [Blow-Up](https://www.vivelaculture.com/blow-up/): Cette allégorie glacée du Swinging London, composée par Antonioni en 1966, déplace subtilement les frontières entre le réel et la fiction. Dans un parc, Thomas, un photographe de mode blasé, photographie un couple et s’aperçoit après coup qu’il a peut-être assisté à un crime. Il agrandit les clichés pour s’en assurer, mais il ne voit qu’un amas de taches informes. Cette ambiguïté de la vision deviendra d’ailleurs un des ressorts des films policiers italiens de la fin des années soixante et des années soixante-dix, en particulier Profondo Rosso (1975) de Dario Argento. - [Le Miroir magique de M.C. Escher](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-magique-de-m-c-escher/): Héritier des « perspecteurs » de la Renaissance, l’artiste hollandais M.C. Escher a composé une œuvre dans laquelle il a exploré tous les registres des images paradoxales et des perspectives curieuses – que ce soient la mise en abyme dans Mains se dessinant, le pavage dans Jour et Nuit, les figures impossibles dans Belvédère, Chute d’eau et Du haut en bas des escaliers ou les effets de perspective dans En bas et en haut, Un autre monde et Relativité. Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ! - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses/): Cet ouvrage consacré aux transformations de la façon de concevoir le monde commence par une analyse minutieuse d’une œuvre du peintre baroque espagnol Diego Velazquez, Les Ménines. Pour Foucault, cette toile est caractéristique de l’âge de la représentation et marque le début de la crise de la modernité : la mise en abyme de l’artiste en train de peindre et le miroir qui ouvre sur l’extérieur du tableau mettent en scène la fameuse disparition du sujet et libèrent ainsi la représentation de toute attache… - [L’homme des hautes plaines](https://www.vivelaculture.com/lhomme-des-hautes-plaines/): Un étranger (Duncan) débarque à Lago et accepte de défendre le bourg contre des hors-la-loi qui le menacent. Mais il en profite pour faire régner sa loi et finit par obliger les habitants à repeindre toute la ville en rouge et à la rebaptiser « Hell ». Quelle est la meilleure raison de revenir du monde des morts ? Cette version noire du western spaghetti, sorte de variante lugubre de l’Éternel Retour de Nietzsche ou de la « survivance » selon Warburg, nous donne la réponse : la vengeance. - [L’Image survivante](https://www.vivelaculture.com/limage-survivante/): Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg. Dans ce maître-livre consacré au génial Aby Warburg et à sa théorie de la « survivance » (la réapparition de certains gestes de la statuaire antique dans l’art de la Renaissance), Didi-Huberman déploie un riche panorama des sources et des prolongements de cette notion – de Burckhardt à Freud, de Goethe à Binswanger. Cette description de la nature fantomatique et revenante des images est en particulier l’occasion d’une interprétation renouvelée de « l’éternel retour » nietzschéen : non pas un grand cercle, mais un ensemble irrégulier de rebonds… - [Ouvre les yeux](https://www.vivelaculture.com/ouvre-les-yeux/): Ce véritable film labyrinthe, dominé par les flash-back, les équivoques et les fausses pistes, exploite un argument classique de la philosophie (la différence entre le rêve et l’état de veille) à la manière du dilemme de Tchouang-Tseu et du papillon : est-ce l’homme défiguré qui rêve qu’il est un playboy ou le playboy qui rêve qu’il est un homme défiguré ? - [Ubik](https://www.vivelaculture.com/ubik/): L’auteur lui-même ne serait-il pas un malin génie ? Comme dans les romans frénétiques où les auteurs semblent prendre un plaisir sadique à torturer leurs héros, Dick n’a jamais été aussi cruel avec ses personnages qu’en les précipitant dans un univers où s’accumulent les niveaux de réalité, les univers parallèles et les retournements de situation. Dick remplace le doute par une esthétique hallucinatoire et transforme l’expérience de pensée de Descartes en véritable « trip » … « Je suis vivant et vous êtes morts. » - [Méditations métaphysiques](https://www.vivelaculture.com/meditations-metaphysiques/): Alors que la pensée baroque multiplie les paradoxes comme pour répondre à l’instabilité du monde, Descartes cherche à trouver un fondement solide à la connaissance. Dans la « Première méditation », il passe en revue une série d’arguments (la folie, le rêve…) en faveur du doute. Cet examen culmine avec l’hypothèse du « malin génie » : nos certitudes les plus établies seraient en fait l’œuvre d’une entité trompeuse. Cogito ergo sum. - [L’Offrande musicale](https://www.vivelaculture.com/loffrande-musicale/): Ce sommet de virtuosité polyphonique est né d’un défi proposé à Bach par le roi Frédéric II de Prusse. En 1747, lors de la visite du musicien à sa cour, le souverain lui demande d’improviser à partir d’un thème qu’il lui joue à la flûte. Les canons qui composent l’œuvre se présentent comme autant d’énigmes et épuisent systématiquement toutes les possibilités offertes par le thème initial. Le premier est même un véritable palindrome musical qui peut se jouer dans les deux sens ou en même temps à l’endroit et à l’envers. - [L’Homme de cour](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-cour/): Dans ce manuel de savoir-vivre qui condense et développe ses ouvrages précédents, le moraliste espagnol opère un renversement étourdissant : il privilégie le paraître aux dépens de l’être. À coups d’ellipses et d’antithèses, son écriture baroque tisse un éloge flamboyant de l’apparence qu’il destine au « héros » plongé dans un monde incertain. Schopenhauer, Nietzsche et Debord ne s’y sont pas trompés quand ils en ont fait l’un de leurs livres de chevet. - [Le Prisonnier](https://www.vivelaculture.com/le-prisonnier/): Dans cette série mythique de 1967, un agent secret britannique démissionne sans explications. Au moment où il fait ses bagages, un gaz anesthésiant envahit la pièce. Il se réveille au Village, une charmante station balnéaire apparemment dirigée par Numéro 2. Cet étrange personnage explique au nouveau venu, rebaptisé Numéro 6, qu’il restera au Village tant qu’il ne révèlera pas les raisons de sa démission. Désormais, Numéro 6 n’aura de cesse de tenter de s’échapper. Le Prisonnier ressemble à une inversion du paradoxe de Zénon : ici, Achille a affaire à un lieu rigoureusement retranché et non plus à un espace impossible […] - [Le Château](https://www.vivelaculture.com/le-chateau/): Si l’on en croit Borges, ce roman inachevé, publié en 1926, doit beaucoup au fameux paradoxe de Zénon : « La forme que ce problème illustre est exactement celle du Château, le mobile, la flèche et Achille sont les premiers personnages kafkaïens de la littérature. » (« Kafka et ses précurseurs ».) Le protagoniste principal, un arpenteur du nom de K., est un Achille moderne qui arrive dans un village et se retrouve aux prises avec un labyrinthe bureaucratique, un espace qui paraît tout aussi incommensurable que celui qui sépare le héros grec de la tortue : atteindra-t-il jamais le château ? - [Fictions](https://www.vivelaculture.com/fictions/): Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques… Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l’étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. » - [Qu'est-ce qu'un paradoxe ?](https://www.vivelaculture.com/quest-ce-quun-paradoxe/): Ce petit livre de synthèse fournit une vue d’ensemble des problèmes célèbres qui ont émaillé l’histoire de la philosophie de l’Antiquité à nos jours : du paradoxe de Zénon à celui de Russell, en passant par « l’argument dominateur » de Diodore ou « l’âne de Buridan ». Il sera utile à tous ceux qui veulent savoir si, comme Épiménide le Crétois l’affirme, tous les Crétois sont des menteurs (paradoxe du menteur). - [La Naissance de la philosophie](https://www.vivelaculture.com/la-naissance-de-la-philosophie/): Dans une analyse aussi ramassée que profonde, Giorgio Colli tente de reconstruire l’origine de la sagesse. Il souligne notamment le rôle primordial que la notion d’énigme a joué dans l’avènement de la pensée grecque et brosse ainsi un tableau audacieux d’une raison qui s’enracine dans la folie, la cruauté et le défi, autant d’éléments qui caractérisent le type de divination jadis pratiquée à Delphes. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands-2/): Combining pop, punk and avant-garde experimentation, Siouxsie and the Banshees were one of the most inventive and influential bands of the English post-punk scene. Their second album, Join Hands, released in 1979, features Siouxsie’s distinctive jagged vocals and the band’s trademark brooding guitars and atmosphere of unease. Now held as a classic, it features the devastating blast of dark energy that is “Love in a Void”, the obsessive rhythm of “Playground Twist” and the sinister/sweet lullaby “Mother”. Siouxsie plays Yoko Ono’s Meltdown in June. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city-2/): Released in 1972, Some Time in New York City was penned and performed by both Ono and Lennon. Combining experimental rock with their most explicitly political lyrics, it deals with sexism (the controversial “Woman Is the Nigger of the World” and Ono’s “Sisters, O Sisters”), police brutality (“Attica State”), the conflict in Northern Ireland (“Sunday Bloody Sunday”) and the plight of the unjustly imprisoned White Panther leader John Sinclair. The album cover is a mock newspaper with, as its articles, the songs’ titles and lyrics. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn-2/): To be published in 2013 to mark Yoko Ono’s 80th birthday, Infinite Universe at Dawn documents her artistic career through text and archival photographs, many previously unpublished. Among the notable art works included are Film No.1 (MATCH); Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth, accompanied by a photo showing Ono and three men with white bandanas over their mouths, looking like a cool band or a revolutionary faction; and Cut Piece (1964), which will be performed by Canadian electronic musician Peaches at Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present-2/): Matthew Akers’s documentary follows the Serbian-born performance artist as she prepares for a major retrospective at New York’s MOMA. For the last 40 years, Abramović has been fearlessly using her body to explore both her own limits and the nature of art. In the notoriously dangerous Rhythm 0, audience members could do what they wanted to her body using instruments such as saws, nails and a loaded gun. It echoed Yoko Ono’s Cut Piece (1964), in which Ono invited audience members to cut out a piece of her clothing on stage. - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland-2/): Winner of the Sundance Special Jury Prize and the John Lennon/Yoko Ono Peace Prize 2010, Josh Fox’s documentary investigates the consequences of fracking on American communities. Using large amounts of pressurised water injected with chemicals to release natural gas from shale deposits, fracking poses risks to the environment, including contamination of ground water and air pollution, as well as human health. In August 2012, Yoko Ono and son Sean Lennon founded Artists Against Fracking after the New York governor announced that gas drilling would soon start in the state. - [33 Revolutions per Minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-per-minute/): In the meticulously researched 33 Revolutions per Minute, Guardian music journalist Dorian Lynskey charts the history of Western pop and politics through 33 songs, from Billie Holliday’s “Strange Fruit” to Green Day’s “American Idiot” via John Lennon and The Plastic Ono Band’s “Give Peace a Chance”. Placing the songs in their social, political and national context, including the civil rights movement, protests against the Vietnam War, union action and anti-nuclear opposition, this epic work also traces the story of countercultural and revolutionary movements of the last 100 years. - [The Holy Mountain](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain-2/): Jodorowsky’s visionary mystical journey follows a Christ-like Thief as he seeks a holy mountain under the guidance of the Alchimist (played by the director), together with seven other people chosen among the world’s most powerful politicians and businessmen. Combining mordant political satire, Zen influences, irreverent humour, a surreal sense of the macabre and sumptuous visuals, The Holy Mountain remains one of Jodorowsky’s most spellbinding works. The psychedelic experimental score was composed by Jodorowsky, Archies keyboard player Ron Frangipane and free jazz musician Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby-2/): Roman Polanski’s first Hollywood-produced feature remains a creepy masterpiece of unease and paranoia. Mia Farrow is hauntingly fragile as Rosemary, devoted pregnant wife to John Cassavetes’s ambitious actor Guy. As she begins to worry about the safety of her unborn child following a number of strange occurrences, we are left to wonder whether she is really under threat from a Satanic cult, or simply losing her sanity. The exterior shots of the gloomy Manhattan building where Rosemary and Guy live were filmed at The Dakota Building. - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings-2/): One of the key figures of the American post-war avant-garde, Cage constantly sought to push back the boundaries of music and his influence is still felt today. He developed composition methods that revolved around chance and indeterminacy, electronic sounds, the unconventional use of musical instruments and the inclusion of ambient noise. His most famous composition, 4’33”, consists of nothing more than the environmental sound of the auditorium as the musicians remain silent on stage. - [Grapefruit: A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings-2/): First published in 1964, Yoko Ono’s book of instructions for art and life was an early example of conceptual art. It consists of a series of humorous, playful, eccentric and poetic abstract instructions to create works of art in the reader’s mind, for example « Wall Piece for Orchestra »: « Hit a wall with your head; » or « Hide and seek Piece »: Hide until everybody goes home. Hide until everybody forgets about you. Hide until everybody dies. » Some of the instructions were used by Ono in performance pieces and exhibitions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo-2/): Considered the most accessible album by New York’s foremost experimental rock band, Goo (1990) channels Sonic Youth’s customary sensory assault into conventionally structured songs. The album includes riff-driven rocker “Dirty Boots”, “Tunic”, about tragic pop singer Karen Carpenter, and “Kool Thing”, in which bass player Kim Gordon takes on hip hop’s macho swagger. In 1999, Sonic Youth paid tribute to Yoko Ono on their experimental album SYR4: Goodbye 20th Century. Ex-frontman Thurston Moore (solo) and Kim Gordon (as part of duo Body/Head) will be performing at Yoko Ono’s Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films-2/): Yoko Ono’s best-known film is the Fluxus short Four (1967), originally shot in New York and remade in London under the title Bottoms. The initial plan was to film the bottoms of 365 artistic personalities in close-up. According to Ono, Bottoms is an engaged film for peace, “an aimless petition signed by people with their anuses”. Ono collaborated with Lennon on various films, including Two Virgins (1968) and the more ambitious Rape (1968), in which the camera aggressively pursues a young woman around the streets of London. - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass-2/): Released in 1981, six months after John Lennon’s death, Yoko Ono’s solo album Season of Glass directly deals with the loss of her husband in songs such as “Goodbye Sadness” and “I Don’t Know Why”. They were returning from the studio where they had been working on “Walking on Thin Ice” when unhinged fan Mark David Chapman shot Lennon dead. On the album’s cover is a photo of Lennon’s bloodied glasses next to a glass of water, with Central Park in the background – the view from their apartment in The Dakota Building. - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album-2/): Most of The Beatles’ ninth album, released in 1968, was composed while John Lennon, Paul McCartney, George Harrison and Ringo Starr were on a transcendental meditation course with Maharishi Mahesh Yogi in India. Although it received mixed reviews on its release, The Beatles is now seen as one of the greatest albums of all time. With contributions by all four Beatles, it is a wildly eclectic collection of songs that play with a variety of musical genres, including the proto-metal “Helter Skelter” and the Yoko Ono-influenced avant-garde experiment “Revolution 9”. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown-2/): After performing at Patti Smith’s Meltdown in 2005, Yoko Ono has picked a spectacular line-up for her own festival this year, including the first performance in five years of priestess of darkness Siouxsie, rock gods Iggy and the Stooges (supported by the UK’s hottest new band, intense monochrome all-girl outfit Savages), ex-Sonic Youth frontman Thurston Moore and legendary New York icon Patti Smith. The festival will open with Yoko Ono Plastic Ono Band and close with a performance of Yoko Ono and John Lennon’s Double Fantasy. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands/): Mariant pop, punk et expérimentations d’avant-garde, Siouxsie and the Banshees furent l’un des groupes les plus importants et inventifs de la scène postpunk anglaise. Sur leur deuxième album, Join Hands, sorti en 1979, on retrouve la voix anguleuse de Siouxsie, les guitares menaçantes et l’atmosphère de malaise typiques du groupe. Considéré maintenant comme un classique, il contient « Love in a Void », dévastatrice explosion d’énergie noire, « Playground Twist » et son rythme obsessionnel, et la comptine mi-douce mi-sinistre « Mother ». Siouxsie se produira au Meltdown en juin. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city/): Some Time in New York City, sorti en 1972, est composé et interprété par Ono et Lennon. Associant rock expérimental et paroles les plus explicitement politiques de leur carrière, l’album s’attaque au sexisme (dans le controversé « Woman Is the Nigger of the World » et « Sisters, O Sisters » composé par Ono), la brutalité policière (« Attica State »), le conflit en Irlande du Nord (« Sunday Bloody Sunday ») et la situation de John Sinclair, leader des White Panthers injustement emprisonné. La couverture de l’album se présente comme un journal, avec les titres et les paroles des chansons organisés comme des articles. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn/): Attendu en 2013 pour marquer le quatre-vingtième anniversaire de Yoko Ono, Infinite Universe at Dawn rassemble des textes et des photos d’époque, pour la plupart inédites, qui touchent à l’ensemble de sa carrière artistique. Parmi les œuvres les plus marquantes, on trouve Film No 1 “MATCH” ; Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth accompagné d’une photo montrant Ono et trois hommes, le visage couvert d’un bandana blanc comme s’ils étaient un groupe branché du moment ou une faction révolutionnaire, et Cut Piece (1964), qui sera reproduit par la musicienne électronique canadienne Peaches au Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present/): Ce documentaire de Matthew Akers suit la célèbre artiste de performance d’origine serbe alors qu’elle se prépare pour une grande rétrospective de son œuvre au MoMA à New York. Depuis quatre décennies, Abramovi utilise son corps pour explorer ses propres limites ainsi que la nature de son art. Dans Rhythm O, une de ses performances les plus dangereuses, les membres du public étaient libres d’utiliser des instruments tels que des scies, des clous et un pistolet chargé pour faire ce qu’ils voulaient à son corps inerte. Cette performance rappelle Cut Piece (1964) de Yoko Ono, dans laquelle cette dernière invitait […] - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland/): Primé au festival de Sundance et détenteur du prix pour la paix John Lennon/Yoko Ono 2010, le documentaire de Josh Fox enquête sur les conséquences de la fracturation hydraulique (« fracking ») sur les communautés américaines. Cette technique, qui extrait le gaz naturel retenu dans les dépôts de schiste à l’aide de vastes quantités d’eau sous haute pression dans lesquelles sont injectés des produits chimiques, est dangereuse pour la santé et pour l’environnement, notamment à cause de la pollution atmosphérique et de la contamination des nappes phréatiques. En août 2012, Yoko Ono et son fils Sean Lennon ont fondé Artists Against Fracking […] - [33 Révolutions par minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute/): Dans 33 Révolutions par minute, Dorian Lynskey, critique musical au Guardian, raconte l’histoire des rapports entre la pop et la politique dans la culture occidentale à travers 33 chansons, de « Strange Fruit » de Billie Holiday à « American Idiot » de Green Day en passant par « Give Peace a Chance » de John Lennon and The Plastic Ono Band. Replaçant les chansons dans leur contexte social, politique et national, notamment les manifestations anti-Vietnam, l’action syndicale et l’opposition au nucléaire, cet ouvrage épique et minutieusement documenté retrace aussi l’histoire de la contre-culture et des mouvements révolutionnaires des cent dernières années. - [La Montagne sacrée](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain/): Cette quête mystique visionnaire, dirigée par Alejandro Jodorowsky, suit l’itinéraire du Voleur, figure christique guidée vers une montagne sacrée par l’Alchimiste (interprété par le réalisateur) avec sept autres individus choisis parmi les industriels et les politiciens les plus puissants du monde. Mêlant satire politique grinçante, influences zen, humour insolent, surréalisme macabre et images somptueuses, La Montagne sacrée reste l’une des œuvres les plus fascinantes de Jodorowsky. La bande-son est composée par Jodorowsky, Ron Frangipane, clavier des Archies, et le musicien free jazz Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby/): Le premier long métrage de Roman Polanski produit à Hollywood reste un chef-d’œuvre dérangeant, suintant le malaise et la paranoïa. Mia Farrow est d’une fragilité bouleversante dans le rôle de Rosemary, épouse enceinte dévouée à son mari, Guy, un acteur ambitieux interprété par John Cassavetes. Lorsqu’elle se met à s’inquiéter pour la sécurité de son enfant après une série d’événements troublants, on ne sait plus si elle est vraiment menacée par un culte satanique ou si elle est simplement en train de perdre l’esprit. Les plans extérieurs de l’immeuble lugubre de Manhattan où vivent Rosemary et Guy ont été tournés […] - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings/): L’une des figures phares de l’avant-garde américaine de l’après-guerre, John Cage a toujours cherché à repousser les limites de son art et son influence se fait encore sentir de nos jours. Il a développé des méthodes de composition fondées sur le hasard et l’indétermination, les sons électroniques, l’utilisation non conventionnelle d’instruments musicaux et l’inclusion de bruits ambiants. Sa composition la plus célèbre, 4’33”, ne consiste en rien de plus que les bruits de la salle pendant que les musiciens restent silencieux sur scène. - [Grapefruit : A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings/): Publié initialement en 1964, ce livre d’instructions d’art et de vie, écrit par Yoko Ono, est un des premiers exemples d’art conceptuel. Il s’agit d’une série d’instructions abstraites, humoristiques, ludiques, excentriques et poétiques pour créer des œuvres d’art dans l’esprit du lecteur, comme par exemple, Composition murale pour orchestre : « Frappez un mur de la tête » ; Cache-cache : « Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit parti. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde vous oublie. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit mort. » Ono a utilisé certaines de ces instructions dans des performances et des expositions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo/): Considéré comme l’album le plus accessible du groupe de rock expérimental new-yorkais, Goo (1990) moule l’attaque sensorielle habituelle de Sonic Youth dans des structures de chansons conventionnelles. L’album contient le classique « Dirty Boots », propulsé par un riff puissant, « Tunic », sur la tragique chanteuse pop Karen Carpenter, et « Kool Thing », une riposte de la bassiste Kim Gordon à la bravade macho du hip hop. En 1999, Sonic Youth a rendu hommage à Yoko Ono sur son album expérimental SYR4: Goodbye 20th Century. L’ancien leader Thurston Moore (solo) et Kim Gordon (dans le duo Body/Head) joueront au Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films/): Le film le plus connu de Yoko Ono est le court métrage Fluxus Four (1967), tourné à New York et refait à Londres sous le titre de Bottoms. L’idée initiale était de filmer les fesses de trois cent soixante-cinq personnalités du monde artistiques en gros plan. D’après Ono, Bottoms est un film engagé pour la paix, « une pétition sans but signée par les gens avec leur anus ». Ono a collaboré avec Lennon sur divers films, notamment Two Virgins (1968) et, de manière plus ambitieuse, Rape (1968), dans lequel la caméra poursuit agressivement une jeune femme à travers les rues de […] - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass/): Sorti en 1981, six mois après la mort de John Lennon, l’album solo de Yoko Ono, Season of Glass, parle directement de la perte de son mari dans des chansons comme « Goodbye Sadness » et « I Don’t Know Why ». Ono et Lennon revenaient du studio où ils travaillaient sur « Walking on Thin Ice », lorsque Mark David Chapman, un fan détraqué, a tiré sur Lennon. Sur la couverture de l’album on voit une photo des lunettes ensanglantées de Lennon à côté d’un verre d’eau, avec Central Park en fond (la vue depuis leur appartement du Dakota). - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album/): Le neuvième album des Beatles, sorti en 1968, fut composé en grande partie alors que John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr suivaient un cours de méditation transcendantale avec le Maharishi Mahesh Yogi en Inde. Bien que les critiques aient été mitigées à l’époque, The Beatles est maintenant considéré comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. Composé de contributions des quatre Beatles, c’est un ensemble d’un éclectisme délirant qui joue avec un grand nombre de genres musicaux, notamment le morceau proto-metal « Helter Skelter » ou « Revolution 9 », un essai expérimental influencé par Yoko Ono. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown/): Après s’être produite au Meltdown de Patti Smith en 2005, Yoko Ono a prévu un fabuleux programme pour son propre festival cette année, avec entre autres le premier concert en cinq ans de la prêtresse gothique Siouxsie, les dieux du rock Iggy and The Stooges (avec en première partie le groupe britannique le plus excitant du moment, l’intense quatuor féminin monochrome Savages), l’ancien leader de Sonic Youth, Thurston Moore, et la légendaire icône new-yorkaise Patti Smith. Les festivités s’ouvriront avec le Yoko Ono Plastic Ono Band et se clôtureront par une performance de l’album de Yoko Ono et John Lennon, […] - [Une autobiographie](https://www.vivelaculture.com/une-autobiographie/): Un livre aussi déconcertant que son auteur : quiconque s’attend à une autobiographie en bonne et due forme sera déçu. Touffu mais avare en anecdotes, plein de digressions et affranchi de toute forme de chronologie, l’ouvrage tient plutôt des Chroniques de Bob Dylan. Les récits d’enfance, par exemple, restent elliptiques pour qui n’a pas lu Shakey, la biographie de Jimmy McDonough parue en 2003 aux États-Unis. Écrivant au fil de la plume pour, dit-il, « s’occuper » après avoir arrêté la marijuana (à 65 ans), le chanteur parle peu de musique : malgré certains passages passionnants, par exemple sur l’importance de la musique noire […] - [Detroit, vestiges du rêve américain](https://www.vivelaculture.com/detroit-vestiges-du-reve-americain/): Une promenade morbide dans les ruines d’une ville éventrée par quarante ans de crise économique. Berceau de l’industrie automobile (Henry Ford y créa sa première usine en 1896) et du label Motown (parti à Los Angeles en 1971), Detroit, à la frontière du Michigan et du Canada, est aujourd’hui en piteux état, comme en témoignent les images de ces photographes français dans des églises, des bureaux ou des appartements à l’abandon. Fan de voitures des années cinquante (qu’il collectionne et retape par dizaines) et nostalgique de la qualité musicale des années Motown, Neil Young, en 2013, a deux projets : LincVolt […] - [MTV Unplugged in New York](https://www.vivelaculture.com/unplugged-in-new-york/): Face au phénomène Nirvana, en 1991, les fans de Neil Young n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles : chemises à carreaux, jeans déchirés, guitares saturées, tout y est ! Le Canadien, surnommé le « Parrain du grunge », enregistrera d’ailleurs Mirror Ball (1995) avec Pearl Jam, les rivaux de Nirvana. Ce n’est pourtant pas le Young électrique qui inspire Kurt Cobain lors de ce concert sur la chaîne MTV : réduite à l’os d’une guitare acoustique et d’une voix déchirante, sa musique atteint ici une intensité rare. La filiation prend un tour dramatique l’année suivante, quand Cobain cite des paroles de « My My, […] - [Missouri Breaks](https://www.vivelaculture.com/the-missouri-breaks/): Dans le Montana, un voleur de bétail (Jack Nicholson, qui sort de Vol au-dessus d’un nid de coucou) est traqué par un tueur à gages (Marlon Brando). Comme dans Little Big Man (1970), l’humour et la violence ébranlent les codes du genre et les mythes fondateurs des États-Unis. Comme dans ce « nouveau western » alors à la mode, la relecture provocatrice et critique de l’histoire américaine est un thème récurrent chez Neil Young. À l’époque du film de Penn, il vient de publier la chanson « Cortez the Killer », portrait du conquistador en assassin, et prépare Rust Never Sleeps (1979), où figure […] - [Arc / Weld](https://www.vivelaculture.com/arc-weld/): Dans la foulée de Ragged Glory (1990), son premier album avec Crazy Horse depuis dix ans, Neil Young et son groupe fétiche donnent 53 concerts entre janvier et avril 1991. Le double live Weld témoigne de la joie de leurs retrouvailles, avec un répertoire presque 100% électrique, mais aussi du climat régnant alors dans une Amérique en pleine guerre du Golfe et à l’aube d’une grave récession. Neil Young renoue avec sa veine protestataire en reprenant le « Blowin’ in the Wind » de Dylan, et avec l’expérimentation sonore en transformant ses fins de morceaux en longs tonnerres électriques. Une édition limitée […] - [The Bridge : A tribute to Neil Young](https://www.vivelaculture.com/the-bridge-a-tribute-to-neil-young/): À la fin des années quatre-vingts, la carrière de Neil Young est au point mort. Concentré sur l’éducation de son deuxième fils Ben, né avec un grave handicap mental, il a livré une série d’albums si curieux (le synthétique Trans, le rockabilly Everybody’s Rockin’, le country Old Ways…) que son label lui intente un procès pour « disques non représentatifs ». C’est alors que la crème du rock alternatif publie cet hommage au profit de l’école pour enfants handicapés qu’il a créée. Guitares expérimentales de Sonic Youth (« Computer Age »), veine mélodique des Pixies (« Winterlong »), sombres ballades de Nick Cave (« Helpless »), chacun montre […] - [Street Songs](https://www.vivelaculture.com/street-songs/): Avant de devenir une star du funk et de la disco, notamment avec les hits « Give it to Me Baby » et « Superfreak » contenus dans cet album, le chanteur noir américain Rick James fut un pionnier de la fusion entre les musiques noire et blanche. Exilé au Canada après avoir déserté en 1964, il forme à Toronto les Mynah Birds, avec entre autres un futur membre de Steppenwolf (« Born To Be Wild ») puis… Neil Young à la guitare. En 1966, ils décrochent ensemble un contrat à la Motown et enregistrent un album, mais l’aventure s’arrête quand l’armée américaine retrouve le chanteur. […] - [Marquee Moon](https://www.vivelaculture.com/marquee-moon/): À partir de 1975, le punk rock tire à vue sur les « dinosaures » et Neil Young le hippie fait a priori partie des cibles. Ce premier album de l’un des groupes phare de la scène new-yorkaise (avec Patti Smith, Blondie, les Ramones…) est pourtant étonnamment influencé par son travail, et pas seulement à cause de la voix particulière et haut perchée de Tom Verlaine. Les deux guitaristes interagissent à la manière de Neil Young avec Stephen Stills (Buffalo Springfield) ou Danny Whitten (Crazy Horse). Quant aux dix minutes du morceau titre « Marquee Moon », avec leurs longs solos sur fond de […] - [Tonight’s the Night](https://www.vivelaculture.com/tonights-the-night/): À la fin de l’été 1973, alors que son label attend un nouveau Harvest, son hit de l’année précédente, Neil Young va mal : déboires conjugaux, handicap mental de son fils Zeke, overdose de son ami Danny Whitten (guitariste de Crazy Horse) puis du roadie Bruce Berry, pression de l’énorme tournée post-Harvest durant laquelle il ne chante aucun de ses tubes… Au lieu du soft rock espéré, il livre un cri de douleur noyé dans la tequila. Les musiciens patinent, les voix déraillent, le son sature, les thèmes sont glauques (drogue, solitude, faux-semblants). Lors de la tournée qui suit, Young […] - [Massey Hall 1971](https://www.vivelaculture.com/massey-hall-1971/): Ce concert solo de janvier 1971 à Toronto, connu des seuls fans jusqu’à sa sortie en 2007, témoigne de la capacité de Neil Young à captiver une salle à la seule force de sa voix et d’une guitare ou d’un piano, un exercice auquel il se livre encore. Le répertoire ? Des chansons de son ex-groupe Buffalo Springfield (« On the Way Home »), des titres de ses trois premiers albums solo (y compris des relectures acoustiques de « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ») et des extraits de celui de Crosby, Stills & Nash, qu’il vient de rejoindre (« Helpless », « Ohio »). […] - [Ram](https://www.vivelaculture.com/ram/): En 1970, Paul McCartney soigne sa dépression post-Beatles dans sa rustique ferme écossaise. Il en revient avec cet album acoustique (guitares sèches, ukulélé, harmonies vocales…), véritable hommage à ses influences : comptines (« Admiral Halsey »), ballades western (« Heart of the Country »), Beach Boys (« Ram On », « The Back Seat of my Car »)… Un exil à la campagne pour retourner aux sources déjà tenté par Bob Dylan – John Wesley Harding (1967), écrit dans sa retraite du nord de l’État de New York – et imité par Led Zeppelin, qui conçoit son troisième album (1970) dans un cottage gallois. De même, le départ de […] - [Everybody Knows This Is Nowhere](https://www.vivelaculture.com/everybody-knows-this-is-nowhere/): Dans ce deuxième album solo après la séparation de Buffalo Springfield, son premier groupe avec Stephen Stills, Neil Young entame sa collaboration avec un obscur bar band, les Rockets, rebaptisé Crazy Horse. Alors que la scène californienne de l’époque privilégie la virtuosité et le son « propre », c’est un choc : Crazy Horse fait des erreurs, produit des harmonies vocales primitives. Mais cette fraîcheur transporte le guitariste, qui trouve son style avec « Cinnamon Girl » (le solo de guitare est joué sur une seule note) et deux épopées de dix minutes, « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ». Près de quarante-cinq […] - [The Stax](https://www.vivelaculture.com/the-stax-volt-revue-tour-1967/): Respect Yourself – The Stax Records Story. Un temps, Stax rivalisa avec la machine à tubes Motown. Avec des artistes comme Otis Redding ou Sam & Dave, le son beaucoup plus brut du label de Memphis devait tout au groupe maison Booker T. and The MGs, enregistrant sous son nom (« Green Onions ») tout en servant de backing band sur les disques des autres. Dans ce concert filmé en Norvège en 1967, la formation assure son propre set, puis ceux de cinq chanteurs différents ! En 1992, ayant joué avec eux un concert d’hommage à Dylan, Neil Young décide […] - [The Bootleg Series Volume 4 : Live 1966](https://www.vivelaculture.com/the-bootleg-series-volume-4-live-1966/): Un modèle d’intransigeance, ce concert du 17 mai 1966 à Manchester. Dylan, qui tourne depuis quelques mois avec un groupe électrique, est hué par le public folk, mais ne plie pas : quand un spectateur le traite de « Judas », le chanteur lance « Like a Rolling Stone » en demandant aux musiciens de jouer « putain de fort »… Neil Young est un autre spécialiste des concerts conflictuels. En 2003 encore, lors de la tournée Greendale (un concept album écolo plutôt indigeste), un spectateur parisien qui réclamait « une vieille chanson » eut droit à une leçon sur la liberté artistique. Suivie d’un nouvel extrait de l’album, […] - [The Monument Singles Collection](https://www.vivelaculture.com/the-monument-singles-collection/): Neil Young a une tendresse particulière pour l’auteur de « Oh, Pretty Woman », dont une photo orne la pochette intérieure de son disque le plus sombre, Tonight’s the Night (1975). « Le seul rival de Dylan, avance-t-il dans Shakey, sa biographie de 2003. Une voix d’opéra sur un beat à la Ravel, c’était quoi ce bordel ? » En 1959, Roy Orbison quitte Sun Records, le label rockabilly d’Elvis, et passe chez Monument où il crée « Only the Lonely », « Running Scared » et autres pépites réunies ici. Ses arrangements dramatiques, d’une folle originalité, ont séduit une génération de musiciens avides d’expérimentation, dont les Beatles et […] - [Anonymous : Pirates informatiques ou altermondialistes numériques ?](https://www.vivelaculture.com/anonymous-pirates-informatiques-ou-altermondialistes-numeriques/): Ce collectif d’activistes masqués s’est fait un nom en piratant l’informatique d’entreprise (Sony) ou d’État (la Tunisie pendant la révolution de 2011) désignés comme ennemis de la liberté d’expression. Spécialistes de la cyberculture, les auteurs décrivent les racines et l’organisation d’un mouvement qui va bien au-delà du simple « hacking » pour questionner le rôle de l’Internet. Une interrogation que les situationnistes n’auraient pas reniée, eux qui ont dénoncé de longue date la passivité créée par les « technologies de confort ». - [La pub est une charogne qui nous sourit](https://www.vivelaculture.com/la-pub-est-une-charogne-qui-nous-sourit/): Pour les situationnistes, la publicité est tout juste bonne à détourner, afin de révéler ses effets aliénants. À partir des années quatre-vingts, cette posture critique a eu un grand succès… chez les publicitaires eux-mêmes. Paradoxe incarné par le photographe italien Oliviero Toscani, concepteur entre autres de campagnes choc pour Benetton de 1982 à 2000. En mettant en scène le racisme, le sida ou les religions, ses célèbres affiches, explique-t-il dans ce livre, voulaient réinventer la pub, l’extraire de son univers « rose et sexy » pour en faire un art interrogeant la société. Quoi qu’on en pense, il dresse ici un portrait […] - [The Great Rock 'n' Roll Swindle](https://www.vivelaculture.com/the-great-rock-n-roll-swindle/): Le critique rock américain Greil Marcus a consacré un livre, Lipstick Traces, à révéler les liens entre dadaïsme, situationnisme et punk rock. On les trouvera évoqués plus légèrement dans ce film consacré aux Sex Pistols, après leur séparation en 1978, par leur manager Malcom McLaren (1946-2010), qui fit partie du King Mob, les « situs » anglais, avant de fonder la boutique SEX avec Vivienne Westwood. Adepte du détournement (jusqu’à la croix gammée nazie arborée par les punks londoniens) et de la guérilla marketing, il apparaît dans ce pseudo-documentaire, qui mêle scènes de fiction et images d’archives, en grand manipulateur, utilisant le […] - [Les chansons radicales de Mai 1968](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-radicales-de-mai-1968/): Pour en finir avec le travail. Un classique de l’esprit 68 et du détournement situationniste : réédition du 33 tours de 1974 Pour en finir avec le travail, ce disque réunit des reprises de chants révolutionnaires ou de classiques de la chanson française aux textes revus et corrigés par Guy Debord, Raoul Vaneigem ou Étienne Roda-Gil, alors parolier de Julien Clerc (« La Californie »…) et plus tard de Vanessa Paradis (« Joe le Taxi »). Montand est à l’honneur : « À bicyclette » devient « La Mitraillette » et « Les bureaucrates se ramassent à la pelle » revisite « Les feuilles mortes ». Debord a aussi rédigé les notes pseudo-historiques qui […] - [Le pire d'Hara Kiri 1960-1985](https://www.vivelaculture.com/le-pire-dhara-kiri-1960-1985/): En 25 ans de satire « bête et méchante », la bande à Cavanna s’est appliquée à rigoler des curés, des militaires et de tous les pouvoirs. Par la dérision et le mauvais goût plutôt que par la théorie, Wolinski, Cabu et les autres s’attaquaient aux mêmes cibles que Guy Debord : les hypocrisies et la sclérose de la société française avant et après Mai 68, l’aliénation par la technologie (le dessinateur Reiser, mort en 1983, imaginait au contraire des machines destinées à nous libérer du travail), l’abrutissement par les médias et la publicité… Leurs fausses pubs et slogans parodiques rappellent beaucoup les […] - [Courir les rues. Battre la campagne. Fendre les flots](https://www.vivelaculture.com/courir-les-rues-battre-la-campagne-fendre-les-flots/): Sans fréquenter les situationnistes, Raymond Queneau (1903-1976) les a souvent croisés. Lecteur chez Gallimard, l’auteur de Zazie dans le métro a milité en 1947 pour la publication dans la NRF du mentor de Guy Debord, Isidore Isou, dont il partageait le goût pour Jarry et la pataphysique. En 1967, il soutint de même le Traité de savoir-vivre de Vaneigem. Auteur avant-gardiste (ex-surréaliste, il a cofondé le groupe de littérature expérimentale l’Oulipo), il a aussi beaucoup pratiqué la « dérive » chère aux « situs » : dans l’épopée parisienne de Zazie ou dans la banale scène d’autobus prétexte aux « exercices de style », la ville bouleverse […] - [Trilogie new-yorkaise](https://www.vivelaculture.com/trilogie-new-yorkaise/): « Ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser », écrit l’auteur américain dans L’invention de la solitude. Mais c’est surtout dans sa Trilogie new-yorkaise (réunion sous ce titre de ses trois premiers romans) qu’il a exploré les rapports entre errance urbaine et quête d’identité : le relevé des parcours d’un pseudo-détective dans les rues de New York finit par former des lettres, puis un texte… On comprend mieux le meilleur roman de Paul Auster à la lumière de la « dérive » théorisée par les situationnistes, pour qui l’errance révèle « les effets précis du milieu géographique (…) sur le comportement affectif […] - [Contre le cinéma, œuvres cinématographiques complètes](https://www.vivelaculture.com/contre-le-cinema-oeuvres-cinematographiques-completes/): Jugeant le cinéma complice de la « société spectaculaire marchande », Guy Debord réalisa six films. Hurlements en faveur de Sade (1952) est « sans image » (des commentaires y sont lus sur des fonds noirs ou blancs) ; les suivants, de 1959 à 1978, sont des collages d’images empruntées aux actualités ou à la fiction, le montage créant du sens à la manière du « zapping » de Canal +. En 1993, lorsqu’il travaillait sur cette chaîne comme dialoguiste et réalisateur des Nuls, Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist…) s’inspira de ce procédé pour le téléfilm La Classe américaine : Le grand détournement, assemblage de scènes […] - [Panégyrique I](https://www.vivelaculture.com/panegyrique-i/): 1989 : entre reflux des idées révolutionnaires, règne de l’argent et triomphe de la publicité et de la télévision, plus personne n’attend Guy Debord, qui n’a guère écrit depuis La Société du spectacle en 1967. Son retour étonne d’autant plus qu’il s’effectue sur le terrain de l’autobiographie, avec une superbe plume classique, lui qu’on jurait voué aux textes théoriques et militants. Il commente ainsi longuement sa passion pour l’alcool – « quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage » – cause de la maladie qui le conduira au suicide en 1994. - [Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations](https://www.vivelaculture.com/traite-de-savoir-vivre-a-lusage-des-jeunes-generations/): « Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui. » Relevé sur un mur de la Sorbonne en 1968, ce graffiti cite l’introduction du célèbre livre de l’écrivain belge, né en 1934 et alors membre de l’Internationale situationniste (il rompra avec Debord en 1970). L’ouvrage inspira aussi les slogans sur la « jouissance sans entrave », dans laquelle Vaneigem voyait la clé d’une création libérée et de la révolution à venir. Il n’a pas changé d’avis : dans ses interviews récentes, ce médiéviste reconnu continue à affirmer que Mai 68 ne […] - [Science Foot](https://www.vivelaculture.com/science-foot/): Chaque mois, dans le magazine So Foot, l’illustrateur Pierre La Police convoque une science délirante pour percer les mystères du ballon rond. Sachez ainsi que Zidane a donné son célèbre coup de boule parce qu’un crachat de son père avait alourdi son maillot, le faisant brusquement pencher en avant. Quant au fiasco des Bleus au Mondial 2010, il s’explique par la présence d’un joueur invisible. Ce recueil réjouira les amateurs du peintre danois Asger Jorn, né en 1914, cofondateur de l’Internationale situationniste et créateur du football à trois côtés, dans lequel trois équipes s’affrontent sur un terrain hexagonal… - [Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien](https://www.vivelaculture.com/gestes-et-opinions-du-docteur-faustroll-pataphysicien/): Dans ce roman « néo-scientifique » qui s’achève sur un savant calcul de la « surface de Dieu », le créateur du père Ubu établit les principes de la pataphysique, « science des solutions imaginaires ». Ses héritiers du Collège de ‘Pataphysique créé à Paris en 1948, parmi lesquels Raymond Queneau ou Boris Vian, décidèrent de se vouer à des recherches « savantes et inutiles ». Une satire des savoirs établis qui inspira le lettrisme d’Isidore Isou et le situationnisme de Guy Debord. - [Hypergraphic novels](https://www.vivelaculture.com/hypergraphic-novels/): Entre le surréalisme et le situationnisme, le lettrisme est le chaînon manquant de l’histoire des avant-gardes françaises. Créé en 1945 à Paris par le poète Isidore Isou (1925-2007), tout juste arrivé de sa Roumanie natale, cette théorie de la poésie (avec la lettre comme élément fondamental au détriment des mots et des sons) devint vite une contestation de l’ensemble des arts établis. L’écriture et la peinture étant jugés dans l’impasse, ces romans « hypergraphiques » tentent une synthèse. Séduit, Debord rompra pour fonder sa propre Internationale lettriste, qui préfigure le situationnisme. - [Le mouvement situationniste : Une histoire intellectuelle](https://www.vivelaculture.com/le-mouvement-situationniste-une-histoire-intellectuelle/): Dans cette somme très pédagogique, le philosophe et historien des idées Patrick Marcolini fait le tour du situationnisme – l’histoire interne du mouvement, de ses acteurs et de ses techniques révolutionnaires, mais aussi ses racines dans les avant-gardes artistiques du xxe siècle (dadaïsme, surréalisme, lettrisme…), sa postérité chez les activistes de tout poil, de Mai 68 à nos Indignés et « Anonymes », jusqu’à la récupération dans la publicité et même le management moderne. - [Guy Debord, un art de la guerre](https://www.vivelaculture.com/guy-debord-un-art-de-la-guerre/): On se perd vite dans les méandres de la pensée et de la pratique situationnistes. Superbement présentée dans ce catalogue, l’expo éclaircit les idées grâce aux archives de Guy Debord, un ensemble de documents –manuscrits, affiches, tracts, fiches de lecture – classés Trésor national et rachetés pour 2,7 millions d’euros, en 2011, à la veuve du maître à penser. Assez logiquement pour un mouvement qui prône une subjectivité radicale, la découverte des papiers de son mentor sont le meilleur moyen de revisiter le combat collectif des « situs ». - [The White Room](https://www.vivelaculture.com/the-white-room/): Formation majeure de l’acid house qui émerge dans la deuxième partie des années quatre-vingts, KLF stationne longtemps au sommet des charts avec une succession de singles extraordinaires (« What time is love », « Last Train to Trancentral », « 3 A.M. Eternal », « Justified & Ancient »…) sans jamais se défaire de son intransigeance jusqu’à l’autodestruction du groupe au sommet de sa gloire. En samouraïs pop, Bill Drummond et Jimmy Cauty se rendent sur la petite île écossaise de Jura et procèdent à la crémation d’un million de livres sterling – soit la totalité de leurs royalties – avant de brûler les bandes de leur nouvel […] - [D.I.S.C.O.](https://www.vivelaculture.com/d-i-s-c-o/): Groupe disco des années quatre-vingts responsable de quelques tubes édités en anglais et en français, Ottawan était l’œuvre du producteur et parolier Daniel Vangarde – de son vrai nom Daniel Bangalter qui n’est autre que le père de… Thomas. Vangarde était également producteur des Gibson Brothers, de Sheila et d’Eddie Jones… dont les Daft Punk sampleront le More Spell On You pour leur « One More Time ». - [Eskimo](https://www.vivelaculture.com/eskimo/): Les Residents sont les premiers à avoir tourné le dos à l’ahurissante égomanie qui sévit dans la pop culture. Pas d’interviews, pas de leader et, depuis quarante ans, un globe oculaire en guise de visage… Formé en 1972 à San Francisco, le collectif ne transige pas et reste sur la crête de l’avant-garde, déconstruit et concasse jazz, muzak, jingles, country, pop, symphonies classiques, musiques de films, comptines, chansons du répertoire traditionnel des régions américaines… Plus de quarante années et autant d’albums plus tard, le mystère reste entier. - [Albator](https://www.vivelaculture.com/albator/): En 2002, le duo versaillais s’envole au Japon pour rencontrer Leiji Matsumoto, le créateur historique d’Albator, décédé en février 2023. Ils veulent proposer à la superstar des mangakas de réaliser un film d’animation musical autour de l’album Discovery. Matsumoto a raison de se laisser convaincre : les accents nostalgiques des 14 titres de Discovery se fondent à merveille dans son graphisme rétro-futuriste. Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem suit la trame et les thématiques de l’album des Daft pour mêler science-fiction et star system, vaisseaux de l’espace et limousines. Présenté à Cannes en mai 2003, le film […] - [Daft Punk’s Electroma](https://www.vivelaculture.com/daft-punks-electroma/): Dans un monde terrestre peuplé de robots portant des casques à visière opaque, deux robots « différents » roulent au volant d’une voiture, traversant le désert minéral et les villes pour cheminer vers leur rêve : devenir humains. Dans leur périple pour changer de vie, ils se heurtent aux mystères de l’existence et leur quête court à l’échec… Aucune musique signée Daft Punk dans Electroma : aux longues plages contemplatives de silence succède une bande-son parfaite où se mêlent pépites seventies et titres classiques d’Allegri, Haydn, Chopin. Un film à la mélancolie ensorcelante, entre Gerry, Easy Rider et 2001 : l’odyssée de l’espace. - [L’Ève future](https://www.vivelaculture.com/leve-future/): Pour consoler Lord Ewald amoureux d’une femme aussi ravissante qu’idiote, Thomas Edison conçoit une réplique artificielle parfaite : l’Ève future, une « andréide ». Devant l’effrayante ressemblance, choisira-t-il d’épouser l’illusion ou la réalité ? « L’âme divine » ou l’œuvre d’art d’une « absolue nouveauté humaine » ? Paru en 1886, L’Ève future est l’un des premiers romans d’anticipation scientifique de cet admirateur d’Edgard Allan Poe – une œuvre éminemment poétique, à la lisière du symbolisme et du mouvement des décadents de la fin du XIXème siècle. - [From Here to Eternity](https://www.vivelaculture.com/from-here-to-eternity/): Ce ne sont certes pas les deux titres qu’il a produits pour Mireille Mathieu en 1973 qui ont permis à Giorgio Moroder de rentrer dans l’Histoire. On citera plus volontiers sa longue et fructueuse collaboration avec Donna Summer qui fit de lui l’un des producteurs les plus recherchés des années quatre-vingts (Bowie, Blondie, Sparks, Japan, etc.) sans oublier les bandes originales de Midnight Express, American Gigolo ou Scarface (De Palma) qui marquèrent elles aussi l’époque. « Giorgio » fut à la fois un pionnier, un visionnaire et un gourou adulé de toute une génération de musiciens à laquelle les Daft Punk appartiennent. […] - [808s & Heartbreak](https://www.vivelaculture.com/808s-heartbreak/): Avec ses poses de diva et son ego superlatif, Kanye West a choisi un chemin diamétralement opposé à celui de Daft Punk en terme d’image. Pourtant entre Kanye et le duo qui avance masqué, des liens se sont créés : en 2007, ils collaborent pour la première fois sur le titre « Stronger » de Kanye (qui reprend « Harder, Better, Faster, Stronger »). Et cette année, les Daft Punk ont d’ores et déjà annoncé qu’il seraient présents sur le prochain album du rappeur… - [French Touch](https://www.vivelaculture.com/french-touch/): Un peu d’archéologie musicale avec ce livre de Stéphane Jourdain consacré à l’aventure de la « french touch » qui eut lieu à l’orée des années quatre-vingt-dix et dont Daft Punk fut l’un des fers de lance avec Stardust, Étienne de Crécy, Motorbass, Air, St Germain, Cassius, Mr. Oizo, et bien sûr, Laurent Garnier… Un mouvement qui n’en était pas vraiment un, mais qui coïncida avec la période la plus créative de la musique française, à grands coups de house filtrée, de BPM et de samples issus de la funk et de la disco. L’espace de quelques mois, la France devenait l’épicentre […] - [C’est Chic](https://www.vivelaculture.com/cest-chic/): Depuis la fin des années soixante-dix, Nile Rodgers s’est révélé être un redoutable hitmaker. Au sein de sa formation Chic tout d’abord (« Le Freak », « Good Times », etc.), mais aussi lorsqu’il compose pour les autres (Sister Slege, Blondie, Diana Ross) ou produit certains des plus gros succès d’artistes déjà planétaires (Bowie, Madonna, B-52’s…). Pionnier de la dance music, Nile Rodgers revient une fois de plus sur le devant de la scène avec le nouvel album de Daft Punk. Avec sa partie de guitare ultra-Chic, « Get Lucky » convoque les dieux de la disco et rembobine : nous sommes à New York City en 1978. - [A.I. (Intelligence Artificielle)](https://www.vivelaculture.com/a-i-intelligence-artificielle/): Dans un monde futuriste, où la fonte des glaces a englouti la majorité des terres habitables et provoqué famine et exode, les robots assurent désormais la plupart des tâches domestiques. Pourtant, un scientifique veut aller plus loin et créer le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un large éventail d’émotions et de souvenirs. Troisième volet du triptyque extraterrestre, après Rencontres du troisième type et E.T., A.I. a parfois été décrit comme le dernier film de « Kubrick » tant l’hommage de Spielberg au maître était appuyé. Kubrick avait d’ailleurs envisagé de se livrer lui-même à cette adaptation de la nouvelle […] - [Parallelograms](https://www.vivelaculture.com/parallelograms/): On sera éternellement reconnaissants aux Daft Punk de nous avoir fait découvrir un magnifique titre de Linda Perhacs sur la bande-son de leur film Electroma présenté au festival de Cannes en 2006. La chanson en question, « If You Were My Man » est un petit joyau de délicatesse qui figure sur le non moins remarquable Parallelograms, trésor oublié de l’acid folk. Réédité en 2003, c’est l’unique album de Linda Perhacs. - [Phantom of the Paradise](https://www.vivelaculture.com/phantom-of-the-paradise/): Leach, jeune compositeur inconnu, se fait aborder par Swan, producteur et patron du label Death Records, à la recherche de nouveaux talents pour l’inauguration du Paradise, le club qu’il veut lancer. Swan, aussi convaincu des compositions de Leach que de son manque de charisme, lui vole ses partitions et organise un casting pour le remplacer. Défiguré après l’attentat manqué qu’il a fomenté contre le producteur et le visage caché sous un masque, le compositeur revient hanter le Paradise pour se venger… Toutes les chansons de la comédie musicale de Brian De Palma ont été composées par Paul Williams : jadis songwriter […] - [Musical Biography of Quincy Jones](https://www.vivelaculture.com/musical-biography-of-quincy-jones/): En activité depuis plus de six décennies, Quincy Jones a collaboré avec Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Ray Charles, Frank Sinatra, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Duke Ellington, Miles Davis… Et, bien sûr, il a aussi été le producteur mythique des albums Off the Wall, Thriller et Bad de Michael Jackson, l’idole absolue de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. « Les disques produits par Quincy Jones nous ont toujours fascinés par leur précision ultime qui n’a jamais été atteinte par quelque technologie que ce soit », déclarait le duo peu avant la sortie de Random Access Memories. - [Straight Ahead](https://www.vivelaculture.com/straight-ahead/): Accompagnée en 1961 de quelques grandes pointures (Mal Waldron, Coleman Hawkins, Booker Little, Eric Dolphy…) et de son compagnon Max Roach (l’année précédente, elle chante d’ailleurs dans un album légendaire du batteur, We Insist !), Abbey Lincoln pleure le blues, hurle le jazz, à la manière d’un discours de Malcom X, avec une urgence qui ne laisse que peu de place aux artifices vocaux. - [Lady Sings The Blues](https://www.vivelaculture.com/lady-sings-the-blues/): « On a beau se couvrir de satin blanc jusqu’aux nichons, se mettre des gardénias dans les cheveux, ne pas voir de canne à sucre à perte de vue, c’est comme si on travaillait toujours dans une plantation. » La chienne de vie de la mythique chanteuse de jazz, racontée en 1956 par Billie Holiday elle-même, un peu plus de deux ans avant sa mort, à l’hosto, entre deux flics. - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-une-vie/): Elle avait voulu être pianiste classique. Mais quand on naissait Noire, à cette époque-là, seul le jazz était de bon aloi. Nina Simone (en hommage à Signoret) chanta toute sa douloureuse vie ses humeurs noires et ses révoltes, son engagement aux côtés de Malcom X et Stokely Carmichael comme ses déroutes amoureuses, prouvant jusqu’au dernier souffle, en 2003, que les chants les plus beaux sont (malheureusement) les plus désespérés. - [The Blue Room](https://www.vivelaculture.com/the-blue-room/): Née à Athens (Georgie) et longtemps exilée à Paris où elle fit le plus clair de ses études, cette tout juste quadra symbolise à elle seule toute une génération de chanteuses parvenues à maturité. Culture plutôt classique (Billie Holiday, à laquelle sa voix fait penser, mais aussi Ella Fitzgerald ou Bessie Smith), solides influences pop et country (le fantôme de Patsy Cline se profile parfois dans ses albums) : Madeleine Peyroux ne doute de rien et ça lui réussit. - [The Absence](https://www.vivelaculture.com/the-absence/): Dès son premier album, en 2005 (Some Lessons : The Bedroom Sessions), la blonde américaine annonçait la tendance : un jazz largement métissé. Melody Gardot fait voyager le jazz sans jamais s’égarer, l’embarque (comme dans ce disque de 2012) du côté du Brésil le temps d’une bossa, ou s’attarde sur un brumeux fado, sans jamais perdre de vue le swing qui donne à toute sa musique son âme. Et c’est beau, Gardot. - [Glad Rag Doll](https://www.vivelaculture.com/glad-rag-doll/): « Une voix bluesy pleine de tabac et de séduction, de vide et de solitude nocturne, dans un corps superbe de blonde. Un peu de nuit en plein jour. » C’est Martyn Waites, jeune romancier anglais, auteur de Né sous les coups (Rivages/Thriller), qui le dit en parlant de la belle. Derrière l’image sur papier glacé, on trouve les braises d’une voix riche et puissante, à l’aise dans tous les registres, y compris – comme dans ce disque de 2012 –celui de vieilles chansons des années vingt et trente, avec T-Bone Burnett et le guitariste Marc Ribot à la manœuvre. - [Arman](https://www.vivelaculture.com/arman/): Ami d’Yves Klein, membre du groupe des Nouveaux Réalistes, Arman est célèbre pour ses Accumulations qui rassemblent de grandes quantités d’objets identiques fondus dans du plexiglas, mais aussi pour ses Colères, dans lesquelles il s’attaque à divers objets, notamment des instruments de musique. Pour réaliser l’une de ses œuvres les plus célèbres, Chopin’s Waterloo, lors du vernissage de l’exposition Musical Rage en 1962, il détruit en public un piano droit à coups de masse avant de fixer les éléments ainsi obtenus sur un panneau préparé à l’avance, produisant une sorte d’œuvre cubiste. Une autre vision du piano… Présentation de l’expo […] - [Confessions d’un compositeur](https://www.vivelaculture.com/confessions-dun-compositeur/): John Cage a révolutionné l’idée même de la musique au XXème siècle, allant jusqu’à proposer une composition intégralement faite… de silence. Proche de l’art contemporain conceptuel, il affirmait que la musique était « l’organisation par n’importe quel moyen de n’importe quel son », offrant ainsi une sacrée bouffée d’air frais à toute une nouvelle génération de musiciens. Iconoclaste, il a imaginé le « piano préparé », obtenu en truffant les cordes de l’instrument de divers objets, gommes, punaises, etc. - [Tirez sur le pianiste !](https://www.vivelaculture.com/tirez-sur-le-pianiste/): Eddie, le héros fatigué de ce polar mythique, est un ex-concertiste réputé, qui a eu son heure de gloire en se produisant au Carnegie Hall. À la suite de drames personnels, il est devenu pianiste dans un boui-boui de Philadelphie, où ses gangsters de frères le retrouvent et l’entraînent dans une sordide histoire… Sur fond de piano bar, ce classique du roman noir, typique de l’univers désespéré de David Goodis, est une belle parabole sur le poids du passé. - [Le Roman du piano, du XIXème au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/le-roman-du-piano-du-xixeme-au-xxeme-siecle/): Comme son titre le laisse entendre, ce livre se lit comme un roman et nous raconte l’histoire, ou plutôt les histoires, de ce « monstre étrange, poli et verni », avec ou sans queue, depuis son invention, voici deux cents ans, jusqu’à aujourd’hui. De ses aspects techniques et même commerciaux à ses grands serviteurs (de Mozart à John Cage), de ses qualités à ses défauts, une histoire à la fois complète et parfois décalée. - [Five Easy Pieces](https://www.vivelaculture.com/five-easy-pieces/): Robert Dupea vit une existence minable faite de petits boulots manuels et de plaisirs au rabais. On comprend rapidement qu’il s’agit d’un déclassé volontaire, ex-pianiste virtuose en rupture de ban avec une famille étouffante de musiciens classiques coupés du monde. Jack Nicholson est époustouflant dans ce rôle d’homme perdu entre deux univers, perpétuellement en fuite, qui ne sait pas réellement à quoi il aspire. Un pur produit du « Nouvel Hollywood », produit par la même équipe que le mythique Easy Rider. - [De battre mon cœur s’est arrêté](https://www.vivelaculture.com/de-battre-mon-coeur-sest-arrete/): Tom (Romain Duris) qui semble avoir abandonné ses rêves de devenir pianiste concertiste comme sa mère, travaille à la limite de la légalité avec son père (Niels Arestrup, formidablement antipathique) dans l’immobilier. Mais sa passion musicale n’est pas morte, et une audition pourrait changer sa vie… Un film coup de poing (remake d’un long métrage de James Toback avec Harvey Keitel), brut et épuré, digne d’une tragédie grecque, où le héros marche constamment sur un fil entre le bien et le mal, ses rêves et la réalité. - [La Pianiste](https://www.vivelaculture.com/la-pianiste/): Isabelle Huppert est glaçante à souhait en professeur de piano du Conservatoire de Vienne. Extrêmement rigide avec ses élèves, elle vit chez sa vieille mère (Annie Girardot) et fait d’un de ses élèves (Benoît Magimel) son objet sexuel pour réaliser ses fantasmes masochistes. Un film d’une froideur saisissante, Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2001, où la beauté des œuvres de Schubert et de Schumann offre un contraste troublant avec un monde hostile et déshumanisé. Une vision austère et douloureuse de l’univers des pianistes de haut niveau. - [Glenn Gould Plays Bach](https://www.vivelaculture.com/glenn-gould-plays-bach/): Glenn Gould était un pianiste et un homme de génie absolument fascinant, par son jeu, sublime et totalement anticonformiste (sa fameuse façon de fredonner en jouant), par son intransigeance (il arrêta très tôt de se produire en concert) et par l’intensité de son engagement artistique. Ce documentaire, qui mêle de sublimes interprétations de grandes pièces de Bach et de passionnantes interviews du pianiste, tourné dans l’intimité de son atelier, est tout simplement l’un des meilleurs films musicaux de tous les temps, tous genres confondus. En vidéo, extrait du documentaire « The Art of Piano », Glenn Gould joue la Partita n°2 de […] - [Live in Vienna](https://www.vivelaculture.com/live-in-vienna/): Dans la grande tradition des stars de la musique classique (Toscanini, Horowitz, Callas, etc.), le jeune pianiste chinois est l’incarnation moderne d’un nouveau type de vedette : exceptionnellement doué, bourreau de travail, monstre de technique, immensément charismatique et fortement médiatisé. Son désir de faire partager sa passion au plus grand nombre – il se produit lors des plus grands événements planétaires, des Jeux Olympiques au Forum de Davos ! – fait évidemment grincer des dents certains « puristes ». Mais le voir et l’entendre ici interpréter Beethoven, Chopin ou Prokofiev en concert balaie toute critique : Lang Lang est le parfait ambassadeur planétaire de la […] - [We Speak Etruscan](https://www.vivelaculture.com/we-speak-etruscan/): Lee Hyla est un compositeur américain contemporain qui a la particularité d’avoir joué du rock’n’roll… Ce qui prouve une fois de plus que l’époque des séparations dogmatiques entre musiques « sérieuses » et « populaires » est aujourd’hui largement dépassée. Dans ses œuvres, et notamment dans son Concerto pour piano n°2, Hyla introduit au milieu d’un langage typiquement contemporain des riffs de piano proches de ceux d’un Jerry Lee Lewis… à qui certains critiques le comparent avec respect – signe des temps ! Une œuvre hybride qui indique une voie possible pour les musiques du futur. - [The Last Romantic](https://www.vivelaculture.com/the-last-romantic/): Vladimir Horowitz (1903-1989) fut l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il était d’ailleurs tout simplement considéré comme le meilleur par ses pairs. Célèbre pour la puissance et la virtuosité de son jeu, il a magistralement interprété les œuvres les plus difficiles jamais écrites pour le piano par Liszt, Chopin, Tchaïkovski, Rachmaninov (dont il était l’ami) ou Scriabine. Ce disque a été enregistré à la fin de sa vie, chez lui, en 1985, pour un film documentaire passionnant du même titre, édité en DVD. S’il ne fallait garder qu’un seul disque de piano sur la fameuse île déserte… Documentaire - [Ravel - Debussy](https://www.vivelaculture.com/ravel-debussy/): Maurice Ravel et Claude Debussy ont révolutionné la musique en enrichissant sa palette harmonique – on qualifie souvent leurs compositions d’« impressionnistes ». Leurs œuvres pour piano sont particulièrement riches et sensibles. Arturo Benedetti Michelangeli, pianiste de génie au look de dandy échappé d’un film de Visconti, est un de leurs meilleurs interprètes, comme le prouve ce disque parfait, tant au niveau de l’interprétation, sur un nuage, que du son, exceptionnel. - [Piano seul et duos](https://www.vivelaculture.com/piano-seul-et-duos/): Ce coffret de six CD propose en ouverture le célèbre album de piano solo consacré à Chopin enregistré en 1965 par Martha Argerich, artiste hors norme, peut-être la plus grande pianiste vivante. Les cinq autres disques sont constitués de duos à couper le souffle. Spécialiste des répertoires romantiques et modernes, la pianiste argentine interprète ici, entre autre, des œuvres de Schumann, Mendelssohn, Rachmaninov, Prokofiev ou Messiaen. La générosité et la passion qui caractérisent son jeu sont parfaitement illustrées par le choix et l’interprétation du dernier morceau, clin d’œil à la musique de son pays, le fameux « Libertango » d’Astor Piazzolla. - [Beethoven, Bagatelles Opus 33, 119, 126, Lettre à Élise](https://www.vivelaculture.com/beethoven-bagatelles-opus-33-119-126-lettre-a-elise/): La « Lettre à Élise » est probablement le plus grand « tube » de la musique classique pour piano, à ceci près que le grand public et les générations d’élèves qui ont cru bon de s’y attaquer n’en connaissent généralement que quelques mesures… Ce morceau est donc devenu une sorte de farce, une tarte à la crème de l’apprentissage ingrat du piano. Il fait partie des Bagatelles, œuvres relativement mineures mais fort agréables de Beethoven. - [Minimalist Dream House](https://www.vivelaculture.com/minimalist-dream-house/): Les sœurs Labèque sont mondialement célèbres pour leurs talents de pianistes, bien sûr, mais aussi pour leur goût de la découverte de nouveaux champs d’exploration. Elles célèbrent ici, sur un triple album, les 50 ans de la musique dite « minimaliste » – on disait autrefois « répétitive », terme abandonné pour son côté péjoratif –, dont les compositeurs les plus célèbres sont Philip Glass, Steve Reich ou Terry Riley. Un récital inattendu, d’Erik Satie et John Cage jusqu’au rock expérimental de Radiohead et Sonic Youth. Marielle et Katia Labèque se produiront le samedi 10 août au Château de Florans avec un programme Gershwin, […] - [Far East Influences](https://www.vivelaculture.com/far-east-influences/): Pierre Henry a toujours élargi le champs de ses recherches à des musiques lointaines, oubliées ou inouïes pour toujours questionner ce qui relie les rites traditionnels, l’histoire des mythologies à la vie moderne. Ayant exploré les rythmes tibétains, africains et égyptiens, Pierre Henry, percussionniste de formation, se penche aussi sur les rythmes du Gamelan javanais et balinais dans Le Voyage initiatique (2005). Avant lui, d’autres s’étaient intéressés à cet ensemble instrumental traditionnel : Debussy, Satie, Poulenc… et le compositeur britannique Benjamin Britten qui en truffât ses compositions à son retour d’Indonésie. - [Turangalîla Symphonie](https://www.vivelaculture.com/turangalila-symphonie/): Pierre Henry s’est peu confié sur ses influences musicales. Le compositeur cite pourtant volontiers Olivier Messiaen dont l’enseignement, lors des fameux cours d’harmonie et d’esthétique que celui-ci dispensait au Conservatoire de Paris, lui fut une révélation précieuse dans sa quête d’une musique qui ferait voler en éclats toutes les notions d’harmonies et de mélodies classiques. Les deux hommes partageaient par ailleurs le même goût pour les musiques sacrées, les chants des oiseaux et les sonorités du Gamelan javanais… - [Messe pour le temps présent](https://www.vivelaculture.com/messe-pour-le-temps-present/): Créé sur une commande de Maurice Béjart pour sa création chorégraphique du même nom lors du festival d’Avignon de 1967, La Messe pour le temps présent est la pièce la plus célèbre de Pierre Henry. Un succès qu’elle doit au très fameux Psyché Rock, composé avec le réalisateur et arrangeur Michel Colombier. Tandis que les Beatles et les Pink Floyd se mettent à utiliser des sons de musique concrète dans leurs chansons, Pierre Henry fait le chemin inverse en s’inspirant librement de Louie Louie, le standard Rhythm & blues de Richard Berry… - [Around the house](https://www.vivelaculture.com/around-the-house/): En 1997, Matthew Herbert commence à composer un projet orienté autour de la musique concrète et basé sur des samples de bruits d’objets de la vie courante. Tandis que sur Mechanics of destruction (sous le nom de Radio Boy), il entre en guerre contre les multinationales en samplant la destruction physique d’objets de consommation courante (hamburgers, télévision, etc.), sur Around the House, tous les morceaux ont pour source sonore des bruits enregistrés dans son propre appartement (bruits de petit déjeuner, de vaisselle, de porte, de douche, etc.) avec lesquels il réussit le tour de force de faire un album de […] - [Turtle Dreams](https://www.vivelaculture.com/turtle-dreams/): Figure de l’avant-garde new-yorkaise des années 60, Meredith Monk compose depuis plus de cinquante ans une œuvre à l’intersection des disciplines, dont les compositions, essentiellement vocales et non verbales, sont à la fois éminemment spirituelles et purement physiques, entre babillages, chuchotements, litanies, voix de ventre et de poitrine, pépiements et gémissements. Une œuvre littéralement inouïe. - [Music On The Gipsy Route](https://www.vivelaculture.com/music-on-the-gipsy-route/): Depuis les années 50, Deben Bhattacharya a enregistré plus de 800 heures de musiques traditionnelles d’avant l’ère de la World Music. Une vie qui aura mené cet arpenteur sur toutes les routes du monde, de Bénarès aux Saintes Maries de la Mer, de la Syrie à l’Ouzbékistan, du Tibet en Hongrie, etc. Après le décès brutal de Bhattacharya en 2001, sa famille a fait don de ses archives sonores à la Bibliothèque nationale de France et l’éditeur Frémeaux mis ses pas dans les siens en discographiant la passionnante collection de sons cet insatiable chercheur de musiques. - [La maison de sons de Pierre Henry](https://www.vivelaculture.com/la-maison-de-sons-de-pierre-henry/): Réalisé conjointement par Pierre Henry et le photographe norvégien Geir Egil Bergjord, La maison de sons de Pierre Henry pénètre dans la maison-studio du quartier de Picpus à Paris où le compositeur est établi depuis 1971 et invite à parcourir pièce après pièce cet endroit invraisemblable, à la fois lieu de vie, laboratoire musical et atelier d’artiste. Un labyrinthe où cohabitent peintures concrètes, fragments de vinyles, bobines antédiluviennes, instruments désarticulés dans un antre qui prolonge l’univers musical du créateur des jerks électroniques… - [Yves Klein – L’aventure monochrome](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-laventure-monochrome/): « Je peignais des surfaces monochromes pour voir de mes yeux voir ce que l’absolu avait de visible », expliquait Yves Klein, l’inventeur du fameux IKG (International Klein Blue), le lumineux bleu ultramarin qui le fit internationalement célèbre. Considérant que l’absolu est aussi fait de sons, l’artiste compose en 1948 une Symphonie monotom-silence de vingt minutes jouée sur une note unique, puis suivi d’un silence de la même durée, laquelle sera reprise sous le nom de Symphonie monotom-silence n°2 (puis rebaptisée Monochromie) par Pierre Henry qui lui offrira pour son mariage… soit quelques mois avant sa mort. « Ma vie doit être comme […] - [Le terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier est un récit inachevé qui plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace vital qui évoque immanquablement « Son Ré », l’extravagante « maison de sons » de Pierre Henry où le compositeur vit en reclus, toutes fenêtres et portes closes. - [Le livre des morts tibétain](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-morts-tibetain/): Avant L’Apocalypse de Jean (1968), Le Livre des morts égyptien (1988), Une Tour de Babel (1998), Pierre Henry avait déjà composé autour d’un autre livre sacré – le Bardo Thödol, publié en français sous le titre de « Livre des morts tibétain », sur une chorégraphie de Maurice Béjart – Le Voyage, 1962). Le Bardo Thödol est un texte du bouddhisme tibétain qui décrit la succession des étapes et des mondes que les humains traversent à partir de leur mort jusqu’à leur libération du cycle des réincarnations. Un récit lu au chevet des mourants pour les accompagner ad patres… - [Ceremony](https://www.vivelaculture.com/ceremony/): En 1970, Pierre Henry rencontre l’obscur groupe de rock progressif anglais Spooky Tooth avec lequel il enregistre ce puissant album, apparemment enregistré en une nuit, à la lisière du gothique et de l’avant-garde, de la kosmisch musik et du psychédélisme, des musiques sacrées et populaires : un télescopage de bruitages électroacoustiques, de solos de guitares, d’incantations, d’orgues, de sirènes et de percussions qui font de ce Ceremony un objet toujours aussi fascinant. - [OHM The early gurus of electronic music](https://www.vivelaculture.com/ohm-the-early-gurus-of-electronic-music/): Ce passionnant triple CD explore la préhistoire de la musique électronique et les liens existant entre musiques populaires et musiques savantes, une passionnant travail d’archéologie musical qui se penche sur une époque où la musique électronique n’avait pas encore investi les rues et les pistes de danse et reconfiguré en profondeur le champs des pratiques musicales. Avec, entre autres, Clara Rockmore, Pauline Oliveros, La Monte Young, Stockhausen, Luc Ferrari, John Hassel, Brian Eno… - [Pythagore et l’harmonie des sphères](https://www.vivelaculture.com/pythagore-et-lharmonie-des-spheres/): Le terme « acousmatique » utilisé par Pierre Schaeffer et Pierre Henry pour définir leur démarche concrète fut à l’origine employé par le philosophe Pythagore pour qualifier sa manière d’enseigner la philosophie à ses disciples, dissimulé derrière une tenture et dans le noir, de façon à ce que ceux-ci se concentrent davantage sur son discours. De là est issue la notion de « bruit acousmatique » pour désigner un bruit qu’on entend sans en voir la source, puis, par extension, sans la connaître… - [L’Art des bruits : manifeste futuriste](https://www.vivelaculture.com/lart-des-bruits-manifeste-futuriste/): « Durant plusieurs siècles, la vie se déroula en silence, ou en sourdine. Aujourd’hui le bruit domine en souverain sur la sensibilité des hommes… » Ecrit en 1913, le manifeste de Luigi Russolo, peintre et musicien du mouvement futuriste italien, marque un tournant dans la pensée musicale. Tournant le dos aux sons des instruments « imitant la vie », Russolo se penche sur la musicalité des sons du quotidien, un environnement sonore fait de bruits naturels et industriels, de dissonances. Une pensée qui influencera considérablement les acteurs des musiques concrètes, industrielles et électroniques. En 1975, Pierre Henry montera d’ailleurs Futuristie, une manifestation sonore et […] - [Autoportrait en 53 tableaux](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-en-53-tableaux/): Depuis une vingtaine d’années, Pierre Henry réalise des tableaux, le plus souvent sur des panneaux de bois, qui sont constitués d’un étrange assemblage de matériaux composites et fragmentés, provenant en particulier de ses appareils d’enregistrement ou de mixage devenus obsolètes. Des « peintures concrètes » qui se déploient sous la forme d’une « partition visuelle » synthétisant en cinq épisodes les chapitres décisifs de sa carrière musicale et les collaborations majeures avec d’autres créateurs comme le chorégraphe Maurice Béjart. Lien vers l’exposition - [It Came from Kuchar](https://www.vivelaculture.com/it-came-from-kuchar/): Figures à part du cinéma underground américain, les frères jumeaux George et Mike Kuchar commencent à faire des films dans les années cinquante, imitant les mélodrames hollywoodiens sur la caméra 8mm de leur tante. Leurs films associent talent visuel, humour délirant, érotisme loufoque et références à Hollywood. Parmi les plus connus on compte Hold Me While I’m Naked (1966), un court métrage hilarant et anarchique sur un réalisateur essayant de tourner un film porno. Dans un autre de leurs « classiques », Sins of the Fleshapoids (1965), des androïdes se mettent à avoir des sentiments et se révoltent contre leurs maîtres humains, […] - [Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo/): Se présentant comme un documentaire sur un mannequin (Dorothy McGowan, véritable mannequin pour Vogue, Elle, etc.), Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? est une satire absurde et joyeusement chaotique du monde de la mode, des médias, et des films d’art et d’essai prétentieux. Réalisé en 1966 par William Klein, photographe pour Vogue, et inspiré par l’op art, avec un générique conçu par Roland Topor, c’est un pur film pop, mêlant art et consommation, fiction et réalité, critique de l’obsession moderne du nouveau et célébration des innovations visuelles de l’époque, dans un cocktail léger et irrévérent, décousu et divertissant. - [Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band](https://www.vivelaculture.com/sgt-peppers-lonely-hearts-club-band/): Pour leur huitième album studio, les Fab Four explorent le style psychédélique qui en est à ses débuts et développent une approche plus expérimentale, produisant un des albums rock les plus influents. De manière plutôt appropriée, la pochette de l’album est l’œuvre la plus connue de l’artiste pop anglais Peter Blake, créée en collaboration avec sa femme, Jann Haworth. Dans ce collage bariolé, les Beatles apparaissent comme le groupe fictif Sgt Pepper, vêtus d’habits militaires fluo et entourés d’écrivains, de musiciens, de stars du cinéma et de gourous indiens, parmi lesquels on trouve Bob Dylan, Marilyn Monroe, Sigmund Freud, Edgar […] - [Robert Rauschenberg, Œuvres, écrits, entretiens](https://www.vivelaculture.com/robert-rauschenberg-oeuvres-ecrits-entretiens/): Précurseur du pop art, Robert Rauschenberg a été le collaborateur de John Cage et de Merce Cunningham dans leurs performances musicales, théâtrales et chorégraphiques dans les années cinquante, voisin de Jasper Johns, et ami de Marcel Duchamp dans les années soixante. Il est l’artiste de sa génération qui combine dans son œuvre le plus d’éléments hétérogènes, de matériaux et techniques diverses et de traditions artistiques, continuant ainsi la remise en question des limites de l’art amorcée par Dada. Cherchant l’universalité, il tente d’unir art, culture et science dans une représentation complexe de la vie. - [Certains l’aiment chaud](https://www.vivelaculture.com/certains-laiment-chaud/): Cette comédie étincelante de Billy Wilder traite de l’ambiguïté sexuelle et satirise l’hypocrisie sociale avec un humour cinglant. Deux musiciens (Jack Lemmon et Tony Curtis) sont forcés de fuir Chicago après avoir été témoins du massacre de la Saint-Valentin. Leur seule option est un orchestre féminin en route pour la Floride. Ils se déguisent en femmes, mais les choses se compliquent lorsqu’ils tombent amoureux de Sugar Kane (Marilyn Monroe) alors qu’un millionnaire se met à courtiser Lemmon, et que les gangsters réapparaissent. La présence charnelle de Marilyn Monroe, la prestation géniale de Tony Curtis et Jack Lemmon en travestis, l’ingéniosité […] - [Jeu de massacre](https://www.vivelaculture.com/jeu-de-massacre/): Bien qu’il ait laissé derrière lui une œuvre d’une intelligence et d’une originalité remarquables, l’écrivain et réalisateur Alain Jessua reste injustement sous-évalué. Jeu de massacre est un sublime film pop acerbe et acidulé, dont le personnage principal est un scénariste de BD cynique et égocentrique. Alors qu’il commence à travailler sur une nouvelle BD avec sa femme illustratrice, les frontières entre réalité et fiction se mettent à s’effacer. Inventif et plein d’esprit, le film a le ton détaché et ironique si typique de Jessua. Les BD sont dessinées par Guy Peellaert, connu pour ses albums Pravda et Rock Dreams, et […] - [Encyclopédie DC Comics](https://www.vivelaculture.com/encyclopedie-dc-comics/): La création de DC Comics et sa publication des aventures du super-héros le plus célèbre, Superman, en 1938, marquent le début de l’âge d’or de la bande dessinée américaine. À l’âge d’argent, de 1956 à 1970, DC Comics modernise ses héros et publie All-American Men of War, une série de BD sur les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale, citée dans Whaam !, un des tableaux les plus célèbres de Lichtenstein. Les grands illustrateurs de la période, notamment Jack Kirby, Mike Sekowsky et John Romita, figurent parmi les sources d’inspiration dans lesquelles Lichtenstein a largement puisé. - [The Velvet Underground & Nico](https://www.vivelaculture.com/the-velvet-underground-nico/): Le premier album du légendaire groupe new-yorkais, « produit » par Andy Warhol, est un flop commercial et critique à sa sortie en 1967. Combinant de manière inédite mélodies pop, instrumentation expérimentale de John Cale (influencé par La Monte Young et John Cage), charme nébuleux de l’ex-mannequin et chanteuse allemande Nico, paroles sombres de Lou Reed décrivant drogue, prostitution, masochisme et monde étrange de la Factory, sans oublier la célèbre banane d’Andy Warhol sur la pochette, c’est un des albums les plus riches et novateurs de l’histoire du rock ainsi qu’un des hybrides pop les plus fascinants. - [Comment faire un happening](https://www.vivelaculture.com/comment-faire-un-happening/): Plus intéressé par le processus de création que par l’œuvre finie, l’artiste américain Allan Kaprow, inspiré par John Cage, crée le happening à la fin des années cinquante. Ce n’est pas une idée nouvelle, puisqu’elle se place dans la droite lignée des expérimentations du Cabaret Voltaire de Dada à Zurich et des surréalistes à Paris, mais Kaprow lui donne un nom et la développe. Dans ses happenings, qui ont eu beaucoup d’influence sur les artistes de son époque (notamment son collègue à Rutgers University, Roy Lichtenstein), Kaprow cherche à effacer les limites entre art et vie, artiste et spectateur. - [Duchamp du Signe](https://www.vivelaculture.com/duchamp-du-signe/): Faisant table rase du passé avec Dada, Marcel Duchamp est une figure unique qui a redéfini l’art à travers des gestes de révolte iconoclastes, violents et ludiques contre les conventions artistiques. Rejetant la « peinture rétinienne », Duchamp cherche à séparer l’art des notions de bon goût et de valeur esthétique, ce qui le mène à développer ses ready-made, objets du quotidien (peigne, règle, ampoule) qui deviennent des objets d’art plus ou moins « aidés ». Intégrant hasard, jeux de langue et procédés mécaniques, il ouvre des voies radicalement nouvelles qui mèneront plus tard au pop art, op art, hyperréalisme, art conceptuel, etc. - [Merz et Moticos](https://www.vivelaculture.com/merz-et-moticos/): Ayant vu un nouveau monde se reconstituer avec les fragments de l’ancien, anéanti par la Première Guerre mondiale, Kurt Schwitters applique ce principe à ses peintures, collages, sculptures, installations, et à sa poésie sonore. Considéré comme un artiste « dégénéré » par les nazis, il est forcé de fuir en Norvège en 1937, puis au Royaume-Uni en 1940. Ses efforts énergiques et quasi obsessionnels pour recréer un monde cohérent à l’aide de tickets de bus usagés, pages déchirées de journaux et objets trouvés, sont profondément émouvants, et culminent dans la tentative échouée de construire un environnement sculptural complet (Merzbau) dans chacun des […] - [Le Pop art](https://www.vivelaculture.com/le-pop-art/): Le pop art commence en Angleterre au début des années cinquante, sous l’impulsion de Richard Hamilton et d’Eduardo Paolozzi, le premier artiste britannique à produire des collages composés de bandes dessinées, pages de magazines et publicités. Outre-Atlantique, Jasper Johns et Robert Rauschenberg introduisent les thèmes et techniques qui seront développés par Lichtenstein, Rosenquist et Oldenburg. Des deux côtés, les artistes pop explorent les transformations de l’art sous l’influence des nouveaux médias et des innovations technologiques de la culture de masse, ainsi que son rôle changeant dans la société moderne. - [Flesh, Trash, Heat](https://www.vivelaculture.com/flesh-trash-heat/): Dans son usine artistique, Warhol développe des stratégies de production qui lui permettent d’estampiller de son nom des objets manufacturés par d’autres. C’est ainsi qu’à la fin des années soixante il se met à « présenter » une série de films underground écrits et réalisés par Paul Morrissey. Interprétés par les superstars alternatives fabriquées dans la Factory de Warhol, notamment Joe Dallesandro et Candy Darling, Flesh, Trash et Heat allient spontanéité, monde trouble des bas-fonds de New York, prostitution, drogue, sexe et références à Hollywood avec un mélange détonnant d’inaptitude déroutante et d’audace subversive. - [Œuvres, tome III](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-tome-iii/): Écrit en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, du philosophe allemand Walter Benjamin, reste un texte incontournable de la réflexion sur l’histoire de l’art. Pour Benjamin, l’apparition de nouvelles techniques de reproduction oblige à une transition vers un nouveau mode de perception de l’œuvre d’art. Il examine les conséquences multiples de la reproduction de masse, qui rend l’œuvre plus accessible, mais détruit le caractère unique de l’œuvre et les traditions culturelles. Dans une analyse fine et complexe, Benjamin ne regrette pas cette perte, mais y voit la possibilité d’une utilisation révolutionnaire de l’art. - [Roy Lichtenstein](https://www.vivelaculture.com/roy-lichtenstein/): Après Chicago, Londres et Washington, c’est au tour de Paris d’accueillir cette vaste rétrospective qui vise à démontrer l’inventivité et la variété de l’œuvre de Roy Lichtenstein, au-delà de ses créations pop. Rassemblant plus d’une centaine de tableaux, sculptures et estampes, cette exposition tente de redéfinir Lichtenstein comme un artiste « postmoderne » qui réévalue l’histoire de l’art et ses traditions, tels le nu ou la nature morte, en reproduisant les éléments les plus reconnaissables des grands mouvements modernes comme le cubisme et le surréalisme dans ses tableaux. Exposition au Centre Pompidou. - [Bob l’éponge](https://www.vivelaculture.com/bob-leponge/): Quel rapport entre Bob l’éponge et la communauté gay ? Aucun à première vue, sauf pour la commission nationale ukrainienne chargée de la protection de la moralité publique qui envisageait récemment d’interdire le film – les relations troubles entre Bob et Patrick, son ami l’étoile de mer, représentant d’après une étude « scientifique » une menace pour les enfants du pays. Le célèbre personnage jaune n’est pas le seul a être visé : les Simpsons et les Télétubbies sont également soupçonnés d’œuvrer à « la destruction de la famille »… Sans rire ! - [Life in a Gay Rock Band](https://www.vivelaculture.com/life-in-a-gay-rock-band/): Groupe de punk rock fondé à San Francisco en 1991, Pansy Division est à l’origine du genre queercore. Le nom du groupe est un jeu de mots entre le terme allemand « panzerdivision » et le mot anglais « pansy », qui désigne en argot un homme homosexuel efféminé. La plupart des textes des chansons de Pansy Division sont consacrés aux différents aspects de la vie gay parfois de façon plutôt… explicite comme on dit. En 2008, le groupe a été l’objet d’un documentaire : Life in a Gay Rock Band, une immersion intime, tour à tour grave et drôle, dans la vie de ce […] - [Thérèse et Isabelle](https://www.vivelaculture.com/therese-et-isabelle/): Ce récit autobiographique censuré dans les années 1950 par Gaston Gallimard n’a été publié dans son intégralité qu’en 2000. Il décrit une passion charnelle entre deux collégiennes dans une langue « aussi crue que du Genet », estimait Simone de Beauvoir. Reconnue par Jean Genet justement « comme une sœur en écriture », Violette Leduc évoque les amours saphiques dans une langue fiévreuse et suggestive : « Je creusais dans son cou avec mes dents, j’aspirais la nuit sous le col de sa robe : les racines d’un arbre frissonnèrent. Je la serre, j’étouffe l’arbre, je la serre, j’étouffe les voix, je la serre, je supprime la […] - [Les Amants passagers](https://www.vivelaculture.com/les-amants-passagers/): Pedro Almodóvar revient à ses premières amours – la comédie, le burlesque – et nous entraîne dans le huis-clos d’un avion qu’un problème technique empêche de se poser. Que faire quand la dernière heure semble arriver ? Les passagers classe affaire du vol Madrid-Mexico ont choisi de faire feu de tout bois et de s’adonner à une orgie tous azimuts – accouplements hétéros, bi, homos – tandis que l’équipage leur prépare des cocktails de champagne, de vodka et de mescaline avant de se lancer dans une chorégraphie sur le « I’m So Excited » des Pointer Sisters. Une parenthèse réjouissante et très gay […] - [Even Cowgirls Get the Blues](https://www.vivelaculture.com/even-cowgirls-get-the-blues/): Sissy (Uma Thurman) souffre d’une malformation des pouces et va profiter de ce handicap pour se consacrer à sa passion… l’auto-stop ! Chemin faisant, elle devient mannequin et débarque dans un ranch de remise en forme pour tourner une pub. Elle y tombe amoureuse d’une cowgirl rebelle qui ne se lave pas, vit à cheval et souhaite prendre possession des lieux avec sa bande. Tourné deux ans après My Own Private Idaho, Even Cowgirls Get the Blues (1994) est une comédie psychédélique drôle et décalée, aujourd’hui devenu un film culte du cinéma gay et lesbien. - [Wavvy](https://www.vivelaculture.com/wavvy/): Dans un milieu hip hop qui revendique crânement son homophobie, une nouvelle vague de jeunes rappeurs affirment une identité sexuelle différente. Alors que Frank Ocean affirmait récemment sa bisexualité et que des rappeurs comme Snoop Dogg, Kanye West et Jay-Z prônaient davantage de tolérance sur la question, des jeunes inconnus comme Le1f, Zebra Katz et Mikky Blanco sont eux aussi sortis du bois, incarnant une possible révolution sexuelle du rap. Le hip hop queer est né à New York et Mykki Blanco qui se surnomme lui-même « la Princesse illuminati » en est le plus impressionnant représentant, entre culture camp, théâtre et […] - [Diamant brut](https://www.vivelaculture.com/diamant-brut/): Beth Ditto n’a pas tardé à imposer son groupe Gossip et son personnage XXL dans le paysage médiatique dont elle a au passage révolutionné les codes : elle pose nue pour les magazines de mode, défile pour Jean-Paul Gaultier, monte sur scène en sous-vêtements, etc. Mais avant d’être une icône de la mode, Beth Ditto est une fabuleuse chanteuse qui donne au punk rock de son groupe des inflexions soul. C’est aussi une militante du droit à la différence (physique, sexuelle) qui refuse d’avoir à se justifier sur ce qu’elle est, mais se livre volontiers dans son émouvante autobiographie parue en […] - [Chroniques de San Francisco](https://www.vivelaculture.com/chroniques-de-san-francisco/): À l’origine publiées quotidiennement dans la presse locale sous forme de feuilleton, Les Chroniques de San Francisco représentent aujourd’hui une saga littéraire à part entière, qui s’apparente à une sitcom ancrée dans le San Francisco des années soixante-dix et quatre-vingts. Une sorte de « comédie humaine » façon West Coast réunissant toutes les catégories de la société américaine (les mondes de la télé, de la pub, les vernissages et autres soirées mondaines, etc.) dont une effervescente communauté gay évoluant à une époque qui ressemblait, sans jeu de mots, à quelque chose comme les Années folles. - [Studio 54](https://www.vivelaculture.com/studio-54/): Ouvert en 1977, le Studio 54 était le temple hédoniste de la scène new-yorkaise : on y croisait toutes les stars et les beautiful people de la ville aimantés par un fascinant mélange de drogue, de sexe débridé et de disco. Né dans l’underground gay, cette musique hautement érogène électrisait l’époque en concassant funk, soul, pop à grand renfort de tempo rapide et de synthés, pianos et autres rivières de cordes. La fantastique B.O. en deux volumes du film de Mark Christopher consacré au légendaire club de Manhattan rend justice à un courant musical d’une incroyable créativité qui enfanta notamment la […] - [Confession d’un masque](https://www.vivelaculture.com/confession-dun-masque/): Le langage du corps et le culte de la beauté sont omniprésents dans l’œuvre de Yukio Mishima qui s’astreint lui-même à des exercices physiques permanents pour transformer son apparence chétive et se sculpter une musculature généreuse. L’écrivain fréquente les bars homosexuels, collectionne les amants et l’homosexualité est au cœur de son œuvre. C’est le cas dans Confession d’un masque où l’auteur découvre son homosexualité et se livre à une réflexion sur la morale et le désir, le vice, la beauté et la quête d’absolu. - [Le Portrait de Dorian Gray](https://www.vivelaculture.com/le-portrait-de-dorian-gray/): Ce fut l’unique roman du sulfureux Oscar Wilde, dont la presse écrivait à l’époque qu’il s’agissait « d’un conte né de la littérature lépreuse des décadents français, un livre toxique dont l’atmosphère est pleine des odeurs méphitiques de la putréfaction morale et spirituelle ». Un livre qui eut fait davantage scandale encore si la version éditée n’avait subi les coupes des censeurs. Ainsi, dans la version jusqu’alors imprimée, une remarque purement spirituelle de Basil à Dorian – « Vous avez sur moi une singulière influence » – s’avère être, dans le texte originel, nettement plus homo explicite : « Il est vrai que je vous ai […] - [Times of Harvey Milk](https://www.vivelaculture.com/times-of-harvey-milk/): Premier politicien gay élu à des fonctions publiques aux États-Unis, Harvey Milk fut aussi un militant historique de la cause homosexuelle, mais son combat lui coûta la vie le 27 novembre 1978 lorsqu’il fut abattu avec le maire de San Francisco par un de leurs anciens collègues. Celui qui souhaitait faire sortir la communauté gay du « placard » et faire voler en éclats le conformisme de la société américaine, sur la question des droits civiques notamment, ne résolut bien sûr pas tout, mais contribua à faire évoluer les mentalités. En 1985, Rob Epstein consacrait à Milk ce fascinant documentaire récompensé d’un […] - [Sonnets & madrigaux](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets/): « Mon désir ne réside qu’en votre vouloir, mes pensées ne se forgent que dans votre cœur, mes paroles ne naissent que de votre souffle. » Amoureux fou de Tommaso dei Cavalieri, jeune noble romain, Michel-Ange écrit pour lui plus de 300 sonnets et madrigaux passionnés qui ne seront publiés qu’après sa mort. Et encore, ils seront entre-temps réécrits pour paraître s’adresser à une femme, la poétesse Vittoria Colonna, que l’artiste aima aussi mais qui n’était pas la destinatrice de ces sonnets enflammés. Après avoir lu les poèmes du maître, on ne regardera plus jamais les corps masculins des Ignudi de la […] - [Sebastiane](https://www.vivelaculture.com/sebastiane/): En l’an 303 avant J.-C., l’empereur Dioclétien persécute les chrétiens. Le jour de la fête du Soleil, Sebastiane prend la défense d’un jeune page accusé d’homosexualité. Le soldat est alors déchu et envoyé en plein désert où il devient l’objet du désir d’un centurion cruel… En 1976, Derek Jarman est celui par qui le scandale arrive avec son film Sebastiane et sa vision homo-érotique de la vie et du martyre de saint Sébastien. Le film, dialogué en latin, exalte la beauté du corps masculin sur fond de rapports de force entre foi et désir jusqu’au supplice de la sagittation du […] - [Œuvres 1](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-1/): Après avoir raconté « un an en cent cinquante pages » dans son premier roman, Dans ma chambre, Guillaume Dustan décide de narrer « sept heures en cent pages » dans Je sors ce soir. Une immersion dans un lieu longtemps emblématique de la nuit gay, le Palace : un univers ultra-codifié, où les BPM prennent le relais de la parole, où les boissons et les drogues sont omniprésentes et où le club devient le centre du monde, au plus près du corps du narrateur. - [La Nuit des corbeaux](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-des-corbeaux/): Sur la planète thriller, John Connolly tient une place à part. Attiré par les univers noirs inédits, cet Irlandais prolixe n’hésite généralement pas à épicer les enquêtes de son détective privé d’une bonne dose de fantastique. Ce polar très classique autour de la disparition d’une jeune fille, « rationnel » jusqu’au coup de théâtre final, baignant parfois dans une atmosphère étrange sans jamais s’y abîmer, joue avec les limites d’un genre tenté par le surnaturel. - [Vérité](https://www.vivelaculture.com/verite/): On savait déjà grâce au roman noir que les flics avaient pour la plupart une vie de chien. Le héros de ce thriller nous en donne une nouvelle et édifiante illustration. Ce terrible livre, signé d’un des plus grands auteurs australiens contemporains, est avant tout l’histoire d’un homme seul. D’un mari et d’un père titubant dans les décombres d’une vie familiale ruinée. D’un policier épuisé, miné par des intrigues politiques complexes et obscures, se débattant contre la corruption et le crime dans une ville classée parmi les plus violentes du monde, Sydney. D’un homme errant dans un monde dévasté et […] - [Il faut tuer Lewis Winter](https://www.vivelaculture.com/il-faut-tuer-lewis-winter/): Dans l’ombre, le tueur à gages prépare calmement son boulot. Minutieusement, il étudie les lieux et observe sa proie. Le travail doit être irréprochable et ne laisser aucun indice. Les ennuis viendront plus tard, si cet assassinat déclenche une guerre des gangs, par exemple… Le ton est sec, clinique, sans états d’âme. Tout au long de ce premier volet d’une trilogie policière barbotant dans la nuit de Glasgow, Malcom Mackay ne s’embarrasse d’aucun effet de manche pour faire l’autopsie d’un meurtre et de ses conséquences sur le Milieu local, ni pour décrire le travail tout juste un peu spécial d’un […] - [La Position du tueur couché](https://www.vivelaculture.com/la-position-du-tueur-couche/): Certains livres échappent aux règles pour magistralement imposer leur singularité. Ce court roman de Jean-Patrick Manchette (le dernier publié de son vivant, sorti en 1981) résonne aujourd’hui comme le testament d’un « néo-polar » qui allait secouer durablement le genre. Martin Terrier, jeune tueur à gage rêvant de raccrocher (et héros de ce « classique »), pourrait être un lointain écho, en version junior, du tueur à bout de souffle de James Sallis, spolié de son dernier contrat par un inconnu. - [Ce que porte la nuit](https://www.vivelaculture.com/ce-que-porte-la-nuit/): Voilà un an que Lucy est morte. Un an que son mari David et leur petit garçon tentent désespérément de combler le vide béant de leur vie. L’enfant, réfugié dans un inquiétant mutisme, est le souffre-douleur de sa classe. Son père, nettoyeur de scènes de crime la nuit, ne parvient pas à effacer ses doutes sur les circonstances de la disparition de sa femme, ravivant sans cesse une blessure béante… Le sujet est âpre. Difficile. Douloureux. Le jeune écrivain américain Scott O’Connor l’embrasse avec une grande humanité et une profonde pudeur, avec cette bouleversante évocation de la douleur et de […] - [L’Épreuve de force](https://www.vivelaculture.com/lepreuve-de-force/): L’ami Clint doit ramener une prostituée (incarnée par Sondra Locke) de Las Vegas à Phoenix, afin qu’elle témoigne contre un parrain de la mafia. Mais évidemment, les truands ne l’entendent pas de cette oreille… Un prétexte en or pour un road movie très mouvementé, couronné par un final aux petits oignons : le flic intègre et son précieux témoin traversent le centre de Phoenix sous le tir nourri de centaines de policiers (plus de 8000 balles seront tirées pour cette séquence !). Une occasion en plomb de visiter la ville. - [La Mémoire du tueur](https://www.vivelaculture.com/la-memoire-du-tueur/): Il n’y a pas que le tueur à gage du roman de James Sallis qui se meurt. Celui de ce film très noir d’Erik Van Looy (2004) sait que ses jours sont comptés et que le contrat pourri qu’il est censé honorer sera le dernier. Victime de la maladie d’Alzheimer, le vieux pro, manipulé dans une sordide affaire de pédophilie, va alors retourner la situation en donnant à la police de précieux indices, à la recherche d’une improbable rédemption. Le blues profond du tueur solitaire, au crépuscule de sa vie, dans la nuit froide et mouillée d’Anvers. - [Cercueil et Fossoyeur : le cycle d’Harlem](https://www.vivelaculture.com/cercueil-et-fossoyeur-le-cycle-dharlem/): « Ces dernières années, Chester Himes, qui était tombé dans l’oubli aux États-Unis, a commencé à réapparaître, tel un corps lesté de pierres qui refait surface ; ses yeux sont toujours tournés vers ses compatriotes, comme pour leur signifier, à propos des ghettos urbains, des tensions raciales et de la violence en Amérique, “Je vous l’avais bien dit”. » (James Sallis.) Un écrivain solitaire et maudit, écorché vif exilé loin de chez lui, qu’il est urgent de régulièrement redécouvrir. - [Cajun Album](https://www.vivelaculture.com/cajun-album/): James Sallis connaît bien le Pays cajun et ses airs traditionnels, égrenant sur fond de violon et d’accordéon de vieilles chansons en français gorgées de nostalgie. Marc Savoy (luthier à Eunice, un village du côté de Lafayette) et son épouse Ann (auteur d’ouvrages de référence sur la culture cajun) font partie des « institutions » de cette enclave culturelle et s’affirment depuis des années comme les porte-parole d’une musique rurale unique en son genre, démarquée de la country américaine et du folk, dont le mot d’ordre est : « Laisse bon temps rouler. » - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive/): Une mystérieuse jeune femme victime d’un accident de voiture sur la dangereuse route de Mulholland Drive et devenue amnésique fait la connaissance d’une comédienne en herbe, fraîchement débarquée à Hollywood… Avec ce film primé à Cannes en 2001, Lynch signe une œuvre étrange et déconcertante, un polar onirique, aux limites du genre, baignant dans une ambiance urbaine bizarre, électrique, parfois proche (mais beaucoup plus inquiétante encore) de celle du roman de James Sallis. Atmosphère, atmosphère… - [Texas Campfire Tapes](https://www.vivelaculture.com/texas-campfire-tapes/): Avec ses faux airs de garçon manqué, Michelle Shocked débarque en 1986 en Europe avec un album « brut de décoffrage », enregistré sur un matériel de fortune : The Texas Campfire Tapes révèle alors une jeune chanteuse texane un brin rebelle, ranimant la flamme de vieilles protest songs. Short Sharp Shocked deux ans plus tard (avec le tube « Anchorage »), et Arkansas Traveller en 1992, l’imposeront comme un grande voix du folk. Comme une artiste inspirée dont James Sallis et ses compères de Three-Legged Dog n’hésitent pas à reprendre les compositions, sur scène comme sur disque. - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme/): Trois mois après l’ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans est ravagée, laminée, et une partie de la population a été déplacée. Face à ce désastre, les habitants de Treme, un des quartiers les plus vieux de la ville, musiciens, cuisiniers, professeurs, Indiens de Mardi gras, tentent de reconstruire non seulement leur maison, mais surtout leur culture, leur vie. Un hymne à Crescent City à travers une galerie de personnages animés d’une profonde foi en leurs racines, et une série télé exceptionnelle, où l’on pourrait à tout moment croiser la silhouette de Lew Griffin. - [Le Faucheux](https://www.vivelaculture.com/le-faucheux/): En 1992, James Sallis s’attaque avec Le Faucheux à un cycle de polars dont Lew Griffin – privé noir solitaire et un temps alcoolique, enquêtant dans les rues sales de New Orleans – est le héros. Divisé en quatre partie, ce livre sombre, où l’ombre de Chester Himes plane souvent, présente quatre facettes du personnage à quatre moments clé de sa vie et constitue une introduction assez incontournable à un pan entier de l’œuvre de Sallis. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive-2/): Mécanicien et cascadeur le jour, « driver » pour des criminels la nuit, un jeune homme solitaire et taciturne (incarné par Ryan Gosling) tombe amoureux de sa voisine pour vite se retrouver au cœur d’un impitoyable affrontement mafieux. En 2011, Nicolas Winding Refn (Pusher, Bronson, Only God Forgives) adapte avec fidélité un roman de James Sallis et projette soudain – grâce à un film spectaculaire (les poursuites en voitures, ou la scène dite « de l’ascenseur », appelée à devenir une séquence quasiment culte du septième art) – l’écrivain américain sur le devant de la scène. - [Le tueur se meurt](https://www.vivelaculture.com/le-tueur-se-meurt/): Dans la chaleur malsaine de Phoenix, Arizona, trois personnages – un tueur à gage glissant vers la mort, un flic fatigué, dont la femme gravement malade a préféré disparaître, et un enfant abandonné par ses parents dans la maison familiale – se débattent avec leur solitude, reliés entre eux par des liens invisibles. Avec ce thriller aux allures d’ovni littéraire, James Sallis signe une bouleversante réflexion sur le désespoir et la mort dans un milieu urbain hostile. - [Remain in Light](https://www.vivelaculture.com/remain-in-light/): En musique, je crois énormément en l’intuition, et le son de Remain in Light, ce génial album, m’est spontanément venu à l’esprit en écoutant pour la première fois certaines chansons maquettées par Salif dans son studio Mofou, et l’envie de télescoper encore une fois le son de New York City années quatre-vingt avec celui de Bamako 2.0. Un an après les B-52’s, les tout aussi new-yorkais Talking Heads enregistraient ce chef-d’œuvre réalisé par un Brian Eno tout juste revenu du Bowie berlinois, mixant le black funk poitrail ouvert de Parliament et la new wave blanche à col fermé. Avec pour […] - [Ima Read](https://www.vivelaculture.com/ima-read/): Digital. Soul. Minimal. Avec une formation en art performance et un job de danseur chippendales, Zebra Katz est le futur de la musique. Comme Grimes en moins New Age, il dénude ses chansons, fait vibrer vos basses côtes, enlève le persil de vos oreilles, désosse la dance music, en jette le gras et vous sert une gastronomie musicale moléculaire façon Ferran Adria. Tecnoemoción. - [Blancanieves](https://www.vivelaculture.com/blanca-nieves/): Ce fantastique film fantastique hispano-français est une adaptation de Blanche-Neige version « flamencorrida ». Il a reçu l’année dernière dix Goyas, les Césars espagnols, sur dix-huit nominations. Un carnage de récompenses du type The Artist et d’ailleurs comme lui en noir et blanc. Mais en mieux. Artiste ? Noir et blanc ? Ça ne vous rappelle rien ? Ben, Salif, pardi ! - [FFF (Fuck For Forest)](https://www.vivelaculture.com/fff-fuck-for-forest/): Rien à voir avec la Fédération Française de Funk, FFF (Fuck For Forest) est une organisation de pornographie environnementale. Créée en Norvège par un couple éco-militant, cette association réalise depuis plusieurs années des films pornos, ou plutôt « éco-porn », dont les recettes servent directement au reboisement et à la reforestation. Le principe est simple : on baise dans la nature et on la préserve. Un film « docul » vient de sortir, ça s’appelle tout simplement FFF (The Movie). Il a été présenté récemment au festival Cinéma du réel. C’est là que je l’ai découvert en allant voir Blancanieves au Nouveau Latina. Dans le […] - [101 Essential Rock Records](https://www.vivelaculture.com/101-essential-rock-records/): Comme Iggy, Devandra et beaucoup d’autres, Bowie témoigne dans ce livre de son amour pour les vinyles et tout particulièrement pour l’album du Velvet Underground dit « à la banane », qui a changé sa vie (et la nôtre aussi d’ailleurs). Ça ne sert à rien de se répéter entre vieux jeunes et jeunes vieux que les disques, c’était mieux avant, je vous invite plutôt à vous caresser en regardant toutes ces belles pochettes et en lisant les anecdotes qui les accompagnent. - [Bowie is @ V&A London](https://www.vivelaculture.com/bowie-is-va-london/): Je crains de ne pas être le seul fan de Bowie au monde, vu le succès de cette expo. Mais ça ne m’empêchera pas de revendiquer son influence dans ma vie et son inspiration dans ma production musicale. Oui, je sais que c’est pas évident à entendre, mais j’vous jure m’sieur, que c’est David qui m’a fait changer de continent comme lui a changé de direction et de style. Sans avoir peur de remettre son titre en jeu, même en plein succès. J’compare pas, j’explique. Bref, tout ça pour dire que j’ai déjà mes billets pour aller passer deux jours […] - [Oum](https://www.vivelaculture.com/oum/): Il y a des chanteurs et des chanteuses et puis il y a des Voix. Comme Piaf, Callas, Presley, Billie Holiday, Johnny Cash, Salif Keita ou Ella Fitzgerald, Oum Kalsoum, elle l’a, elle a ce petit supplément d’âme… Et c’est ce que raconte merveilleusement Selim Nassib (par ailleurs coscénariste et compagnon de Yolande Zauberman) dans le roman Oum. Quitte à faire grincer quelques dents en or, il évoque l’homosexualité de El Sett (La Dame) et raconte avec poésie comment Khadafi a reporté son coup d’État, car le monde arabe s’est arrêté ce jour-là pour écouter à la radio un concert […] - [Would You Have Sex With an Arab ?](https://www.vivelaculture.com/would-you-have-sex-with-an-arab/): Avec sa petite caméra et sa fausse candeur, Yolande Zauberman a demandé à des jeunes Israéliennes et Israéliens s’ils coucheraient avec un ou une Arabe… et inversement. Le résultat est un film qui parle sans complexe d’un problème complexe et qui devrait sérieusement faire douter ceux qui ne croient plus en la paix. La politique par le sexe ou comment faire l’amour sur le lit de Camp David. - [Zoom](https://www.vivelaculture.com/zoom/): C’est d’ailleurs grâce à Rachid Taha que j’ai découvert Francis Bebey avec sa reprise diwanesque d’« Agatha ». Rachid est un beau mystère. Bien que fan de Carte de Séjour dans les années quatre-vingts, Rachid et moi nous sommes pris la tête à chacune de nos rencontres du début à cause de nos désaccords moyen-orientaux. Mais, comme nous sommes tous deux orientaux moyens, lui Oranais, de Saint-Denis-du-Sig, de naissance, moi de père tunisien, on a fini par s’adorer. Mais là n’est pas le mystère. Comment Rachid, qui n’a pas la voix de « son » Elvis et que je croise déchiré à chaque bonne […] - [African Electronic Music 1975-1982](https://www.vivelaculture.com/african-electronic-music-1975-1982/): Alors franchement si vous voulez rigoler en « groovant », procurez-vous fissa cette compilation. Les mecs, faites écouter à votre compagne « La Condition Féminine », ça va la rendre dingue. Si vous avez des doutes sur la paternité de votre enfant, « Agatha », femme noire suspectée d’infidélité à l’arrivée de son bébé blanc, devrait vous rendre philosophe et magnanime. Et si vous pensez à la séparation, le « Divorce Pygmée » vous en apprendra sur ce qu’il faut savoir parfois perdre en tristesse pour gagner en gaieté. - [Comptoir Général Ghetto Museum](https://www.vivelaculture.com/comptoir-general-ghetto-museum/): Si vous voulez justement croiser un défilé de sapeurs, visiter un petit musée de la Françafrique corrompue, vous faire une petite frayeur dans un cabinet de sorcellerie, ou tout simplement passer un bon moment dans un lieu « afro-centré »… allez au Comptoir Général sur le canal Saint-Martin et si l’expo L’Art digital du Sahel est finie, chopez la prochaine. Salif y a eu son week-end hommage rien que pour lui. Le Comptoir Général - [Afro, une célébration](https://www.vivelaculture.com/afro-une-celebration/): Ce livre, écrit par une douce et belle bretonne et préfacé par Oxmo Puccino, raconte à travers de super témoignages (Gaultier, Goude, Agnès B., Saul Williams, etc.) et moult photos bien cool, toute l’épopée afro dans la mode telle qu’elle a été vécue de Kinshasa à Barbès, des sapeurs congolais aux créateurs parisiens. Difficile en parcourant ce livre, comme Nino Ferrer, de ne pas vouloir être noir. - [Shakara/London Scene](https://www.vivelaculture.com/shakaralondon-scene/): On m’avait prévenu. Le jour où je rentrerais dans la musique de Fela Kuti, je n’en ressortirais pas indemne. J’ai mis le temps, mais effectivement il y a quelques années, je me suis pris son afro beat dans la gueule. Un ami autrichien qui l’avait fait tourner à sa grande époque m’a raconté qu’ils arrivaient à soixante-dix personnes de Lagos à Vienne via Moscou. Son kilo d’herbe passait par Paris en valise diplomatique. Un étage de l’hôtel était réservé à Fela et ses trente femmes dont quatre dormaient dans sa chambre, son cuisinier achetait des énormes sacs de riz et […] - [The B-52’s](https://www.vivelaculture.com/the-b-52s/): J’ai imaginé mettre un sample de « Planet Claire » avant même d’avoir écouté la moindre note des nouvelles chansons de Salif. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais j’ai été le premier surpris quand cela s’est intégré si naturellement dans « Samfi ». Et je l’ai été encore plus en découvrant que les B-52’s avaient eux-mêmes créé en 1979 « Planet Claire » à partir du « Peter Gunn Theme » de Henry Mancini, le compositeur de La Panthère rose parmi d’autres merveilles. Retour à l’envoyeur ? - [Talé](https://www.vivelaculture.com/tale/): Ceux qui ont pensé à moi pour réaliser le nouvel album de « The Golden Voice of Africa », l’ont fait car ils m’ont vu m’aventurer en certaines terres étrangères comme le tango argentin (Gotan Project) ou le country & bluegrass du Tennessee (The Moonshine Sessions), entre autres escapades. Alors, pourquoi pas l’Afrique, mère de toutes les dance music ? La carte blanche que m’a offerte l’artiste noir le plus blanc du Mali m’a désinhibé au point d’aller inviter tous mes pères et mères musicaux, parfois inconsciemment, aujourd’hui en toute conscience avec ce parcours. - [An Awesome Wave](https://www.vivelaculture.com/an-awesome-wave/): Alt-J est un groupe anglais de rock indépendant formé en 2007 qui semble vouloir faire revivre certaines grandes heures du rock planant – voire progressif – des années soixante-dix, tout en étant bien d’aujourd’hui comme le prouvent son nom (une touche de clavier d’ordinateur) et son utilisation très moderne de l’électronique. Son premier album, An Awesome Wave, a été le succès surprise de l’année 2012, notamment auprès d’un jeune public qu’on n’attendait pas forcément sur ce terrain. Alternativement sombre, torturé et élégiaque, l’album se termine sur « Taro », une étonnante chanson racontant de façon cryptique la mort de Robert Capa et […] - [Le Temps des cerises](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-cerises/): Les aventures de Boro reporter photographe. Le personnage de Boro, reporter photographe juif hongrois dans le Paris des années trente, est ouvertement inspiré de Robert Capa, magnifiant ainsi à travers une fiction à clés le côté romantique et héroïque de la vie de ce dernier. Huit volumes des aventures de Boro sont parus à ce jour. Dans le premier, La dame de Berlin, il lutte contre la montée du nazisme armé de son seul Leica, tandis que dans le deuxième, probablement le meilleur, Le Temps des cerises, il immortalise les débuts de la guerre civile espagnole. À noter que ces […] - [Fenêtre sur cour](https://www.vivelaculture.com/fenetre-sur-cour/): Chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock dans lequel James Stewart interprète un photographe cloué sur une chaise roulante qui passe son temps à observer ses voisins et finit par soupçonner l’un d’eux de meurtre. Pour le scénario et les personnages (James Stewart et Grace Kelly qui interprète la fiancée du photographe), Hitchcock s’est inspiré de l’idylle entre Ingrid Bergman et Robert Capa, qu’il a pu observer sur le tournage d’un de ses films précédents, Les Enchaînés. Ingrid Bergman en était la star, et Robert Capa le photographe de plateau. L’équivalent pour ce dernier du fauteuil roulant ? - [Joris Ivens, cinéaste du monde vol. 2](https://www.vivelaculture.com/joris-ivens-cineaste-du-monde-vol-2/): Ce célèbre documentariste a croisé la route de Robert Capa à plusieurs reprises. Pendant la guerre d’Espagne bien entendu, où il tourne Terre d’Espagne, en 1937, un magnifique film en noir et blanc montrant à la fois les combats et la collectivisation des terres par les républicains, dont le commentaire est écrit et dit par Ernest Hemingway. Et pendant la guerre sino-japonaise, un autre grand conflit couvert par Capa, qui travaille cette fois comme premier assistant sur le film d’Ivens, Les 400 millions (1938). Ce cinéma comme on n’en fait plus vraiment, prenant, lent et majestueux, est un parfait complément […] - [Georges Braque Rétrospective](https://www.vivelaculture.com/georges-braque-retrospective/): L’exposition du Grand Palais – et le beau livre édité à cette occasion – rassemble les œuvres clés du père du cubisme ainsi que les séries de variations thématiques qui amplifient ses recherches. Depuis le fauvisme jusqu’aux œuvres ultimes qui culminent dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux, en passant par le cubisme, sa collaboration avec Picasso, les canéphores des années vingt ou les derniers paysages qu’aimait Nicolas de Staël… La rétrospective Braque n’omet aucune des métamorphoses stylistiques du peintre. Vidéo - [L'Art est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/lart-est-un-sport-de-combat/): Cet ouvrage, publié en marge de l’exposition éponyme tenue en 2011 au musée des beaux-arts de Calais, va un cran plus loin dans la comparaison entre le noble art et l’art tout court. En rappelant que nombre de créateurs ont pratiqué les sports de combat (l’écrivain précurseur du surréalisme Arthur Cravan sur les rings, le peintre Yves Klein sur les tatamis…). En se penchant sur le sort des boxeuses, dont l’existence même est une hérésie pour bien des amateurs (à commencer par Ali, qui a vu d’un mauvais œil sa propre fille se lancer sur les rings). Curieux, mais stimulant […] - [Don King Boxing](https://www.vivelaculture.com/don-king-boxing/): Aux Etats-Unis, la boxe a longtemps été un sport de Noirs qui enrichissait des Blancs. Là aussi, la carrière d’Ali a changé la donne, notamment au travers de Don King, promoteur du fameux combat Ali-Foreman au Zaïre, en 1974 grâce à l’argent du dictateur Mobutu. En bisbille avec la justice (pour avoir escroqué ses boxeurs ou ses assureurs), il s’en sort toujours et fait fructifier son pactole (290 millions de dollars, estimation « Forbes ») – y compris, ces dernières années, grâce à une série de jeux vidéo de boxe à son nom. - [Andy Warhol Portraits](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-portraits/): En 1978, le riche banquier d’affaires new yorkais Richard Weisman, soumet à l’artiste une liste de 10 champions dont il commande les portraits. Mais l’affaire démarre mal : à une époque où les rois des terrains ne savent guère gérer leur image, Pelé, Kareem Abdul-Jabbar ou O.J. Simpson ne voient pas l’intérêt. Jusqu’à ce qu’Ali, accepte avec enthousiasme : «Les Blancs vont payer 25 000 dollars pour mon image ! Moi, le petit nègre du Kentucky !» Son accord emporte celui des autres vedettes, mais aux dernières nouvelles, son portrait reste le plus cher des dix – il y a […] - [Night Train](https://www.vivelaculture.com/night-train/): Celui qu’Ali le surnommait «le gros ours moche» ne détonne pas parmi les personnages sulfureux que l’écrivain américain Nick Tosches affectionne. D’âge inconnu, alcoolique, ex taulard lié à la mafia, Sonny Liston se hisse, à la force de son punch, jusqu’au titre de champion du monde poids lourd en 1962. Deux ans plus tard, le jeune Cassius Clay, tout en jambes, esquive, allonge et éloquence le force à abandonner au 7e round. L’année suivante, Liston perd sa revanche en deux minutes et retourne à son sort crépusculaire : overdose ou règlement de comptes, même les circonstances de sa mort, en […] - [Music for the new millenium sampler](https://www.vivelaculture.com/music-for-the-new-millenium-sampler/): Ce compositeur et saxophoniste américain est surtout connu pour avoir produit les albums de Miles Davis à partir du célèbre «Kind of Blue» (1959) et jusqu’au début des années 80. On dit même que «A Tribute to Jack Johnson», l’hommage au boxeur (1970), est plus son œuvre que celle du musicien… Ce disque s’ouvre ainsi sur la voix de Mohamed Ali prononçant sa fameuse description de son propre style, «Float like a butterfly, sting like a bee» (Vole comme un papillon, pique comme une abeille). La bande-son de cette sélection. - [Ring noir](https://www.vivelaculture.com/ring-noir/): Quand Apollinaire, Cendrars et Picabia découvraient les boxeurs nègres. Il y a exactement un siècle, le 10 juillet 1913, Jack Johnson, premier Noir champion du monde poids lourds, arrive à Paris. Prototype du sportif médiatique à la Mohamed Ali, il vient pourtant en réprouvé. Chez lui, le boxeur américain (1878-1946) risque la prison pour avoir épousé une Blanche. Comme plus tard Miles Davis, qui lui consacra «A Tribute to Jack Johnson» (1970), il découvre qu’ici une célébrité noire peut courtiser les Européennes et se faire adopter par la communauté artistique. A son retour aux Etats-Unis, en 1920, il purge sa […] - [Le Chemin de l'Amérique](https://www.vivelaculture.com/le-chemin-de-lamerique/): Un boxeur, une guerre coloniale : ce pourrait être l’histoire de Mohamed Ali, refusant d’aller combattre au Vietnam en 1966, au prix de 5 ans d’interdiction de ring. Mais cette BD de Baru, pionnier français du roman graphique, raconte celle de Saïd Boudiaf, boxeur algérien des années 50 pris entre sa quête du titre mondial et les «événements». Fictif, le récit s’inspire de la vie de Chérif Hamia, champion d’Europe poids plume 1957 et archi favori pour le titre mondial contre le Nigérian Hogan Bassey, un combat pourtant inexplicablement perdu. Les indépendantistes algériens du FLN lui auraient demandé de se […] - [Panama Al Brown, 1092-1951](https://www.vivelaculture.com/panama-al-brown-1092-1951/): Pour un Ali, combien de boxeurs retournés dans l’ombre ? Exemple avec ce poids coqs panaméen, premier champion du monde hispanique de l’histoire en 1929. Il fût, comme l’Américain Jack Johnson, une figure du Paris de l’entre-deux-guerres et un protégé de Jean Cocteau. Signée d’un peintre espagnol antifranquiste lui-même exilé à Paris dès 1958, cette biographie fouillée et revue en 1998 débute par une enquête dans la ville natale du boxeur (Colon, à l’entrée du canal de Panama) pour se terminer à New York, où Brown meurt tuberculeux, alcoolique et oublié. - [Desire](https://www.vivelaculture.com/desire/): Les destins de boxeurs, véritables concentrés des tensions raciales et sociales agitant les Etats-Unis, ont toujours inspiré la musique folk et le blues. Héritier de cette tradition, Bob Dylan s’y est essayé deux mémorables fois. En 1963, le jeune protest singer demande «Who killed Davey Moore», ce champion du monde poids plume mort sur le ring en défendant son titre. En 1976, surtout, il consacre un long (8 mn 33s) tube à l’emprisonnement de Robin «Hurricane» Carter, un poids moyen condamné deux fois (1967 et 1976) pour un triple meurtre. Le chanteur ira jusqu’à organiser des concerts de soutien. Carter […] - [Le Combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle-2/): «Ali prouve que la boxe est l’un des beaux arts du XXème siècle», écrit Norman Mailer dans ce récit du Championnat du monde contre le tenant du titre George Foreman, au Zaïre, en 1974. «Mailer prouve qu’écrire sur le sport en est un aussi», ajouta un critique américain. Célèbre à 25 ans dès son premier livre, «Les Nus et les morts» (1948), l’auteur a donné jusqu’à sa mort en 2007 dans la fiction, l’essai, le journalisme ou la biographie. Mais le ring fût sa vraie passion. Son récit de la préparation des champions et du combat se situe au plus […] - [We Insist ! Max Roach's Freedom Now Suite](https://www.vivelaculture.com/we-insist-max-roachs-freedom-now-suite/): L’année où Cassius Clay devient champion olympique à Rome, le batteur clé du bebop (il fût de la plupart des enregistrements de Charlie Parker entre 1944 et 1949) sort cet album conçu en vue du centenaire de la Proclamation d’émancipation, l’affranchissement des esclaves par Lincoln en 1863. Avec sa compagne Abbey Lincoln au chant et quelques invités dont Coleman Hawkins au sax tenor, il alterne moments apaisés et accès furieux pour réclamer «la liberté, tout de suite». Une décennie s’ouvre, les jours de la ségrégation sont comptés. - [Wattstax](https://www.vivelaculture.com/wattstax/): Los Angeles, août 1972 : 100 000 personnes assistent au festival du label de soul Stax pour l’anniversaire des émeutes du ghetto de Watts (1965). Pas une peau blanche en vue : Wattstax, réponse noire à Woodstock, est à la fois un événement musical (formidables shows des Staple Singers, de Rufus Thomas, d’Isaac Hayes), politique (le Révérend Jesse Jackson scandant le poème antiesclavagiste «I am somebody») et l’acte de naissance d’un business noir. - [Say it Loud – I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud/): Fascinés par son jeu de jambes, des entraîneurs imaginaient le jeune Brown en as des rings. Une blessure en décida autrement, mais il garda des tics de boxeur : KO mimés sur scène, peignoirs de satin à son nom, autopromotion permanente digne des rodomontades d’Ali. Le «Godfather of Soul» sera ainsi dans son élément, en 1974, en tête d’affiche du festival qui accompagna le combat Ali-Foreman au Zaïre. D’habitude plus soucieux de ses affaires que des droits civiques, Brown compose pourtant fin 1968 cet ode à la fierté noire, sous une forme «appel/réponse» idéale pour les manifs. Si même Brown […] - [Nous les nègres](https://www.vivelaculture.com/nous-les-negres/): Psychologue et célèbre militant des droits civiques, Kenneth Clarke réalise en 1963 ces entretiens télévisés, aussitôt transcrits en français, avec trois figures du mouvement noir. On connaît l’opposition entre le non-violent Martin Luther King et Malcom X, dirigeant de la Nation of Islam (Cassius Clay devient Mohamed Ali en y adhérant en 1964), partisan du séparatisme noir assumant la violence. Le romancier James Baldwin met de la finesse dans ce choc de titans : installé à Paris en 1948 pour fuir l’intolérance américaine (il était homosexuel), l’écrivain, juge Albert Memmi dans l’introduction, se montre «déchiré, intelligent et passionné, comprend tout […] - [Muhammad Ali the Greatest](https://www.vivelaculture.com/muhammad-ali-the-greatest/): Ce documentaire, signé par le célèbre photographe après la victoire d’Ali sur Foreman au Zaïre à l’automne 1974, est en fait un montage par ses soins de deux films distincts, l’un racontant ce célèbre combat en terre africaine, l’autre, réalisé 10 ans plus tôt, s’attachant à l’ascension du jeune Cassius Clay vers son premier titre mondial. Plus qu’au boxeur (il y a peu de scènes de combat), Klein s’intéresse ici au personnage médiatique et politique, qui entre les deux dates a rejoint le groupe radical américain Nation of Islam et a refusé de combattre au Vietnam, au risque de sacrifier […] - [Maillol](https://www.vivelaculture.com/maillol/): Enfant de Banyuls-sur-Mer, Aristide Maillol se consacre d’abord à la peinture et à la tapisserie, mais au cours d’un voyage en Italie et en Grèce, il découvre l’art statuaire antique et se jette à corps perdu dans la sculpture – un art qu’il révolutionnera, après Rodin, en épurant et en simplifiant toujours plus les formes. C’est avec La Femme, rebaptisée plus tard La Méditerranée, que Maillol se fait connaître au Salon d’automne de Paris en 1905, une sculpture d’une architecture parfaite et libérée de tout contenu littéraire, mythique ou religieux. « Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre […] - [Bonnard : « La couleur agit » ](https://www.vivelaculture.com/bonnard-la-couleur-agit/): Bonnard découvre le Midi en 1904 et y fait de nombreux séjours avant de s’y installer définitivement en 1926. Dans sa villa Le Bosquet, au Cannet, il s’emploie à simplifier la forme, à exalter le lyrisme incandescent des couleurs dans d’infinies variations de chaque teinte. Il peint sans relâche nus, intérieurs, scènes de rue, paysages, qu’il réinterprète jusqu’à ce que la matière envahisse la toile, noie les contours, pour finir par rendre le sentiment intelligible… - [Yves Klein – Au-delà du bleu](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-au-dela-du-bleu/): Fasciné par le bleu azuréen de sa Méditerranée natale (il est né à Nice), puis par le bleu des fresques de Giotto, qu’il découvre dans l’église de l’Arena à Padoue, Yves Klein met au point, en 1956, l’International Klein Blue (IKG), un bleu intense dont il peint tout ce qui l’entoure et avec lequel il exécute une abondante série d’œuvres monochromes (toiles, arbre-éponge, mappemondes, « portraits-reliefs »…) : « Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes, expliquait Klein, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a après tout de plus abstrait dans la nature […] - [Palette : Van Gogh - La Chambre d’Arles](https://www.vivelaculture.com/palette-van-gogh-la-chambre-darles/): « Je pense que l’avenir d’une peinture moderne se trouve dans le Sud », écrit Vincent Van Gogh à son frère Théo, avant de filer pour Arles en février 1888. Une région « d’une vibrante sérénité » où il peint le printemps provençal et le retour de l’été sous un soleil obsédant, mais aussi sa propre chambre dans le but de partager ce qu’il ressent : « Au lieu de chercher à rendre exactement ce que j’ai sous les yeux, je me sers de la couleur de manière arbitraire, pour exprimer fortement mes impressions. » La Chambre d’Arles, le passionnant documentaire d’Arte (récompensé du Prix du meilleur […] - [La Mer](https://www.vivelaculture.com/la-mer/): Quoique l’espace maritime « ne baigne pas précisément les coteaux bourguignons » où Debussy écrit le triptyque de La Mer en 1905, le compositeur nourrit une passion vivace pour l’élément aquatique. Une attraction dont les origines remontent à l’enfance, lorsqu’il passait ses vacances d’été chez sa tante à Cannes. « Il avait brusquement entendu et compris le langage grisant des sirènes de la Méditerranée », écrit le musicographe Émile Vuillermoz dans sa biographie consacrée au compositeur… Une Méditerranée que l’on imagine au fil des trois esquisses symphoniques – des paysages sonores à la teneur éminemment impressionniste « chantés avec la candeur naïve de l’enfant » par […] - [Le Prince foudroyé : la vie de Nicolas de Staël ](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael/): Tiraillé entre sa quête de lumière et de profondeur et les tourments de l’incertitude, Nicolas de Staël décide à l’automne 1954 de s’installer dans le Midi, sur les remparts d’Antibes, où il s’isole dans un atelier ouvert sur la mer. Il y travaille avec frénésie, réalisant plus de trois cents toiles en quelques mois. Sa peinture se fait moins épaisse, plus fluide, vibrante de lumière et de couleurs : paysages, série de barques, natures mortes… Derrière les choses, se fait entendre une autre figuration, plus abstraite, une vision vécue comme une expérience libératrice de sentiments. Toujours au bord de l’abîme, Nicolas […] - [Collioure 1905, un été fauve](https://www.vivelaculture.com/collioure-1905-un-ete-fauve/): En 1905, Matisse et Derain découvrent le petit port catalan de Collioure. Dans le courant de l’été, ils y réalisent une centaine d’œuvres éclatantes – essentiellement des paysages gorgés de couleurs violentes, pures et vives et inondés de lumière. Une libération esthétique marquée par un refus de l’évocation réaliste de la nature, qui tranche alors avec la douceur de la palette impressionniste… Au Salon d’Automne de Paris où ils présentent leurs toiles la même année, un critique d’art compare l’exposition à une « cage aux fauves ». L’appellation de « fauve » est aussitôt revendiquée par les peintres eux-mêmes. Le fauvisme est né… - [Le Mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso-2/): S’il peint Les Demoiselles d’Avignon en 1907, Picasso ne s’installe dans le Sud de la France que dans les années quarante. Une période d’intense créativité marquée par son séjour à Vallauris, où il crée un atelier de céramique. Sur place, il peint aussi plus de quatre mille pièces s’inspirant de la corrida, de l’art africain ou des vases grecs. En 1955, le cinéaste Henri-Georges Clouzot réalise Le Mystère Picasso, où il filme pendant trois mois l’artiste en train de peindre. C’est l’unique tentative de rendre compte cinématographiquement du processus de création de Picasso. « Le plus beau film de suspense jamais réalisé », […] - [Canzoniere](https://www.vivelaculture.com/canzoniere/): Amené à fuir Florence, la famille Pétrarque se réfugie en Provence où le poète ne cessera de revenir tout au long de sa vie; il fait ses humanités à Montpellier et à Carpentras, vit longtemps en Avignon avant de se retirer dans la solitude et la fraîcheur de la lumineuse Fontaine du Vaucluse où écrit-il : « Les muses, revenues de l’exil, habitent avec moi dans cet asile chéri. » Il y signe son immortel Canzoniere (1470), plus de trois cents poèmes, pour la plupart des sonnets, tout entiers dédiés à l’amour idéalisé du poète pour Laure de Noves. - [Le Testament d’Orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee-2/): La Méditerranée est pour Cocteau une obsédante et généreuse source d’inspiration. L’Italie et sa commedia dell’arte, l’Espagne et sa tauromachie, la Grèce et sa mythologie et, bien sûr, la Provence, où il séjourne de 1950 à 1963, sont pour lui une seule et même « patrie » qui l’incite au lyrisme et à l’introduction graduelle de larges surfaces colorées dans ses œuvres. Le « Prince frivole » est en réalité un faux dilettante qui écrit, dessine, peint, « tatoue » les murs des villas et des chapelles, s’adonne à la céramique, à la tapisserie, aux bijoux, aux émeraudes… Il y écrira aussi son dernier film, le […] - [La Chair du visible](https://www.vivelaculture.com/la-chair-du-visible/): Natif d’Aix-en-Provence ayant rejoint Paris puis Auvers-sur-Oise, Cézanne regagne le Var en 1882 et se dédie essentiellement à la peinture des paysages qui l’inspirent : l’Estaque, Gardanne, Bellevue et, bien sûr, le fameux cycle de quatre-vingts peintures consacrées à la montagne Sainte-Victoire, dans la garrigue du pays d’Aix. Il se détache alors de la peinture impressionniste de la nature pour approfondir sa recherche et privilégier une abstraction géométrique faite de motifs, de lignes, de sensations colorées. Une quête d’« une harmonie parallèle à la nature » qui influencera tout l’art moderne. - [Collection Francis Picabia](https://www.vivelaculture.com/collection-francis-picabia/): En 1925, Francis Picabia quitte l’effervescence parisienne et gagne le Sud où il va rester vingt ans, entre les collines de Mougins et Cannes, pour donner libre cours à sa pulsion d’écriture plastique et littéraire malgré son goût immodéré pour les casinos et les fréquentes réceptions qu’il organise sur son yacht (amarré en face du casino !). Il y peint notamment la série des Monstres, puis des Transparences, ses abondantes créations révélant une autre dimension du paysage – tantôt sombre, tantôt solaire : « J’ai travaillé des mois et des années en me servant de la nature, en la copiant, la transposant. Maintenant, […] - [Les Vagues](https://www.vivelaculture.com/les-vagues/): Lors d’un voyage à Cassis, la lumière, les couleurs et le décor méditerranéen éveillent en Virginia Woolf des sensations qui la conduisent à écrire son livre le plus expérimental. Poème en prose entrecroisant six monologues de personnages relatant leur vie de l’enfance à la vieillesse, Les Vagues est un voyage intérieur où la contemplation de la nature, le chant de la mer, la course du Soleil de l’aube jusqu’au soir épousent l’exploration du flux de la conscience, la perception de la vie qui s’écoule. Un sommet poétique traduit en français par Marguerite Yourcenar. - [Hymne au Soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil-2/): En 2003, Lionel Belmondo, saxophoniste et directeur musical, et son frère Stéphane, trompettiste, s’attaquent au répertoire classique français des XIXème et XXème siècles, avec des pièces signées des compositeurs Lili Boulanger, Maurice Duruflé, Gabriel Fauré et Maurice Ravel. Avec Hymne au Soleil, les frères Belmondo explorent librement les passerelles et les jeux d’influences existant entre le jazz modal et la musique classique. Un album radieux et solaire, récompensé par les Victoires du Jazz en 2004. - [De Cézanne à Bonnard, l'Atelier du Midi](https://www.vivelaculture.com/de-cezanne-a-bonnard-latelier-du-midi/): Van Gogh, Cézanne, Matisse, Bonnard ou Gauguin… Dès la fin du XIXème siècle, les peintres se pressent pour rejoindre le Midi à la recherche de sensations et d’idées nouvelles. Ils y installent leur atelier; ils y découvrent des paysages à peindre, puis ils se rencontrent. En parallèle à l’exposition, le documentaire De Cézanne à Bonnard, l’Atelier du Midi propose de déambuler parmi les œuvres nées face à la Méditerranée. À travers des archives personnelles, il met en scène un dialogue constant entre les peintres de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle, qui n’ont […] - [Les Inrockuptibles : 25 ans d’insoumission](https://www.vivelaculture.com/les-inrockuptibles-25-ans-dinsoumission/): Petite reconnaissance de dettes, là. Rien de la perpétuation, en même temps que de la réinvention, de la critique à la française n’aurait été possible sans l’invention à l’orée des années 90, par Christian Fevret et ses amis, de ce bimestriel, puis mensuel, puis hebdo, Les Inrockuptibles. D’avoir fait un peu partie de cette histoire demeure aujourd’hui encore un honneur. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces/): Il fallait être rock critic et sans doute américain pour écrire ce livre : une histo­ire du nihilisme ou du négatif au XXème siècle qui commence avec Dada, continue avec le surréalisme, le lettrisme, le situationnisme, et se termine sur le punk. L’essai qui a le plus inspiré ma génération. - [Flaubert](https://www.vivelaculture.com/flaubert/): Finalement, avec le temps, Flaubert a remporté le titre de plus grand romancier du XIXème siècle, contre Hugo, Balzac, voire Zola. Il nous apparaît aujourd’hui comme le plus moderne. Impossible d’écrire un paragraphe à l’imparfait sans avoir une pensée pour lui. Michel Winock vient de lui consacrer une imposante biographie. Lisez-la. Car, en plus d’être un immense écrivain, Flaubert était un chic type. - [Le Séminaire, Livre VI](https://www.vivelaculture.com/le-seminaire-livre-vi/): La vie critique rend hommage à la psychanalyse, à Jacques Lacan ainsi qu’à Jacques-Alain Miller, à qui l’on doit la rédaction du Séminaire. J’en profite donc pour signaler qu’au printemps a paru un chef d’œuvre : le tome VI du Séminaire, intitulé « Le désir et son interprétation ». Du rêve au désir : tout un chemin (en points) de croix… - [L’Inrockuptible](https://www.vivelaculture.com/linrockuptible/): « Lenoir n’est pas un de ces critiques qu’au demeurant il adorait, qu’il invitait à partager son micro. Mais c’est en France le plus grand « passeur » du rock alternatif, bien avant même qu’on l’appelle ainsi. Ses compilations sont formidables, même si je ne suis jamais tout à fait certain d’avoir envie de réécouter « Sit down » de James… » - [Le salaire du zappeur](https://www.vivelaculture.com/le-salaire-du-zappeur/): Avec Bayon, Serge Daney est l’autre maître ès critique que j’ai eu la chance de rencontrer. Du côté de l’image ciné et télé, quant à lui. Plus conceptuel que Bayon, Daney m’a appris que faire œuvre de critique ne consistait pas à aligner des adjectifs. Après avoir écrit une page, j’en enlève ainsi toujours deux ou trois en sa mémoire… - [Take no prisoners](https://www.vivelaculture.com/take-no-prisoners/): Je n’ai jamais idolâtré personne. Les critiques ont le cœur sec et le cerveau irrigué. Mais je me reconnais depuis l’âge de 13 ans un gros faible pour Lou Reed. J’ai eu une chance dans la vie : découvrir Lou Reed avant le Velvet Underground, remonter le fleuve au lieu de le descendre. Aux amateurs, je conseille ce double live dont Mike Jagger lui-même considérait qu’il était l’un des meilleurs live au monde, sinon le meilleur. - [Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues/): Lester Bangs est le meilleur rock critic de tous les temps, surtout quand il écrit sur le jazz (par exemple, ses articles sur Miles Davis sont écœurants de beauté flinguée, pour reprendre ce mot). Jusqu’à sa mort, il est aussi demeuré le meilleur commentateur de ce moustique géant du rock qu’est Lou Reed. - [Gainsbourg mort ou vices](https://www.vivelaculture.com/gainsbourg-mort-ou-vices/): « Au lendemain de la mort de Gainsbourg, Libé surprend tout le monde en publiant une interview post mortem de l’artiste, réalisée plusieurs années auparavant par Bayon, mais qui ne devait être divulguée qu’en ces circonstances. Interview bien dégueu, parfaitement située entre Eros et Thanatos, dernière provoc’ de l’artiste à tête de chou et, au passage, un modèle de journalisme gonzo. » - [Chroniques](https://www.vivelaculture.com/chroniques/): Au printemps 1997, en dévorant cette compilation d’articles, j’ai pris le parti de lire toutes les « Série Noire » que Manchette avait chroniqués en son temps pour Charlie Hebdo. J’allais les chiner chez Black Cherry Blues, 15 rue Chaptal, dans le IXème. Une boutique que je conseille. Sans être un polar, mon premier roman La ville des grincements de dents (Calmann Lévy, 1998) porte la marque de ces lectures. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire/): « L’action de mon roman La vie critique se déroule, à quelques anachronismes près, en 2010 : soit l’année où Houellebecq a reçu le prix Goncourt pour La carte et le territoire. Rien d’anecdotique là-dedans. Au contraire, le sentiment d’une victoire. Une critique littéraire qui a toujours défendu becs et ongles Houellebecq au delà des polémiques, s’y est vue elle aussi récompensée. » - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind/): Je me souviens de l’été 91 où j’ai écouté en boucle cet album en « advanced tape », l’équivalent des épreuves pour un livre, et alors que la K7, comme on disait, était encore l’objet le plus technologiquement avancé… Comment imaginer alors que trois ans plus tard, j’aurais à enterrer Kurt Cobain dans Libé six mois avant Guy Debord ? Ensuite, logiquement, ce sera les grandes grèves de 1995. - [Œuvres](https://www.vivelaculture.com/oeuvres/): Le situationniste en chef, c’est lui, c’est Debord. Dans les années 90, toute une génération immergée dans « la société du spectacle », mais née sous le signe du décodeur, va le remettre à l’honneur. Depuis que ses archives ont été rachetées par la BNF, il est aujourd’hui considéré comme un « trésor national ». - [La Nausée](https://www.vivelaculture.com/la-nausee/): « Lue une première fois à quatorze ans, sans trop rien y comprendre. Relu depuis environ tous les deux ans, jusqu’à en lever toutes les obscurités. Avec une idée de plus en plus prégnante : Sartre est l’inventeur du concept de « situations » qui va inspirer… les situationnistes. » - [La vie critique](https://www.vivelaculture.com/la-vie-critique/): Le critique littéraire en héros de roman : victime, coupable, ou étrange figure sado-maso ? Un an de la vie d’un professionnel de la littérature, désespéré ou exalté, impitoyable ou passionné, chevalier blanc ou cruel assassin…  » La vie, c’est de l’ennui à se cogner la tête, contre des murs parsemés çà et là d’épiphanies à s’en faire exploser le cœur. «  - [#4](https://www.vivelaculture.com/4-2/): La phénoménale vague rap passée, ou presque, c’est finalement la pop et l’électro pop made in Mars qui, depuis quelques années, se fait une place sur les scènes nationales, avec des groupes comme Oh ! Tiger Mountain, Chinese Man – lié au label phocéen Chinese Man Records – ou Nasser. Ce dernier est un trio, lancé en 2010, qui réunit des copains issus du monde de la pub et qui martèle des chansons slogans avec un enthousiasme débridé, sur des mélodies entêtantes. L’hommage à leur cité est de rigueur avec « Marseille and Anywhere » et l’on gage qu’on tient là les nouveaux […] - [Tout tourne autour du Soleil](https://www.vivelaculture.com/tout-tourne-autour-du-soleil/): Née en 1982, elle a montré très vite un tempérament de « runaway », et s’est lancée, à peine adolescente, dans l’écriture de textes virulemment engagés. Militante dans plusieurs collectifs, porte-parole de tous les « sans », elle s’est fait repérer grâce à l’âpreté et à la subtilité de ses chansons, dans un univers du rap dominé par les « keums ». Au-delà de ses compositions rageuses, il y a surtout cette énergie bondissante et cette stupéfiante présence scénique. Il était imparable qu’une femme de cette trempe reprenne le flambeau d’un genre qui avait tant de mal à se renouveler, et que Keny l’indomptable devienne ainsi […] - [À la grâce de Marseille](https://www.vivelaculture.com/a-la-grace-de-marseille/): Une véritable curiosité et une grande œuvre littéraire… James Welch (1940-2003), écrivain blackfeet alors chef de file de la littérature amérindienne, se baladait dans Marseille quand il fut abordé par un autochtone qui lui jura être un descendant d’un des acteurs indiens du Wild West Show, la troupe de Buffalo Bill qui se produisit en 1889 au Prado. Peu importait à Welch que l’histoire fût vraie ou non, il s’est immédiatement lancé dans cette biographie imaginaire : le destin singulier d’un Sioux, Charging Elk, qui aurait fait une chute de cheval, aurait été soigné à l’Hôtel-Dieu, et aurait été « oublié » à […] - [OM, à jamais les premiers](https://www.vivelaculture.com/om-a-jamais-les-premiers/): Grâce à ce documentaire poignant – qu’on aime le foot ou non… – qui retrace l’épopée de la victoire de l’OM sur le Milan AC, le 26 mai 1993 où, pour la première fois, un club français remportait une coupe d’Europe – on réalise à quel point la cité phocéenne fusionne dans ce qui est, au-delà du simple idéal sportif, un véritable fantasme identitaire collectif. Cette date constitue presque un événement clé symbolisant l’unique reconnaissance à l’échelle nationale du talent, de l’élan et de la volonté de cette ville de gagner. Le parti pris des réalisateurs de donner la parole […] - [La Ville est tranquille](https://www.vivelaculture.com/la-ville-est-tranquille/): Après À l’attaque !, une bouffonnerie parfaitement déjantée, Guédiguian a réalisé cet étonnant film dans lequel il s’est laissé aller à un pessimisme des plus sombres. En choisissant de mettre en scène des personnages cabossés par l’existence – une poissonnière cherchant à sauver sa fille toxico, un ancien docker devenu chauffeur de taxi, un tueur à gages… – dans une cité étrangement inquiétante, le cinéaste révélait ses peurs intimes liées à l’an 2000, notamment la montée de l’obscurantisme et celle de l’extrême droite. Souvent comparé à Short Cuts, de Robert Altman, cette œuvre demeure curieusement sous-estimée dans la filmographie foisonnante, et […] - [Borsalino](https://www.vivelaculture.com/borsalino/): Roch Siffredi et François Capella avaient surtout une immense classe et une belle gueule. Leur obsession de vouloir contrôler tripots et lupanars marseillais dans ces années vingt demeure finalement secondaire dans l’intrigue… Sorti en 1970, Borsalino était adapté d’un roman d’Eugène Saccomano, Bandits à Marseille, qui s’inspirait de la vie de deux truands nettement moins glamour, Carbone et Spirito, qui s’étaient taillés un empire en prenant Al Capone comme modèle, et qui avaient fini par rallier la politique collaborationniste du préfet Simon Sabiani pendant l’occupation. Leur plus haut fait d’arme demeure l’importation, en 1936, par voie de mer, de trente-quatre […] - [Marseille Opus Mafia](https://www.vivelaculture.com/marseille-opus-mafia/): La trame s’étale entre 1980 et 1987 et raconte la lutte d’une brigade de flics contre le grand banditisme, sur fond de trafic de drogue, de hold-up et d’assassinats, dont celui d’un juge en 1985. À peine romancés, ces souvenirs d’un ancien commandant de la PJ de Marseille, aujourd’hui à la retraite, nous baladent dans une cité du crime au fil de planques, de traques, d’une romance avec une belle indic et de conflits avec la hiérarchie. Sur ces flics qui récitent des poèmes d’Apollinaire, sur les pressions médiatiques, politiques et judiciaires, Jean-Louis Pietri est intarissable, et il qualifie son […] - [La trilogie Fabio Montale](https://www.vivelaculture.com/la-trilogie-fabio-montale/): Il avait fait une formation de tourneur-fraiseur, puis avait été journaliste. Il est l’écrivain qui a su redonner une voix aux Marseillais ordinaires, qui se reconnaissaient enfin dans une littérature « locale », sans les clichés habituels. Son personnage de flic, Fabio Montale, est un sentimental mélancolique, qui s’échine à lutter contre les mafias, la corruption, et la violence sociale. Il porte le nom d’un poète ligure, car Izzo (1945-2000) affirmait qu’il ne faisait pas la différence entre la poésie et le polar. Marseille est le véritable personnage de ces trois romans. L’écrivain la décrivait ainsi : « Marseille est un passeport. Elle n’est […] - [Les Mystères de Marseille](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-marseille/): Zola ne l’aimait guère ce roman qu’il avait écrit en 1867 en période de vaches maigres. Il y dépeint pourtant un portrait particulièrement réaliste de la société des années 1840, y décrivant notamment l’antagonisme entre milieux populaires et classe des notables marseillais et aixois, sur fond d’agitation républicaine. Il s’agissait d’une commande du Messager de Provence, pour laquelle il s’engageait à publier sous forme de feuilleton une histoire inspirée d’un fait réel. Où un jeune homme modeste, Philippe Cayol, « enlève » sa bien-aimée, Blanche de Cazalis, fille d’un député millionnaire, provoquant la fureur des potentats en place. Où, déjà, le clientélisme […] - [L'homme foudroyé](https://www.vivelaculture.com/lhomme-foudroye/): D’origine suisse, Cendrars – Frédéric Louis Sauser, de son vrai nom – fut le modèle absolu de l’écrivain bourlingueur de la première moitié du xxe siècle. Entre ses périples, du Brésil au Sénégal, il aimait faire escale à Marseille, où il fréquentait les univers interlopes. « Gonzo » avant l’heure… Il séjourna, à la fin des années vingt, dans une auberge de la Côte bleue, à la Redonne, dont il tira ce roman inclassable, publié en 1945, qui constitue aussi une extraordinaire ode à Marseille dont il disait : « Contrairement à Lisbonne, qui est la ville des adieux, Marseille est la ville de […] - [Je connais des îles lointaines](https://www.vivelaculture.com/je-connais-des-iles-lointaines/): Il fut l’un des plus grands poètes marseillais du XXème siècle, couronné en 1971 par le Grand Prix de poésie de l’Académie française. Louis Brauquier (1900-1976) fut employé aux Messageries maritimes et vécut entre Sydney et Saigon, Djibouti et Shanghai. Il nourrissait une passion pour l’agitation des ports, décrivant les paquebots comme si c’étaient des cathédrales. Il n’a cessé de rendre hommage, au fil de ses poèmes, aux bas-fonds, mais aussi aux fastes, de sa cité natale, Marseille, qu’il disait « tragique, et toujours consentante ». Ses textes furent une inspiration majeure pour des auteurs comme Jean-Claude Izzo… - [Massalia Blues](https://www.vivelaculture.com/massalia-blues/): Née en Corse d’une famille d’origine marocaine, Minna Sif a grandi dans le centre cosmopolite de la ville, s’est mise jeune à l’écriture et est devenue une voix littéraire féminine marseillaise incontournable. Elle avait tiré de ses souvenirs un magnifique roman, Méchamment Berbère, véritable monographie de la porte d’Aix des années soixante-dix. Elle poursuit ici son exploration de ce cœur grouillant de la cité phocéenne, entre le cours Belsunce et la rue de la République, mettant en scène un vagabond sans papiers et inlassable conteur, un écrivain public, et une foule de personnages bigarrés, bateleurs, vieux immigrés à la retraite, […] - [Marseille Culture(s)](https://www.vivelaculture.com/marseille-cultures/): Ni catalogue, ni encyclopédie, ce pavé de près de trois kilos et demi est une sorte de tour d’horizon de tout ce que Marseille a pu compter d’artistes, de sagas de créations parfois folles et démesurées. À son image… Un travail de mémoire (vive) colossal, qui n’avait jamais été mené jusqu’alors, qui présente des milliers d’artistes, dont certains oubliés – comme l’architecte Gaston Castel ou le ténor Victor Maurel –, qui réhabilite enfin Pagnol, si longtemps dénigré par les Marseillais eux-mêmes, et qui rappelle que cette cité-carrefour n’a pas attendu d’être labellisée Capitale européenne pour faire de la culture, ni […] - [Le MaMo](https://www.vivelaculture.com/le-mamo/): Un lieu insolite et magique, puisqu’il est situé sur le toit de la « Maison du Fada », qui évoque la forme d’un paquebot et sur lequel on trouve une piste de jogging, un solarium et une salle de sport… Rebaptisé MaMo – jeu de mot entre Marseille et le « Modulor » cher au Corbusier, et clin d’œil au MoMa de New York –, le lieu ainsi revisité permet de réhabiliter enfin la Cité radieuse en l’ouvrant davantage au public. Bâtie entre 1947 et 1952, cette construction utopique – une « communauté verticale », selon « Le Corbu » – était destinée au départ à reloger les […] - [MuCEM](https://www.vivelaculture.com/mucem/): Ce serait presque une concrétisation du vieux rêve saint-simonien qui consistait à bâtir un pont entre l’Europe et l’Orient : le MuCEM est le premier musée du monde consacré aux cultures de la Méditerranée. Sa galerie permanente abrite des collections d’objets et œuvres d’art liés à la vie quotidienne et aux traditions populaires des quatre coins de la Mare Nostrum. Le bâtiment lui-même est un cube minéral de 72 mètres de côté. Le fleuron de cette année « capitale » marseillaise. Voir la vidéo - [Armen](https://www.vivelaculture.com/armen/): Gardien du phare mythique d’Ar-Men, au large de la pointe ouest de la Bretagne, un caillou isolé surnommé par ses gardiens « l’enfer des enfers », Jean-Pierre Abraham a vécu cinq ans un voyage immobile à l’affût de la moindre lumière, de la moindre seconde du temps qui passe et, surtout, « à l’assaut » de lui-même, du sens à donner à une vie dans un lieu où « s’impose l’extrême fermeté, la douce fermeté des rites ». « À cette heure, un mystérieux consentement m’habite… L’ultime point du soleil disparaît. La mer se referme. Si j’ai su perdre toute rancœur, toute crispation inutile, mon feu sera […] - [L'Odyssée de l'Endurance](https://www.vivelaculture.com/lodyssee-de-lendurance/): En 1914, le célèbre explorateur polaire Sir Ernest Shackleton prend la mer à bord de l’Endurance avec un équipage de vingt-sept hommes. Le but de l’expédition – ouvrir la voie du pôle Sud à pied – constitue le dernier grand défi polaire des explorateurs de l’époque. Mais très rapidement, le navire se retrouve pris au piège des glaces et se met à dériver pendant des mois avant d’être broyé sous la pression de la banquise. L’équipage libère les chaloupes et stationne sur des blocs de glace en attendant le dégel pour commencer la plus grande histoire de survie de l’exploration […] - [Robinson des mers du Sud](https://www.vivelaculture.com/robinson-des-mers-du-sud/): C’est à Suwarrow, un atoll des îles Cook à l’écart des routes maritimes, que le Néo-Zélandais Tom Neale décide de se faire déposer en 1954, après des décennies à arpenter les mers du Sud. Il y passera six années ponctuées de rares visites – dont celle de Bernard Moitessier – et entrecoupées de quelques séjours forcés à Rarotonga pour cause de sérieux problèmes de santé. À chaque fois, Neale se battra contre l’administration pour revenir sur « son » île. Robinson des mers du Sud raconte cette utopie réalisée : vivre sur une île déserte et y construire son paradis loin des hommes. […] - [La Chambre noire de Longwood](https://www.vivelaculture.com/la-chambre-noire-de-longwood/): Après avoir connu la réclusion dans les geôles du Liban, Jean-Paul Kaufmann, amoureux des îles, choisi de se rendre dans certains bouts de terre parmi les plus isolés du globe. Après l’archipel des Kerguelen, le journaliste et écrivain se retrouve à Sainte-Hélène, sur les traces de Napoléon. Il part à la découverte de la petite société insulaire et s’enferme à Longwood, dans l’étrange demeure où l’Empereur vécut en exil les sept dernières années de sa vie. Dans ce qui est aujourd’hui devenu une petite enclave française, Kauffmann explore les odeurs, les objets, « le venin de l’ennui » avec la mélancolie qui […] - [Tintin - L’Île noire](https://www.vivelaculture.com/tintin-lile-noire/): C’est dans L’Île noire que Tintin débarque pour la première fois sur une île. Il y reviendra plus tard à plusieurs reprises mais on n’y trouvera pas le halo de mystère qui fait de L’Île noire un livre si particulier. Normal : il semble que ce soit sur la légendaire île écossaise d’Arran que l’équipe d’Hergé a fait ses repérages. Le château abandonné de Ben More, les falaises battues par les vents, les paysages indomptables, les côtes déchiquetées… La fascination qu’exerce L’Île noire doit beaucoup à cette île de la mer d’Irlande qui aura donc éveillé l’imaginaire insulaire de toute une […] - [Au pays de la mort blanche](https://www.vivelaculture.com/au-pays-de-la-mort-blanche/): En 1912, le Santa Anna quitte le port d’Alexandrovsk, dans la mer de Barents, et prend la route du nord pour tenter de rejoindre Vladivostok. Bientôt pris dans les glaces, le navire va dériver pendant près de deux ans. Treize hommes, menés par Valerian Albanov, décident de quitter le bateau pour rallier la première terre. Mais lorsqu’ils avancent vers le sud, la banquise sous leurs pieds dérive vers… le nord. Le récit d’Albanov, rédigé d’après son journal en 1917, est un fantastique récit d’aventure traversé de passages poétiques littéralement hallucinatoires au plus fort de la tourmente. - [La Vie sexuelle des cannibales](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-des-cannibales/): Sur le papier, peut-on rêver mieux qu’un job de deux ans sur l’archipel paradisiaque des Kiribati, en plein Pacifique sud ? Il faut toujours se méfier des cartes postales… Maarten et Sylvia, un jeune couple d’Américains, vont y vivre un authentique enfer. À Tawara, les gens font des hôtes épouvantables, les cancrelats et les rats partagent votre taudis et vos repas comme s’ils faisaient partie de la famille, et des îlots de couches culottes parsèment un lagon lessivé. Et pour couronner le tout, la « Macarena » tourne en boucle dans chaque recoin de l’île… J. Maarten Troost sait de quoi il parle : […] - [How I Ended this Summer](https://www.vivelaculture.com/how-i-ended-this-summer/): Sur une île désolée de l’océan Arctique, le météorologiste Sergei et un jeune diplômé, Pavel, passent plusieurs mois dans une station polaire coupée du monde. Pavel reçoit un message radio dramatique qui concerne la famille de Sergei et essaie de trouver le bon moment pour en parler à son compagnon… en vain. Bientôt, la peur, le mensonge et le soupçon perturbent leurs relations… En 2011, Sergei Popogrebsky revient dans la région de la Tchoukotka où il a passé son enfance pour tourner son troisième film, un huis clos insulaire sauvage doublé d’un thriller psychologique magnifié par des images de paysages […] - [Sa majesté des mouches](https://www.vivelaculture.com/sa-majeste-des-mouches/): À la suite d’un accident d’avion, un groupe d’enfants issus de la haute société britannique se retrouve isolé sur une île du Pacifique. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les jeunes survivants tentent d’organiser leur survie en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bientôt, la petite communauté vole en éclats, laissant la place à une organisation cruelle et violente bâtie autour d’un chef charismatique et d’une religion de pacotille. Un grand roman d’aventure doublé d’une réflexion sur la précarité de l’idéal démocratique et les germes de la barbarie écrit moins de dix ans […] - [Nauru, l’île dévastée](https://www.vivelaculture.com/nauru-lile-devastee/): Minuscule confetti perdu dans le Pacifique, l’île de Nauru aurait dû vivre une vie sans histoires. Pourtant cette micro-nation – le plus petit pays de la planète – vit un destin à nul autre pareil. Quand on a découvert que son sous-sol renfermait un gisement de phosphate, Nauru est devenu un des pays les plus riches du monde. Mais après un siècle d’exploitation du minerai, l’épuisement des réserves conjugué à la corruption des dirigeants a plongé Nauru dans la faillite. Les Nauruans, obèses, meurent du diabète et les voitures de luxe achetées pendant les années d’abondance encombrent les bas fossés. […] - [Gauguin – Tahiti-Marquises](https://www.vivelaculture.com/gauguin-tahiti-marquises/): À l’âge de 43 ans, Gauguin choisit de fuir la civilisation et de rejoindre les tropiques pour s’installer à Tahiti. Très inspiré, il y peint plus de soixante-dix toiles en l’espace de quelques mois. Puis il repart, cette fois pour l’archipel des Marquises où, fasciné par l’art local, il peint et sculpte en quête d’une utopie primitive à la recherche de « ce malgré moi de sauvage » qui correspondait selon lui à sa nature profonde… - [Les Naufragés de l’île de la Tortue](https://www.vivelaculture.com/les-naufrages-de-lile-de-la-tortue/): Employés d’une agence de tourisme, Jean-Arthur Bonaventure (Pierre Richard) et Petit Nono (Jacques Villeret) ont l’idée du siècle pour sortir de leur routine : proposer à leurs clients une formule de vacances exotiques – « 3000 francs rien compris » – qui donnera aux apprentis robinsons le privilège d’être largués sur une île déserte et de « se démerder » comme des grands pour se loger et se nourrir sur place. Bien sûr, les gogos ne tardent pas à affluer par charter pour passer les vacances les plus lamentables de leur vie… Les Naufragés de l’île de la Tortue fut considéré à l’époque de sa sortie […] - [Le Mémorial de Sainte-Hélène](https://www.vivelaculture.com/le-memorial-de-sainte-helene/): Quand Napoléon 1er se voit conduit à l’exil sur l’île de Sainte-Hélène en 1815, une poignée de fidèles offrent de s’embarquer avec lui pour vivre ce qui seront les dernières années de l’Empereur. Parmi eux, le comte d’Empire et historien Emmanuel de Las Cases jouera pendant dix-huit mois un rôle de secrétaire particulier du captif et prendra note de leurs conversations pour les consigner jour après jour dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Un document de plus de deux mille pages qui reste le témoignage le plus complet de la chute et de la déchéance de l’Empereur mais aussi un recueil […] - [Lost – Intégrale saison 1 à 6](https://www.vivelaculture.com/lost-integrale-saison-1-a-6/): Après le crash du vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines, sur une île du Pacifique, les soixante et onze survivants vont devoir apprendre à cohabiter et survivre… Créée en 2004 et disparue des radars en 2010 au terme de six saisons et 121 épisodes sous haute tension, la série Lost a fait l’objet d’un nombre invraisemblable de débats, analyses et exégèses, sa disparition ayant pour sa part provoqué la stupeur et l’indignation de spectateurs totalement envoutés par les innombrables ressorts dramatiques, souvent à la lisière du fantastique, du feuilleton. Entre flashbacks, flashforwards, flashsideways et autres cliffhangers ahurissants, Lost est […] - [Orkney Symphony Magnetic North](https://www.vivelaculture.com/orkney-symphony-magnetic-north/): Au XVIIIème siècle, une jeune femme s’est suicidée après avoir été bannie du village pour être tombée enceinte d’un mystérieux marin… Originaire de l’archipel des Orcades, au nord de l’Écosse, Gawain Erland Cooper s’inspire d’une légende locale pour écrire un album qui résonne comme un hommage à son île natale. Douze titres qui explorent les racines insulaires et inventent un étrange folklore, inquiétant et mélancolique, gorgé de cordes et de cuivres et magnifié par la chorale du coin. - [Deadwood](https://www.vivelaculture.com/deadwood/): À la fin des années 1870, le camp de Deadwood, situé en plein territoire apache dans le futur Dakota du Sud, est devenu le lieu où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attirés dans les Black Hills. Un lieu où tous les rêves et tous les excès sont permis et où les bandits et les criminels prospèrent en liberté jusqu’à ce que l’ordre supplante le chaos. Une série qui raconte l’envers du mythe des pionniers, la construction d’une civilisation, avec une storyline qui mêle personnages fictifs et bien réels (Calamity Jane, Wild Bill Hickok, Wyatt Earp) […] - [Les Justiciers du Far West](https://www.vivelaculture.com/les-justiciers-du-far-west/): Texas, 1865. Hors-la-loi sans scrupule, le capitaine Smith et sa bande de mercenaires pillent tranquillement la région après avoir éliminé un escadron de rangers. Le seul survivant du massacre jure de venger ses compagnons et de restaurer la loi… Adapté de la série radiophonique du même nom, The Lone Ranger – Les Justiciers du Far West en français – est un sérial (série d’épisodes diffusés avant le film principal) de plus de 70 ans d’âge… Un incunable récemment réédité en VF par Bach Films. - [Blindman, le justicier aveugle](https://www.vivelaculture.com/blindman-le-justicier-aveugle/): Blindman, un tireur d’élite redoutable quoique non voyant, est chargé d’escorter un convoi de femmes en route pour retrouver leurs époux. Mais les hommes qui l’accompagnent se révèlent être d’authentiques affreux jojos qui vendent les femmes à un bandit local… ‪Blindman, le justicier aveugle‬ est un western spaghetti complètement allumé de Ferdinando Baldi (Mon nom est Trinita), où le héros tire à l’aveuglette sur tout ce qui bouge avant de se mettre à philosopher avec son cheval puis de tomber nez à nez avec… Ringo Starr, qui inaugure ainsi sa carrière cinématographique un an après la séparation des Beatles. - [Dictionnaire amoureux du cinéma](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cinema/): Historien émérite, Jean Tulard est aussi un cinéphile érudit et enthousiaste qui aime s’enflammer pour les films de genre, du péplum au western. Le serial The Lone Ranger (Les Justiciers du Far West) est à la fois son premier souvenir de cinéma et, à l’en croire, l’une de ses productions fétiches : « Le plus célèbre des feuilletons cinématographiques ou serials et, sinon le meilleur, du moins le plus aimé. Tout cinéphile se doit d’aimer Les Justiciers du Far West. Quant aux autres, ils sont priés d’éviter les sourires condescendants. » - [Robin des Bois](https://www.vivelaculture.com/robin-des-bois/): Passionné d’Histoire en général et du Moyen Âge en particulier, Ridley Scott réactive le mythe du Prince des voleurs en s’intéressant aux raisons historiques et personnelles qui ont poussés l’archer Robin de Loxley à se ranger du côté des opprimés. Une version des faits qui mêle scènes intimes et souffle épique tout en peignant mine de rien une fresque sociale d’un réalisme spectaculaire. Avec Russell Crowe dans le rôle titre, Cate Blanchett en Mariannne et Léa Seydoux en Isabelle d’Angoulême… - [Maciste contre Zorro](https://www.vivelaculture.com/maciste-contre-zorro/): Tandis qu’il devient célèbre en Allemagne grâce à son incarnation de Winnetou (personnage récurrent dans la série des The Lone Ranger), c’est au tour de l’Italie de faire les yeux doux au comédien français Pierre Brice où il tourne Maciste contre Zorro, nanar stratosphérique qui abolit les notions de bien et de mal. Un duel improbable entre le justicier masqué (interprété par Brice) et Maciste, « l’homme le plus fort du monde ». Créé en 1913 et repris dans une innombrable quantité de films mettant en valeur ses qualités athlétiques, Maciste voyage volontiers dans le temps au gré des films : dans la […] - [Les Mystères de l’Ouest](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-louest/): Dans les années 1880, James West et Artemus Gordon, deux agents des services secrets américains, doivent faire face à toutes sortes de menaces tandis qu’ils traversent l’Ouest américain. L’un est homme d’action et homme à femmes notoire (Robert Conrad) ; l’autre est un génial inventeur (Ross Martin). Ce duo d’agents secrets a pour principal ennemi le Dr Miguelito Loveless. Mais le duo affronte aussi des Vénusiennes débarquées en soucoupe volante, une empoisonneuse du nom de Lucrèce, des trafiquants de cadavres, des cosaques corrompus, des samouraïs hostiles… Une série à mi-chemin entre le western et le « pulp », où les comédiens se […] - [Hell on Wheels](https://www.vivelaculture.com/hell-on-wheels/): 1865. Alors que la guerre de Sécession vient de s’achever et que les winchesters fument encore, Cullen Bohannon, un ex-officier confédéré part à la recherche des soldats de l’Union qui ont violé et assassiné sa femme… La dernière série de la chaîne américaine AMC (Mad Men, Breaking Bad…) suit la construction du premier chemin de fer transcontinental pour donner à voir une Amérique coupée en deux sur fond d’inégalités raciales, de corruption et de désir de vengeance… - [Je suis Wolverine](https://www.vivelaculture.com/je-suis-wolverine/): Super-héros issu de la prestigieuse maison d’édition Marvel, qui éditait notamment Spider-Man, Les Quatre Fantastiques ou encore Hulk, Wolverine devient bientôt aussi illustre que ses colocataires dans les années soixante-dix quand il rejoint l’escouade d’élite des X-Men pour combattre les mauvais mutants et veiller sur l’humanité. Wolverine est l’un des personnages les plus fascinants et complexes de l’univers Marvel et sa popularité sera telle qu’il fera cavalier seul dans de nombreuses mini-séries. Tandis que Wolverine : le combat de l’immortel sort en salle cet été, on en profite pour replonger dans Je suis Wolverine, une odyssée dans l’Asie séculaire dessinée par […] - [Coffret Bruce Lee](https://www.vivelaculture.com/coffret-bruce-lee/): Suite au décès brutal de Bruce Lee, les Américains recyclent, non sans opportunisme, plusieurs épisodes de la série The Green Hornet de George Trendle (une version actualisée du Lone Ranger du même auteur), pour l’imposer au cinéma. Deux films seront ainsi créés de toute pièce : Le Retour du Dragon et La Revanche du Dragon, où le serviteur Kato, interprété par le Petit Dragon dans la série, est cette fois au centre des regards… et à peu près sur tous les plans ! Bruce Lee, superstar à Hong Kong, mais jusqu’alors boudé par le marché américain, devient une légende et ses films […] - [Fantômas édition intégrale](https://www.vivelaculture.com/fantomas-edition-integrale/): « Je suis le prince de l’épouvante, le génie du crime, le maître de l’effroi, je suis… la mort. » Le mythe du séminal Fantômas, incarnation du mal absolu dont on fêtait il y a deux ans le centenaire, renaît une nouvelle fois de ses cendres avec la réédition de la gigantesque œuvre intégrale de Pierre Souvestre et Marcel Allain (Bouquins/Laffont). Une spectaculaire saga populaire vantée par les plus grands – Cocteau, Cendrars, Desnos, Vialatte… et Apollinaire qui disait : « Fantômas est du point de vue imaginatif une des œuvres les plus riches qui existent. » Assez riche pour traverser le siècle et continuer […] - [The Green Hornet](https://www.vivelaculture.com/the-green-hornet/): Après la création de The Lone Ranger pour la radio, George Trendle invente une version actualisée de son vengeur masqué sous le nom de The Green Hornet (Le Frelon vert). La série radiophonique est adaptée en bande dessinée, au cinéma puis en série télévisée avec, dans le rôle de Kato, Bruce Lee dans son premier rôle. Diffusée la même année que Batman, à laquelle elle ressemble beaucoup (et dans laquelle le Frelon vert et Kato font une apparition), la série souffrira de la comparaison et s’arrêtera après seulement une saison. Elle deviendra pourtant culte en raison de la présence de […] - [Sukiyaki Western Django](https://www.vivelaculture.com/sukiyaki-western-django/): Énième avatar de la lignée des Django, Sukiyaki Western Django de Takashi Miike est un hommage au western et au western spaghetti, qui multiplie les clins d’œil et les références aux genres dans un anglais approximatif et un déluge d’hémoglobine assez extravagant. Sukiyaki Western Django compte l’apparition de Quentin Tarantino, lequel reprendra plus tard le flambeau dans Django Unchained… - [Deep in the Heart of Texas](https://www.vivelaculture.com/deep-in-the-heart-of-texas/): Avec Roy Rodgers, Gene Autry fut le plus fameux des cowboys chantants d’Hollywood, une figure culte du western des années trente aux années cinquante, qui incarnait le cowboy loyal, honnête et droit qui touchait alors le cœur des Américains. Il se produisit dans une centaine de films et dans un nombre incalculable de shows radiophoniques et télévisés. Si une partie de son répertoire musical apparaît aujourd’hui un peu désuet (honnêtement, le yodel a pris un petit coup de vieux), il enregistra aussi des titres blues, hillbilly et country qui lui assurent encore aujourd’hui une crédibilité auprès des connaisseurs – il […] - [The Lone Ranger](https://www.vivelaculture.com/the-lone-ranger/): Un ancien Texas ranger lutte contre l’injustice, la corruption et la criminalité, accompagné de son fidèle destrier Silver et de son ami indien Tonto… La légende du Lone Ranger est de retour ! Trouvant ses origines dans les années trente, la saga de cette icône de la culture pop américaine n’a jamais tout à fait disparu des radars mais on désespérait de la revoir au cinéma après The Legend of the Lone Ranger qui aurait mérité de recevoir un meilleur accueil du public et de la critique à sa sortie en 1981. Une version qui a été réhabilitée depuis par les […] - [Lento](https://www.vivelaculture.com/lento/): La jeune Coréenne Youn Sun Nah a découvert le jazz « sur le tard », en débarquant en France pour étudier au conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Elle s’est bien rattrapée depuis, allant même jusqu’à décrocher la gloire en 2011 (en Europe comme en Asie) avec l’album Same Girl. Mais cette vocation tardive explique peut-être la subtile distance que notre chanteuse du Pays du Matin Calme et du Gangnam Style met dans son approche du jazz. - [La dame est une traînée](https://www.vivelaculture.com/la-dame-est-une-trainee/): Tirée d’une comédie musicale des années trente, Lady Is a Tramp est avant tout un énorme standard du jazz, repris par à peu près tout le monde, immortalisé par Sinatra ou Ella Fitzgerald durant les fifties, et récemment remis au goût du jour par un duo entre le vieux Tony Bennett et l’insensée Lady Gaga. C’est aussi le titre d’un excellent polar jazz de Marc Villard, sorti en Série Noire en 1989 et adapté en BD avec le dessinateur Joos deux ans plus tard. - [Jazz Ladies](https://www.vivelaculture.com/jazz-ladies/): De l’histoire des chanteuses de jazz vu comme une course d’obstacles. L’auteur de ce livre plaisant, souvent surprenant, revient sur le long chemin de croix des chanteuses d’avant-guerre. Sur le destin tragique de bon nombre de ces grandes voix. Sur le militantisme de beaucoup de ces femmes, luttant pour les droits civiques autant que pour leur propre reconnaissance. Sur le succès planétaire des divas actuelles, enfin, interprètes d’un jazz en perpétuelle évolution. - [Chico & Rita](https://www.vivelaculture.com/chico-rita/): L’histoire d’amour mouvementée entre une chanteuse et un pianiste de jazz, dans le Cuba de la fin des années quarante, puis dans le New York nocturne du début de la décennie suivante. Rutilantes Cadillac, costumes zoots, somptueux dancings, cocktails colorés, mode latino et jazz de légende (de Dizzy Gillespie à Thelonious Monk) : ce film d’animation rythmé par la musique possède avant tout la vertu de retracer une période dorée pour le jazz et ses divas. - [Free Jazz Black Power](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power/): La Bible, pour tous ceux qui s’intéressent à la grande flambée du free jazz, à ses racines musicales et politiques, et plus globalement à l’histoire du jazz et ses rapports avec l’histoire des luttes des Noirs américains. Un brillant essai, remarquablement documenté, « made in Jazz Mag » durant les seventies, assorti d’un petit dictionnaire de 260 musiciens free. - [Once Upon a Summertime](https://www.vivelaculture.com/once-upon-a-summertime/): Peu de temps avant sa mort, en 2009, cette grande chanteuse de be bop déclarait avec un œil pétillant : «  Ne dites pas à ma mère que je chante dans un club de jazz, elle me croit encore en prison. » Loin de la puissance des grandes chanteuses noires, Blossom Dearie symbolisait dans les années cinquante, soixante (et au delà, notamment à travers des musiques de films), d’une voix juvénile, très haut perchée, l’élégance et la fraîcheur d’un jazz léger. - [Jazz Belle](https://www.vivelaculture.com/jazz-belle/): En 1983, les mystérieux Marie et Joseph (alias Corinne Bouchard et Pierre Mezinski) entament une véritable saga musicale noire avec Chaudes Bises, polar satirique situé au Festival de Bourges. La série continuera avec des romans bluesy (comme Si t’as peur, jappe, en 1984), où ce polar très jazz de 1987, racontant les pérégrinations (sanglantes) d’une chanteuse de jazz à travers la France et l’Italie. - [Lioness : Hidden Treasures](https://www.vivelaculture.com/lioness-hidden-treasures/): Un destin tragique, fait d’excès en tous genres. Une vie météorique (la chanteuse disparaît en juillet 2011, à 28 ans à peine). Une voix que beaucoup comparaient régulièrement à celle de Sarah Vaughan, d’Ella Fitzgerald ou de Dinah Washington. Un mélange de soul, de blues, gorgé de swing, et un duo presque hors sujet avec Tony Bennett… Amy Winehouse incarne peut-être, au début de ce siècle, le mythe de la chanteuse de jazz née sous une mauvaise étoile. - [Avec mon meilleur souvenir](https://www.vivelaculture.com/avec-mon-meilleur-souvenir/): « C’était une femme fatale, dans le sens où la fatalité s’en était prise à elle dès le départ et ne l’avait jamais quittée. » Lors d’un voyage à New York en 1956, Françoise Sagan passe toutes ses nuits dans une boîte enfumée de la Grosse Pomme où chante Billie Holiday et devient amie avec elle. Elle la reverra deux ans plus tard, à Paris, amaigrie, vieillie, à quelques mois de sa mort, et écrira bien plus tard, dans ce petit recueil de souvenirs (où l’on croise aussi Sartre, Noureev ou Tennessee Williams), cette bouleversante évocation de la grande chanteuse de jazz. - [Electric Arguments](https://www.vivelaculture.com/electric-arguments/): Depuis 1993, McCartney a enregistré trois albums avec Youth, ex-bassiste du groupe post-punk Killing Joke et producteur renommé (U2, Depeche Mode, The Verve…), sous le nom de The Fireman [le pompier]. L’ex-Beatles a toujours expérimenté en studio (dès 1966, à son initiative, le groupe utilise des bandes passées à l’envers, des boucles de son trafiqué et autres bricolages) et s’est mis à la musique électronique dès l’album McCartney II (1980), enregistré seul avec les synthétiseurs rudimentaires de l’époque. Avec Youth, il a aussi conçu en 2000 Liverpool Sound Collage, un montage mêlant ambiances de rue et vieilles bandes de l’époque […] - [Magritte, le jour et la nuit](https://www.vivelaculture.com/magritte-le-jour-et-la-nuit/): Jeune homme dans le coup (et fortuné) dans le Londres des années soixante, McCartney devient collectionneur d’art. C’est Robert Fraser, galeriste underground et marchand des pionniers du pop art (Peter Blake, Richard Hamilton) qui le branche alors sur l’œuvre du peintre belge (1898-1967), dont le surréalisme inspire beaucoup l’imagerie psychédélique de l’époque. Le musicien achète entre autres Le Jeu de mourre, peint en 1966. Un gros plan sur une pomme qui inspirera le nom et le logo d’Apple, la société créée par les Beatles en 1968. Ce film réalisé pour le musée Magritte, inauguré à Bruxelles en 2009, retrace la […] - [Axis : Bold As Love](https://www.vivelaculture.com/axis-bold-as-love/): En juin 1967, ayant renoncé à la scène, les Beatles déclinent une invitation à jouer à Monterey (Californie), le premier grand festival pop de ces années-là. Au passage, McCartney recommande aux organisateurs de programmer Jimi Hendrix. Ce premier concert aux États-Unis, qu’il termine en brûlant sa guitare, lancera pour de bon la carrière du guitariste américain venu un an plus tôt chercher fortune dans le Swinging London. Sur ce deuxième album écrit et enregistré en Angleterre, Hendrix se montre digne de ce parrainage. Lui qui vénérait les Beatles et a souvent repris leurs chansons est ici à leur école : expérimental […] - [Butchering the Beatles : A Headbashing Tribute](https://www.vivelaculture.com/butchering-the-beatles-a-headbashing-tribute/): On connaît l’héritage des Beatles du côté des groupes à la musique surproduite (d’Electric Light Orchestra à Coldplay) et des inconditionnels de la mélodie (la britpop de Blur, Oasis et autres dans les années quatre-vingt-dix). Mais bien des rockeurs purs, durs et brutaux s’en réclament aussi – c’était le cas de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana. On trouve ainsi, sur ce disque hommage dont le titre promet de « massacrer les Beatles », Lemmy Kilmister (le chanteur de Motörhead joue sur basse Rickenbacker, comme McCartney, et tient les Rolling Stones pour des mauviettes comparés aux Fab Four), d’autres hard rockeurs (Alice […] - [The Buddy Holly Collection](https://www.vivelaculture.com/the-buddy-holly-collection/): Adolescent des années cinquante, McCartney a pris de plein fouet la première vague rock’n’roll. Fan d’Elvis (il possède et utilise la contrebasse de Bill Black, musicien du jeune Presley) et de Little Richard, il vénère aussi l’auteur de « Peggy Sue », qu’il vit en concert lors d’une tournée anglaise en 1958. On doit à l’auteur-compositeur texan à la carrière éclair (révélé en 1957, mort dans un accident d’avion en 1959) le nom même des Beatles (« beetle » [scarabée], en hommage au groupe d’Holly, les Crickets) et surtout leur insistance à écrire leurs propres chansons, une rareté au début des années soixante. Propriétaire […] - [Don't You Rock Me Daddy-O](https://www.vivelaculture.com/dont-you-rock-me-daddy-o/): Avant le rock, les adolescents britanniques des années cinquante fomentaient leur propre révolution, le « skiffle », une musique endiablée inspirée du blues et de la country, jouée avec les moyens du bord : guitares acoustiques, percussions sur planches à laver et contrebasses à base de bassines et cordes à linge. John Lennon, George Harrison et Ringo Starr jouaient chacun dans un groupe de skiffle avant même que Paul McCartney ne les rencontre. Ce dernier n’a pas oublié le répertoire de l’époque, allant jusqu’à reprendre un morceau des Vipers, typiques du genre, sur l’album Run Devil Run en 1999. Et il continue à […] - [Many Years from Now](https://www.vivelaculture.com/many-years-from-now/): Tirée d’entretiens avec Barry Miles, figure du Londres underground des années soixante restée proche de l’ex-Beatles, cette biographie officielle a un passionnant parfum de règlement de comptes avec la figure légendaire de John Lennon. McCartney revendique sa part d’un certain nombre de chansons attribuées à son comparse, et s’emploie à corriger sa réputation de gentil Beatles spécialiste des chansonnettes sentimentales, racontant qu’il était, des quatre, le seul vraiment branché musique expérimentale et art contemporain, et même consommateur assidu de cocaïne à une époque où le reste du groupe s’en tenait au cannabis. - [Revolution in the Head](https://www.vivelaculture.com/revolution-in-the-head/): Enfin traduit en français, ce livre est une bible pour qui s’intéresse à l’histoire culturelle des années soixante. En plongeant dans l’œuvre des Beatles, chanson par chanson, ce critique britannique, mort en 2003, examine la portée musicale et sociale de la moindre note enregistrée par le célèbre groupe. Fan mais pas laudateur, il sait se montrer sévère avec l’auto-complaisance dont ses musiciens chéris ont parfois fait preuve. Au passage, il rétablit quelques vérités. On comprend ainsi que McCartney, réputé consensuel et conservateur face à un John Lennon écorché vif et avant-gardiste, était sans doute, dans le groupe, le plus avide […] - [New](https://www.vivelaculture.com/new/): Ces chansons n’auront sans doute jamais les honneurs de la scène : en tournée, McCartney se repose sur un best of de son répertoire familier et pioche rarement dans son travail postérieur à 1980. Dommage, car il fait toujours preuve de fraîcheur juvénile, d’un impressionnant éclectisme (avec ici des ambiances acoustiques aussi bien que des trouvailles electro ou des climats rock très plombés) et d’une profondeur inattendue. Amer quand il médite sur son passé confisqué par mille légendes (« Early Days »), terriblement inquiet quand il évoque sa relation amoureuse (« Scared »), l’ex-Beatles a encore beaucoup à offrir – dont pas mal de mélancolie. - [Les chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror/): « Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ». Ainsi commence Les Chants de Maldoror publié en 1869 sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont et qui fit un scandale. Une exaltation de la révolte adolescente et de la marginalité ; une ode aux ténèbres, au mal et à la sauvagerie pétrie d’humour noir, d’érotisme morbide et de mauvais esprit… Les Chants sont tout cela à la fois, Isidore Ducasse y bouleverse en […] - [Un Regard Moderne](https://www.vivelaculture.com/un-regard-moderne/): Au mitan des années 1970, le « commando graphique » Bazooka fait main basse sur la direction artistique du quotidien Libération où sa « dictature graphique » déclenche une guerre de tranchées au sein de la rédaction. Le groupuscule quitte alors le quotidien pour créer Un Regard Moderne, éphémère revue d’actualité redessinée qui cogne sur tout ce qui bouge de la société du spectacle à la propagande politique. Iconoclastes, ironiques, insolents, pile dans le jus d’une époque qui voyait naître le punk outre-Manche, les graphistes destroy de Bazooka ont capté l’énergie ambiante de la fin des années soixante-dix pour semer une pagaille de tous […] - [Word of mouth](https://www.vivelaculture.com/word-of-mouth/): Celui que l’on l’appelait « le barde de Salford » eut le culot de venir déclamer ses vers en première partie des Clash, Sex Pistols et autres Buzzcocks devant un parterre de jeunes punks qui n’en demandaient pas tant. Chantre de la working class et commentateur volontiers caustique de la vie politique britannique, déclamant fiévreusement son spoken-word en descendance directe de l’art beat d’Allen Ginsberg, le poète John Cooper Clarke réussit finalement le tour de force de s’imposer comme l’une des figures majeures de la scène punk. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces-2/): Greil Marcus amorce son essai en évoquant le dernier concert des Sex Pistols puis rembobine : les situationnistes, les lettristes, Dada, les surréalistes, Karl Marx, Saint-Just, les Chevaliers de la Table Ronde… Lipstick Traces est une plongée profonde dans les racines des mouvements contestataires radicaux du XXème siècle : une généalogie de l’insoumission, une histoire de rage, de résistance, de poésie, de désir, d’utopie, de fureur… Mais aussi une brillante réflexion sur le divertissement, la marchandisation, la société-spectacle… - [Le Festin nu](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu/): Il ne fallait pas trop se fier à son look de fossoyeur… Ou plutôt si : car Burroughs était définitivement « le plus sombre des trois anges de la Beat Generation ». A la fin des années 1950, l’écrivain s’attire les foudres de la censure américaine en publiant ce livre où se mêlent drogue, politique, homosexualité, orgies, hallucinations, délire paranoïaque retranscrits selon la technique du cut-up dont il fut l’inventeur. Violent, délétère, dépravé, Le Festin nu évoque le « virus humain », la déchéance, depuis la « chambre froide » de la toxicomanie. - [Punk Press](https://www.vivelaculture.com/punk-press/): L’histoire d’une révolution esthétique 1969-1979 Apparus sur la côte Est des Etats-Unis à la fin des années 1960, le mouvement punk traverse l’Atlantique en 1976 pour s’épanouir à Londres avant de contaminer la France. Musique bien sûr, mais aussi art, mode, idées… le mouvement punk essaime dans une quantité innombrable de fanzines édités à la sauvette dont la qualité première est une prose libre et une créativité sans entraves, à base de collages, découpages, photomontages et autres typographies artisanales. Une révolution esthétique entrée dans l’histoire de l’art du XXème siècle. - [For the whole world to see](https://www.vivelaculture.com/for-the-whole-world-to-see/): 1974. A Detroit, berceau de la Motown, trois frangins blacks, branchent leurs amplis dans la maison familiale et façonnent une brassée de chansons punk plus influencées par des gloires locales comme Alice Cooper, le MC5 ou les Stooges que par les productions du label de Berry Gordy. Les démos des frères Hackney restent à l’époque dans les cartons, les labels intéressés renonçant à sortir l’album devant le refus du groupe… de changer de nom. For the whole world to see ne sortira qu’en 2009 suivi de A band called Death, un documentaire sur l’histoire du groupe sorti en salle aux […] - [Hernani](https://www.vivelaculture.com/hernani/): En 1830, Victor Hugo écrit Hernani, une pièce dont le propos n’a rien de scandaleux mais dont la forme dynamite les conventions du théâtre classique. La levée de bouclier est immédiate et les représentations s’annoncent chahutées. A l’occasion de la première de la pièce, une colonne de jeunes gens hirsutes aux tenues excentriques menée par Alexandre Dumas, Théophile Gauthier et Gérard de Nerval vient faire la claque au théâtre pour faire face aux détracteurs de la pièce. L’armée romantique a le dernier mot. Hernani remporte une ovation. « Ce siège est la lutte de l’ancien monde et du nouveau monde, nous sommes […] - [Underground](https://www.vivelaculture.com/underground/): Qui mieux que Jean-François Bizot, chantre allumé, inspiré et hyperactif de la contreculture et documentariste de l’Underground tout terrain, pour retracer l’histoire des freaks, des beatniks, des drag-queens, des féministes, de la free press, du punk… En clair de tous ceux qui ont dit : non. Aussi bordélique que foisonnant et passionnant, le livre de Bizot prend le train de toutes les utopies en marche et raconte en creux les derniers feux d’une époque où soufflait le désordre et un vent de folie. Un passage de témoin pour « passer le poison d’une génération à une autre ». - [The New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/the-new-york-dolls/): Apparus en 1971 à New-York, ces drag-queens aux poses lascives, emmenées par le guitariste Johnny Thunders en guise de meneuse de revue débraillée, font partie des pionniers de la scène punk américaine. Avec une technique approximative, une poignée de titres exécutés pieds au plancher et une classe folle, ces dépositaires dépenaillés du glam-rock interpellent Malcom McLaren qui voient en eux le futur du rock’n’roll. Le manager ne parviendra pas à sauver le groupe mais il avait vu juste : les Dolls se séparent pour entrer dans la légende et le jeune McLaren part à Londres former les Sex Pistols. - [Les Chérubins électriques](https://www.vivelaculture.com/les-cherubins-electriques/): Paris, 1978. Une bande de jeunes gens chics se consument pour tromper l’ennui : défonce, picole, clubbing… Pour Philippe, l’un d’entre eux, un projet émerge : monter un groupe de rock ! Répétitions, concerts, enregistrement en studio et, comme une fatalité, le reste suit : picole, défonce, clubbing… En 1983, Guillaume Serp, chanteur du groupe post-punk Modern Guy, (un seul album, produit par John Cale) sort son unique roman qui narre les dérives de fils à papa désoeuvrés, livrés à l’ennui, à la nuit et à la dope. Une chronique mélancolique sur le tournant des années 1970/1980 à Paris. Guillaume Serp disparaîtra trois ans […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi/): Comète apparue à la fin du XIXème siècle, Alfred Jarry crée immédiatement le scandale avec Ubu roi, une pièce truffée de grossièretés et farcie de mots imaginaires qui, en tendant « un terrible miroir aux imbéciles » et en disant « merde aux assis », recelait une potentiel de subversion assez effrayant pour l’époque. L’auteur anticonformiste de César-Antéchrist, qui avait en outre un goût pour le blasphème, le juron et l’anarchie écrivait : «  Il est d’usage d’appeler monstre l’accord inaccoutumé d’éléments dissonants […]. J’appelle monstre toute originale inépuisable beauté. » - [Pink Flag](https://www.vivelaculture.com/pink-flag/): Associé à la première vague du punk anglais, Wire enregistre en 1977 ce premier album qui reste l’un des plus marquants de l’époque. Une salve nourrie de 21 titres tendus dont l’urgence n’a d’égal que la retenue : des déflagrations expédiées en moins de 3 minutes (dont deux titres de 28 secondes !) qui lorgnent autant du côté du Velvet Underground que des Sex Pistols, de la scène arty new-yorkaise que du chaos londonien, et qui donneront à la formation de Colin Newman son statut de groupe à part : car si Wire joue un punk-rock sous haute tension, leurs compositions sont […] - [Angry Brigade](https://www.vivelaculture.com/angry-brigade/): 1969. Notthing Hill s’embrase. Le nihilisme du mouvement punk se profile déjà. En Angleterre, une nébuleuse connue sous le nom de Angry Brigade, influencée par les écrits situationnistes et la lutte antifranquiste, se lance dans la guérilla urbaine. Pendant quatre ans, les Angry plastiquent des locaux symboles du pouvoir, jettent des cocktails Molotov sur des bâtiments liés à des intérêts espagnols et signent leurs interventions du nom de Butch Cassidy & The Sundance Kid. Les 25 attentats à la bombe qu’ils revendiquent ne font aucune victime. Leurs tracts séditieux incitent chacun à s’approprier leur signature : « Les Angry Brigades sont assis […] - [Ramones](https://www.vivelaculture.com/ramones/): Sorte de famille recomposée façon punk-rock, les Ramones écument les clubs new-yorkais pendant deux ans avant de produire leur premier album en 1976. 14 titres d’un minimalisme presque primitif : intenses, ultra-courts (moins de 2’30) et joués à tout vitesse. Un album simple et exaltant, stupide et grandiose qui précipitera les débuts du punk anglais. « Perché, drôle, effrayant et fou » s’enthousiasme alors le gourou de la BBC John Peel. - [Qui sommes nous ?](https://www.vivelaculture.com/qui-sommes-nous/): Comment ça marche ? Vivelaculture.com est un média qui propose des sélections de produits culturels en rapport avec un thème d’actualité que nous explorons pour proposer un éclairage différent, voire surprenant. Pour ce faire nous mélangeons les genres et les formats, les nouveautés et les classiques, des titres connus et d’autres à découvrir, le tout pour offrir un panorama culturel le plus varié possible. Nous sélectionnons aussi bien des éditions économiques que des grands formats, des livres audio, des mp3 ou des éditions collectors, mais les dates indiquées sont toujours celles de la première parution de l’œuvre dans son pays […] - [Nick Cave](https://www.vivelaculture.com/nick-cave/): Redécouvrez Nick Cave à l’occasion de son concert le 19 novembre au Zénith de Paris. - [Mutatis mutandis](https://www.vivelaculture.com/mutatis-mutandis/): Chanteuse inimitable, Juliette est une des rares de nos contemporaines à pouvoir se réclamer de Piaf sans faire sourire. Elle déclarait en 2005 à l’Express : « On n’écoutait pas du tout Piaf à la maison. Du coup, ma découverte de son répertoire est passée par un album de Catherine Ribeiro, Le Blues de Piaf. J’ai pensé, “Ça barde, comme voix !” À 19 ans, quand j’ai commencé à chanter dans les pianos-bars de Toulouse, j’ai repris les dix ou douze chansons de ce disque, “Mon manège à moi”, “L’Homme à la moto”, “Un monsieur me suit dans la rue”… » Juliette enregistrera « L’Homme […] - [Au bal de la chance](https://www.vivelaculture.com/au-bal-de-la-chance/): (préface de Jean Cocteau) Une autobiographie à prendre pour ce qu’elle est, soit une œuvre de commande, romancée et réécrite. Mais il s’agit tout de même de Piaf par elle-même. Totalement subjectif donc, et avec de belles omissions. Pour ne blesser personne à l’époque, il n’est par exemple fait aucune mention de son histoire d’amour avec Cerdan… C’est évidemment un peu énorme aujourd’hui ! C’est pourquoi cette nouvelle édition – le livre, publié en 1958, fut longtemps épuisé et non réédité – inclut des annotations visant à rétablir certains faits. - [Piaf, biographie](https://www.vivelaculture.com/piaf-biographie/): On ne compte plus les livres consacrés à Piaf. Il faut dire que sa vie constitue un sujet en or. Comme le disait Sacha Guitry : « Sa vie a été si triste qu’elle en est presque trop belle pour être vraie »… Raconter la vie d’Édith Piaf, c’est transmettre une légende aux épisodes flous, embellis au cours des années par des témoins directs, voire par Édith elle-même. Au milieu de ce déluge, cette biographie surnage : ouvrage complet, résultat d’un minutieux travail de journalisme, il essaie de démythifier certains événements, enquêtes à l’appui, et offre de précieuses annexes. De plus, l’amour porté à […] - [Le Chat bleu](https://www.vivelaculture.com/le-chat-bleu/): Après deux superbes albums de rock new-yorkais classe et nerveux – un peu trop rapidement associés au punk, époque oblige – Willy DeVille surprend tout le monde en partant enregistrer en France avec deux collaborateurs d’Édith Piaf, l’arrangeur Jean-Claude Petit et le compositeur Charles Dumont (à qui l’on doit notamment les chefs-d’œuvre « Non, je ne regrette rien » et « Mon Dieu »). DeVille voue une réelle passion à Piaf. L’album est magnifique mais la maison de disque refuse de le sortir aux États-Unis avec ce commentaire : « Tu es censé faire du punk et tu reviens en parlant d’Édith Piaf, avec un accordéon. » […] - [French Cancan](https://www.vivelaculture.com/french-cancan/): En 1954, Édith fait une apparition dans ce film mythique d’un monstre sacré du septième art, le cinéaste Jean Renoir. Pour raconter l’histoire du Moulin rouge, Renoir réunit autour de Jean Gabin, ami de Piaf, quelques fleurons de la chanson française de l’époque : Cora Vaucaire (qui interprète « La Complainte de la butte »), Patachou, André Claveau, Philippe Clay et Édith, qui tient le rôle de la chanteuse Eugénie Buffet. La même année, Piaf se fait remarquer dans le film d’un autre géant du cinéma : elle interprète la révolutionnaire qui chante « Ah ! Ça ira » dans Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry. - [Étoile sans lumière](https://www.vivelaculture.com/etoile-sans-lumiere/): En 1945 – année où elle écrit « La Vie en rose » – Piaf interprète son plus grand rôle au cinéma, dans Étoile sans lumière, écrit pour elle par Marcel Blistène : une vedette du cinéma muet risque de tout perdre avec l’arrivée du parlant car sa voix est mauvaise, mais son imprésario découvre une fille un peu naïve (Édith) qui possède une voix magnifique. La suite est une parabole sur le monde du show-business, ses trahisons, etc. Édith y tient le premier rôle aux côtés de Jules Berry, Serge Reggiani et… Yves Montand qu’elle a imposé à la production et au […] - [Live from the Bataclan](https://www.vivelaculture.com/live-from-the-bataclan/): En 1993, la surprise fut grande de voir un chanteur américain proposer, sur son premier disque de quatre titres, une reprise – sublime – d’Édith Piaf. D’autant qu’il s’agissait d’une chanson de la première période de sa carrière, « Je n’en connais pas la fin », enregistrée en 1939. Ceci impliquait une véritable connaissance de l’œuvre de Piaf : « J’ai découvert Piaf à l’école […]. Elle m’a immédiatement terrassé, mais curieusement elle m’était de plus en plus nécessaire avec l’âge. À 22 ans, je ne pouvais plus me passer de Piaf. Ça dépassait totalement la raison. » Le 11 février 1995, pour son deuxième […] - [Sur ma vie](https://www.vivelaculture.com/sur-ma-vie/): Dès 1947 et pendant de longues années, Charles Aznavour vivra dans l’ombre de Piaf, tour à tour bouffon, homme à tout faire, présentateur, souffre-douleur (elle l’appelait le « petit génie con »), mais aussi parolier, confident, etc. Une entrée dans la carrière par la petite porte, mais qui lui permettra d’emmagasiner une expérience inégalable. Il aura aussi l’immense originalité de ne jamais être un « Monsieur Piaf » : « Charles, devenir mon amant ? Vous n’y pensez pas ? Entre nous, ce serait de l’inceste ! » En 1951, Piaf enregistrera enfin plusieurs de ses chansons, dont les futurs classiques « Plus bleu que tes yeux », « Jezebel » et […] - [Lili Marlène - The best of Marlène Dietrich](https://www.vivelaculture.com/lili-marlene-the-best-of-marlene-dietrich/): Marlène Dietrich et Édith Piaf se rencontrent à New York en 1948 et deviennent amies pour la vie. Marlène sera la confidente et la complice d’Édith. Star légendaire de films mythiques comme L’Ange bleu ou Shanghaï Express, Marlène Dietrich est également une grande chanteuse à la voix impressionnante et au répertoire de grande qualité (notamment grâce à sa longue collaboration avec l’immense Burt Bacharach). Sa version de « La Vie en rose », outre une évidence – elle a assisté à la création de cette chanson –, est un véritable must. - [Jean Cocteau, Le Bel Indifférent](https://www.vivelaculture.com/jean-cocteau-le-bel-indifferent/): Tout semblait séparer la gosse des rues du poète aux multiples talents. Une amitié les unira pourtant pendant vingt ans, jusqu’à leur mort, le même jour ! Cocteau aura tout juste le temps de rendre hommage à Piaf avant de s’éteindre (Le Parisien titrera : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau »). Piaf fascine Cocteau, qui lui écrit en une nuit Le Bel Indifférent, monologue en un acte créé aux Bouffes-Parisiens en 1940. Ce sera un immense succès, salué par l’auteur lui-même : « Piaf souffre, s’agite, se brise, nous émeut et nous oblige à éclater de rire. Parler seul en scène, une […] - [Lady Day, The Very Best of Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/lady-day-the-very-best-of-billie-holiday/): Avec Billie Holiday, comme avec Piaf, on est transporté dans un autre monde. Le parallèle entre ces deux chanteuses extraterrestres va bien au-delà des similitudes de leurs vies souvent tragiques ou d’un titre en commun, « Mon homme » (« My Man »), créé à l’origine pour Mistinguett… Leurs voix, qui se jouent des barrières de la langue, les placent tout là-haut, au firmament des chanteurs d’exception, ceux qui provoquent chez l’auditeur un frisson et une émotion incomparables et irréfléchis. La démonstration se passe de mots, il suffit d’écouter dans la foulée « Don’t Explain » et « Je t’ai dans la peau »… - [Leiber & Stoller Story, Vol.1](https://www.vivelaculture.com/leiber-stoller-story-vol-1/): En 1955, au milieu de son séjour de quatorze mois aux États-Unis, Piaf fait adapter une chanson de rhythm’n’blues du célèbre tandem d’auteurs-compositeurs Leiber et Stoller, « Black Denim Trousers and Motorcycle Boots », qui va devenir l’un de ses plus grands succès, le fameux « L’Homme à la moto ». Au même moment, le futur « King » du rock’n’roll obtient ses premiers grands succès avec des chansons de… Leiber et Stoller. Preuve qu’Elvis Presley et Édith Piaf avaient plus de choses en commun que leurs initiales… - [Les Chansons du trottoir](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-du-trottoir/): Avant de devenir, vers la fin des années quarante, LA chanteuse, celle qu’on ne comparera plus à personne, Piaf était une chanteuse de rue, « parigote », ancrée dans la tradition de la chanson réaliste, où s’illustraient alors des vedettes comme Damia, Fréhel, Marie Dubas, Berthe Sylva ou Lucienne Boyer. Ses premiers disques (tels « Les Mômes de la cloche » en 1935) s’inscrivent dans cette lignée de chansons réalistes aux titres évocateurs : « L’Hôtel des amours faciles », « La Boîte à matelots », « Je vends de l’amour »… Un univers étouffant, axé sur la souffrance et le malheur des femmes, dont elle s’extraira rapidement, notamment grâce à […] - [Piaf au Carnegie Hall](https://www.vivelaculture.com/piaf-au-carnegie-hall/): Les débuts d’Édith Piaf aux États-Unis ne furent pas évidents : les Américains attendaient une Parisienne grande, belle et sophistiquée, et ils virent débarquer une toute petite bonne femme tragique et terriblement populaire, au sens propre, munie d’une voix à faire trembler le monde entier, même quand celui-ci ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle racontait. Et ils tombèrent sous le charme. L’apothéose eut lieu le 4 janvier 1956 au Carnegie Hall, la mythique salle new-yorkaise. Ce concert fut un triomphe, ponctué par une standing ovation interminable. Piaf réitéra l’exploit au même endroit le 13 janvier 1957 avec ce […] - [Édith Piaf, une Môme en or](https://www.vivelaculture.com/edith-piaf-une-mome-en-or/): Un documentaire inédit, un célèbre biopic et une compilation de ses succès : trois façons de découvrir Édith Piaf proposées par ce luxueux coffret de deux DVD et deux CD. Piaf intime s’articule autour de films super 8 tournés par Marc Bonel, l’accordéoniste de Piaf qui l’accompagna de 1945 jusqu’à la fin : on y découvre une chanteuse radieuse, espiègle et pleine de vie, loin des clichés de l’artiste tourmentée et malheureuse qu’on nous ressert trop souvent. La Môme, le film d’Olivier Dahan qui valut un Oscar à Marion Cotillard, réussit à être tout à la fois glamour, personnel et historiquement juste. […] - [Manifeste du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme/): En 1938, André Breton se rend au Mexique où il rencontre le couple Kahlo-Rivera. Fasciné par les peintures de Frida, Breton écrit : « L’art de Frida Kahlo est un ruban autour d’une bombe. » L’année suivante, c’est au tour de Frida de se rendre en France. Accueillie par Breton, elle rencontre la fine fleur des artistes de l’époque, Kandinsky, Picasso, Miró, Ernst, Duchamp… qui l’invitent à rejoindre leur cénacle. Frida décline : « J’aimerais mieux m’asseoir par terre sur le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d’avoir quoi que ce soit à voir avec cette clique. » - [Néfertiti la Parfaite](https://www.vivelaculture.com/nefertiti-la-parfaite/): Dans certains de ses portraits dédoublés, Frida scinde son visage en deux, la seconde moitié de son portrait étant représentée par la reine Néfertiti, parfois aux côtés de son époux Diego Rivera lui-même représenté en Akhenaton. Sur un dessin, la reine égyptienne porte même l’enfant que le couple n’aura jamais. Frida louait la beauté de « la reine parfaite » qu’elle tenait pour « une femme libérée et une intelligente collaboratrice de son mari ». Une femme dont l’influence dépassera celle de son époux. Comme ce sera le cas, en Europe au moins, pour Frida Kahlo et son œuvre. - [Diego et Frida](https://www.vivelaculture.com/diego-et-frida/): Lorsque Frida annonce son intention d’épouser Diego Rivera, le plus célèbre des fresquistes mexicains, la nouvelle est accueillie avec scepticisme. Celui que l’on surnomme « le Picasso des Amériques » a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation de collectionneur de femmes, c’est aussi un communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à s’emparer du pouvoir… Entre le peintre révolutionnaire et la pasionaria éprise de politique, la passion sera totale. - [Sous le volcan](https://www.vivelaculture.com/sous-le-volcan/): Sur le rivage d’un Mexique omniprésent, l’ex-consul britannique Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, passions et mescal lui dévorent l’âme… Yvonne, son épouse, est revenue mais les dés sont déjà jetés. Lowry s’inspire de sa vie de couple tourmentée pour signer un livre extraordinaire sur l’impossibilité amoureuse, la perte, la descente aux enfers d’une âme égarée de la vraie route : « Il me reste pour toi tout l’amour du monde, mais cet amour me paraît si loin de moi, et si étrange aussi, je pourrais prétendre l’entendre, un bruit sourd et un sanglot, mais loin, très loin, un […] - [Tina Modotti](https://www.vivelaculture.com/tina-modotti/): Photographe, star du cinéma muet dans le Hollywood des années vingt, mais aussi militante exaltée, Tina Modotti plaque tout pour s’impliquer dans les luttes politiques du siècle dernier. Du Mexique révolutionnaire à la Russie stalinienne en passant par son engagement durant la guerre civile espagnole, elle croisera quelques-unes des grandes figures de son temps : Vladimir Maïakovski, Pablo Neruda, Edward Weston, John Dos Passos… et Frida Kahlo qu’elle présentera à Diego Rivera. Le remarquable roman graphique d’Ángel de la Calle est le portrait d’une femme au destin hors norme, servi par une magnifique préface de Paco Ignacio Taibo II. - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele-2/): On retrouve chez Egon Schiele et chez Frida Kahlo le même goût pour l’autoportrait, la même quête d’identité, la même fascination pour la précarité du corps humain… Le peintre autrichien a peint une centaine d’autoportraits, se représentant souvent nu et torturé. Des tableaux tourmentés qui provoquent le regard, dérangent les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à l’érotisme, la sexualité, la mort, la souffrance… - [Lhasa](https://www.vivelaculture.com/lhasa/): Dans le premier album de Lhasa paru en 1997, la défunte chanteuse américano-mexicaine inventait un étrange blues déraciné, ponctué de rythmes mexicains des années trente et quarante, de motifs tziganes et d’échos klezmer. Un folklore proche de la lamentation qui évoquait la figure légendaire de la Llorona qui venait hanter les rues de Mexico de ses sanglots et dont Frida Kahlo proposa une série de représentations dans ses tableaux. - [Frida](https://www.vivelaculture.com/frida/): En 2002, Salma Hayek prête ses traits à Frida Kahlo pour un biopic qui raconte la vie tourmentée de l’artiste depuis ses années d’étudiante à ses derniers jours, en passant par sa poliomyélite, son accident, son engagement politique, sa rencontre puis son mariage orageux et passionnel avec le peintre Diego Rivera ou encore sa liaison secrète avec Léon Trotski… De nombreuses références aux tableaux de celle que Carlos Fuentes comparait à une icône aztèque sont présentes dans la mise en scène de Julie Taymor tandis que l’interprétation tout en densité de Salma Hayek lui valut d’être nominée à l’Oscar de […] - [Leonora](https://www.vivelaculture.com/leonora/): Une évocation de l’incandescente aventure artistique et de la vie non moins exaltante de Leonora Carrington, peintre surréaliste et romancière d’origine britannique qui s’installe a Paris à 20 ans, y fréquente Breton, Picasso, Duchamp, etc., avant de gagner l’Espagne lorsque Max Ernst, son compagnon, est envoyé en camp de concentration. Après avoir été internée dans un asile à Santander, puis être parvenue à s’enfuir, on retrouve « La Fiancée du vent » à Lisbonne, New York puis Mexico où elle continue à peindre et à écrire avec le même élan et se lie d’amitié avec Octavio Paz et Frida Kahlo. Cette dernière […] - [L’homme qui aimait les chiens](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-aimait-les-chiens/): À ma gauche, Léon Trotski : héros de la révolution russe exilé au Mexique où il fut accueilli par Frida Kahlo et Diego Rivera. À la gauche de ma gauche, Ramón Mercader, jeune républicain espagnol embrigadé par les communistes. Leonardo Padura suit les trajectoires des deux hommes jusqu’à ce que leurs destins se croisent pour une issue fatale. « J’ai voulu me servir de l’histoire de l’assassinat de Trotski pour réfléchir à la perversion de la grande utopie du XXème siècle, ce processus où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre […] - [Malinche, l’Indienne](https://www.vivelaculture.com/malinche-lindienne/): La Malinche est un personnage historique de la conquête espagnole et son histoire est édifiante. Vendue par sa mère à des Indiens qui la revendent à leur tour aux colons espagnols, elle devient l’interprète, la confidente et la maîtresse du conquistador Hernán Cortés et, bientôt, la mère du premier mestizo de l’Histoire. Dans un tableau intitulé La Mascara, Frida Kahlo s’identifie à la Malinche en revêtant le masque de celle que les mexicains considèrent comme la plus grande prostituée de l’histoire. De ses yeux s’échappent des larmes… - [Somos](https://www.vivelaculture.com/somos/): Elle chantait dans le film La Fleur de mon secret de Pedro Almodóvar qui la comparait à Édith Piaf… Dans son pays, sa réputation était équivalente. Disparue l’année dernière à l’âge de 93 ans, Chavela Vargas avait d’abord été chanteuse de rues avant de devenir l’une des artistes les plus populaires du Mexique. Amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, « La Dame au poncho rouge » a enregistré plus de quatre-vingts albums en cinquante ans. En 2002, elle faisait également une apparition dans le film Frida de Julie Taymor… - [Pancho Villa, le roman d’une vie](https://www.vivelaculture.com/pancho-villa-le-roman-dune-vie/): S’il fut, selon la version officielle, victime d’un piège tendu par ses adversaires et exécuté, Pancho Villa serait finalement parvenu à s’échapper à en croire l’une des innombrables légendes qui courent à son sujet. Confronté au manque de fiabilité des témoignages sur les différents épisodes de la vie du révolutionnaire, Paco Ignacio Taibo II, revendiquant sa fascination pour son sujet, s’efforce de « tendre l’oreille au cœur de cette rumeur immense et interminable » pour dégager le portrait d’un héros qui fascina tous les enfants de la révolution. Lien Vidéo - [Diego Rivera](https://www.vivelaculture.com/diego-rivera/): Après plus d’une dizaine d’années passées en Europe – et notamment à Paris où il fréquente Picasso, Matisse, Modigliani… –, Diego Rivera regagne le Mexique après la révolution et y réalise ses premières peintures murales. Irriguées de ses idéaux communistes et de « mexicanité », ses fresques monumentales deviennent bientôt les instruments de propagande du gouvernement post-révolutionnaire. En 1928, il rencontre Frida, peintre mais aussi militante communiste et féministe, avec laquelle il entretiendra une relation aussi frénétique qu’électrique. - [Frida Kahlo par Frida Kahlo](https://www.vivelaculture.com/frida-kahlo-par-frida-kahlo/): Ce recueil de textes, composé surtout de lettres signées de la main de Frida Kahlo déroule les pensées de Frida et suit le cours de sa vie, avec notamment des extraits de la correspondance qu’elle entretenait avec le peintre Diego Rivera. La douleur physique, son rapport à la peinture, son engagement politique et ses rencontres nourrissent par ailleurs ce recueil où l’écriture de Frida fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l’on sait de sa personnalité et de son fameux tempérament, avec notamment des pages trempées dans l’acide à l’évocation des surréalistes ou des […] - [Mon histoire](https://www.vivelaculture.com/mon-histoire/): En juillet 1985, photographié le visage décharné par le syndrome de Kaposi, Rock Hudson se voit forcé de révéler, par l’intermédiaire de son attaché de presse, qu’il est atteint du sida. Une annonce qui tient immédiatement lieu de coming out, tant la maladie est à l’époque systématiquement associée à la communauté gay. De son vivant, celui qui était le fantasme ultime de ces dames a pourtant toujours nié son homosexualité, répondant ainsi aux diktats de l’époque. Comme un certain Liberace… dont il était l’amant. - [Las Vegas Parano](https://www.vivelaculture.com/las-vegas-parano/): Récit déjanté d’une quête du rêve américain sous l’influence de la prise répétée de substances tous azimuts (bourbon, joints, coke, poppers…), Las Vegas Parano, récit du journaliste « gonzo » Hunter S. Thompson, était à l’origine un reportage livré en épisodes dans le magazine Rolling Stone. C’est devenu un classique de la littérature US : un objet psyché, planant, foutraque, sauvage… réactivé en 1998 par l’adaptation éponyme de Terry Gilliam au cinéma. - [Versailles](https://www.vivelaculture.com/versailles/): Jeff Koons : ses Balloon Dogs, ses bibelots rococo, ses souvenirs de bazar ou encore son bouquet de tulipes récemment exposé à Las Vegas… L’artiste américain a fait son chemin dans le monde de l’art sans se soucier des arbitres des élégances. Il s’est affirmé dans un style néo-pop fétichiste qui évoque Warhol et dans un autre registre… Liberace, autre homme libre, affranchi du regard des autres, qui voulait quant à lui démocratiser la musique classique dans l’univers non moins impitoyable du spectacle. - [Lost Vegas](https://www.vivelaculture.com/lost-vegas/): Derrière les néons fluos des casinos de Las Vegas, se cache l’autre visage de la ville : celui des parieurs prêts à tout, des losers suicidaires, des prostituées défoncées et des matins blêmes dans les quartiers glauques. Dans Lost Vegas, le journaliste américain Paul McGuire raconte les arrière-cuisines du gaming business, les filouteries des croupiers et la réalité sordide d’une ville qui révèle plus qu’aucune autre la misère humaine. - [Goodbye Yellow Brick Road](https://www.vivelaculture.com/goodbye-yellow-brick-road/): Dans les années cinquante, le show télévisé de Liberace devient si populaire auprès de la ménagère américaine de plus de 50 ans que le programme est exporté au Royaume-Uni. Là, Liberace ne tarde pas à devenir une vedette et à être repéré par un gamin qui en fait à la fois son héros et son modèle… Elton John. L’anglais se perfectionne à la pratique du piano, joue dans les pubs, s’invente un personnage excentrique aux tenues exubérantes et, comme son idole, devient célèbre des deux côtés de l’Atlantique avec l’album Goodbye Yellow Brick Road en 1973… - [Les pas effacés](https://www.vivelaculture.com/les-pas-effaces/): Il a, dit-on, inspiré le personnage de Des Esseintes à Huysmans dans À rebours et le Baron de Charlus à Proust dans À la recherche du temps perdu. Surnommé « le professeur de beauté », Robert de Montesquiou ne se contentait pas d’être le mécène de l’avant-garde de son époque. C’était aussi un auteur raffiné dont Les Pas effacés, ses mémoires, réunissent, comme dans un salon mondain, une constellation d’artistes de la période dite « décadente » : Proust, Huysmans, Verlaine, Mirbeau, Louÿs, etc… - [A Selection Of his US Victor Recordings](https://www.vivelaculture.com/a-selection-of-his-us-victor-recordings/): Liberace commence à jouer du piano dès l’âge de 4 ans. Encouragé par son père, il multiplie dès lors les cours particuliers. À 8 ans, il rencontre son idole, le pianiste polonais Ignacy Paderewski, d’origine polonaise comme lui, après un concert : « J’ai été saisi par la joie de voir ce virtuose jouer. Mon rêve était de suivre ses pas. Poussé par l’ambition, j’ai commencé à jouer avec une plus grande ferveur », explique-t-il dans sa biographie Liberace : An American Boy. - [Dino](https://www.vivelaculture.com/dino/): Crooner, acteur, star, playboy accompagné des plus belles femmes du monde… Dean Martin était certes l’incarnation du rêve américain, mais il était aussi un poivrot invétéré, une petite frappe, toujours prêt à se fourrer dans les mauvais coups, un homme trouble qui fraie avec la mafia et semble tout droit sorti du Goodfellas de Scorsese. La passionnante bio (non autorisée) de Nick Tosches passe derrière les feux de la rampe pour percer une partie du mystère de cet immigré italien qui vivait son statut de maître du monde avec une suprême indifférence. - [Sunset Boulevard](https://www.vivelaculture.com/sunset-boulevard/): Joe Gillis, jeune scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété où Norma Desmond, une ancienne actrice du muet, vit recluse. Celle-ci lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l’écran. Une relation complexe s’installe alors entre eux. « J’aime le côté Sunset Boulevard de Liberace et Scott : le vieux, le jeune ; le puissant, l’obscur. Avec un peu de paillettes pour pimenter le tout », expliquait Soderbergh à la sortie de Ma vie avec Liberace. - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino/): Dans les années soixante-dix à Las Vegas, Ace Rothstein, dirige d’une main de fer l’un des casinos les plus prospères de la ville. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l’arnaque d’une insolente beauté. Amoureux, il baisse la garde, l’épouse et lui fait un enfant. C’est alors que ses ennuis vont commencer… En 1995, Scorsese délocalise la mafia à Las Vegas pour un thriller noir comme l’encre qui s’apparente à une métaphore de la cité des péchés : à la fin, pas d’issue possible… - [That's the Way it Is](https://www.vivelaculture.com/thats-the-way-it-is/): En 1969, après plusieurs années consacrées au cinéma, Elvis retourne sur scène pour relancer sa carrière de chanteur. De 1969 à 1976, il donne près de six cents concerts à guichets fermés à Las Vegas. Entre juillet et août 1970, pour sa troisième saison dans la cité des péchés, plusieurs répétions et concerts du King sont filmés pour les besoins du documentaire That’s the Way it Is. C’est l’une des dernières occasions d’admirer une idole qui va bientôt perdre de sa superbe… - [Rock Dreams](https://www.vivelaculture.com/rock-dreams/): Disparu en 2008, le graphiste belge Guy Peellaert détournait et recomposait la réalité autour de figures marquantes des années pop : les Beatles, Ray Charles, Elvis, Dylan, Hendrix, Phil Spector, Mick Jagger, Lou Reed, Alice Cooper… Dans Rock Dreams, ils étaient tous là… sans y être vraiment, icônes de légende plantées dans les décors d’une Amérique imaginaire, entre clichés kitsch, mythe et réalité. Une série de cent vingt-cinq planches travaillées à l’aérographe suffisamment fascinantes pour susciter des sons, des images, comme une machine à rêves où projeter ses fantasmes d’adolescent éternel… - [Destination Graceland](https://www.vivelaculture.com/destination-graceland/): À leur sortie de prison, Michael Zane et son codétenu Thomas Murphy, persuadé d’être le fils naturel d’Elvis Presley, se mettent en tête de vider les coffres du casino Riviera de Las Vegas. Une convention de fans d’Elvis se déroulant justement sur place, le parfait déguisement pour passer inaperçu parmi la foule d’aficionados est celui du King… Entre thriller sanguinolent et comédie très à l’ouest, Destination Graceland est au final un ovni assez rock’n’roll, avec Kevin Costner, Kevin Russell, Christian Slater et … Paul Anka, ami et rival du « vrai » Elvis. - [Sinatra at the Sands](https://www.vivelaculture.com/sinatra-at-the-sands/): Enregistré entre janvier et février 1966 dans le plus grand casino-hôtel de Las Vegas (le défunt Sands, où Sinatra avait déjà tourné L’Inconnu de Las Vegas avec le Rat Pack au grand complet), Sinatra at the Sands est un enregistrement essentiel du crooner d’Hoboken. Un album légendaire enregistré avec l’orchestre de Count Basie, dirigé par Quincy Jones et gorgé de classiques à tomber à la renverse (« Come Fly With Me », « I Got You Under My Skin », « It Was a Very Good Year »…) - [Ma vie avec Liberace](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-avec-liberace/): Un jour de l’été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le biopic de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson… - [Les Américains](https://www.vivelaculture.com/les-americains/): En 1955, Robert Frank entame un road trip qui le voit parcourir les quarante-huit États américains au volant d’une vieille voiture d’occasion. Inégalités sociales, ségrégation des Noirs, fascination pour l’argent, culte des apparences… Le photographe capture avec génie, mais aussi avec une certaine tristesse, l’envers du rêve américain. « Je ne pensais pas qu’on pouvait prendre en photo des choses que les mots décriraient beaucoup moins bien, dans leur intégrale splendeur de visible », écrivait Jack Kerouac à propos du travail de son ami pour lequel il écrivit les textes de Pull My Daisy. - [The Complete Works](https://www.vivelaculture.com/the-complete-works/): On l’appelait l’« Ange noir du rock’n’roll » – un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui inspira Bowie, Hendrix ou encore le Legendary Stardust Cowboy. Son principal succès, « Brand New Cadillac » (1959), fut repris par Clash sur l’album London Calling et Joe Strummer interpréta même le rôle d’un aviateur nommé Vince Taylor au cinéma, sous la direction de F.J. Ossang. « Vince Taylor fut à l’origine du rock’n’roll britannique. Avant lui, il n’y avait rien. Son apparition fut pour nous miraculeuse », déclara Strummer. - [The Crack](https://www.vivelaculture.com/the-crack/): Sorti la même année que le deuxième album des Clash (Give ‘Em Enough Rope, 1978), c’est l’une des plus belles illustrations de ce croisement entre le punk rock, le reggae et le dub qui agitent la scène londonienne à la fin des années soixante-dix. Avec quelques hits comme « Babylon’s Burning » ou « Jah War », les Ruts découvrent le haut des charts et se posent parmi les principaux espoirs de la scène anglaise, mais le groupe sera brisé dans son élan par la mort du chanteur Malcom Owen en 1980. - [Mali Music](https://www.vivelaculture.com/mali-music/): En 2000, Damon Albarn met entre parenthèses ses projets Blur et Gorillaz pour s’envoler à Bamako où il collabore avec la fine fleur des musiciens du cru. Mali Music ressemble à un carnet de voyage, rythmé par les ballades et les rencontres – de Toumani Diabaté à Lobi Traoré en passant par Afel Bocoum… Une escale africaine qui ne restera pas sans suite puisque Albarn produira bientôt Amadou & Mariam, toujours au Mali, puis repartira une dizaine d’années plus tard à Kinshasa pour enregistrer l’album Kinshasa One Two. - [Sammy et Rosie s’envoient en l’air](https://www.vivelaculture.com/sammy-et-rosie-senvoient-en-lair/): Sammy et Rosie vivent dans un quartier populaire de Londres où ils reçoivent la visite du père de Sammy, Rafi, un ancien militaire indien de retour du Pakistan. Celui-ci retrouve Alice, son amour de jeunesse, et une ville où tout semble avoir changé… Sur un scénario d’Hanif Kureishi et sur fond d’émeutes urbaines à Brixton – période Margaret Thatcher –, Stephen Frears filme les rapports interraciaux dans un pays en pleine mutation. - [Kick Out the Jams](https://www.vivelaculture.com/kick-out-the-jams/): Un an après les insurrections des ghettos noirs de Detroit en 1967, le MC5 enregistre son premier album live au Grande Ballroom de Detroit. Un brûlot furieux, sans concession, où le groupe multiplie les appels à la révolution et fait notamment l’apologie des snipers Black Panthers qui tiraient contre les forces de l’ordre pendant les émeutes… Dix ans avant la naissance des Clash, l’esprit punk soufflait déjà sur Motor City. - [Pura vida](https://www.vivelaculture.com/pura-vida/): À la fois roman, chronique et journal de voyage, Pura Vida tourne autour de la vie et de la mort d’un aventurier américain du XIXème siècle, William Walker, éphémère président du Nicaragua qui finira fusillé sur une plage hondurienne. De l’assassinat d’Augusto Sandino par le premier des Somoza en 1934 à la chute des sandinistes à la fin du XXème siècle, en passant par Simon Bolivar et le Che, ce sont deux siècles de révolutions latino-américaines que Patrick Deville parcourt dans Pura Vida… - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash-2/): Londres, 1977. En pleine explosion punk, un DJ rasta dénommé Don Letts s’impose comme un des artisans des métissages musicaux à venir en mixant du reggae dub entre les sets des Clash ou de Generation X. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, documentariste du mouvement punk, Don Letts explore aussi les débuts de la contre-culture hip-hop new-yorkaise, puis forme en 1984 le groupe Big Audio Dynamite aux côtés de Mick Jones des Clash. Des rues de Brixton aux boutiques de King’s Road en passant par les ghettos du South Bronx, cette étonnante autobiographie raconte son […] - [Forces of Victory](https://www.vivelaculture.com/forces-of-victory/): En 1978, le poète et militant d’origine jamaïcaine Linton Kwesi Johnson sort l’incandescent Forces of Victory dont le succès lui permet de partager ses idées socialistes, proches des Black Panthers, avec un public plus large alors chauffé par la politique menée par Margaret Thatcher. Né en Jamaïque en 1952, Linton Kwesi Johnson arrive avec sa famille à Londres au début des années soixante et, après des études de sociologie et un premier recueil de poésies publié en 1974, devient un militant de la cause noire en Angleterre. Sur scène et sur disques, avec son complice Dennis Bovell derrière la console, […] - [Docteur Chance](https://www.vivelaculture.com/docteur-chance/): Un couple en cavale trace la route poursuivi par des agents secrets, des gangsters et tout ce qu’on voudra bien imaginer, pour finir par se retrouver projeté dans le ciel, dans un avion piloté par un dénommé Vince Taylor, interprété par le Clash Joe Strummer… Poète, chanteur au sein du groupe Messageros Killers Boys et cinéaste à l’esthétique new wave très marquée par l’expressionisme, le baroudeur F.J. Ossang débarque au nord du Chili en 1996 pour tourner ce road-movie halluciné qui ne ressemble pas à grand chose de répertorié dans le cinéma moderne. - [Hommage à la Catalogne](https://www.vivelaculture.com/hommage-a-la-catalogne/): Fin 1936, tandis que la guerre d’Espagne fait rage, Georges Orwell rejoint Barcelone où il s’engage auprès des milices du POUM, une organisation révolutionnaire marxiste qui combat les troupes franquistes. Là, il découvre avec ferveur l’utopie d’une société égalitaire qui dépasse d’abord toutes ses espérances avant d’assister, impuissant, à la corruption des idéaux révolutionnaires sous l’impulsion de la propagande stalinienne. « Tout ce que j’ai écrit de sérieux depuis 1936 a été écrit contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique », écrira à son retour de Catalogne le héros de Joe Strummer. - [If...](https://www.vivelaculture.com/if/): Soumis à une discipline de fer et obligés de subir les brimades d’élèves plus anciens, des pensionnaires d’un collège sélect de l’Angleterre des années soixante choisissent de se rebeller dans un ahurissant déferlement de violence le jour de la remise des diplômes. Cofondateur du Free Cinema au début des années soixante, Lindsay Anderson n’y est pas allé de main morte avec ce film sorti en 1968. Un hommage au Zéro de conduite de Jean Vigo qui mêle ultraviolence, satire du système éducatif anglais, appel à la rébellion et homosexualité. - [The Message](https://www.vivelaculture.com/the-message/): Au printemps 1981, les Clash jouent, presque sans prévenir, quinze jours au Bonds, un club de Times Square où les places sont prises d’assaut. Pour se faire plaisir, Strummer et les siens invitent chaque soir une première partie différente : The Fall, les Dead Kennedys, Lee « Scratch » Perry… et Grand Master Flash, grand inventeur du « turntablism » qui vient d’inspirer aux Clash « The Magnificent Seven », la toute première incursion d’un groupe de rock sur le terrain du hip-hop. - [Metal Box](https://www.vivelaculture.com/metal-box/): Dès 1978, suite à la dissolution des Sex Pistols, Johnny « Rotten » Lydon approche Jah Wobble et l’ancien Clash, Keith Levene, avec lesquels il va créer PiL. Après First Issue, un premier album remarqué, la formation sort Metal Box – trois maxi 45t dans une boite métallique – qui est considéré comme l’un des albums les plus importants de la période post-punk. Une production hypnotique marquée par les incantations hallucinées de John Lydon, la basse dub incroyablement profonde de Jah Wobble et le jeu de guitare abrasif de Levene. Un album inclassable, aujourd’hui encore sans équivalent. - [The Clash](https://www.vivelaculture.com/the-clash/): En juillet 1976, les Clash jouent en première partie des Sex Pistols à Sheffield. Un journaliste du NME écrit : « Les Clash sont le genre de groupe de garage qui devraient rapidement retourner dans leur garage, de préférence avec la porte fermée et le moteur en marche. » Le groupe répond avec « Garageland », un titre qui figure sur son premier album éponyme. C’est une déflagration dans le paysage musical de l’époque, un diamant brut gorgé de classiques tranchants qui concassent déjà punk, reggae et rockabilly, tandis que les textes rageurs appellent à l’émeute. Un album irréductible. - [Trespass, anthologie du street art](https://www.vivelaculture.com/trespass-anthologie-du-street-art/): En 1912, Georges Braque amorce l’aventure des « papiers collés » en introduisant dans ses œuvres de nouveaux éléments (sable, fragments de papier, cendres de cigarette, déchets, épingles, lettrages, etc.) et en utilisant des pochoirs. « On peut peindre avec ce que l’on voudra… » Sans le savoir, il préfigure l’art brut d’un Dubuffet, mais aussi l’art urbain, qui se développera au XXème siècle, de l’affichage de rue illicite… jusqu’à l’accrochage du street art dans les musées. Trespass, histoire de l’art urbain fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires : Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Banksy, […] - [L’Estaque : Cézanne-Braque](https://www.vivelaculture.com/lestaque-cezanne-braque/): L’Estaque… Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu’une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso. - [Les Peintres cubistes](https://www.vivelaculture.com/les-peintres-cubistes/): Apollinaire est l’un des premiers à défendre les peintres cubistes. En 1913, deux mois avant de publier le recueil de poèmes Alcools (lui-même considéré en son temps comme un livre cubiste), Guillaume Apollinaire édite cet essai consacré au cubisme. Le poète y exalte l’art véritable, métaphysique, celui qui transcende le quotidien et donne accès à l’invisible : « La vérité sera toujours nouvelle. » - [La Peinture française et l’art nègre 1905-1914](https://www.vivelaculture.com/la-peinture-francaise-et-lart-negre-1905-1914/): Au début du XXème siècle, pour de nombreux peintres, l’art nègre devient une nouvelle référence plastique. Matisse, Picasso, Gris, Derain et Braque, qui en fut le principal promoteur en France, ont le coup de foudre. Ils collectionnent des masques africains, des objets primitifs en provenance d’Océanie et leur art en conserve l’empreinte : Picasso et Braque optent pour un graphisme simplifié, dégagent les formes essentielles, fragmentent les volumes… Le cubisme est né. - [Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque](https://www.vivelaculture.com/le-jour-et-la-nuit-cahiers-de-georges-braque/): « J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature bien plus que de la copier », écrit notamment Georges Braque dans Le Jour et la Nuit, un cahier de maximes et d’aphorismes écrits entre 1917 et 1952 et publiés en 1956, où le peintre s’exprime sur la politique, la guerre, la religion, la vie et l’art. Un recueil de pensées souvent fulgurantes qui témoignent de la modernité du regard de celui qui écrivait aussi : « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre »… - [Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael-2/): Pour l’une de ses toutes premières expositions à Paris, en 1943, Nicolas de Staël reçoit la visite de Braque, qu’il considère comme l’un de ses maîtres. Braque manifeste sa sincère admiration pour le jeune peintre et les deux hommes se lient d’amitié. Comment ne pas voir des correspondances dans leur travail ? Les paysages du Sud de la France peints par De Staël à la fin de sa vie évoquent immanquablement les toiles peintes par Braque cinquante ans plus tôt à l’Estaque et à La Ciotat… On pense notamment à la profusion de barques sur la plage, un motif majeur chez […] - [De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations](https://www.vivelaculture.com/de-corot-a-lart-moderne-souvenirs-et-variations/): Peintre de paysages et de figures classiques qui donne de plus en plus libre cours à son imagination au fil des années – autour du thème du souvenir notamment –, Jean-Baptiste Corot devient une influence majeure pour Courbet, Monet, Renoir puis Cézanne, Derain, Matisse, Picasso… et Braque qui ne cesse de s’y référer lorsqu’il se lance dans le cubisme. « Les tableaux de Braque exprimaient la France à l’égal de ceux de Corot – mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l’avait beaucoup représentée », écrivit André Malraux lors de l’oraison funèbre de Braque… - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive-2/): On a beaucoup parlé du rôle de la psychanalyse, et par extension du surréalisme, dans l’œuvre de David Lynch – beaucoup moins de celui du cubisme. On en trouvait déjà les traces dans Dune (on se souvient des armures démultipliant les combattants en de multiples facettes). Dans Mulholland Drive, Lynch propose d’autres motifs cubistes (la boîte bleue !), mais surtout il invente un nouvel espace de perceptions pour convoquer une autre réalité, comme le firent Picasso et Braque en leur temps. - [Braque, le défi silencieux](https://www.vivelaculture.com/braque-le-defi-silencieux/): Braque a beau avoir été un acteur majeur de l’aventure de l’art au XXème siècle, son histoire est restée dans l’ombre quand des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète éditée à l’occasion de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, dévoilant une personnalité aussi silencieuse que mystérieuse… - [Les Sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire/): Pamphlet antimilitariste basé sur des faits réels de la Première Guerre mondiale (des soldats français passés par les armes pour s’être rebellés contre une décision inepte de leurs supérieurs), le film de Kubrick fut si efficace dans son propos qu’il fut « invisible » dans les salles françaises, de 1957, date de sa sortie, à 1975, sur instruction du quai d’Orsay. Perçu comme une attaque directe contre l’état-major français, Les Sentiers de la gloire était avant tout un film dénonçant les aberrations de la Première Guerre mondiale et, par extension, de toutes les guerres… - [Lettera Amorosa](https://www.vivelaculture.com/lettera-amorosa/): L’amitié entre Georges Braque et René Char dura depuis leur rencontre en 1945 jusqu’à la mort du peintre en 1963. Entre eux, l’admiration était réciproque et le dialogue permanent, les deux hommes associant à plusieurs reprises leur art (poèmes, lithographies), comme pour l’édition de cette Lettera Amorosa que Braque chérissait et que la collection « Poche » a récemment rééditée avec sa lithographie d’origine. - [Catalogue d’oiseaux](https://www.vivelaculture.com/catalogue-doiseaux/): Le langage musical d’Olivier Messiaen est éminemment poétique et spirituel, mais la démarche de celui qui se disait autant ornithologue que compositeur est bel et bien scientifique puisqu’il enregistrait et transcrivait lui-même le chant des oiseaux dans ses œuvres. Les pièces de Catalogue d’oiseaux sont ainsi toutes construites autour des chants des espèces d’oiseaux nichant dans les provinces de France. La préface précise : « Chaque soliste est présenté dans son habitat, entouré de son paysage et des chants des autres oiseaux qui affectionnent la même région. » - [L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-lart-d-h-kahnweiler-1884-1979/): Écrivain, collectionneur et marchand d’art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle […] - [Amers suivi de Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/amers-suivi-de-oiseaux/): À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d’édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose Oiseaux, l’un de ses plus beaux textes. - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-2/): Shadows est le premier film réalisé par John Cassavetes. C’est l’histoire de trois jeunes gens – deux frères, une sœur – qu’on suit dans le Greenwich et sur Broadway à la fin des années cinquante. Les deux frères veulent être musiciens de jazz et la sœur écrivain. Mais être afro-américains et sans le sou ne facilite pas l’éclosion des vocations. Improvisation, décors naturels, musique de Chalie Mingus, Shadows va être une des références principales des réalisateurs qui, quelques années plus tard, allaient secouer Hollywood. - [Les jours s’en vont…](https://www.vivelaculture.com/les-jours-sen-vont/): La poésie de Charles Bukowski est crue, violente, désespérée comme le sont ses romans (Mémoires d’un vieux dégueulasse, Postier, Pulp). Émeute voilà la raison de l’émeute : nous avions tout le temps des fayots et un gardien a empoigné un garçon noir qui venait de jeter sa gamelle par terre et quelqu’un a touché un bouton et tout le monde a empoigné tout le monde ; j’ai frappé mon meilleur ami derrière l’oreille quelqu’un m’a balancé du café à la gueule (bah ! après tout, il était imbuvable) (…) - [La route de Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/la-route-de-los-angeles/): « Notre appartement était le dernier au premier étage. Dès que je touchais la poignée de la porte je me sentais déprimé. Renter chez moi m’a toujours fait cet effet même du temps de mon père du temps où nous habitions une vraie maison. Ça ne me plaisait pas, je vouslais toujours m’en aller de chez moi ou bien tout chambouler. » Remis en selle par Charles Bukowski dans les années quatre vingt, John Fante est l’écrivain dont l’influence plane sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg. A rédécouvrir. - [Lettres Choisies](https://www.vivelaculture.com/lettres-choisies/): C’est avec Howl, son œuvre la plus connue, un long poème en prose, qu’Allen Ginsberg fut condamnée pour obscénité en 1956. La poésie de ce pilier des lettres américaines du XXème siècle se caractérise par sa liberté de ton et ses influences multiples ; poésie orientale, écrivains français (Jean Genet), sa foi bouddhiste, ses voyages. Dans ce recueil on trouve des lettres adressées – entre autres- à ses complices de la Beat Generation, à Bob Dylan, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore à Louis Ginsberg, son père. - [Mata Hari H21](https://www.vivelaculture.com/mata-hari-h21/): Née en 1876 aux Pays-Bas et fusillée dans les fossés du château de Vincennes le 15 octobre 1917 pour intelligence avec l’ennemi, danseuse « javanaise », courtisane, mondaine… Mata Hari fut plus un fantasme qu’un espion de haut vol. Cette version de 1964 avec Jeanne Moreau dans le rôle titre (sur un scénario cosigné par François Truffaut) nous montre une femme à la vie compliquée qui essaye de s’émanciper dans un monde encore sous la domination totale des hommes et corseté par les convenances de la fin du XIXème siècle. Une histoire de femme moderne en sorte. - [Au revoir là-haut](https://www.vivelaculture.com/au-revoir-la-haut/): La guerre détruit physiquement et psychiquement les êtres humains et ravage leurs destinées. Au revoir là-haut est l’histoire de deux jeunes soldats que socialement tout oppose, mais qu’un éclat d’obus va rapprocher d’abord par devoir et par intérêt, puis par amitié. C’est aussi plus largement l’histoire de tous ces soldats survivants mais traumatisés que la société préfère cacher et oublier une fois les armistices signés. Dans ce cadre, monter une arnaque aux monuments aux morts attirerait presque la sympathie. Prix Goncourt 2013. - [Dada. Manifestes, … (1915-1929)](https://www.vivelaculture.com/dada-manifestes-1915-1929/): « Dada reste dans le cadre européen des faiblesses, c’est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses, pour orner le jardin zoologique de l’art de tous les drapeaux des consulats do do bong hiho aho hiho aho. » Cette citation de Tristan Tzara illustre la radicalité du mouvement Dada créé en 1916 à Zurich au Cabaret Voltaire en réaction à la guerre qui illustrait la faillite de la civilisation et de la raison. Dada reste un des mouvements artistiques les plus importants du XXème siècle. On en ressent encore les ondes de choc jusque dans […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche/): Conséquence directe de la Première Guerre, Maurice Ravel reçut en 1929 la commande de ce concerto du pianiste Paul Wittgenstein qui perdit son bras droit sur le front russe. Œuvre majeur de Ravel, c’est aussi une œuvre dramatique et particulièrement sombre fortement marquée par la guerre, mais aussi par la crise de 1929. - [La victoire en chantant](https://www.vivelaculture.com/la-victoire-en-chantant/): Le monde occidental se partagea l’Afrique à la conférence de Berlin de 1895, conférence au cours de laquelle fut signé un accord entre quatorze pays et empires. Chacun de ces pays déploya donc sur place des infrastructures administratives et industrielles chargées d’exploiter les ressources locales, infrastructures protégées par des forces militaires. C’est la vie d’une de ces communautés avant et pendant la guerre que raconte le premier film de Jean-Jacques Annaud sorti en 1976 avec un Jean Carmet à son meilleur. Oscar du meilleur film étranger en 1977. - [Sherlock Holmes 2, jeu d’ombres](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-2-jeu-dombres/): En 1891 l’horrible James Moriarty, l’ennemi juré de Sherlock Holmes, prépare dans l’ombre le prochain conflit mondial. Peu importe les ennemis qui chercheront à s’anéantirent puisque son plan diabolique consiste à prendre le contrôle financier de sociétés d’armement mais aussi de sociétés de matériels de soins médicaux ! Il lui suffira de provoquer l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et embrasera l’Europe pour toucher une immense fortune dont il entend jouir en Suisse. « J’aime la Suisse. Ils respectent la vie privée des gens, en particulier s’ils sont fortunés. » Clairvoyant. - [Les sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire-2/): La Première Guerre mondiale, supposée ne durer que quelques semaines, va durer quatre ans et s’enliser dans les tranchées. Pour gagner une position, les commandements n’hésitent alors pas à envoyer à une mort sûre des milliers de soldats. Devant l’absurdité de certaines décisions des hommes vont se mutiner et refuser de sortir des tranchées. Le film de Kubrick raconte le destin d’un de ces régiments qui refusa un ordre qui l’envoyait à une mort tout aussi certaine qu’inutile. Mais pour les militaires un ordre est un ordre. Tourné en 1964 le film, devant la pression d’associations d’anciens combattants, ne sera […] - [La grande illusion](https://www.vivelaculture.com/la-grande-illusion/): La guerre de 1914-1918 mettra fin à une armée de classes composée d’un côté d’aristocrates habitués depuis toujours aux parades et au commandement, de l’autre, le peuple qui fait la guerre parce qu’il y est contraint. C’est la fin de ce monde que raconte le film de Renoir tourné en 1937 et qui montre les rapports du lieutenant Maréchal (Jean Gabin), du capitaine de Boëldieu (Pierre Fresnay) et du commandant von Rauffestein (Erich von Stroheim) amenés à cohabiter dans un camp de prisonniers, les deux premiers étant les prisonniers du troisième. Chef-d’œuvre. - [Capitaine Conan](https://www.vivelaculture.com/capitaine-conan/): La guerre de 1914-1918 fut celle des canons et de l’industrie triomphante, mais elle resta aussi une guerre de corps à corps. Capitaine Conan est l’histoire d’un commando composé de spécialistes du couteau et du combat les yeux dans les yeux que nous raconte Bertrand Tavernier. Comment l’armée les utilisa mais aussi comment elle leur tourna le dos une fois la paix revenue. « […] quand cette saloperie de guerre s’est arrêtée, on nous a dit de cacher nos couteaux, nos mains pleines de sang, nos gueules et nos souvenirs de tueurs et d’assassins. » Philippe Torreton est tout à la fois magistral […] - [Rags to Riches](https://www.vivelaculture.com/rags-to-riches/): La première guerre mondiale va aussi accélérer les échanges culturels notamment sur le plan musical. Avec l’arrivée des américains c’est aussi le ragtime et le jazz qui arrivent sur nos cotes. Une musique qui marquera les grands compositeurs classiques de ce début de siècle comme Igor Stravinski et son Ebony Concerto, Dimitri Chostakovitch et sa Suite pour orchestre de jazz, ou encore Maurice Ravel et son Concerto pour piano et orchestre « la main gauche ». - [La bataille d’Occident](https://www.vivelaculture.com/la-bataille-doccident/): Les guerres n’éclatent pas par hasard. Elles sont méticuleusement préparées par les militaires et les marchands de canons. « Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons […] » Publié en 2012, ce petit récit de cent quatre-vingts pages est un chef-d’œuvre de déconstruction du mécanisme qui conduira à la Première Guerre mondiale et à ses vingt millions de victimes. - [La garçonne et l’assassin](https://www.vivelaculture.com/la-garconne-et-lassassin/): Paul déserte et pour ne pas se faire arrêter se travestit en femme. Il parvient ainsi à échapper aux conséquences directes de la guerre. L’armistice signé, Paul et sa femme Louise réussiront à échapper à la justice jusqu’à l’amnistie de 1925. C’est à partir de cette date que les événements tourneront au drame. La Garçonne et l’Assassin, n’est pas un roman, mais un essai sur un fait divers historique tout autant que sur le travestissement, l’homosexualité et les traumatismes de la guerre en général. Adapté en bande dessinée par Chloé Cruchaudet Mauvais Genre. - [Paroles de poilus](https://www.vivelaculture.com/paroles-de-poilus/): Des centaines de milliers de jeunes hommes furent arrachés à leur quotidien pour être envoyés à la guerre. Plus d’un million trois cent mille soldats français furent tués durant cette guerre, neuf millions en tout toutes nations confondues. Entre deux batailles, ils prirent parfois le temps d’écrire. Radio France récupéra huit mille de ces lettres et en publia une centaine qui, malgré la censure de l’époque, raconte le quotidien de ces jeunes gens au-dessus desquels flotte la mort. - [L’acacia](https://www.vivelaculture.com/lacacia/): La vie de Claude Simon – prix Nobel de littérature en 1985 – est profondément marquée par les guerres. Celle de 1914 fauche son père près de Verdun alors qu’il n’a qu’un an. L’Acacia, son roman le plus autobiographique, commence en 1919. Le narrateur décrit le périple de trois femmes, dont « la veuve », et d’un enfant à la recherche de la tombe de son père. Claude Simon évoque les dégâts de la guerre, les gens, les paysages dévastés, et la boue jaune qui colle aux chaussures de ces femmes reste à jamais dans l’esprit du lecteur. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-4/): Prix Renaudot 1932, à deux voix de rafler le Goncourt, le Voyage… est l’histoire de Ferdinand Bardamu, jeune homme qui s’engage pour l’« abattoir international en folie ». Rescapé de la « grande boucherie », Bardamu essayera de soigner son dégoût de la civilisation, d’abord dans l’Afrique coloniale de l’entre-deux-guerres, puis encore plus loin vers les usines Ford de Detroit. Roman communiste pour les uns, anarchistes pour les autres, défaitiste pour tous, Voyage au bout de la nuit, est une charge d’une noirceur terrible contre la guerre et l’humanité dans laquelle Céline place peu d’espoir. - [Room 237](https://www.vivelaculture.com/chambre-237/): Dans son adaptation du Shining de Stephen King, Kubrick créait un espace mental où les labyrinthes, les miroirs, les couloirs sans fin et les motifs géométriques matérialisaient la vie intérieure du personnage de Jack et participaient de la machinerie paranoïaque qui le conduirait immanquablement à l’explosion de violence… Le documentaire Room 237 aborde les mille et une interprétations et théories faites autour d’un film devenu à la fois objet de fascination et d’exégèse. Passionnant et… troublant. - [Les Confessions](https://www.vivelaculture.com/les-confessions/): À la fin de sa vie, Rousseau est en proie à de violentes bouffées paranoïaques, persuadé qu’un complot se fomente autour de lui. Il faut dire à sa décharge qu’il est alors victime d’attaques bien réelles de la part des gens de lettres (Voltaire notamment) qui lui reprochent d’avoir écrit un traité d’éducation alors qu’il est soupçonné d’avoir abandonné ses cinq enfants. En 1765, peu après que sa maison de Môtiers a été lapidée, il entreprend de se raconter et de se justifier contre ses ennemis invisibles dans Les Confessions : « Je veux confesser ma vie, dire qui je suis, je […] - [Le Meilleur des mondes](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-des-mondes/): Dans l’État mondial, les fœtus sont clonés en fonction du rôle qu’on leur assigne. Si les futurs Alphas, tenants de la caste des élites, reçoivent davantage de sang et d’oxygène que les autres citoyens, on veille en revanche à ne pas développer les facultés intellectuelles des classes laborieuses et surtout à ce qu’elles ne se mélangent pas aux autres. Quant aux marginaux, ils sont purement et simplement parqués à l’abri des regards. Dans ce monde conditionné pour museler les passions et les interrogations, le bonheur est conçu pour tolérer les servitudes et la dictature a toutes les apparences d’une démocratie. […] - [Conversation secrète](https://www.vivelaculture.com/conversation-secrete/): Harry Caul (Gene Hackman), grand spécialiste de la filature, est engagé dans une mission pour suivre un jeune couple et enregistrer leurs conversations. Une fois sa mission accomplie, il découvre en écoutant son enregistrement que les jeunes gens courent un danger mortel. Doit-il agir ou rester en retrait ? Peu après le triomphe du Parrain, Coppola tourne Conversation secrète, un grand thriller d’espionnage doublé d’une méditation sur la paranoïa, la surveillance, la solitude et le pouvoir. Un film tourné en pleine crise du Wartergate et couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes en 1974. - [Le Dieu venu du centaure](https://www.vivelaculture.com/le-dieu-venu-du-centaure/): Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, Philip K. Dick prend des amphétamines qui le plongent dans des états de dépression terribles. Il se sent traqué, épié. « Un jour comme je marchais tranquillement sur la petite route menant à ma cabane, en me faisant une fête de ces huit heures d’écriture dans l’isolement le plus complet, j’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai vu un visage… et il n’était pas humain. C’était la face du mal absolu… Gigantesque, il emplissait un quart du ciel. Il arborait des fentes aveugles à la place des yeux ; il était […] - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind-2/): En 1991, alors que Nirvana entame la tournée de promotion de l’album Nevermind, Kurt Cobain est déjà fragile, introverti et héroïnomane, et l’invraisemblable pression qui accompagnera le succès mondial de l’album ne va pas arranger les choses : Cobain, qui exècre son statut de rock star, augmente sa consommation d’héroïne et développe un mal de vivre et des troubles paranoïaques aggravés. « Le fait que tu sois paranoïaque ne signifie pas qu’ils ne sont pas après toi », chante-t-il dans Territorial Pissings. - [Le Locataire](https://www.vivelaculture.com/le-locataire/): Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que l’ancienne locataire, qui s’est jetée par la fenêtre de l’appartement, est dans le coma. Lorsque celle-ci décède, il emménage et s’aperçoit bientôt que ses voisins ont un comportement étrange, voire franchement hostile, à son encontre. La théorie du complot fait son chemin dans l’esprit de Trelkovsky… En 1976, Polanski revient à ses obsessions avec Le Locataire, un huis clos mental et délétère sur la paranoïa, la peur de l’autre, l’isolement, sur une adaptation d’un roman de Topor. - [De la psychose paranoïaque](https://www.vivelaculture.com/de-la-psychose-paranoiaque/): dans ses rapports avec la personnalitéAu début des années 1930, Lacan étudie le cas d’une patiente qu’il fait connaître sous le nom d’Aimée. Celle-ci avait été internée suite à une tentative d’assassinat à l’arme blanche sur une actrice de théâtre qui, selon Aimée, menaçait la vie de son fils. Utilisant des concepts psychanalytiques, Lacan montre que la malade développe un délire de persécution, une « paranoïa d’autopunition » et que le geste criminel d’Aimée est tout aussi bien dirigé contre elle-même : en satisfaisant son sentiment de culpabilité, l’acte vaut comme une punition et entraîne une amélioration des troubles de la patiente. - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick-2/): Attiré par la mer et le large, Ismaël décide d’embarquer sur un baleinier commandé par le capitaine Achab. Le jeune homme se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine : Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab a juré de se venger… Un roman d’aventure qui est aussi le récit d’un commandant maudit, Achab, prisonnier de son délire obsessionnel de traque, tantôt chasseur tantôt persécuté, tantôt mégalo tantôt parano. - [Un crime dans la tête](https://www.vivelaculture.com/un-crime-dans-la-tete/): De retour de la guerre de Corée, des survivants affirment devoir leur vie au courage du sergent Raymond Shaw. Alors que ce dernier est décoré pour ses faits d’armes, un membre de sa patrouille, le capitaine Bennett Marco (Frank Sinatra) fait toujours le même cauchemar : une séance d’hypnose collective où Raymond Shaw occupe une place centrale… Il comprend bientôt que Shaw a subi un lavage de cerveau afin d’assassiner le futur président des États-Unis. Tourné en 1962, au cœur de la guerre froide, Un crime dans la tête annonce la vague des grands thrillers politiques paranoïaques qui suivront, avec un […] - [Le Terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier-2/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace mental qui en dit plus long sur la complexité psychique du narrateur que sur la réelle hostilité du monde extérieur. - [Invasion Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/invasion-los-angeles/): En 1988, John Carpenter donne sa version de la théorie du complot avec, dans le rôle des tenants du capitalisme sauvage, des aliens cupides et sans scrupules qui s’emploient à endormir une population devenue complètement apathique et manipulable à grands coups de slogans invisibles (« Sleep », « Don’t think », « Obey », etc.). La critique du capitalisme US peut prêter à sourire mais ce Carpenter reste un excellent film d’action qui n’est pas sans évoquer les films SF et autres B movies des années cinquante et soixante. - [The Smile Sessions](https://www.vivelaculture.com/the-smile-sessions/): Depuis la fin de l’année 1966, Brian Wilson travaille, en collaboration avec son ami parolier Van Dyke Parks, à un ambitieux projet d’album voulu comme « une symphonie adolescente adressée à Dieu ». Mais rapidement, Brian connaît de nombreux problèmes relationnels avec les membres du groupe, auxquels viennent s’ajouter ses problèmes de dépression et de toxicomanie. Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys. L’album sera finalement exhumé après plus de quarante ans de purgatoire en 2011. - [Mémoires d’un névropathe](https://www.vivelaculture.com/memoires-dun-nevropathe/): Président de chambre à la cour d’appel de Dresde, Daniel Paul Schreber, en proie à de nombreuses hallucinations, est diagnostiqué dément paranoïde, suspendu de ses fonctions et placé dans une clinique spécialisée pour malades mentaux. En 1900, après un procès, il obtient de pouvoir sortir librement de l’asile et de publier ses Mémoires, intitulés Mémoires d’un névropathe, qui exposent en détail son délire de persécution. Les Mémoires de Schreber feront l’objet de nombreuses interprétations plus ou moins discordantes de Freud, Lacan, Deleuze et Guattari notamment. Daniel Paul Schreber est devenu le patient le plus célèbre de l’histoire de la psychiatrie […] - [Docteur Sleep](https://www.vivelaculture.com/docteur-sleep/): Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep ». La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un « shining » phénoménal, va réveiller les démons de Dan… Trente-trois ans après la sortie de son roman phare, le maître Stephen King retrouve l’univers de Shining avec ce Docteur Sleep qui remue […] - [Le temps des possibles](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-possibles/): Greenwich Village, les années 1960 Suze Rotolo fut la compagne et la muse de Dylan à ses débuts, immortalisée aux côtés de l’idole dans une rue de Greenwich Village, sur la photo mythique de son deuxième album, une image qui a fait rêver des générations entières de fans et d’amoureux. Plus de quarante ans après, peu de temps avant sa disparition, elle publie ses mémoires, où il est question de Dylan, bien sûr, mais aussi de son engagement politique à elle – auquel elle initia le jeune chanteur – et du mouvement folk. Un témoignage de première main – sans […] - [Lenny](https://www.vivelaculture.com/lenny/): Humoriste caustique ayant débuté dans les années cinquante dans le circuit des cabarets new-yorkais, Lenny Bruce fut en butte à la censure d’une époque extrêmement bien pensante. Arrêté à de nombreuses reprises pour obscénité, il symbolisa à bien des égards la contestation des années soixante. Maniant le verbe avec un sens de l’improvisation et une liberté touchant au génie, il est aujourd’hui considéré comme l’un des inventeurs du stand-up. Dans le film de Bob Fosse, Dustin Hoffman campe avec classe ce personnage hors du commun, dont Bob Dylan a dit : « J’ai pris un taxi avec lui une fois, sur deux […] - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows/): Tourné dans les rues de New York – principalement à Greenwich Village – à la fin des années cinquante, le premier film de John Cassavetes suit une bande de jeunes marginaux de bar en bar, sur une musique de Charles Mingus. Contemporain de la nouvelle vague, filmé en noir et blanc et faisant appel à l’improvisation, ce long métrage a fait date dans l’histoire du cinéma américain en révolutionnant tous ses critères esthétiques. - [The Freewheelin’](https://www.vivelaculture.com/the-freewheelin/): Le deuxième album de Bob Dylan sera celui du début de son immense succès mondial, avec des chansons devenues des classiques comme « Blowin’ in the Wind », « Masters of War », « A Hard Rain’s a-Gonna Fall » ou « Don’t Think Twice, It’s All Right ». Il symbolise l’apogée du mouvement folk contestataire, dont Dylan s’éloignera bientôt, peu désireux d’assumer le rôle de leader de sa génération. Prophétique, sa pochette offre un Dylan intime et amoureux, magnifique image emblématique qui inspirera à elle seule, cinquante ans plus tard, toute l’atmosphère visuelle d’Inside Llewyn Davis. - [Echoes of my Mind](https://www.vivelaculture.com/echoes-of-my-mind/): Avant l’arrivée de Dylan, Fred Neil était une sorte de parrain de la scène folk new-yorkaise. Doté d’une voix grave absolument somptueuse, d’un immense talent d’auteur de chansons et d’une aversion totale pour le show-business, Neil n’a eu qu’une carrière très courte et confidentielle – il s’est retiré en Floride dès la fin des années soixante pour… étudier les dauphins, l’autre grande passion de sa vie. Mais il a atteint une sorte d’immortalité grâce à ses œuvres, reprises par les plus grands : Harry Nilsson (« Everybody’s Talking »), Tim Hardin (« Blues on the Ceiling »), Tim Buckley (« Dolphins ») ou Jefferson Airplane (« The Other […] - [The Harrow and the Harvest](https://www.vivelaculture.com/the-harrow-and-the-harvest/): C’est T-Bone Burnett, ex-musicien de Bob Dylan et fidèle collaborateur des frères Coen, qui a découvert Gillian Welch en 1995 à Nashville, et produit les deux premiers albums de cette chanteuse folk ancrée dans la tradition bluegrass. C’est ainsi que deux de ses titres sont apparus sur la BO d’O’Brother en 2000. Une véritable mise sur orbite planétaire pour cette digne héritière d’Emmylou Harris et de Joan Baez – qui ont toutes deux repris ses chansons. Son dernier album, The Harrow and the Harvest, le premier depuis huit ans, a été accueilli comme l’un des tout meilleurs de l’année 2011, […] - [Manhattan Folk Story](https://www.vivelaculture.com/manhattan-folk-story/): Devenu l’ami de Bob Dylan dès son arrivée à New York, Dave Van Ronk a beaucoup aidé le jeune prodige, lui a appris de nombreuses chansons (dont « The House of the Rising Sun ») et a assisté à son explosion… en restant dans l’ombre, sans amertume. Son autobiographie, Manhattan Folk Story, qui sort en France au même moment qu’Inside Llewyn Davis, a largement inspiré l’écriture du scénario de ce film, conférant ainsi à Van Ronk une sorte de gloire posthume, par fiction interposée… - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chroniques-tome-i/): Le premier volume des Mémoires de Bob Dylan est absolument passionnant. Connaissant le personnage, on se doutait bien qu’il ne s’agirait pas d’une autobiographie classique. Il n’est effectivement ici pas question de suivre une chronologie précise, ça part dans tous les sens et on saute bien souvent du coq à l’âne. Mais on est surpris par l’humilité et la simplicité de Dylan écrivain, notamment quand il évoque son arrivée à New York, son immersion dans le mouvement folk et son admiration pour nombre de ses aînés. Loin de la star qu’il est devenu à son corps défendant, on découvre un […] - [Meurtre à Greenwich Village](https://www.vivelaculture.com/meurtre-a-greenwich-village/): Kinky Friedman est un cas. Il a bâti sa carrière de chanteur country folk en exploitant son personnage apparemment absurde de cowboy texan juif (son groupe s’appelle les Texas Jewboys). Cet ami de Bob Dylan – il a participé à sa Rolling Thunder Review – manie ainsi l’humour juif dans des chansons typiquement country (un genre a priori connu pour son racisme latent). Devenu écrivain de polars, il se met en scène sous les traits d’un chanteur-détective dans des romans hilarants où la musique est bien évidemment très présente, comme dans cette irrésistible enquête se déroulant à Greenwich Village. - [Panique à Needle Park](https://www.vivelaculture.com/panique-a-needle-park/): Jerry Schatzberg a commencé sa carrière comme photographe de mode, puis de l’underground new-yorkais (notamment dans l’entourage d’Andy Warhol), avant de devenir le portraitiste attitré de Bob Dylan pendant plus de deux ans – on lui doit entre autre la célèbre photo de pochette de Blonde on Blonde. Devenu réalisateur, il tourne ce chef-d’œuvre – son deuxième film – dans l’univers des drogués new-yorkais avec un magistral Al Pacino, dont c’est la première apparition à l’écran ! Une sorte de cinéma vérité montrant New York comme on ne l’avait jamais vu, le tout sans une seule note de musique… - [Les Sonnets](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets-2/): Ted Berrigan a été l’un des poètes new-yorkais les plus en vue des années soixante et soixante-dix. N’appartenant à aucun mouvement, il était d’une certaine façon un successeur des poètes beat comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg, qui étaient plus représentatifs du New York de l’immédiat après-guerre, et un précurseur des auteurs punk, comme Patti Smith et Richard Hell, dont il était l’ami. Les sonnets de cette figure mythique de l’East Village des sixties sont de véritables perles évoquant de façon saisissante le New York de cette époque aujourd’hui mythique. - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy/): L’histoire de ce péquenaud texan (Jon Voight, magnifique de naïveté) débarquant dans la « Grosse Pomme » pour y faire le gigolo est – entre autre – un des plus beaux films jamais tourné sur New York et son univers interlope. Outre le jeu des acteurs – Dustin Hoffman, pathétique et sublime – et les images, époustouflantes, la musique est pour beaucoup dans l’incroyable succès de ce film (qui fut classé X et remporta néanmoins trois Oscars, dont celui du meilleur film, du jamais vu !), notamment la superbe chanson interprétée par Harry Nilsson, « Everybody’s Talking », due à la plume de Fred Neil, […] - [En route pour la gloire](https://www.vivelaculture.com/en-route-pour-la-gloire/): Sans Woody Guthrie, il n’y aurait probablement pas eu de « renouveau du folk » à la fin des années cinquante. Ce chanteur, activiste politique et grand baroudeur fut le chroniqueur musical de la Grande Dépression des années trente, bourlinguant à travers tous les États-Unis, de son Oklahoma natal à la Californie, avant d’atterrir à New York, où il devint le mentor d’une nouvelle génération de chanteurs folk, et notamment de Bob Dylan qui lui vouait un véritable culte. Son autobiographie, En route pour la gloire, publiée en 1943, sera portée à l’écran en 1976 avec succès par l’excellent réalisateur Hal Ashby […] - [O’Brother](https://www.vivelaculture.com/obrother/): Cette relecture burlesque de l’Odyssée d’Homère située dans le Mississippi des années trente est une sorte de comédie musicale à base de vieilles chansons traditionnelles américaines folk, bluegrass, blues et country. Le film fut un immense succès, tout comme sa bande originale, produite par T-Bone Burnett – qui entamait là une collaboration avec les frères Coen, poursuivie aujourd’hui avec Inside Llewyn Davis –, dont le CD s’est vendu à huit millions d’exemplaires et a remporté le Grammy de l’Album de l’année en 2002, suscitant un étonnant regain d’intérêt pour la musique populaire américaine du passé. - [Inside Dave Van Ronk](https://www.vivelaculture.com/inside-dave-van-ronk/): Dave Van Ronk était, avant l’arrivée de Dylan à New York en 1961, l’un des meilleurs chanteurs de folk de la ville, spécialisé dans l’interprétation de vieilles chansons traditionnelles et de blues – il était d’ailleurs l’un des rares blancs à pouvoir chanter ce style de musique sans jamais être ridicule. Son meilleur album a tout simplement inspiré le titre du film des frères Coen ainsi que la pochette du disque fictif de Llewyn Davis, clin d’œil et hommage à ce géant méconnu du folk new-yorkais. - [Quand la Panthère rose s'emmêle](https://www.vivelaculture.com/quand-la-panthere-rose-semmele/): René Goscinny était assez fan de Peter Sellers, l’inspecteur Clouseau de la Panthère rose, pour finir par oser lui envoyer, en 1975, un scénario destiné à l’un des films de Blake Edwards. Cela ne donna rien… sinon que son texte présente de grandes similitudes avec ce cinquième épisode de la série, dans lequel un ennemi de Clouseau convainc la planète entière de se liguer pour assassiner le policier maladroit. Une plainte pour plagiat avait été déposée lorsque Goscinny est mort en 1977. - [René Goscinny, mille et un visages](https://www.vivelaculture.com/rene-goscinny-mille-et-un-visages/): Magnifique idée que cette biographie illustrée. Goscinny est très souvent apparu, au détour d’une case, dans les séries qu’il scénarisait ou dans les pages de Pilote : chez Gotlib, sous le trait d’Uderzo dans Astérix, en rédacteur en chef acariâtre de Polite dans Achille Talon… Pour illustrer son récit riche en documents inédits (ses premiers textes, ses tentatives de jeunesse pour percer comme… dessinateur), José-Louis Bocquet a réuni ces clins d’œil et des hommages inédits, en un total de quatre cent soixante portraits réalisés par quatre-vingt-treize dessinateurs différents, qui font de Goscinny un personnage… - [Blueberry : Les Monts de la superstition](https://www.vivelaculture.com/blueberry-les-monts-de-la-superstition/): Jean Giraud n’a jamais travaillé sur des textes de Goscinny. Mais ce dernier l’a « marié » au scénariste belge Jean-Michel Charlier (1924-1989), cofondateur de Pilote et spécialiste des séries d’aviation (Buck Danny, Tanguy et Laverdure). Ensemble, à partir de 1963, ils révolutionnent la BD western avec le lieutenant Blueberry, militaire crasseux et indiscipliné. Comme au cinéma à la même époque, le classique récit de la conquête de l’Ouest cède la place à une peinture réaliste de la violence et du racisme de l’époque. Avec ces deux épisodes, les deux auteurs sont au sommet de leur art. Et aussi très prolifiques puisqu’ils […] - [Le Grand Duduche : l'intégrale](https://www.vivelaculture.com/le-grand-duduche-lintegrale/): À l’époque où il rejoint Pilote, en 1963, Cabu fait déjà partie de l’aventure Hara Kiri. Il se sent pourtant vite chez lui dans l’hebdo de Goscinny, moins audacieux que le brûlot de Cavanna et Choron, mais ultra-créatif. Comme Gotlib, il commence en duo avec le patron (il illustre « la Potachologie », des chroniques de la vie lycéenne, comme Le Petit Nicolas explorait l’univers de l’école primaire) jusqu’à ce que celui-ci le pousse à voler de ses propres ailes. Ce sera Le Grand Duduche, éternel rêveur amoureux de la fille du proviseur, cancre poétique qui évoluera avec la jeunesse de ces […] - [Le Petit Nicolas](https://www.vivelaculture.com/le-petit-nicolas/): Les adultes oublient trop vite l’enfant qu’ils ont été. Pas René Goscinny, qui n’a jamais perdu son âme enfantine et réussit dans ces nouvelles à nous rappeler ce qui se passe dans la tête d’un petit garçon de huit ans. L’humour domine, notamment du côté des personnages secondaires – comme souvent, l’auteur les nomme selon un procédé unique : les Gaulois ont tous un nom en « ix », ici les amis de Nicolas sont tous affublés de prénoms moyenâgeux (Eudes, Geoffroy, Clotaire…). Mais l’œuvre va bien au-delà. Écrivant à une époque où l’on ne croyait guère à l’existence d’une psychologie spécifique à […] - [Ils sont devenus français](https://www.vivelaculture.com/ils-sont-devenus-francais/): Gaulois le plus célèbre du monde est pourtant né de l’imagination d’un juif polonais ayant grandi en Argentine, sur des dessins d’un fils d’immigrés italiens… Goscinny le « Polack » et Uderzo le « Rital » sont deux des quarante-six cas de naturalisation de célébrités françaises (ou de leurs familles) présentés dans ce livre. Démarches administratives kafkaïennes, lettres de justification poignantes, soubresauts de l’Histoire, les dossiers d’Émile Zola, de Guillaume Apollinaire, de Michel Drucker ou de Nicolas Sarkozy se lisent comme des polars. Il n’est jamais inutile de se rappeler qu’il faut de tout pour faire la Gaule… - [Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre](https://www.vivelaculture.com/asterix-et-obelix-mission-cleopatre/): Avec plus de quatorze millions d’entrées en France, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est de loin l’adaptation cinématographique d’Astérix qui a rencontré le plus grand succès. C’est aussi la plus fidèle à « l’esprit Goscinny ». Alain Chabat, son réalisateur, a certes ajouté gags et personnages à l’histoire originale, mais en apportant le même soin que l’auteur aux personnages secondaires (le moindre d’entre eux est affublé d’un nom en forme de jeu de mot) et en multipliant comme lui les clins d’œil à l’actualité et à la vie moderne (ainsi des allusions à l’invasion de notre quotidien par le téléphone portable). Ce […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons/): « Dire que quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu’eux. » Cette citation du roman de Louis Pergaud pourrait être signée Goscinny. Comme Le Petit Nicolas, créé en 1959, ce récit d’avant-guerre cherche à montrer le vrai visage des enfants, tout en abordant légèrement des sujets très sérieux : critique d’un système scolaire trop rigide et portrait négatif des parents, de qui les enfants se sentent incompris. Il faut croire que le thème était dans l’air à l’aube des années soixante : l’adaptation du roman au cinéma, par Yves Robert, est contemporaine de la publication des nouvelles de Goscinny et Sempé, […] - [The Art of Harvey Kurtzman](https://www.vivelaculture.com/the-art-of-harvey-kurtzman/): The Mad Genius of Comics (en anglais) Après une enfance à Paris puis en Argentine, où ses parents juifs polonais ont émigré en 1928, René Goscinny vit quelques années à New York, où il rencontre son mentor, Harvey Kurtzman (1924-1993), le fondateur du magazine MAD. Depuis 1952, ce journal se spécialise dans les parodies des comics traditionnels (super-héros, western, séries policières…) et la critique par l’absurde des travers de la société américaine. On y retrouve toutes les ficelles que Goscinny utilisera à la tête de l’hebdo Pilote de 1959 à 1974 : personnages récurrents aux noms absurdes, comique de répétition, ouverture […] - [L'Indispensable Encyclopédie de Monsieur Cyclopède](https://www.vivelaculture.com/lindispensable-encyclopedie-de-monsieur-cyclopede/): « Cyclopède » est le nom donné à un projet présenté au concours de locomotives de Liverpool, en 1829. Dans ce système, un cheval marchait sur une chenille de char afin de faire avancer la machine. « Étonnant, non ? », pourrait conclure le personnage éponyme de Pierre Desproges… Diffusée sur la troisième chaîne de 1982 à 1984, sa « Minute nécessaire » scandalisa les téléspectateurs par ses courtes leçons délirantes et irrespectueuses : « Insonorisons une Andalouse » ; « Rentabilisons la colère de Dieu » ; « Égayons une veillée funèbre »… Goscinny, qui avait fait appel à Desproges pour une série de sketchs télé des années soixante-dix, aurait sans aucun doute reconnu l’influence […] - [Gotlib : l'effet coccinelle](https://www.vivelaculture.com/gotlib-leffet-coccinelle/): Cette expo sera suivie d’une autre, Les Mondes de Gotlib, du 12 mars au 20 juillet 2014 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Paris). L’art de ce dessinateur né en 1934 y est célébré sous toutes les coutures, de ses débuts dans le milieu guindé de l’édition « jeunesse » des années cinquante (à l’origine, il était seulement autorisé à dessiner les titres et à encrer les textes, d’où sa calligraphie restée impeccable) jusqu’à la révolution culturelle de la BD adulte des années soixante-dix (il est à l’origine des magazines L’Écho des Savanes et Fluide Glacial), en passant par les premières […] - [Les Dingodossiers](https://www.vivelaculture.com/les-dingodossiers/): Reportages absurdes, personnages loufoques, caricatures de la vie à la rédaction… Avec Les Dingodossiers, publiés dans Pilote de 1963 à 1967, Goscinny libère Gotlib, jusqu’alors cantonné aux univers enfantins (Nanard et Jujube, dans Pif, où le personnage de Gai-Luron ne perce pas encore). À eux deux, ils brisent les codes de la BD traditionnelle, usant à l’excès des gags les plus éculés (tarte à la crème, peau de banane…) et tournant en ridicule les personnages guindés de l’époque, et au-delà tous ceux proposés aux enfants en général : Tarzan, le père Noël, les agents secrets, les pilotes de course, les […] - [Les Années Pilote](https://www.vivelaculture.com/les-annees-pilote/): Beaucoup de ceux qui ont travaillé avec Goscinny, comme Gotlib ou Cabu, rendent hommage à son travail d’homme de presse et de rédacteur en chef au moins autant qu’à la qualité des histoires qu’il leur donnait à illustrer. Astérix est né en 1959, parce qu’il fallait un nouveau personnage pour le journal hebdomadaire qu’un éditeur lui demandait de lancer. Vite repris par Dargaud, Pilote, dont ce livre reconstitue l’histoire année par année, restera un modèle de magazine pour la jeunesse. Outre le meilleur de la BD francophone d’alors (dont Achille Talon de Greg, Blueberry de Giraud, Le Grand Duduche de […] - [Le Dictionnaire Goscinny](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-goscinny/): Ce livre est un monument. Chacune des séries auxquelles René Goscinny a participé a fait l’objet d’un chapitre où chaque personnage est répertorié et présenté en détail. Ouvrage de spécialiste en apparence, mais l’on s’aperçoit au fil des pages à quel point les petits mondes du scénariste sont devenus des références universelles, et notamment combien de répliques cultes sont devenues des phrases courantes : « Devenir calife à la place du calife » (Iznogoud) ; « Ȇtre tombé dedans quand on était petit » ou « Craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête » (Astérix)… - [Astérix à la BnF !](https://www.vivelaculture.com/asterix-a-la-bnf/): Bibliothèque nationale de France, Grande Galerie À l’origine de cette expo, un don du dessinateur Albert Uderzo : les planches originales des deux premiers Astérix, publiés dans Pilote de 1959 à 1961, et celles du dernier volume scénarisé par René Goscinny avant sa mort, Astérix chez les Belges (1979). Autour de ce trésor, la BnF a choisi de raconter la naissance de la série, de nous faire plonger dans son univers (galeries de personnages, pays visités d’un album à l’autre…) et enfin de rendre compte du phénomène éditorial qu’elle représente (trois cent cinquante millions d’exemplaires vendus dans le monde). - [Blank generation](https://www.vivelaculture.com/blank-generation/): Lister les enfants artistiques plus ou moins légitimes de Lou Reed reviendrait à remplir un annuaire téléphonique. Et un gros. Patti Smith, Television, Daniel Darc… Richard Hell est de ceux–là, poète urbain, lui aussi marqué par la beat generation, la déferlante Ramones et par Lou Reed pour couronner le tout. D’ailleurs, comme pour prolonger la filiation, on retrouvera Robert Quine, le guitariste de Richard Hell and the Voidoids, aux côtés de Lou Reed, sur scène et en studio. - [Last Exit to Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn/): Brooklyn, le sexe, l’ennui, l’alcool, les homosexuels, l’héroïne, la prostitution, les travestis, la violence… On comprendra que le premier roman d’Hubert Selby, un écrivain américain des plus importants, soit l’une des références majeures de Lou Reed. Mais comme Céline avant lui, Hubert Selby invente un style unique. Comme Lou Reed. - [New Skin For Old Ceremony](https://www.vivelaculture.com/new-skin-for-old-ceremony/): Lou Reed et Leonard Cohen ont beaucoup en commun, entre autres la poésie. Pour mesurer l’importance de ces deux pointures, on peut s’amuser à compter les reprises prestigieuses qui ont été faites d’ »Hallelujah » de Leonard Cohen et du « Walk On The Wild Side » de Lou Reed. C’est d’ailleurs lui qui prononcera, en 2008, le discours d’introduction de Leonard Cohen au Rock & Roll Hall of Fame. - [Loulou](https://www.vivelaculture.com/loulou/): C’est l’histoire d’une femme belle et sans préjugé qui épouse un homme avant de devenir la maîtresse de son fils, puis de tuer accidentellement son mari. C’est ensuite une descente aux enfers (nuit, drogues, prostitution, assassinée par Jack l’éventreur). Une trajectoire faite pour fasciner Lou Reed. Un film somptueux porté par une Louise Brooks à la beauté intemporelle. - [Psychotic reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues-2/): « Tout artiste est coupable jusqu’à preuve du contraire. » Une telle profession de foi pose son homme. Sans Lester Bangs, la critique rock n’existerait pas. On lirait des chroniques ennuyeuses sur des albums sans saveur ou des propos creux d’artistes en promotion. Son interview de Lou Reed, pour lequel il a une admiration énorme, est un monument. - [La vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure-2/): Venus in furs est un des titres phare du premier album du Velvet Underground sorti en 1967 et directement inspiré par le roman de Léopold von Sacher Masoch, publié en 1870. Ce roman raconte comment un homme devient volontairement l’esclave d’une femme. Porté par l’alto de John Cale, Venus in furs a été repris par tout le gratin du rock. On l’entend également dans Last days, le film de Gus Van Sant, inspiré par les derniers jours de Kurt Cobain. - [The Well-Tuned Piano](https://www.vivelaculture.com/the-well-tuned-piano/): Né en 1935, La Monte Young va explorer toute l’histoire de la musique américaine et en devenir une pièce essentielle. Après avoir étudié le jazz sous toutes ses formes, la musique classique et les grands noms du début du XXè siècle (Debussy, Bartok, Schönberg…), La Monte Young va devenir un des pionniers de la musique sérielle et de la musique minimaliste, côtoyer John Cage, Yoko Ono, le mouvement Fluxus, et John Cale, dont il est une des grandes références. - [Brooklyn Boogie](https://www.vivelaculture.com/brooklyn-boogie/): Brooklyn Boogie raconte les derniers jours d’un magasin de cigares à Brooklyn menacé de fermeture. Passe toute une galerie d’habitués pour qui le Brooklyn Cigar Company est devenu un lieu de vie. Lou Reed appuyé derrière le comptoir, expliquant les vertus d’une paire de lunettes articulées vaut son pesant de nicotine. Un film joyeux qui, grâce à Madonna dans le rôle d’un Hermès des temps modernes finit bien… et en chanson. - [Darkness On The Edge of Town](https://www.vivelaculture.com/darkness-on-the-edge-of-town-2/): Rien à voir et tout à voir. Si Lou Reed raconte des histoires de personnages décalés qui se débattent dans un underground nocturne, Springsteen, lui, raconte des histoires de gens normaux qui étouffent dans leur quotidien. Sorti trois ans après Born to run, Darkness of the edge of town est son album le plus sombre. Juste avant sa sortie, Springsteen avait pris le temps d’aller faire des chœurs sur Street Hassle, l’abum de Lou Reed sorti la même année. Rien à voir et tout à voir. CQFD. - [Free Jazz : A Collective Improvisation](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-a-collective-improvisation/): Les sources d’inspiration musicales de Lou Reed sont diverses ; le rock’n’roll des années cinquante (Elvis, Little Richard, Gene Vincent…), et aussi le jazz du saxophoniste Ornette Coleman ou du trompettiste Don Cherry. Free Jazz : A Collective Improvisation est un album de jazz qui va jeter à terre le hard bop pour revenir aux sources du blues, comme pour mieux les concasser et créer le free jazz. Une pierre angulaire. Comme le premier Velvet Underground. - [Songs for Drella](https://www.vivelaculture.com/songs-for-drella/): Les tensions avec Lou Reed étant devenues insupportables, John Cale, cofondateur du groupe, quitte le Velvet en 1968. Dire qu’ils étaient en froid est un euphémisme… Pourtant, 25 ans plus tard, ils travaillèrent ensemble pour créer Songs for Drella, un album hommage à Andy Warhol, leur mentor et fondateur de la Factory. Quinze titres qui forment un petit opéra. Magnifique. - [Paris 1919](https://www.vivelaculture.com/paris-1919/): John Cale, le Gallois, débarqué aux Etats-Unis sa formation musicale classique sous le bras, est celui qui a introduit le violon pour donner ce son si particulier au Velvet Underground. Sorti la même année que Berlin de Lou Reed, son ancien compagnon de route, Paris 1919 reste un des plus beaux album de John Cale. - [Traverser le feu](https://www.vivelaculture.com/traverser-le-feu/): Dans le rock, ils sont un tout petit nombre dont on évoque autant leurs paroles que leur musique. Dylan, Leonard Cohen, Tom Waits, Nick Cave… Une poignée dont les textes peuvent être lus à voix haute sans musique comme de la poésie. C’est l’exercice auquel se livrait parfois Lou Reed, notamment au 104 à Paris en 2008 avec Traverser le feu, l’intégrale de ses textes en main. - [Berlin](https://www.vivelaculture.com/berlin/): Le succès de l’album Transformer avec son hit planétaire « Walk on the wild side« , produit en 1972 par David Bowie dont le Velvet reste une des principales influences, ne va pas, pour autant, rendre Lou Reed plus serein. Berlin est une splendeur dépressive portée par la production et les arrangements (cordes, cuivres) de Bob Ezrin. Dix chansons presque susurrées sur ses thèmes récurrents. L’étoile noire du rock. - [1969](https://www.vivelaculture.com/1969/): On prête à Brian Eno ces propos : « Mille personnes, peut-être, avaient acheté le premier album du Velvet (The Velvet Underground & Nico, sorti en 1967 avec la fameuse banane d’Andy Warhol), mais toutes ont monté un groupe ». Cet album live est un must. Il a été enregistré par un fan, dans des petits clubs, sur un magnéto à bandes au cours de deux concerts. - [Vous m’avez fait former des fantômes](https://www.vivelaculture.com/vous-mavez-fait-former-des-fantomes/): Par sa beauté mystérieuse, l’écrivain homosexuel mort du sida en 1991 ne manque pas de faire penser au personnage incarné par Terence Stamp dans Théorème. La phrase de Sade : « Vous m’avez fait former des fantômes », pourrait servir d’épitaphe à l’œuvre de Pasolini comme à celle de Guibert. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs-2/): On ne manque jamais d’associer Pasolini à Jean Genet. On a raison. Par son homosexualité, par son militantisme qui lui fait embrasser la cause des Palestiniens ou des Black Panthers, par ses audacieuses prises de position dans une époque de formatage avancé des esprits, Genet parle à Pasolini et ce dernier lui répond. - [Le Poids du papillon](https://www.vivelaculture.com/le-poids-du-papillon/): Parce qu’il a fait partie lui aussi du mouvement d’extrême gauche Lotta Continua ; parce que lui aussi est un grand lecteur de la Bible et de l’Ancien Testament ; parce qu’il vient d’être menacé d’une action au pénal pour avoir déclaré son hostilité au TGV entre Lyon et Turin, Erri De Luca est l’écrivain italien qui fait le plus penser aujourd’hui à Pasolini. - [Préface au Saint Paul de Pasolini](https://www.vivelaculture.com/preface-au-saint-paul-de-pasolini/): Communiste comme Pasolini, le philosophe français Alain Badiou (que l’on a pu voir dans le film Socialisme de Jean-Luc Godard) s’est beaucoup intéressé à la figure de saint Paul. Il a donc naturellement préfacé le Saint Paul de Pasolini. - [Quelque chose d’écrit](https://www.vivelaculture.com/quelque-chose-decrit/): Les éditions Actes Sud viennent juste de traduire le formidable hommage que rend l’écrivain Emanuele Trevi à Pasolini dans son livre Quelque chose d’écrit. À la fois un splendide hommage rendu à Laura Betti, l’actrice fétiche des premiers films de Pasolini devenue par la suite la directrice du Fonds Pasolini à Rome, et un essai littéraire sur Pétrole, le dernier grand roman de Pasolini. Un livre remarquablement inclassable, mais une bible sur le sujet Pasolini. - [Tilt](https://www.vivelaculture.com/tilt/): Sur son chef-d’œuvre Tilt, sorti en 1995, Scott Walker rend également hommage à Pasolini sur le premier morceau intitulé « Farmer in the City (Remembering Pasolini) » – les paroles proviennent d’ailleurs de la traduction anglaise d’un poème de Pasolini, « Una tanti dialoghi ». - [Journal intime](https://www.vivelaculture.com/journal-intime/): Moretti est l’auteur d’un des plus beaux hommages cinématographiques rendus à Pasolini. Dans son film, Journal intime, on le voit se rendre en Vespa sur la plage d’Ostie, où Pasolini a été assassiné, la longer avant de s’arrêter sur le lieu du meurtre, avec en bande-son le formidable Köln Concert de Keith Jarrett. - [Le Mépris](https://www.vivelaculture.com/le-mepris/): L’écrivain italien auteur du Mépris, qui sera adapté par Jean-Luc Godard, et sa femme Elsa Morante sont des proches de Pasolini. Ensemble, ils voyagent en Inde à la fin de l’année 1960, un périple qui va inspirer à Pasolini une série d’articles et un livre, L’Odeur de l’Inde. - [Sauve qui peut (la vie)](https://www.vivelaculture.com/sauve-qui-peut-la-vie/): Voici ce qu’écrit Antoine de Baecque dans sa remarquable biographie de Godard : « Pasolini et Godard se respectent, s’admirent mutuellement, mais les jalousies, tiraillements, contradictions politiques ne sont pas rares. Cependant, ils ont l’impression de marcher le long de la même route, et une profonde solidarité les lie en tant qu’artistes, par leur conception de la création et leur volonté d’engagement dans le monde, ils sont proches. » - [Querelle](https://www.vivelaculture.com/querelle/): Rainer Fassbinder était allemand, anarchiste, athée. Pasolini était italien, communiste, catholique. Mais tous les deux étaient dramaturges et cinéastes, écrivains et poètes. Et tous deux étaient homosexuels. Chez eux, il y avait la volonté commune de penser la vie différemment, de nommer l’innommable, de parler du corps, de la sexualité, et de s’engager l’un et l’autre jusqu’à la mort. - [La Pute de la côte normande](https://www.vivelaculture.com/la-pute-de-la-cote-normande/): Parce qu’elle aura été elle aussi romancière, cinéaste, journaliste (et ô combien polémiste), Marguerite Duras est sans doute la représentante en France la plus proche du génie protéiforme de Pasolini, typique de cette modernité qui, vieille d’un siècle, achève son règne dans les années soixante-dix. Un titre comme La Pute de la côte normande brille au demeurant d’un véritable éclat pasolinien. - [Notes sur le cinématographe](https://www.vivelaculture.com/notes-sur-le-cinematographe/): Dans ses cours sur le cinéma, le philosophe Gilles Deleuze avait tendance à associer le cinéma de Pasolini et celui de Robert Bresson. Tous les deux, disait-il, faisaient du cinéma « théorématique », c’est-à-dire le contraire d’un cinéma à thèse. Plutôt le développement d’une pensée, d’une démonstration au sens mathématique du terme, déjouant les associations convenues d’images pour mieux rendre compte de la violence faite au monde. - [Théorème](https://www.vivelaculture.com/theoreme/): Pasolini a beaucoup travaillé pour le cinéma, écrit des scénarios, et réalisé de nombreux films, tous très différents. Mais le plus beau est Théorème (1968), où un mystérieux visiteur, incarné par Terence Stamp, s’immisce dans une riche famille milanaise et a des rapports sexuels avec chacun d’eux, ce qui change radicalement leur vie. Un immense poème filmique. - [Pétrole](https://www.vivelaculture.com/petrole/): L’inachevé Pétrole demeure, avec Théorème qu’il adaptera au cinéma, le grand roman de Pasolini. Resté inédit pendant dix-sept ans, c’est un livre réputé difficile à lire, une sorte de Satyricon moderne où les histoires s’enchâssent. Comme l’écrit Emanuele Trevi : « On peut lire Pétrole comme une provocation, comme une confession, comme une exploration. Ou comme un testament. Tout maculé de sang. » - [Écrits corsaires](https://www.vivelaculture.com/ecrits-corsaires/): Pasolini est un polémiste forcené. En 1973, il accepte de travailler pour le Corriere della Sera. Son premier article, intitulé « Contre les cheveux longs », donne le ton. Cette série d’articles sera publiée dans Écrits corsaires, l’un de ses livres les plus importants. Il y fustige avec violence la société de consommation qu’il n’hésite pas à qualifier de fasciste. Il écrit : « Le centralisme fasciste n’a jamais réussi à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation. » Deux ans plus tard, il sera assassiné sur la plage d’Ostie à Rome, dans des circonstances qui demeurent mystérieuses. - [Chaos & Creation in the Backyard](https://www.vivelaculture.com/chaos-creation-in-the-backyard/): L’un des plus beaux disques de McCartney, toutes époques confondues, date de 2005. Comme souvent, il l’a enregistré seul (aidé seulement du producteur Nigel Godrich, connu pour son travail avec Radiohead ou Beck) et dans une période sombre – cette fois, la fin de son deuxième mariage avec le mannequin Heather Mills. Malgré quelques chansons guillerettes, le disque est hanté par ses morts (sa mère, sa première femme, John Lennon et George Harrison…), par la paranoïa, l’amertume et les amitiés trahies. Musicalement, il prend le risque du dépouillement et ose des arrangements inédits – la chanson « Jenny Wren » est ainsi […] - [Run Devil Run](https://www.vivelaculture.com/run-devil-run/): Une superstar rend hommage aux disques de sa jeunesse : depuis Bowie (Pin Ups, 1973) et Lennon (Rock’n’Roll, 1975), l’exercice est convenu. McCartney s’y était lui-même déjà livré en 1988 (Back in the USSR). Mais cet album est différent : sous couvert de nostalgie, accompagné par des requins de son âge (David Gilmour de Pink Floyd et Ian Paice de Deep Purple), l’ex-Beatles exorcise ici l’un des pires moments de sa vie, le décès de sa première femme, la photographe Linda Eastman (1941-1998). Il reprend les plus grands (Elvis, Carl Perkins, Fats Domino…), mais choisit des morceaux presque inconnus. Il ressuscite des […] - [Here Come the Bombs](https://www.vivelaculture.com/here-come-the-bombs/): « Pas facile de se succéder à soi-même », déclara McCartney après la séparation des Beatles. Le défi hante tout musicien à l’aube d’une deuxième vie après une carrière en groupe. Il tourne souvent au fiasco (voir les disques solo de Mick Jagger). Mais parfois au miracle, comme dans le cas de Gaz Coombes. À la tête de Supergrass, de 1994 à 2011, ce musicien anglais de 37 ans a incarné la britpop dans le sillage de Blur et Oasis. Comme son aîné sur McCartney, le premier album post-Beatles, le voici seul aux instruments et à l’enregistrement, avec un son renouvelé (« Bombs », […] - [Sea Change](https://www.vivelaculture.com/sea-change/): Jusqu’à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le Chaos and Creation in the Backyard de McCartney, Beck avait une réputation d’amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop (Mellow Gold en 1994), auteur de chansons pop impeccables (Mutations, 1998) ou de réjouissants exercices de style funk (Midnite Vultures, 1999). Mais voilà qu’une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d’une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d’œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres […] - [The Family Way](https://www.vivelaculture.com/the-family-way/): Connu pour une série de comédies satiriques (dont I’m All Right Jack, le premier film notable avec Peter Sellers), Roy Boulting fit grand bruit en 1966 avec ce film au sujet délicat (les difficultés et frustrations sexuelles d’un couple de jeunes mariés dans un milieu populaire du Nord de l’Angleterre), typique de la nouvelle vague du cinéma britannique d’alors, les « kitchen sink drama » (littéralement, les « comédies d’évier »), qui s’attachaient à peindre avec beaucoup de réalisme le quotidien gris de l’Angleterre de cette époque. Le jeune Paul McCartney, lui, surprit les fans des Beatles en écrivant la bande originale pour quatuor […] - [Design : Peter Blake](https://www.vivelaculture.com/design-peter-blake/): Ce livre n’a pas été traduit en français. Il vaut surtout pour ses cent cinquante reproductions d’œuvres de l’artiste britannique Peter Blake, né en 1932 et figure du pop art anglais. Dès la fin des années cinquante, il mêle publicités et affiches de music-hall dans des collages fondateurs, qui inspireront Andy Warhol et les autres. En 1967, c’est lui qui réalise la plus célèbre pochette de l’histoire de la musique pop, le Sgt. Pepper des Beatles. L’année suivante, McCartney commandera à Richard Hamilton, autre pionnier du pop art, le design immaculé de leur « Album blanc ». Son intérêt pour les pochettes […] - [Les Cahiers du cinéma](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-du-cinema/): Éric Rohmer a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma de 1957 à 1963. Non sans mal. Au bout d’un moment, Truffaut et d’autres demandent sa tête, pour ne point soutenir assez dans la revue les films de la Nouvelle Vague. Ils l’emporteront finalement, Rohmer étant remplacé dans ses fonctions par Jacques Rivette. - [La Marquise d’O](https://www.vivelaculture.com/la-marquise-do/): Par trois fois, Éric Rohmer a adapté des œuvres littéraires au cinéma. D’abord, en 1975, La marquise d’O d’après la nouvelle de Heinrich von Kleist ; puis Perceval le Gallois d’après le récit de Chrétien de Troyes, enfin Les Amours d’Astrée et de Céladon, d’après le roman d’Honoré d’Urfé en 2006. - [Godard](https://www.vivelaculture.com/godard/): Avec Truffaut et Chabrol, Godard est l’un des premiers grands copains de Rohmer. Ensemble, ils écrivent et tournent plusieurs courts métrages. Sur le tournage des Petites Filles modèles, la machine à écrire de la scripte disparaît. On apprendra plus tard que c’est Jean-Luc Godard qui l’a volée… - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-2/): Avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock est certainement le cinéaste préféré d’Éric Rohmer. À l’époque où Rohmer officie en tant que critique, c’est une véritable bataille d’Hernani. Contre ceux qui voient en Hitchcock un artisan du spectacle, Rohmer et les siens, ceux qu’on appelle les Jeunes Turcs, répondent en refusant de juger un cinéaste sur son scénario et en défendant le formalisme de la mise en scène d’Hitchcock. En 1957, avec Claude Chabrol, Rohmer écrira un petit livre sur Hitchcock, qui sera réédité en 2006. - [Émile perverti](https://www.vivelaculture.com/emile-perverti/): René Schérer est le frère cadet d’Éric Rohmer. Il deviendra le porte-parole d’une philosophie libertaire, chantre d’une pédagogie alternative, éveilleur de la libido enfantine, défenseur de l’homosexualité comme mode de pensée autant que comme mode de vie, ce qui lui vaudra quelques soucis, notamment en 1982 où il est traîné devant les tribunaux pour « incitation de mineurs à la débauche ». - [Éric Rohmer, l’Intégrale](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer-lintegrale/): Toute l’œuvre rohmérienne est là. Au total, vingt-quatre longs métrages, neuf courts métrages dont deux inédits et des dizaines d’heures de bonus : entretiens inédits avec les acteurs et plus proches collaborateurs du cinéaste, documentaires signés Éric Rohmer, documents d’archives… Les courts métrages réalisés par ses comédiennes seront réunis sur deux DVD bonus. - [L’Imaginaire](https://www.vivelaculture.com/limaginaire/): « Si vous voulez retracer mon itinéraire esthétique et idéologique, il faut partir de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, qui m’a marqué au début. Je ne parle jamais de Sartre mais je suis quand même parti de lui. » Éric Rohmer, dans un entretien de 1983. - [Le Lys dans la vallée](https://www.vivelaculture.com/le-lys-dans-la-vallee/): Balzac est le romancier préféré des écrivains de la Nouvelle Vague. Pour Rohmer, qui a lu toute La Comédie humaine, volume après volume, dans son adolescence, Le Lys dans la vallée est un roman culte. Quant à Une ténébreuse affaire, dont il connaît certains passages par cœur, il en utilisera certains ressorts pour l’un de ses derniers films, Agent triple. - [Une âme damnée : Paul Gégauff](https://www.vivelaculture.com/une-ame-damnee-paul-gegauff/): Écrivain, scénariste, Paul Gégauff, qu’Éric Rohmer rencontre le 14 juillet 1947 au bal des pompiers de la caserne Maubert, est un personnage sulfureux qui, par son dandysme scandaleux, son aristocratisme dévoyé et son rapport compulsif aux femmes (il finira poignardé par l’une d’elles) va séduire de nombreux cinéastes de la Nouvelle Vague : Vadim, Chabrol ou Godard. On peut le voir comme le modèle de certains personnages masculins des films de Rohmer. - [Friponnes de porcelaine](https://www.vivelaculture.com/friponnes-de-porcelaine/): Jeune, Éric Rohmer voulait devenir écrivain. En 1946, il publie chez Gallimard un roman, Élisabeth (réédité en 2007 sous le titre : La Chambre d’Élisabeth) qui passe inaperçu. Puis il propose un recueil de nouvelles que Gallimard refuse, le jugeant trop classique. Ces nouvelles que l’on découvre aujourd’hui sont pourtant matricielles. Les films que Rohmer tournera entre le milieu des années soixante et le début des années quatre-vingts puiseront à cette source. - [Les petites filles modèles](https://www.vivelaculture.com/les-petites-filles-modeles/): Rohmer est obsédé par la Comtesse de Ségur, qu’il a lue à l’adolescence. En 1952, son premier court métrage est une adaptation, semble-t-il très fidèle au livre, des Petites Filles modèles. Le film ne sera pas commercialisé et très vite, la pellicule sera perdue. Beaucoup plus tard, en 2008, Éric Rohmer commencera la rédaction d’un essai, dont il demeure quatre-vingts pages sur la Comtesse de Ségur, où il explique comment il s’est très souvent inspiré de ses romans pour ses propres films. - [Glamour à mort](https://www.vivelaculture.com/glamour-a-mort/): En jouant dans cinq longs métrages d’Éric Rohmer (Perceval le Gallois, Le Beau Mariage, Pauline à la plage, L’arbre, Le Maire et la Médiathèque et Les Rendez-vous de Paris), Arielle Dombasle fait partie des grandes égéries rohmériennes. Naturellement décalée, avec son phrasé « vieille France » et son impossible culot, l’épouse de Bernard-Henri Lévy n’est jamais aussi performante, et à sa place, que dans les films du Grand Momo. - [Rectangle](https://www.vivelaculture.com/rectangle/): Signée Elli et Jacno, la BO des Nuits de la pleine lune est une rencontre entre le classicisme apparent de Rohmer et ceux, issus du punk, qu’on appelait alors les jeunes gens modernes. Dans son livre sur Jacno, le musicien et écrivain Pierre Mikaïloff écrit : « Je me souviens que Rohmer et Varda emmerdaient Jacno. Je me souviens que je n’arrivais pas à le convaincre que Le Signe du Lion n’était pas un film emmerdant. Mais il fut extrêmement touché d’être sollicité par Éric Rohmer et apprécia énormément sa personnalité. Ils étaient de la même famille: celles des électrons […] - [More](https://www.vivelaculture.com/more/): Avant de devenir à son tour cinéaste et de tourner More puis La Vallée, deux films sur la culture hippie enorgueillis par la musique de Pink Floyd, puis des documentaires (sur Amin Dada ou l’avocat Jacques Vergès), Barbet Schroeder a d’abord créé avec Éric Rohmer la société de production qui allait produire la quasi-totalité des films de ce dernier : Les Films du Losange. - [Éric Rohmer](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer/): Antoine de Baecque et Noël Herpe publient une imposante biographie d’Éric Rohmer, le plus secret des cinéastes de la Nouvelle Vague. Marié, père de deux garçons, catholique pratiquant, volontiers conservateur, il a appris à vivre et à filmer chichement, selon une économie de moyens qui, plus qu’un style, devint une véritable éthique esthétique du cinéma, désormais mondialement reconnue. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures-2/): Dieser Fotoband erschien erstmalig 1978 und ist zum Klassiker der dokumentarischen Fotografie geworden. Der Autor Jacob Holdt ist Däne, der 1972 in die USA floh, weil er in Dänemark der Extremen Linke angehörte. Er durchstreift die USA als Anhalter und fotografiert die Außenseiter, vor allem der Afroamerikanischen Gemeinschaft. Lars von Trier war noch nie in den USA, drehte aber drei Filme, die dort spielen. In Dogville spürt man die Fotos von Jacob Holdt und auch in Manderlay, einem Film über ehemalige schwarze Sklaven, lässt sich Lars von Trier von den Fotos seines Landsmannes inspirieren. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures/): Ce grand livre de photos publié pour la première fois en 1978 est devenu un classique de la photo documentaire. L’auteur en est Jacob Holdt, photographe d’origine danoise, qui se retrouve aux États-Unis en 1972 après avoir fui le Danemark en raison de son activisme d’extrême gauche. Il parcourt le pays en auto-stop et se met à photographier les marginaux, notamment la communauté noire. Lars von Trier, qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis et qui a pourtant réalisé trois films dont l’action se situe là-bas, montre des photos de Jacob Holdt dans Dogville et s’inspire de son travail […] - [Geschichte der O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-2/): Dieses Meisterwerk der erotischen Literatur, geschrieben unter der Pseudonym « Pauline Réage » von Dominique Aury, der Partnerin von Jean Paulhan, rückt den Masochismus in das Zentrum der Erzählung. Noch als Student drehte Lars von Trier mit Menthe eine freie Adaption von Geschichte der O, in der man auch den Einfluss von Marguerite Duras spürt. Aber der Masochismus ist omnipräsent im Werk von Lars von Trier und Filmen wie Breaking the Waves, Antichrist und natürlich im zweiten Teil von Nymphomaniac. Dort gibt sich Joe, die Heldin des Films, dieser Neigung völlig hin. Der Filmemacher ließ sich auch vom Vorwort von […] - [Histoire d'O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do/): Ce chef-d’œuvre de la littérature érotique écrit sous le pseudonyme de « Pauline Réage » par Dominique Aury, la compagne de Jean Paulhan, met le masochisme au cœur de son récit. Alors qu’il n’était encore qu’étudiant, Lars von Trier a réalisé Menthe, une adaptation libre d’Histoire d’O qu’il dit être aussi sous influence de Marguerite Duras. Plus globalement, le masochisme est omniprésent dans Breaking the Waves, Antichrist et bien sûr, dans le deuxième volume de Nymphomaniac où Jo, l’héroïne du film, pratique assidûment cette perversion. Le cinéaste s’est également inspiré de la préface d’Histoire d’O – rédigée par Jean Paulhan sous le […] - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks-2/): Die TV Serie von David Lynch und Mark Frost von 1990 ist Kult. Alles dreht sich dort um eine Gemeinschaft, die mit dem Verschwinden von Laura Palmer konfrontiert wird. Der Tonfall der Serie ist bedrohlich, aber auch mitunter albern und durchzogen von einem leicht surrealistischen Humor. Auch Lars von Trier hat 1994 seine Serie gedreht, Das Hospital der Geister – The Kingdom, in dem sich Wissenschaftler mit den Wohltaten des Irrationalen auseinandersetzen müssen. Der durchgeknallte Humor verbindet beide Serien, die sich wunderbar spiegeln und ergänzen. - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks/): La série conçue par David Lynch et Mark Frost en 1990 a fait date. Elle a imposé cette communauté imaginaire confrontée à la disparition de Laura Palmer en inventant un ton inimitable traversé d’éclairs inquiétants et saugrenus et teinté d’un humour légèrement surréaliste. Comme David Lynch, Lars von Trier a lui aussi réalisé, en 1994, sa série, L’Hôpital et Les Fantômes où une autre communauté, scientifique cette fois, s’affronte également aux délices de l’irrationnel. L’humour déjanté est également un évident point commun entre les deux séries qui fonctionnent vraiment en miroir. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema-2/): Dieser kurze Essay des französischen Philosophen Peter Szendy untersucht ein ureigenes amerikanisches Genre: den apokalyptischen Film. Szendy –ein paradoxaler und ketzerischer Denker –behandelt in seinen Büchern mit Vorliebe Themen, die man nicht erwartet, wie in Sur l’écoute: esthétique de l’espionnage (dt. Über das Abhören: Die Ästhetik der Spionage). In L’Apocalypse Cinéma findet sich ein sehr schönes Kapitel zu Melancholia. Szendry legt Wert auf das Bahnbrechende im Film von Lars von Trier. Es ist der erste Film in der Geschichte des Kinos, der das Filmende mit dem Ende der Welt verwechselt. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema/): Ce court essai stimulant écrit par le philosophe Peter Szendy s’attaque à un genre majoritairement américain, le film apocalyptique. Szendy, penseur paradoxal et hétérodoxe, aime prendre des objets de pensée complètement inattendus comme il l’avait déjà fait dans Sur écoute : esthétique de l’espionnage (2007) ou dans Tubes : la philosophie dans le juke-box (2008). L’Apocalypse Cinéma s’ouvre par un beau chapitre consacré à Melancholia, où Szendy montre que le film de Lars von Trier, en un geste novateur, est le premier film de l’histoire du cinéma à confondre la fin de son film avec la fin du monde. - [Die Manifeste des surrealismus](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2-2/): Die Bücher Das Manifest des Surrealismus (1924) und Das zweite Manifest des Surrealismus (1930) sind zwei Schlüsselwerke der modernen Literatur. Sie erklären den Hang von Lars von Trier für Manifeste. Dogma 95 ist nur das bekannteste, aber Lars von Trier hat sich schon zu Beginn seines Schaffens für die Form des Manifests begeistert und diese konzeptuelle Herausforderung in seiner gesamten Karriere verfolgt. Es unterstreicht sein Interesse für Künstlergruppen und thematisch fruchtbare Herausforderungen. So ist Lars von Trier nach eigenen Aussagen auch von der französischen Nouvelle Vague inspiriert. - [Manifestes du Surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2/): Les deux Manifestes du Surréalisme rédigés en 1924, puis en 1930 par André Breton sont des textes fondateurs de la modernité littéraire et artistique en général. Lars von Trier y a puisé son goût pour la forme du manifeste. Le plus célèbre est Dogme95, mais le cinéaste danois n’a cessé d’en rédiger tout au long de sa carrière, et notamment à ses débuts. Cette inclination pour ce genre de textes met également en évidence son intérêt pour les défis conceptuels, les contraintes fécondes et les groupes d’artistes. Dans le même ordre d’idée, il se dit également influencé par la Nouvelle […] - [Jäger im schnee](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige-2/): Dieses berühmte Gemälde des flämischen Malers Pieter Bruegel aus dem Jahr 1565 hängt im Kunsthistorischen Museum in Wien. Es stellt den Monat Dezember im Wechsel der Jahreszeiten dar. Zusammen mit weiteren Arbeiten steht es für den Lauf der Dinge in der Welt, der durch die Naturgesetzte bestimmt wird. Sicherlich ist das kosmische Thema der Grund dafür, dass dieses Gemälde in Melancholia so oft gefilmt wird, einem Film, in dem die Menschen den überwältigenden Naturkräften ausgeliefert sind. Übrigens spielt dieses Gemälde auch in Andrej Tarkowskis Solaris eine Rolle. - [Chasseurs dans la neige](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige/): Ce célèbre tableau peint par l’artiste flamand Pieter Brueghel en 1565 est visible au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Il représente « décembre » dans le grand cycle des mois (ou des saisons) qui met en scène, en une série de plusieurs tableaux, la marche du monde selon les lois de la nature. C’est sans doute en raison de cette thématique cosmique que la toile est filmée d’une manière insistante dans Melancholia où précisément les êtres sont soumis à la puissance terrassante de la Nature. À noter que ce tableau figure déjà dans Solaris d’Andreï Tarkovski. - [Die Dreigroschenoper](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous-2/): Das international wohl berühmteste Theaterstück von Bertolt Brecht mit der Musik von Kurt Weil feierte am 31.8.1928 im Theater am Schiffbauerdamm, dem heutigen Berliner Ensemble, Premiere. Bettler, Diebe und Prostituierte spielen dort die Hauptrollen. Diese Kapitalismus-Fabel inspirierte Lars von Trier zu seinem sehr theatralischen Film Dogville. Neben dem berühmten Song Seeräuber-Jenny gefallen dem Dänen auch das Brechtsche Theater der Verfremdung und die antinaturalistische Stilisierung. Den Einfluss von Brecht und Weil spürt man auch in Dancer in the Dark. - [L'Opéra de Quat'sous](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous/): Comédie musicale la plus célèbre écrite pour le texte par Bertolt Brecht et pour la musique par Kurt Weill, qui s’inspire ici de la plupart des grands genres de la musique populaire de l’époque, L’Opéra de quat’sous, représentée pour la première fois à Berlin en 1928, met en scène mendiants, voleurs et prostituées. Lars von Trier s’est inspiré de la chanson « La Fiancée du pirate » et plus largement des théories du dramaturge concernant la distanciation et la stylisation antinaturaliste de ses fables sur la société capitaliste pour son film profondément théâtral, Dogville. On peut également déceler l’influence de Brecht et […] - [Der Spiegel](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-2/): Der poetische und stark autobiografische Film Der Spiegel von Andrej Tarkowski ist auch sein schönster und rätselhaftester Film, der vor allem durch seinen Pantheismus auffällt. Es ist Lars von Triers Lieblingsfilm des russischen Filmemachers und einer der Filme, die er am meisten schätzt. Nicht umsonst hat er Antichrist Tarkowski gewidmet, und der tiefe und symbolhafte Wald, in dem sich Willem Dafoe und Charlotte Gainsbourg als kriselndes Paar verlieren, ist eine direkte Anspielung auf Der Spiegel. - [Le Miroir](https://www.vivelaculture.com/le-miroir/): Poème cinématographique à base autobiographique, Le Miroir d’Andreï Tarkovski est aussi son film le plus beau et le plus énigmatique, impressionnant par son panthéisme. C’est également le film préféré de Lars von Trier dans la filmographie du cinéaste russe qu’il porte très haut dans son panthéon personnel. La preuve : il dédie Antichrist à Tarkovski et s’inspire justement du Miroir pour filmer la forêt profonde et symbolique dans laquelle est plongé le couple en crise formé par Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs-2/): Aus dem Soundtrack von Lars von Triers Dancer in the Dark hat Björk ein eigenes Album veröffentlicht, benannt nach der von ihr gespielten Hauptfigur. Auch wenn dieses Werk im Oeuvre der Sängerin eher eine Randnotiz bleibt, so ist es doch eine ihrer besten Platten, vor allem durch das herausragende Duo mit Thom Yorke I’ve seen it all. Übrigens erhielt Björk beim Festival in Cannes 2000 auch den Preis für die « Beste weibliche Darstellerin » für ihren ersten und bisher einzigen Ausflug als Filmschauspielerin. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs/): De la bande originale de la comédie musicale de Lars von Trier, Dancer in the Dark, Björk a tiré un album à part entière, intitulé Selmasongs d’après le nom du personnage que la chanteuse interprète dans le film. Légèrement en marge de sa discographie, c’est pourtant un des meilleurs disques de la musicienne islandaise dominé notamment par son magnifique duo avec Thom Yorke, « I’ve seen it all ». Par ailleurs, Björk obtint le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2000 pour sa première et, jusqu’à nouvel ordre, seule et unique prestation d’actrice au cinéma. - [Idioten](https://www.vivelaculture.com/les-idiots-2/): Idioten stellt im Werk von Lars von Trier eine Ausnahme dar. Im « gefälschten-dokumentarischen Stil » wird eine utopische Gemeinschaft gefilmt, die sich auf der Suche nach ihrem inneren « Idioten » befindet. Beeinflusst durch die Erfahrungen von Künstlerkollektiven der Avant Garde wie den Wiener Aktionisten, ist Idioten auch zusammen mit Das Fest von Thomas Vinterberg der wichtigste Dogma Film. Lars von Trier und Thomas Vinterberg hatten in ihrem berühmten Aufruf zum Dogma95 zehn Gebote einer ästhetischen Keuschheit aufgestellt, denen sich jeder Filmemacher zu unterwerfen hatte, der das Dogma Gütesiegel erhalten wollte. - [Les Idiots](https://www.vivelaculture.com/les-idiots/): Film à part dans la carrière de Lars von Trier, Les Idiots met en scène d’une manière faussement documentaire une communauté utopique à la recherche de son « idiot » intérieur. Profondément imprégné par les expériences de groupes d’artistes d’avant-garde, comme les actionnistes viennois, Les Idiots est aussi, avec Festen de Thomas Vinterberg, le plus important des films réalisés selon les principes de la charte Dogme95, une série de dix commandements rédigée par von Trier et Vinterberg, selon lesquels tout cinéaste qui s’y soumet fait vœu de chasteté esthétique. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime-2/): Der erste Spielfilm von Lars von Trier wird sofort zu einem Ereignis und wird 1984 in den Wettbewerb des Filmfestivals in Cannes eingeladen. Man entdeckt einen hochbegabten Filmemacher, der durch seinen barocken Filmstil punktet und von den Orson Welles Filmen Die Lady von Shanghai und Im Zeichen des Bösen inspiriert ist. Lars von Trier schafft mit Element of Crime einen hypnotischen, bedrohlichen Thriller, in dem sich Wahrheit und Lüge permanent umkehren. Der Film ist der erste Teil der Europa Trilogie, zu der auch der zweite Spielfilm Epidemic und das dritte Werk Europa gehören. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime/): Le premier long métrage de Lars von Trier, réalisé en 1984 est tout de suite un événement. Sélectionné la même année en compétition au festival de Cannes, Element of Crime révèle un cinéaste surdoué, baroque, influencé par le Orson Welles de La Dame de Shanghai et La Soif du mal, fasciné par l’hypnose et construisant un polar stylé et tordu où la vérité et le mensonge sont réversibles à l’infini. Element of Crime est également le premier volet de la trilogie Europe, qui comprend Epidemic et Europa, respectivement deuxième et troisième longs métrages de Lars von Trier. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona-2/): Als er Charlotte Gainsbourg eine Rolle in Melancholia anbietet, zeigt ihr Lars von Trier vor allem Persona, das Meisterwerk von Ingmar Bergman. Diese Erkundung der weiblichen Psyche und Sexualität anhand eines Duos um eine stumm gewordene Schauspielerin und ihre Krankenschwester gehört auch zu den wichtigsten Inspirationsquellen für Nymphomaniac. Generell ist der Einfluss von Bergman auf das Kino von Lars von Trier beträchtlich, auch im Hinblick auf seine Verehrung für Strindberg. Der dänische Regisseur scheint von Ingmar Bergman wie besessen zu sein und erwähnt ihn ständig in seinen Interviews. Er teilt mit dem großen schwedischen Filmemacher auch seine Vorliebe für Trilogien. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona/): Quand il a invité Charlotte Gainsbourg a participé à Melancholia, Lars von Trier lui a montré en priorité Persona, le chef-d’œuvre de Bergman. Cette exploration de la psyché et de la sexualité féminines, articulée autour du duo formé par une actrice devenue muette et son infirmière, est également une des inspirations majeures de Nymphomaniac. Plus généralement, l’influence de Bergman sur Lars von Trier est permanente, y compris dans son amour pour Strindberg, tant le réalisateur danois est hanté par le plus grand cinéaste suédois, qu’il ne cesse d’évoquer dans ses entretiens, et à qui il emprunte aussi son goût pour […] - [Justine oder die Leiden der Tugend](https://www.vivelaculture.com/justine-2/): Die Figur von de Sade, dem wohl Größten unter den tabubrechenden Schriftstellern hat Lars von Trier immer fasziniert. Sein berühmter Roman Justine oder die Leiden der Tugend dient zweifellos als Erzählmuster für Nymphomaniac. So übernimmt der Filmemacher den Ich-Erzähler und die die Form des Schelmenromans und den ironischen Tonfall eines Freigeistes. Nur dass Lars von Trier die Rollen umdreht, weil Nymphomaniac auch den Untertitel « Die Leiden des Lasters » tragen könnte. Schon in Melancholia hieß die von Kirsten Dunst gespielte Figur Justine. - [Justine](https://www.vivelaculture.com/justine/): La figure de Sade, le plus grand des écrivains transgresseurs, fascine Lars von Trier. Son célèbre roman Justine ou les Infortunes de la vertu est sans doute le modèle narratif de Nymphomaniac. Le cinéaste reprend notamment la narration à la première personne et la forme picaresque, ironique et libertine du livre, mais il en inverse les pôles, puisque Nymphomaniac pourrait être sous-titrée « les Infortunes du vice ». Déjà dans Melancholia, le personnage interprété par Kirsten Dunst se prénomme Justine. - [IRM](https://www.vivelaculture.com/irm/): En trois films – Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac – Charlotte Gainsbourg est devenue l’actrice fétiche de Lars von Trier, grand directeur d’actrices. En parallèle à une carrière d’actrice bien remplie, elle publie de loin en loin un album de chansons. Le dernier en date, IRM, est son plus réussi, grâce notamment à Beck, devenu pour l’occasion le producteur et le mentor pop de l’actrice-chanteuse. Pour la bande son de Nymphomaniac, Volume II, le duo récidive avec une reprise envoûtante de « Hey Joe », la fameuse chanson de Jimi Hendrix, qui a donné son prénom au personnage interprété par Charlotte Gainsbourg dans […] - [Nymphomaniac, Teil 1&2 Directors Cut](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i-2/): Joe (Stacy Martin) ist Nymphomanin, findet aber im Sex im Laufe der Jahre immer weniger Erfüllung. Überraschend nachsichtig filmt Lars von Trier diese Reise durch Lust und Schmerz. Der 1.Teil gerät zu einer mitunter philosophischen, erfrischend humorvollen Frauenstudie. Im 2.Teil ist Joe (Charlotte Gainsbourg) über Vierzig, verhärtet und auf dem Schmerztrip. Nach der Kinofassung erscheint nun der Directors Cut mit Hardcoreszenen auf Blu Ray/DVD und VOD. Die expliziten Sexszenen wurden von Pornodarstellern gedoubelt und digital eingefügt. Der DC ist mit 5h25 ca. 90 Minuten länger als die Kinofassung von Teil 1 und 2. - [Nymphomaniac, Volume I](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i/): Précédé par une campagne marketing exceptionnellement habile, le premier volet de ce Nymphomaniac est une œuvre sombre et percutante qui prend à contrepied son spectateur. Découpé en chapitres ciselés, Nymphomaniac, Volume I permet à Lars von Trier de livrer sa vision dénuée de glamour et très protestante d’une femme profondément tourmentée par sa quête effrénée de la jouissance. Même s’il faudra attendre le deuxième volume de ce roman d’apprentissage pour en prendre toute la mesure, force est de constater que Lars von Trier s’impose à nouveau ici comme un cinéaste clinique et dérangeant. - [Gros Dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/gros-degueulasse/): En 2003, une exposition au Centre Pompidou des dessins souvent très chauds de Reiser a réuni toute la bande d’Hara Kiri qui avaient eu des relations dures avec les Pompidou, d’ailleurs Reiser avait écrit en 1972 : « Il est mort debout… car il avait des hémorroïdes. » Gros Dégueulasse est une BD sublime où ce personnage aussi fou qu’Ubu fascine les femmes autant qu’il les dégoûte, car il ose ce que les autres sont même loin d’imaginer, quand il pète dans l’ascenseur, parle de ses deux slips, ou du cycle de la nature avec la mouche qui embête bébé, qui lâche son […] - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou-2/): Jarry jouait à être ou ne pas être Ubu, ainsi fit Gainsbourg avec Gainsbarre. L’Homme à tête de chou, son album concept sorti en 1976, raconte l’histoire d’un homme « moitié légume, moitié mec » qui va chez Max, coiffeur pour homme, où il rencontre la shampouineuse Marilou, qu’il aime passionnément… Un album à écouter en mangeant du chou farci. Une anecdote pour finir : je me souviens d’un type aperçu dans une soirée à thème que j’avais vu entrer dans la cuisine et ressortir quelques minutes plus tard avec une feuille de salade et du pain couvrant ses oreilles, il avait fait […] - [De zéro à Z l’abécédaire de l’inutile](https://www.vivelaculture.com/de-zero-a-z-labecedaire-de-linutile/): Dans la préface de l’ouvrage, Daniel Pennac dit l’intérêt qu’il trouve à observer les réactions des gens qui ne sont pas sensibles au « Sabotage » : vieille spécialité hollandaise, p. 13 ; aux « Métiers et traditions » : duel entre maraîchers, p. 47, ou à « Partie de vache-vache », p.59. Plonk & Replonk sont deux frères suisses, Hubert et Jacques Froidevaux, des hauteurs de La Chaux-de-Fonds, qui s’amusent beaucoup. Dire de leurs dessins qu’ils sont surréalistes est à la fois trop et pas assez, le mieux est de ne rien dire, et dans ce silence, se rendre compte qu’il est impossible d’en parler avec justesse, et que […] - [Faits divers](https://www.vivelaculture.com/faits-divers/): C’est une étude considérable sur l’importance que les surréalistes ont accordée aux faits divers, pas toujours considérables par ailleurs. Et l’auteur, un prof de littérature française qui enseigne à Tokyo, considérable donc, montre que ce qui les a intéressés, dans des situations pas plus provocantes ni pittoresques que ça – un comédien contre qui porte plainte sa jeune femme, l’assassinat d’un caissier des missions catholiques, beaucoup de suicides –, est de dire à quel point ces situations les bouleversaient, et pas du tout de manière épisodique, non, leur empathie était cultivée avec beaucoup d’exigence et de constance, en vrais révolutionnaires. - [Comment parler du surréalisme aux enfants ?](https://www.vivelaculture.com/comment-parler-du-surrealisme-aux-enfants/): Cette collection « Comment parler de… aux enfants » procède ainsi : une introduction solide, puis des œuvres analysées avec de quoi dire à trois familles d’âge. Pour le Loup-table de Victor Brauner (en couverture), le livre recommande : de dire aux 5-7 ans que c’est un renard, car l’artiste n’a pas trouvé de loup empaillé ; de parler aux 8-10 ans des créatures fabuleuses, et de l’air énervé du renard qui veut attraper sa queue ; d’évoquer avec les 11-13 ans l’idée qu’avec cette bête monstrueuse, Brauner pressent la montée du nazisme, d’après Breton. Que les enfants ne s’inquiètent pas, leurs parents vont s’instruire ! Imaginons […] - [Les Champs magnétiques](https://www.vivelaculture.com/les-champs-magnetiques/): Dans Manifestes du surréalisme, en 1924, Breton raconte comment les choses ont commencé en 1919 : « Tout occupé encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, la pensée parlée. Philippe Soupault et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. » Donc le « louable mépris » est […] - [Les Objets fous d’artistes](https://www.vivelaculture.com/les-objets-fous-dartistes/): Ce livre permet de découvrir des objets d’esprit surréaliste où le quotidien est mis à rude épreuve par la poésie pure : Un Canapé en cuisinière-à-mémé inventé par le groupe d’artistes de la Havane, Los Carpenteros, où il n’y a que l’embarras du choix pour allumer son cigare, avant de se décider à rester debout ; un Billard montagne russe qui remet en cause le principe même des bandes ; et surtout, L’Attaché-case attachant de Radi Designer, qui révèle l’essence révolutionnaire du surréalisme, car si les cadres supérieurs et autres négociateurs de tous poils allaient ainsi travailler, les discussions changeraient de ton à […] - [Le Déshonneur des poètes](https://www.vivelaculture.com/le-deshonneur-des-poetes/): Un texte court et percutant écrit en 1945 qui rappelle que « la signification originelle de la poésie est d’être le véritable souffle de l’homme » avant de critiquer violemment le recueil L’Honneur des poètes, paru clandestinement pendant l’occupation nazie, dans lequel on trouve le célèbre « j’écris ton nom » d’Éluard, que Péret n’épargne pas, car selon lui « pas un de ses poèmes ne dépasse le niveau lyrique de publicité pharmaceutique ». Il reproche à tous les auteurs de la brochure de faire la même erreur qu’Apollinaire en considérant la guerre comme un sujet poétique. Péret avait écrit en 1928 Les Rouilles encagées, qui […] - [Monty Python : Sacré Graal !](https://www.vivelaculture.com/monty-python-sacre-graal/): Une troupe d’humoristes, composée de six membres, Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Michael Palin, Terry Jones et Terry Gilliam, tous britanniques sauf le dernier, américain, commence par se faire remarquer avec la série télévisée Monty Python’s Flying Circus sur la BBC en 1969. Les mêmes ont osé en 1975 Monty Python : Sacré Graal ! et ce fut une bombe absurde à hurler de rire qui a laissé des traces avec « je te crève mon acné à la gueule », les vaches balancées du haut des remparts, sans oublier la scène de combat entre les deux chevaliers en cotte de maille… Si […] - [Apollinaire et les mamelles de Tirésias](https://www.vivelaculture.com/apollinaire-et-les-mamelles-de-tiresias/): C’est Apollinaire qui a inventé en 1917 le mot surréalisme, en disant que sa pièce Les Mamelles de Tirésias était un « drame surréaliste ». Une héroïne s’insurge contre l’autorité masculine, revendique des droits égaux à ceux de l’homme, quitte le foyer conjugal ; son mari décide de faire des enfants tout seul, à la place de son épouse insoumise. Peter Read, professeur de littérature moderne, raconte comment la première fut un scandale – dans la salle bondée, Breton essaye de calmer Jacques Vaché qui brandit un revoler pour trouver une place – et montre l’actualité qui sert de tremplin à l’épanouissement de […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-2/): Dans Les Pas perdus, Breton dit son admiration pour Jarry, le créateur surdoué d’Ubu roi. Jarry est né à Laval, en 1873, au lycée de Rennes, son prof de physique, monsieur Hebert, est si grotesque qu’il lui inspire Ubu. Oui ! La première version d’Ubu roi est une farce écrite par des lycéens de 15 ans. « La Chanson du décervelage » avec son fameux refrain « Houra ! Cornes au cul ! Vive le père Ubu ! » contient toute la violence du surréalisme. « Merdre ! » Jarry finira par s’identifier à Ubu pour renvoyer aux imbéciles leur monstruosité, comme plus tard, Reiser et Gainsbourg. Il vit comme il […] - [Les Chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror-2/): Pour les surréalistes, Breton, Aragon et Soupault, « il n’y eut d’emblée pas de génie qui tint devant celui de Lautréamont », qu’ils considéraient comme un surréaliste avant l’heure. Les Chants de Maldoror sont un poème en prose écrit en 1869, dont le chant I s’ouvre sur un extraordinaire vol d’oies, au chant VI, Lautréamont envisage la beauté « comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Trouvant épatant que ce hasard ouvre une brèche qui permette au surréel de s’engouffrer dans le réel, André Breton en a tiré son idée de « Beauté convulsive ». Sacré […] - [Les 100 mots du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/les-100-mots-du-surrealisme/): Dans ce dictionnaire très instructif, « Polémique » montre que ça bardait dans le mouvement. Breton déclare : « Loti, Barrès, France, marquons tout de même d’un beau signe blanc l’année qui coucha ces trois sinistres bonshommes, l’idiot, le traître et le policier. » Breton dénonce Soupault en 1927 après avoir créé en 1919 avec lui Les Nuits magnétiques. Breton gifle Crevel en 1923. À propos de Crevel, lisez son roman Babylone ! « Dissidence » dit que les exclusions étaient sans appel. « Musique » révèle qu’il n’y en a pas eu dans le mouvement, Leiris trouvant que le surréalisme musical est inconcevable parce que « la musique ne touche […] - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme-2/): Il y a eu deux manifestes, le premier en 1924, et le second en 1930. Tout le monde sait qu’ils existent, surtout le premier, mais qui les lit encore ? C’est une erreur ! Dans le premier, il est question d’imagination – dont Breton dit : « Ce que j’aime surtout en toi, c’est que tu ne pardonnes pas » –, de rêve et des récentes découvertes de Freud, qu’il salue et dont il tire la surréalité, de merveilleux pour adultes, de son expérience poétique d’homme coupé en deux par une fenêtre, de sa collaboration d’écriture automatique avec Soupault, qu’ils appellent surréalisme en hommage à […] - [Dictionnaire de l’objet surréaliste](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-de-lobjet-surrealiste/): L’excellente idée de ce catalogue est d’être vraiment un dictionnaire, dont « Objet » est une des entrées, qui évite la sacro-sainte chronologie. Ainsi il ne s’agit pas d’une histoire des objets dans le surréalisme, mais de voir comment le mouvement a proposé à l’objet du quotidien de défier la sculpture, et de découvrir des œuvres contemporaines marquées par cet esprit. Dès la première salle de l’expo, deux objets donnent le ton : Porte-bouteille de Marcel Duchamp, qui proclame l’invention du « ready-made », et le mobile avec des cintres de Man Ray, qui dit merveilleusement comment la révolution surréaliste a fait sortir […] - [Play](https://www.vivelaculture.com/play/): L’album Cloud Making Machine c’est la bande son d’un film imaginaire. Avec ce disque j’ai perdu tous mes fans techno, mais je suis allé là où je voulais aller et j’ai attiré des gens avec lesquels j’avais envie de travailler, notamment Marie-Claude Pietragalla, Angelin Preljocaj, et c’est comme ça que j’ai rencontré Manuel Herrero. Son documentaire Play est un film sur le sport, dont certains ne sont parfois pratiqués que dans des coins paumés du monde. La musique de ce docu est un peu le résultat de toutes mes recherches hors de la techno, mais en restant très électronique. C’est […] - [Aleph](https://www.vivelaculture.com/aleph/): C’est le deuxième enfant prodige de la techno. C’est un disque absolument fascinant mais vraiment pas facile. On est sur une vision extrêmement sombre du monde, un peu comme dans une bande son d’un film de John Carpenter genre New York 1997 version 2013. C’est un disque très très lent, ce qui rend les choses encore plus fin du monde. C’est un pavé dans la mare techno. C’est gonflé pour un DJ de techno de sortir un album tellement lent qu’il ne sera pas joué par les DJ. C’est un album de salon, mais vu sa noirceur c’est pas un […] - [History of Man](https://www.vivelaculture.com/history-of-man/): Dans le livre je parle de la nouvelle scène qui depuis deux ans a réveillé Paris, endormi pendant dix ans. Bromance est le label d’un DJ français qui s’appelle Brodinski et qui a vraiment la cote en ce moment. C’est un label qui sort habituellement des disques plutôt durs, techno, sombres. En revanche l’album d’Illangelo est un album d’electronica comme on peut en faire aujourd’hui. C’est vraiment la suite de ce que pourrait faire Aphex Twin. Pas dans le côté compliqué, mais dans le côté mélodique. On entend avec cet album les possibilités de traitement de sons, les sonorités, les […] - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge/): « Voilà un film absolument sublime sur la musique. C’est Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, qui sert de fil rouge et qui part à la rencontre de toutes les musiques qu’on trouve à Istanbul. Fatih Akin, pour qui Hacke a travaillé sur la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… C’est à pleurer, c’est mortel. » - [Rêves syncopés](https://www.vivelaculture.com/reves-syncopes/): Cette BD porte très bien son nom. C’est pas l’histoire de la techno en BD. Il y a des bouts d’histoire, mais on n’explique rien. On est sur des climats, des impressions. Par exemple on se retrouve à la fin d’une des premières soirées du Rex, à Berlin dans la boite de Dimitri qui s’appelait le Trésor… c’est le temps des débuts de cette musique, à l’époque des questionnements et des incertitudes. C’est un voyage un peu flouté, sublimement dessiné, et c’est la première fois que je retrouve en image ce que je connais de la nuit et des ambiances […] - [How Music Works](https://www.vivelaculture.com/how-music-works/): Un must pour toute personne qui aime la musique, n’importe quelle sorte de musique. Je pense que c’est le livre de toute une vie, qu’il a dû mettre plus de vingt ans à écrire. On va des opéras wagnériens aux tout petits villages africains, le mec t’explique que partout dans le monde il y a de la musique, qu’elle peut naître de la rencontre accidentelle de deux personnes comme de démarches très réfléchies et très personnelles. David Byrne t’explique que tout le monde peut faire de la musique. C’est le bouquin le plus passionnant que j’aie lu sur la musique. […] - [Der Klang der Familie](https://www.vivelaculture.com/der-klang-der-familie/): Dans la nouvelle édition d’Electrochoc on consacre un grand passage à Berlin, depuis les années vingt et les Swing Kids des années trente – ces gamins fans de fringues anglaises et de jazz américain persécutés par les nazis – au Berlin d’aujourd’hui qui est devenu la Mecque de la techno. Der Klang der Familie est un essai remarquable qui ne parle que de la techno et de la conséquence de la chute du mur sur cette musique. Arte prépare un documentaire sur le sujet. Attention, on est sur un truc de spécialistes de l’histoire de la techno, mais c’est passionnant. - [Fresh Meat](https://www.vivelaculture.com/fresh-meat/): « Une série délicieuse sur des étudiants dans une maison qui ressemble typiquement à une maison occupée par des étudiants dans les quartiers un peu chauds de Manchester de nos jours… On va à la fac, on prend de la dope, on fait n’importe quoi. Comme partout dans le monde, mais à Manchester ça prend une autre couleur. C’est très drôle, brillamment écrit. » - [Control](https://www.vivelaculture.com/control/): Si 24 Hour Party People montre une image folle et très colorée de Manchester, Control en montre la face noir et blanc, son côté extrêmement dur. C’est un très beau tableau de ce que peut aussi être aussi la ville de Manchester, mais le film est d’une « sombritude » totale. J’y ai vécu quatre ans, je connais bien. Il pleut, il fait gris, la vie n’est pas funky, eh bien le week-end les mômes pètent totalement les plombs. Pas étonnant que Joy Division soit sorti de là-haut ! - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people/): « Un des deux films absolument cultes sur Manchester. 24 Hour Party People explique extrêmement bien ce que peut-être la folie de manager des groupes au moment où ils prennent tous de la dope et que ça devient cauchemardesque pour les mecs qui essaient de les gérer. Mais le film raconte aussi très bien la folie des années Hacienda. J’ai bossé pour Tony Wilson quand il a ouvert un lieu qui s’appelait le Dry. Je m’occupais de la partie restauration et c’est moi qui ai commandé les fourneaux, les assiettes et les couverts ! C’était une période où la ville était vraiment […] - [Sextant](https://www.vivelaculture.com/sextant/): Derrick May, un des grands acteurs de la techno, a dit un jour que la techno c’était la rencontre de Funkadelic et de Kraftwerk dans un ascenseur. Mais une des prémices de cette musique se retrouve dans cet album expérimental d’Herbie Hancock, un mélange dans lequel tu sens l’Afrique, le jazz, la musique électronique, le funk… Tu as aussi la notion de l’espace que les Noirs américains développaient dans leur musique en réaction à leurs conditions aux États-Unis. Ils se disaient : « On ne sait pas à quoi ça peut ressembler là-haut, mais ça ne peut pas être pire qu’ici. » Très, […] - [Fantaisie militaire](https://www.vivelaculture.com/fantaisie-militaire/): Il faut savoir que dès mes débuts j’ai été labélisé techno, mais je n’ai jamais été à l’aise avec les étiquettes, quand je suis enfermé dans un paquet de lessive. J’ai eu très vite envie de toucher à des choses différentes. Fantaisie militaire a été un pivot dans ma vie et ma carrière. Grâce à cet album j’ai assumé le fait d’aller autre part musicalement, hors de l’espace techno. On venait de finir Electrochoc, j’étais dans un grand questionnement, les grandes questions fondamentales qu’on à tous de temps en temps. C’est en écoutant Fantaisie militaire que j’ai assumé mon envie […] - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone/): Quand on a commencé à travailler sur Electrochoc, David réfléchissait déjà à un livre sur Nina Simone dont nous sommes tous les deux de grands fans. Pendant les deux années de travail sur le livre, on écoutait Nina tout le temps et à chaque fois qu’on se voyait, notre petit jeu c’était de se faire découvrir des enregistrements que l’autre ne connaissait pas. Ce livre raconte les choses comme elles se sont passées, sans pathos mais sans les enjoliver. C’est une absolue merveille. Une anecdote : pour la promo d’Electrochoc on était invités à la radio. Sans rien dire à David, […] - [The Trax Records Box Set](https://www.vivelaculture.com/the-trax-records-box-set/): Trax, c’est le label qui est arrivé au tout début, qui a fait découvrir cette musique à un nombre incroyable de gens. Mais Larry Sherman, son fondateur, était tellement dingue que la légende dit qu’il pouvait jeter ses godasses dans la machine à pressage. Résultat, les disques étaient souvent mal pressés, tellement crados que tu ne pouvais même pas les jouer. Ils se sont finalement rendu compte de l’importance de ce catalogue et ont tout ressorti nettoyé et remasterisé. Pour tous ceux qui ont découvert cette musique à travers ce label, ce coffret est vraiment important. - [Electrochoc](https://www.vivelaculture.com/electrochoc/): Electrochoc est un voyage dans la musique électronique racontée par un de ses principaux acteurs. Tout y est. Les moments clés, les personnages importants, les histoires secrètes, les enjeux, les débordements pharmaceutiques… Pour accompagner le Xème anniversaire de sa première publication, Laurent Garnier et David-Brun Lambert ont ajouté plus de cent pages à cette édition pour raconter les transformations qui ont marqué la musique électronique au cours des dix dernières années. L’arrivée du MP3, la place prise par Berlin sur la scène mondiale, le poids des réseaux sociaux, l’effondrement du marché du disque… tous ces changements profonds dont ils ont […] - [Du côté de chez Swann](https://www.vivelaculture.com/du-cote-de-chez-swann/): La Grande Guerre, pour Marcel Proust, aura duré de 1913 à 1919. À la première date, il est contraint de publier à compte d’auteur ce premier tome d’À la recherche du temps perdu, refusé chez Gallimard par André Gide. À la seconde, il reçoit le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le deuxième volume, qui l’emporte contre le roman des tranchées de Roland Dorgelès, Les Croix de bois. Entre les deux, il se bat avec son texte, qui ne cesse d’enfler. Pour finir, il faudra attendre 1927 pour lire l’ensemble du roman. Mais toute l’œuvre est […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche-2/): Maurice Ravel composa ce concerto pour violon et orchestre en 1929, commandé par le pianiste virtuose Paul Wittgenstein, qui perdit son bras au cours de la Première Guerre mondiale sur le front russe. C’est une œuvre d’une grande complexité technique puisque seule la main gauche parcourt le clavier d’un bord à l’autre. Avec ce concerto Ravel composa une œuvre violente et sombre dont on peut trouver les racines dans sa propre expérience de la guerre dont il reviendra blessé. - [Le Sacre du printemps](https://www.vivelaculture.com/le-sacre-du-printemps/): Pour l’inauguration du Théâtre des Champs-Élysées en 1913 (premier théâtre construit en béton armé qui permet d’éviter les poteaux dans la salle), Gabriel Astruc, le directeur du théâtre, invite Igor Stravinsky. Il présentera Le Sacre du printemps, avec les Ballets russes de Serge Diaghilev sur une chorégraphie de Nijinski. Cette œuvre d’une grande modernité qui fait la part belle à une musique et des danses syncopées, brutales, primitives inspirées du folklore païen russe, sera conspuée par le public. Il n’empêche, l’année suivante Stravinsky sera acclamé par ses admirateurs et Le Sacre du printemps est aujourd’hui considéré comme une œuvre capitale […] - [L'Irrégulière, l'itinéraire de Coco Chanel](https://www.vivelaculture.com/lirreguliere-litineraire-de-coco-chanel/): Ses pièces les plus célèbres – tailleur de tweed et sac à main matelassé – datent de la réouverture de sa maison en 1954. Mais Gabrielle « Coco » Chanel a alors 71 ans, et une riche histoire derrière elle : dès 1910, le Tout-Paris se presse dans sa première boutique de la rue Cambon, à la Concorde ; son mythique N°5, premier parfum lancé par un créateur de mode, date de 1921 ; surtout, pendant la guerre, le tissu manquant, elle en profite pour créer des robes simples et fluides, à partir de tricots de corps militaires, qui libèrent la silhouette féminine. […] - [Charlot soldat](https://www.vivelaculture.com/charlot-soldat/): Sorti aux États-Unis trois semaines avant l’armistice, ce film est un triomphe public, artistique et critique. Même succès à sa sortie en France, au printemps 1919 : Chaplin est déjà une vedette internationale, mais sa présence continuelle sur les quatre cents écrans itinérants de la Section cinématographique de l’armée (le « cinéma aux Poilus », créé en 1915) ont fait de lui la star des tranchées françaises. Depuis quatre ans qu’il incarne Charlot, l’ex-bateleur anglais parti trouver fortune à Hollywood maîtrise son personnage fétiche jusqu’au bout des tatanes. En quarante-six minutes, il multiplie les morceaux de bravoure comiques (notamment quand il se déguise […] - [Romans et Nouvelles 1917-1941](https://www.vivelaculture.com/romans-et-nouvelles-1917-1941/): On la disait insensible au monde, concentrée sur sa création et sa vie intérieure. L’œuvre de la romancière anglaise d’Orlando est pourtant riche d’informations sur les premières décennies du siècle (dès 1905, à 23 ans, elle était régulièrement publiée), et notamment sur la vie qui continuait à l’arrière pendant la Grande Guerre. Elle s’attaque ainsi à la satire sociale et aux affres de l’adolescence (La Traversée des apparences, 1915) ou bien à la cause des femmes (Nuit et Jour, 1919) tandis que la guerre sert de toile de fond aux livres qui suivent le conflit, comme La Chambre de Jacob […] - [À l'ouest, rien de nouveau](https://www.vivelaculture.com/a-louest-rien-de-nouveau/): La Grande Guerre, vue du côté allemand, par un écrivain qui fut mobilisé à l’âge de 18 ans, en 1916. Il ne nous épargne rien du bourrage de crâne qui précéda le conflit, ni des abominations de la vie dans les tranchées, marquée par la souffrance physique et une douloureuse remise en cause de tous les repères moraux. Le succès immédiat de ce classique du pacifisme fit de lui une cible privilégiée des nazis avant même leur accession au pouvoir. Ses livres figurant en bonne place dans les autodafés hitlériens, il s’exilera dès 1933 vers la Suisse, puis vers les […] - [Le Monde d'hier, souvenirs d'un Européen](https://www.vivelaculture.com/le-monde-dhier-souvenirs-dun-europeen/): Ce livre envoyé à son éditeur la veille de son suicide en 1942 au Brésil, où il s’était exilé pour fuir les persécutions nazies, est à la fois l’autobiographie et le testament de l’écrivain autrichien. Il y raconte la Vienne du début du XXème siècle, où il fréquenta Freud et Strauss, mais embrasse aussi la Grande Guerre et ses conséquences, d’une plume précise forgée dans de multiples genres puisqu’il fut aussi bien essayiste, biographe, poète et dramaturge qu’auteur de célèbres nouvelles (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme). - [L'homme qui voulait changer le monde](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-voulait-changer-le-monde/): À l’approche de la Grande Guerre, le futur prix Nobel de littérature 1946 est déjà bien établi dans la littérature allemande, mais il est encore bien loin des romans des années vingt et trente (Siddartha, Le Loup des steppes, Narcisse et Goldmund…) qui lui apporteront la consécration. L’homme qui voulait changer le monde, marque cependant un tournant dans sa carrière : le parcours solitaire d’un jeune homme s’échappant peu à peu du monde moderne correspond à la vie de l’auteur, qui s’est alors retiré à la campagne, et brasse tous les thèmes de son œuvre future. Hesse était hostile à la […] - [La Peur](https://www.vivelaculture.com/la-peur/): Publié aux début des années trente, le roman que tire Gabriel Chevallier – l’auteur de Clochemerle – de son expérience des tranchées dénote dans la production de l’époque qui faisait la part belle au courage des troupes galvanisées par des discours patriotiques censés gonfler les poitrines avant de sortir des tranchées. Dans La Peur, il n’est question que de l’horreur du quotidien sur le front dont on ne parle pas à l’arrière pour ne pas révéler l’ampleur du carnage. Neuf millions de soldats seront tués et ceux qui en reviendront garderont au fond d’eux l’horreur de ce qu’ils ont vécu. […] - [Le Cap de Bonne-Espérance](https://www.vivelaculture.com/le-cap-de-bonne-esperance/): Déjà connu des milieux littéraires avant-guerre, le futur auteur des Parents terribles a 25 ans en 1914. Réformé lors de son service, engagé malgré tout comme ambulancier, il est vite démobilisé pour raisons de santé. Mais il en a vu assez pour que cela radicalise son œuvre. Pendant le conflit, il fricote avec toutes les avant-gardes parisiennes. Et aussitôt après, il publie ce long texte, dans lequel il utilise aussi bien la versification contraignante de la poésie classique que des formes plus libres, sans rien s’imposer. Cocteau sort de la hantise de la guerre par l’audace créative, et en ayant […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons-2/): De ce classique signé du prix Goncourt 1910, son dernier livre avant la guerre où il périra en 1915, on connaît les qualités de chronique rurale (Pergaud a été instituteur dans le Doubs) et la langue délicieusement fleurie permise par un récit mené du point de vue des enfants. Mais vu l’époque, cette histoire de rivalité éternelle entre les gamins de deux villages empêtrés dans l’esprit de revanche fait résonner, l’air de rien, le climat franco-allemand de 1870 à 1914… - [Le Grand Meaulnes](https://www.vivelaculture.com/le-grand-meaulnes/): Comme Guillaume Apollinaire ou Louis Pergaud, Alain-Fournier fait partie des cinq cent soixante écrivains officiellement « morts pour la France » en 1914-1918, dont une plaque dresse la liste au Panthéon, fauché dès septembre 1914, à 27 ans, après cet unique roman qui vaut bien mieux que son statut de « classique obligé » des classes de collège. Quand Augustin Meaulnes s’échappe de son pensionnat, ses trois jours de fugue et de fête au fond d’une forêt onirique, dans un château sans nom où il découvrira l’amour, sont un rêve éveillé, dont le souvenir et les évocations forment la matière de la troisième partie, […] - [Dictionnaire des idées reçues](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-des-idees-recues/): L’auteur de Madame Bovary a travaillé trente ans, jusqu’à sa mort en 1880, sur ce recueil d’aphorismes en forme de définitions conçu comme une annexe à l’inachevé Bouvard et Pécuchet, et complété son tour d’horizon de la bêtise et des hypocrisies. La première édition posthume ayant attendu la veille du conflit mondial, l’entrée « Guerre » vaut le détour. Elle tient en une injonction de deux mots : « Tonner contre », comme pour annoncer le prompt revirement des pacifistes aux premiers bruits de bottes de l’été 1914… - [Gens de Dublin](https://www.vivelaculture.com/gens-de-dublin/): Quand paraissent ces nouvelles, en juin 1914, l’Europe bascule vers le meurtrier affrontement des nationalismes. Le moins exacerbé n’est pas celui qui travaille l’Irlande du futur auteur d’Ulysse. La révolte de 1916 et la proclamation de la République en 1919 conduiront à la partition de l’île entre le Sud, catholique indépendant, et le Nord, protestant et fidèle à la couronne britannique. Dans un style simple, sans juger ni conclure, Joyce chante Dublin (qu’il a déjà quitté et ne reverra plus) et ses habitants, comme pour montrer que l’on peut aimer ses racines tout en se tenant à distance des affrontements […] - [Le porte-lame](https://www.vivelaculture.com/le-porte-lame/): Si, des écrivains de la Beat Generation, Kerouac est surtout connu pour ses récits de voyages, Ginsberg pour avoir été le « pape » des années hippies, nul doute que William Seward Burroughs, l’inventeur du cut-up, est à la fois le plus sombre (il tue sa femme accidentellement d’une balle dans la tête en jouant à Guillaume Tell en 1951) et celui dont l’influence sera la plus grande sur les artistes dans les années 80 et 90 jusqu’à sa mort en 1997. Le Porte-lame est un petit scénario dont l’histoire se passe en 2014 à New York devenu dépotoir, et […] - [Les clochards célestes](https://www.vivelaculture.com/les-clochards-celestes/): «Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d’envie de vivre, fous d’envie de parler, d’être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d’artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waou ! » » - [The beats : anthologie graphique](https://www.vivelaculture.com/the-beats-anthologie-graphique/): C’est l’histoire du mouvement qui refusa le modèle établi de l’american way of life raconté suivant les principes du roman graphique. Aux Etats-Unis ce mouvement (et tout particulièrement Allen Ginsberg) va donner naissance aux beatniks et aux mouvements pacifistes en lutte contre la guerre du Viet Nam, notamment en prônant une façon de vivre qui fait la part belle à la musique, au sexe et aux drogues. Cool. - [A coney Island of the mind](https://www.vivelaculture.com/a-coney-island-of-the-mind/): Lawrence Ferlinghetti est poète mais reste surtout connu pour être le propriétaire de la librairie City Lights Books établie en 1953 à San Francisco, et de la maison d’édition du même nom qui publiera entre autres Kerouac, Ginsberg et même Bukowski. - [Haiku Anthologie du poème court japonais](https://www.vivelaculture.com/haiku-anthologie-du-poeme-court-japonais/): Allen Ginsberg était un bouddhiste convaincu et grand amateur de poésie orientale et japonaise. On en retrouve l’influence dans ses deux longs poèmes les plus connus Howl, et Kaddish, qu’il écrivit pour les funérailles de sa mère. « Dans la vieille mare, une grenouille saute, le bruit de l’eau. » Bashō - [La nuit d’enfer](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-denfer/): Ce poème érotique (mis en images par Art Spiegelman) fut largement censuré aux Etats-Unis à sa parution en 1928. Comme souvent, cette œuvre circula sous le manteau avant de devenir un ouvrage culte. « La nuit d’enfer ? C’est le livre qui m’a donné envie de devenir écrivain. » William S. Burroughs - [Speed Fiction](https://www.vivelaculture.com/speed-fiction/): « De jeunes auteurs qui lisent mes livres me demandent souvent comment on devient un écrivain comme moi. Je réponds : eh bien, détruis ta vie, trahis tes amis, perd tout ce que tu as, ruine ta santé, ne respecte pas la loi, vis dans la rue, et tu deviendras un écrivain, toi aussi. C’est un super-conseil pour des jeunes. » Interview de Jerry Stahl, Paris, mai 2010, film 13e Note Jerry Stahl. - [Lettres à la N.R.F.](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-la-n-r-f/): Admiré pour ses romans et notamment le Voyage… par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine… Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit […] - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy/): Drugstore Cowboy raconte, dans les 70’s, la vie de deux couples emmenés par Robert « Bob » Hughes (Matt Dillon) et sa femme Dianne (Kelly Lynch) dont l’une de leurs deux activités quotidiennes est de dévaliser les « pharmacies » (drugstore) pour se fournir en drogues de toutes sortes, l’autre étant de les consommer à très hautes doses. Mais au pays de « la défonce » rien n’est jamais simple. Participation plus vraie que nature de William S. Burroughs dans le rôle d’un ancien prêtre toxicomane… - [Small change](https://www.vivelaculture.com/small-change/): Nul doute que s’il fallait choisir un artiste qui a le plus intégré le style de vie et les influences des écrivains de la Beat Generation à son œuvre, Tom Waits sortirait en premier. Ses débuts d’auteur compositeur interprète à Los Angeles au début des années 70 sont marqués de cette empreinte. Dégaine de clochard céleste, textes faisant la part belle aux losers en tout genre, voyages dans des contrées lointaines et imaginaires… Ses nuits sont plus belles que ses journées. - [Pithecanthropus Erectus](https://www.vivelaculture.com/pithecanthropus-erectus/): « Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu’elle sait être en colère. » C. Mingus « Être noir aux Etats-Unis, c’est être en colère tous les jours. » James Baldwin - [Les pubs que vous ne verrez plus jamais 2](https://www.vivelaculture.com/les-pubs-que-vous-ne-verrez-plus-jamais-2/): 80 ans de réclames et de publicités méchamment sexistes, machistes ou carrément misogynes. Ça ressemble à un discours sexiste, ça a le goût d’un discours sexiste, et c’est un discours sexiste. Pas de second, cinquième ou quarantième niveau. C’est du brut de décoffrage. C’est tellement énorme que l’on croirait à des fausses pubs. Un florilège de mépris. Pitoyable pour les “créateurs” ! - [Les femmes dans le mouvement surréaliste. Paroles.](https://www.vivelaculture.com/les-femmes-dans-le-mouvement-surrealiste-paroles/): Vis-à-vis des femmes, le surréalisme n’est jamais parvenu à sortir de cette dualité : femme romantique (objet) ou femme révolutionnaire (pétroleuse). Pour Breton, Tanguy ou Duchamp, il fut parfois question d’égalité des apparences, mais plus souvent de concurrence. D’où un malentendu qui n’est toujours pas levé malgré une très grande contribution des femmes au surréalisme. - [La Femme Celte](https://www.vivelaculture.com/la-femme-celte/): Poète, écrivain et historien breton, Markale a publié 102 ouvrages tout au long de sa vie. Mais on n’en retient qu’un, paru la première fois en 1982 et véritable Bible des sociétés matriarcales. Un ouvrage traduit en une vingtaine de langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires. Avec sa vision romantique, La femme celte a survécu à son auteur, décédé en 2008. C’est le chef-d’œuvre de cet historien, très controversé sur d’autres travaux, sur le roi Arthur ou l’ésotérisme. - [Pourquoi je suis une chienne de garde](https://www.vivelaculture.com/pourquoi-je-suis-une-chienne-de-garde/): Les Chiennes de garde agacent parfois à disséquer les pubs ; analyser les articles de presse ; relever les propos impropres à la consommation féminine. Leur Manifeste, rendu public le 8 mars 1999, est sans équivoque : « Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs. Adresser une injure sexiste à une femme publique, c’est insulter toutes les femmes (…). Nous affirmons la liberté d’action et de choix de toutes les femmes. Nous, Chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse : la dignité des femmes. A bons entendeurs, salut ! ». - [Génération MLF 1968-2008](https://www.vivelaculture.com/generation-mlf-1968-2008/): Antoinette Fouque, psychanalyste, décédée le 20 février dernier, à 77 ans, saluée par une pluie d’hommages, ne faisait pas dans la demi-mesure. Elle revendiquait la création du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), fixant l’acte fondateur le 1er octobre 1968. Mère autoproclamée du mouvement, elle avait aussi des ambitions de propriétaire, déposant la marque et le sigle à l’INPI. Elle raconte les 40 premières années du mouvement français d’émancipation. Une histoire quasi préhistorique, son histoire. - [Billie Holiday : Le roman d’une rebelle](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday-le-roman-dune-rebelle/): Violences conjugales à répétition ; racisme récurrent, dope et alcool, Billie Holiday a-t-elle perdu les combats de sa vie ? Rien n’est moins sûr. Depuis plus de soixante ans, on fait de Billie Holiday une victime consentante. Son parcours est bien plus sinueux et complexe, selon Sébastian Danchin, qui la vit comme une rebelle jamais résignée, à l’esprit fondamentalement frondeur. - [King Kong Théorie](https://www.vivelaculture.com/king-kong-theorie/): Et s’il s’agissait là d’un nouveau manifeste féministe ? Où il n’est plus question de plainte et à peine de revendication, mais d’avancer et de prendre. L’auteur de Baise-moi assure : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché de la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être des protecteurs… ». - [Femen](https://www.vivelaculture.com/femen/): Seins nus brandis tel un étendard, les Femen se firent remarquer en 2012 lors de l’Euro de foot avec ce cri : « L’Ukraine n’est pas un bordel ! » Depuis, ces révoltées ont essaimé un peu partout leur radicalité. Et, surtout, considérablement élargi leur combat : au régime ukrainien de Viktor Ianoukovitch, piloté depuis Moscou, parti en capilotade ces derniers jours. Et à l’anticléricalisme. - [Comprendre le féminisme, essai graphique](https://www.vivelaculture.com/comprendre-le-feminisme-essai-graphique/): Illustré par Alice Molinier, Marie-Hélène Bourcier nous invite à faire un petit tour au cœur des différents courants retraçant le féminisme. Cet ouvrage n’exclut ni les disparités, ni les controverses, ni les conflits internes qui n’ont cessé d’irriguer ce mouvement protéiforme, de le faire vivre et le dynamiser. En adéquation avec les revendications posées par les femmes. C’est le corps féminin dans tous ses états et ses désirs. - [Olympe de Gouges](https://www.vivelaculture.com/olympe-de-gouges/): Rédactrice unique de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en 1791. Un texte qui lui fit perdre la tête, guillotinée qu’elle fut, en septembre 1793. Deux siècles de disgrâce et de calomnies faciles plus tard, elle est considérée comme “panthéonisable” d’après un sondage Internet. Mais oubliée à l’heure du choix présidentiel final, au bénéfice de résistantes plus contemporaines. Il y a toujours des Bastille à prendre. - [Chroniques paysannes du Moyen Age au XXe siècle](https://www.vivelaculture.com/chroniques-paysannes-du-moyen-age-au-xxe-siecle/): Un livre d’histoire au service de la réflexion sur l’avenir des paysans et des paysages. Un hommage au rôle des agriculteurs dans le progrès social et l’aménagement du territoire, en forme d’appel à préserver cette place centrale dans la société française, qui éclairera aussi «l’atterrissage» de tous les urbains aujourd’hui tentés par le retour permanent ou à temps partiel vers la campagne. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire-2/): Pour une fois, Michel Houellebecq surprend sans scandale avec ce roman qui lui a valu le prix Goncourt 2010. Loin de sa veine provocatrice et au meilleur de son talent pour créer de la fiction à base de sociologie, il explore ici le parcours des «néo-ruraux» (le départ des villes est une tendance lourde de la démographie française depuis les années 70), qui expérimentent l’importation de leurs habitudes urbaines dans une campagne vidée de ses traditions, à l’heure des nouvelles technologies. Comme une quête d’écologie qui passerait par une recherche sur Google Maps… - [Cher pays de mon enfance, paroles de déracinés](https://www.vivelaculture.com/cher-pays-de-mon-enfance-paroles-de-deracines/): Originalité de ce recueil de témoignages : mêler la parole des «exilés de l’intérieur», ceux qui ont quitté leur terre de Bretagne, de Corse ou d’Aveyron pour rejoindre la ville et l’usine, à celle des immigrés venus du sud de l’Europe, d’Afrique ou d’Asie. Ce télescopage, fruit d’un appel à témoignages lancé sur les ondes de Radio France, montre que l’exode rural, pour des générations entières de Français, a été un déchirement aussi intense que les mouvements transnationaux. - [Silence, ça pousse !](https://www.vivelaculture.com/silence-ca-pousse/): L’été au jardin. Créée il y a plus de 15 ans, cette émission de France 5 consacre 50 minutes par semaine aux conseils de jardinage et au reportage potager, avec un succès croissant (jusqu’à un million de téléspectateurs) qui a conduit la chaîne à la multidiffuser, à la rendre disponible sur son site de «replay» et à l’agrémenter d’un jeu sur son site web. On peut aussi partir en week-end avec ces DVD… - [The Anthology](https://www.vivelaculture.com/the-anthology-2/): Malgré sa richesse, la culture rurale française n’a jamais produit une forme aussi universelle que la Country. Par quel mystère cette musique de péquenots blancs des Etats-Unis parle-t-elle à la planète, et plus encore depuis que son mariage avec le rhythm’n’blues noir a donné naissance au rock’n’roll ? La réponse se trouve sans doute dans la courte carrière de Hank Williams (1923-1953). Enraciné dans l’univers violent et religieux de son Alabama natal, mais auteur de textes traversant les pays et les époques («I’m so lonesome I could cry» – je suis seul à en pleurer), il fût aussi l’archétype du […] - [Histoire du jardin potager](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-jardin-potager/): Lopin voué à la subsistance, puis signe extérieur de richesse, le potager est aujourd’hui devenu le hobby préféré des Français. Ce livre retrace dix siècles d’histoire d’une passion nationale, encore relancée par la méfiance accrue à l’égard des produits de l’agriculture industrielle et par la mode des légumes «oubliés», orties, pâtissons et autres panais. - [La Maison Tellier](https://www.vivelaculture.com/la-maison-tellier/): Des filles de joie perturbent une noce paysanne, l’extase bucolique d’un promeneur est gâchée par la découverte d’une suicidée, une fille de ferme trop vite engrossée est contrainte au mariage, une fille de la ville succombe à un canotier entreprenant, des lesbiennes affolent les clients d’une guinguette… A la campagne, à lire ce premier recueil de nouvelles de l’écrivain normand (1850-1893), on a vite fait de tomber la veste et le reste pour sombrer entre sensualité et sordide ! - [Atlas de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/atlas-de-lagriculture/): Comment nourrir le monde en 2050 ? A la moitié de ce siècle, nous devrions être quelque 9,7 milliards d’humains, soit environ 2,5 milliards de bouches supplémentaires à nourrir, essentiellement dans l’hémisphère sud. Comment y parvenir sans épuiser nos ressources ni dégrader l’environnement ? Cet ouvrage fait un point clair et précis, grâce à une centaine de cartes, sur les enjeux et défis à venir. - [Le livre noir de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/le-livre-noir-de-lagriculture/): «Comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement» : le sous-titre de cette solide enquête journalistique a le mérite de le dire clairement, nous sommes ici dans les coulisses peu reluisantes du secteur. Le plaidoyer contre le gaspillage et la pollution des ressources par une agriculture dopée à la spéculation, aux pesticides et aux antibiotiques est d’autant plus convaincant qu’il rappelle à quel point les paysans eux-mêmes sont trop souvent les premières victimes d’un système absurde et dangereux. Edifiant. - [50 idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation](https://www.vivelaculture.com/50-idees-recues-sur-lagriculture-et-lalimentation/): Bon pour la santé, le lait ? Vrai pendant la croissance, mais pas au-delà : à en consommer plus d’un verre par jour, on risque même de provoquer la carence en calcium que l’on croit combattre ! En démontant cette idée reçue, et 49 autres (l’huile d’olive n’est pas la meilleure pour la santé, boire de l’eau en bouteille ne sert à rien…), cet agronome expert auprès des Nations unies remettra les idées en place aux consommateurs déboussolés par les crises alimentaires des 20 dernières années (hormones, pesticides, vache folle…). - [Profils paysans](https://www.vivelaculture.com/profils-paysans/): Fils de fermiers, le célèbre photo-reporter et réalisateur né en 1942 a filmé, tout au long des années 2000, des paysans d’Ardèche, de Lozère et de Haute-Loire. Au menu de cette trilogie : un mode de vie au quotidien en train de sombrer dans l’oubli, mais aussi le drame d’agriculteurs vieillissant sans successeurs, dans ces régions frappées par l’exode rural. Comme toujours, Depardon est au plus près de son sujet, allant jusqu’à inventer une caméra 35 mm suffisamment silencieuse pour ne pas perturber les entretiens ou la captation des conversations. - [Le Larzac s'affiche](https://www.vivelaculture.com/le-larzac-saffiche/): A partir de 1971, la lutte des paysans du Larzac contre l’extension d’un camp militaire prolongea l’esprit de 68 dans le Massif central. Et comme en Mai, ce mouvement soutenu par de nombreux intellectuels, par l’extrême-gauche et par le PS de Mitterrand (qui lui donna gain de cause en 1981), donna lieu à des rassemblements monstre (jusqu’à 100 000 personnes à l’été 1973) et à une formidable explosion de créativité graphique, dont témoigne cet album. On y décèle les origines du mouvement altermondialiste actuel – un José Bové a d’ailleurs fait ses classes de militant lors de la mobilisation pour […] - [Le retour à la terre](https://www.vivelaculture.com/le-retour-a-la-terre/): Appartenant à une nouvelle génération de dessinateurs révélés dans les pages de Fluide Glacial, où il entre en 1994 à 25 ans, Larcenet donne alors un nouveau souffle, absurde et punk-rock, au journal créé par Marcel Gotlib. Mais il évolue vite vers des œuvres plus intimistes, jusqu’à l’énorme succès de ce Retour à la terre, chronique autobiographique, en gags d’une demi-page, de l’installation à la campagne d’un banlieusard pur et dur. Hilarante et émouvante, la série est aussi riche d’une formidable galerie de personnages secondaires comme Monsieur Henri, son propriétaire taciturne, ou Madame Mortemont, sa voisine au patois obscur. - [Jean-François Millet, pastels et dessins](https://www.vivelaculture.com/jean-francois-millet-pastels-et-dessins/): Animateur d’un retour à la nature qui réagit à l’académisme d’un David, le maître normand (1814-1875) se distingue de ses confrères de l’école de Barbizon en peignant les champs et leurs travailleurs plus que la forêt de Fontainebleau voisine. On sait que ses derniers paysages ont fortement influencé les Impressionnistes. On sait moins que ces dessins et pastels, créés à la demande du marchand Emile Gavet (longtemps propriétaire du célèbre Angélus), furent le déclic qui décida le jeune Vincent Van Gogh à peindre, lorsqu’il les vit à Paris en 1875. - [Des bêtes & des hommes](https://www.vivelaculture.com/des-betes-des-hommes/): Avant son best seller mondial La Terre vue du ciel, Yann Arthus-Bertrand a beaucoup pratiqué la photo animalière. Et s’il a commencé avec les lions du Kenya, il a aussi couvert très régulièrement le Salon de l’agriculture, dès les années 80. Après un premier livre consacré au cheptel français (Bestiaux, en 1991), il y revient ici avec une galerie de portraits «en duo» (l’éleveur et sa bête) capturés cette fois dans les foires du monde entier. Plus de 90 races sont présentées, brossées et pouponnées comme pour un salon. - [Acid Brass](https://www.vivelaculture.com/acid-brass/): La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments où l’on s’embrasse. […] - [La visite de la fanfare](https://www.vivelaculture.com/la-visite-de-la-fanfare/): Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui… - [Les virtuoses](https://www.vivelaculture.com/les-virtuoses/): Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose… La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle ! - [Royal de Luxe et le mythe du géant](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-et-le-mythe-du-geant/): Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque ! - [Quand la mer monte](https://www.vivelaculture.com/quand-la-mer-monte/): Le porteur de géants, Dries, assiste au spectacle Sale affaire, du crime et du sexe joué par Irène, alias Yolande Moreau. Et ils vont se rapprocher petit à petit pour s’aimer, ces cocos-là. Ce film est une merveille, car Yolande Moreau est une merveille d’actrice, un carnaval à elle seule. Son sourire est une suspension d’une infinie douceur, sa poésie est si pure que je l’imagine, réincarnée en albatros sur le pont du bateau de Baudelaire, subjuguant l’équipage, avec son âme de géant ! - [Gargantua](https://www.vivelaculture.com/gargantua/): Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine… ». C’est énorme ! - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux/): François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle ! - [L’œuvre de François Rabelais](https://www.vivelaculture.com/loeuvre-de-francois-rabelais/): La culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance « Pendant le carnaval, c’est la vie même qui joue et pendant un certain temps, le jeu se transforme en vie même », dit Bakhtine, le penseur reconnu du carnaval, qui parle du rire carnavalesque et de son langage dont Gargantua, qu’il a étudié de très près, est truffé. Quand il ajoute : « pendant toute la durée du carnaval, personne ne connaît d’autre vie que celle du carnaval », on voudrait lui dire, qu’entre temps, les mms ont été inventés pour envoyer en temps réel à ceux qui n’y sont […] - [Penser le carnaval](https://www.vivelaculture.com/penser-le-carnaval/): Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée ! - [Orfeu Negro](https://www.vivelaculture.com/orfeu-negro/): Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride ! - [Pêcheur d’Islande](https://www.vivelaculture.com/pecheur-dislande/): Si Pêcheur d’Islande contient des descriptions de carnaval avant le départ à la pêche, et si certains ont besoin du carnaval pour retrouver une énergie vitale, en se maquillant, chantant, dansant, riant et buvant, l’essentiel de son énergie, Yann la trouve en mer, pour le plus grand malheur de Gaud qui l’épouse avant son départ sur La Léopoldine. « Une nuit d’août, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d’un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer. » Loti chante le forçat de l’amour de la mer ! - [La Folie Carnaval](https://www.vivelaculture.com/la-folie-carnaval/): Les 50 plus belles histoires Depuis longtemps, l’idée d’inverser la hiérarchie donne son sens au carnaval qui, le temps d’une parenthèse, libère l’énergie primale pour qu’au dehors règne l’indispensable ordre social. L’ancêtre du carnaval serait les Sacées, décrites dans Babyloniaca par le prêtre babylonien Bérose : les serviteurs donnent des ordres à leur maître, un prisonnier devient roi, mange avec ses épouses. Savez-vous ce qu’est un carnaval à la noix ou comment transformer le paiement de l’impôt en une fête avec les meuniers de Limoux ? Non ? Alors lisez ce livre… - [Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise](https://www.vivelaculture.com/faces-visages-maquilles-du-carnaval-de-venise/): Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville ! - [Karnaval](https://www.vivelaculture.com/karnaval/): Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable… La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte… Le prochain carnaval remettra le […] - [Les carnavaleux](https://www.vivelaculture.com/les-carnavaleux/): Avec des textes de Richez, des dessins de Bloz (tous deux du nord), cette BD fait entrer obligatoirement dans l’esprit du carnaval. Dès la première page, le ton est donné en chansons : « Rosalie t’as pissé dans ton lit », « Chantal t’as mis ton doigt dans mon trou d’balle », mais l’essentiel commence page 4, quand un carnavaleux se déguise en demandant la culotte de sa copine, puis conclut son habillage sous l’œil de sa mère. La caresse de la foule carnavaleuse vient de cette métamorphose méticuleuse d’homme en femme. À Dunkerque, la foule est douce… - [Un thé au sahara](https://www.vivelaculture.com/un-the-au-sahara/): Point de passage entre le Nord et le Sud, entre l’Europe et l’Afrique, Tanger deviendra une terre d’accueil pour de nombreux artistes. Paul Bowles qui s’y est installé en 1947 y écrit Un thé au Sahara, l’histoire d’une Américaine qui veut fuir la civilisation moderne en se jetant à corps perdu dans la vie en Afrique. Bien qu’il n’appartienne pas au courant de la Beat génération, Paul Bowles verra tous les grands noms du mouvement lui rendre visite à Tanger. Seul William Burroughs qui séjournera dans la ville deux années deviendra son ami. Encore aujourd’hui Tanger est un fantasme que […] - [La fièvre du samedi soir](https://www.vivelaculture.com/la-fievre-du-samedi-soir/): A la fin des années 70, le rock underground new yorkais partage le terrain avec toutes sortes de musique dont le disco qui suinte des murs du Studio 54, la mecque du genre et de la hype. Dans La Fièvre du samedi soir, c’est sur la piste du 2001 Odyssey (clin d’œil au film de Kubrick) que Tony Monero (J. Travolta) oublie son quotidien de vendeur dans une quincaillerie. Succès planétaire, naissance de la star Travolta et des dizaines de millions de disques vendues pour les Bee Gees. La Fièvre du samedi soir, est un film remarquable sur l’obstination dont […] - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai/): Ghost Dog, est le huitième film de Jim Jarmusch et sans conteste un de ses plus réussis. C’est l’histoire d’un tueur à gage connu pour agir dans la plus grande discrétion (Forest Whitaker dans son meilleur rôle ?) et qui vit à l’abri des regards suivant le code d’honneur des samouraïs du Japon médiéval. Son seul passe-temps est son élevage de pigeons. Un jour, ses employeurs décident de se débarrasser de lui… Le film est un hommage au Samouraï de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon. La mise en scène est remarquable et, comme toujours, le film est porté par une bande […] - [So alone](https://www.vivelaculture.com/so-alone/): Johnny Thunders fut le guitariste des géniaux et flamboyants New York Dolls, groupe de glam rock à l’énergie pré punk qui irradia le milieu des années 70 avant que les échecs commerciaux et les drogues n’eurent raison de lui. Sur les cendres encore chaudes des Heartbreakers, son deuxième groupe, Johnny Thunders enregistra So alone, avec la collaboration du gratin de la scène rock du moment (Chrissie Hynde des Pretenders, Phil Lynott de Thin Lizzy, Steve Jones des Sex Pistols…). Morceaux impeccables servies par la production du maître Steve Lillywhite. Un must. - [Nightclubbing Desperados](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-desperados/): Les années punk et new wave vont aussi secouer la France. Le Palace, Actuel, Métal Hurlant, Libération, Chorus, les Enfants du rock… chacun dans son domaine va contribuer au bouillonnement culturel de l’époque qui voit l’arrivée de Frank Margerin, Yves Chaland, Denis Sire… Une nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée dont Serge Clerc qui va être au rock et au nightclubbing ce que Michel Ange est à la Chapelle Sixtine. Pas moins. - [Can’t stop won’t stop](https://www.vivelaculture.com/cant-stop-wont-stop/): Le Rap arrive aux oreilles du « grand public » en 1979 avec le premier tube du genre Rapper’s Delight de Sugarhill Gang. Puis ce sera la déferlante que l’on connaît. Mais le genre a une histoire qui remonte aux années trente avec l’apparition des premiers spoken words (les chansons parlées), voire à la tradition des griots. Si les chaînes en or et les clichés macho font parfois oublier les origines contestataires du mouvement, le travail d’historien auquel s’est livré Jeff Chang, journaliste à San Francisco, est là pour nous les rappeler. Une histoire passionnante qui se lit comme un reportage qui […] - [The mystery of heaven](https://www.vivelaculture.com/the-mystery-of-heaven/): Jim Jarmusch, comme tous les artistes new yorkais de la fin des années 70 a multiplié les expériences artistiques. Grand fan de rock’ n’roll il n’a jamais arrêté la musique une fois sa carrière de cinéaste entamée. Les deux albums qu’il a enregistrés avec Jozef Van Wissem (compositeur de musique minimaliste et joueur de luth) présentent des morceaux instrumentaux, sorte de no wave minimaliste (luth & guitares) aux accents psychédéliques de toute beauté. C’est Tilda Swinton (Eve dans Only lovers left alive) que l’on entend réciter un poème médiéval du 13ème siècle sur le morceau «The more she burns the […] - [La Mer de Corail](https://www.vivelaculture.com/la-mer-de-corail/): Burroughs, John Cale, Sam Shepard… On pourrait remplir un annuaire de l’underground en listant les personnes que Patti Smith a croisées dès ses premières années à New York et avec lesquelles elle va collaborer. Cette faim inextinguible de découvertes est aussi le reflet de la vie culturelle new yorkaise de cette époque où la seule chose proscrite était de faire du surplace. La Mer de Corail est le premier texte dans lequel Patti Smith raconte sa longue relation avec le photographe Robert Mapplethorpe rencontré à la fin des années 1960. Un texte empreint d’une grande poésie renforcée par des photos […] - [Detroit disassembled](https://www.vivelaculture.com/detroit-disassembled/): Après avoir été le symbole de la puissance industrielle américaine au temps où l’industrie automobile était reine, Detroit « Motor City » est aujourd’hui une ville ruinée quasiment laissée à l’abandon. Dans les années 60 et 70 la ville fut la capitale de la soul music avec le label Motown (Motor Town) créé par Berry Gordy (Stevie Wonder, les Jackson 5, Marvin Gaye…), et du rock le plus abrasif avec les Stooges d’Iggy Pop et le MC5 de Wayne Kramer. Les images d’Andrew Moore montrent des lieux abandonnés, une ville fantôme. Un peu à l’image du New York des années 70. Rien […] - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat/): Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans à l’apogée d’une carrière tout aussi brève qu’exceptionnelle par sa richesse. Issu de la bohème new yorkaise du début des années 80 – comme Julian Schnabel et Keith Haring -, Basquiat commença à graffer les murs de l’Est Village puis connut rapidement un succès retentissant. C’est l’histoire de cette comète que raconte Julian Schnabel dans son premier film, un hommage touchant servi par un casting inouï ; David Bowie en Andy Warhol, Garry Oldman dans le rôle de Schnabel, Benicio Del Toro, Dennis Hopper, Jeffrey Wright, Courtney Love… Lumineux. - [77](https://www.vivelaculture.com/77/): Avec la poésie rimbaldienne de Patti Smith, l’énergie brute des Ramones et la pop racée de Blondie, Talking Heads et son rock new-wave-world-proto-funk furent un des groupes de la scène new yorkaise les plus influents du tout début des années 80. En quatre albums la bande de David Byrne posa les bases d’une musique qui résonne encore sous les doigts de Vampire Week End, LCD Soundsystem, Arcade Fire, MGMT et quelques centaines d’autres. Indispensable et inusable. - [Live at the Cheetah vol.1](https://www.vivelaculture.com/live-at-the-cheetah-vol-1/): Fania est un label de salsa créé en 1964. Un des plus prestigieux. En 1968 ses fondateurs eurent l’idée de réunir quelques pointures du label plus des invités prestigieux comme Ray Baretto, Eddie Palmieri, Bobby Cruz… pour monter un orchestre à géométrie variable, le Fania All-Stars. Dès les premiers shows le succès est au rendez-vous et le Fania All-Stars réunira 60000 personnes au Yankee Stadium en 1973 ! Si des albums studio comme le formidable Latin-Rock-Soul, restent des références, les enregistrements live dont le légendaire Live at the Cheetah donnent toute la mesure de cette formation hors du commun. Préparez les mojitos, […] - [Off The Coast Of Me](https://www.vivelaculture.com/fresh-fruit-in-different-places/): Cab Calloway et les big bands des années 40 sont à August Darnell (Kid Creole) ce que les Stooges d’Iggy Pop sont aux rockeurs élevés à la mamelle de Lemmy de Motorhead. Une source d’inspiration intarissable. Kid Creole – August Darnell – grandit dans le Bronx et fit ses premières apparitions avec son frère au sein du groupe Dr. Buzzard’s Original Savannah Band, au moment où, à New York, toutes sortes de musiques s’échappaient du moindre trou à rat. Avec ses Coconuts belles à se faire damner un saint, et accompagnés du bondissant Coati Mundi, Kid Creole And The Coconuts […] - [ZE30 1979 – 2009](https://www.vivelaculture.com/ze-records-story-1979-2009/): New York fut une centrifugeuse culturelle de laquelle allaient sortir l’énergie brut des Ramones, le funk-disco de Chic et les synthétiseurs de Suicide, puis une sorte de new wave funky, une musique hybride qui mélangeait guitares, synthétiseurs, rythmes syncopés et sonorités exotiques. Le label ZE créé par Michael Zilkha et Michel Esteban fut le plus représentatif de ce courant. John Peel, grand gourou de la radio anglaise de cette époque dira de ZE que c’est : « le meilleur label de musique indépendant du monde ». Alan Vega, Bill Laswell, Marie et les garçons, Nona Hendrix, James Chance, Was (not Was)… furent signés sur […] - [Only lovers left alive](https://www.vivelaculture.com/only-lovers-left-alive/): Dans Only lovers left alive, cette histoire d’amour entre deux vampires, on retrouve les éléments qui rendent le cinéma de Jim Jarmusch si particulier : le temps qui s’étire, des villes désolées et romantiques qui tombent en décrépitude (Détroit et Tanger) et ces personnages décalés à la classe vénéneuse (Tilda Swinton et Tom Hiddleston) qui ne demandent qu’à vivre en marge mais que le monde extérieur vient déranger. Jarmusch pousse ici son amour de la musique jusqu’à faire de son personnage principal un guitariste de rock. Son plus beau film depuis Ghost Dog. - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-2/): Fils naturel d’Albert Londres et Louis-Ferdinand Céline, l’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » Philippe Bordas est également l’auteur de L’invention de l’écriture. - [Le stratège](https://www.vivelaculture.com/le-stratege/): Comment construire une équipe de baseball quand on n’a pas l’argent pour acheter des vedettes ? La victoire peut-elle se mettre en équation ? Le Stratège, est un film sur le bon usage des mathématiques pour parvenir à compenser le manque de moyens. Que cela parvienne à marcher (histoire vraie), c’est beau comme une utopie. De celles dont les sports les plus fortunés sont particulièrement friands. Là, le sujet est le baseball, sport incrusté dans les gènes nord-américaines, mais auquel les Français n’ont jamais rien compris. Peut-être la présence de Brad Pitt et de Philip Seymour Hoffman aidera t-elle à un rapprochement ? - [He Got Game](https://www.vivelaculture.com/he-got-game/): Fidèle parmi les fidèles des matchs de la NBA en général et des Knicks de New York en particulier, Spike Lee ne pouvait pas ignorer le basket dans ses films. Il le traite sous son aspect social dans He Got Game qui décrit les affres d’un jeune prodige des paniers, Jesus Shuttleworth joueur vedette de son lycée, pris entre deux feux ; intégrer l’équipe universitaire à la demande du gouverneur et ainsi aider son père à sortir de taule, ou accepter l’offre d’un des grands clubs de NBA qui le convoitent. Magnifique emploi de la musique d’Aaron Copland qui rythme les différentes […] - [De rouille et d’os](https://www.vivelaculture.com/de-rouille-et-dos/): Craig Davidson est un écrivain canadien amateur de boxe. De rouille et d’os (Rust and bones) est un premier recueil de nouvelles, huit histoires de déclassés qui ont en commun de devoir faire face à la violence du monde qui les entoure. Comme ce boxeur qui après s’être cassé la main doit accepter des combats illégaux pour vivre, combats qui se tiennent dans des arrière-cours et qui font l’objet de paris clandestins. Jacques Audiard adaptera deux textes de ce recueil pour construire le scénario de son film éponyme sorti en 2011 avec Marion Cotillard et Matthieu Schoenaerts. L’écriture de Davidson […] - [Quand j’étais Superman](https://www.vivelaculture.com/quand-jetais-superman/): Raphaël Poulain a tout connu du rugby. La lumière du Stade de France avec trois titres de champion et les salaires « mirifiques » du Stade Français. Les voitures de luxe et les groupies. Le « Lomu blanc » a posé nu pour un calendrier… et s’est vite retrouvé à poil sur le trottoir et au RSA après une série de blessures. Il se raconte et au-delà de son vécu ou son ressentiment, on sent bien comment en quelques années on est passé du « rugby village » au « rugby paillettes ». D’un jeu collectif à un chacun pour soi. Dis papa, c’était mieux avant ? Tais-toi et […] - [L’Amateur de tennis](https://www.vivelaculture.com/lamateur-de-tennis/): De 1980 à 1990, Serge Daney a talentueusement irradié la chose tennistique dans les pages de Libération. Deux ans après sa mort, P.O.L. a publié le gratin de ses articles qui firent dire à Marguerite Duras : « Daney devient écrivain ». Son œil acéré, formé au cinéma, capable de voir le caché derrière les apparences, a passé au scanner les jeu des champions de l’époque. Insistant maniaquement sur le service, qu’il considérait comme le coup majeur car il nécessite un retour. Pour lui, le tennis était, aussi, un sport de combat. - [Ecrits sur le sport](https://www.vivelaculture.com/ecrits-sur-le-sport/): Il ne faut pas forcément prendre Per Olov Enquist au pied de la lettre. Cet écrivain là, labélisé « Dernier monstre sacré de la littérature scandinave » publie des romans-documentaires où la fiction dispute à la réalité et où tout peut se mélanger sans que l’on y prenne garde. Il n’hésite pas à inventer des dialogues, des faits. Mais n’est-ce pas dans la fiction que l’on approche au plus près la réalité ? Pour le journal Expressen, Il a « couvert » les deux plus grandes manifestations sportives : les JO ensanglantés de Munich en 1972; la Coupe du monde de foot au Mexique en 1986. […] - [De la boxe](https://www.vivelaculture.com/de-la-boxe/): Lorsque De la boxe est paru, en 1988, on se demandait bien ce qu’une femme pouvait comprendre au « Noble art ». Ou même de quel droit Joyce Carol Oates se permettait d’en parler. Les sarcasmes ont été vite ravalés. La plus célèbre romancière américaine contemporaine (l’auteure de Blonde son roman sur Marilyn Monroe) connaît son sujet, mue par cette saine curiosité : « Il y a là un mystère que j’essaie de percer ». Certes la boxe a changé depuis 1988, Tyson n’était alors qu’à l’aube de sa carrière, et les champions s’appelaient alors Hagler, Hearns, Leonard, Duan, Camacho. Mais la pertinence de Joyce […] - [Le marathon d'Honolulu](https://www.vivelaculture.com/le-marathon-dhonolulu/): Hunter S. Thomson est revenu sain et sauf d’Honolulu où un magazine de running l’avait envoyé faire un reportage sur le marathon qui s’y courait, mais on ne saura rien ou presque de la course. En revanche, comme un shaman que les drogues rendent plus clairvoyant, Hunter S. Thomson nous livre une vision prophétique et amère sur les années 80, la disparition de tout esprit contestataire et sur le triste spectacle que nous offrent ces militants devenus joggers. Récit psychédélique, ce texte est le pendant de Las Vegas Parano où Thompson était parti couvrir une course de motos. « Comme d’habitude, […] - [Les terrains](https://www.vivelaculture.com/les-terrains/): Surtout connu pour ses films, Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Une douzaine d’heures plus tard, le dimanche après-midi, il devait disputer un match de foot avec l’équipe des gens du spectacle. Seule la mort pouvait faire rater une entrée sur le terrain à cet intellectuel polyvalent. Peu de temps avant sa mort, il assurait : « Après la littérature et l’éros, pour moi le football est l’un des plus grand plaisir. » Un plaisir communicatif que l’on ressent dans ses articles, publiés pour la plupart dans L’Unita, le quotidien communiste. Spectateur, c’est la boxe […] - [Rush](https://www.vivelaculture.com/rush/): La saison 1976 de Formule 1 fut l’une des plus palpitantes de l’histoire, rythmée par le duel entretenu de course en course par l’Autrichien Niki Lauda (Ferrari) et le Britannique James Hunt (McLaren), deux pilotes que tout oppose dans la vie. Champion du monde en titre, Lauda sera victime d’un terrible accident. Il en ressortira vivant mais pas indemne, grièvement brûlé, et laissera le titre à Hunt. Le film de Ron Howard (Apollo 13) retrace cette saison de duellistes respectueux l’un de l’autre mais guerriers avant tout. La caméra vous embarque dans des plans vertigineux. A ranger à côté de […] - [Maradona](https://www.vivelaculture.com/maradona/): L’icône absolue du foot n’est pas Pelé mais Maradona. Surdoué, enfant terrible et rebelle impénitent, Diego Maradona s’est laissé ausculter, disséquer par Emir Kusturica. Si le réalisateur d’Underground, s’est quelque peu laissé « manger » par son sujet, reste la présence et les mots de Pibe Del Oro. Fan de Che Guevara et ami de Fidel Castro, Maradona, co-fondateur (avec Eric Cantona) d’un syndicat international des joueurs qui a suscité peu d’enthousiasme, ne lâche rien. Plus qu’un hommage, le film de Kusturica est un éloge du caractère. - [Les Experts : Une tribu d'hommes libres](https://www.vivelaculture.com/les-experts-une-tribu-dhommes-libres/): Le 26 janvier, l’équipe de France de handball a remporté le championnat d’Europe en laminant le Danemark 41-32. Nikola Karabatic a été élu meilleur joueur du tournoi, mais cette victoire est avant tout celle d’une tribu complice et solidaire. S’il y avait un trophée des entraîneurs il reviendrait sans conteste à Claude Onesta, l’entraîneur des « Experts », dont c’est le 7e titre international. Lui qui parle si bien de « grammaire du jeu » sait conjuguer le succès. En toute modestie mais avec une rare lucidité. - [Pussy Riot](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot/): Avec les XXIIème Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, Vladimir Poutine tient un bel outil de propagande. A double tranchant puisque sous le regard du monde démocratique. Deux membres des Pussy Riot, groupe punk dans la plus pure tradition du genre, héritières des Sex Pistols et de Clash, condamnées à deux ans de camp de travail en août 2012, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, ont été libérées en décembre 2013. Les Pussy Riot finalisent actuellement leur premier album mais n’ont pas désarmé pour autant. - [Desports](https://www.vivelaculture.com/desports/): Créé en 2003 So Foot a relevé et gagné le pari que l’on pouvait aimer le foot, l’écrire et en parler avec esprit, humour et élégance. Dix ans plus tard, Desports creuse un peu plus le sillon. Il s’agit d’une revue littéraire (la petite sœur de la revue Feuilleton) au format livre, traitant de tous les sports avec un regard décalé, du style, et cette saine curiosité d’aller voir derrière le rideau du spectacle et des simples résultats des matchs de la veille. Des plumes et des témoignages de poids (Woody Allen, Nabokov, Chambaz, Denis Grozdanovitch, Sepulveda…), une maquette impeccable, […] - [Le Maître ignorant](https://www.vivelaculture.com/le-maitre-ignorant/): En 1818, Joseph Jacotot, lecteur de littérature française à l’université de Louvain, propose à ses étudiants flamands – dont il ne parle pas la langue et qui ne parlent pas la sienne – de faire un commentaire en français de Télémaque de Fénelon en se débrouillant avec l’édition bilingue. Ça a marché ! Jacques Rancière raconte cette aventure pédagogique révolutionnaire où des étudiants ont été mis en situation d’apprendre par un maître qui a stimulé leur intelligence et leur volonté. Pour Jacotot : Hip, hip, hip… - [Graffiti School](https://www.vivelaculture.com/graffiti-school/): L’école du graffiti est-elle une branche des arbres de l’allée qui mène à l’école buissonnière ? Cette dernière ne donne de l’énergie que si l’écolier en rupture y cultive sa liberté, avec un peu de théorie sur le contexte historique des graffitis, des conseils pratiques indispensables pour réaliser un tag, savoir ce qu’est « throwup », etc. Un chapitre est destiné aux enseignants. Comme « les bons élèves ne comprennent rien aux choses du bizarre », chante Charlélie Couture, il serait bon que l’Éducation joue avec l’interdit au lieu de l’interdire. - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu/): Brassaï a appris le français en lisant Proust. Son père était professeur de lettres à la Sorbonne, donc À la recherche du temps perdu n’est sans doute pas arrivé complètement par hasard dans ses mains ni dans sa tête. Proust ne lui a d’ailleurs pas servi que de méthode Assimil, car il a plus tard cherché à mettre en valeur le rapport évident et profond, selon lui, que Proust entretenait avec la photographie. Brassaï ou pas, Proust est une merveille, donc si vous n’avez jamais eu l’occasion de vous y mettre, ne perdez plus de temps. Un conseil : lisez les […] - [Le Troisième Homme](https://www.vivelaculture.com/le-troisieme-homme/): Un écrivain américain venu à Vienne pour voir son ami qui vient de mourir accidentellement découvre un monde très inquiétant. Outre la présence magistrale d’Orson Welles et de Joseph Cotten, le film doit sa réputation à l’air entêtant de cithare et à la photo noir et blanc de Robert Krasker ; le chef opérateur s’est promené dans le Vienne en ruine de l’après-guerre à la recherche d’ombres à la manière d’un Brassaï dans Paris. Chef-d’œuvre aux confins de l’étrange ! - [Taxi Driver](https://www.vivelaculture.com/taxi-driver/): Robert de Niro s’entraîne face à sa glace à coup de « You’re talking to me ? », dans une scène qui a fait le tour du monde. Mais de l’autre côté du miroir, ce film vous invite à vous enfoncer dans la nuit à New York avec ce chauffeur de taxi complètement cinglé : l’asphalte est noir, les enseignes sont de toutes les couleurs et les jeunes putes noires et blanches. Alors, faut-il se faire peur la nuit pour avoir des sensations ? Non, la nuit ne fait peur qu’à ceux qui se couchent tôt, mais s’ils se relèvent pour se laisser prendre et […] - [Un soir insolite à Paris](https://www.vivelaculture.com/un-soir-insolite-a-paris/): Brassaï voyait des merveilles la nuit. Si vous manquez d’idées pour sortir, ce petit guide va vous changer vos soirées. Assister à une séance parlementaire nocturne où il est interdit de s’endormir (p. 45), regarder les étoiles à l’Observatoire de la Sorbonne (p.41), pratiquer le yoga du rire (p. 65), enfin, pour prolonger le regard de Brassaï sur les fesses, découvrir celles du Louvre (p. 15). À vous de jouer pour transformer lors d’un soir l’insolite en un seul hit ! - [Meurtres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/meurtres-pour-memoire/): Sur le pont Saint-Michel, du côté Île de la Cité, une plaque rappelle que le 17 octobre 1961 une manifestation du FLN s’est terminée dans un bain de sang. Dans le roman Meurtres pour mémoire un étudiant en Histoire s’intéresse aux conditions dans lesquelles son père professeur d’Histoire fut assassiné par un CRS lors de la répression policière exercée sur l’ordre du préfet Papon, et puis c’est à son tour d’y passer car il voulait en savoir trop… Apollinaire a fait couler la Seine sous le pont Mirabeau, Didier Daeninckx nous rappelle que sous le pont Saint-Michel, la Seine a […] - [Le Joli Mai](https://www.vivelaculture.com/le-joli-mai/): Chris Marker, son pseudo ne l’indique pas, est français, et s’appelle Christian Hippolyte François Georges Bouche-Villeneuve. Déjà que certains trouvent les génériques un peu long… Son documentaire s’intéresse aux Parisiens pendant le mois de mai 1962, le premier mois de paix, quand s’achève la guerre d’Algérie. Avec des vues aussi belles qu’originales sur Paris et une bienveillance telle que les questions sur la guerre, la dictature, le confort de vie, le travail, qui n’obtiennent d’abord pas de réponses auprès des Parisiens, peuvent être reposées sans lasser les interlocuteurs de tout âge, ce documentaire révèle un humanisme dont nous gagnerions tous […] - [Paris insolite](https://www.vivelaculture.com/paris-insolite/): Quelle ville voulez-vous voir en laissant de côté l’« officielle » ? Êtes-vous prêt pour le grand voyage ? Jean-Paul Clébert a été clochard, exercé des métiers comme « beugleur de canard volant, vendant L’Intran au temps de son opulence », « métreur d’appartement », il vous montre un bordel pour clochards dans le quartier Saint-Paul où l’une des deux pièces était « Le Sénat », l’autre « La Chambre des députés », il vous présente le paradis des cloches ou le grenier des maléfices… Dans l’insolite, le vrai, à Paris, suivez le guide ! - [Original Pirate Material](https://www.vivelaculture.com/original-pirate-material/): Mike Skinner, né en 1978 à Birmingham, a son premier clavier à 5 ans et son premier ministudio dans sa chambre d’ado. Il fait des chansons pour dire son ennui en banlieue, mais son phrasé rap, son accent cockney, et ses nappes de synthés dont les écoutes successives révèlent la finesse, arrachent la mise sur une première chanson « Has it Come to This ». Le CD Original Pirate Material de son groupe The Streets sort dans la foulée et cartonne. Écoutez-le pour comprendre à quel point c’est addictif ! - [Faites le mur !](https://www.vivelaculture.com/faites-le-mur/): Exit Through the Gift Shop est le titre original de ce film où Banksy met en scène MBW alias Mr Brainwash, pseudo de Thierry Guetta, artiste français d’art urbain dont le réalisateur fait une caricature pour dénoncer les travers du marché de l’art. Banksy est le pseudo d’un vrai résistant du graffiti qui vient de le prouver en octobre 2013, dans un feuilleton réel, Better Out than In, où il a nargué la police dans les rues de New York. Le premier épisode est un pochoir où un garçon monté sur le dos d’un autre attrape la bombe de peinture […] - [Graffiti](https://www.vivelaculture.com/graffiti/): Dès les années trente, Brassaï regarde les murs de Paris dont il observe les craquelures. Il note dans des carnets les adresses des graffitis pour suivre leur évolution pendant des années, car, dit-il, « ce sont des œuvres collectives que les gens dessinent clandestinement ». Une partie des photos de ce livre est dans la collection permanente du Centre Pompidou, mais pour que Brassaï n’ait pas bossé pour rien, ouvrons grands nos yeux sur les murs des villes où nous marchons. Dans une visite que j’ai animée sur l’expo Basquiat, une femme devant une peinture sur un morceau de palissade m’a demandé : […] - [Nikon D7100](https://www.vivelaculture.com/nikon-d7100/): Si les photos de Brassaï vous mettent dans un état second et révèlent votre âme de photographe, vous avez le choix : vous débrouiller avec votre smartphone comme le recommande sincèrement Vincent Lambert, ou vous rendre compte qu’un vrai appareil, comme le Nikon D7100, change la donne quand vous avez appris à vous en servir. Son livre est idéal pour ça. Il est photographe professionnel et son intelligence vive vous livre des explications du même tonneau. Ainsi l’HDR est un truc épatant ! - [Brassaï](https://www.vivelaculture.com/brassai/): Connaissez-vous Robert Delpire ? Phare de l’histoire moderne de la photo, la MEP lui a consacré l’expo Delpire & Cie en 2009. Surnommé « le montreur d’images » par sa femme Sarah Moon, il a produit Cassius Clay, le film culte de William Klein ; édité des livres pour enfants comme Les Larmes de crocodile d’André François ; créé la collection « Photo Poche » quand il est devenu directeur du Centre national de la photographie en 1982. Le numéro sur Brassaï est une excellente alternative au catalogue de l’expo pour un budget de poche. - [Brassaï, pour l’amour de Paris](https://www.vivelaculture.com/brassai-pour-lamour-de-paris/): Même si une sélection d’excellents tirages en grand format est visible sur le quai du métro Hôtel de Ville, faire une bonne heure de queue pour voir l’exposition donne accès à un vrai trésor. Voici la preuve par 6 perles en petit format : une chaise sous la neige laisse la réalité se fondre dans la magie du graphisme ; le rythme des pavés parisiens dépasse l’anecdote ; les arabesques de la décoration de la tour Eiffel jouent avec celles d’une grille ; la nuit, les lumières de la place de la Concorde semblent irréelles ; sur les berges, l’ombre fait d’un soubassement […] - [Le Roi et l’Oiseau](https://www.vivelaculture.com/le-roi-et-loiseau/): Sorti une première fois en 1952 dans une version raccourcie par les producteurs, puis en 1979 dans une version longue et remontée par Paul Grimault, Le Roi et l’Oiseau est l’exemple type d’une production indépendante qui finira par s’imposer tout en se démarquant du modèle dominant de Disney. L’histoire poétique de la bergère et du ramoneur, qui luttent pour sauver leur amour dans un royaume où règne la terreur imposée par le roi tyran Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie, est imaginée par Jacques Prévert d’après un conte d’Andersen. Admiré par tous, ce film […] - [Pluie noire](https://www.vivelaculture.com/pluie-noire/): Deux fois Palme d’or et une fois Prix spécial à Cannes, Shõhei Imamura est un des réalisateurs japonais les plus importants de l’après-guerre. Pluie noire raconte l’histoire d’une femme, contaminée par une pluie radioactive, qui va devoir essayer de survivre dans un Japon traumatisé par la défaite. C’est cette même « pluie noire » qu’on retrouve au début du film Le Tombeau des lucioles. Cette pluie peut aussi être vue comme le symbole de l’américanisation de la société japonaise qu’Imamura ne cessera de dénoncer dans ses films. - [Pikmin 3](https://www.vivelaculture.com/pikmin-3/): Pikmin est à GTA5 ce que Monstres & Cie est à La Horde sauvage de Sam Peckinpah. Un havre de paix et de subtilité. Un petit cosmonaute échoué sur une planète doit reconstruire sa fusée pour rentrer chez lui. Pour y arriver le plus vite possible, il doit se faire aider par d’étranges petites créatures, mi-radis mi-fourmis, que notre cosmonaute devra d’abord aider à se développer. Un jeu ludique qui pose les questions des ressources rares et de leur gestion, et dans lequel pour gagner on ne doit pas affronter l’autre mais l’aider. Développé sous la houlette du génial Shigeru […] - [Le Château dans le ciel](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-dans-le-ciel/): Dans Le Château dans le ciel, le troisième film de Miyazaki sorti en France en 2003 (en 1986 au Japon), on retrouve les deux thèmes chers à Hayao Miyazaki, les objets volants (un dirigeable) et un monde caché où la nature est pure et toute puissante (la ville de Laputa). On retrouve aussi les militaires destructeurs et les enfants porteurs d’espoir. Là réside la magie Miyazaki : faire des films intemporels, inusables, avec des sujets aussi simplistes. De nombreux clins d’oeil au Roi et l’Oiseau de Paul Grimault se glissent sous nos yeux ébahis. - [Le Tombeau des lucioles](https://www.vivelaculture.com/le-tombeau-des-lucioles/): Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, Le Tombeau des lucioles, est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur […] - [Amer Béton](https://www.vivelaculture.com/amer-beton/): Dans Amer Béton, les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable. - [Fukushima, récit d’un désastre](https://www.vivelaculture.com/fukushima-recit-dun-desastre/): « Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli. - [L’Art japonais](https://www.vivelaculture.com/lart-japonais/): Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, ont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou La Vague d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l’influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. » - [Monstres & Cie](https://www.vivelaculture.com/monstres-cie/): En 1995, après des dizaines d’années où film d’animation rimait avec Disney, les studios Pixar lâchèrent Toy Story sur les écrans du monde entier avec le succès qu’on sait. Sorti en 2001, Monstres & Cie, a pour cadre une ville qui puise son énergie dans les cris des enfants effrayés par des monstres cachés sous les lits et dans les placards. Jusqu’au jour où c’est un enfant qui sème la panique chez les monstres. En comparaison des films de Miyazaki, les films signés Pixar (qui appartient aujourd’hui à Disney) tiennent plus de la farce que du compte poétique. Mais la […] - [Chronique japonaise](https://www.vivelaculture.com/chronique-japonaise/): Pendant des siècles le Japon est resté fermé sur lui-même ne laissant que très peu de voyageurs fouler son sol. Cet isolement dura jusqu’au milieu de XIXe siècle, après que les Occidentaux ont forcé le Japon à ouvrir ses frontières. Nicolas Bouvier, l’auteur de L’Usage du monde, se rend pour la première fois au Japon en 1955. Avec un sens du récit où le temps ne se mesure pas à la vitesse d’une connexion à Internet, Nicolas Bouvier nous raconte un Japon vécu à hauteur d’homme. « J’ai débarqué, consigné mon bagage à Tokyo Central et suis parti au hasard […] - [Le Petit Prince](https://www.vivelaculture.com/le-petit-prince/): Se retrouver en plein Sahara à devoir dessiner des moutons pour un petit garçon tombé d’un astéroïde on ne sait comment… Tout ça à cause d’une panne d’avion ! Cette histoire d’Antoine de SaintExupéry, publiée en 1943, est un long conte qui invite les adultes à s’interroger sur la perte de l’innocence, sur l’absurdité des principes qui les éloignent de la vraie vie, de l’amour et de l’amitié. C’est la candeur du Petit Prince qui sauvera l’aviateur. Heureusement qu’il savait dessiner ! - [Le bilan de l’intelligence](https://www.vivelaculture.com/le-bilan-de-lintelligence/): Le titre du film de Miyazaki, Le vent se lève, est tiré d’un poème de Paul Valéry écrit en 1920, Le Cimetière marin, « Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! » C’est le même Paul Valéry qui écrit en 1935 le texte d’une conférence dans lequel il attire notre attention sur les progrès techniques qui améliorent la vie et le confort, mais qui modifient également notre rapport à l’environnement auquel nous devenons moins sensibles, et au temps qui nous rend moins patient. Deux thèmes « miyazakiens » s’il en est. - [Aviator](https://www.vivelaculture.com/aviator/): La grande passion d’Hayao Miyazaki est l’aviation. Dès l’enfance il rêvait d’être pilote, mais ce rêve lui sera interdit à cause d’une trop forte myopie. Howard Hughes lui aussi rêvait de voler. Il poussera cette passion, dans son cas on peut parler d’obsession, jusqu’à concevoir des avions et posséder une compagnie aérienne. C’est l’histoire de cet homme hors du commun que raconte Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de l’homme à femmes, cinéaste, pilote, milliardaire, et grand cinglé… - [Princesse Mononoké](https://www.vivelaculture.com/princesse-mononoke/): Princesse Mononoké a révélé Hayao Miyazaki au monde entier c’est aussi son plus gros succès au Japon. C’est histoire d’un prince frappé par une malédiction après avoir tué un dieu sanglier, et qui part dans l’espoir de retrouver les esprits des dieux de la forêt et comprendre les raisons de sa malédiction. C’est le film le plus représentatif de la ligne écologiste du cinéma de Hayao Miyazaki. L’homme doit arrêter de détruire la nature et tout faire pour vivre en harmonie avec elle. On retrouve également la place centrale des femmes qui sont celles qui portent la sagesse. - [Le vent se lève](https://www.vivelaculture.com/le-vent-se-leve/): Les films d’Hayao Miyazaki peuvent se classer en deux grandes catégories : ceux dont le thème principal est la nature et ceux qui parlent d’aviation et de tout ce qui vole en général. Le vent se lève se range dans cette dernière catégorie puisqu’il est inspiré de la vie de l’ingénieur qui dessina le Zero, cet avion révolutionnaire qui équipa l’armée japonaise, notamment les kamikazes qui plongeaient sur les porte-avions pendant la guerre… Mais Hayao Miyazaki préfère s’attacher aux rêves de l’ingénieur enfant. Le vent se lève, est annoncé comme le dernier film de celui qui est adulé par tout […] - [Dans la brume électrique](https://www.vivelaculture.com/dans-la-brume-electrique/): Quand les fantômes de la guerre de Sécession (et un serial killer visiblement fâché avec les femmes) rôdent au-dessus des marécages du sud de la Louisiane. Une adaptation très réussie d’un des meilleurs romans de James Lee Burke, tourné chez lui ou presque, à New Iberia, avec un Tommy Lee Jones très convaincant – bien que ronchon – dans la peau de Dave Robicheaux. - [Louisiana Cajun + Creole Music](https://www.vivelaculture.com/louisiana-cajun-creole-music/): Un français archaïque et tremblant, sorti de la nuit des temps, des paroles pleines de grâce et de pudeur, une musique rurale, noire (ici Creole) et blanche (cajun) : sur le fil d’un gin-grin acide et d’un accordéon essoufflé par la poussière d’un vieux boui-boui, les airs de Louisiane évoquent un art de vivre joyeux, unique en son genre et une culture sophistiquée, aujourd’hui plus que jamais menacée. - [Le dernier baiser](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-baiser/): Texan plus que Louisianais, voisin de l’écrivain de New Iberia, lorsque ce dernier séjournait à Missoula, mais surtout compagnon de biture durant les années où le père spirituel de Robicheaux buvait plus que de raison, Crumley et Burke faisaient la paire. Un peu comme les deux compères de ce sublime roman noir, plantés devant le zinc avec leur clébard addict à la bière, Fireball. - [New Orleans is my Home](https://www.vivelaculture.com/new-orleans-is-my-home/): « Un tas de gens pensent que c’est moi qui ai tout déclenché. Mais le rock & roll était là bien avant moi. Faut se faire à l’évidence : je ne chanterai jamais comme Fats Domino. Et je le sais ». C’est Presley qui le dit : le roi de la Nouvelle-Orléans a presque tout inventé. Et résisté à tout, même à l’ouragan Katrina. - [Creole Belle](https://www.vivelaculture.com/creole-belle/): … A l’image des derniers enregistrements de Johnny Cash – crépusculaires –, l’œuvre de James Lee Burke, immense écrivain du Sud, semble s’obscurcir, roman après roman, pour en devenir plus sublime encore. Creole Belle raconte l’histoire d’un naufrage. Ou plutôt d’un paradis perdu. Celui d’une Louisiane luxuriante et raffinée, sur le point d’être engloutie. - [Etudes pour un portrait de Van Gogh par Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/etudes-pour-un-portrait-de-van-gogh-par-francis-bacon/): La vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life), de Vincent Minnelli – sorti en 1956, impressionne le peintre Francis Bacon qui se lance, comme un enragé, dans une série de huit tableaux à partir du Peintre sur la route de Tarascon de Van Gogh. Le livre raconte comment cette série va modifier la façon de travailler du peintre et l’aider à mieux traiter son sujet : une vision pessimiste de l’homme du XXe siècle. C’est donc vrai que les grands esprits se rencontrent ! - [Vincent et Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/vincent-et-van-gogh/): Non, Van Gogh n’est pas un peintre de génie, mais un pauvre type sans talent, jusqu’au jour où il rencontre un chat en Arles qui s’appelle Vincent, et se met à peindre des toiles extraordinaires… Gradimir Smudja est né en 1956, en Yougoslavie, pays qu’il a quitté pour incompatibilité d’humeur avec le régime. Il est peintre copiste, dessinateur, caricaturiste ; son album sur Van Gogh est beaucoup plus drôle que le texte d’Artaud ! - [Lettres à Tonton](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-tonton/): Restons à Montmartre où vécut Van Gogh, mais quittons le registre dramatique des peintures de l’exposition du musée d’Orsay ; à Montmartre, en 1942, Colette rencontre Gaston Baheux, dit Tonton de Montmartre, l’animateur haut en couleur du Liberty’s, devenu Chez Tonton, avant de fermer dans les années 50. Colette et Tonton deviennent très amis et se l’écrivent dans des lettres où l’écrivain dévoile ses inquiétudes pendant la guerre, ce qui n’empêche pas le ton des Lettres à Tonton d’être enjoué. - [Entretiens avec Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/entretiens-avec-francis-bacon/): Van Gogh échangeait avec son frère. Le peintre Francis Bacon eut de longs échanges avec David Sylvester, critique d’art britannique. La lecture de ce livre permet, d’une part, de découvrir comment un artiste parle de son rapport à son art, loin de toute anecdote et, d’autre part, permet d’imaginer ce qui n’existe pas, des échanges entre Van Gogh et un critique d’art. Un conseil pour terminer : si un artiste peut échanger avec un critique d’art, c’est parce que ce dernier a beaucoup regardé son travail. Donc, si vous voulez échanger avec un artiste sur son travail… commencez par beaucoup le regarder ! - [Lettres à son frère Théo](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-son-frere-theo/): Dans les lettres que Vincent adresse à son frère, il lui fait part de ses réflexions sur sa vie d’artiste. Dans la longue lettre de juillet 1880, il compare deux types de fainéants – c’est son frère qui l’entretient : celui qui est paresseux et l’autre qui « est rongé intérieurement par un grand désir d’action… dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose ». Artaud et son naufrage du cerveau ne sont pas loin. Dans la même lettre Vincent précise : « Puisque l’on sait lire, qu’on lise donc ». A bon entendeur… - [Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis](https://www.vivelaculture.com/manuel-de-savoir-vivre-a-lusage-des-rustres-et-des-malpolis/): Comme Vincent Van Gogh n’a pas eu la chance de rencontrer une femme dans sa vie, voyons les conseils de Desproges auxquels il a échappé : sachons reconnaître une femme d’un homme. Comment aborder une jolie femme ? Pourquoi aborder une femme laide ? L’hétérosexualité : pour quoi faire ? Qui emmener en voyage de noces ? Autant de sketches, autant de grands classiques ; Van Gogh le suicidé de la société pose la question de la norme. En rire n’est-il pas la meilleure manière d’éviter d’avoir la tête qui tourne ? Musset disait à George Sand : « Cause à mon cœur, ma tête est malade ! ». - [Vol au-dessus d’un nid de coucou](https://www.vivelaculture.com/vol-au-dessus-dun-nid-de-coucou/): One Flew over a Cuckoo’s Nest est le titre original de ce film culte de Milos Forman. Cuckoo signifie coucou ou une personne mentalement dérangée, soit la population de l’hôpital psychiatrique où McMurphy (Nicholson), débarque pour éviter la prison à la suite d’un viol sur une mineure. Il prend les choses à la rigolade et va aider au “réveil” de certains pensionnaires face à l’autorité de fer de Miss Ratched. L’Indien, Chef Bromden, restera fidèle à McMurphy jusqu’à la fin… Le film montre comment la norme est maintenue jusqu’à ce que la digue saute… - [Séraphine](https://www.vivelaculture.com/seraphine/): Si Van Gogh n’était reconnu de personne (à part son frère), Séraphine de Senlis était ignorée par tous ; elle faisait des ménages pour manger et de la peinture pour nourrir son âme assoiffée de Dieu. Le critique d’art, Wilhelm Uhde, découvre le génie de sa peinture et va s’occuper d’elle. L’immense Yolande Moreau est Séraphine, dans le film qui s’inspire du livre de Françoise Cloarec. Après avoir eu droit à une exposition au musée Maillol, ses toiles font partie, aujourd’hui, de la collection permanente. Et les anges disent : « vive Séraphine ! ». - [La maison du docteur Blanche](https://www.vivelaculture.com/la-maison-du-docteur-blanche/): Van Gogh aurait certainement été heureux dans la maison du docteur Blanche, un asile d’un genre nouveau, fondé en 1821, à Montmartre, sur le modèle d’une pension de famille. La génération romantique y trouva refuge, Gérard de Nerval, Charles Gounod, Guy de Maupassant et… Théo Van Gogh, accueilli après la mort de son frère, alors que sa dépression était abyssale. Laure Murat révèle un lieu sans équivalent dans l’histoire de la psychiatrie et explore, à partir d’archives inédites, les rapports entre la création et la folie. - [La folie](https://www.vivelaculture.com/la-folie/): Et si le début de la sagesse était de renoncer à être sage ? Qui, sinon la folie, détourne du suicide les hommes dont la vie n’a aucun sens ? Le collectif, dirigé par Raphaël Enthoven, examine ce genre de questions en évoquant Foucault, Jerry Lewis, Artaud… Artaud qui parle de « lucidité supérieure ». Est-ce à force d’être supérieurement lucide que Van Gogh s’est dit que ça allait comme ça… Au lieu de répondre, les corbeaux croassent dans le champ… - [Le moine (de Lewis)](https://www.vivelaculture.com/le-moine-de-lewis/): Dans sa libre adaptation du roman noir de Matthew Gregory Lewis, Le moine, crépitent les illuminations d’un grand écrivain qui a surtout écrit des petits morceaux où son inspiration géniale se consume. Les 9 volumes de ses œuvres complètes réunissent des fragments, articles, projets, scénarios, courts essais, poèmes, et des lettres à Jacques Rivière, directeur de la NRF, où il écrit qu’il a tant à dire mais que le naufrage de son cerveau l’empêche d’écrire. Naufrage du cerveau, Van Gogh connaissait aussi, d’où leur rencontre… - [Van Gogh ou l’enterrement dans les blés](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-ou-lenterrement-dans-les-bles/): « Il faut être mort plusieurs fois pour peindre ainsi », disait Van Gogh à propos de Rembrandt. Une idée que rejoint Bazaine, considérant que le peintre naît vieux quand il arrive enfin à observer ce feu qui l’aveugle. Van Gogh n’a pas eu le temps de vieillir, mais son génie lui a permis de croire en sa peinture alors qu’il n’était soutenu que par son frère. Viviane Forrester explore la vie de l’artiste qui commença mal en naissant un an après son frère mort-né, Vincent Van Gogh ; ça n’aide pas, même si ça n’explique pas tout. Expliquer quoi ? - [Le temps de la peinture](https://www.vivelaculture.com/le-temps-de-la-peinture/): « Un tableau n’a rien à signifier, il est. Et c’est sa totale gratuité qui lui garde, à travers les âges, sa force révolutionnaire intacte », écrit Bazaine dans ce livre de réflexion où il n’est pas question de Van Gogh, mais dont la lecture permet de mettre au vestiaire les éternelles questions concernant les vibrations des toiles de Van Gogh, ou mieux, de changer l’objet des mêmes questions : pourquoi vibrons-nous face à ses toiles ? Pour trouver la réponse, chacun discute avec lui-même. - [Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/van-gogh/): « Au départ, l’ennui que j’avais par rapport à Maurice, c’était la peinture. C’est difficile de toucher à ça. Parce que non seulement Van Gogh était peintre (paraît-il), mais lui aussi… Plus, le cinéma… Ça fait beaucoup ! La meilleure solution, c’était de ne pas peindre », confie Dutronc, César du meilleur interprète en 1992, dans Van Gogh de Maurice Pialat. Succès populaire avec plus de 1,3 million de spectateurs, à mettre en rapport avec les 39,9 millions de dollars restés célèbres dans les annales de Sotheby’s pour la vente des Tournesols. - [Van Gogh, le suicidé de la société](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-le-suicide-de-la-societe/): Le texte réagit à un article du Dr Beer qui croyait déceler, chez Van Gogh, une schizophrénie “du type dégénéré”. Artaud décida de frapper fort en affirmant que Van Gogh n’était pas fou. Son texte court est fulgurant. Il sert de fil rouge à l’exposition actuelle, au risque de se transformer en présentation thématique des toiles de Van Gogh ; Artaud mode d’emploi ? Alors le mystère reste entier et tant mieux ! Le cocktail idéal est : 1/3 Van Gogh + 1/3 Artaud + 1/3 Alain Cuny. Où le déguster ? Dans la vidéo de l’exposition Le champ aux corbeaux. - [Flaming Youth](https://www.vivelaculture.com/flaming-youth/): Lorsque le Cotton Club l’engage fin 1927, l’orchestre de Duke Ellington (1899-1974) connaît déjà un certain succès. Mais c’est dans la mythique boîte de nuit de Harlem qu’il se stabilise et, jouant six soirs sur sept pendant quatre ans, trouve sa cohésion et le style “jungle” qui fera sa renommée. Paradoxe : issu de la classe moyenne noire de Washington et convaincu que l’égalité ne serait pas octroyée mais acquise par la réussite, Ellington devient célèbre dans un cabaret mettant en scène une Afrique de pacotille, avec une musique pleine de stéréotypes attendus par une clientèle exclusivement blanche. Mais cette […] - [Sous le plus grand chapiteau du monde](https://www.vivelaculture.com/sous-le-plus-grand-chapiteau-du-monde/): Pour les défenseurs des animaux, il y a pire enfermement qu’une cage de zoo : celui d’un cirque, où les effets de l’itinérance et du dressage s’ajoutent à l’exiguïté des ménageries. Et derrière le clinquant de cette superproduction en Technicolor avec Charlton Heston, c’est bien dans les coulisses peu reluisantes que nous entraîne Cecil B. DeMille : difficultés financières, amours, ambitions ou condition animale, tout doit s’effacer pour offrir “le plus grand spectacle du monde” (The greatest Show on Earth, titre original). - [Zoos humains et exhibitions coloniales](https://www.vivelaculture.com/zoos-humains-et-exhibitions-coloniales/): 150 ans d’inventions de l’Autre. La thèse de cette somme sur une page peu glorieuse de l’histoire de l’Occident : depuis la Vénus hottentote du début du XVIIIe (cette esclave sud-africaine souffrant de diverses hypertrophies servit de phénomène de foire jusqu’à sa mort en 1815) jusqu’aux Kanaks, exhibés à l’Exposition coloniale parisienne de 1931, la pratique des “zoos humains” a forgé des stéréotypes racistes qui ont perduré bien après la disparition du phénomène. - [La cannelle et le panda](https://www.vivelaculture.com/la-cannelle-et-le-panda/): Les grands naturalistes explorateurs autour du monde. Première incursion du célèbre botaniste dans le monde animalier, ce livre rend hommage à une vingtaine de naturalistes, de la Renaissance à l’époque moderne. Parmi ces explorateurs partis inventorier les espèces (et souvent fournisseurs des premiers parcs zoologiques), le père Armand David, un missionnaire français qui découvrit le panda géant au Tibet, en 1869. Vivant exclusivement en Chine, où il n’en reste que 1.000, cet animal est devenu l’emblème de la protection des espèces, et l’attraction la plus recherchée par les parcs zoologiques du monde entier. Souvent offerts comme cadeau diplomatique par la […] - [Fables](https://www.vivelaculture.com/fables/): Sur les zoos, Emil Cioran, écrivain roumain, a noté que : « Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l’homme n’est pas loin ». C’est inévitable, en scrutant les espèces sauvages on se regarde soi-même, cherchant en elles nos traits, (la grimace du chimpanzé), notre caractère (la bonhommie de la girafe) et nos comportements sociaux (les éléphants en groupe). Et personne mieux que Jean de La Fontaine (1621-1695) n’a poussé aussi loin l’exercice anthropomorphique. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes », écrivait le moraliste en exergue de son premier recueil de […] - [Le lion](https://www.vivelaculture.com/le-lion/): Une gamine de 10 ans, capricieuse et subjuguée par son face à face avec la faune sauvage ; des parents moins enthousiastes ; et des larmes pour finir… On croirait le synopsis d’une visite en famille au zoo, mais c’est celui du plus célèbre roman de Joseph Kessel (1898-1979). Grand voyageur, pour la presse comme en fiction (dès 1922, son premier livre, La steppe rouge, utilise ses souvenirs d’errance dans la jeune URSS), le futur académicien suit ici, dans une réserve africaine, la passion de la petite Patricia pour les animaux, à commencer par le lion King. Dépaysement brutal, pureté […] - [Le front populaire des photographes](https://www.vivelaculture.com/le-front-populaire-des-photographes/): Le zoo de Vincennes a été inauguré en juin 1934, à un moment particulier de notre histoire politique et sociale : quelques mois plus tôt, en février, les ligues d’extrême droite ont battu le pavé et fait tomber un gouvernement ; quelques mois plus tard, en octobre, les partis de gauche réagissaient en s’alliant au sein du Front populaire, qui remportera les élections de juin 1936 et, au terme de grandes grèves festives, créera les congés payés, immortalisés dans ce livre par les plus grands photographes de l’époque. Loisir populaire, la visite au zoo s’inscrit dans cette révolution-là. Et à […] - [Le goût des autres](https://www.vivelaculture.com/le-gout-des-autres/): De l’Exposition coloniale aux Arts premiers. L’histoire du zoo de Vincennes est indissociable de celle du colonialisme français : inauguré il y a 80 ans, ses bases dataient de l’attraction zoologique installée au même endroit lors de la grande Exposition coloniale de 1931, à la gloire de notre Empire d’alors. Le succès populaire de cette oasis d’exotisme aux portes de Paris conduisit à la décision de pérenniser le parc, qui s’inscrit ainsi dans le cadre plus large des rapports de l’Occident avec les “autres” mondes (Afrique, Asie, Océanie et Amériques) qu’il a longtemps dominés. Cet anthropologue examine ce qu’il reste […] - [Noé](https://www.vivelaculture.com/noe/): Mis à la sauce hollywoodienne par le réalisateur de Black Swan (oscar de la Meilleure actrice à Natalie Portman en 2011), le célèbre récit biblique devient une efficace fable écolo portée par Russell Crowe, un appel à préserver la nature des cataclysmes provoqués par l’homme. Comme ici l’arche où le patriarche réunit la faune, les zoos se veulent aujourd’hui une mise en scène de la biodiversité… - [Le monde du silence](https://www.vivelaculture.com/le-monde-du-silence/): Faux rochers, points d’eau artificiels et arbres de béton : la reproduction du milieu naturel dans les parcs zoologiques est souvent grossière, une “convention” assumée, que les visiteurs acceptent comme des spectateurs de théâtre ou de cinéma. Fondateur du documentaire animalier moderne, ce film de Cousteau, primé à Cannes, utilise de même toutes les ficelles de la mise en scène (avec l’aide d’un futur représentant du jeune cinéma français, Louis Malle, alors étudiant) pour créer un spectacle qui ne cherche pas vraiment le réalisme : montage, bruitage, et scénario bâti autour de quelques héros : Cousteau lui-même, son fidèle plongeur […] - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux-2/): Compositeur post-romantique, remarqué dès sa jeunesse par Berlioz ou Liszt, Camille Saint-Saëns (1835-1921) a dû à son style très classique d’être oublié face à ses contemporains révolutionnaires, Ravel et Debussy. On se souvient surtout de ce Carnaval des animaux, œuvre parodique composée comme un gag en 1886 et jouée seulement deux fois de son vivant. Souvent couplée avec Pierre et le loup de Prokofiev, sur scène ou sur disque, cette suite pour orchestre n’est pourtant pas réservée aux enfants car c’est aussi une passionnante (et hilarante) tentative de “peinture sonore” cherchant à évoquer la marche du lion, le caquetage d’une […] - [Liberté pour les ours !](https://www.vivelaculture.com/liberte-pour-les-ours/): Publié alors que l’auteur américain n’a que 26 ans, ce premier roman est une œuvre de jeunesse mais le plan de ses deux protagonistes pour libérer les animaux du Schönbrunn, à Vienne (créé en 1752, c’est le plus ancien parc zoologique encore en activité) ébauche un thème qui deviendra récurrent dans ses romans ultérieurs, notamment Le monde selon Garp et L’hôtel New Hampshire, la misère des animaux en cage – souvent des ours – revenant régulièrement symboliser l’aliénation sociale et sexuelle de ses personnages. - [Tropical Gangsters](https://www.vivelaculture.com/tropical-gangsters/): Au début des années 80, en pleine grisaille post-punk, le New-Yorkais August Darnell, alias Kid Creole, a réchauffé nos platines avec son mélange de funk, de salsa et d’influences jazz, époque big bands. Ce troisième album en est la parfaite illustration, avec les tubes Annie, I’m not your Daddy et Stool Pigeon. Il connaîtra un énorme succès, notamment en France, où il est soutenu par Jean-Pierre Dionnet et Philipe Manœuvre, alors aux commandes de l’émission Sex Machine sur Antenne 2. La gloire du Kid le mènera jusqu’à une collaboration avec Prince en 1990, avant de retomber. Mais son show, toujours […] - [La Légende de Tarzan](https://www.vivelaculture.com/la-legende-de-tarzan/): Publié dans un magazine américain dès 1912, puis en recueil, il y a tout juste un siècle, le premier Tarzan (et les 25 volumes qui suivront) vaut bien mieux que la série de films avec Johnny Weissmuller qu’il a inspirés à partir de 1932. Simplistes et teintés de colonialisme, ils rendent mal compte de la puissance de ce mythe littéraire, inspiré à l’auteur par le Mowgli du Livre de la jungle et par divers récits d’enfants sauvages élevés par des animaux. Dans le roman, l’homme-singe a fait montre d’une rare violence et d’un formidable instinct, mais est aussi doté d’une […] - [Zoo, la métamorphose](https://www.vivelaculture.com/zoo-la-metamorphose/): Ce «voyage photographique» nous plonge au cœur du nouveau Vincennes en suivant les 6 années de rénovation qui ont transformé le parc vieillissant en un espace à la scénographie plus proche du milieu naturel, grâce notamment au travail de la paysagiste Jacqueline Osty. Le célèbre rocher surplombe toujours de ses 65 mètres les 15 hectares du parc, mais les deux tiers de la superficie ont été réaménagés et réorganisés en 5 «biozones» géographiques, avec 40% de surfaces plantées supplémentaires. On peut désormais se promener sur 4 kilomètres et découvrir un millier d’animaux sans – presque – voir l’ombre d’une cage. - [L’Amant](https://www.vivelaculture.com/lamant/): A 70 ans, Marguerite Duras sort de l’anonymat avec L’Amant qui obtient le prix Goncourt. Elle rencontre enfin le grand public. Comme le dira Alain Robbe-Grillet qui ne l’aimait pas beaucoup : « L’Amant est un livre important, bien qu’il ait atteint les deux millions d’exemplaires : ne soyons pas mesquins… Marguerite Duras est bête, mais c’est un grand écrivain… oui, oui… et elle a des intuitions créatrices très intelligentes sans le savoir. » Jean-Jacques Annaud fera une adaptation de L’Amant, que Duras reniera. Elle sortira en même temps que le film, un livre, L’Amant de la Chine du Nord qui est, en quelque […] - [Entretiens inédits Marguerite Duras et François Mitterrand](https://www.vivelaculture.com/entretiens-inedits-marguerite-duras-et-francois-mitterrand/): A partir des années 80 et du couronnement de L’Amant par le prix Goncourt, Marguerite Duras devient de plus en plus une voix, avec un phrasé inimitable, des silences, un choix scrupuleux des mots, que l’on entend de plus en plus, à la radio, à la télévision, et qui ressemble à sa façon d’écrire. Elle est devenue « une autoroute de la parole », comme elle le dit à Jérôme Beaujour, dans La vie matérielle, un livre d’entretiens, justement. - [L’espèce humaine](https://www.vivelaculture.com/lespece-humaine/): Robert Antelme épouse Marguerite Duras en 1939. Pendant la guerre, ils entrent dans la Résistance, dans un groupe dirigé par François Mitterrand. Antelme sera déporté à Dachau. Il en tirera un des plus importants essais sur l’univers concentrationnaire, L’espèce humaine, tandis que Duras racontera son sauvetage dans un livre magnifique, La douleur. - [Un cadavre dans la bibliothèque](https://www.vivelaculture.com/un-cadavre-dans-la-bibliotheque/): « Duras adore Agatha Christie. Comme elle, elle est fascinée par le côté ordinaire du crime et par la banalité – apparente – de la personnalité des criminels. La différence entre un fou et un être normal n’apparaît qu’après le crime. Ce n’est pas dans le camp de la victime qu’elle se situe mais dans celui qui commet l’acte. C’est la destruction de soi-même à travers la mort qu’on inflige à un autre qui la captive » (Marguerite Duras, Laure Adler, Gallimard/Biographie, 1998). - [Plume](https://www.vivelaculture.com/plume/): Duras a connu personnellement les plus grands écrivains français de son époque : Raymond Queneau, Maurice Blanchot, Georges Bataille, René-Louis des Forêts… Mais l’un de ceux qu’elle a le plus admiré, mais qu’elle n’a jamais rencontré, c’est Henri Michaux, qu’elle qualifiera de « plus grand poète français ». - [Lumière d’août](https://www.vivelaculture.com/lumiere-daout/): Quand elle commence à écrire, au début des années 40, Duras est influencée comme beaucoup d’écrivains français (Sartre et Camus en tête) par les écrivains américains : Ernest Hemingway et surtout William Faulkner. Une influence dont elle se détachera progressivement. - [La Mouette](https://www.vivelaculture.com/la-mouette/): A côté de ses propres pièces, Duras a signé de nombreuses adaptations, seule ou en collaboration : Les Papiers d’Aspern et La bête dans la jungle, de Henry James, Miracle en Alabama, de William Gibson, ou encore La Mouette de Tchekhov. - [En attendant Godot](https://www.vivelaculture.com/en-attendant-godot/): Difficile pour Duras de ne pas être influencée par Beckett qui domine le théâtre de son époque, d’autant plus qu’ils ont tous les deux le même éditeur. En 1963, Beckett se rendra à la première de l’une de ses pièces, Les Viaducs de la Seine-et-Oise, et il aurait dit en sortant : « C’est magnifique ». Plus tard, Beckett incitera son actrice emblématique, Madeleine Renaud, à travailler avec Duras. - [Phèdre](https://www.vivelaculture.com/phedre/): En théâtre, Marguerite Duras a un seul maître, et c’est Jean Racine qu’elle a d’abord étudié comme tout le monde au lycée français de Saïgon, qu’elle verra ensuite représenté à la Comédie-Française lors de son arrivée à Paris, et qu’elle relira avec délice à la naissance de son fils. - [Les Enfants](https://www.vivelaculture.com/les-enfants/): Si India Song est sans doute le film le plus connu de Duras, en partie grâce à la mélopée entêtante signée Carlos d’Alessio, Les Enfants, tourné en 1985, est le seul film “comique” de Duras, à la fois « durassien et tatiesque », comme l’écrivit Serge Toubiana dans Les cahiers du cinéma. - [L’été 80](https://www.vivelaculture.com/lete-80/): Durant l’été 80, Marguerite Duras tient une chronique pour Libération en direct de Trouville, si l’on peut dire, où elle possède une maison. Dix textes qui abordent aussi bien l’actualité brûlante (la révolte sur les chantiers navals de Gdansk, en Pologne) qu’un enfant d’une colonie de vacances, isolé des autres, sur la plage. « Un égarement dans le réel », comme elle l’écrira. - [Le bûcher des innocents](https://www.vivelaculture.com/le-bucher-des-innocents/): Fan de faits-divers, Duras ne pouvait pas rater l’affaire criminelle qui a fait couler tant d’encre à son époque : celle du petit Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé mort noyé, ligoté, dans la Vologne. C’est dans Libération qu’elle publiera son article resté célèbre pour cette expression : « Sublime, forcément sublime », à propos de Christine Villemin, la mère de l’enfant. - [L’Autre Journal : 1984-1992 Une anthologie](https://www.vivelaculture.com/lautre-journal-1984-1992-une-anthologie/): C’est dans L’Autre journal, fondé en 1984 par Michel Butel, que Marguerite va livrer deux de ses plus célèbres entretiens. D’une part, une très longue conversation avec François Mitterrand qu’elle connaît depuis près d’un demi-siècle et qui jouera un rôle essentiel dans sa vie sous l’Occupation. Et d’autre part, une interview absolument géniale et décalée avec Michel Platini, alors au faîte de sa gloire. - [Hiroshima mon amour](https://www.vivelaculture.com/hiroshima-mon-amour/): Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant et son confident. Il lui parle de sa vie et lui répète : « Tu n’as rien vu à Hiroshima ». Elle lui parle de son adolescence, Nevers pendant la Seconde Guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et du fait qu’elle a été tondue à la Libération. - [Marguerite Duras](https://www.vivelaculture.com/marguerite-duras/): Un album pour passer de l’autre côté du miroir d’un des écrivains français les plus importants. Photographies, facsimilés, manuscrits, lettres… Laure Adler a illustré les grandes étapes de la vie de Marguerite Duras à travers ces documents qu’elle a choisis et classés. Un album en cinq parties des racines de l’enfance à la consécration. Sublime, forcément sublime Marguerite D. - [Mon chien stupide](https://www.vivelaculture.com/mon-chien-stupide/): Un écrivain quinquagénaire, en pleine crise, court après les propositions de scénarios minables pour des séries télé (toutes aussi pathétiques), à la recherche de miteux cachets, afin de nourrir femme et enfants. Hollywood côté Pôle Emploi par un écrivain rageur et lucide, influence majeure des écrivains de la « beat generation » ou de Charles Bukowski. - [Los Angeles Nostalgie](https://www.vivelaculture.com/los-angeles-nostalgie/): Le Los Angeles des années 50 par un musicien qui, comme tous les grands guitaristes, possède plus d’une corde… à son arc. Une touchante collection de portraits drôles et tendres, de situations tordues, « borderline » (pour reprendre le titre d’un de ses albums), dans une ville blanche-noire-chicano qui paraît aujourd’hui bien old-skool. - [La Divine Comédie](https://www.vivelaculture.com/la-divine-comedie/): C’est une des premières merveilles de la poésie italienne. Un des piliers de la littérature mondiale. C’est aussi un des premiers grands textes « people » de l’Histoire, où l’on rencontre beaucoup de connaissances du maître, riches, célèbres ou puissants à l’aube du XIVe siècle. Commencez par Le purgatoire, vous croiserez peut-être Fred Otash ! - [The Proper Time](https://www.vivelaculture.com/the-proper-time/): Le film, The Proper Time, une aimable comédie sentimentale de Tom Laughlin, n’a pas bouleversé l’histoire du 7e Art. Mais la B.O, élégant cocktail rebondissant sur les percussions délicieusement mélodiques d’un jazzman à l’époque (1959) au sommet de sa gloire et de son art, est un modèle de jazz West Coast. - [La glace noire](https://www.vivelaculture.com/la-glace-noire/): Plongée dans le cœur du L.A. criminel (ici les bas-fonds de la drogue sur fond de motels pourris) en compagnie de l’un de ses meilleurs guides : le très soupe au lait inspecteur Harry Bosch, héros fétiche d’un Michael Connelly surdoué. A (re)découvrir. - [Phil Spector, le mur du son](https://www.vivelaculture.com/phil-spector-le-mur-du-son/): L’édifiante histoire de l’un des plus grands génies de la musique, producteur d’une palette de chefs-d’œuvre durant trois décennies (Ronettes, Beatles, Sonny and Cher, Ike et Tina Turner, Ramones), et givré total, reclus dans son manoir d’Alhambra (The Pyrenees Castle), avant de plomber, en 2002, une infortunée starlette. Un conte californien. Une histoire portée à l’écran avec Al Pacino dans le rôle de Spector. - [Ma part d’ombre](https://www.vivelaculture.com/ma-part-dombre/): Durant les années 90, James Ellroy franchit un nouveau pas dans la recherche d’une littérature noire jouant entre réalité et fiction, en embauchant un flic à la retraite de la LAPD, Bill Stoner, pour enquêter sur l’assassinat de sa propre mère, le 22 juin 1958, à Los Angeles. Déstabilisant. - [Le grand couteau](https://www.vivelaculture.com/le-grand-couteau/): Film atypique aux allures d’irrespirable huis clos, mettant en scène un Jack Palance à contre-emploi (notre musclé au nez cassé incarne un acteur fragile, instable, aux antipodes de ses rôles de dur à cuire), « Le grand couteau » s’impose comme une des charges les plus sévères contre un Hollywood des années 50, assoiffé d’argent et de pouvoir. - [Hollywood Babylone](https://www.vivelaculture.com/hollywood-babylone/): La face cachée d’Hollywood par un cinéaste underground (et écrivain !) né au cœur des studios californiens. Enfant, Kenneth Anger fut acteur avant de devenir réalisateur. Une galerie de portraits (de Chaplin à Jayne Mansfield) dégoulinants de trahisons, de scandales et de violences. « Welcome in the pleasure dome » comme dirait Frankie, sur le chemin d’Hollywood ! - [L.A. Requiem](https://www.vivelaculture.com/l-a-requiem/): Un des meilleurs polars d’un auteur de thrillers qui fut un temps scénariste de plusieurs séries californiennes (« La loi de Los Angeles », « Miami Vice »). Pour le tableau particulièrement crépusculaire de la Cité des Anges, vu à travers la déchirante enquête d’un privé et de son associé. - [Chinatown](https://www.vivelaculture.com/chinatown/): Un polar complexe et filandreux dans le Los Angeles des années trente. De l’aveu même de Roman Polanski, le réalisateur s’est largement inspiré du personnage de Fred Otash pour composer celui du privé Jake Gittes, incarné par un Jack Nicholson tout à son affaire en détective véreux au museau douloureux. - [Live & Cool](https://www.vivelaculture.com/live-cool/): C’est lors d’une soirée très arrosée sur le tournage de L’inconnu de Las Vegas (Ocean’s Eleven) de Lewis Milestone tourné en 1960, que Frank Sinatra, Sammy Davis Jr et Dean Martin trouvèrent ce surnom de « Rat Pack ». Une riche idée, pour trois grands artistes qui ne s’embarrassaient pas de scrupules… - [La fille derrière le rideau de douche](https://www.vivelaculture.com/la-fille-derriere-le-rideau-de-douche/): Enquête sur le destin d’une jeune stripteaseuse, Marli Renfro, doublure de Janet Leigh dans la fameuse scène de la douche de Psychose, par l’auteur de Zodiac – adapté à l’écran par David Fincher – qui permit, en 2008, de relancer la traque d’un des plus célèbres tueurs en série de la Californie. Un thriller où tout est vrai, dédié à… James Ellroy ! - [Marilyn Monroe : enquête sur un assassinat](https://www.vivelaculture.com/marilyn-monroe-enquete-sur-un-assassinat/): Fred Otash se vantait de détenir les écoutes des ébats de Marilyn avec Kennedy… Une chose est sûre : aucune star de l’époque n’a sans doute autant subi jusqu’à sa mort, le 5 août 1962, les assauts de la presse à scandale. Cette enquête très documentée, bien que décriée lors de sa sortie en 1998, donne une idée de l’ambiance… - [Extorsion](https://www.vivelaculture.com/extorsion/): Vraie/fausse confession (dans un douloureux purgatoire) de Fred Otash, flic véreux, détective privé corrompu, maquereau, maître chanteur, déjà entrevu dans American Death Trip et Underworld USA : avec cette novella au rythme lancinant, James Ellroy évoque l’Amérique du crime et le marigot californien, via la presse à scandale d’une époque où le voyeurisme ne passait pas encore par Internet. - [Nowhere to run](https://www.vivelaculture.com/nowhere-to-run/): Il y a des livres sur la musique aussi importants que certains disques et Nowhere to run est de ceux-là. Son intérêt exceptionnel vient du fait que pour l’écrire Gerri Hirshey a rencontré TOUS les protagonistes de l’histoire de la soul music et les a fait parler. De Ray Charles à Aretha Franklin, de James Brown à Diana Ross, d’Isaac Hayes aux Temptations, de Michael Jackson à Marvin Gaye… A eux tous, ils racontent l’histoire de la soul, cette musique qui n’en finit pas de résonner. - [Interstellar Fugitives](https://www.vivelaculture.com/interstellar-fugitives/): Depuis qu’elle s’est arrachée du carcan racial dans lequel on l’a longtemps maintenue, la Great Black Music a irradié tous les genres musicaux. C’est le champ de l’électro qu’ont investi Mike « Mad » Banks, Jeff Mills, Robert Hood et Darwin Hall les fondateurs du label Underground Resistance (U.R. you are) basé à Detroit, cette ville au bord du gouffre. Fortement marqués par la musique de Kraftwerk, ils produisent une techno très exigeante qui frôle parfois la musique expérimentale et qui s’accompagne d’une démarche militante forte et une volonté d’indépendance rageusement chevillée au corps. Trente ans après la création de Motown, les […] - [New Amerykah Part One](https://www.vivelaculture.com/new-amerykha-part-one/): Une classe insolente, un port de tête de reine, Erikha Badu fait, tour à tour, penser à Nina Simone, Diana Ross, Billie Hollyday, Angela Davis… Musicalement, elle distille une néo-soul classieuse, doux mélange de soul, R&B, jazz. Ses convictions religieuses et des textes afro-centrés la placent à part parmi les stars du R&B mondialisé. Pour les amateurs de voix susurrées, à ranger à côté de Gregory Potter ou Marvin Gaye époque What’s Going On. - [GIRL](https://www.vivelaculture.com/girl/): Ses succès planétaires en solo (dont le dernier en date Happy) ou avec ses copains (Daft Punk) et ses looks repérables entre mille (mention spéciale pour le short-smoking des Oscars) en ont fait l’artiste le plus populaire du moment. Il faut dire qu’il s’était déjà fait la main avec les Neptunes comme producteur de Justin Timberlake (et quelques dizaines d’autres) ou avec The N.E.R.D. Pharell Williams fait à sa sauce une musique dans laquelle les frontières entre blanc et noir ont disparu au profit d’une soul-pop d’une rare élégance et sur laquelle plane l’ombre des géants de la Motown. - [Fear of a black planet](https://www.vivelaculture.com/fear-of-a-black-planet/): Dès la parution de son premier album Yo! Bum Rush the Show en 1987, Public Enemy fit du rap une arme de combat. Fear of a black planet, leur troisième album, ne déroge pas à la règle bien qu’il soit musicalement le plus sophistiqué. Il suffit de lire la liste des morceaux samplés pour se convaincre, si besoin était, que les influences de la soul sous toutes ses coutures sont au cœur de la musique du groupe. - [Concertos Pour Piano](https://www.vivelaculture.com/concertos-pour-piano/): Rachmaninov quitte son pays en 1917. Exilé aux États-Unis, il assiste, en 1924 à New York, à la première de Rhapsody in Blue, l’œuvre avec laquelle George Gershwin fit entrer le jazz dans les salles de concert. Très impressionné, Rachmaninov écrit trois ans plus tard son quatrième concerto pour piano, qui traduit son émerveillement face à l’œuvre du compositeur américain. Par la suite c’est Ravel qui sera impressionné par la découverte du jazz qu’il écoute dans les clubs d’Harlem. Ou quand la musique classique rencontre la Great Black Music. - [Mingus moins qu’un chien](https://www.vivelaculture.com/mingus-moins-quun-chien/): La biographie de Charles Mingus commence par un entretien avec son psy : « Vous ne m’aviez pas dit que vous étiez un musicien si célèbre. – Mon cul ! Ca ne veut rien dire. C’est un système dont se servent ceux à qui nous appartenons. Ils nous rendent célèbres et nous donnent des surnoms – Roi de ceci, Comte de cela, Duke de je ne sais quoi. De toute façon, nous mourrons dans la dèche – et je pense parfois que j’aimerais mieux mourir que d’affronter le monde des Blancs. » Indispensable. A ranger à côté de la l’autobiographie de Miles Davis Miles (1989). - [Jazz](https://www.vivelaculture.com/jazz/): Prix Pulitzer en 1988, et première femme afro-américaine à recevoir le Prix Nobel de littérature en 1993, Toni Morrison est une romancière acclamée par la critique et le public. Jazz est son sixième roman, l’histoire d’un couple qui doit faire face à sa propre violence dans les années 20 quand le jazz enflammait les nuits de Harlem. C’est aussi le moment où les Noirs du Sud choisissent de s’exiler dans les villes du nord avec leurs usines et leurs ghettos. Comme dans le restant de son œuvre, Toni Morrison continue de creuser le sillon de la mémoire de la communauté […] - [Super Ape](https://www.vivelaculture.com/super-ape/): Pour beaucoup la musique jamaïcaine rime avec Bob Marley. Ce n’est pas faux mais c’est un peu court. Pour élargir le scope on s’intéressera ici à Lee « Scratch » Perry qui est au reggae et au dub ce que Phil Spector est au rock ou encore, comme le dit Llyod Bradley (l’auteur de Bass Culture) « Cet homme est le Salvador Dalí jamaïcain ». Bricoleur de génie, ses découvertes en font une source d’inspiration majeure pour tout producteur. Sans lui pas de Massive Attack ou d’électro dub. Dans son studio Black Ark, l’homme produira la crème des musiciens jamaïcains des années 70 dont les Wailers de […] - [Mothership Connection](https://www.vivelaculture.com/mothership-connection/): Si James Brown a inventé le funk et Jimi Hendrix porté l’incandescence de la guitare à son plus haut, George Clinton a fait le mix des deux pour inventer le P-Funk, une version psychédélique et rock’ n’ roll du funk de James Brown. George Clinton, l’ancien coiffeur, a frappé deux fois ; une première avec Parliament l’autre avec Funkadelic. Deux groupes au sein desquels on retrouve des premières gâchettes de chez James Brown en rupture de ban ; Maceo Parker, Fred Wesley, Bootsy Collins. Welcome aboard ! - [Money Jungle](https://www.vivelaculture.com/money-jungle/): « On met derrière ce mot tout et n’importe quoi. Ce que je fais personnellement, c’est de la musique classique américaine. Mais on peut choisir de l’appeler comme on veut.» déclarait Ahmad Jamal à Libération. Duke Ellington disait de son côté : « Je fais de la musique classique noire.» Money Jungle, cet enregistrement légendaire qui réunit en 1962 Duke Ellington, Charles Mingus et Max Roach en est la preuve éclatante. Un des plus grands enregistrements piano/basse/batterie de l’histoire. - [Say it Loud – I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud-2/): James Brown s’est illustré dans tous les courants de la Great Black Music. Gospel, blues, rythm’ blues, funk, rap… Le parcours du « Godfather of soul » est aussi édifiant ; cireur de chaussures, prison à 16 ans, musique, succès mondial (jusqu’à posséder son avion privé et ses propres stations de radio), invitation à la Maison Blanche par Richard Nixon – une visite qui créera la polémique dans la communauté afro-américaine. Musicalement, sans lui, pas de Sly Stone, Parliament, Prince ou Michael Jackson. Demandez aux rappeurs ce qu’ils pensent de celui qui fut l’artiste le plus samplé. Leur mentor à tous. - [The complete recordings](https://www.vivelaculture.com/the-complete-recordings/): Sans lui pas de rock. Pas de Keith Richards, pas de Brian Jones, pas de Jimmy Page, pas d’Eric Clapton, pas de Jimi Hendrix… ni aucun des autres rois du manche à six cordes. En vingt-neuf morceaux (et trois photos) Robert Johnson a gravé les tables de la loi du genre, et les mystères qui planent sur sa vie (le diable ne serait pas étranger à son génie…) et sur sa mort (mari jaloux, syphilis ?) n’ont fait que renforcer la légende. « Vous pensez comprendre la façon de jouer le blues, et vous entendez Robert Johnson, ses rythmiques, son jeu de […] - [Expensive Shit](https://www.vivelaculture.com/expensive-shit/): Si toute la Great Black Music plonge une partie de ses racines en Afrique, l’influence de l’Amérique sur les musiciens africains est vraie également. La musique de Fela « The Black President », en est l’illustration qui, à la fin des années soixante, mélange le jazz et le funk avec la highlife africaine et la musique traditionnelle yoruba pour créer l’afrobeat. Personnage extraordinaire, leader charismatique à la popularité seulement comparable à celle de Bob Marley en Jamaïque, combattant féroce du pouvoir en place (sa mère, militante acharnée, sera défenestrée), Fela avec ses longs morceaux cuivrés a placé Lagos, la capitale du Nigeria, […] - [Jackson in Your House](https://www.vivelaculture.com/jackson-in-your-house/): On doit le concept de Great Black Music à l’Art Ensemble of Chicago qui trouvait les appellations de jazz et de free jazz trop restrictives. Il est vrai que lorsqu’ils fondent officiellement l’Art Ensemble en 1969 à Paris, Lester Bowie, Roscoe Mitchell, Joseph Jarman, Malachai Favors Maghostut, et Famoudou Don Moye mettent en commun leurs expériences musicales qui vont du jazz à la pop, de Dizzy Gillespie à Pharoah Sanders en passant par Salomon Burke ou encore John Cage… La musique de l’Art Ensemble doit donc autant à l’Afrique qu’à la musique contemporaine, aux fanfares qu’au free jazz. - [La dame de Berlin, les aventures de Boro](https://www.vivelaculture.com/la-dame-de-berlin-les-aventures-de-boro/): En 1987, les écrivains Dan Franck et Jean Vautrin signent à quatre mains ce premier volet des aventures de Boro, intrépide reporter photographe lancé dans la tourmente de l’Europe des années trente son Leïca dans une main, sa canne dans l’autre. L’ombre de Robert Capa plane sur ce personnage qu’on retrouve tout au long des huit volumes de cette saga romanesque, à mi-chemin entre le feuilleton populaire et le polar. - [Mythologies](https://www.vivelaculture.com/mythologies/): Etre le « photographe du siècle « fait de vous un mythe moderne » ; cette mythologie-là, Roland Barthe la regarde de près dans son livre, au travers d’exemples comme le catch, la DS, le tour de France, les photos Harcourt… qui ne ressemblent pas à celles d’HCB, car il ne shootait pas systématiquement les gens de trois quart. Parmi les portraits de gens célèbres de Cartier-Bresson, il y a Beckett, Mauriac, et… Barthes ! - [Le siècle de Cartier Bresson](https://www.vivelaculture.com/le-siecle-de-cartier-bresson/): Sa vie, son œuvre, sa feuille de contact, « … sorte de sismographe qui enregistre l’instant. C’est très indiscret. » selon les propres termes d’HCB. Le film réalisé par Pierre Assouline, auteur de sa biographie L’œil du siècle est l’occasion de découvrir la genèse de la photo. Derrière la gare Saint Lazare : il a vu la flaque et s’est dit qu’il n’était pas possible que personne ne passe au dessus ; donc il a attendu et puis il a eu de la chance… - [Profession : reporter](https://www.vivelaculture.com/profession-reporter/): Un journaliste doit faire un reportage sur des révolutionnaires dans le désert en Afrique, mais le destin s’acharne et la chose ne se fait pas tandis que son voisin de chambre d’hôtel, qui semblait être si libre de sa vie, meurt brutalement. Notre héros, Jack Nicholson, en profite pour changer d’identité en collant la photo du mort sur son passeport de vivant, quoiqu’à la dérive ; il ne lui reste plus qu’à se laisser aller vers les rendez-vous qu’avait celui qu’il est devenu… Est-ce si simple ? - [Robert Capa, Traces d’une légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-traces-dune-legende-2/): « Le-plus-grand-photographe-de-guerre-du-monde » est Robert Capa dont ce livre montre trois facettes : André le réfugié hongrois, Robert le photographe de guerre, et Bob le plus français des reporters américains. Un français habitant Paris au 37 rue Froidevaux dans le XIVème arrondissement où est né sa légende. Capa utilisa Paris comme plateforme planétaire à son œuvre. Très bien mis en page, ce livre est l’un des meilleurs réalisés sur celui qui photographiait au plus près de l’homme et de l’action. - [Blow up](https://www.vivelaculture.com/blow-up-2/): Que signifie le titre du film Blow up ? Eclatement, explosion, souffle de vent, agrandissement photographique… Thomas, le photographe héros du film a pris une photo dans un parc à Londres ; agrandie des dizaines de fois, elle lui révèle un meurtre. Avec une bonne profondeur de champ, il n’en serait pas là ; oui, mais le film non plus ! Palme d’or à Cannes en 1967. - [Le livre qu’il vous faut pour réussir vos photos](https://www.vivelaculture.com/le-livre-quil-vous-faut-pour-reussir-vos-photos/): Ce petit livre écrit par un photographe est formidable pour vous aider à voir en quoi les photos de Cartier-Bresson, Capa, Salgado… sont extraordinaires. A la page 42 il s’agit du B-A BA de l’ouverture du diaphragme, et les explications se terminent sur la notion de profondeur de champ. N’oubliez pas une idée simple : pour réussir une photo, n’ayez pas peur d’en rater beaucoup, comme pour bien parler une langue étrangère, il faut vous entraîner à la parler de moins en moins mal… - [La règle du jeu](https://www.vivelaculture.com/la-regle-du-jeu/): Parfois la vie est marrante qui ferme des portes pour en ouvrir d’autres. Ainsi le refus de Luis Buñuel de l’engager comme assistant sur L’âge d’Or amène HCB chez Renoir : il va être l’un de ses assistants sur trois films dont La règle du jeu, référence des références pour les cinéphiles et célèbre, entre autre, pour sa profondeur de champ. C’est en travaillant sur ce film que Cartier-Bresson réalise que la fiction n’est pas pour lui qui préfère le documentaire. - [Le tir photographique](https://www.vivelaculture.com/le-tir-photographique/): Page 31, la photo d’un bain d’André Pierre de Mandiargues avec Leonor Fini est assez éloignée de nos photos de vacances, et le baigneur commente « la beauté de l’image, pour lui, réside dans le dévoilement d’une certain mystère et le choc d’une certain fantastique, où le tragique se mêle au comique… ». HCB en bon chasseur, sans son chien pour être invisible, sait attendre le moment où les baigneurs lui donnent l’image qui suscite un tel commentaire. Nous n’attendons pas assez pour prendre nos photos de vacances. Mais il est vrai qu’HCB n’était pas en vacances… - [Photomaton](https://www.vivelaculture.com/photomaton/): Une petite cabine pour réaliser et obtenir des portraits d’identité sans l’intervention d’un photographe « 8 photos en 8 minutes pour 25 cents » est installée en 1925 à New York par Anatol Josepho, immigrant russe. Ecrit par Raynal Pellicer, réalisateur de documentaires et de pubs pour la télé, le livre raconte comment l’aventure « photomatonne » est devenue une marque aussi reconnue que Frigidaire. Il est question de photographies identitaires et de détournements qui sont déconseillés pour votre passeport. Ne souriez pas ! - [Le Zen dans l’Art chevaleresque du tir à l’arc](https://www.vivelaculture.com/le-zen-dans-lart-chevaleresque-du-tir-a-larc/): Un professeur de philo allemand va au Japon faire du tir à l’arc pour comprendre le Zen : « L’archer cesse d’être conscient de lui-même en tant que personne appliquée à atteindre le cœur de la cible qui lui fait face.» Ce best seller que lui offre George Braque est une révélation pour Cartier-Bresson qui voit un parallèle entre l’arc et son appareil photo : visée et détente. La comparaison est amusante car la flèche va vers la cible tandis que la cible vient vers l’appareil photo. La flèche du bouddhiste a touché le cœur d’HCB. - [Je ne sais ce que je vois qu’en travaillant](https://www.vivelaculture.com/je-ne-sais-ce-que-je-vois-quen-travaillant/): Pour Cartier-Bresson, avant la photographie il y a d’abord eu l’atelier de peinture d’André Lhote (comme William Klein après lui). Vers la fin de sa vie il reviendra au dessin refusant même parfois d’évoquer son « ancien » métier de photographe. Alberto Giacometti, l’ami dont il tira si souvent le portrait, fut un sculpteur et dessinateur de génie qui portait sur son art un regard qui renvoie aux questions de l’œuvre qu’on découvre en la faisant, comme les photographes qui déclenchent au moment où ils voient l’image se mettre en place devant leur objectif. - [Magnum](https://www.vivelaculture.com/magnum/): L’agence Magnum, fondée à Paris en 1947, est la première coopérative créée par des photographes (Cartier-Bresson, George Rodger, Robert Capa, David Seymour, William Vandivert) qui souhaitaient garder un contrôle total sur les droits de leurs photos. Avant cette date les agences photographiques achetaient les photos « Tous droits de reproduction inclus » privant ainsi les photographes des retombées de l’exploitation de leurs images. Ce catalogue est un objet qui rend hommage à tous les photographes qui ont fait la réputation de Magnum. Une merveille. - [Des images et des mots](https://www.vivelaculture.com/des-images-et-des-mots/): Cartier Bresson, comme d’autres grands photographes a vu son travail mis en valeur par un éditeur de photo de génie aussi estimé par les professionnels qu’inconnu du grand public, Robert Delpire, le créateur de la collection Photo Poche. Des images et des mots est une occasion de découvrir des clichés de Cartier Bresson commentés par des regardeurs éclairés. Le DVD du film Flagrants délits est réalisé par Robert Delpire : on y voit plusieurs centaines de photographies de Henri Cartier-Bresson. Autant d’instants décisifs ! - [Henri Cartier Bresson, l’œil décisif](https://www.vivelaculture.com/henri-cartier-bresson-loeil-decisif/): A la mort de Cartier-Bresson en 2004 – il était né en 1908 – Télérama lui consacre un hors série réédité aujourd’hui pour l’exposition à Beaubourg. Une véritable mine d’or avec L’instant décisif le fameux texte d’introduction à son premier livre À la sauvette paru en 1952. Un texte d’Alain Jouffroy Le géomètre du hasard, s’intéresse à l’harmonie des œuvres de Cartier-Bresson qui mélange une dose d’instinct, une autre de bouddhisme agité et d’un sens absolu de la composition. Ça va mieux en le disant ! - [Le Sel de la Terre](https://www.vivelaculture.com/le-sel-de-la-terre/): « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » (Evangile selon Saint-Matthieu). Plus prosaïquement, il est dit que les femmes sont l’avenir d’une grève. Elles doivent se battre sur deux fronts : leurs maris et la clique patronale. Film réalisé par Herbert J. Biderman et produit par Adrian Scott, deux des « Dix d’Hollywood », emprisonnés par McCarthy pour « communisme ». Miroir d’une autre Amérique, devenu film culte s’il en est. - [ProChoix](https://www.vivelaculture.com/prochoix/): 4 numéros par an. Fondée en novembre 1997 par Fiammetta Venner, Caroline Fourest et Moruni Turlot, ProChoix avait, pour objectif initial, de défendre le droit à l’avortement. Son champ de lutte s’est peu à peu élargi à l’ensemble des droits individuels. Derniers combats en date : contre le nettoyage ethnique antimusulman en République Centrafricaine ; pour la défense de l’écrivaine Djemila Benhabib, poursuivie en justice au Québec, pour diffamation, par l’établissement scolaire privé Ecoles musulmanes de Montréal. - [Introduction aux études sur le genre](https://www.vivelaculture.com/introduction-aux-etudes-sur-le-genre/): Alors qu’un faux débat malsain fait actuellement rage, il est bon de tenter de répondre sereinement à quelques banalités de base. Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi associe-t-on masculin à actif et féminin à passif ? Les « pourquoi ? » ne manquent pas en ce domaine. Des études, surtout anglo-saxonnes, tentent d’apporter des réponses, et il n’est pas inutile d’en approcher la diversité. - [Tomboy](https://www.vivelaculture.com/tomboy/): Ode cinématographique d’une grande sensibilité à Laure, 10 ans, qui préfère jouer au foot qu’à la poupée et qui, là où elle vit, n’a d’autre choix que de se faire passer pour un garçon. Dès sa sortie, ce film, inscrit dans le dispositif « Ecole et cinéma », a suscité l’ire des conservateurs tous azimuts. Avant sa diffusion sur Arte le 19 février dernier, les intégristes de Civitas ont demandé son interdiction. En vain. « Tomboy » a réalisé l’une des meilleures audiences de l’histoire de la chaîne franco-allemande. - [Sexe, race, classe, pour une épistémologie de la domination](https://www.vivelaculture.com/sexe-race-classe-pour-une-epistemologie-de-la-domination/): Elsa Dorlin est philosophe et féministe. Elle enseigne à Paris VIII (Vincennes à Saint-Denis) et procède ici à une recension de différents travaux internationaux sur la domination. Ouvrage qui permet de comprendre comment les sciences humaines, sociales et politiques problématisent et analysent les rapports de pouvoir du point de vue de leurs multiples expressions et imbrications, s’épargnant le plus souvent la rupture du discours. - [The songs of Leiber&Stoller](https://www.vivelaculture.com/the-songs-of-leiberstoller/): Hound dog, Kansas City, Stand by me, Jailhouse rock… La plupart des chansons de cette collection sont familières, dans leur version originale ou au travers de multiples reprises. Des tubes écrits, dès le début des années 50, pour des artistes noirs par ces deux blancs new yorkais dont la double signature a fait rêver plusieurs générations d’auteurs-compositeurs. A commencer par ceux des Beatles et des Stones, qui adoptèrent l’habitude de parapher Lennon-McCartney et Jagger-Richards (sans que cela indique forcément une vraie collaboration), au départ, pour le plaisir d’imiter Leiber&Stoller et autres duos mythiques du Brill Building (Goffin-King, Mann-Weil…) - [Van Gogh et Gauguin, l'atelier du Midi](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-et-gauguin-latelier-du-midi/): A l’automne 1888, Paul Gauguin quitte la Bretagne pour Arles, où il s’installe chez Vincent Van Gogh. Les deux hommes, désargentés, veulent malgré tout créer un «atelier du Midi», une communauté où d’autres artistes finiraient par les rejoindre. Mais ils se querellent tant, que l’expérience s’achève dès la veille de Noël, par le célèbre épisode de l’oreille coupée. Pourtant ces quelques semaines de travail en commun, d’influences réciproques, de critiques et de débats sur l’art auront un profond effet sur la suite de leurs carrières, comme le raconte le catalogue de cette exposition tenue au musée Van Gogh d’Amsterdam au […] - [Les amants de la liberté, Sartre et Beauvoir dans le siècle](https://www.vivelaculture.com/les-amants-de-la-liberte-sartre-et-beauvoir-dans-le-siecle/): «La légende de ce couple a changé nos mœurs» (Michel Contat, écrivain spécialiste de Sartre). Belle formule car si le «pacte» passé entre les deux philosophes peu après leur rencontre, en 1928, est resté célèbre (à côté de notre amour nécessaire, gardons la liberté d’avoir des «amours contingentes»), il s’agissait bien pour une part d’une légende. En réalité, cette liberté s’est payée de rancœurs, de quiproquos et de souffrances. Peu importe : dans l’engagement, le travail, la carrière, ces deux deux-là se sont toujours soutenu et sublimé l’un l’autre. - [La damnation d'Edgar P. Jacobs](https://www.vivelaculture.com/la-damnation-dedgar-p-jacobs/): Jagger, le maniaque du professionnalisme contre Richards, le vagabond… Dans la fiction aussi, les couples adoptent le modèle clown blanc/Auguste. Et le second a souvent plus d’intérêt. A la télé, on se souvient d’Amicalement Vôtre pour l’exhubérant Danny Wilde, pas pour Lord Sinclair. Même chose en BD avec Haddock, Obélix, Fantasio… et Mortimer. Cette biographie révèle que la tension entre fantaisie et sérieux traversait la personnalité d’Edgar P. Jacobs, baryton raté, artiste frustré et d’une créativité qui donna une collaboration orageuse avec Hergé entre 1942 et 1947. C’est piqué au vif par l’imagination de son rival que l’auteur de Tintin […] - [L'indiscrétion des frères Goncourt](https://www.vivelaculture.com/lindiscretion-des-freres-goncourt/): Tenu à quatre mains à partir de 1851, le Journal de Jules et Edmond Goncourt a la mauvaise réputation que méritent son antisémitisme et sa mysoginie. Roger Kempf y voit cependant davantage que des Mémoires de la vie littéraire de la deuxième moitié du XIXe siècle. Car s’ils tiennent la chronique des succès, échecs, dîners et manigances de l’édition d’alors, les frères, libérés de tout ego par l’écriture à deux, livrent aussi le moindre détail de leurs vies quotidiennes, jusqu’au sordide, avec une «indiscrétion» qui annonce l’exhibitionnisme de l’autofiction. - [Pet Sounds, l'achèvement de Brian Wilson](https://www.vivelaculture.com/pet-sounds-lachevement-de-brian-wilson/): Sous la houlette d’un père violent, les trois frères Wilson, leur cousin et un ami ont commencé par revisiter Chuck Berry à la sauce surf, avec les plus belles harmonies vocales des années 60. L’aîné Brian, fasciné par le travail du producteur Phil Spector, fait preuve d’une folle ambition, incarnée par cet album et le single Good Vibrations, écrits et enregistrés à 23 ans. La communauté pop mondiale, Beatles en tête, s’incline alors devant le chef d’œuvre. Mais c’est un flop commercial. La santé mentale de Brian Wilson n’y résistera pas : désavoué par son propre groupe, il n’atteindra plus […] - [Fargo](https://www.vivelaculture.com/fargo/): A un biographe qui les sollicitait, ils avaient répondu : «Nous voyons que vous avez écrit un livre sur Laurel et Hardy. Republiez-le en mettant Joel et Ethan à la place, ce sera très bien». En 30 ans, ces frères de 59 et 56 ans ont écrit, produit et réalisé 17 films à quatre mains, en allant souvent jusqu’à signer le montage sous un pseudo commun. A l’aise dans la comédie (The Big Lebowski, 1998) comme dans le film de genre revisité (le western True Grit, 2010), ou le thriller, avec Fargo qui se déroule dans leur Minnesota natal enneigé, […] - [Mira](https://www.vivelaculture.com/mira/): Sur ce deuxième album, les Gush font évoluer leur pop rock à guitares vers un son plus moderne, délibérément calibré «French Touch» dans la foulée des groupes de chez nous qui réussissent à s’imposer à l’étranger, comme Phoenix. En revanche, ce groupe formé, il y a dix ans, par deux frères et leurs deux cousins («Siblings», donc, selon le titre du single) a gardé l’habitude des rôles interchangeables (tout le monde écrit, arrange et joue de tout) et des magnifiques harmonies vocales – pour chanter ensemble comme ces quatre-là, il faut avoir partagé des chambres d’enfant… - [Piano Duets – Great Times!](https://www.vivelaculture.com/piano-duets-great-times/): Arrangeur de Duke Ellington de 1939 à sa mort en 1967, le pianiste Billy Strayhorn est resté dans l’ombre du maître alors même qu’il a signé quelques uns des morceaux les plus célèbres de l’orchestre, dont Take the A train, rare moment de lumière pour ce «numéro 2» capable de jouer dans le même style que son patron. Ellington, autodidacte notant ses compositions de manière toute personnelle, avait besoin de lui pour convertir ses compositions en partitions compréhensibles, ainsi que, souvent, pour mettre en forme ses idées et finir ses morceaux. A la mort de Strayhorn, il confia ce rôle […] - [Deux de la vague](https://www.vivelaculture.com/deux-de-la-vague/): De leur rencontre en 1949 à leur rupture définitive en 1973, ils ont révolutionné le cinéma français. Sans jamais travailler ensemble (même si Godard tourne son premier film, A bout de souffle, sur un court script de Truffaut), mais souvent l’un par rapport à l’autre. Le critique Antoine de Baecque, biographe des deux hommes, a écrit ce documentaire qui examine cette collaboration à distance, de plus en plus difficile à mesure que leurs cinémas s’éloignaient, surtout après 1968. Leur échange de lettres final est un modèle de rupture : à Godard qui, après avoir vu La nuit américaine, le traite […] - [Live in '71](https://www.vivelaculture.com/live-in-71/): Longtemps inédite, cette bande filmée par la télé néerlandaise témoigne de ce qu’était la «Ike & Tina Turner Revue» au faîte de sa gloire : le pionnier du rock Ike Turner (1931-2007) et sa femme revisitent, à l’instigation de cette dernière, des morceaux rock (Come Together des Beatles, Honky Tonk Women des Stones, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival…) qui deviennent à la fois des tubes et, sur scène, des moments d’anthologie. En 1976, ne supportant plus le revers (drogues et violences) de cette association miraculeuse, Tina Turner s’échappera pour redémarrer de rien et réussir, dans les années 80, le […] - [Quarante ans de suspense (volume 1)](https://www.vivelaculture.com/quarante-ans-de-suspense-volume-1/): Alors que chacun avait déjà une carrière d’écrivain, ces deux-là décidèrent de s’effacer derrière cette curieuse signature, sans jamais s’étendre sur la répartition des rôles, même si l’on sait que Boileau était plutôt à l’intrigue et Thomas Narcejac (1908-1998) à la plume. Pas d’ego et priorité à l’histoire, avec de vraies réussites comme Celle qui n’était plus (qui deviendra Les Diaboliques au cinéma) et D’entre les morts (la base du Vertigo d’Hitchcock), toutes comprises dans ce premier volume de leurs œuvres complètes. - [Voodoo Lounge](https://www.vivelaculture.com/voodoo-lounge/): Eternel débat : quel est le dernier album valable des Stones ? Les puristes calent à Exile on Main Street (1972), les laxistes poussent jusqu’à Tattoo You (1981), rarement au-delà. Ce disque, sorti il y a 20 ans, est pourtant un sérieux candidat. Après la séparation de fait des années 80 et des albums solo à ranger entre «mauvais» (Jagger) et «inégal» (Richards), les deux hommes écrivent les yeux dans les yeux, chantent à deux voix (Sweethearts together, The Worst), marient guitare et harmonica façon Midnight Rambler sur un funk salace (Suck on the jugular)… et la magie d’antan revient. - [Aftermath](https://www.vivelaculture.com/aftermath/): Sorti au printemps 1966, ce quatrième album des Stones est le premier entièrement composé par Jagger-Richards. Depuis Satisfaction, à l’été précédent, le groupe délaisse les reprises de blues et de rhythm&blues au profit des morceaux du duo. Face à eux, Brian Jones perd définitivement la main : le disque doit beaucoup à son talent de multi-instrumentiste mais il n’écrit rien. Jagger et Richards, eux, ont trouvé la formule : rocks sexistes (Under my thumb, Stupid girl), chroniques pop à la Dylan (Mother’s Little Helper, Paint it black), ballades (Lady Jane), blues (Goin’ Home) et country (High and dry), ils utilisent […] - [One + One (Sympathy for the Devil)](https://www.vivelaculture.com/one-one-sympathy-for-the-devil/): En juin 1968, Godard filme les Stones enregistrant Sympathy for the Devil. La chanson, une de leurs meilleures, est signée Mick Jagger, mais en studio, le guitariste Keith Richards l’accouche : il suggère un rythme de samba et le dicte à Charlie Watts, relègue Bill Wyman aux percussions et se charge de la basse, dirige le chœur des fameux «oooh-oooh»… Aiguillonné, Jagger livre une performance vocale époustouflante. Sous nos yeux, deux jeunes hommes de 25 ans s’entendent sans guère se parler pour faire d’une bonne chanson un chef d’œuvre. - [Les pays du golfe : de la perle à l’économie de la connaissance](https://www.vivelaculture.com/les-pays-du-golfe-de-la-perle-a-leconomie-de-la-connaissance/): Caroline Piquet qui a dirigé le département d’Histoire à l’université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, montre que les Émirats ne sont pas un mirage né des sables, car avant le pétrole, il y avait déjà une activité de pêche perlière sur les côtes du Golfe Persique et du commerce au long cours. Avec l’exploitation du pétrole, l’échelle de l’économie a changé, et les tensions sont arrivées. Aujourd’hui, la volonté pacificatrice est affichée avec un projet comme le Louvre Abu Dhabi, un autre comme le musée Gugghenheim, son futur voisin. Voilà qui promet des journées d’une extrême richesse culturelle, ponctuées par la douceur […] - [Les croisades vues par les Arabes](https://www.vivelaculture.com/les-croisades-vues-par-les-arabes/): Lorsque les chroniqueurs arabes de l’époque des croisades, notamment Ibn al-Qualanisi et Oussama Ibn Mounqidh, donnent leur version des faits, c’est terrifiant. On apprend que les croisés qu’ils nomment « Franj » avaient des côtes de mailles, ce qui empêchait les flèches des soldats arabes de leur faire mal, pendant qu’ils les massacraient au nom de Dieu. Le roi de France Louis IX, dit Saint Louis, qui fut fait prisonnier en Egypte et mourut à Tunis, n’est pas un héros de l’autre côté de la Méditerranée. Saine lecture ! - [Dictionnaire des mots français d’origine arabe](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-des-mots-francais-dorigine-arabe/): Etre « échec et mat » vient du mot persan shàt, passé à l’arabe, avec une contraction de al-shàh, en é-shàh ; « sirop » vient de sharàb « boisson, breuvage ; « hasard » vient de « zahr-en-nard » qui était un dé à jouer ; châle vient de « shâl » qui était une sorte de drap grossier en poil de chèvre ou de brebis. L’auteur révèle que les 400 mots français d’origine arabe de son dictionnaire, représentent le double des mots français d’origine gauloise. Un livre à offrir à ceux qui en doutent encore… - [Les 1001 nuits](https://www.vivelaculture.com/les-1001-nuits/): Shéhérazade, fille du Vizir, est la nouvelle épouse du sultan Shahryar qui a tué sa précédente femme infidèle. Prudent, il décide dorénavant de faire exécuter chaque matin la femme qu’il aura épousée la veille. Mais Shéhérazade a son plan : elle lui raconte une histoire qui le captive et dont elle va reporter 1000 fois la suite au lendemain, jusqu’à ce qu’il lui fasse enfin confiance. Ce chef-d’œuvre de la littérature mondiale est un recueil anonyme de contes populaires arabe transmis oralement jusqu’à la première version écrite au XIIIe siècle ; au XVIIIe siècle, Antoine Galland, professeur d’Arabe au Collège de France, […] - [Guide le petit futé d’Abu Dhabi](https://www.vivelaculture.com/guide-le-petit-fute-dabu-dhabi/): Avant de présenter les différents lieux à visiter et d’annoncer le futur musée construit par Jean Nouvel, le guide signale au touriste qu’il faut avoir l’air le moins négligé possible, ne pas montrer de marque d’affection, ne pas s’énerver au volant ; puis dans la rubrique « Tabou », il énumère les sujets à éviter : la famille régnante, la présence israélienne, les achats d’armes, la prostitution, la censure dans les médias, les esclaves modernes originaires de toute l’Asie, notamment les ouvriers du bâtiment à qui l’on confisque leurs papiers. - [La face cachée du pétrole](https://www.vivelaculture.com/la-face-cachee-du-petrole/): Le Louvre Abu Dhabi va être un beau musée à vocation universelle dans l’une des villes les plus riches du monde, grâce au pétrole. L’exploitation des puits de pétrole, enjeu planétaire, a une histoire qui s’éclaircit à la lecture de ce livre : le choc pétrolier de 1973 était une manipulation, résultat d’une entente entre les pays de l’OPEP et les grandes compagnies pétrolières … Début 2014, le cours du baril (150 litres ) est environ de 73 €, et le prix de ce livre est d’environ 7 €, pourtant il vaut de l’or ! - [Tintin au pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir/): Tintin, reporter sans peur et sans reproche, est envoyé au Moyen Orient, pour enquêter sur un trafic d’essence frelatée qui fait exploser les moteurs, alors que la seconde guerre mondiale approche. Dupont et Dupond, en couverture, sont au centre de l’aventure, victimes de faux mirages dans le désert et d’expériences chimiques extravagantes. Le discours moralisateur de la BD sur les enfants gâtés par les richissimes émirs, s’explique car Tintin était d’abord publié dans le supplément jeunesse du magazine belge Vingtième Siècle, d’obédience catholique conservatrice, que dirigeait George Rémi, alias Hergé ! - [Aden Arabie](https://www.vivelaculture.com/aden-arabie/): Récit autobiographique, essai et pamphlet contre la bourgeoisie dans lequel, Paul Nizan, jeune Normalien, déclare : « Il n’existe que deux espèces humaines qui n’ont que la haine pour lien, celle qui écrase et celle qui ne consent pas à être écrasée. » Il part à Aden, au Yemen, pour fuir Paris, et découvre, amer, que la tendance de la bourgeoisie à dominer, est partout la même. Ce livre où l’auteur exhorte les intellectuels à rester indépendant, invite à la vigilance devant la culture universelle promise par le musée du Louvre Abu Dhabi qui va ouvrir dans une ville où l’argent […] - [Lawrence d’Arabie](https://www.vivelaculture.com/lawrence-darabie/): La légende vivante incarnée par Peter O’Toole dans le film de David Lean, Lawrence d’Arabie, s’appelait Thomas Edward Lawrence. Né au Pays de Galles, il fut archéologue, officier, aventurier, espion, émissaire britannique auprès du cherif Hussein ibn Ali ; il lui conseille de se révolter contre les Turcs, et son fils Faycal ben Hussein el-Hachimi Eijia va mener la grande révolte arabe vers l’indépendance. Si le Louvre Abu Dhabi vise la culture universelle, « Lawrence d’Arabie » fut un trait d’union vivant entre la culture occidentale et la culture arabe, comme le révèle la lecture de son autobiographie les Sept Piliers […] - [Les plus belles fesses du Louvre](https://www.vivelaculture.com/les-plus-belles-fesses-du-louvre/): Tourner autour des sculptures ou des peintures de nus, afin d’aérer son point de vue en multipliant les angles de vision. Ainsi les fesses de Dircé, en couverture du livre, ont du volume sous un angle, des contours sous un autre, ou, sous un troisième angle, donnent l’impression d’être vues par la porte de la salle de bain entr’ouverte… L’auteur, Bruno de Baecque est un guide conférencier qui anime les visites Vu sous cet angle dans un esprit d’ouverture et de liberté de regard. Jouissif ! - [Le musée imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-musee-imaginaire-2/): Malraux qui fut le ministre de la Culture du Général De Gaulle a écrit une longue réflexion sur l’Art intitulée les Voix du silence dont la première partie, éditée séparément, s’appelle le Musée Imaginaire. Malraux appartient à une époque apparemment révolue, mais dépassons cet a priori tant son regard sur l’art est sensible, intelligent, libre, et ses réflexions fulgurantes. Malraux est un poète. En plus, il était opiomane donc on est loin de l’académisme de l’Ecole du Louvre. Malraux est le héros des musées ! - [L’invention des musées](https://www.vivelaculture.com/linvention-des-musees/): Ptolémée, à la mort de l’empereur Alexandre, crée à Alexandrie le Museîon, le Palais des Muses : université, académie, bibliothèque. C’est un lieu pour des savants. L’idée du musée moderne qui offre au public l’occasion de voir des œuvres d’art date du XIXe siècle, même si la notion de collection d’art existe dès le XVIIe siècle, pour l’unique plaisir des têtes couronnées et des membres de leur cour. Roland Schaer nous apprend aussi que le Louvre est devenu un musée national en 1793, et qu’à ses débuts, il n’ouvrait ses portes au public que le dimanche. Aujourd’hui, il est gratuit le premier dimanche […] - [Louvre Lens – Guide 2014](https://www.vivelaculture.com/louvre-lens-guide-2014/): À Lens, il n’y a jamais eu de pétrole mais du charbon qu’on a extrait jusqu’à ce que les mines ferment. Le Louvre Lens, construit sur le site de l’ancienne fosse n°9, est une aventure passionnante. Depuis l’ouverture en décembre 2012, le succès est au rendez-vous ; la 1 000 000e visiteuse a été accueillie le 29 janvier 2014. Pourtant le Louvre Lens n’a pas de collection permanente, les expositions thématiques qu’il présente sont composées d’œuvres prêtées ; ainsi, pour son lancement la Liberté guidant le peuple, a fait le déplacement du Louvre « Paris ». Voyage, voyage… - [Hajj – le pèlerinage à la Mecque](https://www.vivelaculture.com/hajj-le-pelerinage-a-la-mecque/): À L’IMA, actuellement, une exposition rencontre le succès, Il était une fois l’Orient Express. Une autre en a moins, Hajj – Le pèlerinage à la Mecque. Pourtant, le visiteur découvre les différentes routes possibles empruntées par les Hajj, l’accueil des pèlerins, les œuvres des peintres orientalistes du XIXe siècle inspirés par le sujet, ou celles d’artistes contemporains internationaux dont des saoudiens. L’IMA promeut la culture arabe à Paris quand le Louvre Abu Dhabi va promouvoir la culture universelle dans un Émirat dont le luxe n’est pas sans rappeler l’Orient Express. Troublant. - [Naissance d’un musée Louvre Abu Dhabi](https://www.vivelaculture.com/naissance-dun-musee-louvre-abu-dhabi/): Une sculpture en bois du Christ montrant ses plaies du XVIe siècle, une sculpture androgyne djennenké (Mali) du XIIIe siècle, une sculpture de Shô Kannon (Japon) du XII-XIIIe siècle, et une sculpture de Shiva dansant (Inde) du Xe siècle, présentées pour la première fois côte à côte : quelle incroyable rencontre ! C’est l’universalisme mis en avant par la présentation au musée du Louvre de 150 œuvres de la future collection du Louvre Abu Dhabi. La volonté d’universalisme, d’ouverture fait sourire car le public qui fréquentera ce musée n’aura rien d’universel, uni qu’il sera par son appartenance à la classe des voyageurs […] - [La ronde de nuit](https://www.vivelaculture.com/la-ronde-de-nuit/): Ce célèbre tableau, peint en 1642, fait partie des toiles que Godard tente de reconstituer dans Passion. C’est l’une des très nombreuses citations picturales qui figurent dans les films de JLG tout au long de sa trajectoire. On peut citer Velasquez, Renoir ou Nicolas de Staël dans Pierrot le fou, mais également Le Greco, Ingres, Delacroix ou Watteau, toujours dans Passion. La peinture classique, au même titre que la musique, la littérature ou le cinéma, constitue une sorte d’immense tapisserie que Godard recompose et décompose en permanence pour nourrir sa propre réflexion sur l’art et sur l’histoire. - [Exposition Henri Langlois à la Cinémathèque](https://www.vivelaculture.com/exposition-henri-langlois-a-la-cinematheque/): Parmi les figures tutélaires qui planent au-dessus de Godard, figure en bonne place Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française auquel l’institution rend actuellement hommage. C’est grâce à ce personnage hors normes que les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague ont découvert à la Cinémathèque de l’avenue de Messine, l’histoire du cinéma au croisement des années 40 et 50. De tous les cinéphiles qui hantent les couloirs de la Cinémathèque, c’est à Godard que Langlois restera le plus fidèle, allant même jusqu’à le choisir comme remplaçant de luxe, à la fin des années 70, dans le cadre des cours qu’il […] - [Beggars Banquet](https://www.vivelaculture.com/beggars-banquet/): Beggars Banquet est, à coup sûr, un des disques les plus aboutis des Stones. D’autant qu’il contient une de leurs plus grandes chansons, Sympathy for the Devil. C’est à ce moment précis que Godard, au faîte de sa célébrité, croise le groupe puisqu’il filme, dans One + One, l’accouchement en studio de cette chanson appelée à devenir un tube éternel. Moins qu’au morceau lui-même ou au groupe déjà mythique, c’est au travail, aux moments creux, à la longue patience qu’il faut aux Stones pour enregistrer la chanson, que Godard s’intéresse plus particulièrement. Il récidivera, vingt ans plus tard, avec les […] - [Œuvres cinématographiques complètes](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-cinematographiques-completes/): Entre Debord et Godard, il y a comme un drôle de chassé-croisé tout au long des années 60-70. Godard ne cite jamais directement Debord, mais il y pense souvent. Les situationnistes ont, à la fin des années 60, affublé le cinéaste d’un doux sobriquet : le plus con des Suisses pro-chinois. En réalité, les films de Debord, rares et fondamentalement hérétiques, entretiennent avec certains des essais filmés de Godard et notamment ses Histoire(s) du cinéma, une relation secrète, ne serait-ce que par un usage artistiquement forcené de la citation littéraire et cinématographique, un art commun du détournement et un sens inné […] - [Mean Streets](https://www.vivelaculture.com/mean-streets/): En apparence, aucune allusion directe à Godard dans le Mean Streets que Scorsese réalise en 1973. Pourtant, sans les films de Godard des années 60, largement diffusés à New York et dans les grandes villes américaines, jamais sans doute Scorsese et ses amis du Nouvel Hollywood n’auraient eu l’énergie de passer à l’acte sur un mode aussi personnel. On peut d’ailleurs voir dans le personnage interprété par De Niro, qui débute véritablement dans Mean Streets, une sorte de résurgence du Belmondo d’A bout de souffle. L’influence de Godard sur le cinéma américain demeurera très vive jusqu’à Quentin Tarantino qui baptisera […] - [Cléo de 5 à 7](https://www.vivelaculture.com/cleo-de-5-a-7/): A priori, Agnès Varda ne fait pas partie du premier cercle des amitiés “godardiennes”. Elle n’a jamais écrit pour les Cahiers du cinéma, n’a pas officiellement fait partie de la Nouvelle Vague et appartient plutôt, aux côtés d’Alain Resnais, Chris Marker ou Jacques Demy, au groupe des cinéastes Rive Gauche. Pourtant, dans Cléo de 5 à 7, véritable manifeste de l’art de la cinéaste, Agnès Varda filme joyeusement, dans un intermède muet en hommage au burlesque, le couple formé par Anna Karina et Jean-Luc Godard. Une forme d’allusion amicale typiquement Nouvelle Vague que Godard, lui-même, a pratiquée assidûment dans ses […] - [Sauve qui peut (la vie)](https://www.vivelaculture.com/sauve-qui-peut-la-vie-2/): A la fin des années 70, Godard sort d’une longue période de quasi-clandestinité qui l’a vu enchaîner films militants ou essais vidéo. Sentant le besoin de revenir à la fiction et de retrouver le chemin des salles commerciales, il réalise, à cette période, une sorte de nouveau premier film, Sauve qui peut (la vie) avec Jacques Dutronc, Nathalie Baye et Isabelle Huppert, qu’il retrouvera deux ans plus tard dans Passion. Sorti à l’automne 1980, Sauve qui peut (la vie), film à la fois bouleversant et conceptuel, ouvre la voie à un retour spectaculaire de Godard sur le devant de la […] - [Vaguement Godard](https://www.vivelaculture.com/vaguement-godard/): Malgré l’expérience A bout de souffle, où Godard demande au pianiste Martial Solal de scander les fulgurances de son premier long métrage, le jazz ne joue pas un rôle si fondamental dans les films du cinéaste suisse. Ce qui n’empêche pas, en 2013, le pianiste de jazz Stephan Oliva de proposer une relecture très singulière des musiques des films de Godard. En solo intégral, Oliva réinvente poétiquement les fameuses musiques du Mépris ou de Pierrot le fou, mais également les partitions de Michel Legrand pour Vivre sa vie, Une femme est une femme ou Bande à part. - [Histoire(s) du cinéma](https://www.vivelaculture.com/histoires-du-cinema/): Depuis le début des années 90, Godard a noué une étrange relation avec Manfred Eicher, le patron du label ECM, connu pour sa fidélité au pianiste Keith Jarrett depuis le début des années 70. A partir du film Nouvelle Vague, le cinéaste, qui n’utilise plus de musique originale depuis plus de dix ans, décide de puiser essentiellement dans le catalogue du label munichois pour composer les bandes sonores de ses films. Le label lui rendra la pareille en publiant, en coffret, l’intégralité des bandes sonores de Nouvelle Vague et des Histoire(s) du cinéma. Une expérience unique dans l’histoire du cinéma […] - [Godard ça vous chante ?](https://www.vivelaculture.com/godard-ca-vous-chante/): L’influence de Godard s’étend bien au-delà du cinéma. Elle touche notamment les musiciens et, parmi eux, le saxophoniste, activiste, artiste conceptuel new-yorkais John Zorn. De Godard, Zorn a hérité surtout le sens du collage, de la rupture, de l’arythmie, de la stridence, de la citation. Cette influence patente se manifeste particulièrement dans la pièce Godard, créée en 1985 pour le disque Godard ça vous chante ?. Collage insensé, qui mélange une multitude de musiques et de sources sonores concassées dans la machine Zorn, ce morceau de plus de 18 minutes est un équivalent musical possible du cinéma de JLG. - [Pierrot le fou](https://www.vivelaculture.com/pierrot-le-fou/): De tous les films de Godard, Pierrot le fou est, sans doute aujourd’hui, le plus célèbre avec A bout de souffle et Le mépris. Magistralement interprété par Jean-Paul Belmondo et Anna Karina qui vit, en direct, la fin de son histoire d’amour avec le cinéaste, Pierrot le fou permet à Godard de méditer en toute liberté sur la vie, le cinéma, la guerre du Vietnam, convoquant Rimbaud, Céline, Nicolas de Staël et même Raymond Devos qui fait une apparition dans une scène devenue mythique. Le sens de la couleur, la lumière de la Côte d’Azur ou la musique d’Antoine Duhamel, […] - [Correspondance](https://www.vivelaculture.com/correspondance/): Etablie par Gilles Jacob, cette monumentale correspondance trouve son sommet dans le violent échange de lettres qui oppose, en 1973, l’auteur des 400 coups à celui de La Chinoise. C’est Godard, en pleine période Mao, qui ouvre le feu, reprochant à Truffaut, au moment de la sortie de La nuit américaine, son manque absolu de cohérence entre sa vie privée et ses films. Le même Truffaut, blessé par la violence de la lettre, répond à son ancien ami et camarade des Cahiers du cinéma de manière brillante et cinglante allant même jusqu’à évoquer « son comportement de merde sur un socle ». […] - [Le Musée imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-musee-imaginaire/): Jean-Luc Godard a toujours admiré André Malraux. Le Musée imaginaire, élaboré par André Malraux en 1947, sous la forme d’un essai, est sans doute une des œuvres qui a le plus influencé Godard avec Histoire de l’art d’Elie Faure. Elle ouvre au cinéaste des perspectives nouvelles dans l’invention d’une relation mentale et non chronologique entre les œuvres d’art qui trouvera son aboutissement dans Histoire(s) du cinéma. Cette admiration du cinéaste envers l’écrivain connaîtra cependant deux accrocs majeurs : d’abord en 1966, au moment de l’interdiction de La Religieuse de Rivette, où Godard adresse une lettre incendiaire à Malraux, alors ministre de […] - [Une année studieuse](https://www.vivelaculture.com/une-annee-studieuse/): Après avoir relaté dans Jeune fille, l’expérience qu’elle a connue en tant que modèle de Robert Bresson pour Au hasard Balthazar en 1966, Anne Wiazemsky fait, dans Une année studieuse, le récit de l’année 1967 marquant sa rencontre avec Jean-Luc Godard qui devient à la fois son mentor, son amant et le cinéaste qui l’engage pour tourner dans La Chinoise. Ce récit méticuleux et sensible jette une lumière inédite sur l’intimité d’un homme qui a toujours évité de parler de sa vie privée. - [Godard, biographie](https://www.vivelaculture.com/godard-biographie/): Co-auteur avec Serge Toubiana de la biographie de François Truffaut, Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma, scrute, dans cette biographie très documentée, la vie d’un cinéaste totalement rétif à l’exercice biographique et qui n’a, d’ailleurs, pas collaboré à l’ouvrage. Entremêlant l’analyse de ses origines familiales, ses relations avec les femmes avec ses méthodes de travail, sa trajectoire de cinéaste et son rapport à la célébrité ou à la politique, cette biographie captivante est la première du genre en français et fait suite à deux entreprises du même genre, écrites et publiées en anglais. - [Ambient 1 Music for Airports](https://www.vivelaculture.com/ambient-1-music-for-airports/): Les aérogares sont les cathédrales postmodernes, pour qui Brian Eno, musicien anglais qui collabora avec Roxy Music, crée, en 1978, une musique planante, en composant des nappes sonores au synthétiseur ; sa mission : déstresser les usagers des aéroports. Il invente l’ambient en s’inspirant à la fois de Tangerine Dream, Pink Floyd et des compositeurs minimalistes américains tels Steve Reich et Philip Glass. John Savage confirme d’une formule le lien entre l’ambient et les cathédrales : « L’ambient est un don de Dieu à l’industrie musicale ». - [Mass in F Minor](https://www.vivelaculture.com/mass-in-f-minor/): Le titre fait penser à Bach, mais c’est une composition de l’arrangeur américain David Axelrod et le rock psychédélique de The Electric Prunes qui sonne, dès les premières notes de guitare sur Kyrie Eleison. En 1974, Nico et Tangerine Dream avaient fait scandale à la cathédrale de Reims ; la messe d’Electric Prunes reste dans la sphère rock, donc la bourgeoisie californienne n’avait pas lieu de s’affoler, même si Kyrie Elison fit partie de la bande-son du film culte Easy Rider. Une chevauchée cool vers le ciel ? - [Messe en Si mineur de Bach](https://www.vivelaculture.com/messe-en-si-mineur-de-bach/): BWV 232, la Messe en Si mineur, de Bach est une œuvre parodiant plusieurs de ses meilleurs cantates et oratorios. La parodie, dans la musique classique du XVIIIe siècle, n’est pas satirique et permet à Bach de remettre en valeur ses anciennes compositions. Philippe Herreweghe a créé, en 1970, le Collegium Vocale Gent, un chœur spécialisé dans la musique de Bach ; dans les années 1980, un orchestre est entré au Collegium. - [Notre-Dame de Paris](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-de-paris/): Quasimodo, Esmeralda et Frollo sont joués respectivement par Anthony Quinn, Gina Lollobrigida et Alain Cuny dans ce film inspiré du monumental roman de Victor Hugo et adapté pour le cinéma par Jacques Prévert. Pour sa diffusion aux USA, Prévert a dû jouer avec le code Hays, très puritain, qui ne pouvait admettre que l’archidiacre Frollo soit séduit par la gitane Esmeralda. Le film de Delannoy montre les statues polychromées sur la façade telles qu’elles étaient au Moyen Age. Le peuple de Paris ne regardait pas la façade avec le Guide du Routard en main. Non. Il entrait dans la cathédrale […] - [Quand les cathédrales étaient peintes](https://www.vivelaculture.com/quand-les-cathedrales-etaient-peintes/): Au Moyen Age, l’architecte ne signe pas son œuvre comme aujourd’hui, et pourtant, que de chefs-d’œuvre ! L’invention de la croisée d’ogives et des arcs-boutants reflète la préoccupation essentielle des bâtisseurs médiévaux : construire des lieux saints à la gloire de Dieu ; Dieu est grand, construire grand ; Dieu est « Notre Père qui êtes aux cieux », construire vers les cieux, le plus haut possible grâce aux talents des maîtres d’œuvre. Le titre du livre renvoie à Quand les cathédrales étaient blanches de Le Corbusier, paru en 1937. - [L’imaginaire moderne de la cathédrale](https://www.vivelaculture.com/limaginaire-moderne-de-la-cathedrale/): L’exposition Cathédrales, un mythe moderne, au musée des Beaux Arts de Rouen, a été inspirée par le travail de ce collectif de chercheurs. Ce livre pose plusieurs questions : pourquoi des artistes comme Huysmans, Proust, Monet, Rodin, Bazaine, Pollock, Barnet Newman ont-ils été fascinés par les cathédrales, au point de s’en inspirer dans leurs œuvres ? Pourquoi Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel ont-elles souvent été comparées ? Pourquoi un grand journal de Chicago a fait construire un gratte-ciel cathédrale pour y installer son siège ? Comme dans les blagues Carambar, le livre donne les réponses. - [Shigeru Ban](https://www.vivelaculture.com/shigeru-ban/): Shigeru Ban est le lauréat du Pritzker Price en 2014. C’est un architecte japonais, qui explore des matériaux comme le carton, avec lequel il a construit, en août 2013, la Cardboard Cathedral en forme de lettre A, à Christchurch (Nouvelle Zélande), pour remplacer l’ancienne église détruite par le séisme de 2011. Shigeru Ban est spécialisé dans les constructions d’urgence pour les victimes des tremblements de terre. Il a réalisé des abris, dont les structures sont en tubes de carton. Au Moyen Age, les gens trouvaient refuge dans les cathédrales ; Shigeru Ban, par son inventivité, son sens du recyclage et […] - [Jean Prouvé](https://www.vivelaculture.com/jean-prouve-catalogue-publie-a-loccasion-de-levenement/): Jean Prouvé fut l’un des grands ingénieurs français du XXe siècle. Son matériau favori était la tôle pliée. Répondant à l’appel de l’Abbé Pierre en 1954, il conçoit une maison qui ne reçoit pas l’agrément, mais impressionne Le Corbusier. Plus tard, il construit une maison saharienne, toujours en tôle. Il a aussi réalisé des meubles passés à la postérité : chaises, lits Antony, bureaux et tables Compas, tables de réfectoire. Ces meubles sont exemplaires et figurent aujourd’hui parmi les plus cotés. Prouvé avait le sens du détail, le goût de l’expérimentation et le besoin de création collective : un vrai bâtisseur ! - [Architecture et matériaux](https://www.vivelaculture.com/architecture-et-materiaux/): C’est comme si les trois petits cochons avaient créé un centre de formation, car voici des maisons construites en verre, métal, béton, bois, paille, pierre, terre, terre cuite, céramique, plastique, textile… Ce livre, écrit en anglais, allemand, français, néerlandais, italien et espagnol, offre un tour du monde au travers d’une sélection de projets traditionnels ou novateurs, conçus par les plus grands architectes, qui utilisent ces différents composants et mettent en évidence leurs spécificités physiques et techniques en fonction du cadre donné. Si le loup passe devant l’une de ces maisons, il sera bluffé ! - [Le viaduc de Millau](https://www.vivelaculture.com/le-viaduc-de-millau/): Le viaduc de Millau enjambe la vallée du Tarn et fait la jonction entre le Causse Rouge et le Causse du Larzac. C’est pour passer d’un plateau à l’autre que l’architecte britannique, Norman Foster, a dessiné ce viaduc. Grand geste architectural, son dessin est simple, ample, rythmé par les sept piliers en forme de Y et de Y renversé, au milieu desquels passe le tablier, comme le fil dans le chas d’une aiguille. Le livre nous fait revivre le chantier au travers des interviews des acteurs de l’aventure. L’expression « vaut le détour » est à retenir pour les prochaines […] - [Quand les cathédrales étaient blanches](https://www.vivelaculture.com/quand-les-cathedrales-etaient-blanches/): « Les cathédrales étaient blanches parce qu’elles étaient neuves », écrit Le Corbusier dans un livre de réflexions sur l’architecture moderne “neuve”, qu’il découvre en 1935, à New York. Il ajoute : « Quand les cathédrales étaient blanches, l’univers était soulevé tout entier par une immense foi dans l’action, l’avenir et la création harmonieuse d’une civilisation ». Son livre est resté célèbre : il s’y révèle autant poète impressionné par le Nouveau Monde que spécialiste capable d’apprécier les nouvelles techniques utilisées pour construire les gratte-ciel. Les architectes gothiques construisaient haut pour atteindre Dieu ; le monde moderne a oublié Dieu, mais continue à […] - [Gares d’Europe](https://www.vivelaculture.com/gares-deurope/): Au XIXe siècle, les gares sont modernes car le train est le nouveau moyen de transport qui avance sur des rails en acier, le nouveau matériau de construction. Aujourd’hui, les gares se sont métamorphosées pour rester séduisantes face à la concurrence de l’avion et des aérogares. Ce tour d’horizon des gares d’Europe est proposé par une équipe espagnole dont les photos donnent envie de prendre le train. « Prenez le temps d’aller vite », dit ce slogan pour le TGV (qui devrait être un sujet philo au bac…). - [Sacrée Architecture + Design](https://www.vivelaculture.com/sacree-architecture-design/): Comme Capri, le gothique c’est fini ! Mais le sacré inspire à l’architecture moderne des formes incroyables. Ecrit par un historien d’art, qui s’intéresse autant à l’architecture médiévale que contemporaine, ce livre présente une sélection de lieux saints  : l’église Martin Luther King, en Autriche (page 18), qui ressemble à un coquillage géant ; Sunset Chapel, à Acapulco, est posée tel un rocher (page 164) ; New Cathedral of the northern lights, à Alta en Norvège, avec sa façade en spirale qui s’enroule vers le clocher et couverte de titane où se réfléchissent les aurores boréales. Devant un tel spectacle, comment ne pas […] - [Le printemps des cathédrales](https://www.vivelaculture.com/le-printemps-des-cathedrales/): Nous entrons dans la vie de Renaud Pasquier, bâtisseur. Il commence son apprentissage de maître d’œuvre en travaillant avec l’abbé Suger qui embellit l’abbaye de Saint-Denis. Suger est un bâtisseur de génie, dont Renaud apprend beaucoup : les règles, les traditions, les secrets et les passions de ce corps de métier. Jean Diwo, comme dans tous ses romans historiques, raconte les rapports entre l’artisan et la famille royale, concernée de près par les chantiers des cathédrales qu’elle finance… C’est la dimension politique du gothique. - [Cathédrales, 1789-1914 : un mythe moderne](https://www.vivelaculture.com/cathedrales-1789-1914-un-mythe-moderne/): Hors série n°77 de la revue L’objet d’art Entre une peinture de Corot dans la cathédrale de Sens avec des touches magiques de rouge, une de James Roberts dans la cathédrale de Chartres, tout en éclats de lumières, un vitrail peint par Redon qui évoque des plumes de paon, une vision vertigineuse de chimère par Gustave Moreau, et cette autre chimère surexposée dans la photo géniale d’un anonyme, le voyage est enivrant. Regardez les flacons, les verres et les chaises néogothiques, qui donnent envie de boire un verre à la santé de Victor Hugo, l’une des têtes d’affiche de l’événement. […] - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge-2/): Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, sert de fil rouge au film et part à la rencontre de toutes les musiques qu’on trouve à Istanbul. Fatih Akin, pour qui Hacke a travaillé sur la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… Comme Damon Albarn ! - [Dirty Pretty Things](https://www.vivelaculture.com/dirty-pretty-things/): Si être un musicien célèbre permet de faire des rencontres enrichissantes quand on voyage à l’étranger, la réciproque n’est pas vraie quand on est sans papiers dans une grande ville comme Londres. En 2002 Stephen Frears signait un film terrible sur la réalité du mirage occidental pour ses étrangers sans papiers obligés de vendre leurs organes pour pouvoir survivre. - [Dare](https://www.vivelaculture.com/dare/): Avec Dare, Human League va réussir la gageure de produire un album qui restera dans les charts anglais 71 semaines de suite et d’être reconnu par les puristes qui commencent à considérer d’une autre oreille ce mélange de pop et de musique électro, sorte de funk synthétique, qui n’est pas la dernière source d’inspiration de groupes comme les Happy Mondays ou New Order par exemple. « J’aime toutes les chansons de cet album. Il n’y en a aucune à jeter. » Damon Albarn au micro de Laura Leishman sur France Inter. - [The Soft Machine vol. 1](https://www.vivelaculture.com/the-soft-machine-vol-1/): Avec ce premier album sorti en 1968, Kevin Ayers, Robert Wyatt et Mike Ratledge, les trois membres fondateurs de Soft Machine, vont bousculer les frontières de la musique pop en produisant un mélange de musique psychédélique et de jazz rock jamais entendu alors. Avec cet album, Soft Machine, pilier de l’École de Canterbury (d’où le groupe est originaire), vient d’inventer le rock progressif… Si le genre est tombé en disgrâce à la fin des années 70, il retrouvera une certaine noblesse auprès des bidouilleurs de sons et producteurs d’ambient musique. - [The Low end theory](https://www.vivelaculture.com/the-low-end-theory/): En 1991, en pleine explosion du rap West Coast et du Gangsta rap, A Tribe Called Quest a marqué les esprits avec un style radicalement différent fait d’une musique plus jazzy et de textes qui évoquent plus les problèmes sociaux du moment que la taille des « guns » en circulation. L’influence de ATCQ et celles d’autres groupes comme De La Soul ou The Jungle Brothers, se fait clairement entendre chez Gorillaz avec lequel ils signeront le titre « Feel Good Inc. ». - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world-2/): Brian Eno fait partie de ces artistes dont l’influence est inversement proportionnelle à la notoriété. Défricheur de génie (déjà au sein de Roxy Music), cet arrangeur producteur a collaboré avec un nombre impressionnant d’artistes. En faire la liste revient à feuilleter le Who’s Who du rock : Nico, Bowie, U2, Talking Heads, John Cale, Genesis… En 1978 il invente l’ambient avec son album Ambient Music for Airports. Il n’existe pas un bidouilleur de sons qui ne lui doive quelque chose. - [Something Else](https://www.vivelaculture.com/something-else/): Oui, bien sur, les Beatles, les Who, les Rolling Stones… mais les Kinks ! Si le groupe de Ray Davies n’a peut-être pas rencontré le même succès que ses collègues, il reste un des plus influents pour tous les groupes des générations qui ont suivi. Demandez à Paul Weller (Jam), Chrissie Hynde (Pretenders), Noel Gallagher (Oasis) ou Damon Albarn ce qu’ils pensent de « Waterloo Sunset »… Pop un jour, pop toujours. - [The Lark Ascending](https://www.vivelaculture.com/the-lark-ascending/): « J’adore la musique anglaise de cette époque, le début du XXème siècle. Les compositeurs anglais de cette période célébraient vraiment la musique anglaise traditionnelle. On dit que notre musique est mélancolique, elle est tout simplement anglaise. » Damon Albarn au micro de Laura Leishman sur France Inter. - [Radio Mali](https://www.vivelaculture.com/radio-mali/): Bien que décédé en 2006, Ali Farka Touré reste encore le guitariste africain le plus souvent évoqué. Ses collaborations avec Taj Mahal, Ry Cooder ou Toumani Diabaté l’ont fait connaître par un large public sans jamais que son exigence musicale ne s’en ressente. Certains disent que dans sa musique ont trouve les racines du blues tel que les pionniers américains du genre comme Missippi John Hurt le jouèrent. Indépassable. - [L’invention de l’écriture](https://www.vivelaculture.com/linvention-de-lecriture/): Damon Albarn – comme Brian Jones, David Byrne, Peter Gabriel et bien d’autres encore avant lui – est fasciné par les musiques venues d’ailleurs, et tout particulièrement par celles venues d’Afrique. L’écrivain photographe Philippe Bordas est lui aussi un explorateur, mais un explorateur du langage. En 2010 il consacre un petit livre à Frédéric Bruly Bouabré « Un enfant ivoirien fuit le travail forcé et devient le meilleur apprenti de la langue des Blancs. Il décide d’offrir un alphabet à son ethnie privée de lettres et soumise aux lois d’Occident. Il invente une écriture authentique d’Afrique et réalise la forme verbale […] - [We got lost](https://www.vivelaculture.com/we-got-lost/): Venu du rock des années 1980 (batteur pour Taxi Girl, les Rita Mitsouko) en passant par le rap des années 90 (Assassin), Doctor L va s’intéresser à ce qu’on appelait alors le trip hop, ce mélange de hip hop, dub, jazz, soul, dont les meilleurs représentants restent Massive Attack et Portishead. Au fil de ses expériences, le bon Doctor va remonter à la source de l’afro-beat en collaborant avec Tony Allen (batteur de Fela) tout en multipliant les rencontres et les expériences musicales pour composer des bandes sons expérimentales d’une richesse inépuisables. - [Definitely Maybe](https://www.vivelaculture.com/definitely-maybe/): Beatles/Rolling Stones, Clash/Sex Pistols, Antoine/Johnny… l’histoire du rock est truffée de ces oppositions qui stimulent les fans qui ne peuvent aimer l’un sans détester l’autre. Au milieu des années 1990, Blur représente le camp des gentils garçons. Oasis, venu de Manchester, endosse le costume des bad boys. Il faut dire que les frères Gallagher savent y faire pour attiser le feu ! Mais ils savent surtout composer et interpréter des hymnes de trois minutes qui restent, pour leurs fans, l’équivalent de ceux composés par leurs ainés des années 1960. Aux dernières nouvelles, une rumeur court qui dit que Damon Albarn et […] - [Mali music](https://www.vivelaculture.com/mali-music-2/): Après avoir trusté les charts avec Blur et sillonné le monde entier, Damon Albarn décide, aux débuts des années 2000, de laisser libre cours à ses envies pour produire un album enregistré en partie au Mali avec des musiciens comme le maitre de la kora Toumani Diabaté ou le guitariste Lobi Traoré. De retour en studio, Damon Albarn va procéder tout en nuances en mélangeant aux sonorités traditionnelles le son du mélodica, des nappes de synthétiseurs, des sons de cordes… tout en réussissant à préserver un équilibre impeccable. Impeccable donc. - [Dr Dee](https://www.vivelaculture.com/dr-dee/): Dr Dee est un opéra composé par Damon Albarn. Le sujet en est la vie de John Dee, un mathématicien du 16ème siècle, alchimiste à ses heures et proche conseillé de la reine Elisabeth 1er. On retrouve toutes les ambiances et les sons qui inspirent Damon Albarn : la kora, la batterie de Tony Allen (batteur de Fela), les madrigaux du 16ème siècle, des flutiaux, des chants d’oiseaux, des nappes de cordes… le tout pour créer une musique qui fait parfois penser à celle Gavin Brayers, compositeur post-minimaliste anglais. British en diable. - [Everyday Robots](https://www.vivelaculture.com/every-robots/): Enfin seul ! Après les multiples projets développés avec des partenaires aussi différents que ses complices de Blur, les musiciens maliens Toumani Diabaté et Afel Bocoum, ou encore Bobby Womack, Damon Albarn aborde la formule solo. Douze morceaux sur lesquels on retrouve cette ambiance mid tempo un peu dépressive qu’on a déjà entendus au détour de ses nombreuses collaborations, mais dans un style plus classique de chanson « à l’anglaise ». On ne se refait pas. - [Flowers](https://www.vivelaculture.com/flowers/): Après avoir débuté en photographiant au Polaroïd le New York remuant des années 70, Mapplethorpe n’a cessé d’évoluer, jusqu’à sa mort en 1989, vers la perfection technique mise au service de formes épurées. Converti à l’Hasselblad (la Rolls des appareils photo) et aux tirages platine (un procédé délicat et coûteux révélant toutes les nuances du noir et blanc, que pratiquait aussi Irving Penn), il finira même par s’échapper de ses clichés charbonneux de corps ambigus pour passer à la couleur et photographier… des fleurs. Une part méconnue de son œuvre, apaisée et superbe. - [Van Gogh, le suicidé de la société](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-le-suicide-de-la-societe-2/): C’est l’autre “expo-télescopage” (entre les siècles et les disciplines) à voir jusqu’au 6 juillet au musée d’Orsay. La mise en regard des grandes toiles du maître néerlandais avec des textes d’Antonin Artaud (1896-1948) vole son titre à cet essai rédigé par l’écrivain français, après une visite à la rétrospective du musée de l’Orangerie, en 1947. Lui-même habitué des hôpitaux psychiatriques, l’auteur du Théâtre et son double sonde, d’un style rageur, les rapports entre la folie et le génie, hurlant sa haine à une société qui exclut les aliénés et ne reconnaît pas les visionnaires. - [Chelsea Walls](https://www.vivelaculture.com/chelsea-walls/): Le film de Ethan Hawke, acteur et réalisateur, n’évite pas les clichés sur le Chelsea Hotel de New York, mais la bande originale de Jeff Tweedy, leader du groupe Wilco, est un sans-faute. Au lieu d’évoquer les musiciens qui hantèrent les lieux (Dylan, le Velvet, Patti Smith…), le héraut de “l’Americana” se promène entre classiques country (When the Roses bloom again en duo avec le Britannique Billy Bragg), reprises pop (Jealous Guy du New-Yorkais d’adoption, John Lennon, en compagnie de Jimmy Scott, chanteur de jazz à la voix d’enfant bien que né en 1925), et instrumentaux à la guitare électrique […] - [Les enfants terribles](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-terribles/): « Robert et moi étions comme Les enfants terribles de Cocteau », raconte Patti Smith. Comme Paul et Elisabeth, les personnages de l’écrivain français, Mapplethorpe et sa muse ont, en effet, imaginé leur monde et vécu leurs rêves en vase clos, artistes sans autre public que leur alter ego avant d’entamer les carrières que l’on connaît. Comme Les fleurs du Mal de Baudelaire, ce roman a joué un rôle capital dans leur initiation. Il renvoie aussi à l’époque où le jeune Jean Cocteau publiait ses premiers poèmes à compte d’auteur. Nous étions en 1909, il n’avait pas 20 ans et […] - [L’atelier d’Alberto Giacometti](https://www.vivelaculture.com/latelier-dalberto-giacometti/): De 1954 à 1958, Jean Genet (1910-1986) pose pour le célèbre sculpteur suisse (1901-1966). Sa réputation est alors faite (enfant de l’Assistance, fugueur et plusieurs fois incarcéré pour vol), son œuvre étant, pour l’essentiel, derrière lui (Notre-Dame-des-Fleurs, Les Bonnes, Journal du voleur, etc.). Mais dans le récit de ces séances, sous forme de journal ou de dialogue entre les deux hommes, Genet le scandaleux, chantre des bas-fonds et d’une violente virilité homosexuelle, se livre surtout à une réflexion sur l’art. Et en cherchant à percer celui qui le scrute, il écrit un splendide autoportrait : « Il semble que cet […] - [Conan le Barbare](https://www.vivelaculture.com/conan-le-barbare/): Dès 1970, Robert Mapplethorpe creuse son grand sujet : le corps. Masculin, bien sûr : vivant enfin son homosexualité, il explore en images la plastique et les pratiques des hommes. Et aussi le corps tout court, notamment au travers de sa fascination pour le culturisme. En 1976, il réalise un portrait d’Arnold Schwarzenegger, qui domine alors la discipline et qui vient de tourner le documentaire Pumping Iron, inscrivant le bodybuilding dans la culture populaire américaine. En scrutant ce corps-là, magnifié quelques années plus tard dans cette solide adaptation du classique de l’heroïc fantasy, Mapplethorpe sort de l’intime pour observer son pays, […] - [Just Kids](https://www.vivelaculture.com/just-kids/): Lorsqu’ils se rencontrent à l’été 1967, la future égérie punk et le pas encore photographe ne sont que des mômes (just kids). Ils ont 20 ans, vénèrent les poètes français et vivent d’expédients dans des squats ou au célèbre Chelsea Hotel, éternel refuge de la faune artistique new-yorkaise. En 1970, lorsque leur liaison prend fin, Patti Smith a tout juste commencé à se produire en public et Mappelthorpe vient d’acheter un Polaroïd. Leurs carrières démarrent, et ils ne se perdront jamais de vue. Patti Smith raconte, d’une belle plume remarquablement traduite, ces trois intenses années de formation, et trouve le […] - [Sur Rodin](https://www.vivelaculture.com/sur-rodin/): Le poète pragois (1875-1921), auteur des célèbres Lettres à un jeune poète entre 1903 et 1908, a approché Rodin après avoir épousé l’une de ses anciennes élèves, la sculptrice allemande Clara Westhoff. Emigré en France, il sera son secrétaire particulier. Les deux hommes se brouillent, mais Rilke maintient son admiration dans ce bref et superbe essai. C’est lui aussi qui fera découvrir à Rodin l’hôtel Biron, près des Invalides, à Paris. Depuis sa confiscation par l’Etat aux religieux qui l’avaient occupée jusqu’en 1905, la bâtisse était louée en appartements, notamment à des artistes, dont Rilke, Matisse, la danseuse Isadora Duncan […] - [Carnet érotique Rodin](https://www.vivelaculture.com/carnet-erotique-rodin/): Si l’érotisme est (très) directement présent dans l’œuvre de Mapplethorpe, dès ses premiers Polaroïds, il est beaucoup plus suggéré chez Rodin, époque oblige. D’où l’intérêt de ces dessins longtemps cachés dans “l’enfer” des collections, d’autant plus à l’aune de l’expo comparative entre les deux hommes, car le sculpteur ne se penche pas seulement sur le corps féminin. Les croquis du danseur et chorégraphe russe Nijinski (1889-1950), homosexuel, sont ainsi dignes des backrooms new-yorkaises. Certains qui les virent, à l’époque, en déduisirent que Rodin avait poussé sa recherche un poil plus loin… - [Les fleurs du Mal](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs-du-mal/): Les premiers punks new-yorkais vénéraient les poètes français : le groupe Television comptait ainsi Tom “Verlaine” au chant et, à la basse, Richard “Hell”, en hommage à Rimbaud (Une saison en enfer). Mapplethorpe et Patti Smith préféraient Charles Baudelaire (1821-1867). Sur la photo qu’il signe pour Horses, le premier album de la chanteuse en 1975, elle est en veste noire et chemise blanche, son “costume de Baudelaire”… A un siècle de distance, leur passion les relie à Rodin, grand lecteur des Fleurs du Mal, et à l’une de ses œuvres majeures, La porte de l’enfer (1880), interprétée, à l’époque, comme […] - [Helmut Newton 1920-2004](https://www.vivelaculture.com/helmut-newton-1920-2004/): Le Grand Palais a la volonté d’accorder toute la place que mérite la photographie. Pas étonnant alors que, simultanément au musée Rodin, Robert Mapplethorpe soit exposé au Grand Palais (jusqu’au 13 juillet). Un investissement affirmé dès 2012 par la rétrospective consacrée à Helmut Newton, autre expert ès nus en noir et blanc, teintés de fétichisme. Venu de la mode, Newton a toujours réchauffé ses clichés sur papier glacé par la recherche d’une beauté animale, chez ses modèles inconnus comme chez les stars qui ont défilé devant son objectif : Liz Taylor, Ava Gardner, Catherine Deneuve, entre autres, et une armée de […] - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy-2/): Une curiosité que cette épopée d’un cowboy texan, bâti comme un Apollon et cherchant à devenir gigolo à New York, classée X lorsqu’elle décrocha trois Oscars en 1970, dont celui du meilleur film. Ce n’est pourtant pas pour ses quelques scènes érotiques qu’il mérite d’être revu. Outre la performance de Dustin Hoffman dans le rôle du clochard Ratso, on repartira, avec délice, à la découverte du New York interlope de ces années-là, à des années-lumière de la ville aseptisée d’aujourd’hui. Pas étonnant que, selon Patti Smith, Mapplethorpe soit sorti d’une projection en criant au chef-d’œuvre. - [Joseph Cornell et les surréalistes à New York](https://www.vivelaculture.com/joseph-cornell-et-les-surrealistes-a-new-york/): Autodidacte remarqué par André Breton et sa bande surréaliste, le sculpteur new-yorkais Joseph Cornell (1903-1972), pionnier de l’assemblage d’objets trouvés sous forme de “boîtes”, eut une influence majeure sur les collages du jeune Mapplethorpe au cours de ses études au Pratt Institute, à New York. Rarement vu en France, le travail de Cornell, de 1930 à 1950, a été exposé à Lyon l’an dernier aux côtés d’œuvres de Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst et Man Ray, tous ayant vécu dans la mégapole américaine au cours de ces années-là. - [Rodin, la chair, le marbre](https://www.vivelaculture.com/rodin-la-chair-le-marbre/): Pour ses œuvres les plus célèbres, Rodin a surtout travaillé le plâtre (l’original des Bourgeois de Calais) et le bronze (Le penseur, La porte de l’enfer). Mais la liberté de forme qu’il a apportée à la sculpture touche aussi au matériau réputé le plus classique de la discipline. L’artiste exploite à fond les jeux de lumière quasi photographiques que permet le marbre (clairs-obscurs et reflets presque colorés), tout en lui appliquant des traitements alors révolutionnaires, comme le “non finito”, formes volontairement inachevées avec absence de polissage afin de laisser voir la matière et les traces du travail (personnages sans tête […] - [Polaroids Mapplethorpe](https://www.vivelaculture.com/polaroids-mapplethorpe/): En 1970, il achète son premier appareil. Mapplethorpe a déjà 24 ans et toujours pas la vocation. Il veut juste ajouter ses propres Polaroïd aux photos découpées dans les magazines avec lesquelles il crée des collages, inspirés des “boîtes surréalistes” et autres assemblages du sculpteur américain Joseph Cornell. Très vite, cependant, ses clichés auront leur propre vie et seront ses premières œuvres exposées, en 1973. Alors que sa liaison avec Patti Smith s’achève, il travaille sur sa découverte des milieux homosexuels new-yorkais. Semi-célébrités, autoportraits et scènes SM, son univers visuel se met en place. - [Marée noire](https://www.vivelaculture.com/maree-noire/): Un polar noir comme du pétrole. Celui qui fait la fortune des grands barons de Houston, et des gangsters locaux qui servent leurs intérêts. Un polar poisseux comme du cambouis. Celui dans lequel se débattent les ouvriers Blacks de la pétrochimie texane, en partie alimentée par de gros pipelines venus des bayous louisianais. - [Lumière d’août](https://www.vivelaculture.com/lumiere-daout-2/): Un des monuments de la littérature américaine, drainant dans ses pages la plupart des thèmes obsessionnels du Sud (racisme, religion, sexe…), le tout porté par une langue au souffle exceptionnel. Et ça n’est sans doute pas un hasard, ni une vaine coquetterie, si l’on compare, de plus en plus souvent, James Lee Burke à son aîné Faulkner. - [Galveston](https://www.vivelaculture.com/galveston/): Galveston est le premier et seul polar à ce jour d’un auteur victime, depuis, de la loi des séries, brillant créateur pour le petit écran de True Detective. Un poignant road movie à travers la Louisiane et le Texas, ponctué d’un bout à l’autre de puits de forage vrombissant dans la nuit d’un Sud enfiévré par l’or noir. - [Bayou Country](https://www.vivelaculture.com/bayou-country/): Le deuxième album de Creedence sera celui de tous les succès, grâce notamment à Proud Mary, repris par à peu près la moitié du bottin des chanteurs en exercice. Mais c’est incontestablement Born on the Bayou, rock teigneux en équilibre sur un rocking chair bancal, qui imposera nos solides bûcherons californiens faisant trempette dans les eaux sombres des marais louisianais. - [Les bêtes du sud sauvage](https://www.vivelaculture.com/les-betes-du-sud-sauvage/): Le mystérieux et inquiétant bayou peut être aussi le théâtre de formidables fables, comme celle de la petite Hushpuppy embarquée, au sein d’un monde bouleversé par des changements climatiques majeurs, dans une folle croisade. Magique comme les contes et légendes du swamp, les nuits de pleine lune. - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme-2/): La lutte acharnée de quelques personnages emblématiques de la culture musicale de la Nouvelle-Orléans pour remettre la ville sur pied après le passage de Katrina. Une ode à Crescent City et une série parmi les plus créatives, les plus émouvantes et les plus originales de ces dernières années. - [Papillon de nuit](https://www.vivelaculture.com/papillon-de-nuit/): Plongée dans les quartiers les plus sordides de la Nouvelle-Orléans, gangrenés par la drogue, la prostitution et la violence, et dans un Sud profond guère plus reluisant, au fil d’une enquête particulièrement pénible de Lew Griffin, ex-privé devenu écrivain aux faux airs de Chester Himes. Un polar du grand James Sallis, à l’époque où il vivait à New Orleans. - [Swamp Thing](https://www.vivelaculture.com/la-creature-du-marais/): Un des films les plus fameux de Wes Craven (La colline a des yeux, Freddy, Scream…). Pour les scènes où le bayou bouillonne, pollué par les fioles d’un produit chimique aux effets inattendus, pendant qu’un monstre en colère bousille tout ce qu’il trouve dans les marais. Une allégorie du rôle de BP en Louisiane du sud ? - [Triksta](https://www.vivelaculture.com/triksta/): Le berceau du jazz, la ville de toutes les fusions musicales, noires et blanches, des fanfares, du blues et du funk, est également un des foyers du rap le plus dur des États-Unis. C’est ce que révèle cette passionnante enquête de Nik Cohn, célèbre critique rock anglais, auteur en son temps du prophétique Saturday Night Fever. - [Sans retour](https://www.vivelaculture.com/sans-retour/): Lâchez une poignée de Marines à l’entraînement dans un marécage paumé, infesté d’alligators affamés et de Cajuns complètement dégénérés, pour voir… Cette formidable chasse à l’homme pataugeant dans les eaux croupies et sombres, signée par un Walter Hill (Les guerriers de la nuit, Les pilleurs, Deadwood) sans état d’âme, souligne si besoin était les dangers du bayou. Vous voilà prévenus. - [Best of](https://www.vivelaculture.com/best-of/): Nicolas de Staël aimait le jazz de Sydney Bechet, pour lequel il composa Les Musiciens. Sydney Bechet (1897-1959)  fut un clarinettiste exceptionnel, repéré rapidement par Duke Ellington qui, plus tard, le débarqua de sa formation pour avoir zappé trois concerts… Considéré comme le symbole du jazz Nouvelle Orléans avec sa reprise légendaire de Summertime, Sydney Bechet vécut en France à partir des années 50. Il composa des tubes mondiaux comme Petite fleur, Les oignons, ou Dans les rues d’Antibes dont l’air enjoué aurait sûrement remonté le moral de Nicolas de Staël, mais on ne refait pas l’histoire… - [Le tour du monde en porte-conteneurs](https://www.vivelaculture.com/le-tour-du-monde-en-porte-conteneurs/): Artiste d’origine australienne, Emmelene Landon a beaucoup voyagé. Son atelier de peinture donnait sur le port de Cherbourg : ce fut le déclic pour un voyage en 2001 à bord d’un porte-conteneur. Dans son livre, elle parle de la vie à bord faite essentiellement de silences et d’ennui, rythmée par les rares conversations des hommes sur les voitures… pour prolonger cette lecture, regardez la très belle vidéo réalisée par un jeune matelot au cours d’un voyage de six mois, de New-York à San Francisco, sur un porte-conteneur. - [Le Havre](https://www.vivelaculture.com/le-havre/): Un jeune Africain débarque clandestinement d’un conteneur dans le port du Havre mais, heureux hasard, il rencontre Marcel Marx, cireur de chaussures et poète. Le film d’Aki Kaurismäki, présenté à Cannes en 2011, obtint le prix Louis-Delluc la même année. L’esprit de résistance des personnages les rapprochent de l’univers où a évolué Nicolas de Staël. Figure célèbre du rock havrais, Roberto Piazza alias Little Bob (Story), joue son propre rôle dans lequel on entend deux de ses chansons. - [38 témoins](https://www.vivelaculture.com/38-temoins/): 38 témoins est un film de Lucas Belvaux tiré du roman de Didier Decoin Est-ce ainsi que les femmes meurent ? L’action se déroule au Havre, entre les conteneurs et les immeubles tout en angles droits signés par l’architecte Auguste Perret. Le personnage principal, un pilote de  porte-conteneurs, est enfermé dans un terrible silence dont il décide finalement de sortir. Si les empilements multicolores de conteneurs, qui parfois bouchent les perspectives, rappellent les formes rectangulaires des toiles du peintre, celles-ci, au contraire, ouvrent sur des espaces infinis. - [Lettres de Nicolas de Staël](https://www.vivelaculture.com/lettres-de-nicolas-de-stael/): Ces lettres nous font entrer dans le cercle de ses proches. Ses parents adoptifs, les Fricero, Madame Guillou, la mère de Jeannine (sa première femme), Françoise, sa seconde femme, René Char, Georges Braque, ou encore Ted Schempp, son premier marchand américain, qui stockait ses œuvres dans le coffre de sa voiture. « Les lettres, c’est Staël à l’état pur… dans ses conflits, ses professions de foi, ses violences, ses hésitations… » a dit André Chastel, célèbre historien d’art, proche de l’artiste. - [Georges Braque](https://www.vivelaculture.com/georges-braque/): « Ce qui m’a toujours sauvé, c’est que je n’ai jamais su ce que je voulais » a dit Georges Braque qui fut pourtant aux origines du cubisme avec Picasso. En 1951, Nicolas de Staël alla voir Braque et résuma sa visite dans une lettre qu’il envoya à René Char : « Vu Braque, dimanche à Varengeville. Il a bien travaillé cet été, je crois. Sans exagération, son atelier sent la bataille à pleins poumons, malgré tout le montage de bricoles savantes ». Sans exagération, ce sont là des géants ! - [Fureur et mystère](https://www.vivelaculture.com/fureur-et-mystere/): Yves Berger prévient dans le texte de présentation de ce recueil que la poésie de René Char n’est pas d’accès facile… Résistant sous le nom de Capitaine Alexandre, René Char écrit en 1943-1944 Feuillets d’Hypnos, un recueil de 237 courts poèmes, dont le n°139 : « C’est l’enthousiasme qui soulève le poids des années. C’est la supercherie qui relate la fatigue du siècle ». Nicolas de Staël, poussé par son enthousiasme, réalisa les gravures sur bois que lui inspira Le poème pulvérisé, tiré de Fureur et mystère. - [Nicolas de Staël dans son atelier](https://www.vivelaculture.com/nicolas-de-stael-dans-son-atelier/): Les livres de photos d’ateliers de peintres ne manquent pas, mais celui-ci est une perle car derrière le pseudo de son auteur, Antoine Tudal, se cache Antek, le fils de Jeannine que Nicolas de Staël adopta. Pendant la guerre, Tandek noircit des carnets que Pierre Reverdy va lire et faire éditer en 1945, avec des illustrations de Georges Braque et d’Alberto Magnelli dans le recueil Soupentes. - [Le Prince foudroyé](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye/): Après avoir quitté la Russie dans des conditions dramatiques, Nicolas de Staël étudie la peinture à Bruxelles dans l’atelier de Geo de Vlamynck qui repère vite son talent ; il voyage en Espagne et au Maroc où il rencontre Jeannine Teslar. Plus tard, René Char, Georges Braque, lui offriront leur amitié. Mais sa relation essentielle, il l’aura avec sa peinture, qui va le faire monter très haut, trop haut peut-être ? - [Ciels, terres, mers](https://www.vivelaculture.com/ciels-terres-mers/): Jean-Louis Andral est le conservateur du musée Picasso à Antibes où se trouve une somptueuse collection de peintures de Nicolas de Staël, dont Le concert, sa dernière œuvre inachevée. Ce petit livre est une invitation à regarder l’espace pictural de Nicolas de Staël. Des citations de l’artiste sont mises en regard des reproductions et celle-ci ouvre le livre «  L’espace pictural est un mur mais tous les oiseaux du monde y volent librement ». C’est pourtant simple ! - [Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions/): Lester Bangs est celui qui a élevé la mauvaise foi et l’excès dans la critique rock au rang d’art. Ses choix, ses exercices d’admiration, son style, sa liberté de ton, ont marqué toute une génération. Dans un long (très long) article publié en 1971 intitulé « James Taylor doit mourir » (en fait, un exercice d’admiration dédié aux Troggs), il explique comment la génération « Moi Je », incarnée dans cet article par James Taylor, et les règles du business qui se mettent alors en place, tendent à supprimer tout ce que le rock a de festif et de subversif. On se demande ce […] - [GP](https://www.vivelaculture.com/gp/): Gram Parsons peut être considéré comme l’un de ceux qui mirent la country au goût du jour auprès des hippies californiens, à la fin des années soixante. Né en Floride dans une famille marquée par le destin (père suicidé, mère morte d’une cirrhose), Gram Parsons fera partie des Byrds après le départ de David Crosby, puis fondera les Flying Burrito Brothers, groupe qui aura une énorme influence sur la scène californienne du début des années soixante dix, notamment auprès des Eagles, Little Feat, Fleetwood Mac, mais aussi des Rolling Stones et tout particulièrement de Keith Richards qu’il initiera à la […] - [The Spotlight Kid](https://www.vivelaculture.com/the-spotlight-kid/): Don Van Vliet alias Captain Beefheart est la preuve qu’on peut naitre dans une région où une révolution musicale se met en place sans pourtant en être affecté d’aucune manière. Personnage atypique s’il en est, Captain Beefheart est profondément influencé par le blues (Howlin’ Wolf) et le free jazz. Ami de Franck Zappa qu’il a connu sur les bancs de l’école, Captain Beefheart partage avec lui de ne pas vouloir se conformer aux règles du show business, préférant expérimenter dans la voie de la déconstruction d’un blues psychédélique dont l’album Trout Mask Replica reste le sommet. Il se retirera de […] - [The Everly Brothers](https://www.vivelaculture.com/the-everly-brothers/): Don et Phil Everly se firent connaître dans les années cinquante dans un registre country et rock n’roll très classique. Installés à Nashville où ils deviendront résidents au « Grand Ole Pry » (LA salle mythique où tout musicien de country rêve de se produire), ils vont aligner tube sur tube en Amérique, mais aussi en Angleterre, jusqu’au milieu des années 60. En plus d’être des compositeurs d’exception, c’est la façon dont ils harmonisent leurs deux voix qui va en faire des modèles aux yeux de Paul Mc Cartney, Brian Wilson, Simon & Garfunkel et consorts. Sans eux, pas de Beatles, Beach […] - [Pacific Ocean Blue](https://www.vivelaculture.com/pacific-ocean-blue/): Dennis Wilson, le cadet de Brian Wilson (le génie du groupe), véritable playboy et seul vrai surfeur des Beach Boys, jouera un rôle musical de plus en plus important au sein du groupe à mesure que son frère Brian sombre dans la folie paranoïaque. Grand consommateur de drogues, il tombera sous l’emprise de Charles Manson (le futur assassin de Sharone Tate) et se noiera après un dernier mélange d’alcool et de cocaïne. Pacific Ocean Blue, sorti en 1977, est une splendeur tout en nuances qui révèle tout le talent de compositeur et de chanteur de celui qui eut le malheur […] - [Canyon of dreams](https://www.vivelaculture.com/canyon-of-dreams/): Une histoire s’inscrit obligatoirement dans un lieu. Celle de la musique country-folk-rock américaine est ancrée à Los Angeles, et le fameux Laurel Canyon en fut l’épicentre. « Laurel Canyon était l’endroit où fuguer de chez ses parents, se cacher des autorités, composer de la musique, écrire des livres, des scénarios, traîner avec des groupes alors au top ou en devenir. C’est là que Los Angeles et Hollywood fusionnaient dans un esprit résolument rock. Des Doors aux Byrds, de Crosby, Stills, Nash & Young à Canned Heat, de Frank Zappa à Jackson Browne, Eagles, Little Feat, Bobby Womack… Si j’avais dû citer […] - [Ladies of the Canyon](https://www.vivelaculture.com/blue/): C’est autour de Joni Mitchell que va graviter une bonne partie de la scène folk-country-rock de Los Angeles dont les Crosby, Stills et Nash (qui sera, un temps, son compagnon), ils poseront d’ailleurs sous le porche de son chalet à Laurel Canyon pour la photo de leur premier album. Joni Mitchell, c’est une voix cristalline au bord de la rupture, des harmonies et des guitares splendides (Stephen Stills et James Taylor sont de la partie), des textes où les questions sociales ou personnelles sont abordées du point de vue féminin, loin des habituels clichés masculins. Une des plus grandes artistes […] - [If I Could Only Remember My Name](https://www.vivelaculture.com/if-i-could-only-remember-my-name/): Chanteur à la voix aérienne, David Crosby est celui qui avait la culture musicale la plus large, des Everly Brothers à Ravi Shankar avant même que les Beatles n’en fassent une star mondiale. Membre fondateur des Byrds, il est à l’origine du trio Crosby, Stills & Nash. C’est aussi lui qui produira le premier album de Joni Mitchell. Son énorme talent qu’on entend sur tous les titres de ce premier album (sur lequel on retrouve G.Nash, N.Young, Jerry Garcia, Joni Mitchell…), n’a pas pu le sauver de son addiction aux drogues dures et de leurs conséquences dramatiques. « Pas une seule […] - [Songs for Beginners](https://www.vivelaculture.com/songs-for-beginners/): Après les succès des albums Crosby Stills and Nash puis Déjà Vu (les mêmes plus Neil Young), les batailles d’ego, les histoires de couples et les drogues eurent raison du groupe, du moins dans un premier temps, les carrières des uns croisant sans cesse celles des autres. Chacun en profita pour enregistrer un album dans son coin laissant apparaître plus clairement son apport au groupe. Sur Songs for Beginners, Graham Nash, l’ancien chanteur des Hollies à la voix haut perchée, offre onze titres tantôt militants « Military madness » ou plus intimistes « Lady of The Island » (à la gloire de Joni Mitchell), […] - [Sweet Baby James](https://www.vivelaculture.com/sweet-baby-james/): Pilier de la scène californienne (bien que né à Boston), James Taylor est le digne représentant de cette génération d’auteurs-compositeurs-interprètes qui va éclore à la fin des années soixante (que certains baptiseront la Génération Moi Je, pour le côté auto centré des paroles de leurs chansons). Après un premier album enregistré sur Apple, le label des Beatles, c’est Sweet Baby James qui va déclencher le phénomène « James Taylor » et ses millions d’albums vendus, avec notamment les titres « Fire and rain » ou « Country Road ». Mélodies ciselées, guitares somptueuses (James Taylor est un guitariste d’exception), arrangements […] - [Fleet Foxes](https://www.vivelaculture.com/fleet-foxes/): À leurs harmonies vocales et à la finesse de leurs compositions, on pouvait penser que les Fleet Foxes avaient grandis sous le soleil de Laurel Canyon, bercés par des parents qui s’appellaient Joni Mitchell, David Crosby ou Graham Nash… Il n’en est rien. Les membres du groupe viennent de Seattle, la ville battue par les vents et la pluie du nord de la côte Ouest des Etats-Unis où sont nés Jimi Hendrix et Kurt Cobain. C’est d’ailleurs le label Sub-Pop (Nirvana) qui signera le premier album du groupe, onze titres tout en finesse instrumentale et vocale qu’on croirait tout droit […] - [Waiting for the sun](https://www.vivelaculture.com/waiting-for-the-sun/): Il flotte, aujourd’hui encore, au-dessus de la Californie des 60’s et des 70’s, une image de paradis terrestre où tout n’était qu’amour, musique, fleurs et soleil. On pouvait se douter que la réalité n’était pas aussi idyllique. Mais le tableau détaillé de la scène musicale de Los Angeles que nous livre Barney Hoskyns – un des plus fins connaisseurs de l’histoire du rock –dans Waiting for the sun, révèle un envers du décor où la paranoïa, les effets ravageurs des drogues ingérées dans des proportions dantesques, les batailles d’ego et les coups tordus, font frémir. Certains mythes en sortent écornés. […] - [Macadam à deux voies](https://www.vivelaculture.com/two-lane-blacktop/): « C’est un de mes films préférés de tous les temps » Bruce Springsteen. Macadam à deux voies (titre français) est une autre bizarrerie du cinéma américain des années 70, la course sans but de deux voitures aux équipages anonymes à travers les Etats-Unis, direction Washington. Désenchantement, spleen, rock (The Doors dans la bande son), la route comme seule échappatoire à une vie cadenassée. Au volant : James Taylor dans le rôle de The Driver, sur le siège du co-pilote (The Mechanic) : Dennis Wilson (Beach Boys) ! - [Vanishing point](https://www.vivelaculture.com/vanishing-point/): Point limite zéro (titre français), occupe une place particulière dans le cinéma contestataire américain, parce que sans discours idéologique, ni appel à la révolte. Il symbolise la fin des utopies des 60’s et le retour à une réalité qui ne laisse, à ceux qui refusent de suivre les conventions, aucune place à l’espoir. A travers l’histoire de Kowalski, ex-flic qui livre des voitures d’une ville à l’autre et fait le pari de faire plus de 1500 km en quinze heures, avec pour seul soutien Super Soul, un DJ noir d’une station de radio, Richard Sarafian livre une vision sombre d’une […] - [CSN&Y 1974](https://www.vivelaculture.com/csny-1974/): David Crosby (The Byrds), Stephen Stills (Buffalo Springfield), Graham Nash (The Hollies) et Neil Young (Buffalo Springfield), ne sont pas des inconnus quand ils forment CS&N, puis un an plus tard, CSN&Y. Le succès de leur premier album Déjà Vu va faire de ce supergroupe le meilleur représentant de ce qu’on baptisera rock californien. En 1974, ils partent pour une tournée dont il n’existait pas d’enregistrement officiel mais qui restait dans l’esprit de beaucoup comme un de leurs sommets. C’est Graham Nash qui s’est attelé au travail de restauration des bandes. Et le résultat est à la hauteur de la […] - [Tous les matins du monde](https://www.vivelaculture.com/tous-les-matins-du-monde/): Le roman de Pascal Quignard fut adapté au cinéma par Alain Corneau qui fit de l’histoire de Marin Marais et de Monsieur de Sainte-Colombe un énorme succès, avec plus de deux millions de spectateurs. Le film fut également récompensé par sept César dont celui du meilleur film. Pourtant, avant Quignard et Corneau, très peu de personnes connaissaient l’histoire de ces compositeurs de musique baroque qui sacrifièrent beaucoup à leur passion. La musique du film jouée par Jordi Savall contribua à faire découvrir la viole de gambe, cet ancêtre du violoncelle, à plus de 300 000 personnes qui achetèrent la musique […] - [La Traviata (Festival d'Aix-en-Provence)](https://www.vivelaculture.com/la-traviata-festival-daix-en-provence/): Depuis sa création en 1948, le Festival d’Aix-en-Provence a souvent produit des moments exceptionnels salués unanimement. En 2011, c’est une version de La Traviata de Giuseppe Verdi avec Natalie Dessay et Charles Castronovo dans les rôles principaux qui va faire se lever la foule. La mise en scène de Jean-François Sivadier et l’interprétation des chanteurs/acteurs donnent à cette version à la fois son brillant, sa légèreté et sa profondeur. Une des grandes réussites de ces dernières années que la captation réalisée par Don Kent donne envie de voir et revoir. - [Love me or leave me](https://www.vivelaculture.com/love-me-or-leave-me/): Nina Simone a vu sa carrière de pianiste concertiste classique foudroyée parce qu’elle était Noire dans une Amérique ségrégationniste. Elle en gardera une blessure jamais cicatrisée qui la fera s’engager pour la cause des droits civiques dont elle deviendra une des grandes figures. Son amour de la musique classique ne la quittera pas, comme on peut l’entendre sur le morceau Love me or leave me au milieu duquel elle glisse une partie de piano qu’on croirait tout droit sortie d’une partita de Johann Sebastian Bach. - [Hannibal S1](https://www.vivelaculture.com/hannibal-s1/): On prête parfois aux grands psychopathes une intelligence supérieure et un goût exquis. On retrouve ces deux traits de caractères dans le personnage d’Hannibal Lecter tel qu’imaginé par Bryan Fuller, le créateur de la série Hannibal, dont le rôle titre est interprété par un Mads Mikkelsen glaçant. Cuisinier hors pair, si sûr de lui qu’il ne commet jamais la moindre faute de goût derrière ses fourneaux, ni quand il choisit les musiques qui accompagnent la dégustation de ses plats si particuliers, sur fond de Concertos Brandebourgeois ou de Variations Goldberg. - [Concertos pour deux violons](https://www.vivelaculture.com/concertos-pour-deux-violons/): Antonio Vivaldi fut l’un des musiciens dont Johann Sebastian Bach recopia les partitions pour mieux en comprendre la musique. J.S. Bach fit aussi des transcriptions de la musique de son aîné, Italien très apprécié en Allemagne, notamment du Concerto pour quatre violons en si mineur dont J.S. Bach tirera son Concerto en la mineur BWV 1065. Cette pratique très courante à l’époque n’a rien de scandaleux, Gabriel Fauré écrivit à ce sujet : « Le mal dont souffrent les chefs-d’œuvre, c’est le respect excessif dont on les entoure ». On peut seulement sourire en imaginant la scène qui opposerait aujourd’hui les ayants droits de […] - [Le Messie](https://www.vivelaculture.com/le-messie/): Georg Friedrich Haendel est l’autre grand nom de la musique baroque qui, avec Johann Sebastian Bach, portera cette musique à son apogée. Allemand comme Bach, né la même année, Georg Friedrich Haendel composa Le Messie en Angleterre où il séjourna dès 1712 et où il dirigera la Royal Academy of Music à partir de 1720. D’inspiration italienne (Haendel a écrit de nombreux opéras et a voyagé en Italie) et attaqué par les dévots qui trouvaient cette œuvre profane, Le Messie sera orchestré à plusieurs reprises et notamment par Mozart. C’est aujourd’hui une des œuvres les plus connues d’Haendel. - [Chronique d’Anna Magdalena Bach](https://www.vivelaculture.com/chronique-danna-magdalena-bach/): Dans l’histoire du cinéma, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet occupent une place à part, en marge, aussi admirés par une poignée d’admirateurs qu’inconnus du grand public. Tous leurs films ont été réalisés à quatre mains jusqu’à la disparition de Danièle Huillet en 2006. Chronique d’Anna Magdalena Bach est un film en noir et blanc inspiré des écrits de la seconde femme de Johann Sebastian Bach. Le rôle de J.S. Bach est interprété par Gustav Leonardt qui joue toutes les parties musicales sans que jamais un changement de plan ne vienne en perturber l’exécution. « (…) Un sentiment de suspension et d’éternité […] - [Sonates & Partitas pour violon seul](https://www.vivelaculture.com/sonates-partitas-pour-violon-seul/): Les Sonates & Partitas pour violon seul sont considérées comme l’un des sommets pour violon que tout concertiste se doit d’atteindre un jour. Mais, comme l’a écrit Jacques-André Houle : « (…) elles (les difficultés) ne sont pas pour autant himalayennes. Bach, en excellent pédagogue, l’a toujours compris et voulu ainsi: une musique écrite vaut d’être jouée en plus d’être contemplée ». Yehudi Menuhin, le premier, en a enregistré l’intégralité en 1934. Itzhak Perlman les enregistra en 1988, peut-être sur le Stradivarius Soil de 1714 que lui a vendu … Yehudi Menuhin ! - [Das Wohltemperierte Klavier](https://www.vivelaculture.com/das-wohltemperierte-klavier/): De Keith Jarrett, on connaît surtout son disque Köln Concert sorti en 1975 sur le label ECM qui reste le disque de jazz le plus vendu au monde avec plus de 3,5 millions d’exemplaires. Pianiste prodige qui joua avec Art Blakey, Charles Lloyd, Charlie Haden ou Miles Davis, il partage avec ce dernier l’honneur d’avoir reçu en 2004 le Léonie Sonning Music Award, distinction prestigieuse habituellement réservée aux musiciens et compositeurs de musique classique. Dans ses interprétations de Johann Sebastian Bach, son talent évite à Keith Jarrett de tomber dans le piège de la virtuosité, ou de « jazzifier » la musique […] - [Allegro Vivace](https://www.vivelaculture.com/allegro-vivace/): Pianiste allemand formé à la musique classique, concertiste, Joachim Kühn a tout du musicien brillant à la carrière exceptionnelle. Sous l’influence de son frère, il va s’ouvrir au jazz, notamment à la musique de John Coltrane et à celle d’Ornette Coleman. C’est ce dernier, un des grands défricheurs de ce qu’on appellera le free jazz, qui le ramènera à Johann Sebastian Bach. Joachim Kühn intégrera plusieurs pièces du maître du baroque à son répertoire. Sur cet enregistrement, il reprend la Chaconne de la Partita n° 2 pour violon en ré mineur, ainsi que Lonnie’s Lament de John Coltrane. - [De battre mon cœur s’est arrêté](https://www.vivelaculture.com/de-battre-mon-coeur-sest-arrete-2/): C’est l’histoire de Tom (Romain Duris), un jeune agent immobilier sans scrupule qui rêvait d’être pianiste comme sa mère avant lui. Un jour, au hasard d’une rencontre, il pense pouvoir reprendre une carrière de concertiste et se défaire du chantage affectif que son père (Niels Arestrup) exerce sur lui depuis la disparition de sa mère. Lorsqu’il décide de se remettre au piano, c’est la toccata BWV 914 de Johann Sebastian Bach que choisit Tom pour refaire ses gammes. On le voit alors s’exercer, reprendre inlassablement le morceau, comme si le morceau se construisait sous nos yeux. - [Shame](https://www.vivelaculture.com/shame/): La vie de Brandon (Michael Fassbender) tourne autour de son travail dans lequel il réussit brillamment et le sexe. De plus en plus submergé par ses pulsions qu’il tente d’assouvir par tous les moyens et qui le rongent au point qu’il refuse d’avoir une relation amoureuse, il ne trouve un dérivatif que dans la course à pied, la nuit venue, dans les rues de New York. Dans une scène magnifique, on voit Brandon courir en écoutant Glenn Gould interpréter l’Aria et la Variation 15 des Variations Golberg comme si seule la spiritualité qui s’échappe de la musique de Bach (qu’on […] - [C.P.E. Bach Project](https://www.vivelaculture.com/c-p-e-bach-project/): Né dans une famille nombreuse, une famille de musiciens, Johann Sebastian Bach se mariera deux fois et aura, à son tour, vingt enfants. Quatre d’entre eux deviendront des musiciens de grand talent. Carl Philip Emmanuel est certainement le plus connu, celui dont l’œuvre en fait, aujourd’hui encore, un musicien exceptionnel, considéré comme le père de la musique classique, celle qui vient après le baroque. Mozart dira de lui : « Il est le père, nous sommes les enfants ». - [Glenn Gould par Glenn Gould sur Glenn Gould](https://www.vivelaculture.com/glenn-gould-par-glenn-gould-sur-glenn-gould/): Le nom de Glenn Gould est inséparable de celui de J.S. Bach. Deux de ses quatre enregistrements des variations Goldberg, ceux de 1955 et 1981 (il les enregistrera également en 1954 et 1994) restent des références absolues. La personnalité excentrique de Glenn Gould (il jouait sur une chaise dont il avait fait scier les pieds, le visage presque au niveau du clavier, il nageait avec des gants en plastique…) et sa décision d’abandonner la scène à 32 ans, ont renforcé la fascination qu’il exerce sur le public. Dans Glenn Gould par Glenn Gould sur Glenn Gould, sorte de longue interview, […] - [Intégrale des cantates vol. 15](https://www.vivelaculture.com/integrale-des-cantates-vol-15/): Johann Sebastian Bach écrivit sa première cantate en 1707, à l’âge de 22 ans. Il venait d’être nommé organiste à Mühlhausen. Il écrira par la suite près de trois cents cantates (à Leipzig, il était tenu d’en écrire une par semaine) dont une centaine sera perdue. C’est autour d’extraits des cantates BWV 8, 60, 90, 147, 146 que Katie Mitchell (qui a déjà mis en scène La Passion selon Saint Matthieu) et le chef d’orchestre Raphaël Pichon ont conçu ce spectacle. - [MPB Musique Populaire Brésilienne](https://www.vivelaculture.com/mpb-musique-populaire-bresilienne/): Vous ne connaissez rien aux musiques brésiliennes et vous avez envie de tout savoir sur le sujet ? MPB est le livre qu’il vous faut. Catalogue de l’exposition sur la musique brésilienne qui eut lieu au printemps 2005 à la Cité de la Musique, l’ouvrage en question parcourt tout le spectre des musiques brésiliennes, depuis les ancestrales influences indiennes et africaines jusqu’aux dernières tendances contemporaines. Au passage, ce livre très complet montre que l’éventail des musiques au Brésil est bien plus large que l’image qu’on en a en France et que la bossa nova est peut-être bien l’arbre qui cache l’immense […] - [L’Aventura](https://www.vivelaculture.com/laventura/): On n’attendait pas forcément l’excentrique Sébastien Tellier, mi-prophète, mi-trublion, sur les terres brésiliennes. Et pourtant, dans son album, L’Aventura, paru juste avant le début de la Coupe du Monde, le Français a éprouvé le besoin de rafraichir son électro-pop dans la bonne ville de Rio. Partagé entre l’influence de la pop française des années 70 et un certain parfum bossa, Sébastien Tellier s’inscrit ainsi, à sa manière très contemporaine, dans la déjà longue lignée des Français fascinés par le Brésil qui, de Pierre Barouh à Bernard Lavilliers en passant par Pierre Vassiliu et son fameux tube Qui c’est celui là ? […] - [Cavalo](https://www.vivelaculture.com/cavalo/): Avec Cavalo, son premier album paru au début de l’année 2014, le carioca Rodrigo Amarante s’invite immédiatement à la table des grands de la Musique Populaire Brésilienne. Enregistré à Los Angeles, Cavalo mélange des influences pop, folk, électro avec une certaine tradition de la chanson brésilienne. Il en résulte un album intime, presque onirique, qui incarne, à lui tout seul, le devenir possible d’une musique brésilienne forcément métissée. Désigné comme héritier spirituel de Caetano Veloso, la trajectoire très personnelle et parfaitement contemporaine de Rodrigo Amarante est à suivre avec beaucoup d’attention. - [Cartola](https://www.vivelaculture.com/cartola/): C’est grâce au succès international de La Cité de Dieu le film de Fernando Mereilles, que le nom de Cartola, présent dans la remarquable BO du film, a été enfin connu hors du Brésil. Parmi les grands sambistes de l’âge classique (les années 30), Cartola est sans doute le plus important et le plus respecté. Adepte de la samba chanson plus lente et moins festive que la samba carnaval, Cartola enregistre, dans les années 60-70, au crépuscule de sa vie, une série d’albums intemporels. Celui-ci comporte quelques chansons tranquillement sublimes comme O Mundo e um Moinho ou Preciso me Encontrar. […] - [Stone Flower](https://www.vivelaculture.com/stone-flower/): Antonio Carlos Jobim, le père fondateur de la bossa nova, à égalité avec Joao Gilberto a donné son nom à l’aéroport international de Rio. Et pourtant il a fait une partie de sa carrière aux USA, à l’époque où les Américains ne juraient ou presque que par le Brésil. Dans les années 60 donc, Jobim a enregistré, dans les studios californiens ou new-yorkais, une poignée d’albums instrumentaux de toute beauté. Le plus aérien et le plus magique est sans doute Stone Flower dans lequel Jobim, épaulé par les splendides arrangements d’Eumir Deodato, donne une version technicolor et rêveuse du classique […] - [La Vie peu ordinaire de Dona Linhares](https://www.vivelaculture.com/la-vie-peu-ordinaire-de-dona-linhares/): Enorme succès au Brésil, au début des années 2000, La Vie peu ordinaire de Dona Linhares dont l’action se déroule au cœur du Nordeste met en scène une femme qui multiplie les amants, une façon comme une autre de retourner le traditionnel machisme brésilien. Mais l’intérêt majeur du film tient à sa bande-son réalisé par Gilberto Gil. L’occasion d’entendre le futur ministre de la Culture dans un répertoire inhabituel pour lui puisque l’essentiel des chansons du film sont des classiques du forro, genre populaire du Nordeste, à base d’accordéon, rendu célèbre par Luiz Gonzaga. Une nouvelle preuve que, dans la […] - [Black Rio](https://www.vivelaculture.com/black-rio/): En dehors du Brésil, on connaît surtout Rio comme berceau de la samba et de la bossa nova. On sait moins que dans les années 1970, la ville du Corcovado et d’Ipanema a été le théâtre d’une très passionnante mutation soul de la musique brésilienne dont Jorge Ben est sans doute le saint patron. Dans cette parfaite compilation, la meilleure du genre réalisée par des Anglais, on retrouvera l’esprit noir et funky de cette musique qui trouvera des prolongements dans les années 2000 à l’intérieur des scènes rap et Baile funk des favelas. - [Blue Note Plays Bossa Nova](https://www.vivelaculture.com/blue-note-plays-bossa-nova/): Si l’association Stan Getz/Joao Gilberto/Astrud Gilberto constitue l’archétype du jazz bossa nova, cette excellente compilation qui parcourt l’histoire du label Blue Note sous tropisme brésilien, prouve que les rapports entre le jazz et la bossa nova sont bien plus étroits qu’on aurait pu le croire. En réalité, la plupart des grands du jazz des années 60 ont sacrifié à ce qui a été, en son temps, une mode. Mode qui retrouve parfois des couleurs vives comme en témoigne la présence, dans cette compilation, de figures contemporaines du jazz telles que la chanteuse Cassandra Wilson ou le pianiste Jacky Terrasson. - [Banana Split](https://www.vivelaculture.com/banana-split/): Réalisé par l’immense chorégraphe Busby Berkeley aux idées de ballet souvent délirantes, Banana Split réalisé en 1943, est surtout l’occasion de faire connaissance avec la chanteuse et danseuse Carmen Miranda, la première Brésilienne exportée aux USA dès la fin des années 30 où elle s’installe à Hollywood. Avec ses extravagants costumes de bananes forcément hauts en couleurs, cette grande figure de la samba traditionnelle incarne à merveille un mixage de la tradition authentique et de l’exotisme que certains ont pu qualifier de pacotille. Par son goût des mélanges baroques, elle fait pourtant partie, selon Caetano Veloso, des influences revendiquées du […] - [Un Homme et une Femme](https://www.vivelaculture.com/un-homme-et-une-femme/): Au premier abord, aucun rapport entre le Deauville hivernal du classique de Lelouch et les chaleurs de Rio ou Salvador. Un homme fait pourtant le trait d’union entre ces deux mondes, c’est Pierre Barouh, parolier et acteur d’Un Homme et une Femme et véritable passeur, avant Georges Moustaki ou Claude Nougaro, de la musique brésilienne en France. Au cœur d’une bande-son splendide signée Francis Lai et dominée par les chabadabada, Barouh adapte en français et reprend la fameuse Samba Saravah du guitariste Baden Powell qui s’exilera d’ailleurs à Paris quelques années plus tard. Quant à Pierre Barouh, avec les généreuses […] - [Black Orpheus](https://www.vivelaculture.com/black-orpheus/): Publié en 2013, cet album orienté jazz revient sur les pas du film mythique Orfeu Negro, palme d’or au festival de Cannes 1959, et de sa bande-son légendaire qui a beaucoup contribué à la renommée internationale de la bossa nova. Le bassiste et producteur brésilien Nilson Matta mélange, pour l’occasion, ses compatriotes musiciens avec des pointures du jazz venus de tous les horizons. S’ensuit une brillante relecture des musiques d’Antonio Carlos Jobim et Luiz Bonfa, avec, au premier plan, les standards éternels A Felicidade et Manha de Carnaval. - [Como e Porque](https://www.vivelaculture.com/como-e-porque/): Disparue, à l’âge de 36 ans, à la suite d’une overdose, la chanteuse Elis Regina est un véritable mythe au Brésil et sans doute l’ambassadrice numéro un de sa musique. Pas véritablement rattachée à un courant particulier de la musique brésilienne, elle a chanté tous les grands, d’Antonio Carlos Jobim à Chico Buarque en passant par Gilberto Gil. Dans Como e Porque, son meilleur album enregistré en 1968, elle passe avec une aisance confondante du traditionnel Aquarela do Brasil d’Ary Barroso à un air des Parapluies de Cherbourg, interprété en français s’il vous plaît ! - [Brasil](https://www.vivelaculture.com/brasil/): Publié sous le nom de Joao Gilberto, en 1981, Brasil marque la rencontre inter-générationnelle entre l’homme qui, vingt ans plus tôt, inventa la bossa nova et ses admirateurs, Veloso, Gil, Bethania, grands rénovateurs tropicalistes de la Musique Populaire Brésilienne. Enregistré entre Rio et Los Angeles, le répertoire de l’album est pourtant ancré dans les terres bahianaises, région d’origine de ses quatre protagonistes et puise dans les sambas du Nordeste brésilien. La merveilleuse version collective du classique Aquarela do Brasil donne le la d’un disque intemporel doué d’un swing et d’une douceur incomparables. - [Gal Costa](https://www.vivelaculture.com/gal-costa/): Parmi les divas de la musique brésilienne, Gal Costa n’est pas la plus célèbre, en tout cas hors du Brésil, mais reste pourtant une des plus grandes, toutes époques confondues. Sous l’égide de ses deux mentors, Caetano Veloso et Gilberto Gil, celle qu’on surnomme parfois « la muse du Tropicalisme » impose, dès son premier album paru en 1969, son style vocal, à la fois suave et puissant, qui la rapproche, par instants, de Janis Joplin. Par ailleurs, l’album, qui porte juste le nom de la chanteuse, est un monument de sophistication pop et peut être considéré tout simplement comme un des très […] - [Caetano Veloso](https://www.vivelaculture.com/caetano-veloso/): Avec son premier album, publié en 1967, le grand Caetano Veloso met d’emblée l’imagination au pouvoir. Considéré comme le manifeste du Tropicalisme naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celles de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le Sergent Pepper’s brésilien et s’avère, avec le recul, un classique de la Musique Populaire Brésilienne. Deux ans plus tard, pour cause de durcissement de la dictature militaire, Caetano Veloso devra s’exiler à Londres, en compagnie de son camarade de jeu Gilberto Gil, l’autre grande figure du Tropicalisme. - [Le petit bleu de la côte ouest](https://www.vivelaculture.com/le-petit-bleu-de-la-cote-ouest/): Un immense styliste doublé d’un grand subversif. Je le relis régulièrement pour son rythme, la précision de son vocabulaire, ses effets de manche (ah, le « il attendait que les choses se tassassent » !). Restez en revanche à l’écart du film (Trois hommes à abattre, de Jacques Deray), avec un Delon totalement à contre-emploi dans le rôle de Georges Gerfaut. - [La Taupe](https://www.vivelaculture.com/la-taupe/): « A mon sens,Le Carré est le Balzac du XXème siècle, même si son univers est plus restreint. Il explore le monde de l’espionnage sous toutes ses facettes, nous donne à voir la trouille de l’agent de terrain comme le cynisme du Foreign Office, la complexité des opérations de renseignement modernes et le désarroi des démocraties occidentales suite à l’effondrement du Mur de Berlin. Je tiens personnellement La Taupe pour le chef-d’œuvre de Le Carré mais il vaut mieux commencer par L’espion qui venait du froid, plus court et plus accessible. » - [Les Cent Vingt Journées de Sodome](https://www.vivelaculture.com/les-cent-vingt-journees-de-sodome/): “C’est maintenant, ami lecteur, qu’il faut disposer ton cœur et ton esprit au récit le plus impur qui ait jamais été fait depuis que le monde existe…” On a tout dit des Cent Vingt Journées de Sodome : catalogue des perversions humaines, fable sur l’exploitation des corps, condamnation de l’Ancien Régime. Pour moi, les Journées traitent avant tout du pouvoir des mots et de l’imagination. Embastillé, à bout de nerfs, Sade s’évade toutes les nuits de son cachot en couchant, dans une langue sublime, sur une bande de parchemin le récit des turpitudes qu’il aimerait infliger à ses geôliers. Le […] - [Les Hommes de bonne volonté](https://www.vivelaculture.com/les-hommes-de-bonne-volonte/): Ces Hommes de bonne volonté, lus à 20 ans, (23 tomes tout de même !) m’ont profondément marqué. Des dizaines de personnages vivent et meurent sous nos yeux, sans arriver à accomplir la moitié de ce qu’ils rêvaient de faire durant la jeunesse. Je me souviens m’être promis de ne jamais perdre de vue mes grands objectifs – il est si facile de se disperser. J’aime cette littérature française de l’entre-deux-guerres, les Romains, Martin du Gard ou Rolland qui n’avaient pas honte de raconter des histoires, d’une plume alerte et pour autant subtile. - [Le Joueur d’échecs](https://www.vivelaculture.com/le-joueur-dechecs/): Un prisonnier de la Gestapo se morfond dans sa cellule quand il met la main sur un recueil des plus grandes parties d’échecs de l’histoire. Il en a vite fait le tour et, faute d’échiquier, se met à disputer mentalement des parties… contre lui-même. A rapprocher de l’étourdissante scène finale du film de Richard Dembo, La diagonale du fou, où, dans une chambre d’hôpital, Michel Piccoli et Alexandre Arbatt s’affrontent dans un blitz virtuel. - [Le scaphandre et le papillon](https://www.vivelaculture.com/le-scaphandre-et-le-papillon/): On peut être emprisonné ou assigné à résidence. Ou on peut être carrément enfermé dans son corps, comme Jean-Dominique Bauby, entièrement paralysé à la suite d’un accident de voiture. Douloureusement interprété par Matthieu Amalric dans le film de Schnabel, Bauby dicte un livre en clignant la paupière. Il s’éteint quelques jours après avoir fini son manuscrit, comme si seul le besoin de témoigner l’avait tenu en vie. - [Fictions](https://www.vivelaculture.com/fictions-2/): Le livre que j’emporterai sur une île déserte : car c’est un livre vertigineux et inépuisable qui contient tous les livres ; car il a été écrit par un homme qui vivait dans sa tête et que c’est une faculté qu’il n’est sans doute pas inutile de développer quand on est seul au monde ; car la langue de Borges, tellement subtile, élégante, jubilatoire, me ravira toujours. - [Le Magnifique](https://www.vivelaculture.com/le-magnifique/): On connaît le propos : l’écrivain raté François Merlin se met en scène dans ses livres sous les traits de Bob Saint-Clar, l’agent secret à qui tout réussit. Le film va et vient entre les deux univers qui s’interpénètrent peu à peu. Ne prétendons pas qu’il s’agit d’un grand film : il s’essouffle vite et verse dans le foutraque. Mais quel bonheur de voir Bebel régler son compte à son électricien (Jean Lefebvre) en enfonçant les touches de sa machine à écrire ! - [Atlas socio-économique des pays du monde](https://www.vivelaculture.com/atlas-socio-economique-des-pays-du-monde/): Ou son équivalent américain, le CIA World Factbook, remis à jour chaque année. J’adore les statistiques économiques et démographiques, souvent plus éloquentes qu’un long discours. Dixit Sliv dans Les Falsificateurs : « Je mémorise, sans difficulté, les indicateurs démographiques et économiques, moins bavards et paradoxalement plus évocateurs que les descriptions souvent oiseuses des anthropologues. Mon imagination vagabonde plus volontiers en apprenant que la population de la ville chinoise de Shenzhen est passée de 30 000 à 3 millions d’habitants en vingt ans qu’en lisant dans la presse magazine que « les rues grouillent d’hommes d’affaires ». Comment dès lors ne me serais-je pas entendu […] - [Usual Suspects](https://www.vivelaculture.com/usual-suspects/): Quand j’ai vu Usual Suspects à sa sortie, j’ai pensé au Meurtre de Roger Ackroyd, ce roman d’Agatha Christie où le narrateur se révèle être l’assassin. Il existe une sorte de pacte tacite entre l’artiste et le public, qui veut que le narrateur dise toujours la vérité et qu’on puisse toujours lui faire confiance. C’est évidemment idiot. Transgresser ce tabou ouvre des possibilités immenses. Je m’y suis personnellement essayé dans Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet. - [La Prisonnière espagnole](https://www.vivelaculture.com/la-prisonniere-espagnole/): Chez David Mamet, que ce soit dans ses pièces, ses scénarios ou ses films, les choses ne sont jamais tout à fait ce que l’on croit. Dans ce film de 1997, injustement méconnu, Steve Martin tente de déposséder un jeune ingénieur du procédé industriel révolutionnaire qu’il a inventé en le manipulant de bout en bout. - [Vertigo (Sueurs froides)](https://www.vivelaculture.com/vertigo/): Mon film préféré. Le mariage parfait de la forme (la cinématographie de Hitchcock, la musique de Bernard Herrmann, la beauté de San Francisco) et du fond (le scénario diablement astucieux de Boileau-Narcejac, les thèmes du double et de la fatalité). A lire absolument, la critique de Chris Marker, la plus intelligente, peut-être, que j’ai jamais lue sur un film. - [La Tante Julia et le scribouillard](https://www.vivelaculture.com/la-tante-julia-et-le-scribouillard/): Marito, le narrateur, veut devenir écrivain et tombe amoureux de sa tante. Pedro Camacho tient le Pérou en haleine avec ses feuilletons radiophoniques. Hélas, victime de surmenage, il commence à s’emmêler dans ses récits, à ressusciter des personnages disparus et à briser tous les codes d’une bonne histoire… Un roman jubilatoire, bien adapté (une fois n’est pas coutume) au cinéma avec Peter Falk dans le rôle de Camacho. - [Les Thibault](https://www.vivelaculture.com/les-thibault/): Cette saga familiale, lue à 18 ans, m’a profondément marqué. Je me suis identifié aux deux personnages principaux : Antoine, l’homme d’action pressé et sûr de lui, Jacques, l’écrivain plus secret qui sacrifiera sa vie pour son idéal. La description de la montée vers la guerre de 14 est éblouissante. - [Les Falsificateurs](https://www.vivelaculture.com/les-falsificateurs/): Sliv Dartunghuver, un jeune Islandais diplômé en géographie, entre au service du CFR, une organisation secrète internationale qui falsifie la réalité et réécrit l’Histoire. Il n’aura de cesse de découvrir qui sont les dirigeants du CFR et surtout quel but ils poursuivent. Les Falsificateurs sont, à la fois, un roman d’initiation, une réflexion sur l’actualité et une ode au pouvoir des mots et de la littérature. Paranoïaques s’abstenir ! Mes lecteurs me disent qu’ils ne lisent plus le journal de la même façon. Je le prends comme un grand compliment. - [1000 Tattoos](https://www.vivelaculture.com/ceci-est-mon-corps-ceci-est-mon-logiciel-2/): Ein klassischer Bildband zum Thema Tattoos. Auf über 500 Seiten werden Tätowierungen und ihre Geschichte untersucht und das in dieser Jubiläumsausgabe sogar in drei Sprachen: Deutsch, Englisch und Französisch. Herausgeber Burkhard Riemschneider leitet eine Kunstgalerie in Berlin und Henk Schiffmacher ist ein Star der Tattoo-Szene und Gründer des legendären Amsterdam Tattoo Museums. - [Ceci est mon corps… ceci est mon logiciel](https://www.vivelaculture.com/ceci-est-mon-corps-ceci-est-mon-logiciel/): Même si son travail ne se réduit pas à cela, cette artiste française, née en 1947, est célèbre pour sa définition de ce qu’elle appelle “l’art charnel”, un travail d’autoportrait réalisé sur le visage, dans lequel c’est l’intervention chirurgicale (et non le résultat esthétique) qui fait performance. Elle-même, dans les années 90, s’est fait poser divers implants aux tempes, opération retransmise en direct dans plusieurs galeries à New York, Tokyo… et Paris, au Centre Pompidou. Ce livre détaille ses conceptions, qui informent les transformations corporelles, encore marginales, plus radicales que le tatouage, mais de plus en plus pratiquées. - [Tattooisme 2](https://www.vivelaculture.com/tattoisme-2-2/): Sollte Ihnen für ein Tattoo die Inspiration fehlen, kann Ihnen dieses schöne Buch als Katalog und Inspiration dienen. Es präsentiert die Arbeit 30 zeitgenössischer Tätowierer, von denen die Hälfte in Frankreich lebt. Hier sprechen die Fotos für sich. Auf Kommentare hat man verzichtet. Nachdem der erste Band aus dem Jahr 2011 vergriffen war, haben die Autoren nun diesen zweiten Band aufgelegt, der eine Bibel für alle sein wird, die nicht schon wieder mit einem Schmetterling, Delphin oder 0-8-15-Motiv nach Hause gehen wollen…. - [Tattooisme 2](https://www.vivelaculture.com/tattoisme-2/): Si, au moment de vous tatouer, l’inspiration vous manque, ce beau livre fera office de catalogue. Il présente le travail de 30 tatoueurs contemporains, dont la moitié opère en France, sans commentaires mais avec force photographies de leurs œuvres. L’ouvrage fait suite à un premier volume édité sur le même principe en 2011, aujourd’hui épuisé. Une bible qui vous évitera de repartir du salon avec un papillon, un dauphin ou un énième motif ethnique vu partout… - [Hitman : Absolution](https://www.vivelaculture.com/hitman-absolution-2/): Seit 2000 gibt es das Videospiel Hitman um den Agenten 47, einen Profikiller, der aus der DNA der weltweit fünf gefährlichsten Verbrecher geklont wurde. Sein Name beruht auf seinem Barcode, der auf seinem Hinterkopf eintätowiert ist. In einer heutigen Welt, wo keiner mehr weiß, wer wer ist (Sind es Klone, Menschen oder Mitglieder krimineller Organisationen und staatlicher Geheimdienste?), unterscheidet nur die Tätowierung den Agenten 47 von allen Doppelgängern und Verrätern. Aber in der letzten Ausgabe des Spiels lässt er genau dieses berühmte Erkennungsmerkmal verschwinden. - [Hitman : Absolution](https://www.vivelaculture.com/hitman-absolution/): Depuis 2000, la série de jeux vidéo Hitman met en scène l’Agent 47, un tueur à gages cloné avec l’ADN des cinq plus dangereux criminels de la planète, et qui tient son nom du code-barres tatoué à l’arrière de son crâne. Dans un monde contemporain où l’on ne sait plus qui est qui (entre clones et humains, mais aussi entre organisations criminelles et agences gouvernementales…), seul ce signe distinctif permet de le reconnaître à coup sûr, parmi une foule d’agents doubles et autres traîtres. Or, dans ce dernier épisode en date, il fait disparaître sa fameuse marque… - [Cry-Baby](https://www.vivelaculture.com/cry-baby-2/): Eine Träne auf dem Gesicht bedeutet in der Codesprache der Gangs, dass man einen Verwandten blutig gerächt hat. Bevor er sich im Gefängnis eine Träne tätowieren lässt, wird der Häftling Wade Walker (Johnny Depp) bereits Cry Baby genannt, denn schon eine einzige seiner Tränen bringt die Mädels zum Schmelzen. Mit diesem Musical um Jugendliche in den 50er Jahren, die in einen Bandenkrieg verwickelt werden, bewies John Waters nach Hairspray erneut, dass ihm der Übergang vom Underground-Filmemacher (seine frühen Werke mit der Drag Queen Divine bekamen oft das Rating X) zum Hollywoodfilm mit größeren Budgets gelungen war, ohne auf seine durchgeknallte […] - [Cry-Baby](https://www.vivelaculture.com/cry-baby/): Issue des codes des gangs, la larme sur le visage signale qu’un proche a été vengé dans le sang. Avant de s’en faire tatouer une en prison, le délinquant Wade Walker (Johnny Depp) est déjà surnommé Cry-Baby, car une seule de ses vraies larmes suffit à faire fondre les filles. Avec ce film musical, histoire d’amours adolescentes perturbées par une guerre des gangs dans l’Amérique des années 50, le réalisateur John Waters a confirmé, après Hairspray (1988), son passage d’un cinéma underground (ses films précédents, avec la drag queen Divine, étaient souvent classés X) aux gros budgets hollywoodiens, sans renoncer […] - [Die Nacht des Jägers](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur-2-2/): Die berühmteste Tätowierung der Filmgeschichte! Der großartig aufspielende Robert Mitchum verkörpert einen Prediger, der zu allem bereit ist, um an die Beute seines ehemaligen Mithäftlings zu gelangen. Nur die zwei Waisenkinder des hingerichteten Sträflings kennen angeblich das Versteck. Und so verkörpert Mitchum mit Hilfe der beiden auf seine Hände tätowierten Worte LIEBE (LOVE) und HASS (HATE) den Kampf zwischen Gut und Böse. Die Regie setzt dabei bewusst auf visuelle und thematische Gegensätze: Erwachsene und Kinder, Tag und Nacht, Studioaufnahmen und Außenaufnahmen, Spiele mit Licht und dem Dekor…Übrigens: Diese Parabel über amerikanische Gewalt stammt von einem Briten. Es ist die einzige […] - [La nuit du chasseur](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur-2/): Le tatouage le plus célèbre de l’histoire du cinéma ! En pasteur prêt à tout pour un magot, dont seuls deux orphelins connaissent la cachette, Robert Mitchum fait un formidable numéro lorsqu’il illustre la lutte du Bien et du Mal à l’aide de ses mains tatouées des mots LOVE et HATE. En plus de ce moment d’anthologie, cette mise en scène du manichéisme livre la clé pour explorer un film tout entier bâti sur des oppositions visuelles et thématiques : adultes et enfants, jour et nuit, tournage en studio contre extérieurs (plusieurs scènes de nature sont le fruit de savants […] - [Tödliche Versprechen – Eastern Promises](https://www.vivelaculture.com/les-promesses-de-lombre-2/): Der Thriller, der in London unter Kriminellen spielt, bietet Armin Müller Stahl nicht nur eine seiner ungewöhnlichsten Rollen als russischer Mafioso, sondern ist auch ein Film über die Tradition der Tätowierungen im kriminellen Milieu. Das auf der Haut verewigte Tattoo symbolisiert, welcher Gang oder welcher „Familie“ man angehört. Im Knast etabliert es die Rangordnung und löst außerhalb der Gefängnismauern Ängste aus. So erzählte Hauptdarsteller Viggo Mortensen, dass er nach Drehschluss ein russisches Paar in die Flucht schlug, das die Tätowierungen auf seinen Händen entdeckt hatte. Filmemacher Cronenberg ist vom Körper besessen, den er in Die Fliege (The Fly) verwandelt und […] - [Les promesses de l’ombre](https://www.vivelaculture.com/les-promesses-de-lombre/): Enquête au sein des mafias russes, ce thriller est aussi un reportage sur la tradition du tatouage dans les milieux criminels. Signe d’appartenance à tel gang ou telle “famille”, véritable pedigree pour se faire respecter en prison et inspirer la crainte dehors (Viggo Mortensen, premier rôle en homme de main, raconte qu’un soir de tournage, dans un bar, ses mains encrées ont fait fuir un couple de Russes…), la piqûre à l’aiguille est aussi la mise en scène de la résistance à la douleur. Et pour ce cinéaste obsédé par la question du corps – transformé dans La mouche (1986), […] - [Rum Sodomy and the Lash](https://www.vivelaculture.com/rum-sodomy-and-the-lash-2/): Das Albumcover erinnert stark an Théodore Géricaults Gemälde Das Floß der Medusa. Der Albumtitel basiert auf einem angeblichen Zitat von Churchill: „Don’t talk to me about naval tradition. It’s nothing but rum, sodomy, and the lash.“ Auf der Rückseite des Covers sieht man die Uniformen der Royal Navy und auf dem Album selbst finden sich Matrosenlieder… Dieses zweite Album der Londoner irischer Abstammung erinnert musikalisch an The Clash und Elvis Costello. Damit starteten die Pogues durch. Der Einfluss von keltischen Instrumenten, gespielt mit der Energie des Punk, lässt viele Bilder von Häfen und Matrosen auf Landurlaub Revue passieren: Es ist […] - [Rum Sodomy and the Lash](https://www.vivelaculture.com/rum-sodomy-and-the-lash/): Une pochette rappelant fortement Le Radeau de la Méduse, un titre venu d’une citation attribuée à Churchill (« La tradition navale britannique ? Rien d’autre que rhum, sodomie et coups de fouet »), des uniformes de la Royal Navy au dos de la pochette, des chansons de marins… Ce deuxième album, parfumé aux embruns, a fait décoller la carrière des Pogues, Londoniens d’origine irlandaise, parrainés par les Clash et Elvis Costello. Au son des instruments celtiques revisités par l’énergie punk, défilent les images de docks et de marins en escale, le temps d’une pinte de plus, d’une autre fille et […] - [Carvalho und die tätowierte Leiche](https://www.vivelaculture.com/tatouage-2/): In diesem Krimi, den er in nur 15 Tagen schrieb, erfindet der Schriftsteller aus Barcelona (1939-2003) den Privatdetektiv Pepe Carvalho. In seinem ersten Fall soll er die Identität eines nackt aufgefundenen ertrunkenen Toten aufklären, dessen Gesicht von den Fischen verschlungen wurde und der auf dem Rücken eine Tätowierung hat. Der Beginn der Carvalho-Serie, die 15 Romane und sechs Novellen umfasste, führt auch zurück in die 1970er Jahre, als eine Tätowierung fast geheim war. Matrosen benutzten sie nicht mehr und Häftlinge sträubten sich, zu auffällige Zeichen zu setzen…. - [Tatouage](https://www.vivelaculture.com/tatouage/): Dans ce polar écrit en 15 jours, l’écrivain barcelonais (1939-2003) invente son personnage fétiche, le privé Pepe Carvalho. Sa première enquête : découvrir l’identité d’un noyé retrouvé nu, le visage dévoré par les poissons, avec pour seul signe distinctif, un tatouage dans le dos. Au fil de ce premier épisode de la saga Carvalho (15 romans et 6 recueils de nouvelles suivront), on redécouvre aussi que dans les années 70, le tatouage était devenu totalement confidentiel, les jeunes marins l’ayant délaissé et les repris de justice rechignant désormais à s’affubler de signes particuliers trop voyants… - [Entdeckungsfahrten im Pazifik](https://www.vivelaculture.com/relations-de-voyages-autour-du-monde-2/): Die Logbücher der Reisen (1768-1779) Der britische Seefahrer, Entdecker und Kartograph James Cook wurde vor allem durch seine drei Expeditionsreisen in den Südpazifik zwischen 1768 und seinem Todesjahr 1779 bekannt. Auch wenn er nur 50 Jahre alt werden sollte, verdankt ihm die Aufklärung viel. Er kartographierte Australien, Neuseeland, die Inseln der Südsee, entdeckte Hawai und Neukaledonien. Ihm verdanken wir auch die Kenntnis über die Tätowierungen der Polynesier. In seinen Logbüchern machte er den Begriff „tatau“ bekannt, der im Englischen später zu „tattoo“ wurde. Viele Matrosen seines Schiffes ließen sich vor Ort tätowieren. So kamen durch diese Reisen auch die ersten […] - [Relations de voyages autour du monde](https://www.vivelaculture.com/relations-de-voyages-autour-du-monde/): S’il a sillonné l’Atlantique Nord, ce capitaine de la Royal Navy est surtout célèbre pour ses trois expéditions dans le Pacifique, entre 1768 et 1779, l’année de sa mort à 50 ans. La connaissance du monde à l’époque des Lumières lui doit beaucoup : exploration des côtes australiennes et néo-zélandaises, découverte de Hawaii, de la Nouvelle-Calédonie… et des tatouages polynésiens. Ses journaux ont popularisé l’utilisation du mot local “tatau”, devenu “tattoo” en anglais, pour désigner ce qu’on appelait jusque-là le “piquâge”. Plusieurs membres d’équipage s’étant fait tatouer sur place, les voyages marquent aussi l’arrivée des motifs “ethniques” sur les peaux […] - [Blood Sugar Sex Magik](https://www.vivelaculture.com/blood-sugar-sex-magik-2/): Bis zu ihrem fünften Album galten die Punk-Funk-Rocker, die sich 1983 in Los Angeles gründeten, als Hollywoodexzentriker Aber als sie sich mit dem Produzenten Rick Rubin verbünden, ist Schluss mit lustig. Rubin gilt als Pionier der „Fusions“, seit er die Altrocker von Aerosmith mit dem Rapper Run-DMC (Walk This Way, 1986) zusammen brachte. „Blood Sugar Sex Magik“ wurde am 24. September 1991 veröffentlicht, am selben Tag wie „Nevermind“ von Nirvana. Seitdem verkauften die Red Hot Chili Peppers 15 Millionen Exemplare. Die Tätowierungen gehören zur Identität der Band, die dafür berühmt ist, sich auf der Bühne auszuziehen. Die Tätowierungen auf dem […] - [Blood Sugar Sex Magik](https://www.vivelaculture.com/blood-sugar-sex-magik/): Jusqu’à ce cinquième album depuis leur formation à Los Angeles en 1983, le “punk funk” des Red Hot était vu comme une excentricité hollywoodienne. Fini de rire quand ils s’associent au producteur Rick Rubin, pionnier de toutes les fusions depuis qu’il a fait travailler les vétérans d’Aerosmith avec les rappeurs de Run-DMC (Walk This Way, 1986) : le disque, sorti le même jour que Nevermind, résiste à la Nirvanamania et devient un succès planétaire (15 millions d’exemplaires vendus). Les tatouages font partie intégrante de l’identité de ce groupe, célèbre pour se déshabiller sur scène : ceux que l’on voit sur […] - [Tattoo-Krause](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde-2-2/): Deutschlands prominentester Tätowierer sticht zu. Der gebürtige Ostberliner Daniel Krause hat in seinem Buch seine Kunden beschrieben. Ganz egal ob Promis, Huren oder ganz gewöhnliche Normalos, wenn sie bei Daniel Krause im Tattoo-Studio sitzen, sind sie alle gleich. Der ehemalige Punk und Türsteher wurde auch durch das SAT1 Frühstücksfernsehen bekannt. Tatoo-Krause im O-Ton: Fakt ist: „Als Tätowierer bist du Psychologe, Heilpraktiker, Krankenschwester, Maschinenbauer und Künstler in einem.“ - [Dernier été du vieux monde](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde-2/): A l’heure où les tatoueurs se revendiquent artistes, cet illustrateur lyonnais, lui, s’est mis à manier l’aiguille au début des années 2000. Comme d’autres représentants du tatouage graphique, son travail sur la peau s’affranchit des codes traditionnels de ce milieu pour y appliquer le style qu’il continue à distiller sur papier : des images en noir et blanc, précises et denses (il y a toujours beaucoup à voir dans un Navette) et dont l’inspiration, souvent musicale, vient aussi bien des affiches du blues et de la country américaine, d’il y a un siècle, que de la scène rock alternative des […] - [Balduin das Nachtgespenst](https://www.vivelaculture.com/le-tatoue-2/): (frz. Originaltitel: Le tatoué) Seien wir doch keine Spaßbremsen. Jean Gabin und Louis de Funès in der Regie des guten Handwerkers Denys de La Patellière gemeinsam vor der Kamera zu erleben, ist kein Meilenstein der Kinogeschichte, dafür jedoch vorzügliche Unterhaltung. Trotz der vielen Kalauer gelingt es dieser Klamotte, auch den künstlerischen Wert einer Tätowierung zu hinterfragen. So spielt Jean Gabin einen ehemaligen Fremdenlegionär, der eine Modigliani-Tätowierung auf dem Rücken trägt, die Louis de Funès als gewiefter Kunsthändler bereits an zwei amerikanische Sammler verkauft hat. Nur wie kommt dieses „Kunstwerk“ nun an die Kunden? Am Ende vieler burlesker Zwischenfälle wird das […] - [Le tatoué](https://www.vivelaculture.com/le-tatoue/): Ne boudons pas notre plaisir ! La réunion de Jean Gabin et Louis de Funès devant la caméra du faiseur Denys de La Patellière n’a pas changé l’histoire du cinéma, mais le tandem de monstres sacrés cabotine sans retenue et le scénario alimente, mine de rien, une vraie réflexion sur le statut artistique du tatouage : Gabin, ancien légionnaire, porte dans le dos un encrage signé Modigliani que de Funès, marchand d’art, parvient à vendre à deux collectionneurs américains. Mais comment livrer l’œuvre à ses acheteurs ? Au fil de rebondissements burlesques, elle livrera ses secrets sur le véritable passé […] - [The spirit behind the tattoo](https://www.vivelaculture.com/une-anthropologie-du-tatouage-contemporain-2/): Ein Buch über kreative Tätowierer überall auf der Welt. Man erhält auf 400 Seiten, gespickt mit vielen Fotos und aufschlussreichen Interviews, einen Einblick in die Motivationen der Kreativen der Szene aber auch in ihre Verantwortung dem Tätowierten (Körper) gegenüber. Die Tätowierung wird zur Kunstform und dient dem Leser als Inspirationsquelle! - [Une anthropologie du tatouage contemporain](https://www.vivelaculture.com/une-anthropologie-du-tatouage-contemporain/): Parcours de porteurs d’encres. La thèse de cette galerie de portraits et d’entretiens avec tatoueurs et tatoués d’aujourd’hui : la pratique est un voyage dans le temps. Vers le futur puisqu’il y a toujours une quête d’éternité à s’affubler de marques indélébiles. Mais aussi vers le passé : le tatouage, en se démocratisant, devient certes plus une affirmation individualiste qu’un signe d’appartenance religieuse, ethnique ou corporatiste, mais il conserve un aspect initiatique qui le renvoie à ses antiques fonctions sacrées. - [Bis Ich dich finde](https://www.vivelaculture.com/je-te-retrouverai-2/): Der erst vierjährige Schauspieler Jack Burns begibt sich zusammen mit seiner Mutter, einer Tätowiererin, auf die Suche nach seinem Vater, der kurz nach seiner Geburt verschwand. Für beide wird es eine Weltreise auf den Spuren eines „Tintensüchtigen“, der sich seinen gesamten Körper tätowieren ließ. Mit dieser ebenso historischen wie intimen Recherche nimmt uns der Autor von Garp und wie er die Welt sah mit in eine universelle Subkultur und versprüht erneut diese Lust auf einen Initiationsroman. - [Je te retrouverai](https://www.vivelaculture.com/je-te-retrouverai/): Le jeune acteur Jack Burns part à la recherche de son père disparu lorsqu’il avait quatre ans. Guidé par sa mère tatoueuse, il reconstitue le parcours planétaire de ce géniteur qui, de salon en salon, a fini par se faire un “corps complet”, pratique qui consiste à encrer le moindre centimètre carré de son épiderme. Avec cette enquête historique et intime à la découverte d’une “sous-culture” universelle, l’auteur du Monde selon Garp renouvelle magistralement son goût du roman initiatique. - [Tätowierer, Tätowierte](https://www.vivelaculture.com/tatoueurs-tatoues-2/): Tätowierungen sollen dauerhaft sein und lange halten. Daher bleibt die Ausstellung auch noch bis zum Oktober 2015 geöffnet. Man taucht ein in 5000 Jahre Geschichte, entdeckt Tätowierungen in all ihrer Vielfalt: Neben den religiösen und ethnischen Aspekten war Tätowieren auch immer ein öffentliches Ereignis auf Jahrmärkten. In dieser Ausstellung sieht man sich aber auch in einem permanenten Dialog mit der Welt der Kunst und kann anhand von unbekannten Werken die ganze Kreativität des zeitgenössischen Tätowierers entdecken. - [Tatoueurs, tatoués](https://www.vivelaculture.com/tatoueurs-tatoues/): Sans doute parce qu’un tatouage est fait pour durer, le musée des arts premiers abritera ce parcours très complet, jusqu’en octobre… 2015. On plongera dans 5000 ans d’Histoire pour appréhender le tatouage dans toutes ses dimensions (religieuse, ethnique et même spectaculaire puisque bien des “porteurs d’encres” furent des phénomènes de foire), mais aussi comprendre son dialogue permanent avec le monde de l’art et enfin, découvrir au travers d’œuvres inédites, la créativité des tatoueurs contemporains. - [Pour un Malherbe](https://www.vivelaculture.com/pour-un-malherbe/): Un volume splendide à tenir en mains, large et puissant. Le manifeste de la langue française, entre baroque et classicisme. L’art poétique et politique d’un des plus grands poètes français. « Il est également, actuellement, légitime de penser que la meilleure façon de servir la république est de donner force et tenue au langage. » - [Pale Rider](https://www.vivelaculture.com/pale-rider/): Quand le Justicier devient le Revenant. Un pasteur venge des chercheurs d’or exploités. Le titre « Pale Rider » vient des « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse », dont le quatrième monte un cheval pâle. Eastwood magistral et spectral, séducteur malgré lui, vengeur parce que c’est écrit. Il revient du Royaume des Morts comme le prouvent les cicatrices de balles dans son dos. Le film par lequel Clint est devenu un mythe, après avoir été une figure.ir été une figure. - [Raging Bull](https://www.vivelaculture.com/raging-bull/): Après avoir vu le film une dizaine de fois, incapable d’en saisir le secret, j’ai posé un trépied et un appareil photo face à la télévision, et fait près de 300 images. Chaque plan du film est une photo parfaite. C’est saisissant. Le chef opérateur, Michael Chapman, est l’œil de Taxi Driver, sorti quatre ans plus tôt. De Niro est au-delà des limites. Et c’est le premier film d’une actrice extraordinaire de vingt ans, Cathy Moriarty – épouse, dans le film, de Jake LaMotta. Elle a eu tous les prix pour ce rôle et n’a fait aucun bon film ensuite. Disparue. - [Giacomo Joyce](https://www.vivelaculture.com/giacomo-joyce/): Un bijou posthume, seize pages d’épiphanies orgasmiques et pincées. Un roman-poème inspiré à Joyce par la rencontre d’une jeune femme juive qui fut son élève – sa « dark lady ». « Jan Pieters Sweelinck. Le nom fantasque du vieux compositeur hollandais donne à toute beauté aura fantasque et lointaine. J’écoute ses variations pour clavicorde sur un air ancien: Jeunesse a une fin. Dans la brume indécise des notes anciennes une faible trace de lumière point: la parole de l’âme va se faire entendre. Jeunesse a une fin: cette fin la voici. Jamais elle n’aura lieu. Cela, tu le sais. Et après ? […] - [Mémoires](https://www.vivelaculture.com/memoires/): Le plus grand écrivain français. Le maître furieux. Le grand trait d’union entre Céline et Proust, tous deux fanatiques des Mémoires. - [Rocket to Russia](https://www.vivelaculture.com/rocket-to-russia/): Les Beach Boys du punk. J’écoute ce disque depuis sa sortie. Découvert par hasard dans une maison de bord de mer, à Bénerville, en Normandie. Je les ai rencontrés, en 1990, pour l’unique parution de ma vie dans le magazine Rock & Folk. Je possède une photo noir et blanc de Joey Ramones debout à côté de moi : je tiens un Leica, Joey un couteau de boucher. J’ai fait une image du groupe en train de manger de la soupe et y tremper du pain, backstage, à Lyon, avant le concert, comme quatre paysans auvergnats. Si je la publie, je […] - [Chant furieux](https://www.vivelaculture.com/chant-furieux/): “ Le signe de l’amitié ? Jamais de bonjour. C’est le principe. Surgir en hommage désobligeant. (…) Jamais le salut gentil, mais la prompte saillie. Tuer les bonjour dès le palier et les comment va qui installent le dialogue niais. Rat chinois et chat gras, Finioule et Mouss attaquaient les scènes au couteau. Ils avaient la frappe juste. Je ne suis qu’un débutant. Ils esquivaient le bonjour et les fines considérations. Le répertoire sous leur griffe se rétractait en luttes d’hypocrites avides et princesses à féconder. Molière et Racine sous leur lame crantée finissaient scénarios jivaro désuets, bluettes maigres et […] - [Lascaux le geste, l’espace et le temps](https://www.vivelaculture.com/lascaux-le-geste-lespace-et-le-temps/): En 1940, à Montignac, quatre adolescents se baladent avec leur chien ; voilà qu’en courant après un lapin, il rentre dans un trou… la grotte de Lascaux. Elle sera ouverte au public en 1948. C’est un succès ; et une catastrophe. Un excès de dioxyde de carbone déclenche la « maladie blanche » : une couche de calcite recouvre les peintures. Malraux ordonne la fermeture du site en 1963. Lascaux II, fac-similé, ouvre en 1983. Norbert Aujoulat, docteur en préhistoire, a travaillé à Lascaux entre 1989 et 1999. Son livre raconte son expérience : « L’imaginaire venait à ma rencontre, imperceptiblement d’abord, pour ensuite […] - [La Guerre du feu](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-du-feu/): Le film La Guerre du feu que Jean Jacques Annaud réalise en 1981, lui a été inspiré par le roman éponyme, écrit en 1911 par J.-H. Rosny Aîné. Derrière ce pseudonyme se cachent deux frères, belges, Joseph-Henri et Séraphin-Justin Boex. Ils ont co-écrit plusieurs romans, contes préhistoriques et fantastiques ; ils figurent parmi les fondateurs de la science-fiction moderne. La Guerre du feu est signé J.-H. Rosny Aîné, parce qu’à partir de 1909, c’est l’aîné, Joseph- Henri, qui se serait plus fait connaître que son cadet. La guerre des frères ? - [Préhistoires](https://www.vivelaculture.com/prehistoires/): Jean Rouaud, écrivain français, a reçu le prix Goncourt en 1990 pour son roman Les Champs d’honneur. Dans ce court essai, Préhistoires, il nous livre ses réflexions sur le rôle d’ « un second couteau, un ramasse miettes » qui raconte mieux la chasse que les chasseurs ; puis un autre va dessiner dans le sable un mammouth et se mettre à rêver… Dans le troisième et dernier texte consacré aux alignements de Carnac, nous voyons les menhirs comme jamais auparavant. Jean Rouaud nous emmène en voyage comme un grand écrivain sait le faire, en n’oubliant pas à l’occasion de nous […] - [Pourquoi j’ai mangé mon père ?](https://www.vivelaculture.com/pourquoi-jai-mange-mon-pere/): Au Pléistocène moyen, soit entre – 781 000 ans et – 126 00 ans, vivent Ernest et sa famille. Son père, Edouard, invente le feu ; sa mère, Edwige, découvre la cuisson ; son frère, Alexandre, dessine des images sur les rochers avec des morceaux de charbon. Ainsi est le roman Pourquoi j’ai mangé mon père ? Roy Lewis, écrivain anglais (1913-1996) fait des études à la London School of Economics avant de s’intéresser au passé de l’espèce humaine. The Evolution Man est le titre original ; le roman fut publié pour la première fois en 1960 sous le titre What We did to […] - [L’Echo des cavernes](https://www.vivelaculture.com/lecho-des-cavernes/): Ou comment l’homme de Cro-Magnon a inventé la grammaire. Pierre Davy est né en 1939. Il enseigne le français à l’étranger, étudie la sociolinguistique, et cherche à présenter la grammaire d’une manière moins formelle. Dans L’Echo des cavernes, il imagine comment Sapiens a découvert le langage, en essayant de dépasser le stade « wroumpf » pour dire à sa tribu de partir à la chasse aux antilopes. Ce cours de grammaire commence par une méditation sur les sons. Puis Sapiens donne le goût de la langue à sa cousine, Eva. Dans la préface, Yves Coppens avoue qu’il a beaucoup ri. - [Nouvelle histoire de l’Homme](https://www.vivelaculture.com/nouvelle-histoire-de-lhomme/): « Qu’est-ce l’Homme ? Voilà la seule question qui vaille » écrit Pascal Picq à la fin de son introduction. En six chapitres, il envisage l’homme avec l’univers, l’animal, les grands singes, les autres hommes, la femme, l’enfant. En conclusion, il écrit que « l’Homme, c’est plus que l’Homme ». Son livre est l’aventure d’un chercheur – paléontologue, maître de conférence au Collège de France – qui nous invite à surfer sur les multiples vagues de l’humanité. Grisant. - [Vo’hounâ, une légende préhistorique](https://www.vivelaculture.com/vohouna-une-legende-prehistorique/): L’aventure a lieu, il y a 35 000 ans, quand les hommes de Cro-Magnon et les derniers Néandertaliens vivent côte à côte. Vo’hounâ est une BD en noir et blanc avec des rehauts d’ocre rouge ; le graphisme est somptueux, le trait rythmé, avec quelques touches érotiques… Emmanuel Roudier est familier de la préhistoire – il a adapté en BD La Guerre du feu. Son ouvrage est complété par un cahier graphique et scientifique auquel ont contribué Jean Clottes et Bruno Maureille, spécialistes du Paléolithique supérieur. - [Le Présent du passé au cube](https://www.vivelaculture.com/le-present-du-passe-au-cube/): Dans le Petit Robert, l’adverbe « longtemps » signifie « un long espace de temps ». Dans Le Présent du passé au cube, Yves Coppens, célèbre paléontologue découvreur de Lucy, divise en chapitres le temps de la paléontologie : il y a vraiment très longtemps, c’était il y a plus de 10 millions d’années ; il y a très longtemps, entre 10 millions et 1 million d’années. Il y a longtemps, vers 30 000 ans, Cro-Magnon aurait mangé Néandertal. La preuve scientifique est en pages 69-70 de son livre. Sacré plat du jour ! - [À quoi servent les dinosaures ?](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-servent-les-dinosaures/): Paléontologue, chercheur au CNRS, spécialiste des dinosaures, Eric Buffetaut, fait des conférences l’été pour le grand public. Un jour, une dame lui pose la question, sans agressivité : « Mais Monsieur, à quoi ça sert, ce que vous faites ? ». Il ne s’attendait pas à la question, mais il a l’intelligence de ne pas chercher à s’en débarrasser, laissant mûrir en lui ce petit livre facile d’accès sur un sujet qui ne l’est pas. Eric Buffetaut est un chic type. - [Muséum national d’Histoire naturelle](https://www.vivelaculture.com/museum-national-dhistoire-naturelle/): Les Galeries d’Anatomie comparée et de Paléontologie. Au Jardin des Plantes à Paris, il n’y en a que pour la Grande Galerie de l’Évolution depuis qu’elle a été rénovée en 1994. À l’autre bout du parc, le Muséum national d’Histoire naturelle semble d’un autre âge… Au rez-de-chaussée, la « chevauchée squelettique » de la Galerie d’Anatomie comparée est troublante de poésie. À l’étage, dans la Galerie de Paléontologie, Dippy, le diplodocus de l’ère paléozoïque, entre – 542 et – 251 millions d’années, n’a jamais connu les dinosaures du Jurassique, qui sont beaucoup plus jeunes, entre – 199 et – 65 […] - [Meurtre chez les Magdaléniens](https://www.vivelaculture.com/meurtre-chez-les-magdaleniens/): Iranie a été assassinée… il y a 15 000 ans. Elle faisait partie de la famille des Quatre-encoches du clan des Grandes-mains-blanches ; elle était apprentie de la chamane Puissance-de-licorne. Donc le clan est en danger et la chamane, menacée. Meurtre chez les Magdaléniens est le premier polar préhistorique, écrit par Sophie Marvaud, une spécialiste du roman historique. La couverture montre un silex, l’arme du crime, avec un éclairage qui évoque la braise. Ce roman est incandescent… - [Grands maîtres de la préhistoire](https://www.vivelaculture.com/grands-maitres-de-la-prehistoire/): Le génie magdalénien. En 1927, Lucien Rousseau, amateur de sites préhistoriques, découvre les sculptures pariétales du Roc-aux-Sorciers, sur la commune des Angles-sur-l’Anglin, dans la Vienne. À partir de 1946, Suzanne de Saint-Mathurin, femme fortunée, fait connaître le site que le paléontologue Etienne Patte va nommer « Lascaux de la préhistoire ». Le film de Philippe Plailly, Grands maîtres de la préhistoire : le génie magdalénien, montre ses sculptures pariétales dans toute leur splendeur, et ce n’est pas peu dire… Depuis 2008, le Centre d’interprétation du Roc-aux-Sorciers met en valeur ce site remarquable du Magdalénien moyen. Indispensable ! - [Grands sites d’art magdalénien](https://www.vivelaculture.com/grands-sites-dart-magdalenien/): La Madeleine et Laugerie-Basse, il y a 15000 ans. Sur l’affiche de l’exposition, on voit une gravure, sur palme de bois de renne, d’un bison se léchant le flanc, et comme la photo est en gros plan, la surprise est grande sur place devant la toute petite taille de l’œuvre, 10 cm de long et 7 cm de large. Mais la taille ne fait rien à l’affaire – l’exposition est limitée à une salle au Musée National de la Préhistoire aux Eyzies, ainsi qu’au Musée d’Art et d’Archéologie de Périgueux – et la beauté comme la précision des œuvres sont […] - [Guide du Routard Périgord](https://www.vivelaculture.com/guide-du-routard-perigord/): En 1868, le géologue Louis Lartet fouille le site des Eyzies et trouve cinq squelettes dans un abri sous roche ; la nouvelle se propage dans le village : « On a trouvé des squelettes dans lou cro de Magnon ». En Occitan, « lou cro », c’est le trou ; Magnon, c’est le propriétaire du terrain, mondialement connu depuis ! Le Routard, outre la présentation des grottes modernes de * à *** avec ou sans WiFi, vous indique où trouver de bons produits locaux. Au Bugue, près des Eyzies, au bord de la Vézère, Le Phà sert un foie gras mi-cuit qui fond dans […] - [Les Eyzies-de-Tayac et la vallée de la Vézère](https://www.vivelaculture.com/les-eyzies-de-tayac-et-la-vallee-de-la-vezere/): La vallée de la Vézère est le berceau de l’art paléolithique français, terre d’adoption des Homo sapiens, l’homme de Néandertal et l’homme de Cro-Magnon. Nos ancêtres apprécièrent les grottes et abris naturels dans ce milieu privilégié. La grotte de Lascaux, « Chapelle Sixtine » de la préhistoire, fut découverte par quatre adolescents en 1940. Celle de Font-de-Gaume montre les sommets de la polychromie. Une perle rare, La Micoque, découverte en 1895, n’est ni une grotte ni un abri ; sinon, ce serait la bicoque… - [Le déclin de l'empire américain](https://www.vivelaculture.com/le-declin-de-lempire-americain/): A croire le réalisateur canadien David Cronenberg, ses compatriotes sont si raisonnables qu’ils écoutent toutes les opinions, au risque de la paralysie : «C’est très canadien, cet équilibre. C’est une qualité, mais ça devient vite maladif.» La patrie de Leonard Cohen recèle pourtant une dimension fantasque, révélée par son cinéma, comme dans ce film de Denys Arcand (qui a eu deux suites) où quatre couples parlent jusqu’à plus soif de leurs mœurs sexuelles. On aurait pu aussi choisir C.R.A.Z.Y (Jean-Marc Vallée, 2005), sur l’enfance d’un homosexuel dans le Québec des années 60 ; Starbuck (Ken Scott, 2011), l’histoire d’un donneur de […] - [Leonard Cohen par lui-même](https://www.vivelaculture.com/leonard-cohen-par-lui-meme/): Spécialiste de la scène folk au magazine Rock&Folk dès 1967, Jacques Vassal suit donc Leonard Cohen depuis son premier album. Il s’est aussi attelé à la traduction des poèmes du crooner (Le livre du désir, 2006). C’est dire si cette biographie construite à partir de multiples entretiens est passionnante. Sans cacher leur admiration (le chanteur est présenté comme une «conscience universelle»…), les auteurs explorent toutes les dimensions du personnage – ses multiples talents artistiques, sa quête religieuse, sa vie privée… - [I'm Not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there-2/): Dans ce film curieux, six acteurs différents incarnent des personnages imaginaires fortement inspirés des différentes périodes de la vie de Bob Dylan. C’est ainsi une femme, Cate Blanchett, qui joue le rôle de Jude Quinn, calqué sur le Dylan diaphane et filiforme de 1965/1966, au moment d’abandonner le folk des puristes pour un rock décapant. Résultat : un hommage réussi à la complexité d’un chanteur trop souvent réduit à sa caricature de protest singer. Le tout aussi versatile Leonard Cohen mériterait le même traitement… - [Figure 8](https://www.vivelaculture.com/figure-8/): Mort à 35 ans en 2003, cet Américain fût la caricature du folkeux dépressif des années 90 comme Leonard Cohen l’avait été vingt ans plus tôt. Comme dans le cas de son aîné, sa palette musicale et thématique était pourtant bien plus étendue. De même que Cohen chante plus souvent les femmes de passage que la politique ou la société, Elliott Smith était surtout un expert ès love songs mélodiques, sous une influence Beatles que cet ultime album, délaissant l’acoustique pour une orchestration pop rock aux harmonies vocales angéliques, révéla enfin. - [Michigan](https://www.vivelaculture.com/michigan/): Devenues confidentielles dans les années 80, la musique folk et la tradition du singer-songwriter connaissent depuis une quinzaine d’années un revival passionnant incarné par de jeunes musiciens dépourvus de toute tentation puriste, qui retiennent l’incroyable liberté de cette musique plus que sa caricature «guitare acoustique et paroles engagées» dont ont souffert Leonard Cohen ou Bob Dylan. Parmi d’autres, cet Américain né en 1975 à Detroit (Michigan) s’est révélé avec ce disque consacré à son Etat natal, tout en finesse acoustique alors qu’il donnait jusque-là dans l’électronique ! Chacun des autres 49 Etats américains devait faire l’objet d’un album, mais il […] - [Laetitia Casta](https://www.vivelaculture.com/laetitia-casta/): Oubliez son image d’austère poète canadien, Leonard Cohen, il suffit de lire ses poèmes et paroles pour s’en rendre compte, est un «ladies’ man» particulièrement inspiré par la sensualité féminine. Et c’est bien le sujet principal de la photographe française Dominique Issermann, qui fut sa compagne et explore le thème depuis 30 ans, pour la publicité et la presse féminine. Également réalisatrice de clips et auteur de pochettes de disque, elle a l’an dernier signé celle de Push the sky away, l’album du Cohen-maniaque Nick Cave. - [I'm your fan : the songs of Leonard Cohen by...](https://www.vivelaculture.com/im-your-fan-the-songs-of-leonard-cohen-by/): R.E.M., Ian McCulloch (Echo & the Bunnymen), Pixies, Nick Cave… En 1991, la crème du rock d’alors se réunit pour cet album-hommage à l’initiative des Inrockuptibles, qui décrocheront aussi des contributions de Jean-Louis Murat («Avalanche») et de l’ex-Velvet Underground John Cale, qui vient alors de reformer le groupe avec Lou Reed. Ce tribute d’excellente tenue (John Cale livrant une époustouflante version de «Hallelujah» qui inspirera celle de Jeff Buckley) a largement contribué à la réputation de Cohen, bien au-delà du cercle de ses fans initiaux. - [Tea for the Tillerman](https://www.vivelaculture.com/tea-for-the-tillerman/): Véritable collection de tubes («Where do the children play», «Sad Lisa», «Father and son»…), cet album rappelle quelle star était Cat Stevens au tournant des années 70. Comme Leonard Cohen devenu moine bouddhiste dans les années 90, il a pourtant brutalement interrompu sa carrière après une conversion religieuse. Devenu Yusuf Islam et accusé de prôner un islam radical (notamment au moment de la fatwa iranienne contre l’écrivain Salman Rushdie), il est ensuite, lui aussi, revenu à la musique et à la scène, citant en exemple le retour de… Leonard Cohen, avec il partage d’ailleurs son agent. - [Ray of Light](https://www.vivelaculture.com/ray-of-light/): S’il faut une preuve que Leonard Cohen n’est jamais là où on l’attend, cet album de Madonna la fournit. Largement produit par l’anglais William Orbit, il a contribué à diffuser auprès du grand public international les sons expérimentaux de l’electro. Autre producteur également aux manettes, notamment sur l’énorme tube «Frozen», l’Américain Patrick Leonard travaille aujourd’hui avec Cohen, pour qui il a réalisé Old ideas (2012), le plus gros succès de sa carrière, et le nouveau Popular problems. - [From her to eternity](https://www.vivelaculture.com/from-her-to-eternity/): Avec cette première œuvre en solo, le chanteur australien se démarque de l’image «punk gothique» forgée au sein de son groupe The Birthday Party et s’affirme comme un songwriter de premier rang. Pour afficher sa mue, il ouvre l’album par «Avalanche», une reprise de Leonard Cohen, qu’il a toujours cité comme une influence majeure et dont il partage l’éclectisme (romans, cinéma…) et le goût pour un chant très grave. Depuis 30 ans, sur scène ou sur disque, Nick Cave a multiplié reprises et hommages à son aîné. La pochette de son dernier album, Push the sky away (2013), a même […] - [Death of a ladies' man](https://www.vivelaculture.com/death-of-a-ladies-man/): Curieux attelage que celui formé sur cet album par Cohen et Phil Spector, l’incontrôlable producteur resté célèbre pour son «mur de son», les arrangements luxuriants qu’il a imaginés pour les singles des Ronettes («Be My Baby») ou de Ike & Tina Turner («River Deep, Mountain High»). Le génie chasse le chanteur du studio après avoir capté ses premières prises de voix, puis se charge d’imprimer sa marque sur les morceaux. Cohen commencera par désavouer le résultat, mais par la suite il révisera son jugement en jouant sur scène les versions «spectoriennes» de certains morceaux, notamment le magnifique «Memories». - [Leonard Cohen : I'm your man](https://www.vivelaculture.com/leonard-cohen-im-your-man/): Bâti autour d’un concert-hommage donné en 2005 à l’opéra de Sydney par Nick Cave, Rufus Wainwright, Jarvis Cocker (Pulp), Laurie Anderson et autres fans, ce documentaire est surtout une passionnante biographie de Leonard Cohen : son enfance à Montréal, sa carrière de poète précoce, son exil en Grèce en 1960, de nombreux aspects méconnus de sa vie sont évoqués grâce à des archives et interviews. - [I'm your man](https://www.vivelaculture.com/im-your-man/): Dans les années 80, les dinosaures du disque souffrent : les Rolling Stones sont séparés de fait, Bob Dylan a perdu l’Inspiration, Paul McCartney sort quelques-uns de ses pires albums, sans parler de ceux de Neil Young. Leonard Cohen, lui, revit et réussit l’aventure d’un son renouvelé. Depuis Various Positions, en 1984, il utilise synthés et chœurs féminins. Cette nouvelle direction se confirme, quatre ans plus tard, avec cet album très coté. En 1991, le morceau-titre, devenu l’un de ses plus connus, donnera son nom à l’album hommage réalisé par la crème des artistes d’alors (Nick Cave, R.E.M., Pixies…). - [Le livre du désir](https://www.vivelaculture.com/le-livre-du-desir/): A la sortie de son premier album, Songs of Leonard Cohen (1967), le chanteur canadien a déjà 33 ans et une belle carrière littéraire à son actif, ayant publié plusieurs recueils de poèmes depuis 1956 ainsi que deux romans, dont l’expérimental Beautiful Losers (Les perdants magnifiques, chez 10/18 en France, facilement trouvable d’occasion). Mis entre parenthèses par son succès discographique, cet autre talent n’a jamais été abandonné, comme le montre ce recueil de dessins et de poèmes inspirés de William Yeats, auquel il a travaillé près de 10 ans. - [Popular Problems](https://www.vivelaculture.com/popular-problems/): A 80 ans, Leonard Cohen pourrait se reposer sur ses lauriers. Mais à l’image de son travail scénique (il donne de passionnants concerts-fleuves sans se contenter de chanter un best of), ce nouvel album refuse la nostalgie. Toujours capable de la plus dépouillée des chansons d’amour folk («Did I ever love you»), il ne s’enferme pas dans ce genre et confie la réalisation du disque au producteur Patrick Leonard, connu pour son travail avec Elton John ou Madonna. En quête de nouveaux sons, Cohen travaille en artisan, livrant une chanson sur laquelle il travaillait depuis le 11 Septembre («A Street»), […] - [Le Musée ARK de Konjic](https://www.vivelaculture.com/le-musee-ark-de-konjic/): C’était un immense abri antiatomique, construit sur le flanc d’une montagne bosnienne sous Tito, et pouvant accueillir 350 personnes… En 2011, le lieu a été transformé en musée d’art contemporain pour y accueillir une biennale d’un genre insolite, puisque les installations devaient baigner dans l’ambiance et le ton de la guerre froide et de la menace nucléaire. Couloirs et chambres à coucher ont ainsi été investis par des artistes venus de tous horizons, de Sarajevo à Bagdad, de Prague à Beyrouth. La collection permanente s’étoffe peu à peu, et le plancher d’Alfredo Pirri, fait d’un immense miroir brisé, est déjà […] - [Le Roman des espionnes](https://www.vivelaculture.com/le-roman-des-espionnes/): Du service de renseignements de Catherine de Médicis, appelé « l’escadron volant », aux « hirondelles » du KGB, dont Elisabeth Zaroubine, qui livra à l’URSS les secrets de la bombe atomique américaine, Fédorovski dévoile tout de ces femmes dites « fatales ». Mata Hari, danseuse et espionne fusillée en 1917 en tant qu’agent vendu à l’Allemagne, incarnait trop bien cette vision machiste de « l’aventurière ». Celle qu’on n’appelait plus que « la grande putain » à la veille de son exécution n’avait pourtant jamais refilé à ses employeurs le moindre renseignement vraiment déterminant… - [Les Barbouzes](https://www.vivelaculture.com/les-barbouzes/): « D’une manière générale, le barbouze demeure la synthèse des belles manières et du dynamisme ». On gage que, quarante ans après, on ne se lassera pas de ce film-culte qui repose sur les dialogues de Michel Audiard… Ici, les barbouzes ne luttaient plus, comme à leurs débuts, contre l’OAS, mais tentaient de charmer Mireille Darc pour s’approprier son « héritage thermo-nucléaire ». L’une des plus belles réussites du cinéma français en matière de bruitage, et l’une des rares apparitions à l’écran de Lino Ventura en « garçon subtil ». - [Espion, lève-toi](https://www.vivelaculture.com/espion-leve-toi/): Loin des films de parodie, celui-ci est sombre et glacial ; l’autre facette de la « French touch » en matière de films noirs et d’espionnage : dialogues réduits au minimum et rythme lancinant. Au-delà de l’intrigue principale -le réveil d’un espion qui se découvre piégé par une taupe infiltrée dans les services secrets-, cette œuvre dresse un portrait acéré des peurs françaises de l’après 68, alors que certains groupuscules d’extrême gauche passent à la lutte armée. - [La Chartreuse de Parme](https://www.vivelaculture.com/la-chartreuse-de-parme/): Le Carré – maître indépassé du roman d’espionnage – confessait avoir une « admiration sans limite » pour Stendhal, dont le personnage de Fabrice del Dongo constitue une figure de héros en demi-teinte, embringué dans l’enfer de Waterloo, puis dépassé par des intrigues politico-amoureuses qui feront qu’il sera accusé d’espionnage. Balzac, qui lui-même saluait La Chartreuse de Parme comme un roman où « le sublime éclate de chapitre en chapitre » était l’autre passion littéraire française de Le Carré qui avait même visité Paris avec pour seul guide des rues, le roman César Birotteau, parce que son auteur « combinait […] - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland-3/): Le problème de Nicholas Brody, ce marine accueilli en héros après huit ans de captivité dans les geôles d’Al-Qaida, ce n’est pas seulement qu’il est suspecté d’avoir été « retourné » par les terroristes et de préparer un attentat ; c’est surtout qu’il fracasse définitivement l’image harmonieuse du modèle familial américain, uni et solidaire… Encore plus subversif qu’American Beauty, dans le genre. - [Nous revenons comme des ombres](https://www.vivelaculture.com/nous-revenons-comme-des-ombres/): L’écrivain mexicain, historien et fan de séries B, est l’auteur d’une vingtaine de romans complètement déjantés, entre réalisme magique et psychédélisme pop. Dans ce petit bijou qui se passe en 1941, un espion petit et manchot qui se fait appeler « le Poète » enquête sur ce contingent de nazis qui écoute de la musique sur un gramophone en pleine forêt du Chiapas. L’intrigue est un joyeux foutoir, où l’on croise Hemingway et Graham Greene, et où l’on apprend comment Hitler a cherché à consolider son pouvoir en cavalant après toute la quincaillerie possible qui soit Sacrée, du Graal à […] - [Zone](https://www.vivelaculture.com/zone/): Un certain Francis Servain Mirkovic est dans un train de nuit qui file vers Rome, avec une mallette qu’il s’apprête à remettre à une officine secrète du Vatican contre une colossale somme d’argent. Elle contient des rapports secrets et des listes de noms, de victimes et de criminels de guerre ayant sévi dans les boucheries européennes. Et l’on suit la logorrhée de Mirkovic, comme une longue dérive qui dessinerait une géographie sanglante de la Méditerranée, à partir de ses propres exactions lors de la guerre d’ex-Yougoslavie jusqu’à son entrée dans un service de renseignement du Quai d’Orsay. - [Robbers and Cowards](https://www.vivelaculture.com/robbers-and-cowards/): C’est lors d’un pique-nique au pied d’une statue de Staline au Memento Park de Budapest -une sorte de cimetière des statues oubliées de l’ère soviétique- que Matt Maust a trouvé le nom du groupe qu’il formera en 2004 dans la banlieue de Los Angeles avec Nathan Willett, Matt Aveiro et Jonnie Russell. Les jeunes gens se lancent dans l’indie-rock bluesy, avec riffs stoniens et son garage, et rendent hommage dans leurs chansons aux moins-que-rien et aux porte-flingues qui veulent raccrocher. - [On ne lit que deux fois - Ian Fleming](https://www.vivelaculture.com/on-ne-lit-que-deux-fois-ian-fleming/): En publiant Casino Royale en 1953, l’obsession de Fleming était d’écrire une histoire d’espionnage après laquelle il ne serait plus possible d’en écrire une autre. Loupé. « Je n’ai jamais essayé de faire de James Bond un phénomène », dira-t-il. Encore loupé. Officiellement correspondant pour le Times à Moscou en 1939, il refilait des infos aux services de renseignement anglais. C’était alors un personnage bien plus ténébreux que son héros, assez complexe pour légitimer la bonne tenue de la série qui porte son nom et qui met en scène, avec beaucoup de liberté, ses frasques d’espion : de fait, Fleming […] - [Mon traître](https://www.vivelaculture.com/mon-traitre/): L’épopée singulière d’un luthier parisien qui, au milieu des années 70, tombe amoureux de Belfast, et qui embrasse la cause de l’IRA en se liant avec l’un de ses « cadres », Tyrone Meehan. Une fiction inspirée de l’amitié réelle entre l’auteur, qui fut grand reporter à Libération, et un dirigeant de l’IRA, Denis Donaldson, avant qu’on découvre que ce dernier était en fait un informateur du MI5, qui sera assassiné en 2006, un an après avoir été démasqué. Une amère réflexion sur la trahison, décalée et insolente : « La première fois que j’ai vu mon traître, il m’a […] - [Le Système Boone](https://www.vivelaculture.com/le-systeme-boone/): Longtemps consultant pour une société de renseignement en stratégie, Percy Kemp situe ses romans à Beyrouth, où il vit, et qui est selon lui l’une des capitales mythiques du renseignement, avec Vienne ou Berlin. Car ce serait là que se jouent et se déjouent toutes les tragédies du Moyen-Orient. Son personnage, l’agent Harry Boone, dandy irlandais passionné de Bel Canto et véritable tire-au-flanc, est plutôt atypique dans la profession. Kemp le lance ici dans l’un des premiers romans qui explorent les nouveaux enjeux géopolitiques liés aux attentats du 11 septembre 2001. - [La Taupe](https://www.vivelaculture.com/la-taupe-2/): C’est le chef d’œuvre de John Le Carré -de son vrai nom David Cornwell-, qui met en scène son personnage fétiche, Georges Smiley, véritable « cold warrior hero », aux prises avec son ennemi intime du KGB, Karla. Où cette histoire d’agent soviétique infiltré au sein du MI6, forcément inspirée de celle de l’espion Kim Philby, rappelle que l’espionnage n’est jamais que du contre-espionnage. Modeste –ou manipulateur-, le Carré assurait pourtant : « Rien de ce que je peux écrire n’est authentique. Et je suis flatté que mes fables soient prises autant au sérieux ». - [La Compagnie. Le grand roman de la C.I.A.](https://www.vivelaculture.com/la-compagnie-le-grand-roman-de-la-c-i-a/): Le départ d’un transfuge russe pour les États-Unis, en 1950, à Berlin, n’est ici qu’un prétexte pour raconter un demi-siècle de manipulations et de coups fourrés, de Budapest au Nicaragua, en passant par la Baie des Cochons, sur fond de menace nucléaire… Avec le Carré ou Eric Ambler, Littell, qui fut expert en décodage sur un destroyer durant la guerre du Vietnam, demeure l’un des romanciers incontournables du genre. Comme James Ellroy dans sa trilogie Underworld USA, il mêle personnages de fiction et figures réelles, comme James Angleton qui, en vrai paranoïaque chargé de débusquer les agents doubles, suspectait même […] - [Un homme très recherché](https://www.vivelaculture.com/un-homme-tres-recherche/): Après Control – biopic sur Ian Curtis, chanteur de Joy Division et The American – mettant en scène un tueur à gages -, Anton Corbjin adapte un roman du maître de l’espionnage, John le Carré. Celui-ci avait affirmé que la chute du mur de Berlin, loin de lui faire perdre son gagne-pain, lui donnerait un nouveau souffle. Il s’intéressait ici à la lutte contre le terrorisme islamiste et ses financements. Où Philip Seymour Hoffman -dans son dernier grand rôle, puisqu’il est mort en février dernier- dirige une cellule de renseignement qui tente de remonter une filière à partir d’Hambourg, où […] - [You’ll Never Walk Alone](https://www.vivelaculture.com/youll-never-walk-alone-2/): « Il m’a fallu plus de 700 pages pour faire le portrait de Bill Shankly et du Liverpool Football Club. Mais si vous voulez vous faire une idée de ce que c’était, regardez les gars du Kop chanter cette chanson en brandissant leurs bannières et leurs écharpes, avant chaque match, chaque saison, chaque année ». David Peace - [Neither Washington Nor Moscow](https://www.vivelaculture.com/neither-washington-nor-moscow-2/): « Les Rouges du Yorkshire ! Une poignée de singles, un album et puis plus rien. Mais des chansons comme Lean On Me, Kick Over the Statues et Keep On Keepin’ On, toujours aussi géniales, demeurent pour moi une source d’inspiration ». David Peace - [GB84](https://www.vivelaculture.com/gb84/): « En fin de compte, Rouge ou Mort est le troisième volet d’une sorte de quadrilogie. The Damned en est le deuxième et GB84, le premier. Cette quadrilogie relate « l’assassinat du socialisme » : la grève des mineurs de 1984-1985 en fût le dernier acte. GB84 est le « rapport de police » de la scène de crime ». David Peace - [Because You’re Mine](https://www.vivelaculture.com/because-youre-mine-2/): « Même les supporters de la tribune « Le Kop » chantaient les chansons des Beatles. Mais Bill Shankly n’était pas super fan du groupe. Il préférait Mario Lanza. Voici sa chanson préférée ». David Peace - [She Loves You](https://www.vivelaculture.com/she-loves-you-2/): « Dans les années soixante, la Grande Bretagne appartenait à Liverpool : le Liverpool Football Club et son manager Shankly étaient en pleine ascension ; leur rival Everton Football Club était au sommet; Harold Wilson, le Premier Ministre, était député de Merseyside, et bien sûr il y avait … les Beatles et l’explosion du son Merseybeat et une foule d’autres artistes et poètes. Alors, tout le monde voulait être un « Scouser* ». David Peace (*trad : un habitant de Liverpool ou du Merseyside) - [Le cinquième Beatles](https://www.vivelaculture.com/le-cinquieme-beatles/): « George Best a été la première popstar du football, un joueur d’une grâce infinie, un génie, une gueule d’ange qui a débarqué dans la nuit en même temps que la minijupe et la pilule. Les penseurs d’alors affirmaient que les Beatles s’occupaient de la musique et George Best de la chorégraphie. Il est devenu une légende parce qu’il a arrêté le football de haut niveau à vingt-sept ans, dans le désintérêt d’autres sommets, parce que la plupart de ceux qui l’ont vu étaient persuadés qu’il était le plus grand, parce que personne n’a jamais osé, ni avant ni après, vivre […] - [Poèmes](https://www.vivelaculture.com/poemes-2/): « Robert Burns a beaucoup inspiré Bill Shankly. Ce dernier considérait Burns comme un révolutionnaire et l’un des premiers socialistes. La biographie de Burns était son livre préféré et Burns était une constante dans sa vie. Ainsi, Burns est-il également présent dans Red Or Dead ». David Peace - [Poèmes – 1953 - 1964](https://www.vivelaculture.com/poemes-1953-1964/): « C’est dû je crois à un fait que j’ai du mal à m’expliquer moi-même : tout en ayant perdu la plupart de mes illusions, je continue à vivre, à agir, à écrire, comme si je les avais encore. J’ai beau par exemple ne plus croire à la révolution, je tiens à rester aux côtés des jeunes qui se battent pour elle. C’est déjà une illusion que d’écrire des poèmes, or je continue à en écrire, même s’il y a longtemps que la poésie n’est plus pour moi ce merveilleux mythe classique qui a exalté mon adolescence ». Le Monde, 26 Février […] - [Manuel de guerre allemand](https://www.vivelaculture.com/manuel-de-guerre-allemand/): « Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable ; que l’art peut et doit intervenir dans l’Histoire ; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire ; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression ; que le théâtre doit aider résolument l’Histoire en en dévoilant le procès ; […] - [La Grève](https://www.vivelaculture.com/la-greve/): La Grève, Le Cuirassé Potemkine (sorti aussi en 1925 et bien plus connu) et d’une certaine façon Octobre (1928), se déroulent pendant les derniers jours des tsars, à l’aube de la révolution bolchévique et de la Russie communiste. C’est dans cette Russie communiste qu’Eisenstein a produit la quasi-totalité de son œuvre. Cependant, l’œuvre d’Eisenstein est beaucoup plus que de la simple propagande gouvernementale. C’est une œuvre majeure qu’illustre un récit mené de main de maître et un film qui fait preuve d’une incroyable maîtrise du langage visuel, unique au cinéma. Landon Palmer FilmSchoolRejects - [Leningrad – Symphony n° 7](https://www.vivelaculture.com/leningrad-symphony-n-7-2/): « Le 9 août 1942, la symphonie n°7 de Dimitri Chostakovitch dite « Leningrad » était jouée dans la ville du même nom, aujourd’hui Saint Petersbourg. A l’époque, la ville se trouvait assiégée par l’armée allemande depuis plus d’un an (…). La partition de la symphonie fut transportée dans un avion spécial qui contourna le blocus pour atteindre la ville assiégée. Le jour même du concert, l’armée allemande commença une offensive soumettant la ville à de lourds bombardements. L’armée soviétique stationnée à Leningrad imposa le silence à ses canons antiaériens pendant la durée du concert. (…) . On a dit que la […] - [Les Douze](https://www.vivelaculture.com/les-douze/): Écrit en deux jours en janvier 1918, Douze se vendit à quelques deux millions d’exemplaires en trois ans. Ce poème, peut-être le plus connu d’Alexandre Blok, fut mis à l’index par le Vatician.«  (…) La langue dans Les Douze est à la fois soutenue et vulgaire, archaïque et moderne, le ton sérieux et moqueur. Le poème décrit un monde tourbillonnant, sens dessus-dessous, pris dans un cataclysme linguistique, historique, philosophique ou météorologique. L’homme et la nature sont liés l’un à l’autre dans cet instant crucial et historique, dans la tempête de la Révolution ». Maria Carlson, Université de Kansas (US) - [À pleine voix : Anthologie Poétique (1915-1930)](https://www.vivelaculture.com/a-pleine-voix-anthologie-poetique-1915-1930/): « Votre pensée rêvant dans votre cerveau ramolli, comme un laquais repu se vautre au gras du lit, je la taquinerai sur un morceau de cœur sanglant, j’en rirai tout mon saoul, insolent et cinglant ». (« Le nuage en pantalon », Prologue) - [Le Prix d’un Homme](https://www.vivelaculture.com/le-prix-dun-homme/): « Red Or Dead est le deuxième roman que j’écris sur un manager de club de foot ; le premier s’intitulait The Damned Utd, pour lequel, je m’étais inspiré du roman de David Storey, Ma Vie Sportive, publié en 1960. Storey est né à Wakefield dans le Yorkshire, tout près de là où je suis né et où j’ai grandi. Ma Vie Sportive, l’histoire d’un joueur de Rugby à XIII, était son premier roman. Le film de Lindsay Anderson, Le Prix d’un Homme, magnifique, m’a aussi beaucoup influencé pour l’écriture de The Damned Utd ainsi que pour Red or Dead ». David Peace - [Rouge ou Mort](https://www.vivelaculture.com/rouge-ou-mort/): « De 1959 à 1974, Bill Shankly fut le manager du Liverpool Football Club. Mais il ne fut ni un manager comme les autres, ni même un homme comme les autres. Shankly était un révolutionnaire. Et un saint. Red or Dead est un roman sur sa vie ». David Peace - [You’ll Never Walk Alone](https://www.vivelaculture.com/youll-never-walk-alone/): It took me over 700 pages to try to paint my portrait of Bill Shankly and Liverpool Football Club, but if you want to see, hear and FEEL a better one, then watch the Kop sing this song, with their banners and their scarves aloft, before every game of every season of every year. - [Neither Washington Nor Moscow](https://www.vivelaculture.com/neither-washington-nor-moscow/): Yorkshire Reds ! A handful of singles, one album, and then gone. But songs such as LEAN ON ME, KICK OVER THE STATUES and KEEP ON KEEPIN’ ON remain as great and uplifting as ever. - [Because you’re mine](https://www.vivelaculture.com/because-youre-mine/): Even though the boys and the supporters on the Kop often sang Beatles songs, Bill Shankly himself was not a big fan. He preferred Mario Lanza and this was his favourite Lanza song. - [She loves you](https://www.vivelaculture.com/she-loves-you/): Britain in the 1960s belonged to Liverpool : Liverpool Football and Shankly were on the rise, Everton Football Club, their rivals, were very strong ; the Prime Minister, Harold Wilson, represented a Merseyside constituency, and of course there were … The Beatles, and the whole explosion of the Merseybeat Sound, along with many great poets and artists, too. And so everybody wanted to be a Scouser. - [Best and Edwards](https://www.vivelaculture.com/best-and-edwards/): Gordon Burn was one of the greatest British writers of the last fifty years. Through novels such as ALMA COGAN, and non-fiction such as SOMEBODY’S HUSBAND, SOMEBODY’S SON (about the Yorkshire Ripper), Gordon’s work has been a constant and huge influence and inspiration to me. If you want to know more look here - [Poems](https://www.vivelaculture.com/poems/): “I can no longer believe in revolution, but I cannot fail to be on the side of the young who are fighting for it.” Pier Paolo Pasolini  in Le Monde February 26, 1971 - [From a German War Primer](https://www.vivelaculture.com/from-a-german-war-primer/): Both Mayakovski, Brecht and Pasolini, in different ways of course, have been great inspirations to me, too. But perhaps more than Brecht’s plays or Pasolini’s films, it is their poetry that I find most haunting and moving, as though they were whispering, still whispering (…) Those who take the meat from the table Teach contentment. Those for whom the contribution is destined Demand sacrifice. Those who eat their fill speak to the hungry Of wonderful times to come. Those who lead the country into the abyss Call ruling too difficult For ordinary men. (…) - [The strike](https://www.vivelaculture.com/the-strike/): “Strike like his later (and more famous) Battleship Potemkin (also 1925) and (to an extent) October (1928), takes place in the final days of the Tsarist era before the Bolshevik-led revolution and the establishment of a Communist Russia that Eisenstein did most of his life’s work in. Taking place in 1903, the film serves as a demonstration of proletarian sacrifice. However, Eisenstein’s work is far more than government-sponsored propaganda. It’s a beautiful work of art manifested through an expertly crafted narrative, a film that exhibits an incredible understanding of cinema’s unique visual language.” Landon Palmer FilmSchoolRejects - [Leningrad – Symphony n° 7](https://www.vivelaculture.com/leningrad-symphony-n-7/): On the 9th August 1942, Dmitri Shostakovich’s 7th symphony, the Leningrad symphony, was performed in the city of the same name that we now know as Saint Petersburg. At the time, Leningrad had been under siege by the German army for over a year. The score was sent by airplane in order to get past the blockades and reach the besieged city. On the day of the concert, the German army launched an offensive and began heavily bombing the city. The Soviet army stationed in Leningrad gave the order for all their antiaircraft guns to remain silent for the duration […] - [Twelve](https://www.vivelaculture.com/twelve/): “Twelve reflects the ambivalence and the uneasiness that educated Russians felt during the first months of the Revolution – a period that fell between Russia’s failures in World War I and the horrors of Civil War that would soon follow. Twelve, which caused great poetic controversy, had no poetic unity. It consists only of flying fragments : bits and pieces from the Orthodox liturgy and revolutionary songs, from vulgar rhymes and popular ditties, from lamentations, the calls of looters, and even prostitute’s solicitations. Many of these fragments shock the ear in their juxtapositions. The language of Twelve is alternately elevated […] - [At the top of my voice](https://www.vivelaculture.com/at-the-top-of-my-voice/): My most respected comrades of posterity! Rummaging among these days’ petrified crap exploring the twilight of our times, you, possibly, will inquire about me too. And, possibly, your scholars will declare, with their erudition overwhelming a swarm of problems; once there lived a certain champion of boiled water, and inveterate enemy of raw water. (…) > text in full - [This sporting life](https://www.vivelaculture.com/this-sporting-life/): RED OR DEAD is the second novel I have written about a football manager ; the first was THE DAMNED UTD. That book was inspired by the novel THIS SPORTING LIFE by David Storey, published in 1960. Storey was born in Wakefield, Yorkshire, very near to where I was born and raised. THIS SPORTING LIFE was his first novel, and the story of a Rugby League player. Along with the book, the brilliant film directed by Lindsay Anderson was also a huge influence and inspiration to me when writing THE DAMNED UTD, and with RED OR DEAD, too. - [Red or dead](https://www.vivelaculture.com/red-or-dead/): From 1959 until 1974, Bill Shankly was the manager of Liverpool Football Club. But Bill Shankly was very different from other football managers, very different from other men. Bill Shankly was a revolutionary. Bill Shankly was a saint. RED OR DEAD is a novel about Bill Shankly. - [Walden ou la Vie dans les bois](https://www.vivelaculture.com/walden-ou-la-vie-dans-les-bois/): Ce cher Thoreau est revenu un temps à la mode par la grâce de Into the wild, le très beau film de Sean Penn. Je me suis inspiré de son envie de liberté, de nature ; de son rejet d’un certain ordre qui n’est pas tant de la désobéissance civile que le besoin de vivre en harmonie avec soi – point de départ de l’harmonie avec les autres. C’est donc lui qui habite la deuxième partie du livre. Celle de l’exil, ce lieu où l’on se défait de ce qui nous a fait, pour renaître à soi-même ; lavé. - [Dictionnaire Espagnol](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-espagnol/): Je suis nul pour les langues. Atavisme français. Pour On ne voyait que le bonheur, j’ai décidé d’envoyer le personnage principal au Mexique. Je me suis plongé dans le dictionnaire français/espagnol. Une langue très belle, qui possède plein de racines communes avec la nôtre. Des expressions dingues comme « dar la luz » qui signifie littéralement donner la lumière, mais qu’on utilise pour dire donner la vie. C’est la langue qu’on parlera le plus dans le monde ; un jour. - [Arènes sanglantes](https://www.vivelaculture.com/arenes-sanglantes-2/): Un film de 1922. Arènes sanglantes, en français. L’histoire d’un jeune garçon (Juan), né pauvre, qui veut devenir l’un des plus grands matadors. Il épouse son amie d’enfance (Carmen). Mais patatras. Le diable rôde. Il est une femme (Doña Sol), elle est riche, séduisante. Et veuve. Les voilà amants, dans une étonnante (pour l’époque) relation sadomasochiste. Mais le matador s’en veut et tente de se libérer de sa maîtresse. Mais rien n’est jamais simple. Un cocktail fut spécialement créé pour ce film : le blood and sand (1/4 de scotch whisky, ¼ de sweet vermouth, ¼ de cherry brandy, ¼ de […] - [Pour cent dollars de plus](https://www.vivelaculture.com/pour-cent-dollars-de-plus/): Il est question de football et de boxe dans le livre. Football parce qu’un petit Mexicain rêve de devenir l’un des meilleurs gardiens de buts du monde. Boxe, parce qu’il est évoqué, à un moment, le Mexicain Erik Moralès, surnommé El Terrible, champion du monde dans quatre catégories différentes (super coqs, poids plumes, super-plumes et super-légers). Bref, la boxe (qui a inspiré tant de films, de livres comme ce petit texte de Jack London) est la plus belle métaphore des combats que l’on doit livrer pour se sortir de sa condition et espérer entrevoir le bonheur. Mon livre, finalement, est […] - [On ne voyait que le bonheur](https://www.vivelaculture.com/on-ne-voyait-que-le-bonheur/): Le point de départ de ce livre, c’est l’annonce à venir du décès de mon père. Mais c’est moi qui ai vu notre vie défiler devant mes yeux. Lui les maintenait fermés souvent. Je me suis demandé ce qu’on perdait quand on perdait quelqu’un ; ce que valait ce que nous avions. A-t-on assez aimé ce qu’on a aimé ? Que regrette-t-on le plus quand on s’en va ? J’ai alors imaginé ce personnage d’Antoine, la quarantaine, expert en assurances (il indemnise donc le malheur) qui va s’interroger sur la valeur de sa vie. Et arriver à un résultat étonnant. - [Born to die](https://www.vivelaculture.com/born-to-die/): Voilà l’histoire. Ma troisième fille, à qui j’envoyais un sms (pendant son bac blanc) pour lui demander ce qu’écouterait une fille d’une quinzaine d’années qui aurait un peu le cafard, me renvoya aussitôt ces deux mots : Blue Jean. Je lui rétorquais illico que je ne lui demandais pas avec quoi elle s’habillerait si elle avait le cafard, mais bien ce qu’elle écouterait en boucle. Lana Del Rey, précisa-t-elle. La chanson est donc dans le livre, à un moment où, pour Joséphine, l’héroïne, ça ne va pas très fort. Pour ceux qui veulent, comme moi, savoir de quoi parle la chanson, […] - [L'enlèvement du bébé Lindbergh](https://www.vivelaculture.com/lenlevement-du-bebe-lindbergh/): « L’affaire Lindbergh (enlèvement de Charles Augustus, fils du célèbre aviateur qui relia New York à Paris sans escale entre les 20 et 21 mai 1927, en 33 heures environ), fut de celles qui traumatisèrent mon enfance puisqu’elle avait traumatisé ma mère et que cette dernière s’inquiétait toujours de ce qu’un filou me kidnappe. Mon père levait les yeux au ciel : « Ce n’est pas avec ma situation qu’on irait me demander une rançon ». J’en ai fait le premier chapitre de mon livre. Il pose, pour un enfant, cette question terrible aux parents : « Me sauveriez-vous ? » » - [Hansel et Gretel](https://www.vivelaculture.com/hansel-et-gretel/): C’est le livre d’enfance des deux enfants du livre, Antoine et Anna. C’est le livre qu’ils se lisent tout le temps, qui, à la fois les effraie mais les rassure : « Nous ne sommes pas seuls à avoir été abandonnés ». Il y a un parallèle très fort entre ces deux enfants abandonnés et mes personnages. Une lutte pour la survie. Un impérieux besoin de traverser les violences de l’enfance. Je lisais beaucoup de contes ; ils disaient que tout était possible. Ils aéraient l’imagination. - [30 ans de publicité Volkswagen](https://www.vivelaculture.com/30-ans-de-publicite-volkswagen/): La pub, j’en viens. J’y ai appris à écrire dégraissé. Court. Direct. C’est la seule écriture qui ne peut pas utiliser les artifices de la littérature. Elle puise sa force dans ce qu’elle dit, davantage que dans la façon dont elle le dit. Ce livre est un merveilleux hommage au talent de Bill Bernbach, fondateur de l’agence DDB, initiateur des merveilleuses campagnes Volkswagen. Dans On ne voyait que le bonheur, Antoine achète une Coccinelle (elles furent longtemps produites au Mexique) et Nathalie, sa femme, travaille dans la pub. Incorrigible, je sais. - [La Renault Fuego de mon père](https://www.vivelaculture.com/la-renault-fuego-de-mon-pere/): Ce n’est pas parce que l’auteur se prénomme Antoine (comme le héros d’On ne voyait que le bonheur) ni que son nom soit le même que mon prénom, que ce livre est là. Non. Il est là parce que dans mon livre il y a un Polonais fou de sa Fuego. Une GTS jaune. En parfait état. C’était une voiture étonnante qui, après un poussif 1,3 l de 64 cv, proposa le diesel turbo le plus rapide du monde à l’époque (175km/h). Elle prétendait rivaliser avec les coupés allemands. Bref, mon Polonais se la fait voler et lorsque Antoine (mon […] - [Japanese Tattoo](https://www.vivelaculture.com/japanese-tattoo/): Je suis fasciné par ceux et celles qui utilisent leur corps comme une feuille blanche et décident d’y écrire leur histoire. De le décorer. L’enluminer. D’un signe d’appartenance à un clan, une rébellion, le tatouage est devenu un art de se raconter, se donner à voir. Un de mes personnages se tatoue beaucoup dans On ne voyait que le bonheur. Des idéogrammes japonais qui le raconte. Il écrit sa mémoire sur sa peau. - [La "prof" donne des leçons particulières](https://www.vivelaculture.com/la-prof-connait-la-musique/): Ah, Edwige Fenech. Je me souviens de l’immense affiche peinte sur la façade du cinéma Le Colisée à Valenciennes, qui annonçait le film La Prof donne des leçons particulières (il s’en suivra quatre autres films) où l’on découvrait l’un des deux seins de l’actrice. Nous étions en 1975 et j’avais quinze ans. Avec mes cousins, nous passions vingt fois, trente fois en vélo devant. Nous rêvions. C’étaient les premières affiches « coquines ». Des bourgeois de Valenciennes criaient au scandale (on les avait vus pourtant, un an avant, sortir de la projection d’Emmanuelle). Je mentionne cette chère Edwige dans mon livre, elle […] - [Les mots pour le dire](https://www.vivelaculture.com/les-mots-pour-le-dire/): Un livre qui a compté. Qui a fait rentrer la psychanalyse dans les foyers où le déni était la règle. L’odyssée d’une femme dans sa douleur. Notre mère le considérait comme l’un de ses livres de chevet. Je l’ai vu voler dix fois, jeté contre les murs par notre père qui le considérait comme un torchon. Elle s’y accrochait, comme à une bouée. J’en parlais déjà dans L’Écrivain de la famille. Il revient ici ; indissociablement lié aux déchirures de mon enfance. - [Bonjour tristesse](https://www.vivelaculture.com/bonjour-tristesse/): 2014, c’est le dixième anniversaire de sa mort, alors on en parle beaucoup, on écrit des livres sur elle ; on tond un peu la bête. Si elle est là, dans mon livre, c’est parce que ma mère (même prénom, née deux ans après elle) l’adorait. Au-delà de ses livres, elle incarnait une jeune fille libre. Profondément libre. Et pour ces filles de la guerre, pour la longue grisaille qui allait s’en suivre, en voir une, de leur âge, qui changeait les règles, ça leur donnait une grande espérance. La vie de Sagan a donné des envies de vie. La mère, […] - [L'important c'est d'aimer](https://www.vivelaculture.com/limportant-cest-daimer/): « C’est un film important dans l’histoire de Romy Schneider et important dans mon livre. La première fois que je l’ai vu, j’ai pris une claque à cause (comme tout le monde, je suppose) de la scène où elle surprend un photographe de plateau, lui demande, l’implore plutôt, d’arrêter, de ne pas prendre de clichés. « Ne faites pas de photos, s’il vous plaît… non, j’suis une comédienne, vous savez, j’sais faire des trucs bien, ça ici je le fais pour bouffer, c’est tout, alors ne faites pas de photos, s’il vous plaît…« . Prémonitoire de tout ce que sera sa vie. Et […] - [Nicolas de Staël Lumière du nord, lumière du sud](https://www.vivelaculture.com/nicolas-de-stael-lumiere-du-nord-lumiere-du-sud/): Jusqu’au 7 novembre 2014, l’exposition Lumière du nord, lumière du sud permet de voir que, même si cela ne saute pas aux yeux au premier regard, Nicolas de Staël n’est pas un peintre abstrait. Avec lui, ne nous contentons pas des premiers regards. Nicolas de Staël est un inventeur d’espaces dans lesquels nous trouvons les chemins de paysages imaginaires où nous nous promenons à notre aise. A la fin du parcours, Fort carré d’Antibes, peint dans des teintes qui évoquent la Normandie, montre que Nicolas de Staël, comme Van Gogh, fondait les points cardinaux en une géographie poétique. Sublime ! Lien […] - [La 107e minute](https://www.vivelaculture.com/la-107e-minute/): A la 107e minute de la finale de la coupe du monde de football, le 9 juillet 2006, à l’Olympiastadion de Berlin, Zidane met un coup de boule à Materazzi : carton rouge, il est expulsé du terrain, et sa carrière s’achève. Et c’est là que commence le livre d’Anne Delbée, écrivain et metteuse en scène de théâtre, qui se laisse pénétrer par la tension dramatique que vivait le joueur devenu une icône. Nicolas de Staël s’était laissé envahir par les figures et les couleurs qu’il avait vues au Parc des Princes et qui donnèrent la matière à la série Footballeurs. - [Sur l’eau](https://www.vivelaculture.com/sur-leau/): En 1939, le jeune Anton et son aîné David sont les deux coéquipiers d’un deux sans barreur ; ils s’entraînent sur l’Amstel, en Hollande. La qualité de ce roman réside dans la manière qu’à l’auteur de décrire le mouvement synchrone des deux rameurs, et les sensations que la proximité de l’eau procure au plus jeune. Le rapport avec Staël ? Les deux artistes sont à la fois le bateau et les rameurs, l’équipe de football et la pelouse ; ils sont le rythme même. Mais Nicolas de Staël n’a jamais ramé… - [Art et foot](https://www.vivelaculture.com/art-et-foot/): 1952, au Parc des Princes, Nicolas de Staël assiste au match de football France-Suède : il est fasciné et se lance immédiatement dans la série Footballeurs dont les tableaux furent mal accueillis par la critique. Le livre de Mélanie Gentil en présente certains, ainsi qu’un immense baby-foot de Maurizio Catelan, un tacle d’Amour sur Psyché, le Coup de tête d’Adel Abdessemed, ou encore Les footballeurs, de Niki de Saint Phalle… Derrière la tarte à la crème des rapports entre l’art et le sport, c’est l’occasion de voir qu’avec les grands artistes, le sujet importe peu. Ce qui est important, c’est leur […] - [Sérénade - Variations de Schoenberg](https://www.vivelaculture.com/serenade-variations-de-schoenberg/): La Sérénade pour sept instruments et une voix masculine grave d’Arnold Schoenberg a inspiré à Nicolas de Staël son dernier tableau Le concert, conservé au musée d’Antibes. Le tableau reste inachevé car l’artiste se suicide le 16 mars 1955 en se jetant par la fenêtre. En déclarant que « si c’est de l’art, ce n’est pas pour tout le monde », Schoenberg impose une distance entre l’oeuvre  et son public, ce qui n’est pas le cas de la peinture de Nicolas de Staël dont l’intensité illumine tout le monde… - [Quand vient la nuit](https://www.vivelaculture.com/quand-vient-la-nuit/): Roskam a déplacé l’intrigue de Boston aux bas-fonds de Brooklyn, où Bob (Tom Hardy) travaille dans un « bar-relais » par lequel transite l’argent sale, et qui est tenu par son cousin Marv (James Gandolfini). Il est fréquenté par les Irlandais, qui trinquent à la santé de leur ami disparu Richie Whelan. Tandis qu’un flic enquête sur ce crime sans cadavre, et qu’un tueur sorti de prison liquide son ancien mentor et toute sa famille, le bar est braqué par des amateurs… Ce que n’apprécie pas la mafia tchétchène, devenue propriétaire des lieux. Soit un film dans la plus pure […] - [Detroit Sampler](https://www.vivelaculture.com/detroit-sampler/): C’était, avec Chicago, l’une des capitales à la fois du blues et de l’industrie. La ville de John Lee Hooker et de l’automobile, de la Motown et de la discrimination raciale… La « Motor City », comme on l’appelle encore, a offert à l’Amérique bon nombre d’artistes sauvages et subversifs, du MC5 à Eminem, de George Clinton à Iggy Pop. Il n’est pas étonnant que, victime d’une désindustrialisation galopante, elle ait été également, au milieu des années 1980, le berceau de la techno avec des figures comme « Mad » Mike Banks qui fonda U.R. (Underground Resistance) en 1989, un […] - [Random Access Memories](https://www.vivelaculture.com/random-access-memories-2/): Depuis le milieu des années 1990, les pionniers de la « French touch », planqués chacun derrière un casque, ont parfaitement illustré la désincarnation de la rock star, censée s’effacer derrière l’œuvre qu’elle produit. A ce paradoxe près que Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo – guitariste de formation – trahissent régulièrement ce besoin de revenir aux « vrais » instruments, notamment lorsqu’ils font appel à l’ex-Chic Nile Rodgers pour assurer les parties guitares de leur album « Random Access Memories ». Stratégie payante, puisque c’est comme ça qu’ils ont raflé leur Grammy Awards en janvier 2014. Cette nouvelle édition […] - [Joseph Beuys](https://www.vivelaculture.com/joseph-beuys/): Parmi les artistes qui influencèrent l’imagerie de Kraftwerk, Joseph Beuys (1921-1986), lié au mouvement Fluxus et fan de Duchamp, dont les happenings étaient toujours politiquement « engagés » -tendance écolo. Beuys croyait en la « sculpture sociale », et estimait que le seul acte plastique véritable consistait dans le développement de la conscience humaine, ne lésinant pas sur la graisse, le miel, les rognures d’ongles, le poil et le sang pour bâtir ses œuvres… - [2001 : l’odyssée de l’espace](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace/): On aurait envie de retenir du film, présentement, cet australopithèque qui, découvrant que l’os peut devenir une arme, cogne sur un squelette d’animal en le pulvérisant, comme un percussionniste détruisant son instrument en recherchant le beat parfait… De fait, en quatre actes, la volonté et le pouvoir humains vont peu à peu se dissoudre dans l’omniscience et la toute-puissance des machines et notamment du super-ordinateur Hal. Au final, c’est Richard Strauss qui triomphe, avec Ainsi parlait Zarathoustra en point d’orgue de la bande-son. - [Un an dans les airs](https://www.vivelaculture.com/un-an-dans-les-airs/): Soutenu par des textes des pointures de la SF comme Jeanne-A. Debats ou Johan Heliot, Nicolas Fructus, dessinateur-inventeur de machines rocambolesques, embarque Jules Verne et son copain Felix Nadar sur une cité volante, pour un voyage au cours duquel l’écrivain français concevra une partie de son œuvre, croisant Phileas Fogg ou le Capitaine Nemo. Un hommage aux uchronies « steampunk », un courant littéraire né à la fin du XIXème siècle, qui imaginait que notre monde se serait développé non pas avec l’électricité mais avec la vapeur… - [Rock Machine](https://www.vivelaculture.com/rock-machine/): Parrain des cyberpunks, l’auteur américain imaginait un monde dominé par les « P.A. », les Personnalités Artificielles, dans lequel le rock serait dépossédé de son aspect charnel. Il ne disparaît pas pour autant : l’idée est de créer une rock star entièrement synthétique. Une déshumanisation qui n’est pas au goût de tous : le Front de Libération de la Réalité est en marche. Difficile à trouver mais indispensable. - [A Man & A Machine Vol 1.](https://www.vivelaculture.com/a-man-a-machine-vol-1/): Peut-être l’une des plus pertinentes compilations de pop et new wave sous électro, enregistrée en analogique. Un balayage des groupes les plus innovants, et souvent méconnus, de la décennie 1978 – 1988, avant que la house ne déferle sur le monde occidental. Des bidouillages des Londoniens de Fad Gadget aux expérimentations glaciales des Belges de Neon Judgement, en passant par les prémices de la French Touch, avec Trisomie 21, on redécouvre, comme le disait Tony Wilson, le patron de la Factory de Manchester, que « grâce à ce son trempé dans l’acier, l’homme blanc s’est mis à danser ». - [14 Dub Blackboard Jungle](https://www.vivelaculture.com/14-dub-blackboard-jungle/): La vie de Rainford Hugh Perry – né en 1936- tient en partie de la légende. Partisan du « Do It Yourself » bien avant les punks, le « Phil Spector du reggae », qui a produit Bob Marley et inventé le scratch, danse et hurle en studio et souffle la fumée du joint sur les masters pour leur transmettre de sa magie… Il truffe ses productions de sons incongrus, pleurs d’enfant et coups de feu, et il passe son temps à remixer ses vieilles bandes. On le soupçonne aussi d’avoir mis un jour le feu à son propre studio, […] - [The Legendary Joe Meek](https://www.vivelaculture.com/the-legendary-joe-meek/): Joe Meek (1929-1967) demeure le maître – anglais – des grands tubes oubliés interprétés par des groupes oubliés. Genre « Telstar » des Tornados, ou « Have I The Right ? » des Honeycombs. Pionnier des sons électroniques, obsédé par l’imagerie sonore de la science-fiction, Joe Meek emballe dans des boîtes secrètes ses machines à reverb’, fabriquées avec de vieux ressorts. Parano au dernier degré, il se réfugie dans son studio, où il accélère la vitesse des bandes à l’enregistrement et fait jouer les musiciens dans les toilettes. Il va même se planquer dans un cimetière avec un magnéto. Ruiné, […] - [Jimi Plays Monterey](https://www.vivelaculture.com/jimi-plays-monterey/): Pour les rockers syndiqués, avant 1970, les cadences infernales étaient surtout imputables à un certain Jimi Hendrix. Le guitariste de génie, qui fusionnait littéralement avec son instrument, y mettra le feu sur scène, le 18 juin 1967 : « On a joué notre super gros son (…) et le public s’est déchaîné, dira-t-il. J’avais l’impression qu’on embarquait le monde entier, alors j’ai décidé de détruire ma guitare en guise de sacrifice ». Une offrande qui installera le culte de la figure du guitar hero, que les musiques électroniques ne pourront jamais définitivement éliminer. Humain trop humain, comme disait Nietzsche… - [NEU !](https://www.vivelaculture.com/neu/): Proches du son de Faust, admiré par David Bowie, qui a assuré qu’il avait fortement influencé sa « trilogie berlinoise », le groupe Neu ! a été formé en 1971 suite à une scission au sein de la première formation de Kraftwerk. Produits par Conny Plank et inventeurs d’un son « space rock » planant, ils sont par ailleurs responsables de ce formidable morceau d’électro-funk psychédélique, « Hallogallo », ancêtre de la trance, qui dure plus de dix minutes et qui demeure le joyau du mouvement Krautrock. (entrées 1, 3, 4) - [Ege Bamyasi](https://www.vivelaculture.com/ege-bamyasi/): En 1971, le premier album de Can, constitué de morceaux foutraques et parfois oppressants, marqués par des lignes de basse hypnotisantes et obsessionnelles, avait fasciné des artistes comme John Lydon ou Brian Eno. Influencé tant par le Velvet que par Miles Davis, le groupe a quasiment gravé les sillons de ce que pouvait alors être, selon eux, le « romantisme du futur », en s’offrant même une place dans les charts avec des tubes minimalistes comme « Vitamin C ». Ils misaient tout sur des compositions spontanées, et pariaient sur le fait que, durant les sessions d’enregistrement, les musiciens entraient […] - [Lament](https://www.vivelaculture.com/lament/): Fondé en 1980 par le Berlinois Blixa Bargeld – par ailleurs ancien comparse de Nick Cave au sein des Bad Seeds – Einstürzende Neubauten est l’un des plus radicaux des groupes indus. Son dernier opus est un album-mémoire conçu à l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale, pour l’élaboration duquel le groupe a utilisé des enregistrements de prisonniers captés entre 1914 et 1916 dans un camp près de Berlin, ainsi que de l’acier et des objets trouvés, en guise d’instruments. Un « travail sonore » qui sera présenté au public lors d’un concert au Trianon, le 17 novembre. (entrées […] - [La Fondation Vuitton](https://www.vivelaculture.com/la-fondation-vuitton/): Fraîchement inauguré, c’est ce bâtiment élégant et futuriste qui accueillera les concerts de Kraftwerk. Imaginé par l’architecte franco-canadien Frank Gehry, qui avait notamment réalisé le Musée Guggenheim de Bilbao, il a été conçu comme « un vaisseau aérien magnifique qui symbolise la vocation culturelle de la France ». Avec ses douze panneaux de verre courbés en forme de voiles semi-couchées, le bâtiment change en fonction de l’heure et de la lumière, pour donner « une impression d’éphémère et de changement continuel », dixit Gehry. http://www.fondationlouisvuitton.fr - [Autobahn](https://www.vivelaculture.com/autobahn/): Ce qui frappe avant tout, c’est la retranscription sonore de la vitesse… Les membres de Kraftwerk étaient persuadés qu’un synthé réagissait vivement aux différentes vibrations humaines, qu’il était plus sensible qu’un instrument traditionnel. Kraftwerk, ce n’est pas seulement la centrale électrique qui anime les machines, c’est déjà la vision d’un monde post-industriel qui se met en place. L’année suivante, ils injecteraient dans la radioactivité une touche de sensualité, avec des sons veloutés, pour un résultat assez dérangeant et subversif. - [Udi Kier - Arteholic](https://www.vivelaculture.com/udi-kier-arteholic/): Seit Epidemic sieht man ihn in fast allen Filmen von Lars von Trier. Entdeckt von Andy Warhol für Frankenstein, gehört der 70-jährige gebürtige Kölner international zu den erfolgreichsten deutschen Schauspielern. Er alterniert zwischen Trash (Die Geschichte der O) und Kult (Narciss und Psyche), spielt bei Schlingensief, Fassbinder, Wenders und Herzog. In Hollywood, wo er seit Jahren lebt, mimt er Bösewichter (Armageddon). Aber Udo Kier ist auch Kunstliebhaber und bei öffentlichen Auftritten ein gern gesehener Erzähler von Anekdoten. - [Keynes ou l'économiste citoyen](https://www.vivelaculture.com/keynes-ou-leconomiste-citoyen/): Si John Maynard Keynes est l’un des plus grands économistes du XXe siècle auquel on ne cesse de se référer, c’est parce qu’il n’était pas qu’un économiste ; « il fut aussi un grand voyageur, un amateur d’hommes, de femmes, de champagne, de tableaux, un journaliste, un spéculateur, un collectionneur, un témoin de son temps (…) », lecteur de Freud, ami de Virginia Woolf en plus d’être un savant des statistiques. Dans ce petit essai biographique d’une centaine de pages, Bernard Maris rend hommage à l’un des plus grands penseurs du XXe siècle et permet de mieux comprendre pourquoi la pensée keynésienne est […] - [Le Capital](https://www.vivelaculture.com/le-capital/): L’histoire du capitalisme est celle de l’aliénation des prolétaires par les patrons, car c’est ce rapport de force qui permet, en sous-payant le travail, de dégager une plus-value, donc de s’enrichir : l’idée principale du philosophe et économiste allemand Karl Marx (1818-1883), développée dans le premier volume de son maître-livre en 1867 (il mourra sans avoir terminé la suite, mise en forme par Engels), est ici mise en images dans l’histoire d’un jeune fromager, Robin. Modeste vendeur de marché, il décide de développer son activité à l’aide d’un financier… et ce faisant, découvre la contradiction fondamentale du capitalisme selon Marx […] - [Margin Call](https://www.vivelaculture.com/margin-call/): Dans Wall Street, tourné juste avant le krach d’octobre 1987, Oliver Stone avait concentré toutes les dérives de la finance d’alors dans un personnage de génie maléfique, Gordon Gekko. Rien de tel dans ce film inspiré par la faillite de la banque Lehman Brothers, en 2008, et par la crise des subprimes qui a suivi : l’état-major d’une banque d’investissement, s’apercevant que trop d’actifs toxiques menacent l’entreprise, fait ce qu’il faut, sur une période de 35 heures, pour s’en débarrasser. Sans souci des terribles conséquences pour la planète, certes, mais sans chercher spécialement à nuire, juste parce que le système […] - [We're Only in It for the Money](https://www.vivelaculture.com/were-only-in-it-for-the-money/): Enregistré en plein «été de l’amour», en 1967, le troisième album de Frank Zappa avec les Mothers, son groupe d’alors, est une attaque contre le mouvement hippie alors triomphant. Sa pochette parodiant celle du Sgt. Pepper’s des Beatles et son titre sarcastique («On fait ça juste pour le fric») résument le propos : la contre-culture est décrite comme une pseudo révolte, déjà récupérée par l’industrie musicale qui y voit juste un autre moyen de vendre des disques, une nouvelle preuve de la capacité du capitalisme à tirer profit de tout, y compris de sa propre critique… Par-dessus tout, l’album est […] - [Profit](https://www.vivelaculture.com/profit/): La plus belle ordure à avoir jamais foulé les couloirs d’une multinationale, du moins sur le petit écran. Jim Profit, cadre brillant et tiré à quatre épingles, est en réalité dévoré par l’ambition et prêt à tout, vraiment tout, pour la réaliser. On comprend sa vraie nature quand il rentre chez lui : le manager dort nu dans un carton et se nourrit à même le sol, reproduisant ad nauseam la maltraitance autrefois infligée par son père, qui le livrait à lui-même avec, pour seule nounou, une télé allumée 24 heures sur 24… Cette série fit scandale lors de son […] - [La Grève](https://www.vivelaculture.com/la-greve-2/): Film de propagande commandé par la jeune URSS, le premier long métrage du réalisateur du Cuirassé Potemkine reste un grand moment de cinéma. Eisenstein n’y va pourtant pas avec le dos de la cuillère pour dépeindre l’enfer capitaliste d’avant 1917 : l’usine est comparée en images à un abattoir, la masse des prolétaires révoltés est filmée comme un seul et même «héros», les patrons se goinfrent pendant que leurs nervis répriment la grève… Mais cette lourdeur didactique ne parvient pas à éteindre un talent qui brille dans chaque cadrage et chaque idée de montage. Une œuvre qui témoigne du bouillonnement […] - [L'économie pour les nuls](https://www.vivelaculture.com/leconomie-pour-les-nuls/): La collection à succès «pour les nuls» rate parfois son objectif, la vulgarisation intelligente. Dans un domaine complexe et aride, il est ici atteint car on appréhende les concepts de l’économie au travers de nombreux exemples piochés dans l’histoire : une mine de récits hauts en couleurs (la première bulle spéculative de l’ère moderne, vers 1640, se créa sur le marché de la tulipe) et une formidable galerie de personnages louches (condamné en 2009 pour une escroquerie portant sur quelque 65 milliards de dollars, Bernard Madoff n’a pas manqué de prédécesseurs) et autres apprentis sorciers (John Law, à l’origine de […] - [Parle-moi du sous-sol](https://www.vivelaculture.com/parle-moi-du-sous-sol/): Cent trente ans après Au Bonheur des Dames, ce premier roman observe la société française par les yeux de la vendeuse d’un grand magasin parisien. Et la comparaison s’arrête là : chez Zola, l’ascension sociale de la petite provinciale accompagne la folle croissance de cette nouvelle forme de commerce (entrée au rayon confection, elle épousera le patron) ; ici, une surdiplômée échoue à la caisse de l’espace jouets, situé au sous-sol, parmi d’autres jeunes adultes engagés dans la même impasse. En 2014, précarité humiliante, ennui mécanique et promesses non tenues se conjuguent pour rendre impossible le classique roman d’éducation… - [Master of the Universe](https://www.vivelaculture.com/master-of-the-universe/): On se croirait dans une fiction mettant en scène la confession d’un mafieux repenti. Mais le «maître de l’univers» qui se livre dans ce documentaire à huis clos est bien réel. Le banquier d’affaires allemand Rainer Voss a choisi, la cinquantaine venue, de révéler les coulisses de la finance moderne : les milliards qu’il a maniés et les millions qu’il a gagnés grâce à la déréglementation des marchés et à la création de produits financiers de plus en plus sophistiqués ; son sentiment de puissance ; la vie dans des entreprises où la déconnexion du réel semble savamment entretenue par […] - [Le cycle de Fondation](https://www.vivelaculture.com/le-cycle-de-fondation/): Pouvait-on prédire la crise financière de 2008 ? Le chômage en France baissera-t-il avant 2017, comme l’espère François Hollande ? La capacité à prévoir est au cœur des débats économiques, mais peu de chercheurs prennent cette préoccupation aussi sérieusement que l’Américain Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008 pour ses travaux sur le commerce international et les délocalisations. Il affirme en effet tenir sa vocation… de ce célèbre roman de science-fiction ! Et plus précisément du personnage de Hari Seldon, statisticien et inventeur de la «psychohistoire», une science (fictive) censée prédire l’avenir par la mise en équations des comportements humains. Une […] - [La Curée](https://www.vivelaculture.com/la-curee/): Dans chacun des vingt tomes des Rougon-Macquart, publiés entre 1871 et 1893, Emile Zola met en scène la violence du capitalisme français d’alors. Moins spectaculaire que l’essor des grands magasins (Au Bonheur des Dames) ou que le sort des mineurs (Germinal), la spéculation immobilière qui sert de toile de fond à ce deuxième volume de la saga met pourtant au jour les liens pervers entre les milieux économiques et politiques, incarnés par Aristide Rougon, dit Saccard, ministre de Napoléon III enrichi lors de la rénovation de Paris par le baron Haussmann. Comme en écho à cette consanguinité maléfique, le roman […] - [Les Amants spéculatifs](https://www.vivelaculture.com/les-amants-speculatifs/): En pleine tourmente mondiale, Anna, une financière accusée de tous les maux, vit aussi une grave remise en cause de son couple. Quand un éditeur opportuniste lui envoie Hélène, une journaliste, pour rédiger «l’autobiographie d’une banquière», aucun livre n’en sort, mais le dialogue entre les deux femmes tourne à la réunion de crise… intime. La carriériste se retrouve à appliquer ses méthodes mathématiques à sa vie amoureuse. Suite au «krach» de son «placement» initial – son mari est parti – elle «investit» ailleurs – un amant – mais, par prudence, «diversifie son portefeuille» – un deuxième. Un drôle de roman […] - [Le Capital au XXIe siècle](https://www.vivelaculture.com/le-capital-au-xxie-siecle/): L’équation la plus populaire depuis «E=mc2» est signée de l’économiste français Thomas Piketty. Ce livre, devenu en quelques mois un best-seller mondial, se résume en effet à la formule r>g : le rendement du capital (r) est toujours supérieur à la croissance de l’économie (g). En clair, quiconque possède un patrimoine s’enrichit plus vite que la moyenne de la population, d’où le creusement des inégalités. La force de la thèse est de s’appuyer sur l’histoire, l’auteur ayant rassemblé, avec l’aide de collègues du monde entier, une somme inédite de données sur la répartition des richesses depuis le début du XXe […] - [The Who Sell Out](https://www.vivelaculture.com/the-who-sell-out/): Lorsqu’ils publient ce disque, juste avant Noël 1967, les auteurs de «My Generation» ne font que céder à l’air du temps : six mois après le Sgt. Pepper’s des Beatles, toute la scène anglaise y va de son concept album emballé dans une pochette pop art. Ici, en entrecoupant les morceaux (dont l’immortel tube «I Can See for Miles») d’hilarants jingles de publicité, il s’agit de recréer l’atmosphère sonore des émissions de Radio London, station pirate et privée qui ébranla le monopole de la BBC à partir de 1964. Pourtant, à l’heure des grandes tournées sponsorisées et de l’utilisation massive […] - [Houellebecq économiste](https://www.vivelaculture.com/houellebecq-economiste/): Bernard Maris est un économiste souvent invité pour porter la contradiction aux purs et durs de l’économie libérale. Mais sa véritable vocation est peut-être de rendre l’économie compréhensible par tous, et donc sa faculté de jugement à chacun. Son Antimanuel d’économie (2003 – Éditions Bréal) s’appuyait sur de nombreux exemples puisés dans la littérature pour expliquer les grandes théories économiques. Dans Houellebecq économiste, Bernard Maris convoque cette fois les grands auteurs économistes (Marx, Keynes, Schumpeter) pour dire à quel point Houellebecq est un écrivain visionnaire et « le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à […] - [Die Fahrt über den Ozean](https://www.vivelaculture.com/oceans-songs-2/): Eric Tabarly vermittelt vom Deck der Pen Duick III und IV seine starken Eindrücke vom indischen, pazifischen und atlantischen Ozean. Kersauson hört auf See niemals Musik, da „ Alle Ozeane ihre eigene Musik haben. Der indische Ozean singt in tiefen Tönen, der Pazifik ist metallischer im Klang und der Atlantik wärmer. Im perfekten Winkel zur kabbeligen See ? Die Mannschaft macht alles richtig “. Wenn Hokusai in der ganzen Welt für seine Welle bekannt ist, so kennt Kersauson die Wellen der ganzen Welt. - [Ocean’s songs](https://www.vivelaculture.com/oceans-songs/): Le second d’Eric Tabarly sur Pen Duick III et IV livre ses impressions fortes de l’Indien, du Pacifique et de l’Atlantique. Kersauson n’écoute jamais de musique en mer car « Tous les océans possèdent leur propre bande son. L’indien donnera un son plus grave ; le Pacifique plus métallique ; l’Atlantique livrera un son plus chaud. L’angle est excellent par rapport au clapot ? L’équipage joue juste ». Si Hokusai est connu dans le monde entier pour sa vague, Olivier de Kersauson connait celles du monde entier. Loin des vagues, les ports : «L’entrée dans Osaka est marquée par six […] - [Still the water](https://www.vivelaculture.com/still-the-water-2/): Über die Insel Amami fegt ein Taifun mit grandiosen Wellen, und zwei Jugendliche begegnen dem Tod, in Gestalt des Todes der Mutter des jungen Mädchens, ein ertrunkener Mann könnte der Liebhaber der Mutter des jungen Mannes sein und zwei Ziegen lassen ihr Leben im Rahmen eines animistischen Rituals. Und sie begegnen der Liebe, die sie füreinander empfinden. Naomi Kawases Film, vorgestellt auf dem Festival von Cannes 2014, ist von großer formaler Schönheit. Die Natur, und besonders das Meer, nehmen einen zentralen Platz ein. - [Still the water](https://www.vivelaculture.com/still-the-water/): Sur l’île d’Amami où souffle un typhon aux vagues grandioses, deux adolescents sont confrontés à la fois à la mort – celle de la mère de la jeune fille, d’un homme retrouvé noyé supposé être l’amant de la mère du jeune homme, de deux chèvres sacrifiées au cours d’un rituel animiste – et à l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Le film de Naomi Kawase évoque « L’émotion des commencements et l’adieu au monde » (Didier Perron, next.libération) dans un ensemble d’une grande beauté formelle où la nature et la mer en particulier tiennent une place centrale. - [Zu Besuch bei Meister Hokusai in Japan](https://www.vivelaculture.com/hokusai-hiroshige-et-les-maitres-de-lukiyo-e-2/): Und auch wenn die Videospiele und Mangas Kindern der westlichen Welt einen Einblick in die japanische Kultur geschaffen haben, so wissen diese doch eher wenig darüber, wie viel ihre Lieblingscharaktere den großen Meistern der Holzschnitte verdanken. Julia Altmann erzählt die Geschichte zweier Kinder, die ihren Großvater besuchen, der niemand anderes ist als Hokusai! So können Kinder ab 7 Jahren einen ersten Einblick gewinnen in die grandiose Welt des großen Meisters. - [Hokusai, Hiroshige, et les maîtres de l’ukiyo-e](https://www.vivelaculture.com/hokusai-hiroshige-et-les-maitres-de-lukiyo-e/): Le numéro 180 de la revue Dada présente l’ukiyo-e qui signifie «image du monde flottant», mais cela n’a rien à voir avec l’insularité du Japon. Au Moyen Age, le monde flottant, uki, est celui de l’apparence, par opposition à l’état du nirvana. Le mot désigne au XVIIe siècle les plaisirs de la nuit. Outre Hokusai, des artistes comme Hiroshige, Utamaro, Kyosai sont présentés, et à leur suite les mangaka modernes qui ne renient rien de leur filiation avec les maîtres de l’estampe. - [Osamu Tezuka, le dieu du manga](https://www.vivelaculture.com/osamu-tezuka-le-dieu-du-manga-2/): Die japanische Tageszeitung Asahi Shinbun, mit einer Auflage von 8 Millionen die zweitmeist gelesene Zeitung der Welt, erklärt, dass der Grund, weshalb die Japaner so viele Mangas lesen. Osamu Tezuka heißt, ein Mangaka, der von vielen als der Gott der Mangas gilt und im Jahr 1989 verstarb. Zu erkennen an einer Baskenmütze, die er nie absetzte, kreierte er Manga-Versionen von Pinocchio, Schneewittchen, Schuld und Sühne… und schuf den Astro Boy. Ein Tipp für Anfänger, einen Manga liest man von rechts nach links. Die Rückseite ist somit die Vorderseite! - [Osamu Tezuka, le dieu du manga](https://www.vivelaculture.com/osamu-tezuka-le-dieu-du-manga/): Selon le quotidien japonais Asahi Shinbun tiré à 8 millions d’exemplaires par jour, deuxième journal le plus lu dans le monde, si la société japonaise lit autant de manga, c’est grâce à Osamu Tezuka, mangaka considéré comme le dieu du manga, mort en 1989. Sous son béret qu’il ne quittait jamais, il a adapté Pinocchio, Blanche-Neige, Crime et Châtiment… Avis aux néophytes : un manga se lit de droite à gauche. Donc la quatrième de couverture est à la place de la couverture ! - [Dawn to dusk](https://www.vivelaculture.com/dawn-to-dusk-2/): Miki Dora, Surflegende in Kalifornien und im Baskenland, teilte Surfer in vier Gruppen: Kooks, Punks, Freaks und Dedicated Nothings. Vier junge Leute aus Biarritz haben sich die vierte Kategorie als Namen für ihre Band ausgesucht. Die Energie ihrer Songs lässt an die Wellen denken, wenn am Strand die rote Fahne gehisst wurde. Was uns auch das Cover ihrer CD bestätigt. Eine Energie voller Rock, fernab der Gesangsharmonien der Beach Boys, was ihre Musik eher zu einem Vertreter eines Rocks des neuen Jahrtausends mit Einflüssen aus den 80ern, im Zeichen der Undertones, werden lässt. - [Dawn to dusk](https://www.vivelaculture.com/dawn-to-dusk/): Miki Dora, figure légendaire du surf basco-californien, classait les surfeurs en quatre catégories : les kooks, les punks, les freaks et les Dedicated Nothing. Quatre jeunes de Biarritz ont choisi la quatrième catégorie comme nom de groupe. L’énergie de leurs morceaux évoque les rouleaux lorsque le drapeau rouge flotte sur la plage, ce que confirme la couverture du CD. Une énergie rock très éloignée des harmonies vocales des Beach Boys qui les rapproche plutôt d’une pop syncopée millésimée années quatre-vingt sous influences Undertones. - [Shunga: Sex and Pleasure in Japanese Art](https://www.vivelaculture.com/lart-erotique-japonais-le-monde-secret-des-shunga-2/): Heute lacht man über die Zensur erotischer Bücher in vergangenen Tagen. Ein Spaziergang durch die Comicabteilung einer Buchhandlung genügt, um erotische Entdeckungen zu machen, ohne einen Sexshop betreten zu müssen. Bereits in der Edo-Zeit im 17. und 18. Jahrhundert, begeisterte sich die japanische Gesellschaft für die Shunga, auch « Frühlingsbilder » genannt. Recht explizite, oft humoristische Darstellungen. Die ganze Gesellschaft? Die ganze Gesellschaft: Von den Samurai bis zu Jungvermählten. - [L’art érotique japonais – Le monde secret des shunga](https://www.vivelaculture.com/lart-erotique-japonais-le-monde-secret-des-shunga/): Aujourd’hui tout le monde rigole à propos des censures d’antan sur les livres érotiques ; il suffit de se promener au rayon BD d’une librairie pour se rincer l’œil sans avoir besoin d’entrer dans un sex-shop. Mais déjà la société japonaise de la période d’Edo (XVIIe-XVIIIe), se passionnait pour les shunga, dites aussi «images de printemps» ; des images très explicites, souvent très humoristiques. Toute la société ? Toute la société : des samouraïs aux couples de jeunes mariés. - [Miki Dora](https://www.vivelaculture.com/miki-dora-2/): Miki Dora, Held Amerikas in den goldenen 60ern, ritt auf den Wellen des Meeres und umschiffte die gesellschaftlichen Konventionen. Er war bekannt als „ der Kerouac in Shorts “, lebte am Rand der Gesellschaft und verbrachte sogar einige Zeit im Gefängnis. Er war stets auf der Suche nach der perfekten Welle und dem ewigen Sommer. An den Mauern des Anlegerstegs in Malibu verkündeten Graffitis „ Dora rules! “, während im Dorf Guétary eine Plakette an einer Bank seinen Namen trägt. Die Legende des Miki Dora ist somit verwurzelt an den Ufern des Atlantik und des Pazifik. Respekt! - [Miki Dora](https://www.vivelaculture.com/miki-dora/): Il surfa sur les vagues et sur les conventions de la société ; ainsi fut Miki Dora, héros de l’Amérique dorée des 60’s. Surnommé « le Kérouac en short », il vécut beaucoup en marge, connut un peu la prison. Il fut toujours à la recherche de la vague parfaite et de l’éternel été. Sur des murs de la jetée de Malibu, des graffitis annonçaient « Dora rules ! », tandis qu’une plaque est à son nom sur un banc de l’esplanade du village de Guétary. La légende de Miki Dora est donc assise au bord du Pacifique et de […] - [Un crapaud peut-il détecter un séisme ?](https://www.vivelaculture.com/un-crapaud-peut-il-detecter-un-seisme-2/): Was ist ein Erdbeben? Wie entsteht ein Tsunami oder eine Monsterwelle? Kann man Erdbeben vorhersagen? Und wann? Kann man einer Kröte trauen? Waren das Erdbeben von Tohoku und der Tsunami von Fukushima vorhersehbar? Louis Géli, Forscher am Meeresforschungsinstitut Ifremer, geht zusammen mit seiner Frau, der Journalistin Hélène, 90 Fragen auf den Grund. Abschließend wettert Louis Géli berechtigterweise gegen den Mangel an Unterstützung für die Forschung, was ihn daran hindert, ernsthaft zu arbeiten, und nicht nur zeitweise, wenn eine Katastrophe die Dringlichkeit solcher Forschungen vorübergehend ins Bewusstsein rückt. - [Un crapaud peut-il détecter un séisme ?](https://www.vivelaculture.com/un-crapaud-peut-il-detecter-un-seisme/): Qu’est-ce qu’un séisme ? Comment se forme un tsunami ou une vague scélérate ? Peut-on prévoir un séisme et avec quelle échéance ? Peut-on se fier au crapaud ? Le séisme de Tohoku et le tsunami de Fukushima étaient-ils prévisibles ? 90 questions sont examinées par Louis Géli, chercheur à l’Ifremer et sa femme Hélène, journaliste. En conclusion, Louis Géli enrage contre le manque de crédit de la recherche qui l’empêche de travailler sérieusement et non de façon ponctuelle, au rythme des catastrophes. - [Reisen mit dem Frachtschiff](https://www.vivelaculture.com/vagues-mode-demploi-2/): Seit über 20 Jahren verbindet eine tiefe Leidenschaft Hugo Verlomme mit dem Meer. Er durchfuhr alle Ozeane und schrieb 1993 Den Führer für Reisen auf Frachtern. In seinem letzten Buch schreibt er sowohl über Katastrophen, als auch über die Freuden des Meeres. Es geht um Monsterwellen, Tsunamis, Malibu Beach und hawaiianische Gesänge zum Beschwören der Wellen. Ein Genre-Mix, der zur Irrfahrt werden könnte, aber vergessen wir nicht, es geht um Wellen. - [Vagues, mode d’emploi](https://www.vivelaculture.com/vagues-mode-demploi/): Il est rare de trouver un livre qui parle autant de catastrophes que de plaisirs : il est question de vagues scélérates, de tsunamis, de la plage de Malibu, et de l’incantation hawaïenne pour faire venir les vagues. Le mélange des genres a de quoi dérouter, mais n’oublions pas qu’il s’agit toujours de vagues. Hugo Verlomme voue une passion à la mer ; il a écrit Le guide des voyages en cargo en 1993. - [Taifun. Zwischen Land und See: Drei Erzählungen](https://www.vivelaculture.com/typhon-2/): An Bord des Dampfschiffs Nan-Shan stellen sich der Kapitän MacWhirr, sein Offizier Jukes, der Chefmechaniker Solomon Rout und chinesische Kulis einem Taifun im chinesischen Meer. «Niemand hätte jemals den steil ansteigenden Schrecken dieser Welle erleben dürfen und die fürchterliche Tiefe, die der Orkan hinter dieser vorstürmenden Wasserwand gegraben hatte.» Dieser Roman von Joseph Conrad (1857-1924) wurde von André Gide ins Französische übersetzt. - [Typhon](https://www.vivelaculture.com/typhon/): Le vapeur Nan-Shan, son capitaine, MacWhirr, son second, Jukes, le chef mécanicien, Solomn Rout et les coolies affrontent un typhon en mer de Chine : «Personne ne devait jamais savoir ce qu’avait été l’escarpement de cette lame, et l’effrayante profondeur du gouffre que l’ouragan avait creusé derrière la mouvante muraille d’eau.» Cette nouvelle de Joseph Conrad (1857- 1924) a été traduite par André Gide. - [Hokusai - Retrospektive](https://www.vivelaculture.com/la-grande-vague-2/): Im Jahr 2011 fand in Berlin eine große Hokusai Retrospektive statt. Der Künstler ist bekannt für seine Holzschnitte des Fujiyama, und vor allem für seine Große Welle vor Kanagawa, wie der berühmte Farbholzstich tatsächlich heißt. Im Kontrast zur Gewalt der Welle steht die Ruhe des Berges Fuji, ein Dialog zwischen Yin und Yang. Die Geburt eines Mythos. Farbholzschnitte wurden immer in Serie erstellt. Man kann sich nur schwer vorstellen, dass Die große Welle vor Kanagawa zuerst in einer Auflage von 10.000 Exemplaren erschien, jeweils verkauft zum Preis von zwei Schalen Nudeln… bevor sie ihren Platz in den Museen der Welt […] - [La grande vague](https://www.vivelaculture.com/la-grande-vague/): Timothy Clark, conservateur en chef des collections japonaises au British Museum, présente Sous la vague au large de Kanagawa, titre original de la fameuse estampe, les différentes couleurs, notamment le bleu de Prusse ou encore l’importance du mont Fuji. À la violence de la vague répond le calme du mont Fuji : dialogue entre le yin et le yang. Naissance du mythe. Une estampe est faite en série : il est difficile d’imaginer que Sous la vague au large de Kanagawa a commencé par être tiré à dix mille exemplaires qui s’achetaient pour le prix de deux bols de nouilles, […] - [Vagues, tempêtes et marées](https://www.vivelaculture.com/vagues-tempetes-et-marees-2/): Eine Legende erzählt, dass sich Turner an den Mast eines Bootes fesseln ließ, um in das Herz eines Sturms zu reisen. Nur eine erfundene Anekdote über Turners Leben? Sein Gemälde Schneesturm auf dem Meer kann einen Betrachter, der das Buch gemütlich in seinem Sessel sitzend öffnet, seekrank machen… Das Meer mit seinen Wellen und Stürmen hat so manchen Künstler inspiriert. Hokusai, Monet, Constable, Boudin, Huet, Seurat, Denis und sogar Victor Hugo, dessen Darstellung eines Sturms wahrlich furchteinflößend ist, sind nur einige der Namen. Erschienen zur Hokusai Ausstellung, bietet dieses Buch eine Reise durch eine Traumwelt, wie der Song Mr Tambourin […] - [Vagues, tempêtes et marées](https://www.vivelaculture.com/vagues-tempetes-et-marees/): La légende raconte que Turner s’était fait attacher au mât d’un bateau pour être au cœur de la tempête. Anecdote inventée par Turner ? Sa peinture Tempête de neige – Vapeur au large d’un port peut donner le mal de mer au lecteur assis sur son canapé… La mer, ses vagues, ses tempêtes a inspiré de nombreux peintres, Hokusai, Monet, Constable, Boudin, Huet, Seurat, Denis, et même Victor Hugo, dont une encre de tempête est effrayante. Édité pour l’exposition Hokusai, ce petit livre d’art offre une croisière de rêve comme dans la chanson Mr Tambourin Man de Dylan « Take […] - [La Manga](https://www.vivelaculture.com/la-manga-2/): Das Werk erscheint zwischen 1814 und 1878. Ein Meisterwerk japanischer Illustrationen der Edo-Zeit (17. – 18. Jahrhundert). Hier finden sich rund 60 Illustrationen, die alle aus der Abteilung für Holzschnitte der Nationalbibliothek Frankreichs entstammen. Sie stammen aus der Sammlung von Théodore Duret (1838-1927), einem vehementen Verteidiger der Impressionisten. Zeichnungen von Kamelen, Elefanten, dem Regen, eine Serie von Karikaturen. Eigentlich bedeutet Manga Karikatur. Diese Bilder sind überwältigend. Hokusai ist ein Genie! - [La Manga](https://www.vivelaculture.com/la-manga/): L’ouvrage est publié entre 1814 et 1878. C’est un chef-d’œuvre du livre illustré japonais de l’époque d’Edo (XVIIe – XVIIIe). On y voit une soixantaine de dessins qui font partie du département des estampes de la BNF. Ils viennent de la collection de Théodore Duret (1838 – 1927) qui défendit les Impressionnistes. Dessins de chameaux, d’éléphants, de pluie qui tombe, série de caricatures. À l’origine, manga veut dire caricature. Ces dessins sont sublimes. Hokusai est un géant ! Lien vidéo - [Hokusai](https://www.vivelaculture.com/hokusai-lart-japonais-au-xviiie-siecle-2/): Die Brüder Goncourt, die den berühmtesten französischen Literaturpreis geschaffen haben, gaben eine Chronik der Welt der Kunst des 19. Jahrhunderts heraus, ihr Hauptwerk. Ende des 19. Jahrhunderts begeistert die japanische Kultur Europa. Eine Begeisterung für alles japanische, mit den Farbholzschnitten Hokusais, inspiriert von der Natur, erotischen Szenen und Darstellungen aus dem Reich der Fantastik, die in den Augen der japanischen Aristokraten des 18. Jahrhunderts als vulgär galten, aber die Bürgerschicht begeisterten. Goncourt plante eine Serie von Monographien japanischer Künstler, es erscheinen nur zwei. Hokusai inspirierte Gaugin, Van Gogh, Monet… - [Hokusai, l’art japonais au XVIIIe siècle](https://www.vivelaculture.com/hokusai-lart-japonais-au-xviiie-siecle/): Passés à la postérité pour leur prix, les frères Goncourt ont tenu un journal, chronique du monde des arts du XIXe siècle ; c’est leur œuvre majeure. À la fin du XIXe siècle, le japonisme fait fureur en Europe. Le japonisme, dont les estampes d’Hokusai, inspirées par la nature, les jolies femmes, les scènes érotiques, le fantastique, étaient vulgaires aux yeux de l’aristocratie japonaise du XVIIIe siècle, mais plaisaient beaucoup à la bourgeoisie. Goncourt envisage une série de monographies d’artistes japonais ; il n’en réalise que deux. Hokusai a influencé Gauguin, Van Gogh, Monet… - [Hokusai](https://www.vivelaculture.com/hokusai-2/): Eins der Bücher, das zur Ausstellung im Grand Palais herausgegeben wurde und mit einem wunderbaren Layout begeistert: Doppelseiten oder sogar vier Seiten, aufklappbar, zeigen Ejiri, einen Wasserfall, Der Tanz des Spatzen, die Enten in der Strömung oder Dompfaff, Pfingstrose und japanische Hängezierkirsche mit einem Hauch von Übersee, oder auch Bauern, die auf dem Feld im Wind ihre Hüte festhalten. Kleines Buch, große Emotionen. - [Hokusai](https://www.vivelaculture.com/hokusai/): Parmi la série de livres édités à l’occasion de l’exposition du Grand Palais, celui-ci est une merveille de maquette : pages qui se déplient en deux ou en quatre, faisant apparaître Ejiri, une cascade, La danse du moineau, des Canards dans le courant ou Bouvreuil, pivoine et cerisier pleureur sur fond outremer, ou encore des paysans qui marchent dans un champs en tenant leur chapeau car le vent souffle. Petit livre, grande sensation. - [Béranger, des chansons pour un peuple citoyen](https://www.vivelaculture.com/beranger-des-chansons-pour-un-peuple-citoyen/): Murat aurait découvert ce chansonnier prolifique du XIXème siècle en lisant la correspondance de Pouchkine. Il adaptera trois de ses chansons sur l’album Moscou, avant de lui consacrer un album entier, 1829. De Béranger, Chateaubriand disait qu’il était « l’un des plus grands poètes que la France ait jamais produits ». Et Goethe ajoutait : « Béranger est le génie bienfaisant du siècle ». - [Des troubadours à Apollinaire](https://www.vivelaculture.com/des-troubadours-a-apollinaire/): Petite anthologie poétique. Un album comme Toboggan Spécial (2013) montre parfaitement comment Murat enjambe la tradition du troubadour, de la chanson Amour n’est pas querelle (« renforce-moi le cœur de couleurs immortelles ») qui convoque l’art des ménestrels, jusqu’à Passé le pont Mirabeau, allusion au poète trépané de Zone. - [Madame Deshoulières](https://www.vivelaculture.com/madame-deshoulieres/): Au printemps 2001, Murat sort cet album déroutant où il met en musique une poétesse oubliée du XVIIIème siècle, sorte de Louise Labé passée à la trappe, dont il a acheté un volume sur le marché de Clermont-Ferrand. Isabelle Huppert, pas chanteuse pour deux sous, incarne le personnage à ses côtés. Disque étrange, mais qui montre tout l’attachement de Murat à la poésie. - [Almost Blue](https://www.vivelaculture.com/almost-blue/): Contrairement à Robert Wyatt, par exemple, Costello ne fait pas partie des admirations revendiquées par Murat. Pourtant l’intense productivité de l’Elvis anglais durant les années 80 et 90, son écriture poétique ainsi que la variété de ses projets, nous invite, quant à nous, à faire de Murat, l’équivalent français de Costello. - [Jordan : The Comeback](https://www.vivelaculture.com/jordan-the-comeback/): On peut aisément diviser la discographie de Murat en deux : d’une part, les disques où la guitare prédomine, à tendance folk-rock donc; d’autre part, ceux, plus pop, où les claviers (joués le plus souvent par le fidèle Denis Clavaizolle) sont majoritaires. Avant les années 2000, où la crise du disque obligera Murat à une approche plus artisanale mais aussi plus spontanée de sa musique, c’est l’idée d’une pop soyeuse, sophistiquée, qui domine chez Murat, particulièrement sur l’album Le Manteau de pluie, où Neil Conti, le batteur de Prefab Sprout, assure un beat implacable. - [Songs Of Love And Hate](https://www.vivelaculture.com/songs-of-love-and-hate/): De lui, Murat dit : « C’est le père ». Et il ajoute : « J’aurais aimé être lui. Sa voix, son univers ont formé ma sensibilité. J’aimerais faire comme lui, chanter comme on parle ». Sous le titre Avalanche IV, Murat a repris la chanson Avalanche du Canadien, sur la compilation hommage intitulée I’m Your Fan. Ajoutons pour finir, qu’ils sont tous les deux bouddhistes. - [Rust Never Sleeps](https://www.vivelaculture.com/rust-never-sleeps/): Tempo à la fois lourd et enlevé, guitares traînantes, puissantes voire bruitistes, Neil Young, accompagné du Crazy Horse, est avec Leonard Cohen l’une des influences américaines les plus patentes de l’Auvergnat. En particulier sur l’album Venus enregistré en 1993. - [Matrice](https://www.vivelaculture.com/matrice/): Sous la plume des journalistes fatigués, cela peut vite tomber comme une sorte de couperet : Jean-Louis Murat serait « l’héritier de Gérard Manset ». Le fait est que le second a repris Entrez dans le rêve du premier, sur l’album Route Manset en 1996. Autre point commun entre les deux artistes : tous les deux s’adonnent comme des fous à la peinture. - [La Fossette](https://www.vivelaculture.com/la-fossette/): Dans les années 90, Murat devient le chef de file d’une « nouvelle chanson française ». Voici par exemple ce que Dominique A disait de lui dans une interview donné à Télérama : « Vers la fin des années 80, les alternos tiraient tout vers le bas. Je me suis construit contre cet esprit simili-populo, cette foire du slip démago, sans propos musical. Du coup, Cheyenne Autumn, de Murat a été capital. Il ramenait vers une certaine poésie, des arrangements désuets… Je me suis lancé et d’autres sont apparus en même temps, Katerine, Miossec, Vanot, Boogaerts….  Godard a dit : « je ne peux pas […] - [Chanson pour l’Auvergnat](https://www.vivelaculture.com/chanson-pour-lauvergnat/): S’il faut remonter aux origines de cet art français que Jean-Louis Murat perpétue mutatis mutandis, on tombera alors sur Georges Brassens, premier auteur-compositeur-interprète armé d’une guitare, sorte de Woody Guthrie qui lui aussi aurait pu écrire sur son instrument : « This machine kills fascists ». - [Le Fil](https://www.vivelaculture.com/le-fil/): La chanteuse minimaliste avait déjà fait des chœurs sur l’album Lilith de Jean-Louis Murat. Elle le retrouve pour chanter plusieurs duos sur le DVD intitulé Parfum d’acacia au jardin, sorte de documentaire sur l’enregistrement de nouvelles chansons, filmé en une journée par le réalisateur Don Kent. - [Bleed Your Cedar](https://www.vivelaculture.com/bleed-your-cedar/): Jennifer Charles, la chanteuse du groupe américain Elysean Fields, fondé en 1995 à New York, a plusieurs fois collaboré avec Murat. Une première fois, sur l’album Mustango, puis sur l’album concept A Bird On A Poire, titre inspiré par la chanson A Bird On A Wire de Leonard Cohen. Composées et arrangées par Fred Jimenez (ex-bassiste des AS Dragon), toutes les chansons sont interprétées en duo par Jennifer et Jean-Louis. - [L'Autre](https://www.vivelaculture.com/lautre/): En 1991, Jean-Louis stupéfie et déstabilise ses fans hardcore en chantant en duo avec la très populaire Mylène Farmer. Quand certains parlent de compromission, lui préfère invoquer l’élargissement de son public, puisque cette chanson, Regrets, se vendra à 300 000 exemplaires et se classera 3ème au Top 50. De toute évidence, à cette époque, Murat taquine l’idée d’être un chanteur populaire. Une idée qu’il abandonnera au tournant du siècle pour devenir un artiste à la fois plus productif, plus libre. - [La vengeance d’une femme](https://www.vivelaculture.com/la-vengeance-dune-femme/): En 1990, Jean-Louis Murat obtient son premier grand rôle au cinéma auprès de Béatrice Dalle et Isabelle Huppert. Dix ans plus tard, il demandera à la belle rousse d’incarner Madame Deshoulières, cette poétesse du XVIIIème siècle restée sans postérité mais dont il a trouvé les œuvres sur le marché de Clermont-Ferrand, sur le disque baroque du même nom. Murat sera à l’origine d’un autre long-métrage, Mademoiselle Personne, de Pascale Bailly, dont il compose la B.O. et dans lequel il joue aux côtés de Romain Duris et d’Elodie Bouchez. Ce film ne sera jamais distribué. - [Babel](https://www.vivelaculture.com/babel/): Hyper-productif, boulimique, Jean-Louis Murat, 62 ans, sort ces jours-ci un nouvel album studio, le vingtième de sa carrière : le double Babel, enregistré avec l’ensemble clermontois, The Delano Orchestra qui sonne comme le meilleur de Calexico, groupe présent sur Mustango sortit en 1999 qui reste un album de référence de Murat. Vingt titres totalement réussis à ranger à côté de Mustango ou Dolorès les albums de référence de l’Auvergnat. - [Lost Detroit ](https://www.vivelaculture.com/lost-detroit/): En 1701, Antoine de Lamothe Cadillac fonde la ville de Détroit. En 1904, Ford y installe son usine et Détroit devient la capitale mondiale de l’automobile, avec Dodge, Packard, Chrysler. La maison de disque Motown (Motor Town) est aussi connue des amateurs de voitures américaines que des fans de soul music (Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross, The Jackson Five…). Le blues de la ville commence dès 1958, quand Packard ferme ; les ennuis vont jusqu’à la faillite de Détroit en juillet 2013. Il est aujourd’hui question de vendre les tableaux du Detroit Institut of Art estimés par Christie’s à 836 […] - [Thomas Crown](https://www.vivelaculture.com/thomas-crown/): Dans le film L’affaire Thomas Crown, sorti en 1968, un millionnaire (Steve McQueen) braque une banque pour le plaisir du risque. La compagnie d’assurance charge une enquêtrice (Faye Dunaway) de récupérer le magot. Dans le remake Thomas Crown, sorti en 1999, un millionnaire, Pierce Brosnan, vole un tableau de Monet au Metropolitan Museum of Art pour les mêmes raisons. Cette fois l’enquête est confiée à Rene Russo. Un millionnaire peut-il comprendre que l’interdiction de toucher les œuvres dans les musées, a fortiori de les voler, lui permet de développer sa culture du regard ? Au nom de la lutte des classes, […] - [Le faux dans l’art](https://www.vivelaculture.com/le-faux-dans-lart/): « Sans les faussaires le monde serait bien triste » a dit Paul Valéry, de la même manière, les casses du siècle animent les conversations de salon ou de bistrot, et les cancres défrayent la chronique des lycées… Jean-Jacques Breton est un homme sérieux ; docteur ès lettres, il travaille à la RMN. Son livre retrace l’histoire des faussaires de génie, et rappelle qu’ils sont toujours attirés par l’appât du gain. N’empêche, quand le faussaire van Meegeren vend un faux Vermeer au pillard Goering, on se dit que la « morale » est sauve. - [A Cage of Saxophones](https://www.vivelaculture.com/a-cage-of-saxophones/): John Cage (1912-1992) fut un compositeur américain de musique contemporaine expérimentale. Ayant appris avec Schönberg l’importance de la structure musicale, il décida d’introduire des sons divers, des bruits. Son œuvre la plus célèbre 4’33’’ consiste à ne pas jouer, pendant 4’33’’ pour écouter le silence du public ponctué de quelques rares raclements de gorges. Marcel Duchamp a écrit : « c’est le regardeur qui fait l’œuvre ». Le canular génial de Cage lui fait écho : c’est l’écouteur qui fait la musique. Notons à ce sujet que la musique est totalement absente du documentaire National Gallery, comme de tous les films de […] - [Le documentaire, un autre cinéma](https://www.vivelaculture.com/le-documentaire-un-autre-cinema/): Voici une histoire du documentaire, de Dziga Vertov, cinéaste soviétique d’avant-garde des années 1920, qui dans L’homme à la caméra, montre la vie des habitants d’Odessa, jusqu’à Raymond Depardon, dont 10e chambre offre une regard unique sur le rôle pédagogique d’une présidente de tribunal correctionnel. Suit une analyse des notions d’image muette, d’image commentée, de son synchrone… Guy Gauthier (1930-2010) était enseignant, critique de cinéma, et animateur de ciné-clubs. Son livre est une référence. - [Le documentaire et ses faux-semblants](https://www.vivelaculture.com/le-documentaire-et-ses-faux-semblants/): Quelle est la différence entre le documentaire et le reportage ? Qu’est-ce qui distingue à l’écran le monde réel d’un monde fictionnel ? Une prise de vue peut-elle être objective ? Que cherche-t-elle à capter ? Que donne-t-elle à voir au spectateur ? Dans cet essai, François Niney, philosophe, professeur à la Femis, documentariste, propose des réponses ; il considère la relation du filmeur au filmé, et la façon dont le film s’adresse au spectateur. - [Notre pain quotidien](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien/): L’Europe, ses plus grandes sociétés agro-alimentaires, ses champs, élevages, et autres abattoirs immenses. Ce documentaire terrifiant montre d’où vient ce que nous mangeons. Nikolaus Geyrhalter considère son film, qui a reçu de nombreux prix, comme un document d’archives ; il cherche à capter une petite parcelle d’histoire. Il n’y a aucun commentaire, ni interview, ainsi nous sommes plongés, grâce à des cadrages très précis, dans un univers très étrange, brutal, inhumain. Bon appétit ! - [Le Joli Mai](https://www.vivelaculture.com/le-joli-mai-2/): Paris au mois de mai 1962, après les accords d’Évian. La caméra se promène dans différents quartiers. À la Bourse, des jeunes donnent leur avis sur les marchés ; à Aubervilliers, une mère de famille nombreuse confie sa joie d’être relogée ; un prêtre ouvrier raconte son parcours ; un jeune couple avoue ne pas s’occuper du monde… Chris Marker pose des questions et quand il n’obtient pas de réponse, il insiste avec une telle délicatesse que jamais personne ne lui propose d’aller se faire voir ailleurs. - [Au bord du monde](https://www.vivelaculture.com/au-bord-du-monde/): Pendant un an, Claus Drexel a parcouru Paris la nuit à la rencontre des sans-abri. Une femme se réveille dans un carton, elle parle de son désir de réunir un jour ses enfants dans une maison ; un homme range méthodiquement ses affaire dans son caddie et le pousse à travers Paris, la nuit, vers la sortie d’un Monoprix ; un autre se considère comme un privilégié, car il habite une « maison » à côté de l’arche d’un pont… Jamais le réalisateur ne leur demande comment ils en sont arrivés là, mais toujours, simplement, calmement, humainement, il leur pose la question : […] - [Les plus belles fesses du Louvre](https://www.vivelaculture.com/les-plus-belles-fesses-du-louvre-2/): Dans la galerie Michel-Ange, il y a Dircé, sculptée par Bartolini, dont les fesses sont rondes comme des tomates ou des melons lorsque nous les voyons d’un côté ; ces rondeurs disparaissent d’un autre côté ; en se déplaçant encore un peu, la vision nous donne l’impression que la porte de la salle de bain est entr’ouverte. C’est de cette façon, vivante, rythmée, et pleine d’humour, que Bruno de Baecque, créateur des visites Vu sous cet angle, nous invite à regarder. Son livre nous pousse à aller d’urgence au Louvre. - [Palettes](https://www.vivelaculture.com/palettes/): Palettes fut une émission de télévision de vulgarisation sur la peinture ; en 26 minutes, une œuvre était présentée, son contexte de création, sa composition ; la caméra explorait lentement la toile, et le commentaire n’oubliait pas la technique. L’intégrale contient 18 DVD, de quoi passer de sacrées soirées. André Jaubert écrit dans l’introduction du livre Palettes « pour voir il faut savoir ». Déclaration à prendre avec prudence, car si nous cherchons trop à en savoir sur une œuvre, la liberté de notre regard sur elle, en prend forcément un coup… Rien ne remplace notre propre regard. - [Le mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso-3/): Pour être au plus prêt du travail en train de se faire, Picasso et Clouzot travaillent à partir d’un procédé technique qui nous permet de voir la toile émerger des brumes de l’imagination de Picasso à mesure qu’il dessine et peint sous nos yeux. Clouzot le filme en plan fixe, sans commentaire. Le réalisateur craignait que les spectateurs croient que Picasso faisait « ça » en 10 minutes, alors qu’il y avait passé 5 heures. En 2026, on peut dire sans trop se tromper que 10 minutes c’est 5 heures pour certains. On touche là la relativité de ce bon […] - [Le monde du silence](https://www.vivelaculture.com/le-monde-du-silence-2/): Entre 1954 et 1955, Jacques-Yves Cousteau, co-réalise avec Louis Malle, un documentaire à partir des explorations sous-marines à bord de la Calypso : c’est Le monde du silence, Palme d’Or à Cannes en 1956. Le grand public découvre la magie des fonds marins. C’est un documentaire fait à l’ancienne, avec une voix off magistrale, comme un cours magistral. C’est toute la différence avec les principes de réalisation de Frederick Wiseman qui n’explique rien mais qui donne à voir et à entendre. - [Musée haut, musée bas](https://www.vivelaculture.com/musee-haut-musee-bas/): Une famille a des difficultés à s’orienter dans un musée, le mari et la femme s’engueulent ; leur colère risque d’être leur seul souvenir. Une dizaine de gardiens expliquent à une jeune femme que les chefs-d’œuvre les accaparent émotionnellement. Le déplacement d’un grand format de peinture devient une aventure héroïque… Toute cette comédie humaine de la vie des musées est la veine comique du film de Jean-Michel Ribes. - [National Gallery](https://www.vivelaculture.com/national-gallery/): Avec National Gallery Frederick Wiseman (réalisateur, scénariste, producteur, monteur, preneur de son) reste fidèle à ses principes mis en place dès ses premiers films à la fin des années soixante : pas de commentaire, pas d’interview, pas de musique. En revanche, la caméra suit tout : les visiteurs solitaires, les regards rêveurs ou fatigués, une réunion du conseil d’administration, une opération de restauration, les animations pour les visiteurs non-voyants… Le regard de Frederick Wiseman, dépouillé de tout artifice, n’est pas neutre pour autant. C’est ce qui fait sa force et tout son intérêt. - [Connaissance de l’Est](https://www.vivelaculture.com/connaissance-de-lest/): « Écrits en Chine entre 1895 et 1899, les plus beaux poèmes en prose de la bibliothèque française – avec Les Illuminations de Rimbaud et les Chants de Maldoror. Le meilleur de Francis Ponge vient de ce livre-ci, peu connu, qui fait pivot entre les deux siècles. Le français dans sa matérialité et sa plasticité originelles s’applique soudain aux choses d’Orient. Claudel décrit les objets, les bêtes, les rites, les végétaux. La synthèse impossible de Stéphane Mallarmé et d’Arthur Rimbaud. » - [Féerie pour une autre fois](https://www.vivelaculture.com/feerie-pour-une-autre-fois/): « Céline à son meilleur, scalpel surfin, tout en acupunctures luminescentes, poinçonnant la syntaxe pour l’aérer d’un oxygène plus pur. Il a tout révolutionné avec Voyage. Il veut tout casser avec Féerie. Il revient du Danemark, avec sur le front le poinçon du maudit. Comment « crever le plafond une deuxième fois  » ? Céline donne réponse avec Féerie. Boxeur ressuscité, il remet au tapis tous les babilleurs du roman pétrifiant à la première reprise. » - [La Connaissance de la douleur](https://www.vivelaculture.com/la-connaissance-de-la-douleur/): Le chef-d’œuvre du plus grand écrivain italien du XXème siècle, l’équivalent milanais de Joyce, Proust et Lima. Gadda laisse Moravia à cent coudées, Pasolini et Calvino à grande distance. Un maître baroque brassant tous les dialectes, les langages hauts et bas. Un livre ascétique et plénier, un traité de désespoir composé avec la palette la plus suave. « Nul n’a connu la lenteur pâleur de négation. Nourrices à colliers de filigranes ou d’ambre, écarlates couveuses au milieu des bambins : yeux et boucles d’enfants au calme des jardins. Frères cantiquant dans des stalles où le dessin du Scamozzi, du Panigarola, s’est raréfié, […] - [Fausto Coppi](https://www.vivelaculture.com/fausto-coppi/): « Le plus grand, le plus beau, le plus romanesque de tous les cyclistes. L’équivalent de Mohammed Ali pour la boxe. Rien à dire de plus. Un livre pour mettre en appétit sur la légende Coppi. Je me permets de renvoyer à mon propre livre, Forcenés, dont il est le Commandeur occulte. » - [Les Gitans](https://www.vivelaculture.com/les-gitans/): Le grand angle Leica (21 mm), des cadrages parfaits, une matière grumeleuse plus proche d’un composite neige-sale & charbon que d’une pellicule Kodak noir & blanc. Les seules photos dont je ne me lasse jamais. Avec celles de Mario Giacomelli. Tous les personnages semblent sortis d’un poème de Mandelstam et des tableaux du Greco. Un livre d’images d’une densité littéraire très rare. L’édition originale de 1975 a eu le prix Nadar en 1978. Premier signe d’intemporalité. - [Lezama Lima](https://www.vivelaculture.com/lezama-lima/): Le Proust cubain, asthmatique et obèse, inverti et prismatique, prince de la métaphore et des ères imaginaires. Paradiso, c’est Cent ans de solitude corrigé à merveille et réécrit dans la langue des oiseaux par un dieu cubain enfermé dans sa chambre-bibliothèque. Ce livre énorme abolit les frontières entre le roman et la poésie, le traité esthétique et celui de théologie. Une écriture dense et amoureuse, difficile et limpide. Gadda l’Italien et Lima le Cubain sont les grands oubliés du panthéon littéraire français où Joyce et Musil ont pris les places les mieux établies. - [Love Power Peace, Live at the Olympia](https://www.vivelaculture.com/love-power-peace-live-at-the-olympia/): Tous les disques. Tous. Toutes les vidéos. Toutes ses apparitions. Même saoul. Même sur son lit de mort. Surtout celle-ci, son premier passage à la télévision italienne, en 1971. Le taux de compression, sur le morceau Sex Machine, est à son maximum et les phases de danse, cul et torse, absolument inédites. - [La vie de Rancé](https://www.vivelaculture.com/la-vie-de-rance/): Chateaubriand retrace la jeunesse mondaine et la vieillesse d’un religieux du XVIIIème siècle, bouleversé par la mort d’une femme aimée. Converti à 37 ans, retiré à La Trappe, Rancé (1626-1700) fournit le motif du livre ultime de l’auteur. Un livre liquoreux, évaporé, né de résidus et de marcs Grand Siècle. Julien Gracq : « Ses messages en morse, saccadés, déphasés, qui coupent la narration tout à trac comme s’ils étaient captés d’une autre planète, bégayent déjà des nouvelles de la contrée où va s’éveiller Rimbaud. » - [Niki de Saint Phalle](https://www.vivelaculture.com/niki-de-saint-phalle/): L’affiche de l’exposition, actuellement au Grand Palais, montre Niki de Saint Phalle en train de tirer au fusil. Tirs furent des performances où elle tirait sur des poches de peintures ; elle les dédia à Jasper Johns et Robert Rauschenberg, deux grandes figures du Pop Art, quoique le second s’en défende. Niki de Saint Phalle fut célèbre pour ses Nanas, sculptures aux formes généreuses, sorte de manifeste féministe. Elle était la compagne de Jean Tinguely. Proches tous les deux du mouvement des Nouveaux Réalistes, ils réalisèrent à Paris les sculptures de la fontaine Stravinsky, entre le Centre Pompidou et l’église […] - [Pop](https://www.vivelaculture.com/pop-2/): Hier also ein Buch, um in die Welt der Pop Art einzutauchen und die große Vertreter der Strömung, Warhol, Liechtenstein, Hamilton, Oldenburg und Rauschenberg kennen zu lernen. Auch wenn letzterer sich nie als einer der Vorreiter der Pop Art sehen wollte. « Pop Art ist populär. Vergänglich. Austauschbar. Billig. In Serie hergestellt. Sexy. Gewagt. Glamour… « , schreibt Hal Foster. Diese Adjektive trennen Pop Art vom Dada, dessen Revolte nichts von Glamour hatte. Das Buch zeigt Comics, Foto und Architektur als Teil der Pop Art. Auf dem Einband findet sich ein Gemälde Hamiltons. Just what is that makes todays’s homes so different, […] - [Pop](https://www.vivelaculture.com/pop/): Voici un livre pour plonger dans le Pop Art avec ses grandes figures, Warhol, Lichtenstein, Hamilton, Oldenburg, Rauschenberg aussi, même s’il se défendait d’en être un précurseur. « Le Pop Art est populaire. Ephémère. Remplaçable. Bon marché. Produit en série. Sexy. Astucieux. Glamour… » écrit Hal Foster. Ces adjectifs permettent de distinguer le Pop Art de Dada, dont la révolte n’avait rien de glamour. Le livre montre que la BD, la photo, l’architecture, ont fait partie du Pop Art. En couverture, la peinture de Richard Hamilton Just what is that makes todays’s homes so different, so appealing ? de 1956, […] - [Léonard de Vinci, Tout l’œuvre peint et graphique Copy](https://www.vivelaculture.com/leonard-de-vinci-tout-loeuvre-peint-et-graphique-2/): Leonardo da Vinci war eines der Genies der Renaissance. Im Jahr 1986 entdeckte Warhol in Mailand das letzte Abendmahl. Es inspiriert ihn zu The Last Supper und dem Kommentar: « Es gefiel mit, mit ihm zu arbeiten, und seinem Abendmahl. Aber heute kann sich kein Genie mehr mit diesem da messen, die Leonardos von heute sind Armani, Krizia und die anderen italienischen Designer« . Neben diesen Worten Warhols lenkt das Werk von Frank Zöllnr auch den Blick auf die anderen Reproduktionen der Werke da Vinics und auf Warhols Anmerkungen zu den anderen modernen Geistern wie Freud, Göthe, Nietzsche. Was zu leidenschaftlichen Dialogen […] - [Léonard de Vinci, Tout l’œuvre peint et graphique](https://www.vivelaculture.com/leonard-de-vinci-tout-loeuvre-peint-et-graphique/): Léonard de Vinci fut l’un des génies de la Renaissance. En 1986, Warhol découvre La Cène, conservée à Milan. Elle lui inspire The Last Supper, et ce commentaire « Ça m’a plu de travailler avec lui, avec sa « Cène », mais aujourd’hui, aucun génie ne peut plus être comparé à celui-là, les Léonard d’aujourd’hui sont Armani, Krizia, et les autres designers italiens ». Outre ces mots de Warhol, l’ouvrage de Frank Zöllner met en regard des reproductions des œuvres de Léonard de Vinci, d’autres commentaires d’esprits modernes, comme Freud, Goethe, Nietzsche, créant des dialogues passionnants. - [Reading Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-le-desir-detre-peintre-2/): Warhol erfand die Pop Art, in dem er sich von Roy Lichtenstein differenzierte, der anderen leuchtenden Figur einer Kunstströmung, die mehr eine Geisteshaltung denn eine strukturale Bewegung war. Warhol behauptete stets, er male nicht mehr, was nicht stimmte. Bevor er seine Meisterwerke malte, wie Marilyn, Jackie, Coca Cola, Mao, Self Portrait oder Das letzte Abendmahl, nach dem berühmten Werk da Vincis, war er Illustrator und zeichnete sein ganzes Leben lang. Gemälde und Zeichnungen, Andy Warhol war auch ein großer, klassischer Künstler. - [Andy Warhol, Le désir d’être peintre](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-le-desir-detre-peintre/): La manière de Warhol d’inventer le Pop Art en se démarquant de Roy Lichtenstein, l’autre grande figure de ce qui fut plus un esprit qu’un mouvement structuré, est picturale. Warhol passait son temps à dire qu’il ne peignait plus, ce qui est faux. Ses nombreux chef-d’œuvres, Marilyn, Jackie, Coca Cola, Mao, Self portrait, The Last Supper d’après La Cène de Léonard de Vinci, le montrent… Michel Bulteau, poète insoumis, a fréquenté Warhol de 1976 à 1978. Pour découvrir un génie, il faut le rencontrer souvent, car si l’aura tient à distance, une fois la barrière sautée, les fêlures apparaissent. Bulteau […] - [Die Philosophie des Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/ma-philosophie-de-a-a-b-2/): Von A bis B und zurück. Dali schrieb in den Radar-Schnurrbärten einen völlig absurden Text. Der Text Warhols ist im selben Ton, definitiv absurd, mit einer enormen Themenvielfalt wie der Arbeit, dem Erfolg, dem Ruhm, der Schönheit, Macht, Unterwäsche, der Atmosphäre und dem Glitzer. Wer ist B? « B ist irgendwer, der mir hilft, Zeit tot zu schlagen. B ist jeder und ich bin niemand. B bin ich.  » Reise eines Geists durch sich selbst. - [Ma philosophie de A à B](https://www.vivelaculture.com/ma-philosophie-de-a-a-b/): Dali a écrit Les moustaches radar, un texte complètement déjanté qui lui va comme un gant. Le texte de Warhol est sur le même ton, résolument délirant, avec des thèmes aussi variés que le travail, le succès, la célébrité, la beauté, la puissance des sous-vêtements, l’atmosphère, l’étincellement. Qui est B ? « B c’est n’importe qui pour m’aider à tuer le temps. B est n’importe qui et je suis personne. B et moi. » Voyage d’un esprit à travers lui-même. - [Giant Size](https://www.vivelaculture.com/geant-2/): Andy Warhol ist vor allem durch seine Drucke von Produkten des Massenkonsums und Serien von Berühmtheiten wie Elvis, Mao, Liz Taylor und der Mona Lisa berühmt geworden, er war aber auch Illustrator, Filmemacher, Fotograf und Herausgeber eines Magazins. Gigant umfasst eine beeindruckende Anzahl von Werken, abr auch Dokumenten wie dem Brief Mick Jaggers, der die Bestellung für das Cover der Rolling Stones Platte Sticky Fingers bestätigt, und fragt: « …bitte antworten Sie mir und sagen mir, wieviel Geld sie wollen.  » Ein Werk, das dem Künstler angemessen ist. - [Géant](https://www.vivelaculture.com/geant/): S’il est surtout connu pour ses sérigraphies de produits de grande consommation et ses portraits de célébrités (Elvis, Mao, la Joconde, Liz Taylor), Andy Warhol fut aussi illustrateur, cinéaste, photographe, éditeur de magazine. Géant regroupe une quantité impressionnante d’œuvres, mais aussi de documents, comme la lettre de Mick Jagger qui confirme la commande de la pochette de l’album Stinky Fingers des Rolling Stones, et dans laquelle il précise : « (…) s’il vous plait, répondez-moi par retour pour me dire combien d’argent vous voulez. » Un ouvrage à la dimension de l’artiste. - [Richard Hamilton](https://www.vivelaculture.com/richard-hamilton/): Principal représentant du pop art anglo-saxon, Richard Hamilton fusionne l’avant-garde et les imageries de masse. Dans cette œuvre de 1965, My Marilyn, il retravaille les photos de Marilyn pour Vogue, les agence sur la toile et ajoute sa peinture aux notes qu’elle inscrivait sur ses clichés, dans une sorte de conflit sauvage et de mélange des conventions. - [Histoires fantastiques du temps jadis](https://www.vivelaculture.com/histoires-fantastiques-du-temps-jadis/): Cette collection d’histoires édifiantes pleines de renards, de sangliers, de serpents et de démons est le chef-d’œuvre du genre anecdotique. Et dans l’anecdote au Japon, on peut trouver des idées métaphysiques, par exemple que le présent est sans consistance puisqu’à peine sorti du futur, il plonge dans le passé. - [Utamaro](https://www.vivelaculture.com/utamaro/): Grand maître de l’estampe, contemporain d’Hokusai, exposé actuellement au Grand Palais (http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/hokusai), Utamaro est surtout réputé pour ses portraits des belles du quartier des plaisirs. Aux codes traditionnels du vêtement et de la chevelure toujours propre, brillante, voluptueuse*, il ajoute la notion occidentale de ressemblance. * Daniel Arasse, On n’y voit rien, folio essais, p.100 - [Susumu Koshimizu](https://www.vivelaculture.com/susumu-koshimizu/): Susumu Koshimizu emballe, en 1969, un énorme caillou dans un énorme sac en papier washi. Comme Lee Ufan, exposé à Versailles en 2014, il fait partie du mouvement Mono-ha, « l’école des choses », qui produit de l’art en intervenant le moins possible sur des matériaux simples de l’environnement immédiat. Le mouvement va très loin dans l’expression objective débarrassée du tourment humain. Mais s’il nous restait justement à inscrire sur les pierres les cauchemars qui se cachent dessous ? - [Yayoi Kusama](https://www.vivelaculture.com/yayoi-kusama/): Une belle cinglée qui colle des ronds rouges, ou blancs, sur tout ce qui bouge, ou pas. Après quelques Anatomic Explosion et Naked Demonstration à New-York, cette grande artiste retourne au Japon produire son œuvre psychosomatique et ses hybrides de corps et de pois. - [Ryôan-ji - Kyôto](https://www.vivelaculture.com/ryoan-ji-kyoto/): Le jardin sec japonais compose avec le vide, la pierre et la mousse. Les quinze rochers du célèbre Ryôan-ji de Kyôto sont disposés par groupe de trois, de cinq et de deux, plus ou moins espacés entre eux, et entourés de graviers blancs ratissés chaque jour. Comme autant d’îlots sur une mer étale, de signes sur un rouleau de papier, comme une tigresse traversant la mer avec ses petits, comme une énigme, un enseignement bouddhique. - [Thanatophanies](https://www.vivelaculture.com/thanatophanies/): Avant de s’exiler à New-York, de peindre ses Date Paintings, de les ranger dans des boîtes en carton avec les articles de presse du jour et de devenir un des plus grands artistes conceptuels du monde, On Kawara dessina les Death Masks. Rassemblés dans un livre (jamais publié), intitulé Thanatophanies, ces apparitions macabres, dé-figurées, exécutées en réaction aux bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, ont une tragique résonance dans le Japon d’après Fukushima. Pour en voir plus : http://i-ac.eu/fr/collection/126_thanatophanies-ON-KAWARA-1955-1956 - [La Mort de Tusitala](https://www.vivelaculture.com/la-mort-de-tusitala/): Quand un Japonais bourlingueur, érudit et fragile met ses pas dans ceux de Stevenson aux Samoa, la biographie décolle de la réalité et il n’y a plus ni Japonais ni Ecossais, seulement deux esprits jumeaux, libres, révoltés, et voués au même art : la littérature. - [Fantômes du Japon](https://www.vivelaculture.com/fantomes-du-japon/): Ecrivain irlandais de mère grecque, il devient japonais en 1896 et recueille de nombreux contes folkloriques traditionnels qu’il compile et verse à la littérature écrite. Sans lui, le célèbre Shigeru Mizuki n’aurait pas écrit ses deux volumes de Yôkai, Masaki Kobayashi n’aurait pas tourné Kwaïdan. L’étranger est parfois le vecteur de la culture qu’il adopte. - [Notes de chevet](https://www.vivelaculture.com/notes-de-chevet/): Ecrites au XIe siècle sur des chutes de papier par une dame d’honneur de la cour impériale de Kyoto, les Notes comptent cent soixante-deux catégories qui forment l’inventaire du monde et du sentiment. Sei Shônagon maîtrise tous les aspects de l’étiquette, comme belle dame et comme bel écrivain. Raffinée à l’extrême, elle est comparée au Japon à la fleur rose, émouvante, du cerisier. - [La Pierre et le Sabre](https://www.vivelaculture.com/la-pierre-et-le-sabre/): Roman initiatique de plus de mille pages, La Pierre et le Sabre raconte la formation physique et spirituelle de Miyamoto Musashi, le sabreur qui révolutionna le combat. On y joue au shifumi : Papier-caillou-ciseaux. Aussi passionnant que le Comte de Monte-Cristo, nous avons dû le couper en tranches pour pouvoir le lire (presque) en même temps. - [De la boxe](https://www.vivelaculture.com/de-la-boxe-2/): Passionnée de boxe depuis son adolescence, la grande romancière américaine analyse ce sport qui puise dans les réserves de l’énergie la plus archaïque aussi bien que dans le grand raffinement du rituel. De la Boxe est un livre sans complaisance, sans évitement, mais non sans cruauté. Il est dédié aux combattants. - [Tsuba](https://www.vivelaculture.com/tsuba/): Le tsuba est la garde du sabre japonais. Sa fonction est de protéger la main du sabreur et de l’empêcher de glisser sur sa propre lame. Fantôme, paysage, fleur, scène de genre, sculpté ou ajouré, le tsuba est l’occasion pour le samouraï de marquer son goût et l’élévation de son esprit. Le musée Guimet http://www.guimet.fr/fr/collections/japon possède de nombreux tsubas, chefs-d’oeuvre de l’époque Edo. Dont celui-ci. - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog/): « Lorsque le code du samouraï est assumé par un tueur lettré, solitaire, noir, américain, vassal d’un mafieux de la vieille école, le sabre se change en arme de poing mais l’action est tout aussi brève, sanglante et philosophique que dans un traité de guerre poétique. Le Japon ancien revu par Jim Jarmusch sur fond de Hip Hop. » - [KA TA](https://www.vivelaculture.com/ka-ta/): Constitué d’un texte enveloppé d’images (défilé de cailloux peints, remake des coiffures de l’Ukiyo-e qui sont autant de gardiens protecteurs et conducteurs d’énergie), KA TA est un traité de combat au pays flottant des hommes et des démons. Le sabre fait surgir autour de lui des corps et des univers littéraires qu’il peut détruire dans le geste suivant, en deux, trois, quatre ou cinq coupes. Ce livre hybride est un mix de technique et de fantasmagorique en hommage à Kyôto. ( Emballé par scamparo ) - [Besoin de mirages](https://www.vivelaculture.com/besoin-de-mirages/): L’écrivain-voyageur, né en 1923, écrit : « Mes géographies sont plates, je suis hostile aux globes terrestres ». Il n’a cessé, des décennies durant, de tailler la route, et il a collectionné les mirages, comme d’autres le font avec des pierres ou des papillons. Il est allé les « cueillir » entre l’Inde et l’Amazonie, l’Islande et le Sahara. Cela pouvait être une fausse nappe d’eau dans le désert, ou la beauté d’une jeune femme entrevue rapidement, alors que le vent lui arrachait les paupières. « Récolter des mirages, écrit encore Lapouge, nécessite de savoir se perdre, d’ignorer la géographie, […] - [La Machine à explorer l’espace](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-lespace/): En 1893, sous le règne de Victoria, Edward, un représentant de commerce, et sa collègue, la belle Amélia, sont envoyés sur Mars avec une machine à explorer le temps, parce qu’on y a observé des canaux artificiels et qu’on pense y trouver de la vie. Ils mettront à jour une conspiration liée à l’invasion de la Terre, en découvrant les tripodes, ces machines de guerre martiennes. Un bel et original hommage à Wells, qui est aussi l’un des personnages du roman. - [Aldebaran](https://www.vivelaculture.com/aldebaran/): Peut-être l’une des meilleures bandes-dessinées intergalactiques… La planète Aldébaran a été colonisée à la fin du XXe siècle. Deux générations plus tard, dans un village de pêcheurs, d’étranges phénomènes se produisent : la mer se transforme, créant de mystérieuses sculptures d’eau, et devient peu à peu gélatineuse, puis solide… Des aventures qui mèneront les personnages à la rencontre de la « mantrisse », une curieuse créature qui n’a rien à envier au formidable bestiaire créé par Leo, qui a poursuivi cette formidable saga avec les cycles de Bételgeuse et Antarès. Une fable écolo à l’esprit joliment « naturiste », serait-on […] - [Ma vie de chien](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-de-chien/): D’après le roman autobiographique de Reidar Jönsson… L’histoire d’un petit garçon, dans un village de Suède habité par une communauté farfelue, dont la mère est malade. Il tente de vivre son existence de môme en évitant de répéter les erreurs des adultes, et en enchaînant, au résultat, les bêtises. Toutes ses souffrances et émotions enfouies, l’enfant les cristallise à travers le sort de son héroïne absolue, Laïka, la petite chienne envoyée dans l’espace par les Soviétiques en 1957 et qui est morte quelques heures après la mise en orbite. - [Rivers and Tides](https://www.vivelaculture.com/rivers-and-tides/): Des sculptures de pierres assemblées qui forment des œufs de taille humaine, des feuilles mortes tissées entre elles et qui dessinent une longue tige ondulante portée par le courant d’une rivière… Pour l’Anglais Andy Goldsworthy, chantre du land art connu en France pour les refuges d’art qu’il a créés en Haute-Provence, ce qui fait la beauté d’une œuvre éphémère est aussi ce qui va la détruire, comme la lumière du soleil traversant une sculpture faite de stalactites de glace, et qui la rend étincelante avant de la faire fondre. De quoi nous guérir de l’envie de toujours vouloir comprendre le […] - [The Phoenix](https://www.vivelaculture.com/the-phoenix/): La révélation de ce que pourrait être, aujourd’hui, la « pop intergalactique »… Un projet convaincant, lancé par ce drôle de DJ et producteur de Philadelphie, King Britt, littéralement obsédé par l’imagerie et la musique des films de science-fiction. Le nom du groupe est un clin d’œil au Cinquième élément de Luc Besson. Issu d’un travail réalisé en s’inspirant des bandes-son des films de SF, on obtient, de Race to The Moon à Light On Edge, ce qui ressemble, gage-t-on, à la véritable musique de l’espace. Sacrément plus crédible que Vangelis… - [The Rise and Fall of Ziggy Stardust and The Spiders from Mars](https://www.vivelaculture.com/the-rise-and-fall-of-ziggy-stardust-and-the-spiders-from-mars/): Avant de devenir un concept-album, il s’agissait d’abord d’une sorte de cabaret rock futuriste et décadent, lancé en février 1972. Bowie y incarnait sur scène un personnage androgyne venu du fin fond de l’espace pour annoncer à l’Humanité qu’elle n’avait plus que cinq ans à vivre. Les morceaux qui s’articulent autour de Five Years tissent peu à peu une histoire, celle de la dernière rock star avant l’Apocalypse. Passionné d’Asimov et de Bradbury, à la fois fan de 2001, L’Odyssée de l’Espace et d’Orange Mécanique, rêvant d’une science-fiction faite rock, Bowie entendait créer « une version spatiale de West Side […] - [Dune](https://www.vivelaculture.com/dune/): L’ « épice », la substance qui permet de voyager dans l’univers, et donc la plus convoitée, ne se trouve que sur Dune, une planète plutôt inhospitalière. Un maître absolu, l’empereur Shaddam IV, extermine un peuple, les Atréides, mais devra compter sur un rescapé du massacre décidé à rétablir la justice. Devenu, certes, un peu kitch, et moins subtil que le roman de Frank Herbert dont il est adapté, il demeure l’un des films les plus emblématiques et spectaculaires du space opéra, avec ses paysages interstellaires et ses combats à l’échelle de l’espace infini. Et, de l’écrasement des peuples à […] - [Into the wild](https://www.vivelaculture.com/into-the-wild/): En 1992, un certain Christopher McCandless, étudiant brillant nourri des écrits de Thoreau et obnubilé par l’idée du retour à la nature, décide de partir pour un périple dans le fin fond de l’Alaska. Il vit à bord d’un autobus, se nourrit de baies et de gibier qu’il chasse avec plus ou moins de bonheur. Quand des chasseurs retrouvent son corps, des mois plus tard, un journaliste décide de remonter la piste de cet idéaliste ayant choisi l’ « appel du monde sauvage » cher à Jack London. Le destin tragique d’un homme qui refusait de vivre une vie qui […] - [Léviathan 99](https://www.vivelaculture.com/leviathan-99/): Dans cet extraordinaire recueil de nouvelles écrites entre 1946 et 2003, on déniche cette petite perle, qui donne son titre au recueil : un capitaine fou aux commandes d’un vaisseau spatial, le Cetus 7, qui traque obsessionnellement une comète immaculée, « la charmante destructrice d’univers, la dévoreuse de soleils », qui lui a jadis ôté la vue… Entre lui et elle, c’est à la vie à la mort. Soit Moby Dick, transposé dans l’Espace intersidéral… - [I, ROBOT](https://www.vivelaculture.com/i-robot/): Le film s’est largement inspiré des romans et nouvelles d’Isaac Asimov (1920-1992), notamment de son Cycle des robots. L’écrivain américain avait défini ainsi ses fameuses « Trois lois de la robotique » : « 1/ Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. 2/Un robot doit obéir aux ordres donnés par des êtres humains, sauf quand ces ordres sont en contradiction avec la Première Loi 3/Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième […] - [Éloge du carburateur](https://www.vivelaculture.com/eloge-du-carburateur/): Sous-titré « Essai sur le sens et la valeur du travail », ce livre n’a rien de la bible réactionnaire ultra-libérale… Au contraire. Écrit par un ancien consultant qui a tout plaqué pour ouvrir un atelier de réparation de motos, il raconte sa reconversion tout en réfléchissant aux vertus du travail et de la réparation manuelle des objets, dans une société où tout va trop vite, où tout est jetable, et où domine une économie du savoir, intellectuelle, qui nous déresponsabilise et nous appauvrit. C’est aussi une salutaire réhabilitation de l’erreur humaine, contre le mythe de l’infaillibilité du robot. - [Autobiographie d’une machine ktistèque](https://www.vivelaculture.com/autobiographie-dune-machine-ktisteque/): Cet incroyable roman est la première autobiographie jamais écrite par une machine… Créée par l’Institut de la Science Impure, c’est une machine pensante qui englobe toutes les consciences, qui est censée nourrir le goût du savoir des hommes et surtout apporter la « Réponse » à l’Humanité : « Je suis en harmonie complète avec chaque colline héroïque et chaque personne miroitante du monde. Je suis proprement amoureux de chaque pierre et nuage et enfant et homme et femme et animal et rivière et microbe et bête d’amour ». C’est poétique, culte et dingo : si la SF avait son […] - [Chronique des atomes et des galaxies](https://www.vivelaculture.com/chronique-des-atomes-et-des-galaxies/): Quand le plus grand astrophysicien mondial nous raconte la folle histoire du cosmos –et la nôtre !- en nous emmenant dans les étoiles, c’est de la poésie à l’état pur, de la courbure de l’espace à la matière et à l’énergie dites « sombres », en passant par les univers parallèles, les germes de galaxie, les univers-miroirs… Où il est aussi question du tourisme spatial, d’Einstein ou de l’éclipse de soleil de 1919. Avec une seule et saine obsession : « Prendre résolument, et sans faillir, le parti d’embellir la réalité ». - [Art robotique](https://www.vivelaculture.com/art-robotique/): Les artistes sont de plus en plus nombreux à lier leurs performances et leurs œuvres aux technologies telles que l’électronique, l’informatique, la bionique ou la robotique. Si Tinguely fait figure de parrain éloigné, ayant joué sur la mécanique et l’optique, on est émerveillé par l’imaginaire d’un Theo Jansen, par l’art digital de Till Nowak, par les « Cosmic Birds » de Shun Ito ou les « Nonsense machines » de Maywa Denki. L’occasion aussi de voir fonctionner la « Totemobile » de Chico MacMurtrie, une sorte de DS qui se déplie et se déploie jusqu’à se transformer en totem de […] - [Die Brücke von Coca](https://www.vivelaculture.com/naissance-dun-pont-2/): Die Brücke von Coca ist kein Dokumentarfilm, der eine Geschichte in Bildern erzählt. In diesem Roman kann man die Atmosphäre auf einer gigantischen Baustelle nachvollziehen. Da sind die Chefs, die Betonmischer, die Kranführer, Kabelleger und andere Arbeiter. Auf der Baustelle finden Sabotage, Streikdrohungen oder Liebesintrigen statt. Den Schreibstil der Autorin Maylis de Kerangal kann man nur als physisch bezeichnen. Wir stecken als Leser mit unserem Körper in jeder Figur, in jedem Mann, in jeder Frau. Der Erzählrhythmus kann urplötzlich beschleunigen, auch wenn die Arbeiten auf der Baustelle nur langsam vorankommen. Diese Saga rund um eine Großbaustelle funktioniert wie ein reißender […] - [Naissance d’un pont](https://www.vivelaculture.com/naissance-dun-pont/): Un documentaire raconte une histoire en image. Naissance d’un pont n’est pas un documentaire, mais un roman qui fait vivre l’atmosphère d’un chantier titanesque : chef de travaux, grutier, responsable de la fabrication du béton, pose des câbles, tentatives de sabotage individuelle ou collective, menace de grève, intrigues amoureuses. Le style de Maylis de Kerangal est physique ; nous sommes avec chaque personnage, homme, femme. Le rythme est fait d’accélérations subites, même si le chantier progresse lentement. Le pont enjambe le fleuve. C’est un roman-fleuve dont le courant nous entraîne au cœur de l’excitation d’un chantier. - [101 Things I Learned in Architecture School](https://www.vivelaculture.com/101-petits-secrets-darchitectures-qui-font-les-grands-projets-2/): „Wenn Sie nicht in der Lage sind, Ihre Ideen Ihrer Großmutter verständlich zu machen, dann beherrschen Sie nicht Ihr Fach.“ Das ist das Geheimnis Nr. 48, das Matthew Frederick in seinem Buch enthüllt. Der Architekt, der in den USA auch lehrt, sagt ferner in seinem Geheimnis Nr. 10: „Unsere Wahrnehmung des architektonischen Raumes hängt stark davon ab, was für einen Zugang wir zu diesem Raum finden.“ Das trifft auch auf das Gebäude der Louis-Vuitton-Stiftung zu: Wenn wir die Glaswände ohne jeglichen Abstand betrachten, sehen wir nicht das Schiff, das wir uns anhand der Fotos in den Zeitungen vorgestellt haben… - [101 petits secrets d’architectures qui font les grands projets](https://www.vivelaculture.com/101-petits-secrets-darchitectures-qui-font-les-grands-projets/): « Si vous êtes incapable d’expliquer vos idées à votre grand-mère en termes compréhensibles, c’est que vous ne maîtrisez pas assez votre sujet » est le secret n° 48 que dévoile Matthew Frederick, architecte, enseignant aux USA dan son livre. Son secret n°10 « Notre perception d’un espace architectural dépend fortement de la manière dont nous accédons à cet espace » s’applique à la Fondation Louis Vuitton : découvrant les parois vitrées sans recul, nous ne voyons pas le vaisseau que nous imaginions d’après les photos des journaux… - [1001 Great Gambling Tips](https://www.vivelaculture.com/les-conseils-des-pros-pour-gagner-aux-courses-2/): Aus dem englischsprachigen Bestseller „1001 Great Gambling Tips“ lassen sich auch für die Liebhaber von Pferderennen und Wetten interessante Schlüsse ziehen. Da trifft es sich gut, dass der Bois de Boulogne mit den Pferderennbahnen l’hippodrome d’Auteuil und l’hippodrome de Longchamp aufwarten kann. Beim Wetten auf Pferde ist man meist der Verlierer. Dabei überlassen echte Profis nichts dem Zufall. In diesem Buch findet der interessierte Leser Tipps und erfährt einiges über die Geheimnisse der Wettexperten… - [Les conseils des pros pour gagner aux courses](https://www.vivelaculture.com/les-conseils-des-pros-pour-gagner-aux-courses/): En bordure du bois de Boulogne, il y a les hippodromes d’Auteuil pour les courses de haies, et de Longchamp pour le galop. Dans les deux, on joue un cheval placé ou gagnant, on fait un tiercé dans l’ordre, dans le désordre… La plupart du temps, on perd, sinon de quoi vivrait le PMU ? Pourtant les courses hippiques ne sont pas dues au hasard ; turfistes, entraîneurs, jockeys, pronostiqueurs le savent bien. Ce manuel contient les secrets de ceux qui savent regarder les chevaux, l’état du terrain… Le jockey qui gagne est celui qui sait choisir le meilleur moment […] - [Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle ?](https://www.vivelaculture.com/quavez-vous-fait-de-la-liberation-sexuelle-2/): Marcela Iacub ist in Deutschland vor allem durch ihre skandalöse Affäre mit Dominique Strauss-Kahn bekannt. Die Bücher der argentisch-französischen Schriftstellerin sind bisher in Deutschland noch nicht erschienen. In „ Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle?“ (dt.: Was geschah mit der sexuellen Befeiung?) untersucht die Autorin die Prostitution im Bois de Boulogne. Sie stellt beunruhigende Fragen wie: Sind die Prostituierten frei? Ist Prostitution unmoralisch? Ist sexuelle Gewalt ein Angriff auf die sexuelle Freiheit? Marcela Iacub ist Juristin, Forscherin und Chronistin bei der Tageszeitung Libération. Ihr eigenwilliger Stil – diese Mischung aus Dialektik und außergewöhnlicher Komik – lädt dazu ein, seine Französischkenntnisse […] - [Qu’avez-vous fait de la libération sexuelle ?](https://www.vivelaculture.com/quavez-vous-fait-de-la-liberation-sexuelle/): D’un côté de la Fondation Louis Vuitton, il y a le Jardin d’acclimatation, de l’autre, le bois de Boulogne, où la prostitution est une réalité dont le petit essai de Marcela Iacub tire sa substance. Nous suivons l’enquête menée par l’héroïne Louise Tugènes, qui pose des questions troublantes : Les prostituées sont-elles libres ? La prostitution est-elle immorale ? Les crimes sexuels sont-ils des atteintes à la liberté sexuelle ? Marcela Iacub, juriste, chercheuse, chroniqueuse à Libération, a un style inimitable fait de dialectique, d’insolite et de comique. Décapant et hilarant. - [Dicht am Paradies - Spaziergänge durch Pariser Parks und Gärten](https://www.vivelaculture.com/parcs-jardins-et-bois-de-paris-a-pied-2/): Paris bietet dem Spaziergänger nicht nur den einmaligen Bois de Boulogne, oder den Bois de Vincennes an, sondern auch 400 Parks und Gärten. Paris-Kenner Rainer Moritz, der ehemalige Cheflektor beim Reclam Verlag, hat zusammen mit dem Fotografen Andreas Licht in diesem Bildband seine ganz persönliche Auswahl aus 27 Gärten, Parks und Plätzen getroffen. Mit dabei sind die „Klassiker“ wie der Jardin des Tuileries oder der Jardin du Luxembourg, aber auch kleinere, abgelegene Grünanlagen oder neue Flanierorte wie der Parc de Bercy in der Nähe von Frank Gehrys Cinémathèque. - [Parcs, jardins et bois de Paris à pied](https://www.vivelaculture.com/parcs-jardins-et-bois-de-paris-a-pied/): Se promener en forêt, ou à la campagne, bien sûr, mais se promener dans les parcs ou les bois à Paris ? Voici 29 itinéraires pour profiter du « Luco », des Buttes Chaumont… et des bois de Vincennes, de Boulogne. Ancien terrain de chasse des rois de France, le bois de Boulogne a été réaménagé par le baron Haussmann pendant le Second Empire. Outre un bois classique, plein d’arbres, on y trouve le Pré-Catelan, le parc de Bagatelle, et le camping du bois de Boulogne, ouvert toute l’année. - [Der neue Charme der Bourgeoisie](https://www.vivelaculture.com/ce-qui-motive-les-entreprises-mecenes-2/): In Frankreich hat Virginie Seghers 2007 ein Buch („Ce qui motive les entreprises mécènes : Philanthropie, investissement, responsabilité sociale ?“ über das moderne Mäzenatentum und seine Motivation geschrieben. Dabei legt sie einen Schwerpunkt auf große Firmen und stellt Fragen nach Stiftungen und deren Risikobereitschaft. In Deutschland erschien kürzlich im Manager Magazin ein großer Artikel über den deutschen Geldadel, der lieber in Kunst als in soziale Projekte investiert. - [Ce qui motive les entreprises mécènes](https://www.vivelaculture.com/ce-qui-motive-les-entreprises-mecenes/): Philanthropie, investissement, responsabilité sociale ? Le mécénat est-il réservé aux grandes entreprises ? Quels sont les dispositifs juridiques et fiscaux ? A quoi servent les fondations ? Prennent-elles des risques ? Virginie Seghers, consultante, a dirigé l’Admical, association créée en 1979 qui diffuse la pratique du mécénat auprès des entreprises. Son livre explique les clés de l’entreprise mécène. Mais le mécénat existe aussi hors des entreprises sous la forme du financement participatif – le crowdfunding – auquel font appel de grands établissements, comme le Musée d’Orsay, pour financer la restauration de l’Atelier du Peintre de Gustave courbet. - [Der Prächtige: Lorenzo de' Medici und seine Zeit](https://www.vivelaculture.com/art-de-cour-le-mecenat-princier-au-siecle-des-lumieres-2/): Das Mäzenatentum führt zurück in das Rom der Antike. Zunächst unterstützten Mäzene allgemein akzeptierte Kunst und Literatur. In der Folgezeit finanzierten vor allem reiche Industrielle Künstler oder Kulturprojekte. Lorenzo de Medici, genannt „Der Prächtige“ unterstützte Michelangelo und ist das beste Beispiel für einen Mäzen. Ingeborg Walter, die des „Dizionario biografico degli italiani“, der italienischen Nationalbiographie hat in ihrem Buch die schillernde Figur des „Prächtigen“ in einem hoch gelobten Buch verewigt. - [Art de cour : Le mécénat princier au siècle des Lumières](https://www.vivelaculture.com/art-de-cour-le-mecenat-princier-au-siecle-des-lumieres/): La maison de Rohan fut l’une des familles les plus puissantes de France dont les Rohan Soubise furent une branche, proche de Louis XIV. Au XVIIIe siècle, ils transformèrent l’ancien hôtel de Guise en palais Soubise ; leur mécénat montrait leur magnanimité ; générosité au service du faste et de la splendeur. En s’appuyant sur l’exemple des Soubise, ce livre collectif montre certains aspect du mécénat princier de l’ancien régime. Les temps ont changé : « O tempora, o mores », comme disaient les Anciens. - [Mäzene](https://www.vivelaculture.com/le-mecenat-2/): „Die neuen Philanthropen wünschen sich, dass ihr Vorgehen wirkungsvoll und werbewirksam ist…“, erklärt der ehemalige Präsident der BNP-Paribas-Stiftung François Debiesse. Die Philanthropie hat heute viele Formen des Mäzenatentums angenommen, u.a auch das Crowdfunding auf Internetplattformen wie ulule : http://de.ulule.com/. Mit der Louis-Vitton-Stiftung in Paris antwortet Bernard Arnault dem Palazzo Grassi und der Punta della Dogana von François Pinault in Venedig. In Frankfurt/ Main traten Banker oder Ärzte als Mäzene bei der Erweiterung des Städel Museums auf. - [Le mécénat](https://www.vivelaculture.com/le-mecenat/): « La différence entre les bonnes œuvres d’autrefois et la philanthropie d’aujourd’hui, c’est que la page n’est pas tournée une fois l’argent versé. Les nouveaux philanthropes veulent que leur action soit efficace… » déclare François Debiesse, ancien président de la Fondation BNP Paribas. La philanthropie d’aujourd’hui est le mécénat, sujet de son Que sais-je ? qui aborde les questions historiques, les différents modes de mécénats, et l’évaluation de sa place dans la société. Avec sa Fondation Louis Vuitton à Paris, Bernard Arnault répond au Palais Grassi et à la Punta della Dogana de François Pinault à Venise… - [Sketches of Frank Gehry](https://www.vivelaculture.com/esquisses-de-frank-gehry-2/): Sydney Pollack behauptet, nichts über den Dokumentarfilm oder die Architektur Frank Gehrys zu wissen, der sich im Film auch nicht als Profi über seine Arbeit äußern möchte. Die Freundschaft, die beide Männer verbindet, macht den Film so bewegend. Gehry redet von Kurven und Sydney Pollack filmt sie. Das Resultat ist faszinierend. Pollack skizziert das Porträt eines unkonventionellen Architekten. Gehry weiß jedoch immer, um die technischen Herausforderungen, denen er sich stellt. - [Esquisses de Frank Gehry](https://www.vivelaculture.com/esquisses-de-frank-gehry/): Sydney Pollack dit ne rien connaître au documentaire ni à l’architecture dont Frank Gehry ne souhaite pas parler de manière professionnelle. Aucune importance. L’amitié qui lie Frank Gerhy et Sydney Pollack rend le film très attachant, et l’essentiel est ailleurs. Gehry parle de courbes, Pollack les filme. Le résultat est fascinant. Pollack esquisse le portait d’un architecte dont l’esprit est libre, ce qui ne l’empêche pas de regarder de près les contraintes techniques auxquelles il s’expose. - [Frank Gehry : The houses](https://www.vivelaculture.com/frank-gehry-les-maisons-2/): Frank Gehry hat viele Häuser entworfen, darunter auch sein eigenes in Santa Monica in Kalifornien, dass ihm als sein Labor dient. Seinen ersten Auftrag – das Haus Steeves – erhielt er 1958 in Bentwood ebenfalls in Kalifornien. Dieses Haus fiel damals noch relativ klassisch aus im Vergleich zum Haus Lewis in Ohio, wo die Fantasie von Frank Gehry keine Grenzen mehr zu kennen scheint. Er konstruiert Häuser, wenn er sie nicht wie ein Bildhauer erschafft… - [Frank Gehry : Les maisons](https://www.vivelaculture.com/frank-gehry-les-maisons/): Frank Gehry a construit de nombreuses maisons dont la sienne, à Santa Monica, en Californie, son laboratoire. Sa première commande fut, en 1958, pour la maison Steeves, à Brentwood, toujours en Californie, de facture assez classique, comparativement à la maison Lewis, dans l’Ohio, où son imagination semble ne connaître aucune limite. Il construit des maisons, à moins qu’il ne les sculpte… - [Frank Gehry](https://www.vivelaculture.com/frank-gehry-exposition-au-centre-pompidou-2/): Frank Owen Gehry ist ein Bildhauer, der Gebäude konstruiert. Seine Bauwerke nehmen unvorstellbare Formen an, weil sie sich die Freiheit weicher Skulpturen nehmen, als seien sie aus Stoffen gebaut… Aber nichts ist schlaff, wenn es um die Ausführung geht. Frank Gehry baut echte Häuser mit harten Schalen. Wie gelingt ihm das? Lassen wir die Fachleute diese Fragen beantworten, denn selten hat ein Architekt uns so viele Träume und Poesie angeboten…. Eine Ausstellung im Pariser Centre Pompidou bis zum 5.1.2015 - [Frank Gehry – Exposition au Centre Pompidou](https://www.vivelaculture.com/frank-gehry-exposition-au-centre-pompidou/): Frank Owen Gehry est un homme qui sculpte en construisant. Ses bâtiments ont des formes inimaginables, car elles ont la liberté de sculptures molles, qui seraient fabriquées avec des tissus… Mais rien n’est mou à la réalisation, car il construit de vraies maisons avec des coques dures. Comment fait-il ? Laissons les ingénieurs résoudre les énigmes : rarement un architecte a offert autant de poésie, de rêve… - [Die Hermione: Eine Fregatte für die Freiheit](https://www.vivelaculture.com/lhermione-une-fregate-pour-la-liberte-2/): a Fayette überquert 1780 den Atlantischen Ozean auf der Fregatte Hermione, um die Amerikaner im Kampf um ihre Unabhängigkeit zu unterstützen. Das 44 Meter lange Schiff gehört zu den „Sternstunden“ des französischen Schiffbaus und wurde ab 1977 in Rochefort von einer Gruppe von Enthusiasten rekonstruiert. Am 7.9.2014 fand der öffentliche Stapellauf statt. Seitdem unternahmen viele Besucher diese Zeitreise auf dem Schiff. Das Fotobuch von Francis Latreille, einem anerkannten Fotografen, berichtet von diesem einmaligen Abenteuer. - [L'Hermione: Une frégate pour la liberté](https://www.vivelaculture.com/lhermione-une-fregate-pour-la-liberte/): La Fayette traverse l’Atlantique, en 1780, sur l’Hermione, pour aller aider l’Amérique à conquérir son indépendance. Ce navire de 44 m, témoin d’une période phare des chantiers navals en France, a été depuis 1977 reconstruit à Rochefort par une équipe de passionnés. La frégate a pris la mer le 7 septembre 2014. Le chantier fut ouvert au public, et nombreux sont ceux qui ont pu faire le voyage dans le temps. Le livre, illustré de photos de Francis Latreille, photographe reporteur reconnu, raconte cette aventure hors du commun. - [Das Centre Pompidou](https://www.vivelaculture.com/le-centre-pompidou-les-annees-beaubourg-2/): Als das Centre Pompidou 1977 in Paris auftaucht, zittert die Pariser Gesellschaft. Was soll eine Gasfabrik mitten im Herzen des historischen Paris? Der einstige Staatspräsident Pompidou war immer offen für die Moderne, und so setzt sich der Jurypräsident und Ingenieur Jean Prouvé durch. Renzo Piano und Richard Rogers eröffnen eine neue Ära in der Welt der Museen. Wenn es die Farben sind, die „Beaubourg“ ausmachen, so kommt die große technische Innovation von den Gerberetten: Drehlagern, die in jeder Etage an Säulen befestigt und von Kabeln nach unten gezogen werden, aber gleichzeitig Träger in die Höhe drücken, die riesige Böden stabilisieren. […] - [Le Centre Pompidou : Les années Beaubourg](https://www.vivelaculture.com/le-centre-pompidou-les-annees-beaubourg/): Quand le Centre Pompidou jaillit en 1977, la société parisienne tremble : pourquoi une usine à gaz en plein cœur du vieux Paris ? Pompidou est ouvert sur la modernité, et le président du jury, l’ingénieur Jean Prouvé, fait la différence. Renzo Piano et Richard Rogers ouvrent une nouvelle ère dans le monde des musées. Si les couleurs identifient Beaubourg, la grande innovation technique vient des gerberettes : les rotules fixées à chaque étage sur les mâts ; tendues d’un côté vers le bas par des câbles, elles poussent vers le haut les poutres qui soutiennent les immenses planchers. Génial […] - [Das Guggenheim-Museum in Bilbao](https://www.vivelaculture.com/le-musee-guggenheim-bilbao-2/): Das Gebäude für die Louis-Vuitton-Stiftung ist nicht der erste Geniestreich Frank Gehrys. Davor gab es bereits das Guggenheim-Museum in Bilbao, dessen Silhouette man von allen Seiten bewundern kann. Die Mauern sind mit Titan beschichtet, und es war dieses Werk Gehrys, das Bernard Arnault dazu inspirierte, sich die Dienste von Gehry für seine Louis-Vuitton-Stiftung zu sichern. Einige Kritiker meinten zähneknirschend, das Gebäude in Bilbao würde die Werke der Künstler in den Schatten stellen. Das wäre ja „der Gipfel“…. im Hinblick auf den Glanz, den das Museum auch sonst verbreitet. - [Le Musée Guggenheim Bilbao](https://www.vivelaculture.com/le-musee-guggenheim-bilbao/): La Fondation Louis Vuitton n’est pas le premier coup de génie de Franck Gehry ; il y a déjà eu le Musée Guggenheim, à Bilbao, où la silhouette du bâtiment peut s’apprécier de tous les côtés. Le matériau qui recouvre les murs est du titane. C’est en voyant cette œuvre de Gehry que Bernard Arnault a souhaité qu’il travaille pour lui. À Bilbao, le bâtiment s’était vu reprocher par certains grincheux de faire de l’ombre aux œuvres des artistes, ce qui est un comble, vu sa luminosité ! - [Die Louis-Vuitton-Stiftung von Frank Gehry](https://www.vivelaculture.com/la-fondation-louis-vuitton-par-frank-gehry-2/): Frank Gehry hat dieses kürzlich eröffnete – von der Bildhauerei inspirierte – Gebäude, das sich zwischen dem „Jardin d’acclimatation“ und dem Bois de Boulogne“ befindet, für die Louis-Vuitton-Stiftung entworfen. Zu den architektonischen Einflüssen gehören das Segelschiff Suzanne mit seinen nach außen gekehrten Segeln, die Glaskuppel des Grand Palais, die Kirche von Ronchamp von Le Corbusier und der laut Architekt Paul Chemetov „dekonstruierte Barock“ des von ihm entworfenen Finanzministeriums, das sich in der Nähe der Cinémathèque, einem weiteren Werk Gehrys, befindet. - [La Fondation Louis Vuitton par Frank Gehry](https://www.vivelaculture.com/la-fondation-louis-vuitton-par-frank-gehry/): Franck Gehry a dessiné le « bâtiment sculptural » de la Fondation Louis Vuitton, qui vient d’ouvrir ses portes, entre le Jardin d’acclimatation et le bois de Boulogne. Il tire son inspiration de la goélette Suzanne, toutes voiles dehors, de la verrière du Grand Palais, de l’église de Ronchamp du Corbusier, et du « baroque déconstruit » selon Paul Chemetov, architecte du Ministère des Finances, voisin de la Cinémathèque, autre œuvre de Gehry. Le livre de la fondation évoque longuement le chantier et les différents corps de métiers. - [Jack Taylor fliegt raus: Kriminalroman](https://www.vivelaculture.com/delirium-tremens-2/): Ken Bruen ist ein irischer Schriftsteller, der gerne übertreibt. So macht es ihm einen Mordsspaß, Bullen und Privatdetektive als inkompetente und mit schwerer Persönlichkeitsstörung darzustellen. Sein Meisterwerk bleibt seine Krimiserie um Jack Taylor… Von der irischen Polizei gefeuert wird er Privatdetektiv und empfängt seine Kunden in einem Pub. Dabei trinkt er und zitiert Kafka. Seine Ermittlungen dienen nur als Vorwand, um hinter die Kulissen seiner Geburtsstadt Galway zu schauen… Jack Taylor verlässt sich übrigens mehr auf « Wahrsagungen », als auf das Zusammentragen von Informationen. Er verkörpert den klassischen Antihelden. Als desillusioniertJack-Taylorer Poet meint er : „In Wirklichkeit vergeht nicht […] - [Delirium Tremens](https://www.vivelaculture.com/delirium-tremens/): Ken Bruen est un écrivain irlandais aussi jubilatoire qu’outrancier, qui s’amuse à camper des flics ou des privés toujours plus borderline et incompétents. Son chef-d’œuvre reste sa série mettant en scène Jack Taylor… Viré de la police irlandaise, il devient détective privé et reçoit ses clients au pub, en buvant et en citant Kafka. Ses enquêtes ne sont jamais que des prétextes pour explorer les coulisses de sa ville natale, Galway. Fonctionnant davantage par la divination que par le recoupement d’infos, Jack Taylor incarne le stade ultime du concept d’ « anti-héros ». Soit un poète désabusé, qui lance : […] - [Sticky Fingers](https://www.vivelaculture.com/sticky-fingers-2/): Lehane ist ein Rockfan. Zwischen seinen Zeilen, genau wie in den Filmen von Scorsese hört man immer Musik und sehr oft die Stones. Und sei es einfach nur „Street Fighting Man“, der immer irgendwie in einem Krimi auftaucht. Lehane hat übrigens von einem Song der Stones „Moonlight Mile“,für eines der Abenteuer von Kenzie und Gennaro sich einen Romantitel „geklaut: I am just living to be lying by your side/But I’m just about a moonlight mile on down the road “. - [Sticky Fingers](https://www.vivelaculture.com/sticky-fingers/): Lehane est un fan de rock, dont ses textes sont émaillés de références. Entre les lignes, tout comme dans les films de Scorsese, on y entend une bande-son, et souvent les Stones, ne serait-ce qu’à cause du « Street Fighting Man », toujours présent quelque part, dans un polar. Lehane a d’ailleurs emprunté le titre d’une chanson des Stones pour une aventure de Kenzie et Gennaro, « Moonlight Mile » : « I am just living to be lying by your side/But I’m just about a moonlight mile on down the road ». - [Brooklyn Noir](https://www.vivelaculture.com/brooklyn-noir-2/): Ein erfolgreicher Schriftsteller, der nun in Kalifornien lebt, gibt Autogramme in der Nähe des Hauses, indem einst seine Freundin lebte, die er vor Jahrzehnten feige verlassen hatte. Ein Mord in der hassidischen Gemeinde oder die berührende Hommage einer Tochter an ihren Vater, einen ehemaligen Brückenwächter sind weitere Geschichten in Brooklyn Noir. In dieser Kurzgeschichtensammlung geht es um Rache, Verbrechen, Leidenschaftsdramen aber auch urbane Chroniken, die von leichter Nostalgie getränkt sind. Oder wie Ellen Miller sagt: „Alle Kinder New Yorks sind im Schatten einer Brücke aufgewachsen.“ - [Brooklyn Noir](https://www.vivelaculture.com/brooklyn-noir/): Un écrivain à succès désormais installé en Californie, qui vient signer dans une librairie située à deux pas de la maison de la petite amie qu’il a lâchement plaquée des décennies auparavant, mais qui, elle, attend toujours son retour ; un meurtre commis dans une communauté hassidique ; l’émouvant hommage d’une fille à son père, un ouvrier pontier qui s’est efforcée de la préserver tout en tentant de l’affranchir : Brooklyn Noir regorge d’histoire de vengeances et de règlements de comptes crapuleux ou passionnels, mais aussi de chroniques urbaines imprégnées de nostalgie. Où l’on ressasse les mots d’Ellen Miller : […] - [Ein gerader Rauch](https://www.vivelaculture.com/arbre-de-fumee-2/): Von der Hinrichtung eines Affen, über Kriegsverletzungen, die mit einem Breiumschlag aus Fliegeneiern behandelt werden, bis hin zu unwahrscheinlich klingenden Fluchtgeschichten schafft der Autor ein aufregendes Epos. Das mit dem « National Book Award » 2007 ausgezeichnete Werk führt von den Philippinen bis nach Vietnam und umspannt die Zeit zwischen 1963 und 1983. Wie in einem kollektiven Bildungsroman geht es um einen ehrgeizigen, jungen CIA Agenten, der ganz dem Image seines heldenhaften Onkels verhaftet bleibt und parallel dazu aufwühlende Zeugenaussagen verarbeiten muss. Vielleicht einer der besten, historischen Romane aus dem heutigen Amerika. - [Arbre de fumée](https://www.vivelaculture.com/arbre-de-fumee/): De l’exécution d’un singe aux blessures humaines soignées aux cataplasmes d’œufs de mouches, en passant par d’invraisemblables histoires d’évasion, cette fresque spectaculaire – National Book Award 2007 – s’étire des Philippines au Vietnam, de 1963 à 1983. Une sorte de récit d’apprentissage collectif qui met en scène un candide et jeune agent de la CIA encombré par l’image héroïque de son oncle, tout en brassant de multiples témoignages parallèles. Peut-être l’un des meilleurs romans historiques américains contemporains. - [Tokio](https://www.vivelaculture.com/tokyo-2/): Grey, eine junge Engländerin aus gutem Hause kommt nach Tokio, um einen alten, verschollenen Film wiederzufinden, der Aufnahmen der Massaker der japanischen Armee an der Zivilbevölkerung Nankings 1937 zeigen soll. Sie arbeitet in einer von Politikern und Männern der Yakuza bevölkerten Bar, die auch von einem seltsamen Greis im Rollstuhl besucht wird. Verstörend und voller Gewalt, beschreibt dieser hervorragende düstere Krimi den Rückfall in die Brutalität «Im Herzen der Stadt » … - [Tokyo](https://www.vivelaculture.com/tokyo/): Une Anglaise de bonne famille, Grey, débarque à Tokyo pour retrouver un vieux film disparu qui montrerait des images des massacres perpétrés par l’armée nippone contre la population chinoise de Nankin en 1937, au début de la guerre sino-japonaise. Elle devient hôtesse dans un bar fréquenté par les politiques et les yakuzas, ainsi que par un curieux vieillard en fauteuil roulant. Troublant et violent, ce formidable roman noir est une plongée brutale dans la « chair de la ville »… - [Gangs of Wasseypur](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-wasseypur-2/): Wenn Bollywood seine ganz eigene Version des Paten verfilmt… Wasseypur ist in Indien als Hauptstadt der Kohle bekannt. Zwischen den Kohleminen hat sich die Stadt zu einer Hochburg der Kriminalität entwickelt, in der sich zwei rivalisierende Familien seit Generationen in einer Vendetta bekriegen. Mit dem dramaturgischen Kunstgriff des Kampfes gegen den Terrorismus findet diese Fehde in der heutigen Zeit ihr Ende… Das zweiteilige, düstere Epos beweist auch, wie man anhand eines Gangsterfilms viel über die Kräfteverhältnisse und Gewalt innerhalb der Gesellschaft ausdrücken kann. In Deutschland ist das Werk nur auf DVD/Blu Ray erschienen. - [Gangs of Wasseypur](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-wasseypur/): Quand Bollywood réécrit une version locale du Parrain… Wasseypur est connue en Inde pour être la capitale du charbon. Entre les mines et les fiefs des familles de truands rivales, une dette de sang court sur plusieurs générations, qui se termine, de nos jours, par le biais d’une lutte terroriste… Une « fresque noire » en deux parties, qui montre aussi que le film de gangsters peut être, partout, un formidable moyen de décrire les rapports de pouvoir et de violence dans une société. Le film avait été sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes à sa […] - [Die Damen aus Boston](https://www.vivelaculture.com/les-bostoniennes-2/): 1875 gelingt der engagierten Frauenrechtlerin Olive (Vanessa Redgrave) ein « guter Fang ». Sie kann die talentierte, junge Verena für die Sache der Frauen gewinnen, die mit ihren flammenden Reden die Massen begeistert. Leider verliebt sich Verena in einen Anwalt, der dem Feminismus feindlich gegenüber steht… James Ivory verfilmte den Roman von Henry James (1843-1916), der selber einmal bemerkte: « Man braucht eine gesunde Dosis Geschichte, um ein wenig Literatur zu produzieren. » - [Les Bostoniennes](https://www.vivelaculture.com/les-bostoniennes/): A la fin du XIXe siècle, une militante féministe (Vanessa Redgrave) fait une belle « prise » en ralliant à la cause une jeune femme brillante, à la parole enflammée et qui mobilise les foules. Hélas, celle-ci tombe amoureuse d’un avocat pas vraiment prêt à succomber à cette forme de modernité… Adapté du roman de Henry James (1843-1916), qui affirmait par ailleurs : « Il faut une bonne dose d’Histoire pour produire une petite littérature ». - [Die Freunde von Eddie Coyle](https://www.vivelaculture.com/les-copains-deddie-coyle-2/): Ein Porträt kleiner Ganoven aus Boston, die sich im Schatten der Mafia am Waffenschmuggel und kleinen, misslungenen Gaunereien versuchen. Dabei haben es vor allem die Dialoge in sich. Higgings (1939-1999) war Staatsanwalt und bekämpfte die Mafia, bevor er sich dann dem Schreiben widmete. Der Roman ist für Dennis Lehane nicht nur einer der repräsentativsten Vertreter des „düsteren“ Krimis, sondern vor allem „ein Roman über Boston par excellence, dem es gelingt, die Atmosphäre des urbanen Stammestums einzufangen, den Fatalismus und den Sinn für die Unverhältnismäßigkeit seiner Einwohner, die davon überzeugt sind, dass sich Gott gerne mal auf ihre Kosten lustig macht“. […] - [Les copains d’Eddie Coyle](https://www.vivelaculture.com/les-copains-deddie-coyle/): Un portrait des petits voyous de Boston, dans l’ombre de la mafia, entre trafics d’armes et petits coups foireux, avec des dialogues de haut vol. Higgins (1939-1999) avait été procureur, plaidant notamment contre des mafieux, avant de se consacrer à l’écriture. Ce n’est pas seulement, pour Dennis Lehane, l’un des romans les plus représentatifs du genre « noir », mais surtout « le roman bostonien par excellence, qui parvient à capter l’esprit de tribalisme de la ville, son fatalisme et le sens démesuré de ses habitants, persuadés que Dieu aime bien rigoler un bon coup, en général à leurs dépens […] - [Im Aufruhr jener Tage](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-alcools-de-la-serie-noire-2/): Der große historische Roman von Dennis Lehane… Es geht hier nicht nur um das Schicksal zweier völlig entgegengesetzter junger Männer – einen irischen Bullen, der auch ein talentierter Boxer ist und einen afroamerikanischen Arbeiter mit einer Begabung für Baseball… Es ist auch das Porträt eines Amerikas, das nach dem ersten Weltkrieg von sozialen, politischen und ethnischen Unruhen erschüttert wird. Gleichzeitig entstehen Gewerkschaften und anarchistische Bewegungen, die von der Polizei mit modernen Mitteln infiltriert werden. Den krönenden Abschluss bildet der große Polizeistreik in Boston im September 1919. - [Le livre des alcools de la Série Noire](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-alcools-de-la-serie-noire/): Parfois, l’intrigue du polar se résume à cela : le privé cabossé, mais buveur repenti, comme le Matt Scudder de Lawrence Block ou le Dave Robicheaux de Jame Lee Burke, replongera-t-il ? On boit beaucoup, dans le polar et le roman noir, puisque c’est une littérature de la débauche et du désespoir, alors autant boire bien ! Les auteurs ont donc compilé les principales recettes des alcools et cocktails qu’on trouve dans les romans de la Série Noire, et en ont inventé d’autres, qu’ils nous livrent ici… Ainsi, pour lire Adieu Ma Jolie de Chandler, préparez un Whisky Sour, ou […] - [Boardwalk Empire, TV Serie, 5 Staffeln](https://www.vivelaculture.com/broadwalk-empire-2/): Die Prohibition in den USA inspirierte nicht nur Dennis Lehane zu seinem vorletzten Roman In der Nacht. Unvergessen ist Sergio Leones Kino-Epos Es war einmal in Amerika aus dem Jahr 1984. Und HBO ließ ab 2010 eine aufwendig produzierte Serie folgen, für die Martin Scorsese die Pilotfolge drehte und zusammen mit Mark Wahlberg auch produzierte. Die Handlung beginnt 1920 in Atlantic City, wo Nucky Thompson (Steve Buscemi), ein ebenso gerissener wie korrupter Lokalpolitiker, in den Schmuggel mit Alkohol einsteigt. In der episch angelegten Serie gibt es auch ein Wiedersehen mit den legendären Gangstern Al Capone, Lucky Luciano und Meyer Lansky. […] - [Un pays à l’aube](https://www.vivelaculture.com/un-pays-a-laube/): Le grand roman historique de Dennis Lehane… Il ne s’agit pas seulement du destin de deux jeunes personnages que tout oppose, un fils de flic irlandais qui se révèle un boxeur talentueux et un jeune ouvrier noir doué pour le baseball… C’est aussi le portrait d’une Amérique qui, au sortir de la première guerre mondiale, est secouée par des troubles raciaux, sociaux et politiques, alors que se développent les mouvements anars et syndicalistes et que la police crée une méthode d’infiltration moderne. Avec, en point d’orgue, la grande grève des policiers de Boston, en septembre 1919. - [Die Liebe zur Stadt](https://www.vivelaculture.com/pour-lamour-des-villes-2/): Eine Erkundung vom Mittelalter bis zur Jahrtausendwende Für die Römer war die Stadt ein Ort für Bildung, Kultur, gute Sitten und Eleganz… Im Mittelalter gibt es dieses Verständnis für die Schönheit der Natur nicht mehr, wohl aber für die kunstsinnige Schönheit der Städte. Der Mittelalterhistoriker Le Goff bekräftigt in diesem langen Gespräch erneut seinen Wunsch, die großen Metropolen zu rehabilitieren. Dabei entschlüsselt er die moderne Stadt im Hinblick auf das, was sie einst im Mittelalter darstellte. Und so entsteht eine Hommage an den flanierenden Spaziergänger und an die kosmopolitische Vielfalt, denn die Stadt bleibt ein Synonym für Geselligkeit. Le Goff […] - [Pour l’amour des villes](https://www.vivelaculture.com/pour-lamour-des-villes/): Pour les Romains, la ville, c’était l’éducation, la culture, les bonnes mœurs, l’élégance… Le Moyen Age, lui, ne ressent pas la beauté de la nature, alors il créé la beauté artistique urbaine. L’historien médiéviste réaffirmait donc ici, au fil d’un long entretien, son envie de réhabiliter les grandes cités, tout en décryptant la ville moderne au regard de ce qu’elle était au Moyen Age. C’est finalement un hommage au piéton-flâneur et aux cultures cosmopolites, car la ville demeure synonyme de sociabilité. Le Goff concluait en se disant juste « inquiet d’une ville dévitalisée qui serait transformée en musée ». - [The Town](https://www.vivelaculture.com/the-town-2/): Ein abgebrühter Bankräuber verliebt sich bei einem Banküberfall in die Direktorin des Geldinstituts, die er nach einer Geiselnahme freilässt. Sie hat das Gesicht des Angreifers nicht gesehen und versucht das Trauma zu überwinden, während er sich langsam in ihr Leben schleicht…Es ist die Stadt Boston, ihr Getöse und ihre Gewalt, die diese Idylle im Herzen trägt. Ben Affleck fühlt sich offensichtlich zu Boston und Dennis Lehane hingezogen. Nach Gone Baby Gone adaptiert er nun erneut einen Roman des Autors: In der Nacht, der während der Prohibition teilweise in Boston spielt. 2016 kommt die Verfilmung in die Kinos. - [The Town](https://www.vivelaculture.com/the-town/): Un braqueur de banques endurci tombe amoureux de la directrice de l’établissement qu’il vient de cambrioler. Prise en otage, elle est relâchée. Elle n’a pas vu le visage de son agresseur et, alors qu’elle tente d’oublier le traumatisme, il en profite pour entrer gentiment dans sa vie… C’est finalement la Ville, avec son vacarme et sa violence, qui va porter l’idylle en son sein. Ben Affleck est décidément attaché à Boston puisque il est en train d’adapter à son tour un roman de Dennis Lehane, Ils vivent la nuit, qui s’y déroule en partie, sous la prohibition, et qui sortira […] - [Streng vertraulich](https://www.vivelaculture.com/un-dernier-verre-avant-la-guerre-2/): Ein Senator bittet den Privatdetektiv Patrick Kenzie, der aus Bostons Arbeitermilieu stammt, wichtige Papiere wiederzufinden, die eine Angestellte gestohlen hat. Während Kenzie ermittelt,flammt in der Stadt ein Krieg zwischen verfeindeten Gangs auf. Lehane beweist hier bereits seinen ganz eigenen Sinn für ausgesuchte Formulierungen: „Der amerikanische Traum für einen Neger ist wie das Foto eines nackten Mädels in der Gefängniszelle.“ Es ist der erste und exzellente Roman aus der Serie der Ermittlungen von Patrick Kenzie und Angela Gennaro, deren Büro sich im Glockenturm einer Kirche im historischen Viertel von Dorchester befindet. Sie sind Kindheitsfreunde, die zu „Besten Liebhabern“ wurden. Die Entwicklung […] - [Un dernier verre avant la guerre](https://www.vivelaculture.com/un-dernier-verre-avant-la-guerre/): Un sénateur demande au privé Patrick Kenzie, issu des milieux prolos irlandais de Boston, de retrouver des documents volés par une employée. Alors que Kenzie mène l’enquête, la ville s’embrase avec la guerre des gangs. Où Lehane montre déjà un vrai sens de la formule : « Le rêve américain, pour un nègre, c’est comme une photo de nana à poil dans une cellule de prison ». C’est le premier – et excellent – opus de la série des enquêtes de Patrick Kenzie et Angela Gennaro, dont le bureau est niché dans le clocher d’une église du vieux quartier de […] - [Beware the Solitary Drinker](https://www.vivelaculture.com/prends-garde-au-buveur-solitaire-2/): Beim New Yorker Cornelius Lehane (nicht verwandt mit Dennis) ist die Hauptfigur der Krimiserie – Brian McNulty – ein Barmann. Er arbeitet im « Oscar », einer Kneipe in der Upper East Side. Die Bar ist das Zentrum von diversen, schmutzigen Geschäften, Sexskandalen bis hin zu Morden. McNulty hat von seinem kommunistischen Vater ein linkes Bewusstsein geerbt. Er ist besessen von Ungerechtigkeit und Arbeiterrechten. Als guter Kneipensoziologe beobachtet er gerne die Betrunkenen: „Sie waren an der Theke festgeklebt und die Anzahl der Stunden, in der sie stumm ihr leeres Glas anschauten, spielte keine Rolle mehr. Frenetisch fingen sie an zu […] - [Prends garde au buveur solitaire](https://www.vivelaculture.com/prends-garde-au-buveur-solitaire/): Chez le New Yorkais Cornelius Lehane (pas de lien avec Dennis), le personnage central, Brian McNulty – décliné sur une série – est barman. Il travaille chez « Oscar », un rade de l’Upper West Side. Le bar est au cœur de trafics divers, d’affaires de mœurs, voire de meurtres. McNulty a hérité de son père communiste d’une fibre gauchisante, il est obsédé par l’injustice et les droits des travailleurs. En bon sociologue de zinc, il aime observer les ivrognes : « Ils étaient agglutinés au comptoir et peu importait le nombre d’heures qu’ils avaient passé à contempler leur verre […] - [The Drop - Bargeld](https://www.vivelaculture.com/quand-vient-la-nuit-2/): Regisseur Michaël R. Roskam verlegt die Handlung von Boston nach Brooklyn. Bob (Tom Hardy) arbeitet dort in einer Bar, die der tschetschenischen Mafia auch als Ort für Geldwäsche dient. Die Bar gehörte einst seinem Cousin Marv (James Gandolfini in seiner letzten Rolle), der dort immer noch arbeitet. Besucht wird sie vor allem von Iren, die auf die Gesundheit ihres verschollenen Kumpels Richie Whelan trinken. Dann wird die Bar überfallen und Marv und Bob schulden der Mafia plötzlich viel Geld… Gleichzeitig kommt der Kleinkriminelle Eric wieder aus dem Knast frei, der angeblich einen ungeklärten Mord verübte, bei dem die Leiche fehlt. […] - [L'Idole des camés](https://www.vivelaculture.com/lidole-des-cames-3/): Salué comme un chef-d’œuvre par Norman Mailer, c’est le portrait poignant, basé sur une histoire vraie, d’une jeune femme emprisonnée pour trafic de drogues, qui avait été élevée en Angleterre et qui, revenue à New York, a été happée par la « mafia hippie » et est devenue dealeuse de stars. L’écrivain a lui-même fait ses « classes » dans l’univers des trafics, et a été incarcéré sept ans. Spécialiste des « mob stories », il ne se contente pas de raconter des histoires et il affirme : « une bonne œuvre de fiction est toujours stimulée par une ligne politique ». Oui, c’est bien de l’Amérique capitaliste, dont il […] - [Smack Goddess](https://www.vivelaculture.com/lidole-des-cames-2/): Norman Mailer feierte das Buch, basierend auf einer wahren Geschichte, als Meisterwerk. Dies ist das unbarmherzige Portrrit einer jungen Frau, die, wegen Drogenhandel eingesperrt, in England entführt wurde und dann, endlich zurück in New York, in die Fänge der « Hippie-Mafia » gerät und zur Drogendealerin der Stars wird. Der Schriftsteller weiß wovon er spricht, er selbst war am Drogenhandel beteiligt und verbrachte sieben Jahre im Gefängnis. Er ist ein Spezialist für Gangstergeschichten, aber es genügt ihm nicht, nur eine Geschichte zu erzählen: « ein guter Roman ist stets angetrieben von einer politischen Linie ». Er redet hier natürlich vom kapitalistischen Amerika in einem anderen […] - [L'Idole des camés](https://www.vivelaculture.com/lidole-des-cames/): Salué comme un chef-d’œuvre par Norman Mailer, c’est le portrait poignant, basé sur une histoire vraie, d’une jeune femme emprisonnée pour trafic de drogues, qui avait été élevée en Angleterre et qui, revenue à New York, a été happée par la « mafia hippie » et est devenue dealeuse de stars. L’écrivain a lui-même fait ses « classes » dans l’univers des trafics, et a été incarcéré sept ans. Spécialiste des « mob stories », il ne se contente pas de raconter des histoires et il affirme : « une bonne œuvre de fiction est toujours stimulée par une ligne politique ». Oui, c’est bien de l’Amérique capitaliste, dont il […] - [L'Herbe du diable et la petite fumée](https://www.vivelaculture.com/lherbe-du-diable-et-la-petite-fumee-3/): Le plus gonzo des anthropologues des années 1960 -un Péruvien installé en Californie- qui, alors que l’Amérique se gavait de LSD, cherchait à comprendre le pouvoir « sacré » des drogues naturelles avec l’aide d’un chaman yaqui, Don Juan, dans le désert mexicain. Un peu comme les Indiens partaient en quête de leur « vision »… - [Die Lehren des Don Juan](https://www.vivelaculture.com/lherbe-du-diable-et-la-petite-fumee-2/): Der wohl durchgeknallteste Anthropologe der 60er, ein Peruaner, der in Californien lebte, wollte zu einer Zeit, als Amerika sich mit LSD zudröhnte, die « heilige » Macht natürlicher Drogen in der Wüste Mexikos kennen lernen. Er hatte dazu die Hilfe eines Yaqui-Schamanen, Don Juan. Er begab sich, ein wenig wie die Indianer, auf eine spirituelle Suche… - [L'Herbe du diable et la petite fumée](https://www.vivelaculture.com/lherbe-du-diable-et-la-petite-fumee/): Le plus gonzo des anthropologues des années 1960 -un Péruvien installé en Californie- qui, alors que l’Amérique se gavait de LSD, cherchait à comprendre le pouvoir « sacré » des drogues naturelles avec l’aide d’un chaman yaqui, Don Juan, dans le désert mexicain. Un peu comme les Indiens partaient en quête de leur « vision »… - [Les Mamelles de Tirésias](https://www.vivelaculture.com/les-mamelles-de-tiresias-2/): Les Mamelles de Tirésias ist ein schönes Beispiel für die derbe und pikante Seite, der Paris Opéra Comique haben kann. Auf Basis des gleichnamigen Stücks von Guillaume Apollinaire liefert Darius Milhaud ein verrücktes Werk ab, voller Hermaphroditen, fliegenden Brüsten und Männern, die auf einen Schlag 1000 Kinder gebären. Eine höchst unterhaltsame Spinnerei. - [Les Mamelles de Tirésias ](https://www.vivelaculture.com/les-mamelles-de-tiresias/): Les Mamelles de Tirésias viennent illustrer le piquant et le truculent que pouvait accueillir l’Opéra-Comique. Reprenant la pièce homonyme de Guillaume Apollinaire, Darius Milhaud nous livre une œuvre folle et déjantée avec des hermaphrodites, des seins qui volent et des hommes qui mettent au monde des milliers de bébés en une portée. Un joyeux délire. - [Les Contes d'Hoffmann](https://www.vivelaculture.com/les-contes-dhoffmann-2/): Unter den Werken Jacques Offenbachs nehmen Hoffmanns Erzählungen einen besonderen Platz ein. Zunächst durch den Ton, der sich deutlich von den leichten Operetten absetzt, die Inspiration für die Erzählungen sind Geschichten des deutschen Romantikers Ernst Theodor Amadeus Hoffmann. Danach die Geschichte selbst, die von einem Poeten auf der Suche nach sich selbst und seiner Stimme erzählt. Und zuletzt noch, weil Offenbach sie nie selbst hörte, er nimmt nur an einigen Proben mit Piano und Gesang teil und stirbt am 5. Oktober 1880. Nur der Prolog und der erste Akt waren bis dahin von orchestriert worden. Ernest Guiraud beendet die Arbeit […] - [Les Contes d'Hoffmann ](https://www.vivelaculture.com/les-contes-dhoffmann/): Dans le catalogue d’œuvres de Jacques Offenbach, Les Contes d’Hoffmann occupent une place à part. Par son ton, d’abord, bien loin de la légèreté de l’opérette : il s’inspire des contes fantastiques du romantique allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann. Par son sujet ensuite : la longue quête d’un poète à la recherche de lui-même et de son art. Et, enfin, parce que Offenbach ne l’entendra jamais : il n’en voit que quelques répétitions chant-piano et meurt le 5 octobre 1880, alors qu’il n’a orchestré que le prologue et le premier acte. Pour la création, Salle Favart, le 10 février 1881, c’est Ernest Guiraud […] - [L’Enfant et les Sortilèges](https://www.vivelaculture.com/lenfant-et-les-sortileges-2/): Ravel hatte keine Kinder. Colette hatte welche und ertrug sie nur schwer um sich herum. Und doch sind diese Beiden die Väter einer Oper für Kinder, die zu den schönsten und gelungensten Vertretern zählt. In L’Enfant et les Sortilèges entschließen sich in einem kleinen Häuschen die Möbel und Einrichtungsgegenstände, die unter dem wilden Kind der Familie leiden, sich zu rächen. Nach einigen fantastischen und gruseligen Szenen endet alles glücklich in den Armen der liebenden Mutter. Jacques Rouché, großer Mäzen und Direktor der Opéra de Paris, schlug ihnen damals vor, ihre Talente zu vereinen. Colette schrieb innerhalb einer Woche ein Libretto. […] - [L'Enfant et les Sortilèges](https://www.vivelaculture.com/lenfant-et-les-sortileges/): Ravel n’avait pas d’enfant. Colette n’en a eu qu’un et les supportaient difficilement. À eux deux, ils donnent pourtant naissance à l’un des opéras pour enfants les plus beaux et les plus réussis. Dans L’Enfant et les Sortilèges, les meubles et objets d’une maisonnée, martyrisés par l’enfant turbulent de la famille, décident de se venger. Après quelques séquences fantastiques et angoissantes, tout se terminera dans la chaleur de l’amour maternel. C’est Jacques Rouché, grand mécène et directeur de l’Opéra de Paris qui leur suggère d’unir leurs efforts. Colette rédige un livret en une grosse semaine. Puis la première guerre mondiale […] - [Pelléas et Mélisande](https://www.vivelaculture.com/pelleas-et-melisande-2/): Symbolistisch. So beschrieb Claude Debussy Anfang des 20. Jahrhunderts seinen Stil – während andere versuchten, ihn als Impressionisten einzuordnen. Symbolistisch wegen Mallarmé, Poe und Baudelaire. Aber auch wegen Maeterlinck. Im Jahr 1893 entdeckt Debussy Pelléas et Mélisande von Maurice Maeterlinck und tritt sofort an den Autor heran, um ihn zu bitten, ihm das Recht für eine musikalische Umsetzung zu geben. Er komponiert den wesentliche4n Teil der Oper innerhalb von 4 Jahren und arbeitet dann an der Orchestrierung. Als Gegenpol zu dem umgreifenden Wagnerismus der europäischen Musikszene findet Debussy eine andere Stimme für die französische Oper. Die Premiere ist am 30. […] - [Pelléas et Mélisande](https://www.vivelaculture.com/pelleas-et-melisande/): Symboliste : c’est ainsi que Claude Debussy décrivait, au début du XXe siècle, son style musical – quand d’autres voulaient à tout prix le qualifier d’impressionniste. Symboliste parce que Mallarmé, parce que Poe, parce que Baudelaire. Mais aussi parce que Maeterlinck. En 1893, Debussy découvre Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck, et se rapproche tout de suite de l’auteur pour obtenir l’autorisation de la mettre en musique. Il compose l’essentiel de son opéra en quatre ans, puis travaille à l’orchestration. Face à la wagnérite aiguë qui touche la scène musicale européenne, Debussy trouve là une autre voix pour l’opéra français. La […] - [Les Boulingrin](https://www.vivelaculture.com/les-boulingrin-2/): Nach der Epoche des umstrittenen Jérôme Savary übernimmt Jérôme Deschamps die Leitung die Pariser Opéra Comique. Sofort macht er sich daran, das Haus wieder an seine ursprüngliche Bestimmung zu erinnern, der Komposition von musikalischen Werken aus Opéra-Comique und Operette. Unter den so entstanden Werken finden sich einige Meisterwerke wie die musikalische Legende des Re Orso von Marco Stroppa und ruppige Kuriositäten wie die barbarische Tragödie Cachafaz von Oscar Strasnoy, nach Copi. Die Boulingrin von Aperghis finden im Favart den perfekten Rahmen. Der griechischstämmige Wahlpariser übernimmt Wort für Wort ein Stück von Courteline und komponiert eine komische Oper, die aber nicht […] - [Les Boulingrin ](https://www.vivelaculture.com/les-boulingrin/): Après le règne controversé de Jérôme Savary sur l’Opéra Comique, c’est Jérôme Deschamps qui en prend la direction. D’emblée, il aspire à rendre la maison à sa vocation première : la création opératique. Parmi les ouvrages suscités, on compte déjà des chefs-d’œuvre, comme la légende musicale du Re Orso de Marco Stroppa, et des curiosités truculentes comme la tragédie barbare Cachafaz d’Oscar Strasnoy, d’après Copi. Les Boulingrin d’Aperghis trouvent à Favart l’écrin parfait : reprenant, mot pour mot, une pièce de Courteline, le compositeur grec et Parisien d’adoption compose un opéra-comique, au sens propre mais non au figuré (on n’y entend aucun […] - [Der Freimütige](https://www.vivelaculture.com/lingenu-2/): L’Ingénu ist das voltairsche Gegenstück zu den Lettres Persanes: Ein Hurone, ein Indianer, besucht Frankreich und beschreibt dessen Gesellschaft und die Sitten mit einem unschuldigen, naiven Blick. Er hat auf seinem Weg zwar mit der Ignoranz und Dummheit der Mächtigen zu kämpfen, findet aber auch die Liebe in den Armen der Mademoiselle de Saint Yves. Diese philosophische Erzählung, erschienen 1767, inspirierte schon im Folgejahr eine Opéra-Comique des Komponisten André-Ernest-Modeste Grétry, mit einem Libretto von Jean-Francois Marmontel: Le Huron. Grétry ist einer der großen Namen der Opéra-Comique. Es ist kein Zufall, dass man seine Musik zur Einweihung des Salle Favart am […] - [L'Ingénu](https://www.vivelaculture.com/lingenu/): L’Ingénu, c’est l’équivalent voltairien des Lettres Persanes : un indien Huron visite la France et considère sa société et ses mœurs avec candeur et naïveté. Confronté à l’ignorance et à la stupidité des divers pouvoirs qui se dressent sur sa route, il connaît toutefois l’amour dans les bras de Mademoiselle de Saint Yves. Publié en 1767, le conte philosophique inspire, dès l’année suivante, un opéra-comique signé du compositeur André-Ernest-Modeste Grétry, sur un livret de Jean-François Marmontel : Le Huron. Grétry est l’un des grands contributeurs au genre de l’opéra-comique. Ce n’est pas un hasard si c’est aux accents de sa musique que […] - [La Veuve joyeuse](https://www.vivelaculture.com/la-veuve-joyeuse-2/): Laut dem Komponisten Camille Saint-Saens ist die Operette eine missratene Tochter der Opéra-Comique, aber missratene Töchter sind nicht immer ohne Reize. » Die glückliche Witwe ist ein Juwel von einer Operette. Der Österreicher Franz Lehar, inspiriert von einem Stück von Henri Meilhac, dem berühmten Autoren von Librettos der Opéra-Comique und der Operette, vereint hier alle Zutaten des Rezepts des großen Offenbach und die prickelnde Leichtigkeit schien den Regisseur Ernst Lubitsch so beeindruckt zu haben, dass sie überall in seinen Filmen wider zu hallen scheint. Er hat dann auch gewagt, das Werk selbst ins Kino zu bringen, ein Meisterwerk des Kinos mit […] - [La Veuve joyeuse ](https://www.vivelaculture.com/la-veuve-joyeuse/): D’après le compositeur Camille Saint-Saëns, l’opérette est « une fille de l’opéra-comique ayant mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément ». La Veuve joyeuse est un bijou de l’opérette. S’inspirant d’une pièce d’Henri Meilhac (grand librettiste d’opérettes et d’opéras comiques), l’autrichien Franz Lehar reprend toutes les recettes du grand Offenbach et sa légèreté pétillante a tant séduit le réalisateur Ernst Lubitsch qu’il semble que toute son œuvre cinématographique en soit empreinte. Il s’est même risqué à l’adapter à l’écran : un chef-d’œuvre du septième art, avec un Maurice Chevalier au sommet de sa forme. - [Die Dreigroschenoper](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous-3-2/): Wenn die Opéra-Comique der Welt der Nacht begegnet, wird das Kabarett geboren und es entstehen auch hier einige Meisterwerke. Zum Beispiel die Dreigroschenoper, eine Zusammenarbeit der beiden Berliner Genies Bertolt Brecht und Kurt Weill. Im Londoner Untergrund treffen sich Bettler, Gauner, Huren und Zuhälter, Bandenchefs und korrupte Polizisten zu einem Ball des Gesindels. Eine Nummer ist heute wirklich jedem vertraut: Die Moritat von Mackie Messer. Sie wurde zu einem Standard der Jazzmusik und Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Bobby Darin, Frank Sinatra und viele andere haben das Stück interpretiert. - [L'Opéra de quat'sous](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous-3/): Plongez l’opéra-comique dans le monde de la nuit, il devient cabaret, et donne lieu, là encore, à de merveilleux chefs-d’œuvre. Citons parmi d’autres L’Opéra de quat’sous, sommet de la collaboration des deux génies berlinois Bertolt Brecht et Kurt Weill. Dans les bas-fonds de Londres, on suit les pérégrinations de toute une constellation de mendiants et de voyous, de prostituées et de maquereaux, de chefs de gang et de policiers corrompus. Un numéro est aujourd’hui familier de tous : La Complainte de Mackie, devenu standard de jazz, repris par Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Bobby Darin, Frank Sinatra et bien d’autres… - [Musik und Sprache](https://www.vivelaculture.com/lettre-sur-la-musique-francaise-2/): Ein weniger bekannter Aspekt Jean-Jacques Rousseaus ist seine Arbeit als Komponist. Zumindest versuchte er es, aber sein Talent entsprach nicht seinen Ambitionen. Neben einigen mittelmäßigen Partituren ist sein wesentlicher Beitrag zur Geschichte der französischen Musik sein Essay « Brief über die französische Musik« . Ein wunderbares Beispiel der Streitereien, denen man in der Welt der französischen Musik so oft begegnet, dem Streit der Narren. Im Zentrum der Debatte steht die Frage, ob man die französische Musik italienischer machen soll? Die italienische Musik galt als weniger kopflastig, sinnlicher und zugänglicher. So erhoben sich gegenüber den Vertretern des französischen Stils die Narren, die Bajazzos, […] - [Lettre sur la musique française ](https://www.vivelaculture.com/lettre-sur-la-musique-francaise/): On le sait peut, mais Jean-Jacques Rousseau était aussi compositeur ! Du moins le prétendait-il – mais son talent n’était pas à la hauteur de ses prétentions. En plus de quelques partitions médiocres, sa principale contribution à l’histoire de la musique est son essai Lettre sur la musique française. Celui-ci s’inscrit alors dans l’une de ces querelles dont le microcosme musical français a le secret : la querelle des Bouffons. Au cœur du débat : faut-il, oui ou non, italianiser la musique française, la musique italienne étant réputée soi-disant moins cérébrale, plus sensuelle et plus accessible ? Face aux partisans du style français se […] - [Die Geheimnisse der Isis](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-disis-2/): Ich kann schon die Opernfreunde sagen hören:  » Was? Die Geheimnisse der Isis? Eine Mozartoper, die ich nicht kenne?  » Ja und Nein, denn in Wahrheit ist Die Geheimnisse der Isis eine mehr oder weniger abgespeckte Version der Zauberflöte, mit einem Libretto von Etienne Morel de Chèdeville und der Musik von Ludwig Wenzel Lachnit. Das Pariser Publikum lernt das Meisterwerks Mozarts übrigens 1801 im Salle Favart in dieser reduzierten Fassung kennen. Der Erfolg lässt nicht auf sich warten. Die Geheimnisse der Isis stehen 30 Jahre lang auf dem Programm und werden bis 1827 130-mal enthüllt. Nicht alle waren darüber glücklich, allen […] - [Les Mystères d'Isis ](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-disis/): J’entends d’ici les opéraphiles : « Quoi ? Les Mystères d’Isis ? Un opéra de Mozart que je ne connaîtrais pas ? » Oui et non : en réalité, Les Mystères d’Isis, c’est plus ou moins une version réduite, traduite, revue et corrigée de La Flûte Enchantée, par le librettiste Étienne Morel de Chédeville et le compositeur Ludwig Wenzel Lachnith. C’est d’ailleurs sous cette forme recomposée, dans la Salle Favart, que le public parisien découvre, en 1801, le chef-d’œuvre mozartien. Le succès est au rendez-vous : ces Mystères d’Isis tiendront l’affiche pendant près de trente ans, avec plus de 130 représentation jusqu’en 1827. Ce n’est pas cependant sans […] - [The Rocky Horror Picture Show](https://www.vivelaculture.com/the-rocky-horror-picture-show-2/): Unterhaltsam, populär, extrem parodistisch und mit vielen Gesangseinlagen ist der Film Rocky Horror Picture Show ein moderner Vertreter der komischen Oper, und zudem die Adaption eines Musicals. Die Rocky Horror Picture Show, Vorläufer der « Midnight Movies », ist eine bunte Mischung verschiedener Genre, und das ist noch untertrieben. Hier treffen sich Horror, Sci-Fi, Musical und Erotik zu einem durchgeknallten Reigen. Der Film ist zwar zunächst kein großer Erfolg, aber seine bizarre Art begeisterte ein stets wachsendes Publikum. Heute ist der Film Kult und hält den Rekord, als Film, der sich am längsten in den Kinos hielt. Seit seiner ersten Aufführung ist […] - [The Rocky Horror Picture Show](https://www.vivelaculture.com/the-rocky-horror-picture-show/): Divertissant, grand public, hautement parodique et comprenant des numéros chantés, le film The Rocky Horror Picture Show a tout d’un opéra-comique des temps modernes – il est d’ailleurs l’adaptation d’une comédie musicale. Précurseur des « Midnight Movies », The Rocky Horror Picture Show est un joyeux mélange des genres (et le terme est faible) : horreur, fantastique, science-fiction, comédie musicale, légèrement érotique. Si le film ne rencontre pas tout de suite le succès, son atypisme déjanté séduit un public toujours plus large, c’est aujourd’hui un film culte qui détient le record de longévité à l’écran : il n’a jamais quitté l’affiche depuis sa première projection, […] - [Le Bachelier Copy](https://www.vivelaculture.com/le-bachelier-3/): Haut lieu de l’histoire de la musique, l’Opéra-Comique a également laissé sa trace dans l’histoire tout court. Il a en effet donné son nom à un complot républicain contre Napoléon III en 1853. Ce complot de l’Opéra-Comique tournera court : les conspirateurs seront arrêtés, et condamnés, pour certains à de très lourdes peines. Parmi eux, on trouve l’écrivain Jules Vallès qui purgera sa peine à la prison de Mazas. Il relate les faits, sous une forme romancée, dans Le Bachelier, deuxième volet de son triptyque plus ou moins autobiographique… - [Le Bachelier](https://www.vivelaculture.com/le-bachelier/): Haut lieu de l’histoire de la musique, l’Opéra-Comique a également laissé sa trace dans l’histoire tout court. Il a en effet donné son nom à un complot républicain contre Napoléon III en 1853. Ce complot de l’Opéra-Comique tournera court : les conspirateurs seront arrêtés, et condamnés, pour certains à de très lourdes peines. Parmi eux, on trouve l’écrivain Jules Vallès qui purgera sa peine à la prison de Mazas. Il relate les faits, sous une forme romancée, dans Le Bachelier, deuxième volet de son triptyque plus ou moins autobiographique… - [Wilhelm Meisters Wanderjahre](https://www.vivelaculture.com/les-annees-dapprentissage-de-wilhelm-meister-goethe-2/): Nach dem Erfolg der Oper Faust von Charles Gounod machen sie die beiden Schreiber des Librettos, Jules Barbier und Michel Carré, an die Adaption eines weiteren Werks des Vaters der Romantik, Wilhelm Meisters Lehrjahre. Es entsteht Mignon, eine komische Oper mit Musik von Ambroise Thomas. Das Werk steht im Schatten zweier Schicksalsschläge. Zunächst der brutale Tod des Helden im letzten Akt, wie von Goethe gewollt, stößt auf Missfallen und muss geändert werden. Das Ende wird optimistischer. Und wird so zu einem der größte Erfolge der Opéra-Comique. Der zweite Schlag ist ein Feuer während der Aufführung von Mignon am 25. Mai […] - [Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister Goethe](https://www.vivelaculture.com/les-annees-dapprentissage-de-wilhelm-meister-goethe/): Après le succès de leur opéra Faust, avec Charles Gounod, les librettistes Jules Barbier et Michel Carré s’attaquent à un autre chef-d’œuvre du père du romantisme : Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister. Ce sera Mignon, opéra-comique sur une musique d’Ambroise Thomas. L’œuvre connaît un destin doublement tragique : d’abord, la mort brutale du héros au dernier tableau, telle qu’imaginée par Goethe, déplaît et l’on doit la changer pour terminer sur une note plus optimiste. Sous cette forme, il deviendra l’un des plus grands succès de l’opéra-comique. Ensuite, c’est au cours d’une représentation de Mignon, le 25 mai 1887, qu’un incendie ravagea […] - [Atys](https://www.vivelaculture.com/atys-2/): In Januar 1987 bringen William Christie und seine Arts Florissants mit großem Erfolg eine neue Version von Jean-Baptiste Lullys lyrischer Tragödie Atys auf die Bühne des Salle Favart. Das Stück ist als « Oper des Königs » seit der Uraufführung 1676 bekannt und war für das moderne Pariser Publikum ein echter Schock. Es entdeckte hier einen unbekannten Teil des musikalischen Erbes, die Musik des Barock. Seitdem ist die Opéra-Comique ein Vorreiter bei der Erneuerung der alten Musik. Das Theater hat kein festes Orchester und ist so in der Wahl des Programms völlig frei. Die größten Meister barocker Musik arbeiten hier zusammen mit […] - [Atys ](https://www.vivelaculture.com/atys/): En janvier 1987, William Christie et ses Arts Florissants créent l’événement à la Salle Favart avec la recréation d’Atys, tragédie lyrique de Jean-Baptiste Lully. Surnommé « Opéra du Roi » dès sa création en 1676, l’œuvre est un choc pour le public parisien moderne, qui redécouvre là tout un pan méconnu du patrimoine musical : la musique baroque. Depuis, l’Opéra-Comique est l’un des fers de lance du renouveau de la musique ancienne. N’ayant pas d’ensemble orchestral dédié, la liberté de programmation de l’institution est grande pour inviter les plus prestigieuses phalanges baroques, accompagnées de metteurs en scène d’exception. - [Carmen](https://www.vivelaculture.com/carmen-2/): Die meistgespielte Oper der Welt. Und die wohl auch tragischste Oper der Welt. Obwohl auch sie zweifellos von der Opera-Comique geprägt ist und am 3. März 1875 im Salle Favart aufgeführt wird. Das Libretto stammt von Henri Meilhac und Ludovic Havély, einem der umtriebigsten und erfolgreichsten Duos der Opera-Comique und der französischen Operette (ihnen verdanken wir die schönsten Stellen in den Werken Offenbachs). Bizet selbst bietet die Adaption des Romans von Mérimée als Sujet an. Nur ganz nebenbei, bis zu diesem Moment hatte Bizet nur einen Anerkennungserfolg erzielt und Carmen änderte das nicht wirklich. Der Komponist erfuhr jedoch nie von […] - [Carmen](https://www.vivelaculture.com/carmen/): C’est l’opéra le plus joué au monde. Et l’un des plus tragiques. Pourtant, il relève indubitablement de « l’opéra-comique », et sera créé Salle Favart le 3 mars 1875. Son livret est signé d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, l’un des duos les plus prolixes et heureux de l’opéra-comique et de l’opérette français (on leur doit les plus grandes pages d’Offenbach). C’est Bizet lui-même qui propose l’adaptation de la nouvelle de Mérimée. Pour la petite histoire, Bizet n’avait jusqu’alors connu qu’un succès d’estime – et Carmen ne changera pas véritablement la donne. Le compositeur ne saura toutefois rien de l’immense triomphe de son […] - [Un conte de Noël](https://www.vivelaculture.com/un-conte-de-noel/): Noël est traditionnellement le temps de la paix, des grandes réunions de famille et des yeux des enfants qui brillent. Mais dans la famille d’Abel et Junon Vuillard, ce vieux couple encore amoureux qui décide de recevoir tous leurs enfants dans leur confortable maison de Roubaix, les retrouvailles d’un frère et d’une sœur qui s’évitent depuis des années vont faire éclater la chape de plomb des non-dits et libérer des paroles assassines. Et après deux jours de tensions, chacun repartira vers sa vie presque soulagé. Un miracle de Noël ? Assurément un des meilleurs films de Desplechin avec une distribution exceptionnelle. - [La Vie de Brian](https://www.vivelaculture.com/la-vie-de-brian/): Oserait-on encore ce film qui tourne en dérision à la fois le christianisme et le conflit israélo-palestinien ? Le jour de la naissance du Christ, dans l’étable voisine, vient au monde un certain Brian Cohen, que les Rois mages prennent un temps pour le Messie. Trente ans plus tard, tandis que Jésus prêche, Brian rejoint le « Front populaire de Judée », hostile à l’occupant romain mais surtout à ses rivaux de « Galilée libre »… Lâchés à la veille du tournage par des producteurs craignant la réaction des croyants (notamment à la scène finale, qui voit les victimes d’une […] - [Charlemagne](https://www.vivelaculture.com/charlemagne/): Décédé l’été dernier à 82 ans, le grand médiéviste Jean Favier réussit avec ce livre un pari impossible : la biographie de Charlemagne (768-814), personnage sur lequel il existe plus de mythes que de sources écrites. On apprend que « l’empereur à la barbe fleurie » était glabre, qu’il n’a pas « inventé l’école », mais aussi que ce chef de guerre était fin lettré, et sans doute auteur d’une bonne part de sa propre légende. Notamment en choisissant de se faire couronner empereur le 25 décembre 800, à la Noël d’une année ronde, pour en appeler à la fois […] - [La Vie est belle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-belle/): George Bailey, bienfaiteur de sa ville en butte à un millionnaire sans foi ni loi, est au bord du suicide le soir de Noël. Sauvé par son ange gardien, il reprend confiance, jusqu’à ce que le Bien triomphe… Ce conte manichéen, sauvé par l’humour, la virtuosité et l’interprétation (fantastique James Stewart), est le dernier grand film de Frank Capra (1897-1991). S’il mit si souvent en scène «l’homme de la rue» face aux puissants, le réalisateur semble avoir manqué dans la vie des bons sentiments qui suintent de ses films, à en croire une biographie jamais traduite (The Catastrophe of Success, […] - [Joyeux Noël](https://www.vivelaculture.com/joyeux-noel/): Pour le centenaire de Noël 1914, il est bon de revoir ce film consacré à la trêve et aux scènes de fraternisation dans les tranchées qui marquèrent les premières Fêtes de la Grande guerre. Car derrière les bons sentiments, il nous rappelle que, si le Verdun de 1916 est resté comme l’archétype de la boucherie, les premiers mois du conflit déclenché en août 1914 furent les plus sanglants (320 000 morts français dès la mi-octobre), car placés sous le sceau de l’offensive au grand jour, sans réelle organisation du système de tranchées mis en place par la suite. Ce sont […] - [L'Etrange Noël de monsieur Jack](https://www.vivelaculture.com/letrange-noel-de-monsieur-jack/): Pour un Disney de fin d’année, c’était gonflé. Avec son univers digne d’un horror movie (squelettes, monstres et cimetières), réalisé selon la vieille technique d’animation « image par image » (Toy Story, en 1995, marquera le passage à la 3D), le film, sur un scénario de Tim Burton, s’amuse à gâcher la fête : Jack, grand maître d’Halloween, s’ennuie et décide de remplacer le Père Noël. Problème, il ne sait fabriquer et distribuer que des jouets épouvantables ! Les scènes d’ouverture de cadeaux par des enfants terrorisés sont réjouissantes, et ce « contre-Noël » qui part joyeusement en vrille est […] - [The Complete James Brown Christmas](https://www.vivelaculture.com/the-complete-james-brown-christmas/): En se livrant à l’exercice obligé du « disque de Noël » dès 1966 (il mourra 40 ans plus tard, un… 25 décembre), James Brown montre que rien ne l’arrête : non seulement il est alors en train de révolutionner la musique noire (nous sommes entre « Papa’s Got a Brand New Bag » et « Cold Sweat », mètres-étalon du funk naissant), mais il s’impose aussi au sein du showbiz blanc. Après avoir signé le slow de l’été 1966 (« It’s a Man’s Man’s Man’s World »), le voici défiant Bing Crosby ou Elvis sur un terrain ultra-balisé. Amer […] - [Elvis' Christmas Album](https://www.vivelaculture.com/elvis-christmas-album/): A la mort du King en 1977, John Lennon eut cette formule : « Elvis est mort le jour où il est parti au service militaire. » Son incorporation, début 1958, marque la fin de la première période de l’inventeur du rock’n’roll, quelques années où le gamin de Tupelo (Mississippi) fût un artiste sauvage et sensuel. Ce dernier disque avant l’armée, sous couvert d’un inoffensif album de Noël, concentre tout son talent d’alors, innocent et chargé d’énergie sexuelle. Ici, les fêtes foutent les boules (« Blue Christmas ») mais il y a moyen de se consoler, comme dans « Santa Claus […] - [Contes de Noël](https://www.vivelaculture.com/contes-de-noel/): Romancier de l’enfance mais aussi feuilletoniste capable de débiter à la demande des textes de saison, Charles Dickens (1812-1870) s’est naturellement fait une spécialité des contes de Noël. Ce recueil en rassemble cinq (sur la vingtaine publiée au cours de sa carrière), dont le plus célèbre, Un chant de Noël. Ancrés dans le dur réalisme d’une Angleterre en pleine révolution industrielle, comme toujours avec l’auteur d’Oliver Twist, ces textes montrent qu’il était avant tout un grand fantaisiste, à mille lieux du « naturalisme » d’un Emile Zola. - [Norman Rockwell, Le peintre préféré de l'Amérique](https://www.vivelaculture.com/norman-rockwell-le-peintre-prefere-de-lamerique/): Peintre et illustrateur, (il a réalisé les couvertures du « Saturday Evening Post » de 1916 à 1960 !), Norman Rockwell (1894-1978) est resté célèbre pour avoir créé l’équivalent américain de nos images d’Epinal : des Etats-Unis idéalisés, dégoulinants de piété, de simplicité rurale et de bon droit démocratique. Le folklore de Noël y tient une grande place et, à se plonger dans ses saynètes autour du sapin ou de la cheminée, on se rend compte à quel point nos fêtes de fin d’année, où se mêlaient des traditions latines et scandinaves, sont aujourd’hui sous influence de l’Oncle Sam. Lequel […] - [Le cadeau de Noël, Histoire d'une invention](https://www.vivelaculture.com/le-cadeau-de-noel-histoire-dune-invention/): Déjà auteur d’un livre sur la plus répandue des illusions enfantines (Faut-il croire au Père Noël ?, en 2010), cette chercheuse au CNRS nous rappelle que dans la Rome antique, déjà, on s’offrait, en fin d’année, des cadeaux en hommage à la déesse de la santé, Strenia (d’où le mot « étrennes »). Mais, sociologue avant tout, elle lie le succès de cette pratique depuis le XIXe siècle à l’essor et à la démocratisation de nouvelles formes de commerce. Une somme passionnante, à l’heure où de plus en plus de cadeaux s’achètent sur Internet… et s’y revendent dès le 26 […] - [Cher Père Noël ! Un siècle de lettres au Père Noël](https://www.vivelaculture.com/cher-pere-noel-un-siecle-de-lettres-au-pere-noel/): Depuis 1962, toute lettre mentionnant le Père Noël dans l’adresse est acheminée à un « secrétariat » mis en place par la Poste chaque hiver, qui compte aujourd’hui une soixantaine de personnes chargées de lire près de 2 millions de missives en quelques semaines, et même d’y répondre ! De ce riche matériau, Jean-Pierre Guéno, spécialiste du genre (il a compilé des paroles de Poilus de 14-18, des correspondances de Français sous l’Occupation…) tire un livre magique, agrémenté de dessins et de nombreux extraits. Une vraie madeleine pour quiconque, à l’âge tendre, a pris la plume à l’approche des fêtes, […] - [Chocolate Factory](https://www.vivelaculture.com/chocolate-factory/): « Platitude obscène » ou « défi salutaire à l’ordre moral », les critiques sont partagés. N’empêche que dans une France divisée sur la question du mariage homosexuel, le sculpteur américain a frappé là où ça fait mal, cet automne, en exposant place Vendôme son « Tree » vert, un sapin en forme de jouet sexuel anal. Passé la polémique et la destruction de l’œuvre, il reste cette expo-usine (jusqu’au 4 janvier à la Monnaie de Paris) où de pseudo-chocolatiers en débitent des répliques, ainsi que des Pères Noël brandissant un autre jouet du même acabit. On en pense ce […] - [Artémis, cœur d'artichaut](https://www.vivelaculture.com/artemis-coeur-dartichaut/): Bien avant Marie, une autre figure divine a été chargée d’incarner virginité et nativité à la fois : la déesse grecque Artémis, réputée chaste mais patronne des femmes en couche, fille de Zeus gardant un œil sur la nymphe Callisto, enceinte de son père. Cet étonnant premier long métrage la précipite dans la France d’aujourd’hui. Etudiante en lettres à Caen, en colocation avec une certaine « Kalie Steaux », Artémis découvre l’indépendance et les amours de vacances dans un vrai « film de copines » qui hésite entre Nouvelle Vague et fantasmagorie à la Méliès (pour les trucages réalisés avec […] - [Lettres du Père Noël](https://www.vivelaculture.com/lettres-du-pere-noel/): Alors que sort en salles La Bataille des cinq armées, troisième volet de la trilogie de Peter Jackson adaptée de Bilbo le Hobbit, rappelons que ce roman publié par Tolkien en 1937, sorte de « prequel » au Seigneur des Anneaux, est d’abord né d’histoires fantastiques créées pour ses enfants. De même, entre 1920 et 1943, ses trois garçons et sa fille eurent le plaisir de recevoir cette trentaine de lettres, soi-disant envoyées par le Père Noël depuis son repaire du Pôle Nord. Un petit bijou où le talent poétique de Tolkien explose bien plus fort que dans un blockbuster […] - [I, Fatty](https://www.vivelaculture.com/moi-fatty-2/): Roscoe « Fatty » Arbuckle wurde über Nacht vom Klempner zum Stummfilmstar. Einer der Ersten. Aber das puritanische Amerika sah die Entgleisungen der Welt des Kinos mit einem sehr kritischen Aug. War es doch eine Bedrohung für die öffentliche Moral. Als nach einer „orgiastischen Nacht“ ein junges Starlet, brutal vergewaltigt, im Krankenhaus stirbt, nachdem sie Arbuckle beschuldigt hatte, ist es das Ende. Obwohl er in zwei Prozessen für unschuldig befunden wurde, landete Arbuckle im Abseits, nur Buster Keaton blieb weiterhin sein Freund. - [Moi, Fatty](https://www.vivelaculture.com/moi-fatty/): Roscoe « Fatty » Arbuckle est passé quasiment instantanément du statu de plombier à celui d’immense star du cinéma muet. L’une des premières. Mais l’Amérique puritaine veillait et voyait d’un très mauvais œil les frasques et les débordements de ce monde du cinéma qui, à ses yeux, était une menace pour la morale publique. Quand, au cours d’une « nuit d’orgie », une jeune starlette, sauvagement violée, décède à l’hôpital après avoir accusé Arbuckle, c’est la curée. Malgré deux procès qui l’innocentèrent, Arbuckle fut mis au banc du monde du cinéma. Seul Buster Keaton restera son ami. - [Ein eigenes Reich](https://www.vivelaculture.com/le-royaume-de-leurs-reves-2/): Wie jüdische Emigranten Hollywood erfanden Bevor das Kino zu einer weltweiten, milliardenschweren Industrie wurde, waren Filme, zunächst ohne Ton, eine Kirmesattraktion. In Zelten stehend sah der Zuschauer für ein paar Cent gefilmte Gags. Die Großen wie Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer, William Fox und die anderen Gründer der Filmstudios hatten schnell das Potential dieser neuen Unterhaltungsform erkannt, sowie die Notwendigkeit die Nutzungsrechte inne zu haben und den Vertrieb zu kontrollieren. Und all das ohne Marktanalyse. - [Le Royaume de leurs rêves](https://www.vivelaculture.com/le-royaume-de-leurs-reves/): Avant de devenir une industrie mondialisée génératrice de milliards de dollars, le cinéma, d’abord muet, était une attraction de fête foraine. Debout sous des chapiteaux, les badauds pouvaient voir des gags filmés pour quelques cents. Le génie de Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer, William Fox et autres fondateurs de ces studios qui se transformeront en empires, est d’avoir compris le potentiel de cette nouvelle forme de loisir, la nécessité de détenir les droits d’exploitation et l’importance des réseaux de distribution. Et tout ça sans études de marché. - [Singin’ in the Rain](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie-2/): Singing in the Rain ist die Geschichte des Übergangs vom Stumm- zum Tonfilm, mit visuellen Gags und süßen, ins Ohr geflüsterten Worten, aber auch vom s/w zum Farbfilm. Die Genies Stanley Donen und Gene Kelly ziehen alle Register und zeigen dabei ihr Talent: visuelle Gags, eine unmögliche Liebe, Gesang, Tanz… Die Nummer Make ‘Em Laugh von Donald O’Connor kann man nicht sehen, ohne dabei an die ganzen Genies des Burlesken zu denken. - [Chantons sous la Pluie](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie/): Chantons sous la Pluie est l’histoire du passage du muet au parlant, des gags visuels aux mots doux susurrés au creux de l’oreille, du passage du noir et blanc à la couleur. Le génie de Stanley Donen et Gene Kelly est de jouer sur tous les registres possibles avec le même talent : les gags visuels, l’histoire d’amour improbable, le chant, la danse… Impossible de regarder le numéro « Make ‘Em Laugh » interprété par Donald O’Connor sans penser à tous les génies du burlesque. - [Tropic Thunder](https://www.vivelaculture.com/jango-edwards-2/): Freunde verrückter Geschichten, der Parodie und der Ironie kommen in Tropic Thunder auf ihre Kosten. Es geht um die Dreharbeiten an einem Film über den Vietnamkrieg, die zu einem Alptraum werden, als das Team dem Regisseur vorschlägt, den Film im Stil des Cinéma-Vérité zu inszenieren, dabei aber vergessen, dass sie sich auf dem Gebiet gefährlicher Guerillas befinden… Tropic Thunder ist der vierte Film von Ben Stiller, sicherlich der abgedrehteste Streifen dieses Fans der Marx Brothers. - [Jango Edwards](https://www.vivelaculture.com/jango-edwards/): C’est en 1980 que Jango, ce clown américain débarqué en Europe au début des années soixante-dix, va littéralement exploser à la face du public. Pendant des mois, grâce, en partie, à la complicité de l’équipe de Nulle Part Ailleurs qui en assure une promotion quasi amoureuse, ses spectacles délirants repoussent toutes les limites du bon goût et font appel à tous les registres de l’humour : projections en tout genre, arrosage au miel et à la bière, cris, plongées dans le public, délires scatologiques. Son spectacle s’appelait Garbage – ordures… - [Star Stalker](https://www.vivelaculture.com/le-crepuscule-des-stars-2/): Der Wechsel vom Stumm- zum Tonfilm stellte für die Industrie, die Kreativen und viele Schauspieler einen großen Einschnitt dar. Einige passten sich an, viele verschwanden von der Leinwand. Dies ist das Thema des Buchs von Robert Bloch, dem Autor von Psycho. Michel Lebrun schrieb zu dem Buch: „Dieser ungewöhnliche Krimi ohne Leiche oder Detektive oder Ermittlungen, ist die Geschichte eines fantastischen Mordes, dem an einer Stadt, Hollywood, und dem an einer Industrie, dem Stummfilm…“ - [Le Crépuscule des stars](https://www.vivelaculture.com/le-crepuscule-des-stars/): Le passage du muet au cinéma parlant eut des conséquences sur l’industrie, la création, et le destin de nombreux acteurs. Certains réussirent à s’adapter, beaucoup sombrèrent et disparurent. C’est le sujet de ce roman de Robert Bloc, l’auteur de Psychose, à propos duquel Michel Lebrun écrivait : « ce curieux polar, sans cadavre, sans détective, sans enquête n’était autre que l’histoire d’un assassinat fantastique : celui d’une cité, Hollywood, et celui d’une industrie, le cinéma muet… ». - [Flying Circus](https://www.vivelaculture.com/flying-circus-2/): Bevor die sechs Monty Python weltweit durch die Kinos zogen (Ritter der Kokosnuss, Das Leben des Brian), standen sie auf der Bühne und brachten die Briten im Fernsehen zum Lachen. Ihre Serie Monty Python’s Flying Circus ist berühmt für den absurden, surrealen Humor der Truppe. Sie gelten als ebenso einflussreich, wie die Beatles in der Musik. - [Flying Circus](https://www.vivelaculture.com/flying-circus/): Avant de réaliser des films qui leur assureront une réputation mondiale (Sacré Graal !, La Vie de Brian), les six membres des Monty Python, après des débuts au théâtre, firent se tordre de rire les téléspectateurs britanniques. Pendant cinq ans, leur série Monty Python’s Flying Circus leur permit de régler leur burlesque absurde teinté de surréalisme. On dit que leur influence fut comparable à celle des Beatles dans la musique. Et ce n’est pas Alain Chabat ou Alexandre Astier et son Kaamelott qui diront le contraire. - [Everyone Says I Love You](https://www.vivelaculture.com/tout-le-monde-dit-i-love-you-2/): Woody Allen bewundert Groucho Marx, der ihn wesentlich in seinen ersten Filmen inspirierte. Everybody says i love you (Titel eines Lieds der Marx Brothers im Film Horse Feathers) ist eine direkte Hommage an die Marx Brothers, in Form eines Musicals, in der alle Schauspieler singen. Zum Tode Grouchos erklärte Woody Allen:“ Gott ist tot, Marx ist tot und ich selbst fühle mich nicht gut. “ - [Tout le monde dit I Love You](https://www.vivelaculture.com/tout-le-monde-dit-i-love-you/): Woody Allen voue une admiration sans borne à Groucho Marx, l’une des principales sources d’inspiration de ses premiers films. Tout le Monde dit I Love You (ce titre est celui d’une chanson des Marx dans le film Plumes de Cheval), est un hommage direct rendu aux Marx Brothers sous la forme d’une comédie musicale dans laquelle tous les acteurs chantent leur rôle. A la mort de Groucho, Woody Allen déclara : « Dieu est mort, Marx est mort, et moi même je ne me sens pas très bien ». - [A Hard Day’s Night](https://www.vivelaculture.com/a-hard-days-night-2/): Im Jahre 1964 erreichte das Phänomen Beatles ungekannte Ausmaße. Zur selben Zeit entschließen sie, zusammen mit Richard Lester einen verrückten Film zu drehen. Es geht um eine Band, die nach London fahren muss, deren Berühmtheit aber eine wahre Hysterie auslöst. In schwarz/weiß gedreht und mit einem Sinn für das Absurde, scheinen vor allem die Szenen im Hotel direkt aus einem Film der Marx Brothers zu stammen. Vielleicht sind aber auch die Songs im Film einer der Gründe für seinen Erfolg… - [A Hard Day’s Night](https://www.vivelaculture.com/a-hard-days-night/): En 1964, le phénomène Beatles atteint des proportions encore jamais vues. C’est le moment où ils décident de tourner, avec le jeune Richard Lester, un film délirant, l’histoire d’un groupe qui doit se rendre à Londres mais dont la popularité va déclencher une véritable hystérie. Noir et blanc, goût de l’absurde, courses-poursuites débridées, scènes d’hôtel que l’on croirait tout droit sorties d’un film des Marx Brothers. Peut-être les chansons du film sont-elles aussi pour quelque chose dans le succès du film… - [Der große Blonde mit dem schwarzen Schuh](https://www.vivelaculture.com/le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire-2/): Die großen französischen Komiker wie Bourvil, Fernandel und Louis de Funès bieten auf ein bis zur Karikatur verzerrtes Bild der typischen französischen Eigenschaften. In den 70er Jahren taucht Pierre Richard auf, zunächst in Le Distrait, den er selbst inszeniert, und dann mit dem Charakter des „großen Blonden“. Er wirkt stets etwas abwesend und seine Gestik wirkt ungelenk, dazu eine Dosis Absurdität, die Buster Keaton und Groucho Marx viel schuldet, schon allein wegen der Geschwindigkeit und den Wortspielen. Über 3 Millionen Zuschauer machten aus dem Film einen Triumph und aus dem Schauspieler einen Star. - [Le Grand Blond avec une chaussure noire](https://www.vivelaculture.com/le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire/): Les figures comiques du cinéma français, avec pour chefs de file Bourvil, Fernandel, Louis de Funès, illustrèrent souvent, jusqu’à la caricature, les caractères que l’on prête aux Français. Dans les années soixante-dix, d’abord avec Le Distrait qu’il réalise lui-même, puis avec le personnage du Grand Blond, Pierre Richard, son air distrait et sa gestuelle de pantin désarticulé, injecte une dose d’absurde qui doit beaucoup à Buster Keaton et à Groucho Marx pour son débit et ses jeux de mots. Plus de trois millions de spectateurs firent un triomphe au film et à son acteur vedette. - [Ziegfeld Follies](https://www.vivelaculture.com/ziegfeld-follies-2/): Tanz, Gesang und Komödie. Musicals stehen im Herzen des Unterhaltungsprogramms in den Kabaretts zu Beginn des 20. Jahrhunderts. Florenz Ziegfeld produziert am Broadway die Referenz unter den Musikrevues, inspiriert von den Folies Bergères. Aber im Jahr 1929 endet alles. Die Zeichen der Zeit sind nicht länger Sorglosigkeit und Feste. Vincente Minnelli, der künstlerische Leiter der Radio City Hall in New York, war der ideale Mann für die Umsetzung dieser Hommage an die Follies, die auch heute noch beeindruckt. - [Ziegfeld Follies](https://www.vivelaculture.com/ziegfeld-follies/): Danses, chants, comédie, la comédie musicale est le cœur du spectacle de cabaret du début du XXe siècle. Florenz Ziegfeld produira, sur Brodway, ce qui restera comme la référence du spectacle de cabaret, directement inspiré de ceux des Folies Bergères. Mais tout prendra fin avec la crise de 1929. Le temps n’est alors plus à l’insouciance ni à la fête. Vincente Minnelli, qui fut le directeur artistique du Radio City Hall à New York, était tout désigné pour réaliser cet hommage aux Follies qui, aujourd’hui encore, fascinent par leur magnificence. - [Der General](https://www.vivelaculture.com/le-mecano-de-la-general-2/): Buster Keaton ist, wie die Marx Brothers, ein Kind der Bühne. Seine Eltern, Darsteller im Kabarett, haben schon in jungem Alter Rollen für ihn. Später dreht er mit seinem Kumpan Roscoe „Fatty“ Arbuckle seine ersten stummen Kurzfilme, ab 1910. Von Anfang an tritt er als phlegmatischer Charakter mit unbeweglicher Mine und einmaligem Gestus, präzise wie ein Uhrwerk, vor die Kamera. Einfach gesagt: Der General ist eines der größten Werke der Filmgeschichte ! - [Le Mécano de la General](https://www.vivelaculture.com/le-mecano-de-la-general/): Buster Keaton, comme les Marx Brothers, est un enfant de la balle. Ses parents, acteurs de cabaret, l’intégrèrent à leurs numéros dès son plus jeune âge. Plus tard, c’est avec son complice Roscoe « Fatty » Arbuckle qu’il tourne ses premiers courts métrages muets dans les années dix. Dès ses débuts devant la caméra, il impose son personnage flegmatique au visage impassible et sa gestuelle étonnante réglée comme un mouvement d’horlogerie. N’y allons pas par quatre chemin : Le Mécano de la « General » est l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma. - [Die Groucho-Letters](https://www.vivelaculture.com/correspondance-2-2/): Briefe von und an Groucho Marx. „Ich finde, dass das Fernsehen für die Kultur sehr vorteilhaft ist. Jedes Mal, wenn einer bei mir den Fernseher anmacht, geh ich nach nebenan und lese.“ Groucho Marx war eher schüchtern, liebte es aber, Briefe zu schreiben. Er schrieb an seine Brüder, an die Sozialversicherung, an die Warner Brothers, um den Besitz der Stadt Casablanca zu diskutieren, an den Chef von Chrysler betreffs der Sicherheit von Automobilen, an einen Produzenten, um diesem den Inhalt seines Abfalleimers zu beschreiben… Woody Allen kennt komplette Seiten der Briefe auswendig. - [Correspondance](https://www.vivelaculture.com/correspondance-2/): « Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu’un l’allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis. » D’une nature plutôt timide, Groucho Marx entretenait une véritable passion pour la correspondance. Il écrit à ses frères, à la Sécurité Sociale, aux frères Warner pour discuter de la propriété de la ville de Casablanca, au patron de Chrysler pour l’entretenir de la sécurité des voitures, à un producteur pour lui décrire le contenu de sa poubelle… Woody Allen connaît des pages entières de ces lettres. - [Die Marx Brothers in der Oper](https://www.vivelaculture.com/une-nuit-a-lopera-2/): Der erste für die M.G.M. von Irving Thalberg produzierte Film, der ihnen sagte: „Sie bringen die Lacher, ich das Drehbuch.“ In Die Marx Brothers in der Oper findet sich die legendäre Szene, in der sich 15 Personen in der Kabine einer Fähre stapeln, wo Harpo, im Tiefschlaf, von einem zum anderen weiter gereicht wird. Vierzig Jahre später nennt die Gruppe Queen als Hommage ihr bekanntestes Album A Night at the Opera. - [Une Nuit à l’Opéra](https://www.vivelaculture.com/une-nuit-a-lopera/): Premier film produit pour la M.G.M. par Irving Thalberg qui leur dira: « Vous apportez le rire, j’apporte le scénario ». C’est dans Une Nuit à l’Opéra que l’on voit la mythique scène où quinze personnes s’entassent dans une cabine du paquebot où Harpo, endormi, passe de main en main. Quarante ans plus tard, le groupe Queen rendra, lui aussi, hommage aux Marx Brothers en baptisant son album le plus connu A Night at the Opera. - [Die Marx Brothers im Kaufhaus](https://www.vivelaculture.com/les-marx-au-grand-magasin-2/): Die Marx Brothers verabschiedeten sich mit Die Marx Brothers im Kaufhaus, der auch der letzte Film mit Margaret Dumont ist, die regelmäßig die Rolle der reichen Witwe spielte, die Groucho in seinen verschiedenen Rollen in den Filmen stets zu Verführen suchte. Alle Zutaten, die den Erfolg der Marx Brothers ausmachen, kommen hier zusammen. Absurde Dialoge in schwindelerregendem Stakkato, ein Komplott gegen ein junges Liebespaar, zahlreiche, virtuose Musiknummern und eine Verfolgungsjagd auf Rollschuhen, die sicher eine Inspiration für die großen Einkaufszentren wäre, um in ruhigen Zeiten für etwas Aufregung zu sorgen… - [Les Marx au Grand magasin](https://www.vivelaculture.com/les-marx-au-grand-magasin/): Chant du cygne des Marx Brothers, The Big Store est également le dernier film dans lequel apparaît Margaret Dumont qui tenait régulièrement le rôle de la riche veuve que les personnages interprétés par Groucho, tentent systématiquement de séduire. Tous les ingrédients qui ont assuré le succès des Marx sont présents : dialogues absurdes débités à la vitesse d’une mitraillette, complot à déjouer au profit de deux jeunes tourtereaux, numéros musicaux virtuoses, et une course poursuite sur patins à roulettes dont devraient s’inspirer les grands magasins pour animer les périodes creuses… - [Animal Crackers](https://www.vivelaculture.com/lexplorateur-en-folie-2/): Der zweite Tonfilm der Marx Brothers, zu der Zeit noch zu viert. Es handelt sich um eine Adaption eines Bühnenstücks, dass sie in New York 1928 aufgeführt hatten. Und erneut ist die Geschichte nur ein Vorwand für eine Aneinanderreihung von Sketchen, die den Begriff Absurd neu definieren. Groucho spielt « Hooray for Captain Spaulding », einer Darbietung, der Woody Allen seine Hommage erweist in Everyone says i love you. Dieser Streich der Marx Brothers ist Grouchos Liebster und einer ihrer größten Erfolge. - [L’Explorateur en folie](https://www.vivelaculture.com/lexplorateur-en-folie/): C’est le deuxième film parlant que tournent les Marx Brothers (où ils sont encore quatre à l’affiche). Il s’agit de l’adaptation d’un de leur spectacle joué sur scène, à New York, en 1928. A nouveau, l’intrigue n’est qu’un prétexte pour une série de numéros qui portent l’absurde à des sommets. Groucho y interprète « Hooray for Captain Spaulding« , interprétation à laquelle Woody Allen rendra hommage dans Tout le Monde Dit I Love You. C’est le film préféré de Groucho, et l’un de leurs plus grands succès. - [Sticky Fingers](https://www.vivelaculture.com/sticky-fingers-3-2/): Sticky Fingers sowie Brown Sugar, Wild Horses, Sister Morphine… sind alles legendäre Songs. Und als wär das alles noch nicht genug, so ist das Cover dazu auch noch von Warhol! Der Reißverschluss einer engen Jeans, darunter sieht man einen Baumwollslip. Vielleicht steckt Joe Dallesandro in der Jeans. Man weiß es nicht. Warhol hat nie gesagt, woher das Bild stammt. Mick Jagger, Ehrenmitglied des New Yorker Jetset, bestellt das Cover beim Meister mit den Worten: »Ich lasse sich machen, was sie wollen. » Später sagte Warhol, er wäre sehr schlecht bezahlt worden. Er hätte sich sicher gefreut zu wissen, dass das Cover 2003 […] - [Sticky Fingers](https://www.vivelaculture.com/sticky-fingers-3/): Sticky Fingers avec Brown Sugar, Wild Horses, Sister Morphine… est entré dans la légende, et comme si cela ne suffisait pas, la pochette de l’album est de Warhol ! Une fermeture éclair de jean serré ouvrant sur un slip en coton, porté peut-être par Joe Dallesandro, mais rien n’est sûr, car Warhol n’a jamais dit quel cliché il avait choisi. C’est Mick Jagger, « membre d’honneur » de la Jet new- yorkaise, qui lui passa commande de la pochette « je vous laisse faire ce que vous voulez ». Warhol dira plus tard avoir été très mal payé. Il aurait […] - [Songs for Drella](https://www.vivelaculture.com/songs-for-drella-2-2/): Warhol war der Produzent der legendären Band Velvet Underground und gestaltete das Cover mit der Banane, für die erste LP im Jahr 1966. Drei Jahre nach dem Tode Warhols kamen Lou Reed und John Cale, die sich übr 20 Jagre lang nicht mehr gesprochen hatten, wieder zusammen und nahmen als Hommage an den Künstler die Platte Songs für Drella auf. Drella war der Spitzname von Andy Warhol, eine Mischung aus Cinderella und Dracula. Jeder Song beschreibt einen Lebensabschnitt des Künstlers. Small Town erzählt vom Leben Warhols, der in Pittsburgh geboren wurde, einer Stadt « aus der niemals ein Michelangelo kommen wird ». […] - [Songs for Drella](https://www.vivelaculture.com/songs-for-drella-2/): Warhol fut le producteur du mythique Velvet Underground et réalisa la pochette « à la banane » de leur premier album paru en 1966. Trois ans après sa mort, Lou Reed et John Cale qui ne se parlaient plus depuis plus de vingt ans, enregistrent un album hommage à Andy Warhol Songs for Drella, le surnom de Warhol, contraction de Cinderella et Dracula. Chacune des chansons illustre un chapitre de la vie du peintre : Small Town raconte la vie de Warhol, né à Pittsburgh « d’où ne vient aucun Michel-Ange » ; Work parle de son obsession pour le […] - [Breakfast at Tiffany’s](https://www.vivelaculture.com/breakfast-at-tiffanys-2/): Der amerikanische Schriftsteller Truman Capote bewegte sich wie ein Dandy inmitten des New Yorker Jetset. Seine Erfahrungen führten 1958 zu dem Buch Frühstück bei Tiffanys, das 1961 von Blake Edwards verfilmt wurde Tiffany ist eine Kette von Juweliergeschäften, spezialisiert auf Diamenten. Der Hauptsitz liegt in New York auf der 5th Avenue. In der ersten Szene des Films sieht man Audrey Hepburn im kleinen Schwarzen vor dem Schaufenster von Tiffanys. Sie isst ein Croissant und wird schüchtern, die Atmosphäre wirkt beinahe mythisch. Capote, und auch Edwards, werfen im Rahmen eines Tanzabends und seinen zahlreichen, haarsträubenden Ereignissen einen hintersinnigen und amüsanten Blick […] - [Breakfast at Tiffany’s](https://www.vivelaculture.com/breakfast-at-tiffanys/): L’écrivain américain Truman Capote évoluait comme un dandy dans la jet set new-yorkaise. Il en tira la nouvelle Breakfast at Tiffany’s, en 1958, que Blake Edwards adapta au cinéma, en 1961. Tiffany est une chaîne de magasins spécialisés dans la bijouterie et les diamants en particulier ; leur magasin principal est à New York sur la Ve avenue. La scène d’ouverture où Audrey Hepburn, dans sa petite robe noire, mange un croissant devant la vitrine de Tiffany, l’air timide, est mythique. À travers la soirée dansante ponctuée de moments déjantés, mais où rien ne semble jamais grave, Truman Capote et […] - [Die wilde Party](https://www.vivelaculture.com/pour-un-nouvel-art-degenere-2/): Seit dem Erscheinen dieses erotischen Gedichts von Joseph Moncure March im Jahr 1928 ist es immer wieder in verschiedenen Staaten der USA zensiert worden. Es galt als obszön. Und doch wurd dieses vom Jazz beeinflusste Werk unter dem Tisch gehandelt und wurde schließlich zum Kult mehrerer Generationen. William Burroughs entdeckte es 1938 bei seinem Studium in Harvard. Als Art Spiegelman 40 Jahre später dieses Werk illustriert, trifft er den Schriftsteller, der noch ganze Teile des Gedichts auswendig kannte. « Die wilde Party? Das Buch hat mich inspiriert, Schriftsteller zu werden. «  - [Pour un nouvel art dégénéré](https://www.vivelaculture.com/pour-un-nouvel-art-degenere/): Romancier, journaliste, traducteur (Virginie Despentes, Pierre Guyotat, Philippe Sollers), Bruce Benderson est avant tout new-yorkais. A travers ses romans et récits, il raconte sa ville par son versant sulfureux, trash, avant que le maire Rudolph Giuliani ne décide de la nettoyer pour en faire une ville sûre et rassurante pour les familles et les agents immobiliers. Il vous parle d’un temps que les moins de vingt ans… - [Weegee's New York](https://www.vivelaculture.com/weegee-murder-is-my-business-2/): Reportagen eines legendären Photographen Zwischen 1935 und 1946 war Weegee (1899.1968) einer der trashigsten Fotografen der amerikanischen Presse. Der Katalog zeigt Fotos, die Schmutz, Bildaufbau und Qualität des Korns vereinen. « Bilder, von denen sie den Blick nicht abwwnden können, und die sie so schnell nicht vergessen werden. », urteilte die New York Times. Diese Bilder sind die Geburtshelfer der Regenbogenpresse. Warhol schrieb 1968: « In der Zukunft hat jeder seine 15 Minuten Ruhm in der Welt. » Sein Satz klingt nach einem Scherz und wurde weltberühmt. Neben dem Verbrechen sind geschmacklose Fotos ein anderer, dunkler Pfad ins Rampenlicht. Der Film Night Call des […] - [Weegee : Murder is my Business](https://www.vivelaculture.com/weegee-murder-is-my-business/): Entre 1935 et 1946, Weegee (1899-1968) fut l’un des photographes les plus trashs de la presse américaine. Le catalogue montre des photos qui combinent le sordide, la composition et la qualité du grain. « Des images que vous ne pouvez pas arrêter de regarder et que vous n’oublierez pas de sitôt » selon Le New York Times. Elles sont à l’origine des tabloïds. Warhol a écrit en 1968 : « À l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. » Sa formule à l’allure de boutade, connut un immense succès ; la photo trash est une des voies […] - [The Conditions of Success](https://www.vivelaculture.com/les-conditions-du-succes-2/): How the Modern Artist Rises to Fame. Künstler zu sein ist eine Sache, damit Erfolg zu haben und Geld zu verdienen eine Andere. Andere haben von Anfang an darauf verzichtet, andere jedoch haben bis zum Wahn dafür gearbeitet, andere sagen, sie haben ihre Karriere einfach geschehen lassen. Alan Bowness erklärt hierzu in seinem kleinen Werk, das Erfolg nicht zufällig ist, sondern das alles in einer logischen Reihenfolge nacheinander passiert. Der Text wurde von dem Autor zur Erinnerung an Walter Neurath, dem Gründer des Verlags Thames and Hudson, am 7. März 1989 verfasst. Leuchtend. - [Les conditions du succès](https://www.vivelaculture.com/les-conditions-du-succes/): Etre artiste est une chose, avoir du succès et en tirer des revenus en est une autre. Certains y ont renoncé dès le départ, d’autres, au contraire, ont œuvré au point de s’y perdre, d’autres encore disent avoir laissé les choses se faire naturellement. En fait, Alan Bowness, explique dans ce tout petit ouvrage que le succès n’a rien d’arbitraire, que les choses se mettent en place dans un ordre on ne peut plus logique. Lumineux. Et pour 3€ ! - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people-2-2/): In Manchester brachte Tony Wilson zum ersten Mal Iggy Pop und die Sex Pistols ins Fernsehen. Im Jahr 1978 schuf er das Label Factory, das unter anderem Joy Division und später New Order veröffentlichte. Die Covers stammen von einer neuen Generation von Illustratoren wie vor allem Peter Saville. Im Jahr 1980 eröffnet der den legendären Club Haçienda, den Tempel der House-Musik, mit einem Misch aus Post Punk und Techno. Die Factory in Manchester, wie auch die Namensvetterin in New York vierzig Jahr vorher, sind künstlerische Abenteuer, die bis heute nach hallen. - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people-2/): A Manchester, Tony Wilson est le premier à présenter Iggy Pop et les Sex Pistols à la télévision. En 1978, il crée le label Factory qui accueillera Joy Division puis New Order, les Happy Mondays… dont les enregistrements seront illustrés par une génération de nouveaux graphistes, Peter Saville en tête. En 1980, il ouvre le club mythique l’Haçienda qui sera le temple de la House et de la fusion post punk / techno. Derrière une simple homonymie la Factory de Manchester, comme celle de New York quarante ans plus tôt, est une aventure artistique dont les vibrations résonnent encore aujourd’hui. - [William S. Burroughs, Andy Warhol - Conversations](https://www.vivelaculture.com/william-s-burroughs-andy-warhol-conversations-2/): William Burroughs, einer der Väter der Beat Generation, schrieb Naked Lunch. Worüber sprachen Warhol und Burroughs, als sie sich in 1980 mehrfach trafen? Über den Gang Richard Geres, den Speiseplan von Truman Capote, Waffen, Bärte, Kunst, Sex und Paranoia… Victor Bockris, Organisator der Trffen und Journalist beim Interview, dem Magazin Warhols, zieht ein Resümee: « Beide waren Doppelagenten, harte Männer, stark und mutig… mit der Arbeit verheiratet… gequält von der Notwendigkeit einer absoluten Einsamkeit.“ Das Buch beginnt damit, dass sie ihren ersten Cocktail bestellen. - [William S. Burroughs, Andy Warhol - Conversations](https://www.vivelaculture.com/william-s-burroughs-andy-warhol-conversations/): William Burroughs, l’un des créateurs de la Beat Generation, est l’auteur du Festin nu. De quoi parlent Warhol et Burroughs quand ils se rencontrent à plusieurs reprises en 1980 ? De la démarche de Richard Gere, du régime de Truman Capote, d’armes, de leur barbe, d’art, d’amour, de sexe, de paranoïa…Victor Bockris, l’organisateur des rencontres, journaliste d’Interview, magazine créé par Warhol, conclut « Tous deux étaient des agents doubles, des hommes hardis, forts et courageux… mariés à leur travail… torturés par la nécessité d’une solitude totale. » Le livre commence par la commande de leur premier cocktail… - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat-2-2/): Jean-Michel Basquiat wurde 1960 in Brooklyn geboren. Er macht in New York mit seinen Bildern auf Wänden von sich reden, die er stets mit SAMO (same old shit) signiert. Zur gleichen Zeit malt Keith Haring seine Radiant Babies auf die Mauern der Stadt. Und wie in einem Märchen trifft Basquiat eines Tages Warhol, den er sehr bewundert. Sie arbeiten schließlich zusammen, ein kleines bisschen zumindest. Basquiat hoffte, Warhol würde ihm die Türen der New Yorker Kunstwelt öffnen, ohne zu wissen, dass diese Welt ein Haifischbecken war, regiert von Weißen, und er war schwarz und naiv. Der Film Von Julian Schnabl […] - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat-2/): Jean-Michel Basquiat est né en 1960 à Brooklyn. Il se fait remarquer à New York par ses dessins sur les murs signés SAMO (same old shit) au moment où Keith Haring peignait, aussi sur les murs, ses Radiant Babies. Comme dans les contes de fées, un jour, Basquiat rencontre Warhol qu’il admire beaucoup. Ils finiront par collaborer, un peu. Basquiat espérait que Warhol lui ouvrirait les portes du milieu artistique new-yorkais en oubliant que ce milieu était un marigot sur lequel régnaient les Blancs, alors qu’il était naïf et Noir. Le film de Julian Schnabel brille par l’interprétation de ses […] - [Niki de Saint Phalle](https://www.vivelaculture.com/niki-de-saint-phalle-2/): Das Poster der aktuellen Ausstellung im Grand Palais zeigt Niki de Saint Phalle beim Schießen mit einem Gewehr. Tirs waren Performances, bei denen sie auf Farbbeutel schoß und sie Jasper Johns und Robert Rauschenberg widmete, zwei großen Vertretern der Pop Art, auch wenn letzterer so nicht gesehen werden wollte. Niki de Saint Phalle wurde berühmt für ihre Nanas, Skulpturen mit üppigen, femininen Formen. Ein Manifest der Weiblichkeit. Sie war die Freundin von Jean Tinguely. Beide standen der Bewegung der Nouveaux Réalistes nahe und schufen in Paris die Skulpturen des Strawinsky Brunnen, zwischen dem Centre Pompidou und der Kirche Saint Merry. - [Les Voyages du Royal de Luxe](https://www.vivelaculture.com/les-voyages-du-royal-de-luxe-2/): Générik Vapeur, Artonik, Ilotopie, Royal Deluxe : autant de compagnies de théâtre de rue dont les étranges machines ont parfois dévalé la Canebière avant de faire le tour du monde… C’est grâce à elles que Marseille est devenue la capitale française des arts de la rue. Sans surprise, puisque c’est la « ville-théâtre » par excellence ! Depuis 1995, la Cité des Arts de la Rue, installée dans les quartiers Nord sur d’anciennes friches industrielles, abrite aussi un centre de formation, ainsi que les ateliers Sud Side, où l’on fabrique ces étranges machines, telles que les « grandes percussions à bascules » ou les « orgues à […] - [Les Voyages du Royal de Luxe](https://www.vivelaculture.com/les-voyages-du-royal-de-luxe/): Générik Vapeur, Artonik, Ilotopie, Royal Deluxe : autant de compagnies de théâtre de rue dont les étranges machines ont parfois dévalé la Canebière avant de faire le tour du monde… C’est grâce à elles que Marseille est devenue la capitale française des arts de la rue. Sans surprise, puisque c’est la « ville-théâtre » par excellence ! Depuis 1995, la Cité des Arts de la Rue, installée dans les quartiers Nord sur d’anciennes friches industrielles, abrite aussi un centre de formation, ainsi que les ateliers Sud Side, où l’on fabrique ces étranges machines, telles que les « grandes percussions à bascules » ou les « orgues à […] - [Poésies complètes](https://www.vivelaculture.com/poesies-completes-2/): Ouvert en février 1916, au cœur de Zurich par Hugo Ball, vite rejoint par le peintre Jean Arp et le poète Tristan Tzara, le Cabaret Voltaire connut un succès immédiat auprès des étudiants, puis de la bourgeoisie. On y trouvait des expos d’Arp et de Giacometti, on y déclamait des textes de Voltaire, Nostradamus ou Alfred Jarry, on y reprenait des chansons d’Aristide Bruant, mais on y donnait surtout des spectacles aussi décadents que possible, avec des lectures de plusieurs poèmes en simultané sur fond d’impros de piano foutraques : on venait d’inventer le happening et la création en prise directe […] - [Poésies complètes](https://www.vivelaculture.com/poesies-completes/): Ouvert en février 1916, au cœur de Zurich par Hugo Ball, vite rejoint par le peintre Jean Arp et le poète Tristan Tzara, le Cabaret Voltaire connut un succès immédiat auprès des étudiants, puis de la bourgeoisie. On y trouvait des expos d’Arp et de Giacometti, on y déclamait des textes de Voltaire, Nostradamus ou Alfred Jarry, on y reprenait des chansons d’Aristide Bruant, mais on y donnait surtout des spectacles aussi décadents que possible, avec des lectures de plusieurs poèmes en simultané sur fond d’impros de piano foutraques : on venait d’inventer le happening et la création en prise directe […] - [La Friche de la Belle de Mai](https://www.vivelaculture.com/la-friche-de-la-belle-de-mai-2/): Installée dans l’un des quartiers les plus populaires de Marseille, c’était, avant qu’elle ne ferme ses portes à la fin des années 1960, une manufacture de tabac renommée et un haut lieu du syndicalisme depuis le XIXe siècle… En 1992, elle fut réhabilitée et transformée en nouveau temple de la « movida marseillaise », accueillant désormais des artistes en résidence. Elle abrite de nombreux lieux d’expos, un théâtre et une salle de concert, l’emblématique Radio Grenouille, ou encore l’atelier de sérigraphie « Le Dernier Cri », véritable antre de la bédé underground… La Friche illustre surtout cette tendance locale consistant à faire fleurir de […] - [La Friche de la Belle de Mai](https://www.vivelaculture.com/la-friche-de-la-belle-de-mai/): Installée dans l’un des quartiers les plus populaires de Marseille, c’était, avant qu’elle ne ferme ses portes à la fin des années 1960, une manufacture de tabac renommée et un haut lieu du syndicalisme depuis le XIXe siècle… En 1992, elle fut réhabilitée et transformée en nouveau temple de la « movida marseillaise », accueillant désormais des artistes en résidence. Elle abrite de nombreux lieux d’expos, un théâtre et une salle de concert, l’emblématique Radio Grenouille, ou encore l’atelier de sérigraphie « Le Dernier Cri », véritable antre de la bédé underground… La Friche illustre surtout cette tendance locale consistant à faire fleurir de […] - [Amarcord](https://www.vivelaculture.com/amarcord-2/): La Cinécitta est un écrin dans lequel Fellini a tourné une dizaine de ses films. Tourner en studio est une évidence et une nécessité pour celui qui a toujours mélangé réalité et fiction, décors naturels et neige synthétique. Amarcord (Je me souviens), c’est l’histoire d’un petit village vu à travers les yeux d’un adolescent que ses pulsions éveillent à la vie… La scène où tout le village saute dans des barques pour mieux voir passer le paquebot que tous rêvent de prendre, est une merveille renforcée par l’image de ce bateau peint sur bois et par cette mer de vinyle […] - [Amarcord](https://www.vivelaculture.com/amarcord/): La Cinécitta est un écrin dans lequel Fellini a tourné une dizaine de ses films. Tourner en studio est une évidence et une nécessité pour celui qui a toujours mélangé réalité et fiction, décors naturels et neige synthétique. Amarcord (Je me souviens), c’est l’histoire d’un petit village vu à travers les yeux d’un adolescent que ses pulsions éveillent à la vie… La scène où tout le village saute dans des barques pour mieux voir passer le paquebot que tous rêvent de prendre, est une merveille renforcée par l’image de ce bateau peint sur bois et par cette mer de vinyle […] - [Jacques Villéglé : La comédie urbaine](https://www.vivelaculture.com/jacques-villegle-la-comedie-urbaine-2/): Seuls les flâneurs considèrent qu’en matière d’affiches, une seule couche ne suffit pas. Jacques Villéglé revendique sa position de flâneur qui prélève sur les murs parisiens, depuis la fin des années 1940, des affiches lacérées par des mains anonymes, et les expose après les avoir marouflées sur une toile. Le Centre Pompidou a présenté son travail en 2008, comme le rappelle ce catalogue. L’intérêt d’une affiche lacérée qui arrive au musée, c’est de donner l’occasion à une personne de la regarder quand elle n’y aurait pas prêté attention sur les quais du métro. Revenue dans le métro, parfois la même […] - [Jacques Villéglé : La comédie urbaine](https://www.vivelaculture.com/jacques-villegle-la-comedie-urbaine/): Seuls les flâneurs considèrent qu’en matière d’affiches, une seule couche ne suffit pas. Jacques Villéglé revendique sa position de flâneur qui prélève sur les murs parisiens, depuis la fin des années 1940, des affiches lacérées par des mains anonymes, et les expose après les avoir marouflées sur une toile. Le Centre Pompidou a présenté son travail en 2008, comme le rappelle ce catalogue. L’intérêt d’une affiche lacérée qui arrive au musée, c’est de donner l’occasion à une personne de la regarder quand elle n’y aurait pas prêté attention sur les quais du métro. Revenue dans le métro, parfois la même […] - [Café de Flore : L'esprit d'un siècle](https://www.vivelaculture.com/cafe-de-flore-lesprit-dun-siecle-2/): Boris Vian, dans son Manuel de St-Germain-des-Prés, dit de Paul Boubal, le patron du Flore : « Un Auvergnat, Boubal ? Possible mais il est né à Paris, et il ne gagna l’Auvergne que trois jours plus tard. Alors ? Il est parisien, Boubal ; il faut un Parisien pour tenir le Flore. » Christophe Boubal, le petit-fils, nous fait revivre les grandes heures du Flore. Ça reste en famille. Jean-Paul Sartre travaillait si longuement au Flore que Paul Boubal lui installa une ligne téléphonique. Aujourd’hui, une copie d’une page de Sartre y tient lieu de set de table ; de quoi ramasser des miettes de […] - [Café de Flore : L'esprit d'un siècle](https://www.vivelaculture.com/cafe-de-flore-lesprit-dun-siecle/): Boris Vian, dans son Manuel de St-Germain-des-Prés, dit de Paul Boubal, le patron du Flore : « Un Auvergnat, Boubal ? Possible mais il est né à Paris, et il ne gagna l’Auvergne que trois jours plus tard. Alors ? Il est parisien, Boubal ; il faut un Parisien pour tenir le Flore. » Christophe Boubal, le petit-fils, nous fait revivre les grandes heures du Flore. Ça reste en famille. Jean-Paul Sartre travaillait si longuement au Flore que Paul Boubal lui installa une ligne téléphonique. Aujourd’hui, une copie d’une page de Sartre y tient lieu de set de table ; de quoi ramasser des miettes de […] - [Ateliers d'artistes à Paris](https://www.vivelaculture.com/ateliers-dartistes-a-paris-2/): J’ai une grande verrière, je suis orienté au nord, je suis né au XIXe siècle. Qui suis-je ? Un atelier d’artiste à Paris. L’orientation au nord laisse une lumière douce pénétrer en permanence dans l’atelier : si l’atelier était plein sud, le soleil éblouirait l’artiste. La grande verrière montre que la technologie du verre a évolué au XIXe siècle. La hauteur sous plafond des ateliers englobe deux niveaux, dont une mezzanine ; cela permet à l’artiste de prendre du recul, et à ses visiteurs d’admirer son travail. Le duplex est né de là. Le livre de Jean-Claude Delorme et Anne-Marie Dubois recense les […] - [Ateliers d'artistes à Paris](https://www.vivelaculture.com/ateliers-dartistes-a-paris/): J’ai une grande verrière, je suis orienté au nord, je suis né au XIXe siècle. Qui suis-je ? Un atelier d’artiste à Paris. L’orientation au nord laisse une lumière douce pénétrer en permanence dans l’atelier : si l’atelier était plein sud, le soleil éblouirait l’artiste. La grande verrière montre que la technologie du verre a évolué au XIXe siècle. La hauteur sous plafond des ateliers englobe deux niveaux, dont une mezzanine ; cela permet à l’artiste de prendre du recul, et à ses visiteurs d’admirer son travail. Le duplex est né de là. Le livre de Jean-Claude Delorme et Anne-Marie Dubois recense les […] - [Villa Médicis](https://www.vivelaculture.com/villa-medicis-2/): Etre en résidence à la Villa Médicis consiste, pour un artiste aujourd’hui, à passer 18 mois hors des soucis matériels, pour se consacrer à la création. La Villa Médicis, propriété des Médicis depuis le XVIe siècle, fut rachetée par Napoléon 1er au XIXe siècle pour y accueillir l’Académie de Peinture et de Sculpture. Le livre de Dominique Fernandez voyage dans ce lieu dont Frédéric Mitterrand fut le directeur avant de devenir ministre de la Culture. Plus rock ‘n’ roll, dans les années 70, le fils du peintre Balthus, alors que son père était directeur de l’institution, invitait Mick Jagger, Keith […] - [Villa Médicis](https://www.vivelaculture.com/villa-medicis/): Etre en résidence à la Villa Médicis consiste, pour un artiste aujourd’hui, à passer 18 mois hors des soucis matériels, pour se consacrer à la création. La Villa Médicis, propriété des Médicis depuis le XVIe siècle, fut rachetée par Napoléon 1er au XIXe siècle pour y accueillir l’Académie de Peinture et de Sculpture. Le livre de Dominique Fernandez voyage dans ce lieu dont Frédéric Mitterrand fut le directeur avant de devenir ministre de la Culture. Plus rock ‘n’ roll, dans les années 70, le fils du peintre Balthus, alors que son père était directeur de l’institution, invitait Mick Jagger, Keith […] - [L'Allure de Chanel](https://www.vivelaculture.com/lallure-de-chanel-2/): Gabrielle Chanel, alias Coco Chanel, fut une créatrice de mode légendaire. Paul Morand, un immense écrivain. Ils étaient amis. Il l’écouta longuement et parvint à restituer dans sa langue étincelante, l’insaisissable ; des morceaux comme : « De même que la vraie culture consiste à flanquer par-dessus bord un certain nombre de choses ; de même que dans la mode, on commence généralement par la chose trop belle, pour arriver au simple. » - [L'Allure de Chanel](https://www.vivelaculture.com/lallure-de-chanel/): Gabrielle Chanel, alias Coco Chanel, fut une créatrice de mode légendaire. Paul Morand, un immense écrivain. Ils étaient amis. Il l’écouta longuement et parvint à restituer dans sa langue étincelante, l’insaisissable ; des morceaux comme : « De même que la vraie culture consiste à flanquer par-dessus bord un certain nombre de choses ; de même que dans la mode, on commence généralement par la chose trop belle, pour arriver au simple. » - [L'Aventure du Théâtre du Soleil](https://www.vivelaculture.com/laventure-du-theatre-du-soleil-2/): En 1970, Ariane Mnouchkine transforme une ancienne fabrique d’armes et de poudre en lieu de création théâtrale : la Cartoucherie est née avec le lancement du Théâtre du Soleil. Un spectacle fait date, 1789. Sur l’affiche est écrit : « la révolution doit s’arrêter à la perfection du bonheur.» Deux comédiens vont être des piliers des débuts, Philippe Léotard et Philippe Caubère ; ce dernier en a tiré la matière de ses spectacles-fleuves. Aller voir un spectacle d’Ariane Mnouchkine est une aventure en soit : elle nous accueille à l’entrée ; les comédiens se maquillent devant nous. C’est dans cette poésEn 1970, Ariane Mnouchkine transforme une ancienne […] - [L'Aventure du Théâtre du Soleil ](https://www.vivelaculture.com/laventure-du-theatre-du-soleil/): En 1970, Ariane Mnouchkine transforme une ancienne fabrique d’armes et de poudre en lieu de création théâtrale : la Cartoucherie est née avec le lancement du Théâtre du Soleil. Un spectacle fait date, 1789. Sur l’affiche est écrit : « la révolution doit s’arrêter à la perfection du bonheur.» Deux comédiens vont être des piliers des débuts, Philippe Léotard et Philippe Caubère ; ce dernier en a tiré la matière de ses spectacles-fleuves. Aller voir un spectacle d’Ariane Mnouchkine est une aventure en soit : elle nous accueille à l’entrée ; les comédiens se maquillent devant nous. C’est dans cette poésEn 1970, Ariane Mnouchkine transforme une ancienne […] - [Le Turc en Italie](https://www.vivelaculture.com/le-turc-en-italie-2/): Quand on pense « opéra », La Scala n’est jamais loin. Bâti en 1778, le Teatro alla Scala de Milan est le berceau du Bel Canto italien : il en a vu naître tous les chefs-d’œuvre, des bijoux rutilants de Rossini aux drames véristes de Puccini, en passant par les pages déchirantes de Bellini, les larmes furtives de Donizetti et la pompe de Verdi. Aujourd’hui encore, La Scala reste une maison de création (Stockhausen y a créé trois journées de son cycle opératique monumental Licht, Luca Francesconi son Quartett), mais c’est avant tout le temple du « bon goût » de l’opéra italien, où la […] - [Le Turc en Italie](https://www.vivelaculture.com/le-turc-en-italie/): Quand on pense « opéra », La Scala n’est jamais loin. Bâti en 1778, le Teatro alla Scala de Milan est le berceau du Bel Canto italien : il en a vu naître tous les chefs-d’œuvre, des bijoux rutilants de Rossini aux drames véristes de Puccini, en passant par les pages déchirantes de Bellini, les larmes furtives de Donizetti et la pompe de Verdi. Aujourd’hui encore, La Scala reste une maison de création (Stockhausen y a créé trois journées de son cycle opératique monumental Licht, Luca Francesconi son Quartett), mais c’est avant tout le temple du « bon goût » de l’opéra italien, où la […] - [Live at the Apollo](https://www.vivelaculture.com/live-at-the-apollo-2/): Au printemps 1963, l’énorme succès de ce live a relancé James Brown dont la carrière battait alors de l’aile. Et confirmé la réputation de l’Apollo. Ce théâtre de 1506 places construit en 1914 sur la 125e rue de New York, à Harlem, a une devise aussi ronflante (« ici naissent les stars et se forgent les légendes ») que vérifiée puisque ses célèbres « Amateur Night » du mercredi soir (les inconnus autorisés à s’y produire sont jugés à l’applaudimètre féroce de la salle) ont révélé aussi bien Ella Fitzgerald (à 17 ans en 1934) que Jimi Hendrix (à 22 ans en 1964). Des […] - [Live at the Apollo](https://www.vivelaculture.com/live-at-the-apollo/): Au printemps 1963, l’énorme succès de ce live a relancé James Brown dont la carrière battait alors de l’aile. Et confirmé la réputation de l’Apollo. Ce théâtre de 1506 places construit en 1914 sur la 125e rue de New York, à Harlem, a une devise aussi ronflante (« ici naissent les stars et se forgent les légendes ») que vérifiée puisque ses célèbres « Amateur Night » du mercredi soir (les inconnus autorisés à s’y produire sont jugés à l’applaudimètre féroce de la salle) ont révélé aussi bien Ella Fitzgerald (à 17 ans en 1934) que Jimi Hendrix (à 22 ans en 1964). Des […] - [Les Beatles à Hambourg : Comment tout a débuté](https://www.vivelaculture.com/les-beatles-a-hambourg-comment-tout-a-debute-2/): « Je suis né à Liverpool, mais j’ai grandi à Hambourg« , disait Lennon. Quand il part pour le port du nord de l’Allemagne avec McCartney et Harrison, en août 1960, ses Beatles sont semi-pro, sans batteur (Pete Best est recruté sur le fil) et avec un bassiste nul (Stuart Sutcliffe). Sur place, les trois garçons de 17 à 19 ans, engagés par un club miteux de Sankt Pauli (le « Pigalle » local), logent dans un cinéma X et gagnent à peine de quoi se nourrir. Mais en jouant plusieurs heures chaque soir, pleins de bière et de cachets, ils deviennent des bêtes […] - [Les Beatles à Hambourg : Comment tout a débuté](https://www.vivelaculture.com/les-beatles-a-hambourg-comment-tout-a-debute/): « Je suis né à Liverpool, mais j’ai grandi à Hambourg« , disait Lennon. Quand il part pour le port du nord de l’Allemagne avec McCartney et Harrison, en août 1960, ses Beatles sont semi-pro, sans batteur (Pete Best est recruté sur le fil) et avec un bassiste nul (Stuart Sutcliffe). Sur place, les trois garçons de 17 à 19 ans, engagés par un club miteux de Sankt Pauli (le « Pigalle » local), logent dans un cinéma X et gagnent à peine de quoi se nourrir. Mais en jouant plusieurs heures chaque soir, pleins de bière et de cachets, ils deviennent des bêtes […] - [L'Espace vide](https://www.vivelaculture.com/lespace-vide-2/): Inauguré en 1876, le Théâtre des Bouffes du Nord, né Théâtre Molière, boulevard de la Chapelle, a connu plusieurs vies, jusqu’à ce jour de 1974 où le metteur en scène Peter Brook le découvre. Séduit par sa lumineuse austérité, par la nudité de ses murs, il fait de cette coquille vide un décor protéiforme. Se contentant de remettre la salle aux normes, il préserve son apparence vieillie, crépusculaire, presque dévastée. S’ouvrant à une nouvelle approche du théâtre, pluridisciplinaire et iconoclaste, les Bouffes du Nord deviennent l’un des plus prestigieux lieux de création scénique de la fin du XXe siècle et […] - [L'Espace vide](https://www.vivelaculture.com/lespace-vide/): Inauguré en 1876, le Théâtre des Bouffes du Nord, né Théâtre Molière, boulevard de la Chapelle, a connu plusieurs vies, jusqu’à ce jour de 1974 où le metteur en scène Peter Brook le découvre. Séduit par sa lumineuse austérité, par la nudité de ses murs, il fait de cette coquille vide un décor protéiforme. Se contentant de remettre la salle aux normes, il préserve son apparence vieillie, crépusculaire, presque dévastée. S’ouvrant à une nouvelle approche du théâtre, pluridisciplinaire et iconoclaste, les Bouffes du Nord deviennent l’un des plus prestigieux lieux de création scénique de la fin du XXe siècle et […] - [Philharmonie de Paris](https://www.vivelaculture.com/philharmonie-de-paris-2/): La nouvelle Philharmonie de Paris est bien plus qu’une simple salle de concert ! Et bien plus qu’un manifeste architectural, quand bien même serait-il signé Jean Nouvel. C’est aussi et surtout un manifeste artistique : sur la place de la musique dans la cité, sur son rôle dans la société. Haut lieu culturel en même temps que lieu de vie et de rencontres, la Philharmonie de Paris rend à la musique le rôle qu’elle ne devrait jamais cesser de jouer : celui de vecteur de lien social. Vaste agora grande ouverte sur le monde et à tout le monde, elle revient aux racines […] - [Philharmonie de Paris](https://www.vivelaculture.com/philharmonie-de-paris/): La nouvelle Philharmonie de Paris est bien plus qu’une simple salle de concert ! Et bien plus qu’un manifeste architectural, quand bien même serait-il signé Jean Nouvel. C’est aussi et surtout un manifeste artistique : sur la place de la musique dans la cité, sur son rôle dans la société. Haut lieu culturel en même temps que lieu de vie et de rencontres, la Philharmonie de Paris rend à la musique le rôle qu’elle ne devrait jamais cesser de jouer : celui de vecteur de lien social. Vaste agora grande ouverte sur le monde et à tout le monde, elle revient aux racines […] - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent-2/): Im zweiten französischen Spielfilm über Yves Saint Laurent aus dem Jahr 2014, der bisher in Deutschland noch nicht erschienen ist, geht es auch um die Inspirationen von YSL. Den Modezaren beeinflussten auch Werke von Künstlern wie Poliakoff und Nicolas de Staël, der sagte: „Die Moden vergehen, aber der Stil bleibt ewig.“ 1966 wird Saint Laurents Mondrian-Kleid, als Hommage an Piet Mondrian von De Stijl, die Modewelt revolutionieren. Die Einfachheit der Form und das Design rücken es in die Nähe zu einer Kleidung, wie man sie sich auch beim Bauhaus vorstellte. Die Moden vergehen…. - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent/): Yves Saint Laurent, qui puisait aussi son inspiration dans l’œuvre d’artistes comme Poliakoff, ou Nicolas de Staël, disait : « Les modes passent, le style est éternel ». En 1966, sa robe Mondrian, en l’honneur du peintre Piet Mondrian collaborateur de la revue De Stijl, va révolutionner la mode par la simplicité de sa forme et son design qui la rapprochent des costumes imaginés au Bauhaus. Les modes passent… - [Keramik, Material, Herstellung](https://www.vivelaculture.com/keramik-material-herstellung/): Für ein Produkt hat der Designer die Qual der Wahl: weiches oder hartes Holz, Fasern, Tiersubstanzen, Pflanzen, industrielle oder normale Polymere, eisenhaltige oder nicht eisenhaltige Metalle…. Das zeigt schon das ausführliche Inhaltsverzeichnis des Buches Keramik-Material-Herstellung von Chris Lefteri, einem Spezialisten auf diesem Gebiet. Er zitiert Ezio Manzini, den Strategen des nachhaltigen Designs: „Versucht man, Materialien zu definieren und ihre Entwicklung zu verfolgen, dann ist es so, als wolle man ein Familienfoto aufnehmen, wenn niemand an seinem Platz bleibt.“ Eine Familie, wo niemand an seinem Platz bleibt, ist übrigens eine schöne Definition für das Bauhaus. - [Matériaux & design produit](https://www.vivelaculture.com/materiaux-design-produit/): Pour créer un produit, un designer peut utiliser au choix : bois tendres, bois durs, fibres, substances animalières, plantes, polymères industriels, ordinaires, métaux non ferreux, ferreux… C’est ce que montre le long sommaire du livre Matériaux & design produit de Chris Lefteri, autorité en la matière. Il cite Ezio Manzini, stratège du design durable : « tenter de définir les matériaux et de suivre leur évolution, c’est comme vouloir prendre une photo de famille alors que personne ne reste en place ». Une famille où personne ne reste en place, quelle belle définition du Bauhaus ! - [Inspirations](https://www.vivelaculture.com/inspirations-2/): 1964 gründet der Brite Terence Conran im Londoner Viertel Chelsea Habitat. Er sagt damals: „Das Studium der Bauhaus-Ideen und des Werkes von William Morris haben meine Einstellung zum Design geprägt und in mir den Glauben verstärkt, wie wichtig es ist, Design für alle zugänglich zu machen.“ In seinem Haus Barton Court findet er viele Inspirations, daher stammt auch der Titel für diese Autobiographie. Sir Terence Conran arbeitet in seinem Haus auch daran, Menschen beim Einrichten ihrer Wohnung zu helfen: Normal! - [Inspirations](https://www.vivelaculture.com/inspirations/): En 1964, le britannique Terence Conran a lancé Habitat à Londres, dans le quartier de Chelsea. Il dit à l’époque : « L’étude du Bauhaus et de l’œuvre de William Morris avait modelé mon approche du design, et forgé ma croyance en l’importance de rendre le design accessible à tous. » Dans sa maison, Barton Court, il trouve ses nombreuses Inspirations, d’où le titre de cet ouvrage, autobiographique. Sir Terence Conran travaille dans sa maison pour aider les gens à aménager la leur : normal ! - [Malerei, Fotografie, Film](https://www.vivelaculture.com/malerei-fotografie-film/): Laszlo Moholy-Nagy hat bereits Fotos in der Wiener Kunst- und Literaturzeitschrift Ma (ungarisch für Heute, Gegenwart) veröffentlicht, bevor er zum Bauhaus kommt. Ihm gefällt der konstruktivistische Ansatz der Schule, und er wird für Walter Gropius eine wertvolle Stütze. Nach der Schließung des Bauhauses durch die Nazis gründet Laszlo Moholy-Nagy das New Bauhaus in Chicago, danach die School of Design, die in das Illinois Institute of Technology integriert wird. Moholy-Nagy hat die Technik immer benutzt, um andere Möglichkeiten der Fotokamera zu erforschen. So sagt er: „Der Analphabet von morgen ist nicht derjenige, der die Schrift ignoriert, sondern die Fotografie“. Bestechend! - [Peinture, photographie, film](https://www.vivelaculture.com/peinture-photographie-film/): Laszlo Moholy-Nagy a déjà publié des photos dans la revue viennoise Ma, avant d’arriver au Bauhaus. Il adhère à l’esprit constructiviste de l’école et devient un soutien précieux pour Gropius. Lorsqu’il rejoint les USA, après la fermeture du Bauhaus par les nazis, il fonde le New Bauhaus à Chicago, puis la School of Design, qui sera intégrée à l’Illinois Institute of Technology. Moholy-Nagy a utilisé la technique pour explorer autrement les possibilités de l’appareil photo. Il disait : « l’analphabète de demain ne sera pas celui qui ignore l’écriture, mais celui qui ignore la photographie ». Fulgurant ! - [Jean Prouvé](https://www.vivelaculture.com/jean-prouve/): Jean Prouvé ist nicht nur Architekt, Ingenieur oder Designer, sondern alles zusammen. Sein „konstruktives Denken“ basiert auf einer Logik der praxisnahen Herstellung. Sie beruht auf einem ästhetischen Purismus, der das Bauhaus nicht verleugnet. Das Buch versteht sich als eine Einführung in das Schaffen von Prouvé und zeigt den Designer, der mit seinem einfachen, aber eleganten Stil auch das Bedürfnis zu einer effektiven, hochqualitativen jedoch auch kostengünstigen und ökonomischen Produktion verband. Jean Prouvé war übrigens auch der Präsident der Jury, die sich für das Projekt von Renzo Piano und Richard Rogers für das Centre Pompidou entschied. - [Jean Prouvé Designer](https://www.vivelaculture.com/jean-prouve-designer/): Jean Prouvé n’est pas seulement architecte, ou ingénieur ou designer, mais tout cela à la fois. Sa « pensée constructive » basée sur une logique de fabrication fonctionnelle génère une esthétique épurée, que n’aurait pas renié le Bauhaus. Le colloque de Nancy « Jean Prouvé Designer » met en valeur le designer, entre l’architecte et l’ingénieur. Logique car Prouvé conçoit des meubles et immeubles dans un même principe constructif. A noter que Jean Prouvé est le président du jury qui choisit le projet de Piano et Rodgers pour le Centre Pompidou ! - [Play Time](https://www.vivelaculture.com/play-time-2/): Beflügelt durch die Ideen des Bauhauses, berauscht sich die moderne Architektur an Wolkenkratzern und verglasten Oberflächen und dem Leben voller Automatismen, das damit einhergeht. Eine Zeitlang ist dieses Leben auszuhalten, wird dann jedoch unerträglich. Das eröffnet Jacques Tati jedoch unerschöpfliche, komische Möglichkeiten, die er bis auf den Millimeter genau in Play Time zwischen 1964 und 1967 filmisch festhält. Heute wird das Werk gefeiert, das jedoch zu seiner Zeit gigantisch floppte. Schachmatt für Tati und seine Produktionsgesellschaft, die danach Pleite ging. Der Regisseur benötigt 10 Jahre, um sich von diesem Misserfolg zu erholen. Dazwischen dreht er Trafic. Was soll er sonst […] - [Play Time](https://www.vivelaculture.com/play-time/): Lancée par le Bauhaus, l’architecture moderne s’est laissée griser par les gratte- ciel pleins de surfaces vitrées, et la vie qui allait avec, pleine d’automatismes ; une vie vivable un temps, puis invivable, mais dont les ressorts comiques inépuisables, réglés au millimètre, entre 1964 et 1967, sont pointées par Jacques Tati dans son film Play Time. Acclamé aujourd’hui, le film fait un bide à sa sortie et est considéré comme un « navet monumental » par Henry Chapier. Echec et mat pour sa société de production qui fait faillite, Tati met dix ans à s’en remettre, pendant lesquels il tourne […] - [Singles (1979-1983) - volume 2](https://www.vivelaculture.com/singles-1979-1983-volume-2-2/): 1978 rocken drei Gymnasiasten in ihrer Schule in Northampton und nennen sich The Craze. Ihnen fehlt ein Sänger. Dann kommt Peter Murphy mit seinem Look, seiner Bühnenpräsenz und Stimme, die an Bowie erinnert. Die Band bewundert das Bauhaus, dessen Modernität, den Minimalismus der Formen und Farben, und so nennt man sich Bauhaus 1919. Danach fällt das 1919 einfach weg. Mitten in London im Herzen Sohos wird der Batcave Club zu ihrem Tempel aus Gothic und Glam. 1982 spielen sie eine Coverversion von Ziggy Stardust ein, die das Original alt aussehen lässt. Das Stück ist natürlich auf dieser Single Compilation enthalten. - [Singles (1979-1983) - volume 2](https://www.vivelaculture.com/singles-1979-1983-volume-2/): En 1978, trois lycéens font du rock au lycée, à Northampton, leur groupe : The Craze. Il leur manque un chanteur, Peter Murphy arrive avec son look, sa présence scénique et sa voix à la Bowie. Ils admirent le Bauhaus, sa modernité, son minimalisme de formes et de couleurs, ils deviennent Bauhaus 1919, puis suppriment 1919. Ils vont marquer le Batcave, club londonien au cœur de Soho, qui devient le temple du gothique et du glam. En 1982, ils reprennent Ziggy Stardust : à faire pâlir l’original ! Ce morceau fait naturellement partie de la compilation Singles (1979-1983) – volume […] - [De Stijl](https://www.vivelaculture.com/de-stijl-2/): Das zweite Album des Duos Jack und Meg White De Stijl beeindruckt durch Bild und Ton. Der Gitarrensound von Jack ist angenehm dreckig und rau und erinnert an die Großen des elektrischen Blues wie Blind Willie McTel, dem das Album gewidmet ist. Das Cover und kleine Booklet tragen ganz die Handschrift von De Stijl. Jack White bewundert die Arbeit von Gerrit Rietveld, dem Schöpfer des Rot-Blauen Stuhls, der hier erstaunlicherweise nicht auftaucht, obwohl man das Album auch Rietveld gewidmet hat. Wenn man sich die Cover der White Stripes Alben jedoch näher anschaut, merkt man wie viel Sorgfalt auf die Grafik […] - [De Stijl](https://www.vivelaculture.com/de-stijl/): Deuxième album du duo Jack et Meg White, De Stijl est remarquable par le son et l’image. Le son de guitare de Jack, agréablement sale, rugueux à souhait, rappelle les grands pionniers du blues électrique comme Blind Willie McTell, à qui l’album est dédié. La pochette et le petit livret portent la signature De Stijl. Jack White admire le travail de Gerrit Rietveld, l’auteur de la Chaise rouge et bleue, qui curieusement n’y est pas présentée, alors même que l’album lui est dédié. Si l’on regarde attentivement toutes les pochettes des White Stripes, on constate qu’ils en soignent le graphisme, […] - [Alexander Rodtschenko: Eine neue Zeit](https://www.vivelaculture.com/alexander-rodtschenko-eine-neue-zeit/): Der 1891 geborene Alexander Rodtschenko, Maler, Bildhauer, Fotograf und Designer, ist einer der Gründer des russischen Konstruktivismus. Das Manifest des Konstruktivismus von 1920 bekräftigt „das Spekulative der Kunst“, wovon seiner Meinung nach auch das Bauhaus beeinflusst ist. Rodtschenko meint: „Die Kunst steht im Dienst des Volkes, aber jeder kann das Volk dahin führen, wohin er will. Ich möchte das Volk lieber zur Kunst führen, als mich der Kunst zu bedienen, um das Volk in eine wohin auch immer geartete Richtung zu führen.“ - [Rodtchenko photographe : La révolution dans l’œil](https://www.vivelaculture.com/rodtchenko-photographe-la-revolution-dans-loeil/): L’un des fondateurs du Constructivisme russe, Alexandre Rodtchenko, né en 1891, est peintre, sculpteur, photographe et designer. Le Manifeste Constructiviste de 1920 affirme : « la vraie modernité, c’est la production » ; il vante la gloire de la technique contre l’« activité spéculative de l’art », dont le Bauhaus s’inspire. Rodtchenko disait : « L’art est au service du peuple, mais le peuple, chacun le mène où il veut. Moi, je veux mener le peuple vers l’art plutôt que de me servir de l’art pour le mener on ne sait où. » - [Le Corbusier – Kleine Reihe Architektur](https://www.vivelaculture.com/le-corbusier-kleine-reihe-architektur/): 1910 arbeitet Le Corbusier im Architekturbüro von Peter Behrens, einem Pionier der sachlichen Architektur und des Industrie-Designs. Dort trifft er auf zwei zukünftige führende Köpfe des Bauhauses: Mies van der Rohe und Behrens‘ Büroleiter Walter Gropius. 1922 beginnt Le Corbusier, seine Idee der „Wohnmaschine“ umzusetzen. Oskar Schlemmer, der Büroleiter des Bauhauses, schreibt daraufhin: „Statt Kathedralen die Wohnmaschine.“ Der Autor Jean-Louis Cohen studierte deutsche und sowjetische Architektur, ist Le Corbusier-Experte und schuf die Cité de l’architecture in Paris. - [Le Corbusier (1887-1965)](https://www.vivelaculture.com/le-corbusier-1887-1965/): Un lyrisme pour l’architecture de l’ère mécaniste. En 1910, Le Corbusier se forme dans l’atelier de Peter Behrens, architecte et pionnier du design industriel ; il y rencontre Mies van der Rohe et leur chef de bureau est Walter Gropius : deux des têtes du futur Bauhaus. Le Corbusier lance en 1922, sa « machine à habiter » ; en écho, Oskar Schlemmer, chef d’atelier au Bauhaus, écrit : « Au lieu des cathédrales, des machines à habiter. » Jean-Louis Cohen a créé la Cité de l’Architecture à Paris et interprété toute l’œuvre du Corbusier. Les détracteurs de l’architecture moderne […] - [Kasimir Malewitsch und die russische Avantgarde](https://www.vivelaculture.com/kasimir-malewitsch-und-die-russische-avantgarde/): Innerhalb des Bauhauses steht der Ungar Farkas Ferenc Molnar in engem Kontakt zur Wiener Avantgarde-Zeitschrift Ma (Heute). Molnar bewunderte Malewitsch als großen Theoretiker der Moderne, dessen Ideen auch zu hitzigen Debatten beim Bauhaus führten. So sagte Kasimir Malewitsch über die Kathedralen-Serie von Monet: „Die Malerei wächst auf der Leinwand“. Überträgt man seine Gedanken auf die Welt des Bauhauses, könnte man behaupten: „Die Materialien wachsen mit dem Bauprojekt“. Das ist das Credo von Gropius. - [Malevitch : Aux avant-gardes de l’art moderne](https://www.vivelaculture.com/malevitch-aux-avant-gardes-de-lart-moderne/): Dans le Bauhaus il y a le CURI, Construction utilitaire rationnelle internationale, un groupe formé par Molnar, en contact avec la principale revue d’avant-garde viennoise Ma (Aujourd’hui). Molnar admire Malevitch, grand théoricien moderne qui ne pouvait que séduire les esprits échauffés du Bauhaus. Devant la série des Cathédrales de Monet, Malevitch a dit : « la peinture pousse sur la toile ». Transposons son idée dans l’univers du Bauhaus : les matériaux poussent sur la construction. C’est le credo de Gropius. - [The Story of De Stijl / Mondrian to van Doesburg ](https://www.vivelaculture.com/the-story-of-de-stijl-mondrian-to-van-doesburg/): Die niederländische Künstlergruppe De Stijl und die gleichnamige Zeitschrift werden 1917 von Theo van Doesburg gegründet. Zusammen mit dem Maler Piet Mondrian und weiteren Mitstreitern bekannte sich die Gruppe 1918 im „Manifest I“ zu einer Reform der Kunst und Kultur. Man setzt auf Purismus sowie Grundfarben und Nichtfarben. Die Beziehung zwischen van Doesburg und dem Bauhaus ist angespannt. In De Stijl schreibt der Gründer: „Auf dem Friedhof von Weimar gibt es ein von Gropius geführtes expressionistisches Institut.“ Später überwirft sich van Doesburg dann auch mit Mondrian. - [Mondrian / De Stijl](https://www.vivelaculture.com/mondrian-de-stijl/): De Stijl est une revue « constructiviste », fondée en 1917 par le hollandais Theo van Doesburg, qui juge la machine indispensable dans l’art. Les rapports entre van Doesburg et le Bauhaus sont électriques : il s’oppose à Itten, l’un des premiers professeurs, pour prendre sa place, ce que Gropius refuse. Mauvais joueur, via De Stijl, il critique : « au cimetière de Weimar, il y a une institution expressionniste dirigée par Gropius ». Mondrian, artiste moderne majeur, collabore avec De Stijl, et se dispute avec van Doesburg. Pas facile, van Doesburg ! - [The Bauhaus Group](https://www.vivelaculture.com/la-bande-du-bauhaus-2/): Mit dem Bauhaus verbindet man eine Reihe starker Persönlichkeiten. In dieser Biographie der Gruppe um Walter Gropius geht es auch um seine Geliebte Alma Mahler, die Frau von Gustav Mahler, um Paul Klee, den Koch der Gruppe, Wassily Kandinsky – auch in Moskau bei Wchutemas tätig –und Ludwig Mies van der Rohe, den Leiter des Bauhauses von 1930 bis zur Schließung 1933. Zur Gruppe gehörten auch Anni und Josef Albers, die in die USA emigrierten. Dort lernte sie der Autor Nicholas Fox Weber, der langjährige Leiter der Albers Foundation, kennen. So ist es nicht verwunderlich, dass er auch die Spannungen […] - [La bande du Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/la-bande-du-bauhaus/): Le Bauhaus est une aventure collective menée par des individualités fortes. La bande du Bauhaus, est une sorte de biographie de groupe construite autour du quotidien de Walter Gropius (et sa maîtresse Alma Mahler, la femme de Gustav Malher), Paul Klee, le cuisinier de la bande, Vassily Kandinsky, qu’on retrouve aussi à Moscou aux Vhutemas, Ludwig Mies van der Rohe, directeur de l’école de 1930 à sa fermeture en 1933, et le couple Anni et Josef Albers, un des concepteurs de l’art optique ou Op Art. Pas étonnant qu’il y ait eu quelques frictions au sein de l’école… - [WChUTEMAS – Ein russisches Labor der Moderne](https://www.vivelaculture.com/wchutemas-ein-russisches-labor-der-moderne/): Wchutemas – im russischen Вхутемас (aus Высшие художественно-технические мастерские) – bezeichnet eine avantgardistische russische Kunsthochschule in Moskau, die von 1920 bis 1927 unter diesem Namen berühmt wurde und danach noch weitere drei Jahre als „Wchutein“ existierte. Dieser oftmals als „russisches Bauhaus“ bezeichneten Schule widmet der Berliner Martin-Gropius-Bau noch bis zum 5. April eine große Ausstellung mit 250 Exponaten zu dem Schwerpunkt Architektur. Zu den berühmten Lehrern der „Höheren Künstlerischen Technischen Werkstätten“ mit über 1000 Studenten gehörten u.a. El Lissitzky, Moissej Ginsburg, Wassily Kandinsky und Alexander Rodtschenko. - [Vhutemas : Moscou 1920-1930](https://www.vivelaculture.com/vuthemas-moscou-1920-1930/): Les Vhutemas (Ateliers supérieurs d’art et de technique), école créée en 1920 à Moscou, est le pendant soviétique du Bauhaus. Moins connues, les Vhutemas et son cortège de professeurs prestigieux parmi lesquels Alexandre Rodtchenko, Vladimir Tatline ou El Lissitzky (qui, comme Kandinsky, enseignera également au Bauhaus), vont participer à l’avènement de l’architecture moderne et à ce qui deviendra le design. « Ces deux écoles encouragèrent l’émergence de pratiques artistiques et professionnelles inédites élaborées lors du processus même d’enseignement ». - [Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/bauhaus-2/): Der Neologismus „Bauhaus“ kommt von „Hausbau“. Walter Gropius ließ sich bei seiner Idee, Technik und Kunst mit einander zu verbinden, vom Engländer William Morris inspirieren. Das Bauhaus-Archiv in Berlin ist sowohl für die Geschichte als auch für die Bauhaus-Ableger in Chicago und Ulm zuständig. Dieses Buch beinhaltet außerdem die Exponate der Sammlung und setzt sich mit der Bedeutung der Bauhausschule und ihren Vertretern auseinander – von Walter Gropius bis hin zu Kandinsky und Klee. - [Comprendre le Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/comprendre-le-bauhaus/): Son idée de mélanger l’art et la technique, Gropius l’a trouvée dans l’œuvre de William Morris qui a ouvert la voie en Angleterre au XIXe siècle. Elle lui permet d’impliquer les industriels dans l’aventure. Bauhaus est un néologisme inspiré de « Hausbau » (construction de maison). Pour appuyer cette envie de changement. Lionel Richard, qui a écrit de nombreux livres sur l’Allemagne et l’art contemporain, raconte l’aventure du Bauhaus de manière concise, précise ; son index confirme l’importance de Gropius, présent dans 151 pages sur 221 ! - [Las Vegas Parano](https://www.vivelaculture.com/las-vegas-parano-2/): Im Gonzo-Journalismus, einer Art subjektivem Journalismus in der erste Person, sind nicht die nackten Fakten von Interesse, sondern vielmehr der Bericht, den der Journalist auf Basis seiner Erfahrungen schreibt, selbst wenn dieser völlig verdreht und deformiert wird. In diesem Bereich war Hunter S. Thompson ein Meister. Terry Gilliam hat seinen berühmtesten Roman, Fear and Loathing in Las Vegas, mit Johnny Depp in der Rolle des Journalisten verfilmt. In Begleitung seines Anwalts begibt er sich auf eine drogengeschwängerte Reise, um eine Reportage über ein Motorradrennen zu schreiben. - [La Surprise de l'amour ](https://www.vivelaculture.com/la-surprise-de-lamour/): Sein Name wird zum französischen Wort Marivaudage, dem Getändel, dem wesentlichen dramatischen Element der Opéra-Comique. Wie auch die Opéra-Comique so inspiriert sich auch sein Theater an der Quelle der Commedia dell’Arte und Marivaux war lange der beliebteste Autor der « Comédiens Italiens ». Diese Gruppe fusionierte nach seinem Tod mit der Truppe der Opéra-Comique und fand etwas später eine neue Heimat im Salle Favart. Übrigens ist der Boulevard des Italiens, nicht weit vom Salle Favart, nach der Truppe benannt und die Rue Marivaux verläuft entlang dem Theater. Kurz gesagt, Marivaux und die Opéra-Comique sind untrennbar miteinander verbunden. Auch wenn der Theatermann selbst […] - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp-2-3/): Le bouquin, sous-titré en France Mémoires d’un maquereau a fait un raffut du diable quand il est sorti aux Etats-Unis : il s’est rapidement vendu à plusieurs millions d’exemplaires. Pimp, ce n’était pas une voix noire « correcte », c’était écrit dans le langage cru et ordurier de la rue, et son auteur racontait ses frasques de toxico et de proxo quand, dans les années 1940 et 1950, il régnait sur les bas-fonds et les trottoirs des ghettos de Chicago, soit un univers taillé dans la violence pure. - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp-2-2/): Das Buch mit dem Untertitel Erinnerungen eines Zuhälters sorgte bei seinem Erscheinen in den USA für einen regelrechten Aufschrei und verkaufte sich mehrere Millionen Mal. In Pimp hörte man keine « anständige » schwarze Stimme, es war eine rohe und schmutzige Sprache, die der Straße. Der Autor erzählte von den Eskapaden der Drogenfreaks und Zuhälter in der 1940ern und 50ern, als sie über die Straßen der Ghettos in Chicago herrschten. Eine Welt purer Gewalt. - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp-2/): Le bouquin, sous-titré en France Mémoires d’un maquereau a fait un raffut du diable quand il est sorti aux Etats-Unis : il s’est rapidement vendu à plusieurs millions d’exemplaires. Pimp, ce n’était pas une voix noire « correcte », c’était écrit dans le langage cru et ordurier de la rue, et son auteur racontait ses frasques de toxico et de proxo quand, dans les années 1940 et 1950, il régnait sur les bas-fonds et les trottoirs des ghettos de Chicago, soit un univers taillé dans la violence pure. - [Marseille sur héroïne](https://www.vivelaculture.com/marseille-sur-heroine-3/): De la fin de la guerre au milieu des années 1970, Marseille s’est illustrée dans l’exportation d’héroïne en direction du marché américain. Arrivée de Turquie, la morphine-base était raffinée dans une vingtaine de labos répartis entre Marseille et Aubagne. Soit une production de près de 150 kg par mois, au milieu des années 1960. Les raisons du succès de la French connection ? McCoy montre comment la CIA aurait, dans les années 1950, contribué à rétablir la pègre corse pour que celle-ci prenne le contrôle des quais du port en réduisant au passage le pouvoir -et les grèves- de la CGT… - [French Connection](https://www.vivelaculture.com/marseille-sur-heroine-2/): Ende des Krieges und bis Mitte der 1970er entwickelte sich Marseille zum Drogenumschlagplatz Nummer Eins in Richtung USA. Aus der Türkei kommend wurde die Morphiumbasis in rund zwanzig Labors zwischen Marseille und Aubagne zu Heroin verarbeitet. In der Mitte der 1960er entsprach die Produktion einer Menge von monatlich 150kg. Worin der Erfolg der French Connection lag? Autoren wie Alfred McCoy zeigen auf, wie die CIA in den 1950ern den Aufstieg der korsischen Mafia unterstützt hätte, damit diese die Kontrolle über den Hafen übernimmt und dabei die Macht der Gewerkschaft CGT bricht und die Streiks beendet. - [Marseille sur héroïne](https://www.vivelaculture.com/marseille-sur-heroine/): De la fin de la guerre au milieu des années 1970, Marseille s’est illustrée dans l’exportation d’héroïne en direction du marché américain. Arrivée de Turquie, la morphine-base était raffinée dans une vingtaine de labos répartis entre Marseille et Aubagne. Soit une production de près de 150 kg par mois, au milieu des années 1960. Les raisons du succès de la French connection ? McCoy montre comment la CIA aurait, dans les années 1950, contribué à rétablir la pègre corse pour que celle-ci prenne le contrôle des quais du port en réduisant au passage le pouvoir -et les grèves- de la CGT… - [Call The Cops](https://www.vivelaculture.com/call-the-cops-3/): Le chanteur Shaun Ryder résume ainsi l’aventure des Happy Mondays : « Nous étions tous défoncés en permanence. On dansait partout. Imagine des types complètement tarés qui dansent dans les pâtisseries ou dans la rue, après être sortis de leur caisse au feu rouge. On trouvait ça complètement naturel ». Le groupe a loyalement servi la « Madchester » en mode « revival » d’un « summer of Love » qui se prolongea sur plusieurs saisons, à la fin des années 80, sur fond d’ecstas : « C’est vraiment bizarre de se dire que les gens se sont mis à comprendre notre musique parce qu’une nouvelle drogue est apparue ». Puis, en […] - [Call The Cops](https://www.vivelaculture.com/call-the-cops-2/): Der Sänger Shaun Ryder fasst das Abenteuer der Happy Mondays so zusammen:  » Wir waren ständig high. Wir tanzten überall. Stell dir eine Bande Verrückter vor, die in der Bäckerei oder auf der Straße tanzen, nachdem sie ihr Auto an einer roten Ampel stehen gelassen haben. Wir fanden das ganz normal. » Die Gruppe war ein Teil des « Madchester » in einem Revival des Summer of Love, der Ende der 80er mehrere Jahre lang dauerte, angetrieben von Extasy. « Wirklich seltsam, wenn man überlegt, dass die Leute unsere Musik zu verstehen begannen, weil eine neue Droge aufgetaucht war. » Dann, 1990, kam es zu […] - [Call The Cops](https://www.vivelaculture.com/call-the-cops/): Le chanteur Shaun Ryder résume ainsi l’aventure des Happy Mondays : « Nous étions tous défoncés en permanence. On dansait partout. Imagine des types complètement tarés qui dansent dans les pâtisseries ou dans la rue, après être sortis de leur caisse au feu rouge. On trouvait ça complètement naturel ». Le groupe a loyalement servi la « Madchester » en mode « revival » d’un « summer of Love » qui se prolongea sur plusieurs saisons, à la fin des années 80, sur fond d’ecstas : « C’est vraiment bizarre de se dire que les gens se sont mis à comprendre notre musique parce qu’une nouvelle drogue est apparue ». Puis, en […] - [Paradoxia](https://www.vivelaculture.com/paradoxia-3/): Il n’y a guère plus brûlante autobiographie… Au milieu des années 1970, la poétesse et performeuse punk arpentait les bas-fonds new-yorkais en quête effrénée de sexe, d’argent et de dope : « J’étais obsédée par leurs sexes, aussi longtemps qu’il fallait pour m’en faire passer le goût (…). Je voulais les posséder, leur arracher des petits morceaux d’âme, m’en gaver jusqu’à m’étrangler (…) Vomir, puis de nouveau me nourrir, comme une bête sauvage ». C’est l’histoire d’une prédatrice sexuelle « repentie », qui n’a pas inventé le fameux « Too fast to live, too young to die » des punks les plus extrêmes, mais l’a juste salement […] - [Paradoxie](https://www.vivelaculture.com/paradoxia-2/): Es gibt wohl keine schonungslosere Autobiographie… In der Mitte der 1970er zog die Punk-Performancekünstlerin und Poetin durch die Abgründe New Yorks auf das frenetischen Suche nach Sex, Geld und Drogen: « Ich war besessen von ihren Geschlechtsteilen, so lange, wie es dauerte, ihren Geschmack zu verlieren (…). Ich wollte sie besitzen, ihnen kleine Teile ihrer Seele entreissen, mich damit vollstopfen (…) Kotzen, dann wieder verschlingen, wie ein wildes Tier. » Dies ist die Geschichte einer geläuterten, sexuellen Raubkatze, die das berühmte Motto « Too fast to live, too young to die » der extremen Punker zwar nicht erfunden, aber aus erster Hand erlebt hat. - [Paradoxia](https://www.vivelaculture.com/paradoxia/): Il n’y a guère plus brûlante autobiographie… Au milieu des années 1970, la poétesse et performeuse punk arpentait les bas-fonds new-yorkais en quête effrénée de sexe, d’argent et de dope : « J’étais obsédée par leurs sexes, aussi longtemps qu’il fallait pour m’en faire passer le goût (…). Je voulais les posséder, leur arracher des petits morceaux d’âme, m’en gaver jusqu’à m’étrangler (…) Vomir, puis de nouveau me nourrir, comme une bête sauvage ». C’est l’histoire d’une prédatrice sexuelle « repentie », qui n’a pas inventé le fameux « Too fast to live, too young to die » des punks les plus extrêmes, mais l’a juste salement […] - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy-2-3/): Bob (Matt Dillon) en toxico romantique et pilleur de drugstores, au début des années 1970. Avec sa bande, il se fait les pharmacies de Portland pour assurer la défonce suivante. Un vrai film noir en forme d’impasse, avec ce moment de grâce comme le cinéma en connaît parfois : William Burroughs en vieux prêtre toxico… Sa diatribe pour « aider » Bob à décrocher est un monument : « Le fait que chacun puisse utiliser les drogues pour échapper à un épouvantable destin leur apparaît comme un anathème, à ces crétins ». - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy-2-2/): Bob (Matt Dillon) ist ein Romantiker, ein Drogensüchtiger und Plünderer von Apotheken zu Begin der 1970er. Mit seiner Bande räumt er die Apotheken Portlands aus, um sich den nächsten Rausch zu sichern. Ein wahrer Film Noir über Leben in der Sackgasse, mit einem dieser unvergesslichen Augenblicke wie nur das Kino sie kennt: Burroughs als alter, drogenabhängiger Priester. Seine Rede, um Bob zu helfen, clean zu werden, ist einzigartig: « Die Tatsache, dass jeder Drogen nutzen kann, um einem schrecklichen Schicksal zu entkommen, erscheint diesen Dummköpfen wie ein Bannfluch.«  - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy-2/): Bob (Matt Dillon) en toxico romantique et pilleur de drugstores, au début des années 1970. Avec sa bande, il se fait les pharmacies de Portland pour assurer la défonce suivante. Un vrai film noir en forme d’impasse, avec ce moment de grâce comme le cinéma en connaît parfois : Burroughs en vieux prêtre toxico… Sa diatribe pour « aider » Bob à décrocher est un monument : « Le fait que chacun puisse utiliser les drogues pour échapper à un épouvantable destin leur apparaît comme un anathème, à ces crétins ». - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy-3-3/): En redécouvrant le film, on gage que, finalement, le personnage principal n’est pas Joe Buck, ce pauvre bouseux venu du Texas, mi-redneck, mi-étalon, qui rêve de gagner sa vie en jouant les gigolos… C’est la ville, tentaculaire, qui abrite tout un peuple de miséreux dont Ratso, le petit arnaqueur et clochard infirme, joué par Dustin Hoffman. Un western crépusculaire, où l’avenir des cowboys, dans les années 1970, c’est de s’occuper des camés malades. - [Asphalt Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy-3-2/): Beim erneuten Betrachten des Films wird einem klar, dass es nicht der Protagonist Joe Buck ist, der arme Hinterwäldler aus Texas, halb Landei, halb Hengst, der davon träumt, sein Leben als Gigolo zu verdienen, sondern die Stadt. Diese Krake, in deren Fängen ein ganzes Volk von Unglücklichen ihr Leben bestreitet, wie Ratso, der kleine Gauner und Landstreicher, dargestellt von Dustin Hoffman. Eine Art Endzeit-Western, wo die Zukunft der Cowboys in den 1970er Jahre darin lag, Drogenkranken zu helfen. - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy-3/): En redécouvrant le film, on gage que, finalement, le personnage principal n’est pas Joe Buck, ce pauvre bouseux venu du Texas, mi-redneck, mi-étalon, qui rêve de gagner sa vie en jouant les gigolos… C’est la ville, tentaculaire, qui abrite tout un peuple de miséreux dont Ratso, le petit arnaqueur et clochard infirme, joué par Dustin Hoffman. Un western crépusculaire, où l’avenir des cowboys, dans les années 1970, c’est de s’occuper des camés malades. - [Trainspotting](https://www.vivelaculture.com/trainspotting-3/): L’auteur du roman -paru en 1993-, Irvine Welsh, est devenu un véritable monographe de la ville d’Edimbourg, dont il dépeint les mœurs et les -mauvaises- habitudes d’une jeunesse prise entre hooliganisme et violences conjugales, chômage et dope… En racontant les drames de la vie quotidienne au cœur des classes post-ouvrières, c’est finalement de la violence sociale dont il s’agit. - [Trainspotting](https://www.vivelaculture.com/trainspotting-2/): Irwin Welsh, Autor des 1993 erschienenen Romans, ist zu so etwas wie dem Geschichtsschreiber der Stadt Edinburg geworden. Er beschreibt das Leben und die schlechten Angewohnheiten der Jugend der Stadt, zwischen Hooligantum, häuslicher Gewalt, Arbeitslosigkeit und Drogen… Er erzählt die Dramen des täglichen Lebens der Post-Arbeiterklasse und spricht unverblümt von der sozialen Gewalt. - [Trainspotting](https://www.vivelaculture.com/trainspotting/): L’auteur du roman -paru en 1993-, Irvine Welsh, est devenu un véritable monographe de la ville d’Edimbourg, dont il dépeint les mœurs et les -mauvaises- habitudes d’une jeunesse prise entre hooliganisme et violences conjugales, chômage et dope… En racontant les drames de la vie quotidienne au cœur des classes post-ouvrières, c’est finalement de la violence sociale dont il s’agit. - [Envoie-moi au ciel, Scotty](https://www.vivelaculture.com/envoie-moi-au-ciel-scotty-3/): « Je m’appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué » : Ed fréquente les DDA -Drogues Dures Anonymes-, parce que le crack -« Scotty »-, qui a le pouvoir d’envoyer au ciel, l’a perdu. Il a décroché, mais est toujours prêt à rechuter. Alors il se met à tuer des dealers, un par un, soit la meilleure thérapie de substitution possible, mais en oubliant que le crime est aussi une forme de psycho-dépendance… Un roman noir ovniesque, par un écrivain qui fut aussi chauffeur de gangsters et garde du corps de strip-teaseuses, et qui révèle surtout l’ampleur du delirium tremens de […] - [Beam Me up, Scotty](https://www.vivelaculture.com/envoie-moi-au-ciel-scotty-2/): « Ich heiße Ed und bin ein dämlicher Alkoholiker und Drogenfreak. » Ed geht zu den NA, den anonymen Drogenabhängigen, weil er vom Crack, von ihm Scotty genannt, weil es ihn in de Himmel beamt, los gekommen ist. Er hat entzogen, kann aber jederzeit wieder einen Rückfall erleiden. Also fängt er an, Dealer zu töten, einen nach dem anderen. Die beste Ersatztherapie, die es gibt, nur ist auch das Verbrechen wie eine Droge… Ein eigenartiger Krimi, von einem Schriftsteller, der Chauffeur von Gangstern und Bodyguard von Striptänzerinnen war. Ein Buch, welches das ganze Ausmaß des Delirium tremens der monströsen Stadt New York […] - [Envoie-moi au ciel, Scotty](https://www.vivelaculture.com/envoie-moi-au-ciel-scotty/): « Je m’appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué » : Ed fréquente les DDA -Drogues Dures Anonymes-, parce que le crack -« Scotty »-, qui a le pouvoir d’envoyer au ciel, l’a perdu. Il a décroché, mais est toujours prêt à rechuter. Alors il se met à tuer des dealers, un par un, soit la meilleure thérapie de substitution possible, mais en oubliant que le crime est aussi une forme de psycho-dépendance… Un roman noir ovniesque, par un écrivain qui fut aussi chauffeur de gangsters et garde du corps de strip-teaseuses, et qui révèle surtout l’ampleur du delirium tremens de […] - [Les 110 pilules](https://www.vivelaculture.com/les-110-pilules-3/): Une histoire de sexe et de drogue bien avant l’invention du rock ‘n’ roll -puisqu’il s’agit de la Chine sous la dynastie des Sung, au XVIe siècle. Celle d’un riche marchand qui se fait refiler par un moine 110 pilules qui décuplent la puissance sexuelle. Seules recommandations : n’en prendre qu’une à la fois, à chaque nouvelle lune. Où la vraie trame, en dehors de l’exploration sexuelle à multiples facettes, demeure : que se passera-t-il après l’absorption de la dernière pilule ? - [Die 110 Pillen](https://www.vivelaculture.com/les-110-pilules-2/): Eine Geschichte über Sex und Drogen, und das lange vor der Erfindung des Rock’n’Roll, denn wir befinden uns hier im China der Sung-Dynastie, im 16. Jahrhundert. Es ist die Geschichte eines reichen Händlers, der von einem Mönch 110 Pillen erhält, die die Manneskraft entfesseln. Die einzige Regel: Nur eine Pille, jeweils zu jedem Neumond. Neben den sexuellen Eskapaden steht natürlich stets die eine Frage im Vordergrund: Was passiert, wenn auch die letzte Pille geschluckt ist? - [Les 110 pilules](https://www.vivelaculture.com/les-110-pilules/): Une histoire de sexe et de drogue bien avant l’invention du rock ‘n’ roll -puisqu’il s’agit de la Chine sous la dynastie des Sung, au XVIe siècle. Celle d’un riche marchand qui se fait refiler par un moine 110 pilules qui décuplent la puissance sexuelle. Seules recommandations : n’en prendre qu’une à la fois, à chaque nouvelle lune. Où la vraie trame, en dehors de l’exploration sexuelle à multiples facettes, demeure : que se passera-t-il après l’absorption de la dernière pilule ? - [Les Tribulations d'un opiomane (1895-1915)](https://www.vivelaculture.com/les-tribulations-dun-opiomane-1895-1915-3/): Né dans le Nord de l’Angleterre victorienne en 1872, l’homme fut ingénieur des mines en Asie. À 62 ans, il publie le récit de ses voyages doublés d’une quête effrénée des plaisirs interdits, soit des descriptions hautes en couleurs des maisons de passe et autres fumeries d’opium. Il a essayé, une fois initié aux drogues, d’en user le plus « scientifiquement » possible. On lui doit ces commentaires un tantinet enthousiastes : « Toutes ces drogues narcotiques, qu’on identifie comme étant des drogues dangereuses, sont en réalité un don de Dieu à l’homme. Au lieu de lui nuire, elles devraient être un moyen de […] - [Underworld of the East (1895-1915)](https://www.vivelaculture.com/les-tribulations-dun-opiomane-1895-1915-2/): Geboren im Norden des viktorianischen Englang 1872, arbeitete er später als Ingenieur in den Minen Asiens. Mit 62 Jahren veröffentlicht er seine Reiseberichte und gibt Einblick in seine Suche nach verbotenen Genüssen. Mit farbenfrohen Beschreibungen von Stundenhotels und anderen Opiumhöhlen. Nachdem er die Drogen kennen gelernt hatte, versuchte er, diese möglichst « wissenschaftlich » zu nutzen. Wir verdanken ihm einige wohl etwas zu enthusiastische Aussprüche wie: « All diese narkotisierenden Drogen, die man als gefährliche Drogen hinstellt, sind in Wahrheit ein Geschenk Gottes an den Menschen. Statt zu schaden, sollten sie ein Mittel sein, seine Gesundheit zu erhalten und aus dem Leben ein […] - [Les Tribulations d'un opiomane (1895-1915)](https://www.vivelaculture.com/les-tribulations-dun-opiomane-1895-1915/): Né dans le Nord de l’Angleterre victorienne en 1872, l’homme fut ingénieur des mines en Asie. À 62 ans, il publie le récit de ses voyages doublés d’une quête effrénée des plaisirs interdits, soit des descriptions hautes en couleurs des maisons de passe et autres fumeries d’opium. Il a essayé, une fois initié aux drogues, d’en user le plus « scientifiquement » possible. On lui doit ces commentaires un tantinet enthousiastes : « Toutes ces drogues narcotiques, qu’on identifie comme étant des drogues dangereuses, sont en réalité un don de Dieu à l’homme. Au lieu de lui nuire, elles devraient être un moyen de […] - [Mémoires d'un bison](https://www.vivelaculture.com/memoires-dun-bison-2/): L’auteur n’est autre que l’acolyte d’Hunter Thompson dans « Las Vegas Parano ». Un drôle de personnage, avocat et défenseur, à la fin des années 1960 sur la côte Ouest, de la cause des Chicanos alors victimes de toutes les discriminations et violences -ce qu’il raconte dans La Révolte des cafards- et qui disparut mystérieusement en 1974. Mais Acosta, c’est aussi une voix littéraire irrésistible : « Alors qu’on planait dans les volutes de mon premier joint, par un après-midi nuageux sur San Francisco, Cynthia m’a montré ses dessins d’Egyptiens à corps de chien qui dévalaient des pyramides de glace au chocolat en patins […] - [Mémoires d'un bison](https://www.vivelaculture.com/memoires-dun-bison/): L’auteur n’est autre que l’acolyte d’Hunter Thompson dans « Las Vegas Parano ». Un drôle de personnage, avocat et défenseur, à la fin des années 1960 sur la côte Ouest, de la cause des Chicanos alors victimes de toutes les discriminations et violences -ce qu’il raconte dans La Révolte des cafards- et qui disparut mystérieusement en 1974. Mais Acosta, c’est aussi une voix littéraire irrésistible : « Alors qu’on planait dans les volutes de mon premier joint, par un après-midi nuageux sur San Francisco, Cynthia m’a montré ses dessins d’Egyptiens à corps de chien qui dévalaient des pyramides de glace au chocolat en patins […] - [Cheap Thrills](https://www.vivelaculture.com/cheap-thrills-3/): Ah! la voix féline et éraillée de Janis Joplin… Avec la pochette géniale dessinée par Crumb, et Summertime au menu, c’est un petit bijou. Un mélange de country, de blues, de sexe et d’énergie psyché. D’ailleurs, quand les Hells Angels organisaient leur bal du vendredi au Carousel Ballroom, dans Haight-Ashbury à San Francisco, Big Brother, leur groupe fétiche, était souvent convié… Janis est « cool » : elle fume de l’herbe, couche avec des filles et boit du bourbon. Mais la diva hippie mourra d’une overdose en 1970 au Chelsea, l’hôtel des stars cabossées. - [Cheap Thrills](https://www.vivelaculture.com/cheap-thrills-2/): Ah, die katzenhafte, raue Stimme von Janis Joplin… Mit dem genialen Cover von Crumb und Summertime auf dem Menu. Ein kleiner Schatz. Eine Mischung aus Country, Blues, Sex und psychischer Energie. Übrigens war Big Brother eine sehr beliebte Band bei den Hells Angels und wurden oft eingeladen zum Carousel Ballroom, den die Angels freitags veranstalteten… Janis ist « cool »: sie raucht Gras, schläft mit Frauen und trinkt Bourbon. Im Jahr 1970 stirbt die Hippiediva an einer Überdosis im Chelsea, dem Hotel der angeschlagenen Stars. - [Cheap Thrills](https://www.vivelaculture.com/cheap-thrills/): Ah! la voix féline et éraillée de Janis Joplin… Avec la pochette géniale dessinée par Crumb, et Summertime au menu, c’est un petit bijou. Un mélange de country, de blues, de sexe et d’énergie psyché. D’ailleurs, quand les Hells Angels organisaient leur bal du vendredi au Carousel Ballroom, dans Haight-Ashbury à San Francisco, Big Brother, leur groupe fétiche, était souvent convié… Janis est « cool » : elle fume de l’herbe, couche avec des filles et boit du bourbon. Mais la diva hippie mourra d’une overdose en 1970 au Chelsea, l’hôtel des stars cabossées. - [Acid test](https://www.vivelaculture.com/acid-test-3/): L’une des aventures -avec les Diggers de San Francisco- les plus démentes des années psychédéliques… Une bande d’artistes, musiciens et poètes, les Merry Pranksters, embarqués par Ken Kesey à bord d’un bus bariolé qui taille la route en distribuant des acides et en délivrant des diplômes – les « acid-tests graduations ». Suivie et narrée par l’adepte du « new journalism » Tom Wolfe, qui ne prend pas de LSD, lui, l’épopée devient savoureuse : « Depuis cette expérience, a-t-il ensuite raconté, j’ai toujours adopté, pour mes reportages, la stratégie d’approche du mec débarquant de Mars, du genre, je n’ai aucune idée de ce que vous […] - [Acid test](https://www.vivelaculture.com/acid-test-2/): Eines der verrücktesten Abenteuer der psychedelischen Epoche, in Begleitung der Diggers aus San Francisco… Eine Gruppe von Künstlern, Musikern und Poeten, die Merry Pranksters wurden von Ken Kesey in einen knallbunten Bus verladen und gemeinsam zog man durchs Land, verteilte LSD und stellte Diplome aus, die « Acid-Tests Graduations ». Tom Wolfe, ein Vertreter des « New Journalism », der selbst kein LSD nahm, folgte ihnen und erzählte ihre Geschichte. « Seit dieser Erfahrung », erzählte er später, « habe ich bei all meinen Reportagen die selbe Herangehensweise verwendet. Ein Typ vom Mars, in der Art von ‘Ich habe nicht die geringste Idee, was ihr da tut, […] - [Acid test](https://www.vivelaculture.com/acid-test/): L’une des aventures -avec les Diggers de San Francisco- les plus démentes des années psychédéliques… Une bande d’artistes, musiciens et poètes, les Merry Pranksters, embarqués par Ken Kesey à bord d’un bus bariolé qui taille la route en distribuant des acides et en délivrant des diplômes – les « acid-tests graduations ». Suivie et narrée par l’adepte du « new journalism » Tom Wolfe, qui ne prend pas de LSD, lui, l’épopée devient savoureuse : « Depuis cette expérience, a-t-il ensuite raconté, j’ai toujours adopté, pour mes reportages, la stratégie d’approche du mec débarquant de Mars, du genre, je n’ai aucune idée de ce que vous […] - [Das Buch vom Wirken Gottes](https://www.vivelaculture.com/das-buch-vom-wirken-gottes/): Diese deutsche Mystikerin aus dem XI. Jahrhundert berichtete von Visionen und göttlichen Erscheinungen seit ihrer Kindheit. Sie schrieb als Nonne in einem Benedektinerkloster ihre Visionen auf und gilt u.a. als eine große Gelehrte im Bereich der Naturheilkunde. Je nach Standpunkt wird sie als eine Heilige verehrt, die im Auftrag Gottes lehrte (sie wurde heiliggesprochen) oder als verrückt betrachtet. Unbestritten bleibt ihre einmalige, poetische Stimme. Margarethe von Trotta verfilmte 2009 ihre Geschichte mit Barbara Sukowa in der Hauptrolle. - [Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau](https://www.vivelaculture.com/vierundzwanzig-stunden-aus-dem-leben-einer-frau/): Stefan Zweig bleibt unerreichbar, wenn es darum geht, in nur wenigen Worten, in einem einfachen Bild, die Gesetze und Verwüstungen der Leidenschaft zu skizzieren. In Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau zeigt er uns eine Frau von Welt, die einem besessenen Casino-Spieler verfällt, indem sie nur seine mal hinreißenden und dann wieder verzweifelten Hände beobachtet. - [Das Siebente Siegel](https://www.vivelaculture.com/das-siebente-siegel/): Die Pest regiert im Mittelalter und kennt keine Gnade. Ein junger, desillusionierter Ritter, der gerade aus dem Heiligen Land kommt, bietet dem bleichen Tod ein Schachspiel an. Dabei geht es ihm vor allem darum, eine Theatertruppe zu retten, für die das Leben noch voller Liebe und Leichtigkeit ist. Bergmans erstes düsteres Meisterwerk traf im Vergleich zu späteren Arbeiten noch einen leichteren Ton. Beeindruckend ist auch die Darstellung eines jungen Mädchens, das bis zum Finale kein Wort sagt… - [Monty Python:  Das Leben des Brian](https://www.vivelaculture.com/monty-python-das-leben-des-brian/): Wenn die britisch-amerikanische Komikertruppe Monthy Python ihre Version der Passion Christi verfilmt, darf es gerne absurd und fröhlich werden. So wird Mandy am 25.Dezember im Jahre Null, in einer Scheune in Galiläa, der kleine Brian geboren, den die Heiligen Drei Könige mit einem gewissen Jesus verwechseln. Als sie ihren Irrtum bemerken, packen sie schnell ihre Geschenke ein und beehren die Nachbarin mit dem richtigen Jesuskind…. In diesem Klamauk um einen Messias wider Willen wird die Religion ebenso auf die Schippe genommen wie die Dummheit der Massen. Kurz – hier wird eine Version des Evangeliums geboten, die man vorher  so nie […] - [Der Idiot](https://www.vivelaculture.com/der-idiot/): Mit seiner Hauptfigur, dem Fürsten Myschkin, arbeitete sich Dostojewski an der Figur Christi ab. Dieser junge Mann, den alle nur verächtlich den „Idioten“ nennen, ist grundgütig, voller Liebe, ohne Hintergedanken und Epileptiker. Myschkin drückt sich mit einer großen Einfachheit – ja fast Naivität – aus. Der Fürst rückt in das Zentrum von Leidenschaften und Intrigen. Dabei vermag er es durchaus, Erwartungen zu wecken. Nicht immer reagiert er, wie erwartet. Aber er vergibt allen mit seiner so lichten Liebe. Die Krankheit hingegen verzeiht nichts. Das Leben auch nicht. - [Matthäus-Passion](https://www.vivelaculture.com/matthaus-passion/): „Wenn es jemanden gibt, der Bach alles verdankt, dann ist das Gott“ schreibt Cioran. Das trifft besonders auf die Matthäus-Passion zu, dieses mächtige und dabei so vielschichtige und geniale Monumentalwerk, das eine der großartigsten künstlerischen Darstellungen der Leiden Christi zeigt. Gustav Leonhardt, ein Pionier der Wiederentdeckung der Barocken Musik, spielte im Straub-Huillet-Film Chronik der Anna Magdalena Bach den Leipziger Kantor. Er beglückte uns 1990 mit seinem Orchester Petite Bande mit einer der schönsten Interpretationen der Matthäus-Passion. - [Le Cid / Der Cid](https://www.vivelaculture.com/le-cid-der-cid/): Mit dieser legendären Hauptrolle in Corneilles Klassiker erobert Gérard Philipe 1951 die Bühne und wird zur Ikone.  Mit seiner visionären Inszenierung dieses Meisterwerks gibt Regisseur Jean Vilar das Theater dem Volk zurück. Die Zusammenarbeit zwischen dem Théâtre National Populaire und dem Theaterfestival in Avignon sollte eine ganze Theaterepoche beeinflussen. - [Royal de Luxe ](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe/): Die Straßentheatergruppe Royal de Luxe aus Nantes kann man sich heute aus der bretonischen Hafenstadt nicht mehr wegdenken. Seit ihrer Gründung 1979 durch  Jean-Luc Courcoult bleibt diese Truppe hoch kreativ. Zahllos sind ihre Aufführungen und Werke in Nantes wie überall auf der Welt mit ihrer Mischung aus launischer Fantasie, Poesie und Burleske. Einer ihrer größten Erfolge bleibt die Saga der Riesenmarionetten, die in Europa, Afrika und Südamerika durch die Straßen vieler Städte zog. Zum 20. Jahrestag des Mauerfalls kam Royal de Luxe auch nach Berlin. - [Die Propellerinsel](https://www.vivelaculture.com/die-propellerinsel/): Wenn am Tollen Tag in der bretonischen Stadt der Herzöge die Musik auf Weltreise geht, handelt es sich bei weitem nicht um die einzige ungewöhnliche Reise für die Einwohner von Nantes. Denn in ihrer Stadt kam Jules Verne zur Welt, den seine Geburtsstadt zu all diesen Geschichten um Seefahrer inspirierte, die zu fremden Gestaden aufbrechen. Da ist natürlich der Hafen, der die Fantasie des Jungen beflügelte, der später 20 000 Meilen unter dem Meer schrieb…Aber auch die Insel Feydau, eine wirkliche Schwimmende Stadt inmitten der Loire oder die Île Indret mit ihrem Angst einflößenden Maschinenpark, den Jules Verne dann in […] - [Folle Journée / Der Tolle Tag](https://www.vivelaculture.com/folle-journee-der-tolle-tag/): In den 8 Sälen des Kongresszentrums in Nantes werden jährlich Hunderttausende erreicht. Dieses wahre Volksfest ist ein gelungenes Beispiel für die Demokratisierung der Kultur. Dieser Tolle Tag exportiert sich weltweit: nach Lissabon, Bilbao, Tokio, Rio den Janeiro und Warschau… - [Platée](https://www.vivelaculture.com/platee-2/): Au milieu du deuxième acte de cette comédie/ballet lyrique à haute teneur humoristique et burlesque, Jean-Philippe Rameau nous offre l’une des plus saisissantes, et l’une des plus drôles, de toutes les incarnations de la Folie en musique : une véritable Folie en furie (ou furie en folie), qui explose en vocalises virtuoses et jouissives ! - [Platée](https://www.vivelaculture.com/platee/): Au milieu du deuxième acte de cette comédie/ballet lyrique à haute teneur humoristique et burlesque, Jean-Philippe Rameau nous offre l’une des plus saisissantes, et l’une des plus drôles, de toutes les incarnations de la Folie en musique : une véritable Folie en furie (ou furie en folie), qui explose en vocalises virtuoses et jouissives ! - [Estuaire](https://www.vivelaculture.com/estuaire-2/): Ce festival d’art contemporain créé en 2007 a ceci de particulier qu’il s’étale tout du long des soixante kilomètres de l’estuaire de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire. Si certaines œuvres ne sont exposées que le temps de la manifestation, certaines demeurent encore aujourd’hui. On parcourt ainsi le Pays nantais pour aller d’une œuvre à l’autre, traversant à plusieurs reprises la Loire, tour à tour sur un petit pont de pierre, un bac, ou un monumental pont suspendu. Sans prévenir, une maison flottante, un serpent de mer, un bateau fondu, surgissent du paysage pour s’y renfoncer bientôt. - [Estuaire](https://www.vivelaculture.com/estuaire/): Ce festival d’art contemporain créé en 2007 a ceci de particulier qu’il s’étale tout du long des soixante kilomètres de l’estuaire de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire. Si certaines œuvres ne sont exposées que le temps de la manifestation, certaines demeurent encore aujourd’hui. On parcourt ainsi le Pays nantais pour aller d’une œuvre à l’autre, traversant à plusieurs reprises la Loire, tour à tour sur un petit pont de pierre, un bac, ou un monumental pont suspendu. Sans prévenir, une maison flottante, un serpent de mer, un bateau fondu, surgissent du paysage pour s’y renfoncer bientôt. - [Le Retable d'Issenheim](https://www.vivelaculture.com/le-retable-dissenheim-2/): Chef-d’œuvre de l’artiste bavarois Matthias Grünewald (v.1475-1480 – 1528), ce monumental polyptyque reste, encore aujourd’hui, d’une modernité déconcertante. Si certaines figures de sa Tentation de Saint Antoine peuvent rappeler son contemporain Jérôme Bosch, on ne peut dans le même temps s’empêcher de penser aux surréalistes ! Quant à la crucifixion, qui orne le panneau central lorsque le retable est fermé, elle est aussi cryptique que saisissante : l’on passe en la contemplant du désespoir le plus complet à la paix la plus douce — et retour. - [Le Retable d'Issenheim ](https://www.vivelaculture.com/le-retable-dissenheim/): Chef-d’œuvre de l’artiste bavarois Matthias Grünewald (v.1475-1480 – 1528), ce monumental polyptyque reste, encore aujourd’hui, d’une modernité déconcertante. Si certaines figures de sa Tentation de Saint Antoine peuvent rappeler son contemporain Jérôme Bosch, on ne peut dans le même temps s’empêcher de penser aux surréalistes ! Quant à la crucifixion, qui orne le panneau central lorsque le retable est fermé, elle est aussi cryptique que saisissante : l’on passe en la contemplant du désespoir le plus complet à la paix la plus douce — et retour. - [Les Sept Dernières Paroles du Christ en Croix](https://www.vivelaculture.com/les-sept-dernieres-paroles-du-christ-en-croix-2/): Joseph Haydn illustre les derniers instants du Christ en croix par un mouvement pour chaque parole — avant d’ouvrir la Terre et les Cieux d’un gigantesque et tellurique tremblement de terre. Pénétré et hypnotisant. Trois versions existent : une pour orchestre, une pour chœur et une pour quatuor. C’est peut-être cette dernière qui, de la part du père du quatuor à cordes, rend le mieux l’austérité lumineuse du discours. - [Les Sept Dernières Paroles du Christ en Croix](https://www.vivelaculture.com/les-sept-dernieres-paroles-du-christ-en-croix/): Joseph Haydn illustre les derniers instants du Christ en croix par un mouvement pour chaque parole — avant d’ouvrir la Terre et les Cieux d’un gigantesque et tellurique tremblement de terre. Pénétré et hypnotisant. Trois versions existent : une pour orchestre, une pour chœur et une pour quatuor. C’est peut-être cette dernière qui, de la part du père du quatuor à cordes, rend le mieux l’austérité lumineuse du discours. - [Le Mariage de Figaro](https://www.vivelaculture.com/le-mariage-de-figaro-2/): Parce que la Folle Journée de Nantes lui doit son nom (le titre de la pièce est en réalité La Folle Journée, Le Mariage de Figaro n’en est que le sous-titre). Parce que c’est un manifeste de liberté pré-révolutionnaire. Parce que c’est le mariage de la commedia dell’arte et de la philosophie des Lumières. Parce que la pièce a inspiré l’un des plus extraordinaires opéras jamais composés (Les Noces de Figaro de Mozart). - [Le Mariage de Figaro](https://www.vivelaculture.com/le-mariage-de-figaro/): Parce que la Folle Journée de Nantes lui doit son nom (le titre de la pièce est en réalité La Folle Journée, Le Mariage de Figaro n’en est que le sous-titre). Parce que c’est un manifeste de liberté pré-révolutionnaire. Parce que c’est le mariage de la commedia dell’arte et de la philosophie des Lumières. Parce que la pièce a inspiré l’un des plus extraordinaires opéras jamais composés (Les Noces de Figaro de Mozart). - [Le livre des œuvres divines](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-oeuvres-divines-2/): Cette mystique allemande, née au XIe siècle, aurait été illuminée de visions divines dès l’enfance. Ces visions, notées avec une force d’évocation saisissante, ont traversé les siècles : qu’on les considère comme un message de Dieu (Hildegarde a été canonisée…), ou comme les délires d’une folle, on reste sans voix face à l’incroyable poétique qui s’en dégage. - [Le livre des œuvres divines](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-oeuvres-divines/): Cette mystique allemande, née au XIe siècle, aurait été illuminée de visions divines dès l’enfance. Ces visions, notées avec une force d’évocation saisissante, ont traversé les siècles : qu’on les considère comme un message de Dieu (Hildegarde a été canonisée…), ou comme les délires d’une folle, on reste sans voix face à l’incroyable poétique qui s’en dégage. - [Vingt-quatre heures de la vie d'une femme](https://www.vivelaculture.com/vingt-quatre-heures-de-la-vie-dune-femme-2/): Stefan Zweig n’a pas son pareil pour nous représenter en quelques mots, une simple image, la mécanique et les ravages de la passion. Dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, il nous montre une femme du monde qui, en ne contemplant que ses mains, tour à tour exaltées et désespérées, à la table d’un casino, tombe amoureuse d’un jeune homme hanté par le jeu. - [Vingt-quatre heures de la vie d'une femme](https://www.vivelaculture.com/vingt-quatre-heures-de-la-vie-dune-femme/): Stefan Zweig n’a pas son pareil pour nous représenter en quelques mots, une simple image, la mécanique et les ravages de la passion. Dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, il nous montre une femme du monde qui, en ne contemplant que ses mains, tour à tour exaltées et désespérées, à la table d’un casino, tombe amoureuse d’un jeune homme hanté par le jeu. - [Le Septième Sceau](https://www.vivelaculture.com/le-septieme-sceau-2/): Nous sommes au Moyen Âge. La peste fait rage. Un chevalier émacié et sans illusion, tout juste rentré des croisades, s’engage dans une partie d’échec avec la Mort, une Mort blafarde et non dénuée d’humour. Entre deux coups sur l’échiquier, le chevalier et son écuyer croisent une galerie de portraits bigarrée : une troupe de comédiens, légers et sans soucis, pleins d’amour pour la vie, une pauvrette brûlée pour sorcellerie, un peintre d’église, des intégristes stupides… Et une jeune fille meurtrie qui ne dit pas un mot — jusqu’à cette toute dernière image et son « Tout est consommé ».  - [Le Septième Sceau](https://www.vivelaculture.com/le-septieme-sceau/): Nous sommes au Moyen Âge. La peste fait rage. Un chevalier émacié et sans illusion, tout juste rentré des croisades, s’engage dans une partie d’échec avec la Mort, une Mort blafarde et non dénuée d’humour. Entre deux coups sur l’échiquier, le chevalier et son écuyer croisent une galerie de portraits bigarrée : une troupe de comédiens, légers et sans soucis, pleins d’amour pour la vie, une pauvrette brûlée pour sorcellerie, un peintre d’église, des intégristes stupides… Et une jeune fille meurtrie qui ne dit pas un mot — jusqu’à cette toute dernière image et son « Tout est consommé ». - [Monty Python : La Vie de Brian](https://www.vivelaculture.com/monty-python-la-vie-de-brian-2/): C’est au tour du cirque de l’absurde des joyeux comiques britanniques de donner leur version de la Passion du Christ… En l’an 0, en terre de Galilée, Mandy et son bébé Brian reçoivent la visite des Rois mages un beau soir de décembre. S’apercevant de leur erreur, ceux-ci remballent prestement leurs présents et filent vers l’étable voisine. Mais les confusions ne s’arrêteront pas là… Dans cette fable d’un messie malgré lui, l’irrespectueux est maître et dieu : la religion est naturellement la première brocardée mais la stupidité des masses en prend aussi pour son grade. Au menu : délires sans queue ni tête […] - [Monty Python : La Vie de Brian](https://www.vivelaculture.com/monty-python-la-vie-de-brian/): C’est au tour du cirque de l’absurde des joyeux comiques britanniques de donner leur version de la Passion du Christ… En l’an 0, en terre de Galilée, Mandy et son bébé Brian reçoivent la visite des Rois mages un beau soir de décembre. S’apercevant de leur erreur, ceux-ci remballent prestement leurs présents et filent vers l’étable voisine. Mais les confusions ne s’arrêteront pas là… Dans cette fable d’un messie malgré lui, l’irrespectueux est maître et dieu : la religion est naturellement la première brocardée mais la stupidité des masses en prend aussi pour son grade. Au menu : délires sans queue ni tête […] - [L'Idiot](https://www.vivelaculture.com/lidiot-2/): Où Dostoïevski revisite la figure christique au travers de son Prince Mychkine. Profondément bon, animé d’un amour sans arrière-pensée pour son prochain, affecté d’épilepsie, s’exprimant avec une simplicité qui confine à la naïveté, Mychkine se retrouve au centre d’une attention parfois malsaine et souvent intéressée. Allant bien souvent à l’encontre des attentes, il pardonnera à tous, rayonnant d’un amour lumineux. La maladie, elle, ne pardonnera rien. La vie non plus. - [L'Idiot](https://www.vivelaculture.com/lidiot/): Où Dostoïevski revisite la figure christique au travers de son Prince Mychkine. Profondément bon, animé d’un amour sans arrière-pensée pour son prochain, affecté d’épilepsie, s’exprimant avec une simplicité qui confine à la naïveté, Mychkine se retrouve au centre d’une attention parfois malsaine et souvent intéressée. Allant bien souvent à l’encontre des attentes, il pardonnera à tous, rayonnant d’un amour lumineux. La maladie, elle, ne pardonnera rien. La vie non plus. - [La Passion selon Saint Matthieu](https://www.vivelaculture.com/la-passion-selon-saint-matthieu-2/): « S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu », écrit Cioran. Cela ne saurait être plus vrai que dans La Passion selon Saint Matthieu. Une œuvre monumentale, quintessentielle : puissante, fleuve, et si variée dans les trésors qu’elle offre. Bref, une œuvre géniale, qui donne à la Passion du Christ l’une de ses plus merveilleuses représentations artistiques. Quant à Gustav Leonhardt, pionnier de la redécouverte de la musique baroque qui a incarné le Cantor de Leipzig au cinéma, dans le film Chronique d’Anna-Magdalena Bach de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, il nous en a offert, en 1990 avec […] - [La Passion selon Saint Matthieu](https://www.vivelaculture.com/la-passion-selon-saint-matthieu/): « S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu », écrit Cioran. Cela ne saurait être plus vrai que dans La Passion selon Saint Matthieu. Une œuvre monumentale, quintessentielle : puissante, fleuve, et si variée dans les trésors qu’elle offre. Bref, une œuvre géniale, qui donne à la Passion du Christ l’une de ses plus merveilleuses représentations artistiques. Quant à Gustav Leonhardt, pionnier de la redécouverte de la musique baroque qui a incarné le Cantor de Leipzig au cinéma, dans le film Chronique d’Anna-Magdalena Bach de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, il nous en a offert, en 1990 avec […] - [Le Cid](https://www.vivelaculture.com/le-cid-2/): C’est le spectacle emblématique avec lequel Gérard Philipe gagne ses lettres de noblesse au théâtre, le spectacle emblématique du Théâtre National Populaire et du Festival d’Avignon en 1951, grâce auquel Jean Vilar rend le théâtre au peuple. Un chef-d’œuvre du théâtre classique français, mis en scène par un visionnaire et incarné par une icône… Toute une époque, tout un théâtre. - [Le Cid](https://www.vivelaculture.com/le-cid/): C’est le spectacle emblématique avec lequel Gérard Philipe gagne ses lettres de noblesse au théâtre, le spectacle emblématique du Théâtre National Populaire et du Festival d’Avignon en 1951, grâce auquel Jean Vilar rend le théâtre au peuple. Un chef-d’œuvre du théâtre classique français, mis en scène par un visionnaire et incarné par une icône… Toute une époque, tout un théâtre. - [Royal de Luxe : 2001 – 2011](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-2001-2011-2/): Compagnie de théâtre de rue, Royal de Luxe est aujourd’hui un authentique morceau de patrimoine nantais en même temps qu’un terreau fertile de création. Fondée en 1979 et menée depuis par Jean-Luc Courcoult, on ne compte plus ses créations, à Nantes et dans le monde entier — mêlant fantasque, poétique et burlesque. L’un de ses plus grands succès est la Saga des Géants, série de parades qui font défiler de gigantesques marionnettes à fil dans les rues de toutes les villes du monde. - [Royal de Luxe : 2001 – 2011](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-2001-2011/): Compagnie de théâtre de rue, Royal de Luxe est aujourd’hui un authentique morceau de patrimoine nantais en même temps qu’un terreau fertile de création. Fondée en 1979 et menée depuis par Jean-Luc Courcoult, on ne compte plus ses créations, à Nantes et dans le monde entier — mêlant fantasque, poétique et burlesque. L’un de ses plus grands succès est la Saga des Géants, série de parades qui font défiler de gigantesques marionnettes à fil dans les rues de toutes les villes du monde. - [L'Île à hélice](https://www.vivelaculture.com/lile-a-helice-2/): Si la Folle Journée fait voyager en musique la cité des Ducs de Bretagne, les Nantais ont l’habitude des voyages extraordinaires : c’est dans leur ville qu’est né le grand Jules Verne, et c’est elle qui lui a en partie inspiré ses histoires de marins et d’expéditions lointaines. Nantes et son port, bien sûr, qui seront autant de piment pour l’imaginaire du jeune garçon qui écrira Vingt Mille Lieues sous les Mers… Mais aussi Nantes et son île Feydeau, véritable Ville flottante au milieu de la Loire, ou l’île d’Indret, et son inquiétante machinerie, que l’on retrouvera poétisée dans L’Île à […] - [L'Île à hélice](https://www.vivelaculture.com/lile-a-helice/): Si la Folle Journée fait voyager en musique la cité des Ducs de Bretagne, les Nantais ont l’habitude des voyages extraordinaires : c’est dans leur ville qu’est né le grand Jules Verne, et c’est elle qui lui a en partie inspiré ses histoires de marins et d’expéditions lointaines. Nantes et son port, bien sûr, qui seront autant de piment pour l’imaginaire du jeune garçon qui écrira Vingt Mille Lieues sous les Mers… Mais aussi Nantes et son île Feydeau, véritable Ville flottante au milieu de la Loire, ou l’île d’Indret, et son inquiétante machinerie, que l’on retrouvera poétisée dans L’Île à […] - [Folle Journée](https://www.vivelaculture.com/folle-journee-2/): Drainant vers les huit salles de la Cité des Congrès de Nantes près de cent cinquante mille spectateurs chaque année, ce véritable parc d’attraction est un modèle de démocratisation réussie de la culture. Elle se décline aujourd’hui en une Folle Journée en région Pays de la Loire, et s’est exportée partout dans le monde : Lisbonne, Bilbao, Tokyo, Rio de Janeiro, Varsovie… - [Folle Journée](https://www.vivelaculture.com/folle-journee/): Drainant vers les huit salles de la Cité des Congrès de Nantes près de cent cinquante mille spectateurs chaque année, ce véritable parc d’attraction est un modèle de démocratisation réussie de la culture. Elle se décline aujourd’hui en une Folle Journée en région Pays de la Loire, et s’est exportée partout dans le monde : Lisbonne, Bilbao, Tokyo, Rio de Janeiro, Varsovie… - [Reise, Reise](https://www.vivelaculture.com/reise-reise/): Le plus éminent représentant contemporain du rock germanique est à la fois gothique, metal et indus, ce qui n’a rien d’étonnant quand on est issu d’un terreau qui a donné naissance à la fois au cinéma expressionniste, au Krautrock et à des groupes comme Scorpions… Finalement plus proche de Nine Inch Nails et des premiers Killing Joke que des références hard-rock standard, on a envie de plaider la cause de Rammstein pour son inventivité et son énergie radicale et sans concession. Et marteler encore que le pire procès qui lui fut fait fut de lui avoir prêté des sympathies avec […] - [Halloween](https://www.vivelaculture.com/halloween/): Rob Zombie, qui tourne en solo depuis le sabordage de son groupe White Zombie, en 1998, est un drôle de personnage, qui a grandi dans l’univers du cirque et qui est passionné par les cultures de séries Z autant que par les films des Marx Brothers. C’est une auto-caricature, mais surtout un bosseur fou qui, non content de faire une carrière de musicien prolifique, a scénarisé des bandes dessinées -dont The Nail-, et a réalisé plusieurs films, dont La Maison des 1000 morts, en 2003, et ce remake, en 2007, du premier Halloween … - [White Pony](https://www.vivelaculture.com/white-pony/): Peut-être l’un des meilleurs albums de nu metal… Formé à Sacramento en 1988, le groupe a connu le succès grâce au fabuleux talent du chanteur et guitariste Chino Moreno, qui a toujours rêvé, ado, de faire le groupe le plus heavy possible. Fan de Bad Brains et des Beastie Boys, il a réussi à pondre des morceaux aussi complexes et délicats qu’émouvants, aux harmonies tarabiscotées, et l’on ne se lasse pas de cette somptueuse ballade, « Pink Maggit », qui retourne littéralement les fans à chaque fois qu’elle est jouée en live. - [Demonized](https://www.vivelaculture.com/demonized/): Les femmes ne sont guère représentées dans le metal, là où les punks leur ont fait une large place… Certains groupes se sont quand même distingués, dont Girlschool, mais aussi Astarte, créé en 1995, et qui fut le premier groupe de black metal 100 % féminin -et aussi 100 % grec !- et qui tire son nom d’une déesse phénicienne de l’amour et de la fécondité, mais aussi de la guerre. Menée par la chanteuse-guitariste Tristessa, Astarte a d’ailleurs souvent été attaqué par les medias, non pas pour son côté sombre, « death » ou « black » metal, mais juste parce que ce sont […] - [A Hillbilly Tribute to AC/DC](https://www.vivelaculture.com/a-hillbilly-tribute-to-acdc/): AC/DC en version bluegrass ! Avec violon, banjo et mandoline, et où les cloches d’ « Hells Bells » sont remplacées par des clochettes… Par un « cover band » qui a réussi à être mondialement connu, et qui fut même adoubé par le groupe des frères Young. On ne compte plus les groupes-hommage à « assdèce », mais on aime bien, également, la version d’ « Highway To Hell » par les filles d’AC/DShe… La preuve aussi que les metalleux ont le sens de l’humour et aiment la parodie, de Beatallica à Dread Zeppelin, qui reprend les tubes de Led Zep’ en version reggae ! - [Antichrist Superstar](https://www.vivelaculture.com/antichrist-superstar-2/): Brian Warner avait eu une enfance perturbée en Floride… Loin de coller à son image morbide, il en parle avec humour : « J’ai grandi en ayant peur de la guerre : j’étais terrifié à l’idée qu’on me coupe les cheveux. » Jouant sur l’ambiguïté sexuelle, accusé de tous les maux, il fait figure de trublion dans la sphère du metal. Fin 2007, quand il interprétait sur scène sa chanson « Irresponsible Hate Anthem », il faisait projeter des coupures de presse sur le garçon de quatorze ans qui venait de blesser quatre collégiens avant de se suicider, à Cleveland. On pouvait y lire : « Il ne […] - [Anvil ! The story of Anvil](https://www.vivelaculture.com/anvil-the-story-of-anvil/): Les Canadiens d’Anvil étaient des pionniers du speed metal, soit un groupe culte au début des années 1980, dont la carrière déclina avec l’arrivée de groupes comme Metallica. Il est rare qu’un documentaire -réalisé entre 2005 et 2007 par un ancien roadie d’Anvil- sur le « retour » d’un groupe oublié, qu’on suit ici sur le rythme d’une chronique, soit aussi touchant. On est surtout frappé par l’obstination du chanteur et guitariste Steve « Lips » Kudlow à vouloir retrouver le fil d’une histoire perdue en chemin, à chercher par tous les moyens à renouer avec le succès… C’est surtout très drôle, et au […] - [Accros du roc - Annales du Disque-monde](https://www.vivelaculture.com/accros-du-roc-annales-du-disque-monde/): L’histoire d’une jeune fille, Suzanne, dont la directrice de son pensionnat s’agace de son usage immodéré de son pouvoir d’invisibilité, et qui va découvrir qu’elle est en fait la fille de la Mort. L’histoire, également, d’un jeune barde, Kreskenn, qui espère faire carrière, avec sa harpe, dans la grande ville de Ankh-Morpork. Il va rencontrer d’autres artistes de rue, et faire avec eux de la musique de rocs. Oui, il s’agit bien de prendre des cailloux et de les cogner ensemble… S’il existait une « littérature heavy metal », ce roman dingo, foutraque, bruyant et diablement inventif en serait l’une des pièces […] - [Led Zeppelin](https://www.vivelaculture.com/led-zeppelin/): Il y a bien longtemps qu’on ne tient plus la liste des guitaristes qui se sont fait saigner les doigts sur cet album. Led Zep’, c’est aussi la revanche des musiciens dits “de studio”, comme Page, fan de Muddy Waters et de Howlin’ Wolf, qui avait aussi accompagné sur scène les Everly Brothers ou les Kinks, et pour qui « Un grand riff est quelque chose que tu reconnais instinctivement, il a de l’énergie et de l’allure, il est sexy. » Quand l’album a été enregistré, les musiciens ne se connaissaient pas encore bien, mais il a été bouclé en trente heures […] - [Les Chats persans](https://www.vivelaculture.com/les-chats-persans/): Le portrait d’une jeunesse de Téhéran qui, sans se soucier de la censure, vit au rythme du rock, de l’électro et du metal : « La musique touche à des émotions qui sont bien plus profondes que la couche superficielle de la société et de la politique. La musique n’a pas besoin de discours, c’est juste une question de feeling, elle n’a pas de mission politique… » Quand la bande d’amis décide d’organiser un concert clandestin dans une maison isolée, ils sont arrêtés par les miliciens et emprisonnés… Obligés d’écrire leur confession, ils sont accusés d’être des « satanistes », et la police confisque […] - [Fargo Rock City – Confessions d'un fan de métal en zone rurale](https://www.vivelaculture.com/fargo-rock-city-confessions-dun-fan-de-metal-en-zone-rurale/): Avant d’être un critique rock renommé, Chuck Klosterman était un môme du Midwest, qui a grandi dans une ferme du Dakota, à huit kilomètres au sud d’une ville de 500 habitants. Il savait conduire un tracteur avant d’entrer au collège, même si c’était un médiocre ouvrier agricole. Son existence a basculé le jour où il a entendu Mötley Crüe pour la première fois. Ses propos sur les vertus du metal et ses réactions aux critiques accusant le genre de pousser les jeunes à l’autodestruction sont imparables : « Je ne comprends pas comment une musique qui m’a seulement donné envie d’avoir les […] - [Live After Death](https://www.vivelaculture.com/live-after-death/): L’idée de départ était plutôt sympa : la « jeune fille de fer » fait référence à un instrument de torture médiéval, soit une armure en deux parties avec des pointes de fer à l’intérieur ! Au banc des accusés pour son usage immodéré des attributs morbides, le groupe a répliqué qu’une chanson comme « The Number Of The Beast » constituait en fait une mise en garde contre le danger des sectes… Entre le théâtre fantastique et la série Z burlesque, le groupe londonien a toujours conçu ses concerts comme des spectacles pharaoniques, avec un niveau sonore souvent au-dessus des 150 000 watts. On adore, ici, […] - [Metallica - Guitar Hero ](https://www.vivelaculture.com/metallica-guitar-hero/): Créé en 1982, à Los Angeles, Metallica est un miroir déformant du rock, qui multiplie les références et les clins d’œil à ceux qui en ont taillé la légende. À Iggy Pop notamment, en composant un « Seek & Destroy » d’anthologie, et aux Beatles, en publiant un « Black Album » surpuissant. Pour la conception du jeu, ils ont invité sur la playlist des artistes dont ils sont fans, de Queen à Alice In Chains, en passant par Slayer ou Judas Priest. Pour le guitariste Kirk Hammett, qui reconnaît être un dingue de la pédale wah wah, Jimmy Page reste LE maître : « Je […] - [Harmonic](https://www.vivelaculture.com/harmonic/): Dave Lombardo, ex-batteur de Slayer, originaire de Cuba et qui a grandi en écoutant Santana, est tout bonnement l’un des meilleurs batteurs du monde et l’un des plus rapides. Le groupe Philm, qu’il a monté en 2012, est une véritable curiosité. Où l’on découvre une déclinaison inattendue du metal, qui mêle ici du free-jazz à des ambiances psychédéliques, avec des mélodies obsédantes et hypnotiques. - [Contraband](https://www.vivelaculture.com/contraband/): On gage qu’après la dispute entre Slash et Axl Rose, qui mit un terme aux Guns N’ Roses, Slash, guitariste-virtuose au légendaire haut-de-forme en cuir, n’a jamais été aussi éclatant et furibond qu’avec Scott Weiland au chant, sur des morceaux lancés à toute blinde, comme « Sucker Train Blues »… Certes, les Guns N’ Roses ont été intronisés au Rock’n’Roll Hall Of Fame, mais ce sont les riffs et les solos déments de Slash qui resteront au panthéon des metalleux. De fait, le gars est entièrement dédié à son art : « Je ne veux pas écrire de paroles, je ne suis pas le genre […] - [Le Procès](https://www.vivelaculture.com/le-proces/): Les contes fantastiques de Kafka ne sont évidemment pas étrangers à Woody Allen, ne serait-ce que parce qu’ils sont directement reliés aux histoires ravageusement drôles et catastrophistes que la communauté juive a su inventer au fil des siècles pour conjurer les persécutions. Le Procès est le livre le plus paranoïaque de Kafka, donc son plus abouti,avec cette touche d’absurde praguois qui en fait tout le prix. Woody Allen s’en est directement inspiré dans Ombres et Brouillards, sombre fantaisie en noir et blanc, qui fait allusion au nazisme et à l’expressionnisme allemand. - [Proze](https://www.vivelaculture.com/proze/): Die Fantastischen Erzählungen von Kafka sind Woody Allen natürlich nicht unbekannt, vor allem schon daher, weil sie direkt mit den schrecklich witzigen und verheerenden Geschichten verbunden sind, die es die jüdische Gemeinschaft verstanden hat, im Laufe der Jahrhunderte zu erfinden, um den Verfolgungen zu kontern. Der Prozess ist das paranoischste Buch von Kafka und damit sein erfolgreichstes, mit diesem Hauch von Prager Absurdität, der seinen ganzen Charme ausmacht. Woody Allen ließ sich davon direkt in Schatten und Nebel inspirieren, eine finstere Fantasie in schwarz-weiß, die auf den Nazismus und den deutschen Expressionismus anspielt. - [Annie Hall](https://www.vivelaculture.com/annie-hall/): S’il fallait conseiller un film de Woody Allen à un extraterrestre qui débarque sur terre, ce serait assurément Annie Hall, film décisif qui oriente son cinéma dans une nouvelle direction. Après quelques années de burlesque, de parodie et de nonsense débridés, Annie Hall montre Woody Allen en pleine invention du territoire qui sera le sien jusque dans les années 2000 : quelques rues de Manhattan, un marivaudage drôle et intello, des personnages qui font de leur névrose un étendard émouvant et comique, et surtout des acteurs, Diane Keaton et Woody Allen au premier rang, au rythme et au charme imparables. - [Stadtneurotiker](https://www.vivelaculture.com/stadtneurotiker/): Wenn man einem Außerirdischen der auf der Erde ankommt einen Film von Woody Allen empfehlen müsste, wäre dies sicherlich Der Stadtneurotiker, ein entscheidender Film der seinem Schaffen eine neue Richtung gibt. Nach einigen Jahren der Burleske, der Parodie und des zügellosen Nonsens zeigt Der Stadtneurotiker Woody Allen voll beim Entwickeln des neuen Universums, das bis in die 2000er-Jahre das seine ist: Einige Straßen von Manhattan, ein witziges und intellektuelles Getändel, Figuren die aus ihrer Neurose ein ergreifendes und komisches Aushängeschild machen, und vor allem hervorragende Schauspieler, Diane Keaton und Woody Allen, mit einem sagenhaften Rhythmus und Charme. - [Match Point](https://www.vivelaculture.com/match-point-2/): Au début des années 2000, Woody Allen est un peu au creux de la vague.. Certains vont même jusqu’à penser qu’il est fini. C’est alors qu’en 2005 surgit Match Point, conte criminel et moral tourné à Londres, qui remet en jeu la problématique de Crimes et Délits autour des relations complexes entre la culpabilité, le cynisme, la morale et le crime. Le retour aux affaires du cinéaste passe par un rajeunissement du casting, avec Jonathan Rhys-Meyers et surtout Scarlett Johansson. Avec le recul, Match Point apparaît comme l’un des rares films hitchockiens de Woody Allen et l’une des réussites incontestables […] - [Match Point](https://www.vivelaculture.com/match-point/): Zu Beginn der 2000er-Jahre ist Woody Allen an einem Tiefpunkt angelangt. Einige gehen sogar soweit zu glauben, dass er am Ende ist. Und dann erscheint 2005 Match Point, ein in London gedrehter Melodram-Thriller, der die Problematik von Verbrechen und andere Kleinigkeiten neuerlich anhand von komplexen Beziehungen zwischen Schuldgefühl, Zynismus, Moral und Verbrechen aufwirft. Die Wiederaufnahme seiner Tätigkeit als Filmemacher wird von einer Verjüngung des Castings begleitet, mit Jonathan Rhys-Meyers und vor allem Scarlett Johansson. Im Nachhinein gesehen erweist sich Match Point als einer der seltenen hitchcockschen Filme von Woody Allen und einer der unumstrittenen Erfolge seiner langen Karriere. - [At Carnegie Hall, 1946](https://www.vivelaculture.com/at-carnegie-hall-1946-2/): Si Sidney Bechet a été la première grande découverte de Woody Allen dans le domaine du jazz, et plus particulièrement dans celui de la clarinette, instrument que le cinéaste pratique depuis longtemps, c’est sans doute Woody Herman, chef d’orchestre et clarinettiste, qui l’a le plus directement inspiré. En effet, c’est en hommage à ce grand musicien que Woody Allen, de son vrai nom Allen Stewart Königsberg, a choisi son prénom de scène. Dans cet enregistrement live qui date de 1946, l’orchestre donne, sur la scène du Carnegie Hall de New York, toute sa démesure, jusque dans l’interprétation du Ebony Concerto […] - [At Carnegie Hall, 1946](https://www.vivelaculture.com/at-carnegie-hall-1946/): Wenn auch Sidney Bechet die erste große Entdeckung von Woody Allen auf dem Gebiet des Jazz und insbesondere jenem der Klarinette war, ein Instrument das der Filmemacher schon lange spielt, dann ist es zweifellos Woody Herman, Dirigent und Klarinettist, der ihn am direktesten inspiriert hat. Tatsächlich hat Woody Allen, unter dem Namen Allen Stewart Königsberg geboren, seinen Künstler-Vornamen zu Ehren dieses berühmten Musikers gewählt. In dieser Live-Aufzeichnung aus dem Jahr 1946 übertrifft sich das Orchester auf der Bühne der Carnegie Hall von New York, bis zur Darbietung des Ebony Concerto, das Strawinsky für die Jazzband und die Klarinette des hervorragenden […] - [Man on the Moon](https://www.vivelaculture.com/man-on-the-moon-2/): Woody Allen a toujours eu une grande admiration pour les performers et autres acteurs de stand-up, art qu’il a lui-même pratiqué à ses débuts, tels Lenny Bruce, Elaine May ou surtout Mort Stahl. Dans cette génération, il y a un personnage totalement à part, c’est Andy Kaufman, qui a poussé très loin la provocation mais qui est allé au-delà en inventant un univers absurde et profondément déstabilisant pour ses spectateurs. C’est ce personnage hors-norme qu’interprète magistralement Jim Carrey, mi-Jerry Lewis, mi-Woody Allen, dans Man on the Moon, génial et très personnel biopic mis en scène par Milos Forman. - [Man on the Moon](https://www.vivelaculture.com/man-on-the-moon/): Woody Allen bewunderte immer schon Performers und andere Stand-up-Schauspieler, eine Kunst die er anfangs selbst ausgeübt hatte, wie Lenny Bruce, Elaine May oder vor allem Mort Stahl. In dieser Generation gibt es eine Person die sich vollkommen abhebt. Es handelt sich um Andy Kaufman, der mit der Provozierung sehr weit gegangen ist, und selbst darüber hinaus, indem er eine absurde und für seine Zuschauer vollkommen destabilisierende Welt erfand. Genau diese außergewöhnliche Figur interpretiert Jim Carrey, halb Jerry Lewis, halb Woody Allen, auf hervorragende Art in Der Mondmann, eine geniale und sehr persönliche Filmbiografie, inszeniert von Milos Forman. - [Greenberg](https://www.vivelaculture.com/greenberg-2/): Parmi les acteurs d’aujourd’hui, l’inimitable Woody Allen a peu d’héritiers évidents. Le seul qui peut lui être comparé est sans doute Ben Stiller, incarnation contemporaine de l’éternel humour juif. C’est sans doute dans Greenberg, l’excellent film de Noah Baumbach, compagnon de route de Wes Anderson, qu’il s’en rapproche le plus. À travers ce personnage d’éternel adolescent new-yorkais dépressif exilé à Los Angeles, Ben Stiller trouve une sorte d’équivalent, en plus méchant et en plus noir, du Woody Allen période Annie Hall, un film où on voit justement l’acteur-cinéaste new-yorkais plongé, le temps d’une séquence, dans un Los Angeles qui lui […] - [Greenberg](https://www.vivelaculture.com/greenberg/): Unter den Schauspielern von heute hat der unnachahmliche Woody Allen nur wenige Nachfolger die sich abzeichnen. Der einzige der mit ihm verglichen werden kann ist zweifellos Ben Stiller, zeitgenössischer Inbegriff des ewigen jüdischen Humors. Ohne Frage kommt er ihm in Greenberg, dem ausgezeichneten Film von Noah Baumbach, Weggefährte von Wes Anderson, am nächsten. In der Person des ewigen, depressiven New Yorker Jugendlichen, der nach Los Angeles ausgewandert ist, findet Ben Stiller eine Art Gegenstück, in boshafterer, finsterer Form, des Woody Allen zur Zeit von Der Stadtneurotier. Ein Film, in welchem man den New Yorker Schauspieler und Filmemacher während einer Sequenz […] - [Fourmiz](https://www.vivelaculture.com/fourmiz/): Le cinéma d’animation ne fait pas partie de l’ADN de Woody Allen qui ne semble jamais avoir été tenté par ce genre d’aventure en tant que cinéaste. Sa seule et unique expérience en ce domaine a consisté à prêter sa voix à Z, le héros du film d’animation Fourmiz, produit par Dreamworks. Son sens de l’auto-ironie fait merveille dans ce rôle quelque peu inhabituel. La voix de Woody Allen est en très bonne compagnie puisqu’elle voisine, entre autres, avec celles de Sharon Stone, Gene Hackman, Sylvester Stallone, Anne Bancroft ou Jennifer Lopez. - [Antz](https://www.vivelaculture.com/antz/): Der Trickfilm gehört nicht zum DNA von Woody Allen, der sich als Filmemacher anscheinend niemals an dieser Art Abenteuer interessiert hat. Seine einzige Erfahrung auf diesem Gebiet bestand darin, Z, dem Helden des computeranimierten Trickfilms Antz – Was krabbelt da? von Dreamworks seine Stimme zu leihen. Sein Sinn für Selbstironie vollbringt in dieser eher ungewöhnliche Rolle Wunder. Die Stimme von Woody Allen ist in bester Begleitung, denn sie befindet sich unter anderen neben jenen von Sharon Stone, Gene Hackman, Sylvester Stallone, Anne Bancroft oder Jennifer Lopez. - [Les Trois Sœurs](https://www.vivelaculture.com/les-trois-soeurs/): Comme le dit Woody Allen lui-même : « Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui n’aimait pas Tchekhov. » Admirateur de Tolstoï à qui il a rendu un hommage très décalé dans Guerre et Amour, Woody Allen est sans doute encore plus imprégné de l’esprit tchékhovien. Hannah et ses Sœurs ou September font d’ailleurs directement référence aux Trois Sœurs, l’un des chefs-d’œuvre du dramaturge et nouvelliste russe, qui pointe, avec une cruelle douceur, les ravages du temps qui passe et le ratage de vies inachevées. - [Drei Schwestern](https://www.vivelaculture.com/drei-schwestern/): Wie Woody Allen selbst sagt: „Ich habe noch nie jemanden getroffen, der Tschechow nicht liebte.“ Als großer Bewunderer von Tolstoi, welchem er in Die letzte Nacht des Boris Gruschenko auf sehr unkonventionelle Art Ehre erweist, ist Woody Allen zweifellos noch mehr vom Geist von Tschechow geprägt. Hannah und ihre Schwestern oder September verweisen übrigens direkt auf Drei Schwestern, eines der Meisterwerke des russischen Dramatikers und Novellisten, der mit einer erbarmungslosen Sanftheit auf die Verheerungen des Zahns der Zeit und das Scheitern unvollendeter Leben hinweist. - [La Dialectique peut-elle casser des briques ?](https://www.vivelaculture.com/la-dialectique-peut-elle-casser-des-briques-2/): Fameux film situationniste, réalisé par René Viénet en 1973, La Dialectique peut-elle casser des briques ? détourne systématiquement les dialogues d’un film de kung-fu qu’il truffe de références à Bakounine, Marx ou Wilhelm Reich. Quelques années auparavant, en 1966 très exactement, Woody Allen, moins connu pour ses sympathies envers l’Internationale Situationniste, avait appliqué, dans Lily la Tigresse, cette même technique du détournement à un film de yakuzas japonais. Le résultat est hilarant et a très probablement influencé René Viénet, même si on n’en pas la preuve formelle… - [La Dialectique peut-elle casser des briques ?](https://www.vivelaculture.com/la-dialectique-peut-elle-casser-des-briques/): Der berühmte Situationisten-Film, realisiert von René Viénet in 1973, Can dialectics break bricks? verwendet systematisch die existierenden Dialoge eines Kungfu-Films, die er mit Anspielungen auf Bakunin, Marx oder Wilhelm Reich spickt. Einige Jahre vorher, genau gesagt in 1966, hatte Woody Allen, weniger für seine Sympathie für die internationalen Situationisten bekannt, in What’s Up Tiger Lily diese selbe Technik der Nachahmung eines Films der japanischen Yakuzas eingesetzt. Das Ergebnis ist urkomisch und hat sehr wahrscheinlich René Viénet beeinflusst, selbst wenn man davon nicht den eindeutigen Beweis besitzt…. - [September Songs](https://www.vivelaculture.com/knickerbocker-holiday-2/): Woody Allen adore les chansons américaines des années trente-quarante et cela s’entend dans ses films. Parmi les grands du genre, il avoue une prédilection pour Cole Porter et Kurt Weill, américain d’adoption après son départ de l’Allemagne nazie. La chanson préférée de Woody Allen est certainement September Song, standard maintes fois repris par, au hasard, Sarah Vaughan ou James Brown et que le cinéaste nous donne à entendre à plusieurs reprises, notamment dans Radio Days. Ce September Song est, en fait, originellement issu de la comédie musicale de Kurt Weill, Knickerbocker Holiday (1938), une critique voilée du New Deal rooseveltien […] - [September Songs](https://www.vivelaculture.com/knickerbocker-holiday/): Woody Allen liebt die amerikanische Musik der 1930er- und 40er-Jahre und man kann dies aus seinen Filmen heraus hören. Zu seinen beliebtesten Songs gehören jene von Cole Porter und Kurt Weill, Wahlamerikaner nachdem er das Nazi-Deutschland verlassen hatte. Das Lied das Woody Allen am besten gefällt ist zweifellos der September Song, ein Klassiker von dem es viele Coverversionen, zum Beispiel von Sarah Vaughan oder James Brown gibt, und den uns der Filmemacher insbesondere in Radio Days mehrmals hören lässt. Dieser September Song stammt ursprünglich aus dem Musical von Kurt Weill, Knickerbocker Holiday (1938), eine versteckte Kritik von Roosevelts New Deal, […] - [King Lear](https://www.vivelaculture.com/king-lear-2/): On sait que Woody Allen admire Godard. La réciproque n’est pas forcément vraie. Pourtant, JLG a invité WA à participer, en compagnie de Peter Sellars, Norman Mailer ou Leos Carax, à son King Lear, très libre adaptation shakespearienne produite par le duo Golan et Globus, autrement dit la Cannon. Woody Allen n’a pas bien compris ce qui lui arrivait et, d’ailleurs, il n’a jamais vu le film de Godard. Il y a eu pourtant, à peu près au même moment, une autre rencontre entre les deux cinéastes, une conversation filmée en forme de dialogue de sourds sobrement intitulée Jean-Luc Godard […] - [King Lear ](https://www.vivelaculture.com/king-lear/): Man weiß, dass Woody Allen Godard bewundert. Dies ist umgekehrt jedoch nicht unbedingt der Fall. Obwohl Jean-Luc Godard Woody Allen dazu eingeladen hat, neben Peter Sellars, Norman Mailer oder Leos Carax, in seinem König Lear zu spielen, eine sehr freie Inszenierung des Werks von Shakespeares, produziert vom Duo Golan und Globus, auch Cannon genannt. Woody Allen hat nicht wirklich verstanden was mit ihm geschehen ist, er hat übrigens den Film von Godard niemals gesehen. Es fand jedoch etwa zum selben Zeitpunkt ein weiteres Zusammentreffen zwischen den zwei Filmemachern statt, ein gefilmtes Gespräch in Form eines „nebeneinander Vorbeiredens“ mit dem nüchternen […] - [Correspondance](https://www.vivelaculture.com/correspondance-3/): Avec Charles Chaplin et Bob Hope, pour lequel il a travaillé comme gagman à ses débuts, Groucho Marx est le comique préféré de Woody Allen. L’esprit « non-sensique » et absurde du moustachu ne peut que plaire à l’acteur-cinéaste qui lui rend d’ailleurs un hommage direct dans Tout le monde dit I love you sous la forme d’un ballet où l’effigie de Groucho se démultiplie. La correspondance de Groucho est peut-être la meilleure manière de pénétrer l’esprit de ce grand comique, notamment dans sa fameuse et hilarante lettre aux frères Warner. - [Die Groucho-Letters](https://www.vivelaculture.com/die-groucho-letters/): Zusammen mit Charlie Chaplin und Bob Hope, für welchen er anfangs als Gagman arbeitete, ist Groucho Marx der bevorzugte Komiker von Woody Allen. Es ist unweigerlich, dass dieser absurde Nonsens-Esprit des Schnauzbartträgers dem Schauspieler und Filmemacher gefällt, der ihm übrigens in Alle sagen: I love you in Form eines Balletts direkt Ehre erweist, in welchem das Bildnis von Groucho vervielfacht wird. Die Korrespondenz von Groucho ist vielleicht die beste Art, in den Geist dieses berühmten Komikers hinein zu sehen, insbesondere in seinem berühmten und amüsanten Brief an die Warner Brothers. - [Le Théâtre de Sabbath](https://www.vivelaculture.com/le-theatre-de-sabbath/): Si l’écrivain Philip Roth n’est pas particulièrement fan des films de Woody Allen, il y a pourtant une parenté évidente entre les deux artistes. Tous deux chantres d’un humour typiquement juif new-yorkais, ils incarnent à merveille une sophistication urbaine sans équivalent, hormis Saul Bellow, autre grand écrivain juif américain qui apparaît sous son nom dans Zelig. Dans Le Théâtre de Sabbath, peut-être son chef-d’œuvre, Roth se peint sous les traits d’un marionnettiste obscène, comme si Woody Allen prenait d’un seul coup une dimension plus trash… - [Sabbaths Theater](https://www.vivelaculture.com/sabbaths-theater/): Auch wenn der Schriftsteller Philip Roth nicht unbedingt Fan der Filme von Woody Allen ist, so besteht dennoch eine offensichtliche Parallele zwischen den zwei Künstlern. Alle beide sind Sprachrohr eines typisch jüdischen Humors von New York und verkörpern auf wunderbare Art eine städtische Künstelei ohne gleichen, mit Ausnahme von Saul Bellow, ein weiterer jüdisch-amerikanischer Schriftsteller, der unter seinem Namen in Zelig auftritt. Im Sabbaths Theater, vielleicht sein Meisterwerk, zeigt sich Roth in der Rolle eines obszönen Marionettenspieler, als ob Woody Allen plötzlich eine banalere Dimension annehmen würde… - [La Nuit des forains](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-des-forains-2/): La Nuit des forains est l’un des tous premiers films de Bergman que Woody Allen a découvert, adolescent, dans un cinéma de New York. Très impressionné par cette tragi-comédie existentielle dont l’action se situe dans un cirque, le futur auteur d’Intérieurs, de Crimes et Délits ou de Maris et Femmes en conçoit une admiration éperdue pour le maître suédois. Admiration qui ne s’est jamais démentie depuis puisque Bergman reste, encore aujourd’hui, le cinéaste favori de Woody Allen et une influence majeure sur nombre de ses films. - [La Nuit des forains](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-des-forains/): Gycklarnas afton, auf deutsch Abend der Gaukler ist einer der allerersten Filme von Bergman, den Woody Allen als Jugendlicher in einem Kino von New York entdeckt hatte. Von dieser existentiellen Tragikomödie sehr beeindruckt, die sich in einem Zirkus abspielt, hegte der zukünftige Autor von Innenleben, Verbrechen und andere Kleinigkeiten oder Ehemänner und Ehefrauen eine leidenschaftliche Bewunderung für den schwedischen Meister. Eine Bewunderung die niemals nachgelassen hat, denn Bergman ist heute noch der bevorzugte Filmemacher von Woody Allen und hat einen - [Casablanca](https://www.vivelaculture.com/casablanca-2/): Ce grand classique du cinéma américain, avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, est la référence majeure de Woody Allen pour sa pièce à succès Play it Again Sam, en français, Tombe les filles et tais-toi. Adaptée par Herbert Ross au cinéma au début des années soixante-dix, la pièce devient un film célèbre où Woody Allen, pourtant doté d’un physique assez éloigné de son modèle, s’identifie définitivement à Bogey, son héros, dans le fameux film de Michael Curtiz. - [Casablanca](https://www.vivelaculture.com/casablanca/): Dieser große Klassiker des amerikanischen Films, mit Humphrey Bogart und Ingrid Bergman, ist die wichtigste Referenz von Woody Allen für sein Erfolgsstück Play it Again Sam, auf Deutsch, Mach’s noch einmal, Sam. Zu Beginn der 1970er-Jahre wird das Stück unter der Regie von Herbert Ross zu einem berühmten Film, in dem Woody Allen, selbst mit einem Aussehen das eher stark vom seinem Vorbild abweicht, sich endgültig mit Bogey, seinem Helden, im berühmten Film von Michael Curtiz identifiziert. - [Les Voyages du Royal de Luxe ](https://www.vivelaculture.com/les-voyages-du-royal-de-luxe-3/): Générik Vapeur, Artonik, Ilotopie, Royal Deluxe: All dies sind Straßentheatergruppen, deren seltsame Maschinen manchmal die Canebiere hinunterzogen, bevor sie zur Weltreise aufbrachen……. Ihnen hat es Marseille zu verdanken, dass sie zur französischen Hauptstadt der Straßenkünste wurde. Nicht erstaunlich, denn dies ist die „Theaterstadt“ schlechthin! Seit 1995 beherbergt die Cité des Arts de la Rue (Stadt der Straßenkünste), die sich in den Nordvierteln auf alten Industriegeländen niedergelassen hatte, ebenfalls ein Ausbildungszentrum sowie die Ateliers Sud Side, in welchen man diese sonderbaren Maschinen herstellt, wie zum Beispiel die „Grandes Percussions à Bascules“ (eine Art Kipp-Schlaginstrument) oder die „Orgues à Moteurs“ (Motoren-Orgeln) … […] - [Sieben Dada Manifeste](https://www.vivelaculture.com/sieben-dada-manifeste/): Das im Februar 1916 von Hugo Ball, welchem sich schnell schon der Maler Jean Arp und der Poet Tristan Tzara anschlossen, mitten in Zürich eröffnete Cabaret Voltaire fand bei den Studenten und Bürgern sofort großen Anklang. Man fand dort Ausstellungen von Arp und Giacometti, man trug Texte von Voltaire, Nostradamus oder Alfred Jarry vor, man übernahm Lieder von Aristide Bruant, man führte jedoch vor allem so dekadent wie mögliche Stücke auf, mit gleichzeitigen Lesungen mehrerer Gedichte mit wirrer Stehgreif-Klaviermusik als Untermalung: Man hatte gerade das Happening erfunden und das Kunstschaffen in direkter Verbindung mit dem Unterbewusstsein, denn Europa war aufgrund […] - [La Friche de la Belle de Mai](https://www.vivelaculture.com/la-friche-de-la-belle-de-mai-3/): In einem der Arbeiterviertel von Marseille befand sich seit dem 19. Jahrhundert eine berühmte Tabakfabrik und Hochburg der Gewerkschaftsbewegung, bevor sie Ende der 1960er-Jahre ihre Tore schloss… 1992 wurde sie saniert, in einen Tempel der Marseiller Bewegung „Movida Marseillaise“ verwandelt und empfängt seither Artists in Residence. Sie umfasst zahlreiche Ausstellungsbereiche, ein Theater, einen Konzertsaal, den symbolträchtigen Radiosender Grenouille, aber auch das Siebdruckatelier „Le Dernier Cri“, eine echte Höhle der Underground Comicstrips. La Friche veranschaulicht vor allem diese lokale Tendenz die darin besteht, Kultur auf dem Schutt einer glorreichen Industrievergangenheit erblühen zu lassen. Ein echtes Symbol. - [Das Cabinet des DR. Caligari](https://www.vivelaculture.com/das-cabinet-des-dr-caligari/): Im Land der Kriegsverlierer boomte das Kino aber es konnte sich lange Zeit nicht mit den opulenten Stummfilmen aus Hollywood messen. Mit « Das Cabinet des Dr. Caligari » der 1919 schuf man dann in Deutschland ein neues Filmgenre. Gedreht wurde im Studio und das Dekor erinnerte mehr an das Theater, wirkte jedoch im Film durch die Kameraeinstellungen und raffinierte Lichtdramaturgie besonders bedrohlich und originell. Die meisten der Filme wurden in den Studios in Babelsberg in der Nähe Berlins gedreht. Weitere berühmte expressionistische Werke sind „Der müde Tod“ von Fritz Lang oder „Nosferatu-Eine Sinfonie des Grauens“ von Friedrich Wilhelm Murnau. Die für […] - [Jacques Villéglé, la comédie urbaine](https://www.vivelaculture.com/jacques-villegle-la-comedie-urbaine-3/): Nur Spaziergänger sind der Ansicht, dass in Sachen Plakate eine einzige Schicht nicht ausreicht. Jacques Villéglé bekennt sich zu seiner Stellung als Spaziergänger, der seit Ende der 1940er-Jahre von den Pariser Wänden von anonymen Händen zerfetzte Plakate abzieht, auf eine Leinwand aufleimt und dann ausstellt. Das Centre Pompidou hat 2008 sein Werk vorgestellt, woran dieser Katalog erinnert. Der Sinn eines zerfetzten Plakats das ins Museum kommt ist es, einer Person die Möglichkeit zu bieten es zu betrachten, auch wenn diese ihm auf den Bahnsteigen der U-Bahn keine Aufmerksamkeit geschenkt hätte. In der U-Bahn zurück beginnt dieselbe Person danach aufmerksam wie […] - [Monumenta 100 ](https://www.vivelaculture.com/monumenta-100/): Alle fünf Jahre findet im beschaulichen Kassel die weltweit größte Ausstellungsreihe für zeitgenössische Kunst statt. Gegründet 1955 auf Initiative von Arnold Bode dauert eine Documenta jeweils immer 100 Tage. Zum Markenzeichen der Documenta gehörten schon immer großflächige Kunstwerke und Installationen aber auch die Stars der Kunstszene sind in Kassel immer vertreten von Picasso, über Braque und Beuys u.a. Zur letzten Documenta 2012 kamen fast 900 000 Besucher. 2017 ist es dann zur Documenta 14 vom 10.Juni bis 17. September wieder soweit. - [Ateliers d'artistes à Paris](https://www.vivelaculture.com/ateliers-dartistes-a-paris-3/): Ich habe eine Großverglasung, bin nordseitig ausgerichtet und im 19. Jahrhundert entstanden. Was bin ich? Ein Künstleratelier in Paris. Die Ausrichtung nach Norden lässt ständig ein sanftes Licht in das Atelier eindringen: Hat ein Atelier volle Südlage, wird der Künstler von der Sonne geblendet. Die Großverglasung ist ein Beispiel dafür, dass die Glastechnologie sich im 19. Jahrhundert stark entwickelt hatte. Die Raumhöhe der Ateliers umfasst zwei Ebenen, davon ein Mezzanin. Dies ermöglicht es dem Künstler sich zurückzuziehen und gleichzeitig seinen Besuchern, seine Arbeit zu bewundern. Daraus entstand die Idee der Maisonettewohnung. Das Buch von Jean-Claude Delorme und Anne-Marie Dubois erfasst […] - [Villa Médicis](https://www.vivelaculture.com/villa-medicis-3/): In der Villa Medici Artist in Residence zu sein bedeutet für einen Künstler heute, 18 Monate ohne materielle Sorgen zu verbringen, um sich seinem Schaffen widmen zu können. Die Villa Medici, seit dem 16. Jahrhundert im Besitz der Medici, wurde im 19. Jahrhundert von Napoleon I. gekauft, um dort die Akademie der Malerei und Bildhauerei unterzubringen. Das Buch von Dominique Fernandez führt Sie durch diesen Ort, dessen Direktor Frédéric Mitterrand war, bevor er zum französischen Kulturminister ernannt wurde. Ein etwas flippigeres Ereignis war es, als in den 1970er-Jahren der Sohn des Kunstmalers Balthus, während sein Vater Direktor der Institution war, […] - [Die Kunst Chanel zu sein](https://www.vivelaculture.com/die-kunst-chanel-zu-sein/): Gabrielle Chanel, alias Coco Chanel, war eine legendäre Modeschöpferin. Paul Morand, ein unermesslicher Schriftsteller. Sie waren Freunde. Er hörte ihr Stunden lang zu und schaffte es, in seiner brillanten Sprache das Unergründliche widerzugeben. Texte wie: „Genau so wie die echte Kultur darin besteht, eine bestimmte Anzahl von Dingen über Bord zu werfen; Genau so wie man in der Mode im allgemeinen mit zu schönen Dingen beginnt, um zum Einfachen zu gelangen.“ - [Grips Theatre](https://www.vivelaculture.com/grips-theatre/): Auch das Grips Theater ist ursprünglich eine Westberliner Institution. Gegründet in den späten 60er Jahren von einer Gruppe um Volker Ludwig, spielt man seit 1974 am Hansaplatz im Hansaviertel. Das Kinder- und Jugendtheater provozierte im kalten Krieg oft durch seine linken Theatermacher. Vor allem lokale CDU Politiker protestierten oft lautstark. Am berühmtesten ist wohl bis heute „Linie 1“ über die berühmte Berliner U-Bahn Linie. Auch die (Rock) Musik spielte in den Stücken immer wieder eine Rolle. Bekannt aus „Linie 1“ ist vor allem der Song der Wilmersdorfer Witwen. Konservative Altnazi Frauen waren wohl selten so entwaffnend komisch. 1988 wurde das […] - [Il Turco in Italia](https://www.vivelaculture.com/10614/): Wenn man an „Oper“ denkt, ist die Scala niemals weit. Das 1778 erbaute Teatro alla Scala von Mailand ist die Wiege des italienischen Bel Canto: Es sah alle Meisterwerke entstehen, von den prachtvollen Werken von Rossini über die herzzerreißenden Seiten von Bellini, den heimlichen Tränen von Donizetti und den Pauken und Trompeten von Verdi bis zu den veristischen Dramen von Puccini. Heute noch ist die Scala ein Haus des Schaffens (Stockhausen hat dort drei Tage seines siebenteiligen Opernzyklus Licht komponiert, Luca Francesconi sein Quartett), aber sie ist vor allem ein Tempel des „guten Geschmacks“ der italienischen Oper, wo die ebenso […] - [Heroes](https://www.vivelaculture.com/heroes-2/): Lange Zeit ein Studio für Schlagerinterpreten und deutsche Künstler produzierten ab Mitte der 70er Jahre auch verstärkt internationale Stars in den Hansa Studios des alten Westberlin. Vor allem als die Besitzer ab 1974 den legendären Meistersaal im Gebäudekomplex Köthener Straße zum modernen Studio ausbauten. In der Nähe des No Man’s Land am Potsdamer Platz und in Sichtweite der Berliner Mauer produzierte David Bowie gleich drei Alben seiner Berliner Phase: Low, “Heroes” sowie Lodger. Der morbide Charme des geteilten Berlins erhöhte wohl die Kreativität. Auf Bowie folgten später dann weitere Bands und Künstler wie U2, Depeche Mode oder Nick Cave. - [Die Beatles in Hamburg-Der Beginn einer Ära](https://www.vivelaculture.com/die-beatles-in-hamburg-der-beginn-einer-ara/): „Ich bin in Liverpool geboren, aber in Hamburg groß geworden“, sagte Lennon. Als er im August 1960 mit McCartney und Harrison zum Hafen in Norddeutschland aufbrach, sind seine Beatles nur Halbprofis, ohne Schlagzeuger (Pete Best wird im letzten Moment eingestellt) und mit einem äußerst schlechten Bassisten (Stuart Sutcliffe). Vor Ort wohnen die drei, zwischen 17 und 19 Jahre alten „Pilzköpfe“, die von einem schäbigen Club von Sankt Pauli angeheuert wurden, in einem Pornokino und verdienen knapp das Notwendige, um sich zu ernähren. Aber dadurch dass sie, voll mit Bier und Tabletten, jeden Abend mehrere Stunden spielen, werden sie zu Rampensäuen. […] - [Der leere Raum ](https://www.vivelaculture.com/der-leere-raum/): Das 1876 eingeweihte Théâtre des Bouffes du Nord im Boulevard de la Chapelle, zuvor Théâtre Molière, hatte mehrere Leben, bis zu jenem Tag im Jahr 1974, an dem es vom Regisseur Peter Brook entdeckt wurde. Von seiner leuchtenden Kargheit und der Nacktheit seiner Wände überwältigt, macht er aus dieser leeren Schale einen facettenreichen Dekor. Indem er sich damit begnügt, den Saal normgerecht zu gestalten, behält er sein veraltetes, dämmriges, fast verwüstetes Erscheinungsbild bei. Dadurch, dass es sich einem neuen, interdisziplinären und ikonoklastischen Ansatz des Theaters öffnet, wird das Bouffes du Nord am Ende des 20. und Beginn des 21. Jahrhunderts […] - [Philharmonie de Paris](https://www.vivelaculture.com/philharmonie-de-paris-3/): Die neue Philharmonie de Paris ist weit mehr als nur ein einfacher Konzertsaal! Und auch weit mehr als nur ein architektonisches Manifest, selbst wenn es von Jean Nouvel gezeichnet ist. Sie ist vor allem ein künstlerisches Manifest: Über den Platz welchen die Musik in der Stadt einnimmt und über ihre Aufgabe in der Gesellschaft. Als Kulturhochburg und gleichzeitiger Lebensraum und Treffpunkt teilt die Philharmonie de Paris der Musik jene Rolle zu, die sie niemals zu spielen aufhören darf: Jene des sozialen Bindeglieds. Als riesige Agora, die weit der Welt und jedermann offen steht, kehrt sie zu den etymologischen Wurzeln des […] - [C’était mon frère...](https://www.vivelaculture.com/cetait-mon-frere/): Judith Pérignon écrit dans les « Remerciements » de C’était mon frère : « J’ai imaginé, je n’ai pas inventé. » Nous sommes avec Théo, nous découvrons au fur à mesure ses rapports avec sa mère et ses sœurs, jusqu’à cet épisode : « Hier soir j’ai proposé à mes sœurs ainsi qu’à mon beau-frère, de signer une lettre qui fait de moi l’unique héritier de Vincent. J’ai dit que je veillerai à protéger ses œuvres, et combien je veux les faire connaître. Ils m’ont donné leur accord avec beaucoup de détachement. » Les apparences sont trompeuses : ce n’est […] - [La Gloire de Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/la-gloire-de-van-gogh-2/): Essai d’anthropologie de l’admiration Den Ruhm erfährt Van Gogh, verstorben am 30. Juli 1890 im Alter von 37 Jahren, nicht zu seinen Lebzeiten, aber dieser holt ihn schon sehr schnell ein, erklärt die Soziologin Nathalie Heinich. Die drei ersten Etappen seines Aufstiegs zum Firmament der Kunstgeschichte sind: Die Isolierten, ein begeisterter Artikel des Kunstkritikers Aurier, den er 1890 geschrieben hat. Der Bericht von Octave Mirbeau über seine erste persönliche Ausstellung in der Galerie Bernheim, in 1901. Die vorrangige Stellung, die der Maler in den 1930er-Jahren eingenommen hat. Auch wenn Van Gogh immer noch nicht „heiliggesprochen“ ist, dient die von Jacques […] - [La Gloire de Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/la-gloire-de-van-gogh/): Essai d’anthropologie de l’admiration La gloire, Van Gogh, mort à 37 ans le 30 juillet 1890, ne la connaît pas de son vivant, mais elle ne va pas tarder à le rattraper, comme l’explique la sociologue Nathalie Heinich. Les trois premières étapes de sa future montée au firmament de l’histoire de l’art sont : Les isolés, un article élogieux du jeune critique d’art Aurier, écrit en janvier 1890 ; le compte-rendu par Octave Mirbeau de sa première exposition personnelle à la Galerie Bernheim, en 1901 ; la place de choix que le peintre a acquise dans les années 1930. Même […] - [Comment parler de Vincent Van Gogh aux enfants ?](https://www.vivelaculture.com/comment-parler-de-vincent-van-gogh-aux-enfants-2/): „Ich träume meine Gemälde und male meinen Traum“: Dies sind die Worte von Vincent Van Gogh die das Buch von Anne Cortey eröffnen. Ihre Träume malen, das tun Kinder auf natürliche Art in ihren Zeichnungen. Später werden die Dinge komplizierter. Van Gogh malt Die Sonnenblumen „Mit der Begeisterung, mit der ein Marseiller eine Bouillabaisse isst“, das heißt mit viel Energie. In der Sternennacht kann die Bewegung des Himmels von diesem „teuflischen Mistral“ kommen, wie ihn Van Gogh nannte. Es handelt sich nicht darum sein Bild zu erklären, auf welchem die Wolken im Himmel tanzen, sondern zu wissen, dass der Mistral […] - [Comment parler de Vincent Van Gogh aux enfants ?](https://www.vivelaculture.com/comment-parler-de-vincent-van-gogh-aux-enfants/): « Je rêve ma peinture, ensuite je peins mon rêve » : ce sont les mots de Vincent Van Gogh qui ouvrent le livre d’Anne Cortey. Peindre leurs rêves, les enfants le font naturellement dans leurs dessins ; ensuite les choses se compliquent. Van Gogh peint Les Tournesols « avec l’entrain d’un Marseillais mangeant de la bouillabaisse », donc il y a beaucoup d’énergie ; dans La Nuit étoilée, le mouvement du ciel peut venir de ce « diable de mistral » comme l’appelait Van Gogh. Il ne s’agit pas d’expliquer sa peinture où les nuages dansent dans le ciel, […] - [Mon voyage en Amérique](https://www.vivelaculture.com/mon-voyage-en-amerique/): Histoire de ne pas rester horloger suisse, et désormais prêt à échanger son vrai nom -Frédéric Sauser- contre le pseudo de Blaise Cendrars, le futur poète au long cours et écrivain-bourlingueur embarque pour l’Amérique en 1911, pour le premier d’un de ces périples qui l’occuperont toute son existence. Il fréquente les vauriens, et fait son baptême des bas-fonds… En débarquant, il ne cache ni sa candeur ni son éblouissement : « C’est une nouvelle naissance. Je vois des feux briller, comme à travers l’épaisseur de la chair (…). Vais-je crier comme un nouveau-né ? » Soit son premier texte, qui […] - [Electra Glide In Blue](https://www.vivelaculture.com/electra-glide-in-blue/): L’Electra Glide Blue, c’est d’abord le nom d’une moto. Le film, sorti en 1973, est une sorte d’écho, de réponse à Easy Rider. C’est un flic, amérindien, qui passe ses journées sur les routes d’Arizona en moto -il enquête sur un meurtre- alors que les bikers hippies sont « sédentarisés » et vivent dans une communauté. Ce n’est plus l’histoire d’une traversée de l’Amérique en Harley, joint à la bouche, mais celle d’un « terminus hippie » assez déconcertant, plus proche de la crasse et de la violence que du paradis peace & love. Presque un anti-road movie… - [Le Marin, l’Actrice et la Croisière Jaune](https://www.vivelaculture.com/le-marin-lactrice-et-la-croisiere-jaune/): Après son idée de « Croisière Noire », qui traversait le Sahara en 1925, André Citroën lance une nouvelle expédition entre Paris et Pékin, qui doit suivre la Route de la Soie tracée par Marco Polo. Le scénariste Régis Hautière et le dessinateur Arnaud Poitevin se sont emparés de cette épopée qui dura plus d’un an pour y glisser des personnages fictifs, aventuriers et autres femmes fatales, et imaginer une formidable série d’aventures. Parce que le mythe de la route, c’est aussi celui de la bagnole ! - [Au bord du monde](https://www.vivelaculture.com/au-bord-du-monde-2/): Loin de l’imagerie romantique liée à la route, ce documentaire -qui a raflé de nombreux prix- suit au plus proche des hommes et des femmes SDF. Une plongée émouvante et éprouvante dans le Paris des « clodos », où ceux qui pensent s’en être sortis sont ceux qui ont laissé tomber les tentes et qui ont monté leur cabane avec des cartons sous un pont. Où le Caddie -lié à la consommation- devient l’image emblématique des exclus qui battent inlassablement le pavé et qui nous questionnent : n’est-ce pas notre société qui se serait, à un moment, perdue en route […] - [Macadam à deux voies](https://www.vivelaculture.com/macadam-a-deux-voies/): Le « road-movie à voiture », c’est un peu comme le rock à guitares… Plus intense, bruyant et fulgurant que les balades à pied. C’est devenu, dans les années 1960 et 1970 un genre à part entière, dans lequel les productions indépendantes rivalisaient largement avec Hollywood. Ce Macadam à deux voies est à lui seul un résumé de tous les autres, un condensé de toutes les références et symboles ultimes du genre : deux coureurs automobiles taillent la Route 66 sur une Chevrolet 1955. Aucun des personnages n’a de nom : le mythe de la « Highway » américaine est […] - [La Vallée des réputations](https://www.vivelaculture.com/la-vallee-des-reputations/): Le plus débridé et inventif des folk-rockeux québécois a conçu ici l’une des plus belles bandes-son de l’errance, un hommage sublime à la route qui nous happe, nous aime et nous cabosse, et parfois nous engloutit. Il y est question de sorties de prison et de nouveaux départs, de périples oniriques vers des terres promises, de grands espaces, d’amours et de meurtres. « J’traîne ma carcasse sur le bord de la route/Tel un cadavre à cacher/Tel un renard, un vieux héros en rade/Un motard explosé/Raton laveur sur le bord de la route/ N’est jamais seul à mourir. » - [La Terre sous les ongles](https://www.vivelaculture.com/la-terre-sous-les-ongles/): Au volant de sa voiture, le narrateur traverse la France, direction Cadix, d’où est originaire son père, alors que celui-ci vient de mourir. Dans le coffre, un cadavre. En descendant vers le Sud, il fait le trajet inverse de celui de son père, monté jadis à Paris pour une vie d’ouvrier pauvre ; il s’arrête pour boire des coups et payer des tournées à des inconnus. Il cherche à comprendre comment il a pu trouver une place dans l’Histoire du père et, finalement, la seule place qui soit tenable, c’est derrière son volant. La route, oui, mais pleins phares. - [Carnets de voyages](https://www.vivelaculture.com/carnets-de-voyages/): Le film de Walter Salles est tiré du propre récit de celui qui n’était encore qu’un étudiant en médecine, parti à la découverte de son continent en moto avec son ami Alberto Granado. « Ce qui rend le personnage si contemporain est lié à l’idée de révolution permanente et de voyage, au fait que Guevara est un homme qui ne s’est jamais arrêté de tailler la route », dit Walter Salles du Che. Le film montre qu’il faut être constamment en mouvement pour demeurer insaisissable. Où même le Che, asthmatique, est lucide : « Cette vie est merdique, il faut […] - [Rolling Thunder](https://www.vivelaculture.com/rolling-thunder/): Sur la route avec Bob Dylan. À l’automne 1975, Sam Shepard prend place dans le convoi qui trimballe Bob Dylan et ses potes (T-Bone Burnett, Bob Neuwirth, Joan Baez, Ramblin’ Jack Elliott, Allen Ginsberg… ) pour une tournée dans des petites villes de Nouvelle-Angleterre, pour des spectacles mêlant théâtre et musique : « Il fallait vivre en mouvement perpétuel, six semaines sur la route à voyager, à créer de la musique et à la filmer sur fond d’histoire inconstante de l’Amérique, au cœur de l’hiver. » Des stations balnéaires vides aux impros délirantes de Ginsberg, en passant par les courses-poursuites […] - [Rivers and Tides](https://www.vivelaculture.com/rivers-and-tides-2/): Partout où il passe, Andy Goldsworthy, chantre -anglais- du land art, crée des sculptures éphémères avec ce qu’il trouve, bouts de bois, feuilles mortes, pétales de fleurs qui, assemblés pour former une tige ondulante, serpentent en descendant la rivière, portés par le courant. L’artiste montre que ce qui fait la beauté d’une œuvre, comme la lumière du soleil traversant une sculpture de stalactites et la rendant étincelante, est aussi ce qui va la détruire, en la faisant fondre. De quoi nous guérir de notre besoin de vouloir comprendre les mystères et les mouvements de la Nature, alors qu’il nous suffit […] - [Du bon usage de la lenteur](https://www.vivelaculture.com/du-bon-usage-de-la-lenteur/): Une ode au temps dit « perdu », parce que le monde globalisé va trop vite. « J’ai choisi mon camp, celui de la lenteur », écrit Pierre Sansot. Il se méfie des « infatigables », dont l’énergie ne s’épuise jamais, il plaide pour la sieste et pour un « urbanisme retardataire », et surtout, il réhabilite la contre-performance, l’ennui et la flânerie. Avec quelques conseils à l’appui : « Un excès de vigilance nuit à la flânerie. » - [Première jeunesse](https://www.vivelaculture.com/premiere-jeunesse/): Le héros de Sur la Route a eu une vie folle, entre un père hobo qui le trimballait partout, et une mère qui survivait grâce aux trafics d’alcool. Il est d’ailleurs né sur la route, alors que ses parents migraient vers la Californie. Sa jeunesse est déjà un roman, dans les quartiers chauds de Denver, où il apprendra à fréquenter autant les bibliothèques que les cellules de prison. Il a gardé, de ses errances avec son père entre deux camps de hobos chassés par la Grande Dépression, deux principes fondateurs : « Toujours marcher, même la nuit, plutôt que d’attendre […] - [Broadway, la Grande Voie blanche](https://www.vivelaculture.com/broadway-la-grande-voie-blanche/): Nik Cohn a décidé en 1975 de tailler la route en plein cœur de Manhattan, de rallier Battery au Bronx à pied ou en taxi, pour dire l’histoire de ces anonymes qu’il croisait au hasard des carrefours, dans les bars ou dans l’hôtel de Times Square où il a établi son camp de base. Il se lie avec des junkies, des travelos, des traders de Wall Street, des détrousseurs qui opèrent sur le ferry qui mène à la statue de la Liberté et qui se font appeler les « Voleurs de la Liberté ». « Le moteur de Broadway, écrit-il, […] - [La route : Les Vagabonds du rail](https://www.vivelaculture.com/la-route-les-vagabonds-du-rail/): Après avoir commencé à bosser dans une conserverie à treize ans, Jack London vouera une haine inextinguible au travail à l’usine auquel il préférera le dénuement et l’aventure. Comme des millions d’Américains victimes de la crise, il se jette sur la route en 1893. Il n’a alors que dix-huit ans. La mythologie de la Route, c’est quasiment London qui l’invente, en montrant qu’elle a libéré l’Amérique d’elle-même. « Mieux vaut vivre dans la forêt sauvage et le désert, dans les cavernes et les huttes, que d’être une créature de la machine et de l’Abîme. » - [Mexico City Blues](https://www.vivelaculture.com/mexico-city-blues/): C’est sans doute l’écrivain Thomas McGuane qui a rendu à Kerouac le plus bel hommage : « Si vous le lisiez et que vous étiez un Américain un peu spécial, vous aviez l’impression que tout le pays était à vous. Il nous a inculqué cette idée épique que notre région, c’était l’Amérique et qu’on n’était pas forcément obligé d’en baver jusqu’à ce que mort s’ensuive dans un bled paumé de l’Ohio sous prétexte qu’on y avait vu le jour. Cela s’appelait Sur la route.» Quand ce recueil est sorti, Kerouac venait de passer dix ans sur la route, entre San […] - [Can’t Get Enough](https://www.vivelaculture.com/cant-get-enough-2/): Mit diesem Album, das für den Rolling Stone zu den besten 500 Platten aller Zeiten gehört, eroberte sich Barry White den Status als Don Juan des Rhythm and Blues. In den 90er Jahren stieg er dann zu einem echten Sexsymbol auf. Mit der gleichnamige Single erreichte Barry White mit seiner kavernösen und sinnlichen Stimme eines Disco Lovers den Höhepunkt des Schmachtens mit dem Refrain: „My darling, I can’t get enough of your love babe“. Das ist sanft, das ist heiß und unwiderstehlich. - [Can’t Get Enough](https://www.vivelaculture.com/cant-get-enough/): Cet album, que le magazine Rolling Stone a classé parmi les 500 meilleurs disques de tous les temps a permis de conférer à Barry White le statut de Don Juan RnB, avant qu’il ne devienne un véritable sex-symbol dans les années 90. Le single du même nom, devenu anthologique et entonné avec cette voix caverneuse et sensuelle propre au lover disco, atteint son pic de langueur avec son refrain « Ma chérie, je ne peux pas me passer de ton amour ». C’est doux, c’est chaud, ça glisse, impossible de résister. - [Comtesse](https://www.vivelaculture.com/comtesse-2/): Wo verläuft die Grenze zwischen Wunschvorstellungen und der Realität? In diesem Comic (ohne Worte) um das sexuelle Erwachen einer jungen Aristokratin aus dem 18.Jahrhundert untersucht Aude Picault die feine Trennlinie zwischen Begehren und sexueller Erregung. Subtil wird in diesem erotischen Comic eine Initiationsgeschichte erzählt. Die auf den ersten Seiten zunächst unbedarfte Hauptfigur lernt die Wichtigkeit ihrer Wunschvorstellungen bei der Entdeckung ihrer Sexualität allmählich kennen. So werden diese Fantasien zu ihrem Kompass der Lust. - [Comtesse](https://www.vivelaculture.com/comtesse/): Où est la frontière entre fantasme et réalité ? A travers cette bande dessinée muette et en costumes d’inspiration XVIIIe siècle, Aude Picault nous interroge sur cette limite ténue, centrale dans le désir et l’excitation sexuelle. Avec subtilité et érotisme, la comtesse évolue au fil de son parcours initiatique sexuel. Le personnage ingénu des premières pages accorde progressivement de plus en plus d’importance à l’imaginaire dans sa sexualité et cède à ses sens, véritable boussole de son plaisir. - [Gefährliche Liebschaften](https://www.vivelaculture.com/les-liaisons-dangereuses-2/): Der Briefroman von Pierre Choderlos de Laclos, der schon vor der Revolution die Ausschweifungen der Aristokratie angriff, erschien in Deutschland erstmals 1783. Wegen Sittenlosigkeit wurde das Buch nach der französischen Revolution diverse Male als Skandalroman verboten. In der Handlung liefern sich zwei Meister der Manipulation, die Marquise de Merteuil und ihr Ex-Liebhaber Valmont, ein echtes Duell um Sex, Macht und Verführung. Aber diese Satire kritisiert zugleich auch eine Kaste von Privilegierten, für die Perversion und Machthunger mehr bedeuten als alle Sinnesfreuden. - [Les Liaisons dangereuses](https://www.vivelaculture.com/les-liaisons-dangereuses/): Dès la Révolution, les nombreuses condamnations pour immoralité des Liaisons dangereuses en font un livre a priori sulfureux. Le roman rassemble les échanges épistolaires salés de deux maîtres de la manipulation, la marquise de Merteuil et son ancien amant le vicomte de Valmont, qui se livrent à une véritable guerre des sexes. Mais cette satire à peine déguisée dénonce surtout le libertinage oppressif de l’aristocratie du XVIIIe siècle et les abus d’une caste de privilégiés, pour qui la perversion et la soif de contrôle supplantent le plaisir des corps. - [Die elftausend Ruten](https://www.vivelaculture.com/les-onze-mille-verges-ou-les-amours-dun-hospodar-2/): Als im Jahr 1987 eine Liebhaberedition von Apollinaires Erotikroman „Die elftausend Ruten“ wegen Gewaltverherrlichung von der Staatsanwaltschaft München beschlagnahmt wird, gerät das Buch fast 80 Jahre nach seiner französischen Erstveröffentlichung wieder in die Schlagzeilen. Apollinaire hatte diese fiktive Geschichte um das ausschweifende Leben des rumänischen Fürsten Mony Vibescu nur keusch unter seinen Initialen „GA“ veröffentlicht. Vor dem Hintergrund politischer Intrigen – bis hin zum Russisch-Japanischen Krieg 1905 – geht es in diesem pornographischen Buch um alle Formen der Sexualität, schlimmste Folter und andere Obszönitäten. Politische und sexuelle Gewalt gehen ineinander über, und der Mensch ist hier nur ein rasender Triebtäter. […] - [Les Onze Mille Verges ou les Amours d'un hospodar](https://www.vivelaculture.com/les-onze-mille-verges-ou-les-amours-dun-hospodar/): Apollinaire, qui n’a jamais revendiqué la paternité de ce roman et s’est contenté de le signer de ses initiales « G. A. », utilise l’histoire fictive du prince roumain Mony Vibescu, et ses errances de Bucarest à la Chine, comme prétexte pour dérouler une vaste toile pornographique (homo, bi et hétéro sexualités) tissée sur fond d’enjeux politiques. Obscénité politique et sexuelle se rejoignent : l’être humain fait preuve de fureur et se fait dépasser par son désir furieux de pouvoir qui l’anime parfois jusqu’à l’(auto) destruction. - [Sich Verlieren](https://www.vivelaculture.com/passion-simple-2/): Eine Frau liebt einen verheirateten Mann, der in sein Land zurückkehren muss und seine Frau nicht verlassen wird. Das erscheint zunächst wie eine klassische Ehebruchgeschichte. Aber die Stärke des Romans besteht darin, dass sich Literatur und Sex vermischen und wie beides gleichermaßen verblüfft. Die Erzählerin ist wie eine freiwillige Gefangene einer ambivalenten Leidenschaft, die sie zerstört und überwältigt. Sie lebt eine Sexualität aus, die in der Gewalt des Augenblicks verankert ist, dessen Universalität die sexuelle Orientierung übertrumpft. - [Passion simple](https://www.vivelaculture.com/passion-simple/): Une femme aime un homme marié qui doit repartir dans son pays et n’assume pas de quitter sa compagne pour vivre cette histoire. En apparence, un récit classique d’adultère. Mais la force de ce roman réside dans l’entremêlement de l’écriture et de l’acte sexuel, censés provoquer la même stupeur. Prisonnière volontaire d’une passion ambivalente qui la détruit et la sublime, la narratrice relate une sexualité ancrée dans la violence du présent, dont l’universalité dépasse l’orientation sexuelle. - [Shame](https://www.vivelaculture.com/shame-2-2/): Der britische Regisseur Steve MacQueen behandelt das Thema der Sexsucht mit Fingerspitzengefühl und voller Nuancen. Er nimmt uns mit in den Abgrund von Brandon (Michael Fassbender), einem New Yorker um die Dreißig und seinem krankhaften Verlangen nach Sex. Dabei wirkt er ebenso abstoßend wie berührend. Egal, ob er mit Prostituierten, Frauen oder Männern verkehrt, auf Pornoseiten im Netz oder Masturbation ausweicht: Nichts kann ihn von seinem emotionalen Elend und Selbsthass abhalten. Der Anti-Held wird zum Gefangenen seiner Sexualität und seiner Einsamkeit in einer Stadt, die ihn verschlingt. - [Shame](https://www.vivelaculture.com/shame-2/): Le réalisateur britannique Steve McQueen traite de la question de l’addiction sexuelle avec finesse et nuance en nous plongeant dans l’enfer de la pathologie de Brandon (Michael Fassbender), trentenaire new-yorkais, à la fois abject et touchant. Prostituées, femmes, hommes, sites pornographiques, masturbation, rien ne peut le soustraire à sa misère émotionnelle et à la haine qu’il se porte. Le héros se retrouve captif de sa sexualité et de son isolement dans une ville qui l’engloutit. - [Controversy](https://www.vivelaculture.com/controversy-2/): Prince war schon immer für seine eindeutigen und sexbesessenen Texte und seine Freizügigkeit im Leben bekannt. In seinem vierten Album geht es fast in jedem Song um Sex. Der überdurchschnittlich talentierte und produktive Künstler liefert nach den beiden Eingangssongs Controversy und Sexuality mit Do me Baby seinen expliziten Aufruf zum Koitus, um dann die Masturbation in Private Joy anzusprechen und mit dem Rockabilly Song Jack U Off sexuelle Erfüllung zu versprechen (« Egal ob du Jungfrau bist, Mädchen, oder schon in den Wechseljahren. Ich mach es Dir… »). - [Controversy](https://www.vivelaculture.com/controversy/): Déjà réputé pour ses textes et son attitude sexuellement explicites, Prince livre un quatrième album tout en tension sexuelle et distille ses phéromones dans presque chacun des morceaux. Après le furieux « Sexuality », l’artiste surdoué évoque l’appel au coït dans le frontal « Do me, Baby » (« baise-moi, bébé ») avant d’explorer la masturbation dans « Private Joy » et de conclure par une ode rockabilly à la pénétration digitale en toute circonstance (« virginité ou ménopause ») dans « Jack U Off ». - [La Molécule du désir](https://www.vivelaculture.com/yumi-la-molecule-du-desir-2/): Der französische Zeichner Alex Varenne ist ein Meister des erotischen Schwarz-Weiß-Comics. In Deutschland sind nur wenige seiner Comics wie Erma Jaguar oder Berlin Strasse erschienen. Seit fast 15 Jahren erscheint in Frankreich die Comic-Serie La molécule du désir um ein Molekül der Lust, das Frau Dr. Steiner an ihrer japanischen Assistentin Yumi testet. Das liefert einen perfekten Vorwand für die verschiedensten sexuellen Geschichten und Handlungen. Yumi löst so bei jedem Mann, den sie trifft, unbändige, tierische Lust aus. Bei aller Erotik wird auch die Lust und ihre Entstehung hinterfragt und wie man sie zügelt und auslebt. - [La Molécule du désir](https://www.vivelaculture.com/yumi-la-molecule-du-desir/): Avalez cette molécule, votre plaisir et votre potentiel de séduction seront décuplés. Voici l’émoustillante découverte que fait la docteure Steiner dans son laboratoire, qu’elle s’empresse de tester sur Yumi, son assistante japonaise. Quelle parfaite excuse pour multiplier les scénarios sexuels les plus variés ! Yumi déclenche alors des envies irrépressibles et bestiales chez tout homme qui croise son chemin. Derrière un catalogue de positions, on s’interroge sur le désir, comment naît-il, comment le contenir et comment l’exprimer. - [Cabaret Desire](https://www.vivelaculture.com/cabaret-desire-2/): Zunächst wirkt dieser 5. Spielfilm der schwedischen Regisseurin und Produzentin so banal wie die meisten Pornos. Die Dialoge sind spärlich, eine Handlung existiert kaum. Und doch ist die in Barcelona lebende Erika Lust eine Pionierin in Sachen feministischer Porno, weil sie die Frau und weibliche Fantasien in den Mittelpunkt der Handlung stellt. Sie filmt realistisch erscheinende Bisexualität und umschifft die Klippen des klischeebeladenen Androzentrismus’. - [Cabaret Desire](https://www.vivelaculture.com/cabaret-desire/): De prime abord, ce cinquième long-métrage de la réalisatrice, productrice et réalisatrice suédoise semble des plus banals. Un film pornographique à la très faible exigence scénaristique, des dialogues quasi inexistants et peu recherchés. Cependant, cette pionnière du porno féministe installée à Barcelone revisite le genre en plaçant la femme, son plaisir et ses fantasmes au cœur de la narration et met en scène une bisexualité réaliste, en évitant l’écueil du cliché androcentré. - [Das sexuelle Leben der Catherine M ](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m-2-2/): Wer hätte gedacht, dass die Chefredakteurin der renommierten Zeitschrift Art Press eine überzeugte Swingerin war. Dabei geht es nur um das « Eine » in diesem Werk von Catherine Millet, die mit derber Direktheit und großer Präzision von sexuellen Abschweifungen schreibt, die auch einen Marc Dorcel erröten ließen. In dieser langen Abhandlung konsumierter Körper besteht alles aus Fleischeslust, Poren, Körperöffnungen und « Feucht-Sein ». Mit ihrem erdrückenden und rasenden Bericht schafft die Autorin eine irritierende Distanz zwischen Intimität und Schrift und schafft so ein halb literarisches, halb künstlerisches Ausnahmewerk, das sich aller Normen entzieht. - [La Vie sexuelle de Catherine M](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m-2/): Qui aurait pensé que la rédactrice en chef de la revue de renommée internationale Art Press était une partouzeuse aguerrie ? C’est pourtant l’unique sujet abordé par Catherine Millet dans cet ouvrage, qui relate, avec crudité et précision, des pérégrinations sexuelles à faire pâlir Marc Dorcel. Dans cette procession de corps consommés, tout est chair, pores, orifices et moiteur. A travers un récit asphyxiant et rageur, l’auteure pose une distance troublante entre intimité et écriture pour présenter un objet hors norme, mi-littéraire mi-artistique. - [Erotoscope](https://www.vivelaculture.com/erotoscope/): Der große Tomi Ungerer, 1931 in Straßburg geboren und in den 50er Jahren in die USA ausgewandert, hat über 150 Bücher illustriert. Bekannt ist er vor allem als Kinderbuchautor und für so liebevolle Geschichten wie „Die drei Räuber“. Aber der Elsässer bringt auch erotische Bilderbücher für Erwachsene heraus. In seinem 2001 erschienenen Sammelband „Erotoscope“ sind über 200 dieser sehr erotischen Zeichnungen zusammengefasst. In den USA stehen die Bücher von Tomi Ungerer auf dem Index. In einem Interview sagte er dazu: „In Amerika ist es inakzeptabel, Kinderbuchautor zu sein und erotische Satire zu verfassen. Hier in Europa haben wir damit kein […] - [Confession d’une ex-Femen](https://www.vivelaculture.com/confession-dune-ex-femen/): Les seins des femmes sont-ils un organe sexuel ? La nudité, quand elle est employée à des fins politiques et militantes, est-elle érotique ? Voilà les questions que pose l’association féministe Femen, née en Ukraine en 2008 et installée en France depuis 2012. Source inépuisable de critiques, la poitrine des femmes utilisée comme un étendard concentre tous les fantasmes. Difficile de faire comprendre que se dévêtir pour défendre les droits des femmes est tout sauf contre-productif… - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle-2-2/): Die Erfolgsgeschichte ist bekannt. Dreizehn Jahre lang wird « Emmanuelle » in Pariser Kinos gezeigt, und nur der damalige Staatspräsident Valérie Giscard D’Estaing rettet den Film vor der Zensur. Heute mag uns dieser Softporno nur noch kitschig erscheinen, aber er bleibt dennoch ein Klassiker des erotischen Films und bietet Frauen sogar ein emanzipatorisches Modell an. Denn mit ihren sexuellen Fantasien lebt Emmanuelle ihre Selbstverwirklichung aus. Ob sie mit Frauen oder Männern schläft, Sex zu zweit oder Dreier hat, entscheidet sie immer selbst. Damit entgeht sie den abgedroschenen Klischees der eifersüchtigen Frau. - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle-2/): Tout le monde connaît l’histoire d’Emmanuelle, resté pendant treize ans à l’affiche à Paris et sauvé de la censure par Valéry Giscard d’Estaing. A notre lecture contemporaine, ce film érotique peut paraître kitsch au possible, mais il reste néanmoins un classique du genre et offre un modèle émancipatoire aux femmes. En effet, Emmanuelle revendique son épanouissement sexuel et ses pulsions fantasmagoriques. Qu’elle couche avec des femmes ou des hommes, en trio ou en solo, elle décide de tout et échappe aux stéréotypes rebattus de la femme jalouse. - [Divinyls](https://www.vivelaculture.com/divinyls-2/): Die australische Rockband, die musikalisch auf hard rock und new wave setzt, verdankt den Erfolg ihres gleichnamigen Albums der Hitsingle « I touch myself », gesungen von der sinnlichen Chrissy Amphlett. Diese Verherrlichung der weiblichen Masturbation (if I think of you, I touch myself) hat so einige Puritaner in Rage gebracht. Der Skandal erreicht seinen Höhepunkt, als das Video veröffentlicht wird, das in einem kalifornischen Kloster in Passadena gedreht wurde. Es wird sofort zensiert und für das Fernsehen verboten. - [Divinyls](https://www.vivelaculture.com/divinyls/): Le groupe de rock australien aux accents hard rock/new wave doit le succès de son album éponyme à son tubesque single « I Touch Myself » interprété par la voluptueuse Chrissy Amphlett. Cette apologie de la masturbation féminine (« quand je pense à toi, je me touche »), offusque rapidement les plus puritains. Le scandale atteint son paroxysme avec la sortie du clip, tourné dans un couvent à Pasadena en Californie, immédiatement censuré et interdit à la télévision. - [The Notorious K.I.M.](https://www.vivelaculture.com/the-notorious-k-i-m-2/): Obwohl man die trashigen Texte in amerikanischen Radiosendern mit den unvermeidlichen „Beep’s“ zensierte, wurde das zweite Album der New Yorker Rapperin ein Riesenerfolg. Die junge MC Barbie geht die Sexualität und die Lust der Frauen mit großer verbaler Freizügigkeit an. Vor allem in der Single „How Many Licks“, gesungen im Duo mit dem Sänger Sisqo, könnte der Refrain kaum eindeutiger sein („Wie viele Zungenschläge braucht man, um zum Zentrum der…zu gelangen?“). In diesem Song listet sie ihre männlichen Eroberungen auf und steht zu ihrer Leidenschaft für Oralsex. - [The Notorious K.I.M.](https://www.vivelaculture.com/the-notorious-k-i-m/): En dépit de ses textes trash et bipés de toute part à la radio américaine, ce deuxième album de la rappeuse new-yorkaise rencontre un succès commercial quasi instantané. La jeune MC Barbie aborde la sexualité et le désir des femmes sans détour, notamment dans le single « How Many Licks » en duo avec le chanteur Sisqo, au refrain on ne peut plus clair (« combien de coups de langues faut-il pour arriver au centre de… ? »), dans lequel elle liste ses conquêtes masculines et assume sa passion pour les cunnilingus. - [The straight mind](https://www.vivelaculture.com/la-pensee-straight-2/): Männer und Frauen existieren nicht. Das ist der Ausgangspunkt der Überlegungen von Monique Wittig in ihrem Standardwerk über zeitgenössische feministische Strömungen. Die Autorin unternimmt eine Dekonstruktion der Geschlechter als politisches Konzept. Sie behauptet, die Binarität der Gesellschaft (Frauen/Männer, Dominierende/Dominierte, Privat/Öffentlich) diene nur dazu, die Illusion einer natürlichen Heterosexualität aufrecht zu erhalten, die Homosexualität im Plural und vor allem Lesben ausschließt. Die selbst erklärte Materialistin schlägt vor, über die Grenzen definierter Geschlechterbegriffe hinauszudenken, um so der geistigen Versklavung zu entfliehen. - [La Pensée straight](https://www.vivelaculture.com/la-pensee-straight/): Les femmes et les hommes n’existent pas. Tel est le point de départ de la réflexion que Monique Wittig développe dans cet ouvrage fondateur des féminismes contemporains, dans lequel l’auteure entreprend une déconstruction du sexe en tant que concept politique. Selon elle, la binarité de la société (femmes/hommes, dominants/dominés, privé/public) vise à donner l’illusion d’une hétérosexualité naturelle, qui exclut les homosexualités et notamment les lesbiennes. Celle qui se définit comme matérialiste propose de réfléchir au-delà du genre pour sortir de l’asservissement. - [The Who Sell Out](https://www.vivelaculture.com/the-who-sell-out-2-2/): Bei der Veröffentlichung dieses Albums kurz vor Weihnachten 1967 geben die Autoren von „My Generation“ dem Zeitgeist nach. Sechs Monate nach Sgt. Pepper’s von den Beatles suchen die angesagten britischen Bands nach ihrem eigenen Konzeptalbum mit Pop Art Cover. Bei „The Who Sell Out“ werden die einzelnen Songs, wie der legendäre Hit I can see for miles“, zwischendurch von herrlichen Reklamejingles begleitet, die an die Übertragungen des Piratensenders „Radio London“ erinnern, der das Monopol der BBC von 1964 an erschütterte. Heute, in Zeiten gigantischer Rocktourneen unter dem massiven Einfluss der Sponsoren, wirken die Künstler wie Werbeträger und The Who wie […] - [The Who Sell Out](https://www.vivelaculture.com/the-who-sell-out-2/): Lorsqu’ils publient ce disque, juste avant Noël 1967, les auteurs de « My Generation » ne font que céder à l’air du temps : six mois après le Sgt. Pepper’s des Beatles, toute la scène anglaise y va de son concept album emballé dans une pochette pop art. Ici, en entrecoupant les morceaux (dont l’immortel tube « I Can See for Miles ») d’hilarants jingles de publicité, il s’agit de recréer l’atmosphère sonore des émissions de Radio London, station pirate et privée qui ébranla le monopole de la BBC à partir de 1964. Pourtant, à l’heure des grandes tournées sponsorisées […] - [Fegerfeuer der Eitelkeiten](https://www.vivelaculture.com/fegerfeuer-der-eitelkeiten/): Sherman McCoy, die Hauptfigur in Tom Wolfes Roman, illustriert, wie man sich in den 80er Jahren einen erfolgreichen Geschäftsmann und „Wolf der Wall Street“ vorstellte: schöne Ehefrau, hübsche Geliebte, große Wohnung und eine Rolex, bevor man 50 Jahre alt wird….Und dann, nach einem banalen Verkehrsunfall mit Fahrerflucht, fällt die schöne Fassade in sich zusammen. Hinter der Geschichte um einen Skrupellosen, dessen Skrupellosigkeit sich wie ein Boomerang gegen ihn selbst wendet, denunziert Tom Wolfe die Scheinheiligkeit eines ganzen Systems, in dem nur die Geldgier als einziger gemeinsamer Nenner existiert. - [Le Bûcher des vanités](https://www.vivelaculture.com/le-bucher-des-vanites/): Sherman McCoy, le personnage central du roman de Tom Wolfe, est la parfaite illustration de la réussite telle qu’on se la représentait dans les années 80, celle du règne des loups de Wall Street à la réussite insolente ; belle femme, belle maîtresse, grand appartement, Rolex avant cinquante ans… Et puis, à la suite d’un accident et d’un délit de fuite, le bel édifice se disloque et finit par s’effondrer. Au-delà de l’histoire d’un homme dont l’absence de scrupules finit par se retourner contre lui, c’est l’hypocrisie de tout un système que décrit Tom Wolfe. Un système dont la cupidité […] - [Master of the Universe](https://www.vivelaculture.com/master-of-the-universe-2-2/): Man könnte glauben, es handelte sich hier um eine Fiktion über einen geständigen Mafioso. Aber der „Meister des Universums“, der sich in diesem Dokumentarfilm offenbart, ist sehr real. Der deutsche Banker Rainer Voss hat mit Anfang 50 beschlossen auszupacken und gibt Einblicke hinter die Kulissen der modernen Finanzwelt. Es geht um die Milliarden, die er bewegte, die Millionen, die er verdiente, weil die Märkte dereguliert wurden. Voss spricht über immer raffiniertere Finanzprodukte, sein Gefühl der Macht, das Leben in den Unternehmen, in denen die Abkoppelung vom wahren Leben in eine sektenähnliche Parallelwelt mündet. Lehrreich. - [Master of the Universe](https://www.vivelaculture.com/master-of-the-universe-2/): On se croirait dans une fiction mettant en scène la confession d’un mafieux repenti. Mais le « maître de l’univers » qui se livre dans ce documentaire à huis clos est bien réel. Le banquier d’affaires allemand Rainer Voss a choisi, la cinquantaine venue, de révéler les coulisses de la finance moderne : les milliards qu’il a maniés et les millions qu’il a gagnés grâce à la déréglementation des marchés et à la création de produits financiers de plus en plus sophistiqués ; son sentiment de puissance ; la vie dans des entreprises où la déconnexion du réel semble savamment […] - [Der Foundation Zyklus](https://www.vivelaculture.com/der-foundation-zyklus/): Ließ sich die Finanzkrise von 2007/2008 voraussagen? Wird das Wachstum in Europa wieder anziehen? Die Fähigkeit, wirtschaftliche Entwicklungen vorauszusehen, steht im Mittelpunkt von Diskussionen unter Wissenschaftlern: Aber nur wenige nehmen das Thema so ernst wie Paul Krugman, der amerikanische Wirtschaftsnobelpreisträger von 2008. In seinen Arbeiten über internationalen Handel und Standortverlagerung behauptet er sogar, dass er seine Inspiration einem berühmten Science-Fiction-Roman verdankt. Genauer gesagt, der Figur des Hari Seldon, einem Statistiker und Erfinder der „Psycho-Geschichte“ einer (fiktiven) Wissenschaft, die anhand von Gleichungen die Zukunft menschlichen Verhaltens voraussagen kann. - [Le Cycle de Fondation](https://www.vivelaculture.com/le-cycle-de-fondation-2/): Pouvait-on prédire la crise financière de 2008 ? La croissance repartira t-elle en Europe ? La capacité à prévoir est au cœur des débats économiques, mais peu de chercheurs prennent cette préoccupation aussi sérieusement que l’Américain Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008 pour ses travaux sur le commerce international et les délocalisations. Il affirme en effet tenir sa vocation… de ce célèbre roman de science-fiction ! Et plus précisément du personnage de Hari Seldon, statisticien et inventeur de la « psycho-histoire », une science (fictive) censée prédire l’avenir par la mise en équations des comportements humains. - [Streik](https://www.vivelaculture.com/la-greve-3-2/): Der vom jungen Sowjetstaat in Auftrag gegebene Propagandafilm war der erste Langspielfilm des Regisseurs von Panzerkreuzer Potemkin. Und Sergej Eisenstein ist nicht zimperlich, wenn es um die Denunziation der kapitalistischen Hölle in der Zeit vor 1917 geht: Die Fabrik wird wie ein Schlachthaus gefilmt, die Masse der revoltierenden Proletarier wie ein einziger und gleicher „Held“. Die Bosse fressen sich voll, während ihre Handlanger den Streik unterdrücken…Aber trotz dieser didaktischen Schwerfälligkeit erkennt man in jeder Einstellung und in jedem Schnitt Eisensteins Talent. Dieses Werk ist noch ein Zeugnis der quicklebendigen sowjetischen Avantgarde, die in den ersten Jahren des Sowjetregimes präsent war […] - [La Grève](https://www.vivelaculture.com/la-greve-3/): Film de propagande commandé par la jeune URSS, le premier long métrage du réalisateur du Cuirassé Potemkine reste un grand moment de cinéma. Eisenstein n’y va pourtant pas avec le dos de la cuillère pour dépeindre l’enfer capitaliste d’avant 1917 : l’usine est comparée en images à un abattoir, la masse des prolétaires révoltés est filmée comme un seul et même « héros », les patrons se goinfrent pendant que leurs nervis répriment la grève… Mais cette lourdeur didactique ne parvient pas à éteindre un talent qui brille dans chaque cadrage et chaque idée de montage. Une œuvre qui témoigne […] - [We're Only in It for the Money](https://www.vivelaculture.com/were-only-in-it-for-the-money-2-2/): Aufgenommen mitten im „Sommer der Liebe“ 1967, greift Frank Zappa mit seiner damaligen Band die triumphierende Hippie Bewegung an. Das Plattencover ist eine Parodie auf Sgt. Pepper’s der Beatles und der sarkastische Titel („Wir machen das nur fürs Geld“) fasst das Credo zusammen: Die Gegenkultur wird wie eine Pseudorevolte beschrieben, die von der Musikindustrie längst vereinnahmt worden ist, um mehr Platten zu verkaufen. Somit ist das ganze nur ein weiterer Beweis dafür, dass der Kapitalismus in der Lage ist, aus allem Profit zu schlagen, sogar aus Kapitalismuskritik….Davon abgesehen, ist es ein großartiges Album. Zappa spielt alle Genres von den 50er […] - [We're Only in It for the Money](https://www.vivelaculture.com/were-only-in-it-for-the-money-2/): Enregistré en plein « été de l’amour », en 1967, le troisième album de Frank Zappa avec les Mothers, son groupe d’alors, est une attaque contre le mouvement hippie alors triomphant. Sa pochette parodiant celle du Sgt. Pepper’s des Beatles et son titre sarcastique (On fait ça juste pour le fric) résument le propos : la contre-culture est décrite comme une pseudo révolte, déjà récupérée par l’industrie musicale qui y voit juste un autre moyen de vendre des disques, une nouvelle preuve de la capacité du capitalisme à tirer profit de tout, y compris de sa propre critique… Par-dessus tout, […] - [Vermeers Hut](https://www.vivelaculture.com/le-chapeau-de-vermeer-2/): Die Globalisierung und den Warenaustausch zwischen Europa und China gibt es nicht erst, seit sich das kommunistische China Anfang der 1980er Jahre wirtschaftlich öffnete. Davon erzählt uns Timothy Brook, indem er sich sieben Gemälde von Vermeer genauer anschaut. So untersucht er in den Geschichten hinter den Kunstwerken die Handelswege des 17.Jahrhunderts, also wie z.B. in Peru hergestellte Silbermünzen dazu führten, dass Europäer in China Porzellan aufkauften, das in Holland weiter verarbeitet wurde. Eine schöne Geschichtsstunde, die uns daran erinnert, dass es sich beim Handelsaustausch einst um echte Ware zwischen zwei Käufern handelte, bevor der Handel anonym und digital wurde. - [Le Chapeau de Vermeer](https://www.vivelaculture.com/le-chapeau-de-vermeer/): La mondialisation des échanges commerciaux entre Ouest et Est, et notamment la Chine, ne date pas du passage à l’économie de marché de l’Empire du milieu au début des années quatre vingt. C’est ce que nous raconte le sinologue Timothy Brook à travers sept histoires inspirées de six tableaux de Johannes Vermeer (le peintre de La jeune fille à la perle) et d’une faïence dans cette leçon d’histoire des échanges mondiaux du XVIIe siècle qui nous rappelle qu’avant d’être spéculatifs et anonymes, les échanges commerciaux étaient aussi source d’enrichissements culturels. - [Alle meine Wünsche](https://www.vivelaculture.com/la-liste-de-mes-envies-2/): Kann man den Verlockungen des Konsums widerstehen? Und eine riesige Geldsumme ablehnen, Dank derer man nie wieder materielle Sorgen im Alltag hätte und die das Leben für immer verändern würde? Diese Fragen stellt sich Jocelyne, als ihr ein Lottogewinn von über 18 Millionen Euro ins Haus flattert. Und diese Frage stellen sich nicht nur die Protagonistin aus dem Roman von Grégoire Delacourt, sondern alle Kritiker des Wildwestkapitalismus, der Privatisierung von Sozialdiensten und auch jene, die für eine Weltwirtschaft mit menschlichem Antlitz plädieren. - [La Liste de mes envies](https://www.vivelaculture.com/la-liste-de-mes-envies/): Est-il possible de résister aux chants des sirènes de la consommation ? De refuser une somme d’argent considérable qui permettrait de changer de vie, d’oublier à jamais les soucis matériels du quotidien ? Ce sont les questions que se pose Jo quand 18 547 301 euros lui tombent dessus, le personnage du roman de Grégoire Delacourt rejoint les réflexions de tous les détracteurs de l’économie de marché sauvage, de la privatisation des services publics et plus largement de tous les partisans d’une économie à taille humaine. - [Das Kapital im 21 Jahrhundert](https://www.vivelaculture.com/le-capital-au-xxie-siecle-2-2/): Die populärste Gleichung nach „E=mc2“ hat der französische Ökonom Thomas Piketty aufgestellt. Sein Buch wurde innerhalb weniger Monate zu einem Weltbestseller. Die einfache Formel lautet: r>g: also die Gewinne aus dem Kapital (r) werden immer höher sein als die Wachstumsrate (g). Anders formuliert: Wer ein Vermögen besitzt, bereichert sich schneller als der Durchschnittsbürger. Aus diesem Grund verstärkt sich die soziale Ungerechtigkeit. Die Stärke dieser These besteht darin, dass Piketty umfangreiche Daten aus 20 Ländern auswertete. Mit Hilfe vieler Kollegen aus der ganzen Welt untersucht Piketty die Verteilung von Reichtum seit dem Beginn des XX. Jahrhunderts. Zu den weiteren Zutaten des […] - [Le Capital au XXIe siècle](https://www.vivelaculture.com/le-capital-au-xxie-siecle-2/): L’équation la plus populaire depuis « E=mc2 » est signée de l’économiste français Thomas Piketty. Ce livre, devenu en quelques mois un best-seller mondial, se résume en effet à la formule r>g : le rendement du capital (r) est toujours supérieur à la croissance de l’économie (g). En clair, quiconque possède un patrimoine s’enrichit plus vite que la moyenne de la population, d’où le creusement des inégalités. La force de la thèse est de s’appuyer sur l’histoire, l’auteur ayant rassemblé, avec l’aide de collègues du monde entier, une somme inédite de données sur la répartition des richesses depuis le début […] - [Der Tulpen bitterer Duft ](https://www.vivelaculture.com/der-tulpen-bitterer-duft/): Eine Erzählung vor dem Hintergrund des Tulpenfiebers im Holland des 17. Jahrhunderts. Tulpen wurden zu einer so begehrten Ware, dass die Spekulationen mit den Blumen ganz seltsame Blüten trieben. Das führte dann zum Ruin der Tulpenspekulanten und darf getrost als Metapher gelesen werden. Würde man die Zeiten wechseln und die Tulpen durch das Internet ersetzen, bekäme man einen sehr guten Roman über das Platzen der Internetblase im Jahr 2000. - [Semper Augustus](https://www.vivelaculture.com/semper-augustus/): Un roman social sur fond de crise boursière au XVIIe siècle ? C’est le pari magnifiquement réussi par Olivier Bleys. Le fond historique du roman est véridique. En 1630, aux Pays-Bas, une fièvre boursière contamine le pays. L’objet de cette fièvre spéculative n’est pas une matière précieuse mais… des tulipes. Sur cette trame, le romancier va nous raconter l’histoire d’une famille dont l’aîné va être pris dans ce tourbillon spéculatif. En changeant d’époque et en remplaçant les tulipes par Internet, on obtiendrait un très bon roman sur le krach des années 2000. - [Die Schatten der Globalisierung](https://www.vivelaculture.com/la-grande-desillusion-2/): „Die Globalisierung funktioniert nicht. Weder für die Armen der Welt noch für die Umwelt. Die Globalisierung funktioniert auch nicht für die Stabilität der Weltwirtschaft.“ Die Thesen von Stiglitz aus seinem Bestseller Die Schatten der Globalisierung haben seit seiner Veröffentlichung 2002 wie ein Blitz eingeschlagen. Denn Joseph E. Stiglitz ist Wirtschaftsnobelpreisträger, ein ehemaliger Berater von Bill Clinton, und er war der Vizepräsident der Weltbank. In diesem Sachbuch, das sich wie ein Roman liest, erklärt der Autor, was heute und in der Zukunft für die Welt auf dem Spiel steht. - [La Grande Désillusion](https://www.vivelaculture.com/la-grande-desillusion/): « Aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale. » La Grande Désillusion, le livre dont est tirée cette déclaration a fait l’effet d’un coup de tonnerre à sa sortie en 2002. Il faut dire qu’il a été écrit par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, ancien conseiller de Bill Clinton et ancien vice-président de la Banque mondiale. Dans cet essai qui se lit comme un roman Joseph Stiglitz explique les enjeux du monde d’aujourd’hui et de demain. - [Der ewige Gärtner](https://www.vivelaculture.com/the-constant-gardener-2/): Für einige rechtfertigt die Marktwirtschaft auch unorthodoxe Methoden wie den Flirt mit Verboten oder Korruption. Dabei ist ihnen das Gemeinwohl herzlich egal. In „Der ewige Gärtner“, der Verfilmung des gleichnamigen Romans von John Le Carré, unternimmt ein britischer Diplomat auf eigene Faust eine Recherche. Gegen den Willen seiner Vorgesetzten versucht er herauszufinden, warum seine Frau in Kenia sterben musste. Sie war dabei, die Machenschaften der Pharmaindustrie aufzudecken. In Zeiten von gentechnisch veränderten Organismen und dem Versuch großer Labore, sich menschliche Zellen patentieren zu lassen, kann es einem bei dieser Fiktion nur kalt den Rücken herunterlaufen. - [The Constant Gardener](https://www.vivelaculture.com/the-constant-gardener/): Aux yeux de certains, l’économie de marché justifie parfois de flirter avec les interdits, la corruption et autres malversations. Et qu’importe le bien commun. Dans The Constant Gardener, film tiré d’un roman du grand John Le Carré, un diplomate reprend, contre l’avis de sa hiérarchie, l’enquête que menait sa femme au Kenya sur les pratiques d’une firme pharmaceutique, avant qu’on ne la retrouve morte. A l’heure des OGM et des grands laboratoires qui cherchent à faire breveter des cellules humaines, la fiction fait parfois froid dans le dos. - [Scarface](https://www.vivelaculture.com/scarface-2/): Als der kubanische Gangster Tony Montana in Miami auftaucht, lernt er schnell. Aus den Gesetzen des Marktes werden bei Montana die Gesetze des Dschungels. So erobert er den lokalen Markt, destabilisiert die Konkurrenz und etabliert höhere Einstiegshürden… In der Wall Street sagt man dazu: „Um es zu schaffen, musst du der Erste sein oder betrügen.“ Tony Montana wird einfach der Brutalste, der das Wort Skrupel aus seinem Vokabular gestrichen hat. - [Scarface](https://www.vivelaculture.com/scarface/): Fraîchement débarqué à Miami de son Cuba natal, Tony Montana va très vite apprendre les lois de l’économie de marché pour les mettre en application à sa manière. Quitte à les transformer en lois de la jungle. Pénétrer un marché existant, « déstabiliser» la concurrence, élever des barrières à l’entrée… A Wall Street, on dit : « Pour réussir, soit le premier, le meilleur ou triche.» Tony Montana va simplement être le plus furieux, celui qui a rayé le mot scrupule de son vocabulaire. - [Börse oder Leben / Houellebecq économiste](https://www.vivelaculture.com/houellebecq-economiste-2-2/): Das wohl größte Verdienst des von den „Charlie Hebdo“-Attentätern ermordeten Wirtschaftsjournalisten Bernard Maris bestand darin, komplizierte Wirtschaftszusammenhänge verständlich zu beschreiben. In seinem Buch Börse oder Leben entlarvt er die Scheinheiligkeit von Diskursen, die auch Kleinanlegern enorme Profite an der Börse versprechen. Im vorigen Jahr erschien in Frankreich auch sein Essai Houellebecq économiste. Darin zitiert Maris die großen Ökonomen Marx, Keynes und Schumpeter um zu beweisen, dass Houellebecq ein großer visionärer Schriftsteller seiner Zeit ist, der die knallharte Marktwirtschaft und Agonie des Kapitalismus literarisch verarbeitet. - [Houellebecq économiste](https://www.vivelaculture.com/houellebecq-economiste-2/): Peut-être que la grande qualité de Bernard Maris (Onc’ Bernard pour Charlie Hebdo) fut d’avoir rendu l’économie compréhensible par tous, et donc sa faculté de jugement à chacun. Son Antimanuel d’économie (2003 – Éditions Bréal) reste un exemple remarquable de pédagogie. Dans Houellebecq économiste, Bernard Maris convoque cette fois les grands auteurs économistes (Marx, Keynes, Schumpeter) pour dire à quel point Houellebecq est un écrivain visionnaire et « le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à l’agonie. » - [Margin Call – Der große Crash](https://www.vivelaculture.com/margin-call-2-2/): Der junge Mitarbeiter einer Großbank findet heraus, dass sich seine Bank mit toxischen Wertpapieren verspekuliert hat, die in die Pleite führen könnten. Die Bosse entscheiden trotzdem, die nun wertlosen Aktien und Papiere schnell zu verkaufen. Dabei gehen sie das Risiko ein, dass weltweit das Finanzsystem zusammen bricht… Dieser brillante Independent-Film erinnert fatal an das Schicksal der Lehman Brothers und von Goldman Sachs oder wie der Zynismus der Banker eine Weltwirtschaftskrise auslösen kann. - [Margin Call](https://www.vivelaculture.com/margin-call-2/): Un jeune et brillant employé d’une des plus importantes banques d’affaires au monde découvre que sa banque joue avec des produits financiers toxiques qui risquent de causer sa perte. Décision est prise d’écouler ces produits sur le marché en prenant ainsi le risque de causer l’effondrement de tout le système financier mondial… Film brillant qui explique l’histoire des Lehman Brothers ou Goldman Sachs de sinistre mémoire. Ou comment cynisme et finance peuvent provoquer une crise mondiale. - [Hamlet - Othello - Macbeth](https://www.vivelaculture.com/hamlet-othello-macbeth/): Tous les grands auteurs de séries l’affirment, David Simon (Sur Ecoute, Treme) en tête, c’est à la lecture des pièces des auteurs classiques (Tchekhov, Pirandello, Shakespeare…) qu’ils ont perfectionné la construction de leurs personnages et de leurs histoires. David Chase (Les Soprano) cite William Shakespeare comme l’une de ses références principales, et David Milch (NYPD Blues, Deadwood) a été professeur de littérature anglaise à Yale. Indeed. - [La Télé, dix ans d'histoires secrètes](https://www.vivelaculture.com/la-tele-dix-ans-dhistoires-secretes/): Si, à la fin des années quatre-vingt-dix, les créateurs ont pu développer pour la télévision des séries dont les personnages évoluent dans des univers entraperçus au cinéma, c’est parce que les chaînes payantes ont pu s’affranchir d’une partie de la pression exercée par les annonceurs publicitaires. Aux grandes chaînes nationales les programmes consensuels et la course aux audiences, aux nouvelles venues les prises de risque. En France, c’est Canal+ qui, en 1984, a secoué le petit écran. Mais l’histoire ne fut pas une promenade de santé, et le chemin qui mène aux Revenants ne fut pas de tout repos. Cependant […] - [Doggy bag](https://www.vivelaculture.com/doggy-bag/): L’écriture de Philippe Djian a, dès le début (Bleu comme l’Enfer – 1983), inspiré les réalisateurs et attiré les lecteurs férus de cinéma. Lui-même grand amateur de littérature américaine, il était presque logique qu’il se consacre à l’écriture d’un roman construit comme une série. Avec son écriture très imagée, Philippe Djian a donc découpé son récit en épisodes et les a truffés de rebondissements, personnages déjantés et situations improbables. Les séries TV empruntent au modèle du feuilleton et des grands dramaturges, à leur tour, les écrivains s’en inspirent pour insuffler un vent nouveau à leurs histoires. - [Baltimore](https://www.vivelaculture.com/baltimore/): Si The Wire est si réaliste, si juste dans son observation des méthodes des flics, des truands ou des journalistes, c’est d’abord parce que David Simon, avant de créer la série, a été pendant dix ans reporter spécialisé dans le fait divers pour le « Baltimore Sun ». Pour écrire cette chronique « noire » de sa ville, soit une véritable plongée dans le quotidien des habitants qui peuplent les quartiers déshérités, David Simon a suivi pendant un an des inspecteurs d’une brigade chargée des homicides. Un récit de voyage au fond du chaudron, encore plus terrifiant – et désespérant, le plus souvent – […] - [Lastman](https://www.vivelaculture.com/lastman/): Le manga japonais (récompensé cette année au Festival d’Angoulême en la personne de Katsuhiro Otomo, le créateur d’Akira), est le mètre étalon du principe de série, puisqu’il n’est pas rare de trouver des titres qui dépassent les cent tomes. Le trio Yves Balak, Michaël Sanlaville, Bastien Vivès a décidé d’en reprendre le principe de publication rapide (six tomes publiés depuis mars 2013) pour créer une série qui mélange baston, fantastique, aventure et « un truc un peu sexy ». Le succès est au rendez-vous : Prix de la Série à Angoulême cette année, deuxième saison à venir, jeu vidéo et animation en préparation. - [Le Prisonnier](https://www.vivelaculture.com/le-prisonnier-2/): Devenue culte, cette série anglaise est un modèle de série paranoïaque. Diffusée entre 1967 et 1968 alors que la guerre froide laissait peu à peu la place à la « détente », le pitch reflétait bien le climat « atomique » de l’époque : un agent secret, enlevé par on ne sait pas qui, se retrouve dans un village balnéaire on ne sait où, dont personne ne peut sortir et où tout le monde porte un numéro. Patrick McGoohan – numéro 6 – incarne le slogan dans lequel pourra s’identifier toute une génération issue de la contre-culture : « Je ne suis pas un numéro, je […] - [Des Hommes tourmentés - Le nouvel âge d'or des séries](https://www.vivelaculture.com/des-hommes-tourmentes-le-nouvel-age-dor-des-series/): Un portrait croisé de cinq créateurs de séries illustres ; David Chase (Les Soprano), David Simon (The Wire) ou Matthew Weiner (Mad Men). Ceux que l’on appelle maintenant les « showrunners » gèrent des équipes gigantesques, disposent de budgets importants et sont devenus les vrais patrons. Tous ont en point commun d’être des écrivains qui ont réussi l’exploit d’imposer des histoires et des personnages qui feraient fuir en courant tous les producteurs à Hollywood. Ils ont ouvert ce que Brett Martin appelle « le troisième âge d’or de la télé » qui, selon l’auteur, « a toujours été dominée par les écrivains, parce que la télé […] - [Le Parrain](https://www.vivelaculture.com/le-parrain-la-matrice/): C’est le modèle absolu, la référence, le mètre étalon auquel se mesure toute fiction qui essaie d’aborder les rives du récit de gangsters, de ces clans que l’on range sous l’appellation générique de mafia. Au-delà de son côté « fresque », Le Parrain préfigure ce qui sera l’un des éléments fondamentaux de toutes les séries réussies, une plongée dans un univers que le spectateur croit « exotique », mais dans lequel tout se passe pourtant comme partout : conflits d’intérêt, jalousies, trahisons, bravoure, amour, valeurs qui s’effritent, rêves qui s’effondrent, et souvent impossibilité de revenir à une vie normale, de sortir de sa condition ou […] - [True Detective](https://www.vivelaculture.com/true-detective/): Avec la première saison de True Detective, on atteint des sommets de sophistication dans la narration. L’intrigue à résoudre n’est ici qu’un prétexte pour nous faire pénétrer la psyché en complète décomposition des deux personnages principaux. L’ambiance, presque surréelle, n’est pas sans rappeler Twin Peaks, ou les films de Jeff Nichols (Take Shelter, Mud). L’impact de la première saison de True Detective est tellement fort, que les producteurs vont se permettre de tourner une nouvelle saison autour d’un nouveau duo de personnages. True Detective, ou la première série qui se dissout pour (mieux ?) se recomposer. - [The Knick](https://www.vivelaculture.com/the-knick/): New York, 1900. Un jeune et brillant médecin, viscéralement anticonformiste, n’a pour seul objectif personnel que de faire avancer la médecine de son temps. Il s’y consacre jour et nuit en usant et abusant de la cocaïne, alors substance légale, pour rester éveillé et de l’opium pour trouver le repos… Réalisée par Steven Soderbergh (Ocean 11), The Knick (avec Clive Owen – Inside man – dans le rôle principal) décortique les différents éléments qui commencent à infecter la société américaine (corruption, morale hypocrite, racisme…) comme un chercheur examinerait des microbes dont il n’arriverait pas à stopper le développement. Une série […] - [Fargo](https://www.vivelaculture.com/fargo-2/): Les séries qui nous fascinent ont quasiment toutes en commun de mettre en scène des personnages d’une grande banalité. Ce sont les situations auxquelles ils se trouvent confrontés qui vont les révéler à eux-même. C’est pourquoi, retrouver les personnages des films des frères Coen est à la fois une évidence et un coup de génie. Fargo, et son casting de demeurés et de frustrés perdus au milieu d’un nulle part enneigé, en est le parfait exemple. - [Les Revenants](https://www.vivelaculture.com/les-revenants/): Cinq morts sonnent à la porte de leurs proches sans avoir pris conscience qu’ils sont morts, pour certains depuis des dizaines d’années : une mère voit ainsi débarquer l’une de ses filles jumelles, décédée quatre ans auparavant et qui s’excuse de son retard pensant s’être perdue en forêt… Et puis, à mesure que tout le monde essaie de s’adapter à cette situation nouvelle, les éléments de la vie de tous les jours commencent à se dérégler. Adaptée du film de Robin Campillo, Les Revenants diffuse une angoisse qui naît du contraste entre cette situation exceptionnelle et le cadre on ne […] - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland-4/): Nicholas Brody, soldat américain otage d’Al-Qaïda pendant huit ans, est retrouvé, ramené au pays et fêté comme un héros. Mais Carrie Mathison, agent de la CIA spécialiste des questions liées au terrorisme islamique est persuadée que Brody a été « retourné » par ses ravisseurs et missionné pour préparer un attentat sur le sol américain. La vraie trouvaille de Homeland (adaptée de la série israélienne Hatufim), c’est d’avoir placé, en face de Brody possible agent double, Carrie Mathison, elle-même bipolaire ! Au-delà d’un formidable suspense qui ne cesse d’alimenter la paranoïa du téléspectateur à la manière de 24 heures chrono, Homeland livre une […] - [OZ](https://www.vivelaculture.com/oz/): Oz, est la première série à révolutionner le genre, en 1997, deux ans avant Les Soprano. Avec Oz, le spectateur est plongé dans le chaudron d’une prison expérimentale américaine censée permettre aux détenus les plus durs de se réinsérer. Outre la diversité des personnages dans cette série sans réel personnage central récurrent, la fascination qu’exerce Oz vient du fait que l’univers carcéral est habituellement interdit à nos regards. Ce sentiment, renforcé par le parti pris du huis-clos, donne le sentiment de regarder, épisode après épisode, un échantillon des pires situations que la société américaine était capable de produire. - [Better Call Saul](https://www.vivelaculture.com/better-call-saul/): La série commence six ans avant que Saul Goodman ne devienne l’avocat des personnages de Breaking Bad, Jesse Pinkman et Walter White, chargés de blanchir l’argent sale tiré de la vente de la méthamphétamine qu’ils produisent. C’est alors un petit escroc tiré à quatre épingles qui rêve de jouer dans la cour des grands. Défenseur des plus immondes truands, il est doté d’une mauvaise foi phénoménale qui le rend aussi cynique qu’efficace. Où l’on retrouvera avec plaisir le presque sympathique Mike Ehrmantraut, ancien flic devenu homme de main du cruel Gustavo Fring, avant de devenir enquêteur pour Saul. En France, […] - [Platée](https://www.vivelaculture.com/platee-3/): Mitten im zweiten Akt dieser Komödie, einem lyrischen Ballett mit erhöhtem, burleskem Humorfaktor, bietet uns Rameau eine der schönsten und verrücktesten musikalischen Tollheiten an: eine wirklich furiose Verrücktheit oder Tolle Furie, die mit ihrer ansteckenden, vokalisierten Fröhlichkeit einfach explodiert. - [Estuaire (dt. Übersetzung: Mündung)](https://www.vivelaculture.com/estuaire-dt-ubersetzung-mundung/): Dieses Festival für zeitgenössische Kunst wurde 2007 gegründet und erstreckt sich über die 60 Kilometer der Loire-Mündung über Nantes und Saint-Nazaire. Einige der Werke werden nur zeitweilig ausgestellt andere bleiben bis heute. Man kann also Nantes und seine Umgebung anhand von Kunstwerken erkunden, dabei die Loire, kleine Steinbrücken und eine monumentale Hängebrücke kennen lernen. Ohne Vorwarnung tauchen auch ein schwimmendes Haus, eine Seeschlange und ein Boot aus der Landschaft auf, bevor sie wieder verschwinden. - [Der Isenheimer Altar](https://www.vivelaculture.com/der-isenheimer-altar/): Das Meisterwerk des bayerischen Künstlers Matthias Grünewald (geboren 1475/1480 in Würzburg, gestorben 1528 in Halle/Saale), ein monumentales Polyptychon, bleibt bis heute irritierend modern. Einige der Figuren von Die Versuchungen des heiligen Antonius erinnern an seinen Zeitgenossen Hieronymus Bosch, evozieren aber auch die Surrealisten! Aber wenn es um die Kreuzigung selber auf dem zentralen Wandelbild geht, wenn die Altarflügel geschlossen sind, bleibt sie ebenso kryptisch wie fesselnd. Man durchlebt als Betrachter die pure Verzweiflung und Qual bis hin zum süßesten Frieden. - [Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze ](https://www.vivelaculture.com/die-sieben-letzten-worte-unseres-erlosers-am-kreuze/): Haydn erfasst die letzten Augenblicke von Jesu am Kreuz mit sieben Sätzen für die letzten sieben Worte, bevor sich Himmel und Erde zu einem gigantischen Erdbeben öffnen. Von diesem hypnotischen und beseelten Werk existieren drei Versionen: für ein Streichorchester, einen Chor und ein Quartett. Es ist vor allem letztere Version, die am besten die Strenge des Diskurses einfängt. - [Die Hochzeit des Figaro](https://www.vivelaculture.com/die-hochzeit-des-figaro/): Eigentlich verdankt „Der Tolle Tag“ in Nantes seinen Namen dem Theaterstück von Beaumarchais. Im Original heißt er La Folle Journée und Die Hochzeit des Figaro ist nur der Untertitel. Dabei ist das Stück sehr bedeutend und richtungsweisend, weil es sich hier um ein vorrevolutionäres Manifest handelt, um eine Verbindung aus der Commedia dell’arte und der Philosophie der Aufklärung und weil Mozart dadurch zu einer der schönsten Opern aller Zeiten inspiriert wurde. - [Quatrième génération](https://www.vivelaculture.com/quatrieme-generation/): Marion se définit comme une femme lesbienne mais a l’impression de se déguiser en fille tous les matins devant le miroir. Pour elle, la problématique du genre s’apparente à une fabrication et non à une donnée innée. La performeuse, militante LGBT et auteure, Wendy Delorme évoque dans ce deuxième roman la quête de la construction identitaire de Paris à San Francisco, à travers quatre générations de femmes qui se croisent et racontent l’enfance, le féminisme queer et les relations femmes/hommes. - [Boys, boys, boys](https://www.vivelaculture.com/boys-boys-boys-2/): „Manifest für einen virilen Feminismus“ so bezeichnete man den ersten Roman der Schriftstellerin und TV Chronistin Joy Sorman, die damit 2005 auch Preise gewann. Die Heldin, um die dreißig und auf der Suche nach Liebe, versucht sich aus einem wohlgemeinten und eintönigen Kokon zu befreien. Auch wenn der Roman beispielhaft Männerabende thematisiert und welche Diskussionen sie auslösen, propagiert die französische Autorin aber auch einen absoluten Feminismus, der die Machtübernahme der Frauen über die Männer etabliert. - [Boys, boys, boys](https://www.vivelaculture.com/boys-boys-boys/): « Manifeste pour un féminisme viril ». C’est ainsi qu’est qualifié le premier roman de l’écrivaine et chroniqueuse de télévision Joy Sorman, récompensé par le Prix de Flore en 2005. L’héroïne, une trentenaire à la recherche de l’amour, tente de se dépêtrer d’un cocon bienveillant et abêtissant. Si Boys, boys, boys érige en modèle les soirées entre mecs et les débats qu’elles déclenchent, il propose également un féminisme absolu, qui se résume à une prise de pouvoir des femmes sur les hommes. - [Auf den Körper geschrieben](https://www.vivelaculture.com/auf-den-korper-geschrieben/): Ein anonymer Erzähler, dessen Geschlecht unklar bleibt, ist die Hauptfigur in diesem Werk der britischen Aktivistin und Schriftstellerin Jeanette Winterson, der hier eine riskante, meisterhafte Erzählstruktur gelingt. Oft scheint es eindeutig, dass die Hauptfigur eine Frau ist, da sie aus ihrem Männerhass und ihrer tiefen Verachtung für Männer kein Geheimnis macht. Eine Seite später ist dem Leser die Identität des Erzählers dann wieder völlig schleierhaft. Diese Stilübung baut auf die Kraft des Schreibstils, verwirrt und fasziniert wie die Sogkraft eines Traums. Wörter nehmen hier eine enorme Bedeutung ein und ersetzen den Körper, die Lust und die Gewalt. - [Written on the Body ](https://www.vivelaculture.com/written-on-the-body/): Un narrateur anonyme et sans genre, telle est la périlleuse prouesse que réussit brillamment l’activiste et écrivaine britannique Jeanette Winterson dans son ouvrage. Alors qu’il semble parfois évident que le narrateur est une femme, en raison de sa misandrie et de son profond dédain pour les hommes, le lecteur se retrouve à nouveau dans le flou à la page suivante. Cet exercice basé sur la puissance de l’écriture déroute ou subjugue par son onirisme. Les mots trouvent une importance capitale et remplacent le corps, le désir et la violence. - [Rape : The First Sourcebook for Women by New York Radical Feminists](https://www.vivelaculture.com/rape-the-first-sourcebook-for-women-by-new-york-radical-feminists-2/): Der Begriff „Rape Culture“, der eine traurige Banalität erlangt hat und eine Haltung in Gesellschaften beschreibt, die sexuelle Gewalt verharmlosen und sogar tolerieren, wird in diesem Werk von den Autorinnen Noreen Connell und Cassandra Wilson etabliert. In diesem Buch sammeln sie subjektive Erfahrungen von Vergewaltigungsopfern. Um die Zeuginnenaussagen zu bündeln, greifen die beiden Mitglieder der „New York Radical Feminists“ (NYRF) auf Aufzeichnungen von Konferenzen und Workshops zurück. - [Rape : The First Sourcebook for Women by New York Radical Feminists ](https://www.vivelaculture.com/rape-the-first-sourcebook-for-women-by-new-york-radical-feminists/): La « culture du viol », terme devenu tristement banal, fait sa première apparition dans cet ouvrage de Noreen Connell et Cassandra Wilson, qui réunit des récits subjectifs de victimes de viol et met l’accent sur le caractère toléré et assimilé des violences sexuelles dans la société. Pour rassembler ces témoignages, les deux auteures, membres des New York Radical Feminists (NYRF) qui oeuvraient pour mettre fin à la subordination féminine, ont sélectionné des extraits d’enregistrements de conférences et d’interventions dans le cadre de divers ateliers. - [L7](https://www.vivelaculture.com/l7-2/): Mit ihrem 3. Werk, das 1992 erscheint und von Butch Vig (Nirvana, Smashing Pumpkins, Sonic Youth, Garbage) produziert wird, behauptet die Grunge-Band aus L.A. ihren Status in der Riot-Grrrl-Szene. Das liegt vor allem am Erfolg der Single „Pretend We’re Dead“. Mit einem härteren Heavy-Metal-Sound als auf den früheren Alben hauchen die vier Kalifornierinnen ihrer Musik eine enthemmte Ermächtigung ein. Thematisch behandeln sie ganz offen Themen wie Sex, den Rückzug der Gefühle und das Problem mit dem eigenen Image als Frau („This Ain’t a Pleasure“). - [L7](https://www.vivelaculture.com/l7/): Avec ce troisième opus sorti en 1992 et produit par Butch Vig (Nirvana, Smashing Pumpkins, Sonic Youth, Garbage), le groupe grunge de Los Angeles confirme sa place sur la scène riot grrrl, notamment grâce au succès du single « Pretend We’re Dead ». Avec des sonorités plus heavy metal que sur les précédents albums, les quatre Californiennes insufflent un empowerement décomplexé et traitent frontalement de sexualité, de désengagement sentimental et du problème de l’image de soi en tant que femme (« This ain’t a pleasure »). - [To be Real : Telling the Truth and Changing the Face of Feminism](https://www.vivelaculture.com/telling-the-truth-and-changing-the-face-of-feminism-2/): Nach der Veröffentlichung ihres Artikels „Becoming the Third Wave“ 1991 in der amerikanischen Zeitschrift Ms Magazine avanciert Rebecca Walker zur Mutter der 3. Welle des Feminismus. Vier Jahre später gibt sie dieses Standardwerk heraus, in dem über 20 Autor/innen ihre Vision eines transversalen Feminismus darlegen, der die soziale, politische und wirtschaftliche Gleichstellung umfasst und die gesamte Bewegung der damaligen Epoche neu bewertet. Was bedeutet politische Identität? Inwiefern bedeuten Geschlechterrollen eine Bedrohung für die Freiheit? - [To be Real : Telling the Truth and Changing the Face of Feminism](https://www.vivelaculture.com/telling-the-truth-and-changing-the-face-of-feminism/): Il aura suffi de la publication d’un article intitulé « Becoming the Third Wave » dans la revue américaine Ms. Magazine en 1991 pour que Rebecca Walker devienne la mère de la troisième vague féministe. Quatre ans plus tard, dans un ouvrage édité par l’auteure américaine, une vingtaine de contributeurs exposent leur vision d’un féminisme transversal qui englobe une égalité sociale, politique et économique et réévaluent le mouvement de l’époque. Qu’est-ce que l’identité politique ? En quoi les rôles genrés présentent-ils une contrainte à la liberté ? - [All Hands on the Bad One](https://www.vivelaculture.com/all-hands-on-the-bad-one-2/): Die Rockerinnen von Sleater-Kinney behandeln in den Texten ihres im Jahr 2000 erschienenen 5. Albums Themen wie Frauenfeindlichkeit, ungestrafte Vergewaltigung und die Abwesenheit von weiblichen Vorbildern. Das Trio aus dem Nordwesten der USA gehört zu den wichtigsten Vertretern der Riot-Gegenkultur, bezeichnet sich selbst als „links“ und wirft gängige Klischees über den Haufen. So rufen die Frauen im Song #1 Must Have“ zu einer Kulturrevolution auf. Und die Frontfrau Corin Tucker singt: “Kultur ist, was wir dazu machen. (…) Es ist Zeit, Neues auszuprobieren“. - [All Hands on the Bad One](https://www.vivelaculture.com/all-hands-on-the-bad-one/): Misogynie, viols impunis, absence de modèles féminins pour les rockeuses, Sleater-Kinney passe en revue de nombreuses problématiques féministes dans ce cinquième opus sorti au début des années 2000. Figure emblématique de la contreculture riot, le trio punk du nord-ouest des Etats-Unis autoproclamé « de gauche » bouscule les stéréotypes et appelle les femmes à une révolution culturelle dans « #1 Must Have », où la chanteuse Corin Tucker déclame : « La culture est ce qu’on en fait (…) L’heure est venue d’inventer. » - [Pussy Whipped ](https://www.vivelaculture.com/pussy-whipped-2/): Sie gelten als die Autorinnen des „Riot Grrrl“-Manifests, das die Gruppe Bikini Kill 1991 in ihrem Fanzine veröffentlichte. Bekannt werden sie mit dem Song „Rebel Girl“ aus dem Album „Pussy Whipped“ (1993). Bandleaderin und Sängerin Kathleen Hana ist auch Striptease-Tänzerin, lebt kostenlos in einem Frauenhaus, studiert Fotografie und ist die Freundin von Tobi Vail, der Schlagzeugerin der Indie-Rockband The GoTeam. Diese erste LP der vier Frauen aus Olympia feiert die Emanzipation und weibliche Revolution mit einem knallharten und ungestümen Punk-Sound. - [Pussy Whipped ](https://www.vivelaculture.com/pussy-whipped/): Auteur du Manifeste Riot Grrrl publié dans son fanzine en 1991, le groupe Bikini Kill émerge grâce au titre « Rebel Girl » issu de Pussy Whipped (1993). Mené par la chanteuse Kathleen Hanna, à la fois strip-teaseuse, bénévole dans un refuge de femmes, étudiante en photographie et copine avec Tobi Vail, batteuse du groupe indie rock The GoTeam, ce premier album du quatuor punk originaire d’Olympia célèbre l’émancipation et la révolution féminines sur fond de punk conscient et impétueux. - [Bye Bye Blondie](https://www.vivelaculture.com/bye-bye-blondie-2/): Die Geschichte zweier Frauen, die sich 20 Jahre nach einer leidenschaftlichen Liebesgeschichte wieder sehen. Damals in den Achtzigern bekriegten sich die Punks noch mit den Skinheads. Die Filmemacherin, Schriftstellerin und Feministin Virginie Despentes ist eine der wenigen Rock’ n’ Roll Autor(inn)en in Frankreich und steht mit ihren Büchern in den Bestsellerlisten immer ganz oben. So steht der Punk vor und hinter der Kamera. Das ist sensibel, menschlich und bewegend. - [Bye Bye Blondie](https://www.vivelaculture.com/bye-bye-blondie/): L’histoire de deux femmes qui se retrouvent, après avoir vécu une puissante histoire d’amour vingt ans auparavant, alors que le punk jouait les prolongations dans les eighties, face aux skinheads. La cinéaste et écrivaine féministe, est l’une des rares auteures rock’ n’roll de l’hexagone qui est aussi en tête des classements de ventes de livres. C’est punk des deux côtés de la caméra, ce qui veut dire aussi que c’est sensible, humain et émouvant. - [Duchess Says](https://www.vivelaculture.com/duchess-says-2/): Diese Band aus Quebec gibt es seit 10 Jahren und sie serviert ihren halluzinierenden Elektro-Punk Kraft einer genervt klingenden weiblichen Stimme. Dabei werden die Slogans eher heraus gehämmert als gesungen. Das Ganze ist hausgemacht, wird von einem Indie Label vertrieben und die Musik und die Arrangements klingen liebevoll extravagant, irgendwo zwischen den Bellrays und The Chicks on Speed. Für die Sängerin Annie-Claude Deschênes ist die Welt im XX. Jahrhundert immer noch „eine Verfremdung zu der man tanzt“. - [Duchess Says](https://www.vivelaculture.com/duchess-says/): Un gang de Québécois qui sévit depuis dix ans, et qui sert un électro-punk halluciné et speedé, avec une voix féminine énervée qui martèle des slogans davantage qu’elle ne chante. C’est bricolé-maison et produit par un label indé, avec une musique, un son et des arrangements joliment foutraques. Quelque part entre les Bellrays et les Chicks On Speed. Parce que le monde, au XXe siècle, c’est encore et toujours « une aliénation qui se danse », comme le dit la chanteuse, Annie-Claude Deschênes. - [Black Hole - Jon Savage presents](https://www.vivelaculture.com/black-hole-jon-savage-presents-2/): Als die Ramones vor vielen Jugendlichen im Roxy Theatre von Los Angeles spielen, ist das eine Offenbarung. Der Auftritt der Sex Pistols im Winterland in San Francisco 1978 überzeugt dann auch die größten Skeptiker. Und plötzlich tauchen dann Bands wie Avengers, Germs, Dils, Weirdos und natürlich die Dead Kennedys auf, ohne X zu vergessen, hinter dem die Sängerin Exene Cervenka steht, die dann auch klar stellt: „Ich glaube nicht dass irgendjemand in der Gruppe auch nur eine Scheibe von The Clash besitzt. Wir würden gar nicht auf die Idee kommen von einer Band abzukupfern, die selber dauernd abkupfert…. - [Black Hole - Jon Savage presents](https://www.vivelaculture.com/black-hole-jon-savage-presents/): Quand les Ramones jouent au Roxy Theatre de Los Angeles, pour beaucoup de jeunes, c’est la révélation. La prestation des Sex Pistols au Winterland de San Francisco, en janvier 1978, achèvera de convaincre les sceptiques. C’est alors que débarquent les Avengers, Germs, Dils, Weirdos, et, bien sûr, les Dead Kennedys, sans parler du phénomène X, mené par la chanteuse Exene Cervenka, qui met les choses au point : « Je ne crois pas que quiconque, dans le groupe, possède un disque des Clash ; on ne penserait jamais à imiter un groupe qui, lui-même, imite…». - [Die Queen](https://www.vivelaculture.com/die-queen/): Hier geht es nicht nur um die angespannten Beziehungen zwischen der Königin und dem Premierminister Tony Blair. Kurz nach dem Tod von Diana verdeutlicht Regisseur Stephen Frears subtil zwischen den Bildern, welche Diskrepanz zwischen den königlichen und bürgerlichen Werten und denen der Arbeiterklasse herrscht. Die Sex Pistols hatten bereits in ihrer Antihymne „God Save The Queen/The fascist Regime“ gesungen. Aber als sie dann 1977 auch noch „Anarchy In The UK“ auf einem Boot genau gegenüber vom Buckingham Palast vertonen, wo die Queen ihr Thronjubiläum feiert, beendet die Polizei das Happening brachial. Die Punks landen im Wasser und das Königreich ist […] - [The Queen](https://www.vivelaculture.com/the-queen/): Il ne s’agit pas seulement des relations difficiles entre la Reine et le Premier Ministre –Tony Blair-, juste après la mort de Diana : Frears montre subtilement, entre les images, le décalage entre les valeurs royales et celles des classes moyennes et de la « working class ». Les Pistols avaient déjà tiré une méchante salve en chantant « God Save The Queen/The fascist regim… », mais quand ils interprètent « Anarchy In The UK » sur un bateau, en face de Buckingham Palace, lors du Jubilée d’argent de la Reine, en 1977, la police passe à l’abordage : les punks sont à l’eau, et le royaume est […] - [Dorfpunks](https://www.vivelaculture.com/dorfpunks/): Auf dem flachen Land hat es die Jugend nie leicht. Auch nicht 1984 in Schleswig Holstein wenn man ausgerechnet in Schmalenstedt an der Ostsee wohnt. Und so gründen die coolsten Jungs im Dorf eine Punkband unter dem Motto: „Freiheit ist was Lustiges.“ Natürlich zofft man sich mehr als dass man sich mal einig ist. Und eigentlich spielt die Band, die laufend den Namen wechselt auch nur einen Sommer. Aber Hauptsache man wird nicht: „EIn Sklave der Popindustrie“. Für Regisseur Lars Jessen, der das gleichnamige Buch von Rocko Schamoni adaptierte, ist „Dorfpunks“ ein etwas anderer Heimatfilm. Den Soundtrack schrieb übrigens der […] - [Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-lamour-mais-jai-du-le-tuer/): Dans les années 1990, la jeunesse de Bogota tâche de se tenir à l’écart du climat de guerre civile qui oppose les guérillas marxistes et l’armée. Comme « Rep », diminutif de « reptile » : « J’ai des yeux noirs enfoncés comme des gueules de fusils prêts à tirer, et une bite de 25 cm les jours de canicule ». Fan des Sex Pistols, c’est un habitué des bastons, des pogos et des fêtes orgiaques ; il tourne des films artisanaux et ne cesse de cracher sur les figures de la culture colombienne, Garcia Marquez en tête. Coefficient de punkitude maximal, donc. - [Schwarze Katze, Weißer Kater](https://www.vivelaculture.com/schwarze-katze-weiser-kater/): Emir Kusturica ist nicht nur Filmemacher sondern auch Musiker. Vom großen Punkzirkus versteht er etwas. Das merkt man an diesem völlig durchgeknallten Film. So ist die Hochzeit zwischen dem Sohn eines Kleinganoven und der Schwester eines Mafioso pure Filmfreude. Alles an dieser endlos, ausufernden Party ist „too much“. So treten Freaks und Modetussis auf, dann die „Mamas“ der Killer. Dank des massiven Drogenkonsums werden alle Beteiligten etwas friedfertiger. Dazu trägt aber auch die Musik des No Smoking Orchestra bei, der aktuellen Band von Kusturica. - [Chat Noir, Chat Blanc](https://www.vivelaculture.com/chat-noir-chat-blanc/): Pour résumer, tout l’esprit du punk tient dans ce film délirant… Kusturica, qui jouait dans un groupe avant de se lancer dans le cinéma, a tout compris du grand cirque punk. Le mariage entre le fils d’un petit truand et Coccinelle, la sœur d’un mafieux, est un pur moment de bonheur ! Soit un esprit de fête où tout est démesuré et décadent, qui réunit des bimbos, des freaks, des « mammas » et des tueurs, et où la folie du monde est plus « vivable » grâce à la drogue et à la musique -celle, ici, du No Smoking Orchestra, fanfare punk dans laquelle […] - [Babylon By Bus](https://www.vivelaculture.com/babylon-by-bus-2/): 1977 ist Bob Marley in London. Der DJ und Musiker Don Letts stellt ihm seine Punkfreunde vor. Bob mag sie, denn sie sind wie er und „reden schlecht über Babylon“. Als eine Art Hommage schreibt er das Stück „Punky Reggae Party“, eine Mischung aus Punkrock und Reggae. Von den neuen, aufkommenden Bands der Szene fühlen sich viele zur jamaikanischen Musik hingezogen. So spielen Madness und The Specials eine Mischung aus beiden Musikrichtungen und erneuern so den Ska. - [Babylon By Bus](https://www.vivelaculture.com/babylon-by-bus/): Alors au faîte de la gloire mondiale, Bob Marley, peu après la sortie de l’album Kaya, enregistre en Europe – dont deux dates en France, à Paris -, Babylon By Bus, un album live imparable, celui qu’on pourrait envoyer dans l’espace s’il fallait expliquer le reggae aux aliens. Une machine à tubes. Inusable. - [Too Much Future - Punk in der DDR](https://www.vivelaculture.com/too-much-future-le-punk-en-republique-democratique-allemande-2/): Wer kein Punk in der DDR war, der war nie Punker. Mit erstaunlicher Aggressivität verfolgte das Regime die Punks, die man als „asozial“ diffamierte. Konzertverbote waren an der Tagesordnung. Punkplatten durften nicht aufgenommen werden. Wer Punk war, spielte mit seiner Zukunft. Es kam zu willkürlichen Verhaftungen. Die Stasi unterwanderte die Szene. Viele Punkmusiker wurden später aus dem Gefängnis von der Bundesrepublik freigekauft. Die Gruppen hörten auf so klangvolle Namen wie Planlos, Vitamin A, Antitrott, Paranoia, Alternative 13, Rosa Extra, L’Attentat und Chaos. In letzterer Band spielte ein gewisser Pfft Schlagzeug, Bohrmaschine und Motorsäge. - [Too Much Future-Le Punk en République Démocratique Allemande](https://www.vivelaculture.com/too-much-future-le-punk-en-republique-democratique-allemande/): En gros, si on n’a jamais été punk en RDA, on n’a jamais été punk. Le régime développa d’ailleurs une agressivité stupéfiante envers les punks pour contrer leur « asociabilité ». Interdiction de concerts, impossibilité d’enregistrer des disques : on jouait son avenir en étant punk, et on risquait de finir en asile psychiatrique. Parmi les groupes, Planlos, Vitamin A, Antitrott, Paranoia, Alternative 13, Rosa Extra, L’Attentat et Chaos, où le dénommé Pfft est chargé de la batterie, de la perceuse, et de la tronçonneuse électrique. - [Concerto Pour Détraqués](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-detraques-2/): Auf dem Mont de Marsan in Frankreich findet 1976 das erste internationale Punkfestival statt. Auf die ersten französischen Punk-Pioniere der Asphalt Jungle, Guernica oder Starshooter folgen zu Beginn der 1980er Jahre Ludwig Von 88 oder Béru, die einfach nur mit einer Gitarre und einem Drumcomputer spielen. Wie in London setzt auch der Punk in Frankreich auf die Szene der Hausbesetzer, antifaschistisches Engagement und den „Fabrik-Rock“. Hinzu kommt ein sehr schwarzer Humor. Ihr Slogan: „Die Jugend scheißt auf den Front National“. - [Concerto Pour Détraqués](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-detraques/): Ce fut en France, à Mont de Marsan, qu’eut lieu, l’été 1976, le premier festival punk international. Succédant aux pionniers -les Asphalt Jungle, Guernica ou Starshooter-, le punk français du début des années 1980 devint une farce assez délectable, avec Ludwig Von 88 ou les « Béru », qui se contentaient d’une guitare et d’une boîte à rythmes. Comme à Londres, on y retrouvait cette culture de squat, d’engagements anti-fascistes et de « rock à l’usine », mais aussi un humour noir très pistolien. Leur slogan ? « La jeunesse emmerde le Front National ». - [Unbehagen](https://www.vivelaculture.com/unbehagen-2/): In der DDR singt sie den Schlager „Du hast den Farbfilm vergessen“. Dann zieht Nina Hagen zusammen mit ihrer Mutter, der Schauspielerin Eva-Maria Hagen, und ihrem Ziehvater Wolf Biermann 1976 in den Westen. In England lernt sie den Punk kennen und gründet später in Westberlin „Die Nina Hagen Band“. Auf „Unbehagen“ lässt sie die Einflüsse der Sex Pistols und Brecht einfließen. Als Skandalnudel und Provokateurin demonstriert sie 1979 im ORF in engen Lederhosen weibliche Masturbationstechniken. Für einige im Ausland mutiert die Hagen zum weltweit ersten deutschen Star seit Marlene Dietrich. Im Laufe ihrer Karriere ändert sie öfter ihre Musik und […] - [Unbehagen](https://www.vivelaculture.com/unbehagen/): Nina Hagen se masturbant à la télé autrichienne en 1979 va au-delà de l’anecdote : on dit alors qu’elle devient la première star allemande depuis Marlène Dietrich… Elle a grandi à Berlin-Est, s’est fait exclure des Jeunesses Communistes et a suivi des cours d’opéra. En 1976, elle passe à l’Ouest et découvre le punk à Londres. Elle va brasser toutes les influences et, nourrie autant des Sex Pistols que de Tina Turner, de Wagner ou de Brecht, elle crée son propre groupe. Son « African Reggae » demeure aussi somptueux qu’allumé. - [Chelsea Horror Hotel](https://www.vivelaculture.com/chelsea-horror-hotel/): „Ich weiß nicht warum, aber schon im Alter von 12 Jahren war mir klar, dass ich ein Looser bin“, schreibt der Bassist der Ramones in seiner Autobiografie. Der Deutschamerikaner Douglas Calvin – so lautet sein wahrer Name – erzählt die Geschichte einer Flucht. Er beginnt mit seiner Jugend in Berlin, wo er in den Ruinen nach Kriegsreliquien sucht, die er an Antiquitätenhändler verkauft. Im New Yorker Stadtteil Queens trifft er dann auf die zukünftigen Musiker der Ramones. Dee Dee Ramone, wie er sich nennt, ist sein Leben lang drogenabhängig und macht dabei immer Musik. Er meint: „Der Punkrock ist etwas […] - [Mort aux Ramones](https://www.vivelaculture.com/mort-aux-ramones/): « Je ne sais pas comment, mais même à l’âge de douze ans, j’étais au courant que j’étais un looser » : l’autobiographie du bassiste des Ramones –Douglas Colvin de son vrai nom- est presque le récit d’une cavale, depuis son adolescence entre Berlin, où il traîne dans les quartiers en ruines à la recherche de reliques de guerre à refourguer aux antiquaires, et le Queens, où il rencontre les futurs Ramones. Ce type-là n’a jamais cessé de courir après la dope, tout en faisant de la musique, et affirmant que « le punk rock, c’est un truc de gamins enragés qui sentent qu’ils […] - [New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/new-york-dolls-2/): Johnny Thunders zieht sich einen Trip rein und spaziert durch Queens, wo er seinen künftigen Komplizen kennen lernt: Arthur Kane klaut gerade ein Motorrad. Die beiden sind sich schnell sympathisch. Zusammen mit David Johansen, Sylvain Sylvain und Billy Murcia gründen sie 1971 die New York Dolls. Die Band spielt wilden Hard-Rock und Glam. Ihre ersten Aufnahmesessions taufen sie auf den Namen „Lipstick Killers“. Mit ihrem Look aus rotem und rosa Leder, « platform shoes » und Perücken spielen sie mit ihrer Androgynie. Für die ersten Punkbands sind sie eine ebenso wichtige Inspirationsquelle wie The Stooges. - [New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/new-york-dolls/): Johnny Thunders se défonce en traînant dans les rues du Queens, où il rencontre ses futurs acolytes : Arthur Kane est en train de piquer une moto, et ils sympathisent. Avec David Johansen, Sylvain Sylvain et Billy Murcia, ils forment les New York Dolls en 1971, soit un hard-rock glam et sauvage. Leurs premières sessions d’enregistrement, ils les intitulent « Lipstick Killers » : les tueurs au rouge à lèvres jouent sur l’androgynie, dans un univers de cuir rouge ou rose, de « platform shoes » et de perruques, et ils seront une source d’influence aussi importante que les Stooges, pour les premiers groupes punks. - [No More Heroes](https://www.vivelaculture.com/no-more-heroes-2/): 1974 gründeten Sänger Hugh Cornwell und der französische Bassist Jean-Jacques Burnel – mitten in den Zeiten des Punk – diese so wunderbar anachronistische Band. Die „Men in Black“ standen lange – völlig berechtigt – in dem Ruf, gewalttätige Typen zu sein. Auf ihren Konzerten kommt es öfter zu Schlägereien und Abbrüchen. Geliebt werden sie weder von anderen Kollegen noch von der Presse, bis man endlich ihr Talent anerkennt. In den Charts häufen sich die Hits…The Stranglers wirken mit ihrem Orgelsound, dem poppigen Psychedelismus und den Synthesizern von Dave Greenfield wie eine punkige Neuinterpretation der Doors. Es entstehen Songs purer Magie […] - [No More Heroes](https://www.vivelaculture.com/no-more-heroes/): Créé en 1974, le groupe de Hugh Cornwell et Jean-Jacques Burnel est un superbe anachronisme, en pleine période punk. Les « Meninblack », qui traînent une réputation -justifiée- de types violents, sont alors peu aimés des autres groupes, et encore moins de la presse, jusqu’à ce qu’on reconnaisse leur talent alors qu’ils alignent tube sur tube dans les charts. Le projet est quasiment une réécriture punk des Doors, qui laissera des moments de pure grâce et de psychédélisme pop avec les synthés de Dave Greenfield, et quelques valses inquiétantes et impérissables, comme « Golden Brown ». - [Sandinista !](https://www.vivelaculture.com/sandinista-2/): Vier Jahre lang stehen The Clash für den ohrenbetäubenden Soundtrack des Alltags in einem dahinsiechenden England. Den Sound der Band beschreibt Joe Strummer wie folgt: „Ein verrückter Seehund, der zwischen lauter Pressluftbohrern bellt.“. Dann kommt die überraschende Kehrtwende mit dieser Triple-LP, die zum Preis einer LP verkauft wird: Verspielte Elektroklänge, Hip-Hop und Jazz vermischen sich mit dem Punkrock, weil Gitarrist Mick Jones den Schalter umlegt. Sein Kommentar: „Das ganze Album ist ein Experiment. Es ist die Frucht einer kontinuierlichen Entwicklung. Wir lernten dazu und fuhren die Ernte unserer Einflüsse ein. Um etwas zu schaffen, muss man zunächst zuhören. - [Sandinista !](https://www.vivelaculture.com/sandinista/): Pendant quatre ans, The Clash incarne la bande-son fracassante de la vie quotidienne dans une Angleterre moribonde, avec un son que Joe Strummer définit ainsi : « Un phoque fou aboyant au milieu d’une multitude de marteaux-piqueurs ». Puis, virage total en 1980, avec ce triple album, vendu au prix d’un : bidouillages électro, hip-hop et jazz se mêlent au punk-rock, parce que Mick Jones a pris les manettes. Il en dira ceci : « L’album tout entier est une expérience. C’est le fruit d’un développement continu, on apprenait, on engrangeait des influences. Pour créer, il faut d’abord écouter ». - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-2-2/): Die Geschichte der Band ist durchsetzt von Eklats: Konzertverboten, verwüsteten Hotelzimmern, unzähligen Skandalgeschichten, die es auf die Titelblätter der Boulevardpresse schaffen. „Die Pistols waren großartig, wie ein Stich in ein Hornissennest. Keine andere Band auf der Welt verstand sich darauf, soviel negative Publicity einzufahren.“, meinte Johnny Rotten. Nach der Auflösung der Band 1978 gründet er PiL, eine wunderbare Mischung aus Punk, Disco, Reggae und sogar Krautrock. Johnny Rotten wird wieder zu Lydon, bleibt aber ein knallharter Punker. - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-2/): L’histoire du groupe sera jalonnée d’interdictions de concerts, de chambres d’hôtels mises à sac et de unes de tabloïds toujours plus scandaleuses. « Les Pistols, c’était fantastique. Un nid de frelons, voilà ce qu’on a secoué. Aucun autre groupe au monde n’aurai eu à essuyer un tel déchaînement de négativité (…) On a réussi à retourner cette négativité épouvantable contre elle-même », dira Johnny Rotten. Après la dissolution du groupe, en 1978, il créé PiL, fabuleux mélange de punk, de disco, de reggae et de krautrock : Rotten redevient Lydon, mais reste un punk pur et dur. - [Deux jours, une nuit](https://www.vivelaculture.com/deux-jours-une-nuit/): Avec dix films coréalisés en une quinzaine d’années, dont deux Palmes d’Or à Cannes (Rosetta en 1999 et L’Enfant en 2005), ces deux natifs de la province de Liège ont mis la Belgique sur la scène du cinéma mondial, sans jamais démordre de leurs méthodes (indépendance de la production et attachement aux décors de leur région natale) ni de leur rigoureuse fibre «sociale», qui les classe du côté des britanniques Ken Loach et Mike Leigh, le manichéisme en moins. Leur dernier film, pour lequel Marion Cotillard était nommée à l’Oscar de la meilleure actrice 2015, met ainsi en scène une […] - [CoBrA](https://www.vivelaculture.com/cobra/): L’existence de ce mouvement fut brève (1948-1951) mais féconde. Tenant son nom des villes d’origine de ses principaux membres, les peintres Asger Jorn (Copenhague), Pierre Alechinsky (Bruxelles) et Karel Appel (Amsterdam), ce groupe appelait à revenir aux sources de l’art primitif, préhistorique et médiéval pour mieux surmonter le récent désastre de 1939-1945, vu comme une preuve de la décomposition du monde moderne. Venus du surréalisme dont ils rejettent la rigidité idéologique, tout comme le carcan de l’art engagé au côté de l’URSS, les membres de CoBrA privilégient une création spontanée, pluridisciplinaire, souvent collective et libérée du milieu de l’art parisien. […] - [C'est arrivé près de chez vous](https://www.vivelaculture.com/cest-arrive-pres-de-chez-vous/): Ce vrai-faux reportage en noir et blanc sur les tribulations du tueur à gages Ben (le premier rôle au cinéma de Benoît Poelvoorde) a fait un triomphe à Cannes en mai 1992, puis en salles. Etonnant pour ce qui était le film de fin d’études de Rémy Belvaux (dont le frère Lucas est également acteur et réallisateur). Un succès sorti de nulle part, féroce et dérangeant, où l’on bascule vite de l’humour noir des situations et répliques culte vers une forme de malaise voyeuriste, à la manière de l’équipe de journalistes du film, qui perd peu à peu toute distance […] - [Choco](https://www.vivelaculture.com/choco/): A 65 ans, sa longue carrière et sa voix aussi déglinguée que ses textes (en anglais, français ou néerlandais) ont fait de lui un monument, le «Tom Waits belge». Mais avant d’incarner le chanteur beat à la sauce européenne, ce natif d’Ostende s’est trouvé au cœur de la révolution new wave, à l’époque où Bruxelles, comme Paris, louchait vers Londres et New York pour dépoussiérer le rock. Actifs de 1977 à 1986, ses TC Matic montrent sur ce troisième album qu’ils ont digéré les premiers disques de Talking Heads, XTC… et sonnent souvent comme le Bashung de Play Blessures (1982). […] - [L'emmerdeur](https://www.vivelaculture.com/lemmerdeur/): Pour replonger dans l’œuvre du Grand Jacques, on se reportera à l’intégrale Barclay (15 CD, 193 titres de 1954 à 1977), et pour suivre les méandres de sa vie à la seule biographie correcte (celle d’Olivier Todd, «Une vie», chez Robert Laffont). Mais il faut (re)voir cette comédie pour prendre la (dé)mesure du personnage. En VRP cocu (première apparition de «François Pignon», le personnage récurrent du scénariste Francis Veber) dont la dépression suicidaire contrarie les plans d’un tueur à gages (Lino Ventura), Brel crève l’écran de sa présence et de ses outrances, un numéro rodé dès 1950 dans les cabarets […] - [Six enquêtes de Maigret](https://www.vivelaculture.com/six-enquetes-de-maigret/): Quoi de belge chez le créateur de Maigret, le plus français des flics de papier, installé à Paris dès l’âge de dix-neuf ans ? Les connaisseurs de Georges Simenon (1903-1989) et de son Liège natal jurent pourtant que l’esprit de la ville (qui lui consacrera bientôt un musée) traverse son abondante production, notamment l’œuvre autobiographique (Pedigree, dès 1945), comme un sens de l’observation aigu mais détaché face à la noirceur du monde. Les illustrations de Loustal, dessinateur venu de la BD, le plus belge des arts, vont en tout cas comme un gant à cet univers. - [James Ensor au Musée d'Orsay](https://www.vivelaculture.com/james-ensor-au-musee-dorsay/): Né et mort à Ostende, James Ensor (1860-1949), qui n’a presque plus peint passé la trentaine, est le chaînon manquant entre la tradition flamande et l’art moderne. Ses scènes de foules, de carnaval, de défilés populaires (en 1889, dans son « Entrée du Christ à Bruxelles », on voit une banderole « Vive la sociale »…), trouvent leurs sources chez Jérôme Bosch ou Brueghel l’Ancien. Mais dès 1883, il fonde le cercle avant-gardiste « Les Vingt », partisans d’une « libre esthétique » en peinture comme en musique et en littérature (le sculpteur Rodin les rejoindra en 1889) et peu […] - [Ca s'est fait comme ça](https://www.vivelaculture.com/ca-sest-fait-comme-ca/): L’exil belge a longtemps été, pour les Français, une affaire de liberté. Un moyen d’échapper à la répression (Victor Hugo en 1851, après le coup d’Etat de Bonaparte, mais aussi Boulanger, le général antirépublicain, en 1889), un endroit où publier ce que la censure réprouvait chez nous (entre autres, les Chants de Maldoror de Lautréamont en 1869, Une Saison en enfer de Rimbaud en 1873, certains textes de Jean Genet…). C’est désormais une question d’optimisation fiscale, pour les artistes comme pour les grandes fortunes. Avant de devenir citoyen russe, Gérard Depardieu s’est ainsi installé fin 2012 à Néchin, à un […] - [Stupeur et Tremblements](https://www.vivelaculture.com/stupeur-et-tremblements/): Fille d’un diplomate belge, élevée à Bruxelles puis en Asie au gré des postes paternels (Japon, Chine, Bangladesh, Birmanie…), Amélie Nothomb anime les rentrées littéraires parisiennes avec un livre par an depuis 1992. Récompensé par le Grand prix de l’Académie française, ce roman (adapté au cinéma par Alain Corneau) est l’un de ses meilleurs. La trame est autobiographique : Amélie, une jeune femme belge, retourne au Japon, où elle a grandi, pour travailler dans une grande entreprise locale. Mise en scène d’un choc culturel, mais aussi d’une déchéance fantasmée (la jeune femme est peu à peu rétrogradée jusqu’au rang de […] - [Astérix chez les Belges](https://www.vivelaculture.com/asterix-chez-les-belges/): Le bilinguisme et les belgicismes («c’est le sauve qui sait général !»), les frites, les mornes plaines et un petit garçon énurésique, une parodie du récit de Waterloo par Victor Hugo et une autre de Brueghel l’Ancien dans la scène du banquet final… Pour son dernier scénario confié à Uderzo avant sa mort, René Goscinny (1926-1977) a bourré chaque planche de tous les clins d’œil et calembours belges possibles ! - [L'ami ostendais de Marvin Gaye](https://www.vivelaculture.com/lami-ostendais-de-marvin-gaye/): En 1980, le prince de la Motown est au plus mal : divorce difficile, carrière en berne, cocaïne plein le nez et fisc aux fesses, il s’enfuit à Londres. C’est là que Freddy Verdussen, un simple fan de musique noire, restaurateur à Ostende, le trouve et lui offre une porte de sortie. Pendant près de deux ans, il l’héberge, le requinque à coups de bons petits plats et de jogging. Pendant cette retraite belge, Marvin Gaye écrit l’album de son come-back, « Midnight Love » (avec le tube « Sexual Healing », 1982). Richard Olivier, qui avait à l’époque tourné […] - [Le duel Tintin / Spirou](https://www.vivelaculture.com/le-duel-tintin-spirou/): Ce livre (introuvable sauf en téléchargement gratuit) retrace l’un des plus curieux phénomènes artistiques du siècle écoulé : comment, au côté des comics américains et des mangas japonais, la BD européenne s’est trouvée deux capitales rivales… en Belgique, à 60 km l’une de l’autre. A Bruxelles, autour du Tintin de Hergé, est née la «ligne claire» à la postérité fameuse, de E.P. Jacobs à Yves Chaland ; à Charleroi, autour du Spirou créé par Rob-Vel puis repris par Jijé, «l’école de Marcinelle» (un quartier de la ville) qui donnera Franquin (Spirou, Gaston Lagaffe, Idées Noires…), Morris (Lucky Luke) ou Peyo […] - [Le livre des frites](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-frites/): Une vraie pomme (de terre) de discorde : ce plat devenu universel est-il une création française, datant de l’importation du légume en France par Parmentier à la fin du XVIIIe siècle ? Ou une invention de la Belgique, comme le revendiquent plusieurs de ses historiens ? Sachant que les frites alimentent un bon paquet de nos blagues belges, mais que le monde anglo-saxon les appelle «French fries», nous ne conclurons pas, l’essentiel étant de bien les préparer et de découvrir les mille et une variantes de la recette, grâce à ce livre indispensable. - [The Sound of Belgium](https://www.vivelaculture.com/the-sound-of-belgium/): Carrefour de la new wave européenne à l’époque des TC Matic d’Arno, la Belgique y ajoute quelques années plus tard l’effervescence acid house pour devenir (dans les boîtes d’Anvers, notamment) le laboratoire du new beat, un genre électro ultra créatif et très fécond puisqu’il donnera naissance à de multiples sous-genres dans les années 90. Ce documentaire récent, en VOD sur Arte, en retrace soigneusement la passionnante histoire. - [Merckx / Ickx 70 ans](https://www.vivelaculture.com/merckx-ickx-70-ans/): Ces deux champions ont bien plus en commun que d’avoir un prénom en « y », un nom en « ckx », et 70 ans cette année : ils incarnent la capacité de ce pays minuscule à s’imposer parmi les grands en produisant dans tous les domaines des légendes et des révolutions. A l’heure du séparatisme entre Flamands et Wallons, ils restent des emblêmes (Merckx est issu d’une famille mixte, Ickxx du melting pot bruxellois), et surtout des champions simples, dont l’étonnant palmarès (525 victoires dont 5 tours de France, 6 victoires aux 24 Heures…) a été dépassé, mais l’image […] - [Dernière Nuit sur terre](https://www.vivelaculture.com/derniere-nuit-sur-terre/): L’autobiographie d’un enfant noir pauvre devenu l’un des plus grands danseurs américains. Gamin, il vivait dans des camps d’ouvriers itinérants et faisait des concours de danse avec ses sœurs : « À cette époque, la danse était une impulsion. Marvin Gaye prenait le mot « baby », lançait le « a » en l’air, l’étirait longuement, lentement, et le remettait brusquement en place avec un petit cri et un sourire ». Son histoire est celle, finalement ordinaire, d’un enfant des sixties, qui a baigné dans un mélange typiquement américain, entre la Bible et Village Voice, Dylan et La Case de […] - [Back In The USA](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-usa/): La sauvagerie rock n’roll de ce groupe proto-punk de Detroit reposait sur les guitares de Fred « Sonic » Smith (le futur mari de Patti Smith) et de Wayne Kramer tout comme sur les diatribes politiques furibondes du chanteur Rob Tyner, mais aussi sur la personnalité d’un certain John Sinclair, manager-gourou du groupe, fondateur des « White Panthers », qui estimait que les Blancs devaient accompagner les Noirs dans leur combat contre l’Amérique oppressive. Sinclair rêvait d’une grande nation « arc-en-ciel », et son programme se résumait finalement à des fondamentaux assez basiques : « Rock n’ roll, dope et […] - [Planet Rock The Album](https://www.vivelaculture.com/planet-rock-the-album/): Au début des années 1970, New York est au bord de la faillite, avec une criminalité endémique… Mais c’est aussi, sur un plan musical, une ville ultra-créative. Dans le South Bronx, des DJs tels que Kool Herc ou Grandmaster Flash animent des fêtes avec des rimeurs, en se branchant sur les réverbères, quand ils marchent. C’est là que se distingue l’ancien chef de gang Afrika Bambaataa, lors de mixes qu’il qualifie d’ « omnivores ». Les larrons inventent le breakbeat et le hip-hop et Afrika Bambaataa crée la Zulu Nation, qui veille à la paix et à l’esprit de fête. - [Ligne de fracture](https://www.vivelaculture.com/ligne-de-fracture/): Dans la campagne profonde du Sud du Mississippi, entre les bras du fleuve, les bayous, les forêts de conifères et les sous-bois marécageux, on suit le destin de deux frères jumeaux élevés par une grand-mère qui a passé sa vie à frotter les planchers des maisons des Blancs. Ils ont un diplôme et cherchent du boulot, entre deux baignades et un joint… Mais ils sont noirs, dans un univers finalement étriqué, entre le racisme et la tentation de la délinquance. Une nouvelle voix puissante de la littérature afro-américaine, aux accents faulknériens. - [Journal d’une fille de Harlem](https://www.vivelaculture.com/journal-dune-fille-de-harlem/): Ce « roman » -on a du mal à croire que c’est de la fiction…-, qui a la forme d’un journal intime, s’ouvre sur ces mots : « Nous avons déménagé. Maman n’aimait plus l’immeuble de la 118e rue, depuis qu’on a retrouvé Mrs R. égorgée dans les cabinets du 3e étage ». Réalisme social éprouvant, entre la crasse et la violence de Harlem, et espoir aussi fou que tenace d’une jeune fille de 15 ans qui a décidé d’échapper à « ça »… Chef-d’œuvre. - [Poèmes complets](https://www.vivelaculture.com/poemes-complets/): Le Martiniquais Édouard Glissant (1928-2011), qui se considérait comme un poète du « chaos-monde », se distinguait des tenants de la négritude en affirmant une identité africaine impossible à délier de l’Histoire de l’Amérique. Créateur du concept d’ « antillanité » et attaché à la « créolité», il estimait que l’africanité appartenait aussi au monde caraïbe. Ses poèmes restent marqués par la violence de l’esclavage. Comme dans « La Traite » : « On a cloué un peuple aux bateaux de haut bord, on a vendu, loué, troqué la chair ». - [Les Nuits rouges de Harlem (Shaft)](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-rouges-de-harlem-shaft/): John Shaft est un privé noir, marginal et séducteur, qui est chargé d’enquêter sur l’enlèvement de la fille d’un ponte de la mafia noire. La lutte armée entre Blancs et Noirs est ici traitée comme une affaire de grand banditisme. Film-emblème de la Blaxploitation, Shaft est aussi une plongée réaliste dans Harlem, à l’heure du funk et des coupes afro. La musique d’Isaac Hayes –couronnée par un Oscar- est un bijou aux paroles décalées et drôles, qui font ainsi l’éloge du héros : « Who’s the black private dick/That’s a sex machine to all the chicks ?/Shaft !”. A noter […] - [Retour en Afrique](https://www.vivelaculture.com/retour-en-afrique/): Une enquête des deux flics fétiches de Chester Himes, Ed Cercueil et Fossoyeur, qui officient à Harlem… Un prédicateur prône le retour en Afrique, en récoltant les sommes versées par les « candidats », mais se voit piquer le magot… Dans son autobiographie, Chester Himes, qui avait passé sept années en prison dans les années 1930, avant de devenir écrivain, notait : « L’Amérique m’a beaucoup fait souffrir (…). Quand je me suis défendu, grâce à l’écriture, elle a décidé de me tuer… Quand l’Amérique tue un nègre, il ne faut pas qu’il ressuscite ». Or la voie littéraire est […] - [8 Mile](https://www.vivelaculture.com/8-mile/): La « 8 Mile Road », c’est la frontière entre le quartier noir et le quartier blanc de Detroit. « Des deux côtés, c’est la pauvreté », souligne Eminem. Au-delà de prouver que les Blancs peuvent rapper aussi bien que les Noirs, ce film constitue aussi une monographie d’une ville en faillite, qui fait face à des problèmes sociaux et raciaux dont on dit qu’ils résument à eux seuls tous ceux de l’Amérique. Eminem, c’est aussi, dans la droite lignée de son compatriote Iggy Pop, l’incarnation d’un esprit « white trash », où peu importe le genre musical en lui-même. - [Muhammad Ali The Greatest](https://www.vivelaculture.com/muhammad-ali-the-greatest-2/): Le 24 février 1964, Cassius Clay, qui n’a pas encore annoncé sa conversion à l’Islam, devient champion du monde des poids lourds en battant Sonny « Night Train » Liston. Pourtant, à cette époque, le fort en gueule qui ne laisse jamais passer une occasion de défier l’Amérique blanche est la propriété d’un consortium d’entrepreneurs blancs du Tennessee. « Float like a butterfly, sting like a bee ». - [Conversations avec moi-même](https://www.vivelaculture.com/conversations-avec-moi-meme/): Le militant anti-ségrégation par excellence du XXe siècle… Emprisonné en 1964 pour incitation à la grève, puis condamné pour sabotage, complot et haute trahison, c’était bien de lutte pour les droits civiques dont il s’agissait. Il devra partager son Prix Nobel de la Paix avec le président Frederik de Klerk en 1993, après l’abolition de l’apartheid, et il restera toujours optimiste : « Que chacune de nos aspirations prouve que Martin Luther King avait raison, quand il disait que l’humanité ne peut plus être tragiquement liée à la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre ». - [Les Rêves de mon père](https://www.vivelaculture.com/les-reves-de-mon-pere/): Quand il découvre les textes des écrivains noirs Richard Wright, James Baldwin ou Ralph Ellison, Barack Obama, fils d’immigré musulman –mais n’étant pas musulman lui-même-, est frappé par l’angoisse et le mépris de soi qu’ils renferment : « Seule l’autobiographie de Malcolm X proposait autre chose. Ses actes répétés d’autocréation éveillaient un écho en moi ; la poésie brute de ses mots, sa manière directe d’exiger le respect faisaient apparaître un ordre nouveau et sans compromis ». Obama n’a cessé, depuis, de promouvoir et défendre ce que l’écrivain haïtien René Depestre nommait le « métier à métisser ». - [Say it Loud - I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud-3/): Dans les années 1940, le rythm & blues était tellement méprisé qu’on l’appelait la « race music ». Il faudra un James Brown, élevé dans un bordel du Vieux Sud, ancien boxeur, pour donner des lettres de noblesse à une musique noire qui pouvait en même temps être sexy. Parmi les messages politiques du « Soul Brother Number One », il s’agissait d’abord de filer doux : « Don’t Be a Drop-Out » (… and Stay In School). Avant de poser les bases du funk et de le mettre au service de la « cause »… Black is beautiful. - [Strange Fruit](https://www.vivelaculture.com/strange-fruit/): « Les arbres du Sud portent des fruits étranges/Qui les tâchent de sang, des feuilles à la racine/Des corps noirs qui se balancent dans le vent du Sud ». Plus qu’une chanson, c’est un cri de douleur, alors que les lynchages de Noirs sont monnaie courante dans le Vieux Sud où sévit alors « Jim Crow », surnom –tiré d’une chanson de 1832- donné au racisme… Billie Holiday s’identifiera toute sa vie à cette complainte, pourtant écrite par un Blanc, Abel Meeropol. - [Malcolm X](https://www.vivelaculture.com/malcolm-x/): Pasteur, le père de Malcolm Little propageait les idées de Marcus Garvey… Tombé dans la délinquance, Malcolm est arrêté en 1946 et passe sept ans en prison. En sortant, il se débarrasse de son « nom d’esclave », pour devenir Malcolm X. En affirmant que « la non-violence de Martin Luther King est la meilleure arme de l’homme blanc », il se proclame noir et non pas américain. Tout en captant subtilement la personnalité d’un leader dont la pensée ne cesse d’évoluer, Spike Lee réconcilie toutefois les deux figures historiques en affirmant : « Il existe davantage de similarités que […] - [Der Totschlaeger](https://www.vivelaculture.com/lassommoir-2/): Van Gogh ist ein leidenschaftlicher Leser von Zola, dessen Roman Der Totschläger, auf Französisch L’Assommoir nach dem Namen eines Kaffeehauses, in welchem sich die Arbeiter mit Absinth zerstören, 1877 erscheint. 1885 erscheint Germinal, der Roman welchen Zola den französischen Bergarbeitern widmet. Im L’Assommoir besuchen Gervaise und Coupeau, die heiraten werden, mit ihren Gästen den Louvre. Zola ist der erste Schriftsteller der darstellt, wie die Leute der unteren Volksschichten Kunstwerke betrachten: Coupeau findet, dass Mona Lisa seiner Tante gleicht. Damals ist keine Rede davon dass sie versuchen, in einem Museum Bilder von Van Gogh zu sehen. - [L’Assommoir](https://www.vivelaculture.com/lassommoir/): Van Gogh est un grand lecteur de Zola dont le roman L’Assommoir, du nom d’un café où les ouvriers se détruisent à l’absinthe, parait en 1877. En 1885, sort Germinal, le roman que Zola consacre aux mineurs français. Dans L’Assommoir, Gervaise et Coupeau qui vont se marier, visitent le Louvre avec leurs invités ; Zola est le premier écrivain à montrer comment les gens de la classe populaire regardent les œuvres d’art : Coupeau trouve que La Joconde ressemble à sa tante. Il n’est pas question à cette époque qu’ils cherchent à voir des tableaux de Van Gogh dans un […] - [Absinthe - Die Wiederkehr der Grünen Fee](https://www.vivelaculture.com/labsinthe-son-histoire-2/): „Muse, Fee, dann Hexe, der Absinth verweist ständig auf dieses Jahrhundert, in dem Verlaine und Rimbaud sinnbildlich für das Café du Rat-Mort waren, Degas für das Café de la Nouvelle-Athènes und Toulouse Lautrec, der die „grüne Fee“ mit Gauguin und Van Gogh trank“ schrieb Marie-Claude Delahaye, Kuratorin des Absinth-Museums in Auvers-sur-Oise. Ein Museum in dem man entdeckt, dass Van Gogh die „grüne Fee“ in einem Bild Der Absinth, verewigte und dass er „die Farbe des Absinths“ verwendete, um den Himmel und die Rhone auf einem seiner Bilder zu charakterisieren. - [L’Absinthe, son histoire](https://www.vivelaculture.com/labsinthe-son-histoire/): « Muse, fée, puis sorcière, l’absinthe fait sans cesse référence à ce siècle qui vit Verlaine et Rimbaud rimer au Rat Mort, Degas à la Nouvelle-Athènes et Toulouse-Lautrec boire la verte avec Gauguin et Van Gogh » écrit Marie-Claude Delahaye, conservatrice du musée de l’absinthe à Auvers-sur-Oise. Un musée où l’on découvre que Van Gogh a immortalisé la verte dans un tableau, L’Absinthe, et qu’il a utilisé « la couleur d’absinthe » pour caractériser le ciel et le Rhône sur une de ses toiles. Déguster une absinthe à la terrasse du musée, à un jet de pierre de la tombe […] - [Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-2-2/): Der Film von Maurice Pialat besitzt eine übersprudelnde Energie, jene der Freiheit die Van Gogh anstrebte. Auf seinem Todesbett soll er gesagt haben: „Die Traurigkeit wird ewig dauern.“ In Auf das, was wir lieben sagt Pialat: „Ich glaubte, dass Van Gogh von sich sprach, von seinem traurigen Leben, seiner Misere, aber nein: Er wollte sagen, dass der Kampf ewig dauern wird. Sie sind es, die traurig sind.“ 1987, als er die Goldene Palme in Cannes für den Film Die Sonne Satans erhielt, antwortet er auf die Pfiffe des Publikums mit ganz bedächtiger Stimme: „Wenn ihr mich nicht mögt, kann ich […] - [Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-2/): Le film de Maurice Pialat est rempli d’une énergie débordante, celle de la liberté à laquelle aspirait Van Gogh. Il aurait dit sur son lit de mort : « La tristesse durera toujours. » Dans A nos amours, Pialat dit : « Je croyais que Van Gogh parlait de lui, de sa vie triste, de sa misère, mais non : il voulait dire que la lutte durerait toujours. C’est vous qui êtes tristes. » En 1987, recevant la Palme d’or à Cannes pour Sous le soleil de Satan, il répond d’une voix posée aux sifflets de la salle : « […] - [Briefe an seinen Bruder](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-son-frere-theo-2-2/): Die Briefe, die Vincent an seinen Bruder Théo geschrieben hat sind eine ideale Alternative zum Lesen einer Biographie. Der Künstler schreibt an jenen, der ihn finanziell unterstützt, es geht daher darum, was er an Material zum Malen braucht. Er schreibt ihm auch von seinen zahlreichen Überlegungen über die Malerei, das Künstlerleben, die Tatsache begabt zu sein, die Faulenzerei, die Farben des Mittelmeers usw. Diese Briefe muss man lesen und vor allem immer wieder lesen, um sie in unseren Geist eindringen zu lassen, so wie man einen Schluck Branntwein lange im Mund behält. - [Lettres à son frère Théo](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-son-frere-theo-2/): Les lettres que Vincent a écrites à son frère Théo sont une alternative idéale à la lecture d’une biographie. L’artiste écrit à celui qui le soutient financièrement, il est donc question de ce dont il a besoin en matière de matériel de peinture. Il lui fait part aussi de ses nombreuses réflexions sur la peinture, l’existence de l’artiste, le fait d’être doué, la fainéantise, les couleurs de la mer Méditerranée… Ces lettres, il faut les lire et surtout les relire, pour les laisser infuser dans notre esprit, comme on garde une gorgée d’alcool fort, longtemps en bouche. - [Briefe](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-emile-bernard-2/): Die Briefe, die Vincent an Emile Bernard geschrieben hat, sind weniger bekannt. Dieser letztere gehörte zur Schule von Pont-Aven, moderne Bewegung, die rund um Paul Gauguin gebildet wurde. Emile Bernard ist fünfzehn Jahre jünger als Van Gogh, der ihm zahlreiche Ratschläge gibt, vor allem dass er gut essen soll, bevor er zu seinem Militärdienst in Afrika aufbricht. Van Gogh sagt ihm ebenfalls, dass er nicht zu viel bumsen sollte, um genügend Energie für die Malerei zu bewahren; er macht darauf aufmerksam, dass Delacroix nur wenig bumste. In einem Brief vermerkt er abschließend: „Um gut zu arbeiten muss man gut wohnen, […] - [Lettres à Emile Bernard](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-emile-bernard/): Les lettres que Vincent a écrites à Emile Bernard ne sont pas très connues. Ce dernier fit partie de l’Ecole de Pont-Aven, mouvement moderne entraîné par Paul Gauguin. Emile Bernard a quinze ans de moins que Van Gogh qui lui donne de nombreux conseils, notamment qu’il faut qu’il mange bien avant d’aller faire son service militaire en Afrique. Van Gogh lui dit aussi qu’il ne faut pas qu’il baise trop pour garder assez d’énergie pour peindre ; il lui signale que Delacroix baisait peu. Il conclut dans une lettre : « Pour faire du bon travail, il faut bien manger, […] - [Das druckgrafische Werk](https://www.vivelaculture.com/oviri-ecrits-dun-sauvage-2/): „Ich bin ein großer Künstler, das weiß ich“ schreibt Paul Gauguin 1892 an seine Frau Mette. Er war zuvor Börsenmakler. Er ist über den Tod von Van Gogh nicht verwundert, mit dem er in Arles zusammen gelebt hat, ohne sich wirklich zu verstehen, wie er an Emile Bernard schreibt „Vincent und ich sind allgemein kaum derselben Ansicht, vor allem über die Malerei.“ Bevor er Van Gogh traf, schrieb Gauguin 1888 an den Maler Schuffenecker, Gründer des Salon des Indépendants (Messe der unabhängigen Künstler): „Die Kunst ist eine Abstraktion: gehe von der Natur aus, während du in ihr träumst und denke […] - [Oviri, Ecrits d’un sauvage](https://www.vivelaculture.com/oviri-ecrits-dun-sauvage/): « Je suis un grand artiste et je le sais » écrit Paul Gauguin, en 1892, à sa femme Mette. Il a d’abord été agent de change. Il n’est pas étonné par la mort de Van Gogh avec qui il a cohabité à Arles sans trop s’entendre comme il l’écrit à Emile Bernard « Vincent et moi sommes peu d’accord en général surtout en peinture. » Avant de rencontrer Van Gogh, Gauguin écrit en 1888 au peintre Schuffenecker, fondateur du salon des Indépendants : « L’art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant et pensez plus à […] - [Die Konsumgesellschaft](https://www.vivelaculture.com/la-societe-de-consommation-2/): Théo Van Gogh hatte die größten Schwierigkeiten, die Bilder seines Bruders Vincent zu verkaufen. Seither haben sich die Dinge geändert: Neben dem Kunstmarkt hat sich ein Markt der Nebenprodukte entwickelt, der einfacher an den Mann zu bringen ist als die Kunstwerke. Welches sind die treibenden Kräfte des Konsums? In seinem berühmten Essay, in welchem es um Drugstores, Antiquitätenhändler, Kühlschränke und die Unmöglichkeit seine Zeit zu verlieren geht, entwickelt Jean Baudrillard eine Konsumtheorie. Wenn es nicht mehr möglich ist, seine Zeit zu verlieren, was kann man dann mit einem Kunstwerk gewinnen? - [La Société de consommation](https://www.vivelaculture.com/la-societe-de-consommation/): Théo Van Gogh avait le plus grand mal à vendre les tableaux de son frère Vincent. Depuis, les choses ont changé : à côté du marché de l’art, s’est développé un marché des produits dérivés, qui se consomment plus facilement que les œuvres d’art. Quels sont les ressorts de la consommation ? Dans son célèbre essai où il est question de drugstores, d’antiquaires, de frigidaires, de l’impossibilité de perdre son temps, Jean Baudrillard développe une théorie de la consommation. S’il n’est plus possible de perdre son temps, qu’est-ce qu’on peut gagner avec une œuvre d’art ? - [Erinnerungen eines Kunsthändlers](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-dun-marchand-de-tableaux-2/): Das Mohnblumenfeld kostet weniger als 500 F, aber ein Besucher der ersten Ausstellung von Van Gogh in der Galerie Vollard kauft es nicht weil er fürchtet, sein Geld schlecht anzulegen; Er ist verblüfft als er fünfundzwanzig Jahre später erfährt, dass das Bild mehr als 300 000 F wert ist. Erinnerung aus seinen Anfängen als Kunsthändler hat Ambroise Vollard unzählige. So hielt sich Edgard Degas häufig auf den Pferderennbahnen auf, seine Bilder malte er aber anhand von Holzpferden, die er in seinem Maleratelier auf einem Karussell installiert hatte. Zweifellos einer der größten Händler der Kunstgeschichte. - [Souvenirs d’un marchand de tableaux](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-dun-marchand-de-tableaux/): Champ de coquelicots est à moins de 500 F, mais un visiteur de la première exposition de Van Gogh à la galerie Vollard, ne l’achète pas, craignant de mal placer son argent ; il est stupéfait d’apprendre, vingt-cinq ans plus tard, que le tableau vaut plus de 300 000 F. Des souvenirs de ses débuts de marchand d’art, Ambroise Vollard en a plein. Ainsi, Edgard Degas fréquentait les champs de courses, mais il peignait ses tableaux d’après des chevaux de bois qu’il avait installés sur un manège dans son atelier. Assurément l’un des plus grands marchands de l’histoire de l’art. - [ZeBible](https://www.vivelaculture.com/zebible-2/): In den Briefen an Emile Bernard spricht Vincent Van Gogh von Gott und Christus, der seiner Ansicht nach „Christus hat ruhig-gelassen gelebt, als Künstler größer als alle Künstler, er hat Marmor und Ton und Farbe verschmäht und in lebendigem Fleisch gearbeitet.“ Die Bibel war sein Lieblingsbuch, das er in einem Kleinformat gemalt hat, wo man auch das Buch Die Lebensfreude von Zola erkennen kann. Die Bibel erlebte er auch als er versuchte, Prediger zu sein, bevor er Maler wurde. Die Bibel von Van Gogh ist eine interkonfessionelle Arbeit, die etwa fünfzehn Partner vereinte. - [ZeBible](https://www.vivelaculture.com/zebible/): Dans ses lettres à Emile Bernard, Vincent Van Gogh parle de Dieu et du Christ qui selon lui « a vécu sereinement en artiste plus grand que tous les artistes, dédaignant et le marbre et l’argile et la couleur, travaillant en chair vivante. » La Bible était son livre de chevet qu’il a peint dans un petit format où l’on aperçoit aussi La Joie de vivre de Zola. La Bible, il l’a vécu en essayant d’être pasteur avant de devenir peintre. ZeBible est le fruit d’un travail interconfessionnel réunissant une quinzaine de partenaires. - [Mein Tagerbuch](https://www.vivelaculture.com/journal-1822-1863-2/): Van Gogh ist von Delacroix fasziniert, von welchem er in einem Brief an Emile Bernard schreibt: „Delacroix – Ah! Der!… Wenn er malt dann ist es gerade so wie ein Löwe einen Fleischbrocken verschlingt.“ Das Bild Löwenjagd, das im Musée d’Orsay zu sehen ist, stellt die rohe Gewalt zwischen dem Löwen und den Pferden dar, die von den Jägern geritten werden. Eugène Delacroix, führender Maler der Romantik, liebte es zu schreiben. Sein Tagebuch lässt den Leser durch den Geist eines Künstlers reisen, der sich gegen die „Einschränkung der Kunstgattungen“ revoltierte, nachdem er der Ansicht war, dass er genauso Schriftsteller als […] - [Journal 1822-1863](https://www.vivelaculture.com/journal-1822-1863/): Van Gogh est fasciné par Delacroix, dont il écrit dans une lettre à Emile Bernard : « Delacroix – ah ! celui-là !… Quand il peint, c’est comme le lion qui dévore le morceau. » Le tableau Chasse au lion, visible au musée d’Orsay, montre la sauvagerie entre le lion et les chevaux que montent les chasseurs. Eugène Delacroix, chef de file de la peinture romantique, adorait écrire. Son journal fait voyager le lecteur dans l’esprit d’un artiste qui s’élevait contre « la limitation des genres », considérant qu’il était autant écrivain que peintre, même si l’histoire en a décidé […] - [Der Japonismus und die Geburt der Moderne](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-reves-de-japon-hiroshige-lart-du-voyage-2/): Hiroshige ist mit Hokusai einer der größten Meister der japanischen Holzschnitte. Eine Ausstellung in der Pinacothèque von Paris im Jahr 2012 ließ uns das Eintauchen von Van Gogh in die feinfühlende Welt von Hiroshige entdecken. Es verbleibt der Katalog, um durch die, mit einigen Jahren Abstand von diesen zwei Giganten der Malerei geschaffenen Obstgärten zu wandeln. Wie betrachtete Van Gogh, ein gequälter, von einer inneren Flamme verzehrter Künstler die Kunst von Hiroshige, die voll Stabilität, Ruhe und innerem Frieden ist? Wie ein Genie, das ein anderes wittert. - [Van Gogh, rêves de Japon / Hiroshige, l’art du voyage](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-reves-de-japon-hiroshige-lart-du-voyage/): Hiroshige est avec Hokusaï, l’un des plus grands maîtres de l’estampe japonaise. Une exposition à la Pinacothèque de Paris, en 2012, montrait le plongeon de Van Gogh dans le monde sensible d’Hiroshige. Il reste le catalogue pour flâner dans les vergers peints à quelques années d’écart par ces deux géants de la peinture. Comment Van Gogh, l’artiste torturé, consumé par un feu intérieur, regardait-il l’art d’Hiroshige fait de solidité, de sérénité, de paix intérieure ? Comme un génie qui en flaire un autre. - [Van Gogh au Borinage, la naissance d’un artiste](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-au-borinage-la-naissance-dun-artiste-2/): Vincent Van Gogh kommt nach Mons, der europäischen Kulturhauptstadt zurück. Mons ist im belgischen Borinage jene Stadt, in der Van Gogh während seiner entscheidenden Jahre gelebt hat, jene in welcher sich ihm sein Schicksal enthüllt hat. Das Bergwerk ist bei Van Gogh ein mächtiges Metapher, denn in seinen Tiefen hat er die Förderschächte seines Schöpfergeistes gegraben. Ein Schöpfergeist der es ihm ermöglicht, das Bild Der Sämann von Jean-François Millet aus einem neuen Blickwinkel zu sehen. Van Gogh bringt nicht die Dynamik ein, diese ist bereits bei Millet vorhanden, aber mit ihm haben der Sämann und der Acker die Realität verlassen […] - [Van Gogh au Borinage, la naissance d’un artiste](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-au-borinage-la-naissance-dun-artiste/): Vincent Van Gogh revient à Mons, Capitale européenne de la Culture. Mons est dans le Borinage belge où Van Gogh a vécu ses années décisives, celles où son destin s’est révélé à lui. La mine est une puissante métaphore chez Van Gogh, car c’est jusqu’au fond de lui qu’il a creusé le puits d’extraction de son génie créateur. Génie qui lui permet de porter un nouveau regard sur Le Semeur de Jean-François Millet. Van Gogh n’apporte pas le dynamisme, il y est déjà chez Millet, mais avec lui le semeur et le champ ont quitté la réalité, ils sont devenus […] - [Hij was mijn broer](https://www.vivelaculture.com/cetait-mon-frere-2/): Judith Pérrignon schreibt in den „Danksagungen“ von Es war mein Bruder: „Ich habe es mir vorgestellt, ich habe es nicht erfunden.“ Wir sind mit Théo, wir entdecken nach und nach seine Beziehungen zu seiner Mutter und zu seinen Schwestern, bis zu dieser Episode: „Gestern Abend habe ich meinen Schwestern und meinem Schwager vorgeschlagen, einen Brief zu unterzeichnen, der aus mir den einzigen Erben von Vincent macht. Ich habe gesagt, dass ich mich darum kümmern würde, seine Werke zu schützen und wie sehr es mir daran liegt, diese bekannt zu machen. Sie haben mir mit großer Gleichgültigkeit ihre Zustimmung gegeben.“ Der […] - [Blood on Snow](https://www.vivelaculture.com/blood-on-snow/): Erfolgreich ist der norwegische Krimiautor mit seinen Büchern um den unkonventionellen Bullen Harry Hole. Diesmal gönnt er sich eine Hommage an David Goodis und Jim Thompson. In „Blood on Snow“ -der im Herbst 2015 bei Ullstein auf Deutsch erscheint- , geht es um einen Auftragsmörder mit Gewissensbissen. Er soll die untreue Frau seines Gangsterbosses umlegen, mit der er selber eine Affäre hat. Im diesem „Roman noir“ spielen auch das Klima und der Schnee eine Rolle. Zitat:“ Ich glaubte, das Blut würde auf dem Schnee einfrieren und an der Oberfläche bleiben, aber es wurde aufgesaugt und in der Tiefe des Bodens […] - [Hammett](https://www.vivelaculture.com/hammett-2/): Als Wenders im Alter von 33 Jahren von Francis Coppola den Auftrag bekommt, seinen ersten amerikanischen Film über Dashiell Hammett als Privatdetektiv zu drehen, sagt er sofort zu. Vier Jahre lang dauern die Arbeiten an dem Film, der zweimal gedreht wird. Coppola und Wenders trennen dabei Welten. Der zwiespältig aufgenommene Film, der auch floppte, greift auf eine wahre Begebenheit zurück, als Hammett 1921 als Ermittler engagiert wurde. Dabei kam er in die Kleinstadt Butte in Montana, die er dann als Vorbild zu „Poisonville“ in Rote Ernte nahm und in der Wenders 2005 seinen Spielfilm Don’t come Knockin drehte. Hammett räumte […] - [Amis américains](https://www.vivelaculture.com/amis-americains-2/): „Durch das Kino sind mir die politischen und sozialen Probleme Amerikas erst bewusst geworden. Dort erfuhr ich vom New Deal und der Ausrottung der Indianer“, schreibt Bertrand Tavernier. In diesem Buch hat der französische Filmemacher auf über 1000 Seiten Interviews mit seinen amerikanischen Lieblingsregisseuren veröffentlicht, die er selber zwischen 1965 und 1973 führte, als er noch als Presseattaché arbeitete. So kann man sich an einer Aussage von John Huston erfreuen, der den Film Noir anhand von Asphalt-Dschungel perfekt definiert: „Die Zuschauer hatten Angst vor dem, was der Film in ihnen wach rief. Die Leute fühlten sich wie Kriminelle, wenn sie […] - [(Crimenes ejemplares) Crimes exemplaires ](https://www.vivelaculture.com/crimenes-ejemplares-crimes-exemplaires/): Der 1903 in Paris geborene Sohn einer jüdisch-französischen Mutter und eines deutschen Vaters gilt als Auftraggeber für Picassos „Guernica“. Max Aub, der ausschließlich auf Spanisch schrieb und 1942 nach Mexiko floh, schrieb sein Hauptwerk Das magische Labyrinth über den spanischen Bürgerkrieg. Die meisten seiner insgesamt 100 Bücher blieben bisher unübersetzt. So auch Crimenes Ejemplares das 1956 in Mexiko erschien und genüsslich fiktive und vom Autor aufgeschnappte 130 Beichten von Morden auflistet. Unter den vielen Rechtfertigungen der Täter finden sich auch folgende Zitate: „Ich habe ihn getötet, weil der Drang zum Töten stärker war als ich“ gefolgt von „Ich habe ihn […] - [Lola rennt](https://www.vivelaculture.com/lola-rennt/): Tom Tykwers ungewöhnlicher Berlin-Thriller setzt auf atemberaubende Geschwindigkeit und einen Rhythmus, der die Gefahr und den Zeitdruck thematisiert, der uns von der Gesellschaft aufgezwungen wird. Lola rennt in einem Kampf gegen die Uhr durch die Berliner Straßen. Die Stadt bleibt hier nicht Dekor, sondern spielt eine Hauptrolle. Die junge Frau im Punk-Look will ihrem Freund Manni helfen, der eine Stange Geld in der U Bahn hat liegen lassen. Aber Lola hat nur 20 Minuten Zeit, um ihn zu retten. Das zeigt uns Tykwer genau drei Mal… - [Paris des Verbrechens](https://www.vivelaculture.com/paris-des-verbrechens/): Nestor Burmas klassische Fälle Der Schöpfer des Privatdetektivs Nestor Burma, Léo Malet ist einer der Paten des französischen Krimis. Sein Werk greift alle Problemstellungen des französischen Nachkriegsromans auf. Als Anarchist und Surrealist gilt er als Inspiration für die „französische Schule“ angeführt von Albert Simonin. Sprachlich spielt er mit dem Jargon der Gangsterwelt und etabliert die Rubrik Vermischtes im Polizeirevier in der Literatur. - [Der Tod kennt keine Wiederkehr](https://www.vivelaculture.com/der-tod-kennt-keine-wiederkehr/): Der 1888 in Chicago geborene Raymond Chandler erhält in England eine viktorianische Erziehung, bevor er in die USA zurückkehrt. Als mittelmäßiger Beamter und gescheiterter Dichter beginnt er, zunächst eher aus Verlegenheit, Polizeigeschichten für Pulp Magazine zu schreiben. Dann fängt er jedoch an, seinen neuen Job zu lieben. Philip Marlowe wird so zu seinem Lieblings-Privatdetektiv. Er taucht 1939 in The Big Sleep das erste Mal auf und wirkt wie ein moderner Ritter, der loyal und unbestechlich bleibt. Marlowe erscheint in acht Romanen des Autors und The Long Goodbye, die Vorlage für Robert Altmans Der Tod kennt keine Wiederkehr stellt dabei sicherlich […] - [L. 627](https://www.vivelaculture.com/l-627-2/): Im Alltag von Drogenfahndern errichtet Bertrand Tavernier eine echte Monographie, die eines Gebiets von Straßen und besetzten Häusern, in denen die Ausgestoßenen der Gesellschaft leben. Und wenn man ihnen das Wort erteilt, dann äußern sich alle Rechtlosen, Wohnungssuchenden und Zukunftslosen… Und doch geht es im Film von Regisseur Bertrand Tavernier nicht um eine Zur-Schau-Stellung des Elends. Es handelt sich lediglich um Zeugenaussagen, um Beschwerden und Beichten, um rohe und brutale Gewalt, die fast dokumentarisch eingefangen wird. Es geht um Polizisten vor Ort und ihre Ermittlungen. Ohne Romantik und Nachsicht. - [Der Panther wird gehetzt](https://www.vivelaculture.com/der-panther-wird-gehetzt/): Lino Ventura ist Gangster und Familienvater, verbraucht und gejagt. Die Figuren im Film wirken authentisch und sind vom Drehbuch- und Romanautor José Giovanni an echte Charaktere angelehnt, die er zu seiner Zeit als Gangster selber kennenlernte. Aber der Film überzeugt vor allem, weil er mit den Mythen bricht, die mit dem kriminellen Milieu und seinem „Ehrenkodex“ assoziiert werden. Es handelt sich aber auch um eine Hommage an die amerikanischen B-Pictures des Film Noir, die von dem Regisseur Claude Sautet sehr geschätzt wurden. - [The Black Dahlia](https://www.vivelaculture.com/the-black-dahlia/): Es ist die romanhaft erzählte Geschichte der Ermittlungen zum Mord an einer jungen Frau 1947 in Los Angeles. Das Verbrechen ist für den Autor der gleichnamigen Romanvorlage, James Ellroy, wie ein Echo auf den Mord an seiner eigenen Mutter, der zehn Jahre später geschah. „Ich hörte 1959 erstmals vom Mord an der Frau, die man die Schwarze Dahlie nannte. Für mich war dieses brutale Sexualverbrechen ein Schock. Ich weiß nicht, ob es einen Zusammenhang mit dem Mord an meiner Mutter gibt, aber ich war von diesem Fall der Schwarzen Dahlie regelrecht besessen. Diese Obsession hat niemals aufgehört“. - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt/): Lalo Schifrin fut l’un des pionniers de ces musiques d’action en version thriller qui marqueraient les années 1970, entre le son des orchestres classiques, la musique contemporaine et un jazz funky cuivré. La classe de Steve McQueen est telle que sa démarche et sa gestuelle semblent presque se mouler dans la musique, taillée dans une ambiance d’étrangeté et de tension. Le compositeur reprendra d’ailleurs la formule pour ses bandes-son des films mettant en scène l’Inspecteur Harry. - [Brouillard sur Mannheim](https://www.vivelaculture.com/brouillard-sur-mannheim/): La trouvaille ? Avoir choisi comme détective privé un ancien procureur nazi, nommé Gerhard Selb. Où la vraie quête consiste ici à fouiller en soi, quitte à lutter contre ses démons intérieurs, à affronter le sens des compromissions qu’on a dues faire, et le zèle qu’on n’a pas su refréner. Où le polar demeure un genre qui permet aussi de « faire les poubelles de l’histoire », comme l’écrit le romancier Didier Daeninckx. Parallèlement, ce polar atypique constituait déjà une charge contre les grandes entreprises qui détruisaient sans complexe l’environnement. C’était encore rare, dans les années 1980. - [87e District](https://www.vivelaculture.com/87e-district/): En restituant la vie d’un commissariat de la ville d’Isola – qui ressemble fortement à New York – avec ses intrigues croisées, ses états d’âmes des truands autant que ceux des flics, lessivés d’être ainsi quotidiennement confrontés à la violence, Ed McBain livre, en plusieurs épisodes, la série de « polar total ». Soit 53 romans écrits entre 1956 et 2005. Il multiplie les personnages principaux et c’est quasiment le sort et la force de toute une équipe qui donnent tout son sens à l’action et à la trame romanesque. Un concept qu’on redécouvrira avec la série The Shield. - [L’Arme secrète de Louis Renault](https://www.vivelaculture.com/larme-secrete-de-louis-renault/): En plein milieu de cette boucherie sans nom qu’est la Première Guerre Mondiale, alors que le « Grand Troupeau » – comme disait Jean Giono – est mené au front par des officiers irresponsables et se fait mitrailler pour quelques mètres gagnés, un flic enquête à l’arrière, dans le monde des planqués. Car Célestin Louise, s’il est devenu Poilu, est un aussi un fonctionnaire de la Brigade Criminelle. La voilà peut-être, l’audace absolue, dans l’univers du polar : une enquête policière en marge d’une guerre qui, elle, fait des milliers de victimes innocentes chaque jour. - [À la Petite Semaine](https://www.vivelaculture.com/a-la-petite-semaine/): Frankie Crowe, 28 ans, est un truand malhabile, malgré toute sa bonne volonté, et surtout mal assisté. Après un énième braquage de pub foireux, il décide de se lancer dans le kidnapping. La méthode pour le choix de la cible ? Am Stram Gram… Forcément, entre des histoires de vengeance et de loyautés mal placées, tout va aller de travers. Derrière le fait divers, le portrait d’une ville, Dublin, et d’un pays aux rêves de grandeur démesurés, qui produit toujours son lot d’exclus. On le savait grâce à son cinéma, on en avait eu confirmation avec un Ken Bruen : […] - [Du Sang sur la glace](https://www.vivelaculture.com/du-sang-sur-la-glace/): Tout en s’étant fait un nom en mettant en scène un flic indiscipliné de la police d’Oslo, Harry Hole, Jo Nesbo s’est offert ici un hommage à David Goodis et Jim Thompson, en campant un tueur à gages en proie aux doutes existentiels et aux dilemmes cruels. Un roman noir forcément « climatique », avec des images percutantes : « Je pensais que le sang gèlerait sur la neige et resterait en surface. Mais à la place, la neige le pompa, l’aspira en profondeur, le cacha, comme si elle en avait elle-même besoin. » - [Hammett](https://www.vivelaculture.com/hammett/): Wenders a eu la bonne idée de mettre en scène un Dashiell Hammett non pas écrivain, mais détective. Le créateur du privé Sam Spade – qui apparaît notamment dans Le Faucon Maltais – fut effectivement engagé comme enquêteur en 1921 par l’agence Pinkerton, pour laquelle il sillonnera les Etats-Unis en passant par Butte, Montana, ville minière qui servira de modèle à la ville de Poisonville dans La Moisson rouge. Hammett fut aussi celui qui démonta le mythe romantique du criminel : « Peu d’entre eux subviennent à leurs besoins (…) De toute façon, la plupart sont entretenus par leur femme. […] - [Amis américains](https://www.vivelaculture.com/amis-americains/): « C’est grâce au cinéma que j’ai pris conscience des problèmes politiques et sociaux de l’Amérique, que j’ai appris le New Deal ou l’extermination des Indiens », écrit Bertrand Tavernier. Ce pavé regroupe mille pages d’interviews de ses cinéastes préférés, qu’il a réalisées entre 1965 et 1973, alors qu’il était attaché de presse. Où l’on se délecte des mots d’un John Huston qui définit parfaitement le film noir, lorsqu’à propos d’Asphalt Jungle, il dit : « Le public avait peur de ce que ce film éveillait en lui. Les gens se sentaient criminels de comprendre l’état d’esprit des criminels. » - [Crimes exemplaires](https://www.vivelaculture.com/crimes-exemplaires/): Connu aussi comme étant celui qui commanda à Picasso le tableau Guernica, Max Aub, homme de théâtre et poète proche des Surréalistes, publia ces géniaux aphorismes pour tenter de résoudre enfin cet éternel mystère : pourquoi tue-t-on ? Les réponses, souvent teintées d’humour noir, tiennent en 130 confessions de criminels – fictives, ou entendues par l’écrivain. Toutes les raisons sont bonnes, et elles sont parfois savoureuses. Ainsi, à la phrase : « Je l’ai tué parce qu’il était plus fort que moi », succède celle-ci : « Je l’ai tué parce que j’étais plus fort que lui ». Logique. - [Cours, Lola cours](https://www.vivelaculture.com/cours-lola-cours/): Un phénoménal thriller, mené à toute allure, avec le rythme de l’urgence et du danger qui sont aussi ceux que la société nous impose. Il s’agit d’une course contre la montre dans les rues de Berlin, où la ville qui défile n’est plus un simple décor mais devient un personnage à part entière. Parce que la belle punkette Lola est sommée par son petit ami Manni, qui vient de perdre un sac de fric dans le métro, de le récupérer pour le tirer d’affaire. Elle a vingt minutes, si elle veut le sauver. - [Journal Secret](https://www.vivelaculture.com/journal-secret/): Créateur du privé Nestor Burma, Léo Mallet est l’un des parrains du polar français moderne. Son œuvre porte en germe toutes les problématiques du roman français qui se développera après-guerre. Anarchiste et Surréaliste, c’est lui qui inspirera « l’école française » menée par Albert Simonin. Avant tout le monde, il jouera avec cet argot du monde des truands, et donnera au fait divers de commissariat le droit d’entrer dans la littérature. - [Le Privé](https://www.vivelaculture.com/le-prive-2/): Né en 1888 à Chicago, Raymond Chandler a reçu une éducation victorienne en Angleterre avant de revenir aux Etats-Unis. Fonctionnaire médiocre, poète raté, il se lance dans l’écriture de nouvelles policières pour les pulps, un peu par dépit, avant de se mettre à adorer son nouveau métier. Philip Marlowe, son privé fétiche, apparaît pour la première fois en 1939 dans Le Grand sommeil. Sorte de chevalier moderne, Marlowe est loyal et incorruptible. Il apparaît dans huit romans de l’auteur, et The Long Goodbye, dont est adapté Le Privé, est un peu son apothéose. - [L.627](https://www.vivelaculture.com/l-627/): Au cœur du quotidien d’une Brigade des Stupéfiants, Bertrand Tavernier bâtit une véritable monographie, celle d’un territoire – de la rue aux squats – qui abrite tous les parias de la société. Et quand ils ont la parole, ce sont les « sans », qui s’expriment : sans-droits, sans-logement, sans-avenir… Il n’y a pourtant aucun misérabilisme dans le film de Tavernier, juste une série de témoignages, entre doléances et confessions, et la réalité brute et violente – presque documentaire – de l’enquête des flics de terrain. Sans complaisance, ni romantisme. - [Classe tous risques](https://www.vivelaculture.com/classe-tous-risques/): Lino Ventura en gangster – et père de famille – usé et traqué. Au-delà des personnages authentiques qui ont inspirés ceux du film, que l’auteur du roman et scénariste José Giovanni a pu connaître au cours de sa vie de truand, le film vaut surtout par son côté quasi crépusculaire, qui tente d’en finir avec les mythologies liées au milieu et à ses codes d’honneur. C’est également un hommage au film noir américain et au cinéma de série B, pour lequel Claude Sautet a toujours proclamé son admiration. - [Le Dahlia noir](https://www.vivelaculture.com/le-dahlia-noir/): C’est l’histoire romancée de l’enquête qui a fait suite au meurtre d’une jeune femme, à Los Angeles, en 1947. Un crime qui, pour l’auteur du roman éponyme, James Ellroy, fait toujours écho au meurtre de sa propre mère, survenu dix années plus tard. « J’avais découvert le meurtre du Dahlia noir en 1959, raconte-t-il. Pour moi, ce crime brutal et sexuel fut un choc. Je ne sais pas si c’est à cause du meurtre de ma mère, mais je devins littéralement obsédé par le Dahlia noir. Cette obsession ne m’a jamais quitté ». - [Avril](https://www.vivelaculture.com/avril/): Une jeune novice fait une retraite dans la chapelle du couvent où elle va passer sa vie ; elle apprend l’existence d’un frère jumeau et décide de le retrouver. Sur la route, elle est prise en stop par un type sympa qui tombe amoureux d’elle et la mène à son frère. Ils vont revenir ensemble décorer la chapelle dans un style magnifique mais scandaleux aux yeux de la mère supérieure. Les choses auraient été très différentes si Claude Viallat avait été le père supérieur. - [Henri Matisse, roman](https://www.vivelaculture.com/henri-matisse-roman/): « La nécessité de transposer, d’un plan à un autre, la leçon d’Henri Matisse m’a amené à une espèce de danse des phrases autour de lui », écrit Louis Aragon dans le roman que Matisse, son aîné de 28 ans lui inspire. Un des chapitres du livre est consacré à la Chapelle du Rosaire ; Matisse a considéré son travail sur les vitraux comme la synthèse de son œuvre. Picasso lui a reproché ce travail : « Mais pourquoi faites-vous ces choses-là ? Je serais d’accord si vous étiez croyant. Dans le cas contraire, je pense que vous n’en avez […] - [Robinson ou la force des choses](https://www.vivelaculture.com/robinson-ou-la-force-des-choses/): Le roman de Michel Tournier Vendredi ou les limbes du Pacifique paraît en 1967 ; le groupe Supports/Surfaces est créé en 1969 par Claude Viallat. Trois des artistes du groupe, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour et Claude Viallat, se retrouvent en 2002, pour montrer comment les inventions de Robinson Crusoé pour survivre en milieu hostile les ont inspirés, quarante ans auparavant. Objets de cueillettes de Daniel Dezeuze, croisement d’un filet à papillon et d’un panier à provisions ; Trophées de Patrick Saytour, assemblages d’objets kitsch collectés sur les marchés ; objets archaïques de Claude Viallat. Leur art joyeux remet en question […] - [Tauromachie 1 - Paso del toro](https://www.vivelaculture.com/tauromachie-1-paso-del-toro/): Nimeño II fut le premier grand torero français de l’histoire dont la carrière fut magique et la fin tragique. Il portait le même nom d’arène que son frère, Nimeño, alias Alain Montcouquiol, qui quitta l’arène pour prendre la plume et raconter la vie de son frère, le héros. Alain Montcouquiol et Claude Vaillat se connaissent depuis longtemps, unis, par leur passion commune des taureaux. Les peintures de Claude Viallat illustrent le livre ; sur l’une, le support est le couvercle d’un pot de peinture. L’esprit Supports/Surfaces brûle encore. - [La Légende de Tarzan](https://www.vivelaculture.com/la-legende-de-tarzan-2/): Claude Viallat est fasciné par l’ingéniosité que développe Tarzan pour survivre : il observe les lianes qu’il tresse pour tendre des pièges à Tublat, le compagnon de Kala, sa mère adoptive ; il observe le loquet de la cabane, en découvre le mécanisme, et la porte s’ouvre en grinçant; plus tard il découvre qu’il peut fermer la porte de l’intérieur. L’ingéniosité de Tarzan, Viallat en perçoit le système, car toute sa quête artistique se nourrit d’un examen attentif des systèmes qui structurent le monde sauvage. - [Michel Pageau, trappeur - J’ai entendu pleurer la forêt](https://www.vivelaculture.com/michel-pageau-trappeur-jai-entendu-pleurer-la-foret/): Michel Pageau a vécu la vie sauvage dans la forêt d’Abitibi, à l’ouest du Québec, en pistant pendant des jours, des loups, des carcajous, en transperçant un ours d’une flèche à trente mètres. Et puis, à force d’entendre les tronçonneuses attaquer l’espace vital des animaux, il s’est « converti » : il ne tue plus les bêtes sauvages, avec l’aide de sa femme, il les recueille dans le refuge Pageau et leur rend la liberté. Claude Viallat considère que l’arc représente le premier modèle de châssis. Pense-t-il à des trappeurs quand il tend sur des cerceaux des morceaux de tissus […] - [L’Etoilement - Conversation avec Hantaï](https://www.vivelaculture.com/letoilement-conversation-avec-hantai/): Au musée Fabre de Montpellier, dans une salle, deux toiles se regardent, l’une de Claude Viallat, l’autre de Simon Hantaï. Les deux artistes ont en commun d’interroger profondément l’acte de peindre. Hantaï, mort en 2008, avait 13 ans de plus que Viallat ; il a influencé le mouvement Supports/Surfaces. Parmi les pistes que suit Georges Didi-Huberman pour explorer le travail d’Hantaï, le filet et le treillis font écho à la notion de système, essentielle chez Viallat. Les filets sont faits avec des nœuds; des nœuds, Hantaï en a fait des milliers en utilisant la technique de teinture batik pour que […] - [Voiles, cordes, filets, parasols...](https://www.vivelaculture.com/voiles-cordes-filets-parasols/): Catalogue de l’exposition du musée des Beaux-Arts de Nantes Viallat est un peintre chasseur sachant chasser sans son châssis. Accrochées par un bout, ses voiles peintes avec ses motifs habituels, répétés à l’infini, se plissent pour répondre aux courbes de la chapelle de l’Oratoire. Sur un mur, des morceaux de tissus qui évoquent des maillots deux pièces, sont tendus dans des cerceaux, les fameux châssis que Viallat utilise à la manière des trappeurs qui tendent des peaux. Que chasse Viallat ? Un trésor de liberté que lui offre la souplesse des matériaux dont il exploite les rythmes et dont il […] - [Estuaire : L’art et le fleuve](https://www.vivelaculture.com/estuaire-lart-et-le-fleuve/): L’estuaire de la Loire a donné son nom à un évènement culturel biennal, Estuaire, dont la première édition en 2007 a eu beaucoup de succès. De Nantes à Saint-Nazaire, dans des lieux de culture et en plein air, de nombreux sites ont été investis par des artistes de renommée internationale, dont Daniel Buren. Il a réalisé Les Anneaux, 18 cercles d’acier répartis le long du quai des Antilles, qui offrent des cadrages exceptionnels. La répétition des cercles crée des figures géométriques, de jour comme de nuit, grâce à des néons multicolores. Daniel Buren a travaillé avec Patrick Bouchain, l’architecte du […] - [Le Lieu Unique : Le chantier, un acte culturel / Nantes](https://www.vivelaculture.com/le-lieu-unique-le-chantier-un-acte-culturel-nantes/): Quand vous mangez un biscuit LU, pensez-vous à Jean-Romain Lefevre et à sa femme Isabelle Utile, qui fondèrent la marque en 1846 à Nantes ? L’une des industries emblématiques de la ville déserte le quai Ferdinand Favre au début des années 1990 et le site devient une friche industrielle. Patrick Bouchain, architecte, scénographe, se lance dans sa réhabilitation ; elle va lui demander beaucoup de talent pour venir à bout du conservatisme hostile au projet d’en faire un lieu culturel. Jean Blaise, directeur, père des Nuits blanches parisiennes, inaugure le Lieu Unique, le 1er janvier 2000. Christophe Catasaros raconte l’aventure […] - [Carnets de croquis & réalisations](https://www.vivelaculture.com/carnets-de-croquis-realisations/): Le Grand Éléphant qui avance lentement, avec ses 12 mètres de haut, ses 48 tonnes d’acier et de bois et son moteur, est devenue l’attraction la plus populaire de Nantes. Le dimanche après-midi, dans les anciens entrepôts, dont il reste la structure et le toit, quand on le voit avec sa trompe qui lance de la vapeur et ses barrissements, la magie opère. Le magicien s’appelle François Delarozière ; les croquis du livre montrent l’intérieur des Machines de Nantes, qui lui ont été inspirées par le Nantais Jules Vernes, Léonard de Vinci, le Belge Panamarenko et le passé industriel du […] - [Robert Rauschenberg : Photographies 1949-1962](https://www.vivelaculture.com/robert-rauschenberg-photographies-1949-1962/): Claude Viallat, qui a commencé par peindre sur des boîtes de camembert et des couvercles de pots de peinture, était fasciné par l’œuvre de Robert Rauschenberg. Rauschenberg est surtout connu pour ses Combines Paintings, faites d’accumulations à base d’objets personnels et de récupération, sur lesquelles de la peinture dégouline pour la plus grande joie de l’artiste. Il était aussi photographe, ce qui est moins connu, comme le révèle le livre de Nicolas Cullinan, conservateur à la Tate Modern à Londres et Susan Davidson, conseillère de Rauschenberg de 2001 jusqu’à sa mort en 2008. - [Une chambre en ville](https://www.vivelaculture.com/une-chambre-en-ville/): François, ouvrier et fiancé à Violette, loge en ville, à Nantes, dans une chambre que lui loue une aristocrate ; il rencontre sa fille Edith qui ignore où il habite. Ils s’aiment éperdument, mais il y a la grève, les conflits sociaux et aussi l’amour de Violette que François n’aime plus, mais dont elle est enceinte. Imaginez le tout chanté, et vous obtenez le film musical dramatique le plus sombre de Jacques Demy. Le cinéaste a inventé un genre où la poésie lui permet toutes les audaces : derrière le drame passionnel, les ouvriers chantent chaque instant de leur lutte, […] - [Le Caravage](https://www.vivelaculture.com/le-caravage/): « En réalité, il était le premier artiste moderne, le premier à procéder non par évolution mais par révolution », écrit le peintre britannique Roger Fry à propos de Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, au début du livre de Gérard-Julien Salvy. La révolution du Caravage, au XVIIe siècle consiste à préférer peindre des gitanes qu’il rencontrait dans la rue au lieu de s’inspirer de statues grecques; à peindre la Vierge comme une vraie femme. La rue, Le Caravage l’a bien connue, il y a même joué du couteau. Actuellement au Petit Palais, à Paris, l’exposition Les Bas-fonds du […] - [Viallat, une rétrospective](https://www.vivelaculture.com/viallat-une-retrospective/): Né en 1936 à Nîmes, Claude Viallat y fait ses études aux Beaux-Arts, puis il devient soldat pendant la guerre d’Algérie où il fait ses premières explorations sur des matériaux pauvres. En 1966, il invente une forme, croisement entre un haricot, une palette et un osselet, qui devient sa forme, déclinée à l’infini ; elle est sa base arrière pour monter au front de l’art ébranler les certitudes sur le châssis, lors de la révolution Supports/Surfaces, en 1969 ; il en est la figure principale. Claude Viallat n’utilise pas le châssis, mais il examine ses principes dans son travail, passant […] - [Nova Express](https://www.vivelaculture.com/nova-express-3/): Die Ikone der Beat Generation William Burroughs brachte die Technik des „cut-up“ (basierend auf zufälliger Montage), die von Tristan Tzara erfunden wurde, wieder in Erinnerung. Bowie übernahm diese Arbeitsweise für das Schreiben von einigen seiner Texte und Kompositionen. „Nova Express erinnerte mich wirklich an Ziggy Stardust, den ich für die Bühne adaptieren werde“, ließ Bowie 1973 verlauten. „Ich möchte, dass die Schauspieler die einzelnen Szenen lernen, die wir dann nummerieren, wie in einer Lotterie in einen Hut werfen und am Tag der Aufführung immer in der neu ausgelosten Reihenfolge aufführen.“ - [Blemish](https://www.vivelaculture.com/blemish-2/): Auch David Sylvian hatte, wie Bowie, mehrere Leben. Zunächst innerhalb der Band Japan, die mit Glam-Rock begann und dann am Ende zu raffinierter New Wave Musik wechselte. Damals erschien David Sylvain wie ein Erbe des jungen Bowie. Später beginnt er seine Solokarriere, lässt dort die Masken fallen und sucht nach neuen musikalischen Ufern zwischen spiritueller Recherche und Avantgarde. In Oshimas Film Merry Christmas Mr. Lawrence, in dem Bowie mitspielt, singt er zusammen mit Ryuichi Sakamoto den Song Forbidden Colors. - [Lonely Planet Boy](https://www.vivelaculture.com/lonely-planet-boy-3/): Dass es dem Sänger Jobriath niemals gelang, an den Erfolg der Ikonen der Glam-Rock-Szene anzuknüpfen, lag vielleicht auch daran, dass er Amerikaner war. Die USA waren zu Beginn der 70er Jahre auf einen so extravaganten Künstler, der sich zudem als offen schwul outete, nicht vorbereitet. Dabei hätte man nur seine Platten anzuhören brauchen, die einen umwerfenden Komponisten, großartigen Sänger und virtuosen Pianisten erkennen lassen. Jobriath, der 1983, erst 37-jährig, in New York an Aids starb, war ein Künstler, dessen zeitlose Alben und auch heute noch hervorragend klingen. - [Adventures in the Land of the Good Groove](https://www.vivelaculture.com/adventures-in-the-land-of-the-good-groove-2/): Nach Scary Monsters erfolgt bei Bowie eine Drehung um 180 Grad. 30 Jahre bevor die Techno-Musiker von Daft Punk mit dem Produzenten Nile Rodgers arbeiten, spielt David Bowie mit Rodgers (auch als Bandleader von Chic bekannt) sein Album Let’s Dance ein. Damit bekommt seine Karriere weltweit einen erneuten Schub. Bowie wird zum Helden von Disco und Paten des Hip Hop. Seine Produktionen sind eine gelungene Mischung aus Soul, Funk und Euro-Disco, angesagt in den New Yorker Clubs und bis heute eine Referenz. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low-3/): (West-)Berlin wurde für Bowie zu einem Anker für eine seiner profiliertesten Schaffensphasen. Eindeutig sind die fast spukhaften Einflüsse von Munch, Brecht und Murnau und die ganz realen Inspirationen durch Transvestiten und Dealer. Zwischen 1977 und 1979 entsteht die Berliner Trilogie mit den avantgardistischen Alben Low, Heroes und Lodger, die ebenso wie Iggy Pops LPs The Idiot und Lust for Life von Bowie in den Hansa Studios gemischt und produziert werden. Sie dienen als spätere Grundlage für New Wave und Urban Funk. Einige der Songs der Berliner Trilogie bestücken dann auch den Soundtrack der Verfilmung von „Christiane F. – Wir Kinder […] - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power-3/): Nach monatelangem Stillstand – hervorgerufen durch Heroinsucht – kommen Iggy Pop und die Stooges 1973 auf Initiative von Bowie wieder zusammen. Sie nehmen dieses wütende, wilde gemeinsame dritte Album auf, das vier Jahre vor den Sex Pistols bereits eine Bresche zum Punk schlägt. Ursprünglich von David Bowie produziert, übernimmt Iggy Pop 1997 das Remastering, und seine Version ist noch kraftvoller als das Original. - [Complete Works 1958-1965](https://www.vivelaculture.com/complete-works-1958-1965-3/): Man nannte ihn den „schwarzen Engel des Rock’n Roll“, eine Mischung aus Elvis und Gene Vincent. Taylor inspirierte Bowie zu seinem Doppelgänger Ziggy ebenso wie Jimi Hendrix und den Legendary Stardust Cowboy (bürgerlicher Name: Norman Carl Odam, der Ziggys Nachnamen „Stardust“ trägt). Das fiktive Schicksal Ziggys ist eng an den realen Aufstieg und Fall von Vince Taylor, den Songwriter von Brand New Cadillac, angelehnt, der zunehmend den Bezug zur Realität verlor, in Vergessenheit geriet und 1991 im Alter von 52 Jahren starb. - [Merry Christmas Mr. Lawrence](https://www.vivelaculture.com/merry-christmas-mr-lawrence/): Gleich zwei Popstars verkörpern in diesem Kriegsdrama von Nagisa Oshima zwei Konkurrenten. Der Japaner Ryūichi Sakamoto spielt den japanischen Hauptmann Yonoi. der 1942 in Java ein Kriegsgefangenenlager mit britischen und australischen Soldaten leitet. Als ihm der britische Major Celliers (Bowie) überstellt wird, ist Yonoi von dem Selbstbewusstsein und der Ausstrahlung Celliers fasziniert. Ein Duell auf Augenhöhe beginnt, das tragisch endet. Es ist die wohl beste darstellerische Leistung des Schauspielers David Bowie (weitere Filme u.a. Begierde, Der Mann, der vom Himmel fiel) und international sein größter Erfolg im Kino. - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele-4/): Bowie ist auch Maler. Von Egon Schiele war er dermaßen fasziniert, dass er persönlich mehrere Drehbücher in Auftrag gab, um das Leben Schieles zu verfilmen. Auch wenn das Projekt nie realisiert wurde, kann man gut verstehen, was beide Männer miteinander verbindet. Da ist die gleiche Faszination für den menschlichen Körper, der expressionistische Ausdruck der Körpersprache und ein ähnlicher Geschmack in Sachen Erotik und Selbstportrait… Das Cover von Heroes erscheint so wie eine Hommage an das junge Genie Egon Schieles, der mit 28 Jahren von der spanischen Grippe hinweggerafft wurde. - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust-3/): Mit dem Konzeptalbum The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars über die allegorische Wandlung eines Rockstars aus dem All, von seinem Aufstieg bis zu seinem Fall in einer Welt, die selber zur Zerstörung verdammt ist, schafft Bowie den Durchbruch. Dieses Album verbindet den Glam Rock mit Science Fiction, ist so dicht wie intensiv, energisch und lyrisch und vom Todes- und Lebenstrieb durchdrungen. Musikalisch überzeugen Bowies Gesang und der geniale Gitarrensound von Mick Ronson. Auch über 40 Jahre später ist der Einfluss der LP auf die Musikgeschichte intakt. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs-4/): Diesen Roman schreibt Jean Genet im Gefängnis und erklärt sich „mit allen Sträflingen seiner Sorte“ solidarisch. Er beschreibt Homosexuelle, Prostituierte, Kriminelle und feiert die Perversion „der Monster“ und die Schönheit der Homo-Erotik in den Gefängnissen der Elendsviertel. Es verwundert kaum, dass auch Bowie von diesem Autor fasziniert ist. Auf dem Album Aladdin Sane heißt ein Song Jean Genie. Dabei handelt es sich um eine „wahrscheinlich im Unterbewusstsein erfolgte“ Hommage an den französischen Autor. - [75](https://www.vivelaculture.com/75-2/): Der Krautrock mit Musikern wie Klaus Schultze, Can, Neu !, Kraftwerk oder Tangerine Dream erlebte in den 80er Jahren späte internationale Anerkennung. Die Produzenten der Post-Punk-Epoche sahen darin eine Inspiration. Vor allem die Krautrockband Neu!, die 1975 ihr drittes Album veröffentlichte, steht für melodische Synthesizer-Klänge und elektronische Musik. Die erste Seite dieser LP besteht aus melodischen Stücken, die B-Seite aus härteren Gitarrensounds. Der Song Hero inspirierte Musiker wie Johnny Rotten, und David Bowie gilt ebenfalls als Fan der Gruppe, was sich auf LOW, dem ersten Album der Berliner Phase, musikalisch niederschlägt. - [Bip piégé dans un livre](https://www.vivelaculture.com/bip-piege-dans-un-livre-2/): Bevor die Welt die androgyne Schönheit der Bühnenfigur von Ziggy Stardust entdeckte, war Bowie von 1967 bis 1970 professioneller Pantomime gewesen. Er nahm an Aufführungen des Choreographen Lindsay Kemp teil, der Pantomime, Musik und Poesie miteinander verschmolz. Kemp, ein Schüler von Marcel Marceau, über Bowie: „Ich brachte ihm bei, seinen Körper zu befreien.“ Einige Jahre später evoziert der Clown aus Ashes to Ashes den legendären Bip, Marceaus stumme Bühnenfigur, die dem Franzosen seine ewige Jugend verlieh…. - [Another Green World](https://www.vivelaculture.com/another-green-world-4/): Der ehemalige Keyboarder und Mitbegründer von Roxy Music steigt nach nur einem Album wieder aus der Band aus und beginnt seine Solokarriere. Dann nimmt er an der Berliner Trilogie von Bowie teil und taucht seine Musik mit Another Green World in ein Bad einer umwerfenden Moderne ein. Diese visionäre LP, die ihrer Zeit voraus ist, schwankt zwischen Anspielungen an den Glam Rock, elektronischer Musik und avantgardistischen Arrangements. Das Ganze wird dann von so fantastischen Rhythmusgruppen-Musikern wie John Cale, Phil Collins, Percy Jones und Robert Fripp begleitet. - [When Ziggy played guitar](https://www.vivelaculture.com/when-ziggy-played-guitar/): Ziggy Stardust ist wohl die bekannteste Kunstfigur, die sich David Bowie je ausgedacht hat. An dieses Alter-Ego wird man sich noch erinnern, wenn es sich eines Tages ebenfalls zu Major Tom gesellen wird. Was man sich heute jedoch überhaupt nicht mehr vorstellen kann, ist, welches Erdbeben sein vierminutiger erster Auftritt, am 6. Juli 1972 um 19:40 Uhr, in der Sendung Top of the Pops im britischen Fernsehen auslöste. Mit orangefarbenen Haaren, einem hautengen Overall und greller Schminke setzt Bowie die Zeit außer Kraft. Danach ist nichts mehr wie es war. In seinem Buch lässt Autor Dylan Jones den legendären Auftritt […] - [Nova Express](https://www.vivelaculture.com/nova-express-2/): Figure de la Beat Generation, Burroughs fut celui qui remit au goût du jour la technique du « cut-up » inventée par Tristan Tzara puis reprise par Bowie pour l’écriture de certains textes et compositions. « Nova Express m’a vraiment rappelé Ziggy Stardust, que je vais adapter sur scène, confia Bowie en 1973. J’aimerais que les personnages et les acteurs apprennent des scènes qu’on mélangerait ensuite dans un chapeau et le jour de la représentation, ils les joueraient dans l‘ordre du tirage. » - [Blemish](https://www.vivelaculture.com/blemish/): Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film Furyo d’Oshima avec… David Bowie. - [Lonely Planet Boy](https://www.vivelaculture.com/lonely-planet-boy-2/): Si Jobriath ne connut jamais le succès des icônes de la scène glam, c’est peut-être tout simplement parce qu’il était originaire des États-Unis, un pays qui n’était pas préparé à accepter une créature si outrancière, si ouvertement gay. Il aurait peut-être fallu commercer par écouter ses disques : compositeur bouleversant, interprète éclatant, pianiste virtuose, Jobriath était un artiste incompris dont les albums résistent merveilleusement à l’épreuve du temps. - [Adventures in the Land of the Good Groove](https://www.vivelaculture.com/adventures-in-the-land-of-the-good-groove/): Après Scary Monsters, Bowie opère un changement à 180° en choisissant, trente ans avant les Daft Punk, Niles Rodgers, le leader du groupe Chic, pour produire son album Let’s Dance, qui replace sa carrière sur une orbite mondiale. Héros du disco, parrain du hip hop, guitariste au son remarquable entre tous, ses productions mêlant sonorités soul, funk et euro-disco dynamitent les clubs new-yorkais et restent une référence. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low-2/): Berlin fut le point d’ancrage d’une des périodes les plus prolifiques de Bowie. Entouré des fantômes de Munch, Brecht et Murnau, de travestis et de dealers, il réalise sa fameuse trilogie berlinoise (1977-1979), soit Low, Heroes et Lodger, trois albums avant-gardistes qui – avec les albums d’Iggy Pop (The Idiot et Lust for Life), produits par Bowie dans la même ville, à la même période – constituèrent un terreau fertile pour la new wave et le funk urbain émergeant alors des décombres du punk. A noter toutefois que Low, le premier volet de cette fameuse trilogie fut en grande partie […] - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power-2/): En état végétatif pendant plusieurs mois au motif d’addiction lourde à l’héroïne, les Stooges d’Iggy Pop se reforment en 1973, sur l’invitation de David Bowie, pour réaliser ce troisième album enragé, sauvage, qui ouvre une brèche au punk quatre ans avant les premières déflagrations des Sex Pistols. Originellement produit par Bowie, l’album sera remastérisé par Iggy Pop lui-même en 1997, dans une version encore plus puissante que l’originale. - [Complete Works 1958-1965](https://www.vivelaculture.com/complete-works-1958-1965-2/): On l’appelait « l’Ange noir du rock’n’roll », un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui, à l’instar d’Hendrix ou du Legendary Stardust Cowboy, inspira à Bowie son double, Ziggy. Le destin fictif de Ziggy épouse en effet étroitement les contours de celui, bien réel, du créateur de « Brand New Cadillac » : son ascension, sa chute et, dans l’intervalle, sa perte de contact progressive avec la réalité… - [WieBo](https://www.vivelaculture.com/wiebo/): À l’occasion de l’exposition « David Bowie is » à la Philharmonie, Philippe Decouflé monte « WieBo », un spectacle pluridisciplinaire mettant en scène les différentes facettes du mythe Bowie. Pour cette rétrospective, trois chanteuses sont conviées à revisiter quinze titres de cet ovni du rock, et chacune affiche un style très marqué : le folk pour Sophie Hunger, le post-punk pour Jehnny Beth et le rock minimaliste pour Jeanne Added. Dix performeurs, danseurs et circassiens prendront part à cette rétrospective haute en couleur, ainsi que six musiciens dirigés par Pierre Le Bourgeois. - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele-3/): Peintre lui-même, Bowie était si fasciné par Egon Schiele qu’il commanda personnellement plusieurs scénarios pour voir sa vie portée à l’écran. Le projet ne vit jamais le jour, mais l’on comprend aisément ce qui reliait les deux hommes. Même fascination pour le corps humain, même usage expressionniste du langage corporel, même goût pour l’érotisme, l’autoportrait… La pochette de l’album Heroes est, semble-t-il, un hommage à l’art de ce génie foudroyé par la grippe espagnole à l’âge de 28 ans. - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust-2/): Métaphore sur les mutations d’une rock star extraterrestre depuis son ascension jusqu’à sa chute dans un monde lui-même condamné à la destruction, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars marque les esprits plus qu’aucun de ses précédents albums. Un album de glam rock et de science-fiction à la fois dense et intense, énergique et lyrique, traversé de pulsions de vie et de mort et servi par le chant de Bowie et les éclats de guitare du génial Mick Ronson. Cinquante ans après, l’impact est intact. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs-3/): Dans ce roman écrit en prison, Jean Genet, solidaire « de tous les bagnards de sa race », peignait les homosexuels, les prostitués, les criminels, et célébrait la perversion, « les monstres » et les fastes de l’homo-érotisme dans les prisons et les bas-fonds. Pas étonnant qu’il ait autant fasciné Bowie qui rendit à l’auteur un hommage -probablement subconscient- en intitulant l’une de ses chansons « Jean Genie » sur l’album Aladdin Sane (1973)… - [75](https://www.vivelaculture.com/75/): Le krautrock (Klaus Schultze, Can, Neu !, Kraftwerk, Tangerine Dream, Faust…) ne connut une vraie reconnaissance qu’à partir des années quatre-vingt, quand les producteurs de la scène post punk y puisèrent des sons et des idées que leurs aînés avaient défrichées dès les années soixante en en mélangeant toutes sortes d’influences musicales et en expérimentant les premiers synthétiseurs. Le troisième album de Neu ! sortit en 1975, un an avant Low, le premier volet de la trilogie berlinoise de Bowie, grand fan s’il en est du groupe. - [Bip piégé dans un livre](https://www.vivelaculture.com/bip-piege-dans-un-livre/): De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de Ashes to Ashes évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle… - [Another Green World](https://www.vivelaculture.com/another-green-world-3/): Touche à tout génial, ancien clavier de Roxy Music avant de se lancer dans une carrière solo, puis de participer à la trilogie berlinoise de Bowie, Brian Eno immergeait sa musique dans un bain d’une modernité renversante avec cet Another Green World. Un album visionnaire et hors du temps, entre réminiscences glam, motifs électroniques et arrangements avant-gardistes, le tout servi par la plus fantastique section rythmique de l’époque (John Cale, Phil Collins, Percy Jones et Robert Fripp)… - [L’Ovni Bowie](https://www.vivelaculture.com/lovni-bowie/): Ziggy Stardust est le plus fameux des personnages inventés par David Bowie, son alter ego dont tout le monde se souviendra quand, à son tour, il aura rejoint le Major Tom. Mais ce qu’on ne mesure pas aujourd’hui, c’est la déflagration qu’a produit sa première apparition le 6 juillet 1972 à 19h40 dans l’émission Top of The Pops à la télévision anglaise. Cheveux orange, combinaison moulante, maquillage… pendant quatre minutes, le temps allait suspendre son envol au-dessus de l’Angleterre. Une fois que la marche du temps eut repris son cours, les choses ne furent plus tout à fait les mêmes. - [Vente à la Criée du Lot 49](https://www.vivelaculture.com/vente-a-la-criee-du-lot-49/): Thomas Pynchon est un écrivain dont on ne sait pas grand chose et encore moins à quoi il ressemble. Ses romans fleuves, touffus, compliqués, souvent truffés de références scientifiques, vont, dès V., le premier, marquer les lettres contemporaines américaines. Vente à la Criée du Lot 49, le deuxième roman de Pynchon, plonge dans les marges de la société américaine, celles que va explorer P. T. Anderson avec l’adaptation de Vice Caché (Inherent Vice). - [Les Enquêtes de Philip Marlowe](https://www.vivelaculture.com/les-enquetes-de-philip-marlowe/): Avec Philip Marlowe, Raymond Chandler a imposé la figure du détective privé cool. Avec lui, les intrigues passent au second plan et deviennent des prétextes pour explorer l’envers du décor d’une société où, en façade, tout semble aller parfaitement bien. Et bien sûr, avec le privé arrive la femme fatale. Rien que pour ça on devrait élever une statue à Raymond Chandler. - [Jayne Mansfield 1967](https://www.vivelaculture.com/jayne-mansfield-1967/): Jayne Mansfield est l’une des dernières stars du Hoolywood des temps anciens, souvent présentée comme la rivale de Marilyn, mais employée principalement pour la profondeur de son décolleté. Elle mourra dans un terrible accident de voiture en 1967. Le roman de Simon Liberati (prix Femina 2011) est une sorte d’autopsie de la mort de l’actrice-icône et par la même occasion de l’ambiance californienne tendance morbide sous LSD de l’époque. Comme pour compléter le tableau, Simon Liberati prépare un livre sur l’assassinat de Sharon Tate, point de bascule entre les sixties joyeuses et le terrible retour à la réalité. - [Amnesiac](https://www.vivelaculture.com/amensiac/): La musique originale d’Inherent Vice (tout comme celle de There will be Blood et de The Master) est composée par Jonny Greenwood, guitariste touche à tout de Radiohead dont la formation classique et la curiosité musicale – grand connaisseur du reggae, il a également travaillé sur des musiques de Steve Reich – lui permettent de prendre des risques et d’enrichir ses musiques d’influences variées. - [Tago Mago](https://www.vivelaculture.com/tago-mago/): Sachant que le Krautrock peut être vu comme le psychédélisme allemand, il n’est pas étonnant de retrouver ce morceau de Can dans la BO d’Inherent Vice. Tago Mago est généralement considéré comme le chef-d’œuvre de ce groupe dont la liste des admirateurs (Brian Eno, John Lydon, David Bowie, The Fall, Talking Heads…) pourrait remplir les pages du Who’s Who du rock. - [Magick Lantern Cycle](https://www.vivelaculture.com/magick-lantern-cycle/): Kenneth Anger est un des réalisateurs dont l’œuvre marginale n’est composée que de courts métrages, des films expérimentaux et barrés, chamaniques et psychédéliques, notamment Invocation to my Demon Brother ou Lucifer Rising, tous réunis dans un seul coffret. Pour en rajouter dans le bizarre (c’est l’une des grandes références de David Lynch), il faut noter que Kenneth Anger avait des liens avec les membres de la Manson Family, mais également avec Mick Jagger ou Jimmy Page… - [L'Oreille d'un Sourd](https://www.vivelaculture.com/loreille-dun-sourd/): Philippe Garnier, c’est un peu onc’ Phil, celui qui, dans les pages de Rock n’ Folk et dans Libération, nous racontait des histoires de cinéma, d’acteurs de troisième plan et de groupes inconnus. On recevait chacun de ses (longs) articles comme autant de cartes postales de cet oncle d’Amérique niché à Los Angeles où l’on n’avait jamais mis les pieds. On peut prolonger la lecture de cette sélection d’articles en se plongeant dans ses reportages pour le magazine Cinéma Cinémas, le magazine de Claude Ventura. - [Acid Test ](https://www.vivelaculture.com/acid-test-4/): Quelqu’un a dit un jour que celui qui pouvait raconter les années soixante-dix ne les avait pas vécues. En fait, l’expérimentation à haute dose des drogues commence dès les années soixante. Acid Test, c’est l’histoire du bus conduit par Ken Kesey (l’auteur de Vol au-dessus d’un Nid de Coucous) et de la bande d’activistes des Merry Pranksters, véritables représentants en LSD et marijuana à travers les États Unis en 1964. Stupéfiant… - [Le Cinéma infiltré](https://www.vivelaculture.com/le-cinema-infiltre/): Moins connu que Hunter S. Thompson, son confère à Rolling Stone, Grover Lewis n’en reste pas moins l’un des fondateurs du nouveau journalisme, ce courant qui imposa la subjectivité et l’outrance comme vertus cardinales. Ses articles fleuves sur les tournages de films dans les années soixante-dix, en plein Nouvel Hollywood, ont fait naître plus d’une vocation. Philippe Garnier dit de lui que c’est sa plus grande référence. - [Hunter S. Thompson, journaliste & hors-la-loi](https://www.vivelaculture.com/hunter-s-thompson-journaliste-hors-la-loi/): Hunter S. Thompson est l’incarnation définitive du journaliste gonzo, celui qui écrit des reportages hallucinés à la première personne. Avec ses papiers sur les Hell’s Angels, la campagne des présidentielles américaines de 1972 ou sur le marathon d’Honolulu, il devient le pape du journalisme à l’américaine. Après son suicide en 2005, quelqu’un a demandé à Jann Wenner, le fondateur de Rolling Stone, ce qui lui manquait le plus chez H.S. Thompson : « Tout ». - [Les Fleurs](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs/): Les années soixante et soixante-dix sont des décennies bénies pour la soul music. Minnie Riperton, chanteuse très cool (c’est-à-dire plus influencée par Burt Bacharach que par James Brown), a notamment travaillé avec Stevie Wonder comme producteur. Le morceau Les Fleurs figure dans la BO d’Inherent Vice. - [Boogie Nights](https://www.vivelaculture.com/boogie-nights/): Distribution trois étoiles (Mark Wahlberg, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Don Cheadle) pour le premier long métrage de P. T. Anderson distribué en France ( Hard Eight n’ayant pas été distribué sur nos écrans) sur l’industrie du porno dans les années 70. Certains ont comparé le film de P. T. Anderson au M.A.S.H. de Robert Altmann. - [Waiting for the Sun](https://www.vivelaculture.com/waiting-for-the-sun-2/): Los Angeles est un des épicentres de la musique pop mondiale, mais la façade ensoleillée du rêve californien cache un nombre inimaginable de drames en tout genre (drogues, trahisons…). C’est ce que raconte Barney Hoskyns dans ce portrait d’une ville et de sa scène musicale des années 1950 aux années 2000. Un formidable travail d’historien – journaliste – amateur de musique. Attention, le California Dreamin’ en prend un coup sur la tête. - [Le Privé](https://www.vivelaculture.com/le-prive/): Cette adaptation du roman de Raymond Chandler The Long Goodbye, réalisée en 1973 par Robert Altman, est californienne à souhait et une des plus réussies que l’on ait vues au cinéma. L’action se déroule entre Los Angeles et le Mexique, et Elliott Gould (M.A.S.H.) incarne un Philip Marlowe, désabusé et fatigué à souhait, embringué par son ex dans une histoire où il manquera plus d’une fois de laisser sa peau. Et tout ça à cause d’un chat au palais délicat ! - [Inherent Vice](https://www.vivelaculture.com/inherent-vice/): « Doc » Sportello (Joaquin Phoenix), détective privé hippie qui fume la marijuana comme nos grands-pères les Gauloises, est chargé par son ex (la femme fatale du film) de retrouver le nouvel amant de cette dernière, un richissime promoteur immobilier véreux mystérieusement disparu. Hells Angels tendance nazis, trafiquants vietnamiens, avocat spécialisé dans le droit maritime, agent du FBI hippiephobe, « tequilla zombie »… le film de P. T. Anderson, adapté du roman du même nom de Thomas Pynchon, est un grand délire truffé de références à Altman, Chandler et aux grandes figures américaines et délirantes des années soixante. - [I Shot Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/i-shot-andy-warhol-2/): Wurde Andy Warhol von einer Feministin ermordet ? Das mag zunächst weit hergeholt erscheinen. Dabei wäre es fast passiert, wenn es die militante Amerikanerin Valerie Solanas nicht vermasselt hätte. Die von Lili Taylor verkörperte junge Künstlerin war schwer frustriert als der Pop Artist Warhol 1968 eines ihrer Drehbücher ablehnte… Die kanadische Filmemacherin Mary Harron rekonstruiert in ihrem Film aus dem Jahr 1996 das Leben dieser ebenso brillanten wie labilen und unverstandenen Frau, die sich nicht leicht einordnen lässt. Die Autorin des berühmten SCUM Manifesto rief einst die Frauen zur Revolte auf. Jahre später folgte der Widerruf. - [I Shot Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/i-shot-andy-warhol/): Andy Warhol assassiné par une féministe ? Si cela semble saugrenu, c’est pourtant ce qui aurait pu arriver si la militante américaine Valerie Solanas, incarnée à l’écran par Lili Taylor, n’avait pas raté son coup. En 1968, frustrée après que le pop artiste a refusé l’un de ses scénarios, la jeune féministe tente de le tuer. La réalisatrice canadienne Mary Harron reconstitue dans ce film de 1996 la vie de cette figure insaisissable, incomprise, brillante et instable, rejeton d’un système cruel et auteure du célèbre SCUM Manifesto, un appel à la révolte des femmes qu’elle reniera des années plus tard. - [Pussy Riot : A Punk Prayer](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot-a-punk-prayer-2/): Dieser russisch-britische Dokumentarfilm wurde 2013 von HBO ausgestrahlt und verfolgt den Prozess gegen die drei Pussy-Riot-Aktivistinnen. Nach ihrem aufsehenerregenden, blasphemischen Anti-Putin-Auftritt in der Christ-Erlöser-Kathedrale im Februar 2012 in Moskau wurden die Aktivistinnen zu zwei Jahren Haft verurteilt. In dem Film von Mike Lerner und Maxim Pozdorovkin sieht man neben Originalaufnahmen auch Interviews mit Freunden und Familienmitgliedern der drei inhaftierten Frauen Nadeschda Tolokonnikowa, Marija Aljochina und Jekaterina Samuzewitsch. Im Dezember 2013 waren sie alle wieder frei. Seitdem haben sich die Frauen auch weiterhin politisch engagiert. - [Pussy Riot : A Punk Prayer ](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot-a-punk-prayer/): Ce documentaire russo-britannique, diffusé sur HBO en 2013 et réalisé par Mike Lerner et Maxim Pozdorovkin, suit le procès des trois activistes de Pussy Riot, entrecoupé d’interviews de leurs familles et de leurs proches. Condamnées à deux ans de prison pour hooliganisme en 2012 à la suite de leur prière punk dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, les trois artistes féministes anti-Poutine ont été libérées en 2012 pour l’une et fin 2013 pour les deux autres. L’incarcération ne semble pas avoir entamé leur engagement. - [Pretty on the Inside](https://www.vivelaculture.com/pretty-on-the-inside-2/): Auch wenn die Band Hole und ihre Sängerin Courtney Love nicht direkt zu den Riot Grrrls gehören, so hat man die Gruppe vor allem wegen der krassen Texte und der häufigen Verwendung der Vokabeln „bitch, slut ,whore“der Bewegung zugeordnet. Auf diesem ersten Album von Hole, dass Kim Gordon von Sonic Youth produzierte, röhrt Courtney feministische Strophen, die von melodisch-gepflegten Melodien ummantelt sind. Die skandalumwitterte Sängerin steht dazu, lieber mit Frauen Musik zu machen und Zeit zu verbringen und versichert, für immer Feministin zu bleiben. - [Pretty on the Inside ](https://www.vivelaculture.com/pretty-on-the-inside/): Bien que Hole ne soit pas directement associé au riot grrrl, la crudité des textes de Courtney Love et son usage abondant de « bitch », « slut » et « whore » l’ont amené à être rattaché au mouvement. Sur ce premier album produit par Kim Gordon de Sonic Youth, Courtney éructe des couplets féministes enrobés dans des arrangements soignés et mélodiques. La chanteuse à la réputation sulfureuse revendique le fait de préférer jouer de la musique et passer du temps avec des femmes et assure qu’elle sera toujours féministe. - [Free the Nipple](https://www.vivelaculture.com/free-the-nipple-2/): Inspiriert von der „Free the Nipple“ Bewegung begleitet dieser Film aus dem Jahr 2014 den Kampf New Yorker Aktivistinnen gegen veraltete Gesetze und überholte Moralvorstellungen. Mit nackter Brust demonstrieren die Teilnehmerinnen für die Gleichstellung von Frauen und gegen die Zensur. Die Regisseurin Lina Esco untersucht die Widersprüche einer Gesellschaft, in der Medien Pornografie oder Bilder von Morden verherrlichen, sich aber daran stoßen, wenn einmal ein nackter Nippel zu sehen ist. Dabei erfährt man ganz nebenbei, dass es in 35 US Staaten verboten ist, sich „Oben Ohne“ zu zeigen. Das gilt auch für das Stillen von Babys an öffentlichen Orten. - [Free the Nipple](https://www.vivelaculture.com/free-the-nipple/): Né de la campagne virale Free the Nipple, ce film sorti en 2014 expose le parcours d’activistes new-yorkaises en lutte contre des lois archaïques qui manifestent seins nus pour l’égalité et contre la censure des femmes. La réalisatrice Lina Esco explore les contradictions d’une société violente où les médias diffusent des images glorifiant la pornographie et le meurtre mais s’offusquent dès qu’un téton fait son apparition. On apprend également que le topless pour les femmes (dont l’allaitement dans l’espace public) est interdit dans 35 états américains. - [Die Vagina Monologe](https://www.vivelaculture.com/les-monologues-du-vagin-2/): In ihrem Buch befragte Eve Ensler Mädchen und Frauen aller Altersgruppen und unterschiedlichster sozialer Klassen zum Verhältnis zu ihrer Vagina. Die unterschiedlichen Erfahrungen und die Art wie vielfältig sich Frauen auch verbal zum Thema äußern, führte 1996 zunächst zu einer legendären Theateraufführung am Off-Broadway 1und später weltweit zu weiteren Inszenierungen und einer Adaption auf HBO. Auch wenn einige Kritiker der Autorin Heteronormativität vorwarfen, so behandelt das Buch Themen die lange als Tabu galten wie: weibliche Lust und Sexualität, Vergewaltigung, Orgasmus, Menstruation, Masturbation und Verstümmelung. Die Vagina gilt als finales Werkzeug der Emanzipation. - [Les Monologues du Vagin](https://www.vivelaculture.com/les-monologues-du-vagin/): Cette pièce, jouée pour la première fois en 1996 dans un théâtre off Broadway, a été adaptée dans plus de trente pays différents et à la télévision par la chaîne américaine câblée HBO. Bien que critiquée pour sa vision hétéronormée du couple, l’auteure Eve Ensler, créatrice de la fondation de lutte contre les violences faites aux femmes V-Day, aborde librement des sujets encore tabous : sexualité des femmes, viol, orgasme, menstruation, masturbation ou excision et considère le vagin comme l’ultime outil émancipatoire. - [SlutWalk Toronto](https://www.vivelaculture.com/slutwalk-toronto-2/): In einer Rede am 24.Januar 2011 stellt der Polizeichef von Toronto seltsame Theorien zu Vergewaltigungen von Frauen auf: „Wenn Frauen nicht angegriffen werden möchten, sollten sie vermeiden sich wie Nutten anzuziehen“. Um gegen diese diskriminierende Aussage zu protestieren, die Opfern sexueller Gewalt eine Mitschuld zuweist, wird in Toronto ein „Slutwalk“ (Nuttenspaziergang) organisiert. In seinem Buch dokumentiert Brian Carson dieses Ereignis durch Fotos. Später „exportiert“ man den slutwalk auch nach Südkorea, Frankreich und Indien. - [SlutWalk Toronto ](https://www.vivelaculture.com/slutwalk-toronto/): Le 24 janvier 2011, un chef de la police de Toronto tient un drôle de discours sur le viol : « Les femmes devraient éviter de s’habiller comme des putes pour ne pas se faire agresser. » Afin de dénoncer cette parole culpabilisante pour les victimes et les violences sexuelles, une marche de femmes (la Slutwalk) est organisée dans la ville canadienne. Dans son livre, Brian Carson compile des photographies de cette manifestation, quelques mois avant qu’elle ne s’exporte en Amérique Latine, en Corée du Sud, en France et en Inde. - [Das Unbehagen der Geschlechter](https://www.vivelaculture.com/das-unbehagen-der-geschlechter/): Man muss diesen Klassiker nicht mehr vorstellen. In Das Unbehagen der Geschlechter wirft Judith Butler einen neuen Blick auf die 90er Jahre auf die Performativität der Geschlechter (d.h für sie sind Kategorien wie männlich/weiblich nur die Wiederholung von Sprechakten) und den postmodernen Queer-Feminismus. Inspiriert von Foucault stützt sich die amerikanische Philosophin auf eine Reflexion über gesellschaftliche Randgruppen. - [Trouble dans le genre](https://www.vivelaculture.com/trouble-dans-le-genre/): On ne le présente plus. Devenu une référence absolue, Trouble dans le genre de Judith Butler apporte un regard novateur dans les années 90 sur la performativité du genre et le féminisme queer et postmoderne. La philosophe américaine, inspirée de Foucault, défend une réflexion basée sur les catégories en marge de la société. L’ouvrage sera traduit en français en 2005 et il aura fallu attendre quinze années pour que les travaux de la chercheuse soient invités et reconnus dans les universités en France. - [The Final Girl](https://www.vivelaculture.com/the-final-girl/): Die Französin Wendy Delorme ist eine der bekanntesten LGBT-Aktivistinnen, die bereits mehrere Bücher geschrieben hat und in zwei lesbisch-erotischen Filmen mitwirkte. In Todd Verows Film „The Final Girl“ spielt sie eine tätowierte Stripperin auf der Suche nach einem Zimmer in Paris, das sie sich bei einer Vermieterin mit S/M-Sex ‚erkauft‘. In den USA lief der Film auf diversen Lesbian&Gay-Filmfestivals und es erschien eine DVD mit englischen Untertiteln. - [Free Jazz Black Power](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power-2/): La Bible, pour tous ceux qui s’intéressent à la grande flambée du free jazz, à ses racines musicales et politiques, et plus globalement à l’histoire du jazz et ses rapports avec l’histoire des luttes des Noirs américains. Un brillant essai, remarquablement documenté, « made in Jazz Mag » durant les seventies, assorti d’un petit dictionnaire de 260 musiciens free. - [Once Upon a Summertime](https://www.vivelaculture.com/once-upon-a-summertime-2-2/): Kurz vor ihrem Tod im Jahr 2009 bat diese große Sängerin des Be Bop mit einem Augenzwinkern: « Sagt meiner Mutter nicht, dass ich in einem Jazzclub singe, sie glaubt ich wäre noch im Gefängnis. » Fernab der kraftvollen Stimmorkane der großen schwarzen Sängerinnen vertrat Blossom Dearie in den 50er und 60er Jahren, sowie in späteren Jahren durch die Verwendung ihrer Lieder als Filmmusik, die jugendlichen Stimmen, sehr hoch und mit der Eleganz und Frische eines leichteren Jazz. - [Once Upon a Summertime](https://www.vivelaculture.com/once-upon-a-summertime-2/): Peu de temps avant sa mort, en 2009, cette grande chanteuse de be bop déclarait avec un œil pétillant : « Ne dites pas à ma mère que je chante dans un club de jazz, elle me croit encore en prison. » Loin de la puissance des grandes chanteuses noires, Blossom Dearie symbolisait dans les années cinquante, soixante (et au delà, notamment à travers des musiques de films), d’une voix juvénile, très haut perchée, l’élégance et la fraîcheur d’un jazz léger. - [Black Coffee](https://www.vivelaculture.com/jazz-belle-2-2/): Peggy Lee wirkt wie die perfekte amerikanische Frau, wie sie von den Medien in den 50er Jahre dargestellt wurde, dahinter steckt jedoch eine große Jazzsängerin, die von Ella Fitzgerald, Duke Ellington (« Wenn ich der Duke bin, ist sie die Königin.“), Benny Goodman und auch Louis Armstrong verehrt wurde. Sie ist darüber hinaus auch Komponistin und feierte ihren größten Erfolg mit dem Lied zum Film „Susie und Strolch“ von Walt Disney. Bis kurz vor ihrem Tod mit 81 Jahren trat sie noch auf und sang im Rollstuhl sitzend. - [Jazz Belle](https://www.vivelaculture.com/jazz-belle-2/): En 1983, les mystérieux Marie et Joseph (alias Corinne Bouchard et Pierre Mezinski) entament une véritable saga musicale noire avec Chaudes Bises, polar satirique situé au Festival de Bourges. La série continuera avec des romans bluesy (comme Si t’as peur, jappe, en 1984), où ce polar très jazz de 1987, racontant les pérégrinations (sanglantes) d’une chanteuse de jazz à travers la France et l’Italie. - [Lioness : Hidden Treasures](https://www.vivelaculture.com/lioness-hidden-treasures-2-2/): Ein tragisches Schicksal, geprägt von allen möglichen Exzessen. Ein kometenhafter Aufstieg und ein jähes Ende mit gerade mal 28 Jahren im Juli 2011. Eine Stimme, die oft mit Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald oder Dinah Washington verglichen wurde. Eine Mischung aus Soul, Blues und einer großen Dosis Swing und ein außergewöhnliches Duett mit Tony Bennett… Amy Winehouse ist wohl, am Anfang dieses Jahrhunderts, das jüngste Beispiel des Mythos der Jazz-Sängerin, die unter einem dunklen Stern geboren wurde. - [Lioness : Hidden Treasures](https://www.vivelaculture.com/lioness-hidden-treasures-2/): Un destin tragique, fait d’excès en tous genres. Une vie météorique (la chanteuse disparaît en juillet 2011, à 28 ans à peine). Une voix que beaucoup comparaient régulièrement à celle de Sarah Vaughan, d’Ella Fitzgerald ou de Dinah Washington. Un mélange de soul, de blues, gorgé de swing, et un duo presque hors sujet avec Tony Bennett… Amy Winehouse incarne peut-être, au début de ce siècle, le mythe de la chanteuse de jazz née sous une mauvaise étoile. - [Avec mon meilleur souvenir](https://www.vivelaculture.com/avec-mon-meilleur-souvenir-2-2/): « Eine wahre Femme Fatale, deren Leben von Anfang an von der Fatalität des Schicksals geprägt war. » Françoise Sagan verbrachte auf einer Reise nach New York im Jahr 1956 ihre Nächte in einem rauchgeschwängerten Club, in dem Billie Holiday auftrat und die beiden wurden Freundinnen. Als sie sich zwei Jahre später in Paris wieder trafen, war die Sängerin abgemagert und gealtert, wenige Monate später sollte sie sterben. Später schrieb Françoise Sagan in dieser kleinen Sammlung von Erinnerungen diesen anrührenden und berührenden Text über die große Dame des Jazz, sie spricht hier übrigens auch über Sartre, Noureev und Tennessee Williams. - [Avec mon meilleur souvenir](https://www.vivelaculture.com/avec-mon-meilleur-souvenir-2/): « C’était une femme fatale, dans le sens où la fatalité s’en était prise à elle dès le départ et ne l’avait jamais quittée. » Lors d’un voyage à New York en 1956, Françoise Sagan passe toutes ses nuits dans une boîte enfumée de la Grosse Pomme où chante Billie Holiday et devient amie avec elle. Elle la reverra deux ans plus tard, à Paris, amaigrie, vieillie, à quelques mois de sa mort, et écrira bien plus tard, dans ce petit recueil de souvenirs (où l’on croise aussi Sartre, Noureev ou Tennessee Williams), cette bouleversante évocation de la grande chanteuse […] - [Straight Ahead](https://www.vivelaculture.com/straight-ahead-2-2/): Abbey Lincoln sang 1961, begleitet von großen Namen wie Mal Waldron, Coleman Hawkins, Booker Little, Eric Dolphy u.a., den Blues und schrie den Jazz, mit einer Dringlichkeit, die an Reden von Malcolm X erinnert und keinen Platz lässt für stimmliche Kapriolen. Mit dabei war auch ihr Lebensgefährte, der Schlagzeuger Max Roach, auf dessen Album aus dem Vorjahr, « We Insist! », sie ebenfalls zu hören ist. - [Straight Ahead](https://www.vivelaculture.com/straight-ahead-2/): Accompagnée en 1961 de quelques grandes pointures (Mal Waldron, Coleman Hawkins, Booker Little, Eric Dolphy…) et de son compagnon Max Roach (l’année précédente, elle chante d’ailleurs dans un album légendaire du batteur, We Insist !), Abbey Lincoln pleure le blues, hurle le jazz, à la manière d’un discours de Malcom X, avec une urgence qui ne laisse que peu de place aux artifices vocaux. - [Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday-2/): « Man kann sich bis zum Busen in weißen Satin hüllen und Gardenien in die Haare stecken, wenn man bis zum Horizont nichts als Zuckerrohr sieht, ist es so, als würde man immer noch auf einer Plantage arbeiten. Das harte Leben der mythischen Jazzsängerin, erzählt mit den Worten der Menschen aus ihrem unmittelbaren Umfeld (Freunde, Liebhaber, Musiker…), in einem Buch, das auch von einer unglaublichen Zeit aus der Geschichte des Jazz berichtet. - [Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday/): « On a beau se couvrir de satin blanc jusqu’aux nichons, se mettre des gardénias dans les cheveux, ne pas voir de canne à sucre à perte de vue, c’est comme si on travaillait toujours dans une plantation. » La chienne de vie de la mythique chanteuse de jazz racontée par ses proches (amis, amants, musiciens…), dans un livre qui raconte aussi une période incroyable de l’histoire du jazz. - [Nina Simone : The Biography](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-une-vie-2-2/): Sie wollte eigentlich klassische Pianistin werden. Aber als Schwarze standen ihr damals nur die Türen des Jazz offen. Nina Simone, ihr Name ist eine Hommage an Simone Signoret, verlieh mit ihrer Stimme ihrem schmerzerfüllten Leben, ihren tristen Stimmungen und ihrer Wut Ausdruck. Sie engagierte sich aktiv an der Seite von Malcolm X und Stokely Carmichael und führte ein bewegtes, oft enttäuschtes Liebesleben. Bis zu ihrem letzten Atemzug im Jahr 2003 war sie der Beweis dafür, dass die schönsten Lieder (leider) aus der Verzweiflung geboren werden. - [Nina Simone, une vie](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-une-vie-2/): Elle avait voulu être pianiste classique. Mais quand on naissait Noire, à cette époque-là, seul le jazz était de bon aloi. Nina Simone (en hommage à Signoret) chanta toute sa douloureuse vie ses humeurs noires et ses révoltes, son engagement aux côtés de Malcom X et Stokely Carmichael comme ses déroutes amoureuses, prouvant jusqu’au dernier souffle, en 2003, que les chants les plus beaux sont (malheureusement) les plus désespérés. - [The Blue Room](https://www.vivelaculture.com/the-blue-room-2-2/): Die grade in den Kreis der Vierzigjährigen eingetretene Sängerin wurde in Athens, Georgia geboren und lebte lange Zeit in Paris, was sie stark beeinflusste. Sie ist die Stellvertreterin einer ganzen Generation von Sängerinnen, deren Werke nach einer aufregenden Periode des Wachsens zur Reife gekommen sind. Sie verbindet eher klassische Einflüsse wie Billie Holiday, an deren Stimme sie erinnert, aber auch Ella Fitzgerald und Bessie Smith, mit soliden Einflüssem aus Pop und Countrymusik. So meint man manchmal den Geist von Patsy Cline in ihren Liedern zu hören. Madeleine Peyroux tritt stets selbstbewusst auf, und das steht ihr außerordentlich gut. - [The Blue Room](https://www.vivelaculture.com/the-blue-room-2/): Née à Athens (Georgie) et longtemps exilée à Paris où elle fit le plus clair de ses études, cette tout juste quadra symbolise à elle seule toute une génération de chanteuses parvenues à maturité. Culture plutôt classique (Billie Holiday, à laquelle sa voix fait penser, mais aussi Ella Fitzgerald ou Bessie Smith), solides influences pop et country (le fantôme de Patsy Cline se profile parfois dans ses albums) : Madeleine Peyroux ne doute de rien et ça lui réussit. - [The Absence](https://www.vivelaculture.com/the-absence-2-2/): Schon mit ihrem ersten Album aus dem Jahr 2005 (Some Lessons: The Bedroom Sessions) legte die Blondine die Richtung fest, ein grenzübergreifender Jazz. Melody Gardot entführt den Jazz an fremde Gestade, ohne ihn jemals zu verraten. Auf dieser Disk aus dem Jahr 2012 verleiht sie ihm einen Hauch des Bossa aus Brasilien oder die Tristesse eines Fado, ohne dabei den Swing aus den Augen zu verlieren, der stets all ihren Liedern ihre Seele verleiht. Gardot trifft stets den richtigen Ton, die richtige Mischung. - [The Absence](https://www.vivelaculture.com/the-absence-2/): Dès son premier album, en 2005 (Some Lessons : The Bedroom Sessions), la blonde américaine annonçait la tendance : un jazz largement métissé. Melody Gardot fait voyager le jazz sans jamais s’égarer, l’embarque (comme dans ce disque de 2012) du côté du Brésil le temps d’une bossa, ou s’attarde sur un brumeux fado, sans jamais perdre de vue le swing qui donne à toute sa musique son âme. Et c’est beau, Gardot. - [Glad Rag Doll](https://www.vivelaculture.com/glad-rag-doll-2/): « Une voix bluesy pleine de tabac et de séduction, de vide et de solitude nocturne, dans un corps superbe de blonde. Un peu de nuit en plein jour. » C’est Martyn Waites, jeune romancier anglais, auteur de Né sous les coups (Rivages/Thriller), qui le dit en parlant de la belle. Derrière l’image sur papier glacé, on trouve les braises d’une voix riche et puissante, à l’aise dans tous les registres, y compris – comme dans ce disque de 2012 –celui de vieilles chansons des années vingt et trente, avec T-Bone Burnett et le guitariste Marc Ribot à la manœuvre. - [Anatomy Of A Murder](https://www.vivelaculture.com/anatomy-of-a-murder/): C’est à un Duke Ellington qui vient de renouer avec le succès qu’est confiée, par le réalisateur Otto Preminger, la création de la bande originale de ce film – Autopsie d’un meurtre – qui relève davantage du polar judiciaire, avec ses procédures et ses batailles d’avocats, que du film noir. Le jazz a longtemps été la bande-son des romans policiers, c’est la couleur musicale évidente du genre. D’ailleurs, que vaudrait Ascenseur pour l’échafaud sans la musique de Miles Davis ? - [Encyclopédie illustrée des pistolets, revolvers, mitraillettes et pistolets mitrailleurs ](https://www.vivelaculture.com/encyclopedie-illustree-des-pistolets-revolvers-mitraillettes-et-pistolets-mitrailleurs/): Bastien : Dis donc, j’ le connais pas celui-là, il est nouveau ? Pascal : C’est le petit dernier de chez Beretta, j’ te le conseille pour le combat de près et puis pour le coup à travers la poche, dans le métro, dans l’autobus. Mais note hein ! Faut en avoir l’usage sans ça au prix actuel tu l’amortis pas. Bastien : Le prix passe, la qualité reste, c’est pas l’arme de tout le monde ça ! Les Tontons Flingueurs Qu’elles fassent des gros trous, des petits, qu’elles s’enrayent ou qu’elles soient de précision, qu’elles se contentent d’être dissuasives […] - [French Deconnection](https://www.vivelaculture.com/french-deconnection/): Derrière les grands écrivains de romans noirs marqués par le réalisme social, on trouve souvent des hommes de terrain, voire des journalistes, et ce, depuis Eugène Sue ou Ernest Hemingway. Philippe Pujol a suivi durant des années, pour le quotidien La Marseillaise, les trafics de drogue dans sa ville. Soit une sorte de chronique quotidienne de la vie des « chouffes » – les guetteurs – ou des « nourrices », ponctuée par les règlements de compte, les saisies des stups, ou les suspensions de flics ripoux. Une formidable plongée dans la réalité de la misère et de la violence […] - [Sociologie des élites délinquantes](https://www.vivelaculture.com/sociologie-des-elites-delinquantes/): De la criminalité en col blanc à la corruption politique Dashiell Hammett avait été responsable de la section hollywoodienne du Parti Communiste ; Jean-Patrick Manchette, Jean-Bernard Pouy ou Jean-Claude Izzo, en France, ont conçu ouvertement leur littérature comme un engagement social. Leurs œuvres disent entre les lignes que la véritable délinquance est d’abord celle des décideurs, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. En écho à ces visions de la société, cet essai n’est en rien populiste ou opportuniste, il se demande simplement dans quelle mesure le système porte en lui le poison qui permet de produire ces élites délinquantes. - [Renegade Boxing Club](https://www.vivelaculture.com/renegade-boxing-club/): Le roman noir, c’est aussi l’irruption d’idiomes en décalage avec les langues officielles des institutions. Maitriser plusieurs langues c’est se rendre incompréhensible aux oreilles de ses ennemis ou servir de courroie de transmission entre deux camps. Dans le cas de Dessaignes, français exilé dans la Russie de Poutine, le personnage central de Renagade Boxing Club, c’est un moyen de fuir une situation devenue dangereuse à Moscou en essayant de se fondre dans la culture de la Ville Noire du New Jersey, où il est indispensable de maitriser le langage des poings d’une salle de boxe. « Si on envisageait la […] - [Du Sang sur la glace](https://www.vivelaculture.com/du-sang-sur-la-glace-2/): Tout en s’étant fait un nom en mettant en scène un flic indiscipliné de la police d’Oslo, Harry Hole, Jo Nesbo s’est offert ici un hommage à David Goodis et Jim Thompson, en campant un tueur à gages en proie aux doutes existentiels et aux dilemmes cruels. Un roman noir forcément « climatique », avec des images percutantes : « Je pensais que le sang gèlerait sur la neige et resterait en surface. Mais à la place, la neige le pompa, l’aspira en profondeur, le cacha, comme si elle en avait elle-même besoin. » - [Hammett](https://www.vivelaculture.com/hammett-3/): Wenders a eu la bonne idée de mettre en scène un Dashiell Hammett, non pas écrivain, mais détective. Le créateur du privé Sam Spade – qui apparaît notamment dans Le Faucon Maltais – fut effectivement engagé comme enquêteur en 1921 par l’agence Pinkerton, pour laquelle il sillonnera les Etats-Unis, en passant par Butte, Montana, ville minière qui servira de modèle à la ville de Poisonville dans La Moisson rouge. Hammett fut aussi celui qui démonta le mythe romantique du criminel : « Peu d’entre eux subviennent à leurs besoins (…) De toute façon, la plupart sont entretenus par leur femme. […] - [Le Chanteur de gospel](https://www.vivelaculture.com/le-chanteur-de-gospel/): Harry Crews, c’est l’écrivain surgi de l’Amérique profonde, avec une culture white trash et redneck. Ses romans, violents, décadents et aux accents gothiques, sont peuplés de freaks et de personnages de foire. Celui-ci, son premier, est un pur chef-d’œuvre. Dans un bled de Géorgie, Enigma, on attend le retour de l’enfant du pays qui a réussi, il doit venir chanter en hommage à Mary Bell, « qui s’est fait poignarder soixante et une fois et violer au moins une puisque le shérif n’a pas retrouvé sa culotte. » - [Crimes exemplaires](https://www.vivelaculture.com/crimes-exemplaires-2/): Connu aussi comme étant celui qui commanda à Picasso le tableau Guernica, Max Aub, homme de théâtre et poète proche des Surréalistes, publia ces géniaux aphorismes pour tenter de résoudre enfin cet éternel mystère : pourquoi tue-t-on ? Les réponses, souvent teintées d’humour noir, tiennent en 130 confessions de criminels – fictives ou entendues par l’écrivain. Toutes les raisons sont bonnes, et elles sont parfois savoureuses. Ainsi, à la phrase : « Je l’ai tué parce qu’il était plus fort que moi », succède celle-ci : « Je l’ai tué parce que j’étais plus fort que lui ». Logique. - [La Reine des Pommes](https://www.vivelaculture.com/la-reine-des-pommes/): Jean Giono le comparait à Steinbeck ou Hemingway. Quand Chester Himes s’est installé à Paris, en 1953, il a rencontré Marcel Duhamel, qui l’a poussé à se mettre au polar, l’encourageant à nourrir ses histoires de ses propres expériences de « mauvais garçon » des rues de Harlem. Il crée alors les flics Ed Cercueil et Fossoyeur, qui se déclineront sur plusieurs « aventures » et qu’il fera mourir dans Plan B, en 1969. La vraie subversion ? Himes n’oppose pas simplement les ghettos noirs à l’Amérique blanche, mais il dénonce aussi le fait que certains Noirs exploitent la misère […] - [Ringolevio](https://www.vivelaculture.com/ringolevio/): C’est aussi ça, la liberté de la Série Noire : la publication de ce roman autobiographique, qui est un livre-clé de la contre-culture. Emmett Grogan, incarnation de la mauvaise graine, a grandi dans les rues new-yorkaises, entre la came et le jeu du ringolevio – une méga-baston entre bandes – avant de voyager et de devenir le pilier d’une formidable aventure dans le San Francisco des années 1960, celle du collectif des Diggers, cette troupe de théâtre qui accueillait les fugueurs et les paumés pour leur servir des repas. Grogan, c’est encore, comme il le dit, l’art de « jouer […] - [Touchez pas au grisbi](https://www.vivelaculture.com/touchez-pas-au-grisbi/): Film-culte, tiré du roman-culte d’Albert Simonin, qui incarnait, avec Auguste Le Breton, l’« école française » du roman noir des années 1950. Simonin, que Léo Mallet surnommait « le Chateaubriand de la pègre », c’est le monographe d’un milieu en constante décadence. C’est surtout le chantre d’un argot parisien, également popularisé par Alphonse Boudard ou Michel Audiard, et que Victor Hugo définissait ainsi : « Le Verbe devenu forçat ». Ce vocabulaire des classes dangereuses, qui permettait aussi de ne pas être compris de la police, donne toute sa verve et son esprit jubilatoire à ces dialogues. - [The Long Goodbye](https://www.vivelaculture.com/the-long-goodbye-sur-un-air-de-navaja/): Né en 1888, à Chicago, Chandler a reçu une éducation victorienne en Angleterre avant de revenir aux Etats-Unis. Fonctionnaire médiocre, poète raté, il se lance dans l’écriture de nouvelles policières pour les pulps un peu par dépit, avant de se mettre à adorer son nouveau métier. Philip Marlowe, son privé fétiche, apparaît pour la première fois en 1939 dans Le Grand sommeil. Sorte de chevalier moderne, Marlowe est loyal et incorruptible. Il apparaît dans huit romans de l’auteur, et The Long Goodbye est un peu son apothéose. - [L’Expatriée](https://www.vivelaculture.com/lexpatriee/): Quand Elsa – le personnage – débarque à Singapour – « une cité sans crime, sans chewing-gum et sans âme » – pour y suivre son mari, elle découvre la vacuité des existences des épouses des « expats », qui passent leurs journées à la piscine. Elle devient la maîtresse de « l’Arabe blond », qui aime la poésie et les voyages. Lorsqu’il est retrouvé, assassiné, Elsa est suspectée par la police et sa domestique philippine la fait chanter… La construction est vertigineuse, et Elsa Marpeau s’affirme comme l’une des voix les plus puissantes du polar français contemporain. - [Les auteurs de la Série Noire](https://www.vivelaculture.com/les-auteurs-de-la-serie-noire/): Il ne s’agit pas d’un simple dictionnaire ou inventaire des écrivains de la Série Noire. Au-delà d’un précieux travail de documentation et d’archivage sur des auteurs qui, sans cela, tomberaient complètement dans l’oubli, ce pavé recèle, entre les lignes, une profonde analyse sur ce qu’est le genre policier. Il esquisse des filiations et, en tissant des liens entre des auteurs d’époques différentes, révèle un genre en perpétuelle mutation, qui offre une infinie liberté et qui ne cesse d’expérimenter et d’évoluer, tant sur le fond que dans la langue et le style. - [Der Hofnarr](https://www.vivelaculture.com/der-hofnarr/): In dieser Burleske aus dem Jahr 1955 spielt Danny Kaye einen sympathischen Hochstapler, der sich im England des 12. Jahrhunderts als „Giacomo, König der Hofnarren“ ausgibt. Die Hollywoodkomödie, in der auch Angela Lansbury eine blonde Prinzessin verkörpert, galt in den 50er Jahren als finanzieller Flop. Mit Produktionskosten von 4 Millionen Dollar war Der Hofnarr die teuerste Komödie ihrer Zeit und konnte nur die Hälfte wieder einspielen. Heute ist der Film um den sympathisch-chaotischen Hofnarren, der wohl kaum etwas mit den Narren zu tun hat, die Velázquez am spanischen Hof kennenlernte, jedoch Kult. - [Die Dame von Monsoreau](https://www.vivelaculture.com/die-dame-von-monsoreau/): Dumas veröffentlichte diesen Roman 1846 als Fortsetzung von La Reine Margot/Die Bartholomäusnacht und rückt die Intrigen am Königshof wieder in den Mittelpunkt. Heinrich III. ist nun – 1578 – König von Frankreich und muss sich seiner Feinde wie des eigenen Bruders Franz d’Anjou erwehren. Verlassen kann er sich dabei nur auf seine Edelleute, die Mignons und Chicot, seinen Hofnarren, der als treuer Diener so manche Machenschaften und Ränkespiele entlarvt. Dabei ist der (Hof-) Narr durchaus einer der größten Sympathieträger der Geschichte. Auf Deutsch ist dieser eher unbekannte Dumas derzeit nur als E-Book erhältlich. - [Apogée et déclin : le siècle d’or espagnol](https://www.vivelaculture.com/apogee-et-declin-le-siecle-dor-espagnol-2/): Die Autorin wurde in Madrid geboren. Sie war 30 Jahre lang im Verlagswesen und als Übersetzerin tätig und lebt in Paris und München. Ihr auf Deutsch geschriebenes Werk über das spanische Goldene Zeitalter erschien bisher nur in Frankreich. Verena von der Heyden-Rynsch beschreibt ein Spanien, das im Mittelalter drei Religionen toleriert und in dem später der Moralist und Zeitgenosse von Velázquez, der Philosoph Baltasar Gracián, mit seinen über 300 Aphorismen eine ganze Epoche prägt. Zu den bekanntesten Sinnsprüchen gehören Desvivirse por hacer algo also „Man möchte fast vor Lust sterben, um etwas zu tun.“ und „Man muss das Einfache so […] - [Lost in La Mancha](https://www.vivelaculture.com/lost-in-la-mancha-2/): Cervantes‘ Don Quichotte ist ein Klassiker vom Anfang des 17. Jahrhunderts. 1965 folgt am Broadway ein Musical, The Man of La Mancha, das wiederum Jacques Brel dazu inspiriert, das Stück am Théâtre des Champs Elysées aufzuführen. Neben all diesen Erfolgen erlebte Terry Gilliam mit seinem Who killed Don Quichotte Film 2000 ein Desaster. Hauptdarsteller Jean Rochefort kann aufgrund eines Bandscheibenvorfalls nicht mehr reiten. Die Dekors werden durch Trainingsflüge der spanischen Luftwaffe und Regenfälle fast komplett zerstört. Gilliam gibt auf. Keith Fulton und Louis Pepe haben dann in Lost in La Mancha, in dem berühmtesten Making Of zu einem nicht existierenden […] - [Guck doch mal hin ](https://www.vivelaculture.com/guck-doch-mal-hin/): Was es in Bildern zu entdecken gibt. Unter den Kunstkritikern war Daniel Arasse eine Ausnahme: komisch und brillant wie in seinem Essay Guck doch mal hin. Im letzten Kapitel, „Das Auge des Meisters“, geht es um Las Meninas von Velázquez. Arasse beginnt behutsam und erwähnt, dass eigentlich schon alles zu diesem Bild gesagt worden ist, vor allem nachdem Foucault Die Ordnung der Dinge geschrieben hat. Aber langsam führt uns der Autor ein in die unsichtbar bleibende Beziehung zwischen dem Maler und König Philipp IV. Man wird daraus wirklich nicht schlau, genießt aber den Schreibstil von Arasse. - [Musée haut, musée bas](https://www.vivelaculture.com/musee-haut-musee-bas-3/): In diesem in Deutschland leider unbekannten Spielfilm, der mit so bekannten Darstellern wie Michel Blanc oder Victoria Abril aufwartet, geht es um den Alltag in einem Museum. Da folgen Reisegruppen den Führern und ein Ehepaar zankt: Wo hat man eigentlich das Auto geparkt? War es die Rembrandt- oder die Velázquez-Etage? Der Ehemann glaubt, dass es Rembrandt ist und sucht dort umsonst. Dafür taucht das Auto in der Velázquez-Etage wieder auf, ebenso wie eine Zwergin, die ein Augenzwinkern an das Gemälde Las Meninas ist. Der ungebildete Autofahrer hat aber keine Ahnung vom berühmtesten Gemälde des Spaniers. Ob es jedoch immer ratsam […] - [Die Ordnung der Dinge](https://www.vivelaculture.com/die-ordnung-der-dinge/): „Der Maler nimmt etwas Abstand zum Bild“, schreibt Michel Foucault. Von dieser einfachen Feststellung ausgehend, entwickelt der Philosoph eine umfangreiche Theorie über die Rolle des Malers und Betrachters und über die Darstellung. Dabei greift Foucault auf einen Augenblick zurück, in dem Velázquez einen Blick außerhalb des Bildes wirft: Der Maler möchte in sich aufsaugen, was er darstellen will. Aber aufgepasst! Die Ordnung der Dinge ist eine philosophische Abhandlung und kein leichter Lesestoff. Um Las Meninas wirklich zu erfassen, sollte man sich das Bild lange anschauen, um auf die Wirkung zu warten, die dieses Bild entfaltet. Immerhin war Velázquez ein Meister […] - [Manet-Vélasquez : la Manière espagnole du XIXe siècle](https://www.vivelaculture.com/manet-velasquez-la-maniere-espagnole-du-xixe-siecle/): In einer Ausstellung im Musée d’Orsay 2002 konnte man nicht nur die Meisterwerke der spanischen Malerei im Goldenen Zeitalter entdecken, sondern auch den Einfluss nachverfolgen, den diese Gemälde auf französische Maler des 19. Jahrhunderts ausübten. Sie lernten viele dieser Meisterwerke als Folgeerscheinung des Napoleonischen Spanienfeldzugs kennen. Viele reisten später nach Madrid und besuchten den Prado, unter ihnen auch Manet, der sich von den Werken Velázquez’ tief beeindruckt zeigte. Er schrieb an seinen Freund, den Maler Zacharie Astruc: „Was mich in Spanien am meisten entzückt hat, und schon dafür allein lohnte sich die Reise, war Velázquez.“ - [Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/francis-bacon/): Auf seiner zweiten Italienreise malte Velázquez das Porträt von Papst Innozenz X. Dieses Werk faszinierte einen Meister der englischen Malerei des 20. Jahrhunderts: Francis Bacon. Er verfremdete das Original von Velázquez und zeigt den Papst in der gleichen Position, aber schreiend. Bacon fühlte sich auch durch den Schrei der Krankenschwester in Sergej Eisensteins Stummfilm Panzerkreuzer Potemkin inspiriert. Francis Bacon malt den Schrei eines Papstes, der nicht schreien kann nach dem Schrei einer Krankenschwester, die er nicht hören kann. Die Kunst ist laut Philippe Sollers auch „ein Krieg“ und „Kunst ist in Bezug auf das Nichts optimistisch“. So zitiert Sollers in […] - [Marco Polo Madrid](https://www.vivelaculture.com/marco-polo-madrid/): Auf die Frage: „Hat Madrid echte Sehenswürdigkeiten?“ wird im Stadtführer Las Meninas von Velázquez in einem Atemzug mit Picassos Guernica genannt. Wer den Prado besichtigt, entdeckt in den Gemälden des offiziellen Hofmalers aber auch die Narren und Bettler, die Velázquez am Hof und in der Stadt frequentierte. Im Übrigen gibt der Stadtführer neben den kulturellen auch kulinarische Tipps. Vor allem in den Bars trifft man vielleicht auf die Nachfahren jener Protagonisten, die Velázquez so einprägsam porträtierte. - [Die Elendsviertel im Barock](https://www.vivelaculture.com/velazquez/): Der junge Velázquez lernt in seiner Heimatstadt Sevilla zunächst beim strengen Meister Francisco Herrera und später im Atelier von Francisco Pacheco, der kein großer Maler aber ein guter Lehrer ist. Durch Pacheco entdeckt Velázquez Caravaggio und den Blick auf den Alltag, das Straßenleben, die Nacht und die Außenseiter. In der aktuellen Ausstellung im Petit Palais in Paris Les bas fonds du baroque (Die Elendsviertel im Barock) lässt sich auf etwa 70 Gemälden das lasterhafte Rom des Barocks bestaunen. Das Laster kann man aber auch auf einem nächtlichen Spaziergang durch Paris sehen… - [Rubens](https://www.vivelaculture.com/rubens-2/): Im Alter von 29 Jahren trifft Velázquez auf Rubens, der sich auf einer offiziellen Reise, die auch diplomatischen Charakter hat, befindet. Der flämische Maler ist 22 Jahre älter. Er wird von seinen Schülern Jordaens und Van Dick begleitet und fast wie ein lebendiger Gott verehrt. Aber Velázquez schaut zu ohne eifersüchtig zu sein. Aus dieser Phase stammen die Bilder Der Triumph des Bacchus und Die Trunkenbolde. Der Spanier vermischt in diesen Werken die Welt der griechischen Mythologie mit dem Alltag von Säufern, als wäre es das Natürlichste der Welt. Amüsant dagegen erscheinen Rubens‘ Bilder im Louvre, die eine offizielle Geschichtsschreibung […] - [Picasso Museum Barcelona](https://www.vivelaculture.com/picasso-museum-barcelona/): Mit 14 Jahren ist Picasso bereits Maler. Er erweitert die Bildsprache und sprengt in seinem Werk Les demoiselles d’Avignon (1907) die rigiden Regeln der Perspektive. Picasso war mit den Werken der spanischen und französischen Meister vertraut, wie es erst kürzlich die Ausstellung Picasso und die Meister in Paris verdeutlichte. Von Velázquez zeigte sich Picasso so fasziniert, dass er allein 50 Bilder malte, die von seinem Hauptwerk Las Meninas inspiriert sind. Im Picasso-Museum in Barcelona kann man sie sehen. Sie füllen einen gesamten Ausstellungsraum. - [Ricardo Bofill](https://www.vivelaculture.com/ricardo-bofill/): Der katalanische Architekt Ricardo Bofill hat in Frankreich und Spanien riesige Bauten errichtet wie die Espaces d’Abraxas in Marne La Vallée (Drehort für Brazil und Die Tribute von Panem) mit über 600 Wohnungen, das Quartier Antigone in Montpellier oder den internationalen Flughafen El Prat in Barcelona und den Kongresspalast in Madrid. An Velázquez fasziniert ihn die Vogelperspektive wie bei Veronese oder Vermeer. Vor allem im wohl bekanntesten Bild Las Meninas (Die Hoffräulein) wird der deutlich umrissene Raum, in dem sich Velázquez auch selber ins Bild rückt, umso unschärfer, je weiter man sich von ihm entfernt. - [Vélazquez Gesamtwiedergabe seiner Gemälde](https://www.vivelaculture.com/velazquez-gesamtwiedergabe-seiner-gemalde/): Der französische Kunsthistoriker Élie Faure (1873-1937) schrieb bereits 1903 ein Standardwerk über Velázquez und hat sich auch in frühen deutschen Ausgaben über den spanischen Maler als Verfasser des Vorworts und Kenner von Velázquez erwiesen. Faure sieht in ihm nicht nur den offiziellen Hofmaler von Philipp IV., sondern auch einen Künstler, der das Leben durch seine Pinselstriche aufleuchten lässt. Der in Sevilla geborene Maler lässt sich auch von Hofnarren und Bettlern inspirieren und ist von Rubens fasziniert. Nicht nur für Élie Faure ist Velázquez so ein überwältigender Maler, der das Leben einzufangen wusste. - [Splendeur et gloire des Deschiens](https://www.vivelaculture.com/splendeur-et-gloire-des-deschiens-2/): Si Vélasquez revenait – comme on le dit parfois de Jésus – lui qui aimait beaucoup peindre les bouffons, s’intéresserait forcément aux Deschiens. On peut sans peine imaginer François Morel et Bruno Lochet dans le tableau de Vélasquez, Le Triomphe de Bachus ou Les Buveurs. Les Deschiens sont de vrais bouffons, comme ceux que représentait Vélasquez. Ils ont en commun d’incarner des situations extrêmes de la vie avec une justesse et une drôlerie qui ne s’inventent pas. Cette justesse, Vélasquez surnommé « le peintre de la vérité » sur son monument à Séville, savait la capter comme personne. - [Splendeur et gloire des Deschiens](https://www.vivelaculture.com/splendeur-et-gloire-des-deschiens/): Si Vélasquez revenait – comme on le dit parfois de Jésus – lui qui aimait beaucoup peindre les bouffons, s’intéresserait forcément aux Deschiens. On peut sans peine imaginer François Morel et Bruno Lochet dans le tableau de Vélasquez, Le Triomphe de Bachus ou Les Buveurs. Les Deschiens sont de vrais bouffons, comme ceux que représentait Vélasquez. Ils ont en commun d’incarner des situations extrêmes de la vie avec une justesse et une drôlerie qui ne s’inventent pas. Cette justesse, Vélasquez surnommé « le peintre de la vérité » sur son monument à Séville, savait la capter comme personne. - [Le Bouffon des rois](https://www.vivelaculture.com/le-bouffon-des-rois-2/): « Mon cousin », dit Triboulet, le plus célèbre bouffon que la France ait connu, à François 1er, sans qu’ils aient un quelconque lien de famille, mais il est son confident. Nous sommes au XVe siècle, bien avant Vélasquez. Francis Perrin, comédien, fait revivre Triboulet dans un roman haut en couleur, où il se promène chez Charles Quint, ou Henri VIII d’Angleterre ; il rencontre Léonard de Vinci, Erasme, Rabelais. Bref, si Triboulet allait aujourd’hui en banlieue, les jeunes diraient de lui : c’est pas un bouffon ! - [Le Bouffon des rois](https://www.vivelaculture.com/le-bouffon-des-rois/): « Mon cousin », dit Triboulet, le plus célèbre bouffon que la France ait connu, à François 1er, sans qu’ils aient un quelconque lien de famille, mais il est son confident. Nous sommes au XVe siècle, bien avant Vélasquez. Francis Perrin, comédien, fait revivre Triboulet dans un roman haut en couleur, où il se promène chez Charles Quint, ou Henri VIII d’Angleterre ; il rencontre Léonard de Vinci, Erasme, Rabelais. Bref, si Triboulet allait aujourd’hui en banlieue, les jeunes diraient de lui : c’est pas un bouffon ! - [Apogée et Déclin : le Siècle d’or espagnol](https://www.vivelaculture.com/apogee-et-declin-le-siecle-dor-espagnol-3/): « Desvivirse por hacer algo » signifie mourir d’envie de faire quelque chose : c’est très espagnol ! Le desvivirse est la philosophie du moraliste Gracian, l’un des penseurs du Siècle d’or espagnol, contemporain de Vélasquez, qui a notamment écrit L’Homme de cour, un recueil de 300 maximes commentées ; Vélasquez vivait à la cour de Philippe IV. Vera von der Heyden-Rynsch, femme élégante et brillante, est née à Madrid de parents diplomates allemands. Dans son essai, elle brosse un portrait vivant de l’Espagne, qui va de la cohabitation des trois grandes religions au Moyen Âge jusqu’à la philosophie du […] - [Apogée et Déclin : le Siècle d’or espagnol](https://www.vivelaculture.com/apogee-et-declin-le-siecle-dor-espagnol/): « Desvivirse por hacer algo » signifie mourir d’envie de faire quelque chose : c’est très espagnol ! Le desvivirse est la philosophie du moraliste Gracian, l’un des penseurs du Siècle d’or espagnol, contemporain de Vélasquez, qui a notamment écrit L’Homme de cour, un recueil de 300 maximes commentées ; Vélasquez vivait à la cour de Philippe IV. Vera von der Heyden-Rynsch, femme élégante et brillante, est née à Madrid de parents diplomates allemands. Dans son essai, elle brosse un portrait vivant de l’Espagne, qui va de la cohabitation des trois grandes religions au Moyen Âge jusqu’à la philosophie du […] - [Lost in La Mancha](https://www.vivelaculture.com/lost-in-la-mancha-3/): L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche est un roman écrit par Miguel de Cervantès au début du XVIIe siècle. En 1965, a lieu, à Broadway, la première de la comédie musicale The Man of La Mancha qui va donner envie à Jacques Brel de la reprendre au théâtre des Champs-Elysées en 1968. Autant de succès ! Il manquait un échec ; il arrive avec le tournage du film L’homme qui tua Don Quichotte par Terry Gillian qui vire à la catastrophe : Jean Rochefort, Don Quichotte, est bloqué par une sciatique ; les décors sont arrachés par des pluies […] - [Lost in La Mancha](https://www.vivelaculture.com/lost-in-la-mancha/): L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche est un roman écrit par Miguel de Cervantès au début du XVIIe siècle. En 1965, a lieu, à Broadway, la première de la comédie musicale The Man of La Mancha qui va donner envie à Jacques Brel de la reprendre au théâtre des Champs-Elysées en 1968. Autant de succès ! Il manquait un échec ; il arrive avec le tournage du film L’homme qui tua Don Quichotte par Terry Gillian qui vire à la catastrophe : Jean Rochefort, Don Quichotte, est bloqué par une sciatique ; les décors sont arrachés par des pluies […] - [On n’y voit rien - Descriptions](https://www.vivelaculture.com/on-ny-voit-rien-descriptions-2/): Parmi les critiques d’art moderne, souvent brillants et assez souvent prétentieux, Daniel Arasse fut une exception : brillant et drôle comme son essai On n’y voit rien, dont le dernier chapitre  » L’œil du maître  » est consacré aux Ménines de Vélasquez. Il démarre doucement en annonçant que tout a été dit sur ce tableau, surtout depuis le passage de Foucault dans Les Mots et les Choses, et progressivement il nous entraîne dans un rapport invisible entre le peintre et le roi Philippe IV. On n’y voit vraiment rien, mais on se régale avec la plume d’Ara(sse). - [On n’y voit rien - Descriptions](https://www.vivelaculture.com/on-ny-voit-rien-descriptions/): Parmi les critiques d’art moderne, souvent brillants et assez souvent prétentieux, Daniel Arasse fut une exception : brillant et drôle comme son essai On n’y voit rien, dont le dernier chapitre  » L’œil du maître  » est consacré aux Ménines de Vélasquez. Il démarre doucement en annonçant que tout a été dit sur ce tableau, surtout depuis le passage de Foucault dans Les Mots et les Choses, et progressivement il nous entraîne dans un rapport invisible entre le peintre et le roi Philippe IV. On n’y voit vraiment rien, mais on se régale avec la plume d’Ara(sse). - [Musée haut, musée bas](https://www.vivelaculture.com/musee-haut-musee-bas-2-2/): Le film de Jean-Michel Ribes est à l’origine une pièce de théâtre très drôle sur la vie dans un musée : groupes qui suivent les guides, gardiens bouleversés, une famille où le mari et la femme s’engueulent à propos de l’étage du parking où ils ont laissé leur voiture. Cet étage s’appelle-t-il Rembrandt ou Vélasquez ? Le mari pense que c’est Rembrandt, sa femme prétend que c’est Vélasquez. N’y tenant plus il y retourne ; après avoir cherché en vain sa voiture à l’étage Rembrandt, il la trouve à l’étage Vélasquez, où soudain une naine traverse la voie, comme un […] - [Musée haut, Musée bas](https://www.vivelaculture.com/musee-haut-musee-bas-2/): Le film de Jean-Michel Ribes est à l’origine une pièce de théâtre très drôle sur la vie dans un musée : groupes qui suivent les guides, gardiens bouleversés, une famille où le mari et la femme s’engueulent à propos de l’étage du parking où ils ont laissé leur voiture. Cet étage s’appelle-t-il Rembrandt ou Vélasquez ? Le mari pense que c’est Rembrandt, sa femme prétend que c’est Vélasquez. N’y tenant plus il y retourne ; après avoir cherché en vain sa voiture à l’étage Rembrandt, il la trouve à l’étage Vélasquez, où soudain une naine traverse la voie, comme un […] - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses-2-2/): « Le peintre est légèrement en retrait du tableau », écrit Michel Foucault. À partir de ce constat simple, le philosophe construit sa pensée sur la place du peintre, la place du spectateur et sur la représentation. Il considère ce moment choisi par Vélasquez où le peintre jette un œil hors de son tableau pour s’imprégner de ce qu’il a à représenter. Attention ! Les Mots et les Choses est un livre de philosophie, pas si facile à lire. La meilleure manière d’aborder Les Ménines est de regarder le tableau, longtemps, pour voir l’effet qu’il vous fait, sans oublier que […] - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses-2/): « Le peintre est légèrement en retrait du tableau », écrit Michel Foucault. À partir de ce constat simple, le philosophe construit sa pensée sur la place du peintre, la place du spectateur et sur la représentation. Il considère ce moment choisi par Vélasquez où le peintre jette un œil hors de son tableau pour s’imprégner de ce qu’il a à représenter. Attention ! Les Mots et les Choses est un livre de philosophie, pas si facile à lire. La meilleure manière d’aborder Les Ménines est de regarder le tableau, longtemps, pour voir l’effet qu’il vous fait, sans oublier que […] - [Manet-Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/manet-velasquez-2/): La Manière espagnole du XIXe siècle Une exposition, en 2002, au musée d’Orsay, fut l’occasion de découvrir des chefs-d’œuvre de la peinture espagnole du Siècle d’or, et le rôle que les conquêtes napoléoniennes avaient joué dans leur connaissance par les peintres français du XIXe siècle. Ils furent nombreux à faire le voyage jusqu’au Prado, et parmi eux, Manet fut profondément touché par la peinture de Vélasquez. Il écrivait à son ami le peintre Zacharie Astruc : « Ce qui m’a le plus ravi en Espagne, ce qui, à lui seul, vaut le voyage, c’est Vélasquez. ». - [Manet-Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/manet-velasquez/): La Manière espagnole du XIXe siècle Une exposition, en 2002, au musée d’Orsay, fut l’occasion de découvrir des chefs-d’œuvre de la peinture espagnole du Siècle d’or, et le rôle que les conquêtes napoléoniennes avaient joué dans leur connaissance par les peintres français du XIXe siècle. Ils furent nombreux à faire le voyage jusqu’au Prado, et parmi eux, Manet fut profondément touché par la peinture de Vélasquez. Il écrivait à son ami le peintre Zacharie Astruc : « Ce qui m’a le plus ravi en Espagne, ce qui, à lui seul, vaut le voyage, c’est Vélasquez. ». - [Les Passions de Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/les-passions-de-francis-bacon-2/): Vélasquez a peint le portrait du pape Innocent X. Ce tableau a fasciné Francis Bacon, géant de la peinture anglaise du XXe siècle. Il a détourné le tableau de Vélasquez en montrant le pape Innocent X dans la même position mais en train de crier ; le cri lui a été inspiré par celui de la nurse du film Le Cuirassé Potemkine, un film muet. Bacon peint le cri d’un pape qui ne peut pas crier, d’après le cri d’une nurse qu’il n’entend pas ! « L’art, on l’oublie trop dans l’animation « culturelle » ambiante, est d’abord une guerre. Il n’a […] - [Les Passions de Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/les-passions-de-francis-bacon/): Vélasquez a peint le portrait du pape Innocent X. Ce tableau a fasciné Francis Bacon, géant de la peinture anglaise du XXe siècle. Il a détourné le tableau de Vélasquez en montrant le pape Innocent X dans la même position mais en train de crier ; le cri lui a été inspiré par celui de la nurse du film Le Cuirassé Potemkine, un film muet. Bacon peint le cri d’un pape qui ne peut pas crier, d’après le cri d’une nurse qu’il n’entend pas ! « L’art, on l’oublie trop dans l’animation « culturelle » ambiante, est d’abord une guerre. Il n’a […] - [Le Guide du Routard : Madrid, Castille](https://www.vivelaculture.com/le-guide-du-routard-madrid-castille-2/): Le Guide du Routard est une institution. Certains le trouvent un peu court en matière culturelle ; aucun doute, le Routard et le Guide Bleu ne proposent pas le même voyage. Entre ses nombreuses commandes de peintures de cour, Vélasquez tire le portrait des bouffons qu’il fréquente à la cour, mais aussi des mendiants qu’il voit dehors. Le Guide du Routard est de très bon conseil pour aller dans les bars où vous allez boire et voir de quoi regarder ce qui fait le sel de la peinture de Vélasquez. - [Le Guide du Routard : Madrid, Castille](https://www.vivelaculture.com/le-guide-du-routard-madrid-castille/): Le Guide du Routard est une institution. Certains le trouvent un peu court en matière culturelle ; aucun doute, le Routard et le Guide Bleu ne proposent pas le même voyage. Entre ses nombreuses commandes de peintures de cour, Vélasquez tire le portrait des bouffons qu’il fréquente à la cour, mais aussi des mendiants qu’il voit dehors. Le Guide du Routard est de très bon conseil pour aller dans les bars où vous allez boire et voir de quoi regarder ce qui fait le sel de la peinture de Vélasquez. - [Les bas-fonds du Baroque](https://www.vivelaculture.com/les-bas-fonds-du-baroque-2/): Vélasquez quitte un maître autoritaire, le peintre Herrera le Vieux, pour rejoindre l’atelier de Pacheco, peintre de qualité bien moindre, mais qui est capable de voir l’élève exceptionnel qu’il a en face de lui. Pacheco fait découvrir Caravage à Vélasquez ; il est certainement sensible au regard qu’il porte sur la vie de la rue, de la nuit, de la marge. L’exposition actuelle au Petit Palais,  » Les bas-fonds du Baroque  » est une excellente occasion de voir le vice en peinture, même si rien ne remplace une traversée de Paris ou d’ailleurs la nuit… - [Les bas-fonds du Baroque](https://www.vivelaculture.com/les-bas-fonds-du-baroque/): Vélasquez quitte un maître autoritaire, le peintre Herrera le Vieux, pour rejoindre l’atelier de Pacheco, peintre de qualité bien moindre, mais qui est capable de voir l’élève exceptionnel qu’il a en face de lui. Pacheco fait découvrir Caravage à Vélasquez ; il est certainement sensible au regard qu’il porte sur la vie de la rue, de la nuit, de la marge. L’exposition actuelle au Petit Palais,  » Les bas-fonds du Baroque  » est une excellente occasion de voir le vice en peinture, même si rien ne remplace une traversée de Paris ou d’ailleurs la nuit… - [Rubens](https://www.vivelaculture.com/rubens-3/): À 29 ans, Vélasquez rencontre Rubens à l’occasion d’un voyage officiel du peintre flamand qui était aussi diplomate. Rubens a 22 ans de plus que lui, il est un dieu vivant entouré de ses élèves Jordaens et van Dyck. Vélasquez n’éprouve aucune jalousie, il regarde. De cette époque, date Le Triomphe de Bacchus ou Les Buveurs, où Vélasquez mélange la mythologie et les pochards, comme si cela allait de soi. Il est amusant d’aller voir dans la Galerie Médicis au Louvre, comment Rubens mélange la mythologie et l’histoire officielle, ce qui n’est pas exactement le même cocktail. Avant de s’y […] - [Rubens](https://www.vivelaculture.com/rubens/): À 29 ans, Vélasquez rencontre Rubens à l’occasion d’un voyage officiel du peintre flamand qui était aussi diplomate. Rubens a 22 ans de plus que lui, il est un dieu vivant entouré de ses élèves Jordaens et van Dyck. Vélasquez n’éprouve aucune jalousie, il regarde. De cette époque, date Le Triomphe de Bacchus ou Les Buveurs, où Vélasquez mélange la mythologie et les pochards, comme si cela allait de soi. Il est amusant d’aller voir dans la Galerie Médicis au Louvre, comment Rubens mélange la mythologie et l’histoire officielle, ce qui n’est pas exactement le même cocktail. Avant de s’y […] - [Museu Picasso Barcelone](https://www.vivelaculture.com/museu-picasso-barcelone-vol-7-2/): À 14 ans, Picasso est déjà un peintre. Il va explorer le langage pictural, en commençant par faire sauter le verrou de la perspective avec Les Demoiselles d’Avignon. Picasso connaissait les maîtres espagnols et autres artistes français ; une exposition récente à Paris,  » Picasso et les maîtres « , l’a montré. Picasso est fasciné par Vélasquez au point de peindre 50 toiles inspirées par Les Menines ; elles sont visibles au musée Picasso de Barcelone, dont elles tapissent une salle entière. - [Museu Picasso Barcelone Vol 7](https://www.vivelaculture.com/museu-picasso-barcelone-vol-7/): À 14 ans, Picasso est déjà un peintre. Il va explorer le langage pictural, en commençant par faire sauter le verrou de la perspective avec Les Demoiselles d’Avignon. Picasso connaissait les maîtres espagnols et autres artistes français ; une exposition récente à Paris,  » Picasso et les maîtres « , l’a montré. Picasso est fasciné par Vélasquez au point de peindre 50 toiles inspirées par Les Menines ; elles sont visibles au musée Picasso de Barcelone, dont elles tapissent une salle entière. - [L’Architecture des villes](https://www.vivelaculture.com/larchitecture-des-villes-2/): Ricardo Bofill est l’architecte des Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, du Versailles du peuple à Saint-Quentin-en-Yvelines, du quartier Antigone à Montpellier, de l’Aéroport international de Barcelone-El Prat et du Palais des Congrès à Madrid. Dans L’Architecture des villes, il développe une longue réflexion sur les forces en présence et sur l’espace dans les villes ; il évoque Vélasquez qui utilise la perspective aérienne comme Véronèse ou Vermeer, et il considère l’espace où le peintre se représente dans Les Ménines : un espace net qui devient flou à mesure qu’on s’éloigne de lui. - [L’Architecture des villes](https://www.vivelaculture.com/larchitecture-des-villes/): Ricardo Bofill est l’architecte des Espaces d’Abraxas à Marne-la-Vallée, du Versailles du peuple à Saint-Quentin-en-Yvelines, du quartier Antigone à Montpellier, de l’Aéroport international de Barcelone-El Prat et du Palais des Congrès à Madrid. Dans L’Architecture des villes, il développe une longue réflexion sur les forces en présence et sur l’espace dans les villes ; il évoque Vélasquez qui utilise la perspective aérienne comme Véronèse ou Vermeer, et il considère l’espace où le peintre se représente dans Les Ménines : un espace net qui devient flou à mesure qu’on s’éloigne de lui. - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez-2-2/): 106 pages suffisent à Elie Faure, historien d’art, à écrire en quoi Vélasquez est un homme remarquable. Cet homme est peintre officiel du roi d’Espagne Philippe IV, ce qui signifie qu’il enchaîne les portraits officiels, oui mais voilà, la vie qu’il fait palpiter au bout de son pinceau change tout. La vie l’inspire, donc les bouffons, les mendiants, ont toute sa considération, tandis qu’il est fasciné par Rubens qui n’était pas un bouffon, Vélasquez est un peintre sublime qui inspire à Elie Faure un livre sublime, animé d’un souffle digne de Malraux dans Les Voix du silence, en plus court. […] - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez-2/): 106 pages suffisent à Elie Faure, historien d’art, à écrire en quoi Vélasquez est un homme remarquable. Cet homme est peintre officiel du roi d’Espagne Philippe IV, ce qui signifie qu’il enchaîne les portraits officiels, oui mais voilà, la vie qu’il fait palpiter au bout de son pinceau change tout. La vie l’inspire, donc les bouffons, les mendiants, ont toute sa considération, tandis qu’il est fasciné par Rubens qui n’était pas un bouffon, Vélasquez est un peintre sublime qui inspire à Elie Faure un livre sublime, animé d’un souffle digne de Malraux dans Les Voix du silence, en plus court. […] - [Orlando](https://www.vivelaculture.com/orlando/): C’est très libre, Virginia Woolf ; c’est une écrivaine que j’ai adorée à l’extrême. J’aimais beaucoup ce personnage d’homme, Orlando, qui devient une femme ; où l’on passe d’un sexe à l’autre. Dans Les Vagues, elle parvient à capter cette sensation du temps qui passe. Il y a encore cette espèce de folie quotidienne et ordinaire, dans Mrs Dalloway, cette sorte de chose fragmentaire qu’on a dans la tête à tout moment, cette superposition d’états différents. - [Unknown Pleasures](https://www.vivelaculture.com/unknown-pleasures/): J’avais photographié le chanteur, Ian Curtis, aux Bains Douches. Il n’aimait pas se faire photographier, mais il avait accepté, il était descendu au bar pour ça mais, à l’arrivée, je n’avais rien sur la pellicule. Je l’avais aussi pris en photo sur scène, il était complètement en contre-jour et ça n’était pas terrible, mais j’avais réussi à placer la photo à Rock & Folk. Et il s’est pendu quinze jours plus tard, je crois… Il faut dire qu’il avait l’air assez désespéré. - [0031257142625](https://www.vivelaculture.com/rock-bottom/): Wyatt, c’était extraordinaire d’inventivité, et sacrément complexe. Ce qui était à la mode, c’était l’audace. Ce qui reste aujourd’hui, c’est ce qui avait moins d’audace, comme Lou Reed. Trop classique, avec l’orchestration basse-guitare-batterie. Rock Bottom, c’était assez unique, on ne sait même pas trop comment il a fait. - [The End](https://www.vivelaculture.com/the-end/): Nico, je l’avais vue, en solo, sur scène, à Marseille. Où j’avais aussi vu John Cale, d’ailleurs. Elle apparaissait dans de ces états ! Elle était connue grâce au Velvet Underground – que j’aimais bien, ainsi que Lou Reed, y compris sa carrière solo – mais elle était surtout, pour moi, l’égérie de Philippe Garrel, et on la voyait donc aussi dans ses films. C’était un grand personnage, un grand fantasme de l’époque. - [Le Passager de la pluie](https://www.vivelaculture.com/le-passager-de-la-pluie/): Ce qui est intéressant, c’est que ce film, à mon avis, n’est plus regardable… Marlène Jobert y joue le rôle d’une femme-enfant, avec sa façon de parler, et ça, ça n’existe plus : je me suis rendu compte que la femme-enfant était morte et enterrée, que ce n’était même plus un personnage répertorié, de nos jours. Pourtant, c’est une bonne actrice, Marlène Jobert, et le film était censé être extraordinaire, à l’époque, mais ça n’est pas la question. Avec ces films, on se rend compte de ce qui disparaît. C’est très étrange, je me suis dit : « Tiens, la […] - [House of Cards](https://www.vivelaculture.com/house-of-cards/): « On ne pourrait pas faire ça en France. Là-bas, c’est vraiment la Maison Blanche, et le Parti Démocrate et le Parti Républicain sont nommés. C’est une grande liberté, et ça donne une réalité aux choses. En France, on inventerait le Parti Populaire ou je ne sais quoi, pour ne pas dire le PS ou l’UMP, et à chaque fois qu’il y a une trame politique dans un film français, ça n’est pas crédible et c’est grotesque, parce qu’on ne parle pas des partis. Et ça n’est pas un détail : dans House of Cards, on prend la réalité à bras […] - [Eraserhead](https://www.vivelaculture.com/eraserhead/): C’est un film dingue, inclassable et atypique, qui sort de l’histoire du cinéma en général, et de celle de David Lynch en particulier, puisqu’il n’a plus jamais rien fait de semblable ensuite. J’aime bien Lynch. C’est assez drôle, parce qu’on n’y comprend rien. À la limite, Eraserhead, c’est celui qu’on comprendrait le mieux… On peut les revoir autant qu’on veut, les autres, on ne comprendra pas davantage, et je crois que ce n’est pas le but. - [Microfictions](https://www.vivelaculture.com/microfictions/): J’avais mis « roman » sous le titre. Parce que j’ai un truc contre le « recueil de nouvelles » : ça signifie souvent qu’on regroupe des nouvelles déjà publiées un peu partout. Pour moi, ça relevait davantage de la chorale que du film à sketches. Le format court, c’est un travail de précision et de concision. Cela dit, je n’ai pas l’impression d’écrire différemment quand c’est court ou quand c’est long… La littérature devient quelque chose d’extravagant et d’anormal dans la longueur. Raconter une histoire en deux pages, comme je l’avais fait dans Microfictions, c’est la norme ; le […] - [Bravo](https://www.vivelaculture.com/bravo/): Il n’y a pas eu de travail préparatoire, pour ce livre. Ce sont des histoires contemporaines, et qui ne sont liées que par une chose : la vieillesse. Parler de ce qu’on écrit, ça n’est pas évident, mais les vieux, on peut toujours en parler, car il y a toujours des anecdotes autour de la vieillesse. Quoi qu’il en soit, quand on écrit, ce qui domine, c’est l’impossibilité de l’arrivée, et écrire, pour moi, c’est finir par y arriver… Ces histoires, je les ai réécrites quinze ou vingt fois. Ma seule philosophie, c’était la nécessité d’y arriver, je ne pensais […] - [Claustria](https://www.vivelaculture.com/claustria/): Ça n’est pas raisonné, mais les assassinats, ça m’a toujours intéressé. Ce qui me passionnait ici, au-delà du fait divers, c’était le réel. Le fait d’aller sur place et de voir les choses. Ce qui m’a le plus posé problème, c’était de mélanger l’enquête officielle aux renseignements que j’avais pu trouver et, au final, d’en faire une fiction plutôt qu’un document. Ce qui est extrêmement choquant, probablement. Ça n’avait jamais été fait, je crois, de mêler ainsi de la fiction avec des faits que tout le monde connaît, en y ajoutant des éléments qu’on découvre soi-même. Moi, c’est venu naturellement […] - [Don Quichotte](https://www.vivelaculture.com/don-quichotte/): J’ai été bouleversé par ce livre que tout le monde croit avoir lu, mais n’a en vérité jamais lu. Don Quichotte, c’est quasiment l’invention du mélo : c’est tellement douloureux… Et je ne pense pas que ce soit daté, car à l’époque où ça a été écrit, ça l’était déjà, puisqu’il parle d’un temps passé. - [Ulysse](https://www.vivelaculture.com/ulysse/): J’ai été très ému par les romans de Proust, Faulkner, Dostoïevski, Gogol ou Joyce. Des auteurs qu’on dit « compliqués ». Moi, j’abordais les choses assez simplement, hors de tout parcours intellectuel. Certes, Finnegans Wake est plus difficile qu’Ulysse. On disait, sur Joyce, qu’il y avait un abîme par rapport à Balzac, mais moi je ne voyais pas les abîmes… Quand vous n’êtes pas prévenu de ce genre de choses, vous lisez ces auteurs en vous disant simplement qu’on va vous raconter une histoire. - [Les Trois Mousquetaires](https://www.vivelaculture.com/les-trois-mousquetaires/): La construction romanesque par excellence, je pense que c’est Dumas, peut-être plus que Balzac. Une construction qui lui permet de faire valser l’histoire. Il y a cet incroyable mouvement. Je ne l’avais pas lu jusqu’à il y a quelques années, et j’ai beaucoup appris de ces lectures. On parle toujours des Trois Mousquetaires, mais je les citerais tous. Il laboure toute l’Histoire, en remontant de Louis XIII et Mazarin, et c’est toujours merveilleux et assez vertigineux. - [Rocambole](https://www.vivelaculture.com/rocambole/): J’ai un faible, aussi, pour ce genre d’œuvres imposantes. J’ai découvert Rocambole assez récemment, et ça m’a beaucoup influencé. Il y a une liberté totale et absolue de l’auteur. On est presque dans du cinéma moderne, voire dans du dessin animé, où les personnages vous disent : « On ne l’a pas reconnu parce qu’il était déguisé en femme. » Ou bien : « Il s’est éteint, alors on l’a pris pour un noir. » Le soir, il apparaît en femme ; la journée, il est cocher, et ça ne pose aucun problème. Rocambole, c’est cette magie qu’on trouve dans […] - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu-2/): « Quand je pense à mon dernier roman, Bravo, à ces histoires sur la vieillesse, je pense inévitablement à Proust. Notamment à une phrase de À la recherche du temps perdu, à la fin, quand tout le monde est vieux : « Il semblait qu’il y eût avant le cimetière toute une cité close des vieillards, aux lampes toujours allumées dans la brume. » Autrement dit, à partir d’un certain âge, on est tellement vieux qu’on n’en sort plus ! Proust, que j’ai lu adolescent, est important, pour moi. Ça vous suit des années, ça dure longtemps, ça se pose par […] - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt-2/): Schifrin war einer der Pioniere der Filmmusik für Actionfilme und Thriller in den 1970er Jahren. Dabei hört man klassische Orchestertöne ebenso wie die populäre Musik der damaligen Zeit und satten funkigen Jazz. Das Spiel und das Genie von Steve McQueen scheinen mit dieser Musik zu verschmelzen und verstärken die Spannung und mitunter seltsam-schräge Stimmung. Der Komponist benutzte diese Erfolgsformel dann auch für die Filmmusik der Dirty Harry Reihe mit Clint Eastwood. - [Selbs Justiz](https://www.vivelaculture.com/selbs-justiz/): Schon lange vor seinem Weltbestseller mit „Der Vorleser“ setzte sich Bernhard Schlink mit der Nazihistorie und der Gegenwart Deutschlands auseinander. So bekommt in diesem Buch der Privatdetektiv im Rentenalter Gerhard Selb einen Auftrag von einem Chemiekonzern, der in seine eigene, dunkle Vergangenheit führt. Einst war Selb ein junger, begeisterter Nazianwalt, der Schuld auf sich geladen hat… Manchmal kann der Krimi auch „als Mülleimer der Geschichte“ fungieren, wie es der Autor Didier Daeninckx einmal sagte. Und dieser so untypische Krimi beleuchtet nicht nur die Verbrechen der Nazis sondern auch Umweltsünden von Großkonzernen in den 1980er Jahren. - [87.Polizeirevier](https://www.vivelaculture.com/87-polizeirevier/): Zwischen 1956 und 2005 schrieb der als Salvatore Lombino geborene unter dem Pseudonym Ed McBain (1926-2005) allein 53 Romane der Serie um das 87.Polizeirevier der Stadt Isola, die stark an New York erinnert. Hier kreuzen sich die Intrigen. Gangster und Bullen leiden unter der Gewalt und ihren Launen. Dabei multipliziert der Autor die Hauptfiguren und rückt so das Schicksal, den Spirit und die Kraft eines gesamten Teams in den Mittepunkt. Ein Konzept, dass dann in der TV Serie The Shield wieder aufgegriffen wird. - [Der Kommissar vom Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/der-kommissar-vom-alexanderplatz/): Die 1958 geborene Autorin ist eigentlich Historikerin und lebt in Paris und Berlin. Für Mordfälle in beiden Hauptstädten hat sie sich schon länger interessiert. In ihrem 1998 erschienenen Der Kommissar vom Alexanderplatz erinnert sie an den Berliner Kriminalkommissar Ernst Gennat (1880-1939), der auf die Unterwelt, die Kleinganoven und Psychopathen spezialisiert war und 90% seiner Fälle lösen konnte. In ihren Kriminalgeschichten setzt die Autorin ebenso auf solide Recherchen wie auf Fiktion und die Berliner Schnauze. - [Little Criminals](https://www.vivelaculture.com/little-criminals/): Frankie Crowe ist 28 und ein ungeschickter Kleinkrimineller, der sich viel Mühe gibt. Nachdem wieder einmal ein Überfall in einem Pub völlig daneben geht, beschließt er, es einmal mit Kidnapping zu versuchen. Natürlich geht bei diesen Rachegeschichten und falschen Loyalitäten alles schief….Gene Kerrigan blickt hinter die Fassade und zeigt das Porträt einer Stadt: Dublin. Die Träume sind viel zu groß und die Außenseiter bleiben. Man kannte bereits das irische Kino und Ken Bruen, aber nun ist es sicher, dass der irische Krimi lebt. Auf Deutsch erschien dieses Buch noch nicht, dafür jedoch vor zwei Jahren ein anderer Kerrigan: Die Wut. - [Physiologie des Geschmacks](https://www.vivelaculture.com/physiologie-du-gout-2/): Oder Betrachtungen über das höhere Tafelvergnügen. Der Feinschmecker und Berater am französischen Kassationshof schrieb 1825 diese wegweisende und klassische Abhandlung über die französische Küche. Das Werk beginnt mit 20 Aphorismen wie: Das Schicksal der Nation hängt von der Art ihrer Ernährung ab , oder: Sage mir, was du isst und ich sage dir, wer du bist sowie Das Tafelvergnügen gehört jedem Alter, jedem Stande, allen Ländern und Zeiten… Dieser letzte Aphorismus kündigt auch die Expo Milano 2015 an und könnte als Einführung für die Debatten zum Hunger in der Welt dienen. Brillat-Savarin schrieb zur Zeit der Restauration, also unter einem […] - [Physiologie du goût](https://www.vivelaculture.com/physiologie-du-gout/): Jean-Anthelme Brillat-Savarin, conseiller à la Cour de cassation, a écrit en 1825, La Physiologie du goût, Méditations de gastronomie transcendante, l’un des textes fondateurs de la gastronomie française. L’ouvrage commence par vingt aphorismes, dont : « La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent ; Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es ; Le plaisir de la table est de tous les âges, de toutes les conditions, de tous les pays et de tous les jours… » Ce dernier aphorisme annonce Expo Milano 2015, et pourrait servir d’introduction à des débats […] - [Der Eiffelturm](https://www.vivelaculture.com/la-tour-eiffel-2/): Der Semiologe, Philosoph und Schriftsteller Roland Barthes (1915-1980) untersuchte in seinen Arbeiten das Leben der Zeichen im Rahmen des sozialen Lebens. 1977 erschien sein erfolgreichstes Buch Fragmente einer Sprache der Liebe. Barthes verfasste 1964 aber auch einen berühmten Text über den Eiffelturm, der in Deutschland 1970 mit den Fotos von André Martin erschien, worin der Autor das berühmte Wahrzeichen als ein Symbol des Aufstiegs beschreibt. Beim Volk hatte der Eiffelturm einen Riesenerfolg, von einigen Künstlern wie Charles Garnier, dem Architekten der Pariser Oper, wurde er hingegen gehasst. Garnier meinte, eine Stahlkonstruktion müsse man verbergen. Das wäre jedoch sehr schade gewesen! - [La Tour Eiffel](https://www.vivelaculture.com/la-tour-eiffel/): Roland Barthes (1915-1980) est un sémiologue, il étudia les signes au sein de la vie sociale. Connu pour ses Fragments d’un discours amoureux et pour Mythologies, il a aussi écrit un texte célèbre sur la Tour Eiffel, édité par Robert Delpire en 1964. André Martin, photographe, illustre la nouvelle présentation de ce texte, où Barthes considère la Tour Eiffel comme le symbole de l’ascension. Elle a eu un immense succès populaire. Quelques artistes dont Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra de Paris, la détestaient ; pour lui, une structure en fer devait être cachée. Ça aurait été dommage ! - [Expo 2010 Shanghai](https://www.vivelaculture.com/shanghai-2/): Die Infrastrukturmaßnahmen der Shanghaier Stadtregierung zur Expo 2010 Shanghai. Mit der Weltausstellung gehörte China wieder zu den Mächtigen der Welt. Zwei Jahre später folgten dann die Olympischen Spiele in Peking. „Eine bessere Stadt, ein besseres Leben“ hieß das Motto der Expo in Shanghai. In seiner Magisterarbeit untersucht Valentin Ruppert Zusammenhänge zwischen Großereignissen und Infrastrukturausbau am Beispiel der Expo 2010. Und er hinterfragt die Interessen der chinesischen Regierung und der Shanghaier Stadtregierung. Dabei geht er ebenso auf die positiven wie die negativen Aspekte der Expo ein. - [Shanghai](https://www.vivelaculture.com/shanghai/): « On a quelque fois parlé de la fin de l’histoire. Shanghai nous donne l’exemple de ce qui paraît le début de l’histoire », écrit Ilya Prigogine dans la préface du livre de Joël Le Quément sur l’exposition universelle de Shanghai. En 2009, l’exposition a officiellement réinstallé la Chine à la table des grands de ce monde. D’ailleurs, deux ans plus tard, Pékin accueillait les Jeux Olympiques. « Meilleure ville, meilleure vie » fut le thème de l’exposition de Shanghai, une ville traditionnelle devenue ultramoderne avec des échangeurs à 5 étages. Meilleure vie, vie meilleure ? - [Expo Milano 2015](https://www.vivelaculture.com/expo-milano-2015-2/): Die Weltausstellung dauert vom 1.Mai bis 31. Oktober. Das ambitionierte Motto lautet: „Den Planeten ernähren – Energie für das Leben“. Und so möchte die Expo Milano 2015 den Besucher auf eine Reise durch die vielfältigen Geschmäcker der Welt mitnehmen. Das Gesicht des Maskottchens Foody besteht aus 11 Obst- und Gemüsesorten: Banane, Granatapfel, Wassermelone, Apfel, Mango, Orange, Birne, Feige, Radieschen, Knoblauch und blauer Mais. Foody symbolisiert die idealen Synergien zwischen den Ländern der Welt, vereint in derselben sympathischen und dynamischen Familie. Die Tafelbilder des Mailänder Malers Giuseppe Arcimboldo (1526-1593) thematisierten die Vielfalt der Jahreszeiten. Foody vermischt sie alle miteinander. Gibt es […] - [Expo Milano 2015](https://www.vivelaculture.com/expo-milano-2015/): Expo Milano 2015 va durer du 1er mai au 31 octobre. Son thème : « Nourrir la planète, Énergie pour la vie » est ambitieux. Expo Milano 2015 souhaite impliquer le visiteur en lui proposant un voyage parmi les saveurs du monde. La mascotte Foody est un visage composé de 11 fruits et légumes du monde entier, banane, grenade, pastèque, pomme, mangue, orange, poire, figue, radis, ail, maïs bleu. Foody symbolise la synergie idéale entre les pays du monde, réunis dans une même famille sympathique et dynamique… Les portraits d’Arcimboldo représentent les saisons, donc leur diversité, Foody les mélange, donc […] - [American psycho](https://www.vivelaculture.com/american-psycho/): Le début du livre est étrange ; Patrick Bateman, un jeune golden boy new-yorkais porte une telle attention à ses tenues qu’il n’est question que de marques de chemises, costumes, boutons de manchettes, chaussures. Puis, un soir, Patrick Bateman, arrache l’œil d’un clochard qu’il croise sur le trottoir. Ensuite il va se mettre à violer et tuer sauvagement les femmes qu’il rencontre ; il en rencontre beaucoup… L’univers de folie où il bascule dans une absolue solitude, le héros aimerait que quelqu’un l’en sorte, mais personne ne peut l’atteindre. Frédéric Beigbeider dit que ce roman ne prédit pas l’Apocalypse, mais […] - [Fragments de mathématiques existentielles](https://www.vivelaculture.com/fragments-de-mathematiques-existentielles/): Autant le dire d’emblée, ce livre est un ovni écrit par un doux dingue, docteur en Sciences économiques et chercheur, qui traduit en équations les affres de l’existence. Il est question de : « Force d’attraction de l’être rêvé ; Asymptote des mondes ; Vitesse de libération » Dans le premier chapitre, « Dédale », l’auteur envisage de réduire le dédale intérieur de chacun, cette distance labyrinthique qui nous sépare de nous-mêmes. Même si les équations présentées ne prétendent rien résoudre, avoir une certaine habitude des signes mathématiques donne une lecture plus riche. Cadeau ciblé. - [Les Rois de la sape](https://www.vivelaculture.com/les-rois-de-la-sape/): Qui sont les sapeurs ? Les membres de la SAPE, la Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes, un mouvement né dans les années post-indépendance au Congo. Dans Les Rois de la sape, Elembu, étudiant dans la capitale Kinshasa, bruyante et surpeuplée, va chez le coiffeur, Tonton Likambo où des Sapeurs se moquent de son peu d’élégance. Aidé par le fripier Ngombe, Elembu reprendra les choses en main. Le livre de Christian Epanya, auteur prolixe, raconte l’aventure de ce jeune sapeur dans une Afrique urbaine, colorée, contemporaine. Papa Wemba, grand défenseur de la SAPE, rappelle dans une video, que Jean-François Bizot […] - [Pierre Gagnaire / Transgressions](https://www.vivelaculture.com/pierre-gagnaire-transgressions/): « Mon instinct me guide », répond Pierre Gagnaire à Catherine Flohic, éditrice, qui lui demande comment lui viennent des nouvelles idées ; il ajoute qu’il est mû par la nécessité de produire et que la vraie idée géniale est rare. Transgressions se présente sous la forme d’interviews et de recettes. L’art d’un chef étoilé, au service de l’éphémère, n’a rien à voir avec la production d’un peintre ou d’un sculpteur ; pourtant quand Pierre Gagnaire parle de nécessité de produire et de la rareté des idées géniales, il rejoint l’artiste ; l’artiste qui poursuit son art par nécessité en […] - [Dolto, l’art d’être parents](https://www.vivelaculture.com/dolto-lart-detre-parents/): Le complexe du homard fut inventé par Françoise Dolto, pour montrer que l’adolescent se forge une carapace pour résister à l’autorité de ses parents qui doivent en temps utile, lâcher du lest, pour laisser l’adolescent sortir de sa carapace. La notion de limite apparaît dans toute sa splendeur complexe. Dans leur livre, Elisabeth Brami et Patrick Delaroche revisitent ces grands textes où Françoise Dolto insiste sur le cadre, les règles, l’apprentissage précoce des limites. En coupant un homard en deux, on obtient « home-art », l’art de la maison : aucune raison d’avoir des complexes, puisqu’on est en famille… - [Lanceurs & satellites](https://www.vivelaculture.com/lanceurs-satellites/): Tandis que la plupart des gens sur terre prennent le métro, d’autres ont eu la chance de partir dans l’espace avec Apollo. Pour un homme envoyé se faire voir sur la Lune, combien de satellites sont-ils lancés ? Ils tournent autour de la terre afin de l’observer pour des raisons variées ; l’origine de cette aventure de l’espace est stratégique. Philippe Couillard, spécialiste des programmes spatiaux français et européens, explique dans ce livre aussi clairement que possible, comment aller, comment vivre, comment revenir d’une orbite. Une lecture pour aller plus loin que l’homme canon du cirque, qui à l’origine fut […] - [La Terre vue du ciel ](https://www.vivelaculture.com/la-terre-vue-du-ciel/): Survoler le Grand Canyon en hélico est une façon d’en appréhender l’étendue. Survoler la vallée de Chevreuse donne une idée des châteaux, des piscines et des champs cultivés… Yann Arthus Bertrand, comme Nicolas Hulot en un temps, survole des coins spectaculaires de la terre comme pour en trouver les limites. Il en a tiré un livre dont le succès a provoqué une nouvelle édition avec de nouvelles images ; il nous explique aussi, en convoquant des scientifiques, que la terre est en danger. À force, certains l’auront compris, mais une question demeure : quelle est l’empreinte carbone de son livre […] - [1421](https://www.vivelaculture.com/1421/): Non seulement Christophe Colomb n’a pas eu l’impression de découvrir un nouveau continent en arrivant en Amérique, mais d’après le travail minutieux et captivant de Gavin Menzies, il n’aurait pas été le premier, des navigateurs chinois ayant déjà accosté le Nouveau Monde, en 1421. Leurs cartes sont plus anciennes. Les résultats des recherches de Gavin Menzies, ancien commandant de sous-marin de la Royal Navy, sont contestées par les historiens et scientifiques de métier qui ont toujours du mal à admettre qu’un « amateur » puisse y voir plus clair qu’eux et remette en cause la chronologie de ceux qui ont […] - [In the Salpêtrière](https://www.vivelaculture.com/in-the-salpetriere/): Il n’y a pas de Motels à Paris, mais de la solitude, si, comme dans les motels. Amy May, musicienne et chanteuse lyrique anglaise, a créé le groupe Paris Motel le temps d’enregistrer l’album In the Salpêtrière. Elle s’est inspirée des travaux que menait Charcot sur l’hystérie à la Salpêtrière où la solitude hantait l’âme des malades. Amy May n’est jamais allée à la Salpêtrière, mais son album est totalement envoûtant, et le voile de tristesse sur sa voix ajoute de la mélancolie à l’ambiance musicale pop, grave, somptueuse. - [Les Naufragés](https://www.vivelaculture.com/les-naufrages/): Un jour, Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, décide de vivre, un temps, la vie des SDF en montant dans le car bleu qui les emmène à la douche à Nanterre. Cela fait quinze ans, qu’il suit la population des clochards de Paris. Il a ouvert, en 1986, la première consultation d’écoute aux SDF en France. Dans son livre, il insiste sur le fait qu’il est vain de chercher à réinsérer les SDF, mais que ce n’est pas une raison pour ne pas les écouter. Patrick Declerck a aussi écrit un roman, Socrate dans la nuit, dont le style claque et […] - [Au Bord du monde](https://www.vivelaculture.com/au-bord-du-monde-3/): « Comment allez-vous ? », est la question qui ponctue le documentaire que Claus Drexel a tourné, en 2013, sur les SDF à Paris la nuit. Cette question, banale, lorsque nous sommes au chaud, devient très originale dans ce film, car le réalisateur ne demande pas aux SDF qu’il rencontre, comment ils en sont arrivés là, mais s’intéresse à leur quotidien avec beaucoup de délicatesse et de respect. Les images du film tournées la nuit sont d’une grande beauté ; ceci ne fait pas verser le film dans un esthétisme de mauvais aloi, mais permet d’envisager avec calme, cette aventure […] - [De sang-froid](https://www.vivelaculture.com/de-sang-froid/): Figure de la vie littéraire et mondaine new-yorkaise des années 1960, où sa nouvelle Breakfast at Tiffany est devenue un film culte, Truman Capote cherche l’inspiration sur la forme et le fond. Il tombe sur un fait divers : dans l’Arkansas, une famille a été assassinée froidement ; la police enquête. Il se rend sur place. Pour suivre l’enquête ? Pour suivre le fil brûlant de son inspiration ? Il va écrire un chef-d’œuvre en allant dans une zone trouble où la morale, l’empathie qu’il éprouve pour l’un des accusés, se trouvent dépassées par son amoralité, donc une attitude libre […] - [La Vie devant soi](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi/): Le Goncourt est un prix qu’un auteur ne peut pas recevoir deux fois. Pourtant, en 1975, au 8e tour de scrutin, le jury donne le prix à Emile Ajar pour son roman La Vie devant soi, sans savoir qu’il sacre, pour la seconde fois, le romancier Romain Gary, dont Emile Ajar est le pseudo, qui a déjà reçu le prix Goncourt, en 1956, pour Les Racines du ciel. Le pot aux roses sera découvert à sa mort en 1980. Comment prendre cette histoire au sérieux, tant ce qui compte est la qualité du livre ; là, vous pouvez sans crainte […] - [L’Expérience des limites](https://www.vivelaculture.com/lexperience-des-limites/): En 2002, Bertrand Cantat s’est retrouvé au bord de deux mondes ; chanteur charismatique de Noir Désir, groupe phare de la scène rock française de l’époque, il est devenu le soleil noir d’un été à Vilnius en tuant sa compagne dans une relation passionnelle. D’un côté, le monde glamour d’une icône du rock, de l’autre celui, tragique, des pages Faits divers des journaux. Avant d’avoir basculé, Bertrand Cantat avait participé à un livre où il répondait à deux journalistes sur le thème de l’expérience des limites. L’enchaînement est sidérant, comme la vie, parfois. - [Le Bord des mondes](https://www.vivelaculture.com/le-bord-des-mondes/): Voir Brigdet Polk chercher, dans le calme, la bonne position pour qu’un parpaing tienne en équilibre sur une pierre, est une expérience en soi. Chercher dans le calme n’est pas une manière de parler, car cette artiste, yogi, a une façon de chercher sereinement quelque chose qui semble impossible à trouver. Dans l’exposition Le Bord des mondes, actuellement au Palais de Tokyo, on trouve aussi Jesse Krimes qui a fabriqué un jeu de cartes avec photos de détenus sur plaques de savon… Sur l’affiche de l’exposition, un stick pour beurrer des toasts fait partie des chindogu inventés par Kenji Kawakami, […] - [Rock and Roll Over](https://www.vivelaculture.com/rock-and-roll-over-2/): Kiss ist mehr als nur eine einfache Rockband, Kiss ist ein perfektes Beispiel dafür, was die amerikanische Unterhaltungskultur zu produzieren fähig ist. Kiss, das sind vier Superhelden (eher der üblen Art), die anscheinend die Rockmusik erfunden haben sollen. Ihre Supermacht ist der basische Hardrock, Kostüme und Make-ups, die man unter Tausenden heraus kennt und auf der Bühne eine Show, die Maßlosigkeit bis ins Äußerste bietet. Marvel täuschte sich nicht, als er 1976 ein Comicstrip mit ihrem Namen geschaffen hat, wobei er sie zu Bürokollegen von Hulk und Wolverine, aber auch Iron Man machte…. - [Rock and Roll Over](https://www.vivelaculture.com/rock-and-roll-over/): Plus qu’un simple groupe de rock, Kiss est un exemple parfait de ce que la culture américaine du divertissement est capable de produire. Kiss c’est quatre super-héros (plutôt côté vilain) qui auraient mis les doigts dans une prise électrique. Leur super pouvoir, c’est un hard rock basique, des costumes et des maquillages reconnaissables entre mille et un show qui donne toute sa démesure sur scène. Marvel ne s’y est pas trompé qui, en 1976, a créé un comic à leur nom les transformant ainsi en collègues de bureau de Hulk et Wolverine et autre Iron Man… - [Superdupont](https://www.vivelaculture.com/superdupont-2/): Baskenmütze, Pantoffeln, blau-weiß-roter Gürtel und (magisches) Baguette unter dem Arm: Superdupont, 1972 in der Zeitschrift Pilote entstanden, vereint alle Klischeevorstellungen: Als Sohn des unbekannten Soldaten (und des genialen Comiczeichners Gotlib) bekämpft dieser hyperpatriotische Rächer, Verteidiger des Camemberts aus Rohmilch und des „befleckenden“ Rotweins, das Anti-Frankreich, eine aus dem Ausland kommende Verschwörung die die „echten Werte des echten Frankreichs“ angreift. Der parodistische und urkomische Superman „made in France“. - [Superdupont](https://www.vivelaculture.com/superdupont/): Béret basque, charentaises, ceinture tricolore et baguette (magique) sous le bras : Superdupont, né en 1972 dans le magazine Pilote, accumule tous les clichés : fils du Soldat inconnu (et du génial dessinateur Gotlib), ce justicier ultrapatriote, défenseur du camembert au lait cru et du vin rouge qui tache, combat l’anti-France, une conspiration venue de l’étranger qui s’en prend aux « vraies valeurs de la vraie France ». Le Superman « made in France », parodique et hilarant. - [Die Philosophie bei Batman](https://www.vivelaculture.com/super-heros-et-philo-2/): Und wenn zwischen dem Übermenschen Nietzsche und der Figur von Superman nur ein kleiner Schritt wäre? Und wenn uns die Superhelden anhand ihrer Abenteuer und Kämpfe eine echte Philosophie-Lektion erteilen würden? Beim näheren Studieren der Persönlichkeit von Batman (seine ethischen Grundsätze, das Bekämpfen seiner Lust darauf, seine Eltern zu rächen, seine geheime Identität usw.) im Licht der Konzepte von Kant oder Kierkegaard, stellen sich die Autoren ebenfalls Fragen über das Menschsein. Kurz gesagt, es gibt nichts Besseres als einen maskierten Rächer um uns zu helfen, wie wir sind zu zeigen. - [Super-héros et philo](https://www.vivelaculture.com/super-heros-et-philo/): Et si, entre le surhomme de Nietzsche et le personnage de Superman, il n’y avait qu’un pas ? Et si les super-héros, à travers leurs aventures et leurs combats, nous donnaient une véritable leçon de philo. En étudiant ces personnages symboliques de notre culture populaire, Simon Merle s’interroge sur la condition de l’homme : sa quête de la perfection, ses problèmes d’identité, son rapport à la réalité, ses valeurs morales… Bref, rien ne vaut un justicier masqué pour nous aider à nous dévoiler. - [Ultimate Marvel vs Capcom 3](https://www.vivelaculture.com/ultimate-marvel-vs-capcom-3-2/): Das Videospiel ist das ideale Mittel, um in die Haut eines Superhelden zu schlüpfen, dessen Kraft zu steuern und den Umfang seiner Mächte zu ermessen. In diesem Ultimate Marvel vs Capcom 3 können Sie sich die Rolle und die Macht von mehr als fünfzig Helden aneignen. Auf der einen Seite die gesamte Besatzung von Capcom, auf der anderen die Figuren von Marvel Comics. Und, außer wenn Ihrem Gegner der Controller entgleiten sollte, dürfte das Abenteuer nicht zu gefährlich werden…. - [Ultimate Marvel vs Capcom 3](https://www.vivelaculture.com/ultimate-marvel-vs-capcom-3/): Le jeu vidéo est le support idéal pour se glisser dans la peau d’un super héro, pour en contrôler la puissance et mesurer l’étendu de ses pouvoirs. Dans ce Ultimate Marvel vs Capcom 3 c’est plus de cinquante héros dont vous pouvez endosser le costume et la puissance. Et, sauf un accident de manette, l’expérience ne devrait pas être trop risquée… - [Der neue Muskel Guide](https://www.vivelaculture.com/guide-mouvements-musculation-2/): Für all jene die nicht das Glück hatten, von einer Atomexplosion verstrahlt oder von einer Mutantenspinne gestochen worden zu sein, erfordert das Springen von einem Dach zum anderen oder das Angreifen einer Armee von Schurken ein umfangreiches Muskeltraining, um den Alltag eines Superhelden zu beginnen. Auch wenn man deshalb noch nicht fliegen kann, wird es zumindest Ihre Rückenschmerzen lindern…. - [Guide des mouvements de musculation](https://www.vivelaculture.com/guide-mouvements-musculation/): Pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir été irradiés par une explosion atomique, ou d’avoir été piqués par une araignée mutante, sauter de toit en toit ou défier une armée de vilains demande un entrainement certain. Rien de tel qu’une bonne séance de muscu’ pour commencer une journée de super héros. A défaut de pouvoir voler, ça soulagera votre mal de dos… - [Robin Hood](https://www.vivelaculture.com/robin-des-bois-2-2/): Der Anzug von Superman soll von jenem inspiriert gewesen sein, den Douglas Fairbanks in Robin Hood von 1922 trug … Dazu muss man sagen, dass wenn auch der König der Vagabunden keine spezielle Macht besitzt, so ist sein Kampf im Dienste der Armen und Unterdrückten dennoch äußerst beeindruckend. Unzählige Filme haben seine Heldentaten illustriert, bevor Russell Crowe für Ridley Scott (Blade Runner, Gladiator, Prometheus) diese starke Darstellung bot. - [Robin des Bois](https://www.vivelaculture.com/robin-des-bois-2/): Le costume de Superman aurait été inspiré par celui que portait Douglas Fairbanks dans le Robin des Bois de 1922… Il faut dire que si le roi des brigands ne possède pas de pouvoir spécial, son combat au service des pauvres et des opprimés est absolument considérable. Un nombre incalculable de films illustreront ses exploits avant que Russell Crowe n’en donne pour Ridley Scott (Blade Runner, Gladiator, Prometheus) cette interprétation musclée. - [Erotic Lives of the Superheroes](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-des-super-heros-2/): New York. Beginn des 21. Jahrhunderts. Die Superhelden sind müde. Mr Fantastisch, Batman, Mystique und Superman haben ihren Ruhestand als Rächer angetreten und nutzen nun ihre mythische Vergangenheit als desillusionierte Geschäftsmänner. Kurz gesagt sind die ehemaligen Rächer ganz im Image von Amerika nach dem 11. September: In einer Krise! Und die Drohungen eines Killers werden sie schlussendlich schwächen, was dem Romanautor Marco Mancassola als Vorwand für einen satirischen Roman voll Melancholie über den Weltuntergang dient. - [La vie sexuelle des super-héros](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-des-super-heros/): New York. Début du xxie siècle. Les super-héros sont fatigués. Mr Fantastique, Batman, Mystique et Superman ont pris leur retraite de justiciers et exploitent leur passé mythique en hommes d’affaires désabusés. Bref, les justiciers d’antan sont à l’image de l’Amérique de l’après-11 septembre : en crise ! Et la menace d’un tueur va finir de les fragiliser, donnant au romancier Marco Mancassola le prétexte à un roman satirique, chargé de mélancolie, sur la fin d’un monde. - [X-Men : Days of Future Past](https://www.vivelaculture.com/x-men-days-of-future-past-2/): In der Welt der X Men ist lange nicht alles in Ordnung, denn diese Superhelden wurden genetischen Mutationen unterzogen. Natürlich setzen einige von ihnen ihre Mächte positiv ein, um mit den Menschen in Harmonie zu leben. Andere hingegen, die den Weg des Bösen eingeschlagen haben, versuchen die Menschheit zu versklaven. In dieser originellen, vor fast fünfzig Jahren entstandenen Serie schneidet die Welt der Superhelden Themen wie den Unterschied und die Rassenmischung an. Sie enthüllt eine ganz neue philosophische und politische Dimension. - [X-Men : Days of Future Past](https://www.vivelaculture.com/x-men-days-of-future-past/): Tout n’est pas rose dans l’univers des X-Men, ces super-héros ayant subi des mutations génétiques. Certes, certains utilisent leurs pouvoirs de façon positive pour vivre en harmonie avec les hommes. Mais d’autres, par contre, égarés sur la voie du mal, tentent de réduire l’humanité en esclavage. Avec cette série originale créée il y a près de cinquante ans, l’univers des super-héros aborde des sujets comme la différence et le métissage, dévoilant une dimension philosophique et politique inédite. - [Götter und Menschen](https://www.vivelaculture.com/mythologie-grecque-et-romaine-2/): Die Superhelden schöpfen Ihre Ursprünge in den Mythen und Legenden aus Urzeiten. Dieses fesselnde, kleine Buch von Jean-Pierre Vernant über die griechischen Götter beweist, wie erstaunlich der Vergleich zwischen der Welt der antiken Mythologie und der Stars der modernen Fiktion ist. Supermächte, Kampf gegen das Böse, Bruderkriege, komplizierte Beziehungen zu Normalsterblichen: Zeus und Batman, derselbe Kampf! - [Mythologie grecque et romaine](https://www.vivelaculture.com/mythologie-grecque-et-romaine/): Les super-héros puisent leurs origines dans des mythes et des légendes sortis de la nuit des temps. Ce classique de Pierre Commelin sur les dieux grecs prouve à quel point la comparaison entre l’univers de la mythologie antique et les stars de la fiction moderne est saisissante. Superpouvoirs, lutte contre le mal, guerres fratricides, rapports compliqués avec les simples mortels : Zeus et Batman, même combat ! - [The Watchmen](https://www.vivelaculture.com/the-watchmen-2/): Watchmen wird einstimmig als eine der besten Graphic Novels aller Zeiten anerkannt. Diese 1986 entstandene Serie bringt alternde Superhelden in Szene (The Comedian, Rorschach usw.), die der Korruption, dem Zweifel, der Depression und selbst dem Wahnsinn ausgesetzt sind. Die finstere Seite der Superhelden. - [The Watchmen](https://www.vivelaculture.com/the-watchmen/): Watchmen est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs romans graphiques de tous les temps. Créée en 1986, cette série met en scène des super-héros vieillissants (le Comédien, Rorschach…) en proie à la corruption, au doute, à la dépression, voire même à la folie. Même les super héros ont une face sombre. - [Superman](https://www.vivelaculture.com/superman-2/): Superman ist DER Superheld an sich, mit beeindruckenden Supermächten, unter anderen seine größte, fliegen zu können. Seit seinem Entstehen in 1932 wurden die Abenteuer dieser weltberühmten Comic Strip-Figur allen möglichen Medien angepasst: Radio, Fernsehen, Film, Videospiele usw. Aber die absolute Referenz bleibt Superman aus 1978 (sowie die drei Folgen) mit dem beeindruckenden Christopher Reeve. - [Superman](https://www.vivelaculture.com/superman/): Superman est LE super-héros par excellence, doté de superpouvoirs impressionnants, dont celui, suprême, de voler. Depuis sa création en 1932, ce célébrissime personnage de comics a vu ses aventures adaptées sur tous les supports existants : radio, télé, films, jeux vidéo… mais la référence absolue reste ce Superman de 1978 avec l’impressionnant Christopher Reeve. - [Eurotrash – Unzipped](https://www.vivelaculture.com/eurotrash-unzipped-3/): En 1993, la chaîne britannique Channel 4 lance Eurotrash, émission hebdomadaire de trente minutes animée par le tandem Antoine de Caunes/Jean-Paul Gaultier, et diffusée en France sur MCM. Ce magazine d’infotainment passe en revue les thématiques les plus controversées qui agitent l’Europe (sexe, répercussions de la contre-culture des années hippies…) L’impayable accent frenchie des deux présentateurs participe à l’exotisme du programme, qui réunit 2 à 3 millions de téléspectateurs chaque semaine. - [Eurotrash – Unzipped](https://www.vivelaculture.com/eurotrash-unzipped-2/): 1993 lanciert der britische Sender Channel 4 Eurotrash, eine 30 Minuten dauernde, wöchentliche Sendung, die vom Tandem Antoine de Caunes/Jean-Paul Gaultier moderiert und in Frankreich über MCM ausgestrahlt wird. Dieses Fernsehmagazin des « Infotainments » schneidet die umstrittensten Themen an, die Europa bewegen (Sex, Nachwirkungen der Gegenkultur der Hippie-Jahre usw.). Der unbezahlbare Frenchie-Akzent der beiden Moderatoren trägt zur Exotik des Programms bei, das jede Woche 2 bis 3 Millionen Zuschauer verzeichnet. - [Eurotrash – Unzipped](https://www.vivelaculture.com/eurotrash-unzipped/): En 1993, la chaîne britannique Channel 4 lance Eurotrash, émission hebdomadaire de trente minutes animée par le tandem Antoine de Caunes/Jean-Paul Gaultier, et diffusée en France sur MCM. Ce magazine d’infotainment passe en revue les thématiques les plus controversées qui agitent l’Europe (sexe, répercussions de la contre-culture des années hippies…) L’impayable accent frenchie des deux présentateurs participe à l’exotisme du programme, qui réunit 2 à 3 millions de téléspectateurs chaque semaine. - [Double je](https://www.vivelaculture.com/double-je-3/): Pierre Commoy et Gilles Blanchard sont des amis de longue date du créateur. Leur style fantasque et onirique influencé par James Bidgood, leurs photographies retouchées à la peinture et leur prédilection pour le kitsch, la culture pop et gay les rapprochent très vite. En 1990, le couple de dandys photographes réalise le cliché qui servira de couverture à un livre dédié au couturier. Vingt-quatre ans plus tard, JPG les habille en marin pour un numéro spécial que le magazine Têtu lui consacre. - [Double je](https://www.vivelaculture.com/double-je-2/): Pierre Commoy und Gilles Blanchard sind langjährige Freunde des Modeschöpfers. Ihr wunderlicher und traumhafter Stil, beeinflusst von James Bidgood, ihre mit Farbe retuschierten Fotos und ihre Vorliebe für den Kitsch sowie die Pop- und Schwulen-Kultur lassen sie sich sehr schnell schon näher kommen. 1990 realisiert das Dandy-Fotografenpaar das Klischee, das als Cover für ein, dem Modedesigner gewidmetes Buch dienen wird. Vierundzwanzig Jahre später bekleidet sie JPG für eine Sonderausgabe, die ihnen die Zeitschrift Têtu widmet, als Matrosen. - [Double je](https://www.vivelaculture.com/double-je/): Pierre Commoy et Gilles Blanchard sont des amis de longue date du créateur. Leur style fantasque et onirique influencé par James Bidgood, leurs photographies retouchées à la peinture et leur prédilection pour le kitsch, la culture pop et gay les rapprochent très vite. En 1990, le couple de dandys photographes réalise le cliché qui servira de couverture à un livre dédié au couturier. Vingt-quatre ans plus tard, JPG les habille en marin pour un numéro spécial que le magazine Têtu lui consacre. - [Prêt-à-porter](https://www.vivelaculture.com/pret-a-porter-3/): Comme un poisson dans l’eau, JPG incarne son propre rôle dans cette satire du milieu de la mode signée Robert Altman. Parmi un casting époustouflant qui rassemble tout le gratin de Hollywood, le réalisateur américain a choisi de réutiliser des images d’un défilé de Björk pour Gaultier en 1994. En dépit d’une intrigue poussive qui tisse des ramifications alambiquées entre les personnages, Altman porte un regard assassin et désabusé sur les coulisses du prêt-à-porter mondial où tout n’est que vide est apparat. - [Prêt-à-porter](https://www.vivelaculture.com/pret-a-porter-2/): Wie ein Fisch im Wasser spielt JPG seine eigene Rolle in dieser Satire aus der Modewelt, gezeichnet Robert Altman. Neben einem atemberaubenden Casting, das die gesamte Prominenz von Hollywood vereint, hat sich der amerikanische Filmemacher entschieden, Bilder einer Modeschau von Björk für Gaultier in 1994 wieder zu verwenden. Trotz einer kurzatmigen Intrige, die ihre gekünstelten Verästelungen zwischen den Figuren knüpft, bietet Altman einen anprangernden und ernüchternden Blick hinter die Kulissen des weltweiten Prêt-à-porter, wo alles nur Prunk und Oberflächlichkeit ist. - [Prêt-à-porter](https://www.vivelaculture.com/pret-a-porter/): Comme un poisson dans l’eau, JPG incarne son propre rôle dans cette satire du milieu de la mode signée Robert Altman. Parmi un casting époustouflant qui rassemble tout le gratin de Hollywood, le réalisateur américain a choisi de réutiliser des images d’un défilé de Björk pour Gaultier en 1994. En dépit d’une intrigue poussive qui tisse des ramifications alambiquées entre les personnages, Altman porte un regard assassin et désabusé sur les coulisses du prêt-à-porter mondial où tout n’est que vide est apparat. - [Kusmi Tea](https://www.vivelaculture.com/kusmi-tea-3/): Le design Jean-Paul Gaultier s’invite partout, jusque sur vos boîtes de thé. Le couturier s’est associé à la maison Kusmi Tea, partenaire de l’exposition au Grand Palais, et propose un rhabillage de leurs emballages métalliques, d’un sac cabas et d’un mug. Il a ainsi revisité cinq produits, sur lesquels on retrouve sa célèbre griffe (marinière, tatouages, confusion féminin/masculin…) qui seront dévoilés par la marque tout au long de l’année 2015. - [Kusmi Tea](https://www.vivelaculture.com/kusmi-tea-2/): Das Design von Jean-Paul Gaultier lädt sich überall ein, selbst auf Ihren Teedosen. Der Modeschöpfer hat sich mit dem Haus Kusmi Tea, Partner der Ausstellung im Grand Palais, zusammengeschlossen und bietet ein neues Outfit für ihre Metalldosen, eine Einkaufstasche und eine Henkeltasse. So hat er fünf Produkte neu aktualisiert, auf welchen man seine berühmten Markenzeichen wiederfindet (Marinemuster, Tätowierungen, weibliche/männliche Verwechslung usw.) und die von der Marke im Laufe des Jahres 2015 enthüllt werden. - [Kusmi Tea](https://www.vivelaculture.com/kusmi-tea/): Le design Jean-Paul Gaultier s’invite partout, jusque sur vos boîtes de thé. Le couturier s’est associé à la maison Kusmi Tea, partenaire de l’exposition au Grand Palais, et propose un rhabillage de leurs emballages métalliques, d’un sac cabas et d’un mug. Il a ainsi revisité cinq produits, sur lesquels on retrouve sa célèbre griffe (marinière, tatouages, confusion féminin/masculin…) qui seront dévoilés par la marque tout au long de l’année 2015. - [Chaleur Humaine](https://www.vivelaculture.com/chaleur-humaine-3/): Rien de surprenant à retrouver Christine and The Queens en showcase au Grand Palais le soir du vernissage de l’exposition de Jean-Paul Gaultier. Cette icône androgyne, symbole d’une musique transversale, détruit les codes et sème le trouble. Si la jeune chanteuse, compositrice et danseuse d’origine nantaise séduit par ses envolées électro pop et ses pas de danse syncopés, elle interpelle surtout par sa puissance scénique et ses performances habitées qui nous transportent dans un univers sans genre. - [Chaleur Humaine (Menschliche Wärme)](https://www.vivelaculture.com/chaleur-humaine-2/): Es ist absolut nicht verwunderlich, Christine and The Queens am Vernissage-Abend der Ausstellung von Jean-Paul Gaultier im Grand Palais im Showcase wieder zu finden. Diese androgyne Ikone, Symbol einer transversalen Musik, zerstört Codes und lässt Zweifel aufkommen. Die junge Sängerin, Liedermacherin und Tänzerin aus Nantes begeistert durch ihre Electro Pop-Höhenflüge und ihre synkopierten Tanzschritte. Sie erstaunt jedoch vor allem mit ihrer Darstellungskraft und ihren beseelten Performances, die uns in eine geschlechtslose Welt mitreißen. - [Chaleur Humaine](https://www.vivelaculture.com/chaleur-humaine/): Rien de surprenant à retrouver Christine and The Queens en showcase au Grand Palais le soir du vernissage de l’exposition de Jean-Paul Gaultier. Cette icône androgyne, symbole d’une musique transversale, détruit les codes et sème le trouble. Si la jeune chanteuse, compositrice et danseuse d’origine nantaise séduit par ses envolées électro pop et ses pas de danse syncopés, elle interpelle surtout par sa puissance scénique et ses performances habitées qui nous transportent dans un univers sans genre. - [Yves Saint-Laurent](https://www.vivelaculture.com/yves-saint-laurent-3/): Yves Saint Laurent et Jean-Paul Gaultier, deux grands noms de la mode qui ont plus d’un point commun. Ils se sont croisés au Palace dans les années 70, tous deux ont cheminé des ateliers de prêt-à-porter au musée et scandalisé par leur subversion créatrice. Césarisé en 2014 pour son interprétation d’Yves Saint Laurent dans le film biographique du même nom réalisé par Jalil Lespert, le comédien Pierre Niney choisit d’incarner Jean-Paul Gaultier le temps d’un sketch réalisé pour la 40e cérémonie des Césars. - [Yves Saint-Laurent](https://www.vivelaculture.com/yves-saint-laurent-2/): Yves Saint-Laurent und Jean-Paul Gaultier, zwei Größen der Mode, die mehr als nur einen Punkt gemeinsam haben. Sie sind sich in den 1970-er Jahren im Palace begegnet, alle beide sind von den Prêt-à-porter-Ateliers bis ins Museum gegangen und haben mit ihrer schöpferischen Subversion geschockt. Der Schauspieler Pierre Niney, dem 2014 für seine Darstellung von Yves Saint Laurent in der, von Jalil Lespert realisierten, gleichnamigen Biografie der César verliehen wurde, entschied sich für die Dauer eines, für die 40. César-Verleihung realisieren Sketchs, Jean-Paul Gaultier zu verkörpern. - [Yves Saint-Laurent](https://www.vivelaculture.com/yves-saint-laurent/): Yves Saint Laurent et Jean-Paul Gaultier, deux grands noms de la mode qui ont plus d’un point commun. Ils se sont croisés au Palace dans les années 70, tous deux ont cheminé des ateliers de prêt-à-porter au musée et scandalisé par leur subversion créatrice. Césarisé en 2014 pour son interprétation d’Yves Saint Laurent dans le film biographique du même nom réalisé par Jalil Lespert, le comédien Pierre Niney choisit d’incarner Jean-Paul Gaultier le temps d’un sketch réalisé pour la 40e cérémonie des Césars. - [Emancipation](https://www.vivelaculture.com/emancipation-3/): Quand Jean-Paul Gaultier accepte de réaliser les costumes des personnages du Cinquième Elément en 1996, Luc Besson lui explique qu’il envisage de faire tourner Julia Roberts et Prince. Le couturier imagine alors une tenue futuriste et scandaleuse pour le chanteur de Minneapolis, un pantalon doté d’un « faux-cul ». Mais sa Majesté Pourpre prend la mouche et refuse l’idée de porter un accoutrement qu’il juge « trop gay ». Une réponse qui fera bien rire le créateur, et qui ferait rigoler n’importe qui. - [Emancipation](https://www.vivelaculture.com/emancipation-2/): Als Jean-Paul Gaultier 1996 akzeptiert, die Kostüme der Figuren des Science-Fiction-Films Das fünfte Element zu realisieren, erklärt ihm Luc Besson dass er vor hat, mit Julia Roberts und Prince zu drehen. Der Modeschöpfer stellt sich eine futuristische und skandalöse Kleidung für den Sänger aus Minneapolis vor, eine Hose mit einem « falschen Po ». Aber der « Purpur-König » ist eingeschnappt und verweigert die Idee, eine Aufmachung zu tragen, die er als « zu schwul » hält. Eine Antwort, über die der Modeschöpfer herzlich lachte und die jederman zum Lachen bringen würde. - [Emancipation](https://www.vivelaculture.com/emancipation/): Quand Jean-Paul Gaultier accepte de réaliser les costumes des personnages du Cinquième Elément en 1996, Luc Besson lui explique qu’il envisage de faire tourner Julia Roberts et Prince. Le couturier imagine alors une tenue futuriste et scandaleuse pour le chanteur de Minneapolis, un pantalon doté d’un « faux-cul ». Mais sa Majesté Pourpre prend la mouche et refuse l’idée de porter un accoutrement qu’il juge « trop gay ». Une réponse qui fera bien rire le créateur, et qui ferait rigoler n’importe qui. - [Mugler Follies](https://www.vivelaculture.com/mugler-follies-3/): Danseur, créateur de mode, créateur de parfums, de costumes, photographe, metteur en scène, Thierry Mugler partage avec Jean-Paul Gaultier un appétit pour la création hyperactive et l’outrance. Concepteur des costumes de scène de Mylène Farmer, directeur artistique de la tournée mondiale de Beyoncé et créateur du spectacle Zumanity avec le Cirque du Soleil, le styliste ouvre les Mugler Follies en 2013, cabaret situé au cœur de Paris, où les performers en tous genres se bousculent dans une ambiance érotique et chamarrée. - [Mugler Follies](https://www.vivelaculture.com/mugler-follies-2/): Balletttänzer, Modedesigner, Kostüm- und Parfum-Schöpfer, Fotograf, Regisseur, Thierry Mugler hat mit Jean-Paul Gaultier den Appetit für das hyperaktive und exzessive Schaffen gemeinsam. Als Designer der Bühnenkostüme von Mylène Farmer, künstlerischer Leiter der Welttournee von Beyonce und Gestalter der Show Zumanity mit dem Cirque du Soleil, eröffnet der Stilist in 2013 die Mugler Follies, ein Kabarett mitten in Paris, wo sich Performers aller Art in einem erotischen und kunterbunten Ambiente die Klinke in die Hand drücken. - [Mugler Follies](https://www.vivelaculture.com/mugler-follies/): Danseur, créateur de mode, créateur de parfums, de costumes, photographe, metteur en scène, Thierry Mugler partage avec Jean-Paul Gaultier un appétit pour la création hyperactive et l’outrance. Concepteur des costumes de scène de Mylène Farmer, directeur artistique de la tournée mondiale de Beyoncé et créateur du spectacle Zumanity avec le Cirque du Soleil, le styliste ouvre les Mugler Follies en 2013, cabaret situé au cœur de Paris, où les performers en tous genres se bousculent dans une ambiance érotique et chamarrée. - [Blond Ambition Tour](https://www.vivelaculture.com/blond-ambition-tour-3/): On ne présente plus le fameux corset réalisé pour Madonna et devenu l’un des emblèmes du couturier. Alors qu’il travaille à sa conception depuis 1984 et encourage les femmes à se réapproprier leur identité et leur sexualité, JPG s’inspire des codes SM pour confectionner le body-corset aux seins coniques de la Madone. La chanteuse le porte pendant le Blond Ambition Tour en 1990 en se roulant par terre et mimant des scènes de masturbation. Le corset devient alors une arme d’émancipation et non un outil d’oppression du corps féminin. - [Blond Ambition Tour](https://www.vivelaculture.com/blond-ambition-tour-2/): Es erübrigt sich, das berühmte Korsett vorzustellen, das er für Madonna realisiert hat und das zu einem der Embleme des Modedesigners wurde. Während er bereits seit 1984 an dessen Entwicklung arbeitet und die Frauen dazu anspornt, wieder ihre Identität und Sexualität zurückzugewinnen, inspiriert sich JPG an den SM-Codes, um das Body-Corset mit konischen Brüsten für Madonna herzustellen. Die Sängerin trägt es während der Blond Ambition Tour 1990 wobei sie sich am Boden rollt und Masturbationsszenen mimt. Damit wird das Korsett zur Emanzipationswaffe und nicht zum Werkzeug der Unterdrückung des weiblichen Körpers. - [Blond Ambition Tour](https://www.vivelaculture.com/blond-ambition-tour/): On ne présente plus le fameux corset réalisé pour Madonna et devenu l’un des emblèmes du couturier. Alors qu’il travaille à sa conception depuis 1984 et encourage les femmes à se réapproprier leur identité et leur sexualité, JPG s’inspire des codes SM pour confectionner le body-corset aux seins coniques de la Madone. La chanteuse le porte pendant le Blond Ambition Tour en 1990 en se roulant par terre et mimant des scènes de masturbation. Le corset devient alors une arme d’émancipation et non un outil d’oppression du corps féminin. - [Le Biscuit dans la poche](https://www.vivelaculture.com/le-biscuit-dans-la-poche-3/): La reine de l’accordéon aux cheveux de feu rencontre Jean-Paul Gaultier dans les années 80 alors qu’il l’invite à un défilé. Séduite par la sincérité et la simplicité de JPG, Yvette Horner collabore à la tentative d’album du couturier en 1988. Ce dernier lui confectionne plusieurs costumes, dont une marinière et une robe bleu-blanc-rouge que la musicienne affectionne particulièrement. En 2012, elle lui confie l’illustration de la pochette et du livret de son album Hors Norme. - [Yvette hors norme](https://www.vivelaculture.com/le-biscuit-dans-la-poche-2/): Die Akkordeonkönigin mit ihren feuerroten Haaren trifft Jean-Paul Gaultier in den 1980er-Jahren, als er sie zu einer Modeschau einlädt. Von der Offenheit und Natürlichkeit von JPG begeistert, arbeitet Yvette Horner 1988 beim Versuch eines Albums des Modeschöpfers mit. Dieser letztere fertigt ihr mehrere Kostüme an, unter anderen ein Marinekostüm und ein rot-blau-weißes Kleid, das die Musikerin besonders liebt. In 2012 vertraut sie ihm die Illustrierung des Covers und Beilage ihres Albums Hors Norme an. - [Le Biscuit dans la poche](https://www.vivelaculture.com/le-biscuit-dans-la-poche/): La reine de l’accordéon aux cheveux de feu rencontre Jean-Paul Gaultier dans les années 80 alors qu’il l’invite à un défilé. Séduite par la sincérité et la simplicité de JPG, Yvette Horner collabore à la tentative d’album du couturier en 1988. Ce dernier lui confectionne plusieurs costumes, dont une marinière et une robe bleu-blanc-rouge que la musicienne affectionne particulièrement. En 2012, elle lui confie l’illustration de la pochette et du livret de son album Hors Norme. - [How To Do That](https://www.vivelaculture.com/how-to-do-that-3/): Passée inaperçue, la performance électro pop/clubbing de JPG peut laisser perplexe. On évoque rarement cet épisode de sa vie de et pourtant l’emblème de la haute couture a bel et bien poussé la chansonnette. En 1988, il sort le single « How To Do That » (Aw Tou Dou Zat avec son accent si reconnaissable), co-écrit et produit par Tony Mansfield et dont le clip est réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Si sa tentative musicale ne rencontre pas le succès escompté, elle inspire des remixes dans plusieurs pays. - [How To Do That](https://www.vivelaculture.com/how-to-do-that-2/): Die unbemerkt gebliebene Electro Pop/Clubbing-Performance von JPG kann durchaus verblüffen. Man hört sehr selten von dieser Phase seines Lebens, aber das Emblem der Haute Couture hat tatsächlich einige Songs geträllert. 1988, bringt er die Single „How To Do That“ (Aw Tou Dou Zat mit seinem so unverwechselbaren Akzent ) heraus, die er zusammen mit Tony Mansfield geschrieben und produziert hat und deren Clip Jean-Baptiste Mondino realisierte. Auch wenn sein musikalischer Versuch ohne großen Erfolgt blieb, inspiriert er in mehreren Ländern Remixes. - [How To Do That](https://www.vivelaculture.com/how-to-do-that/): Passée inaperçue, la performance électro pop/clubbing de JPG peut laisser perplexe. On évoque rarement cet épisode de sa vie de et pourtant l’emblème de la haute couture a bel et bien poussé la chansonnette. En 1988, il sort le single « How To Do That » (Aw Tou Dou Zat avec son accent si reconnaissable), co-écrit et produit par Tony Mansfield et dont le clip est réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Si sa tentative musicale ne rencontre pas le succès escompté, elle inspire des remixes dans plusieurs pays. - [Blanche Neige](https://www.vivelaculture.com/blanche-neige-3/): Pour cette fidèle adaptation du conte des frères Grimm, le chorégraphe français Angelin Preljocaj a fait appel à Jean-Paul Gaultier qui a conçu les costumes des vingt-six danseuses et danseurs de sa compagnie. On reconnaît parfaitement la patte du créateur qui insuffle une dose de folie et d’extravagance à la vie de la princesse. Sur des extraits de la Première Symphonie de Gustav Mahler, ce ballet féerique, autant pour les petits que pour les grands, nous plonge dans l’univers enchanté de Blanche-Neige et de JPG. - [Blanche Neige (Schneewittchen) ](https://www.vivelaculture.com/blanche-neige-2/): Für diese getreue Bühnenbearbeitung des Märchens der Gebrüder Grimm wandte sich der französische Choreograph Angelin Preljocaj an Jean-Paul Gaultier, welcher die Kostüme der sechsundzwanzig Tänzerinnen und Tänzer seiner Ballett-Truppe entwarf. Man erkennt perfekt die Handschrift des Designers, der dem Prinzessinnenleben etwas verrückte Fantasie und Extravaganz einhaucht. Zu Auszügen der Ersten Sinfonie von Gustav Mahler, verführt uns dieses, für Groß und Klein traumhafte Ballett in die Zauberwelt von Schneewittchen und JPG. - [Blanche Neige](https://www.vivelaculture.com/blanche-neige/): Pour cette fidèle adaptation du conte des frères Grimm, le chorégraphe français Angelin Preljocaj a fait appel à Jean-Paul Gaultier qui a conçu les costumes des vingt-six danseuses et danseurs de sa compagnie. On reconnaît parfaitement la patte du créateur qui insuffle une dose de folie et d’extravagance à la vie de la princesse. Sur des extraits de la Première Symphonie de Gustav Mahler, ce ballet féerique, autant pour les petits que pour les grands, nous plonge dans l’univers enchanté de Blanche-Neige et de JPG. - [La Peau que j’habite](https://www.vivelaculture.com/la-peau-que-jhabite-3/): JPG rencontre Almodovar au milieu des années 80 dans le mythique club parisien Les Bains Douches. Leur point commun : être étiquetés « enfants terribles » sans pour autant chercher le scandale. De 1994 à 2011, le créateur conçoit les costumes de plusieurs films du réalisateur espagnol, l’armure invraisemblable de Victoria Abril dans Kika, des tenues années 50 dans La mauvaise éducation et les combinaisons intrigantes de La Piel que habito (La peau que j’habite), thriller psychologique dark et déroutant. - [Die Haut, in der ich wohne ](https://www.vivelaculture.com/la-peau-que-jhabite-2/): JPG trifft in der Mitte der 1980er-Jahre Almodovar im mythischen Pariser Club Les Bains Douches. Sie haben eines gemeinsam, als « Enfants terribles » zu gelten, ohne jedoch den Skandal zu suchen. Von 1994 bis 2011 entwirft der Designer die Kostüme mehrerer Filme des spanischen Filmemachers, die unglaubliche Rüstung von Victoria Abril in Kika, Kleider der 1950er-Jahre in La mauvaise éducation und die intrigierenden Overalls von La Piel que habito (Die Haut, in der ich wohne), ein dunkler und verwirrender, psychologischer Thriller. - [La Peau que j’habite](https://www.vivelaculture.com/la-peau-que-jhabite/): JPG rencontre Almodovar au milieu des années 80 dans le mythique club parisien Les Bains Douches. Leur point commun : être étiquetés « enfants terribles » sans pour autant chercher le scandale. De 1994 à 2011, le créateur conçoit les costumes de plusieurs films du réalisateur espagnol, l’armure invraisemblable de Victoria Abril dans Kika, des tenues années 50 dans La mauvaise éducation et les combinaisons intrigantes de La Piel que habito (La peau que j’habite), thriller psychologique dark et déroutant. - [Falbalas](https://www.vivelaculture.com/falbalas-3/): Jean-Paul Gaultier est tout juste âgé de 10 ans lorsqu’il découvre ce troisième film de Jacques Becker, sorti en 1945. Pour lui, c’est une révélation, il deviendra créateur de mode. Lyrique et onirique, l’œuvre au genre inclassable, bien qu’à l’issue tragique, retrace la folle passion entre Philippe Clarence (Raymond Rouleau), couturier séducteur et intrépide et Micheline (Micheline Presle), jeune provinciale fiancée au meilleur ami de Philippe, et brosse un tableau acerbe du milieu du prêt-à-porter parisien de l’époque. - [Falbalas](https://www.vivelaculture.com/falbalas-2/): Jean-Paul Gaultier ist knapp 10 Jahre alt, als er diesen dritten Film von Jacques Becker sieht, der 1945 herauskam. Für ihn ist es wie eine Offenbarung, er wird Modedesigner werden. Das lyrische und traumhafte Werk einer unklassifizierbaren Art, auch wenn es einen tragischen Ausgang hat, erzählt von der besessenen Leidenschaft zwischen Philippe Clarence (Raymond Rouleau), verführerischer und waghalsiger Modeschöpfer, und Micheline (Micheline Presle), junge Provinzlerin die mit dem besten Freund von Philippe verlobt ist, und stellt die Welt des Pariser Prêt-à-porter zur damaligen Zeit in ein kritisches Licht. - [Falbalas](https://www.vivelaculture.com/falbalas/): Jean-Paul Gaultier est tout juste âgé de 10 ans lorsqu’il découvre ce troisième film de Jacques Becker, sorti en 1945. Pour lui, c’est une révélation, il deviendra créateur de mode. Lyrique et onirique, l’œuvre au genre inclassable, bien qu’à l’issue tragique, retrace la folle passion entre Philippe Clarence (Raymond Rouleau), couturier séducteur et intrépide et Micheline (Micheline Presle), jeune provinciale fiancée au meilleur ami de Philippe, et brosse un tableau acerbe du milieu du prêt-à-porter parisien de l’époque. - [Jean-Paul Gaultier travaille](https://www.vivelaculture.com/jean-paul-gaultier-travaille-3/): Le catalogue de l’exposition, initialement présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, nous plonge dans l’univers impertinent et tonitruant du créateur. Le film de Loïc Prigent Jean-Paul Gaultier travaille, diffusé sur ARTE, permet à JPG de revenir, sous nos yeux, sur la création des principales pièces de ses collections. De la récup’ des vêtements militaires au imprimés, en passant par le bustier de Madonna et la jupe pantalon pour les hommes, Jean-Paul Gaultier livre ses secrets avec humour. Lien vers le programme ARTE - [Jean-Paul Gaultier travaille](https://www.vivelaculture.com/jean-paul-gaultier-travaille-2/): Der Katalog der Ausstellung, ursprünglich im Montreal Museum of Fine Arts vorgestellt, taucht uns in das impertinente und kontrastreiche Universum des Modedesigners. Der Film von Loïc Prigent ermöglicht es JPG, vor unseren Augen wieder zur Kreation der wichtigsten Stücke seiner Kollektionen zurückzukehren. Vom Recycling von Militäruniformen über den Bustier von Madonna und den Hosenrock für Männer bis zu den Drucken lüftet uns Jean-Paul Gaultier mit viel Humor seine Geheimnisse. - [Jean-Paul Gaultier travaille](https://www.vivelaculture.com/jean-paul-gaultier-travaille/): Le catalogue de l’exposition, initialement présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, nous plonge dans l’univers impertinent et tonitruant du créateur. Le film de Loïc Prigent permet à JPG de revenir, sous nos yeux, sur la création des principales pièces de ses collections. De la récup’ des vêtements militaires au imprimés, en passant par le bustier de Madonna et la jupe pantalon pour les hommes, Jean-Paul Gaultier livre ses secrets avec humour. - [Glad Rag Doll](https://www.vivelaculture.com/glad-rag-doll-3/): Eine bluesige, rauchige und verführerische Stimme und die Einsamkeit und Leere der Nacht, vereint im atemberaubenden Körper einer Blondine. Ein Echo der Nacht, mitten am Tag. « Martyn Waites, der junge englische Autor von Born under Punches (in Frankreich bei Rivages/Thriller als « Né sous les coups » erschienen) fand diese Worte, um die schöne Sängerin zu beschreiben. Hinter dem Hochglanzimage brennen die Feuer einer reichen, kraftvollen Stimme, die mühelos scheinbar jedes Genre meistert, wie auf dieser Disk aus dem Jahr 2012, die alten Lieder der Zwanziger und Dreißiger, begleitet von T-Bone Burnett und dem Gitarristen Marc Ribot. - [Foreign Affairs](https://www.vivelaculture.com/foreign-affairs-2/): Jemand hat mal gesagt: « Man wird nicht mit einer Stimme wie der von Tom Waits geboren, man erwirbt sie sich durch das Leben. » In seinen Anfängen stand die Karriere des Tom Waits unter dem Einfluss der Schriftsteller der Beat Generation, aber auch unter dem der großen Sänger des Blues und Jazz, wie Howling Wolf und Louis Armstrong. Und auch die Sängerinnen beeinflussten in wesentlich. Der Beweis ist das Duett mit Bette Midler, einer Sängerin mit großartiger Stimme, man denkt hier direkt an Ella Fitzgerald und Louis Armstrong. - [Foreign Affairs](https://www.vivelaculture.com/foreign-affairs/): Quelqu’un a dit un jour : « On ne nait pas avec une voix comme celle de Tom Waits, on se l’inflige ». A ses débuts, Tom Waits a placé sa carrière sous l’influence des écrivains de la Beat Generation mais aussi des grands chanteurs de blues et de jazz comme Howlin’ Wolf et Louis Armstrong. Les chanteuses aussi l’influencèrent. La preuve dans ce duo avec Bette Midler, grande voix s’il en est, qui fait inévitablement penser à ceux d’Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. - [New York, New York](https://www.vivelaculture.com/new-york-new-york-2/): Martin Scorsese ist ein großer Rockfan und war einer der Verantwortlichen für den Schnitt des « Woodstock! » Films. Er ist möglicherweise der Regisseur, dem es am besten gelingt, die Musik zu einem Teil seiner Filme werden zu lassen. So ist es wenig überraschend, dass er sich an diese komplizierte Liebesgeschichte heran wagte, die Geschichte eines Saxophonisten, Leiter eines Jazzorchesters, (DeNiro) und einer Sängerin (Liza Minelli). Der Film spielt in der Nachkriegszeit und führt uns durch die Geschichte des Jazz, von den Big Bands zum Be Bop. - [New York, New York](https://www.vivelaculture.com/new-york-new-york/): Martin Scorsese, grand fan de rock s’il en est (il a été un des monteurs sur le film Woodstock !) est peut-être le réalisateur qui intègre le mieux la musique à ses films. Pas étonnant donc qu’il se soit attaqué à cette histoire d’amour compliquée entre un saxophoniste à la tête d’un orchestre de jazz, joué par De Niro, et une chanteuse, incarnée par Liza Minnelli. Situé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le film nous fait traverser l’histoire du jazz des big bands au be-bop. - [All the way](https://www.vivelaculture.com/all-the-way-2/): Ein tragisches Schicksal und zerstörte Karrieren waren nicht allein den Frauen vorbehalten. Jimmy Scott ist hierfür ein gutes Beispiel. Mit 13 Jahren lässt ihn sein Vater nach dem Tod der Mutter allein und eine seltene Krankheit führt dazu, dass seine Stimme wie die einer Frau klingt. Nach einem viel versprechenden Debüt im Jazz blockiert ein Produzent seine Karriere beinah 40 Jahre lang und Jimmy Scott hält sich mit Nebenjobs über Wasser. Erst Anfang der 90er Jahre tritt er wieder ins Rampenlicht und beginnt eine zweite, diesmal erfolgreiche Karriere. « Er hat die Stimme eines Engels und kann ihnen das Herz brechen. », […] - [All the way](https://www.vivelaculture.com/all-the-way/): Les destins tragiques et les carrières brisées n’étaient pas réservées aux seules femmes. Jimmy Scott en est l’illustration. Abandonné à 13 ans par son père après le décès de sa mère, une maladie rare qui va le laisser avec une voix de femme. Puis, après des débuts prometteurs, sa carrière sera bloquée par un producteur près de quatre décennies pendant lesquelles Jimmy Scott enchaînera les petits boulots. C’est au début des années quatre-vingt-dix qu’il reviendra sous les lumières pour une deuxième carrière enfin glorieuse. « Il a la voix d’un ange et peut vous briser le cœur » disait Lou […] - [Chico & Rita](https://www.vivelaculture.com/chico-rita-2-2/): Die turbulente Liebesgeschichte einer Sängerin und eines Jazzpianisten, auf Kuba am Ende der 40er Jahre und im nächtlichen New York der 50er. Blitzende Cadillacs, Anzüge mit wattierten Schultern und eng zulaufenden Hosen, prächtige Tanzabende, Latinomode und Legenden des Jazz, wie Dizzy Gillespie oder Thelonious Monk, dieser Animationsfilm folgt dem Rhythmus der Musik und erzählt vom goldenen Zeitalter des Jazz und seinen Diven. - [Chico & Rita](https://www.vivelaculture.com/chico-rita-2/): L’histoire d’amour mouvementée entre une chanteuse et un pianiste de jazz, dans le Cuba de la fin des années quarante, puis dans le New York nocturne du début de la décennie suivante. Rutilantes Cadillac, costumes zoots, somptueux dancings, cocktails colorés, mode latino et jazz de légende (de Dizzy Gillespie à Thelonious Monk) : ce film d’animation rythmé par la musique possède avant tout la vertu de retracer une période dorée pour le jazz et ses divas. - [Mack The Knife ; Ella in Berlin](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power-2-2/): „Die First Lady des Swing“ hat ihren festen Platz im Pantheon der großen Sängerinnen und alle berühmten Stars des Jazz, von Duke Ellington über Frank Sinatra bis hin zu Louis Armstrong kreuzten ihren Weg. Mit letzterem nahm sie drei Platten auf, darunter das legendäre Album Ella & Louis. Ihre Improvisation zur Moritat von Mackie Messer auf einer Bühne in Berlin, als sie einmal den Text vergessen hatte, ist bis heute legendär. - [Barton Fink](https://www.vivelaculture.com/barton-fink/): Barton Fink est, pour les frères Coen, le film de la consécration. En effet, cette fable absurde et kafkaïenne, qui tourne autour de l’aventure intérieure d’un écrivain sérieux, exilé dans les années 1940, à Hollywood, obtient, sous l’impérieuse impulsion de Roman Polanski, président du jury, trois prix au Festival de Cannes 1991, parmi lesquels la Palme d’or et un prix d’interprétation pour John Turturro. Le quatrième long-métrage des Coen, drôle et cauchemardesque, flirte avec le fantastique et s’inspire de la figure de l’écrivain Clifford Odets tandis que les ombres de Faulkner et Fitzgerald rôdent quelque part dans les couloirs, séducteurs […] - [Buck Danny : Les Japs attaquent](https://www.vivelaculture.com/buck-danny-les-japs-attaquent/): Né en 1947 de ce côté-ci de l’Atlantique, Buck Danny est ce vaillant pilote américain qui, pendant la guerre du Pacifique, n’écoutant que son courage, se lance à corps perdu dans des combats héroïques. Il est aux premières loges pendant l’attaque de Pearl Harbour par les « Japs », aussi appelés des doux noms de « sales jaunes », « faces de citron » ou encore de « faces de lune »… L’époque n’était alors pas au politiquement correct. BD légendaire scénarisée par Charlier, chaque épisode est aussi un concentré de détails techniques, plans d’avion, cartes détaillées, etc. Avec Buck […] - [Tokyo](https://www.vivelaculture.com/tokyo-3/): Grey, une jeune Anglaise, débarque au Japon pour retrouver un film, seul témoignage du massacre auquel se sont livrés les Japonais à Nankin. Mais rien n’est simple dans un pays où une partie des officiels, aujourd’hui encore, nie les faits historiques et crie à la machination ! Grey cherche alors à entrer en contact avec un vieil homme qui était à Nankin. Mo Hayder, elle-même un temps exilée à Tokyo, s’empare d’un fait historique (le massacre de Nankin où, en 1937, pendant six semaines, les Japonais massacrèrent plus de 200 000 personnes dans des conditions à peine imaginables) pour tisser […] - [La Cinquième Colonne](https://www.vivelaculture.com/la-cinquieme-colonne/): La « cinquième colonne » désigne une organisation qui participe, dans l’ombre et en territoire « ennemi », à des missions de désinformation et de sabotage. Le film d’Hitchcock (Saboteur, en anglais) se passe en 1942, à l’époque du roman d’Ellroy. Un attentat est commis dans une usine de construction d’avions et le héros, accusé à tort, devra démasquer l’organisation cachée derrière cet attentat pour prouver son innocence. Une trame et un plan final qui ne sont pas sans rappeler La Mort aux trousses du même Hitchcock. Espion un jour, suspens toujours. - [La Comédie humaine](https://www.vivelaculture.com/la-comedie-humaine/): « L’idée première de la Comédie humaine fut d’abord chez moi comme un rêve (…). Cette idée vint d’une comparaison entre l’Humanité et l’Animalité (…). Si Buffon a fait un magnifique ouvrage en essayant de représenter dans un livre l’ensemble de la zoologie, n’y avait-il pas une œuvre de ce genre à faire pour la Société ? La Société ne fait-elle pas de l’homme, suivant les milieux où son action se déploie, autant d’hommes différents qu’il y a de variétés en zoologie ? (…) Entre les animaux, il y a peu de drames, la confusion ne s’y met guère. Ils […] - [Tokyo année zéro](https://www.vivelaculture.com/tokyo-annee-zero/): En 1945, Tokyo est une ville en ruines où la mort est partout, et où les habitants doivent apprendre à revivre au milieu des décombres. C’est dans ce contexte que l’inspecteur Minami doit enquêter sur la découverte du cadavre d’une femme retrouvé dans un entrepôt militaire. Tokyo année zéro est le premier volume d’une trilogie sur le Japon après la défaite (Tokyo, ville occupée en est le deuxième volet). Dans son style fait de répétitions que David Peace pousse parfois jusqu’à la transe, Tokyo année zéro peut être lu comme une histoire parallèle à La Tempête qui vient, une suite […] - [Perfidia](https://www.vivelaculture.com/perfidia-2/): Perfidia est un morceau sur l’amour et la trahison dont il existe des dizaines de versions (dont une par Nana Mouskouri !), et le titre du roman précédent de James Ellroy. Dans les années quarante, le jazz swing et les big bands sont rois. Le succès des orchestres de Count Basie, Duke Ellington, Benny Goodman est énorme. Un bonheur n’arrivant jamais seul… Fred Otash détenait un dossier sur le Duke. - [Le Dahlia noir](https://www.vivelaculture.com/le-dahlia-noir-2/): Tous les amateurs de roman noir connaissent l’histoire d’Elizabeth Short dont on retrouvera le cadavre affreusement mutilé à Los Angeles en 1947, et qui deviendra le personnage central du Dalhia noir, le premier volet de son premier  « Quatuor de Los Angeles ». Cette histoire vraie a tellement obsédé James Ellroy, qu’il engagera un ancien flic pour reprendre l’enquête (jamais officiellement résolue) du meurtre de sa propre mère retrouvée assassinée en 1958. Un conseil, si vous le croisez un jour, ne parlez jamais à James Ellroy du film qu’en a tiré Brian De Palma. - [Chavez Ravine](https://www.vivelaculture.com/chavez-ravine/): Si après l’attaque de Pearl Harbour, la communauté japonaise de Los Angeles a concentré sur elle la brutalité policière du LAPD et de ses séides, les jeunes Chicanos de la communauté mexicaine et leur zoot suits ont été, eux aussi, les victimes de cette violence. Chavez Ravine était un quartier très pauvre de Los Angeles où s’étaient installés les immigrés mexicains. Ils en seront chassés dans le cadre d’un plan d’urbanisme véreux. Sur cet album, Ry Cooder, guitariste de génie et compositeur hors pair (Rolling Stones, Clapton, Paris Texas), a rendu hommage à la culture de cette communauté avec toute […] - [Les Archives de la police scientifique française](https://www.vivelaculture.com/les-archives-de-la-police-scientifique-francaise/): Dans La Tempête qui vient, Hideo Ashida, flic de la police scientifique du LAPD, ne croit qu’aux éléments méticuleusement ramassés sur les scènes de crime et examinés sous le microscope. Depuis qu’Alphonse Bertillon a créé le signalement anthropométrique, les techniques ont considérablement évolué, notamment grâce à Edmond Locard qui, en 1910, fonda le premier laboratoire de police scientifique au monde ! « La vérité est que nul ne peut agir avec l’intensité que suppose l’action criminelle sans laisser des marques multiples de son passage.  » A méditer avant de passer à l’acte. - [Joe Louis : Hard Times Man](https://www.vivelaculture.com/joe-louis-hard-times-man/): La boxe a toujours été un sport extrêmement populaire aux Etats-Unis. Dans les années quarante, la catégorie reine des poids lourds était dominée par Joe Louis « The Brown Bomber », encore aujourd’hui considéré comme un des plus grands boxeurs de l’histoire. Dans La Tempête…, on retrouve Lee Blanchard, dont on avait fait la connaissance dans Le Dalhia noir, opposé sur un ring à Bucky Bleichert dans un combat dont les enjeux et les conséquences dépassaient largement le cadre des pages des résultats sportifs des grands quotidiens. - [Perfidia](https://www.vivelaculture.com/perfidia/): A la veille de l’attaque sur Pearl Harbour, la police de Los Angeles découvre les cadavres d’une famille japonaise. Dans l’ambiance hystérique et anti japonaise qui règne sur la ville, la résolution de ce crime revêt des intérêts différents pour Dudley Smith, le chef du LAPD, Hideo Ashida, policier de la police scientifique d’origine japonaise ou Kay Lake, ancienne maîtresse d’un truand redoutable, aujourd’hui protégée de Lee Blanchard, flic pour le moins ambigu. Avec le premier volume de ce nouveau « Quatuor de Los Angeles » qui, une fois achevé, complètera les sept premiers volumes qu’il a déjà consacrés à […] - [Un An après](https://www.vivelaculture.com/un-an-apres-2/): Als dritten und letzten Abschnitt ihrer « godardischen », autobiographischen Triologie hat Anne Wiazemsky das Jahr 1968 gewählt, insbesondere seinen aufständischen Monat Mai. Im Mittelpunkt des Buchs erzählt die Gattin von Godard von dem, von den Filmemachern der Nouvelle Vague und deren Freunden unterbrochenen Filmfestspielen, mitten in einem Generalstreik der ganz Frankreich lahm legt. Ein mythische Episode der Geschichte der Filmfestspiele, zum erstenmal von innen gesehen, die ebenfalls zur Entwicklung der zunehmenden Spannungen des Paars und zum zunehmend radikaleren politischen Engagembend von Jean-Luc beiträgt, der bereits auf dem Weg seiner Mao-Jahre ist (bald ins Deutsche übersetzt). - [Un An après](https://www.vivelaculture.com/un-an-apres/): Pour le troisième et dernier volet de sa trilogie autobiographique godardienne, Anne Wiazemsky a choisi l’année 1968, notamment son mois de mai insurrectionnel. Au centre du livre, l’épouse de Godard raconte le Festival de Cannes interrompu par les cinéastes de la Nouvelle Vague et leurs amis, au beau milieu de la grève générale qui bloque la France entière. Un épisode mythique de l’histoire du festival vu pour la première fois de l’intérieur qui est aussi un révélateur des tensions croissantes dans le couple et de l’engagement politique de plus en plus radical du grand Jean-Luc, d’ores et déjà en route […] - [Cannes Cinéma](https://www.vivelaculture.com/cannes-cinema-2/): Von Traverso-Archiven ausgehend, eine seit 1850 in Cannes basierte Fotografendynastie, erzählt dieses Album die Geschichte der Filmfestspiele anhand einer Serie von oft unbekannten und erstaunlichen Klischées, verbunden durch einen impressionistischen Text von Serge Toubiana. Diese Fotos von Schauspielern, Filmemachern und Filmsternchen bieten die Möglichkeit, die Entwicklung dieser Filmfestspiele von einer « Dorfveranstaltung » zu einem weltweiten Event nachzuverfolgen, bei welchem die Festspielteilnehmer nun ständig unter « Imagedruck » leben. - [Cannes Cinéma](https://www.vivelaculture.com/cannes-cinema/): Réalisé à partir du fonds Traverso, une dynastie de photographes basée à Cannes depuis 1850, cet album raconte l’histoire du festival à travers une série de clichés souvent rares et étonnants, relayée par un texte impressionniste de Serge Toubiana. Ces photos d’acteurs, de réalisateurs, de starlettes permettent de mesurer l’évolution d’un festival passé d’un monde villageois à une manifestation planétaire où les festivaliers vivent désormais en permanence sous le régime de l’image. - [Die schweigende Welt ](https://www.vivelaculture.com/le-monde-du-silence-3-2/): Es gibt nur wenige Dokumentarfilme, die bei den Filmfestspielen auf höchster Ebene ausgezeichnet wurden. Außer Fahrenheit 9/11 von Michaël Moore, dem 2004 die Goldene Palme verliehen wurde, erhielt einzig Die schweigende Welt diese Auszeichnung in 1956. Die Erforschung der Meeresgründe, die mit den modernsten Techniken gefilmt wurde, von Cousteau und Louis Malle, einem jungen Filmemacher-Debütanten, ist in der damaligen Canner Filmwelt mit all ihren Stars und dem Glamour wirklich eine große Ausnahme. Aus diesem Blickpunkt ist Die schweigende Welt eine echte Revolution der Werte, die ein Einzelfall blieb oder zumindest fast. - [Le Monde du Silence](https://www.vivelaculture.com/le-monde-du-silence-3/): Rares sont les documentaires primés au plus haut niveau au Festival de Cannes. En dehors de Fahrenheit 9/11 de Michael Moore qui reçut la Palme d’or en 2004, seul Le Monde du Silence obtint cette distinction en 1956. Exploration des fonds sous-marins filmée avec les techniques les plus modernes, le film de Cousteau et Louis Malle, jeune cinéaste débutant, fait vraiment figure d’exception dans le monde cannois de l’époque marqué par les stars et le glamour. À ce titre, Le Monde du Silence est une véritable révolution des valeurs mais qui restera sans lendemain ou presque… - [Über den Dächern von Nizza](https://www.vivelaculture.com/la-main-au-collet-2/): Alfred Hitchcock gehört bei weitem nicht zu den Habitués von Cannes, selbst wenn er mit Filmen wie Berüchtigt, der bei der ersten Durchführung der Festspiele konkurrierte, oder der Film Die Vögel, der 1963 außer Konkurrenz vertreten war. Sind nicht die schönste Canner Geschichte von Hitchcock schlussendlich die Dreharbeiten von Über den Dächern von Nizza, bei welchen man Grace Kelly und Cary Grant, zwei seiner Lieblingsdarsteller, wiederfindet? Es ist vor allem bei diesen Dreharbeiten, als die blonde Amerikanerin ihren Märchenprinzen namens Rainier de Monaco trifft. Über den Dächern von Nizza wird bei den Filmfestspielen nicht vorgeführt, aber er vermittelt für immer […] - [La Main au Collet](https://www.vivelaculture.com/la-main-au-collet/): Alfred Hitchcock ne fait pas partie, loin s’en faut, des habitués de Cannes, même s’il y a fait quelques apparitions avec des films comme Les Enchaînés, en compétition pour la première édition du festival, ou Les Oiseaux, hors-compétition en 1963. Et si la plus belle histoire cannoise d’Hitchcock était finalement le tournage de La Main au Collet dans lequel il retrouve Grace Kelly et Cary Grant, deux de ses acteurs de prédilection ? C’est notamment sur ce tournage que la blonde américaine va rencontrer son prince charmant, un nommé Rainier de Monaco. La Main au Collet ne sera pas projeté […] - [Es war einmal in Amerika](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-en-amerique-2/): Der 1984 außer Konkurrenz vorgeführte Film Es war einmal in Amerika ist der Nachlass eines, von der Neuen Welt faszinierten, italienischen Filmemachers. Anhand einer gleichzeitig monumentalen und intimen Freske bietet Sergio Leone ein Resumée des 20. Jahrhunderts und macht der Filmwelt die er so geliebt hat, eine letzte Liebeserklärung, mit Robert de Niro als Sprachrohr. Die Vorführung des Films in Cannes ist Anlass eines Galaabends, der in ewiger Erinnerung bleibt, als ob die Festspielteilnehmer ein letztes Mal den melancholischen und opiumsüchtigen Hauch eines Filmes einatmen würden, wie es keinen zweiten geben wird. Und Es war einmal in Amerika wurde kürzlich […] - [Il Était une Fois en Amérique](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-en-amerique/): Projeté hors-compétition en 1984, Il Était une Fois en Amérique est l’œuvre testamentaire d’un cinéaste italien fasciné par le Nouveau Monde. À travers une fresque à la fois monumentale et intime, Sergio Leone résume le XXe siècle et fait une ultime déclaration d’amour au cinéma qu’il a tant aimé, avec Robert de Niro comme porte-parole. La projection du film à Cannes est l’occasion d’une soirée de gala restée dans les annales, comme si les festivaliers respiraient une dernière fois le parfum mélancolique et opiomane d’un film comme on n’en fera plus. Il Était une Fois en Amérique vient de ressortir […] - [Sie küßten und sie schlugen ihn](https://www.vivelaculture.com/les-400-coups-2-2/): Im Jahr davor wird der scharfe Kritiker François Truffaut wegen seiner zu kritischen Einstellung von den Filmfestspielen in Cannes ausgeschlossen. Aber Paukenschlag: 1959 ist der junge Filmemacher François Truffaut für seinen ersten autobiographischen Spielfilm Sie küßten und sie schlugen sich im Wettbewerb vertreten, mit einem 15jährigen Darsteller der aus dem Nichts auftaucht, Jean-Pierre Léaud. Der Film, der von Jean Cocteau unterstützt wird, wird sehr schnell schon zum Publikumsliebling und erhält den Preis für die beste Regie. Dies ist auf der größten Festspielbühne der Welt die Geburt der Nouvelle Vague und der Anfang einer sehr persönlichen Laufbahn eines Filmemachers, der sich […] - [Les 400 Coups ](https://www.vivelaculture.com/les-400-coups-2/): L’année précédente, le féroce critique François Truffaut est exclu du Festival de Cannes pour mauvais esprit. Mais coup de théâtre : en 1959, le jeune cinéaste François Truffaut est sélectionné en compétition pour son premier long-métrage autobiographique, Les 400 Coups, avec un acteur de 15 ans qui vient de nulle part, Jean-Pierre Léaud. Le film, pris sous son aile par Jean Cocteau, devient très vite la coqueluche des festivaliers et obtient le Prix de la mise en scène. C’est l’acte de naissance, sur la scène du plus grand festival du monde, de la Nouvelle Vague et le début du parcours […] - [Rosetta](https://www.vivelaculture.com/rosetta-2/): Als Rosetta am letzten Tag der Filmfeststpiele von Cannes 1999 vorgeführt wird, ist Almodovar mit seinem Film Alles über meine Mutter Favorit für die Palme. Der Film des Brüderpaars Dardenne, trocken, gespannt, ausschließlich auf der Schulter gedreht, wird Bestehendes aus den Angeln heben. Die beiden Brüder hatten bereits vier Jahre früher, bei der Quinzaine des Réalisateurs mit Das Versprechen für Sensation gesorgt, aber sie sind noch Outsiders. Die Jury, unter dem Vorsitz von David Cronenberg, überrascht damit, dass sie zwei atypische, europäische Filme, die von Unbekannten dargestellt werden, in den Vordergrund stellen: L’Humanité von Bruno Dumont und… Rosetta der, in […] - [Rosetta](https://www.vivelaculture.com/rosetta/): Quand Rosetta est projeté le dernier jour du festival de Cannes 1999, c’est Almodovar et son Tout sur ma Mère qui font figure de favoris pour la Palme. Le film des Dardenne, sec, tendu, filmé entièrement à l’épaule, va bouleverser la donne. Les deux frères ont déjà fait sensation, quatre ans plus tôt, à la Quinzaine des Réalisateurs avec La Promesse, mais ils sont encore des outsiders. Le jury, présidé par David Cronenberg, va faire très fort en mettant en vedette deux films européens atypiques interprétés par des inconnus : L’Humanité de Bruno Dumont et… Rosetta qui rafle, in extremis, […] - [Melancholia](https://www.vivelaculture.com/melancholia-2/): Als Habitué der Festspiele seit seinem ersten Kinofilm The Element of Crime, mit dem er bereits 1986 konkurrierte, kommt Lars von Trier in 2011 neuerlich mit Melancholia zurück. In der zwischenzeit hat er 1996 den Preis der Jury für Breaking the Waves und in 2000 die Goldene Palme für Dancer in the Dark en 2000 erhalten. Durch sein formales und kosmisches Ausmaß gilt Melancholia als Favorit für die Goldene Palme. Aber der kritische Einstellung von Lars mischt sich ein und der von den Filmfestspielen bis dahin bevorzugte Filmemacher löst mit einigen provokanten Äußerungen bei der Pressekonferenz über das dritte Reich […] - [Melancholia](https://www.vivelaculture.com/melancholia/): Habitué du festival depuis son premier long-métrage, Element of Crime, déjà en compétition en 1986, Lars von Trier y revient une nouvelle fois en 2011 avec Melancholia. Entre temps, il a gagné le Grand Prix du Jury en 1996 pour Breaking the Waves et la Palme d’or pour Dancer in the Dark en 2000. Par son ampleur formelle et cosmique, Melancholia fait figure de favori pour la Palme d’or. Mais le mauvais esprit de Lars s’en mêle et l’enfant gâté du festival se prend les pieds dans le tapis en enchaînant quelques provocations sur le Troisième Reich en conférence de […] - [Hexenkessel](https://www.vivelaculture.com/mean-streets-2-2/): 1974 erscheint ein noch unbekannter, junger amerikanischer Filmemacher auf der Croisette, um bei der Quinzaine des Realisateurs, einem unabhängigen, parallelen Zweig der von der Société des Réalisateurs de Films nach Mai 68 gegründet wurde, Hexenkessel vorzustellen. Der besagte Filmemacher heißt Martin Scorsese und er sorgt für die Sensation mit einem fiebrigen Werk, das die Energie des Mafiafilms mit jener der französischen Nouvelle Vague mischt, all dies gekreuzt mit religiösem Wahn, was den Fans des Filmemachers bald schon vertraut sein wird. Der Film ist ein Bombenerfolg. Die Filmfestspiele innovieren mit ihren Außenseitern. Die Karriere von Scorsese ist damit gestartet. Zwei Jahre […] - [Mean Streets](https://www.vivelaculture.com/mean-streets-2/): En 1974, un jeune cinéaste américain encore inconnu débarque sur la Croisette pour présenter Mean Streets à la Quinzaine des Réalisateurs, section parallèle indépendante créée par la Société des Réalisateurs de Films après mai 68. Le cinéaste en question s’appelle Martin Scorsese et il crée la sensation avec une œuvre fiévreuse qui mixe l’énergie du film de mafia, avec celle de la Nouvelle Vague française, le tout mâtiné d’obsessions religieuses qui seront bientôt familières aux fans du cinéaste. Le film fait un tabac. Le festival se renouvelle par ses marges. La carrière de Scorsese est lancée. Deux ans après, il […] - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now-2-2/): 1979 kommt Francis Coppola mit der Filmspule seines neuen Films, Apocalypse Now im Gepäck nach Cannes. Er hatte fünf Jahre vorher für Der Dialog, Originaltitel The Conversation, die Goldene Palme erhalten und hat gerade Dreharbeiten beendet, die zu den verrücktesten der Filmgeschichte gehören. Dieses Mal ist der Film nicht ganz fertiggestellt und er wird im Palais de Festivals in extremis vorgeführt. Dieses Jahr musste Coppola die Goldene Palme mit dem Film Die Blechtrommel von Volker Schlöndorff teilen. Françoise Sagan, Jurymitglied die sich stark an der Minibar ihres Hotelzimmers vergriffen hatte, sorgt für einen Mini-Skandal als sie enthüllte, dass sie das […] - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now-2/): En 1979, Francis Coppola arrive à Cannes avec les bobines de son nouveau film, Apocalypse Now, dans ses bagages. Il a obtenu la Palme d’or cinq ans plus tôt pour Conversation Secrète et il sort d’un tournage parmi les plus fous de l’histoire du cinéma. Cette fois-ci, le film n’est pas complètement terminé et il est projeté in extremis au Palais des Festivals. Cette année-là, Coppola devra finalement partager la Palme d’or avec Le Tambour de Volker Schlöndorff. Françoise Sagan, membre du jury qui a beaucoup forcé sur le mini-bar de sa chambre d’hôtel, provoque un mini-scandale après la fin […] - [Die mit der Liebe spielen](https://www.vivelaculture.com/lavventura-2/): 1960 sorgt der damals noch eher unbekannte italienische und moderne Filmemacher Michelangelo Antonioni mit der Vorführung des Films Die mit der Liebe spielen für einen der ersten Skandale der Festspiele. Der Film wird verhöhnt : Das Publikum versteht nicht, dass einer der Hauptdarsteller nach 30 Minuten Film erklärungslos verschwindet. Am Tag nach der Vorführen schicken 37 Schriftsteller und Künstler, unter ihnen Roberto Rossellini, Antonioni ein Unterstützungsschreiben. Die mit der Liebe spielen erhält dennoch den Preis der Jury, während die Goldene Palme dem Film Das süße Leben, Originaltitel La dolce vita, von Fellini zugeteilt wurde, der ebenfalls vom Publikum ausgepfiffen wurde. […] - [L'Avventura](https://www.vivelaculture.com/lavventura/): En 1960, Michelangelo Antonioni, cinéaste italien et moderne encore confidentiel, provoque un des premiers grands scandales du festival avec la projection de L’Avventura. Le film est très mal accueilli : le public ne comprend pas qu’un personnage important disparaisse sans explication après 30 minutes de film. Le lendemain de la projection, 37 écrivains et artistes, parmi lesquels Roberto Rossellini adressent une lettre de soutien à Antonioni. L’Avventura obtiendra tout de même le Prix du Jury, tandis que la Palme d’or est attribuée à La Dolce Vita de Fellini, sifflé à son tour. En 1967, le même Antonioni reviendra recevoir la […] - [Le Langage des fleurs](https://www.vivelaculture.com/le-langage-des-fleurs/): Une pimprenelle signifie : « Tu es mon unique amour ». Une jacinthe rouge, « Voulez-vous jouer à l’amour » (avec une pointe d’érotisme) ? Les fleurs sont un véritable langage, une grammaire précise du désir, un vocabulaire de la passion, et parfois, une syntaxe du dépit amoureux. Dans mon roman, ce langage s’écrit entre les lignes du texte. Il raconte les passions que les amoureux n’osent se susurrer. Les fleurs sont présentes dans chaque chapitre, comme la voix d’un narrateur caché dans l’ombre qui, à l’instar de Cyrano, possède les mots brûlants qui manquent aux amants. - [Cyrano de Bergerac](https://www.vivelaculture.com/cyrano-de-bergerac/): « C’est vrai. On l’a vu et revu et rerevu, ce texte. Mais quelle beauté. Quelle exubérance. Quelle gourmandise dans les mots, les situations. Dans le désir. Dans la façon d’en parler. Souvenez-vous : Cyrano dans l’ombre. Christian qui balbutie. Roxane énamourée qui attend des transports définitifs, des ravissements audacieux. Et c’est ce « Brodez, brodez » qui est merveilleux, sublime d’audace, alors que l’amoureux niais ne trouve rien d’autre à dire qu’un « Je t’aime » falot. Alors oui, je m’en suis nourri, de cette gourmandise, pour écrire mon grand dialogue de séduction, sur la plage du Touquet. » - [Histoire de la Révolution française](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-la-revolution-francaise/): On passe ici à du lourd. Comme l’histoire des Quatre Saisons de l’été se passe notamment autour du 14 Juillet, j’ai cherché à savoir ce qu’il s’était passé, historiquement. D’où Michelet. D’où les centaines de pages passionnantes qui racontent puis expliquent ce tonitruant passage de la royauté à ce qui allait devenir la République. J’évoque dans mon livre, ces quelques jours avant la prise de la Bastille – c’est fascinant de voir à quel point parfois, les malentendus font l’Histoire. Bref un livre important (celui de Michelet) à une époque, me semble-t-il, où on a tendance à se faire un […] - [Un Singe en hiver](https://www.vivelaculture.com/un-singe-en-hiver-2/): Le grand film que voilà. Crépusculaire. Barbare. Et tragiquement humain. Les dialogues d’Audiard sont plus beaux que les dix commandements. Le Yang-Tsé-Kiang plus fascinant que le paradis et tous ses anges. Et l’alcool, plus puissant que le plus puissant des baisers d’amour. Gabin au sommet de l’Everest. Belmondo en chien fou, bien avant Bébel qui faisait le singe. Deux monstres. Et puis, il y a ce décor de Normandie (qui prolonge celui du Touquet), ce temps de guerre, cet entre-deux magnifique parce que tout peut basculer. Je rends à un moment hommage à l’ivresse de ces hommes-là, dans le premier […] - [L’Homme qui aimait les femmes](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-aimait-les-femmes/): Je me souviens de cette scène. La baby-sitter arrive, demande à voir l’enfant et Charles Denner répond : « L’enfant c’est moi. » Ça m’a tué. Réplique grandiose. Immense besoin de tendresse. Fascination pour la douceur des femmes. Et puis l’analogie jambes/compas. Une précision poétique. Un dessin métaphysique. L’Homme qui aimait les femmes est un film important. Il a rendu beau Charles Denner. Rendu sa voix indispensable. Il m’a inspiré une scène de séduction très importante, dans le bar de l’hôtel Westminster, au Touquet. - [Sur la route de Madison](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route-de-madison/): Bien sûr, on pense aussitôt au formidable film de Clint Eastwood. Mais n’oublions pas le magnifique roman, écrit par un homme (ce qui le rend encore plus troublant – et j’en sais quelque chose depuis qu’énormément de gens ont été convaincus que La Liste de mes envies avait été écrite par une femme). Sur la route de Madison est pour moi l’un des chefs-d’œuvre de la passion adulte. Celle qu’on n’attendait plus. Celle pour laquelle on devrait tout laisser tomber pour la vivre, mais que l’âge adulte justement rend méfiant, circonspect, plus petit. Robert et Louise, les amoureux du livre […] - [Monopoly](https://www.vivelaculture.com/monopoly/): Ah, le Monopoly. Il n’est pas d’été où il ne fut pas sur la table du salon de la maison de location. Autour duquel nous passâmes des heures de passion, de rires, d’énervements, de tricheries et autres petites magouilles. Le Monopoly est l’antidote à la pluie des vacances bretonnes, au violent soleil de midi des vacances du Sud. Il est toujours là, chaque été, sur la table, et mes enfants et moi continuons à hurler en y jouant. Il est, bien sûr, dans mon roman, comme une carte postale toujours d’actualité. - [American Graffiti](https://www.vivelaculture.com/american-graffiti/): Il y a, de mémoire, dans ce film (que je n’ai pas revu depuis sa sortie), une scène formidable : un adolescent, qui n’a de cesse de vivre sa « première fois sexuelle », garde précieusement un préservatif dans son portefeuille. Après beaucoup d’impasses, enfin ça y est. Ils sont tous deux dans la voiture, dans un cinéma de plein air. La fille est d’accord, lui est au bord de l’explosion. Il sort la capote de son portefeuille. Aïe. Depuis trois ans qu’elle est là, l’emballage s’est usé, a percé, le bout de plastique n’est plus fiable, et tout tombe […] - [On a marché sur la lune](https://www.vivelaculture.com/on-a-marche-sur-la-lune/): Un de mes immenses souvenirs d’été. J’étais en colonie de vacances (loin de la mer) quand on nous a réunis dans la salle à manger pour regarder la télévision noir et blanc (ceci dit, là-haut, ce n’était pas très coloré), et assister au premier pas sur la lune. L’été 1969 restera associé pour moi à cette extravagance : marcher sur le sable lunaire, alors que je rêvais de sable fin, de jolies filles (qui m’auraient trouvé charmant). Dans le dernier chapitre du livre, un couple regarde la lune cette nuit-là, en espérant apercevoir Armstrong. Je lis ce Tintin régulièrement, et […] - [Alfa Roméo, Giulietta Spider](https://www.vivelaculture.com/alfa-romeo-giulietta-spider/): L’Alfa Roméo Spider incarne pour moi la voiture de l’été, surtout en rouge – couleur de la passion. On s’imagine à bord, cheveux au vent, les bras tendus vers le ciel, comme les mâts d’un voilier. On imagine un boucan agréablement insupportable. On imagine qu’on ne reviendra pas, une fois à bord ; qu’on ira au bout de sa passion. L’un de mes personnages en possède une. Il ira au bout de sa passion. Mais une voiture venant en sens inverse l’arrêtera violemment, et le rouge de la passion deviendra celui du sang. - [Maurice Ronet, Le splendide désenchanté](https://www.vivelaculture.com/maurice-ronet-le-splendide-desenchante/): On s’est beaucoup extasié sur Delon, dans La Piscine (laquelle m’a inspiré celle de mon roman, d’ailleurs). On a dit plus tard que c’est la femme de Deray qui aurait demandé à intervertir les acteurs. Que serait devenu Ronet s’il avait joué le personnage de Jean-Paul à la place de Delon ? J’ai toujours considéré Ronet comme l’un des plus grands et des plus beaux acteurs français (revoyez, s’il vous plaît, Raphaël ou le Débauché, avec la magnifique Françoise Fabian). Bref. Ronet est un modèle de chagrin, de virilité et de sable qui coule entre les doigts. Je me suis […] - [Le Touquet occupé](https://www.vivelaculture.com/le-touquet-occupe/): Épatant ce besoin de mémoire. Bien sûr, il y a les historiens, les livres épais, reliés cuir, qui racontent les choses, de loin, avec sagesse. Et puis ceux, écrits de près, au sortir des mots de ceux qui y étaient, des inconnus qui publient leurs opuscules dans le silence, dans l’ombre, et qui sont un autre versant tellement humain de l’histoire. C’est grâce à eux que j’ai pu visiter Le Touquet occupé, dévasté, miné jusqu’à la gueule. Et imaginer la naissance de l’amour de Rose et de Pierre, au milieu des bombes, dans le chaos vermillon. - [Hors-Saison](https://www.vivelaculture.com/hors-saison/): Hors-Saison, c’est une chanson entendue à la radio qui m’a aussitôt téléporté sur les plages de la mer du Nord, dans les rues vides, venteuses, ensablées des petites villes, Merlimont, Le Touquet, Hardelot, Audresselles. Un grand coup de blues. Une mélodie profonde, tellement humaine. Elle m’a donné envie d’être le refrain du roman. La ritournelle triste des amants hors saison justement, et qui comptent sur l’été pour croiser l’amour. Les paroles de Cabrel sont un des fils rouges qui relient mes quatre couples d’amoureux. - [Un été 42](https://www.vivelaculture.com/un-ete-42-2/): Un été 42, c’est la mélancolie de l’été par excellence. C’est le film qui est la base romanesque de tous mes souvenirs d’été. Tout est parfaitement en place : le ciel bleu, la mer, la plage, les dunes, la femme sublime, inaccessible. Mais comme c’est l’été, tout est possible. Les hommes travaillent à la ville ou à la guerre. La solitude est soluble dans l’eau de mer. L’amour brûle comme un coup de soleil, marque comme un bronzage et disparaît aux premiers jours de septembre. Un premier amour tragique et solaire, envoûté par la musique immense de Michel Legrand. - [Les Quatre Saisons de l’été](https://www.vivelaculture.com/les-quatre-saisons-de-lete/): On a tous un souvenir d’été. D’Un été 42, disait l’affiche du film. On a tous des baisers salés. Des caresses dans le sable. Des éclaboussures aimables d’eau de mer. Des tentations. Des regrets. Une femme seule sur la plage tandis que son mari travaille dans la grande ville. Un homme timide et beau. On a tous une première fois l’été. Un ravissement. Et puis une douleur, car comme le chante Voulzy, « Quand vient la fin de l’été sur la plage/Il faut alors se quitter peut-être pour toujours ». Les Quatre Saisons de l’été, c’est le roman de ces […] - [Die 1000 Augen des Dr. Mabuse](https://www.vivelaculture.com/les-mille-yeux-du-docteur-mabuse-2/): Alles wird bereits gesagt in diesem Film von Fritz Lang aus dem Jahr 1960. Die Handlung spielt in einem bereits von den Nazis im Krieg genutzten Luxushotel, wo man mit Überwachungskameras die Hotelgäste ausspioniert. Der Drahtzieher dort ist niemand anderes als der berüchtigte Doktor Mabuse, das böse Genie der beiden Mabuse-Filme von Fritz Lang, die er 1923 und 1932 drehte. In einem riesigen Raum voller Monitore überwacht Mabuse seine Opfer, und dieser Ort erinnert fatal an die Überwachungstechnik, die man heute in jedem Supermarkt, Bahnhof oder Shopping Mall einsetzt. Nur bei Fritz Lang sieht es einfach noch besser aus. Einige […] - [Les Mille Yeux du docteur Mabuse](https://www.vivelaculture.com/les-mille-yeux-du-docteur-mabuse/): Tout est là dans ce film de 1960 où Fritz Lang a choisi comme lieu de l’action l’hôtel Louxor, utilisé pendant la guerre par les nazis pour espionner les clients : celui qui y règne est l’immortel Docteur Mabuse, le génie du mal déjà présent dans le célébrissime Testament du Docteur Mabuse (1933), qui suit maintenant tous les mouvements de ses victimes depuis une salle pleine d’écrans qui ressemble comme deux gouttes d’eau au poste de surveillance qu’on trouve aujourd’hui dans n’importe quel hypermarché, gare, centre commercial, aéroport. Elle est seulement un peu plus belle dans le film de Fritz […] - [Wizzywig](https://www.vivelaculture.com/wizzywig-2/): Am Anfang waren das Telefon und Telefonleitungen. Und vor den Telefonzellen standen Typen, die knapp bei Kasse waren. Die fragten sich, wie man anrufen könnte ohne zu bezahlen. Das waren die ersten Hacker und die Ersten, die verstanden hatten, dass die Zukunft der Kommunikation gehört und der Schlacht um ihre Kontrolle. Ed Piskor beschreibt in seiner schönen Graphic Novel „Wizzywig“ diese ersten Hacker mit einer gewissen Zuneigung. Er ist der erste Autor, der von dieser wenig dokumentierten Epoche in den 70er Jahren erzählt: der Geburt der modernen (Internet-) Welt. Ein Werk, das Sie unbedingt lesen sollten. Sie entdecken darin die […] - [Wizzywig](https://www.vivelaculture.com/wizzywig/): Au commencement, il y eut le téléphone, et les lignes téléphoniques. Et des gens fauchés devant des cabines publiques qui se demandaient comment appeler sans payer. Ce furent les premiers hackers, et les premiers à avoir compris que l’avenir passait par la communication et la bataille pour son contrôle. C’est avec cette tendresse qu’Ed Piskor les montre dans son beau roman graphique Wizzywig, le premier à raconter la naissance finalement très peu documentée de cette épopée des temps modernes. Lisez-le : vous découvrirez les vieux oncles d’Amérique de Lisbeth Salander. - [Error](https://www.vivelaculture.com/les-deux-mondes-le-reseau-2/): Es ist unmöglich über Netze, Daten, Hacker, Überwachung, missglückte Coups und unwahrscheinliche Trickserein zum Wohle der Sterblichen zu sprechen, ohne die Cyberpunk-Schriftsteller zu erwähnen. Und der jüngste unter ihnen ist der großartige Neal Stephenson. Mit diesen Cyberpunks fing alles an, bevor sie ihr erstes Modem kauften. In „Error“ (Originaltitel: Readme) verschafft der reich und mächtig gewordene Erfinder eines Computerspiels seiner Nichte einen Job in seinem Imperium. Nur dann baut ihr Freund – ein Hacker – Mist und wird von der russischen Mafia nach China entführt. Man mag sich nicht vorstellen, was geschieht, wenn die Cybermafia unsere Daten in die Hände […] - [Les Deux Mondes / Le réseau](https://www.vivelaculture.com/les-deux-mondes-le-reseau/): Impossible de parler réseau, données, hackers, surveillance, coups fourrés et combines invraisemblables pour le commun des mortels, sans mentionner les écrivains cyberpunks comme le plus jeune d’entre eux, le formidable Neal Stephenson. Ce sont eux qui ont tout commencé, avant que vous ayez acheté votre premier modem. Les Deux Mondes / Le réseau est un roman-fleuve qui emmène en Chine à la poursuite d’un hacker qui rançonne les « gold farmers », qui jouent en permanence afin d’acquérir des artefacts de jeux vidéo, qu’ils revendent ensuite aux joueurs occidentaux (authentique). Imaginez vos données aux mains de gens pareils, et frémissez. […] - [The Social Network](https://www.vivelaculture.com/the-social-network-2/): Endlich erfahren wir mehr über den Mann, der unser Freund erster Klasse ist. Der Freund von einer Milliarde von Freunden. Anfang des Jahres hat Mark Zuckerberg sich öffentlich vorgenommen, Bücher zu lesen. Das freut uns aufrichtig. Der Zuckerberg, den man im Film sieht, hätte das niemals erwogen. Aber hat man überhaupt die Zeit nachzudenken, wenn man sich eine Milliarde Freunde machen muss? Der Gründer von Facebook mochte den Film von David Fincher überhaupt nicht. Aber es ist ja nicht ohne, wenn man im Alter von erst 27 Jahren als Milliardär voller Ambitionen bereits sein eigenes Biopic erhält. Solche Filmbiographien bekommen […] - [The Social Network](https://www.vivelaculture.com/the-social-network/): Autant en savoir plus sur l’homme qui est notre ami par excellence. L’ami d’un milliard d’amis. En début d’année, Mark Zuckerberg a pris publiquement la bonne résolution de lire des livres. Nous en sommes sincèrement ravis. Le Zuckerberg qu’on voit dans le film n’y aurait jamais pensé. Mais est-ce qu’on a le temps de penser quand on a un milliard d’amis à se faire ? Le fondateur de Facebook n’a pas du tout aimé le film de David Fincher, mais avoir l’honneur d’un biopic quand on n’a pas vingt-sept ans, et qu’on n’est pas une rock star morte dans sa […] - [Platform](https://www.vivelaculture.com/platform-2/): Die Kalifornierin Holly Herndon ist wie eine Laurie Anderson im Internet-Zeitalter. Ihre Platten und Konzerte sind eine Mischung aus zeitgenössischer Kunst, Performance und Pop. Das gesamte neue Album dreht sich um die Frage, welchen Preis wir bereit sind, für unsere Individualität zu zahlen, wenn wir permanent online sein wollen. Da sind die vielen Logos der Institutionen und Firmen, die auf uns einprasseln, sobald wir unser Telefon in die Hand nehmen. Und so ist das offizielle Video zur CD von „Home“, bei dem die Cyberkünstler von Metahaven Regie führten, ein überragendes Kunstwerk unserer Zeit. Nur wenige Künstler thematisieren die wirkliche Revolution, […] - [Platform](https://www.vivelaculture.com/platform/): La californienne Holly Herndon est une Laurie Anderson de l’ère internet, dont les disques et concerts sont à cheval entre art contemporain, performance et pop. Tout son nouvel album est centré sur la question du prix pour notre individualité d’être sans cesse connecté : avec sa cataracte de logos des institutions et compagnies qui nous tombent dessus dès que nous nous emparons du téléphone, la splendide vidéo de « Home », réalisée pour Holly Herndon par les cyber-artistes de Metahaven, est une œuvre majeure de notre époque. Au fond, peu d’artistes s’attaquent autrement que de manière marginale, comme Stromae avec […] - [Minority Report](https://www.vivelaculture.com/minority-report-2-2/): Als Spielbergs futuristischer Science-Fiction-Thriller vor 13 Jahren in die Kinos kam, waren die Bilder eine Sensation: Das „Swipen“ mit den Fingern, um in digitale Bilder hinein und heraus zu zoomen, macht heute jeder, der ein Smartphone oder ein Tablet besitzt. Die Buchvorlage von Philip K. Dick stellte uns vor ein Problem, das so alt ist wie die Philosophie: Wie lässt sich ein Verbrechen verhindern, das erst in der Zukunft geschehen wird…Der Nachteil der außergewöhnlichen Machtfülle, mit der man heute die Polizei ausstattet, liegt darin, dass man ihr bald vorwerfen wird, sie hätte gewisse Verbrechen nicht verhindert. Dabei habe die Polizei […] - [Minority Report](https://www.vivelaculture.com/minority-report-2/): Le film de Spielberg avait fait sensation avec ses écrans sur lesquels il fallait faire une sorte de kung-fu avec les doigts pour zoomer in et out. Tout le monde fait ça aujourd’hui. Et on n’y pense même plus. Le livre de Philip K. Dick dont le film est adapté nous posait un problème vieux comme la philosophie : comment éviter que se commette un crime qu’on a vu se commettre dans le futur… Contrepartie des pouvoirs exceptionnels qui sont accordés aujourd’hui à la police, on lui reprochera bientôt tous les crimes qu’elle n’aura pas su empêcher, alors qu’elle avait […] - [Die Null-Grenzkosten-Gesellschaft](https://www.vivelaculture.com/la-nouvelle-societe-du-cout-marginal-zero-2/): Der neue Bestseller von Jeremy Rifkin, dem Autor von Acces – Das Verschwinden des Eigentums, lässt keine Hoffnung mehr aufkommen. Der Wandel kommt jetzt! Wer also der Speisegabel entgehen wollte, die schon die Kalorien zählt oder dem Kamm, der die Anzahl der Haare ausrechnet, kann einpacken! Rifkin kommt auch schnell zu den Konsequenzen dieses Wandels. So werden nicht nur Millionen ihre Jobs verlieren, weil sich z.B. Ihr neuer Kühlschrank selber Milch und Käse von einer Drone von Amazon anliefern lässt…Aber auch der Kapitalismus, so wie wir ihn kennen, hat sich selbst erledigt und stirbt den Hungertod. Er hat ein so […] - [La Nouvelle Société du coût marginal zéro](https://www.vivelaculture.com/la-nouvelle-societe-du-cout-marginal-zero/): Le nouveau livre de Jeremy Rifkin, l’auteur de L’Age de l’accès (1999) ne laisse aucun espoir à ceux qui espéraient échapper aux fourchettes qui calculent les calories et aux peignes qui comptent les cheveux, l’affaire est close : le changement, c’est maintenant. Il passe donc directement aux conséquences de tout ça, dans lesquelles il discerne non seulement de nouvelles et bienvenues colossales pertes d’emplois (votre frigo va se faire livrer tout seul lait et fromages par un drone d’Amazon), mais aussi la fin du capitalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, devenu obsolète et mort de faim pour avoir créé […] - [Ich glaub, mein Toaster pfeift](https://www.vivelaculture.com/proces-du-grille-pain-et-autres-objets-qui-nous-tapent-sur-les-nerfs-2/): Wie uns Technik in den Wahnsinn treibt. Vergnüglich und mit viel Humor beschreibt der Autor seinen Kampf mit der vollautomatischen Kaffeemaschine. Putschartig befiehlt sie, dass Entkalker fehlt oder der Abfallbehälter entsorgt werden muss. Reinlich setzt die Maschine zur Autosäuberung an. Nur den Kaffee macht sie nicht. Heutzutage ist der Toaster kein Toaster mehr, und mit dem smarten Telefon kann man alles, nur nicht mehr gut telefonieren. In einem Zeitalter voller Technik, die nervt, Bedienungsanleitungen, die keiner mehr versteht und Geräten, die machen, was sie wollen, tut dieses Büchlein ganz gut. - [Procès du grille-pain et autres objets qui nous tapent sur les nerfs](https://www.vivelaculture.com/proces-du-grille-pain-et-autres-objets-qui-nous-tapent-sur-les-nerfs/): L’humour et la distance – au moins en rêve – avec les objets connectés qui vont venir vivre chez nous, en attendant que nous installions un sofa pour les robots qui ne manqueront pas de les suivre, sont les seules armes dont nous disposerons dans le futur pour nous défendre de leurs velléités de contrôler nos vies pour mieux nous aider (c’est après tout leur boulot, et ce pourquoi nous les avons invités à la maison). Autant les cultiver tout de suite avec ce livre qui nous rappelle, au début de la vague des objets connectés, tous les déboires que […] - [Brazil](https://www.vivelaculture.com/brazil-2/): Allen Verteidigern der Gesetze, die Geheimdiensten in unserer Gesellschaft unbegrenzten Zugriff einräumen und die behaupten, sie hätten sich nichts vorzuwerfen, sei eine Szene aus „Brazil“ ans Herz gelegt. Wie das Überfallkommando den Archivar Sam Lowry beim Sex brachial verhaftet, bleibt unvergessen. Die Archivare von gestern sind durch Algorithmen und die Diener durch Server ersetzt worden. Aber vergessen wir nicht die Menschen, die hinter den Maschinen stehen und das System am Laufen halten. Die unangenehmen Erfahrungen eines Edward Snowden oder einer Chelsea Manning erinnern daran, wie schnell Aktivisten mit Gewissensbissen heute der gleichen Gefahr ausgesetzt sind, aus dem System zu fallen, […] - [Brazil](https://www.vivelaculture.com/brazil/): Impossible d’entendre tant de défenseurs de la loi Renseignement qui « n’ont rien à se reprocher, eux » inviter la police à pousser leur porte à toute heure du jour ou de la nuit sans penser à la scène de Brazil où les commandos débarquent chez l’archiviste Sam Lowry en train de faire l’amour. Les archivistes d’hier ont été remplacés par des algorithmes et les servants par des serveurs. Mais n’oublions pas qu’il y a encore des gens derrière les machines, à faire fonctionner le système. Les mésaventures d’un Edward Snowden ou d’un(e) Chelsea Manning rappellent que les archivistes pris […] - [Die global Überwachung](https://www.vivelaculture.com/nulle-part-ou-se-cacher-2/): Der Journalist Glenn Greenwald ist einer der drei Mitwisser um die streng geheimen Dokumente von Edward Snowden, von denen bis heute nur ein Prozent veröffentlicht wurde. Der menschliche Faktor (Snowden) wurde zum Fehler im System. Er durchschlug die Panzerung der allmächtigen NSA, dem größten Arbeitgeber für Mathematiker, Informatiker und Elektroniker auf der Welt. Das lässt darauf schließen, dass eines Tages auch noch andere Lecks entstehen. Das Buch liest sich wie ein Thriller und lässt keinen Zweifel an den Absichten der NSA zu. Beispiel gefällig? Während eines Treffens 2011 mit fünf Geheimdiensten fasste die NSA ihre Ziele zusammen: „Alles sammeln“, „Alles […] - [Nulle part où se cacher](https://www.vivelaculture.com/nulle-part-ou-se-cacher/): Glenn Greenwald, un journaliste, est l’un des trois dépositaires des documents top secret d’Edward Snowden, dont seulement 1% a été publié à ce jour. C’est l’élément humain qui a révélé le défaut de la cuirasse de la toute puissante National Security Agency américaine (le plus grand employeur de mathématiciens, d’informaticiens et d’électroniciens au monde), ce qui laisse penser que d’autres fuites surviendront nécessairement un jour. Écrit comme un thriller, et c’en est un, le livre ne laisse aucun doute sur les intentions de la NSA à notre égard. Exemple : « Dans une remarquable diapositive présentée en 2011 lors d’une […] - [Lernen mit Big Data](https://www.vivelaculture.com/big-data-la-revolution-des-donnees-est-en-marche-2/): Weder der Staat noch die Unternehmen sind mit dem Sprichwort: „Je weniger man weiß, desto besser.“ einverstanden Das Modesprichwort lautet eher: „Wissen ist Macht.“ Was werden denn beispielsweise die Konsequenzen sein, wenn man unser müdes Gähnen während der Jobsuche abspeichert? Wie hoch ist der Preis unserer Versicherungen oder des öffentlichen Gesundheitswesens? Und was wird aus der Bildung? Die beiden Autoren von Big Data stellen uns in ihrem Buch einige der „Neuheiten“ vor, die auf uns zukommen. So kommen die sprechenden Übungsbücher. Anhand der permanenten Evaluierung der Schüler und Studenten durch das Sammeln von Daten zählt Quantität bald mehr als Qualität. […] - [Big Data : La Révolution des données est en marche](https://www.vivelaculture.com/big-data-la-revolution-des-donnees-est-en-marche/): Ni l’état ni les compagnies ne sont d’accord avec le proverbe : « Moins on en sait, mieux on se porte ». Le proverbe en vogue, c’est plutôt : « Savoir, c’est pouvoir ». Quelles seront les conséquences, par exemple, des traces enregistrées de nos coups de fatigue dans nos recherches d’emploi, le prix de notre police d’assurance, la santé publique ? C’est un des aspects de cette révolution des données qui est en marche. En inventant gaiement l’automobile dans des granges, les pionniers ignoraient tout de ce qu’ils allaient mettre en marche : la course au pétrole, les infrastructures […] - [Play Kat Onoma](https://www.vivelaculture.com/play-kat-onoma/): Kat Onoma fut, dans la France des années quatre-vingt, le prototype du groupe culte à la réputation aussi élogieuse que ses ventes étaient confidentielles. Une dizaine d’années après la séparation du groupe, deux de ses membres fondateurs dont Rodolphe Burger (qu’on a retrouvé aux côtés d’Higelin, Bashung, Françoise Hardy…), revisitent une partie du répertoire de leur groupe. Culte, forcément culte ! - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people-3/): « Un des deux films absolument cultes sur Manchester. 24 Hour Party People explique extrêmement bien ce que peut être la folie de manager des groupes au moment où ils prennent tous de la dope et que ça devient cauchemardesque pour les mecs qui essaient de les gérer. Mais le film raconte aussi très bien la folie des années Hacienda. C’était une période où la ville était vraiment gangrenée par les gangs et la mafia, mais où il y avait une énergie folle. » - [Narco Terror](https://www.vivelaculture.com/narco-terror/): Après les ondulations du bassin sur la pop de Husbands, on avait besoin de se dégourdir les articulations un peu plus sauvagement. Virage à 180° avec la seconde signature du label Sounds Like Yeah! : le duo déjanté et schizophrène de Narco Terror (fratrie fondatrice de Narrow Terence). Avec eux, on s’offre un bon petit coup de head-bangage frénétique bien suintant sur du gros son rock stoner qui déboîte. C’est sciatique et torticolis garantis, totalement jouissif et addictif! Leur premier maxi 6 titres vinyle est sorti en février dernier. En écoute sur Deezer. - [K-Rio-K](https://www.vivelaculture.com/k-rio-k/): Rémy Kolpa Kopoul, plus connu sous les initiales RKK, est le plus gros passeur de musique brésilienne de ce côté de l’Atlantique. Pas moins. Il diffuse son amour sans borne de la musique brésilienne sur les antennes de Nova, sur les compilations dont il est le metteur en scène, ou dans la comédie musicale K-Rio-K sur le Brésil des années vingt, et dont il est l’auteur. Quant à ses sets de DJ, la musique brésilienne se mélange à toutes les autres. Caliente ! - [Diskönoir](https://www.vivelaculture.com/diskonoir/): Depuis ses débuts post new wave aux débuts des années quatre-vingt, le fils illégitime du Velvet Underground et de Françoise Hardy surfe avec succès et discrétion sur des courants aussi divers que le rock anglais des années soixante, la soul labellisée Motown, les chansons de Gainsbourg ou les guitares de Nile Rogers. Avec Diskönoir Tour, Daho offre, sur scène, une version tendue, rock, de son répertoire, comme si le temps n’avait pas de prise sur le Dorian Gray de la pop française. - [Spinal Tap](https://www.vivelaculture.com/spinal-tap/): Spinal Tap est au rock ce que Les Tontons Flingueurs est aux films de gangsters ; un miroir déformant. Tout est là, mais déformé. Les concerts devant un public improbable, les problèmes de batteurs, les problèmes d’egos, les excès… C’est tellement barjot qu’on croit que c’est vrai. Si le groupe existait, on les inviterait tous les ans. Mythique ! - [The LP Collection](https://www.vivelaculture.com/the-lp-collection/): La dématérialisation de la musique a transformé le rapport du mélomane au support enregistré. Avec ce livre, Laurent Schlittler et Patrick Claudet rappellent l’époque bénie d’avant Internet où une collection de disques vinyles se constituait avec minutie. Ces deux passionnés proposent un parcours dans l’underground avec une cinquantaine d’albums plus obscurs et rares les uns que les autres. Ils dévoilent des groupes indie-rock, folk, métal, mais aussi IDM (PHO), électroclash (Kalatov) ou house minimaliste (Collerette). Autant de noms totalement inconnus, et pour une bonne raison : ils les ont inventés. Un vrai monde parallèle ! - [Les mécaniques poétiques](https://www.vivelaculture.com/les-mecaniques-poetiques/): Imaginées par Yann Nguema du groupe EZ3kiel « Les mécaniques poétiques » rassemblent dix modules sonores interactifs donnant corps aux tableaux virtuels du DVD Rom Naphtaline dans le même souci du détail et de l’esthétique. Jouant sur les anachronismes entre le fond et la forme, l’objectif a été d’enrober d’onirisme les nouvelles technologies, la science, les mathématiques… En réaction à l’abstraction et la conceptualisation de certaines œuvres interactives contemporaines, ce projet met particulièrement l’accent sur la sensibilité et la poésie, la technique venant au service de celles-ci. - [Le Radiomeuh Circus Festival ](https://www.vivelaculture.com/le-radiomeuh-circus-festival/): Le Festival Yeah c’est aussi et surtout une histoire d’amitié qui se tisse et se renforce au fil des éditions. La team Yeah ! s’est ainsi acoquinée avec celle du Radiomeuh Circus Festival. Une belle rencontre née autour d’une passion commune pour la musique, et d’un savoir vivre irréprochable : Pastis, Gentiane, Reblochon, Génépi = la vie !!!! - [Le Nez](https://www.vivelaculture.com/le-nez/): Après la cave et le restaurant l’Oustalet à Gigondas, le chef Laurent Deconinck a lancé cet été un bar à vin baptisé Nez. Troisième site gourmand pour la famille Perrin. Pas de parfums ici mais d’autres jolies bouteilles à siroter dans un esprit « déjeuner sur le pouce » ou « grignotages apéritifs », avec des planches de charcuterie ou de fromage de grande qualité, ainsi qu’une planche de dessert signée Jouvaud (LE pâtissier de Carpentras) pour terminer sur une note sucrée. On vous conseillera le Miraval Blanc, le vin du couple hollywoodien Pitt / Jolie, un régal ! - [Pop In ](https://www.vivelaculture.com/pop-in/): Le Pop In est né en 1997, plus qu’un bar, c’est devenu très vite une affaire de famille. Une plaque tournante et une rampe de lancement pour un nombre significatif de musiciens, mais aussi un havre de paix, de réconfort et de perdition pour tous les cœurs brisés (dont il a été prouvé scientifiquement qu’ils écrivaient de meilleures chansons). Terrain de jeux et de pochetronnades décisives, terrain d’ententes et de rencontres souvent aussi. Combien de groupes n’auraient pas existé sans le Pop In ? - [J'aime vraiment pas la chanson française ](https://www.vivelaculture.com/jaime-vraiment-pas-la-chanson-francaise/): Six ans après la publication de J’aime pas la chanson française, Luz déterre la hache de guerre dans J’aime VRAIMENT pas la chanson française. Pire : traître à sa patrie musicale, il persévère à se gausser de ce qui fait la grandeur de la France, tel un rustre Finlandais refusant one point à notre digne représentante à l’Eurovision. Et les nouvelles recrues ? Il les jette dans le même sac. Un sac où l’on retrouve aussi The Voice, Amadou et Mariam et Cantat, Cabrel, Vanessa Paradis, la troupe des Enfoirés au complet, etc. – la liste est longue qui vaudra […] - [La Colonie de Vacances](https://www.vivelaculture.com/la-colonie-de-vacances/): Si vous voulez un conseil d’ami, où que vous soyez si la « Colo » débarque pas loin de chez vous, même à 200 bornes, courrez-y vite… !! La « Colo » c’est : 4 groupes (Electric Electric, Marvin, Papier Tigre, Pneu), 11 musicos dispersés sur 4 scènes, qui vous déchirent avec un rock sonique d’une urgence rare. Dans le carré central, le public est pris au piège par la déferlante du son qui tabasse. Amateur ou pas de sensation forte, le show met systématiquement tout le monde d’accord. On se retrouve tous attirés comme des mouches, à l’épicentre, entre les scènes car c’est […] - [Husbands](https://www.vivelaculture.com/husbands/): En marge du Festival, le label Sounds Like Yeah (S.L.Y) vient de voir le jour. Comme on ne fait jamais rien comme tout le monde, notre première signature est un album !! C’est exactement le genre de truc à ne jamais faire pour les débuts d’un jeune label. Mais quand on a écouté la musique de nos trois musiciens marseillais, il nous a été impossible de trancher entre nous pour sortir un seul et unique EP (ce qui était l’idée de base). « Nous, on veut tout ou rien« , voilà ce qu’on a dit !! Husbands, c’est comme ça, vous y […] - [Festival Yeah !](https://www.vivelaculture.com/festivalyeah/): Mieux qu’un long discours (à paraître prochainement dans la Pléiade)… - [Made in Italy](https://www.vivelaculture.com/made-in-italy-2/): Achille Castiglioni, Joe Colombo, Vico Magistretti, Ettore Sottsass sind nicht die Schauspieler einer neuen Version des „Paten“, sondern vier der größten Namen des italienischen Designs des XX. Jahrhunderts. Und alle kamen sie aus Mailand. Ettore Sottsass wurde in Österreich geboren aber starb in Mailand. In diesem Buch Design aus Italien findet man gleich mehrere Kultdesigner-Gegenstände, die einen quasi zu Tisch bitten: Die Caccia-Besteckgarnitur, der Anna G. Korkenzieher oder die Kaffeemaschine von Pavoni. Und die Speisekarte bietet Nudeln, Nudeln und Nudeln, aber nur von Panzani! - [Made in Italy](https://www.vivelaculture.com/made-in-italy/): Achille Castiglioni, Joe Colombo, Vico Magistretti, Ettore Sottsass, ne sont pas les acteurs de la nouvelle version du Parrain, mais quatre des plus grands noms du design italien du XXe siècle ; ils furent tous milanais. Ettore Sottsass était né en Autriche, mais il est mort à Milan. Dans le livre Made in Italy, une série d’objets sont en rapport avec l’idée de passer à table : les couverts Caccia, page 51 ; le tire-bouchon Anna G, page 156 ; le chauffe-plat en forme de chapeau, p 201 ; la cafetière Moka, p. 20 ; la machine à café Pavoni, […] - [Giuseppe Arcimboldo](https://www.vivelaculture.com/les-tableaux-rigolos-de-arcimboldo-2/): Der böhmische König und spätere Kaiser Ferdinand I. holt den italienischen Porträtmaler Giuseppe Arcimboldo zunächst 1562 an seinen Hof nach Wien und 1570 nach Prag. Bekannt werden aber vor allem jene Bilder, in denen Arcimboldo aus Früchten, Gemüse, Blumen und Tieren assoziative Porträts erschafft. Sein Werk wirft so einen thematischen Schleier auf die Expo Milano 2015. Bei allem Manierismus lösen seine Bilder bei einigen Betrachtern auch Unbehagen aus. So evozieren Blumen in seinem Porträt Der Frühling eine Hautkrankheit. Das könnte bei zarten Seelen durchaus Alpträume verursachen… - [Les Tableaux rigolos de Arcimboldo](https://www.vivelaculture.com/les-tableaux-rigolos-de-arcimboldo/): Giuseppe Arcimboldo est un peintre milanais du XVIe siècle. Il est remarqué par Ferdinand de Bohème qui le fait venir à Prague, mais son grand œuvre, ce sont ses séries de portraits inspirés par les quatre saisons où il juxtapose des fruits, des légumes, des fleurs, des champignons, des écorces. Son ombre plane sur la thématique d’Expo Milano 2015. Ce livre, comme beaucoup d’autres sur Arcimboldo, s’adresse aux enfants, mais si vous regardez bien, au Louvre, son portrait du Printemps, les fleurs évoquent une maladie de peau : un coup à faire des cauchemars. - [Ein pflichtbewusster Mörder](https://www.vivelaculture.com/les-milanais-tuent-le-samedi-2/): Der 1911 in Kiew geborene Sohn einer Italienerin und eines ukrainischen Lateinlehrers wanderte 1927 endgültig nach Mailand aus. In den 1960er Jahren schrieb er vier Krimis um den ungewöhnlichen Ermittler Duca Lamberti, die in Deutschland zu Beginn der zweiten Jahrtausendwende neu entdeckt und übersetzt wurden. Im letzten Buch der Duca-Lamberti-Reihe, das 1977 erstmals auf Deutsch unter dem schöneren Titel „In Mailand mordet man samstags“ erschien, geht es um eine schöne 28 Jährige, die geistig behindert ist und tot aufgefunden wird. In Mailand grassiert zu dieser Zeit die Prostitution, und Lamberti deckt die illegalen Netzwerke auf…Die Besucher der Expo Milano 2015 […] - [Les Milanais tuent le samedi](https://www.vivelaculture.com/les-milanais-tuent-le-samedi/): Amanzio Berzaghi, ancien routier sans histoire, est désespéré ; sa fille de 28 ans, belle, très grande, attardée mentale, a disparu ; elle est retrouvée morte. Le détective Duca Lamberti lui promet de la retrouver. Nous sommes dans les années 1960 ; à Milan, la prostitution bat son plein. Lamberti explore les réseaux clandestins. Les Milanais tuent le samedi est le dernier opus de la série Duca Lamberti. Des romans très noirs écrits par le grand Giorgio Scerbanenco, héritier de Goodis. Donc Les Milanais tuent le samedi : les visiteurs d’Expo Milano 2015 sont prévenus. - [We feed the world](https://www.vivelaculture.com/famine-au-sud-malbouffe-au-nord-2/): Was essen wir und woher kommt unser Essen? Diese Grundfrage stellt sich der österreichische Filmemacher Erwin Wagenhofer in seinem etwas anderen „Roadmovie“. Er fuhr die Vertriebswege nach, redete mit Produzenten, Bauern und Konzernchefs. Wagenhofer verdeutlicht die Absurdität des Hungers: Brasilien baut Sojabohnen für die europäische Viehhaltung an, gleichzeitig hungern dort Millionen Brasilianer. Der Autor bietet auch Lösungen an. So sollte man genauer auf die Verpackung schauen. Dann kauft man vielleicht ein einheimisches Produkt aus der Region und nicht die genormte EU-Tomate, die besser aussieht, als sie schmeckt. - [Famine au Sud, malbouffe au Nord](https://www.vivelaculture.com/famine-au-sud-malbouffe-au-nord/): Le bio n’est pas un caprice de bobo ! « En 2050, les neuf milliards d’êtres humains qui peupleront la planète pourront se nourrir grâce à l’agriculture biologique », affirme Marc Dufumier, agronome, ancien enseignant chercheur. Il démontre, dans son livre, les dégâts des systèmes productivistes et les bienfaits de l’agro-écologie. Qualité des aliments, respect de l’environnement et garantie, voire amélioration des rendements. C’est un bon livre de chevet pour les visiteurs d’Expo Milano 2015. - [Die Essensfälscher](https://www.vivelaculture.com/vive-la-malbouffe-a-bas-le-bio-2/): Der Autor Thilo Bode ist der ehemalige Geschäftsführer von Greenpeace Deutschland und leitet heute die Verbraucherorganisation foodwatch. In seinem Buch entlarvt er die Tricks der Lebensmittelkonzerne, analysiert die Bestandteile von modischen Fitnessgetränken oder Bio-Säften mit „natürlichen Aromen“ aber ohne echte Früchte. Dabei nennt Bode auch die Firmen und Produkte beim Namen und kritisiert die EU-Politiker, die sich erfolgreich gegen eine bessere Kontrolle von Lebensmitteln wehrten, als sie 2010 mit einer großen Mehrheit von 398 zu 243 Stimmen die sogenannte Nährwert-Ampel ablehnten. - [Vive la malbouffe, à bas le bio !](https://www.vivelaculture.com/vive-la-malbouffe-a-bas-le-bio/): Au menu : fromage sans lait, frites aromatisées, carottes recolorisées, cuisine moléculaire, bonbons astiqués au dioxyde de titane, steaks in vitro, hachis Parmentier aux punaises d’eau géantes. La culture bio est l’objet de fraudes massives que permettent des réglementations très laxistes. Pourquoi ? Parce qu’elle est devenue un marché, donc un business ; bio, haut et bas de gamme, crise oblige, dans bel emballage. Ce livre écrit par deux journalistes du Point et du Canard Enchaîné, parle de cette vaste arnaque. - [Unser täglich Brot](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien-2-2/): « Unser täglich Brot » provoziert allein schon, weil er sich an das Vaterunser anlehnt. Regisseur Nikolaus Geyrhalter ging es um die « Entfremdung im Bezug zur Entstehung von Nahrung ». Die Bilder, meist klassische Totalen, wirken wie bewegte Fotografien. Man hört monotone Geräusche in hochindustrialisierten Fabriken, die Tiere töten, zerteilen, tischfertig machen. Menschen spielen bei der industriellen Tötung nur eine untergeordnete Rolle. Sie drücken auf Knöpfe, schneiden mit dem Messer hier und da mal etwas ab oder korrigieren den Schnitt der Maschinen. Der Regisseur verzichtet auf Interviews und einen Kommentar. Man bleibt auch so sprachlos. - [Notre pain quotidien](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien-2/): « La production alimentaire fait partie d’un système clos qu’on connaît mal. Nous sommes tenus à l’écart de la façon dont nos aliments sont produits. Il est important de le savoir », dit Nikolaus Geyrhalter, réalisateur de Notre pain quotidien, un film documentaire qui montre les cultures intensives de tomates hors-sol ; comment les olives sont cueillies avec une pince géante qui secoue violemment l’arbre ; les élevages concentrationnaires de poulets. Le film est sans commentaires, et il faut bien le dire, ce que l’on voit se passe de commentaires ! - [Fast Food-Slow Food](https://www.vivelaculture.com/opera-bouffe-2/): Zeit, Profit und Esskultur. In dieser Studienarbeit aus dem Jahr 2008 setzt sich die Autorin mit dem Zeitfaktor bei der Nahrungsaufnahme im XX. und XXI. Jahrhundert auseinander. Die Hektik und der Stress im Alltag sowie Sprüche wie „Zeit ist Geld“ führen bei vielen dazu, sich immer weniger Zeit zum Essen zu nehmen. Bereits mit der Erfindung der Konservendose im XX. Jahrhundert wurde der erste Trend zum Fast Food geboren, der auch für die Industrialisierung des Essens steht. Dieser Entwicklung wird jedoch mit der Slow Food Bewegung, die vor allem in Italien entstand, wieder entgegen gewirkt. Insofern ist Milano 2015 ein […] - [Opéra bouffe](https://www.vivelaculture.com/opera-bouffe/): Une anthropologie gourmande de nos modes alimentaires. L’opéra bouffe est un opéra bouffon créé au XIXe siècle par Offenbach. C’est autour de la table prise comme scène, lieu d’échanges, de convivialité, que le bourguignon Pascal Lardellier, universitaire, observe les mœurs, les rituels des Français à table, pour en examiner le sens. Il interroge le statut des aliments, les manières de manger seul ou « avec », les buffets à volonté, les fast-foods, les kebabs, les plateaux de fruits de mer… Il rappelle que les brasseries, pizzerias, cafétérias, snacks, constituent les bases arrière naturelles des colloques, conférences, jurys ou séminaires. Bienvenue […] - [Rainbow Bridge](https://www.vivelaculture.com/rainbow-bridge/): J’ai redécouvert Jimi grâce à mon fils. Ce n’est pas parce que c’est mon fils (rires) mais il a le même naturel ! J’aime Hendrix parce que j’adore le côté transe de la musique. Comme Coltrane qui m’a marqué aussi. Hendrix aurait très bien pu jouer avec Coltrane. En 86-87, j’étais en tournée avec Gil Evans, j’étais gamin. Une nuit, on était à Amsterdam ou je ne sais plus où, je n’arrivais pas à dormir, je frappe à sa porte où je l’avais laissé à 2 heures du matin et Gil ouvre, frais comme un gardon avec Hendrix à fond […] - [Kabar](https://www.vivelaculture.com/kabar/): « J’ai un respect total et depuis longtemps pour Danyèl Waro notamment parce qu’il garde la tradition, qu’il veille sur le patrimoine de la Réunion. Si tu ne lui parles par créole il ne te parle pas ! En plus, il écrit de belles paroles. Quand j’ai envie d’écouter de la musique, j’écoute ses disques à lui. C’est quelqu’un qui compte beaucoup pour moi. On a un projet sur la musique traditionnelle de la Réunion, autour des tambours, avec aussi un percussionniste brésilien de Rio, un percussionniste d’Abidjan, une contrebasse… Ça avance ! » - [Journey Through the Secret Life of Plants](https://www.vivelaculture.com/journey-through-the-secret-life-of-plants/): « Quand on s’est rencontrés, il était en tournée et il avait deux jours off. Il est venu gratuitement chanter deux chansons ! Je lui ai fait valider le disque et il a adoré. D’abord parce qu’il adore le jazz et il m’a aussi répondu qu’il avait aimé la façon dont j’avais arrangé sa musique (acoustique). C’est un mec super gentil, incroyable. Journey Through… s’est fait fracasser à sa sortie. C’est un disque pas facile mais c’est une musique de film sur laquelle il essaie plein de trucs, un des premiers enregistrements en numérique, il y a des recherches de quatuor […] - [Nada Sera Como Antes](https://www.vivelaculture.com/nada-sera-como-antes/): Je me demande si ce n’est pas ma chanteuse préférée, toutes musiques confondues. Elle chante deux notes, tu es touché. C’était la muse de Milton, il rêvait d’écrire pour elle et les deux rêvaient d’enregistrer ensemble toute leur vie! Malheureusement, Elis s’est suicidée. Encore des histoires de défonce… Elle était aussi très engagée politiquement. Nada Sera Comme Antes est un disque sur lequel Elis chante des compositions de Milton des années 60. Une merveille. - [Angelus](https://www.vivelaculture.com/angelus/): J’ai un peu choisi des gens que je connais. Milton, c’est devenu un ami et on a beaucoup joué ensemble en 2009-2010. Il a maintenant 73 ans et est très malade depuis quelques années mais j’ai des nouvelles de temps en temps et, en ce moment, tout va bien. On refera des concerts ensemble sous peu. Angelus est un disque avec beaucoup d’invités, Pat Metheny, Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter… On a les amis qu’on peut ! (rires) - [Be Sensational](https://www.vivelaculture.com/be-sensational/): « Jeanne cartonne depuis un moment. Formation classique, conservatoire, violoncelle, elle a fait pas mal de jazz aussi. Aujourd’hui, elle fait une musique vraiment axée sur le rock, sur les sons, le rythme, avec des super paroles. Sur scène, elle joue de la basse. Elle a vraiment un univers incroyable. Elle sera à Rock en Seine cet été. Ne la loupez pas ! » - [My People](https://www.vivelaculture.com/my-people/): Un mec que j’apprécie par-dessous tout, qui a fait beaucoup de mélanges, qui a tenté plein de choses. Sur My People, il y a cinq, six nanas qui chantent, des Africaines, un truc merveilleux ! Il avait l’art de réussir ce mélange modernité – tradition. Je l’ai un peu croisé, c’était un mec qui avait une vision de la vie et de la musique au-delà de ce qu’on peut imaginer. Un vrai visionnaire, un super bonhomme très important pour moi. - [Requiem](https://www.vivelaculture.com/requiem/): C’est un morceau dont Duruflé a écrit trois versions. Celle que je préfère, c’est celle au centre de laquelle il y a l’orgue qui était l’instrument de Duruflé. C’était un mec qui explorait des trucs déjà. Ça dure 40 minutes et c’est juste un truc de malade. - [Concerto en sol](https://www.vivelaculture.com/concerto-en-sol/): C’est de la musique que j’écoute souvent et, un jour, j’ai découvert cette version jouée par Hélène Grimaud avec qui j’étais au conservatoire quand on était gamins à Aix-en-Provence. C’est quand même une dame maintenant ! Quelle belle version ! - [With Symphony Orchestra](https://www.vivelaculture.com/with-symphony-orchestra/): Ces deux disques – en formation grand orchestre symphonique dirigé par Claus Ogerman, un grand monsieur – étaient dans la discothèque de vinyles que Michel Petrucciani nous a laissée à mon frère et moi. Bill Evans reprend des trucs de Scriabine, Fauré, Chopin… C’est comme ça, que des années après, en réécoutant ces disques, on a commencé à disjoncter sur le mélange musique classique et jazz. L’Hymne au Soleil, dont mon frère est à l’origine, est très inspiré de ces albums. Ce sont des disques qui m’ont profondément marqué. - [Extension of a Man](https://www.vivelaculture.com/extension-of-a-man/): Donny Hathaway, c’est quelqu’un que j’écoute depuis mon adolescence, c’est un magicien. On parle souvent de sa voix – lui et Stevie (Wonder) ont des voix assez proches – mais c’est aussi un grand compositeur. Et le peu qu’il nous a laissé… pff ! Extension of a Man c’est le disque que j’écoute toujours, sur lequel il y a toutes sortes de musiques. Dans une interview, il parlait énormément de Yusef Lateef avec lequel mon frangin et moi avons joué. Comme quoi ! - [Love for Chet](https://www.vivelaculture.com/love-for-chet/): La rencontre avec Chet m’a beaucoup marqué parce que j’étais gamin, à peine majeur, et qu’il m’a pris sous son aile. C’était comme un père pour moi. Un papa. Ça étonnait tout le monde parce que c’était un junkie, mais j’ai vécu tellement de belles choses avec lui ! J’ai eu du mal à me lancer dans l’enregistrement de l’album parce que c’était lourd à assumer. Pendant quatre ans, j’ai joué ses solos, joué dans son esprit, en trio sans batterie comme lui… Et puis je me suis rappelé qu’il me disait qu’il faut laisser les choses venir à soi, […] - [The Space Machine : A Scientific Romance](https://www.vivelaculture.com/the-space-machine-a-scientific-romance/): 1893 unter der Herrschaft von Victoria, werden Edward, ein Handelsvertreter, und seine Kollegin, die schöne Amelia, mit einer Zeitmaschine auf Mars gesandt, weil man dort künstliche Kanäle beobachtet hatte und glaubt, dort Leben vorzufinden. Sie werden eine Verschwörung aufdecken, die mit der Invasion der Erde verbunden ist, indem sie die „dreibeinigen Monster“, diese Kriegsmaschinen von Mars entdecken. Eine schöne und originelle Ehrerbietung an Wells, der ebenfalls eine Figur des Romans ist. - [Reality Check](https://www.vivelaculture.com/reality-check-2/): 1996 haben zwei Redakteure von WIRED, die Referenz der Fachzeitschriften aller Geeks des Planeten, verschiedene Spezialisten nach einem Datum befragt, an welchem ein Gegenstand ihrer Forschungsarbeiten in Einsatz gelangen würde. Ein Professor des Ingenieurwesens für Mikrosysteme sah zum Beispiel voraus, dass sich die Roboter in 2044 selbst erzeugen würden. In noch näherer Zukunft sieht ein Ingenieur der NASA einen Mann auf Mars in 2020 vor. Kaum genug Zeit, um sein Anzugsmodell zu wählen… - [Gravity](https://www.vivelaculture.com/gravity-2/): Eine Routineaufgabe im Weltraum wendet sich zur Katastrophe. Ursprünglich handelte es sich nur darum, einige Schrauben eines Satelliten nachzuspannen… Die gesamte Macht von Gravity liegt in der Nähe die man empfindet, wenn man seine Mechaniker (natürlich Spezialisten) bei ihrer Arbeit sieht, die sich dann in geniale Bastler verwandeln um zu versuchen, wieder wohlbehalten zurückzukommen. Angesichts dieser seltsamen Banalität sagt man sich, dass die Zeit tatsächlich ein vollkommen relativer Begriff ist und dass morgen bereits heute ist. - [Roboter bauen mit Arduino](https://www.vivelaculture.com/roboter-bauen-mit-arduino/): Wenn die Roboter in einer nahen Zukunft im Zentrum unser Leben stehen müssen, ist es mehr als nur nützlich, sich über die Auswirkungen Fragen zu stellen, die diese Beengtheit auf unsere Leben haben wird, aber auch zu wissen, wie dies funktioniert! Und was ist instruktiver als zu lernen, sie zu bauen? Die Techniken unter Open Source (quelloffen) ermöglichen heute das Recycling eines alten CD ROM-Players in einen Staubsauber. Verlockend, nicht wahr? - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust-2-2-2/): Bevor es zu einem Konzeptalbum wurde, handelte es sich in erster Linie um eine Art futuristisches und dekadentes Rock-Kabarett, das im Februar 1972 herauskam. Bowie verkörperte darin auf der Bühne eine androgyn geschminkte Figur, die aus dem hintersten Weltall gekommen war um der Menschheit zu verkünden, dass sie nur noch fünf Jahr zu leben haben wird. Enthusiast von Asimov und Bradbury, gleichzeitig Fan von 20012001 Odyssee im Weltraum und Uhrwerk Orange, von einer Rock Science-Fiction träumend, hatte Bowie vor „Eine Weltraumversion von West Side Story“ zu schaffen. - [Interstellar](https://www.vivelaculture.com/interstellar-2/): Ein Gelehrtenteam sendet eine Gruppe von Forschern aus, um einen anderen Planeten zu suchen, auf welchem die Menschen angesiedelt werden, die nicht mehr auf der Erde leben können. Um dieses neue, gelobte Land zu finden, werden die Erforscher eine Time-Space-Wrap nutzen… Interstellar, das ist in gewissem Sinne 2001 Odyssee im Weltraum der 2000er-Jahre. Dieselbe unverständliche Geschichte, aber eine bestimmte Zukunftsvision, von der man sich sagt, vielleicht… - [2001: Odyssee im Weltraum](https://www.vivelaculture.com/2001-odyssee-im-weltraum/): Trotz (aufgrund ?) einer etwas schwer verständlichen Metaphysik wurde der Film von Kubrick zu einem Klassiker. Als Visionär hat Kubrick den ersten Verrat eines Roboters, HAL, inszeniert der, um sein „Abschalten“ zu vermeiden, die Kontrolle über das Raumschiff Discovery One übernimmt. Heute, nachdem die Gebäudeautomation und die Robotik im Mittelpunkt zahlreicher Industrieprojekte stehen, sollte 2001 vielleicht in den Ingenieurschulen vorgeführt werden. - [Civilization : Beyond Earth](https://www.vivelaculture.com/civilization-beyond-earth-2/): Civilization ist ein strategisches Videospiel in welchem eine Zivilisation über lange Zeit zu entwickeln ist. Natürlich werden andere Zivilisationen versuchen, sie aufzuhalten, sie selbst von der Landkarte zu streichen. In dieser sechsten Staffel handelt es sich darum, den Weltraum zu besiedeln, auf Gegner zu stoßen die weit hartnäckiger sind als die Römischen Legionen. Aber es ist allgemein bekannt: Im Weltraum hört Sie niemand schreien! - [Ich schraube, also bin ich](https://www.vivelaculture.com/ich-schraube-also-bin-ich/): Untertitel « Essay über den Sinn und Wert der Arbeit », dieses Buch hat Nichts mit der ultra-liberalen, reaktionären Bibel zu tun… Im Gegenteil, von einem ehemaligen Fachberater geschrieben, der alles hingeschmissen hat, um eine Motoradwerkstatt zu eröffnen, erzählt es von seiner Umorientierung und macht gleichzeitig Überlegungen über die positiven Wirkungen der Arbeit und der manuellen Reparatur von Gegenständen in einer Gesellschaft, wo alles zu schnell geht, wo alles wegwerfbar ist, und wo eine intellektuelle Wissenswirtschaft dominiert, die uns das Verantwortungsbewusstsein nimmt und uns verarmt. Dies ist ebenfalls eine heilsame Überlegung über den Mythos der Unfehlbarkeit des Roboters. - [Arrive at Easterwine](https://www.vivelaculture.com/arrive-at-easterwine/): The Autobiography of a Ktistec Machine. Dieser unglaubliche Roman ist die erste Autobiografie, die jemals von einer Maschine geschrieben wurde. … Es handelt sich um eine denkende Maschine, geschaffen vom Institute for Impure Science, die alle Gewissen umfasst und der Menschheit vor allem die „Antwort“ bringt: „Ich lebe in kompletter Harmonie mit jedem Heldenhügel und jeder glänzenden Person der Welt. Ich bin ganz einfach verliebt in jeden Stein und Wolke und Kind und Mann und Frau und Tier und Fluss und Mikrobe und Liebesbiest.“ Das ist poetisch, ehrfürchtig und verrückt. - [Wo ist das Weltall zuende ?](https://www.vivelaculture.com/wo-ist-das-weltall-zuende/): Wenn der größte Astrophysiker der Welt uns die verrückte Geschichte des Kosmos – und unsere! – erzählt, wobei er uns in die Sterne begleitet, dann ist das Poesie pur. Von der Biegung des Weltraums über die Parallelwelten, die Keime der Galaxis, die Spiegeluniversen usw. bis zur Materie und der sogenannten „dunklen“ Energie … Wo auch der Weltraum-Tourismus, Einstein oder die Sonnenfinsternis von 1919 behandelt wird. Mit einer einzigen und gesunden Obsession: „Entschieden und ohne schwach zu werden die Initiative ergreifen, die Realität zu verschönern“. - [La Machine à explorer l’espace](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-lespace-2/): En 1893, sous le règne de Victoria, Edward, un représentant de commerce, et sa collègue, la belle Amélia, sont envoyés sur Mars avec une machine à explorer le temps, parce qu’on y a observé des canaux artificiels et qu’on pense y trouver de la vie. Ils mettront à jour une conspiration liée à l’invasion de la Terre, en découvrant les tripodes, ces machines de guerre martiennes. Un bel et original hommage à Wells, qui est aussi l’un des personnages du roman. - [Reality Check](https://www.vivelaculture.com/reality-check/): En 1996, deux rédacteurs de WIRED, la revue de référence de tous les geeks de la planète, avaient demandé à différents spécialistes une date à laquelle un objet de leur recherche entrerait en application. Un professeur en ingénierie des microsystèmes prévoyait, par exemple, que les robots s’auto-reproduiront en 2044. Plus près de nous, un ingénieur de la NASA prévoit un homme sur Mars en 2020. Juste le temps de choisir la couleur de sa combinaison… - [Gravity](https://www.vivelaculture.com/gravity/): Une mission de routine dans l’espace tourne à la catastrophe. Au départ, il s’agissait simplement de resserrer quelques boulons sur un satellite. Puis… La force de Gravity tient dans la proximité que l’on ressent à voir ces mécanos (certes qualifiés !) faire leur boulot, puis se transformer en bricoleurs de génie pour sauver leur peau. C’est devant cette étrange banalité qu’on se dit, à l’instar du grand Albert, qu’effectivement le temps est une notion toute relative et que demain c’est presque aujourd’hui. Ou le contraire. - [La Robotique à portée de tous](https://www.vivelaculture.com/la-robotique-a-portee-de-tous/): Si les robots doivent être au centre de nos vies dans un avenir proche, il est non seulement utile de s’interroger sur les conséquences que cette promiscuité aura sur nos vies, mais également de savoir comment ça marche ! Et quoi de plus formateur que d’apprendre à les construire ? Les techniques sous open source (licence libre) permettent aujourd’hui de recycler un vieux lecteur de CD ROM en aspirateur. Tentant non ? - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust-2-2/): Avant de devenir un concept-album, il s’agissait d’abord d’une sorte de cabaret rock futuriste et décadent, lancé en février 1972. Bowie y incarnait sur scène un personnage androgyne venu du fin fond de l’espace pour annoncer à l’Humanité qu’elle n’avait plus que cinq ans à vivre. Les morceaux qui s’articulent autour de Five Years tissent peu à peu une histoire, celle de la dernière rock star avant l’Apocalypse. Passionné d’Asimov et de Bradbury, à la fois fan de 2001, L’Odyssée de l’Espace et d’Orange Mécanique, rêvant d’une science-fiction faite rock, Bowie entendait créer « une version spatiale de West Side […] - [Interstellar](https://www.vivelaculture.com/interstellar/): Une équipe de chercheurs envoie un groupe d’explorateurs à la recherche d’une autre planète sur laquelle installée les Hommes qui ne peuvent plus vivre sur la terre. Pour trouver cette nouvelle terre promise, les explorateurs vont devoir emprunter une faille dans l’espace-temps… Interstellar, c’est un peu le 2001 l’Odyssée de l’Espace des années 2000. Même histoire incompréhensible mais une certaine vison de l’avenir dont on se dit que peut-être… - [2001 : l’odyssée de l’espace](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace-2/): Malgré ou à cause (?) d’une métaphysique quelque peu absconse, le film de Kubrick est devenu un classique. Visionnaire, Kubrick a mis en scène la première trahison d’un robot, HAL, qui pour éviter sa déconnexion prend le contrôle du vaisseau Discovery One. Aujourd’hui, alors que la domotique et la robotique sont au cœur de nombreux projets industriels, peut-être que 2001 devrait être projeté dans les écoles d’ingénieurs. - [Civilization : Beyond Earth](https://www.vivelaculture.com/civilization-beyond-earth/): Civilization est un jeu vidéo de stratégie dans lequel il faut développer une civilisation dans le temps. Bien entendu, d’autres civilisations vont essayer de vous freiner, voire de vous rayer de la carte. Dans ce volet, le sixième, il s’agit d’aller coloniser l’espace, et donc, d’affronter des adversaires bien plus coriaces que des légions Romaines. Mais comme on le sait, dans l’espace personne ne vous entend crier ! - [Éloge du carburateur](https://www.vivelaculture.com/eloge-du-carburateur-2/): Sous-titré « Essai sur le sens et la valeur du travail », ce livre n’a rien de la bible réactionnaire ultra-libérale… Au contraire. Écrit par un ancien consultant qui a tout plaqué pour ouvrir un atelier de réparation de motos, il raconte sa reconversion tout en réfléchissant aux vertus du travail et de la réparation manuelle des objets, dans une société où tout va trop vite, où tout est jetable, et où domine une économie du savoir, intellectuelle, qui nous déresponsabilise et nous appauvrit. C’est aussi une salutaire réhabilitation de l’erreur humaine, contre le mythe de l’infaillibilité du robot. - [Autobiographie d’une machine ktistèque](https://www.vivelaculture.com/autobiographie-dune-machine-ktisteque-2/): Cet incroyable roman est la première autobiographie jamais écrite par une machine… Créée par l’Institut de la Science Impure, c’est une machine pensante qui englobe toutes les consciences, qui est censée nourrir le goût du savoir des hommes et surtout apporter la « Réponse » à l’Humanité : « Je suis en harmonie complète avec chaque colline héroïque et chaque personne miroitante du monde. Je suis proprement amoureux de chaque pierre et nuage et enfant et homme et femme et animal et rivière et microbe et bête d’amour ». C’est poétique, culte et dingo : si la SF avait son […] - [L’Univers expliqué à mes petits-enfants](https://www.vivelaculture.com/lunivers-explique-a-mes-petits-enfants/): Quand le plus grand astrophysicien mondial nous raconte la folle histoire du cosmos –et la nôtre !- en nous emmenant dans les étoiles, c’est de la poésie à l’état pur, de la courbure de l’espace à la matière et à l’énergie dites « sombres », en passant par les univers parallèles, les germes de galaxie, les univers-miroirs… Où il est aussi question du tourisme spatial, d’Einstein ou de l’éclipse de soleil de 1919. Avec une seule et saine obsession : « Prendre résolument, et sans faillir, le parti d’embellir la réalité ». - [Dheepan](https://www.vivelaculture.com/dheepan/): C’est la quatrième présence de Jacques Audiard en sélection officielle. Si Dheepan, son septième film, n’était pas favori pour la Palme d’or, celui-ci a le mérite de représenter le cinéma social qui, au milieu des bijoux, des stars et des yachts, a souvent été récompensé à Cannes récemment, on pense entre autres à celui des frères Dardenne. Dheepan, c’est l’histoire d’un ancien combattant tamoul qui a fui le Sri Lanka après avoir perdu la lutte qu’il menait avec les Tigres. Il se retrouve en banlieue parisienne avec une femme qui n’est pas la sienne et une fille qui n’est pas […] - [Eden-ville](https://www.vivelaculture.com/eden-ville/): Très peu traduit en France, ce romancier australien, prix Nobel de littérature 1973, a commencé sa carrière avant-guerre par ce coup de maître : Eden-ville («Happy Valley», dans la version originale) est le nom d’un ancien village de chercheurs d’or devenu une respectable bourgade mais dont les habitants semblent pris de folie chaque été : adultères, meurtres… Une ville guindée parfois rattrapée par son passé de pionniers sans foi ni loi, où l’auteur a concentré toute l’atmosphère de l’Australie, cette colonie «so British» mais naguère peuplée de forçats et de prostituées et dont il est si difficile de s’échapper. Une […] - [La fièvre du samedi soir](https://www.vivelaculture.com/la-fievre-du-samedi-soir-2/): Ce film à succès qui a révélé John Travolta en danseur amateur de Brooklyn, à New York, est tombé dans l’oubli. C’est plutôt injuste (à elle seule, la scène d’ouverture, où l’on suit les pas du héros dans les rues, vaut le détour), mais comment lutter contre la bande originale des Bee Gees ? «Staying Alive», «How Deep Is Your Love», «You Should Be Dancing» et le morceau-titre figurent tous sur cet album vendu à plus de 15 millions d’exemplaires rien qu’aux Etats-Unis. Comme pour le hard rock d’AC/DC, c’est donc un groupe de frères britanniques émigrés en Australie (Barry, […] - [A Hillbilly Tribute To AC/DC](https://www.vivelaculture.com/a-hillbilly-tribute-to-acdc-2/): Une curiosité. Depuis quinze ans, ces musiciens du Tennessee jouent des versions country et blue grass des meilleurs morceaux de hard rock et de heavy metal, à commencer par ceux d’AC/DC, le groupe dont ils tirent leur nom («hayseed dixie» signifiant en gros «péquenaud du Sud»). Surprise : réarrangé pour guitare acoustique, banjo et violon, le répertoire des Australiens reste efficace et séduisant ! Entre hommage et pastiche, Hayseed Dixie met en lumière la qualité de compositions comme «Highway To Hell», «It’s A Long Way To The Top» ou «Hell’s Bells», véritables standards du rock. - [Psychocandy](https://www.vivelaculture.com/psychocandy/): A la fin des années 70 et au début des années 80, tandis qu’AC/DC et consorts font du hard rock et du heavy metal des succès planétaires, d’autres musiciens se lancent dans l’aventure plus minimaliste du punk et de la new wave. Deux mondes pas si irréconciliables : AC/DC a toujours été bien accueilli par les punks, avec qui il partageait des influences glam rock, tandis que toute la new wave ne renonçait pas forcément aux guitares au profit des synthétiseurs. L’album majeur des deux frères écossais Jim et William Reid bâtit ainsi un véritable «mur du son» à base […] - [Red White & Blues](https://www.vivelaculture.com/red-white-blues/): Partis en 1963 de leur Ecosse natale vers l’Australie, alors qu’ils avaient entre 8 et 16 ans, les frères Young n’ont pas assisté à l’effervescence musicale britannique de ces années-là. Mais leurs yeux et leurs oreilles sont restés tournés vers le royaume. Si l’aîné George a connu avec les Easybeats («Friday On My Mind») un succès pop inspiré des Beatles, Malcolm et Angus, futurs guitaristes d’AC/DC, ont préféré la vague du «British Blues Boom», incarnée par les Rolling Stones, les Yardbirds d’Eric Clapton ou les Animals. Un son plus dur, fondé sur le jeu de guitare, dont on sait ce […] - [Anvil – The Story of Anvil](https://www.vivelaculture.com/anvil-the-story-of-anvil-2/): Tout avait bien commencé pour ce groupe de heavy metal formé à Toronto en 1978. Pris en charge par le manager d’Aerosmith en 1983, ils participent, l’année suivante, à l’un des plus gros festivals du genre, «Super Rock», au Japon. Ils partagent l’affiche avec Scorpions, Whitesnake ou Bon Jovi, mais toutes les malédictions du rock semblent s’abattre sur eux. Ce film les retrouve 20 ans plus tard. Le chanteur est chauffeur-livreur, le batteur fait des chantiers, mais leur flamme est intacte… L’histoire de ces losers finit par former une magnifique ode à l’obstination et à la foi en son art. […] - [Ballbreaker](https://www.vivelaculture.com/ballbreaker/): Pour l’essentiel, le son d’AC/DC s’est figé avec ses deux albums les plus célèbres, Highway To Hell (1979) et Back In Black (1980, après le décès du chanteur Bon Scott). Ensuite, leurs disques n’atteindront plus jamais ces sommets. Une exception toutefois, cet album produit il y a vingt ans par Rick Rubin, du label Def Jam, célèbre pour son double goût du hard rock et du rap (c’est lui qui avait réuni Aerosmith et Run DMC pour une reprise de «Walk This Way»). Après une série d’albums gâchés par un son trop heavy metal puis cinq ans de silence, le […] - [Slayed ?](https://www.vivelaculture.com/slayed/): Tout en adoptant l’imagerie (et parfois le son) du heavy metal, AC/DC est en réalité un cocktail de blues et de glam rock. Ce genre, né en Angleterre au début des années 70, a pu être sophistiqué (David Bowie, le premier Roxy Music) mais avait aussi un versant très pop, incarné par les tubes de T-Rex ou de Slade. Cet album était n°1 outre-Manche en 1973 alors que Bon Scott y tournait avec son groupe d’alors ; à son retour, il rejoindra AC/DC, qu’il voyait alors comme un groupe glam en combinaisons de satin. Tout y est : costumes et […] - [The best of The Easybeats](https://www.vivelaculture.com/the-best-of-the-easybeats/): Après une dizaine de tubes locaux en 1965, ils furent, l’année suivante, le premier groupe australien à obtenir un hit hors du pays avec l’immortel «Friday On My Mind». Co-auteur de cette chanson pop sophistiquée : un certain George Young, frère aîné des guitaristes d’AC/DC Angus et Malcolm. Devenu producteur en duo avec Harry Vanda, l’autre guitariste des Easybeats, il se chargera des premiers albums de ses cadets, jusqu’au live «If You Want Blood…». Artisan du son AC/DC, il sera aussi leur mentor et leur guide dans le monde du rock’n’roll, avec des conseils aussi avisés que «n’imaginez même pas […] - [Here's Little Richard](https://www.vivelaculture.com/heres-little-richard/): C’est le seul point commun entre Paul McCartney et AC/DC, mais il est de (petite) taille : comme l’ex-Beatles, le chanteur Bon Scott était un fan absolu (et un imitateur convaincant) de Little Richard et de son chant caractéristique, hurlé à pleins poumons. En un album enregistré à 25 ans, ce natif de Macon, en Géorgie, a jeté les fondations du rock’n’roll à l’égal des autres pionniers du genre, Elvis Presley, Chuck Berry et Jerry Lee Lewis. Moins de deux ans plus tard, il quittait le business pour étudier la théologie et devenir prêtre. Le reste de sa carrière hésitera […] - [If You Want Blood, You'Ve Got It](https://www.vivelaculture.com/if-you-want-blood-youve-got-it/): Enregistré au printemps 1978 à l’Apollo de Glasgow, la ville d’origine des frères Young (Malcolm et Angus aux guitares, George à la production), ce live extraordinaire capture la formation classique d’AC/DC, avec Bon Scott au chant, juste avant la renommée mondiale. Ce sera le premier album vraiment remarqué hors d’Australie, notamment aux Etats-Unis où il finira par dépasser le million de ventes. On comprend pourquoi la planète a enfin tendu l’oreille. Même si le répertoire de dix morceaux ne contient pas les tubes qui orneront Highway To Hell, l’année suivante, «Whole Lotta Rosie», «Riff Raff» ou «Let There Be Rock» […] - [Zeit zu leben und Zeit zu sterben](https://www.vivelaculture.com/le-temps-daimer-et-le-temps-de-mourir-2/): Der gebürtige Deutsche Hans Detlef Sierck verließ mit seiner zweiten Ehefrau – einer Jüdin – 1937 Nazideutschland und wurde dann in den USA als Douglas Sirk weltberühmt. Sirk gilt als Meister des Melodrams. Mit dem Antikriegsfilm „Zeit zu leben und Zeit zu sterben“ nach einem Roman von Erich Maria Remarque kehrte Douglas Sirk nach Deutschland zurück. In dieser Verfilmung verarbeitet er den schmerzlichen Tod seines Sohnes aus erster Ehe, der im Alter von nur 19 Jahren an der Ostfront starb. Für Fassbinder waren die Filme von Douglas Sirk eine Offenbarung. In einem Interview sagte er 1974: « Eigentlich ist der Sirk, […] - [Querelle de Brest](https://www.vivelaculture.com/querelle-de-brest-2/): Jean Genet schrieb diesen Roman, der 1947 in Frankreich und 1955 in Deutschland erschien und sich dort über 100.000mal verkaufte, im Gefängnis. Das radikale Werk um den bisexuellen Matrosen Querelle, dem Männer wie Frauen verfallen und der aus Lust und Egomanie mordet, gilt als Abrechnung des ehemaligen Strichjungen und Deserteurs Jean Genet mit der bürgerlichen Gesellschaft. Fassbinder war von Genets Roman fasziniert: „Es ist vielleicht der radikalste Roman der Weltliteratur, was die Diskrepanz von objektiver Handlung und subjektiver Phantasie anbetrifft.“ Es sollte Fassbinders letzter Film werden, gedreht in den CCC Studios in Berlin mit Stars wie Brad Davis, Franco Nero […] - [The Crooked Path](https://www.vivelaculture.com/the-crooked-path-2/): Der 1946 geborene Kanadier begann bereits mit 21 Jahren eine internationale Karriere als Fotograf und Fotokünstler. Er nahm allein viermal an der documenta in Kassel teil. Jeff Wall präsentiert seine großflächigen Werke gerne in Leuchtkästen. In seiner Ausstellung „The Crooked Path“ stellt er sich mit seinen Arbeiten den Werken von Künstlern, die ihn inspirierten. Sein Bild „The Destroyed Room“ nimmt Bezug auf Fassbinders „Die bitteren Tränen der Petra von Kant“. Jeff Wall über RWF: „Als ich den Film in den 70ern gesehen habe, zog mich die extravagant künstliche und absurde Atmosphäre an, die grellen Farben, das helle Licht und die […] - [Baal](https://www.vivelaculture.com/baal-2/): Volker Schlöndorff muss sich 1969 von dem Flop mit „Michael Kohlhaas – Der Rebell“ erholen und möchte mit einem kleinen 16mm-Film für das Bayerische Fernsehen noch einmal ganz neu anfangen. Da entdeckt er Fassbinder und seine Truppe vom „antiteater“. Kurz darauf sieht Schlöndorff im Kino „Liebe ist kälter als der Tod“. Er bietet Fassbinder sofort die Hauptrolle für seinen „Baal“ an. Der 24jährige Fassbinder spielt diesen unangepassten Dichter und Anarchisten mit Rockerattitüde und in Lederjacke. Brecht-Erbin Helene Weigel ist entsetzt, als der TV-Film 1970 ausgestrahlt wird. Sie untersagt weitere Aufführungen. Dieses Verbot hält 44 Jahre! 2014 wird „Baal“ dann auf […] - [Die BRD-Trilogie](https://www.vivelaculture.com/la-trilogie-de-la-rfa-2/): „Die Ehe der Maria Braun“, „Lola“ und „Die Sehnsucht der Veronika Voss“. Mit „Die Ehe der Maria Braun“ wurde Hanna Schygulla zum Star. Sie spielt Maria, die 1943 heiratet, lange auf ihren Mann wartet und sich in der Nachkriegszeit langsam hoch kämpft. Berühmt ist die tragische Schlussszene: Während einer Gasexplosion wird die BRD 1954 Fußballweltmeister. „Lola“ zeigt die westdeutsche Provinz. Es geht um Sehnsüchte nach Ferne und Exotik während des Wirtschaftswunders. Ein Baudezernent (Armin Mueller-Stahl) verliebt sich in die Bordellsängerin Lola (Barbara Sukowa) und passt sich am Ende dem Kleinstadtmief an. Frei basierend auf dem Leben des UFA-Stars Sibylle Schmitz, […] - [Der Müll, die Stadt und der Tod (MST)](https://www.vivelaculture.com/les-ordures-la-ville-et-la-mort-ovm-2/): Fassbinders wohl größter Theaterskandal beschäftigte in den 70er und 80er Jahren die westdeutsche Öffentlichkeit. Fassbinder wagte es, in seinem düsteren, mitunter auch pornographischen Stück, die Figur eines „reichen Juden“ auftauchen zu lassen. Dieser Grundstücksspekulant und Machtmensch wirkt nur in den Armen einer Hure menschlich. MST thematisiert auch latenten Faschismus und Judenhass unter Deutschen. Einige Intellektuelle, Vertreter der politischen Rechte und die Jüdische Gemeinde in Deutschland protestierten dennoch heftig gegen den angeblichen Antisemitismus des Stücks. So verhinderte man die Aufführung mehrerer Inszenierungen. In Deutschland fand die Erstaufführung erst 2009 statt. Im Ausland sah man das Stück viel früher. 1976 verfilmte Daniel […] - [Rainer Werner Fassbinder](https://www.vivelaculture.com/rainer-werner-fassbinder-2/): „Ein Werk, vom Leben verdeckt“ meint der Filmwissenschaftler Thomas Elsaesser in seiner Einleitung und verdeutlicht so seinen Ansatz. Er möchte das Werk von RWF nicht nur durch private Anekdoten aus seinem Umfeld deuten oder den Autor und Filmemacher „auf die Couch legen“. Für den Biografen und Filmhistoriker Elsaesser sind so das Quellenmaterial und der Subtext der Filme aufschlussreicher als Fassbinders spektakuläres und selbstzerstörerisches Leben. In diesem hochinformativen Standardwerk über RWF besticht Elsaesser mit seinem Detailwissen und rückt Fassbinders Oeuvre in einen gesellschaftspolitischen und zugleich filmwirtschaftlichen Kontext der Bundesrepublik Deutschland von Konrad Adenauer bis Helmut Schmidt. Herausragend sind die Kapitel zur […] - [Antitheater’s Greatest Hits](https://www.vivelaculture.com/les-succes-majeurs-de-lantiteater-2/): Als der junge Schauspieler Rainer Werner Fassbinder zum Münchener Action Theater (dem späteren antiteater) stößt, wird es von Peer Raben geleitet. Für sein Spielfilmdebüt „Liebe ist kälter als der Tod“ bittet RWF Peer Raben, die Filmmusik zu komponieren. In den frühen Fassbinder-Filmen finden sich dann viele Songs von Raben/Fassbinder, die von den Schauspielern des antiteaters gesungen werden. So gehören bei dieser Kompilation die von Günther Kaufmann gesungenen Lieder aus „Der amerikanische Soldat“ und „Whity“ zu den Höhepunkten. Peer Raben schrieb dann regelmäßig die Filmmusik für RWF. International brachte er sich 2004 – drei Jahre vor seinem Tod – durch den […] - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz-2-2/): „Man setzte ihn wieder aus“, sagt Alfred Döblin schon im ersten Absatz vom entlassenen Sträfling Franz Biberkopf. Der muss sich in der anonymen Metropole Berlin Ende der 20er Jahre wiederfinden. Biberkopf kommt nicht mehr klar… Das beschreibt Döblin in einer ganz eigenen expressionistischen Sprache. Als das Buch 1929 erscheint, ist es kommerziell erfolgreich, wird jedoch politisch von Links und Rechts angegriffen. 1931 wird das Werk erstmals von Phil Jutzi mit Heinrich George verfilmt. Nach 1933 verboten, erscheint der Roman erst 1947 wieder in Westdeutschland und 1955 in der DDR. Fassbinder war von Döblins Roman begeistert und verfilmte ihn in 14 […] - [Tropfen auf heiße Steine](https://www.vivelaculture.com/gouttes-deau-sur-pierres-brulantes-2/): Als François Ozon im Jahr 2000 auf der Berlinale seine Fassbinder-Verfilmung zeigt, gelingt ihm damit der internationale Durchbruch. Die Geschichte um eine ungewöhnliche Dreiecksbeziehung zwischen einem jungen Paar und einem älteren, homosexuellen Mann siedelt Ozon in den 70er Jahren an. Unvergessen bleibt die schräge Tanzszene zum Schlager Tanze Samba mit mir von Tony Holiday. Über einen seiner Lieblingsregisseure sagt Ozon: „Ich mag an Fassbinder seine Energie, dass er seine Filme immer mit dem gleichen Team drehte. Mir gefällt seine Arbeitsweise, immer schnell und instinktiv zu sein und nicht fünf Jahre lang zu warten, um einen Film zu drehen.“ - [Fassbinder – Jetzt](https://www.vivelaculture.com/fassbinder-maintenant-2/): Die große Ausstellung im Berliner Martin-Gropius-Bau vom 6. Mai bis 23. August vermittelt Einblicke in Fassbinders Werkstatt, in seine Manuskripte oder Arbeitsdrehbücher. Privates und Produktionsrelevantes vermischen sich. So in einem Brief der Mutter an ihr „Rainerlein“, worin sie sich über das finanzielle Chaos beschwert und über ihre Fortschritte beim abtippen des Audiomanuskripts zu „Berlin Alexanderplatz. In einem weiteren Raum wird Fassbinders Kostümbildnerin Barbara Baum geehrt. Hinzu kommen die Arbeiten zeitgenössischer Künstler wie Jeff Wall, Tom Greens oder Ming Wong, die von Fassbinder inspiriert wurden. Interessant ist auch ein Blick auf Fassbinders Videosammlung der 70er Jahre. Er sammelte vor allem amerikanische […] - [Le temps d’aimer et le temps de mourir](https://www.vivelaculture.com/le-temps-daimer-et-le-temps-de-mourir/): Né en Allemagne, Hans Detlef Sierck est contraint en 1937 de quitter l’Allemagne nazie avec sa deuxième épouse – qui est juive, et devient connu aux Etats-Unis sous le nom de Douglas Sirk. Sirk est véritablement le maître du mélodrame. Douglas Sirk retourne en Allemagne avec son film anti-guerre « Le temps d’aimer et le temps de mourir », tiré du roman d’Erich Maria Remarque. Il aborde dans cette réalisation la tragique mort de son fils de 19 ans, né d’un premier mariage, alors qu’il combattait sur le front de l’est. Pour Fassbinder, les films de Douglas Sirk sont une […] - [Querelle de Brest](https://www.vivelaculture.com/querelle-de-brest/): Ce roman écrit par Jean Genet en prison est paru en 1947 en France et en 1955 en Allemagne où il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires. Cette œuvre radicale raconte l’histoire de Querelle, un marin bisexuel dont s’éprennent les hommes comme les femmes et qu’il assassine par luxure et narcissisme. Ce roman, dans lequel Jean Genet règle ses comptes avec la société bourgeoise, fascine Fassbinder : « C’est peut être le roman le plus radical que la littérature mondiale ait connue. Il traite de la contradiction entre une action objective et une fantaisie subjective. » Ce sera […] - [The Crooked Path](https://www.vivelaculture.com/the-crooked-path/): Né au Canada en 1946, Jeff Wall débute une carrière internationale de photographe à 21 ans. Il participe quatre fois à la Documenta de Kassel. Jeff Wall présente ses œuvres imposantes dans des caissons lumineux. Lors de son exposition « The Crooked Path », il présente ses travaux inspirés d’œuvres d’autres artistes. Son tableau « The Destroyed Room » fait référence au film « Les larmes amères de Petra von Kant » de Fassbinder. A propos de RWF, Jeff Wall déclare : « Lorsque j’ai vu ce film dans les années 70, j’étais été fasciné par l’atmosphère extravagante, artificielle et […] - [Baal](https://www.vivelaculture.com/baal/): En 1969, Volker Schlöndorff vient d’essuyer un échec avec son film « Michael Kohlhaas » et souhaite relancer sa carrière en réalisant un film en 16mm pour la télévision bavaroise. Il fait ainsi la connaissance de Fassbinder et de sa troupe de l’Antiteater. Dans la foulée, Schlöndorff découvre au cinéma « L’amour est plus froid que la mort ». Il propose alors immédiatement le rôle principal de « Baal » à Fassbinder, qui, âgé de 24 ans, joue cet écrivain anarchiste affublé d’une veste en cuir. Helene Weigel, héritière de Brecht, est horrifiée en découvrant le film à la télévision […] - [La trilogie de la RFA](https://www.vivelaculture.com/la-trilogie-de-la-rfa/): « Le mariage de Maria Braun », « Lola, une femme allemande » et « Le secret de Veronika Voss ». Trois films au centre desquelles des femmes se débattent avec la vie. Dans « Le mariage de Maria Braun », Hanna Schygulla joue Maria, une femme qui se marie en 1943, puis attend très longtemps le retour de son mari tout en essayant péniblement de survivre dans l’Allemagne d’après-guerre. « Lola, une femme allemande » aborde les envies d’ailleurs et d’exotisme dans la période du miracle économique allemand où un directeur de travaux publics (Armin Mueller-Stahl) s’éprend de Lola, […] - [Les ordures, la ville et la mort (OVM)](https://www.vivelaculture.com/les-ordures-la-ville-et-la-mort-ovm/): Le plus gros scandale déclenché par une œuvre de Fassbinder éclate dans les années 70. Dans cette pièce sombre, parfois pornographique, Fassbinder ose faire apparaître un personnage nommé « le juif riche ». Ce spéculateur foncier, homme de pouvoir, ne prend un visage humain que dans les bras d’une prostituée. OVM aborde également le fascisme et l’antisémitisme latent dans la société allemande. Quelques intellectuels, des représentants politiques de la droite et la communauté juive allemande s’insurgent alors violemment contre le prétendu antisémitisme de la pièce. Plusieurs représentations OVM sont interdites et la première représentation de la pièce en Allemagne n’aura […] - [Rainer Werner Fassbinder](https://www.vivelaculture.com/rainer-werner-fassbinder/): Le spécialiste de cinéma Thomas Elsaesser, biographe et historien du cinéma, écrit dans son introduction « une œuvre cachée par la vie » pour caractériser l’œuvre de Fassbinder. Pour lui, on ne peut pas se contenter d’analyser l’œuvre de RWF à travers des anecdotes privées, ni d’en faire une psychanalyse sauvage. Pour Elsaesser, il est plus révélateur d’étudier les sources d’inspiration de RWF de ses films que sa vie singulière et ses tendances à l’autodestruction. Dans cet ouvrage, Elsaesser nous embarque replace l’œuvre de Fassbinder dans le contexte économique politique et culturelle, de la République fédérale allemande de Konrad Adenauer […] - [Les succès majeurs de l’Antiteater](https://www.vivelaculture.com/les-succes-majeurs-de-lantiteater/): Lorsque le jeune comédien Rainer Werner Fassbinder intègre la troupe de l’Action Theater (futur Antiteater) à Munich, celui-ci est alors dirigé par Peer Raben. RWF demande à Peer Raben de composer la musique de son premier long métrage « L’amour est plus froid que la mort ». Les premiers longs métrages de Fassbinder comportent de nombreuses chansons tirées de cette collaboration, chansons qui ont également été interprétées par les acteurs de l’Antiteater. Peer Raben a régulièrement composé les bandes son des films de RWF. En 2004 – soit trois ans avant sa mort, la bande son du film de Wong […] - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz-2/): Dès le premier paragraphe, Alfred Döblin écrit „Man setzte ihn wieder aus“ (« Il se faisait toujours avoir »), au sujet de Franz Biberkopf, un délinquant tout juste libéré de prison qui doit retrouver ses marques dans le Berlin de la fin des années 20. Lorsque le livre paraît en 1929, Döblin essuie les critiques politiques des partis de gauche et de droite ce qui n’empêche pas le livre d’être un succès commercial. Interdit après 1933, le roman ne paraît à nouveau qu’en 1947 en Allemagne de l’Ouest et en 1955 en Allemagne de l’Est. Fassbinder se prend d’intérêt pour […] - [Gouttes d’eau sur pierres brûlantes](https://www.vivelaculture.com/gouttes-deau-sur-pierres-brulantes/): En 2000, François Ozon présente au Festival de Berlin son adaptation cinématographique de la pièce écrite par Fassbinder, avec laquelle Ozon atteint une reconnaissance internationale. Cette histoire peu conventionnelle d’une relation à trois entre un jeune couple et un homosexuel plus âgé inscrit Ozon dans la filiation d’un certain cinéma des années 70. La fameuse scène de danse sur le titre « Tanze Samba mit mir » (« Danse la samba avec moi ») de Tony Holiday a marqué les esprits. A propos du travail de RWF, Ozon dit : « J’aime l’énergie que Fassbinder déploie lorsqu’il tourne ses films, […] - [Fassbinder – MAINTENANT](https://www.vivelaculture.com/fassbinder-maintenant/): La grande exposition qui se tient au Martin-Gropius-Bau de Berlin du 6 mai au 23 août, donne un aperçu de l’ampleur de l’œuvre de Rainer Werner Fassbinder. On réalise à quel point les sphères privées et professionnelles s’y mélangent comme le montre cette lettre de sa mère à son « petit Rainer » où, si elle déplore sa situation financière, se réjouit de ses progrès dans son travail sur « Berlin Alexanderplatz ». Une place importante est accordée aux travaux d’artistes contemporains inspirés par Fassbinder tels que Jeff Wall, Tom Greens ou Mong Wong. Autre élément marquant : la collection […] - [Lune noire](https://www.vivelaculture.com/lune-noire/): C’est peut-être lié à un virus qu’on n’a pas vu venir : les hommes contaminés sont devenus des insomniaques, que le manque de sommeil rend imprévisibles, fous et agressifs. Ceux qui n’ont pas été touchés doivent fuir leurs proches, car les insomniaques traquent les dormeurs. La ressource rare et indispensable, qu’on n’obtient pas sans s’exposer au danger, c’est un moment de sommeil. Dans certaines caves clandestines, on ne distribue d’ailleurs ni plaisirs charnels prohibés et tarifés, ni drogues : on loue juste un lieu tranquille pour dormir quelques heures à l’abri des regards. Plus terrifiant encore que les histoires de […] - [Ace of Spades](https://www.vivelaculture.com/ace-of-spades/): Mad Max a déboulé à peu près en même temps que Motörhead imposait sa sauvagerie musicale incluant bruits de moteurs surpuissants et un rock à toute blinde en acier trempé, même si le bassiste-chanteur Lemmy répétait à l’envi que son groupe n’était pas du métal, mais juste du rock n’ roll « 49% motherfucker, 51% son of a bitch ». Accusé de faire trop de bruit, Lemmy rétorquait : « J’ai bossé dans une usine de machines à laver et le bruit était plus fort que dans le pire des concerts de Motörhead. Et je ne parle pas des aéroports, […] - [Bastions pirates, une histoire libertaire de la piraterie](https://www.vivelaculture.com/bastions-pirates-une-histoire-libertaire-de-la-piraterie/): Si, dans Mad Max, les pirates de la route sont associés à des barbares acculturés et cruels, la flibuste était aussi une utopie qui dénonçait l’injustice liée à l’ordre social. Les pirates, qui se considéraient comme des exclus du système, élisaient leurs chefs et partageaient les magots avec les plus nécessiteux. Ils créèrent des communautés fonctionnant sur des lois qu’ils voulaient à l’opposé des monarchies tyranniques. Décrits dans ce livre comme les « premiers rebelles prolétariens », ils s’en prenaient déjà à la mondialisation, en se livrant au pillage sur les grandes routes du commerce maritime. - [Refuge](https://www.vivelaculture.com/refuge/): Alors que « le monde est en train de s’étouffer sur un os », Tommy Keely, ex-militant écolo usé par ses combats vains, a démissionné. Il vit dans une tour, le Mirador, dans une grande ville australienne gangrénée par la fièvre du minerai facile et la spéculation immobilière. Il ne trouve plus sa place dans cette société dans laquelle les gens ne s’apaisent qu’en consommant, et il décide, lorsqu’il retrouve une amie d’enfance, de se replier avec elle et son fils dans un cocon, pour échapper au soi-disant lien social et au « grand dehors ». Parce que les vrais […] - [Mammuth](https://www.vivelaculture.com/mammuth/): Alors qu’il envisageait de couler des jours paisibles après une vie de dur labeur, Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) se rend compte qu’il lui manque des fiches de paie pour toucher sa retraite. Il enfourche alors sa moto – une vieille Münch Mammut – et taille la route tranquillement pour retrouver ses anciens employeurs. La denrée rare, le bien perdu, ce sont ces simples papiers administratifs. Et ce film original, parodique et touchant, a toutes les allures d’un anti-Mad Max. - [L’Avenir de l’eau](https://www.vivelaculture.com/lavenir-de-leau/): Ce livre précieux, qui s’inscrit dans une réflexion sur la mondialisation, est plus que jamais d’actualité. Il part d’un postulat inquiétant : l’inégal accès à l’eau, rendu de plus en plus difficile selon les pays et selon les classes sociales, sera peut-être la source des plus graves conflits de demain. On estime qu’en 2025, 3 milliards de personnes – contre près de 700 millions aujourd’hui – pourraient pâtir du manque d’eau. Ce n’est pas l’ouvrage d’un spécialiste, mais d’abord le récit d’un voyageur qui a bourlingué entre l’Inde, le Brésil et l’Australie pour comprendre les enjeux de la raréfaction de […] - [Petite Philosophie de la course à pied](https://www.vivelaculture.com/petite-philosophie-de-la-course-a-pied/): Dans un monde mécanisé, robotisé et motorisé à l’extrême, le fait de revenir à une philosophie du corps n’a rien de régressif. Au contraire, ce serait plutôt subversif et contestataire. La course à pied, le plus vieux sport de l’humanité, est donc ici opportunément réhabilitée, histoire de résister aux diktats de la vitesse et de l’urgence, à la productivité tous azimuts et la performance à tout prix. Il ne s’agit pas seulement de retrouver l’usage de ses jambes, mais aussi de réévaluer et de repousser les limites du corps d’une façon plus « humaine ». - [Le Dernier Combat](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-combat/): Des hommes tentent de survivre après une catastrophe nucléaire, ils doivent tout réapprendre, comme s’ils revenaient à une nouvelle Genèse. D’ailleurs, la femme suscite convoitise et envie, et des poissons tombent du ciel. Son errance conduit le héros chez un vieux médecin grâce à qui il va réapprendre à communiquer, et même à parler. Davantage une fable mystique qu’une œuvre de science-fiction finalement, qui n’a rien perdu de la subtilité de sa symbolique. - [Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes](https://www.vivelaculture.com/traite-du-zen-et-de-lentretien-des-motocyclettes/): Le roman autobiographique et quasi-culte d’un Américain parti de Minneapolis à moto pour tailler la route avec son fils de onze ans, direction le Montana, histoire d’échapper à la paranoïa ambiante. Ils traversent les immenses plaines, s’émerveillant de ce retour à la nature sauvage, dans une Amérique non-violente : on est loin de l’imagerie liée à Easy Rider. Le père et le fils se racontent des histoires et devisent sur la civilisation et le progrès entre deux problèmes mécaniques, et Pirsig nous éclaire sur cette vieille rivalité entre la voiture et la moto : « En voiture, on est enfermé […] - [Mad Max](https://www.vivelaculture.com/mad-max/): Une bande de desperados sème la terreur à moto sur les routes qui bordent d’immenses champs, entre le croisement d’Anarchy et Jerusalem Road. Un flic tout habillé de cuir, qui veut venger les siens, a décidé de les arrêter en utilisant les mêmes procédés barbares qu’eux. Porté par la musique inquiétante de Brian May, le premier Mad Max demeure une curiosité, par son exotisme troublant, son rythme enfiévré et ses scènes parfois aussi inventives que surréalistes. Peu de paroles, mais elles sont visionnaires : « La route va finir par me rendre comme eux… » - [Mad Max : Fury Road](https://www.vivelaculture.com/mad-max-fury-road/): La guerre pour l’eau et pour l’essence s’est amplifiée, dans ce quatrième volet des « aventures » de Mad Max. Ce nouvel épisode détonnera surtout par son côté spectaculaire, par la puissance des grosses cylindrées à la forme et au design gothico-futuristes. Le décor est un désert oppressant, loin de toute trace de civilisation urbaine, et qui est constamment en proie aux flammes. Un film aux accents symphoniques, qui aurait tout du ballet de bolides infernal, où les numéros de voltige aérienne rendent has-been les traditionnelles courses-poursuites en ligne droite. - [L.A. Confidential, Stadt der Teufel](https://www.vivelaculture.com/l-a-confidential-2/): Auf den ersten Blick sind die Annäherungen zwischen dem Universum von Ellroy und jenem der Brüder Coen alles andere als offensichtlich, außer einer bestimmten Beziehung zu Los Angeles. Die Bande zwischen den beiden Welten sind jedoch dabei enger zu werden, denn das Regisseur-Paar inspiriert sich für seinen nächsten Film Hail Cesar! an einer Ellroy sehr wichtigen Figur, Fred Otash, Polizist und Dealer Nummer 1 in den 1940er und 1950er-Jahren, Klatsch über Hollywood für die Boulevardpresse. Als Hauptfigur der Kurzgeschichte Extorsion ist Fred Otash vor allem jener Mann, der dem berühmten Roman von Ellroy, L.A. Confidential – Stadt der Teufel, den […] - [Sullivans Reisen](https://www.vivelaculture.com/les-voyages-de-sullivan-2/): Zusammen mit dem Film Noir ist die amerikanische Komödie und ihre Klassiker von Capra, Hawks oder Cukor, eine der wichtigen Filmreferenzen der Brüder Coen, insbesondere in Hudsucker – Der große Sprung, oder auch in Intolerable Cruelty – Ein (un)möglicher Härtefall oder Burn after Reading – Wer verbrennt sich hier die Finger. Unter dieser Kohorte von berühmten Mentoren darf man nicht den einzigartigen Preston Sturges vergessen, der in den 1940er-Jahren anerkannte Autor einiger erlesener Komödien, die regelmäßig neu entdeckt werden. Beweis davon: O Brother where art thou ist natürlich der Titel eines Films der Brüder Coen, aber auch jener eines sozialkritischen […] - [Über Gewissheit](https://www.vivelaculture.com/de-la-certitude-2/): Die Präsenz von Wittgenstein bei den Brüdern Coen mag seltsam erscheinen. Genau über den, nach Cambridge ausgewanderten Wiener Philosophen jedoch hat Ethan Coen an der Princeton-Universität 1979 seine Abschlussarbeit mit dem Titel Zwei Ansichten über Wittgensteins philosophisches Spätwerk abgelegt. Und deshalb ist es wahrscheinlich, dass die Paradoxe des Philosophen über den Sinn und Unsinn, die Sprache oder die Logik, unbewusst die Filme der zwei Brüder beeinflusste. Dessen wird man sich vor allem klar, wenn man das posthum erschienene Spätwerk auf Basis von Gedankensplittern liest, in welchem Wittgenstein insbesondere eine atemberaubende Überlegung über den Zweifel anbietet. Wo man sieht, dass der […] - [Ein einfacher Plan](https://www.vivelaculture.com/un-plan-simple-2/): Als langjähriger Freund der Brüder Coen – sie haben insbesondere gemeinsam das Drehbuch seines zweiten Spielfilms Crimewave geschrieben – verfolgte Sam Raimi eine ganz andere Laufbahn als seine Spielkameraden. Vor allem in den 2000er-Jahren, als er die Trilogie der Spiderman mitten in Hollywood realisierte. Kurz zuvor, präzise gesagt 1998 hatte Raimi jedoch seinen Film, der dem Universum der Coen am Nächsten kommt vollendet, Ein einfacher Plan, echter Reviewer von Fargo, der zwei Jahre vorher von seinen Freunden realisiert wurde. Man findet dort insbesondere dieselbe verschneite und deprimierende Winterstimmung und eine ähnliche Art, eine absurde, schwarze Geschichte wie einen tolldreisten und […] - [Surrealistic Pillow](https://www.vivelaculture.com/surrealistic-pillow-2/): Surrealistic Pillow ist das erfolgreichste Album der Rock-Band Jefferson Airplane und zweifellos eines der Symbole des kalifornischen psychedelischen Zustands, Zeit des Summer of Love. Tatsache ist, dass dieses berühmte Album eine unerwartete und dennoch grundlegende Rolle in A Serious Man spielt, der einer der persönlichsten Filme der Brüder Coen ist. Zweifellos konnten es sich nur die Coen erlauben, das wichtigste Album der Gruppe von Grace Slick, Jorma Kaukonen, Marty Balin und auch Paul Kantner mit dem Universum der Rabbiner, des Talmuds und der Thora zu mischen. Wie eine Erinnerung aus der Jugendzeit, die durch den jüdischen Humor der zwei Brüder […] - [The Big Lebowski](https://www.vivelaculture.com/the-big-lebowski-2/): Unter den Filmen der Brüder Coen hat zweifellos der 1998 erschienene The Big Lebowski den größten Kultstatus. Schuld daran ist diese Gruppe von zurückgebliebenen und oft bestürzenden Kaliforniern, einer noch versponnener als der andere, verkörpert durch ein par geniale und urkomische Schauspieler wie Jeff Bridges, John Goodman, Steve Buscemi, John Turturro usw. Vor allem die Bowling-Szenen sind zum Totlachen … Leicht von Chandler inspiriert, kann The Big Lebowski ebenfalls als das fehlende Glied in der Kette zwischen Der Tod kennt keine Wiederkehr von Robert Altman und dem kürzlich erschienenen Inherent Vice – Natürliche Mängel von Paul Thomas Anderson gesehen werden, […] - [True Grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit-2-2/): True Grit (zu deutsch «Echter Schneid »), ein pikaresker Spätwestern, realisiert in 1969 vom Veteran Hathaway und für welchen John Wayne den einzigen Oscar seiner langen Karriere erhielt, ist die erste Verfilmung des gleichnamigen Romans von Charles Portis. Einundvierzig Jahre später kehren die Brüder Coen für ihren einzigen Western auf dasselbe Terrain zurück, wobei das Tandem jedoch insbesondere beabsichtigt, zur ursprünglichen Geschichte des Romans zurückzukehren und sich für mehr Realismus als ihr Vorgänger Henry Hathaway entscheidet, während Jeff Bridges auf seine Art mit etwas mehr Abstand die Rolle des Sheriffs übernimmt, die damals von John Wayne verkörpert wurde. Trotz allem […] - [The Mayor of McDougal Street](https://www.vivelaculture.com/manhattan-folk-story-2-2/): Dave van Ronk ist eine leider verkannte Person des Greenwich Village Folk aus dem Beginn der 1960er-Jahre. Mit den Anfängen von Dylan verbunden, ist Van Ronk die puristische und melancholische Schattenfigur, welche die Hauptfigur von Inside Llewyn Davis, einem der fesselndsten Filme der Brüder Coen, inspiriert hat. Dave van Ronk verstarb 2002 mitten beim Schreiben seiner Autobiografie, Manhattan Folk Story, die von seinem Freund Elijah Wald vollendet wurde. Ein mitreißendes Werk das, wie der Film der Brüder Coen, jedoch zwangsläufig auf eine dokumentarischeren Art, die prickelnde Stimmung dieser berühmten Folkszene wieder aufleben lässt, wo sich unter anderen Dylan, Joan Baez […] - [Falltür ins Paradies](https://www.vivelaculture.com/jai-tue-phil-shapiro-2/): Bücher und Schriftsteller sind im Film und Geist der Brüder Coen allgegenwärtig. Es ist daher nicht verwunderlich, dass Ethan Coen sich mit Falltür ins Paradies ins literarische Abenteuer stürzt. Es handelt sich um einen Erzählband mit vierzehn Novellen im eher autobiografischen Ton, der in den 1990er-Jahren herauskam und der meistens jüdische Personen wieder aufleben lässt, die sich im hintersten Amerika verloren haben. Die Verbindung mit den Filmen der Coen erfolgt auf ganz natürliche Art anhand dieser Serie von absurden Losern, die mit einem umwerfenden und liebevollen Humor beschrieben sind. - [Rote Ernte](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge-2-2/): Dashiell Hammett, Raymond Chandler oder James Cain, drei berühmte Namen des Roman Noir, sind zentrale Figuren des Pantheons der Brüder Coen. In Miller’s Crossing, ihrem wunderbaren und nicht genügend bekannt gewordenen dritten Spielfilm, inspirieren sich die Brüder direkt an den zwei schönsten Romanen von Hammett, Der gläserne Schlüssel und vor allem Rote Ernte. Insbesondere für diese Mischung aus Traum und Realität, die den Meisterwerken des Autors von Der Malteser Falke so eigen ist. Hinzuweisen ist auch darauf, dass der erste Spielfilm der Coen, Blood Simple – zu deutsch Eine mörderische Nacht, ein Auszug eines Satzes von Rote Ernte ist. - [Barton Fink](https://www.vivelaculture.com/barton-fink-2/): Barton Fink ist für die Brüder Coen der Film der Anerkennung. Tatsächlich erhält diese absurde und kafkaeske Fabel, die sich um das innere Abenteuer eines seriösen, exilierten Schriftstellers in den 1940-er Jahren in Hollywood dreht, unter dem mächtigen Impuls des Juri-Vorsitzenden Roman Polanski bei den Filmfestspielen von 1991 drei Preise, unter diesen die Goldene Palme und der Preis für den besten Darsteller für John Turturro. Der vierte, witzige und alptraumhafte Spielfilm der Coen grenzt an das Fantastische und inspiriert sich an der Person des Schriftstellers Clifford Odets, während die verführerischen und feindseligen Schatten von Faulkner und Fitzgerald irgendwo in den […] - [L.A. Confidential](https://www.vivelaculture.com/l-a-confidential/): A priori, les rapprochements entre l’univers d’Ellroy et celui des frères Coen ne relèvent pas de l’évidence, hormis un rapport certain à Los Angeles. Pourtant, les liens sont en train de se resserrer entre les deux mondes, puisque le couple de cinéastes s’inspire, pour son prochain film Hail Cesar !, d’un personnage très cher à Ellroy, Fred Otash, flic et pourvoyeur numéro un, dans les années 40-50, de ragots sur Hollywood pour les tabloïds. Personnage principal du court récit Extorsion, Fred Otash est surtout l’homme qui a fourni la matière du célèbre roman d’Ellroy, L.A. Confidential. Et si Hail Cesar […] - [Les Voyages de Sullivan](https://www.vivelaculture.com/les-voyages-de-sullivan/): Avec le film noir, la comédie américaine, et ses classiques signés Capra, Hawks ou Cukor, est une des grandes références du cinéma des frères Coen, tout particulièrement dans Le Grand Saut, voire dans Intolérable Cruauté ou Burn after Reading. Parmi cette cohorte de mentors célèbres, il ne faudrait pas oublier le singulier Preston Sturges, auteur à part entière, dans les années 1940, d’une poignée de comédies raffinées régulièrement redécouvertes. La preuve : O Brother Where Art Thou est bien le titre d’un film des frères Coen, mais également celui du film social et réaliste que veut réaliser, pendant la dépression, […] - [De la Certitude](https://www.vivelaculture.com/de-la-certitude/): La présence de Wittgenstein auprès des frères Coen peut sembler étrange. Pourtant, c’est bien sur le philosophe viennois, exilé à Cambridge, qu’Ethan Coen soutiendra, à l’université de Princeton en 1979, une thèse intitulée « Deux visions de la philosophie tardive de Wittgenstein ». Et de fait, il est probable que les paradoxes du philosophe sur le sens et le non-sens, le langage ou la logique ont pu nourrir souterrainement les films des deux frères. On pourra s’en rendre compte plus particulièrement en lisant De la Certitude, ouvrage posthume et tardif à base d’aphorismes où Wittgenstein propose notamment une vertigineuse réflexion […] - [Un Plan Simple](https://www.vivelaculture.com/un-plan-simple/): Ami de longue date des frères Coen – ils ont notamment co-écrit le scénario de son deuxième long-métrage, Mort sur le Grill – Sam Raimi a suivi une trajectoire assez différente de ses camarades de jeu, notamment dans les années 2000, quand il réalise la trilogie des Spiderman en plein cœur d’Hollywood. Juste avant, en 1998 très précisément, Raimi avait pourtant signé son film le plus proche de l’univers des Coen, Un Plan Simple, véritable relecture de Fargo, réalisé deux ans auparavant par ses amis. On y retrouve notamment la même ambiance hivernale, neigeuse et poisseuse, et une manière similaire […] - [Surrealistic Pillow](https://www.vivelaculture.com/surrealistic-pillow/): Surrealistic Pillow est l’album le plus célèbre de Jefferson Airplane et, assurément, un des symboles du psychédélisme californien, période Summer of Love. Il se trouve que ce fameux disque joue un rôle inattendu et néanmoins fondamental dans A Serious Man, un des films les plus personnels des frères Coen. Il n’y a sans doute que les Coen qui pouvaient se permettre de mêler l’album-clé du groupe de Grace Slick, Jorma Kaukonen, Marty Balin et autres Paul Kantner à l’univers des rabbins, du Talmud et de la Torah. Comme un souvenir d’adolescence transcendé par l’humour juif des deux frères. Effet garanti […] - [The Big Lebowski](https://www.vivelaculture.com/the-big-lebowski/): Parmi les films des frères Coen, The Big Lebowski, sorti en 1998, est sans doute le plus culte. La faute à cette brochette de Californiens attardés et souvent atterrants, tous plus hauts en couleur les uns que les autres, incarnés par une poignée d’acteurs géniaux et hilarants tels que Jeff Bridges, John Goodman, Steve Buscemi, John Turturro… Les scènes de bowling y sont notamment à hurler de rire… Lointainement inspiré par Chandler, The Big Lebowski peut être également vu comme le chaînon manquant entre Le Privé de Robert Altman et le récent Inherent Vice de Paul Thomas Anderson, trois films […] - [True Grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit-2/): Western picaresque et tardif réalisé en 1969 par le vétéran Henry Hathaway et pour lequel John Wayne obtint l’unique Oscar de sa longue carrière, True Grit (en français, 100 Dollars pour un Shérif) est la première adaptation du roman éponyme de Charles Portis. Quarante et un ans plus tard, les frères Coen reviennent sur les mêmes terres pour leur seul western mais le tandem a notamment la volonté de revenir à la matière initiale du roman et opte pour un plus grand réalisme que leur aîné Henry Hathaway, tandis que Jeff Bridges reprend, à sa façon plus distanciée, le rôle […] - [Manhattan Folk Story](https://www.vivelaculture.com/manhattan-folk-story-2/): Dave Van Ronk est un personnage trop méconnu du Greenwich Village folk du début des années 1960. Lié aux débuts de Dylan, Van Ronk est la figure souterraine, puriste et mélancolique qui a inspiré le personnage principal d’Inside Llewyn Davis, l’un des films les plus attachants des frères Coen. Dave Van Ronk est mort en 2002 en pleine écriture de son autobiographie, Manhattan Folk Story, achevée par son ami Elijah Wald. Un document passionnant qui fait, comme le film des frères Coen mais sur un versant forcément plus documentaire, revivre l’ambiance effervescente de cette fameuse scène folk naissante où l’on […] - [J’ai tué Phil Shapiro](https://www.vivelaculture.com/jai-tue-phil-shapiro/): Les livres et les écrivains peuplent le cinéma et l’esprit des frères Coen. Il n’est donc pas surprenant qu’Ethan Coen se soit lancé dans l’aventure littéraire avec J’ai tué Phil Shapiro, recueil de quatorze nouvelles à la tonalité plutôt autobiographique, paru à la fin des années 1990, qui fait revivre des personnages, le plus souvent juifs, égarés dans l’Amérique profonde. Le lien avec le cinéma des Coen se fait naturellement à travers cette série de losers absurdes décrits avec un humour ravageur et tendre. - [La Moisson Rouge](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge-2/): Dashiell Hammett, Raymond Chandler ou James Cain, trois grands du roman noir, sont des figures centrales du panthéon des frères Coen. Dans Miller’s Crossing, leur magnifique et trop méconnu troisième long-métrage, les frères s’inspirent directement des deux plus beaux romans de Hammett, La Clé de Verre et, surtout, La Moisson Rouge, notamment pour ce mélange d’onirisme et de réalisme propre aux chefs-d’œuvre de l’auteur du Faucon Maltais. À noter que le titre du premier long-métrage des Coen, Blood Simple, est extrait d’une phrase de La Moisson Rouge. - [Cordes en ballade](https://www.vivelaculture.com/cordes-en-ballade-2/): Anfang Juli findet in Bourg-Saint-Andéol, einem 7000-Seelen-Ort in der Ardèche, mit „Cordes en balldade“ (in etwa: Saiteninstrumente auf Reisen) zwei Wochen lang ein kleines, feines Musikfestival statt. Mit dem Quatuor Debussy tritt dort nicht nur irgendein gutes Streichquartett auf, sondern engagierte Musiker, die sich politisch und ästhetisch klar positionieren. Dieses Jahr nehmen uns die vier Musiker mit auf eine Reise an Bord des Orientexpress. Im Programm findet man alles von Bartok, Brahms, Kurtag bis hin zu Klezmer, Roma Virtuosen und einem „slawischen Kabarett“. http://www.cordesenballade.com - [Sonar](https://www.vivelaculture.com/sonar/): Sous-titré Music, Creativity & Technologie, Sonar est le must européen pour tout amateur de musique électronique. Créé il y a vingt-deux ans, tous les grands noms s’y sont produits. Cette année encore Chemical Brothers, Laurent Garnier, Arthur Baker ou les pionniers Duran Duran s’y sont partagé l’affiche. Réservez pour l’année prochaine ! http://sonar.es/en/2015/ - [Les Rencontres de la photographie d'Arles](https://www.vivelaculture.com/les-rencontres-de-la-photographie-darles/): Pour paraphraser Sam Stourdzé, son directeur, on dira que les Rencontres de la photographie d’Arles, ce n’est ni un musée ni une foire commerciale, mais un festival qui doit sans cesse réaffirmer sa liberté. « Le festival, prend toute sa dimension dans la pluralité de ses expositions, de ses lieux, de ses artistes. C’est cette simultanéité des projets qui permet d’établir des dialogues, de prendre des risques, de tenter des aventures. » Peut-être est-ce une question de proximité, mais on dira qu’Arles est à la photo ce qu’Avignon est au théâtre, incontournable. https://www.rencontres-arles.com/Home - [Lollapalooza-Europe](https://www.vivelaculture.com/lollapalooza-europe/): Créé au début des années quatre-vingt-dix par Perry Farrell de Jane’s Addiction, ce festival, au départ itinérant, est devenu le symbole du rock underground aux Etats-Unis. Si la notion d’underground s’est quelque peu dissoute dans les dollars du marketing, le festival propose cette année à Berlin, sur l’ancien aéroport de Templehof, une affiche où se croiseront entre autres FFS (Sparks + Franz Ferdinand), Tame Impala et les Libertines. http://www.lollapalooza.com/2014/announcing-lollapalooza-berlin-2015/ - [Festival International des Jardins](https://www.vivelaculture.com/festival-international-des-jardins/): Un timbre de collection, une guitare de collection, on comprend ; mais un jardin de collection, c’est plus difficile à concevoir. C’est pourtant le thème de l’édition 2015 du Festival International des Jardins qui se passe actuellement dans le parc du château de Chaumont-sur- Loire : jardins extraordinaires, jardins de collection. On découvre qu’il existe des chasseurs de plantes de jardin qui sont de véritables explorateurs. Cette année, le président du jury est Patrick Blanc, l’inventeur du mur végétal ; cette année, la nouvelle fleur qui sera baptisée est une rose (créée par Jean Pouillard, jardinier globe trotter) dont les pétales d’un rose […] - [Festival d'Avignon](https://www.vivelaculture.com/festival-davignon/): Avignon, devenu aujourd’hui le festival de théâtre le plus important du monde, a été créé en 1947 par Jean Vilar et sa troupe de comédiens célèbres dont Maria Casarès et Gérard Philippe. Jean Vilar était aussi le directeur du TNP, le Théâtre National Populaire ; la question demeure : le théâtre à Avignon comme ailleurs, est-il encore populaire ? La seule façon de trouver la réponse est d’aller sur place cet été. Polémique assurée. http://www.festival-avignon.com/fr/ - [Festival de Glyndebourne](https://www.vivelaculture.com/festival-dopera-de-glyndebourne/): Voilà le festival le plus estival qui soit. Quoi de plus estival, en effet, que de déguster un opéra en plein air ? Bien souvent, les représentations commencent l’après-midi, sous le soleil — puis un long entracte permet de sortir les pique-niques, aussitôt suivi de la seconde partie du spectacle, dans la douceur du crépuscule d’été. Un vrai songe : on se croirait chez Shakespeare ! Au menu cette année : Britten (Le Viol de Lucrèce), Bizet (Carmen), Ravel (L’Heure espagnole/ L’Enfant et les Sortilèges), Donizetti (Poliuto, Don Pasquale), Haendel (Saul), et bien sûr Mozart (L’Enlèvement au Sérail). http://www.glyndebourne.com - [Festival de Lucerne](https://www.vivelaculture.com/festival-de-lucerne/): Fondé en 1938, c’est l’un des grands rendez-vous musicaux de l’été, et notamment symphonique — comme en témoigne le long compagnonnage avec feu le grand Claudio Abbado. Le Festival de Lucerne connaît un véritable renouveau depuis 2004 et le lancement par Pierre Boulez (dont on fêtera le quatre-vingt-dixième anniversaire en grande pompe) de l’Académie du Festival, riche vivier de jeunes interprètes, chefs d’orchestre et compositeurs. Une journée entière lui sera même consacrée, au cours de laquelle on entendra sa musique, mais aussi ses références passées, ainsi que la jeune génération : tous ces compositeurs qu’il a défendus, à Lucerne, au fil […] - [Sinfonia en Périgord](https://www.vivelaculture.com/sinfonia-en-perigord/): Sinfonia en Périgord, c’est le baroque dans tous ses états, sur tous les tons, et pour tous les goûts… Depuis 25 ans — déjà ! — la petite équipe amène un public toujours plus nombreux et plus fidèle vers les beautés cachées et pourtant si accessibles de cette musique. Pour fêter en beauté ce quart de siècle, le baroque se fera feu d’artifice : on y verra les couleurs vives du Carnaval de Venise, avec Antonio Vivaldi, la majesté de la Messe en Si de Johann Sebastian Bach, et même les Feux d’artifices et Jeux d’eau royaux de Georg Friedrich Haendel. L’occasion, également, […] - [Nuits d'été du lac d'Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/nuits-dete-du-lac-daiguebelette/): Voici un festival animé par l’esprit d’amitié et d’aventure, qui met au centre de son discours la création, la pluridisciplinarité et la pratique amateur. Porté par l’altiste Julian Boutin, le festival propose une programmation éclectique et bigarrée, et pourtant étrangement cohérente et toujours festive : une vingtaine de concerts et de spectacles, mêlant classique, jazz, cirque, improvisation et théâtre, et des expériences singulières comme un concert sur le lac au petit matin. Le tout dans le cadre idyllique du lac d’Aiguebelette, au pied du Massif de la Chartreuse… http://www.festivallesnuitsdete.fr - [Festival de Chaillol](https://www.vivelaculture.com/festival-de-chaillol/): Le festival de Chaillol est un festival itinérant au cœur d’un territoire rural et montagnard : la majestueuse Vallée du Champsaur. Un festival qui est aussi un infatigable réinventeur d’une politique culturelle qui mêle création, accompagnement des artistes et mise en valeur du patrimoine architectural et naturel de sa région… Pour cette 19e édition, si le répertoire dit « classique » occupe une place de choix dans la programmation, on revisitera également des musiques venues d’Argentine (avec le trio K/D/M), de la Méditerranée (avec le quatuor de mandolines Kerman), d’Italie ou d’Espagne (Piers Faccini & Simone Prattico) ou d’Israël (Nadav Lev et Tehila […] - [Cordes en ballade](https://www.vivelaculture.com/cordes-en-ballade/): Au début du mois de juillet, le petit bourg ardéchois de Bourg-Saint-Andéol devient, l’espace de deux petites semaines, et grâce au Quatuor Debussy, la capitale européenne du quatuor à cordes… Le Quatuor Debussy est bien plus qu’un simple quatuor à cordes. Il se distingue surtout de ses pairs par son engagement : un engagement aussi bien politique qu’esthétique — persévérant contre vents et marée dans sa quête de décloisonnement et de fraîcheur. Cette année, les quatre compères nous emmènent en voyage à bord de l’Orient Express. Au programme : du Brahms et du klezmer, du violon tzigane et du Bartók, mais aussi […] - [Waterloo](https://www.vivelaculture.com/waterloo/): L’échec commercial retentissant de cette superproduction signée Dino De Laurentiis conduisit le studio américain MGM à renoncer au Napoléon que Stanley Kubrick préparait depuis 1968. Mais elle reste, selon les experts, la plus ambitieuse et exacte reconstitution à l’écran de la célèbre bataille, notamment grâce à l’embauche comme figurants de quelque 16 000 soldats (et une unité de cavalerie) de l’Armée soviétique, l’URSS ayant coproduit le film et abrité le tournage des combats dans les plaines d’Ukraine. - [Louisiana Blues & Zydeco](https://www.vivelaculture.com/louisiana-blues-zydeco/): Après la défaite définitive de Napoléon en 1815, plusieurs centaines d’officiers bonapartistes se sont exilés en Louisiane, territoire français vendu par l’Empereur aux Etats-Unis en 1803. Si la colonie qu’ils envisageaient de fonder n’a jamais vu le jour, cette population s’est vite mêlée aux colons français restés sur place (ou chassés de Saint-Domingue par la révolte des esclaves), aux descendants des Acadiens déportés du Canada au XVIIIe siècle, aux populations noires ou hispaniques… Les traces de ce melting pot sont aujourd’hui encore très vivaces dans la musique « cajun », dite « zydeco » quand elle intègre les rythmes créoles. […] - [Désirée](https://www.vivelaculture.com/desiree/): En 1795, Désirée Clary, fille d’un riche marchand, se fiance avec le jeune général Bonaparte, qui la quitte finalement pour épouser la future impératrice Joséphine. A partir de cet épisode, le film suit Napoléon jusqu’à son exil final à Sainte-Hélène, en 1815, avec pour principal intérêt de confier le rôle à Marlon Brando, tout juste oscarisé pour son rôle dans Sur les Quais (Elia Kazan, 1954). L’empereur des acteurs américains est alors à l’aube de son règne, qui sera lui aussi marqué par la disgrâce, l’exil et come-back inattendu. A son image, les meilleurs interprètes de Bonaparte ont souvent eu […] - [Les Lignes de Wellington](https://www.vivelaculture.com/les-lignes-de-wellington/): Dernier projet de Raoul Ruiz, mort en 2011 avant de pouvoir le tourner, ce film signé de sa compagne met en scène le duc de Wellington (John Malkovich), quelques années avant sa victoire sur Napoléon à Waterloo. Nous sommes en 1810, dans le nord du Portugal, où le militaire britannique organise la résistance de l’armée locale aux invasions impériales, vivant sur le dos de la population et pratiquant une politique de la terre brûlée à chaque repli face à l’avancée des Français. Cet épisode méconnu de l’épopée napoléonienne rappelle que le temps des combats entre militaires était déjà révolu, et […] - [Mémoires d'outre-tombe](https://www.vivelaculture.com/memoires-doutre-tombe/): En prose et parfois en vers, cette autobiographie mêlée de chronique littéraire et de récit historique, vénérée par Victor Hugo et Charles de Gaulle aussi bien que par le surréaliste André Breton, a été rédigée de 1809 à 1841 mais publiée seulement après la mort de l’auteur, en 1849, à près de 80 ans. Ses douze volumes touffus sont parmi les plus féconds de l’histoire, fondant le romantisme tout en faisant preuve d’une belle vista politique. Fasciné par la gloire de l’Empereur, mais inquiet de sa mégalomanie, Chateaubriand entrevoit que l’expérience napoléonienne va longtemps peser sur le sort de la […] - [Emma](https://www.vivelaculture.com/emma/): En 1815, la reine Victoria n’est pas née et Charles Dickens, le meilleur chroniqueur de son long règne (de 1837 à 1901), n’est qu’un bambin. Où en est l’Angleterre, dont les armées du duc de Wellington viennent de terrasser Napoléon Ier à Waterloo ? La réponse est dans ce roman de Jane Austen (1775-1817), le dernier publié de son vivant. Très réaliste peinture de la vie dans une petite ville proche de Londres (« une représentation juste et frappante », jugera son contemporain Sir Walter Scott), le livre déconcerte, à sa sortie, un public peu habitué à ces descriptions du […] - [Le Pape Musulman et autres chansons](https://www.vivelaculture.com/le-pape-musulman-et-autres-chansons/): Né en 1780, ce Parisien fut le premier « chanteur engagé ». D’abord tenté par la poésie et le théâtre, il devient célèbre sous l’Empire avec ses chansons satiriques et licencieuses qui font les beaux jours du Caveau, une goguette du centre de la capitale. En publiant son premier recueil en 1815, après la défaite définitive de Napoléon 1er, il devient une figure de l’opposition à Louis XVIII : alors que la presse est sous contrôle, ses rengaines s’en prennent à la monarchie restaurée, mêlant nostalgie de la Révolution et espoir républicain. Il le paiera de nombreux séjours en prison […] - [Les Désastres de la guerre, 1800-2014](https://www.vivelaculture.com/les-desastres-de-la-guerre-1800-2014/): Conçue pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, cette expo de 450 œuvres signées de plus de 200 artistes fait remonter aux campagnes napoléoniennes le début du «désenchantement» à l’égard du fait militaire, c’est-à-dire le moment où la guerre, de pilier éternel de nos sociétés, devient l’objet d’un regard terrifié. Elle emprunte son titre à celui d’une série de 82 gravures réalisées entre 1810 et 1815 par Goya (1746-1828) pour dénoncer les horreurs de la guerre d’indépendance espagnole contre les armées de Napoléon. Pas de place, chez lui, pour les beaux officiers sabre au clair : il ne représente […] - [Crazy Rock](https://www.vivelaculture.com/crazy-rock/): On ne saura jamais pourquoi « l’homme qui se prend pour Napoléon » est une telle figure de la folie, mais l’image est universelle. En 1966, Jerry Samuels (né en 1938) est déjà un vieux routier du music business new-yorkais (il écrit et produit depuis la fin des années 50) lorsqu’il publie, sous le nom de Napoléon XIV et en costume d’Empereur, le hit inattendu «They’re Coming To Take Me Away, Ha-Haaa!», le délire d’un déséquilibré attendant les envoyés de l’asile. Numéro 3 des charts américains et anglais, cet énorme succès restera bien évidemment sans suite, comme la plupart des […] - [L'Homme qui se prenait pour Napoléon : pour une histoire politique de la folie](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-se-prenait-pour-napoleon-pour-une-histoire-politique-de-la-folie/): Au lendemain du retour des cendres de Napoléon, en France, en 1840, le directeur d’un asile parisien se vit envoyer quatorze nouveaux pensionnaires – tous se prenant pour l’Empereur ! A partir de cette curieuse anecdote, ce livre passionnant, prix Femina « Essai » en 2011, multiplie les parcours de politiciens monomaniaques et d’esprits fragiles victimes des événements (combien de dépressions pendant et après Mai 68 ?), en se donnant pour ambition de relire l’Histoire de France à la lumière de celle de la folie. - [Corps et biens](https://www.vivelaculture.com/corps-et-biens/): Avant de rompre avec les surréalistes en 1929 (comme Raymond Queneau et Jacques Prévert, il était hostile à l’adhésion au PCF et las des manières dictatoriales d’André Breton), Robert Desnos fut leur chouchou. Né en 1900, le jeune poète est l’un des plus assidus, l’un des plus convaincus aussi par les techniques d’écriture automatique qu’ils inventent alors. Mais ce recueil de ses écrits de 1919 à 1929 le montre bien : ces révolutionnaires avaient encore un pied dans le XIXe siècle. Derrière les jeux formels (et notamment les vers nés au cours de séances d’hypnose) perce en effet un classicisme […] - [The '68 Comeback Special](https://www.vivelaculture.com/memories-the-68-comeback-special/): Ce come-back-là est celui du King, et non de l’Empereur, mais il est permis d’y lire le même triomphe d’une folle volonté sur des circonstances désespérées. En 1968, le temps d’un show sur la chaîne CBS (intégralement couvert par ce double CD), le créateur du rock’n’roll décide de reconquérir son titre, après des années perdues à chanter les B.O. quelconques de ses films de série B et contre toute attente, Elvis emporte le morceau, notamment lors de la célèbre partie « acoustique » du show, filmée sur un ring : aminci, tout de cuir noir vêtu, voix intacte, il joue […] - [Les Châtiments](https://www.vivelaculture.com/les-chatiments/): Le grand écrivain français est en exil, en ce début de Second Empire, lorsqu’il publie cette charge contre ses ennemis jurés, les Bonaparte. Dans le poème « L’Expiation », qui ridiculise Napoléon III et son coup d’Etat de 1851, c’est bien l’oncle, lui aussi arrivé au pouvoir par la violence en 1799, qui est visé, malgré la gloire que l’auteur lui reconnaît, notamment dans sa célèbre description de « Waterloo, morne plaine… ». - [Docteur Folamour](https://www.vivelaculture.com/docteur-folamour/): Le pouvoir, la folie, la guerre : ces trois obsessions, à l’œuvre dans ce classique, traversent la filmographie du cinéaste britannique et le conduisirent fort logiquement à envisager de consacrer un film à Napoléon, «le meilleur film jamais réalisé», rêvait-il. A l’abandon du projet en 1970 (il tournera Orange Mécanique à la place), Kubrick a écrit un scénario de 186 pages, recruté Jack Nicholson pour le rôle-titre, accumulé 17 000 images d’époques, organisé un tournage de 150 jours avec 50 000 figurants… - [Cent Jours, la tentation de l'impossible, mars-juillet 1815](https://www.vivelaculture.com/cent-jours-la-tentation-de-limpossible-mars-juillet-1815/): Le 1er mars 1815, Napoléon Bonaparte, prisonnier à l’île d’Elbe depuis son abdication de l’année précédente, débarque dans le sud de la France. Le 18 juin, battu à Waterloo, il abdique de nouveau et est exilé, cette fois, à Sainte-Hélène. Entre ces deux dates, cent journées folles, une incroyable tentative de tout recommencer dans un pays encore acquis à l’Empire, mais dans une Europe coalisée contre lui. Deux siècles plus tard, ce « quart d’heure », comme l’appellera Victor Hugo, reste une référence de la volonté politique et de l’ardeur réformatrice : ne donne-t-on pas, encore aujourd’hui, « 100 jours […] - [Johnny Cash at Folsom prison](https://www.vivelaculture.com/johnny-cash-at-folsom-prison-2/): Wie zum Beispiel in « Cocaine Blues », einem traditionellen Countrysong, den Johnny Cash hier vor den Gefangenen des Folsom State Prison singt, taucht das Kokain seit Beginn des 20. Jahrhunderts in etwa einem Dutzend amerikanischer Volkslieder auf. Auch der Geistliche Gary Davis (1896-1972) sang einen Blues mit demselben Titel (oft von Bob Dylan übernommen) von dem er behauptete, ihn von einem Wandermusiker gehört zu haben, im Jahr… 1905. - [Freud on coke](https://www.vivelaculture.com/freud-on-coke/): Zumindest bis zu seiner Selbstanalyse im Jahr 1895 war Sigmund Freud (1856-1939) Kokainkonsument. Er befürwortete die Verwendung der Droge als Medikament gegen Nervenschwäche und die großen Pharmalabors beauftragten ihn damit, deren Wirkungen zu untersuchen! Der Autor dieses Buchs, ein britischer Psychologe, vertritt die Ansicht, dass dieser Enthusiasmus weit mehr als nur eine einfache Jugendschwäche des Begründers der Psychoanalyse war, sondern eher ein ausschlaggebendes Element bei der Entwicklung seiner Theorien, insbesondere der Traumdeutung. Ein viel diskutiertes und fesselndes Thema. - [Breaking Bad](https://www.vivelaculture.com/breaking-bad-2/): Auch wenn die USA nach wie vor der weltweit größte Kokainmarkt sind, wurde das Land längst schon von anderen Drogen überflutet. Zuerst der Crack, dann die Methamphetamine, diese starken, synthetisch hergestellten Substanzen, die Walter White, Hauptfigur dieser Serie, in seinem Campingcar irgendwo in der Wüste Neumexikos herstellt. Diese Filmserie geht in der Beschreibung der, für die amerikanische Gesellschaft so kennzeichnenden « Drug Culture » einen zusätzlichen Schritt weiter. Es handelt sich darin um einen einfachen Lehrer, der innerhalb kürzester Zeit durch seine Tätigkeit reich wird – wobei er genau so schnell, ohne Hintergedanken, in die gewalttätige Kriminalität verfällt. - [Einhandklatschen in Kioto](https://www.vivelaculture.com/einhandklatschen-in-kioto/): Als Zeitgenosse von Scarface beschäftigt sich dieser erste Roman auf Basis umfangreicher autobiografischer Mittel mit dem „Phänomen Kokain“ jener Jahre aus der Sicht der Konsumenten. Der Erzähler, ein Journalist aus New York, berichtet von seinen nächtlichen Streifzügen durch angesagte Diskotheken und das Besorgen von Drogen in den finstersten Vierteln von Manhattan. Wie bereits Cannabis für die Beat Generation und LSD für die Hippie-Musikszene, ist auch dies eine Droge, die einer amerikanischen Kulturbewegung als Treibstoff dient. - [Scarface](https://www.vivelaculture.com/scarface-4/): Beim Umschreiben des gleichnamigen Films von Howards Hawks (1932) haben Brian de Palma und sein Drehbuchautor Oliver Stone (späterer Regisseur von Geboren am 4. Juli) die Biographie von Al Capone beiseite gelassen, um sich auf den Werdegang des kubanischen Gangsters Tony Montana (Al Pacino), ein rauschgiftsüchtiger, paranoischer und äußerst gewalttätiger Drogenhändler, zu konzentrieren. Zur Zeit als der Film erschien, war Kokain in den USA die angesagte Droge der Wohlhabenden. Die Gewalt des Films stellt schonungslos die finsteren Kulissen dieses schicken Zeitvertreibs ins Scheinwerferlicht. - [Der Einbruch des Meeres](https://www.vivelaculture.com/der-einbruch-des-meeres/): Im letzten, noch zu seinen Lebzeiten veröffentlichten Werk, basierte sich Jules Verne auf ein echtes Projekt: Jenes, in der Sahara ein Binnenmeer zu schaffen, das Ende des 19. Jahrhunderts vom Offizier und Geograf François Elie Roudaire gefördert wurde, der davon träumte einen Kanal zu bauen, der das Wasser vom Mittelmeer in den äußersten Süden Algeriens und Tunesiens führen sollte, um die Region in eine « Weizenkammer » zu verwandeln. Im Roman stößt ein Ingenieur, der die künftigen Häfen dieses Saharameeres anlegen sollte, auf den Widerstand der Tuaregs, die das Projekt als bedrohende Destabilisierung ihrer Kultur und ihres Nomadenlebens sahen. Ein Kulturschock, schon […] - [Wüstenwanderungen](https://www.vivelaculture.com/wustenwanderungen/): Spurensuche in der Sahara. Im Jahr 1922 entdeckte der junge Ichthyologieforscher (Fischkunde) Théodore Monod (1902-2000), nach einem Einsatz an der Küste Mauretaniens, die Sahara. Von dieser ersten Reise brachte er ein ergreifendes Reisetagebuch mit und eine niemals nachlassende Leidenschaft für die afrikanische Wüste, die er bis zu seiner letzten Expedition im Jahr 1998, im Alter von 96 Jahren, etwa hundert Mal durchstreifte! Seine biologischen und prähistorischen Entdeckungen haben ihn jedoch nie davon abgehalten, ein engagierter Beobachter dieser, von der Kolonisation schlecht behandelten Regionen zu sein. Er war insbesondere ein entschiedener Gegner des Algerienkriegs. - [Die Reisen des Arthur Rimbaud](https://www.vivelaculture.com/die-reisen-des-arthur-rimbaud/): 1875 lässt das Wunderkind von Charleville im Alter von 21 Jahren die Poesie beiseite und bricht auf, um mehr schlecht als recht und abenteuerlich in den Kolonien zu leben, die sich die mächtigsten europäischen Länder damals dabei waren, sich zu teilen. Söldner in Indonesien, Bauleiter auf Zypern, man findet seine Spuren ab 1880 in Aden im Jemen, wo er neben ehrenwerten Geschäften auch illegale Waffentransporte durch die Ebenen des äthiopischen Harar durchführte. Diese unglaublich tiefgehende Erzählung begleitet jeden seiner Schritte während seiner Afrikajahre. - [Haschisch](https://www.vivelaculture.com/haschisch/): Dieser deutsche Dokumentarfilm bietet einen seltenen Einblick in diese Gebirgsregion im Norden Marokkos, wo etwa ein Viertel der Bevölkerung lebt. Hier wird seit dem 15. Jahrhundert Cannabis angebaut, aber aufgrund des steigenden Konsums in Europa wurde die Aktivität zu einer intensiven Monokultur. Der Cannabisanbau erstreckt sich über 50.000 Hektar und ernährt mindestens eine Million Menschen. Marokko ist mit jährlich 40.000 Tonnen heute der größte Produzent von „Shit“ und Hasch, mit zudem einer ausgezeichneten Lage direkt gegenüber von Spanien. - [Killing Pablo](https://www.vivelaculture.com/killing-pablo/): Die Jagd auf Pablo Escobar, Kolumbiens Drogenbaron. In den 1980er-Jahren beherrschten Pablo Escobar und die anderen kolumbianischen Paten rund 80% des weltweiten Kokainmarkts, wobei sie eine Organisation aufbauten, die jener des legalen multinationalen Business in nichts nachsteht. Ihre Methoden dienten der heutigen Entwicklung des Drogenhandels in der Sahelzone als Modell, die zur Überschwemmung des europäischen Marktes unumgänglich ist. So haben die amerikanischen Behörden mehrere Zusammentreffen zwischen den Kolumbianern und Vertretern der Terroristen von Al-Quaida aufgedeckt, deren lokale Mitglieder (IS, Boko Haram usw.) sich dank des Drogenhandels finanzieren. - [ZeroZeroZero](https://www.vivelaculture.com/zerozerozero/): Wie Kokain die Welt beherrscht. Produktionsländer (Peru, Bolivien, Kolumbien usw.) und Konsumländer (USA, Europa), und zwischen den beiden Drehscheiben, wo das Kokain verkauft und transportiert wird: Mexiko, aber inzwischen auch die afrikanischen Länder südlich der Sahara. Roberto Saviano, der seit 2006 und dem Erscheinen seines Buchs über die Mafia, Gomorra, unter Polizeischutz lebt, enthüllt zwischen praxisnahen Nachforschungen und Fiktions-Dokumentation eine neue Weltkarte, strukturiert nach dem „weißen Petroleum“, wie es von den Nigerianern genannt wird. Ein Markt der jährlich 352 Milliarden Dollar einbringt und dessen Geldwäsche seiner Ansicht nach weitgehend die Liquiditätsmängel des weltweiten Finanzsystems nach der Krise in 2008 ausgeglichen […] - [Bloom](https://www.vivelaculture.com/bloom/): Quelle famille ! Il y a d’abord eu Raymond Legrand, chef d’orchestre des années 1940, puis ses deux enfants, le compositeur Michel, et sa sœur Christiane, membre du groupe vocal Les Double Six, et qui a chanté avec le groupe anglais Procol Harum. Et voilà que débarque Victoria, la nièce de Michel. En 2004, installée à Baltimore, elle formait, avec le chanteur américain Alex Scally, le groupe de pop atmosphérique Beach House. Le duo a depuis publié quatre albums, mêlant orgue glacé et rythmiques mécaniques. - [Tout(e) Varda](https://www.vivelaculture.com/toute-varda/): Il est impossible d’évoquer Jacques Demy sans son épouse Agnès Varda. Ils se sont rencontrés à la fin des années 1950 et ne se sont plus quittés, s’accomplissant artistiquement chacun de leur côté. Ce beau coffret de 22 DVD permet de réévaluer l’œuvre d’Agnès Varda. Il présente ses films narratifs, Cléo de 5 à 7, en 1961, et le road movie Sans Toit Ni Loi avec Sandrine Bonnaire, et ses essais expérimentaux, comme l’improvisé Lions Love, en 1969, et Murs Murs, en 1980, sans oublier son documentaire sentimental Jacquot de Nantes, tourné l’année de la mort de Demy. - [The Complete Edition](https://www.vivelaculture.com/the-complete-edition/): Michel Legrand n’a pas composé que des musiques de films. Il est auteur de chansons, et jazzman. Ses multiples facettes sont présentes dans ce coffret publié à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire. Evidemment, les cinéphiles écouteront en premier le disque consacré au cinéma pour y réentendre les thèmes célèbres du maître qui illustrent les œuvres de Jacques Demy (« la Chanson des jumelles » dans Les Demoiselles de Rochefort), Un Eté 42 de Robert Mulligan, Le Sauvage de Jean-Paul Rappeneau, et La Piscine de Jacques Deray. Oui, mais chez Demy… ! - [Les Double Six](https://www.vivelaculture.com/les-double-six/): Pendant les années 1960, la chanson a fusionné avec le jazz. Charles Trenet et Serge Gainsbourg ont ouvert la voie, entre 1959 et 1964, un groupe vocal, Les Double Six, adapte en chanson française les morceaux de Count Basie et de Lionel Hampton, fait sonner les voix comme des instruments. L’habileté de la chanteuse Mimi Perrin, professeur d’anglais, et le brillant arrangeur Quincy Jones sont aux manettes. En trois albums, Les Double Six qui accueilleront les grands jazzmen français – Eddy Louiss, Bernard Lubat et Christiane Legrand – auront profondément marqué le paysage. - [La Mode des sixties](https://www.vivelaculture.com/la-mode-des-sixties/): L’entrée dans la modernité Les « sixties » représentent une véritable rupture dans la société, à la fois musicale, cinématographique avec l’avènement de la Nouvelle Vague, et bien sûr vestimentaire grâce à des icônes charismatiques comme Audrey Hepburn ou Brigitte Bardot. Un groupe de chercheurs du CNRS, sous la direction de Dominique Veillon et Michèle Ruffat, a cherché à analyser le rapport des femmes à la mode, lié à l’avènement du jeunisme qui hante alors défilés, films et publicités, et annonciateur d’une époque moderne. - [La Belle et la Bête](https://www.vivelaculture.com/la-belle-et-la-bete/): Un marchand ruiné offre sa fille en sacrifice à un monstre à tête fauve habitant un château gothique. Le film La Belle et la Bête aura émerveillé des générations de spectateurs avec son atmosphère fantastique, ses costumes baroques, et ses décors inspirés par les toiles du peintre flamand Vermeer. Le cinéaste et poète Jean Cocteau le voyait comme un film de « réalisme irréel, plus vrai que le vrai… » Cette idée de « réalisme irréel » marquera Jacques Demy qui cite son idole poète en mettant des statues vivantes (Cariatides). - [Peau d’Âne](https://www.vivelaculture.com/peau-dane/): Pour adapter le conte de Perrault, Jacques Demy reste fidèle à son équipe, Michel Legrand pour la musique, Catherine Deneuve, en princesse fuyant, dissimulée sous une peau d’âne, l’amour incestueux de son père, Jacques Perrin dans le rôle du prince. Le cinéaste, qui s’est offert, trois ans plus tôt, Gene Kelly dans Les Demoiselles de Rochefort, se fait plaisir en engageant le héros de Cocteau, Jean Marais himself. Ajoutons des parties musicales de haute volée comme « Les Conseils de la Fée des Lilas » chantés par la regrettée Christiane Legrand, sœur de Michel. - [Les Bien-aimés](https://www.vivelaculture.com/les-bien-aimes/): Christophe Honoré ne s’en est jamais caché : il doit beaucoup de son inspiration à Jacques Demy. Dès son film Les Chansons d’amour, il emprunte cette voie musicale, trouvant en la personne du jeune compositeur Alex Beaupain son Michel Legrand. Il pousse la filiation jusqu’à choisir Catherine Deneuve pour sa grande comédie musicale, Les Biens-aimés qui raconte, sur un demi-siècle, les vies croisées de Madeleine et de sa fille « mal aimée » Vera, toutes deux témoins et victimes des bouleversements du siècle : années 1960, Printemps de Prague, sida, terrorisme… L’une des œuvres les plus ambitieuses du cinéma « […] - [On connaît la chanson](https://www.vivelaculture.com/on-connait-la-chanson/): Il aura fallu l’audace d’Alain Resnais pour revenir à un genre que l’on croyait disparu depuis le dernier film de Demy, Trois places pour le 26 (1986). Sur un scénario du duo Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, le cinéaste d’Hiroshima mon amour s’est amusé à composer un vaudeville dans la tradition, avec chassés-croisés amoureux et coups de théâtre. Si Jacques Demy avait son compositeur attitré, Resnais, lui, intègre, en guise de dialogues, des extraits de chansons joués en play-back (Joséphine Baker, Dalida, Charles Aznavour, Alain Souchon…) « Une mélancolie enrobée dans la légèreté de la comédie », a écrit Les […] - [Petit déjeuner chez Tiffany](https://www.vivelaculture.com/petit-dejeuner-chez-tiffany/): Lorelei Lee, la petite écervelée qui adore les diamants dans Les Hommes préfèrent les blondes (1953), Lola, la danseuse de cabaret, du film de Demy (1961), et Les Demoiselles de Rochefort composent des portraits de femmes de l’époque, attirées par ce qui scintille. Ajoutons à la galerie, Holly, une Madame Bovary américaine, qui rêve devant la vitrine de Tiffany. Truman Capote brosse le portrait amer d’une provinciale à la fois starlette et call-girl rongée par des rêves factices. Elle aura à l’écran les traits pétillants d’Audrey Hepburn dans Diamants sur Canapé. - [Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-2/): L’auteur du catalogue de l’exposition Jacques Demy, a eu la bonne formule à propos d’Andy Warhol, en disant que le créateur du Pop Art « remotivait en couleurs les signes de la vie moderne (piscines, stations-services, ou publicités). » Jacques Demy ne pouvait donc que s’intéresser à l’auteur du fameux portrait de Marilyn Monroe. Ses films proposent eux aussi un feu d’artifice de couleurs, de tons vifs, une sublimation de la vie quotidienne. Mais qui était Andy Warhol ? Michel Nuridsany a interviewé, entre autres, ses proches, Lou Reed, John Giorno, et le plasticien Robert Rauschenberg. - [Chapeau melon et bottes de cuir](https://www.vivelaculture.com/chapeau-melon-et-bottes-de-cuir/): Cette série culte aurait pu être une comédie musicale bien dans l’air du temps. Le détective John Steed (Patrick Macnee), toujours tiré à quatre épingles, jongle avec son chapeau melon, sa partenaire Emma Peel (Diana Rigg) rend fou les téléspectateurs du monde entier avec ses tenues moulantes et son habileté au karaté. Les décors parfois gothiques des manoirs, dans une campagne anglaise charmeuse, le mélange de fantastique et d’humour (chats homicides, automates tueurs…) contribueront au succès d’une comédie policière pop qui incarne pour toujours le glamour et la magie des années soixante. - [Chantons sous la pluie](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie-3/): Le générique des Parapluies de Cherbourg orchestre un gracieux ballet de parapluies, citation explicite de la flamboyante comédie musicale de Stanley Donen. Jacques Demy a été profondément marqué par le chef-d’œuvre américain et ses scènes légendaires : la danse de Gene Kelly sous des trombes d’eau avec un parapluie, le saut périlleux sur un mur de Donald O’Connor ou la grâce ensorceleuse de Cyd Charisse… Chantons sous la pluie, est aussi un récit plein d’humour, évoquant une période clef de l’histoire du cinéma, le passage du muet au parlant qui voit des stars disparaître de l’écran, victimes… de leur voix […] - [Les Parapluies de Cherbourg](https://www.vivelaculture.com/les-parapluies-de-cherbourg/): « Un film léger parlant de choses graves vaut mieux qu’un film grave parlant de choses légères. » Jacques Demy a toujours prévenu le public : derrière l’éclat, les chants, les couleurs, la magie musicale de Michel Legrand, Les Parapluies de Cherbourg évoque la guerre, la séparation. Une certaine tragédie pèse sur les amours de la vendeuse de parapluies, Geneviève (Catherine Deneuve), et de son amant Guy obligé de combattre en Algérie. - [Le Monde enchanté de Jacques Demy](https://www.vivelaculture.com/le-monde-enchante-de-jacques-demy/): Le catalogue de l’exposition Jacques Demy qui s’est tenue en 2013 à la Cinémathèque Française est à la hauteur du sujet, solaire et poétique. Entre nombreuses interviews et jolis textes, figurent des photos de tournage, des maquettes de décors… On plonge dans une valse de couleurs et de robes, jaunes, rouges et bleues, de larges chapeaux, de belles filles et de matelots en transit, tout l’univers joyeusement artificiel et glamour du maître enchanteur qui expliquait son œuvre par un vrai « désir de fuite. » - [Johnny Cash at Folsom prison](https://www.vivelaculture.com/johnny-cash-at-folsom-prison/): Comme dans le « Cocaine Blues », morceau country traditionnel que reprend ici Johnny Cash devant les détenus de la prison de Folsom, la cocaïne est référencée dans des dizaines de chansons populaires américaines dès le début du XXe siècle. Le Reverend Gary Davis (1896-1972) chantait ainsi un blues du même titre (souvent repris par Bob Dylan) qu’il disait avoir appris de la bouche d’un musicien itinérant en… 1905. - [Freud sous coke](https://www.vivelaculture.com/freud-sous-coke/): Au moins jusqu’à son auto-analyse de 1895, Sigmund Freud (1856-1939) a été un consommateur de cocaïne, un apôtre de son utilisation dans le traitement de la neurasthénie, et même chargé par de grands laboratoires d’en étudier les effets ! L’auteur de ce livre, un psychologue britannique, soutient que cet enthousiasme fut, bien plus qu’une simple erreur de jeunesse du père de la psychanalyse, un élément essentiel dans l’élaboration de ses théories, notamment l’interprétation des rêves. Polémique et passionnant. - [Breaking Bad](https://www.vivelaculture.com/breaking-bad/): Si les Etats-Unis restent le premier marché mondial de la cocaïne, d’autres drogues les ont envahis. Le crack d’abord, puis les méthamphétamines, ces puissants produits de synthèse, que produit, dans son camping-car perdu dans le désert du Nouveau-Mexique, Walter White, personnage principal de cette série qui franchit un pas supplémentaire dans la description de la « drug culture » qui imprègne la société américaine en mettant en scène un simple prof enrichi en un temps record par son activité – et basculant tout aussi rapidement, sans arrière-pensée, dans la criminalité violente. - [Bright lights, big city](https://www.vivelaculture.com/bright-lights-big-city/): Journal d’un oiseau de nuit Contemporain de Scarface, ce premier roman se penche, à grands renforts d’autobiographie, sur le « phénomène cocaïne » de ces années-là, côté consommateurs. Le narrateur, journaliste new-yorkais, raconte ses errances nocturnes, entre boîtes de nuit à la mode et achats de drogue dans les quartiers les plus sordides de Manhattan. Comme le cannabis pour la Beat Generation ou le LSD pour la scène musicale hippie, c’est encore une drogue qui sert de carburant à un mouvement culturel américain. - [Scarface](https://www.vivelaculture.com/scarface-3/): En transposant le film éponyme de Howard Hawks (1932), Brian de Palma et son scénariste (le futur réalisateur de Né un 4 juillet, Oliver Stone) ont écarté la biographie d’Al Capone pour se concentrer sur le parcours du gangster cubain Tony Montana (Al Pacino), trafiquant de drogue toxicomane, paranoïaque et ultraviolent. A l’époque où sort le film, la cocaïne est aux Etats-Unis la drogue à la mode des gens aisés. La violence du film jette alors une lumière crue sur les sombres coulisses de ce passe-temps chic. - [L'Invasion de la mer](https://www.vivelaculture.com/linvasion-de-la-mer/): Dans son dernier roman publié de son vivant, Jules Verne s’appuyait sur un projet bien réel : celui de créer une mer intérieure au Sahara, promu à la fin du XIXe siècle par l’officier et géographe François Elie Roudaire qui rêvait de percer un canal apportant l’eau de la Méditerranée jusqu’à l’extrême Sud algérien et tunisien, afin de transformer la région en « grenier à blé ». Dans le roman, un ingénieur chargé d’implanter les futurs ports de cette mer saharienne se retrouve en butte à l’opposition des Touaregs, qui voient dans ce projet la menace d’une déstabilisation de leur […] - [Maxence au désert](https://www.vivelaculture.com/maxence-au-desert/): En 1922, jeune chercheur en ichtyologie (l’étude des poissons), Théodore Monod (1902-2000) découvre le Sahara après une mission sur les côtes de la Mauritanie. De ce premier voyage, il rapportera cet émouvant journal et une passion jamais démentie pour le désert africain, qu’il parcourera une centaine de fois jusqu’à sa dernière expédition, en 1998, à 96 ans ! Ses découvertes biologiques et préhistoriques ne l’ont jamais empêché d’être un observateur engagé de ces régions malmenées par le colonialisme. Il fut notamment un opposant déterminé à la guerre d’Algérie. - [Rimbaud l'Africain](https://www.vivelaculture.com/rimbaud-lafricain/): En 1875, à 21 ans, le prodige de Charleville renonce à la poésie et s’en va vivre d’expédients et d’aventures dans les colonies que les grandes puissances européennes sont alors en train de se partager. Mercenaire en Indonésie, chef de chantier à Chypre, on retrouve sa trace à partir de 1880 à Aden, au Yémen, où, à ses activités de négoce honorables, s’ajoutent le transport illégal d’armes à travers les plaines du Harar éthiopien. Ce récit incroyablement fouillé le suit pas à pas pendant ses années africaines. - [Haschich](https://www.vivelaculture.com/haschich/): Ce documentaire allemand offre une rare plongée dans cette région montagneuse du Nord du Maroc, où vit près d’un quart de la population. On y fait pousser le cannabis depuis le XVe siècle, mais face à la hausse de la consommation en Europe, l’activité est devenue une monoculture intensive, occupant 50 000 hectares et faisant vivre au moins un million de personnes. Avec quelque 40 000 tonnes par an, le Maroc est aujourd’hui le premier producteur mondial d’herbe et de haschich, idéalement situé face à l’Espagne. - [Les Rois de la cocaïne](https://www.vivelaculture.com/les-rois-de-la-cocaine/): L’histoire secrète du cartel de Medellin. Dans les années 80, Pablo Escobar et les autres parrains colombiens ont contrôlé jusqu’à 80% du marché mondial de la cocaïne, en mettant en place une organisation digne de celle des multinationales du business légal. Leurs méthodes ont servi de modèle au développement actuel du trafic au Sahel, indispensable pour inonder le marché européen. Les autorités américaines ont ainsi mis à jour plusieurs rencontres en Afrique entre des Colombiens et des représentants des terroristes d’Al-Qaeda, dont les affiliés locaux (Daesh, Boko Haram…) se financent grâce au trafic de la drogue. - [Extra pure](https://www.vivelaculture.com/extra-pure/): Voyage dans l’économie de la cocaïne Pays producteurs (Pérou, Colombie, Bolivie…), pays consommateurs (Etats-Unis, Europe), et entre les deux, des plaques tournantes où l’on monnaie et achemine la cocaïne : le Mexique, mais aussi désormais l’Afrique subsaharienne. Sous protection policière depuis 2006 et la parution de Gomorra, son livre sur la mafia, Roberto Saviano dessine, entre enquête de terrain et docu-fiction, une nouvelle carte de la planète structurée par ce que les Nigérians appellent le « pétrole blanc ». Un marché de 352 milliards de dollars par an, dont le blanchiment, estime-t-il, a largement comblé le manque de liquidités du […] - [Vertikale Gärten: Die Natur in der Stadt](https://www.vivelaculture.com/vertikale-garten-die-natur-in-der-stadt/): Frankreichs berühmtester Gartenkünstler Patrick Blanc hat die urbanen Gärten revolutioniert indem auf eine vertikale Dimension setzt. Weltweit bekannt wurde der Wissenschaftler der staatlichen Forschungseinrichtung CNRS für seine Grünen Wände. Dabei setzt er auf einige tropische Pflanzen aus dem Unterholz, die sich ohne in der Erde verwurzelt zu sein, weiter entwickeln. Seine Grünen Wände zieren so die Mauern der Welt wie im Museum du Quai Branly in Paris oder dem Kulturkaufhaus Dussmann in Berlin. Wird es dann vielleicht irgendwann auch eine Ausstellung der vertikalen Gärten als Gleitschirm geben ? - [Regenwürmer](https://www.vivelaculture.com/regenwurmer/): Helfer im Garten: Lebendiger Boden – Gesunde Pflanzen – Reiche Ernte Schon Darwin hatte die Bedeutung der Regenwürmer erkannt. Er ist für den Gärtner ein wichtiger Helfer im Boden und sorgt für den nährstoffreichen Humus. Dieses unterhaltsame Sachbuch weist nicht nur auf die Bedeutung des Regenwurms für die Fruchtbarkeit des Bodens hin. Man erfährt auch, wie sich der Regenwurm im Garten wohl fühlen kann. Und natürlich werden auch wichtige Fragen beantwortet, die wir bei Regenwürmern schon immer stellen wollten: Warum kommt der Regenwurm wenn es regnet nach oben ? Und werden aus einem halben Regenwurm gleich zwei Regenwürmer? - [The Great Gardens of Europe](https://www.vivelaculture.com/the-great-gardens-of-europe/): In Schloss Sans-souci in Potsdam wurden die Gärten im 18.Jahrhundert angelegt. Berühmt sind vor allem die Anlage der Weinbergterrassen und die einst 120 Stufen (heute sind es 132), die den kleinen Abhang hinauf oder herunter führen. Wie hätte Friedrich II. in dieser majestätischen Landschaft noch Sorgen haben sollen? Die Gärten des Palais Het Loo in Apeldorn in den Niederlanden wurden von Claude Desgots entworfen, einem Neffen und Protégé von André Le Nôtre. Und die Gärten in Villandry sind die berühmtesten im Loiretal. Das Buch von Maria Brambilla und Eliana Ferioli wartet nicht nur mit schönen Fotos auf, sondern ist auch […] - [Prinzessinnengärten](https://www.vivelaculture.com/prinzessinnengarten/): Begonnen hat alles 2009 in Berlin Kreuzberg am Moritzplatz. Aus einer unwirtlichen Brache wurde eine Gartenoase mit über 500 verschiedene Gemüse- und Kräutersorten mitten in Berlin. Jeder Freiwillige kann mitmachen, ob Kinder, Jugendliche oder Erwachsene, Nachbarn Laien und Gärtner. Und so entsteht gemeinschaftlich ökologischer Landwirtschaftsanbau. Träger ist die gemeinnützige GmbH Nomadisch Grün. Mit dem Gewinn aus Gastronomie, Gartenbau, oder Vorträgen und Buchverkäufen finanziert man u.a. Bildungsangebote. - [Die schönsten Gärten und Parks](https://www.vivelaculture.com/die-schonsten-garten-und-parks/): Paris und in der Ile de France. Erschienen 2014 zum 400. Geburtstag von André Le Nôtre, rückt dieser opulente Bildband die Gesamtkunstwerke Versailles, Vaux-le-Vicomte und Chantilly in den Mittelpunkt. Ludwig XIV. liebte seine Gärten, sie wurden zu seinem Hauptanliegen. Mit André Le Nôtre stand er permanent in Verbindung. Über ein Vierteljahrhundert lebte Ludwig XIV. übrigens auf einer gigantischen Baustelle. Das Buch des Gartenkunstexperten Frank Maier Solgk feiert aber auch die 74 Gärten und Parkanlagen von Paris und der Ile-de-France. - [Paradies mit Laube](https://www.vivelaculture.com/paradies-mit-laube/): Das Buch über Deutschlands Schrebergärten In Frankreich heißen Schrebergärten „jardins ouvriers“, also „Arbeitergärten“. Seit Ende des 19.Jahrhunderts etablierten sie sich als grüne Oasen in den Industriestädten und sind so eine direkte Konsequenz aus der industriellen Revolution. Die Landflucht der Bauern und die miserablen Lebensbedingungen der Industriearbeiter in den Städten lösten die Sehnsucht nach einem Stückchen Land aus, das man bewirtschaften konnte und wo die Luft nicht nur für Kinder besser war. Stefan Leppert konzentriert sich in seinem Buch auf die deutschen Schrebergärten und Gartenfreunde, die seiner Meinung nach zu Unrecht den Ruf von konservativen Spießern haben. Der Berliner „Tagesspiegel“ meinte: […] - [Monet- Einladung nach Giverny](https://www.vivelaculture.com/monet-einladung-nach-giverny/): Der Impressionist Claude Monet pflegte zu sagen: „Außer Malen und Gärtnern kann ich gar nichts.“ In Giverny konnte er beidem nachgehen, denn sein Garten wurde zu seinem Atelier. Er pflanzte Blumen je nach Jahreszeit an, um immer etwas zum Malen zu haben. Die Autorin Karin Sagner hat Germanistik und Kunstgeschichte in Paris und München studiert und ist eine ausgewiesene Kennerin von Monet. Zu den Werken, die sie vorstellt, gehören natürlich die berühmten Bilder der Seerosen, die Monet in seinem Seerosenteich züchtete. Im Übrigen soll Monet – inmitten der heilen Natur voller Blumen – geraucht haben wie ein Schlot. - [Portrait eines glücklichen Menschen](https://www.vivelaculture.com/portrait-eines-glucklichen-menschen/): André Le Nôtre (1613 -1700) Ganz im Gegensatz zu dem aktuellen und historisch nicht immer korrekten Kinofilm „Die Gärtnerin von Versailles » wird dieses Buch des Romanciers Erik Orsenna dem obersten Gartenarchitekt von Louis XIV. gerechter. André le Nôtre – Sohn und Enkel von Gärtnern – ist wohl der einzige Gärtner, der auch Einzug in die Schulbüchern hielt. Seine Kreationen werden von Millionen von Besuchern weltweit goutiert. Am berühmtesten sind natürlich die Gärten des Versailler Schlosses. O-Ton Erik Orsenna: „ Das Einzige was im Westen wirklich Eindruck auf Quianlong, den Kaiser von China machte, war der Schöpfer dieses Gartens einer perfekten […] - [Der Garten für intelligente Faule](https://www.vivelaculture.com/der-garten-fur-intelligente-faule/): Der Journalist Karl Ploberger wollte bewusst ein „anderes“ Gartenbuch schreiben. Er argumentiert gegen „Gartenarbeit“ und plädiert für den „intelligenten Garten“ mit der Natur. So legt er großen Wert auf Kompost, von Biobauern auch gerne als das schwarze Gold des Gärtners betitelt. Man sollte die Natur einfach machen lassen, lautet das Credo dieses sehr unterhaltsamen Buches. Und so finden sich jede Menge Tipps, wie sich Gartenarbeit minimieren lässt. Es geht auch ohne ständiges Jäten und Umgraben! - [Mikrokosmos- Das Volk der Gräser](https://www.vivelaculture.com/mikrokosmos-das-volk-der-graser/): Auf einer Wiese in der Bourgogne ist das Leben Sport. Die Prozessionsraupen sind die Königinnen des Stretching. Auf ihren Stängeln bewegen sie sich vorwärts durch Beugen, Strecken und entspanntes Dehnen. Wenn es regnet, werden die Ernteameisen von den Regentropfen betäubt. Der Film zeigt die in den Gräsern lebenden Völker. Wenn sich Schnecken becircen, indem sie zu Opernarien schleimen, wird klar, dass dieser Dokumentarfilm einfach nur ein Meisterwerk ist. - [Hütten von Kindern selbst gebaut](https://www.vivelaculture.com/hutten-von-kindern-selbst-gebaut/): Ob im Wald, in einem Baum oder im Garten, Kinder bauen sich gerne Hütten und Häuser. Dieses Buch gibt Anleitungen und Tipps, mit welchen Baumaterialien man sich ohne viel Aufwand seine eigenen vier Wände zimmern kann. Das Gartenhaus ist so zu einer ganz eigenen Gattung geworden. Und damit wird klar, dass sich hinter dem Ideenreichtum dieser Hütten oder Baumhäuser für Kinder eine ganz einfache Schlussfolgerung verbirgt: Jeder Gärtner ist irgendwie noch ein Kind geblieben. - [Festival Yeah !](https://www.vivelaculture.com/festival-yeah/): RKK devait jouer ce week-end au Festival Yeah ! créé par son ami Laurent Garnier. Après la presse, la radio, les compilations, les sets de DJ étaient la corde que Rémy avait tendue à son arc pour essayer de rendre le monde moins triste. Et les festivals se l’arrachaient ! Philippe Cohen Solal, de Gotan Project, un autre de ses amis, nous disait récemment : « Il a un planning de DJ de malade ! ». Maintenant, il va faire chalouper les anges. - [Deep Orient](https://www.vivelaculture.com/deep-orient/): Le Brésil bien sûr, mais pas uniquement. Ce qu’aimait Rémy par-dessus tout, c’était de nous faire passer d’un univers musical à l’autre. Il partageait cette curiosité sans borne avec Jean-François Bizot, fondateur d’Actuel et de Radio Nova, son complice au micro de l’émission « Les Voyages Improbables » sur Nova. Et improbables, ces voyages l’étaient ! - [Jamel Comedy Club](https://www.vivelaculture.com/jamel-comedy-club/): Jamel Debouze fit ses débuts à Radio Nova au milieu des années 90. Malgré un succès phénoménal qui aurait pu lui faire perdre le sens des réalités, Jamel n’a jamais oublié de donner leur chance aux nouveaux talents, allant jusqu’à acheter un théâtre sur les boulevards parisiens pour produire de nouveaux comiques. Il en confia les clés, tous les lundis soirs, à RKK pour des soirées musicales Lundi, c’est Rémy dont on va avoir bien du mal à trouver l’équivalent. - [Libération 1973-2003](https://www.vivelaculture.com/liberation-1973-2003/): Membre de La cause du peuple, étudiant « agitateur à 9/10e de temps » à la fac de Vincennes, « établi » à l’imprimerie Darboy, Rémy fut des débuts de l’aventure Libération aux côtés de Jean-Paul Sartre. Il collaborera au journal pendant une dizaine d’années où, après un premier reportage sur la révolution au Portugal, il s’attellera à écrire sur la musique et deviendra l’un des précurseurs de ce qu’on appellera, quelques années plus tard, la « world music ». - [Mammuth](https://www.vivelaculture.com/mammuth-2/): Rémy disait que le problème qu’il avait avec le cinéma, ce qui le tenait à l’écart des salles obscures, c’est qu’il s’y endormait systématiquement ! En revanche, quand un copain lui demandait de faire une apparition, il se prêtait au jeu avec plaisir. Sur le papier, l’entendre un jour donner la réplique à Depardieu, calé dans le fond d’une caravane dans la peau d’un forain véreux, était franchement improbable. Et bien Kervern et Delepine l’ont fait. Et de quelle manière ! - [you’re under arrest](https://www.vivelaculture.com/youre-under-arrest/): Pour accompagner la sortie du nouvel album de Gainsbourg, un magazine commande à Rémy une interview de l’homme à la tête de chou. « Je me suis fixé une règle – risquée -, boire exactement comme lui. » Quatorze heures plus tard : « Me voilà en bas de chez moi, il est 4 heures 15. Et j’ai quatre étages à monter. Je ne me rappelle pas comment je suis arrivé en haut. 
Quand j’ai émergé, on n’était pas loin du surlendemain… » - [Caetano Veloso](https://www.vivelaculture.com/caetano-veloso-2/): Concernant Caetano Veloso, RKK résumait l’affaire en quelques mots : « S’il n’en reste qu’un… ». Premier album publié en 1967, Caetano Veloso est considéré comme le manifeste du Tropicalisme naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celle de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le Sergent Pepper’s brésilien. Pas moins. - [Getz/Gilberto](https://www.vivelaculture.com/getzgilberto/): L’homme était réputé ingérable, aucun tourneur professionnel ne voulait prendre le risque de le produire sur scène. C’est donc RKK qui se lança dans l’aventure et, pour l’occasion, fit ses premières armes de tourneur. Et cette tournée de 1989 fut un triomphe ! - [K-Rio-K](https://www.vivelaculture.com/k-rio-k-2/): Rémy était le plus gros passeur de musique brésilienne de ce côté de l’Atlantique. Pas moins. Gilberto Gil lui a d’ailleurs rendu un dernier hommage sur twitter et Lenine (non, l’autre, le musicien brésilien !) s’étonnait même que le Brésil n’ait pas accordé la citoyenneté à RKK. Clin d’œil du destin, Rémy a fini par voir sur scène le spectacle auquel il pensait depuis près de trente ans, K-Rio-K, une comédie musicale sur… le Brésil des années vingt. - [Saravah](https://www.vivelaculture.com/saravah/): Pierre Barouh est un autre grand passeur de musiques, un pont entre le Brésil de Baden Powell et les cabarets de la Rive Gauche. Compositeur de la musique d’Un homme et une femme de Claude Lelouch, son morceau Samba Saravah est l’un des premiers titres en français à rendre hommage aux géants de la musique brésilienne, Vinicius de Moraes en tête. Barouh, un ami cher à Rémy, auteur de cette sublime maxime : « Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire ». - [Brasil do Futuro](https://www.vivelaculture.com/brasil-do-futuro/): S’il tombe définitivement amoureux de la musique brésilienne au cours d’un premier voyage à Manaus en 1977, RKK n’est jamais resté bloqué sur la musique d’un seul genre ou d’une seule époque. Au contraire, il n’a jamais cessé de chercher et de se faire l’ambassadeur des nouveaux artistes ou des nouvelles scènes qui émergeaient du pays des Auriverdes. - [Le Mur végétal](https://www.vivelaculture.com/le-mur-vegetal/): Patrick Blanc a révolutionné le jardinage urbain en lui donnant une dimension verticale. Botaniste, chercheur au CNRS, il est l’inventeur du concept de « mur végétal », un système qui recrée les conditions des sous-bois tropicaux et permettent à certaines plantes de se développer sans pour autant être enracinées en terre. Ses compositions recouvrent des murs dans le monde entier, comme ceux du Musée du Quai Branly à Paris, ou le mur intérieur de Dussmann-das KulturKaufhaus à Berlin. A quand une exposition des jardins verticaux en parapente ? - [Des Vers de terre et des Hommes](https://www.vivelaculture.com/des-vers-de-terre-et-des-hommes/): Découvrir nos écosystèmes fonctionnant à l’énergie solaire. Les vers de terre ont passionné Darwin qui observait les conséquences de leur travail à la surface de la terre. Jeune jardinier devenu chercheur reconnu, Marcel Bouché a repris le flambeau : il utilise les vers de terre comme des sondes qui explorent le sol. Ils font discrètement le même travail qu’un tracteur qui retourne la terre ; de plus, les vers de terre mangent et défèquent la terre, par centaines de tonnes à l’hectare, améliorant la qualité chimique de sa composition. Rendons gloire aux vers de terre ! - [Les plus beaux jardins d’Europe](https://www.vivelaculture.com/les-plus-beaux-jardins-deurope/): Au palais du Sans-souci, à Postdam, au sud-ouest de Berlin, les jardins qui datent du XVIIIe siècle sont une vigne en terrasse que traverse un escalier de 120 marches. Pourquoi Frédéric II, roi de Prusse aurait-il eu des soucis dans un tel cadre ? Les jardins du palais Het Loo, à Apeldoorn, aux Pays-Bas, ont été dessinés par Claude Desgots, neveu et protégé d’André Le Nôtre. Les jardins de Villandry sont les plus célèbres du Val de Loire, grâce à leurs choux frisés sculptés. Outre les belles photos qui l’illustrent, le livre de Maria Brambilla et Eliana Ferioli est un […] - [Jardins des sensations](https://www.vivelaculture.com/jardins-des-sensations/): Festival international des Jardins 2013, Domaine de Chaumont-sur-Loire. Casques à sniffs pour sentir les odeurs des jardins ; jardins de l’ivresse pour plonger dans un autre monde ; tic-tac d’un cadran solaire végétal qui rassemble les sensations éprouvées à un moment de la journée… Telles furent une partie des créations sélectionnées pour le Festival international des Jardins en 2013 ; le président du jury était Bernard Pivot. Le festival a été créé en 1992, au château de Chaumont, qui domine la Loire, pour accueillir des projets paysagistes du monde entier. - [Les Jardins de Versailles](https://www.vivelaculture.com/les-jardins-de-versailles/): Louis XIV aimait ses jardins, dont il écrivait lui-même des parcours de visites ; ses jardins étaient sa préoccupation principale lorsqu’il voyageait loin de Versailles. Il était très lié avec son jardinier André Le Nôtre. Les jardins de Versailles sont composés d’une immense perspective, le fameux « ruban vert », dans l’axe principal du château, est-ouest, et de bosquets, parmi lesquels « Les bains d’Apollon », une merveille. Le livre de Hervé Ternisien et Catherine Pégard raconte tout par le menu. Royal ! - [Mon Jardin ouvrier](https://www.vivelaculture.com/mon-jardin-ouvrier/): Créer et entretenir son jardin potager. L’idée des jardins ouvriers remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle, conséquence directe de la révolution industrielle qui fit migrer des millions de paysans vers les villes pour travailler dans les usines. En plus de leur permettre d’améliorer des conditions de vie souvent épouvantables, ces jardins étaient aussi un moyen pour les ouvriers – et leurs enfants – s’échappant de leur taudis, de profiter d’un air plus respirable. Les ligues de vertu y voyaient ainsi : « Un moyen d’éloigner les ouvriers des cabarets en encouragent les activités familiales au sein de ces […] - [Claude Monet à Giverny](https://www.vivelaculture.com/claude-monet-a-giverny/): Un maître en son jardin Le peintre impressionniste Claude Monet avait l’habitude de dire : « En dehors de peindre et de jardiner, je ne sais rien faire. » Giverny réunit ses deux « savoir-faire », car ce jardin fut son atelier. Il plantait des fleurs selon les saisons pour avoir toujours de quoi peindre ; il fit creuser l’étang où les nénuphars qui poussent en été sont devenus les célèbres Nymphéas, visibles à l’Orangerie, à Paris. Depuis son ouverture en 1926, deux chefs jardiniers se sont succédés à Giverny : Gilbert Vahé et James Priest. Au milieu des fleurs, […] - [Portrait d’un homme heureux](https://www.vivelaculture.com/portrait-dun-homme-heureux/): André Le Nôtre (1613 -1700) Fils et petit-fils de jardinier (son grand-père était Pierre Le Nôtre, jardinier fruitier puis jardinier du roi au Tuileries), André Le Nôtre est sans aucun doute le seul jardinier dont les manuels d’Histoire enseignent le nom. Ses réalisations sont parmi les plus visitées au monde avec, entre autres, la plus connue d’entre elles, les jardins du château de Versailles qui furent, nous rappelle Erik Orsenna : « La seule histoire occidentale qui impressionnait Qianlong, l’empereur de Chine, le créateur du Jardin de la Transparence parfaite.» - [Le Potager d’une feignasse](https://www.vivelaculture.com/le-potager-dune-feignasse/): Non seulement avoir un poil dans la main n’empêche pas de jardiner, mais une certaine paresse peut aider à découvrir la meilleure attitude face à la terre du jardin potager : la laisser tranquille ! Les vers de terre vous remercient, car, pendant ce temps, ils bossent, ni vu ni connu. La rhubarbe ne demande aucun entretien ; le tournesol non plus ne demande rien, qu’un peu d’eau ; quant au lin bleu, il s’installe dans le potager et défend tomates, aubergines et pommes de terre contre les doryphores. Le livre d’Amandine Frey, articulé en 10 bonnes idées, est jubilatoire. […] - [Microcosmos : le Peuple de l’herbe](https://www.vivelaculture.com/microcosmos-le-peuple-de-lherbe/): Dans une prairie de Bourgogne, la vie c’est du sport. Les chenilles processionnaires sont les reines du stretching, elles se contractent et se décontractent pour avancer sur leurs tiges ; quand il pleut, les fourmis moissonneuses sont assommées par les gouttes d’eau. Le film montre le Peuple de l’herbe. Lorsque les escargots se font la cour en bavant sur un air d’opéra, que dire sinon que ce documentaire est un pur chef-d’œuvre ! - [Cabanes de jardin](https://www.vivelaculture.com/cabanes-de-jardin/): Pour jardiner, il faut des outils et pour éviter de promener arrosoir, bêche, râteau, binette et autre plantoir à chaque fois que vous prend une envie de radis, une cabane est obligatoire. De l’ajustement plus ou moins aléatoire de planches mal dégrossies, la cabane de jardin est devenu un exercice de style à part entière et certaines rappellent la poésie des cabanes d’enfants perdues dans les arbres. Moralité, tout jardinier cache une âme d’enfant ! - [She Was Too Good To Me](https://www.vivelaculture.com/she-was-too-good-to-me/): Chet adorait découvrir la musique, c’était un fou de musique brésilienne et surtout de jeunes musiciens. D’ailleurs, deux heures avant sa mort, il jouait dans un club à Amsterdam avec des mômes de vingt ans. Je ne sais pas si c’est par mimétisme ou quoi, mais j’ai gardé cette ouverture d’esprit. Inconsciemment, je me suis vachement identifié à lui. - [L’Arpège](https://www.vivelaculture.com/larpege/): J’adore faire à manger. Si ça n’avait pas été la musique, ça aurait été le sport ou la cuisine. J’ai la chance de connaître des super cuistots. Avec Alain Passard, qui est un fondu qui ne fait que de la cuisine végétarienne, on s’est rencontrés il y a 25 ans, quand je jouais avec Dee Dee Bridgewater… Mon frère le voit régulièrement, il lui donne des cours de saxo et comme mon frangin ne veut pas être payé, Passard lui donne des cageots de légumes de son potager ! Site d’Alain Passard - [Les Tontons Flingueurs](https://www.vivelaculture.com/les-tontons-flingueurs/): Je n’ai plus le temps d’aller au cinéma mais j’adore ça. Les Tontons, no comment… J’aime aussi les drames et tout ça, mais les dialogues d’Audiard ! Mon frère est tellement fondu de Ventura qu’il a appelé sa fille Clelia, le prénom d’une des filles de Lino. Et l’interview de Blier par Audiard… c’est monstrueux ! - [War & Peace](https://www.vivelaculture.com/war-peace/): Edwin Starr n’est ni le créateur de « War » (Norman Whitfield, Barrett Strong), ni son premier interprète (The Temptations) mais celui qui fit de ce morceau l’étendard des luttes pacifistes des années 70. Après les attentats du 11 septembre, « War » fit partie de la liste des 165 morceaux dont la non-diffusion était vivement recommandée, comme « Highway to Hell » d’AC/DC, « The End » des Doors, « In the Air Tonight » de Phil Collins ou « Learn To Fly » des Foo Fighters… - [Dennis Hopper, Die Biographie](https://www.vivelaculture.com/born-to-be-wild-2/): Zugegeben, das Bild eines Motorradfahrers mit Sonnenbrille, der auf einem einsamen Highway im grellen Sonnenlicht seine Haare im Wind flattern lässt, bleibt bis heute ein Symbol für die absolute Freiheit. Dennis Hopper saß auf diesem Motorrad und war einer der Schauspieler dieser Zeit, in der alle Erfahrungen möglich schienen. Hopper war an der Seite von James Dean ein Kleinkrimineller, bei Coppola, wie auch im Leben, Fotograf und Liebhaber und Sammler von Pop Art wie bei Julian Schnabel. In diesem Buch des Bestsellerautors Tom Folsom findet man im Alltag die Lust auf Abenteuern wieder. - [Halt & Catch Fire](https://www.vivelaculture.com/halt-catch-fire-2/): Die neue Serie des Senders AMC, der auch für Breaking Bad erfolgreich zeichnete, führt uns zurück in das Zeitalter der ersten Personal Computer (PC). Und wie jede gute Serie wird hier eine Geschichte mit Charakteren erzählt, die uns in eine Welt eintauchen lassen, für die wir uns sonst kaum interessieren würden. Halt & Catch Fire beginnt in einer Zeit, als IBM die mächtigste und gefürchtetste Computerfirma war und Steve Jobs und Bill Gates noch nach den Sternen griffen. Es geht in dieser originellen Serie, die man in Deutschland auf Amazon Prime sehen kann, um Träumer, Egomanen, Prozessoren und…. den Beginn […] - [Victoria](https://www.vivelaculture.com/victoria-2/): Eine junge Spanierin trifft in Berlin um 5:41 Uhr vier Jungs in einem Club und zieht mit ihnen durch die Nacht. Etwas mehr als zwei Stunden später, um 7:55 Uhr, ist diese ungewöhnliche Geschichte, die in nur einer einzigen Kamerafahrt entstand, vorbei. Nach dem Silbernen Bären auf der Berlinale und sechs deutschen Filmpreisen – darunter Bester Film, Beste Regie, Beste Kamera und Beste Darsteller – hat Victoria einen nationalen und internationalen Hype ausgelöst. Atemlos verfolgt man das Geschehen im hippen, nächtlichen Berlin. Glücklicherweise scheint draußen die Sonne. - [Nova Tunes 3.1](https://www.vivelaculture.com/nova-tunes-3-1-2/): Radio Nova ist seit seiner Gründung 1981 ein Musiklabor, das neue musikalische Trends aufspürt und Talente entdeckt. In Frankreich wurden einige dieser Musiker dann vom Pay TV Sender Canal+ übernommen und eroberten so neue Hörerschichten. Ob Weltmusik oder Afrofunk wie bei Vaudou Game, Dub&Bass von Stand High Patrol oder die Liverpooler Songwriterin Jane Weaver, Radio Nova bietet auch auf dieser Compilation CD Nova Tunes 3.1 erfrischende Klänge. Und so ermöglicht diese musikalische Postkarte vielen Stücken eine akustische Plattform, die sonst vom Radar der kommerziellen Radios nicht erfasst werden. - [In Europa: Eine Reise durch das XX. Jahrhundert](https://www.vivelaculture.com/voyage-dun-europeen-a-travers-le-xx-siecle-2/): Ein Jahr lang reiste Geert Mark zur Jahrhundertwende quer durch Europa. Er suchte nach Augenzeugen, um der wechselvollen und dramatischen Geschichte Europas im XX. Jahrhundert ein Gesicht zu geben. Perfekt dosiert der Autor sein literarisches Hauptwerk als eine Mischung aus Journalismus, Reisetagebuch und historischen Reflexionen. Er beginnt seine Reise mit der Weltausstellung 1900 in Paris und endet 1999 in Rotterdam mit den Worten: „Die Vielfalt macht die Stärke Europas aus. Der Friedensprozess wurde zu einem riesigen Erfolg. Aber das europäische Projekt ist zum Scheitern verurteilt, wenn es nicht innerhalb kürzester Zeit gelingt, einen gemeinsamen kulturellen, politischen und vor allem demokratischen […] - [Die Entscheidung: Kapitalismus vs. Klima](https://www.vivelaculture.com/tout-peut-changer-2/): Sie stammt aus einer marxistischen Familie. Ihr Vater wurde bei Disney entlassen, weil er beim Hollywoodstudio einen Streik organisierte. Naomi Klein, die Autorin von NoLogo und Die Schock-Strategie, hat sich in ihren Veröffentlichungen, auf Konferenzen und in Zeitungsartikeln kritisch mit den Konsequenzen der Globalisierung und dem Abgleiten hin zu einem Hyper-Kapitalismus auseinandergesetzt. In Die Entscheidung: Kapitalismus vs. Klima thematisiert sie die dramatischen Auswirkungen der Wirtschaftspolitik auf das Klima (Klimawandel, Erderwärmung, Abholzung). Dieses „Manifest der Klimabewegung“ (San Francisco Chronicle) ist eine ideale Lektüre im Vorfeld der UN-Klimakonferenz in Paris vom 30. November bis 15.Dezember. - [Pariser Trilogie](https://www.vivelaculture.com/romans-2/): In seiner Rede zum Literaturnobelpreis im November 2014 erklärte Modiano, warum er mit dem Schreiben begann und dass er einer Generation angehört, die Kindern keine Stimme gab. Er spricht auch vom Paris unter der deutschen Besatzung, dem Schmelztiegel, in dem sein Werk den Ursprung findet: „Ohne dieses Paris, das meine Bücher durchdringt und mich mit seinem verschleierten Licht verfolgt, wäre ich niemals geboren worden.“ Aber vielleicht finden sich bei Modiano mehr als nur die Konsequenzen des Krieges. Es sind die Leere, die Abwesenheit und die Geheimnisse, die alle seine Figuren umhüllen, die seinem Werk diese große Universalität verleihen. - [Unterwerfung](https://www.vivelaculture.com/soumission-2/): Der Prophet gilt nichts im eigenen Land, heißt es so schön. In Frankreich ist Michel Houellebecq – der weltweit übersetzt wird und als einer der wichtigsten zeitgenössischen Schriftsteller gilt – immer wieder gut für Skandale und Polemiken, die weit über literarische Zirkel hinausgehen. Man glaubte zunächst, dass sich mit seinem Roman Karte und Gebiet die Wogen langsam geglättet hätten. Aber mit seinem neuen Buch Unterwerfung beschreibt er ein Frankreich, in dem der Islam die politische Macht übernimmt. Damit hat er für neuen Zündstoff gesorgt. - [Perfidia](https://www.vivelaculture.com/perfidia-3-2/): „Ich bin ein in Los Angeles geborener Amerikaner. Die Geschichte hat mich einmal mehr an meinen Schreibtisch gerufen“, sagt James Ellroy, der sich nebenbei auch als einen „besessenen Schriftsteller“ bezeichnet. Die Handlung spielt in L.A zwischen dem 6. und 29.Dezember1941. Perfidia bedeutet auf Spanisch Verrat und beginnt am Vorabend des Bombardements auf Pearl Harbour. Eine japanische Familie wird tot aufgefunden und die Frage lautet: Mord oder Selbstmord? Auf 960 Seiten beschreibt James Ellroy die Paranoia und den Abstieg zum Bösen, der die Protagonisten aller sozialen Schichten erfasst. Liebhaber der Ellroy-Romane finden mit Dudley Smith und Betty Short Figuren wieder, die […] - [Das Mädchen im Spiegel](https://www.vivelaculture.com/suivez-mon-regard-2/): Anjelica Huston gehört zu jenen, deren Leben auf den Titelseiten der Hochglanzmagazine ausgebreitet wird. Man weiß aber auch, dass nicht alles nur Zuckerschlecken war. Die Tochter von John Huston (Die Spur des Falken, African Queen, Unter dem Vulkan) wuchs in Irland auf, war dann Model im Swinging London und mit Männern wie Jack Nicholson und Ryan O’Neil zusammen. Als Schauspielerin wirkte sie u.a. in Filmen von Francis Coppola, Stephen Frears und Wes Anderson mit. Ihr Leben war geprägt von turbulenten Beziehungen und Glamour. So ist Das Mädchen im Spiegel auch ein Porträt vom New Hollywood der 70er Jahre, als das […] - [Alles was ist](https://www.vivelaculture.com/et-rien-dautre-2/): Das Werk von James Salter besteht aus sechs Romanen, zwei Bändchen mit Erzählungen und seinen Memoiren. Zwischen seinen beiden letzten Romanen liegen 35 Jahre… Obwohl er sich so rar machte, gilt der Amerikaner James Salter als einer der wichtigsten Schriftsteller seiner Generation. Dieser ehemalige Jagdbomberpilot schreibt über die Fragilität der Dinge, als wolle er beweisen, dass Sicherheiten nicht Teil unserer Welt sind. Alles was ist umspannt 40 Jahre aus dem Leben von Philip Bowman – vom Ende des Pazifischen Krieges bis hin zu seiner Karriere als Lektor in einem Verlag. Es geht um eine schöne Frau und um Betrug, um […] - [Born to be Wild](https://www.vivelaculture.com/born-to-be-wild/): Avouons-le, l’image du motard sur une route déserte ensoleillée, lunettes visées sur le nez et cheveux au vent, reste aujourd’hui encore, un symbole de liberté absolue. Dennis Hopper était non seulement celui qui chevauchait cette moto mais aussi un des acteurs marquants de cette époque où toutes les expériences semblaient possibles. Pour ne rien oublier, on peut dire que Dennis Hopper, acteur époustouflant dans tous ses films, fut, dans la vraie vie, tous les personnages qu’il tint au cinéma : voyou aux côtés de son pote James Dean, photographe comme chez Coppola, amateur de peinture et de pop art comme […] - [Halt & Catch Fire](https://www.vivelaculture.com/halt-catch-fire/): Les séries ont ça de fantastique, qu’en développant histoires et personnages dans le temps, et pour autant que le talent des scénaristes soit au rendez-vous, elles nous plongent dans des univers loin de nos centres d’intérêt habituels. Halt & Catch Fire, c’est une plongée dans le monde des premiers développeurs informatiques à l’époque où Steve Jobs et Bill Gates étaient voisins de garage. Rêves de grandeur, ego démesurés, mémoire cache, processeurs souffreteux… et la révolution Internet qui pointe son nez. Au fait, vous avez du réseau ? - [Victoria](https://www.vivelaculture.com/victoria/): A Berlin, une jeune Espagnole rencontre quatre garçons dans un club qui l’invitent à les suivre sans rien lui dire de plus. Il est alors 5h41. L’histoire se termine un peu plus de deux heures plus tard à 7h55. Entre-temps, Victoria (Ours d’Argent de la meilleure contribution artistique au Festival de Berlin en février dernier) nous entraîne dans une histoire de braquage et une plongée en temps réel (le film est tourné en un seul plan-séquence) dans un Berlin nocturne dont on sort hors d’haleine. Heureusement, dehors il fait soleil. - [Nova Tunes 3.1](https://www.vivelaculture.com/nova-tunes-3-1/): Depuis sa création en 1981, Radio Nova est un laboratoire d’où ont émergé nouvelles tendances musicales, programmes improbables et nouveaux talents (qui souvent étaient récupérés par Canal+ qui leur donnait l’opportunité de passer à la vitesse supérieure). La world music ? Radio Nova. Le rap ? Radio Nova. Jamel Debbouze ? Radio Nova. La liste est longue. Normal donc que régulièrement la radio envoie une carte postale sonore du meilleur effet, sorte de séance de rattrapage pour découvrir des morceaux souvent passés sous les radars. - [Voyage d’un Européen à travers le XX siècle](https://www.vivelaculture.com/voyage-dun-europeen-a-travers-le-xx-siecle/): Au tournant du siècle dernier, Geert Mak est parti pour un voyage d’un an sur les routes d’Europe à la rencontre des témoins des grands événements qui l’ont façonnée. Parfait dosage d’enquête journalistique, de réflexion historique et de littérature, cette traversée commence à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 pour finir à Rotterdam, en 1999, par ces mots : « La diversité de l’Europe est sa grande force. En tant que processus de paix, elle a représenté un succès éclatant. (…) Mais le projet européen est condamné à l’échec s’il ne fait pas émerger à court terme (…) un espace […] - [Tout peut changer](https://www.vivelaculture.com/tout-peut-changer/): Née dans une famille de militants marxistes (son père fut licencié par les studios Disney pour y avoir organisé une grève), Naomi Klein (No Logo, La Stratégie du choc), dans ses ouvrages, ses conférences ou encore dans ses articles pour la presse, dénonce régulièrement les conséquences de la mondialisation et les dérives de l’hyper capitalisme. Dans Tout peut changer, elle met cette fois l’accent sur les conséquences dramatiques de nos politiques industrielles sur le climat (réchauffement climatique, déforestation). Un ouvrage à lire avant la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 15 décembre. - [Romans](https://www.vivelaculture.com/romans/): Dans son discours de réception du Prix Nobel de littérature en novembre 2014, Modiano explique qu’il s’est mis à écrire parce qu’il appartient à : « une génération où on ne laissait pas parler les enfants ». Il parle aussi de Paris, ce Paris de l’Occupation comme du creuset originel de son œuvre : « Sans lui je ne serais jamais né. Ce Paris-là n’a cessé de me hanter et sa lumière voilée baigne parfois mes livres. » Mais, peut-être que plus encore que les conséquences de la guerre, c’est le vide, l’absence, le mystère qui enveloppe ses personnages qui […] - [Soumission](https://www.vivelaculture.com/soumission/): Nul n’est prophète en son pays, paraît-il. En France, Michel Houellebecq – traduit dans le monde entier et considéré comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération – est sans cesse l’objet de polémiques très virulentes et qui dépassent de beaucoup le simple cadre de la critique littéraire. On aurait pu croire qu’avec La Carte et le Territoire (Prix Goncourt 2010), les choses se calmeraient. Soumission, son dernier roman dans lequel il décrit une France où un islam politique arrive au pouvoir, a remis le feu aux poudres. - [Perfidia](https://www.vivelaculture.com/perfidia-3/): James Ellroy est un écrivain obsessionnel dont l’ambition est d’écrire l’histoire de sa ville : Los Angeles, de 1941 et les débuts de la guerre contre le Japon au scandale du Watergate en 1974. « Mon lieu de naissance a fait de moi ce que je suis ». Perfidia, qui commence avec le bombardement de Pearl Harbour, est un roman sur la peur, la paranoïa, une descente au cœur du « mal » qui va se propager dans toutes les couches de la société, qui ronge tous les personnages du roman. 800 pages pour une immersion glaçante où l’on croise […] - [Suivez mon regard](https://www.vivelaculture.com/suivez-mon-regard/): La vie d’Anjelica Huston est de celles qui s’étalent sur la couverture des magazines mais dont on sait également qu’elles ne sont pas de tout repos. Fille de John Huston (Le Faucon Maltais, Key Largo, African Queen), mannequin dans le Swinging London, compagne de Jack Nicholson, de Ryan O’Neal, actrice chez Coppola, Stephen Frears, Wes Anderson… la vie d’Anjelica Huston est aussi faite de relations tumultueuses, violentes. Suivez mon regard est aussi un portrait de ce nouvel Hollywood des années 70 vu des coulisses, en un temps où le cinéma rimait encore avec aventure. - [Et rien d’autre](https://www.vivelaculture.com/et-rien-dautre/): L’œuvre de James Salter tient en neuf ouvrages : six romans, deux recueils de nouvelles, un ouvrage de mémoires. Entre ses deux derniers romans, trente-cinq années se sont écoulées… Pourtant, James Salter est salué comme l’un des plus importants écrivains de sa génération. Cet ancien pilote d’avion de chasse écrit sur la fragilité des choses, comme pour prouver que les certitudes ne sont pas de ce monde. Et rien d’autre, raconte quarante ans de la vie d’un homme, Philip Bowman, la fin de la guerre du Pacifique, sa carrière dans l’édition, ses succès, ses échecs qui sont aussi ceux d’une […] - [Straight Outta Compton](https://www.vivelaculture.com/straight-outta-compton-2/): Sorti d’un des trous à rats les plus miteux de Los Angeles, Niggaz Wit Attitudes annoncent dès leur premier album un nouvel âge pour la musique noire. Un rap radical aux allures de cocktail molotov qui fera vite école en jetant les bases du gangsta rap. Le scat du jazz s’est désormais transformé en longues déclarations de guerre improvisées. - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/nevermind-the-bollocks/): Après le jazz, l’incendie gagne le rock aux cris de « no future ». A la crise sociale (et raciale) américaine répondent en Angleterre les appels à la révolte contre le marasme social et artistique des années Thatcher. Certes, les Sex Pistols ne furent pas les premiers à appeler à la révolte. En 1969 (quelle année !), les MC5 de Détroit hurlait « Kick Out The Jams Mother Fucker ! » et John Sinclair, leur manager, créait le White Panthers Party pour accompagner le Black Power Party. Mais Never Mind The Bollocks reste néanmoins un des albums séminaux du punk. […] - [Free Jazz Black Power](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power-3/): Publié en 1971 aux éditions Champ libre (la même année que La Société du spectacle, de Guy Debord) avec un dessin de Reiser en couverture, Free Jazz/ Black Power présente une lecture très politique du jazz, et notamment de ses aventures free, à travers l’histoire et les luttes des Noirs américains « qui ont amené le free jazz à rompre avec la colonisation culturelle occidentale ». Un livre de référence signé par deux prestigieux journalistes de Jazz Magazine (Philippe Carles) et des Cahiers du cinéma (Jean-Louis Comolli). - [Yes Ornette !](https://www.vivelaculture.com/yes-ornette/): A la sortie de ce disque, Michel Contat, dans Télérama a écrit « C’est un disque inespéré, inattendu, dont on se rend vite compte qu’on l’attendait sans le savoir. La visite passionnée et passionnante du répertoire le moins connu d’Ornette Coleman par trois musiciens qui possèdent leur art et paraissent pourtant le découvrir. Expérience que d’autres ont déjà faite avec l’univers musical d’Ornette qui est l’innocence même, la jeunesse. ». - [Blasé / Live At The Pan-African Festival](https://www.vivelaculture.com/blase-live-at-the-pan-african-festival/): Eté 1969. Le free jazz bat son plein des deux côtés de l’Atlantique lorsque Archie Shepp débarque en France à la tête d’une formation réunissant tout le gratin des énervés de la Great Black Music (Lester Bowie, Malachi Favors ou la grande chanteuse Jeanne Lee, entre autres…). Le 16 août, il enregistre les cinq titres de Blasé, superbe ensemble très blues (notre saxophoniste s’en écarte rarement) donnant libre cours aux plus folles improvisations. Quelques jours plus tard, on le retrouve au Festival Panafricain d’Alger à la tête d’un nouveau gang et d’un orchestre de musiciens traditionnels algériens et touaregs, le […] - [Expression](https://www.vivelaculture.com/expression/): John Coltrane n’a jamais directement fait partie du mouvement free jazz bien que, d’Eric Dolphy à Pharoah Sanders, le saxophoniste ait longtemps travaillé avec les tenants du genre. Pourtant ses derniers albums, publiés juste avant sa mort le 17 juillet 1967, participent de la même quête d’un jazz nouveau et inédit, débarrassé de toutes règles. Expression, gravé dans l’urgence d’une fin imminente et quasiment programmée, marque une ultime étape vers une totale liberté. Une musique, difficile, mais totale et universelle. - [Mu First Part/Second Part](https://www.vivelaculture.com/mu-first-partsecond-part/): Pilier du quartet d’Ornette Coleman, Don Cherry sera durant toutes les années 60 un des principaux activistes de la révolution free jazz. Trompettiste exubérant (influencé par le jeu de Clifford Jordan), mais également impénitent voyageur sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités, de nouveaux instruments (flûtes en bambou, cloches, et plus tard mélodica), Don Cherry va chercher en Inde, à Bali ou en Afrique tout ce qui peut enrichir le jazz et en dynamiter les règles. En duo avec un de ses complices favoris, le batteur Ed Blackwell, il signe en 1969, à Paris, un des grands manifestes free […] - [Live In Greenwich Village](https://www.vivelaculture.com/live-in-greenwich-village/): Entre 1965 et 1967, dates de ces enregistrements, Albert Ayler est au sommet de son art et de sa courte carrière. Ce musicien de Cleveland catalyse aussi à cette époque toute la haine et tout le mépris de ceux qui pensent que le free jazz n’est qu’une vaste fumisterie. Il suffit d’écouter l’intense agression sonore que déversent ces prestations live, la rage de ce saxophone ténor crachant sur des tempos en accéléré un flot de sonorités stridentes et suraiguës, pour comprendre à quel point Albert Ayler entraîne durant cette époque le jazz dans une zone de non-retour qui peut irriter […] - [Le Peuple du blues](https://www.vivelaculture.com/le-peuple-du-blues/): Le Peuple du blues est un récit « qui explique l’histoire des Afro-américains par la musique et la musique par l’histoire », Le Monde. Leroi Jones (Amiri Baraka après sa conversion à l’Islam) est de ces hommes dont Octave Mirbeau disait : « Ils se réveillent en colère et se couchent furieux ». Romancier, éditeur, fondateur et animateur de mouvements sociaux, activiste féroce, soutien de Malcom X, on retrouve également toute sa rage dans ses poèmes, « des poèmes qui tuent ». Un des manifestes incontournables de la culture du peuple noir, sous titré Negro Music in White America, écrit […] - [Too Bad Jim](https://www.vivelaculture.com/too-bad-jim/): L’incarnation de l’increvable permanence du blues du Delta. Ce chanteur atypique, découvert dans le Mississippi à la fin des années 60, incarne à travers sa manière très rustique de jouer comme au gré d’un chant extrêmement dépouillé un blues primitif inaltérable. Revenu à la musique au début des années 90 grâce à l’admiration que lui portent alors la jeune génération, John Spencer en tête, R.L. Burnside ressort sa voix brut de décoffrage, celle qui exprime toutes les misères et les colères du peuple noir. - [Free Jazz : A Collective Improvisation](https://www.vivelaculture.com/free-jazz/): Dripping de Pollock en pochette (le tableau « White Light ») et titre sans ambiguïté (Free Jazz : A Collective Improvisation) : en 1960, Ornette Coleman annonce un grand virage dans l’histoire du jazz. Un de ses plus fabuleux dérapages. Une révolution. Le principe est simple : deux quartets (un par canal, avec sur la gauche, autour du saxophoniste, Don Cherry, Scott LaFaro et Billy Higgins, et sur la droite, derrière Eric Dolphy, Freddie Hubbard, Charlie Haden et Ed Blackwell), se lancent simultanément dans une longue course poursuite, une furieuse improvisation où tout (ou presque) peut arriver, y compris inventer […] - [Allumer la chaudière](https://www.vivelaculture.com/allumer-la-chaudiere-2-2/): Le dico savoureux des expressions du cyclisme Plus que tout autre sport populaire, le vélo possède son jargon, et regorge d’expressions imagées dont on ne connaît pas le sens si l’on n’est pas un initié. Bref, pour « parler vélo », un dictionnaire s’impose. Le journaliste sportif Jean-Damien Lesay a rassemblé dans cet ouvrage de référence plus de 1000 expressions plus ou moins gratinées propres au peloton des critériums, de « sucer la roue » (marquer de près un coureur) à « se faire péter le steak » (se surpasser). Savoureux. - [Allumer la chaudière](https://www.vivelaculture.com/allumer-la-chaudiere-2/): Das lustige Wörterbuch der Fahrrad-Begriffe Mehr als bei jeder anderen Sportart hat der Fahrradsport seinen eigenen Jargon mit sehr vielen bildhaften Ausdrücken, deren Sinn man nicht erfasst, wenn man die Materie nicht kennt. Um also in der „Fahrradsprache“ zu sprechen, benötigt man ein Wörterbuch. Der Sportjournalist Jean-Damien Lesay hat in diesem Nachschlagwerk über 1000 mehr oder weniger verrückte Ausdrücke gesammelt, die dem Hauptfeld des Kriteriums eigen sind, von „am Hinterrad lutschen“ (einem Fahrer auf den Fersen sein) bis „das Steak zum Brutzeln bringen“ (sich übertreffen). Köstlich. - [Allumer la chaudière](https://www.vivelaculture.com/allumer-la-chaudiere/): Le dico savoureux des expressions du cyclisme Plus que tout autre sport populaire, le vélo possède son jargon, et regorge d’expressions imagées dont on ne connaît pas le sens si l’on n’est pas un initié. Bref, pour « parler vélo », un dictionnaire s’impose. Le journaliste sportif Jean-Damien Lesay a rassemblé dans cet ouvrage de référence plus de 1000 expressions plus ou moins gratinées propres au peloton des critériums, de « sucer la roue » (marquer de près un coureur) à « se faire péter le steak » (se surpasser). Savoureux. - [Petit Traité de vélosophie](https://www.vivelaculture.com/petit-traite-de-velosophie-2-2/): Et si, tout en transportant un individu d’un point à un autre, la bicyclette faisait également avancer son esprit ? C’est ce qu’avance avec humour ce petit livre truculent, aux allures d’hymne au vélo et à la liberté. Véritable manifeste du cycliste heureux, ce Petit traité de vélosophie plein de bonne humeur et de malice, rassemble souvenirs et réflexions d’un habitué des échappées en danseuse et des sprints urbains, soucieux de pédaler pour changer la vie. « Je pédale donc je suis ? » - [Petit Traité de vélosophie](https://www.vivelaculture.com/petit-traite-de-velosophie-2/): Wie wäre es, wenn das Fahrrad, während es einen Menschen von einem Punkt zum anderen bringt, auch seine Gedanken schweifen ließe? Dies geschieht in diesem kleinen, naturverbundenen Buch, das wie eine Hymne an das Fahrrad und die Freiheit daherkommt. Petit traité de vélosophie (Kleine Abhandlung über die Fahrradkunde) steckt voll guter Laune und Witz, vereint Erinnerungen und Gedanken eines Menschen, der an Ausreißer im Wiegetritt und Sprints in Städten gewöhnt ist und stets darauf bedacht ist, radelnd das Leben zu verändern. „Ich radle also bin ich?“ - [Petit Traité de vélosophie](https://www.vivelaculture.com/petit-traite-de-velosophie/): Et si, tout en transportant un individu d’un point à un autre, la bicyclette faisait également avancer son esprit ? C’est ce qu’avance avec humour ce petit livre truculent, aux allures d’hymne au vélo et à la liberté. Véritable manifeste du cycliste heureux, ce Petit traité de vélosophie plein de bonne humeur et de malice, rassemble souvenirs et réflexions d’un habitué des échappées en danseuse et des sprints urbains, soucieux de pédaler pour changer la vie. « Je pédale donc je suis ? » - [Journal à bicyclette](https://www.vivelaculture.com/journal-a-bicyclette-2-2/): Adepte du vélo depuis les années 80, David Byrne, leader du groupe rock new-yorkais Talking Heads, a profité de ses nombreux voyages pour arpenter plusieurs grandes villes en deux roues, d’Istanbul à Berlin, de Londres à Sydney. Ce livre aux allures de carnet de voyage, mais aussi de traité politique ou philosophique et d’essai sur l’architecture ou l’art moderne, offre un regard décalé, à hauteur de guidon, sur le monde, sa complexité, ses singularités et son infinie richesse. - [Bicycle Diaries: Ein Fahrrad, neun Metropolen](https://www.vivelaculture.com/journal-a-bicyclette-2/): David Byrne, Sänger der New Yorker Rockgruppe Talking Heads, ist seit den 80er Jahren begeisterter Fahrradfahrer. Er nutzte seine zahlreiche Reisen, um mehrere Großstädte auf zwei Rädern zu erkunden – von Istanbul, über Berlin und London bis Sydney. Dieses wie ein Reisetagebuch, eine politische oder philosophische Abhandlung und ein Essai über Architektur oder moderne Kunst aufgemachte Buch bietet vom Fahrradlenker aus einen unkonventionellen Blick auf die Welt, ihre Komplexität, ihre Eigenarten und ihre unendliche Vielfalt. - [Journal à bicyclette](https://www.vivelaculture.com/journal-a-bicyclette/): Adepte du vélo depuis les années 80, David Byrne, leader du groupe rock new-yorkais Talking Heads, a profité de ses nombreux voyages pour arpenter plusieurs grandes villes en deux roues, d’Istanbul à Berlin, de Londres à Sydney. Ce livre aux allures de carnet de voyage, mais aussi de traité politique ou philosophique et d’essai sur l’architecture ou l’art moderne, offre un regard décalé, à hauteur de guidon, sur le monde, sa complexité, ses singularités et son infinie richesse. - [Jour de fête](https://www.vivelaculture.com/jour-de-fete-2-2/): L’affiche du film immortalise les deux vrais héros de ce chef-d’œuvre du cinéma français : un facteur, moustaches au vent, multipliant les acrobaties et les extravagances lors d’une épique tournée rurale, et son vieux vélo de service, modèle Peugeot 1911 à cadre droit. Sorti en 1949, Jour de fête nous renvoie à une France de l’immédiat après-guerre où la bicyclette règne encore en petite reine, avant que les Trente Glorieuses ne la poussent pour longtemps dans le garage. - [Tatis Schützenfest](https://www.vivelaculture.com/jour-de-fete-2/): Das Filmplakat macht die beiden wahren Helden dieses Meisterwerks des französischen Kinos unsterblich: Ein Briefträger mit forschem Schnauzbart, der bei einer abenteuerlichen Tour übers Land waghalsige Kunststücke betreibt und Verrücktes anstellt und sein altes Dienstfahrrad, Modell Peugeot 1911 mit geradem Rahmen. Der 1949 erschienene Film Jour de fête (Tatis Schützenfest) versetzt uns in ein Frankreich direkt nach dem Krieg zurück, als das Fahrrad noch unentbehrlich war, bevor es in den 30 glorreichen Jahren nach dem 2. Weltkrieg für lange Zeit in die Garage verbannt wurde. - [Jour de fête](https://www.vivelaculture.com/jour-de-fete/): L’affiche du film immortalise les deux vrais héros de ce chef-d’œuvre du cinéma français : un facteur, moustaches au vent, multipliant les acrobaties et les extravagances lors d’une épique tournée rurale, et son vieux vélo de service, modèle Peugeot 1911 à cadre droit. Sorti en 1949, Jour de fête nous renvoie à une France de l’immédiat après-guerre où la bicyclette règne encore en petite reine, avant que les Trente Glorieuses ne la poussent pour longtemps dans le garage. - [Le Tour du monde en 80 jours et à vélo](https://www.vivelaculture.com/le-tour-du-monde-en-80-jours-et-a-velo-2-2/): Journaliste sportif passionné de vélo, Guillaume Prébois accumule les défis les plus fous. Après avoir fait le Tour d’Italie, de France et d’Espagne en précédant de 24 heures les coureurs professionnels, il part en juillet 2009, pour le journal Le Monde, sur les traces de Phileas Fogg et son valet Passepartout, et boucle comme les héros de Jules Verne un tour du monde à vélo en 80 jours. Traversée de l’Inde, puis de l’Australie et des États-Unis : ce livre raconte un sprint de 13 500 km. - [Le Tour du monde en 80 jours et à vélo](https://www.vivelaculture.com/le-tour-du-monde-en-80-jours-et-a-velo-2/): Guillaume Prébois ist ein fahrradbegeisterter Sportjournalist und stellt sich den verrücktesten sportlichen Herausforderungen. Nach der Italientour, der Frankreichtour und der Spanientour, bei denen er 24 Stunden schneller als die Profis war, bricht er im Juli 2009 für die Zeitung Le Monde auf den Spuren von Phileas Fogg und seinem Diener Passepartout zu einer Tour auf, bei der er wie die Helden von Jules Verne in 80 Tagen um die Welt reist – mit dem Fahrrad. Quer durch Indien, Australien und die USA: Das Buch über einen 13.500 km-Sprint. - [Le Tour du monde en 80 jours et à vélo](https://www.vivelaculture.com/le-tour-du-monde-en-80-jours-et-a-velo/): Journaliste sportif passionné de vélo, Guillaume Prébois accumule les défis les plus fous. Après avoir fait le Tour d’Italie, de France et d’Espagne en précédant de 24 heures les coureurs professionnels, il part en juillet 2009, pour le journal Le Monde, sur les traces de Phileas Fogg et son valet Passepartout, et boucle comme les héros de Jules Verne un tour du monde à vélo en 80 jours. Traversée de l’Inde, puis de l’Australie et des États-Unis : ce livre raconte un sprint de 13 500 km. - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-3-2-2/): Fils naturel d’Antoine Blondin et Louis-Ferdinand Céline, l’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-3-2/): Der Autor schreibt im Stil eines Antoine Blondin und eines Louis-Ferdinand Céline und stellt sein Projekt folgendermaßen vor: „Ich möchte einen flüchtigen Überblick auf eine Welt liefern, bevor sie untergeht. Ein letztes Mal mit dem Staubwedel durch den Saal der Erlauchten gehen. Meine Wahnsinnigen, meine verrückten Champions etwas ordnen, die Poeten und Außenseiter nochmals nennen, die querfeldein fahren. Nichts verfolgt einen mehr, als diese erfundenen Geschichten, diese Heldenporträts, diese vom Volk geschaffenen Mythologien, diese Eurovisions-Funken. Das was Benjamin „profane Illumination“ nennt. Dieses Minimum an Glauben. Diese erfundenen Adligen. - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-3/): Fils naturel d’Antoine Blondin et Louis-Ferdinand Céline, l’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Les Forçats de la route](https://www.vivelaculture.com/les-forcats-de-la-route-2-2/): Albert Londres (1884-1932) est la figure iconique du grand reporter, ces journalistes qui partaient à l’autre bout du monde (dont on savait alors que ce que les journaux nous en racontaient), pour rapporter des reportages qui relevaient autant du journalisme que du récit d’aventure. Et quelle aventure que le tour en 1924 ! A une étape, Londres recueille les propos d’Henri Pélissier, déjà une légende, qui raconte ce qu’endurent les coureurs : « C’est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n’avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. » Et encore : « Si on […] - [Die Strafgefangenen der Landstraße](https://www.vivelaculture.com/les-forcats-de-la-route-2/): Albert Londres (1884 – 1932) ist die Ikone eines großen Reporters, diese Journalisten, die ans andere Ende der Welt reisten (und von denen man nur das wusste, was die großen Zeitungen berichteten.), um Reportagen zu liefern, die sowohl dem Journalismus gerecht wurden, als auch Abenteuerberichten gleichkamen. Und was war die Tour 1924 für ein Abenteuer! Auf einer Etappe erhält Londres Informationen von Henri Pélissier, damals bereits eine Legende, der davon berichtet, was die Radrennfahrer erleiden: „Es ist ein Leidensweg. Und der Kreuzweg hatte nur vierzehn Stationen, während unserer fünfzehn hat.“ Und weiter: „Wenn wir so weitermachen, gibt es bald nur […] - [Les Forçats de la route](https://www.vivelaculture.com/les-forcats-de-la-route/): Albert Londres (1884-1932) est la figure iconique du grand reporter, ces journalistes qui partaient à l’autre bout du monde (dont on savait alors que ce que les journaux nous en racontaient), pour rapporter des reportages qui relevaient autant du journalisme que du récit d’aventure. Et quelle aventure que le tour en 1924 ! A une étape, Londres recueille les propos d’Henri Pélissier, déjà une légende, qui raconte ce qu’endurent les coureurs : « C’est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n’avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. » Et encore : « Si on […] - [Pédale ! #5](https://www.vivelaculture.com/pedale-5-2-2/): Pédale ! est un magazine annuel, consacré uniquement au cyclisme, lancé par le groupe So Press l’éditeur de So Foot, So Film ! et récemment Society. Comme pour les autres titres, la volonté affichée est d’aborder le sujet sous un angle décalé, avec beaucoup d’humour, en multipliant les rencontres et les ponts avec la culture, sans langue de bois et toujours avec beaucoup de rigueur. Une approche qui réconcilie les amoureux du sport et des bons textes. Mais soyons honnêtes, ça ne vous aidera pas à gagner une étape de montagne pour autant… - [Pédale ! #5](https://www.vivelaculture.com/pedale-5-2/): Pédale ! ist ein jährlich erscheinendes Magazin, das sich ausschließlich dem Radsport widmet und von der So Press Gruppe herausgegeben wird, bei der auch So Foot, So Film ! und neuerdings Society erscheint. Wie bei den anderen Titeln auch, geht es darum, das Thema mit viel Humor unter einem etwas anderen Blickwinkel anzugehen, dabei immer wieder das Zusammentreffen mit und die Übergänge zur Kultur herauszustreichen und zwar ohne Phrasendrescherei und stets mit viel Ernsthaftigkeit. Ein Ansatz, der Sportliebhaber und Liebhaber gut geschriebener Texte miteinander versöhnt. Aber ganz ehrlich, das wird Ihnen trotzdem nicht dazu verhelfen, eine Bergetappe zu gewinnen… - [Pédale ! #5](https://www.vivelaculture.com/pedale-5/): Pédale ! est un magazine annuel, consacré uniquement au cyclisme, lancé par le groupe So Press l’éditeur de So Foot, So Film ! et récemment Society. Comme pour les autres titres, la volonté affichée est d’aborder le sujet sous un angle décalé, avec beaucoup d’humour, en multipliant les rencontres et les ponts avec la culture, sans langue de bois et toujours avec beaucoup de rigueur. Une approche qui réconcilie les amoureux du sport et des bons textes. Mais soyons honnêtes, ça ne vous aidera pas à gagner une étape de montagne pour autant… - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul-2-2-2/): On le surnommait avec respect « Maître Jacques » et certains – quand il démarrait dans les cols – parlaient de lui comme d’une caravelle. Élégant, distant, fuselé comme une formidable machine à rouler, Jacques Anquetil devait dominer le cyclisme de la fin des années cinquante jusqu’à 1964, s’imposant cette année-là comme le premier quintuple vainqueur du Tour. Paul Fournel, écrivain amoureux fou de la petite reine, rend un éblouissant hommage à ce formidable styliste du vélo. - [Anquetil - Mit Leib und Seele](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul-2-2/): Respektvoll nannte man ihn „Maître Jacques“, und wenn er auf den Gipfeln erneut startete, sprachen manche von ihm wie von einer Caravelle. Elegant, distanziert, groß und schlank, wie eine herrliche Rennmaschine dominierte Jacques Anquetil den Radsport ab Ende der 50er Jahre bis 1964 und wurde in jenem Jahr als Erster fünffacher Toursieger. Paul Fournel, ein fahrradverrückter Schriftsteller, verfasste eine faszinierende Hommage an diesen wunderbaren Fahrrad-Stilisten. - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul-2/): On le surnommait avec respect « Maître Jacques » et certains – quand il démarrait dans les cols – parlaient de lui comme d’une caravelle. Élégant, distant, fuselé comme une formidable machine à rouler, Jacques Anquetil devait dominer le cyclisme de la fin des années cinquante jusqu’à 1964, s’imposant cette année-là comme le premier quintuple vainqueur du Tour. Paul Fournel, écrivain amoureux fou de la petite reine, rend un éblouissant hommage à ce formidable styliste du vélo. - [Tour de France](https://www.vivelaculture.com/tour-de-france-2-2/): André Verchuren a chanté Raymond Poulidor sur un air d’accordéon. Le groupe de rock les Wampas a rendu hommage à Laurent Jalabert. Alain Bashung a lui aussi célébré le Tour de France avec « Arrivée du Tour ». La Grande Boucle et ses gladiateurs se fêtent souvent en chansons. En 1983, le groupe Kraftwerk sacrifie lui aussi à cet exercice de style et signe un single de musique électronique, une bande son sur laquelle une voix synthétique fait office de Radio Tour. En 2003, pour célébrer le centenaire du Tour, le groupe sortira un album entièrement dédié à l’épreuve reine […] - [Tour de France](https://www.vivelaculture.com/tour-de-france-2/): André Verchuren besang Raymond Poulidor auf dem Akkordeon. Die Rockgruppe Les Wampas erwies Laurent Jalabert die Ehre. Auch Alain Baschung feierte die Tour de France mit dem Lied „Arrivée du Tour“. Die Tour und ihre Gladiatoren werden oft in Liedern besungen. 1983 widmet sich auch die Gruppe Kraftwerk dieser Stilübung und bringt eine Single mit Elektromusik heraus, ein Tonband, auf dem eine synthetische Stimme die Rolle des Radio Tour übernimmt. 2013 bringt die Gruppe zum hundertsten Geburtstag der Tour ein Album heraus, das sich voll und ganz der Königsdisziplin des Radsports widmet. Eine Musik, bei der man tänzelnd die nächste […] - [Tour de France](https://www.vivelaculture.com/tour-de-france/): André Verchuren a chanté Raymond Poulidor sur un air d’accordéon. Le groupe de rock les Wampas a rendu hommage à Laurent Jalabert. Alain Bashung a lui aussi célébré le Tour de France avec « Arrivée du Tour ». La Grande Boucle et ses gladiateurs se fêtent souvent en chansons. En 1983, le groupe Kraftwerk sacrifie lui aussi à cet exercice de style et signe un single de musique électronique, une bande son sur laquelle une voix synthétique fait office de Radio Tour. En 2003, pour célébrer le centenaire du Tour, le groupe sortira un album entièrement dédié à l’épreuve reine […] - [100 Tours de France](https://www.vivelaculture.com/100-tours-de-france-2/): Journaliste sportif pour France Télévisions depuis des lustres, Jean-Paul Ollivier – « Paulo la Science » pour les intimes et les fans – fut un des meilleurs spécialistes du Tour de France. Ce livre album truffé d’anecdotes (souvent inédites) retrace la grande histoire de la Grande Boucle, ses exploits, ses champions, ses drames, mais aussi les coulisses de ce grand théâtre à ciel ouvert qui, durant trois semaines, enflamme la France depuis 1903. - [Tours de France : Das offizielle Buch zur 100](https://www.vivelaculture.com/tours-de-france-das-offizielle-buch-zur-100/): 2013 feierte die Tour de France, das größte Radrennen der Welt, den 100. Geburtstag. Françoise und Serge Lage blätterten in den Archiven der Tageszeitung L’Equipe und ihres Vorgängers L’Auto und stellten nach Jahreszahlen geordnet unveröffentlichte Fotos und Zeitzeugenberichte zusammen. Dieses Buch zeichnet die große Geschichte rund um die Tour de France nach, die Heldentaten, die Champions, die Dramen, aber auch die Kulissen dieses großen Open-Air-Theaters, das seit 1903 drei Wochen lang Frankreich in Atem hält. - [100 Tours de France](https://www.vivelaculture.com/100-tours-de-france/): Journaliste sportif pour France Télévisions depuis des lustres, Jean-Paul Ollivier – « Paulo la Science » pour les intimes et les fans – fut un des meilleurs spécialistes du Tour de France. Ce livre album truffé d’anecdotes (souvent inédites) retrace la grande histoire de la Grande Boucle, ses exploits, ses champions, ses drames, mais aussi les coulisses de ce grand théâtre à ciel ouvert qui, durant trois semaines, enflamme la France depuis 1903. - [Sonar](https://www.vivelaculture.com/sonar-3/): Sous-titré Music, Creativity & Technologie, Sonar est le must européen pour tout amateur de musique électronique. Créé il y a vingt-deux ans, tous les grands noms s’y sont produits. Cette année encore Chemical Brothers, Laurent Garnier, Arthur Baker ou les pionniers Duran Duran s’y sont partagé l’affiche. Réservez pour l’année prochaine ! http://sonar.es/en/2015/ - [La Pierre et le Sabre](https://www.vivelaculture.com/la-pierre-et-le-sabre-3/): Das Buch der fünf Ringe, ein über 1000 Seiten dicker Entwicklungsroman erzählt vom körperlichen und spirituellen Lernen des Miyamoto Musashi, einem Samurai, der die Kampfkunst revolutionierte. Man spielt dabei „Shifumi“: Schere – Stein – Papier. Das Buch der fünf Ringe ist ebenso spannend wie Der Graf von Monte-Christo. - [Ein Hauch von Zen](https://www.vivelaculture.com/ein-hauch-von-zen/): Pierre Rissient, ein Kinoliebhaber und Multitalent brachte von seinen Asienreisen in den 70er Jahren zwei richtungsweisende Filme mit: Insiang und Ein Hauch von Zen, der 1975 beim Festival von Cannes nominiert wurde. Frägt man Pierre Rissient danach, was ihn in Ein Hauch von Zen inspirierte, so antwortet er: „Die prächtige Darstellung, die Zusammensetzung, die Dynamik der Filmszenen, die außergewöhnliche Energie des Films, das Imaginäre und die Fantasie. (…) Was mir erst später klar wurde war, dass Ein Hauch von Zen kein Film aus Hongkong oder Taiwan war, sondern vor allem ein Mandarin-Film. King Hu war erfüllt von der jahrtausendealten chinesischen […] - [The Killer](https://www.vivelaculture.com/the-killer-2/): John Woo, Filmemacher der Überflieger-Generation, zu der unter anderem Tsui Hark (Die schwarzen Tiger von Hongkong, Das zerbrochene Schwert) gehört, bekennt sich lauthals zur seiner Begeisterung für Melville, Truffaut… und Jacques Demy. Einflüsse die, vermischt mit denen des japanischen Kinos, insbesondere der Yakuza-Filme und denen der in Hongkong produzierten Kinofilme aus der Glanzzeit der Shaw Brothers-Studios, ihm dazu verhelfen, seinen Stil zu formen und dem Action-Kino eine neue Dimension zu verleihen, in der insbesondere die einfachen Grenzen zwischen Gut und Böse verwischt werden. The Killer, die Fortsetzung von A better tomorrow wird als ein Wendepunkt des Hongkong-Kinos angesehen und sorgt […] - [Fist of Legend](https://www.vivelaculture.com/fist-of-legend-2/): Fist of Legend dagegen richtet sich gegen den japanischen Angreifer, der für Terror sorgt (wir schreiben das Jahr 1937) und gegen den es zu kämpfen gilt, will man seine Ehre wiedererlangen. Vier Jahre später finden wir Jet Li in der Rolle des Bösen in Lethal Weapon 4. Nebenbei bemerkt machte Jackie Chan mit 17 Jahren Stunts und hatte Statistenrollen hinter Bruce Lee inne. - [Der Großmeister](https://www.vivelaculture.com/der-grosmeister/): Wong Kar-wai (As Tears go by, Der Klang der Liebe, 2046) macht melancholische Filme und ist ein großer Fachmann für Kostümfilme und Darstellungen, die wie Balletinszenierungen daherkommen. Der Großmeister mit der Figur des Meisters Ip Man (der zum Lehrer von Bruce Lee wird) ist ein Kung-Fu-Film über den Kung-Fu und die Geschichte der verschiedenen Schulen, die sich in den 30er Jahren in Hongkong den höchsten Titel streitig machen. Ein Traumthema für Wong Kar-wai, der sich vermehrt Zeitlupenaufnahmen zur stilistischen Darstellung von Kampfszenen bedient, die einem in Staunen versetzen… - [Die Todesfaust des Cheng Li](https://www.vivelaculture.com/die-todesfaust-des-cheng-li/): Die Todesfaust des Cheng Li ist der erste weltweite Erfolg für Bruce Lee. Der Film trägt maßgeblich zur Beliebtheit der Kung-Fu-Filme bei und macht den Schauspieler zum weltweit ersten nichtwestlichen Star (vor Bob Marley), zu der Figur, mit der sich all diejenigen identifizieren, die sich unterdrückt, zurückgewiesen oder minderwertig fühlen. Der Leinwandheld ebnet auch den Weg für Jackie Chan und anschließend für Jet Li. Quentin Tarantino hat ihm in Kill Bill (DEM gelben Zweiteiler!) die Ehre erwiesen und die Karateclubs, ebenso wie die Nunchaku- und Jodhändler verdanken ihm viel…. - [At Full Speed](https://www.vivelaculture.com/at-full-speed/): Hong Kong Cinema in a Borderless World In At Full Speed sind die Kinospezialisten und Kritiker aus der ganzen Welt vereint, um den transnationalen und multidimensionalen Charakter wiederzugeben, den die Filme aus Hongkong erlangen und bei ihrer weltweiten Ausstrahlung vermitteln. Die Autoren durchleuchten die Filme, die sie für spannend halten von allen Seiten: Die weniger bekannten Filme von Law Man und Yen Woo Ping bis zu den Stützen der Leinwandfestivals wie Stanley Kwan und Wong Kar-wai ebenso wie Actionfilme, Komödien und die romantischen Filme von Jackie Chan, Peter Chan, Steven Chiau, Tsui Hark, John Woo und Derek Yee sowie die […] - [Enter The Wu-Tang](https://www.vivelaculture.com/enter-the-wu-tang-2/): The Wu-Tang Clan brachte sein erstes Album Anfang der 90er Jahre in New York heraus und ist eine der bedeutendsten Rap-Gruppen in der Geschichte dieser Musikbewegung: schwerer Sound, Ausschnitte aus Kung-Fu-Filmen, mächtiger Flow und Lust auf akustische Experimente, angetrieben von RZA, dem Produzenten der meisten Titel dieser Gruppe sowie der Soloalben ihrer Mitglieder. Eben diesem RZA vertraut Jim Jarmusch die Musik von Ghost Dog an. RZA stellt sich seinerseits für die Produktion eines Kung-Fu-Films hinter die Kamera: The Man with the Iron Fists, herausgekommen 2012 mit Russell Crowe, Lucy Liu und ihm selbst. - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-3/): An der Schwelle zum 20. Jahrhundert führt ein afroamerikanischer Auftragskiller ein Leben nach den Grundsätzen des Hagakure, einem mittelalterlichen Verhaltenskodex der Samurai. Zwischen zwei Auftragsmorden trainiert er den Umgang mit dem Säbel und züchtet hingebungsvoll Brieftauben. Eines Tages beschließt sein Hauptauftraggeber, ein Mafiaclan, ihn loszuwerden… Jim Jarmusch, der sich direkt von Melvilles Eiskaltem Engel inspirieren lässt, macht Forest Whitaker in Ghost Dog zu einem städtischen Samurai, der sich weigert, seinen Ehrenkodex aufzugeben und der dabei sein Leben verliert. Ein lyrischer und melancholischer Film mit Originalmusik von RZA vom Wu-Tang Clan. - [Le Samouraï](https://www.vivelaculture.com/le-samourai-2/): Jean-Pierre Melville ist fasziniert von der Ästhetik der amerikanischen Films Noirs, von den Ehrenkodexen der Ganoven, von der Männlichkeit, die diese kalten Männer ausstrahlen, die wenig reden, aber wahre Gewaltspiralen auslösen und völlig emotionslos töten. Im Film Der eiskalte Engel verkörpert Alain Delon dies alles in einer Person. Dieser Film prägt insbesondere John Woo, der Melville vergöttert und seinerseits von Quentin Tarantino und Martin Scorsese bewundert sowie von Hollywood hofiert wird, wo er unter anderem 1997 Im Körper des Feindes mit John Travolta und Nicolas Cage dreht. - [Die glorreichen Sieben](https://www.vivelaculture.com/die-glorreichen-sieben/): Sieben abgebrannte Revolverhelden werden von den armen Bewohnern eines mexikanischen Dorfes zum Schutz ihres Ortes vor einer Bande Gesetzloser unter dem Kommando von Calvera (Eli Wallach) rekrutiert, einem besonders grausamen und blutrünstigen Anführer. Durch die Umgestaltung eines japanischen Historienfilms (Die sieben Samurai von Akira Kurosawa aus dem Jahr 1954, ausgezeichnet mit dem Silbernen Löwen bei den Filmfestspielen von Venedig) in einen Western, sorgt John Sturges für die Anerkennung des japanischen Filmemachers in der breiten Öffentlichkeit und für die erste große Kinorolle Steve McQueens. - [La Pierre et le Sabre](https://www.vivelaculture.com/la-pierre-et-le-sabre-2/): Roman initiatique de plus de mille pages, La Pierre et le Sabre raconte la formation physique et spirituelle de Miyamoto Musashi, le sabreur qui révolutionna le combat. On y joue au shifumi : Papier-caillou-ciseaux. Aussi passionnant que Le Comte de Monte-Cristo. - [A Touch of Zen](https://www.vivelaculture.com/a-touch-of-zen/): Cinéphile aux multiples activités, Pierre Rissient a rapporté de ses voyages en Asie, dans les années 70, deux films majeurs : Insiang et A Touch of Zen qui fut présenté en compétition au Festival Cannes en 1975. Quand on lui demande ce qui l’a séduit dans A Touch of Zen, Pierre Rissient répond : « La magnificence visuelle, la composition, la dynamique des plans, l’énergie prodigieuse du film, l’imaginaire et l’imagination. (…) Ce dont je me suis rendu compte plus tard c’est que A Touch of Zen n’était pas un film de Hong Kong ou de Taïwan mais avant tout […] - [The Killer](https://www.vivelaculture.com/the-killer/): John Woo, cinéaste de la génération des surdoués qui compte, entre autres, Tsui Hark (Il était une fois en Chine, The Blade), revendique haut et fort son admiration pour Melville, Truffaut… et Jacques Demy. Des influences qui, mélangées à celle du cinéma japonais – tout particulièrement les films de yakuzas – et celle du cinéma produit à Hong Kong du temps de la splendeur des studios Shaw Brothers, l’aidèrent à se forger un style et à apporter une nouvelle dimension au cinéma d’action, notamment en gommant les frontières simplistes entre le bien et le mal. The Killer qui fait suite […] - [Fist of Legend](https://www.vivelaculture.com/fist-of-legend/): Fist of Legend, avec Jet Li, est la reprise de La Fureur de vaincre avec Bruce Lee (sorti en 1972). Si la rivalité entre les différentes écoles de kung-fu est un thème que l’on retrouve très souvent dans les films d’arts martiaux, dans Fist of Legend, c’est cette fois contre l’envahisseur japonais qui fait régner la terreur (nous sommes en 1937) qu’il faut se battre pour retrouver son honneur. Quatre ans plus tard, on retrouvera Jet Li dans le rôle du méchant dans L’Arme Fatale 4. Pour la petite histoire, Jackie Chan, à 17 ans, faisait des cascades et de […] - [The Grandmaster](https://www.vivelaculture.com/the-grandmaster/): Wong Kar-wai (As Tears Go By, In the Mood for Love, 2046) est un cinéaste de la mélancolie, grand spécialiste des films en costumes et aux mises en scène réglées comme des ballets. The Grandmaster, à travers la figure du maître Ip Man (qui sera le professeur de Bruce Lee), est un film de kung-fu sur le kung-fu et l’histoire des différentes écoles qui se disputaient le titre suprême à Hong Kong dans les années trente. Un sujet rêvé pour Wong Kar-wai qui multiplie les ralentis pour styliser des combats qui laissent bouche bée. - [The Big Boss](https://www.vivelaculture.com/the-big-boss/): The Big Boss est le premier succès mondial de Bruce Lee, le film qui va populariser les films de kung-fu, et faire de l’acteur la première star planétaire non occidentale (avant Bob Marley), la figure vers laquelle se tournent tous ceux qui se sentent opprimés, rejetés ou minoritaires. Il va aussi ouvrir la voie à Jackie Chan puis à Jet Li. Si Quentin Tarantino lui a rendu hommage dans Kill Bill (LA combinaison jaune !), les salles de karaté lui doivent beaucoup, tout comme les marchands de nunchakus et de mercurochrome… - [Dictionnaire du cinéma asiatique](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-cinema-asiatique/): « De Bombay à Tokyo en passant par Hong Kong, Pyongyang ou Jakarta, de Devdas à In the Mood for Love, ce premier Dictionnaire du cinéma asiatique rassemble les pièces essentielles d’un colossal puzzle. Depuis Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa ou Satyajit Ray, on a vu apparaître pêle-mêle les visages de Bruce Lee, Takeshi Kitano, Gong Li, Shah Rukh Khan ou Aishwarya Rai… le lecteur est invité à voyager dans le fascinant labyrinthe du cinéma asiatique. » - [Enter The Wu-Tang](https://www.vivelaculture.com/enter-the-wu-tang/): Premier album du groupe formé au début des années 90 à New York, The Wu-Tang Clan est l’un des groupes de rap les plus importants de l’histoire du mouvement : son lourd, samples de films de kung-fu, flow puissant et un sens de l’expérimentation sonore impulsés par RZA, le producteur de la majeure partie des titres du groupe ainsi que des albums solo de ses membres. C’est au même RZA que Jim Jarmusch confiera la musique de Ghost Dog. RZA passera à son tour derrière la caméra pour réaliser un film de kung-fu : L’Homme aux poings de fer, sorti […] - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-2/): A l’aube du XXIe siècle, un tueur à gage afro-américain mène sa vie suivant les préceptes du Hagakure, le code d’honneur des samouraïs du Moyen Age. Entre deux contrats, il s’exerce au sabre et prend soin de son élevage de pigeons voyageurs. Un jour, son principal employeur, un gang de mafieux, décide de se débarrasser de lui… Directement inspiré du Samouraï de Melville, Jim Jarmusch fait de Forest Whitaker, Ghost Dog, un samouraï urbain qui refuse d’abandonner son code d’honneur au prix de sa propre vie. Un film lyrique et mélancolique sur musique originale signée RZA du Wu-Tang Clan. - [Le Samouraï](https://www.vivelaculture.com/le-samourai/): Jean-Pierre Melville est fasciné par l’esthétisme des films noirs américains, par les codes d’honneur des truands, la virilité qui se dégage de ces hommes froids qui parlent peu mais déchaînent des torrents de violence et sèment la mort sans aucune émotion. Dans Le Samouraï, Alain Delon incarne tout cela à la fois. Ce film va particulièrement frapper John Woo qui porte une immense admiration à Melville (admiré à son tour par Quentin Tarantino ou Martin Scorsese parmi d’autres), et qui sera courtisé par Hollywood où il réalisera, entre autres, Volte-face en 1997 avec John Travolta et Nicolas Cage. - [Les Sept Mercenaires](https://www.vivelaculture.com/les-sept-mercenaires/): Sept fines gâchettes sont recrutées par de pauvres villageois mexicains pour protéger leur village d’une bande de hors-la-loi commandés par Calvera (Eli Wallach), un chef particulièrement cruel et sanguinaire. En transformant un film de sabre (Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, sorti en 1954, Lion d’argent à la Mostra de Venise la même année) en western, John Sturges offre une reconnaissance grand public au cinéaste japonais et, à Steve McQueen, un premier rôle marquant au cinéma. - [Sonar](https://www.vivelaculture.com/sonar-2/): Sonar ist DAS Festival in Europa für alle Liebhaber der elektronischen Musik. Im Untertitel steht: Music, Creativity & Technology. Vor über 20 Jahren gegründet, hat sich die Crème de la Crème dort blicken und hören lassen. Und in diesem Jahr kommen die Chemical Brothers, Laurent Garnier, Arthur Baker und die Pioniere von Duran Duran. Grund genug, schon die Tickets fürs nächste Jahr zu bestellen. http://sonar.es/en/2015/ - [Les Rencontres de la photographie d'Arles](https://www.vivelaculture.com/les-rencontres-de-la-photographie-darles-2/): Möchte man den Leiter Sam Stourdzé paraphrasieren, würde man sagen, die Fotoausstellung Les Rencontres de la photographie d’Arles sind weder ein Museum, noch eine kommerzielle Messe, aber ein Festival, dass seine Freiheit immer wieder bekräftigen muss. „Die Dimension des Festivals liegt in der Pluralität der Ausstellungen, Orte und Künstler. Diese Simultanität der Projekte ermöglicht den lebhaften Austausch. Man erlebt Abenteuer und geht Risiken ein“. Vielleicht ist es ja auch die geographische Nähe, aber Arles ist für die Welt der Fotografie, was Avignon für die Welt des Theaters ist. https://www.rencontres-arles.com/Home - [Lollapalooza-Berlin](https://www.vivelaculture.com/lollapalooza-europe-2/): Das erfolgreiche US Festival landet nun auch in Berlin. Auf dem stillgelegten Areal des Flughafen Tempelhofs, auf dem einst die Rosinenbomber während der Blockade Westberlins im Minutentakt auftauchten, feiert man nun zwei Tage lang Rock- und Popstars. Das Festival wurde vor über 20 Jahren von Perry Farrel von Jane’s Addiction als Underground Rock-Event gegründet. Heute macht sich der Einfluss der Marketing Dollars bemerkbar. In Berlin dabei sind Muse, Belle and Sebastian, FFS (Sparks+Franz Ferdinand) die Lokalmatadoren Seeed und Deichkind. http://www.lollapaloozade.com/2015-lineup/ - [Festival International des Jardins](https://www.vivelaculture.com/festival-international-des-jardins-2/): Eine Briefmarken- oder Gitarrensammlung kann man ja noch verstehen. Aber eine Gartensammlung? Das lässt sich nur schwer nachvollziehen. Und doch ist es das Motto der diesjährigen Ausgabe des Internationalen Gartenfestivals in der idyllischen Domaine de Chaumont-Sur-Loire. Dort sieht man außergewöhnliche Gärten, und Garten-Sammlungen. Man erfährt etwas über Jäger von Gartenpflanzen, die echte Forscher sind. In diesem Jahr ist Patrick Blanc – der Erfinder der Pflanzenwand (mur végétal) – der Jurypräsident, Zu den Künstlern 2015 gehören u.a. der mexikanische Künstler Gabriel Orozco die Schweizer Gerda Steiner und Jörg Lenzlinger mit ihrem surrealistischen hängenden Garten, die deutsche Künstlerin Cornelia Konrads und Fotos […] - [Festival d'Avignon](https://www.vivelaculture.com/festival-davignon-2/): Avignon hat sich zum bedeutendsten Theaterfestival der Welt entwickelt. 1947 wurde es von Jean Vilar und seiner Theatertruppe um Maria Casarès und Gérard Philippe gegründet. Vilar leitete auch das TNP (Théatre National Populaire) und erneuerte die Tradition des Volkstheaters. Die Frage, die sich nun stellt lautet: „Ist Theater überhaupt -in Avignon und woanders- noch populär? Die Antwort findet man nur vor Ort. Die üblichen Polemiken und Diskussionen sind dabei inbegriffen. http://www.festival-avignon.com/en/ - [Glyndebourne Festival Opera](https://www.vivelaculture.com/glyndebourne-festival-opera/): Was ist sommerlicher als eine Oper in der Nachmittagssonne und Open Air ? Eine lange Pause ermöglicht dann ein Picknick am Frühabend und der 2.Akt dauert bis zur Abenddämmerung. Ein echter Mitsommernachtstraum wie bei Shakespeare. Das Menü 2015 bietet: Britten (Die Schändung der Lukretia), Bizet (Carmen), Ravel, (Die spanische Stunde, Das Kind und die Zauberdinge) Donizetti (Poliuto, Don Pasquale), Händel (Saul) und natürlich Mozart (Entführung aus dem Serail) http://www.glyndebourne.com - [Lucerne Festival](https://www.vivelaculture.com/lucerne-festival/): Das Lucerne Festival gibt es bereits seit 1938 und gehört zu den renommiertesten Festivals klassischer Musik. Von 2003 bis zu seinem Tod 2014 leitete Claudio Abbado das Lucerne Festival Orchestra, das mit bekannten internationalen Musikern besetzt ist. Einen neuen Aufschwung erlebte das Festival seit 2004, als Pierre Boulez die Lucerne Festival Academy für 130 talentierte junge Musiker ins Leben rief. Sein 90. Geburtstag wird nun gebührend gefeiert. Man widmet Boulez einen ganzen Tag: seiner Musik und der Generation junger Musiker, die er gefördert hat. http://www.lucernefestival.ch - [Sinfonia en Périgord](https://www.vivelaculture.com/sinfonia-en-perigord-2/): Das Festival der Barockmusik Sinfonia en Périgord findet bereits seit 25 Jahren statt und bietet Musik für alle Tonarten und jeden Geschmack. Immer zahlreicher strömen die Zuschauer zu diesem Ereignis und entdecken verborgene Musikschätze. Zum 25. Jubiläum feiert man in diesem Jahr in den Farben des Karnevals von Venedig, mit Antonio Vivaldi, mit Johann Sebastian Bachs Messe in h-Moll und Georg Friedrich Händels Feuerwehrmusik. Neben der guten Musik kann man auch die prachtvolle Umgebung von Périgueux genießen. http://www.sinfonia-en-perigord.com - [Sommernächte am Lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/nuits-dete-du-lac-daiguebelette-2/): Ein Festival der Freundschaft und Abenteuerlust, das auf die Kreativen, Amateure und auf Multidisziplinarität schwört. Unterstützt vom Bratschisten Julian Boutin setzt das Festival auf ein ebenso handverlesenes wie buntes Programm. Etwa zwei Dutzend Konzerte und Aufführungen bieten Klassik, Jazz, Zirkus, Improvisationskunst und Theater. Besonders beliebt ist das Konzert auf dem See am frühen Morgen. Und das alles in der idyllischen Umgebung rund um den drittgrößten See Frankreichs, den Lac d’Aiguebelette am Gebirgsmassiv Chartreuse. http://www.festivallesnuitsdete.fr - [SZIGET Festival](https://www.vivelaculture.com/sziget-festival/): „Insel der Freiheit“ nennen die Veranstalter das größte Musikfestival Europas. Neben der bekannten Margareteninsel, genau zwischen Buda und Pest, befindet sich die kleinere Obudai-Sziget, auf der früher Schiffe gebaut wurden. Auf diesem riesigen Areal tummeln sich jährlich 400 000 Besucher. Davon reist etwa die Hälfte aus dem Ausland an (Niederländer, Italiener, Spanier, Franzosen und Deutsche). Bei SZIGET treten auf über ein Dutzend Bühnen eine Woche lang Hunderte Bands auf. Gespielt wird alles, von Rock, Pop, Hiphop, Funk, Blues, Klezmer, Roma bis hin zu Opernarien. Im Lineup 2015 findet man Robin Williams, Kings of Leon, Asaf Avidan, The Gaslight Anthem oder […] - [Pussy Riot : une prière punk](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot-une-priere-punk/): Primé au festival de Sundance (Etats-Unis) et nommé aux Oscars 2014, ce documentaire raconte l’histoire du groupe russe Pussy Riot, trois chanteuses punk et activistes politico-féministes, devenues célèbres pour avoir subi deux ans de camp après un concert anti-Poutine dans une église orthodoxe de Moscou, lors de la campagne présidentielle de 2012. Libérées, les jeunes femmes ont continué à militer, notamment Nadia Tolokonnikova, de nouveau interpellée en février 2014 à Sotchi et en juin 2015 à Moscou, alors qu’elle manifestait pour les droits des prisonniers. - [Goodbye Poutine : Union européenne, Russie, Ukraine](https://www.vivelaculture.com/goodbye-poutine-union-europeenne-russie-ukraine/): La thèse de ce livre récent, postérieur à l’ingérence de la Russie en Ukraine : les événements des deux dernières années vont enfin ouvrir les yeux de l’Europe sur la vraie nature de Vladimir Poutine et de son régime, après quinze années d’aveuglement « russophile » et de « realpolitik ». Les masques une fois tombés, il sera donc bientôt temps de lui dire « au revoir », de la même manière que les pays de l’Est ont autrefois tourné le dos au communisme – le titre est emprunté à Goodbye Lenin (2002), un film allemand consacré à la chute […] - [Mathématiques congolaises](https://www.vivelaculture.com/mathematiques-congolaises/): A Kinshasa, Célio accepte le poste que lui propose un personnage sulfureux proche de la présidence de la république. L’espoir de lendemains moins difficiles aide Célio à endormir ses scrupules à rejoindre une officine spécialisée dans les coups tordus. Pour ne pas perdre complètement le fil de sa vie, Célio s’accroche à un vieux manuel de mathématiques ayant appartenu à son père dans lequel il puise des théorèmes et des définitions qu’il applique au cours des événements. Célio n’en n’oubliera pas pour autant la disparition suspecte d’un de ses vieux copains… Un roman qui montre que la vitalité artistique congolaise […] - [Africains, levons-nous !](https://www.vivelaculture.com/africains-levons-nous/): Patrice Lumumba est l’une des grandes figures africaines des luttes pour la décolonisation, devenu martyr après son assassinat commandité par Mobutu. Au milieu des années 50, Patrice Lumumba découvre, en travaillant pour la société minière belge, comment les multinationales exploitent les immenses ressources du Congo sans qu’aucun cadre congolais ne participe à la gestion de ces richesses. Modéré au départ de sa courte carrière politique, il deviendra le Premier ministre du premier Président de la république élu, mais son discours se radicalise et Mobutu, épaulé par l’ancien pays colonisateur et la C.I.A., le fera éliminer comme on sait. - [When We Were Kings](https://www.vivelaculture.com/when-we-were-kings/): Tout est improbable dans cette histoire digne des plus grands récits mythologiques. Premièrement, personne n’accorde la moindre chance à l’ancien champion du monde Muhamed Ali face à la machine de destruction qu’est George Foreman. Et puis, ce combat est organisé au Zaïre (ancien Congo) par un promoteur encore inconnu, Don King, au cœur d’un pays dirigé par l’un des pires tyrans du moment. Comme si cela ne suffisait pas, pour faire de ce combat un show mondial, Don King organise un festival avec les stars de la soul music, James Brown en tête. Pour couronner le tout, la dramaturgie pugilistique […] - [Au Cœur des ténèbres](https://www.vivelaculture.com/au-coeur-des-tenebres/): On connaît la version hallucinée que Francis Ford Coppola a donnée du roman de Conrad dans son film Apocalypse Now. Coppola a transposé l’intrigue au Vietnam, là où Conrad, capitaine au long cours de la marine marchande britannique, avait planté l’histoire de cet officier qui remonte le fleuve Congo au cœur de l’Afrique noire à la recherche du mystérieux Kurtz dont on est sans nouvelles… Une plongée dans les sensations que provoque l’éloignement de la civilisation au fur et à mesure que l’on pénètre dans une nature de plus en plus sauvage et dangereuse… - [Une Saison au Congo](https://www.vivelaculture.com/une-saison-au-congo/): « Dans cette pièce, Aimé Césaire relate la courte vie politique de Patrice Lumumba, élu Premier ministre du Congo après le départ des Belges, puis arrêté et assassiné au Katanga, laissant place à un successeur qu’il avait lui même amené à la politique, le général Mobutu. Il s’attache à faire revivre les humiliations et les blessures d’un peuple asservi, puis les espoirs immenses nés de la libération, l’échec et la mort annoncée du processus de démocratisation… Et cela, c’est bien davantage qu’une saison, c’est un siècle de tragédie africaine ». Trina Mounier - [Congo, une histoire](https://www.vivelaculture.com/congo-une-histoire/): Écrivain et journaliste belge, David Van Reybrouck a écrit l’histoire du Congo, l’ancienne colonie de son pays, en interrogeant des centaines de personnes et consulté des milliers de documents pour écrire un essai vivant comme un article de grand reporter et aussi captivant qu’un roman. Si Van Reybrouck brosse toute l’histoire du Congo au XXe siècle, il consacre la plus grande partie de son ouvrage aux années post- coloniales, notamment au règne de Mobutu. - [Vaudou & compagnies : Histoires noires de Abidjan à Zombies](https://www.vivelaculture.com/vaudou-compagnies-histoires-noires-de-abidjan-a-zombies/): Fils d’une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise, Jean-François Bizot a contrarié très tôt un avenir tout tracé pour se lancer dans le journalisme et tout particulièrement l’exploration des marges, de l’underground. Pour le faire avec ambition, il s’est doté d’un magazine : Actuel et d’une radio : Nova. Grand voyageur, curieux de tout, infatigable raconteur d’histoires, il a compilé dans Vaudou & compagnies, ses reportages à la première personne, de l’Afrique aux Antilles, publiés à l’époque dans Actuel. A lire en écoutant Papa Wemba ou Fela. - [Mwana Molokaï](https://www.vivelaculture.com/mwana-molokai/): Si Papa Wemba est l’une des figures majeures de la rumba congolaise, il lui a surtout apporté un rayonnement international. C’est dans les années 80 que le magazine Actuel et Radio Nova lancent le concept de sono mondiale, concept qui va faire la part belle aux musiques venues de tous les coins de la planète. A la même époque, l’ancien chanteur de Genesis, Peter Gabriel, fondera le studio et label Real World sur lequel il accueillera des artistes de tous les pays… dont Papa Wemba. - [1972 / 1973 / 1974](https://www.vivelaculture.com/1972-1973-1974/): La musique congolaise a évolué au rythme de la modernisation du pays et grâce à l’extraordinaire vitalité qui se dégageait de l’émulation entre des musiciens qui passaient facilement d’une formation à l’autre. D’abord très marqués par la rumba cubaine, les orchestres vont intégrer des instruments électriques et des cuivres et produire la rumba congolaise. Le Tout Puissant Orchestre Kinois de Jazz a non seulement été le groupe le plus populaire du Congo pendant près de trente ans, mais il a fait aussi office de « conservatoire » dans lequel un nombre impressionnant de musiciens firent leur apprentissage, un peu à […] - [Kinshasa Night and Day 1951 – 1975](https://www.vivelaculture.com/kinshasa-night-and-day-1951-1975/): Vers le milieu des années 90, le public français a découvert la photo africaine qui s’était développée dans les années qui ont suivi la décolonisation et c’est déjà à la Fondation Cartier qu’André Magnin avait organisé, en 1995, l’exposition consacrée au photographe malien Malick Sidibé. Comme celles de son confère malien, les photos de Jean Depara prises à Kinshasa sur une période de vingt-cinq ans, en studio ou dans la rue, saisissent l’énergie d’une société congolaise en pleine transformation, dont la jeunesse était le symbole. - [Beauté Congo 1926 – 2015](https://www.vivelaculture.com/beaute-congo-1926-2015/): Le catalogue de l’exposition Beauté Congo 1926-2015 Congo Kitoko met à l’honneur l’extraordinaire vitalité culturelle de la République démocratique du Congo et retrace près d’un siècle de production artistique. Si la peinture est au cœur de cet ouvrage, la sculpture, la photographie, la musique et la bande dessinée y ont aussi leur place, offrant une opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique du pays et de sa capitale Kinshasa. - [Tous les matins du monde (Die siebente Saite)](https://www.vivelaculture.com/tous-les-matins-du-monde-2-2/): Marin Marais ist ein weiterer berühmter Musiker des 17. Jahrhunderts, der am Hof von Ludwig XIV. verkehrte und dessen Name bis zu uns durchgedrungen ist …. dank dem Roman von Pascal Quignard und vor allem der Verfilmung, die Alain Corneau für das Kino machte. Als talentierter Instrumentalist verdankt dieser Kniegeigenspieler (eine Art Vorgänger des Cellos, das Pascal Quignard spielt) seinem Lehrherrn Monsieur de Sainte-Colombe viel, eine sittenstrenge Person, von der man wenig weiß, außer dass er nicht am Hof verkehrte. Ein genügend seltenes Phänomen, um hervorgehoben zu werden. - [Madame de Maintenon](https://www.vivelaculture.com/les-miroirs-du-soleil-le-roi-louis-xiv-et-ses-artistes-2/): Welch ein Werdegang, jener dieser im Gefängnis geborenen Frau, in Niort wo sein Vater eingesperrt ist, und die schließlich, nach dem Tod von Maria-Theresia von Österreich, Ludwig XIV. heiratet, und die unehelichen Kinder großzog, die der König mit Madame de Montespan hatte… Man sagt auch, dass diese sehr fromme Frau einen Einfluss auf Ludwig XIV. hatte. Man sagte ihr sogar eine wichtige Rolle hinter der Widerrufung des Edikts von Nantes nach. Nach dem Tod des Königs zieht sie sich in eine Anstalt für junge Töchter des Adelsstandes zurück, die sie den König bewegt hatte zu gründen und wo sie bestattet […] - [Grosse Motetten](https://www.vivelaculture.com/les-grands-motets-2/): Lully ist ein Modell des sozialen Aufstiegs. Als Sohn eines italienischen Müllers und sehr begabter Musiker kommt er im Alter von dreizehn Jahren an den Französischen Hof und sein Aufstieg führt ihn unter Ludwig XIV bis zum Posten des Oberintendanten der königlichen Musik. Dieser äußerst talentierte Komponist ist ebenfalls ein Regisseur und aus seiner Zusammenarbeit mit Molière gehen mehrere Stücke hervor, unter anderen Der Bürger als Edelmann. Nachdem die Wut ein schlechter Ratgeber ist, verstarb er in Folge eines Schlags mit dem Dirigentenstab (mit dem er den Takt angab) den er sich während der Wiederholung eines seiner Stücke auf den […] - [Dido & Aeneas](https://www.vivelaculture.com/fouquet-ou-le-soleil-offusque-2/): Im 17. Jahrhundert erreichte die Barockmusik ihren Höhepunkt in Frankreich durch Lully und Charpentier, in Deutschland durch Händel und Bach, in England durch Henry Purcell. Auf einem Raster der einfacher nicht mehr geht, auch wenn von der Mythologie inspiriert (sie lieben sich aber, von einer Zauberin hinters Licht geführt verlässt er sie, wobei er glaubt, sein Schicksal zu erfüllen, sie bringt sich um), komponiert Purcell eine Oper (seine erste) für Streichquartett und Cembalo, kurz und schnell, von der Bruce Wood gesagt hat: « Die Partitur von Purcell ist ein Wunder der Sparsamkeit ». - [Die Charaktere](https://www.vivelaculture.com/les-caracteres-2/): « Der Hof macht nicht glücklich; er verhindert, dass man es anderswo ist. » In Die Charaktere widmet La Bruyère ein ganzes Kapitel dem Versailler Mikrokosmos, wobei er die Komödie und die Grausamkeit hervorhebt, die damit verbundenen Fallgruben und die Lächerlichen. Denn der Moralist, als Bourgeois geboren, und der, im Dienste der Großen deren Arroganz und Launen zu erdulden hatte, gibt sich im wahrsten Sinne einer Satire seiner Zeitgenossen hin. - [Die schönsten Fabeln von La Fontaine](https://www.vivelaculture.com/fables-2-2/): Wer versteckt sich hinter den Tieren der Fabeln von La Fontaine? Ludwig XIV., Colbert, die Großen « Chamäleon-Volk, nichts als des Herren Affen» ? Der Autor lässt seinen Leser die Auslegungsfreiheit: « Die Tiere sind in meinem Werk die Hauslehrer des Menschen », schreibt er in einer Widmung für den Herzog von Burgund. Der Fabeldichter setzt jedoch mit großer Vorsicht den Löwen/ Ludwig XIV. in Szene, denn « drei Arten von Personen kann man nicht genug loben : Die Götter, seine Mätresse und seinen König. » - [Der eingebildete Kranke](https://www.vivelaculture.com/le-malade-imaginaire-2/): Lully und Molière sind es, die die Comédie-Ballet erfinden, ein umfassendes Schauspiel, eine Mischung aus Theater, Ballett und Musik, zur Unterhaltung des Königs. 1672 richtet Molière an Charpentier die Bitte, Lully zu ersetzten, um den musikalischen Teil seiner Komödien zu übernehmen. Ein Jahr später bringen sie gemeinsam Den eingebildeten Kranken heraus, eine Comédie-Ballet in drei Akten, deren Choreographie von Pierre Beauchamp gezeichnet ist. - [Der König tanzt](https://www.vivelaculture.com/le-roi-danse-2/): 1661 gründet Ludwig XIV. die Académie Royale de Danse mit dem Ziel, den « schönen Tanz » zu kodifizieren. Selbst Tänzer tritt er seit dem Alter von 13 Jahren in Vorführungen am Hof auf und wird zum Hauptdarsteller der Balletts, die Lully für ihn kreiert. Von den Verpflichtungen der Macht beansprucht, tanzt er sein letztes Ballett im Jahr 1670, mit 32 Jahren. Gérard Corbiau setzt das Duo Lully-Ludwig XIV. in Szene und unterstreicht seine Intrige mit Balletts, wo der König tanzt und die Sonne erscheint. - [Saint-Cyr](https://www.vivelaculture.com/si-versailles-metait-conte-2/): Madame de Maintenon, Marquise geworden, steht am Ursprung der Gründung des Maison Royale de Saint Louis in Saint-Cyr, eine Erziehungsanstalt der Töchter verarmter Adelsfamilien. Die jungen Mädchen erhielten « eine gesunde und arbeitsame Erziehung ». Der tugendhaften, wenn auch selektiven Art dieses Hauses bewusst, inspiriert sich Napoleon I. daran, um das Maison des demoiselles de la Légion d’honneur zu gründen, das heute noch unter dem Namen Maison d’éducation de la Légion d’honneur (Erziehungsanstalt der Ehrenlegion) besteht. - [Der absolute Garten](https://www.vivelaculture.com/maniere-de-montrer-les-jardins-de-versailles-par-louis-xiv-2/): In den Memoiren von Ludwig XIV. versteht man, dass der Spaziergang im Garten Teil des Zeitplans des Königs ist. Dies ist sogar eines seiner größten Vergnügen. Er liebt es, die Pracht der Realisierungen von Le Nôtre zu zeigen: Ein großer Garten, ein riesiges Wasserspiel und Parkanlagen, Labyrinths und Überraschungen, wo Ludwig XIV. ebenfalls seine heimlichen Geliebten unterbringen kann. Der französische Garten ist in Versailles entstanden und wird für alle anderen Höfe Europas zur Referenz. Vielen Dank André Le Nôtre. - [Der Tag von Ludwig XIV., 16. November 1700](https://www.vivelaculture.com/la-journee-de-louis-xiv-16-novembre-1700-2/): Wird Ludwig XIV. das.Testament von Karl II. von Spanien akzeptieren, das aus seinem Enkel Philipp, Herzog von Anjou seinen Erben macht? Rund um diese entscheidende Frage für die französische Monarchie – nachdem Philipp hierfür auf den französischen Thron verzichten muß – organisiert sich die Erzählung von Béatrix Saule. Der Königshof und sein zahlreiches Gefolge (blutverwandte Prinzen, Höflinge, Diener) verbreitet Gerüchte aller Art, aber der Tagesablauf des Königs bleibt unverändert: Lever, Audienzen, Messe, Beratung, Spaziergänge, Diner au Petit Couvert, Souper au Grand Couvert. - [Tous les matins du monde](https://www.vivelaculture.com/tous-les-matins-du-monde-2/): Marin Marais est un autre musicien fameux du XVIIe siècle qui fréquenta la cour de Louis XIV et dont le nom est arrivé jusqu’à nous… grâce au roman de Pascal Quignard et surtout à l’adaptation qu’en tira Alain Corneau pour le cinéma. Instrumentiste de talent, ce joueur de viole de gambe (sorte d’ancêtre du violoncelle, instrument que pratique Pascal Quignard) doit beaucoup à son maître Monsieur de Sainte-Colombe personnage austère dont on sait peu de choses si ce n’est qu’il ne fréquenta pas la cour. Phénomène suffisamment rare pour être souligné. - [Les Miroirs du Soleil, le roi Louis XIV et ses artistes](https://www.vivelaculture.com/les-miroirs-du-soleil-le-roi-louis-xiv-et-ses-artistes/): Louis XIV n’aimait pas Paris. Aussi voulut-il un palais à Versailles dont la magnificence devait refléter le pouvoir d’un roi devenu « supérieur à tous les hommes » (nec pluribus impar) et qui entendait également commander aux arts et aux artistes. Par leurs œuvres, peintres, architectes, dramaturges, musiciens glorifient le maître des lieux et l’ordonnateur des plaisirs de la Cour. Christian Biet fait revivre, par le texte et l’image, les querelles littéraires et artistiques du Grand Siècle. - [Les grands motets](https://www.vivelaculture.com/les-grands-motets/): Lully est un modèle de réussite sociale ! Fils d’un meunier italien, musicien très doué, il arrive à la cour de France à l’âge de treize ans et son ascension le mènera au poste de surintendant de la musique royale sous Louis XIV. Compositeur de grand talent, il laissera des œuvres qui marqueront les grands musiciens de son époque et qui sont toujours jouées de nos jours, c’est aussi un metteur en scène et sa collaboration avec Molière éclatera dans plusieurs pièces dont Le Bourgeois gentilhomme. La colère étant mauvaise conseillère, il succombera aux suites d’un coup de bâton de […] - [Fouquet ou le Soleil offusqué](https://www.vivelaculture.com/fouquet-ou-le-soleil-offusque/): Fouquet, surintendant des finances nommé par Mazarin, aimait cultiver sa gloire. Il apprendra à ses dépens, à la suite d’une fête donnée en l’honneur de Louis XIV dans son château de Vaux, bâti par Le Vau, décoré par Le Brun et dont les jardins sont l’œuvre de Le Nôtre, qu’il n’est pas bon d’être l’ennemi de Colbert qui a l’oreille du roi. Voltaire écrira : « Le 17 août [1661], à 6 heures du soir, Fouquet était le roi de France ; à 2 heures du matin, il n’était plus rien. » - [Les Caractères](https://www.vivelaculture.com/les-caracteres/): « La Cour ne rend pas content ; elle empêche qu’on ne le soit ailleurs. » : dans Les Caractères, La Bruyère consacre tout un chapitre au microcosme versaillais, en soulignant la comédie et la cruauté, les chausse-trappes et les ridicules qui s’y rapportent. Car c’est bien à une satire de ses contemporains que s’adonne le moraliste, né bourgeois, et qui, au service des Grands, eut à subir leur morgue et leurs caprices. - [Fables](https://www.vivelaculture.com/fables-2/): Qui se cachent derrière les animaux des fables de La Fontaine ? Louis XIV, Colbert, les Grands « Peuple caméléon, peuple singe du maître » ? L’auteur laisse son lecteur libre d’interpréter : « Les animaux sont les précepteurs des hommes dans mon ouvrage », écrit-il dans une dédicace au duc de Bourgogne. Pour autant, c’est avec une grande prudence que le fabuliste met en scène le Lion/Louis XIV, car « on ne saurait trop louer trois sortes de personnes : les Dieux, sa maîtresse et son roi. » - [Le Malade imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-malade-imaginaire/): Ce sont Lully et Molière qui inventent la comédie-ballet, spectacle total, mélange hybride de théâtre, de danse et de musique, pour la distraction du roi. En 1672, Molière demande à Charpentier de remplacer Lully pour assurer la partie musicale de ses comédies. Un an plus tard, ils donnent ensemble Le Malade imaginaire, comédie-ballet en trois actes dont la chorégraphie est assurée par Pierre Beauchamp. - [Le Roi danse](https://www.vivelaculture.com/le-roi-danse/): En 1661, Louis XIV fonde l’Académie royale de danse dans le but de codifier la « belle danse ». Danseur lui-même, il se produit dans des spectacles à la cour depuis l’âge de 13 ans et devient le principal protagoniste des ballets que Lully crée pour lui. Accaparé par les obligations du pouvoir, il danse son dernier ballet en 1670, à 32 ans. Gérard Corbiau met en scène le duo Lully-Louis XIV et ponctue son intrigue de ballets où le roi danse et le Soleil paraît. - [Si Versailles m’était conté](https://www.vivelaculture.com/si-versailles-metait-conte/): Quand Guitry s’empare d’un morceau de l’histoire de France, il la transforme à sa guise et fait se croiser dans les allées de Versailles tous les acteurs du Grand Siècle : La Fontaine, Molière, Racine, Corneille, Lully et bien d’autres devisent avec légèreté et en couleurs. Les rois sont là, Henri IV, les Louis XIII, XIV, XV, jusqu’au dernier, Louis XVI qui, quittant Versailles pour être ramené aux Tuileries par les Parisiennes en révolution, baisse le rideau sur le palais, devenu bien plus tard monument national. - [Manière de montrer les jardins de Versailles : Par Louis XIV](https://www.vivelaculture.com/maniere-de-montrer-les-jardins-de-versailles-par-louis-xiv/): Dans ces Mémoires de Louis XIV, on comprend que la promenade dans les jardins est comprise dans l’emploi du temps du roi. C’est même l’un de ses plus grands plaisirs, il aime à montrer la beauté des réalisations de Le Nôtre : un grand jardin, un immense théâtre d’eau et de verdure, des labyrinthes et des surprises, où Louis XIV peut également abriter ses amours clandestines. Le jardin à la française est né à Versailles et devient une référence pour toutes les cours d’Europe. - [La journée de Louis XIV, 16 novembre 1700](https://www.vivelaculture.com/la-journee-de-louis-xiv-16-novembre-1700/): Louis XIV acceptera-t-il le testament de Charles II d’Espagne, faisant de son petit-fils, Philippe, duc d’Anjou, son héritier ? C’est autour de cette question cruciale pour l’avenir de la monarchie française – Philippe devant pour cela renoncer à ses droits sur le trône de France – que s’organise le récit de Béatrix Saule. La Cour et ses nombreux acteurs (princes de sang, courtisans, serviteurs) bruisse de rumeurs en tout genre mais la journée du roi n’en est pas modifiée : lever, audiences, messe, conseil, promenades, dîner au Petit Couvert, souper au Grand Couvert. - [Prélude à l’après midi d’un faune](https://www.vivelaculture.com/prelude-a-lapres-midi-dun-faune-2/): Prélude à l’après midi d’un faune, zu deutsch Vorspiel zum Nachmittag eines Fauns, hat sich von selbst durchgesetzt. Die Musik scheint genauso schwankend, wogend und unergründlich zu sein wie das Tor zur Hölle. Das 1894 kreierte Werk scheint der Musik das zu bringen, was der Impressionismus der Malerei gebracht hat. Was gibt es besseres um die Symbolik von Rodin zu illustrieren, als ein musikalisches Werk, entstanden aus einer Poesie von Stéphane Mallarmé ». Rémy Diaz Drehbuchautor des Dokumentarfilms Tor zur Hölle. - [In Giacomettis Atelier](https://www.vivelaculture.com/latelier-dalberto-giacometti-2-2/): « Es gibt keine andere Quelle der Schönheit als die Verletzung, einzigartig, verschieden bei jedem Einzelnen, versteckt, aber sichtbar, die jeder Mensch in sich trägt, die er sich bewahrt und in die er sich zurückzieht, wenn er die Welt in eine vorübergehende, doch tiefe Einsamkeit verlassen möchte. Weit von dieser Kunst entfernt gibt es daher das, was man die Schwarzmalerei nennt. Die Kunst von Giacometti scheint mir, diese geheime Verletzung jedes Menschen und selbst aller Dinge aufdecken zu wollen, damit sie endlich leuchten ». Jean Genet - [Anish Kapoor : Shooting in the Corner](https://www.vivelaculture.com/anish-kapoor-le-spirituel-dans-lart-2/): Die erste Begegnung zwischen Anish Kapoor und der französischen breiten Öffentlichkeit war ein Triumph. Mehr als 270 000 Besucher kamen, um Leviathan zu sehen, ein Werk das 2011 im Rahmen der Monumenta im Grand Palais von Paris installiert wurde: ein riesiges, aufgeblasenes rotes Tuch in welches man eintrat, bevor man es von außen entdecken konnte. Die Dinge haben sich kürzlich mit der Installation von Dirty Corner, eines der sechs in den Gärten des Schlosses Versailles ausgestellten Werke degradiert. „Ich habe verstanden, dass die Installation von Werken ihre Bedeutung ändert“ erklärte Kapoor anlässlich einer seiner Ausstellungen in einer Galerie von London […] - [Henry Darger 1892-1973](https://www.vivelaculture.com/lhistoire-de-ma-vie-2/): Henry Darger ist ein anonymer Amerikaner, 1892 geboren und 1973 verstorben. Erst an seinem Tod, als der Besitzer die Wohnung wieder übernimmt, in der Darger mehr als vierzig Jahre lang gelebt hat, entdeckt man das Riesenwerk dieses Außenseiters, bestehend aus hunderten gemalten Bildern und einer illustrierten Erzählung mit mehr als 15 000 Seiten. Zwischen psychotischer Kunst (als Waise kam Henry Darger von Heimen in Anstalten für Geisteskranke) und Art brut (diese Künstler, oft Autodidakten, die Werke am Rande aller professionellen Kreise schaffen), wirft das Werk von Darger einen fragenden Blick auf die Beziehungen zwischen Kunst und Wahnsinn und erinnert uns […] - [Marat-Sade](https://www.vivelaculture.com/marat-sade-2/): Der komplette Titel des Stücks ist ein ganzes Programm für sich: Die Verfolgung und Ermordung Jean Paul Marats dargestellt durch die Schauspielgruppe des Hospizes zu Charenton unter Anleitung des Herrn de Sade. Peter Weiss stellt sich vor, wie Sade die Ermordung von Marat in einem von Irren dargestellten Theaterstück inszeniert. Das übersetzte und in der ganzen Welt aufgeführte Stück stellt diese berühmten, manchmal verschwommenen Grenzen in Frage, die jene Menschen mit gesundem Geisteszustand von den anderen unterscheiden. Warum werden Sade oder Camille Claudel eingesperrt? Aus welchen Gründen sondert die Gesellschaft bestimmte Leute ab? Weil sie unsere Gewissheiten ins Wanken bringen? […] - [Franz Xaver Messerschmidt : Monografie und Werkverzeichnis 1736-1783](https://www.vivelaculture.com/lhumanite-2/): Wobei doch alles gut begonnen hatte. Franz Xaver Messerschmidt ist in einer Künstlerfamilie geboren und aufgewachsen, in der er aufblüht. Nach einer künstlerischen Ausbildung ohne Zwischenfall erhält er die ersten bedeutenden Bestellungen von Mitgliedern des Kaiserhofs, wobei er noch nicht einmal dreißig Jahre alt ist. Dann, 1771 kommt die Maschine ins stottern. Die Aufträge bleiben aus, erste psychischen Störungen treten auf, er wird von der Akademie entlassen, Verfolgungswahn usw. … In dieser Epoche beginnt er diese Arbeit, die er einfach nur die Köpfe nennt, Grimassen ziehende Masken die den Schmerz ausdrücken, den er in seinem Körper verspürt und den er […] - [Die Blumen des Bösen](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs-du-mal-2-2/): Auguste Rodin, 1840 geboren, begegnet Charles Baudelaire nie, der fast zwanzig Jahre älter ist als er (1821), aber das Werk des Poeten hat einen großen Einfluss auf seine Arbeit, insbesondere das Tor zur Hölle, dessen Thema, der Widerspruch zwischen Gutem und Bösen, direkt aus dem Werk von Dante schöpft, aber auch Die Blumen des Bösen. Rodin illustriert übrigens eine Originalausgabe von 1857, die ihm ein Sammler anvertraut. Man wendet sich ebenfalls an ihn, um eine Statue zu Ehren des Poeten zu realisieren, von dem er wegen mangelnder Subventionen nur die Büste herstellte. Indirekt ist dies ebenfalls der Sensibilitätswechsel zur Jahrhundertwende, […] - [Mapplethorpe-Rodin](https://www.vivelaculture.com/mapplethorpe-rodin-2/): Eine erste Gegenüberstellung, Mapplethorpe versus Rodin, zwischen dem Werk des Fotografen und jenem des Bildhauers wird 1992 in Düsseldorf organisiert. 2014 ist es ein Dialog zwischen den beiden Werken, der im Rodin Museum selbst inszeniert wird. Im Abstand von einem Jahrhundert verlaufen die beiden Bewunderer von Baudelaire auf dasselbe hin: Einer kommt von dubiosen Schnappschüssen, sucht jedoch die Schönheit der klassischen Bildhauerkunst, der andere bringt in seine Bronze- und Marmorbildwerke eine neue Freiheit ein. Ihr Aufeinandertreffen ist ebenfalls jenes von zwei Städten und zwei äußerst rege Epochen, das New York der Protopunks der 1970er-Jahre und das Paris der Avantgarde zu […] - [Rodin](https://www.vivelaculture.com/rodin-2/): Rodin ist ein Unmensch. Er verschlingt die Bildhauerei, die Ehrungen und Camille Claudel, seine Schülerin, seine Muse, seine Geliebte. R. M. Rilke verfällt um die Jahrhundertwende dem Charme des Bildhauers. Er akzeptiert die Bestellung einer Biographie des Bildhauers von einem deutschen Verleger und begibt sich nach Paris, um Rodin dort zu treffen. Die beiden Männer befreunden sich und zwar so eng, dass Rilke zwei Jahre nach Erscheinen seines Buchs zum Sekretär von Rodin wird. Es war übrigens die Frau des Schriftstellers, Clara Westhoff, auch sie Bildhauerin, die als Erste das Hotel Biron, den zukünftigen Wohnsitz des Bildhauers entdeckte, das vom […] - [Camille Claudel](https://www.vivelaculture.com/camille-claudel-2/): Vor Erscheinen des Films von Bruno Nuytten und der mehrfach prämierten schauspielerischen Leistung von Isabelle Adjani in der Hauptrolle, hätten nur sehr wenige Camille Claudel im Pantheon der französischen Bildhauerei einen Platz eingeräumt, wo ihr Lehrermeister Auguste Rodin thront. Der Film, nach der von der Enkelin von Paul Claudel – dem Bruder von Camille – geschriebenen Biographie, stellt uns eine Camille vor, die von ihrer Leidenschaft für die Bildhauerei und ihrer Liebe zu Rodin verzehrt ist. Er teilt aber vor allem auch dieser genialen Künstlerin die sie war ihren verdienten Platz zu, die Rodin mehrmals zu seiner Mitarbeiterin machte, insbesondere […] - [Camille Claudel 1915](https://www.vivelaculture.com/camille-claudel-1915-2/): Camille Claudel, 1864 geboren, ältere Schwester des Schriftstellers Paul Claudel und Bildhauerin, Schülerin von Auguste Rodin, mit welchem sie fünfzehn Jahre lang eine leidenschaftliche Liebesbeziehung hatte. So talentiert, dass sie ihr Liebhaber und Mentor sogar mehrmals zu seiner Mitarbeiterin machte, verschließt sie sich nach ihrer Trennung und nachdem ihr nach und nach die Zeichen der Anerkennung verweigert bleiben, die sie ihrer Meinung nach verdient, in einem Verfolgungswahn. Ihre Familie lässt sie 1913 zwangseinweisen. Nach dreißig Jahren Freiheitsentzug stirbt sie in einer psychiatrischen Anstalt in der Nähe von Avignon. An drei kurzen Tagen, wie Camille tausende davon erlebt hat, interessiert sich […] - [Prélude à l’après midi d’un faune](https://www.vivelaculture.com/prelude-a-lapres-midi-dun-faune/): « Prélude à l’après midi d’un faune s’est imposé de lui-même. La musique semble aussi fluctuante, ondoyante et insaisissable que La Porte de l’Enfer. Créée en 1894, l’œuvre semble appliquer à la musique ce que l’impressionnisme a apporté à la peinture. Enfin, quoi de mieux pour illustrer le symbolisme de Rodin qu’une œuvre musicale tirée d’un poème de Stéphane Mallarmé ». Rémy Diaz scénariste du documentaire La Porte de l’Enfer. - [L’Atelier d’Alberto Giacometti](https://www.vivelaculture.com/latelier-dalberto-giacometti-2/): « Il n’est pas à la beauté que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu’il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu’on nomme misérabilisme. L’art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu’elle les illumine ». Jean Genet - [Anish Kapoor : Le spirituel dans l’art](https://www.vivelaculture.com/anish-kapoor-le-spirituel-dans-lart/): La première rencontre entre Anish Kapoor et le grand public français fut un triomphe, plus de 270 000 visiteurs se sont déplacées pour voir Leviathan, une œuvre installée en 2011 dans le cadre de Monumenta au Grand Palais : une immense toile rouge gonflée dans laquelle on pénétrait avant de pouvoir la découvrir de l’extérieur. Les choses se sont récemment gâtées avec l’installation de Dirty Corner, l’une des six pièces exposées dans les jardins du château de Versailles. « J’ai compris que l’installation des œuvres change leur signification » déclarait Kapoor à l’occasion d’une de ses expositions dans une galerie […] - [L’Histoire de ma vie](https://www.vivelaculture.com/lhistoire-de-ma-vie/): Henry Darger est un Américain anonyme, né en 1892 et décédé en 1973. C’est à sa mort, quand son propriétaire reprend possession de l’appartement dans lequel Darger a habité pendant plus de quarante ans, que l’on découvre l’œuvre gigantesque de ce marginal, composée de centaines de dessins peints et d’un récit illustré de plus de 15 000 pages. Entre art psychotique (orphelin, Henry Darger est passé de foyers en institutions pour handicapés mentaux) et art brut (ces artistes, souvent autodidactes, qui composent des œuvres en marge de tous les circuits professionnels), l’œuvre de Darger interroge sur les relations entre l’art […] - [Marat-Sade](https://www.vivelaculture.com/marat-sade/): Der komplette Titel des Stücks ist ein ganzes Programm für sich: Die Verfolgung und Ermordung Jean Paul Marats dargestellt durch die Schauspielgruppe des Hospizes zu Charenton unter Anleitung des Herrn de Sade. Peter Weiss stellt sich vor, wie Sade die Ermordung von Marat in einem von Irren dargestellten Theaterstück inszeniert. Das übersetzte und in der ganzen Welt aufgeführte Stück stellt diese berühmten, manchmal verschwommenen Grenzen in Frage, die jene Menschen mit gesundem Geisteszustand von den anderen unterscheiden. Warum werden Sade oder Camille Claudel eingesperrt? Aus welchen Gründen sondert die Gesellschaft bestimmte Leute ab? Weil sie unsere Gewissheiten ins Wanken bringen? […] - [L'humanité](https://www.vivelaculture.com/lhumanite/): Le corps d’une très jeune fille violée est retrouvé en pleine campagne. Un lieutenant de police, un peu dérangé depuis qu’il a perdu sa femme et sa fille dans un accident de voiture, est chargé de l’enquête. Dans L’humanité (avec un petit h) comme dans ses autres films, Dumont n’est pas intéressé par l’intrigue (pas plus que Pialat dans Police) mais par : « la qualité humaine d’un homme et d’un individu […] ce qui m’intéresse, c’est de filmer les individus, je n’essaie pas de saisir le genre humain », Metropolis, Arte, 1999. Le cinéma de Dumont est donc un […] - [Les Fleurs du Mal](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs-du-mal-2/): Auguste Rodin, né en 1840, ne rencontrera jamais Charles Baudelaire, d’une vingtaine d’années son aîné (1821), mais l’œuvre du poète aura une grande influence sur son travail, notamment dans La Porte de l’Enfer dont le thème, l’opposition entre le Bien et le Mal, puise directement dans l’œuvre de Dante, mais aussi dans Les Fleurs du Mal. Rodin en illustrera d’ailleurs une édition originale de 1857 que lui confiera un collectionneur. C’est aussi à lui que l’on fera appel pour réaliser une statue en hommage au poète dont il n’exécutera, faute de subvention, que le buste. Indirectement, c’est aussi le changement […] - [Mapplethorpe-Rodin](https://www.vivelaculture.com/mapplethorpe-rodin/): Une première confrontation, Mapplethorpe versus Rodin, entre l’œuvre du photographe et celle du sculpteur avait été organisée en 1992, à Düsseldorf. En 2014, c’est un dialogue entre les deux œuvres qui était mis en scène au sein même du Musée Rodin. A un siècle de distance, ces deux adorateurs de Baudelaire convergent : l’un vient des instantanés louches mais cherche la beauté de la statuaire classique ; l’autre injecte une liberté nouvelle dans ses bronzes et marbres. Leur rencontre était aussi celle de deux villes et de deux époques bouillonnantes, le New York des protopunks des années 70 et le […] - [Rodin](https://www.vivelaculture.com/rodin/): Rodin est un ogre. Il dévore la sculpture, les honneurs et Camille Claudel, son élève, sa muse, sa maîtresse. R. M. Rilke tombe sous le charme du sculpteur au tournant du siècle. Il accepte la commande d’une biographie du sculpteur par un éditeur allemand et se rend à Paris pour y rencontrer Rodin. Les deux hommes se lient d’amitié au point que Rilke, deux ans après la parution de son livre, deviendra le secrétaire de Rodin. C’est d’ailleurs la femme de l’écrivain, Clara Westhoff, elle-même sculptrice, qui la première découvrira l’hôtel Biron, future résidence du sculpteur transformé par l’État en […] - [Camille Claudel](https://www.vivelaculture.com/camille-claudel/): Avant la sortie du film de Bruno Nuytten et la prestation multi-récompensée d’Isabelle Adjani dans le rôle-titre, peu de gens auraient placé Camille Claudel au Panthéon de la sculpture française où trône son maître Auguste Rodin. Le film, adapté de la biographie écrite par la petite- fille de Paul Claudel – le frère de Camille – nous présente une Camille dévorée par sa passion de la sculpture et par l’amour qu’elle porte à Rodin. Mais il redonne surtout toute sa place à l’artiste de génie qu’elle était et dont Rodin a fait plusieurs fois sa collaboratrice, notamment pour certaines pièces […] - [Camille Claudel 1915](https://www.vivelaculture.com/camille-claudel-1915/): Née en 1864, Camille Claudel, sœur aînée de l’écrivain Paul Claudel, est sculptrice, élève d’Auguste Rodin avec lequel elle entretiendra une relation amoureuse, passionnelle, pendant quinze ans. Talentueuse, au point que son amant et mentor en fera plus d’une fois sa collaboratrice, elle s’enferme peu à peu dans un sentiment de persécution après leur rupture et à mesure que lui sont refusés les signes de reconnaissance qu’elle pense mériter. Sa famille la fera interner en 1913. Elle décédera dans un asile près d’Avignon après trente années de réclusion. C’est à trois petites journées, comme Camille en vivra des milliers, que […] - [Ringolevio](https://www.vivelaculture.com/ringolevio-2-2/): Mitte der 1960er-Jahre waren die Diggers, in San Francisco, eine Bewegung die Straßentheater, direkte Aktionen (kostenlose Verteilung von Nahrung und Kleidung an die Armen), Happenings (Gratiskonzerte mit Grateful Dead, Janis Joplin, Jefferson Airplane) und Aktivismus jeder Art (« Heute ist der erste Tag Ihres restlichen Lebens ») mischten. Emmett Grogan war einer ihrer Gründer (zusammen mit dem Schauspieler Peter Coyotte) und vielleicht auch das hervorragendste Mitglied. Zu einer Zeit als die Protestbewegungen manchmal im Palaver untergingen, entschieden sich die Diggers zur Aktion und wählten den kürzesten Weg: Die Sache in Angriff nehmen. - [Der Fotograf](https://www.vivelaculture.com/le-photographe-2/): Einer der letzten Kriege, bei dem sich die zwei zukünftigen Ex-Weltmachten vor dem Fall der Mauer gegenüber standen, war jener in Afghanistan, bei welchem sich zwischen 1979 und 1989 die, von den USA unterstützten Mudschaheddins und die von der UDSSR unterstützte kommunistische, afghanische Regierung bekämpften. Der Fotoreporter Didier Lefèvre verbrachte drei Monate mit einem Ärzteteam der frz. Organisation Médecins Sans Frontières in Afghanistan. Der Fotograf ist der Bericht dieser drei Monate mitten in einem Krieg, dessen Nachwirkungen man damals noch nicht ermessen konnte. - [33 Revolutions per minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute-volume-2-2/): Auch in den 1980er-Jahren wurden die politischen und gewerkschaftlichen Kämpfe auch von den berühmten Stimmen von damals unterstützt. The Clash, Linton Kwesi Johnson, Crass, U2, Billy Bragg, Steve Earle, aber auch Public Ennemy, Rage Against the Machine oder Prodigy erzählten die Jahre unter Thatcher, Reagan, Bush, den Falklandkrieg, den Golfkrieg, die Aufstände von Seattle gegen die Welthandelsorganisation, den Kampf um die Freilassung von Nelson Mandela… Eine andere Auslegung der Geschichte. - [Hatufim](https://www.vivelaculture.com/hatufim-2/): Hatufim ist die israelische Serie, die dem Drehbuch von Homeland als Grundlage diente. Im Gegensatz zur amerikanischen Version, die nach und nach zur Aktionsserie wird, bleibt Hatufim auf das Leben dieser Gefangenen konzentriert, die nach siebzehn Jahren Gefangenschaft die Freiheit wiedergewinnen. Wie in Die durch die Hölle gehen sind die Autoren von Hatufim mehr an den Auswirkungen des Kriegs auf die Menschen als am Krieg selbst interessiert, woran wir die volle, langfristige zerstörende Macht ermessen können. - [Der schmale Grat Terrence Malick](https://www.vivelaculture.com/la-ligne-rouge-2/): Terrence Malick ist ein rarer Filmregisseur, der in 25 Jahren nur zwei Filme gedreht hat (Badlands – Zerschossene Träume, In der Glut des Südens – Days of Heaven). Der schmale Grat erzählt die Geschichte einer Gruppe von Soldaten, in 1942, während des Pazifikkriegs, konfrontiert mit schrecklichen Kämpfen inmitten einer wunderbaren Natur, die eher zu philosophischen Überlegungen und Selbstgesprächen als zu Heldentaten einlädt. Der Kontrast zwischen der Pracht dieser Natur und der Gewalt der Kämpfe, die sich die Soldaten beider Seiten liefern, in der Gewissheit dass der Tod unweigerlich ist, unterstreicht die Leere des Kriegs und macht aus Der schmale Grat […] - [Die durch die Hölle gehen](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-lenfer-2/): Kriege betreffen nicht nur die Berufssoldaten. Sie beeinflussen das Leben der Zivilbevölkerung, lassen Angst bei jenen aufkommen, die ihre Nächsten aufbrechen sehen und versetzen auf Lebzeiten jene in einen tiefen Schock, die zum Kampf eingezogen werden ohne jemals danach gefragt zu haben. Mit The Deer Hunter hat Cimino keinen Kriegsfilm gedreht, sondern einen Film über die Verheerung die jene erleiden, die ihn machen und jene, die ihn auf Umwegen miterleben. An all diesen normalen Leuten interessiert sich Michael Cimino, er filmt sie lange in ihrem Alltag, bevor sie in die Hölle aufbrechen, als ob er diese Momente in unserem Gedächtnis […] - [Live in Ramallah](https://www.vivelaculture.com/live-in-ramallah-2/): Die Idee des « West-Eastern Divan Orchestra », Sinfonieorchester das zur Hälfte aus jungen israelischen Instrumentalisten und zur anderen Hälfte aus jungen Musikern palästinensischer Gebiete und benachbarter Araberstaaten gebildet wurde, kam bei einem Zusammentreffen zwischen Daniel Barenboïm und dem Schriftsteller Edward Saïd auf, um « den Dialog und Frieden zwischen Juden und Arabern » zu fördern. Seit 1999 kommt das Orchester jedes Jahr im Juli zusammen, um zu einer Welttournee aufzubrechen. 2005 fand in Ramallah ein äußerst symbolisches Konzert statt. - [Rage Against The Machine](https://www.vivelaculture.com/rage-against-the-machine-2/): RATM ist ein Symbol der Rock-Szene der 1990er-Jahre. In erster Linie auf musikalischer Ebene, indem Punk Rock, Rap und Heavy Metal gemixt werden, um einen starken Rock zu liefern, den einige als Alternative Metal oder Rap Metal oder auch Rap Rock bezeichnen. Was die Ideen betrifft, hat sich RATM gleich ab dem ersten Album vollkommen links eingereiht, wobei die Band alle Klischees über den Haufen warf, die dem konformistischen Amerika anhafteten. 2008, seit sieben Jahren getrennt, schloss sich die Gruppe wieder zusammen, um bei einem Gratiskonzert gegen den Krieg im Irak zu spielen. Einmal engagiert, immer engagiert. - [Tracy Chapman](https://www.vivelaculture.com/tracy-chapman-2/): Seit Woody Guthrie, Pete Seeger, Joan Baez, Bob Dylan, Billy Bragg… ist die Tradition des engagierten Folksongs nie versiegt. Ende der 1990er-Jahre übernimmt Tracy Chapman, diese junge, damals vollkommen unbekannte Afroamerikanerin, die Nachfolge mit Titeln wie Talkin’ About Revolution oder Fast Cars in einem ersten Album, das einen weltweiten Erfolg verzeichnet und in mehreren Millionen Exemplaren verkauft wird. In weiterer Folge findet man sie oft auf großen Konzerten, wie jene, die zum 70. Geburtstag von Nelson Mandela und den Kampf gegen die Apartheid, für die AIDS-Forschung oder zugunsten von Amnesty International gegeben werden. - [The Time They Are A-Changin’](https://www.vivelaculture.com/the-time-they-are-a-changin-2/): 1964, kaum den Schock des Mordes von John F. Kennedy (Dallas, November 1963) verdaut, stehen die USA kurz davor, massiv im Vietnamkrieg einzugreifen. Im Land selbst tobt der Kampf um die Abschaffung der Gesetze, welche die Rassentrennung aufrecht erhielten. Diese Spannungen, zusätzlich zu jenen die von einer Jugendbewegung aufkamen, die das Modell des « American way of life » ihrer Eltern abzulehnen beginnt, inspirieren Bob Dylan für den Titel The Time They Are A-Changin’, zweifellos DER Protestsong schlecht hin und der Song einer, vielleicht eines Tages besseren Zukunft. - [Woodstock](https://www.vivelaculture.com/woodstock-2/): Woodstock ist nicht das erste der gigantischen Festivals, die in den 1960er-Jahren ihre Glanzzeit erlebten. Jenes von Monterey, in Kalifornien, wurde 1967 abgehalten und das Festival der Isle of Wight fand 1968 statt, mit Jefferson Airplane auf dem Programm. Woodstock « Three Days of Peace and Music » bleibt jedoch unumstritten der Höhepunkt der großen Hippieevents, das Festival von dem selbst Bill Clinton sagt, dabei gewesen zu sein (was sehr unwahrscheinlich ist). Was heute noch unglaublich klingt ist, dass keine schwerwiegenden Zwischenfälle aufgetreten sind, obwohl die Organisatoren, die 50 000 Personen erwarteten, effektiv 500 000 eintreffen sahen… - [Ringolevio](https://www.vivelaculture.com/ringolevio-2/): Au milieu des années 60, les Diggers furent, à San Francisco, un mouvement qui mélangeait théâtre de rue, actions directes (distribution gratuite de nourriture et de vêtements aux pauvres), happenings (concerts gratuits avec le Grateful Dead, Janis Joplin, Jefferson Airplane), activisme en tout genre (« Aujourd’hui est le premier jour du reste de votre vie »). Emmett Grogan en fut l’un des fondateurs (avec l’acteur Peter Coyotte) et peut-être le membre le plus flamboyant. A une époque où les mouvements contestataires se perdaient parfois en palabres, les Diggers choisirent l’action en empruntant le chemin le plus court : le passage […] - [Le Photographe](https://www.vivelaculture.com/le-photographe/): Une des dernières guerres qui opposa les deux futures ex-grandes puissances avant la chute du Mur, fut celle, en Afghanistan, qui opposa, de 1979 à 1989, les moudjahidines soutenus par les États Unis, au régime communiste afghan en place soutenu par l’URSS. Reporter photographe, Didier Lefèvre passa trois mois en Afghanistan avec une équipe de Médecins Sans Frontières. Le Photographe est le récit de ces trois mois au cœur d’une guerre dont on ne mesurait pas encore les répercussions. - [33 révolutions par minute, volume 2](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute-volume-2/): Dans les années quatre-vingt aussi les luttes politiques et syndicales furent soutenues par les grandes voix du moment. The Clash en passant par Linton Kwesi Johnson, Crass, U2, Billy Bragg, Steve Earle, mais aussi Public Ennemy, Rage Against the Machine ou Prodigy ont raconté les années Thatcher, Reagan, Bush, la guerre des Malouines, celle du Golf, les émeutes de Seattle contre l’Organisation Mondiale du Commerce, la lutte pour la libération de Nelson Mandella… Une autre lecture de l’histoire. - [Hatufim](https://www.vivelaculture.com/hatufim/): Hatufim est la série israélienne qui a servi de base aux créateurs de Homeland. A la différence de la version américaine qui évolue, petit à petit, en une série d’action, Hatufim reste centrée sur la vie de ces prisonniers qui retrouvent la liberté après dix- sept ans de captivité. Comme dans Voyage au bout de l’enfer, ce sont les conséquences de la guerre sur les individus, plus que la guerre en elle-même, qui intéressent les créateurs d’Hatufim et qui nous font mesurer tout son pouvoir de destruction à long terme. - [La Ligne rouge](https://www.vivelaculture.com/la-ligne-rouge/): Terrence Malick est un réalisateur rare qui n’avait tourné que deux films en 25 ans (La Balade Sauvage, Les Moissons du ciel). La Ligne rouge, raconte l’histoire d’un groupe de soldats, en 1942, pendant la guerre du Pacifique, aux prises à de terribles combats au cœur d’une nature sublime qui invite plus aux réflexions philosophiques et aux monologues intérieurs qu’aux actions héroïques. Le décalage entre la magnificence de cette nature et la violence des combats que se livrent les soldats des deux camps, tout en sachant que la mort est certaine, souligne la vacuité de la guerre et fait de […] - [Voyage au bout de l’enfer](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-lenfer/): Les guerres ne concernent pas que les militaires professionnels. Elle s’immisce dans la vie des civils, distille la peur au cœur de ceux qui voient partir leurs proches, traumatise à jamais ceux qui vont au combat sans l’avoir demandé. Avec le Voyage… Cimino n’a pas réalisé un film de guerre mais un film sur les ravages que subissent ceux qui la font et ceux qui la vivent par ricochet. C’est à tous ces gens ordinaires que s’intéresse Michael Cimino, il les filme longuement dans leur quotidien avant qu’ils ne partent en enfer, comme pour graver ces moments dans nos mémoires, […] - [Live in Ramallah](https://www.vivelaculture.com/live-in-ramallah/): L’idée du « West-Eastern Divan Orchestra », orchestre symphonique formé, pour moitié, de jeunes instrumentistes israéliens et, pour l’autre, de jeunes musiciens des Territoires palestiniens et des États arabes avoisinants, est née d’une rencontre entre Daniel Barenboïm et l’écrivain Edward Saïd afin de « promouvoir le dialogue et la paix entre Juifs et Arabes ». Tous les ans, depuis 1999, l’orchestre se réunit en juillet puis part pour une tournée mondiale. En 2005, c’est à Ramallah que s’est tenu un concert hautement symbolique. - [Rage Against The Machine](https://www.vivelaculture.com/rage-against-the-machine/): RATM est un symbole de la scène rock des années 90. Musicalement d’abord, en mélangeant punk rock, rap, heavy metal pour délivrer un rock puissant que certains baptisèrent alternative metal ou rap metal ou rap rock. Sur le plan des idées, RATM, dès son premier album, a placé la barre à gauche toute, en défonçant tous les clichés qui collent à l’Amérique bien pensante. En 2008, séparé depuis sept ans, le groupe s’est reformé pour jouer au cours d’un concert gratuit contre la guerre en Irak. Engagé un jour, engagé toujours. - [Tracy Chapman](https://www.vivelaculture.com/tracy-chapman/): Depuis Woody Guthrie, Pete Seeger, Joan Baez, Bob Dylan, Billy Bragg… la tradition de la chanson folk engagée n’a jamais disparu. A la fin des années 90, Tracy Chapman, jeune Afro-Américaine alors totalement inconnue, reprend le flambeau avec des titres comme Talkin’ About Revolution, Fast Cars, sur un premier album qui va connaître un succès mondial et se vendre à plusieurs millions d’exemplaires. Par la suite, on la retrouvera souvent dans les grands concerts comme ceux donnés pour les 70 ans de Nelson Mandela et la lutte contre l’apartheid, pour la recherche contre le SIDA, ou au profit d’Amnesty International. - [The Time They Are A-Changin’](https://www.vivelaculture.com/the-time-they-are-a-changin/): En 1964, à peine remis du choc de l’assassinat de John F. Kennedy (Dallas, novembre 1963), les États-Unis sont à la veille d’intervenir massivement dans la guerre du Vietnam. A l’intérieur du pays, c’est la lutte pour l’abolition des lois maintenant la ségrégation raciale qui fait rage. Ces tensions, plus celles générées par une jeunesse qui commence à rejeter le modèle de « l’American way of life » de leurs parents, inspirent le Bob Dylan de The Time They Are A-Changin’, sûrement LA chanson de toutes les contestations et des lendemains qui finiront, peut-être, par chanter un jour. - [Woodstock](https://www.vivelaculture.com/woodstock/): Woodstock n’est pas le premier des gigantesques festivals qui ont fleuri dans les années 60. Celui de Monterey, en Californie, s’est tenu en 1967 et le festival de l’île de Wight s’est déroulé en 1968 avec Jefferson Airplane à l’affiche. Mais incontestablement Woodstock « Three Days of Peace and Music » reste la référence ultime des grands rassemblements hippies, le festival où même Bill Clinton dit être allé (ce qui est très peu probable). Ce qui laisse rêveur aujourd’hui encore, c’est qu’aucun incident majeur ne se soit produit alors que les organisateurs qui attendaient 50 000 personnes en virent arriver […] - [33 Revolutions per Minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute-volume-1-2/): « Ein guter Botschafts-Song kann mehr Leute ansprechen als tausend Meetings… » Phil Ochs, 1963. Aus diesem Grund haben Songs alle großen sozialen, politischen und gewerkschaftlichen Kämpfe begleitet. « Strange Fruit », « This Land Is Your Land », « The Times They Are a-Changin’ », « War ina Babylon », « American Idiot »… hatten dieselbe Bedeutung wie Temps des cerises während der Pariser Kommune. Der Unterschied liegt in der Macht der Mittel zur sofortigen Verbreitung und Internationalisierung der Reden und Kämpfe. Wenn die Geschichte auf Musikgeschichte stößt. - [Meditations in Green](https://www.vivelaculture.com/meditations-en-vert-2/): Die Mitglieder einer Einheit des amerikanischen Geheimdiensts, die mitten im Dschungel festsitzen und den Angriff eines unsichtbaren Feindes abwarten, verlieren sich jeder in halluzinierenden Wahnvorstellungen, die sie geradeaus in den Wahnsinn treiben. Eine Reise die durch den ständigen Konsum von Drogen noch beschleunigt wird. Ein einziger, James Griffin, versucht das Kap beizubehalten. Meditations in green lässt uns in die Windungen der Psyche von drei Soldaten dieser Einheit eindringen, genauso wie Apocalypse Now uns den Wahnsinn des US-Colonels Kurtz entdecken lässt. Der berühmte psychedelische und halluzinierende Roman über den Vietnamkrieg. - [Fools Rush In](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-de-sarajevo-2/): 1992, mitten im Bosnienkrieg, im Herzen von Europa, gelangt ein junger Amerikaner mit einem britischen Hilfskonvoi ins belagerte Sarajevo. Ein Jahr lang wird er am Leben der Hauptstadt unter den Bomben teilhaben. Sich darüber klar, dass die Welt für das Schicksal der Bevölkerung der Stadt sensibilisiert werden muss, nimmt er mit der Gruppe U2 Kontakt auf, die akzeptiert, die Zeugenaussagen der Einwohner von Sarajevo während der Konzerte ihrer Welttournee zu verbreiten! Ein Lied kann sicher nicht einen Krieg beenden, es kann jedoch zumindest dazu dienen, die Bevölkerungen darauf aufmerksam zu machen. - [Good Morning Vietman](https://www.vivelaculture.com/good-morning-vietman-2/): Good Morning Vietnam, das ist im gewissen Sinne M.A.S.H. der 1980er-Jahre. Diese Geschichte, jene eines Allerwelts-DJs dessen Arbeit es zu Beginn ist, artig die amerikanischen Truppen in Saigon in Stimmung zu halten, zeigt wie Menschen die in keiner Weise zu Heldentaten ausersehen sind, ihre Lage nutzen um Chaos zu schaffen, als ob sie den vom Horror des Kriegs verursachten Stress abbauen wollten. Sich der grotesken Art der Informationen bewusst, die er zu verbreiten hat, nimmt sich Adrian Cronauer (Rolle die Robin Williams in Hollywood zum Star werden ließ) immer mehr Freiheiten heraus, wobei er soweit geht, seine Show in ein […] - [Rambo](https://www.vivelaculture.com/rambo-2/): Die zerstörerischen Auswirkungen des Kriegs auf die Menschen (der berühmte posttraumatische Stress) dauern sehr lange, vor allem wenn man auf der Seite der Besiegten war. Bevor er der Provokation nachgibt und eine kleine, ruhige Stadt in einen Haufen Asche verwandelt, ist John Rambo ein übertrainierter G.I., der ins Privatleben zurückkehrt und ganz einfach nur um seine toten Kameraden trauern will und vor allem in Ruhe gelassen werden möchte. Aber der Sheriff dieser kleinen Stadt, lokaler Vertreter als Symbol des amerikanischen Gutmenschentums, will diesen Typen nicht sehen, der ihn daran erinnert, dass sein Land trotz seiner Macht einen Krieg verloren hat. […] - [Live At Monterey](https://www.vivelaculture.com/live-at-monterey-2/): Um wirklich zu verstehen, welche Explosionskraft die Performance von Hendrix (von Paul McCartney den Organisatoren des Festivals empfohlen und von Brian Jones eingeführt) auf der Bühne des Festivals von Monterey hatte, muss man in Erinnerung rufen, dass dieser zum größten Vorbild aller Gitarristen wurde und in Amerika fast unbekannt war. Vierzig Minuten und neun Lieder später war die Rakete Hendrix auf seine Erdumlaufbahn gebracht. In weiterer Folge fand man ihn bei zahlreichen Höhepunkten der Hippiebewegung wie z.B. Woodstock 1969, gerade nur ein Jahr, bevor sich die Rakete in einen Kometen verwandelte und sich für immer am Firmament ankoppelte. - [Imagine](https://www.vivelaculture.com/imagine-2/): Imagine ist vielleicht nicht das beste Album von John Lennon, aber das gleichnamige Lied ist zweifellos das Friedenslied Nr. 1, das bei allen Anti-War-Veranstaltungen des Planeten systematisch im Chor von der Menge übernommen wird. John Lenon, der an der Seite seiner Frau Yoko Ono selbst großer Verfechter des Friedens in der Welt war, zeichnete noch weitere Songs, die zum Beenden aller Kämpfe aufrufen (unter anderen « I Don’t Wanna Be A Soldier Mama » im selben Album) bevor, Ironie des Schicksals, eine Kugel seinen Friedensaufrufen ein Ende setzte und den ehemaligen Beatles zum Symbol machte. - [Kick Out The Jams](https://www.vivelaculture.com/kick-out-the-jams-2-2/): Auch wenn Kalifornien augenblicklich « coole » Musik und große psychedelische Gitarren-Höhenflüge in Erinnerung ruft, so war dennoch Detroit – mitten im Herzen der USA, im Michigan, zusätzlich zur Tatsache die Hauptstadt der Saoulmusik mit dem Label Motown zu sein, die Hochburg der elektrischen Furore, allen voran Iggy and the Stooges und die MC5. MC5 war die politisch engagierteste aller aktiven Bands, die offen die radikalen Bewegungen unterstützte. Ihr Manager John Sinclair ging sogar soweit, die White Panthers Party zu gründen, um die Black Panthers bei ihrem Kampf zu unterstützen. Das erste live aufgezeichnete Album ist eine Deflagration, deren Radikalismus […] - [Babylon by Bus](https://www.vivelaculture.com/babylon-by-bus-3-2/): Bob Marley, das ist die Reinkarnation von Mahatma Gandhi mit Dreadlocks auf dem Kopf und einem unbestreitbaren Talent als Liedermacher. Zusammen mit Lennon ist er einer der wichtigen Figuren des Friedens in der Welt. 1978, während des in Kingston stattfindenden « One Love Peace Concerts » dessen Ziel es war, den bewaffneten Kämpfen ein Ende zu setzen, die damals Jamaika mit Blut tränkten, ließ Marley die beiden Chefs der zwei wichtigsten gegnerischen Lager, Edward Seaga und den Premierminister Michael Manley für ein berühmtes Händeschütteln auf die Bühne kommen, das jedoch keine nachhaltige Auswirkung hatte. - [The Buffalo Springfield](https://www.vivelaculture.com/the-buffalo-springfield-2/): Im Gegensatz zur vorgefassten Meinung ist « For What It’s Worth » (Stephen Stills) kein Antikriegssong sondern ein Lied, das nach einer Demonstration gegen die, dem berühmten Club Whisky a Go Go von Los Angeles vorgeschriebenen Schließzeiten geschrieben wurde. Dennoch wird das Lied oft auf Soundtracks von Filmen übernommen, die mehr oder weniger direkt die Traumas anschnitten, die der Krieg den Menschen zufügten, wie zum Beispiel Comming Home – Sie kehren heim (Hal Ashby, 1978), Forrest Gump (Robert Zemeckis, 1993) oder Lord of War (Andrew Niccol, 2005). - [War & Peace](https://www.vivelaculture.com/war-peace-2/): Edwin Starr hat weder « War » geschrieben (Norman Whitfield, Barrett Strong) noch ist er sein erster Interpret (The Temptations), ist aber jener, der aus dem Lied den bekanntesten Antikriegssong der 1970er-Jahre gemacht hat. Nach den Terroranschlägen am 11. September gehörte « War » zur Liste der 165 Lieder, deren Nicht-Verbreitung nachdrücklich empfohlen wurde, genau so wie « Highway to Hell » von AC/DC, « The End » von The Doors, « In the Air Tonight » von Phil Collins oder « Learn To Fly » der Foo Fighters… - [33 révolutions par minute, volume 1](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute-volume-1/): « Une bonne chanson à message peut toucher plus de gens qu’un millier de meetings… » Phil Ochs, 1963. De fait, les chansons ont accompagné toutes les grandes luttes sociales, politiques, syndicales. « Strange Fruit », « This Land Is Your Land », « The Times They Are a-Changin’ », « War ina Babylon », « American Idiot »… ont eu la même importance que le Temps des cerises pendant la Commune de Paris. La différence vient de la puissance des moyens de diffusion et l’internationalisation instantanée des discours et des combats. Quand l’Histoire rejoint l’histoire de la musique. - [Méditations en vert](https://www.vivelaculture.com/meditations-en-vert/): Les membres d’une unité américaine de renseignement coincée en pleine jungle à attendre l’attaque d’un ennemi invisible, se perdent chacun dans des délires hallucinés qui les mènent tout droit à la folie, voyage accéléré par une consommation de drogues de tous les instants. Un seul, James Griffin, essaye de garder le cap. Méditations en vert nous fait pénétrer dans les méandres de la psyché de trois soldats de cette unité, comme Apocalypse Now nous faisait toucher la folie du colonel Kurtz. Le grand roman psychédélique et halluciné sur la guerre du Vietnam. - [Les Ailes de Sarajevo](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-de-sarajevo/): En 1992, en pleine guerre de Bosnie, au cœur de l’Europe, un jeune Américain, pénètre dans Sarajevo assiégée avec un convoi humanitaire britannique. Pendant un an, il va participer à la vie de la capitale sous les bombes. Conscient qu’il faut sensibiliser le monde entier au sort de la population da la ville, il contacte le groupe U2 qui accepte de diffuser des témoignages d’habitants de Sarajevo pendant les concerts de sa tournée mondiale ! Une chanson ne peut certainement pas arrêter une guerre, elle peut au moins servir à sensibiliser les populations. - [Good Morning Vietman](https://www.vivelaculture.com/good-morning-vietman/): Cette histoire, celle d’un disc jockey lambda dont le travail est, au départ, d’entretenir sagement le moral des troupes américaines à Saïgon, montre comment des individus, que rien ne destine aux actes de bravoure, profitent de leur situation pour semer le chaos, comme pour mieux évacuer la pression générée par l’horreur de la guerre. Conscient du caractère grotesque des informations qu’il a à diffuser, Adrian Cronauer (le rôle qui placera Robin Williams sur orbite hollywoodienne) va prendre de plus en plus de libertés, allant jusqu’à transformer son show en véritable phénomène rock’n’roll en hurlant tous les matins « Good Morning […] - [Rambo](https://www.vivelaculture.com/rambo/): Les effets dévastateurs de la guerre sur les individus (le fameux stress post-traumatique) durent très longtemps, surtout si on appartient au camp des vaincus. Avant qu’il ne cède à la provocation et ne transforme une petite ville tranquille en tas de cendres, John Rambo est un G.I. surentraîné rendu à la vie civile, qui voudrait simplement porter le deuil de ses camarades et surtout, qu’on lui fiche la paix. Mais le shérif de cette petite ville, représentant local symbolisant la bien-pensance de l’Amérique, ne veut pas voir cet individu qui lui rappelle que son pays, malgré toute sa puissance, vient […] - [Live At Monterey](https://www.vivelaculture.com/live-at-monterey/): Pour bien comprendre la puissance de la déflagration qu’a été la performance d’Hendrix (recommandé aux organisateurs du festival par Paul McCartney et introduit sur scène par Brian Jones) sur la scène du festival de Monterey, il faut se rappeler qu’avant ce moment, celui qui deviendra la référence suprême de tous les guitaristes, est quasiment inconnu en Amérique. Quarante minutes et neuf morceaux plus tard, la fusée Hendrix était placée sur orbite. On le retrouvera par la suite dans de nombreux grands rassemblements hippies, dont Woodstock en 1969, un an juste avant que la fusée ne se transforme en comète et […] - [Imagine](https://www.vivelaculture.com/imagine/): Imagine n’est peut-être pas le meilleur album de John Lennon, mais le morceau éponyme est sans aucun doute possible la chanson pacifiste n°1, systématiquement reprise en chœur dans toutes les manifestations anti-war sur la planète. Lui-même grand militant pour la paix dans le monde aux côtés de sa femme Yoko Ono, John Lennon signera d’autres morceaux appelant à la fin de tous les combats (dont « I Don’t Wanna Be A Soldier Mama » sur le même album) avant que, ironie du destin, une balle ne vienne mettre fin à ses appels à la paix, transformant l’ancien Beatles en icône. - [Kick Out The Jams](https://www.vivelaculture.com/kick-out-the-jams-2/): Si la Californie évoque aussitôt la musique « cool » et les grandes envolées de guitares psychédéliques, Detroit – planté au cœur des Etats-Unis dans le Michigan – en plus d’être la capitale de la soul music avec le label Motown, était le fief de la fureur électrique, avec pour chefs de file Iggy et les Stooges et le MC5. Le MC5 était le plus politisé de tous les groupes en activité, soutenant ouvertement les mouvements radicaux, leur manager John Sinclair allant jusqu’à fonder le White Panthers Party pour appuyer les Black Panthers dans leur lutte. Ce premier album enregistré […] - [Babylon by Bus](https://www.vivelaculture.com/babylon-by-bus-3/): Bob Marley, c’est le Mahatma Gandhi réincarné avec des dreadlocks sur la tête et un talent de compositeur certain. Avec Lennon, c’est une des grandes figures de la paix dans le monde. En 1978, au cours du concert « One Love Peace Concert » qui se déroulait à Kingston et qui avait pour objectif de faire cesser la lutte armée qui ensanglantait alors la Jamaïque, Marley fera monter sur scène les chefs des deux principaux camps opposés : Edward Seaga et le Premier Ministre Michael Manley pour une poignée de main célèbre mais dont les effets resteront sans lendemain. - [The Buffalo Springfield](https://www.vivelaculture.com/the-buffalo-springfield/): Contrairement à l’idée reçue, « For What It’s Worth » (Stephen Stills) n’est pas une anti-war song mais un morceau écrit suite à une manifestation contre le couvre-feu imposé au célèbre club le Whisky a Go Go de Los Angeles. Il n’empêche que le morceau sera souvent repris sur des bandes-son de films qui abordaient plus ou moins directement les traumatismes qu’inflige la guerre aux être humains, comme Le Retour (Hal Ashby, 1978), Forrest Gump (Robert Zemeckis, 1993) ou Lord of War (Andrew Niccol, 2005). - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello-2/): L’ombre de Shakespeare plane sur la vie et l’œuvre d’Orson Welles, fasciné par l’univers grotesque, magique et profondément existentiel du dramaturge anglais. La légende veut qu’il ait mis en scène et interprété seul Le Roi Lear à l’âge de sept ans, tandis qu’il monte Macbeth en version haïtienne à Harlem à 21 ans. Mais c’est au cinéma que la passion shakespearienne de Welles va s’épanouir pleinement en particulier avec Othello, la plus belle de ses trois adaptations cinématographiques. Othello, Desdémone, Iago, déploient leurs passions et leurs intrigues dans l’architecture complexe d’Essaouira, au Maroc. Et l’une des plus grandes pièces de […] - [Citizen Kane](https://www.vivelaculture.com/citizen-kane/): Pierre angulaire de la modernité cinématographique, Citizen Kane a longtemps été considéré comme le plus beau film du monde. Même s’il a été récemment détrôné par le Vertigo d’Hitchcock, le premier long-métrage d’Orson Welles, inspiré par la vie du magnat William Randolph Hearst, reste un objet ébouriffant, un train électrique bourré de trouvailles éblouissantes. Du fameux « Rosebud » au goût des métamorphoses de l’acteur Welles en passant par l’utilisation sidérante de la profondeur de champ, tout le génie d’un cinéaste profondément baroque est déjà entièrement palpable dans Citizen Kane. - [La Guerre des Mondes](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-mondes/): Bien avant d’être modernisé au cinéma par Steven Spielberg en 2005, le classique de Herbert George Wells, La Guerre des Mondes, a d’abord été adapté en 1938 pour la radio par le jeune Orson Welles. L’invasion de la terre par des Martiens franchement hostiles, prend, grâce au génie sonore de Welles, une dimension réaliste et effrayante qui provoqua chez les auditeurs éberlués une énorme panique devenue légendaire. C’était le premier coup de tonnerre d’un jeune prodige qui n’en restera pas là… - [L'Arabe du futur 2](https://www.vivelaculture.com/larabe-du-futur-2/): Prix du meilleur album au dernier festival d’Angoulême, ce deuxième volume de l’autobiographie dessinée de Riad Sattouf poursuit le récit de son enfance en Libye et en Syrie (pays d’origine de son père), dans les années 80. Sans abandonner son sens du comique (révélé notamment par «La vie secrète des jeunes», la chronique qu’il a tenue dans Charlie-Hebdo de 2004 à 2014), Sattouf adopte un ton beaucoup plus personnel, tout en résonnant fortement avec l’actualité, compte tenu des événements dramatiques qui agitent ces pays depuis les « révolutions arabes » de 2011. - [Vies et mort de Vince Taylor](https://www.vivelaculture.com/vies-et-mort-de-vince-taylor/): L’auteur l’annonce dès la page 3 : sa plongée dans la vie de Vince Taylor (1939-1991), rocker américain exilé en Europe dans les années 50, « ne se veut pas un relevé minutieux de ses faits et gestes musicaux, que je laisse aux spécialistes. » Et c’est bien en renonçant à la biographie qu’il parvient à dresser le juste portrait de ce chanteur sublime (« Brand New Cadillac », que reprendra The Clash), de ce dandy tout vêtu de cuir noir, de cet affabulateur qui s’imaginait cent légendes pourvu qu’on lui paie un verre. Sa geste a ainsi inspiré David […] - [Emmène-moi au bout du monde !...](https://www.vivelaculture.com/emmene-moi-au-bout-du-monde/): On raconte que le dernier livre de Blaise Cendrars (1887-1961) lui a pris un temps fou à écrire, (alors que ce romancier, poète, essayiste et journaliste était réputé avoir la plume facile et féconde). C’est que sous l’apparence d’une simple enquête policière, ce livre à clés retrace l’existence riche en scandales d’une actrice, Marguerite Moreno (1871-1948), amie du couple Cendrars, ancienne muse de Stéphane Mallarmé et admirée de Paul Valéry. Célèbre pour ses reportages criants de vérité qu’il a pourtant souvent effectué depuis des chambres d’hôtel, Cendrars se délecte de ce jeu de miroirs qui consiste à dissimuler dans un […] - [La Petite Femelle](https://www.vivelaculture.com/la-petite-femelle/): Après le braqueur Bruno Sulak en 2013, Philippe Jaenada, publie un nouveau roman mettant en scène son regard d’écrivain sur une histoire sortie de la rubrique « faits divers ». Il s’agit cette fois de Pauline Dubuisson, condamnée à perpétuité en 1953 pour avoir tué son amant. Comme toujours, l’auteur rend compte de sa minutieuse enquête et démonte nombre de contre-vérités (sur la « collaboration horizontale » de la tueuse pendant la guerre, sur la préméditation…). Mais surtout il intervient à tout moment du récit, par ses célèbres digressions entre parenthèses, et réussit à s’approprier totalement la légende de l’un […] - [69 Love Songs](https://www.vivelaculture.com/69-love-songs/): « Le sujet de ce disque, ce n’est pas l’amour, mais les chansons d’amour, qui n’ont à peu près rien à voir avec le vrai truc. » Voilà comment Stephin Merritt, l’homme-orchestre américain des Magnetic Fields, né en 1966, présente ce triple album hallucinant. Auteur de tous les titres (et jouant de tous les instruments), il balaie en 69 chansons autant de styles musicaux et toutes les variantes d’un genre ultra-codé mais dont le succès ne se dément pas : triste, gai ou coquin, alternant déclarations secrètes et lamentations sur des ex, entre autobiographie, fantasme et exercice de style, il […] - [Courir](https://www.vivelaculture.com/courir-2/): Né en 1947, Jean Echenoz était enfant quand le célèbre coureur de fond Emil Zatopek réalisa ses exploits (triple médaille olympique en 1952 et records mondiaux du 10 000 mètres entre 1949 et 1956, entre autres). Autant dire que la biographie du champion, si elle est respectée, n’est pour lui qu’une matière, comme dans ses deux autres récits de « vies imaginaires », Ravel (2006) et Des Éclairs, consacré en 2010 à l’inventeur Nikola Tesla. Ce qui se joue dans le roman, c’est surtout le rapport entre l’écrivain et son personnage, coureur de légende mais dont le style ne collait […] - [Fleming](https://www.vivelaculture.com/fleming/): En quatre épisodes de 44 minutes, cette brillante mini-série britannique réinvente la vie de Ian Fleming (1908-1964), célèbre créateur de l’agent 007 après avoir été officier de renseignement au service de la Navy britannique. Il s’agit donc de la biographie romancée de l’auteur d’une fiction en partie autobiographique ! La série, sous-titrée « L’homme qui voulait être James Bond », assume d’ailleurs à 100% ce jeu de miroirs, entre emprunts à la fiction et spéculations sur la dimension personnelle de Bond pour Fleming. Lequel disait, de toute façon : « Ne laissez jamais trop d’exactitude s’interposer entre vous et une […] - [Amy](https://www.vivelaculture.com/amy/): Ce documentaire sur la chanteuse Amy Winehouse, morte en 2011 à 27 ans, refuse tous les codes de la fiction et de la mise en scène : pas de narrateur en voix off, aucun témoignage a posteriori, pas de reportage sur un quartier d’enfance ou un studio. En montant exclusivement des images d’archives, le film nous rappelle que la vie de cette star dépressive et toxicomane s’est déroulée sous les yeux des caméras et des vautours de la presse « people », donc sous les nôtres. Un flot d’images « réelles » et choquantes dont, paradoxalement, il sort un portrait […] - [Life](https://www.vivelaculture.com/life/): Pour s’attaquer à James Dean, le photographe et cinéaste Anton Corbijn laisse au vestiaire les grosses ficelles du biopic hollywoodien. Son sujet, c’est Dennis Stock, le photographe qui réalisa pour le magazine Life quelques-unes des plus belles images du jeune acteur, contribuant, après sa mort prématurée, à en faire une icône. Filmer la naissance d’une image, le pas de côté est astucieux… et vertigineux, si l’on songe que Corbijn, grand nom de la photo rock, a lui-même signé en 1980 de superbes portraits de Ian Curtis, de Joy Division, quelques semaines avant le suicide du chanteur et le début de […] - [Duras, Beauvoir, Colette : trois filles et leurs mères](https://www.vivelaculture.com/duras-beauvoir-colette-trois-filles-et-leurs-meres/): Les mères de ces trois auteures phares des lettres françaises ne sont pas des inconnues : celle de Duras est devenue un personnage (Un barrage contre le Pacifique, en 1950), celles de Beauvoir et Colette ont été décrites en femmes autoritaires dans leurs récits, mémoires et correspondances. Avec l’aide d’une psychologue, l’auteur de cette triple biographie va plus loin, en revendiquant l’exercice de style romancé, pour chercher, dans ces relations mères-filles, ce qui a construit des écrivains de premier plan. - [D'après une histoire vraie](https://www.vivelaculture.com/dapres-une-histoire-vraie/): Après avoir connu le succès avec un récit intime, une auteure en paie les conséquences, assaillie par des lecteurs bouleversés et une famille chamboulée, et ne peut plus écrire. Elle tente un retour à la fiction pure mais en est empêchée par la mystérieuse « L. », qui prend peu à peu le contrôle de sa vie pour la convaincre au contraire de poursuivre dans sa veine réaliste, au prétexte que cela correspond aux désirs du public. Histoire d’un écrivain sous emprise (l’influence du Misery de Stephen King, avec son auteur kidnappé par une fan, est revendiquée), réflexion sur le […] - [Roland Barthes](https://www.vivelaculture.com/roland-barthes-3/): Roland Barthes von Tiphaine Samoyault ist die dritte bis heute erschienene Biographie des Autors von Mythen des Alltags. Auf 700 Seiten vermittelt sie den einzigartigen Werdegang dieses Intellektuellen, der aus der Kritik das eigentliche Wesen der Literatur machte, aus seinen Essais Möglichketen für unvollendete und zersplitterte Romane und dessen Emblem folgender Satz sein könnte: „Ich habe eine Krankheit: Ich sehe die Sprache.“ - [Wissenschaft der Sprache](https://www.vivelaculture.com/wissenschaft-der-sprache/): Der Cours de linguistique générale (Grundfragen der allgemeinen Sprachwissenschaft) von Saussure ist das Schlüsselwerk für jeden, der sich für Sprache und Sprachen interessiert. Darin werden erstmalig manche der kreativsten Konzepte der Linguistik ausgedrückt wie binäre Gegensätze (Sprache/Parole, Signifikant/Signifikat, Synchronie/Diachronie) und Arbitrarität der Zeichen. Noch heute speisen diese Konzepte die Reflexion ganzer Generationen von Sprachwissenschaftlern. - [Strukturalismus](https://www.vivelaculture.com/strukturalismus/): Der Strukturalismus ist eine der Semiotik verwandte intellektuelle Strömung, die ihre Blütezeit zwischen den fünfziger und siebziger Jahren erlebte. Gegenstand der Untersuchungen sind eher die zuweilen unbewussten Beziehungen zwischen den untersuchten Elementen als die Elemente selber. Die Ausstrahlung dieser großen Denkströmung tragen Figuren wie Derrida, Foucault, Lévi-Strauss, Lacan, Barthes… - [How The French Think](https://www.vivelaculture.com/how-the-french-think/): Der Brite Sudhir Hazareesingh – Professor an der Universität Oxford und großer Frankophiler – hat gerade einen Essai über die Besonderheit des französischen Denkens veröffentlicht: „(…) die großen französischen Intellektuellen in der zweiten Hälfte des Jahrhunderts zeichneten sich dadurch aus, dass sie große Wissenschaftler waren, aber zugleich auch das breite Publikum angesprochen haben. Foucault, Derrida, Bourdieu waren Intellektuelle im traditionellen französischen Sinn des Wortes“… - [Tagebuch (1939-1949)](https://www.vivelaculture.com/tagebuch-1939-1949/): Für Barthes war dieses Werk eine wichtige Lektüre in seiner Jugend, vor allem bei der Entdeckung seiner eigenen Homosexualität. Das Tagebuch von Gide hält Roland Barthes auch deshalb für so wichtig, weil es eine Brücke zwischen dem „gewöhnlichen Schreiben“ und „literarischen Schreiben“ schlägt. In Über mich selbst schreibt er: Könnte man bei mir nicht schlussfolgern, dass alles was ich geschrieben habe, nur ein heimlicher und hartnäckige Versuch war, eines Tages das Thema des Tagebuchs von Gide ungeniert wieder aufleben zu lassen ?“ - [Karambolage](https://www.vivelaculture.com/karambolage-3/): Kleines Buch der deutsch-französischen Eigenarten Wörter, Rituale, Objekte aber auch Lautmalerei zeichnen dieses kleine Buch deutscher und französischer Eigenarten aus. Was haben die Deutschen mit dem Bierdeckel oder die Franzosen mit der Nackenrolle fragt man sich dies- und jenseits des Rheins. Verpassen Sie nicht diese willkommene Gelegenheit mehr über uns und unsere Nachbarn zu erfahren. Amüsant/amusant. - [Die Ordnung der Dinge](https://www.vivelaculture.com/die-ordnung-der-dinge-2/): Tiphaine Saymoyault widmet den beiden großen Denkern in einem Buch ein ganzes Kapitel über ihre Freundschaft und Differenzen. Sie schreibt: „Die „Viersilbigen“ Barthes und Foucault“ stehen für eine Epoche, in der das französische Denken erstrahlte, sich die Humanwissenschaften erneuerten und in der unter den Theoretikern und Denkern „große Namen“ und „große Figuren“ auftauchten.“ - [Homo academicus](https://www.vivelaculture.com/homo-academicus-3/): In diesem 1984 erschienenen Essay versucht sich Pierre Bourdieu an einem gewagten und als skandalös aufgefasstem Unterfangen. Er wird zum „Nestbeschmutzer“ und analysiert das Innenleben an einer Universität. Dabei greift er auch den Konflikt auf, der 1967 über die Bedeutung von Racine zwischen Raymond Picard und Roland Barthes ausbrach. Diese Auseinandersetzung hielt Bourdieu ein Jahr vor dem Mai 1968 (vielleicht zu Unrecht) für exemplarisch für den Konflikt zwischen der alten und der neuen Welt. - [Die Dinge](https://www.vivelaculture.com/die-dinge/): Auch Perec ist ein ehemaliger Schüler von Barthes und erzielt bereits mit seinem ersten Roman Die Dinge aus dem Jahr 1965 einen Riesenerfolg. Dieser „objektive“ Roman erzählt von einem jungen Paar, zwei typischen Kindern der Konsumgesellschaft, die vor allem die schönen „Dinge“ der bunten Warenwelt begehren. Dabei werden diese Konsumgüter lang und ausführlich beschrieben, und der Einfluss von Barthes ist hier offensichtlich. - [Die Konsumgesellschaft](https://www.vivelaculture.com/die-konsumgesellschaft/): Baudrillard, der einst an Seminaren von Roland Barthes teilnahm, veröffentlicht diesen soziologischen Essay 1968. Dort geht er den Entwicklungen der Lebensräume innerhalb der französischen Gesellschaft nach und studiert die neue Bedeutung von Konsumgütern in einer postmodernen Gesellschaft. Damit zielt er in die gleiche Richtung wie sein Meister, der 1967 Système de la mode veröffentlichte. - [Mythen des Alltags](https://www.vivelaculture.com/mythen-des-alltags/): Der Citroën DS, Pommes mit Steak, die Tour de France, die Versprechungen der Waschmittelwerbung, die Kochrezepte der Frauenzeitschrift „Elle“, oder der Restaurantführer „Guide bleu“… es sind diese französischen Mythen des Alltags seiner Epoche (die heute meistens museal anmuten), mit denen sich Barthes in seinem bis heute meist gelesenen Buch auseinandersetzt. Die Feinde sind die Doxa, vorgefertigte Denkweisen und Stereotypen. Ein weiterer Feind wäre heute eine „nostalgische“ Lektüre des Buchs über das Frankreich von früher. - [Roland Barthes](https://www.vivelaculture.com/roland-barthes-2/): Roland Barthes de Tiphaine Samoyault est la troisième biographie à ce jour de l’auteur des Mythologies, dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance. Elle raconte en 700 pages la trajectoire unique de cet intellectuel qui a fait de la critique une essence même de la littérature, de ses essais des potentialités de romans inachevés et fragmentés, et dont le blason pourrait être cette phrase : « J’ai une maladie, je vois le langage ». - [Roland Barthes Contemporain](https://www.vivelaculture.com/roland-barthes-contemporain-2/): En 1967, Brian O’Doherty demande à Roland Barthes un texte sur les artistes minimalistes qui « refusent l’ornemental et souhaitent se mettre en retrait de l’œuvre, effacer leurs traces. (…) quelques semaines plus tard Barthes lui envoie « La Mort de l’artiste », un texte qui sera traduit dans le monde entier ». Magali Nachtergael est la commissaire de l’exposition Lumières de Roland Barthes présentée par le Frac Aquitaine. - [La septième fonction du langage](https://www.vivelaculture.com/la-septieme-fonction-du-langage-2/): Et si l’accident de la circulation qui a coûté la vie à Roland Barthes en 1980 cachait en fait un crime ? Pour enquêter, le commissaire Bayard va devoir pénétrer le milieu intellectuel français aider en cela par un étudiant en sémiologie. Foucault, Derrida, Deleuze Barthes, Althusser, Lacan… c’est le gratin de l’intelligentsia français qui défile dans ce roman déjanté de Laurent Binet. - [La Soudure](https://www.vivelaculture.com/la-soudure/): Avec la gouaille d’un Simonin moderne, la rage d’un Georges Darien et la folie d’un Chester Himes, Alain Guyard (écrivain, mais aussi philosophe dans les prisons, les hôpitaux, les salles des fêtes et les bistrots) signe avec cette grandiose Soudure un roman noir incandescent, érudit et inspiré, hanté de personnages fumeux (des gitans désosseurs de 4 x 4, des barbus dealers, un avocat marron) et de formules découpées… au chalumeau. - [Journal, une anthologie (1889-1949)](https://www.vivelaculture.com/journal-une-anthologie-1889-1949-2/): Lecture importante de jeunesse, notamment dans la découverte et l’affirmation de sa propre homosexualité, le Journal de Gide est aussi important aux yeux de Barthes, pour faire le pont entre « écriture ordinaire » et « écriture littéraire ». Dans Roland Barthes par Roland Barthes, il écrit : « Ne suis-je pas fondé à considérer tout ce que j’ai écrit comme un effort clandestin et opiniâtre pour faire réapparaître un jour, librement, le thème du journal gidien ? » - [Drame](https://www.vivelaculture.com/drame-2/): En 1965, Barthes est sidéré par la lecture de Drame, le troisième roman de Sollers. Il en fait une longue et puissante analyse qu’il publie dans la revue Critique sous le titre « Drame, poème, roman ». Les deux hommes que tout oppose, à commencer par l’âge, resteront amis jusqu’à la mort de Barthes, en 1980. Une mort à laquelle Sollers consacre les plus belles pages, sans doute, de son roman Femmes paru en 1983. - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses-3-2/): Comme l’écrit Samoyault qui consacre un chapitre entier à leur relation amicale (mais aussi à leurs différences) : « Le tétrasyllabe « Barthes et Foucault » sert à désigner une époque, un rayonnement de la pensée française, le renouvellement des sciences humaines, un moment où la théorie produit des « grands noms » ou des « grandes figures ». - [Homo academicus](https://www.vivelaculture.com/homo-academicus-2/): Dans cet essai paru en 1984, Pierre Bourdieu se lance dans un exercice périlleux (et qui sera d’ailleurs jugé scandaleux), à savoir une sociologie de son propre champ : l’Université. Il revient notamment sur le conflit qui, en 1967, opposa Raymond Picard et Roland Barthes à propos de Racine. Un conflit qu’il juge, peut-être à tort, exemplaire du déchirement entre le vieux monde et le nouveau, un an avant mai 68. - [Karambolage](https://www.vivelaculture.com/karambolage-2/): Des mots, des rites, des objets, mais aussi des onomatopées… dessinent une petite mythologie du quotidien des Français et des Allemands. Un décryptage impertinent où l’on apprend beaucoup sur nous-mêmes et sur nos voisins. - [Le Système des objets : la consommation des signes](https://www.vivelaculture.com/le-systeme-des-objets-la-consommation-des-signes-2/): Baudrillard qui a participé au séminaire de Roland Barthes, publie cet essai de sociologie en 1968. Il y étudie les évolutions de l’habitat au sein de la société française et le sens nouveau que prennent les objets dans une société postmoderne. Il est donc dans le droit fil de son maître qui, lui-même, en 1973, publiera un Système de la mode. - [Mythologies](https://www.vivelaculture.com/mythologies-2-2/): La DS, l’affaire Dominici, le steak-frites, le Tour de France, Minou Drouet, l’écrivain en vacances, la cuisine de Elle, le Guide bleu… Barthes, dans ce livre qui est aujourd’hui encore le plus lu de son œuvre, s’attaque aux mythes français de son époque (dont la plupart relèvent aujourd’hui du musée). L’ennemi, c’est la doxa, le discours tout fait, le stéréotype. L’autre ennemi aujourd’hui pour ce chef-d’œuvre, c’est une lecture « nostalgique » de la France d’avant. - [Roland Barthes](https://www.vivelaculture.com/roland-barthes/): Roland Barthes de Tiphaine Samoyault est la troisième biographie à ce jour de l’auteur des Mythologies, dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance. Elle raconte en 700 pages la trajectoire unique de cet intellectuel qui a fait de la critique une essence même de la littérature, de ses essais des potentialités de romans inachevés et fragmentés, et dont le blason pourrait être cette phrase : « J’ai une maladie, je vois le langage ». - [Roland Barthes Contemporain](https://www.vivelaculture.com/roland-barthes-contemporain/): En 1967, Brian O’Doherty demande à Roland Barthes un texte sur les artistes minimalistes qui « refusent l’ornemental et souhaitent se mettre en retrait de l’œuvre, effacer leurs traces. (…) quelques semaines plus tard Barthes lui envoie « La Mort de l’artiste », un texte qui sera traduit dans le monde entier ». Magali Nachtergael est la commissaire de l’exposition Lumières de Roland Barthes présentée par le Frac Aquitaine. - [La septième fonction du langage](https://www.vivelaculture.com/la-septieme-fonction-du-langage/): Et si l’accident de la circulation qui a coûté la vie à Roland Barthes en 1980 cachait en fait un crime ? Pour enquêter, le commissaire Bayard va devoir pénétrer le milieu intellectuel français aider en cela par un étudiant en sémiologie. Foucault, Derrida, Deleuze Barthes, Althusser, Lacan… c’est le gratin de l’intelligentsia français qui défile dans ce roman déjanté de Laurent Binet. - [Ce pays qui aime les idées : histoire d’une passion française](https://www.vivelaculture.com/ce-pays-qui-aime-les-idees-histoire-dune-passion-francaise/): Sudhir Hazareesingh, citoyen britannique, professeur à Oxford et grand francophile, vient de consacrer un essai à ce qui faisait la particularité des idées françaises : « (…) ce qui caractérisait la grande pensée universitaire en France pendant la deuxième moitié du siècle, c’est que c’étaient à la fois des gens qui étaient des grands chercheurs mais qui parlaient aussi au grand public. Foucault, Derrida, Bourdieu c’étaient des intellectuels dans le sens traditionnel français du terme. » - [Journal, une anthologie (1889-1949)](https://www.vivelaculture.com/journal-une-anthologie-1889-1949/): Lecture importante de jeunesse, notamment dans la découverte et l’affirmation de sa propre homosexualité, le Journal de Gide est aussi important aux yeux de Barthes, pour faire le pont entre « écriture ordinaire » et « écriture littéraire ». Dans Roland Barthes par Roland Barthes, il écrit : « Ne suis-je pas fondé à considérer tout ce que j’ai écrit comme un effort clandestin et opiniâtre pour faire réapparaître un jour, librement, le thème du journal gidien ? » - [Drame](https://www.vivelaculture.com/drame/): En 1965, Barthes est sidéré par la lecture de Drame, le troisième roman de Sollers. Il en fait une longue et puissante analyse qu’il publie dans la revue Critique sous le titre « Drame, poème, roman ». Les deux hommes que tout oppose, à commencer par l’âge, resteront amis jusqu’à la mort de Barthes, en 1980. Une mort à laquelle Sollers consacre les plus belles pages, sans doute, de son roman Femmes paru en 1983. - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses-3/): Comme l’écrit Samoyault qui consacre un chapitre entier à leur relation amicale (mais aussi à leurs différences) : « Le tétrasyllabe « Barthes et Foucault » sert à désigner une époque, un rayonnement de la pensée française, le renouvellement des sciences humaines, un moment où la théorie produit des « grands noms » ou des « grandes figures ». - [Homo academicus](https://www.vivelaculture.com/homo-academicus/): Dans cet essai paru en 1984, Pierre Bourdieu se lance dans un exercice périlleux (et qui sera d’ailleurs jugé scandaleux), à savoir une sociologie de son propre champ : l’Université. Il revient notamment sur le conflit qui, en 1967, opposa Raymond Picard et Roland Barthes à propos de Racine. Un conflit qu’il juge, peut-être à tort, exemplaire du déchirement entre le vieux monde et le nouveau, un an avant mai 68. - [Les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-choses-une-histoire-des-annees-soixante/): Elève lui aussi du séminaire de Roland Barthes, Georges Perec obtient immédiatement un immense succès (et le prix Renaudot) avec son premier roman Les Choses, publié en 1965. Ce roman « objectif », racontant l’immersion d’un jeune couple dans la société de consommation, avec de longues descriptions d’objets, doit évidemment beaucoup à l’enseignement de Roland Barthes. - [Le Système des objets : la consommation des signes](https://www.vivelaculture.com/le-systeme-des-objets-la-consommation-des-signes/): Baudrillard qui a participé au séminaire de Roland Barthes, publie cet essai de sociologie en 1968. Il y étudie les évolutions de l’habitat au sein de la société française et le sens nouveau que prennent les objets dans une société postmoderne. Il est donc dans le droit fil de son maître qui, lui-même, en 1973, publiera un Système de la mode. - [Mythologies](https://www.vivelaculture.com/mythologies-2/): La DS, l’affaire Dominici, le steak-frites, le Tour de France, Minou Drouet, l’écrivain en vacances, la cuisine de Elle, le Guide bleu… Barthes, dans ce livre qui est aujourd’hui encore le plus lu de son œuvre, s’attaque aux mythes français de son époque (dont la plupart relèvent aujourd’hui du musée). L’ennemi, c’est la doxa, le discours tout fait, le stéréotype. L’autre ennemi aujourd’hui pour ce chef-d’œuvre, c’est une lecture « nostalgique » de la France d’avant. - [Fitzcarraldo](https://www.vivelaculture.com/fitzcarraldo-2/): Am Ende des 19. Jahrhunderts beschließt ein exzentrischer Unternehmer mitten im Urwald eine Oper zu bauen, um dort den großen Caruso zu empfangen. Unter enormem Aufwand soll dann von Indios ein Boot über einen Berg gehievt werden. In einer Schlüsselszene stellt der von Klaus Kinski gespielte Fitzcarraldo das Grammofon an, um Caruso zu hören. Damit will er auch auf das Trommeln der ihm feindlich gesinnten Indios antworten. Nicht nur die Figur und ihr Hauptdarsteller agierten am Rande des Wahnsinns. Herzog, der 1982 in Cannes als Bester Regisseur ausgezeichnet wurde, meinte am Ende der Dreharbeiten nur: “Ich sollte keine Filme mehr […] - [Aldo Brizzi und seine Opern im WWW](https://www.vivelaculture.com/aldo-brizzi-et-ses-operas-en-ligne-2/): Der in Brasilien lebende italienische Komponist und Dirigent Aldo Brizzi mag ungewohnte Annäherungen in Zeit und Raum. Daher hat er beschlossen, einige seiner Konzert im… Internet zu geben. Im virtuellen Universum des Second Life um präzise zu sein. Diese Welt sieht er als eine vollwertige Kunstform. Es sind Bühnenkonzerte, die live im Second Life übertragen werden. Dabei agieren virtuelle Avatare als Künstler vor den Avataren des Publikums. Das Publikum im „reellen“ Theater sieht eine Mischung aus der ganz konkreten Aufführung und den Bildern der virtuellen Performance. So erfindet man bereits die Vorstellung im 2.0-Zeitalter… - [Der arme Matrose](https://www.vivelaculture.com/le-pauvre-matelot-2/): Eine Frau hat schon seit 15 Jahren nichts mehr von ihrem Mann, einem Matrosen, gehört. Dennoch weigert sie sich, erneut zu heiraten. Als der stark gealterte Ehemann zurückkehrt, berichtet ihm sein Nachbar von seiner tugendhaften Frau. Als der Matrose – der dieses Glück kaum fassen kann – dann zu seiner Ehefrau geht, gibt er sich allerdings für einen Freund ihres Ehemannes aus… Diese nur 40-minütige veristische Oper aus dem Jahr 1927 von Darius Milhaud mit einem Libretto von Jean Cocteau wurde nun von der Truppe ARCAL wieder aufgeführt. Die gesamte Geschichte spielt in einem Café. Aber warum sollte man die […] - [felt|ebb|thus|brink|here|array|telling…](https://www.vivelaculture.com/feltebbthusbrinkherearraytelling-2/): Seit über 20 Jahren widmet der britische Komponist Benedict Mason sich Kompositionen, die für die Aufführung in außergewöhnlichen Räumen prädestiniert sind. Dabei sollen diese als Gebäude ebenso visuell wie akustisch gefeiert werden. Auch wenn diese Kompositionen an sich nicht an diese Orte gebunden sind, so profitieren sie durchaus von der jeweils besonderen Akustik und füllen nicht nur den Raum. Das führt zu Toninstallationen „Konzert-Ausstellungs-Performance(n)“ oder „Musik-Skulpturen“ wie sie ihr Schöpfer felt|ebb|thus|brink|here|array|telling… so gerne nennt. - [Reich erobert den Bahnhof](https://www.vivelaculture.com/reich-prend-la-part-dieu-2/): Nach dem einmaligen interaktiven Konzert mit Mobiltelefonen, das die Macher der Biennale Musique en Scène de Lyon 2014 organisierten, heißt es nun auf ein Neues/Anderes. Im Lyoner Bahnhof Lyon-Part-Dieu wird am 4. und 5.März 2016 Musique pour 18 musiciens (Musik für 18 Musiker) von Steve Reich aufgeführt. Das wird mit Sicherheit ein Gemeinschaftserlebnis zum Fühlen, Übertragen und Austausch der irdischen Energie dieser Musik. - [Helikopter-Streichquartett](https://www.vivelaculture.com/helikopter-streichquartett-2/): 1993 steht Stockhausen auf dem Gipfel seines Ruhms. Er gilt als Guru der zeitgenössischen Musik. Der Megalomane wagt alles. In einem Deutschland, wo die Musik Königin ist, scheut er sich nicht, das Streichquartett neu zu definieren. Er lässt vier Musiker in vier verschiedenen Hubschraubern auftreten. Während die Helikopter über dem Saal schweben, werden ihre Töne und Bilder live im Saal übertragen. Aufgrund von Budgetgrenzen wird diese monumentale Kuriosität (oder kuriose Monumentalität, wie man will) quasi niemals gespielt. Dafür kann man sie auf CD mit dem Quattor Arditti entdecken. Man muss aber sehr genau hinhören, um den Rotorlärm zu überhören. Aber […] - [Der Gashouder in Amsterdam](https://www.vivelaculture.com/le-gashouder-damsterdam-2/): Im Westerpark von Amsterdam befindet sich einer der außergewöhnlichsten Veranstaltungssäle überhaupt: Ein riesiger Silo eines ehemaligen Gaswerks wurde 2003 zu einem Kultur- und Freizeitpark umgebaut. Das Stahlgewölbe dieser sagenhaften Location evoziert interessanterweise irgendwie das Theater-Universum des elisabethanischen Theaters. Im Gashouder spielt man aber populären Electro ebenso wie zeitgenössische Musik. Und manchmal ist es sogar Oper. - [Sommernächte am Lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-dete-du-lac-daiguebelette-2/): Auf diesem Festival hat niemand Angst vor kühlen Sommertemperaturen. Seit drei Jahren schon geben die Musiker eines ihrer Konzerte auf dem See Lac d’Aiguebelette am frühen Morgen. Hunderte tapfere Zuhörer widerstehen der Kälte und dem Morgennebel in Tretbooten, Schlauchbooten oder in einem richtigen Kahn. In jeder Hinsicht eine tolle Erfahrung. - [Hegels Seele oder die Kühe von Wisconsin](https://www.vivelaculture.com/lame-de-hegel-et-les-vaches-du-wisconsin-2/): Nachdenken über Musik. Für Hegel war Musik Geist und Seele. Die Kühe in Wisconsin, die wohl keine Seele besitzen, produzieren dafür mehr Milch, wenn sie klassische Musik hören. Der Schriftsteller Alessandro Baricco, der Autor von Seide und Novecento, ist auch ein Musikkenner und hat eine klare Vorstellung darüber wie eine moderne Interpretation von Alter Musik aussehen sollte. Man sollte Musik immer neu und zeitgemäß interpretieren und weniger auf Traditionen achten. Und Baricco macht dann die atonale Serielle Musik regelrecht fertig. Auch wenn sie eine historische Berechtigung besaß und im Gegensatz zur Propagandamusik in Kriegszeiten stand, so sei sie heutzutage überflüssig. […] - [Christo and Jeanne-Claude: In/Out Studio](https://www.vivelaculture.com/christo-et-jeanne-claude-2/): Vor 20 Jahren, zwischen dem 27.Juni und 7.Juli, verhüllte Christo den Reichstag in Berlin. Schon 1971 hätte der Verpackungskünstler das geschichtsträchtige Gebäude in der damals geteilten Stadt gerne hinter Stoffen verborgen. Aber der 1933 von den Nazis in Flammen gesetzte Reichstag galt den deutschen Behörden damals noch als ein zu heikles Symbol. Sie erteilten Christo keine Genehmigung. Als er dann 1995 endlich zum Zuge kam, war die Verhüllung das erste Signal für ein entspannteres Berlin auf dem Weg zur Weltstadt. O-Ton Christo: „Die Dringlichkeit gesehen zu werden ist umso größer, weil morgen bereits alles verschwunden ist.“ Für ihn war es […] - [Intimité](https://www.vivelaculture.com/intimite-2/): Ein Konzert in einer Fabrik. Der Komponist Nicolas Frize ist 2012 Gast beim Autokonzern PSA Peugeot Citroen im Pariser Vorort Saint-Ouen. Dort stellen 630 Arbeiter pro Tag 800 000 Karosserieteile her. Nicolas Frize hat nun mit den Geräuschen aus den Hallen, Büros und Gemeinschaftsräumen eine Tonbibliothek aufgebaut. Dabei kreierte er Musikinstrumente aus Autoteilen und hörte den Arbeitern einfach zu. Im Buch Intimité wird dieses Abenteuer erzählt, das auch zu einer Aufführung mit Chor und Orchester führte. Nicolas Frize verwandelt so die Arbeit in eine Sinfonie. Die Poesie kommt diesmal aus der Karosserie. Tolles Spiel. - [Fitzcarraldo](https://www.vivelaculture.com/fitzcarraldo/): A la fin du XIXe siècle, un petit entrepreneur décide de faire construire un opéra au milieu de la jungle péruvienne pour y recevoir le grand Caruso. Commence alors une épopée improbable qui verra des indiens coupeurs de tête faire franchir une colline à un bateau ! La scène où Fitzcarraldo joue un disque de Caruso sur son gramophone au milieu du fleuve pour répondre aux tambours hostiles des indiens illustre toute la folie du personnage. Werner Herzog remporta le Prix de la mise en scène à Cannes en 1982. - [Aldo Brizzi et ses opéras « en ligne »](https://www.vivelaculture.com/aldo-brizzi-et-ses-operas-en-ligne/): Installé au Brésil, le compositeur et chef italien Aldo Brizzi aime les rapprochements inédits dans le temps et l’espace. C’est pourquoi il a décidé de donner certains de ses concerts… sur Internet ! Dans l’univers virtuel de Second Life, pour être précis. Un univers qu’il exploite comme une forme artistique à part entière. Ce sont des concerts sur plateau, diffusés live sur Second Life, par les avatars des artistes, pour ceux du public. Quant au public du théâtre « réel », il assiste à une performance concrète, mixée avec les images de la performance virtuelle. Ou comment inventer le spectacle […] - [Le Pauvre Matelot](https://www.vivelaculture.com/le-pauvre-matelot/): Une femme est sans nouvelles depuis plusieurs années de son mari, un marin. Elle refuse toutefois de se remarier. Le mari revient et se rend en premier lieu chez un voisin qui le met au courant de la vertueuse attitude de son épouse. Pour « voir son bonheur du dehors », le matelot se fait passer auprès de sa femme pour un ami de son mari… Opéra de poche composé en 1927 par Darius Milhaud sur un livret de Jean Cocteau, le Pauvre Matelot a été repris par l’ARCAL : l’action est transposée dans un café tenu par l’épouse. Pourquoi […] - [felt | ebb | thus | brink | here | array | telling…](https://www.vivelaculture.com/feltebbthusbrinkherearraytelling/): Depuis plus de vingt ans, le compositeur britannique Benedict Mason se consacre à la composition d’œuvres destinées à des espaces singuliers, pour les célébrer en tant qu’édifices — autant visuellement qu’acoustiquement. Si ces œuvres ne sont pas intrinsèquement liées à ces lieux, elles en mettent à profit l’acoustique propre, plutôt qu’elles n’occupent leur espace : installations sonores, « concerts-expositions-performances », ou « musiques-sculptures» comme il aime à appeler son felt|ebb|thus|brink|here|array|telling… - [Reich prend La Part-Dieu](https://www.vivelaculture.com/reich-prend-la-part-dieu/): Après le grand concert participatif de téléphones portables organisé en 2014, la Biennale Musique en Scène de Lyon, remet ça avec une performance unique en son genre de Musique pour 18 musiciens de Steve Reich à la gare de Lyon-Part-Dieu, les 4 et 5 mars prochain. Une expérience collective pour ressentir, transmettre et s’échanger l’énergie tellurique de cette musique. - [Helikopter-Streichquartett](https://www.vivelaculture.com/helikopter-streichquartett/): Nous sommes en 1993. Karklheinz Stockhausen est au sommet de sa gloire — un véritable gourou de la musique contemporaine. Mégalomane à souhait, il ose tout. Dans cette Allemagne où la musique est reine, il n’hésite pas, pour renouveler le genre emblématique du quatuor à cordes, à faire monter les quatre instrumentistes dans quatre hélicoptères différents. Lesquels hélicoptères évoluent au-dessus de la salle de concert, tandis que sons et images y sont retransmis, spatialisés. Faute de moyens, cette curiosité monumentale (ou ce monument de curiosité, comme on voudra) n’est quasiment jamais jouée, mais on peut la découvrir sur disque, par […] - [Le Gashouder d’Amsterdam](https://www.vivelaculture.com/le-gashouder-damsterdam/): Située dans le Westerpark d’Amsterdam, c’est l’une des salles de spectacle les plus extraordinaires qui soient : un gigantesque silo d’une authentique usine à gaz reconvertie en 2003 en parc de loisirs et de culture. Un lieu fabuleux, dont la haute voûte circulaire d’acier ne peut qu’évoquer ces univers en miniature recréés dans les petits théâtres élisabéthains. Le Gashouder accueille des concerts électro très populaires, mais aussi des concerts de musique contemporaine et même de l’opéra ! - [Les Nuits d’été du lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-dete-du-lac-daiguebelette/): Voilà un festival qui n’a pas froid aux yeux — ni ailleurs, du reste. Depuis trois ans, les musiciens du festival donnent l’un de leurs concerts au petit matin, sur le lac d’Aiguebelette, en Savoie. Bravant le froid et la brume montagnarde, des centaines de courageux y assistent chacun dans sa barque, sur son pédalo, ou dans son bateau gonflable. Une expérience, à tout point de vue ! - [L’Ame de Hegel et les vaches du Wisconsin](https://www.vivelaculture.com/lame-de-hegel-et-les-vaches-du-wisconsin/): Hegel pense que la musique doit élever l’âme, tandis que les vaches du Wisconsin, qui n’en ont pas, produisent plus de lait quand elles écoutent de la musique symphonique. Avec une annonce pareille, on peut se demander de quoi parle ce court essai. Alessandro Baricco, écrivain (Soie, 1997) et musicologue italien, donne un sens très clair et utile à l’interprétation moderne de la musique ancienne ; c’est une nouvelle clef de lecture d’expériences musicales modernes. Ensuite, il dézingue la musique sérielle, atonale ; pour lui, elle a eu d’aussi bonnes raisons d’entrer en piste – la résistance à la musique […] - [Christo et Jeanne-Claude](https://www.vivelaculture.com/christo-et-jeanne-claude/): Emballer le Pont Neuf, Christo l’a fait en septembre 1985. « Recouverts par la toile, tous les détails d’architecture, les éléments anecdotiques étaient unifiés. Ne restait que l’essence du Pont Neuf », a dit l’artiste de son travail, réalisé en collaboration avec sa femme, Jeanne-Claude et une équipe de 300 professionnels. Le livre de Matthias Koddenberg, ami du couple créateur, montre leur travail qui s’apparente au Land Art, même si l’emballage du Pont Neuf va au-delà. Christo a eu l’idée de le cacher pour aiguiser un regard neuf sur le plus vieux pont de Paris. Qu’est-ce que l’essence du Pont […] - [Intimité](https://www.vivelaculture.com/intimite/): Un concert à l’usine. Nicolas Frize est compositeur en résidence en 2012, dans l’usine PSA de Saint-Ouen, où 630 salariés produisent 800 000 pièces par jour. Il a constitué une bibliothèque sonore des ateliers, bureaux, espaces communs ; a créé des instruments de musique à partir de pièces automobiles ; et a écouté les salariés. Le livret Intimité raconte l’aventure qui a mené à une création musicale avec choristes et orchestre. De « métro, boulot, dodo », Nicolas Frize retient « boulot » qu’il déboulonne pour en faire une symphonie où la poésie sort de la carrosserie. Bien joué ! - [Die weißen Nächte des Postboten Alexej Trjapizyn](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-ussr-2/): Willkommen im Russland der Randschichten, weit von Moskau und ihren Politik- und Finanzintrigen entfernt. Letztes Jahr hat der Filmregisseur Andreï Kontschalowski (78 Jahre) mit dieser fesselnden Chronik eines Ortes in der Region von Arkhangelsk, im Nordwesten Russlands, bei der Mostra di Venezia den Silbernen Löwen des besten Regisseurs gewonnen. Als Opfer der sowjetischen Zensur ab seinem zweiten Film, in 1967, wanderte Kontschalowski in die USA aus, wo er oft in Hollywood im Einsatz war (die Action-Komödie Tango and Cash, in 1989, mit Sylvester Stallone), bevor er in den 1990er-Jahren wieder nach Russland zurückkehrte. Fähig, sich Putin zu widersetzen (er verteidigte […] - [Wladimir (Put Put Putin)](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-blanches-du-facteur-2/): Wenn es in Russland sehr riskant ist, sich gegen Wladimir Putin und seine Machtausübung kritisch zu zeigen, so ist auf der anderen Seite der Grenze alles möglich. Auf diese Weise kam die österreichische Rock-Fusionsband Rammelhof, bis dahin nur bei einigen Fans bekannt, mit einem satirischen Titel und Clip gegen Putin und seine ukrainische Politik plötzlich ins Rampenlicht. Wladimir (Put Put Putin), 2014 vollkommen anonym herausgekommen, wurde zu einem Riesenhit mit mehr als einer Million Klicks in YouTube. Auf jeden Fall ist es nicht sicher, dass die Band in nächster Zeit in Moskau auftreten kann …. - [Konstantin Altunin](https://www.vivelaculture.com/retour-a-la-case-depart-2/): « Konstantin hat Moskau verlassen sobald er wußte, dass gegen ihn eine Anzeige wegen Extremismus erhoben wird. Er brach ohne Hab und Gut zum Flughafen auf. Am Telefon sagte er mir, dass er nicht auf die Wände einer Zelle malen will und lieber mittellos in Paris als hier im Gefängnis leben will.» (Alexander Donskoij, Direktor eines Privatmuseums). Am Vortag wurden vier Gemälde von Altuin als „extremistisch“ beurteilt und von der Staatsgewalt beschlagnahmt, unter anderen Travestis (das Wladimir Putin und Dmitri Medwedew in Unterwäsche darstellt). Im Courrier de Russie veröffentlicht, illustriert dieses Kommuniqué an sich schon das Risiko, in Russland Opponent […] - [Sankya](https://www.vivelaculture.com/une-fille-nommee-aglae-2/): Dieser 40 Jahre alte Schriftsteller, ehemaliger Soldat in Tschetschenien, stand lange Zeit dem Romanautor und Politiker Eduard Limonov nahe, dem er in der nationalbolschewistischen Partei gedient hatte (die nationalistische Opposition gegenüber Putin). Die Intrigen der sieben Novellen dieser Sammlung, die im tiefen Russland spielen, stöbern in den Familien-, Freundschafts- und Liebesbeziehungen in einem Land, wo der gesellschaftliche Wandel (insbesondere die Rolle der Frau) und die wirtschaftlichen Schwierigkeiten den Menschen nicht die Fallen des ewigen Russlands ersparen. Wobei diese, genauso wie der Autor, zum Zeitpunkt des Falls der URSS gerade ihre Jugendzeit hinter sich hatten. - [Leviathan](https://www.vivelaculture.com/leviathan-2/): Bestes Drehbuch in Cannes (2014) und für den Oscar nominiert (2015). Dieser Film ist ein konzessionsloses Eintauchen in das Russland von Wladimir Putin: Räuberischer Kapitalismus, korrupte Amtsgewalt, widerliche Sichtweisen über die „russische Identität“ und die Aufgabe der Kirche, Alkoholismus, Gewalt, massiven Behinderungen der Redefreiheit… Hervorgehoben durch die prachtvollen Bilder des russischen hohen Nordens hat sich die Geschichte – ein Mechaniker der gegen den Bürgermeister kämpft, der sich illegal sein Haus aneignen will – jedoch an einer amerikanischen Kurzmeldung inspiriert! - [Limonow](https://www.vivelaculture.com/le-vieux-2/): Prix Renaudot in 2011, durch diese Romanbiografie wurde der ebenso fesselnde als auch dubiose Schriftsteller Eduard Limonow (72 Jahre) wieder angesagt. Von der Regierung aus der URSS vertriebener Poet, in den 1970er-Jahren Punk-Penner in New York, in den 1980er-Jahren angesagter Schriftsteller in Paris, Soldat im Lager der serbischen Streitkräfte während der Kriege in Ex-Jugoslawien … Limonow verkörpert seit seiner Rückkehr nach Russland einen Teil der Opposition gegenüber Wladimir Poutine. Zuerst Nationalist (er verbrachte vier Jahre im Gefängnis weil er die „nationalbolschewistische Partei“ gegründet hatte, des versuchten Staatsstreichs angeklagt), heute steht er den Liberalen der Bewegung „Das andere Russland“ näher. Eine […] - [Die Klitschkos - Biografie](https://www.vivelaculture.com/les-combats-des-freres-klitschko-2/): Zwei Brüder, Boxweltmeister (Schwergewicht), allein das ist nicht üblich. Zudem befinden sich die Klitschkos beim Kampf der Ukraine gegen die Ambitionen von Wladimir Poutine in der ersten Reihe. Der Ältere, Vitali (44 Jahre) ist heute Bürgermeister der Hauptstadt Kiew und wird die Liste des Präsidenten Poroschenko bei den vorverlegten Parlamentswahlen im nächsten Oktober anführen. Der Jüngere, Wladimir (39 Jahre), ohne offizielle Stellung, versäumt keine Gelegenheit seine Bekanntheit zu nutzen, um die internationale Meinung zu verständigen, indem er Europa zu einer verschärften Stellung gegen Putin aufruft, wie kürzlich in der L’Equipe : „Dem Tyrann muss Stopp gesagt werden… Und wie beim […] - [Drei Schritte nach Russland](https://www.vivelaculture.com/la-russie-contemporaine-2/): Nach dem Fall der Berliner Mauer hatten all jene große Hoffnungen, die damals vor dem russischen Staat flüchten mussten. Aber was werden sie in diesem Land vorfinden, welches das Russland der Zaren war, dann siebzig Jahre lang die URSS und heute ruiniert, das vor dem kapitalistischen Westen in die Knie ging, der Einrichtung einer autoritaristischen Regierung und der Beschlagnahmung der riesigen Ressourcen des Landes durch einige Oligarchen beiwohnte? Dies erzählt Irina Liebmann, 1943 in Moskau geboren, Tochter des deutschen Journalisten Rudolf Hernstadt, die in Ostdeutschland aufwuchs und die diesen Bericht in den Spuren ihrer, in Sibirien geborenen Mutter beginnt. - [Der himmelblaue Speck](https://www.vivelaculture.com/proletaires-de-tous-les-pays-excusez-moi-2/): Der « himmelblaue Speck » ist eine Materie, die als Energiequelle oder als Droge verwendet wird, von der niemand das Herstellungsgeheimnis kennt, mit Ausnahme einiger russischer Wissenschaftler, die sich in 2068 in ein Forschungszentrum von Sibirien zurückgezogen haben. Diese Wissenschaftler haben ein Klonierungssystem entwickelt, das sieben Persönlichkeiten der Literatur vorbehalten ist – Tolstoi, Tschekhow, Nabokov, Pasternak, Dostojewski, Achmatowa und Platonow -, sowie der Herstellung des « himmelblauen Specks » auf Basis Ihrer Körper. Im Verlauf einer Cocktailparty wird die wertvolle Substanz gestohlen und anhand einer Zeitmaschine ins Moskau von 1954 transportiert. Stalin, Chruschtschow, Hitler werden damit die Protagonisten einer außergewöhnlichen erotisch-politischen Intrige. Aufgrund dieses […] - [Pussy Riot : A Punk prayer](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot-une-priere-punk-2/): Dieser, beim Sundance Film Festival (USA) prämierte und 2014 für den Oscar nominierte Dokumentarfilm erzählt die Geschichte der russischen Gruppe Pussy Riot, drei Punksängerinnen und politisch-feministische Aktivistinnen. Diese waren berühmt geworden, nachdem sie nach einem Anti-Putin-Konzert in einer orthodoxen Kirche von Moskau während der Präsidentschaftswahlen in 2012 zu zwei Jahren Haft verurteilt wurden. Nach ihrer Freilassung kämpften die jungen Frauen weiter, insbesondere Nadia Tolokonnikowa, die neuerlich im Februar 2014 in Sotschi und im Juni 2015 in Moskau festgenommen wurde, als sie für die Rechte der Gefangenen demonstrierte. - [Goodbye Putin : Europäische Gemeinschaft, Russland, Ukraine](https://www.vivelaculture.com/goodbye-poutine-union-europeenne-russie-ukraine-2/): Die These dieses kürzlich, nach dem Eingreifen Russlands in der Ukraine erschienenen Buchs: Die Ereignisse der letzten zwei Jahre werden, nach 15 Jahren „russenfreundlicher“ Blindheit und „Realpolitik“, endlich die Augen Europas über die wahre Natur Wladimir Putins und seiner Regierung öffnen, Sobald die Masken gefallen sind, wird es daher bald an der Zeit sein, ihm „Goodbye“ zu sagen, genauso wie die Ostblockländer dem Kommunismus den Rücken zugewendet haben – der Titel lehnt sich „ Goodbye Lenin“ (2002) an, ein deutscher Film, welcher dem Fall der Berliner Mauer gewidmet ist. - [Mélancolie, génie et folie en Occident](https://www.vivelaculture.com/melancolie-genie-et-folie-en-occident/): Ce fut la grande exposition de 2005, acclamée par la critique et couronnée d’un succès public que le sujet ne laissait pas prévoir. La mélancolie, considérée comme « la paresse du cœur » au Moyen-Age, est un concept qui recouvre la dépression, le spleen, la rêverie, le vague à l’âme, la tristesse, la souffrance, la folie… Concept qui a inspiré les peintres, les musiciens, les philosophes, la psychiatrie. Ce catalogue regroupe les œuvres présentées dans l’exposition qui était sous-titrée « génie et folie en Occident ». Tout un programme. - [Kindertotenlieder](https://www.vivelaculture.com/kindertotenlieder/): Les Kindertotenlieder sont une suite de cinq lieder composés par Mahler sur des poèmes que Friedrich Rückert écrivit après le décès de ses deux enfants. Rückert était un poète et traducteur allemand spécialiste des langues orientales dont on dit qu’il en parlait une trentaine. Dans Boussole, Mathias Enard fait dire à son personnage principal : « Rückert, premier grand poète orientaliste allemand avec Goethe, l’Orient, toujours l’Orient. » - [Lawrence d’Arabie](https://www.vivelaculture.com/lawrence-darabie-2/): Au milieu de la Première Guerre mondiale, un officier de l’armée britannique organise le soulèvement des tribus bédouines contre les Turcs. Incarné pour l’éternité par Peter O’Toole, Thomas Edward Lawrence, figure archétypale de l’Occidental irrésistiblement attiré par le désert, à la fois soldat et poète, est probablement responsable de bien des vocations d’archéologues, aventuriers, espions… - [Le Chemin de la Mecque](https://www.vivelaculture.com/chemin-mecque/): Incroyable parcours que celui de Muhammad Asad, né Leopold Weiss, en 1900. Juif, dans l’empire austro-hongrois, il se convertira à l’Islam après un voyage en Palestine, en 1922, au cours duquel il tombe amoureux de la culture arabe. Dans Le Chemin de la Mecque, celui qui, devenu diplomate, participera activement à la création du Pakistan, raconte ses voyages et sa conversion : « Tout voyage devrait servir à appréhender l’étrangeté du monde pour apprendre à mieux nous connaître. » - [Souvenirs d’un voyage dans le Maroc](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-dun-voyage-dans-le-maroc/): C’est au cours d’un voyage diplomatique auquel il va prendre part à ses frais qu’Eugène Delacroix découvre l’Afrique du Nord, principalement l’Algérie et le Maroc. Cette découverte aura une énorme influence sur son œuvre à venir. Le futur peintre des Femmes d’Alger dans leur appartement (1834) reviendra de ce voyage de plusieurs mois avec sept carnets remplis d’aquarelles, esquisses et dessins qui en constituent le récit et qui feront de lui l’un des premiers peintres orientalistes. - [La Chouette aveugle](https://www.vivelaculture.com/la-chouette-aveugle/): Franz Ritter, le personnage du roman Boussole de Mathias Enard, raconte qu’il s’est rendu à Paris, rue Championnet, pour retrouver l’appartement où Sadegh Hedayat, l’auteur de La Chouette aveugle, s’est suicidé en 1951. Le personnage de La Chouette aveugle est, comme son auteur, pessimiste, profondément désespéré, opiomane et vit en marge de la société. Le roman, presque fantastique, raconte les hallucinations d’un fumeur d’opium qui lutte contre les conséquences d’un rêve qui s’insinue dans sa réalité jusqu’à finir par l’écraser. « Il est des plaies qui, pareilles à la lèpre, rongent l’âme, lentement dans la solitude. » La Chouette aveugle […] - [Les Mille et Une Nuits](https://www.vivelaculture.com/les-mille-et-une-nuits/): C’est la troisième traduction en français de ces histoires que la belle Shéhérazade raconte, nuit après nuit, au sultan Shahryar pour que celui-ci lui laisse la vie sauve. De nombreux écrivains du XIXe siècle, envoûtés par les parfums de l’Orient, en furent les exégètes. Balzac par exemple, entendait faire de La Comédie humaine : « les Mille et Une Nuits de l’Occident ». - [Du côté de chez Swann](https://www.vivelaculture.com/du-cote-de-chez-swann-2/): Si la Boussole de Mathias Enard pointe inexorablement vers l’Orient, son écriture convoque aussi les grandes figures mélancoliques occidentales, celle de Marcel Proust en premier lieu. L’auteur de l’incipit le plus célèbre de la littérature française « Longtemps je me suis couché de bonne heure », a mis, lui aussi, en vedette la figure de l’insomniaque qui convoque ses souvenirs pour de longues « évocations tournoyantes et confuses ». - [La Mort en Perse](https://www.vivelaculture.com/la-mort-en-perse/): Annemarie Schwarzenbach, née en 1908 dans une famille de riches industriels suisses, sillonna le monde et le Moyen-Orient, autant pour fuir sa famille et ses sympathies nazies, que pour distraire le profond mal-être qui la rongeait et la faisait s’adonner à la morphine. En 1935, après une tentative de suicide, cette homosexuelle au physique androgyne et aux amours contrariées, épousa à Téhéran un diplomate français. C’est au cours du séjour qu’ils firent ensuite dans la vallée du Lahr qu’elle commença ce récit profondément mélancolique. - [Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants](https://www.vivelaculture.com/parle-leur-de-batailles-de-rois-et-delephants/): Michel-Ange a t-il réellement été invité à dessiner un pont sur la Corne d’Or après que les plans commandés à Léonard de Vinci eurent été refusés ? C’est la liberté que prend Mathias Enard avec l’histoire dans ce roman qui mélange le vrai et le possible « tout en frôlements historiques ». - [Boussole](https://www.vivelaculture.com/boussole/): Boussole, comme les autres romans de Mathias Enard, pointe vers l’Est. Un long voyage « qui amène jusqu’aux rivages de la mer de Chine ; à travers les rêveries de Franz et les errances de Sarah, j’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âmes ». M. Enard - [Les Nuits blanches du facteur](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-blanches-du-facteur/): Bienvenue dans la Russie des marges, loin de Moscou et de ses intrigues politico-financières. L’an dernier, le réalisateur Andreï Konchalovsky (78 ans) a décroché un Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise avec cette attachante chronique villageoise située dans la région d’Arkhangelsk, au nord-ouest de la Russie. Victime de la censure soviétique dès son deuxième film, en 1967, Konchalovsky s’est exilé aux Etats-Unis où il a souvent cachetonné à Hollywood (la comédie tout public Tango et Cash, en 1989, avec Sylvester Stallone), avant de revenir en Russie dans les années 90. Capable de s’opposer à Poutine (il […] - [Back in the USSR](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-ussr/): Une brève histoire du rock et de la contre-culture en Russie L’auteur, qui fut attaché culturel à Moscou et en Géorgie, a aussi fondé un label de rock local, en 1987. Si la censure soviétique n’a jamais pu totalement empêcher la pénétration de la musique rebelle dans le pays, le régime a toujours su la contrôler en jouant habilement des autorisations d’enregistrer et de se produire en concert, allant même jusqu’à promouvoir des groupes « officiels ». Résultat : le rock, en Russie, n’a jamais eu le rôle contestataire qu’il a joué en Occident et même dans certains pays de […] - [Retour à la case départ](https://www.vivelaculture.com/retour-a-la-case-depart/): De 1990 à 2006, ce premier roman suit les tribulations d’Alexeï, un jeune punk russe parti se livrer à divers trafics dans l’ex-bloc de l’Est après la chute du Mur, puis son retour dans un pays où a émergé une nouvelle pègre en col blanc. Ce polar sur fond d’affairisme ultraviolent dresse, sous un titre d’un pessimisme désespérant, le tableau d’un pays qui semble être tombé de Charybde en Scylla en se libérant du joug communiste pour, aujourd’hui, se faire plumer par un capitalisme prédateur. - [Une Fille nommée Aglaé](https://www.vivelaculture.com/une-fille-nommee-aglae/): Ancien militaire en Tchétchénie, cet écrivain de 40 ans a longtemps été proche du romancier et homme politique Edouard Limonov, qu’il a servi au sein du Parti national-bolchévique (l’opposition nationaliste à Poutine). Situées dans la Russie profonde, les intrigues des sept nouvelles de ce recueil fouillent les rapports familiaux, amicaux et amoureux, dans un pays où les changements sociétaux (la place des femmes, notamment) et les difficultés économiques n’épargnent pas aux hommes les pièges de la Russie éternelle, alors même que, comme l’auteur, ils sont sortis de l’adolescence à l’époque de la chute de l’URSS. - [Léviathan](https://www.vivelaculture.com/leviathan/): Prix du scénario à Cannes (2014) et nommé aux Oscars (2015), ce film est une plongée sans concession dans la Russie de Vladimir Poutine : capitalisme prédateur, autorités corrompues, discours nauséabond sur « l’identité russe » et le rôle de l’Eglise, alcoolisme, violence, graves atteintes à la liberté d’expression… Servie par de somptueuses images du Grand Nord russe, l’histoire – un mécanicien en lutte contre le maire qui veut s’emparer illégalement de sa maison – est pourtant inspirée d’un fait divers américain ! - [Le Vieux](https://www.vivelaculture.com/le-vieux/): Il n’y a pas à chercher bien loin pour retrouver le modèle du personnage principal du dernier roman d’Edward Limonov, Le Vieux. Poète chassé d’URSS par le régime, clochard punk à New York dans les années 70, écrivain branché à Paris dans les années 80, soldat au côté des forces serbes pendant les guerres d’ex-Yougoslavie, Edward Limonov, 72 ans, incarne depuis son retour en Russie une partie de l’opposition à Vladimir Poutine. Fondateur du parti national bolchévique pour lequel il purgea une peine de trois années en prison, il est aujourd’hui plus proche des libéraux du mouvement L’Autre Russie. Un […] - [Les Combats des frères Klitschko](https://www.vivelaculture.com/les-combats-des-freres-klitschko/): Deux frères champions du monde de boxe (poids lourd), ce n’est déjà pas courant. Mais en plus, les Klitschko sont au premier rang de la lutte de l’Ukraine contre les ambitions de Vladimir Poutine. L’aîné, Vitali (44 ans), est aujourd’hui maire de la capitale Kiev et mènera la liste du Président Porochenko aux législatives anticipées d’octobre prochain. Le cadet, Wladimir (39 ans), sans fonction officielle, ne perd pas une occasion d’utiliser sa notoriété pour alerter l’opinion internationale, appelant l’Europe à durcir ses positions contre Poutine, comme récemment dans L’Equipe : « Il faut dire stop au tyran… Et, comme en […] - [La Russie contemporaine](https://www.vivelaculture.com/la-russie-contemporaine/): L’ouvrage de référence pour comprendre tous les changements intervenus en Russie depuis la chute de l’URSS en 1991, et notamment sous l’ère Poutine, président du pays de 1999 à 2008 et depuis 2012 (mais Premier ministre dans l’intervalle). Régime politique, interventions extérieures, économie et niveau de vie, mais aussi place des femmes, évolution du sport et des médias, bouillonnement culturel ou encore résurgence de l’humour clandestin de l’ère soviétique, tout y est passé en revue par trente russologues français. - [Prolétaires de tous les pays, excusez-moi !](https://www.vivelaculture.com/proletaires-de-tous-les-pays-excusez-moi/): Dès son élection en 1999, le président Poutine s’est employé à limiter la liberté d’expression en Russie. La presse est aujourd’hui muselée, tout comme les humoristes – l’émission « Koukly », les Guignols russes créés en 1994, ont ainsi disparu des écrans en 2002. La satire politique est donc redevenue souterraine et orale, comme au temps de l’URSS, quand les « anekdoty » – histoires drôles – faisaient le tour du pays par le bouche-à-oreille. Ce livre rassemble des dizaines de blagues féroces de l’époque soviétique, dénonçant le rationnement, la corruption ou la surveillance policière. Et l’on constate qu’elles inspirent […] - [Le Nouvel Hollywood](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood-2-2/): A la fin des années 60, une génération de jeunes furieux va faire trembler Hollywood et le système de production des studios sur ses bases. Coppola, Lucas, Scorsese, Nicholson, De Niro, Pacino… cette génération élevée au rock’n’roll et à la Nouvelle Vague introduit la notion d’auteur et de production indépendante sous le soleil californien. Ce livre raconte cette folle histoire qui finit mal, dans la pure tradition des films de ce « Nouvel Hollywood » assassiné – involontairement ? – par deux de ses rejetons, les gentils Lucas et Spielberg… - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz-2-2/): The Band est un des grands groupes de rock américain (bien que canadien), entre autres, compagnon de route de Dylan de 65 à 74. En 1976, le groupe décide de se séparer en donnant un grand concert auquel sont invités Clapton, Dylan, Neil Young, Ringo Starr, Muddy Waters, Neil Diamond… Pour immortaliser cet événement, le groupe confie la réalisation d’un petit film en 16 mm à Scorsese qui transformera le projet en un film de trois heures tourné avec sept caméra 35 mm… The Last Waltz est, aujourd’hui encore, considéré comme l’un des meilleurs films sur le rock. Le meilleur […] - [Les Infiltrés](https://www.vivelaculture.com/les-infiltres-2/): Remake du remarquable film d’Andrew Lau et Alan Mak Infernal Affairs sorti en 2002, Les Infiltrés est un des plus gros succès de Scorsese, celui avec lequel il décrochera quatre Oscars en 2007 dont celui du meilleur réalisateur. Casting royal (Leonardo DiCaprio, Matt Damon et un Jack Nicholson au mieux de sa forme en chef de « famille » irlandais), pour cette histoire de flics : un premier, infiltré chez les truands (DiCaprio), un autre, au service de ces mêmes truands (Matt Damon). Ascension, trahison, chute, prix à payer, tous les thèmes chers à Scorsese sont réunis, sans oublier une […] - [Mean Streets](https://www.vivelaculture.com/mean-streets-3-2/): Charlie, un jeune truand de Little Italy obtient la gestion d’un restaurant pour le compte de la mafia. Il a pour « pire ami » Johnny Boy, un électron libre autodestructeur que Charlie, qui admire Saint François d’Assise, tente de protéger, d’autant qu’il est amoureux de la cousine épileptique de Johnny, ce que la « famille » voit d’un très mauvais œil. Mean Streets, c’est la genèse du cinéma de Scorsese : mafia, ascension, chute, religion, rédemption, violence, New York et… Robert De Niro pour le premier des huit films qu’ils tourneront ensemble. - [Un voyage avec Martin Scorsese](https://www.vivelaculture.com/un-voyage-avec-martin-scorsese-2/): Martin Scorsese est l’un des derniers hommes-cinéma, cette espèce qui vit le 7e art 24 heures sur 24. Il en a écrit et réalisé parmi les plus belles pages (et continue de le faire) mais il en connaît également toute l’histoire, toutes les figures, toutes les œuvres. Un voyage avec Martin Scorsese nous offre en fait deux voyages : un premier dans le cinéma italien, l’autre dans le cinéma américain. Regard historique et subjectif sur les films qui ont nourri son imaginaire. Vu le résultat, on peut le suivre les yeux fermés… - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-3/): Shadows est l’histoire de deux frères et de leur sœur dans le New York de la fin des années 50, qui tentent de percer chacun dans son domaine. Problème majeur dans l’Amérique de l’époque, ils sont Noirs. Tourné avec des moyens rudimentaires en décors naturels avec des acteurs inconnus et une musique improvisée par Charles Mingus, Shadows est le film qui va montrer la voie de l’indépendance à la génération des cinéastes des années 60 et 70, Martin Scorsese en tête. C’est d’ailleurs Cassavetes qui le poussera à réaliser un film personnel. Ce sera Mean Streets… - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl/): On ne sait pas grand chose de Vinyl, cette série sur les déboires d’un patron de label de rock à New York dans les années 70 si ce n’est que Mick Jagger et Martin Scorsese en sont les producteurs. Ce duo royal et la bande annonce qui tourne depuis quelques temps suffisent à nourrir tous les fantasmes. « Sex and Drugs and Rock’n’Roll is all my brain and boby need »… - [Sinatra a un rhume](https://www.vivelaculture.com/sinatra-a-un-rhume/): Gay Talese est un journaliste vedette de la presse magazine américaine, de la génération des Tom Wolfe ou Hunter Thompson avec lesquels il partage cet art du reportage écrit comme de la fiction. Sinatra a un rhume est un recueil d’articles consacrés à quelques unes des grandes figures américaine de l’entertainment comme Joe Di Maggio, Floyd Patterson ou Frank Sinatra, personnage à la mesure de Scorsese qui rêve de lui consacrer un film depuis des années. Des bruits courent à Hollywood sur un possible biopic mais toujours rien à l’horizon sur « The Voice ». Sinatra/Scorsese… quelle affiche ! - [La Chute de la maison Usher](https://www.vivelaculture.com/la-chute-de-la-maison-usher/): « Travailler pour Roger Corman en sortant de la fac à cette époque aux Etats-Unis, c’était la meilleure formation. » Martin Scorsese. Roger Corman est surtout connu pour avoir produit un nombre incalculable de films de séries B et pour avoir donné leur chance à Scorsese (qui réalisera Boxcar Bertha pour Corman en 1972), Coppola ou Ron Howard (Appolo 13). La Chute de la maison Usher est le premier des films réalisés par Corman, d’après l’œuvre d’Edgar Poe, une série avec laquelle il rencontrera une certaine reconnaissance en Europe. - [J’irai au paradis](https://www.vivelaculture.com/jirai-au-paradis/): Bertrand Cardone (Daniel Duval) est un seigneur du « milieu » à la française. Son fils, François (Arnaud Giovaninetti), essaye de marcher dans ses pas. Après une fête où il sauve une jeune femme, François affublé de son homme de main Rufin (extraordinaire Gérald Laroche) réalise que le monde dans lequel il vit est pourri et suit les pas de la jeune femme, membre d’une association humanitaire. Truand, milieu, violence, ascension, chute, rédemption… Martin, sort de ce corps ! - [Silence](https://www.vivelaculture.com/silence/): Silence raconte l’histoire de deux missionnaires jésuites portugais qui, au XVIIe siècle, se rendent au Japon pour y soutenir les chrétiens persécutés. Ils seront arrêtés par les autorités japonaises qui combattent la propagation de la foi chrétienne. Et condamnés à assister aux tortures infligées aux prêtres japonais qui ne cesseront que s’ils abjurent la religion chrétienne. L’adaptation de Silence par Martin Scorsese sortira en 2016. - [Le Nouvel Hollywood](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood-2/): A la fin des années 60, une génération de jeunes furieux va faire trembler Hollywood et le système de production des studios sur ses bases. Coppola, Lucas, Scorsese, Nicholson, De Niro, Pacino… cette génération élevée au rock’n’roll et à la Nouvelle Vague introduit la notion d’auteur et de production indépendante sous le soleil californien. Ce livre raconte cette folle histoire qui finit mal, dans la pure tradition des films de ce « Nouvel Hollywood » assassiné – involontairement ? – par deux de ses rejetons, les gentils Lucas et Spielberg… - [Mean Streets](https://www.vivelaculture.com/mean-streets-3/): Charlie, un jeune truand de Little Italy obtient la gestion d’un restaurant pour le compte de la mafia. Il a pour « pire ami » Johnny Boy, un électron libre autodestructeur que Charlie, qui admire Saint François d’Assise, tente de protéger, d’autant qu’il est amoureux de la cousine épileptique de Johnny, ce que la « famille » voit d’un très mauvais œil. Mean Streets, c’est la genèse du cinéma de Scorsese : mafia, ascension, chute, religion, rédemption, violence, New York et… Robert De Niro pour le premier des huit films qu’ils tourneront ensemble. - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz-2/): The Band est un des grands groupes de rock américain (bien que canadien), entre autres, compagnon de route de Dylan de 65 à 74. En 1976, le groupe décide de se séparer en donnant un grand concert auquel sont invités Clapton, Dylan, Neil Young, Ringo Starr, Muddy Waters, Neil Diamond… Pour immortaliser cet événement, le groupe confie la réalisation d’un petit film en 16 mm à Scorsese qui transformera le projet en un film de trois heures tourné avec sept caméra 35 mm… The Last Waltz est, aujourd’hui encore, considéré comme l’un des meilleurs films sur le rock. Le meilleur […] - [Les Infiltrés](https://www.vivelaculture.com/les-infiltres/): Remake du remarquable film d’Andrew Lau et Alan Mak Infernal Affairs sorti en 2002, Les Infiltrés est un des plus gros succès de Scorsese, celui avec lequel il décrochera quatre Oscars en 2007 dont celui du meilleur réalisateur. Casting royal (Leonardo DiCaprio, Matt Damon et un Jack Nicholson au mieux de sa forme en chef de « famille » irlandais), pour cette histoire de flics : un premier, infiltré chez les truands (DiCaprio), un autre, au service de ces mêmes truands (Matt Damon). Ascension, trahison, chute, prix à payer, tous les thèmes chers à Scorsese sont réunis, sans oublier une […] - [Un voyage avec Martin Scorsese](https://www.vivelaculture.com/un-voyage-avec-martin-scorsese/): Martin Scorsese est l’un des derniers hommes-cinéma, cette espèce qui vit le 7e art 24 heures sur 24. Il en a écrit et réalisé parmi les plus belles pages (et continue de le faire) mais il en connaît également toute l’histoire, toutes les figures, toutes les œuvres. Un voyage avec Martin Scorsese nous offre en fait deux voyages : un premier dans le cinéma italien, l’autre dans le cinéma américain. Regard historique et subjectif sur les films qui ont nourri son imaginaire. Vu le résultat, on peut le suivre les yeux fermés… - [Darm mit Charme: Alles über ein unterschätztes Organ](https://www.vivelaculture.com/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau-2/): Früher dachte man, dass das Hirn unseren gesamten Körper lenke. Heute hat man entdeckt, dass auch unser „Bauch“ denkt. Zumindest, dass er mit Nervenzellen übersät ist, die uns beim Verdauen helfen und eine direkte Verbindung zu unserem Kopf haben. Über den Bauch könnten sogar degenerative Krankheiten bekämpft werden. Ein Grund mehr, ihn zu verwöhnen, indem man zum Essen nur gute Produkte auswählt! - [Unser täglich Brot](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien-3-2/): Im Reich der Lebensmittelindustrie ist nicht alles gut und schön. Fertiggerichte, Fast Food, Spuren von Antibiotika in der Milch, Massenproduktion, GVO, Rindersteaks aus Pferd…. Nikolaus Geyrhalter hat sich des Kommentars dazu enthalten., und das macht die Bilder noch schrecklicher. Die Zeit der köstlichen Gerichte, die unsere Großmütter zubereitet haben, ist lange schon vorbei…. - [Der Bauch von Paris](https://www.vivelaculture.com/le-ventre-de-paris-2/): Im dritten Band des Zyklus der Rougon-Macquart macht Zola aus den Markthallen und dem Pavillon Baltard mitten im Zentrum von Paris seine Hauptfigur. Ein riesiger Markt der alles verschlingen kann, Viktualien, Menschen und Gewissen, wo die Dicken mächtig sind und die Dünnen jene, die für sie arbeiten. Eine gnadenlose Verbildlichung des Lebens im 19. Jahrhundert. - [The Lunchbox](https://www.vivelaculture.com/lunchbox-2/): Auf der einen Seite Saajan Fernandes, ein verwitweter und menschenfeindlicher Buchhalter, der kurz vor der Pensionierung steht. Auf der anderen Seite Ila, eine von ihrem Ehemann vernachlässigte Frau, dem sie dennoch köstliches Essen kocht. Eine Verwechslung bei der Lieferung der Essen (die eine Million Inder an ihrer Arbeit empfangen) bringt sie miteinander in Beziehung. Damit beginnt ein Schriftverkehr, den Ila und Saajan via der Lunchbox führen. - [Zu Gast bei Claude Monet](https://www.vivelaculture.com/les-carnets-de-cuisine-de-monet-2/): Claude Monet und seine Lebensgefährtin Alice Hoschedé lassen sich 1883 in Giverny nieder. Es handelt sich um ein langgestrecktes, großes Haus mit einem mit Mauern umgebenen Garten: „das ist ausgezeichnet, um dort die Mikroklimas zu genießen“. Hier in Giverny legte Monet seinen Japanischen Garten an und malte die „Seerosen“. In dieses Haus lud er aber auch seine Gäste (darunter Clemenceau) zu Festessen ein, bei welchen sich die Trüffel „à la serviette“ mit der Rindsrippe mit Oliven oder den Rebhühnern auf Kohl den Rang abliefen. Und wie wär’s zum Abschluss noch mit einer kleinen Crème Caramel? - [Die Küche der lässlichen Sünden](https://www.vivelaculture.com/les-recettes-de-pepe-carvalho-2/): Für Pepe Carvalho, die 1972 von Manuel Vazquez Montalban erfundene Romanfigur eines katalanischen Privatdetektivs, befindet sich die Wahrheit auch im Teller. Bei seinen Abenteuern wird er von seiner Lebensgefährtin Charo und seinem Gehilfen und professionellen Koch Biscuter unterstützt und oft stellt sich Carvalho selbst an den Herd, um eine Paëlla, Omelette oder Spaghetti zuzubereiten. Freunde des Mysteriums, der Kultur und des Osso Buco, herzlich willkommen. - [Cook clever mit Jamie](https://www.vivelaculture.com/comfort-food-2/): Die Latiner, insbesondere die Franzosen, haben die Küche der „Rosbifs“ und ihre Erbsen-Minze-Gerichte seit jeher schon geringschätzig betrachtet. Bis ein junger Engländer alle unsere Gewissheiten über den Haufen wirft, als er im Fernsehen und in den Küchen der ganzen Welt auftaucht, um dort seinen guten Humor und seine köstlichen Rezepte zu verbreiten, deren Herstellung er mit vielen Tricks und Tipps erklärt. Und man kriegt nicht genug davon! Shocking ! - [Babettes Fest](https://www.vivelaculture.com/le-festin-de-babette-2/): Babette, Küchenchefin in Paris, flüchtet vor dem in ihrer Heimat herrschenden Bürgerkrieg, und lässt sich in einem protestantischen Dorf in Dänemark nieder. Dessen Einwohner verschmähen die irdische Lust. Als sie eines Tages eine große Summe in der Lotterie gewinnt, organisiert Babette ein prunkvolles Essen. uch Obwohl ihnen die Gerichte schmecken, geben sie ihren Genuss nicht zu. Babettes Fest, verfilmt nach einer Novelle von Karen Blixen (Schicksal-Anekdoten), erzählt von den weltlichen Genüssen als Mittel der Selbstverwirklichung. - [Vatel](https://www.vivelaculture.com/vatel-2/): François Vatel, Konditor, Koch und Haushofmeister, ist mit den prunkvollen Festen, die er organisierte, in die Geschichte eingegangen. Sein Streben nach Perfektion trieb ihn jedoch in den Selbstmord, als eine Fischlieferung für ein Festmahl nicht rechtzeitig eintraf. Ironie des Schicksals, der Fisch soll angeblich nur kurze Zeit, nachdem man Vatels Körper entdeckt hatte, angekommen sein… - [Das grosse Fressen](https://www.vivelaculture.com/la-grande-bouffe-2/): Vier Mittfünfziger, die ihres bürgerlichen Lebens überdrüssig sind, treffen die Entscheidung, sich zu einem „Gastronomieseminar“ in einer Villa einzuschließen. In Wirklichkeit handelt es sich um einen kollektiven Suizid durch Essen. Das große Fressen war bei den internationalen Filmfestspielen von Cannes in 1973 ein Riesenskandal. Noch heute ist dieser Film eine scharfe Kritik an der Konsumgesellschaft und eine Ode an den Kuchen in Form von üppigen weiblichen Brüsten! - [Vom Appetite. Ein Fotojournal](https://www.vivelaculture.com/la-physiologie-du-gout-2/): Brillat-Savarin schrieb jenes Werk, das die Küche 1794 zum ersten Mal in den „Adelsrang“ erhob. Mit dem Buch Physiologie des Geschmacks geht man von der Ära, in der sich der Mensch ernährt, zu jener über, in der er mit Geschmack, Genuss und Geist isst. Man spricht nun von einer Zeremonie, man erfindet eine eigene Sprache, die ersten Restaurants entstehen. Es ist die Geburtsstunde der Gastronomie. Das Werk von Brillat-Savarin stößt auf riesigen Anklang und zu seiner Ehre wird sogar ein Käse nach ihm benannt. - [Le Ventre, notre deuxième cerveau](https://www.vivelaculture.com/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau/): Alors que l’on pensait que le cerveau commandait tout notre corps, on redécouvre aujourd’hui – après les Taoïstes – que notre ventre « pense » aussi. Du moins qu’il est truffé de neurones qui, certes, nous aident à digérer mais sont aussi en relation directe avec notre tête. On pourrait même s’attaquer à des maladies dégénératives en passant par le ventre. Raison de plus pour le choyer en ne choisissant que de bonnes choses à manger ! - [Notre pain quotidien](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien-3/): Tout n’est pas beau et bon au royaume de l’industrie alimentaire. Plats préparés, fast food, traces d’antibiotique dans le lait, production intensive, OGM, steak de bœuf au cheval… Le parti pris de Nikolaus Geyrhalter de ne mettre aucun commentaire rend encore plus terrible ce que nous montre les images. Il est bien loin le temps des petits plats préparés par nos grands-mères… - [Le Ventre de Paris](https://www.vivelaculture.com/le-ventre-de-paris/): Dans ce troisième épisode de la série des Rougon-Macquart, Zola fait du marché des Halles et du pavillon Baltard situé en plein centre de Paris, le « Ventre de Paris », son personnage principal. Un marché gigantesque qui peut tout engloutir, les victuailles, les hommes et les consciences, où les gros sont puissants et les maigres ceux qui travaillent pour eux. Une métaphore implacable de la vie au XIXe siècle. - [The Lunchbox](https://www.vivelaculture.com/the-lunchbox-2/): D’un côté, Saajan Fernandes, un comptable veuf et misanthrope à la veille de prendre sa retraite. De l’autre, Ila, épouse délaissée par son mari auquel elle confectionne pourtant de succulents déjeuners sous la direction d’une voisine pour qui le dosage des épices n’a pas de secret. C’est une erreur dans la livraison des repas que des millions d’Indiens reçoivent sur leur lieu de travail qui va mettre Saajan et Ila en relation, quand cette dernière est choquée que le gourmet d’un jour ne se fende même pas d’un mot de remerciement. Commence alors une correspondance à coups de billets glissés […] - [Les Carnets de cuisine de Monet](https://www.vivelaculture.com/les-carnets-de-cuisine-de-monet/): Claude Monet et sa compagne Alice Hoschedé qui deviendra sa deuxième épouse en 1892, s’installent à Giverny en 1883. C’est alors une grande maison tout en longueur avec un jardin clos de murs : « c’est excellent pour y profiter des micro-climats ». Si c’est à Giverny que Monet installera son jardin japonais et qu’il y peindra « Les Nymphéas », c’est aussi dans cette maison qu’il invitera ses convives (dont Clémenceau) à des repas au menu desquels les truffes à la serviette le disputent à la côte de bœuf aux olives ou aux perdreaux aux choux. Une petite crème […] - [Les Recettes de Pepe Carvalho](https://www.vivelaculture.com/les-recettes-de-pepe-carvalho/): Pour Pepe Carvalho, le personnage de détective privé catalan créé en 1972 par Manuel Vazquez Montalban, la vérité est aussi dans l’assiette. Épaulé dans ses aventures par sa compagne Charo et par Biscuter, son bras droit, cuisinier de son état, Carvalho se met souvent lui-même aux fourneaux pour préparer paëllas, omelettes et autres spaghetti. Amis du mystère, de la culture et de l’osso buco, soyez les bienvenus. - [Comfort Food](https://www.vivelaculture.com/comfort-food/): Les Latins, et tout particulièrement les Français, ont toujours méprisé la cuisine des « Rosbifs » et leurs petits pois à la menthe. Et voilà qu’un jeune Anglais bouscule toutes nos certitudes en débarquant sur les écrans de télévision et dans les cuisines du monde entier pour y répandre sa bonne humeur et ses recettes succulentes dont il explique la réalisation avec trucs et astuces à la clé. Et on en redemande ! Shocking ! - [Le Festin de Babette](https://www.vivelaculture.com/le-festin-de-babette/): Babette, la chef cuisinière du Café Anglais à Paris fuit la violence qui suit la Commune de Paris et part s’installer au Danemark dans un village luthérien dont les habitants sont peu portés sur les plaisirs de la chair. Un jour où elle touche une grosse somme d’argent à la loterie, Babette organise un somptueux dîner pour une douzaine de convives qui, bien qu’ils apprécient les plats, n’expriment pas leur plaisir. Le Festin de Babette, adapté d’une nouvelle de Karen Blixen (Anecdotes du destin), parle du plaisir comme moyen d’accomplissement de soi. Ce que certains dogmes ont du mal à […] - [Vatel](https://www.vivelaculture.com/vatel/): Pâtissier, traiteur, maître d’hôtel, François Vatel restera dans l’histoire pour les fêtes somptueuses qu’il organisait pour le compte de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte puis pour le Grand Condé à Chantilly. Sa recherche de la perfection le poussera au suicide le jour où une livraison de poissons n’arriva pas à temps pour un dîner que Condé organisait pour Louis XIV. - [La Grande Bouffe](https://www.vivelaculture.com/la-grande-bouffe/): Quatre amis quinquagénaires lassés de leur vie bourgeoise décident de s’enfermer dans une villa pour un « séminaire gastronomique » – en fait un suicide collectif – mangeant jusqu’à ce que mort s’ensuive. La Grande Bouffe fut un énorme scandale lors de sa projection au Festival de Cannes en 1973. Aujourd’hui, ce film reste une virulente critique de la société de consommation et une ode au gâteau en forme de sein ! - [La Physiologie du goût](https://www.vivelaculture.com/la-physiologie-du-gout/): De retour en France après un exil volontaire aux États-Unis en 1794 où il gagna sa vie comme premier violon du théâtre de New York, Brillat-Savarin écrivit l’ouvrage qui donna à la cuisine ses premières lettres de noblesse. Avec La Physiologie du goût on passe de l’ère où l’homme se sustente à celle où il mange avec goût, plaisir et esprit. On parle alors de cérémonie, on invente un langage, les premiers restaurants font leur apparition, la gastronomie connaît ses premières heures. L’ouvrage de Brillat-Savarin rencontrera un succès exceptionnel et l’on baptisera même un fromage à son nom en hommage. - [Alexandre le Bienheureux](https://www.vivelaculture.com/alexandre-le-bienheureux-3/): Cultivateur dans la Beauce, Alexandre a chaque jour une liste de travaux démesurés ordonnés par sa femme. Un beau jour, celle-ci meurt. Veuf, Alexandre décide alors de profiter de la vie notamment en passant beaucoup de temps dans son lit… Ce film d’Yves Robert réalisé en 1968 met à mal la notion même de travail en montrant qu’un homme est plus joyeux au repos qu’à réaliser les 12 travaux d’Hercule. Révolutionnaire ! - [Les Moines et Moi](https://www.vivelaculture.com/les-moines-et-moi-3/): « Restez en bonne santé. Soyez joyeux. Ne vous forcez pas à faire ce que vous ne pouvez pas faire » dit Bouddha à Mary Paterson, le 7ème jour de sa retraite dans un monastère bouddhiste. Elle s’y est réfugiée à l’annonce de la mort de son père. Dans ce livre, elle raconte en 40 chapitres son passage de la tristesse à la joie de vivre. Mary Paterson est professeur de yoga ; elle a donc une longueur d’avance pour apprécier les bienfaits de la méditation. Mais Bouddha est très clair : personne ne doit viser l’exploit ! - [Matisse : Voyage en Polynésie](https://www.vivelaculture.com/matisse-voyage-en-polynesie-3/): « Je plongeais la tête dans l’eau, transparente sur le fond absinthe du lagon, les yeux grands ouverts et puis brusquement je relevais la tête au dessus de l’eau et fixais l’ensemble lumineux des contrastes… » Ainsi s’occupe Matisse en Polynésie en 1930. Paule Laudon suit le peintre pendant son séjour où il assimile peu à peu l’étrangeté de l’île. À son retour son énergie va jaillir et son œuvre bouleverser l’art moderne. - [Le Bonheur, désespérément](https://www.vivelaculture.com/le-bonheur-desesperement-3/): André Comte-Sponville, dont l’œuvre philosophique est consacrée à l’étude du bonheur, a participé à la préparation de l’exposition Joie de vivre. Dans le titre de son livre, Le Bonheur, désespérément, il explique que le désespoir est à comprendre comme l’absence d’espoir, qu’il appelle un « gai désespoir » et qui n’a rien de sinistre. Selon lui encore, le sage n’a plus d’espoir, il est alors dans un état de béatitude, de bonheur suprême. Quelle joie ! - [Vive Offenbach !](https://www.vivelaculture.com/vive-offenbach-3/): Offenbach (1819-1880) a fait de la légèreté un art en créant l’Opéra bouffe Inspiré par Rossini et Mozart, il compose Orphée aux Enfers, son premier succès, puis La Belle Hélène, Les Contes d’Hoffman, Les Brigands… Les chansons de ce CD sont irrésistibles. Aucun doute, l’Opérette, ce n’est pas Hamlet ! - [Life In Cartoon Motion](https://www.vivelaculture.com/life-in-cartoon-motion-3/): Mika est « né dans un berceau à paillettes disco ou dans une lampe d’Aladin » écrivait Les Inrockuptibles en 2007 à la sortie de son premier album, Life In Cartoon Motion. Influencé par Freddy Mercury, les Bee Gees, Mickael Jackson, Prince… Mika joue et chante d’une manière qui ne ressemble à rien de connu. Pour ne pas laisser planer le doute, le dessin de la pochette est à l’image de sa musique, follement joyeux. Un vrai remède contre la sinistrose. - [Chantons sous la pluie](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie-4-3/): Le film dépeint joyeusement le Hollywood des années trente, au moment où le cinéma passe du muet au parlant. Bien sûr, Gene Kelly est rayonnant sous la pluie… Mais que dire de la performance de Donald O’Connor dans « Make ‘Em Laugh » ou du numéro où Debbie Reynolds rejoint la paire Kelly-O’Connor pour un « Good Morning » à faire danser un éclopé. Singin’ In The Rain est sûrement le meilleur exemple de ce que peut être un pur moment de légèreté au cinéma. - [Nikki de Saint Phalle](https://www.vivelaculture.com/nikki-de-saint-phalle-3/): C’est peut-être parce qu’elle a abordé l’art en autodidacte qu’on sent dans l’œuvre de Nikki de Saint Phalle un appétit de vie qui s’affranchit de toute retenue. Ses Nanas aux couleurs éclatantes et aux formes exubérantes qui défient les lois de l’équilibre et la grisaille des villes en sont l’expression la plus éclatante. Quelle joie ! Impossible de les regarder, de tourner autour, sans aussitôt sentir se dessiner un sourire sur nos lèvres et de se mettre à danser sans même craindre le ridicule ! - [La vie devant soi](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi-2-3/): Madame Rosa, ancienne prostituée, a recueilli le petit Mohamed, Momo, dans son appartement en haut d’un immeuble à Belleville ; elle est fatiguée et souvent triste. Mais Momo est plein d’énergie et d’attentions pour elle. Dans l’immeuble, ils sont entourés par des voisins cabossés par la vie pour qui l’entraide est une évidence. Ce roman d’Emile Ajar, alias Romain Gary, dégage une irrésistible joie de vivre. - [La vie est belle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-belle-2-3/): Le soir de Noël, George Bailey, un homme simple et gentil mais désespéré, tente de se suicider. Clarence, un ange, l’en dissuade en lui montrant ce que deviendrait la ville qu’il habite s’il allait au bout de son geste. Tout ne serait que tristesse. L’histoire de la vie de Bailey tient du manifeste : le faible courageux essaie de résister aux excès des puissants. La vie est belle, est un chef-d’œuvre de tendresse et d’humanisme. - [Joie de vivre](https://www.vivelaculture.com/joie-de-vivre-3/): Un soleil en néon brille sur le mur de l’accueil du musée des Beaux-Arts de Lille, il annonce l’exposition Joie de vivre. Comment se traduit la joie dans l’art ? Par le dynamisme, la couleur, par la représentation des petits bonheurs, de l’amour, de l’amitié… Et par le rire aussi. Comme le prouve le catalogue où Gaspard Proust, adepte d’un humour caustique, est interviewé par Bruno Girveau, le directeur du musée. Première question : « Êtes-vous heureux de vivre ? ». Sacrée question ! - [Alexander der Lebenskünstler](https://www.vivelaculture.com/alexandre-le-bienheureux-2/): Als Bauer in der frz. Region Beauce hat Alexandre jeden Tag eine endlose Liste von Arbeiten zu erledigen, die ihm seine Frau vorschreibt. Eines schönen Tages stirbt diese. Als Witwer entschließt sich Alexandre nun, das Leben zu genießen, insbesondere indem er viel Zeit im Bett verbringt…. Dieser 1968 realisierte Film von Yves Robert stellt den Begriff selbst der Arbeit in Frage indem er zeigt, dass ein Mensch mit Nichts-Tun glücklicher ist als wenn er Herkulesarbeiten vollbringen würde. Revolutionär! - [Die Mönche und ich](https://www.vivelaculture.com/les-moines-et-moi-2/): « Gesund bleiben, fröhlich sein. Zwingen Sie sich nicht etwas zu tun, was Sie nicht machen können » sagte Buddha zu Mary Paterson am 7. Tag ihres Aufenthalts im Buddhistenkloster. Sie zog sich dorthin zurück, nachdem ihr der Tod ihres Vaters angekündet worden war. In diesem Buch erzählt sie in 40 Kapiteln ihren Wandel von der Traurigkeit zur Lebensfreude. Mary Paterson ist Yogalehrerin. Sie hat daher eine Länge Vorsprung, um die wohltuenden Wirkungen des Meditierens zu schätzen. Aber Buddha war sehr klar: Niemand darf Großtaten anstreben! - [Matisse in Tahiti](https://www.vivelaculture.com/matisse-voyage-en-polynesie-2/): « Ich tauchte den Kopf ins transparente Wasser über dem absinthfarbenen Grund der Lagune, die Augen weit geöffnet, dann hob ich plötzlich den Kopf aus dem Wasser und betrachtete alle leuchtenden Kontraste…. » So vertreibt sich Matisse 1930 in Polynesien seine Zeit. Paule Laudon folgt dem Maler während seines Aufenthalts, wo er sich nach und nach mit der Fremdartigkeit der Insel vertraut macht. Nach seiner Rückkehr strotzt er vor Energie und stellte mit seinem Werk die moderne Kunst völlig auf den Kopf. - [Glück ist das Ziel, Philosopie der Weg](https://www.vivelaculture.com/le-bonheur-desesperement-2/): André Comte-Sponville, ein französischer Philosoph, der sich der Studie des Glücks widmet, hat an der Vorbereitung der Ausstellung Joie de vivre mitgewirkt. In seinem Buch Le bonheur désespérément erklärt er, dass die Verzweiflung als mangelnde Hoffnung zu verstehen sei, was er auch eine „freudige Hoffnungslosigkeit“ nennt, die nichts Katastrophales an sich hat. Ebenfalls seiner Meinung nach hat der Weise keine Hoffnung mehr. Damit ist er in einem Zustand der Glückseligkeit, des höchsten Glücks. Was für eine Freude! - [Vive Offenbach !](https://www.vivelaculture.com/vive-offenbach-2/): Jacob Offenbach (1819-1880) hat aus der Beschwingtheit eine Kunst gemacht, als er die Opera Buffa, auch komische Oper oder Operette genannt, schuf. Von Rossini und Mozart inspiriert, komponiert er Orpheus in der Unterwelt, seinen ersten Erfolg, dann Die schöne Helena, Hoffmanns Erzählungen, Die Banditen usw. Die Lieder dieser CD sind einfach unwiderstehlich. Es besteht kein Zweifel, die Operette, das ist nicht Hamlet! - [Life In Cartoon Motion](https://www.vivelaculture.com/life-in-cartoon-motion-2/): Mika ist „in einer Wiege mit Discopailletten oder in Aladins Wunderlampe“ geboren, schrieb Les Inrockuptibles im 2007, als sein erstes Album Life in Cartoon Motion herauskam. Von Freddy Mercury, den Bee Gees, Mickael Jackson, Prince usw. beeinflusst, spielt und singt Mika auf eine noch nie dagewesene Art. Und damit nicht der geringste Zweifel aufkommen kann, ist das Design des Covers genau so wie seine Musik: voll Lebensfreude. Ein echtes Allheilmittel gegen die Schwarzmalerei. - [Singing in the rain](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie-4-2/): Der Film erzählt auf eine fröhliche Art vom Hollywood der 1930er-Jahre. Damals, als der Stummfilm vom Tonfilm abgelöst wurde. Natürlich ist Gene Kelly im Regen glückstrahlend… Erwähnenswert aber auch die Performance von Donald O’Connor in « Make ‘em laugh » oder die Nummer, in der Debbie Reynolds auf das Paar Kelly-O’Connor stößt, mit einem « Good Morning », das sogar Gehbehinderte zum Tanzen mitreißt. Singing in the rain ist sicher das beste Beispiel dessen, was man im Kino einen beschwingten Moment nennt. - [Nikki de Saint Phalle](https://www.vivelaculture.com/nikki-de-saint-phalle-2/): Vielleicht fühlt man deshalb, weil sie Autodidakt war, im Werk von Nikki de Saint Phalle eine rückhaltlose Lebenslust. Ihre Nanas in leuchtenden Farben und betont üppigen Formen, die sich über alle Gesetze des Gleichgewichts und der Eintönigkeit der Städte hinwegsetzen, sind der eindeutige Beweis dafür. Ein echtes Vergnügen! Unmöglich sie zu betrachten, um sie herum zu gehen, ohne dass sich unweigerlich ein Lächeln auf unseren Lippen abzeichnet und man zu tanzen beginnt, ohne deshalb zu befürchten, sich lächerlich zu machen! - [Du hast das Leben noch vor dir](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi-2-2/): Madame Rosa, ehemalige Nutte, hat den kleinen Mohamed, Momo, in ihrer Wohnung ganz oben in einem Wohnblock des Pariser Stadtviertels Belleville aufgenommen. Sie ist müde und oft niedergeschlagen. Aber Momo hat viel Energie und kümmert sich gut um sie. Im Haus haben sie rundum Nachbarn, die vom Leben gezeichnet sind und für die Nächstenhilfe selbstverständlich ist. Dieser Roman von Emile Ajar, alias Romain Gary, strahlt eine unwiderstehliche Lebensfreude aus. - [Ist das Leben nicht schön](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-belle-2-2/): Am Weihnachtsabend versucht George Bailey, ein einfacher und netter, jedoch verzweifelter Mann, Selbstmord zu begehen. Clarence, ein Engel, bringt ihn davon ab indem er ihm zeigt, was aus der Stadt in der er lebt werden würde, sollte er seine Absicht wirklich in die Tat umsetzten. Alles wäre nur Trübsal. Die Geschichte des Lebens von Bailey unterstreicht das Manifest: Der schwache, tapfere Mensch versucht, sich den Exzessen der Mächtigen zu widersetzen. Ist das Leben nicht schön, ist ein Meisterwerk der Zärtlichkeit und des Humanismus. - [Joie de vivre](https://www.vivelaculture.com/joie-de-vivre-2/): Eine Neonsonne strahlt an der Wand der Empfangshalle des Musée des Beaux Arts von Lille. Sie kündet die Ausstellung Joie de vivre an. Wie kommt die Freude in der Kunst zum Ausdruck? Durch Dynamik, Farbe, die Darstellung von kleinem Glück, Liebe, Freundschaft usw. Und auch durch das Lachen. Dies beweist der Katalog, in dem der Anhänger eines ätzenden Humors, Gaspard Proust, vom Museumsdirektor Bruno Girveau interviewt wird. Erste Frage: « Sind Sie glücklich darüber, zu leben? ». Ganz schön schwierige Frage! - [Les Moines et Moi](https://www.vivelaculture.com/les-moines-et-moi/): « Restez en bonne santé. Soyez joyeux. Ne vous forcez pas à faire ce que vous ne pouvez pas faire » dit Bouddha à Mary Paterson, le 7ème jour de sa retraite dans un monastère bouddhiste. Elle s’y est réfugiée à l’annonce de la mort de son père. Dans ce livre, elle raconte en 40 chapitres son passage de la tristesse à la joie de vivre. Mary Paterson est professeur de yoga ; elle a donc une longueur d’avance pour apprécier les bienfaits de la méditation. Mais Bouddha est très clair : personne ne doit viser l’exploit ! - [Matisse : Voyage en Polynésie](https://www.vivelaculture.com/matisse-voyage-en-polynesie/): « Je plongeais la tête dans l’eau, transparente sur le fond absinthe du lagon, les yeux grands ouverts et puis brusquement je relevais la tête au dessus de l’eau et fixais l’ensemble lumineux des contrastes… » Ainsi s’occupe Matisse en Polynésie en 1930. Paule Laudon suit le peintre pendant son séjour où il assimile peu à peu l’étrangeté de l’île. À son retour son énergie va jaillir et son œuvre bouleverser l’art moderne. - [Le Bonheur, désespérément](https://www.vivelaculture.com/le-bonheur-desesperement/): André Comte-Sponville, dont l’œuvre philosophique est consacrée à l’étude du bonheur, a participé à la préparation de l’exposition Joie de vivre. Dans le titre de son livre, Le Bonheur, désespérément, il explique que le désespoir est à comprendre comme l’absence d’espoir, qu’il appelle un « gai désespoir » et qui n’a rien de sinistre. Selon lui encore, le sage n’a plus d’espoir, il est alors dans un état de béatitude, de bonheur suprême. Quelle joie ! - [Vive Offenbach !](https://www.vivelaculture.com/vive-offenbach/): Offenbach (1819-1880) a fait de la légèreté un art en créant l’Opéra bouffe Inspiré par Rossini et Mozart, il compose Orphée aux Enfers, son premier succès, puis La Belle Hélène, Les Contes d’Hoffman, Les Brigands… Les chansons de ce CD sont irrésistibles. Aucun doute, l’Opérette, ce n’est pas Hamlet ! - [Life In Cartoon Motion](https://www.vivelaculture.com/life-in-cartoon-motion/): Mika est « né dans un berceau à paillettes disco ou dans une lampe d’Aladin » écrivait Les Inrockuptibles en 2007 à la sortie de son premier album, Life In Cartoon Motion. Influencé par Freddy Mercury, les Bee Gees, Mickael Jackson, Prince… Mika joue et chante d’une manière qui ne ressemble à rien de connu. Pour ne pas laisser planer le doute, le dessin de la pochette est à l’image de sa musique, follement joyeux. Un vrai remède contre la sinistrose. - [Chantons sous la pluie](https://www.vivelaculture.com/chantons-sous-la-pluie-4/): Le film dépeint joyeusement le Hollywood des années trente, au moment où le cinéma passe du muet au parlant. Bien sûr, Gene Kelly est rayonnant sous la pluie… Mais que dire de la performance de Donald O’Connor dans « Make ‘Em Laugh » ou du numéro où Debbie Reynolds rejoint la paire Kelly-O’Connor pour un « Good Morning » à faire danser un éclopé. Singin’ In The Rain est sûrement le meilleur exemple de ce que peut être un pur moment de légèreté au cinéma. - [Nikki de Saint Phalle](https://www.vivelaculture.com/nikki-de-saint-phalle/): C’est peut-être parce qu’elle a abordé l’art en autodidacte qu’on sent dans l’œuvre de Nikki de Saint Phalle un appétit de vie qui s’affranchit de toute retenue. Ses Nanas aux couleurs éclatantes et aux formes exubérantes qui défient les lois de l’équilibre et la grisaille des villes en sont l’expression la plus éclatante. Quelle joie ! Impossible de les regarder, de tourner autour, sans aussitôt sentir se dessiner un sourire sur nos lèvres et de se mettre à danser sans même craindre le ridicule ! - [La vie devant soi](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi-2/): Madame Rosa, ancienne prostituée, a recueilli le petit Mohamed, Momo, dans son appartement en haut d’un immeuble à Belleville ; elle est fatiguée et souvent triste. Mais Momo est plein d’énergie et d’attentions pour elle. Dans l’immeuble, ils sont entourés par des voisins cabossés par la vie pour qui l’entraide est une évidence. Ce roman d’Emile Ajar, alias Romain Gary, dégage une irrésistible joie de vivre. - [La vie est belle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-belle-2/): Le soir de Noël, George Bailey, un homme simple et gentil mais désespéré, tente de se suicider. Clarence, un ange, l’en dissuade en lui montrant ce que deviendrait la ville qu’il habite s’il allait au bout de son geste. Tout ne serait que tristesse. L’histoire de la vie de Bailey tient du manifeste : le faible courageux essaie de résister aux excès des puissants. La vie est belle, est un chef-d’œuvre de tendresse et d’humanisme. - [Joie de vivre](https://www.vivelaculture.com/joie-de-vivre/): Un soleil en néon brille sur le mur de l’accueil du musée des Beaux-Arts de Lille, il annonce l’exposition Joie de vivre. Comment se traduit la joie dans l’art ? Par le dynamisme, la couleur, par la représentation des petits bonheurs, de l’amour, de l’amitié… Et par le rire aussi. Comme le prouve le catalogue où Gaspard Proust, adepte d’un humour caustique, est interviewé par Bruno Girveau, le directeur du musée. Première question : « Êtes-vous heureux de vivre ? ». Sacrée question ! - [Le Miraculé](https://www.vivelaculture.com/le-miracule/): En cinquante ans de carrière, l’ancien jeune premier a réalisé plus de soixante films (Un Drôle de paroissien, A mort l’arbitre, Le Miraculé…), a été patron de salle de cinéma (le Brady à Paris) et est devenu la grande gueule, l’anar officiel du cinéma français. A quatre-vingt ans passés (né officiellement en 1929 ou officieusement en 1933), il continue à tourner au rythme d’un film par an, qu’il distribue lui-même, des films noirs, satiriques, au casting improbable et à la distribution confidentielle. Mais il tourne. - [Nestor Burma : Micmac moche au Boul’Mich](https://www.vivelaculture.com/nestor-burma-micmac-moche-au-boulmich/): Personnage créé par Léo Malet en 1942, Nestor Burma va connaître de nombreuses vies, les aventures de « l’homme qui met le mystère K.O. » seront adaptées au cinéma, à la télévision et, de manière remarquable, en bande dessinée par (Jacques) Tardi. Celui-ci étant fort occupé, c’est un autre dessinateur, Nicolas Barral, qui continue ce travail d’adaptation tout en conservant le trait si particulier de Tardi. Comme si Burma ne pouvait pas continuer à vivre sous un autre crayon que celui de son père adoptif. - [Pêche à la carpe sous valium](https://www.vivelaculture.com/peche-a-la-carpe-sous-valium/): Graham Parker fait partie de ces jeunes énervés anglais qui, avec son groupe The Rumour, ruèrent dans les brancards du rock anglais au milieu des années 70. Auteur remarquable, on retrouve son talent de tailleur de petites histoires dans ce roman construit comme un recueil de nouvelles dont le personnage principal, Brian, est le fil rouge. Mention spéciale pour le texte où Brian, bassiste de rock de son état, reçoit un coup de fil de Keith Richards qui lui propose de remplacer Mick Jagger… - [Val Abraham](https://www.vivelaculture.com/val-abraham/): La création est un baume qui a sur certains auteurs les mêmes effets que le temps sur Benjamin Button, le personnage né vieux qui rajeunit plus il avance dans la vie. Manoel de Oliveira, le réalisateur portugais qui, à 100 ans, tournait encore des longs métrages et qui reçut une Palme d’or à Cannes en 2008 pour l’ensemble de son œuvre, expliquait l’importance de l’acte de création pour un auteur : « Cesser de travailler, c’est mourir. Si on m’enlève le cinéma, je meurs ». Il s’est éteint à 106 ans. - [Millenium 4](https://www.vivelaculture.com/millenium-4/): Problème de conscience. Doit-on continuer de faire vivre l’œuvre d’un créateur quand celui-ci a disparu ? Stieg Larsson est mort d’une crise cardiaque avant que les trois tomes des aventures de Lisbeth Salander ne soient publiés en 25 langues et ne se vendent à plus de 50 millions d’exemplaires. Ce sont donc ses ayants-droits (son père et son frère) et son éditeur qui ont pris la décision à sa place de poursuivre l’oeuvre. Suite il y a donc, et problème supplémentaire, elle est réussie. Les problèmes de conscience seraient-ils solubles dans les billets verts ? - [Corto Malteses : Sous le soleil de minuit](https://www.vivelaculture.com/corto-malteses-sous-le-soleil-de-minuit/): Dans le monde de la bande dessinée aussi on sait prolonger la vie. Hugo Pratt, le père de Corto Maltese meurt en 1995. On pense alors que le marin aux aventures mouvementées dignes des romans de Kessel est mort avec lui. Que nenni ! Après quelques années de réflexion, c’est Juan Diaz Canales (scénario) et Ruben Pellejero (dessin) qui sont choisis pour redonner vie au marin et l’envoyer dans le Grand Nord, en 1915. Et la vie reprend ses droits comme après une longue sieste. - [Dorian Gray](https://www.vivelaculture.com/dorian-gray/): Un jeune homme beau comme une gravure ne veut pas voir sa beauté se flétrir et est prêt à tout pour conserver sa jeunesse : « Je donnerais mon âme ! ». A les voir se déhancher ou adopter des poses suggestives à soixante-dix ans, on peut se demander si certaines rock stars n’ont pas elles aussi passé un pacte faustien. Plus sûrement, les miracles de la médecine et de la chirurgie plastique permettent à certains, si ce n’est de repousser, du moins de freiner les effets du vieillissement en oubliant que, dans la vie comme dans le roman d’Oscar […] - [New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/new-york-dolls-3/): On a dit des New York Dolls, groupe new-yorkais formé en 1973 (1/3 Little Richard + 1/3 The Ronettes + 1/3 MC5), qu’ils auraient pu être les Rolling Stones américains. Mais les drogues dures et les galères en décidèrent autrement. Reformé en 2004, à la demande de Morrisey (The Smiths), les trois derniers membres du groupe : David Johansen (chant), Sylvain Sylvain (guitare) et Arthur Kane (guitare basse, qui décédera peu après) épaulés par une brochette de jeunes énervés, reprirent la route à plus de soixante ans pour des concerts qui laissèrent rêveurs bien des rockeurs qui pourraient être leurs […] - [Crosseyed Heart](https://www.vivelaculture.com/crosseyed-heart/): Qu’est-ce qui tient en vie l’homme-guitare (comme on dit de Bartabas que c’est un homme-cheval) qui, à plus de soixante-dix ans, continue de recevoir les journalistes une bouteille de vodka à la main et une cigarette collée au bec ? Le rock’n’roll, le blues, l’amour de la scène, des musiciens et de son groupe préféré. En vacances de celui-ci, Keith pour les intimes, sort son troisième album en solo, vingt-quatre ans après Main Offender. Et Keith balance ses riffs avec ses vieux complices et Keith est heureux et Keith repart pour un tour. Increvable. - [Bob Dylan à la croisée des chemins](https://www.vivelaculture.com/bob-dylan-a-la-croisee-des-chemins/): A l’âge où plus d’un se serait contenté de lustrer ses disques d’or, Bob Dylan s’est lancé en 1988 dans le Never Ending Tour (la tournée sans fin) et a depuis donné plus de… 2600 concerts. L’enregistrement de Like a Rolling Stone, pierre angulaire de l’histoire du rock, fut raconté par le menu par l’écrivain Greil Marcus. De ce livre, Marie Rémond et Sébastien Pouderoux ont extrait la matière d’un spectacle épatant monté à la Comédie Française Comme une pierre qui… Scène de concert ou scène de théâtre, la pierre roule sans fin. - [Music Complete](https://www.vivelaculture.com/music-complete/): Né sur les cendres du groupe Joy Division qui s’auto-dissout après le suicide de son chanteur et soleil noir, Ian Curtis, en 1980, New Order a été formé par les trois musiciens restants. En abattant le mur entre rock et dance music, ils ont pavé les années 80 de succès planétaires (Blue Monday) qui ont bercé les membres des Happy Mondays, Stone Roses, Daft Punk et quelques milliers d’autres groupes. Brouilles, séparations, projets personnels, procès… le groupe revient ces jours-ci aux affaires sans son bassiste emblématique, Peter Hook, mais l’envie toujours chevillée au corps. - [Tod am Nachmittag](https://www.vivelaculture.com/tod-am-nachmittag/): Dies ist nicht unbedingt bekannt, aber Orson Welles hatte eine große Leidenschaft für den Stierkampf, den er in den 1930er Jahren anlässlich eines Aufenthalts in Sevilla entdeckte. Er versucht sogar, Torero zu werden, aber nach zwei Verletzungen am Hals und am Schenkel gab er diese Karriere auf. Zu Beginn derselben Epoche schrieb ein weiterer Aficionado, Ernest Hemingway, diesen Stierkampfroman, von dem Orson Welles unserer Meinung nach eine ausgezeichnete Verfilmung hätte machen können. - [That Bad Eartha](https://www.vivelaculture.com/that-bad-eartha-2/): Zu Beginn der 1950er Jahre entdeckt Orson Welles die Schauspielerin und Sängerin Eartha Kitt und engagiert sie, um die Rolle der Helena von Troja in der Theaterinszenierung von Doktor Faust nach Christopher Marlowe zu spielen. Er ist von diesem Geschöpf fasziniert, die er als « genialste Frau der Welt » bezeichnet. Sie stehen einander sehr nahe, haben jedoch keine Liebesbeziehung im klassischen Sinn des Wortes…. Kurz danach zeichnet Eartha Kitt ihre ersten Alben auf, unter ihnen das hervorragende That Bad Eartha, wo man ihre legendäre Version von C’est si bon findet, oder auch das Lied von Cole Porter, My Heart Belongs to […] - [Alphaville](https://www.vivelaculture.com/alphaville-2/): Im sehr persönlichen Science Fiction-Film Alphaville hat sich Godard bei Welles so einiges ausgeliehen. Zuerst einmal hat er den Komponisten von Mr. Arkadin, Paul Misraki gewählt. Dann hat er für das Casting von Alphaville einen der mythischen Schauspieler der Filme von Welles übernommen: Akim Tamiroff, exzentrische Figur in Arkadin und Im Zeichen des Bösen. Und vor allem ist der Film vollkommen vom schnellen, ausdrucksvollen Stil des Meisters geprägt. In der Mitte der 1960er Jahre war Godard gut und gern einer der spirituellen Söhne von Welles, wie zum Beispiel Roman Polanski oder später auch Lars von Trier. - [Magic in the Moonlight](https://www.vivelaculture.com/magic-in-the-moonlight-2/): Selbst wenn es zwischen Woody Allen und Orson Welles nicht unbedingt eine natürliche Verbindung gibt, knüpft der vorletzte Film des New Yorkers, Magic in the Moonlight, ein starkes Band zwischen den beiden Filmemachern. Welles war von der Magie und Taschenspielerkunst begeistert: Er machte diese zum Thema seines letzten Films F for Fake und anscheinend soll er in seiner Jugend dem berühmten Harry Houdini begegnet sein. Dabei ist die Figur des Zauberkünstlers in Magic in the Moonlight tatsächlich von Houdini inspiriert … Und wenn für Woody genau so wie für Orson, der Film nur eine Art Zauberkunst, eine Kunst des Tatsachenverdrehens […] - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now-3-2/): Kurz vor Citizen Kane hatte Orson Welles erwogen, Herz der Finsternis, den faszinierenden Einblick von Joseph Conrad in ein Schein-Afrika, zu verfilmen. Schließlich kommt Francis Coppola vierzig Jahre später darauf zurück und bietet eine sehr persönliche Verfilmung des Meisterwerks von Conrad unter dem Titel Apocalypse Now an. Selbst wenn er von den Auswirkungen des Vietnamkriegs beseelt ist, hat der Film von Coppola durch seine Maßlosigkeit und seinen Wahnsinn Welles’sche Einflüsse. Beweis dafür: Coppola, vollbärtig und dickbäuchig, ist zur körperlichen Reinkarnation des Meisters Welles geworden. - [Le Roman d’un Tricheur](https://www.vivelaculture.com/le-roman-dun-tricheur-2/): Unter den von Orson Welles bekannten Einflüssen steht der Roman d’un Tricheur von Sacha Guitry an der Spitze. Flash-backs, Sprecher-Stimme, subjektive Kamera, gesprochener Vorspann. All dies sind Verfahren, die Guitry in dieser tolldreisten Autobiografie eines Spielers und Lügners zum ersten Mal verwendet hat und die von Welles ab Citizen Kane und in den meisten seiner darauffolgenden Filmen eingesetzt wurden. Die persönliche Begegnung zwischen den beiden Kultfiguren findet erst später, in der ersten Hälfte der 1950er-Jahre statt, denn schlussendlich vertraut Sacha Guitry Orson Welles die Rolle von Benjamin Franklin im Film Versailles – Könige und Frauen an. - [Touch of Evil](https://www.vivelaculture.com/la-soif-du-mal-2/): Eines der Kernstücke des Films Im Zeichen des Bösen ist die Musik von Henry Mancini, zwischen Rock n’Roll und lateinamerikanischen Rhythmen. Sie trägt weitgehend zum Erfolg dieses bedeutenden Film Noir von Orson Welles bei. Es ist der erste Soundtrack des zukünftigen Autors von Moon River, weiterhin unter Exklusivvertrag mit Universal, und selbst wenn sich der Legende nach der Filmemacher und der Musiker kaum getroffen haben sollen, entspricht das Ergebnis ganz den Anforderungen eines musikalisch geprägten Films entlang der mexikanisch-amerikanischen Grenze. Gepaart mit einem unverwechselbaren Sinn für ein bedrohliches und korruptes Ambiente. - [My Lunches with Orson (1983 – 1985)](https://www.vivelaculture.com/en-tete-a-tete-avec-orson-1983-1985-2/): Während seiner letzten zwei Lebensjahre, Mitte der 1980er-Jahre, traf sich Orson Welles jede Woche mit seinem Freund und Cineasten Henry Jaglom zum Essen. Die Gespräche wurden aufgezeichnet und sollten Stoff für eine Autobiografie des Filmemachers bieten. Schließlich führten sie jedoch viel später zu diesem Tête-à-Tête mit Orson. Dieses bietet atypische und verrückte, jedoch mitreißende Gespräche, in welchen Welles viel gehässigen Tratsch verbreitet, aber auch eine hellsichtige Bilanz seines Lebens zieht, wobei er versuchte, den Mythos seiner Eigensabotage zu brechen. - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello-2-2/): Der Schatten von Shakespeare schwebt über dem Leben und Werk von Orson Welles, der vom grotesken, magischen und existenziellen Universum des englischen Dramatikers fasziniert ist. Der Legende nach soll er mit sieben Jahren alleine König Lear inszeniert und gespielt haben. Und mit 21 Jahren soll er in Harlem die spektakuläre, haitianische Version von Macbeth aufgeführt haben. Aber die shakespearesche Leidenschaft von Welles kommt im Film vor allem mit Othello zur vollen Blüte, die Schönste der drei Verfilmungen. Othello, Desdemone und Iago verwickeln ihre Leidenschaften und Intrigen in der komplexen Architektur von Essaouira, in Marokko. Eines der bedeutendsten Werke von Shakespeare […] - [Citizen Kane](https://www.vivelaculture.com/citizen-kane-2/): Citizen Kane, ein Meilenstein der modernen Filmkunst, galt lange Zeit als einer der weltweit schönsten Filme. Auch wenn ihm Vertigo von Hitchcock kürzlich den ersten Rang abgelaufen hat, bleibt der erste Spielfilm von Orson Welles, der sich am Leben des Medienmoguls William Randolph Hearst inspiriert, ein haarsträubender Inhalt voller fulminanter Entdeckungen. Vom berühmten « Rosebud » über die verblüffende Raumtiefe bis hin zu den Metamorphosen des Schauspielers Welles – in Citizen Kane ist sein Genie bereits klar erkennbar. - [The War of the Worlds](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-mondes-2/): Bereits lange bevor er 2005 im Kino von Steven Spielberg modernisiert wird, wurde der Klassiker von Herbert George Wells, Krieg der Welten, zuerst vom jungen Orson Welles als Hörspielfassung herausgebracht. Die Invasion der Erde durch feindliche Marsianer nahm dank des Genies von Welles eine so realistische und erschreckende Dimension an, dass sie bei den perplexen Hörern eine riesige, legendär gewordene Panik auslöste. Dies war der erste Eklat eines jungen Wunderkinds, bei dem er es nicht belassen hat … - [Histoire et dictionnaire de la tauromachie](https://www.vivelaculture.com/histoire-et-dictionnaire-de-la-tauromachie/): On ne le sait pas forcément mais Orson Welles avait une véritable passion pour la tauromachie qu’il avait contractée lors d’un séjour à Séville au début des années 1930. Il cherche même à devenir torero mais, après deux blessures au cou et à la cuisse, il renonce à cette carrière. Dans cette Histoire et dictionnaire de la tauromachie, remarquable ouvrage encyclopédique, on pourra retrouver les héros de la geste tauromachique que Welles aura tellement aimé et, notamment, son ami de toujours Antonio Ordonez, grand torero qui fascinait également cet autre aficionado qu’était Ernest Hemingway. - [That Bad Eartha](https://www.vivelaculture.com/that-bad-eartha/): Au début des années 50, Orson Welles découvre l’actrice-chanteuse Eartha Kitt et l’engage pour jouer le rôle de Hélène de Troie dans sa mise en scène théâtrale du Docteur Faustus de Christopher Marlowe. Il est fasciné par cette créature qu’il qualifiera de « femme la plus géniale du monde ». Très proches l’un de l’autre, ils n’auront pourtant pas d’histoire d’amour au sens classique du terme… Juste après, Eartha Kitt enregistre ses premiers albums parmi lesquels l’excellent That Bad Eartha où l’on peut retrouver sa version mythique de « C’est si Bon » ou encore la chanson de Cole Porter, […] - [Alphaville](https://www.vivelaculture.com/alphaville/): Dans Alphaville, film de science-fiction très personnel, Godard a fait un certain nombre d’emprunts à Welles. D’abord, il a choisi le compositeur de Mr. Arkadin, Paul Misraki. Ensuite, il a récupéré pour le casting d’Alphaville un des acteurs mythiques du cinéma de Welles : Akim Tamiroff, figure excentrique d’Arkadin et de La Soif du mal. Et surtout, le film est totalement imprégné du style rapide et expressionniste du maître. En ce milieu des années 60, Godard était bien un des fils spirituels de Welles, comme, par exemple Roman Polanski ou, plus tard, Lars von Trier. - [Magic in the Moonlight](https://www.vivelaculture.com/magic-in-the-moonlight/): Même si les liens entre Woody Allen et Orson Welles ne relèvent pas de l’évidence absolue, Magic in the Moonlight, l’avant-dernier film du New-Yorkais tisse un lien ténu entre les deux cinéastes. Welles était passionné de magie et de prestidigitation : il en a fait la matière de son dernier film, Vérités et Mensonges, et il aurait rencontré le grand Harry Houdini dans sa jeunesse. Or, le personnage de l’illusionniste dans Magic in the Moonlight est précisément inspiré par Houdini et ce n’est pas la première fois qu’Allen fraie avec ce genre de personnages… Et si, pour Woody comme pour […] - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now-3/): Un peu avant Citizen Kane, Orson Welles a eu le projet d’adapter Au Cœur des Ténèbres, la fascinante plongée de Joseph Conrad dans une Afrique fantôme. Le projet ne vit finalement pas le jour. Mais c’est à Francis Coppola qu’il reviendra, quarante plus tard, de mener une adaptation très personnelle du chef-d’œuvre de Conrad sous le nom d’Apocalypse Now. Même s’il est habité par les effluves de la guerre du Vietnam, le film de Coppola est wellesien par sa démesure et sa folie. La preuve : Coppola, barbu et bedonnant, a fini par devenir une réincarnation physique du maître Welles. - [Le Roman d’un Tricheur](https://www.vivelaculture.com/le-roman-dun-tricheur/): Parmi les influences revendiquées par Orson Welles figure en tête de liste, Le Roman d’un Tricheur de Sacha Guitry. Flash-back, voix-off, caméra subjective, générique parlé, autant de procédés inaugurés par Guitry dans cette autobiographie drolatique d’un joueur et d’un menteur et repris par Welles dès Citizen Kane et dans la plupart de ses films suivants. La rencontre physique entre les deux monstres sacrés aura lieu un peu plus tard, dans la première moitié des années 50, puisque Sacha finira par confier à Orson le rôle de Benjamin Franklin dans Si Versailles m’était conté. - [La Soif du Mal](https://www.vivelaculture.com/la-soif-du-mal/): Dans La Soif du Mal, la musique d’Henry Mancini, entre rock n’roll et rythmes afro-cubains, est une pièce maîtresse qui contribue largement à la réussite du film noir majeur d’Orson Welles. C’est la première grande B.O. du futur auteur de « Moon River », encore sous contrat exclusif avec Universal, et, même si la légende veut que le cinéaste et le musicien se soient à peine rencontrés, le résultat est à la hauteur d’un film profondément musical et sonore qui longe la frontière américano-mexicaine avec un incomparable sens des climats moites et tordus. - [En tête-à-tête avec Orson (1983 – 1985)](https://www.vivelaculture.com/en-tete-a-tete-avec-orson-1983-1985/): Pendant les deux dernières années de sa vie, au milieu des années 80, Orson Welles a déjeuné chaque semaine avec son ami cinéaste Henry Jaglom. Les conversations étaient enregistrées et auraient dû constituer la matière d’une autobiographie du cinéaste. Finalement, elles donneront lieu, beaucoup plus tard, à ce En tête-à-tête avec Orson, livre de conversations atypique et foutraque mais totalement passionnant où Welles balance beaucoup de vacheries mais fait également un bilan lucide de sa vie en tentant de casser le mythe de son autodestruction. - [Ipcress, Danger Immédiat](https://www.vivelaculture.com/ipcress-danger-immediat/): Véritable bijou pop, réalisé au mitan des années 60, en plein Swingin’ London, Ipcress Danger Immédiat repeint en couleurs l’univers sombre de Len Deighton, un des grands du roman d’espionnage. À côté de son intrigue légèrement abracadabrante et de son design impeccable, le film bénéficie de deux atouts maîtres : la présence du grand Michael Caine, au top de son magnétisme, et celle, à la bande son, de John Barry, l’homme des James Bond, qui signe ici une de ses plus grandes partitions. - [La Taupe](https://www.vivelaculture.com/la-taupe-3/): Souvent présenté comme l’anti-James Bond, John Le Carré, lui-même ancien officier des services de renseignement du MI6, a littéralement inventé le roman d’espionnage moderne, infiniment plus réaliste et plus complexe que la version glamour qu’en donne Ian Fleming. Dans La Taupe (1974), Le Carré met en scène George Smiley, personnage qu’il a créé quelques années auparavant, au centre d’un récit qui s’enracine, comme il se doit, au cœur de la guerre froide. Ce qui produit un roman où la ronde des identités et des mensonges donne littéralement le vertige. Et, par conséquent, un des chefs-d’œuvre du genre ! Remarquablement adapté […] - [Expo 58](https://www.vivelaculture.com/expo-58/): Écrit dans les années 2010, le dernier roman de Jonathan Coe, Expo 58, permet de se replonger avec un plaisir certain dans les riches heures de la guerre froide. Situé en 1958, dans le contexte de l’exposition universelle de Bruxelles, le livre entrecroise, à la limite de la parodie, les rencontres amoureuses et les motifs de l’espionnage dans un registre qui rappelle plus Tintin que les classiques de John Le Carré. Absolument savoureux. - [Le Magnifique](https://www.vivelaculture.com/le-magnifique-2/): Dans ce film culte du cinéma populaire des années 70, Belmondo joue le double rôle d’un écrivain, François Merlin et du héros de ses propres livres, véritable idéal du moi fantasmatique, Bob St Clar, agent secret très à l’aise qui mixe allègrement les figures de SAS et James Bond. Spécialiste de la comédie d’aventure, Philippe de Broca s’amuse avec les codes d’un genre qui tend vers sa propre caricature. Pirandellien en diable, Le Magnifique est, par ailleurs, un des films français les plus drôles des années 70. - [Opération Shylock](https://www.vivelaculture.com/operation-shylock/): Pas particulièrement versé dans l’espionnage, Philip Roth fait pourtant, dans Opération Shylock, une incursion très singulière dans un genre riche en faux-semblants qui lui va finalement comme un gant. Dans le roman, Roth découvre qu’il a un homonyme en Israël qui se fait passer pour lui. Bien décidé à en découdre avec son double, le romancier part mener l’enquête entre Jérusalem et Tel Aviv et, bien sûr, le Mossad finit par s’en mêler. Un des grands livres de Philip Roth, souvent très drôle, qui fait de l’écrivain l’espion de sa propre vie. - [Fleming](https://www.vivelaculture.com/fleming-2/): Typiquement british comme il se doit, la mini-série Fleming met en scène, en quatre épisodes, les aventures de Ian Fleming avant la création de l’agent 007. Essentiellement située pendant la Seconde Guerre mondiale, la série, élégante et vive, permet de comprendre que la vie très romanesque du futur écrivain a largement nourri les aventures de James Bond bien avant que le démiurge et sa créature ne deviennent des célébrités mondiales. - [Sprakeloos](https://www.vivelaculture.com/la-langue-de-ma-mere-2-2/): Tom Lanoye ist in Flandern, den Niederlanden und in Deutschland sehr bekannt, wo er einer der meist aufgeführten ausländischen Stückeschreiber ist. Es handelt vom Tod seiner Mutter, einer Amateurschauspielerin, die nach einem Schlaganfall die Sprache verliert. - [Voies libres](https://www.vivelaculture.com/voies-libres-2-2/): Caroline Lamarche ist die Tochter einer wallonischen Industriellenfamilie, die, lange Jahre in Spanien und Afrika verbracht hat (Le jour du chien, Karl et Lola, La chienne de Naha…). Dennoch bezeichnet sie sich als sehr von der Stadt Lüttich geprägt, in die sie ständig zurückkehrt. Zusammen mit dem Fotografen Christian Carez die Ufer der Maas, der Sambre, der Schelde usw. durchstreift. Aus dieser intimen und freien Irrfahrt entstanden Fotos und Texte, die Realität, Fiktion und Erinnerungen mischen. - [Kongo, Eine Geschichte](https://www.vivelaculture.com/congo-une-histoire-2-2-2/): Der belgische Schriftsteller und Journalist David Van Reybrouck hat die Geschichte der ehemaligen belgischen Kolonie Kongo nachgezeichnet. Dazu befragte er hunderte Personen und stöberte in tausenden Unterlagen. Das Ergebnis ist ein historisches Fresko « von unten gesehen », das sich über mehr als hundert Jahre hinzieht, lebendig wie ein Artikel eines Auslandssonderkorrespondenten und genauso mitreißend wie ein Roman. - [Sich lieben](https://www.vivelaculture.com/faire-lamour-2-2/): « Was mich am Schreiben interessiert ist die Überlegung zur Form ». Um bei dieser Suche Fortschritte zu machen, zieht sich Jean-Philippe Toussaint regelmäßig in eine kleine Wohnung in Ostende, an der Meeresküste, zurück. Als ob einzig die Strände dieser Stadt in Flandern dem Brüsseler Schriftsteller als weiße Seiten dienen könnten. Sich lieben, ist der erste Band der späteren Trilogie (mit Fliehen und Die Wahrheit über Marie). Eine Geschichte über Liebe und Trennung, die in Tokyo beginnt und über welcher eine Melancholie schwebt, die so dicht wie ein Nebel über der Nordsee ist. - [CoBrA](https://www.vivelaculture.com/cobra-2-2-2/): Die Existenz dieser Bewegung war kurz (1948-1951) aber fruchtbar. Ihr Name kam von den Herkunftsstädten der wichtigsten Mitglieder, die Maler Asger Jorn (Copenhagen), Pierre Alechinsky (Brüssel) und Karel Appel (Amsterdam). Diese Gruppe rief dazu auf, zu den Quellen der primitiven, prähistorischen und mittelalterlichen Kunst zurückzukehren, um das Desaster von 1939-1945 besser zu verkraften, das wie ein Beweis des Zerfalls der modernen Welt gesehen wird. Venus des Surrealismus, die Mitglieder von CoBrA geben einer spontanen, interdisziplinären und freien Kreation des Pariser Kunstmilieus den Vorrang. - [Maigret bei den Flamen](https://www.vivelaculture.com/quatre-aventures-du-commissaire-maigret-2-2/): Was ist denn belgisch beim Schöpfer von Maigret, dem französischsten aller Roman-Polizisten, der sich im Alter von neunzehn Jahren in Paris niedergelassen hat? Die Kenner von Georges Simenon (1903-1989) und seines Geburtsorts Lüttich schwören jedoch darauf, dass sich die Seele der Stadt wie ein roter Faden durch sein umfangreiches Werk zieht. - [Astérix bei den Belgiern](https://www.vivelaculture.com/asterix-chez-les-belges-2-2-2/): Die Zweisprachigkeit und belgische Ausdrucksweise (« das allgemeine Rette-sich-wer-kann! »), die Pommes Frites, die trübseligen Ebenen und ein kleiner, inkontinenter Junge, eine Parodie von Victor Hugos Erzählung von Waterloo und eine andere von Bruegel dem Alten in der Szene des Hochzeitsbanketts…. Für sein letztes Drehbuch, das er vor seinem Tod Uderzo anvertraute, hat René Goscinny (1926-1977) jede Planke mit allen möglichen Anspielungen und faulen, belgischen Witzen vollgestopft! - [Mann beisst Hund](https://www.vivelaculture.com/cest-arrive-pres-de-chez-vous-2-2-2/): Diese « echte-falsche » Reportage in Schwarz-Weiß über die Drangsale des Profikillers Ben (Hauptrolle im Film von Benoît Poelvoorde) feierte 1992 in Cannes und dann in den Kinosälen einen Triumph. Ein völlig unerwarteter Erfolg, mitreißend und störend, wo man schnell vom Galgenhumor der Kultsituationen und -texte zu einer Art voyeuristischem Unbehagen wechselt. Genau so wie das Journalistenteam des Films, das nach und nach jeglichen Abstand zu seinem haarsträubenden Thema verliert. - [Midnight Love](https://www.vivelaculture.com/midnight-love-2-2/): 1980 steht es um den den Prinzen der Motown schlecht: Karriere am Tiefpunkt, Kokain bis zum Geht-nicht-mehr und das Finanzamt auf der Pelle, flieht er nach London. Dort findet ihn Freddy Verdussen, Restaurateur in Ostende, der ihm eine « Hintertür » öffnet. Fast zwei Jahre lang bringt er ihn unter, päppelt ihn mit köstlichen Gerichten und Jogging auf. Während dieser belgischen Zurückgezogenheit schreibt Marvin Gaye das Album seines Come-backs, « Midnight Love » (mit dem Hit « Sexual Healing »). Aber dieses Märchen hat ein schlimmes Ende: Nachdem ihn sein Idol auf dem Weg zum Ruhm verlassen hat, versinkt Freddy in Depressionen; Marvin Gaye seinerseits wird […] - [Future Vintage](https://www.vivelaculture.com/future-vintage-2-2/): Seine lange Karriere und seine Stimme, genauso rau wie seine Texte (in Englisch, Französisch oder Niederländisch) machten Arno zu einem Monument, zum « belgischen Tom Waits ». Aber bevor er den beseligten Sänger « auf europäische Art » inkarnierte, befand sich der gebürtige Ostender im Mittelpunkt der New Wave Revolution, damals als Brüssel in Richtung London und New York schielte, um frischen Wind in den Rock n’Roll zu bringen. Kürzlich hat er einen seiner bekanntesten Titel «Putain Putain» im Duo mit seinem Landsmann Stromae aufgezeichnet. « Stabsübergabe » von einer Generation zur anderen. - [Der Kummer von Belgien](https://www.vivelaculture.com/le-chagrin-des-belges-2-2/): Hugo Clauss (1929 – 2008) ist einer der berühmtesten belgischen Schriftsteller: Romanautor, Poet, Drehbuchautor aber auch Filmeregisseur und Maler (Mitglied der CoBrA-Bewegung), der mehrmals für den Nobelpreis vorgeschlagen wurde. Der Kummer von Belgien ist ein Bildungsroman, die Geschichte von Louis Seynaeve, einem Jugendlichen, der während des zweiten Weltkriegs, in ein Internat eingewiesen, die Welt der Erwachsenen beobachtet. Unter anderen auch seinen Vater, flämischer Nationalist, der mit den Deutschen sympathisiert, um seine Geschäfte abzusichern. Ein wesentlicher Roman. - [La Langue de ma mère](https://www.vivelaculture.com/la-langue-de-ma-mere-2/): La Langue de ma mère est le premier roman traduit en français de l’écrivain flamand Tom Lanoye, très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Frappée par une attaque cérébrale, la mère de l’auteur s’exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d’être incomprise. Durant toute son existence, cette commerçante, bouchère dans un bourg de la province d’Anvers, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa […] - [Voies libres](https://www.vivelaculture.com/voies-libres-2/): Fille d’une famille d’industriels wallons, et bien qu’elle a passé de longues années en Espagne et en Afrique, Caroline Lamarche (Le Jour du chien, Karl et Lola, La Chienne de Naha…) se dit profondément marquée par la ville de Liège vers laquelle elle revient tout le temps. Avec le photographe Christian Carez, ils ont sillonné, solitaires, à leur propre rythme, les berges de la Meuse, de la Sambre, de l’Escaut… De cette errance intime et libre sont nés des photos et des textes qui mêlent la réalité, la fiction et la mémoire. - [Congo, une histoire](https://www.vivelaculture.com/congo-une-histoire-2-2/): Ecrivain et journaliste belge, David Van Reybrouck a reconstitué l’histoire du Congo – ancienne colonie belge pendant cinquante ans après avoir été la propriété personnelle de Léopold II – en interrogeant des centaines de personnes et en consultant des milliers de documents. Le résultat est une fresque historique « vue d’en bas » qui court sur plus de cent ans, vivante comme un article de grand reporter et aussi captivante qu’un roman. - [Faire l’amour](https://www.vivelaculture.com/faire-lamour-2/): « Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est la réflexion sur la forme. » Pour avancer dans cette quête, Jean-Philippe Toussaint a besoin de s’isoler régulièrement dans un petit appartement, à Ostende, face à la mer. Comme si seules les plages de cette ville de Flandre pouvaient servir de pages blanches à l’auteur bruxellois. Faire l’amour, est le premier volet de ce qui deviendra une trilogie (avec Fuir et La Vérité sur Marie), une histoire d’amour et de rupture qui commence à Tokyo et sur laquelle plane une mélancolie épaisse comme un brouillard sur la mer du Nord. - [CoBrA](https://www.vivelaculture.com/cobra-2-2/): L’existence de ce mouvement fut brève (1948-1951) mais féconde. Tenant son nom des villes d’origine de ses principaux membres, les peintres Asger Jorn (Copenhague), Pierre Alechinsky (Bruxelles) et Karel Appel (Amsterdam), ce groupe appelait à revenir aux sources de l’art primitif, préhistorique et médiéval pour mieux surmonter le récent désastre de 1939-1945, vu comme une preuve de la décomposition du monde moderne. Venus du surréalisme, les membres de CoBrA privilégient une création spontanée, pluridisciplinaire et libérée du milieu de l’art parisien. - [Quatre aventures du commissaire Maigret](https://www.vivelaculture.com/quatre-aventures-du-commissaire-maigret-2/): Quoi de belge chez le créateur de Maigret, le plus français des flics de papier, installé à Paris dès l’âge de dix-neuf ans ? Les connaisseurs de Georges Simenon (1903-1989) et de son Liège natal jurent pourtant que l’esprit de la ville traverse son abondante production, notamment l’œuvre autobiographique (Pedigree, dès 1948), comme un sens de l’observation aigu mais détaché face à la noirceur du monde. Les illustrations de Loustal, dessinateur venu de la BD, le plus belge des arts, lui vont en tout cas comme un gant. - [Astérix chez les Belges](https://www.vivelaculture.com/asterix-chez-les-belges-2-2/): Le bilinguisme et les belgicismes («c’est le sauve qui sait général !»), les frites, les mornes plaines et un petit garçon énurétique, une parodie du récit de Waterloo par Victor Hugo et une autre de Brueghel l’Ancien dans la scène du banquet final… Pour son dernier scénario confié à Uderzo avant sa mort, René Goscinny (1926-1977) a bourré chaque planche de tous les clins d’œil et calembours belges possibles ! - [C’est arrivé près de chez vous](https://www.vivelaculture.com/cest-arrive-pres-de-chez-vous-2-2/): Ce vrai-faux reportage en noir et blanc sur les tribulations du tueur à gages Ben (le premier rôle au cinéma de Benoît Poelvoorde) a fait un triomphe à Cannes en mai 1992, puis en salles. Un succès sorti de nulle part, féroce et dérangeant, où l’on bascule vite de l’humour noir des situations et répliques culte à une forme de malaise voyeuriste, à la manière de l’équipe de journalistes du film, qui perd peu à peu toute distance avec son monstrueux sujet. - [Midnight Love](https://www.vivelaculture.com/midnight-love-2/): En 1980, le prince de la Motown est au plus mal : carrière en berne, cocaïne plein le nez et fisc aux fesses, il s’enfuit à Londres. C’est là que Freddy Verdussen, restaurateur à Ostende, le trouve et lui offre une porte de sortie. Pendant près de deux ans, il l’héberge, le requinque à coups de bons petits plats et de jogging. Pendant cette retraite belge, Marvin Gaye écrit l’album de son come-back, Midnight Love (avec le tube « Sexual Healing »). Mais la belle histoire finit mal : son dieu reparti vers la gloire, Freddy sombre dans la folie […] - [Future Vintage](https://www.vivelaculture.com/future-vintage-2/): Sa longue carrière et sa voix aussi déglinguée que ses textes (en anglais, français ou néerlandais) ont fait d’Arno un monument, le « Tom Waits belge ». Mais avant d’incarner le chanteur beat à la sauce européenne, ce natif d’Ostende s’est trouvé au cœur de la révolution new wave, à l’époque où Bruxelles louchait vers Londres et New York pour dépoussiérer le rock. Il a réenregistré l’un de ses titres les plus connus « Putain Putain », en duo avec son compatriote Stromae. Passage de témoin d’une génération à l’autre. - [Le Chagrin des Belges](https://www.vivelaculture.com/le-chagrin-des-belges-2/): Hugo Claus (1929 – 2008) est une des plus grandes plumes belges ; romancier, poète, auteur de théâtre, également cinéaste et peintre (membre du mouvement CoBrA), il fut même pressenti pour le prix Nobel. Le Chagrin des Belges, est un roman d’initiation, l’histoire de Louis Seynaeve, un adolescent qui, placé dans un pensionnat catholique pendant la Seconde Guerre mondiale, observe le monde des adultes, certains tentés par le pangermanisme et notamment, son père, un nationaliste flamand qui sympathise avec les Allemands. Un roman essentiel. - [La Langue de ma mère](https://www.vivelaculture.com/la-langue-de-ma-mere/): La Langue de ma mère est le premier roman traduit en français de l’écrivain flamand Tom Lanoye, très populaire en Flandre, aux Pays-Bas et en Allemagne, où il est le dramaturge étranger le plus joué. Frappée par une attaque cérébrale, la mère de l’auteur s’exprime désormais en un baragouin furieux et inintelligible, qui traduit son désespoir et sa colère d’être incomprise. Durant toute son existence, cette commerçante, bouchère dans un bourg de la province d’Anvers, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie où sa […] - [Voies libres](https://www.vivelaculture.com/voies-libres/): Fille d’une famille d’industriels wallons, et bien qu’elle a passé de longues années en Espagne et en Afrique, Caroline Lamarche (Le Jour du chien, Karl et Lola, La Chienne de Naha…) se dit profondément marquée par la ville de Liège vers laquelle elle revient tout le temps. Avec le photographe Christian Carez, ils ont sillonné, solitaires, à leur propre rythme, les berges de la Meuse, de la Sambre, de l’Escaut… De cette errance intime et libre sont nés des photos et des textes qui mêlent la réalité, la fiction et la mémoire. - [Congo, une histoire](https://www.vivelaculture.com/congo-une-histoire-2/): Ecrivain et journaliste belge, David Van Reybrouck a reconstitué l’histoire du Congo – ancienne colonie belge pendant cinquante ans après avoir été la propriété personnelle de Léopold II – en interrogeant des centaines de personnes et en consultant des milliers de documents. Le résultat est une fresque historique « vue d’en bas » qui court sur plus de cent ans, vivante comme un article de grand reporter et aussi captivante qu’un roman. - [Faire l’amour](https://www.vivelaculture.com/faire-lamour/): « Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est la réflexion sur la forme. » Pour avancer dans cette quête, Jean-Philippe Toussaint a besoin de s’isoler régulièrement dans un petit appartement, à Ostende, face à la mer. Comme si seules les plages de cette ville de Flandre pouvaient servir de pages blanches à l’auteur bruxellois. Faire l’amour, est le premier volet de ce qui deviendra une trilogie (avec Fuir et La Vérité sur Marie), une histoire d’amour et de rupture qui commence à Tokyo et sur laquelle plane une mélancolie épaisse comme un brouillard sur la mer du Nord. - [CoBrA](https://www.vivelaculture.com/cobra-2/): L’existence de ce mouvement fut brève (1948-1951) mais féconde. Tenant son nom des villes d’origine de ses principaux membres, les peintres Asger Jorn (Copenhague), Pierre Alechinsky (Bruxelles) et Karel Appel (Amsterdam), ce groupe appelait à revenir aux sources de l’art primitif, préhistorique et médiéval pour mieux surmonter le récent désastre de 1939-1945, vu comme une preuve de la décomposition du monde moderne. Venus du surréalisme, les membres de CoBrA privilégient une création spontanée, pluridisciplinaire et libérée du milieu de l’art parisien. - [Quatre aventures du commissaire Maigret](https://www.vivelaculture.com/quatre-aventures-du-commissaire-maigret/): Quoi de belge chez le créateur de Maigret, le plus français des flics de papier, installé à Paris dès l’âge de dix-neuf ans ? Les connaisseurs de Georges Simenon (1903-1989) et de son Liège natal jurent pourtant que l’esprit de la ville traverse son abondante production, notamment l’œuvre autobiographique (Pedigree, dès 1948), comme un sens de l’observation aigu mais détaché face à la noirceur du monde. Les illustrations de Loustal, dessinateur venu de la BD, le plus belge des arts, lui vont en tout cas comme un gant. - [Astérix chez les Belges](https://www.vivelaculture.com/asterix-chez-les-belges-2/): Le bilinguisme et les belgicismes («c’est le sauve qui sait général !»), les frites, les mornes plaines et un petit garçon énurétique, une parodie du récit de Waterloo par Victor Hugo et une autre de Brueghel l’Ancien dans la scène du banquet final… Pour son dernier scénario confié à Uderzo avant sa mort, René Goscinny (1926-1977) a bourré chaque planche de tous les clins d’œil et calembours belges possibles ! - [C’est arrivé près de chez vous](https://www.vivelaculture.com/cest-arrive-pres-de-chez-vous-2/): Ce vrai-faux reportage en noir et blanc sur les tribulations du tueur à gages Ben (le premier rôle au cinéma de Benoît Poelvoorde) a fait un triomphe à Cannes en mai 1992, puis en salles. Un succès sorti de nulle part, féroce et dérangeant, où l’on bascule vite de l’humour noir des situations et répliques culte à une forme de malaise voyeuriste, à la manière de l’équipe de journalistes du film, qui perd peu à peu toute distance avec son monstrueux sujet. - [Midnight Love](https://www.vivelaculture.com/midnight-love/): En 1980, le prince de la Motown est au plus mal : carrière en berne, cocaïne plein le nez et fisc aux fesses, il s’enfuit à Londres. C’est là que Freddy Verdussen, restaurateur à Ostende, le trouve et lui offre une porte de sortie. Pendant près de deux ans, il l’héberge, le requinque à coups de bons petits plats et de jogging. Pendant cette retraite belge, Marvin Gaye écrit l’album de son come-back, Midnight Love (avec le tube « Sexual Healing »). Mais la belle histoire finit mal : son dieu reparti vers la gloire, Freddy sombre dans la folie […] - [Future Vintage](https://www.vivelaculture.com/future-vintage/): Sa longue carrière et sa voix aussi déglinguée que ses textes (en anglais, français ou néerlandais) ont fait d’Arno un monument, le « Tom Waits belge ». Mais avant d’incarner le chanteur beat à la sauce européenne, ce natif d’Ostende s’est trouvé au cœur de la révolution new wave, à l’époque où Bruxelles louchait vers Londres et New York pour dépoussiérer le rock. Il a réenregistré l’un de ses titres les plus connus « Putain Putain », en duo avec son compatriote Stromae. Passage de témoin d’une génération à l’autre. - [Le Chagrin des Belges](https://www.vivelaculture.com/le-chagrin-des-belges/): Hugo Claus (1929 – 2008) est une des plus grandes plumes belges ; romancier, poète, auteur de théâtre, également cinéaste et peintre (membre du mouvement CoBrA), il fut même pressenti pour le prix Nobel. Le Chagrin des Belges, est un roman d’initiation, l’histoire de Louis Seynaeve, un adolescent qui, placé dans un pensionnat catholique pendant la Seconde Guerre mondiale, observe le monde des adultes, certains tentés par le pangermanisme et notamment, son père, un nationaliste flamand qui sympathise avec les Allemands. Un roman essentiel. - [Das Zebra unterm Bett](https://www.vivelaculture.com/das-zebra-unterm-bett/): Eines Morgens liegt unter Hannas Bett ein Zebra. Ein lebendiges Zebra! Einfach so. Hanna ist mit ihren beiden Papas neu in die Gegend gezogen und so ist es ihr recht, dass Bräuninger, so heißt das Zebra, sie in die Schule begleitet. Ein Zebra im Unterricht? Das geht nicht! Da Bräuninger aber verflixt gut schreiben, rechnen und turnen kann, darf er bleiben. - [Der Galimat und ich](https://www.vivelaculture.com/der-galimat-und-ich/): Plötzlich groß und stark und mutig! Ein Traum mit Hindernissen.Der zehnjährige Jim hat nur einen Wunsch: Er möchte auf der Stelle erwachsen sein. Da taucht eines Abends plötzlich der Galimat, ein kugelförmiges Wesen, in Jims Zimmer auf. Gali bringt alle Haushaltsgeräte durcheinander und materialisiert für Jim eine Pille, durch die er für kurze Zeit erwachsen wird. - [Dicht am Paradies, Spaziergänge durch Pariser Parks und Gärten](https://www.vivelaculture.com/dicht-am-paradies-spaziergange-durch-pariser-parks-und-garten/): Der bekannte und beliebte Autor, der Paris als sein zweites Zuhause betrachtet, führt in diesem Band durch die 28 schönsten und individuellsten Parks und Gärten der Stadt. Das Spektrum reicht vom Jardin du Luxembourg, dem Parc Monceau oder den Tuilerien bis hin zu verschwiegenen und deshalb besonders attraktiven Plätzen, die in den meisten Reiseführern nicht genannt werden. - [Königsallee](https://www.vivelaculture.com/konigsallee/): Der 79-jährige Thomas Mann wird mit seiner Frau Katia in Düsseldorf erwartet, um aus seinem neuen Bestseller ›Felix Krull‹ zu lesen. Im vornehmen »Breidenbacher Hof« in der Königsallee ist die Hölle los, denn man möchte vor dem berühmten wie anspruchsvollen Literaten den alten Glanz des Hauses und der honorigen Kulturstadt inszenieren. Im selben Hotel logiert auch Klaus Heuser mit seinem Freund Anwar – ein Zufall, der vor allem bei Erika Mann für größte Unruhe sorgt, denn Klaus Heuser gehört zu den großen Lieben des Schriftstellers. - [Weinhebers Koffer](https://www.vivelaculture.com/weinhebers-koffer/): Bei einem Berliner Trödler entdeckt der junge Journalist Elias Ehrenwerth einen alten Lederkoffer mit den Initialen L.W. Neugierig folgt er dem Schicksal des Koffers und entdeckt, dass dieser Leonard Weinheber gehörte. Weinheber ist Schriftsteller und sieht sich nach Berufsverbot und Schikanen Anfang 1939 gezwungen, sein Vaterland zu verlassen. Er entscheidet sich, nach Palästina zu emigrieren, wo seine Geliebte bereits lebt. - [KL Gespräch über die Unsterblichkeit](https://www.vivelaculture.com/kl-gesprach-uber-die-unsterblichkeit/): Ein namenloser Erzähler fährt nach Paris, um mit KL über Schein und Sein, über den Tod und das Leben als Bild gewordene Instanz zu sprechen. Doch KL ist einer der eigensinnigsten und launischsten Gesprächspartner deutscher Sprache. Das Gespräch ist mit zahlreichen Reglementierungen und Auflagen verbunden. Und entwickelt sich schließlich in eine unerwartete Richtung. »KL Gespräch über die Unsterblichkeit« ist die Fiktion eines Interviews mit einem Menschen, der in der Wirklichkeit die Fiktion seiner selbst zu sein scheint. - [Adèle](https://www.vivelaculture.com/adele/): Der junge deutsche Drogist und Infanterist Max ist im Dezember 1916 an der Aisne in Frankreich als Krankenträger im Fronteinsatz. In einem verlassenen Ort sucht er nach Kräutern, um die Bauchschmerzen seiner Kameraden zu lindern, als er Adèle, das Mädchen aus der Champagne, trifft. Ein Roman über eine unmögliche Liebe, erzählt auf eine sinnliche und unprätentiöse Weise. - [Konzert ohne Dichter](https://www.vivelaculture.com/konzert-ohne-dichter/): Heinrich Vogeler, gefeierter Märchenprinz des Jugendstils, ist auf der Höhe seines Erfolgs. Im Juni 1905 wird ihm die Goldene Medaille für Kunst und Wissenschaft verliehen – besonders für das nach fünfjähriger Arbeit fertiggestellte Gemälde »Das Konzert oder Sommerabend auf dem Barkenhoff«. Während es in der Öffentlichkeit als Meisterwerk gefeiert wird, ist es für Vogeler das Resultat dreifachen Scheiterns: In seiner Ehe kriselt es, sein künstlerisches Selbstbewusstsein wankt, und eine fragile Freundschaft zerbricht. Rainer Maria Rilke, der literarische Stern am Himmel der Worpsweder Künstlerkolonie, und sein »Seelenverwandter« Vogeler haben sich entfremdet – und »Das Konzert« bringt das auf subtile Weise zum […] - [Ostende](https://www.vivelaculture.com/ostende/): Ein belgischer Badeort mit Geschichte und Glanz: Hier kommen sie alle noch einmal zusammen, die im Deutschland der Nationalsozialisten keine Heimat mehr haben. Stefan Zweig, Joseph Roth, Irmgard Keun, Kisch und Toller, Koestler und Kesten, die verbotenen Dichter. Sonne, Meer, Getränke – es könnte ein Urlaub unter Freunden sein. Wenn sich die politische Lage nicht täglich zuspitzte, wenn sie nicht alle verfolgt würden, ihre Bücher nicht verboten wären, wenn sie nicht ihre Heimat verloren hätten. - [Gehen, Ging, Gegangen](https://www.vivelaculture.com/gehen-ging-gegangen/): Richard, emeritierter Professor, kommt durch die zufällige Begegnung mit den Asylsuchenden auf dem Oranienplatz auf die Idee, die Antworten auf seine Fragen dort zu suchen, wo sonst niemand sie sucht: bei jenen jungen Flüchtlingen aus Afrika, die in Berlin gestrandet und seit Jahren zum Warten verurteilt sind. Und plötzlich schaut diese Welt ihn an, den Bewohner des alten Europas, und weiß womöglich besser als er selbst, wer er eigentlich ist. - [Rien où poser sa tête](https://www.vivelaculture.com/rien-ou-poser-sa-tete/): En 1921, Françoise Frenkel, jeune juive polonaise passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin « La Maison du Livre ». Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte, en raison de ses origines juives, de fuir l’Allemagne en 1939 après la prise de pouvoir d’Hitler, elle gagne la France où elle espère trouver refuge. Elle découvre alors une population divisée par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité. Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intactes, la voix, le regard, l’émotion […] - [Le présent infini s’arrête](https://www.vivelaculture.com/le-present-infini-sarrete/): Infirmière dans un appartement thérapeutique rattaché à un hôpital psychiatrique, la narratrice travaille auprès d’adolescents atteints le plus souvent de pathologies du lien. Premier roman d’inspiration autobiographique, le récit décrit un huis clos dans un lieu où se côtoient, coexistent et souvent s’affrontent avec violence les soignants et les patients. - [Place des fêtes](https://www.vivelaculture.com/place-des-fetes/): « Quel est le coefficient de déformation tolérable du passé » ? Place des fêtes est l’histoire, réaliste et noire, souvent baroque, de deux frères – Louis et François – à la recherche de leur père, ancien officier de l’armée française mystérieusement disparu plus de dix ans après la fin de la guerre d’Algérie. Une quête inachevée, inachevable, dans une France qui connaît une des mutations les plus rapides et les plus profondes de son histoire. - [Les Prépondérants](https://www.vivelaculture.com/les-preponderants/): Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance. Ils tentent tous d’inventer leur vie, s’adaptent ou se révoltent. De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920. Les mondes entrent en collision, les êtres s’affrontent, se désirent, se pourchassent, changent. L’écriture alerte et précise d’Hédi Kaddour serre au plus près ces vies et ces destins. - [Profession du père](https://www.vivelaculture.com/profession-du-pere/): « Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. Je n’avais pas le choix. C’était un ordre. J’étais fier. Mais j’avais peur aussi… À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. » - [Someone](https://www.vivelaculture.com/someone/): Brooklyn, années 30, quartier irlandais. Marie vit avec ses parents, immigrés avant sa naissance, et son grand frère Gabe dans un minuscule appartement bien astiqué. Son père boit trop mais il aime sa fille tendrement. Sa mère a la rudesse des femmes qui tiennent le foyer. Viendront le temps des premiers émois, puis du premier emploi, chez le croque-mort du quartier, le débonnaire M. Fagin. Un jour, elle rencontre Tommie, GI détruit par la guerre qui vient de s’achever, ce qu’on appelle « un gars bien ». Poignant et caustique, le récit de la très ordinaire vie de Marie devient un témoignage […] - [Villa des femmes](https://www.vivelaculture.com/villa-des-femmes/): Tout sourit à Skandar Hayek, homme d’affaires libanais prospère et respecté. A la tête d’un négoce de tissus, il règne d’une main de fer sur son usine et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le pays en ce début des années 1960 ou encore, de manière plus prosaïque, les disputes incessantes entre Marie, son épouse, Karine, sa fille chérie, et Mado, son acariâtre de sœur. Mais à son décès, les femmes de la villa devront faire taire leurs disputes, affronter la guerre civile qui éclate, les milices et leurs chefs prédateurs : prendre le pouvoir, en somme. - [Titus n’aimait pas Bérénice](https://www.vivelaculture.com/titus-naimait-pas-berenice/): Quand on parle d’amour en France, Racine arrive toujours dans la conversation, à un moment ou à un autre, surtout quand il est question de chagrin, d’abandon. Alors Nathalie Azoulai a eu envie d’aller y voir de plus près. Elle a imaginé un chagrin d’amour contemporain, Titus et Bérénice aujourd’hui, avec une Bérénice quittée, abandonnée, qui cherche à adoucir sa peine en remontant à la source, la Bérénice de Racine, et au-delà, Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue. Ce roman passe certes par les faits et les dates mais ce ne sont que des portes, comme dans un […] - [Sans état d’âme](https://www.vivelaculture.com/sans-etat-dame/): John Lloyd disparaît une nuit sans laisser de trace. Stéphanie, sa petite amie, va charger Gustave Leroy de mener l’enquête. C’est sans compter sur son dépit amoureux. Ni sur l’arrivée de Mike Lloyd qui entend bien retrouver son frère. - [La Carte des Mendelssohn](https://www.vivelaculture.com/la-carte-des-mendelssohn/): Au retour d’un séjour à Berlin, Diane Meur décide de mener l’enquête sur Abraham Mendelssohn, banquier oublié de l’histoire. Mais comment ne pas remonter d’abord à l’origine, à Moses, le petit infirme du ghetto, qui à onze ans maîtrisait Torah et Talmud, à quatorze ans partit seul sur les routes rejoindre à Berlin un professeur bien-aimé ? Tour de force d’un écrivain qui jamais ne perd le nord, La Carte des Mendelssohn finit par mettre à mal toute idée de racines, et par donner une image du monde comme un riche métissage où nous sommes tous un peu cousins. - [Une Vie entière](https://www.vivelaculture.com/une-vie-entiere/): Andreas Egger, le personnage principal du nouveau roman de Robert Seethaler, effectue le voyage de la ville à ces montagnes où il va passer « une vie entière ». Aucun adulte bienveillant pour lui expliquer le monde. Pris par l’intensité poétique des images, par la vérité de ce personnage de montagnard terriblement humain, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce bref roman d’une vie « minuscule ». La beauté rare de ce petit livre a valu à Robert Seethaler le statut de meilleur auteur de l’année, décerné par les libraires d’outre-Rhin. - [Thérèse](https://www.vivelaculture.com/therese/): Thérèse Martin est entrée à 15 ans au Carmel où elle meurt 8 ans plus tard de la tuberculose. Entre temps elle aime Jésus. Le film d’Alain Cavalier montre sa vie au couvent ; une vie souvent joyeuse, quand Thérèse éclate de rire avec une novice en imaginant qu’elles aiment un homme qui n’existe peut-être pas, Jésus. L’actrice Catherine Mouchet dégage une grâce incroyable. Dans la « vraie » vie, les religieuses contemplatives sont beaucoup plus joyeuses qu’on ne l’imagine ; leur joie donne beaucoup d’énergie. Un vrai plaisir. - [Les Prostituées](https://www.vivelaculture.com/les-prostituees/): Boule de suif est une nouvelle qui montre la fierté d’une prostituée pendant la guerre de 1870 ; va-t-elle coucher avec cet officier prussien comme l’y encouragent les bourgeois avec qui elle voyage ? Dans La Maison Tellier, les pensionnaires de la maison close voyagent ensemble pour une raison très touchante. Ces deux nouvelles de Maupassant sont des chefs-d’œuvre : émotions, sensualité, spiritualité, désir ardent. Flaubert, le maître de Maupassant a applaudi Boule de suif. Maupassant estimait que La Maison Tellier était d’une qualité supérieure ; le rythme, les couleurs, la liberté de ton de La Maison Tellier annonce le […] - [Journal d’un curé de campagne](https://www.vivelaculture.com/journal-dun-cure-de-campagne/): La vie de ce jeune curé de campagne n’a rien d’un plaisir, lui qui note dans son journal : « À quoi bon le nier ? J’ai vu trop tôt le vrai visage du vice, et bien que je sente réellement au fond de moi une grande pitié pour ces pauvres âmes, l’image que je me fais malgré moi de leur malheur est presque intolérable. Bref, la luxure me fait peur. » Georges Bernanos est préoccupé dans toute son œuvre, par la lutte spirituelle entre le bien et la mal ; une lutte que le jeune prêtre abandonne juste avant […] - [Lulu](https://www.vivelaculture.com/lulu/): Lulu est une femme fatale, objet de convoitise qui exerce sans retenue son pouvoir de séduction sur les hommes, multipliant sans scrupules maris et amants. Elle n’hésitera pas non plus à profiter de l’adoration que lui voue la comtesse Geschwitz, une lesbienne qui lui resta dévouée jusqu’à la fin, une mort tragique sous la lame de Jack l’Eventreur. Lulu illustre le pouvoir de fascination sexuelle de la femme qui, comme si la morale voulait se venger de sa jeunesse et de sa beauté, passe du statut de courtisane à celui de prostituée pour finir sous la lame d’un tueur. - [Anna Nicole](https://www.vivelaculture.com/anna-nicole/): Anna Nicole est un opéra qui raconte, sur une musique aux influences jazz et pop digne des grandes comédies musicales, l’histoire tragique de la cover-girl du magazine Playboy, Anna Nicole Smith, mariée à un magna du pétrole millionnaire de 89 ans. Elle décédera dramatiquement des suites d’une overdose médicamenteuse en 2007 à l’âge de 39 ans. L’histoire d’Anna Nicole Smith c’est l’histoire éternelle de ces personnes prêtes à tout pour changer de condition mais dont la fin est souvent tragique. L’histoire d’Anna Nicole, c’est celle d’Emma Bovary au siècle de la téléréalité. - [Les liaisons dangereuses](https://www.vivelaculture.com/les-liaisons-dangereuses-3/): Un vicomte et une marquise prennent un malin plaisir à se provoquer par lettres interposées pour se moquer de la société pudibonde du XVIIIe siècle ; telles sont Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, roman épistolaire écrit en 1782, dont Stephen Frears a tiré son film, sorti en 1988. Il ne faut pas en rater les premières minutes : elles montrent que l’habillement de la marquise et le poudrage du vicomte ne doivent rien au hasard ; tout est très précis. Le plaisir, ils le prennent ensuite dans la forme, à travers la perfection de leurs manières et de […] - [Galants et libertins : Fragonard amoureux](https://www.vivelaculture.com/galants-et-libertins-fragonard-amoureux/): Le plaisir a été peint au XVIIIe siècle par deux grands peintres : Boucher et son élève Fragonard. L’exposition montre comment Fragonard passe de sa touche légère dans Les Baigneuses à son chef-d’œuvre de maîtrise Le Verrou. Si nous regardons bien Les Baigneuses, nous voyons comment le peintre invite à sa fête galante, aussi bien les jeunes filles que la nature ; c’est jouissif. - [Casanova](https://www.vivelaculture.com/casanova/): Histoire de ma vie T.1 Vénitien, Giacomo Casanova est le libertin le plus célèbre du XVIIIe siècle. Il a écrit Histoire de ma vie sous le pseudonyme de Jacques Casanova de Seingalt. La version intégrale mentionne 142 femmes avec lesquelles il a couché. Malgré ce nombre il n’était pas collectionneur, mais au contraire, attentionné. Casanova a écrit Histoire de ma vie dans un français jugé trop cru, qui fut censuré dans les précédentes éditions. Grâce au travail éditorial de Bouquins Robert Laffont, une phrase comme « Je lance mille baisers qui se perdent dans l’air » est redevenue : « […] - [Toulouse-Lautrec : Les lumières de la nuit](https://www.vivelaculture.com/toulouse-lautrec-les-lumieres-de-la-nuit/): « J’entends partout le mot bordel, mais nulle part je ne me sens plus chez moi » écrit Toulouse-Lautrec qui quittait régulièrement son atelier de la rue Tourlaque, à Montmartre, pour aller dans les maisons closes, rue Joubert, chez Elisa et La Farcy, ou à La Fleur Blanche, rue des Moulins. Il n’y passait pas seulement une soirée, il y restait plusieurs mois à observer les dames. Il y reçut même Paul Durand-Ruel, le marchand d’art des Impressionnistes. Ce livre montre que les femmes furent la grande affaire de sa vie, même si la nature ne l’avait pas gâté. La […] - [L’Apollonide : Souvenirs de la maison close](https://www.vivelaculture.com/lapollonide-souvenirs-de-la-maison-close/): « Je suis fatiguée, je pourrais dormir mille ans » dit une des pensionnaires de L’Apollonide qui fut le nom d’une maison close parisienne au XIXe siècle, dont le décor, les filles, et les fantasmes des clients étaient très raffinés : baignoire de champagne, panthère dans la chambre… L’Apollonide est inspiré du prénom d’Apollonie Sabatier, maîtresse de Baudelaire, auteur des Fleurs du Mal, dont l’esprit plane sur le film de Bertand Bonello. La BO, choisie par le réalisateur qui est aussi musicien, est une merveille d’éclectisme avec deux chefs-d’œuvre de soul, Bad Girl de Lee Moses et The Right To […] - [Splendeurs et misères - Images de la prostitution en France 1850-1910](https://www.vivelaculture.com/splendeurs-et-miseres/): Les « splendeurs » du titre sont les peintures que la prostitution a inspirées à de nombreux artistes dont Toulouse-Lautrec ; les « misères » concernent la condition des prostituées en général et les ravages de la syphilis en particulier comme le montrent quelques photos écœurantes. Cette exposition qui cherche à être un plaisir en soi, offre un espace « interdit aux moins de 18 ans » dans lequel on entre en écartant un rideau rouge : à l’intérieur des images pornos donnent un petit goût de peep-show. Comme à Pigalle ! - [Huis clos](https://www.vivelaculture.com/huis-clos/): Après leur mort, un journaliste, une employée de la poste et une riche mondaine se retrouvent dans une pièce que l’on comprend être l’Enfer. S’engagent alors des discussions entre les trois personnages qui, au départ, ne se connaissent pas. Chacun va expliquer les vraies raisons de sa présence en ce lieu, et tous les trois vont alors comprendre qu’ils sont condamnés à rester ensemble pour l’éternité. « L’enfer, c’est les autres ». - [Un Balcon en forêt](https://www.vivelaculture.com/un-balcon-en-foret/): Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l’aspirant Grange est affecté à un poste, une maison située en pleine forêt des Ardennes. Pendant un an, Grange vit la guerre comme une menace de plus en plus abstraite à mesure que le temps passe et qu’il s’occupe seul à l’exception des moments qu’il passe avec Mona qu’il a rencontrée dans les bois. Et les Allemands lancent l’offensive. Le roman de Julien Gracq (qui refusa le prix Goncourt en 1951 pour son roman Le Rivage des Syrtes) évoque cette solitude dans laquelle on plonge volontairement et qui finit par couper de la […] - [Le Dernier Monde](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-monde/): Jaume Roiq Stevens est un cosmonaute réfractaire à l’autorité qui décide de rester seul à bord de son vaisseau quand l’ordre d’évacuation est donné par sa base. De là-haut, il observe l’activité sur la terre puis, inquiet de ne plus recevoir de nouvelles, prend la décision de rentrer. Là, il découvre qu’il est seul, que l’entièreté de la race humaine a disparu, que seuls les animaux ont survécu. Commence alors un voyage délirant avec Jaume et tous les personnages qu’il va inventer pour ne pas rester seul… Roman hallucinant de Céline Minard, l’auteur de Faillir être flingué, prix du Livre […] - [Mark Hollis](https://www.vivelaculture.com/mark-hollis/): Pendant dix ans, de 1981 à 1991, Mark Hollis, à la tête de son groupe Talk Talk, a rencontré le succès que tous les groupes rêvent d’obtenir. Puis, comme d’autres avant lui, il a pris ses distances avec le succès populaire pour se consacrer à une musique plus personnelle, allant jusqu’à enregistrer un album en solo tout en retenue, une splendeur de compositions, un petit miracle d’équilibre. Depuis, c’est le silence. Solitaire jusqu’au bout. - [Dans les forêts de Sibérie](https://www.vivelaculture.com/dans-les-forets-de-siberie/): « J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l’existence. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des […] - [Into the Wild](https://www.vivelaculture.com/into-the-wild-2/): La solitude ne nous est pas toujours imposée, il arrive même que certains la recherche. C’est le cas de Christopher McCandless, jeune étudiant promis à un avenir brillant, qui décide de tourner le dos au rêve américain pour partir seul vivre en Alaska, en harmonie avec la nature. Une fois assouvie sa soif de solitude, il comprend que le bonheur n’est possible que s’il est partagé. Il décide alors de rentrer. Mais les éléments naturels vont lui compliquer la vie. - [Robinson Crusoé](https://www.vivelaculture.com/robinson-crusoe/): On le sait, survivre seul en milieu hostile alors que rien ne vous y a préparé n’est pas chose aisée. Quand on y parvient, survient alors le problème de la solitude. C’est à ces deux défis que doit faire face Robinson Crusoé échoué sur son île. Ce roman d’aventure écrit au début du XVIIIe siècle va rencontrer un tel succès qu’il sera adapté à plusieurs reprises au cinéma ou à la télévision, des suites seront écrites et on ne compte plus les variations autour du thème dont celle de Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique publiée en 1971. - [Seul en mer](https://www.vivelaculture.com/seul-en-mer/): Un vieux marin navigue en solitaire lorsque son bateau est percuté par un conteneur à la dérive. Content, mais épuisé après avoir réparé les avaries qui menaçaient de le faire couler, il découvre alors que s’annonce une tempête. Puis, le « gros grain » passé, d’autres avanies s’invitent au programme. A regarder Robert Redford se débattre pendant plus de deux heures, à devoir inventer toutes sortes d’astuces (comme faire de l’eau douce avec un vieux jerrycan et un sac plastique !), on se dit que l’on est aussi petit sur la mer que dans l’espace. Et on sort de ce […] - [MacGyver](https://www.vivelaculture.com/macgyver/): MacGyver, c’est le maître Yoda des bricoleurs, le démonstrateur que Castorama rêve d’embaucher, une pub vivante pour les filières techniques au lycée. Mais avant tout, MacGyver est le héros d’une série diffusée pendant près de dix ans dans laquelle le héros, un agent secret employé par une fondation écran, non violent et n’utilisant jamais d’armes à feu (ce qui aux États-Unis n’est pas rien), se sort de toutes les situations. Conseil numéro 1, ne jamais sortir sans son couteau suisse. - [Alien](https://www.vivelaculture.com/alien/): Il y a un avant et un après Alien. Avec Ripley (Sigourney Weaver) et ses collègues, on découvre le quotidien banal de la vie sur une station spatiale en orbite. Les longs couloirs sombres, les salles blanches violemment éclairées, les ordinateurs qui affichent des lignes de code, la banalité des discussions sur les primes de fin de mission, etc. Et puis surgit cette bestiole qui, comme dans Les Dents de la mer, fiche d’autant plus la trouille qu’on ne la voit jamais. Mais elle nous voit. Et dans l’espace, personne ne nous entend crier… - [Gravity](https://www.vivelaculture.com/gravity-3/): Au cours d’une banale mission de maintenance sur une navette spatiale, une équipe d’astronautes est touchée par une terrible pluie de débris qui tue l’un d’entre eux et détruit leur vaisseau. Ce qui frappe le spectateur, dès le début du film, ce ne sont pas les débris qui volent dans tous les sens, mais le silence. Pas un bruit, pas un souffle, pas de musique, rien, juste la voix des astronautes qui discutent tranquillement. C’est ce silence qui nous fait ressentir notre insignifiance face à cette immensité. Bon, ce n’est pas tout ça, mais maintenant il faut rentrer… - [Seul sur Mars](https://www.vivelaculture.com/seul-sur-mars/): « Chaque être humain à un instinct primaire : secourir son prochain. » C’est à cette certitude que s’accroche Mark Watney (Matt Damon, l’acteur abonné aux rôles de héros maudits du cinéma américain) alors qu’il va devoir lutter pour survivre en milieu hostile (pour le moins !) en attendant les secours qui ne sont qu’à… 225 millions de kilomètres. Heureusement, le destin de Mark/Matt est entre les mains de Ridley Scott (Alien, Blade Runner, Gladiator) grand ordonnateur des situations extrêmes s’il en est, perfectionniste des fins pas toujours heureuses… - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-3-2-2/): Shadows ist die Geschichte von von drei Geschwistern in New York am Ende der 1950er-Jahre, die jeder auf seine Art versuchen, Erfolg zu haben. Das Problem im damaligen Amerika: sie sind Schwarze. Mit unzureichenden Mitteln in Naturdekors mit unbekannten Schauspielern gedreht und von einer von Charles Mingus improvisierten Musik untermalt, ist Shadows der Film, der für die Filmemacher der 60er- und 70er-Jahre wegweisend sein wird. Allen voran Martin Scorsese. Es war übrigens Cassavetes der ihn dazu bewegte, einen persönlichen Film zu drehen. Nämlich Hexenkessel… - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl-2-2/): Man weiß nicht viel über Vinyl, diese Serie über den Boss eines Rock-Labels in New York in den 1970-er Jahren und seine Enttäuschungen, außer dass Mick Jagger und Martin Scorsese die Filmproduzenten davon sind. Dieses fürstliche Duo und der Trailer, der seit einiger Zeit läuft, genügen allein schon, um alle Phantasmen zu nähren. « Sex and Drugs and Rock’n’Roll is all my brain and boby need »… - [Frank Sinatra ist erkältet](https://www.vivelaculture.com/sinatra-a-un-rhume-2-2/): Gay Talese ist ein Star-ournalist der amerikanischen Zeitschriftenpresse der Generation von Tom Wolfe oder Hunter Thompson. Mit ihnen gemein hat er die Kunst, Reportagen wie eine Fiktion zu schreiben. Sinatra ist erkältet ist eine Sammlung von Artikeln, die einigen der berühmten amerikanischen Stars des Entertainment gewidmet sind, wie Joe Di Maggio, Floyd Patterson oder auch Frank Sinatra. Eine Persönlichkeit ganz nach dem Geschmack von Scorsese, der seit Jahren davon träumt, ihm einen Film zu widmen. In Hollywood läuft das Gerücht einer möglichen Filmbiographie um, aber bis jetzt zeichnet sich über „The Voice“ immer noch nichts am Horizont ab. Sinatra/Scorsese… welche […] - [Die Verfluchten](https://www.vivelaculture.com/la-chute-de-la-maison-usher-2-2/): « Gleich nach der Uni für Roger Corman zu arbeiten, war damals in den USA die beste Ausbildung » (Martin Scorsese). Roger Corman ist vor allem dafür bekannt, eine unzählige Menge von B-Movies gedreht zu haben, aber auch dass er Scorsese (der 1972 Boxcar Bertha für Corman realisierte), Coppola oder auch Ron Howard (Appolo 13) eine Chance gegeben hat. Die Verfluchten ist der erste Film, in dem Corman Regie führte, nach dem Werk von Edgar Poe. - [Oh Boy](https://www.vivelaculture.com/jirai-au-paradis-2-2/): Eines Morgens will Niko, ein junger Berliner, einen Kaffee trinken gehen…. Damit beginnt sein 24 Stunden dauernder Streifzug durch die Stadt, der gleichermaßen an die Irrfahrten des Odysseus als auch an den nächtlichen Trip von Paul, der Figur von Die Zeit nach Mitternacht von Scorsese erinnert. Weitere Anspielung auf Scorsese: Im Verlauf des Tags begegnet Niko einem seiner alten Kumpel, der ihm ohne Umschweife einen Filmdialog zitiert und ihn fragend ansieht. „Taxi Driver“ antwortet Niko ohne zu zögern. 2013 erhielt der Film 6 Lolas darunter jene des besten Films, der besten darstellerischen Leistung und des besten Drehbuchs. - [Schweigen](https://www.vivelaculture.com/silence-2-2/): Schweigen erzählt von zwei portugiesischen Jesuitenmissionaren, die im 17. Jahrhundert nach Japan aufbrechen, um den dort verfolgten Christen zu helfen. Sie werden von den japanischen Behörden, die das Ausdehnen des christlichen Glaubens bekämpfen, verhaftet und dazu verurteilt, den Folterungen von Priestern beizuwohnen. Erst wenn diese ihre Religion verleugnen, nimmt das Foltern ein Ende. Scorseses Verfilmung von Schweigen kommt 2016 heraus. - [Wie die Sex & Drugs & Rock'n'Roll Generation Hollywood rettete](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood-2-2-2/): Ende der 1960er-Jahre bringt eine Generation von aufgebrachten Jugendlichen Hollywood und die Fundamente des Produktionssystems der Filmstudios zum Beben. Coppola, Lucas, Scorsese, Nicholson, De Niro, Pacino… diese Generation, die mit Rock’n’Roll und der Nouvelle Vague aufwächst, führt den Begriff Autoren und unabhängige Produktion unter der kalifornischen Sonne ein. Das Buch erzählt von dieser verrückten Geschichte, die böse ausgeht. Und das ganz in der Tradition der „Nouvel Hollywood“-Filme. - [Hexenkessel](https://www.vivelaculture.com/mean-streets-3-2-2/): Charlie, ein Kleinkrimineller aus Little Italy, übernimmt im Auftrag der Mafia die Leitung eines Restaurants. Sein „schlimmster Freund“ ist Johnny Boy, ein selbstzerstörerischer Querkopf. Charlie, der den Heiligen Franziskus von Assisi verehrt, versucht ihn zu schützen, denn er ist in die epileptische Cousine von Jonny verliebt, was die „Familie“ sehr skeptisch aufnimmt. Hexenkessel machte Scorsese schlagartig bekannt: Mafia, Aufstieg, Untergang, Vergebung, Gewalt, New York und… Robert De Niro für den ersten der acht Filme, die sie gemeinsam gedreht haben. - [George Harrison - Living in the Material World](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz-2-2-2/): Martin Scorsese ist nicht nur einer der bedeutendsten Spielfilmregisseure, sondern auch ein Ass des Dokumentarfilms, insbesondere, wenn es sich um Rock n’Roll handelt. Zu Beginn seiner Karriere war er am Schnitt des Soundtracks von Woodstock beteiligt, realisierte The Last Waltz (das letzte Konzert von The Band), produzierte die Reihe von Musikdokumentarfilmen (The Blues – Du Mali au Mississippi) und drehte dann einen Film über Dylan und seinen letzten über George Harrison, der übrigens ein Meisterwerk ist. - [Wie ein wilder Stier](https://www.vivelaculture.com/les-infiltres-2-2/): Nach dem geschäftlichen Misserfolg von New York, New York verfällt Scorsese in eine tiefe Depression und dem Kokain. Er kommt mit Wie ein wilder Stier zurück, eine in Schwarz-Weiß gedrehte Filmbiographie mit einer unglaublichen Gewalt, die sich am Leben des gleichzeitig beliebten, aber auch umstrittenen Jake LaMotta inspiriert. Alle Themen die Scorsese liebt, sind vereint: Die Gewalt, die italienischen Wurzeln, die Mafia, der Untergang …. … Zum Zeitpunkt der Erstveröffentlichung aufgrund der Gewaltdarstellung etwas zurückhaltend aufgenommen, gilt Wie ein wilder Stier inzwischen als ein Klassiker und die Leistung von De Niro lässt heute noch sprachlos. - [Martin Scorseses Reise durch den amerikanischen Film](https://www.vivelaculture.com/un-voyage-avec-martin-scorsese-2-2/): Martin Scorsese ist einer der letzten „Kino-Menschen“, jene die rund um die Uhr in der Filmwelt leben. Er hat einige der schönsten Werke davon geschrieben und produziert (und tut dies weiterhin), aber er kennt auch die gesamte Filmgeschichte, alle Darsteller, alle Werke. Eine Reise mit Martin Scorsese bietet Ihnen in Wirklichkeit zwei Reisen: Eine erste in die italienische Filmwelt, die andere in die amerikanische. Ein historischer und subjektiver Blick auf jene Werke, die seine Phantasie genährt haben. Mit diesem Ergebnis kann man ihm blind vertrauen… - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-3-2/): Shadows raconte l’histoire de deux frères et de leur sœur dans le New York de la fin des années 50, qui tentent de percer chacun dans son domaine. Problème majeur dans l’Amérique de l’époque, ils sont Noirs. Tourné avec des moyens rudimentaires en décors naturels avec des acteurs inconnus et une musique improvisée par Charles Mingus, Shadows est le film qui va montrer la voie de l’indépendance à la génération des cinéastes des années 60 et 70, Martin Scorsese en tête. C’est d’ailleurs Cassavetes qui le poussera à réaliser un film personnel. Ce sera Mean Streets… - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl-2/): On ne sait pas grand chose de Vinyl, cette série sur les déboires d’un patron de label de rock à New York dans les années 70 si ce n’est que Mick Jagger et Martin Scorsese en sont les producteurs. Ce duo royal et la bande annonce qui tourne depuis quelques temps suffisent à nourrir tous les fantasmes. « Sex and Drugs and Rock’n’Roll is all my brain and boby need »… - [Sinatra a un rhume](https://www.vivelaculture.com/sinatra-a-un-rhume-2/): Gay Talese est un journaliste vedette de la presse magazine américaine, de la génération des Tom Wolfe ou Hunter Thompson avec lesquels il partage cet art du reportage écrit comme de la fiction. Sinatra a un rhume est un recueil d’articles consacrés à quelques unes des grandes figures américaine de l’entertainment comme Joe Di Maggio, Floyd Patterson ou Frank Sinatra, personnage à la mesure de Scorsese qui rêve de lui consacrer un film depuis des années. Des bruits courent à Hollywood sur un possible biopic mais toujours rien à l’horizon sur « The Voice ». Sinatra/Scorsese… quelle affiche ! - [La Chute de la maison Usher](https://www.vivelaculture.com/la-chute-de-la-maison-usher-2/): « Travailler pour Roger Corman en sortant de la fac à cette époque aux Etats-Unis, c’était la meilleure formation. » Martin Scorsese. Roger Corman est surtout connu pour avoir produit un nombre incalculable de films de séries B et pour avoir donné leur chance à Scorsese (qui réalisera Boxcar Bertha pour Corman en 1972), Coppola ou Ron Howard (Appolo 13). La Chute de la maison Usher est le premier des films réalisés par Corman, d’après l’œuvre d’Edgar Poe, une série avec laquelle il rencontrera une certaine reconnaissance en Europe. - [J’irai au paradis](https://www.vivelaculture.com/jirai-au-paradis-2/): Bertrand Cardone (Daniel Duval) est un seigneur du « milieu » à la française. Son fils, François (Arnaud Giovaninetti), essaye de marcher dans ses pas. Après une fête où il sauve une jeune femme, François affublé de son homme de main Rufin (extraordinaire Gérald Laroche) réalise que le monde dans lequel il vit est pourri et suit les pas de la jeune femme, membre d’une association humanitaire. Truand, milieu, violence, ascension, chute, rédemption… Martin, sort de ce corps ! - [Silence](https://www.vivelaculture.com/silence-2/): Silence raconte l’histoire de deux missionnaires jésuites portugais qui, au XVIIe siècle, se rendent au Japon pour y soutenir les chrétiens persécutés. Ils seront arrêtés par les autorités japonaises qui combattent la propagation de la foi chrétienne. Et condamnés à assister aux tortures infligées aux prêtres japonais qui ne cesseront que s’ils abjurent la religion chrétienne. L’adaptation de Silence par Martin Scorsese sortira en 2016. - [Das Gelbe M](https://www.vivelaculture.com/la-marque-jaune-2/): Wenn man in Comics nach einem Pendant zu Fritz Langs Geschichten sucht, findet man die Abenteuer von Blake und Mortimer und vor allem „Das Gelbe M“. Fritz Lang und der belgische Comiczeichner Edgar P. Jacobs schätzen beide die ersten Fortsetzungsromane, das Genie des Bösen und die Verschwörungsgeschichten des Genres. Als besonderes Schmankerl gibt es dann in „Das Gelbe M“ eine direkte Referenz zu „M“, nämlich genau diesen Buchstaben, der einen nicht mehr loslässt. - [Le Tigre du Bengale / Le Tombeau hindou](https://www.vivelaculture.com/le-tigre-du-bengale-le-tombeau-hindou/): Avec ce diptyque indien, Fritz Lang fait, en 1959, son retour en Allemagne, 26 ans après son départ au moment de l’accession au pouvoir des nazis. Remake d’un film muet auquel il avait participé en tant que scénariste, l’avant-dernier film de Fritz Lang ressemble à une bande dessinée qui frise l’abstraction et qui met plus que jamais à nu le côté ligne claire de sa mise en scène. Pour les langiens purs et durs, c’est d’ailleurs un sommet ! Détail qui n’en est pas un : le héros de cette aventure, où l’on croise sultans, lépreux et danseuses, est architecte. […] - [Metropolis](https://www.vivelaculture.com/metropolis/): En 1984, Metropolis ressort en grande pompe dans une version en partie colorisée et surtout agrémentée d’une nouvelle musique signée Giorgio Moroder, le sorcier du disco. Dans la bande-son aux parfums très new wave figurent en guest-stars Pat Benatar, Freddie Mercury, Jon Anderson ou encore Bonnie Tyler. À l’époque, l’affaire provoqua de franches controverses. Un peu plus de trente ans plus tard, on peut sans doute davantage goûter cette musique datée mais qui, eu égard au nouveau statut de Moroder, a mieux vieilli qu’on aurait pu le croire à l’époque. - [Portfolio of Docteur Mabuse](https://www.vivelaculture.com/portfolio-of-docteur-mabuse/): Grand pianiste de jazz moderne trop méconnu, Ran Blake est également un passionné de cinéma au point qu’il truffe ses albums de références cinéphiliques parfaitement explicites. Entre un disque nommé Film Noir et un autre Vertigo, Ran Blake enregistre, en 1982, cet album opportunément intitulé Portfolio of Docteur Mabuse. Il s’agit moins pour le pianiste de rendre hommage à Fritz Lang que de produire des variations énigmatiques autour de la figure mythique qu’est devenue Mabuse. À noter que l’album passionnant est constitué d’une première face en solo intégral et d’une seconde qui prend la forme d’une suite symphonique enregistrée avec […] - [Star Wars : Un Nouvel Espoir](https://www.vivelaculture.com/star-wars-un-nouvel-espoir/): Avec le premier Star Wars, George Lucas réalise, en 1977, une sorte de synthèse mythologique qui puise son inspiration un peu partout. Une de ses références les plus directes est sans doute le Metropolis de Lang, chef-d’œuvre de la science-fiction au cinéma. Même si le film de Lang n’a que peu de lien avec le space-opera, Lucas parvient notamment à s’inspirer de l’androïde Maria de Metropolis pour l’apparence du robot C-3PO. Un hommage sincère et non dissimulé à un des grands maîtres du cinéma mondial. - [La Bête Humaine](https://www.vivelaculture.com/la-bete-humaine/): Parmi ses contemporains, Fritz Lang admirait tout particulièrement Jean Renoir. La preuve : l’Allemand a mis en scène deux remakes de films réalisés par le Français, La Chienne, devenu La Rue Rouge, et surtout, La Bête Humaine qui se transforme en Désirs Humains. Le film de Renoir, adapté de Zola, est sans doute, pour Lang, une sorte d’objet idéal tant il peut y retrouver certaines de ses propres obsessions, en particulier, la puissance du destin et l’irruption de la pulsion criminelle dans un univers marqué par l’adultère et la culpabilité. - [Les Contrebandiers de Moonfleet](https://www.vivelaculture.com/les-contrebandiers-de-moonfleet/): Parmi les nombreux films réalisés par Fritz Lang à Hollywood, on peut choisir Les Contrebandiers de Moonfleet, véritable sésame de la cinéphilie française pendant la deuxième moitié des années 50. Ce récit d’initiation au mal, qui met en scène un jeune garçon et un homme mûr susceptible d’être son père, se déroule dans une ambiance à la Stevenson et se révèle un des plus beaux Lang, même si celui-ci goûtait peu ce roman d’aventures maritimes aux couleurs envoûtantes et au charme éternel. - [Le Testament du docteur Mabuse](https://www.vivelaculture.com/le-testament-du-docteur-mabuse/): Dernier film allemand réalisé en 1933 par Lang, avant son départ pour Paris, puis Hollywood, Le Testament du docteur Mabuse reprend le personnage du génie du crime, qu’il avait déjà mis en scène dix ans auparavant, pour en faire une allégorie de Hitler alors aux portes du Reichstag. Goût de l’hypnose, puissance de la communication télépathique, vitesse du récit et magistrale analyse politique de la terreur, Le Testament du Docteur Mabuse reste d’une modernité ébouriffante et continue, encore aujourd’hui, à faire froid dans le dos. Il faut dire que la figure de Mabuse trouve sans cesse le moyen de se […] - [Fritz Lang au travail](https://www.vivelaculture.com/fritz-lang-au-travail/): Album paru en 2011, Fritz Lang au travail est sans doute le livre le plus précis et le plus complet sur l’œuvre majeure du grand réalisateur mi-allemand, mi-américain. À partir d’une analyse minutieuse des archives Lang, Bernard Eisenschitz, éminent spécialiste du cinéaste, retrace la genèse des films et le parcours d’un metteur en scène qui traverse le XXe siècle en moraliste et en analyste lucide. Ce qui donne un livre monumental et passionnant sur une œuvre qui livre tous ses secrets… Ou presque. - [Que la Bête Meure](https://www.vivelaculture.com/que-la-bete-meure/): De tous les cinéastes modernes, le plus strictement langien est certainement Claude Chabrol. Il rendra d’ailleurs un hommage direct au maître dans Docteur M, une fantaisie volontairement sous influence qu’il réalise au début des années 90. Mais c’est plutôt dans Que La Bête Meure, une histoire implacable de vengeance, que Chabrol retrouve les hauteurs de Lang et signe un de ses plus grands films qui égale en rigueur et en puissance l’œuvre de son maître. - [Ornement et Crime](https://www.vivelaculture.com/ornement-et-crime/): S’il n’avait pas été cinéaste, Fritz Lang aurait forcément été architecte, une discipline qu’il avait étudiée dans ses années de formation, au point qu’il en restera une trace profonde dans beaucoup de ses films. Viennois d’origine, le cinéaste admirait tout particulièrement le grand architecte autrichien Adolf Loos, grand manitou du fonctionnalisme et ennemi juré de toute forme décorative. C’est dans un petit livre majeur, Ornement et Crime, que Loos exprime le plus directement ses idées modernistes hostiles au style décoratif. Idées que Lang reprendra à son compte en allant vers un dépouillement de plus en plus radical. - [Le Mépris](https://www.vivelaculture.com/le-mepris-2/): Comme tous ses camarades des Cahiers jaunes et de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard considérait Fritz Lang comme un maître absolu et le parangon de la politique des auteurs. Pour le prouver, dans Le Mépris, il choisit Lang comme acteur incarnant la souveraineté du cinéma classique sous les traits d’un metteur en scène tournant une adaptation de L’Odyssée d’Homère, encadré par Brigitte Bardot, Michel Piccoli ou Jack Palance. Résultat : une réflexion majeure sur la mutation du cinéma et une magnifique prestation du grand Fritz. - [La Marque Jaune](https://www.vivelaculture.com/la-marque-jaune/): Si on doit trouver un équivalent direct de Fritz Lang dans la bande dessinée, c’est certainement du côté des aventures de Blake et Mortimer qu’il faut se tourner et plus particulièrement du côté de La Marque Jaune. Lang et Jacobs partagent le même goût du serial, du roman-feuilleton, de la ligne claire, des complots en tout genre, des génies du mal… Cerise sur le gâteau : dans La Marque Jaune, on trouve une référence directe à M le Maudit sous la forme d’une lettre obsédante, précisément le M ! - [Tintin au Pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-2-3/): Exceptées les questions de pénurie et de dérèglement climatique qui n’étaient pas d’actualité en 1950, cet épisode de Tintin est toujours d’une étrange actualité : dépendance de l’Occident en matière de ressources énergétiques, lutte de pouvoir dans le pays producteur, manipulations, profiteurs véreux… Tout y est. A y regarder de plus près, on peut se demander si l’inspiration de Jo Nesbo pour la série Occupied ne prend pas sa source en Belgique ? - [Climat : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris](https://www.vivelaculture.com/climat-30-questions-pour-comprendre-la-conference-de-paris-3/): Alors que la France s’apprête à accueillir la conférence des Nations Unies sur le climat (COP21), beaucoup doutent déjà des mesures qui sortiront des négociations vu l’ampleur des questions auxquelles il faudrait répondre. D’ores et déjà, les réunions préparatoires qu’a tenues François Hollande avec ses homologues laissent planer des doutes. Le livre de Pascal Canfin essaie d’apporter des éclairages sur les enjeux des négociations économiques, géopolitiques, sociales qui sont au cœur de cette conférence. Résultats des courses le 11 décembre. - [Tout peut changer](https://www.vivelaculture.com/tout-peut-changer-3-3/): Naomi Klein ne s’engage pas sur un sujet sans que ses thèses et démonstrations soient solidement étayées. Dans Tout peut changer, l’auteur de No logo (1999) reprend son combat contre le capitalisme débridé sous l’angle des conséquences du dérèglement climatique que provoque le réchauffement de la planète, conséquences sur l’environnement mais également sur nos sociétés, et qui produisent tous les jours plus d’inégalités. - [Le climat va t-il changer le capitalisme ?](https://www.vivelaculture.com/le-climat-va-t-il-changer-le-capitalisme-3/): On le sait, et seule une poignée de lobbyistes au service des intérêts de quelques grands trusts industriels le conteste, le climat se réchauffe et les conséquences de ce réchauffement sont dramatiques pour la planète et ses habitants. Mais les changements de comportements qu’il est urgent d’adopter obligent à repenser de fond en comble le système capitaliste comme par exemple faire prendre conscience aux dirigeants des pays qui polluent le plus qu’ils doivent payer pour financer des solutions alternatives. Jacques Mistral a recueilli les textes d’une vingtaine d’auteurs qui proposent analyses et solutions à mettre en place. Mais le temps […] - [Guerre du gaz : la menace russe](https://www.vivelaculture.com/guerre-du-gaz-la-menace-russe-2/): Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc communiste, l’Europe et une bonne partie du reste du monde ont cru que la Russie était passée du statut de superpuissance mondiale à celui d’un pays aux abois. Mais, malgré les conflits avec les anciens territoires soviétiques, la corruption qui gangrène le pays et la main mise des oligarques sur les principales ressources, Poutine sait qu’il a dans la manche la carte du gaz naturel dont la Russie est le premier producteur mondial. De quoi calmer bien des rodomontades européennes sur les questions de libertés individuelles et d’alliances avec […] - [Les Energies renouvelables](https://www.vivelaculture.com/les-energies-renouvelables-3/): Il devient tous les jours un peu plus évident qu’il faut compenser une partie des énergies fossiles qu’on sait limitées et polluantes par des sources d’énergies qui permettent d’envisager un avenir à la planète Terre. Oui, mais lesquelles ? Combien coûtent-elles ? Comment les exploiter ? Comment en faire le meilleur usage ? Autant de questions auxquelles répond Jacques Vernier dans cet ouvrage instructif et imprimé sur papier recyclé ! - [L’Energie des esclaves](https://www.vivelaculture.com/lenergie-des-esclaves-3/): La première révolution industrielle est celle qui a vu les machines alimentées par le charbon et le pétrole remplacer la force musculaire des esclaves puis des travailleurs. Avec l’exploitation de ces sources d’énergie qu’on a cru sans limites est née la société de consommation dont nous sommes aujourd’hui incapable de contrôler la course folle. De maîtres des machines nous en sommes devenus les esclaves. Andrew Nikiforuk étaie sa thèse en comparant les sociétés esclavagistes avec la nôtre afin d’attirer notre attention sur l’urgence qu’il y a à définir un projet commun à l’échelle de la planète. - [Insomnia](https://www.vivelaculture.com/insomnia-3/): Deux inspecteurs sont envoyés dans le fin fond de la Norvège pour enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. L’un des deux enquêteurs tue accidentellement son partenaire et tente de faire accuser le tueur présumé de la jeune fille. Celui-ci, qui a assisté à l’accident, va jouer avec les nerfs du policier meurtrier déjà mis à rude épreuve par l’insomnie provoquée par le jour polaire – deux mois où le soleil ne se couche jamais. Un film glaçant dont on ressort fatigué ! Une version américaine qui se passe dans le Grand Nord canadien a été réalisée par Christopher Nolan […] - [Les Terroristes](https://www.vivelaculture.com/les-terroristes-3/): Maj Sjöwall et Per Wahlöö, ce sont les Boileau et Narcejac suédois, un couple d’auteurs admirés par Michael Connelly, Henning Mankell, Jonathan Franzen… et qui les premiers, dans les années 60, ont planté le drapeau suédois sur la carte mondiale des auteurs de romans policiers. Avec la série des dix romans dont le commissaire Martin Beck est le personnage central, Maj Sjöwall et Per Wahlöö ont disséqué la société suédoise pour mettre à jour quelques unes de ses facettes les moins reluisantes. Avec Les Terroristes, le dernier de la série, Sjöwall et Wahlöö ont signé leur roman le plus politique. - [L’Homme chauve-souris](https://www.vivelaculture.com/lhomme-chauve-souris-3/): Jo Nesbo se distingue des autres auteurs de polars nordiques – très à la mode depuis l’énorme succès de la série Millénium – parce qu’il est celui qui ancre le mieux ses intrigues dans le quotidien qui est le nôtre. Qu’il s’agisse de l’Histoire de la Norvège, des conséquences de l’évolution des relations internationales ou du fonctionnement de l’Armée du Salut… tout est important et rend plus crédible ces histoires terrifiantes. La série de sept romans qui met en scène l’inspecteur Harry Hole de la police d’Oslo, au comportement atypique mais particulièrement efficace, illustre bien cette force. Pas étonnant que […] - [Occupied](https://www.vivelaculture.com/occupied-3/): Dans un futur très proche, en Norvège, le nouveau gouvernement écologiste décide d’arrêter l’exploitation de ses plateformes pétrolières et de fournir les pays européens en or noir. L’Union européenne ne l’entend pas de cette oreille et charge les Russes de relancer la production par la force. On suit les conséquences de cette politique à travers la vie du Premier Ministre en place, d’une restauratrice, d’un journaliste et d’un garde du corps… Série imaginée par Jo Nesbo, Occupied est un sulfureux cocktail qui mélange enjeux politiques, transition énergétique et respect de la démocratie. Explosif. - [Dust / Histoires de poussière](https://www.vivelaculture.com/dust-histoires-de-poussiere-2-2/): Diese Ausstellung dreht sich ganz um das Foto, das Man Ray von Marcel Duchamps Foto Élevage de poussière (1920) zu dt. „Aufzucht des Staubs“ machte. Im Le BAL findet nun eine ganze Ausstellung zum Thema „Der Staub in der Fotografie“ statt: wie Fotografen den Staub fotografierten, wie der Staub Fotografen inspirierte und was der Staub in der Fotografie bedeutet…. Das ist schon ziemlich bizarr als Thema und so bizarr und ungewöhnlich, dass man schon wieder darüber sprechen muss. Der Staub ist das Nichts, etwas, das man nicht will, was die Fenster verschmutzt. Mir gefällt es gut, dass man das Staubkorn, […] - [Après Eden, la collection Walther](https://www.vivelaculture.com/apres-eden-la-collection-walther-2-2/): Zur Zeit kann man in Paris eine Ausstellung mit Bildern aus der Walther Collection sehen. Über 800 Fotos von über 50 Fotografen aus Afrika, den USA, Deutschland und China…Aber das Pariser Museum „La Maison Rouge“ hängt nicht nur Bilder an die Wand. Antoine Galbert möchte dort Künstler zusammen bringen, die sich den Staffelstab in die Hand geben. Jean-Jacques Lebel, der letzte französische Surrealist, ein Historiker und Kritiker für „Unzeitgemäße Kunst“, der Klüngeleien ablehnt, veranstaltet dort beispielsweise Plaudereien. Und so steht dieses Museum allen Kunstrichtungen offen, auch den Gegentrends zur institutionalisierten zeitgenössischen Kunst, also einer „Kunst bei der man nichts versteht“ […] - [Robert le Diable](https://www.vivelaculture.com/robert-le-diable-2-2/): Robert Desnos starb als KZ-Häftling im Juni 1945 in Theresienstadt. Dieses Theaterstück versucht nicht mehr zu sein als es ist. Die Macher geben nicht vor, die Deportationen und den Nazismus zu theoretisieren, psychologisieren oder historisch zu analysieren. Hier wird die Lyrik von Desnos in einer Cabaretform verwendet. Zwei Paare singen diese total verrückten Gedichte von Robert Desnos mit viel Fantasie. Man will nur sagen: Die Fantasie wird überleben. In seiner Poesie spürt man, dass Robert Desnos wie eine Vorahnung eines tragischen Schicksals hatte. Aber das, was überlebt, sind die Lust am Leben, die Lebensfreude und die Fantasie. Eine wunderbare Inszenierung […] - [Saul Fia](https://www.vivelaculture.com/le-fils-de-saul-2-2/): Der Debütfilm dieses jungen Ungarn, der mit Béla Tarr zusammen gearbeitet hat, ist ein Anti-Benigni, ein Anti-Spielberg. Es ist auch der Wille gegen eine Erzählungsform anzufilmen, die dem Zuschauer entgegen kommt, oder ihm ermöglicht, sich zu identifizieren. Der Film stellt sich außerhalb dieser Problematiken auf. Es geht hier um einen Mann, der schon tot ist, der ein Wunder schaffen will, der im Vernichtungslager eine Genealogie wieder herstellen möchte. Saul möchte eine Geste wieder zum Leben erwecken, die Menschen von Tieren unterscheidet: eine Beerdigung, ein Gebet. Diese Selbstverständlichkeit, Klarheit und Bescheidenheit der Absicht werden in diesem Projekt auch ästhetisch transportiert. Wir […] - [Life is Meals](https://www.vivelaculture.com/chaque-jour-est-un-festin-2-2/): Essen hat immer mehr mit Ängsten zu tun. Das Prinzip der Vorsicht plagt und zerfrisst uns. Wie schön, dass einer meiner Lieblingsschriftsteller James Salter – der im Vorjahr starb – zusammen mit seiner Frau Kay über das Essen geschrieben hat. Dabei geht es auch um Geselligkeit, Tischgespräche und Tischgenossen, für die man stundenlang kocht. Das Buch ist charmant, weil es sich um einen behutsamen und dezenten Dialog zwischen Mann und Frau handelt, die seit 50 Jahren verheiratet sind und man spürt ihre Vertrautheit und ihr unausgesprochenes Einverständnis. Diese literarischen Fragmente handeln von der Geschichte des Essens, der Kochutensilien, von Rezepten […] - [Ici le jour (a tout enseveli)](https://www.vivelaculture.com/ici-le-jour-a-tout-enseveli-2-2/): Das ist richtig süß, leicht und erinnert an den französischen Sänger Alain Bashung, ohne seine Tiefe zu erreichen. Aber diese Musik ist sympathisch, überhaupt nicht eingebildet und etwas Liedermacher-Rock. Eigentlich sind „Feu! Chatterton“eine Hitfabrik. Ich finde die Band sehr unterhaltsam. - [Ones and Sixes](https://www.vivelaculture.com/ones-and-sixes-2-2/): Das amerikanische Independent Trio Low besteht u.a. aus dem Ehepaar Alan Sparhawk und Mimi Parker. Sie trommelt auf ihrem Schlagzeug als befände sie sich in einem Opiumkoma. Dabei erinnert sie an eine Kultpriesterin. Mir gefällt, dass Low diese Musik der absoluten Verzweiflung machen und dass Alan und Mimi im privaten Leben seit 20 Jahren verheiratet sind und fünf Kinder haben. Sie sind Mormonen und unzertrennlich. Auch Depressionen können ihnen nichts anhaben. Da ist diese Mischung aus innigem Familienleben zum einen und zum anderen absoluter Düsternis, Wut und Wildheit in der Musik. Wunderbar verzweifelt. - [Georgia O’Keeffe](https://www.vivelaculture.com/georgia-okeeffe-2-2/): Die amerikanische Malerin Georgia O’Keeffe starb mit 98 Jahren und ist damit nach Louise Bourgois die langlebigste bildende Künstlerin. Sie malte in Pastellfarben sehr organische und sinnliche Bilder von Blumen, Blumenkronen und Stempeln, Tierköpfen und Wüstendarstellungen. Sie malte alles Allgemeine, das sie umgab. Künstlerisch spürt man eine Ähnlichkeit mit den Fotografien ihres langjährigen Ehemannes Alfred Stieglitz und so sprengen ihre Bilder den Rahmen. Der Aronstab von Mapplethorpe findet seine Übertragung in den Bildern und Farben von Georgia O’Keeffe. Man findet dieselbe Sinnlichkeit, dieselbe Sexualität aber in sehr weichen und ausgewaschenen Farben. Nachdem es 2012 in München eine große Ausstellung von […] - [Titus n’aimait pas Bérénice](https://www.vivelaculture.com/titus-naimait-pas-berenice-2-2-2/): In Frankreich ist sie eine bekannte Literatin. In Deutschland wurden ihre Bücher bisher noch nicht veröffentlicht. Für ihr siebtes Buch „Titus n’aimait pas Bérénice“ (Titus liebte Bérénice nicht) gewann sie den Prix Médicis. Dabei bedient sie sich der Struktur eines Dreigroschenromans und entwirft den romanhaften Werdegang von Bérénice, der Frau, die den großen Racine von seinem Liebeskummer heilte. Die Autorin identifiziert sich mit Bérénice und gelangt so zu den Wurzeln des Schaffens von Racine, seiner Verse und seiner Widersprüche. Jean Racine war der Hofdichter von Ludwig XIV. und Bérénice/Nathalie Azoulai erzählt meisterhaft mit den Augen einer Frau wie er seinen […] - [Dust / Histoires de poussière](https://www.vivelaculture.com/dust-histoires-de-poussiere-2/): Exposition autour d’une photo que Man Ray avait faite du Grand Verre de Marcel Duchamp, photo que Duchamp avait baptisée « élevage de poussière ». Le BAL a donc monté une exposition autour de la poussière et la photo, comment les photographes ont photographié la poussière, comment la poussière a inspiré les photographes, qu’est-ce que c’est que la poussière en photographie… C’est très bizarre comme thème, c’est tellement bizarre et inattendu que je me suis dit qu’il fallait en parler ! La poussière c’est le rien, c’est ce qu’on ne veut pas, c’est ce qui finit par graisser les vitres. […] - [Après Eden, la collection Walther](https://www.vivelaculture.com/apres-eden-la-collection-walther-2/): En ce moment, il y a une exposition de la collection Walther, 800 photos d’une cinquantaine de photographes africains, américains, allemands, chinois… Mais la Maison Rouge, ce n’est pas juste des expositions accrochées sur les murs. De plus en plus, Antoine de Galbert a la volonté d’organiser des rencontres d’artistes qui reçoivent d’autres artistes et de faire circuler la parole. Jean-Jacques Lebel, le dernier des surréalistes français, un historien, un critique d’art intempestif et très en dehors de toutes les chapelles, y a fait des causeries. Pour aller dans le sens d’un lieu ouvert à tous les vents y compris […] - [Robert le Diable](https://www.vivelaculture.com/robert-le-diable-2/): Robert Desnos est mort des suites de la déportation mais ce spectacle ne pète pas plus haut que son cul, ne prétend pas théoriser, phsychologiser, ni faire une approche historique ou politique de la déportation ou du nazisme. Il s’agit juste de restituer les poèmes de Desnos sous la forme d’un spectacle de cabaret. Il y a juste deux couples qui chantent les poèmes complètement « louf » de Robert Desnos avec juste la fantaisie. Et dire : la fantaisie survivra. A travers sa poésie, on sent que Desnos avait une sorte de prémonition, la prescience d’un destin tragique. Mais […] - [Le Fils de Saul](https://www.vivelaculture.com/le-fils-de-saul-2/): C’est le premier film de ce jeune Hongrois qui a travaillé avec Béla Tarr. C’est l’anti- Roberto Benigni, l’anti-Spielberg, c’est l’anti-volonté de créer une narration soit complaisante, soit permettant au spectateur de s’identifier. Il est totalement en dehors de ces problématiques, il ne cherche rien d’autre que montrer un type qui est déjà mort et qui veut créer un miracle, rétablir une généalogie à l’intérieur d’un camp d’extermination. C’est à dire de réactiver le geste qui fait qu’on n’est pas des animaux : une sépulture, une prière. Cette évidence, cette limpidité, cette modestie du propos sont portés par un projet […] - [Chaque jour est un festin](https://www.vivelaculture.com/chaque-jour-est-un-festin-2/): La bouffe est devenue anxiogène, tout est hanté, corrodé par le principe de précaution, or il se trouve qu’on publie le livre d’un de mes écrivains préférés, James Salter – mort l’année dernière et l’auteur de Une vie à brûler, le chef-d’œuvre absolu – un livre co-écrit avec Kay, sa femme, sur la bouffe et le rapport qui inclut nécessairement le rapport à la conversation, à la convivialité, avec des commensaux pour lesquels on cuisine pendant des heures. Le truc est très charmant parce que c’est un dialogue assez pudique et délicat comme un dialogue entre un mari et sa […] - [Ici le jour (a tout enseveli)](https://www.vivelaculture.com/ici-le-jour-a-tout-enseveli-2/): C’est mignon comme tout, c’est léger, une sorte de relève un peu « bashungienne » sans la profondeur de Bashung, c’est sympathique, pas prétentieux, un peu rock apache… C’est une fabrique à tubes en fait. Je trouve ça assez réjouissant. - [Ones and Sixes](https://www.vivelaculture.com/ones-and-sixes-2/): Sur scène, Mimi Parker, la femme du couple, qui tape sur sa batterie comme si elle était dans une sorte d’état de coma opiacé, ressemble à une vestale, a la figure d’un culte. Elle est stupéfiante. J’aime que ces gens fassent une musique de désespérance absolue tout en étant à la ville un couple marié depuis vingt ans. Ils ont cinq enfants, ils sont mormons et on sent que rien ne les séparera jamais, même pas la dépression ! Il y a ce mélange entre la vie de famille avec toute la douceur qu’elle implique et une noirceur absolue, une […] - [Georgia O’Keeffe](https://www.vivelaculture.com/georgia-okeeffe-2/): C’est cette femme peintre, morte à 98 ans, la deuxième plus grande longévité chez les femmes plasticiennes avec Louise Bourgois. Elle a fait une peinture organique et sensuelle, des gros plans de fleurs, de corolles, de pistils, dans des couleurs très pastel, des crânes d’animaux, des représentations du désert. Elle a atteint une sorte d’universel tout en peignant ce qu’il y avait autour d’elle. Elle était très proche de photographes dont son mari Alfred Stieglitz, elle a donc un sens du cadre hors normes. Les arums de Mapplethorpe ont leur translation en couleur avec les tableaux de Georgia O’Keeffe. La […] - [Titus n’aimait pas Bérénice](https://www.vivelaculture.com/titus-naimait-pas-berenice-2-2/): Partant d’un principe éculé, le principe des romans de gare, un chagrin d’amour, Nathalie Azoulai a construit une trajectoire romanesque fantastique. En s’identifiant à Bérénice, la romancière remonte à la source, aux vers de Racine, pour écrire un roman sur Jean Racine, comment il s’est pris dans ses contradictions, son goût de l’absolu – tout en concentration sur son art – tout en étant l’écrivain de la France et de Louis XIV. Elle raconte magnifiquement ce clivage, comment il s’en est accommodé ou pas, son parcours de Port-Royal à Versailles et retour. Et surtout le roman parle de comment une […] - [Dust / Histoires de poussière](https://www.vivelaculture.com/dust-histoires-de-poussiere/): Exposition autour d’une photo que Man Ray avait faite du Grand Verre de Marcel Duchamp, photo que Duchamp avait baptisée « élevage de poussière ». Le BAL a donc monté une exposition autour de la poussière et la photo, comment les photographes ont photographié la poussière, comment la poussière a inspiré les photographes, qu’est-ce que c’est que la poussière en photographie… C’est très bizarre comme thème, c’est tellement bizarre et inattendu que je me suis dit qu’il fallait en parler ! La poussière c’est le rien, c’est ce qu’on ne veut pas, c’est ce qui finit par graisser les vitres. […] - [Après Eden, la collection Walther](https://www.vivelaculture.com/apres-eden-la-collection-walther/): En ce moment, il y a une exposition de la collection Walther, 800 photos d’une cinquantaine de photographes africains, américains, allemands, chinois… Mais la Maison Rouge, ce n’est pas juste des expositions accrochées sur les murs. De plus en plus, Antoine de Galbert a la volonté d’organiser des rencontres d’artistes qui reçoivent d’autres artistes et de faire circuler la parole. Jean-Jacques Lebel, le dernier des surréalistes français, un historien, un critique d’art intempestif et très en dehors de toutes les chapelles, y a fait des causeries. Pour aller dans le sens d’un lieu ouvert à tous les vents y compris […] - [Robert le Diable](https://www.vivelaculture.com/robert-le-diable/): Robert Desnos est mort des suites de la déportation mais ce spectacle ne pète pas plus haut que son cul, ne prétend pas théoriser, phsychologiser, ni faire une approche historique ou politique de la déportation ou du nazisme. Il s’agit juste de restituer les poèmes de Desnos sous la forme d’un spectacle de cabaret. Il y a juste deux couples qui chantent les poèmes complètement « louf » de Robert Desnos avec juste la fantaisie. Et dire : la fantaisie survivra. A travers sa poésie, on sent que Desnos avait une sorte de prémonition, la prescience d’un destin tragique. Mais […] - [Le Fils de Saul](https://www.vivelaculture.com/le-fils-de-saul/): C’est le premier film de ce jeune Hongrois qui a travaillé avec Béla Tarr. C’est l’anti- Roberto Benigni, l’anti-Spielberg, c’est l’anti-volonté de créer une narration soit complaisante, soit permettant au spectateur de s’identifier. Il est totalement en dehors de ces problématiques, il ne cherche rien d’autre que montrer un type qui est déjà mort et qui veut créer un miracle, rétablir une généalogie à l’intérieur d’un camp d’extermination. C’est à dire de réactiver le geste qui fait qu’on n’est pas des animaux : une sépulture, une prière. Cette évidence, cette limpidité, cette modestie du propos sont portés par un projet […] - [Chaque jour est un festin](https://www.vivelaculture.com/chaque-jour-est-un-festin/): La bouffe est devenue anxiogène, tout est hanté, corrodé par le principe de précaution, or il se trouve qu’on publie le livre d’un de mes écrivains préférés, James Salter – mort l’année dernière et l’auteur de Une vie à brûler, le chef-d’œuvre absolu – un livre co-écrit avec Kay, sa femme, sur la bouffe et le rapport qui inclut nécessairement le rapport à la conversation, à la convivialité, avec des commensaux pour lesquels on cuisine pendant des heures. Le truc est très charmant parce que c’est un dialogue assez pudique et délicat comme un dialogue entre un mari et sa […] - [Ici le jour (a tout enseveli)](https://www.vivelaculture.com/ici-le-jour-a-tout-enseveli/): C’est mignon comme tout, c’est léger, une sorte de relève un peu « bashungienne » sans la profondeur de Bashung, c’est sympathique, pas prétentieux, un peu rock apache… C’est une fabrique à tubes en fait. Je trouve ça assez réjouissant. - [Ones and Sixes](https://www.vivelaculture.com/ones-and-sixes/): Sur scène, Mimi Parker, la femme du couple, qui tape sur sa batterie comme si elle était dans une sorte d’état de coma opiacé, ressemble à une vestale, a la figure d’un culte. Elle est stupéfiante. J’aime que ces gens fassent une musique de désespérance absolue tout en étant à la ville un couple marié depuis vingt ans. Ils ont cinq enfants, ils sont mormons et on sent que rien ne les séparera jamais, même pas la dépression ! Il y a ce mélange entre la vie de famille avec toute la douceur qu’elle implique et une noirceur absolue, une […] - [Georgia O’Keeffe](https://www.vivelaculture.com/georgia-okeeffe/): C’est cette femme peintre, morte à 98 ans, la deuxième plus grande longévité chez les femmes plasticiennes avec Louise Bourgois. Elle a fait une peinture organique et sensuelle, des gros plans de fleurs, de corolles, de pistils, dans des couleurs très pastel, des crânes d’animaux, des représentations du désert. Elle a atteint une sorte d’universel tout en peignant ce qu’il y avait autour d’elle. Elle était très proche de photographes dont son mari Alfred Stieglitz, elle a donc un sens du cadre hors normes. Les arums de Mapplethorpe ont leur translation en couleur avec les tableaux de Georgia O’Keeffe. La […] - [Titus n’aimait pas Bérénice](https://www.vivelaculture.com/titus-naimait-pas-berenice-2/): Partant d’un principe éculé, le principe des romans de gare, un chagrin d’amour, Nathalie Azoulai a construit une trajectoire romanesque fantastique. En s’identifiant à Bérénice, la romancière remonte à la source, aux vers de Racine, pour écrire un roman sur Jean Racine, comment il s’est pris dans ses contradictions, son goût de l’absolu – tout en concentration sur son art – tout en étant l’écrivain de la France et de Louis XIV. Elle raconte magnifiquement ce clivage, comment il s’en est accommodé ou pas, son parcours de Port-Royal à Versailles et retour. Et surtout le roman parle de comment une […] - [Ökonomen kritisieren Klimaziele](https://www.vivelaculture.com/okonomen-kritisieren-klimaziele/): Während sich Frankreich auf die Klimaschutzkonferenz vorbereitet, äußern viele Kritiker schon vorab ihre Zweifel. Führende Ökonomen sagten in der Fachzeitschrift „Nature“ sogar das Scheitern voraus. Ihre Kritik richtet sich vor allem gegen die Annahme, dass individuelle Klimaziele einzelner Länder eine Erderwärmung grundlegend verringern würden. Sie verleiteten die einzelnen Staaten nur dazu, sich viel zu niedrige Klimaziele zu stecken. Stattdessen sollten sich François Hollande als Gastgeber und seine Amtskollegen lieber auf eine kollektive Verpflichtung einigen, die dann auch für alle bindend ist. In Kyoto 1997 ging jedoch genau das schief… - [Tim und Struppi – Im Reiche des schwarzen Goldes](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-2-2/): Auch wenn sich die Fragen nach Rohstoffmangel und Klimawandel 1950 noch nicht stellten, so sind alle anderen Themen dieses Abenteuers von Tim und Struppi durchaus noch aktuell. So ist der Westen vom Öl des Orients abhängig, im Produktionsland finden Machtkämpfe statt und außerdem grassieren Manipulationen und Profiteure…So findet sich alles, was einen guten Krimi ausmacht. Da kann man sich ja glatt fragen, ob Jo Nesbø seine Inspiration zur Serie „Occupied“ nicht in Belgien gefunden hat? - [Die Entscheidung: Kapitalismus vs. Klima](https://www.vivelaculture.com/climat-30-questions-pour-comprendre-la-conference-de-paris-2/): Naomi Klein, die Autorin von NoLogo und Die Schock-Strategie thematisiert in Die Entscheidung: Kapitalismus vs. Klima die dramatischen Auswirkungen der Wirtschaftspolitik auf das Klima. Dabei untersucht sie vor allem die fatalen Folgen der Erderwärmung für die Umwelt. Wie schon in ihren früheren Büchern recherchiert die Autorin gründlich und sorgt dafür, dass ihre Thesen hieb- und stichfest bleiben. Dieses „Manifest der Klimabewegung“ (San Francisco Chronicle) ist nicht nur in Deutschland ein Bestseller. Es ist auch höchst aktuell im Vorfeld der UN-Klimakonferenz in Paris vom 30. November bis 15.Dezember 2015. - [Aus kontrolliertem Raubbau](https://www.vivelaculture.com/tout-peut-changer-3-2/): Um dem Klimawandel, der Rohstoffverschwendung und der Erderwärmung zu trotzen, wollen wir alle so gerne Grün und Öko sein. Promis wie Leonardo di Caprio fahren teure Hybridautos, und in den Großstädten kann man kleine Elektrowagen mieten. Biosprit soll die Umwelt schonen. Aber auf wessen Kosten sind wir im aufgeklärten Westen so umweltbewusst? Kathrin Hartmann entlarvt die Nachhaltigkeitslügen und den Rohstoffhunger des grünen Kapitalismus. In ihren Recherchen in Bangladesch fand sie heraus, wie Garnelen aus Zuchtbecken mit Öko-Siegeln veredelt werden, dass man gleichzeitig Reisfelder und Mangrovenwälder zerstört oder den Bauern Gentechnik-Saatgut aufzwingt. Auch das grüne Wachstum ist zerstörerisch für die Umwelt […] - [Gazprom-Das Geschäft mit der Macht](https://www.vivelaculture.com/le-climat-va-t-il-changer-le-capitalisme-2/): In „Occupied“ sind es die Russen, die sich an Norwegens Öl mit Duldung der EU ein wenig bedienen. In der Realität sieht es anders aus. Da tritt ein Staatskonzern wie Gazprom bei Ländern wie Deutschland oder Finnland als Monopolist auf. In diesem Sachbuch beschreiben zwei unabhängige russische Journalisten, Waleri Panjuschkin und Michail Sygar, welche Allianzen und Intrigen Politik und Gas in Russland unterhalten. Zunächst haben Putin und sein Machtapparat ja nur die Ukraine erpresst, aber ist auch der „freie“ Westen wirklich noch so unabhängig? Denn wenn ein Ex-Bundeskanzler Gerhard Schröder als Aufsichtsratschef einer Tochterfirma von Gazprom fungiert oder Schalke 04 […] - [Erneuerbare Energien und Klimaschutz](https://www.vivelaculture.com/les-energies-renouvelables-2/): Ein Sachbuch und Ratgeber zum Thema „Erneuerbare Energien“ auch für den Laien! Ausführlich geht der Autor auf Solarenergie, Windkraft, Erdwärme und Biomasse ein. Dabei untersucht er die Chancen der Energiewende in Deutschland. Es geht dem Autor, der in Berlin an der an der Hochschule für Technik und Wirtschaft (HTW) lehrt, aber auch darum, wie jeder Einzelne seinen CO2-Ausstoß verringern kann. - [The Energy of Slaves: Oil and the new servitude](https://www.vivelaculture.com/lenergie-des-esclaves-2/): Die erste industrielle Revolution brachte uns Maschinen, die mit Kohle betrieben wurden. Dann war es das Öl, das die Muskelkraft der Sklaven und späteren Arbeiter ersetzte. Die Ausbeutung fossiler Brennstoffe schien unerschöpflich. So wurde die Konsumgesellschaft geboren, die wir heute in ihrem verrückten Wettlauf kaum noch kontrollieren können. Aus Herren über die Maschinen sind wir erneut zu deren Sklaven geworden. Der Kanadier Andrew Nikiforuk unterstreicht seine These, indem er Sklavengesellschaften mit unseren heutigen kapitalistischen Gesellschaften vergleicht. Damit will er auch unsere Aufmerksamkeit wecken, damit wir endlich ein gemeinsames Umweltprojekt für unseren Planeten definieren. - [Insomnia](https://www.vivelaculture.com/insomnia-2/): Der Regisseur von „Occupied“ schickte 1997 in seinem Kultfilm „Insomnia“ zwei Polizisten in das tiefste Norwegen, wo sie den Mord an einer jungen Frau untersuchen sollen. Dabei tötet einer der beiden Gesetzeshüter versehentlich seinen Partner und versucht, diesen Tod dem mutmaßlichen Mörder des Mädchens zuzuschieben. Der Täter jedoch ist Zeuge des Unfalls und manipuliert nun den schuldigen Polizisten, der wegen der taghellen Nächte an extremer Schlaflosigkeit leidet. Ein eisiger Thriller aus dem hohen Norden, der von Christopher Nolan 2002 in den Weiten Kanadas als Hollywood-Remake inszeniert wurde. In dieser Version spielen Al Pacino als müder Bulle und Robin Williams als […] - [Die Terroristen](https://www.vivelaculture.com/les-terroristes-2/): Maj Sjöwall et Per Wahlöö, ce sont les Boileau et Narcejac suédois, un couple d’auteurs admirés par Michael Connelly, Henning Mankell, Jonathan Franzen… et qui les premiers, dans les années 60, ont planté le drapeau suédois sur la carte mondiale des auteurs de romans policiers. Avec la série des dix romans dont le commissaire Martin Beck est le personnage central, Maj Sjöwall et Per Wahlöö ont disséqué la société suédoise pour mettre à jour quelques unes de ses facettes les moins reluisantes. Avec Les Terroristes, le dernier de la série, Sjöwall et Wahlöö ont signé leur roman le plus politique. - [Der Fledermausmann](https://www.vivelaculture.com/lhomme-chauve-souris-2/): Jo Nesbø unterscheidet sich von den anderen erfolgreichen skandinavischen Krimiautoren dadurch, dass er seine Geschichten am besten in der heutigen Welt verankert. Ganz egal, ob es sich dabei um die Geschichte Norwegens, die Konsequenzen der Evolution, die Heilsarmee oder internationale Beziehungen handelt: Hauptsache die erschreckenden Geschichten erscheinen glaubwürdig. Die Serie der sieben Bücher um den unkonventionellen Kommissar Harry Hole aus Oslo unterstreicht diese Stärke von Jo Nesbø, der ja auch die Idee zur Serie „Occupied“ hatte. - [Occupied](https://www.vivelaculture.com/occupied-2/): Die neue grüne Regierung in Norwegen beschließt, in einer nahen Zukunft die Erdölproduktion einzustellen und Europa nicht weiter mit norwegischem Öl zu versorgen. Die EU ist „not amused“ und lässt zu, dass Russland die Erdölplattformen des Landes besetzt, um die Erdölproduktion wieder hochzufahren. Der norwegische Ministerpräsident gibt nach, um das Leben seiner Landsleute nicht zu gefährden. Zu den weiteren Hauptfiguren der Serie gehören ein Leibwächter, ein Journalist und eine Restaurantbesitzerin. Ausgedacht hat sich diese Story der Bestsellerautor Jo Nesbø. So ist „Occupied“ eine spannende Ökothriller-Serie, die Fragen nach grüner Umweltpolitik, knallharten Machtinteressen und der Bewahrung der Demokratie stellt. Übrigens, die […] - [Tintin au Pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-2/): Exceptées les questions de pénurie et de dérèglement climatique qui n’étaient pas d’actualité en 1950, cet épisode de Tintin est toujours d’une étrange actualité : dépendance de l’Occident en matière de ressources énergétiques, lutte de pouvoir dans le pays producteur, manipulations, profiteurs véreux… Tout y est. A y regarder de plus près, on peut se demander si l’inspiration de Jo Nesbo pour la série Occupied ne prend pas sa source en Belgique ? - [Climat : 30 questions pour comprendre la conférence de Paris](https://www.vivelaculture.com/climat-30-questions-pour-comprendre-la-conference-de-paris/): Alors que la France s’apprête à accueillir la conférence des Nations Unies sur le climat (COP21), beaucoup doutent déjà des mesures qui sortiront des négociations vu l’ampleur des questions auxquelles il faudrait répondre. D’ores et déjà, les réunions préparatoires qu’a tenues François Hollande avec ses homologues laissent planer des doutes. Le livre de Pascal Canfin essaie d’apporter des éclairages sur les enjeux des négociations économiques, géopolitiques, sociales qui sont au cœur de cette conférence. Résultats des courses le 11 décembre. - [Tout peut changer](https://www.vivelaculture.com/tout-peut-changer-3/): Naomi Klein ne s’engage pas sur un sujet sans que ses thèses et démonstrations soient solidement étayées. Dans Tout peut changer, l’auteur de No logo (1999) reprend son combat contre le capitalisme débridé sous l’angle des conséquences du dérèglement climatique que provoque le réchauffement de la planète, conséquences sur l’environnement mais également sur nos sociétés, et qui produisent tous les jours plus d’inégalités. - [Le climat va t-il changer le capitalisme ?](https://www.vivelaculture.com/le-climat-va-t-il-changer-le-capitalisme/): On le sait, et seule une poignée de lobbyistes au service des intérêts de quelques grands trusts industriels le conteste, le climat se réchauffe et les conséquences de ce réchauffement sont dramatiques pour la planète et ses habitants. Mais les changements de comportements qu’il est urgent d’adopter obligent à repenser de fond en comble le système capitaliste comme par exemple faire prendre conscience aux dirigeants des pays qui polluent le plus qu’ils doivent payer pour financer des solutions alternatives. Jacques Mistral a recueilli les textes d’une vingtaine d’auteurs qui proposent analyses et solutions à mettre en place. Mais le temps […] - [Guerre du gaz : la menace russe](https://www.vivelaculture.com/guerre-du-gaz-la-menace-russe/): Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc communiste, l’Europe et une bonne partie du reste du monde ont cru que la Russie était passée du statut de superpuissance mondiale à celui d’un pays aux abois. Mais, malgré les conflits avec les anciens territoires soviétiques, la corruption qui gangrène le pays et la main mise des oligarques sur les principales ressources, Poutine sait qu’il a dans la manche la carte du gaz naturel dont la Russie est le premier producteur mondial. De quoi calmer bien des rodomontades européennes sur les questions de libertés individuelles et d’alliances avec […] - [Les Energies renouvelables](https://www.vivelaculture.com/les-energies-renouvelables/): Il devient tous les jours un peu plus évident qu’il faut compenser une partie des énergies fossiles qu’on sait limitées et polluantes par des sources d’énergies qui permettent d’envisager un avenir à la planète Terre. Oui, mais lesquelles ? Combien coûtent-elles ? Comment les exploiter ? Comment en faire le meilleur usage ? Autant de questions auxquelles répond Jacques Vernier dans cet ouvrage instructif et imprimé sur papier recyclé ! - [L’Energie des esclaves](https://www.vivelaculture.com/lenergie-des-esclaves/): La première révolution industrielle est celle qui a vu les machines alimentées par le charbon et le pétrole remplacer la force musculaire des esclaves puis des travailleurs. Avec l’exploitation de ces sources d’énergie qu’on a cru sans limites est née la société de consommation dont nous sommes aujourd’hui incapable de contrôler la course folle. De maîtres des machines nous en sommes devenus les esclaves. Andrew Nikiforuk étaie sa thèse en comparant les sociétés esclavagistes avec la nôtre afin d’attirer notre attention sur l’urgence qu’il y a à définir un projet commun à l’échelle de la planète. - [Insomnia](https://www.vivelaculture.com/insomnia/): Deux inspecteurs sont envoyés dans le fin fond de la Norvège pour enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. L’un des deux enquêteurs tue accidentellement son partenaire et tente de faire accuser le tueur présumé de la jeune fille. Celui-ci, qui a assisté à l’accident, va jouer avec les nerfs du policier meurtrier déjà mis à rude épreuve par l’insomnie provoquée par le jour polaire – deux mois où le soleil ne se couche jamais. Un film glaçant dont on ressort fatigué ! Une version américaine qui se passe dans le Grand Nord canadien a été réalisée par Christopher Nolan […] - [Les Terroristes](https://www.vivelaculture.com/les-terroristes/): Maj Sjöwall et Per Wahlöö, ce sont les Boileau et Narcejac suédois, un couple d’auteurs admirés par Michael Connelly, Henning Mankell, Jonathan Franzen… et qui les premiers, dans les années 60, ont planté le drapeau suédois sur la carte mondiale des auteurs de romans policiers. Avec la série des dix romans dont le commissaire Martin Beck est le personnage central, Maj Sjöwall et Per Wahlöö ont disséqué la société suédoise pour mettre à jour quelques unes de ses facettes les moins reluisantes. Avec Les Terroristes, le dernier de la série, Sjöwall et Wahlöö ont signé leur roman le plus politique. - [L’Homme chauve-souris](https://www.vivelaculture.com/lhomme-chauve-souris/): Jo Nesbo se distingue des autres auteurs de polars nordiques – très à la mode depuis l’énorme succès de la série Millénium – parce qu’il est celui qui ancre le mieux ses intrigues dans le quotidien qui est le nôtre. Qu’il s’agisse de l’Histoire de la Norvège, des conséquences de l’évolution des relations internationales ou du fonctionnement de l’Armée du Salut… tout est important et rend plus crédible ces histoires terrifiantes. La série de sept romans qui met en scène l’inspecteur Harry Hole de la police d’Oslo, au comportement atypique mais particulièrement efficace, illustre bien cette force. Pas étonnant que […] - [Occupied](https://www.vivelaculture.com/occupied/): Dans un futur très proche, en Norvège, le nouveau gouvernement écologiste décide d’arrêter l’exploitation de ses plateformes pétrolières et de fournir les pays européens en or noir. L’Union européenne ne l’entend pas de cette oreille et charge les Russes de relancer la production par la force. On suit les conséquences de cette politique à travers la vie du Premier Ministre en place, d’une restauratrice, d’un journaliste et d’un garde du corps… Série imaginée par Jo Nesbo, Occupied est un sulfureux cocktail qui mélange enjeux politiques, transition énergétique et respect de la démocratie. Explosif. - [Music to Spy by](https://www.vivelaculture.com/music-to-spy-by-2-2/): Der Musiker und Arrangeur David Whitaker stand immer im Schatten des großen John Barry. Dabei hat er 1966 einen großartigen Soundtrack zu einem Spionagefilm herausgebracht, nur mit dem Schönheitsfehler, dass es den Film als solchen gar nicht gibt. Und so liegt es an Ihnen, geneigte Zuhörer, sich die fehlenden Bilder als Kopfkino zu erschaffen. Die Musik erinnert dabei durchaus an die Soundtracks von John Barry aus den 1960er Jahren. Diese LP ist vergriffen und nur schwer zu bekommen. Einige Ausschnitte findet man jedoch auch in der Kompilation „The David Whitaker Sogbook“, das Bertrand Burgalat zusammengestellt hat. - [Der Krieg im Dunkeln](https://www.vivelaculture.com/der-krieg-im-dunkeln/): Die wahre Macht der Geheimdienste Der Autor und ehemalige Redakteur der FAZ hat sich als Bestsellerautor und kritischer Journalist in Deutschland zum Geheimdienstexperten entwickelt. Detailliert beschreibt er die großen Skandale und Affären und rückt dabei nicht nur die CIA, den MI6, den Mossad oder den KGB in den Mittelpunkt, sondern auch „unbekanntere“ Organisationen wie den Geheimdienst des Vatikans. Dabei untersucht Uwe Ulfkotte auch die Ränkespiele der Politik und die Verstrickungen mit der Wirtschaft. Eine unheimliche und verstörende Lektüre. - [Das James Bond Archiv](https://www.vivelaculture.com/les-archives-james-bond-2-2/): Erschienen 2012, als „Skyfall“ in die Kinos kam, hat Herausgeber Paul Duncan zum 50. Bond-Jubiläum ein beeindruckendes Standardwerk veröffentlicht. Der Wälzer umfasst fast 600 Seiten mit einem Dutzend Illustrationen, einem Filmstreifen aus „Dr. No“ und zahlreichen Interviews. Alle James-Bond-Filme sind mit dabei, auch die „inoffiziellen“ wie „Sag niemals Nie“ und „Casino Royale“ (1967). Ein Muss für jeden Bond-Fan. - [Der Brief an den Kreml](https://www.vivelaculture.com/la-lettre-du-kremlin-2-2/): Kinematografisch gesehen befruchtete der Kalte Krieg das Genre des Spionagefilms. Ein Beweis ist „Der Brief an den Kreml“, der von John Huston als schwarzhumorige und barocke Extravaganza mit einem Hang zur Tragik inszeniert wurde. Die Intrige ist verworren und komplex, aber vor allem der Cast mit den Ingmar-Bergman-Schauspielern Bibi Anderson und Max von Sydow sowie den Amerikanern George Sanders und Orson Welles hat es in sich. So ist „Der Brief an den Kreml“, den es in Deutschland nur als Import auf DVD gibt, ein ziemlich verrückter Film. - [Citizenfour](https://www.vivelaculture.com/citizenfour-2-2/): Ihren Edward-Snowden-Film „Citizenfour“ konnte die Amerikanerin Laura Poitras nur in Berlin beenden. In den USA hätte man ihr Filmmaterial wohl sofort beschlagnahmt. Und so portraitiert die Filmemacherin einen zunächst fast schüchternen Snowden, einen engagierten und mutigen Whistleblower, der in den Zeiten der Globalisierung die Sammelwut amerikanischer Geheimdienste entlarvt. Wenn Snowden in seinem Hotelzimmer in Hongkong immer wieder besorgt und paranoid seine unmittelbar bevorstehende Verhaftung erwartet, befindet man sich als Betrachter in einem echten alptraumhaften Thriller.. Aber „Citizenfour“ ist ein Dokumentarfilm. Hier stimmt alles. - [Ipcress – Streng geheim](https://www.vivelaculture.com/ipcress-danger-immediat-2-2/): Bond-Produzent Harry Saltzmann zeichnete auch für dieses Popjuwel aus dem London der Swinging Sixties verantwortlich. Michael Caine spielt Harry Palmer, eine etwas prolligere Version von 007, der auf der Suche nach gekidnappten Wissenschaftlern ist, die einer Gehirnwäsche unterzogen wurden… Für Michael Caine war dieser Film von 1965 der Durchbruch, und John Barry schuf einen seiner hörenswertesten Soundtracks. - [Dame, König, As, Spion](https://www.vivelaculture.com/la-taupe-3-2-2/): Man bezeichnet ihn oft als den Anti-James-Bond. John Le Carré, der einstige Spion des MI 6, gilt auch als Erfinder des modernen Spionageromans. Seine Schilderungen der Geheimdienstleute fallen dabei um ein Vielfaches realistischer aus als die Glamourversionen eines Ian Fleming. In „Dame, König, As, Spion“ greift Le Carré wieder auf seine Lieblingsfigur George Smiley zurück, der einem Maulwurf mitten in London auf der Spur ist. Dieses Meisterwerk der Spionageliteratur wurde übrigens auch very british verfilmt mit Gary Oldman in der Hauptrolle. - [Liebesgrüße aus Brüssel](https://www.vivelaculture.com/expo-58-2-2/): Der zehnte Roman von Jonathan Coe, geschrieben 2013, führt zurück in die Zeit der Weltausstellung in Brüssel 1958. Der Kalte Krieg ist in vollem Gange. In den Länderpavillons sitzen mehr oder weniger gut getarnte Spione. Und der Leser verfolgt amüsiert die amourösen Verstrickungen des britischen Agenten Thomas Foley. Der gut geschriebene Roman bewegt sich hart am Rande einer Parodie und erinnert eher an die Abenteuer von Tim und Struppi als an die Klassiker von John Le Carré. - [OSS 117 Der Spion, der sich liebte](https://www.vivelaculture.com/oss-117-der-spion-der-sich-liebte/): Schon lange vor seinem Oscar mit „The Artist“ spielte Frankreichs Star Jean Dujardin in „OSS 117“ einen Charmeur, der durch seine virile Ausstrahlung auf Frauen wirkt, aber eigentlich viel besser mit Männern kann. Der Top Spion Hubert Bonnisseur de la Batte ist selbstgefällig, latent rassistisch und frauenfeindlich, aber entlarvt sich in seinen dümmsten Sprüchen als großer, naiver Junge, der es eigentlich nicht so meint. Für die deutsche Synchronfassung konnte der Komiker Oliver Kalkhofe gewonnen werden. - [Opération Shylock – Ein Bekenntnis](https://www.vivelaculture.com/operation-shylock-2-2/): Spionageromane sind nicht unbedingt das Markenzeichen von Philip Roth. In „Operation Shylock – Ein Bekenntnis“ gelingt ihm dennoch ein überzeugender Ausflug in das Genre um falsche Identitäten. Im Roman erfährt der Autor Philip Roth, dass er in Israel einen Namensvetter und Doppelgänger hat. Zunächst will der Schriftsteller selber ermitteln und begibt sich nach Jerusalem und Tel Aviv. Bis sich dann natürlich auch der Mossad einschaltet. Ein großer Roman von Philip Roth voller Humor, in dem sich der Schriftsteller zum Spion seines eigenen Lebens macht. - [Mein Name ist Fleming, Ian Fleming](https://www.vivelaculture.com/fleming-2-2-2/): Dominic Cooper spielt den Bondautor Ian Fleming (1908-1964) in dieser britischen Miniserie und lässt dessen bewegtes Leben noch einmal unterhaltsam Revue passieren. So stellt sich der Lebemann und Dandy Ian Fleming 1938 erst einmal bei der Royal Navy vor und wird nicht sonderlich ernst genommen. Später baut er eine Einheit für geheime Operationen auf. Fleming selbst gerät oft zwischen die Linien… Sein bewegtes Leben inspiriert ihn dazu, später 12 James-Bond-Romane zu schreiben. - [Music to Spy by](https://www.vivelaculture.com/music-to-spy-by-2/): Forcément éclipsé par l’ombre du grand John Barry, le compositeur et arrangeur David Whitaker a pourtant l’étoffe d’un grand du Swingin’ London. En 1966, il publie un brillant album intitulé Music to Spy by qui a tous les atours d’une BO de film d’espionnage, sauf que le film en question n’existe pas. C’est donc à vous, auditeurs, de créer vos propres images sur cette somptueuse musique de film imaginaire qui fait voyager mentalement et qui parvient justement à égaler les grandes BO de John Barry de l’époque. L’album est rare mais on peut en trouver de larges extraits dans l’excellente […] - [Sur Écoute. Esthétique de l’espionnage](https://www.vivelaculture.com/sur-ecoute-esthetique-de-lespionnage-2/): L’espionnage est une technique mais peut-être aussi un art, en tout cas une forme et un vocabulaire qui permettent de lire et d’écouter le monde autrement. Dans Sur écoute, Le philosophe Peter Szendy explore justement la manière dont la pensée et l’esthétique contemporaines sont tributaires des notions de surveillance, de taupe ou d’écoute… Et comme l’homme est fin et cultivé et qu’il aime séduire son lecteur, il s’appuie sur des analyses très personnelles de films d’Hitchcock, Lang ou Coppola, ou même sur un opéra de Mozart. Ce qui ne gâte rien. - [Les Archives James Bond](https://www.vivelaculture.com/les-archives-james-bond-2/): Publiées en 2012 au moment de la sortie de Skyfall, pour le cinquantenaire de la franchise cinématographique, Les Archives James Bond constituent un ensemble impressionnant. Les dizaines d’illustrations et les nombreux témoignages recueillis permettent de reconstituer la trajectoire de cette série de films, certes inégale, mais incontestablement mythique. Pour tout bondophile qui se respecte, l’achat de ce somptueux album est impératif. - [La Lettre du Kremlin](https://www.vivelaculture.com/la-lettre-du-kremlin-2/): La guerre froide a eu des effets incontestablement bénéfiques sur le cinéma d’espionnage. La preuve : La Lettre du Kremlin, fantaisie paranoïaque, baroque et finalement tragique où John Huston s’en donne à cœur joie. L’intrigue est furieusement complexe mais l’humour noir du film et les présences conjuguées de Bibi Anderson, Max von Sydow, deux acteurs bergmaniens, George Sanders et surtout d’Orson Welles font de La Lettre du Kremlin un objet assez dingue. - [Citizenfour](https://www.vivelaculture.com/citizenfour-2/): À l’heure de la mondialisation et de la surveillance généralisée, l’espionnage traditionnel a un peu perdu de son lustre. Les nouveaux héros contemporains sont les lanceurs d’alerte qui dévoilent la face cachée des grandes agences de renseignement. Dans Citizenfour, documentaire absolument captivant, la réalisatrice Laura Poitras filme, presqu’en temps réel, Edward Snowden cloîtré dans sa chambre d’hôtel à Hong-Kong, préparant les révélations qui allaient déstabiliser la NSA et son système de surveillance ultra sophistiquée, donnant à son film les allures d’un thriller cauchemardesque où tout est vrai. - [Ipcress, Danger Immédiat](https://www.vivelaculture.com/ipcress-danger-immediat-2/): Véritable bijou pop, réalisé au mitan des années 60, en plein Swingin’ London, Ipcress Danger Immédiat repeint en couleurs l’univers sombre de Len Deighton, un des grands du roman d’espionnage. À côté de son intrigue légèrement abracadabrante et de son design impeccable, le film bénéficie de deux atouts maîtres : la présence du grand Michael Caine, au top de son magnétisme, et celle, à la bande son, de John Barry, l’homme des James Bond, qui signe ici une de ses plus grandes partitions. - [La Taupe](https://www.vivelaculture.com/la-taupe-3-2/): Souvent présenté comme l’anti-James Bond, John Le Carré, lui-même ancien officier des services de renseignement du MI6, a littéralement inventé le roman d’espionnage moderne, infiniment plus réaliste et plus complexe que la version glamour qu’en donne Ian Fleming. Dans La Taupe (1974), Le Carré met en scène George Smiley, personnage qu’il a créé quelques années auparavant, au centre d’un récit qui s’enracine, comme il se doit, au cœur de la guerre froide. Ce qui produit un roman où la ronde des identités et des mensonges donne littéralement le vertige. Et, par conséquent, un des chefs-d’œuvre du genre ! Remarquablement adapté […] - [Expo 58](https://www.vivelaculture.com/expo-58-2/): Écrit dans les années 2010, le dernier roman de Jonathan Coe, Expo 58, permet de se replonger avec un plaisir certain dans les riches heures de la guerre froide. Situé en 1958, dans le contexte de l’exposition universelle de Bruxelles, le livre entrecroise, à la limite de la parodie, les rencontres amoureuses et les motifs de l’espionnage dans un registre qui rappelle plus Tintin que les classiques de John Le Carré. Absolument savoureux. - [Au service de la France](https://www.vivelaculture.com/au-service-de-la-france/): Dans la France des années soixante, celle « du Général », un service d’agents secrets accueille un stagiaire qui rêve d’intégrer l’élite du renseignement français. En fait d’élite, notre stagiaire découvre une bande de bras cassés incultes, arrogants et plus intéressés par le versement de ses primes qu’à l’évolution de la situation internationale et la décolonisation. Et pourtant, c’est cette brochette improbable à laquelle on confie les affaires délicates de la France à l’étranger. Créée par Jean-François Halin, le scénariste des OSS 117 (avec Jean Dujardin), Franckreich… est une série parodique qui est aux romans d’espionnage de John Le Carré […] - [Opération Shylock](https://www.vivelaculture.com/operation-shylock-2/): Pas particulièrement versé dans l’espionnage, Philip Roth fait pourtant, dans Opération Shylock, une incursion très singulière dans un genre riche en faux-semblants qui lui va finalement comme un gant. Dans le roman, Roth découvre qu’il a un homonyme en Israël qui se fait passer pour lui. Bien décidé à en découdre avec son double, le romancier part mener l’enquête entre Jérusalem et Tel Aviv et, bien sûr, le Mossad finit par s’en mêler. Un des grands livres de Philip Roth, souvent très drôle, qui fait de l’écrivain l’espion de sa propre vie. - [Fleming](https://www.vivelaculture.com/fleming-2-2/): Typiquement british comme il se doit, la mini-série Fleming met en scène, en quatre épisodes, les aventures de Ian Fleming avant la création de l’agent 007. Essentiellement située pendant la Seconde Guerre mondiale, la série, élégante et vive, permet de comprendre que la vie très romanesque du futur écrivain a largement nourri les aventures de James Bond bien avant que le démiurge et sa créature ne deviennent des célébrités mondiales. - [Music to Spy by](https://www.vivelaculture.com/music-to-spy-by/): Forcément éclipsé par l’ombre du grand John Barry, le compositeur et arrangeur David Whitaker a pourtant l’étoffe d’un grand du Swingin’ London. En 1966, il publie un brillant album intitulé Music to Spy by qui a tous les atours d’une BO de film d’espionnage, sauf que le film en question n’existe pas. C’est donc à vous, auditeurs, de créer vos propres images sur cette somptueuse musique de film imaginaire qui fait voyager mentalement et qui parvient justement à égaler les grandes BO de John Barry de l’époque. L’album est rare mais on peut en trouver de larges extraits dans l’excellente […] - [Sur Écoute. Esthétique de l’espionnage](https://www.vivelaculture.com/sur-ecoute-esthetique-de-lespionnage/): L’espionnage est une technique mais peut-être aussi un art, en tout cas une forme et un vocabulaire qui permettent de lire et d’écouter le monde autrement. Dans Sur écoute, Le philosophe Peter Szendy explore justement la manière dont la pensée et l’esthétique contemporaines sont tributaires des notions de surveillance, de taupe ou d’écoute… Et comme l’homme est fin et cultivé et qu’il aime séduire son lecteur, il s’appuie sur des analyses très personnelles de films d’Hitchcock, Lang ou Coppola, ou même sur un opéra de Mozart. Ce qui ne gâte rien. - [Les Archives James Bond](https://www.vivelaculture.com/les-archives-james-bond/): Publiées en 2012 au moment de la sortie de Skyfall, pour le cinquantenaire de la franchise cinématographique, Les Archives James Bond constituent un ensemble impressionnant. Les dizaines d’illustrations et les nombreux témoignages recueillis permettent de reconstituer la trajectoire de cette série de films, certes inégale, mais incontestablement mythique. Pour tout bondophile qui se respecte, l’achat de ce somptueux album est impératif. - [La Lettre du Kremlin](https://www.vivelaculture.com/la-lettre-du-kremlin/): La guerre froide a eu des effets incontestablement bénéfiques sur le cinéma d’espionnage. La preuve : La Lettre du Kremlin, fantaisie paranoïaque, baroque et finalement tragique où John Huston s’en donne à cœur joie. L’intrigue est furieusement complexe mais l’humour noir du film et les présences conjuguées de Bibi Anderson, Max von Sydow, deux acteurs bergmaniens, George Sanders et surtout d’Orson Welles font de La Lettre du Kremlin un objet assez dingue. - [Citizenfour](https://www.vivelaculture.com/citizenfour/): À l’heure de la mondialisation et de la surveillance généralisée, l’espionnage traditionnel a un peu perdu de son lustre. Les nouveaux héros contemporains sont les lanceurs d’alerte qui dévoilent la face cachée des grandes agences de renseignement. Dans Citizenfour, documentaire absolument captivant, la réalisatrice Laura Poitras filme, presqu’en temps réel, Edward Snowden cloîtré dans sa chambre d’hôtel à Hong-Kong, préparant les révélations qui allaient déstabiliser la NSA et son système de surveillance ultra sophistiquée, donnant à son film les allures d’un thriller cauchemardesque où tout est vrai. - [THX 1138](https://www.vivelaculture.com/thx-1138-2/): THX 1138 est un personnage prisonnier d’une société totalitaire qui maintient sa population sous sédatif et dans la peur du monde extérieur. THX finira par s’échapper et découvrir le mensonge dans lequel le pouvoir les a maintenus. Inspiré notamment par 2001 l’Odyssée de l’espace de Stanley Krubrick sorti en 1968, George Lucas, l’ancien étudiant en cinéma, réalisateur de court métrages expérimentaux, associé de Francis Ford Coppola dans le studio American Zoetrope, signe avec THX1138 son seul film à ne pas avoir rencontré un succès public. Rassurant pour les étudiants en cinéma. - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie-2-2/): Avec la musique de Star Wars, John Williams (qui a déjà signé une bonne quarantaine de bof dont celles des Dents de la Mer et de La Tour infernale) signe une fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et toute sa démesure. Par la suite John Williams s’attaquera aux musiques d’Indiana Jones, Superman, E.T., Jurassic park, Harry Potter… Visiblement la force est de son côté. - [Star Wars, Le Nouvel Espoir](https://www.vivelaculture.com/star-wars-le-nouvel-espoir-2/): A l’origine, avec le premier épisode de ce qui deviendra la saga Star Wars, George Lucas veut réaliser un film pour les enfants : « (…) nous (les adultes) avons mis un désordre épouvantable, ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de quelque chose de plus positif ». Lucas invente alors l’histoire d’un Empire qui veut détruire la Rébellion pour régner sans partage sur la Galaxie. Les méchants d’un côté, les gentils de l’autre. Il créé surtout une galerie de personnages qui vont devenir les meilleurs amis de millions de gens à travers le monde. Et la Force fut avec […] - [La Forteresse cachée](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-cachee/): La forteresse cachée de Kurosawa est une des références les plus souvent citées par Lucas, notamment pour le premier épisode de la série Le Nouvel Espoir. Dans La Forteresse cachée, Akira Kurosawa met en scène un général et une princesse qui essaient d’échapper à leurs ennemis avec l’aide de deux paysans chamailleurs. Lucas reconnaîtra que ces deux personnages l’ont inspiré pour la création de R2-D2 et C-3PO. Remplacez le général par Obi-Wan Kenobi, ajoutez un frère à la princesse, quelques personnages secondaires, jeter le tout dans l’espace et le tour est joué. Enfin, presque… - [Flash Gordon](https://www.vivelaculture.com/flash-gordon/): Avant de s’attaquer au premier épisode de ce qui deviendra la saga Star Wars, George Lucas souhaitait adapter Flash Gordon, la bande dessinée créée dans les années 30 et portée à l’écran (à la télévision) pour la première fois en 1934. Flash Gordon, le premier héros dénué de super pouvoir, à lutter contre les forces impériales de l’abominable Mr Ming, l’empereur sans merci qui cherche à envahir la Terre. N’en n’ayant pas obtenu les droits (détenus à l’époque par Alain Resnais) George Lucas développa Star Wars. Rétrospectivement, les studios Disney sont très contents. - [2001 : l’odyssée de l’espace](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace-3/): 2001 l’Odyssée de l’Espace est la pierre philosophale des films de science-fiction et ce n’est pas Christopher Nolan (Interstellar) qui nous dira le contraire. Il faut bien avouer que chacun peut trouver ce qui l’intéresse dans cette fresque de plus de deux heures : une station spatiale, des primates, un ordinateur intelligent, un monolithe, des tables de la loi, des débats métaphysiques et même une force inconnue dont on ne connaît pas l’origine… Stanley Kubrick déclarait en 1968 : « Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. […] - [La rétrospective !](https://www.vivelaculture.com/la-retrospective/): Charles Hirsch rappelait qu’en 1970, Panamarenko s’auto proclamait : « ingénieur en chef des constructions aéronautiques anversoises ». Dans son travail, Panamarenko a cherché à supprimer les barrières entre ingénierie, construction et poésie pour créer des machines volantes souvent inspirées de la morphologie des insectes. Ces machines rendent hommage à tous les artistes-bricoleurs et prouvent que l’on peut encore rêver de voler en amateur sans nécessairement projeter un voyage dans les étoiles. - [Star Trek](https://www.vivelaculture.com/star-trek/): Dix ans avant Star Wars et sa bataille entre le bien et le mal, reflet de l’Amérique paranoïaque des années Nixon, Star Trek nous parle d’un futur radieux, situé vers 2250, où les maladies et les guerres n’existeraient plus. Mieux, les hommes partent à la rencontre d’autres civilisations non pas pour les exterminer mais pour s’enrichir à leur contact ! Bien avant la puissance marketing de Disney, les aventures du Capitaine Kirk, de M. Spock et du vaisseau Entreprise ont conquis des millions de fans à travers le monde. A noter que c’est J.J. Abrams le réalisateur de l’épisode VII […] - [Jason et les Argonautes](https://www.vivelaculture.com/jason-et-les-argonautes/): A la mort de Ray Harryhausen, George Lucas déclara que, sans son l’influence, Star Wars n’aurait pas existé. Ray Harryhausen est sans aucun doute, celui qui a porté la technique de l’animation image par image, avec incrustation de vues réelles et d’acteurs filmés en décor naturel, à son plus haut. La scène des squelettes sortant de terre pour attaquer Jason et ses Argonautes en reste un exemple époustouflant. Sûr que la Force était avec lui. - [Ainsi parlait Yoda](https://www.vivelaculture.com/ainsi-parlait-yoda/): Yoda est un des personnages les plus importants de la saga, un des derniers détenteurs de la philosophie des Jedi. Avec ses phrases montées à l’envers et sa philosophie digne d’un Lao Tse sous LSD : « Quand 900 ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras » ou : « Fais le ou ne le fais pas. Il n’y a pas d’essai« , ce croisement entre un crapaud et un ours en peluche (sans la fourrure) méritait bien qu’on se penche sur son cas avec sérieux. Ollivier Pourriol est normalien, agrégé de philosophie. Il fallait bien ça. - [Dark Lens](https://www.vivelaculture.com/dark-lens/): Depuis la sortie du premier épisode de la saga en 1977, l’univers de Star Wars s’infiltre tous les jours un peu plus dans notre quotidien. A titre d’exemple, les seules ventes de jouets ont rapporté plus de 12 milliards de dollars, ce qui représente quelques camions de panoplies de Dark Vador et de sabres laser… Dans Dark Lens, Cédric Delsaux replace des personnages et objets cultes de la saga dans des paysages urbains de notre quotidien. Ces éléments nous sont devenus si familiers qu’ils renforcent le côté fantastique de ces lieux dont on ne sait plus s’ils sont réels ou […] - [THX 1138](https://www.vivelaculture.com/thx-1138/): THX 1138 est un personnage prisonnier d’une société totalitaire qui maintient sa population sous sédatif et dans la peur du monde extérieur. THX finira par s’échapper et découvrir le mensonge dans lequel le pouvoir les a maintenus. Inspiré notamment par 2001 l’Odyssée de l’espace de Stanley Krubrick sorti en 1968, George Lucas, l’ancien étudiant en cinéma, réalisateur de court métrages expérimentaux, associé de Francis Ford Coppola dans le studio American Zoetrope, signe avec THX1138 son seul film à ne pas avoir rencontré un succès public. Rassurant pour les étudiants en cinéma. - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie-2/): Avec la musique de Star Wars, John Williams (qui a déjà signé une bonne quarantaine de bof dont celles des Dents de la Mer et de La Tour infernale) signe une fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et toute sa démesure. Par la suite John Williams s’attaquera aux musiques d’Indiana Jones, Superman, E.T., Jurassic park, Harry Potter… Visiblement la force est de son côté. - [Star Wars, Le Nouvel Espoir](https://www.vivelaculture.com/star-wars-le-nouvel-espoir/): A l’origine, avec le premier épisode de ce qui deviendra la saga Star Wars, George Lucas veut réaliser un film pour les enfants : « (…) nous (les adultes) avons mis un désordre épouvantable, ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de quelque chose de plus positif ». Lucas invente alors l’histoire d’un Empire qui veut détruire la Rébellion pour régner sans partage sur la Galaxie. Les méchants d’un côté, les gentils de l’autre. Il créé surtout une galerie de personnages qui vont devenir les meilleurs amis de millions de gens à travers le monde. Et la Force fut avec […] - [His Way](https://www.vivelaculture.com/his-way/): Der im Wedding geborene Arbeitersohn Harald Juhnke galt als „der deutsche Frank Sinatra“. Juhnke, der Entertainer und Schauspieler, war ein starker Trinker und sagte einst über sein amerikanisches Vorbild: „Sinatra säuft immer mit. Nur behält der immer einen klaren Kopf.“ Auf dieser CD hat Juhnke 10 Klassiker von Sinatra auf seine ganz eigene Art auf Deutsch gesungen. Und so werden bei dem Ur-Berliner New York, New York zu Berlin, Berlin oder Strangers in the Night zu den Straßen von Berlin. Stimmlich kann Juhnke sieben Jahre vor seinem Tod schon lange nicht mehr mit The Voice mithalten, aber seine Interpretationen setzen […] - [Greetings From Ashbury Park](https://www.vivelaculture.com/greetings-from-ashbury-park-2-2/): Frank Sinatra mochte den Rock n’Roll nie. Ebenso wenig wie Elvis Presley die Beatles. Dabei sind es aber genau diese Musiker mit den langen Haaren und den ausgefransten Jeans, die für eine ganze Generation den Musikgeschmack prägen und sich von Franky mit den blauen Augen emanzipieren und ihn reif für die Rente halten. Da wirkt es wie pure Ironie, dass ausgerechnet der ebenfalls in New Jersey geborene Arbeitersohn Bruce Springsteen, einer der stolzen Erben von Elvis, die Laudatio auf Frank Sinatra zu seinem 80.Geburtstag hält. - [Der Mann mit dem goldenen Arm](https://www.vivelaculture.com/lhomme-au-bras-dor-2-2/): Nachdem er für Verdammt in alle Ewigkeit den Oscar als bester Nebendarsteller erhielt, spielt Sinatra in Fred Zinnemans Film die Hauptrolle des heroinabhängigen Spielers Frankie Machine, der nach einer Entziehungskur Jazzdrummer werden möchte. Basierend auf dem Roman von Nelson Algren zeigt Frank Sinatra hier eine seiner besten schauspielerischen Leistungen im Kino. Die düstere und jazzhaltige Atmosphäre (Musik: Elmer Bernstein) verstärkt den nachhaltigen Eindruck dieses Films, der als erster die Drogenproblematik auf die große Leinwand brachte. - [Rat Pack Confidential](https://www.vivelaculture.com/sinatra-confidential-2-2/): Sinatra steht ebenso für ein starkes und stolzes Amerika, wie für ein korruptes Amerika, in dem die Präsidenten auf die Bibel schwören, sich aber Geliebte halten oder mit zwiespältigen Typen paktieren, um sich wählen zu lassen. Rat Pack Confidential berichtet von den Jahren zwischen 1957 und 1963. Es beginnt mit dem Abstieg Sinatras und seinem Tiefpunkt und endet mit der Ermordung von John F. Kennedy. In diesen sechs Jahren etabliert sich das legendäre Rat Pack (Dean Martin, Samy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop), das ganz im Dienst von Sinatra steht. Und The Voice versucht sich als Strippenzieher, der die […] - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino-2-2-2/): Las Vegas ist die Erfolgsgeschichte eines Wüstenkaffs, das zu einer gigantischen Geldmaschine wurde. In nur wenigen Jahren erblühen hier Casinos, die auch der Geldwäsche dienen. Frank Sinatra und seine Kumpel Dean Martin und Samy Davis jr. – auch bekannt und berüchtigt als Rat Pack – machen Las Vegas mit dem Segen ihrer Freunde und Paten zu ihrem Königreich. Auf dem Programm stehen Smokings, Fliegen, Zigaretten, Alkohol, die Stimmen der Crooner, ein zügelloses Repertoire gespickt mit zweifelhaften Witzen, Glücksspiel, exzessiven Maßlosigkeiten und Ausschweifungen aller Art. In Las Vergas treffen Showbiz und Pailletten auf den unaufhörlichen Lärm der rollenden Würfel und der […] - [Ein Amerikanischer Thriller](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid-2-2-2/): Americain Tabloid / Ein amerikanischer Thriller ist der erste Teil der Underworld-Trilogie, die in den Jahren zwischen 1958-1963 angesiedelt ist. Auf insgesamt über 3000 Seiten deckt Ellroy die Intrigen und Skandale dieser Epoche auf. Es geht um die CIA, die Mafia, die Gewerkschaft der Teamsters, den FBI und ihren mächtigen Boss John Edgar Hoover. Ellroy entmystifiziert den Kennedy-Clan: den Vater, der 1929 beim Börsencrash reich wurde, die Jahre der Prohibition und John F. Kennedy, den Hoffnungsträger einer ganzen Generation, der sich mit Hilfe der Teamsters und den Freunden von Frank Sinatra wählen ließ. - [Dino: Rat-Pack, die Mafia und der große Traum vom Glück](https://www.vivelaculture.com/dino-2-2-2/): Der erfahrene (Musik) Journalist Nick Tosches hatte bereits mit seiner Biografie Hellfire über Jerry Lee Lewis (Elvis‘ Rivalen) für Furore gesorgt, die der Rolling Stone die beste Rock’n Roll-Biografie aller Zeiten nannte. Als Tosches dann über den als Dino Crocetti geborenen Sohn italienischer Einwanderer schreibt, der als Dean Martin zum „Prince of Cool“ avancierte, setzt er sich auch mit dem ehemaligen Filmpartner von Jerry Lewis und dem einzigen Mitglied des Rat Packs auseinander, das selbst Sinatra nicht unter Kontrolle hatte. Eigentlich zählte für Dean Martin nichts und niemand. Er war ein mieser Boxer und verbrachte ein schillerndes Leben zwischen Showbusiness […] - [Sings For Two in Love](https://www.vivelaculture.com/sings-for-two-in-love-2-2/): Nat King Cole ist ein Zeitgenosse von Frank Sinatra und Dean Martin und feierte in den USA und im Ausland ebenso große Erfolge wie die beiden befreundeten Entertainer. So stürmten die Songs von Nat King Cole die Hitparaden. Er spielte in vollen Konzerthallen und war ein Star im Radio und Fernsehen. Aber einen wesentlichen Unterschied gab es dann doch: Nat King Cole war Schwarzer und musste sich sein Leben lang gegen Rassismus wehren. Man griff ihn sogar auf offener Bühne an. Und wenn Sinatra auch kein Vorzeigekünstler in Fragen Tugendhaftigkeit war, so muss man ihm doch zugutehalten, dass er immer […] - [Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim](https://www.vivelaculture.com/francis-albert-sinatra-antonio-carlos-jobim-2-2/): Natürlich ist das eine geniale Idee, Sinatras Stimme mit den Melodien des Komponisten Jobim zu unterlegen. Hier trifft die „seidenweicheste“ Stimme Amerikas auf die Arrangements von Antonio Carlos Jobim als wären beide für einander erschaffen. In dieser Zeit der 60er Jahre verfällt die ganze Welt dem Charme der brasilianischen Musik, vor allem dem Bossa Nova. Sinatra, der musikalische Trends immer gut erkennt und seit einigen Jahren sein eigenes Plattenlabel Reprise besitzt, hat dieses Projekt initiiert. Mit großem Erfolg surft er auf der brasilianischen Welle…. - [Shadows In The Night](https://www.vivelaculture.com/shadows-in-the-night-2-2/): Als Robert Allen Zimmerman, alias Bob Dylan, zu Beginn der 1960er Jahre in New York auftaucht, steht Frank Sinatra mitten in seinem Zenit. Ihre musikalischen Welten stehen sich in etwa so nah wie der Nordpol und der Südpol. Aber 50 Jahre später ist es dann Dylan, der mit diesem Album Sinatra eine indirekte Hommage erweist. Dabei klingt seine Musik wie eine Band aus einer zwielichtigen Bar. Und so träumt man von einem unwahrscheinlichen Duett… - [Songs for Young Lovers](https://www.vivelaculture.com/songs-for-young-lovers-2-2/): Songs for Young Lovers ist das erste Album von Sinatra für sein neues Plattenlabel Capitol nach seinen langen Jahren bei Columbia. Bei Capitol genießt er völlige künstlerische Freiheit. Er kann die Songs und Kompositionen aussuchen und Entscheidungen für das Plattencover treffen. Songs for Young Lovers ist die erste Zusammenarbeit zwischen Sinatra und dem Arrangeur Nelson Riddle, dem es gelang, solche melodischen Kompositionen mit Streichinstrumenten zu arrangieren, die auch Steine erweichen könnten. Zusammen konnten Sinatra und Riddle acht Klassiker wie z.B. I Get a Kick Out of You, Funny Day, My Funny Valentine vertonen, als hörte man sie zum ersten Mal. […] - [Sinatra](https://www.vivelaculture.com/sinatra-2/): Le rayonnement de Frank Sinatra est tel qu’il dépasse les frontières de l’Amérique et des genres musicaux. Récemment, pour fêter son centième anniversaire, la crème de la scène américaine lui a été rendu hommage à Las Vegas en reprenant les standards qu’il a interprétés… mais qu’il n’a pas écrits. En France, c’est Alain Chamfort, parrain d’une génération d’artistes pop-classieux, qui a le mieux exprimé ce que représente Yeux Bleus dans ce morceau qui résume ainsi les choses ; le monde des chanteurs se divise en deux. Il y a, d’un côté, Sinatra, et de l’autre… tous les autres. - [Greetings From Ashbury Park](https://www.vivelaculture.com/greetings-from-ashbury-park-2/): Frank Sinatra n’a jamais aimé le rock n’ roll, pas plus Elvis Presley que les Beatles. C’est pourtant ces musiciens aux cheveux longs et aux jeans fripés qui vont composer la bande son d’une génération qui va revendiquer son émancipation et reléguer Franky les Yeux Bleus au rôle de chanteurs pour retraités. Comble de l’ironie, c’est Bruce Springsteen, natif comme lui du New Jersey et fier représentant des héritiers d’Elvis et de la classe ouvrière, qui prononcera le discours d’introduction de la cérémonie des 80 ans de Franky. - [L’homme au bras d’or](https://www.vivelaculture.com/lhomme-au-bras-dor-2/): Après avoir décroché l’Oscar du meilleur second rôle pour Tant qu’il y aura des hommes, Sinatra occupe cette fois le haut de l’affiche dans cette histoire de croupier accro à l’héroïne qui, après une cure de désintoxication, tente de devenir batteur de jazz. Adapté d’un roman de Nelson Algren, Sinatra délivre une de ses meilleures performances au cinéma. Peut-être s’est-il inspiré de tous les piliers de bar et musiciens qui courent le cachet, croisés depuis ses débuts ? L’ambiance sombre et jazzy (musique d’Elmer Bernstein) renforce l’impact de ce film, le premier à aborder le problème de la drogue au […] - [Sinatra Confidential](https://www.vivelaculture.com/sinatra-confidential-2/): Sinatra incarne une Amérique forte et fière mais aussi l’Amérique corrompue, où les présidents prêtent serment sur la Bible mais collectionnent les maîtresses et pactisent avec des personnages louches pour se faire élire. Sinatra Confidential raconte les années 1957-1963, qui commencent quand Sinatra est au plus bas et qui finissent avec l’assassinat de Kennedy. Six années qui voient la création du Rat Pack (Dean Martin, Samy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop) entièrement au service de Sinatra, et tous les efforts de ce dernier pour être celui qui peut faire les présidents (Kennedy) et arranger les affaires de ses amis […] - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid-2-2/): Americain Tabloid est le premier volet (qui couvre les années 1958-1963) d’une trilogie que James Ellroy a consacrée à une histoire de l’Amérique contemporaine… vue des cuisines. Dans cette entreprise titanesque (près de trois mille pages au total), il nous donne un aperçu des intrigues qui impliquèrent la CIA, la mafia, le syndicat des Teamsters, sans oublier le FBI et son patron, John Edgar Hoover. Ellroy en profite pour démystifier la famille Kennedy : le père fit fortune pendant le krach de 29 et les années de la prohibition qui suivirent, et le fils, John, grand cavaleur s’il en fut, […] - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino-2-2/): Las Vegas, c’est l’histoire d’un bout de désert que d’étranges individus ont transformé en une gigantesque cash machine. Frank Sinatra et sa joyeuse bande du Rat Pack, avec la bénédiction de leurs amis et parrains, en ont fait leur royaume. Au programme : nœuds papillon, smokings, cigarettes, alcool, voix de crooners, répertoire débridé, jeux, outrances, démesure et débauche en tout genre. Las Vegas, ou quand le show-biz et les paillettes rencontrent le bruit incessant des dés qui roulent et des cartes que l’on retourne. - [Dino](https://www.vivelaculture.com/dino-2-2/): Ancien de la presse rock, Nick Tosches a déjà signé une bio extraordinaire de Jerry Lee Lewis (le rival d’Elvis) quand il s’attaque à celle de Dean Martin. Le « Prince du cool », ancien partenaire de Jerry Lewis (l’acteur), l’homme le plus distancié du monde, le seul membre du Rat Pack sur lequel même Sinatra ne semblait pas avoir prise, était en fait indifférent à tout et à tous. Boxeur minable, croupier pour des gens véreux, sa vie se déroulera entre show-biz et mafia. Mais quand il chante ou joue dans Rio Bravo ou Le Bal des Maudits, peu […] - [Sings For Two in Love](https://www.vivelaculture.com/sings-for-two-in-love-2/): De la même génération que Sinatra et Dean Martin, Nat King Cole peut être considéré comme leur égal tant son succès en Amérique comme à l’étranger fut immense. Titres dans les classements des meilleures ventes, salles combles, émissions de radio et de télévision à son nom… Mais, différence de taille, Nat King Cole était Noir, et dut se battre toute sa vie contre le racisme – il sera même agressé sur scène. Si Sinatra n’a pas jamais été un modèle de vertu, il faut lui reconnaître d’avoir toujours lutté contre le racisme et soutenu le mouvement des droits civiques. Il […] - [Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim](https://www.vivelaculture.com/francis-albert-sinatra-antonio-carlos-jobim-2/): Mais bien sûr ! Enregistrer la voix de Sinatra sur des compositions de Jobim ! Soit, la voix la plus soyeuse de l’Amérique sur des compositions d’Antonio Carlos Jobim que l’on croirait écrites pour l’occasion. A cette époque, les années 60, le monde entier tombe sous le charme de la musique brésilienne et de la bossa nova en particulier. Sinatra, qui n’a pas l’oreille dans sa poche, et qui a monté sa propre maison de disque, Reprise, quelques années plus tôt, a initié ce projet pour surfer sur la vague brésilienne. Grand bien lui en a pris. Regardez la vidéo […] - [Shadows In The Night](https://www.vivelaculture.com/shadows-in-the-night-2/): Quand Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, débarque à New York au début des années soixante, Sinatra est à son zénith et leurs univers sont aussi proches que le pôle Nord l’est du pôle Sud. Et pourtant, cinquante ans plus tard, avec cet album, c’est bien Bob qui rend un hommage indirect à Frank, soutenu par un groupe taillé pour faire la fermeture d’un bar louche. Et on se prend à rêver d’un duo improbable… - [Songs for Young Lovers](https://www.vivelaculture.com/songs-for-young-lovers-2/): Songs for Young Lovers est le premier album de Sinatra pour Capitol, où sa liberté sera totale, qu’il s’agisse du choix des morceaux ou de la composition de la pochette. Songs for Young Lovers marque la première collaboration de Sinatra avec Nelson Riddle au pupitre, l’arrangeur capable de tricoter des arrangements de cordes à faire pleurer les pierres. Ensemble, ils font sonner les huit standards de cet album (I Get a Kick Out of You, Funny Day, My Funny Valentime…) comme si on les entendait pour la première fois. Premier album d’une longue série, parmi les plus beaux enregistrements de […] - [Sinatra](https://www.vivelaculture.com/sinatra/): Le rayonnement de Frank Sinatra est tel qu’il dépasse les frontières de l’Amérique et des genres musicaux. Récemment, pour fêter son centième anniversaire, la crème de la scène américaine lui a été rendu hommage à Las Vegas en reprenant les standards qu’il a interprétés… mais qu’il n’a pas écrits. En France, c’est Alain Chamfort, parrain d’une génération d’artistes pop-classieux, qui a le mieux exprimé ce que représente Yeux Bleus dans ce morceau qui résume ainsi les choses ; le monde des chanteurs se divise en deux. Il y a, d’un côté, Sinatra, et de l’autre… tous les autres. - [Greetings From Ashbury Park](https://www.vivelaculture.com/greetings-from-ashbury-park/): Frank Sinatra n’a jamais aimé le rock n’ roll, pas plus Elvis Presley que les Beatles. C’est pourtant ces musiciens aux cheveux longs et aux jeans fripés qui vont composer la bande son d’une génération qui va revendiquer son émancipation et reléguer Franky les Yeux Bleus au rôle de chanteurs pour retraités. Comble de l’ironie, c’est Bruce Springsteen, natif comme lui du New Jersey et fier représentant des héritiers d’Elvis et de la classe ouvrière, qui prononcera le discours d’introduction de la cérémonie des 80 ans de Franky. - [L’homme au bras d’or](https://www.vivelaculture.com/lhomme-au-bras-dor/): Après avoir décroché l’Oscar du meilleur second rôle pour Tant qu’il y aura des hommes, Sinatra occupe cette fois le haut de l’affiche dans cette histoire de croupier accro à l’héroïne qui, après une cure de désintoxication, tente de devenir batteur de jazz. Adapté d’un roman de Nelson Algren, Sinatra délivre une de ses meilleures performances au cinéma. Peut-être s’est-il inspiré de tous les piliers de bar et musiciens qui courent le cachet, croisés depuis ses débuts ? L’ambiance sombre et jazzy (musique d’Elmer Bernstein) renforce l’impact de ce film, le premier à aborder le problème de la drogue au […] - [Sinatra Confidential](https://www.vivelaculture.com/sinatra-confidential/): Sinatra incarne une Amérique forte et fière mais aussi l’Amérique corrompue, où les présidents prêtent serment sur la Bible mais collectionnent les maîtresses et pactisent avec des personnages louches pour se faire élire. Sinatra Confidential raconte les années 1957-1963, qui commencent quand Sinatra est au plus bas et qui finissent avec l’assassinat de Kennedy. Six années qui voient la création du Rat Pack (Dean Martin, Samy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop) entièrement au service de Sinatra, et tous les efforts de ce dernier pour être celui qui peut faire les présidents (Kennedy) et arranger les affaires de ses amis […] - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid-2/): Americain Tabloid est le premier volet (qui couvre les années 1958-1963) d’une trilogie que James Ellroy a consacrée à une histoire de l’Amérique contemporaine… vue des cuisines. Dans cette entreprise titanesque (près de trois mille pages au total), il nous donne un aperçu des intrigues qui impliquèrent la CIA, la mafia, le syndicat des Teamsters, sans oublier le FBI et son patron, John Edgar Hoover. Ellroy en profite pour démystifier la famille Kennedy : le père fit fortune pendant le krach de 29 et les années de la prohibition qui suivirent, et le fils, John, grand cavaleur s’il en fut, […] - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino-2/): Las Vegas, c’est l’histoire d’un bout de désert que d’étranges individus ont transformé en une gigantesque cash machine. Frank Sinatra et sa joyeuse bande du Rat Pack, avec la bénédiction de leurs amis et parrains, en ont fait leur royaume. Au programme : nœuds papillon, smokings, cigarettes, alcool, voix de crooners, répertoire débridé, jeux, outrances, démesure et débauche en tout genre. Las Vegas, ou quand le show-biz et les paillettes rencontrent le bruit incessant des dés qui roulent et des cartes que l’on retourne. - [Dino](https://www.vivelaculture.com/dino-2/): Ancien de la presse rock, Nick Tosches a déjà signé une bio extraordinaire de Jerry Lee Lewis (le rival d’Elvis) quand il s’attaque à celle de Dean Martin. Le « Prince du cool », ancien partenaire de Jerry Lewis (l’acteur), l’homme le plus distancié du monde, le seul membre du Rat Pack sur lequel même Sinatra ne semblait pas avoir prise, était en fait indifférent à tout et à tous. Boxeur minable, croupier pour des gens véreux, sa vie se déroulera entre show-biz et mafia. Mais quand il chante ou joue dans Rio Bravo ou Le Bal des Maudits, peu […] - [Sings For Two in Love](https://www.vivelaculture.com/sings-for-two-in-love/): De la même génération que Sinatra et Dean Martin, Nat King Cole peut être considéré comme leur égal tant son succès en Amérique comme à l’étranger fut immense. Titres dans les classements des meilleures ventes, salles combles, émissions de radio et de télévision à son nom… Mais, différence de taille, Nat King Cole était Noir, et dut se battre toute sa vie contre le racisme – il sera même agressé sur scène. Si Sinatra n’a pas jamais été un modèle de vertu, il faut lui reconnaître d’avoir toujours lutté contre le racisme et soutenu le mouvement des droits civiques. Il […] - [Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim](https://www.vivelaculture.com/francis-albert-sinatra-antonio-carlos-jobim/): Mais bien sûr ! Enregistrer la voix de Sinatra sur des compositions de Jobim ! Soit, la voix la plus soyeuse de l’Amérique sur des compositions d’Antonio Carlos Jobim que l’on croirait écrites pour l’occasion. A cette époque, les années 60, le monde entier tombe sous le charme de la musique brésilienne et de la bossa nova en particulier. Sinatra, qui n’a pas l’oreille dans sa poche, et qui a monté sa propre maison de disque, Reprise, quelques années plus tôt, a initié ce projet pour surfer sur la vague brésilienne. Grand bien lui en a pris. Regardez la vidéo […] - [Shadows In The Night](https://www.vivelaculture.com/shadows-in-the-night/): Quand Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, débarque à New York au début des années soixante, Sinatra est à son zénith et leurs univers sont aussi proches que le pôle Nord l’est du pôle Sud. Et pourtant, cinquante ans plus tard, avec cet album, c’est bien Bob qui rend un hommage indirect à Frank, soutenu par un groupe taillé pour faire la fermeture d’un bar louche. Et on se prend à rêver d’un duo improbable… - [Songs for Young Lovers](https://www.vivelaculture.com/songs-for-young-lovers/): Songs for Young Lovers est le premier album de Sinatra pour Capitol, où sa liberté sera totale, qu’il s’agisse du choix des morceaux ou de la composition de la pochette. Songs for Young Lovers marque la première collaboration de Sinatra avec Nelson Riddle au pupitre, l’arrangeur capable de tricoter des arrangements de cordes à faire pleurer les pierres. Ensemble, ils font sonner les huit standards de cet album (I Get a Kick Out of You, Funny Day, My Funny Valentime…) comme si on les entendait pour la première fois. Premier album d’une longue série, parmi les plus beaux enregistrements de […] - [Scarifications](https://www.vivelaculture.com/scarifications/): Quand j’ai fait mon film Qu’Allah bénisse la France, mon frère Bilal composait la musique. Mais on n’était pas satisfaits du résultat. Presque au même moment on jouait à La Maroquinerie et Laurent Garnier est venu nous voir pour nous dire qu’il aimait ce qu’on faisait. Nous, on était fans de son travail. Respect. On s’est croisés à plusieurs reprises et on s’est promis qu’on collaborerait ensemble. Comme on était bloqués sur la musique du film, mon frère m’a dit qu’il y avait là une bonne raison de travailler avec Laurent. J’étais sur mon film, je n’avais pas particulièrement envie […] - [Miséricorde](https://www.vivelaculture.com/misericorde/): Dans le milieu de hip-hop, son premier album a été une révolution. Elle a montré qu’on pouvait chanter et dire des choses. Pas seulement je l’aime, il m’aime, il m’a quitté… Elle est de Seine Saint Denis, de l’école NTM, de la revendication. Mais elle a aussi fait le conservatoire, elle est violoniste de formation. Donc il y a plein de choses, la rue, elle est dans le crew de la Mafia Underground, des gens exigeants, pointus dans le rap. Puis elle a décidé d’arrêter après son deuxième album alors que c’est un succès. Elle est comme ça, elle fait […] - [Authentik](https://www.vivelaculture.com/authentik/): Tout de suite derrière IAM arrive NTM. En fait, 1991, c’est l’année de bascule du rap français, on rentre dans le game, Tu as les Little MC de Vitry, leur premier album s’appelle Les Vrais chez Phonogram, IAM avec De la planète Mars et Authentik de NTM. Quelques temps après, tu as le Ministère A.M.E.R. En fait, entre 91 et 92, juste au début, tu as eu l’album de Solaar, également le maxi d’Assassin qui sort chez Remark Records. A cette époque, je me dis ça y est, mon chemin est tracé, ils ont ouvert la porte maintenant on y […] - [De la planète Mars](https://www.vivelaculture.com/de-la-planete-mars/): Quand ce disque est sorti, avec mes potes on s’est dit : « OK, on peut le faire, c’est possible de faire Big Daddy Kane ». Lui, Akenaton est de l’école de Rakeem. IAM avait déjà enregistré une K7 autoproduite. Mais là, le disque qu’ils font est fabuleux. Olivier Cachin les avait présentés sur RapLine comme le meilleur groupe de rap de France. En entendant ça, on s’était dit : « Mais il est fou ! » mais après les avoir entendus, on a dit OK. D’entrée, ils ont mis la barre très haut. Il y avait tout. La flambe, […] - [Le Roi se meurt](https://www.vivelaculture.com/le-roi-se-meurt/): Cette pièce, je l’ai vue au moins quinze fois et toujours avec Michel Bouquet. IN-CROY-ABLE ! Là aussi, je suis gamin, La Cantatrice chauve à l’école etc. Il y a une dizaine d’années, je passe devant le théâtre de la Porte Saint Martin et je vois Le Roi se Meurt à l’affiche. J’y vais et j’y retourne au moins quatre fois ! Michel Bouquet avait dit qu’il ne jouerait plus cette pièce qui est une de celles qu’il a le plus joué à différentes époques de sa vie. Et, il y a un an ou deux, j’apprends qu’il la reprend […] - [L’Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford](https://www.vivelaculture.com/lassassinat-de-jesse-james-par-le-lache-robert-ford/): « MAGNIFIQUE ! Musique de Nick Cave et Warren Ellis. Ce film, c’est un choc esthétique, l’œuvre parfaite. Et ce qui est incroyable, c’est que la version française est fabuleuse aussi. Avec Jean-Pierre Michael (de la Comédie-Française) qui double Brad Pitt… J’ai entendu Brad Pitt qui parlait du film (qu’il a co-produit) qui, malgré un flop complet, est devenu un classique. J’ai aussi entendu Andrew Dominik, le réalisateur, dire : « Je ne sais pas faire des films qui marchent. Heureusement, j’ai un mécène, Brad Pitt ! ». Son film suivant, Cogan, aussi est fabuleux. Ce mec est un génie. C’est […] - [Les Marquises](https://www.vivelaculture.com/les-marquises/): 1977 : Cet opus sera le dernier témoignage du génie d’auteur de Jacques Brel. Il s’est retiré depuis le début de son cancer sur les Îles Marquises. L’artiste imagine ce que sera son dernier voyage musical. Rentré à Paris pour enregistrer ce chef d’œuvre, l’artiste vit un calvaire mais ne déroge pas aux règles d’enregistrements qui l’ont accompagnées pendant sa carrière. Il décèdera un an après la sortie de ce dernier opus. - [Le Parrain](https://www.vivelaculture.com/le-parrain/): Un jour, on est en 2004, je tombe sur l’émission de James Lipton Inside the Actor Studio dont l’invité est Francis Ford Coppola qui explique pourquoi et comment il a fait Le Parrain. Bien sûr, je connaissais le film, mais là, Coppola explique ce qui l’intéressait quand il a monté son studio (American Zoetrope), son idée d’une structure, d’un crew, pour faire des films d’auteur destinés au grand public. Comme il n’a pas les fonds nécessaires, il accepte de réaliser Le Parrain, cette histoire shakespearienne d’un roi, de ses deux fils légitimes, de celui adopté, de sa fille… cette histoire […] - [Lettres à Lucilius](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-lucilius/): J’ai grandi dans un quartier où le fléau n°1 était l’héroïne et beaucoup de mes proches en sont morts. Jeunes, très jeunes. Comme je n’avais pas trop de thunes, entre midi et deux, je prenais un sandwich et j’allais à la Fnac ou à la librairie Kléber et je m’installais pour lire sur place. J’ai lu plein de bouquins que je n’achetais jamais. Je suis tombé par hasard sur De la Brièveté de la vie, de Sénèque et là-encore, j’ai eu l’impression qu’on parlait de ma vie. Tu es gamin, tu es confronté à la mort, mais tu ne sais […] - [L’Envers et L’Endroit](https://www.vivelaculture.com/lenvers-et-lendroit/): « A la même époque, à l’école, on nous fait lire L’Etranger. Et c’est un choc. J’ai le sentiment que je suis dans ma bulle, ma cité, mon rap, je me sens un peu autiste, je suis seul. Et du coup, la voix de Meursault, c’est comme ma voix intérieure. Puis, à la bibliothèque du foyer des jeunes travailleurs à côté de la cité, je tombe sur l’Envers et l’Endroit, le premier livre de Camus. Autre choc, notamment avec la préface qu’il a écrit vingt ans plus tard, dans laquelle il explique ce qu’est un écrivain, pourquoi il est devenu écrivain […] - [Long Live the Kane](https://www.vivelaculture.com/long-live-the-kane/): J’ai 12 ans, c’est en 1988, et mon frère revient avec ce disque. J’écoute ça et je me dis : « Voilà ce que je veux faire dans la vie ». C’est un rappeur de Brooklyn ; Jay Z ou BIG Notorious descendent en droite ligne de Big Daddy Kane. A cette époque, soit tu étais Rakeem soit tu étais BDK. Nous, on était BDK. D’abord, c’est de la poésie, il a une manière unique de jouer avec les mots… Et puis, c’était un frimeur, il portait des habits flashy… Tout ce qui rend fou un gamin ! Mais ce […] - [Mia Madre](https://www.vivelaculture.com/mia-madre-2/): Eine Filmemacherin durchlebt katastrophale Dreharbeiten und muss sich mit dem baldigen Tod ihrer Mutter auseinandersetzen. Das Kino von Nanni Moretti schwankt immer zwischen Komödie und Traurigkeit. Morettis Blick ist einerseits sehr italienisch im Bezug auf die zeitgenössische Geschichte seines Landes und andererseits sehr universell, wenn es um seine – mehr oder weniger – autobiografischen Figuren geht. So macht sich der Regisseur und Schauspieler Moretti zum Fürsprecher eines Unwohlseins, das man spürt, wenn sich alles gegen einen verschwört. Und dann bleibt nur die vage Hoffnung, durch diese seltsame Dualität aus Traurigkeit und Humor noch Kraft schöpfen zu können. - [Die Geschichte des Kinos: Martin Scorseses Reise durch den amerikanischen Film](https://www.vivelaculture.com/voyages-avec-martin-scorsese-a-travers-les-cinemas-americain-et-italien-2/): Für den Italo-Amerikaner Martin Scorsese ist das Kino – vor und hinter der Kamera – eine Familienangelegenheit. Und von dieser Familie, der des Kinos, die er in- und auswendig kennt, erzählt er permanent. Genau das hat er auch in seinen Dokumentationen über das amerikanische und italienische Kino getan, so wie ein Großvater seinen Enkeln vom Familienstammbaum erzählt. Und so beleuchtet er zunächst den amerikanischen Zweig und danach den italienischen Zweig der Filmgeschichte. Danach möchte man dieser Familie einfach nur angehören. - [Die Abenteurer der Modernen Kunst](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-lart-moderne-2/): Es waren spanische, französische, italienische und russische Maler, Schriftsteller oder italo-polnische Poeten, Amerikaner und französische Intellektuelle, sowie rumänische Bildhauer … Die erste Hälfte des 20. Jahrhunderts in Frankreich wird von kosmopolitischen Künstlern mit weltweiter Ausstrahlung geprägt. Frei nach dem Roman „Le temps des Bohèmes“ des französischen Autors Dan Franck zeigt diese Dokumentation 50 Jahre moderner Kunst anhand von Archivaufnahmen, Fotos, Bildern und Animationen. Ein Meisterwerk. - [What’s Going On](https://www.vivelaculture.com/whats-going-on-2/): Marvin Gayes absolutes Meisterstück. Es ist einfach eines der schönsten Alben aller Zeiten. Die Mischung aus Soul und engagierten Texten mitten im Vietnamkrieg überzeugt bis heute. Dabei thematisieren die Songtexte neben der Politik auch Drogenmissbrauch und ein aufkommendes Umweltbewusstsein. Fünfzig Jahre später ist Marvin Gaye nicht mehr unter uns, aber seine Sorgen und Themen sind immer noch aktuell. Also hören wir uns auch wieder „What’s going on“ an… - [Goldberg-Variationen](https://www.vivelaculture.com/variations-goldberg-2/): Die Goldberg-Variationen von Johann Sebastian Bach stellen für jeden Pianisten einen Gipfel dar, den er einmal zu erklimmen hat. Fast ein Jahr lang nahm der französische Pianist Alexandre Tharaud nun eine Auszeit, um seine eigene Interpretation zu finden. Dabei spielte er die Goldberg-Variationen zuerst öffentlich, bevor er sie aufnahm. Im Gegensatz zum legendären Glenn Gould, der die Variationen in weniger als 50 Minuten einspielte, liefert Alexandre Tharaud nun seine über einstündige Version. Bei Tharaud ist auch das Cembalo wieder zu erahnen, für das die Goldberg-Variationen ja zusammen mit dem Klavier auch geschrieben wurden. Faszinierend. - [Stone Rider](https://www.vivelaculture.com/stone-rider-2/): Mad Max meets the Hunger Games. So wirbt der zwischen London und Paris pendelnde Autor David Hofmeyr auf seiner eigenen Homepage für sein Erstlingswerk. Im Sommer erschien „Stone Rider“ in den USA, GB und Frankreich. In Deutschland erscheint das Buch bei dtv im Herbst 2016. Beim „Salon du Livre Jeunesse“ in Montreuil erhielt der geborene Südafrikaner in diesem Jahr den Preis für den besten europäischen Jugendroman. Erzählt wird die Geschichte von Adam Stone, der – koste es, was es wolle – aus seinem Heimatort Blackwater fliehen möchte. Aber Adam will auch die schöne Sadie Blood, und der Preis für die […] - [„Hast Du Angst?“ fragte die Maus](https://www.vivelaculture.com/hast-du-angst-fragte-die-maus/): Für eine kleine Maus ist es ja eigentlich normal, schnell zu sein und vor allem Angst zu haben. Aber Mina tickt nun mal nicht so wie andere Mäuse. Und so fragt sie in dem unterhaltsamen Bilderbuch für die ganz Kleinen den Löwen, den Elefanten, das Nilpferd oder den Igel: „Hast du Angst?“ Aber der Löwe brüllt nur laut, der Igel verweist auf seine 16 000 Stacheln und die Grille kann über die Frage nur lachen. Und so bleibt Mina zunächst ratlos… bis sie das unheilvolle Zischen einer Schlange hört… - [Sternengreifer](https://www.vivelaculture.com/sternengreifer/): Paris 1852. Es ist das Zeitalter der Industrialisierung, der fliegenden Ballons und ersten Luftschiffe. Hierhin verschlägt es den erst 14-jährigen Waisenjungen Benedict. Er ist technikbegeistert und wollte schon immer Erfinder werden. Vor allem aber möchte Benedict seinem großen Idol nacheifern: Henri Giffard, der mit einem eigenen Luftschiff den Himmel eroberte. Aber die Weltstadt Paris ist nicht nur riesig für einen Waisenjungen, sondern dort tummeln sich auch allerlei zwielichtige Gestalten, die es auf Benedict, seinen Traum und vor allem auf Henri Giffard abgesehen haben… Ein spannender Jugendroman von Antoinette Lühmann, die hier ihr zweites Buch vorlegt. - [Hoover](https://www.vivelaculture.com/hoover/): Von der besonderen Beziehung zwischen einem Enkel und seinem Großvater erzählt Ute Wegmann in diesem rührenden Kinderbuch. Der kleine Hoover weiß, dass sein geliebter Opa nur einen Wunsch hat: Er möchte endlich nach Paris. Aber was tut man als Junge, wenn die Eltern nicht mitspielen und man natürlich auch nicht über das nötige Kleingeld verfügt? Wie gut, dass Hoover Claudine hat. Sie ist nicht nur ideenreich, sondern praktischerweise auch noch halbe Französin… Aber kann man so ein großes Unterfangen wirklich ganz heimlich durchziehen? - [Snöfrid aus dem Wiesental 1](https://www.vivelaculture.com/snofrid-aus-dem-wiesental-1/): Das liebevoll illustrierte Kinderbuch erinnert an nordische Sagen oder Tolkiens Hobbit. Hier ist der Held ein Snöfrid, der in einer kleinen Höhle unter einem großen Stein lebt. Er geht den Menschen nur bis zum Knie und sonst eher aus dem Weg. Er hat es sich in seiner Höhle gemütlich eingerichtet und ist wirklich alles andere als ein Abenteurer. Aber dann wird eine echte Prinzessin entführt und nur Snöfrid kann sie vor dem bösen Troll retten. Von einem der auszog, um über sich hinauszuwachsen… - [Mia Madre](https://www.vivelaculture.com/mia-madre/): Une cinéaste traverse une période difficile de sa vie au cours de laquelle elle doit faire face à un tournage éprouvant et à la mort prochaine de sa mère. Le cinéma de Nanni Moretti est profondément italien dans le regard qu’il porte sur l’histoire contemporaine de son pays, mais aussi totalement universel tellement les situations auxquelles sont confrontés ses personnages ne connaissent pas de frontières. Offrez des places pour ce qui sera certainement un des films les plus humains de cette année 2015. - [Voyages avec Martin Scorsese à travers les cinémas américain et italien](https://www.vivelaculture.com/voyages-avec-martin-scorsese-a-travers-les-cinemas-americain-et-italien/): Pour Martin Scorsese, le cinéma est une histoire de famille, devant comme derrière la caméra. Et cette famille, celle du cinéma, il en connaît l’histoire sur le bout des doigts et n’a de cesse de la raconter. C’est ce qu’il fait dans les deux volets de ce documentaire, comme un aïeul raconterait l’arbre généalogique familial à ses arrière-petits-enfants. Ici, Scorsese nous raconte l’histoire de la branche américaine du cinéma et celle de la branche italienne dont il est le rejeton direct. Après ça, on n’a qu’une envie : faire partie de la famille. - [Les Aventuriers de l’art moderne](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-lart-moderne/): Des peintres espagnol, français, italien, russes, des romanciers et poètes italo-polonais, américains, des intellectuels français, des sculpteurs roumains… En France, la première moitié du vingtième siècle est cosmopolite et artistique et son rayonnement mondial. Adaptée du roman Le Temps des Bohèmes de Dan Frank, Les Aventuriers de l’art moderne, est un documentaire qui raconte cinquante ans d’art moderne. Sa réalisation qui mélange animation, peinture, collages, images d’archive animées… est un pur chef-d’œuvre. - [What’s Going On](https://www.vivelaculture.com/whats-going-on/): Le chef-d’œuvre de Marvin Gaye. Un des plus beaux albums de tous les temps. Le mélange improbable d’une soul soyeuse, somptueuse, et de textes engagés, noirs, angoissés, qui abordent les grands sujets de l’actualité de l’époque comme la guerre du Viet Nam, les ravages de la drogue ainsi qu’une première prise de conscience écologique. Cinquante plus tard, Marvin Gaye n’est plus mais ces questionnements sont toujours là. Alors on réécoute What’s Going On… - [Variations Goldberg](https://www.vivelaculture.com/variations-goldberg/): Les Variations Goldberg de J.S. Bach forment un sommet que tout pianiste se doit de gravir un jour. Pour s’y préparer, Alexandre Tharaud s’est dégagé de toute obligation pendant un an. Puis il les a jouées en public avant de les enregistrer. A la différence de Glenn Gould, référence suprême qui jouait l’ensemble en moins de cinquante minutes, Alexandre Tharaud livre une version de plus d’une heure dans laquelle il parvient à nous faire deviner le clavecin, instrument pour lequel ces variations ont été écrites, derrière le piano. Fascinant. - [Stone Rider](https://www.vivelaculture.com/stone-rider/): Adam Stone veut la liberté et la paix. Il veut une chance de s’échapper de Blackwater, la ville désertique dans laquelle il a grandi. Mais, plus que tout, il veut la belle Sadie Blood. Aux côtés de Sadie et de Kane ― un Pilote inquiétant ―, Adam se lance dans le circuit de Blackwater, une course à moto brutale qui les mettra tous à l’épreuve, corps et âme. La récompense ? Un aller simple pour la Base, promesse d’un paradis. Et pour cette chance d’une nouvelle vie, Adam est prêt à tout risquer… Prix roman ado européen au Salon du […] - [Le feuilleton d’Hermès](https://www.vivelaculture.com/le-feuilleton-dhermes/): La mythologie grecque en cent épisodes. «Le soleil se levait à peine quand Hermès sortit du ventre de sa mère. Il s’étira, bâilla et sauta aussitôt sur ses pieds. Puis il courut à l’entrée de la grotte où il venait de naître pour admirer le monde. « Comme c’est beau ! » murmura-t-il.» C’est par ces mots que débute Le feuilleton d’Hermès, jeune dieu de la mythologie grecque qui découvre le monde à la manière d’un enfant. Ce livre, le premier d’une série de trois, animé du souffle des mythes fondateurs, nous convie à une lecture vagabonde : nous suivons les mille […] - [Atlas des géographies d’Orbae Tome 1 & 2](https://www.vivelaculture.com/atlas-des-geographies-dorbae-tome-1-2/): Les géographes d’Orbae prétendaient que l’art de la cartographie peut suffire à représenter l’entièreté de l’univers. L’un d’eux illustra en 508 cartes le traité du monde souterrain des fourmis. Un autre mourut sans avoir pu achever un magnifique atlas des nuages. Quelques-uns élaborèrent des cartes balbutiantes, établies sur la foi d’étranges récits de voyageurs… François Place est le digne rejeton de Jules Vernes et son atlas imaginaire construit sur le principe de l’alphabet un véritable passeport pour des pays imaginaires. - [Création](https://www.vivelaculture.com/creation/): De l’œuf des origines à la naissance de l’art, du potier des Enfers à la graine sacrée, les mythes de la création nourrissent les coutumes et l’imaginaire des Gond, tribu du centre de l’Inde. Bhajju Shyam les a réunis pour la première fois et a restitué leur essence dans une série d’images magnifiques, célébrant le cycle de la vie, mort et renaissance. Entièrement fabriqué à la main, ce somptueux livre d’art – au tirage limité et numéroté – reproduit des œuvres originales en sérigraphie. - [Liberté d’expression, a-t-on le droit de tout dire ?](https://www.vivelaculture.com/liberte-dexpression-a-t-on-le-droit-de-tout-dire/): Après la tuerie de Charlie Hebdo et les attentats du 13 novembre dernier, nous avons mesuré combien la parole était devenue indispensable pour ne pas étouffer sous le poids de nos angoisses. Mais ce sont aussi ces moments dramatiques qui nous font mesurer, à nous adultes, à quel point nous devons fournir des explications claires aux enfants et adolescents sur des sujets comme la liberté d’expression et les aider à décrypter le monde dans lequel ils grandissent. C’est ce que fait l’éditeur La Ville Brûle dans une série de livres consacrés aux grands sujets de société. - [Collection UNESCO](https://www.vivelaculture.com/collection-unesco/): Créée en 1945 l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) veille, dans le cadre de ses nombreuses missions, à maintenir un ensemble de biens culturels universels exceptionnels. Biens matériels et immatériels. C’est ainsi qu’est protégée une centaine d’enregistrements de musiques traditionnelles du monde entier du Japon au Yémen en passant par la Syrie ou l’Iraq. - [Alan Lomax](https://www.vivelaculture.com/alan-lomax/): Alan Lomax, producteur, historien de la musique, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dans les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis, afin d’y enregistrer les chants de travail, ballades traditionnelles, chants de prisonniers et bien sûr les premiers bluesmen. Alan élargira la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès, pendant cinquante ans, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France. - [Le Marais en héritage(s)](https://www.vivelaculture.com/le-marais-en-heritages/): 50 ans de sauvegarde depuis la loi Malraux André Malraux disait : « Dans notre civilisation, l’avenir ne s’oppose pas au passé, il le ressuscite ». En 1962, la loi Malraux concerne la création de secteurs urbains sauvegardés « lorsque ceux-ci présentent un caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d’un ensemble d’immeubles ». L’exposition Le Marais en héritage(s), au musée Carnavalet, montre le début de cette aventure à Paris ; le Marais fut le premier secteur sauvegardé. - [Palmyre, l’irremplaçable trésor](https://www.vivelaculture.com/palmyre-lirremplacable-tresor/): En aout 2015, Daech a fait exposer le temple de Bêl et le temple de Baalshamin sur le site archéologique de Palmyre. Le temple de Bêl était la « perle du désert ». Dans son livre, l’historien Paul Veyne raconte la très longue histoire de cette cité antique, située à 200 km au nord de Damas, où la langue était l’araméen. Irremplaçable trésor dont l’auteur explique l’importance de la destruction avec quelques mots simples : « Oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir. » - [L’affaire Wildenstein : Histoire d’une spoliation](https://www.vivelaculture.com/laffaire-wildenstein-histoire-dune-spoliation/): En 2001, Daniel Wildenstein meurt ; il possédait une immense collection d’œuvres d’art extraordinaire mais ses fils le déclarent ruiné. Sa femme Sylvia, ayant renoncé à la succession de son époux, se rend alors compte qu’elle a été abusée. Les œuvres d’art, devenues propriété de grands trusts anonymes, ont disparu, mises à l’abri dans des ports francs et d’immenses entrepôts gardés comme la caverne d’Ali Baba. Ce livre est une sorte de « voyage jusqu’au bout de ces paradis fiscaux » ; il se termine par un redressement fiscal de 600 millions d’euros. À côté, prendre un ticket à 15 […] - [Viollet-le-Duc et la sauvegarde des monuments historiques](https://www.vivelaculture.com/viollet-le-duc-et-la-sauvegarde-des-monuments-historiques/): La population française se divise en deux catégories, ceux qui se moquent de Viollet-le-Duc et ceux qui le respectent. On lui reproche, par exemple, d’avoir pris quelques libertés avec la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Mais il fut l’un des pionniers de la restauration en France au XIXe siècle avec Prosper Mérimée et Victor Hugo : sans lui, on ne verrait plus les sculptures ni les gargouilles de Notre-Dame qui furent cassées à la Révolution. Sans lui on ne verrait même plus les remparts de Carcassonne ! - [Le Train](https://www.vivelaculture.com/le-train/): Un officier de la Wehrmacht fait mettre des tableaux de Renoir, Matisse, Braque, Picasso, Cézanne, conservés au Jeu de Paume, dans des caisses pour les emmener, coûte que coûte, en train en Allemagne. Cheminots et réseaux de résistance vont tout mettre en œuvre pour empêcher le train d’arriver à destination. Dans cette production internationale au casting prestigieux (Michel Simon, Jeanne Moreau, Burt Lancaster) il est question de vies humaines à épargner et de patrimoine à sauver pour l’humanité. - [National Gallery](https://www.vivelaculture.com/national-gallery-2/): Tout le monde sait qu’un musée conserve les œuvres d’art et accueille les visiteurs, mais personne n’avait jamais eu l’idée d’en montrer les coulisses et le fonctionnement comme on les voit dans National Gallery, le documentaire de Frederick Wiseman. Sa camera se promène dans le public, sans commentaire ni interview, au milieu des œuvres, dans les réunions administratives ou dans les ateliers de restauration. Et tous ces gens partagent un même but : transmettre. Bien sûr, à un moment, il est question de tirer parti du marathon dont l’arrivée se fera à proximité de l’entrée du musée. Pourtant, une chose […] - [Faussaires de génie - Autoportrait](https://www.vivelaculture.com/faussaires-de-genie-autoportrait/): Comme aux échecs, certains faussaires sont de grands maîtres. Certains ont même du génie. Wolfgang Beltracchi, aidé de sa femme Helene, fait partie de cette catégorie. Pendant des années, le couple n’a pas copié des tableaux, ils ont inventé des œuvres et les histoires qui les rendaient plus vraies que nature, et que les plus grands experts ont authentifiées et attribuées à Derain, Braque, Duffy. Les Beltracchi ont ainsi prolongé l’œuvre de Max Ernst de 25 toiles. Arrêtés, Wolfgang Beltracchi déclara à son procès : « J’ai toujours essayé de faire un peu mieux que l’artiste lui-même ». Après quelques […] - [L’Arche russe](https://www.vivelaculture.com/larche-russe/): Une contrainte technique – un seul jour de tournage autorisé au musée de l’Ermitage – donne l’idée à Alexandre Sokourov, pour raconter l’histoire de la Russie, de réaliser L’Arche russe, un film en un plan séquence de 96 minutes, avec 850 comédiens et près de 1000 figurants. Aux rabat-joie qui disent qu’on a du mal à suivre l’histoire, on peut répondre premièrement que l’histoire de la Russie est complexe ; deuxièmement, qu’Alexandre Sokourov est un poète ! Son film a du souffle, il décoiffe. - [Francofonia](https://www.vivelaculture.com/francofonia-le-louvre-sous-loccupation/): « Si, à l’instant de ma mort, je ne devais retenir que deux choses de la vie, ce seraient la lumière du matin en été et la grande culture européenne » dit Alexandre Sokourov, le réalisateur de Francofonia. Méditation sur l’art et la civilisation européenne, son film mêle passé et présent, rêve et réalité, documentaire et fiction. Tourné en partie dans un Louvre vide, avec la participation amicale de Napoléon, Francofonia rend hommage à Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux et à tous ceux qui, pendant l’Occupation allemande, préservèrent le patrimoine des folies destructrices et du pillage, parfois au péril […] - [Indien Edition](https://www.vivelaculture.com/le-tigre-du-bengale-le-tombeau-hindou-2/): Mit der von Atze Brauner produzierten Indien-Edition, bestehend aus den Filmen „Der Tiger von Eschnapur“ und „Das Indische Grabmahl“, kehrt Fritz Lang 26 Jahre nachdem er Deutschland verlassen hat, als Kinoregisseur zurück. Er dreht das Remake eines Stummfilm-Zweiteilers, an dem er einst als Drehbuchautor beteiligt war. Dieses vorletzte Doppel-Opus des Meisters erinnert an einen Comic, hart an der Grenze zur Abstraktion. Dabei offenbart sich erneut die klare und schnörkellose Regieführung. Für die ganz überzeugten Lang-Liebhaber stellen diese Indien-Filme sogar einen Höhepunkt in Langs Schaffen dar. Und der Held dieser Abenteuer, der auf Sultane, Leprakranke und Tänzerinnen trifft, ist Architekt. Fast […] - [Metropolis](https://www.vivelaculture.com/metropolis-2/): 1984 wird mit viel Pomp eine kolorierte und gekürzte Fassung von „Metropolis“ in die Kinos gebracht, die vor allem durch eine neue Filmmusik von Disco-König Giorgio Moroder auffällt. Auf dem Soundtrack findet man als Gäste auch Pat Benatar, den Queen-Frontmann Freddie Mercury, Jon Anderson oder Rockröhre Bonnie Tyler. 1984 wurde die Moroder-Fassung mit dem New Wave angehauchten Soundtrack sehr kontrovers aufgenommen und von der Filmkritik fast einhellig verrissen. Über 30 Jahre später kann man vielleicht etwas gelassener reagieren und diese nun schon fast altmodische Popmusik eher genießen. Moroders Werk ist vielleicht sogar besser gealtert, als man damals glaubte. - [Portfolio of Docteur Mabuse](https://www.vivelaculture.com/portfolio-of-docteur-mabuse-2/): Der große, moderne Jazzpianist Ran Blake ist leider nur ungenügend bekannt. Als großer Liebhaber des Kinos versieht er seine Alben mit eindeutigen filmischen Referenzen. So nennt sich eine seiner Platten „Film Noir“ und eine andere „Vertigo“. 1982 nimmt Ran Blake das Album « Portfolio of Docteur Mabuse » auf. Dabei geht es dem Pianisten weniger um eine Hommage an Fritz Lang als darum, verrätselte Variationen rund um die mythische Mabuse-Figur zu schaffen. Dieses herausragende Album besteht aus einer A-Seite mit einem vollständigen Solo und einer B-Seite, die Ran Blake zusammen mit dem New England Conservatory Symphony aus Boston einspielte. - [Star Wars : Eine neue Hoffnung](https://www.vivelaculture.com/star-wars-un-nouvel-espoir-2/): Mit dem ersten Star-Wars-Film 1977 schuf George Lucas eine mythologische Synthese, die sich überall bediente. Eine ganz direkte Anspielung gibt es zu Fritz Langs Meisterwerk „Metropolis“, dem Klassiker des Science-Fiction-Films. Auch wenn diese Raumschiff-Oper mit Langs Film nur wenig gemeinsam hat, so inspiriert sich Lucas beim Roboter C-3PO ganz eindeutig an Maria, dem Maschinenmenschen aus „Metropolis“. Damit handelt sich es sich um eine ganz offene und aufrichtige Hommage an einen der großen Meister des Weltkinos. - [Bestie Mensch](https://www.vivelaculture.com/la-bete-humaine-2/): Unter seinen Kollegen bewunderte Fritz Lang vor allem Jean Renoir. Das merkt man auch daran, dass er allein von zwei Renoir-Filmen ein amerikanisches Remake drehte. Aus „Die Hündin“ („La Chienne“) wurde „Scarlett Street“ und aus „Bestie Mensch“ in Hollywood „Human Desire“. Die Zola-Adaption Renoirs erwies sich für Fritz Lang als ideal, weil er dort einige seiner eigenen Obsessionen wiederfand, vor allem die Macht des Schicksals und den Ausbruch von krimineller Energie in einer Welt voller Schuld und Ehebruch. - [Moonfleet](https://www.vivelaculture.com/les-contrebandiers-de-moonfleet-2/): Unter den vielen Hollywoodfilmen von Fritz Lang kann man sich vor allem „Moonfleet“ herausgreifen, der für Cineasten in Frankreich in den späten 50er Jahren die Bedeutung eines „Sesam-Öffne-Dich“ bekam. Diese Initiationsreise eines Jungen zum Bösen, der den Freund seiner Mutter kennenlernt und in ihm eine Vaterfigur sucht, erinnert an die Abenteuerbücher eines Robert Louis Stevenson. Es ist einer der schönsten Fritz-Lang-Filme, auch wenn der Meister den Jugendroman von John Meade Falkner (auf dem der Film basiert) mit seinem Meeres-Charme selber nicht sonderlich leiden konnte. - [Das Testament des Dr. Mabuse](https://www.vivelaculture.com/le-testament-du-docteur-mabuse-2/): Es ist der letzte deutsche Film von Fritz Lang, bevor er 1933 Deutschland in Richtung Paris und später Hollywood verlässt. Er nimmt die Figur des Dr. Mabuse wieder auf, die er bereits 1922 als Genie des Bösen etabliert hatte. Diesmal kann man in Dr. Mabuse direkte Anspielungen auf Hitler und die Nazis sehen. Goebbels lässt den Film dann in Deutschland verbieten, so dass er seine Premiere in Budapest erlebt. Mabuse ist ein moderner und unheimlicher Verbrecher. Er setzt Hypnose und Telepathie ein, kann als politischer Analytiker auch rasant schnell Terror verbreiten. Und moderne Reinkarnationen dieses Masterminds des Schreckens findet man […] - [Fritz Lang: Ich bin ein Augenmensch](https://www.vivelaculture.com/fritz-lang-au-travail-2/): Der Filmkritiker Norbert Grob beginnt diese neue Biografie über Fritz Lang anekdotisch. Als der in den USA lebende Lang eher zufällig 1956 das erste Mal wieder in Deutschland ist, trifft er sich dort mit seinem Freund Theodor W. Adorno. Die beiden Feingeister verbindet auch ein kindischer Hang zur Albernheit. Und so ist Adorno auch keinesfalls überrascht, dass Fritz Lang überall mit seinem Stoffaffen Peter unterwegs ist. Aber natürlich geht es in diesem sehr lesenswerten Werk auch um den Künstler Fritz Lang, sein politisches Engagement und um Fragen nach dem Exil. Angereichert mit vielen Zitaten von und über Lang, bietet diese […] - [Das Biest muss sterben](https://www.vivelaculture.com/que-la-bete-meure-2/): Unter den modernen Cineasten ist Claude Chabrol sicherlich derjenige, den man als den „Lang’schsten“ Vertreter bezeichnen kann. Er drehte kurz nach dem Mauerfall mit „Dr. M“ 1990 eine ganz direkte Hommage an „Doktor Mabuse der Spieler“. Aber vor allem in seinem Film „Das Biest muss sterben“, die Geschichte einer erbarmungslosen Rache, findet Chabrol zu einer Meisterschaft, die an Fritz Lang erinnert. Diese Geschichte um einen Mann, der sich an der Frau rächen will, die seinen Sohn überfuhr, erreicht in ihrer Strenge und Kraft das Werk von Chabrols Meister. - [Ornament und Verbrechen](https://www.vivelaculture.com/ornement-et-crime-2/): Wäre Fritz Lang nicht Filmemacher geworden, hätte er sicherlich als Architekt gearbeitet. Der Sohn eines bekannten Architekten studierte auf Wunsch des Vaters zunächst Architektur. Das hinterließ auch in vielen seiner Filme deutliche Spuren. Als gebürtiger Wiener bewunderte Fritz Lang vor allem den österreichischen Architekten Adolf Loos, der als ein Meister des Funktionalismus galt und jede Form dekorativer Elemente und ornamentaler Architektur verabscheute. In diesem schmalen Büchlein „Ornament und Verbrechen“ erläutert Loos seine modernistischen Anschauungen und seine Ablehnung der dekorativen Ornamentik. Fritz Lang übernahm diese Auffassung und setzte in seinen Filmen auf eine immer radikaler werdende Sachlichkeit. - [Die Verachtung](https://www.vivelaculture.com/le-mepris-2-2/): Wie alle seine Kollegen der Filmzeitschrift Cahiers du Cinéma und der Nouvelle Vague hielt Jean-Luc Godard den Regisseur Fritz Lang für einen großen Meister und einen exemplarischen Vertreter des Autorenkinos. Um seine Wertschätzung auszudrücken, besetzt Godard in „Die Verachtung“ Fritz Lang in der Rolle eines klassischen Filmemachers, der eine Adaption von Homers „Odyssee“ dreht. Flankiert wird Lang von Brigitte Bardot, Michel Piccoli und Jack Palance. Das Resultat ist eine großartige Reflexion über den Umbruch des Kinos, und der große Fritz hat einen wunderbaren Auftritt als Schauspieler. - [Les Souterrains](https://www.vivelaculture.com/les-souterrains-2/): Depuis que son frère Terry lui a offert On the road, pour ses 10 ans, David Jones/David Bowie est resté fasciné par les écrivains de la “beat generation”. Il s’est essayé à la technique du cut-up dans l’écriture de certaines de ses chansons, s’est lié à William Burroughs, a appelé l’un de ses morceaux Subterraneans (Les souterrains), titre d’un livre écrit par Jack Kerouac dans lequel il raconte son histoire d’amour avec une afro-américaine dans le San Francisco du début des années 50. Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, William S. Burroughs et la plupart des autres poètes fréquentant City Lights Bookstore […] - [Rit it Up and Start Again, Postpunk 1978-1984](https://www.vivelaculture.com/rit-it-up-and-start-again-postpunk-1978-1984-2/): Nombreuses sont les chansons de David Bowie citées comme source d’inspiration dans Rit it up and start again, un livre passionnant et documenté qui revient sur l’histoire du postpunk, un mouvement musical à l’esthétique sobre qui s’écartait des vieux clichés habituels Sex, Drugs, etc., du rock ou du punk. Les groupes se nommaient Bauhaus, Cabaret Voltaire, Gang of Four ou PIL… Dans l’Angleterre thatchérienne de la fin des années 70, ils s’exprimaient dans un esprit Do it yourself, préférant les sons minimalistes, les ambiances intimistes et les synthés bricolés aux grosses productions commerciales léchées. L’un d’entre eux choisit de s’appeler […] - [Scary Monsters](https://www.vivelaculture.com/scary-monsters-2/): Dans le même esprit que Blackstar aujourd’hui, Scary Monsters (and Super Creeps) n’a rien d’un “album concept” à couleur musicale unique, comme David Bowie en a souvent enregistré au cours de sa carrière. Ce disque, son quatorzième, est même à l’exact opposé : diversifié du début à la fin, empruntant des chemins parfois assez éloignés les uns des autres. Entre une reprise d’une chanson de Tom Verlaine, le guitariste chanteur de Television (Kingdom Come), un tube à tendance funk (Fashion), préfigurant le succès planétaire de Let’s Dance, qui arrivera trois ans plus tard, et un nouveau standard pop de la […] - [Cabaret](https://www.vivelaculture.com/cabaret-2/): Le contexte du récit, le Berlin “décadent” des années 30, ne pouvait qu’attirer le jeune David Jones (le vrai nom de David Bowie) qui découvrit la comédie musicale Cabaret quand elle fut présentée au Palace Theater de Londres en 1968. « L’éclairage était phénoménal. Ce que j’ignorais c’est que c’était un éclairage “brechtien”. C’est devenu, pour moi, l’image par excellence de ce que à quoi devait ressembler une scène », se rappela-t-il en 1993. L’adaptation cinématographique réalisée par Bob Fosse, avec Liza Minnelli et Michael York dans les rôles principaux, alterne intrigues amoureuses complexes et scènes de revues marquantes. Avec, […] - [Low Symphony](https://www.vivelaculture.com/low-symphony-2/): C’est en les adaptant à sa manière minimaliste et en les enrichissant de nouvelles parties musicales, que Philip Glass transforme trois morceaux instrumentaux du Low de David Bowie (et de Brian Eno qui joua un grand rôle dans l’élaboration de l’album d’origine) en une symphonie qui sera enregistrée avec le Brooklyn Symphonic Orchestra. Par la suite, en 1996, le musicien s’inspirera de l’album Heroes, pour composer une autre Symphonie (la n°4) accompagnant un ballet présenté à New York. Low Symphony a été interprétée en 2015 à la Philharmonie de Paris par l’Orchestre National d’Ile de France à l’occasion de l’exposition […] - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europe-express-2/): « From Station to Station/Back to Düsseldorf City/Meet Iggy Pop and David Bowie »… Dans les paroles de la chanson titre (et énorme succès international) de son album Trans-Europa Express, le groupe allemand de pop synthétique Kraftwerk rappelle les liens artistiques et géographiques qui l’unissent alors à David Bowie, installé à Berlin depuis octobre 1976. Le Krautrock, né en Allemagne à la fin des années 60, dont Kraftwerk est l’une des figures de proue, aura énormément d’influence sur le Bowie de la fin des années 70 qui est à la recherche d’une nouvelle esthétique européenne et de sonorités électroniques inédites. […] - [Le Festin nu](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu-2/): Canadien né à Toronto, Cronenberg partage avec Bowie un gout pour le cinéma expérimental. Le premier est fasciné par le cinéma fantastique (Vidéodrome, La Mouche), le second fera volontiers l’acteur dans des films à la frontière de l’expérimental (L’Homme qui venait d’ailleurs) ou du fantastique (Les Prédateurs). Tous les deux partagent une passion pour William Burroughs. Cronenberg adaptera Le Festin nu, au cinéma, Bowie rencontrera l’inventeur du cut-up, en 1973, pour une longue interview publiée en 1973 dans le magazine Rolling Stone. Ne manque qu’un film sur Burroughs incarné par Bowie et filmé par Cronenberg. - [Opéra de quat'sous](https://www.vivelaculture.com/opera-de-4-sous/): David Bowie a plusieurs fois chanté du Kurt Weill, reprenant par exemple, sur un 45T, le standard Alabama Song en 1980. Le compositeur allemand associé à Bertolt Brecht (à qui Bowie a aussi rendu hommage dans une pièce de théâtre pour la BBC, David Bowie in Bertolt Brecht’s Baal), pour l’Opéra de quat’sous et Grandeur et décadence de la ville de Mahagony aura aussi composé des symphonies, des opéras et des comédies musicales montées avec beaucoup de succès à Broadway. Récemment, d’autres chanteurs de pop ou de rock (Elvis Costello, Tom Waits ou Nick Cave) ont puisé dans le large […] - [Dictionnaire du Dadaïsme 1916-1922](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-dadaisme-1916-1922/): Entre l’acquisition d’une réplique d’un costume conçu par Sonia Delaunay pour une pièce de théâtre Dada de Tristan Tzara, son admiration pour le peintre Dada, George Grosz, et sa perpétuelle envie d’explorer et de dynamiser différentes pratiques artistiques, David Bowie aura souvent marqué sa proximité avec le mouvement né à Zurich il y a 100 ans. Le Dictionnaire du dadaïsme de Georges Hugnet (écrivain, poète et graphiste), qui fréquenta Tzara et Breton, est une parfaite introduction à Dada. - [1984](https://www.vivelaculture.com/1984-2/): L’une des premières suites, comme l’est aujourd’hui Blackstar, vraiment ambitieuse enregistrée par David Bowie (sur l’album Diamond Dogs en 1974) était inspirée par 1984, le livre de George Orwell. Le monde totalitaire de Big Brother, auquel tente d’échapper Winston Smith, le héros du roman, ne pouvait qu’attirer l’artiste passionné par les concepts et les manipulations de masse. Orwell, engagé pendant la guerre d’Espagne du côté des milices révolutionnaires du POUM, aura trouvé la source d’inspiration de son livre à la fois dans le nazisme et dans l’URSS communiste. - [Carnets de Notes sur vêtements et villes](https://www.vivelaculture.com/carnets-de-notes-sur-vetements-et-villes/): « Je suis sous influence japonaise », clame David Bowie dans la chanson Blackout de 1977. La pop star, déjà passionnée par le théâtre Kabuki, avait découvert le travail de Kansai Yamamoto lors d’un défilé de mode à Londres, en 1971. Le styliste lui a ensuite dessiné ses costumes de scène (ceux de la tournée Aladdin Sane en 1973) avant de concevoir ceux d’Elton John. Dans le documentaire de Wim Wenders Carnets de notes sur vêtement et villes, en partie tourné à Tokyo, le réalisateur fait un intéressant parallèle entre le monde de la mode, celui des villes et celui […] - [Les Souterrains](https://www.vivelaculture.com/les-souterrains/): Depuis que son frère Terry lui a offert On the road, pour ses 10 ans, David Jones/David Bowie est resté fasciné par les écrivains de la “beat generation”. Il s’est essayé à la technique du cut-up dans l’écriture de certaines de ses chansons, s’est lié à William Burroughs, a appelé l’un de ses morceaux Subterraneans (Les souterrains), titre d’un livre écrit par Jack Kerouac dans lequel il raconte son histoire d’amour avec une afro-américaine dans le San Francisco du début des années 50. Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, William S. Burroughs et la plupart des autres poètes fréquentant City Lights Bookstore […] - [Rit it Up and Start Again, Postpunk 1978-1984](https://www.vivelaculture.com/rit-it-up-and-start-again-postpunk-1978-1984/): Nombreuses sont les chansons de David Bowie citées comme source d’inspiration dans Rit it up and start again, un livre passionnant et documenté qui revient sur l’histoire du postpunk, un mouvement musical à l’esthétique sobre qui s’écartait des vieux clichés habituels Sex, Drugs, etc., du rock ou du punk. Les groupes se nommaient Bauhaus, Cabaret Voltaire, Gang of Four ou PIL… Dans l’Angleterre thatchérienne de la fin des années 70, ils s’exprimaient dans un esprit Do it yourself, préférant les sons minimalistes, les ambiances intimistes et les synthés bricolés aux grosses productions commerciales léchées. L’un d’entre eux choisit de s’appeler […] - [Scary Monsters](https://www.vivelaculture.com/scary-monsters/): Dans le même esprit que Blackstar aujourd’hui, Scary Monsters (and Super Creeps) n’a rien d’un “album concept” à couleur musicale unique, comme David Bowie en a souvent enregistré au cours de sa carrière. Ce disque, son quatorzième, est même à l’exact opposé : diversifié du début à la fin, empruntant des chemins parfois assez éloignés les uns des autres. Entre une reprise d’une chanson de Tom Verlaine, le guitariste chanteur de Television (Kingdom Come), un tube à tendance funk (Fashion), préfigurant le succès planétaire de Let’s Dance, qui arrivera trois ans plus tard, et un nouveau standard pop de la […] - [Cabaret](https://www.vivelaculture.com/cabaret/): Le contexte du récit, le Berlin “décadent” des années 30, ne pouvait qu’attirer le jeune David Jones (le vrai nom de David Bowie) qui découvrit la comédie musicale Cabaret quand elle fut présentée au Palace Theater de Londres en 1968. « L’éclairage était phénoménal. Ce que j’ignorais c’est que c’était un éclairage “brechtien”. C’est devenu, pour moi, l’image par excellence de ce que à quoi devait ressembler une scène », se rappela-t-il en 1993. L’adaptation cinématographique réalisée par Bob Fosse, avec Liza Minnelli et Michael York dans les rôles principaux, alterne intrigues amoureuses complexes et scènes de revues marquantes. Avec, […] - [Low Symphony](https://www.vivelaculture.com/low-symphony/): C’est en les adaptant à sa manière minimaliste et en les enrichissant de nouvelles parties musicales, que Philip Glass transforme trois morceaux instrumentaux du Low de David Bowie (et de Brian Eno qui joua un grand rôle dans l’élaboration de l’album d’origine) en une symphonie qui sera enregistrée avec le Brooklyn Symphonic Orchestra. Par la suite, en 1996, le musicien s’inspirera de l’album Heroes, pour composer une autre Symphonie (la n°4) accompagnant un ballet présenté à New York. Low Symphony a été interprétée en 2015 à la Philharmonie de Paris par l’Orchestre National d’Ile de France à l’occasion de l’exposition […] - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europe-express/): « From Station to Station/Back to Düsseldorf City/Meet Iggy Pop and David Bowie »… Dans les paroles de la chanson titre (et énorme succès international) de son album Trans-Europa Express, le groupe allemand de pop synthétique Kraftwerk rappelle les liens artistiques et géographiques qui l’unissent alors à David Bowie, installé à Berlin depuis octobre 1976. Le Krautrock, né en Allemagne à la fin des années 60, dont Kraftwerk est l’une des figures de proue, aura énormément d’influence sur le Bowie de la fin des années 70 qui est à la recherche d’une nouvelle esthétique européenne et de sonorités électroniques inédites. […] - [Could Shoulder](https://www.vivelaculture.com/coup-de-froid-2/): In den Büchern von Agatha Christie erfährt man nur wenig über Miss Marple, der ersten Detektivin, die niemals ihren Sessel verlässt. Bei Lynda La Plante dagegen ist Lorraine Page eine hervorragende Polizistin, die dem Alkohol verfällt und in die Prostitution abgleitet, nachdem sie versehentlich ein Kind getötet hat. Could Shoulder ist der erste Teil einer sehr düsteren Trilogie in der Lorraine Page einen Prostituierten-Mörder jagt und so auch gegen ihre selbstzerstörerischen Neigungen ankämpft. - [Fantastische Erzählungen](https://www.vivelaculture.com/fantastische-erzahlungen/): Er gilt als Vater des Kriminalromans. Edgar Allen Poe ist der wohl berühmteste Schriftsteller des Whodunit (Wer hat es getan?), der dabei gerne noch eine makabre Komponente (Die Schwarze Katze) hinzufügt. Der Whodunit-Krimi setzt auf eine schrittweise Aufklärung eines Verbrechens. Der Leser soll nicht nur darüber spekulieren, wer der Täter sein könnte, sondern auch verstehen, wie er handelt. Zwischen zwei Erzählungen kann man dann auch mit dem Rubik-Würfel (Zauberwürfel) spielen oder sich mit der Montageanleitung für Produkte eines schwedischen Möbelhauses beschäftigen. - [Gone Girl](https://www.vivelaculture.com/gone-girl-2/): Ende 1926 verschwindet Agatha Christie spurlos für zwölf Tage. Niemand fand je heraus, was in dieser Zeit wirklich geschah. Dieses Geheimnis, das Agatha Christie niemals aufklärte, inspirierte viele Autoren, u.a. auch Gillian Flynn, die Autorin von Gone Girl. Im Buch wie im gleichnamigen Film verschwindet die Tochter von berühmten Schriftstellern ebenso geheimnisvoll wie Agatha 90 Jahre vor ihr… - [Die Abenteuer von Blake und Mortimer: Das Geheimnis der großen Pyramide](https://www.vivelaculture.com/blake-et-mortimer-le-mystere-de-la-grande-pyramide-2/): Die 30er Jahre sind noch die guten alten Zeiten für das British Empire. Im Reich der Kolonialmacht geht die Sonne nie unter. Man trinkt seinen Fünf-Uhr-Tee in London, Hong Kong, Bombay oder Kairo. Es ist auch die Epoche, in der Agatha Christie ihren zweiten Ehemann, einen Archäologen, zu Ausgrabungen in den Irak, nach Syrien oder nach Ägypten begleitet. Seitdem ist in ihr die Leidenschaft für den Nahen Osten und die Archäologie geweckt. So wie bei Philip Mortimer, der eine Einladung eines Freundes und Archäologen aus Kairo annimmt, um an der Entzifferung rätselhafter Papyri mitzuwirken. Die Frage ist nur: Was ist […] - [The Lark Ascending](https://www.vivelaculture.com/the-lark-ascending-2-2/): „Ich mag die englische Musik vom Anfang des XX. Jahrhunderts. Die englischen Komponisten dieser Zeit feierten wirklich die traditionelle englische Musik. Man sagt, unsere Musik sei melancholisch. Sie ist ganz einfach englisch.“ Damon Albarn (Blur, Gorillaz). So british indeed! - [Wenn der Postmann zweimal klingelt](https://www.vivelaculture.com/le-facteur-sonne-toujours-deux-fois-2/): In einem Rätselroman geht es der Gesellschaft gut, und das Verbrechen ist nur das Resultat eines gestörten Einzelgängers. Im Krimi Noir dagegen legen die Autoren Wert darauf zu zeigen, wie Korruption und Gewalt innerhalb der Gesellschaft die zwischenmenschlichen Beziehungen trüben. So werfen sie einen strengen Blick auf das gutgläubige Amerika. Im Roman Wenn der Postmann zweimal klingelt von James M. Cain geht es um diese Momente, in denen das Leben durch einen überraschenden Blick oder einen Zufall urplötzlich kippt. Zweimal ist dieses Buch bisher verfilmt worden. 1946 mit Lana Turner und John Garfield und 1981 mit Jack Nicholson und Jessica […] - [Gosford Park](https://www.vivelaculture.com/gosford-park-2/): Gosford Park ist ein Krimi über die Klassenverhältnisse im England der 1920er Jahre. Da sind die Aristokraten, denen langsam die Macht entgleitet, und ihre Diener und Angestellten. Oben in den Herrschaftszimmern leben die wohlsituierten Snobs und im Keller braut sich Unmut zusammen. Aber in Gosford Park geht es auch um den Mord an einem reichen und autokratischen Patriarchen, der verachtet und gehasst wurde. Ein reichlich unbegabter Polizist versucht, den Mordfall aufzuklären. Robert Altmans Film ist wie eine Partie Cluedo mit den Figuren von Agatha Christie im Universum eines Raymund Chandler. - [Cluedo](https://www.vivelaculture.com/cluedo-2/): „Ich klage Madame Leblanc an, den Doktor Lenoir in der Küche mit einem Schraubenschlüssel getötet zu haben!“ Eine Partie Cluedo besteht aus vielen Möglichkeiten, in die Haut von Hercule Poirot oder Miss Marple zu schlüpfen. Man könnte bei diesem beliebten Gesellschaftsspiel, das 1949 auf den Markt kam, die Spannung auch dadurch erhöhen, dass man echtes Gift in das Glas eines Mitspielers mischt… - [Arsène Lupin kontra Herlock Sholmes](https://www.vivelaculture.com/arsene-lupin-contre-herlock-sholmes-2/): Es war ihre Schwester, die Agatha Christie die Abenteuer von Sherlock Holmes und Arsène Lupin zu lesen gab. Dahinter steckte durchaus die Absicht, dass auch Agatha Christie Krimis schreiben könnte. Lupin steht für den eleganten Gangster mit dunkler Vergangenheit. Sherlock ist der brillante Detektiv, aber auch neurotisch und Morphinist. Hercule Poirot besteht aus drei Viertel Sherlock und einem Viertel Lupin. Der sehr clevere Autor Maurice Leblanc hat nun beide in einer Geschichte verewigt, in der Lupin Holmes provoziert, pardon Sholmes… - [Der rosarote Panther](https://www.vivelaculture.com/la-panthere-rose-2/): Der von Peter Sellers verkörperte Inspektor Clouseau ist das personifizierte Gegenstück zu Hercule Poirot, dem berühmten Detektiv und ehemaligen hohen Polizeibeamten in Brüssel, den sich die werte Agatha 1920 ausdachte. Aber dort, wo der Belgier fein, scharfsinnig, distinguiert und mit guten Manieren aufwartet, der sich sehr wohl mit den Anstandsregeln der Aristokratie auskennt, ist Clouseau einfach nur ein Tolpatsch. Ungeschickt und das schwarze Schaf seiner Vorgesetzten, widmet er sich wilden Karatekämpfen mit seinem treuen Diener Cato. Peter Sellers ist in Der rosarote Panther von Blake Edwards in etwa so, wie ein Buster Keaton bei den Monty Pythons. - [Zehn kleine Negerlein](https://www.vivelaculture.com/dix-petits-negres-2/): Es ist wohl der bekannteste Agatha-Christie-Roman mit weltweit über 100 Millionen verkauften Exemplaren. Inspiriert durch einen Abzählreim schreibt Agatha Christie über zehn nicht ganz so ehrbare Gäste, die von einem geheimnisvollen Fremden auf ein Schloss auf der britischen Insel Nigger Island eingeladen werden. Der Gastgeber taucht nie auf, dafür verschwinden langsam aber sicher die Gäste, die einer nach dem anderen ermordet werden. Aber wer ist der Täter? Who done it? - [Coup de froid](https://www.vivelaculture.com/coup-de-froid/): Dans les romans d’Agatha Christie, on sait peu de choses sur la personnalité de Miss Marple, la première femme détective qui ne quitte jamais son fauteuil. Chez Lynda La Plante, au contraire, la personnalité de sa détective, Lorraine Page, flic brillant qui plonge dans les affres de l’alcool et de la prostitution après avoir tué un enfant par accident, est au cœur des histoires. Coup de froid, est le premier volume d’une trilogie très noire, dans laquelle Lorraine Page essaye de retrouver l’assassin de prostituées tout en luttant pour ne pas retomber dans ses pulsions autodestructrices. - [Mystères à huis clos](https://www.vivelaculture.com/mysteres-a-huis-clos/): Considéré comme le père du roman policier, Edgar Allan Poe est le plus célèbre des romanciers du whodunit, auquel il ajoute souvent une ambiance macabre (Le chat noir). Le whodunit (le roman à clé) fonctionne comme un défi lancé au lecteur qui doit non seulement deviner qui est le coupable, mais également comprendre le mode opératoire du criminel. Entre deux histoires, on peut jouer au Rubik’s Cube ou lire la notice de montage d’un meuble… suédois. - [Gone Girl](https://www.vivelaculture.com/gone-girl/): A la fin de l’année 1926, Agatha Christie disparaît pendant douze jours. Jamais personne ne saura pourquoi, ni ce qui s’est réellement passé pendant cette période. Ce mystère, qu’elle n’a elle-même jamais éclairci, a inspiré beaucoup d’auteurs. Ainsi Gillian Flynn, l’auteur de Gone Girl, dont le personnage principal, une jeune femme, fille d’écrivains célèbres, disparaît tout aussi mystérieusement qu’Agatha, quatre-vingt-dix ans plus tôt… - [Blake et Mortimer : Le mystère de la grande pyramide](https://www.vivelaculture.com/blake-et-mortimer-le-mystere-de-la-grande-pyramide/): Les années 30 sont celles de l’Angleterre triomphante, de cet empire colonial sur lequel le soleil ne se couche jamais et où l’on boit le thé à cinq heures à Londres, à Hong Kong, comme à Bombay ou au Caire. C’est aussi l’époque où Agatha Christie accompagne son second mari, archéologue, en Irak, en Syrie ou en Egypte, sur de grands chantiers de fouilles. Elle en gardera une passion pour le Moyen-Orient et l’archéologie. Comme Philip Mortimer qui répond à l’invitation de son ami égyptologue au Caire, pour déchiffrer un papyrus. By Jove ! Serait-ce un pur hasard ou un […] - [The Lark Ascending](https://www.vivelaculture.com/the-lark-ascending-2/): « J’adore la musique anglaise du début du XXe siècle. Les compositeurs anglais de cette période célébraient vraiment la musique anglaise traditionnelle. On dit que notre musique est mélancolique, elle est tout simplement anglaise. » Damon Albarn (Blur, Gorillaz). So British indeed ! - [Le facteur sonne toujours deux fois](https://www.vivelaculture.com/le-facteur-sonne-toujours-deux-fois/): Dans les romans à énigmes, la société va bien et le crime n’est que le résultat du dysfonctionnement d’un individu. A l’inverse du roman noir, où les auteurs mettent en scène la corruption et la violence de la société, les rapports troubles entre les personnes. Le roman de James M. Cain, Le facteur sonne toujours deux fois, évoque ces moments où la vie peut basculer sur un coup de dé ou à cause d’un regard. Deux adaptations en ont été faites au cinéma. La première, en 1946, avec Lana Turner et John Garfield dans les rôles principaux, la seconde en […] - [Gosford Park](https://www.vivelaculture.com/gosford-park/): Gosford Park est un film noir sur les rapports de classe dans l’Angleterre des années 20, aristocrates en fin de course d’un côté, valets et petit personnel de l’autre. Les premiers vivent à la lumière naturelle dans les étages, les autres dans les sous-sols ou sous les toits. Mais Gosford Park est aussi un film policier dans lequel un inspecteur (pas très brillant) devra découvrir qui a assassiné le chef de famille, riche autocrate méprisé par les uns, haï les autres et craint par tous. Gosford Park est une partie de Cluedo avec les personnages d’Agatha Christie dans l’univers de […] - [Cluedo](https://www.vivelaculture.com/cluedo/): « J’accuse Madame Leblanc d’avoir tué le docteur Lenoir dans la cuisine avec la clé anglaise ! ». Une partie de Cluedo, c’est autant de possibilités de se transformer en Hercule Poirot ou en Miss Mapple d’un soir. On peut corser la partie en mettant un vrai poison dans le verre d’un des autres joueurs… - [Arsène Lupin contre Herlock Sholmès](https://www.vivelaculture.com/arsene-lupin-contre-herlock-sholmes/): C’est sa sœur qui poussa Agatha Christie à lire les aventures de Sherlock Holmes et d’Arsène Lupin, avec l’idée que celle-ci pourrait bien écrire à son tour une histoire policière. Lupin, c’est le cambrioleur gentleman au passé trouble. Sherlock, c’est le détective brillant, névrosé et morphinomane. Hercule Poirot, c’est trois-quarts de Sherlock et un quart de Lupin. Malin, Maurice Leblanc les a réunis dans une même histoire où Lupin provoque Holmes. Pardon, Sholmès … - [La panthère rose](https://www.vivelaculture.com/la-panthere-rose/): L’inspecteur Clouseau (incarné par Peter Sellers) est l’antithèse d’Hercule Poirot, le célébrissime détective, ancien chef de la Sûreté de Bruxelles, imaginé par cette chère Agatha, en 1920. Mais là où le Belge est fin, perspicace, distingué, connaissant toutes les règles de la bienséance en vigueur dans l’aristocratie, Clouseau est la maladresse incarnée, la bête noire de son supérieur hiérarchique et n’a de cesse d’affûter sa science du karaté avec son fidèle majordome Cato. Peter Sellers dans La panthère rose de Blake Edwards, c’est Buster Keaton chez les Monty Python. - [Dix petits nègres](https://www.vivelaculture.com/dix-petits-negres/): Peut-être le plus connu de tous les romans d’Agatha Christie, dont plus de cent millions d’exemplaires se sont vendus dans le monde depuis sa première publication. Inspirée par une comptine, Agatha Christie tricote cette histoire dans laquelle dix convives se retrouvent dans un château, réunis par un mystérieux personnage qui n’apparaît jamais. Au cours de leur séjour, tous disparaissent assassinés, les uns après les autres. Jusqu’au dernier. Mais alors, who done it ? - [Blackstar](https://www.vivelaculture.com/blackstar-2/): David Jones, Ziggy, The Thin White Duke…Seit 50 Jahren verwischt David Bowie alle Spuren – je nach seiner musikalischen Laune. Er versucht dabei immer, auf der Höhe zu bleiben. Am 8. Januar erscheint sein neues Album Blackstar. Die gleichnamige Single ist fast 10 Minuten lang und alles andere als easy listening. Bowie wimmert, beschwört, wechselt innerhalb eines Songs mehrmals den Musikstil. Es wird wohl wieder ähnlich ausgeklügelt und raffiniert wie zu seiner Zeit der Berliner Trilogie mit Low, Heroes, Lodger. Konzerte sind nicht angekündigt. - [Paul Klee, l'ironie à l'œuvre](https://www.vivelaculture.com/paul-klee-lironie-a-loeuvre-2/): Paul Klee war deutscher Maler, Musiker und Pädagoge, der in der Schweiz geboren wurde. Er ist eine Schlüsselfigur in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts. Zunächst steht er den Kubisten nah, dann der Kunstbewegung Dada und den Surrealisten. Später unterrichtet er in Weimar am Bauhaus, galt unter den Nazis als „entarteter Künstler“ und war ein Weggefährte von Robert Delaunay und Wassily Kandinsky. Er kehrte in die Schweiz als Emigrant zurück und starb dort 1940. Bereits 1985 gab es im Centre Pompidou die Ausstellung Klee und die Musik. Auch diesmal wird man gerne wieder Paul Klee besuchen. - [House of Cards](https://www.vivelaculture.com/house-of-cards-2-2/): Die amerikanischen Wahlen sind die weltweit größte politische Show. Die Feindlichkeiten werden bei den Vorwahlen im Januar eröffnet. Wenn sich dann zwei Kandidaten durchsetzen und gegenüberstehen, fängt die mediale Schlacht an, die weltweit von allen Medien und Kanzleien verfolgt wird. Werden die Amerikaner diesmal eine Frau zur Präsidentin wählen? Oder einen Milliardär mit Toupet? Am 8. November kennen wir dann das Resultat und der/die glückliche Sieger/in nimmt am 20. Januar 2017 die Amtsgeschäfte auf. Von nun an werden Wetten angenommen… - [Die Stunde des Siegers](https://www.vivelaculture.com/die-stunde-des-siegers/): Kaum zu glauben, dass dieser grandiose britische Filmkitsch mit der bombastischen Musik von Vangelis 1982 der große Abräumer bei den Oscars war. Es geht dort um zwei britische Goldmedaillengewinner bei den Olympischen Spielen 1924 in Paris, die keiner auf dem Zettel hatte. 2016 bringt den Sportfans im Januar in Polen die Handball-EM, im Juni/Juli in Frankreich die Fußball-EM und im August wie in jedem Schaltjahr die Olympischen Sommerspiele, diesmal in Rio. - [Tim und Struppi: Der Sonnentempel](https://www.vivelaculture.com/tim-und-struppi-der-sonnentempel/): Am 9. März ereignet sich in Indonesien eine totale Sonnenfinsternis. Auch wenn es Wissenschaftlern längst gelungen ist, diesen Sonnenfinsternissen das Geheimnisvolle, ja fast Göttliche zu nehmen, so wohnt einem solchen Ereignis doch immer eine eigene Poesie bei. Millionen Zuschauer mit Schutzbrillen schauen zu den Sternen auf. Bei Tim und Struppi rettet der magische Moment in Der Sonnentempel sogar Leben. Einfach mal wieder den Comic hervorkramen… - [Verdun 1916: Urschlacht des Jahrhunderts](https://www.vivelaculture.com/verdun-1916-urschlacht-des-jahrhunderts/): Im Februar 1916 beginnt die Schlacht von Verdun. Sie ist eine der schlimmsten Schlachten des 1. Weltkrieges und in der Geschichte der Menschheit. Am Ende zählt man über 700 000 Tote, Verschollene und Verwundete. Das Sterben und Leiden ist völlig sinnlos: Nach 300 Tagen erbitterter Kämpfe bleiben die Positionen der Gegner nahezu unverändert. Die Kriege werden von nun an immer schrecklicher. - [Dada-Logik : 1913-1972](https://www.vivelaculture.com/dada-logik-1913-1972/): Während im 1. Weltkrieg die Kanonen donnern, geht im neutralen Zürich eine kleine Kunstrevolution vonstatten. Im Cabaret Voltaire entsteht die Dada-Bewegung mit Hugo Ball, Hans Arp, Tristan Tzara, Richard Huelsenbeck. Und Arp sagte später: „ Angeekelt von den Schlächtereien des Weltkriegs 1914, gaben wir uns in Zürich den Schönen Künsten hin. Wir suchten eine elementare Kraft, die den Menschen vom Wahnsinn der Zeit heilen und eine neue Ordnung, die das Gleichgewicht zwischen Himmel und Hölle herstellen sollte. “ Es ist der Beginn einer Reihe von künstlerischen Revolutionen nach dem 1. Weltkrieg. Kurz darauf folgen die Surrealisten. - [The Hateful Eight](https://www.vivelaculture.com/the-hateful-eight/): Après l’année Star Wars : VII le Réveil de la Force, qui bat record sur record, 2016 aura aussi son lot de films événements, à commencer par Les Huit Salopards de Quentin Tarantino, mais aussi le cinquième épisode de la série des Jason Bourne annoncé pour le mois d’août. Cette année sera aussi celle de Matthew McConaughey (Interstellar, True Detective) qu’on annonce dans pas moins de trois films. - [Berlinale](https://www.vivelaculture.com/berlinale-2/): Mit Meryl Streep als Präsidentin und Hail, Caesar! von den Coen-Brüdern als Eröffnungsfilm (mit George Clooney, Scarlett Johanson, Tilda Swinton ) hört sich der 2016er Jahrgang schon einmal sehr vielversprechend an. Auch mit der 66. Ausgabe wird die Berlinale wieder beides sein: ein Publikumsfestival und eines der wichtigsten A-Festivals der Welt. Willkommen, bienvenue, welcome…. - [Festival d’Angoulême](https://www.vivelaculture.com/festival-dangouleme-2/): Es ist schon eine Weile her, dass man Comic-Leser als kindliche Analphabeten betrachtete. Heute sind Comics und Graphic Novels anerkannt, werden in Museen ausgestellt und seit 1973 jedes Jahr im Januar im französischen Angoulême gefeiert. Das größte europäische Festival seiner Art wird auch als das Cannes-Festival der Comics angesehen. Höhepunkt in diesem Jahr ist der Besuch des Japaners Katsuhiro Otomo, dem Schöpfer von Akira. - [Blackstar](https://www.vivelaculture.com/blackstar/): David Jones, Ziggy, The Thin White Duke… voici cinquante ans que David Bowie brouille les pistes au gré de ses envies musicales et son souci d’être continuellement à la pointe. Blackstar, à sortir le 8 janvier ne déroge pas à la règle et puise dans la veine la plus sophistiquée de sa discographie protéiforme, la période dite de la trilogie berlinoise (Low, Heroes, Lodger). Aucun concert annoncé. - [Paul Klee, l'ironie à l'œuvre](https://www.vivelaculture.com/paul-klee-lironie-a-loeuvre/): Paul Klee, peintre, musicien, pédagogue allemand né en Suisse, est un artiste clé de la première moitié du XXe siècle. A ce titre, il a fréquenté les cubistes, été proche de DADA et des surréalistes, professeur au Bauhaus de Weimar, en butte aux nazis dans les années trente, compagnon de route de Robert Delaunay et Vassily Kandinsky. Réfugié en Suisse, il décède en 1940. Le Centre Pompidou avait déjà consacré une exposition à Paul Klee en 1985 « Klee et la musique ». On y retournera. - [House of Cards](https://www.vivelaculture.com/house-of-cards-2/): L’élection présidentielle américaine est le plus grand show politique mondial. Les hostilités commenceront dès janvier pour les primaires. Puis, une fois les candidats de chacun des partis connus, la course médiatique battra son plein suivie par toutes les chancelleries et les médias du monde entier. Les Américains vont-ils élire une femme ? Un milliardaire à postiche ? Résultat des courses, le 8 novembre et prise de fonction de l’heureux élu le 20 janvier 2017. Les paris sont ouverts. - [Les Chariots de Feu](https://www.vivelaculture.com/les-chariots-de-feu/): Amis des maillots colorés, des hymnes nationaux, des performances, des cris de joie et des pleurs, 2016 va être votre année. Non seulement, on aura le Tour de France et les championnats nationaux de foot, basket, etc. mais, en plus, 2016 sera aussi l’année de la Coupe d’Europe de football et des Jeux Olympiques qui se tiendront à Rio au mois d’août. Il est temps de commencer l’entraînement. - [Collection](https://www.vivelaculture.com/collection/): Une éclipse totale du soleil sera visible d’Indonésie le 9 mars. Si la science a enlevé à ces éclipses du soleil leur caractère mystérieux, voir divin, il n’empêche qu’il flotte toujours une poésie propre à ce moment particulier où des millions de personnes, protection sur le nez, regardent vers les étoiles. « Le soleil à rendez-vous avec la lune… ». - [Mourir à Verdun](https://www.vivelaculture.com/mourir-a-verdun/): En février 1916, commence la bataille de Verdun. L’une des pires batailles de la Première Guerre mondiale, l’une des pires batailles de l’histoire de la guerre tout court. On dénombrera plus de 700 000 morts, disparus ou blessés. Pour rien, puisqu’après la bataille, qui durera 300 jours, les positions seront les mêmes qu’à son début. - [DADA](https://www.vivelaculture.com/dada/): Alors que tonnent les canons de la première boucherie mondiale, à Zurich, au Cabaret Voltaire, Hugo Ball, Hans Arp, Tristan Tzara, Richard Huelsenbeck donnent naissance à un des plus importants mouvements artistiques du XXème siècle : DADA. « Il nous faut des œuvres fortes, droites, précises, à jamais incomprises. » Tristan Tzara. C’était il y a 100 ans, l’aventure ne faisait que commencer, bientôt suivie par le surréalisme. Avec DADA, la révolution artistique est en marche. - [Les Huit Salopards](https://www.vivelaculture.com/les-huit-salopards/): Après l’année Star Wars : VII le Réveil de la Force, qui bat record sur record, 2016 aura aussi son lot de films événements, à commencer par Les Huit Salopards de Quentin Tarantino, mais aussi le cinquième épisode de la série des Jason Bourne annoncé pour le mois d’août. Cette année sera aussi celle de Matthew McConaughey (Interstellar, True Detective) qu’on annonce dans pas moins de trois films. - [Berlinale](https://www.vivelaculture.com/berlinale/): Avec Meryl Streep en présidente et Ave César des frères Coen (avec son casting trois étoiles : George Clooney, Scarlett Johansson, Tilda Swinton…) en film d’ouverture, l’édition 2016 du festival promet d’être un grand cru. Avec cette 66e édition, ce festival qui réussit à associer cinéphilie et succès populaire, est devenu l’un des événements marquants du cinéma mondial. Willkommen, bienvenue, welcome… - [Festival d’Angoulême](https://www.vivelaculture.com/festival-dangouleme/): Il est loin le temps où les lecteurs de bandes dessinées étaient considérés comme des attardés mentaux illettrés. Maintenant, la bande dessinée et le roman graphique sont reconnus, muséifiés et fêtés tous les ans à Angoulême depuis 1973. La plus grande manifestation européenne, considérée comme le Festival de Cannes de la BD, se tiendra cette année du 28 janvier au 1er février. Evénement de cette prochaine édition, la venue de Katsuhiro Otomo, le père d’Akira. http://www.bdangouleme.com/ - [Beauté Congo](https://www.vivelaculture.com/beaute-congo-1926-2015-2-2/): Der Katalog der Ausstellung Beauté Congo 1926-2015 Congo Kitoko widmet sich der außergewöhnlichen kulturellen Vielfalt der Demokratischen Republik Kongo und zeichnet fast ein Jahrhundert künstlerischen Schaffens nach. Zwar steht die Malerei im Zentrum dieser Publikation, dennoch werden auch Bildhauerei, Fotografie, Musik und Comics berücksichtigt. Das bietet die einzigartige Gelegenheit, die Vielfalt und Lebhaftigkeit der Künstlerszene des Landes und seiner Hauptstadt Kinshasa zu entdecken. Einer der großen (und verdienten) Erfolge des Jahres 2015. - [Vernon Subutex 2](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-2-2/): Seit dem Paukenschlag mit Baise moi / Fick mich im Jahr 2000 hat sich Virginie Despentes einen Platz unter den zeitgenössischen französischen Schriftstellern erkämpft, die etwas zu sagen haben. Vernon Subutex ist eine Trilogie über ihre eigene Generation der Jugend auf der Überholspur, die nun vom Alter eingeholt wird. Die Begeisterung der frühen Jahre wird durch die Gewissheit gedämpft, im Leichenschauhaus zu enden. Dafür gab es den Literaturpreis Landerneau 2015. - [Der Araber von morgen 2](https://www.vivelaculture.com/larabe-du-futur-2-2-2/): Der letzte Band der gezeichneten Autobiographie von Riad Sattouf, der auf dem letzten Festival von Angoulême den Preis für die Beste Graphic Novel gewann, spinnt die Kindheitsgeschichte Sattoufs in Libyen und Syrien (dem Heimatland seines Vaters) in den 80er Jahren fort. Ohne seinen Sinn für Komik zu vernachlässigen (dieser kam unter anderem in seiner 2004 bis 2014 erschienenen Chronik für Charlie Hebdo, „Das geheime Leben der Jugend“, zum Tragen), schlägt Sattouf hier deutlich persönlichere Töne an. In ihnen ist ein klarer Bezug zu den heutigen dramatischen Ereignissen zu spüren, welche diese Länder seit den „Arabischen Revolutionen“ von 2011 heimsuchen. - [2084](https://www.vivelaculture.com/2084-2-2/): Boualem Sansals unmittelbar von George Orwells 1984 inspirierter Roman ist einer der großen literarischen Erfolge des Jahres. In einem totalitären Staat, in dem eine Religion sämtliche Freiheiten abgeschafft und alle Fragen untersagt hat, empfindet eine Figur, Ati, dennoch Zweifel. Er macht sich auf die Suche nach den Rebellen, die in einem Ghetto leben sollen. Ohne das Wort Islam jemals zu erwähnen, prangert 2084 dennoch den radikalen Islamismus an. Das Werk gewann den Großen Preis des Romans der Académie Française 2015. - [Gehen, Ging, Gegangen](https://www.vivelaculture.com/gehen-ging-gegangen-2-2/): Ein emeritierter Professor trifft in Berlin auf afrikanische Asylbewerber und versucht, Antworten auf gewisse Fragen zu finden: Wie kann man den Verlust eines geliebten Menschen verkraften? Welchen Platz soll man einnehmen, wenn man gezwungen ist, dafür anderen ihren Platz zu nehmen? Aus der Sicht der jungen Flüchtlinge, die wochen- und monatelang auf eine Entscheidung zu ihrem Asylantrag warten, lernt der ehemalige Professor etwas über seinen eigenen Platz im Leben und die Rolle der alten Welt, die ihn umgibt. Aktueller geht es kaum. - [Mia Madre](https://www.vivelaculture.com/mia-madre-3-2/): Eine Regisseurin muss nicht nur mit der Krankheit ihrer Mutter klarkommen, sondern nebenbei auch Dreharbeiten überstehen, die zu einem Alptraum werden. Das Kino von Nanni Moretti ist zutiefst italienisch in der Art, wie der Filmemacher zwischen Komödie und Drama wandelt, dabei jedoch universelle Situationen beschreibt. Und besonders sehenswert ist der Amerikaner John Turturro in der Rolle eines selbstverliebten, hochanstrengenden Schauspielers. - [Mustang](https://www.vivelaculture.com/mustang-2/): Schon in Cannes war der Film der franko-türkischen Regisseurin Deniz Gamze Ergüven eine Entdeckung. Vielleicht holt er im Februar 2016 ja auch für Frankreich den Oscar des Besten Nichtenglischsprachigen Films. Auf jeden Fall hat diese Geschichte um fünf bildhübsche Schwestern in der türkischen Provinz, die versuchen, sich gegen die feudalen Familientraditionen zu wehren, weltweit die Zuschauer berührt und beeindruckt. Dieser Erstlingsfilm, der mitunter wie eine türkische Variante von Sophia Coppolas The Virgin Suicides wirkt, hat das Kinojahr wirklich überstrahlt. - [Victoria](https://www.vivelaculture.com/victoria-3-2/): Er war das Ereignis der diesjährigen Berlinale und der Abräumer beim Deutschen Filmpreis. Sebastian Schippers Berlin-Film gewann allein sechs Lolas u.a. für den Besten Film, die Besten Hauptdarsteller und die Beste Kamera. In nur einer einzigen Kameraeinstellung erzählt Schipper von einer jungen Spanierin, die mit vier deutschen Jungs durch die Berliner Nacht zieht. Die Handlung setzt um 5:41 Uhr ein und endet mehr als zwei Stunden später um 7:55 Uhr. Dabei schwankt Victoria zwischen einem atemlosen Post-Coming-Of-Age-Film und einer Dreigroschengeschichte überforderter Kleinkrimineller. In Deutschland ein riesiger Erfolg. In Frankreich nicht wirklich. - [At Least for Now](https://www.vivelaculture.com/at-least-for-now-2/): Er kam aus dem Nichts und wurde in der Pariser Metro entdeckt: Benjamine Clementine ist auf der europäischen Bühne angekommen – mit seinem Debütalbum, das Anfang des Jahres erschienen ist. Seine Kompositionen klingen sowohl nach Nina Simone als auch nach Erik Satie, zu dessen Einfluss er sich bekennt. Auf der Bühne wirkt der hochgewachsene Clementine ähnlich elektrisierend wie Jacques Brel oder Léo Ferré, und wer seinen Auftritt 2013 bei „Transmusicales“ gesehen hat, hat ihn so schnell nicht vergessen. - [Ones and Sixes](https://www.vivelaculture.com/ones-and-sixes-2-3-2/): Seit mehr als 20 Jahren veröffentlicht das amerikanische Trio Low um das Paar Mimi Parker und Alan Sparhawk diese langsame, düstere und doch lichte Minimalmusik. Bisher waren es seit dem Debütalbum von 1993 I could live in Hope genau 10 Platten. Mit Ones and Sixes bleiben sich Low treu, aber Alan Sparhawk hat erneut Stücke komponiert, die uns in unbekannte Sphären führen. Aus dem Dunkel leuchtet hier und da sogar ein Lichtstrahl. Es klingt wie eine musikalische Variation eines Bildes von Pierre Soulages. - [Heroines of the Venitian Baroque](https://www.vivelaculture.com/heroines-of-the-venitian-baroque-2/): Im Venedig des 17. Jahrhunderts haben alle Bevölkerungsschichten Zugang zur Oper, und die Komponisten lassen sich von tragischen oder komischen Geschichten des Alltags inspirieren. So komponiert Francesco Cavalli 27 Opern, eine Art große „Menschliche Komödie“. Heroines of the Venetian Baroque ist eine Zusammenstellung aus diesen Opern. Zusammen ergeben sie ein großes Sittenbild des Barock. - [Beauté Congo 1926 – 2015](https://www.vivelaculture.com/beaute-congo-1926-2015-2/): Le catalogue de l’exposition Beauté Congo 1926-2015 Congo Kitoko met à l’honneur l’extraordinaire vitalité culturelle de la République Démocratique du Congo et retrace près d’un siècle de production artistique. Si la peinture est au cœur de cet ouvrage, la sculpture, la photographie, la musique et la bande dessinée y ont aussi leur place, offrant une opportunité unique de découvrir la diversité et la vivacité de la scène artistique du pays et de sa capitale Kinshasa. Un des grands succès (mérité) de l’année 2015. - [Vernon Subutex 2](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-2/): Depuis le coup de tonnerre, Baise-moi, en 2000, Virginie Despentes s’est fait une place parmi les écrivains qui comptent dans la littérature contemporaine française. Vernon Subutex, une trilogie, dépeint une génération, la sienne, cette « jeunesse au galop » que l’âge a rattrapée et dont elle a douché les certitudes et la morgue. Prix Landerneau 2015. - [L'Arabe du futur](https://www.vivelaculture.com/larabe-du-futur-2-2/): Prix du meilleur album au dernier festival d’Angoulême, ce deuxième volume de l’autobiographie dessinée de Riad Sattouf poursuit le récit de son enfance en Libye et en Syrie (pays d’origine de son père), dans les années 80. Sans abandonner son sens du comique (révélé notamment par La vie secrète des jeunes, la chronique qu’il a tenue dans Charlie-Hebdo de 2004 à 2014), Sattouf adopte un ton beaucoup plus personnel, tout en résonnant fortement avec l’actualité, compte tenu des événements dramatiques qui agitent ces pays depuis les « révolutions arabes » de 2011. - [2084. La fin du monde](https://www.vivelaculture.com/2084-2/): Dans un état totalitaire dans lequel une religion supprime toutes les libertés, interdit toutes les questions, un personnage, Ati, se met à douter et part à la recherche des rebelles qui vivraient dans des ghettos. Sans que jamais soit écrit le mot « islam », c’est bien l’islamisme radical qui est dénoncé dans 2084. Grand Prix 2015 du roman de l’Académie française. Directement inspiré du 1984 de George Orwell, le roman de Boualem Sansal est l’un des grands succès littéraires de l’année. - [Gehen, Ging, Gegangen](https://www.vivelaculture.com/gehen-ging-gegangen-2/): Un professeur fraichement mis à la retraite, part à la rencontre des demandeurs d’asile venus d’Afrique pour essayer de trouver des éléments de réponse aux questions existentielles qu’il se pose. Comment surmonter la perte de quelqu’un que l’on a aimé, quelle place occuper quand on vous pousse sur le côté…. C’est dans le regard de ces jeunes réfugiés réduits à attendre des journées entières dans les rues de Berlin, qu’il va comprendre quelle est sa place et celle du vieux monde qui l’entoure. Un roman on ne peut plus actuel. - [Mia Madre](https://www.vivelaculture.com/mia-madre-3/): Une réalisatrice doit affronter à la fois la maladie de sa mère et un tournage qui vire au cauchemar. Le cinéma de Nanni Moretti est profondément italien dans sa façon de mêler comédie et drame, mais aussi totalement universel tellement les situations auxquelles sont confrontés ses personnages ne connaissent pas de frontières. Mention spéciale à John Turturro, dans le rôle d’un acteur américain mythomane et prosopagnosique. - [Mustang](https://www.vivelaculture.com/mustang/): Révélation du dernier Festival de Cannes où le film était présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Mustang repartira peut-être de la cérémonie des Oscars 2016 avec la statuette du meilleur film en langue étrangère. Entre-temps, l’histoire de ces cinq sœurs turques qui essaient de préserver leur liberté contre l’emprise familiale et le poids de traditions d’un autre temps aura fait le tour du monde. Premier film réussi, les cinq Grâces de Mustang (un peu les cousines des sœurs Lisbon de Virgin Suicide) ont illuminé l’année. - [Victoria](https://www.vivelaculture.com/victoria-3/): Le film événement du dernier festival de Berlin qui s’est tenu en février dernier (Ours d’Argent de la meilleure contribution artistique). A Berlin, une jeune Espagnole rencontre quatre garçons qui l’invitent à les suivre sans lui en dire plus. Il est alors 5h41. L’histoire se termine deux heures plus tard à 7h55. Entre-temps, Victoria nous entraîne dans une histoire de braquage, une plongée en temps réel (le film est tourné en un seul plan-séquence) dans un Berlin nocturne dont on sort hors d’haleine. - [At Least for Now](https://www.vivelaculture.com/at-least-for-now/): Repéré dans le métro parisien, Benjamin Clementine s’est imposé sur la scène européenne avec un premier album sorti en tout début d’année. Ses compositions doivent autant à Nina Simone qu’à Erik Satie dont il revendique l’influence. Sur scène, cette longue silhouette aimante l’attention à la manière d’un Jacques Brel ou Léo Ferré, et ceux qui l’ont vu sur la scène des Transmusicales en 2013 s’en souviennent encore. - [Ones and Sixes](https://www.vivelaculture.com/ones-and-sixes-2-3/): Depuis plus de vingt ans, Low, trio américain, articulé autour du couple Mimi Parker et Alan Sparhawk, diffuse sur disque (onze depuis leur premier, I Could Live in Hope, publié en 1993) une musique minimale, lente, sombre et lumineuse à la fois. Avec Ones and Sixes le registre est le même mais une fois de plus les variations et les compositions de Alan Sparhawk nous emmènent sur des territoires inconnus. La lumière surgit parfois du noir. La version musicale d’un tableau de Soulage ? - [Heroines of the Venitian Baroque](https://www.vivelaculture.com/heroines-of-the-venitian-baroque/): Quand, au XVIIe siècle, à Venise, l’opéra devient accessible à toutes les couches de la société, les compositeurs puisent dans les histoires tragiques ou comiques du quotidien, ainsi Francesco Cavalli écrit vingt-sept opéras qui forment une sorte de grande comédie humaine. Heroines of the Venetian Baroque est un montage d’extraits tirés de ces opéras qui composent une grande fresque baroque. - [Die verborgene Festung](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-cachee-2-2/): Die verborgene Festung von Kurosawa wird von Lucas als filmische Referenz besonders oft erwähnt, vor allem beim ersten Teil Eine neue Hoffnung. Akira Kurosawa zeigt in Die verborgene Festung eine Prinzessin und einen General, die vor ihren Feinden fliehen wollen mit Hilfe von zwei streitsüchtigen Bauern. Lucas gab zu, dass ihn diese beiden Figuren zu den Androiden R2-D2 und C-3PO inspirierten. Und wenn man den General durch Obi-Wan Kenobi ersetzt, der Prinzessin noch einen Bruder und einige Nebenfiguren beigibt, die man dann alle im Weltall aussetzt, ist schon alles geritzt … oder fast. - [Flash Gordon](https://www.vivelaculture.com/flash-gordon-2-2/): Bevor George Lucas die Star Wars Saga in Angriff nahm, wollte er eigentlich Flash Gordon verfilmen. Die Comicserie entstand schon Mitte der 30er Jahre und wurde erstmals 1936 als 13-teilige Serie für das Fernsehen verfilmt. Flash Gordon war der erste Held mit Superkräften, der gegen die Macht des Imperiums des Superschurken Mr. Ming kämpfte. Dieser gnadenlose Herrscher wollte sich die Erde unterwerfen. Nachdem Lucas nicht die Filmrechte erhielt, die damals noch bei Alain Resnais lagen, entwickelte Lucas dann Star Wars. Heute freut man sich darüber bei Disney. - [2001 - Odyssee im Weltraum](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace-3-2-2/): 2001: Odyssee im Weltraum ist der philosophischste Science-Fiction-Film, und auch Christopher Nolan wird mit Interstellar nicht das Gegenteil behaupten. Hier findet jeder Zuschauer etwas, das ihn interessiert: eine Weltraumstation, Primaten, einen intelligenten Computer, einen Monolithen, metaphysische Debatten und eine unbekannte Kraft, deren Ursprung keiner kennt. Kubrick erklärte 1968: « Wenn ein Film über eine gewisse Substanz und Subtilität verfügt, kann man ihn nie in all seinen Facetten beschreiben. Da liegt man oft völlig daneben und vereinfacht zwangsläufig.«  - [Die Retrospektive!](https://www.vivelaculture.com/la-retrospective-2-2/): Charles Hirsch erinnerte 1970 daran, dass sich Panamarenko selber als „Chefingenieur von aeronautischen kulinarischen Konstruktionen“ bezeichnete. In seinen Arbeiten wollte Panamarenko die Grenzen zwischen Ingenieurswissenschaften, Konstruktionen und Poesie aufheben, um fliegende Maschinen zu schaffen, die an die Körperformen von Insekten angepasst waren. Diese Maschinen sind eine Hommage an alle Tüftler und beweisen, dass man auch noch als Amateur davon träumen kann zu fliegen, ohne gleich zu den Sternen reisen zu wollen. - [Star Trek](https://www.vivelaculture.com/star-trek-2-2/): Zehn Jahre vor Star Wars debütierten Captain Kirk und M. Spock im amerikanischen TV in einer Zukunft 2250, in der es keine Kriege und Krankheiten mehr gibt. Und wenn die Menschen sich auf die Reise machen, um andere Zivilisationen kennenzulernen, dann wollen sie sich inspirieren lassen. Raumschiff Enterprise wurde so für Millionen zu einer Kultserie. Und es erscheint undenkbar, dass die Serie 1969 in den USA wegen schlechter Einschaltquoten abgesetzt wurde. Und übrigens hat J.J. Abrams, der Regisseur des neuen Star Wars, auch schon Star Trek für die große Leinwand verfilmt. Wenn das kein Zeichen ist… - [Jason und die Argonauten](https://www.vivelaculture.com/jason-et-les-argonautes-2-2/): Als Ray Harryhausen starb, erklärte George Lucas, dass es Star Wars ohne ihn nicht gegeben hätte. Ray Herrhausen ist zweifellos ein Meister der Bild-für-Bild-Animationstechnik in Verbindung mit dem Einfügen realer Hintergründe und Schauspieler vor Naturkulissen. Die Szene der Skelette, die aus der Erde kommen, um Jason und die Argonauten anzugreifen, bleibt ein atemberaubendes Beispiel. Die Macht ist ganz sicher mit ihm. - [Meister Yoda Postkartenkalender 2016](https://www.vivelaculture.com/ainsi-parlait-yoda-2-2/): « Vergessen du musst, was früher du gelernt« , ist nur einer der berühmten Sprüche Meister Yodas, die seit mehr als 40 Jahren Kinder und Fans begeistern und Deutschlehrer verärgern. Manchmal wird es auch richtig kompliziert: « In die Irre euch die Augen führen, in der Macht ganz verschieden jeder von euch ist. » Wer sich das ganze Jahr an Yoda-Sprüchen erfreuen mag, dem sei der Postkartenkalender empfohlen. - [Dark Lens](https://www.vivelaculture.com/dark-lens-2-2/): Seit 1977 der erste Teil der Star Wars Reihe erschien, dringt diese Welt immer mehr in unseren Alltag ein. Allein der Umsatz mit den Merchandise Produkten (Fanartikel, Spielzeug etc.) hat bisher 12 Milliarden Dollar in die Kassen gespült. In seinem Bildband Dark Lens hat Cédric Delsaux die Protagonisten und Kultobjekte der Saga in urbane Landschaften unseres Alltags verpflanzt. Sie sind uns bereits so vertraut, dass sie die futuristisch-fantastischen Aspekte der realen Orte hervorheben. So weiß man nicht mehr, was real und was Dekor ist. - [THX 1138](https://www.vivelaculture.com/thx-1138-2-2/): Der Bürger THX 1138 (Robert Duvall) lebt als Gefangener in einer totalitären Gesellschaft. Dort werden die Einwohner in großer Angst vor der Außenwelt gehalten und gezwungen, täglich Drogen zu nehmen. THX flüchtet und deckt die Lügen der Machthaber auf. George Lucas war eindeutig von Stanley Kubricks 2001: Odyssee im Weltraum beeinflusst, der 1968 in die Kinos kam. THX 1138, das Spielfilmdebüt von Lucas, entstand unter der Aufsicht von Francis Ford Coppola, als George Lucas noch Filmstudent an der University of Southern California war. Der Film floppte. Wie beruhigend für alle Filmstudenten. - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie-2-2-2/): Mit der Filmmusik zu Star Wars geht John Williams, der bereits an die 40 Soundtracks – u.a. zu Der weiße Hai und Flammendes Inferno – veröffentlicht hat, in die Filmgeschichte ein. Er lässt sich ganz offensichtlich von den Meistern der klassischen Musik wie Richard Wagner beeinflussen. In der Folge wird John Williams auch die Filmmusik für Indiana Jones, Superman, E.T., Jurassic Park und Harry Potter komponieren … Die Kraft ist eindeutig auf seiner Seite. - [Star Wars : Eine neue Hoffnung](https://www.vivelaculture.com/star-wars-le-nouvel-espoir-2-2/): Ursprünglich möchte George Lucas mit diesem ersten Teil, der späteren Star Wars Reihe, einen Kinderfilm drehen: « Wir Erwachsenen haben ein scheußliches Durcheinander hinterlassen. Was wir jetzt brauchen, ist etwas Positiveres. » Und so denkt sich Lucas die Geschichte eines Imperiums aus, das den Aufstand der Rebellen unterdrücken will, um uneingeschränkter Herrscher der Galaxie zu sein. Die Bösen auf der einen, die Guten auf der anderen Seite. Er erfindet dabei eine Reihe von Figuren, die für Millionen Menschen weltweit die besten Freunde werden. Und die Macht war mit ihm. - [La Forteresse cachée](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-cachee-2/): La forteresse cachée de Kurosawa est une des références les plus souvent citées par Lucas, notamment pour le premier épisode de la série Le Nouvel Espoir. Dans La Forteresse cachée, Akira Kurosawa met en scène un général et une princesse qui essaient d’échapper à leurs ennemis avec l’aide de deux paysans chamailleurs. Lucas reconnaitra que ces deux personnages l’ont inspiré pour la création de R2-D2 et C-3PO. Remplacez le général par Obi-Wan Kenobi, ajouter un frère à la princesse, quelques personnages secondaires, jeter le tout dans l’espace et le tour est joué. Enfin, presque… - [Flash Gordon](https://www.vivelaculture.com/flash-gordon-2/): Avant de s’attaquer au épisode de la saga Star Wars, George Lucas souhaitait adapter Flash Gordon, la bande dessinée créée dans les années 30 et portée à l’écran (à la télévision) pour la première fois en 1934. Flash Gordon, le premier héros dénué de super pouvoir, à lutter contre les forces impériales de l’abominable Mr Ming, l’empereur sans merci qui cherche à envahir la Terre. N’en n’ayant pas obtenu les droits (détenus à l’époque par Alain Resnais) George Lucas développa Star Wars. Rétrospectivement, les studios Disney sont très contents. - [2001 : l’odyssée de l’espace](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace-3-2/): 2001 l’Odyssée de l’Espace est la pierre philosophale des films de science-fiction et ce n’est pas Christopher Nolan (Interstellar) qui nous dira le contraire. Il faut bien avouer que chacun peut trouver ce qui l’intéresse dans cette fresque de plus de deux heures : une station spatiale, des primates, un ordinateur intelligent, un monolithe, des tables de la loi, des débats métaphysiques et même une force inconnue dont on ne connaît pas l’origine… Stanley Kubrick déclarait en 1968 : « Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. […] - [La rétrospective !](https://www.vivelaculture.com/la-retrospective-2/): Charles Hirsch rappelait qu’en 1970, Panamarenko s’auto proclamait : « ingénieur en chef des constructions aéronautiques anversoises ». Dans son travail, Panamarenko a cherché à supprimer les barrières entre ingénierie, construction et poésie pour créer des machines volantes souvent inspirées de la morphologie des insectes. Ces machines rendent hommage à tous les artistes-bricoleurs et prouvent que l’on peut encore rêver de voler en amateur sans nécessairement projeter un voyage dans les étoiles. - [Star Trek](https://www.vivelaculture.com/star-trek-2/): Dix ans avant Star Wars et sa bataille entre le bien et le mal, reflet de l’Amérique paranoïaque des années Nixon, Star Trek nous parle d’un futur radieux, situé vers 2250, où les maladies et les guerres n’existeraient plus. Mieux, les hommes partent à la rencontre d’autres civilisations non pas pour les exterminer mais pour s’enrichir à leur contact ! Bien avant la puissance marketing de Disney, les aventures du Capitaine Kirk, de M. Spock et du vaisseau Entreprise ont conquis des millions de fans à travers le monde. A noter que c’est J.J. Abrams le réalisateur de l’épisode VII […] - [Jason et les Argonautes](https://www.vivelaculture.com/jason-et-les-argonautes-2/): A la mort de Ray Harryhausen, George Lucas déclara que, sans son influence, Star Wars n’aurait pas existé. Ray Harryhausen est sans aucun doute, celui qui a porté la technique de l’animation image par image, avec incrustation de vues réelles et d’acteurs filmés en décor naturel, à son plus haut. La scène des squelettes sortant de terre pour attaquer Jason et ses Argonautes en reste un exemple époustouflant. Sûr que la Force était avec lui. - [Ainsi parlait Yoda](https://www.vivelaculture.com/ainsi-parlait-yoda-2/): Yoda est un des personnages les plus importants de la saga, un des derniers détenteurs de la philosophie des Jedi. Avec ses phrases montées à l’envers et sa philosophie digne d’un Lao Tse sous LSD : « Quand 900 ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras » ou : « Fais le ou ne le fais pas. Il n’y a pas d’essai« , ce croisement entre un crapaud et un ours en peluche (sans la fourrure) méritait bien qu’on se penche sur son cas avec sérieux. Ollivier Pourriol est normalien, agrégé de philosophie. Il fallait bien ça. - [Dark Lens](https://www.vivelaculture.com/dark-lens-2/): Depuis la sortie du premier épisode de la saga en 1977, l’univers de Star Wars s’infiltre tous les jours un peu plus dans notre quotidien. A titre d’exemple, les seules ventes de jouets ont rapporté plus de 12 milliards de dollars, ce qui représente quelques camions de panoplies de Dark Vador et de sabres laser… Dans Dark Lens, Cedric Delsaux replace des personnages et objets cultes de la saga dans des paysages urbains de notre quotidien. Ces éléments nous sont devenus si familiers qu’ils renforcent le côté fantastique de ces lieux dont on ne sait plus s’ils sont réels ou […] - [Les Rêves de mon père](https://www.vivelaculture.com/les-reves-de-mon-pere-2/): Lorsqu’il publie cette autobiographie en 1995, le futur premier Président noir des Etats-Unis n’a pas 35 ans et n’est qu’à l’aube d’une carrière politique locale à Chicago : il sera élu sénateur de l’Illinois l’année suivante. Mais oubliez le tout-venant des livres de campagne électorale : cette «histoire d’un héritage en noir et blanc» conte, d’une belle plume, l’éducation d’un métis, fils d’un Kenyan et d’une blanche américaine, dans une société marquée par la ségrégation. De l’enfance modeste à Hawaii jusqu’à la prestigieuse Harvard en passant par un voyage initiatique au Kenya, le parcours vaut d’être relu à l’heure où […] - [Le roman Mitterrand](https://www.vivelaculture.com/le-roman-mitterrand/): En une dizaine d’interviews, le dernier numéro de cette revue trimestrielle conte la vie de François Mitterrand (1916-1996). Fou de livres et écrivain frustré (il confia un jour à Elie Wiesel que cela avait été sa seule ambition), spécialiste de l’intrigue dans tous les sens du terme, cet homme mystérieux semble avoir bâti sa vie comme un récit, constitué son entourage comme une galerie de personnages, usé et abusé de procédés romanesques pour gouverner. Dans l’abondante production marquant le 20ème anniversaire de sa mort, c’est l’un des ouvrages à retenir, et un bel exemple de la vitalité des revues intellectuelles […] - [Grand amour](https://www.vivelaculture.com/grand-amour/): Comme tant d’autres jeunes intellectuels de l’époque, le futur romancier, alors chercheur-enseignant en économie, se met au service du nouveau pouvoir socialiste en 1981. Devenu conseiller culturel de François Mitterrand, il sera aussi sa «plume», l’auteur de ses discours, de 1983 à 1985. Enième exemple du goût de nos puissants pour les conseillers lettrés (à commencer par De Gaulle, qui recruta Pompidou le normalien féru de poésie et le romancier Malraux), le parcours raconté dans ce roman est cependant singulier – celui d’une proximité extrême, jusqu’à l’effacement qui consiste à donner anonymement sa voix à un Président. - [Les intellectuels en France depuis l'affaire Dreyfus](https://www.vivelaculture.com/les-intellectuels-en-france-depuis-laffaire-dreyfus/): L’intelligentsia n’avait pas attendu la fin du XIXe siècle pour descendre dans l’arène politique. Mais c’est l’affaire Dreyfus, de l’accusation de trahison portée contre cet officier juif en 1894 jusqu’à sa réhabilitation en 1906, qui a forgé la figure très française de «l’intellectuel engagé». Il faudra la campagne d’Emile Zola interpellant le pouvoir («J’accuse !») pour obtenir la révision du premier procès et la furia de Maurice Barrès défendant «l’honneur de l’armée» pour la faire échouer. L’affaire Dreyfus a servi de «modèle» à près d’un siècle de duels de penseurs – Brasillach contre Malraux sur le fascisme, Aron contre Sartre […] - [Les écrivains qui ont fait la République](https://www.vivelaculture.com/les-ecrivains-qui-ont-fait-la-republique/): «L’identité politique de la France, la seule que l’on puisse définir, réside dans sa littérature», affirme cet éditorialiste du Figaro et ancien chroniqueur à France Culture, en préambule de cette trilogie dont la publication reste à achever. Pour lui, depuis le Moyen-Age, l’histoire du pouvoir et celle des Lettres se ressemblent au point de se confondre – mêmes débats, mêmes hommes, d’où cette double spécificité française qui nous a donné à la fois des dirigeants lettrés et des écrivains engagés. - [La Désobéissance de l'architecte](https://www.vivelaculture.com/la-desobeissance-de-larchitecte/): Comment exercer son art quand il consiste à élever des bâtiments voulus par un Etat puissant, et surveillés de près par ses chefs ? En la matière, l’architecte italien de 78 ans (toujours actif puisqu’il a conçu le futur Palais de justice de Paris, en chantier) en connaît un rayon : auteur du centre Beaubourg, voulu par Pompidou, un temps désavoué par Giscard mais finalement ouvert en janvier 1977, il signe dans ce récent livre d’entretiens un beau plaidoyer en faveur de la liberté artistique, opposant sa curiosité et sa passion aux contraintes de la commande publique. - [La Captive de Mitterrand](https://www.vivelaculture.com/la-captive-de-mitterrand/): Dans cette enquête sur Anne Pingeot, compagne longtemps cachée de François Mitterrand, aucun détail scabreux mais le parcours d’une discrète historienne de l’art. Et, en creux, l’histoire politique d’un des plus célèbres musées parisiens, Orsay, dont la création, quoique menaçant la suprématie du Louvre, aura toujours eu le soutien du pouvoir, avec une belle continuité : initié sous le gaulliste Pompidou, poussé par le libéral Giscard, le projet d’un établissement consacré au XIXe siècle dans cette ancienne gare sera confirmé et finalement inauguré par Mitterrand le socialiste, en 1986. - [Acid Brass](https://www.vivelaculture.com/acid-brass-2-2/): House Music wurde im Warehouse Club von Chicago Ende der 70er Jahre von einigen DJ’s wie Frankie Knucles, dem Paten der House Music, erfunden. Acid Brass ist die CD der Williams Fairey Brass Band, eine Musikgruppe die 1937 von Arbeitern des Flugzeugherstellers der Fairey Aviation Compagny gegründet wurde und die seitdem in wechselnden Besetzungen aktiv ist. Bei den Stücken Can U Dance?, Jibaro oder What time is love? hört man die musikalische Verwandtschaft zwischen House und Blaskapellenmusik. Die Blechbläser geben den Ton und die Würze an. Der Rest verschmilzt dann harmonisch. - [Die Band von nebenan](https://www.vivelaculture.com/la-visite-de-la-fanfare-2-2/): Eine ägyptische Polizeiband aus Alexandria strandet in einer verlassenen israelischen Provinzstadt in der Umgebung von Tel Aviv. Gesucht haben sie ein arabisches Kulturzentrum, dann aber die Ortschilder zwischen Petah Tikvah und Bet Hatikvah verwechselt. Denn welcher Araber kann schon Hebräisch und welcher jüdischer Israeli Arabisch. Und so muss man sich mit gebrochenem Englisch behelfen. Zunächst wirken die Musiker fast surreal in ihren schmucken Uniformen an einem tristen Ort ohne Kultur. Bis sie anfangen zu spielen. Und wie sie spielen! Das ist Völkerverständigung und Chuzpe pur! - [Brassed Off – Mit Pauken und Trompeten](https://www.vivelaculture.com/les-virtuoses-2-2/): Im Norden Englands soll eine Mine schließen. Einige der Kumpel haben plötzlich vor lauter Frust keine Lust mehr, sich in der lokalen Blaskapelle zu engagieren. Dabei gäbe es eine Chance, an den Meisterschaften im Blasmusik-Wettbewerb teilzunehmen. Erst als die junge Gloria in ihre Heimatstadt zurückkehrt und als erstes weibliches Mitglied in die Blaskapelle aufgenommen wird, erwacht unter den Hobbymusikern neuer Ehrgeiz. Man bläst wieder ins Horn, findet neue Kraft und nur der Sieg klingt wirklich süß. Brassed Off gehört zu den schönsten dramatischen Sozialkomödien der 90er Jahre und ist gar nicht einmal so understated british. - [Royal de Luxe und der Mythos des Riesen](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-et-le-mythe-du-geant-2-2/): Die Straßentheatergruppe Royal de Luxe, gegründet von Jean-Luc Courcoult, wurde u.a. durch ihre überlebensgroßen, meterhohen Marionetten Géant (Riese) und La Petite Géante (die kleine Riesin) bekannt. Der Mythos will, dass dieser Riese in Le Havre geboren wurde, nach Afrika fuhr, dort ein Kind hat, den Kleinen schwarzen Riesen und wieder zurück in seine Heimatstadt kommt, um seinen Sohn dort zu zeigen. Die Riesenmarionetten des Royal de Luxe sind unvorstellbar überdimensioniert. Sie laden den Betrachter dazu ein, sich von ihrem karnevalistischen und dabei auch poetischen Anblick berauschen zu lassen. - [Gargantua und Pantagruel](https://www.vivelaculture.com/gargantua-2-2/): Rabelais wurde um 1490 geboren und starb 1553. Er war Mönch, dann Arzt und vor allem das Genie, das den Roman Gargantua und Pantagruel schrieb. Ein paar Beispiele gefällig? Nehmen wir doch einfach das 8. Kapitel von Gargantua: Man entdeckt, wie er sich kleidet und auch sein Hosenschlitz wird ausführlich beschrieben. Rabelais weist übrigens auf ein weiteres Buch hin Von der Würde des Hosenschlitzes. Dann präzisiert er etwas weiter im Text: „Sein Hodensack erinnerte an die Eier eines Elefanten.“ Im 13. Kapitel erfahren wir dann, wie wir uns den Hintern abwischen sollen: „mit Salbei, Fenchel und Majoran“. Das hat was! - [Der Karneval der Tiere](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux-4-2/): Eine Geschichte zur Musik von Camille Saint-Saëns (mit CD) (Musikalisches Bilderbuch mit CD) Gebundene Ausgabe Der Karneval der Tiere, mit dem Untertitel Grande fantaisie zoologique, wurde von Camille Saint-Saëns zwar schon 1886 komponiert, aber erst 1922 zum Karneval in Paris, nach seinem Tod, aufgeführt. Der Komponist hatte sich bei einigen Tieren über Musiker wie Offenbach, Berlioz und Rossini lustig gemacht und wollte daher das Werk für Kammerorchester zu Lebzeiten nicht gespielt sehen. Diese Ausgabe des Kinderklassikers wurde vom Schauspieler Marko Simsa vertont und Doris Eisenburger illustriert. - [Karneval – Wie geht das?](https://www.vivelaculture.com/penser-le-carnaval-2-2/): Fastelovend, kennen, verstehen, feiern Fastelovend ist Kölsch und steht für die 5. Jahreszeit vom 11.11. bis Aschermittwoch. Es ist die Zeit der Jecken, der Clowns, des Karnevalumzugs und der närrischen Tage. In diesem Sachbuch mit vielen bunten Bildern erfährt man mehr über die Traditionen und die Geschichte des Kölner Karnevals. „Mitmachen oder Abhauen“ ist eine Frage, die der Autor Wolfgang Oelsner stellt. Und er ist nicht nur Pädagoge, sondern auch Kinderpsychologe. Er versteht also etwas vom Kind im Mann. - [Orfeu Negro](https://www.vivelaculture.com/orfeu-negro-2-2/): Euridice ist schön und sie kommt vom Lande. Orfeu ist ein Straßenbahnfahrer in Rio. Beide lernen sich an der Endhaltestelle kennen. Der Karneval steht vor der Tür. Er wird Mira heiraten, aber der Standesbeamte macht einen Witz und meint, ein Orfeu müsse natürlich eine Euridice heiraten. Und schon ist die Lunte gelegt für diesen Film von Marcel Camus, der im Rhythmus der Nacht spielt. Der Tod tritt geschminkt auf, die Eifersucht streift umher in Orfeu Negro und man besingt die Unschuld der Kinder, die glauben, die Sonne gehe mit der Musik auf. Und Orfeu ist liebestrunken und fordert den Tod […] - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme-3-2/): New Orleans wird vom Karneval, der Musik und der Main-Line (mit allen Musikern) und Second-Line (mit den Blaskapellen) der Mardi Gras Parade stark in Anspruch genommen. Mardi Gras beginnt am 6. Januar und ist für die Einwohner der Stadt eines der wichtigsten Ereignisse des Jahres. Auch in der US-Serie Treme von David Simon ist diese Musikparade für die Figuren wichtig. Alle haben irgendwie damit zu tun. Treme gehört übrigens zu den kreativsten, originellsten und berührendsten Serien der letzten Jahre. - [Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise](https://www.vivelaculture.com/faces-visages-maquilles-du-carnaval-de-venise-2-2/): Nicht nur Dunkerque oder der Karneval in Rio sind einmalig. Auf ganz andere Stufen begibt man sich in Venedig. Dort taucht man in eine (Unter)Welt zwischen Realität und Fantasie ein, wenn die Gesichter aus dem Schatten hervortreten. Man schwebt zwischen Arroganz und Melancholie. Anhand der Fotos von Sergio Zaccaron erscheint der Karneval in Venedig gar nicht mehr so karnevalistisch. Er streift nur die Leichtigkeit der Farce, denn Venedig ist in Gefahr. Eine ernst zu nehmende, rätselhafte Bedrohung kündet vom möglichen Ende. Nicht vom Ende des Karnevals, sondern vom Ende der Stadt. - [Karnaval](https://www.vivelaculture.com/karnaval-2-2/): Der Debütfilm Karnaval von Thomas Vincent gewann auf der Berlinale 1999 den Alfred Bauer Preis. In der Geschichte dreht es sich um Larbi, der in Dunkerque keine Arbeit mehr findet und zurück in seine Stadt nach Marseille möchte. Mitten im Karneval trifft er auf Béa, eine junge Frau, die ihren betrunkenen Mann nach Hause bringt. Larbi und Béa mögen sich, leben eine kurze, leidenschaftliche Beziehung aus. Aber für Béa ist es nur eine Affäre für die Dauer des Karnevals während Larbi sich mehr erträumt… Die Spannung steigt, denn Béas Ehemann kämpft um seine Frau. Für einige Zuschauer waren der Grundton […] - [Acid Brass](https://www.vivelaculture.com/acid-brass-2/): La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments […] - [La visite de la fanfare](https://www.vivelaculture.com/la-visite-de-la-fanfare-2/): Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui… - [Les virtuoses](https://www.vivelaculture.com/les-virtuoses-2/): Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose… La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle ! - [Royal de Luxe et le mythe du géant](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-et-le-mythe-du-geant-2/): Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque […] - [Gargantua](https://www.vivelaculture.com/gargantua-2/): Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine… ». C’est énorme ! - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux-4/): François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle ! - [Penser le carnaval](https://www.vivelaculture.com/penser-le-carnaval-2/): Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée ! - [Orfeu Negro](https://www.vivelaculture.com/orfeu-negro-2/): Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride ! - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme-3/): Le carnaval la musique et les parades rythment tous les moments de la vie de la Nouvelle-Orléans. Celui de Mardi gras, qui commence le 6 janvier, est un des rendez-vous les plus importants pour tous les habitants de la ville. Rien d’étonnant donc, à ce que les personnages de Treme, la série créée par David Simon, soient tous concernés, de près ou de loin, par la culture musicale de la Nouvelle-Orléans. Une ode à Crescent City et une série parmi les plus créatives, les plus émouvantes et les plus originales de ces dernières années. - [Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise](https://www.vivelaculture.com/faces-visages-maquilles-du-carnaval-de-venise-2/): Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville ! - [Karnaval](https://www.vivelaculture.com/karnaval-2/): Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable… La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte… Le prochain carnaval remettra le […] - [L’art en fusion](https://www.vivelaculture.com/lart-en-fusion/): Depuis la nuit des temps, les murs ont servi de support à toutes sortes de message. Les fresques murales ont souvent illustré l’histoire des révoltes et des luttes populaires. Dans certains pays, le Mexique par exemple, cette pratique est devenue un art en soi, et Diego Rivera en fut un des maîtres. En Irlande, c’est pour lutter contre la censure que les républicains ont peint des slogans sur les murs des maisons. Les murals chez les républicains comme chez les loyalistes ont aussi servi à illustrer des événements historiques majeurs. - [Calligrammes](https://www.vivelaculture.com/calligrammes/): Jouer avec le sens des mots, c’est le travail du poète. Jouer avec la forme des textes, c’est donner une dimension supplémentaire aux mots et aux phrases. Apollinaire, mais aussi (Étienne) Stéphane Malarmé et André Breton ont composé des calligrammes, ces petits textes dont les mots dessinent un motif et donnent ainsi une troisième dimension à leur poésie. - [Regarde ta jeunesse dans les yeux](https://www.vivelaculture.com/regarde-ta-jeunesse-dans-les-yeux/): Le mouvement du hip-hop s’est réellement développé aux États-Unis à partir du début des années quatre-vingt. En France, grâce à des magazines comme Actuel, des émissions de radio animées par Alain Maneval sur Europe 1, Radio Nova, puis l’émission de Sidney H.I.P. H.O.P en 1984 sur TF1, le rap va connaître un développement phénoménal. C’est à cette époque qu’apparaissent N.T.M et Deee Nasty, que les radios libres diffusent la production de tous les coins de France et du monde, et que les murs commencent à prendre des couleurs. Cette histoire valait bien un livre… d’histoires ! - [Scarification](https://www.vivelaculture.com/scarification/): « Je fonctionne sur des cycles de dix ans. De 94 à 2004, c’est avec mon groupe N.A.P. (New African Poets), avec le côté ado, fâché contre la société… 2004, je commence ma carrière solo et, 2014, c’est un point de bascule. En fait, Scarifications est un album qui marque la fin d’un chapitre. D’où sa densité. Ce disque est un bloc. À partir de là, tout recommence. Quoi ? Je n’en sais encore rien. Ce qui est sûr, c’est que l’art doit être au centre de ma démarche. Quoi que je fasse. Sinon, ce n’est pas la peine. » - [Fear of a Black Planet](https://www.vivelaculture.com/fear-of-a-black-planet-2/): Apparu sur la scène en 1982, Public Enemy est un des groupes les plus importants des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, tous genres musicaux confondus. Les paroles de leurs morceaux et leurs déclarations dans les médias dénoncent sans détour le racisme de la société américaine et reprennent le discours d’un James Brown qui chantait : « Say it Loud, I’m Black And I’m Proud. » Le rock fut la bande-son des révoltes étudiantes de la fin des années soixante, le rap sera celle de la jeunesse des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. - [JR 28 mm](https://www.vivelaculture.com/jr-28-mm/): JR est un photographe qui utilise un objectif de 28 mm pour faire des portraits serrés des gens. Ses photos, il les imprime ensuite sur de très grands formats et les installe sur les murs d’une cité à Montfermeil, sur ceux de villes en Israël et en Palestine, ou encore sur les toits des habitations d’une favela à Rio de Janeiro. Le propos est toujours le même, redonner aux anonymes la dignité qui est la leur malgré les conditions matérielles qui sont les leurs. - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat-3/): Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années quatre-vingt a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise… Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance rarement vue. On a parfois dit qu’il était le Picasso de son époque. Mais, avant que ses toiles ne s’arrachent à prix d’or, Basquiat a commencé dans les rues de New York […] - [Keith Haring](https://www.vivelaculture.com/keith-harring/): Avec ses drôles de personnages aux formes simples, exécutés en quelques traits à la vitesse de la lumière dans des lieux publics, pour le plus grand bonheur d’enfants et de badauds attroupés, Keith Haring a donné vie à son rêve : un art populaire et accessible à tous. Keith Haring, né aux États-Unis en 1958, était avant tout un immense artiste engagé qui abordait tous les sujets majeurs de son époque, des plus joyeux (l’enfance, la danse, le sexe) aux plus dérangeants (la guerre nucléaire, le racisme, le sida)… - [La typographie : du plomb au numérique](https://www.vivelaculture.com/la-typographie-du-plomb-au-numerique/): Le choix d’une lettre est déjà un message. Suivant que l’on se sert d’une lettre à l’anglaise, élégante, en italique, avec patins, ou d’une autre, droite, grasse, sans fioritures, le message ne sera pas perçu de la même manière par son destinataire. Les graffeurs ont, dès les débuts, dessiné chacun leur propre typographie pour se démarquer les uns des autres. Les techniques évoluent ; du plomb, on est passé aux lettres numériques, mais l’exigence reste la même. - [Bansky, Guerre et Spray](https://www.vivelaculture.com/bansky-guerre-et-spray/): Personnage secret et mystérieux, Bansky est un artiste urbain adepte de la technique du pochoir. Il s’attaque à des sujets de l’actualité sociale ou politique en détournant des images connues, souvent en y ajoutant un objet incongru. En plus de son travail de dessinateur, Bansky se livre aussi à des installations événementielles qui, souvent, dénoncent les injustices sociales et la société de consommation. - [Lascaux : un nouveau regard](https://www.vivelaculture.com/lascaux-un-nouveau-regard/): En 1940, à Montignac, quatre adolescents se baladent avec leur chien ; voilà qu’en courant après un lapin ce dernier rentre dans un trou… la grotte de Lascaux. Elle sera ouverte au public en 1948, qui découvrira l’art pariétal et l’incroyable précision des dessins d’animaux. « L’imaginaire venait à ma rencontre, imperceptiblement d’abord, pour ensuite me submerger… » (Norbert Aujoula). - [Ernest Pignon Ernest](https://www.vivelaculture.com/ernest-pignon-ernest/): Ernest Pignon Ernest est un artiste français né en 1942. Au début des années soixante-dix, profondément marqué par les ombres laissées sur les murs d’Hiroshima et de Nagasaki, il adopte la technique des dessins sur papier collé sur les murs des villes. Très engagé contre les injustices sociales, il choisit les thèmes de ses dessins en fonction de l’histoire de la ville où il les colle pour qu’ils se fondent dans l’architecture jusqu’à ce que les intempéries les fassent disparaître… - [Meat is Murder](https://www.vivelaculture.com/meat-is-murder/): Pour les Anglais et la génération des premiers lecteurs des Inrockuptibles, The Smiths est certainement le groupe le plus important depuis les Beatles ou le Velvet Underground. Morrissey, son chanteur charismatique, végétarien convaincu, va radicaliser ses positions allant jusqu’à interdire la consommation de viande, hamburger compris, aux concerts du groupe. Lancé dans une carrière solo depuis 1987, il ne manque pas une occasion de soutenir la cause des végétariens, notamment en projetant des images d’animaux dans les abattoirs sur le morceau Meat is murder. Explicite. - [Le Carnaval des Animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux-3/): C’est une œuvre légère dans l’œuvre d’un compositeur réputé si sérieux. Les noms des mouvements parlent d’eux mêmes : Marche royale du Lion, l’Éléphant, Kangourous, Volières, le Cygne, Personnages à longues oreilles… Francis Blanche a écrit des textes humoristiques à lire au début de chaque partie. Beau, léger et drôle à la fois. - [Les Cafards n’ont pas de Roi](https://www.vivelaculture.com/les-cafards-nont-pas-de-roi/): Nombres est le chef d’une famille qui comprend Rosa Luxembourg, Bismark, Colombo, Reud (il manque une lettre à son nom…). Cette brochette improbable est une famille de cafards qui vit et se développe dans la bibliothèque d’Ira, un avocat Juif new yorkais célibataire, peu porté sur le rangement et la propreté, ce qui permet à Nombres et son clan de prospérer sereinement. Mais un beau jour, catastrophe, Ira change de maitresse et la nouvelle est plutôt portée sur le ménage ! Hilarant. Les Cafards n’ont pas de Roi, peut-être vu comme la première étude de mœurs menée à hauteur de […] - [L’Âge de Glace](https://www.vivelaculture.com/lage-de-glace/): Il y a 20 000 ans, en pleine période glacière, un mammouth, un tigre à dents de sabre et un paresseux découvrent un bébé humain. Comme il se doit, nos trois compères décident de retrouver la tribu des parents du petit d’homme. L’aventure peut commencer, ainsi que celle de Scrat, l’écureuil qui n’en finit jamais de courir après son gland. Caramba, encore raté ! - [Histoires comme ça](https://www.vivelaculture.com/histoires-comme-ca/): Dans cette série d’histoires courtes, Rudyard Kipling (Le Livre de la Jungle), se penche sur les mystères de la nature en apportant des réponses à des questions fondamentales : comment le rhinocéros obtint sa peau toute plissée, comment le dromadaire se retrouva avec une bosse sur le dos, ou encore, comment l’éléphant se retrouva avec une trompe. Des versions audio furent enregistrées dans les années quatre vingt par Jack Nicholson, Cher, Robin Williams sur des musiques de Ry Cooder, Bobby McFerrin… - [Solitudes I et II](https://www.vivelaculture.com/solitudes-i-et-ii/): Vincent Munier photographie les animaux qui vivent loin des hommes. Ils se fond dans leur environnement et les regarde avec les yeux du poète. Pour y parvenir, Vincent Munier attend. De longues heures, comme les opérateurs des films de Jacques Perrin. Matthieu Ricard, le moine bouddhiste, philosophe, apporte lui sa sagesse et sa poésie à cet ouvrage. On est là bien loin des photos de chat sur facebook. - [Water](https://www.vivelaculture.com/water/): Pianiste prodige (Mozart, Brahms, Beethoven…), Hélène Grimaud nourrit une véritable passion pour les loups. Elle est à l’origine de la création du Wolf Conservation Center (Centre de Conservation des Loups) basé dans l’état de New York. Cette passion n’a d’égal que celle qu’elle porte à la nature. Ainsi est né Water composé de neuf pièces ayant l’eau pour thème (Berio, Debussy, Fauré, Ravel, Janacek, Takemitsu, Albeniz, Liszt), et sept Transitions composées par Nitin Sawhney. - [Homo Disparitus](https://www.vivelaculture.com/homo-disparitus/): Que se passerait-il sur terre si l’homme disparaissait de sa surface ? C’est ce qu’imagine Alan Weisman en interrogeant des climatologues, botanistes, ingénieurs en Génie Civil, géographes… Par exemple, à l’échelle mondiale, un an après la disparition de l’homme, c’est un milliard d’oiseaux qui survivent dès que les lumières rouges des relais de radiocommunication s’éteignent et que les câbles à haute tension refroidissent. Mais, dans le même laps de temps, les poux disparaissent et deux ans plus tard, sans abri chauffé… plus de cafards ! - [La Ferme des animaux](https://www.vivelaculture.com/la-ferme-des-animaux/): George Orwell a participé à la guerre d’Espagne de 1936 et a gardé un souvenir amère du soutien pour le moins ambigu de l’URSS de Staline aux républicains. Dans La ferme des animaux, des animaux exploités se révoltent, chassent les humains et instaurent une démocratie… qui ne durera qu’un temps. Chaque animal incarne un stéréotype humain ; l’idéaliste, le naïf, le leader charismatique qui se transforme en tyran etc. A travers cette représentation fantasmée d’une révolte animalière, c’est à l’histoire de la révolution russe de 1917 et ses dérives totalitaires à laquelle s’attaque George Orwell. Comme par hasard, le despote […] - [Microcosmos](https://www.vivelaculture.com/microcosmos/): En France, nous fûmes plus de trois millions de spectateurs à se passionner pour les aventures de cette colonie d’insectes filmée à raz de terre, le nez dans l’herbe. Projeté sur un grand écran, les aventures du scarabée rhinocéros, des chenilles processionnaires ou les numéros de glissade des araignées d’eau, faisaient passer les galopades des animaux préhistoriques numérisés pour d’aimables plaisanteries. C’était le premier film sur les animaux produits par Jacques Perrin. Depuis, on fait attention où on marche. - [Les Saisons](https://www.vivelaculture.com/les-saisons/): Les Saisons, c’est vingt mille ans de l’histoire de l’évolution vue par les animaux de la forêt qui s’est développée à partir de la fin de la dernière période glacière. L’homme n’est pas absent de cette aventure puisque, devenu agriculteur, il commence par empiéter sur le territoire des hôtes de ces bois pour s’y installer. Les loups, cerfs, ours, oiseaux en tout genre etc. sont alors obligés de reculer et de s’adapter. En Europe, depuis quelques années, la forêt progresse et la faune sauvage reprend quelque peu ses droits. Pourvu que ça dure ! Lien vidéo - [Gustave Courbet : Ein Traum von der Modern](https://www.vivelaculture.com/courbet-latelier-du-peintre-2/): Für Gainsbourg gab es lange eine niedere Kunst (das Chanson) und eine hohe Kunst (die Malerei). Dabei beherrschte er Erstere meisterlich und bewunderte die Zweite. In seinen Studienjahren an der Academie de Monmartre versuchte sich der junge Gainsbourg als Maler, bevor er sich dann ganz der Musik verschrieb. Er sagte sich einfach: „Ich werde Courbet sein oder Niemand. Courbet war einfach der Flaubert der Malerei. Mit ihm kippte die Kunst zum Skandal. Er hat bei seinen Themen etwas gewagt.“ Es sieht ganz so aus, als hätte Gainsbourg sein großes Vorbild gut studiert. - [Symphonie N° 3](https://www.vivelaculture.com/symphonie-n-3-2/): Serge Gainsbourg hat sich oft die angesagten Musiktrends seiner Zeit angeeignet wie den Jazz, Pop, Reggae oder Funk. Er schöpfte aber auch bei den großen Komponisten der klassischen Musik wie Antonin Dvorak, Frédéric Chopin und Beethoven. Von Brahms‘ Symphonie Nr. 3 leiht er sich das musikalische Thema für den Song von Jane Birkin Baby Alone in Babylone aus und meint: „Brahms hätte sicherlich nicht gemocht, dass ich seiner Musik noch einen Liedtext hinzufüge. Aber ich habe mir ja bei ihm nur etwas ausgeliehen. Meine bescheidenen Versuche, die ja nichts sind als nur Versuche, werden sich irgendwann in Luft auflösen und […] - [Guitar conceptions](https://www.vivelaculture.com/guitar-conceptions-2/): Auf dieser LP wird Elek Bacsik an der Orgel von Maurice Vander begleitet. Der Jazzgitarrist adaptiert hier Klassiker wie So What von Miles Davis, aber bietet auch eine melancholische und entschlackte Version von La Saison de pluies an, für die Gainsbourg den Text schrieb. Der leider zu unbekannt gebliebene ungarische Jazzmusiker Elek Bacsik wirkte auch auf Gainsbourgs Album Confidentiel mit und begleitete Sängerinnen wie Barbara oder Jeanne Moreau. - [Gainsbourg-Popstar-Poet-Provokateur](https://www.vivelaculture.com/gainsbourg-vie-heroique-2/): Der Comiczeichner Joann Sfar (Die Katze des Rabbiners) führt bei diesem etwas anderen Biopic über Gainsbourg Regie. Dabei werden die wichtigen Ereignisse aus dem Leben Serge Gainsbourgs nicht einfach nur abgefilmt. Joann Sfar findet eine imposante Bildsprache, die ironisch gebrochen wird, und er betrachtet Gainsbourg mit dem Blick eines Künstlers auf das Künstlerleben. Der Film wurde in Frankreich zu einem großen Erfolg bei der Kritik und mit 1,2 Millionen Zuschauern auch beim Publikum. - [Monsieur Gainsbourg revisited](https://www.vivelaculture.com/monsieur-gainsbourg-revisited-2/): Bei dieser Hommage an Gainsbourg vertonen bekannte anglo-amerikanischer Künstler die Songs des großen Gainsbourg auf Englisch. Besonders gelungen sind A song for Sorry Angel von Franz Ferdinand und Jane Birkin; I love you (me either) von Cat Power und Karen Elson, oder L’hôtel von Michael Stipe, dem Sänger von R.E.M. Die meisten der englisch-sprachigen Adaptionen stammen von Boris Bergmann, dem bekannten Mitstreiter von Alain Bashung. - [Baby Alone in Babylon](https://www.vivelaculture.com/baby-alone-in-babylon-2/): Das Paar Birkin-Gainsbourg hat gemeinsam jede Menge Schallplatten aufgenommen. Das Album Baby alone in Babylone gehört darunter zu den besten und wirkt mit Songs wie Partie perdue oder Overseas telegram wie ein Konzeptalbum zum Thema Trennung. Die LP wird 1984 schnell zur Goldenen Schallplatte mit mehr als 100 000 verkauften Exemplaren. Unter den vielen guten Liedern zeichnet sich vor allem der Titelsong Baby alone in Babylone aus, der sich ein wenig bei Brahms bedient. Und Les Dessous Chics ist längst ein Klassiker. - [Anna](https://www.vivelaculture.com/anna-2/): Der Soundtrack zur Musik-Komödie Anna mit Anna Karina, Jean-Claude Brialy und Marianne Faithful, die 1967 im ORTF, dem damals einzigen Fernsehsender Frankreichs, lief, war Kult. Damit stand dieser Fernsehfilm ebenso wie Blow-Up von Antonioni oder die bekannte Fernsehsendung Dim, Dam, Dom für einen Cocktail aus Nouvelle Vague und Popkultur. Die beiden bekannten Lieder Sous le soleil exactement und Roller Girl sang Anna Karina, bekannt aus den Filmen von Jean-Luc Godard. Damit kündigte sich im Schaffen Gainsbourgs auch schon die spätere Zusammenarbeit mit Brigitte Bardot und Jane Birkin an. - [Play Blessures](https://www.vivelaculture.com/play-blessures-2/): Nach seinem Erfolg mit der LP Pizza und den Hits Gaby oh Gaby und Vertige de l’amour wollte der französische Rocksänger Alain Bashung eine Zäsur setzen. Mit Play Blessures gelang ihm ein regelrechter musikalischer Coup, weil er mit Serge Gainsbourg als Texter arbeitete. Musikalisch liegt das Album auf der musikalischen Welle des Synth Rock oder Electronic-Rock, der in den Post-Punk-Jahren in den 80ern modisch war. Play Blessures bleibt ein musikalisches UFO innerhalb der französischen Rockmusik und gehört zu den besten Alben von Bashung. - [Je t’aime… moi non plus](https://www.vivelaculture.com/je-taime-moi-non-plus-2/): Es ist der erste Spielfilm von Serge Gainsbourg, der in Frankreich sehr zurückhaltend aufgenommen wird: Weder die Kritik noch das Publikum sind sonderlich angetan. Die Geschichte ist schnell erzählt: Zwei homosexuelle LKW-Fahrer treffen in einer schäbigen Bar eine junge, androgyne Frau. In den Hauptrollen sieht man Jane Birkin und Joe Dallessandro (Flesh), der von Paul Morrissey und Andy Warhol entdeckt wurde. 1976 schockte der provokante Film. Mit dem Abstand der Jahre muss man heute sagen: Gainsbourg pur und sein bester Film. - [Aux Armes et caetera.](https://www.vivelaculture.com/aux-armes-et-caetera-2/): 1979 nimmt Gainsbourg dieses Album in Kingstone in Jamaika mit lokalen Starmusikern wie Sly Dunbar am Schlagzeug und Robbie Shakespeare am Bass auf. Mit diesem Werk etabliert Gainsbourg den Reggae in Frankreich und bringt diese Musik einem breiteren Publikum nahe. Seine Version von La Marseillaise unter dem Titel Aux Armes etc. sorgt ebenso für einen riesigen Erfolg wie einen riesigen Skandal. In dieser Zeit schafft sich Gainsbourg die Kunstfigur Gainsbarre, die zu seinem Doppelgänger wird und Provokateur, Raucher und Trinker in einem ist. Das erfreut ebenso die Medien wie ein jüngeres Publikum, das Gainsbourg fortan die Treue hält. - [Histoire de Melody Nelson](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-melody-nelson-3/): Histoire de Melody Nelson ist ein Schlüsselwerk im musikalischen Schaffen Gainsbourgs. Dieses Konzeptalbum hat ganze Generationen von Sängern, Autoren und Komponisten in Frankreich geprägt, aber auch in England oder in den USA Spuren hinterlassen. Dabei war Histoire de Melody Nelson, als es 1971 erschien, zunächst ein kommerzieller Misserfolg. Neben den satt arrangierten Orchestrierungen von Jean-Claude Vannier fällt auf diesem Album auch erstmals der Sprechgesang Gainsbourgs auf, der später zu seinem Markenzeichen werden sollte. - [Courbet, L’Atelier du peintre](https://www.vivelaculture.com/courbet-latelier-du-peintre/): Art mineur (la chanson) ou art majeur (la peinture), Gainsbourg, s’il a excellé dans le premier, n’a de réelle admiration que pour Gustave Courbet ou Francis Bacon. Ses années d’études à l’académie de Montmartre lui serviront à vivoter de son art avant de se consacrer définitivement à la musique. « Je restais des heures devant L’Atelier du peintre. Aux Beaux-Arts, je me suis dit : “Je serai Courbet ou je ne serai rien.” Il a été le Flaubert de la peinture. Avec lui, l’art bascule dans le scandale. Il ose les sujets. » Il faut croire qu’il en a retenu […] - [Symphonie N° 3](https://www.vivelaculture.com/symphonie-n-3/): Serge Gainsbourg a souvent surfé les modes musicales de son époque (jazz, pop, reggae, funk) et pioché dans les œuvres des grands compositeurs du répertoire classique : Antonin Dvorak, Frédéric Chopin, Beethoven, etc. C’est à la Symphonie n° 3 de Johannes Brahms qu’il emprunte le thème de Baby Alone in Babylone pour Jane Birkin. « Brahms n’aurait pas aimé que je dépose des paroles le long de sa musique. Mais je ne fais qu’emprunter. Mes essais — qui ne sont que des essais — s’effaceront d’eux-mêmes et Brahms sera restitué. Je l’ai à peine effleuré. » - [Guitar conceptions](https://www.vivelaculture.com/guitar-conceptions/): Sur cet album, accompagné à l’orgue par Maurice Vander, Elek Bacsik reprend So What de Miles Davis et propose sa version dépouillée et mélancolique de La saison des pluies, sur laquelle Serge Gainsbourg a brodé les paroles. La présence de ce guitariste de jazz méconnu donne sa couleur musicale à l’album de Gainsbourg Confidentiel. Elek Bacsik a également accompagné des chanteuses aussi prestigieuses que Barbara ou Jeanne Moreau. - [Gainsbourg, Vie héroïque](https://www.vivelaculture.com/gainsbourg-vie-heroique/): C’est Joann Sfar, connu pour ses bandes dessinées (Le Chat du Rabbin), qui signe ce Gainsbourg, Vie héroïque, sorte de biopic qui, tout en restant fidèle aux grandes étapes de la vie de Serge Gainsbourg, crée un univers onirique et pose un regard artistique sur une vie d’artiste. Le film fut un succès critique et public dès sa sortie en salles. - [Monsieur Gainsbourg revisited](https://www.vivelaculture.com/monsieur-gainsbourg-revisited/): Très riche casting d’artistes anglais et américains pour cet hommage paru en 2006. Parmi les réussites : A song for Sorry Angel, réinterprétation de Sorry Angel par Franz Ferdinand et Jane Birkin ; I love you (me either), réinterprétation de Je t’aime… moi non plus par Cat Power et Karen Elson, ou encore L’hôtel, réinterprétation de L’hôtel particulier par Michael Stipe, le chanteur de R.E.M. La plupart des adaptations en anglais sont de Boris Bergman, l’ancien complice de Bashung. - [Baby Alone in Babylon](https://www.vivelaculture.com/baby-alone-in-babylon/): Dans la discographie du couple Birkin – Gainsbourg, Baby Alone in Babylone se distingue par l’omniprésence du thème de la séparation (Partie perdue, Overseas telegram). Deux titres en particulier vont marquer les esprits : Baby Alone in Babylone, qui donne son titre à l’album et pour lequel Gainsbourg emprunte la mélodie à la Symphonie no 3 de Brahms, et Les Dessous Chics, devenu depuis un classique. Immense succès, le disque est récompensé par le prix de l’Académie Charles-Cros en 1984 et certifié disque d’or peu après sa sortie (100 000 exemplaires à l’époque). - [Anna](https://www.vivelaculture.com/anna/): Bande originale d’une comédie musicale diffusée sur l’unique chaîne de télévision de l’époque, Anna est un monument de la culture des années soixante. Au même titre que Blow-Up d’Antonioni ou que l’émission Dim, Dam, Dom, une sorte de cocktail, un mélange de Nouvelle Vague et de culture « pop ». Sous le soleil exactement et Roller Girl, deux titres interprétés par Anna Karina alors héroïne de Jean-Luc Godard, préfigurent les collaborations à venir avec Brigitte Bardot ou Jane Birkin. - [Play Blessures](https://www.vivelaculture.com/play-blessures/): Après le succès de l’album Pizza et des hits Gaby oh Gaby et Vertige de l’amour, Alain Bashung veut retrouver sa liberté artistique et explorer des terres inconnues. Il frappe un grand coup avec cet album marqué par la collaboration de Serge Gainsbourg pour les paroles. Musicalement, ce disque est très inspiré par le rock synthétique européen de la période post-punk des années quatre-vingt. Play Blessures reste un OVNI dans le paysage du rock français, une réussite magistrale dans la discographie, pourtant riche, d’Alain Bashung. - [Je t’aime… moi non plus](https://www.vivelaculture.com/je-taime-moi-non-plus/): C’est le premier long-métrage de Gainsbourg, plutôt fraîchement accueilli à sa sortie par la critique comme par le public. L’argument de départ est simple ; deux camionneurs homosexuels se retrouvent dans un bar paumé face à une jeune femme androgyne. Jane Birkin et le « warholien » Joe Dallessandro tiennent les rôles principaux. À l’époque, le résultat fut jugé, pour le moins, sulfureux. Du pur Gainsbourg et, avec le recul, sa meilleure tentative cinématographique. - [Aux Armes et caetera.](https://www.vivelaculture.com/aux-armes-et-caetera/): En 1979, Gainsbourg part enregistrer à Kingstone avec la fine fleur des musiciens jamaïquains, dont la paire Sly Dunbar à la batterie et Robbie Shakespeare à la basse. Avec cet album, Gainsbourg introduit, en France, le reggae auprès du grand public. Sa reprise de La Marseillaise sous le titre Aux Armes et caetera. est à la fois un énorme succès et un énorme scandale. C’est à cette même période que Gainsbourg crée Gainsbarre, son double provocateur, qui fera les délices des médias et séduira un jeune public qui lui sera fidèle jusqu’à la fin. - [Histoire de Melody Nelson](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-melody-nelson/): Histoire de Melody Nelson est un album charnière dans la carrière musicale de Gainsbourg, un concept album (un même thème développé sur toutes les chansons) qui va marquer durablement des générations de chanteurs, auteurs, compositeurs français, mais aussi anglais et américains. Et pourtant, Melody Nelson fut un échec commercial à sa sortie. Les somptueuses orchestrations sont signées Jean-Claude Vannier, et l’album marque le quasi-abandon du chant au profit de la narration parlée, le talk over, qui deviendra la marque de fabrique de l’homme à la tête de choux. - [Scènes de la vie conjugale](https://www.vivelaculture.com/scenes-de-la-vie-conjugale/): « Le premier film qui m’ait véritablement bouleversé. J’avais été le voir à treize ans, à Genève, en pensant, à cause du titre, que ça allait être un film érotique… Ça n’avait évidemment rien de pornographique et j’ai pris une grosse claque en le voyant. Parce qu’avec, j’ai compris que le monde des adultes, celui des parents, n’était pas aussi simple que je me l’imaginais jusque-là ! La vie du coup me paraissait nettement moins simple ». - [Un ange à ma table](https://www.vivelaculture.com/un-ange-a-ma-table/): « L’un de mes films préférés, je l’ai vu plusieurs fois. L’histoire de départ, tirée d’un livre de Janet Frame que j’ai lu aussi, est vraie ; elle m’a ému. C’est celle d’une jeune fille placée en hôpital psychiatrique par des parents qui la trouvent trop sensible. C’est un long film avec une lumière incroyable. Aussi bien dans les scènes tournées en Nouvelle-Zélande, que dans celles qui se passent en Grèce. Là, tout est y beau, elle tombe amoureuse ». - [Mingus Ah Um](https://www.vivelaculture.com/mingus-ah-um/): « Pour moi, Ah Um, c’est au niveau répertoire un disque de tubes, comme peut par exemple l’être en musique pop Help des Beatles. C’est un modèle, le genre de chose que je cherche à faire. En fait, il y a trois albums de jazz que j’écoute régulièrement quand par exemple je suis en vacances : Mingus Ah Um, Milestones et Porgy & Bess de Miles Davies, orchestré par Gil Evans, qui est un disque parfait. Je préfère les réécouter en vinyle. Cela correspond mieux à ma culture : celle de quelqu’un qui a cinquante-cinq ans et qui écoute de […] - [Quintette de Schubert pour deux violoncelles](https://www.vivelaculture.com/quintette-de-schubert-pour-deux-violoncelles/): « Le premier disque classique que je me suis acheté. J’ai un souvenir extraordinaire de l’écoute. C’est une œuvre majestueuse avec des contrastes rythmiques incroyables. Schubert est un compositeur qui a fait le trait d’union entre Mozart et la musique plus moderne. Déjà, la forme quintette est originale, puisque, à l’époque, on composait pour les quatuors. C’est une musique que j’adore, parce qu’elle nourrit l’espace sonore en l’améliorant ». - [À la Recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu-3/): « La Recherche, je m’y suis mis tard, à l’âge de cinquante ans, mais, depuis, je n’arrête pas de le lire. C’est vrai que ça peut faire un peu prétentieux de dire ça, mais, le matin, je lis quelques phrases de Proust et ça me fait réfléchir. Ça peut me donner des éclairages sur des tas de choses, comme sur la façon de me comporter en société, sur la musique, sur l’Art… Comme l’écriture est poétique, elle me permet d’avoir un regard poétique sur le monde. Quand je regarde un vieux bâtiment à Paris, par exemple, je me rappelle une […] - [La Lune dans le Caniveau](https://www.vivelaculture.com/la-lune-dans-le-caniveau/): « J’aime beaucoup Goodis qui, pour moi, est un maître du polar. J’ai d’ailleurs donné à l’un de mes morceaux le titre d’un de ses livres, Beauté Bleue. J’ai choisi La Lune dans le Caniveau, parce que c’est son livre le plus populaire. Mais, en réalité, tout est bien chez lui, ses nouvelles aussi… Ce qui me plaît dans Goodis, comme par exemple dans Dennis Lehane, c’est le côté « Noir Sociologique » et le fait que leurs livres parlent de ce qui se passe réellement dans les bas-fonds, ça parle du peuple… » - [Journal d’un vieux dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/journal-dun-vieux-degueulasse/): « Découvert quand j’avais vingt ans, ce qui n’était pas ni trop tôt ni trop tard pour apprécier. J’adore Charles Bukowski. J’ai tout lu deux fois. J’ai commencé par les Mémoires d’un vieux dégueulasse et ai été happé par la véracité, l’honnêteté et l’humour. J’aime les écrivains qui « mettent la main à la pâte », ceux qui, comme lui, « parlent du sale ». À le lire, il donne l’impression que l’on pourrait très facilement faire partie de son monde… Ce n’est pas le Bukowski qui fait un scandale à Apostrophe et qui pince les fesses des filles qui […] - [La Rage de Vivre](https://www.vivelaculture.com/la-rage-de-vivre/): « Le plus souvent, ce sont les cinéastes américains qui captent le mieux les liens entre les gangsters et le jazz. Mais « Mezz » Mezzrow l’a aussi très bien fait dans La Rage de Vivre, que j’ai relu récemment et qui est un très joli livre. Je suis un croqueur de biographies et d’autobiographies de musiciens de jazz. Je trouve, par exemple, que celle de Dizzy Gillespie est lumineuse. Ce qui m’embête quand même un peu avec le genre, c’est que l’accent est souvent mis sur les histoires de déchéance et de drogue plus que sur la vie du […] - [Pourfendeur de Nuages](https://www.vivelaculture.com/pourfendeur-de-nuages/): « Russell Banks, c’est pour moi le sommet du scénario… Ce qui m’intéresse dans la littérature américaine, c’est la différence. Elle m’embarque dans des univers qui sont très loin de ma vie, me permet de m’échapper. Elle est rythmée. Quand on lit Pourfendeur de Nuages, on n’est jamais au repos, on ne s’ennuie jamais, ou quand il y a une pause, c’est pour mieux repartir après… C’est toujours savamment dosé. Mais ce qui est vrai pour Banks l’est aussi pour Jack London et des tas d’autres écrivains américains ». - [Doni Doni](https://www.vivelaculture.com/doni-doni/): « Sur Doni Doni, je voulais qu’il y ait quelques rythmiques africaines et la chanteuse africaine Rokia Traoré. Avec mon quartet, nous avions fait un spectacle, créé à Johannesburg avec une compagnie de danse. Nous avons été imbibés par cette expérience forte, et cela ressort sur l’album. Il est logique qu’un musicien soit influencé par ce qu’il vit. Les morceaux plus groovy, aux influences américaines, du disque viennent plus de notre bassiste Marcello Giuliani et de notre batteur, Arthur Hnatek, qui habite New York ». - [Naked Lunch](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu-2-2-2/): Der in Toronto geborene Kanadier David Cronenberg teilt mit Bowie einen Hang zum experimentellen Kino. Cronenberg ist eindeutig vom fantastischen Kino beeinflusst wie in Videodrome oder Die Fliege. Bowie spielte gerne in sperrigen Werken wie Der Mann, der vom Himmel fiel oder The Hunger mit. Beide Künstler schätzen besonders William Burroughs. Der Kanadier adaptierte Naked Lunch und der Brite interviewte den Meister des „cut-up“ für den Rolling Stone 1973. Leider kam es nie zu einem Film über William Burroughs mit David Bowie in der Hauptrolle unter der Regie von David Cronenberg. - [Die Dreigroschenoper](https://www.vivelaculture.com/opera-de-4-sous-2-2/): David Bowie war nicht nur ein Fan von Brecht, den er in einem Theaterstück für die BBC David Bowie in Bertolt Brecht’s Baal ehrte. Er hat auch öfter Stücke von Kurt Weill gesungen, beispielsweise die Single Alabama Song 1980. Kurt Weill wurde zunächst mit der Musik für die Brecht-Stücke Die Dreigroschenoper und Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny berühmt. Er stammte aus einem jüdischen Elternhaus, floh 1933 nach der Machtübernahme durch die Nazis nach Paris und emigrierte 1935 in die USA. Dort feierte er große Erfolge am Broadway mit ganz verschiedenen Musicals. Auch andere Künstler aus der Pop- und Rockmusik […] - [DADA: Eine Jahrhundertgeschichte Gebundene Ausgabe](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-dadaisme-1916-1922-2-2/): Ausgerechnet im neutralen Zürich ereignet sich 1916, mitten im 1. Weltkrieg, eine kleine Sensation. Im Cabaret Voltaire entsteht die DADA-Bewegung. Man feiert die lustvolle Zerstörung etablierter und angepasster Kulturströmungen und provoziert. Hugo Ball trägt ein schräges Obelisk-Kostüm, Richard Huelsenbeck erfindet „Negerlieder“ und Tristan Tzara etabliert sinnlose Kakophonie. DADA ist der neueste Schrei und überall anders. Es soll keine neue programmatische Institution werden und ist nach Skandalen auch schnell wieder Geschichte. Aber es inspiriert die Kunstwelt bis heute, wie Martin Mittelmeier in seinem neuen Buch nachweist. - [1984](https://www.vivelaculture.com/1984-2-2-2/): David Bowie interessierte sich immer für Phänomene wie Totalitarismus und Massenmanipulation. Er schätzte George Orwells 1984, und ursprünglich sollte das Album Diamond Dogs (1974) The 1980 Floor Show heißen und direkt auf 1984 basieren. Die Orwell-Erben spielten dabei jedoch nicht mit. Dennoch wurde dieses Protest- und Konzeptalbum Bowies zu einer ambitionierten Hommage an das Kultbuch mit den Songs 1984 und Big Brother. George Orwell hatte in seiner 1948 erschienenen Totalitarismuskritik eigene Erfahrungen aus dem spanischen Bürgerkrieg aufgearbeitet, als er an der Seite der trotzkistischen POUM-Revolutionäre kämpfte und mit Stalins Terror vor Ort konfrontiert wurde. So ist 1984 seine Abrechnung mit […] - [Aufzeichnungen zu Kleidern und Städten](https://www.vivelaculture.com/carnets-de-notes-sur-vetements-et-villes-2-2/): „Ich stehe unter einem japanischen Einfluss“ behauptet Bowie in seinem Song Blackout 1977. Der Popstar, der sich für das Kabuki Theater begeistert, entdeckt die Arbeit von Kansai Yamamoto bei einer Modenschau in London 1971. Der japanische Modeschöpfer entwirft daraufhin Bowies Bühnenkostüme für die Aladdin Sane Tour 1973 und später auch die Outfits für Elton John. In Wim Wenders Dokumentarfilm Aufzeichnungen zu Kleidern und Städten, der teilweise in Tokio entstand, vergleicht Wim Wenders die Welten der Mode, der Städte und des Kinos miteinander. - [Bebop, Bars und weißes Pulver](https://www.vivelaculture.com/les-souterrains-2-2/): Seit ihm sein älterer Bruder Terry zu seinem 10. Geburtstag On the road (Unterwegs) geschenkt hatte, blieb David Jones/David Bowie von den Schriftstellern der „beat generation“ fasziniert. Er benutzte ihre Technik des „Cut-up“ beim Schreiben einiger Songs, befreundete sich mit William Burroughs und nannte eines seiner Stücke Subterraneans (Bepop, Bars und weißes Pulver) nach dem Buch von Jack Kerouac. Dort erzählt der amerikanische Autor von seiner Liebesgeschichte zu einer Afroamerikanerin im San Francisco der 50er Jahre. Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, William S. Burroughs und viele andere Dichter, die den City Lights Bookstore regelmäßig besuchten, tauchen dann auch im Roman auf. - [Rit it Up and Start Again](https://www.vivelaculture.com/rit-it-up-and-start-again-postpunk-1978-1984-2-2/): Schmeiß alles hin und fang neu an Postpunk 1978-1984 In dem 600 Seiten starken Standardwerk Rip it up and start again über die Postpunkbewegung der späten 70er Jahre im England Maggie Thatchers werden zahlreiche Bowie-Songs erwähnt. Dem Autor Simon Reynold geht es dabei um Bands wie Bauhaus, Cabaret Voltaire, Gang of Four, The Human League oder PIL… , die sich von den „Sex Drugs and Rock n’Roll-Klischees“ ganz bewusst distanzierten. Nachdem der eigentliche Punk sich schon nach zwei Jahren 1978 verabschiedet hatte, gründeten sich in der Postpunk-Epoche Bands, die sich an minimalistischen Do it yourself Stücken versuchten und sich nicht […] - [Scary Monsters](https://www.vivelaculture.com/scary-monsters-2-2/): Im selben Geist wie sein letztes und neues Album Blackstar hatte Scary Monsters (and Super Creeps) so gar nichts von einem klassischen Konzeptalbum mit nur einer Klangfarbe, wie sie Bowie so oft in seiner Karriere aufnahm. Sein 14. Studioalbum ist sogar das ganze Gegenteil und mischt fröhlich verschiedene Musikrichtungen, die oft nichts miteinander zu tun haben. Auf den von Tom Verlaine gecoverten Song Kingdom Come folgt der funkige Hit Fashion, der bereits ein musikalischer Vorläufer zum Welterfolg Let’s Dance ist, der drei Jahre später erscheint. Und dann natürlich das Popjuwel Ashes to Ashes, das wieder einen ganz anderen Standard setzt. […] - [Cabaret](https://www.vivelaculture.com/cabaret-2-2/): Das „dekadente“ Berlin der 1930er Jahre muss den jungen David Jones (Bowies eigentlicher Name) schwer beeindruckt haben, als er es in dem Musical Cabaret entdeckte. Er sah die Inszenierung von 1968 im Londoner Palace Theater und meinte 1993: „Das helle Licht war phänomenal. Ich wusste damals noch nicht, dass es sich um die „Brechtsche“ Beleuchtung aus weißem Scheinwerferlicht handelte. Für mich wurde das zum Inbegriff, wie eine Szene auszusehen hat.“ Die Kinoadaption von Bob Fosse mit Liza Minnelli und Michael York in den Hauptrollen verbindet komplexe Liebesintrigen und gut choreographierte Revueszenen vor dem Hintergrund des aufkeimenden Nazismus. - [Low Symphony](https://www.vivelaculture.com/low-symphony-2-2/): Philip Glass adaptierte auf seine minimalistische Weise gleich drei Instrumentalstücke Bowies aus dem Album Low, auf dem Brian Eno eine so wichtige Rolle spielte. Glass erweitert die drei Stücke musikalisch und spielt sie mit dem „Brooklyn Symphonic Orchestra“ ein. 1996 ließ sich Glass dann von Heroes inspirieren, um eine andere Symphonie (die Nummer 4) zu komponieren, die eine Ballettaufführung in New York begleitete. Low Symphony wurde aus Anlass der Ausstellung David Bowie Is 2015 in der „Philharmonie de Paris“ vom Nationalorchester der Ile de France aufgeführt. - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europe-express-2-2/): „Wir laufen ein in Düsseldorf City und treffen Iggy Pop und David Bowie.“ Diese Textzeile aus dem Titelsong Trans Europa Express, der auch international ein großer Hit wurde, erinnert ganz direkt an Bowie und seine Berliner Zeit ab 1976. Die deutsche Elektropop-Band Kraftwerk wurde 1970 in Düsseldorf gegründet und galt zunächst als ein Vertreter des Krautrock. Ab 1973 änderten sie ihren Musikstil und beeinflussten David Bowie maßgeblich, der in Berlin auf der musikalischen Suche nach einer europäischen Ästhetik und neuen Elektroklängen war. Diesen Einfluss spürt man auf den Alben seiner „Berliner Trilogie“. - [Le Festin nu](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu-2-2/): Canadien né à Toronto, Cronenberg partage avec Bowie un gout pour le cinéma expérimental. Le premier est fasciné par le cinéma fantastique (Vidéodrome, La Mouche), le second fera volontiers l’acteur dans des films à la frontière de l’expérimental (L’Homme qui venait d’ailleurs) ou du fantastique (Les Prédateurs). Tous les deux partagent une passion pour William Burroughs. Cronenberg adaptera Le Festin nu, au cinéma, Bowie rencontrera l’inventeur du cut-up, en 1973, pour une longue interview publiée en 1973 dans le magazine Rolling Stone. Ne manque qu’un film sur Burroughs incarné par Bowie et filmé par Cronenberg. - [Opéra de quat'sous](https://www.vivelaculture.com/opera-de-4-sous-2/): David Bowie a plusieurs fois chanté du Kurt Weill, reprenant par exemple, sur un 45T, le standard Alabama Song en 1980. Le compositeur allemand associé à Bertolt Brecht (à qui Bowie a aussi rendu hommage dans une pièce de théâtre pour la BBC, David Bowie in Bertolt Brecht’s Baal), pour l’Opéra de quat’sous et Grandeur et décadence de la ville de Mahagony aura aussi composé des symphonies, des opéras et des comédies musicales montées avec beaucoup de succès à Broadway. Récemment, d’autres chanteurs de pop ou de rock (Elvis Costello, Tom Waits ou Nick Cave) ont puisé dans le large […] - [Dictionnaire du Dadaïsme 1916-1922](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-dadaisme-1916-1922-2/): Entre l’acquisition d’une réplique d’un costume conçu par Sonia Delaunay pour une pièce de théâtre Dada de Tristan Tzara, son admiration pour le peintre Dada, George Grosz, et sa perpétuelle envie d’explorer et de dynamiser différentes pratiques artistiques, David Bowie aura souvent marqué sa proximité avec le mouvement né à Zurich il y a 100 ans. Le Dictionnaire du dadaïsme de Georges Hugnet (écrivain, poète et graphiste), qui fréquenta Tzara et Breton, est une parfaite introduction à Dada. - [1984](https://www.vivelaculture.com/1984-2-2/): L’une des premières suites, comme l’est aujourd’hui Blackstar, vraiment ambitieuse enregistrée par David Bowie (sur l’album Diamond Dogs en 1974) était inspirée par 1984, le livre de George Orwell. Le monde totalitaire de Big Brother, auquel tente d’échapper Winston Smith, le héros du roman, ne pouvait qu’attirer l’artiste passionné par les concepts et les manipulations de masse. Orwell, engagé pendant la guerre d’Espagne du côté des milices révolutionnaires du POUM, aura trouvé la source d’inspiration de son livre à la fois dans le nazisme et dans l’URSS communiste. - [Carnets de Notes sur vêtements et villes](https://www.vivelaculture.com/carnets-de-notes-sur-vetements-et-villes-2/): « Je suis sous influence japonaise », clame David Bowie dans la chanson Blackout de 1977. La pop star, déjà passionnée par le théâtre Kabuki, avait découvert le travail de Kansai Yamamoto lors d’un défilé de mode à Londres, en 1971. Le styliste lui a ensuite dessiné ses costumes de scène (ceux de la tournée Aladdin Sane en 1973) avant de concevoir ceux d’Elton John. Dans le documentaire de Wim Wenders Carnets de notes sur vêtement et villes, en partie tourné à Tokyo, le réalisateur fait un intéressant parallèle entre le monde de la mode, celui des villes et celui […] - [Nouvelle Vague](https://www.vivelaculture.com/nouvelle-vague/): Un homme, Lui, est recueilli par une femme, Elle, après l’avoir renversé avec sa voiture. Il s’installe dans sa vie. Un jour qu’ils font un tour en barque et qu’il tombe à l’eau, elle le laisse se noyer. Quelque temps après, le frère de cet homme se présente… Après avoir fait tourner Belmondo dans A bout de souffle, Godard revient à un cinéma plus classique après une période plus consacrée à la vidéo. Et comme pour marquer un nouveau départ, il choisit l’autre monstre du cinéma français pour incarner son personnage principal. - [Rocco et ses frères](https://www.vivelaculture.com/rocco-et-ses-freres/): Rocco et ses frères est un film sur le passage d’un monde à un autre, celui d’une famille qui va éclater sous le poids des destins fracassés, des amours impossibles et des drames. Delon (Rocco, le boxeur) rencontre pour la première fois Visconti, fasciné par le talent brut de Delon, qu’il retrouvera en 1963 pour tourner dans un autre chef-d’œuvre du réalisateur, Le guépard. - [La piscine](https://www.vivelaculture.com/la-piscine/): Alain Delon, Maurice Ronet, Romy Schneider passent quelques jours au bord d’une piscine à Saint-Tropez. Tout le monde est beau mais tout le monde n’est pas gentil ! La piscine est un film culte de Jacques Deray, sorti en 1968. Parmi les ébats du couple de félins Delon/Schneider, la scène du rameau dit le désir du mâle et l’envie de succomber de la femelle. Une époque. Parmi les produits dérivés, c’est une photo de Delon dans La piscine que Dior retient pour son parfum Eau sauvage. Tout un symbole. - [Toxico](https://www.vivelaculture.com/toxico/): Apollo est danseur et gigolo prêt à tout pour se payer sa prochaine dose d’héroïne. Un soir, il démolit le videur de Chez Tina, la boîte porno, plantée sur la 8ème Avenue au cœur de Time Square, où il officie. Apollo sait qu’il doit disparaître. Commence alors une cavale dans le New York du Taxi Driver de Scorsese, où travelos, filles perdues, loubards des minorités ethniques et petits-bourgeois blancs se croisent dans des fumeries de crack et boîtes semi-clandestines. Un New York d’avant que Giuliani ne fasse de Manhattan un paradis pour agents immobiliers. - [New York 1973-1977](https://www.vivelaculture.com/new-york-1973-1977/): En 1973, New York est une ville dangereuse, au bord de la faillite, mais qui vibre d’une énergie créatrice qui alimente toutes les courants musicaux. Le rock bien entendu, avec les débuts de Bruce Springsteen, Lou Reed qui sort Berlin et bientôt les Ramones et tous les punks, mais aussi le rap qui fait ses premiers pas, la salsa, le disco qui pointe son nez… Durant les années 1973 – 1977, New York est la plaque tournante musicale mondiale. «If I can make it there, I’ll make it anywhere» (« Si je peux réussir là-bas, je réussirai n’importe où ») […] - [Life](https://www.vivelaculture.com/life-2/): A la parution des mémoires de Keith Richards, la chroniqueuse américaine Rebecca Dana avait bien résumé l’affaire : « Tout y est, le sexe, les drogues, les riffs de guitare et la taille des attributs de Mick Jagger. » Le guitariste des Rolling Stones raconte en effet l’histoire du « plus grand groupe de rock’n’roll du monde », actif depuis 1963, avec force détails sur sa légendaire débauche. Le livre vaut heureusement aussi par ses passages moins convenus : l’enfance et l’adolescence dans une Angleterre soumise au rationnement jusqu’en 1953 (Keith se souvient de sa découverte des bonbons avec autant d’émotion que de celle […] - [STP](https://www.vivelaculture.com/stp/): La tournée américaine des Rolling Stones de 1972 qui accompagnait la sortie de leur album Exile on Main Street sonna le début d’une décennie de folies faites de rock n’roll, de drogues et de débordements en tout genre. 32 villes traversées et 51 concerts en moins de 2 mois, dont 4 au Madison Square Garden de New York. « Dans l’histoire de l’humanité, on n’a jamais vu un pareil succès. Le seul individu ayant connu un succès approchant est Ghandi », Bill Graham, promoteur. On ressort de ce livre halluciné et fatigué. - [Innervisions](https://www.vivelaculture.com/innervisions/): Enfant prodige et premier artiste du label Motown à placer un album en haut des charts à… 12 ans, Stevie Wonder marque le début des années 70 avec l’album Talking Book et le morceau « Superstition ». Dans la foulée, il fait la première partie des Rolling Stones au cours de la fameuse tournée de 1972 à travers les Etats-Unis. Une tournée qui le fera connaître auprès d’un large public blanc. Stevie Wonder profite alors de son nouveau statut de star pour produire l’album Innervisions un album à la conscience sociale marquée avec notamment des titres devenus des classiques comme […] - [Cosmic Slop](https://www.vivelaculture.com/cosmic-slop/): George Clinton est la figure centrale de Parliament et de Funkadelic, deux formations de musiciens noirs aux origines du funk, musique dans laquelle ils injectèrent de sérieuses doses de rock et de psychédélique à la sauce Hendrix ou Sly and the Family Stone. Sur scène, ils assuraient des shows hallucinants avec quinze musiciens – en costumes à perles, plumes, paillettes, cheveux jaunes – et même des vaisseaux spatiaux… ! L’une des grandes références de Prince qui produisit deux albums de George Clinton sur son label dans les années 90. - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power-4/): Le milieu des années 70 est une période qui voit la musique des super groupes en activité s’essouffler, devenir lourde, boursoufflée, sans âme. Dans le même temps une armée de jeunes vauriens (punks), commençait à gratter des guitares en écoutant David Bowie, le Velvet Underground, les New York Dolls, ou encore les Stooges d’Iggy Pop qui, eux aussi, mettront bientôt un genou à terre, usés par le manque de succès commercial et une vie rock n’roll. Une page d’histoire se tourne. - [Too Much Too Soon](https://www.vivelaculture.com/too-much-too-soon/): The New York Dolls est le groupe iconique par excellence, celui qui synthétise le mieux l’esprit du rock new-yorkais du milieu des années 70. L’énergie, la folie, l’outrance, la classe, un répertoire de feu, des concerts de légende, mais aussi les occasions manquées, les échecs, la drogue et la mort violente de Billy Murcia (batterie). Après la dissolution définitive du groupe en 1977, David Johansen (chant) et Johnny Thunders (guitare) se lanceront dans des carrières séparées sans qu’aucun jamais ne rencontre un vrai succès commercial. Too much too soon (Trop, trop tôt)! - [The Boardwalk Empire](https://www.vivelaculture.com/the-boardwalk-empire/): C’est le grand retour de Martin Scorsese sur le petit écran après qu’il a réalisé un épisode d’Amazing Stories en 1986. Scorsese ne réalisera que le pilote de The Boardwalk Empire en 2008, mais il restera impliqué dans la production de la série durant les deux saisons. The Boardwalk Empire est l’histoire du règne d’Enock « Nucky » Thomspon sur Atlantic City du temps de la prohibition dans les années 20. Famille, ascension, chute, mafia, autant de thèmes chers à Scorsese qui forment la trame de cette saga. Une des grandes séries produites par HBO. - [Presque célèbre](https://www.vivelaculture.com/presque-celebre/): En 1973, William Miller a 15 ans. Jeune étudiant brillant un peu déconnecté du monde et fan de rock, il écrit des chroniques qu’il envoie régulièrement à Lester Bang, LA référence des critiques de rock. Malgré l’opposition d’une mère quelque peu possessive, William part en tournée pour écrire un reportage sur un groupe pour Rolling Stone, à cette époque le magazine le plus important de la presse rock. William découvre les groupies, l’amour, l’envers du décor, les déconvenues; tout comme le rock qui vit la montée en puissance des forces du business. - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl-3/): Vinyl, raconte l’histoire d’un patron de maison de disque, Richie Finestra qui, au bord de la faillite, tente de retrouver le feu sacré qui a fait son succès. Inspirée d’une idée de Mick Jagger développée par Martin Scorsese et Terence Winter (Wall Street, Boardwalk of Empire), l’histoire se déroule en 1973 à New York. La ville, à cette époque, est violente, sale, au bord de la faillite, mais c’est aussi le creuset de tous les courants musicaux qui éclateront dans les années à venir : punk rock, rap, disco… Welcome to the jungle! - [Landschaft : Revue Dada](https://www.vivelaculture.com/landschaft-revue-dada/): Diese dadaistische Zeitschrift existiert seit 1991. Sie richtet sich an eine junge Leserschaft und all jene, die ewig jung geblieben sind, wenn es um die Kunst geht. Von DADA übernimmt dieses Druckerzeugnis die Jugend, den Antikonformismus und die Offenheit des Geistes. 2010 gab es dafür in Frankreich sogar eine Einstufung als pädagogisch wertvoll. So hat DADA also viel erreicht. Zunächst haben die Dadaisten die Fundamente erschüttert und gelten heute schon als Pädagogen. - [Die Marx Brothers im Krieg (Entensuppe)](https://www.vivelaculture.com/die-marx-brothers-im-krieg-entensuppe/): Sind die Marx-Brothers Dadaisten? Entensuppe/Duck Soup ist für das Kino, was König Ubu von Alfred Jarry für das Theater war: eine Provokation und pures Dynamit. In diesem Film aus dem Jahr 1933 von Leo McCarey regieren die Marx Brothers den Operettenstaat „Freedonia“ und geraten in einen Krieg zum Nachbarstaat „Sylvania“. Diese absurde und antikonformistische Komödie sprüht nur so von verbalen und visuellen Gags und entstand zeitgleich mit dem Machtantritt Hitlers. Der Film wurde nicht sofort zu einem Erfolg. Groucho Marx meinte: “Die Politik ist die Kunst, nach Problemen zu suchen, sie zu finden und zu unterschätzen und diese Probleme dann […] - [Dadascope](https://www.vivelaculture.com/dadascope/): Die Dadascope-Filme von Hans Richter, die in den USA entstanden, sind filmische Gedichte, die einige Grundelemente des Dadaismus abbilden und vertonen. Man hört Leierkastenmusik und die Gedichte der Dadaisten, gesprochen von ihren Autoren. Das Meiste ist unverständliche Lautmalerei. Man sieht experimentelle Bilder brennenden Papiers oder explodierender Blumen. Diese Kurzfilme Richters auf 16mm inspirierten auch seine damaligen Schüler und späteren Avantgarde-Filmemacher Stan Brakhage, Maya Deren und Jonas Mekas. - [Dada et la musique](https://www.vivelaculture.com/dada-et-la-musique-2-2/): Frei nach dem Rezept aus dem dadaistischen Gedicht von Tristan Tzara: “Nehmt eine Zeitung, nehmt eine Schere“ kultiviert Erik Satie seine Gleichgültigkeit gegenüber der Kunst. Er schafft seine Musique d’Ameublement (Einrichtungsmusik). Diese Musikzusammenstellung auf der CD wird wie ein Werk Arthur Honeggers präsentiert, aber die Idee stammt von Satie unter Beihilfe von Darius Milhaud. Es handelt sich um eine Stimmungsmusik, die man nicht aufmerksam hören soll. Erik Satie ist ein Visionär und stellt sich eine Musik vor, die dem Komfort der Menschen dient, die man im Hintergrund von Restaurants oder Fahrstühlen hört. Ein weiteres Highlight auf dieser CD ist ein […] - [Isidore Isou and the Lettrist Avant-Garde](https://www.vivelaculture.com/isidore-isou-and-the-lettrist-avant-garde/): Der aus Rumänien stammende Isidore Isou gründete 1945 in Paris die Lettristische Bewegung, die den Dadaismus und Surrealismus konsequent weiterführte. Der Lettrismus löst Worte in einzelne Buchstaben auf und setzt sie dann neu zusammen. 1952 schrieb die Zeitschrift L’Internationale Lettriste: „Das Dringlichste an der Freiheit ist die Zerstörung der Idole“, (eine dadaistische Denkweise) und „arbeite nie“. 1951 dreht Isidore Isou den Film Traité de bave et d’éternité (Abhandlung über den Speichel und die Ewigkeit) und sorgt damit für einen Skandal in Cannes. - [Dada gegen Dada: Die Affäre Barrès](https://www.vivelaculture.com/dada-gegen-dada-die-affare-barres/): Am 13. Mai 1921 inszeniert DADA ein Revolutionsgericht, um den reaktionären Schriftsteller Maurice Barrès zu verurteilen, dem man „Verbrechen gegen die innere Sicherheit des menschlichen Geistes“ vorwirft. André Breton steht ebenso hinter diesem Prozess wie DADA. Tzara tritt als ungenierter und unverfrorener Zeuge auf und verkörpert so zwei typische Eigenschaften eines überzeugten Dadaisten. Alle werfen Barrès vor, ein Verfechter des Patriotismus geworden zu sein, nachdem er sich einst als Anarchist gebärdete. Den Barrès-Prozess heute zu verstehen, heißt zu verstehen, wogegen DADA kämpfte. Man muss den Feind kennen und zwar immer! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-3-2-2/): In Lipstick Traces: Von Dada bis Punk – kulturelle Avantgarden und ihre Wege aus dem 20. Jahrhundert schreibt der Autor und Rock-Historiker Greil Marcus über die Verbindung zwischen Richard Huelsenbeck und Johnny Rotten. Huelsenbeck war einer der Gründer von DADA. Hugo Ball schrieb über ihn am 11.Februar 1916 im Cabaret Voltaire: „Huelsenbeck ist angekommen. Er plädiert dafür, dass man den Rhythmus verstärkt (den Negerrhythmus). Er möchte am liebsten die Literatur in Grund und Boden trommeln.“ So ist Huelsenbeck ein Pre-Punk oder die Sex Pistols sind die DADA-Enkel. - [Die Abenteurer der Modernen Kunst](https://www.vivelaculture.com/die-abenteurer-der-modernen-kunst-2/): „Ich bilde mir ein, die Idiotie ist überall gleich, weil es ja überall Journalisten gibt“, schrieb Tristan Tzara an Francis Picabia. Tzara dachte sich den Namen DADA aus, Picabia war der lustigste Dadaist und zusammen erschütterten sie die Fundamente der modernen Kunst. Dan Franck beschreibt in diesem Buch auch die stürmischen Beziehungen der verschiedenen DADA-Mitglieder untereinander, aber auch zu anderen Künstlern. So war André Breton der Kopf der Surrealisten, einer Kunstströmung im Fahrwasser von DADA. Tzara und Breton waren zwei verfeindete Brüder. - [König Ubu](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-3-2-2/): Im Cabaret Voltaire, dem Hauptquartier der DADA-Bewegung, gehörte Alfred Jarry zu den Lieblingsautoren. König Ubu, sein Theaterstück aus dem Jahr 1896, ursprünglich als Schülerschwank geschrieben, war eine Abrechnung Jarrys mit der Verderbtheit der Macht, wobei er sich von seinem grotesken Sportlehrer auf dem Gymnasium in Rennes inspirieren ließ. Die ersten Fassungen dieses Theaterstücks erschienen in Form einer Schülerzeitung. Eines der Hauptmerkmale von DADA ist ja die hohe Anzahl der erschienenen Publikationen oder Flugblätter, die oft hastig verfasst wurden. Die DADA-Künstler waren, ebenso wie Jarry, aufmerksame Beobachter der Schwächen ihrer Zeitgenossen, währenddessen die anerkannten akademischen Künstler lieber ruhig vor sich hin […] - [DADA](https://www.vivelaculture.com/dada-2-2-2/): Eine Jahrhundertgeschichte Gebundene Ausgabe. Es beginnt 1916 in Zürich und breitet sich über Berlin und Paris bis nach New York aus: Die DADA-Bewegung feiert fröhlich die Zerstörung der bis dato anerkannten Kunst. Dieses Buch ruft uns die Protagonisten von DADA um Tzara, Picabia, Schwitters, Arp, Duchamp, Man Ray, Emmy Hennings und Hannah Höch wieder in Erinnerung. Und natürlich darf man dieses Werk – wie bei einem Telefonbuch, worin man etwas sucht und darin blättert –, nicht von vorne bis hinten lesen. Es wäre sinnlos. - [Ein Würfelwurf hebt den Zufall nicht auf](https://www.vivelaculture.com/un-coup-de-de-jamais-nabolira-le-hasard-2-2/): Zusammen mit Jarry und Lautréamont gehört Stéphane Mallarmé ins Dada-Pantheon. Sein Gedicht Ein Würfelwurf hebt den Zufall nicht auf schlägt 1898 wie eine Bombe in die Welt der Poesie ein. Die Calligrammes von Apollinaire kamen später und sind rein illustrativ wie beispielsweise sein Gedicht über den Eiffelturm in der graphischen Gestaltung des Eiffelturms. Stéphane Mallarmé dagegen hat etwas anderes erfunden. Er gab dem Gedicht Raum zum Atmen, indem er das einzelne Wort auf einer ganzen Blattseite isolierte und die Buchstaben enorm vergrößerte. Picabia, Haussmann, Schwitters und Arp haben diese Arbeitsweise als DADA-Künstler in ihren Collagen übernommen. - [Duchamp](https://www.vivelaculture.com/duchamp-2/): La revue Dada existe depuis 1991. Elle s’adresse au jeune public ainsi qu’à tous ceux qui restent éternellement jeunes face à l’Art. De Dada, elle cultive la jeunesse, l’anticonformisme, l’ouverture d’esprit. En 2010, la revue a reçu le label de l’ANCP, Association Nationale des Conseillers Pédagogiques. Donc après avoir fait trembler l’art officiel, Dada est devenu pédagogue ! Ce numéro est consacré à Marcel Duchamp, l’inventeur des Ready Made dont le premier, Roue de bicyclette, date de 1913 ; Duchamp anticipe donc Dada dont il a l’esprit iconoclaste. En couverture Fontaine, – un urinoir vendu dans le commerce avait été […] - [La Soupe au canard](https://www.vivelaculture.com/la-soupe-au-canard-2/): En quoi les Marx Brothers sont-ils dadas ? La Soupe au canard est au cinéma ce que Ubu roi d’Alfred Jarry est au théâtre, une bombe ; Jarry est l’un des plus grands inspirateurs de Dada. La Soupe au canard est un film de 1933, de Leo McCarey où excellent les Marx Brothers. Groucho prend les rênes de la république Freedonia mais il accumule les gaffes qui mènent à la guerre avec le pays voisin, Sylvania. Mêlant parodie, gestuelles hallucinantes dont la scène de la glace, absurde, anticonformisme, La Soupe au canard est un chef-d’œuvre de comédie dont le succès […] - [Gaz de France](https://www.vivelaculture.com/gaz-de-france-2/): « Geste dada » selon Les Inrocks, « Filiation dada » selon Libération, ainsi est présenté Le cinéma mystérieux de Benoît Forgeard, un DVD sorti en 2012 qui regroupe tous ses courts métrages. Gaz de France est son dernier long métrage, sorti début 2016. Comme les précédents, de dada il a tout : rire, insolence, esprit subversif. Le Président de la République est au plus mal dans les sondages, après qu’il n’a pas su quoi répondre à une femme dans une émission télé qui lui demandait s’il avait une question à lui poser. Son éminence grise réunit une équipe de […] - [Dada et la musique](https://www.vivelaculture.com/dada-et-la-musique-2/): Inspiré par la recette du poème dadaïste de Tristan Tzara : « prenez un journal, prenez des ciseaux », Erik Satie cultive son indifférence à l’art et crée la Musique d’Ameublement. Dans cette compilation, elle est présentée comme une œuvre d’Arthur Honegger, mais l’idée est de Satie avec la complicité de Darius Milhaud. Il s’agit d’une musique d’ambiance, composée pour ne pas être écoutée attentivement. Erik Satie est visionnaire, il imagine une musique pour les besoins de confort des gens, dont le fond sonore des pizzerias ou des ascenseurs est un avatar. Autre perle de la compilation, Karawane de Hugo […] - [Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou](https://www.vivelaculture.com/traite-de-bave-et-deternite-disidore-isou-2/): Après le Dadaïsme et le Surréalisme, le Lettrisme est le mouvement d’avant-garde le plus important. Il est fondé en 1945 par Isidore Isou (1925-2007) qui considère que « le poète dilate les voyelles ». En 1952, L’Internationale Lettriste proclame : « l’exercice le plus urgent de la liberté est la destruction des idoles » (pensée dadaïste entre toutes) et « ne travaillez jamais ». En 1951, le film d’Isidore Isou, Traité de bave et d’éternité fait scandale à Cannes. Le montage du film consiste à rendre totalement indépendant l’image et le son. Frédérique Devaux raconte dans son livre comment est […] - [Romans et voyages](https://www.vivelaculture.com/romans-et-voyages-2/): Le 13 mai 1921, Dada se constitue en tribunal révolutionnaire pour juger Maurice Barrès, accusé « de crime contre la sûreté de l’esprit ». André Breton est à l’origine de ce procès auquel participe Dada ; Tzara intervient comme témoin avec insolence et désinvolture, marque de fabrique de Dada. Tous reprochent à Barrès d’être devenu un héros du patriotisme après avoir été un dilettante de l’anarchie. Lire les œuvres de Barrès aujourd’hui permet de comprendre contre quoi luttait Dada. Connaître l’ennemi, toujours ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-3-2/): Dans Lipstick Traces : une histoire secrète du vingtième siècle, Greil Marcus, historien du rock, fait le lien entre Richard Huelsenbeck et Johnny Rotten. Richard Huelsenbeck est l’un des fondateurs de Dada. Le 11 février 1916, au Cabaret Voltaire, Hugo Ball, autre fondateur, note : « Huelsenbeck est arrivé. Il plaide pour qu’on accentue le rythme (rythme nègre). Il aimerait tambouriner jusqu’à ce que la littérature disparaisse sous terre. » Huelsenbeck est punk avant la lettre, à moins que les Sex Pistols ne soient les petits-enfants de Dada. - [Il y a des journalistes partout](https://www.vivelaculture.com/il-y-a-des-journalistes-partout-2/): De quelques coupures de presse relatives à Tristan Tzara et André Berton. « Je m’imagine que l’idiotie est partout la même, puisqu’il y a partout des journalistes », écrit Tristan Tzara à Francis Picabia ; Tzara a inventé le nom Dada, Picabia était l’artiste dada le plus drôle. Le livre de Marc Dachy, en partant de coupures de presses, montre les relations entre les différents membres de Dada et celles entre Tzara et Breton ; Breton fut le chef de file des Surréalistes, mouvement né dans le sillage de Dada. Tzara et Breton étaient deux frères ennemis. Philippe Sollers qui […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-3-2/): Au Cabaret Voltaire, QG de Dada à Zurich, Jarry fait partie des auteurs préférés. Ubu roi, la pièce qu’il a écrite en 1896 pour dénoncer la pourriture du pouvoir, lui a été inspirée par l’aspect grotesque de son professeur de physique au lycée de Rennes. Les premières versions de la pièce avaient la forme d’un journal lycéen. L’une des caractéristiques principales de Dada est la multitude de revues et tracts rédigés dans l’urgence ; les artistes de Dada, comme Jarry, étaient de formidables observateurs des travers de leurs contemporains, alors que l’art académique préférait dormir tranquille en rêvant d’un monde […] - [DADA](https://www.vivelaculture.com/dada-2-2/): C’est un annuaire DADA, catalogue de l’exposition Dada au Centre Pompidou en 2005, où toute l’aventure du mouvement est classée par ordre alphabétique. Le papier est très fin, comme l’était celui des différentes revues parues entre 1916 et 1924. On y apprend que Dada était à Zurich, mais aussi à Paris, Berlin, New York… On y trouve les acteurs principaux, Tzara, Picabia, Schwitters, Arp, Duchamp, Man Ray, Emmy Hennings, Hannah Höch et leurs œuvres. Et comme avec tout annuaire, lorsqu’on s’en sert pour y chercher quelque chose, on en profite pour le feuilleter, mais le lire du début à la […] - [Un coup de dé jamais n’abolira le hasard](https://www.vivelaculture.com/un-coup-de-de-jamais-nabolira-le-hasard-2/): Mallarmé fait partie du panthéon de Dada, avec Jarry, Roussel, Lautréamont. Un coup de dé jamais n’abolira le hasard est un coup de théâtre dans la poésie en 1898. Les calligrammes d’Apollinaire sont postérieurs et simplement illustratifs, ainsi son poème sur la Tour Eiffel a la forme de la Tour Eiffel. Stéphane Mallarmé a inventé autre chose : il a donné de l’air à un poème en isolant un mot sur une page et en grossissant énormément la taille des caractères. Picabia, Haussmann, Schwitters, Arp, autant d’artistes dadas qui ont retenu la leçon dans leurs collages. - [Intégral des courts-métrages](https://www.vivelaculture.com/integral-des-courts-metrages/): Les tous premiers films ont d’abord été diffusés sous des chapiteaux au même titre que les autres attractions des fêtes foraines. Leur durée n’excédait pas quelques minutes. Ce format de quelques minutes obligea les comiques à développer le sens du rythme, les cascades et l’art du gag. Keaton y ajouta une touche de poésie. Regarder les courts-métrages de l’Homme qui ne sourit jamais, c’est rire et pleurer à la fois. Buster Keaton est un génie, ce coffret en est la preuve. - [Le Royaume de leur rêve](https://www.vivelaculture.com/le-royaume-de-leur-reve/): La saga des Juifs qui ont fondé Hollywood. C’est avec les films produits à Hollywood dans des studios bâtis au tout début du XXe siècle que l’Amérique a imposé l’American way of life au monde entier. Cette industrie, faite pour produire du rêve standardisé, fut construite par une poignée d’entrepreneurs venue d’Europe centrale et dont certains parlaient à peine anglais. En quelques dizaines d’années, les frères Warner, William Fox, Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer et quelques autres imposèrent les standards du divertissement toujours en vigueur aujourd’hui. Quitte à briser le génie des esprits les plus libres. - [Film](https://www.vivelaculture.com/film-3/): Tourné un an avant la mort de Buster Keaton, ce court-métrage d’une vingtaine de minutes montre un homme qui fuit tous les regards, y compris le sien. On reconnaît la silhouette de Keaton dont on ne voit le visage qu’à la fin. « Ce que ça signifie à mon avis, c’est qu’un homme peut fuir tout le monde, mais il ne peut pas se fuir lui-même » Buster Keaton. - [Le Grand Blond avec une chaussure noire](https://www.vivelaculture.com/le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire-3-3/): Pierre Richard est un inconditionnel du cinéma burlesque. Dans tous ses films, il se sert de sa longue silhouette pour incarner des personnages maladroits dont le moindre geste déclenche des cascades d’accidents qui, à leur tour, l’entraînent dans des situations invraisemblables. L’histoire de ce grand blond, musicien de son état, qui se retrouve plongé malgré lui dans une histoire d’espionnage absurde est, aujourd’hui encore, un des plus beaux hommages aux Chaplin, Harold Lloyd, Mack Sennett et bien sûr, Buster Keaton. - [Hollywood Babylone](https://www.vivelaculture.com/hollywood-babylone-2-3/): L’Amérique est un pays profondément schizophrène. Alors qu’une Amérique se précipite en masse dans les cinémas et qu’elle élève au rang de demi-dieux des vedettes de celluloïd, une autre Amérique, puritaine et voyeuriste celle-là, se dresse férocement contre les mœurs dépravées de la gent cinématographique hollywoodienne. Il faut dire, comme le raconte Kenneth Anger, que dans leur Olympe de carton-pâte les réalités de la vie quotidienne semblent échapper quelque peu à cette étrange population… Publié dans une version embryonnaire en 1959 par l’éditeur parisien Jean-Jacques Pauvert, la publication d’Hollywood Babylone, dans sa version définitive, en 1975, aux États-Unis, fut entourée […] - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder-2-3/): Charlie Chaplin, Buster Keaton, Fatty Arbuckle… firent leurs armes sur les planches, au théâtre, au music-hall ou au cirque. Keaton, se produisit trois fois au cirque Medrano, à Paris, dans les années quarante et cinquante. Alexander Calder, fut lui aussi un grand amoureux du cirque. Dans les années vingt, à Paris, il a fabriqué tous les personnages d’un cirque imaginaire en miniature. Le soir, il organisait des représentations pour ses copains qu’il animait lui-même en faisant toutes les voix et les cris des animaux pendant que sa femme passait des disques pour la musique ! - [Harry Houdini for Kids](https://www.vivelaculture.com/harry-houdini-for-kids-3/): Houdini, le Roi de l’évasion, était un ami des parents Keaton. C’est lui qui, alors que le fils de la famille se relève sans un pleur ni un cri après avoir dégringolé accidentellement un gigantesque escalier, s’exclama : « What a buster ! » (Qu’elle chute !). La légende était en marche. - [Moi, Fatty](https://www.vivelaculture.com/moi-fatty-3-3/): Roscoe Conkling « Fatty » Arbuckle fut une immense star du cinéma muet qui, dans les années 1920, attira des millions de spectateurs dans les salles. Une accusation de viol basée sur des racontars, et dont il fut innocenté, ruina sa carrière. C’est lui, le premier, qui ouvrit le monde du cinéma à Buster Keaton qui restera son seul ami pendant les années sombres. La vingtaine de courts-métrages dans lesquels ils jouent ensemble est un des sommets du cinéma comique. - [Le Garçon incassable](https://www.vivelaculture.com/le-garcon-incassable-3/): A Los Angeles, une écrivaine qui fait des recherches sur Buster Keaton se rappelle Henri, ce frère différent des autres. « Henri et Buster ont en partage une enfance marquée par des expériences physiques très brutales, une solitude inguérissable, une capacité de résistance aux pires épreuves, une forme singulière d’insoumission. Et une passion pour les trains ». Prix Renaudot 2014. - [Haïkus de pianos](https://www.vivelaculture.com/haikus-de-pianos-3/): Au temps du cinéma muet, la musique qui accompagnait les films était jouée en direct dans la salle par un orchestre plus ou moins fourni suivant les moyens du propriétaire. Pascal Comelade, en adaptant des standards de la pop music qu’il interprète sur un piano jouet ou un instrument de concert, en moins de deux minutes, n’en gardant que la trame mélodique, redonne à ces morceaux toute leur poésie. Et on se prend à rêver d’une musique originale de Comelade sur un film de Keaton… - [Le Mécano de la General](https://www.vivelaculture.com/le-mecano-de-la-general-3-3/): Le Mécano de la General, qui se déroule pendant la guerre de Sécession, est l’histoire d’un mécanicien, amoureux à la fois d’une jeune fille et d’une locomotive. Alors, quand l’ennemi s’empare de la première en dérobant la deuxième, n’écoutant que son courage, notre mécano se lance à l’aventure pour les délivrer. Orson Welles, connu pour avoir la dent très dure envers ses contemporains a déclaré un jour de 1971 : « Le Mécano de la General est un des plus beaux films jamais réalisés ». - [Kulinarisches Kino](https://www.vivelaculture.com/kulinarisches-kino-2/): Nicht in Cannes, im Lande der Gourmets, feiert man das große (Fr)Essen, sondern in Berlin, einer Stadt, die kulinarisch nur den Döner und die Currywurst erfunden hat. In der feinen Nebensektion Kulinarisches Kino kommen nun Filme zur Geltung, die zwar die industrielle Herstellung von Essen, die Zerstörung der Naturressourcen und den Fast Food kritisieren, das gute Essen und den Genuss jedoch eindeutig feiern. Bonne idée… - [Filmriss](https://www.vivelaculture.com/filmriss-2/): Der ehemalige Punkmusiker Albrecht Niemayer ist zum zynischsten Filmkritiker der Stadt geworden. Dann wird auf ihn ein Attentat verübt, das er unverletzt überlebt. Und nun ermittelt Niemayer auf eigene Faust… Der satirische Berlinale-Krimi ist als Taschenbuch vergriffen, aber gebraucht billig zu haben wie ein Groschenroman. Verfilmt hat ihn bisher noch niemand. Dabei eignet sich die Story doch ideal für die Nebensektionen der Berlinale. - [Die Berlinale – Das Festival](https://www.vivelaculture.com/the-berlinale-the-festival-2/): Von den Anfängen bis 2010 verfolgt der britische Journalist und Berlinale-Kenner Peter Cowie das große A-Festival in der sich ständig verändernden Metropole. Als Prestigeereignis in der geteilten Stadt mit viel Glamour 1951 mit Hitchcocks Rebecca eröffnet, war die Berlinale zunächst ein Sommerfestival. Aber nach Cannes bekam man keine großen Filme. Deshalb wurde die Berlinale 1978 in den meist kalten Februar verlegt. Im Jahr 2000 erfolgte dann der große Umzug von der City West mit dem Zoo Palast und den Kudamm-Kinos an den Potsdamer Platz. Peter Cowie erinnert aber auch an wichtige Filme, die Etablierung der Nebensektionen um das Forum und […] - [Metropolis- Restaurierte Fassung](https://www.vivelaculture.com/metropolis-restaurierte-fassung-2/): Es war wohl DAS Ereignis der Berlinale im Jahr 2010: Mehr als 83 Jahre nach seiner Uraufführung am Nollendorfplatz in Berlin feierte „Metropolis“ von Fritz Lang seine filmische Wiederauferstehung. Über 30 verschollen geglaubte Minuten des Films konnten aus einer in Argentinien gefundenen 16-mm-Kopie endlich in den Film integriert werden. ARTE übertrug das Spektakel Live mit der neu eingespielten Originalmusik von Gottfried Huppertz. Die Aufführung restaurierter Stummfilmklassiker gehört seitdem zum Programm der Berlinale. In diesem Jahr darf man einen weiteren Film von Fritz Lang neu genießen: Der müde Tod. - [Spur der Bären - 60 Jahre Berlinale](https://www.vivelaculture.com/spur-der-baren-60-jahre-berlinale-2/): Natürlich feiert sich ein A Festival wie die Berlinale auch selber im Film wie bei dieser Dokumentation zu 60 Jahre Berlinale. Neben den vielen Archivaufnahmen kommen u.a. Tilda Swinton, Tom Tykwer, Costa Gavras oder Andrzej Wajda zu Wort, erzählen Anekdoten oder berichten von Entdeckungen. Die Doku ist zweisprachig: deutsch und Englisch und wartet ganz international auch mit englischen Untertiteln auf. - [The Deer Hunter /Die durch die Hölle gehen](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-lenfer-3-2/): Der große Oscarfavorit und spätere Abräumer Die durch die Hölle gehen lief 1979 auf der Berlinale außerhalb des Wettbewerbs und geriet zum Skandal. Die Vietnamesen schätzten es keinesfalls, als verrückte Sadisten abgestempelt zu werden, die nur russisches Roulette spielen. Die UdSSR und alle „befreundeten“ Länder des Ostblocks zogen daraufhin ihre Filme vom Festival zurück. Auch die Jurymitglieder Pál Gábor aus Ungarn und Vera Chytilova aus der Tschechoslowakei mussten abreisen. Die Jurypräsidentin Julie Christie kritisierte den Film von Michael Cimino als „rassistisch“. Der Italo-Amerikaner meinte dagegen er habe: „einen Film über die Rolle der Arbeiterklasse auf beiden Seiten gedreht“… Interessant!!! - [Shooting Star](https://www.vivelaculture.com/shooting-star-2/): Jedes Jahr präsentiert die European Fim Promotion auf der Berlinale die „Shooting Stars“ also die besten männlichen und weiblichen europäischen Nachwuchsdarsteller. 2007 war das beispielsweise die Französin Mélanie Laurent… Sie strahlte, sprühte vor Charme, aber fühlte sich auf Grund ihrer jüdischen Herkunft nich immer wohl in Berlin, wo die durchaus die Last der Geschichte spürte. Ein Jahr später kehrte Mélanie Laurent nach Deutschland zurück und drehte in Berlin und Babelsberg Inglorious Basterds von Quentin Tarantino. Es war der Beginn einer internationalen Karriere. - [Titania Palast](https://www.vivelaculture.com/titania-palast-2/): 1928 als Luxuskino mit 1920 Sätzen eröffnet, hat der Titania Palast eine wechselvolle Geschichte hinter sich. Die Nazis zeigten dort ihre Propagandafilme. 1951 wird der Titania Palast DAS Premierenkino der allerersten Berlinale. In den 1960er Jahren muss das Kino im Berliner Stadtbezirk Steglitz sogar schließen und wird 1995 als Multiplex ohne den berühmten Großen Saal wieder eröffnet. Der Glanz von einst ist vergessen, aber die Erinnerungen an diesen Kinopalast bleiben intakt. - [Original Music From 50 Years Of Internationale Filmfestspiele Berlin](https://www.vivelaculture.com/original-music-from-50-years-of-internationale-filmfestspiele-berlin-2/): Die größten Hits der ersten 50 Jahre Berlinale auf einer CD. Mit dabei ein Duo zwischen Alain Delon und Dalida mit dem 1973er Hit Paroles, Paroles. Man hört außerdem die Fassbinder Schauspielerin Rosel Zech mit Memories Are Made Of This oder Kate Bush mit Brazil. Der gleichnamige Kultfilm von Terry Gilliam lief 1985 in Berlin außerhalb des Wettbewerbs. Unter den wenigen deutschsprachigen Songs findet sich immerhin Solo Sunny von Regine Doberschütz aus einem der besten DEFA Filme aller Zeiten. Solo Sunny gewann 1980 einen Silbernen Bären für die Darstellerin Renate Krössner und der Film aus der DDR gewann auch den […] - [Das Leben der Anderen](https://www.vivelaculture.com/la-vie-des-autres-2/): Traurig aber wahr. 2006 lehnt die Berlinale Das Leben der Anderen für den Wettbewerb ab. Festivalchef Dieter Kosslick und sein Auswahlgremium bieten nur eine Teilnahme in der weniger bekannten und nicht so renommierten Nebensektion Panorama an. Für die Produzenten und den Regisseur des Films ist das nicht genug. Ein Jahr später erhält Das Leben der Anderen einen Oscar für den Besten Fremdsprachigen Film. Aber Florian von Donnersmarcks Film ist bei weitem nicht der einzige spätere Oscarsieger, den die Berlinale nicht wollte. Auch beim Oscarpreisträger 1999 Das Leben ist schön sagte man lieber ab, ebenso wenig wollte man den ungarischen Shoa-Film […] - [Kulinarisches Kino](https://www.vivelaculture.com/kulinarisches-kino/): Une sélection parallèle sur la cuisine créée, non pas à Cannes ou à Venise, mais à Berlin, connue surtout sur le plan culinaire pour ses döner et ses saucisses au curry… Si, dans cette section, créée il y a dix ans, on retrouve beaucoup de films sur la « malbouffe », la destruction des ressources naturelles, et l’industrie des fast-food, l’ambiance est clairement à la fête et à la convivialité. Le titre du thème de cette édition ? Make Food, Not War ! - [Filmriss](https://www.vivelaculture.com/filmriss/): L’ancien punk, Albrecht Niemeyer, est devenu le critique de cinéma le plus cynique de Berlin. Son énorme succès populaire en fait également le critique le plus détesté ! Alors que sa vie personnelle bat de l’aile, que sa petite amie l’a quitté et qu’une ancienne connaissance s’incruste chez lui, Albrecht est victime d’un attentat dont il ressort miraculeusement indemne. Le critique se lance donc dans une enquête au cœur de la Berlinale. Bientôt adapté au cinéma ? - [The Berlinale. The Festival](https://www.vivelaculture.com/the-berlinale-the-festival/): Le journaliste anglais, Peter Cowie, est l’un des plus fins connaisseurs du festival de Berlin. Il est donc le mieux placé pour nous raconter son histoire. Créé en 1951, au mois de mai, puis déplacé en février à partir de 1978 pour se dégager de la concurrence de Cannes, la Berlinale est devenu un rendez-vous incontournable. Dans cet ouvrage, sorti pour fêter le 60e anniversaire du festival, Peter Cowie nous en raconte l’histoire, nous parle des salles, des scandales, de la création des sections parallèles… Et on se précipite pour prendre un billet d’avion. - [Metropolis- Restaurierte Fassung](https://www.vivelaculture.com/metropolis-restaurierte-fassung/): C’était peut-être l’événement de la Berlinale 2010 : plus de 83 ans après sa première projection au Nollendorfplatz, à Berlin, Metropolis de Fritz Lang fêtait sa résurrection cinématographique. Plus de trente minutes du film que l’on croyait disparues furent remontées après qu’on a retrouvé une copie 16 mm du film en Argentine ! On intégra également la musique originale de Gottfried Huppertz. La présentation des classiques restaurés du muet est l’un des évènements du programme de la Berlinale. Cette année, on pourra redécouvrir un autre film de Fritz Lang : Les Trois lumières. - [Spur der Bären - 60 Jahre Berlinale](https://www.vivelaculture.com/spur-der-baren-60-jahre-berlinale/): Quoi de plus naturel qu’un documentaire sur un festival de films ? Monté en 2009, ce film retrace l’histoire de la Berlinale à travers un choix épatant d’images d’archives mais aussi de témoignages de Tilda Swinton, Costa Gavras, Andrzej Wajda, Claudia Cardinale, John Hurt et de bien d’autres. - [Voyage au bout de l’enfer](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-lenfer-3/): En 1979, le grand favori à la course aux Oscars est projeté à la Berlinale hors compétition. C’est un scandale, les Vietnamiens n’appréciant pas d’être montrés en sadiques maniaques de la roulette russe ! En signe de protestation, les Soviétiques et tous les représentants des pays de l’Est quittent le festival. Le Hongrois Pál Gábor et la Tchèque Vera Chytilova se retirent du jury. Julie Christie, alors présidente du jury, critique publiquement le film qu’elle qualifie de raciste. Premier film sur les traumatismes de la guerre du Vietnam, Deer Hunter sera distingué cinq fois aux Oscars en 1979. Clin d’œil, […] - [Shooting Star](https://www.vivelaculture.com/shooting-star/): Chaque année, la European Film Promotion présente à Berlin les « Shooting Stars » une sélection des meilleurs espoirs masculins et féminins. En 2007, Mélanie Laurent fut distinguée. Elle rayonnait, fut charmante en interview mais avouait ne pas se sentir toujours très à l’aise à Berlin en raison de ses origines juives et du poids de l’Histoire. Un an plus tard, elle retournait en Allemagne et à Berlin pour tourner Inglorious Basterds. Le début de sa carrière internationale. - [Titania Palast](https://www.vivelaculture.com/titania-palast/): Dans les années 20, le Titania Palast est un magnifique cinéma de près de 2000 places où les nazis diffuseront leurs films de propagande. Après la guerre, en 1951, c’est le Titania Palast qui accueillera la première édition de la Berlinale avec notamment la projection de Rebecca d’Alfred Hitchcock. Tombé dans l’oubli, le Titania rouvrira ses portes en 1995 transformé en banal multiplexe, les années de la splendeur sont passées mais les souvenirs restent intacts. - [Original Music From 50 Years Of Internationale Filmfestspiele Berlin](https://www.vivelaculture.com/original-music-from-50-years-of-internationale-filmfestspiele-berlin/): 50 tubes pour célébrer les 50 premières années de la Berlinale avec, entre autres : Dalida & Alain Delon dans Paroles, Paroles un tube de 1973, l’actrice de Fassbinder, Rosel Zech Memories Are Made Of This ou Kate Bush pour Brazil, le film de Terry Gilliam, projeté en 1985 hors compétition. En revanche, très peu de chansons en allemand si ce n’est Solo Sunny, interprétée par Regine Dobberschütz, l’une des plus belles chansons d’un film de la DEFA (Deutsche Film AG), studio d’Etat de l’ex-RDA. Solo Sunny a obtenu un Ours d’argent, en 1980, pour la meilleure interprétation féminine ainsi […] - [La Vie des autres](https://www.vivelaculture.com/la-vie-des-autres/): Incroyable mais vrai, en 2006, la Berlinale ne retient pas La Vie des autres dans la sélection officielle. A la place, Dieter Kosslick (le directeur du festival) et son équipe proposent à Florian Henckel von Donnersmarck et à ses producteurs d’accueillir le film dans la catégorie « Panorama », moins prestigieuse et moins connue. Vexée, l’équipe du film refuse. Un an plus tard, La Vie des autres remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et en 2008, c’est l’académie des César qui, à son tour, distinguera le film. La Vie des autres n’est pas le seul film oscarisé dont […] - [Duchamp](https://www.vivelaculture.com/duchamp/): La revue Dada existe depuis 1991. Elle s’adresse au jeune public ainsi qu’à tous ceux qui restent éternellement jeunes face à l’Art. De Dada, elle cultive la jeunesse, l’anticonformisme, l’ouverture d’esprit. En 2010, la revue a reçu le label de l’ANCP, Association Nationale des Conseillers Pédagogiques. Donc après avoir fait trembler l’art officiel, Dada est devenu pédagogue ! Ce numéro est consacré à Marcel Duchamp, l’inventeur des Ready Made dont le premier, Roue de bicyclette, date de 1913 ; Duchamp anticipe donc Dada dont il a l’esprit iconoclaste. En couverture Fontaine, – un urinoir vendu dans le commerce avait été […] - [La Soupe au canard](https://www.vivelaculture.com/la-soupe-au-canard/): En quoi les Marx Brothers sont-ils dadas ? La Soupe au canard est au cinéma ce que Ubu roi d’Alfred Jarry est au théâtre, une bombe ; Jarry est l’un des plus grands inspirateurs de Dada. La Soupe au canard est un film de 1933, de Leo McCarey où excellent les Marx Brothers. Groucho prend les rênes de la république Freedonia mais il accumule les gaffes qui mènent à la guerre avec le pays voisin, Sylvania. Mêlant parodie, gestuelles hallucinantes dont la scène de la glace, absurde, anticonformisme, La Soupe au canard est un chef-d’œuvre de comédie dont le succès […] - [Gaz de France](https://www.vivelaculture.com/gaz-de-france/): « Geste dada » selon Les Inrocks, « Filiation dada » selon Libération, ainsi est présenté Le cinéma mystérieux de Benoît Forgeard, un DVD sorti en 2012 qui regroupe tous ses courts métrages. Gaz de France est son dernier long métrage, sorti début 2016. Comme les précédents, de dada il a tout : rire, insolence, esprit subversif. Le Président de la République est au plus mal dans les sondages, après qu’il n’a pas su quoi répondre à une femme dans une émission télé qui lui demandait s’il avait une question à lui poser. Son éminence grise réunit une équipe de […] - [Dada et la musique](https://www.vivelaculture.com/dada-et-la-musique/): Inspiré par la recette du poème dadaïste de Tristan Tzara : « prenez un journal, prenez des ciseaux », Erik Satie cultive son indifférence à l’art et crée la Musique d’Ameublement. Dans cette compilation, elle est présentée comme une œuvre d’Arthur Honegger, mais l’idée est de Satie avec la complicité de Darius Milhaud. Il s’agit d’une musique d’ambiance, composée pour ne pas être écoutée attentivement. Erik Satie est visionnaire, il imagine une musique pour les besoins de confort des gens, dont le fond sonore des pizzerias ou des ascenseurs est un avatar. Autre perle de la compilation, Karawane de Hugo […] - [Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou](https://www.vivelaculture.com/traite-de-bave-et-deternite-disidore-isou/): Après le Dadaïsme et le Surréalisme, le Lettrisme est le mouvement d’avant-garde le plus important. Il est fondé en 1945 par Isidore Isou (1925-2007) qui considère que « le poète dilate les voyelles ». En 1952, L’Internationale Lettriste proclame : « l’exercice le plus urgent de la liberté est la destruction des idoles » (pensée dadaïste entre toutes) et « ne travaillez jamais ». En 1951, le film d’Isidore Isou, Traité de bave et d’éternité fait scandale à Cannes. Le montage du film consiste à rendre totalement indépendant l’image et le son. Frédérique Devaux raconte dans son livre comment est […] - [Romans et voyages](https://www.vivelaculture.com/romans-et-voyages/): Le 13 mai 1921, Dada se constitue en tribunal révolutionnaire pour juger Maurice Barrès, accusé « de crime contre la sûreté de l’esprit ». André Breton est à l’origine de ce procès auquel participe Dada ; Tzara intervient comme témoin avec insolence et désinvolture, marque de fabrique de Dada. Tous reprochent à Barrès d’être devenu un héros du patriotisme après avoir été un dilettante de l’anarchie. Lire les œuvres de Barrès aujourd’hui permet de comprendre contre quoi luttait Dada. Connaître l’ennemi, toujours ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-3/): Dans Lipstick Traces : une histoire secrète du vingtième siècle, Greil Marcus, historien du rock, fait le lien entre Richard Huelsenbeck et Johnny Rotten. Richard Huelsenbeck est l’un des fondateurs de Dada. Le 11 février 1916, au Cabaret Voltaire, Hugo Ball, autre fondateur, note : « Huelsenbeck est arrivé. Il plaide pour qu’on accentue le rythme (rythme nègre). Il aimerait tambouriner jusqu’à ce que la littérature disparaisse sous terre. » Huelsenbeck est punk avant la lettre, à moins que les Sex Pistols ne soient les petits-enfants de Dada. - [Il y a des journalistes partout](https://www.vivelaculture.com/il-y-a-des-journalistes-partout/): De quelques coupures de presse relatives à Tristan Tzara et André Berton. « Je m’imagine que l’idiotie est partout la même, puisqu’il y a partout des journalistes », écrit Tristan Tzara à Francis Picabia ; Tzara a inventé le nom Dada, Picabia était l’artiste dada le plus drôle. Le livre de Marc Dachy, en partant de coupures de presses, montre les relations entre les différents membres de Dada et celles entre Tzara et Breton ; Breton fut le chef de file des Surréalistes, mouvement né dans le sillage de Dada. Tzara et Breton étaient deux frères ennemis. Philippe Sollers qui […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-3/): Au Cabaret Voltaire, QG de Dada à Zurich, Jarry fait partie des auteurs préférés. Ubu roi, la pièce qu’il a écrite en 1896 pour dénoncer la pourriture du pouvoir, lui a été inspirée par l’aspect grotesque de son professeur de physique au lycée de Rennes. Les premières versions de la pièce avaient la forme d’un journal lycéen. L’une des caractéristiques principales de Dada est la multitude de revues et tracts rédigés dans l’urgence ; les artistes de Dada, comme Jarry, étaient de formidables observateurs des travers de leurs contemporains, alors que l’art académique préférait dormir tranquille en rêvant d’un monde […] - [DADA](https://www.vivelaculture.com/dada-2/): C’est un annuaire DADA, catalogue de l’exposition Dada au Centre Pompidou en 2005, où toute l’aventure du mouvement est classée par ordre alphabétique. Le papier est très fin, comme l’était celui des différentes revues parues entre 1916 et 1924. On y apprend que Dada était à Zurich, mais aussi à Paris, Berlin, New York… On y trouve les acteurs principaux, Tzara, Picabia, Schwitters, Arp, Duchamp, Man Ray, Emmy Hennings, Hannah Höch et leurs œuvres. Et comme avec tout annuaire, lorsqu’on s’en sert pour y chercher quelque chose, on en profite pour le feuilleter, mais le lire du début à la […] - [Un coup de dé jamais n’abolira le hasard](https://www.vivelaculture.com/un-coup-de-de-jamais-nabolira-le-hasard/): Mallarmé fait partie du panthéon de Dada, avec Jarry, Roussel, Lautréamont. Un coup de dé jamais n’abolira le hasard est un coup de théâtre dans la poésie en 1898. Les calligrammes d’Apollinaire sont postérieurs et simplement illustratifs, ainsi son poème sur la Tour Eiffel a la forme de la Tour Eiffel. Stéphane Mallarmé a inventé autre chose : il a donné de l’air à un poème en isolant un mot sur une page et en grossissant énormément la taille des caractères. Picabia, Haussmann, Schwitters, Arp, autant d’artistes dadas qui ont retenu la leçon dans leurs collages. - [Film](https://www.vivelaculture.com/film-2/): Gedreht wurde dieser Kurzfilm ein Jahr vor dem Tod von Buster Keaton. Man sieht dort einen Künstler, der allen Blicken ausweicht, auch dem eigenen. Man erkennt die Silhouette Keatons, sieht sein Gesicht jedoch erst am Ende. „Meiner Meinung nach kann ein Mensch vor allem fliehen. Nur sich selbst entkommt er nicht“, meinte Buster Keaton nur. - [Der große Blonde mit dem schwarzen Schuh](https://www.vivelaculture.com/le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire-3-2/): Pierre Richard ist ein großer Liebhaber der Filmburleske. In all seinen frühen Filmen benutzt er seinen schlaksigen Körper dazu, ungeschickte Männer zu spielen, die schon mit ihren kleinsten Gesten eine Fülle von Stunts und Unfällen provozieren. Die Geschichte um diesen blonden Musiker, der ohne eigenes Zutun plötzlich als Top-Spion gilt, ist wunderbar klamottig und absurd und bis heute einer der schönsten Hommagen an Chaplin, Harold Llyod, Mack Sennett und natürlich Buster Keaton. - [Hollywood Babylone](https://www.vivelaculture.com/hollywood-babylone-2-2/): Amerika ist mitunter ein zutiefst schizophrenes Land. Einerseits gehen die Massen ins Kino und beten die Halbgötter der Leinwand an. Andererseits gibt es das puritanische und voyeuristische Amerika, das die Unmoral Hollywoods anprangert. Man muss jedoch sagen, dass sich die Stars der Traumfabrik in ihrem Olymp fernab der Realitäten auch seltsam benehmen. Das zumindest behauptet Kenneth Anger in seinem Kultbuch, in dem er sich genüsslich um die schmutzige Wäsche Hollywoods kümmert. Und die Skandale begannen bereits in der Stummfilmzeit… - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder-2-2/): Charlie Chaplin, Buster Keaton und Fatty Arbuckle begannen ihre Karriere auf Bühnenbrettern, Musiktheatern oder im Zirkus. Buster Keaton trat in den 40er und 50er Jahren dreimal im Zirkus Medrano in Paris auf. Auch Alexandre Calder war ein großer Zirkusliebhaber. In den 20er Jahren schuf er in Paris den berühmten Miniaturzirkus. Abends organisierte er Vorführungen für seine Freunde und bewegte die Miniaturfiguren selber. Dazu ahmte er Tierlaute oder Menschenstimmen nach. Seine Frau sorgte für die musikalische Untermalung, indem sie Platten abspielte. - [Harry Houdini for Kids](https://www.vivelaculture.com/harry-houdini-for-kids-2/): Der Entfesselungskünstler Harry Houdini, auch bekannt als „Der König der Handschellen“, war mit den Eltern von Keaton befreundet. Als Houdini eines Tages Keaton jr. dabei beobachte, wie er versehentlich eine Treppe herunter fiel und wieder aufstand, ohne mit der Wimper zu zucken, sagte er erstaunt: „What a buster“ (was für ein Sturz). Es war der Beginn einer Legende… - [I, Fatty](https://www.vivelaculture.com/moi-fatty-3-2/): Roscoe Conkling « Fatty » Arbuckle fut une immense star du cinéma muet qui, dans les années 1920, attira des millions de spectateurs dans les salles. Une accusation de viol basée sur des racontars, et dont il fut innocenté, ruina sa carrière. C’est lui, le premier, qui mit le pied à l’étrier de Buster Keaton qui restera son seul ami pendant les années sombres. La vingtaine de courts-métrages dans lesquels ils jouent ensemble est un des sommets du cinéma comique muet. - [Sherlock Junior](https://www.vivelaculture.com/le-garcon-incassable-2/): Buster Keaton ist ein As, wenn es um Rhythmus und Gags geht. Wie sehr er diese Meisterschaft des Timings beherrscht, sieht man schon am Drehbuch von Sherlock Junior. Dort schläft der von ihm gespielte Filmvorführer ein und träumt davon, ein großer Detektiv zu werden. In diesem Film im Film taucht er dann als Detektiv auf der großen Leinwand auf. Woody Allen hat sich von dieser Ausgangslage zu Purple Rose of Cairo inspirieren lassen. - [Oktjabr / Oktober](https://www.vivelaculture.com/haikus-de-pianos-2/): Das Stummfilmkino war nie wirklich stumm. In den großen Kinos spielten ganze Orchester die Filmmusik ein, in den kleineren Sälen waren es die Stummfilmpianisten, die oft improvisierten. Der Musiker Bernd Thewes vertont seit 2004 die restaurierten Stummfilme auf ARTE. 2012 rekonstruierte er auch die fehlende Musik von Meisel für den Eisenstein-Klassiker Oktober, der auf der Berlinale feierlich aufgeführt wurde. Vielleicht bekommt er ja auch einmal den Auftrag für einen Buster Keaton-Film. - [Der General](https://www.vivelaculture.com/le-mecano-de-la-general-3-2/): Der General spielt während des amerikanischen Bürgerkriegs. Erzählt wird von einem linkischen Lokführer, der ebenso in seine Lokomotive wie in seine Braut verliebt ist. Aber als der Feind die Frau samt Dampflok entführt, wächst unser braver Mechaniker über sich hinaus. Als der Film 1927 in die amerikanischen Kinos kam, floppte er. Erst später wurde er zu einem Klassiker. Orson Welles, der mit Filmemachern oft sehr hart ins Gericht ging, meinte 1971: „Der General ist einer der schönsten Filme, die je gedreht worden sind.“ - [Film](https://www.vivelaculture.com/film/): Tourné un an avant la mort de Buster Keaton, ce court-métrage d’une vingtaine de minutes montre un homme qui fuit tous les regards, y compris le sien. On reconnaît la silhouette de Keaton dont on ne voit le visage qu’à la fin. « Ce que ça signifie à mon avis, c’est qu’un homme peut fuir tout le monde, mais il ne peut pas se fuir lui-même » Buster Keaton. - [Le Grand Blond avec une chaussure noire](https://www.vivelaculture.com/le-grand-blond-avec-une-chaussure-noire-3/): Pierre Richard est un inconditionnel du cinéma burlesque. Dans tous ses films, il se sert de sa longue silhouette pour incarner des personnages maladroits dont le moindre geste déclenche des cascades d’accidents qui, à leur tour, l’entraînent dans des situations invraisemblables. L’histoire de ce grand blond, musicien de son état, qui se retrouve plongé malgré lui dans une histoire d’espionnage absurde est, aujourd’hui encore, un des plus beaux hommages aux Chaplin, Harold Lloyd, Mack Sennett et bien sûr, Buster Keaton. - [Hollywood Babylone](https://www.vivelaculture.com/hollywood-babylone-2/): L’Amérique est un pays profondément schizophrène. Alors qu’une Amérique se précipite en masse dans les cinémas et qu’elle élève au rang de demi-dieux des vedettes de celluloïd, une autre Amérique, puritaine et voyeuriste celle-là, se dresse férocement contre les mœurs dépravées de la gent cinématographique hollywoodienne. Il faut dire, comme le raconte Kenneth Anger, que dans leur Olympe de carton-pâte les réalités de la vie quotidienne semblent échapper quelque peu à cette étrange population… - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder-2/): Charlie Chaplin, Buster Keaton, Fatty Arbuckle… firent leurs armes sur les planches, au théâtre, au music-hall ou au cirque. Keaton, se produisit trois fois au cirque Medrano, à Paris, dans les années quarante et cinquante. Alexander Calder, fut lui aussi un grand amoureux du cirque. Dans les années vingt, à Paris, il a fabriqué tous les personnages d’un cirque imaginaire en miniature. Le soir, il organisait des représentations pour ses copains qu’il animait lui-même en faisant toutes les voix et les cris des animaux pendant que sa femme passait des disques pour la musique ! - [Harry Houdini for Kids](https://www.vivelaculture.com/harry-houdini-for-kids/): Houdini, le Roi de l’évasion, était un ami des parents Keaton. C’est lui qui, alors que le fils de la famille se relève sans un pleur ni un cri après avoir dégringolé accidentellement un gigantesque escalier, s’exclama : « What a buster ! » (Qu’elle chute !). La légende était en marche. - [Moi, Fatty](https://www.vivelaculture.com/moi-fatty-3/): Roscoe Conkling « Fatty » Arbuckle fut une immense star du cinéma muet qui, dans les années 1920, attira des millions de spectateurs dans les salles. Une accusation de viol basée sur des racontars, et dont il fut innocenté, ruina sa carrière. C’est lui, le premier, qui mit le pied à l’étrier de Buster Keaton qui restera son seul ami pendant les années sombres. La vingtaine de courts-métrages dans lesquels ils jouent ensemble est un des sommets du cinéma comique muet. - [Le Garçon incassable](https://www.vivelaculture.com/le-garcon-incassable/): A Los Angeles, une écrivaine qui fait des recherches sur Buster Keaton se rappelle Henri, ce frère différent des autres. « Henri et Buster ont en partage une enfance marquée par des expériences physiques très brutales, une solitude inguérissable, une capacité de résistance aux pires épreuves, une forme singulière d’insoumission. Et une passion pour les trains ». Prix Renaudot 2014. - [Haïkus de pianos](https://www.vivelaculture.com/haikus-de-pianos/): Au temps du cinéma muet, la musique qui accompagnait les films était jouée en direct dans la salle par un orchestre plus ou moins fourni suivant les moyens du propriétaire. Pascal Comelade, en adaptant des standards de la pop music qu’il interprète sur un piano jouet ou un instrument de concert, en moins de deux minutes, n’en gardant que la trame mélodique, redonne à ces morceaux toute leur poésie. Et on se prend à rêver d’une musique originale de Comelade sur un film de Keaton… - [Le Mécano de la General](https://www.vivelaculture.com/le-mecano-de-la-general-3/): Le Mécano de la General, qui se déroule pendant la guerre de Sécession, est l’histoire d’un mécanicien, amoureux à la fois d’une jeune fille et d’une locomotive. Alors, quand l’ennemi s’empare de la première en dérobant la deuxième, n’écoutant que son courage, notre mécano se lance à l’aventure pour les délivrer. Orson Welles, connu pour avoir la dent très dure envers ses contemporains a déclaré un jour de 1971 : « Le Mécano de la General est un des plus beaux films jamais réalisés ». - [Egon Bondy's Happy Hearts Club](https://www.vivelaculture.com/egon-bondys-happy-hearts-club/): Ce groupe underground actif de 1968 à 1989 en Tchécoslovaquie, c’est-à-dire de l’écrasement du Printemps de Prague par l’URSS jusqu’à la Révolution de Velours qui libéra le pays du joug soviétique, a joué un rôle-clé dans la contestation du régime par les intellectuels, incarnée par le dramaturge et futur président Vaclav Havel. Harcelés par des autorités, les Plastic People of the Universe ont suscité de nombreuses manifestations de soutien, notamment lors d’arrestations qui ont suivi la sorti de ce disque, clin d’œil aux Beatles, en 1974. De ce mouvement naîtra la pétition «Charte 77», dans laquelle Havel et les autres […] - [Boss](https://www.vivelaculture.com/boss/): Vous ne jurez que par A la Maison-Blanche ou House of Cards ? C’est que vous ne connaissez pas cette autre série politique américaine, moins célèbre mais jugée plusieurs coudées au-dessus par les connaisseurs, et qui résonne de surcroît avec l’histoire de la France des années Mitterrand : un homme politique mourant qui s’accroche au pouvoir (alors que les élections se préparent, le maire de Chicago apprend qu’il est atteint d’une maladie dégénérative), de l’hypocrisie (il maintient une union de façade avec sa femme), des secrets intimes (leur fille, une ex-toxico, a été mise à l’écart pour ne pas compromettre […] - [Les Hommes du Président](https://www.vivelaculture.com/les-hommes-du-president-2/): Une affaire de «plombiers» (des espions découverts en juin 1972 au Watergate, siège du Parti démocrate à Washington) devenue affaire d’Etat (la démission du Président républicain Richard Nixon, impliqué, en 1974) une fois révélée par deux journalistes du «Washington Post», Bob Woodward et Carl Bernstein, dont le livre a été adapté dans ce classique avec Robert Redford et Dustin Hoffmann. Ode au contre-pouvoir journalistique, le film reste remarquable par sa mise en scène minutieuse du travail d’enquête et de ses coulisses (pressions politiques et financières, «Deep throat» la source confidentielle du FBI qui informe mais aussi manipule les reporters…). On […] - [Baron noir](https://www.vivelaculture.com/baron-noir/): En attendant Depardieu en maire de Marseille sur un scénario de Dan Franck (en mai sur Netflix), Canal + lance le 8 février cette série centrée sur la rivalité entre Philippe Rickwaert, député-maire PS de Dunkerque (Kad Merad), et le nouveau Président Francis Laugier (Niels Arestrup), qui l’a trahi. Puisque Rickwaert doit y redémarrer sa carrière, la série est ancrée dans la politique locale et tient sa crédibilité de son créateur Eric Benzekri, un ex pilier du PS longtemps collaborateur de Julien Dray, Jean-Luc Mélenchon ou Ségolène Royal : dans les scènes de collage d’affiche ou de débats à la […] - [Die Haut, in der ich wohne](https://www.vivelaculture.com/la-piel-que-habito-2/): Der einzige Film Almodóvars, der sich völlig in eine fantastisch-utopische Welt begibt, ist eine Hommage an das Meisterwerk von Georges Franju Augen ohne Gesicht (dt. Kinotitel: Das Schreckenshaus des Dr. Rasanoff). Aber in seiner typischen Art eignet sich Almodóvar die Themen Franjus an, um sie ganz in seinem Sinne zu verändern. So wird Die Haut, in der ich wohne zu einer sehr persönlichen und aktuellen Reflexion über den sich (ver)ändernden Körper und sexuelle Zwiespältigkeit. Es ist vielleicht nicht der ideale Film, um das Werk Almodóvars zu entdecken… Es sei denn, Sie empfanden eine gewisse Zurückhaltung, sich in seine Welten zu […] - [Frauen am Rande des Nervenzusammenbruchs](https://www.vivelaculture.com/femmes-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-2/): Mit dieser hysterisch überdrehten Komödie um Schauspielerinnen, treulose Liebhaber, Ex-Geliebte und jede Menge Diven gelang Almodóvar der internationale Durchbruch. Man spürt den Einfluss amerikanischer Komödien, aber der Spanier fügt seiner Version eine ganz andere Überdrehtheit und politische Unkorrektheit hinzu. Es ist bei weitem nicht einer dieser reiferen und vollendeteren Almodóvar-Filme der späten 90er Jahre, sondern eine Synthese seines wilderen, radikalen Frühwerks. Auch fast 30 Jahre später unterhält uns Pedro Almodóvar in seinen Filmen immer noch mit seiner freudigen Unbekümmertheit. - [Almodóvar on Almodóvar](https://www.vivelaculture.com/conversations-avec-pedro-almodovar-2/): Als der Filmkritiker Frédéric Strauss noch für der Fachzeitschrift Cahiers du cinéma schrieb, entwickelte er im Laufe der Jahre eine enge Beziehung zu Pedro Almodóvar. Wenn man mehr über die geheimen Abläufe im Denken des Filmemachers und über den Unterbau seiner Filme erfahren möchte, ist man mit diesem Buch bestens bedient. Denn hier handelt es sich weniger um klassische Interviews als um Gespräche unter Freunden und Kennern der filmischen Materie. - [Interviews mit Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/entretiens-1962-1987-2/): In der Blütezeit der Movida übte mit Sicherheit Andy Warhol den größten Einfluss auf Almodóvar aus. Beide Männer haben eine Schwäche für Transvestiten und Transgender, und der Spanier hat sich in seinem Werk als direkter Erbe der Popart bewiesen. In den 1980er Jahren trafen Warhol und Almodóvar mehrere Male aufeinander. In diesem Interviewband mit Meister Andy kann man bis zu den Quellen seiner Kunst hinabtauchen, die oft vorgab, auf der Oberfläche zu surfen, nur um ihre Tiefe besser zu verbergen. - [In Blinder Panik](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-la-tortue-2/): Dieser Thriller, der 1986 in England unter dem Titel Live Flesh erschien, wurde von Pedro Almodóvar 1997 unter dem Originaltitel Carne Trémula (dt. Verleihtitel Live Flesh-Mit Haut und Haar) adaptiert, obwohl er sich bereits Jahre vorher in Kika vom ersten Kapitel desselben Buches hatte inspirieren lassen. Die perversen Drehungen im Roman von Ruth Rendell weisen sie als eine Meisterin des typisch britischen Krimi Noir (ebenso wie PD James) aus. So stehen ihre Obsessionen für die düstere Seite Almodóvars. Liest man das Buch, bemerkt man die Begabung der Autorin für die grausame Erforschung der menschlichen Psyche. - [Die unglaubliche Geschichte des Mister C.](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-retrecit-2/): Pedro Almodóvar arbeitet mit vielen direkten und indirekten Filmzitaten. So erwähnt er Johnny Guitar von Nicholas Ray, in Frauen am Rande des Nervenzusammenbruchs oder Dem Satan singt man keine Lieder (The Prowler) von Joseph Losey, in Kika. Aber Almodóvar zitiert auch den Science-Fiction-Film Die unglaubliche Geschichte des Mister C. als Inspiration für den Stummfilm, den man als Film im Film in Sprich mit ihr sieht. Regisseur Jack Arnold hatte Die unglaubliche Geschichte des Mister C. Ende der 50er Jahre mit einem kleinen Budget gedreht. Es geht um den Alptraum eines Mannes, der bis auf die Größe eines Streichholzes schrumpft, nachdem […] - [Frühstück bei Tiffany](https://www.vivelaculture.com/diamants-sur-canape-2/): Pedro Almodóvar liebt Audrey Hepburn über alles. Da ist es nur logisch, dass er den Geniestreich Frühstück bei Tiffany von Blake Edwards besonders schätzt. Almodóvar mag an dem amerikanischen Komödienspezialisten auch dessen Sinn für das Burleske, den Glamour, das Triviale, kurz den Genremix. Als Almodóvar 1992 Jurymitglied in Cannes war, erzählte man sich, dass er viel Zeit mit Blake Edwards verbrachte, der eine neue Kopie von The Party mit im Gepäck hatte. Abgesehen davon bereitet es einfach ein diebisches Vergnügen, sich Audrey Hepburn alias Holly Gologhtly und ihre turbulente Romanze mit George Peppard erneut oder erstmalig anzuschauen. Und als Kirsche […] - [Opening Night](https://www.vivelaculture.com/opening-night-2/): Dieses ebenso realistische wie überladene Melodrama von Cassavetes beschäftigt Almodovar schon lange. So zitiert er in der ersten Hälfte von Alles über meine Mutter eine Szene aus Opening Night ganz offen. In dieser verrückten Meditation rundum eine Schauspielerin, die mit dem Altern nicht klar kommt, spielt die großartige Gena Rowlands die Hauptrolle. Es war wohl offensichtlich, dass Opening Night einmal mit Almodovars Welt zusammen stoßen sollte, auch wenn das Universum der beiden Regisseure zunächst sehr unterschiedlich erscheint. Unsere Empfehlung: schauen Sie sich beide Filme nacheinander an, in der Reihenfolge ihrer Wahl. Sie teilen uns dann ihre Eindrücke mit! - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain-2-2/): Das von Miles Davis imaginierte Spanien seines vom großen Gil Evans arrangierten Albums Sketches of Spain hat Pedro Almodóvar besonders inspiriert. Gleich in zwei Filmen, in High Heels und Mein blühendes Geheimnis, übernimmt er Musikstücke aus diesem Meisterwerk des amerikanischen Trompeters. Auf diesem wunderbaren Album verschmilzt der Jazz mit den Einflüssen archaischer und mythischer spanischer Folk-Musik. Dieses Album ist ein Schlüsselwerk im großen Puzzle, das die Karriere von Miles Davis ausmacht. Man kann sich diese fünf Stücke immer wieder anhören und sich dabei die realen wie imaginierten Bilder des Cineasten vor Augen führen. - [Antologia](https://www.vivelaculture.com/antologia-2/): Pedro Almodóvar ist ein Liebhaber exzentrischer Sängerinnen, und seine Filme liefern dafür zahlreiche Beispiele. Die Mexikanerin Chavela Vargas hat Almodóvar wohl am meisten geliebt. Er vergleicht sie gerne mit Edith Piaf. Die Vargas tritt dann auch leibhaftig in Mein blühendes Geheimnis auf und singt ein Lied in Live Flesh-Mit Haut und Haar. Und man darf auch nicht die Version ihres Hits Piensa en mi von Luz Casal aus High Heels vergessen. Wenn man das mutige, brennende und leidenschaftliche Schaffen dieser einmaligen Sängerin näher kennenlernen möchte, bietet sich diese CD-Kompilation besonders an. - [Fina Estampa Ao Vivo](https://www.vivelaculture.com/fina-estampa-ao-vivo-2/): Auf diesem fantastischen Live Album singt der Brasilianer Caetano Veloso nur spanische Lieder und erstmalig das berühmte Cucurrucucu Paloma, einen Klassiker des Latino Canción. Und für Sprich mit ihr bat Pedro Almodóvar seinen Freund, dieses Lied noch einmal aufzunehmen in einer traumhaft schönen Sequenz, in der sich der Sänger selber spielt. Dabei begleiten ihn die bewundernden Blicke von Almodóvars Musen Cecilia Roth und Marisa Peredes. - [Dégâts des eaux](https://www.vivelaculture.com/degats-des-eaux/): « Quand j’écris, je suis un cirque à moi tout seul. Je suis le jongleur, je suis le lion, je suis l’ours acrobate et je suis les clowns… » On ne saurait mieux dire. Qu’il mette en scène son cambrioleur malchanceux, John Dortmunder, dans des casses de plus en plus impossibles, un moine naïf, pour ne pas dire simplet, qui débarque chez les requins de l’immobilier, ou un écrivain qui n’arrive pas à écrire son roman porno, Donald Westlake n’a pas son pareil pour amuser, et même faire rire aux éclats son lecteur. Cet homme est un magicien du genre. - [Rouge est ma couleur](https://www.vivelaculture.com/rouge-est-ma-couleur/): « … Marc Villard nous en dit plus sur la vie entre Clichy et Barbès que n’importe quel reportage magazine ou TV, que n’importe quel article à prétention sociologique. Il nous en dit aussi beaucoup sur les gens prétendument normaux et malades de leur désespoir ; comme bouffés de l’intérieur, et se réfugiant dans la bouffée délirante, leur blues à eux. Sur les flics paumés, consumés par le néant… Sur les éducateurs qui ont choisi, pour tenter d’être efficaces, de vivre, eux aussi, en marge, dans la rue, en n’appliquant que leurs propres lois… Voire sur nous-mêmes… », Jean-Pierre Deloux - [Gravesend](https://www.vivelaculture.com/gravesend/): William Boyle est un jeune écrivain qui s’inscrit délibérément et avec force, dans la tradition du roman noir américain. L’un des auteurs dont il se réclame est Jim Thompson, celui-là même qui a inauguré Rivages/Noir. La filiation était trop belle pour passer à côté et en faire le n°1000 de la collection. D’autant plus que Gravesend est un roman âpre et poignant, peuplé de personnages inoubliables, à l’intrigue solide et au sens du décor profondément évocateur. - [Petit traité de la fauche](https://www.vivelaculture.com/petit-traite-de-la-fauche/): Jim Nisbet est le mouton noir du polar. Cet esthète, qui cite volontiers Dostoïevski, Stendhal, Proust, Genet ou Huysmans, investit le roman noir pour mieux le pervertir. « Merveilleux illusionniste du style et du verbe » selon Jean-Pierre Deloux, son exégète, Nisbet détourne les codes, massacre les clichés, intellectualise son propos et ne cesse de s’interroger sur la fonction du roman. Il n’empêche : ses romans noirs frappent par leur puissance et leur originalité. - [L’Idole des camés](https://www.vivelaculture.com/lidole-des-cames-4/): Salué comme un chef-d’œuvre par Norman Mailer, c’est le portrait poignant, basé sur l’histoire vraie d’une jeune femme emprisonnée pour trafic de drogues, élevée en Angleterre et qui, revenue à New York, a été happée par la « mafia hippie » et est devenue dealeuse auprès de stars. L’écrivain a lui-même fait ses « classes » dans l’univers des trafics, et a été incarcéré sept ans. Spécialiste des « mob stories », il ne se contente pas de raconter des histoires et il affirme : « une bonne œuvre de fiction est toujours stimulée par une ligne politique ». Oui, […] - [Nous revenons comme des ombres](https://www.vivelaculture.com/nous-revenons-comme-des-ombres-2/): L’écrivain mexicain, historien et fan de séries B, est l’auteur d’une vingtaine de romans complètement déjantés, entre réalisme magique et psychédélisme pop. Dans ce petit bijou qui se passe en 1941, un espion petit et manchot qui se fait appeler « le Poète » enquête sur ce contingent de nazis qui écoute de la musique sur un gramophone en pleine forêt du Chiapas. L’intrigue est un joyeux foutoir, où l’on croise Hemingway et Graham Greene, et où l’on apprend comment Hitler a cherché à consolider son pouvoir en cavalant après toute la quincaillerie possible, Sacrée, du Graal à la Sainte […] - [Tokyo année zéro](https://www.vivelaculture.com/tokyo-annee-zero-2/): En 1945, Tokyo est une ville en ruines où la mort est partout, où les habitants doivent apprendre à revivre au milieu des décombres. C’est dans ce contexte que l’inspecteur Minami doit enquêter sur la découverte du cadavre d’une femme retrouvé dans un entrepôt militaire. Héritier de Robin Cook et James Ellroy, David Peace a révolutionné le roman noir anglais avec sa stupéfiante tétralogie autour de l’éventreur du Yorkshire. Une écriture au rasoir, incantatoire, parsemée de fulgurances poétiques au service d’un projet ambitieux : l’analyse en profondeur, à partir d’un fait divers, d’une société, voire d’un pays, dans ses ressorts […] - [J’étais Dora Suarez](https://www.vivelaculture.com/jetais-dora-suarez/): Peu d’écrivains sont allés aussi loin que lui pour décrire une « humanité poussée à la folie » par des circonstances tragiques. Et peu l’ont fait avec autant d’amour et de compassion. « Robin Cook écrivait des horreurs parce qu’il écrivait contre l’horreur. Quelqu’un qui lutte aussi ardemment contre ce qu’il y a de pire, manie sans doute « la hache qui brise la mer gelée en nous » (Kafka), mais c’est beau et la beauté rend heureux, ceux du moins qui ne s’imaginent pas que le bonheur c’est du confort. » (J.-P. Manchette) - [Creole Belle](https://www.vivelaculture.com/creole-belle-2/): Depuis plus de vingt-cinq ans, son héros et alter ego, Dave Robicheaux exorcise le passé esclavagiste, lutte contre les nantis et cherche à extirper les racines du Mal au fil d’enquêtes magnifiques qui sont autant de quêtes de l’absolu. A l’image des derniers enregistrements de Johnny Cash – crépusculaires – l’œuvre de James Lee Burke, immense écrivain du Sud, semble s’obscurcir, roman après roman, pour en devenir plus sublime encore. Creole Belle raconte l’histoire d’un naufrage. Ou plutôt d’un paradis perdu. Celui d’une Louisiane luxuriante et raffinée, sur le point d’être engloutie. - [Dans la brume électrique](https://www.vivelaculture.com/dans-la-brume-electrique-2/): Quand les fantômes de la guerre de Sécession (et un serial killer visiblement fâché avec les femmes) rôdent au-dessus des marécages du sud de la Louisiane. Une adaptation très réussie d’un des meilleurs romans de James Lee Burke, tourné chez lui ou presque, à New Iberia, avec un Tommy Lee Jones très convaincant – bien que ronchon – dans la peau de Dave Robicheaux. - [Un Pays à l’aube](https://www.vivelaculture.com/un-pays-a-laube-2/): Le grand roman historique de Dennis Lehane… Il ne s’agit pas seulement du destin de deux jeunes personnages que tout oppose, un fils de flic irlandais qui se révèle un boxeur talentueux et un jeune ouvrier noir doué pour le baseball… C’est aussi le portrait d’une Amérique qui, au sortir de la Première Guerre mondiale, est secouée par des troubles raciaux, sociaux et politiques, alors que se développent les mouvements anars et syndicalistes et que la police crée une méthode d’infiltration moderne. Avec, en point d’orgue, la grande grève des policiers de Boston, en septembre 1919. - [Perfidia](https://www.vivelaculture.com/perfidia-4/): A la veille de l’attaque sur Pearl Harbour, la police de Los Angeles découvre les cadavres d’une famille japonaise. Dans l’ambiance hystérique et anti-japonaise qui règne sur la ville, la résolution de ce crime revêt des intérêts différents pour Dudley Smith, le chef du LAPD, Hideo Ashida, policier de la police scientifique d’origine japonaise ou Kay Lake, ancienne maîtresse d’un truand redoutable, aujourd’hui protégée de Lee Blanchard, flic pour le moins ambigu. Avec le premier volume de ce nouveau « Quatuor de Los Angeles » qui, une fois achevé, complètera les sept premiers volumes qu’il a déjà consacrés à sa […] - [La Moisson rouge](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge-3/): Dans une petite cité minière du Montana, Personville (véritable allégorie de l’Amérique de la Prohibition), le magnat de l’industrie locale, a passé une alliance avec la pègre pour mater toute contestation syndicale, mais se trouve débordé par les luttes entre des clans rivaux. Un privé, recruté par le fils du patron local, se retrouve alors vite à nettoyer la ville, seul contre tous, en montant les gangsters les uns contre les autres. En 1927, Dashiell Hammett signe avec cette Moisson rouge crépusculaire et violente, profondément ancrée dans la vie sociale, un des grands textes fondateurs du roman noir. - [Liberté sous condition](https://www.vivelaculture.com/liberte-sous-condition/): Si Dashiell Hammett et Raymond Chandler sont entrés au panthéon des écrivains américains du XXe siècle, il n’en est pas de même pour Jim Thompson. Sans doute son œuvre fut-elle jugée trop « excessive », ou trop noire. Publié en 1953 aux États-Unis Liberté sous condition est le premier numéro de Rivages/Noir. Depuis, dix-huit autres ouvrages ont été publiés ainsi qu’une biographie de l’auteur. Une œuvre unique au monde. - [Du polar](https://www.vivelaculture.com/du-polar-2/): Expert en cinéma noir et en polar, éditeur de la prestigieuse collection Rivages/Noir, François Guérif est l’un des plus grands spécialistes français du roman policier. Dans ce livre d’entretiens à bâtons rompus, truffé d’anecdotes et de souvenirs, il revient sur la genèse du genre (Sherlock Holmes, Agatha Christie), les premiers classiques du polar (Hammett, Chandler, Cain, Thompson), ses grands coups de cœur (Léo Malet, Manchette, Robin Cook, James Ellroy, James Lee Burke), et évidemment Dennis Lehane, dont il a publié tous les romans. Un précieux guide pour ne pas se perdre dans le noir. - [La Belle Saison-Eine Sommerliebe](https://www.vivelaculture.com/la-belle-saison-eine-sommerliebe/): Die Liebesbeziehung zwischen einer jungen Landwirtin (Izïa Higelin) und einer Lehrerin (Cécile de France) filmt Regisseurin Catherine Corsini als eine sinnliche und leidenschaftliche Sommerliebe zweier ungleicher Frauen in den 70er Jahren. So ist der Unterschied zwischen Paris und dem Land, den Intellektuellen und Bauern doch erheblich. Eine Liebe unter Frauen dann offen auszuleben erfordert viel Willenskraft, Mut und Widerstand. Alles Dinge, die nicht so leicht sind… - [Enfer Fashion](https://www.vivelaculture.com/enfer-fashion-3/): Die ehemalige Agentin für Mannequins Benedetta Blancato spuckt in den Champagner und schaut hinter die Kulissen der „Fashion Weeks“. Die heutige Journalistin rechnet unbarmherzig mit der (Schein-) Welt der Mode ab, in der Menschen und Kleider nur eine Ware sind. In diesem Milieu herrscht die Omerta, und die Autorin gilt nur noch als Verräterin. - [Much Loved](https://www.vivelaculture.com/much-loved-3/): Regisseur Nabil Ayouch beschreibt in seinem in Cannes 2015 ausgezeichneten Film den Alltag von Prostituierten in den Nächten von Marrakech. Er filmt ihre Träume, ihre Nöte und thematisiert die Solidarität unter den Frauen ebenso wie die Doppelmoral der Männer und der Familien, die von der Prostitution leben. Denn offiziell wird Prostitution in dem nordafrikanischen Land nicht zugegeben. So ist der Film in Marokko verboten und Hauptdarstellerin Loubna Abidar wurde so heftig angegriffen, dass sie nun im Exil in Frankreich lebt. - [Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday-3/): Es gibt nicht gerade wenig Bücher über Billie Holiday, aber sie haben den Nachteil, sich in der Form und im Inhalt zu gleichen. Julia Blackburn versucht in ihrem Werk etwas ganz Anderes. Sie porträtiert Billie Holiday anhand von 150 Tonbandinterviews, die lange als verschollen galten. Und so entsteht ein kleiner Schatz aus Erinnerungen und Anekdoten über die eindringlichste Diva des Blues. - [Queen Of Rockabilly](https://www.vivelaculture.com/queen-of-rockabilly-3/): Wanda gilt als First Lady Of Rockabilly und brach damit mit der Tradition, dass Frauen für Musiker nur Musen oder Groupies sein können. Allein unter Machos musste Wanda Jackson auch einen steinigen Weg gehen. Sie war den Männern einfach nicht willkommen. Hartnäckig und unbeirrbar ebnete sie den Weg für spätere Sängerinnen wie Amy Winhouse oder Imelda May. - [King Kong Theorie](https://www.vivelaculture.com/king-kong-theorie-2/): Handelt es sich bei diesem Buch um ein neues feministisches Manifest? Oder ist es an der Zeit, sich nicht länger zu beklagen, sondern ein paar Schritte weiter zu gehen? Die Autorin von Fick mich sagt dazu: „Ich schreibe von den Hässlichen für die Hässlichen, den Frigiden, den Schlecht-Gefickten, den Ungefickten und allen, die vom großen (Fleisch-)Markt ausgeschlossen sind. Ich schreibe von der guten Tussi ebenso wie für die Männer, die keine Beschützer mehr sein wollen…“. - [Wüstenblume](https://www.vivelaculture.com/wustenblume/): Wie viel zu viele Mädchen in Afrika und Somalia wurde Waris Dirie im Alter von nur fünf Jahren beschnitten. Später gelang ihr als Model der Durchbruch zu einem der bekanntesten und bestbezahlten Gesichter der Laufstege. Über das Trauma der Genitalverstümmelung schrieb sie den viel beachteten Bestseller Wüstenblume. Heute ist sie UNO-Sonderbotschafterin und wehrt sich gegen eine grausame Praxis, die immer noch täglich 6000 Mädchen überall auf der Welt zugemutet wird. - [Thelma und Louise](https://www.vivelaculture.com/thelma-und-louise/): Thelma und Louise ist natürlich viel mehr als der erste Film, in dem uns ein gewisser Brad Pitt als aalglatter Herzensbrecher auffiel. Sehr viel spektakulärer agierten Geena Davis und Susan Sarandon, die sich als taffe Gesetzlose gegen die Macho-Männerwelt wehren. Der Kultfilm aus dem Jahr 1991 sorgte damals für heftige Kontroversen. Männer wollten nicht so gerne Frauen sehen, die sich handfest wehren. - [Der Feind in meinem Bett](https://www.vivelaculture.com/der-feind-in-meinem-bett/): Kurz vorher noch war die schöne Julia das Landei in Pretty Woman, die von einem modernen Prinzen gerettet wurde und die Männer weltweit betörte. Aber im Thriller Der Feind in meinem Bett ging es um Gewalt und Vergewaltigung in der Ehe. Diesmal spielt Julia Roberts Laura, deren „No“ vom eigenen Ehemann Martin (Patrick Bergin) einfach nicht ernst genommen wird. Nach außen erscheinen Martin und Julia wie ein perfektes Paar. Weil Martin jedoch ein gewalttätiger Psychopath ist, simuliert seine Ehefrau ihren Tod… Das echte Leben ist da manchmal noch brutaler. - [Suffragette: Die Geschichte meines Lebens](https://www.vivelaculture.com/suffragette-die-geschichte-meines-lebens/): Bereits 1914 erschien die Autobiografie der Pionierin der Suffragetten-Bewegung. Sie forderte in Großbritannien das Wahlrecht für Frauen und gründete die Women’s Social and Political Union (WSPU). Immer wieder wurde sie von der Polizei verfolgt und verunglimpft, obwohl sie meist mit friedlichen Mitteln gegen die Männer kämpfte. Im britischen Spielfilm Suffragette, der in Deutschland seit Februar in den Kinos zu sehen ist, wird Emmeline Pankhurst übrigens von der großartigen Meryl Streep verkörpert. - [Die Frau ist frei geboren](https://www.vivelaculture.com/die-frau-ist-frei-geboren/): Die als uneheliches Kind geborene Marie Gouze, besser bekannt als Olympe de Gouges, war eine brillante Schriftstellerin und Autorin. Sie verfasste 1791 die „Deklaration der Frauen- und Bürgerinnenrechte“ und legte sich in einem Text mit dem humorlosen Robespierre an. Das kostete sie ihren Kopf. Im September 1793 wurde sie guillotiniert. Zwei Jahrhunderte später, nachdem sie derart in Ungnade gefallen und vielen weiteren Verleumdungen ausgesetzt war, gehört diese Feministin der ersten Stunde ins Panthéon, meinen die Franzosen in einer Internetumfrage. Und wenn der aktuelle französische Präsident schon eine „Résistante“ begnadigt, die sich gegen ihren Mann gewehrt hat, könnte er auch einmal […] - [La belle saison](https://www.vivelaculture.com/la-belle-saison-2/): Une relation amoureuse entre une agricultrice (Izïa Higelin) et une enseignante (Cécile de France), même dans les années 70 où se situe l’intrigue, n’est pas simple à gérer. Les mauvais coups des amants éconduits et de la famille sont légion. Vivre pleinement cette vie suppose une grande détermination, une belle âme rompue à la résistance. Choses rares. - [La belle saison](https://www.vivelaculture.com/la-belle-saison/): Une relation amoureuse entre une agricultrice (Izïa Higelin) et une enseignante (Cécile de France), même dans les années 70 où se situe l’intrigue, n’est pas simple à gérer. Les mauvais coups des amants éconduits et de la famille sont légion. Vivre pleinement cette vie suppose une grande détermination, une belle âme rompue à la résistance. Choses rares. - [Enfer Fashion](https://www.vivelaculture.com/enfer-fashion-2/): Ancienne agent de mannequins, Benedetta Blancato crache dans le champagne qui coule à flots dans les fashion weeks. Devenue journaliste, elle tire le rideau d’un univers impitoyable où le corps n’est rien d’autre qu’une marchandise, malléable et corvéable à merci. Un univers qui n’est qu’un Milieu où l’omerta est la règle absolue. Elle est désormais une traîtresse. - [Enfer Fashion](https://www.vivelaculture.com/enfer-fashion/): Ancienne agent de mannequins, Benedetta Blancato crache dans le champagne qui coule à flots dans les fashion weeks. Devenue journaliste, elle tire le rideau d’un univers impitoyable où le corps n’est rien d’autre qu’une marchandise, malléable et corvéable à merci. Un univers qui n’est qu’un Milieu où l’omerta est la règle absolue. Elle est désormais une traîtresse. - [Much Loved](https://www.vivelaculture.com/much-loved-2/): Le quotidien de quatre prostituées ordinaires dans les nuits de Marrakech, tolérées mais pas admises. Ce film primé à Cannes en 2015 est interdit au Maroc qui le recouvre d’un voile pudibond. L’actrice principale, Loubna Abidar, est quant à elle contrainte à l’exil, en France, après avoir été violemment agressée. - [Much Loved](https://www.vivelaculture.com/much-loved/): Le quotidien de quatre prostituées ordinaires dans les nuits de Marrakech, tolérées mais pas admises. Ce film primé à Cannes en 2015 est interdit au Maroc qui le recouvre d’un voile pudibond. L’actrice principale, Loubna Abidar, est quant à elle contrainte à l’exil, en France, après avoir été violemment agressée. - [Lady In Satin](https://www.vivelaculture.com/lady-in-satin-2/): Les livres sur Billie Holiday ne sont pas une denrée rare, mais ils ont l’inconvénient de se ressembler tous, tant sur le fond que sur la forme. Ici, il s’agit de tout autre chose, d’un bijou précieux, finement ciselé, exhumé d’un placard riche en souvenirs. Récits parfois à contre-courant de (presque) tous ceux qui ont côtoyé la plus poignante des divas du blues. - [Lady In Satin](https://www.vivelaculture.com/lady-in-satin/): Les livres sur Billie Holiday ne sont pas une denrée rare, mais ils ont l’inconvénient de se ressembler tous, tant sur le fond que sur la forme. Ici, il s’agit de tout autre chose, d’un bijou précieux, finement ciselé, exhumé d’un placard riche en souvenirs. Récits parfois à contre-courant de (presque) tous ceux qui ont côtoyé la plus poignante des divas du blues. - [Queen Of Rockabilly](https://www.vivelaculture.com/queen-of-rockabilly-2/): Pour les premiers rockers, les femmes n’étaient que muses convoitées. Avec puissance, Wanda a relégué Lucille ou Nadine au rang d’objet à rimes. Au milieu des machos, le chemin ne fut pas pavé de bonnes intentions. Wanda n’était pas la bienvenue. Tenace comme dix, elle força les portes que Amy Winhouse ou Imelda May passèrent plus tard sans encombre. - [Queen Of Rockabilly](https://www.vivelaculture.com/queen-of-rockabilly/): Pour les premiers rockers, les femmes n’étaient que muses convoitées. Avec puissance, Wanda a relégué Lucille ou Nadine au rang d’objet à rimes. Au milieu des machos, le chemin ne fut pas pavé de bonnes intentions. Wanda n’était pas la bienvenue. Tenace comme dix, elle força les portes que Amy Winhouse ou Imelda May passèrent plus tard sans encombre. - [Vernon Subutex 2](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-2-3-2/): Le premier tome fut un succès ; le deuxième un triomphe ; et l’on trépigne d’impatience d’avoir le troisième entre les mains. Virginie Despentes, la plus rock des écrivaines est aussi peintre. Peintre au pistolet d’une galerie de personnages à la Jérôme Bosch, gravitant autour d’un ancien disquaire. Elle rappelle aussi que la lutte des classes n’ira pas sans casse. - [Vernon Subutex 2](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-2-3/): Le premier tome fut un succès ; le deuxième un triomphe ; et l’on trépigne d’impatience d’avoir le troisième entre les mains. Virginie Despentes, la plus rock des écrivaines est aussi peintre. Peintre au pistolet d’une galerie de personnages à la Jérôme Bosch, gravitant autour d’un ancien disquaire. Elle rappelle aussi que la lutte des classes n’ira pas sans casse. - [Migrantes](https://www.vivelaculture.com/migrantes-2/): Témoignages portraitisés de ces femmes que l’on voit peu et que l’on n’entend pratiquement jamais aux informations traitant des vagues migratoires. Des itinéraires souvent semblables mais toujours différents. Pour les migrantes, l’exil ressemble à s’y méprendre à une double peine. Pour elles, la jungle n’est pas seulement à Calais. - [Migrantes](https://www.vivelaculture.com/migrantes/): Témoignages portraitisés de ces femmes que l’on voit peu et que l’on n’entend pratiquement jamais aux informations traitant des vagues migratoires. Des itinéraires souvent semblables mais toujours différents. Pour les migrantes, l’exil ressemble à s’y méprendre à une double peine. Pour elles, la jungle n’est pas seulement à Calais. - [Thelma & Louise](https://www.vivelaculture.com/thelma-louise-2/): Parce que les virées amicales, alcoolisées et déjantées ne sont pas l’apanage des hommes. Geena Davis et Susan Sarandon s’en donnent à cœur joie et prennent un infini plaisir à prendre leur revanche sur les pires machos, avec les mêmes armes qu’eux. Ce qui explique sans doute la féroce polémique que ce film, aujourd’hui culte, a déclenché à sa sortie en 1991. - [Thelma & Louise](https://www.vivelaculture.com/thelma-louise/): Parce que les virées amicales, alcoolisées et déjantées ne sont pas l’apanage des hommes. Geena Davis et Susan Sarandon s’en donnent à cœur joie et prennent un infini plaisir à prendre leur revanche sur les pires machos, avec les mêmes armes qu’eux. Ce qui explique sans doute la féroce polémique que ce film, aujourd’hui culte, a déclenché à sa sortie en 1991. - [Les nuits avec mon ennemi](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-avec-mon-ennemi-2/): Cela s’appelle, se murmure plutôt, le viol conjugal. Laura (Julia Roberts) apprend à ses dépens que lorsqu’elle dit non, son mari Martin (Patrick Bergin) ne l’entend pas. Le couple parfait d’apparence n’est qu’un cauchemar intime. Pour s’en sortir, Laura ne trouve d’autres solutions que simuler sa mort. Dans la vraie vie, certaines tuent et connaissent d’autres prisons. - [Les nuits avec mon ennemi](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-avec-mon-ennemi/): Cela s’appelle, se murmure plutôt, le viol conjugal. Laura (Julia Roberts) apprend à ses dépens que lorsqu’elle dit non, son mari Martin (Patrick Bergin) ne l’entend pas. Le couple parfait d’apparence n’est qu’un cauchemar intime. Pour s’en sortir, Laura ne trouve d’autres solutions que simuler sa mort. Dans la vraie vie, certaines tuent et connaissent d’autres prisons. - [Suffragette. Genèse d’une militante](https://www.vivelaculture.com/suffragette-genese-dune-militante-2/): Autobiographie de la pionnière du mouvement des suffragettes en Grande-Bretagne au tout début du XXe siècle et fondatrice du Women’s Social and Political Union (WSPU). Les multiples actions non-violentes d’ Emmeline Pankhurst lui valurent plaies et bosses et une réputation salie. Elle a inspiré le film Les Suffragettes, sorti en octobre 2015. - [Suffragette. Genèse d’une militante](https://www.vivelaculture.com/suffragette-genese-dune-militante/): Autobiographie de la pionnière du mouvement des suffragettes en Grande-Bretagne au tout début du XXe siècle et fondatrice du Women’s Social and Political Union (WSPU). Les multiples actions non-violentes d’ Emmeline Pankhurst lui valurent plaies et bosses et une réputation salie. Elle a inspiré le film Les Suffragettes, sorti en octobre 2015. - [Je suis Top](https://www.vivelaculture.com/je-suis-top-2/): Le parcours d’une combattante dans l’entreprise, sous le mode de la dérision. Mais on aurait tort de ne prendre ce sujet qu’à la légère. Ce roman graphique haut en couleur est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Blandine Métayer, à partir de nombreux témoignages recueillis, attestant que dans les boîtes, l’ascenseur social est souvent en panne pour les femmes. - [Je suis Top](https://www.vivelaculture.com/je-suis-top/): Le parcours d’une combattante dans l’entreprise, sous le mode de la dérision. Mais on aurait tort de ne prendre ce sujet qu’à la légère. Ce roman graphique haut en couleur est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Blandine Métayer, à partir de nombreux témoignages recueillis, attestant que dans les boîtes, l’ascenseur social est souvent en panne pour les femmes. - [La Piel que Habito](https://www.vivelaculture.com/la-piel-que-habito/): Unique incursion du cinéaste dans le fantastique à part entière, La Piel que Habito est directement inspiré par Les yeux sans visage, le chef-d’œuvre de Georges Franju. Mais, comme il sait si bien le faire, Almodovar se réapproprie les thèmes de Franju pour transformer La Piel que Habito en une réflexion très personnelle et très contemporaine sur le corps mutant et l’ambiguïté sexuelle. Ce n’est peut-être pas le film par lequel il faut découvrir le cinéma d’Almodovar… A moins qu’au contraire, vous éprouviez une certaine réticence à entrer dans son univers et que cet objet étrange et élégant vous fasse […] - [Femmes au bord de la crise de nerfs](https://www.vivelaculture.com/femmes-au-bord-de-la-crise-de-nerfs/): Premier jalon de la reconnaissance internationale pour un cinéaste encore très marqué par la Movida et une certaine marginalité, Femmes au bord de la crise de nerfs est une comédie speedée et drôlement excentrique qui révèle au monde une troupe d’actrices et un univers franchement bigarré. Influencé par la comédie américaine, Femmes au bord de la crise de nerfs n’a pas encore la maturité des films qu’Almodovar réalisera à partir du milieu des années 90. Disons qu’il fait plutôt la synthèse de ses années de jeunesse et que c’est très bien ainsi, tant l’insouciance folle du cinéaste est réjouissante, même […] - [Conversations avec Pedro Almodovar](https://www.vivelaculture.com/conversations-avec-pedro-almodovar/): Alors qu’il écrivait encore aux Cahiers du cinéma, le critique Frédéric Strauss a tissé, au fil des années, une relation avec l’un de ses cinéastes favoris. Remis à jour régulièrement, ce livre est celui qu’il faut lire en priorité si on veut mieux connaître les arcanes et les soubassements du cinéma d’Almodovar. On sent que le cinéaste est en pleine confiance et qu’il se livre sans fard, ou presque. Ce passionnant livre porte d’ailleurs bien son titre puisqu’il s’agit vraiment de conversations, avec toute la liberté et l’intimité que le terme suppose, plutôt que d’entretiens au sens traditionnel. - [Entretiens 1962-1987](https://www.vivelaculture.com/entretiens-1962-1987/): A la grande époque de la Movida, la plus grande influence d’Almodovar est certainement celle d’Andy Warhol. Les deux hommes partagent le même goût pour les travestis et autres créatures transgenres, sans oublier le pop art dont Pedro est incontestablement un des héritiers les plus directs. Dans les années 80, les deux hommes se sont d’ailleurs croisés à quelques reprises. Avec ce recueil d’entretiens du maître Andy, on peut se replonger aux sources d’une pensée et d’un art qui a su jouer des surfaces pour mieux dissimuler sa profondeur. - [L’homme à la tortue](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-la-tortue/): Publié en 1986 sous le titre anglais Live Flesh, ce roman de Ruth Rendell a été adapté par Almodovar dans En chair et en os, alors qu’il s’était déjà inspiré du premier chapitre du même livre dans Kika, très peu d’années auparavant. Les torsions perverses du roman de Ruth Rendell, maîtresse d’un genre de roman noir typiquement anglais qu’elle incarne avec PD James, révèlent la part d’ombre du cinéaste. A la lecture du livre, un de ses meilleurs, on découvre que Ruth Rendell est particulièrement douée pour l’exploration cruelle du psychisme humain. - [L’homme qui rétrécit](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-retrecit/): Il y a beaucoup de citations, directes ou indirectes, dans les films de Pedro Almodovar. Au hasard, Johnny Guitar de Nicholas Ray, dans Femmes au bord de la crise de nerfs ou Le rôdeur de Joseph Losey, dans Kika. Mais également, L’homme qui rétrécit de Jack Arnold, petit chef-d’œuvre du cinéma fantastique qui est l’inspiration directe du film muet qu’on découvre éberlué dans Parle avec elle. Tourné à la fin des années 50 avec un petit budget, L’homme qui rétrécit, cauchemar d’un homme qui devient minuscule et méditation métaphysique à l’heure atomique, a très bien vieilli. Vous pouvez vérifier ! - [Diamants sur canapé](https://www.vivelaculture.com/diamants-sur-canape/): Pedro Almodovar aime à la folie Audrey Hepburn. Conséquence logique : il adore Diamants sur canapé, un des chefs-d’œuvre de Blake Edwards, cinéaste qu’il admire également pour son sens du burlesque, du glamour et du trivial, donc du mélange des genres. D’ailleurs, quand Almodovar était membre du jury du Festival de Cannes en 1992, on raconte qu’il passait beaucoup de temps avec Blake Edwards, venu présenter une nouvelle copie de The Party. A part ça, voir ou revoir les tribulations d’Audrey Hepburn, alias Holly Golightly et sa romance contrariée avec George Peppard est un plaisir dont il serait criminel de […] - [Opening Night](https://www.vivelaculture.com/opening-night/): Mélodrame à la fois réaliste et flamboyant, Opening Night hante Pedro Almodovar depuis longtemps, au point qu’il a fini par citer une scène clé du film de Cassavetes dans la première partie de Tout sur ma mère. Méditation folle autour d’une actrice confrontée à son propre vieillissement, incarnée magistralement par la grande Gena Rowlands, Opening Night ne pouvait qu’entrer en collision avec le monde d’Almodovar, même si l’univers des deux cinéastes paraît très dissemblable. Une suggestion : revoir les deux films, l’un après l’autre et dans l’ordre que vous souhaitez. Vous m’en direz des nouvelles ! - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain-2/): L’Espagne fantasmée de Miles Davis a particulièrement inspiré Almodovar puisqu’il a utilisé à deux reprises, dans Talons aiguilles et dans La fleur de mon secret, des morceaux tirés du chef-d’œuvre du trompettiste, arrangé par le grand Gil Evans, Sketches of Spain. Dans cet album magistral, le jazz se mélange aux effluves d’une Espagne ancestrale et mythique. C’est une pièce essentielle dans le puzzle que constitue la carrière de Miles Davis et qu’on peut réécouter en imaginant des images du cinéaste, réelles ou inventées, sur chacun des cinq morceaux de l’album. - [Antologia](https://www.vivelaculture.com/antologia/): Pedro Almodovar est un amateur de chanteuses excentriques et ses films sont truffés d’exemples qu’il a su exhumer à différentes périodes de sa filmographie. Celle qu’il a le plus aimée, c’est certainement la Mexicaine Chavela Vargas, qu’il aimait comparer à Edith Piaf et qu’il fait apparaître en chair et en os dans La fleur de mon secret et en chanson dans… En chair et en os, sans oublier la reprise de son tube Piensa en mi par Luz Casal dans Talons aiguilles. Pour découvrir l’œuvre brûlante, amoureuse, audacieuse de cette chanteuse hors-normes, cette anthologie est idéale. - [Fina Estampa Ao Vivo](https://www.vivelaculture.com/fina-estampa-ao-vivo/): C’est dans ce superbe album enregistré en public et consacré à des chansons en espagnol que le Brésilien Caetano Veloso chante pour la première fois le fameux Cucurrucucu Paloma, classique de la cancion latine. Et c’est dans Parle avec elle que son ami Almodovar lui demandera de reprendre cet air au cœur d’une séquence magique où le chanteur joue son propre rôle sous les regards émerveillés d’une assistance choisie et notamment ceux de deux égéries de Pedro, Cecilia Roth et Marisa Paredes. - [Saint Johnson](https://www.vivelaculture.com/saint-johnson/): Avant tout connu pour ses romans policiers – aujourd’hui des classiques (Little Caesar, High Sierra, ou l’incontournable Asphalt Jungle, mis en scène par John Huston) – ainsi que pour son colossal travail de scénariste à Hollywood (une cinquantaine de films, dont La Grande Evasion), William Riley Burnett aura sacrifié à l’appel de l’Ouest sauvage tout au long de sa carrière. Saint Johnson, s’inspirant du fameux « règlement de compte à OK Corral », et racontant les tourments d’un marshal décidé à faire régner l’ordre dans son bled de l’Arizona, est l’une de ses premières incursions dans le genre. « Un […] - [Et quelquefois j’ai comme une grande idée](https://www.vivelaculture.com/et-quelquefois-jai-comme-une-grande-idee/): Dans une petite ville de l’Oregon aux conditions climatiques hostiles, une famille de bûcherons s’oppose à la grève déclenchée par le syndicat local. C’est à cette occasion que le fils maudit parti très tôt à la ville revient au bercail. Et quelquefois j’ai comme une grande idée est le grand roman de Ken Kesey (Vol au dessous d’un nid de coucous) sur l’Amérique, la famille, l’esprit de la nature sauvage, la modernité en marche, les histoires enfouies qui ressurgissent avec violence. Pour les amateurs de Jim Harrison. - [La Prisonnière du Désert](https://www.vivelaculture.com/la-prisonniere-du-desert/): A la fin de la guerre de Sécession, Ethan Edwards (John Wayne) rentre chez son frère Aaron qui a adopté un jeune garçon d’origine Cherokee. On ne sait rien du passé d’Ethan mais on découvre qu’il nourrit une haine féroce à l’égard des Indiens. Un jour où il est absent, la famille de son frère est massacrée par les Comanches, sauf ses deux nièces qui ont été enlevées. Ethan se lance alors sur leurs traces. La première est retrouvée folle. Quand, des années plus tard, Ethan, retrouve enfin Debbie (Nathalie Wood), il découvre qu’elle est devenue une véritable Indienne et […] - [La Dernière Piste](https://www.vivelaculture.com/la-derniere-piste/): Le western est le véhicule de toutes les légendes de l’Amérique. Increvable, c’est quand on le pense mort à force d’être malmené par des faiseurs à la mode, qu’il ressurgit de plus belle. La Dernière Piste de Kelly Reichardt prend à contre-pied les attendus du genre. « (…) J’ai tourné en 1:33, un format carré, au lieu du format large du western classique. Avec un horizon aussi plat, un cadre large fait forcément anticiper, prévoir ce qui va arriver le lendemain. En limitant la vue, le 1:33 permet d’échapper à ce romantisme, de rester dans l’instant. » Et l’instant, c’est […] - [La Chevauchée des bannis](https://www.vivelaculture.com/la-chevauchee-des-bannis/): Sept bandits en cavale après avoir volé une cargaison d’or trouvent refuge dans un petit village du Wyoming bloqué par la neige. Ils décident de s’y installer et font régner la terreur. Les habitants, affolés, sont contraints de faire appel à un éleveur qui vit à l’écart (Robert Ryan). Western atypique parce qu’en dépit de la violence sourde que l’on sent monter, pas un coup de feu ne sera tiré ! C’est la ruse de l’éleveur qui sait tourner à son avantage la neige et le blizzard, qui lui permettra de se débarrasser de la bande. Une des influences de […] - [La Porte du Paradis](https://www.vivelaculture.com/la-porte-du-paradis/): Après le succès de Voyage au bout de l’enfer (5 Oscar en 1979 dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur film), Michael Cimino se lance dans la réalisation d’une immense fresque sur l’Ouest de la fin du XIXe siècle. Au centre, la violence déclenchée par une élite tout droit sortie de Harvard mais qui n’hésite pas pour autant à faire massacrer des immigrés pour les empêcher de s’installer. La Porte du Paradis est un film long (3h40) parce que Cimino accorde autant d’importance aux paysages et aux ciels qu’aux personnages principaux. Le film, qui fut un énorme flop à […] - [Faillir être flingué](https://www.vivelaculture.com/faillir-etre-flingue/): La littérature de western est un genre peu développé en France, encore moins sous la plume d’auteurs français. Et pourtant, on doit l’un des meilleurs romans du genre à Céline Minard. Faillir être flingué (Prix du Livre Inter 2014) n’est pas une parodie. On y retrouve les grands espaces et tout ce qui compose la mythologie du Grand Ouest : son lot de pionniers, d’Indiens, de villes à construire et de nature sauvage belle à laisser sans voix. - [Jeremiah Johnson](https://www.vivelaculture.com/jeremiah-johnson/): Jeremiah Johnson (Robert Redford) part à l’aventure dans les montagnes Rocheuses pour fuir la violence de la civilisation et la furie des hommes. Mais on ne s’improvise pas trappeur du jour au lendemain. Jeremiah finit par fonder une famille, il recueille un petit garçon dont les parents ont été tués par les Indiens et épouse une squaw. Mais un jour où il est réquisitionné par l’armée pour trouver une piste dans la montagne, sa femme et son fils sont tués à leur tour par des Indiens. Jeremiah se lance à leur poursuite pour se venger. Inspiré du récit d’un vrai […] - [Grizzly Man](https://www.vivelaculture.com/grizzly-man/): Timothy Treadwell et sa compagne Amie Huguenard, ont consacré treize étés de leurs vies à approcher des grizzlys en Alaska. Leur but était de les filmer pour sensibiliser le public à la nécessité de préserver les ours sauvages. Jusqu’au jour où les grizzlys les ont dévorés. Werner Herzog, habitué à filmer des aventures rocambolesques et des personnages hallucinés (Fitzcarraldo, Aguirre, la colère de Dieu), a réalisé ce documentaire à partir des films du couple et des témoignages de leurs proches. Attention danger ! - [L’Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford](https://www.vivelaculture.com/lassassinat-de-jesse-james-par-le-lache-robert-ford-2/): Mieux qu’une nouvelle version mouvementée des exploits de Jesse James, Andrew Dominik (Cogan) nous livre un film contemplatif dans lequel Jesse James (Brad Pitt, également co-producteur du film et soutien inconditionnel d’Andrew Dominik) sent la Mort rôder, dans la peau de Robert Ford, et décide de l’attendre. Pour accompagner les méditations de Jesse face à sa fin prochaine, Nick Cave et son complice des Bad Seeds, Warren Ellis, ont composé une musique tout en glissando de violon et piano aigrelet à faire pleurer les pierres et s’élever les âmes. - [The Revenant](https://www.vivelaculture.com/the-revenant/): Des trappeurs sont chassés et mis en fuite par une bande d’Indiens. Un peu plus tard, Glass (Leonardo DiCaprio) est attaqué par un grizzly et laissé pour mort. Sauvé de justesse par ses compagnons, il est laissé aux bons soins de son fils et de Fitzgerald (Tom Hardy)… qui tue le fils sous les yeux de son père, qu’il abandonne après l’avoir enterré vivant ! Mais chez Glass, la vengeance est un plat qui se mange froid… et qui justifie bien qu’il revienne d’entre les morts pour l’accomplir. - [El Macho](https://www.vivelaculture.com/el-macho/): Alain Delon war auch Boxpromoter. Er organisierte die berühmten Kämpfe um den Weltmeistertitel im Mittelgewicht zwischen Jean-Claude Bouttier und dem Argentinier Carlos Manzon. Letzterer war umstritten und verunglückte 1995 tragisch bei einem Autounfall. Nach dem Ende seiner Karriere spielte er 1977 in dem Italowestern El Macho die Hauptrolle. Er selbst habe sich dabei gar nicht einmal so schlecht geschlagen, meinten Filmkritiker. Nur der Film tauge leider nichts. Alain Delon ist dann definitiv der erfolgreichere Boxer auf der großen Leinwand. - [The Kids Stays in the Picture](https://www.vivelaculture.com/the-kids-stays-in-the-picture-2/): Robert Evans ist der schillerndste Hollywoodproduzent der 70er Jahre. Er produziert Love Story und heiratet die Hauptdarstellerin Ali MacGraw. Mit Polanski macht er Chinatown und mit Coppola Der Pate. Ingesamt bringt er es auf 7 Ehen und diverse Skandälchen. Schon in seinem Buch Abgrechnet wird zum Schluss-Ein Hollywood Tycoon erinnert sich erweist er Alain Delon die Ehre und hält ihn für einen „Bruder im Leben wie im Kino“. Dabei erzählt Robert Evans, wie wichtig der Franzose zu Beginn seiner Karriere war. Dieser hervorragende Dokumentarfilm aus dem Jahr 2003 erzählt Evans Geschichte(n). - [Der Clan der Sizilianer](https://www.vivelaculture.com/le-clan-des-siciliens-2/): Delon als ein Schwerverbrecher der aus dem Gefängnis befreit wird. Ventura als Kommissar und Gabin als sizilianischer Mafiaboss. Hinzu kommen Henri Verneuil als Regisseur und Ennio Morricone steuert die Musik bei. Heraus kommt einer der erfolgreichsten Filme Ende der 60er Jahre. Die französisch-italienische Koproduktion vereint drei der Top Stars des französischen Kinos und unvergessliche Dialoge von José Giovanni. Alain Delon spielt Roger Sartet und sagt in dieser Rolle: „Wenn man das geringste Risiko eingehen will, sehe ich nur zwei Möglichkeiten: Das Kugelfangspiel oder Hula Hoop“. - [Vier im roten Kreis](https://www.vivelaculture.com/le-cercle-rouge-bourvil-2/): Zwei Ganoven (Alain Delon, Gian Maria Volonte) und ein Alkoholiker und Ex-Bulle (Yves Montand) verüben einen spektakulärer Bruch bei einem Goldschmied am Place Vendôme. Ein ungewöhnlicher Komissar (Bourvil) stellt ihnen eine Falle. Der Film indem kaum geredet wird und der den Komiker Bourvil und den Sympathieträger Yves Montand einmal ganz anders zeigt, wird zu einem riesigen Publikumserfolg mit mehr als fünf Millionen Zuschauern in Frankreich. Ein Melville in Hochform. - [Die Abenteurer](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-lino-ventura-2/): Ein Kunstflieger (Alain Delon) der seine Lizenz verliert. Ein Automechaniker (Lino Ventura) der einen Dragster baut und eine erfolglose Bildhauerin (Joanna Shimkus). Alle drei brauchen Geld und hören von einem Schatz im Kongo… Dieser Klassiker und Männerfilm vereint zwei französische Stars der 60er Jahre: den aufstrebenden Alain Delon und den etablierten Lino Ventura. Auf ins Abenteuer. - [Die 317.Sektion](https://www.vivelaculture.com/la-317e-section-2/): Mitten im Indochinakrieg 1954 in Frankreich. Der Zug 317, eine Einheit der französischen Armee soll seine Stellung nahe der Grenze zu Laos aufgeben und sich 150 Kilometer weiter südlich einfinden. Dabei geraten die Soldaten in heftige Kämpfe mit dem Viet-Minh. Die vietnamesischen Kämpfer sind den Franzosen durch ihre Kenntnis des Landes strategisch überlegen. Während der Flucht fallen die Hierarchien. Es entstehen ungeahnte Freundschaften. Alain Delon hat ebenfalls im Indochina-Krieg gekämpft und erzählt, dass er sich in ähnlichen Situationen befand. - [Der Dieb von Paris](https://www.vivelaculture.com/le-voleur-2/): Jean-Paul Belmondo ist der geschätzte Rivale und andere große Star des französischen Kinos der 60er, 70er und frühen 80er Jahre. In dem Film von Louis Malle spielt er einen Einbrecher, der gleichzeitig ein Antikonformist geblieben ist: « Ich übe einen dreckigen Beruf aus. Das ist wahr. Aber ich habe eine Entschuldigung. Ich bleibe dabei ein Mistkerl ». Belmondo kann sich in dieser Rolle zurück halten und beweist, dass er ein großer Schauspieler ist. - [L’adieu à Bugatti](https://www.vivelaculture.com/ladieu-a-bugatti-2/): Delon ist ein großer Kunstsammler und kauft aus Leidenschaft und urplötzlichem Antrieb. Er sagt dazu: « Das ist wie bei einer Frau. Ich sehe sie, sie gefällt mir, ich will sie. » Eines Tages besucht er die Kunstgalerie von Alain Lesieutre, der 2001 verstarb. Beide spielen Poker und Delon entdeckt einen Panther des Bildhauers Rembrandt Bugatti (der sich 1916 mit 31 Jahren das Leben nahm) , dem Bruder des Automobilkonstrukteurs Ettore Bugatti: « Sag mal dein Panther…Ich passe, zwei Karten…Wie viel willst du für deinen Panther…Für drei Millionen gehört er dir ». Delon verlässt die Galerie mit dem Panther. Diese Anekdote von Harry Bellet […] - [Nouvelle Vague](https://www.vivelaculture.com/nouvelle-vague-2/): Ein Mann wird von einer Frau aufgelesen, die ihn vorher mit ihrem Auto umgefahren hat. Er tritt in ihr Leben sein. Eines Tages auf einer Fahrt im Ruderboot fällt erst ins Wasser und sie lässt ihn ertrinken. Kurze Zeit später taucht der Bruder dieses Mannes auf. Nachdem er mit Belmondo in Außer Atem seine Karriere furios beginnt, kehrt Godard nach Jahren der experimentellen Kino- und Videoarbeiten wieder zu einem eher klassischen Kino zurück. Und diesmal sucht er sich den anderen großen, französischen Star der 70er Jahre für die Hauptrolle aus. - [Rocco und seine Brüder](https://www.vivelaculture.com/rocco-et-ses-freres-2/): Rocco und seine Brüder beschreibt den Zerfall einer traditionellen, süditalienischen Familie, die nach Mailand gezogen ist. Vor allem die Brüder Simone und Rocco (Delon) werden zu erbitterten Feinden, weil sie sich in das gleiche Mädchen verlieben. Es ist die erste Zusammenarbeit zwischen Luchino Visconti und Alain Delon, die dann 1963 zusammen ein weiteres Meisterwerk drehen: der Leopard. - [Der Swimmingpool](https://www.vivelaculture.com/la-piscine-2/): Alain Delon, Maurice Ronet, Romy Schneider verbringen einige Tage am Rande eines Swimmingpools in Saint-Tropez. Alle sind schön, aber die Welt ist nicht gut. Der Swimmingpool ist ein Kultfilm von Jacques Deray aus dem Jahr 1968. Er rückte das (Ex)Paar Delon/Schneider erneut ins Rampenlicht und die Szene im Ruderboot symbolisiert die männliche Begierde und das Nachgeben der Frau. Zu den Nebeneffekten des Films gehört auch das berühmte Foto von Delon, das Dior für die Werbekampagne des Parfüms Eau Sauvage benutzt. Alles sehr symbolträchtig. - [Poing final](https://www.vivelaculture.com/poing-final/): Alain Delon a nourri une véritable passion pour le sport et la boxe en particulier, au point d’endosser le costume de promoteur et d’organiser les fameux combats de Jean-Claude Bouttier contre Carlos Monzon, titre mondial des poids moyens en jeu. L’ancien charcutier a donc organisé les deux combats les plus importants de l’apprenti boucher… Comme Delon, Bouttier ne laissera pas passer les opportunités que lui a offert la boxe. Une vie exemplaire. - [The Kid Stays in the Picture](https://www.vivelaculture.com/the-kids-stays-in-the-picture/): Robert Evans, l’homme qui a produit Love Story, Chinatown, Le Parrain… marié sept fois, rend un hommage vibrant à Alain Delon dans ses mémoires L’enfant gâté de Hollywood, la confession d’un producteur flamboyant (A Contrario, 1995) : il le considère comme son « frère dans la vie comme au cinéma » et « le plus bel acteur d’Europe », et dit comment le Français a joué un rôle déterminant dans ses débuts de producteur. Son histoire est racontée dans ce fascinant documentaire sorti en 2003. - [Le clan des Siciliens](https://www.vivelaculture.com/le-clan-des-siciliens/): Delon en truand évadé de prison, Ventura en commissaire, Gabin en chef de clan, Verneuil derrière la caméra, Ennio Morricone à la musique, pour un des grands succès populaires de la fin des années 60. Un film d’hommes et la rencontre de trois monstres sacrés du cinéma français de l’époque, servis par des dialogues millésimés de José Giovanni. « Dans le domaine du moindre risque, je ne vois que le bilboquet ou le cerceau », Alain Delon alias Roger Sartet. - [Le cercle rouge](https://www.vivelaculture.com/le-cercle-rouge-bourvil/): Deux truands (Alain Delon, Gian Maria Volonte) et un ancien flic alcoolique (Yves Montant) réussissent un casse spectaculaire chez un bijoutier, place Vendôme. Un commissaire pas comme les autres (Bourvil) va leur tendre un piège. Un film tendu où le silence est roi, un contre-emploi pour Bourvil et, à l’arrivée, un énorme succès populaire (près de 5 millions de spectateurs). Melville à son meilleur. - [Les aventuriers](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-lino-ventura/): Un pilote d’avion casse-cou auquel on retire sa licence (Alain Delon), un mécano qui rêve de battre des records avec un dragster de sa conception (Lino Ventura), et une sculptrice sans succès (Joanna Shimkus) partent au large des côtes africaines pour chercher un trésor. Grand film d’hommes aux fortes personnalités, c’est aussi la rencontre de deux grandes figures du cinéma des années 60. En route pour l’aventure ! - [La 317e Section](https://www.vivelaculture.com/la-317e-section/): En 1954, en pleine guerre d’Indochine, la 317e section doit abandonner son poste à la frontière du Laos et rallier Tao Tsaï, à cent cinquante kilomètres plus au sud, à travers la forêt hostile et les forces Viêt-Minh qui déferlent sur les Français. La 317e Section est commandée par quatre officiers et sous-officiers français. Au cours de cette fuite ponctuée d’embuscades et de morts, le respect hiérarchique entre deux hommes se transforme en amitié. Alain Delon soldat a vécu les dernières heures de l’armée française au Vietnam et raconte qu’il s’est retrouvé dans une situation presque similaire. - [Le voleur](https://www.vivelaculture.com/le-voleur/): Jean-Paul Belmondo, c’est l’autre face du cinéma français rayonnant et populaire des années 60 et 70. Dans Le voleur, Belmondo joue un cambrioleur qui le devient par dépit et le reste par goût de l’anticonformisme. « Je fais un sale métier, c’est vrai ; mais j’ai une excuse : je le fais salement. » Un rôle tout en retenue dans lequel Belmondo prouve qu’il est un grand acteur. - [L’adieu à Bugatti](https://www.vivelaculture.com/ladieu-a-bugatti/): Delon est un grand collectionneur d’art qui achète par passion et pulsion. « C’est comme une femme. Je la vois, elle me plaît, je la veux. » Un jour, il va à la galerie d’Alain Lesieutre, marchand d’art décédé en 2001, avec lequel il joue au poker ; Delon voit la panthère de Bugatti : « Dis donc ta panthère… Je passe, deux cartes… Ta panthère, tu en veux quoi ? Trois millions, elle est à toi. » Il repart avec. Cette anecdote de Harry Bellet dans Le Monde laisse rêveur quand on sait que Rembrandt Bugatti, frère du constructeur […] - [The essential Ravi Shankar](https://www.vivelaculture.com/the-essential-ravi-shankar/): Maître du sitar dont il a transformé le jeu mais aussi modifié la forme, l’œuvre composée et enregistrée par Ravi Shankar est immense. Musique classique traditionnelle, musiques de films (dont celle de Gandhi, le film de Richard Attenborough qui ne sera pas retenue pour la version américaine), enregistrements studio, live (Woodstock en 69, Monterey en 1967). Ravi Shankar restera pour longtemps le plus grand ambassadeur de la musique indienne. - [Tempest](https://www.vivelaculture.com/tempest/): Le temps semble ne pas avoir de prise sur Dylan. Pire, depuis une quinzaine d’années, on dirait qu’il le rend meilleur jour après jour. Tempest, son 35ème album en 50 ans de carrière est là pour le prouver. Avec sa tête de Zorro émacié et sa voix de plus en plus rayée, Dylan continue de piocher dans les différents courants de l’histoire de la musique américaine – du blues au rockabilly, du swing à la country – en prenant tout son temps (un morceau de 13 mn, un de 9, deux de 7…), comme si à 71 ans rien ne […] - [Hugues Aufray chante Dylan](https://www.vivelaculture.com/hugues-aufray-chante-dylan/): Onze chansons adaptées en français, principalement tirées des albums de première période folk de Dylan, avant que celui-ci branche sa guitare sur le 220V. Le grain de la voix d’Hugues Aufray, rappeuse à souhait, se prête très bien au style folk de Bob Dylan. Si les paroles sont parfois un peu tirées par les cheveux, elles permettent une première approche des textes compliqués de Dylan. Les arrangements font entendre une véritable connaissance de la scène folk-rock dont le père de Santiano est un des premiers importateurs en France. - [Weld / Arc](https://www.vivelaculture.com/weld-arc/): Neil Young fait partie de ces rares figures qui traversent les époques en s’attirant le respect et l’admiration des groupes qui se succèdent sur la scène rock. En 1991, à 46 ans, toujours accompagné du Crazy Horse, il publie Weld, un double album live accompagné, en tirage limité, par Arc, une troisième rondelle, en fait un seul morceau expérimental de plus de trente minutes composé d’extraits de morceaux sur lit de guitares saturées. Les fans de noise rock en sont encore bouche bée. - [Purple Rain](https://www.vivelaculture.com/purple-rain/): Purple rain est la bande son du film du même nom que Prince à écrit en s’inspirant de sa vie. C’est l’album de la consécration mondiale pour celui qui fut signé par une major à l’âge de dix huit ans, en obtenant le contrôle artistique de sa production, chose impensable pour un artiste inconnu. Les talents de guitariste de Prince sont au centre des neuf morceaux de cet album ; riffs imparables, envolées lyriques… son jeu entre pop, rock et funk en font la réincarnation du grand Jimi. - [King Suckerman](https://www.vivelaculture.com/king-sukerman/): « Marcus Clay sortit les Hendrix du rayon Soul, retourna au rayon Rock, les disques dans les mains, et les remis à leur place dans le casier H, entre Heart et Humble pie. » La trilogie que Pelecanos dont Marcus Clay, propriétaire de magasins de disques est le personnage central, est une fresque qui dépeint, sur une vingtaine d’années, la montée de la violence qui ronge « Chocolate City ». A lire les références musicales qui émaillent ses romans, on sait que Pelecanos connaît aussi bien la soul que les rues de Washington, cadre de tous ses romans. - [Curtis](https://www.vivelaculture.com/curtis/): Curtis Mayfield est un des piliers de la soul des années 60 et 70, aussi indispensable que James Brown, Marvin Gaye ou Stevie Wonder. Voix de velours, compositions ciselées à coup de guitares feutrées, envolés de cordes, cuivres, bongos, le tout au service de textes qui puisent directement dans la réalité quotidienne des noirs de cette époque. Certains ont dit que son premier album (avec la version de 8 minutes de Move on up) était le Sgt Pepper’s de la soul. - [Hard Again](https://www.vivelaculture.com/the-anthology/): Muddy Waters fait partie de ceux qui ont électrifié le blues quand celui-ci a remonté le Mississipi pour se poser à Chicago. Il fut aussi le maître à jouer d’une génération de jeunes blanc-becs venus d’Angleterre et qui brancheront leurs guitares directement sur son répertoire, celui d’un des plus grands bluesmen qui fut. Sans lui pas de Rolling Stones, pas de Johnny Winter, pas de Jimi Hendrix… Pas grand chose. - [A love supreme](https://www.vivelaculture.com/a-love-supreme/): « Peu après que Trane et moi nous soyons mis à jouer ensemble, le critique Whitney Balliett a écrit que Coltrane avait « un ton sec non dégauchi qui met en valeur Davis, comme une monture grossière pour une belle pierre ». Très rapidement, Trane est devenu bien plus que ça. Il s’est lui-même transformé en diamant. Je le savais, comme tous ceux qui l’entendaient. » Avec A love supreme, Coltrane a repoussé les limites de sa musique et montré de nouvelles pistes musicales à explorer. Cet album est l’un des chefs d’œuvres du XXème siècle. - [Miles](https://www.vivelaculture.com/miles/): Cette autobiographie est un bâton de dynamite, à l’image de ce que fut Miles Davis, un homme entièrement dédié à son art. Le génie de la trompette porte une grande admiration à Hendrix auquel il rend un long hommage en parlant de la gentillesse de l’homme et du talent hors pair du musicien: « En 68, la musique que j’écoutais vraiment c’était celle de Jimi Hendrix, James Brown et Sly Stone. » - [Easy Rider](https://www.vivelaculture.com/easy-rider/): Ce film est non seulement le cheval de Troie d’une génération (Coppola, Scorsese, Jack Nicholson, Dustin Hoffman…) qui allait faire trembler Hollywood sur ses bases, mais le document le plus juste sur la fin des 60’s, des grandes espérances et du brutal retour à la réalité. On peut le regarder les yeux fermés et profiter de la bande son, notamment du If 6 was 9 du Jimi Hendrix Experience. - [Disraeli Gears](https://www.vivelaculture.com/disraeli-gears/): Super groupe à la carrière éphémère (1966-1968) malgré un succès phénoménal des deux côtés de l’atlantique, Cream est le parfait pendant du Jimi Hendrix Experience; trio avec guitariste hors du commun (E. Clapton), répertoire blues-rock fortement agrémenté d’envolées psychédéliques, et une même propension à halluciner leurs publics. - [Hippies](https://www.vivelaculture.com/hippies/): Les années soixante resteront dans l’histoire du XXème siècle comme celles de la contestation et de la contre-culture, mais aussi comme celles du passage à la couleur et de la libéralisation des formes. Quarante ans plus tard, en feuilletant ces pages et en lisant le texte de Barry Miles, on est subjugué par l’audace et la puissance des créateurs de cette époque. - [Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds](https://www.vivelaculture.com/kapt-kopter-and-the-fabulous-twirly-birds/): Guitariste hors pair, Randy California a marqué les esprits et le rock avec son groupe Spirit. En 1972, sous le nom halluciné de Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds, il grave un album « hendrixien » sur lequel on retrouve deux reprises des Beatles, et une de I don’t want nobody de James Brown. Improvisations, rock, funk… tel maître, tel élève. - [John Wesley Harding](https://www.vivelaculture.com/john-wesley-harding/): Après le fameux accident de moto de 66, Dylan fait retraite dans une ferme au nord de New York près de Woodstock. C’est là qu’il composera cet album qui marque un retour à l’acoustique après avoir affolé la planète folk avec ses trois albums précédents branchés sur le 220 V. C’est aussi sa première incursion sur le territoire de la country. - [The Jimi Hendrix Experience - Live at Monterey](https://www.vivelaculture.com/the-jimi-hendrix-experience-live-at-monterey/): Le Live at Monterey, enregistré en 67 au cours du premier grand festival du Summer of love, est sorti après la mort du géant gaucher. C’est pourtant la première prestation du Jimi Hendrix Experience – introduit sur scène par Brain Jones – et le trio va littéralement subjuguer le public et tous les autres musiciens à l’affiche. Le final où on voit Hendrix mettre le feu à sa guitare avant de la fracasser par terre est purement hallucinant, et gravé dans toutes les mémoires des fans de rock. - [Souvenirs entomologiques : étude sur l'instinct et les moeurs des insectes, tome 1](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-entomologiques-etude-sur-linstinct-et-les-moeurs-des-insectes-tome-1/): Chez la femme, comme chez l’homme, le grand classique, c’est la cigarette après l’amour. Chez la mante religieuse, une fois l’acte consommé, commence la prise de tête : victime d’une irrésistible fringale, la femelle, jamais rassasiée, a parfois tendance à croquer net le crâne de son infortuné compagnon. C’est ce que raconte Jean-Henri Fabre, impénitent voyeur des ébats sexuels de petites bestioles, dans un de ses textes entomologiques, véritables petits bijoux littéraires. - [Vie d'une amoureuse](https://www.vivelaculture.com/vie-dune-amoureuse/): Ce petit livre regroupe deux courts romans anonymes d’époque ming (XIIIe au XVIIe siècle): Ruyi jun zhuan (Biographie du Prince Idoine) et Chipozi zhuan (Vie d’une amoureuse). Le premier, évocation de la chambre à coucher de l’impératrice Wu Zetian, connue pour ses frasques et sa cruauté, brille par son exotisme. L’autre, moins connu mais peut-être plus passionnant encore, raconte l’éducation sentimentale d’une jeune chinoise, puis sa passion fatale de femme, s’imposant comme une des premières confessions féminines érotiques de la littérature chinoise. - [Island Life](https://www.vivelaculture.com/island-life/): Mannequin jet-set, diva du Studio 54 new-yorkais ou du Palace parisien, princesse hédoniste et icône gay, Grace Jones devait s’imposer, en partie grâce à Jean-Paul Goude, comme un troublant sex symbol des années new wave, à travers toute une collection d’hymnes à la nuit et à la volupté. Pour I Need A Man, Love Is A Drug, My Jamaican Guy ou sa version disco de La vie en rose, troublante à souhait. - [Baise-moi](https://www.vivelaculture.com/baise-moi/): En 1993, Baise-moi fait scandale en racontant les aventures « brut de décoffrage » de deux jeunes marginales. Des phrases et des scènes choc, comme un tempo punk (tendance hardcore) martelant les pages, du sexe, de la drogue et du rock’n’roll (entre autres)… une chose est claire : si la Princesse de Clèves, Eugénie Grandet et Madame Bovary n’avaient jamais entendu parler des Ramones, Nadine et Manu, si ! - [Comme Un Boomerang (Best Of)](https://www.vivelaculture.com/comme-un-boomerang-best-of/): Je t ‘aime moi non plus, 69 année érotique… Quand il ne faisait pas du rentre-dedans macho à Whitney Houston, en direct à la télé, dans une langue de Shakespeare remarquablement maîtrisée, Gainsbourg écrivait de somptueuses chansons pleines de finesse et de sous-entendus. On passera sur Les Sucettes un brin potaches, fredonnées par une France Gall encore naïve, pour s’attarder sur quelques hymnes débordant d’un troublant érotisme, de 69 année érotique à Je t’aime moi non plus, bouleversant duo en petite nage responsable de plus d’une love story. - [Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-suivi-de-retour-a-roissy/): Dans un château où l’on « dresse » les femmes, une jeune femme libre est initiée par son amant à tout un rituel sado-maso… En 1954, Pauline Réage publie chez Pauvert ce classique de la littérature érotique, provoquant l’enthousiasme de Jean Paulhan en une préface restée célèbre : « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit… » - [Coffret intégrale Desperate Housewives - Saisons 1 à 8](https://www.vivelaculture.com/coffret-integrale-desperate-housewives-saisons-1-a-8/): La série préférée de Laura Bush et… de millions de femmes, désespérées ou pas. En racontant avec humour le quotidien et la vie amoureuse de quelques femmes issues de la middle class américaine (les habitantes de la banlieue de Fairview, lieu désormais aussi mythique qu’imaginaire), les 180 épisodes de cette série américaine aujourd’hui culte devaient apporter un ton jusque là inédit et imposer une nouvelle image à la vénéneuse ménagère de moins de cinquante ans. - [L'origine du monde : Histoire d'un tableau de Gustave Courbet](https://www.vivelaculture.com/lorigine-du-monde-histoire-dun-tableau-de-gustave-courbet/): Enquête (quasi-policière) sur un tableau célébrant la féminité qui a fait couler beaucoup d’encre… L’historien de l’art Thierry Savatier retrace l’aventure de L’Origine du monde, de sa commande au diplomate turc Khalil-Bey à son dernier propriétaire, le psychanalyste Jacques Lacan et analyse le scandale suscité par l’œuvre (dans les années 90, un roman reproduisant le tableau en couverture sera enlevé de la circulation par la police !) et son impact sur l’histoire de l’art. - [Belle de jour](https://www.vivelaculture.com/belle-de-jour/): L’histoire de Séverine Sérizy (incarnée à l’écran par Catherine Deneuve dans le film de Luis Bunel). Un roman d’une extrême modernité (paru en 1928) sur ces zones floues où se partagent amour et sexe. «Ce que j’ai tenté avec Belle de Jour, explique Joseph Kessel, c’est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l’exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.» - [50 nuances de plaisir](https://www.vivelaculture.com/50-nuances-de-plaisir/): Après la fiction, le guide pratique, histoire d’expérimenter. Ce petit livre inspiré du best seller anglais 50 nuances de grey propose de réviser ses classiques (les pratiques et les positions sexuelles les plus connues), mais aussi de s’initier à l’art de la fessée, aux caresses les plus inattendues, à la soumission et autres joyeuses voluptés. Avec un bon livre de cuisine, l’ouvrage indispensable à toute ménagère organisée. - [X-Femmes (9 X-plicit films)](https://www.vivelaculture.com/x-femmes-9-x-plicit-films/): Le film X mis en scène par des femmes, pour des femmes. Arielle Dombasle, Lou Doillon, Caroline Loeb, Hélène Nogerra, Anna Mouglilis ou Laetitia Masson réalisent une série de petits films à mi chemin entre le simple érotisme et la pornographie. Une vision féminine du désir, sans doute moins basiquement « anatomique » et plus « mentale » (bien qu’assez crue et sans tabous !) que les productions habituelles des gros machos du genre. - [L'Empire des sens](https://www.vivelaculture.com/lempire-des-sens/): La force impétueuse du désir sexuel, en une fulgurante tragédie. Actes non simulés, d’une grande crudité, scènes explicites mais jamais racoleuses, Oshima réalise, à travers la violente relation passionnelle entre Kichizo, le propriétaire d’une auberge de Tokyo durant les années trente, et sa servante Sada Abe, une drame érotique d’une confondante beauté esthétique. L’amour fou, version nipponne, dans le huis clos d’une maison de papier. - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle/): Adapté du roman d’Emmanuelle Arsan, ce conte érotique sur l’initiation d’une épouse de diplomate au monde de la sensualité sans tabous devait créer le scandale lors de sa sortie en salles durant les années 70. Il devait également imposer une jeune actrice à la carrière malheureusement écourtée: Sylvia Kristel, disparue en octobre 2012, ne se remettra jamais du succès de ce film troublant, devenu culte avec le temps, à l’image d’un grand fauteuil d’osier auquel il reste en partie associé. - [La Vie sexuelle de Catherine M.](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m/): Aux confins de l’érotisme et de la pornographie. Catherine Millet, directrice du magazine Art Press et auteur de nombreux essais sur l’art contemporain, raconte sans effet ni fard sa vie sexuelle aux allures de partouze géante. Un texte âpre, cru, d’un réalisme parfois dérangeant, sans chronologie ni autre logique qu’un désir débridé et toujours renouvelé de « baiser ». Une confession impudique, unique dans la littérature française. - [Cinquante nuances de Grey](https://www.vivelaculture.com/cinquante-nuances-de-grey/): Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe un brillant jeune chef d’entreprise Christian Grey, et tombe sous son charme, au point de ne plus se reconnaître… On dirait le résumé d’un pulp de la collection Harlequin, mais c’est beaucoup plus chaud : l’anglaise E. L. James, ancienne productrice de télévision, mariée et mère de deux enfants, prend sa plume pour romancer quelques bons vieux fantasmes, sur fond de scènes coquines à tendance sado-maso marinant dans un jacuzzi. Le « Mummy porn » a désormais son manifeste. - [Administration](https://www.vivelaculture.com/administration/): Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous : Mot de passe : - [Autoportrait de l’auteur en coureur de fond](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond/): Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à […] - [Courir](https://www.vivelaculture.com/courir/): La vie d’Emile Zatopek raconté par Jean Echenoz dans un style aussi dépouillé et sec que le corps d’un marathonien. « On a dû insister pour qu’Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Il ne cesse plus d’accélérer. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre. » - [Dictionnaire amoureux du rugby](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-rugby/): Le plus toulonnais des amateurs de rugby. Ancien joueur international et ancien entraîneur, Daniel Herrero est un des meilleurs connaisseurs de la chose ovale et, sans conteste possible, un de ces meilleurs hérauts. Avé l’accen’ - [Dictionnaire amoureux du cheval](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cheval/): Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour Le Loup Mongol, rien n’est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question « Si c’était un animal? », la réponse coule de source: « Un cheval! ». Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n’est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l’oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami. - [De l’art de prendre la balle au bond](https://www.vivelaculture.com/de-lart-de-prendre-la-balle-au-bond/): De l’art de prendre la balle au bond, sous-titré «Précis de mécanique gestuelle et spirituelle», est un bijou d’humour, d’ironie et de délicatesse. Il y est question de toucher, de trucs, de tricheurs, de flâneries, de snobs, de course à la comitarde, de conquête de Sandra seulement par le verbe, de joueurs qui s’insultent eux-mêmes, de gagneurs teigneux inenseignables , de courte persistance rétinienne mimétique, et même, le croirez-vous, de tennis, de squash et de jeu de paume, toutes disciplines dont il est depuis son plus jeune âge l’exaspérant champion en titre… » Pierre Assouline (Nouvel Observateur – 2007) - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes/): L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Le combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle/): Quand Norman Mailer, un des plus grands écrivains contemporains, est envoyé à Kinshasa pour couvrir ce qu’on annonce alors comme le combat du siècle entre George Forman et Muhamed Ali, les éléments sont réunis pour un grand morceau de littérature sportive. On aura droit à un grand moment de littérature tout court. Une œuvre de référence sur le combat et sa dramaturgie. - [Ayrton Senna](https://www.vivelaculture.com/ayrton-senna/): Rarement fut une amitié plus franche et sincère, dénuée d’arrières pensées que celle qui unit pendant près de dix ans le journaliste Lionel Froissart et le génie absolu de la course automobile, le Brésilien Ayrton Senna. Dans cette complicité sans faille, c’est un peu Froissart qui montait dans le baquet quant Senna y prenait place. Ayrton est mort, le 1er mai 1994, devant Lionel qui, ici, fait plus que lui rendre hommage: il fait revivre celui qui a marqué son sport d’une empreinte telle qu’il n’a toujours pas trouvé de réel successeur. - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul/): J’avais dix ans, j’étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J’avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l’ai suivi, je l’ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l’âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s’est jamais […] - [Looking for Eric](https://www.vivelaculture.com/looking-for-eric/): Footballeur d’exception, Eric Cantona est aussi un personnage hors du commun. Son jeu et son comportement dans la vie ont fait de lui une star internationale. Il occupe une place toute particulière dans le cœur des supporters de Manchester United. Ken Loach, anglais donc amoureux de football, n’a pas résisté au plaisir de filmer cette fable sociale dans laquelle un postier à la vie sentimentale désastreuse est « visité » par Eric Cantona himself pour l’aider à reprendre sa vie en main… Cantona dans son propre rôle est parfait. « I’m not a man. I’m Cantona ! » - [J.O.](https://www.vivelaculture.com/j-o/): Raymond Depardon a couvert près d’une dizaine d’olympiades. Les photos des jeux qui ouvrent cet ouvrage sont prises à Tokyo en 1964, les dernières l’ont été à Moscou en 1980. En ces temps reculés les images étaient en noir et blanc, cadrées avec précision, envoyées par avion et publiées après que les pellicules aient été développées dans des chambres noires. Ces photos racontent des exploits sportifs, des joies et des souffrances individuelles mais également des histoires de pays riches et de pays pauvres, de guerre froide, de ségrégation, de luttes armées. Comme il le dit lui même : « Je me suis […] - [Articles de sport](https://www.vivelaculture.com/articles-de-sport/): Rien de ce qui est sportif n’est étranger à Jacques Perret. Cycliste de naissance, il a suivi, depuis 1937, une bonne douzaine de Tours de France, célébrant, en 1958, « l’héroïque innocence du vélo dans un monde ravagé par le pétrole où il n’est question que d’Irak et de Jordanie « . Inconditionnel du rugby,  » ce ballon à deux bouts « , il ne dédaigne pas pour autant les footballeurs  » qui ont tant d’esprit dans les pieds  » raffole de la boxe, du tennis, du fleuret… Mais que souffle une petite brise, et il renoncera aux exercices de terre ferme pour […] - [Le muscle et la plume](https://www.vivelaculture.com/le-muscle-et-la-plume/): Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases. - [Le Monde Englouti / Sécheresse](https://www.vivelaculture.com/le-monde-englouti-suivi-de-secheresse/): Londres sous les eaux, assommé par l’ambiance moite d’un climat tropical… En pleine prise de conscience écolo/hippie, l’écrivain anglais J-G Ballard anticipe les dérèglements climatiques , l’élévation du niveau des océans et la radicalisation des violences urbaines. Entre 1961 et 1966, l’auteur de Crash signe pas moins de quatre apocalypses : Le Vent de nulle part, son premier roman qu’il ne souhaite plus voir rééditer, Le Monde englouti, Sécheresse et La Forêt de cristal, d’immenses classiques. Quatre fins du monde, poétiques, correspondant aux quatre éléments : air, eau, feu et terre. Quatre des fins du monde parmi les plus belles jamais […] - [Londres Noir](https://www.vivelaculture.com/londres-noir/): Depuis Sherlock Holmes, Londres est une des grandes capitales du crime. Une ville sombre, où police et voleurs sont dans la rue, et les éventreurs à leur œuvre macabre, quand sonne les douze coups de Big Ben. La romancière et rock critic Cathi Unsworth, journaliste pour le Melody Maker, Uncut et Mojo, a réunit seize écrivains noirs pour faire la tournée des grands ducs, des ruelles tortueuses hantées de filles perdues aux pubs enfumés, des squats sordides peuplés de skins patibulaires et aux entrepôts humides, sur les rives de la Tamise. Suivez le guide et tremblez… - [GB 84](https://www.vivelaculture.com/gb-84/): Gangsters, financiers, briseurs de grève, ouvriers désespérées… à travers le témoignage de deux grévistes, lors des luttes sociales entre le syndicat national des mineurs et le gouvernement de Margaret Thatcher, en 1984, David Peace – enfant du punk et d’Ellroy – évoque l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’ère du libéralisme triomphant. Un roman noir comme le charbon, conjuguant le souffle de l’histoire au tempo d’un fantastique polar. - [Coffret Derek Jarman](https://www.vivelaculture.com/coffret-derek-jarman/): Après avoir commencé à travailler dans le cinéma en 1970 à la production des Diables de Ken Russell (film qui fit grand bruit à sa sortie), Derek Jarman réalise avec San Sebastian son premier long métrage en 1976. Ce film délibérément homérotique d’un grande beauté l’impose définitivement comme un des porte-parole de la cause homosexuelle dans le milieu underground londonien. Réalisateur de Caravaggio en 1986, ainsi que de nombreux clips musicaux (Suede, Pet Shop Boys, Mark Almond, les Smiths…), Derek Jarman meurt des suites du Sida en 1994. - [Plastic Ono Band](https://www.vivelaculture.com/plastic-ono-band/): Enregistré, en 1970, soit peu après la séparation officielle des Beatles, Plastic Ono Band permet à John Lennon de renouer avec les choses sérieuses, après quelques enregistrements avant-gardistes parfois un brin aventureux. Résultat des courses, une poignée de classiques, de Mother à Love en passant par Working Class Hero, le tout emballé dans du papier cadeau Phil Spector, celui qui fait forcément plaisir. La rencontre de John et Yoko à la librairie Indica vient de donner son premier chef d’œuvre. - [The Piper at the Gates of Dawn](https://www.vivelaculture.com/the-piper-at-the-gates-of-dawn/): A sa sortie en 1967, cet album fait l’objet d’ovni. Une bonne partie de ces enregistrements fondateurs tiennent dans la personnalité de Syd Barrett, génie éphémère du Pink Floyd qui devait d’ailleurs disparaître peu de temps après la réalisation de ce Piper At The Gate Of Dawn. Des harmonies insolites, des climats étranges, un son venu d’au-delà des portes de la perception : les sixties tiennent là leur chef d’œuvre psychédélique. - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash/): L’influence de Don Letts sur le rock anglais est considérable. DJ inspiré, musicien novateur, réalisateur d’une multitude de clips, ainsi que de documentaires référence sur le punk, cet anglais d’origine jamaïcaine est depuis la fin des années 70 de toutes les aventures. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, proche de Bob Marley, Don Letts surfe sur les vagues d’un formidable mix culturel, explore les débuts de la contre-culture hip hop, puis forme en 1984 avec Mick Jones des Clash le groupe Big Audio Dynamite, véritable acte de naissance d’un electro rock taillé pour les dancefloors. - [Hippie hippie shake !](https://www.vivelaculture.com/hippie-hippie-shake-rock-drogues-sexe-utopies-voyage-dans-le-monde-merveilleux-des-sixties/): Cofondateur et rédacteur en chef d’Oz, un des premiers magazines underground, l’Australien Richard Neville se retrouve à Londres, au cœur du cyclone, durant les années soixante. Hippie Hippie Shake retrace avec candeur et humour cette flamboyante épopée. Des rayons bariolés du magasin Biba aux light shows de l’UFO, du concert des Rolling Stones à Hyde Park au festival de l’île de Wight, de Sydney à Katmandou, de Londres à Tanger, à travers la « free press » de l’époque ce livre se veut une chronique haute en couleur, aux allures de roman picaresque, des swinging sixties. - [Écoute, petit homme !](https://www.vivelaculture.com/ecoute-petit-homme/): Un manifeste, signé d’une des grandes références de la contre-culture des années soixante et soixante-dix. Une vision du monde des humains écrite avec simplicité, avec beaucoup d’humour et une débordante énergie, où l’on s’aperçoit (mais qui en doutera aujourd’hui) que chacun d’entre nous est un grand homme autant qu’un petit… - [Le LSD et les années psychédéliques](https://www.vivelaculture.com/le-lsd-et-les-annees-psychedeliques/): En 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (né en 1906), découvre, par hasard, une substance aux vertus hallucinogènes : le LSD. On sait quelle fut l’importance du LSD dans les années  » psychédéliques « . Ernst Jünger, qu’Albert Hofmann rencontra très tôt, Cary Grant, Aldous Huxley, Allen Ginsberg, William Burroughs, Thimothy Leary contribuèrent à populariser cette substance, devenue le symbole d’une contre-culture avant d’être interdite en 1967, mais largement consommée par toute une génération. - [Mods, une anthologie](https://www.vivelaculture.com/mods-une-anthologie/): Plus qu’un simple phénomène, les Mods affichent dès le début des sixties un vrai style de vie, avec ses codes vestimentaires, ses références triées sur le volet (La Nouvelle Vague, le cool jazz, le rhythm & blues, la musique jamaïcaine et la soul de Motown), ses clubs (comme The Scene à Soho), ses drogues (des cocktails d’amphétamines) et très vite ses groupes fétiches (Small Faces et Who en tête) pour s’imposer comme un des mouvements culturels majeurs de la jeunesse anglaise. Une collection de textes rares, souvent signés d’auteurs et de critiques prestigieux (Nik Cohn, Tom Wolfe, Richard Barnes, Colin […] - [Punk attitude - Edition Collector](https://www.vivelaculture.com/punk-attitude-edition-collector/): Les documentaires de première main sur le mouvement punk ne sont pas légions. Ce long reportage réalisé « de l’intérieur » par un de ses principaux protagonistes, Don Letts, est sans doute le modèle du genre. On croise dans Punk Attitude la quasi-totalité des acteurs de l’époque, qu’ils soient américains ou anglais (New York Dolls, Suicide, les Damned, les Clash, les Sex Pistols, les Ramones, Siouxsie and the Banshees, Buzzcocks…), ainsi que ceux qui ont été influencés par cette première vague du No Future (Henry Rollins, Jello Biafra, Thurston Moore, Agnostic Front). - [Performance (Vanilla)](https://www.vivelaculture.com/performance-import-anglais/): Un gangster en cavale (James Fox) va se cacher dans la demeure d’une rock star incarnée par un Mick Jagger alangui dans sa baignoire, plus décadent que nature… Avec ce film légendaire, Nicolas Roeg qui dirigera quelques années plus tard Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs, fait en 1970 ses grands débuts dans la réalisation et signe un des manifestes psychédéliques (avec Zabriskie Point ou More) produits durant cette époque par le septième art. Pour la scène de la baignoire… - [With Gilbert + Georges](https://www.vivelaculture.com/gilbert-georges/): Inséparables, pince-sans-rire, homosexuels, amants (?), Gilbert & George se sont d’abord fait connaître au travers de performances puis de photo-montages en forme de vitraux. Se considérant comme des « sculptures vivantes », ils refusent de dissocier leur vie quotidienne et leur oeuvre. Un documentaire réalisé par Julian Cole, qui a partagé leur intimité et les a filmés durant 17 ans. - [Ici Londres !](https://www.vivelaculture.com/ici-londres/): Des premiers clubs du West End de l’après-guerre aux boutiques branchées de Carnaby Street, des Teddy Boys en cuir noir des fifties aux nouveaux romantiques des années 80, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light shows de Pink Floyd à l’UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s’imposer durant près de quarante ans comme la capitale d’une foisonnante et bruyante contre-culture. Ce livre retrace cette aventure… - [Jack l'Eventreur](https://www.vivelaculture.com/jack-leventreur/): Poète, journaliste écrivain, Desnos intègre le groupe de Littérature avec Aragon, Breton, Eluard, Péret, Crevel. Il joue un rôle majeur au sein du groupe surréaliste, dont il s’éloignera progressivement. A partir de 1925, il entreprend une carrière de journaliste de presse. C’est dans ce contexte qu’il signe en janvier et février 1928, pour le journal Paris-Matinal une série de neuf articles sur Jack l’Eventreur, « génie du crime ». Des textes rares et une sidérante évocation. - [Les Experts ( saison 10 )](https://www.vivelaculture.com/les-experts-saison-10/): La routine de la brigade scientifique de Las Vegas est contrariée par la présence d’un tueur en série, dont l’ombre plane tout au long des 22 épisodes de cette saison particulièrement réussie. Un précieux coffret pour les détails qui tuent, bien sûr, et pour la formidable plongée dans la ville la plus surréaliste des Etats-Unis que cette série culte nous propose en fines tranches. - [221 b Baker Street](https://www.vivelaculture.com/221-b-baker-street/): Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d’un tueur en série, il demande l’assistance d’un de ses amis, l’écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Janvier 2009, New York. C’est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d’être intronisé dans la prestigieuse association des Baker Street Irregulars… Le premier roman d’un fan de Sherlock Holmes, installé à Hollywood.. - [La Maison de Soie](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-la-maison-de-soie/): Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort… Plus d’un siècle après, Anthony Horowitz signe une enquête inédite ! - [Le Mystère de la chambre jaune](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-de-la-chambre-jaune/): Distribution Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté et Claude Rich A la suite de la tentative d’assassinat de la belle Mathilde, fille du célèbre Professeur Stangerson, le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami le photographe Sainclair, se rend au château du Glandier pour élucider le mystère… Ce film léger, tout en finesse et élégance, est sans doute à ce jour la meilleure adaptation à l’écran de ce grand classique de « chambre close ». - [Les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-extraordinaires-darsene-lupin/): D’un côté Holmes le gentleman détective, de l’autre Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, celui dont son auteur Maurice Leblanc avouait : « Il me suit partout. Il n’est pas mon ombre, je suis son ombre. C’est lui qui s’assied à cette table quand j’écris. Je lui obéis ». L’intégrale de ses aventures en trois tomes (les romans, sortis à l’époque en feuilletons, les nombreuses nouvelles) avec, cerise sur le gâteau, l’incontournable Arsène Lupin contre Sherlock Holmes où Maurice Leblanc règle et ses comptes tout en rendant hommage au plus grand détective de l’histoire. - [24 Caprices](https://www.vivelaculture.com/24-caprices/): Les 24 pièces les plus virtuoses du répertoire pour violon… D’une difficulté diabolique et d’une extrême virtuosité, les Caprices permettent à un violoniste de montrer de quoi il est capable et de conclure un concert de manière éblouissante. Pourtant, Julia Fischer voit dans les Caprices, beaucoup plus que des oeuvres purement virtuoses : « ils représentent 24 humeurs et sont de petites pensées musicales, toutes différentes les unes des autres, toutes passionnantes ». Sherlock Holmes ne l’aurait pas démentie. - [Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-petit-dictionnaire-de-sherlock-holmes/): Sur les traces de l’oeuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu’à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie… Comment a-t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ? De A comme L’Aventure du pied du Diable à Z comme Zodiaque en passant par E comme Elémentaire ou M comme Mycroft : tout l’univers de Holmes. - [Propos d'un intoxiqué](https://www.vivelaculture.com/propos-dun-intoxique/): Le journal d’un fumeur d’opium, par un connaisseur, fonctionnaire colonial en Indochine, ancien secrétaire de Stéphane Mallarmé. Un petit texte rare (et raffiné) écrit en 1890, et donc contemporain des défonces de l’illustre détective de Baker Street, à ranger à côté des Contes d’un buveur d’éther de Jean Lorrain. - [Dr House Saison 6](https://www.vivelaculture.com/dr-house/): Le Docteur Gregory House est un médecin brillant mais tout autant sarcastique et controversé. Malgré son caractère antisocial, il n’a qu’une priorité en tête : sauver coûte que coûte la vie de ses patients en utilisant des méthodes peu conventionnelles et en s’appuyant sur une équipe médicale de choc… Et les fans sont unanimes : cette sixième saison, qui commence dans un hôpital psychiatrique où notre bon docteur se fait soigner de ses addictions, est une des meilleures cuvées de la série. - [Les aventures de Sherlock Holmes Tome 1-2-3](https://www.vivelaculture.com/coffret-3-volumes-sherlock-holmes-les-aventures-de-sherlock-holmes-tome1-2-3/): L’édition de référence. L’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en version bilingue, anglais sur page de gauche, français à droite (ce qui permet de suivre à la lettre le texte original), le tout illustré des vignettes de Sidney Paget. Toutes les aventures de Sherlock Holmes sous forme de romans (Une étude en rouge, Le chien des Baskerville, La vallée de la peur…), mais aussi ses mémoires, et l’ensemble des nouvelles où il est le héros sont réunies dans les trois tomes de cette somme. - [Sherlock holmes contre jack l'éventreur](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-contre-jack-leventreur/): Distribution John Neville, Donald Houston et John Fraser Londres 1888, au coeur des bas-fonds de la capitale victorienne, tandis que les prostitués succombent une à une dans les griffes de Jack l’éventreur, le gouvernement impuissant fait appel à Sherlock Holmes pour stopper l’hémorragie. Pour le plus fin limier du royaume d’Angleterre et son éternel acolyte, le docteur Watson la partie s’annonce plus que difficile… Sherlock côté obscur, face au démon, au fil d’une série B particulièrement crépusculaire et, surprise, dont le scénario ne doit rien à Sir Conan Doyle. - [Le frère le plus futé de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-frere-le-plus-fute-de-sherlock-holmes/): Sigerson Holmes vit dans l’ombre de son grand frère, l’illustre détective Sherlock Holmes. Un jour où ce dernier doit s’absenter à l’étranger, il confie une affaire à son cadet. Sigerson va enfin avoir les moyens de prouver qu’il peut faire aussi bien que son aîné. Enfin presque… Gene Wilder en détective improvisé, Marty Feldman en Sherlock Holmes d’opérette… Un joyeux pastiche réalisé en 1975 (la même année, Gene Wilder incarne Frankenstein Junior pour Mel Brooks, dans un registre assez similaire). - [Sherlock - Séries](https://www.vivelaculture.com/sherlock-series-1-import-anglais/): Distribution Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, et al. (DVD – 2010) Sherlock Holmes transposé à notre époque par Steven Moffat prend un sérieux coup de neuf. Incarné par Benedict Cumberbatch (Reviens-moi , Deux sœurs pour un Roi), il est bien sûr passionné de nouvelles technologies et (signe des temps) a arrêté de fumer. Quant à Watson, alias Martin Freeman (The Office, Hot Fuzz), il revient d’Afghanistan ! Mais les histoires restent (Une étude en rose, Le banquier aveugle, Le grand jeu), et n’ont bien sûr rien perdu de leur force. Une série estampillée « British Quality ». - [Jeu d'ombres](https://www.vivelaculture.com/jeu-dombres/): Le second volet version Guy Ritchie. Holmes et Watson, incarnés par les excellents Robert Downey Jr et Jude Law, sont définitivement aspirés dans l’univers scintillant des effets spéciaux numériques pour des aventures à couper le souffle. Décors somptueux du Londres du XIXeme, rebondissements en cascades et adaptation libre, très libre, de l’œuvre originale… on change une fois de plus de siècle. - [Masked And Anonymous](https://www.vivelaculture.com/masked-and-anonymous/): Quelque part, un pays est ravagé par une guerre civile depuis tellement longtemps que tout le monde a oublié pourquoi les gens se battent. Dans ce chaos, un musicien, Dylan alias Jack Fate, est sorti de prison par son manager pour donner un concert et relancer sa carrière, mais aussi tenter de réunifier le pays. Dylan est co-scénariste. En bonus on voit Dylan sur scène entouré d’un de ses meilleurs groupes récents. - [Don’t look back](https://www.vivelaculture.com/dont-look-back/): Ce film documentaire de Donn Alan Pennebaker est un des éléments qui a façonné la légende de Dylan. Film principalement axé sur la tournée anglaise de 1965, on y voit Dylan s’amuser du chaos qu’il sème sur son passage, et on sent la paranoïa l’envahir. Indiscutablement une des œuvres majeures de l’union du rock et du cinéma. - [Lost and Found](https://www.vivelaculture.com/lost-and-found/): Premier album de Jason And The Scorchers réédité avec en prime le EP Fervor et la reprise très énervée d’Absolutely Sweet Marie. Preuve que les chansons de Dylan, en particulier celles de la période électrique, sont des standards éternels. - [Bringing It All Back Home](https://www.vivelaculture.com/bringing-it-all-back-home/): Un album charnière. Des titres majeurs: Mr Tambourine Man, It’s All Over Now Baby Blue, Maggie’s Farm. Une vidéo mythique Subterranean Homesick Blues (avec Allen Ginsberg en arrière plan), la légende est en marche. - [All Things Must Pass](https://www.vivelaculture.com/all-things-must-pass/): Les débuts de la carrière solo de l’ex Beatles George Harrison avec les participations de Clapton, Ringo Starr et Dylan. Phil Spector est à la production. Deux tubes : My Sweet Lord et What Is Life et une influence sur la pop britannique qu’on retrouve jusqu’à The Verve ou Oasis. Avec All Things Must Pass Harrison prend de vitesse ses ex compagnons de route Lennon et Mc Cartney tout en plaçant la barre très haut. - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chronicles-vol-1/): Premier volume très réussi de son autobiographie. Sans chronologie bien établie mais cheminant librement dans sa vie, Dylan par lui-même ne livre pas toutes les clés et c’est tant mieux. On attend avec impatience les autres volumes. - [I'm not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there/): Une libre interprétation du mythe de Dylan incarné par six acteurs pour autant de périodes différentes de la vie de Bob Dylan. Un film d’une liberté rarement vue pour une biographie. Une bande son exceptionnelle composée de reprises des titres interprétées par des musiciens tels Sonic Youth, Cat Power ou Calexico… tous transportés par la puissance des versions originales. - [Pat Garrett et Billy the Kid](https://www.vivelaculture.com/pat-garrett-et-billy-the-kid/): Réalisé en 1973 par Sam Peckinpah ce film à la mise en scène baroque jette un regard fatigué sur le déclin du classicisme. Western désenchanté sur la fin des mythes, réflexion existentielle et politique, poème élégiaque, Pat Garrett et Billy le Kid (joué par Kris Kristofferson) est la première apparition fictionnelle de Dylan au cinéma. Il signe aussi sa première bande son originale avec le fameux Knockin’ on heaven’s door. - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz/): Proche de Robbie Robertson (guitariste chanteur et âme de The Band) Scorsese se retrouve à la tête du projet quand le groupe décide que son dernier concert sera filmé le jour de Thanksgiving, le 25 novembre 1976. Pensé au départ comme un documentaire tourné en 16 mm, le projet devient un film tourné en 35 mm avec des séquences en coulisses, quelques incursions en studio et une science du montage qu’on retrouve dans toute l’oeuvre de Scorsese. The Last Waltz fut présenté au Festival de Cannes en 1978. - [Traveling Wilburys Volume 1](https://www.vivelaculture.com/travelin-wilburys-volume-1/): Dylan dans un groupe! Il faut attendre les années 80 pour voir ça. Il faut avouer que le casting laisse rêveur : Roy Orbison, Tom Petty, Georges Harrison et Jeff Lyne. On pouvait craindre le pire mais Dylan (Lucky Wilbury) intègre ce mélange de personnalités pour une totale réussite artistique où le plaisir de jouer ensemble est palpable derrière chaque morceau. - [Electric Ladyland](https://www.vivelaculture.com/electric-ladyland/): Chef d’œuvre absolu, ce double album vinyl voit Hendrix s’enfermer dans le studio qu’il s’est fait construire pour expérimenter, multiplier les prises, improviser avec des musiciens de passage, utiliser tous les effets disponibles. Le résultat est un kaléidoscope psychédélique, alternant morceaux à l’atmosphère rêveuse (Have You Ever Been, Rainy Day, Dream Away, 1983), single pop parfait (Crosstown Traffic) et bien sûr la version définitive du All Along The Watchtower de Dylan. - [The Band](https://www.vivelaculture.com/the-band/): Dylan engage le groupe pour sa tournée mondiale de 1965. Ils restent ensemble après son accident de moto et le repli à Woodstock (pas loin du lieu où se tiendra le fameux festival auquel Dylan refusera de participer) et l’enregistrement des Basement Tapes. Leurs adieux à la scène seront l’objet du film The Last Waltz de Martin Scorsese. The Band est le deuxième album du groupe. Leur chef d’œuvre. - [Mr Tambourine Man](https://www.vivelaculture.com/mr-tambourine-man/): Les Byrds, considérés comme les inventeurs du folk rock, furent perçus à leur époque comme le pendant américain des Beatles dont ils furent très proches. Comme ils le furent de Dylan dont ils reprendront, entre autres, Mr Tambourine Man sur leur premier album pour en faire leur premier n°1. - [Highway 61 Revisited](https://www.vivelaculture.com/highway-61-revisited/): Au festival de Newport en juillet 1965 Dylan horrifie ses fans et ses pairs avec un son électrifié et un groupe monté comme un gang tout à son service. En août il offre au public Highway 61 Revisited, la pierre philosophale du folk rock dont le premier titre est le hit Like a Rolling Stone. Le mythe est en marche et l’album signe le passage du rock à l’âge adulte. - [Jésus La Caille](https://www.vivelaculture.com/jesus-la-caille/): Modigliani aimait boire, il en est mort ; comme tous les alcooliques, il connaissait les bars. La vie de la nuit à Paris des années 1910, ses bars louches, ses filles, ses macs, ses indics et les bourres au bout de la rue, voilà la toile de fond de Jésus La Caille, le premier roman de Francis Carco dont le héros est un gigolo homo. Francis Carco connaît Modigliani qu’il voit fréquemment à La Rotonde à Montparnasse. Les traducteurs se sont arraché les cheveux sur l’argot de Jésus La Caille souvent intraduisible. Modigliani parlait argot ; un soir pour échapper […] - [Les amants de Montparnasse (Montparnasse 19)](https://www.vivelaculture.com/montparnasse-19-les-amants-de-montparnasse/): Ce film n’est pas un biopic sur Modigliani, même s’il s’inspire de sa vie pour raconter celle d’un peintre rongé par la maladie et l’alcool. Gérard Philippe ne ressemble pas à Modigliani, mais on le voit avec Anouk Aimée « pris dans une solitude de naufragés » selon Marie-Noëlle Tranchant, critique dans le Figaro hors-série n° 3657. Becker filme comme Modigliani sculpte ou peint, en éliminant les anecdotes. Inspiré du roman Les Montparnos de Michel Georges-Michel, le film devait être tourné par Max Ophüls, mais il est mort en 1957, il souhaitait que Jacques Becker le remplace, le film est […] - [La Ruche : cité des artistes](https://www.vivelaculture.com/la-ruche-cite-des-artistes/): Modigliani, après avoir quitté le Bateau Lavoir à Montmartre, va habiter La Ruche, une cité d’artistes dans le XVe à Paris près des abattoirs de Vaugirard. Parmi ses voisins : Brancusi, Zadkine, Soutine ; Soutine a toujours dit que c’est en regardant les couleurs des poulets décomposés dans son atelier qu’il avait appris à peindre. Ainsi coulait la vie des jeunes artistes à la Ruche, construite en 1902 à l’initiative du sculpteur Alfred Boucher, à partir d’éléments de pavillons recyclés de l’Exposition universelle de 1900. L’histoire de ce lieu à la pointe des avant-gardes est retracée dans ce beau livre […] - [Musée national des arts asiatiques Guimet](https://www.vivelaculture.com/musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/): Modigliani a visité avec Paul Alexandre le musée du Trocadéro où il a vu outre les masques africains, les statues khmères. Manifestement, il s’est passé quelque chose, et il suffit d’aller faire un tour au Musée Guimet, pour que ça saute aux yeux : quelle douceur, dans les visages souriant des divinités khmères, quelle rondeur dans leurs bras ; Visnu Haygriva « au cou de cheval » est un mélange de finesse et de drôlerie du Xe siècle. Dans la salle d’à côté, la frise d’un fronton de Bayon du XIIe siècle est si dansante, les seins des Yogi en […] - [Brancusi filme](https://www.vivelaculture.com/brancusi-filme/): Lassé de Montmartre où il habitait au Bateau Lavoir, avec Picasso et d’autres, Modigliani rencontre Brancusi à Montparnasse ; leur entente est immédiate, profonde. L’univers de Brancusi, c’est son atelier où ses œuvres se répondent les unes aux autres au point que lorsqu’il en vend une, il en fait une réplique qui prend la place laissée vide. Brancusi filme son travail dans ce documentaire, Man Ray lui a appris à se servir d’une camera. En 1956, Brancusi lègue à l’État l’ensemble de son atelier, œuvres achevées, ébauches, meubles, outils… à la condition qu’il le reconstitue tel qu’il était le jour […] - [Modigliani et Zborowski](https://www.vivelaculture.com/modigliani-et-zborowski/): Zborowski, dit Zbo, fut le marchand le plus « amateur » de Modigliani. Ils se rencontrèrent au bar La Rotonde à Montparnasse, en 1917, Modigliani venait de quitter un marchand de tableaux chez qui il se sentait mal ; ils se firent confiance. À cette époque, Modigliani a peint ses nus, dont le Nu couché qui a battu le record de Christie’s en 2015. Le livre de souvenirs de la femme de Zbo, raconte le départ à la guerre – Modigliani a voulu s’engager en 1914, mais il a été réformé, sa santé était très fragile, typhoïde à 14 ans, […] - [L’étrange docteur Barnes](https://www.vivelaculture.com/letrange-docteur-barnes/): Portrait d’un collectionneur d’art américain Albert Barnes possède 18 Modigliani dans son immense collection. Né en 1872, fils d’un garçon boucher dans les quartiers pauvres de Philadelphie, il devient millionnaire à 36 ans, grâce à son activité d’industriel et de chimiste. Passionné d’art, il fréquente à Paris les Stein, Vollard, Durand-Ruel, Paul Guillaume. La fondation Barnes possède aujourd’hui deux musées à Philadelphie. L’anticonformisme du Dr Barnes fait partie du personnage décrit par Alain Boublil, un haut fonctionnaire français. Pour Modigliani, l’argent ne comptait pas, pour Barnes, si, il doit servir à aider les jeunes ouvriers de ses usines à avoir […] - [Afrique noire : masques, sculptures, bijoux](https://www.vivelaculture.com/afrique-noire-masques-sculptures-bijoux/): « L’art nègre ? Connais pas » est une formule célèbre de Picasso dont le talent hantait Modigliani. À partir des masques, Picasso crée le Cubisme ; Modigliani ouvre une autre voie, fasciné par les longues arrêtes des nez et les courbes des yeux des masques qu’il découvre au musée d’ethnographie, au Trocadéro, où l’emmène Paul Alexandre son premier marchand et ami. Le livre de Laure Meyer aborde les arts de l’Afrique noire de manière thématique : religion, magie, forces occultes, rites, initiation, danses masquées, prestige du chef… Elle analyse comment les artistes africains ont brillamment résolu les problèmes plastiques […] - [Les Aventuriers de l’art moderne : 1900-1930](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-lart-moderne-1900-1930/): « La bohême, la bohême On était jeunes On était fous La bohême, la bohême Ça ne veut plus rien dire du tout » ainsi s’achève la chanson d’Aznavour ; aujourd’hui la Bohème est un vague souvenir, tandis que les bourgeois bohèmes sont une réalité très en vogue. Pour savoir à quoi ressemblait au quotidien la naissance de l’art moderne dans laquelle Modigliani a tenu l’un des premiers rôles, le visionnage des Aventuriers de l’art moderne, est précieux ; cette mini série, écrite par Dan Frank d’après sa trilogie Bohèmes, Libertad et Minuit, est somptueusement mise en images. Dan Frank […] - [Modigliani : l’œil intérieur](https://www.vivelaculture.com/modigliani-loeil-interieur/): Modigliani fut très soutenu dans son art par Roger Dutilleul, collectionneur de la première heure, dès 1917. Le neveu de Dutilleul est Jean Masurel dont la collection est à l’origine du LAM. Parmi la collection composée de dessins et de peintures, le portrait de Roger Dutilleul montre comment Modigliani transcendait le modèle. Mais ce que l’exposition révèle surtout, ce sont ses sources d’inspiration : l’art khmer aux formes souples et souriantes, et la sculpture de Brancusi. Ceux qui m’aiment prendront le train est le titre d’un film de Chéreau : pour Modigliani, depuis la gare de Lille Flandres, il faut […] - [Le Tatoué](https://www.vivelaculture.com/le-tatoue-3/): Un légionnaire se fait tatouer un dessin de Modigliani dans le dos ; par hasard, il rencontre un antiquaire qui veut acheter sa peau. Ce roman méconnu d’Alfonse Boudard, Gégène le tatoué, a inspiré Le Tatoué, un film qui voit s’affronter Louis de Funès et Jean Gabin. L’antiquaire est très riche et la scène avec le légionnaire où les enchères faites sur la peau de son dos n’en finissent pas de monter, est hallucinante. Dans la « vraie vie », Liu Yiqian s’est offert en novembre 2015, par téléphone, le Nu couché de Modigliani pour 170,4 millions de dollars chez […] - [Junkie](https://www.vivelaculture.com/junky-copy/): Es ist der erste Roman von William Burroughs, der 1952 mit Hilfe Allen Ginsbergs zu einer Zeit veröffentlicht wurde, als Burroughs noch nicht Kult war. In dem semi-autobiografischen Junky geht es um die Beichte eines Morphin- und Heroinsüchtigen. Dieses Buch war sicherlich eine Inspiration für Gus van Sants Drugstore Cowboy. Burroughs und der Regisseur sind übrigens befreundet, und so spielt der Autor im Film auch einen sehr speziellen Priester. Er schrieb für diese Figur auch selber die Dialoge. - [Der Omega Punkt](https://www.vivelaculture.com/point-omega-copy/): Es gibt nur eine Querverbindung zwischen dem amerikanischen Schriftsteller Don de Lillo und Gus van Sant und die besteht natürlich in Hitchcocks Psycho. Der Filmemacher schuf ein konzeptuelles Remake und übernahm die Einstellungen von Hitchcock ziemlich werkgetreu. Don De Lillo reflektiert in seinem Roman über die Neo-Konservativen und den Irakkrieg und beschreibt eine Installation des Künstlers Douglas Gordon, der in 24 Hours Psycho den Film von Hitchock auf 24 Stunden dehnt und in Zeitlupen zeigt. Die Idee zur Installation basierte dabei wiederum auf Gus van Sants Psycho-Remake. Und so schließt sich der Kreis… - [Los Alamos Revisited](https://www.vivelaculture.com/los-alamos-revisited-copy/): Die Fotografien von William Eggleston liegen zwischen Pop Art und Dokumentation. Inspirieren ließ sich Eggleston vor allem durch Robert Frank und wurde selber zu einem der einflussreichsten Fotografen der letzten 50 Jahre. Sein innovativer Ansatz in der Farbfotografie, verbunden mit seiner Vision eines tristen Amerikas, führt zu seinem Hauptwerk Los Alamos Revisited, das auf Fotos zwischen 1966 und 1974 zurückgreift. William Eggleston ist eines der Idole von Gus van Sant, der selber Fotograf ist. Die Optik seiner Filme erinnert an die Lichtsetzung und Quadrierung der Fotos von Eggleston, und im Film Restless gab Gus van Sant dem Fotografen auch eine […] - [MTV Unplugged in New York](https://www.vivelaculture.com/mtv-unplugged-in-new-york-copy/): Die Wege von Gus van Sant und Kurt Cobain haben sich bestenfalls gestreift. Der charismatische Bandleader der Kultband Nirvana, der sich im Alter von 27 Jahren das Leben nahm, inspirierte den Regisseur allerdings zu seinem Film Last Days. Dort zeigt er einen Rockstar, der sich aufs Land zurückzieht und mit der Show-Bizz-Industrie gebrochen hat. Einen thematisch interessanten Kontrast stellt das MTV Unplugged Konzert von Nirvana dar, das erst posthum veröffentlicht wurde. Man hört dort die entschlackten Akkustikversionen der Nirvana-Songs, die plötzlich wohltuend rau und nackt wirken. So vermitteln sie die verletzliche Seite des Nirvana-Sängers, der so sehr unter seinen eigenen […] - [Julia und die Geister](https://www.vivelaculture.com/juliette-des-esprits-copy/): Nino Rota, der mit seiner Musik zu Coppolas Der Pate seinen größten kommerziellen Erfolg feierte, komponierte regelmäßig den Soundtrack für die Filme von Federico Fellini. Für dessen ersten Farbfilm Julia und die Geister schuf er eine psychodelisch angehauchte Sixties Musik, die Gus van Sant als musikalisches Leitmotiv für seinen Film Paranoid Park übernahm. Reizvoll ist dabei die geographische Neuverortung der Musik. Natürlich hat Gus van Sant nicht in Rom gedreht, sondern in Portland, seiner Lieblingsstadt. Und so bekommt man Lust, sich die Originalmusik von Nino Rota, die zu seinen originellsten und mutigsten Filmmusiken gehört, wieder anzuhören. - [Gus Van Sant: Looking for a Place Like Home](https://www.vivelaculture.com/gus-van-sant-copy/): Die erste deutschsprachige Monographie über den amerikanischen Filmemacher untersucht sein vielschichtiges Werk nach genau 15 Spielfilmen. Und so lassen sich diverse Schaffensphasen erkennen. Seine ersten drei Werke Mala Noche, Drugstore Cowboy und My own private Idaho gehören klar zum amerikanischen Independent Cinema. Darauf folgten sehr viel kommerziellere Filme wie Good Will Hunting, Forrester oder ein völlig in Vergessenheit geratenes Remake von Psycho. Mit Gerry, Elephant und Last Days gelangen ihm dann völlig entschleunigte, radikale und nicht linear erzählte Low-Budget-Filme. Gus van Sant bleibt so ein Regisseur, der immer wieder für Überraschungen gut ist. - [My Private Idaho](https://www.vivelaculture.com/my-own-private-idaho-copy/): Nach seinem Durchbruch mit Drugstore Cowboy 1989 folgte für Gus van Sant zwei Jahre später mit My Own Private Idaho ein Road Movie, das Keanu Reeves und River Phoenix als Jungstars etablierte. Sie spielen Straßenstricher, die jedoch aus ganz unterschiedlichen sozialen Schichten stammen. In der Geschichte um zwei Jungs auf dem Weg zum Erwachsenwerden und der Suche nach Elternfiguren und Liebe finden sich Einflüsse von Shakespeares Henry IV, und dem Falstaff von Orson Welles. 25 Jahre nach seiner Premiere ist es höchste Zeit, diesen ebenso intimen wie beeindruckenden Film neu oder wieder zu entdecken. - [Elephant](https://www.vivelaculture.com/elephant-copy/): Als Elephant 2003 beim Filmfestival in Cannes im Wettbewerb lief, kam es zu lebhaften Diskussionen und einer Kontroverse rundum das radikale Werk. Jurypräsident Patrice Chéreau verhalf der HBO TV Produktion dann zur Goldenen Palme. Gus van Sant nahm den Amoklauf zweier Schüler an der Columbine Highschool 1999 zum Anlass, einen fast dokumentarischen und nüchternen Spielfilm über ein verstörendes Jugendphänomen zu drehen. Gewalt und Brutalität sind hier unterschwellig angelegt, und Gus van Sant arbeitet mit stilistischen Mitteln wie Wiederholungen und dem Wechsel der Erzählperspektive. Eine gewisse amerikanische Realität mit ihrer Faszination für Schusswaffen hat diesem so wichtigen und zeitlosen Film zu […] - [Rumble Fish](https://www.vivelaculture.com/rusty-james-copy/): In diesem melancholischen Schwarzweiß-Film von 1983, der in den USA floppte, aber in Frankreich Kult wurde, spielt Matt Dillon den Gangleader Rusty James. Er eifert seinem legendären Bruder, dem Motorcycle-Boy, nach und mimt den coolen Typen, jedoch vergeblich. Obwohl Matt Dillon die Hauptrolle spielte, avancierte Mickey Rourke damals zum neuen Star. Rumble Fish erwies sich für Francis Ford Coppola – nach dem filmischen Alptraum Apocalypse Now und dem Fiasko mit One from the Heart – wie ein ästhetischer und inhaltlicher Neuanfang. Gus van Sant sollte wenige Jahre später mit Matt Dillon seinen Kultfilm Drugstore Cowboy drehen und übernahm die James-Dean-Attitude […] - [Kids](https://www.vivelaculture.com/kids-copy/): Neben Gus van Sant ist der Fotograf Larry Clark sicherlich einer der wichtigsten unabhängigen Filmemacher des amerikanischen Kinos, der seit den 1990er Jahren auf sich aufmerksam machte. Beide Regisseure interessieren sich besonders für Jugendliche. In seinem Spielfilmdebüt Kids filmt Larry Clark einen jungen Mann, der AIDS hat und trotzdem mit jungen Mädchen intim wird. Dabei fängt Larry Clark auch den fragwürdigen und sorglosen Hedonismus einer haltlosen jungen Generation ein. Kids wurde außerdem zum künstlerischen Sprungbrett für Harmony Korine und Chloé Sevigny. Gus van Sant ist übrigens einer der Produzenten von Kids. Im Kino gibt es keine Zufälle. - [Jeanne Dielman 23, Quai du Commerce, 1080 Bruxelles](https://www.vivelaculture.com/jeanne-dielman-23-quai-du-commerce-1080-bruxelles-copy/): Dieses Meisterwerk von Chantal Akerman aus dem Jahr 1975 hat das Kino und die Wahrnehmung der Zeit verändert. Als Zuschauer folgt man drei Stunden lang dem banal erscheinenden Alltag der Hausfrau Jeanne Dielman – einer Witwe, die sich prostituiert – in winzigsten Dingen und Gesten. Gus van Sant hat öfter betont, wie sehr ihn dieser Film beeindruckt und beeinflusst hat. Das spürt man vor allem in seinen Filmen Gerry und Elephant. Und diese beiden Schlüsselwerke von Gus van Sant gehören ebenso wie Jeanne Dielman zu den radikalen Seherfahrungen, denen man sich mindestens einmal in seinem Leben aussetzen sollte… - [Junky](https://www.vivelaculture.com/junky/): Grâce à Allen Ginsberg, c’est le premier livre publié par William Burroughs, à une époque où il n’était pas encore une icône. Semi-autobiographique, Junky prend la forme de confessions d’un addict à la morphine et à l’héroïne, doublé d’un dealer. Van Sant s’est certainement inspiré de ce récit culte pour son excellent deuxième long métrage, Drugstore Cowboy. Ami du cinéaste fasciné par la Beat Generation, Burroughs apparaît dans le rôle d’un prêtre dealer assez gratiné. L’écrivain a d’ailleurs écrit lui-même les dialogues de son personnage. - [Point Omega](https://www.vivelaculture.com/point-omega/): Pas de relation directe entre Gus Van Sant et Don DeLillo, si ce n’est à travers un célèbre film d’Hitchcock, le fameux Psychose. Le cinéaste en fera, en 1999, un remake conceptuel plan par plan, tandis que l’écrivain, en contrepoint de réflexions sur les néo-conservateurs et la guerre en Irak, évoque obsessionnellement l’installation de l’artiste Douglas Gordon, 24 Hour Psycho où le film d’Hitchcock, ralenti à l’infini, finit par durer 24 heures. Installation qui fut elle-même provoquée par la vision du film de Gus Van Sant. Ainsi circulent les formes et les œuvres chez les artistes, les cinéastes et les […] - [Los Alamos Revisited](https://www.vivelaculture.com/los-alamos-revisited/): Entre documentaire et pop art, le travail photographique de William Eggleston, inspiré notamment par Robert Frank, est l’un des plus influents des cinquante dernières années. Son art novateur de la couleur, mêlé à sa vision d’une Amérique désolée, culmine dans Los Alamos Revisited majoritairement composé de photos prises entre 1966 et 1974. Eggleston est tout simplement un des héros de Gus Van Sant, lui-même photographe, qui se souviendra des cadres et des lumières de son maître tout au long de sa filmographie, au point même de lui donner un rôle dans Restless… - [MTV Unplugged in New York](https://www.vivelaculture.com/mtv-unplugged-in-new-york/): Gus Van Sant a croisé Kurt Cobain plus qu’il ne l’a connu. Le leader suicidé de Nirvana lui a pourtant inspiré Last Days qui relate les derniers jours d’une rock star recluse à la campagne, en rupture de ban avec l’industrie du showbiz. En contrepoint de l’énigmatique film de Van Sant, on peut réécouter avec profit l’ultime album de Nirvana, le Unplugged de MTV, publié après la mort de Kurt Cobain. On y entend de splendides reprises et des morceaux originaux dans leur nudité acoustique qui sont le reflet le plus pur de l’esprit torturé et vulnérable du fascinant leader […] - [Juliette des esprits](https://www.vivelaculture.com/juliette-des-esprits/): Parmi les nombreuses musiques que Nino Rota a offertes à son complice de toujours, Federico Fellini, celle de Juliette des esprits est sans doute l’une des plus envoûtantes, portée par une sorte de psychédélisme sixties et furieusement italienne. Curieusement, c’est cette bande originale que Gus Van Sant choisit pour fil conducteur musical et mental de son Paranoid Park dont l’action ne se situe évidemment pas à Rome mais à Portland, la ville de prédilection du cinéaste. Un exemple particulièrement pertinent de relocalisation d’une musique qui s’adapte miraculeusement à son nouveau milieu. Et qui donne envie de réécouter ce qui est […] - [Gus Van Sant](https://www.vivelaculture.com/gus-van-sant/): Publié en 2009, au moment de la sortie française d’Harvey Milk, le Gus Van Sant de Jean-Marc Lalanne et Stéphane Bouquet, tous deux venus des Cahiers du cinéma, est l’ouvrage de référence sur le cinéaste de Portland. Mélangeant iconographie somptueuse et analyses d’une grande finesse, cette très élégante monographie en forme d’album replace admirablement Gus Van Sant dans une histoire du cinéma américain, et même mondial, en train de s’écrire. - [My Own Private Idaho](https://www.vivelaculture.com/my-own-private-idaho/): Troisième long métrage réalisé en 1991 par Gus Van Sant, My Own Private Idaho est le film qui a véritablement fait connaître le cinéaste américain au public français. En mélangeant les routes perdues d’une Amérique familière et inconnue, avec des influences shakespeariennes puisées dans le Falstaff d’Orson Welles, Van Sant réussit un film à la fois impressionnant et intime, habité par deux acteurs au zénith de leur talent et de leur séduction : le regretté River Phoenix, adolescent narcoleptique, et l’idole des jeunes filles à cette époque, Keanu Reeves, dans un rôle nettement plus tonitruant. Pas de doute : vingt-cinq […] - [Elephant](https://www.vivelaculture.com/elephant/): Présenté en compétition à Cannes en 2003, Elephant provoqua un choc et une controverse. On sait ce qu’il advint : le film de Gus Van Sant, réalisé pour la chaîne HBO, obtint la Palme d’or grâce à un Patrice Chéreau, président du jury, fasciné par cette recréation conceptuelle et traumatique de la tuerie de Columbine. Inspiré par le film éponyme du cinéaste anglais Alan Clarke, Elephant est, en effet, une œuvre hypnotique qui capte l’irruption de la violence meurtrière sur un campus anonyme, jouant sur la répétition et les changements de point de vue. La réalité américaine, avec son goût […] - [Rusty James](https://www.vivelaculture.com/rusty-james/): Parmi les films qui ont assurément influencé Gus Van Sant figure assurément en bonne place Rusty James de Francis Ford Coppola. Revenu des Parrain et du cauchemar sublime d’Apocalypse Now, Coppola signe, en 1984, ce film en noir et blanc et en couleurs, hanté par James Dean et la Beat Generation, duquel émerge la figure, ô combien séduisante, de Matt Dillon, fasciné par son grand frère, incarné par le beautiful loser Mickey Rourke. Quelques années plus tard, Gus Van Sant fera de Matt Dillon son Drugstore Cowboy et puisera dans le film de Coppola le goût des mélanges esthétiques et […] - [Kids](https://www.vivelaculture.com/kids/): Avec Gus Van Sant, Larry Clark est sans doute l’autre grand cinéaste indépendant américain, apparu dans les années 90. Ils partagent d’ailleurs un goût prononcé pour l’adolescence. Au milieu de cette décennie, Larry Clark, déjà reconnu comme un grand photographe, fait ses débuts avec Kids relatant le trajet d’un jeune homme qui vient d’apprendre qu’il est atteint du sida. Il révèle Harmony Korine et Chloë Sevigny mais surtout, il capte le malaise hédoniste d’une jeunesse déboussolée. Pas de hasard dans le cinéma : Gus Van Sant n’est pas loin puisqu’il est l’un des producteurs du premier long métrage de Larry […] - [Jeanne Dielman 23, Quai du Commerce, 1080 Bruxelles](https://www.vivelaculture.com/jeanne-dielman-23-quai-du-commerce-1080-bruxelles/): Réalisé en 1975, le chef-d’œuvre de Chantal Akerman qui suit méticuleusement, pendant trois heures, les faits et gestes de Jeanne Dielman, mère de famille qui se prostitue, a changé le cinéma et surtout la perception du temps. A plusieurs reprises, Gus Van Sant a dit à quel point le film l’avait profondément marqué et influencé, notamment pour Gerry et Elephant. Comme pour les films de Gus Van Sant, Jeanne Dielman est une expérience radicale qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie… - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge-the-sound-of-istambul-copy/): Alexander Hacke, den Musiker und Bassisten der Einstürzenden Neubauten verbindet seit Jahren eine Künstlerfreundschaft mit Regisseur Fatih Akin. Nach der Zusammenarbeit in Gegen die Wand folgte Akin in seinem Dokumentarfilm Crossing the Bridge dem deutschen Musiker auf seiner musikalischen Reise durch Istanbul. Sie treffen auf Bands wie Baba Zula, die jazzorientierten Psychedelic mit orientalischen Rhythmen mischen, entdecken türkischen Hip Hop und Rock. Zu den interessantesten Momenten gehören die Begegnungen mit Straßenmusikern wie der Siya Siya Bend, die westlichen Konsum, aber auch die kommerzialisierte Musikindustrie völlig ablehnen und sich radikal zur Poesie und Romantik der Straße bekennen. - [Joseph Anton](https://www.vivelaculture.com/joseph-anton-copy/): Neun Jahre lang musste Salman Rushdie versteckt und von Leibwächtern beschützt leben. Nachdem sein Roman Die Satanischen Verse den Zorn von Ayatollah Khomeni geweckt hatte, verurteilte der iranische Revolutionsführer Rushdie 1989 zum Tode. Begründung: Rushdie habe den Propheten Mohammed beleidigt. In der Autobiografie Joseph Anton schildert Salman Rushdie die Geschichte seines Lebens unter der Fatwa, vom absurden, teilweise sogar tragikomischen Leben unter Polizeischutz. Auch Orhan Pamuk litt unter Morddrohungen, musste von Leibwächtern beschützt werden und wanderte 2007 für eine Weile in die USA aus. - [Winterschlaf](https://www.vivelaculture.com/winter-sleep-copy/): Ein einst erfolgreicher Schauspieler aus Istanbul hat sich in ein kleines Hotel in Anatolien zurückgezogen. Zusammen mit seiner jungen Ehefrau lebt er nun in der tiefsten Provinz und mimt den geistreichen Unterhalter für Touristen und lokale Intellektuelle. Aber die Beziehung zu seiner Frau ist zerrüttet und ein Konflikt mit einem Arbeiter und den Dorfbewohnern eskaliert. So wird das Hotel zu einer Bühne von zwischenmenschlichen Konflikten, die auch die sozialen Unterschiede und inneren Widersprüche der türkischen Gesellschaft aufzeigen. Der Film erhielt 2014 die Goldene Palme beim Filmfestival in Cannes. - [Diese Fremdheit in mir](https://www.vivelaculture.com/une-bizarrerie-dans-la-tete-copy/): Der neue Roman von Orhan Pamuk, der seit Februar auch in der deutschen Übersetzung vorliegt. Zum ersten Mal bei Pamuk stammt die Hauptfigur nicht aus dem Bürgertum, sondern ist ein Mann aus dem Volk. Mevlut ist Straßenverkäufer in Istanbul, eher traditionell und konservativ eingestellt. Auf einer Hochzeit Ende der 60er Jahre verliebt er sich in die Schwester der Braut und schreibt ihr jahrelang Liebesbriefe. Heiraten muss er dann doch eine Andere. Drei Jahrzehnte folgt man aus der Sicht von Mevlut den Umwälzungen zwischen Istanbul und Anatolien und wird Zeuge einer dramatischen Wende… - [Fenerbahce Istanbul](https://www.vivelaculture.com/fenerbahce-istanbul-copy/): Vergangenen Sonntag am 20.März 2016 musste das Derby der türkischen Liga zwischen Fenerbahce Istanbul und Galatasaray Istanbul abgesagt werden. Grund dafür war nach den Attentaten der letzten Wochen die angespannte Sicherheitslage. Fenerbahce ist übrigens die Lieblingsmannschaft von Orhan Pamuk. 2008 traf Fenerbahce auf Chelsea. Orhan Pamuk konnte die Überlegenheit der Londoner Stars nicht ertragen und machte nach der 1. Halbzeit seinen Fernseher aus… - [Nemesis](https://www.vivelaculture.com/nemesis-copy/): Kurz vor seinem Tod schrieb der Mann, der dem Nobelpreis seinen Namen gab, noch ein Theaterstück. Aber Alfred Nobel hatte Pech. Nemesis erschien 1896 wenige Monate bevor er starb, aber die Auflage wurde bis auf wenige Exemplare zerstört. Nemesis spielt in einem korrupten Rom des Mittelalters. Erst 2003 erschien in Schweden eine zweisprachige Ausgabe in Esperanto und Schwedisch. Die französische Übersetzung erschien 2008. Auf Deutsch ist das Werk nicht erhältlich. Orhan Pamuk erhielt übrigens 2006 den Literaturnobelpreis… - [Auf der Suche nach der verlorenen Zeit](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu-4-copy/): Orhan Pamuk ist ein großer Verehrer von Proust und würdigt dessen Hauptwerk Auf der Suche nach der verlorenen Zeit auch in seinem Museum der Unschuld. In sieben Bänden beschreibt der Ich-Erzähler, der aus dem Pariser Bürgertum stammt, seine fruchtlosen Versuche, selber ein bedeutendes literarisches Werk zu schaffen. Er verlebt und verliebt sich, verschwendet viel Zeit unter Großbürgern und Adeligen und nimmt politische Umwälzungen nur peripher wahr. Dabei bemerkt er zu spät, dass die Vergangenheit nur in der Erinnerung existiert. - [The Cut](https://www.vivelaculture.com/the-cut-copy/): Der deutsch-türkische Regisseur wagt sich an ein Tabu in der Türkei. Er erwähnt den Genozid an den Armeniern und dreht eine dramatische Saga, ja einen Western, der in der Türkei beginnt, dann über Syrien und Cuba in den USA endet. Sein Film durfte in den türkischen Kinos gezeigt werden. Orhan Pamuk dagegen wurde von der türkischen Justiz verfolgt und erhielt Morddrohungen, weil er 2005 in einer Schweizer Zeitung den Genozid an den Armeniern erwähnt hatte. - [Das Museum der Unschuld](https://www.vivelaculture.com/le-musee-de-linnocence-copy/): Als er an seinem Roman Das Museum der Unschuld schreibt, kauft sich Orhan Pamuk ein altes, halb verfallenes Haus im Stadtteil Beyoğlu. Dieses Haus lässt er dann von einem befreundeten Architekten in ein Haus der Erinnerung umbauen. Die Idee ist ebenso einfach wie genial. Man kann dem fiktiven Helden des Romans in diesem Haus wieder begegnen. Kemal und Füsün haben in diesem Haus, in dem sie zwischen 1975 und 1984 so viel Zeit verbrachten, ihre Spuren des Alltags hinterlassen: Fotos, Postkarten, Gegenstände und andere Souvenirs ihrer Liebe. Die Ausstellungsstücke fanden sich auf Flohmärkten. Herausgekommen ist ein Museum voller literarischer Emotionen. - [Die Buddenbrooks](https://www.vivelaculture.com/les-buddenbrook-le-declin-dune-famille-copy/): Am 18. Juli 1900 beendet Thomas Mann nach vier Jahren die Arbeit an seinem ersten großen Familienroman. In diesem literarischen Epos auf fast 800 Seiten beschreibt Mann den Aufstieg und Fall einer hanseatischen Familie aus dem Großbürgertum. 2008 erschien bei Fischer bereits die 46. Auflage. Dabei fand der Roman zunächst nur zögerlich seine Leser. 1929 erhielt Thomas Mann dann den Literaturnobelpreis und wurde so auch international berühmt. Wie Mann stammt auch Orhan Pamuk aus dem Großbürgertum. Und er las Die Buddenbrooks ebenso wie Anna Karenina in der Bibliothek seines Vaters. - [Cevdet und seine Söhne](https://www.vivelaculture.com/cevdet-bey-et-ses-fils-copy/): Seinen ersten Roman aus dem Jahr 1982 ließ Orhan Pamuk lange nicht gelten. Selbstkritisch befand er, zu sehr die literarische Nähe zu Thomas Mann oder Leo Tolstoi gesucht zu haben. In diesem Familienroman, der 1905 in Konstantinopel beginnt und zwei ungleiche Brüder portraitiert, beschreibt Orhan Pamuk den Weg der Türkei in die Moderne. Dreißig Jahre später hat Atatürk das einstige Osmanische Reich radikal umgekrempelt, und aus Konstantinopel ist Istanbul geworden. - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge-the-sound-of-istambul/): C’est Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, qui sert de fil rouge à cette aventure musicale en partant à la rencontre de toutes les musiques que l’on trouve à Istanbul. Le réalisateur Fatih Akin (The Cut), pour qui Hacke a composé la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… - [Joseph Anton](https://www.vivelaculture.com/joseph-anton/): En 1989, l’ayatollah Khomeiny lance une fatwa réclamant l’exécution de Salman Rushdie pour avoir écrit Les Versets sataniques. Pendant neuf ans, Salman Rushdie mènera une vie de clandestin, protégé par la police britannique. Orhan Pamuk, qui fut le premier musulman a dénoncer la fatwa lancée contre Rushdie, a, de son côté, dû fuir la Turquie en 2007, après que des menaces de mort ont été lancées contre lui pour avoir dénoncé le génocide arménien et le massacre des Kurdes. A un journaliste qui, en 2014, lui demandait si sa situation s’arrangeait, Pamuk répondait : « Je vais vous donner une […] - [Winter Sleep](https://www.vivelaculture.com/winter-sleep/): Un comédien de théâtre célèbre d’Istanbul décide de se retirer, avec sa jeune épouse et sa sœur, dans sa maison d’Anatolie centrale transformée en petit hôtel. Seuls dans cet endroit alors que l’hiver qui s’installe et la neige les isolent du reste du monde ; l’hôtel devient le théâtre de leurs profonds déchirements qui illustrent aussi ceux de la société turque prise entre modernisme et poids des traditions, entre riches et pauvres, bourgeois et ruraux. Palme d’or au Festival de Cannes 2014. - [Une bizarrerie dans la tête](https://www.vivelaculture.com/une-bizarrerie-dans-la-tete/): C’est le tout nouveau roman d’Orhan Pamuk (bientôt disponible en français) qui, pour la première fois, parle de personnages qui ne sont pas issus de ces grandes familles de la bourgeoisie turque. Mevlut, le personnage principal, est un vendeur des rues d’Istanbul. Au cours d’une visite à un cousin, il tombe amoureux de la jeune sœur de celui-ci. Pendant trois ans, il lui envoie des lettres amours, en Anatolie. Mais le jour du mariage, c’est une autre sœur que lui amène son cousin. Une bizarrerie dans la tête, est un roman sur les transformations de la société turque vue à […] - [Fenerbahce Istanbul](https://www.vivelaculture.com/fenerbahce-istanbul/): En Turquie, comme partout en Europe, le football est le sport roi et donne lieu à des rivalités entre clubs dont les racines se perdent dans la nuit des championnats. Istanbul abrite deux clubs fameux : Galatasaray Istanbul et Fenerbahce Istanbul dont la rivalité est légendaire. Orhan Pamuk, fervent supporter du Fenerbahce Istanbul souffrit le martyr en 2008, quand son club de cœur se fit battre par Chelsea en coupe d’Europe. Son équipe menée 1-0 à la mi-temps, Pamuk préfèra ne pas regarder la seconde partie du match ! Dimanche dernier, le match entre Galatasaray et Fenerbahce a été annulé […] - [Némésis](https://www.vivelaculture.com/nemesis/): Le fabricant d’armes suédois, Alfred Nobel, le même qui, à sa mort, légua sa fortune pour créer un prix à son nom, s’essaya au métier d’écrivain. Némésis est une pièce de théâtre, l’action se situe à Rome au XVe siècle, dans une ville ou la corruption règne… Une tragédie sombre, publiée peu après sa mort en 1896, dont l’édition originale fut détruite et resta longtemps inédite. Ce n’est qu’en 2003 que sera publiée la première édition bilingue Esperanto-Suédois ! La traduction française date de 2008. - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu-4/): Orhan Pamuk est un grand admirateur de Marcel Proust qu’il découvre à 18 ans. Le Musée de l’innocence évoque à bien des égards À la Recherche du temps perdu cette œuvre majeure du XXe siècle, réflexion sur la mémoire, le temps et la littérature. - [The Cut](https://www.vivelaculture.com/the-cut/): Avec The Cut, présenté en compétition au Festival de Venise en 2014, le réalisateur allemand d’origine turque s’est attaqué à un tabou en Turquie : le génocide arménien. The Cut raconte l’histoire de ce père, déporté avec sa famille, qui apprend des années plus tard que ses filles sont peut-être encore vivantes. Il se lance alors à leur recherche en Turquie puis en Syrie, à Cuba, pour finir aux Etats-Unis. Si Fatih Akin a pu sortir son film en Turquie, Orhan Pamuk, en revanche, fut poursuivi par la justice turque pour avoir évoqué, en 2005, le génocide arménien dans un […] - [Le Musée de l’innocence](https://www.vivelaculture.com/le-musee-de-linnocence/): Pendant qu’il écrivait Le Musée de l’innocence, Orhan Pamuk fit l’acquisition d’une vielle maison dans le quartier de Beyoğlu. Il en a fait le décor de son histoire. Le Musée de l’innocence raconte l’histoire d’un homme qui tombe amoureux d’une femme alors qu’il s’apprête à en épouser une autre. Quand des années plus tard, il retrouve celle qu’il aime toujours, elle est mariée. Il décide alors de consacrer un musée à son amour disparu. Au final, un grand roman nostalgique sur l’amour, le désir et l’absence, et un musée des grandes émotions littéraires. - [Les Buddenbrook : le déclin d’une famille](https://www.vivelaculture.com/les-buddenbrook-le-declin-dune-famille/): Le 18 juillet 1900, après quatre années de travail, Thomas Mann achève l’écriture de son premier grand roman. Publiée en 1901 en Allemagne (en 1932 en France), cette saga sur le déclin d’une famille de grands bourgeois allemands du XIXe siècle ne connaît pas un succès immédiat. Bien qu’il eût reçu le Prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre en 1929, Thomas Mann assistera à l’autodafé des Buddenbrook par les nazis. Comme Thomas Mann, Orhan Pamuk est issu d’une grande famille bourgeoise et a découvert Les Buddenbrook, et les romans de Tolstoï, dans la bibliothèque de son père. - [Cevdet Bey et ses fils](https://www.vivelaculture.com/cevdet-bey-et-ses-fils/): Cevdet Bey et ses fils est le premier roman d’Orhan Pamuk, publié en 1982. Il s’agit d’une grande fresque historique qui court sur trois générations entre 1905 et 1970, des débuts du déclin de l’Empire ottoman à l’émergence d’une Turquie nouvelle. Pamuk a longtemps renié ce roman qu’il trouvait trop proche de la grande littérature européenne, celle d’un Thomas Mann ou de Léon Tolstoï. - [Majorque : les 65 plus belles randonnées entre mer et montagne](https://www.vivelaculture.com/majorque-les-65-plus-belles-randonnees-entre-mer-et-montagne/): Miquel Barcelo est né en 1957 à Felanitz, au sud-est de Majorque. Il a longtemps pratiqué la plongée sous-marine ; c’est l’une des raisons pour lesquelles il parle souvent de « peinture en apnée ». L’île est très humide, ses peintures y sèchent lentement, d’où son terme d’« inassèchement ». Majorque, on peut y aller pour le soleil ou pour découvrir une « autre » île à travers les 65 plus belles randonnées de ce guide rédigé par Rolf Goetz, grand connaisseur des Baléares. Si votre randonnée vous mène à Palma, regardez la peinture de 300m2 de la chapelle Sant […] - [Cahiers d’Himalaya](https://www.vivelaculture.com/cahiers-dhimalaya/): Patrick Mauriès, esthète, fondateur des Éditions Le Promeneur en 1981, avait déjà publié avec Miquel Barcelo, Cahiers d’Afrique ; ils se retrouvent lorsque le peintre, contraint par la guerre au Mali de déserter Gogoli, en pays Dogon, est parti explorer l’Himalaya, poussé par son désir profond de découverte des matières que lui offrent les montagnes de l’Himalaya, les plaines du Mustang, le Ladakh « petit Tibet », le Cachemire… Aquarelles, croquis, pages de journaux, photos, pages de carnets racontent comment Barcelo se ressource en voyageant loin. - [L’Art de la tauromachie](https://www.vivelaculture.com/lart-de-la-tauromachie/): Dans ce numéro spécial d’Art Press, Barcelo peint un taureau qui regarde l’arène du haut des gradins, (p.66) ; un taureau et le torero, face à face, petits au fond du cercle de l’arène, (p.65) ; Picasso peint La Mort du torero (p. 25) et Corrida (p. 29). Autant de peintures qui coupent le souffle. Et puis Sollers, Garcia Lorca, Leiris, Podalydès, Caubère, Bergamin, écrivent tout le sens de la corrida que d’autres détestent. Bergamin, grand écrivain et poète espagnol du XXe, déclare : « Une course de taureaux est un spectacle immoral, c’est pourquoi il forme l’intelligence […] ». - [Sol y Sombra](https://www.vivelaculture.com/sol-y-sombra/): Catalogue de l’exposition Miquel Barcelo au musée Picasso et à la BNF Pourquoi les œuvres de Miquel Barcelo sont-elles exposées en ce moment au musée Picasso et à la Bibliothèque Nationale de France, à Tolbiac ? Parce que non seulement l’artiste, qui reconnaît sa filiation avec Picasso, a une renommée qui monte, qui monte, mais qu’en plus, il produit beaucoup d’œuvres dans des techniques variées : au musée Picasso on peut voir ses peintures, sculptures et céramiques ; à la BNF, ses gravures. À la BNF, une fresque de 190m de long sur 6m de haut mène le visiteur à […] - [Portrait de Miquel Barcelo en artiste pariétal](https://www.vivelaculture.com/portrait-de-miquel-barcelo-en-artiste-parietal/): « C’est un grand chef-d’œuvre, on n’en mesure pas assez l’importance » dit Miquel Barcelo, à propos des peintures rupestres de la grotte Chauvet découverte en 1994. Très touché par l’art rupestre, Barcelo monte avec le chorégraphe Josef Nadj Paso Doble : dans l’église abandonnée des Célestins, les deux hommes se livrent à une performance sur une paroi d’argile qu’ils transforment en une sculpture géante différente chaque soir. Impressionné par le spectacle, Pierre Péju, écrivain et critique d’art, entame un dialogue avec Miquel Barcelo qui se prolonge dans son atelier dans le Marais et à Majorque. Le résultat est un […] - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat-4/): « Jean-Michel était mon ami, il a séjourné chez moi à Majorque. On a beaucoup pleuré sa mort. C’est ma génération, donc c’est un peu flippant quand j’y pense. On était les plus jeunes à la Documenta en 1982. » confie Miquel Barcelo à Zoé Balthus, journaliste et critique d’art. Le film de Julian Schnabel a un casting prestigieux, Bowie joue Warhol, Denis Hopper joue le marchand d’art Bruno Bischofberger. Bruno Bischofberger a été le marchand des deux artistes et a acheté de nombreuses toiles de Barcelo lors d’une exposition chez Yvan Lambert en 1983. - [Musée Picasso Paris](https://www.vivelaculture.com/musee-picasso-paris/): « Donnez-moi un musée et je le remplirai » disait Picasso. Un an après sa mort en 1973, l’État décide que l’hôtel Salé abritera le musée Picasso ; le public y est accueilli depuis 1985. Dans sa brève histoire de 30 ans, le musée ferme pour être réaménagé et ouvrir à nouveau en 2014. Entre temps Anne Baldassari, commissaire de l’exposition Picasso et les maîtres en 2009 a été remplacée à la direction du musée par Laurent Le Bon qui était à la tête du lancement du Centre Pompidou-Metz. Elle a rédigé l’essentiel du livre du musée Picasso, à la […] - [Une Aventure africaine](https://www.vivelaculture.com/une-aventure-africaine/): Miquel Barcelo découvre l’Afrique en 1991, réside d’abord en Côte d’Ivoire, à Grand Bassam, puis au Mali, d’abord à Ségou puis à Gogoli sur les falaises de Bandiagara, en pays Dogon ; un territoire qui s’étend sur 400 000 ha et comprend 289 villages répartis entre les trois régions naturelles : plateau, falaise, plaine. Avant Miquel Barcelo, Marcel Mauss, Marcel Griaule et Jean Rouch, célèbres ethnologues, ont fait découvrir la civilisation Dogon au monde entier. Jean Rouch est le père de l’ethnofiction. Une Aventure africaine contient 4 DVD : Les Fils de l’eau, Le Peuple de la falaise, Sigui, Le […] - [Le temps retrouvé](https://www.vivelaculture.com/le-temps-retrouve/): Cy Twombly photographe & artistes invités Cy Twombly, peintre expressionniste américain mort en 2011, a impressionné Miquel Barcelo quand il a travaillé à NewYork. Il a invité Barcelo a participé à une exposition à Avignon, en 2007, au milieu d’autres artistes photographes ; le catalogue est édité en anglais. On y voit des portraits à l’eau de Javel exécutés par Barcelo ; une technique nouvelle qu’il expérimente en peignant à l’aveugle. Dans sa jeunesse en Virginie, Cy Twombly avait suivi des cours de peinture avec Pierre Daura, un artiste espagnol qui fut l’élève du père de Picasso, père spirituel de […] - [La Boucle du Niger](https://www.vivelaculture.com/la-boucle-du-niger/): Miquel Barcelo inspire à Paul Bowles l’un des personnages de son récit, le dernier qu’il publia, illustré par le peintre. La Boucle du Niger raconte le voyage en Afrique d’un frère et une sœur ; il est peintre contemplatif, absorbé par la chaleur de l’Afrique, elle sort d’un divorce et ne supporte plus rien, ni les lieux ni les gens qu’elle découvre. Bowles et Barcelo se sont rencontrés en 1990 à Tanger où Paul Bowles résidait depuis 1948. L’année suivante paraissait Un thé au Sahara. « Envisager Tanger, c’est accepter de se perdre » écrit Nicolas Bourcier dans Le Monde. […] - [Pas pleurer](https://www.vivelaculture.com/pas-pleurer/): Les massacres des paysans par les jeunes phalangistes au début de la guerre d’Espagne ont commencé à Majorque. Miquel Barcelo, Majorquin né en 1957, n’a pas connu cette guerre, Lydie Salvayre, son aînée de 9 ans non plus, mais sa mère si. Dans Pas pleurer, son roman, prix Goncourt 2014, elle raconte la guerre dans un village de Majorque, à partir des souvenirs de sa mère et du livre de Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune. Lydie Salvayre nous fait vibrer avec le destin de sa mère qui fuit Majorque pour survivre. Le destin de Barcelo, qui travaille […] - [Tranchecaille](https://www.vivelaculture.com/tranchecaille-copy/): Der französische Autor und Journalist Patrick Pécherot (Jahrgang 1953) begann ab Ende der 1980er Jahre, ganz in der Tradition des „Roman Noir“, Kriminalromane zu schreiben. Einige seiner Bücher wurden auch in Deutschland veröffentlicht wie Nebel am Montmartre (2001), der erste Band einer Trilogie über das Paris zwischen den beiden Weltkriegen. In seinem nur auf Französisch vorliegenden Buch Tranchecaille muss Hauptmann Duparc von der französischen Armee herausfinden, ob der einfache Soldat Jonas seinen Leutnant getötet hat. Mitten in der Schlacht an der Aisne fallen die Granaten und Schüsse und man stellt bereits ein Erschießungskommando zusammen… - [How I filmed the War...](https://www.vivelaculture.com/la-bataille-de-la-somme-copy/): Der I.Weltkrieg von 1914-1918 ist der erste industrielle Krieg, der durch gigantische Materialschlachten Millionen von Menschenleben forderte. Die Schlacht an der Somme gehörte zu den fürchterlichsten Ereignissen dieses Krieges. Sie dauerte fünf Monate und kostete 400 000 Menschen das Leben. Die französischen Soldaten kämpften vor allem in Verdun, so dass an der Somme vor allem die britischen Soldaten einen hohen Preis zahlen mussten. Wie nachwirkend und traumatisch diese Erlebnisse auch für die Überlebenden waren, auch das zeigt Peaky Blinders anhand der Shelby Brüder. - [Speaking for Themselves](https://www.vivelaculture.com/ma-tres-chere-clemmie-cherie-copy/): The Personal Letters of Winston and Clementine Churchill Bevor Winston Churchill zu den wichtigsten Protagonisten des II. Weltkriegs aufstieg, hatte er bereits eine lange, bedeutende politische Karriere in mehreren britischen Regierungen hinter sich. 1920 war er beispielsweise Kriegsminister. In Peaky Blinders erteilt er Chief Inspector Campbell den Auftrag, von Belfast nach Birmingham zu wechseln, um die dort gestohlene Waffenladung „by any means necessary“, also mit „allen notwendigen Mitteln“ wieder zu beschaffen. Churchill war übrigens auch ein anerkannter Schriftsteller. Für seine Kriegsmemoiren über den II: Weltkrieg erhielt er 1953 sogar den Literaturnobelpreis. - [Todesmelodie](https://www.vivelaculture.com/todesmelodie/): In den Revolutionswirren 1913 trifft der mexikanische Bandit Juan bei einem Postkutschenraub auf den irischen Dynamitspezialisten John, einen ehemaligen Revolutionär der IRA. Beide verüben einen Bankraub, aber in den Tresorräumen befinden sich nur politische Häftlinge. Juan wird so zu einem unfreiwilligen Helden der Revolution… „Die Revolution ist kein Festessen, sondern ein Akt der Gewalt.“ Mit diesem Maozitat beginnt der Film, der in der BRD als „Todesmelodie“ in die Kinos kam. In Frankreich hieß er „Il était une fois la Revolution“. Regisseur Sergio Leone wurde damals von der politischen Linke scharf angegriffen. Sein Revolutionsbild passte nicht in die Zeit nach 1968. […] - [The Wind that shakes the Barley](https://www.vivelaculture.com/le-vent-se-leve-2-copy/): Ken Loach ist ein politisch engagierter Filmemacher, der nicht aufhört, die schrecklichen Konsequenzen einer ultraliberalen Wirtschaftspolitik zu kritisieren. Aber auch der Klassenkampf und die Geschichte von Revolutionen stehen im Zentrum seines Schaffens. Für The Wind that shakes the Barley, seinen mitreißenden Film über einen Bruderzwist in den Wirren des irischen Unabhängigkeitskrieges der 1920er Jahre, erhielt Ken Loach 2006 die Goldene Palme in Cannes. In einer der beiden Hauptrollen sieht man auch Cillian Murphy (den Thomas Shelby aus Peaky Blinders). - [Searching for the Young Soul Rebels](https://www.vivelaculture.com/searching-for-the-young-soul-rebels-copy/): Die Pop- und Rockmusik erlebte in den 80er Jahren einen kreativen Höhenflug. Fast täglich tauchten verheißungsvolle neue Bands auf, die fröhlich die Musikstile aufmischten, neue Töne erschufen und für viel Betrieb in den angesagten Clubs sorgten. Fast jede Woche kam ein gutes Album heraus. In genau dieser Phase hörte man erstmals von den Dexys Midnight Runners, einer weiteren Band aus Birmingham. Ihre Rockmusik reicherten sie mit Bläsern und Northern Soul an und so gehörte die Gruppe um Kevin Roland zu einer der besten. Dabei war die Konkurrenz hart. - [Naked](https://www.vivelaculture.com/naked-copy/): Ende der 70er Jahre wurde der Reggae zum Weggefährten der Punkmusik. Es war die Epoche, als sich neue Musikrichtungen explosionsartig in Großbritannien ausbreiteten. Steel Pulse gehörte zu den angesagten englischen Bands dieser Zeit. Sie stammten aus Handsworth, einem Vorort von Birmingham, und prangerten den Konservatismus und Rassismus der britischen Gesellschaft an. Benjamin Zephaniah (Jeremiah Jesus, der Rasta in Peaky Blinders) stammt ebenfalls aus Handsworth und taucht seine Poetry in Musik- und Dub-Rhythmen à la Linton Kwesi Johnson, um dieselben Ungerechtigkeiten zu kritisieren. - [The Abattoir Blues Tour](https://www.vivelaculture.com/the-abattoir-blues-tour-copy/): Zu den Stärken von Peaky Blinders gehört der Einsatz des Soundtracks und der einprägsamen Songs. Schon der Titelsong Red Right Hand von Nick Cave gibt den Ton vor. Die düstere, angespannte und blueshafte Stimmung findet man auch in den Stücken von Jack White (The White Stripes), P.J. Harvey oder den Artic Monkeys wieder. Und so kommen die Fans guter Musik hier auch auf ihre Kosten. - [Gangs of New York](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-new-york-copy/): Das Elend in vielen Ländern der alten Welt trieb die Masseneinwanderung in die neue Welt, nach Amerika voran. Die Neu-Amerikaner hofften im Land der unbegrenzten Möglichkeiten auf eine neue Chance. Die Realität und der harte Konkurrenzkampf ums Überleben sahen dann jedoch im gelobten Land anders aus. Und wie in den Dörfern versammelte man sich nach „Nationen“, um sich gegen die Gegner zur Wehr zu setzen. Es ist diese Geschichte der Gang-Gewalt zwischen den verschiedenen ethnischen Gemeinden in New York, von der Martin Scorsese in Gangs of New York erzählt. - [Boardwalk Empire](https://www.vivelaculture.com/the-boardwalk-empire-2-copy/): Im Atlantic City der 20er Jahre hat der Kreiskämmerer (county treasurer) Enoch „Nucky“ Thompson sich Dank der Prohibition und seinem schwunghaften Handel mit dem verbotenen Alkohol zu einem einflussreichen Politgangster etabliert. Der junge Kriegsveteran Jimmy Darmody wird seine rechte Hand, und auch sein Bruder, der Sheriff Elias Thompson, mischt munter mit. Aber die Konkurrenz schläft nicht. Und so tauchen in Boardwalk Empire auch die Herren Lucky Luciano oder Al Capone in ihren jüngeren Jahren auf. Es geht auch hier um Familie, Macht, Korruption, Gangs und die Traumata des I.Weltkriegs… Atlantic City als das andere Birmingham. - [Peaky Blinders](https://www.vivelaculture.com/peaky-blinders-copy/): In der ersten Staffel entdeckten wir die Mitglieder der Familie Shelby, die sich in Birmingham und Umgebung kriminell fest etabliert. In der 2. Staffel versucht der Gangleader Thomas Shelby, den Familienbetrieb auch bis in die britische Hauptstadt auszuweiten. Aber sein Widersacher Chief Inspector Campbell (Sam Neill) ist immer noch mit von der Partie, und es kommt auch ein von Thomas Hardy gespielter jüdischer Gangster neu ins Spiel. Und so liegt Peaky Blinders stilistisch und inhaltlich zwischen Der Pate, Die Sopranos und Boardwalk Empire. - [Tranchecaille](https://www.vivelaculture.com/tranchecaille/): Au cours de la guerre de 14-18, pendant l’offensive du Chemin des Dames, le capitaine Duparc est chargé d’enquêter pour savoir si le simple soldat Jonas a assassiné, ou non, son lieutenant. Enquête au milieu des tranchées et course contre le temps alors que les obus pleuvent et que se prépare le peloton d’exécution. - [La bataille de la Somme](https://www.vivelaculture.com/la-bataille-de-la-somme/): La guerre de 1914-1918 est la première guerre où la puissance industrielle fut mise au service d’une entreprise de destruction massive. La Bataille de la Somme fut l’une des plus terribles, elle dura près de cinq mois et fit plus de 400 000 morts. Les troupes françaises étant massivement engagées à Verdun, ce sont les armées britanniques qui payèrent le plus lourd tribut chez les Alliés. Son souvenir et ses répercutions sur la psychologie des hommes est au cœur de la série Peaky Blinders. - [Ma très chère Clemmie chérie](https://www.vivelaculture.com/ma-tres-chere-clemmie-cherie/): Avant de devenir une des plus grandes figures de la Deuxième Guerre mondiale, Winston Churchill a fait une carrière politique remarquable au sein de plusieurs gouvernements britanniques. En 1920, il est secrétaire d’État à la Guerre. Dans Peaky Blinders, c’est lui qui charge le major Campbell, alors en poste à Belfast, de retrouver un chargement d’armes volées à Birmingham « by any means necessary ». Grand orateur et écrivain, il reçut le prix Nobel de littérature en 1953. - [Il était une fois la Révolution](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-la-revolution/): Le début du XXe siècle est explosif. La révolution éclate en Russie, en Irlande et parfois les acteurs de ces révoltes doivent disparaître sous d’autres cieux pour se faire oublier. C’est l’histoire de John H. Mallory, un expert en explosifs de l’IRA qui se retrouve au Mexique par nécessité. Hasards de la vie, il doit faire équipe avec un bandit très couleur locale pour dévaliser une banque. Mais la situation politique mexicaine va leur jouer des tours et la révolution les rattraper… - [Le vent se lève](https://www.vivelaculture.com/le-vent-se-leve-2/): Ken Loach est un cinéaste engagé qui ne cesse de dénoncer les conséquences désastreuses des politiques ultra libérales menées par les différents gouvernements anglais. L’histoire des luttes révolutionnaires est aussi au cœur de son cinéma. Le Vent se lève (Palme d’or Cannes 2006) a pour thème la guerre civile qui se déroula en Irlande juste après la guerre d’indépendance, dans les années 20. Des guerres qui poussèrent beaucoup à l’exil : en Angleterre ou à l’étranger. Avec Cillian Murphy (Thomas Shelby dans Peaky Blinders) dans un des principaux rôles. - [Searching for the Young Soul Rebels](https://www.vivelaculture.com/searching-for-the-young-soul-rebels/): Sur le plan de la musique pop-rock, les années 80 furent d’une rare richesse. De nouveaux groupes apparaissaient tous les jours, les courants se mélangeaient, de nouveaux sons émergeaient, les clubs étaient pleins, de bons disques sortaient toutes les semaines. C’est dans cette ambiance qu’apparurent les Dexys Midnight Runners tout droit sortis de Burmingham. Avec leur rock vitaminé à la Northern Soul, le groupe de Kevin Roland était un des meilleurs et reste un de ceux que l’on écoute toujours. Pourtant la compétition était rude ! - [Naked](https://www.vivelaculture.com/naked/): À la fin des années 70, à l’époque de la grande déflagration musicale qui déferla alors sur l’Angleterre, le reggae fut le meilleur compagnon de route du punk. Le groupe Steel Pulse, fut l’un des plus grands groupes de reggae anglais de cette période. Issus du quartier de Handsworth, à Birmingham, ils dénoncèrent le conservatisme et le racisme de la société britannique. Benjamin Zephaniah, (Benjamin, le rasta dans Peaky Blinders), lui aussi natif de Handsworth, met ses poèmes en musique, et produit un dub à la façon de Linton Kwesi Johnson, pour dénoncer les mêmes injustices. - [The Abattoir Blues Tour](https://www.vivelaculture.com/the-abattoir-blues-tour/): Une des réussites de Peaky Blinders est l’usage de la musique qui surgit, entre deux scènes, au cours des différents épisodes. D’entrée la chanson du générique, Red Right Hand interprétée par Nick Cave donne le ton. L’ambiance est lourde, bluesy, tendue. On retrouve aussi Jack White (The White Stripes), P.J. Harvey ou encore les Artic Monkeys. Ami des ambiances festives, passe ton chemin. - [Gangs of New York](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-new-york/): La misère qui régnait dans certains pays du vieux monde a poussé des vagues de migrants à tenter leur chance en Amérique. La réalité fut souvent moins belle qu’espérée, et une fois sur place, la compétition pour la survie reprit de plus belle. Alors, comme dans les villages, on se regroupa entre « pays » pour faire face à l’adversité. C’est l’histoire violente de ces communautés qui ont fait New York que raconte Martin Scorsese dans Gangs of New York. - [The Boardwalk Empire](https://www.vivelaculture.com/the-boardwalk-empire-2/): Dans les années 1920, à Atlantic City, le trésorier du comté, Enoch « Nucky » Thompson, décide de profiter de la prohibition pour se lancer dans le trafic illégal d’alcool. Pour l’aider dans les tâches obscures, il fait appel à Jimmy Darmody, un jeune vétéran de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’à son frère, le shérif du comté, Elias Thompson. Mais la concurrence est rude avec Lucky Luciano, Al Capone et les autres. Famille, gangs, pouvoir, corruption, traumas de la Première Guerre mondiale… Atlantic City est une autre Birmingham. C’est Martin Scorsese, grand spécialiste des histoires de mafia s’il en […] - [Peaky Blinders](https://www.vivelaculture.com/peaky-blinders/): Dans la première saison, on découvrait les membres de la famille Shelby que l’on suivait dans son entreprise de consolidation de son business. Dans la nouvelle saison, ce sont les tentatives d’expansion imaginées par Thomas Shelby, le chef du clan, qui sont au cœur des six épisodes. Oui, mais voilà, le commandant Campbell est toujours dans les parages et l’adversité se muscle aussi. Entre Le Parrain, Les Sopranos et Boardwalk of Empire. - [10 000 Hz Legend](https://www.vivelaculture.com/10-000-hz-legend/): La mutation de la chanson française en pop française, puis pop tout court, a connu un formidable coup d’accélérateur avec la musique électronique. Des groupes comme Air (associé au courant de la French touch avec Daft Punk, Phoenix, Cassius…) on repris le flambeau porté par François de Roubaix, pour composer des musiques électronico-pop-psychédéliques qui leur a valu une reconnaissance mondiale. Air a également composé la musique du film The Virgin Suicides de Sofia Coppola en 2000. - [Piano Ombre](https://www.vivelaculture.com/piano-ombre/): Français exilé en Angleterre, François Marry forme son groupe à Bristol (ville de Massive Attack). Frànçois & The Atlas Mountains est signé en 2004 avec l’album E Volo Love sur le label anglais Domino (Arctic Monkeys, Franz Ferdinand…), une première pour un groupe qui chante en français. Les ombres des Talking Heads et de Dominique A planent sur le groupe qui façonne des chansons de pop si légères qu’on les croirait faites pour être jouées en pleine nature et s’envoler avec le vent. Pop contagieuse. - [Les chansons d’Amour](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-damour/): La première référence cinématographique que cite Christophe Honoré, c’est Jacques Demy. Avec Alex Beaupain, le réalisateur a trouvé son Michel Legrand. L’univers d’Alex Beaupain doit beaucoup à Gainsbourg, Daho, Souchon, avec lesquels ils partagent le goût des ambiances mélancoliques. Frédéric Lo, musicien, arrangeur, compositeur est un proche de Beaupain avec lequel il a travaillé sur son album 33 tours, Frédéric Lo a aussi réalisé deux albums de Daniel Darc (Crèvecoeur et Amours suprêmes) figure emblématique des « jeunes gens mödernes » et grand admirateur de Gainsbourg. Et la boucle est bouclée. - [Chaleur humaine](https://www.vivelaculture.com/chaleur-humaine-4/): La révélation musicale et scénique 2014. Comme Stromae, elle chamboule tous les codes allant jusqu’à semer la confusion sur son genre. Reste une pop synthétique minimaliste dont les influences sont à chercher aussi bien du côté de David Bowie, Beyoncé que de Christophe… Pour son prochain album, elle parle de casser son personnage de Christine pour le transformer en quelqu’un de « libidineux genre Gainsbarre ». Déroutant(e). - [La Superbe](https://www.vivelaculture.com/la-superbe/): Musicien accompli (conservatoire, trombone, violon), Benjamin Biolay partage avec Serge Gainsbourg et Alain Chamfort un registre vocal limité et un goût pour les arrangements sophistiqués. Comme ses deux aînés, il a aussi beaucoup composé pour les autres. Benjamin Biolay s’est fait connaître du grand public avec l’album d’Henri Salvador Chambre avec vue, composé en partie avec Keren Ann et dont a été extrait le tube « Jardin d’Hiver ». Par la suite, il travaillera aussi avec Raphaël, Lulu (Gainsbourg), ou Vanessa Paradis qu’il a même accompagnée sur scène. Classe à tous les étages. - [J'aime pas la chanson française](https://www.vivelaculture.com/jaime-pas-la-chanson-francaise/): Tout est dans le titre. Pour certains, dont Luz, la chanson française reste l’ennemie surtout si elle est chantée par Bénabar, Benjamin Biolay, Cali, Olivia Ruiz, Vincent Delerme… « Dès que la voix devient parole, et que la parole devient sens, j’ai l’impression qu’on me dit “Eh, oh, arrête de bosser, arrête de vivre, j’ai quelque chose à te dire”. » Luz dans Les Inrockuptibles, août 2009 - [Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire](https://www.vivelaculture.com/il-y-a-des-annees-ou-lon-a-envie-de-ne-rien-faire/): 1967-1981 chansons expérimentales Les années 1960 voient apparaître une scène artistique engagée dont les acteurs partagent le même désir d’expérimentation. En parallèle du succès grandissant de la scène yé-yé et de Salut les Copains, le label indépendant Saravah est le fer de lance de cette nouvelle génération d’artistes. Brigitte Fontaine, Areski Belkacem ou encore Jacques Higelin, expérimentateurs parmi d’autres, n’hésitent pas à mêler les différentes formes d’art, à jouer avec la langue et éclater les formes musicales établies. Bercés par l’esprit de révolte qui se propage dans le monde entier, ces artistes voient leur horizon s’agrandir avec l’arrivée de nombreux […] - [Des jeunes gens mödernes](https://www.vivelaculture.com/des-jeunes-gens-modernes/): Post-Punk, Cold Wave et culture novö en France de 1978 à 1983. Au tout début des années 80, les « jeunes gens mödernes », cette branche française de la new wave, allait secouer l’Hexagone. Rennes, Rouen, Nancy furent replacées sur la carte grâce à des groupes comme Marquis de Sade, Taxi Girl ou Kas Product. Pour raconter ce qui se passait sur le front de ce rock nouveau, d’autres jeunes gens s’inventèrent un destin de journaliste pour écrire dans Actuel, Libération, Rock n’Folk, Best. Le titre de ce recueil de textes de l’époque fut celui d’une couverture d’un numéro d’Actuel […] - [Diskönoir](https://www.vivelaculture.com/diskonoir-2/): Dans la famille pop-rock, si Gainsbourg est le père et Brigitte Fontaine la mère, Etienne Daho est le grand frère. Sa carrière est un concentré de bon goût pop-rock dont les références s’étendent des Rolling Stones au Velvet Underground, de Françoise Hardy à Bob Dylan, de Chet Baker à Joy Division. Personne ne manque à l’appel. Son talent, c’est de faire résonner toutes ses références à travers un répertoire pop légèrement dépressif typiquement « jeunes gens mödernes » années 80. Aujourd’hui, Daho est devenu à son tour une référence. - [L’Incendie](https://www.vivelaculture.com/lincendie/): Avant de devenir la grand-mère excentrique « électro-Björk » qu’elle est devenue dans les années 90, Brigitte Fontaine, était la moitié d’un duo qu’elle formait avec son compagnon Areski. Leur répertoire, qui mélangeait pop, folk, électro, world music… et des textes qui devaient plus à la poésie qu’au format couplet/refrain, étaient le carburant de prestations scéniques tenant plus du happening que du tour de chant classique. Figure incontournable et source d’inspiration intacte, elle a écrit des chansons pour Étienne Daho, -M-, Johnny Hallyday ou Vanessa Paradis. Egalement admirée par Jarvis Cocker (Pulp) ou les Sonic Youth. Classieux comme disait… - [Rock Around the Bunker](https://www.vivelaculture.com/rock-around-the-bunker/): Serge Gainsbourg est la référence évidente pour toute la scène pop-rock française née dans les années 80. Pour deux raisons au moins : il a toujours cherché à enrichir son répertoire musical, notamment du côté de Londres dans les années 70, et aussi pour son sens de la provocation qui fit l’admiration des plus punks d’entre eux. Dans Rock Around the Bunker, tout y est. Le son anglais (studio Philips à Londres et musiciens anglais), et chansons aux textes provocants à souhait : Nazi Rock, Tata teutonne, Eva, Yellow Star… - [Versions originales](https://www.vivelaculture.com/versions-originales/): Alain Chamfort a connu plusieurs vies artistiques. Il a collaboré avec Jacques Dutronc, Claude François, Serge Gainsbourg, a connu des succès (Manureva, paroles de S. Gainsbourg), s’est fait mettre à la porte de sa maison de disque dans les années 2000, a composé pour d’autres dont Vanessa Paradis, réalisé un concept album, Yves Saint Laurent… Durant toutes ces années, il n’a cessé de varier les styles au gré de ses envies. Aujourd’hui, c’est lui qui inspire la jeune génération. Sur scène, à l’Olympia le 25 mars. - [Suites pour violoncelle seul Bwv 1007-1012](https://www.vivelaculture.com/suites-pour-violoncelle-seul-bwv-1007-1012/): Dali n’aimait pas la musique, qu’il considérait comme un moyen d’expression pauvre, comme « une grande misère », qu’il n’utilisait qu’en fond sonore. Pour lui, seuls les virtuoses, Mtislav Rostropovitch en tête, pouvaient atteindre au sublime, grâce à leur maîtrise technique. - [García Lorca : Œuvres complètes](https://www.vivelaculture.com/garcia-lorca-oeuvres-completes/): Dali et Lorca s’étaient connus étudiants, à une époque où le jeune peintre dandy cherchait encore sa voie. Malgré toutes leurs différences esthétiques et politiques, les deux hommes restèrent amis (comme le prouve le magnifique texte « Ode à Salvador Dali »), jusqu’à l’assassinat du poète par un franquiste durant l’été 1936, à Grenade. - [Mon Dali](https://www.vivelaculture.com/mon-dali/): Lorsque Amanda Lear rencontre Dali, en 1965, le peintre est de quarante ans son aîné. Très vite, la jeune mannequin deviendra le modèle et l’égérie du peintre et partagera sa vie durant des années. Cette intimité lui offrira un point de vue unique pour en dresser un portrait inédit et très personnel de l’artiste… - [Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol/): L’œuvre de Dali ‒ et encore plus son attitude vis à vis de l’art (et de la consommation de masse) ‒ semble avoir profondément influencé la démarche d’un Andy Warhol conquis par le peintre espagnol. Les deux hommes se rencontreront d’ailleurs au début des années soixante à l’hôtel Saint Régis de New York lors d’une légendaire performance du maître. - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme/): À l’aube des années trente, Dali fréquente à Paris le groupe surréaliste formé d’André Breton, Max Ernst, Man Ray, Tristan Tzara, René Magritte ou Yves Tanguy, qui a jeté les bases d’un art nouveau quelques années plus tôt, avec son premier Manifeste. L’ouvrage semble alors avoir été pour lui … - [La Vie secrète de Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/la-vie-secrete-de-salvador-dali/): Une autobiographie dans la collection « L’imaginaire » : nous voilà d’emblée dans le paradoxe « dalien ». Et notre homme à expliquer, superlatifs créés de toute pièce à l’appui, que le génie existe, et qu’il s’appelle Dali. En toute modestie, bien sûr. - [Espoir](https://www.vivelaculture.com/espoir/): Dali fuit la guerre d’Espagne en quittant la Catalogne en 1934 pour un premier exil européen. Certaines peintures de l’époque, comme Construction molle aux haricots bouillis, témoignent de sa vision d’une guerre fratricide vis à vis de laquelle, contrairement à un Malraux par exemple, Dali refusera de politiquement s’engager. - [Un chien andalou](https://www.vivelaculture.com/un-chien-andalou/): En 1929, lorsque Dali participe à l’écriture du Chien Andalou de Buñuel, les deux hommes sont déjà de vieux complices et partagent non seulement la même passion pour le surréalisme, mais aussi la volonté de bousculer l’intelligentsia parisienne. Les seize minutes de ce film, et notamment la fameuse scène « de l’œil », resteront dans l’histoire du cinéma. - [Radioscopie Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/radioscopie-salvador-dali/): À la télévision, Dali se révèle un bon client. Physiquement, il crève déjà l’écran. Mais lorsqu’il se met à exposer ses théories sur l’art ou les différentes facettes de son absolu génie, il collectionne les morceaux de bravoure avec une rare extravagance. La preuve avec ce document exceptionnel, synonyme d’un grand moment de télé ! - [L'ABCdaire de Dali](https://www.vivelaculture.com/labcdaire-de-dali/): Du surréalisme à un art mystique, des Vénus à tiroirs aux montres molles, décrypter Dali n’est pas chose facile. C’est pourtant ce que propose ce petit précis s’attachant au vrai visage du maître ‒ son histoire, sa sensibilité, ses expériences traumatiques ‒ et au lien avec ses œuvres, y compris parfois les plus extravagantes. Pour la planète Dali suivre le guide. - [Dali : Catalogue de l'exposition](https://www.vivelaculture.com/dali-catalogue-de-lexposition/): Tout ou presque sur Dali ! Le centre Pompidou met les petits plats dans les grands pour offrir un catalogue à la hauteur de l’impressionnante exposition réservée à Dali, rétrospective qui, trente ans après sa mort, offre un passionnant éclairage sur une œuvre foisonnante et protéiforme. Pour beaucoup, une redécouverte. - [Démineurs](https://www.vivelaculture.com/demineurs/): Connue pour ses films d’action, comme le solide Point Break sur un surfer criminel, Kathyn Bigelow a obtenu la consécration en 2009 avec Démineurs en étant la première réalisatrice de l’histoire hollywoodienne à recevoir un Oscar. Le film, tendu à l’extrême, suit le parcours d’une unité de déminage américaine en Irak, mettant les nerfs des spectateurs à rude épreuve. Pas d’explications, encore moins de message. Juste le travail minutieux de soldats qui jouent avec la mort, drogués à l’adrénaline ! La guerre vécue par la troupe. - [Jarhead : La fin de l'innocence](https://www.vivelaculture.com/jarhead-la-fin-de-linnocence/): En 1990, l’Irak a envahi le Koweït pour mettre la main sur ses réserves pétrolières, déclenchant la première guerre du Golfe. Les Marines se déploient alors dans l’immense désert d’Arabie Saoudite. C’est ce que raconte Jarhead, sorte de désert des Tartares, où l’ennemi fantôme se fait attendre, où l’ennui peu à peu pétrifie une armée inerte. Film d’action sans action, traversé d’images poétiques (la vision du pétrole en feu au-dessus du sable noir) et de scènes absurdes, Jarhead est l’une des plus belles réussites du cinéma US. - [Les 3 jours du condor](https://www.vivelaculture.com/les-3-jours-du-condor/): Dans la série des films de complots chers aux Américains, Les Trois jours du condor occupe une place de choix, tourné alors que les assassinats de John et Bob Kennedy, quelques années plus tôt, et la récente affaire du Watergate hantent les consciences. Robert Redford, jeune employé d’une cellule de la CIA chargé de lire des livres pour trouver des idées, fuit une organisation criminelle secrète qui veut l’éliminer, sans en connaître les raisons. Un grand classique. - [La Compagnie : Le Grand Roman de la CIA](https://www.vivelaculture.com/la-compagnie-le-grand-roman-de-la-cia/): Si le fils, Jonathan Littell, est aujourd’hui plus connu grâce à son roman Les Bienveillantes (prix Goncourt 2006), le père, Robert, ancien journaliste, a lui aussi bien du talent, mêlant dans ses livres, avec brio, enquête, roman, personnages fictifs et réels, à l’image de ce « grand roman de la CIA » qui met en scène l’organisation pendant la guerre froide, de 1960 à 1995. Ambitieux et réussi. - [Une histoire du terrorisme](https://www.vivelaculture.com/une-histoire-du-terrorisme/): Michael Prazan, auteur d’ouvrages de références sur les commandos nazis (Einsatzgruppen) et l’Orient (L’Armée rouge japonaise), a écrit l’ouvrage indispensable sur le terrorisme. À l’aide d’archives inédites, d’interviews de poseurs de bombes et d’agents antiterroristes, il fait le récit de cette nouvelle guerre sans fin qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et dont la mort d’Oussama Ben Laden semble refermer un chapitre. Avant la suite… - [Jerusalem](https://www.vivelaculture.com/jerusalem/): En digne héritier des chanteurs folk des années 1960, Steve Earle a consacré une chanson au taliban américain John Walker Lindh, fait prisonnier lors des combats en Afghanistan, juste un garçon américain « élevé sur MTV » et converti à l’islam. La chanson « John Walker’s Blues » et le disque Jerusalem ont fait scandale, et marqué une date dans l’introspection douloureuse de l’Amérique. - [The Rising](https://www.vivelaculture.com/the-rising/): En 2002, après sept ans de silence, Bruce Springsteen sort un nouveau disque, The Rising, inspiré par les attentats du 11 septembre. « Le déclencheur de cet album, ce n’est pas le président Bush, c’est un homme que j’ai croisé devant chez moi. J’étais en voiture, j’ai baissé la vitre, et le gars m’a dit, “On a besoin de toi”. » Résultat, de sombres ballades qui évoquent le courage des pompiers (« Into The Fire ») ou la blessure de New York (« My City Of Ruins »), et un joli succès public ! - [24 Heures Chrono](https://www.vivelaculture.com/24-heures-chrono/): Comment déjouer un complot contre les États-Unis en vingt-quatre heures ? C’est le défi impossible que doit relever l’agent antiterroriste Jack Bauer (Kiefer Sutherland), au prix de grands sacrifices ! Pendant huit saisons, cette série aura marqué l’histoire de la télévision par sa mise en scène speed et son montage musclé, tout en suscitant des débats enflammés autour du personnage peu ménagé de Jack Bauer, un homme violent, pour qui la fin justifie les moyens et … une balle dans la tête. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland/): Le soldat Nicholas Brody revient aux États-Unis après plusieurs années de détention en Irak aux mains des insurgés islamistes. Est-il le héros que l’Amérique veut célébrer à tout prix ou un traître retourné par ses ravisseurs ? Homeland, la grande série paranoïaque américaine, est remarquable pour l’épaisseur psychologique des personnages, et les rapports complexes que nouent la soupçonneuse agent Carrie Mathison, atteinte de troubles nerveux (en est-elle pour autant décrédibilisée ?), et un marine converti à la religion musulmane (cela en fait-il forcément un traître ?). Troublant. - [Mission Impossible : Protocole fantôme](https://www.vivelaculture.com/mission-impossible-protocole-fantome/): Cascades, humour, coups de théâtre, et même une froide tueuse française jouée par Léa Seydoux… La quatrième adaptation au cinéma de la célèbre série des années 1960 pousse encore un peu plus loin l’outrance. Nos héros, emmenés par l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise), tentent de redorer le blason de l’agence FMI (Force Mission Impossible) accusée de n’avoir pu empêcher un attentat. La légendaire musique de Lalo Schifrin assure la signature d’un film divertissant, spectaculaire pastiche de l’espionnage. - [Un enfant est mort](https://www.vivelaculture.com/un-enfant-est-mort/): Derrière les attentats du 11 septembre, nous le savons, se trouve l’ombre du conflit palestinien. Le journaliste Charles Enderlin revient sur l’un des drames les plus bouleversants de cette guerre qui n’en finit pas, et qui a servi de justification à Ben Laden : la mort d’un enfant palestinien. D’où venaient les tirs ? D’un complot palestinien, comme on l’a un peu vite dit ? Des positions israéliennes ? Enderlin nous propose ici une enquête rigoureuse et surprenante. - [L'Homme qui tombe](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-tombe/): Il aura fallu attendre quelques années avant que la littérature américaine s’empare du 11 septembre. Le peintre de la société américaine Don DeLillo, auteur de romans cultes comme Americana, publie en 2007 cet Homme qui tombe, situé pendant les attentats. Le titre fait bien sûr référence au sens propre à ces corps qui chutaient des tours en flammes du Word Trade Center. Mais il évoque surtout au sens figuré le vertige moral et traumatique ressenti par les survivants incapables désormais d’amour, condamnés à l’errance et à l’hébétude. - [Oussama Ben Laden, portrait de famille](https://www.vivelaculture.com/oussama-ben-laden-portrait-de-famille/): Beaucoup d’articles et de livres ont été écrits sur l’ennemi public numéro un du monde occidental sans que l’on perce le mystère de l’homme. Mais le témoignage de la famille, restée à la lumière et souffrant d’un nom bien lourd à porter, était attendu. La première de ses cinq épouses, Najwa, et son fils Omar, dépeignent ici un père et un mari attentif qui aura imposé son rigorisme religieux à des proches écartelés entre dégoût et fascination. Le livre réussit à éviter la complaisance et le procès à charge pour un portrait réaliste. - [Ce jour là, au cœur du commando qui a tué Ben Laden](https://www.vivelaculture.com/ce-jour-la-au-coeur-du-commando-qui-a-tue-ben-laden/): Mark Owen faisait partie du commando des Navy Seals, qui, le 2 mai 2011, investit une grande maison de la ville d’Abbottabad, au Pakistan, et y abattit le chef terroriste Oussama Ben Laden. Il raconte sa vie de soldat d’élite, depuis son entrée au sein des Navy Seals jusqu’à cette fameuse nuit. Un récit mené comme une mission : efficace, et sans lyrisme superflu. - [Zero Dark Thirty](https://www.vivelaculture.com/zero-dark-thirty/): Le 2 mai 2011, un commando américain abattait le chef terroriste Oussama Ben Laden au Pakistan. Le film qui raconte cette mission à haut risque a suscité une violente controverse. La réalisatrice a été accusée de faire « l’apologie de la torture », de « servir la propagande de la CIA et du président Obama ». Mais, au-delà de la controverse, Zero Dark Thirty reste surtout un passionnant docu-fiction, et un thriller guerrier mené par une habituée du genre. - [L'Iliade](https://www.vivelaculture.com/liliade/): Matrice de tous les romans d’aventure et de bien des sagas de science fiction, c’est dans l’Iliade que l’on lit la première description d’une course de chars, l’ancêtre de nos courses de trot attelé. Homère imagina même les prix pour les meilleurs. « Moralité, quand on n’a pas une santé de cheval, on ne fréquente pas les hippodromes. » - [Blueberry : Chihuahua Pearl](https://www.vivelaculture.com/blueberry-chihuahua-pearl/): Jean Giraud alias Moebius est une des plus grandes figures de la bande dessinée. Il est notamment le père (avec Jean-Michel Charlier au scénario) de Mike Blueberry, lieutenant de cavalerie de l’armée de l’union. Chihuahua Pearl est le premier épisode d’une longue aventure avec argent, trahison, whisky, belle pépée, indiens, plaines du far west… et des chevaux, des chevaux et encore des chevaux. - [Triptyk](https://www.vivelaculture.com/triptyk/): A la fin des années quatre vingt, Bartabas et sa troupe ont apporté une nouvelle dimension à l’art du spectacle équestre. En faisant évoluer ses chevaux sur des musiques souvent venues de loin, Bartabas crée de véritables moments de grâce. Dans Triptyk, c’est sur des musiques de Stravinsky et de Boulez qu’il fait évoluer ses chevaux accompagnés de danseurs venus de sud de l’Inde. Pour situer la puissance de ce spectacle, un journaliste de La Dépêche déclara : « A sa manière, Bartabas, créateur du Théâtre équestre Zingaro sauve de la bêtise, de la bassesse et de la médiocrité. » - [L'écuyer mirobolant](https://www.vivelaculture.com/lecuyer-mirobolant/): Derrière le journaliste Jérôme Garcin, homme de presse et de radio, se cache un écrivain à la plume, légère, délicate, taillée pour les exercices d’admiration. Cavalier lui-même, Garcin rend ici hommage au capitaine Etienne Beudant, homme de cheval sorti de Saumur et auteur d’un traité de cavalerie. Ou l’art de rendre hommage à un homme qui considérait le dressage comme un art à pratiquer en douceur, en finesse. Comme d’autre pratique l’écriture. - [Le gentleman d’Epsom](https://www.vivelaculture.com/le-gentleman-depsom/): Un escroc se fait passer pour un ancien commandant de Saumur (Jean Gabin), sévit sur les champs de course en vendant des tuyaux percés. Il envoute un restaurateur trop crédule (Louis de Funès) qu’il mènera à la crise cardiaque ! Une comédie dialoguée par Michel Audiard sur le folklore des champs de courses au début des années soixante, des PMU enfumés, des pinces à tickets et des commentaires de Léon Zitrone sur des images en noir et blanc. Une autre époque et un de Funès à son meilleur. - [Les Ripoux](https://www.vivelaculture.com/les-ripoux/): Un vieil inspecteur, pour assouvir sa passion des courses, arrondit ses fins de mois avec tout un arsenal de petites combines. Un jeune blanc-bec fraichement nommé inspecteur veut y mettre bon ordre avant de, lui aussi, comprendre que certains petits arrangements facilitent bien la vie… Le tout se finira, après un passage par la case zonzon, par l’achat d’un magnifique trotteur. La morale est sauve et le PMU retrouve son fidèle client. - [L’ultime razzia](https://www.vivelaculture.com/lultime-razzia/): Troisième film de Stanley Kubrick, L’Ultime razzia est son premier succès. Cette histoire de braquage qui tourne mal sur un hippodrome est dans toutes les mémoires avec les images de Sterling Hayden qui pousse son dernier soupir au pied de son cheval. L’Ultime razzia est un des classiques du film noir, ces films dans lesquels la poisse colle toujours aux semelles d’un pauvre type qui pensait pouvoir s’en sortir. Fatalitas ! - [Les chevaux](https://www.vivelaculture.com/les-chevaux/): Géricault est aux chevaux ce que Degas est aux danseuses ou David au sacre de Napoléon. Difficile de penser à l’un sans penser à l’autre. Le seul moyen pour lui d’échapper à son obsession fut de peindre Le Radeau de la méduse (difficile d’y glisser un cheval). Géricault peint des chevaux de toutes races, des chevaux d’écuries, de courses hippiques… il utilise même la technique naissante de la lithographie pour représenter ses chers équidés. De retour en France après un séjour en Angleterre, il ruine ses finances dans des achats inconsidérés de chevaux, et se ruine la santé à en chuter. […] - [De si jolis chevaux](https://www.vivelaculture.com/de-si-jolis-chevaux/): Cormac McCarthy est un écrivain américain que l’on compare souvent à William Faulkner. Derrière un joli titre se cache un drame d’une violence qu’on croirait déclenchée par des dieux en colère, l’histoire tragique de trois très jeunes cavaliers qui, à la fin des années quarante, vont chercher un travail de cowboy loin de chez eux. C’est aussi l’histoire d’un monde qui disparaît, celui des chevaux et des espaces sans fin. Un roman à la fois sublime comme les paysages que traversent les cavaliers, et noir comme les drames que vont vivre les trois personnages principaux. Adapté au cinéma par Billy […] - [Un jour aux courses](https://www.vivelaculture.com/un-jour-aux-courses/): Tout simplement un des meilleurs films des Marx. Groucho, vétérinaire spécialiste des chevaux, va se faire passer pour un médecin afin d’aider, avec la complicité de ses deux frères à la ville Chico et Harpo, la propriétaire d’une clinique à sauver ses affaires. Dialogues mitraillettes, gags à la pelle, musique, chorégraphie ridicule… tout y est. Même les chevaux ! - [À quoi jouent les hommes ?](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-jouent-les-hommes/): Joueur lui-même et ancien chroniqueur hippique, Christophe Donner connaît les deux côtés du guichet des courses. En s’appuyant sur une documentation de choix – les archives de l’un des descendants des pionniers du jeu aux courtines – il livre un fabuleux roman qui coure depuis la création du Jockey Club jusqu’aux nuits débridées du Moulin Rouge, en passant par Auteuil, Maisons-Laffitte, Epsom, Bilbao, Mexico… « Donner a écrit là le grand roman fou qui nous manquait sur le monde des courses hippiques ». (Thierry Clermont – Le Figaro du 6 septembre 2012) - [Le loup mongol](https://www.vivelaculture.com/le-loup-mongol/): C’est la vie de Tèmudjin, le futur Gengis Khan, racontée par son plus fidèle second Bo’ortchou. L’histoire va de son enfance pendant laquelle il dû lutter pour survivre contre les tribus ennemies de son père, jusqu’à sa mort alors à la tête d’un empire que nul avant lui n’avait conquis. Ce roman exceptionnel est porté par un souffle qu’on ne retrouve que dans les très grands romans d’aventures. Prix Médicis 1998. - [L’amour du mal](https://www.vivelaculture.com/lamour-du-mal/): Fils de jockey, ancien jockey lui-même, Dick Francis est, après une carrière de près de 400 courses, devenu LE chroniqueur hippique du London Sunday Express. Il est aussi l’auteur d’une trentaine de romans dont les mauvaises langues disent qu’ils ont été écrit par sa femme. Toujours est-il qu’il fut anobli par Sa Très Gracieuse Majesté qui, en matière de canasson, en connaît un rayon. On ne prête qu’aux riches. - [Les cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers/): Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer. Le grand Toursène fidèle à sa légende de Tchopendoz toujours victorieux Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme. Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps. Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»… Enfin, Jehol […] - [Ourasi, le roi fainéant](https://www.vivelaculture.com/ourasi-le-roi-faineant/): Elu cheval du siècle, Ourasi fut pendant les année quatre vingt l’idole des champs de courses. Autant que ses victoires, c’est sa personnalité qui fascinait. On le surnommait Le roi fainéant parce qu’il semblait bouder dans le peloton avant de placer des accélérations qui vidaient ses rivaux de l’air qu’ils avaient dans les poumons. C’est l’histoire de ce cheval hors du commun que nous raconte Homéric, comme d’autres nous racontent les batailles d’un Maréchal d’Empire ou les courses d’un pilote automobile à la carrière fulgurante. Ourasi est un génie, Homéric est son héraut. - [Miami Heat](https://www.vivelaculture.com/bang-bang-press/): L’éditeur numérique Studio Walrus vient de racheter le catalogue de la mythique maison d’édition américaine Bang Bang Press, établissement de petite vertu qui a édité de 1947 à 1988 des publications Pulp par milliers. Celles-ci, quasiment imprimées sur du papier toilette afin de réduire les coûts, ont pour la plupart fini au pilon, à peine archivées. Parmi les deux premiers titres mis en ligne par l’éditeur français : Miami Heat de Palmer Mc Grady et Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham Carter sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement au prix de 1,99€ … - [Soyez sympas, rembobinez](https://www.vivelaculture.com/soyez-sympas-rembobinez/): Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu’ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de S.O.S. Fantômes et de Robocop obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes – Tarantino en tête. - [Canicule](https://www.vivelaculture.com/canicule/): Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié – un Mad movie au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino. - [Le Carnaval des âmes](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-ames/): Le Carnaval des âmes est une bobine légendaire et mystérieuse qui ne circule que sous le manteau – entre initiés. A l’origine destiné au circuit des drive-in comme La nuit des morts-vivants de George A. Romero qu’il inspirât, l’unique long-métrage du météore Herk Harvey ne connaitra pas la même carrière. Pourtant, c’est un diamant noir, un film fantôme qui n’a cessé de hanter le cinéma, de John Carpenter à David Lynch en passant par Roman Polanski, Wes Craven ou Quentin Tarantino, maîtres es-étrangetés du Cinéma Bis. Une œuvre au noir aussi déroutante qu’envoûtante. - [Amerikkka](https://www.vivelaculture.com/amerikkka/): Une série BD prévue en 10 volumes (8 parus à ce jour) dont les héros sont deux agents spéciaux qui organisent des infiltrations au sein des milieux ségrégationnistes et autres membres de l’ultra droite américaine. Une série de récits scénarisés par Roger Martin, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du Ku Klux Klan. - [Sweet Soul Music](https://www.vivelaculture.com/sweet-soul-music/): (Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, Sweet Soul Music conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 […] - [The Civil War - la guerre de sécession](https://www.vivelaculture.com/the-civil-war-la-guerre-de-secession/): (docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses. - [True grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit/): Le roman éponyme de Charles Portis, déjà adapté au cinéma par Henry Hathaway en 1969, permit à John Wayne de décrocher le seul Oscar de sa carrière. La version de 2010 marque l’intrusion des frères Coen dans le western sur les cendres encore brûlantes de la guerre de sécession. Cette histoire de vengeance et d’apprentissage prend les allures d’un hommage appuyé au western hollywoodien et adopte par instants les accents cruels d’une production de Tarantino … Lequel élira d’ailleurs le film parmi ses favoris de l’année 2010. - [Sweet Sweetback's Baadasssss Song](https://www.vivelaculture.com/sweet-sweetbacks-baadasssss-song/): Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »… Tout un programme ! - [Cool breeze](https://www.vivelaculture.com/cool-breeze/): Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, Cool Breeze fait partie des trois curieux remakes du Quand la ville dort de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s’il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l’original. Avec une B.O. blax signée par The King of Rock n’Soul lui-même : Solomon Burke ! - [Coffret Jean-Pierre Melville](https://www.vivelaculture.com/coffret-jean-pierre-melville/): Coffret 7 DVD Dès la sortie de Reservoir Dogs, Tarantino n’en fit pas mystère : oui, les braqueurs de son film avaient calqué leur look costard-cravate sur les gangsters des films noirs de Melville. Oui, Le Doulos, Le Samouraï ou encore Bob le Flambeur étaient parmi ses films préférés de tous les temps. Oui le cinéma de Melville avaient une intensité dramatique qui n’appartenait qu’à lui, même s’il avait tout emprunté au cinéma US. Et oui mille fois oui, Gabin, Delon et Belmondo avaient ce je-ne-sais-quoi de différent même si Humphrey Bogart ou James Cagney avaient été leurs modèles. - [Le dictionnaire Eustache](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-eustache/): Ouvrage à entrées multiples, le Dictionnaire Jean Eustache dessine un portrait en creux du réalisateur de La Maman et la Putain – un kaléidoscope passionnant pour approcher le secret d’un cinéaste qui partage avec Tarantino un dédale de références et de fétiches personnels de même qu’une ardente nostalgie et un attrait commun pour les sources. Et aussi, bien sûr, un amour éperdu pour le cinéma ainsi qu’un goût partagé pour les dialogues et les soliloques sans fin, à la fois crus et littéraires. - [Django](https://www.vivelaculture.com/django/): Le titre du dernier Tarantino fait explicitement référence à la série des Django – dont le premier « épisode », Django, fut réalisé en 1966 par Sergio Corbucci. Film fondateur du western spaghetti, c’est un film violent et sanglant mais aussi crépusculaire où le (anti-) héros est prêt à toutes les trahisons pour survivre. La dernière apparition du personnage de Django au cinéma date de 2007 dans un film japonais intitulé Sukiyaki Western Django avec, en guest star, un certain… Quentin Tarantino. - [Voice](https://www.vivelaculture.com/voice/): Repérée par le maestro Ennio Morricone, qui lui confia les parties vocales de deux B.O. majeures alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue (Le Bon, la Brute et le Truand en 1966 et Il était une fois dans l’Ouest en 1968), la soprano Edda Dell’Orso a, depuis, largement participé à l’âge d’or de la musique de film italienne. Muse des plus grands compositeurs de B.O. transalpins, la divine Edda Dell’Orso a même fini par devenir LA voix du cinéma italien. Tarantino ne s’y est pas trompé et lui a réservé une place de choix dans le jukebox très spaghetti de Django […] - [Django unchained](https://www.vivelaculture.com/django-unchained/): Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec Django Unchained, son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle. - [Voyage au bout de la nuit – Version intégrale illustrée par Jacques Tardi](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-version-integrale-illustree-par-jacques-tardi/): Voyage au bout de la nuit, publié en 1932 par Denoël-Steele et Prix Renaudot la même année, est considéré comme un des monuments de la littérature mondiale … « Le livre français qui compta le plus pour nous cette année, ce fut Voyage au bout de la nuit de Céline. Nous en savions par cœur des tas de passages. Son anarchisme nous semblait proche du nôtre. Il s’attaquait à la guerre, au colonialisme, à la médiocrité, aux lieux communs, à la société, dans un style, sur un ton, qui nous enchantaient. Céline avait forgé un instrument nouveau : une écriture aussi […] - [Casse-pipe](https://www.vivelaculture.com/casse-pipe/): Casse-pipe, raconte la première nuit d’un jeune engagé de 18 ans au 17ème régiment de cuirassé de cavalerie en 1912. Largement auto biographique, on retrouve dans ce très court roman inachevé toute la langue célinienne au service d’un récit à la fois tragique et hilarant. « Brigadier ! C’est l’engagé ! – Qu’il entre ce con-là ! » - [Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B](https://www.vivelaculture.com/moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-ii-b/): Jacques Tardi partage avec son aîné Céline, une même vision horrifiée de la guerre, un même dégoût de la société bourgeoise qui les finance et laisse aux autres le soin de les faire. Après avoir beaucoup dessiné les horreurs de la guerre de 14, il raconte les souvenirs de son père prisonnier en Allemagne après la débâcle de l’armée française. - [La vie est dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-degueulasse/): Comment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ? Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d’idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé. Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir (…) Qui est cet homme, antihéros tragique, qui, selon Léo Malet, « par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l’inquiétude sexuelle » ? (Présentation […] - [La forteresse de Breslau](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-de-breslau/): Breslau. Mars 1945. L’armée allemande ou ce qu’il en reste est encerclée par les troupes soviétiques du Maréchal Koniev. Alors qu’un déluge de feu s’abat sur les immeubles encore debout, un ex-officier vieillissant de la police criminelle du Reich enquête au milieu des gravats et des cadavres, sur le viol et le meurtre d’une jeune femme de la bonne société… Avec ce cinquième volet des enquêtes de l’inspecteur Eberhard Mock dans la capitale de la Basse-Silésie, Marek Krajewski met un point final à une magistrale fresque policière dans un cadre historique particulièrement apocalyptique. - [Un singe en hiver](https://www.vivelaculture.com/un-singe-en-hiver/): (d’après le roman d’Antoine Blondin) – Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif. – Les Grands Ducs?! – Oui monsieur, les Princes de la cuite, les Seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu’ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges ! – Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de […] - [La nuit, le jour et toutes les autres nuits](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-le-jour-et-toutes-les-autres-nuits/): « Un soir, dans une chambre d’hôtel, à Venise, j’ai lu d’une traite son dernier livre : La nuit, le jour et toutes les autres nuits. Je l’ai reçu comme une balle dans la peau. Après l’avoir refermé, je me suis mis à chialer. » Frédéric Dard – Libération - [Le monte charge](https://www.vivelaculture.com/le-monte-charge/): En cette veille de Noël, la nostalgie submerge Albert Herbin, tout juste sorti de prison, moral en berne. Alors comment pourrait-il ne pas être ébloui par le charme de la frêle et si jolie Mme Dravet ? D’autant que la jeune femme a l’air de le trouver à son goût. Pour se rendre chez la belle, il faut emprunter un drôle d’ascenseur : un monte-charge. Mais au pied du sapin l’attend un drôle de cadeau, le mari dans une mare de sang ! (Présentation de l’éditeur). Dans Le monte charge, on est loin de la truculence qu’on retrouvera dans les romans […] - [Sur la route, le rouleau original](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route-le-rouleau-original/): Kérouac, qui mentionne plusieurs fois Céline dans Sur la route, revendique haut et fort son influence. « Pour moi lire Voyage au bout de la nuit, c’était voir le plus grand film français jamais réalisé, un chant des brumes supra céleste (…). Il crache une telle franchise de comptoir de café. ». (Lettre à John Clellon Holmes) - [Pulp](https://www.vivelaculture.com/pulp/): Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961. On l’a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n’est autre que la Mort charge un « privé » minable, Nick Belane, de le retrouver : « Je veux m’offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français. » (…) Une enquête échevelée, jalonnée de saoulerie et de cadavres, d’autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge… (Présentation de l’éditeur) - [Céline](https://www.vivelaculture.com/celine/): Ce coffret de deux CD produit en 1955 par Paul Chambrillon regroupe des textes de Céline enregistrés par Michel Simon, Arletty, Pierre Brasseur. On y retrouve aussi des entretiens d’Albert Zbinden et Louis Pauwels avec Céline. Ces enregistrements sont accompagnés d’un livret présentant des écrits de Paul Chambrillon, et Jean d’Ormesson de l’Académie Française. Cette compilation d’enregistrements présente pour la première fois la somme des documents sonores sur Céline. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-3/): Depuis les débuts de son spectacle au théâtre du Montparnasse dans les années quatre-vingt, Luchini et Céline – Bardamu sont inséparables. Tous les trois nous emmènent dans la mélancolie du Voyage au bout de la nuit, qui colle aux semelles comme l’humidité du mois de novembre colle au manteau. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-2/): L’intégrale en 16 CD du Voyage au bout de la nuit lut par Denis Podalydès. Moins porté sur l’interprétation que Luchini, le ton et le débit de Denis Podalydès forment pourtant le véhicule idéal pour suivre Bardamu dans sa traversée du début du vingtième siècle encore traumatisé qu’il est par la fureur de la première guerre mondiale. « Denis Podalydès, une science de la lecture, une lecture non intervenante, c’est magnifique. Sur une profondeur de 16 heures, la lecture la plus extraordinaire ! » Daniel Pennac - [Céline vivant](https://www.vivelaculture.com/celine-vivant/): Un double DVD avec trois documents exceptionnels. Le premier est un entretien avec Pierre Dumayet de 1957 tourné en studio pour l’émission Lecture pour tous. Les deux autres de 1958 et 1961 sont tournés chez lui, dans sa tanière de Meudon. Trois documents dans lesquels on voit Céline déployer toutes les facettes de son personnage. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit/): « Son personnage, le comédien le voit comme un homme naïf et ahuri, jamais remis d’avoir survécu au grand abattoir. L’essentiel est sauvegardé, transcendé, magnifié par l’extraordinaire métier de Jean-François Balmer : la pièce rend justice au génie comique de Céline. A sa faculté de s’épanouir dans le clownesque. Ce n’est pas Luchini qui fait du Luchini, ce n’est pas même Balmer qui fait du Céline : c’est Bardamu qui vous parle en personne. » Pierre Assouline – La république des livres, décembre 2012. - [Critique d'art, suivi de "Critique musicale"](https://www.vivelaculture.com/critique-dart-suivi-de-critique-musicale/): « Ensuite le caractère qui m’a principalement frappé, ç’a été la grandeur. Cela représente le grand, et cela pousse au grand. J’ai retrouvé partout dans vos ouvrages la solennité des grands bruits, des grands aspects de la Nature, et la solennité des grandes passions de l’homme. On se sent tout de suite enlevé et subjugué. » Extrait d’une lettre de Baudelaire à Wagner. - [Georg Baselitz](https://www.vivelaculture.com/georg-baselitz/): Wagner connaît depuis quelques temps un regain d’intérêt parmi certains artistes contemporains, notamment chez les peintres allemands, tels que Georg Baselitz. Certaines toiles de cet artiste contemporain qui fit scandale durant les années 60 s‘inspirent en effet directement de la mythologie wagnérienne, elle-même profondément ancrée dans la culture germanique. - [Le Seigneur des anneaux](https://www.vivelaculture.com/le-seigneur-des-anneaux/): Les opéras fleuves de Wagner se basent – à partir de scénarios complexes – sur des mythes germaniques. J.R.R Tolkien s’en inspira et reprendra tout particulièrement la notion de quête spirituelle développée dans Tannhaüser ou L’Anneau du Nibelung pour écrire son chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux. - [Un curieux à l'opéra : Abécédaire impertinent de l'art lyrique](https://www.vivelaculture.com/un-curieux-a-lopera-abecedaire-impertinent-de-lart-lyrique/): Cet abécédaire franchement attractif (et pour autant érudit et savant) offre une agréable ballade dans l’univers de opéra, de ses mœurs, de son architecture, ses coulisses, son répertoire, et distille mille et une anecdotes, de l’invention de la baignoire au rôle du souffleur, en passant par la place des pauvres. Un petit livre précieux. - [Bat Out of Hell](https://www.vivelaculture.com/bat-out-of-hell/): Cornaqué par un Jim Steinman inspiré, produit par Todd Rundgren (dont le groupe Utopia au grand complet soutient le projet), le texan Meat Loaf, alias « tas de viande », signe un hallucinant opéra aux allures hard un brin boursoufflées, manifeste de ce que l’on nommera désormais du côté des graisseux de tous poils « le rock wagnérien ». Bravo Richard ! - [Liszt : Intégrale des poèmes symphoniques](https://www.vivelaculture.com/liszt-integrale-des-poemes-symphoniques/): Compositeur inspiré, pianiste virtuose, mais aussi professeur réputé, Franz Liszt joua un rôle décisif (d’ami et de protecteur) pour Richard Wagner, dès 1840, bien avant que ce dernier devienne son gendre en épousant Cosima. De père spirituel à beau-père, il n’y avait qu’un pas… - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now/): Hum, rien ne vaut une bonne musique de Wagner, quand le petit matin a une odeur de napalm et qu’un bataillon d’hélicoptères arrive de la mer pour pulvériser la campagne vietnamienne… Coppola recycle La Chevauchée des Walkyries en hymne guerrier. L’effet est canon : « ils en claquent des dents, les bridés, et mes petits gars adorent ça ! » (sic). - [Schonberg par Boulez](https://www.vivelaculture.com/schonberg-par-boulez/): A l’aube du XXe siècle, Arnold Schönberg, jeune compositeur très marqué par l’époque romantique et dépositaire d’une tradition musicale tout germanique, Schönberg est un admirateur inconditionnel de Wagner. Cette influence, même sous-jacente – éclaire des pans entiers de son œuvre et en fait le passeur idéal entre deux mondes, deux continents musicaux, à priori inconciliables, débouchant sur la musique contemporaine. - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides/): Bernard Herrmann (1911-1975), dont l’œuvre musicale est intiment liée aux chefs d’œuvres d’Alfred Hitchcock (le compositeur signera les BO de tous ces plus grands films), était un grand admirateur de Richard Wagner, comme en témoigne en 1958 la partition de Sueurs froides et de ses scènes de phobie (« écoutez » le spectaculaire final !). Spielberg lui rendra hommage dans Les Dents de la mer, notamment en utilisant le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant) dans un plan de plage angoissant, un processus saisissant inventé par le réalisateur anglais pour la scène de vertige de Sueurs […] - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie/): Après Parsifal, L’Attaque des clones : avec Star Wars, John Williams signe une formidable fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et… Toute sa démesure ! Que la force soit avec le space opéra ! - [Essai sur Wagner](https://www.vivelaculture.com/essai-sur-wagner/): Durant les années cinquante, Theodor W. Adorno, membre fondateur de l’École de Francfort et élève d’Alban Berg, entreprend une révision radicale du «cas» Wagner, en utilisant les disciplines les plus variées : la théorie et l’analyse musicales, l’esthétique générale, la philosophie, la sociologie et la psychologie. Une passionnante « lecture » du compositeur allemand. - [Ludwig ou le Crépuscule des dieux](https://www.vivelaculture.com/ludwig-ou-le-crepuscule-des-dieux/): Un des chefs d’œuvres de Visconti. L’évocation du très décadent Louis II (incarné par un Helmut Berger halluciné, aux côtés de Romy Schneider qui retrouve son rôle de Sissi la jeune impératrice d’Autriche-Hongrie), dernier roi de Bavière, donne à Visconti l’occasion d‘une somptueuse fresque baroque, et à une formidable illustration de l’œuvre musicale de Richard Wagner, dont le monarque fou était le plus fidèle mécène. Flamboyant. - [Le Cas Wagner / Nietzsche contre Wagner](https://www.vivelaculture.com/le-cas-wagner-nietzsche-contre-wagner/): C’est l’effet d’un venin, d’un poison, d’une ingestion mortelle … Après le temps de l’amitié vint pour Friedrich Nietzsche le temps de la haine. En 1888, l’auteur d’Ainsi Parlait Zarathoustra et d’Ecce Homo s’insurge contre tout ce que le wagnérisme incarne: l’idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l’antisémitisme, son mépris de l’intelligence. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie/): Depuis Rousseau et ses confessions, on connaît les limites de l’autobiographie. Celle de Wagner n’échappe pas aux lois du genre et trahit souvent le souci du maître de laisser un portrait officiel face à la postérité, et surtout de ne pas froisser son mécène, Louis II de Bavière. Entre confidences et mensonges plus ou moins pieux, un formidable témoignage… - [Complete Operas](https://www.vivelaculture.com/complete-operas/): L’Annapurna du mélomane. L’Everest de l’audiophile. L’intégrale des opéras de Wagner, soit 43 CD réunissant les meilleures interprétations du label Deutsche Grammophon, complétées par deux opéras du catalogue Decca, deux de la BBC et une d’EMI (Rienzi). Un monument à gravir à mains nues, les oreilles affutées, après un indispensable échauffement. - [Le Bouddha de banlieue](https://www.vivelaculture.com/le-bouddha-de-banlieue/): « Londres, fin des années soixante-dix. Haroon Amir, dandy indien de banlieue, enseigne le bouddhisme à des Londoniens néophytes et ébahis. Expériences sexuelles, culturelles et hallucinogènes se mêlent gaiement pour le plus grand plaisir de Karim, fils du Bouddha. Mais celui-ci est tiraillé par sa double origine, indo-musulmane et anglaise. D’un côté, il y a la communauté « paki », en mal d’intégration, de l’autre, sa famille anglaise, en mal de repères, mais débrouillarde et ambitieuse. Au milieu, Londres, ses étoiles et la célébrité en perspective. » Extrait de la présentation de l’éditeur. - [The Concert for Bangladesh](https://www.vivelaculture.com/the-concert-for-bangladesh/): C’est Ravi Shankar qui sensibilise George Harrison aux conséquences dramatiques de la guerre du Bangladesh. Elève du maître, Harrison organise alors ce qui sera le premier grand rassemblement pop au service d’une grande cause. Produit par Phil Spector, l’enregistrement fait la part belle à Dylan, Harrison et bien sûr, à Ravi Shankar. - [Le Salon de musique](https://www.vivelaculture.com/le-salon-de-musique/): Akira Kurosawa a dit du cinéma de Satyajit Ray : « Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil ou la lune. » Le Salon de musique est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films au monde. C’est l’histoire simple d’un homme qui sacrifie tout (la gestion de ses terres, le bien être de sa famille) à sa passion de la musique. Sorti en Inde en 1958, c’est en 1981 que le film sortira sur les écrans français. A voir absolument malgré une qualité d’image déplorable. A quand une version restaurée […] - [La Complainte du sentier](https://www.vivelaculture.com/la-complainte-du-sentier/): « Ce récit, publié en 1929, nous permet de comprendre la vie des pauvres en pays bengali. L’histoire raconte la quête du bonheur, dans les pires conditions, d’un petit garçon qu’on suit pas à pas. Adapté au cinéma par Satyajit Ray et présenté au Festival de Cannes 1956, cette œuvre possède la puissance documentaire du néoréalisme italien. Mais, à la description objective de la vie d’un enfant pauvre, Satyajit Ray ajoute une part spirituelle. Sur la musique de Ravi Shankar, il chante, comme nul autre, la beauté du monde. » Extrait de la quatrième de couverture. - [Le Mahabharata](https://www.vivelaculture.com/le-mahabharata/): Le Mahabharata est un très long poème de la mythologie hindoue. De ce texte sacré, Peter Brook tira un spectacle de neuf heures qu’il présenta au festival d’Avignon en 1985. Avec Jean-Claude Carrière, il réalisera un film de cinq heures. Une pièce magistrale du metteur en scène anglais. - [The last prophet](https://www.vivelaculture.com/the-last-prophet/): Nusrat Fateh Ali Khan est le plus célèbre interprète de Qawwali, une poésie mystique venue de l’Hindoustan (aujourd’hui le Pakistan). Ses improvisations vocales prodigieuses sont simplement soulignées par quelques chœurs, tablas et l’accompagnement d’un harmonium portatif. Le chant de Nusrat Fateh Ali Khan a été popularisé en occident grâce à Peter Gabriel qui édita plusieurs de ses albums sur son label RealWorld. - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world/): Brian Eno, après avoir tenu les claviers au sein de Roxy Music a quasiment inventé l’ambiant music. Inspiré par les minimalistes et Philip Glass en particulier (avec lequel il travaillera), il a fait table rase de presque toutes ses références pop pour mieux reconstruire une musique qui servira de terreau à ses aventures de producteur qui travaillera également avec Talking Heads, David Bowie, parmi tant d’autres, et qui inspirera les premiers aventuriers de l’électro dont Aphex Twin. - [Le Temps des gitans](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-gitans/): Le Temps des gitans est une fable sur fond de réalité sociale. Elle raconte le parcours d’un jeune tzigane élevé par sa grand-mère entre un oncle maboul, une sœur handicapée et un dindon. Il décide malgré tout de gagner assez d’argent pour épouser la fille qu’il aime. La réalité se chargera de lui rappeler qu’on n’échappe pas à sa condition aussi facilement. La musique de Goran Bregovic est de toute beauté. Le film a reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1989. - [Ascension](https://www.vivelaculture.com/ascension/): Ami, si tu cherches une musique à fredonner, passe ton chemin. Ascension est l’album du tournant, celui qui marque l’ouverture de la musique de Coltrane au free jazz. Dès 1961, John Coltrane s’intéresse à la musique de Ravi Shankar, et on entend déjà l’influence de la musique indienne sur la structure harmonique de morceaux comme Om ou India. Mais chez Coltrane la recherche est autant spirituelle que formelle et sa musique s’en trouve comme enveloppée par une lumière cosmique. Free mais mystique. - [West meets East](https://www.vivelaculture.com/west-meets-east/): West meets East, est le premier des trois albums que les deux artistes enregistreront ensemble. C’est Menuhin qui le premier est tombé sous le charme de la musique de Ravi Shankar au cours d’un voyage qu’il fit en Inde en 1952. C’est également lui qui mettra tout en œuvre pour le faire venir en Occident. Cet enregistrement est une merveille de dialogue entre deux cultures musicales. - [Passages](https://www.vivelaculture.com/passages/): Si l’album Passages paraît en 1990, la rencontre Ravi Shankar – Philip Glass date, elle, du milieu des années 60 et a eu lieu à Paris. Glass est alors étudiant dans la classe de Nadia Boulanger et Ravi Shankar dirige l’enregistrement de la musique qu’il a écrite pour Chappacqua, un des films de la beat generation. La structure rythmique de la musique de Shankar va marquer très profondément Philip Glass. Sur Passages, deux morceaux sont des thèmes de Shankar développés par Glass, sur deux autres, c’est Glass qui propose les thèmes et qui laisse à son tour Shankar les développer. […] - [Latcho drom](https://www.vivelaculture.com/latcho-drom/): Latcho Drom « bonne route » est un voyage musical qui part du Rajasthan, et qui raconte les origines de la musique tsigane, ses variations, comment elle s’est plantée au cœur de l’Europe, ou encore sa lente mutation en flamenco. Cent minutes de pure poésie musicale. - [Come away with me](https://www.vivelaculture.com/come-away-with-me/): Ne cherchez pas trace de la musique de Ravi Shankar dans celle de Norah Jones, sa fille, vous n’en trouverez aucune. Les influences sont à chercher du côté du blues, du jazz et de la soul. Ce cocktail parfaitement dosé ainsi qu’une voix pleine de grâce portent des chansons taillées dans les meilleures mélodies, un album qui reste l’un des plus gros succès jazz de ces dix dernières années. - [Traveller](https://www.vivelaculture.com/traveller/): Anoushka Shankar a d’abord débuté dans les pas de son père. Par la suite elle a multiplié les rencontres avec des musiciens venus du jazz, de l’électro ou de la pop (Sting). En 2011, elle s’est lancée dans un projet qui mélange la musique traditionnelle indienne et le flamenco dont les origines remontent aux nomades partis du Rajasthan des siècles plus tôt. Superbe. - [The Pusher](https://www.vivelaculture.com/the-pusher/): Nicolas Winding Refn a frappé très fort les esprits avec sa trilogie The Pusher dont le premier volet est sorti sur les écrans en 1996. Déjà invité à Cannes en 2011 (Prix de la mise en scène pour Drive) et en 2013 pour Only God Forgives avec, à chaque fois, Ryan Gosling dans le rôle principal, il revient cette année pour présenter The Neon Demon, un film de vampires dans le milieu de la mode à Los Angeles. Casting de luxe avec Elle Fanning, Keanu Reeves, Christina Hendricks ou encore Jena Malone. - [Henry VI](https://www.vivelaculture.com/henry-vi-copy-copy/): 2014 führt Thomas Jolly mit seiner Truppe La Piccola Famila diese einmalige 18 Stunden lange Inszenierung von Heinrich VI. im Hof des Papstpalastes in Avignon auf. Er lässt alle drei Teile spielen und nimmt sich alle künstlerischen Freiheiten: von der Groteske bis hin zum Musical. Das ist auf 5 DVDs mit vielen Extras erschienen und kann wie eine packende Staffel von Game of Thrones gesehen werden… - [Ostermeier-Eidinger-Hamlet](https://www.vivelaculture.com/ostermeier-eidinger-hamlet/): Thomas Ostermeier inszenierte 2008 in einer Koproduktion mit dem Theaterfestival Avignon diese legendäre, 165 Minuten lange Inszenierung, die seitdem weltweit auf Tour geht. Nur sechs Schauspieler verkörpern alle Rollen im Stück. Lars Eidinger, der neue Theater- und Filmstar, der auch international (Kino-)Karriere mit den Filmen von Olivier Assayas macht, ist der Hamlet. Ob im Regen oder im Anzug oder mit verschmiertem Gesicht und einer Krone: es ist eine optische und akustische Tour de Force und ganz großes Theater! - [Hamlet](https://www.vivelaculture.com/hamlet-copy-copy/): Hamlet/Hallyday/Vinyl: 1976 nimmt der Rocker und Gelegenheitsschauspieler Johnny Hallyday das Doppelalbum Hamlet auf. Auf der Bühne sollte das Stück dann als Musical aufgeführt werden. Aber die LP floppte dermaßen, dass die Produzenten die Reißleine zogen. Zu einer Aufführung kam es nie. Einige meinen, der belgisch-französische Star war seiner Zeit um 20 Jahre voraus. Denn später boomten Rockmusicals. Auf jeden Fall ist Hamlet eines der nachgefragtesten Alben von Johnny und die Sammler reißen sich um das gute Stück… Sein oder Nichtsein in seiner Zeit… das ist hier die Frage. - [Sein oder Nichtsein](https://www.vivelaculture.com/to-be-or-not-to-be-copy-copy/): Der Humor von Lubitsch in dieser brillanten Komödie um deutsche Besatzer und polnische Schauspieler mitten im besetzten Warschau 1939 hat es in sich. Die Polen müssen aus taktischen Gründen Hamlet spielen und die Deutschen wissen mal wieder alles besser. So ertönt der schöne böse Satz des Nazikommandeurs Erhardt über das Spiel des polnischen Schauspielers Josef Tura: What he did to Shakespeare we are doing now to Poland.(Was der mit Shakespeare gemacht hat, das machen wir heute mit Polen.) Shakespeare taugt also nicht immer nur für Drama. - [Ran](https://www.vivelaculture.com/ran-copy-copy/): Der Japaner Akiro Kurosawa hat in seinem Werk immer wieder die großen Literaten der Weltliteratur adaptiert: Dostojewski, Gorki und natürlich auch Shakespeare. Macbeth wurde so zum Vorbild für Das Schloss im Spinnwebwald (1957) und König Lear für Ran, seinem späten Meisterwerk. - [Romeo und Julia](https://www.vivelaculture.com/romeo-et-juliette-copy-copy/): Sergei Prokofjew komponierte Romeo und Julia – nach dem Stück von Shakespeare – 1934 als Auftragsarbeit für das Kirow Ballet in Leningrad. Dreißig Jahre später tanzten Rudolf Nurejew und Margot Fonteyn zusammen mit dem Royal Ballet London in der Choreographie von Mac Millan in einer einmaligen Inszenierung. Es soll am 9.2.1964 eine Ovation von mehr als 40 Minuten gegeben haben. Die Magie des englischen Dramatikers kennt demnach keine Grenzen… - [Looking for Richard](https://www.vivelaculture.com/looking-for-richard-copy-copy/): In diesem Dokumentarfilm versucht Hollywoodstar Al Pacino seine eher volksnahe Interpretation Shakespeares anhand von Szenen aus Richard III. zu vermitteln. In der Theatertruppe spielt Pacino selbst die Titelrolle und neben ihm wirken auch noch Alec Baldwin, Kevin Spacey und Winona Rider mit. Im Film werden aber auch neben Schauspielern und Theaterleuten Passanten auf den Straßen New Yorks befragt. Und so wird Looking for Richard zu einer Reflexion über die Regie eines der weltweit meist gespielten Stücke Shakespeares. 2011 übernahm dann Kevin Spacey den Richard in der Regie des aus dem Theater kommenden Sam Mendes, der durch seine Hollywoodhits wie American […] - [Cäsar muss sterben](https://www.vivelaculture.com/casar-muss-sterben/): In Cäsar muss sterben (Goldener Bär der Berlinale 2012) haben die Brüder Taviani die Arbeit des Regisseurs Fabio Cavalli gefilmt, der in Rom in einem Hochsicherheitsgefängnis Julius Cäsar von Shakespeare mit Insassen inszeniert. Die italienischen Regiebrüder folgen den Gefangenen in ihren Rollen und im Gefängnisalltag. Das Komplott gegen die Tyrannei Cäsars steht auch als Sinnbild, um der Tyrannei des Gefängnisses zu entgehen. - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones-2-copy-copy/): Den direkten oder indirekten Einfluss von Shakespeare findet man nicht nur im Kino, in der Literatur und der Poesie, sondern neuerdings vor allem in Serien. Der Autor der Romane zur Kultserie Game of Thrones, George R.R. Martin, meint dazu: „Die Stücke über die britischen Rosenkriege haben mich ebenso fasziniert und beeinflusst, wie der Konflikt selber. Richard II., Heinrich IV., Heinrich V., Heinrich VI. und Richard III. sind echte Sittengemälde dieser Zeit.“ - [Boss](https://www.vivelaculture.com/boss-2-copy-copy/): Die erste Folge dieser Serie beginnt mit einer Nahaufnahme. Man sieht das Gesicht eines Mannes, der im Off hört, von welchen Symptomen einer fortschreitenden Krankheit er befallen ist. Dieser Mann ist der Bürgermeister von Chicago, die Stimme die seines Arztes, der seine Diagnose geheim halten muss. Willkommen bei Boss, dieser erschreckenden Serie über Macht, Machtausübung, Verrat, Korruption und das Opfern und die Vernichtung von Menschen… Boss ist ein König Lear im XXI. Jahrhundert. Es ist etwas faul im Staate Chicago… - [My Own Private Idaho](https://www.vivelaculture.com/my-own-private-idaho-2-copy-copy/): Zwei drogenabhängige junge Männer prostituieren sich, um sich ihre tägliche Dosis zu leisten. Einer der beiden verliebt sich in den anderen, der ihn jedoch zurückweist. Dem aufmerksamen Zuschauer wird nicht entgangen sein, dass im Abspann der Name William Skakespeare als Autor der „zusätzlichen Dialoge“ erwähnt wird. Wenn er sich darüber hinaus gut mit dem Werk des englischen Dramatikers auskennt, wird er ebenfalls die Nähe zwischen Scott (Keanu Reeves) und Heinrich V., oder zwischen Mike (River Phoenix) und Poins (Figur aus Heinrich IV.) bemerkt haben. Genau fünf Szenen sind direkt aus Shakespeares Heinrich IV. übernommen worden, manchmal bis aufs Komma genau […] - [Henry VI](https://www.vivelaculture.com/henry-vi-copy/): En 2014, Thomas Jolly et la compagnie la Piccola Familia créent l’événement en jouant, dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon, Henri VI un spectacle de dix-huit heures réunissant les trois parties de la pièce de Shakespeare. Thomas Jolly se permet toutes les audaces, passant du grotesque au drame avec un usage de l’espace qui tutoie parfois la magie du scope au cinéma. A voir comme on enchaîne les épisodes d’une série. Grandiose ! - [Thank you Shakespeare !](https://www.vivelaculture.com/thank-you-shakespeare-copy/): Jeune acteur fraîchement admis au Conservatoire national d’art dramatique de Paris, Philippe Torreton s’immerge dans Shakespeare pour oublier un chagrin d’amour. Il ressortira de cette immersion avec une admiration sans borne de l’œuvre de Shakespeare « qui écrivait pour les prostituées, les marins, les nobles avec gardes du corps » à qui il rend hommage. - [Hamlet](https://www.vivelaculture.com/hamlet-copy/): En 1976 Johnny enregistre Hamlet, un double album qui, sur scène, devait trouver son prolongement sous la forme d’une comédie musicale. L’échec commercial du disque coupera l’élan des producteurs et le projet ne verra jamais le jour. Certains disent que la star franco-belge avait vingt ans d’avance sur la mode des comédies musicales des années 90. Quoiqu’il en soit, Hamlet est l’un des albums de Johnny les plus recherchés par les collectionneurs. Etre ou ne pas être de son temps… - [To be or not To be](https://www.vivelaculture.com/to-be-or-not-to-be-copy/): « To be or not to be… », le monologue d’Hamlet est un sommet que tout acteur dramatique se doit de franchir une fois dans sa carrière. Dans le film d’Ernst Lubitsch, qui se déroule à la veille de l’invasion de la Pologne par les Allemands, une troupe de théâtre polonaise doit reprendre la pièce de Shakespeare à la place d’une pièce mettant en scène Hitler… Ce moment si important dans la carrière d’un acteur vire au cauchemar pour Josef Tura qui, à chaque fois qu’il attaque la fameuse tirade, voit un beau jeune homme se lever et quitter la […] - [Ran](https://www.vivelaculture.com/ran-copy/): Dans son cinéma, Akira Kurosawa a plusieurs fois rendu hommage aux grands noms de la littérature occidentale. Fiodor Dostoïevski, Maxime Gorki et bien sûr Shakespeare dont il adaptera McBeth pour Le château de l’araignée (1957) et Le Roi Lear pour Ran un de ses chefs-d’œuvre. - [Romeo et Juliette](https://www.vivelaculture.com/romeo-et-juliette-copy/): Sergueï Prokofiev composa Romeo et Juliette – adapté de la pièce de Shakespeare – en 1934, pour répondre à une commande du Kirov de Leningrad. En 1964, Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, entourés de la troupe du Royal Ballet de Londres, interprètent le ballet chorégraphié par MacMillan. On dit que la première, donnée le 9 février, fut saluée par une ovation de quarante minutes. La magie du génie du dramaturge anglais ne connaît pas de limite. - [Looking for Richard](https://www.vivelaculture.com/looking-for-richard-copy/): Dans ce documentaire, Al Pacino tente de donner sa vision populaire à l’œuvre de Shakespeare à travers des scènes de Richard III interprétées par une troupe (lui-même dans le rôle- titre, Alec Baldwin, Kevin Spacey, Winona Rider, etc.) mais aussi en interrogeant acteurs, gens de théâtre et inconnus dans les rues de New York. Une réflexion sur la mise en scène d’une des pièces de Shakespeare les plus jouées au monde. En 2011, Kevin Spacey a repris le rôle-titre dans une mise en scène de Sam Mendes (American Beauty, 007 Spectre). - [César doit mourir](https://www.vivelaculture.com/cesar-doit-mourir-copy/): Dans César doit mourir, les frères Taviani (Padre padrone, Palme d’or à Cannes en 1977) ont filmé le travail du metteur en scène Fabio Cavalli qui fait jouer Jules César de Shakespeare par des prisonniers du quartier de haute sécurité de la prison de Rebibbia, à Rome. Les Taviani suivent les prisonniers dans leur rôle et dans leur vie d’hommes enfermés, pour qui comploter pour éliminer la tyrannie de César c’est aussi échapper à la tyrannie de la prison. - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones-2-copy/): On retrouve l’influence directe ou indirecte de l’œuvre de Shakespeare au cinéma, dans la littérature, la poésie et, aujourd’hui, dans les séries. « La série de pièces sur la guerre des Deux-Roses m’a autant fasciné et influencé que le conflit en lui-même. Richard II, Henri IV, Henri V, Henri VI et Richard III constituent une véritable saga sur cette période », confie George R.R. Martin, auteur des livres devenus série culte. - [Boss](https://www.vivelaculture.com/boss-2-copy/): « Des sacrifices, j’en ai commis tellement pour atteindre le sommet que je ne les compte plus. Amis, collègues, famille… Malgré tout, les sacrifices sont faciles à faire quand c’est vous qui tenez le couteau ». Ainsi s’exprime Tom Kane (Kelsey Grammer) le maire de Chicago dans Boss, cette série terrible sur le pouvoir, son exercice, la trahison, la corruption, les êtres sacrifiés, détruits… Boss, c’est Le Roi Lear au XXIe siècle. Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de Chicago… - [My Own Private Idaho](https://www.vivelaculture.com/my-own-private-idaho-2-copy/): Deux jeunes hommes se prostituent pour payer leurs doses. L’un tombe amoureux de l’autre qui le repousse. Un spectateur attentif et patient remarquera le nom de William Shakespeare crédité des dialogues additionnels à la toute fin du générique. Si, en plus, il a une bonne connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais, il aura remarqué la proximité entre Scott (Keanu Reeves) et Henry V, ou entre Mike (River Phoenix) et Poins (personnage de Henry IV). Cinq scènes de Henry IV sont en effet reprises ici, souvent à la lettre… ou ironiquement transformées. - [Henry VI](https://www.vivelaculture.com/henry-vi/): En 2014, Thomas Jolly et la compagnie la Piccola Familia créent l’événement en jouant, dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon, Henri VI un spectacle de dix-huit heures réunissant les trois parties de la pièce de Shakespeare. Thomas Jolly se permet toutes les audaces, passant du grotesque au drame avec un usage de l’espace qui tutoie parfois la magie du scope au cinéma. A voir comme on enchaîne les épisodes d’une série. Grandiose ! - [Thank you Shakespeare !](https://www.vivelaculture.com/thank-you-shakespeare/): Jeune acteur fraîchement admis au Conservatoire national d’art dramatique de Paris, Philippe Torreton s’immerge dans Shakespeare pour oublier un chagrin d’amour. Il ressortira de cette immersion avec une admiration sans borne de l’œuvre de Shakespeare « qui écrivait pour les prostituées, les marins, les nobles avec gardes du corps » à qui il rend hommage. - [Hamlet](https://www.vivelaculture.com/hamlet/): En 1976 Johnny enregistre Hamlet, un double album qui, sur scène, devait trouver son prolongement sous la forme d’une comédie musicale. L’échec commercial du disque coupera l’élan des producteurs et le projet ne verra jamais le jour. Certains disent que la star franco-belge avait vingt ans d’avance sur la mode des comédies musicales des années 90. Quoiqu’il en soit, Hamlet est l’un des albums de Johnny les plus recherchés par les collectionneurs. Etre ou ne pas être de son temps… - [To be or not To be](https://www.vivelaculture.com/to-be-or-not-to-be/): « To be or not to be… », le monologue d’Hamlet est un sommet que tout acteur dramatique se doit de franchir une fois dans sa carrière. Dans le film d’Ernst Lubitsch, qui se déroule à la veille de l’invasion de la Pologne par les Allemands, une troupe de théâtre polonaise doit reprendre la pièce de Shakespeare à la place d’une pièce mettant en scène Hitler… Ce moment si important dans la carrière d’un acteur vire au cauchemar pour Josef Tura qui, à chaque fois qu’il attaque la fameuse tirade, voit un beau jeune homme se lever et quitter la […] - [Ran](https://www.vivelaculture.com/ran/): Dans son cinéma, Akira Kurosawa a plusieurs fois rendu hommage aux grands noms de la littérature occidentale. Fiodor Dostoïevski, Maxime Gorki et bien sûr Shakespeare dont il adaptera McBeth pour Le château de l’araignée (1957) et Le Roi Lear pour Ran un de ses chefs-d’œuvre. - [Romeo et Juliette](https://www.vivelaculture.com/romeo-et-juliette/): Sergueï Prokofiev composa Romeo et Juliette – adapté de la pièce de Shakespeare – en 1934, pour répondre à une commande du Kirov de Leningrad. En 1964, Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, entourés de la troupe du Royal Ballet de Londres, interprètent le ballet chorégraphié par MacMillan. On dit que la première, donnée le 9 février, fut saluée par une ovation de quarante minutes. La magie du génie du dramaturge anglais ne connaît pas de limite. - [Looking for Richard](https://www.vivelaculture.com/looking-for-richard/): Dans ce documentaire, Al Pacino tente de donner sa vision populaire à l’œuvre de Shakespeare à travers des scènes de Richard III interprétées par une troupe (lui-même dans le rôle- titre, Alec Baldwin, Kevin Spacey, Winona Rider, etc.) mais aussi en interrogeant acteurs, gens de théâtre et inconnus dans les rues de New York. Une réflexion sur la mise en scène d’une des pièces de Shakespeare les plus jouées au monde. En 2011, Kevin Spacey a repris le rôle-titre dans une mise en scène de Sam Mendes (American Beauty, 007 Spectre). - [César doit mourir](https://www.vivelaculture.com/cesar-doit-mourir/): Dans César doit mourir, les frères Taviani (Padre padrone, Palme d’or à Cannes en 1977) ont filmé le travail du metteur en scène Fabio Cavalli qui fait jouer Jules César de Shakespeare par des prisonniers du quartier de haute sécurité de la prison de Rebibbia, à Rome. Les Taviani suivent les prisonniers dans leur rôle et dans leur vie d’hommes enfermés, pour qui comploter pour éliminer la tyrannie de César c’est aussi échapper à la tyrannie de la prison. - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones-2/): On retrouve l’influence directe ou indirecte de l’œuvre de Shakespeare au cinéma, dans la littérature, la poésie et, aujourd’hui, dans les séries. « La série de pièces sur la guerre des Deux-Roses m’a autant fasciné et influencé que le conflit en lui-même. Richard II, Henri IV, Henri V, Henri VI et Richard III constituent une véritable saga sur cette période », confie George R.R. Martin, auteur des livres devenus série culte. - [Boss](https://www.vivelaculture.com/boss-2/): « Des sacrifices, j’en ai commis tellement pour atteindre le sommet que je ne les compte plus. Amis, collègues, famille… Malgré tout, les sacrifices sont faciles à faire quand c’est vous qui tenez le couteau ». Ainsi s’exprime Tom Kane (Kelsey Grammer) le maire de Chicago dans Boss, cette série terrible sur le pouvoir, son exercice, la trahison, la corruption, les êtres sacrifiés, détruits… Boss, c’est Le Roi Lear au XXIe siècle. Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de Chicago… - [My Own Private Idaho](https://www.vivelaculture.com/my-own-private-idaho-2/): Deux jeunes hommes se prostituent pour payer leurs doses. L’un tombe amoureux de l’autre qui le repousse. Un spectateur attentif et patient remarquera le nom de William Shakespeare crédité des dialogues additionnels à la toute fin du générique. Si, en plus, il a une bonne connaissance de l’œuvre du dramaturge anglais, il aura remarqué la proximité entre Scott (Keanu Reeves) et Henry V, ou entre Mike (River Phoenix) et Poins (personnage de Henry IV). Cinq scènes de Henry IV sont en effet reprises ici, souvent à la lettre… ou ironiquement transformées. - [Northern Soul](https://www.vivelaculture.com/northern-soul-copy-copy/): Zwei junge Teenager leben in den 70er Jahren in einem britischen Kaff und schwärmen von der Black-American-Soul-Musik zu der man Freitag- oder Samstagabend so gut tanzen kann. Sie träumen davon, einmal DJs zu werden und planen eine Reise nach Amerika. Dort wollen sie sich neue, unbekannte Schallplatten kaufen und sich so ihre Karriere ermöglichen. Aber ist ihre Freundschaft auch der anderen Seite des Musik-Ruhms mit Gewalt, Drogen und Eifersucht gewachsen? - [High Fidelity](https://www.vivelaculture.com/high-fidelity-copy-copy/): Nick Hornbys Roman High Fidelity ist eigentlich sehr britisch. Der amerikanische Schauspieler John Cusack verlegte als Co-Autor, Co-Produzent, Hauptdarsteller und Music Supervisor die Story von High Fidelity von London in seine Heimatstadt Chicago. Der von ihm gespielte Single versucht, seine fünf Ex-Lieben aufzusuchen und seine Kumpel in seinem eigenen Plattenladen zu ertragen, die als Musikfreaks eher Kunden abschrecken und permanent über die besten Vinyls streiten. In diesem amüsanten Film über Männer Anfang 30 spielt neben den trockenen Dialogen der exzellente Soundtrack eine wichtige Rolle. Über 60 Songs kommen im Film vor, darunter sind Hits wie The River von Bruce Springsteen, […] - [The Singer](https://www.vivelaculture.com/le-chanteur-copy-copy/): Im Norden Englands, der stark von der Wirtschaftskrise betroffen ist, gründen 1981 vier junge Männer um den Sänger Vincent Smith die Band Blood Simple. Sie sind laut, wild und sorgen gerne für Skandale. Als dann Vincent ein Verhältnis mit der Sängerin Sylvana von der Band Mood Violet beginnt, läuft alles schief. Sylvana nimmt sich sechs Monate später das Leben und Vincent verschwindet spurlos. Zwanzig Jahre später versucht ein Musikjournalist, Licht ins Dunkel dieser alten Tragödie zu bringen und tappt in eine Falle… Die britische Krimiautorin Cathi Unsworth ist eine ehemalige Musikkritikerin der Zeitschrift Sounds. In Deutschland wurde sie vor allem […] - [Das Comeback der Schallplatte](https://www.vivelaculture.com/das-comeback-der-schallplatte/): Seit 2006 nimmt in Deutschland der Verkauf von Vinylplatten wieder zu. Verkaufte man vor 10 Jahren nur noch 300 000 LPs, so waren es im letzten Jahr schon wieder knapp über zwei Millionen. In den USA stieg der Verkauf allein 2015 um 30% auf über 12 Millionen Vinylplatten an. Und so sind Anfang des Jahres auch wieder große Firmen wie Sony in den Markt für Schallplattenspieler eingestiegen, und auch Osteuropa profitiert vom neuen Boom. Im tschechischen Litovel produzierte man einst die legendären Tesla Plattenspieler. Heute baut man für die Österreicher von Pro-Ject neue Kult-Plattenspieler. Im mecklenburgischen Rödel an der Müritz […] - [Bootleg - The Secret History of the Other Recording Industry](https://www.vivelaculture.com/bootleg-les-flibustiers-du-disque-copy-copy/): Bootlegs sind Schwarzpressungen von Live-Konzerten oder Alben, die so nie erscheinen sollten. Sie verkaufen sich unter der Hand und schnappen den großen Plattenfirmen und ihren Stars oft einen Batzen Geld weg. Das betraf nicht nur die Stones oder Bob Dylan. In diesem Buch wird der Geschichte der berühmtesten Bootlegs und ihrer Entstehung auf den Grund gegangen. Lenny Kaye, der ehemalige Gitarrist und Komponist der Patti Smith Group, sagte einmal: „Ich glaube, Bootlegs halten das Feuer der Musik lebendig. Diese Aufnahmen entstehen unabhängig davon, wie die Musikindustrie den Künstler sieht, aber auch unabhängig davon, wie sich der Künstler selbst sieht.“ - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl-5/): Mick Jagger und Martin Scorsese haben zusammen die HBO-Serie VINYL produziert. Beim zweistündigen Piloten hat der Oscarpreisträger selber Regie geführt und packt dort alles mit hinein, was ihm filmisch heilig ist: Männerfreundschaften, New York, Gewalt und Mafia. Es geht in der Serie um den fiktiven Boss des Plattenlabels „American Century“ Richie Finestra, seine Dämonen, seinen Drogenkonsum und sein Händchen für gute Musik. Das ist nicht klischeefrei, aber liebevoll nostalgisch. Der Soundtrack ist großartig und hier und da nimmt Mick Jagger auch subtile Rache an Kollegen… - [31 Songs](https://www.vivelaculture.com/31-songs-copy-copy/): Wie so viele wäre auch der Brite Nick Hornby zu gerne Rockmusiker geworden. Immerhin kann er gut schreiben, ist ein erfolgreicher Bestsellerautor und schreibt Drehbücher für Filme. Wie wichtig diese 31 Songs in seinem Leben waren, beschreibt er anschaulich und mit vielen persönlichen Anekdoten. So half ihm Thunder Road von Bruce Springsteen dabei, Absagen zu kompensieren. Hornby schafft es dabei immer, interessante Analysen der Songs zu liefern und denkt humorvoll darüber nach, welche Lieder man bei seiner Beerdigung spielen könnte. - [Vinyl](https://www.vivelaculture.com/vinyl-4/): Die Magie der schwarzen Scheibe: Grooves, Design, Labels, Geschichte und Revival In einem Interview von 2012, kurz nach dem Tod von Steve Jobbs, behauptete Rock-Legende Neil Young – ein bekennender Hasser des Daten reduzierten MP3 Tonformats – dass Jobbs bei sich zu Hause lieber Vinylplatten auf seiner Stereo-Anlage gehört habe. Der ehemalige Musiker und langjährige Kritiker Mike Evans setzt in diesem Buch der Schallplatte auf Vinyl ein Denkmal und erinnert an Raritäten, Picture Discs und Limited Editions ebenso wie an Plattenspieler und Musikboxen, die „in“ waren und es wieder sind. Ein Muss für alle Fans der großen Scheiben… - [Bobby Gillespie presents Sunday Mornin’ Comin’ Down](https://www.vivelaculture.com/bobby-gillespie-presents-sunday-mornin-comin-down-copy-copy/): Bobby Gillespie, der Sänger von Primal Scream und frühere Drummer von Jesus & Mary Chain, verfügt über einen breit gefächerten Musikgeschmack. Auf dieser Zusammenstellung vereint er gleich drei Lieder der Beach Boys hintereinander, damit man in eine melancholische Stimmung versetzt wird, gefolgt von Songs der Byrds oder Jerry Lee Lewis und der eigenen Band Primal Scream. So ist für jeden Geschmack etwas dabei. - [American Graffiti Soundtrack](https://www.vivelaculture.com/american-graffiti-2-copy-copy/): Der Soundtrack zum gleichnamigen halbautobiografischen Film von George Lucas um Jugendliche in den USA zu Beginn der 60er Jahre mit den damals noch jungen Harrison Ford, Richard Dreyfuss und Ron Howard in Hauptrollen sorgte 1973 für Furore. Über 41 Hits der Rock’n‘Roll-Ära von Chuck Berry, Fats Domino und Buddy Holly u.a. erschienen dann auch auf einer Doppel-LP, die Liebhaber von Rock, Blues und Rhythm’n’Blues gleichermaßen begeisterte. Es war der Beginn einer lang anhaltenden Rock’n‘Roll-Revival-Phase mit vielen Neuauflagen alter Hits. - [Nuggets - Original Artyfacts from the First Psychede](https://www.vivelaculture.com/nuggets-copy-copy/): Als 1972 dieses Doppelalbum mit dem schönen psychedelischen Cover erschien, waren die meisten der dort versammelten Bands unbekannt. Der Rockmusik-Kritiker Lenny Kaye und spätere Gitarrist von Patti Smith hatte für diese Kompilation die besten, aber manchmal obskuren Songs des amerikanischen Garage Rocks ausgewählt. Der weltweite Hype auf dieses Doppelalbum war so groß, dass viele Käufer dann auch anfingen, sich die Originalschallplatten der Bands wie Thirteen Floor Elevator oder Seeds zu besorgen. So begann auch das Sammeln von gewissen, raren Vinylplatten, das bis heute andauert… - [Northern Soul](https://www.vivelaculture.com/northern-soul-copy/): Au départ, une musique de danse et d’éclate du vendredi ou du samedi soir ; à l’arrivée, un phénomène qui a profondément bouleversé l’Angleterre populaire des années 70. Northern Soul raconte l’histoire d’adolescents de province qui ne vivent plus que pour les nuits dans les clubs (bien avant que la culture club n’emporte tout sur son passage), qui rêvent de devenir des DJs héros et qui sont perpétuellement en quête du 45T de soul music ultime qui remplira les dancefloors. - [High Fidelity](https://www.vivelaculture.com/high-fidelity-copy/): Adapté d’un livre de Nick Hornby, les débats incessants et enflammés de potes maniaques du vinyle dans une petite boutique spécialisée de Chicago. Echanges pointus autour de tel ou tel album, fâcheries momentanées à cause d’un autre, listes de chansons à « écouter en priorité » : l’atmosphère de ce qu’était un magasin de disques de quartier à l’ancienne est parfaitement rendue. La bande-son est parfaite. - [Le chanteur](https://www.vivelaculture.com/le-chanteur-copy/): Dans le Nord de l’Angleterre frappé par la crise, quatre jeunes décident de former un groupe. Très vite, Blood Truth défraie la chronique et connaît le succès. A cause de son sulfureux chanteur Vincent Smith. Quand ce dernier rencontre Sylvana, la chanteuse du groupe Mood Violet, une liaison électrique commence. Puis tout s’écroule avec la mort de Sylvana et la disparition de Vincent. Vingt ans plus tard, un journaliste décide d’écrire un livre sur ce groupe mythique. Il ne sait pas qu’un piège va se refermer sur lui… Cathi Unsworth est une ancienne journaliste de l’hebdomadaire musical de référence Sounds […] - [Passeurs de disques](https://www.vivelaculture.com/passeurs-de-disques-copy/): Une vingtaine de passionnés sont interrogés sur leur rapport et sur leur histoire personnelle avec les disques vinyles. De Laurent Garnier à Daniel Filipacchi, de Bernard Lenoir à Dee Nasty, de Jacques Canetti à Philippe Manœuvre ; tous ont énormément de choses à dire sur cet objet magique qui a, un moment ou un autre, transformé leur vie. Des interviews bien menées. - [Bootleg - Les flibustiers du disque](https://www.vivelaculture.com/bootleg-les-flibustiers-du-disque-copy/): Un mélange d’expériences personnelles et d’anecdotes historiques. L’auteur est fan des disques pirates : les “bootlegs” pressés clandestinement et vendus sous le manteau au nez et à la barbe des grosses maisons de disques. Enregistrements non autorisés des Rolling Stones ou de Bob Dylan, bandes volées dans les studios ou captations de concerts sorties illégalement en vinyle ou en CD : Alain Gaschet fait découvrir un monde et un marché discographique parallèle où la combine est reine. - [Les coins coupés](https://www.vivelaculture.com/les-coins-coupes-copy/): Pendant longtemps, Philippe Garnier a vécu au milieu des disques. Il avait ouvert une boutique d’occasion au Havre avant de partir aux USA, où il a rencontré un nombre impressionnant de toqués du vinyle. Ses fouilles dans des entrepôts du Midwest à la recherche de collectors, ses nuits passées à traquer la rareté dans le parking du Capitol Tower de L.A ou sa passion pour les premiers 45T punk californiens autoproduits sont brillamment décrites. - [31 Songs](https://www.vivelaculture.com/31-songs-copy/): Les chansons, et donc les disques, qui ont marqué la vie de Nick Hornby. A travers elles, des morceaux de Bruce Springsteen, de Santana, de Patti Smith, entre autres, l’auteur de Haute fidélité et de Carton jaune se remémore ses découvertes musicales et les situations qui leur sont liées. Les souvenirs sont souvent coquasses, les analyses des chansons toujours intéressantes. Avec énormément d’humour, il réfléchit aux disques qui seront écoutés lors de ses obsèques. - [Vernon Subutex](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-copy/): Avant qu’il ne fasse l’objet d’un semi-culte chez les amateurs un brin nostalgiques qui poussent les portes des magasins spécialisés, le disque était un support banal qui se trouvait chez tous les disquaires. Certains étaient meilleurs que d’autres et, tel des dealers, ils savaient tenir leurs clients en haleine. Vernon, le personnage central du roman (3 volumes) de Virginie Despentes, a été le roi de son magasin pendant vingt-cinq ans. Puis, un peu à l’image du marché du disque, sa vie s’est délitée et, de faillite en RSA, Vernon s’est retrouvé à la rue. Et du disque, nous sommes passés […] - [Bobby Gillespie presents Sunday Mornin’ Comin’ Down](https://www.vivelaculture.com/bobby-gillespie-presents-sunday-mornin-comin-down-copy/): Bobby Gillespie, leader de Primal Scream, possède une culture musicale phénoménale. Via cette compilation, il nous plonge dans ce qui ressemble de très près à la discothèque idéale. Chansons des Beach Boys ou des Byrds, version d’Over The Rainbow (du Magicien d’Oz) interprétées par Jerry Lee Lewis, remix d’un morceau du duo électro-punk new-yorkais Suicide. Des goûts discographiques larges et partagés. - [American Graffiti](https://www.vivelaculture.com/american-graffiti-2-copy/): B.O. du film de George Lucas dans lequel est recréée l’Amérique des adolescents du début des années 60, conduisant des Chevrolet ou des Hot-Rod vers les drive-in. American Graffiti, version disque, réunit les gros tubes de Chuck Berry, Fats Domino, Buddy Holly et de beaucoup d’autres. Ce double album vinyle paru en 1973 inculqua, à une nouvelle génération, l’amour des vieux disques de rock, de blues et de rythm’n’blues. Il fut à la base d’un rock’n’roll revival, riche en rééditions. - [Nuggets](https://www.vivelaculture.com/nuggets-copy/): En 1972, quand ce double vinyle à la pochette psychédélique est sorti, la plupart des groupes qui y sont rassemblés étaient inconnus. Lenny Kaye, critique de rock et futur guitariste de Patti Smith, venait de compiler des morceaux phares mais obscurs du rock garage américain des années 60. L’engouement pour cette compilation fut tel que, quasiment partout dans le monde, des gens se mirent ensuite à rechercher les disques originaux des Thirteen Floor Elevator, des Seeds et des autres groupes révélés par ce Nuggets d’anthologie. La collectionnite aiguë de la rareté discographique était lancée : elle n’a jamais cessé… - [Northern Soul](https://www.vivelaculture.com/northern-soul/): Au départ, une musique de danse et d’éclate du vendredi ou du samedi soir ; à l’arrivée, un phénomène qui a profondément bouleversé l’Angleterre populaire des années 70. Northern Soul raconte l’histoire d’adolescents de province qui ne vivent plus que pour les nuits dans les clubs (bien avant que la culture club n’emporte tout sur son passage), qui rêvent de devenir des DJs héros et qui sont perpétuellement en quête du 45T de soul music ultime qui remplira les dancefloors. - [High Fidelity](https://www.vivelaculture.com/high-fidelity/): Adapté d’un livre de Nick Hornby, les débats incessants et enflammés de potes maniaques du vinyle dans une petite boutique spécialisée de Chicago. Echanges pointus autour de tel ou tel album, fâcheries momentanées à cause d’un autre, listes de chansons à « écouter en priorité » : l’atmosphère de ce qu’était un magasin de disques de quartier à l’ancienne est parfaitement rendue. La bande-son est parfaite. - [Le chanteur](https://www.vivelaculture.com/le-chanteur/): Dans le Nord de l’Angleterre frappé par la crise, quatre jeunes décident de former un groupe. Très vite, Blood Truth défraie la chronique et connaît le succès. A cause de son sulfureux chanteur Vincent Smith. Quand ce dernier rencontre Sylvana, la chanteuse du groupe Mood Violet, une liaison électrique commence. Puis tout s’écroule avec la mort de Sylvana et la disparition de Vincent. Vingt ans plus tard, un journaliste décide d’écrire un livre sur ce groupe mythique. Il ne sait pas qu’un piège va se refermer sur lui… Cathi Unsworth est une ancienne journaliste de l’hebdomadaire musical de référence Sounds […] - [Passeurs de disques](https://www.vivelaculture.com/passeurs-de-disques/): Une vingtaine de passionnés sont interrogés sur leur rapport et sur leur histoire personnelle avec les disques vinyles. De Laurent Garnier à Daniel Filipacchi, de Bernard Lenoir à Dee Nasty, de Jacques Canetti à Philippe Manœuvre ; tous ont énormément de choses à dire sur cet objet magique qui a, un moment ou un autre, transformé leur vie. Des interviews bien menées. - [Bootleg - Les flibustiers du disque](https://www.vivelaculture.com/bootleg-les-flibustiers-du-disque/): Un mélange d’expériences personnelles et d’anecdotes historiques. L’auteur est fan des disques pirates : les “bootlegs” pressés clandestinement et vendus sous le manteau au nez et à la barbe des grosses maisons de disques. Enregistrements non autorisés des Rolling Stones ou de Bob Dylan, bandes volées dans les studios ou captations de concerts sorties illégalement en vinyle ou en CD : Alain Gaschet fait découvrir un monde et un marché discographique parallèle où la combine est reine. - [Les coins coupés](https://www.vivelaculture.com/les-coins-coupes/): Pendant longtemps, Philippe Garnier a vécu au milieu des disques. Il avait ouvert une boutique d’occasion au Havre avant de partir aux USA, où il a rencontré un nombre impressionnant de toqués du vinyle. Ses fouilles dans des entrepôts du Midwest à la recherche de collectors, ses nuits passées à traquer la rareté dans le parking du Capitol Tower de L.A ou sa passion pour les premiers 45T punk californiens autoproduits sont brillamment décrites. - [31 Songs](https://www.vivelaculture.com/31-songs/): Les chansons, et donc les disques, qui ont marqué la vie de Nick Hornby. A travers elles, des morceaux de Bruce Springsteen, de Santana, de Patti Smith, entre autres, l’auteur de Haute fidélité et de Carton jaune se remémore ses découvertes musicales et les situations qui leur sont liées. Les souvenirs sont souvent coquasses, les analyses des chansons toujours intéressantes. Avec énormément d’humour, il réfléchit aux disques qui seront écoutés lors de ses obsèques. - [Vernon Subutex](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex/): Avant qu’il ne fasse l’objet d’un semi-culte chez les amateurs un brin nostalgiques qui poussent les portes des magasins spécialisés, le disque était un support banal qui se trouvait chez tous les disquaires. Certains étaient meilleurs que d’autres et, tel des dealers, ils savaient tenir leurs clients en haleine. Vernon, le personnage central du roman (3 volumes) de Virginie Despentes, a été le roi de son magasin pendant vingt-cinq ans. Puis, un peu à l’image du marché du disque, sa vie s’est délitée et, de faillite en RSA, Vernon s’est retrouvé à la rue. Et du disque, nous sommes passés […] - [Bobby Gillespie presents Sunday Mornin’ Comin’ Down](https://www.vivelaculture.com/bobby-gillespie-presents-sunday-mornin-comin-down/): Bobby Gillespie, leader de Primal Scream, possède une culture musicale phénoménale. Via cette compilation, il nous plonge dans ce qui ressemble de très près à la discothèque idéale. Chansons des Beach Boys ou des Byrds, version d’Over The Rainbow (du Magicien d’Oz) interprétées par Jerry Lee Lewis, remix d’un morceau du duo électro-punk new-yorkais Suicide. Des goûts discographiques larges et partagés. - [American Graffiti](https://www.vivelaculture.com/american-graffiti-2/): B.O. du film de George Lucas dans lequel est recréée l’Amérique des adolescents du début des années 60, conduisant des Chevrolet ou des Hot-Rod vers les drive-in. American Graffiti, version disque, réunit les gros tubes de Chuck Berry, Fats Domino, Buddy Holly et de beaucoup d’autres. Ce double album vinyle paru en 1973 inculqua, à une nouvelle génération, l’amour des vieux disques de rock, de blues et de rythm’n’blues. Il fut à la base d’un rock’n’roll revival, riche en rééditions. - [Nuggets](https://www.vivelaculture.com/nuggets/): En 1972, quand ce double vinyle à la pochette psychédélique est sorti, la plupart des groupes qui y sont rassemblés étaient inconnus. Lenny Kaye, critique de rock et futur guitariste de Patti Smith, venait de compiler des morceaux phares mais obscurs du rock garage américain des années 60. L’engouement pour cette compilation fut tel que, quasiment partout dans le monde, des gens se mirent ensuite à rechercher les disques originaux des Thirteen Floor Elevator, des Seeds et des autres groupes révélés par ce Nuggets d’anthologie. La collectionnite aiguë de la rareté discographique était lancée : elle n’a jamais cessé… - [La Dolce Vita](https://www.vivelaculture.com/la-dolce-vita-copy-copy/): Bevor sie nach New York zog und dort auf Andy Warhol und Velvet Underground traf, war Nico in Europa ein bekanntes Mannequin und eine Schauspielerin. Bekannt ist ihr Auftritt in Federico Fellinis La Dolce Vita und eine gemeinsame Szene im Film mit Marcello Mastroianni. Dieser 7.Spielfilm von Fellini vereint lockere Impressionen aus der ewigen Stadt Rom, die nicht unbedingt miteinander verknüpft sind. Vor allem die blonde Anita Ekberg wurde durch den Film berühmt. - [Zwei Filme von Shirley Clarke](https://www.vivelaculture.com/coffret-shirley-clarke-copy-copy/): Zwei Filme der New Yorker „Underground“ Regisseurin Shirley Clarke, die zur Film Makers-Cooperative gehörte, die auch die ersten Filme von Andy Warhol vertrieb. In Portrait of Jason geht es um einen schwulen, schwarzen Stricher in seinem Zimmer im berühmten Chelsea Hotel. The Connection wurde 1962 beim Filmfestival in Cannes gefeiert, galt in den USA allerdings als obszön. Dort erzählt Shirley Clarke von Konsumenten, die auf ihren Dealer warten und unterlegt viele Szenen mit Jazzmusik. Das ähnelt der Geschichte, die Velvet Underground in ihrem Hit I’m Waiting for the Man erzählen…. - [Der Traum vom Leben](https://www.vivelaculture.com/lenfant-est-la-cle-de-cette-vie-copy-copy/): Als Lou Reed Literatur an der Universität von Syracuse studierte, wurde sein Professor Delmore Schwartz für ihn zu einem Mentor. Der aus einer jüdischen Familie stammende Schwartz war ein anerkannter Dichter und Verfasser von Kurzgeschichten. In Der Traum vom Leben erzählt er aus dem Leben einer jüdischen Familie in New York zwischen 1910 und 1945. Diese Kurzgeschichten können einfache Beobachtungen enthalten, aber auch ins Fantastische und Traumhafte wechseln. Delmore Schwartz verfiel dem Alkohol und dem Wahnsinn und starb bereits 1966 im Alter von 52 Jahren. Lou Reed widmete ihm das Lied European Son, das auf dem ersten Velvet Underground Album […] - [What’s Welsh for Zen - Autobiography of John Cale](https://www.vivelaculture.com/whats-welsh-for-zen-copy-copy/): Zwischen seiner Kindheit in Wales, in der er Elvis Presley und die zeitgenössische Musik entdeckt und der Wiedervereinigung von Velvet Underground in den 1990er Jahren, hat John Cale sehr viele unterschiedliche Dinge gemacht. In dieser aufschlussreichen Autobiografie erzählt er davon: seiner Ankunft in New York, den Begegnungen mit Lou Reed und Andy Warhol, seiner Arbeit als wichtiger Musikproduzent von u.a. den Stooges oder Patti Smith. Ein abenteuerliches Leben eines abenteuerlichen Musikers. - [Letzte Ausfahrt Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn-2-copy-copy/): Als sie sich 1964 begegneten, riet Lou Reed seinem Kumpel John Cale, der New York City besser kennenlernen wollte, unbedingt Letzte Ausfahrt Brooklyn zu lesen. Dort erzählt Hubert Selby jr. vor dem Hintergrund eines Streiks 1952 in Brooklyn von den Verlierern des amerikanischen Traums, von Außenseitern, Prostituierten und Polizeigewalt. In den USA war das Buch für Jugendliche verboten, stand 1967 sogar für einige Monate wegen Obszönität ganz auf dem Index. In England und in Italien durfte es jahrelang überhaupt nicht erscheinen. Das Buch verkaufte sich über zwei Millionen Mal, und es ist offensichtlich, dass der Inhalt Lou Reed bei einigen […] - [The Trip: Andy Warhol's Plastic Fantastic Cross-Country Adventure](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-va-a-hollywood-copy-copy/): Andy Warhol entdeckte Amerika auf einer Autofahrt mit seinen Kumpeln zwischen New York und Los Angeles 1963. Die amerikanische Provinz war übersät mit Neonreklame und Werbeplakaten, die Warhol später in seiner Malerei so inspirierten. In diesem Buch wird man Zeuge von der Initiationsreise durch Amerika, aufgenommen mit einer kleinen Bolex-Handkamera. Nach dieser berühmten Fahrt auf der Route 66 fing Andy Warhol an, seine ersten Filme zu drehen, seine Factory zu eröffnen und dort auch Velvet Underground einzuladen. - [It’s Gonna Work Out Fine](https://www.vivelaculture.com/its-gonna-work-out-fine-copy-copy/): Man erzählt sich, dass die beiden zukünftigen Gitarristen von Velvet Underground, Lou Reed und Sterling Morrison, sich erstmalig bei einer Jamsession zu It’s Gonna Work Out Fine, einem Stück von Ike Turner, kennengelernt haben. Zu Beginn ließen sich die „Velvets“ sehr vom Blues und dem Rhythm’n’Blues beeinflussen. Als Andy Warhol sie beispielsweise das erste Mal im Café Bizarre sah, spielten sie auf der Bühne Stücke von Bo Diddley und Chuck Berry… - [Vexations](https://www.vivelaculture.com/vexations-copy-copy/): Aufgeführt von John Cale und vielen anderen Pianisten im Pocket Theater in Manhattan am 9. und 10. September 1963, wurde Vexations von Erik Satie insgesamt 840mal gespielt. Das entsprach ganz der ursprünglichen Intention von Satie, der das Werk – ein Fragment bestehend aus 152 Noten auf nur einer Seite – 1893 geschrieben hatte. Seitdem haben sich einige Künstler an ähnlichen Marathonaufführungen in Paris, Amsterdam und auch in Perpignan anlässlich eines 15-stündigen Spendenmarathons versucht… - [Modern Lovers](https://www.vivelaculture.com/modern-lovers-copy-copy/): Der in Massachussetts geborene Jonathan Richman gründete seine Gruppe Modern Lovers, weil er sich auf die musikalischen Spuren von Velvet Underground begeben wollte, die er über alles verehrte. Das war 1970. Zwei Jahre später produzierte John Cale seine ersten Songs. Roadrunner wurde dann zu einem Klassiker, den später die Pioniere des Punk übernahmen. Auf diesem Album finden sich die ersten Aufnahmen von Modern Lovers, die ein wenig so klingen wie Velvet Underground, aber etwas bunter. - [The Complete Matrix Tapes](https://www.vivelaculture.com/the-complete-matrix-tapes-copy-copy/): Einen Teil dieses Boxsets bestehend aus vier CD’s kannte man bereits von dem Album Velvet Underground live 1969, das 1974 erschien. Auf diesen Aufnahmen, die in einem kleinen Club in San Francisco entstanden, hört man die intimere und nüchternere Seite der Band. Velvet Underground konnten schöne Lieder schreiben, sie mit viel Gefühl singen und die Gitarren klangen traditionell nach Rock n’Roll, ohne es mit Klangexzessen zu übertreiben. Oft bewegend, immer packend. - [Loaded](https://www.vivelaculture.com/loaded-copy-copy/): Das vierte Album von Velvet Underground wurde im Sommer 1970 aufgenommen und sollte laut Lou Reed „voller Hits“ sein. An guten und hörbaren Songs wie Sweet Jane, Rock’n’Roll mangelte es nicht und die Lieder wurden sorgfältig produziert. Aber es änderte nichts daran, dass auch dieses Album, wie alle anderen davor, vom Publikum mit großer Gleichgültigkeit aufgenommen wurde. Dabei ist Loaded großartig. - [La Dolce Vita](https://www.vivelaculture.com/la-dolce-vita-copy/): Avant de s’expatrier à New York, d’y rencontrer Andy Warhol et le Velvet Underground, Nico a fait une carrière de mannequin et d’actrice en Europe. Son apparition, et son dialogue avec Marcello Mastroianni, dans la La Dolce Vita révélait déjà une forte présence. La Dolce Vita est le septième long-métrage de Federico Fellini ; il est bâti sur une suite d’histoires au départ pas forcément liées entre elles. Outre Mastroianni et Nico, Anouk Aimée et Anita Ekberg illuminent cette comédie dramatique à la romaine. - [Coffret Shirley Clarke](https://www.vivelaculture.com/coffret-shirley-clarke-copy/): Deux films de la réalisatrice underground new-yorkaise Shirley Clarke qui fit partie de la Film Makers-Cooperative qui distribuait entre autres les premiers film d’Andy Warhol dans les réseaux indépendants. Portrait of Jason met en scène un prostitué black et gay dans sa chambre au fameux Chelsea Hotel ; alors que The Connection, qui fut ovationné au festival de Cannes en 1962 et jugé obscène aux USA, raconte l’histoire, sur fond de jazz, de personnages attendant l’arrivée de leur dealer. Un peu l’histoire de I’m Waiting for the Man, grand classique du Velvet donc… - [L’enfant est la clé de cette vie](https://www.vivelaculture.com/lenfant-est-la-cle-de-cette-vie-copy/): Lorsque Lou Reed fit ses études de littérature à l’université de Syracuse, il s’acoquina avec son professeur, Delmore Schwartz, poète et prolifique auteur de nouvelles. Les six récits réunis dans le recueil L’enfant est la clé de cette vie, racontent la vie d’une famille juive à New York entre 1910 et 1945. Des chroniques et des descriptions qui peuvent passer de la simple observation au fantastique et à l’onirique. European Son, chanson du premier album du Velvet Underground, est dédiée à Delmore Schwartz décédé en 1966. - [What’s Welsh for Zen](https://www.vivelaculture.com/whats-welsh-for-zen-copy/): Entre son enfance au Pays de Galles, époque où il découvre à la fois Elvis Presley et la musique contemporaine, et la reformation du Velvet Underground dans les années 90, John Cale aura fait beaucoup de choses. Dans cette autobiographie passionnante, il raconte tout : son arrivée à New York, sa rencontre avec Lou Reed, le Velvet et Andy Warhol, son travail de producteur sur de nombreux disques marquants, comme ceux des Stooges ou de Patti Smith. Une vie aventureuse de musicien aventureux. - [Last Exit to Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn-2-copy/): Lors de leur rencontre en 1964, Lou Reed avait conseillé à John Cale, qui voulait tout apprendre de New York, de lire ce premier livre d’Hubert Selby Jr, dans lequel est dépeint une galerie de portraits de perdants pas forcément magnifiques. Interdit aux mineurs aux USA, jugé obscène par les autorités britanniques, Last Exit to Brooklyn se vendra à plus de deux millions d’exemplaires. A l’évidence, son contenu inspirera certains textes de Lou Reed. - [Andy Warhol va à Hollywood](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-va-a-hollywood-copy/): Road Trip à travers l’Amérique Pop des Sixties C’est en se baladant en voiture avec quelques copains – entre New York et Los Angeles en 1963 – qu’Andy Warhol a découvert l’Amérique profonde couverte de néons et de panneaux publicitaires qui allaient tant inspirer une partie de sa peinture. Ce livre nous raconte un road trip initiatique fait avec une petite caméra Bolex à la main. Juste après ce périple sur la fameuse Route 66, Warhol allait réaliser ses premiers films, ouvrir sa Factory et y inviter le Velvet Underground. - [It’s Gonna Work Out Fine](https://www.vivelaculture.com/its-gonna-work-out-fine-copy/): Ce serait sur It’s Gonna Work Out Fine, morceau signé Ike Turner, que Lou Reed et Sterling Morrison, les deux futurs guitaristes du Velvet Underground, auraient « fait le bœuf » pour la première fois ensemble. A ses débuts, le Velvet s’est énormément inspiré du blues ou du rhythm’n’blues. Au Café Bizarre, par exemple, là où Andy Warhol est venu l’écouter pour la première fois, il jouait sur scène des morceaux de Bo Diddley et de Chuck Berry… - [Vexations](https://www.vivelaculture.com/vexations-copy/): Interprété par John Cale sous la houlette de John Cage au Pocket Theater de New York en juin 1963, Vexations de Erik Satie a été joué ce soir-là et le soir suivant par 840 pianistes se relayant sur scène. L’œuvre, un fragment musical de 152 notes, écrite par Satie en 1893, avait été composée dans ce but. Depuis, la performance a été renouvelée plusieurs fois, à Paris, Amsterdam et aussi à Perpignan, pendant 15 heures d’affilée à l’occasion d’un Téléthon… - [Modern Lovers](https://www.vivelaculture.com/modern-lovers-copy/): Garçon sage, natif du Massachussetts, Jonathan Richman a formé un groupe, les Modern Lovers, parce qu’il voulait suivre la trace du Velvet Underground qu’il adulait plus que tout. Nous étions en 1970. Deux ans après, il fit produire ses premières chansons par John Cale. L’une d’entre elles, Roadrunner, allait ensuite devenir un classique repris par les pionniers du punk. Cet album réunit les premiers enregistrements des Modern Lovers, une sorte de Velvet Underground avec un peu plus de couleurs. - [The Complete Matrix Tapes](https://www.vivelaculture.com/the-complete-matrix-tapes-copy/): Une partie de ce petit coffret était connue, certains morceaux apparaissant sur l’album Velvet Underground 1969 paru en 1974. Ce que l’on entend sur cet enregistrement effectué dans un petit club de San Francisco nous révèle le côté le plus sobre et intimiste d’un groupe qui savait composer de belles chansons, les chanter avec beaucoup d’émotion et faire sonner ses guitares d’une manière assez traditionnellement rock’n’roll, sans trop de saturations et d’excès sonores. Souvent émouvant, toujours prenant. - [Loaded](https://www.vivelaculture.com/loaded-copy/): Le quatrième album du Velvet Underground, enregistré pendant l’été 1970, devait selon Lou Reed être « chargé en hits ». Les chansons accrocheuses étaient là (Sweet Jane, Rock’n’Roll), la production avait été finement travaillée, mais cela ne changea rien : comme avec ses disques précédents le groupe se heurta à l’indifférence du public. Loaded est somptueux. - [La Dolce Vita](https://www.vivelaculture.com/la-dolce-vita/): Avant de s’expatrier à New York, d’y rencontrer Andy Warhol et le Velvet Underground, Nico a fait une carrière de mannequin et d’actrice en Europe. Son apparition, et son dialogue avec Marcello Mastroianni, dans la La Dolce Vita révélait déjà une forte présence. La Dolce Vita est le septième long-métrage de Federico Fellini ; il est bâti sur une suite d’histoires au départ pas forcément liées entre elles. Outre Mastroianni et Nico, Anouk Aimée et Anita Ekberg illuminent cette comédie dramatique à la romaine. - [Coffret Shirley Clarke](https://www.vivelaculture.com/coffret-shirley-clarke/): Deux films de la réalisatrice underground new-yorkaise Shirley Clarke qui fit partie de la Film Makers-Cooperative qui distribuait entre autres les premiers film d’Andy Warhol dans les réseaux indépendants. Portrait of Jason met en scène un prostitué black et gay dans sa chambre au fameux Chelsea Hotel ; alors que The Connection, qui fut ovationné au festival de Cannes en 1962 et jugé obscène aux USA, raconte l’histoire, sur fond de jazz, de personnages attendant l’arrivée de leur dealer. Un peu l’histoire de I’m Waiting for the Man, grand classique du Velvet donc… - [L’enfant est la clé de cette vie](https://www.vivelaculture.com/lenfant-est-la-cle-de-cette-vie/): Lorsque Lou Reed fit ses études de littérature à l’université de Syracuse, il s’acoquina avec son professeur, Delmore Schwartz, poète et prolifique auteur de nouvelles. Les six récits réunis dans le recueil L’enfant est la clé de cette vie, racontent la vie d’une famille juive à New York entre 1910 et 1945. Des chroniques et des descriptions qui peuvent passer de la simple observation au fantastique et à l’onirique. European Son, chanson du premier album du Velvet Underground, est dédiée à Delmore Schwartz décédé en 1966. - [What’s Welsh for Zen](https://www.vivelaculture.com/whats-welsh-for-zen/): Entre son enfance au Pays de Galles, époque où il découvre à la fois Elvis Presley et la musique contemporaine, et la reformation du Velvet Underground dans les années 90, John Cale aura fait beaucoup de choses. Dans cette autobiographie passionnante, il raconte tout : son arrivée à New York, sa rencontre avec Lou Reed, le Velvet et Andy Warhol, son travail de producteur sur de nombreux disques marquants, comme ceux des Stooges ou de Patti Smith. Une vie aventureuse de musicien aventureux. - [Last Exit to Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn-2/): Lors de leur rencontre en 1964, Lou Reed avait conseillé à John Cale, qui voulait tout apprendre de New York, de lire ce premier livre d’Hubert Selby Jr, dans lequel est dépeint une galerie de portraits de perdants pas forcément magnifiques. Interdit aux mineurs aux USA, jugé obscène par les autorités britanniques, Last Exit to Brooklyn se vendra à plus de deux millions d’exemplaires. A l’évidence, son contenu inspirera certains textes de Lou Reed. - [Andy Warhol va à Hollywood](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-va-a-hollywood/): Road Trip à travers l’Amérique Pop des Sixties C’est en se baladant en voiture avec quelques copains – entre New York et Los Angeles en 1963 – qu’Andy Warhol a découvert l’Amérique profonde couverte de néons et de panneaux publicitaires qui allaient tant inspirer une partie de sa peinture. Ce livre nous raconte un road trip initiatique fait avec une petite caméra Bolex à la main. Juste après ce périple sur la fameuse Route 66, Warhol allait réaliser ses premiers films, ouvrir sa Factory et y inviter le Velvet Underground. - [It’s Gonna Work Out Fine](https://www.vivelaculture.com/its-gonna-work-out-fine/): Ce serait sur It’s Gonna Work Out Fine, morceau signé Ike Turner, que Lou Reed et Sterling Morrison, les deux futurs guitaristes du Velvet Underground, auraient « fait le bœuf » pour la première fois ensemble. A ses débuts, le Velvet s’est énormément inspiré du blues ou du rhythm’n’blues. Au Café Bizarre, par exemple, là où Andy Warhol est venu l’écouter pour la première fois, il jouait sur scène des morceaux de Bo Diddley et de Chuck Berry… - [Vexations](https://www.vivelaculture.com/vexations/): Interprété par John Cale sous la houlette de John Cage au Pocket Theater de New York en juin 1963, Vexations de Erik Satie a été joué ce soir-là et le soir suivant par 840 pianistes se relayant sur scène. L’œuvre, un fragment musical de 152 notes, écrite par Satie en 1893, avait été composée dans ce but. Depuis, la performance a été renouvelée plusieurs fois, à Paris, Amsterdam et aussi à Perpignan, pendant 15 heures d’affilée à l’occasion d’un Téléthon… - [Modern Lovers](https://www.vivelaculture.com/modern-lovers/): Garçon sage, natif du Massachussetts, Jonathan Richman a formé un groupe, les Modern Lovers, parce qu’il voulait suivre la trace du Velvet Underground qu’il adulait plus que tout. Nous étions en 1970. Deux ans après, il fit produire ses premières chansons par John Cale. L’une d’entre elles, Roadrunner, allait ensuite devenir un classique repris par les pionniers du punk. Cet album réunit les premiers enregistrements des Modern Lovers, une sorte de Velvet Underground avec un peu plus de couleurs. - [The Complete Matrix Tapes](https://www.vivelaculture.com/the-complete-matrix-tapes/): Une partie de ce petit coffret était connue, certains morceaux apparaissant sur l’album Velvet Underground 1969 paru en 1974. Ce que l’on entend sur cet enregistrement effectué dans un petit club de San Francisco nous révèle le côté le plus sobre et intimiste d’un groupe qui savait composer de belles chansons, les chanter avec beaucoup d’émotion et faire sonner ses guitares d’une manière assez traditionnellement rock’n’roll, sans trop de saturations et d’excès sonores. Souvent émouvant, toujours prenant. - [Loaded](https://www.vivelaculture.com/loaded/): Le quatrième album du Velvet Underground, enregistré pendant l’été 1970 sans John Cale qui a quitté le groupe deux ans auparavant, devait – selon Ahmet Ertegun le légendaire patron du label Atlantic qui venait de signer le groupe – être « chargé en hits » (loaded with hits). Les chansons accrocheuses étaient là (Sweet Jane, Rock’n’Roll), la production avait été finement travaillée, mais cela ne changea pas grand-chose : comme avec ses disques précédents, le groupe se heurta à la quasi indifférence du public. - [The essential Ravi Shankar](https://www.vivelaculture.com/the-essential-ravi-shankar/): Maître du sitar dont il a transformé le jeu mais aussi modifié la forme, l’œuvre composée et enregistrée par Ravi Shankar est immense. Musique classique traditionnelle, musiques de films (dont celle de Gandhi, le film de Richard Attenborough qui ne sera pas retenue pour la version américaine), enregistrements studio, live (Woodstock en 69, Monterey en 1967). Ravi Shankar restera pour longtemps le plus grand ambassadeur de la musique indienne. - [Tempest](https://www.vivelaculture.com/tempest/): Le temps semble ne pas avoir de prise sur Dylan. Pire, depuis une quinzaine d’années, on dirait qu’il le rend meilleur jour après jour. Tempest, son 35ème album en 50 ans de carrière est là pour le prouver. Avec sa tête de Zorro émacié et sa voix de plus en plus rayée, Dylan continue de piocher dans les différents courants de l’histoire de la musique américaine – du blues au rockabilly, du swing à la country – en prenant tout son temps (un morceau de 13 mn, un de 9, deux de 7…), comme si à 71 ans rien ne […] - [Hugues Aufray chante Dylan](https://www.vivelaculture.com/hugues-aufray-chante-dylan/): Onze chansons adaptées en français, principalement tirées des albums de première période folk de Dylan, avant que celui-ci branche sa guitare sur le 220V. Le grain de la voix d’Hugues Aufray, rappeuse à souhait, se prête très bien au style folk de Bob Dylan. Si les paroles sont parfois un peu tirées par les cheveux, elles permettent une première approche des textes compliqués de Dylan. Les arrangements font entendre une véritable connaissance de la scène folk-rock dont le père de Santiano est un des premiers importateurs en France. - [Weld / Arc](https://www.vivelaculture.com/weld-arc/): Neil Young fait partie de ces rares figures qui traversent les époques en s’attirant le respect et l’admiration des groupes qui se succèdent sur la scène rock. En 1991, à 46 ans, toujours accompagné du Crazy Horse, il publie Weld, un double album live accompagné, en tirage limité, par Arc, une troisième rondelle, en fait un seul morceau expérimental de plus de trente minutes composé d’extraits de morceaux sur lit de guitares saturées. Les fans de noise rock en sont encore bouche bée. - [Purple Rain](https://www.vivelaculture.com/purple-rain/): Purple rain est la bande son du film du même nom que Prince à écrit en s’inspirant de sa vie. C’est l’album de la consécration mondiale pour celui qui fut signé par une major à l’âge de dix huit ans, en obtenant le contrôle artistique de sa production, chose impensable pour un artiste inconnu. Les talents de guitariste de Prince sont au centre des neuf morceaux de cet album ; riffs imparables, envolées lyriques… son jeu entre pop, rock et funk en font la réincarnation du grand Jimi. - [King Suckerman](https://www.vivelaculture.com/king-sukerman/): « Marcus Clay sortit les Hendrix du rayon Soul, retourna au rayon Rock, les disques dans les mains, et les remis à leur place dans le casier H, entre Heart et Humble pie. » La trilogie que Pelecanos dont Marcus Clay, propriétaire de magasins de disques est le personnage central, est une fresque qui dépeint, sur une vingtaine d’années, la montée de la violence qui ronge « Chocolate City ». A lire les références musicales qui émaillent ses romans, on sait que Pelecanos connaît aussi bien la soul que les rues de Washington, cadre de tous ses romans. - [Curtis](https://www.vivelaculture.com/curtis/): Curtis Mayfield est un des piliers de la soul des années 60 et 70, aussi indispensable que James Brown, Marvin Gaye ou Stevie Wonder. Voix de velours, compositions ciselées à coup de guitares feutrées, envolés de cordes, cuivres, bongos, le tout au service de textes qui puisent directement dans la réalité quotidienne des noirs de cette époque. Certains ont dit que son premier album (avec la version de 8 minutes de Move on up) était le Sgt Pepper’s de la soul. - [Hard Again](https://www.vivelaculture.com/the-anthology/): Muddy Waters fait partie de ceux qui ont électrifié le blues quand celui-ci a remonté le Mississipi pour se poser à Chicago. Il fut aussi le maître à jouer d’une génération de jeunes blanc-becs venus d’Angleterre et qui brancheront leurs guitares directement sur son répertoire, celui d’un des plus grands bluesmen qui fut. Sans lui pas de Rolling Stones, pas de Johnny Winter, pas de Jimi Hendrix… Pas grand chose. - [A love supreme](https://www.vivelaculture.com/a-love-supreme/): « Peu après que Trane et moi nous soyons mis à jouer ensemble, le critique Whitney Balliett a écrit que Coltrane avait « un ton sec non dégauchi qui met en valeur Davis, comme une monture grossière pour une belle pierre ». Très rapidement, Trane est devenu bien plus que ça. Il s’est lui-même transformé en diamant. Je le savais, comme tous ceux qui l’entendaient. » Avec A love supreme, Coltrane a repoussé les limites de sa musique et montré de nouvelles pistes musicales à explorer. Cet album est l’un des chefs d’œuvres du XXème siècle. - [Miles](https://www.vivelaculture.com/miles/): Cette autobiographie est un bâton de dynamite, à l’image de ce que fut Miles Davis, un homme entièrement dédié à son art. Le génie de la trompette porte une grande admiration à Hendrix auquel il rend un long hommage en parlant de la gentillesse de l’homme et du talent hors pair du musicien: « En 68, la musique que j’écoutais vraiment c’était celle de Jimi Hendrix, James Brown et Sly Stone. » - [Easy Rider](https://www.vivelaculture.com/easy-rider/): Ce film est non seulement le cheval de Troie d’une génération (Coppola, Scorsese, Jack Nicholson, Dustin Hoffman…) qui allait faire trembler Hollywood sur ses bases, mais le document le plus juste sur la fin des 60’s, des grandes espérances et du brutal retour à la réalité. On peut le regarder les yeux fermés et profiter de la bande son, notamment du If 6 was 9 du Jimi Hendrix Experience. - [Disraeli Gears](https://www.vivelaculture.com/disraeli-gears/): Super groupe à la carrière éphémère (1966-1968) malgré un succès phénoménal des deux côtés de l’atlantique, Cream est le parfait pendant du Jimi Hendrix Experience; trio avec guitariste hors du commun (E. Clapton), répertoire blues-rock fortement agrémenté d’envolées psychédéliques, et une même propension à halluciner leurs publics. - [Hippies](https://www.vivelaculture.com/hippies/): Les années soixante resteront dans l’histoire du XXème siècle comme celles de la contestation et de la contre-culture, mais aussi comme celles du passage à la couleur et de la libéralisation des formes. Quarante ans plus tard, en feuilletant ces pages et en lisant le texte de Barry Miles, on est subjugué par l’audace et la puissance des créateurs de cette époque. - [Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds](https://www.vivelaculture.com/kapt-kopter-and-the-fabulous-twirly-birds/): Guitariste hors pair, Randy California a marqué les esprits et le rock avec son groupe Spirit. En 1972, sous le nom halluciné de Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds, il grave un album « hendrixien » sur lequel on retrouve deux reprises des Beatles, et une de I don’t want nobody de James Brown. Improvisations, rock, funk… tel maître, tel élève. - [John Wesley Harding](https://www.vivelaculture.com/john-wesley-harding/): Après le fameux accident de moto de 66, Dylan fait retraite dans une ferme au nord de New York près de Woodstock. C’est là qu’il composera cet album qui marque un retour à l’acoustique après avoir affolé la planète folk avec ses trois albums précédents branchés sur le 220 V. C’est aussi sa première incursion sur le territoire de la country. - [The Jimi Hendrix Experience - Live at Monterey](https://www.vivelaculture.com/the-jimi-hendrix-experience-live-at-monterey/): Le Live at Monterey, enregistré en 67 au cours du premier grand festival du Summer of love, est sorti après la mort du géant gaucher. C’est pourtant la première prestation du Jimi Hendrix Experience – introduit sur scène par Brain Jones – et le trio va littéralement subjuguer le public et tous les autres musiciens à l’affiche. Le final où on voit Hendrix mettre le feu à sa guitare avant de la fracasser par terre est purement hallucinant, et gravé dans toutes les mémoires des fans de rock. - [Souvenirs entomologiques : étude sur l'instinct et les moeurs des insectes, tome 1](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-entomologiques-etude-sur-linstinct-et-les-moeurs-des-insectes-tome-1/): Chez la femme, comme chez l’homme, le grand classique, c’est la cigarette après l’amour. Chez la mante religieuse, une fois l’acte consommé, commence la prise de tête : victime d’une irrésistible fringale, la femelle, jamais rassasiée, a parfois tendance à croquer net le crâne de son infortuné compagnon. C’est ce que raconte Jean-Henri Fabre, impénitent voyeur des ébats sexuels de petites bestioles, dans un de ses textes entomologiques, véritables petits bijoux littéraires. - [Vie d'une amoureuse](https://www.vivelaculture.com/vie-dune-amoureuse/): Ce petit livre regroupe deux courts romans anonymes d’époque ming (XIIIe au XVIIe siècle): Ruyi jun zhuan (Biographie du Prince Idoine) et Chipozi zhuan (Vie d’une amoureuse). Le premier, évocation de la chambre à coucher de l’impératrice Wu Zetian, connue pour ses frasques et sa cruauté, brille par son exotisme. L’autre, moins connu mais peut-être plus passionnant encore, raconte l’éducation sentimentale d’une jeune chinoise, puis sa passion fatale de femme, s’imposant comme une des premières confessions féminines érotiques de la littérature chinoise. - [Island Life](https://www.vivelaculture.com/island-life/): Mannequin jet-set, diva du Studio 54 new-yorkais ou du Palace parisien, princesse hédoniste et icône gay, Grace Jones devait s’imposer, en partie grâce à Jean-Paul Goude, comme un troublant sex symbol des années new wave, à travers toute une collection d’hymnes à la nuit et à la volupté. Pour I Need A Man, Love Is A Drug, My Jamaican Guy ou sa version disco de La vie en rose, troublante à souhait. - [Baise-moi](https://www.vivelaculture.com/baise-moi/): En 1993, Baise-moi fait scandale en racontant les aventures « brut de décoffrage » de deux jeunes marginales. Des phrases et des scènes choc, comme un tempo punk (tendance hardcore) martelant les pages, du sexe, de la drogue et du rock’n’roll (entre autres)… une chose est claire : si la Princesse de Clèves, Eugénie Grandet et Madame Bovary n’avaient jamais entendu parler des Ramones, Nadine et Manu, si ! - [Comme Un Boomerang (Best Of)](https://www.vivelaculture.com/comme-un-boomerang-best-of/): Je t ‘aime moi non plus, 69 année érotique… Quand il ne faisait pas du rentre-dedans macho à Whitney Houston, en direct à la télé, dans une langue de Shakespeare remarquablement maîtrisée, Gainsbourg écrivait de somptueuses chansons pleines de finesse et de sous-entendus. On passera sur Les Sucettes un brin potaches, fredonnées par une France Gall encore naïve, pour s’attarder sur quelques hymnes débordant d’un troublant érotisme, de 69 année érotique à Je t’aime moi non plus, bouleversant duo en petite nage responsable de plus d’une love story. - [Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-suivi-de-retour-a-roissy/): Dans un château où l’on « dresse » les femmes, une jeune femme libre est initiée par son amant à tout un rituel sado-maso… En 1954, Pauline Réage publie chez Pauvert ce classique de la littérature érotique, provoquant l’enthousiasme de Jean Paulhan en une préface restée célèbre : « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit… » - [Coffret intégrale Desperate Housewives - Saisons 1 à 8](https://www.vivelaculture.com/coffret-integrale-desperate-housewives-saisons-1-a-8/): La série préférée de Laura Bush et… de millions de femmes, désespérées ou pas. En racontant avec humour le quotidien et la vie amoureuse de quelques femmes issues de la middle class américaine (les habitantes de la banlieue de Fairview, lieu désormais aussi mythique qu’imaginaire), les 180 épisodes de cette série américaine aujourd’hui culte devaient apporter un ton jusque là inédit et imposer une nouvelle image à la vénéneuse ménagère de moins de cinquante ans. - [L'origine du monde : Histoire d'un tableau de Gustave Courbet](https://www.vivelaculture.com/lorigine-du-monde-histoire-dun-tableau-de-gustave-courbet/): Enquête (quasi-policière) sur un tableau célébrant la féminité qui a fait couler beaucoup d’encre… L’historien de l’art Thierry Savatier retrace l’aventure de L’Origine du monde, de sa commande au diplomate turc Khalil-Bey à son dernier propriétaire, le psychanalyste Jacques Lacan et analyse le scandale suscité par l’œuvre (dans les années 90, un roman reproduisant le tableau en couverture sera enlevé de la circulation par la police !) et son impact sur l’histoire de l’art. - [Belle de jour](https://www.vivelaculture.com/belle-de-jour/): L’histoire de Séverine Sérizy (incarnée à l’écran par Catherine Deneuve dans le film de Luis Bunel). Un roman d’une extrême modernité (paru en 1928) sur ces zones floues où se partagent amour et sexe. «Ce que j’ai tenté avec Belle de Jour, explique Joseph Kessel, c’est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l’exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.» - [50 nuances de plaisir](https://www.vivelaculture.com/50-nuances-de-plaisir/): Après la fiction, le guide pratique, histoire d’expérimenter. Ce petit livre inspiré du best seller anglais 50 nuances de grey propose de réviser ses classiques (les pratiques et les positions sexuelles les plus connues), mais aussi de s’initier à l’art de la fessée, aux caresses les plus inattendues, à la soumission et autres joyeuses voluptés. Avec un bon livre de cuisine, l’ouvrage indispensable à toute ménagère organisée. - [X-Femmes (9 X-plicit films)](https://www.vivelaculture.com/x-femmes-9-x-plicit-films/): Le film X mis en scène par des femmes, pour des femmes. Arielle Dombasle, Lou Doillon, Caroline Loeb, Hélène Nogerra, Anna Mouglilis ou Laetitia Masson réalisent une série de petits films à mi chemin entre le simple érotisme et la pornographie. Une vision féminine du désir, sans doute moins basiquement « anatomique » et plus « mentale » (bien qu’assez crue et sans tabous !) que les productions habituelles des gros machos du genre. - [L'Empire des sens](https://www.vivelaculture.com/lempire-des-sens/): La force impétueuse du désir sexuel, en une fulgurante tragédie. Actes non simulés, d’une grande crudité, scènes explicites mais jamais racoleuses, Oshima réalise, à travers la violente relation passionnelle entre Kichizo, le propriétaire d’une auberge de Tokyo durant les années trente, et sa servante Sada Abe, une drame érotique d’une confondante beauté esthétique. L’amour fou, version nipponne, dans le huis clos d’une maison de papier. - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle/): Adapté du roman d’Emmanuelle Arsan, ce conte érotique sur l’initiation d’une épouse de diplomate au monde de la sensualité sans tabous devait créer le scandale lors de sa sortie en salles durant les années 70. Il devait également imposer une jeune actrice à la carrière malheureusement écourtée: Sylvia Kristel, disparue en octobre 2012, ne se remettra jamais du succès de ce film troublant, devenu culte avec le temps, à l’image d’un grand fauteuil d’osier auquel il reste en partie associé. - [La Vie sexuelle de Catherine M.](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m/): Aux confins de l’érotisme et de la pornographie. Catherine Millet, directrice du magazine Art Press et auteur de nombreux essais sur l’art contemporain, raconte sans effet ni fard sa vie sexuelle aux allures de partouze géante. Un texte âpre, cru, d’un réalisme parfois dérangeant, sans chronologie ni autre logique qu’un désir débridé et toujours renouvelé de « baiser ». Une confession impudique, unique dans la littérature française. - [Cinquante nuances de Grey](https://www.vivelaculture.com/cinquante-nuances-de-grey/): Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe un brillant jeune chef d’entreprise Christian Grey, et tombe sous son charme, au point de ne plus se reconnaître… On dirait le résumé d’un pulp de la collection Harlequin, mais c’est beaucoup plus chaud : l’anglaise E. L. James, ancienne productrice de télévision, mariée et mère de deux enfants, prend sa plume pour romancer quelques bons vieux fantasmes, sur fond de scènes coquines à tendance sado-maso marinant dans un jacuzzi. Le « Mummy porn » a désormais son manifeste. - [Administration](https://www.vivelaculture.com/administration/): Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous : Mot de passe : - [Autoportrait de l’auteur en coureur de fond](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond/): Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à […] - [Courir](https://www.vivelaculture.com/courir/): La vie d’Emile Zatopek raconté par Jean Echenoz dans un style aussi dépouillé et sec que le corps d’un marathonien. « On a dû insister pour qu’Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Il ne cesse plus d’accélérer. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre. » - [Dictionnaire amoureux du rugby](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-rugby/): Le plus toulonnais des amateurs de rugby. Ancien joueur international et ancien entraîneur, Daniel Herrero est un des meilleurs connaisseurs de la chose ovale et, sans conteste possible, un de ces meilleurs hérauts. Avé l’accen’ - [Dictionnaire amoureux du cheval](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cheval/): Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour Le Loup Mongol, rien n’est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question « Si c’était un animal? », la réponse coule de source: « Un cheval! ». Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n’est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l’oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami. - [De l’art de prendre la balle au bond](https://www.vivelaculture.com/de-lart-de-prendre-la-balle-au-bond/): De l’art de prendre la balle au bond, sous-titré «Précis de mécanique gestuelle et spirituelle», est un bijou d’humour, d’ironie et de délicatesse. Il y est question de toucher, de trucs, de tricheurs, de flâneries, de snobs, de course à la comitarde, de conquête de Sandra seulement par le verbe, de joueurs qui s’insultent eux-mêmes, de gagneurs teigneux inenseignables , de courte persistance rétinienne mimétique, et même, le croirez-vous, de tennis, de squash et de jeu de paume, toutes disciplines dont il est depuis son plus jeune âge l’exaspérant champion en titre… » Pierre Assouline (Nouvel Observateur – 2007) - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes/): L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Le combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle/): Quand Norman Mailer, un des plus grands écrivains contemporains, est envoyé à Kinshasa pour couvrir ce qu’on annonce alors comme le combat du siècle entre George Forman et Muhamed Ali, les éléments sont réunis pour un grand morceau de littérature sportive. On aura droit à un grand moment de littérature tout court. Une œuvre de référence sur le combat et sa dramaturgie. - [Ayrton Senna](https://www.vivelaculture.com/ayrton-senna/): Rarement fut une amitié plus franche et sincère, dénuée d’arrières pensées que celle qui unit pendant près de dix ans le journaliste Lionel Froissart et le génie absolu de la course automobile, le Brésilien Ayrton Senna. Dans cette complicité sans faille, c’est un peu Froissart qui montait dans le baquet quant Senna y prenait place. Ayrton est mort, le 1er mai 1994, devant Lionel qui, ici, fait plus que lui rendre hommage: il fait revivre celui qui a marqué son sport d’une empreinte telle qu’il n’a toujours pas trouvé de réel successeur. - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul/): J’avais dix ans, j’étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J’avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l’ai suivi, je l’ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l’âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s’est jamais […] - [Looking for Eric](https://www.vivelaculture.com/looking-for-eric/): Footballeur d’exception, Eric Cantona est aussi un personnage hors du commun. Son jeu et son comportement dans la vie ont fait de lui une star internationale. Il occupe une place toute particulière dans le cœur des supporters de Manchester United. Ken Loach, anglais donc amoureux de football, n’a pas résisté au plaisir de filmer cette fable sociale dans laquelle un postier à la vie sentimentale désastreuse est « visité » par Eric Cantona himself pour l’aider à reprendre sa vie en main… Cantona dans son propre rôle est parfait. « I’m not a man. I’m Cantona ! » - [J.O.](https://www.vivelaculture.com/j-o/): Raymond Depardon a couvert près d’une dizaine d’olympiades. Les photos des jeux qui ouvrent cet ouvrage sont prises à Tokyo en 1964, les dernières l’ont été à Moscou en 1980. En ces temps reculés les images étaient en noir et blanc, cadrées avec précision, envoyées par avion et publiées après que les pellicules aient été développées dans des chambres noires. Ces photos racontent des exploits sportifs, des joies et des souffrances individuelles mais également des histoires de pays riches et de pays pauvres, de guerre froide, de ségrégation, de luttes armées. Comme il le dit lui même : « Je me suis […] - [Articles de sport](https://www.vivelaculture.com/articles-de-sport/): Rien de ce qui est sportif n’est étranger à Jacques Perret. Cycliste de naissance, il a suivi, depuis 1937, une bonne douzaine de Tours de France, célébrant, en 1958, « l’héroïque innocence du vélo dans un monde ravagé par le pétrole où il n’est question que d’Irak et de Jordanie « . Inconditionnel du rugby,  » ce ballon à deux bouts « , il ne dédaigne pas pour autant les footballeurs  » qui ont tant d’esprit dans les pieds  » raffole de la boxe, du tennis, du fleuret… Mais que souffle une petite brise, et il renoncera aux exercices de terre ferme pour […] - [Le muscle et la plume](https://www.vivelaculture.com/le-muscle-et-la-plume/): Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases. - [Le Monde Englouti / Sécheresse](https://www.vivelaculture.com/le-monde-englouti-suivi-de-secheresse/): Londres sous les eaux, assommé par l’ambiance moite d’un climat tropical… En pleine prise de conscience écolo/hippie, l’écrivain anglais J-G Ballard anticipe les dérèglements climatiques , l’élévation du niveau des océans et la radicalisation des violences urbaines. Entre 1961 et 1966, l’auteur de Crash signe pas moins de quatre apocalypses : Le Vent de nulle part, son premier roman qu’il ne souhaite plus voir rééditer, Le Monde englouti, Sécheresse et La Forêt de cristal, d’immenses classiques. Quatre fins du monde, poétiques, correspondant aux quatre éléments : air, eau, feu et terre. Quatre des fins du monde parmi les plus belles jamais […] - [Londres Noir](https://www.vivelaculture.com/londres-noir/): Depuis Sherlock Holmes, Londres est une des grandes capitales du crime. Une ville sombre, où police et voleurs sont dans la rue, et les éventreurs à leur œuvre macabre, quand sonne les douze coups de Big Ben. La romancière et rock critic Cathi Unsworth, journaliste pour le Melody Maker, Uncut et Mojo, a réunit seize écrivains noirs pour faire la tournée des grands ducs, des ruelles tortueuses hantées de filles perdues aux pubs enfumés, des squats sordides peuplés de skins patibulaires et aux entrepôts humides, sur les rives de la Tamise. Suivez le guide et tremblez… - [GB 84](https://www.vivelaculture.com/gb-84/): Gangsters, financiers, briseurs de grève, ouvriers désespérées… à travers le témoignage de deux grévistes, lors des luttes sociales entre le syndicat national des mineurs et le gouvernement de Margaret Thatcher, en 1984, David Peace – enfant du punk et d’Ellroy – évoque l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’ère du libéralisme triomphant. Un roman noir comme le charbon, conjuguant le souffle de l’histoire au tempo d’un fantastique polar. - [Coffret Derek Jarman](https://www.vivelaculture.com/coffret-derek-jarman/): Après avoir commencé à travailler dans le cinéma en 1970 à la production des Diables de Ken Russell (film qui fit grand bruit à sa sortie), Derek Jarman réalise avec San Sebastian son premier long métrage en 1976. Ce film délibérément homérotique d’un grande beauté l’impose définitivement comme un des porte-parole de la cause homosexuelle dans le milieu underground londonien. Réalisateur de Caravaggio en 1986, ainsi que de nombreux clips musicaux (Suede, Pet Shop Boys, Mark Almond, les Smiths…), Derek Jarman meurt des suites du Sida en 1994. - [Plastic Ono Band](https://www.vivelaculture.com/plastic-ono-band/): Enregistré, en 1970, soit peu après la séparation officielle des Beatles, Plastic Ono Band permet à John Lennon de renouer avec les choses sérieuses, après quelques enregistrements avant-gardistes parfois un brin aventureux. Résultat des courses, une poignée de classiques, de Mother à Love en passant par Working Class Hero, le tout emballé dans du papier cadeau Phil Spector, celui qui fait forcément plaisir. La rencontre de John et Yoko à la librairie Indica vient de donner son premier chef d’œuvre. - [The Piper at the Gates of Dawn](https://www.vivelaculture.com/the-piper-at-the-gates-of-dawn/): A sa sortie en 1967, cet album fait l’objet d’ovni. Une bonne partie de ces enregistrements fondateurs tiennent dans la personnalité de Syd Barrett, génie éphémère du Pink Floyd qui devait d’ailleurs disparaître peu de temps après la réalisation de ce Piper At The Gate Of Dawn. Des harmonies insolites, des climats étranges, un son venu d’au-delà des portes de la perception : les sixties tiennent là leur chef d’œuvre psychédélique. - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash/): L’influence de Don Letts sur le rock anglais est considérable. DJ inspiré, musicien novateur, réalisateur d’une multitude de clips, ainsi que de documentaires référence sur le punk, cet anglais d’origine jamaïcaine est depuis la fin des années 70 de toutes les aventures. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, proche de Bob Marley, Don Letts surfe sur les vagues d’un formidable mix culturel, explore les débuts de la contre-culture hip hop, puis forme en 1984 avec Mick Jones des Clash le groupe Big Audio Dynamite, véritable acte de naissance d’un electro rock taillé pour les dancefloors. - [Hippie hippie shake !](https://www.vivelaculture.com/hippie-hippie-shake-rock-drogues-sexe-utopies-voyage-dans-le-monde-merveilleux-des-sixties/): Cofondateur et rédacteur en chef d’Oz, un des premiers magazines underground, l’Australien Richard Neville se retrouve à Londres, au cœur du cyclone, durant les années soixante. Hippie Hippie Shake retrace avec candeur et humour cette flamboyante épopée. Des rayons bariolés du magasin Biba aux light shows de l’UFO, du concert des Rolling Stones à Hyde Park au festival de l’île de Wight, de Sydney à Katmandou, de Londres à Tanger, à travers la « free press » de l’époque ce livre se veut une chronique haute en couleur, aux allures de roman picaresque, des swinging sixties. - [Écoute, petit homme !](https://www.vivelaculture.com/ecoute-petit-homme/): Un manifeste, signé d’une des grandes références de la contre-culture des années soixante et soixante-dix. Une vision du monde des humains écrite avec simplicité, avec beaucoup d’humour et une débordante énergie, où l’on s’aperçoit (mais qui en doutera aujourd’hui) que chacun d’entre nous est un grand homme autant qu’un petit… - [Le LSD et les années psychédéliques](https://www.vivelaculture.com/le-lsd-et-les-annees-psychedeliques/): En 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (né en 1906), découvre, par hasard, une substance aux vertus hallucinogènes : le LSD. On sait quelle fut l’importance du LSD dans les années  » psychédéliques « . Ernst Jünger, qu’Albert Hofmann rencontra très tôt, Cary Grant, Aldous Huxley, Allen Ginsberg, William Burroughs, Thimothy Leary contribuèrent à populariser cette substance, devenue le symbole d’une contre-culture avant d’être interdite en 1967, mais largement consommée par toute une génération. - [Mods, une anthologie](https://www.vivelaculture.com/mods-une-anthologie/): Plus qu’un simple phénomène, les Mods affichent dès le début des sixties un vrai style de vie, avec ses codes vestimentaires, ses références triées sur le volet (La Nouvelle Vague, le cool jazz, le rhythm & blues, la musique jamaïcaine et la soul de Motown), ses clubs (comme The Scene à Soho), ses drogues (des cocktails d’amphétamines) et très vite ses groupes fétiches (Small Faces et Who en tête) pour s’imposer comme un des mouvements culturels majeurs de la jeunesse anglaise. Une collection de textes rares, souvent signés d’auteurs et de critiques prestigieux (Nik Cohn, Tom Wolfe, Richard Barnes, Colin […] - [Punk attitude - Edition Collector](https://www.vivelaculture.com/punk-attitude-edition-collector/): Les documentaires de première main sur le mouvement punk ne sont pas légions. Ce long reportage réalisé « de l’intérieur » par un de ses principaux protagonistes, Don Letts, est sans doute le modèle du genre. On croise dans Punk Attitude la quasi-totalité des acteurs de l’époque, qu’ils soient américains ou anglais (New York Dolls, Suicide, les Damned, les Clash, les Sex Pistols, les Ramones, Siouxsie and the Banshees, Buzzcocks…), ainsi que ceux qui ont été influencés par cette première vague du No Future (Henry Rollins, Jello Biafra, Thurston Moore, Agnostic Front). - [Performance (Vanilla)](https://www.vivelaculture.com/performance-import-anglais/): Un gangster en cavale (James Fox) va se cacher dans la demeure d’une rock star incarnée par un Mick Jagger alangui dans sa baignoire, plus décadent que nature… Avec ce film légendaire, Nicolas Roeg qui dirigera quelques années plus tard Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs, fait en 1970 ses grands débuts dans la réalisation et signe un des manifestes psychédéliques (avec Zabriskie Point ou More) produits durant cette époque par le septième art. Pour la scène de la baignoire… - [With Gilbert + Georges](https://www.vivelaculture.com/gilbert-georges/): Inséparables, pince-sans-rire, homosexuels, amants (?), Gilbert & George se sont d’abord fait connaître au travers de performances puis de photo-montages en forme de vitraux. Se considérant comme des « sculptures vivantes », ils refusent de dissocier leur vie quotidienne et leur oeuvre. Un documentaire réalisé par Julian Cole, qui a partagé leur intimité et les a filmés durant 17 ans. - [Ici Londres !](https://www.vivelaculture.com/ici-londres/): Des premiers clubs du West End de l’après-guerre aux boutiques branchées de Carnaby Street, des Teddy Boys en cuir noir des fifties aux nouveaux romantiques des années 80, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light shows de Pink Floyd à l’UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s’imposer durant près de quarante ans comme la capitale d’une foisonnante et bruyante contre-culture. Ce livre retrace cette aventure… - [Jack l'Eventreur](https://www.vivelaculture.com/jack-leventreur/): Poète, journaliste écrivain, Desnos intègre le groupe de Littérature avec Aragon, Breton, Eluard, Péret, Crevel. Il joue un rôle majeur au sein du groupe surréaliste, dont il s’éloignera progressivement. A partir de 1925, il entreprend une carrière de journaliste de presse. C’est dans ce contexte qu’il signe en janvier et février 1928, pour le journal Paris-Matinal une série de neuf articles sur Jack l’Eventreur, « génie du crime ». Des textes rares et une sidérante évocation. - [Les Experts ( saison 10 )](https://www.vivelaculture.com/les-experts-saison-10/): La routine de la brigade scientifique de Las Vegas est contrariée par la présence d’un tueur en série, dont l’ombre plane tout au long des 22 épisodes de cette saison particulièrement réussie. Un précieux coffret pour les détails qui tuent, bien sûr, et pour la formidable plongée dans la ville la plus surréaliste des Etats-Unis que cette série culte nous propose en fines tranches. - [221 b Baker Street](https://www.vivelaculture.com/221-b-baker-street/): Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d’un tueur en série, il demande l’assistance d’un de ses amis, l’écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Janvier 2009, New York. C’est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d’être intronisé dans la prestigieuse association des Baker Street Irregulars… Le premier roman d’un fan de Sherlock Holmes, installé à Hollywood.. - [La Maison de Soie](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-la-maison-de-soie/): Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort… Plus d’un siècle après, Anthony Horowitz signe une enquête inédite ! - [Le Mystère de la chambre jaune](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-de-la-chambre-jaune/): Distribution Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté et Claude Rich A la suite de la tentative d’assassinat de la belle Mathilde, fille du célèbre Professeur Stangerson, le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami le photographe Sainclair, se rend au château du Glandier pour élucider le mystère… Ce film léger, tout en finesse et élégance, est sans doute à ce jour la meilleure adaptation à l’écran de ce grand classique de « chambre close ». - [Les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-extraordinaires-darsene-lupin/): D’un côté Holmes le gentleman détective, de l’autre Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, celui dont son auteur Maurice Leblanc avouait : « Il me suit partout. Il n’est pas mon ombre, je suis son ombre. C’est lui qui s’assied à cette table quand j’écris. Je lui obéis ». L’intégrale de ses aventures en trois tomes (les romans, sortis à l’époque en feuilletons, les nombreuses nouvelles) avec, cerise sur le gâteau, l’incontournable Arsène Lupin contre Sherlock Holmes où Maurice Leblanc règle et ses comptes tout en rendant hommage au plus grand détective de l’histoire. - [24 Caprices](https://www.vivelaculture.com/24-caprices/): Les 24 pièces les plus virtuoses du répertoire pour violon… D’une difficulté diabolique et d’une extrême virtuosité, les Caprices permettent à un violoniste de montrer de quoi il est capable et de conclure un concert de manière éblouissante. Pourtant, Julia Fischer voit dans les Caprices, beaucoup plus que des oeuvres purement virtuoses : « ils représentent 24 humeurs et sont de petites pensées musicales, toutes différentes les unes des autres, toutes passionnantes ». Sherlock Holmes ne l’aurait pas démentie. - [Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-petit-dictionnaire-de-sherlock-holmes/): Sur les traces de l’oeuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu’à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie… Comment a-t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ? De A comme L’Aventure du pied du Diable à Z comme Zodiaque en passant par E comme Elémentaire ou M comme Mycroft : tout l’univers de Holmes. - [Propos d'un intoxiqué](https://www.vivelaculture.com/propos-dun-intoxique/): Le journal d’un fumeur d’opium, par un connaisseur, fonctionnaire colonial en Indochine, ancien secrétaire de Stéphane Mallarmé. Un petit texte rare (et raffiné) écrit en 1890, et donc contemporain des défonces de l’illustre détective de Baker Street, à ranger à côté des Contes d’un buveur d’éther de Jean Lorrain. - [Dr House Saison 6](https://www.vivelaculture.com/dr-house/): Le Docteur Gregory House est un médecin brillant mais tout autant sarcastique et controversé. Malgré son caractère antisocial, il n’a qu’une priorité en tête : sauver coûte que coûte la vie de ses patients en utilisant des méthodes peu conventionnelles et en s’appuyant sur une équipe médicale de choc… Et les fans sont unanimes : cette sixième saison, qui commence dans un hôpital psychiatrique où notre bon docteur se fait soigner de ses addictions, est une des meilleures cuvées de la série. - [Les aventures de Sherlock Holmes Tome 1-2-3](https://www.vivelaculture.com/coffret-3-volumes-sherlock-holmes-les-aventures-de-sherlock-holmes-tome1-2-3/): L’édition de référence. L’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en version bilingue, anglais sur page de gauche, français à droite (ce qui permet de suivre à la lettre le texte original), le tout illustré des vignettes de Sidney Paget. Toutes les aventures de Sherlock Holmes sous forme de romans (Une étude en rouge, Le chien des Baskerville, La vallée de la peur…), mais aussi ses mémoires, et l’ensemble des nouvelles où il est le héros sont réunies dans les trois tomes de cette somme. - [Sherlock holmes contre jack l'éventreur](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-contre-jack-leventreur/): Distribution John Neville, Donald Houston et John Fraser Londres 1888, au coeur des bas-fonds de la capitale victorienne, tandis que les prostitués succombent une à une dans les griffes de Jack l’éventreur, le gouvernement impuissant fait appel à Sherlock Holmes pour stopper l’hémorragie. Pour le plus fin limier du royaume d’Angleterre et son éternel acolyte, le docteur Watson la partie s’annonce plus que difficile… Sherlock côté obscur, face au démon, au fil d’une série B particulièrement crépusculaire et, surprise, dont le scénario ne doit rien à Sir Conan Doyle. - [Le frère le plus futé de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-frere-le-plus-fute-de-sherlock-holmes/): Sigerson Holmes vit dans l’ombre de son grand frère, l’illustre détective Sherlock Holmes. Un jour où ce dernier doit s’absenter à l’étranger, il confie une affaire à son cadet. Sigerson va enfin avoir les moyens de prouver qu’il peut faire aussi bien que son aîné. Enfin presque… Gene Wilder en détective improvisé, Marty Feldman en Sherlock Holmes d’opérette… Un joyeux pastiche réalisé en 1975 (la même année, Gene Wilder incarne Frankenstein Junior pour Mel Brooks, dans un registre assez similaire). - [Sherlock - Séries](https://www.vivelaculture.com/sherlock-series-1-import-anglais/): Distribution Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, et al. (DVD – 2010) Sherlock Holmes transposé à notre époque par Steven Moffat prend un sérieux coup de neuf. Incarné par Benedict Cumberbatch (Reviens-moi , Deux sœurs pour un Roi), il est bien sûr passionné de nouvelles technologies et (signe des temps) a arrêté de fumer. Quant à Watson, alias Martin Freeman (The Office, Hot Fuzz), il revient d’Afghanistan ! Mais les histoires restent (Une étude en rose, Le banquier aveugle, Le grand jeu), et n’ont bien sûr rien perdu de leur force. Une série estampillée « British Quality ». - [Jeu d'ombres](https://www.vivelaculture.com/jeu-dombres/): Le second volet version Guy Ritchie. Holmes et Watson, incarnés par les excellents Robert Downey Jr et Jude Law, sont définitivement aspirés dans l’univers scintillant des effets spéciaux numériques pour des aventures à couper le souffle. Décors somptueux du Londres du XIXeme, rebondissements en cascades et adaptation libre, très libre, de l’œuvre originale… on change une fois de plus de siècle. - [Masked And Anonymous](https://www.vivelaculture.com/masked-and-anonymous/): Quelque part, un pays est ravagé par une guerre civile depuis tellement longtemps que tout le monde a oublié pourquoi les gens se battent. Dans ce chaos, un musicien, Dylan alias Jack Fate, est sorti de prison par son manager pour donner un concert et relancer sa carrière, mais aussi tenter de réunifier le pays. Dylan est co-scénariste. En bonus on voit Dylan sur scène entouré d’un de ses meilleurs groupes récents. - [Don’t look back](https://www.vivelaculture.com/dont-look-back/): Ce film documentaire de Donn Alan Pennebaker est un des éléments qui a façonné la légende de Dylan. Film principalement axé sur la tournée anglaise de 1965, on y voit Dylan s’amuser du chaos qu’il sème sur son passage, et on sent la paranoïa l’envahir. Indiscutablement une des œuvres majeures de l’union du rock et du cinéma. - [Lost and Found](https://www.vivelaculture.com/lost-and-found/): Premier album de Jason And The Scorchers réédité avec en prime le EP Fervor et la reprise très énervée d’Absolutely Sweet Marie. Preuve que les chansons de Dylan, en particulier celles de la période électrique, sont des standards éternels. - [Bringing It All Back Home](https://www.vivelaculture.com/bringing-it-all-back-home/): Un album charnière. Des titres majeurs: Mr Tambourine Man, It’s All Over Now Baby Blue, Maggie’s Farm. Une vidéo mythique Subterranean Homesick Blues (avec Allen Ginsberg en arrière plan), la légende est en marche. - [All Things Must Pass](https://www.vivelaculture.com/all-things-must-pass/): Les débuts de la carrière solo de l’ex Beatles George Harrison avec les participations de Clapton, Ringo Starr et Dylan. Phil Spector est à la production. Deux tubes : My Sweet Lord et What Is Life et une influence sur la pop britannique qu’on retrouve jusqu’à The Verve ou Oasis. Avec All Things Must Pass Harrison prend de vitesse ses ex compagnons de route Lennon et Mc Cartney tout en plaçant la barre très haut. - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chronicles-vol-1/): Premier volume très réussi de son autobiographie. Sans chronologie bien établie mais cheminant librement dans sa vie, Dylan par lui-même ne livre pas toutes les clés et c’est tant mieux. On attend avec impatience les autres volumes. - [I'm not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there/): Une libre interprétation du mythe de Dylan incarné par six acteurs pour autant de périodes différentes de la vie de Bob Dylan. Un film d’une liberté rarement vue pour une biographie. Une bande son exceptionnelle composée de reprises des titres interprétées par des musiciens tels Sonic Youth, Cat Power ou Calexico… tous transportés par la puissance des versions originales. - [Pat Garrett et Billy the Kid](https://www.vivelaculture.com/pat-garrett-et-billy-the-kid/): Réalisé en 1973 par Sam Peckinpah ce film à la mise en scène baroque jette un regard fatigué sur le déclin du classicisme. Western désenchanté sur la fin des mythes, réflexion existentielle et politique, poème élégiaque, Pat Garrett et Billy le Kid (joué par Kris Kristofferson) est la première apparition fictionnelle de Dylan au cinéma. Il signe aussi sa première bande son originale avec le fameux Knockin’ on heaven’s door. - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz/): Proche de Robbie Robertson (guitariste chanteur et âme de The Band) Scorsese se retrouve à la tête du projet quand le groupe décide que son dernier concert sera filmé le jour de Thanksgiving, le 25 novembre 1976. Pensé au départ comme un documentaire tourné en 16 mm, le projet devient un film tourné en 35 mm avec des séquences en coulisses, quelques incursions en studio et une science du montage qu’on retrouve dans toute l’oeuvre de Scorsese. The Last Waltz fut présenté au Festival de Cannes en 1978. - [Traveling Wilburys Volume 1](https://www.vivelaculture.com/travelin-wilburys-volume-1/): Dylan dans un groupe! Il faut attendre les années 80 pour voir ça. Il faut avouer que le casting laisse rêveur : Roy Orbison, Tom Petty, Georges Harrison et Jeff Lyne. On pouvait craindre le pire mais Dylan (Lucky Wilbury) intègre ce mélange de personnalités pour une totale réussite artistique où le plaisir de jouer ensemble est palpable derrière chaque morceau. - [Electric Ladyland](https://www.vivelaculture.com/electric-ladyland/): Chef d’œuvre absolu, ce double album vinyl voit Hendrix s’enfermer dans le studio qu’il s’est fait construire pour expérimenter, multiplier les prises, improviser avec des musiciens de passage, utiliser tous les effets disponibles. Le résultat est un kaléidoscope psychédélique, alternant morceaux à l’atmosphère rêveuse (Have You Ever Been, Rainy Day, Dream Away, 1983), single pop parfait (Crosstown Traffic) et bien sûr la version définitive du All Along The Watchtower de Dylan. - [The Band](https://www.vivelaculture.com/the-band/): Dylan engage le groupe pour sa tournée mondiale de 1965. Ils restent ensemble après son accident de moto et le repli à Woodstock (pas loin du lieu où se tiendra le fameux festival auquel Dylan refusera de participer) et l’enregistrement des Basement Tapes. Leurs adieux à la scène seront l’objet du film The Last Waltz de Martin Scorsese. The Band est le deuxième album du groupe. Leur chef d’œuvre. - [Mr Tambourine Man](https://www.vivelaculture.com/mr-tambourine-man/): Les Byrds, considérés comme les inventeurs du folk rock, furent perçus à leur époque comme le pendant américain des Beatles dont ils furent très proches. Comme ils le furent de Dylan dont ils reprendront, entre autres, Mr Tambourine Man sur leur premier album pour en faire leur premier n°1. - [Highway 61 Revisited](https://www.vivelaculture.com/highway-61-revisited/): Au festival de Newport en juillet 1965 Dylan horrifie ses fans et ses pairs avec un son électrifié et un groupe monté comme un gang tout à son service. En août il offre au public Highway 61 Revisited, la pierre philosophale du folk rock dont le premier titre est le hit Like a Rolling Stone. Le mythe est en marche et l’album signe le passage du rock à l’âge adulte. - [Nightclubbing (1973 -1986)](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-1973-1986/): Chroniqueur dandy, « Reporter de l’underground », Pacadis écrit depuis le mitan des années 1970 jusqu’à sa disparition en 1986 des articles pour le quotidien Libération sur la nuit, le rock, le cinéma, la drogue et la sexualité, en se mettant volontiers en scène sur le mode gonzo. Nightclubbing retranscrit avec un mélange de désenchantement et d’euphorie l’effervescence d’une époque en pleine mutation où défilent Gainsbourg, Warhol, Burroughs, Nico, Patti Smith, Iggy Pop, Jacno, Taxi Girl… - [The Raven](https://www.vivelaculture.com/the-raven/): A la sortie de l’album Seppuku, Taxi Girl est embarqué pour une vingtaine de dates au Royaume Uni, en première partie des Stranglers. Les deux groupes ont des atomes crochus et des points communs en pagaille : Seppuku a été produit par Jean-Jacques Burnel, avec la participation de Jet Black, le batteur des Stranglers, Dave Greenfield et Laurent Sinclair font sonner leurs claviers avec la même frénésie et la voix de Daniel Darc s’apparente à s’y méprendre à celle de Burnel sur la chanson titre de l’album The Raven (1979). Comme si ça ne suffisait pas, Burnel et Darc partagent la […] - [Bad Lieutenant](https://www.vivelaculture.com/bad-lieutenant/): Un flic pourri, endetté jusqu’à la moelle et en pleine déroute morale (alcool, crack, masturbation…) est touché par la grâce au moment où il touche le fond et finit par voir le Christ en enquêtant sur le viol d’une religieuse. Une histoire de chemin de croix et de rédemption au cœur des ténèbres servi par un Harvey Keitel assez stupéfiant de réalisme (dans un souci d’authenticité, les prises de drogues sur le tournage étaient réelles !). Tourné en seulement trois semaines dans les bas fonds de Manhattan, le film de Ferrara fera l’objet d’un remake plutôt réussi de Werner Herzog, avec […] - [Le Lycéen](https://www.vivelaculture.com/le-lyceen/): Bayon, LE critique musique du journal Libération à la prose sophistiquée et aux admirations fidèles (Manset, Alan Vega, Hubert Selby Jr, Murat….) immortalise l’éternelle bataille entre autorité et rébellion – vent de révolte contre conseil de discipline – dans ce premier roman sorti en 1987. Un récit d’une énergie noire qui sonde les graines de la violence, les racines du mal d’un dandy des préaux qui s’applique à voler et à vandaliser tout ce qui lui passe entre les mains pour se venger du monde qui l’entoure. - [Drugstore cowboys](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboys/): Côte Ouest, début des années 1970. Bob et Dianne, couple de junkies indécrottables, font main basse sur les drugstores de la côte Ouest pour se ravitailler en drogue et en cash. Le jour où une de ses amies meurt d’une overdose, Bob décide de décrocher et de trouver un emploi dans une usine. Il prend ses distances avec Dianne qui a choisi de poursuivre la même vie et son passé ne tarde pas à le rattraper. Second film de Gus Van Zant, Drugstore Cowboys relance la carrière de Matt Dillon, avec en prime, l’apparition de William Burroughs en vieux prêtre […] - [Alan Vega](https://www.vivelaculture.com/alan-vega/): Actif pendant l’essentiel des années 1970 au sein du combo proto punk Suicide, Alan Vega, avec Martin Rev, a ouvert la voie à toute la vague synthpop mais sa musique vient d’ailleurs : du blues, de la rue, et mêle rythmiques rockabilly et synthés antédiluviens, « Elvis jammant avec Kraftwerk » s’enflamment les gazettes spécialisées. En 1980, Alan Vega publie son premier album solo et décroche son premier hit, « Juke Box Babe », que Daniel Darc, fan de la première heure, jouait encore récemment sur scène. - [Crève Cœur](https://www.vivelaculture.com/creve-coeur/): Revenu parmi les vivants par la grâce d’une conversion au protestantisme, Darc refait surface en 2004 alors que plus personne ne l’attend, avec un album d’une épaisseur et d’une intensité dramatiques qui en disent long sur les enfers qu’il a traversés. Douloureux, tourmenté, perclus de remords et de regrets et, parfois, tout simplement sidérant de beauté, Crève Cœur recevra les dithyrambes d’une critique unanime et sera étrangement récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie… Révélation. - [Elvis’ Golden Records / Vol 3](https://www.vivelaculture.com/elvis-golden-records-vol-3/): D’un King l’autre… Durant l’été 1963, moins de trois mois avant l‘assassinat de John F. Kennedy, il y avait CE trente-trois tours dans les bacs nouveautés des magasins de disques et de transistors. Un fabuleux best of, rassemblant plus d’un single à faire bouger les garçons et frissonner les filles : « It’s Now Or Never », « I Feel So Bad », « Stuck On You », et le lacrymal « Are You Lonesome Tonight »… Royal ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks/): Dans le magazine Entertainment, Stephen King donne la liste de ses chansons préférées et place « Anarchy in the UK » en haut de la pile, avec le commentaire : « Cette chanson continue à résumer ce que j’aime dans le rock & roll, la colère, la joie et l’urgence, concentrées en trois minutes et demi de batterie et de guitares tronçonneuses. Bonheur suprême, même le nom du groupe suinte le rock & roll. » - [L’Atlas des automobiles américaines](https://www.vivelaculture.com/latlas-des-automobiles-americaines/): Un siècle de voitures américaines, des mythiques Ford T qui allaient révolutionner le monde, aux derniers bolides d’un siècle totalement voué au culte de l’automobile. Avec une mention spéciale pour les modèles des années cinquante si appréciés par l’auteur de Christine, des Ford Thunderbird aux élégantes et racées Corvette Chevrolet. - [Christine](https://www.vivelaculture.com/christine/): Quand Arnie rencontre Christine pour la première fois, il tombe d’emblée sous le charme. Ses formes parfaites, son châssis sublime, son étincelante robe rouge et blanche… Mais Christine est très jalouse, et ne supporte pas la petite amie d’Arnie. Le jeune homme aurait du se méfier : le petit nom de Christine, c’est Fury. Plymouth Fury modèle 1958, pour être précis. Une sacrée caisse, qui ne va pas tarder à sortir des clous et à très mal se conduire. L’adaptation du roman au cinéma par John Carpenter (The Thing, New York 1997) n’arrangera rien à l’affaire… - [Looper](https://www.vivelaculture.com/looper/): « Faut que je me retrouve et que je m’abatte » … L’utilisation de la machine à remonter le temps est interdite. Mais la mafia l’utilise pour ramener les gêneurs trente ans en arrière, à une époque où ils n’existent pas et où des tueurs, les « loopers », peuvent les abattre illico presto. Looper, un job facile. Efficace. Bien payé. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux (Bruce Willis, excellent) se retrouve face… face à lui, 30 ans plus tard. - [La séparation](https://www.vivelaculture.com/la-separation/): On est sûr d’une chose : dans la nuit du 10 au 11 mai, Rudolf Hess s’envole d’Allemagne pour négocier la paix avec les Anglais. Mais après ? Son avion a-t-il été abattu ? La guerre a-t-elle duré jusqu’en 1945, comme des archives l’attestent ? Un historien mène l’enquête à partir du destin de deux jumeaux aux trajectoires contrastées… Manipulations de l’histoire, distorsions temporelles et uchronie déviante : l’héritier de Philip K. Dick s’en donne à cœur joie. - [Voyage, Tome 1](https://www.vivelaculture.com/voyage-tome-1/): Eh bien non, Kennedy n’est pas mort en 1963. Sur l’impulsion de Nixon, la conquête spatiale a même connu un bond phénoménal lorsque – quelques années plus tard – Armstrong a mis le pied sur la Lune. L’objectif est désormais Mars, et certains sont décidés de faire coûte que coûte partie du voyage. Entre hard science-fiction et uchronie, un des meilleurs romans d’un auteur anglais très prolifique. - [La machine à explorer le temps](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-le-temps/): Un des nombreux chefs-d’œuvre de Wells, avec L’Homme invisible, L’Île du docteur Moreau ou La Guerre des mondes. Un fabuleux voyage dans le temps, et tout spécialement dans un avenir très lointain, où la terre, scindée en deux, abrite les inconsistants Élois en surface, et les terrifiants Morlok, réfugiés dans un monde souterrain franchement inhospitalier… Un grand classique. - [Call of Duty : Black Ops](https://www.vivelaculture.com/call-of-duty-black-ops/): Ce jeu de guerre nous entraînant dans les unités d’élites des forces spéciales lors de quelques-uns des plus dangereux conflits de l’Histoire cache de bien troublants secrets. Et notamment un personnage énigmatique et dangereux, Alex Mason, zoomé dans la foule qui regarde passer la limousine décapotable du président Kennedy, à Dallas, quelques secondes avant son assassinat. Bizarre, non ? - [JFK](https://www.vivelaculture.com/jfk/): Environ un an après l’assassinat du président Kennedy, les 888 pages du rapport Warren sont formelles : la tragédie n’a rien à voir de près ou de loin avec un machiavélique complot et Lee Oswald a agi seul. Mais le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison (dont ce film reprend les thèses, développées dans un livre assez convaincant malgré les zones d’ombre), ne l’entend pas de cette oreille et oriente son enquête vers la possibilité d’un complot. Un « incontournable » pour les partisans de la conspiration. - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid/): « La véritable histoire de l’Amérique, c’est l’histoire du crime », affirme en substance James Ellroy dans le prologue d’American Tabloid, premier volume d’une trilogie fleuve, complétée par American Death Trip et Underworld USA. Dans ce thriller historique dense, reposant la plupart du temps de manière méticuleuse sur des faits réels, l’auteur du Dahlia Noir, enfant terrible (et génie !) du roman noir américain, analyse les coulisses du pouvoir et ses rapports avec le crime, entre la fin des années cinquante et l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. À la frontière du polar et de l’histoire. - [Peggy Sue s’est Mariée](https://www.vivelaculture.com/peggy-sue-sest-mariee/): Coppola actionne la machine à remonter le temps et nous emmène dans les sixties. Lors d’une fête des anciens élèves, Peggy – qui vient de se séparer de son mari – tombe dans les pommes et se réveille… en 1960, en dernière année de lycée. Elle voit alors ses amis d’enfance, ses parents, son futur mari, ses rivales de l’époque et les autres garçons du collège avec un nouveau regard, celui d’une femme qui a désormais vécu. Et elle refait l’histoire… ou presque ! - [Écriture](https://www.vivelaculture.com/ecriture/): Écrit en grande partie durant la longue convalescence qui suit son grave accident de la route de 1999 (King avait été violemment renversé par une camionnette et laissé gravement blessé sur le bord de la route), ce livre lumineux et dense est à la fois une autobiographie, un guide pratique à l’usage des lecteurs de Stephen King et un formidable essai sur la création littéraire et la prétendue magie de l’inspiration. Un atelier d’écriture en compagnie du maître du thriller : le rêve ! - [L’affaire Charles Dexter Ward](https://www.vivelaculture.com/laffaire-charles-dexter-ward/): Charles Dexter Ward découvre la tombe d’un de ses descendants, Joseph Curwen, échappé de la chasse aux sorciers de Salem au XVIIIème siècle. Et petit à petit, l’homme perd pied, s’incarnant de manière effrayante dans le corps et l’esprit de cet ancêtre maléfique. Un « classique » de la littérature d’horreur dont s’est nourri Stephen King, et – accessoirement – un de ses auteurs préférés. - [22/11/63](https://www.vivelaculture.com/221163/): 2011. Grâce à une faille temporelle située dans la remise d’un diner (!), un enseignant propulsé en 1958 décide d’attendre cinq ans pour arrêter le bras armé de Lee Harvey Oswald et sauver la vie du président Kennedy. Avec 22/11/63, le maître du fantastique et de l’épouvante signe non seulement un immense thriller fleuve (près de 1000 pages), voyageant dans les labyrinthes du temps et de l’uchronie, mais aussi un vibrant hommage aux sixties des rutilantes américaines et du rock de Dick Dale et des Del Vikings.   - [L’Oiseau de feu](https://www.vivelaculture.com/loiseau-de-feu/): Chagall a beaucoup dialogué avec l’avant-garde artistique russe croisant quelques-uns de ses représentants dans une période essentielle de l’histoire de l’art moderne. Chagall et Stravinsky arrivent tous deux à Paris en 1910, date à laquelle le compositeur crée L’Oiseau de feu à l’Opéra de Paris, mais ce n’est que plus de trente ans plus tard que leurs chemins artistiques se croiseront, lorsque Chagall réalisera les décors et les costumes du ballet de son compatriote, à New York cette fois. - [Chagall et la Bible](https://www.vivelaculture.com/chagall-et-la-bible/): « Depuis ma première jeunesse, j’ai été captivé par la Bible. Dans les moments de doute, sa grandeur et sa sagesse hautement poétique m’ont apaisé. Il m’a toujours semblé et il me semble encore que c’est la plus grande source de poésie de tous les temps. » Marc Chagall s’attèle en 1931 à la réalisation d’une centaine d’eaux-fortes pour illustrer la Bible. Dès lors, pendant plus d’un quart de siècle, il ne cessera d’y revenir – y consacrant plus de 10 000 feuilles originales. Vidéo INA : Malraux puis Chagall lui-même parlent du rapport de Chagall à la Bible - [Coup de foudre à Notting Hill](https://www.vivelaculture.com/coup-de-foudre-a-notting-hill/): Prenez deux personnages que tout oppose, multipliez les occasions de rencontres désastreuses et… jetez-les dans les bras l’un de l’autre. Sur cette trame, Coup de foudre à Notting Hill, est un petit modèle du genre. Casting royal – Julia Roberts, star de Beverly Hills en transit à Londres, et Hugh Grant libraire au bord du dépôt de bilan à Notting Hill – humour british, brochette de second rôles parfaits, mise en scène sans temps mort, et… un amour partagé pour un tableau de Chagall (The Bride, 1950) dont Hugh Grant a punaisé un poster dans sa cuisine, mais dont Julia […] - [Livrer sur demande…](https://www.vivelaculture.com/livrer-sur-demande/): Août 1940. Le journaliste américain Varian Fry débarque à Marseille. Sa mission : venir en aide aux réfugiés et, en particulier, organiser l’évacuation d’artistes et de militants menacés par la Gestapo. À la fin de l’été 1941, il est expulsé du territoire, mais en l’espace d’une année son groupe aura sauvé des milliers de personnes de la déportation. Parmi les artistes exfiltrés par celui qui deviendra un Juste, on compte Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Max Ernst, Max Ophüls et un certain… Marc Chagall. - [Quelques pas dans les pas d’un ange](https://www.vivelaculture.com/quelques-pas-dans-les-pas-dun-ange/): Après avoir sorti six albums solo dans les années 1970 et effectué une belle carrière en tant que parolier pour Dutronc, Montand, Souchon, Julien Clerc, etc., David McNeil est devenu un écrivain reconnu. Il puise ici dans sa mémoire pour lever le voile sur son enfance passée auprès d’un génie – le peintre Marc Chagall, son propre père. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-2/): Dans le seul livre qu’il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte sa vie jusqu’en 1922. Depuis Vitebsk, la petite ville « triste et joyeuse » dans laquelle il passa son enfance, jusqu’à Paris où il découvrit « la lumière, la couleur, la liberté, le soleil, la joie de vivre », le lecteur croise, comme dans les tableaux du peintre, des personnages aériens, entre compagnons de route (Cendrars, Apollinaire, Braque, Soutine…) et personnages de l’époque (Lénine, Trotski…). - [La vie est un miracle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-un-miracle/): Une nouvelle ligne de chemin de fer doit transformer un territoire aussi désertique que désolé de la Bosnie en destination touristique de rêve. Mais la guerre va éclater et la voie de chemin de fer deviendra une voie de garage. Lorsque Kusturica évoque la guerre, la réalité se fait lyrique, onirique voire magique et se peuple d’animaux aux sentiments très humains : ours, ânesse, chien, chat, oie, pigeon… Un film qui emprunte autant à Capra qu’à Fellini. - [Les Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/les-oiseaux/): Deux sages athéniens décident de fuir la capitale, en proie à la décadence, et parviennent à convaincre les oiseaux de construire une cité entre ciel et terre, à mi-chemin entre les hommes et les dieux. Mais à peine la cité est-elle fondée qu’elle devient la cible des parasites… Une comédie grecque antique qui s’apparente à une fable sur les hommes et leurs limites ridicules, doublé d’une déambulation poétique autour de l’oiseau et de son chant, de sa fragilité et de son élévation. - [La Strada](https://www.vivelaculture.com/la-strada/): Réalisé par Fellini et mis en musique par Nino Rota, La Strada raconte l’histoire de Gelsomina, pauvre gamine vendue par sa mère au cruel forain Zamparo qui l’emmène sur les routes avant de l’abandonner purement et simplement au bord de l’une d’elles. Une immersion dans la vie précaire d’un cirque ambulant poignant de réalisme et de magie mêlés. Un film d’une poésie féérique porté par Giulietta Masina et Anthony Quinn … - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder/): En 1927, Calder créa un cirque miniature : des personnages à base de bois, de métal fin et autres ressorts, articulés pour se mouvoir comme des funambules, danser, faire de l’haltérophilie ou des acrobaties sur le ring. Le Grand Cirque Calder de Jean Painlevé (qui fut proche de Luis Buñuel et de Jean Vigo notamment) est un document brut sur ce cirque miniature où les grosses pattes de Calder, ce « géant aux airs de rossignol », font tournoyer tout une série de personnages et d’animaux dans le ciel. - [La vie en jeu](https://www.vivelaculture.com/la-vie-en-jeu/): Une biographie de Vladimir Maïakovski Poète visionnaire, porte-parole du mouvement futuriste né sur les braises de l’explosion artistique de la Russie des années 1910-1920 (Chagall, Eisenstein, Kandinsky, etc.), Vladimir Maïakovski était ce jeune homme « gâté par l’avenir » dixit Pasternak, qui se suicidera le 14 avril 1930, à l’âge de 36 ans ne pouvant se résoudre à être devenu le poète officiel d’un régime qui avait corrompu tous ses idéaux. Entre-temps, Maïakovski aura vécu une vie de passions amoureuses et politiques et inventé un nouveau langage, tout aussi tumultueux … - [Du monde entier au coeur du monde](https://www.vivelaculture.com/prose-du-transsiberien/): Nés la même année (1887), Cendrars et Chagall ont longtemps été amis avant de se brouiller. Du second, le premier écrivait : « Il dort, il est éveillé, il prend une église et il peint avec une église, il prend une vache et il peint avec une vache, avec une sardine… » En 2011 les éditions PUF rééditaient La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, le premier livre « texte-peinture simultané », illustré par Sonia Delaunay, un poème de 446 vers où Cendrars s’abandonne « aux sursauts de la mémoire » dans le train qui le mène de Montmartre à Moscou, puis de […] - [Chagall en Russie](https://www.vivelaculture.com/chagall-en-russie/): Après avoir marché dans les pas de Julius Mordecai Pincas – alias le peintre Pascin – et de Serge Gainsbourg, le prolifique Johann Sfar revisite la jeunesse de Marc Chagall pour une biographie rêvée du peintre transposée dans l’univers délirant du dessinateur. Un conte yiddish ancré dans un shtetl de la Russie tsariste, où l’on croise cosaques, égorgeurs, violonistes klezmer et même Jésus dans un dédale d’aventures exubérantes, entre Histoire, rêverie et poésie. - [New King of the Klezmer Clarinet](https://www.vivelaculture.com/new-king-of-the-klezmer-clarinet/): Née entre la Pologne, l’Ukraine et la Russie, la musique klezmer s’est dispersée avec les mouvements des populations d’Europe centrale et orientale pour trouver de nouvelles terres d’accueil. Nouveau roi autoproclamé des musiques juives, le clarinettiste français Yom multiplie les collaborations et incarne la vitalité de la scène klezmer. En 2008, il signe l’époustouflant New King of the Klezmer Clarinet, où il rend un hommage aussi joyeux qu’irrévérencieux au grand maître ukrainien Naftule Brandwein. - [Chagall entre guerre et paix](https://www.vivelaculture.com/chagall-entre-guerre-et-paix/): Les quelque 80 œuvres qui sont présentées du 21 février au 21 juillet 2013 au Musée du Luxembourg retracent le parcours artistique de Chagall à travers sa vie même: les années russes et la Première Guerre mondiale, le monde juif et sa persécution, l’expérience de la souffrance et l’appel du religieux. Et l’amour bien sûr … - [Dernier été du vieux monde](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde/): Cœurs éclatés, corps ravagés et âmes égarées dans la nuit de trop silencieux crossroads : tatoueur et illustrateur « à l’ancienne », Jean-Luc Navette développe une esthétique noire, qui s’inspire tout autant du rock alternatif que des gravures du XIXe siècle, du blues du delta du Mississippi que de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale. Un artwork idéal pour des disques de Nick Cave. Il devrait peut-être y jeter un coup d’œil … - [Histoires extraordinaires](https://www.vivelaculture.com/histoires-extraordinaires/): Ce recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire en 1856 est un grand classique de la littérature américaine, d’une richesse foisonnante. Poe y invente quasiment le roman policier (« La Lettre volée »), mais aussi ce fameux style Southern Gothic, qui mélange diverses influences européennes comme le conte d’horreur (« Morella ») et le gothique morbide allemand (« Ligeia », « Metzengerstein »). - [La Mort au crépuscule](https://www.vivelaculture.com/la-mort-au-crepuscule/): William Gray, vétéran du Vietnam et critique musical à ses heures, s’inscrit dans la tradition d’un Southern Gothic morbide et terrifiant, en plongeant le polar dans les pires cauchemars du genre. Ce roman noir a des allures de Nuit du chasseur hallucinée. Une nature sauvage ruisselante d’humidité, hantée de vieillards à moitié fous ou de bigots passablement perturbés, un monde rural et violent, rongé par l’alcool, les perversions, le fanatisme religieux ou la sorcellerie, bref le décor idéal pour une lutte à mort entre le bien et le mal : tout y est ! - [Et l’âne vit l’ange](https://www.vivelaculture.com/et-lane-vit-lange/): Sombre et violente histoire d’un gamin ayant grandi dans une secte religieuse et parti à la découverte d’un monde inquiétant, le premier roman de Cave, paru en 1989, est du pur Southern Gothic moderne. On y retrouve toutes les obsessions des chansons de Cave, qui s’affirme ici comme une sorte de William Faulkner rock’n’roll … - [Feel Like Going Home](https://www.vivelaculture.com/feel-like-going-home/): Sous-titré Légendes du blues et pionniers du rock’n’roll, cet ouvrage initialement paru en 1971, est une véritable bible. Guralnick, jeune journaliste blanc new-yorkais passionné de musique, a été l’un des premiers à aller à la rencontre d’un monde aujourd’hui disparu, celui des juke-joints, roadhouses et autres bars louches perdus en pleine cambrousse où jouaient ses idoles, de vieux bluesmen oubliés dont il a recueilli les incroyables témoignages. À la fois vivant et encyclopédique, personnel et minutieusement documenté : du journalisme comme on n’en fait plus ! - [The Proposition](https://www.vivelaculture.com/the-proposition/): Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, Ghosts… of the Civil Dead en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre La Route (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de The Proposition, superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même. - [La Nuit du chasseur](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur/): Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée. - [The Soul of a Man](https://www.vivelaculture.com/martin-scorcese-presente-the-soul-of-a-man/): Bel hommage de Wim Wenders, cinéaste fou de musique, à trois bluesmen mythiques, Skip James, J.B. Lenoir et Blind Willie Johnson. Sorte de biopic en noir et blanc, son film est à mi-chemin entre le documentaire pointu et l’évocation onirique, superbement entrecoupé d’interprétations intenses de chansons de ces trois grands artistes par des musiciens hors-norme d’aujourd’hui comme The Jon Spencer Blues Explosion, Beck, Nick Cave ou Lou Reed. - [Les Ailes du Désir](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-du-desir/): Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « From Her To Eternity » et « The Carny », ainsi que Crime and the City Solution, groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low/): La « trilogie berlinoise » de Bowie (dont Low est le premier volet), enregistrée avec l’aide de Brian Eno, révolutionne la musique de cette fin des années soixante-dix, annonce la new-wave, l’ambient, bref, tout ce qui va suivre. Puisant leur inspiration dans une musique électronique allemande encore largement underground, ces trois albums saisissants n’auraient pas pu voir le jour ailleurs qu’à Berlin, dans les fameux studios Hansa, où les Bad Seeds enregistreront quelques années plus tard leurs premiers albums. - [American III : Solitary Man](https://www.vivelaculture.com/american-iii-solitary-man/): Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « One » de U2 … Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « The Mercy Seat » de Nick Cave – chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant. - [Father of folk blues](https://www.vivelaculture.com/father-of-the-delta-blues/): Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « Death Letter Blues » ou « John The Revelator » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de Canned Heat. Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire … - [Murder Ballads](https://www.vivelaculture.com/murder-ballads/): Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « Where the Wild Roses Grow », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « Henry Lee » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale. - [Kicking Against the Pricks](https://www.vivelaculture.com/kicking-against-the-pricks/): Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« Hey Joe »), le Velvet Underground ou la variété (« By The Time I Get to Phoenix ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral ! - [Push The Sky Away](https://www.vivelaculture.com/push-the-sky-away/): Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe – dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! – explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante … - [Les Fiancés : Histoire milanaise du XIIe siècle](https://www.vivelaculture.com/les-fiances-histoire-milanaise-du-xiie-siecle/): On sait que Verdi a dédié son Requiem au poète et dramaturge milanais Alessandro Manzoni. Tenant de l’école romantique, catholique éclairé, partisan de l’unification italienne, il aura laissé à la postérité Les Fiancés, énorme roman (près de mille pages) traitant des amours contrariées de deux villageois dans l’Italie du XVIIe siècle. - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello/): De nombreux créateurs – Verdi, Wagner, le peintre Delacroix… – auront trouvé leur inspiration dans l’œuvre de Shakespeare. Le cinéaste prodige Orson Welles s’y est attaqué un siècle plus tard. Entre sa version de Macbeth (1947), et son chef d’œuvre La Soif du Mal (1958), il tourne une adaptation d’Othello qu’il met quatre longues années à mener à bien. Et sa patience s’en trouvera récompensée car avec lui, la jalousie destructrice et sans fondements du Maure Othello pour son épouse Desdémone garde toute sa dimension. - [La Traviata](https://www.vivelaculture.com/la-traviata/): Ceux qui ont assisté à la représentation de La Traviata captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu’elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit Télérama. « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s’attache à l’histoire d’amour d’un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d’une héroïne qui s’étourdit pour oublier sa solitude, puis s’autorise une […] - [Dans la tête de Richard Wagner](https://www.vivelaculture.com/dans-la-tete-de-richard-wagner/): Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec Nabucco, Wagner avec Rienzi. Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des Walkyries, contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare ! - [Le Routard Milan 2013](https://www.vivelaculture.com/le-routard-milan-2013/): Aller à Milan, au nord de l’Italie, c’est bien sûr parcourir une ville hantée par l’opéra, suivre les traces des grands maîtres d’œuvre italiens à la Scala, cette prestigieuse et austère salle à laquelle « il faut faire la cour », comme l’écrit Alain Duault, où Rossini, Bellini et bien sûr Verdi créèrent leurs chefs d’œuvre. Un guide précieux pour le mélomane flâneur. - [1900](https://www.vivelaculture.com/1900/): Ce n’est pas un hasard si le grand film historique de Bertolucci commence par l’évocation de la mort de Giuseppe Verdi, le 27 janvier 1901. Car l’œuvre qui narre la vie parallèle de deux garçons nés le même jour, mais l’un du côté des paysans, l’autre fils de propriétaire, raconte bien la fin d’un monde, d’une société incarnée par le populaire compositeur. Elle s’achève lors de la seconde époque avec une autre mort emblématique, celle du fasciste Mussolini. Un film qui a fait date. - [Aïda](https://www.vivelaculture.com/aida/): On ne présente plus l’Espagnol Placido Domingo, personnalité illustre du monde de l’opéra, roi des ténors (avec Carreras et Pavarotti) qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire, depuis celui d’Alfredo dans La Traviata, au début des années 1960. Il attaque ici, en 1974, le monument Aïda, aux côtés d’une autre star, sa compatriote Montserrat Caballé, et dirigé par le très célèbre chef napolitain Riccardo Muti. Difficile de rater une pareille « dream team ». - [Senso](https://www.vivelaculture.com/senso/): Avec Le Guépard, Senso, tourné neuf ans plus tôt (1954), est l’autre grande fresque « garibaldienne » de Visconti, située dans cette période charnière de 1860-1863. Le film ouvre sur une représentation, à Venise, de l’opéra de Verdi La Trouvère que des nationalistes italiens interrompent pour protester contre l’occupation autrichienne. Le décor est planté, sublimé par les amours coupables d’une comtesse vénitienne et d’un soldat ennemi. Du merveilleux technicolor. - [Chroniques italiennes](https://www.vivelaculture.com/chroniques-italiennes/): Stendhal aura été l’écrivain français le plus passionné par l’Italie (avant Dominique Fernandez). Nous aurions pu tout aussi bien retenir son autre livre, Rome, Florence, Naples, mais nous avons choisi les Chroniques italiennes, parues dans la Revue des deux Mondes de 1837 à 1839, sans doute pour l’incroyable folie de ces histoires de parricides, de vengeances dont certaines se déroulent à l’époque où Verdi a situé son opéra Don Carlo, au XVIe siècle, dans une Europe en proie aux passions les plus extrêmes. - [Garibaldi, la force d'un destin](https://www.vivelaculture.com/garibaldi-la-force-dun-destin/): Une statue de Giuseppe Garibaldi se dresse sur une belle place de Nice, ville natale du grand général politicien, considéré aujourd’hui comme le père de l’unité italienne. Il voulait en finir avec les duchés, les petites royautés, et faire de Rome la capitale d’un vrai pays. Ses idées finiront par triompher, pour le grand plaisir de ses nombreux partisans, dont Verdi. Cette fresque aventureuse ne pouvait que séduire un amateur de grands personnages comme Max Gallo. - [La dame aux camélias](https://www.vivelaculture.com/la-dame-aux-camelias/): Verdi puisait beaucoup de ses histoires dans la littérature. Le mélodrame d’Alexandre Dumas fils qui racontait la passion entre la courtisane tuberculeuse Marguerite Gautier et son jeune amant Armand Duval, lui inspira son plus célèbre opéra La Traviata. Marguerite devint Violetta, et le succès fut tel qu’il inspira à Marcel Proust ce méchant commentaire : « Verdi a donné à La dame aux camélias le style qui lui manquait. » - [Le Guépard](https://www.vivelaculture.com/le-guepard/): Tiré du grand roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, sorti en 1963, est l’un des films les plus célèbres de Luchino Visconti. Il se déroule dans l’Italie chaotique du XIXe siècle, entre une aristocratie déclinante et les révolutionnaires partisans de Garibaldi, sur fond musical de Verdi et Bellini. Bals, beaux costumes, trahisons, beaux acteurs (Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale) : plus de trois heures de spectacle, et une Palme d’or au Festival de Cannes. - [Le sceptre d'Ottokar](https://www.vivelaculture.com/le-sceptre-dottokar/): Publié en 1938 en feuilleton dans Le Petit Vingtième, Le Sceptre d’Ottokar est l’une des aventures les plus romanesques et célèbres de Tintin. L’épisode se déroule dans un pays imaginaire d’opérette, la Syldavie. C’est surtout au cours de cette histoire de sombre complot contre le roi Muskar XII que notre vaillant reporter rencontre la cantatrice Bianca Castafiore, archétype de la chanteuse lyrique un brin ridicule et extravagante, qui reviendra souvent dans l’œuvre de Hergé. - [Verdi](https://www.vivelaculture.com/verdi/): Déjà auteur d’une biographie de Federico García Lorca dans la même collection, Albert Bensoussan s’attaque à un autre passionné de la vie, Giuseppe Verdi. L’auteur raconte la vie effervescente d’un artiste, né au sein d’une petite bourgeoisie campagnarde, qui a composé 28 opéras, et reste aujourd’hui placé au sommet du genre. - [Tutto Verdi : L'Intégrale des opéras](https://www.vivelaculture.com/tutto-verdi-lintegrale-des-operas/): Quoi de mieux que le Regio di Parmo, théâtre fondé en 1829, à Parme, non loin de l’endroit où Verdi a vu le jour, pour honorer la mémoire du grand compositeur, à l’occasion de son bicentenaire. C’est lui qui a produit cette somme, en proposant une série de grands opéras enregistrés sur sa prestigieuse scène. Accompagnés d’un brillant livret en quatre langues (anglais, italien, allemand, français), les trente DVD proposent l’œuvre complète du grand homme Aïda, Don Carlo, la Traviata, Rigoletto, Attila… avec les meilleurs chefs d’orchestre et chanteurs. - [Dexter - Saison 2](https://www.vivelaculture.com/dexter-saison-2/): Alfred Hitchcock n’a pas inventé le tueur en série au cinéma, même si dès son film muet The Lodger (1927), sur un assassin de femmes blondes, il s’y est intéressé. Il a surtout développé le fétichisme macabre attaché à ce type de meurtrier, de L’Ombre d’un doute à Psychose, sans oublier Les Oiseaux, un fétichisme et une double personnalité que l’on retrouve dans la série Dexter (adapté du roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter) où un expert de la médecine légale au service de la police devient tueur en série la nuit. - [The Essential Film Music Collection](https://www.vivelaculture.com/the-essential-film-music-collection/): Sans l’apport du compositeur Bernard Herrmann, certains des grands films d’Hitchcock n’auraient peut-être pas eu autant d’impact. On se souvient de la musique hystérique pendant le meurtre de la douche dans Psychose, réalisée avec des cordes lancinantes, des violons hurlants. L’artiste travaillera sur Vertigo et composera la symphonie orchestrale du final de l’Homme qui en savait trop, la version de 1956, où Hitchcock, facétieux, annonce même son concert à l’écran. Une anthologie angoissante. - [Hitchcock, édition définitive](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-edition-definitive/): En août 1962, Alfred Hitchcock (qui termine Les Oiseaux) recevait, dans son bureau du studio Universal, l’un de ses plus fidèles admirateurs, le réalisateur François Truffaut, pour une série d’entretiens. Bourré d’anecdotes, balayant en détail chaque film depuis la période du muet, le Hitchcock/Truffaut n’élude rien du tempérament complexe du maître, de ses rapports ambigus avec les femmes, jusqu’à dévoiler certains secrets du réalisateur. Au fil des pages, le réalisateur de Jules et Jim y redevient le critique des Cahiers du Cinéma qu’il fut, évoquant, enthousiaste, « la lucidité effrayante avec laquelle Hitchcock dénonce les offenses que les hommes font à […] - [Merci pour le chocolat](https://www.vivelaculture.com/merci-pour-le-chocolat/): Le critique et cinéaste Claude Chabrol a été l’un des premiers cinéphiles à comprendre l’importance d’Alfred Hitchcock alors considéré, pendant les années 1950, comme un simple artisan de série B. Le chef de file de la Nouvelle Vague (avec François Truffaut et Eric Rohmer) n’a jamais caché sa fascination pour le maître du suspense, dont il aimait le mélange de comédie et de perversité. Cette drôle d’ambiance imprègne une bonne partie de son œuvre, dont le thriller Merci pour le chocolat, titre poli pour un film froid et calculateur. Une œuvre au scalpel. - [Extinction Level Event](https://www.vivelaculture.com/extinction-level-event/): Bernard Herrmann a influencé beaucoup de musiciens, pop et contemporains. En 1998, le rappeur américain Busta Rhymes samplait le fameux Prelude For Psycho dans sa chanson, « Gimme Some More ». Cette bonne idée d’associer la mélodie angoissante jouée aux violons, et la pulsion chaude du rap, permit au morceau de tourner en boucle sur les radios et de devenir un tube. Il fut nominé dans la catégorie « Meilleure performance de rap solo », mais dût s’incliner en fin de compte devant un titre d’Eminem. - [Body Double](https://www.vivelaculture.com/body-double/): Avec Body Double, le cinéaste Brian de Palma propose une variation sur le voyeurisme et la résurrection, c’est-à-dire les thématiques de deux grands films de son maître, Sueurs froides et Fenêtre sur cour. Il raconte la mission d’un jeune acteur au chômage chargé d’épier, à l’aide d’une longue vue, une voisine dans l’immeuble d’en face. Jeu d’ombre et de miroir, Body Double parle du fantasme amoureux en termes très proches de ceux d’Alfred Hitchcock. - [James Bond contre Dr No](https://www.vivelaculture.com/james-bond-contre-dr-no/): Ian Fleming a eu un rêve : voir son héros James Bond transposé à l’écran sous les traits de Cary Grant et dirigé par Hitchcock… En un mot, voir 007 dans La Mort aux trousses. Il n’a jamais exaucé son vœu le plus cher, mais il a certainement pu mesurer, avant de mourir, tout ce que la première adaptation, en 1962, de sa célèbre série d’espionnage, James Bond contre Dr No, devait à l’auteur de Sueurs froides : le même pittoresque, le même sens de l’aventure et de la comédie, et un héros tout aussi charmeur, Sean Connery, qui deviendra d’ailleurs un […] - [Psychose](https://www.vivelaculture.com/psychose/): « Je ne savais pas à quoi m’attendre. Lorsqu’il adaptait des romans, il changeait beaucoup de choses. Mais il n’y avait presque pas de cinéastes au monde que j’aurais préféré à Hitchcock, sinon Henri-Georges Clouzot, parce qu’il avait réalisé Les Diaboliques. » Ainsi parle Robert Bloch, l’auteur du roman Psychose, publié pendant l’été 1959. Il s’était inspiré du serial killer nécrophile Ed Gein. La critique loua l’originalité de cette « glaçante » plongée dans la maladie mentale, plus « terrifiante que Poe et Lovecraft réunis ». Mais l’adaptation funèbre qu’en fera Hitchcock, avec Janet Leigh et Anthony Perkins, par son esthétisme sauvage, et sa musique hystérique, […] - [La Mort aux trousses](https://www.vivelaculture.com/la-mort-aux-trousses/): Quand un innocent publicitaire new-yorkais, Roger Thornhill (Cary Grant), est pris par erreur pour un espion, il doit fuir la police et une mystérieuse organisation qui veut le liquider. À la fois récit d’espionnage, film d’aventure et thriller, La Mort aux trousses fourmille de scènes cultes : la poursuite de Thornhill par un avion d’épandage, au milieu d’un champ désert ; la rencontre de la blonde Eva Marie Saint et de Cary Grant dans le train ; la vente aux enchères, jusqu’à l’apothéose sur le Mont Rushmore… Salué par une presse enthousiaste – « Plein de suspense et charmant » (New York Times), « amusant et […] - [Les Espions](https://www.vivelaculture.com/les-espions/): Les historiens se sont amusés à comparer Les Espions de Fritz Lang et certains films de Hitchcock comme Les 39 Marches ou L’Homme qui en savait trop. Ils y ont repéré évidemment beaucoup de points communs : le livre qui arrête la balle ; le final sur une scène de spectacle ; un bandit dissimulé sous le grimage d’un clown musicien… Normal, Alfred admirait beaucoup Fritz Lang et a largement emprunté à son œuvre, en particulier à ces Espions, film réaliste, éloigné de l’expressionnisme habituel du réalisateur allemand. - [L'Interprétation des rêves](https://www.vivelaculture.com/linterpretation-des-reves/): « Je ne crois pas aux rêves. Ces histoires de Freud sont des sornettes », dit le médecin malade (Gregory Peck) dans le film le plus subconscient de Hitchcock, La Maison du docteur Edwardes (1945). Le grand réalisateur n’avait jamais suivi de thérapie, au contraire de son scénariste Ben Hecht et du producteur David O. Selznick qui envoya sur le lieu du tournage sa psychanalyste, Mary From, pour surveiller le scénario. L’Interprétation des rêves, de Sigmund Freud, est au cœur de l’intrigue. Car la folie du Dr Edwardes trouve sa solution dans un souvenir d’enfance et des songes étranges, obsessionnels. L’un des […] - [Hopper : Catalogue de l'exposition ](https://www.vivelaculture.com/hopper-catalogue-de-lexposition/): Alfred Hitchcock a beaucoup puisé ses idées dans l’œuvre du peintre Edward Hopper, qui a donné une image de l’Amérique du XXe siècle très proche de l’esthétique du polar. Comment ne pas voir dans sa toile House by the Railroad (1925) le modèle qui a servi pour imaginer la maison de Norman Bates (Psychose) ? Un autre tableau, Night Windows, avec son atmosphère de solitude urbaine et de voyeurisme, a inspiré le maître pour Fenêtre sur cour. La lumière très solaire des univers de Hopper baigne aussi souvent les films de Hitchcock. Des parallèles que l’on peut admirer en découvrant […] - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides-2/): Alfred Hitchcock avait envisagé d’acheter les droits du roman Les Diaboliques qu’adapta finalement Henri-Georges Clouzot. Lorsqu’ils apprirent que le grand cinéaste anglo-américain s’intéressait à eux, les deux auteurs, Pierre Boileau et Thomas Narcejac écrivirent D’entre les morts, publié chez Denoël en 1954, espérant attirer l’œil du maître. Pari gagné. Si l’histoire est sensiblement la même que dans le film – un détective chargé de surveiller l’épouse d’un ami, s’éprend d’elle, ne parvient à la sauver de la mort et en conçoit une obsession dévorante -, elle ne se déroule pas à San Francisco comme chez Hitchcock, mais dans le Paris […] - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock/): Jusqu’à présent, peu de biographies se sont intéressées à la discrète épouse d’Alfred Hitchcock, Alma. Cet oubli est désormais réparé avec le film de Sacha Gervasi, qui se déroule pendant le tournage de Psychose (fin 1959). Il décrit les relations tumultueuses entre une femme à la fois collaboratrice et conseillère, jouée par Helen Mirren, et un cinéaste pervers, incarné par l’acteur anglais naturalisé américain Anthony Hopkins. Pour corser le tout, la sexy Scarlett Johansson joue la star Janet Leigh, poussée presque à bout lors de la célèbre scène de la douche. - [Jean-Christophe](https://www.vivelaculture.com/jean-christophe/): L’exhumation récente de son Journal de Vézelay a remis en lumière Romain Rolland, écrivain ultra célèbre du début du XXe siècle, Prix Nobel de littérature en 1915, grâce à son important ouvrage, Jean-Christophe. Ce roman fleuve de 1500 pages, en dix tomes publiés entre 1904 et 1912, décrit toute une civilisation au bord du chaos qui s’apprête à basculer dans la guerre. Une œuvre majeure de ce début de siècle. - [Henri Matisse](https://www.vivelaculture.com/henri-matisse/): Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, Ulysse, et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée… - [Et vogue le navire ...](https://www.vivelaculture.com/et-vogue-le-navire/): Pendant cette période de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le paquebot transatlantique est le passage obligé de tout citoyen désireux de connaître le monde. Il accueille les riches comme les pauvres, entassés dans les ponts inférieurs. On sait que Charlie Chaplin et Stan Laurel débarquèrent aux États-Unis après un voyage à bord du Queen Mary. C’est cette ambiance des grands navires, à la fois mystérieuse et splendide, que Federico Fellini peint dans son film opéra Et vogue le navire dont l’histoire se déroule en 1914, deux ans après le drame du Titanic. - [Iberia, Navarra, Suite espagnole](https://www.vivelaculture.com/iberia-navarra-suite-espagnole/): Dans cette série d’œuvres composées pour piano et rassemblées en 1887, le compositeur espagnol Isaac Albéniz parcourt Grenade, les Asturies; gambade du côté de Séville et de Cadix; mêle flamenco et sérénade. Autant de pièces joliment rendues par la grande pianiste ibère Alicia de Larrocha disparue un siècle (2009) après Albéniz. - [Coco avant Chanel](https://www.vivelaculture.com/coco-avant-chanel/): Coco n’a pas toujours été Chanel. Inspiré du roman d’Edmonde Charles-Roux, L’Irrégulière, le film d’Anne Fontaine s’intéresse aux premières années de la future grande couturière. À l’époque, elle se nomme Gabrielle Bonheur Chanel. Issue d’un milieu modeste, orpheline, elle commence sa carrière de « couseuse » dans les arrière-boutiques avant d’affronter la société puritaine de son époque et de se faire un nom. Audrey Tautou interprète ici un petit soldat rugueux et effronté. - [Le testament d’orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee/): Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée dans la France des années cinquante. Réflexions sur la mort, sur l’au-delà, poèmes surréalistes, testament… Tourné dans les carrières des Baux-de-Provence, soutenu par la Nouvelle Vague, sur une musique de Georges Auric et du pianiste de jazz Martial Solal, ce film expérimental suscite toujours autant d’interrogations et de fascination. Et on a même la surprise de voir apparaître la silhouette du plus célèbre chauve hollywoodien… Yul Brynner ! - [Hymne au soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil/): Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux Hymne au soleil, Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ». - [Arènes sanglantes](https://www.vivelaculture.com/arenes-sanglantes/): Pour adapter au cinéma le roman de Vicente Blasco Ibáñez, sorti en 1908 et vite oublié, la 20th Century Fox a mis tous les atouts de son côté en convoquant un grand réalisateur, Rouben Mamoulian, l’auteur de Dr Jekyll and Mr Hyde et du Signe de Zorro, et deux stars hollywoodiennes, Tyrone Power et l’icône Rita Hayworth. Avec un tel casting, l’histoire de ce torero tiraillé entre la gloire des arènes et les tentations amoureuses ne pouvait que prendre une dimension épique. Un classique. - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain/): C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il […] - [L'Amour sorcier, Le Tricorne](https://www.vivelaculture.com/lamour-sorcier-le-tricorne/): C’est pour répondre à la commande d’une danseuse de flamenco souhaitant une « gitanerie musicale » que Manuel de Falla a imaginé l’histoire de cette jeune femme que le fantôme d’un ancien amour vient harceler chaque nuit. Cet Amour sorcier, avec sa fameuse « Danse du feu », est la première pierre d’une trilogie composée de Nuits dans les jardins d’Espagne (1916) et du Tricorne (1919). Une œuvre majeure de l’époque. - [Truth](https://www.vivelaculture.com/truth/): Le Boléro a souvent inspiré le rock. En 2003, le chanteur canadien Rufus Wainwright plaça le fameux motif dans sa chanson « Oh What A World » (sur l’album Want One). Mais l’un des plus intenses clins d’œil au « tube » de Ravel nous vient du guitariste anglais Jeff Beck, qui, à la fin des années 1960, dans son disque Truth, entre deux gémissements blues de Rod Stewart, rendit un bel hommage électrique au Boléro  accompagné d’une vraie « dream team » : le guitariste Jimmy Page et son collègue de Led Zeppelin, John Paul Jones, et le batteur des Who, Keith Moon. Décidément, Maurice Ravel aura […] - [Ravel](https://www.vivelaculture.com/ravel/): Publié en 2006, ce roman consacré aux dernières années du compositeur Maurice Ravel ouvre la courte trilogie biographique à laquelle s’est attelé Jean Echenoz ces dernières années, avec un hommage au marathonien Emil Zatopek (Courir), et une ode à l’inventeur Nikola Tesla (Des éclairs). Ce qui fascine Echenoz dans Ravel, au-delà du compositeur, c’est le musicien célèbre, parti pour une tournée triomphale aux États-Unis. Le dandy adulé, la canne à la main, rongé par la solitude. Flamboyant. - [Boléro](https://www.vivelaculture.com/bolero/): Le boléro est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, et la plus connue de Maurice Ravel. Avec son rythme léger et cadencé, sa mélodie lancinante, répétitive, sa lente montée en puissance, cette œuvre de maturité (composée vers la fin de la vie du musicien) a gardé au fil des ans toute sa force de frappe. Le très excentrique pianiste François-René Duchâble, dirigé par Amin Jordan, nous offre ici l’un de ses meilleurs enregistrements. - [Fantasia](https://www.vivelaculture.com/fantasia/): Beaucoup d’enfants et adultes auront découvert Paul Dukas en regardant le classique de Walt Disney, Fantasia. Mickey trouve le chapeau d’un magicien, et acquiert de super pouvoirs. Il commande des balais qui portent à sa place de lourds sceaux d’eau (jusqu’à la catastrophe que l’on imagine), scène baroque et poétique illustrée par le beau et ample morceau de Paul Dukas, L’apprenti Sorcier, à la fois répétitif dans sa tension dramatique et riche mélodiquement. - [Ariane et Barbe Bleue](https://www.vivelaculture.com/ariane-et-barbe-bleue/): C’est en 1907 que le compositeur Paul Dukas, professeur de composition au Conservatoire de Paris, ancien condisciple de Debussy, crée, à l’Opéra Comique, Ariane et Barbe Bleue, d’après une pièce de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck. L’histoire reprend le personnage de Charles Perrault, Barbe Bleue, le dévoreur de femmes. Mais cette fois, le tyran se trouve confronté à la rebelle Ariane qui tente de délivrer les cinq épouses prisonnières et esclaves. Elle échouera tant l’esprit de servitude reste encore trop fort en ce début de XXe siècle. Cet unique opéra de Dukas, aux accents très wagnériens, remporta un franc succès. Une […] - [Anthologie des peintres pompiers](https://www.vivelaculture.com/anthologie-des-peintres-pompiers/): À côté des grands maîtres, Salvador Dali n’a jamais caché son goût pour des peintres académistes comme Meissonnier et ses grandes scènes de bataille, ainsi que pour certains peintres pompiers, comme le Catalan Maria Fortuny (1838-1874) dont il avoua s’être parfois directement inspiré. Hommage au kitsch. - [Panique à l'hôtel](https://www.vivelaculture.com/panique-a-lhotel/): En 1939, Dali et Gala partent pour les États-Unis. Leur exil durera huit ans. C’est lors d’un séjour antérieur aux USA que Dali rencontre les Marx Brothers, dont il apprécie tout particulièrement les films, leur trouvant une « touche » de surréalisme absolument indiscutable. En 1940, il leur écrira un scénario, resté malheureusement dans les cartons. - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez/): Dali a toujours voué une admiration sans borne à Vélasquez, qu’il plaçait sur la même marche que Léonard de Vinci, Raphaël et Vermeer. Avec ce petit « plus » qui lui donna envie d’adopter la même moustache que le maître espagnol, LA paire de bacchantes la plus célèbre de toute l’histoire de l’art. - [Schlosser](https://www.vivelaculture.com/schlosser/): De l’académisme du XIXe siècle poussé dans sa perfection à l’hyperréalisme des années soixante/soixante-dix, il n’y a pour Dali qu’un pas. Le génie catalan le franchira pour donner à ses visions surréalistes un relief inédit là où des peintres plus jeunes, comme Schlosser, s’ancreront au contraire dans un monde plus quotidien. - [Big Sun](https://www.vivelaculture.com/big-sun/): Avec Big Sun, son quatrième album, Christophe Chassol clôt sa trilogie d’ultrascores (la méthode d’harmonisation du réel qu’il a développée) commencée à la Nouvelle-Orléans créole (Nola Chérie, 2011) et poursuivie en Inde (Indiamore, 2013). Big Sun allie le sifflement d’un oiseau et celui de Pipo Gertrude, la poésie de Joby Bernabé, la conversation d’une habitante de la montagne, le rap de Sissido et Samak, la flûte de Mario Masse, le carnaval de Fort-de-France, les conques, le son de la mer ou le chahut d’une partie de dominos. Une odyssée de l’espace antillais en 70 minutes. - [Hallo Tankwart: Wo das Wirtschaftswunder Fahrt aufnahm](https://www.vivelaculture.com/stations-service-copy/): Es war einmal der Tankwart, der einem das Auto volltankte, die Scheiben wischte, und damals war der Autofahrer noch König. Das Benzin kostete weniger als eine Deutsche Mark, und die Wirtschaftswunderwelt war noch schwer in Ordnung… Ein Märchen aus alten Tagen? Mitnichten! Ein Bildband für Nostalgiker, Oldtimer-Liebhaber und alle, die Autos und Tankstellen lieben. - [Im Reiche des schwarzen Goldes](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-3-copy/): Bereits Ende September 1939 beginnt Hergé mit diesem Comic als Fortsetzungsgeschichte in der Zeitschrift Le petit Vingtième. Nach dem deutschen Überfall auf Belgien kann er die Arbeit nicht beenden, und so erscheint Im Reiche des schwarzen Goldes erst 1950. Es geht um explodierendes Benzin und die Ölförderung im Nahen Osten. Das schwarze Gold ist bereits heiß begehrt und ein Grund für Intrigen, Entführungen und Erpressung. Der Comic wurde übrigens zwei Mal den neuesten politischen Bedingungen angepasst. Letztmalig 1971 kurz vor der Ölkrise… - [Die Drei von der Tankstelle](https://www.vivelaculture.com/parking-copy/): Einer der größten deutschen Filmerfolge der frühen Tonfilm-Ära, aus einer Zeit, als die Welt noch in Ordnung schien. Drei arbeitslose Männer kaufen sich von ihrem letzten Geld eine Tankstelle und verlieben sich in dasselbe Mädchen, gespielt von Lilian Harvey. Nicht nur der Film ist Kult, sondern auch der Schlager Ein Freund, ein guter Freund. Wenn man dann drei deutsche Tankstellenwärter singen und tanzen sieht, macht das auch 85 Jahre später Spaß: Ein Freund bleibt immer Freund auch wenn die ganze Welt zusammenfällt… - [Out of Rosenheim](https://www.vivelaculture.com/bagdad-cafe-copy/): Einer der ganz großen Welterfolge des westdeutschen Kinos in den 1980er Jahren neben Paris-Texas von Wim Wenders war Out of Rosenheim: ein weiteres Road Movie, das in den USA spielte. Marianne Sägebrecht verkörperte eine deutsche Touristin, die in einem Motel in der Nähe von Las Vegas an der Route 66 strandet. Und die von ihrem Mann verlassene bayerische Hausfrau mischt zusammen mit der Afroamerikanerin Brenda die amerikanische Provinz auf. - [Route Nationale 7](https://www.vivelaculture.com/route-nationale-7-copy/): Die Nationalstraße 7 ist ein wenig das französische Pendant zur amerikanischen Route 66. Sie erstreckt sich von Norden nach Süden, von Paris bis Saint Paul de Vence. Fast 1000 Kilometer führen so vom Pariser Grau zum blauen Himmel des Mittelmeers. Charles Trenet ist der Schöpfer, und die belgische Band Les Tueurs de la Lune de Miel (The Honeymoon Killers) machte den Song 25 Jahre später zum Hit. - [(Get Your Kicks On) Route 66](https://www.vivelaculture.com/get-your-kicks-on-route-66-copy/): Die legendäre Route 66 verbindet den Osten der USA mit dem Westen, Chicago in Illinois mit Santa Monica in Kalifornien. Das sind 3600 Kilometer, drei Zeitzonen und acht amerikanische Bundesstaaten. Der Mythos der Route 66 lebt auch auf Grund eines der berühmtesten amerikanischen Songs aller Zeiten, den Bobby Troup 1947 schrieb und der erstmalig von Nat King Cole gesungen wurde. Dutzende von Musikern „coverten“ den Song seitdem, unter anderem Ray Charles, Chuck Berry, die Rolling Stones, The Cramps und auch Depeche Mode auf der B-Seite der Single Behind the Wheel… - [Rambler 65](https://www.vivelaculture.com/rambler-65-copy/): Der amerikanische Autor, Musiker, Sänger und Produzent Ben Vaughn ist ein Multitalent und Autoliebhaber. Er schätzte seinen Wagen, einen Rambler, derart, dass er ihn 1996 in ein komplettes Tonstudio verwandelte, um dort sein Album Rambler 65 ganz alleine aufzunehmen. Amerikanische Musik aus einem amerikanischen Auto. What else ? - [Duell](https://www.vivelaculture.com/duel-copy/): Ein ganz normaler Vertreter fährt mit seinem Plymouth über den Highway, als sich ein mächtiger LKW vor ihm nicht überholen lässt. Ein tödliches Katz-Maus-Spiel beginnt, das bis zum Schluss nervenaufreibend bleibt. Immer wieder versucht der Fahrer des mächtigen Trucks, den PKW abzudrängen. Mit Duell begann Steven Spielberg 1971 seine einmalige Karriere und das mit einem ursprünglich für das US-Fernsehen gedrehten Film. Raffiniert und unvergesslich bleibt, dass man das Gesicht des LKW-Fahrers nie zu sehen bekommt, sondern nur seine Arme und Stiefel. Das macht dieses ungleiche Duell nur noch bedrohlicher… - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt-3-copy/): 1968 ist Benzin noch billig und die amerikanischen Autohersteller investieren noch in leistungsstarke Spritfresser mit den berühmten V8-Motoren. Und es ist der Actionfilm Bullitt, der die Verkaufszahlen für den Ford Mustang GT Fastback in ungeahnte Höhen trieb, weil Steve McQueen ihn im Film fuhr. Legendär wurde die Auto- Verfolgungsjagd mit dem Dodge Charger der Killer auf den abschüssigen Straßen von San Francisco. Die Szene endet in einer Tankstelle, von der nicht mehr viel übrig bleibt. - [Wenn der Postmann zweimal klingelt](https://www.vivelaculture.com/le-facteur-sonne-toujours-deux-fois-3-copy/): Es gibt allein vier Verfilmungen von diesem Roman von James M. Cain, der 1934 veröffentlicht wurde und in Deutschland erst 1950 unter dem Titel Die Rechnung ohne den Wirt erschien. Neben einer französischen Verfilmung von 1939 ging vor allem Luchino Viscontis Ossessione als erster Film des italienischen Neorealismus in die Filmgeschichte ein, der 1943 im noch faschistischen Italien in die Kinos kam. Die erste amerikanische Adaption um einen Tankwart, der von seiner Frau und ihrem Liebhaber ermordet wird, zeigte Lana Turner 1946 in der Rolle der Femme fatale. Und dann ist da noch das nunmehr auch schon klassische Remake von […] - [Am Rande der Nacht (Tchao Pantin)](https://www.vivelaculture.com/tchao-pantin-copy/): In Frankreich war der Komiker Coluche ein anarchistischer Paradiesvogel und ein Star mit Herz. Als er 1986 im Alter von 41 Jahren bei einem Motorradunfall ums Leben kam, trauerte das ganze Land. In Deutschland kennt man ihn kaum noch, bestenfalls aus der Klamotte Brust oder Keule an der Seite von Louis de Funès. Und so ist auch Coluches bekanntester Film, das Drama Am Rande der Nacht, in dem er einen depressiven Alkoholiker und Tankwart spielt, bei uns nur als Rarität auf VHS erhältlich. Für seine eindringliche Darstellung erhielt Coluche 1984 den César als Bester Schauspieler. - [Stations-service](https://www.vivelaculture.com/stations-service/): Les stations-service ont jalonné les routes du monde entier, jusqu’à l’avènement des autoroutes et des hypermarchés plantés dans les zones périphériques de toutes les agglomérations. Elles furent un élément de l’architecture de nos villes et de nos routes. Arnaud Sompairac leur a consacré un ouvrage. Rappelons aussi que la firme Total avait commandé à Jean Prouvé un projet d’aménagement de ses stations. - [Tintin au pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-3/): Dans la première case de cette histoire de Tintin, on trouve …une pompe à essence. Un peu plus loin, après qu’ils viennent de faire le plein, les Dupont et Dupond reprennent en cœur un slogan publicitaire entendu à la radio : « Boum… Quand vot’ moteur fait boum… » et leur moteur d’exploser ! A cette époque, en 1950, le baril n’est pas encore au plus haut, mais l’or noir est déjà l’enjeu de bien des convoitises… - [Parking](https://www.vivelaculture.com/parking/): Parking est une commande d’un monologue passée à François Bon, par ailleurs et par hasard, fils d’un père mécanicien-garagiste. Parking, c’est l’histoire d’un homme qui a abandonné la mère de ses deux enfants et qui se retrouve surveillant de parking. Là où on gare les voitures, comme si on les abandonnait pour un temps. - [Bagdad Café](https://www.vivelaculture.com/bagdad-cafe/): Un motel planté au bord du désert, près de Las Vegas, le long de la Route 66, abrite en ses murs délabrés une tribu composée de doux originaux. Une touriste allemande, arrivée là par hasard après avoir été abandonnée par son mari, va redonner vie à cette étrange communauté, et le sourire à Brenda, la patronne. Un des grands succès des années 80. - [Route Nationale 7](https://www.vivelaculture.com/route-nationale-7/): La Nationale 7, c’est un peu la version française de la Route 66 américaine. Du nord au sud, de Paris à Saint-Paul-de-Vence, près de mille kilomètres qui conduisent de la grisaille parisienne au ciel bleu de la méditerranée. Charles Trenet la créée en 1955, les Belges « chantants » Les Tueurs de la Lune de Miel (The Honeymoon Killers) en refont un tube 25 ans plus tard. - [(Get Your Kicks On) Route 66](https://www.vivelaculture.com/get-your-kicks-on-route-66/): La Route 66 relie d’est en ouest, Chicago dans l’Illinois, à Santa Monica en Californie. Soit 3600 km, trois fuseaux horaires et huit états traversés. Un mythe popularisé par l’une des chansons les plus populaires du répertoire américain, écrite par Bobby Troup en 1947, interprétée une première fois par Nat King Cole, puis par des centaines d’interprètes dont Ray Charles, Chuck Berry, les Rolling Stones, The Cramps… et Depeche Mode en face B du single Behind The Wheel. Tout un programme. - [Rambler 65](https://www.vivelaculture.com/rambler-65/): Ben Vaughn est l’un de ces auteurs-compositeurs-producteurs talentueux dont les Américains ont le secret de fabrication. Capable de passer de la scène à l’écriture de musiques de films, multipliant les projets, en 1996, Ben Vaught écrit, compose, joue et enregistre toutes les chansons de Rambler 65 dans une… Rambler 65. Musique américaine enregistrée dans une voiture américaine. What else ? - [Duel](https://www.vivelaculture.com/duel/): Un représentant de commerce prend la route dans sa Plymouth mais alors qu’il fait beau et que la route est belle, un camion va le prendre en chasse et jouer avec lui au chat et à la souris. Premier (télé)film de Steven Spielberg, celui-ci applique une règle dont il va devenir le maître : retarder au maximum l’apparition de la menace, qu’elle reste un mystère pour le spectateur. Dans Duel on ne verra jamais le visage du camionneur, seulement ses bottes et son bras. C’est assez pour semer la terreur, surtout quand il faut regarder la route devant soi… - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt-3/): En 1968, l’essence est bon marché, les constructeurs américains peuvent donc s’en donner à cœur joie et construire des bolides (muscle cars) motorisés par des V8 surpuissants. Bullitt a fait plus pour les ventes de la Ford Mustang GT Fastback conduite par Steve McQueen, et la Dodge Charger des tueurs qu’il prend en chasse dans les rues de San Francisco, que toutes les campagnes de pub. Une des courses poursuites les plus célèbres du cinéma qui prend fin dans une station-service, dont il ne restera pas grand chose… - [Le facteur sonne toujours deux fois](https://www.vivelaculture.com/le-facteur-sonne-toujours-deux-fois-3/): Il existe quatre films tirés de ce roman de James M. Cain publié au milieu des années trente. La première, Le Dernier Tournant est française, réalisée par Pierre Chenal en 1939, avec Michel Simon dans le rôle du patron d’une station-service un peu vieux, un peu moche, qui, pour son malheur, a épousé une femme fatale (Lana Turner dans la version de 1946, Jessica Lange dans celle de 1981 signée Bob Rafelson). Le facteur… c’est l’histoire de gens ordinaires qui laissent leurs motivations profondes, le sexe et l’argent, les transformer en criminels. - [Tchao Pantin](https://www.vivelaculture.com/tchao-pantin/): En 1983, Claude Berri (Le Vieil homme et l’Enfant) fait le pari de confier à Coluche, alors le comique le plus populaire de France, le rôle de Lambert, un pompiste dépressif et alcoolique. Un soir, son copain Youseff (Richard Anconina), un jeune dealer avec qui il passe une partie de ses nuits, est assassiné sous ses yeux. Lambert décide de le venger et retrouve pour ça ses vieux réflexes de flic. César du meilleur acteur pour Coluche en 1984. - [Le cinéma, un art subversif](https://www.vivelaculture.com/le-cinema-un-art-subversif/): Né à Viennes en 1921, Amos Vogel quitte l’Autriche avec ses parents en 1938. Installé aux Etats-Unis, il créé avec sa femme le Ciné 16, un ciné club où sont projetés les films de Cassavetes, Resnais, Polanski et les représentants de l’avant garde américaine comme Kenneth Anger (Hollywood Babylon). Vogel est aussi le fondateur du New York Film Festival en 1963. Dans Le Cinéma, art subversif Amos Vogel analyse et célèbre toutes les formes de subversion au cinéma. Devenu introuvable et un véritable objet de culte, le livre vient d’être réédité. - [Mad Max](https://www.vivelaculture.com/mad-max-2-copy-2/): Bien qu’il n’y ait jamais présenté de film en compétition, George Miller connaît le Festival de Cannes pour avoir fait partie du jury présidé par Ettore Scola en 1988. Cette année, c’est auréolé du succès mondial de Mad Max-Fury Road, qu’il revient par la grande porte en qualité de Président du jury. Une reconnaissance pour ce réalisateur spécialiste du film d’action, un genre peu représenté sur la Croisette. - [Sils Maria](https://www.vivelaculture.com/sils-maria-copy-2/): On sait très peu de choses du film d’Olivier Assayas Personnel Shopper si ce n’est que Kristen Stewart en est la vedette. Maureen est une jeune américaine gagnant sa vie à Paris comme «personal shopper» pour une célébrité. Elle possède aussi une capacité aigüe à communiquer avec les esprits, don qu’elle partageait avec son frère jumeau, Lewis, décédé récemment… Deuxième collaboration entre la star et son metteur en scène après l’acclamé Sils Maria présenté en Sélection Officielle à Cannes en 2014. - [Lies To Live By](https://www.vivelaculture.com/lies-to-live-by-copy-2/): Dixième tour de piste cannois pour l’homme à la crinière blanche et aux lunettes noires. Paterson, c’est l’histoire portée par un drôle de type dont on ne sait presque rien, un chauffeur de bus, philosophe et poète (le désormais incontournable Adam Driver). Sa femme (Golshifteh Farahani) semble être hyperactive, soit à peu de choses près l’exact opposé de son mari, ce qui promet un curieux mélange. En attendant de voir le résultat, on se rappellera que Jarmusch a aussi été musicien et qu’il prépare un documentaire sur Iggy Pop. - [Fish Tank](https://www.vivelaculture.com/fish-tank-copy-2/): Retour sur la Croisette d’Andra Arnold, double Prix du Jury, pour Red Road en 2006 et Fish Tank en 2009. Fish Tank, c’est l’histoire d’une adolescente plantée dans une banlieue paumée anglaise dont l’unique passion est le hip-hop et qui voit sa vie basculer lorsqu’elle fait la connaissance de l’amant de sa mère (Michael Fassbender). Dans American Honey, une jeune fille quitte sa famille et rejoint une équipe de jeunes qui parcourt le Midwest américain en faisant du porte-à-porte pour vendre des abonnements à des magazines. Un des films les plus attendus du festival. - [L’Inconnu du lac](https://www.vivelaculture.com/linconnu-du-lac-copy-2/): Rester vertical est le cinquième long métrage d’Alain Guiraudie, le premier en Sélection Officielle à Cannes. Guiraudie, plutôt habitué à évoluer dans les marges de la production traditionnelle française, s’est fait connaître d’un public plus large avec son film L’Inconnu du lac, Prix de la mise en scène, Un Certain Regard – Cannes 2013. Rester vertical raconte l’itinéraire entre Lozère, Bretagne et Marais poitevin, d’un réalisateur en manque d’inspiration et en mal de paternité. Cette dérive va quasiment conduire le héros à la déchéance sociale. - [Mommy](https://www.vivelaculture.com/mommy-copy-2/): Retour sur la Croisette du toujours « jeune prodige du cinéma canadien », Xavier Dolan, qui reçut, en 2014, le Grand Prix pour Mommy (ex-æquo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard). Juste la fin du monde est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce qui raconte le retour dans son village, après une longue absence, d’un homme venu annoncer à ses proches qu’il va mourir. Casting français (Marion Cotillard, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Vincent Cassel) et sous-titrage anglais. - [Old Boy](https://www.vivelaculture.com/old-boy-copy-2/): Troisième visite à Cannes pour le cinéaste coréen Park Chan-wook qui est déjà venu présenter le violent Old Boy (Grand Prix en 2004) et le sanglant Thirst (Prix du Jury 2009). Sur le papier, Agassi retrace une histoire très classique : entre la Corée et le Japon des années 1930, celle d’une jeune femme fortunée, d’un escroc très intéressé par son argent, et d’une pickpocket qu’il placera comme servante chez la riche héritière. Mais avec Park Chan-wook on peut s’attendre à des surprises. - [Mud](https://www.vivelaculture.com/mud-copy-2/): Deux mois après Midnight Special, Jeff Nichols revient sur les devants de la scène avec Loving son troisième long métrage présenté à Cannes après Take Shelter, Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2011, et Mud, présenté en 2012. Cette fois-ci, Jeff Nichols s’inspire d’un documentaire réalisé par Nancy Buirski, qui raconte l’histoire de Richard et Mildred Loving, un couple mixte condamné en 1958 pour violation de la loi interdisant les mariages inter-raciaux (il était blanc, elle était noire) et expulsés de Virginie avant que la Cour Suprême ne casse le verdict. - [Elle](https://www.vivelaculture.com/basic-instinct-copy-2/): Vingt-quatre ans après Basic Instinct, Paul Verhoeven (Robot Cop, Total Recall) revient avec Elle, une adaptation du roman de Philippe Djian, Oh… (Prix Interallié 2012). Porté par un casting 100% français (Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny, Charles Berling), le film raconte l’histoire d’une chef d’entreprise qui dirige sa vie professionnelle et privée sans aucune trace d’affect. Un soir, elle est violée chez elle par un agresseur masqué. Hantée par ce traumatisme, elle va tenter de confondre le coupable. Seule et sans rien laisser transparaître. - [The Pusher](https://www.vivelaculture.com/the-pusher-copy-2/): Nicolas Winding Refn a frappé très fort les esprits avec sa trilogie The Pusher dont le premier volet est sorti sur les écrans en 1996. Déjà invité à Cannes en 2011 (Prix de la mise en scène pour Drive) et en 2013 pour Only God Forgives avec, à chaque fois, Ryan Gosling dans le rôle principal, il revient cette année pour présenter The Neon Demon, un film de vampires dans le milieu de la mode à Los Angeles. Casting de luxe avec Elle Fanning, Keanu Reeves, Christina Hendricks ou encore Jena Malone. - [West Side Story](https://www.vivelaculture.com/west-side-story-copy-copy/): Wenn es ein Genre gibt, das die Popularität der Oper weitergeführt hat, dann sicherlich das Musical. Ein Musterbeispiel ist West Side Story, das die klassische Romeo-und-Julia-Geschichte auf die New Yorker Straßen bringt. Der Klassiker am Broadway von Jerome Robbins wurde später auch verfilmt. Dieses Musical für die große Leinwand von Regisseur Robert Wise ist ein Meilenstein des Kinos. - [Das reisende Klavier](https://www.vivelaculture.com/le-piano-ambulant-copy-copy/): Das Projekt ist denkbar einfach: Klassische Musik einmal anders erleben. Die Musiker des Projekts Das reisende Klavier stammen aus Lyon und versuchen, mit ihren Ideen und Auftritten in ganz Frankreich präsent zu sein. Sie transportieren das Klavier auf einem LKW und treten überall auf: In Theatern, Kinos, Cafés, Parks und Gärten oder einfach nur in Mehrzwecksälen. In ihren Aufführungen vermählen sie Musik mit Literatur, Chinesischem Schattenspiel und Video… Eine wahre Freude für Kenner und solche, die es werden wollen. - [Glyndebourne Festival](https://www.vivelaculture.com/festival-de-glyndebourne-copy-copy/): Gegründet wurde das Opernfestival Glyndebourne bereits 1934 und ist heute einfach Kult und Legende. Dabei ist das Prinzip so british. Alle Aufführungen finden in einem wunderschönen Theater statt, das von einem typischen englischen Park umgeben ist. Die Pausen sind so lang, dass man genug Zeit hat, sein Picknick einzunehmen. Und so werden die schönen Wiesen mit Tischdecken und Essenskörben gedeckt. Und natürlich ist da noch die Qualität der Aufführungen, die für sich steht. Große Opernhäuser übernehmen weltweit viele dieser Inszenierungen. Fast überflüssig zu erwähnen, dass auch das Publikum für seinen exquisiten Musikgeschmack bekannt ist. - [Orchestre en fête / Orchester feiern](https://www.vivelaculture.com/orchestre-en-fete-copy-copy/): Das Kulturereignis „Orchestre en fête / Orchester feiern“ wird von der französischen Orchestervereinigung „l’Association française des orchestres“ organisiert. Zehn Tage lang erlebt man Orchestermusiker in Bars, Bahnhöfen, auf öffentlichen Plätzen und in Parks. Ihre Proben sind öffentlich, es werden viele Konzerte organisiert ebenso wie Musikfestspiele und Auftritte von Amateurorchestern. Die Organisatoren möchten einem breiteren Publikum die klassische Musik, diesen wunderbaren und harmonischen Mikrokosmos, näher bringen. Diese sinnlichen Erfahrungen sprechen nicht nur unser Gehör an, sondern auch unser Auge. Gänsehautfaktor garantiert. - [Vanya 42. Straße](https://www.vivelaculture.com/vanya-on-42nd-copy-copy/): Zwischen 1991 und 1994 fand in einem seit Jahren geschlossenen, mythischen Theater in der New Yorker 42nd Street ein sehr atypisches Experiment statt. Regisseur Andre Gregory mag solche ungewöhnlichen Herangehensweisen und Dekonstruktionen von Klassikern wie hier Onkel Wanja von Anton Tschechow. Zusammen mit den Schauspielern, dem exzellenten Wallace Shawn und der damals sehr jungen und wunderbaren Julianne Moore, wird das Stück ohne Dekor in einem leerstehenden Theater gespielt. Nur wenige Freunde und Bekannte des Regisseurs dürfen den Proben beiwohnen. Unter ihnen ist der große Louis Malle, der dabei einen seiner unvergesslichen Filme drehte. - [In der Oper (A Night at the Opera)](https://www.vivelaculture.com/une-nuit-a-lopera-3-copy-copy/): Drei langbärtige russische Piloten und der berühmte Satz von Groucho Marx: „Sind das nun drei Männer oder ein Mann mit drei Bärten?“ In dieser durchaus albernen Komödie um italienische Opernsänger, eine Schiffsreise und blinde Passagiere wird die Oper von Verdi Der Troubadour nie wirklich aufgeführt. Es geht dann auch mehr um Wortwitz und Gags wie eine Geige als Baseballschläger oder: Wie passen 14 Menschen in eine winzige Schiffskajüte? Für viele ist es der beste Film der Marx Brothers und amüsiert Opernfans und Opernhasser seit über 80 Jahren. Und auch die Rockgruppe Queen benannte ihr gleichnamiges Album nach diesem Klassiker. - [Anton Voyls Fortgang (La disparition)](https://www.vivelaculture.com/la-disparition-copy-copy/): Dem Schriftsteller Georges Perec gelang 1969 eine kleine literarische Sensation. Er schrieb ein ganzes Buch ohne den Vokal „e“. Und auf Deutsch erschien 2001 unter dem Titel Anton Voyls Fortgang eine deutsche Übersetzung, die ebenfalls ohne den am häufigsten gebrauchten Vokal in der deutschen und französischen Sprache auskam. Bei aller Bravour wird oft der Einfluss der Oper in diesem Text vergessen. So ist ein Freund der Hauptfigur Anton Voyl ein Sänger, seine Frau Olga Sopranistin, und auch ein gewisser Rimski-Korsakov spielt eine Rolle… - [Das Phantom der Oper](https://www.vivelaculture.com/le-fantome-de-lopera-copy-copy/): Das gleichnamige Musical von Andrew Lloyd Webber ist das wohl erfolgreichste Musical aller Zeiten. Es basiert auf dem Buch von Gaston Leroux und ist ebenso eine Geister- wie Liebesgeschichte, eine Mischung aus Faust und Die Schöne und das Biest. Und wenn dieser Schauerroman dann 1880 angesiedelt ist und in der Pariser Oper spielt, dann wird auch der legendäre Bau von Garnier zu einem wichtigen Protagonisten. - [Fitzcarraldo](https://www.vivelaculture.com/fitzcarraldo-3-copy-copy/): Werner Herzog ist ein Visionär und Filmverrückter, der seinen persönlichen Leidensgrenzen bei den Dreharbeiten zu Fitzcarraldo sehr nahe kam. Die Geschichte dreht sich um einen von Klaus Kinski beängstigend-intensiv verkörperten Opernnarren, der mitten im Urwald des Amazonas ein Opernhaus errichten möchte. Dafür geht er über Leichen und lässt ein ganzes Schiff über einen Berg ziehen. Die Dreharbeiten verliefen chaotisch, es gab auch Todesfälle. Nach Fitzcarraldo meinte Werner Herzog, eigentlich reif für das Irrenhaus zu sein. Aber Abenteurer und Außenseiter haben den deutschen Filmemacher, der regelmäßig Opern inszeniert, immer besonders angezogen. - [Don Giovanni](https://www.vivelaculture.com/don-giovanni-copy-copy/): Schon das Casting stellt einige renommierte Opernhäuser in den Schatten: Ruggero Raimondi als Don Giovanni, José van Dam als Leporello, Kiri Te Kanawa singt Donna Elvira, Teresa Berganza die Zerlina, Malcolm King verkörpert Masetto und Dirigent bei dieser Verfilmung war kein Geringerer als Lorin Maazel. Und Regisseur Joseph Losey dreht einen richtigen Film, durchbricht mit seiner Kamera die Distanz zwischen Interpreten und Publikum. Der Filmemacher erlaubte sich künstlerische Freiheiten: So spielt seine Verfilmung mit den großen Opernstars nicht mehr in Sevilla sondern im mythischen und märchenhaften Venedig. Ein ideales Setting für Mozarts Oper. - [Die Zauberflöte](https://www.vivelaculture.com/la-flute-enchantee-copy-copy/): Diese Verfilmung von Mozarts Oper erschien 1974 zum 50. Jubiläum des schwedischen Fernsehens. Gesungen wurde auf Schwedisch im Theater des Schlosses von Drottningholm. Aber Ingmar Bergman filmte nicht einfach nur eine Opernaufführung ab. Er benötigte zwei Jahre Vorbereitungszeit und neun Monate lange Dreharbeiten, um diesen Film zu machen. Dabei gelang ihm ein eher untypischer Bergman, ein Film voller Wärme, Poesie und Komik, der weniger die einzelnen Opernsänger feierte als vielmehr das Ensemble. Die ganze Magie der Oper bannte der schwedische Meister so auch auf den kleinen und großen Bildschirm. - [West Side Story](https://www.vivelaculture.com/west-side-story-copy/): Parmi les nombreuses déclinaisons de l’opéra, la comédie musicale est sans doute celle qui assume le mieux son caractère populaire traditionnel, en même temps que ses aspirations dramaturgiques. En témoigne ce spectacle culte, West Side Story, qui replonge l’histoire atemporelle de Roméo et Juliette dans les cités new-yorkaises. Robert Wise en a tiré un film formidable, mais des productions scéniques tournent toujours, parmi lesquels la production originale de Broadway de Jerome Robbins. Culte, on vous dit. - [Le Piano Ambulant](https://www.vivelaculture.com/le-piano-ambulant-copy/): Le projet est simple : la musique classique, ailleurs et autrement. Toujours en quête de nouveaux moyens de faire du concert un moment poétique, inspirant et généreux, les musiciens du collectif lyonnais Le Piano Ambulant sillonnent la France avec leur remorque-scène et se produisent en tout lieu, salle de concert, théâtre, cinéma, café, parcs et jardin et autres salles polyvalente, dans des spectacles mariant tour à tour musique et littérature, musique et ombres chinoises, musique et vidéo… - [Festival de Glyndebourne](https://www.vivelaculture.com/festival-de-glyndebourne-copy/): Fondé en 1934, ce festival d’opéra est aujourd’hui un rendez-vous incontournable et presque légendaire. D’abord par son principe, so British : les représentations se tiennent dans un magnifique théâtre entouré d’un parc comme seuls savent les faire nos amis d’outre-Manche — et les entractes sont assez longs pour aller pique-niquer (le festival se tient entre mai et août, sur la Riviera anglaise près de Brighton) : aussitôt le rideau tombé, les pelouses se couvrent de nappes et de paniers d’osier. Ensuite par la qualité de ses productions, souvent reprises dans les plus grandes maisons d’opéra de part le monde. Et, […] - [Orchestre en fête](https://www.vivelaculture.com/orchestre-en-fete-copy/): Organisé par l’Association française des orchestres, c’est le pendant symphonique aux journées Tous à l’Opéra ! 10 jours durant, l’orchestre s’invite dans les bars, dans les gares, sur les places, dans les parcs… Les répétitions sont publiques, de nombreux concerts éducatifs sont organisés, ainsi que des jeux musicaux et des concerts amateurs. Tout est fait pour découvrir ce microcosme merveilleux et harmonieux. Et l’expérience ne touche pas que l’ouïe : on en prend plein la vue, on ramasse les frissons à la pelle. - [Vanya on 42nd](https://www.vivelaculture.com/vanya-on-42nd-copy/): Cette fois, c’est un théâtre fermé. Un théâtre mythique de la 42ème rue à New York, qui fut de 1991 à 1994 le décor d’une expérience atypique, comme les appréciait beaucoup le metteur en scène Andre Gregory. Pour mieux comprendre et déconstruire Oncle Vanya de Tchékhov, Andre Gregory réunit autour de lui une distribution exceptionnelle (dont Wallace Shawn, superbe, et Julianne Moore, magnifique) dans le décor nu de ce théâtre désaffecté. Seuls quelques amis et proches ont le privilège d’assister aux répétitions. Parmi eux : Louis Malle qui, fasciné, voudra immortaliser ce laboratoire singulier. - [Une nuit à l’opéra](https://www.vivelaculture.com/une-nuit-a-lopera-3-copy/): Un cuirassé dans le Trouvère, un ténor italien et suffisant qui se fait assommer à tous les plans ou presque, un air de fanfare qui se glisse dans une ouverture tragique, un violon qui sert de batte de base-ball… les gags sont si nombreux, ce serait dommage de tous les dévoiler. Une nuit à l’opéra est sans doute le meilleur film des Marx Brothers. Et sans doute l’un des plus jouissifs (et grinçants) pour les fans d’opéra ! - [La Disparition](https://www.vivelaculture.com/la-disparition-copy/): Quand on parle de La Disparition, on se souvient bien sûr de celle du « e ». On se souvient aussi des diverses interprétations historiques, métaphysiques et psychanalytiques de cet exercice d’écriture à contrainte à nul autre pareil. Mais se souvient-on que l’opéra est omniprésent dans ce récit délirant ? Parmi les disparus, on compte Douglas Haïg, ami d’Anton Voyl (la star du roman) et mort « un soir où, baryton, il chantait à la Scala », ainsi qu’Olga, sa femme soprano, et l’on croise aussi Rimski-Korsakov, et quelques autres figures lyriques. - [Le Fantôme de l’opéra](https://www.vivelaculture.com/le-fantome-de-lopera-copy/): C’est à la fois un polar, une histoire de fantôme, une histoire d’amour, une resucée de La Belle et la Bête et de Faust… Quelle meilleure recette pour un roman gothique ? L’opéra, que ce soit le bâtiment signé Garnier, son dédale de couloirs et son légendaire lac souterrain, ou les œuvres qui y sont représentées, est ici un personnage à part entière. - [Fitzcarraldo](https://www.vivelaculture.com/fitzcarraldo-3-copy/): Une véritable tragédie opératique du XXe siècle. Klaus Kinski incarne Brian Sweeney Fitzgerald, dit « Fitzcarraldo », conquistador de l’inutile. Fou d’opéra, Fitzcarraldo rêve de construire un théâtre au fin fond de la forêt amazonienne — un théâtre digne d’accueillir son idole, le ténor italien Enrico Caruso. Pour cela, il se lance dans une folle entreprise, qui le verra tenter d’araser une colline et hisser un bateau pour le faire passer d’un fleuve à un autre. En vain, naturellement. - [Don Giovanni](https://www.vivelaculture.com/don-giovanni-copy/): Ruggero Raimondi en Don Giovanni, José van Dam en Leporello, Kiri Te Kanawa en Donna Elvira, Teresa Berganza en Zerlina, Malcolm King en Masetto, sans parler de Lorin Maazel à la baguette : le casting ferait pâlir jusqu’aux plus prestigieuses maisons d’opéra. Joseph Losey filme l’opéra de Mozart et Da Ponte comme… un film, tout simplement ! On y chante plutôt qu’on y parle, mais on s’affranchit aussi de la scène du théâtre. Losey prend d’ailleurs quelque liberté géographique en transposant l’action de Séville à Venise — l’occasion de revisiter le riche imaginaire de la cité des doges, avec force […] - [La Flûte Enchantée](https://www.vivelaculture.com/la-flute-enchantee-copy/): Selon toute vraisemblance, c’est une représentation filmée du chef-d’œuvre de Mozart, donnée en suédois dans le magnifique théâtre du Château de Drottningholm. En réalité, c’est bien plus qu’une simple captation. Il a fallu pas moins de deux ans de préparatifs et neuf mois de tournage au grand maître du cinéma suédois pour réaliser ce film, modèle d’intelligence et d’accessibilité, dont le voyage enchanteur nous fait glisser insensiblement des coulisses à la scène, et jusqu’à la salle. Toute la magie de l’opéra est là — et bien plus encore. - [West Side Story](https://www.vivelaculture.com/west-side-story/): Parmi les nombreuses déclinaisons de l’opéra, la comédie musicale est sans doute celle qui assume le mieux son caractère populaire traditionnel, en même temps que ses aspirations dramaturgiques. En témoigne ce spectacle culte, West Side Story, qui replonge l’histoire atemporelle de Roméo et Juliette dans les cités new-yorkaises. Robert Wise en a tiré un film formidable, mais des productions scéniques tournent toujours, parmi lesquels la production originale de Broadway de Jerome Robbins. Culte, on vous dit. - [Le Piano Ambulant](https://www.vivelaculture.com/le-piano-ambulant/): Le projet est simple : la musique classique, ailleurs et autrement. Toujours en quête de nouveaux moyens de faire du concert un moment poétique, inspirant et généreux, les musiciens du collectif lyonnais Le Piano Ambulant sillonnent la France avec leur remorque-scène et se produisent en tout lieu, salle de concert, théâtre, cinéma, café, parcs et jardin et autres salles polyvalente, dans des spectacles mariant tour à tour musique et littérature, musique et ombres chinoises, musique et vidéo… - [Festival de Glyndebourne](https://www.vivelaculture.com/festival-de-glyndebourne/): Fondé en 1934, ce festival d’opéra est aujourd’hui un rendez-vous incontournable et presque légendaire. D’abord par son principe, so British : les représentations se tiennent dans un magnifique théâtre entouré d’un parc comme seuls savent les faire nos amis d’outre-Manche — et les entractes sont assez longs pour aller pique-niquer (le festival se tient entre mai et août, sur la Riviera anglaise près de Brighton) : aussitôt le rideau tombé, les pelouses se couvrent de nappes et de paniers d’osier. Ensuite par la qualité de ses productions, souvent reprises dans les plus grandes maisons d’opéra de part le monde. Et, […] - [Orchestre en fête](https://www.vivelaculture.com/orchestre-en-fete/): Organisé par l’Association française des orchestres, c’est le pendant symphonique aux journées Tous à l’Opéra ! 10 jours durant, l’orchestre s’invite dans les bars, dans les gares, sur les places, dans les parcs… Les répétitions sont publiques, de nombreux concerts éducatifs sont organisés, ainsi que des jeux musicaux et des concerts amateurs. Tout est fait pour découvrir ce microcosme merveilleux et harmonieux. Et l’expérience ne touche pas que l’ouïe : on en prend plein la vue, on ramasse les frissons à la pelle. - [Vanya on 42nd](https://www.vivelaculture.com/vanya-on-42nd/): Cette fois, c’est un théâtre fermé. Un théâtre mythique de la 42ème rue à New York, qui fut de 1991 à 1994 le décor d’une expérience atypique, comme les appréciait beaucoup le metteur en scène Andre Gregory. Pour mieux comprendre et déconstruire Oncle Vanya de Tchékhov, Andre Gregory réunit autour de lui une distribution exceptionnelle (dont Wallace Shawn, superbe, et Julianne Moore, magnifique) dans le décor nu de ce théâtre désaffecté. Seuls quelques amis et proches ont le privilège d’assister aux répétitions. Parmi eux : Louis Malle qui, fasciné, voudra immortaliser ce laboratoire singulier. - [Une nuit à l’opéra](https://www.vivelaculture.com/une-nuit-a-lopera-3/): Un cuirassé dans le Trouvère, un ténor italien et suffisant qui se fait assommer à tous les plans ou presque, un air de fanfare qui se glisse dans une ouverture tragique, un violon qui sert de batte de base-ball… les gags sont si nombreux, ce serait dommage de tous les dévoiler. Une nuit à l’opéra est sans doute le meilleur film des Marx Brothers. Et sans doute l’un des plus jouissifs (et grinçants) pour les fans d’opéra ! - [La Disparition](https://www.vivelaculture.com/la-disparition/): Quand on parle de La Disparition, on se souvient bien sûr de celle du « e ». On se souvient aussi des diverses interprétations historiques, métaphysiques et psychanalytiques de cet exercice d’écriture à contrainte à nul autre pareil. Mais se souvient-on que l’opéra est omniprésent dans ce récit délirant ? Parmi les disparus, on compte Douglas Haïg, ami d’Anton Voyl (la star du roman) et mort « un soir où, baryton, il chantait à la Scala », ainsi qu’Olga, sa femme soprano, et l’on croise aussi Rimski-Korsakov, et quelques autres figures lyriques. - [Le Fantôme de l’opéra](https://www.vivelaculture.com/le-fantome-de-lopera/): C’est à la fois un polar, une histoire de fantôme, une histoire d’amour, une resucée de La Belle et la Bête et de Faust… Quelle meilleure recette pour un roman gothique ? L’opéra, que ce soit le bâtiment signé Garnier, son dédale de couloirs et son légendaire lac souterrain, ou les œuvres qui y sont représentées, est ici un personnage à part entière. - [Fitzcarraldo](https://www.vivelaculture.com/fitzcarraldo-3/): Une véritable tragédie opératique du XXe siècle. Klaus Kinski incarne Brian Sweeney Fitzgerald, dit « Fitzcarraldo », conquistador de l’inutile. Fou d’opéra, Fitzcarraldo rêve de construire un théâtre au fin fond de la forêt amazonienne — un théâtre digne d’accueillir son idole, le ténor italien Enrico Caruso. Pour cela, il se lance dans une folle entreprise, qui le verra tenter d’araser une colline et hisser un bateau pour le faire passer d’un fleuve à un autre. En vain, naturellement. - [Don Giovanni](https://www.vivelaculture.com/don-giovanni/): Ruggero Raimondi en Don Giovanni, José van Dam en Leporello, Kiri Te Kanawa en Donna Elvira, Teresa Berganza en Zerlina, Malcolm King en Masetto, sans parler de Lorin Maazel à la baguette : le casting ferait pâlir jusqu’aux plus prestigieuses maisons d’opéra. Joseph Losey filme l’opéra de Mozart et Da Ponte comme… un film, tout simplement ! On y chante plutôt qu’on y parle, mais on s’affranchit aussi de la scène du théâtre. Losey prend d’ailleurs quelque liberté géographique en transposant l’action de Séville à Venise — l’occasion de revisiter le riche imaginaire de la cité des doges, avec force […] - [La Flûte Enchantée](https://www.vivelaculture.com/la-flute-enchantee/): Selon toute vraisemblance, c’est une représentation filmée du chef-d’œuvre de Mozart, donnée en suédois dans le magnifique théâtre du Château de Drottningholm. En réalité, c’est bien plus qu’une simple captation. Il a fallu pas moins de deux ans de préparatifs et neuf mois de tournage au grand maître du cinéma suédois pour réaliser ce film, modèle d’intelligence et d’accessibilité, dont le voyage enchanteur nous fait glisser insensiblement des coulisses à la scène, et jusqu’à la salle. Toute la magie de l’opéra est là — et bien plus encore. - [La Grande Galerie des sculptures](https://www.vivelaculture.com/la-grande-galerie-des-sculptures/): Musée du Louvre, musée d’Orsay, Centre Pompidou/ MNAM. L’idée ici est de faire dialoguer des œuvres ; elles appartiennent à trois musées parisiens : Louvre, Orsay, Centre Pompidou / MNAM. Prenons un exemple : pages 96-97 Etreinte ; Satyre et Bacchante de Pradier (Louvre), une œuvre « chaude », est mise en regard de Désir d’Aristide Maillol (Orsay), une œuvre désirable, et de Boule suspendue de Alberto Giacometti (Centre Pompidou/MNAM), une œuvre très excitante quoi qu’abstraite. Boule suspendue faisait partie de l’atelier d’André Breton qui inspire profondément Jean-Hubert Martin. La boucle est bouclée. - [Magiciens de la terre, retour sur une exposition légendaire](https://www.vivelaculture.com/magiciens-de-la-terre-retour-sur-une-exposition-legendaire/): « Un catalogue d’exposition contemporain est toujours fait dans des délais trop courts et souvent vite épuisé » dit Jean-Hubert Martin qui recommande cet ouvrage, édité à l’occasion des 25 ans de Magiciens de la terre. Il est composé de 410 photographies inédites et de témoignages des artistes exposés ; il témoigne de ce qu’a été visuellement cette exposition en 1989. Largement commentée – en bien comme en mal – dans le monde entier, elle a représenté un tournant dans l’histoire de l’art. Annie-Cohen Solal qui a dirigé cet ouvrage collectif, résume en une phrase la situation en 1989 : […] - [Les Maîtres du désordre](https://www.vivelaculture.com/les-maitres-du-desordre/): « Cette exposition, grâce à la juxtaposition d’objets chamaniques et d’œuvres contemporaines, montrait combien sont actuelles les interrogations sur la pensée sauvage, le rôle du sacré, la lutte contre le mal, la possession et l’exorcisme, les rituels chamaniques et l’assimilation à la vie animale. » dit Jean-Hubert Martin du travail du commissaire Jean de Loisy qui lui importe beaucoup. - [Œuvres anthumes](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-anthumes/): Les œuvres anthumes d’Alphonse Allais font rire Jean-Hubert Martin dont l’œil se plisse lorsqu’il insiste sur « anthumes ». Ce volume de la collection Bouquins rassemble des recueils de chroniques À se tordre, Deux et deux font cinq, etc, parus dans des journaux satiriques, L’Hydropathe, L’Anti-concierge, etc, ou dans des grands quotidiens, Le Journal, Gil Blas. Alphonse Allais y pourfend les idées reçues. Tout comme Jean-Hubert Martin. - [Soulèvements : Jean-Jacques Lebel](https://www.vivelaculture.com/soulevements-jean-jacques-lebel/): Jean-Hubert Martin admire Jean-Jacques Lebel dont l’exposition Soulèvements organisée en 2009 par Jean de Loisy dit la folie créatrice. Jean de Loisy est l’actuel directeur du Centre d’art contemporain au Palais de Tokyo. Un titre qui n’empêche pas cet homme discret de flairer l’art à l’état sauvage, Jean-Jacques Lebel imite le cri du lion de la Metro Goldwyn Meyer. Conseil : mettez un lion dans votre commissaire ! - [Le Château d’Oiron et son cabinet de curiosités](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-doiron-et-son-cabinet-de-curiosites/): Un cabinet de curiosités contemporaines est abrité depuis les années 1990 dans le Château d’Oiron situé dans les Deux-Sèvres, construit au XVIe siècle par le seigneur Gouffier, gouverneur de François 1er. Pourquoi ? La relecture de la devise de la famille Gouffier donne la clef : « hic terminus haeret », traduite par « ici est la fin » est devenue « ici est le défenseur des arts » ; Terminus est le dieu latin des limites, des bornes, des champs, donc des œuvres humaines. Jean-Hubert Martin a ouvert des champs entiers d’exploration poétique. - [L’Art au large](https://www.vivelaculture.com/lart-au-large/): « À Laure, alors, à l’or des corps » la dédicace de L’Art au large en dit long sur l’ouverture de son auteur aux assonances. Regarder différemment les mêmes œuvres, procède de la même ouverture d’esprit. Jean-Hubert Martin considère ce livre comme une justification de son travail dans les expositions qu’il monte : Carambolages, Une image peut en cacher une autre, Magiciens de la terre, Dali, etc. - [Le Plagiat par anticipation](https://www.vivelaculture.com/le-plagiat-par-anticipation/): Le Plagiat par anticipation, le livre de Pierre Bayard a beaucoup compté dans l’élaboration de l’exposition selon Jean-Hubert Martin. Pierre Bayard est un brillant essayiste, professeur de littérature, psychanalyste ; ses titres provocateurs – dont le fameux Comment parler des livres qu’on n’a pas lus ? – cachent des réflexions qui dépassent la farce. « Le plagiat par anticipation » est une formule que Pierre Bayard a empruntée à François Le Lionnais, mathématicien, co-fondateur de l’Oulipo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle. - [Le Mur : œuvres de la collection Antoine de Galbert](https://www.vivelaculture.com/le-mur-oeuvres-de-la-collection-antoine-de-galbert/): « Il m’a fauché l’idée » plaisante Jean-Hubert Martin à propos de ce livre en forme d’accordéon constitué de photos des murs de la Maison Rouge pour présenter la collection d’Antoine de Galbert. La Maison Rouge est un lieu d’exposition d’art contemporain, ouvert en 2000, boulevard de la Bastille. Le catalogue de l’exposition Carambolages a aussi la forme d’un accordéon. Les deux amis croient à la vertu de l’absence de hiérarchie entre les œuvres dans les musées. - [Le Détail : pour une histoire rapprochée de la peinture](https://www.vivelaculture.com/le-detail-pour-une-histoire-rapprochee-de-la-peinture/): Jean-Hubert Martin a beaucoup d’estime pour feu le critique d’art Daniel Arasse dont le livre Le Détail montre que c’est souvent, sinon toujours, un détail isolé qui donne la clef de l’œuvre. Le sous-titre du livre Pour une histoire rapprochée de la peinture s’oppose à une autre histoire (de l’art) qui considère la peinture dans son ensemble. Il y a fort à parier que l’exposition Carambolages, aurait plu à Daniel Arasse. - [André Breton](https://www.vivelaculture.com/andre-breton/): L’atelier d’André Breton fascine Jean-Hubert Martin très sensible à l’absence de hiérarchie qui y règne entre les objets ou œuvres d’art, fil rouge de tout son travail de commissaire d’exposition. Pour voir cet atelier, il y a deux solutions : aller à Beaubourg ce qui n’est jamais une perte de temps ou se procurer le DVD de Fabrice Maze. Le regard porté sur l’atmosphère de ce lieu mythique fait de ce film un objet surréaliste en soi ; la photo de la pochette du DVD est une merveille. - [Carambolages, catalogue de l’exposition](https://www.vivelaculture.com/carambolages-catalogue-de-lexposition/): « J’en ai marre, marabout, bout de ficelle… » est l’un des titres auxquels on a échappé pour l’exposition Carambolages au Grand Palais. Ce jeu reflète l’esprit espiègle qui a guidé sa conception où un élément de chaque œuvre annonce l’autre, sans aucune hiérarchie a priori. Pour faciliter cette fluidité de regard des unes aux autres, aucune n’est annoncée par son cartel (les informations se trouvent sur des petits écrans vidéo situés à proximité). Jean-Hubert Martin considère cette exposition comme son manifeste. Bienvenue dans la grande aventure du regard ! - [Alle Anderen](https://www.vivelaculture.com/everyone-else-copy/): Deutschland jubelt. Endlich ist mit Tony Erdmann wieder ein deutscher Film im Wettbewerb, gedreht von der 39-jährigen Maren Ade, die sich auch als Koproduzentin von Miguel Gomez’ Film Tabu einen Namen machte. Alle Anderen mit Lars Eidinger und Birgit Minichmayr lief 2009 auf der Berlinale und hinterfragte die Beziehung eines Paares im Urlaub auf Sizilien: „Mir ging es dabei weniger darum, ob sie zusammen bleiben oder nicht. Es ist nicht meine Aufgabe, ein Urteil über diese Beiden zu fällen, sondern ich beobachte nur“, meinte die Regisseurin damals. - [Mad Max](https://www.vivelaculture.com/mad-max-2-copy/): Auch wenn er nie mit einem Film im Wettbewerb vertreten war, kennt Jurypräsident George Miller das Festival gut. 1988 war er Jurymitglied unter Ettore Scola und im Vorjahr lief Mad Max: Fury Road außerhalb des Wettbewerbs. So ehrt man einen Action-Spezialisten und ein Genre, das in Cannes eher stiefmütterlich behandelt wird. Auf DVD kann man sich nun die alten Mad-Max-Filme mit dem damals noch jungen Mel Gibson anschauen. Heute sind sie einfach nur Kult! - [Die Wolken von Sils Maria](https://www.vivelaculture.com/sils-maria-copy/): Die Wolken von Sils Maria war ein Insider- und Branchenfilm über Diven, eitle Autoren und den sich lächerlich ernst nehmenden Theater- und Filmbetrieb. Vom neuen Film Personnel Shopper, mit dem Olivier Assayas wieder einmal in Cannes vertreten sein wird, weiß man bisher wenig. Nur dass Kristen Stewart, wie in Die Wolken von Sils Maria, wieder die Hauptrolle spielt und als “personnel shopper” in Paris für einen Star arbeitet. Dabei verfügt sie nach dem Tod ihres Zwillingsbruders über die Gabe, mit den Geistern zu kommunizieren… - [Lies To Live By](https://www.vivelaculture.com/lies-to-live-by-copy/): Der New Yorker Filmemacher und Musiker Jim Jarmusch mit der schwarzen Sonnenbrille und seinem weißen Haar gilt schon ewig als Stilikone und Kultregisseur. Er begann seine Cannes-Karriere 1984 mit Stranger than Paradise und ist in diesem Jahr gleich mit zwei Filmen in Cannes dabei. Adam Driver wird in Paterson einen Busfahrer, Philosophen und Dichter verkörpern, und im Nachtprogramm läuft dann Jarmuschs Musikfilm Gimme Dangers über die Stooges. Jim Jarmusch, der manchmal launisch erklärt, er wäre viel lieber Musiker geworden, spielte und sang in der New Yorker No Wave Band The Del-Byzanteens. Ihre Vinyl LP aus dem Jahr 1982 ist eine […] - [Fish Tank](https://www.vivelaculture.com/fish-tank-copy/): Mit Fish Tank entdeckte die Filmwelt 2009 nicht nur die Filmemacherin Andrea Arnold. In ihrem sensiblen Werk über eine aufsässige 15-Jährige, die eine Affäre mit einem viel älteren Mann hat, bemerkte man in einer prägnanten Nebenrolle auch einen gewissen Michael Fassbender. In Arnolds neuem Film American Honey verlässt ein junges Mädchen ihre Familie und verkauft im amerikanischen Mittleren Westen noch ganz klassisch Zeitschriften, indem sie an Wohnungstüren klingelt, um ihr Produkt anzupreisen. Einer der Filme in Cannes, auf die man besonders gespannt ist. - [Der Fremde am See](https://www.vivelaculture.com/linconnu-du-lac-copy/): Rester vertical ist der fünfte Spielfilm von Alain Guiraudie und sein erster im Wettbewerb. Der Filmemacher galt lange als Außenseiter des französischen Kinos, bis er mit Der Fremde am See in Frankreich mit über 120 000 Zuschauern einen ersten Publikumserfolg feierte. In diesem Film ging es dem homosexuellen Regisseur auch um das Ausloten der Grenze zwischen Sex und Pornographie. In seinem neuen Werk Rester vertical dreht sich alles um einen Filmemacher, der in der Bretagne und anderen französischen Regionen herumirrt und in eine künstlerische Krise schlittert, die fast zum völligen sozialen Absturz führt. - [Mommy](https://www.vivelaculture.com/mommy-copy/): Das nun 26-jährige kanadische Wunderkind Xavier Dolan erhielt bereits 2014 für Mommy den Großen Preis der Jury. In diesem furiosen Werk arbeitet sich Dolan einmal mehr an einer ungewöhnlichen Mutter-Sohn-Beziehung ab. Dolan dreht zur Zeit sein englischsprachiges Debüt, wird in Cannes aber mit seinem vorerst letzten französischsprachigen Film Juste la fin du Monde im Wettbewerb sein. In der Adaption eines Theaterstücks von Jean-Luc Lagarce geht es um die Rückkehr eines verlorenen Sohns in sein Heimatdorf, der seinen Angehörigen seinen nahenden Tod ankündigen will. Mit dabei die crème de la crème französischer Stars: Marion Cotillard, Léa Seydoux und Vincent Cassel. - [Old Boy](https://www.vivelaculture.com/old-boy-copy/): Auch der Koreaner Park Chan-Wook ist bereits zum dritten Mal in Cannes auf der cineastischen Durchreise. Nach seinem gewalttätigen Kult- und Gangsterfilm Old Boy (Großer Preis der Jury 2004), der mitunter Motive von Der Graf von Monte Christo enthält, und dem blutigen Vampirfilm Thirst (2009) geht es diesmal ruhiger zu. Angesiedelt in den 1930er Jahren in Japan und Korea, interessiert sich ein Gauner brennend für das Vermögen einer jungen, reichen Dame. So schleust er eine junge Taschendiebin bei der reichen Erbin ein. Von der Papierform her sollte sein neuer Film Agassi nun einmal eher konventionell ausfallen. Aber bei Park Chan-Wook […] - [Mud](https://www.vivelaculture.com/mud-copy/): Im Februar noch auf der Berlinale mit Midnight Special, ist der neue Film von Jeff Nichols Loving bereits in Cannes zu sehen. Der amerikanische Filmemacher ist nach Take Shelter und seinem Überraschungserfolg mit Mud (2012) zum dritten Mal an der Croisette dabei. Mit Mud bewies Matthew McConaughey seine Klasse als ein ganz anderer Gejagter, der zum Idol für zwei Jungs auf dem Weg zum Erwachsenwerden wird. Im neuen Werk von Jeff Nichols geht es frei nach einem Dokumentarfilm von Nancy Buirski um die Geschichte von Richard und Mildred Loving. Beide mussten 1958 ins Exil nach Virginia, denn sie war Schwarze […] - [Elle](https://www.vivelaculture.com/basic-instinct-copy/): 24 Jahre nach dem « Höschen-oder-Nicht-Höschen-Skandal » um Sharon Stone und die deftigen Sexszenen mit ihrem Filmpartner Michael Douglas in Basic Instinct kehrt der Niederländer Paul Verhoeven, auch der Schöpfer von Black Book, Robocop, und Total Recall, nach Cannes zurück. In seinem ersten französischsprachigen Film Elle nach einem Roman Oh von Philippe Dijian wirken neben Isabelle Huppert auch Christian Berkel, Charles Berling, Laurent Laffitte und Anne Consigny mit. Es geht um die Vergewaltigung der taffen Geschäftsfrau Michèle durch einen maskierten Täter. Das Trauma führt dazu, dass Michèle, die sich bisher im Leben durch nichts erschüttern ließ, sich allein auf die Suche nach […] - [The Pusher](https://www.vivelaculture.com/the-pusher-copy/): Der Däne Nicolas Winding Refn machte zuerst durch die starke The Pusher-Trilogie mit den dänischen Stars Mads Mikkelsen und Kim Bodnia auf sich aufmerksam. Teil 1 kam 1996 in die dänischen Kinos und erschien in Deutschland erstmalig 2005 auf DVD. Nicolas Winding Refn schaffte es dann 2011mit Drive erstmalig nach Cannes und gewann den Preis für die beste Regie. Mit Only God forgives, bei dem wie in Drive wieder Ryan Gosling die Hauptrolle spielte, konnte er dann 2013 an der Croisette weniger überzeugen. In diesem Jahr nun folgt der dritte Winding-Refn-Streich mit The Neon Demon, der als Vampirfilm im Modemilieu […] - [Everyone Else](https://www.vivelaculture.com/everyone-else/): Invitée surprise de cette sélection officielle, à 39 ans, la réalisatrice allemande, Maren Ade, également coproductrice de Tabou de Miguel Gomez, signe Tony Erdmann son quatrième film. C’est au Festival de Berlin en 2009 que l’on avait découvert Everyone Else, une histoire de couple qui s’interroge sur la vie à deux. « Cela ne m’intéressait pas, à la limite, de savoir s’ils allaient rester ensemble ou non, à la fin. Je ne suis pas là pour porter un jugement sur ce couple, juste pour l’observer » Maren Ade. - [Mad Max](https://www.vivelaculture.com/mad-max-2/): Bien qu’il n’y ait jamais présenté de film en compétition, George Miller connaît le Festival de Cannes pour avoir fait partie du jury présidé par Ettore Scola en 1988. Cette année, c’est auréolé du succès mondial de Mad Max-Fury Road, qu’il revient par la grande porte en qualité de Président du jury. Une reconnaissance pour ce réalisateur spécialiste du film d’action, un genre peu représenté sur la Croisette. - [Sils Maria](https://www.vivelaculture.com/sils-maria/): On sait très peu de choses du film d’Olivier Assayas Personnel Shopper si ce n’est que Kristen Stewart en est la vedette. Maureen est une jeune américaine gagnant sa vie à Paris comme «personal shopper» pour une célébrité. Elle possède aussi une capacité aigüe à communiquer avec les esprits, don qu’elle partageait avec son frère jumeau, Lewis, décédé récemment… Deuxième collaboration entre la star et son metteur en scène après l’acclamé Sils Maria présenté en Sélection Officielle à Cannes en 2014. - [Lies To Live By](https://www.vivelaculture.com/lies-to-live-by/): Dixième tour de piste cannois pour l’homme à la crinière blanche et aux lunettes noires. Paterson, c’est l’histoire portée par un drôle de type dont on ne sait presque rien, un chauffeur de bus, philosophe et poète (le désormais incontournable Adam Driver). Sa femme (Golshifteh Farahani) semble être hyperactive, soit à peu de choses près l’exact opposé de son mari, ce qui promet un curieux mélange. En attendant de voir le résultat, on se rappellera que Jarmusch a aussi été musicien et qu’il prépare un documentaire sur Iggy Pop. - [Fish Tank](https://www.vivelaculture.com/fish-tank/): Retour sur la Croisette d’Andra Arnold, double Prix du Jury, pour Red Road en 2006 et Fish Tank en 2009. Fish Tank, c’est l’histoire d’une adolescente plantée dans une banlieue paumée anglaise dont l’unique passion est le hip-hop et qui voit sa vie basculer lorsqu’elle fait la connaissance de l’amant de sa mère (Michael Fassbender). Dans American Honey, une jeune fille quitte sa famille et rejoint une équipe de jeunes qui parcourt le Midwest américain en faisant du porte-à-porte pour vendre des abonnements à des magazines. Un des films les plus attendus du festival. - [L’Inconnu du lac](https://www.vivelaculture.com/linconnu-du-lac/): Rester vertical est le cinquième long métrage d’Alain Guiraudie, le premier en Sélection Officielle à Cannes. Guiraudie, plutôt habitué à évoluer dans les marges de la production traditionnelle française, s’est fait connaître d’un public plus large avec son film L’Inconnu du lac, Prix de la mise en scène, Un Certain Regard – Cannes 2013. Rester vertical raconte l’itinéraire entre Lozère, Bretagne et Marais poitevin, d’un réalisateur en manque d’inspiration et en mal de paternité. Cette dérive va quasiment conduire le héros à la déchéance sociale. - [Mommy](https://www.vivelaculture.com/mommy/): Retour sur la Croisette du toujours « jeune prodige du cinéma canadien », Xavier Dolan, qui reçut, en 2014, le Grand Prix pour Mommy (ex-æquo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard). Juste la fin du monde est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce qui raconte le retour dans son village, après une longue absence, d’un homme venu annoncer à ses proches qu’il va mourir. Casting français (Marion Cotillard, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Vincent Cassel) et sous-titrage anglais. - [Old Boy](https://www.vivelaculture.com/old-boy/): Troisième visite à Cannes pour le cinéaste coréen Park Chan-wook qui est déjà venu présenter le violent Old Boy (Grand Prix en 2004) et le sanglant Thirst (Prix du Jury 2009). Sur le papier, Agassi retrace une histoire très classique : entre la Corée et le Japon des années 1930, celle d’une jeune femme fortunée, d’un escroc très intéressé par son argent, et d’une pickpocket qu’il placera comme servante chez la riche héritière. Mais avec Park Chan-wook on peut s’attendre à des surprises. - [Mud](https://www.vivelaculture.com/mud/): Deux mois après Midnight Special, Jeff Nichols revient sur les devants de la scène avec Loving son troisième long métrage présenté à Cannes après Take Shelter, Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2011, et Mud, présenté en 2012. Cette fois-ci, Jeff Nichols s’inspire d’un documentaire réalisé par Nancy Buirski, qui raconte l’histoire de Richard et Mildred Loving, un couple mixte condamné en 1958 pour violation de la loi interdisant les mariages inter-raciaux (il était blanc, elle était noire) et expulsés de Virginie avant que la Cour Suprême ne casse le verdict. - [Basic Instinct](https://www.vivelaculture.com/basic-instinct/): Vingt-quatre ans après Basic Instinct, Paul Verhoeven (Robot Cop, Total Recall) revient avec une adaptation du roman de Philippe Djian, Oh… (Prix Interallié 2012). Porté par un casting 100% français (Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny, Charles Berling), le film raconte l’histoire d’une chef d’entreprise qui dirige sa vie professionnelle et privée sans aucune trace d’affect. Un soir, elle est violée chez elle par un agresseur masqué. Hantée par ce traumatisme, elle va tenter de confondre le coupable. Seule et sans rien laisser transparaître. - [Suites pour violoncelle seul Bwv 1007-1012](https://www.vivelaculture.com/suites-pour-violoncelle-seul-bwv-1007-1012/): Dali n’aimait pas la musique, qu’il considérait comme un moyen d’expression pauvre, comme « une grande misère », qu’il n’utilisait qu’en fond sonore. Pour lui, seuls les virtuoses, Mtislav Rostropovitch en tête, pouvaient atteindre au sublime, grâce à leur maîtrise technique. - [García Lorca : Œuvres complètes](https://www.vivelaculture.com/garcia-lorca-oeuvres-completes/): Dali et Lorca s’étaient connus étudiants, à une époque où le jeune peintre dandy cherchait encore sa voie. Malgré toutes leurs différences esthétiques et politiques, les deux hommes restèrent amis (comme le prouve le magnifique texte « Ode à Salvador Dali »), jusqu’à l’assassinat du poète par un franquiste durant l’été 1936, à Grenade. - [Mon Dali](https://www.vivelaculture.com/mon-dali/): Lorsque Amanda Lear rencontre Dali, en 1965, le peintre est de quarante ans son aîné. Très vite, la jeune mannequin deviendra le modèle et l’égérie du peintre et partagera sa vie durant des années. Cette intimité lui offrira un point de vue unique pour en dresser un portrait inédit et très personnel de l’artiste… - [Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol/): L’œuvre de Dali ‒ et encore plus son attitude vis à vis de l’art (et de la consommation de masse) ‒ semble avoir profondément influencé la démarche d’un Andy Warhol conquis par le peintre espagnol. Les deux hommes se rencontreront d’ailleurs au début des années soixante à l’hôtel Saint Régis de New York lors d’une légendaire performance du maître. - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme/): À l’aube des années trente, Dali fréquente à Paris le groupe surréaliste formé d’André Breton, Max Ernst, Man Ray, Tristan Tzara, René Magritte ou Yves Tanguy, qui a jeté les bases d’un art nouveau quelques années plus tôt, avec son premier Manifeste. L’ouvrage semble alors avoir été pour lui … - [La Vie secrète de Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/la-vie-secrete-de-salvador-dali/): Une autobiographie dans la collection « L’imaginaire » : nous voilà d’emblée dans le paradoxe « dalien ». Et notre homme à expliquer, superlatifs créés de toute pièce à l’appui, que le génie existe, et qu’il s’appelle Dali. En toute modestie, bien sûr. - [Espoir](https://www.vivelaculture.com/espoir/): Dali fuit la guerre d’Espagne en quittant la Catalogne en 1934 pour un premier exil européen. Certaines peintures de l’époque, comme Construction molle aux haricots bouillis, témoignent de sa vision d’une guerre fratricide vis à vis de laquelle, contrairement à un Malraux par exemple, Dali refusera de politiquement s’engager. - [Un chien andalou](https://www.vivelaculture.com/un-chien-andalou/): En 1929, lorsque Dali participe à l’écriture du Chien Andalou de Buñuel, les deux hommes sont déjà de vieux complices et partagent non seulement la même passion pour le surréalisme, mais aussi la volonté de bousculer l’intelligentsia parisienne. Les seize minutes de ce film, et notamment la fameuse scène « de l’œil », resteront dans l’histoire du cinéma. - [Radioscopie Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/radioscopie-salvador-dali/): À la télévision, Dali se révèle un bon client. Physiquement, il crève déjà l’écran. Mais lorsqu’il se met à exposer ses théories sur l’art ou les différentes facettes de son absolu génie, il collectionne les morceaux de bravoure avec une rare extravagance. La preuve avec ce document exceptionnel, synonyme d’un grand moment de télé ! - [L'ABCdaire de Dali](https://www.vivelaculture.com/labcdaire-de-dali/): Du surréalisme à un art mystique, des Vénus à tiroirs aux montres molles, décrypter Dali n’est pas chose facile. C’est pourtant ce que propose ce petit précis s’attachant au vrai visage du maître ‒ son histoire, sa sensibilité, ses expériences traumatiques ‒ et au lien avec ses œuvres, y compris parfois les plus extravagantes. Pour la planète Dali suivre le guide. - [Dali : Catalogue de l'exposition](https://www.vivelaculture.com/dali-catalogue-de-lexposition/): Tout ou presque sur Dali ! Le centre Pompidou met les petits plats dans les grands pour offrir un catalogue à la hauteur de l’impressionnante exposition réservée à Dali, rétrospective qui, trente ans après sa mort, offre un passionnant éclairage sur une œuvre foisonnante et protéiforme. Pour beaucoup, une redécouverte. - [Démineurs](https://www.vivelaculture.com/demineurs/): Connue pour ses films d’action, comme le solide Point Break sur un surfer criminel, Kathyn Bigelow a obtenu la consécration en 2009 avec Démineurs en étant la première réalisatrice de l’histoire hollywoodienne à recevoir un Oscar. Le film, tendu à l’extrême, suit le parcours d’une unité de déminage américaine en Irak, mettant les nerfs des spectateurs à rude épreuve. Pas d’explications, encore moins de message. Juste le travail minutieux de soldats qui jouent avec la mort, drogués à l’adrénaline ! La guerre vécue par la troupe. - [Jarhead : La fin de l'innocence](https://www.vivelaculture.com/jarhead-la-fin-de-linnocence/): En 1990, l’Irak a envahi le Koweït pour mettre la main sur ses réserves pétrolières, déclenchant la première guerre du Golfe. Les Marines se déploient alors dans l’immense désert d’Arabie Saoudite. C’est ce que raconte Jarhead, sorte de désert des Tartares, où l’ennemi fantôme se fait attendre, où l’ennui peu à peu pétrifie une armée inerte. Film d’action sans action, traversé d’images poétiques (la vision du pétrole en feu au-dessus du sable noir) et de scènes absurdes, Jarhead est l’une des plus belles réussites du cinéma US. - [Les 3 jours du condor](https://www.vivelaculture.com/les-3-jours-du-condor/): Dans la série des films de complots chers aux Américains, Les Trois jours du condor occupe une place de choix, tourné alors que les assassinats de John et Bob Kennedy, quelques années plus tôt, et la récente affaire du Watergate hantent les consciences. Robert Redford, jeune employé d’une cellule de la CIA chargé de lire des livres pour trouver des idées, fuit une organisation criminelle secrète qui veut l’éliminer, sans en connaître les raisons. Un grand classique. - [La Compagnie : Le Grand Roman de la CIA](https://www.vivelaculture.com/la-compagnie-le-grand-roman-de-la-cia/): Si le fils, Jonathan Littell, est aujourd’hui plus connu grâce à son roman Les Bienveillantes (prix Goncourt 2006), le père, Robert, ancien journaliste, a lui aussi bien du talent, mêlant dans ses livres, avec brio, enquête, roman, personnages fictifs et réels, à l’image de ce « grand roman de la CIA » qui met en scène l’organisation pendant la guerre froide, de 1960 à 1995. Ambitieux et réussi. - [Une histoire du terrorisme](https://www.vivelaculture.com/une-histoire-du-terrorisme/): Michael Prazan, auteur d’ouvrages de références sur les commandos nazis (Einsatzgruppen) et l’Orient (L’Armée rouge japonaise), a écrit l’ouvrage indispensable sur le terrorisme. À l’aide d’archives inédites, d’interviews de poseurs de bombes et d’agents antiterroristes, il fait le récit de cette nouvelle guerre sans fin qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et dont la mort d’Oussama Ben Laden semble refermer un chapitre. Avant la suite… - [Jerusalem](https://www.vivelaculture.com/jerusalem/): En digne héritier des chanteurs folk des années 1960, Steve Earle a consacré une chanson au taliban américain John Walker Lindh, fait prisonnier lors des combats en Afghanistan, juste un garçon américain « élevé sur MTV » et converti à l’islam. La chanson « John Walker’s Blues » et le disque Jerusalem ont fait scandale, et marqué une date dans l’introspection douloureuse de l’Amérique. - [The Rising](https://www.vivelaculture.com/the-rising/): En 2002, après sept ans de silence, Bruce Springsteen sort un nouveau disque, The Rising, inspiré par les attentats du 11 septembre. « Le déclencheur de cet album, ce n’est pas le président Bush, c’est un homme que j’ai croisé devant chez moi. J’étais en voiture, j’ai baissé la vitre, et le gars m’a dit, “On a besoin de toi”. » Résultat, de sombres ballades qui évoquent le courage des pompiers (« Into The Fire ») ou la blessure de New York (« My City Of Ruins »), et un joli succès public ! - [24 Heures Chrono](https://www.vivelaculture.com/24-heures-chrono/): Comment déjouer un complot contre les États-Unis en vingt-quatre heures ? C’est le défi impossible que doit relever l’agent antiterroriste Jack Bauer (Kiefer Sutherland), au prix de grands sacrifices ! Pendant huit saisons, cette série aura marqué l’histoire de la télévision par sa mise en scène speed et son montage musclé, tout en suscitant des débats enflammés autour du personnage peu ménagé de Jack Bauer, un homme violent, pour qui la fin justifie les moyens et … une balle dans la tête. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland/): Le soldat Nicholas Brody revient aux États-Unis après plusieurs années de détention en Irak aux mains des insurgés islamistes. Est-il le héros que l’Amérique veut célébrer à tout prix ou un traître retourné par ses ravisseurs ? Homeland, la grande série paranoïaque américaine, est remarquable pour l’épaisseur psychologique des personnages, et les rapports complexes que nouent la soupçonneuse agent Carrie Mathison, atteinte de troubles nerveux (en est-elle pour autant décrédibilisée ?), et un marine converti à la religion musulmane (cela en fait-il forcément un traître ?). Troublant. - [Mission Impossible : Protocole fantôme](https://www.vivelaculture.com/mission-impossible-protocole-fantome/): Cascades, humour, coups de théâtre, et même une froide tueuse française jouée par Léa Seydoux… La quatrième adaptation au cinéma de la célèbre série des années 1960 pousse encore un peu plus loin l’outrance. Nos héros, emmenés par l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise), tentent de redorer le blason de l’agence FMI (Force Mission Impossible) accusée de n’avoir pu empêcher un attentat. La légendaire musique de Lalo Schifrin assure la signature d’un film divertissant, spectaculaire pastiche de l’espionnage. - [Un enfant est mort](https://www.vivelaculture.com/un-enfant-est-mort/): Derrière les attentats du 11 septembre, nous le savons, se trouve l’ombre du conflit palestinien. Le journaliste Charles Enderlin revient sur l’un des drames les plus bouleversants de cette guerre qui n’en finit pas, et qui a servi de justification à Ben Laden : la mort d’un enfant palestinien. D’où venaient les tirs ? D’un complot palestinien, comme on l’a un peu vite dit ? Des positions israéliennes ? Enderlin nous propose ici une enquête rigoureuse et surprenante. - [L'Homme qui tombe](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-tombe/): Il aura fallu attendre quelques années avant que la littérature américaine s’empare du 11 septembre. Le peintre de la société américaine Don DeLillo, auteur de romans cultes comme Americana, publie en 2007 cet Homme qui tombe, situé pendant les attentats. Le titre fait bien sûr référence au sens propre à ces corps qui chutaient des tours en flammes du Word Trade Center. Mais il évoque surtout au sens figuré le vertige moral et traumatique ressenti par les survivants incapables désormais d’amour, condamnés à l’errance et à l’hébétude. - [Oussama Ben Laden, portrait de famille](https://www.vivelaculture.com/oussama-ben-laden-portrait-de-famille/): Beaucoup d’articles et de livres ont été écrits sur l’ennemi public numéro un du monde occidental sans que l’on perce le mystère de l’homme. Mais le témoignage de la famille, restée à la lumière et souffrant d’un nom bien lourd à porter, était attendu. La première de ses cinq épouses, Najwa, et son fils Omar, dépeignent ici un père et un mari attentif qui aura imposé son rigorisme religieux à des proches écartelés entre dégoût et fascination. Le livre réussit à éviter la complaisance et le procès à charge pour un portrait réaliste. - [Ce jour là, au cœur du commando qui a tué Ben Laden](https://www.vivelaculture.com/ce-jour-la-au-coeur-du-commando-qui-a-tue-ben-laden/): Mark Owen faisait partie du commando des Navy Seals, qui, le 2 mai 2011, investit une grande maison de la ville d’Abbottabad, au Pakistan, et y abattit le chef terroriste Oussama Ben Laden. Il raconte sa vie de soldat d’élite, depuis son entrée au sein des Navy Seals jusqu’à cette fameuse nuit. Un récit mené comme une mission : efficace, et sans lyrisme superflu. - [Zero Dark Thirty](https://www.vivelaculture.com/zero-dark-thirty/): Le 2 mai 2011, un commando américain abattait le chef terroriste Oussama Ben Laden au Pakistan. Le film qui raconte cette mission à haut risque a suscité une violente controverse. La réalisatrice a été accusée de faire « l’apologie de la torture », de « servir la propagande de la CIA et du président Obama ». Mais, au-delà de la controverse, Zero Dark Thirty reste surtout un passionnant docu-fiction, et un thriller guerrier mené par une habituée du genre. - [L'Iliade](https://www.vivelaculture.com/liliade/): Matrice de tous les romans d’aventure et de bien des sagas de science fiction, c’est dans l’Iliade que l’on lit la première description d’une course de chars, l’ancêtre de nos courses de trot attelé. Homère imagina même les prix pour les meilleurs. « Moralité, quand on n’a pas une santé de cheval, on ne fréquente pas les hippodromes. » - [Blueberry : Chihuahua Pearl](https://www.vivelaculture.com/blueberry-chihuahua-pearl/): Jean Giraud alias Moebius est une des plus grandes figures de la bande dessinée. Il est notamment le père (avec Jean-Michel Charlier au scénario) de Mike Blueberry, lieutenant de cavalerie de l’armée de l’union. Chihuahua Pearl est le premier épisode d’une longue aventure avec argent, trahison, whisky, belle pépée, indiens, plaines du far west… et des chevaux, des chevaux et encore des chevaux. - [Triptyk](https://www.vivelaculture.com/triptyk/): A la fin des années quatre vingt, Bartabas et sa troupe ont apporté une nouvelle dimension à l’art du spectacle équestre. En faisant évoluer ses chevaux sur des musiques souvent venues de loin, Bartabas crée de véritables moments de grâce. Dans Triptyk, c’est sur des musiques de Stravinsky et de Boulez qu’il fait évoluer ses chevaux accompagnés de danseurs venus de sud de l’Inde. Pour situer la puissance de ce spectacle, un journaliste de La Dépêche déclara : « A sa manière, Bartabas, créateur du Théâtre équestre Zingaro sauve de la bêtise, de la bassesse et de la médiocrité. » - [L'écuyer mirobolant](https://www.vivelaculture.com/lecuyer-mirobolant/): Derrière le journaliste Jérôme Garcin, homme de presse et de radio, se cache un écrivain à la plume, légère, délicate, taillée pour les exercices d’admiration. Cavalier lui-même, Garcin rend ici hommage au capitaine Etienne Beudant, homme de cheval sorti de Saumur et auteur d’un traité de cavalerie. Ou l’art de rendre hommage à un homme qui considérait le dressage comme un art à pratiquer en douceur, en finesse. Comme d’autre pratique l’écriture. - [Le gentleman d’Epsom](https://www.vivelaculture.com/le-gentleman-depsom/): Un escroc se fait passer pour un ancien commandant de Saumur (Jean Gabin), sévit sur les champs de course en vendant des tuyaux percés. Il envoute un restaurateur trop crédule (Louis de Funès) qu’il mènera à la crise cardiaque ! Une comédie dialoguée par Michel Audiard sur le folklore des champs de courses au début des années soixante, des PMU enfumés, des pinces à tickets et des commentaires de Léon Zitrone sur des images en noir et blanc. Une autre époque et un de Funès à son meilleur. - [Les Ripoux](https://www.vivelaculture.com/les-ripoux/): Un vieil inspecteur, pour assouvir sa passion des courses, arrondit ses fins de mois avec tout un arsenal de petites combines. Un jeune blanc-bec fraichement nommé inspecteur veut y mettre bon ordre avant de, lui aussi, comprendre que certains petits arrangements facilitent bien la vie… Le tout se finira, après un passage par la case zonzon, par l’achat d’un magnifique trotteur. La morale est sauve et le PMU retrouve son fidèle client. - [L’ultime razzia](https://www.vivelaculture.com/lultime-razzia/): Troisième film de Stanley Kubrick, L’Ultime razzia est son premier succès. Cette histoire de braquage qui tourne mal sur un hippodrome est dans toutes les mémoires avec les images de Sterling Hayden qui pousse son dernier soupir au pied de son cheval. L’Ultime razzia est un des classiques du film noir, ces films dans lesquels la poisse colle toujours aux semelles d’un pauvre type qui pensait pouvoir s’en sortir. Fatalitas ! - [Les chevaux](https://www.vivelaculture.com/les-chevaux/): Géricault est aux chevaux ce que Degas est aux danseuses ou David au sacre de Napoléon. Difficile de penser à l’un sans penser à l’autre. Le seul moyen pour lui d’échapper à son obsession fut de peindre Le Radeau de la méduse (difficile d’y glisser un cheval). Géricault peint des chevaux de toutes races, des chevaux d’écuries, de courses hippiques… il utilise même la technique naissante de la lithographie pour représenter ses chers équidés. De retour en France après un séjour en Angleterre, il ruine ses finances dans des achats inconsidérés de chevaux, et se ruine la santé à en chuter. […] - [De si jolis chevaux](https://www.vivelaculture.com/de-si-jolis-chevaux/): Cormac McCarthy est un écrivain américain que l’on compare souvent à William Faulkner. Derrière un joli titre se cache un drame d’une violence qu’on croirait déclenchée par des dieux en colère, l’histoire tragique de trois très jeunes cavaliers qui, à la fin des années quarante, vont chercher un travail de cowboy loin de chez eux. C’est aussi l’histoire d’un monde qui disparaît, celui des chevaux et des espaces sans fin. Un roman à la fois sublime comme les paysages que traversent les cavaliers, et noir comme les drames que vont vivre les trois personnages principaux. Adapté au cinéma par Billy […] - [Un jour aux courses](https://www.vivelaculture.com/un-jour-aux-courses/): Tout simplement un des meilleurs films des Marx. Groucho, vétérinaire spécialiste des chevaux, va se faire passer pour un médecin afin d’aider, avec la complicité de ses deux frères à la ville Chico et Harpo, la propriétaire d’une clinique à sauver ses affaires. Dialogues mitraillettes, gags à la pelle, musique, chorégraphie ridicule… tout y est. Même les chevaux ! - [À quoi jouent les hommes ?](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-jouent-les-hommes/): Joueur lui-même et ancien chroniqueur hippique, Christophe Donner connaît les deux côtés du guichet des courses. En s’appuyant sur une documentation de choix – les archives de l’un des descendants des pionniers du jeu aux courtines – il livre un fabuleux roman qui coure depuis la création du Jockey Club jusqu’aux nuits débridées du Moulin Rouge, en passant par Auteuil, Maisons-Laffitte, Epsom, Bilbao, Mexico… « Donner a écrit là le grand roman fou qui nous manquait sur le monde des courses hippiques ». (Thierry Clermont – Le Figaro du 6 septembre 2012) - [Le loup mongol](https://www.vivelaculture.com/le-loup-mongol/): C’est la vie de Tèmudjin, le futur Gengis Khan, racontée par son plus fidèle second Bo’ortchou. L’histoire va de son enfance pendant laquelle il dû lutter pour survivre contre les tribus ennemies de son père, jusqu’à sa mort alors à la tête d’un empire que nul avant lui n’avait conquis. Ce roman exceptionnel est porté par un souffle qu’on ne retrouve que dans les très grands romans d’aventures. Prix Médicis 1998. - [L’amour du mal](https://www.vivelaculture.com/lamour-du-mal/): Fils de jockey, ancien jockey lui-même, Dick Francis est, après une carrière de près de 400 courses, devenu LE chroniqueur hippique du London Sunday Express. Il est aussi l’auteur d’une trentaine de romans dont les mauvaises langues disent qu’ils ont été écrit par sa femme. Toujours est-il qu’il fut anobli par Sa Très Gracieuse Majesté qui, en matière de canasson, en connaît un rayon. On ne prête qu’aux riches. - [Les cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers/): Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer. Le grand Toursène fidèle à sa légende de Tchopendoz toujours victorieux Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme. Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps. Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»… Enfin, Jehol […] - [Ourasi, le roi fainéant](https://www.vivelaculture.com/ourasi-le-roi-faineant/): Elu cheval du siècle, Ourasi fut pendant les année quatre vingt l’idole des champs de courses. Autant que ses victoires, c’est sa personnalité qui fascinait. On le surnommait Le roi fainéant parce qu’il semblait bouder dans le peloton avant de placer des accélérations qui vidaient ses rivaux de l’air qu’ils avaient dans les poumons. C’est l’histoire de ce cheval hors du commun que nous raconte Homéric, comme d’autres nous racontent les batailles d’un Maréchal d’Empire ou les courses d’un pilote automobile à la carrière fulgurante. Ourasi est un génie, Homéric est son héraut. - [Miami Heat](https://www.vivelaculture.com/bang-bang-press/): L’éditeur numérique Studio Walrus vient de racheter le catalogue de la mythique maison d’édition américaine Bang Bang Press, établissement de petite vertu qui a édité de 1947 à 1988 des publications Pulp par milliers. Celles-ci, quasiment imprimées sur du papier toilette afin de réduire les coûts, ont pour la plupart fini au pilon, à peine archivées. Parmi les deux premiers titres mis en ligne par l’éditeur français : Miami Heat de Palmer Mc Grady et Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham Carter sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement au prix de 1,99€ … - [Soyez sympas, rembobinez](https://www.vivelaculture.com/soyez-sympas-rembobinez/): Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu’ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de S.O.S. Fantômes et de Robocop obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes – Tarantino en tête. - [Canicule](https://www.vivelaculture.com/canicule/): Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié – un Mad movie au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino. - [Le Carnaval des âmes](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-ames/): Le Carnaval des âmes est une bobine légendaire et mystérieuse qui ne circule que sous le manteau – entre initiés. A l’origine destiné au circuit des drive-in comme La nuit des morts-vivants de George A. Romero qu’il inspirât, l’unique long-métrage du météore Herk Harvey ne connaitra pas la même carrière. Pourtant, c’est un diamant noir, un film fantôme qui n’a cessé de hanter le cinéma, de John Carpenter à David Lynch en passant par Roman Polanski, Wes Craven ou Quentin Tarantino, maîtres es-étrangetés du Cinéma Bis. Une œuvre au noir aussi déroutante qu’envoûtante. - [Amerikkka](https://www.vivelaculture.com/amerikkka/): Une série BD prévue en 10 volumes (8 parus à ce jour) dont les héros sont deux agents spéciaux qui organisent des infiltrations au sein des milieux ségrégationnistes et autres membres de l’ultra droite américaine. Une série de récits scénarisés par Roger Martin, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du Ku Klux Klan. - [Sweet Soul Music](https://www.vivelaculture.com/sweet-soul-music/): (Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, Sweet Soul Music conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 […] - [The Civil War - la guerre de sécession](https://www.vivelaculture.com/the-civil-war-la-guerre-de-secession/): (docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses. - [True grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit/): Le roman éponyme de Charles Portis, déjà adapté au cinéma par Henry Hathaway en 1969, permit à John Wayne de décrocher le seul Oscar de sa carrière. La version de 2010 marque l’intrusion des frères Coen dans le western sur les cendres encore brûlantes de la guerre de sécession. Cette histoire de vengeance et d’apprentissage prend les allures d’un hommage appuyé au western hollywoodien et adopte par instants les accents cruels d’une production de Tarantino … Lequel élira d’ailleurs le film parmi ses favoris de l’année 2010. - [Sweet Sweetback's Baadasssss Song](https://www.vivelaculture.com/sweet-sweetbacks-baadasssss-song/): Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »… Tout un programme ! - [Cool breeze](https://www.vivelaculture.com/cool-breeze/): Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, Cool Breeze fait partie des trois curieux remakes du Quand la ville dort de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s’il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l’original. Avec une B.O. blax signée par The King of Rock n’Soul lui-même : Solomon Burke ! - [Coffret Jean-Pierre Melville](https://www.vivelaculture.com/coffret-jean-pierre-melville/): Coffret 7 DVD Dès la sortie de Reservoir Dogs, Tarantino n’en fit pas mystère : oui, les braqueurs de son film avaient calqué leur look costard-cravate sur les gangsters des films noirs de Melville. Oui, Le Doulos, Le Samouraï ou encore Bob le Flambeur étaient parmi ses films préférés de tous les temps. Oui le cinéma de Melville avaient une intensité dramatique qui n’appartenait qu’à lui, même s’il avait tout emprunté au cinéma US. Et oui mille fois oui, Gabin, Delon et Belmondo avaient ce je-ne-sais-quoi de différent même si Humphrey Bogart ou James Cagney avaient été leurs modèles. - [Le dictionnaire Eustache](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-eustache/): Ouvrage à entrées multiples, le Dictionnaire Jean Eustache dessine un portrait en creux du réalisateur de La Maman et la Putain – un kaléidoscope passionnant pour approcher le secret d’un cinéaste qui partage avec Tarantino un dédale de références et de fétiches personnels de même qu’une ardente nostalgie et un attrait commun pour les sources. Et aussi, bien sûr, un amour éperdu pour le cinéma ainsi qu’un goût partagé pour les dialogues et les soliloques sans fin, à la fois crus et littéraires. - [Django](https://www.vivelaculture.com/django/): Le titre du dernier Tarantino fait explicitement référence à la série des Django – dont le premier « épisode », Django, fut réalisé en 1966 par Sergio Corbucci. Film fondateur du western spaghetti, c’est un film violent et sanglant mais aussi crépusculaire où le (anti-) héros est prêt à toutes les trahisons pour survivre. La dernière apparition du personnage de Django au cinéma date de 2007 dans un film japonais intitulé Sukiyaki Western Django avec, en guest star, un certain… Quentin Tarantino. - [Voice](https://www.vivelaculture.com/voice/): Repérée par le maestro Ennio Morricone, qui lui confia les parties vocales de deux B.O. majeures alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue (Le Bon, la Brute et le Truand en 1966 et Il était une fois dans l’Ouest en 1968), la soprano Edda Dell’Orso a, depuis, largement participé à l’âge d’or de la musique de film italienne. Muse des plus grands compositeurs de B.O. transalpins, la divine Edda Dell’Orso a même fini par devenir LA voix du cinéma italien. Tarantino ne s’y est pas trompé et lui a réservé une place de choix dans le jukebox très spaghetti de Django […] - [Django unchained](https://www.vivelaculture.com/django-unchained/): Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec Django Unchained, son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle. - [Voyage au bout de la nuit – Version intégrale illustrée par Jacques Tardi](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-version-integrale-illustree-par-jacques-tardi/): Voyage au bout de la nuit, publié en 1932 par Denoël-Steele et Prix Renaudot la même année, est considéré comme un des monuments de la littérature mondiale … « Le livre français qui compta le plus pour nous cette année, ce fut Voyage au bout de la nuit de Céline. Nous en savions par cœur des tas de passages. Son anarchisme nous semblait proche du nôtre. Il s’attaquait à la guerre, au colonialisme, à la médiocrité, aux lieux communs, à la société, dans un style, sur un ton, qui nous enchantaient. Céline avait forgé un instrument nouveau : une écriture aussi […] - [Casse-pipe](https://www.vivelaculture.com/casse-pipe/): Casse-pipe, raconte la première nuit d’un jeune engagé de 18 ans au 17ème régiment de cuirassé de cavalerie en 1912. Largement auto biographique, on retrouve dans ce très court roman inachevé toute la langue célinienne au service d’un récit à la fois tragique et hilarant. « Brigadier ! C’est l’engagé ! – Qu’il entre ce con-là ! » - [Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B](https://www.vivelaculture.com/moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-ii-b/): Jacques Tardi partage avec son aîné Céline, une même vision horrifiée de la guerre, un même dégoût de la société bourgeoise qui les finance et laisse aux autres le soin de les faire. Après avoir beaucoup dessiné les horreurs de la guerre de 14, il raconte les souvenirs de son père prisonnier en Allemagne après la débâcle de l’armée française. - [La vie est dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-degueulasse/): Comment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ? Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d’idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé. Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir (…) Qui est cet homme, antihéros tragique, qui, selon Léo Malet, « par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l’inquiétude sexuelle » ? (Présentation […] - [La forteresse de Breslau](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-de-breslau/): Breslau. Mars 1945. L’armée allemande ou ce qu’il en reste est encerclée par les troupes soviétiques du Maréchal Koniev. Alors qu’un déluge de feu s’abat sur les immeubles encore debout, un ex-officier vieillissant de la police criminelle du Reich enquête au milieu des gravats et des cadavres, sur le viol et le meurtre d’une jeune femme de la bonne société… Avec ce cinquième volet des enquêtes de l’inspecteur Eberhard Mock dans la capitale de la Basse-Silésie, Marek Krajewski met un point final à une magistrale fresque policière dans un cadre historique particulièrement apocalyptique. - [Un singe en hiver](https://www.vivelaculture.com/un-singe-en-hiver/): (d’après le roman d’Antoine Blondin) – Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif. – Les Grands Ducs?! – Oui monsieur, les Princes de la cuite, les Seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu’ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges ! – Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de […] - [La nuit, le jour et toutes les autres nuits](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-le-jour-et-toutes-les-autres-nuits/): « Un soir, dans une chambre d’hôtel, à Venise, j’ai lu d’une traite son dernier livre : La nuit, le jour et toutes les autres nuits. Je l’ai reçu comme une balle dans la peau. Après l’avoir refermé, je me suis mis à chialer. » Frédéric Dard – Libération - [Le monte charge](https://www.vivelaculture.com/le-monte-charge/): En cette veille de Noël, la nostalgie submerge Albert Herbin, tout juste sorti de prison, moral en berne. Alors comment pourrait-il ne pas être ébloui par le charme de la frêle et si jolie Mme Dravet ? D’autant que la jeune femme a l’air de le trouver à son goût. Pour se rendre chez la belle, il faut emprunter un drôle d’ascenseur : un monte-charge. Mais au pied du sapin l’attend un drôle de cadeau, le mari dans une mare de sang ! (Présentation de l’éditeur). Dans Le monte charge, on est loin de la truculence qu’on retrouvera dans les romans […] - [Sur la route, le rouleau original](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route-le-rouleau-original/): Kérouac, qui mentionne plusieurs fois Céline dans Sur la route, revendique haut et fort son influence. « Pour moi lire Voyage au bout de la nuit, c’était voir le plus grand film français jamais réalisé, un chant des brumes supra céleste (…). Il crache une telle franchise de comptoir de café. ». (Lettre à John Clellon Holmes) - [Pulp](https://www.vivelaculture.com/pulp/): Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961. On l’a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n’est autre que la Mort charge un « privé » minable, Nick Belane, de le retrouver : « Je veux m’offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français. » (…) Une enquête échevelée, jalonnée de saoulerie et de cadavres, d’autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge… (Présentation de l’éditeur) - [Céline](https://www.vivelaculture.com/celine/): Ce coffret de deux CD produit en 1955 par Paul Chambrillon regroupe des textes de Céline enregistrés par Michel Simon, Arletty, Pierre Brasseur. On y retrouve aussi des entretiens d’Albert Zbinden et Louis Pauwels avec Céline. Ces enregistrements sont accompagnés d’un livret présentant des écrits de Paul Chambrillon, et Jean d’Ormesson de l’Académie Française. Cette compilation d’enregistrements présente pour la première fois la somme des documents sonores sur Céline. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-3/): Depuis les débuts de son spectacle au théâtre du Montparnasse dans les années quatre-vingt, Luchini et Céline – Bardamu sont inséparables. Tous les trois nous emmènent dans la mélancolie du Voyage au bout de la nuit, qui colle aux semelles comme l’humidité du mois de novembre colle au manteau. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-2/): L’intégrale en 16 CD du Voyage au bout de la nuit lut par Denis Podalydès. Moins porté sur l’interprétation que Luchini, le ton et le débit de Denis Podalydès forment pourtant le véhicule idéal pour suivre Bardamu dans sa traversée du début du vingtième siècle encore traumatisé qu’il est par la fureur de la première guerre mondiale. « Denis Podalydès, une science de la lecture, une lecture non intervenante, c’est magnifique. Sur une profondeur de 16 heures, la lecture la plus extraordinaire ! » Daniel Pennac - [Céline vivant](https://www.vivelaculture.com/celine-vivant/): Un double DVD avec trois documents exceptionnels. Le premier est un entretien avec Pierre Dumayet de 1957 tourné en studio pour l’émission Lecture pour tous. Les deux autres de 1958 et 1961 sont tournés chez lui, dans sa tanière de Meudon. Trois documents dans lesquels on voit Céline déployer toutes les facettes de son personnage. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit/): « Son personnage, le comédien le voit comme un homme naïf et ahuri, jamais remis d’avoir survécu au grand abattoir. L’essentiel est sauvegardé, transcendé, magnifié par l’extraordinaire métier de Jean-François Balmer : la pièce rend justice au génie comique de Céline. A sa faculté de s’épanouir dans le clownesque. Ce n’est pas Luchini qui fait du Luchini, ce n’est pas même Balmer qui fait du Céline : c’est Bardamu qui vous parle en personne. » Pierre Assouline – La république des livres, décembre 2012. - [Critique d'art, suivi de "Critique musicale"](https://www.vivelaculture.com/critique-dart-suivi-de-critique-musicale/): « Ensuite le caractère qui m’a principalement frappé, ç’a été la grandeur. Cela représente le grand, et cela pousse au grand. J’ai retrouvé partout dans vos ouvrages la solennité des grands bruits, des grands aspects de la Nature, et la solennité des grandes passions de l’homme. On se sent tout de suite enlevé et subjugué. » Extrait d’une lettre de Baudelaire à Wagner. - [Georg Baselitz](https://www.vivelaculture.com/georg-baselitz/): Wagner connaît depuis quelques temps un regain d’intérêt parmi certains artistes contemporains, notamment chez les peintres allemands, tels que Georg Baselitz. Certaines toiles de cet artiste contemporain qui fit scandale durant les années 60 s‘inspirent en effet directement de la mythologie wagnérienne, elle-même profondément ancrée dans la culture germanique. - [Le Seigneur des anneaux](https://www.vivelaculture.com/le-seigneur-des-anneaux/): Les opéras fleuves de Wagner se basent – à partir de scénarios complexes – sur des mythes germaniques. J.R.R Tolkien s’en inspira et reprendra tout particulièrement la notion de quête spirituelle développée dans Tannhaüser ou L’Anneau du Nibelung pour écrire son chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux. - [Un curieux à l'opéra : Abécédaire impertinent de l'art lyrique](https://www.vivelaculture.com/un-curieux-a-lopera-abecedaire-impertinent-de-lart-lyrique/): Cet abécédaire franchement attractif (et pour autant érudit et savant) offre une agréable ballade dans l’univers de opéra, de ses mœurs, de son architecture, ses coulisses, son répertoire, et distille mille et une anecdotes, de l’invention de la baignoire au rôle du souffleur, en passant par la place des pauvres. Un petit livre précieux. - [Bat Out of Hell](https://www.vivelaculture.com/bat-out-of-hell/): Cornaqué par un Jim Steinman inspiré, produit par Todd Rundgren (dont le groupe Utopia au grand complet soutient le projet), le texan Meat Loaf, alias « tas de viande », signe un hallucinant opéra aux allures hard un brin boursoufflées, manifeste de ce que l’on nommera désormais du côté des graisseux de tous poils « le rock wagnérien ». Bravo Richard ! - [Liszt : Intégrale des poèmes symphoniques](https://www.vivelaculture.com/liszt-integrale-des-poemes-symphoniques/): Compositeur inspiré, pianiste virtuose, mais aussi professeur réputé, Franz Liszt joua un rôle décisif (d’ami et de protecteur) pour Richard Wagner, dès 1840, bien avant que ce dernier devienne son gendre en épousant Cosima. De père spirituel à beau-père, il n’y avait qu’un pas… - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now/): Hum, rien ne vaut une bonne musique de Wagner, quand le petit matin a une odeur de napalm et qu’un bataillon d’hélicoptères arrive de la mer pour pulvériser la campagne vietnamienne… Coppola recycle La Chevauchée des Walkyries en hymne guerrier. L’effet est canon : « ils en claquent des dents, les bridés, et mes petits gars adorent ça ! » (sic). - [Schonberg par Boulez](https://www.vivelaculture.com/schonberg-par-boulez/): A l’aube du XXe siècle, Arnold Schönberg, jeune compositeur très marqué par l’époque romantique et dépositaire d’une tradition musicale tout germanique, Schönberg est un admirateur inconditionnel de Wagner. Cette influence, même sous-jacente – éclaire des pans entiers de son œuvre et en fait le passeur idéal entre deux mondes, deux continents musicaux, à priori inconciliables, débouchant sur la musique contemporaine. - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides/): Bernard Herrmann (1911-1975), dont l’œuvre musicale est intiment liée aux chefs d’œuvres d’Alfred Hitchcock (le compositeur signera les BO de tous ces plus grands films), était un grand admirateur de Richard Wagner, comme en témoigne en 1958 la partition de Sueurs froides et de ses scènes de phobie (« écoutez » le spectaculaire final !). Spielberg lui rendra hommage dans Les Dents de la mer, notamment en utilisant le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant) dans un plan de plage angoissant, un processus saisissant inventé par le réalisateur anglais pour la scène de vertige de Sueurs […] - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie/): Après Parsifal, L’Attaque des clones : avec Star Wars, John Williams signe une formidable fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et… Toute sa démesure ! Que la force soit avec le space opéra ! - [Essai sur Wagner](https://www.vivelaculture.com/essai-sur-wagner/): Durant les années cinquante, Theodor W. Adorno, membre fondateur de l’École de Francfort et élève d’Alban Berg, entreprend une révision radicale du «cas» Wagner, en utilisant les disciplines les plus variées : la théorie et l’analyse musicales, l’esthétique générale, la philosophie, la sociologie et la psychologie. Une passionnante « lecture » du compositeur allemand. - [Ludwig ou le Crépuscule des dieux](https://www.vivelaculture.com/ludwig-ou-le-crepuscule-des-dieux/): Un des chefs d’œuvres de Visconti. L’évocation du très décadent Louis II (incarné par un Helmut Berger halluciné, aux côtés de Romy Schneider qui retrouve son rôle de Sissi la jeune impératrice d’Autriche-Hongrie), dernier roi de Bavière, donne à Visconti l’occasion d‘une somptueuse fresque baroque, et à une formidable illustration de l’œuvre musicale de Richard Wagner, dont le monarque fou était le plus fidèle mécène. Flamboyant. - [Le Cas Wagner / Nietzsche contre Wagner](https://www.vivelaculture.com/le-cas-wagner-nietzsche-contre-wagner/): C’est l’effet d’un venin, d’un poison, d’une ingestion mortelle … Après le temps de l’amitié vint pour Friedrich Nietzsche le temps de la haine. En 1888, l’auteur d’Ainsi Parlait Zarathoustra et d’Ecce Homo s’insurge contre tout ce que le wagnérisme incarne: l’idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l’antisémitisme, son mépris de l’intelligence. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie/): Depuis Rousseau et ses confessions, on connaît les limites de l’autobiographie. Celle de Wagner n’échappe pas aux lois du genre et trahit souvent le souci du maître de laisser un portrait officiel face à la postérité, et surtout de ne pas froisser son mécène, Louis II de Bavière. Entre confidences et mensonges plus ou moins pieux, un formidable témoignage… - [Complete Operas](https://www.vivelaculture.com/complete-operas/): L’Annapurna du mélomane. L’Everest de l’audiophile. L’intégrale des opéras de Wagner, soit 43 CD réunissant les meilleures interprétations du label Deutsche Grammophon, complétées par deux opéras du catalogue Decca, deux de la BBC et une d’EMI (Rienzi). Un monument à gravir à mains nues, les oreilles affutées, après un indispensable échauffement. - [Le Bouddha de banlieue](https://www.vivelaculture.com/le-bouddha-de-banlieue/): « Londres, fin des années soixante-dix. Haroon Amir, dandy indien de banlieue, enseigne le bouddhisme à des Londoniens néophytes et ébahis. Expériences sexuelles, culturelles et hallucinogènes se mêlent gaiement pour le plus grand plaisir de Karim, fils du Bouddha. Mais celui-ci est tiraillé par sa double origine, indo-musulmane et anglaise. D’un côté, il y a la communauté « paki », en mal d’intégration, de l’autre, sa famille anglaise, en mal de repères, mais débrouillarde et ambitieuse. Au milieu, Londres, ses étoiles et la célébrité en perspective. » Extrait de la présentation de l’éditeur. - [The Concert for Bangladesh](https://www.vivelaculture.com/the-concert-for-bangladesh/): C’est Ravi Shankar qui sensibilise George Harrison aux conséquences dramatiques de la guerre du Bangladesh. Elève du maître, Harrison organise alors ce qui sera le premier grand rassemblement pop au service d’une grande cause. Produit par Phil Spector, l’enregistrement fait la part belle à Dylan, Harrison et bien sûr, à Ravi Shankar. - [Le Salon de musique](https://www.vivelaculture.com/le-salon-de-musique/): Akira Kurosawa a dit du cinéma de Satyajit Ray : « Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil ou la lune. » Le Salon de musique est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films au monde. C’est l’histoire simple d’un homme qui sacrifie tout (la gestion de ses terres, le bien être de sa famille) à sa passion de la musique. Sorti en Inde en 1958, c’est en 1981 que le film sortira sur les écrans français. A voir absolument malgré une qualité d’image déplorable. A quand une version restaurée […] - [La Complainte du sentier](https://www.vivelaculture.com/la-complainte-du-sentier/): « Ce récit, publié en 1929, nous permet de comprendre la vie des pauvres en pays bengali. L’histoire raconte la quête du bonheur, dans les pires conditions, d’un petit garçon qu’on suit pas à pas. Adapté au cinéma par Satyajit Ray et présenté au Festival de Cannes 1956, cette œuvre possède la puissance documentaire du néoréalisme italien. Mais, à la description objective de la vie d’un enfant pauvre, Satyajit Ray ajoute une part spirituelle. Sur la musique de Ravi Shankar, il chante, comme nul autre, la beauté du monde. » Extrait de la quatrième de couverture. - [Le Mahabharata](https://www.vivelaculture.com/le-mahabharata/): Le Mahabharata est un très long poème de la mythologie hindoue. De ce texte sacré, Peter Brook tira un spectacle de neuf heures qu’il présenta au festival d’Avignon en 1985. Avec Jean-Claude Carrière, il réalisera un film de cinq heures. Une pièce magistrale du metteur en scène anglais. - [The last prophet](https://www.vivelaculture.com/the-last-prophet/): Nusrat Fateh Ali Khan est le plus célèbre interprète de Qawwali, une poésie mystique venue de l’Hindoustan (aujourd’hui le Pakistan). Ses improvisations vocales prodigieuses sont simplement soulignées par quelques chœurs, tablas et l’accompagnement d’un harmonium portatif. Le chant de Nusrat Fateh Ali Khan a été popularisé en occident grâce à Peter Gabriel qui édita plusieurs de ses albums sur son label RealWorld. - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world/): Brian Eno, après avoir tenu les claviers au sein de Roxy Music a quasiment inventé l’ambiant music. Inspiré par les minimalistes et Philip Glass en particulier (avec lequel il travaillera), il a fait table rase de presque toutes ses références pop pour mieux reconstruire une musique qui servira de terreau à ses aventures de producteur qui travaillera également avec Talking Heads, David Bowie, parmi tant d’autres, et qui inspirera les premiers aventuriers de l’électro dont Aphex Twin. - [Le Temps des gitans](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-gitans/): Le Temps des gitans est une fable sur fond de réalité sociale. Elle raconte le parcours d’un jeune tzigane élevé par sa grand-mère entre un oncle maboul, une sœur handicapée et un dindon. Il décide malgré tout de gagner assez d’argent pour épouser la fille qu’il aime. La réalité se chargera de lui rappeler qu’on n’échappe pas à sa condition aussi facilement. La musique de Goran Bregovic est de toute beauté. Le film a reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1989. - [Ascension](https://www.vivelaculture.com/ascension/): Ami, si tu cherches une musique à fredonner, passe ton chemin. Ascension est l’album du tournant, celui qui marque l’ouverture de la musique de Coltrane au free jazz. Dès 1961, John Coltrane s’intéresse à la musique de Ravi Shankar, et on entend déjà l’influence de la musique indienne sur la structure harmonique de morceaux comme Om ou India. Mais chez Coltrane la recherche est autant spirituelle que formelle et sa musique s’en trouve comme enveloppée par une lumière cosmique. Free mais mystique. - [West meets East](https://www.vivelaculture.com/west-meets-east/): West meets East, est le premier des trois albums que les deux artistes enregistreront ensemble. C’est Menuhin qui le premier est tombé sous le charme de la musique de Ravi Shankar au cours d’un voyage qu’il fit en Inde en 1952. C’est également lui qui mettra tout en œuvre pour le faire venir en Occident. Cet enregistrement est une merveille de dialogue entre deux cultures musicales. - [Passages](https://www.vivelaculture.com/passages/): Si l’album Passages paraît en 1990, la rencontre Ravi Shankar – Philip Glass date, elle, du milieu des années 60 et a eu lieu à Paris. Glass est alors étudiant dans la classe de Nadia Boulanger et Ravi Shankar dirige l’enregistrement de la musique qu’il a écrite pour Chappacqua, un des films de la beat generation. La structure rythmique de la musique de Shankar va marquer très profondément Philip Glass. Sur Passages, deux morceaux sont des thèmes de Shankar développés par Glass, sur deux autres, c’est Glass qui propose les thèmes et qui laisse à son tour Shankar les développer. […] - [Latcho drom](https://www.vivelaculture.com/latcho-drom/): Latcho Drom « bonne route » est un voyage musical qui part du Rajasthan, et qui raconte les origines de la musique tsigane, ses variations, comment elle s’est plantée au cœur de l’Europe, ou encore sa lente mutation en flamenco. Cent minutes de pure poésie musicale. - [Come away with me](https://www.vivelaculture.com/come-away-with-me/): Ne cherchez pas trace de la musique de Ravi Shankar dans celle de Norah Jones, sa fille, vous n’en trouverez aucune. Les influences sont à chercher du côté du blues, du jazz et de la soul. Ce cocktail parfaitement dosé ainsi qu’une voix pleine de grâce portent des chansons taillées dans les meilleures mélodies, un album qui reste l’un des plus gros succès jazz de ces dix dernières années. - [Traveller](https://www.vivelaculture.com/traveller/): Anoushka Shankar a d’abord débuté dans les pas de son père. Par la suite elle a multiplié les rencontres avec des musiciens venus du jazz, de l’électro ou de la pop (Sting). En 2011, elle s’est lancée dans un projet qui mélange la musique traditionnelle indienne et le flamenco dont les origines remontent aux nomades partis du Rajasthan des siècles plus tôt. Superbe. - [Les arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo](https://www.vivelaculture.com/les-arcs-en-ciel-du-noir-victor-hugo/): « Victor Hugo, s’il n’était pas poète, écrivait en 1852 Théophile Gautier, serait un peintre de premier ordre ; il excelle à mêler, dans des fantaisies sombres et farouches, les effets de clair-obscur de Goya à la terreur architecturale de Piranèse ; il sait, au milieu d’ombres menaçantes, ébaucher d’un rayon de lune ou d’un éclat de foudre les tours d’un bourg démantelé et sur un rayon livide de soleil couchant découper en noir la silhouette d’une ville lointaine avec sa série d’aiguilles, de clochers et de beffrois. » Un livre sur les jeux d’ombre et de lumière de l’auteur des Misérables, et sur […] - [Les Mystères d’Udolphe](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-dudolphe/): Durant les années qui suivent la Révolution française apparaît une nouvelle littérature : le roman terrifiant, ou gothique, envahit les bibliothèques d’une bourgeoisie assoiffée de frissons. Avec Les Mystères d’Udolphe, parut à Londres en 1794, puis traduit en France quatre ans plus tard, l’anglaise Ann Radcliffe offre le prototype du genre : jeune vierge effarouchée, cruel tortionnaire, château ténébreux, souterrains humides, bandits, complots… tous les ingrédients de cet ancêtre du roman noir sont réunis. Le succès sera (pour l’époque) phénoménal ! - [Antichrist Superstar](https://www.vivelaculture.com/antichrist-superstar/): On a tout reproché à Marilyn Manson. D’avoir pourri la jeunesse américaine, et même inspiré des tueurs en série. Icône gothique, triste farfadet, vampire aux yeux de siamois, pâle bête lovecraftienne de la nuit ou chanteur mutant sorti d’un tableau de Füssli, Brian Hugh Warner, la nouvelle égérie de Yves Saint Laurent, déverse un rock métal et industriel corrosif, décadent et violent, qui aurait sans doute fait tendre l’oreille aux tenants du romantisme noir d’antan. - [L’Ange du bizarre](https://www.vivelaculture.com/lange-du-bizarre/): Le romantisme noir de Goya à Max Ernst. Catalogue de l’exposition. À partir des années 1770, une ombre plane sur la création, en plein Siècle des lumières. Le roman gothique anglais cultive un goût pour la terreur et le macabre que la peinture, avec Goya et Géricault, va vite illustrer. Sorcières, démons, visions grotesques et cauchemars éveillés vont durablement hanter un xixe siècle romantique, avant d’être exhumés par des surréalistes fascinés par de telles manifestations de l’inconscient. Des romans terrifiants de la Révolution française aux films expressionnistes des années vingt, L’Ange du bizarre raconte la troublante aventure de ce romantisme […] - [Phaedra](https://www.vivelaculture.com/phaedra/): On a appelé ça du krautrock, « rock du chou », bref, dans le contexte outre-Rhin, du « rock choucroute ». Rien de bien glorieux, ni de très juste quand on pense à l’écho que cette musique allait avoir, vingt ans après son éclosion, lors de la vague électro. Sous la houlette d’Edgar Froese (au départ artiste peintre, venu de Tilsit, Prusse-Orientale), Tangerine Dream verra passer durant sa longue existence (d’ailleurs le groupe existe encore, non ?) tous les grands noms (Klaus Schulze en tête) d’une musique planante au romantisme échevelé, typiquement allemande (les Français essayeront timidement avec Heldon), dont Phaedra (1973) reste aujourd’hui (avec […] - [Pina](https://www.vivelaculture.com/pina/): Grande figure de la danse contemporaine, Pina Bausch (1940-2009) a créé la célèbre compagnie Tanztheater Wuppertal. Wim Wenders, qui en rêvait depuis 30 ans, filme en 3D des extraits des principaux spectacles, ponctués d’interviews de danseurs. Dansez, sinon nous sommes perdus, annonce le sous-titre. Une farandole où les acteurs exécutent des gestes naïfs dans une joie profonde revient périodiquement dans le film, comme le refrain d’une chanson de geste. Des gestes qui sauvent ! - [Karambolage](https://www.vivelaculture.com/karambolage/): Petites mythologies françaises et allemandes À l’origine Karambolage est un magazine le dimanche soir à 20 h sur Arte où Claire Doutriaux présente les particularités de la culture quotidienne française et allemande. Les Français savent-ils pourquoi les Allemands sont si friands des petits ours multicolores en gélatine Haribo ? Inventé par Hans Riegel à Bonn en 1920, d’où le nom Haribo, son premier succès commercial fut l’ours d’or, aussi célèbre outre-Rhin que le carambar en France. De quoi répondre à ceux qui croient que la culture c’est comme la confiture… - [Küssen Kann Man Nicht Alleine](https://www.vivelaculture.com/kussen-kann-man-nicht-alleine/): Max Raabe nous plonge dans le Berlin interlope et décadent des années trente. Nonchalamment, il promène avec sa beauté glaciale, sa voix de baryton sur des mélodies sorties des comédies musicales de l’époque. Phénomène en Allemagne, Küssen Kann Man Nicht Alleine est un mélange de jazz léger, de folklore d’Europe centrale, de big bands tirés au cordeau. Délicat, troublant, séduisant par sa justesse et un ton léger qui rappelle que notre époque aussi est troublée et que le péril de l’intolérance n’est jamais loin. Un bijou ! - [Un requiem allemand](https://www.vivelaculture.com/un-requiem-allemand/): Brahms est le « successeur » de Beethoven. Un requiem allemand qu’il compose à la mort de sa mère est une œuvre en 8 mouvements pour chœur, orchestre et soliste que lui inspire sa lecture quotidienne de la Bible luthérienne. Achevé en 1868, son requiem dure de 70 à 80 minutes selon les versions ; c’est son œuvre la plus longue. Elle met l’accent sur les vivants : « Béni soit leur chagrin ; qu’ils en soient soulagés. » Si seulement le jeune Werther avait pu l’écouter, lui qui souffrait le martyre en 1774, donc un siècle trop tôt. - [Pas de deux / Paarlauf](https://www.vivelaculture.com/pas-de-deux-paarlauf/): Les relations franco-allemandes dans le dessin de presse. Quand le dessin de presse s’occupe des relations franco-allemandes depuis un siècle, cela devient franchement hilarant. L’aventure est patronnée par les deux caricaturistes Plantu et Klaus Stuttmann. La caricature, en s’affranchissant des dimensions réelles nous permet de mieux percevoir comment un geste ou une attitude amplifiés disent l’essentiel, en plus de nous faire rire. Plantu trouve que les clichés sont faits pour entrer dans la culture des autres et qu’après on peut discuter. Ce livre est un excellent manuel d’histoire ! - [Fassbinder, la mort en fanfare](https://www.vivelaculture.com/fassbinder-la-mort-en-fanfare/): Rainer Werner Fassbinder, qui a marqué le cinéma allemand des années 1970, est mort à 37 ans. Vivant, il allait vite, n’arrêtait pas de prendre des coups et d’en donner, dans un « putsch intérieur », selon l’expression de l’auteur de cette biographie « uppercut » qui nous fait monter sur le ring de sa vie. On y croise son œuvre fleuve Berlin, Alexanderplatz, la Fraction armée rouge, Ingrid Caven, ses amants et Mohamed Ali dont le projet consistait à « repousser le nombre limite de coups que pouvait encaisser son corps ». Fassbinder fit de même et c’est ce que fait également Alban Lefranc : 120 […] - [Le Monde est dans la tête](https://www.vivelaculture.com/le-monde-est-dans-la-tete/): En 1818, Schopenhauer, jeune philosophe de trente ans, déçu de ne pas pouvoir publier son traité, part à Venise à la rencontre de Byron avec une recommandation de Goethe. Du lourd donc ! D’abord très sûr de sa supériorité sur ses semblables, son intelligence des situations permet au héros de faire son miel des propos du charcutier Carlo, de laisser l’intégralité de son héritage à son caniche et surtout de jouir pleinement de l’amour de Teresa, souffleuse de verre à Murano. Son « savoir penser » se laisse envahir par son « vouloir vivre », il arrive à dire : « Je suis aussi heureux que je […] - [Les souffrances du jeune Werther](https://www.vivelaculture.com/les-souffrances-du-jeune-werther/): Werther est amoureux de Charlotte fiancée à Albert, que Werther apprécie ; Werther s’éloigne pour s’apaiser, mais c’est impossible, il revient et va en finir. On n’est pas dans un film de Rohmer ! On pénètre dans la terrible intensité de l’esprit romantique, cette capacité à jouir du bonheur – au début Werther est très heureux – mais quand le malheur débarque il ne se retient pas. Attention, qui s’abandonne à une telle puissance de perception est en danger. À consommer avec modération. - [Les Romantiques allemands](https://www.vivelaculture.com/les-romantiques-allemands/): Armel Guerne (1911-1980) fut un type extraordinaire, poète, traducteur, et grand résistant. En 1957, son livre Les Romantiques allemands – aujourd’hui réédité – eut l’éclat d’une pierre précieuse. Le romantisme allemand y apparaît comme un tout vivant où les auteurs se présentent les uns les autres : Bettina Von Arnim décrit Hölderlin ; Schlegel parle de Novalis ; Beethoven dévoile son âme inquiète à Bettina… On y découvre Ludwig Tieck, inconnu, dont les pensées préfigurent Freud : « Tout ce qui nous entoure n’est vrai que jusqu’à un certain point… » L’occasion de ne plus être dupe ! - [Rencontres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/rencontres-pour-memoire/): Monet et Clémenceau, Bacon et Sylvester, sont des tandems artiste/critique d’art bien connus, celui que forment Kiefer et Arasse est fécond. Kiefer, artiste contemporain allemand majeur, vit et travaille en France, près de Nîmes. Arasse, immense critique d’art fut son ami. Sa bienveillance permet à Kiefer de se livrer lors de cinq entretiens d’une heure où il parle entre autres de ses livres-objets, en papier puis en plomb, impossibles à feuilleter, impossibles à déchiffrer. Quand un artiste nous fait entrer dans sa matière, notre joie n’est pas de comprendre, mais de prendre des morceaux de la poésie qu’il nous envoie. - [Histoire de la peinture allemande](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-la-peinture-allemande/): Si vous ne connaissez pas bien la peinture allemande, et que vous avez besoin de comprendre avant de regarder, ce livre est pour vous. Il vous présente très clairement les grands mouvements picturaux des années 1400 aux années 1980. Et toujours avec cette idée du contexte de l’œuvre, chaque chapitre se termine par un tableau qui montre dans quel bain littéraire, philosophique, religieux, scientifique, politique, était plongé l’artiste à l’époque. Et vous, quand vous regardez des œuvres, dans quel bain baignez-vous ? - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz/): Le héros, Franz Biberkopf, sort de prison, condamné pour le meurtre de son amie et décide de devenir honnête. Mission impossible, car il est séduit par les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930. L’action est située autour d’Alexanderplatz. Le récit épique capte l’énergie syncopée de la rue. La nouvelle traduction du texte en libère la violence et la musicalité. Ce chef-d’œuvre est un équivalent de Voyage au bout de la nuit de Céline. Fassbinder, l’artiste allemand phare des années soixante-dix en a fait une adaptation fleuve pour la télévision, qui n’est pas facile à trouver en DVD. Raison de plus […] - [De l’Allemagne](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne/): Voici l’origine du titre de l’exposition. Napoléon condamnant Madame de Staël à l’exil en 1803 l’incite à aller en Allemagne et son intelligence fait le reste. Goethe recommande ce livre comme « un puissant instrument, la première brèche dans la muraille d’antiques préjugés élevés entre nous et la France ». Françoise Sagan vante la « remarquable fraîcheur de l’ouvrage qui offre des instantanés sur sa merveilleuse langue et sa fabuleuse littérature ». De l’Allemagne est l’occasion de dépasser la célèbre blague de Bedos : « On dit l’allemand… » - [De l’Allemagne - De Friedrich à Beckmann](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne-de-friedrich-a-beckmann/): Sur l’Allemagne et sa culture les clichés ne manquent pas, entre saucisse, bière, foot et la sinistre formule de Göring, « quand j’entends le mot culture… ». L’exposition De l’Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann, que le Louvre consacre à celle-ci jusqu’au 24 juin 2013, est une invitation au voyage dans la beauté de la culture allemande où nous accueille Goethe. La notion de culture héritée de la philosophie des Lumières est le terreau sur lequel s’est inventée une tradition allemande moderne qui mène du romantisme à la nouvelle objectivité. Mais les styles en disent moins que ce que notre regard trouve […] - [Electric Mud](https://www.vivelaculture.com/electric-mud/): À sa sortie en 1968, Electric Mud fait l’objet d’un accueil glacial aux États-Unis où, pour les puristes, la fusion entre le blues électrique et le rock psychédélique n’est rien moins qu’une affaire d’État. À l’inverse, au Royaume-Uni, on lui déroule le tapis rouge. Rétrospectivement, l’album « psychédélique » de Muddy Waters figure parmi les plus influents de sa génération. Structures lourdes et lancinantes du blues, stridences électriques, wah wah et fuzz en bandoulière… On jurerait que Martin Gore, toujours enclin à « salir » le son de Depeche Mode, y a puisé les inflexions blues de « Personal Jesus » et des derniers albums de […] - [Straight Outta Compton](https://www.vivelaculture.com/straight-outta-compton/): Un groupe de garçons coiffeurs, Depeche Mode ? C’est sans compter sur leur formidable capacité à se régénérer en restant en permanence à l’affût des nouveaux sons. Recycleurs habiles, Martin Gore et les siens font leur miel de tout, du blues à la house en passant par les boîtes à rythme hors d’âge de Niggaz Wit Attitudes. Un goût pour le hip hop old school qu’on retrouve dans les strates de leurs albums successifs… - [Deep End](https://www.vivelaculture.com/deep-end/): Grand film sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, Deep End est aussi un récit initiatique sur l’éveil de la sexualité. La tragédie d’un adolescent qui peine à maîtriser ses pulsions face à une jeune fille qui l’obsède et se refuse à lui (l’actrice Jane Asher, alors fiancée à McCartney) et se fait harceler par une femme mûre. Un chef-d’œuvre pop, dans des décors typiquement anglais, mais aussi cruel et morbide dans l’univers clos d’une piscine. Le tout assorti d’une B.O. hypnotique du groupe allemand Can. La chanson du film est, elle, signée Cat Stevens . - [La Vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure/): Séverin est amoureux d’une statue de Vénus et va faire la connaissance de Wanda, sa voisine, qui ressemble étrangement à la statue. Dès lors, sa vie bascule et Séverin n’hésite pas à devenir le nouvel esclave de Wanda… En 1984, les membres de Depeche Mode apparaissent habillés en vinyle, casquette en cuir, chaînes, menottes et fouet pour transposer le chef-d’œuvre de Sader-Masoch dans une pop song (« Master and Servant ») qui relie les enjeux de domination et d’asservissement sexuels à la mécanique du pouvoir. Vicieux ! - [The Pleasure Principle](https://www.vivelaculture.com/the-pleasure-principle/): Révélé avec son groupe Tubeway Army grâce au hit « Are Friends Electric ? », Gary Numan poursuit sur sa lancée avec ce premier album solo dont le premier single (« Cars ») sera un phare qui éclairera toute la génération synthpop naissante. Depeche Mode lui voue alors une admiration sans bornes et le cite à longueur d’interview. Dix ans plus tard, ce sera au tour de Numan de louer le travail du groupe de Basildon. « Quand j’ai entendu Songs of Faith and Devotion, j’étais artistiquement au creux de la vague, complétement vidé, ils m’ont montré la voie à suivre, redonné le désir de faire […] - [Mute Audio Documents](https://www.vivelaculture.com/mute-audio-documents/): Créé en 1978 par Daniel Miller, Mute ne tarde pas à se faire une place sur la carte des labels qui comptent. Un premier single, composé par Miller lui-même sous le nom de The Normal (« Warm Leatherette ») fait immédiatement sensation et les démos affluent. Miller signe notamment Fad Gadget, The Birthday Party puis Nick Cave and the Bad Seeds, D.A.F. et… Depeche Mode. Lorsque Vince Clarke quitte le groupe, le label n’aura pas à s’en plaindre puisque celui-ci continue à y éditer ses projets aux retombées millionnaires (Yazoo, The Assembly, Erasure), que l’on retrouve dans ce passionnant coffret rétrospective. - [101](https://www.vivelaculture.com/101/): Le cinéaste D.A. Pennebaker (Monterey Pop, Don’t Look Back, etc.) suit plusieurs semaines de la tournée Music for the Masses en 1988. À la fois road movie avec les membres du groupe et captation d’extraits de live, 101 parvient à saisir l’envers du décor et les à-côtés de la tournée en cinéma direct, à travers les yeux de huit fans embarqués dans le bus pour l’occasion… Jusqu’au 101e et mythique dernier concert de la tournée, devant près de 70 000 personnes, au Rose Bowl de Pasadena. Depeche Mode est définitivement devenu un groupe de stade et le résultat est d’une […] - [Roxy Music](https://www.vivelaculture.com/roxy-music/): S’il s’inscrit de plain-pied dans le glam rock et pioche volontiers dans le blues, le premier album de Roxy Music dessine dans le même temps les contours d’un possible futur de la pop music. Une alchimie étrange et, pour tout dire, assez fascinante entre la voix de crooner et le sens du spectacle du dandy Bryan Ferry, les embardées boogie de Phil Manzanera et les expérimentations d’un Brian Eno obsédé par les possibilités de l’électronique et le travail sur l’espace sonore. Précurseurs du krautrock, du punk et de l’électro… Rien que ça ! - [Violator](https://www.vivelaculture.com/violator/): Dix ans après ses débuts, Depeche Mode fait son entrée dans les années quatre-vingt-dix avec cet album que la majorité des fans considère comme le sommet artistique du groupe. Le groupe y poursuit son exploration de la musique électronique en jetant un pont entre le son typique des années quatre-vingts et un entrelacs de sons synthétiques analogiques et de riffs de guitares, renouvelant généreusement le genre. Un album gorgé de hits, pétri d’inspiration mystique, qui regarde dans le rétroviseur (Kraftwerk, Pink Floyd) pour inventer un son d’une insolente modernité. - [Orange Mécanique B.O.](https://www.vivelaculture.com/orange-mecanique-b-o/): Le climat délétère d’Orange Mécanique doit beaucoup à la bande originale de Wendy Carlos. Une B.O. à base de musique classique (Beethoven, Purcell, Rossini) où les trompettes, cors, hautbois, cordes et clavecins sont passés au filtre d’un synthétiseur modulaire Moog et qui marque également l’apparition des toutes premières expérimentations au vocoder. Une symphonie électronique qui fit l’effet d’une bombe dans le cerveau des jeunes laborantins de la synthpop. - [Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/bauhaus/): Crée en 1919 par l’architecte Walter Gropius, le mouvement Bauhaus ambitionne de créer des objets à la fois esthétiques, innovants et adaptés au monde industriel moderne. « La technologie n’a pas besoin de l’art, explique alors Gropius, mais l’art a besoin de la technologie. » Un peu plus de soixante ans plus tard, le Bauhaus est partout, même dans la pop music : tandis qu’un groupe choisit ni plus ni moins le patronyme de… Bauhaus, OMD intitule son album Architecture & Morality (1981) et Depeche Mode édite Construction Time Again (1983). - [Crash !](https://www.vivelaculture.com/crash/): Après avoir connu l’expérience d’un accident de voiture, le narrateur développe une véritable obsession pour les crashes automobiles. Enrôlé par un ancien scientifique qui organise des reconstitutions d’accidents célèbres et va jusqu’à en provoquer pour assouvir ses pulsions morbides, il est initié à une nouvelle forme de sexualité qui célèbre les noces de la chair et de la tôle froissée. Un livre qui a inspiré toute une génération de jeunes gens nourris de romans d’anticipation et de synthés rétrofuturistes. - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europa-express/): Que serait la pop moderne sans Kraftwerk ? Créé en 1970, le légendaire groupe de Düsseldorf ne fait pas seulement figure de pionnier de la musique électronique, c’est aussi l’un des groupes les plus samplés de l’Histoire. Après des premiers albums minimalistes, Kraftwerk ouvre son horizon à des mélodies pop robotiques qui lui assurent une nouvelle popularité. Après Autobahn (l’autoroute), c’est à un autre symbole de la révolution industrielle que le groupe s’attaque ici (le train), pour un voyage glacial et fascinant dans la vieille Europe. - [Kollaps](https://www.vivelaculture.com/kollaps/): En 1983, peu avant d’entrer en studio pour enregistrer Construction Time Again, Martin Gore assiste à un concert de Einstürzende Neubauten qui influencera considérablement les futures productions du groupe. Construction Time Again adoptera le même esprit d’expérimentation à caractère futuriste, les mêmes collisions de bruits urbains grâce à l’utilisation du révolutionnaire Synclavier (qui permettait d’enregistrer les samples), le même producteur (Gareth Jones) et le même studio (Hansa). Cette formule « industrielle » sera reconduite sur les deux albums suivants du groupe. - [Delta Machine](https://www.vivelaculture.com/delta-machine/): Successeur de Sounds of The Universe paru en 2009, Delta Machine est le treizième album studio du groupe. « Avec cet album, nous avons complètement changé notre processus créatif, expliquait récemment Martin Gore. Quand nous nous retrouvions face à un mur et que nous réalisions que l’album commençait à sonner de façon trop normale, nous recommencions tout pour lui donner ce son organique Depeche Mode. La musique offre une ambiance similaire à celle de Violator et Songs of Faith and Devotion, et je pense que les chansons de ce disque sont parmi les toutes meilleures que nous ayons enregistrées. » - [La Moisson rouge](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge/): Dans une petite cité minière du Montana, Personville (véritable allégorie de l’Amérique de la Prohibition), le magnat de l’industrie locale, a passé une alliance avec la pègre pour mater toute contestation syndicale, mais se trouve débordé par les luttes entre des clans rivaux. Un privé, recruté par le fils du patron local, se retrouve alors vite à nettoyer la ville, seul contre tous, en montant les gangsters les uns contre les autres. En 1927, Dashiell Hammett signe avec cette Moisson rouge crépusculaire et violente, profondément ancrée dans la vie sociale, un des grands textes fondateurs du roman noir. - [Les Incorruptibles](https://www.vivelaculture.com/les-incorruptibles/): Inspiré des Mémoires d’Eliot Ness (publiés en 1957, et adaptés au petit écran peu de temps après), Les Incorruptibles retrace la lutte à mort que livre en 1930 la police de Chicago contre Al Capone, Frank Nitti et le syndicat du crime. En s’appuyant sur une grosse production et un casting fastueux (Kevin Costner, Sean Connery, Andy Garcia, et Robert de Niro en Capone brutal et buté), De Palma revisite à sa manière (franchement virtuose) le film de gangsters, à partir d’un de ses plus célèbres épisodes : la chute du roi de la pègre, trahi par son comptable ! - [Les Amants de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-amants-de-la-nuit/): Après avoir braqué une banque avec deux complices, un jeune voleur se réfugie dans une ferme, où il rencontre une jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Les amants oublient un temps la précarité de leur situation. Mais les deux autres gangsters se rappellent vite à leur bon souvenir… Avec ce premier film (culte) sorti en 1949, le réalisateur de La Fureur de vivre ou de Johnny Guitar illustre, face à un monde brutal dominé par le crime, une impossible rédemption. Dennis Lehane s’en souviendra et ira jusqu’à emprunter à Nicholas Ray le titre de ce bouleversant film noir (They […] - [Des Hommes sans loi](https://www.vivelaculture.com/des-hommes-sans-loi/): Depuis la conquête de l’Ouest, le scénario reste le même : l’Amérique est un Eldorado qui se prend à la force des fusils… Début des années trente. Au fin fond de la Virginie, trois frères produisent du whisky de maïs de contrebande, déchaînant la cupidité des notables locaux, d’une police corrompue et de bandes de gangsters rivales prêtes à mitrailler les campagnes pour asseoir leur suprématie sur de juteux marchés. Avec Des Hommes sans loi, le réalisateur de La Route déroule la sanglante chronique d’une période âpre et extrêmement violente, enracinant un peu plus le film de gangsters (au même titre […] - [La Garçonne](https://www.vivelaculture.com/la-garconne/): Une jeune femme surprend son fiancé dans les bras d’une autre. Humiliée, révoltée, elle se venge de cet affront avec le premier venu, puis multiplie les expériences avec des femmes comme avec des hommes, souvent considérés comme des objets… En 1922, avec cet immense best-seller, qui lance la mode des coiffures courtes « à la garçonne », Victor Margeritte se fait l’écho d’un temps nouveau, marqué par l’émancipation de la femme, sur fond de jazz et des fragrances entêtantes du N°5 de Coco Chanel. - [Ballads of Sacco & Vanzetti](https://www.vivelaculture.com/ballads-of-sacco-vanzetti/): « Cet été-là, au pénitencier de Charlestown, l’État prépara l’exécution de deux anarchistes célèbres ». Le héros d’Ils vivent la nuit est dans la même prison que Sacco et Vanzetti, la nuit de leur passage sur la chaise électrique, le 23 août 1927. Et l’événement fait grand bruit. Il sera longuement célébré par un des piliers du folk américain, Woody Guthrie, au fil d’une poignée de sublimes protest songs (dont certaines reprennent à la lettre des textes de Nicolas Sacco) qui feront le tour du pays. Des années plus tard, Joan Baez reprendra le flambeau et fera d’une ballade à Sacco et […] - [Gatsby le Magnifique](https://www.vivelaculture.com/gatsby-le-magnifique/): Long Island. Années vingt. Jay Gatsby, aventurier mystérieux, beau ténébreux, flamboyant dandy, organise de somptueuses fêtes dans sa luxueuse propriété, suscitant mille folles rumeurs, brisant mille cœurs, sur un rythme de jazz, dans les vapeurs de l’alcool frelaté de la Prohibition… Le manifeste américain des Années folles, des années « bling bling », masquant mal, derrière l’ivresse des plaisirs immédiats, tout le tragique désenchantement d’une génération perdue, fonçant tête baissée vers le krach de 1929. - [Miller’s Crossing](https://www.vivelaculture.com/millers-crossing/): Quand les frères Coen s’emparent d’un genre cinématographique, on peut s’attendre à des surprises. Et ce film de gangsters en est le meilleur exemple. Dans une ville que l’on pourrait bien imaginer être Chicago (bien que certaines scènes aient été tournées à la Nouvelle-Orléans), Miller’s Crossing s’attache à démonter les intrigues tordues, les jeux d’alliances précaires, les complots et les guerres intestines de bandes rivales de gangsters, italiennes ou irlandaises, autour du trafic d’alcool de contrebande, en pleine Prohibition. Une œuvre singulière, pleine de clins d’œil aux films noirs ou aux classiques de la littérature policière, Hammett en tête. - [Complete Columbia Recordings](https://www.vivelaculture.com/complete-columbia-recordings/): On la surnommait « l’Impératrice du blues », et elle affichait une vie souvent outrageuse, dans ce renouveau d’Harlem qui faisait swinguer tout Manhattan. Tout n’a pourtant pas été rose pour Bessie Smith, née en 1894 dans le plus grand dénuement, dans la ville minière de Chattanooga, et morte tragiquement 43 ans plus tard, sur la route de Memphis, dans un tristement banal accident d’auto faute d’être transportée à temps dans l’hôpital le plus proche, réservé aux blancs. Mais ses blues épais comme des verres de gnole ont fait résonner les murs sales des boui-bouis et déchiré le cœur des bootleggers de […] - [The Wire (Sur écoute)](https://www.vivelaculture.com/the-wire-sur-ecoute/): Si la Prohibition des années vingt provoque l’explosion d’une certaine délinquance liée au gangstérisme, le trafic de drogue, qui tient aujourd’hui plus que jamais le haut du pavé, engendre bien sûr ses propres codes et sa propre criminalité. Traité de manière très réaliste, la formidable série américaine The Wire (où l’on retrouve au scénario des auteurs comme George Pelecanos ou Richard Price) retrace le quotidien des policiers des stups de Baltimore, leurs planques, leurs échecs, les pressions politiques qui pèsent sur leurs épaules, ainsi que la vie des dealers de la ville, caïds de la pègre ou simples jeunes revendeurs, […] - [Shutter Island](https://www.vivelaculture.com/shutter-island/): Adapter Shutter Island au grand écran tenait de la gageure. Martin Scorsese relève le défi haut la main et transcende le roman. Œuvre obscure, symbolique et baroque, cette enquête ténébreuse dans un inquiétant hôpital psychiatrique, au cœur d’une île battue par les vents, illustre en effet toute la maîtrise romanesque (et toute la malice) d’un Dennis Lehane enchâssant habilement dans une parabole sur le maccarthysme une histoire du roman policier américain, du roman gothique au roman d’énigme, du roman criminel au roman noir. Un livre et un film à apprécier à plusieurs degrés. - [Du polar](https://www.vivelaculture.com/du-polar/): Expert en cinéma noir et en polar, éditeur de la prestigieuse collection Rivages Noir, François Guérif est l’un des plus grands spécialistes français du roman policier. Dans ce livre d’entretiens à bâtons rompus, truffé d’anecdotes et de souvenirs, il revient sur la genèse du genre (Sherlock Holmes, Agatha Christie), les premiers classiques du polar (Hammett, Chandler, Cain, Thompson), ses grands coups de cœur (Léo Malet, Manchette, Robin Cook, James Ellroy, James Lee Burke), et évidemment Dennis Lehane, dont il a publié tous les romans. Un précieux guide pour ne pas se perdre dans le noir. - [Boardwalk Empire - Saison 1](https://www.vivelaculture.com/boardwalk-empire-saison-1/): Atlantic City. Années vingt. En pleine Prohibition, Enoch « Nucky » Thompson (génialement incarné par Steve Buscemi) règne sur « le Las Vegas de la côte Est » et trempe jusqu’au cou dans le trafic d’alcool, que se disputent les gangsters de New York et de Chicago. Et tous les coups, y compris les plus tordus, sont permis. Inspiré d’un personnage réel (le gangster Enoch L. Johnson), la série Boardwalk Empire (dont Dennis Lehane signe le scénario de la saison 4) célèbre avec un faste baroque (et une méticuleuse reconstitution historique, appuyée par des décors à couper le souffle) une sanglante page d’histoire de […] - [Ils vivent la nuit](https://www.vivelaculture.com/ils-vivent-la-nuit/): En 2008, l’auteur de Mystic River ou de Shutter Island change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un Pays à l’aube, évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, Ils vivent la nuit suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour. - [La Sorcière](https://www.vivelaculture.com/la-sorciere/): Durant tout le Moyen Âge, la sorcière est accusée de tous les maux, sabbats, messes noires, blasphèmes, lubricité, et se retrouve pourchassée, torturée et bien souvent brûlée vive sur de gigantesques bûchers. En 1862, l’historien Jules Michelet dresse un portrait de cette femme soi-disant conquise par Satan (et qui vivra sur terre l’enfer) alors qu’elle préfigure souvent (ne serait-ce que par ses talents de guérisseuse), face à une Inquisition aveugle, la femme de demain. Un grand classique. - [La Bête contre les murs](https://www.vivelaculture.com/la-bete-contre-les-murs/): Avec le triste record d’avoir été le plus jeune détenu du pénitencier de San Quentin, Edward Bunker a passé le plus clair de sa vie sur la paille humide des cachots californiens, condamné plusieurs fois pour des vols et des braquages. Et c’est en prison qu’il a bâti une œuvre romanesque unique en son genre, une poignée de polars mettant en cause – comme dans cette hallucinante Bête contre les murs – un système carcéral inhumain et injuste qui transforme inutilement (et cruellement) les hommes en animaux. Un manifeste. - [Les Diables](https://www.vivelaculture.com/les-diables/): Inspiré librement des Diables de Loudun d’Aldous Huxley, le film de Ken Russell nous plonge dans le XVIIè siècle, au temps de l’Inquisition, de la sorcellerie. Le récit oppose Richelieu à l’abbé Grandier qui règne sur la ville de Loudun. Le premier reproche au second son libertinage et sa trop grande tolérance envers les huguenots. Certains critiques voient l’œuvre comme une suite d’images hystériques et outrancières, d’autres louent un chef-d’œuvre lyrique. Quoi qu’il en soit, cette œuvre sulfureuse aura attendu longtemps avant d’être éditée en 2013 en DVD. - [Viridiana](https://www.vivelaculture.com/viridiana/): Viridiana (Silvia Pinal) veut entrer au couvent, mais est victime de son vieil oncle qui tente de la convaincre de l’épouser et la harcèle. Son échec pousse le vieillard au suicide. La jeune femme tourmentée par la foi et par un ardent désir charnel hérite de sa maison et décide d’y accueillir les pauvres. Mais au cours d’un banquet aux allures de bacchanales, ils s’enivrent, pillent sa demeure, cassent le mobilier et tentent de violer la jeune femme. Dans cette scène où les mendiants se substituent aux apôtres, le cinéaste espagnol Luis Buñuel règle une fois de plus ses comptes avec […] - [Les années Cahiers](https://www.vivelaculture.com/les-annees-cahiers/): En 1966, Jean-Luc Godard s’engagea pour permettre au film de Jacques Rivette, La Religieuse, d’être distribué normalement. Dans sa lettre au ministre de la Culture André Malraux, publiée dans le Nouvel Observateur, il attaque la « cabale des dévotes ». Il n’en était pas à son premier coup d’éclat, lui qui, avant d’être le cinéaste comblé d’À bout de souffle et de Pierrot le Fou, ferrailla dur dans la revue Les Cahiers du Cinéma (aux côtés de François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer…) entre 1950 et 1959, pour imposer ses points de vue. Ce petit livre donne un précieux assortiment de ses […] - [Le Nom de la rose](https://www.vivelaculture.com/le-nom-de-la-rose/): Au XIVè siècle, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville séjourne dans une abbaye du Sud de la France quand un moine y est assassiné. Il enquête, retrouve un mystérieux manuscrit où se trouve peut-être la solution de l’énigme, se heurte au cruel Bernard Gui, prêt à brûler tous les hérétiques. Fanatisme, lutte pour la liberté, perversité, mystère, érotisme aussi, tout l’attirail propre au roman gothique et religieux défile sous nos yeux et a valu à ce roman un immense succès international. - [Dieu seul le sait](https://www.vivelaculture.com/dieu-seul-le-sait/): Un marin naufragé échoue sur une île du Pacifique où vit une religieuse, Angela, survivante de sa congrégation massacrée par les Japonais. Les deux personnages apprennent à vivre ensemble, se cachant dans une grotte lorsque l’ennemi débarque sur le rivage. La confrontation du flegme désabusé du soldat (Robert Mitchum) et de la rigueur de la nonne (Deborah Kerr) forme le suspense psychologique d’un film que la censure surveilla de près. « Nous avons fui tous les clichés, et les rapports entre la religieuse et le marin sont traités avec beaucoup de délicatesse », se félicitera le réalisateur John Huston. - [Songs of Faith and Devotion](https://www.vivelaculture.com/songs-of-faith-and-devotion/): Le groupe de Basildon a toujours aimé jouer avec les images et les symboles de la religion, entretenant même à une époque une ambiguïté souvent renforcée par son côté vaguement bondage. À mi-chemin entre une fascination pour la liturgie et le cérémonial, et une Black Celebration plus païenne, Depeche Mode, sous l’influence d’un Martin Gore pratiquant durant son enfance, célèbrera un « Personal Jesus » bluesy et gospel tendant souvent l’oreille à de « Blasmephous Rumours ». - [100 livres censurés](https://www.vivelaculture.com/100-livres-censures/): « Je vis de la censure ! », a déclaré un jour l’avocat de l’édition Emmanuel Pierrat. Il en donne une nouvelle preuve avec ce livre qui évoque cent grands livres passés à la trappe à cause du sexe, de la religion ou de la politique. La liste comprend Salomé d’Oscar Wilde, L’Archipel du goulag de Soljenitsyne, Lolita de Nabokov, le Marquis de Sade, Darwin, Montesquieu… Emmanuel Pierrat reconnaît ironiquement que les censeurs auront eu souvent bon goût, en brimant des œuvres de qualité auxquelles la postérité a rendu grâce. - [La Passion de Jeanne d’Arc](https://www.vivelaculture.com/la-passion-de-jeanne-darc/): En 1927, le cinéaste Carl Theodor Dreyer adapte La Passion de Jeanne d’Arc de Joseph Delteil. Le récit se concentre essentiellement sur le procès de Jeanne la Pucelle, l’occasion pour le grand réalisateur danois de présenter une scène mystique dans toute sa grandeur. Eclairé à la manière des films expressionnistes en accentuant la lumière et les ombres, il met en opposition la fragile et déterminée sainte héroïne, portée par la foi, et ses bourreaux religieux qui tentent de la faire céder. Le film révèlera une jeune actrice française, Renée Falconetti, décédée à Buenos Aires en 1946. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse-2/): « Je me trouvai sur la paillasse, qui me servait de lit, les bras liés derrière le dos, assise avec un grand Christ de fer sur les genoux. » Le roman de Diderot raconte la douleur de Suzanne, fille d’un avocat, placée de force dans un couvent. Révoltée, la jolie jeune femme affronte l’hostilité érotique des autres religieuses et de la Mère supérieure. Écrit en 1760, cette ode à la liberté individuelle ne sera publiée qu’en 1796, après la Révolution française et la mort de Diderot. Mais elle continuera à susciter de violentes critiques de la part des plus conservateurs. Dans son […] - [Ainsi soient-ils Saison 1](https://www.vivelaculture.com/ainsi-soient-ils-saison-1/): Diffusée du 11 octobre au 1er novembre 2012 sur Arte, cette série pas comme les autres raconte les doutes et espoirs de cinq candidats à la prêtrise qui entrent au séminaire des Capucins. Relations complexes avec l’ombrageux Vatican, violences antireligieuses, crises de foi, alimentent un récit gigogne digne des meilleurs exemples du genre. Un critique du Figaro a regretté que « le ressort de la série ne soit pas l’amour du Christ mais la volonté humaine ». Nous voilà à nouveau dans le débat sur La Religieuse de Diderot ! - [Diderot](https://www.vivelaculture.com/diderot/): La vie tonitruante et passionnante de Denis Diderot. Ce grand penseur du XVIIIè siècle, infatigable écrivain, a abordé tous les genres littéraires ou presque en vogue à l’époque : le livre érotique avec Les Bijoux indiscrets, le roman philosophique avec Jacques le fataliste, des écrits scientifiques avec la magistrale somme de l’Encyclopédie, et une bombe à retardement avec La Religieuse. Le portrait d’un des grands piliers de l’époque des Lumières ! - [La religieuse](https://www.vivelaculture.com/suzanne-simonin-la-religieuse-de-diderot/): Quand Jacques Rivette, étendard de la Nouvelle Vague, adapte à l’écran La Religieuse de Diderot, il ne se doute pas qu’il devra affronter la censure. Un long débat a même lieu au Sénat. Finalement, l’État autorise sa distribution, mais l’interdit aux moins de dix-huit ans. Sortie en juillet 1967, l’œuvre, longue et minimaliste, presque austère, au traitement « bressonnien », remporte un grand succès, et remet Diderot au goût du jour. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse/): Pour son dixième film, le cinéaste Guillaume Nicloux a vu dans une nouvelle adaptation de La Religieuse, presque cinquante ans après celle de Rivette, un sujet moderne lié à l’enfermement et au sectarisme, une manière d’interroger la foi en 2013. Il a tourné à la lueur de bougies pour donner au couvent une lumière chaleureuse, exigeant des comédiennes – la jeune Belge de vingt-trois ans Pauline Etienne, Isabelle Huppert et Louise Bourgoin – qu’elles jouent sans maquillage. - [Catalogue Pronuptia](https://www.vivelaculture.com/catalogue-pronuptia/): Bon d’accord, c’est la seule étape de mon parcours qui ne s’achète pas. Mais quelle histoire ! Combien de rêves, de larmes, de corps martyrisés pour ce jour-là ; combien de princesses d’un jour. Tout ce blanc, comme des robes de lait. C’est en voyant une jeune fille feuilleter un catalogue Pronuptia, une larme à l’œil, que j’ai eu l’idée des robes de mariées dans La première chose qu’on regarde. Ça me rappelait aussi les défilés de mon Nord natal; les vieux assis sur des chaises devant leurs maisons, qui regardaient sous les jupes des majorettes… Site de Pronuptia - [Vicky Cristina Barcelona](https://www.vivelaculture.com/vicky-cristina-barcelona/): Woody Allen, c’est comme le Beaujolais nouveau. Il y en a un chaque année; des années bonnes, d’autres non. Vicky Cristina Barcelona (2008) est un cru sublime. Johansson, Cruz et Bardem sont à tomber de beauté. L’histoire est belle et grave. Une collusion funeste entre la vie et l’art. Toujours cet entre deux qui me fascine. C’est cette Scarlett Johansson là qui est l’héroïne de La première chose qu’on regarde; ce visage-là, ce corps-là. Cette beauté là. - [Grey’s Anatomy, saison 8](https://www.vivelaculture.com/greys-anatomy-saison-8/): Une série très curieuse. Qui oscille entre le cucul et les livres de Barbara Cartland et soudain, au milieu, inattendue, une formidable histoire d’amour, pleine de rage, de passion, de mort, de culpabilité et de fantômes. Celle qui lie et délie Izzie (la parfaite Katherine Heigl) et Denny (lumineux Jeffrey Dean Morgan). Une histoire qui sauve la série. J’ai demandé à Katherine Heigl (et son 90-65-90) de passer dans mon livre. - [Lucas Marou](https://www.vivelaculture.com/lucas-marou/): Un musicien qui trouve un jour un sac. A l’intérieur, les images de toute une vie. Il décide de leur redonner vie et fait son premier collage – à la manière élégante d’un Jacques Villeglé. Depuis, il récupère les choses perdues et lui font retrouver le monde. Je l’ai découvert par hasard : ma femme venait de trouver la photo pour la couverture du livre, une robe rouge, une aile vermillon, une flaque de sang lorsque j’ai vu cette toile dans la vitrine d’un hôtel. Tout ce rouge soudain, cette jambe, cette explosion garance. Je suis entré. J’ai acheté la toile. […] - [Lost in Translation](https://www.vivelaculture.com/lost-in-translation/): Après l’admirable Virgin Suicides (1999), Sofia Coppola confirme avec Lost in translation (2003) qu’elle n’est pas juste la fille de. Elle est. Une scénariste. Une réalisatrice. Elle possède même la grâce d’avoir sa « touch ». Là aussi, dans le film, une rencontre improbable entre un homme à la fin et une jeune femme au début. Toujours cette histoire de perte. Cette envie qu’on a d’être trouvé. Retrouvé. C’est ma première rencontre avec Scarlett Johansson (jeune) adulte. Avant il y avait eu L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Mais elle avait 13 ans. Elle le raconte dans La première chose qu’on […] - [Love Story](https://www.vivelaculture.com/love-story/): La musique de Francis Lai. La beauté d’Ali MacGraw. L’indolence de Ryan O’Neal. Le scénario à deux balles (le preppy tombe amoureux de l’étudiante qui s’occupe de la bibliothèque du campus, un cancer foudroyant tombe sur l’amoureuse). C’est le film qui m’a appris qu’on avait le droit de pleurer au cinéma (et dans la vie) et fait aimer les histoires d’amour tristes; toutes ces choses qui finissent mal parce qu’elle sont belles et que la beauté ne dure jamais. Comme disait Cocteau à propos de Radiguet : « il était si beau que j’ai tout de suite su qu’il ne nous était que […] - [Le Baron perché](https://www.vivelaculture.com/le-baron-perche/): Mort en 1985. A 62 ans. Trop jeune. Grâce à Dieu, il a eu le temps de nous laisser beaucoup de textes dont cette fable merveilleuse : Le Baron perché, l’un des trois volets de sa trilogie Nos ancêtres. Là encore, ce qui nous lie, c’est ce passage de l’enfance à l’adulte. Ici, à cause d’une dispute avec son père à propos d’un plat d’escargots, un gamin de 12 ans monte dans un arbre et n’en redescendra plus pendant 53 ans. L’histoire d’une sorte de Robinson italien qui raille notre médiocrité terrestre. Un régal qu’on retrouve dans La première chose qu’on […] - [Exister](https://www.vivelaculture.com/exister/): Poète 1903-1971 (écrasé par une auto). L’auteur qui m’a le mieux fait ressentir la beauté des mots. Il les utilisait avec prudence pour parler des choses les plus simples. Les objets. Une table de cuisine. Le souffle d’une femme. La pâleur d’une gorge. Jamais de mots plus hauts que les autres, non ; juste des assemblages, comme des perles, pour faire ressentir la grâce du monde, la lenteur et le temps. Ses mots livrent et délivrent les choses. Dans mon livre Follain a une place centrale. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive/): Un magnifique film noir, dans la tradition des films de Samuel Fuller (1912-1997), de certains livres de Lawrence Block et puis l’apparition, comme un ange noir, un Steve McQueen ultra sombre, d’un acteur prodigieux (déjà en lice pour l’Oscar du meilleur acteur en 2007 avec Half Nelson): Ryan Gosling. J’ai donné son physique au personnage principal de La première chose qu’on regarde, un garagiste, et j’en ai fait un poète qui découvre Jean Follain; un ange lumineux cette fois. - [D’eux](https://www.vivelaculture.com/deux/): A l’enterrement d’une jeune fille (qui travaillait avec moi), est passée la chanson Vole, composée par Jean-Jacques Goldmann. J’ai eu froid soudain. C’est une chanson de bord de précipice, d’ailes qui se déploient; une chanson assez courte et j’ai eu envie qu’elle puisse sauver quelqu’un, le retenir au lieu de le laisser partir et c’est ce qui arrive dans La première chose qu’on regarde. - [Les choses de la vie](https://www.vivelaculture.com/les-choses-de-la-vie/): « Je ne peux pas écrire un livre sans penser à Claude Sautet. Aux femmes de Claude Sautet. A Romy Schneider de Claude Sautet, en fait. Rien n’est daté dans ses films parce que l’âme humaine, le désir, des désillusions, le charme, la trahison, les promesses de l’amour n’ont pas d’âge. Ses films sont des thrillers. Ce ne sont pas les voitures ou les maisons qui explosent. Mais les couples, les cœurs. Toutes les choses de la vie. » Grégoire Delacourt - [Le dernier tango à Paris](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-tango-a-paris/): C’est l’une des histoires d’amour les plus désespérantes qu’il m’ait été donné de voir justement parce qu’il n’y a pas d’amour. Juste un désir ou un non désir de corps. De viande. De beurre. C’est une chute magnifique. Un chant désespéré. Bertolucci est un cinéaste important, dérangeant et libre. Dans Le dernier tango à Paris, Maria Schneider exhibe une formidable toison pubienne. Je l’évoque avec gourmandise dans La première chose qu’on regarde à l’heure où la dictature du porno impose l’épilation totale. - [Un été 42](https://www.vivelaculture.com/un-ete-42/): L’un des chefs d’œuvre avec Un été en Louisiane, de l’immense et discret Robert Mulligan (1925-2008). C’est le cinéaste de la perte. Du deuil. De l’innocence qui s’écrase contre le mur de la réalité. Le sang du garçon mort dans Un été en Louisiane, c’est aussi le sang des premières règles de Dani. Dans Un été 42, le jeune Hernie dévient un homme parce qu’un homme est mort. Ce qui me touche chez Mulligan, c’est l’effroyable constat que devenir adulte est une tragédie. Dans chacun de mes livres il y a cette douleur-là; quelque chose de l’enfance qui n’est jamais […] - [Le Meilleur de Michel Legrand](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-de-michel-legrand/): « Le très grand, même. Ce sont ses musiques, notamment pour le cinéma (Demy, Godard, Jewinson, Mulligan) qui me font regretter qu’il n’y ait pas dans la vie des musiques comme au cinéma. Je ne peux plus aller dans une gare où se séparent des gens sans entendre la chanson des Parapluies de Cherbourg. On entend le thème fabuleux d’Un été 42 dans La première chose qu’on regarde. » - [La première chose qu’on regarde](https://www.vivelaculture.com/la-premiere-chose-quon-regarde/): C’est à cause de Love Story tout ça. De la beauté d’Ali MacGraw. Je suis tombé amoureux d’elle. J’avais dix ans. Et je me suis demandé ce que je ferais, ce qui se passerait si elle entrait, comme ça, dans ma chambre. Comme dans la vraie vie de Steve McQueen. Quelle serait la première chose que je regarderais. Quarante ans plus tard, j’ai écrit ma Love Story. Mais c’est Scarlett Johansson qui entre dans la chambre. L’habit fait-il le moine ? - [Nova Express](https://www.vivelaculture.com/nova-express/): Figure de la Beat Generation, Burroughs fut celui qui remit au goût du jour la technique du « cut-up » inventée par Tristan Tzara puis reprise par Bowie pour l’écriture de certains textes et compositions. « Nova Express m’a vraiment rappelé Ziggy Stardust, que je vais adapter sur scène, confia Bowie en 1973. J’aimerais que les personnages et les acteurs apprennent des scènes qu’on mélangerait ensuite dans un chapeau et le jour de la représentation, ils les joueraient dans l‘ordre du tirage. » - [Secrets of the Beehive](https://www.vivelaculture.com/secrets-of-the-beehive/): Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film Furyo d’Oshima avec… David Bowie. - [Lonely Planet Boy](https://www.vivelaculture.com/lonely-planet-boy/): Si Jobriath ne connut jamais le succès des icônes de la scène glam, c’est peut-être tout simplement parce qu’il était originaire des États-Unis, un pays qui n’était pas préparé à accepter une créature si outrancière, si ouvertement gay. Il aurait peut-être fallu commercer par écouter ses disques : compositeur bouleversant, interprète éclatant, pianiste virtuose, Jobriath était un artiste incompris dont les albums résistent merveilleusement à l’épreuve du temps. - [The Chic Organization Boxset vol.1](https://www.vivelaculture.com/the-chic-organization-boxset-vol-1/): Après Scary Monsters, Bowie opère un changement à 180° en choisissant Niles Rodgers, le leader du groupe Chic, pour produire son album Let’s Dance, qui met sa carrière sur orbite en l’orientant vers un son FM d’une efficacité redoutable. Héros du disco, parrain du hip hop, ses productions mêlant sonorités soul, funk et euro-disco dynamitent les clubs new-yorkais avant de conquérir le monde et d’influencer, entre autres, Sugarhill Gang, Madonna, Prince, ou plus récemment Danger Mouse et Daft Punk. - [Heroes](https://www.vivelaculture.com/heroes/): Berlin fut le point d’ancrage d’une des périodes les plus prolifiques de Bowie. Entouré des fantômes de Munch, Brecht et Murnau, de travestis et de dealers, il y fit surgir sa fameuse trilogie berlinoise (1977-1979), soit Low, Heroes et Lodger, trois albums avant-gardistes qui – avec les albums d’Iggy Pop (The Idiot et Lust for Life), produits par Bowie dans la même ville, à la même période – constituèrent un terreau fertile pour la new wave et le funk urbain émergeant alors des décombres du punk. - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power/): En état végétatif pendant plusieurs mois au motif d’addiction lourde à l’héroïne, les Stooges de Detroit se reforment en 1973, sur l’invitation de David Bowie, pour réaliser ce troisième album enragé, sauvage, qui ouvre une brèche au punk quatre ans avant les premières déflagrations des Sex Pistols. Originellement produit par Bowie, l’album sera remasterisé par Iggy Pop lui-même en 1997, dans une version encore plus puissante que l’originale. - [Complete Works 1958-1965](https://www.vivelaculture.com/complete-works-1958-1965/): On l’appelait « l’Ange noir du rock’n’roll », un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui, à l’instar d’Hendrix ou du Legendary Stardust Cowboy, inspira à Bowie son double Ziggy. Le destin fictif de Ziggy épouse en effet étroitement les contours de celui, bien réel, du créateur de « Brand New Cadillac » : son ascension, sa chute et, dans l’intervalle, sa perte de contact progressive avec la réalité… - [Come, been and gone](https://www.vivelaculture.com/come-been-and-gone/): Chorégraphe phare de la scène londonienne, Michael Clark aime jouer avec les stéréotypes et les codes (vestimentaires, sexuels). Come, been and gone, sa dernière création, plonge dans l’univers musical de Bowie, convoque ses chansons et ses tenues, celles de ses collaborateurs (Lou Reed, Iggy Pop), et de ses influences revendiquées (Velvet, Kraftwerk) pour dessiner le portait en creux de toute une génération de danseurs marqués par Bowie, ses chansons, son mythe, ses personnages… - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele/): Bowie était si fasciné par le peintre Egon Schiele qu’il commanda personnellement plusieurs scénarios pour voir sa vie portée à l’écran. Le projet ne vit jamais le jour, mais l’on comprend aisément ce qui reliait les deux hommes. Même fascination pour le corps humain, même usage expressionniste du langage corporel, même goût pour l’érotisme, l’autoportrait… La pochette de l’album Heroes est, semble-t-il, un hommage à l’art de ce génie foudroyé par la grippe espagnole à l’âge de 28 ans. - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust/): Métaphore sur les mutations d’une rock star extraterrestre depuis son ascension jusqu’à sa chute dans un monde lui-même condamné à la destruction, The Rise and Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars marque les esprits plus qu’aucun de ses précédents albums. Un album de glam rock et de science-fiction à la fois dense et intense, énergique et lyrique, traversé de pulsions de vie et de mort et servi par le chant de Bowie et les éclats de guitare du génial Mick Ronson. Cinquante ans après, l’impact est intact. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs/): Dans ce roman écrit en prison, Jean Genet, solidaire « de tous les bagnards de sa race », peignait les homosexuels, les prostitués, les criminels, et célébrait la perversion, « les monstres » et les fastes de l’homo-érotisme dans les prisons et les bas-fonds. Pas étonnant qu’il ait autant fasciné Bowie qui rendit à l’auteur un hommage « probablement subconscient » en intitulant l’une de ses chansons « Jean Genie » sur l’album Aladdin Sane (1973)… - [26 mixes for cash](https://www.vivelaculture.com/26-mixes-for-cash/): Après avoir rempli les stades pendant les années 1980, Bowie fait un détour par le rock (Tin Machine) avant de se tourner vers un style expérimental, hybride, qui intègre pêle-mêle courant existant (rock industriel) et genres émergents (techno, drum’n’bass). Dans cet esprit, il scelle ses retrouvailles avec Brian Eno (Outside), multiplie les collaborations avec la nouvelle scène anglaise (Photek, Goldie) et commande des remixes à tout va, dont le fameux Heroes retoqué par Richard D. James – aka Aphex Twin. - [Le mime Marceau](https://www.vivelaculture.com/le-mime-marceau/): De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de Ashes to Ashes évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle… - [The Next Day](https://www.vivelaculture.com/the-next-day/): « J’ai toujours su qu’il m’appellerait pour refaire un disque. Je me demandais juste à quel moment ça arriverait », confiait récemment Tony Visconti le producteur « historique » de Bowie. Absent des radars depuis 2003, le chanteur est donc de retour avec The Next Day qu’on annonce partagé entre chansons typiquement « bowiennes » et pièces plus avant-gardistes… - [Seppuku](https://www.vivelaculture.com/seppuku/): De ce groupe magnétique qui offrit à la jeunesse de son époque le verbe, l’allure et le goût du danger qui lui faisait cruellement défaut à l’orée des années quatre vingt, ne subsistent qu’une trentaine de titres un peu fanés, des polaroïds. Et un seul véritable album : Seppuku, produit par Jean-Jacques Burnel, des Stranglers. Un album bleu nuit et rouge écarlate, baigné de crime et de sang et hanté par la voix blanche d’un Daniel Darc alors en pleine descente aux enfers. - [Chelsea girl](https://www.vivelaculture.com/chelsea-girl/): Chanteuse aux côtés de Lou Reed dans le premier album du Velvet Underground, The Velvet Undreground and Nico (1967), Christa Päffgen alias Nico enregistre la même année Chelsea Girl, son premier album solo qui compte sur la participation de presque tous les membres du Velvet (sauf Maureen Tucker) – et des composition notamment signées par Lou Reed, Bob Dylan, Tim Hardin et Jackson Browne. Un album étrange et envoûtant, où la voix grave de l’égérie de la Factory donne un aspect presque gothique à des chansons aussi austères que toxiques. - [Une vie bouleversée – Journal 1941 - 1943](https://www.vivelaculture.com/une-vie-bouleversee-journal-1941-1943/): Mars 1941. En pleine occupation allemande, Etty Hillesum, une jeune juive néerlandaise, entame son journal intime. Complété par les nombreuses lettres envoyées depuis le camp de Westerbork, jusqu’à cette carte jetée du train qui l’emmenait « à l’Est » le mardi 7 septembre 1943, ce journal est le récit d’une conversion et d’un éveil spirituel, le témoignage d’une adhésion à la vie extraordinaire. A ceux qui lui conseillaient de se protéger, parce qu’elle avait encore tant choses à donner aux autres, Etty Hillesum répondait : « C’est une curieuse surévaluation de soi-même, me semble-t-il, que de se considérer comme trop précieux pour partager […] - [Au cœur de la nuit](https://www.vivelaculture.com/au-coeur-de-la-nuit/): A la fin des années 70, Téléphone s’inspire directement des Who et autres Rolling Stones pour délivrer un rock énergique et des textes en français qui parlent directement aux ados de l’époque. Ce troisième album est celui qui voit Téléphone atteindre un succès qu’aucun autre groupe français n’avait atteint avant lui. Et ce n’était pas fini… Rock à guitares d’un côté, pop synthétique de l’autre, Téléphone et Taxi Girl sont les deux faces de la médaille « rock français ». A l’époque, il fallait choisir son camp… - [Les Enfants du Paradis](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-du-paradis/): Sur La Taille de mon âme, la valse lente de la chanson titre était inaugurée par les mots de Garance (Arletty) dans Les Enfants du Paradis de Marcel Carné (1945) : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour »… Le film de Marcel Carné était l’un des films fétiches du chanteur, tout comme Le Quai des brumes (1938) qui lui inspira ces vers dans la chanson Nijinsky : « Je dessine un nageur, vous le croyez noyé / je dessine une fleur, vous la voyez fanée ». - [Le soleil et l’acier](https://www.vivelaculture.com/le-soleil-et-lacier/): En novembre 1970, Yukio Mishima, l’un des plus grands écrivains contemporains japonais, se fait hara-kiri à l’âge de 45 ans. 10 ans plus tard, Daniel Darc enregistre Seppuku (Hara Kiri) avec Taxi Girl. Fasciné par les arts martiaux et les vertus du Bushidô des samouraïs, Darc révère l’auteur de La mer de fertilité et son œuvre qui célèbre le culte du corps et de la pureté, la recherche de la beauté, la suprême tentation de la mort… Mishima qui écrivait qu’ »une charpente puissante et tragique, une musculature sculpturale étaient indispensables à une mort noblement romantique« . - [Sun sessions](https://www.vivelaculture.com/sun-sessions/): « Elvis, il m’a peut-être raccourci la vie, mais il me l’a surtout sauvée ! L‘hôtel des cœurs brisés, c’est là où j’habite depuis un bout de temps… Et le plus beau disque du monde, c’est lui qui l’a fait avec les Sun Sessions…» Daniel Darc vénérait Elvis au point de se faire tatouer sur le flanc la pochette d’Elvis 56 ! Sur La taille de mon âme, son ultime album, Darc adressait un clin d’œil à son idole de toujours en chantant « My baby left me », fausse reprise et vrai hommage à l’interprète de « Heartbreak hotel. » - [Le Feu follet](https://www.vivelaculture.com/le-feu-follet/): Un homme en cure de désintoxication et découragé par la vie décide de mettre fin à ses jours. Il regagne alors Paris afin de dire adieu ses amis d’autrefois. Avant de s’ôter la vie, il laissera ses mots : «Je me tue parce que vous ne m’avez pas aimé, parce ce que je ne vous ai pas aimés»… Adaptation du roman éponyme de Drieu la Rochelle, le film de Louis Malle a longtemps été l’objet d’un culte confidentiel avant d’être reconnu à sa juste valeur. Une œuvre élégante et crépusculaire bercée par le piano de Satie et les improvisations de Miles […] - [Amoureux Foot](https://www.vivelaculture.com/amoureux-foot-copy/): Jacques Vendroux fait partie des témoins d’une époque où le jeu – et non les sex-tapes ou le montant des transferts – était au centre des discussions sur le foot. Les joueurs étaient abordables, le prix des places permettait d’emmener les enfants aux matches, les stades étaient à taille humaine et les soirées de championnat en multiplexe diffusées à la radio. C’était avant l’apparition des droits télé, des joueurs-enfants sans repères et des grèves dans les bus. Jacques Vendroux, l’homme des soirées en direct à la radio, nous parle d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas […] - [Débordements](https://www.vivelaculture.com/debordements-copy/): Le football est le sport le plus populaire au monde. Le plus médiatisé aussi. A ce titre, il est le reflet de notre société, de ses travers, de ses dérives nationalistes, financières, mafieuses. À travers treize histoires de joueurs qui ont enflammé les esprits des amoureux du beau jeu, mais que des esprits mauvais ont taclé sauvagement, l’équipe composée de Villepreux, Mouhoubi et Bernard nous raconte l’évolution de ce sport que l’argent a transformé en une créature infernale que plus personne ne semble pouvoir contrôler. - [Damned United](https://www.vivelaculture.com/damned-united/): « Alles, was ihr erreicht habt, habt ihr durch gottverdammten Betrug erreicht. » Mit diesem Satz führte sich Brian Clough als Trainer bei Leeds United ein. Und damit nicht genug. Er empfahl den erfolgsverwöhnten Kickern auch noch: « Werft alle Pokale und Medaillen in den größten Mülleimer, den ihr finden könnt! » Kein Wunder, dass Brian Clough dann schon nach nur 44 Tagen als Trainer wieder gefeuert wurde, da er sich nicht nur die Spieler sondern auch die Chefetage zum Feind machte. Dabei war Clough nicht nur einer der meist gehassten Trainer in England, sondern auch einer der erfolgreichsten. Nur eben nicht bei United. […] - [A tribute to Jack Johnson](https://www.vivelaculture.com/a-tribute-to-jack-johnson-2/): Auch wenn Fußballfans gerne und sogar oft innbrünstig im Stadion singen, hat der Fußball Musiker bisher nur selten inspiriert. Da haben es Boxer anscheinend leichter. So ist Jack Johnson, der erste schwarze Boxer, der im Jahr 1908 Weltmeister wurde, für Miles Davis einer seiner große Helden. Der legendäre Musiker schrieb den Soundtrack für einen Dokumentarfilm über Johnson. Es ist eines der besten Alben von Miles Davis aus seiner Jazz-Rock-Phase. - [Flucht oder Sieg](https://www.vivelaculture.com/flucht-oder-sieg/): John Huston hat in seiner langen Karriere als Regisseur nicht nur unvergessliche Meisterwerke gedreht. So kann man sich heute weder Sir Michael Caine als Fußballspieler noch Silvester Stallone als Torwart vorstellen. Und das spielt dann auch noch alles in einem Kriegsgefangenenlager während des II. Weltkriegs, wo Häftlinge gegen eine Mannschaft der Wehrmacht kicken. Und auch Péle spielt mit. Und dreimal dürfen Sie raten, wer im Film gewinnt? - [Rummel im Dschungel: Eine Reportage aus Kinshasa](https://www.vivelaculture.com/rummel-im-dschungel-eine-reportage-aus-kinshasa/): Als 1974 die Fußball-WM in Deutschland stattfindet, ist der weltweit populärste Sportler Muhammad Ali. Sein Kampf gegen George Foreman wird zur Legende. Alle Experten sagten die Niederlage von Ali voraus, der dann aber in der 8. Runde Foreman mit einem K.O. besiegte. Bill Cardoso gehört wie Hunter S. Thompson, dem er sehr nahesteht, zu den Vertretern des « Gonzo »-Journalismus. Ihm geht es in seiner Reportage weniger um den Boxkampf, als die Stimmung und den Pressewirbel. So musste das Duell der beiden Giganten um einen Monat verschoben werden, weil sich George Foreman am Auge verletzt hatte. Bill Carduso verbrachte einen verrückten Monat […] - [Keine Kunst](https://www.vivelaculture.com/keine-kunst/): Der ungarische Schriftsteller Peter Esterhazy ist einer der beliebtesten literarischen Feingeister des deutschen Feuilletons. Und wenn der Adelige und Herr Graf nicht nur mit Worten jongliert, sondern auch mal selber Fußballspieler war, so reagieren von der Zeit bis hin zu Elf Freunde alle total verzückt. Und dann hat Esterhazy seiner Mutter noch ein Buch gewidmet, in dem es vor allem um Fußball geht. Um die große ungarische Nationalmannschaft, die 1954 in Bern den Deutschen unterlag. Und Ferenc Puskás, der größte ungarische Fußballspieler aller Zeiten, war anscheinend auch ein Verehrer der Frau Mama. Ungarn ist übrigens nach einer gefühlten Ewigkeit wieder […] - [Spiel der Götter](https://www.vivelaculture.com/spiel-der-gotter/): Spiel der Götter vom tibetanischen Regisseur Khyentse Norbu erzählt von zwei jungen Mönchen, die leidenschaftlich gerne die Spiele der WM 1998 schauen. Doch dies darf nur heimlich geschehen. Als sie dann einmal erwischt werden, steht das Endspiel Brasilien-Frankreich zunächst in weiter Ferne… Fußball verzaubert hier auch die buddhistischen Mönche im Himalaya. Und wenn man sich dann die Kabinettstückchen von Zidane auf einem kleinen Schwarz-Weiß-Fernseher zu Gemüte führt, kann einem der Fußball auch Tausende Kilometer vom Stade de France entfernt eine Idee vom Nirvana vermitteln. - [Le dernier penalty (Der letzte Elfmeter)](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-penalty-der-letzte-elfmeter/): In einem brandneuen, bisher nur in Frankreich erschienenen Sachbuch über die Folgen eines verschossenen Elfmeters für die Weltpolitik nimmt der Autor Gigi Riva eine Verschwörungstheorie aus dem Balkan auf. Was wäre, wenn der bosnische Kapitän der jugoslawischen Fußballnationalmannschaft 1990 im Viertelfinale gegen Argentinien nicht gepatzt hätte? Hätte sich der Zerfall des Vielvölkerstaates vielleicht aufhalten lassen? Fakt ist, dass ein Fußballspiel zwischen Roter Stern Belgrad und Dynamo Zagreb ebenfalls 1990 in eine Massenschlägerei ausartete. Für viele war dies der Beginn der folgenden Jugoslawienkriege… - [Scott Manson: Der Wintertransfer](https://www.vivelaculture.com/scott-manson-der-wintertransfer/): Bekannt wurde Philipp Kerr durch seine Berliner Trilogie, in der ein deutscher Detektiv während des 2. Weltkriegs seine Fälle löst. Genauso detailverliebt beschreibt der Krimiautor aus Schottland nun seinen Ermittler Scott Manson, der einen Mord am Trainer des Clubs London City aufklären muss. Dabei ist der Clubbesitzer übrigens Ukrainer… Ähnlichkeiten mit real existierenden (Fußball-) Verrückten sind natürlich rein zufällig… - [Unnützes Wissen Fußball: 1374 skurrile Fakten, die man nie mehr vergisst](https://www.vivelaculture.com/3-unnutzes-wissen-fusball-1374-skurrile-fakten-die-man-nie-mehr-vergisst/): Egal ob in Deutschland oder in Frankreich: Während der EM nimmt die Anzahl der Fußballexperten, Hobby-Trainer und Besserwisser rasant zu. Wenn Sie also in größerer Runde schon immer einmal mit unnützem Fachwissen glänzen wollten, sollten Sie zu diesem Büchlein greifen. Dann können Sie stolz erzählen, dass 74% aller deutschen Männer am liebsten Fußballprofis geworden wären, viele Spieler mit Models liiert sind oder dass die FIFA mehr Mitgliedsländer als die UNO hat. Insgesamt gibt es 1374 dieser unnützen Fakten. Da kann die Lektüre vielleicht spannender werden als so manches Vorrundenspiel… - [Der FC Bayern und seine Juden](https://www.vivelaculture.com/der-fc-bayern-und-seine-juden/): Man mag es kaum glauben, aber ausgerechnet der FC Bayern München stand in Deutschland einst für den unkonventionellen Fußball-David. Mit Kurt Landauer hatte man jahrelang einen jüdischen Präsidenten, der ausländische Trainer beschäftigte und sich schon in der Zeit der Weimarer Republik für den Profifußball aussprach. Unter Landauer und einem ebenfalls jüdischen Trainer holten die Bayern 1932 zum ersten Mal den deutschen Meistertitel. Nach der Machtübernahme durch die Nazis kam Kurt Landauer zunächst ins KZ und konnte später emigrieren. Der Sportjournalist Dietrich Schulze-Marmeling erinnert an dieses lange vergessene Kapitel des FC Bayern. - [Der Kick des Geldes oder wie unser Fußball verkauft wird](https://www.vivelaculture.com/der-kick-des-geldes-oder-wie-unser-fusball-verkauft-wird/): Der Fußball hat schon lange seine Unschuld verloren. Fußballvereine gehen an die Börse, gehören russischen Oligarchen, arabischen Ölscheichs oder amerikanischen Milliardären. Es gibt einerseits die finanzstarken Clubs wie Bayern München, Paris Saint-Germain, Real Madrid, FC Barcelona und fast die gesamte englische Premier League und andererseits viele kleinere finanzschwächere Teams, die den Anschluss längst verloren haben. Mit TV-Rechten und Merchandising werden Milliarden eingenommen und die Fußballtickets immer teurer. Jens Berger nennt in seinem Buch Zahlen und Fakten über das Big Business Profifußball. - [44 jours](https://www.vivelaculture.com/damned-united-44-jours/): Brian Clough avait le chic (anglais) pour se faire des ennemis, même au sein des équipes qu’il entrainait. Perfectionniste à l’égo surdimensionné, Clough ne laissait rien passer, pas plus à l’encadrement qu’au président ou aux joueurs. Les 44 jours qu’il passa à la tête du Leeds United avant de s’en faire renvoyé restent célèbres dans les mémoires des supporters anglais. Rarement entraineur aura été plus détesté de tous. Brian Clough n’en restera pas moins un des plus brillants entraineurs anglais et un des plus titré. Mais pas avec Leeds United ! David Peace, un des plus brillants écrivains anglais de […] - [A tribute to Jack Johnson](https://www.vivelaculture.com/a-tribute-to-jack-johnson/): Même si on entend beaucoup chanter dans les stades, le football n’est pas une grande source d’inspiration pour les musiciens. La boxe un peu plus, tout du moins quelques une de ses grandes figures. Jack Johnson, le premier boxeur noir champion du monde des poids lourds en 1908, est une des figures du panthéon personnel de Miles Davis. A tribute to Jack Johnson est la musique d’un documentaire consacré au boxeur. Un des meilleurs albums de Miles Davis de sa période dite jazz-rock, avec Herbie Hancock, Billy Cobham et un John McLaughlin de feu. - [À nous la victoire](https://www.vivelaculture.com/a-nous-la-victoire/): Pendant la seconde guerre mondiale, le directeur d’un camp de prisonniers veut organiser un grand match de foot avec, d’un côté, une équipe de la Wehmarcht, et de l’autre des prisonniers emmenés par un ancien international anglais (Michael Caine). Oui mais voilà, dans les prisonniers il y a aussi Silverster Stallone (gardien de but) et… Pelé. Et qui croyez-vous qui gagna ? - [K.O. à la 8ème reprise](https://www.vivelaculture.com/k-o-a-la-8eme-reprise/): En 1974, année de la coupe du monde disputée en Allemagne, le sportif le plus populaire au monde est un boxeur. Muhamed Ali. Opposé à George Forman dans un de ces combats qui font les légendes, Ali, donné perdant par tous les spécialistes, mit Foreman K.O. à la 8ème reprise. Proche d’Hunter S. Thompson, Bill Cardoso, partisan lui aussi d’un journalisme « gonzo » à la première personne, ne raconte pas le combat mais l’ambiance qui régnait au cours du mois qui précéda le combat (programmé au mois de septembre, le combat fut décalé en octobre à cause d’une blessure […] - [Football de légendes, Une histoire européenne](https://www.vivelaculture.com/football-de-legendes-une-histoire-europeenne/): Le Championnat d’Europe de football qui se tiendra en France cet été, a donné à la revue Desports l’envie d’un numéro hors-série où trente écrivains commentent trente photographies de trente joueurs qui ont bâti la légende du football européen. Roberto Baggio par Roberto Saviano, Franz Beckenbauer par Volker Schlöndorff, George Best par John King, Oleg Blokhine par Andreï Kourkov, Bobby Charlton par David Peace, Zinedine Zidane par Jean-Philippe Toussaint… Une aventure exposée sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris du 9 mai au 10 juillet 2016. Vous n’êtes pas obligés de venir en survêtement. - [La coupe](https://www.vivelaculture.com/la-coupe/): La Coupe, de Khyentse Norbu, raconte l’histoire de deux jeunes tibétains réfugiés dans un temple bouddhiste. Plus portés sur les histoires de ballon rond que sur la prière, ils vont tout faire pour convertir leurs condisciples aux joies du football, et pour suivre la finale de la coupe du monde 1998. Voir la joie qui illumine les visages d’une trentaine de moines bouddhistes entassés dans la salle commune d’un temple accroché aux flancs de l’Himalaya, galvanisés par les prouesses de Zidane sur une improbable télé en noir et blanc, à des milliers de kilomètres du Stade de France, donne une […] - [Le dernier penalty](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-penalty/): En 1990, l’équipe nationale yougoslave a manqué de se retrouver en quart de finale de la coupe du monde disputée en Italie. Il s’en est fallu d’un penalty manqué. Quelques mois plus tard, la guerre éclatait en Yougoslavie et l’équipe composée de Bosniaques, Serbes et Croates vola en éclats. Comme dans tout le pays, la tension était déjà palpable sur les terrains et dans les tribunes, comme lors de la rencontre Dynamo Zagreb – Étoile rouge de Belgrade du 13 mai 1990 qui fut l’occasion de bagarres qui provoquèrent des centaines de blessés. À travers l’histoire de la dernière équipe […] - [Le Mercato d’hiver](https://www.vivelaculture.com/le-mercato-dhiver/): Philip Kerr s’est fait connaître avec sa trilogie berlinoise dans laquelle un détective allemand enquêtait dans Berlin pendant la seconde guerre mondiale. Avec le même sens du détail et une structure narrative solide comme une défense italienne, l’auteur écossais plante son détective Scott Manson, dans les vestiaires de club de London City, engagé par son propriétaire ukrainien pour retrouver l’assassin du manager sportif du club. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés… - [Comment regarder un match de foot](https://www.vivelaculture.com/comment-regarder-un-match-de-foot/): La France est un pays de quarante millions de sélectionneurs. Dans les cafés, au bureau, dans les transports, tous les jours on fait et on refait la composition des équipes et on commente telle ou telle phase de jeu. Le problème est que tout le monde a les mêmes références piochées dans L’Équipe. Ce livre est donc fait pour tous ceux qui veulent clouer le bec à leur copain de bistrot en expliquant, par le menu et schémas à l’appui, la différence entre les tactiques de Guardiola et celles de Deschamps. Ça fait rêver, non ? - [Amoureux Foot](https://www.vivelaculture.com/amoureux-foot/): Jacques Vendroux fait partie des témoins d’une époque où le jeu – et pas le montant des transferts ou des sexe tapes – était au centre des discussions sur le foot. Les joueurs étaient abordables, le prix des places permettait d’emmener les enfants aux matches, les stades étaient à taille humaine et les soirées de championnat en multiplexe étaient diffusées à la radio. C’était avant les droits télé de centaines de millions d’euros, des joueurs-enfants sans repères et des grèves dans les bus. Jacques Vendroux, l’homme des soirées en direct à la radio, nous parle d’un temps que les moins […] - [Débordements](https://www.vivelaculture.com/debordements/): Le football est le sport le plus populaire au monde. Le plus médiatisé aussi. A ce titre il est un reflet de notre société, de ses travers, de ses dérives nationalistes, financières, mafieuses. À travers les treize histoires de joueurs qui ont enflammé les esprits des amoureux du beau jeu, mais que des esprits mauvais ont taclé sauvagement, l’équipe composée de Villepreux, Mouhoubi et Bernard nous raconte l’évolution de ce sport que l’argent a transformé en une créature infernale que plus personne ne semble plus pouvoir contrôler. - [Playstation 4 VR](https://www.vivelaculture.com/playstation-4-vr/): Le futur du jeu vidéo, c’est la réalité virtuelle. C’est la même révolution que quand le jeu est passé de la 2D à la 3D et qu’on a pu regarder partout, au-dessus, dessous, derrière, partout. Aujourd’hui, quand tu joues, tu es face à un écran plus ou moins grand mais quand tu tournes la tête, tu voies la vaisselle sale dans l’évier ! Avec la réalité virtuelle, tu es plongé DANS le jeu. Tu es immergé et ton cerveau achète tout de suite l’idée de cette immersion. Le système de Sony n’est pas le meilleur mais c’est le plus abordable […] - [Console Retro 5](https://www.vivelaculture.com/console-retro-5/): Contrairement à ce qui existe, cette console n’est pas trop chère. Tu peux brancher une dizaine de cartouches de formats différents et même brancher les manettes des consoles d’origine. Ça te permet de jouer à tes vieux jeux sur une télé moderne. C’est une bonne option pour rejouer aux jeux d’époque. - [Rainbow Six Siege](https://www.vivelaculture.com/rainbow-six-siege/): Mon chouchou du moment. C’est un FPS (First Personnal Shooter) mais beaucoup plus subtil qu’un Call of Duty où il faut juste défourailler sans vraiment réfléchir. Là, tu as deux équipes de cinq joueurs : une équipe retranchée, et l’autre qui doit rentrer pour la déloger. Ça se joue en trois manches gagnantes et tu changes de côté à chaque manche. Il n’y a pas de scénario, pas de lien avec une actualité quelconque. C’est un jeu de situation, presque un sport. C’est très stratégique, très équilibré, très bien fait. Depuis trois mois, je ne joue qu’à ça. - [Uncharted collection + Uncharted 4](https://www.vivelaculture.com/uncharted-collection-uncharted-4/): C’est un mix des Aventuriers de l’Arche perdue et de Tomb Raider. Le personnage principal est un archéologue, Nathan Drake, qui part à l’aventure et qui est plongé dans des histoires impossibles. Comme ce n’est pas un surhomme, il fait comme il peut pour s’en sortir. Le jeu est magnifique. Tous les quarts d’heure, tu t’arrêtes pour faire des photos avec l’éditeur de photos inclus dans le jeu, un peu comme si tu visitais réellement un site touristique. Nathan Drake, c’est un peu le fils de Lara Croft et d’Indiana Jones. - [Mad Max : Fury Road](https://www.vivelaculture.com/mad-max-fury-road-2/): Le meilleur film des dix dernières années pour un geek. Il s’inscrit parfaitement à la suite des trois premiers. Dans celui-là, on ne se bat plus pour de l’essence mais pour de l’eau et pour avoir sa propre descendance. Je trouve ça très fort symboliquement. Visuellement c’est étourdissant. C’est très lisible aussi, contrairement aux scènes d’action d’un James Bond dont le montage rend tout confus. Là, il y a des poursuites avec trente véhicules et tu es juste scotché sur ton siège de la première à la dernière minute. Et cette idée de génie du véhicule avec le guitariste pendu […] - [Star Wars, Le Réveil de la Force](https://www.vivelaculture.com/star-wars-le-reveil-de-la-force/): L’univers de George Lucas, c’est la pierre angulaire de la culture de tous les geeks. Lucas est le premier à avoir créé un univers qui a complètement débordé de son cadre d’origine. Le Réveil de la Force, nous offre quelque chose qu’on avait perdu avec les épisodes 1, 2, et 3 à savoir des personnages attachants qu’on peut aimer. Rey, l’héroïne, on a envie de l’aimer tout de suite. J’ai vu le film sept fois ! Je lui trouve pourtant quelques défauts – le manque d’action et le peu de nouveautés, de nouvelles créatures notamment – mais c’est un univers […] - [Geek-Art : Une Anthologie](https://www.vivelaculture.com/geek-art-une-anthologie/): « Les deux tomes de Geek-Art regroupent tous les univers de référence des geeks ; les mangas, Marvel, Harry Potter, la SF, les personnages de jeux vidéo… Le point commun des geeks ce sont les cultures de l’imaginaire. Ces livres regroupent donc des images créées par des artistes qui utilisent des techniques très variées et nous offrent des visions totalement différentes. Il y a vraiment tous les styles graphiques. Chaque page que tu tournes ouvre sur un univers surprenant. C’est splendide. » - [Gastronogeek](https://www.vivelaculture.com/gastronogeek/): « La grande force de ce livre c’est que les auteurs ne vont pas à la facilité en se contentant de jouer uniquement sur le visuel des plats. Ils ont travaillé avec des chefs étoilés pour mettre au point de vraies recettes inspirées de l’univers des films ou du jeu vidéo. Par exemple, pour Yoda, ils ont inventé une soupe à base de racines. Ils expliquent comment trouver les ingrédients. Ce ne sont pas des recettes de rigolos. Ça tire les gens vers le haut. Et c’est délicieux ! Thibaud a aussi sorti, sur le même principe, un livre sur les […] - [R-Cade : Flipper virtuel (prix au concours Lépine)](https://www.vivelaculture.com/r-cade-flipper-virtuel-prix-au-concours-lepine/): R-Cade fabrique aussi des bornes d’arcade, mais cette société a réussi à fabriquer des flippers avec des ordinateurs (un écran à l’horizontal, un à la vertical) mais qui reproduisent exactement les sensations des machines qu’on trouvait dans les cafés. Il y a même un tilt et un monnayeur ! D’accord, c’est cher. Mais quand on aime… - [The Arcade Company](https://www.vivelaculture.com/the-arcade-company/): C’est une façon de revenir aux jeux de notre jeunesse, ceux qu’on trouvait dans les salles d’arcade, ces endroits où, avant l’avènement des consoles de salon et des ordinateurs perso, se retrouvaient tous les fans de jeux vidéo. Dans les années 80, 90, les plus beaux jeux au monde se trouvaient dans les salles d’arcade. Ce fabricant a d’abord démonté et remonté des vraies bornes, puis il en a miniaturisé les composants pour proposer des bornes deux fois moins encombrantes. Elles sont superbes, on peut choisir son design, l’univers de son jeu préféré… Et en plus, tout est fait à […] - [Nos jeux vidéo 70-90 et 90-2000](https://www.vivelaculture.com/nos-jeux-video-70-90-et-90-2000/): Avec ces livres, j’essaie de retracer ce que les joueurs ont vécu depuis les années 80. Qu’est-ce que chaque jeu a apporté à l’histoire du jeu vidéo, comment il a été reçu, etc. Attention, c’est la vision d’un joueur normal – et plutôt maladroit !- pas celle d’un journaliste. Je reviens sur Doom par exemple, qui ressort ces jours-ci. A l’époque, c’était un jeu extrêmement violent, il est même à l’origine de la mise en place de la classification par âge des jeux vidéo. Aujourd’hui, ça ferait plutôt rire. Comme l’histoire du jeu vidéo est longue, j’en ai écrit deux […] - [Persepolis](https://www.vivelaculture.com/persepolis-copy/): Evidemment il y a l’adaptation de ces bandes dessinées en film d’animation en 2007, mais il faut reprendre le travail originel en noir et blanc du début des années 2000 pour comprendre encore mieux les espoirs suscités par la chute du dernier Shah d’Iran. Des espoirs douchés. Ce travail autobiographique permet aussi de mieux cerner ce qui se passe dans le cadre privé des maisons iraniennes. Comment chaque Iranien ou presque contourne les interdits et s’invente une double vie. Côté pile, ce que l’on présente à ses proches en privé et côté face, un tout autre comportement en public. - [Les putes voilées n’iront jamais au paradis](https://www.vivelaculture.com/les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradis-copy/): Cette romancière est une combattante, arrêtée à 13 ans parce qu’elle distribuait des tracts contre Khomeini, au début de la révolution islamique en 1979. Dans son dernier livre, elle prête sa plume à des femmes prostituées iraniennes. Il fallait, dit-elle, que « leur parole dénonce, choque et soit absolument politiquement incorrect et scandaleuse ». Efficace et nécessaire. - [Pourama Pourama](https://www.vivelaculture.com/pourama-pourama/): Pourama Pourama est la somme de trois pièces. Trois actes qui peuvent se prendre aussi indépendamment. Touch me, Taste me et Trade me sont trois récits à la première personne. L’acteur est formidablement beau. Il y raconte son Iran, ses souvenirs d’enfance pendant la guerre Iran-Irak des années 80, sa famille, son arrivée en France… Le spectacle Taste me est même l’occasion de partager un repas iranien ou d’entendre Gougoush. Il faut surveiller les prochaines représentations et en réclamer auprès du producteur marseillais. - [Ramesh](https://www.vivelaculture.com/ramesh-copy/): Avec Googoosh, Ramesh, c’est l’autre chanteuse incroyable et très populaire des années 70 en Iran, à réécouter en fermant les yeux pour imaginer ce pays à cette époque, quand les femmes avaient des droits et une place dans la société. - [Gougoush](https://www.vivelaculture.com/40-golden-hits-copy/): Gougoush se produit encore en Europe, en Allemagne principalement. Sinon sa nouvelle vie est à Los Angeles, surnommée « Tehrangeles » tant la communauté iranienne installée en Californie est forte. Elle enregistre encore des disques. Mais les meilleurs restent ceux de ses débuts. - [No Land’s Song](https://www.vivelaculture.com/no-lands-song-copy/): Sorti en salles au début de l’année 2016, No Land’s Song n’a pas eu le succès qu’il mérite. La réalisatrice Ayat Najafi signe un film dans l’univers de la musique en faisant entendre l’interdit : la voix des femmes. On peut regretter que les chansons soient trop courtes tant elles sont belles. Une voix devrait vous arracher des larmes, celle de la chanteuse Parvin Namazi. Une scène en particulier où un guitariste français peine à l’accompagner tant il est envahi par l’émotion. Sublime. - [Les Chats Persans](https://www.vivelaculture.com/niemand-kennt-die-persian-cats-copy/): La rage de vivre des Iraniens transpire dans le cinéma clandestin de Panahi comme dans ces Chats Persans. Ou comment jouer de la musique rock malgré les interdictions. Un film que l’on regarde différemment quand on connaît la fin tragique des acteurs tous ou presque tués dans un règlement de comptes aux Etats-Unis là où ils avaient trouvé refuge. - [Une Séparation](https://www.vivelaculture.com/nader-und-simin-eine-trennung-copy/): Quand vous parlez du cinéma iranien de ces dernières années à vos proches, ce film revient comme une référence. Personne n’a « détesté » Une Séparation. Oscarisé, césarisé, oursisé, Farhadi a tout gagné, surtout la notoriété. Son nouveau film Le Client vient d’être récompensé à Cannes par le prix du scénario et un prix d’interprétation masculine. Farhadi est le nouvel homme fort du cinéma iranien. - [Ceci n’est pas un film](https://www.vivelaculture.com/this-is-not-a-film-copy/): L’art du cinéma dans la clandestinité avec ce premier essai du réalisateur assigné à résidence. Un OVNI à découvrir absolument. Jafar Panahi réalise avec les moyens du bord, comme son téléphone portable, un film chez lui. Un presque huis clos. Et ceci est vraiment un film ! Plus tard, en 2015, son génie et sa malice lui feront tourner un autre film plus connu du grand public Taxi Téhéran. - [Le Ballon Blanc](https://www.vivelaculture.com/der-weise-ballon-copy/): Un film familial pour découvrir l’Iran avec le regard d’un enfant au moment où le pays célèbre le printemps, Norouz, l’équivalent de notre Nouvel An. La prochaine fois que vous verrez un ballon blanc au bout de la main d’une petite fille, vous ne pourrez vous empêcher de repenser à ce film, le premier du réalisateur Jafar Panahi, scénario en complicité avec son maître, un autre grand nom du cinéma iranien Abbas Kiarostami. - [Festival Cinéma(s) d’Iran](https://www.vivelaculture.com/festival-iranisches-kino-copy/): Les Pieds dans le Tapis, à ne pas manquer non plus en ouverture – et en présence du réalisateur Nader Homayoun – au Festival Cinéma(s) d’Iran. Depuis quatre ans, un bout du Quartier Latin devient persan le temps du festival. Cette édition met cette fois l’accent sur les comédies. Et présente de très grands films dont Le Client d’Asghar Farhadi qui vient d’être présenté et récompensé à Cannes. Un nouveau rendez-vous parisien à ne pas manquer pour casser tous les clichés sur l’Iran au travers d’une myriade de films et de documentaires. - [Persepolis](https://www.vivelaculture.com/persepolis/): Natürlich kennen alle den Film aus dem Jahr 2007. Aber man muss sich noch einmal die originalen Comics in Schwarzweiß aus den Jahren 2000-2003 genauer anschauen um zu verstehen, mit welchen Hoffnungen der Sturz des Schahs im Iran 1979 verbunden war. Enttäuschte Hoffnungen. Diese Comics von Marjane Satrapi beschreiben auch so treffend den Alltag der Iraner in ihren eigenen vier Wänden. Fast alle führen ein Doppelleben und versuchen, die zahlreichen Verbote zu umgehen. So verhält man sich im Iran privat ganz anders als im öffentlichen Leben. - [Les putes voilées n’iront jamais au paradis](https://www.vivelaculture.com/les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradis/): Verschleierte Nutten kommen niemals ins Paradies Die in Teheran geborene Autorin wurde bereits im Alter von 13 Jahren verhaftet, als sie zu Beginn der islamischen Revolution Flugblätter gegen Ayatollah Chomeini verteilte. 1993 flüchtete sie mit ihrer Familie nach Frankreich. In ihrem neuen Roman, der noch nicht auf Deutsch vorliegt, gibt sie den Prostituierten im Iran eine Stimme. Auch jenen Frauen, die längst im Grab liegen, die gehängt oder ermordet wurden. Ihr Buch prangert das iranische Mullah-Regime an, das den weiblichen Körper und Sinnesfreuden offiziell verabscheut. In Deutschland erschien bisher von Chahdortt Djavann u.a. ihr Roman Die Stumme, der von der […] - [Einbruch der Wirklichkeit](https://www.vivelaculture.com/einbruch-der-wirklichkeit/): Auf dem Flüchtlingstreck durch Europa Der Deutsch-Iraner Navid Kermani ist Schriftsteller, Journalist und Islamwissenschaftler. Immer wieder nimmt er Stellung zu politischen Ereignissen. So lehnte er den Irakkrieg ab, verlangte aber ein militärisches Vorgehen gegen den „Islamischen Staat (IS)“. Navid Kermani erhielt 2015 den Friedenspreis des Deutschen Buchhandels und reiste im gleichen Jahr auf der „entgegengesetzten“ Flüchtlingsroute von Budapest bis in die Türkei. Seine Erlebnisse schildert er in seinem Buch Einbruch der Wirklichkeit: Auf dem Flüchtlingstreck durch Europa. - [Ramesh](https://www.vivelaculture.com/ramesh/): Neben der Popikone Googoosh gehörte auch die 1946 geborene Ramesh mit ihrem etwas klassischeren Repertoir zu den populärsten Sängerinnen im Iran der 70er Jahre. Wenn man sich heute ihre Lieder anhört, kann man nur noch die Augen schließen und an eine Zeit zurückdenken, in der Frauen viel mehr Rechte besaßen und einen wichtigeren Platz in der Gesellschaft einnahmen. Das Schicksal von Ramesh nach der Revolution ist unklar. Im Internet findet man ebenso Gerüchte über ihren Tod wie das Dementi, sie habe sich nur zurückgezogen. - [40 Golden Hits](https://www.vivelaculture.com/40-golden-hits/): Die 1950 in Teheran geborene Tochter aserbaidschanischer Einwanderer wurde in den 70er Jahren nicht nur im Iran zum Superstar. So sang sie 1973 beim Festival in San Remo auch auf Italienisch und Spanisch und feierte im gleichen Jahr mit Desde hace tiempo vor allem in Südamerika einen Hit. Nach der islamischen Revolution 1979 blieb sie zunächst im Iran, durfte jedoch nicht mehr öffentlich auftreten. 2000 verließ sie dann ihr Heimatland und lebt heute in den USA. Sie gibt immer noch Konzerte und nimmt Platten auf. Aber ihre besten Lieder sang sie zu Beginn ihrer Karriere. - [No Land’s Song](https://www.vivelaculture.com/no-lands-song/): Im Iran dürfen Frauen nicht singen. Jedenfalls nicht öffentlich und vor Männern. Die iranische Komponistin Sara Najafi organisiert in Teheran trotzdem ein Konzert mit Sängerinnen aus Frankreich. Das iranische Kulturministerium ist jedoch dagegen. Man bedauert bei diesem Film lediglich, dass die Lieder zu kurz angespielt werden. Und berührend die Szene, als die Sängerin Parvin Namazi von einem französischen Gitarristen begleitet wird und dieser von seinen Gefühlen überwältigt ist. Der Film kam im Frühjahr 2016 in Deutschland ins Kino und läuft immer noch in einigen Programmkinos. - [Niemand kennt die Persian Cats](https://www.vivelaculture.com/niemand-kennt-die-persian-cats/): Das Filmfest München (23.6 – 02.07.2016) widmet dem kurdisch-iranischen Regisseur Bahman Ghobdi im Juni eine Retrospektive. Dabei werden alle seine sieben Langfilme gezeigt wie sein neuester Film A Flag without country als Europapremiere. Als Ghobadi 2009 ohne Erlaubnis mit Niemand kennt die Persian Cats ein Dokudrama über die Underground-Indie-Musikszene in Teheran drehte, geriet er in Konflikt mit der Zensur und musste das Land verlassen. Tragisch ist übrigens das Schicksal der Darsteller der real existierenden Band The Yellow Dogs, die im Film mitspielen. Zwei der vier Bandmitglieder wurden nach einem Streit 2013 im Exil in den USA erschossen. - [Nader und Simin: Eine Trennung](https://www.vivelaculture.com/nader-und-simin-eine-trennung/): Simin ist emanzipiert und möchte den Iran unbedingt verlassen. Ihr Mann Nader kann seinen kranken Vater nicht allein im Iran zurückzulassen. Ein Kompromiss ist unmöglich. Nader und Simin lassen sich scheiden… Mit einer sich ständig steigernden emotionalen Dramatik schafft der iranische Regisseur Asghar Faradi eine faszinierende Parabel über « Gehen und Bleiben », über « das Gefangen sein im eigenen Land ». Dafür erhielt sein Film den Goldenen Bären der Berlinale und den Oscar. Sein neuer Film The Salesman gewann in Cannes den Preis für das Beste Drehbuch und die Beste männliche Hauptrolle. Asghar Farhadi ist derzeit der bekannteste und erfolgreichste Regisseur im Iran. - [This is not a film](https://www.vivelaculture.com/this-is-not-a-film/): Der erste Film, den Jafar Panahi trotz Hausarrest und Berufsverbot drehte. Ein filmisches UFO, das man unbedingt entdecken sollte. Der Regisseur dreht zuhause, völlig abgeschottet von der Umwelt, mit bescheidenen Arbeitsmitteln wie seinem Handy einen Film. Und es handelt sich hier wirklich um Kino. 2015 dreht er erneut ohne Genehmigung auf engem Raum in einem Taxi. Der Rest ist Filmgeschichte: Taxi Teheran gewinnt den Goldenen Bären auf der Berlinale und wird ein enormer Publikumserfolg (im Westen). - [Der weiße Ballon](https://www.vivelaculture.com/der-weise-ballon/): Im Debütfilm von Jafar Panahi kann man den Iran ganz behutsam mit den Augen eines Kindes entdecken. Das Land feiert das „iranische Neujahrsfest“ Norouz. Die siebenjährige Razieh wünscht sich von der Mutter einen Goldfisch und darf ihn sich auch kaufen. Aber dann verliert sie den Geldschein und trifft auf einen afghanischen Ballonverkäufer… Das Drehbuch stammte übrigens von einem weiteren Meister des iranischen Kinos: Abbas Kiarostami. Der Film gewann 1995 die Goldene Kamera auf den Filmfestspielen in Cannes. - [Festival Iranisches Kino](https://www.vivelaculture.com/festival-iranisches-kino/): Schon seit vier Jahren wird das Quartier Latin in der ersten Juniwoche persisch. In diesem Jahr setzt das Filmfestival hauptsächlich auf iranische Komödien und zeigt so bedeutende Filme wie den neuen Film von Asghar Farhadi The Salesman, der soeben beim Filmfestival in Cannes mit zwei Preisen ausgezeichnet wurde. Und so haben die Zuschauer in Paris die einmalige Gelegenheit, sich anhand zahlloser Spiel- und Dokumentarfilme aus dem Iran ihr eigenes Bild über das Land im Umbruch zu machen, das die gängigen Klischees über den Iran konterkariert. - [Stations-service](https://www.vivelaculture.com/stations-service-copy-2/): Les stations-service ont jalonné les routes du monde entier, jusqu’à l’avènement des autoroutes et des hypermarchés plantés dans les zones périphériques de toutes les agglomérations. Elles furent un élément de l’architecture de nos villes et de nos routes. Arnaud Sompairac leur a consacré un ouvrage. Rappelons aussi que la firme Total avait commandé à Jean Prouvé un projet d’aménagement de ses stations. - [Tintin au pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir-3-copy-2/): Dans la première case de cette histoire de Tintin, on trouve …une pompe à essence. Un peu plus loin, après qu’ils viennent de faire le plein, les Dupont et Dupond reprennent en cœur un slogan publicitaire entendu à la radio : « Boum… Quand vot’ moteur fait boum… » et leur moteur d’exploser ! A cette époque, en 1950, le baril n’est pas encore au plus haut, mais l’or noir est déjà l’enjeu de bien des convoitises… - [Parking](https://www.vivelaculture.com/parking-copy-2/): Parking est une commande d’un monologue passée à François Bon, par ailleurs et par hasard, fils d’un père mécanicien-garagiste. Parking, c’est l’histoire d’un homme qui a abandonné la mère de ses deux enfants et qui se retrouve surveillant de parking. Là où on gare les voitures, comme si on les abandonnait pour un temps. - [Bagdad Café](https://www.vivelaculture.com/bagdad-cafe-copy-2/): Un motel planté au bord du désert, près de Las Vegas, le long de la Route 66, abrite en ses murs délabrés une tribu composée de doux originaux. Une touriste allemande, arrivée là par hasard après avoir été abandonnée par son mari, va redonner vie à cette étrange communauté, et le sourire à Brenda, la patronne. Un des grands succès des années 80. - [Route Nationale 7](https://www.vivelaculture.com/route-nationale-7-copy-2/): La Nationale 7, c’est un peu la version française de la Route 66 américaine. Du nord au sud, de Paris à Saint-Paul-de-Vence, près de mille kilomètres qui conduisent de la grisaille parisienne au ciel bleu de la méditerranée. Charles Trenet la créée en 1955, les Belges « chantants » Les Tueurs de la Lune de Miel (The Honeymoon Killers) en refont un tube 25 ans plus tard. - [(Get Your Kicks On) Route 66](https://www.vivelaculture.com/get-your-kicks-on-route-66-copy-2/): La Route 66 relie d’est en ouest, Chicago dans l’Illinois, à Santa Monica en Californie. Soit 3600 km, trois fuseaux horaires et huit états traversés. Un mythe popularisé par l’une des chansons les plus populaires du répertoire américain, écrite par Bobby Troup en 1947, interprétée une première fois par Nat King Cole, puis par des centaines d’interprètes dont Ray Charles, Chuck Berry, les Rolling Stones, The Cramps… et Depeche Mode en face B du single Behind The Wheel. Tout un programme. - [Rambler 65](https://www.vivelaculture.com/rambler-65-copy-2/): Ben Vaughn est l’un de ces auteurs-compositeurs-producteurs talentueux dont les Américains ont le secret de fabrication. Capable de passer de la scène à l’écriture de musiques de films, multipliant les projets, en 1996, Ben Vaught écrit, compose, joue et enregistre toutes les chansons de Rambler 65 dans une… Rambler 65. Musique américaine enregistrée dans une voiture américaine. What else ? - [Duel](https://www.vivelaculture.com/duel-copy-2/): Un représentant de commerce prend la route dans sa Plymouth mais alors qu’il fait beau et que la route est belle, un camion va le prendre en chasse et jouer avec lui au chat et à la souris. Premier (télé)film de Steven Spielberg, celui-ci applique une règle dont il va devenir un maître : retarder au maximum l’apparition de la menace, qu’elle reste un mystère pour le spectateur. Dans Duel on ne verra jamais le visage du camionneur, seulement ses bottes et son bras. C’est assez pour semer la terreur. - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt-3-copy-2/): En 1968, l’essence est bon marché, les constructeurs américains peuvent donc s’en donner à cœur joie et construire des bolides (muscle cars) motorisés par des V8 surpuissants. Bullitt a fait plus pour les ventes de la Ford Mustang GT Fastback conduite par Steve McQueen, et la Dodge Charger des tueurs qu’il prend en chasse dans les rues de San Francisco, que toutes les campagnes de pub. Une des courses poursuites les plus célèbres du cinéma qui prend fin dans une station-service, dont il ne restera pas grand chose… - [Le facteur sonne toujours deux fois](https://www.vivelaculture.com/le-facteur-sonne-toujours-deux-fois-3-copy-2/): Il existe quatre films tirés de ce roman de James M. Cain publié au milieu des années trente. La première, Le Dernier Tournant est française, réalisée par Pierre Chenal en 1939, avec Michel Simon dans le rôle du patron d’une station-service un peu vieux, un peu moche, qui, pour son malheur, a épousé une femme fatale (Lana Turner dans la version de 1946, Jessica Lange dans celle de 1981 signée Bob Rafelson). Le facteur… c’est l’histoire de gens ordinaires qui laissent leurs motivations profondes, le sexe et l’argent, les transformer en criminels. - [Tchao Pantin](https://www.vivelaculture.com/tchao-pantin-copy-2/): En 1983, Claude Berri (Le Vieil homme et l’Enfant) fait le pari de confier à Coluche, alors le comique le plus populaire de France, le rôle de Lambert, un pompiste dépressif et alcoolique. Un soir, son copain Youseff (Richard Anconina), un jeune dealer avec qui il passe une partie de ses nuits, est assassiné sous ses yeux. Lambert décide de le venger et retrouve pour ça ses vieux réflexes de flic. César du meilleur acteur pour Coluche en 1984. - [Der rote Elvis](https://www.vivelaculture.com/comrade-rockstar-search-for-dean-reed-copy/): Schon seit Jahren versucht Hollywoodstar Tom Hanks vergeblich, seinem Landsmann Dean Reed einen Film zu widmen: Der singende Cowboy lebte ab 1972 in der DDR, war Friedensaktivist, Marxist, Star im Osten und unbekannt im Westen. Er war Abenteurer, Entertainer, Idealist und Propagandist, und sein Leben endete tragisch mit einem Selbstmord, den einige sogar für Mord halten. Im Dokumentarfilm Der Rote Elvis sieht man Freunde, Regisseure und eine Ex-Ehefrau, die sich nicht nur positiv über den Sonnyboy äußern, der wohl nur im Osten zum (Film-)Star werden konnte und für einige sehr missratene DEFA-Filme wie Sing Cowboy Sing verantwortlich ist. - [Spur der Filme. Zeitzeugen über die DEFA](https://www.vivelaculture.com/defunte-defa-histoire-de-lautre-cinema-allemand-copy/): Wie in der DDR Filme entstanden, erfährt man auf über 500 Seiten in diesem Sachbuch, das anlässlich des 60. Geburtstags der DEFA erschien. Darin kommen 70 Regisseure, Kameraleute und weitere Filmschaffende, wie sie in der DDR genannt wurden, zu Wort. Spur der Filme ist mehr als nur ein Buch für Filmliebhaber, sondern vermittelt auch DDR-(Kultur-)Geschichte. Im Mittelpunkt stehen die Macher, die meist rückblickend reflektieren. Ein übersichtliches Register und ausführliche Inhaltsangaben runden das Werk ab. - [Heißer Sommer](https://www.vivelaculture.com/heiser-sommer-copy/): Über die Qualität der Songs von Schlagersängern kann man ja geteilter Meinung sein. Aber Frank Schöbel wurde mit seinen Schlagern in der DDR ebenso wie seine damalige Ehefrau Chris Doerk zum Star. Ganz amüsant ist dabei der DEFA-Kultfilm Heißer Sommer, ein echtes Musical und DDR-Road-Movie. Der gleichnamige Titelsong zum Film ist nur noch Kult. Vielleicht der einzige DEFA-Film mit schrägem Trash-Potential. - [Filmmusik Die Legende von Paul und Paula](https://www.vivelaculture.com/die-legende-von-paul-und-paula-copy/): Die Legende von Paul und Paula (1973) von Heiner Carow wird mit drei Millionen Kinozuschauern zu einem der größten DEFA-Hits. Unvergessen ist Angelica Domröse als Paula, eine alleinerziehende Verkäuferin, die sich auf eine Liebesgeschichte mit dem schlaksigen Außenhandelsreferenten Paul (Winfried Glatzeder) einlässt. Der Film ist ein Meisterwerk und fängt den DDR-Alltag ein wie kein zweiter. Berühmt wurde auch der Soundtrack um den Puhdys-Song Wenn ein Mensch lebt. Die ostdeutschen Altrocker sind längst Kult und beenden in diesem Frühling ihre Karriere. - [Das war nur ein Moment / Ein Hauch von Frühling](https://www.vivelaculture.com/das-war-nur-ein-moment-ein-hauch-von-fruhling-copy/): Der größte Star der DEFA ist eindeutig Manfred Krug. Er überzeugt mit einem großmäuligen, männlichen Charme und einer Unangepasstheit, die er in Figuren wie dem Zimmermann Balla im lange verbotenen Kultfilm Spur der Steine einfließen lässt. Auch Krug „machte rüber“ und wurde dann im Westen Deutschlands mit TV-Serien wie Liebling Kreuzberg zum Fernsehstar. In der DDR veröffentlichte Manfred Krug auch regelmäßig sehr erfolgreich Platten und ging als Sänger auf Tournee. Er ist in beiden Deutschlands ein Star, aber im Westen braucht und schätzt man den Sänger Krug nicht wirklich. - [Als wir träumten](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-reves-copy/): Andreas Dresen ist der wohl einzige ostdeutsche Regisseur seiner Generation, der bei der DEFA begann und sich auch international einen Namen gemacht hat. Neben der Romanverfilmung Als wir träumten über fünf junge Männer nach dem Mauerfall in Leipzig, zu Beginn der 90er Jahre, drehte Andreas Dresen sozial genau beobachtete Studien wie Halbe Treppe oder Sommer vorm Balkon. Letzteren schrieb Dresen gemeinsam mit Wolfgang Kohlhaase, dem wohl bedeutendsten Autor der DEFA, der u.a. auch Solo Sunny für Konrad Wolf schrieb. In Als wir träumten arbeiteten Dresen und Kohlhaase erneut zusammen. - [Night on Earth](https://www.vivelaculture.com/night-on-earth-copy/): In diesem Kultfilm des Amerikaners Jim Jarmusch mit böhmischen und deutschen Wurzeln geht es um Taxifahrer in verschiedenen Metropolen. Unvergessen ist der Auftritt Armin Mueller-Stahls als ostdeutscher Clown in einem New Yorker Taxi. Mueller-Stahl, der bei der DEFA große Rollen bekam, begann nach seiner Ausreise aus der DDR unter Fassbinder eine zweite Karriere. Dann entdeckte man ihn in Hollywood, wo er zu einem gefragten Star aufstieg. Er drehte in Filmen so bedeutender Regisseure wie Barry Levinson, Costa Gavras, David Cronenberg und Steven Soderbergh. - [Die Abenteuer des Till Ulenspiegel](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-de-till-lespiegle-copy/): Die einzige Regiearbeit von Gérard Philipe (mit etwas Hilfe von Joris Ivens) wurde ein großer Flop in den französischen Kinos. Der Film kam allerdings zu einem ungünstigen Zeitpunkt, nur wenige Wochen nach der Niederschlagung des ungarischen Arbeiteraufstandes 1956, in die Kinos. François Truffaut polemisiert gegen den Film und die Rolle der koproduzierenden DEFA wird tot geschwiegen. In der DDR läuft Till Ulenspiegel ganz gut und gelangt auch in die westdeutschen Kinos. Insgesamt drehte die DEFA zwischen 1956 und 1960 vier Koproduktionen mit Frankreich: u.a Die Hexen von Salem und Die Elenden. - [Solo Sunny](https://www.vivelaculture.com/solo-sunny-copy/): Der letzte Film des wohl besten DDR-Regisseurs über die Sängerin Sunny (Renate Krössner), die sich weder starren Bestimmungen noch den Männern anpasst, wurde zum größten Kinohit für Konrad Wolf. Dabei war die DDR nicht einmal so ganz seine Heimat. Der Sohn eines deutschen Kommunisten, der in die Sowjetunion geflohen war, kehrte als Soldat der Roten Armee nach Deutschland zurück. Das verarbeitete Konrad Wolf in seinem autobiografischen Film Ich war Neunzehn. Auch wenn der Filmemacher SED-Mitglied und überzeugter Kommunist war, gefielen seine Filme den Machthabern nicht immer. Sonnensucher, gedreht 1958, kam erst 1972 in die Kinos. Sein Bruder Markus Wolf war […] - [Jakob der Lügner](https://www.vivelaculture.com/jacob-le-menteur-copy/): Der einzige DEFA-Film, der eine Oscar-Nominierung (zum Besten Nicht-Englischsprachigen Film) erhielt. Nach dem Roman von Jurek Becker verfilmte Frank Beyer die Geschichte um den Juden Jakob, der in einem polnischen Ghetto den Menschen noch Hoffnung gibt. Jakob behauptet, ein Radio zu besitzen und berichtet von den Erfolgen der Roten Armee gegen die Nazis. Denn die Deportationen in die Todeslager sind schon in vollem Gange. 1999 gab es ein Remake in Hollywood. Die Hauptrolle spielte Robin Williams. Regie führte Peter Kassovitz. - [Die Mörder sind unter uns](https://www.vivelaculture.com/les-assassins-sont-parmi-nous-copy/): Der erste Film der DEFA war auch der erste deutsche Film nach dem Krieg: Die Mörder sind unter uns mit Hildegard Knef. Dort geht es auch um die Rechtmäßigkeit von Rache an einem ehemaligen Hauptmann der Wehrmacht, der Massaker anordnete. Staudte hatte ursprünglich einen Schluss im Sinn, in dem die Opfer Selbstjustiz üben. Die Russen redeten ihm das aus. Und so wurde in der SBZ und späteren DDR sehr schnell deutlich: Filme unterlagen der politischen Einflussnahme von Partei und Regierung und manchmal auch dem großen Bruder in der Sowjetunion. - [Comrade Rockstar : Search for Dean Reed](https://www.vivelaculture.com/comrade-rockstar-search-for-dean-reed/): Dean Reed, chanteur et acteur américain passé à l’Est fut baptisé « l’Elvis Rouge ». Devenue une super star derrière le rideau de fer, il remplissait les stades en Union Soviétique et dans tous les pays satellites. Dans les années 70, il s’installe à Berlin-Est et tourne dans les films de la DEFA, notamment dans les « films d’Indiens » dans lesquels les Indiens incarnent le peuple soumis par les impérialistes du XIXe siècle, les mauvais Américains. Marié à l’actrice Renate Blume, Dean Reed était très apprécié par le pouvoir communiste. Mais en 1986, il est retrouvé noyé dans un […] - [Défunte DEFA : Histoire de l'autre cinéma allemand](https://www.vivelaculture.com/defunte-defa-histoire-de-lautre-cinema-allemand/): Pendant plus de 40 ans, la DEFA – la compagnie cinématographique d’Allemagne de l’Est – a façonné le paysage culturel de la RDA et contribué à définir l’identité est-allemande fondée sur l’antifascisme et le socialisme. Ce livre vise à remédier à la méconnaissance que nous avons du cinéma est-allemand, qui ne fut pas seulement un vecteur de la propagande mais qui a engendré des œuvres estimables et des auteurs à part entière dans une époque particulière, celle de la guerre froide. - [Heißer Sommer](https://www.vivelaculture.com/heiser-sommer/): La DEFA a produit des films dans tous les genres : policier, drame, comique, film d’Indiens (le terme western était banni)… Dans les années 60, on y tourne même quelques comédies musicales comme ce « road movie est-allemand » au charme aujourd’hui quelque peu… désuet. Heißer Sommer, la chanson éponyme, a été l’un des grands tubes de la période. - [Die Legende von Paul und Paula](https://www.vivelaculture.com/die-legende-von-paul-und-paula/): La légende de Paul et Paula est l’un des plus grands succès du cinéma est-allemand avec plus de trois millions d’entrées en salle. Cette « Love Story » réalisée par Heiner Carrow (une jeune femme qui élève seule ses deux enfants et un jeune flic déjà marié s’aiment mais elle décèdera en donnant naissance à leur enfant) a su capter l’air du temps est-allemand comme peu de films à cette époque et devenir l’objet d’un véritable culte. La musique est des Puhdys, un groupe de rock vedette entre les Rolling Stones et les Bee Gees ; le morceau Wenn ein […] - [Das war nur ein Moment / Ein Hauch von Frühling](https://www.vivelaculture.com/das-war-nur-ein-moment-ein-hauch-von-fruhling/): Manfred Krug est l’une des plus grandes vedettes de la DEFA, interprète de rôles dramatiques comme dans Spur der Steine (La Trace des pierres), mais aussi de films de pur divertissement et de comédies musicales. En RDA, Manfred Krug est également connu comme chanteur populaire, sa musique navigue entre un jazz léger et le « Schlager » allemand (l’équivalent de la variété française) plutôt médiocre. Lorsqu’il migre en RFA en 1977, il rencontre le succès à l’Ouest en tant que comédien grâce à la télévision et devient ainsi une star dans les deux Allemagne(s). Mais ses talents de chanteur en […] - [Le Temps des rêves](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-reves/): Le Temps des rêves, d’Andreas Dresen, est une adaptation du best-seller allemand Als wir traümten (Quand on rêvait, Piranha éditions, 2015) de Clemens Meyer. Quand le mur tombe, cinq copains d’un quartier de Leipzig plongent dans un monde où tout semble devenir possible. Ils ouvrent un club techno, règlent leurs comptes avec des skinheads néo-nazis, tombent amoureux, se fâchent…mais le réveil est brutal. Andreas Dresen (né en 1964) est l’un des rares réalisateurs allemands venus de RDA à faire une carrière internationale. Il a déjà présenté deux films à Cannes Septième ciel, en 2008 et Pour lui, en 2011. - [Night on Earth](https://www.vivelaculture.com/night-on-earth/): Dans ce film culte de l’Américain Jim Jarmusch (d’origine tchèque), on sillonne les rues de cinq grandes capitales occidentales en compagnie de chauffeurs de taxi et leurs clients. A New York, le client est un ancien clown est-allemand interprété par Armin Mueller Stahl, la plus grande star allemande qui commença sa carrière dans des films de la DEFA, Jacob le Menteur (et joua dans sa version américaine). Après avoir tourné avec Rainer Maria Fassbinder, il entame avec beaucoup de succès une carrière aux Etats-Unis jouant notamment dans les films de Barry Levinson, Costa-Gavras, David Cronenberg ou encore Steven Soderbergh. - [Les Aventures de Till l'Espiègle](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-de-till-lespiegle/): Il s’agit de l’unique film réalisé par Gérard Philipe… qui fut un échec en France (descendu en flammes par François Truffaut) mais un succès en RDA et même en RFA, ce qui reste très rare pour un film de la DEFA. En France, on mentionne rarement le rôle joué par la DEFA qui, entre 1956 et 1960, coproduira également avec des sociétés françaises Les Sorcières de Salem (avec Yves Montant et Simone Signoret) et Les Misérables (réalisation de Jean-Paul Le Chanois, avec Jean Gabin). - [Solo Sunny](https://www.vivelaculture.com/solo-sunny/): Solo Sunny est le dernier film réalisé par Konrad Wolf. Le film raconte le parcours d’Ingrid, une ouvrière, qui décide d’entamer une carrière de chanteuse sous le nom de Sunny, pour oublier la réalité de la vie en RDA et sa vie privée qui ne la satisfait pas. Fils de communistes allemands réfugiés à Moscou au moment de la montée du nazisme, puis engagé dans l’armée russe, Konrad Wolf a tiré de cette expérience son premier film J’avais 19 ans. Malgré cet engagement sans faille, Wolf sera également soumis à la censure. Son film Sonnensucher tourné en 1958 ne sera […] - [Jacob le Menteur](https://www.vivelaculture.com/jacob-le-menteur/): Jacob le Menteur est l’unique film de la DEFA nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère (1977). L’histoire se déroule dans un ghetto juif polonais durant l’occupation nazie. Alors qu’il est détenu pour ne pas avoir respecté le couvre-feu, le vieux Jacob apprend l’arrivée imminente de l’Armée rouge et les succès des Alliés. Voulant redonner espoir à sa communauté, il prétend détenir un poste de radio et se met à inventer des nouvelles de leur progression. En 1999, Peter Kassovitz réalisa un remake de Jacob le Menteur avec Robin Williams dans le rôle titre. - [Les assassins sont parmi nous](https://www.vivelaculture.com/les-assassins-sont-parmi-nous/): Les assassins sont parmi nous, le premier film allemand de l’après-guerre, fut produit par la DEFA. Un chirurgien allemand traumatisé par ses années de guerre retrouve, dans un Berlin en ruines, un ancien commandant nazi responsable de massacres. Le réalisateur Wolfgang Staudte voulait d’abord que le soldat se fasse justice en tuant le commandant. Mais les autorités soviétiques ont préféré une autre fin. Dès ce premier film, le regard du grand frère soviétique planait sur les productions de la DEFA. - [Samsara](https://www.vivelaculture.com/samsara/): Grosse émotion. Claque. Sans voix off, juste les images 70mm et le son. Ça pourrait faire New Age à la Koyaanisqatsi. C’est tout le contraire. Koyaanisqatsi c’est relou, ça veut te faire chialer sur des petits enfants un peu sales. Là c’est tout le contraire. - [Les Huit Salopards](https://www.vivelaculture.com/les-huit-salopards-2/): Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une émotion d’ado au ciné. Je m’installe et là, pan ! le générique. C’est la première fois qu’il utilise une musique originale qu’il a commandé à son Dieu, (qui est le mien aussi), Ennio Morricone. Cette intro est juste parfaite. Cette caméra qui tourne autour d’une croix dans la neige, avec ce thème dément qui monte, quasiment un thème de film d’horreur. Je sautais sur mon siège tellement je jubilais… Et puis, il y a cette scène dans laquelle Samuel Jackson raconte comment le fils du général sudiste l’a sucé ! C’est […] - [Symphonie du Nouveau Monde Dvorak](https://www.vivelaculture.com/symphonie-du-nouveau-monde-dvorak/): On est passé à République il y a deux, trois jours (cet entretien a été réalisé fin avril). Il se passe quelque chose. C’était beau de voir cet orchestre, ces cuivres. En te déplaçant, tu n’entendais que les cordes ou que les cuivres, mais c’était marrant de voir un orchestre symphonique sur la Place de la République. Le seul truc, c’est qu’il faudrait que l’orchestre soit autour des gens pour que tout le monde puisse le voir et l’entendre. Mais c’était beau de voir ça. Je ne suis jamais allé à une manif du temps de mes études, mais là […] - [Brass Unbound et autres films](https://www.vivelaculture.com/brass-unbound-et-autres-films/): Les documentaires de Johan van der Keuken m’ont vraiment influencé dans mon travail. Quand je les ai vus, je me suis dit qu’on pouvait faire les choses différemment. C’est quelqu’un qui réutilise beaucoup ses images, qui essaie des décalages entre les images et la musique des scènes précédentes, qui joue avec la structure de ses films. Il se sert vraiment du son, de la musique… Il arrive vraiment à aller dans la cuisine des gens. Tu te demandes comment il est rentré là. Brass Unbound est très lié à la musique, mais tous ses films sont très bien. - [Le Jeu des perles de verre](https://www.vivelaculture.com/le-jeu-des-perles-de-verre/): « Ce n’est pas le roman dont on parle le plus quand on évoque l’œuvre d’Hermann Hesse mais c’est un bouquin que je relis régulièrement et dans lequel je pioche beaucoup. J’ai l’impression qu’il a été écrit pour moi. Quand je l’ai lu pour la première fois, j’étais en surexcitation totale. Ce petit garçon, le personnage principal du roman, choisi et pris en charge par une sorte de maître de musique, j’avais l’impression que c’était moi. Quant au jeu de perles qui donne son titre au roman, je m’en fais plein de représentations. Le Jeu des perles de verre, c’est un […] - [The Clock](https://www.vivelaculture.com/the-clock/): J’ai découvert par hasard cette œuvre à Venise, au cours de la Biennale. Je ne connaissais pas Christian Marclay. Je me pose dans la salle, je regarde ma montre : 15h38, et, sur l’écran, je vois 15h38. Je me dis, oui, c’est malin. Et puis le temps passe et à chaque fois il est l’heure qu’il est sur le film. Et ça dure 24h. Mais c’est pas juste montrer l’heure. Il y a un jeu, une recherche entre les différents plans des extraits utilisés. C’est ludique aussi. Et puis, dédier une œuvre au sujet le plus intéressant, le temps… Magnifique. - [Les Cahiers d'Esther](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-desther/): Pour moi, c’est l’homme le plus drôle de France. Le premier album que j’ai connu de Sattouf, c’est Le Retour au collège dans lequel il retournait dans une classe de collège. Comme il dessine super bien sur le vif, il change un trait sur un visage, toute l’expression change et tu comprends dix milliards de choses. Après Les Cahiers, il y a eu L’Arabe du futur. C’est fin, c’est subtil, c’est beau, c’est émouvant. Dans Les Cahiers d’Esther, que j’ai dévoré en une soirée, tu retrouves tout ça. C’est hyper touchant et toujours hyper drôle. - [Ça donne dans une cour](https://www.vivelaculture.com/ca-donne-dans-une-cour/): « C’est un ami, Renaud Faroux, un critique d’art, qui m’a fait découvrir la figuration narrative, ce courant de la peinture française des années 60 dans lequel on retrouve Jacques Monory, Gérard Fromanger, Peter Klazen et bien sûr Gérard Schlosser. A l’époque, ce mouvement n’a pas été très bien accueilli. En ce moment, je suis à fond dans Schlosser parce que je travaille sur un projet avec de l’animation mais c’est un peu trop tôt pour en parler… » - [La Double Vie de Clark Gaybeul](https://www.vivelaculture.com/la-double-vie-de-clark-gaybeul/): Edika me fait mourir de rire depuis que je suis ado. Je ne suis pourtant pas un gros lecteur de Fluide Glacial. Ado, j’étais surtout un lecteur de Gotlib. Mais Edika me fait simplement mourir de rire. J’ai toutes ses bandes dessinées. J’ai choisi La Double Vie de Clark Gaybeul parce qu’on sent l’humour d’Edika rien que dans la façon dont il écrit Gaybeul (Gable). C’est tordant. J’ai piqué des barres et des barres et des barres de fou rire. Il y a du texte à rallonge, c’est absurde, il y a des cases dans lesquelles il n’y a que […] - [The Rest is Noise](https://www.vivelaculture.com/the-rest-is-noise/): Ce livre est une somme sur la musique classique moderne au XXe siècle. Ça commence par Salomé de Strauss, ça passe par Stravinsky, Poulenc, Copland, Prokofiev, Chostakovitch, toutes les stars de la musique moderne. Ça met en rapport plein de choses, re-contextualise les œuvres dans leur époque. Et donne vraiment envie de se plonger dans toute cette musique. Je ne sais pas où Alex Ross (critique musicale au New Yorker ) est allé chercher ses informations mais tu as vraiment l’impression qu’il était en correspondance avec tous ces compositeurs. C’est plein d’anecdotes mais ça reste toujours très précis. Et en […] - [Nightclubbing (1973 -1986)](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-1973-1986/): Chroniqueur dandy, « Reporter de l’underground », Pacadis écrit depuis le mitan des années 1970 jusqu’à sa disparition en 1986 des articles pour le quotidien Libération sur la nuit, le rock, le cinéma, la drogue et la sexualité, en se mettant volontiers en scène sur le mode gonzo. Nightclubbing retranscrit avec un mélange de désenchantement et d’euphorie l’effervescence d’une époque en pleine mutation où défilent Gainsbourg, Warhol, Burroughs, Nico, Patti Smith, Iggy Pop, Jacno, Taxi Girl… - [The Raven](https://www.vivelaculture.com/the-raven/): A la sortie de l’album Seppuku, Taxi Girl est embarqué pour une vingtaine de dates au Royaume Uni, en première partie des Stranglers. Les deux groupes ont des atomes crochus et des points communs en pagaille : Seppuku a été produit par Jean-Jacques Burnel, avec la participation de Jet Black, le batteur des Stranglers, Dave Greenfield et Laurent Sinclair font sonner leurs claviers avec la même frénésie et la voix de Daniel Darc s’apparente à s’y méprendre à celle de Burnel sur la chanson titre de l’album The Raven (1979). Comme si ça ne suffisait pas, Burnel et Darc partagent la […] - [Bad Lieutenant](https://www.vivelaculture.com/bad-lieutenant/): Un flic pourri, endetté jusqu’à la moelle et en pleine déroute morale (alcool, crack, masturbation…) est touché par la grâce au moment où il touche le fond et finit par voir le Christ en enquêtant sur le viol d’une religieuse. Une histoire de chemin de croix et de rédemption au cœur des ténèbres servi par un Harvey Keitel assez stupéfiant de réalisme (dans un souci d’authenticité, les prises de drogues sur le tournage étaient réelles !). Tourné en seulement trois semaines dans les bas fonds de Manhattan, le film de Ferrara fera l’objet d’un remake plutôt réussi de Werner Herzog, avec […] - [Le Lycéen](https://www.vivelaculture.com/le-lyceen/): Bayon, LE critique musique du journal Libération à la prose sophistiquée et aux admirations fidèles (Manset, Alan Vega, Hubert Selby Jr, Murat….) immortalise l’éternelle bataille entre autorité et rébellion – vent de révolte contre conseil de discipline – dans ce premier roman sorti en 1987. Un récit d’une énergie noire qui sonde les graines de la violence, les racines du mal d’un dandy des préaux qui s’applique à voler et à vandaliser tout ce qui lui passe entre les mains pour se venger du monde qui l’entoure. - [Drugstore cowboys](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboys/): Côte Ouest, début des années 1970. Bob et Dianne, couple de junkies indécrottables, font main basse sur les drugstores de la côte Ouest pour se ravitailler en drogue et en cash. Le jour où une de ses amies meurt d’une overdose, Bob décide de décrocher et de trouver un emploi dans une usine. Il prend ses distances avec Dianne qui a choisi de poursuivre la même vie et son passé ne tarde pas à le rattraper. Second film de Gus Van Zant, Drugstore Cowboys relance la carrière de Matt Dillon, avec en prime, l’apparition de William Burroughs en vieux prêtre […] - [Alan Vega](https://www.vivelaculture.com/alan-vega/): Actif pendant l’essentiel des années 1970 au sein du combo proto punk Suicide, Alan Vega, avec Martin Rev, a ouvert la voie à toute la vague synthpop mais sa musique vient d’ailleurs : du blues, de la rue, et mêle rythmiques rockabilly et synthés antédiluviens, « Elvis jammant avec Kraftwerk » s’enflamment les gazettes spécialisées. En 1980, Alan Vega publie son premier album solo et décroche son premier hit, « Juke Box Babe », que Daniel Darc, fan de la première heure, jouait encore récemment sur scène. - [Crève Cœur](https://www.vivelaculture.com/creve-coeur/): Revenu parmi les vivants par la grâce d’une conversion au protestantisme, Darc refait surface en 2004 alors que plus personne ne l’attend, avec un album d’une épaisseur et d’une intensité dramatiques qui en disent long sur les enfers qu’il a traversés. Douloureux, tourmenté, perclus de remords et de regrets et, parfois, tout simplement sidérant de beauté, Crève Cœur recevra les dithyrambes d’une critique unanime et sera étrangement récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie… Révélation. - [Elvis’ Golden Records / Vol 3](https://www.vivelaculture.com/elvis-golden-records-vol-3/): D’un King l’autre… Durant l’été 1963, moins de trois mois avant l‘assassinat de John F. Kennedy, il y avait CE trente-trois tours dans les bacs nouveautés des magasins de disques et de transistors. Un fabuleux best of, rassemblant plus d’un single à faire bouger les garçons et frissonner les filles : « It’s Now Or Never », « I Feel So Bad », « Stuck On You », et le lacrymal « Are You Lonesome Tonight »… Royal ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks/): Dans le magazine Entertainment, Stephen King donne la liste de ses chansons préférées et place « Anarchy in the UK » en haut de la pile, avec le commentaire : « Cette chanson continue à résumer ce que j’aime dans le rock & roll, la colère, la joie et l’urgence, concentrées en trois minutes et demi de batterie et de guitares tronçonneuses. Bonheur suprême, même le nom du groupe suinte le rock & roll. » - [L’Atlas des automobiles américaines](https://www.vivelaculture.com/latlas-des-automobiles-americaines/): Un siècle de voitures américaines, des mythiques Ford T qui allaient révolutionner le monde, aux derniers bolides d’un siècle totalement voué au culte de l’automobile. Avec une mention spéciale pour les modèles des années cinquante si appréciés par l’auteur de Christine, des Ford Thunderbird aux élégantes et racées Corvette Chevrolet. - [Christine](https://www.vivelaculture.com/christine/): Quand Arnie rencontre Christine pour la première fois, il tombe d’emblée sous le charme. Ses formes parfaites, son châssis sublime, son étincelante robe rouge et blanche… Mais Christine est très jalouse, et ne supporte pas la petite amie d’Arnie. Le jeune homme aurait du se méfier : le petit nom de Christine, c’est Fury. Plymouth Fury modèle 1958, pour être précis. Une sacrée caisse, qui ne va pas tarder à sortir des clous et à très mal se conduire. L’adaptation du roman au cinéma par John Carpenter (The Thing, New York 1997) n’arrangera rien à l’affaire… - [Looper](https://www.vivelaculture.com/looper/): « Faut que je me retrouve et que je m’abatte » … L’utilisation de la machine à remonter le temps est interdite. Mais la mafia l’utilise pour ramener les gêneurs trente ans en arrière, à une époque où ils n’existent pas et où des tueurs, les « loopers », peuvent les abattre illico presto. Looper, un job facile. Efficace. Bien payé. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux (Bruce Willis, excellent) se retrouve face… face à lui, 30 ans plus tard. - [La séparation](https://www.vivelaculture.com/la-separation/): On est sûr d’une chose : dans la nuit du 10 au 11 mai, Rudolf Hess s’envole d’Allemagne pour négocier la paix avec les Anglais. Mais après ? Son avion a-t-il été abattu ? La guerre a-t-elle duré jusqu’en 1945, comme des archives l’attestent ? Un historien mène l’enquête à partir du destin de deux jumeaux aux trajectoires contrastées… Manipulations de l’histoire, distorsions temporelles et uchronie déviante : l’héritier de Philip K. Dick s’en donne à cœur joie. - [Voyage, Tome 1](https://www.vivelaculture.com/voyage-tome-1/): Eh bien non, Kennedy n’est pas mort en 1963. Sur l’impulsion de Nixon, la conquête spatiale a même connu un bond phénoménal lorsque – quelques années plus tard – Armstrong a mis le pied sur la Lune. L’objectif est désormais Mars, et certains sont décidés de faire coûte que coûte partie du voyage. Entre hard science-fiction et uchronie, un des meilleurs romans d’un auteur anglais très prolifique. - [La machine à explorer le temps](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-le-temps/): Un des nombreux chefs-d’œuvre de Wells, avec L’Homme invisible, L’Île du docteur Moreau ou La Guerre des mondes. Un fabuleux voyage dans le temps, et tout spécialement dans un avenir très lointain, où la terre, scindée en deux, abrite les inconsistants Élois en surface, et les terrifiants Morlok, réfugiés dans un monde souterrain franchement inhospitalier… Un grand classique. - [Call of Duty : Black Ops](https://www.vivelaculture.com/call-of-duty-black-ops/): Ce jeu de guerre nous entraînant dans les unités d’élites des forces spéciales lors de quelques-uns des plus dangereux conflits de l’Histoire cache de bien troublants secrets. Et notamment un personnage énigmatique et dangereux, Alex Mason, zoomé dans la foule qui regarde passer la limousine décapotable du président Kennedy, à Dallas, quelques secondes avant son assassinat. Bizarre, non ? - [JFK](https://www.vivelaculture.com/jfk/): Environ un an après l’assassinat du président Kennedy, les 888 pages du rapport Warren sont formelles : la tragédie n’a rien à voir de près ou de loin avec un machiavélique complot et Lee Oswald a agi seul. Mais le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison (dont ce film reprend les thèses, développées dans un livre assez convaincant malgré les zones d’ombre), ne l’entend pas de cette oreille et oriente son enquête vers la possibilité d’un complot. Un « incontournable » pour les partisans de la conspiration. - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid/): « La véritable histoire de l’Amérique, c’est l’histoire du crime », affirme en substance James Ellroy dans le prologue d’American Tabloid, premier volume d’une trilogie fleuve, complétée par American Death Trip et Underworld USA. Dans ce thriller historique dense, reposant la plupart du temps de manière méticuleuse sur des faits réels, l’auteur du Dahlia Noir, enfant terrible (et génie !) du roman noir américain, analyse les coulisses du pouvoir et ses rapports avec le crime, entre la fin des années cinquante et l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. À la frontière du polar et de l’histoire. - [Peggy Sue s’est Mariée](https://www.vivelaculture.com/peggy-sue-sest-mariee/): Coppola actionne la machine à remonter le temps et nous emmène dans les sixties. Lors d’une fête des anciens élèves, Peggy – qui vient de se séparer de son mari – tombe dans les pommes et se réveille… en 1960, en dernière année de lycée. Elle voit alors ses amis d’enfance, ses parents, son futur mari, ses rivales de l’époque et les autres garçons du collège avec un nouveau regard, celui d’une femme qui a désormais vécu. Et elle refait l’histoire… ou presque ! - [Écriture](https://www.vivelaculture.com/ecriture/): Écrit en grande partie durant la longue convalescence qui suit son grave accident de la route de 1999 (King avait été violemment renversé par une camionnette et laissé gravement blessé sur le bord de la route), ce livre lumineux et dense est à la fois une autobiographie, un guide pratique à l’usage des lecteurs de Stephen King et un formidable essai sur la création littéraire et la prétendue magie de l’inspiration. Un atelier d’écriture en compagnie du maître du thriller : le rêve ! - [L’affaire Charles Dexter Ward](https://www.vivelaculture.com/laffaire-charles-dexter-ward/): Charles Dexter Ward découvre la tombe d’un de ses descendants, Joseph Curwen, échappé de la chasse aux sorciers de Salem au XVIIIème siècle. Et petit à petit, l’homme perd pied, s’incarnant de manière effrayante dans le corps et l’esprit de cet ancêtre maléfique. Un « classique » de la littérature d’horreur dont s’est nourri Stephen King, et – accessoirement – un de ses auteurs préférés. - [22/11/63](https://www.vivelaculture.com/221163/): 2011. Grâce à une faille temporelle située dans la remise d’un diner (!), un enseignant propulsé en 1958 décide d’attendre cinq ans pour arrêter le bras armé de Lee Harvey Oswald et sauver la vie du président Kennedy. Avec 22/11/63, le maître du fantastique et de l’épouvante signe non seulement un immense thriller fleuve (près de 1000 pages), voyageant dans les labyrinthes du temps et de l’uchronie, mais aussi un vibrant hommage aux sixties des rutilantes américaines et du rock de Dick Dale et des Del Vikings.   - [L’Oiseau de feu](https://www.vivelaculture.com/loiseau-de-feu/): Chagall a beaucoup dialogué avec l’avant-garde artistique russe croisant quelques-uns de ses représentants dans une période essentielle de l’histoire de l’art moderne. Chagall et Stravinsky arrivent tous deux à Paris en 1910, date à laquelle le compositeur crée L’Oiseau de feu à l’Opéra de Paris, mais ce n’est que plus de trente ans plus tard que leurs chemins artistiques se croiseront, lorsque Chagall réalisera les décors et les costumes du ballet de son compatriote, à New York cette fois. - [Chagall et la Bible](https://www.vivelaculture.com/chagall-et-la-bible/): « Depuis ma première jeunesse, j’ai été captivé par la Bible. Dans les moments de doute, sa grandeur et sa sagesse hautement poétique m’ont apaisé. Il m’a toujours semblé et il me semble encore que c’est la plus grande source de poésie de tous les temps. » Marc Chagall s’attèle en 1931 à la réalisation d’une centaine d’eaux-fortes pour illustrer la Bible. Dès lors, pendant plus d’un quart de siècle, il ne cessera d’y revenir – y consacrant plus de 10 000 feuilles originales. Vidéo INA : Malraux puis Chagall lui-même parlent du rapport de Chagall à la Bible - [Coup de foudre à Notting Hill](https://www.vivelaculture.com/coup-de-foudre-a-notting-hill/): Prenez deux personnages que tout oppose, multipliez les occasions de rencontres désastreuses et… jetez-les dans les bras l’un de l’autre. Sur cette trame, Coup de foudre à Notting Hill, est un petit modèle du genre. Casting royal – Julia Roberts, star de Beverly Hills en transit à Londres, et Hugh Grant libraire au bord du dépôt de bilan à Notting Hill – humour british, brochette de second rôles parfaits, mise en scène sans temps mort, et… un amour partagé pour un tableau de Chagall (The Bride, 1950) dont Hugh Grant a punaisé un poster dans sa cuisine, mais dont Julia […] - [Livrer sur demande…](https://www.vivelaculture.com/livrer-sur-demande/): Août 1940. Le journaliste américain Varian Fry débarque à Marseille. Sa mission : venir en aide aux réfugiés et, en particulier, organiser l’évacuation d’artistes et de militants menacés par la Gestapo. À la fin de l’été 1941, il est expulsé du territoire, mais en l’espace d’une année son groupe aura sauvé des milliers de personnes de la déportation. Parmi les artistes exfiltrés par celui qui deviendra un Juste, on compte Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Max Ernst, Max Ophüls et un certain… Marc Chagall. - [Quelques pas dans les pas d’un ange](https://www.vivelaculture.com/quelques-pas-dans-les-pas-dun-ange/): Après avoir sorti six albums solo dans les années 1970 et effectué une belle carrière en tant que parolier pour Dutronc, Montand, Souchon, Julien Clerc, etc., David McNeil est devenu un écrivain reconnu. Il puise ici dans sa mémoire pour lever le voile sur son enfance passée auprès d’un génie – le peintre Marc Chagall, son propre père. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-2/): Dans le seul livre qu’il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte sa vie jusqu’en 1922. Depuis Vitebsk, la petite ville « triste et joyeuse » dans laquelle il passa son enfance, jusqu’à Paris où il découvrit « la lumière, la couleur, la liberté, le soleil, la joie de vivre », le lecteur croise, comme dans les tableaux du peintre, des personnages aériens, entre compagnons de route (Cendrars, Apollinaire, Braque, Soutine…) et personnages de l’époque (Lénine, Trotski…). - [La vie est un miracle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-un-miracle/): Une nouvelle ligne de chemin de fer doit transformer un territoire aussi désertique que désolé de la Bosnie en destination touristique de rêve. Mais la guerre va éclater et la voie de chemin de fer deviendra une voie de garage. Lorsque Kusturica évoque la guerre, la réalité se fait lyrique, onirique voire magique et se peuple d’animaux aux sentiments très humains : ours, ânesse, chien, chat, oie, pigeon… Un film qui emprunte autant à Capra qu’à Fellini. - [Les Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/les-oiseaux/): Deux sages athéniens décident de fuir la capitale, en proie à la décadence, et parviennent à convaincre les oiseaux de construire une cité entre ciel et terre, à mi-chemin entre les hommes et les dieux. Mais à peine la cité est-elle fondée qu’elle devient la cible des parasites… Une comédie grecque antique qui s’apparente à une fable sur les hommes et leurs limites ridicules, doublé d’une déambulation poétique autour de l’oiseau et de son chant, de sa fragilité et de son élévation. - [La Strada](https://www.vivelaculture.com/la-strada/): Réalisé par Fellini et mis en musique par Nino Rota, La Strada raconte l’histoire de Gelsomina, pauvre gamine vendue par sa mère au cruel forain Zamparo qui l’emmène sur les routes avant de l’abandonner purement et simplement au bord de l’une d’elles. Une immersion dans la vie précaire d’un cirque ambulant poignant de réalisme et de magie mêlés. Un film d’une poésie féérique porté par Giulietta Masina et Anthony Quinn … - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder/): En 1927, Calder créa un cirque miniature : des personnages à base de bois, de métal fin et autres ressorts, articulés pour se mouvoir comme des funambules, danser, faire de l’haltérophilie ou des acrobaties sur le ring. Le Grand Cirque Calder de Jean Painlevé (qui fut proche de Luis Buñuel et de Jean Vigo notamment) est un document brut sur ce cirque miniature où les grosses pattes de Calder, ce « géant aux airs de rossignol », font tournoyer tout une série de personnages et d’animaux dans le ciel. - [La vie en jeu](https://www.vivelaculture.com/la-vie-en-jeu/): Une biographie de Vladimir Maïakovski Poète visionnaire, porte-parole du mouvement futuriste né sur les braises de l’explosion artistique de la Russie des années 1910-1920 (Chagall, Eisenstein, Kandinsky, etc.), Vladimir Maïakovski était ce jeune homme « gâté par l’avenir » dixit Pasternak, qui se suicidera le 14 avril 1930, à l’âge de 36 ans ne pouvant se résoudre à être devenu le poète officiel d’un régime qui avait corrompu tous ses idéaux. Entre-temps, Maïakovski aura vécu une vie de passions amoureuses et politiques et inventé un nouveau langage, tout aussi tumultueux … - [Du monde entier au coeur du monde](https://www.vivelaculture.com/prose-du-transsiberien/): Nés la même année (1887), Cendrars et Chagall ont longtemps été amis avant de se brouiller. Du second, le premier écrivait : « Il dort, il est éveillé, il prend une église et il peint avec une église, il prend une vache et il peint avec une vache, avec une sardine… » En 2011 les éditions PUF rééditaient La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, le premier livre « texte-peinture simultané », illustré par Sonia Delaunay, un poème de 446 vers où Cendrars s’abandonne « aux sursauts de la mémoire » dans le train qui le mène de Montmartre à Moscou, puis de […] - [Chagall en Russie](https://www.vivelaculture.com/chagall-en-russie/): Après avoir marché dans les pas de Julius Mordecai Pincas – alias le peintre Pascin – et de Serge Gainsbourg, le prolifique Johann Sfar revisite la jeunesse de Marc Chagall pour une biographie rêvée du peintre transposée dans l’univers délirant du dessinateur. Un conte yiddish ancré dans un shtetl de la Russie tsariste, où l’on croise cosaques, égorgeurs, violonistes klezmer et même Jésus dans un dédale d’aventures exubérantes, entre Histoire, rêverie et poésie. - [New King of the Klezmer Clarinet](https://www.vivelaculture.com/new-king-of-the-klezmer-clarinet/): Née entre la Pologne, l’Ukraine et la Russie, la musique klezmer s’est dispersée avec les mouvements des populations d’Europe centrale et orientale pour trouver de nouvelles terres d’accueil. Nouveau roi autoproclamé des musiques juives, le clarinettiste français Yom multiplie les collaborations et incarne la vitalité de la scène klezmer. En 2008, il signe l’époustouflant New King of the Klezmer Clarinet, où il rend un hommage aussi joyeux qu’irrévérencieux au grand maître ukrainien Naftule Brandwein. - [Chagall entre guerre et paix](https://www.vivelaculture.com/chagall-entre-guerre-et-paix/): Les quelque 80 œuvres qui sont présentées du 21 février au 21 juillet 2013 au Musée du Luxembourg retracent le parcours artistique de Chagall à travers sa vie même: les années russes et la Première Guerre mondiale, le monde juif et sa persécution, l’expérience de la souffrance et l’appel du religieux. Et l’amour bien sûr … - [Dernier été du vieux monde](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde/): Cœurs éclatés, corps ravagés et âmes égarées dans la nuit de trop silencieux crossroads : tatoueur et illustrateur « à l’ancienne », Jean-Luc Navette développe une esthétique noire, qui s’inspire tout autant du rock alternatif que des gravures du XIXe siècle, du blues du delta du Mississippi que de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale. Un artwork idéal pour des disques de Nick Cave. Il devrait peut-être y jeter un coup d’œil … - [Histoires extraordinaires](https://www.vivelaculture.com/histoires-extraordinaires/): Ce recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire en 1856 est un grand classique de la littérature américaine, d’une richesse foisonnante. Poe y invente quasiment le roman policier (« La Lettre volée »), mais aussi ce fameux style Southern Gothic, qui mélange diverses influences européennes comme le conte d’horreur (« Morella ») et le gothique morbide allemand (« Ligeia », « Metzengerstein »). - [La Mort au crépuscule](https://www.vivelaculture.com/la-mort-au-crepuscule/): William Gray, vétéran du Vietnam et critique musical à ses heures, s’inscrit dans la tradition d’un Southern Gothic morbide et terrifiant, en plongeant le polar dans les pires cauchemars du genre. Ce roman noir a des allures de Nuit du chasseur hallucinée. Une nature sauvage ruisselante d’humidité, hantée de vieillards à moitié fous ou de bigots passablement perturbés, un monde rural et violent, rongé par l’alcool, les perversions, le fanatisme religieux ou la sorcellerie, bref le décor idéal pour une lutte à mort entre le bien et le mal : tout y est ! - [Et l’âne vit l’ange](https://www.vivelaculture.com/et-lane-vit-lange/): Sombre et violente histoire d’un gamin ayant grandi dans une secte religieuse et parti à la découverte d’un monde inquiétant, le premier roman de Cave, paru en 1989, est du pur Southern Gothic moderne. On y retrouve toutes les obsessions des chansons de Cave, qui s’affirme ici comme une sorte de William Faulkner rock’n’roll … - [Feel Like Going Home](https://www.vivelaculture.com/feel-like-going-home/): Sous-titré Légendes du blues et pionniers du rock’n’roll, cet ouvrage initialement paru en 1971, est une véritable bible. Guralnick, jeune journaliste blanc new-yorkais passionné de musique, a été l’un des premiers à aller à la rencontre d’un monde aujourd’hui disparu, celui des juke-joints, roadhouses et autres bars louches perdus en pleine cambrousse où jouaient ses idoles, de vieux bluesmen oubliés dont il a recueilli les incroyables témoignages. À la fois vivant et encyclopédique, personnel et minutieusement documenté : du journalisme comme on n’en fait plus ! - [The Proposition](https://www.vivelaculture.com/the-proposition/): Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, Ghosts… of the Civil Dead en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre La Route (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de The Proposition, superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même. - [La Nuit du chasseur](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur/): Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée. - [The Soul of a Man](https://www.vivelaculture.com/martin-scorcese-presente-the-soul-of-a-man/): Bel hommage de Wim Wenders, cinéaste fou de musique, à trois bluesmen mythiques, Skip James, J.B. Lenoir et Blind Willie Johnson. Sorte de biopic en noir et blanc, son film est à mi-chemin entre le documentaire pointu et l’évocation onirique, superbement entrecoupé d’interprétations intenses de chansons de ces trois grands artistes par des musiciens hors-norme d’aujourd’hui comme The Jon Spencer Blues Explosion, Beck, Nick Cave ou Lou Reed. - [Les Ailes du Désir](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-du-desir/): Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « From Her To Eternity » et « The Carny », ainsi que Crime and the City Solution, groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low/): La « trilogie berlinoise » de Bowie (dont Low est le premier volet), enregistrée avec l’aide de Brian Eno, révolutionne la musique de cette fin des années soixante-dix, annonce la new-wave, l’ambient, bref, tout ce qui va suivre. Puisant leur inspiration dans une musique électronique allemande encore largement underground, ces trois albums saisissants n’auraient pas pu voir le jour ailleurs qu’à Berlin, dans les fameux studios Hansa, où les Bad Seeds enregistreront quelques années plus tard leurs premiers albums. - [American III : Solitary Man](https://www.vivelaculture.com/american-iii-solitary-man/): Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « One » de U2 … Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « The Mercy Seat » de Nick Cave – chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant. - [Father of folk blues](https://www.vivelaculture.com/father-of-the-delta-blues/): Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « Death Letter Blues » ou « John The Revelator » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de Canned Heat. Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire … - [Murder Ballads](https://www.vivelaculture.com/murder-ballads/): Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « Where the Wild Roses Grow », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « Henry Lee » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale. - [Kicking Against the Pricks](https://www.vivelaculture.com/kicking-against-the-pricks/): Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« Hey Joe »), le Velvet Underground ou la variété (« By The Time I Get to Phoenix ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral ! - [Push The Sky Away](https://www.vivelaculture.com/push-the-sky-away/): Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe – dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! – explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante … - [Les Fiancés : Histoire milanaise du XIIe siècle](https://www.vivelaculture.com/les-fiances-histoire-milanaise-du-xiie-siecle/): On sait que Verdi a dédié son Requiem au poète et dramaturge milanais Alessandro Manzoni. Tenant de l’école romantique, catholique éclairé, partisan de l’unification italienne, il aura laissé à la postérité Les Fiancés, énorme roman (près de mille pages) traitant des amours contrariées de deux villageois dans l’Italie du XVIIe siècle. - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello/): De nombreux créateurs – Verdi, Wagner, le peintre Delacroix… – auront trouvé leur inspiration dans l’œuvre de Shakespeare. Le cinéaste prodige Orson Welles s’y est attaqué un siècle plus tard. Entre sa version de Macbeth (1947), et son chef d’œuvre La Soif du Mal (1958), il tourne une adaptation d’Othello qu’il met quatre longues années à mener à bien. Et sa patience s’en trouvera récompensée car avec lui, la jalousie destructrice et sans fondements du Maure Othello pour son épouse Desdémone garde toute sa dimension. - [La Traviata](https://www.vivelaculture.com/la-traviata/): Ceux qui ont assisté à la représentation de La Traviata captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu’elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit Télérama. « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s’attache à l’histoire d’amour d’un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d’une héroïne qui s’étourdit pour oublier sa solitude, puis s’autorise une […] - [Dans la tête de Richard Wagner](https://www.vivelaculture.com/dans-la-tete-de-richard-wagner/): Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec Nabucco, Wagner avec Rienzi. Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des Walkyries, contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare ! - [Le Routard Milan 2013](https://www.vivelaculture.com/le-routard-milan-2013/): Aller à Milan, au nord de l’Italie, c’est bien sûr parcourir une ville hantée par l’opéra, suivre les traces des grands maîtres d’œuvre italiens à la Scala, cette prestigieuse et austère salle à laquelle « il faut faire la cour », comme l’écrit Alain Duault, où Rossini, Bellini et bien sûr Verdi créèrent leurs chefs d’œuvre. Un guide précieux pour le mélomane flâneur. - [1900](https://www.vivelaculture.com/1900/): Ce n’est pas un hasard si le grand film historique de Bertolucci commence par l’évocation de la mort de Giuseppe Verdi, le 27 janvier 1901. Car l’œuvre qui narre la vie parallèle de deux garçons nés le même jour, mais l’un du côté des paysans, l’autre fils de propriétaire, raconte bien la fin d’un monde, d’une société incarnée par le populaire compositeur. Elle s’achève lors de la seconde époque avec une autre mort emblématique, celle du fasciste Mussolini. Un film qui a fait date. - [Aïda](https://www.vivelaculture.com/aida/): On ne présente plus l’Espagnol Placido Domingo, personnalité illustre du monde de l’opéra, roi des ténors (avec Carreras et Pavarotti) qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire, depuis celui d’Alfredo dans La Traviata, au début des années 1960. Il attaque ici, en 1974, le monument Aïda, aux côtés d’une autre star, sa compatriote Montserrat Caballé, et dirigé par le très célèbre chef napolitain Riccardo Muti. Difficile de rater une pareille « dream team ». - [Senso](https://www.vivelaculture.com/senso/): Avec Le Guépard, Senso, tourné neuf ans plus tôt (1954), est l’autre grande fresque « garibaldienne » de Visconti, située dans cette période charnière de 1860-1863. Le film ouvre sur une représentation, à Venise, de l’opéra de Verdi La Trouvère que des nationalistes italiens interrompent pour protester contre l’occupation autrichienne. Le décor est planté, sublimé par les amours coupables d’une comtesse vénitienne et d’un soldat ennemi. Du merveilleux technicolor. - [Chroniques italiennes](https://www.vivelaculture.com/chroniques-italiennes/): Stendhal aura été l’écrivain français le plus passionné par l’Italie (avant Dominique Fernandez). Nous aurions pu tout aussi bien retenir son autre livre, Rome, Florence, Naples, mais nous avons choisi les Chroniques italiennes, parues dans la Revue des deux Mondes de 1837 à 1839, sans doute pour l’incroyable folie de ces histoires de parricides, de vengeances dont certaines se déroulent à l’époque où Verdi a situé son opéra Don Carlo, au XVIe siècle, dans une Europe en proie aux passions les plus extrêmes. - [Garibaldi, la force d'un destin](https://www.vivelaculture.com/garibaldi-la-force-dun-destin/): Une statue de Giuseppe Garibaldi se dresse sur une belle place de Nice, ville natale du grand général politicien, considéré aujourd’hui comme le père de l’unité italienne. Il voulait en finir avec les duchés, les petites royautés, et faire de Rome la capitale d’un vrai pays. Ses idées finiront par triompher, pour le grand plaisir de ses nombreux partisans, dont Verdi. Cette fresque aventureuse ne pouvait que séduire un amateur de grands personnages comme Max Gallo. - [La dame aux camélias](https://www.vivelaculture.com/la-dame-aux-camelias/): Verdi puisait beaucoup de ses histoires dans la littérature. Le mélodrame d’Alexandre Dumas fils qui racontait la passion entre la courtisane tuberculeuse Marguerite Gautier et son jeune amant Armand Duval, lui inspira son plus célèbre opéra La Traviata. Marguerite devint Violetta, et le succès fut tel qu’il inspira à Marcel Proust ce méchant commentaire : « Verdi a donné à La dame aux camélias le style qui lui manquait. » - [Le Guépard](https://www.vivelaculture.com/le-guepard/): Tiré du grand roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, sorti en 1963, est l’un des films les plus célèbres de Luchino Visconti. Il se déroule dans l’Italie chaotique du XIXe siècle, entre une aristocratie déclinante et les révolutionnaires partisans de Garibaldi, sur fond musical de Verdi et Bellini. Bals, beaux costumes, trahisons, beaux acteurs (Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale) : plus de trois heures de spectacle, et une Palme d’or au Festival de Cannes. - [Le sceptre d'Ottokar](https://www.vivelaculture.com/le-sceptre-dottokar/): Publié en 1938 en feuilleton dans Le Petit Vingtième, Le Sceptre d’Ottokar est l’une des aventures les plus romanesques et célèbres de Tintin. L’épisode se déroule dans un pays imaginaire d’opérette, la Syldavie. C’est surtout au cours de cette histoire de sombre complot contre le roi Muskar XII que notre vaillant reporter rencontre la cantatrice Bianca Castafiore, archétype de la chanteuse lyrique un brin ridicule et extravagante, qui reviendra souvent dans l’œuvre de Hergé. - [Verdi](https://www.vivelaculture.com/verdi/): Déjà auteur d’une biographie de Federico García Lorca dans la même collection, Albert Bensoussan s’attaque à un autre passionné de la vie, Giuseppe Verdi. L’auteur raconte la vie effervescente d’un artiste, né au sein d’une petite bourgeoisie campagnarde, qui a composé 28 opéras, et reste aujourd’hui placé au sommet du genre. - [Tutto Verdi : L'Intégrale des opéras](https://www.vivelaculture.com/tutto-verdi-lintegrale-des-operas/): Quoi de mieux que le Regio di Parmo, théâtre fondé en 1829, à Parme, non loin de l’endroit où Verdi a vu le jour, pour honorer la mémoire du grand compositeur, à l’occasion de son bicentenaire. C’est lui qui a produit cette somme, en proposant une série de grands opéras enregistrés sur sa prestigieuse scène. Accompagnés d’un brillant livret en quatre langues (anglais, italien, allemand, français), les trente DVD proposent l’œuvre complète du grand homme Aïda, Don Carlo, la Traviata, Rigoletto, Attila… avec les meilleurs chefs d’orchestre et chanteurs. - [Dexter - Saison 2](https://www.vivelaculture.com/dexter-saison-2/): Alfred Hitchcock n’a pas inventé le tueur en série au cinéma, même si dès son film muet The Lodger (1927), sur un assassin de femmes blondes, il s’y est intéressé. Il a surtout développé le fétichisme macabre attaché à ce type de meurtrier, de L’Ombre d’un doute à Psychose, sans oublier Les Oiseaux, un fétichisme et une double personnalité que l’on retrouve dans la série Dexter (adapté du roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter) où un expert de la médecine légale au service de la police devient tueur en série la nuit. - [The Essential Film Music Collection](https://www.vivelaculture.com/the-essential-film-music-collection/): Sans l’apport du compositeur Bernard Herrmann, certains des grands films d’Hitchcock n’auraient peut-être pas eu autant d’impact. On se souvient de la musique hystérique pendant le meurtre de la douche dans Psychose, réalisée avec des cordes lancinantes, des violons hurlants. L’artiste travaillera sur Vertigo et composera la symphonie orchestrale du final de l’Homme qui en savait trop, la version de 1956, où Hitchcock, facétieux, annonce même son concert à l’écran. Une anthologie angoissante. - [Hitchcock, édition définitive](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-edition-definitive/): En août 1962, Alfred Hitchcock (qui termine Les Oiseaux) recevait, dans son bureau du studio Universal, l’un de ses plus fidèles admirateurs, le réalisateur François Truffaut, pour une série d’entretiens. Bourré d’anecdotes, balayant en détail chaque film depuis la période du muet, le Hitchcock/Truffaut n’élude rien du tempérament complexe du maître, de ses rapports ambigus avec les femmes, jusqu’à dévoiler certains secrets du réalisateur. Au fil des pages, le réalisateur de Jules et Jim y redevient le critique des Cahiers du Cinéma qu’il fut, évoquant, enthousiaste, « la lucidité effrayante avec laquelle Hitchcock dénonce les offenses que les hommes font à […] - [Merci pour le chocolat](https://www.vivelaculture.com/merci-pour-le-chocolat/): Le critique et cinéaste Claude Chabrol a été l’un des premiers cinéphiles à comprendre l’importance d’Alfred Hitchcock alors considéré, pendant les années 1950, comme un simple artisan de série B. Le chef de file de la Nouvelle Vague (avec François Truffaut et Eric Rohmer) n’a jamais caché sa fascination pour le maître du suspense, dont il aimait le mélange de comédie et de perversité. Cette drôle d’ambiance imprègne une bonne partie de son œuvre, dont le thriller Merci pour le chocolat, titre poli pour un film froid et calculateur. Une œuvre au scalpel. - [Extinction Level Event](https://www.vivelaculture.com/extinction-level-event/): Bernard Herrmann a influencé beaucoup de musiciens, pop et contemporains. En 1998, le rappeur américain Busta Rhymes samplait le fameux Prelude For Psycho dans sa chanson, « Gimme Some More ». Cette bonne idée d’associer la mélodie angoissante jouée aux violons, et la pulsion chaude du rap, permit au morceau de tourner en boucle sur les radios et de devenir un tube. Il fut nominé dans la catégorie « Meilleure performance de rap solo », mais dût s’incliner en fin de compte devant un titre d’Eminem. - [Body Double](https://www.vivelaculture.com/body-double/): Avec Body Double, le cinéaste Brian de Palma propose une variation sur le voyeurisme et la résurrection, c’est-à-dire les thématiques de deux grands films de son maître, Sueurs froides et Fenêtre sur cour. Il raconte la mission d’un jeune acteur au chômage chargé d’épier, à l’aide d’une longue vue, une voisine dans l’immeuble d’en face. Jeu d’ombre et de miroir, Body Double parle du fantasme amoureux en termes très proches de ceux d’Alfred Hitchcock. - [James Bond contre Dr No](https://www.vivelaculture.com/james-bond-contre-dr-no/): Ian Fleming a eu un rêve : voir son héros James Bond transposé à l’écran sous les traits de Cary Grant et dirigé par Hitchcock… En un mot, voir 007 dans La Mort aux trousses. Il n’a jamais exaucé son vœu le plus cher, mais il a certainement pu mesurer, avant de mourir, tout ce que la première adaptation, en 1962, de sa célèbre série d’espionnage, James Bond contre Dr No, devait à l’auteur de Sueurs froides : le même pittoresque, le même sens de l’aventure et de la comédie, et un héros tout aussi charmeur, Sean Connery, qui deviendra d’ailleurs un […] - [Psychose](https://www.vivelaculture.com/psychose/): « Je ne savais pas à quoi m’attendre. Lorsqu’il adaptait des romans, il changeait beaucoup de choses. Mais il n’y avait presque pas de cinéastes au monde que j’aurais préféré à Hitchcock, sinon Henri-Georges Clouzot, parce qu’il avait réalisé Les Diaboliques. » Ainsi parle Robert Bloch, l’auteur du roman Psychose, publié pendant l’été 1959. Il s’était inspiré du serial killer nécrophile Ed Gein. La critique loua l’originalité de cette « glaçante » plongée dans la maladie mentale, plus « terrifiante que Poe et Lovecraft réunis ». Mais l’adaptation funèbre qu’en fera Hitchcock, avec Janet Leigh et Anthony Perkins, par son esthétisme sauvage, et sa musique hystérique, […] - [La Mort aux trousses](https://www.vivelaculture.com/la-mort-aux-trousses/): Quand un innocent publicitaire new-yorkais, Roger Thornhill (Cary Grant), est pris par erreur pour un espion, il doit fuir la police et une mystérieuse organisation qui veut le liquider. À la fois récit d’espionnage, film d’aventure et thriller, La Mort aux trousses fourmille de scènes cultes : la poursuite de Thornhill par un avion d’épandage, au milieu d’un champ désert ; la rencontre de la blonde Eva Marie Saint et de Cary Grant dans le train ; la vente aux enchères, jusqu’à l’apothéose sur le Mont Rushmore… Salué par une presse enthousiaste – « Plein de suspense et charmant » (New York Times), « amusant et […] - [Les Espions](https://www.vivelaculture.com/les-espions/): Les historiens se sont amusés à comparer Les Espions de Fritz Lang et certains films de Hitchcock comme Les 39 Marches ou L’Homme qui en savait trop. Ils y ont repéré évidemment beaucoup de points communs : le livre qui arrête la balle ; le final sur une scène de spectacle ; un bandit dissimulé sous le grimage d’un clown musicien… Normal, Alfred admirait beaucoup Fritz Lang et a largement emprunté à son œuvre, en particulier à ces Espions, film réaliste, éloigné de l’expressionnisme habituel du réalisateur allemand. - [L'Interprétation des rêves](https://www.vivelaculture.com/linterpretation-des-reves/): « Je ne crois pas aux rêves. Ces histoires de Freud sont des sornettes », dit le médecin malade (Gregory Peck) dans le film le plus subconscient de Hitchcock, La Maison du docteur Edwardes (1945). Le grand réalisateur n’avait jamais suivi de thérapie, au contraire de son scénariste Ben Hecht et du producteur David O. Selznick qui envoya sur le lieu du tournage sa psychanalyste, Mary From, pour surveiller le scénario. L’Interprétation des rêves, de Sigmund Freud, est au cœur de l’intrigue. Car la folie du Dr Edwardes trouve sa solution dans un souvenir d’enfance et des songes étranges, obsessionnels. L’un des […] - [Hopper : Catalogue de l'exposition ](https://www.vivelaculture.com/hopper-catalogue-de-lexposition/): Alfred Hitchcock a beaucoup puisé ses idées dans l’œuvre du peintre Edward Hopper, qui a donné une image de l’Amérique du XXe siècle très proche de l’esthétique du polar. Comment ne pas voir dans sa toile House by the Railroad (1925) le modèle qui a servi pour imaginer la maison de Norman Bates (Psychose) ? Un autre tableau, Night Windows, avec son atmosphère de solitude urbaine et de voyeurisme, a inspiré le maître pour Fenêtre sur cour. La lumière très solaire des univers de Hopper baigne aussi souvent les films de Hitchcock. Des parallèles que l’on peut admirer en découvrant […] - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides-2/): Alfred Hitchcock avait envisagé d’acheter les droits du roman Les Diaboliques qu’adapta finalement Henri-Georges Clouzot. Lorsqu’ils apprirent que le grand cinéaste anglo-américain s’intéressait à eux, les deux auteurs, Pierre Boileau et Thomas Narcejac écrivirent D’entre les morts, publié chez Denoël en 1954, espérant attirer l’œil du maître. Pari gagné. Si l’histoire est sensiblement la même que dans le film – un détective chargé de surveiller l’épouse d’un ami, s’éprend d’elle, ne parvient à la sauver de la mort et en conçoit une obsession dévorante -, elle ne se déroule pas à San Francisco comme chez Hitchcock, mais dans le Paris […] - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock/): Jusqu’à présent, peu de biographies se sont intéressées à la discrète épouse d’Alfred Hitchcock, Alma. Cet oubli est désormais réparé avec le film de Sacha Gervasi, qui se déroule pendant le tournage de Psychose (fin 1959). Il décrit les relations tumultueuses entre une femme à la fois collaboratrice et conseillère, jouée par Helen Mirren, et un cinéaste pervers, incarné par l’acteur anglais naturalisé américain Anthony Hopkins. Pour corser le tout, la sexy Scarlett Johansson joue la star Janet Leigh, poussée presque à bout lors de la célèbre scène de la douche. - [Jean-Christophe](https://www.vivelaculture.com/jean-christophe/): L’exhumation récente de son Journal de Vézelay a remis en lumière Romain Rolland, écrivain ultra célèbre du début du XXe siècle, Prix Nobel de littérature en 1915, grâce à son important ouvrage, Jean-Christophe. Ce roman fleuve de 1500 pages, en dix tomes publiés entre 1904 et 1912, décrit toute une civilisation au bord du chaos qui s’apprête à basculer dans la guerre. Une œuvre majeure de ce début de siècle. - [Henri Matisse](https://www.vivelaculture.com/henri-matisse/): Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, Ulysse, et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée… - [Et vogue le navire ...](https://www.vivelaculture.com/et-vogue-le-navire/): Pendant cette période de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le paquebot transatlantique est le passage obligé de tout citoyen désireux de connaître le monde. Il accueille les riches comme les pauvres, entassés dans les ponts inférieurs. On sait que Charlie Chaplin et Stan Laurel débarquèrent aux États-Unis après un voyage à bord du Queen Mary. C’est cette ambiance des grands navires, à la fois mystérieuse et splendide, que Federico Fellini peint dans son film opéra Et vogue le navire dont l’histoire se déroule en 1914, deux ans après le drame du Titanic. - [Iberia, Navarra, Suite espagnole](https://www.vivelaculture.com/iberia-navarra-suite-espagnole/): Dans cette série d’œuvres composées pour piano et rassemblées en 1887, le compositeur espagnol Isaac Albéniz parcourt Grenade, les Asturies; gambade du côté de Séville et de Cadix; mêle flamenco et sérénade. Autant de pièces joliment rendues par la grande pianiste ibère Alicia de Larrocha disparue un siècle (2009) après Albéniz. - [Coco avant Chanel](https://www.vivelaculture.com/coco-avant-chanel/): Coco n’a pas toujours été Chanel. Inspiré du roman d’Edmonde Charles-Roux, L’Irrégulière, le film d’Anne Fontaine s’intéresse aux premières années de la future grande couturière. À l’époque, elle se nomme Gabrielle Bonheur Chanel. Issue d’un milieu modeste, orpheline, elle commence sa carrière de « couseuse » dans les arrière-boutiques avant d’affronter la société puritaine de son époque et de se faire un nom. Audrey Tautou interprète ici un petit soldat rugueux et effronté. - [Le testament d’orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee/): Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée dans la France des années cinquante. Réflexions sur la mort, sur l’au-delà, poèmes surréalistes, testament… Tourné dans les carrières des Baux-de-Provence, soutenu par la Nouvelle Vague, sur une musique de Georges Auric et du pianiste de jazz Martial Solal, ce film expérimental suscite toujours autant d’interrogations et de fascination. Et on a même la surprise de voir apparaître la silhouette du plus célèbre chauve hollywoodien… Yul Brynner ! - [Hymne au soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil/): Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux Hymne au soleil, Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ». - [Arènes sanglantes](https://www.vivelaculture.com/arenes-sanglantes/): Pour adapter au cinéma le roman de Vicente Blasco Ibáñez, sorti en 1908 et vite oublié, la 20th Century Fox a mis tous les atouts de son côté en convoquant un grand réalisateur, Rouben Mamoulian, l’auteur de Dr Jekyll and Mr Hyde et du Signe de Zorro, et deux stars hollywoodiennes, Tyrone Power et l’icône Rita Hayworth. Avec un tel casting, l’histoire de ce torero tiraillé entre la gloire des arènes et les tentations amoureuses ne pouvait que prendre une dimension épique. Un classique. - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain/): C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il […] - [L'Amour sorcier, Le Tricorne](https://www.vivelaculture.com/lamour-sorcier-le-tricorne/): C’est pour répondre à la commande d’une danseuse de flamenco souhaitant une « gitanerie musicale » que Manuel de Falla a imaginé l’histoire de cette jeune femme que le fantôme d’un ancien amour vient harceler chaque nuit. Cet Amour sorcier, avec sa fameuse « Danse du feu », est la première pierre d’une trilogie composée de Nuits dans les jardins d’Espagne (1916) et du Tricorne (1919). Une œuvre majeure de l’époque. - [Truth](https://www.vivelaculture.com/truth/): Le Boléro a souvent inspiré le rock. En 2003, le chanteur canadien Rufus Wainwright plaça le fameux motif dans sa chanson « Oh What A World » (sur l’album Want One). Mais l’un des plus intenses clins d’œil au « tube » de Ravel nous vient du guitariste anglais Jeff Beck, qui, à la fin des années 1960, dans son disque Truth, entre deux gémissements blues de Rod Stewart, rendit un bel hommage électrique au Boléro  accompagné d’une vraie « dream team » : le guitariste Jimmy Page et son collègue de Led Zeppelin, John Paul Jones, et le batteur des Who, Keith Moon. Décidément, Maurice Ravel aura […] - [Ravel](https://www.vivelaculture.com/ravel/): Publié en 2006, ce roman consacré aux dernières années du compositeur Maurice Ravel ouvre la courte trilogie biographique à laquelle s’est attelé Jean Echenoz ces dernières années, avec un hommage au marathonien Emil Zatopek (Courir), et une ode à l’inventeur Nikola Tesla (Des éclairs). Ce qui fascine Echenoz dans Ravel, au-delà du compositeur, c’est le musicien célèbre, parti pour une tournée triomphale aux États-Unis. Le dandy adulé, la canne à la main, rongé par la solitude. Flamboyant. - [Boléro](https://www.vivelaculture.com/bolero/): Le boléro est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, et la plus connue de Maurice Ravel. Avec son rythme léger et cadencé, sa mélodie lancinante, répétitive, sa lente montée en puissance, cette œuvre de maturité (composée vers la fin de la vie du musicien) a gardé au fil des ans toute sa force de frappe. Le très excentrique pianiste François-René Duchâble, dirigé par Amin Jordan, nous offre ici l’un de ses meilleurs enregistrements. - [Fantasia](https://www.vivelaculture.com/fantasia/): Beaucoup d’enfants et adultes auront découvert Paul Dukas en regardant le classique de Walt Disney, Fantasia. Mickey trouve le chapeau d’un magicien, et acquiert de super pouvoirs. Il commande des balais qui portent à sa place de lourds sceaux d’eau (jusqu’à la catastrophe que l’on imagine), scène baroque et poétique illustrée par le beau et ample morceau de Paul Dukas, L’apprenti Sorcier, à la fois répétitif dans sa tension dramatique et riche mélodiquement. - [Ariane et Barbe Bleue](https://www.vivelaculture.com/ariane-et-barbe-bleue/): C’est en 1907 que le compositeur Paul Dukas, professeur de composition au Conservatoire de Paris, ancien condisciple de Debussy, crée, à l’Opéra Comique, Ariane et Barbe Bleue, d’après une pièce de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck. L’histoire reprend le personnage de Charles Perrault, Barbe Bleue, le dévoreur de femmes. Mais cette fois, le tyran se trouve confronté à la rebelle Ariane qui tente de délivrer les cinq épouses prisonnières et esclaves. Elle échouera tant l’esprit de servitude reste encore trop fort en ce début de XXe siècle. Cet unique opéra de Dukas, aux accents très wagnériens, remporta un franc succès. Une […] - [Anthologie des peintres pompiers](https://www.vivelaculture.com/anthologie-des-peintres-pompiers/): À côté des grands maîtres, Salvador Dali n’a jamais caché son goût pour des peintres académistes comme Meissonnier et ses grandes scènes de bataille, ainsi que pour certains peintres pompiers, comme le Catalan Maria Fortuny (1838-1874) dont il avoua s’être parfois directement inspiré. Hommage au kitsch. - [Panique à l'hôtel](https://www.vivelaculture.com/panique-a-lhotel/): En 1939, Dali et Gala partent pour les États-Unis. Leur exil durera huit ans. C’est lors d’un séjour antérieur aux USA que Dali rencontre les Marx Brothers, dont il apprécie tout particulièrement les films, leur trouvant une « touche » de surréalisme absolument indiscutable. En 1940, il leur écrira un scénario, resté malheureusement dans les cartons. - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez/): Dali a toujours voué une admiration sans borne à Vélasquez, qu’il plaçait sur la même marche que Léonard de Vinci, Raphaël et Vermeer. Avec ce petit « plus » qui lui donna envie d’adopter la même moustache que le maître espagnol, LA paire de bacchantes la plus célèbre de toute l’histoire de l’art. - [Schlosser](https://www.vivelaculture.com/schlosser/): De l’académisme du XIXe siècle poussé dans sa perfection à l’hyperréalisme des années soixante/soixante-dix, il n’y a pour Dali qu’un pas. Le génie catalan le franchira pour donner à ses visions surréalistes un relief inédit là où des peintres plus jeunes, comme Schlosser, s’ancreront au contraire dans un monde plus quotidien. - [Random Access Memories](https://www.vivelaculture.com/random-access-memories/): Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, Random Access Memories suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear…) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais Random Access Memories continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et […] - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick/): Roman d’aventure épique et philosophique, Moby Dick est reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Cette histoire d’une chasse à la baleine géante dépasse le simple récit d’aventures marines pour prendre une dimension mythique où l’homme (le capitaine Achab), obsédé par sa proie, sombre dans une sorte de folie obsessionnelle qui s’apparente à une quête mystique. Spielberg a souvent avoué s’être inspiré de ce livre pour Les Dents de la mer, une œuvre qui dépasse elle aussi le simple film à suspense pour se transformer, dans toute sa seconde moitié, en une aventure humaine proche de la fable […] - [Les Aventuriers de l’arche perdue](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-larche-perdue/): Au début des années 1980, deux grands enfants, Lucas et Spielberg, créent le personnage d’Indiana Jones. Cet aventurier archétypal incarné par Harrison Ford s’inspire d’une multitude personnages de cinéma, de télévision (Zorro), de littérature et de bande-dessinées (Tintin) qui ont baigné l’enfance des deux réalisateurs. Ses aventures seront déclinées en séries télé, BD, jeux vidéos et en feront l’un des plus grands héros de la culture populaire de tous les temps. Spielberg réalisera entre 1981 et 2008 les quatre films de la saga, et – signe d’un succès inoxydable – en prépare un cinquième pour 2014. - [Les Effets spéciaux](https://www.vivelaculture.com/les-effets-speciaux/): Les effets spéciaux n’ont pas attendu l’avènement de l’ordinateur pour envahir les écrans de cinéma. Ils sont tout simplement liés à l’histoire du septième art depuis son invention. Ce petit ouvrage simple et synthétique, dû à une sociologue française, est passionnant parce qu’il ne se contente pas de nous raconter l’histoire des effets spéciaux, d’en faire la liste, ni d’en détailler les prouesses techniques; il s’interroge également sur leur fonction et sur « l’effet » qu’ils produisent sur le spectateur, dans une réflexion globale sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui. - [Spielberg Williams Collaboration](https://www.vivelaculture.com/spielberg-williams-collaboration/): Le compositeur John Williams a rencontré Spielberg en 1972 et signé depuis toutes les musiques de film du réalisateur (à l’exception de celle de La Couleur Pourpre, due à Quincy Jones). 25 films, un invraisemblable nombre d’Oscars et de nominations (43 avec Lincoln !), le succès est chiffrable, mais cette réussite est également artistique : en quelques notes, Williams marque les films de Spielberg d’une empreinte indélébile. Du thème angoissant des Dents de la mer (dont le réalisateur attribue « 50% du succès » au compositeur !) à la mélodie jouant un rôle de premier plan dans Rencontres du troisième type, Williams a, selon Spielberg, […] - [Dictionnaire Spielberg](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-spielberg/): L’un des ouvrages les plus complets sur le réalisateur est dû à un universitaire… français. Et c’est là tout l’intérêt de ce travail de cinéphile : Clément Safra ne se laisse pas impressionner par les chiffres qui encombrent la plupart des livres et articles dédiés à Spielberg, mais considère son œuvre comme un tout, y cherche – et y trouve – une cohérence artistique, loin des clichés habituels sur le succès du cinéaste et des classifications simplistes de ses films. Un « dictionnaire » à la fois informatif, documenté et surprenant. - [Super 8](https://www.vivelaculture.com/super-8/): J.J. Abrams, petit génie hollywoodien de la réalisation, est à la fois un descendant et un protégé de Spielberg. Créateur de Lost : Les Disparus, il a réalisé plusieurs films dans la lignée de ceux de son maître comme Mission Impossible 3, Star Trek, et surtout ce Super 8, son œuvre la plus originale, produite par Spielberg lui-même. Cette histoire de monstre venu de l’espace dont l’armée cherche à cacher l’existence vaut surtout par la description fortement autobiographique de la bande de gamins passionnés de cinéma qui tournent en amateur des films Super 8 de science-fiction (avant que la « réalité » ne […] - [Le Festival de Cannes](https://www.vivelaculture.com/le-festival-de-cannes/): Cannes, le plus prestigieux festival du cinéma au monde, est aussi un rassemblement de stars, de grands couturiers et de photographes à l’affût d’images glamour. Les photos d’Emanuele Scorcelletti, prises lors de la 60ème édition du festival, sont exceptionnelles parce qu’elles illustrent à la fois un monde qui fait rêver (montée des marches, grands hôtels de luxe) et ses coulisses, avec une justesse fascinante. La célèbre photo de Sharon Stone qui orne la couverture de ce bel ouvrage a valu à son auteur le prix World Press en 2003. - [Minority Report](https://www.vivelaculture.com/minority-report/): Philip K. Dick (1928-1982) était un vrai génie d’une science-fiction hallucinée où la perception humaine de la réalité, déformée par la folie ou les drogues, était au centre de récits vertigineux. Ecrivain culte de son vivant, il est aujourd’hui l’un des auteurs de SF les plus adaptés par Hollywood, avec notamment Blade Runner de Ridley Scott (sorti juste après sa mort en 1982), Total Recall de Paul Verhoeven (1990) et Minority Report de Steven Spielberg (2002). Ces deux derniers sont adaptés de nouvelles que l’on retrouve dans ce recueil, excellente introduction à l’œuvre de K. Dick, avant de se plonger […] - [Le Secret de la licorne](https://www.vivelaculture.com/le-secret-de-la-licorne/): De Bruxelles à Hollywood : dès 1983, Spielberg obtient l’accord d’Hergé, quelques mois avant la mort du dessinateur, pour adapter son Tintin à l’écran. Le film tiré du Secret de la licorne, l’un des meilleurs albums de Tintin, premier volet d’une trilogie à venir, mettra plus de vingt ans à se faire, sortant finalement en 2011. C’est le premier film de Spielberg en 3D et il est très bien accueilli. Le réalisateur a toujours reconnu l’influence de cette bande-dessinée, notamment sur sa saga Indiana Jones. De l’aventure, de l’humour, un parfum d’enfance et d’innocence dans un monde très masculin : ces deux […] - [Les 400 coups](https://www.vivelaculture.com/les-400-coups/): Le premier long métrage de François Truffaut marque – avec A Bout de souffle de Jean-Luc Godard – les débuts de la Nouvelle Vague. Liberté de ton (la censure frappe le film, avant de faire machine arrière), de réalisation (tournages en extérieur, caméra à l’épaule), de choix des sujets : c’est une réelle bouffée d’air pur pour le 7ème art, qui ne sera plus jamais tout à fait comme avant. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes en 1959 avant d’influencer Hollywood et notamment Spielberg, dix ans plus tard. - [Le Nouvel Hollywood](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood/): Coppola, Lucas, Scorsese, Spielberg… la révolution d’une génération. De la fin des années 1960 à celle de la décennie suivante, le cinéma américain a vécu des années passionnantes et donné naissance à quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre, en prise avec leur époque rebelle. De jeunes réalisateurs, scénaristes et acteurs tels Scorsese, Coppola, Nicholson, De Niro et des dizaines d’autres ont secoué le cocotier et révolutionné un système encore aux mains de vieux barbons ayant connu les débuts du cinéma parlant. Ce livre raconte cette folle histoire qui finit mal, dans la pure tradition des films de ce « Nouvel Hollywood » […] - [Rencontres du troisième type](https://www.vivelaculture.com/rencontres-du-troisieme-type/): Avec Les Dents de la mer, Spielberg a gagné le droit de faire ce qu’il veut, y compris réaliser un vieux rêve : tourner un film de science-fiction racontant la rencontre d’hommes ordinaires et d’extraterrestres, sur un fond classique de paranoïa scientifique et militaire… Sorti juste après La Guerre des étoiles de son ami et collaborateur Georges Lucas, Rencontres du troisième type obtient lui aussi un immense succès. Typique de l’esthétique de Spielberg à cheval sur deux mondes, ce film bénéficie à la fois d’une débauche d’effets spéciaux révolutionnaires et de la présence à l’écran de son idole absolue, François Truffaut, […] - [Les Dents de la mer](https://www.vivelaculture.com/les-dents-de-la-mer/): Dès son second film, fameuse histoire de la chasse au requin géant qui terrorise une station balnéaire, Spielberg casse la baraque… et les espoirs de beaucoup de révolutionner le système hollywoodien. Jaws, qui est à l’époque le plus grand succès de l’histoire du cinéma (et encore aujourd’hui l’un des films les plus rentables de tous les temps), marque effectivement le début de la fin du « Nouvel Hollywood », dont un des pionniers, Peter Bogdanovitch, déclarera : « Les Dents de la mer a signé l’arrêt de mort des films artistiques, à petits budgets. Ils ont tout simplement oublié comment les faire. Cela ne […] - [Sugarland Express](https://www.vivelaculture.com/sugarland-express/): Ce premier véritable film de cinéma de Spielberg (Duel étant à l’origine un téléfilm) est plus proche de Bonnie and Clyde et d’Easy Rider, œuvres fondatrices du « Nouvel Hollywood », que tous les autres longs métrages du réalisateur. Ce sera également son seul film présenté en compétition à Cannes et l’un de ses rares échecs commerciaux ! Aucun film de Spielberg ne figurera plus jamais dans la sélection officielle. Michel Ciment, célèbre critique de cinéma, affirme ainsi que « Steven Spielberg n’a pas un profil qui coïncide avec Cannes » et que s’il n’a plus jamais été sélectionné, c’est qu’il a fait « beaucoup de blockbusters […] - [Under Fire](https://www.vivelaculture.com/under-fire/): Under Fire s’inspire d’un fait divers : en 1979, pendant la guerre civile du Nicaragua un reporter américain de la chaîne de télévision ABC, Bill Stewart (incarné à l’écran par Gene Hackman), était abattu par des soldats du dictateur Somoza, l’allié des États-Unis, sous l’œil d’une caméra. Les terribles images de cette tragédie allaient violemment émouvoir l’opinion américaine et – contre toute attente – faire pencher la balance en faveur des rebelles sandinistes, modifiant ainsi le cours d’une histoire qui semblait pourtant écrite. - [Essential Killing](https://www.vivelaculture.com/essential-killing/): Un Afghan est capturé par les forces spéciales américaines et transféré dans un centre de détention secret, dont il finit par s’échapper. Commence alors pour cet étrange moudjahid une longue et terrible cavale… Un terroriste mystérieux (formidablement incarné par Vincent Gallo), une armée « clandestine », sans existence officielle, et des forêts sous la neige : le réalisateur Jerzy Skolimowski (Deep End, Travail au noir) signe une époustouflante allégorie sur le combat d’un homme seul contre tous. - [Ma cavale](https://www.vivelaculture.com/ma-cavale/): Certains crimes ne peuvent rester impunis. L’écrivain de romans policiers Cesare Battisti en a fait l’amère expérience. Alors qu’il a refait sa vie en France, et s’impose comme un bon écrivain de polars, son passé le rattrape soudain. La justice italienne l’accuse d’avoir commis en 1978 et 1979 deux assassinats alors qu’il était membre de l’organisation terroriste d’extrême gauche PAC (Prolétaires Armés pour le Communisme). Comme Jim Grant, Cesare Battisti devra prendre la fuite en 2004 et se réfugiera au Brésil où il sera finalement arrêté. Ce livre raconte sa cavale. - [Les Passagers de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-passagers-de-la-nuit/): Condamné à perpétuité pour le meurtre de son épouse, un homme s’évade de prison et échappe à la police grâce à la complicité d’une jeune femme persuadée de son innocence. Sous une nouvelle identité (et avec un nouveau visage grâce à une opération esthétique), le taulard en cavale va alors essayer de retrouver le véritable coupable. Un classique du film noir, tourné en partie en caméra subjective, réunissant pour le meilleur et pour le pire un des couples les plus fameux de l’écran, Lauren Bacall/Humphrey Bogart. - [L’Anglais](https://www.vivelaculture.com/langlais/): Après neuf ans de prison, « l’Anglais » (joué par un Terence Stamp franchement inquiétant) débarque à Los Angeles et écume les bas-fonds de la ville, bien décidé à venger sa fille, visiblement victime d’un vieux requin du show-business. Que le suspect ait les traits de Peter Fonda, l’ancien motard hippie de Easy Rider, véritable symbole de l’utopie des années soixante (avec sa sœur Jane), n’a rien d’anodin : dans le film de Soderbergh, l’icône de la contre-culture incarne la chute morale des idéalistes révolutionnaires des années soixante, devenus avec le temps de sombres et cyniques personnages. - [De la contestation en Amérique](https://www.vivelaculture.com/de-la-contestation-en-amerique/): La contestation en Amérique sonne le grand réveil de tout un pays : le radicalisme noir, le féminisme, l’antimilitarisme, la lutte du peuple indien pour ses droits, mais aussi la musique comme vecteur de contestation, à travers le rock et les immenses festivals de plein air (de Woodstock, l’apogée, à Altamont, le chant du cygne) secouent violemment le conservatisme de l’époque. Cette étude revient sur tous ces éléments qui ont construit les sixties outre-Atlantique. - [Guitar Army](https://www.vivelaculture.com/guitar-army/): Rock Revolution, Motor City, MC5 et les White Panthers. En 1968 naît le parti antiraciste et socialiste White Panthers, en écho aux Black Panthers. À Detroit, l’un de ses fondateurs, John Sinclair, manager du MC5 et grand fan de free jazz, s’impose comme le chef de file d’un mouvement activiste qui concentre toutes les valeurs de la contre-culture de l’époque (amour libre, drogue, paix…). Emprisonné pour détention et consommation de marijuana, Sinclair (soutenu par John Lennon et Yoko Ono) écrit alors, sous l’égide de Lénine et de Mao, ce manifeste de la révolution White Panther, devenu depuis un classique. - [Subterranean Homesick Blues](https://www.vivelaculture.com/subterranean-homesick-blues/): D’où vient le nom de « Weather Underground » ? D’une célèbre chanson de Bob Dylan, « Subterranean Homesick Blues », citée intégralement dans le roman de Neil Gordon : « Tu n’as pas besoin d’un monsieur météo (weatherman) pour savoir d’où vient le vent ». Ce terme de « monsieur météo » inspira les activistes de la gauche radicale et futurs terroristes. Il est vrai que Dylan fut bien un baromètre pour le mouvement révolutionnaire des années soixante et soixante-dix. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland-2/): Le soldat Brody, emprisonné en Irak pendant quelques années, a-t-il été retourné par ses ravisseurs islamistes ? Prépare-t-il un attentat sur le sol américain ? C’est en tout cas ce que pense l’agent Carrie Mathison. Mais peut-on lui faire confiance ? Entre fantasme paranoïaque et terrible réalité, la démoniaque série Homeland vient brouiller les cartes et remuer un malaise planétaire vis à vis du terrorisme, guerre aveugle, opaque, sans armée ni visage. - [Transes](https://www.vivelaculture.com/transes/): En 1974, la petite fille du magnat de la presse William Randolph Hearst est enlevée par un groupe d’extrême gauche américain, l’Armée de libération symbionaise. Quelques mois plus tard, arme au poing, la jeune femme est filmée par une caméra de surveillance en train de braquer une banque. L’écrivain Christopher Sorrentino s’inspire de ce fait divers qui enflamma l’Amérique (Patty Hearst, finalement arrêtée, sera condamnée à sept ans de prison, puis graciée par le président Carter) pour évoquer la dérive des idéaux révolutionnaires vers une radicalité flirtant avec la délinquance. - [Les Envahisseurs](https://www.vivelaculture.com/les-envahisseurs/): « Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva ! »… Ainsi s’ouvre chaque épisode (43 pour être précis) de la série culte Les Envahisseurs qui fit trembler les États-Unis lors de sa diffusion, en 1967. Les extraterrestres que traque le témoin de la nuit, David Vincent, ont une apparence humaine, et se font juste repérer à leur petit doigt dressé vers le ciel (« maison » ?). Et personne n’est vraiment dupe : dans l’Amérique de l’époque, il n’est pas difficile d’imaginer qu’ils ont tous dans la poche leur carte tamponnée du Parti communiste soviétique, […] - [Le Dernier d’entre nous](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-dentre-nous/): Si Sous surveillance est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, Le Dernier d’entre nous évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux. - [Les Hommes du président](https://www.vivelaculture.com/les-hommes-du-president/): C’est l’un des grands thrillers politiques de la carrière de Robert Redford, tourné avec un autre monstre sacré du cinéma hollywoodien des années 1970, Dustin Hoffman. Comme pour Les Trois Jours du Condor et Sous surveillance, le film de Pakula respecte les objectifs fixés : énoncer des idées fortes sans rien perdre du pur divertissement. Il s’intéresse ici au « quatrième pouvoir », la presse, et raconte plus ou moins fidèlement comment les deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, ont révélé le scandale du Watergate. Un suspens tout en sobriété. - [Les Six Jours du Condor](https://www.vivelaculture.com/les-six-jours-du-condor/): En 1974, Nixon démissionne, suite à la désastreuse affaire du Watergate. C’est dans ce contexte que James Grady, un ancien journaliste du Washington Post, publie son fameux best-seller Les Six Jours du Condor. Un homme, modeste employé dans un bureau de la CIA, doit fuir des ennemis invisibles bien décidés, sans raison apparente, à le tuer. Le roman sera adapté l’année suivante au cinéma par Sydney Pollack (et réduit au passage de trois jours) avec un Robert Redford en caban, bonnet vissé sur le crâne, courant comme un lapin pour fuir d’implacables tueurs. - [Sous surveillance](https://www.vivelaculture.com/sous-surveillance/): Peut-on échapper à son passé ? C’est ce que Jim Grant (joué par Robert Redford lui-même), avocat respectable, aura longtemps cru jusqu’à ce qu’un jeune journaliste ambitieux révèle sa véritable identité et le force à une folle cavale : Grant est en fait un ancien terroriste du Weather Underground, groupe fondé en 1969, impliqué dans un braquage sanglant il y a une trentaine d’années. Entouré de quelques « vieux de la vieille » (Julie Christie, Susan Sarandon et Nick Nolte), Robert Redford réalise un bon film d’action de facture très classique. - [Voodoo](https://www.vivelaculture.com/voodoo/): En tendant l’oreille aux albums de Phoenix, des influences se dégagent : le rock des années quatre-vingts bien sûr, le son West Coast évidemment, mais aussi les productions R&B et hip hop de Michael Jackson, Dr. Dre, Timbaland et leur favori du genre, D’Angelo, dont ce Voodoo gorgé de groove, de soul et de mysticisme fut enregistré dans le studio Electric Lady de Jimi Hendrix. Un album fascinant qui n’a toujours pas de successeur 13 ans après, son auteur ayant épousé la trajectoire d’Icare en sombrant dans une dérive paranoïaque peu après son enregistrement. - [La fille aux cheveux clairs](https://www.vivelaculture.com/la-fille-aux-cheveux-clairs/): En 13 ans d’existence, Phoenix a écrit cinq albums et composé plus d’une cinquantaine de chansons. Mais à ce jour, aucune n’a été écrite en français. « Écrire en français, on n’a rien contre. Mais c’est moins facile, plus exigeant. Si ça se fait un jour, tant mieux », expliquait récemment le bassiste Deck D’Arcy. En attendant, c’est une chanson de Johnny que le groupe reprend sur scène : « La fille aux cheveux clairs », un titre qui donne un aperçu prometteur des horizons que les Versaillais pourraient explorer s’ils chantaient dans leur langue natale… - [Can’t Buy a Thrill](https://www.vivelaculture.com/cant-buy-a-thrill/): Originaires de la côte Est, Donald Fagen et Walter Becker émigrent vers la terre promise californienne où leur rock teinté de latin jazz, de funk, de blues et de pop limpide trouve un contexte plus propice pour s’épanouir. La magie opère dès Can’t Buy a Thrill, leur premier album enregistré en 1972. Le brassage des genres se double de mélodies laid back serties dans un entrelacs d’harmonies et d’arrangements aussi complexes que sensuels. - [David Hockney](https://www.vivelaculture.com/david-hockney/): Peintre et photographe anglais installé en Californie, David Hockney mêle pop art et art figuratif dans les années soixante avant que ses toiles ne reprennent le plus souvent des thèmes autobiographiques (personnes, lieux, paysages). Mais que dire de cette série de toiles que lui suggéra Warhol et qui évoquent le dépliant d’une Californie rêvée ? Soleil, palmiers, ciel immaculé… Ses incontournables piscines bleues symbolisent un mode de vie de luxe, de langueur et de volupté – des toiles dont la stylisation pop figure un monde figé où rôde le désir. - [Wolfgang Amadeus](https://www.vivelaculture.com/wolfgang-amadeus/): Sorti en 2009, le quatrième album de Phoenix fait basculer le groupe dans une autre dimension en même temps qu’il rend justice à un groupe dont l’impeccable discographie n’avait sans doute jamais atteint un tel niveau de perfection pop sur la longueur d’un album. Les Versaillais ont digéré les différentes composantes qui constituaient leurs précédents opus (soft rock, rock progressif, funk) pour parvenir à une forme d’excellence, alternant entre énergie cool et mélancolie légère avec une étourdissante décontraction. - [Marie-Antoinette](https://www.vivelaculture.com/marie-antoinette/): En 2006, Sofia Coppola tournait Marie-Antoinette, s’inspirant très librement de la vie de l’archiduchesse d’Autriche devenue reine de France – et s’abstenant de raconter les dernières heures de celle qui fut guillotinée le 16 octobre 1793 sur la place de la Révolution. Une évocation intimiste et stylisée de la vie d’une pauvre petite fille riche embastillée dans la cour de Versailles dans un XVIIIème siècle revisité pop : Gang of Four, New Order, Strokes, Aphex Twin et… les membres de Phoenix reconvertis en musiciens de menuet. - [Homework](https://www.vivelaculture.com/homework/): En 1992, à Versailles, trois jeunes étudiants – Laurent Brancowitz alias Branco, futur guitariste de Phoenix, et Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, futurs Daft Punk – créent Darlin’, une formation éphémère qui édite un unique single avant que ses membres ne s’envolent vers le succès que l’on sait. Mais si les chemins de Phoenix et Daft Punk ont pris des trajectoires musicales différentes, les affinités demeurent, et le 20 octobre 2010, lors du final de la tournée de Phoenix au Madison Square Garden, les Daft Punk apparaissent en guest stars, déclenchant l’hystérie générale avec une version stratosphérique de « Around […] - [Amadeus](https://www.vivelaculture.com/amadeus/): Sur le premier single de leur quatrième album, Phoenix évoquait Liszt, « la première rock star de l’Histoire » qui déchaînait les foules partout où il passait. Mais le nom de l’album faisait bien sûr explicitement référence au génie de Salzbourg : « Mozart, c’est l’icône européenne absolue. On a voulu faire comme Warhol, on a pris une icône pour la détruire en la mettant dans un contexte complètement inattendu. C’est notre pop art à nous… », expliquait le guitariste Christian Mazzalai à l’occasion de la sortie de Wolfgang Amadeus Mozart. - [Le Langage secret de la Renaissance](https://www.vivelaculture.com/le-langage-secret-de-la-renaissance/): Et si tous les génies de la pop music (Brian Wilson, Phil Spector, Andy Partridge, etc.) avaient dû répondre aux principes de l’architecture pour structurer leur pensée, mettre de l’ordre dans leurs idées ? « Moi, j’adore quand l’art et les mathématiques se mélangent, s’enthousiasme Branco, le guitariste de Phoenix. Comme dans l’architecture de la Renaissance, tu sais qu’il y a des formules derrière. Pour moi c’est la combinaison ultime, j’ai l’impression que c’est là que réside la vérité. On a pas mal utilisé ça pour l’album Wolfgang Amadeus Phoenix. » - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou/): Dans Musicvision, le documentaire consacré à l’univers musical de Phoenix, il y avait – en bonne place entre Curtis Mayfield, les Beach Boys et Kenny Rogers entre autres – un certain Serge Gainsbourg. Soit celui qui a (ré)inventé la pop française et inspiré des héritiers aussi divers que Bashung, Daho, Darc, Biolay ou encore Air, et donc Phoenix, qui se sont tous déniaisés au son de celui qui avait repoussé les frontières de la chanson française au contact des musiciens de Bowie et Marley notamment. - [Tusk](https://www.vivelaculture.com/tusk/): Moqués par la nouvelle vague qui voyait en eux les symboles d’une génération à abattre, les dinosaures de Fleetwood Mac font aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation méritée au regard de quelques albums soft rock qui se bonifient avec le temps. Après Fleetwood Mac (1975) et Rumours (1977) – qui reste aujourd’hui l’un des albums pop les plus vendus de l’Histoire –, le groupe passe deux années à enregistrer Tusk, un monumental double album (20 titres) qui explore de nouveaux horizons, entre rock’n’roll rageur, folk rock psychédélique et berceuses féeriques, pour étrangement finir par évoquer le puzzle du … White Album des […] - [Smile](https://www.vivelaculture.com/smile/): Odes à l’enfance, à l’innocence et à la dolce vita californienne, les chansons des Beach Boys se voulaient des « symphonies adolescentes adressées à Dieu » et, de fait, leurs pop songs gorgées d’harmonies vocales complexes et de lignes mélodiques renversantes sont, aujourd’hui encore, une source d’émerveillement intacte. Enregistré entre 1966 et 1967, et jamais édité avant 2011, l’album Smile est le trésor perdu et retrouvé d’un groupe de frangins qui avaient trouvé l’élixir de la jeunesse éternelle dans leurs créations. Une utopie après laquelle la pop music court toujours cinquante plus tard… - [La pêche à la truite en Amérique](https://www.vivelaculture.com/la-peche-a-la-truite-en-amerique/): Écrivain phare de la contre-culture américaine, Richard Brautigan lançait ses récits en l’air comme on le fait d’un chapeau et ils retombaient toujours sur leurs pattes sans que l’on ait vraiment compris comment il avait fait. Composé d’une cinquantaine de textes courts, sans réels début ni fin, mais avec force digressions et ruptures de rythme, La pêche à la truite en Amérique ressemble à un carnet de voyage imaginaire, écrit dans un style faussement naïf et désinvolte qui figure à merveille l’innocence perdue et le vide de l’existence dans la douce indifférence du monde. - [John, The Wolf King of L.A.](https://www.vivelaculture.com/john-the-wolf-king-of-l-a/): Inventeur avec quelques autres de la sunshine pop au sein de The Mama’s & The Papa’s, John Phillips délaisse le soleil pour l’ombre avec ce premier album solo mélancolique qui correspond à l’implosion de son couple et fait dans le même temps figure de testament du Summer of Love : une collection de chansons désenchantées et infectieuses servies par des arrangements éblouissants, entre country folk, soul et gospel, et exécutés par le backing band d’Elvis. Masterpiece. - [Bankrupt](https://www.vivelaculture.com/bankrupt/): Après quatre ans de silence, les Versaillais reviennent tels qu’en eux-mêmes, mais fatalement transformés par le succès planétaire de Wolfgang Amadeus Phoenix. Quelle direction prendre après avoir tutoyé les sommets ? Thomas Mars et sa bande ont choisi de faire (presque) comme si de rien n’était et de reprendre les choses où ils les avaient laissées avant d’enregistrer Wolfgang… Soit une collection de pop songs parfois exaltantes, souvent éclatantes, qui viennent confirmer Phoenix comme l’une des toutes meilleures formations de l’époque. - [Black feminism](https://www.vivelaculture.com/black-feminism/): Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000. Parue en 1982, cette anthologie du féminisme noir américain sous toutes ses formes (y compris lesbien) réunit des articles de différents chercheurs évoquant les limites de la lutte des femmes pour leur libération et dénonçant le racisme d’un féminisme blanc à l’égard des Noirs. Des textes éloquents, à mettre en perspective avec les lyrics d’une musique noire qui n’a que rarement la langue dans sa poche. - [Survivor](https://www.vivelaculture.com/survivor/): Quand Beyoncé créé en 1997, avec LaTavia Roberson, Kelly Rowland et LeToya Luckett, le groupe Destiny’s Child sous la direction de son père Mathew, elle n’est encore qu’une adolescente. Elle prendra les commandes du trio trois ans plus tard, au point même d’être comparée à Diana Ross, la chanteuse des Supremes. On trouve déjà dans le troisième disque de Destiny’s Child, Survivor, les thèmes fétiches et populaires de Beyoncé, son regard ironique et provocateur sur les hommes, son affirmation d’une certaine indépendance féminine. - [Shock Value](https://www.vivelaculture.com/shock-value/): Aujourd’hui plus connu comme producteur de Beyoncé et de Madonna, le rappeur de Virginie Timbaland a jadis livré quelques solides albums solo. Shock Value, son second disque, est aujourd’hui considéré comme un classique. Électronique et pop, gorgé de samples (Nina Simone, Kool And The Gang…), rempli d’invités « people » en vue comme Nelly Furtado ou Justin Timberlake, il mêle avec efficacité le rap, le R&B, la soul, et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Yo ! - [Austin Powers dans Goldmember](https://www.vivelaculture.com/austin-powers-dans-goldmember/): Bien avant Jean Dujardin et OSS 117, le super agent secret type James Bond a été parodié dans la série des films Austin Powers. Le héros, photographe de mode le jour, et espion la nuit, traque son ennemi juré, le docteur Denfer (accompagné de son clone le Mini-Moi dans quelques scènes d’anthologie). Tout l’intérêt de ce troisième volet fort drôle tient une fois de plus au regard amusé sur les années soixante que symbolise Austin Powers, sorte d’obsédé sexuel virevoltant dans un Swinging London fantasmé, et à la richesse d’un casting où l’on retrouve ici Beyoncé, « charmante en fille putative de Pam […] - [The Life and Times of S.Carter Vol. 3](https://www.vivelaculture.com/the-life-and-times-of-s-carter-vol-3/): La trilogie de Jay-Z – Shawn Corey Carter au civil – l’aura imposé comme l’un des meilleurs rappeurs de son temps. Si les fans de hip hop lui reprochent d’être trop commercial, la critique loue une œuvre à la fois douce et mordante, et apprécie ce rap de rue harmonieusement (et génialement) arrangé à grand renfort d’amples orchestrations. Jay-Z a su profiter de sa complicité avec des producteurs habiles comme Timbaland, qui collaborera avec sa future femme, Beyoncé. Une histoire de famille. - [Foxy Brown](https://www.vivelaculture.com/foxy-brown/): À la fin des années 1960, le mouvement « blaxploitation » revalorise l’image du Noir américain au cinéma. Des réalisateurs comme Gordon Parks (Shaft) et Melvin Van Peebles en sont les ambassadeurs. L’un de ces films funky les plus connus est Foxy Brown de Jack Hill. Cette gloire est surtout due à son actrice sexy Pam Grier, incarnant une femme noire fière et conquérante, qui se fait passer pour une prostituée pour venger l’assassinat de son fiancé par des gangsters. Future égérie de Quentin Tarantino, Pam Grier deviendra un modèle pour de jeunes générations de black sex symbols pas très décidées à […] - [Femmes, race et classe](https://www.vivelaculture.com/femmes-race-et-classe/): Proche des Black Panthers, Angela Davis a milité contre la guerre du Vietnam durant les années soixante, connu la prison, et surtout, a porté haut les couleurs du féminisme. Dans son livre, Femmes, race et classe, elle raconte l’histoire de ce combat, le mêlant à la lutte des classes et au mouvement de libération des Noires. Un livre fondateur. Pour la petite histoire, lorsqu’en 2009, le cinéaste Rachid Bouchareb envisage de tourner un biopic sur la vie d’Angela Davis, il songe sérieusement à engager Beyoncé pour interpréter l’icône noire. Le projet ne verra pas le jour. Dommage. - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp/): Peu de proxénètes ont raconté leur vie, du moins avec autant de flamboyance et de style. Iceberg Slim, né à Chicago en 1918, signe avec ce livre aux allures de lyrics de gangsta rap un récit autobiographique éloquent, un manuel du parfait maquereau, et une collection de portraits de femmes hauts en couleur. Pimp aura un grand impact sur la communauté noire, au point que le rappeur Ice-T empruntera son nom à Iceberg Slim, et que Jay-Z, dans l’une de ses chansons, « So Ghetto » (bien avant sa rencontre avec Beyoncé), le mentionnera avec respect. - [River Deep, Mountain High](https://www.vivelaculture.com/river-deep-mountain-high/): Au milieu des années 1960, Ike et Tina Turner comprennent qu’ils ne pourront pas éternellement jouer ce rhythm & blues rugueux et sexy qui est leur marque de fabrique. Ils décident alors de s’en remettre au producteur arrangeur Phil Spector, grand magicien d’un son grandiose ; scintillant et baroque, River Deep, Mountain High sera le sommet de leur carrière artistique. Un pur chef-d’œuvre, contrastant avec une vie conjugale désastreuse marquée par les violences d’un Ike Turner irascible et défoncé. Le couple se séparera dix ans plus tard. Tina connaîtra alors la lumière à travers la carrière qu’on lui connaît. Ike, lui, […] - [Ella and Basie !](https://www.vivelaculture.com/ella-and-basie/): Ella Fitzgerald est la grande star du jazz vocal. Sa manière de swinguer, de « scater », sa bonne humeur artistique, lui ont assuré l’amour d’un large public. Pendant presque un demi-siècle, elle a enchanté les salles de concerts prestigieuses, et les festivals importants, aux États-Unis et en Europe. En 1963, elle sortait un album avec l’orchestre de Count Basie, arrangé par Quincy Jones, devenu un classique du jazz. Beyoncé l’a citée comme l’une de ses influences majeures. - [4](https://www.vivelaculture.com/4/): Le quatrième album de Beyoncé marque une nouvelle étape dans sa carrière. Plus sexy que jamais sur la pochette, la star pose en manteau de fourrure, dans une image chic et luxueuse qui pourrait être celle d’un magazine de mode. Dès le premier morceau, elle chante l’amour, appuie ses effets mélos, pour se rapprocher du R&B des années 1980, version Jackson Five. Après des débuts hésitants, 4 s’écoule à plus de trois millions d’exemplaires et permet à la chanteuse de préserver son statut de diva. - [Good Girl Gone Bad](https://www.vivelaculture.com/good-girl-gone-bad/): Plus jeunes que ses deux concurrentes, Alicia Keys et Beyoncé, Rihanna, née en 1988 à la Barbade, connaît une célébrité tout aussi rapide, conquérant un public émoustillé par ses tenues sexy (tendance fétichiste) et son habile mélange de pop dance et de R&B. Chanteuse de tous les records (que ce soit les singles vendus ou le milliard de vidéos vues sur You Tube), la belle est moins chanceuse en amour, et se fait violemment dérouiller par son fiancé Chris Brown en 2009. Le chanteur sera poursuivi pour coups et blessures, et Rihanna mettra plusieurs mois à s’en remettre. Ce qui […] - [Songs in A Minor](https://www.vivelaculture.com/songs-in-a-minor/): En 2001, Alicia Keys sort son premier album, Songs in A Minor, qui se vend à plus de douze millions d’exemplaires. Elle annonce l’âge d’or du R&B, de la nu soul, une brèche dans laquelle s’engouffrent d’autres chanteuses, en particulier sa rivale (mais amie) Beyoncé. Les deux femmes, toutes deux nées en 1981, publiées par la même maison de disques Columbia, partageront en 2009 le morceau « Put It in a Love Song », affirmant ainsi leur familiarité artistique. - [Thriller](https://www.vivelaculture.com/thriller/): « On a écrit une page d’histoire tous les deux. C’est la première fois qu’un jeune Noir gagnait les cœurs du monde entier, de huit à quatre-vingts ans. Ça faisait tomber bon nombre d’énormes barrières », écrit le producteur de Thriller, Quincy Jones, dans ses Mémoires. Le chef-d’œuvre de Michael Jackson balaie le funk, la soul, le rhythm & blues, le disco. Il influencera bien des artistes blancs et noirs, de Rick James à Justin Timberlake, et Beyoncé s’est même inspirée de la ligne de basse de « Beat It » pour l’une de ses chansons les plus connues, « Sweet Dreams ». - [Handsworth Revolution](https://www.vivelaculture.com/handsworth-revolution/): Dr. Feelgood, via Wilko Johnson, a toujours aimé le reggae, et le reggae lui a bien rendu. Bob Marley a même écrit un titre fameux (« Punky Reggae Party ») où il rend hommage (entre autres) au « Docteur ». Au moment où sort Down By The Jetty, la scène reggae anglaise est en pleine explosion, à l’image de l’excellent groupe Steel Pulse, formé en 1975 du côté de Birmingham, une des plus grandes villes du pays, une des plus dures et une des plus métissées, comme par hasard. - [La Loi du milieu](https://www.vivelaculture.com/la-loi-du-milieu/): Un tueur professionnel travaillant pour la pègre londonienne (l’impeccable Michael Caine, chic et brutal à souhait, aux côtés d’une Britt Ekland – alors égérie des rock stars – divinement vulgaire et sexy) rentre chez lui, à Newcastle, pour faire un brin de ménage après la mort de son frère… Un film culte de Mike Hodges sur l’âpreté des villes du Nord de l’Angleterre, adapté d’un des plus grands polars de l’époque, Get Carter, de l’injustement mésestimé Ted Lewis. - [Sniffin’ Glue And Other Rock’n’Roll Habits](https://www.vivelaculture.com/sniffin-glue-and-other-rocknroll-habits/): En juillet 1976, Mark Perry, jeune fan des Ramones (« sniffin’ glue » est inspiré de la chanson des Ramones « Now I Wanna Sniff Some Glue ») crée autour de la venue du groupe new-yorkais en Grande-Bretagne le premier fanzine punk anglais. Les moyens sont ridicules (la photocopieuse du bureau où travaille sa copine), mais l’énergie immense : pendant une courte mais fulgurante année, Sniffin’ Glue va témoigner de toute la rage de l’époque à travers ses porte-parole, des Pistols aux Damned, des Clash aux Buzzcocks, de Subway Sect aux Stranglers. Un document (en anglais) unique. - [New Boots and Panties !!](https://www.vivelaculture.com/new-boots-and-panties/): 1977. Londres découvre un de ses enfants du centre ville, petit bonhomme à la démarche titubante et surtout à l’accent cockney à couper au cran d’arrêt, éructant un tube chaloupé promis à entrer dans l’histoire : Ian Dury, grand fan de Gene Vincent, sort le pub rock des tavernes enfumées et impose un style inimitable sur l’air de « Sex & Drugs & Rock’n’Roll ». L’heure de gouaille est arrivée. Après avoir claqué la porte du Dr. Feelgood, Wilko Johnson ira un temps le rejoindre, à l’aube des années quatre-vingts, avant de filer en solo. - [Teenage Depression](https://www.vivelaculture.com/teenage-depression/): La même année que Down By The Jetty de Dr. Feelgood (1975), un groupe de jeunes énervés venus de l’Essex secoue le cocotier en annonçant confusément la grande vague punk. Avec Teenage Depression et le single « Do Anything You Wanna Do », Eddie & The Hot Rods trustent le circuit du pub rock du royaume d’Albion, mettent le feu aux charts anglais et prennent une singulière longueur d’avance sur les Sex Pistols, Clash et autres futurs iroquois hurlants. - [Sagas Islandaises](https://www.vivelaculture.com/sagas-islandaises/): Avant de partir pour un long périple vers Katmandou (comme tout hippie de l’époque qui se respecte), Wilko Johnson, les cheveux au milieu du dos, fait des études de lettres et se passionne pour la littérature médiévale venue du Nord, notamment les sagas islandaises en prose du xiiie siècle, racontant souvent avec un humour froid les exploits des conquérants du pays. Une autre facette du personnage, assez éloignée de « Roxette » ou de « She Does It Right » ! - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones/): Est-ce par goût pour la comédie ou par amour pour une fantasy héritée des vieilles sagas nordiques, toujours est-il que Wilko Johnson se retrouve projeté dans un Moyen Âge crépusculaire et violent en incarnant dans la série télévisée Game of Thrones (Le Trône de fer) le bourreau Ser Ilyn Payne à la langue coupée. Et le rôle sied à merveille à son regard de dément et sa calvitie luisante ! Même sans Telecaster mitraillette, Wilko l’halluciné reste une formidable bête de scène. - [In the City](https://www.vivelaculture.com/in-the-city/): 1977. L’année de tous les dangers. Un implacable trio balance un rock cinglant, conjuguant avec morgue toute la hargne du punk avec l’élégance d’un rock anglais sixties (Kinks en tête) et d’un rhythm & blues sans âge. The Jam annonce un « monde moderne », et leur leader, Paul Weller, torture sa guitare à la manière d’un Wilko Johnson. Les deux enragés deviendront vite amis, complices, frères de rage et d’électricité. - [Down By The Jetty](https://www.vivelaculture.com/down-by-the-jetty/): Un des premiers gros courts-jus de ces seventies (alors) très assoupies : en 1975, un groupe sorti d’une zone industrielle improbable de la périphérie londonienne racle jusqu’à l’os et passe au hachoir un rhythm & blues noueux. Voix et harmonica décapants, Fender sous tension, Dr. Feelgood, avec ce premier album aujourd’hui légendaire, bouscule les vieux dinosaures du rock pour remettre le blues et le rock au centre des débats, à quelques mètres de la pompe à bière. Le pub rock a désormais ses dieux. - [Hits, Misses… The Complete Stiff Masters](https://www.vivelaculture.com/hits-misses-the-complete-stiff-masters/): Le pub rock avait ses stars (Ian Dury, Elvis Costello, Dr. Feelgood, Nick Lowe, tous sur le label Stiff Records, comme notre homme), et ses seconds couteaux. Wreckless Eric, alias Eric Goulden pour l’état civil, faisait plutôt partie de la seconde catégorie. Et pourtant, ce rocker attachant et souvent inspiré, un rien foutraque – qui durant les années quatre-vingt-dix jouait jusqu’au beau milieu du magasin parisien du label français New Rose – a signé un paquet de bonnes chansons, de « Whole Wide World » à « Veronica », en vrai soldat de la pression sans faux col. - [Blues](https://www.vivelaculture.com/blues/): Il a quasiment tout inventé – certains disent même qu’il a inventé le rock, carrément, tout seul comme un grand. Des mélodies définitives, devenues depuis belle lurette des standards (« Johnny B. Good », « Sweet Little Sixteen »…). Des parties de guitares d’anthologie (qui feront beaucoup baver Keith Richards). Et un jeu de scène unique, basé sur le « duckwalk », que Wilko Johnson le chien fou adaptera en pas glissés dedans-dehors, figure chorégraphique nerveuse pour un rock épileptique. - [Have Guitar Will Travel](https://www.vivelaculture.com/have-guitar-will-travel/): Avec sa vue basse, son chapeau de shérif et ses guitares carrées, Bo Diddley est une des grandes images pieuses pour tous les guitar heroes de la planète. Un des pionniers bluesy et rock’n’roll du vibrato et de toutes sortes d’innovations techniques, le sorcier rhythm & blues du riff qui envoûte (Mick Jagger succombera bien vite à son irrésistible pouvoir) et le grand maître du « Diddley beat » qui hantera souvent le jeu de Wilko Johnson quand, « back in the night », sa Fender sonnera la charge. - [Atlantic Box Set](https://www.vivelaculture.com/atlantic-box-set/): Tout comme la plupart des rockers anglais des sixties et des seventies, Wilko Johnson n’a jamais caché son admiration pour le rhythm & blues du mythique label new-yorkais Atlantic qui, à son âge d’or – entre 1947 (date de sa création) et le milieu des années soixante-dix – pouvait afficher en tête de son catalogue des noms cousus or comme Ray Charles, Aretha Franklin, Otis Redding (Atlantic distribue le label de Memphis, Stax), les Drifters, Sam & Dave, Wilson Pickett, Joe Turner ou les Coasters. Un coffre au trésor. - [Oil City Confidential](https://www.vivelaculture.com/oil-city-confidential/): Canvey Island. Une « île » gagnée sur les eaux de l’estuaire de la Tamise, non loin de Londres. Un immense complexe pétrolier hérissé de torchères et de cuves Shell en dessous du niveau de la mer. Là où tout a commencé pour quatre jeunes copains, quatre « locaux » fans de musique, à l’aube des années soixante-dix… Le réalisateur Julien Temple (La grande escroquerie du rock‘n’roll, Absolute Beginners), accompagné de Wilko Johnson, revient sur les lieux du crime pour raconter (avec l’aide des principaux acteurs, de nombreux documents et d’interviews plus anciennes de Lee Brilleaux) la grande et édifiante saga Dr. Feelgood. Poignant. - [Back In The Night](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-night/): L’essentiel, le sublime, arrive souvent au tout début, dans l’urgence. Et puis les choses ont tendance à s’émousser. Wilko solo n’atteint peut-être pas les sommets de Dr. Feelgood, mais les instants de grâce sont nombreux, et réunis dans cette compilation où l’homme mitraillette s’entoure souvent de la rythmique de Ian Dury (et du rock critic Charles Shaar Murray à l’harmonica) pour balancer à la hussarde quelques vieux titres sortis de derrière les fagots. Héroïque. - [A Very Special Christmas](https://www.vivelaculture.com/a-very-special-christmas/): Haring a dessiné la pochette de ce très célèbre album de Noël destiné à lever des fonds au profit des Special Olympics (jeux olympiques des enfants et adultes handicapés mentaux). Le casting est impressionnant, de Bruce Springsteen à Madonna en passant par U2 ou Run DMC, tous interprètent des chansons de Noël inédites et feront de ce disque un énorme best seller : plus de quatre millions d’exemplaires vendus. Un bel objet, un beau cadeau, une bonne action. - [Keith Haring : Retrospective Music of his Area](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-retrospective-music-of-his-area/): The Artist Speaks (Hommage à Keith Haring) de Junior Vasquez : Un album hommage à l’artiste et à la musique de son époque, avec un de ses fameux chiens (devenu DJ) en couverture et « The Artist Speaks », le titre qui lui est dédié, composé par son ami Junior Vasquez, qui mélange la voix de Haring à ses boucles electro. Quand l’artiste devient lui-même une source d’inspiration… - [Paradise Garage](https://www.vivelaculture.com/paradise-garage/): Larry Levan aux platines, dernière soirée du Paradise Garage, 1987 : Le Paradise Garage était LA boîte chérie de Keith Haring. Il vivra sa fermeture, en 1987, comme un deuil, qu’il surmontera en immortalisant ses danseurs dans nombre de ses peintures à venir… Larry Levan était le DJ star de l’endroit, un des premiers grands noms de la dance music. Cette compilation lui rend hommage, enchaînant plusieurs de ses mixes classiques : montez le son et dansez, vous êtes en 1987, au Paradise Garage ! - [Keith Haring : le petit prince de la rue](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-le-petit-prince-de-la-rue/): Ce film documentaire retrace la vie et la carrière de Keith Haring en faisant la part belle aux images d’archive ainsi qu’aux témoignages des membres de sa famille et de ses amis de l’époque encore en vie (Kenny Scharf, Yoko Ono, David LaChapelle, Madonna ou Junior Vasquez). Les moments les plus impressionnants sont ceux où l’on voit Haring peindre, en véritable performer qu’il était, très rapide et très sûr de son trait, dans des lieux divers, notamment dans le métro, sur de grands panneaux publicitaires vides. En bonus, Keith Haring, témoignages d’amis français, comprend des interviews de personnalités comme Jean-Charles […] - [Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child](https://www.vivelaculture.com/jean-michel-basquiat-the-radiant-child/): Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années 1980 a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise… Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance jamais vue. Ce film, basé sur des entretiens avec son amie réalisatrice Tamra Davis, le montre au travail, rayonnant, comme l’annonce justement son titre, clin d’œil à Haring et à son Radiant […] - [Recherche Susan désespérément](https://www.vivelaculture.com/recherche-susan-desesperement/): Madonna et Keith Haring se sont rencontrés à la Danceteria bien avant leurs célébrités respectives (il était aide-serveur, elle tenait le vestiaire). Le film qui a fait connaître la chanteuse au grand public, Recherche Susan désespérément, décrit parfaitement le New York de cette époque, certaines scènes se déroulant même dans ce fameux club. Madonna n’a jamais fait mieux depuis… Amis pour la vie, il lui dessinera des vêtements et elle chantera « Dress You Up » lors de sa fête d’anniversaire, en 1984. Vingt-cinq ans plus tard, elle lui rend toujours hommage sur scène (cf. l’animation de personnages de Haring servant de […] - [Le mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso/): Le film de Clouzot est à la fois unique et révolutionnaire. C’est la première et dernière fois que l’œuvre d’un peintre – en l’occurrence, pas n’importe lequel – est filmée « en train d’être réalisée ». Grâce à un procédé de transparence, on ne voit ni l’artiste, ni son bras ni même son pinceau, mais uniquement des lignes et des couleurs qui apparaissent sur la toile, en temps réel. On mesure ainsi la dextérité, la rapidité et la prolixité de Picasso, et on touche du doigt son génie. Les quelques scènes où on le voit parler à Clouzot entre deux peintures sont […] - [Le grand livre des petites choses](https://www.vivelaculture.com/le-grand-livre-des-petites-choses/): Keith Haring adorait les enfants. Il aimait les représenter (son fameux « bébé rayonnant »), les faire travailler, jouer avec eux et leur offrir des dessins. Ils le lui rendaient bien, amusés et fascinés par ses figures simples, tracées en quelques lignes, de chiens aboyant, de bonshommes sautillant, de pyramides, de soucoupes volantes… Ce livre « interactif », à l’origine un cadeau d’anniversaire pour les sept ans de Nina, la fille d’un de ses amis, est aujourd’hui destiné à tous les enfants du monde. - [Alechinsky, le pinceau voyageur](https://www.vivelaculture.com/alechinsky-le-pinceau-voyageur/): Expo Aix-en-Provence 2010 Ce peintre belge est une figure majeure de l’avant-garde du XXème siècle, proche des surréalistes puis membre du groupe CoBrA. Fasciné par la spontanéité de la calligraphie orientale, il s’inspire également de la BD en entourant ses œuvres de petites vignettes qui les commentent. Haring le découvre lors d’une exposition à Pittsburgh en 1977 et ne s’en remet pas : « Je n’en ai pas cru mes yeux ! De tout ce que j’avais vu, c’était ce qui se rapprochait le plus de ce que j’étais en train de faire avec toutes ces petites formes qui s’engendraient d’elles-mêmes. J’ai soudain […] - [Ma Philosophie de A à B et vice-versa](https://www.vivelaculture.com/ma-philosophie-de-a-a-b-et-vice-versa/): L’inimitable ton pince-sans-rire de Warhol fait de la lecture de cet ouvrage culte – longtemps introuvable et enfin réédité – un véritable plaisir. Même s’il n’en parle pas réellement, on comprend beaucoup mieux l’œuvre de Warhol, et sa « philosophie », en dévorant ces pages provocatrices, hilarantes et parfois même touchantes. Passé maître dans l’art de parler sérieusement de choses totalement insignifiantes et légèrement des sujets les plus graves, Warhol fascine une fois de plus par son génie protéiforme. On le savait peintre, cinéaste, producteur de rock (avec le Velvet Underground), homme d’affaire, chroniqueur mondain, et bien d’autres choses. On découvre ici […] - [Di Rosa Graphic](https://www.vivelaculture.com/di-rosa-graphic/): La démarche du peintre sétois, fondateur du Musée des Arts Modestes, est assez proche de celle de Haring. Les deux hommes étaient d’ailleurs amis, Di Rosa ayant vécu à New York en 1984 et rencontré tout l’underground local de l’époque. Membre du groupe de la « Figuration libre » qui rassemble Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas, Di Rosa s’inspire de la culture populaire, du rock à la BD en passant par le cinéma ou les arts primitifs. Ce catalogue raisonné est un très bel objet, ludique et solaire, à l’image de l’artiste. - [Journal](https://www.vivelaculture.com/journal/): Dès 1977, à l’âge de 19 ans, le jeune Keith Haring consigne dans ses carnets ses réflexions sur l’art, sur sa sexualité, sur ses lectures, puis, très vite, sur son succès commercial. La richesse de ce journal, qu’il tiendra jusqu’à sa mort et qu’il voulait vraisemblablement voir publié, en font l’antithèse de celui, tout aussi fameux, de son ami Andy Warhol. Là où ce dernier reste malicieusement superficiel et se délecte de ragots people, Haring est souvent profond et précis, et nous livre un document passionnant sur son œuvre, mais aussi sur son époque, sur l’art et sur la vie […] - [Lascaux](https://www.vivelaculture.com/lascaux/): Il y a plus de 15000 ans, le métro n’existait pas, les graffeurs de l’époque étaient donc obligés de descendre dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce très beau livre au format original, magnifiquement illustré, nous rappelle que le street art n’est pas forcément né à New York dans les années 1970. - [Le mur de Berlin](https://www.vivelaculture.com/le-mur-de-berlin/): En 1986, Keith Haring recouvre 90 mètres du mur de Berlin, côté ouest, de peintures aux couleurs du drapeau allemand pour exprimer l’espoir de voir un jour le pays réunifié, ce qui se produira enfin trois ans plus tard. C’est l’histoire hallucinante de ce mur de la honte que nous conte l’historien Frederick Taylor, de sa construction sinistre en 1961 à sa démolition joyeuse en 1989. Du contexte politique aux drames humains, cet ouvrage de référence nous explique absolument tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. - [Keith Haring, The Political Line](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-the-political-line/): Exposition au MAM Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrée à Keith Haring. Elle est centrée sur la dimension politique de son travail, d’une force et d’une actualité impressionnantes. Qu’elle ait lieu à Paris n’est pas anodin : Haring adorait cette ville où il a fréquemment séjourné et qui a été l’une des premières à le faire entrer au musée, en 1984, avec l’exposition Figuration Libre France/USA, qui présentait ses œuvres aux côtés de celles de […] - [Au lieu-dit Noir-Étang](https://www.vivelaculture.com/au-lieu-dit-noir-etang/): Eté 1926. L’arrivée d’une séduisante professeur au sein de l’école d’un petit port de la Nouvelle-Angleterre déchaîne – sous le regard d’un adolescent transi – souffrances, fureurs et tragédies… Un tumultueux thriller, ancré dans un nébuleux passé, formidable occasion de rendre hommage aux classiques : aux Hauts de Hurlevent, auxquels ce drame passionné fait souvent référence, comme aux romans gothiques d’Ann Radcliffe, dont il emprunte les décors tourmentés, baignant dans le halo surnaturel d’une lune blafarde. - [Kinderszenen](https://www.vivelaculture.com/kinderszenen/): Arabesque, Variations Abegg, Papillons, Novelettes. Sa vie tragique, ses profondes dépressions, n’ont fait que renforcer le mythe : Robert Schumann est le maître d’une musique romantique allemande poussée à son paroxysme. L’orfèvre de partitions profondément marquées par la littérature (on songe aux poésies de Goethe, aux contes fantastiques de E.T.A. Hoffmann). L’artisan d’une musique visionnaire, qui ouvrit des portes à de nombreux compositeurs, de Saint-Saëns à Tchaïkovsky. « Le romantique des romantiques », tel qu’on le surnomma. - [Twilight, la saga](https://www.vivelaculture.com/twilight-la-saga/): Les vampires, loups-garous et autres lycanthropes hantent toujours l’imaginaire, comme le prouve l’immense succès des romans de Stephenie Meyer et leur adaptation au grand écran. Mais les temps ont changé et le « politiquement correct » a fait rentrer dans le rang toutes les effrayantes créatures de la nuit. Pas d’incubes ou de succubes, peu d’interdits et des péchés quasiment véniels : avec Bella, Edward, Jacob et les autres, le sang a désormais un goût acidulé de Coca ! Mais les ados adorent ça ! - [Géricault, au cœur de la création romantique](https://www.vivelaculture.com/gericault-au-coeur-de-la-creation-romantique/): Études pour Le Radeau de la Méduse. L’histoire d’un chef-d’œuvre de la peinture romantique. Pour réaliser ce tableau monumental, en 1817-1818, Théodore Géricault fait construire une maquette grandeur nature de l’épave dans son atelier, rencontre les survivants, et va même jusqu’à récupérer à l’hôpital Beaujon des mains et des pieds coupés, transformant son lieu de travail en un endroit irrespirable. À sa présentation, au salon de 1819, Le Radeau de la Méduse provoquera la polémique. Mais toute une génération de peintres romantiques, Delacroix en tête (il pose d’ailleurs sur le radeau, en naufragé !), s’en inspireront. - [Rebecca](https://www.vivelaculture.com/rebecca/): Un riche veuf épouse en secondes noces une innocente jeune femme et l’installe dans son château. Elle y découvre d’abord une gouvernante hostile, attachée à sa première maîtresse, puis s’aperçoit très vite que la défunte, Rebecca, hante toujours cette sombre demeure. En 1940, Alfred Hitchcock adapte un roman de Daphné du Maurier (son meilleur sans doute !) paru deux ans plus tôt, signant pour ses débuts américains un film authentiquement gothique et flamboyant ! - [Nosferatu le vampire](https://www.vivelaculture.com/nosferatu-le-vampire/): Inspiré du Dracula de Bram Stoker (1897), Nosferatu concentre bon nombre de thèmes chers à un romantisme noir encore bien vivant durant les années vingt. Du personnage effrayant du vampire aux mains crochues aux recoins d’un château de Transylvanie délicieusement gothique, en passant par une symphonie funèbre d’ombres portées et d’éclairages crépusculaires orchestrée par un génial Murnau, ce chef-d’œuvre du septième art, adulé par les surréalistes, reste comme un des premiers films d’horreur de l’histoire du cinéma. - [Nouvelles et contes fantastiques](https://www.vivelaculture.com/nouvelles-et-contes-fantastiques/): On connaît les tableaux du peintre symboliste, s’inspirant des rêves les plus étranges pour construire une œuvre souvent inquiétante et visionnaire, inédite et singulière. On reconnaît également au premier coup d’œil le coloriste exceptionnel d’Ophélia ou du Cyclope. Avec les dix contes regroupés dans ce recueil, on découvre un Odilon Redon écrivain, proche du fantastique Villiers de l’Isle-Adam ou d’Edgar Poe, ainsi que de la poésie de Stéphane Mallarmé. - [La Morte amoureuse](https://www.vivelaculture.com/la-morte-amoureuse/): Toutes les nuits, une jeune et belle courtisane tourmente un prêtre et le condamne à une impossible double vie : Clarimonde, revenue d’un lieu « sans soleil ni lune », charme et endort l’homme d’Église pour se nourrir de son sang. Femme vénéneuse, goule, vampire, La Morte amoureuse, en 1836, sacre une fois de plus l’auteur du Capitaine Fracasse comme le chef de file d’un romantisme noir à la prose échevelée. Un grand classique. - [Caspar David Friedrich](https://www.vivelaculture.com/caspar-david-friedrich/): Juché sur un pic rocheux déchiqueté, un homme solitaire fait face à un océan en colère de roches et de nuages… Le voyageur contemplant une mer de nuages (1840) reste sans aucun doute l’œuvre la plus célèbre de Caspar David Friedrich. Né en Poméranie en 1774 et mort 66 ans plus tard à Dresde, dans l’indifférence générale, ce protégé de Goethe incarne à travers ses paysages tourmentés, cartes postales secouées et reflets de l’âme humaine autant que de la géographie, tout le génie de la peinture romantique allemande du XIXème siècle. - [Les Châteaux de la subversion](https://www.vivelaculture.com/les-chateaux-de-la-subversion/): Accompagné de Soudain un bloc d’abîme, Sade. Deux textes très complémentaires sur le roman noir au XVIIIème siècle, signés par une des grandes spécialistes du genre. Si Soudain un bloc d’abîme (au départ introduction à la magistrale édition des œuvres complètes de Sade publiées par Pauvert) s’attache à remettre les livres du « divin marquis » au centre de la littérature française, Les Châteaux de la subversion offre, pour la première fois, à l’aube des années quatre-vingts, une étude « lumineuse » et très complète sur un roman sombre et gothique, terreau du romantisme en plein siècle de la Raison. - [Goya d’or et de sang](https://www.vivelaculture.com/goya-dor-et-de-sang/): 1797. Le fantasmagorique Vol des sorcières, comme la période sombre qui suit, avec la publication de Caprices, (gravures censurées à l’époque par l’Inquisition encore toute puissante), illustrent la tentation préromantique d’un Goya au sommet de son art. Sorcières grimaçantes et édentées, animaux monstrueux, vieillards émaciés, suppliciés, monstres, vont durablement inspirer, grâce au maître espagnol, littérature et peinture du XIXème siècle. - [Kill Bill](https://www.vivelaculture.com/kill-bill/): Tarantino a été nourri au cinéma de genre. Western, horreur, gangsters, blaxplotation et bien entendu, films asiatiques, kung-fu et films de sabre en tête. Kill Bill est un hommage à ces films qui ont déboulé sur les écrans occidentaux dans les années 70. Deux films dans lesquels Uma Thurman dans sa belle combinaison jaune – la même que celle de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort – se lance à la recherche de ses anciens complices pour se venger et réserver un sort tout particulier à leur chef, interprété par David Carradine (Kung Fu). Maniaque du moindre détail, […] - [Kung Fu](https://www.vivelaculture.com/kung-fu/): “Essaye de prendre la pierre, Petit Scarabée”. Kung Fu fut, au début des années 70, la série qui, avec les films de Bruce Lee, fit entrer le kung fu dans l’imaginaire des petits Occidentaux. C’est d’ailleurs Bruce Lee qui est à l’origine de la série, mais les producteurs ne croyaient pas qu’un acteur asiatique puisse tenir le rôle de Kwai Chang Caine, ce moine shaolin, finalement interprété par David Carradine, qui a dû fuir la Chine et traverse l’Ouest américain à la recherche de son demi-frère. - [A Touch of Zen](https://www.vivelaculture.com/a-touch-of-zen-2/): Cinéphile aux multiples activités, dans les années 70, Pierre Rissient a rapporté deux films majeurs de ses voyages en Asie : Insiang et A Touch of Zen qui fut présenté en compétition au Festival de Cannes en 1975. Quand on lui demande ce qui l’a séduit dans A Touch of Zen, Pierre Rissient répond : « La magnificence visuelle, la composition, la dynamique des plans, l’énergie prodigieuse du film, l’imaginaire et l’imagination. (…) Ce dont je me suis rendu compte plus tard c’est que A Touch of Zen n’était pas un film de Hong Kong ou de Taïwan mais avant […] - [The Killer](https://www.vivelaculture.com/the-killer-3/): John Woo revendique haut et fort son admiration pour Melville, Truffaut… et Jacques Demy. Des influences qui, mélangées à celle du cinéma japonais – tout particulièrement les films de yakuzas – et celle du cinéma de Hong Kong, du temps de la splendeur des studios Shaw Brothers, l’aidèrent à donner une nouvelle dimension au cinéma d’action; notamment en gommant les frontières simplistes entre le bien et le mal. The Killer, qui fait suite au Syndicat du crime, est considéré comme un tournant dans le film d’action produit à Hong Kong et qui attirera l’attention des spectateurs occidentaux et des patrons […] - [The Grandmaster](https://www.vivelaculture.com/the-grandmaster-2/): Wong Kar-wai (As Tears Go By, In the Mood for Love, 2046) est un cinéaste de la mélancolie, grand spécialiste des films en costumes et aux mises en scène réglées comme des ballets. The Grandmaster, à travers la figure du maître Ip Man (le professeur de Bruce Lee), est un film sur l’histoire des différentes écoles de kung-fu qui se disputaient le titre suprême, à Hong-Kong, dans les années trente. Un sujet rêvé pour Wong Kar-wai qui multiplie les ralentis pour styliser des combats qui laissent bouche bée. - [Dictionnaire du cinéma asiatique](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-cinema-asiatique-2/): « De Bombay à Tokyo en passant par Hong Kong, Pyongyang ou Jakarta, de Devdas à In the Mood for Love, ce premier Dictionnaire du cinéma asiatique rassemble les pièces essentielles d’un colossal puzzle. Depuis Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa ou Satyajit Ray, on a vu apparaître pêle-mêle les visages de Bruce Lee, Takeshi Kitano, Gong Li, Shah Rukh Khan ou Aishwarya Rai… le lecteur est invité à voyager dans le fascinant labyrinthe du cinéma asiatique. » - [Enter The Wu-Tang](https://www.vivelaculture.com/enter-the-wu-tang-3/): Premier album du groupe formé au début des années 90 à New York, The Wu-Tang Clan est l’un des groupes de rap les plus importants de l’histoire : son lourd, samples de films de kung-fu, flow puissant et un sens de l’expérimentation sonore impulsés par RZA, le producteur de la majeure partie des titres du groupe ainsi que des albums solo de ses membres. C’est au même RZA que Jim Jarmusch confiera la musique de Ghost Dog. RZA passera à son tour derrière la caméra pour réaliser un film de kung-fu : L’Homme aux poings de fer, sorti en 2012 […] - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai-2/): A l’aube du XXIe siècle, un tueur à gage afro-américain mène sa vie suivant les préceptes du Hagakure, le code d’honneur des samouraïs du Moyen Âge. Entre deux contrats, il s’exerce au sabre et prend soin de son élevage de pigeons voyageurs. Un jour, son principal employeur, le chef d’un gang de mafieux italiens, décide de se débarrasser de lui. Directement inspiré du Samouraï de Melville, Jim Jarmusch fait de Forest Whitaker, Ghost Dog, un samouraï urbain qui refuse d’abandonner son code d’honneur, sa vie fut-elle en jeu. Un film lyrique et mélancolique sur une musique originale signée RZA du […] - [Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes](https://www.vivelaculture.com/traite-du-zen-et-de-lentretien-des-motocyclettes-2/): A l’occasion de vacances, un père et son jeune fils quittent le Minnesota et partent en voyage sur les routes américaines. « Délibérément, nous avons laissé nos projets dans le vague ». Le père connaît par cœur le cœur de son engin qu’il entretient lui-même plutôt que de l’emmener au garage. Il nous plonge alors dans une profonde réflexion philosophique sur le sens de la vie et celui d’un mode d’emploi. Pendant le voyage, le père alterne entre réflexions métaphysiques et l’attention qu’il porte à son fils. Robert M. Pirsig signe un chef-d’œuvre. « La solution paraît toute simple une […] - [Les Plages d’Agnès](https://www.vivelaculture.com/les-plages-dagnes/): Plus de 50 % des Français vont à la plage pendant leurs vacances. La réalisatrice Agnès Varda dit : « Moi, si on m’ouvrait, on trouverait des plages. » Pour autant le sujet de son magnifique documentaire n’est pas la plage, mais sa vie racontée sur les plages du Nord, à Sète, à Noirmoutier où même rue Daguerre à Paris où elle fait déverser 2 tonnes de sable. Sur les pavés, la plage ! Il est aussi question de Jean Vilar, son maître, on y rencontre son mari chéri Jacques Demy, et Jean-Luc Godard sans ses lunettes… - [Les Fainéants dans la vallée fertile](https://www.vivelaculture.com/les-faineants-dans-la-vallee-fertile/): Plus fort que de ne rien faire en vacances : cultiver l’oisiveté dans la vie. Les Fainéants de la vallée fertile, héros du roman d’Albert Cossery, cultivent tous l’oisiveté sauf le plus jeune qui cherche à travailler sans savoir ce que ça veut dire. Surnommé Le Voltaire du Nil pour son humour décapant, et L’Égyptien de Saint-Germain, Albert Cossery est resté de 1945 à sa mort en 2008 à l’hôtel La Louisiane, à l’angle des rue de Buci et de Seine. Il disait : « Si j’avais un appartement et si je devais penser aux draps, je serais déjà mort. […] - [Les Petits Chevaux de Tarquinia](https://www.vivelaculture.com/les-petits-chevaux-de-tarquinia/): « Il n’y a pas de vacances à l’amour, dit-il, ça n’existe pas. L’amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n’y a pas de vacances possible à ça ». Sujet possible de philo au bac, c’est un extrait du roman de Marguerite Duras Les Petits Chevaux de Tarquinia. En Italie au bord de la mer, deux couples passent des vacances. Il fait très chaud, ils boivent du Campari, s’ennuient. Il y a un accident et un très beau pêcheur qui possède une barque. L’intrigue est mince, le talent de Marguerite Duras immense. - [L’Eté de Kukojiro](https://www.vivelaculture.com/lete-de-kukojiro/): C’est l’été à Tokyo. Masao, 9 ans n’a jamais vu sa mère. Ancien yakusa, Kikujiro part en voyage avec lui pour la retrouver au bord de la mer. L’enfant est mélancolique, le yakusa appelle « ducon » tous ceux à qui il s’adresse. Kitano joue le rôle du yakusa. Présenté à Cannes en 1999, le festival fut touché par le mélange de poésie et de rire. - [Les Vacances de Monsieur Hulot](https://www.vivelaculture.com/les-vacances-de-monsieur-hulot/): Monsieur Hulot passe ses vacances d’été dans une pension de famille à Saint-Marc-sur-Mer, près de Saint Nazaire. Hulot est un original qui dynamite discrètement l’atmosphère bourgeoise de l’hôtel. Hulot c’est Tati ; il observe la vie sur la plage comme personne. Un couple âgé joue à la balle, sauf que Raymond voit passer une jeune beauté et oublie la balle ; piquée au vif, sa femme l’appelle de plus en plus fort : Raymond… Raymond… Raymond ! - [L’élection du lieu de vacances](https://www.vivelaculture.com/lelection-du-lieu-de-vacances/): Un choix psycho-géographique guidé par des représentations spatiales. Professeur de tourisme, c’est le métier qu’exerce Dominique Réau, l’auteur du livre, à La Rochelle Business School of Tourism. Elle fait du tourisme sans partir en vacances ! Le tourisme est la première industrie mondiale. Le touriste, sans lequel cette industrie n’a plus de sens, est au cœur du livre : répondre à ses désirs, besoins, comprendre pourquoi monsieur, madame, emmènent leurs enfants ici plutôt que là. Mai 68 disait « l’imagination au pouvoir » ; l’industrie étudie comment faire rêver sur l’image d’un lieu, au lieu du lieu-même. Honnête ? - [Vive les vacances](https://www.vivelaculture.com/vive-les-vacances/): « Campeurs péteurs » est l’une des planches de Vive les vacances, BD culte de Jean-Marc Reiser ; dans un camping la nuit, les voisins pètent, baisent ou ronflent tellement fort que la terre tremble et les piquets de tentes sont déterrés… Reiser est mort en 1983, sa tombe au cimetière du Montparnasse a une forme d’aile d’avion, car Reiser était un passionné d’aviation, l’un des pionniers du vol libre en France ; pensez-y la prochaine fois que vous partirez en vacances en avion… - [1936, Le Front populaire](https://www.vivelaculture.com/1936-le-front-populaire/): « Plutôt Hitler que le Front populaire » montre le ralliement du patronat français au fascisme face à la « peur des rouges » ; page 27 de ce hors-série, Louis Renault serre la main d’Hitler. En 1936, le Front populaire est d’abord un mouvement de résistance au fascisme qui gagne l’Europe entière comme le montre la carte de la double page 12-13. Une lutte qui a donné naissance aux deux semaines de congés payés ; page 58, on voit la joie des familles qui partent en vacances en train grâce au billet populaire de congés annuels (40 % de […] - [Les Vacances](https://www.vivelaculture.com/les-vacances/): Vacances vient du latin vacans, participe présent de vacare « être vide » d’où « être libre, inoccupé » annonce l’introduction du livre de Jean-Didier Urbain, docteur en anthropologie sociale et culturelle. Il fait tomber des idées reçues, ainsi ce n’est pas le Front populaire qui crée les congés payés, mais Léo Lagrange, le sous-secrétaire d’État aux sports et à l’organisation des loisirs de Léon Blum. La fameuse loi a été votée le 20 juin 1936 par 563 voix contre 1. Un député austère refusait que les congés soient payés… - [Été 36, sur la route des vacances en images et en chansons](https://www.vivelaculture.com/ete-36-sur-la-route-des-vacances-en-images-et-en-chansons/): Le bonheur c’est simple comme deux semaines de congés payés, en 1936. Loin des villes tristes où le boulot est dur, on marche, pêche, campe, on fait la sieste, on chante Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? de Ray Ventura. Martin Pénet est journaliste et historien spécialisé dans la chanson française des XIXe et XXe siècle. Son livre de photo contient un CD. Dès qu’on écoute Trenet chanter C’est la vie qui va, l’insouciance des vacances commence… - [Soul Train](https://www.vivelaculture.com/soul-train-copy/): Don Cornelius ist ein Ex-Cop aus Chicago, der zuerst spürte, dass die SängerInnen, Bands und Künstler, die sich die junge afroamerikanische Generation Ende der 60er Jahre anhörte, auch eine eigene Fernsehshow brauchen. Und so entstand die Show Soul Train, die zunächst regional lief, schnell aber auch in der gesamten USA ausgestrahlt wurde. Und alle angesagten schwarzen Stars kamen in die TV-Show, die mehr als nur eine Musiksendung war. Soul Train war auch ein Gradmesser für Mode und Stil und so erfolgreich, dass auch weiße Künstler wie z.B. David Bowie dort auftreten wollten. Kult. Besser noch: historisch. - [Howling at the Moon](https://www.vivelaculture.com/howling-at-the-moon-copy/): Walter Yetnikoff stammt aus einer jüdischen Arbeiterfamilie und war in den 1980er Jahren der schillernde Boss von CBS Records und eine Zeit lang der mächtigste Mann der Musikindustrie. Er kannte viele große Stars, war ein Mentor für Barbara Streisand oder eine Vaterfigur für Michael Jackson, den er zu CBS Records holte. Er stand auch hinter dem Verkauf an Sony und setzte sich immer besonders für seine Künstler ein. Seine Alkohol- und Drogensucht leitete sein Karierende ein. 2004 veröffentlichte er dann seine vielbeachtete Autobiographie Howling with the Moon. Sein Leben inspirierte auch Mick Jagger als ausführender Produzent der HBO-Serie Vinyl. - [Saturday Night Fever](https://www.vivelaculture.com/saturday-night-fever-copy/): Als die Jacksons Destiny aufnehmen, haben sie ein großes Ziel: Sie wollen erfolgreicher werden als die Bee Gees mit ihrem Filmsoundtrack zu Saturday Night Fever, dem kommerziellen Riesenerfolg, der auch John Travolta zum Star machte. Man muss aber zugeben, dass die Gibb-Brüder ein starkes Album vorgelegt haben. Den ganzen Sommer 1977 hört man überall die Hits Stayin’ Alive, Night Fever, oder How Deep is Your Love. Der Soundtrack Saturday Night Fever ist einfach ein Pop-Klassiker. - [Nowhere to Run](https://www.vivelaculture.com/nowhere-to-run-2-copy/): Soul, sagte einst Ray Charles, ist wie Elektrizität. Man weiß nicht genau, was es ist, aber mit dieser Power kann man ein Zimmer erhellen. Bevor diese Musik weltweit die Hitparaden stürmte, katalogisierte man black music als race music, die nur von Spartensendern gespielt wurde. Um die Geschichte der Soul Music zu erzählen, traf sich Autor Gerri Hirshey mit den großen Legenden dieser Musikrichtung. Und so besteht sein Sachbuch aus Anekdoten und unvergesslichen Zeugenberichten, wie aus Gospel der Soul wurde. - [Destiny](https://www.vivelaculture.com/destiny-copy/): Bevor Michael Jackson den Starruhm der Beatles oder Elvis’ erreichte,war er Mitglied der Jackson 5 (später Jaksons, als die Band vom Label Motown zu Epic (Sony) wechselt). Destiny ist dann die erste LP, bei der die Jacksons die komplette, künstlerische Kontrolle haben. Dabei arbeiteten sie mit den Arrangeuren Jerry Hey und Greg Philliganes, dem magischen Duo aus Philadelphia, zusammen. Ein letzter Probegalopp, bevor Off the Wall in die Läden kam. - [diana](https://www.vivelaculture.com/diana-copy/): 1980 kann Diana Ross schon auf eine sehr lange, erfolgreiche Karriere zurückblicken. Zunächst mit den Supremes beim Label Motown (Stevie Wonder, Marvin Gaye…) und ab 1969 beginnt die erfolgreiche Solokarriere. 1980 vertraut sie sich mit ihrem Album diana den Chic Produzenten Nile Rogers – Bernard Edwards an. Und sie hat mit I’m Coming Out einen Riesenhit, der auch in der Gay-Comunity zur Hymne wird. Der Rest des Albums ist eine subtile Mischung aus Funk, Soul und Disco. - [Dirty Mind](https://www.vivelaculture.com/dirty-mind-copy/): Prince und Michael Jackson muss man sich wie zwei Zwillinge vorstellen, die nach der Geburt getrennt aufwachsen. Das ist wie das Duell Nat King Cole gegen Little Richard. Michael J. ist hier der Introvertierte, der so gerne Bambi wäre, und Prince leiht sich den väterlichen Mantel, um zu provozieren. So tritt er gerne in Strings, Netzstrümpfen und hohen Hacken auf. Seine Gitarre wird zum Sexobjekt. Aber Prince schafft auch einen elektronischen Funk mit Synthesizern, er ist ein Hitschreiber und großartiger Showman auf der Bühne. Dirty Mind ist das 3. Album des Mannes aus Minneapolis. Danach folgte Purple Rain … der […] - [Studio 54](https://www.vivelaculture.com/studio-54-2-copy/): Der legendäre Club Studio 54 wurde 1977 eröffnet und 1986 geschlossen. Der Ort war in, die Zahl der abgewiesenen Stars hoch. Aber die großen Jahre des Studio 54 endeten bereits mit dem Abend The End of Modern-day Gomorrah am 4. Februar 1980. Danach ließ die Polizei den Club schließen. Was in den Nächten im Studio 54 alles an Exzessen, Drogen und Sex zusammen kam, ist wohl unbeschreiblich. Die Hollywoodverfilmung mit Ryan Philippe als naivem Landei, das es zum angesagten Barkeeper schafft, wurde 1998 vom Studio Miramax ziemlich verstümmelt. Erst 2014 zeigte die Berlinale den Director’s Cut, der die aus der […] - [Car Wash](https://www.vivelaculture.com/car-wash-copy/): Car Wash zeigt die Realität des American way of life aus der Sicht einer Autowaschanlage in Los Angeles. Die Stimmung im Dee-Luxe Car Wash ist entspannt und locker. Wir befinden uns noch in der Jimmy-Carter-Ära, fünf Jahre vor Ronald Reagan. Man bemüht die üblichen Stereotypen wie den alten Knastbruder, den Spaßvogel, den Schwulen und das Papasöhnchen. Gespielt werden alle Figuren von Afroamerikanern. Hinzu kommt ein Querschnitt funkiger Disco-Musik von Rose Royce und Norman Whitfield. Und in Gastrollen sieht man Richard Pryor und die Pointer Sisters. - [The Wiz](https://www.vivelaculture.com/the-wiz-copy/): The Wiz ist die Kinoadaption des gleichnamigen Broadway-Musicals von 1975, das auf dem Roman The Wizard of Oz von Lyman Frank Baum aus dem Jahr 1900 basierte. Victor Fleming schuf schon 1939 einen Kinoklassiker. Die Originalität von The Wiz besteht darin, dass alle Rollen von Afroamerikanern gespielt wurden. Michael Jackson spielte die Vogelscheuche und Diana Ross war Dorothy. Music-Supervisor war Quincy Jones. Trotz des Castings und einem stolzen 24 Millonen-Dollar-Budget, floppte der Film. Heute ist The Wiz Kult. - [Off The Wall](https://www.vivelaculture.com/off-the-wall-copy/): Mit 21 Jahren nimmt er bereits sein 5. Soloalbum auf. Da hat Michael Jackson schon eine langjährige Karriere mit Dutzenden Hits hinter sich … Bei den Dreharbeiten zum Film The Wiz beschließen dann Produzent Quincy Jones und das Ausnahmetalent Michael Jackson zusammen zu arbeiten. Drei Songs stammen dann von Jackson himself, einer von Paul Mc Cartney und ein weiterer von Stevie Wonder. Nach 20 Millionen verkaufter LP’s wird Michael Jackson, zum Meister des Pop-Soul und schafft sich sein Markenzeichen. Weitere Gipfel des Erfolgs wird er danach auch noch erklimmen… - [Soul Train](https://www.vivelaculture.com/soul-train/): Don Cornelius est un ancien flic de Chicago qui a pressenti que les artistes qu’écoutait la jeunesse noire américaine de la fin des années soixante devaient avoir leur place dans une émission télévisée. Ainsi est née Soul Train, qui connaîtra d’abord une diffusion régionale puis très vite nationale. TOUS les artistes noirs y sont passés. Plus qu’une émission musicale, Soul Train fut le baromètre de la mode, du style, des tendances pendant près de vingt ans. L’émission a connu un tel succès que des artistes blancs (David Bowie par exemple) ont voulu y être invités. Culte. Mieux, historique. - [Howling at the Moon](https://www.vivelaculture.com/howling-at-the-moon/): Il ne faut jamais perdre de vue que dans show business, il y a le mot business, compréhensible dans le monde entier. Dans les industries du spectacle aussi il y a quelques grandes figures qui, comme Henry Ford ou Steve Job dans leur domaine, ont transformé leur secteur ou du moins la façon de faire les choses. Parier sur des artistes, sentir de nouveaux courants… Walter Yetnikoff est un de ceux-là, c’est lui qui a signé Michael Jackson. On peut dire que ça pose son homme. - [Saturday Night Fever](https://www.vivelaculture.com/saturday-night-fever/): Quand ils enregistrent l’album Destiny, les Jacksons ont un objectif clairement défini : faire mieux que les Bee Gees et l’album Saturday Night Fever, bluffer la planète Terre encore sous le charme des figures de John Travolta. Il faut dire que les frères Gibb ont fait fort. Pendant tout l’été 1977, les murs des discothèques du monde entier ont fait résonner Stayin’ Alive, Night Fever, ou encore How Deep is Your Love. Saturday Night Fever est tout simplement un marqueur de la culture populaire mondiale. - [Nowhere to Run](https://www.vivelaculture.com/nowhere-to-run-2/): « La soul, disait Ray Charles, c’est comme l’électricité. On ne sait pas vraiment ce que c’est, mais sa force peut éclairer une pièce. » Avant d’occuper les premières places des charts du monde entier, la musique noire fut d’abord cataloguée « race music » et cantonnée aux radios spécialisées. Pour en retracer l’évolution, Gerri Hirshey a rencontré ses plus grandes légendes qui, à travers confidences et anecdotes, racontent l’histoire de cette musique de l’intérieur. Témoignages indispensables. - [Destiny](https://www.vivelaculture.com/destiny/): Avant de s’envoler vers des sommets atteints seulement par Elvis ou les Beatles avant lui, Michael Jackson fut d’abord un des Jackson 5, puis des Jacksons lorsque le groupe passa de Motown à Epic (Sony). Destiny est le premier album sur lequel Michael et ses frères eurent le contrôle complet de leur musique et dont la réalisation fut en partie confiée à Jerry Hey et Greg Philliganes qui formaient alors le duo magique de Philadelphie. Dernier galop d’essai avant que l’album Off the Wall n’arrive dans les bacs. - [diana](https://www.vivelaculture.com/diana/): En 1980, Diana Ross a déjà une très longue carrière jalonnée de succès innombrables derrière elle. D’abord avec les Supremes, au sein de l’écurie Motown (Stevie Wonder, Marvin Gaye…), puis en solo à partir de 1969. En 1980, elle confie la réalisation de diana au duo de choc Nile Rogers – Bernard Edwards du groupe Chic. Carton. I’m Coming Out, devint l’hymne gay et porta l’album, mélange subtile de funk, soul et d’un restant de disco, vers un succès international. - [Dirty Mind](https://www.vivelaculture.com/dirty-mind/): Prince et Michael Jackson sont comme deux jumeaux qui auraient été séparés à la naissance et élevés dans deux familles que tout oppose. Nat King Cole versus Little Richard. Michael, c’est l’introverti qui se rêve en Bambi, Prince emprunte le manteau de son père pour jouer au loup de Tex Avery. Prince, c’est la provocation, les strings, les bas résille, les talons hauts et la guitare comme objet sexuel. Mais c’est aussi un funk au son aigu, électrique et synthétique. C’est surtout un faiseur de tubes et un showman hallucinant. Dirty Mind est le troisième album du natif de Minneapolis. […] - [Studio 54](https://www.vivelaculture.com/studio-54-2/): Ouvert de 1977 à 1986, le Studio 54 a vu en réalité se terminer ses grandes années le 4 février 1980 par la soirée « The End of Modern-day Gomorrah », après que la police fit fermer les lieux. Ce qui se passa au cours des nuits de ces trois années défie encore l’entendement. Stars et anonymes triés sur le volet (on ne compte plus les gens célèbres qui se sont vu refuser l’entrée), sexe, drogues, gigantisme dans tous les domaines, le 54 comme on l’appelait alors, était aussi l’endroit où la musique disco sonnait comme nulle par ailleurs. - [Car Wash](https://www.vivelaculture.com/car-wash/): Car Wash, c’est la réalité de l’American way of life vue d’une station de lavage de voitures à Los Angeles. L’ambiance est légère – on est cinq ans avant le début de l’ère Reagan -, les stéréotypes bien en place (l’ancien taulard, le rigolo, le gay, le fils du patron, coupe afro et pattes d’éph’ de rigueur) et la musique ferait danser un bonhomme de neige sur la banquise. On est alors au plus haut de la période funk-disco et la musique de Rose Royce et Norman Whitfield est un concentré de ce qui se fait de mieux à l’époque. […] - [The Wiz](https://www.vivelaculture.com/the-wiz/): The Wiz, est l’adaptation au cinéma de la comédie musicale créée à Broadway en 1975, elle- même l’adaptation du roman Le Magicien d’Oz de Lyman Frank Baum (1900), déjà transposé une première fois au cinéma par Victor Fleming en 1939. L’originalité de cette version tient dans le fait qu’elle est interprétée par des acteurs afro-américains, Michael Jackson, dans le rôle de l’Epouvantail, et Diana Ross dans celui de Dorothy, en tête. Quincy Jones en a supervisé la musique. Malgré ce casting royal et une production Motown de 24 millions de dollars, le film fut un échec. Aujourd’hui, c’est un film […] - [Off The Wall](https://www.vivelaculture.com/off-the-wall/): A 21 ans quand il enregistre son cinquième album solo, Michael Jackson a déjà une carrière longue de quinze ans et des dizaines de hits derrière lui… C’est sur le tournage de The Wiz, que Michael et Quincy Jones décident de travailler ensemble. Trois titres seront signés Michael Jackson, un par Paul McCartney, un autre par Stevie Wonder. Vingt millions d’albums plus tard, Michael, avec Off The Wall, a marqué les esprits avec le son pop-soul qui sera sa marque de fabrique. - [Beat Generation : NewYork, San Francisco, Paris](https://www.vivelaculture.com/beat-generation-newyork-san-francisco-paris/): Avec plus de cinq cents œuvres et documents, l’exposition « Beat Generation » met en perspective un courant qui va bien au-delà de l’avant-garde littéraire. Poèmes, essais, témoignages, photos, rendent compte de l’effervescence d’un des mouvements culturels les plus influents du XXe siècle. - [Ghost of Tom Joad](https://www.vivelaculture.com/ghost-of-tom-joad/): Der „Boss“ stammt nicht nur aus der Arbeiterklasse, er hat auch nie vergessen, woher er kommt. Bruce Springsteen singt immer wieder über die Verlierer des amerikanischen Traums. Und nicht nur das. Als er 1981 in Frankreich auf Tournee war, spendete er den Streikenden einer Fabrik in Saint Étienne auch Geld. Ghost on Tom Joad ist ein Soloalbum von Bruce Springsteen und eine Hommage an die Hauptfigur aus Früchte des Zorns. Auf diesem Album wird er einmal mehr zum sozial engagierten Sänger und Chronisten eines anderen Amerikas. - [Aman Iman](https://www.vivelaculture.com/aman-iman-copy/): Die politisch engagierte Band Tinariwen hat den Wüstenrock erfunden, feiert weltweit Erfolge und machte die Weltgemeinschaft auf das tragische Schicksal der Tuaregs aufmerksam. Dabei gelang es der Band, die musikalischen Grenzen zwischen Welt- und Rockmusik zu überwinden. Tinariwen treten in der traditionellen Kleidung der Tuareg auf, singen auf Tamaschek und auf Französisch und spielen auf großen Festivals wie in Glastonbury oder Montreux. Für ihr Album Aman Iman aus dem Jahr 2007 gab es 2012 einen Grammy. - [Früchte des Zorns](https://www.vivelaculture.com/les-raisins-de-la-colere-copy/): John Steinbecks Früchte des Zorns handelt von der Flucht im eigenen Land. 1929 mitten in der ersten großen Weltwirtschaftskrise müssen verarmte Landarbeiter wie die Joad Familie ihre Heimat verlassen und versuchen ihr Glück in Kalifornien. In dieser fast aussichtslosen Situation ziehen Tausende Okies (Einwohner von Oaklahoma) in den Süden. Aber auch dort werden sie zum Spielball mächtiger Großgrundbesitzer. Das kämpferische und sozialkritische Buch von Steinbeck erschien 1939 und löste leidenschaftliche Debatten aus. Ein Jahr später verfilmte es John Ford mit dem jungen Henry Fonda. - [Der Fotograf](https://www.vivelaculture.com/le-photographe-3-copy/): Der Fotograf Didier Lefèvre schließt sich 1986 einer Gruppe von Ärzten ohne Grenzen in Afghanistan an, als das Land noch von der Sowjetunion besetzt ist. Didier Lefèvre und Emmanuel Guibert erzählen in diesem stilistisch ungewöhnlich Buch von dem beschwerlichen und gefährlichen Weg der Ärzte, die versuchen Medikamente und medizinische Hilfe in die Bergregionen zu bringen. Dabei entsteht eine zutiefst menschliche und faszinierende Comicreportage aus Fotos und Zeichnungen. - [Freedom Hospital](https://www.vivelaculture.com/syrie-freedom-hospital-copy/): Freedom Hospital ist der erste Comic des syrischen Künstlers Hamid Sulaiman, der 2011 aus seiner Heimat floh und in Frankreich Zuflucht fand, nachdem er dort ein Jahr lang in der Illegalität lebte. In seinem Comic geht es um Yasmine eine Pazifistin, die in einer fiktiven, syrischen Kleinstadt im Untergrund ein Krankenhaus aufbaut. Und dort treffen ein Dutzend Menschen aufeinander, die sich sonst niemals kennengelernt hätten. Sie müssen auf Grund der dramatischen Ereignisse lernen, zusammen zu leben. Freedom Hospital ist ein Schrei gegen den Krieg, für die Liebe und den Frieden. - [A perfect day](https://www.vivelaculture.com/un-jour-comme-un-autre-copy/): Mitarbeiter einer humanitären Hilfsorganisation bekommen einen Auftrag in einem Kriegsgebiet: Sophie (Mélanie Thierry) ist die Neue und will unbedingt helfen. Mambrú (Benicio del Toro) ist längst desillusioniert und will nur noch Hause. Und Katya (Olga Kurylenko) möchte Mambrú nur für sich selbst. Damir (Fedja Stukan) will, dass der Konflikt endlich endet. Nur der Zyniker B (Tim Robbins) weiß so gar nicht, was er noch will…Und dann sollen sie gemeinsam eine Leiche aus einem Brunnen holen, um die Trinkwasserversorgung nicht zu gefährden. - [Welcome](https://www.vivelaculture.com/welcome-copy/): Simon ist Schwimmlehrer in Calais. Auf eigenes Risiko hilft er einem jungen kurdischen Flüchtling, der durch den Ärmelkanal schwimmen möchte, um in London seine Liebste wieder zu sehen. Drei Jahre hat der junge Mann seine Freundin nicht mehr gesehen. Vier Monate benötigte er, um die 4000 Kilometer zwischen dem Irak und Calais zurück zu legen. Nachdem ein erster Versuch, England als illegaler Passagier in einem LKW zu erreichen gescheitert ist, beschließt der junge Flüchtling, mit dem Schwimmtraining zu beginnen. Welcome ist ein Film über zivilen Ungehorsam und unmenschliche Gesetze gegen Flüchtlinge. - [Today We Drop Bombs, Tomorrow We Build Bridges](https://www.vivelaculture.com/today-we-drop-bombs-tomorrow-we-build-bridges-copy/): How Foreign Aid Became a Casualty of War. Der Krieg gegen den Terror hat die Arbeit humanitärer Hilfsorganisationen erschwert. Das führt mitunter zu dramatischen Konsequenzen für die Zivilbevölkerung in den betroffenen Ländern, aber auch für die Mitarbeiter von NGO’s. Peter Gill reiste in Konfliktzonen und Kriegsschauplätze in Pakistan oder Mogadischu aber auch an die türkisch-syrische Grenze. Die Frage, die man stellen muss lautet: Wie lange kann der Westen noch Krieg in Ländern führen, denen er gleichzeitig durch NGO’s humanitäre Hilfe zukommen lässt ? - [Europa zwischen Grenzkontrolle und Flüchtlingsschutz](https://www.vivelaculture.com/migrations-en-mediterranee-copy/): Eine Ethnographie der Seegrenze auf dem Mittelmeer Bevor im Vorjahr die sogenannte „Balkanroute“ das Schicksal der Flüchtlinge auch in Deutschland zum Politikum wurde, spielten sich seit Jahren dramatische Ereignisse im Mittelmeerraum ab. Die Außengrenzen der EU führen zu politischen Kontroversen. Es geht um den Antagonismus zwischen Grenzkontrollen und Flüchtlingsrechten. Die Autorin Silja Klepp stellt diese komplexen Zusammenhänge anhand der Seegrenze dar. Was passiert an den Küsten von Libyen, Italien und Malta ? Wer sind die Akteure ? Neben den Flüchtlingen aus Afrika geht es auch um Migranten in Libyen, um die zweifelhafte Rolle von Frontex und die katastrophalen Verhältnisse auf […] - [Managing the Undesirables](https://www.vivelaculture.com/gerer-les-indesirables-copy/): Man nennt sie Asylbewerber, Bürgerkriegsflüchtlinge, Katastrophenopfer, geduldete Asylanten…die Kategorien für die Flüchtlinge, die zu uns nach Westeuropa kommen, nehmen zu. Um diesem menschlichen Drama etwas entgegen zu setzen, bleibt die humanitäre Hilfe immer noch die einzige Antwort. Vor Ort jedoch werden bürokratischer Strukturen der Abschreckung geschaffen, die an totalitäre Staaten erinnern. Man trennt die Flüchtlinge in „erwünscht“ und „unerwünscht“ in „Kriegsflüchtlinge“ oder „Wirtschaftsflüchtlinge“. Es werden ungenügende Unterkünfte mit mangelnder, hygienischer Versorgung zur Verfügung gestellt und man setzt auf Internierung. Nach sieben Jahren vor allem in afrikanischen Lagern stellt der Autor die „beunruhigende Zwiespältigkeit“ dieses Systems vor. Es ist eine radikale […] - [Réfugiés](https://www.vivelaculture.com/refugies-copy/): Im September und Oktober 2014 strahlte ARTE vier Reportagen über die Situation von Flüchtlingen aus dem Tschad, Irak, Libanon und Nepal aus, bei denen Claire Denis, Pierre Schoeller, Agnès Merlet und Régis Wargnier Regie führten. Ein fünfter Dokumentarfilm, gedreht in diesen Winter in Calais von Yolande Moreau, schließt diese Serie ab. Als Erweiterung zu diesen filmischen Arbeiten gab der deutsch-französische Kultursender auch ein französischsprachiges Buch heraus, in dem fünf Schriftsteller u.a. Pierre Lemaître, und Uwe Timm fünf Comiczeichner und fünf Fotografen ihren Blick auf Männer, Frauen und Kinder werfen, die in diesen Flüchtlingslagern leben. Es sind ihre Zeugenaussagen, die in […] - [Aman Iman](https://www.vivelaculture.com/aman-iman/): Tinariwen a inventé le rock du désert, croisé le succès mondial, sensibilisé l’opinion internationale à l’histoire récente et tragique des Touaregs, aboli les fichues frontières entre le rock et les musiques du monde – de Thom Yorke à Robert Plant en passant par les underground Tunng, d’innombrables musiciens ont succombé à ces chants du désert branchés sur groupe électrogène. Le groupe a obtenu, pour cet album, un Grammy Awards en 2012. - [À Quai](https://www.vivelaculture.com/a-quai/): Arrimé à une jetée interdite au public, non loin de Hambourg, le Bibby-Kalmar domine les flots crasseux de l’Elbe. A son bord, quatre cents réfugiés, tous demandeurs d’asile en situation irrégulière. En attendant le règlement des procédures, les différents groupes ethniques s’affrontent, notamment autour de la table de jeu du  » Moldave « , l’un des caïds du racket qui prospère dans ce centre de rétention flottant. Sous l’œil désabusé d’un trio de commissaires  » mandatés par l’euroconscience « , on assiste à l’affrontement des laissés-pour-compte de la mondialisation, des clandestins du miracle économique. - [Les raisins de la colère](https://www.vivelaculture.com/les-raisins-de-la-colere/): Le roman de John Steinbeck Les Raisins de la colère, publié en 1939, se déroule pendant la Grande Dépression, la crise de 1929. On suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies (habitants de l’Oklahoma), à la recherche d’une terre, de travail et de dignité. - [Le Photographe](https://www.vivelaculture.com/le-photographe-3/): En 1986, le photographe Didier Lefèvre rejoint une mission de Médecins sans frontières en Afghanistan, alors en guerre contre l Union soviétique, pour acheminer une aide médicale à travers les montagnes. Didier Lefèvre et Emmanuel Guibert nous racontent ce long périple, jalonné de rencontres et de dangers, sur la trame du reportage photographique réalisé sur place par Didier Lefèvre. À la croisée du dessin et du photoreportage, un récit poignant et profondément humain, habité de figures exceptionnelles. - [Freedom Hospital](https://www.vivelaculture.com/syrie-freedom-hospital/): Freedom Hospital est la première bande dessinée de Hamid Sulaiman, artiste syrien qui a fui son pays en 2011 et trouvé refuge en France après une année dans la clandestinité. Son récit est centré sur un hôpital clandestin créé par une militante pacifique, Yasmine, dans une ville imaginaire semblable à beaucoup de petites villes de province syriennes… Vont cohabiter une dizaine de personnages que rien ne prédisposait à se rencontrer. Leurs relations vont évoluer en fonction des événements. Un cri de rage contre la guerre, pour l’amour et la paix. - [Un jour comme un autre](https://www.vivelaculture.com/un-jour-comme-un-autre/): Un groupe d’humanitaires est en mission dans une zone en guerre : Sophie (Mélanie Thierry), nouvelle recrue, veut absolument aider, Mambrú (Beneicio del Toro), désabusé, veut juste rentrer chez lui. Katya (Olga Kurylenko), voulait Mambrú pour elle toute seule. Damir (Fedja Stukan), veut que le conflit se termine, et B (Tim Robbins), ne sait pas ce qu’il veut… - [Welcome](https://www.vivelaculture.com/welcome/): Simon, maître nageur à la piscine de Calais, prend le risque d’aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage pour retrouver à Londres la fille qu’il aime. Il ne l’a pas vu depuis trois ans, a mis 4 mois pour parcourir plus de 4 000 km depuis l’Irak pour parvenir à Calais. Après premier essai infructueux de passage en Angleterre caché dans un camion, il décide de s’entraîner à la nage. Welcome est un film sur la désobéissance civile. - [Today We Drop Bombs, Tomorrow We Build Bridges](https://www.vivelaculture.com/today-we-drop-bombs-tomorrow-we-build-bridges/): How Foreign Aid Became a Casualty of War. La guerre contre le terrorisme a rendu les politiques d’aide humanitaires très compliquées avec parfois des conséquences dramatiques pour les populations des pays touchés mais également pour les personnels des ONG. Peter Grill a voyagé sur la plupart des zones de conflits, des champs de bataille du Pakistan aux rues de Mogadiscio en passant par les zones de tensions sur la frontière entre la Turquie et la Syrie. La question qu’il se pose peut être résumée ainsi ; combien de temps les pays occidentaux pourront-ils à la fois faire la guerre dans […] - [Migrations en Méditerranée](https://www.vivelaculture.com/migrations-en-mediterranee/): Permanences et mutations à l’heure des révolutions et des crises La mort de migrants et de réfugiés tentant d’atteindre les portes de l’Europe par la Méditerranée a mis en évidence les contradictions et la fragilité de l’Europe face aux crises qui touchent le Moyen-Orient et l’Afrique. Cet ouvrage rappelle que l’Europe forme, avec la rive sud de la Méditerranée, un espace migratoire régional, où chaque état est pays de départ, d’accueil, de transit, et souvent tout cela à la fois. Les auteurs reviennent sur les effets de frontières, de géographies et d’histoires migratoires, les appartenances et les identités locales, nationales, […] - [Gérer les indésirables](https://www.vivelaculture.com/gerer-les-indesirables/): Réfugiés, demandeurs d’asile, sinistrés, tolérés, déplacés internes…, les catégories d’exclus se multiplient. Face à ce drame, l’action humanitaire s’impose toujours plus comme la seule réponse possible. Sur le terrain, pourtant, le  » dispositif  » mis en place rappelle la logique totalitaire : permanence de la catastrophe, urgence sans fin, mise à l’écart des  » indésirables « , dispense de soins conditionnée par le contrôle, le filtrage, le confinement ! Après sept années d’enquête dans les camps, principalement africains, l’auteur révèle leur  » inquiétante ambiguïté « . Une critique radicale des fondements, des contextes et des effets politiques de l’action humanitaire. - [Réfugiés](https://www.vivelaculture.com/refugies/): Entre septembre et octobre 2014, Arte a diffusé quatre reportages sur quatre camps de réfugiés au Tchad, en Irak, au Liban et au Népal. Pour accompagner ce travail, des écrivains (Didier Daeninckx, Laurent Gaudé), photographes (Reza, Christina Malkoun) et dessinateurs de bande dessinée (Damien Glez, Didier Kassaï) ont eux aussi posé leur regard sur ces camps et les hommes, femmes et enfants qui y trouvent refuge. Ce sont leurs mots et leurs témoignages que l’on retrouve dans Réfugiés. - [Football](https://www.vivelaculture.com/football/): Les spécialistes vous le diront, la Belgique est un des grands pays du football européen. Jean-Philippe Toussaint, Belge et amoureux du ballon rond, dit que dans ce livre il est question « de transformer le football, sa matière vulgaire, grossière et périssable, en une forme immuable, liée aux saisons, à la mélancolie, au temps et à l’enfance. » - [Le Sport, école de vie](https://www.vivelaculture.com/le-sport-ecole-de-vie/): Le 1 est un hebdomadaire créé par Eric Fottorino qui a la particularité de consacrer chacun de ses numéros à un seul sujet. Un seul sujet, une seule page grand format pliée en huit et que l’on déplie au fur et à mesure de sa lecture. Dans ce numéro il est question de foot mais aussi du sport comme école de vie. Avec une introduction signée Lilian Thuram, un poéme de Cassiano Ricardo, une interview du sociologue Marcel Gauchet, un texte de la philosophe Adèle van Reeth. Une bien belle équipe. - [Le Football, ombre et lumière](https://www.vivelaculture.com/le-football-ombre-et-lumiere/): Le foot est né en Angleterre, mais c’est les pays d’Amérique du sud qui lui ont donné ses plus beaux joueurs, de Pelé à Messi en passant par Maradona. Journaliste, romancier et activiste uruguayen, Eduardo Galeano fuit son pays en 1973, puis l’Argentine en 1976, où il était menacé de mort par les dictatures au pouvoir à cette époque. Le Football, ombre et lumière, est un recueil de textes courts dont le thème central est le football, qui permet à l’auteur de revenir sur son enfance, sur des grandes histoires de ce sport, tout en mettant en garde les lecteurs […] - [Coup de Tête](https://www.vivelaculture.com/coup-de-tete/): Coup de Tête, c’est l’histoire d’un joueur de foot amateur, forte tête, qui va être jeté de son équipe, perdre son travail et accuser d’un viol qu’il n’a pas commis. Par un retournement de situation incroyable, il va être réintégré au sein de l’équipe et permettre à son équipe de gagner la Coupe de France. Coup de Tête, c’est en fait un film sur la lâcheté, la médiocrité, l’absence de scrupule dont font preuve certains quand il est question de tirer profit de la gloire que le sport peut apporter du jour au lendemain. - [Der König und der Vogel](https://www.vivelaculture.com/le-roi-et-loiseau-copy-copy/): Zunächst kam der Film in Frankreich 1952 in einer von den Produzenten gekürzten Fassung ins Kino, die dem Regisseur überhaupt nicht zusagte. Erst nachdem er Mitte der 60er Jahre die Rechte an seinem Film erwarb, begann er mit der Erstellung seines Director’s Cut, den Paul Grimault 1979 vorstellte. Der König und der Vogel ist ein Paradespiel für einen unabhängigen Animationsfilm, der sich stark von Disney unterscheidet. Die poetische Geschichte um eine Schäferin und einen Schornsteinfeger, die in einem diktatorischen Königreich um ihre Liebe kämpfen, beruht auf einer Idee von Jacques Prévert nach einem Märchen von Hans-Christian Andersen. Der König und […] - [Schwarzer Regen](https://www.vivelaculture.com/pluie-noire-copy-copy/): Ausgezeichnet mit zwei Goldenen Palmen und einem Spezialpreis der Jury in Cannes, gehört Shõhei Imamura zu den wichtigsten, japanischen Regisseuren nach dem II. Weltkrieg. Schwarzer Regen erzählt die Geschichte einer Frau, die mit radioaktivem Regen verseucht wurde und nun versucht im traumatisierten Nachkriegs-Japan zu überleben. Es ist genau derselbe schwarze Regen, den man auch zu Beginn von Die letzten Glühwürmchen sieht. Man kann diesen Regen aber auch als ein Symbol der Amerikanisierung sehen, die Imamura in seinen Filmen immer wieder scharf kritisiert. - [Pikmin 3](https://www.vivelaculture.com/pikmin-3-copy-copy/): Im Videospiel Pikmin muss ein kleiner verirrter Astronaut sich seine eigene Rakete basteln, um von einem ihm unbekannten Planeten wieder fortzukommen. Dafür benötigt er die Hilfe seltsamer Kreaturen die aussehen wie Halb-Radieschen/Halb-Ameise. Ein intelligentes Spiel übrigens, dass Fragen nach den Bodenschätzen und ihrer Verwendung stellt und indem man nur dann gewinnt, wenn man dem Anderen hilft. Entwickelt wurde fieses Videospiel noch unter der Ägide des genialen Shigeru Miyamoto dem Meister und Vordenker bei Nintendo, der in der Welt der Video-Games ebenso ein Guru ist, wie Steven Spielberg oder George Lucas im Kino. Und Pikmin ist ein ebenso schönes wie komisches […] - [Das Schloss im Himmel](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-dans-le-ciel-copy-copy/): Das Schloss im Himmel aus dem Jahr 1986 gelangt erst 2006 in die deutschen Kinos und ist kein süßlicher Kinderfilm mit klaren Grenzen von Gut und Böse. Die klassische 2D- Animation schafft eine farbenprächtige Welt zwischen Jules Verne und Bosch, erinnert manchmal in der bewussten Einfachheit an Filme des Tschechen Karel Zeman. Luftschiffe, Eisenbahnen, rollende Panzer auf Schienen und erste Hubschrauber wirken wohltuend altmodisch und fantasievoll. - [Die letzten Glühwürmchen](https://www.vivelaculture.com/le-tombeau-des-lucioles-copy-copy/): Isao Takahata gründete einst zusammen mit Hayao Miyazaki die berühmten Ghibli Studios, aber im Unterschied zu Miyazaki zeichnet Takahata nicht selber. Sein Antikriegsfilm Die letzten Glühwürmchen führt in das verwüstete Japan 1945 kurz vor der Kapitulation und schildert den Kampf zweier Waisenkinder ums Überleben. Vor allem die schonungslose Darstellung des Krieges ist für einen Animationsfilm mit Kindern als Protagonisten ungewöhnlich. Zurecht gilt Die letzten Glühwürmchen als ein Meisterwerk. - [Tekkonkinkreet](https://www.vivelaculture.com/amer-beton-2-copy/): In Tekkonkinkreet sind die Kinder nicht lieb, sondern wild und grausam, um in einer Welt mit den Yakuzas überleben zu können. Die Abenteuer der beiden Waisenkinder Black und White in ihrer futuristischen Metropole Treasure Town beruhten zunächst auf einem Manga, den der amerikanische Filmemacher Michael Arias dann mit einer eigenwilligen Mischung aus japanischer Anime und 3D-CGI-Technik zum Leben erweckt. Der Originaltitel Tekkonkinkreet stammt aus dem Japanischen und steht für Beton, Eisen und Muskeln. - [Der Tag der Krähen](https://www.vivelaculture.com/le-jour-des-corneilles-copy/): Mitten in einem großen Wald voller wilder Tiere und Geister mit Tierköpfen lebt ein Junge, der von einem mürrischen Vater aufgezogen wird. Sein Vater hat ihm immer erzählt, dass die Welt am Ende des Waldes endet. Doch dann hat sein Vater einen Unfall und der Junge lernt nicht nur die Zivilisation und andere Menschen, sondern auch ein gleichaltriges Mädchen kennen… Dieser erste, lange Animationsfilm von Jean-Christophe Dessaint erinnert in seiner visuellen Schönheit an das Universum von Miyazaki und inhaltlich an François Truffauts Der Wolfsjunge. Hinzu kommen noch eine Prise Magie und Fantasie. Berührend! Bei ARTE als Deutsche Erstaufführung zu entdecken. - [Japanese Art](https://www.vivelaculture.com/lart-japonais-2-copy/): Hayao Miyazaki ist noch ein Kind des Krieges, traumatisiert durch den Abwurf der Atombomben. Er sieht sich aber auch als Erbe einer kulturellen Tradition, die den Einklang mit der Natur verlangt. Man findet diese Harmonie und den Frieden, der daraus entspringt, in der japanischen Malerei des 18./19. Jahrhunderts, vor allem aus der Edo-Epoche. Bekannt sind vor allem die Meisterwerke Katsushika Hokusai Die große Welle vor Kanagawa oder Der Traum der Fischersfrau, die im Buch ausführlich analysiert werden. Diese besondere Form japanischer Malerei beeindruckte auch Van Gogh: „Wir lieben die japanische Malerei und sind von ihr beeinflusst. Das haben alle Impressionisten […] - [Das Dschungelbuch](https://www.vivelaculture.com/le-livre-de-la-jungle-copy/): In Deutschland ist der Animationsfilm bis heute mit über 27 Millionen Zuschauern der erfolgreichste Kinofilm nach 1945. Die Geschichte von Mogli und seinen Freunden begeistert seit fast 50 Jahren Jung und Alt. Der kleine Menschenjunge wächst bei den Tieren im Dschungel auf und wird von Wölfen (immer wieder Wölfe!!!) großgezogen. Mit seinen Freunden, dem Bären Balu und dem Panther Baghira, begibt er sich auf den Weg zur Menschensiedlung. Aber der böse Tiger Shir Khan versucht, Mogli zu stoppen… Es ist einer der schönsten Disney-Filme, der in Deutschland auch durch den Schlagersong Versuchs mal mit Gemütlichkeit so berühmt wurde und in […] - [Akira](https://www.vivelaculture.com/akira-copy/): Allein in Frankreich verkauften sich die Kult-Mangas von Akira über eine Million Mal und in Deutschland erschienen die Comics als nachgefragte Taschenbücher beim Carlsen Verlag. Der Autor Katsuhiro Otomo ist einer der großen Meister der Mangas. Akira kam Anfang der 80er Jahre heraus und spielte in einem damals noch fernen Neo-Tokio 2019. Dort regiert 30 Jahre nach dem 3. Weltkrieg eine Militärjunta in einer Welt voller Gewalt und Ungleichheit. Die Militärs entführen junge Leute, um sie als Versuchskaninchen für ganz geheime Forschungen zu missbrauchen. Das Ziel ist es, Menschen mit außergewöhnlicher, psychischer Macht auszustatten. Im Zentrum der Handlung stehen aber […] - [Prinzessin Mononoke](https://www.vivelaculture.com/princesse-mononoke-copy-copy/): Mit Prinzessin Mononoke gelang Miyazaki sein erster weltweiter Erfolg und es ist auch sein erfolgreichster Film in Japan. Die Geschichte spielt im Mittelalter rundum den jungen Krieger Ashitaka, der einen dämonischen Eber getötet hat und daraufhin verflucht worden ist. Er versucht, die Götter des Waldes wieder zu besänftigen und trifft dabei auf die Prinzessin Mononoke, eine Kriegerin, die von Wölfen aufgezogen wurde. Regisseur Hayao Miyazaki geht es in Prinzessin Mononoke mehr denn je um die Bewahrung der Natur. Der Mensch soll aufhören, die Natur zu zerstören und in Harmonie mit ihr leben. Und es sind die Frauen, die weise sind […] - [Le Roi et l’Oiseau](https://www.vivelaculture.com/le-roi-et-loiseau-copy/): Sorti une première fois en 1952 dans une version raccourcie par les producteurs, puis en 1979 dans une version longue et remontée par Paul Grimault, Le Roi et l’Oiseau est l’exemple type d’une production indépendante qui finira par s’imposer tout en se démarquant du modèle dominant de Disney. L’histoire poétique de la bergère et du ramoneur, qui luttent pour sauver leur amour dans un royaume où règne la terreur imposée par le roi tyran Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie, est imaginée par Jacques Prévert d’après un conte d’Andersen. Admiré par tous, ce film […] - [Pluie noire](https://www.vivelaculture.com/pluie-noire-copy/): Deux fois Palme d’or et une fois Prix spécial à Cannes, Shõhei Imamura est un des réalisateurs japonais les plus importants de l’après-guerre. Pluie noire raconte l’histoire d’une femme, contaminée par une pluie radioactive, qui va devoir essayer de survivre dans un Japon traumatisé par la défaite. C’est cette même « pluie noire » qu’on retrouve au début du film Le Tombeau des lucioles. Cette pluie peut aussi être vue comme le symbole de l’américanisation de la société japonaise qu’Imamura ne cessera de dénoncer dans ses films. - [Pikmin 3](https://www.vivelaculture.com/pikmin-3-copy/): Pikmin est à GTA5 ce que Monstres & Cie est à La Horde sauvage de Sam Peckinpah. Un havre de paix et de subtilité. Un petit cosmonaute échoué sur une planète doit reconstruire sa fusée pour rentrer chez lui. Pour y arriver le plus vite possible, il doit se faire aider par d’étranges petites créatures, mi-radis mi-fourmis, que notre cosmonaute devra d’abord aider à se développer. Un jeu ludique qui pose les questions des ressources rares et de leur gestion, et dans lequel pour gagner on ne doit pas affronter l’autre mais l’aider. Développé sous la houlette du génial Shigeru […] - [Le Château dans le ciel](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-dans-le-ciel-copy/): Dans Le Château dans le ciel, le troisième film de Miyazaki sorti en France en 2003 (en 1986 au Japon), on retrouve les deux thèmes chers à Hayao Miyazaki, les objets volants (un dirigeable) et un monde caché où la nature est pure et toute puissante (la ville de Laputa). On retrouve aussi les militaires destructeurs et les enfants porteurs d’espoir. Là réside la magie Miyazaki : faire des films intemporels, inusables, avec des sujets aussi simplistes. De nombreux clins d’oeil au Roi et l’Oiseau de Paul Grimault se glissent sous nos yeux ébahis. - [Le Tombeau des lucioles](https://www.vivelaculture.com/le-tombeau-des-lucioles-copy/): Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, Le Tombeau des lucioles, est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur […] - [Amer Béton](https://www.vivelaculture.com/amer-beton-2/): Dans Amer Béton, les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable. - [Le jour des corneilles](https://www.vivelaculture.com/le-jour-des-corneilles/): Au cœur d’une forêt, un ogre colérique et son jeune fils vivent en sauvages, à l’écart de la civilisation. Le père Courge interdit à son garçon de s’aventurer au-delà du bois, car il risque alors, le prévient-il, de disparaître dans le néant. L’enfant n’a jamais vu d’autres humains mais perçoit la présence d’animaux fantômes bienveillants. Le premier film de Jean-Christophe Dessaint, est visuellement bluffant, proche de l’univers esthétique de Miyazaki. S’il évoque le Truffaut de L’enfant sauvage, ce dessin animé empreint de fantastique est avant tout une ode à l’amour comme fondement de toute vie : le père s’est transformé […] - [L'Art Japonais](https://www.vivelaculture.com/lart-japonais-2/): Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, dont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou La Vague d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l’influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. » - [Le livre de la jungle](https://www.vivelaculture.com/le-livre-de-la-jungle/): Le livre de la jungle, c’est l’histoire universelle d’un petit d’homme élevé par les animaux qui doit un jour retourner parmi les siens. Mowgli, Bagheera la panthère, l’ours Baloo, le serpent Kaa, le tigre Shere Kan… tous font partie des grands personnages de Disney. La grande nouveauté de ce film tient dans le fait que les voix étaient interprétées par de grands acteurs connus (George sandres, Louis Prima…) et non pas par des acteurs anonymes. Il en faut peu pour être heureux. - [Akira](https://www.vivelaculture.com/akira/): Vendue à plus de 1 million d’exemplaires en France, Akira, est l’une des œuvres phares de l’univers du manga, qui a sacré mondialement son auteur, Katsuhiro Otomo, comme l’un des grands maîtres du genre. L’histoire se déroule à Néo-Tokyo en 2019. Trente ans après la destruction de la ville lors de la Troisième Guerre mondiale, une junte militaire règne sur une société rongée par la violence et les inégalités. Dans ce cadre, les militaires enlèvent de jeunes gens pour servir de cobaye à des recherches ultra-secrètes, qui visent à doter des humains de pouvoirs psychiques phénoménaux. Au cœur du mystère […] - [Princesse Mononoké](https://www.vivelaculture.com/princesse-mononoke-copy/): Princesse Mononoké a révélé Hayao Miyazaki au monde entier c’est aussi son plus gros succès au Japon. C’est histoire d’un prince frappé par une malédiction après avoir tué un dieu sanglier, et qui part dans l’espoir de retrouver les esprits des dieux de la forêt et comprendre les raisons de sa malédiction. C’est le film le plus représentatif de la ligne écologiste du cinéma de Hayao Miyazaki. L’homme doit arrêter de détruire la nature et tout faire pour vivre en harmonie avec elle. On retrouve également la place centrale des femmes qui sont celles qui portent la sagesse. - [When We Were Kings](https://www.vivelaculture.com/when-we-were-kings-2/): Tout est improbable dans cette histoire digne des plus grands récits mythologiques. Premièrement, personne n’accorde la moindre chance à l’ancien champion du monde Muhamed Ali face à la machine de destruction qu’est George Foreman. Et puis, ce combat est organisé au Zaïre (ancien Congo) par un promoteur encore inconnu, Don King, au cœur d’un pays dirigé par l’un des pires tyrans du moment. Comme si cela ne suffisait pas, pour faire de ce combat un show mondial, Don King organise un festival avec les stars de la soul music, James Brown en tête. Pour couronner le tout, la dramaturgie pugilistique […] - [La littérature marque des buts](https://www.vivelaculture.com/la-litterature-marque-des-buts/): On le sait, l’idée que le sport et littérature ne peuvent pas cohabiter ne tient pas. On pourrait même composer une sacrée équipe avec tous ceux qui ont fait du sport la matière première d’un de leur texte, film, musique etc. Pasolini a beaucoup écrit sur le foot, Joyce Carol Oates sur la boxe, Haruki Murakami sur la course à pied, Scorsese… Ici, c’est une anthologie de textes sur le ballon rond qui propose de chausser les crampons et de vivre un véritable match, du coup d’envoi aux tirs aux buts. Attention, lire et courrir en même temps peut provoquer […] - [44 jours](https://www.vivelaculture.com/damned-united-44-jours-copy/): Brian Clough avait le chic (anglais) pour se faire des ennemis, même au sein des équipes qu’il entraînait. Perfectionniste à l’égo surdimensionné, Clough ne laissait rien passer, pas plus à l’encadrement qu’au président du club ou aux joueurs. Les 44 jours qu’il passa à la tête du Leeds United avant d’en être renvoyé restent célèbres dans les mémoires des supporters anglais. Rarement entraîneur aura été plus détesté de tous. Brian Clough n’en restera pas moins l’un des meilleurs coachs anglais et l’un des plus titrés. Mais pas avec Leeds United ! David Peace, l’un des plus brillants écrivains anglais de […] - [À nous la victoire](https://www.vivelaculture.com/a-nous-la-victoire-copy/): Pendant la Seconde Guerre mondiale, le directeur d’un camp de prisonniers décide d’organiser un grand match de foot avec, d’un côté, une équipe de la Wehmarcht, et de l’autre des prisonniers emmenés par un ancien international anglais (Michael Caine). Oui mais voilà, parmi les prisonniers, il y a Sylvester Stallone (gardien de but) et… Pelé. Et qui gagna à votre avis ? - [K.O. à la 8ème reprise](https://www.vivelaculture.com/k-o-a-la-8eme-reprise-copy/): En 1974, année de la Coupe du monde disputée en Allemagne, le sportif le plus populaire au monde est un boxeur, Muhamed Ali. Opposé à George Forman dans un de ces combats qui font les légendes, Ali, donné perdant par tous les spécialistes, mit Foreman K.O. à la 8e reprise. Proche d’Hunter S. Thompson, Bill Cardoso, partisan lui aussi d’un journalisme « gonzo » à la première personne, ne raconte pas le combat mais l’ambiance qui régnait au cours du mois qui précéda le combat (programmé au mois de septembre, le combat fut décalé en octobre à cause d’une blessure […] - [Football de légendes, Une histoire européenne](https://www.vivelaculture.com/football-de-legendes-une-histoire-europeenne-copy/): Le Championnat d’Europe de football qui se tiendra en France cet été, a donné à la revue Desports l’envie d’un numéro hors-série où trente écrivains commentent trente photographies de trente joueurs qui ont bâti la légende du football européen. Roberto Baggio par Roberto Saviano, Franz Beckenbauer par Volker Schlöndorff, George Best par John King, Oleg Blokhine par Andreï Kourkov, Bobby Charlton par David Peace, Zinedine Zidane par Jean-Philippe Toussaint… Une aventure exposée sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris du 9 mai au 10 juillet 2016. Vous n’êtes pas obligés de venir en survêtement. - [La coupe](https://www.vivelaculture.com/la-coupe-copy/): La Coupe, de Khyentse Norbu, raconte l’histoire de deux jeunes Tibétains réfugiés dans un temple bouddhiste. Plus portés sur les histoires de ballon rond que sur la prière, ils vont tout faire pour convertir leurs condisciples aux joies du football, et pour suivre la finale de la Coupe du monde 1998. Voir la joie qui illumine les visages d’une trentaine de moines bouddhistes entassés dans la salle commune d’un temple accroché aux flancs de l’Himalaya, galvanisés par les prouesses de Zidane sur une improbable télé en noir et blanc, à des milliers de kilomètres du Stade de France, donne une […] - [Un Trou dans le ciel](https://www.vivelaculture.com/un-trou-dans-le-ciel/): Jack Johnson est peut-être la première star mondiale de l’histoire du sport. Le premier champion du monde des poids lourds noir puisqu’il battit Tommy Burns le champion blanc en titre, en 1908 à Sydney. Ce qui, par-dessus tout, rendait Johnson insupportable aux yeux des partisans de la ségrégation raciale, c’est qu’il était élégant, cultivé, riche, marié à une femme blanche, qu’il affichait des dents en or et s’autoproclamait « empereur de la masculinité ». Philippe Aronson imagine Jack Johnson vieux, déroulant ses souvenirs au cours des dernières heures qu’il lui reste à vivre avant de mourir dans un accident au […] - [Le Mercato d’hiver](https://www.vivelaculture.com/le-mercato-dhiver-copy/): Philip Kerr s’est fait connaître avec sa trilogie berlinoise dans laquelle un détective allemand enquêtait dans Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec le même sens du détail et une structure narrative solide comme une défense italienne, l’auteur écossais plante son détective Scott Manson, dans les vestiaires du club de foot de London City. Engagé par le propriétaire ukrainien du club doit retrouver l’assassin du manager sportif. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés… - [Comment regarder un match de foot](https://www.vivelaculture.com/comment-regarder-un-match-de-foot-copy/): La France est un pays de quarante millions de sélectionneurs. Dans les cafés, au bureau, dans les transports, tous les jours, on fait et on refait la composition des équipes et on commente telle ou telle phase de jeu. Le problème est que tout le monde a les mêmes références piochées dans L’Équipe. Ce livre est donc fait pour tous ceux qui veulent clouer le bec à leur copain de bistrot en lui expliquant, par le menu et schémas à l’appui, la différence entre les tactiques de Guardiola et celles de Deschamps. Ça fait rêver, non ? - [Les arcs-en-ciel du noir : Victor Hugo](https://www.vivelaculture.com/les-arcs-en-ciel-du-noir-victor-hugo/): « Victor Hugo, s’il n’était pas poète, écrivait en 1852 Théophile Gautier, serait un peintre de premier ordre ; il excelle à mêler, dans des fantaisies sombres et farouches, les effets de clair-obscur de Goya à la terreur architecturale de Piranèse ; il sait, au milieu d’ombres menaçantes, ébaucher d’un rayon de lune ou d’un éclat de foudre les tours d’un bourg démantelé et sur un rayon livide de soleil couchant découper en noir la silhouette d’une ville lointaine avec sa série d’aiguilles, de clochers et de beffrois. » Un livre sur les jeux d’ombre et de lumière de l’auteur des Misérables, et sur […] - [Les Mystères d’Udolphe](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-dudolphe/): Durant les années qui suivent la Révolution française apparaît une nouvelle littérature : le roman terrifiant, ou gothique, envahit les bibliothèques d’une bourgeoisie assoiffée de frissons. Avec Les Mystères d’Udolphe, parut à Londres en 1794, puis traduit en France quatre ans plus tard, l’anglaise Ann Radcliffe offre le prototype du genre : jeune vierge effarouchée, cruel tortionnaire, château ténébreux, souterrains humides, bandits, complots… tous les ingrédients de cet ancêtre du roman noir sont réunis. Le succès sera (pour l’époque) phénoménal ! - [Antichrist Superstar](https://www.vivelaculture.com/antichrist-superstar/): On a tout reproché à Marilyn Manson. D’avoir pourri la jeunesse américaine, et même inspiré des tueurs en série. Icône gothique, triste farfadet, vampire aux yeux de siamois, pâle bête lovecraftienne de la nuit ou chanteur mutant sorti d’un tableau de Füssli, Brian Hugh Warner, la nouvelle égérie de Yves Saint Laurent, déverse un rock métal et industriel corrosif, décadent et violent, qui aurait sans doute fait tendre l’oreille aux tenants du romantisme noir d’antan. - [L’Ange du bizarre](https://www.vivelaculture.com/lange-du-bizarre/): Le romantisme noir de Goya à Max Ernst. Catalogue de l’exposition. À partir des années 1770, une ombre plane sur la création, en plein Siècle des lumières. Le roman gothique anglais cultive un goût pour la terreur et le macabre que la peinture, avec Goya et Géricault, va vite illustrer. Sorcières, démons, visions grotesques et cauchemars éveillés vont durablement hanter un xixe siècle romantique, avant d’être exhumés par des surréalistes fascinés par de telles manifestations de l’inconscient. Des romans terrifiants de la Révolution française aux films expressionnistes des années vingt, L’Ange du bizarre raconte la troublante aventure de ce romantisme […] - [Phaedra](https://www.vivelaculture.com/phaedra/): On a appelé ça du krautrock, « rock du chou », bref, dans le contexte outre-Rhin, du « rock choucroute ». Rien de bien glorieux, ni de très juste quand on pense à l’écho que cette musique allait avoir, vingt ans après son éclosion, lors de la vague électro. Sous la houlette d’Edgar Froese (au départ artiste peintre, venu de Tilsit, Prusse-Orientale), Tangerine Dream verra passer durant sa longue existence (d’ailleurs le groupe existe encore, non ?) tous les grands noms (Klaus Schulze en tête) d’une musique planante au romantisme échevelé, typiquement allemande (les Français essayeront timidement avec Heldon), dont Phaedra (1973) reste aujourd’hui (avec […] - [Pina](https://www.vivelaculture.com/pina/): Grande figure de la danse contemporaine, Pina Bausch (1940-2009) a créé la célèbre compagnie Tanztheater Wuppertal. Wim Wenders, qui en rêvait depuis 30 ans, filme en 3D des extraits des principaux spectacles, ponctués d’interviews de danseurs. Dansez, sinon nous sommes perdus, annonce le sous-titre. Une farandole où les acteurs exécutent des gestes naïfs dans une joie profonde revient périodiquement dans le film, comme le refrain d’une chanson de geste. Des gestes qui sauvent ! - [Karambolage](https://www.vivelaculture.com/karambolage/): Petites mythologies françaises et allemandes À l’origine Karambolage est un magazine le dimanche soir à 20 h sur Arte où Claire Doutriaux présente les particularités de la culture quotidienne française et allemande. Les Français savent-ils pourquoi les Allemands sont si friands des petits ours multicolores en gélatine Haribo ? Inventé par Hans Riegel à Bonn en 1920, d’où le nom Haribo, son premier succès commercial fut l’ours d’or, aussi célèbre outre-Rhin que le carambar en France. De quoi répondre à ceux qui croient que la culture c’est comme la confiture… - [Küssen Kann Man Nicht Alleine](https://www.vivelaculture.com/kussen-kann-man-nicht-alleine/): Max Raabe nous plonge dans le Berlin interlope et décadent des années trente. Nonchalamment, il promène avec sa beauté glaciale, sa voix de baryton sur des mélodies sorties des comédies musicales de l’époque. Phénomène en Allemagne, Küssen Kann Man Nicht Alleine est un mélange de jazz léger, de folklore d’Europe centrale, de big bands tirés au cordeau. Délicat, troublant, séduisant par sa justesse et un ton léger qui rappelle que notre époque aussi est troublée et que le péril de l’intolérance n’est jamais loin. Un bijou ! - [Un requiem allemand](https://www.vivelaculture.com/un-requiem-allemand/): Brahms est le « successeur » de Beethoven. Un requiem allemand qu’il compose à la mort de sa mère est une œuvre en 8 mouvements pour chœur, orchestre et soliste que lui inspire sa lecture quotidienne de la Bible luthérienne. Achevé en 1868, son requiem dure de 70 à 80 minutes selon les versions ; c’est son œuvre la plus longue. Elle met l’accent sur les vivants : « Béni soit leur chagrin ; qu’ils en soient soulagés. » Si seulement le jeune Werther avait pu l’écouter, lui qui souffrait le martyre en 1774, donc un siècle trop tôt. - [Pas de deux / Paarlauf](https://www.vivelaculture.com/pas-de-deux-paarlauf/): Les relations franco-allemandes dans le dessin de presse. Quand le dessin de presse s’occupe des relations franco-allemandes depuis un siècle, cela devient franchement hilarant. L’aventure est patronnée par les deux caricaturistes Plantu et Klaus Stuttmann. La caricature, en s’affranchissant des dimensions réelles nous permet de mieux percevoir comment un geste ou une attitude amplifiés disent l’essentiel, en plus de nous faire rire. Plantu trouve que les clichés sont faits pour entrer dans la culture des autres et qu’après on peut discuter. Ce livre est un excellent manuel d’histoire ! - [Fassbinder, la mort en fanfare](https://www.vivelaculture.com/fassbinder-la-mort-en-fanfare/): Rainer Werner Fassbinder, qui a marqué le cinéma allemand des années 1970, est mort à 37 ans. Vivant, il allait vite, n’arrêtait pas de prendre des coups et d’en donner, dans un « putsch intérieur », selon l’expression de l’auteur de cette biographie « uppercut » qui nous fait monter sur le ring de sa vie. On y croise son œuvre fleuve Berlin, Alexanderplatz, la Fraction armée rouge, Ingrid Caven, ses amants et Mohamed Ali dont le projet consistait à « repousser le nombre limite de coups que pouvait encaisser son corps ». Fassbinder fit de même et c’est ce que fait également Alban Lefranc : 120 […] - [Le Monde est dans la tête](https://www.vivelaculture.com/le-monde-est-dans-la-tete/): En 1818, Schopenhauer, jeune philosophe de trente ans, déçu de ne pas pouvoir publier son traité, part à Venise à la rencontre de Byron avec une recommandation de Goethe. Du lourd donc ! D’abord très sûr de sa supériorité sur ses semblables, son intelligence des situations permet au héros de faire son miel des propos du charcutier Carlo, de laisser l’intégralité de son héritage à son caniche et surtout de jouir pleinement de l’amour de Teresa, souffleuse de verre à Murano. Son « savoir penser » se laisse envahir par son « vouloir vivre », il arrive à dire : « Je suis aussi heureux que je […] - [Les souffrances du jeune Werther](https://www.vivelaculture.com/les-souffrances-du-jeune-werther/): Werther est amoureux de Charlotte fiancée à Albert, que Werther apprécie ; Werther s’éloigne pour s’apaiser, mais c’est impossible, il revient et va en finir. On n’est pas dans un film de Rohmer ! On pénètre dans la terrible intensité de l’esprit romantique, cette capacité à jouir du bonheur – au début Werther est très heureux – mais quand le malheur débarque il ne se retient pas. Attention, qui s’abandonne à une telle puissance de perception est en danger. À consommer avec modération. - [Les Romantiques allemands](https://www.vivelaculture.com/les-romantiques-allemands/): Armel Guerne (1911-1980) fut un type extraordinaire, poète, traducteur, et grand résistant. En 1957, son livre Les Romantiques allemands – aujourd’hui réédité – eut l’éclat d’une pierre précieuse. Le romantisme allemand y apparaît comme un tout vivant où les auteurs se présentent les uns les autres : Bettina Von Arnim décrit Hölderlin ; Schlegel parle de Novalis ; Beethoven dévoile son âme inquiète à Bettina… On y découvre Ludwig Tieck, inconnu, dont les pensées préfigurent Freud : « Tout ce qui nous entoure n’est vrai que jusqu’à un certain point… » L’occasion de ne plus être dupe ! - [Rencontres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/rencontres-pour-memoire/): Monet et Clémenceau, Bacon et Sylvester, sont des tandems artiste/critique d’art bien connus, celui que forment Kiefer et Arasse est fécond. Kiefer, artiste contemporain allemand majeur, vit et travaille en France, près de Nîmes. Arasse, immense critique d’art fut son ami. Sa bienveillance permet à Kiefer de se livrer lors de cinq entretiens d’une heure où il parle entre autres de ses livres-objets, en papier puis en plomb, impossibles à feuilleter, impossibles à déchiffrer. Quand un artiste nous fait entrer dans sa matière, notre joie n’est pas de comprendre, mais de prendre des morceaux de la poésie qu’il nous envoie. - [Histoire de la peinture allemande](https://www.vivelaculture.com/histoire-de-la-peinture-allemande/): Si vous ne connaissez pas bien la peinture allemande, et que vous avez besoin de comprendre avant de regarder, ce livre est pour vous. Il vous présente très clairement les grands mouvements picturaux des années 1400 aux années 1980. Et toujours avec cette idée du contexte de l’œuvre, chaque chapitre se termine par un tableau qui montre dans quel bain littéraire, philosophique, religieux, scientifique, politique, était plongé l’artiste à l’époque. Et vous, quand vous regardez des œuvres, dans quel bain baignez-vous ? - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz/): Le héros, Franz Biberkopf, sort de prison, condamné pour le meurtre de son amie et décide de devenir honnête. Mission impossible, car il est séduit par les bas-fonds du Berlin des années 1925-1930. L’action est située autour d’Alexanderplatz. Le récit épique capte l’énergie syncopée de la rue. La nouvelle traduction du texte en libère la violence et la musicalité. Ce chef-d’œuvre est un équivalent de Voyage au bout de la nuit de Céline. Fassbinder, l’artiste allemand phare des années soixante-dix en a fait une adaptation fleuve pour la télévision, qui n’est pas facile à trouver en DVD. Raison de plus […] - [De l’Allemagne](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne/): Voici l’origine du titre de l’exposition. Napoléon condamnant Madame de Staël à l’exil en 1803 l’incite à aller en Allemagne et son intelligence fait le reste. Goethe recommande ce livre comme « un puissant instrument, la première brèche dans la muraille d’antiques préjugés élevés entre nous et la France ». Françoise Sagan vante la « remarquable fraîcheur de l’ouvrage qui offre des instantanés sur sa merveilleuse langue et sa fabuleuse littérature ». De l’Allemagne est l’occasion de dépasser la célèbre blague de Bedos : « On dit l’allemand… » - [De l’Allemagne - De Friedrich à Beckmann](https://www.vivelaculture.com/de-lallemagne-de-friedrich-a-beckmann/): Sur l’Allemagne et sa culture les clichés ne manquent pas, entre saucisse, bière, foot et la sinistre formule de Göring, « quand j’entends le mot culture… ». L’exposition De l’Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann, que le Louvre consacre à celle-ci jusqu’au 24 juin 2013, est une invitation au voyage dans la beauté de la culture allemande où nous accueille Goethe. La notion de culture héritée de la philosophie des Lumières est le terreau sur lequel s’est inventée une tradition allemande moderne qui mène du romantisme à la nouvelle objectivité. Mais les styles en disent moins que ce que notre regard trouve […] - [Electric Mud](https://www.vivelaculture.com/electric-mud/): À sa sortie en 1968, Electric Mud fait l’objet d’un accueil glacial aux États-Unis où, pour les puristes, la fusion entre le blues électrique et le rock psychédélique n’est rien moins qu’une affaire d’État. À l’inverse, au Royaume-Uni, on lui déroule le tapis rouge. Rétrospectivement, l’album « psychédélique » de Muddy Waters figure parmi les plus influents de sa génération. Structures lourdes et lancinantes du blues, stridences électriques, wah wah et fuzz en bandoulière… On jurerait que Martin Gore, toujours enclin à « salir » le son de Depeche Mode, y a puisé les inflexions blues de « Personal Jesus » et des derniers albums de […] - [Straight Outta Compton](https://www.vivelaculture.com/straight-outta-compton/): Un groupe de garçons coiffeurs, Depeche Mode ? C’est sans compter sur leur formidable capacité à se régénérer en restant en permanence à l’affût des nouveaux sons. Recycleurs habiles, Martin Gore et les siens font leur miel de tout, du blues à la house en passant par les boîtes à rythme hors d’âge de Niggaz Wit Attitudes. Un goût pour le hip hop old school qu’on retrouve dans les strates de leurs albums successifs… - [Deep End](https://www.vivelaculture.com/deep-end/): Grand film sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, Deep End est aussi un récit initiatique sur l’éveil de la sexualité. La tragédie d’un adolescent qui peine à maîtriser ses pulsions face à une jeune fille qui l’obsède et se refuse à lui (l’actrice Jane Asher, alors fiancée à McCartney) et se fait harceler par une femme mûre. Un chef-d’œuvre pop, dans des décors typiquement anglais, mais aussi cruel et morbide dans l’univers clos d’une piscine. Le tout assorti d’une B.O. hypnotique du groupe allemand Can. La chanson du film est, elle, signée Cat Stevens . - [La Vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure/): Séverin est amoureux d’une statue de Vénus et va faire la connaissance de Wanda, sa voisine, qui ressemble étrangement à la statue. Dès lors, sa vie bascule et Séverin n’hésite pas à devenir le nouvel esclave de Wanda… En 1984, les membres de Depeche Mode apparaissent habillés en vinyle, casquette en cuir, chaînes, menottes et fouet pour transposer le chef-d’œuvre de Sader-Masoch dans une pop song (« Master and Servant ») qui relie les enjeux de domination et d’asservissement sexuels à la mécanique du pouvoir. Vicieux ! - [The Pleasure Principle](https://www.vivelaculture.com/the-pleasure-principle/): Révélé avec son groupe Tubeway Army grâce au hit « Are Friends Electric ? », Gary Numan poursuit sur sa lancée avec ce premier album solo dont le premier single (« Cars ») sera un phare qui éclairera toute la génération synthpop naissante. Depeche Mode lui voue alors une admiration sans bornes et le cite à longueur d’interview. Dix ans plus tard, ce sera au tour de Numan de louer le travail du groupe de Basildon. « Quand j’ai entendu Songs of Faith and Devotion, j’étais artistiquement au creux de la vague, complétement vidé, ils m’ont montré la voie à suivre, redonné le désir de faire […] - [Mute Audio Documents](https://www.vivelaculture.com/mute-audio-documents/): Créé en 1978 par Daniel Miller, Mute ne tarde pas à se faire une place sur la carte des labels qui comptent. Un premier single, composé par Miller lui-même sous le nom de The Normal (« Warm Leatherette ») fait immédiatement sensation et les démos affluent. Miller signe notamment Fad Gadget, The Birthday Party puis Nick Cave and the Bad Seeds, D.A.F. et… Depeche Mode. Lorsque Vince Clarke quitte le groupe, le label n’aura pas à s’en plaindre puisque celui-ci continue à y éditer ses projets aux retombées millionnaires (Yazoo, The Assembly, Erasure), que l’on retrouve dans ce passionnant coffret rétrospective. - [101](https://www.vivelaculture.com/101/): Le cinéaste D.A. Pennebaker (Monterey Pop, Don’t Look Back, etc.) suit plusieurs semaines de la tournée Music for the Masses en 1988. À la fois road movie avec les membres du groupe et captation d’extraits de live, 101 parvient à saisir l’envers du décor et les à-côtés de la tournée en cinéma direct, à travers les yeux de huit fans embarqués dans le bus pour l’occasion… Jusqu’au 101e et mythique dernier concert de la tournée, devant près de 70 000 personnes, au Rose Bowl de Pasadena. Depeche Mode est définitivement devenu un groupe de stade et le résultat est d’une […] - [Roxy Music](https://www.vivelaculture.com/roxy-music/): S’il s’inscrit de plain-pied dans le glam rock et pioche volontiers dans le blues, le premier album de Roxy Music dessine dans le même temps les contours d’un possible futur de la pop music. Une alchimie étrange et, pour tout dire, assez fascinante entre la voix de crooner et le sens du spectacle du dandy Bryan Ferry, les embardées boogie de Phil Manzanera et les expérimentations d’un Brian Eno obsédé par les possibilités de l’électronique et le travail sur l’espace sonore. Précurseurs du krautrock, du punk et de l’électro… Rien que ça ! - [Violator](https://www.vivelaculture.com/violator/): Dix ans après ses débuts, Depeche Mode fait son entrée dans les années quatre-vingt-dix avec cet album que la majorité des fans considère comme le sommet artistique du groupe. Le groupe y poursuit son exploration de la musique électronique en jetant un pont entre le son typique des années quatre-vingts et un entrelacs de sons synthétiques analogiques et de riffs de guitares, renouvelant généreusement le genre. Un album gorgé de hits, pétri d’inspiration mystique, qui regarde dans le rétroviseur (Kraftwerk, Pink Floyd) pour inventer un son d’une insolente modernité. - [Orange Mécanique B.O.](https://www.vivelaculture.com/orange-mecanique-b-o/): Le climat délétère d’Orange Mécanique doit beaucoup à la bande originale de Wendy Carlos. Une B.O. à base de musique classique (Beethoven, Purcell, Rossini) où les trompettes, cors, hautbois, cordes et clavecins sont passés au filtre d’un synthétiseur modulaire Moog et qui marque également l’apparition des toutes premières expérimentations au vocoder. Une symphonie électronique qui fit l’effet d’une bombe dans le cerveau des jeunes laborantins de la synthpop. - [Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/bauhaus/): Crée en 1919 par l’architecte Walter Gropius, le mouvement Bauhaus ambitionne de créer des objets à la fois esthétiques, innovants et adaptés au monde industriel moderne. « La technologie n’a pas besoin de l’art, explique alors Gropius, mais l’art a besoin de la technologie. » Un peu plus de soixante ans plus tard, le Bauhaus est partout, même dans la pop music : tandis qu’un groupe choisit ni plus ni moins le patronyme de… Bauhaus, OMD intitule son album Architecture & Morality (1981) et Depeche Mode édite Construction Time Again (1983). - [Crash !](https://www.vivelaculture.com/crash/): Après avoir connu l’expérience d’un accident de voiture, le narrateur développe une véritable obsession pour les crashes automobiles. Enrôlé par un ancien scientifique qui organise des reconstitutions d’accidents célèbres et va jusqu’à en provoquer pour assouvir ses pulsions morbides, il est initié à une nouvelle forme de sexualité qui célèbre les noces de la chair et de la tôle froissée. Un livre qui a inspiré toute une génération de jeunes gens nourris de romans d’anticipation et de synthés rétrofuturistes. - [Trans-Europe Express](https://www.vivelaculture.com/trans-europa-express/): Que serait la pop moderne sans Kraftwerk ? Créé en 1970, le légendaire groupe de Düsseldorf ne fait pas seulement figure de pionnier de la musique électronique, c’est aussi l’un des groupes les plus samplés de l’Histoire. Après des premiers albums minimalistes, Kraftwerk ouvre son horizon à des mélodies pop robotiques qui lui assurent une nouvelle popularité. Après Autobahn (l’autoroute), c’est à un autre symbole de la révolution industrielle que le groupe s’attaque ici (le train), pour un voyage glacial et fascinant dans la vieille Europe. - [Kollaps](https://www.vivelaculture.com/kollaps/): En 1983, peu avant d’entrer en studio pour enregistrer Construction Time Again, Martin Gore assiste à un concert de Einstürzende Neubauten qui influencera considérablement les futures productions du groupe. Construction Time Again adoptera le même esprit d’expérimentation à caractère futuriste, les mêmes collisions de bruits urbains grâce à l’utilisation du révolutionnaire Synclavier (qui permettait d’enregistrer les samples), le même producteur (Gareth Jones) et le même studio (Hansa). Cette formule « industrielle » sera reconduite sur les deux albums suivants du groupe. - [Delta Machine](https://www.vivelaculture.com/delta-machine/): Successeur de Sounds of The Universe paru en 2009, Delta Machine est le treizième album studio du groupe. « Avec cet album, nous avons complètement changé notre processus créatif, expliquait récemment Martin Gore. Quand nous nous retrouvions face à un mur et que nous réalisions que l’album commençait à sonner de façon trop normale, nous recommencions tout pour lui donner ce son organique Depeche Mode. La musique offre une ambiance similaire à celle de Violator et Songs of Faith and Devotion, et je pense que les chansons de ce disque sont parmi les toutes meilleures que nous ayons enregistrées. » - [La Moisson rouge](https://www.vivelaculture.com/la-moisson-rouge/): Dans une petite cité minière du Montana, Personville (véritable allégorie de l’Amérique de la Prohibition), le magnat de l’industrie locale, a passé une alliance avec la pègre pour mater toute contestation syndicale, mais se trouve débordé par les luttes entre des clans rivaux. Un privé, recruté par le fils du patron local, se retrouve alors vite à nettoyer la ville, seul contre tous, en montant les gangsters les uns contre les autres. En 1927, Dashiell Hammett signe avec cette Moisson rouge crépusculaire et violente, profondément ancrée dans la vie sociale, un des grands textes fondateurs du roman noir. - [Les Incorruptibles](https://www.vivelaculture.com/les-incorruptibles/): Inspiré des Mémoires d’Eliot Ness (publiés en 1957, et adaptés au petit écran peu de temps après), Les Incorruptibles retrace la lutte à mort que livre en 1930 la police de Chicago contre Al Capone, Frank Nitti et le syndicat du crime. En s’appuyant sur une grosse production et un casting fastueux (Kevin Costner, Sean Connery, Andy Garcia, et Robert de Niro en Capone brutal et buté), De Palma revisite à sa manière (franchement virtuose) le film de gangsters, à partir d’un de ses plus célèbres épisodes : la chute du roi de la pègre, trahi par son comptable ! - [Les Amants de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-amants-de-la-nuit/): Après avoir braqué une banque avec deux complices, un jeune voleur se réfugie dans une ferme, où il rencontre une jeune fille dont il tombe éperdument amoureux. Les amants oublient un temps la précarité de leur situation. Mais les deux autres gangsters se rappellent vite à leur bon souvenir… Avec ce premier film (culte) sorti en 1949, le réalisateur de La Fureur de vivre ou de Johnny Guitar illustre, face à un monde brutal dominé par le crime, une impossible rédemption. Dennis Lehane s’en souviendra et ira jusqu’à emprunter à Nicholas Ray le titre de ce bouleversant film noir (They […] - [Des Hommes sans loi](https://www.vivelaculture.com/des-hommes-sans-loi/): Depuis la conquête de l’Ouest, le scénario reste le même : l’Amérique est un Eldorado qui se prend à la force des fusils… Début des années trente. Au fin fond de la Virginie, trois frères produisent du whisky de maïs de contrebande, déchaînant la cupidité des notables locaux, d’une police corrompue et de bandes de gangsters rivales prêtes à mitrailler les campagnes pour asseoir leur suprématie sur de juteux marchés. Avec Des Hommes sans loi, le réalisateur de La Route déroule la sanglante chronique d’une période âpre et extrêmement violente, enracinant un peu plus le film de gangsters (au même titre […] - [La Garçonne](https://www.vivelaculture.com/la-garconne/): Une jeune femme surprend son fiancé dans les bras d’une autre. Humiliée, révoltée, elle se venge de cet affront avec le premier venu, puis multiplie les expériences avec des femmes comme avec des hommes, souvent considérés comme des objets… En 1922, avec cet immense best-seller, qui lance la mode des coiffures courtes « à la garçonne », Victor Margeritte se fait l’écho d’un temps nouveau, marqué par l’émancipation de la femme, sur fond de jazz et des fragrances entêtantes du N°5 de Coco Chanel. - [Ballads of Sacco & Vanzetti](https://www.vivelaculture.com/ballads-of-sacco-vanzetti/): « Cet été-là, au pénitencier de Charlestown, l’État prépara l’exécution de deux anarchistes célèbres ». Le héros d’Ils vivent la nuit est dans la même prison que Sacco et Vanzetti, la nuit de leur passage sur la chaise électrique, le 23 août 1927. Et l’événement fait grand bruit. Il sera longuement célébré par un des piliers du folk américain, Woody Guthrie, au fil d’une poignée de sublimes protest songs (dont certaines reprennent à la lettre des textes de Nicolas Sacco) qui feront le tour du pays. Des années plus tard, Joan Baez reprendra le flambeau et fera d’une ballade à Sacco et […] - [Gatsby le Magnifique](https://www.vivelaculture.com/gatsby-le-magnifique/): Long Island. Années vingt. Jay Gatsby, aventurier mystérieux, beau ténébreux, flamboyant dandy, organise de somptueuses fêtes dans sa luxueuse propriété, suscitant mille folles rumeurs, brisant mille cœurs, sur un rythme de jazz, dans les vapeurs de l’alcool frelaté de la Prohibition… Le manifeste américain des Années folles, des années « bling bling », masquant mal, derrière l’ivresse des plaisirs immédiats, tout le tragique désenchantement d’une génération perdue, fonçant tête baissée vers le krach de 1929. - [Miller’s Crossing](https://www.vivelaculture.com/millers-crossing/): Quand les frères Coen s’emparent d’un genre cinématographique, on peut s’attendre à des surprises. Et ce film de gangsters en est le meilleur exemple. Dans une ville que l’on pourrait bien imaginer être Chicago (bien que certaines scènes aient été tournées à la Nouvelle-Orléans), Miller’s Crossing s’attache à démonter les intrigues tordues, les jeux d’alliances précaires, les complots et les guerres intestines de bandes rivales de gangsters, italiennes ou irlandaises, autour du trafic d’alcool de contrebande, en pleine Prohibition. Une œuvre singulière, pleine de clins d’œil aux films noirs ou aux classiques de la littérature policière, Hammett en tête. - [Complete Columbia Recordings](https://www.vivelaculture.com/complete-columbia-recordings/): On la surnommait « l’Impératrice du blues », et elle affichait une vie souvent outrageuse, dans ce renouveau d’Harlem qui faisait swinguer tout Manhattan. Tout n’a pourtant pas été rose pour Bessie Smith, née en 1894 dans le plus grand dénuement, dans la ville minière de Chattanooga, et morte tragiquement 43 ans plus tard, sur la route de Memphis, dans un tristement banal accident d’auto faute d’être transportée à temps dans l’hôpital le plus proche, réservé aux blancs. Mais ses blues épais comme des verres de gnole ont fait résonner les murs sales des boui-bouis et déchiré le cœur des bootleggers de […] - [The Wire (Sur écoute)](https://www.vivelaculture.com/the-wire-sur-ecoute/): Si la Prohibition des années vingt provoque l’explosion d’une certaine délinquance liée au gangstérisme, le trafic de drogue, qui tient aujourd’hui plus que jamais le haut du pavé, engendre bien sûr ses propres codes et sa propre criminalité. Traité de manière très réaliste, la formidable série américaine The Wire (où l’on retrouve au scénario des auteurs comme George Pelecanos ou Richard Price) retrace le quotidien des policiers des stups de Baltimore, leurs planques, leurs échecs, les pressions politiques qui pèsent sur leurs épaules, ainsi que la vie des dealers de la ville, caïds de la pègre ou simples jeunes revendeurs, […] - [Shutter Island](https://www.vivelaculture.com/shutter-island/): Adapter Shutter Island au grand écran tenait de la gageure. Martin Scorsese relève le défi haut la main et transcende le roman. Œuvre obscure, symbolique et baroque, cette enquête ténébreuse dans un inquiétant hôpital psychiatrique, au cœur d’une île battue par les vents, illustre en effet toute la maîtrise romanesque (et toute la malice) d’un Dennis Lehane enchâssant habilement dans une parabole sur le maccarthysme une histoire du roman policier américain, du roman gothique au roman d’énigme, du roman criminel au roman noir. Un livre et un film à apprécier à plusieurs degrés. - [Du polar](https://www.vivelaculture.com/du-polar/): Expert en cinéma noir et en polar, éditeur de la prestigieuse collection Rivages Noir, François Guérif est l’un des plus grands spécialistes français du roman policier. Dans ce livre d’entretiens à bâtons rompus, truffé d’anecdotes et de souvenirs, il revient sur la genèse du genre (Sherlock Holmes, Agatha Christie), les premiers classiques du polar (Hammett, Chandler, Cain, Thompson), ses grands coups de cœur (Léo Malet, Manchette, Robin Cook, James Ellroy, James Lee Burke), et évidemment Dennis Lehane, dont il a publié tous les romans. Un précieux guide pour ne pas se perdre dans le noir. - [Boardwalk Empire - Saison 1](https://www.vivelaculture.com/boardwalk-empire-saison-1/): Atlantic City. Années vingt. En pleine Prohibition, Enoch « Nucky » Thompson (génialement incarné par Steve Buscemi) règne sur « le Las Vegas de la côte Est » et trempe jusqu’au cou dans le trafic d’alcool, que se disputent les gangsters de New York et de Chicago. Et tous les coups, y compris les plus tordus, sont permis. Inspiré d’un personnage réel (le gangster Enoch L. Johnson), la série Boardwalk Empire (dont Dennis Lehane signe le scénario de la saison 4) célèbre avec un faste baroque (et une méticuleuse reconstitution historique, appuyée par des décors à couper le souffle) une sanglante page d’histoire de […] - [Ils vivent la nuit](https://www.vivelaculture.com/ils-vivent-la-nuit/): En 2008, l’auteur de Mystic River ou de Shutter Island change son fusil d’épaule et s’attaque à un ambitieux triptyque historique autour de la saga d’une famille d’origine irlandaise installée à Boston. Après un Pays à l’aube, évoquant les troubles sociaux au lendemain de la Première Guerre mondiale, Ils vivent la nuit suit l’irrésistible et violente ascension d’un jeune gangster devenu, à la fin de la Prohibition, un des parrains du trafic de rhum en Floride. Un palpitant thriller et un formidable roman d’action, doublés d’une bouleversante histoire d’amour. - [La Sorcière](https://www.vivelaculture.com/la-sorciere/): Durant tout le Moyen Âge, la sorcière est accusée de tous les maux, sabbats, messes noires, blasphèmes, lubricité, et se retrouve pourchassée, torturée et bien souvent brûlée vive sur de gigantesques bûchers. En 1862, l’historien Jules Michelet dresse un portrait de cette femme soi-disant conquise par Satan (et qui vivra sur terre l’enfer) alors qu’elle préfigure souvent (ne serait-ce que par ses talents de guérisseuse), face à une Inquisition aveugle, la femme de demain. Un grand classique. - [La Bête contre les murs](https://www.vivelaculture.com/la-bete-contre-les-murs/): Avec le triste record d’avoir été le plus jeune détenu du pénitencier de San Quentin, Edward Bunker a passé le plus clair de sa vie sur la paille humide des cachots californiens, condamné plusieurs fois pour des vols et des braquages. Et c’est en prison qu’il a bâti une œuvre romanesque unique en son genre, une poignée de polars mettant en cause – comme dans cette hallucinante Bête contre les murs – un système carcéral inhumain et injuste qui transforme inutilement (et cruellement) les hommes en animaux. Un manifeste. - [Les Diables](https://www.vivelaculture.com/les-diables/): Inspiré librement des Diables de Loudun d’Aldous Huxley, le film de Ken Russell nous plonge dans le XVIIè siècle, au temps de l’Inquisition, de la sorcellerie. Le récit oppose Richelieu à l’abbé Grandier qui règne sur la ville de Loudun. Le premier reproche au second son libertinage et sa trop grande tolérance envers les huguenots. Certains critiques voient l’œuvre comme une suite d’images hystériques et outrancières, d’autres louent un chef-d’œuvre lyrique. Quoi qu’il en soit, cette œuvre sulfureuse aura attendu longtemps avant d’être éditée en 2013 en DVD. - [Viridiana](https://www.vivelaculture.com/viridiana/): Viridiana (Silvia Pinal) veut entrer au couvent, mais est victime de son vieil oncle qui tente de la convaincre de l’épouser et la harcèle. Son échec pousse le vieillard au suicide. La jeune femme tourmentée par la foi et par un ardent désir charnel hérite de sa maison et décide d’y accueillir les pauvres. Mais au cours d’un banquet aux allures de bacchanales, ils s’enivrent, pillent sa demeure, cassent le mobilier et tentent de violer la jeune femme. Dans cette scène où les mendiants se substituent aux apôtres, le cinéaste espagnol Luis Buñuel règle une fois de plus ses comptes avec […] - [Les années Cahiers](https://www.vivelaculture.com/les-annees-cahiers/): En 1966, Jean-Luc Godard s’engagea pour permettre au film de Jacques Rivette, La Religieuse, d’être distribué normalement. Dans sa lettre au ministre de la Culture André Malraux, publiée dans le Nouvel Observateur, il attaque la « cabale des dévotes ». Il n’en était pas à son premier coup d’éclat, lui qui, avant d’être le cinéaste comblé d’À bout de souffle et de Pierrot le Fou, ferrailla dur dans la revue Les Cahiers du Cinéma (aux côtés de François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer…) entre 1950 et 1959, pour imposer ses points de vue. Ce petit livre donne un précieux assortiment de ses […] - [Le Nom de la rose](https://www.vivelaculture.com/le-nom-de-la-rose/): Au XIVè siècle, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville séjourne dans une abbaye du Sud de la France quand un moine y est assassiné. Il enquête, retrouve un mystérieux manuscrit où se trouve peut-être la solution de l’énigme, se heurte au cruel Bernard Gui, prêt à brûler tous les hérétiques. Fanatisme, lutte pour la liberté, perversité, mystère, érotisme aussi, tout l’attirail propre au roman gothique et religieux défile sous nos yeux et a valu à ce roman un immense succès international. - [Dieu seul le sait](https://www.vivelaculture.com/dieu-seul-le-sait/): Un marin naufragé échoue sur une île du Pacifique où vit une religieuse, Angela, survivante de sa congrégation massacrée par les Japonais. Les deux personnages apprennent à vivre ensemble, se cachant dans une grotte lorsque l’ennemi débarque sur le rivage. La confrontation du flegme désabusé du soldat (Robert Mitchum) et de la rigueur de la nonne (Deborah Kerr) forme le suspense psychologique d’un film que la censure surveilla de près. « Nous avons fui tous les clichés, et les rapports entre la religieuse et le marin sont traités avec beaucoup de délicatesse », se félicitera le réalisateur John Huston. - [Songs of Faith and Devotion](https://www.vivelaculture.com/songs-of-faith-and-devotion/): Le groupe de Basildon a toujours aimé jouer avec les images et les symboles de la religion, entretenant même à une époque une ambiguïté souvent renforcée par son côté vaguement bondage. À mi-chemin entre une fascination pour la liturgie et le cérémonial, et une Black Celebration plus païenne, Depeche Mode, sous l’influence d’un Martin Gore pratiquant durant son enfance, célèbrera un « Personal Jesus » bluesy et gospel tendant souvent l’oreille à de « Blasmephous Rumours ». - [100 livres censurés](https://www.vivelaculture.com/100-livres-censures/): « Je vis de la censure ! », a déclaré un jour l’avocat de l’édition Emmanuel Pierrat. Il en donne une nouvelle preuve avec ce livre qui évoque cent grands livres passés à la trappe à cause du sexe, de la religion ou de la politique. La liste comprend Salomé d’Oscar Wilde, L’Archipel du goulag de Soljenitsyne, Lolita de Nabokov, le Marquis de Sade, Darwin, Montesquieu… Emmanuel Pierrat reconnaît ironiquement que les censeurs auront eu souvent bon goût, en brimant des œuvres de qualité auxquelles la postérité a rendu grâce. - [La Passion de Jeanne d’Arc](https://www.vivelaculture.com/la-passion-de-jeanne-darc/): En 1927, le cinéaste Carl Theodor Dreyer adapte La Passion de Jeanne d’Arc de Joseph Delteil. Le récit se concentre essentiellement sur le procès de Jeanne la Pucelle, l’occasion pour le grand réalisateur danois de présenter une scène mystique dans toute sa grandeur. Eclairé à la manière des films expressionnistes en accentuant la lumière et les ombres, il met en opposition la fragile et déterminée sainte héroïne, portée par la foi, et ses bourreaux religieux qui tentent de la faire céder. Le film révèlera une jeune actrice française, Renée Falconetti, décédée à Buenos Aires en 1946. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse-2/): « Je me trouvai sur la paillasse, qui me servait de lit, les bras liés derrière le dos, assise avec un grand Christ de fer sur les genoux. » Le roman de Diderot raconte la douleur de Suzanne, fille d’un avocat, placée de force dans un couvent. Révoltée, la jolie jeune femme affronte l’hostilité érotique des autres religieuses et de la Mère supérieure. Écrit en 1760, cette ode à la liberté individuelle ne sera publiée qu’en 1796, après la Révolution française et la mort de Diderot. Mais elle continuera à susciter de violentes critiques de la part des plus conservateurs. Dans son […] - [Ainsi soient-ils Saison 1](https://www.vivelaculture.com/ainsi-soient-ils-saison-1/): Diffusée du 11 octobre au 1er novembre 2012 sur Arte, cette série pas comme les autres raconte les doutes et espoirs de cinq candidats à la prêtrise qui entrent au séminaire des Capucins. Relations complexes avec l’ombrageux Vatican, violences antireligieuses, crises de foi, alimentent un récit gigogne digne des meilleurs exemples du genre. Un critique du Figaro a regretté que « le ressort de la série ne soit pas l’amour du Christ mais la volonté humaine ». Nous voilà à nouveau dans le débat sur La Religieuse de Diderot ! - [Diderot](https://www.vivelaculture.com/diderot/): La vie tonitruante et passionnante de Denis Diderot. Ce grand penseur du XVIIIè siècle, infatigable écrivain, a abordé tous les genres littéraires ou presque en vogue à l’époque : le livre érotique avec Les Bijoux indiscrets, le roman philosophique avec Jacques le fataliste, des écrits scientifiques avec la magistrale somme de l’Encyclopédie, et une bombe à retardement avec La Religieuse. Le portrait d’un des grands piliers de l’époque des Lumières ! - [La religieuse](https://www.vivelaculture.com/suzanne-simonin-la-religieuse-de-diderot/): Quand Jacques Rivette, étendard de la Nouvelle Vague, adapte à l’écran La Religieuse de Diderot, il ne se doute pas qu’il devra affronter la censure. Un long débat a même lieu au Sénat. Finalement, l’État autorise sa distribution, mais l’interdit aux moins de dix-huit ans. Sortie en juillet 1967, l’œuvre, longue et minimaliste, presque austère, au traitement « bressonnien », remporte un grand succès, et remet Diderot au goût du jour. - [La Religieuse](https://www.vivelaculture.com/la-religieuse/): Pour son dixième film, le cinéaste Guillaume Nicloux a vu dans une nouvelle adaptation de La Religieuse, presque cinquante ans après celle de Rivette, un sujet moderne lié à l’enfermement et au sectarisme, une manière d’interroger la foi en 2013. Il a tourné à la lueur de bougies pour donner au couvent une lumière chaleureuse, exigeant des comédiennes – la jeune Belge de vingt-trois ans Pauline Etienne, Isabelle Huppert et Louise Bourgoin – qu’elles jouent sans maquillage. - [Catalogue Pronuptia](https://www.vivelaculture.com/catalogue-pronuptia/): Bon d’accord, c’est la seule étape de mon parcours qui ne s’achète pas. Mais quelle histoire ! Combien de rêves, de larmes, de corps martyrisés pour ce jour-là ; combien de princesses d’un jour. Tout ce blanc, comme des robes de lait. C’est en voyant une jeune fille feuilleter un catalogue Pronuptia, une larme à l’œil, que j’ai eu l’idée des robes de mariées dans La première chose qu’on regarde. Ça me rappelait aussi les défilés de mon Nord natal; les vieux assis sur des chaises devant leurs maisons, qui regardaient sous les jupes des majorettes… Site de Pronuptia - [Vicky Cristina Barcelona](https://www.vivelaculture.com/vicky-cristina-barcelona/): Woody Allen, c’est comme le Beaujolais nouveau. Il y en a un chaque année; des années bonnes, d’autres non. Vicky Cristina Barcelona (2008) est un cru sublime. Johansson, Cruz et Bardem sont à tomber de beauté. L’histoire est belle et grave. Une collusion funeste entre la vie et l’art. Toujours cet entre deux qui me fascine. C’est cette Scarlett Johansson là qui est l’héroïne de La première chose qu’on regarde; ce visage-là, ce corps-là. Cette beauté là. - [Grey’s Anatomy, saison 8](https://www.vivelaculture.com/greys-anatomy-saison-8/): Une série très curieuse. Qui oscille entre le cucul et les livres de Barbara Cartland et soudain, au milieu, inattendue, une formidable histoire d’amour, pleine de rage, de passion, de mort, de culpabilité et de fantômes. Celle qui lie et délie Izzie (la parfaite Katherine Heigl) et Denny (lumineux Jeffrey Dean Morgan). Une histoire qui sauve la série. J’ai demandé à Katherine Heigl (et son 90-65-90) de passer dans mon livre. - [Lucas Marou](https://www.vivelaculture.com/lucas-marou/): Un musicien qui trouve un jour un sac. A l’intérieur, les images de toute une vie. Il décide de leur redonner vie et fait son premier collage – à la manière élégante d’un Jacques Villeglé. Depuis, il récupère les choses perdues et lui font retrouver le monde. Je l’ai découvert par hasard : ma femme venait de trouver la photo pour la couverture du livre, une robe rouge, une aile vermillon, une flaque de sang lorsque j’ai vu cette toile dans la vitrine d’un hôtel. Tout ce rouge soudain, cette jambe, cette explosion garance. Je suis entré. J’ai acheté la toile. […] - [Lost in Translation](https://www.vivelaculture.com/lost-in-translation/): Après l’admirable Virgin Suicides (1999), Sofia Coppola confirme avec Lost in translation (2003) qu’elle n’est pas juste la fille de. Elle est. Une scénariste. Une réalisatrice. Elle possède même la grâce d’avoir sa « touch ». Là aussi, dans le film, une rencontre improbable entre un homme à la fin et une jeune femme au début. Toujours cette histoire de perte. Cette envie qu’on a d’être trouvé. Retrouvé. C’est ma première rencontre avec Scarlett Johansson (jeune) adulte. Avant il y avait eu L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Mais elle avait 13 ans. Elle le raconte dans La première chose qu’on […] - [Love Story](https://www.vivelaculture.com/love-story/): La musique de Francis Lai. La beauté d’Ali MacGraw. L’indolence de Ryan O’Neal. Le scénario à deux balles (le preppy tombe amoureux de l’étudiante qui s’occupe de la bibliothèque du campus, un cancer foudroyant tombe sur l’amoureuse). C’est le film qui m’a appris qu’on avait le droit de pleurer au cinéma (et dans la vie) et fait aimer les histoires d’amour tristes; toutes ces choses qui finissent mal parce qu’elle sont belles et que la beauté ne dure jamais. Comme disait Cocteau à propos de Radiguet : « il était si beau que j’ai tout de suite su qu’il ne nous était que […] - [Le Baron perché](https://www.vivelaculture.com/le-baron-perche/): Mort en 1985. A 62 ans. Trop jeune. Grâce à Dieu, il a eu le temps de nous laisser beaucoup de textes dont cette fable merveilleuse : Le Baron perché, l’un des trois volets de sa trilogie Nos ancêtres. Là encore, ce qui nous lie, c’est ce passage de l’enfance à l’adulte. Ici, à cause d’une dispute avec son père à propos d’un plat d’escargots, un gamin de 12 ans monte dans un arbre et n’en redescendra plus pendant 53 ans. L’histoire d’une sorte de Robinson italien qui raille notre médiocrité terrestre. Un régal qu’on retrouve dans La première chose qu’on […] - [Exister](https://www.vivelaculture.com/exister/): Poète 1903-1971 (écrasé par une auto). L’auteur qui m’a le mieux fait ressentir la beauté des mots. Il les utilisait avec prudence pour parler des choses les plus simples. Les objets. Une table de cuisine. Le souffle d’une femme. La pâleur d’une gorge. Jamais de mots plus hauts que les autres, non ; juste des assemblages, comme des perles, pour faire ressentir la grâce du monde, la lenteur et le temps. Ses mots livrent et délivrent les choses. Dans mon livre Follain a une place centrale. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive/): Un magnifique film noir, dans la tradition des films de Samuel Fuller (1912-1997), de certains livres de Lawrence Block et puis l’apparition, comme un ange noir, un Steve McQueen ultra sombre, d’un acteur prodigieux (déjà en lice pour l’Oscar du meilleur acteur en 2007 avec Half Nelson): Ryan Gosling. J’ai donné son physique au personnage principal de La première chose qu’on regarde, un garagiste, et j’en ai fait un poète qui découvre Jean Follain; un ange lumineux cette fois. - [D’eux](https://www.vivelaculture.com/deux/): A l’enterrement d’une jeune fille (qui travaillait avec moi), est passée la chanson Vole, composée par Jean-Jacques Goldmann. J’ai eu froid soudain. C’est une chanson de bord de précipice, d’ailes qui se déploient; une chanson assez courte et j’ai eu envie qu’elle puisse sauver quelqu’un, le retenir au lieu de le laisser partir et c’est ce qui arrive dans La première chose qu’on regarde. - [Les choses de la vie](https://www.vivelaculture.com/les-choses-de-la-vie/): « Je ne peux pas écrire un livre sans penser à Claude Sautet. Aux femmes de Claude Sautet. A Romy Schneider de Claude Sautet, en fait. Rien n’est daté dans ses films parce que l’âme humaine, le désir, des désillusions, le charme, la trahison, les promesses de l’amour n’ont pas d’âge. Ses films sont des thrillers. Ce ne sont pas les voitures ou les maisons qui explosent. Mais les couples, les cœurs. Toutes les choses de la vie. » Grégoire Delacourt - [Le dernier tango à Paris](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-tango-a-paris/): C’est l’une des histoires d’amour les plus désespérantes qu’il m’ait été donné de voir justement parce qu’il n’y a pas d’amour. Juste un désir ou un non désir de corps. De viande. De beurre. C’est une chute magnifique. Un chant désespéré. Bertolucci est un cinéaste important, dérangeant et libre. Dans Le dernier tango à Paris, Maria Schneider exhibe une formidable toison pubienne. Je l’évoque avec gourmandise dans La première chose qu’on regarde à l’heure où la dictature du porno impose l’épilation totale. - [Un été 42](https://www.vivelaculture.com/un-ete-42/): L’un des chefs d’œuvre avec Un été en Louisiane, de l’immense et discret Robert Mulligan (1925-2008). C’est le cinéaste de la perte. Du deuil. De l’innocence qui s’écrase contre le mur de la réalité. Le sang du garçon mort dans Un été en Louisiane, c’est aussi le sang des premières règles de Dani. Dans Un été 42, le jeune Hernie dévient un homme parce qu’un homme est mort. Ce qui me touche chez Mulligan, c’est l’effroyable constat que devenir adulte est une tragédie. Dans chacun de mes livres il y a cette douleur-là; quelque chose de l’enfance qui n’est jamais […] - [Le Meilleur de Michel Legrand](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-de-michel-legrand/): « Le très grand, même. Ce sont ses musiques, notamment pour le cinéma (Demy, Godard, Jewinson, Mulligan) qui me font regretter qu’il n’y ait pas dans la vie des musiques comme au cinéma. Je ne peux plus aller dans une gare où se séparent des gens sans entendre la chanson des Parapluies de Cherbourg. On entend le thème fabuleux d’Un été 42 dans La première chose qu’on regarde. » - [La première chose qu’on regarde](https://www.vivelaculture.com/la-premiere-chose-quon-regarde/): C’est à cause de Love Story tout ça. De la beauté d’Ali MacGraw. Je suis tombé amoureux d’elle. J’avais dix ans. Et je me suis demandé ce que je ferais, ce qui se passerait si elle entrait, comme ça, dans ma chambre. Comme dans la vraie vie de Steve McQueen. Quelle serait la première chose que je regarderais. Quarante ans plus tard, j’ai écrit ma Love Story. Mais c’est Scarlett Johansson qui entre dans la chambre. L’habit fait-il le moine ? - [Nova Express](https://www.vivelaculture.com/nova-express/): Figure de la Beat Generation, Burroughs fut celui qui remit au goût du jour la technique du « cut-up » inventée par Tristan Tzara puis reprise par Bowie pour l’écriture de certains textes et compositions. « Nova Express m’a vraiment rappelé Ziggy Stardust, que je vais adapter sur scène, confia Bowie en 1973. J’aimerais que les personnages et les acteurs apprennent des scènes qu’on mélangerait ensuite dans un chapeau et le jour de la représentation, ils les joueraient dans l‘ordre du tirage. » - [Secrets of the Beehive](https://www.vivelaculture.com/secrets-of-the-beehive/): Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film Furyo d’Oshima avec… David Bowie. - [Lonely Planet Boy](https://www.vivelaculture.com/lonely-planet-boy/): Si Jobriath ne connut jamais le succès des icônes de la scène glam, c’est peut-être tout simplement parce qu’il était originaire des États-Unis, un pays qui n’était pas préparé à accepter une créature si outrancière, si ouvertement gay. Il aurait peut-être fallu commercer par écouter ses disques : compositeur bouleversant, interprète éclatant, pianiste virtuose, Jobriath était un artiste incompris dont les albums résistent merveilleusement à l’épreuve du temps. - [The Chic Organization Boxset vol.1](https://www.vivelaculture.com/the-chic-organization-boxset-vol-1/): Après Scary Monsters, Bowie opère un changement à 180° en choisissant Niles Rodgers, le leader du groupe Chic, pour produire son album Let’s Dance, qui met sa carrière sur orbite en l’orientant vers un son FM d’une efficacité redoutable. Héros du disco, parrain du hip hop, ses productions mêlant sonorités soul, funk et euro-disco dynamitent les clubs new-yorkais avant de conquérir le monde et d’influencer, entre autres, Sugarhill Gang, Madonna, Prince, ou plus récemment Danger Mouse et Daft Punk. - [Heroes](https://www.vivelaculture.com/heroes/): Berlin fut le point d’ancrage d’une des périodes les plus prolifiques de Bowie. Entouré des fantômes de Munch, Brecht et Murnau, de travestis et de dealers, il y fit surgir sa fameuse trilogie berlinoise (1977-1979), soit Low, Heroes et Lodger, trois albums avant-gardistes qui – avec les albums d’Iggy Pop (The Idiot et Lust for Life), produits par Bowie dans la même ville, à la même période – constituèrent un terreau fertile pour la new wave et le funk urbain émergeant alors des décombres du punk. - [Raw Power](https://www.vivelaculture.com/raw-power/): En état végétatif pendant plusieurs mois au motif d’addiction lourde à l’héroïne, les Stooges de Detroit se reforment en 1973, sur l’invitation de David Bowie, pour réaliser ce troisième album enragé, sauvage, qui ouvre une brèche au punk quatre ans avant les premières déflagrations des Sex Pistols. Originellement produit par Bowie, l’album sera remasterisé par Iggy Pop lui-même en 1997, dans une version encore plus puissante que l’originale. - [Complete Works 1958-1965](https://www.vivelaculture.com/complete-works-1958-1965/): On l’appelait « l’Ange noir du rock’n’roll », un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui, à l’instar d’Hendrix ou du Legendary Stardust Cowboy, inspira à Bowie son double Ziggy. Le destin fictif de Ziggy épouse en effet étroitement les contours de celui, bien réel, du créateur de « Brand New Cadillac » : son ascension, sa chute et, dans l’intervalle, sa perte de contact progressive avec la réalité… - [Come, been and gone](https://www.vivelaculture.com/come-been-and-gone/): Chorégraphe phare de la scène londonienne, Michael Clark aime jouer avec les stéréotypes et les codes (vestimentaires, sexuels). Come, been and gone, sa dernière création, plonge dans l’univers musical de Bowie, convoque ses chansons et ses tenues, celles de ses collaborateurs (Lou Reed, Iggy Pop), et de ses influences revendiquées (Velvet, Kraftwerk) pour dessiner le portait en creux de toute une génération de danseurs marqués par Bowie, ses chansons, son mythe, ses personnages… - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele/): Bowie était si fasciné par le peintre Egon Schiele qu’il commanda personnellement plusieurs scénarios pour voir sa vie portée à l’écran. Le projet ne vit jamais le jour, mais l’on comprend aisément ce qui reliait les deux hommes. Même fascination pour le corps humain, même usage expressionniste du langage corporel, même goût pour l’érotisme, l’autoportrait… La pochette de l’album Heroes est, semble-t-il, un hommage à l’art de ce génie foudroyé par la grippe espagnole à l’âge de 28 ans. - [Ziggy Stardust](https://www.vivelaculture.com/ziggy-stardust/): Métaphore sur les mutations d’une rock star extraterrestre depuis son ascension jusqu’à sa chute dans un monde lui-même condamné à la destruction, The Rise and Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars marque les esprits plus qu’aucun de ses précédents albums. Un album de glam rock et de science-fiction à la fois dense et intense, énergique et lyrique, traversé de pulsions de vie et de mort et servi par le chant de Bowie et les éclats de guitare du génial Mick Ronson. Cinquante ans après, l’impact est intact. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs/): Dans ce roman écrit en prison, Jean Genet, solidaire « de tous les bagnards de sa race », peignait les homosexuels, les prostitués, les criminels, et célébrait la perversion, « les monstres » et les fastes de l’homo-érotisme dans les prisons et les bas-fonds. Pas étonnant qu’il ait autant fasciné Bowie qui rendit à l’auteur un hommage « probablement subconscient » en intitulant l’une de ses chansons « Jean Genie » sur l’album Aladdin Sane (1973)… - [26 mixes for cash](https://www.vivelaculture.com/26-mixes-for-cash/): Après avoir rempli les stades pendant les années 1980, Bowie fait un détour par le rock (Tin Machine) avant de se tourner vers un style expérimental, hybride, qui intègre pêle-mêle courant existant (rock industriel) et genres émergents (techno, drum’n’bass). Dans cet esprit, il scelle ses retrouvailles avec Brian Eno (Outside), multiplie les collaborations avec la nouvelle scène anglaise (Photek, Goldie) et commande des remixes à tout va, dont le fameux Heroes retoqué par Richard D. James – aka Aphex Twin. - [Le mime Marceau](https://www.vivelaculture.com/le-mime-marceau/): De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de Ashes to Ashes évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle… - [The Next Day](https://www.vivelaculture.com/the-next-day/): « J’ai toujours su qu’il m’appellerait pour refaire un disque. Je me demandais juste à quel moment ça arriverait », confiait récemment Tony Visconti le producteur « historique » de Bowie. Absent des radars depuis 2003, le chanteur est donc de retour avec The Next Day qu’on annonce partagé entre chansons typiquement « bowiennes » et pièces plus avant-gardistes… - [Seppuku](https://www.vivelaculture.com/seppuku/): De ce groupe magnétique qui offrit à la jeunesse de son époque le verbe, l’allure et le goût du danger qui lui faisait cruellement défaut à l’orée des années quatre vingt, ne subsistent qu’une trentaine de titres un peu fanés, des polaroïds. Et un seul véritable album : Seppuku, produit par Jean-Jacques Burnel, des Stranglers. Un album bleu nuit et rouge écarlate, baigné de crime et de sang et hanté par la voix blanche d’un Daniel Darc alors en pleine descente aux enfers. - [Chelsea girl](https://www.vivelaculture.com/chelsea-girl/): Chanteuse aux côtés de Lou Reed dans le premier album du Velvet Underground, The Velvet Undreground and Nico (1967), Christa Päffgen alias Nico enregistre la même année Chelsea Girl, son premier album solo qui compte sur la participation de presque tous les membres du Velvet (sauf Maureen Tucker) – et des composition notamment signées par Lou Reed, Bob Dylan, Tim Hardin et Jackson Browne. Un album étrange et envoûtant, où la voix grave de l’égérie de la Factory donne un aspect presque gothique à des chansons aussi austères que toxiques. - [Une vie bouleversée – Journal 1941 - 1943](https://www.vivelaculture.com/une-vie-bouleversee-journal-1941-1943/): Mars 1941. En pleine occupation allemande, Etty Hillesum, une jeune juive néerlandaise, entame son journal intime. Complété par les nombreuses lettres envoyées depuis le camp de Westerbork, jusqu’à cette carte jetée du train qui l’emmenait « à l’Est » le mardi 7 septembre 1943, ce journal est le récit d’une conversion et d’un éveil spirituel, le témoignage d’une adhésion à la vie extraordinaire. A ceux qui lui conseillaient de se protéger, parce qu’elle avait encore tant choses à donner aux autres, Etty Hillesum répondait : « C’est une curieuse surévaluation de soi-même, me semble-t-il, que de se considérer comme trop précieux pour partager […] - [Au cœur de la nuit](https://www.vivelaculture.com/au-coeur-de-la-nuit/): A la fin des années 70, Téléphone s’inspire directement des Who et autres Rolling Stones pour délivrer un rock énergique et des textes en français qui parlent directement aux ados de l’époque. Ce troisième album est celui qui voit Téléphone atteindre un succès qu’aucun autre groupe français n’avait atteint avant lui. Et ce n’était pas fini… Rock à guitares d’un côté, pop synthétique de l’autre, Téléphone et Taxi Girl sont les deux faces de la médaille « rock français ». A l’époque, il fallait choisir son camp… - [Les Enfants du Paradis](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-du-paradis/): Sur La Taille de mon âme, la valse lente de la chanson titre était inaugurée par les mots de Garance (Arletty) dans Les Enfants du Paradis de Marcel Carné (1945) : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour »… Le film de Marcel Carné était l’un des films fétiches du chanteur, tout comme Le Quai des brumes (1938) qui lui inspira ces vers dans la chanson Nijinsky : « Je dessine un nageur, vous le croyez noyé / je dessine une fleur, vous la voyez fanée ». - [Le soleil et l’acier](https://www.vivelaculture.com/le-soleil-et-lacier/): En novembre 1970, Yukio Mishima, l’un des plus grands écrivains contemporains japonais, se fait hara-kiri à l’âge de 45 ans. 10 ans plus tard, Daniel Darc enregistre Seppuku (Hara Kiri) avec Taxi Girl. Fasciné par les arts martiaux et les vertus du Bushidô des samouraïs, Darc révère l’auteur de La mer de fertilité et son œuvre qui célèbre le culte du corps et de la pureté, la recherche de la beauté, la suprême tentation de la mort… Mishima qui écrivait qu’ »une charpente puissante et tragique, une musculature sculpturale étaient indispensables à une mort noblement romantique« . - [Sun sessions](https://www.vivelaculture.com/sun-sessions/): « Elvis, il m’a peut-être raccourci la vie, mais il me l’a surtout sauvée ! L‘hôtel des cœurs brisés, c’est là où j’habite depuis un bout de temps… Et le plus beau disque du monde, c’est lui qui l’a fait avec les Sun Sessions…» Daniel Darc vénérait Elvis au point de se faire tatouer sur le flanc la pochette d’Elvis 56 ! Sur La taille de mon âme, son ultime album, Darc adressait un clin d’œil à son idole de toujours en chantant « My baby left me », fausse reprise et vrai hommage à l’interprète de « Heartbreak hotel. » - [Le Feu follet](https://www.vivelaculture.com/le-feu-follet/): Un homme en cure de désintoxication et découragé par la vie décide de mettre fin à ses jours. Il regagne alors Paris afin de dire adieu ses amis d’autrefois. Avant de s’ôter la vie, il laissera ses mots : «Je me tue parce que vous ne m’avez pas aimé, parce ce que je ne vous ai pas aimés»… Adaptation du roman éponyme de Drieu la Rochelle, le film de Louis Malle a longtemps été l’objet d’un culte confidentiel avant d’être reconnu à sa juste valeur. Une œuvre élégante et crépusculaire bercée par le piano de Satie et les improvisations de Miles […] - [Le Faussaire](https://www.vivelaculture.com/le-faussaire/): L’histoire d’un reporter allemand (sobrement interprété par Bruno Ganz) pris dans un conflit qui le dépasse. Au milieu de longues errances dans Beyrouth, des explosions et des cadavres, la vie, bizarrement, continue. Schlöndorff filme d’une certaine façon l’envers de la guerre, le quotidien. Que photographier, que raconter ? Qu’est-ce qui est « vrai » et pour qui ? À son retour, le reporter, qui a côtoyé trafiquants et soldats de tous bords, refuse de vendre ses « informations ». Une belle interrogation sur le métier de reporter de guerre… sans réponse tranchée. - [L’espoir](https://www.vivelaculture.com/lespoir/): André Malraux combat en 1936-1937 aux côtés des républicains espagnols, comme tant d’autres militants antifascistes dégoûtés par le refus de la France et de la Grande-Bretagne de rompre le pacte de non-intervention en fournissant des armes aux républicains loyalistes, alors qu’Hitler et Mussolini arment ouvertement les troupes de Franco… Son engagement le conduit à écrire L’Espoir, publié en décembre 1937, et à en tourner une adaptation filmée Espoir, sierra de Teruel en 1938. Quand il le termine, l’année suivante, il n’y a plus aucun « espoir » pour les loyalistes ! Ce film, à la fois poétique et politique, devient un requiem pour […] - [Robert Capa, l’homme qui voulait croire en sa légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-lhomme-qui-voulait-croire-en-sa-legende/): Ce documentaire, qui fait partie d’une série écrite par Gérard Miller (d’autres films sont consacrés à Marilyn Monroe ou Jackie Kennedy !), s’attaque à la légende Capa, en analysant la construction de celle-ci et en ne cherchant pas à gommer la part d’ombre du « héros », dépressif, désœuvré, s’ennuyant loin de la guerre (notamment à Hollywood)… Tout ceci, accompagné de l’éternelle question sur la photo emblématique de la guerre d’Espagne probablement mise en scène, fait que Magnum et Cornell Capa (le frère du photographe, qui veille sur ses œuvres et sa mémoire) ont interdit à Patrick Jeudy d’utiliser les photos de Robert […] - [Pour qui sonne le glas](https://www.vivelaculture.com/pour-qui-sonne-le-glas/): Ernest Hemingway fait partie de ces écrivains qui ont pris fait et cause pour les républicains espagnols en 1936 et se sont rendus sur place. Là, il a rencontré Robert Capa, et une amitié durable s’est nouée entre les deux hommes, faite de respect et d’admiration réciproques, à tel point qu’Hemingway s’est inspiré des photos de Capa pour écrire son fameux roman traitant de la guerre d’Espagne, Pour qui sonne le glas. On retrouve d’ailleurs quelques photos du grand écrivain dans les tirages exposés de La Valise mexicaine (ainsi que des clichés d’autres de ses amis comme John Huston, Ingrid […] - [Il était une fois une guerre](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-une-guerre/): John Steinbeck est connu pour ses grands romans sociaux décrivant la vie des petites gens de Californie et du Sud des États-Unis. Mais il fut aussi correspondant de guerre pour le New York Herald Tribune en 1943, accompagnant les GIs sur les bases d’Angleterre, les suivant sur les fronts d’Afrique du Nord, avant de débarquer avec eux en Sicile et en Italie. Ces écrits mémorables, différents du reste de son œuvre, témoignent de son talent de journaliste et d’écrivain. Steinbeck et Capa deviennent amis après la guerre – qu’ils ont tous deux suivi en première ligne, chacun de leur côté […] - [L’ombre d’une photographe Gerda Taro](https://www.vivelaculture.com/lombre-dune-photographe-gerda-taro/): Longtemps, le souvenir de Gerda Taro, tuée le 25 juin 1937 à la veille de ses vingt-sept ans sur la route de Madrid au cours de la guerre d’Espagne, n’a survécu que dans l’ombre de Robert Capa, son compagnon. Taro avait tout appris de Capa en ce qui concernait la photo mais, inversement, elle avait largement participé à l’élaboration de la « légende » Capa, en transformant cet émigré juif un peu bohème en un véritable dandy, et surtout en travaillant avec lui, allant même jusqu’à signer du nom de son homme certaines de ses propres images… Ce livre élégant et touchant […] - [En attendant Robert Capa](https://www.vivelaculture.com/en-attendant-robert-capa/): L’envie d’écrire ce livre est venu à la romancière Susana Fortes en 2008, quand elle a lu l’histoire de la découverte de la « valise mexicaine » dans le New York Times. Elle s’y attache à romancer l’histoire d’amour entre Robert Capa et Gerda Taro, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à la légende. Ce « roman », qui a reçu le prix Fernando Lara en 2009, est devenu un best-seller et a été traduit dans douze langues. Il est actuellement en cours d’adaptation à l’écran par Michael Mann (Heat, Collateral, Public Enemies). Un autre biopic hollywoodien consacré au photographe est également en préparation, réalisé […] - [Histoire du visuel au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-visuel-au-xxeme-siecle/): Nouvelle édition remaniée d’un ouvrage sorti en 2000 et titré de façon beaucoup plus explicite Les images qui mentent. L’auteur, un spécialiste reconnu de l’analyse des images, y passe en revue l’histoire de la vision (nécessairement déformée, que ce soit volontaire ou non) de notre monde à travers ses représentations, de l’affaire Dreyfus au règne d’internet en passant par tous les grands événements du XXème siècle. Un chapitre passionnant (« Les icônes ne parlent pas – guerre et photographie ») revient sur le travail des photo-reporters, et notamment sur les fameuses photos de la guerre d’Espagne prises par Capa et Taro. - [Magnum Magnum](https://www.vivelaculture.com/magnum-magnum/): De Capa et Cartier-Bresson, ses fondateurs, à Raymond Depardon et des dizaines d’autres, l’agence Magnum gère de façon coopérative – très originale dans ce métier – les œuvres des meilleurs photo-reporters mondiaux de ces soixante dernières années. La collection de photographies de Magnum est donc aujourd’hui impressionnante par sa quantité et sa qualité. C’est dans ce fonds qu’a puisé Brigitte Lardinois, elle-même membre de l’agence, pour sélectionner et critiquer pour cet ouvrage six œuvres de chacun des 69 photographes retenus, des grands maîtres du passé aux nouveaux talents d’aujourd’hui. Elle reprend ainsi la tradition initiale de Magnum où chacun des […] - [Robert Capa : Traces d’une légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-traces-dune-legende/): Cette biographie luxueuse de Robert Capa permet de mieux comprendre la genèse et l’explosion du talent du photographe en s’attachant à trois périodes fondamentales de sa carrière : son arrivée en France (1933-1935), la construction de sa légende (1935-1939) et sa vie « américaine » (1939-1954). L’ouvrage se distingue par la richesse de ses illustrations : les propres photos de Capa bien sûr, mais aussi des images le montrant au travail, ainsi que ses amis et collègues, et surtout de très belles reproductions de courriers, papiers divers, fac-similés de couvertures et de doubles pages des magazines où paraissaient ses reportages, et d’articles qu’il a […] - [La Valise mexicaine](https://www.vivelaculture.com/la-valise-mexicaine/): L’histoire de cette « valise » contenant près de 4500 négatifs de photos de la guerre civile espagnole, prises entre 1936 et 1939 par Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour, et retrouvée soixante-dix ans plus tard au Mexique, est à l’image de la vie de Capa : passionnante et rocambolesque. Les tirages de ces clichés exceptionnels, qui ont jeté les bases de la photographie de guerre actuelle et donné ses lettres de noblesse au photo-reportage engagé, font aujourd’hui l’objet d’expositions dans le monde entier. On les retrouve dans ce somptueux catalogue, agrémentés de documents d’époque, de textes et d’analyses critiques rédigés par […] - [Blow-Up](https://www.vivelaculture.com/blow-up/): Cette allégorie glacée du Swinging London, composée par Antonioni en 1966, déplace subtilement les frontières entre le réel et la fiction. Dans un parc, Thomas, un photographe de mode blasé, photographie un couple et s’aperçoit après coup qu’il a peut-être assisté à un crime. Il agrandit les clichés pour s’en assurer, mais il ne voit qu’un amas de taches informes. Cette ambiguïté de la vision deviendra d’ailleurs un des ressorts des films policiers italiens de la fin des années soixante et des années soixante-dix, en particulier Profondo Rosso (1975) de Dario Argento. - [Le Miroir magique de M.C. Escher](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-magique-de-m-c-escher/): Héritier des « perspecteurs » de la Renaissance, l’artiste hollandais M.C. Escher a composé une œuvre dans laquelle il a exploré tous les registres des images paradoxales et des perspectives curieuses – que ce soient la mise en abyme dans Mains se dessinant, le pavage dans Jour et Nuit, les figures impossibles dans Belvédère, Chute d’eau et Du haut en bas des escaliers ou les effets de perspective dans En bas et en haut, Un autre monde et Relativité. Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ! - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses/): Cet ouvrage consacré aux transformations de la façon de concevoir le monde commence par une analyse minutieuse d’une œuvre du peintre baroque espagnol Diego Velazquez, Les Ménines. Pour Foucault, cette toile est caractéristique de l’âge de la représentation et marque le début de la crise de la modernité : la mise en abyme de l’artiste en train de peindre et le miroir qui ouvre sur l’extérieur du tableau mettent en scène la fameuse disparition du sujet et libèrent ainsi la représentation de toute attache… - [L’homme des hautes plaines](https://www.vivelaculture.com/lhomme-des-hautes-plaines/): Un étranger (Duncan) débarque à Lago et accepte de défendre le bourg contre des hors-la-loi qui le menacent. Mais il en profite pour faire régner sa loi et finit par obliger les habitants à repeindre toute la ville en rouge et à la rebaptiser « Hell ». Quelle est la meilleure raison de revenir du monde des morts ? Cette version noire du western spaghetti, sorte de variante lugubre de l’Éternel Retour de Nietzsche ou de la « survivance » selon Warburg, nous donne la réponse : la vengeance. - [L’Image survivante](https://www.vivelaculture.com/limage-survivante/): Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg. Dans ce maître-livre consacré au génial Aby Warburg et à sa théorie de la « survivance » (la réapparition de certains gestes de la statuaire antique dans l’art de la Renaissance), Didi-Huberman déploie un riche panorama des sources et des prolongements de cette notion – de Burckhardt à Freud, de Goethe à Binswanger. Cette description de la nature fantomatique et revenante des images est en particulier l’occasion d’une interprétation renouvelée de « l’éternel retour » nietzschéen : non pas un grand cercle, mais un ensemble irrégulier de rebonds… - [Ouvre les yeux](https://www.vivelaculture.com/ouvre-les-yeux/): Ce véritable film labyrinthe, dominé par les flash-back, les équivoques et les fausses pistes, exploite un argument classique de la philosophie (la différence entre le rêve et l’état de veille) à la manière du dilemme de Tchouang-Tseu et du papillon : est-ce l’homme défiguré qui rêve qu’il est un playboy ou le playboy qui rêve qu’il est un homme défiguré ? - [Ubik](https://www.vivelaculture.com/ubik/): L’auteur lui-même ne serait-il pas un malin génie ? Comme dans les romans frénétiques où les auteurs semblent prendre un plaisir sadique à torturer leurs héros, Dick n’a jamais été aussi cruel avec ses personnages qu’en les précipitant dans un univers où s’accumulent les niveaux de réalité, les univers parallèles et les retournements de situation. Dick remplace le doute par une esthétique hallucinatoire et transforme l’expérience de pensée de Descartes en véritable « trip » … « Je suis vivant et vous êtes morts. » - [Méditations métaphysiques](https://www.vivelaculture.com/meditations-metaphysiques/): Alors que la pensée baroque multiplie les paradoxes comme pour répondre à l’instabilité du monde, Descartes cherche à trouver un fondement solide à la connaissance. Dans la « Première méditation », il passe en revue une série d’arguments (la folie, le rêve…) en faveur du doute. Cet examen culmine avec l’hypothèse du « malin génie » : nos certitudes les plus établies seraient en fait l’œuvre d’une entité trompeuse. Cogito ergo sum. - [L’Offrande musicale](https://www.vivelaculture.com/loffrande-musicale/): Ce sommet de virtuosité polyphonique est né d’un défi proposé à Bach par le roi Frédéric II de Prusse. En 1747, lors de la visite du musicien à sa cour, le souverain lui demande d’improviser à partir d’un thème qu’il lui joue à la flûte. Les canons qui composent l’œuvre se présentent comme autant d’énigmes et épuisent systématiquement toutes les possibilités offertes par le thème initial. Le premier est même un véritable palindrome musical qui peut se jouer dans les deux sens ou en même temps à l’endroit et à l’envers. - [L’Homme de cour](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-cour/): Dans ce manuel de savoir-vivre qui condense et développe ses ouvrages précédents, le moraliste espagnol opère un renversement étourdissant : il privilégie le paraître aux dépens de l’être. À coups d’ellipses et d’antithèses, son écriture baroque tisse un éloge flamboyant de l’apparence qu’il destine au « héros » plongé dans un monde incertain. Schopenhauer, Nietzsche et Debord ne s’y sont pas trompés quand ils en ont fait l’un de leurs livres de chevet. - [Le Prisonnier](https://www.vivelaculture.com/le-prisonnier/): Dans cette série mythique de 1967, un agent secret britannique démissionne sans explications. Au moment où il fait ses bagages, un gaz anesthésiant envahit la pièce. Il se réveille au Village, une charmante station balnéaire apparemment dirigée par Numéro 2. Cet étrange personnage explique au nouveau venu, rebaptisé Numéro 6, qu’il restera au Village tant qu’il ne révèlera pas les raisons de sa démission. Désormais, Numéro 6 n’aura de cesse de tenter de s’échapper. Le Prisonnier ressemble à une inversion du paradoxe de Zénon : ici, Achille a affaire à un lieu rigoureusement retranché et non plus à un espace impossible […] - [Le Château](https://www.vivelaculture.com/le-chateau/): Si l’on en croit Borges, ce roman inachevé, publié en 1926, doit beaucoup au fameux paradoxe de Zénon : « La forme que ce problème illustre est exactement celle du Château, le mobile, la flèche et Achille sont les premiers personnages kafkaïens de la littérature. » (« Kafka et ses précurseurs ».) Le protagoniste principal, un arpenteur du nom de K., est un Achille moderne qui arrive dans un village et se retrouve aux prises avec un labyrinthe bureaucratique, un espace qui paraît tout aussi incommensurable que celui qui sépare le héros grec de la tortue : atteindra-t-il jamais le château ? - [Fictions](https://www.vivelaculture.com/fictions/): Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques… Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l’étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. » - [Qu'est-ce qu'un paradoxe ?](https://www.vivelaculture.com/quest-ce-quun-paradoxe/): Ce petit livre de synthèse fournit une vue d’ensemble des problèmes célèbres qui ont émaillé l’histoire de la philosophie de l’Antiquité à nos jours : du paradoxe de Zénon à celui de Russell, en passant par « l’argument dominateur » de Diodore ou « l’âne de Buridan ». Il sera utile à tous ceux qui veulent savoir si, comme Épiménide le Crétois l’affirme, tous les Crétois sont des menteurs (paradoxe du menteur). - [La Naissance de la philosophie](https://www.vivelaculture.com/la-naissance-de-la-philosophie/): Dans une analyse aussi ramassée que profonde, Giorgio Colli tente de reconstruire l’origine de la sagesse. Il souligne notamment le rôle primordial que la notion d’énigme a joué dans l’avènement de la pensée grecque et brosse ainsi un tableau audacieux d’une raison qui s’enracine dans la folie, la cruauté et le défi, autant d’éléments qui caractérisent le type de divination jadis pratiquée à Delphes. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands-2/): Combining pop, punk and avant-garde experimentation, Siouxsie and the Banshees were one of the most inventive and influential bands of the English post-punk scene. Their second album, Join Hands, released in 1979, features Siouxsie’s distinctive jagged vocals and the band’s trademark brooding guitars and atmosphere of unease. Now held as a classic, it features the devastating blast of dark energy that is “Love in a Void”, the obsessive rhythm of “Playground Twist” and the sinister/sweet lullaby “Mother”. Siouxsie plays Yoko Ono’s Meltdown in June. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city-2/): Released in 1972, Some Time in New York City was penned and performed by both Ono and Lennon. Combining experimental rock with their most explicitly political lyrics, it deals with sexism (the controversial “Woman Is the Nigger of the World” and Ono’s “Sisters, O Sisters”), police brutality (“Attica State”), the conflict in Northern Ireland (“Sunday Bloody Sunday”) and the plight of the unjustly imprisoned White Panther leader John Sinclair. The album cover is a mock newspaper with, as its articles, the songs’ titles and lyrics. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn-2/): To be published in 2013 to mark Yoko Ono’s 80th birthday, Infinite Universe at Dawn documents her artistic career through text and archival photographs, many previously unpublished. Among the notable art works included are Film No.1 (MATCH); Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth, accompanied by a photo showing Ono and three men with white bandanas over their mouths, looking like a cool band or a revolutionary faction; and Cut Piece (1964), which will be performed by Canadian electronic musician Peaches at Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present-2/): Matthew Akers’s documentary follows the Serbian-born performance artist as she prepares for a major retrospective at New York’s MOMA. For the last 40 years, Abramović has been fearlessly using her body to explore both her own limits and the nature of art. In the notoriously dangerous Rhythm 0, audience members could do what they wanted to her body using instruments such as saws, nails and a loaded gun. It echoed Yoko Ono’s Cut Piece (1964), in which Ono invited audience members to cut out a piece of her clothing on stage. - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland-2/): Winner of the Sundance Special Jury Prize and the John Lennon/Yoko Ono Peace Prize 2010, Josh Fox’s documentary investigates the consequences of fracking on American communities. Using large amounts of pressurised water injected with chemicals to release natural gas from shale deposits, fracking poses risks to the environment, including contamination of ground water and air pollution, as well as human health. In August 2012, Yoko Ono and son Sean Lennon founded Artists Against Fracking after the New York governor announced that gas drilling would soon start in the state. - [33 Revolutions per Minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-per-minute/): In the meticulously researched 33 Revolutions per Minute, Guardian music journalist Dorian Lynskey charts the history of Western pop and politics through 33 songs, from Billie Holliday’s “Strange Fruit” to Green Day’s “American Idiot” via John Lennon and The Plastic Ono Band’s “Give Peace a Chance”. Placing the songs in their social, political and national context, including the civil rights movement, protests against the Vietnam War, union action and anti-nuclear opposition, this epic work also traces the story of countercultural and revolutionary movements of the last 100 years. - [The Holy Mountain](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain-2/): Jodorowsky’s visionary mystical journey follows a Christ-like Thief as he seeks a holy mountain under the guidance of the Alchimist (played by the director), together with seven other people chosen among the world’s most powerful politicians and businessmen. Combining mordant political satire, Zen influences, irreverent humour, a surreal sense of the macabre and sumptuous visuals, The Holy Mountain remains one of Jodorowsky’s most spellbinding works. The psychedelic experimental score was composed by Jodorowsky, Archies keyboard player Ron Frangipane and free jazz musician Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby-2/): Roman Polanski’s first Hollywood-produced feature remains a creepy masterpiece of unease and paranoia. Mia Farrow is hauntingly fragile as Rosemary, devoted pregnant wife to John Cassavetes’s ambitious actor Guy. As she begins to worry about the safety of her unborn child following a number of strange occurrences, we are left to wonder whether she is really under threat from a Satanic cult, or simply losing her sanity. The exterior shots of the gloomy Manhattan building where Rosemary and Guy live were filmed at The Dakota Building. - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings-2/): One of the key figures of the American post-war avant-garde, Cage constantly sought to push back the boundaries of music and his influence is still felt today. He developed composition methods that revolved around chance and indeterminacy, electronic sounds, the unconventional use of musical instruments and the inclusion of ambient noise. His most famous composition, 4’33”, consists of nothing more than the environmental sound of the auditorium as the musicians remain silent on stage. - [Grapefruit: A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings-2/): First published in 1964, Yoko Ono’s book of instructions for art and life was an early example of conceptual art. It consists of a series of humorous, playful, eccentric and poetic abstract instructions to create works of art in the reader’s mind, for example « Wall Piece for Orchestra »: « Hit a wall with your head; » or « Hide and seek Piece »: Hide until everybody goes home. Hide until everybody forgets about you. Hide until everybody dies. » Some of the instructions were used by Ono in performance pieces and exhibitions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo-2/): Considered the most accessible album by New York’s foremost experimental rock band, Goo (1990) channels Sonic Youth’s customary sensory assault into conventionally structured songs. The album includes riff-driven rocker “Dirty Boots”, “Tunic”, about tragic pop singer Karen Carpenter, and “Kool Thing”, in which bass player Kim Gordon takes on hip hop’s macho swagger. In 1999, Sonic Youth paid tribute to Yoko Ono on their experimental album SYR4: Goodbye 20th Century. Ex-frontman Thurston Moore (solo) and Kim Gordon (as part of duo Body/Head) will be performing at Yoko Ono’s Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films-2/): Yoko Ono’s best-known film is the Fluxus short Four (1967), originally shot in New York and remade in London under the title Bottoms. The initial plan was to film the bottoms of 365 artistic personalities in close-up. According to Ono, Bottoms is an engaged film for peace, “an aimless petition signed by people with their anuses”. Ono collaborated with Lennon on various films, including Two Virgins (1968) and the more ambitious Rape (1968), in which the camera aggressively pursues a young woman around the streets of London. - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass-2/): Released in 1981, six months after John Lennon’s death, Yoko Ono’s solo album Season of Glass directly deals with the loss of her husband in songs such as “Goodbye Sadness” and “I Don’t Know Why”. They were returning from the studio where they had been working on “Walking on Thin Ice” when unhinged fan Mark David Chapman shot Lennon dead. On the album’s cover is a photo of Lennon’s bloodied glasses next to a glass of water, with Central Park in the background – the view from their apartment in The Dakota Building. - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album-2/): Most of The Beatles’ ninth album, released in 1968, was composed while John Lennon, Paul McCartney, George Harrison and Ringo Starr were on a transcendental meditation course with Maharishi Mahesh Yogi in India. Although it received mixed reviews on its release, The Beatles is now seen as one of the greatest albums of all time. With contributions by all four Beatles, it is a wildly eclectic collection of songs that play with a variety of musical genres, including the proto-metal “Helter Skelter” and the Yoko Ono-influenced avant-garde experiment “Revolution 9”. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown-2/): After performing at Patti Smith’s Meltdown in 2005, Yoko Ono has picked a spectacular line-up for her own festival this year, including the first performance in five years of priestess of darkness Siouxsie, rock gods Iggy and the Stooges (supported by the UK’s hottest new band, intense monochrome all-girl outfit Savages), ex-Sonic Youth frontman Thurston Moore and legendary New York icon Patti Smith. The festival will open with Yoko Ono Plastic Ono Band and close with a performance of Yoko Ono and John Lennon’s Double Fantasy. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands/): Mariant pop, punk et expérimentations d’avant-garde, Siouxsie and the Banshees furent l’un des groupes les plus importants et inventifs de la scène postpunk anglaise. Sur leur deuxième album, Join Hands, sorti en 1979, on retrouve la voix anguleuse de Siouxsie, les guitares menaçantes et l’atmosphère de malaise typiques du groupe. Considéré maintenant comme un classique, il contient « Love in a Void », dévastatrice explosion d’énergie noire, « Playground Twist » et son rythme obsessionnel, et la comptine mi-douce mi-sinistre « Mother ». Siouxsie se produira au Meltdown en juin. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city/): Some Time in New York City, sorti en 1972, est composé et interprété par Ono et Lennon. Associant rock expérimental et paroles les plus explicitement politiques de leur carrière, l’album s’attaque au sexisme (dans le controversé « Woman Is the Nigger of the World » et « Sisters, O Sisters » composé par Ono), la brutalité policière (« Attica State »), le conflit en Irlande du Nord (« Sunday Bloody Sunday ») et la situation de John Sinclair, leader des White Panthers injustement emprisonné. La couverture de l’album se présente comme un journal, avec les titres et les paroles des chansons organisés comme des articles. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn/): Attendu en 2013 pour marquer le quatre-vingtième anniversaire de Yoko Ono, Infinite Universe at Dawn rassemble des textes et des photos d’époque, pour la plupart inédites, qui touchent à l’ensemble de sa carrière artistique. Parmi les œuvres les plus marquantes, on trouve Film No 1 “MATCH” ; Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth accompagné d’une photo montrant Ono et trois hommes, le visage couvert d’un bandana blanc comme s’ils étaient un groupe branché du moment ou une faction révolutionnaire, et Cut Piece (1964), qui sera reproduit par la musicienne électronique canadienne Peaches au Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present/): Ce documentaire de Matthew Akers suit la célèbre artiste de performance d’origine serbe alors qu’elle se prépare pour une grande rétrospective de son œuvre au MoMA à New York. Depuis quatre décennies, Abramovi utilise son corps pour explorer ses propres limites ainsi que la nature de son art. Dans Rhythm O, une de ses performances les plus dangereuses, les membres du public étaient libres d’utiliser des instruments tels que des scies, des clous et un pistolet chargé pour faire ce qu’ils voulaient à son corps inerte. Cette performance rappelle Cut Piece (1964) de Yoko Ono, dans laquelle cette dernière invitait […] - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland/): Primé au festival de Sundance et détenteur du prix pour la paix John Lennon/Yoko Ono 2010, le documentaire de Josh Fox enquête sur les conséquences de la fracturation hydraulique (« fracking ») sur les communautés américaines. Cette technique, qui extrait le gaz naturel retenu dans les dépôts de schiste à l’aide de vastes quantités d’eau sous haute pression dans lesquelles sont injectés des produits chimiques, est dangereuse pour la santé et pour l’environnement, notamment à cause de la pollution atmosphérique et de la contamination des nappes phréatiques. En août 2012, Yoko Ono et son fils Sean Lennon ont fondé Artists Against Fracking […] - [33 Révolutions par minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute/): Dans 33 Révolutions par minute, Dorian Lynskey, critique musical au Guardian, raconte l’histoire des rapports entre la pop et la politique dans la culture occidentale à travers 33 chansons, de « Strange Fruit » de Billie Holiday à « American Idiot » de Green Day en passant par « Give Peace a Chance » de John Lennon and The Plastic Ono Band. Replaçant les chansons dans leur contexte social, politique et national, notamment les manifestations anti-Vietnam, l’action syndicale et l’opposition au nucléaire, cet ouvrage épique et minutieusement documenté retrace aussi l’histoire de la contre-culture et des mouvements révolutionnaires des cent dernières années. - [La Montagne sacrée](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain/): Cette quête mystique visionnaire, dirigée par Alejandro Jodorowsky, suit l’itinéraire du Voleur, figure christique guidée vers une montagne sacrée par l’Alchimiste (interprété par le réalisateur) avec sept autres individus choisis parmi les industriels et les politiciens les plus puissants du monde. Mêlant satire politique grinçante, influences zen, humour insolent, surréalisme macabre et images somptueuses, La Montagne sacrée reste l’une des œuvres les plus fascinantes de Jodorowsky. La bande-son est composée par Jodorowsky, Ron Frangipane, clavier des Archies, et le musicien free jazz Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby/): Le premier long métrage de Roman Polanski produit à Hollywood reste un chef-d’œuvre dérangeant, suintant le malaise et la paranoïa. Mia Farrow est d’une fragilité bouleversante dans le rôle de Rosemary, épouse enceinte dévouée à son mari, Guy, un acteur ambitieux interprété par John Cassavetes. Lorsqu’elle se met à s’inquiéter pour la sécurité de son enfant après une série d’événements troublants, on ne sait plus si elle est vraiment menacée par un culte satanique ou si elle est simplement en train de perdre l’esprit. Les plans extérieurs de l’immeuble lugubre de Manhattan où vivent Rosemary et Guy ont été tournés […] - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings/): L’une des figures phares de l’avant-garde américaine de l’après-guerre, John Cage a toujours cherché à repousser les limites de son art et son influence se fait encore sentir de nos jours. Il a développé des méthodes de composition fondées sur le hasard et l’indétermination, les sons électroniques, l’utilisation non conventionnelle d’instruments musicaux et l’inclusion de bruits ambiants. Sa composition la plus célèbre, 4’33”, ne consiste en rien de plus que les bruits de la salle pendant que les musiciens restent silencieux sur scène. - [Grapefruit : A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings/): Publié initialement en 1964, ce livre d’instructions d’art et de vie, écrit par Yoko Ono, est un des premiers exemples d’art conceptuel. Il s’agit d’une série d’instructions abstraites, humoristiques, ludiques, excentriques et poétiques pour créer des œuvres d’art dans l’esprit du lecteur, comme par exemple, Composition murale pour orchestre : « Frappez un mur de la tête » ; Cache-cache : « Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit parti. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde vous oublie. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit mort. » Ono a utilisé certaines de ces instructions dans des performances et des expositions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo/): Considéré comme l’album le plus accessible du groupe de rock expérimental new-yorkais, Goo (1990) moule l’attaque sensorielle habituelle de Sonic Youth dans des structures de chansons conventionnelles. L’album contient le classique « Dirty Boots », propulsé par un riff puissant, « Tunic », sur la tragique chanteuse pop Karen Carpenter, et « Kool Thing », une riposte de la bassiste Kim Gordon à la bravade macho du hip hop. En 1999, Sonic Youth a rendu hommage à Yoko Ono sur son album expérimental SYR4: Goodbye 20th Century. L’ancien leader Thurston Moore (solo) et Kim Gordon (dans le duo Body/Head) joueront au Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films/): Le film le plus connu de Yoko Ono est le court métrage Fluxus Four (1967), tourné à New York et refait à Londres sous le titre de Bottoms. L’idée initiale était de filmer les fesses de trois cent soixante-cinq personnalités du monde artistiques en gros plan. D’après Ono, Bottoms est un film engagé pour la paix, « une pétition sans but signée par les gens avec leur anus ». Ono a collaboré avec Lennon sur divers films, notamment Two Virgins (1968) et, de manière plus ambitieuse, Rape (1968), dans lequel la caméra poursuit agressivement une jeune femme à travers les rues de […] - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass/): Sorti en 1981, six mois après la mort de John Lennon, l’album solo de Yoko Ono, Season of Glass, parle directement de la perte de son mari dans des chansons comme « Goodbye Sadness » et « I Don’t Know Why ». Ono et Lennon revenaient du studio où ils travaillaient sur « Walking on Thin Ice », lorsque Mark David Chapman, un fan détraqué, a tiré sur Lennon. Sur la couverture de l’album on voit une photo des lunettes ensanglantées de Lennon à côté d’un verre d’eau, avec Central Park en fond (la vue depuis leur appartement du Dakota). - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album/): Le neuvième album des Beatles, sorti en 1968, fut composé en grande partie alors que John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr suivaient un cours de méditation transcendantale avec le Maharishi Mahesh Yogi en Inde. Bien que les critiques aient été mitigées à l’époque, The Beatles est maintenant considéré comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. Composé de contributions des quatre Beatles, c’est un ensemble d’un éclectisme délirant qui joue avec un grand nombre de genres musicaux, notamment le morceau proto-metal « Helter Skelter » ou « Revolution 9 », un essai expérimental influencé par Yoko Ono. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown/): Après s’être produite au Meltdown de Patti Smith en 2005, Yoko Ono a prévu un fabuleux programme pour son propre festival cette année, avec entre autres le premier concert en cinq ans de la prêtresse gothique Siouxsie, les dieux du rock Iggy and The Stooges (avec en première partie le groupe britannique le plus excitant du moment, l’intense quatuor féminin monochrome Savages), l’ancien leader de Sonic Youth, Thurston Moore, et la légendaire icône new-yorkaise Patti Smith. Les festivités s’ouvriront avec le Yoko Ono Plastic Ono Band et se clôtureront par une performance de l’album de Yoko Ono et John Lennon, […] - [Une autobiographie](https://www.vivelaculture.com/une-autobiographie/): Un livre aussi déconcertant que son auteur : quiconque s’attend à une autobiographie en bonne et due forme sera déçu. Touffu mais avare en anecdotes, plein de digressions et affranchi de toute forme de chronologie, l’ouvrage tient plutôt des Chroniques de Bob Dylan. Les récits d’enfance, par exemple, restent elliptiques pour qui n’a pas lu Shakey, la biographie de Jimmy McDonough parue en 2003 aux États-Unis. Écrivant au fil de la plume pour, dit-il, « s’occuper » après avoir arrêté la marijuana (à 65 ans), le chanteur parle peu de musique : malgré certains passages passionnants, par exemple sur l’importance de la musique noire […] - [Detroit, vestiges du rêve américain](https://www.vivelaculture.com/detroit-vestiges-du-reve-americain/): Une promenade morbide dans les ruines d’une ville éventrée par quarante ans de crise économique. Berceau de l’industrie automobile (Henry Ford y créa sa première usine en 1896) et du label Motown (parti à Los Angeles en 1971), Detroit, à la frontière du Michigan et du Canada, est aujourd’hui en piteux état, comme en témoignent les images de ces photographes français dans des églises, des bureaux ou des appartements à l’abandon. Fan de voitures des années cinquante (qu’il collectionne et retape par dizaines) et nostalgique de la qualité musicale des années Motown, Neil Young, en 2013, a deux projets : LincVolt […] - [MTV Unplugged in New York](https://www.vivelaculture.com/unplugged-in-new-york/): Face au phénomène Nirvana, en 1991, les fans de Neil Young n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles : chemises à carreaux, jeans déchirés, guitares saturées, tout y est ! Le Canadien, surnommé le « Parrain du grunge », enregistrera d’ailleurs Mirror Ball (1995) avec Pearl Jam, les rivaux de Nirvana. Ce n’est pourtant pas le Young électrique qui inspire Kurt Cobain lors de ce concert sur la chaîne MTV : réduite à l’os d’une guitare acoustique et d’une voix déchirante, sa musique atteint ici une intensité rare. La filiation prend un tour dramatique l’année suivante, quand Cobain cite des paroles de « My My, […] - [Missouri Breaks](https://www.vivelaculture.com/the-missouri-breaks/): Dans le Montana, un voleur de bétail (Jack Nicholson, qui sort de Vol au-dessus d’un nid de coucou) est traqué par un tueur à gages (Marlon Brando). Comme dans Little Big Man (1970), l’humour et la violence ébranlent les codes du genre et les mythes fondateurs des États-Unis. Comme dans ce « nouveau western » alors à la mode, la relecture provocatrice et critique de l’histoire américaine est un thème récurrent chez Neil Young. À l’époque du film de Penn, il vient de publier la chanson « Cortez the Killer », portrait du conquistador en assassin, et prépare Rust Never Sleeps (1979), où figure […] - [Arc / Weld](https://www.vivelaculture.com/arc-weld/): Dans la foulée de Ragged Glory (1990), son premier album avec Crazy Horse depuis dix ans, Neil Young et son groupe fétiche donnent 53 concerts entre janvier et avril 1991. Le double live Weld témoigne de la joie de leurs retrouvailles, avec un répertoire presque 100% électrique, mais aussi du climat régnant alors dans une Amérique en pleine guerre du Golfe et à l’aube d’une grave récession. Neil Young renoue avec sa veine protestataire en reprenant le « Blowin’ in the Wind » de Dylan, et avec l’expérimentation sonore en transformant ses fins de morceaux en longs tonnerres électriques. Une édition limitée […] - [The Bridge : A tribute to Neil Young](https://www.vivelaculture.com/the-bridge-a-tribute-to-neil-young/): À la fin des années quatre-vingts, la carrière de Neil Young est au point mort. Concentré sur l’éducation de son deuxième fils Ben, né avec un grave handicap mental, il a livré une série d’albums si curieux (le synthétique Trans, le rockabilly Everybody’s Rockin’, le country Old Ways…) que son label lui intente un procès pour « disques non représentatifs ». C’est alors que la crème du rock alternatif publie cet hommage au profit de l’école pour enfants handicapés qu’il a créée. Guitares expérimentales de Sonic Youth (« Computer Age »), veine mélodique des Pixies (« Winterlong »), sombres ballades de Nick Cave (« Helpless »), chacun montre […] - [Street Songs](https://www.vivelaculture.com/street-songs/): Avant de devenir une star du funk et de la disco, notamment avec les hits « Give it to Me Baby » et « Superfreak » contenus dans cet album, le chanteur noir américain Rick James fut un pionnier de la fusion entre les musiques noire et blanche. Exilé au Canada après avoir déserté en 1964, il forme à Toronto les Mynah Birds, avec entre autres un futur membre de Steppenwolf (« Born To Be Wild ») puis… Neil Young à la guitare. En 1966, ils décrochent ensemble un contrat à la Motown et enregistrent un album, mais l’aventure s’arrête quand l’armée américaine retrouve le chanteur. […] - [Marquee Moon](https://www.vivelaculture.com/marquee-moon/): À partir de 1975, le punk rock tire à vue sur les « dinosaures » et Neil Young le hippie fait a priori partie des cibles. Ce premier album de l’un des groupes phare de la scène new-yorkaise (avec Patti Smith, Blondie, les Ramones…) est pourtant étonnamment influencé par son travail, et pas seulement à cause de la voix particulière et haut perchée de Tom Verlaine. Les deux guitaristes interagissent à la manière de Neil Young avec Stephen Stills (Buffalo Springfield) ou Danny Whitten (Crazy Horse). Quant aux dix minutes du morceau titre « Marquee Moon », avec leurs longs solos sur fond de […] - [Tonight’s the Night](https://www.vivelaculture.com/tonights-the-night/): À la fin de l’été 1973, alors que son label attend un nouveau Harvest, son hit de l’année précédente, Neil Young va mal : déboires conjugaux, handicap mental de son fils Zeke, overdose de son ami Danny Whitten (guitariste de Crazy Horse) puis du roadie Bruce Berry, pression de l’énorme tournée post-Harvest durant laquelle il ne chante aucun de ses tubes… Au lieu du soft rock espéré, il livre un cri de douleur noyé dans la tequila. Les musiciens patinent, les voix déraillent, le son sature, les thèmes sont glauques (drogue, solitude, faux-semblants). Lors de la tournée qui suit, Young […] - [Massey Hall 1971](https://www.vivelaculture.com/massey-hall-1971/): Ce concert solo de janvier 1971 à Toronto, connu des seuls fans jusqu’à sa sortie en 2007, témoigne de la capacité de Neil Young à captiver une salle à la seule force de sa voix et d’une guitare ou d’un piano, un exercice auquel il se livre encore. Le répertoire ? Des chansons de son ex-groupe Buffalo Springfield (« On the Way Home »), des titres de ses trois premiers albums solo (y compris des relectures acoustiques de « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ») et des extraits de celui de Crosby, Stills & Nash, qu’il vient de rejoindre (« Helpless », « Ohio »). […] - [Ram](https://www.vivelaculture.com/ram/): En 1970, Paul McCartney soigne sa dépression post-Beatles dans sa rustique ferme écossaise. Il en revient avec cet album acoustique (guitares sèches, ukulélé, harmonies vocales…), véritable hommage à ses influences : comptines (« Admiral Halsey »), ballades western (« Heart of the Country »), Beach Boys (« Ram On », « The Back Seat of my Car »)… Un exil à la campagne pour retourner aux sources déjà tenté par Bob Dylan – John Wesley Harding (1967), écrit dans sa retraite du nord de l’État de New York – et imité par Led Zeppelin, qui conçoit son troisième album (1970) dans un cottage gallois. De même, le départ de […] - [Everybody Knows This Is Nowhere](https://www.vivelaculture.com/everybody-knows-this-is-nowhere/): Dans ce deuxième album solo après la séparation de Buffalo Springfield, son premier groupe avec Stephen Stills, Neil Young entame sa collaboration avec un obscur bar band, les Rockets, rebaptisé Crazy Horse. Alors que la scène californienne de l’époque privilégie la virtuosité et le son « propre », c’est un choc : Crazy Horse fait des erreurs, produit des harmonies vocales primitives. Mais cette fraîcheur transporte le guitariste, qui trouve son style avec « Cinnamon Girl » (le solo de guitare est joué sur une seule note) et deux épopées de dix minutes, « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ». Près de quarante-cinq […] - [The Stax](https://www.vivelaculture.com/the-stax-volt-revue-tour-1967/): Respect Yourself – The Stax Records Story. Un temps, Stax rivalisa avec la machine à tubes Motown. Avec des artistes comme Otis Redding ou Sam & Dave, le son beaucoup plus brut du label de Memphis devait tout au groupe maison Booker T. and The MGs, enregistrant sous son nom (« Green Onions ») tout en servant de backing band sur les disques des autres. Dans ce concert filmé en Norvège en 1967, la formation assure son propre set, puis ceux de cinq chanteurs différents ! En 1992, ayant joué avec eux un concert d’hommage à Dylan, Neil Young décide […] - [The Bootleg Series Volume 4 : Live 1966](https://www.vivelaculture.com/the-bootleg-series-volume-4-live-1966/): Un modèle d’intransigeance, ce concert du 17 mai 1966 à Manchester. Dylan, qui tourne depuis quelques mois avec un groupe électrique, est hué par le public folk, mais ne plie pas : quand un spectateur le traite de « Judas », le chanteur lance « Like a Rolling Stone » en demandant aux musiciens de jouer « putain de fort »… Neil Young est un autre spécialiste des concerts conflictuels. En 2003 encore, lors de la tournée Greendale (un concept album écolo plutôt indigeste), un spectateur parisien qui réclamait « une vieille chanson » eut droit à une leçon sur la liberté artistique. Suivie d’un nouvel extrait de l’album, […] - [The Monument Singles Collection](https://www.vivelaculture.com/the-monument-singles-collection/): Neil Young a une tendresse particulière pour l’auteur de « Oh, Pretty Woman », dont une photo orne la pochette intérieure de son disque le plus sombre, Tonight’s the Night (1975). « Le seul rival de Dylan, avance-t-il dans Shakey, sa biographie de 2003. Une voix d’opéra sur un beat à la Ravel, c’était quoi ce bordel ? » En 1959, Roy Orbison quitte Sun Records, le label rockabilly d’Elvis, et passe chez Monument où il crée « Only the Lonely », « Running Scared » et autres pépites réunies ici. Ses arrangements dramatiques, d’une folle originalité, ont séduit une génération de musiciens avides d’expérimentation, dont les Beatles et […] - [Anonymous : Pirates informatiques ou altermondialistes numériques ?](https://www.vivelaculture.com/anonymous-pirates-informatiques-ou-altermondialistes-numeriques/): Ce collectif d’activistes masqués s’est fait un nom en piratant l’informatique d’entreprise (Sony) ou d’État (la Tunisie pendant la révolution de 2011) désignés comme ennemis de la liberté d’expression. Spécialistes de la cyberculture, les auteurs décrivent les racines et l’organisation d’un mouvement qui va bien au-delà du simple « hacking » pour questionner le rôle de l’Internet. Une interrogation que les situationnistes n’auraient pas reniée, eux qui ont dénoncé de longue date la passivité créée par les « technologies de confort ». - [La pub est une charogne qui nous sourit](https://www.vivelaculture.com/la-pub-est-une-charogne-qui-nous-sourit/): Pour les situationnistes, la publicité est tout juste bonne à détourner, afin de révéler ses effets aliénants. À partir des années quatre-vingts, cette posture critique a eu un grand succès… chez les publicitaires eux-mêmes. Paradoxe incarné par le photographe italien Oliviero Toscani, concepteur entre autres de campagnes choc pour Benetton de 1982 à 2000. En mettant en scène le racisme, le sida ou les religions, ses célèbres affiches, explique-t-il dans ce livre, voulaient réinventer la pub, l’extraire de son univers « rose et sexy » pour en faire un art interrogeant la société. Quoi qu’on en pense, il dresse ici un portrait […] - [The Great Rock 'n' Roll Swindle](https://www.vivelaculture.com/the-great-rock-n-roll-swindle/): Le critique rock américain Greil Marcus a consacré un livre, Lipstick Traces, à révéler les liens entre dadaïsme, situationnisme et punk rock. On les trouvera évoqués plus légèrement dans ce film consacré aux Sex Pistols, après leur séparation en 1978, par leur manager Malcom McLaren (1946-2010), qui fit partie du King Mob, les « situs » anglais, avant de fonder la boutique SEX avec Vivienne Westwood. Adepte du détournement (jusqu’à la croix gammée nazie arborée par les punks londoniens) et de la guérilla marketing, il apparaît dans ce pseudo-documentaire, qui mêle scènes de fiction et images d’archives, en grand manipulateur, utilisant le […] - [Les chansons radicales de Mai 1968](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-radicales-de-mai-1968/): Pour en finir avec le travail. Un classique de l’esprit 68 et du détournement situationniste : réédition du 33 tours de 1974 Pour en finir avec le travail, ce disque réunit des reprises de chants révolutionnaires ou de classiques de la chanson française aux textes revus et corrigés par Guy Debord, Raoul Vaneigem ou Étienne Roda-Gil, alors parolier de Julien Clerc (« La Californie »…) et plus tard de Vanessa Paradis (« Joe le Taxi »). Montand est à l’honneur : « À bicyclette » devient « La Mitraillette » et « Les bureaucrates se ramassent à la pelle » revisite « Les feuilles mortes ». Debord a aussi rédigé les notes pseudo-historiques qui […] - [Le pire d'Hara Kiri 1960-1985](https://www.vivelaculture.com/le-pire-dhara-kiri-1960-1985/): En 25 ans de satire « bête et méchante », la bande à Cavanna s’est appliquée à rigoler des curés, des militaires et de tous les pouvoirs. Par la dérision et le mauvais goût plutôt que par la théorie, Wolinski, Cabu et les autres s’attaquaient aux mêmes cibles que Guy Debord : les hypocrisies et la sclérose de la société française avant et après Mai 68, l’aliénation par la technologie (le dessinateur Reiser, mort en 1983, imaginait au contraire des machines destinées à nous libérer du travail), l’abrutissement par les médias et la publicité… Leurs fausses pubs et slogans parodiques rappellent beaucoup les […] - [Courir les rues. Battre la campagne. Fendre les flots](https://www.vivelaculture.com/courir-les-rues-battre-la-campagne-fendre-les-flots/): Sans fréquenter les situationnistes, Raymond Queneau (1903-1976) les a souvent croisés. Lecteur chez Gallimard, l’auteur de Zazie dans le métro a milité en 1947 pour la publication dans la NRF du mentor de Guy Debord, Isidore Isou, dont il partageait le goût pour Jarry et la pataphysique. En 1967, il soutint de même le Traité de savoir-vivre de Vaneigem. Auteur avant-gardiste (ex-surréaliste, il a cofondé le groupe de littérature expérimentale l’Oulipo), il a aussi beaucoup pratiqué la « dérive » chère aux « situs » : dans l’épopée parisienne de Zazie ou dans la banale scène d’autobus prétexte aux « exercices de style », la ville bouleverse […] - [Trilogie new-yorkaise](https://www.vivelaculture.com/trilogie-new-yorkaise/): « Ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser », écrit l’auteur américain dans L’invention de la solitude. Mais c’est surtout dans sa Trilogie new-yorkaise (réunion sous ce titre de ses trois premiers romans) qu’il a exploré les rapports entre errance urbaine et quête d’identité : le relevé des parcours d’un pseudo-détective dans les rues de New York finit par former des lettres, puis un texte… On comprend mieux le meilleur roman de Paul Auster à la lumière de la « dérive » théorisée par les situationnistes, pour qui l’errance révèle « les effets précis du milieu géographique (…) sur le comportement affectif […] - [Contre le cinéma, œuvres cinématographiques complètes](https://www.vivelaculture.com/contre-le-cinema-oeuvres-cinematographiques-completes/): Jugeant le cinéma complice de la « société spectaculaire marchande », Guy Debord réalisa six films. Hurlements en faveur de Sade (1952) est « sans image » (des commentaires y sont lus sur des fonds noirs ou blancs) ; les suivants, de 1959 à 1978, sont des collages d’images empruntées aux actualités ou à la fiction, le montage créant du sens à la manière du « zapping » de Canal +. En 1993, lorsqu’il travaillait sur cette chaîne comme dialoguiste et réalisateur des Nuls, Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist…) s’inspira de ce procédé pour le téléfilm La Classe américaine : Le grand détournement, assemblage de scènes […] - [Panégyrique I](https://www.vivelaculture.com/panegyrique-i/): 1989 : entre reflux des idées révolutionnaires, règne de l’argent et triomphe de la publicité et de la télévision, plus personne n’attend Guy Debord, qui n’a guère écrit depuis La Société du spectacle en 1967. Son retour étonne d’autant plus qu’il s’effectue sur le terrain de l’autobiographie, avec une superbe plume classique, lui qu’on jurait voué aux textes théoriques et militants. Il commente ainsi longuement sa passion pour l’alcool – « quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage » – cause de la maladie qui le conduira au suicide en 1994. - [Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations](https://www.vivelaculture.com/traite-de-savoir-vivre-a-lusage-des-jeunes-generations/): « Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui. » Relevé sur un mur de la Sorbonne en 1968, ce graffiti cite l’introduction du célèbre livre de l’écrivain belge, né en 1934 et alors membre de l’Internationale situationniste (il rompra avec Debord en 1970). L’ouvrage inspira aussi les slogans sur la « jouissance sans entrave », dans laquelle Vaneigem voyait la clé d’une création libérée et de la révolution à venir. Il n’a pas changé d’avis : dans ses interviews récentes, ce médiéviste reconnu continue à affirmer que Mai 68 ne […] - [Science Foot](https://www.vivelaculture.com/science-foot/): Chaque mois, dans le magazine So Foot, l’illustrateur Pierre La Police convoque une science délirante pour percer les mystères du ballon rond. Sachez ainsi que Zidane a donné son célèbre coup de boule parce qu’un crachat de son père avait alourdi son maillot, le faisant brusquement pencher en avant. Quant au fiasco des Bleus au Mondial 2010, il s’explique par la présence d’un joueur invisible. Ce recueil réjouira les amateurs du peintre danois Asger Jorn, né en 1914, cofondateur de l’Internationale situationniste et créateur du football à trois côtés, dans lequel trois équipes s’affrontent sur un terrain hexagonal… - [Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien](https://www.vivelaculture.com/gestes-et-opinions-du-docteur-faustroll-pataphysicien/): Dans ce roman « néo-scientifique » qui s’achève sur un savant calcul de la « surface de Dieu », le créateur du père Ubu établit les principes de la pataphysique, « science des solutions imaginaires ». Ses héritiers du Collège de ‘Pataphysique créé à Paris en 1948, parmi lesquels Raymond Queneau ou Boris Vian, décidèrent de se vouer à des recherches « savantes et inutiles ». Une satire des savoirs établis qui inspira le lettrisme d’Isidore Isou et le situationnisme de Guy Debord. - [Hypergraphic novels](https://www.vivelaculture.com/hypergraphic-novels/): Entre le surréalisme et le situationnisme, le lettrisme est le chaînon manquant de l’histoire des avant-gardes françaises. Créé en 1945 à Paris par le poète Isidore Isou (1925-2007), tout juste arrivé de sa Roumanie natale, cette théorie de la poésie (avec la lettre comme élément fondamental au détriment des mots et des sons) devint vite une contestation de l’ensemble des arts établis. L’écriture et la peinture étant jugés dans l’impasse, ces romans « hypergraphiques » tentent une synthèse. Séduit, Debord rompra pour fonder sa propre Internationale lettriste, qui préfigure le situationnisme. - [Le mouvement situationniste : Une histoire intellectuelle](https://www.vivelaculture.com/le-mouvement-situationniste-une-histoire-intellectuelle/): Dans cette somme très pédagogique, le philosophe et historien des idées Patrick Marcolini fait le tour du situationnisme – l’histoire interne du mouvement, de ses acteurs et de ses techniques révolutionnaires, mais aussi ses racines dans les avant-gardes artistiques du xxe siècle (dadaïsme, surréalisme, lettrisme…), sa postérité chez les activistes de tout poil, de Mai 68 à nos Indignés et « Anonymes », jusqu’à la récupération dans la publicité et même le management moderne. - [Guy Debord, un art de la guerre](https://www.vivelaculture.com/guy-debord-un-art-de-la-guerre/): On se perd vite dans les méandres de la pensée et de la pratique situationnistes. Superbement présentée dans ce catalogue, l’expo éclaircit les idées grâce aux archives de Guy Debord, un ensemble de documents –manuscrits, affiches, tracts, fiches de lecture – classés Trésor national et rachetés pour 2,7 millions d’euros, en 2011, à la veuve du maître à penser. Assez logiquement pour un mouvement qui prône une subjectivité radicale, la découverte des papiers de son mentor sont le meilleur moyen de revisiter le combat collectif des « situs ». - [The White Room](https://www.vivelaculture.com/the-white-room/): Formation majeure de l’acid house qui émerge dans la deuxième partie des années quatre-vingts, KLF stationne longtemps au sommet des charts avec une succession de singles extraordinaires (« What time is love », « Last Train to Trancentral », « 3 A.M. Eternal », « Justified & Ancient »…) sans jamais se défaire de son intransigeance jusqu’à l’autodestruction du groupe au sommet de sa gloire. En samouraïs pop, Bill Drummond et Jimmy Cauty se rendent sur la petite île écossaise de Jura et procèdent à la crémation d’un million de livres sterling – soit la totalité de leurs royalties – avant de brûler les bandes de leur nouvel […] - [D.I.S.C.O.](https://www.vivelaculture.com/d-i-s-c-o/): Groupe disco des années quatre-vingts responsable de quelques tubes édités en anglais et en français, Ottawan était l’œuvre du producteur et parolier Daniel Vangarde – de son vrai nom Daniel Bangalter qui n’est autre que le père de… Thomas. Vangarde était également producteur des Gibson Brothers, de Sheila et d’Eddie Jones… dont les Daft Punk sampleront le More Spell On You pour leur « One More Time ». - [Eskimo](https://www.vivelaculture.com/eskimo/): Les Residents sont les premiers à avoir tourné le dos à l’ahurissante égomanie qui sévit dans la pop culture. Pas d’interviews, pas de leader et, depuis quarante ans, un globe oculaire en guise de visage… Formé en 1972 à San Francisco, le collectif ne transige pas et reste sur la crête de l’avant-garde, déconstruit et concasse jazz, muzak, jingles, country, pop, symphonies classiques, musiques de films, comptines, chansons du répertoire traditionnel des régions américaines… Plus de quarante années et autant d’albums plus tard, le mystère reste entier. - [Albator](https://www.vivelaculture.com/albator/): En 2002, le duo versaillais s’envole au Japon pour rencontrer Leiji Matsumoto, le créateur historique d’Albator, décédé en février 2023. Ils veulent proposer à la superstar des mangakas de réaliser un film d’animation musical autour de l’album Discovery. Matsumoto a raison de se laisser convaincre : les accents nostalgiques des 14 titres de Discovery se fondent à merveille dans son graphisme rétro-futuriste. Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem suit la trame et les thématiques de l’album des Daft pour mêler science-fiction et star system, vaisseaux de l’espace et limousines. Présenté à Cannes en mai 2003, le film […] - [Daft Punk’s Electroma](https://www.vivelaculture.com/daft-punks-electroma/): Dans un monde terrestre peuplé de robots portant des casques à visière opaque, deux robots « différents » roulent au volant d’une voiture, traversant le désert minéral et les villes pour cheminer vers leur rêve : devenir humains. Dans leur périple pour changer de vie, ils se heurtent aux mystères de l’existence et leur quête court à l’échec… Aucune musique signée Daft Punk dans Electroma : aux longues plages contemplatives de silence succède une bande-son parfaite où se mêlent pépites seventies et titres classiques d’Allegri, Haydn, Chopin. Un film à la mélancolie ensorcelante, entre Gerry, Easy Rider et 2001 : l’odyssée de l’espace. - [L’Ève future](https://www.vivelaculture.com/leve-future/): Pour consoler Lord Ewald amoureux d’une femme aussi ravissante qu’idiote, Thomas Edison conçoit une réplique artificielle parfaite : l’Ève future, une « andréide ». Devant l’effrayante ressemblance, choisira-t-il d’épouser l’illusion ou la réalité ? « L’âme divine » ou l’œuvre d’art d’une « absolue nouveauté humaine » ? Paru en 1886, L’Ève future est l’un des premiers romans d’anticipation scientifique de cet admirateur d’Edgard Allan Poe – une œuvre éminemment poétique, à la lisière du symbolisme et du mouvement des décadents de la fin du XIXème siècle. - [From Here to Eternity](https://www.vivelaculture.com/from-here-to-eternity/): Ce ne sont certes pas les deux titres qu’il a produits pour Mireille Mathieu en 1973 qui ont permis à Giorgio Moroder de rentrer dans l’Histoire. On citera plus volontiers sa longue et fructueuse collaboration avec Donna Summer qui fit de lui l’un des producteurs les plus recherchés des années quatre-vingts (Bowie, Blondie, Sparks, Japan, etc.) sans oublier les bandes originales de Midnight Express, American Gigolo ou Scarface (De Palma) qui marquèrent elles aussi l’époque. « Giorgio » fut à la fois un pionnier, un visionnaire et un gourou adulé de toute une génération de musiciens à laquelle les Daft Punk appartiennent. […] - [808s & Heartbreak](https://www.vivelaculture.com/808s-heartbreak/): Avec ses poses de diva et son ego superlatif, Kanye West a choisi un chemin diamétralement opposé à celui de Daft Punk en terme d’image. Pourtant entre Kanye et le duo qui avance masqué, des liens se sont créés : en 2007, ils collaborent pour la première fois sur le titre « Stronger » de Kanye (qui reprend « Harder, Better, Faster, Stronger »). Et cette année, les Daft Punk ont d’ores et déjà annoncé qu’il seraient présents sur le prochain album du rappeur… - [French Touch](https://www.vivelaculture.com/french-touch/): Un peu d’archéologie musicale avec ce livre de Stéphane Jourdain consacré à l’aventure de la « french touch » qui eut lieu à l’orée des années quatre-vingt-dix et dont Daft Punk fut l’un des fers de lance avec Stardust, Étienne de Crécy, Motorbass, Air, St Germain, Cassius, Mr. Oizo, et bien sûr, Laurent Garnier… Un mouvement qui n’en était pas vraiment un, mais qui coïncida avec la période la plus créative de la musique française, à grands coups de house filtrée, de BPM et de samples issus de la funk et de la disco. L’espace de quelques mois, la France devenait l’épicentre […] - [C’est Chic](https://www.vivelaculture.com/cest-chic/): Depuis la fin des années soixante-dix, Nile Rodgers s’est révélé être un redoutable hitmaker. Au sein de sa formation Chic tout d’abord (« Le Freak », « Good Times », etc.), mais aussi lorsqu’il compose pour les autres (Sister Slege, Blondie, Diana Ross) ou produit certains des plus gros succès d’artistes déjà planétaires (Bowie, Madonna, B-52’s…). Pionnier de la dance music, Nile Rodgers revient une fois de plus sur le devant de la scène avec le nouvel album de Daft Punk. Avec sa partie de guitare ultra-Chic, « Get Lucky » convoque les dieux de la disco et rembobine : nous sommes à New York City en 1978. - [A.I. (Intelligence Artificielle)](https://www.vivelaculture.com/a-i-intelligence-artificielle/): Dans un monde futuriste, où la fonte des glaces a englouti la majorité des terres habitables et provoqué famine et exode, les robots assurent désormais la plupart des tâches domestiques. Pourtant, un scientifique veut aller plus loin et créer le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un large éventail d’émotions et de souvenirs. Troisième volet du triptyque extraterrestre, après Rencontres du troisième type et E.T., A.I. a parfois été décrit comme le dernier film de « Kubrick » tant l’hommage de Spielberg au maître était appuyé. Kubrick avait d’ailleurs envisagé de se livrer lui-même à cette adaptation de la nouvelle […] - [Parallelograms](https://www.vivelaculture.com/parallelograms/): On sera éternellement reconnaissants aux Daft Punk de nous avoir fait découvrir un magnifique titre de Linda Perhacs sur la bande-son de leur film Electroma présenté au festival de Cannes en 2006. La chanson en question, « If You Were My Man » est un petit joyau de délicatesse qui figure sur le non moins remarquable Parallelograms, trésor oublié de l’acid folk. Réédité en 2003, c’est l’unique album de Linda Perhacs. - [Phantom of the Paradise](https://www.vivelaculture.com/phantom-of-the-paradise/): Leach, jeune compositeur inconnu, se fait aborder par Swan, producteur et patron du label Death Records, à la recherche de nouveaux talents pour l’inauguration du Paradise, le club qu’il veut lancer. Swan, aussi convaincu des compositions de Leach que de son manque de charisme, lui vole ses partitions et organise un casting pour le remplacer. Défiguré après l’attentat manqué qu’il a fomenté contre le producteur et le visage caché sous un masque, le compositeur revient hanter le Paradise pour se venger… Toutes les chansons de la comédie musicale de Brian De Palma ont été composées par Paul Williams : jadis songwriter […] - [Musical Biography of Quincy Jones](https://www.vivelaculture.com/musical-biography-of-quincy-jones/): En activité depuis plus de six décennies, Quincy Jones a collaboré avec Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Ray Charles, Frank Sinatra, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Duke Ellington, Miles Davis… Et, bien sûr, il a aussi été le producteur mythique des albums Off the Wall, Thriller et Bad de Michael Jackson, l’idole absolue de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. « Les disques produits par Quincy Jones nous ont toujours fascinés par leur précision ultime qui n’a jamais été atteinte par quelque technologie que ce soit », déclarait le duo peu avant la sortie de Random Access Memories. - [Chalon dans la rue](https://www.vivelaculture.com/chalon-dans-la-rue/): Voilà trente ans que Chalon-sur-Saône fête chaque année les arts de rue : des arts qui embrassent toutes les disciplines artistiques indistinctement (théâtre, cirque, poésie, danse, musique, marionnette, son et lumière, poésie, performance…), dans un désordre joyeux et souvent jubilatoire. Des arts qui investissent l’espace urbain en même temps qu’ils sollicitent le spectateur, notamment dans son regard sur le quotidien et le rêve susceptible de l’habiter. Une évasion en même temps qu’un précieux éclairage du réel. Site Internet - [Rencontres Musicales de Haute-Provence](https://www.vivelaculture.com/rencontres-musicales-de-haute-provence/): L’aventure a commencé de la plus belle manière. Un mois de juillet des années 1980, un groupe de jeunes musiciens élit la petite Cathédrale de Forcalquier comme lieu de répétition. Parmi eux, les jeunes Queyras (Jean-Guihen, violoncelliste, et Pierre-Olivier, violoniste), qui ont leurs racines dans la région. Quelques badauds entrent et, leur curiosité s’éveillant, s’installent un moment. Peu à peu, on commence à s’attacher à ces jeunes gens et à la musique qu’ils jouent et l’on revient, jour après jour. Depuis, l’événement s’est pérennisé et s’est plus tard étoffé, devenant un festival à part entière, l’un des meilleurs au monde […] - [La Rêveuse](https://www.vivelaculture.com/la-reveuse/): La Rêveuse, c’est un petit ensemble baroque, élaboré à partir du noyau dur du théorbe de Benjamin Perrot et de la viole de gambe de Florence Bolton. Mais un ensemble baroque pas comme les autres, puisque sa préférence va aux projets en collaboration étroite avec le verbe et le théâtre : concert-lecture, théâtre musical, etc. C’est donc un ensemble qu’on aura plaisir à suivre à chaque étape de leur tournée des festivals. Soirée autour des Folies d’Espagne à Belle-Ile-en-Mer le 20 juillet, Les Amours de Ronsard avec l’historien de l’art Jean-Philippe Guye à Couture-Sur-Loir le 30 juillet, La Biscayenne et […] - [Nuits d’été du Lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/nuits-dete-du-lac-daiguebelette-3/): Avec une édition 2016 placée sous le signe de l’onirisme, de la fantaisie et de la jeunesse, ces Nuits d’été sont particulièrement alléchantes. Car voilà un festival animé par l’esprit d’amitié et d’aventure, qui met au centre de son discours la création, la pluridisciplinarité et la pratique amateur. Porté par l’altiste Julian Boutin, le festival propose une programmation éclectique et bigarrée — et pourtant étrangement cohérente et toujours festive — : une vingtaine de concerts et de spectacles, mêlant classique, jazz, cirque, improvisation et théâtre, et des expériences singulières comme un concert sur le lac au petit matin. Le tout […] - [Festival Messiaen au Pays de la Meije](https://www.vivelaculture.com/festival-messiaen-au-pays-de-la-meije/): Originaire de Grenoble, Olivier Messiaen (1908-1992) aimait passionnément la montagne. Et particulièrement la Meije, ce sommet majestueux en bordure du massif des Ecrins, sur les pentes duquel il passait de nombreuses heures à randonner… et à travailler, puisqu’il collectait les chants d’oiseaux, à toute heure du jour et de la nuit. Créé en 1998, le Festival Messiaen au Pays de la Meije est un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’œuvre de ce compositeur français inclassable. Rendant hommage à la beauté du site, l’édition 2016 met l’accent sur les liens entre nature et création… Site Internet - [Cinéma en plein air](https://www.vivelaculture.com/cinema-en-plein-air/): Dommage d’aller s’enfermer dans une salle obscure, par un beau soir d’été ! Mieux vaut se faire une toile tout en profitant de la douceur de l’air — cela vous a tout de suite des allures de fête, voire d’aventure. À Marseille ou à Montpellier (avec un écran itinérant qui permet de visiter les différents quartiers de la ville ou les villages des environs), on a toujours plaisir à voir et revoir dans ces conditions les grands classiques indémodables comme les dernières grosses productions. Programmation - [Les Vacances de Monsieur Haydn](https://www.vivelaculture.com/les-vacances-de-monsieur-haydn/): On le sait peu, mais c’est dans la petite ville thermale de La Roche-Posay que Monsieur Haydn prend ses vacances depuis 2009 ! Si l’excellent violoncelliste français Jérôme Pernoo a choisi Haydn comme totem pour son festival, c’est pour les valeurs d’amitié, de partage, d’humanité et d’accessibilité que véhiculent la personnalité du compositeur et sa musique. Outre les prestations de haut vol de la clique de solistes de premier plan qui constituent le cercle d’amis de Jérôme Pernoo — le In —, ce dernier a eu, dès la première saison, l’idée d’un Festival Off, non moins intéressant et réjouissant, qui […] - [Les Proms](https://www.vivelaculture.com/les-proms/): Avec une première édition qui remonte à 1895, les Proms sont l’un des festivals de musique classique les plus anciens et les plus populaires au monde ! « Proms » est le diminutif de « promenade » : le parterre est en effet dépourvu de siège ! Les places y sont par conséquent très bon marché. Elles sont vendues juste avant le concert et la queue est longue autour du gigantesque cirque du Royal Albert Hall. Pendant que les musiciens jouent, on s’assoit sur la piste, on s’allonge… ou on se promène. Quant au concert de clôture, il prend des […] - [Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh](https://www.vivelaculture.com/mekanik-destrukti%e1%ba%81-kommandoh/): En 1971, Léo Ferré a tenté l’aventure pop en se faisant accompagner par le groupe de rock progressif (rock + jazz + pop + un soupçon de classique) Zoo, sur l’album La Solitude. Dans un genre musicalement proche mais plus expérimental encore, Christian Vander créera le groupe Magma (et son langage le kobaïa) dans lequel passeront plus d’une centaine de musiciens, dont trois anciens Zoo qui rejoindront Vander en 1979. Attention, c’est du brutal. - [Chansons pour elle et autres poèmes érotiques](https://www.vivelaculture.com/chansons-pour-elle-et-autres-poemes-erotiques/): Pour oublier Rimbaud, Verlaine se saoule d’amours physiques et poétiques. Dans Chansons pour elle et autres poèmes érotiques, Verlaine mélancolise : les élans, les espoirs, les rêveries. Avec les femmes, il est fichu, foutu, détruit, archi-cuit. Alors, comme pour se consoler ou se venger, il écrit des poèmes qui sonnent comme une douce mélodie qui s’échapperait d’une boite à musique : « Je suis hostile à toutes robes qui plus ou moins cachent ou dérobent ; tes charmes au fond les meilleurs ». - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche-3/): Le rayonnement artistique de Léo Ferré s’étend aussi à la musique symphonique. Tout jeune, à l’opéra de Monte Carlo, où son père est directeur du personnel, il rencontre le chef d’orchestre Arturo Toscanini. Ferré y croise aussi Maurice Ravel. Il est subjugué ! En 1975, il reprend et dirige son Concerto pour la main gauche. - [La Toscane, Florence, Sienne](https://www.vivelaculture.com/la-toscane-florence-sienne/): Le monégasque Ferré découvre l’Italie et la Toscane en 1970. Il y achète une maison en pierres sèches, à Castellina in Chianti, entre Sienne et Florence, un coin de collines caillouteuses où poussent les cyprès. Mathieu, le fils de Léo, y exploite toujours les 15 hectares de vigne et les 5000 oliviers, ce dont son père serait certainement très fier. - [Catherine Sauvage chante les poètes](https://www.vivelaculture.com/catherine-sauvage-chante-les-poetes/): La poésie mise en musique, c’était le grand truc de Catherine Sauvage et de Léo Ferré. Les deux artistes se rencontrent au sortir de la guerre dans les cabarets de la Rive Gauche de Paris. Tout au long de sa grande carrière d’interprète, Catherine Sauvage chante Ferré mais aussi Francis Carco, Trenet, Baudelaire, Audiberti et bien sûr, Aragon qui lui rend hommage : « Une femme rencontrée avec ce nom déjà de souveraine, comme un beau masque de velours ». - [Days of Future Passed](https://www.vivelaculture.com/days-of-future-passed/): 7 minutes 38 secondes. C’est la durée de Nights in White Satin, ce slow mythique des Moody Blues. C’est le temps de fumer une cigarette pour les DJ, le temps d’écluser un ou deux verres au comptoir du club en papotant avec le barman en chemise mauve et pantalon super moulant. C’était le temps des sixties, celui où Léo Ferré faisait ouvertement référence aux Moody Blues dans sa chanson C’est extra : « Une robe de cuir comme un fuseau, une fille qui tangue un air anglais ». Difficile de faire plus érotique et poétique ! - [Benoît Misère](https://www.vivelaculture.com/benoit-misere/): L’histoire de Benoît Misère, l’unique roman écrit par Léo Ferré, est singulière. Le poète commence son récit en 1956 et l’achève en 1970. Il sera publié par la volonté du philosophe Jean-François Revel. Il s’agit pour Ferré d’emporter le lecteur vers sa jeunesse ensoleillée et orageuse, les heures heureuses à Monaco « le sucre d’orge du hasard et de la chance », celles plus malheureuses à Bordighera (Italie), en pension dans un collège de Frères cathos. On comprend mieux l’anarchie de Léo Ferré et son refus du système à la lecture de Benoît Misère. - [Joséphine Baker](https://www.vivelaculture.com/josephine-baker/): « J’ai deux amours, mon pays et Paris » chantait Joséphine Baker. Son pays, c’était l’Amérique, sa passion la France. Drôle de hasard, Baker et Ferré sont enterrés dans le même cimetière à Monaco, à quelques tombes de distance. Ferré repose avec ses parents. Joséphine Baker, elle, était amie intime de Grâce de Monaco. Fauchée comme les blés à la fin de sa vie, c’est la princesse qui s’occupe de l’inhumation, ce qui en fait la seule Américaine à reposer dans ce cimetière, tout là-haut sur le rocher avec pour voisin d’éternité Léo Ferré. - [Trois Hommes dans un salon](https://www.vivelaculture.com/trois-hommes-dans-un-salon/): C’est la photo la plus célèbre de Jean-Pierre Leloir, celle que l’on trouve dans les bistrots et que l’on ressort dans les magazines à chaque anniversaire des trois chanteurs. C’est la station de radio RTL et le journal Rock and Folk qui avaient imaginé un portrait des trois géants. Réunis dans un appartement parisien en janvier 1969, Brel commence : « Qu’est-ce qu’on va raconter comme conneries ? » Puis, la conversation intelligente, isolante et libertaire s’installe sous les volutes de la pipe de Georges Brassens, les Gitanes de Jacques Brel et les Celtiques de Léo. Après quelques bonnes gorgées […] - [Avec Léo !](https://www.vivelaculture.com/avec-leo/): Avec Léo ! est un album hommage sur lequel une poignée d’artistes magnifiques chantent Ferré. Bashung, Higelin, Zebda, Dionysos, Katerine, Dominique A, Miossec, Lavilliers et Noir Désir. Un casting de rêve pour chanter Jolie Môme, Thank You Satan ou Mai 68. Avec le temps qui passe, Bashung a rejoint Ferré, Noir Désir a implosé, les autres ont vieilli mais cet enregistrement de 2003 n’a pas pris une ride. - [Le Livre de la jungle](https://www.vivelaculture.com/i-wanna-be-like-you/): On connaît Louis Prima pour son cultissime « Just a Gigolo » mais aussi pour sa géniale interprétation de « I Wan’na Be Like You » dans le dessin animé de Walt Disney Le Livre de la jungle. Louis Prima prête sa voix au roi Louie, un singe facétieux qui n’est pas sans rappeler Pépée, le chimpanzé de Léo Ferré et sa chanson hommage « t’avais les oreilles de Gainsbourg, Pépée, mais toi t’avais pas besoin de scotch pour les replier la nuit, alors que lui, bah oui ». - [Margin Call - Der große Crash](https://www.vivelaculture.com/margin-call-3-copy/): Bei Oliver Stones Wall Street war es 1987 noch ein genialer böser Banker, der einen ganzen Bankencrash zu verantworten hatte. Vierzehn Jahre später, in Margin Call – Der große Crash mit Kevin Spacey und Jeremy Irons, hat sich eine Großbank, die stark an die Lehman Brothers erinnert, verspekuliert und steuert auf die Pleite zu. Es sei denn, man verkauft schnell die wertlosen Aktien und Papiere. Der von Kevin Spacey gespielte Banker der alten Schule erklärt seinem Chef, was genau passieren wird: „Wenn Sie das wirklich tun, zerstören Sie für Jahre den Markt. Und Sie verkaufen etwas, von dem Sie wissen, […] - [Kunstskandale](https://www.vivelaculture.com/kunstskandale/): Mit über 130 Abbildungen erinnert Heinz Peter Schwerfel an die Kunstskandale des späten 20. Jahrhunderts. Da sind die beiden Exhibitionisten Jeff Koons und Cicciolina beim Sex oder die großflächigen Werke von Immendorff oder Baselitz, die zu Beginn der 1970er Jahre viele Betrachter verstörten. Es geht dem Autor laut Die Zeit aber auch um die „Verbindung von Werk, Leben, Klatsch und Wirkung in der Partnerschaft von Kunst, Politik und Gesellschaft ». Und so meint der Autor dann: „Kunstwerke erzählen nicht nur die Geschichte der Kunst, sondern auch die des Jahrhunderts.“ - [SEX](https://www.vivelaculture.com/sex-by-madonna-copy/): SEX ist ein Buch, konzipiert von Madonna, das gleichzeitig mit ihrem Album Erotica erschien. Es enthält sexuell sehr freizügige Fotos von Steven Meisel und weitere Bilder aus einem Super-8-Film von Fabien Baron. Seit dem Beginn ihrer Karriere nutzte Madonna Skandale, um für sich Werbung zu machen. Dabei provoziert sie gerne mit Erotik. Im Video zu Like a Prayer (1989) tanzt Madonna in schwarzem Negligé vor brennenden Kreuzen und küsst einen schwarzen Jesus, oder sie zeigt eine Orgie im Pariser Luxushotel Ritz in Justify My Love (1990). - [Larry Flynt (The People VS. Larry Flynt)](https://www.vivelaculture.com/larry-flynt-the-people-vs-larry-flynt-copy/): Larry Flynt, der Gründer des Pornohefts Hustler (dem Trash-Konkurrenten des Playboy), findet als „born again christian“ zur Religion durch die Schwester des US Präsidenten James Carter. Lange bleibt Flynt nicht religiös. Vielleicht will er so nur dem Knast entgehen. Business ist das Eine und die Moral das Andere. 1978 wird Flynt von einem Fanatiker und Rassisten angeschossen und ist seitdem von der Hüfte abwärts gelähmt. 1996 folgt die Verfilmung seines Lebens durch Milos Forman. Dabei sorgt das Filmplakat mehr für einen Skandal als der Film selbst. Man sieht Flynt (Woody Harrelson) fast nackt. Arme und Körper bilden ein Kreuz. Die […] - [Das Schweigen des Geldes. Die Clearstream-Affäre](https://www.vivelaculture.com/laffaire-clearstream-4-films-de-denis-robert-copy/): Der Journalist Denis Robert stößt im Jahr 2000 bei Recherchen über das Unternehmen Clearstream auf ein ausgeklügeltes System von Geldwäsche. Er findet heraus, wie weltweit ein gigantisches Betrugssystem funktioniert, in das auch große Firmen, Banken und Politiker verstrickt sind. Nach der ersten Veröffentlichung folgen jahrelange Prozesse und juristische Verfolgungen gegen Denis Robert, die erst 2011 ein Ende haben. In Deutschland finden sich bisher – anders als in Frankreich – kaum Literatur oder Filme zum Thema. Dieses Werk, die deutsche Ausgabe des Enthüllungsbuches Révélations von Denis Robert, bildet eine Ausnahme. - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollock-copy/): Ende der 1970er Jahre, kurz vor der Thatcher-Zeit, konnte England seiner Jugend bis auf Arbeitslosigkeit und Langeweile kaum etwas bieten. So radikalisierte sich die Rockmusik, und einige Bands fanden im Müll des Königreichs eine Energie, die sie dem Establishment ins Gesicht schleuderten. Die Sex Pistols sorgten in der berühmten TV-Sendung Today am 1.Dezember 1976 für einen Skandal, weil sie das berüchtigte „Fuck“ vor laufenden Kameras sagten. Allerdings hatte sie der Thames-Televison- Moderator Bill Grundy mehrere Male verbal provoziert und wurde kurz nach der Sendung entlassen. Die Sex Pistols gaben später am 7. Juni 1977 auf der Themse ein legendäres Konzert, […] - [Der Fauvismus: Ursprünge und Entwicklung, Gebundene Ausgabe](https://www.vivelaculture.com/le-fauvisme-ou-lepreuve-du-feu-eruption-de-la-modernite-en-europe-copy/): Im „Herbstsalon“ kommt es 1905 zum Skandal. Der Kritiker Louis Vauxcelles betritt einen Saal mit Werken von Matisse, Derain, Marquet … Er spricht von von einer „Orgie der reinen Farben“ von einem „Käfig voller Wilder (Fauves)“. Und so werden diese Fauvisten fortan bezeichnet. Sie wenden sich vom Naturalismus ab und setzen auf leuchtende, intensive Farben. Das Räumliche der Malerei findet nur noch in der Phantasie statt. So malt Matisse mit Der grüne Streifen. Bildnis Madame Matisse (1905) das Porträt seiner Frau, durch deren linke Gesichtshälfte sich ein grüner Schatten zieht. Diese Skandalbilder von einst erzielen heute astronomische Spitzenpreise. - [Perfidia / Extorsion](https://www.vivelaculture.com/extorsion-2-copy/): Als Vorgeschmack auf sein fast 1000 Seiten dickes Buch Perfidia veröffentlichte der französische Verleger unter dem Titel Extorsion nur die ersten beiden Kapitel des Romans, der dann erst ein Jahr später komplett veröffentlicht wurde. Dort geht es um die echte oder doch nicht ganz echte Beichte von Fred Otash, dem korrupten Privatdetektiv, der auch als Zuhälter und Erpresser in den Büchern des Autors American Death Trip und Underworld USA eine Rolle spielte. Ellroy beschreibt ein Amerika im Zeitraum zwischen dem 6. und 29. Dezember 1941, in dem das Verbrechen und die Skandalpresse allgegenwärtig sind. Damals gab es noch keinen Voyeurismus […] - [Basic Instinct](https://www.vivelaculture.com/basic-instinct-2-copy/): Auch wenn Basic Instinct nun den Platz von Emmanuelle als erfolgreicher, erotischer Publikumsfilm eingenommen hat, so liegen die skandalösen Aspekte des Films doch tiefer und vielschichtiger. Da gibt es nicht nur die suggestiven Szenen (Höschen oder nicht Höschen) ,sondern auch die skrupellose, manipulative und bisexuelle Hauptfigur, die von Sharon Stone so meisterhaft verkörpert wird. Aber die Zeiten ändern sich und der Film wurde vor allem von Feministinnen und LGBT-AktivistInnen angegriffen. Sie warfen dem Film Homophobie vor und kritisierten, Bisexualität würde in einem Atemzug mit einer soziopathischen Mörderin genannt. - [Wendekreis des Krebses](https://www.vivelaculture.com/tropique-du-cancer-copy/): Geschrieben wurde Millers erstes bedeutendes Buch 1931. In Wendekreis des Krebses geht es um das Leben eines Antikonformisten. In Paris wurde das Buch bereits 1934 veröffentlicht, in den USA erst 1961 und sofort wegen „Obszönität“ juristisch verfolgt. « Dies ist kein Buch im gewöhnlichen Sinn des Wortes », meinte Henry Miller », dies ist eine fortwährende Beleidigung, ein Maulvoll Spucke ins Gesicht der Kunst, ein Fußtritt für Gott, Menschheit, Schicksal, Zeit, Liebe, Schönheit.« . 1964 durfte sein Roman dann endlich auch in den USA unzensiert erscheinen und findet sich in einer Reihe mit Skandalbüchern wie Madame Bovary von Gustave Flaubert, oder Die Blumen des […] - [Das große Fressen](https://www.vivelaculture.com/la-grande-bouffe-3-copy/): Vier Männer um die 50 sind müde, gelangweilt von ihrem bürgerlichen Leben und beschließen, sich in dem Schlösschen maßlosem Genuss mit den feinsten Delikatessen und einigen Freudenmädchen hinzugeben. In Wirklichkeit geht es eher um eine Art von kollektivem Selbstmord durch Überfressen. Man hat den Italiener Marco Ferreri oft mit dem Spanier Luis Buñuel verglichen, weil er die Bourgeoisie so gnadenlos kritisiert und eher ihre vielen Laster und nicht die wenigen Tugenden aufzeigt. Als der Film in die Kinos kam, wurde er stark kritisiert. Philippe Noiret (einer der vier Hauptdarsteller neben Marcello Mastroanni, Michel Piccoli und Ugo Tognazzi) verteidigte das Werk […] - [Margin Call](https://www.vivelaculture.com/margin-call-3/): Dans Wall Street, tourné juste avant le krach d’octobre 1987, Oliver Stone dénonçait le génie maléfique d’un homme seul. C’est tout le contraire dans Margin Call inspiré par la faillite de la banque Lehman Brothers, en 2008 : l’état-major d’une banque d’investissement découvrant que trop d’actifs toxiques menacent l’entreprise met en place un plan de sauvetage afin de s’en débarrasser. Peu importent les conséquences sur l’économie mondiale et les centaines de milliers de familles jetées à la rue à travers le monde. « C’est de l’argent, pas autre chose » dit le patron de l’entreprise. - [100 images qui ont fait scandale](https://www.vivelaculture.com/100-images-qui-ont-fait-scandale/): Emmanuel Pierrat est un avocat spécialiste des questions de droit d’auteur. Il a écrit également écrit un ouvrage sur les procès de Flaubert, Baudelaire et Eugène Sue. Avec 100 images qui ont fait scandale, Pierrat revient sur des images célèbres comme celle des fesses de Polnareff, des couvertures de Charlie Hebdo ou des campagnes Benetton, des images qui ont en commun d’avoir bousculé les idées reçues et les pouvoirs en place. Des images qui montrent aussi que l’objet du scandale évolue avec le temps. - [SEX by Madonna](https://www.vivelaculture.com/sex-by-madonna/): SEX est un livre conçu par Madonna pour accompagner son album Erotica. Il contient des photographies très sexuellement provocantes de Steven Meisel et d’autres issues d’un film tourné en Super 8 par Fabien Baron. Depuis le début de sa carrière, Madonna a fait du scandale un outil de promotion efficace, jouant sur un érotisme provocateur, à l’esthétique «soft porn» très étudiée, comme dans le clip Justify My Love (1990). - [Larry Flynt (The People VS. Larry Flynt)](https://www.vivelaculture.com/larry-flynt-the-people-vs-larry-flynt/): Larry Flint est à la fois le fondateur du magazine pornographique Hustler (le concurrent trash de Playboy), et un « born-again Christian » qui a trouvé la foi au contact de la sœur de l’ancien président américain Jimmy Carter… Le business d’un côté, la morale de l’autre. En 1978, il échappe à un attentat qui le laissera paraplégique. L’affiche originale du film de Milos Foreman (un homme nu, les bras en croix, le sexe recouvert d’un drapeau américain, le tout posé sur le sexe d’une femme en string) sera jugée plus scandaleuse encore que le film, aux Etats-Unis comme en […] - [L’Affaire Clearstream, 4 films de Denis Robert](https://www.vivelaculture.com/laffaire-clearstream-4-films-de-denis-robert/): En 2000, Denis Robert, journaliste, enquête sur un système de blanchiment d’argent géré par la société Clearstream. A travers ses enquêtes, il met au jour un système international gigantesque dans lequel sont impliqués politiciens, banques, hommes d’affaires. Commencent alors pour lui dix ans de persécutions judiciaires, de menaces, de solitude qui prendront fin le 3 février 2011 avec un arrêt de la Cour de Cassation reconnaissant le sérieux de ses enquêtes et leur intérêt général. Ce coffret regroupe les quatre films qu’il a réalisés dont L’Affaire Clearstream (racontée à un ouvrier de chez Daewoo) (2003). - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-4/): À la fin des années 70, l’Angleterre pré-thatchérienne n’a rien à proposer à sa jeunesse. Le chômage et l’ennui sont donnés gagnants chez tous les bookmakers. Alors le rock se radicalise et les groupes trouvent dans les poubelles de l’empire une énergie qu’ils recrachent à la face de l’establishment. Les Sex Pistols créèrent le scandale dans une célèbre émission de télévision où, poussés par l’animateur Bill Grundy à proférer des insultes, les quatre affreux lâchèrent le fameux « fuck » qui mit le feu aux poudres. Puis se sera le concert sur la Tamise le jour du jubilé de la […] - [Le Fauvisme ou l'épreuve du feu, éruption de la modernité en Europe](https://www.vivelaculture.com/le-fauvisme-ou-lepreuve-du-feu-eruption-de-la-modernite-en-europe/): C’est au Salon d’automne de 1905 qu’est né le scandale. Le critique Louis Vauxcelles visite une salle dans laquelle sont exposées des toiles de Matisse, Derain, Marquet… Vauxcelles parle d’orgie de tons purs, « d’une cage aux fauves ». Les peintres fauvistes utilisent des aplats de couleurs violentes, pures et vives sans références aux sujets peints. Matisse peint ainsi La Raie verte (1905), un portrait de sa femme dont le visage, présenté de face, est séparé par une ombre verte qui court sur l’arête du nez. Aujourd’hui, c’est le prix de ces toiles qui peut sembler scandaleux. - [Extorsion](https://www.vivelaculture.com/extorsion-2/): Vraie/fausse confession de Fred Otash, flic véreux, détective privé corrompu, maquereau, maître-chanteur, déjà entrevu dans American Death Trip et Underworld USA du même James Ellroy. Avec cette novella au rythme lancinant, Ellroy évoque l’Amérique du crime et le marigot californien, via la presse à scandale d’une époque où le voyeurisme ne passait pas encore par Internet. - [Basic Instinct](https://www.vivelaculture.com/basic-instinct-2/): Si Basic Instinct a pris la place d’Emmanuelle dans le classement des films érotiques grand public, le côté scandaleux du film vient autant des scènes très suggestives, que du personnage sans scrupules, bisexuel, manipulateur interprété par Sharon Stone. Changement d’époque, ce sont les mouvements féministes et LGBT qui critiquèrent violemment le film pour la manière dont sont décrites les relations homosexuelles et l’association femme bisexuelle et meurtrière sociopathe. - [Tropique du Cancer](https://www.vivelaculture.com/tropique-du-cancer/): Écrit en 1931, Tropique du Cancer, est publié en 1934 à Paris. Il ne le sera qu’en 1961 aux États-Unis et aussitôt poursuivi pour obscénité. « (…) Ce n’est pas un livre au sens ordinaire du mot. Non! C’est une insulte démesurée, un crachat à la face de l’Art, un coup de pied dans le cul de Dieu, à l’Homme, au Destin, au Temps, à la Beauté, à l’Amour! … à ce que vous voudrez. » Henry Miller. Le jugement sera cassé en 1964, mais pour l’histoire, le livre restera un exemple d’ouvrage scandaleux, comme le furent en leur temps […] - [La Grande Bouffe](https://www.vivelaculture.com/la-grande-bouffe-3/): Quatre hommes dans la cinquantaine, fatigués de leurs vies ennuyeuses, s’enferment dans une villa pour ce qu’ils appellent un « séminaire gastronomique » mais en réalité, pour se livrer à un suicide collectif en mangeant jusqu’à ce que mort s’ensuive. Marco Ferreri a souvent été comparé au cinéaste espagnol Luis Buñuel pour son goût à explorer les vices et le peu de vertu de la bourgeoisie. Philippe Noiret défendit le film, très mal accueilli à sa sortie par les médias, en déclarant : « Nous tendions un miroir aux gens et ils n’ont pas aimé se voir dedans. C’est révélateur […] - [I.M. Pei - The Louvre Pyramid / La Pyramide du Louvre](https://www.vivelaculture.com/i-m-pei-the-louvre-pyramid-la-pyramide-du-louvre/): 1989 wird die neue Glaspyramide des Louvre zum Ereignis. Dabei wurde sie von vielen vor der feierlichen Eröffnung abgelehnt. Den Architekten Ieoh Ming Pei, einen Amerikaner, der 1917 im chinesischen Canton zur Welt kam, hatte sich Präsident François Mitterand persönlich ausgesucht. In diesem Buch stellt der Autor Philip Jodidio verschiedene Bauwerke von I.M. Pei in aller Welt vor und weist darauf hin, dass der Architekt lange Zeit von den Vordenkern des Bauhauses beeinflusst war. Wer also immer noch ein Gegner dieser modernen Pyramide inmitten der neoklassizistischen Gebäude des Louvre ist, sollte einfach durch sie hindurch auf diese Gebäude schauen, um […] - [Centre Pompidou: Renzo Piano, Richard Rogers, and the Making of a Modern Monument](https://www.vivelaculture.com/centre-pompidou-renzo-piano-richard-rogers-and-the-making-of-a-modern-monument/): Beaubourg nennen die Pariser liebevoll das Centre Pompidou, das 1977 mitten in der Pariser Altstadt wie ein futuristisches UFO auftaucht. Staatspräsident Pompidou war immer offen für die Moderne und wünschte sich 1972 ein Haus der Kunst für das Volk, das gleichermaßen ein Museum und ein kreatives Zentrum sein sollte, in dem die Bildenden Künste, Kino, Musik und Literatur ebenbürtig vertreten sind. Der Jurypräsident Jean Prouvé setzte dann das Projekt der Architekten Renzo Piano und Richard Rogers durch. Zu den Besonderheiten dieser „Raffinerie“ gehören die Gerberetten: Drehlager, die in jeder Etage an Säulen befestigt und von Kabeln nach unten gezogen werden, […] - [Versailles](https://www.vivelaculture.com/versailles-2/): Bis heute gilt das Schloss in Versailles für viele als Dauerbaustelle. Besonders umfangreich waren jedoch die Bauarbeiten unter Ludwig XIV., der 36 000 Arbeiter mobilisierte, um in insgesamt 53 Jahren das Prachtschloss und Symbol des Zentralismus schlechthin zu bauen. In diesem Bildband des Fotografen Nicholas d’Archimbaud und drei Autoren, die Kunsthistoriker und Journalisten sind, wird die Geschichte Versailles von Ludwig XIII. bis zur heutigen Zeit erzählt, vom Jagdschloss bis hin zum Prunkbau mit Spiegelsaal und ausufernden Gärten. - [Der Sixtinische Himmel](https://www.vivelaculture.com/le-ciel-de-la-chapelle-sixtine-copy-copy/): Der große Michelangelo wird vom Papst beauftragt, das Deckenfresko für die Sixtinische Kapelle zu malen. Nur widerstrebend macht sich der Künstler an dieses Auftragswerk. Nachts jedoch schafft er aus Marmor das Abbild einer wunderschönen Frau: Sie ist die Kurtisane des Papstes … Der in Berlin lebende Autor hat einen spannenden Thriller geschrieben, der in mehrere Sprachen übersetzt wurde und Kunstgeschichte einmal ganz anders erzählt. - [Belphégor oder Das Geheimnis des Louvre](https://www.vivelaculture.com/belphegor-ou-le-fantome-du-louvre-copy-copy/): 2016 hat der Louvre bisher 10 Millionen in seinen Bann gezogen. Ebenso viele französische Fernsehzuschauer verfolgten 1965 die Kultserie Belphégor oder Das Geheimnis des Louvre. Auch in Deutschland sah ein Millionenpublikum zu. Unter den vielen Fans der Serie war auch Charles de Gaulle, der vielleicht auch wegen Juliette Gréco zusah, die Belphégor verkörperte. Der Name Belphegor bezeichnet einen Dämonen aus dem Buche Numeri aus der Bibel. Auf jeden Fall spukten schon lange vor Da Vinci Code Phantome durch den Louvre… - [Caravaggio - Das vollständige Werk](https://www.vivelaculture.com/caravaggio-das-vollstandige-werk/): Der italienische Maler Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610) wurde in Mailand geboren und revolutionierte die Malerei des XVII. Jahrhunderts. Er war der Erste, der es wagte, die Jungfrau Maria als eine echte Frau zu malen in seinem Gemälde Der Tod der Jungfrau, das im Louvre hängt. Der Kontrast zwischen Licht und Schatten schockierte damals die katholische Kirche. Zeitlebens rankten sich viele Gerüchte um Caravaggios Leben und seinen rätselhaften Tod. Der Kenner der italienischen Kunst Sebastian Schütze hat in diesem Bildband ausführlich das gesamte Werk des revolutionären Malers analysiert und wartet mit jeder Menge Hintergrundwissen zu den einzelnen Bildern auf. Ein […] - [Die Außenseiterbande](https://www.vivelaculture.com/die-ausenseiterbande/): Man muss den Louvre nicht immer zu ernst nehmen, dachte sich auch der große Provokateur Jean-Luc Godard, als er in seinem Film Die Außenseiterbande eine unvergessliche Szene schuf. Seine Protagonisten rennen in nur 9 Minuten und 43 Sekunden durch den gesamten Louvre. Weltrekord. Ein anderer Provokateur des Kinos, der Italiener Bernardo Bertolucci, nahm diese Herausforderung dann 2003 in Die Träumer an. Seine Filmhelden unterbieten den alten Rekord und rasen in 9 Minuten und 27 durch das altehrwürdige Museum. - [Der Kavalier im Louvre: Vivant Denon, 1747-1825](https://www.vivelaculture.com/le-cavalier-du-louvre-vivant-denon-1747-1825-copy-copy/): „Der Staat gehört Ihnen, der Geschmack (gehört) mir“, soll Dominique-Vivant Denon zu Napoleon gesagt haben. Heute nennt man einen der drei Flügel des Museums den Denon-Flügel und bestückt wurde der Louvre mit Kunstwerken u.a. durch Napoleon. Dominique-Vivant Denon nahm an Expeditionen nach Ägypten teil, zeichnete die dortigen Kunstwerke und galt als bedeutender Graveur, Archäologe, Maler, Kunstsammler und Diplomat. Er war ein Kenner der Höfe Europas – besonders Russlands und Neapels. Dabei blieb er immer schön diskret. Philippe Sollers porträtiert nun den Mann, der sagte: „Ich habe nie studiert, weil mich das immer gelangweilt hat. Dafür habe ich viel beobachtet, denn […] - [Die drei Musketiere](https://www.vivelaculture.com/les-trois-mousquetaires-2-copy/): « Einer für alle, alle für einen! » lautet die Devise der drei Musketiere Athos, Aramis und Porthos, die der junge d’Artagnan kennenlernt, als er im 17. Jahrhundert im Louvre ankommt. Der Roman um die Abenteuer der vier Freunde gehört wohl zu den meist gelesenen Abenteuerromanen aller Zeiten und thematisiert auch die Intrigen am Hof unter Ludwig dem XIII., als ein gewisser Richelieu sehr viel zu sagen hatte. Geschichte einmal ganz anders. Ausgedacht und aufgeschrieben von Alexandre Dumas dem Älteren im Jahr 1844. Zahlreiche Verfilmungen folgten dann ab 1921 bis heute. - [Francofonia](https://www.vivelaculture.com/francofonia-copy/): Der russische Regisseur Alexander Sokurow scheint von Museen besessen zu sein. In Russian Ark verewigte er in nur einer Kameraeinstellung die Eremitage in Sankt Petersburg. In Francofonia geht es ihm um den Louvre während der deutschen Besatzung. In einer Mischung aus Dokumentation, Fiktion und Gedankenspielen lässt er den Museumsdirektor Jacques Jaujard auf den Kunstliebhaber und Grafen Wolff-Metternich treffen, der von der deutschen Wehrmacht mit dem « Kunstschutz » beauftragt ist. Und so kann der Russe Sokurow mit der vollen Unterstützung des Louvre einen hochaktuellen Film über das Verhältnis von Kunst und Macht drehen: eine zeitlose Wechselbeziehung. - [Die Louvre-Saga](https://www.vivelaculture.com/louvre-un-jour-louvre-toujours-copy-copy/): In dieser zweiteiligen Doku für ARTE kann man anhand von 3D-Modellen den Bau, die Vergrößerungen und Zerstörungen des Louvre über acht Jahrhunderte verfolgen. Im ersten Teil wird man Zeuge, wie Könige, Kaiser und Architekten den Louvre und die angrenzenden Tuilerien zur Dauerbaustelle machen. Im zweiten Teil lernt man den heutigen Leiter Jean-Luc Martinez kennen, der vor allem für die Venus von Milo schwärmt. Man erfährt auch, wie der Architekt Michel Macary einen gewissen Ieoh Ming Pei und seine Idee der Glaspyramide entdeckte. Der Rest ist Geschichte. - [L’architecture est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/larchitecture-est-un-sport-de-combat-copy/): Le département des Arts de l’Islam au Louvre a été inauguré en 2012 ; c’était le projet auquel le président Philippe Loyrette tenait depuis le début de son mandat. Son toit en forme de tapis volant géant échappé d’un conte des Mille et Une Nuits, a été dessiné par les architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini. Ricciotti a aussi réalisé le MUCEM à Marseille. Dans L’architecture est un sport de combat, il dit tout le mal qu’il pense de la réglementation française en matière d’architecture, du « salafisme architectural » ambiant. Sa langue très riche où sa faconde enrobe sa […] - [Le Centre Pompidou : Les années Beaubourg](https://www.vivelaculture.com/le-centre-pompidou-les-annees-beaubourg-3-copy/): « Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel […] qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle… » écrit Georges Pompidou en 1972. Le jury présidé par l’ingénieur Jean Prouvé choisit le projet des architectes Renzo Piano et Richard Roger. Qualifié de « raffinerie » en plein Vieux Paris, Paris s’enflamme au contact de ses couleurs, mais l’une de ses grandes prouesses techniques furent ses gerberettes – rotules de 8 mètres de long et de 10 tonnes chacune – […] - [Versailles, le chantier de Louis XIV](https://www.vivelaculture.com/versailles-le-chantier-de-louis-xiv-copy/): C’est au château de Versailles au XVIIe siècle que se voyait le mieux la fusion permanente entre l’art et le pouvoir à l’occasion du plus grand chantier d’Europe : 53 années de travaux, 36 000 hommes mobilisés, pour un montant de 100 millions de livres. Frédéric Tiberghien, maître des requêtes au Conseil d’Etat, a eu accès à des archives inédites pour expliquer l’origine du projet, la vie quotidienne sur le chantier, les intrigues de pouvoir et les arrangements financiers qui ont jalonné la construction du château. La différence entre le Roi Soleil et le soleil, c’est que le premier n’aurait […] - [Le Ciel de la Chapelle Sixtine](https://www.vivelaculture.com/le-ciel-de-la-chapelle-sixtine-copy/): Le pape Jules II commande à Michel-Ange la décoration du plafond de la Chapelle Sixtine. Aurelio, jeune et beau paysan, rêve de travailler avec Michel-Ange comme sculpteur. Il va inspirer et aider Michel-Ange en haut des 18 mètres de l’échafaudage. Dans un livre plein de suspense, Léon Morell raconte la réalisation de ce chef-d’œuvre dans son contexte politique de lutte pour le pouvoir à Rome. La différence entre le Louvre et le Vatican : le premier est un musée dont le président est Jean-Luc Martinez, le second est un état dirigé par le pape. - [Belphégor ou le Fantôme du Louvre](https://www.vivelaculture.com/belphegor-ou-le-fantome-du-louvre-copy/): En 2016, le Louvre attire presque 10 millions de visiteurs par an, autant que de téléspectateurs fascinés, en 1965, par Belphégor ou le Fantôme du Louvre, un feuilleton en 4 épisodes, réalisé par Claude Barma et diffusé sur la 1ère chaîne de l’ORTF (en noir et blanc). Belphégor, personnage interprété par Juliette Gréco, est le nom d’un démon du livre des Nombres de la Bible. Belphégor ou le Fantôme du Louvre fut l’occasion d’aventures frissonnantes dans le musée bien avant Da Vinci Code… - [Le Louvre insolent](https://www.vivelaculture.com/le-louvre-insolent-copy/): Regarder l’esprit libre, léger, insolent, des peintures du Louvre en les rebaptisant avec des noms de nanars, comme au cinéma, est l’idée du Louvre insolent, écrit par une professeure d’anglais et des arts et un peintre. Vol avec turbulences, Congelez-les ! La main au panier, Simple comme un coup de fil… Ça change de l’ordinaire des noms de tableaux, qui peuvent, grâce à un léger décalage, faire basculer le regardeur dans des voyages extraordinaires. Ce livre prône la liberté avec des nanars de la peinture. Rien n’empêche d’en faire autant avec les chefs-d’œuvre, afin que notre imaginaire, le Louvre l’ouvre… - [Le Cavalier du Louvre : Vivant Denon, 1747-1825](https://www.vivelaculture.com/le-cavalier-du-louvre-vivant-denon-1747-1825-copy/): « L’État c’est vous, le goût c’est moi » a dit Vivant Denon à Napoléon. Le premier a « créé » Le Louvre et une aile porte son nom ; le second l’a rempli d’œuvres d’art. Vivant Denon a participé à la campagne d’Egypte où ses talents de graveur, de dessinateur, ont fait la différence. Il a observé les différentes cours d’Europe, en Russie, à Naples, où il cultivait la discrétion. Philippe Sollers fait le portrait de cet homme des Lumières qui avouait : « Je n’ai jamais rien étudié parce que cela m’a toujours ennuyé ; mais j’ai beaucoup […] - [Les Trois Mousquetaires](https://www.vivelaculture.com/les-trois-mousquetaires-2/): « Tous pour un, un pour tous » fut la devise de ceux que l’on ne présente plus, les trois mousquetaires, Athos, Aramis et Porthos, que d’Artagnan découvre en arrivant au Louvre au XVIIe siècle depuis son Béarn natal. Leurs aventures sont intimement mêlées à la défense du Louvre au XVIIe siècle sous Louis XIII. Dans l’introduction de cette édition, on apprend comment le père de d’Artagnan recommande longuement à son fils de prendre soin de son cheval qui a passé 13 ans dans leur maison du Béarn. - [Francofonia](https://www.vivelaculture.com/francofonia/): Comment résister dans le Louvre à la pression nazie qui souhaite s’emparer des œuvres pour les protéger ? Francofonia est un film russe qui fait intervenir de nombreux personnages, Napoléon, Marianne, en toile de fond d’une relation passionnante entre le conservateur du musée et l’officier, passionné d’art mais nazi. Le réalisateur Alexandre Sokourov tourne un film d’époque dans le Louvre actuel, manière de dire que les relations entre l’art et le pouvoir sont une éternelle question insoluble. - [Louvre un jour, Louvre toujours](https://www.vivelaculture.com/louvre-un-jour-louvre-toujours-copy/): Suivre les phases de construction et de démolition du Louvre qui s’étalent sur plus de neuf siècles est un jeu d’enfant notamment grâce à la modélisation en 3D utilisée par les réalisateurs. Dans la première partie de ce documentaire, on voit le donjon disparaître, la cour carrée apparaître, puis les Tuileries, la galerie du bord de l’eau… Dans la deuxième partie, le président actuel du Louvre, Jean-Luc Martinez, nous dit avec beaucoup de simplicité, son attachement à la Vénus de Milo qu’il connaît intimement ; l’architecte Michel Macary nous raconte le jour où Ieoh Ming Pei a sorti une pyramide […] - [Le Ciel de la Chapelle Sixtine](https://www.vivelaculture.com/le-ciel-de-la-chapelle-sixtine/): Le pape Jules II commande à Michel-Ange la décoration du plafond de la Chapelle Sixtine. Aurelio, jeune et beau paysan, rêve de travailler avec Michel-Ange comme sculpteur. Il va inspirer et aider Michel-Ange en haut des 18 mètres de l’échafaudage. Dans un livre plein de suspense, Léon Morell raconte la réalisation de ce chef-d’œuvre dans son contexte politique de lutte pour le pouvoir à Rome. La différence entre le Louvre et le Vatican : le premier est un musée dont le président est Jean-Luc Martinez, le second est un état dirigé par le pape. - [L’architecture est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/larchitecture-est-un-sport-de-combat/): Le département des Arts de l’Islam au Louvre a été inauguré en 2012 ; c’était le projet auquel le président Philippe Loyrette tenait depuis le début de son mandat. Son toit en forme de tapis volant géant échappé d’un conte des Mille et Une Nuits, a été dessiné par les architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini. Ricciotti a aussi réalisé le MUCEM à Marseille. Dans L’architecture est un sport de combat, il dit tout le mal qu’il pense de la réglementation française en matière d’architecture, du « salafisme architectural » ambiant. Sa langue très riche où sa faconde enrobe sa […] - [Le Centre Pompidou : Les années Beaubourg](https://www.vivelaculture.com/le-centre-pompidou-les-annees-beaubourg-3/): « Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel […] qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle… » écrit Georges Pompidou en 1972. Le jury présidé par l’ingénieur Jean Prouvé choisit le projet des architectes Renzo Piano et Richard Roger. Qualifié de « raffinerie » en plein Vieux Paris, Paris s’enflamme au contact de ses couleurs, mais l’une de ses grandes prouesses techniques furent ses gerberettes – rotules de 8 mètres de long et de 10 tonnes chacune – […] - [Versailles, le chantier de Louis XIV](https://www.vivelaculture.com/versailles-le-chantier-de-louis-xiv/): C’est au château de Versailles au XVIIe siècle que se voyait le mieux la fusion permanente entre l’art et le pouvoir à l’occasion du plus grand chantier d’Europe : 53 années de travaux, 36 000 hommes mobilisés, pour un montant de 100 millions de livres. Frédéric Tiberghien, maître des requêtes au Conseil d’Etat, a eu accès à des archives inédites pour expliquer l’origine du projet, la vie quotidienne sur le chantier, les intrigues de pouvoir et les arrangements financiers qui ont jalonné la construction du château. La différence entre le Roi Soleil et le soleil, c’est que le premier n’aurait […] - [Belphégor ou le Fantôme du Louvre](https://www.vivelaculture.com/belphegor-ou-le-fantome-du-louvre/): En 2016, le Louvre attire presque 10 millions de visiteurs par an, autant que de téléspectateurs fascinés, en 1965, par Belphégor ou le Fantôme du Louvre, un feuilleton en 4 épisodes, réalisé par Claude Barma et diffusé sur la 1ère chaîne de l’ORTF (en noir et blanc). Belphégor, personnage interprété par Juliette Gréco, est le nom d’un démon du livre des Nombres de la Bible. Belphégor ou le Fantôme du Louvre fut l’occasion d’aventures frissonnantes dans le musée bien avant Da Vinci Code… - [Tout le Quai Branly : L'architecture / Les civilisations / Les chefs-d'œuvre](https://www.vivelaculture.com/tout-le-quai-branly-larchitecture-les-civilisations-les-chefs-doeuvre/): Plutôt connu pour son amour de la bière, des pommes et des chants militaires, Jacques Chirac est aussi un amoureux de la culture japonaise et des arts premiers en général. C’est lui qui, alors maire de Paris, est à l’origine du musée du quai Branly (qui porte aujourd’hui son nom). Plutôt discret derrière son mur transparent et ses jardins – dessinés par Jean Nouvel – le musée était destiné à regrouper les collections d’art premier du Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie de la Porte Dorée et celles du musée de l’Homme. C’est aujourd’hui l’un des musées les plus […] - [Le Louvre insolent](https://www.vivelaculture.com/le-louvre-insolent/): Regarder l’esprit libre, léger, insolent, des peintures du Louvre en les rebaptisant avec des noms de nanars, comme au cinéma, est l’idée du Louvre insolent, écrit par une professeure d’anglais et des arts et un peintre. Vol avec turbulences, Congelez-les ! La main au panier, Simple comme un coup de fil… Ça change de l’ordinaire des noms de tableaux, qui peuvent, grâce à un léger décalage, faire basculer le regardeur dans des voyages extraordinaires. Ce livre prône la liberté avec des nanars de la peinture. Rien n’empêche d’en faire autant avec les chefs-d’œuvre, afin que notre imaginaire, le Louvre l’ouvre… - [Le Cavalier du Louvre : Vivant Denon, 1747-1825](https://www.vivelaculture.com/le-cavalier-du-louvre-vivant-denon-1747-1825/): « L’État c’est vous, le goût c’est moi » a dit Vivant Denon à Napoléon. Le premier a « créé » Le Louvre et une aile porte son nom ; le second l’a rempli d’œuvres d’art. Vivant Denon a participé à la campagne d’Egypte où ses talents de graveur, de dessinateur, ont fait la différence. Il a observé les différentes cours d’Europe, en Russie, à Naples, où il cultivait la discrétion. Philippe Sollers fait le portrait de cet homme des Lumières qui avouait : « Je n’ai jamais rien étudié parce que cela m’a toujours ennuyé ; mais j’ai beaucoup […] - [Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants](https://www.vivelaculture.com/parle-leur-de-batailles-de-rois-et-delephants-2/): Dans ce court roman, Mathias Enard (Boussole, prix Goncourt 2015) imagine Michel-Ange, en 1506, bravant « la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur » dont il abandonne la construction du tombeau, pour se rendre à Constantinople sur l’invitation du sultan Bajazet, afin d’y construire un pont qui enjamberait le Bosphore. Michel-Ange, le génie de la Renaissance, brave donc les foudres d’un pape pour satisfaire les volontés d’un sultan, laisse la renaissance en suspens un temps pour plonger dans la magnificence de l’art ottoman « précis et ciselé comme une pièce d’orfèvrerie ». - [La Grande Arche](https://www.vivelaculture.com/la-grande-arche/): A la surprise générale, Johan Otto von Spreckelsen, alors architecte danois totalement inconnu, remporte le grand concours international pour la construction de la future Grande Arche de la Défense. Le jour de l’annonce du résultat, il est à la pêche et personne ne sait où le joindre. Avec La Grande Arche, Laurence Cossé raconte une histoire de jeux de pouvoir avec, au milieu, la tristesse de Spreckelsen qui, désabusé, fatigué, usé par tous les rebondissements et jeux de pouvoir, préfèrera démissionner plutôt que voir son grand œuvre à ses yeux massacré. « Une vie dans l’ombre. Puis trois années de […] - [Louvre un jour, Louvre toujours](https://www.vivelaculture.com/louvre-un-jour-louvre-toujours/): Suivre les phases de construction et de démolition du Louvre qui s’étalent sur plus de neuf siècles est un jeu d’enfant notamment grâce à la modélisation en 3D utilisée par les réalisateurs. Dans la première partie de ce documentaire, on voit le donjon disparaître, la cour carrée apparaître, puis les Tuileries, la galerie du bord de l’eau… Dans la deuxième partie, le président actuel du Louvre, Jean-Luc Martinez, nous dit avec beaucoup de simplicité, son attachement à la Vénus de Milo qu’il connaît intimement ; l’architecte Michel Macary nous raconte le jour où Ieoh Ming Pei a sorti une pyramide […] - [Voyage au bout de l’enfer](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-lenfer-4/): Voyage au bout de l’enfer, n’est pas un film de guerre, ni un film sur la guerre, mais un film sur les conséquences de la guerre sur les gens ordinaires. Ceux qui partent au combat et ceux qui attendent qu’ils en reviennent. Michael Cimino nous montre trois copains qui viennent d’être appelés pour partir au Vietnam. trois copains comme il en existe des millions. Il nous les montre sur leur lieu de travail, jouer au billard, se marier, danser, s’enivrer comme pour repousser l’inéluctable. Mais Cimino nous montre également les autres, ceux qui composent la communauté dans laquelle vivent Mike, […] - [Terre des oublis](https://www.vivelaculture.com/terre-des-oublis/): Une jeune femme vietnamienne retrouve l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu’on croyait mort en héros. Entre-temps, Miên s’est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime. Mais Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. L’auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d’une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs… Un des grands romans de l’après-guerre du Viêtnam. - [Kim-Vâ- Kiêu](https://www.vivelaculture.com/kim-va-kieu/): Kim-Vân-Kiêu est un long poème de plus de trois mille vers considéré comme l’œuvre littéraire vietnamienne la plus importante jamais écrite. Il raconte l’histoire tragique de Kiêu, une jeune fille de seize ans qui, pour sauver son père, descend par étapes jusqu’à la plus ignoble prostitution, avant de retrouver l’amour véritable. « Il faut suspendre son souffle, il faut marcher avec précaution pour être en mesure de saisir leur beauté, tellement ils sont gracieux, jolis, grandioses, splendides » Hoài Thanh. - [M.A.S.H.](https://www.vivelaculture.com/m-a-s-h/): M.A.S.H. ne se déroule pas au Vietnam mais en Corée. Habile subterfuge qui permet à Altman de raconter l’histoire de cette unité médicale que deux officiers chirurgiens vont transformer en un terrain de jeux (sexuels) à leur démesure. Une comédie qui permet à Altman de réaliser un vrai film de contre-culture qui s’opposait à la guerre du Vietnam, à la bêtise des officiers, aux horreurs du front. Palme d’Or à Cannes en 1970. - [Les Bérets verts](https://www.vivelaculture.com/les-berets-verts/): Un film hollywoodien de propagande pro-guerre du Vietnam dans lequel les atrocités du Viêt-Cong communiste sont férocement mises en avant. John Wayne (qui a aussi participé au financement et à la réalisation du film) y joue le rôle d’un colonel chargé de réunir un commando d’élite de « Bérets verts » dont l’héroïque mission est de kidnapper un général nord-vietnamien en territoire ennemi. Au moment de sa sortie, nombreux furent les militants pacifistes qui manifestèrent contre ce brulot patriotique au scénario des plus manichéens. - [La Section Anderson](https://www.vivelaculture.com/la-section-anderson/): A l’origine, diffusé dans l’émission télévisée d’actualités Cinq colonnes à la une, ce documentaire de Pierre Schoendoerffer nous plonge au cœur boueux de la guerre du Vietnam. Pendant plusieurs semaines, le cinéaste casse-cou a suivi une section de GI’s patrouillant dans la jungle. Accrochages avec un ennemi invisible, attaques de villages, marches épuisantes dans les rizières sont montrés sans détour. Une sorte de suite meurtrière pour de vrai de La 317e Section, film sur la guerre d’Indochine réalisé par Schoendoerffer en 1964. - [Alack Sinners : Viet Blues](https://www.vivelaculture.com/alack-sinners-viet-blues/): José Munoz (dessin) et Carlos Sampayo (scénario), forment une des paires les plus talentueuses de la bande dessinée. Ensemble, ils ont créé le personnage d’Alack Sinner (Alack Pécheur), un détective privé fatigué, ex-flic, ex-G.I. au Vietnam, qui évolue dans un New York au bord du chaos, où l’héroïne, le meurtre, le racisme forment le quotidien de ses habitants. Avec un dessin inspiré du Corto Maltese d’Hugo Pratt (avec lequel Munoz a collaboré) et du grotesque des personnages d’Otto Dix, les histoires d’Alack Sinner parlent d’une ville qui ressemble à un grand champ de bataille. - [Premier Sang](https://www.vivelaculture.com/premier-sang/): Premier Sang, est le roman adapté au cinéma par Ted Kotcheff sous le titre plus connu de Rambo. Alors que la guerre n’est pas encore terminée, Morell raconte l’histoire d’un soldat décoré de la plus haute distinction militaire, ancien prisonnier torturé par les Vietnamiens, et qui, de retour en Amérique, est persécuté par le shérif d’une petite ville qui le prend pour un hippie. Attention, ce roman sur les traumatismes des anciens G.I. est bien plus violent que le film ! - [Méditations en vert](https://www.vivelaculture.com/meditations-en-vert-3/): Les membres d’une unité américaine de renseignement coincée en pleine jungle à attendre l’attaque d’un ennemi invisible, se perdent chacun dans des délires hallucinés qui les mènent tout droit à la folie, voyage accéléré par une consommation de drogues de tous les instants. Un seul, James Griffin, essaye de garder le cap. Méditations en vert nous fait pénétrer dans les méandres de la psyché de trois soldats de cette unité, comme Apocalypse Now nous faisait toucher la folie du colonel Kurtz. Le grand roman psychédélique et halluciné sur la guerre du Vietnam. - [Putain de Mort](https://www.vivelaculture.com/putain-de-mort/): « Le meilleur livre que j’aie jamais lu sur les hommes et sur la guerre à notre époque » écrivait John Le Carré à propos de Putain de Mort (titre original : Dispatches), récit dans lequel Michael Herr, alors correspondant pour le magazine Esquire, racontait sa guerre du Vietnam. Brutal, pris sur le vif, le livre retranscrit non seulement les évènements auxquels l’auteur a été confronté, mais aussi l’ambiance éclatée qui régnait derrière le front. Un livre à haute teneur cinématographique qui a inspiré Apocalypse Now, auquel Herr avait participé en tant que narrateur. Le journaliste écrivain, qui vient de […] - [Born in the USA](https://www.vivelaculture.com/born-in-the-usa/): L’un des couplets de la chanson « Born in the USA » parle de quelqu’un qui avait combattu le Viêt-Cong et qui « avait aimé une femme à Saïgon »… La guerre du Vietnam sert de toile de fond à de nombreuses chansons de cet album au succès planétaire. Le Boss s’y montre particulièrement sensible au devenir des vétérans de retour au pays, largués et souvent mal accueillis, voire rejetés par une partie de la population. Un disque engagé qui n’avait rien de vraiment patriotique contrairement à ce que croyait Ronald Reagan qui tenta d’utiliser la chanson titre pendant sa […] - [A Soldier’s Sad Story](https://www.vivelaculture.com/a-soldiers-sad-story/): Vietnam Through the Eyes of Black America Entre 1966 et 1969, 41% des soldats envoyés au Vietnam étaient d’origine afro-américaine. Restés au pays, des tas d’artistes de soul music ou de rhythm’n’blues comme Curtis Mayfield, Edwin Starr ou Joe Tex interprétaient des chansons qui leur étaient spécifiquement destinées. A Soldier’s Sad Story en rassemble une bonne vingtaine, toutes émouvantes. Des morceaux souvent peu connus enregistrés à Memphis ou ailleurs qui parlent de retour au pays, de passer Noël au Vietnam, ou qui demandent l’arrêt immédiat de la guerre… - [I Feel Like I’m Fixing to Die Rag](https://www.vivelaculture.com/i-feel-like-im-fixing-to-die-rag/): Mélangeant protest songs et rock psychédélique, Country Joe & The Fish fut le groupe le plus politiquement engagé de la Baie de San Francisco entre 1965 et 1968. Avec ses paroles acerbes « Pourquoi nous battons-nous ?/ Ne me demandez pas je m’en fous/Le prochain arrêt c’est le Vietnam », la chanson titre de leur second album I Feel Like I’m Fixing to Die Rag devint l’un des grands hymnes anti-guerre du mouvement hippie. Introduite par un gros « F-U-C-K ! » et chantée par Country Joe en solo, elle fit aussi un tabac au festival de Woodstock. - [The Raid 1 & 2](https://www.vivelaculture.com/the-raid-1-et-2-copy/): Nicht nur in Hongkong und Hollywood dreht man Martial Arts-Filme. Gareth Evans, ein walisischer Regisseur, drehte 2012 und 2014 in Indonesien einen der überraschendsten Filme des Genres. Das Drehbuch liest sich wie die Handlung eines Videospiels. In Jakarta soll eine Spezialeinheit eine ganze Armee schießwütiger und brutaler Gangster, Dealer und Mörder dingfest machen, die sich in einem Wohnblock verschanzt haben. Der Gewalt- und Spannungslevel ist hoch, und bei dieser entfesselten Regie hält man als Zuschauer oft einfach die Luft an. - [Die Tragödie der Belladonna](https://www.vivelaculture.com/belladonna-copy/): Die Tragödie der Belladonna ist ein erotisch-psychedelischer Animefilm, der 1973 auf der Berlinale viele Kritiker verstörte. Basierend auf dem Roman von Jules Michelet La sorcière aus dem Jahr 1862 geht es um Jeanne, eine junge Bäuerin, die im Mittelalter kurz vor der Hochzeit von ihrem Fürsten und Herrn vergewaltigt wird, der sich das Recht der ersten Nacht herausnimmt. Völlig traumatisiert sinnt sie auf Rache und geht dafür einen Pakt mit dem Teufel ein. Dieses ungewöhnliche Werk schwelgt in Andeutungen an Schiele und Klimt und ist Teil der Gegenkultur mit Drogen-Sex-Rückehr zur Natur der 60er und 70er Jahre. In Frankreich gelangt […] - [Zatoichi](https://www.vivelaculture.com/zatoichi-copy/): Die mythische Figur eines blinden Schwertkämpfers durchzieht das japanische Film- und Fernsehschaffen seit Beginn der 1960er Jahre. 2003 nahm sich dann auch der Regisseur und Schauspieler Takeshi Kitano diesen blinden Masseur vor, der das Schwert beherrscht wie kein Anderer. Zatoichi wurde Kitanos größter Publikumserfolg und gewann den Preis für die Beste Regie beim Filmfestival in Venedig. - [Kill Bill](https://www.vivelaculture.com/kill-bill-copy/): Tarantino liebt das Gernekino. Italo-Western, Horror, Gangsterfilme, Blaxploitation oder westdeutsche Edgar-Wallace-Verfilmungen. Der ehemalige Videothekar hat alles gesehen und natürlich auch die breite Palette des asiatischen Kinos – vor allem Kung Fu und Wuxia. Bevor er Uma Thurman dann in beiden Teilen der Kill Bill-Filme die Hauptrolle gab, ließ er sie die Sergio Leone-Trilogie mit Clint Eastwood, aber auch Filme mit Bruce Lee anschauen. Und so ist sie dann wie Bruce Lee ganz in Gelb die Kämpferin und Rächerin, die sich an ihrem einstigen Liebhaber und Mentor Bill rächt. Den wiederum spielt kein Geringerer als David Carradine (Kung Fu). - [Kung Fu](https://www.vivelaculture.com/kung-fu-copy/): In dieser Kultserie spielt David Carradine (der Bruce Willis die Rolle wegschnappte) den chinesischen Shaolin-Mönch Kwai Chang Caine. Nach einem Kampf gegen einen hohen Würdenträger, der tödlich endet, muss der Mönch fliehen und landet Ende des 19. Jahrhunderts in den USA. Die Serie gilt heute als Kult, auch wenn sie damals nicht auf herausragende Einschaltquoten verweisen konnte. Mit drei Jahren Verspätung strahlte das ZDF die ersten 39 Folgen aus, und in Deutschland ist von den ursprünglich drei Staffeln auch nur die erste 2009 auf DVD erschienen. Schon in Pulp Fiction erwähnt Samuel Jackson Kung Fu. Und in Kill Bill spielte […] - [Ein Hauch von Zen](https://www.vivelaculture.com/a-touch-of-zen-2-copy/): Der 1969 gedrehte und erst zwei Jahre später fertiggestellte Wuxia-Klassiker Ein Hauch von Zen wurde erst 1975 beim Festival von Cannes gezeigt und als erster chinesischer Action-Film auch ausgezeichnet. Vor allem die epische Erzählweise und die atemberaubenden Kampfszenen gelten als bahnbrechend. Berühmt wurde die Actionszene im Bambuswald, die in späteren Wuxia-Filmen oft kopiert wurde. Ein Hauch von Zen inspirierte Ang Lee in Tiger and Dragon ebenso wie Zhang Yimou in House of Flying Daggers. - [The Killer](https://www.vivelaculture.com/the-killer-3-copy/): John Woo hat sich immer zu seinen europäischen Vorbildern wie Melville, Truffaut und Jacques Demy bekannt, aber auch zu den japanischen Yakuza-Filmen. Sein ultrabrutaler Klassiker The Killer (1989) mit 120 Film-Toten gilt als Wendepunkt des Hongkong-Kinos. Damit beeindruckte er Regisseure wie Quentin Tarantino. Wenn man dem Regisseur persönlich begegnet, trifft man auf einen sympathischen, höflichen Regisseur, der betont, kein Freund von Gewalt zu sein und dass es ihm in seinen Filmen um Freundschaft, Kameradschaft, Liebe und Romantik gehe. In seinen Filmen wie The Killer finden sich in den Schlüsselszenen oft weiße Tauben, die verschreckt davon fliegen, ein Symbol für Frieden, […] - [The Grandmaster](https://www.vivelaculture.com/the-grandmaster-2-copy/): Nach seinen melancholischen Meisterwerken wie In the Mood for Love und 2046 wollte sich Wong Kar Wai ähnlich wie Jahre vor ihm Ang Lee mit Tiger & Dragon den Traum erfüllen, einen Martial Arts-Film zu drehen. Und es war wohl auch kein Zufall, dass er die wichtige weibliche Hauptrolle mit Zhang Ziyi besetzte, die vorher in den Filmen von Ang Lee und Zhang Yimou schon Kämpferinnen verkörperte. Sein Film ist eine bildgewaltige Hommage an den Großmeister Ip Man und ein entschleunigter Martial Arts-Film, der hochstilisiert mit vielen Zeitlupen auf hervorragende Kampfchoreographien setzt. - [Asian Cinemas](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-du-cinema-asiatique-2-copy/): Welches Nischendasein das asiatische Kino in Deutschland fristet, erkennt man allein daran, dass es kein deutschsprachiges Lexikon oder Handbuch zu asiatischem Kino gibt. Dieses englischsprachige Standardwerk beleuchtet die ganz unterschiedlichen Kinematografien und Genres des asiatischen Filmschaffens. So werden die Filme des Japaners Ozu ebenso besprochen wie die Martial Arts-Eskapaden von Bruce Lee aus Hongkong. Aber auch das türkische Kino, Bollywood, Hindi-Melodramen, Godzilla-Filme oder die taiwanesischen und chinesischen Regisseure werden ausführlich gewürdigt. - [Enter The Wu-Tang](https://www.vivelaculture.com/enter-the-wu-tang-3-copy/): Die Hip Hop-Band „The Wu-Tang Clan“ veröffentlichte ihr erstes Album Anfang der 1990er Jahre in New York. Ihr Markenzeichen sind etwas düstere Texte und Ausschnitte aus Kung Fu-Filmen in Songs wie Wu Tang: 7th chamber, mächtiger Flow und Lust auf akustische Experimente. Angetrieben werden die Hip Hopper von RZA, dem Produzenten der meisten Titel dieser Gruppe. Neben ihrer Musik setzen „The Wu-Tang Clan“ auch auf ihr eigenes Mode Label Wu-Wear. Auf Amazon findet man heute zuerst ihre T-Shirts, erst danach ihre Songs. Das sagt viel über die Marketingstrategien heutiger Hip-Hop-Bands aus. - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai-2-copy/): Forest Whitaker spielt einen afroamerikanischen Killer, der sich selbst ganz der japanischen Samurai-Tradition verpflichtet fühlt, aber im Auftrag der italienischen Mafia mordet. Bis zu dem Tag; als sein Auftraggeber beschließt, ihn loszuwerden … Nun ist Jarmusch kein Action- und Genre-Regisseur, sondern ein klassischer Autorenfilmer, der seine Vorbilder im europäischen (Melvilles Samurai) und japanischen Kino sieht. Ein poetischer und melancholischer Abgesang auf das Genre des Auftragskillers, versehen mit dem hypnotisch-fetzigen Soundtrack des Rappers RZA und der Band Wu-Tang Clan. - [The Raid 1 et 2](https://www.vivelaculture.com/the-raid-1-et-2/): Les films inspirés par les arts martiaux ne sont plus l’apanage des studios de Hong Kong ou d’Hollywood. C’est un réalisateur gallois qui a réalisé en Indonésie, en 2012, l’une des meilleures surprises dans le genre. Le scénario ressemble à celui d’un jeu vidéo : à Jakarta, une unité de police de choc doit pénétrer un immeuble imprenable pour déloger une armée de malfrats, dealers, assassins… tous armés pour partir à la guerre. Mise en scène à couper le souffle. - [Belladonna](https://www.vivelaculture.com/belladonna/): Film inspiré du roman de Jules Michelet La Sorcière (1862), Belladonna est un film d’animation japonais qu’une poignée d’admirateurs considèrent comme un chef-d’œuvre érotico-psychédélique. Hayao Miyazaki lui-même (Princesse Mononoke, Le Vent se lève…) affirme que son art prend source dans Belladonna. Le film raconte l’histoire d’une jeune femme, Jeanne, sur le point de se marier, mais abusée par son seigneur qui exerce son droit de cuissage. Traumatisée, elle s’enfuit du village et pactise avec le Diable, afin de se venger de son suzerain, mais aussi des villageois qui l’ont laissé faire. Les thèmes du retour à la nature, des drogues […] - [Zatoichi](https://www.vivelaculture.com/zatoichi/): Le personnage de Zatoichi, le masseur aveugle expert dans le maniement du sabre, a été créé au début des années 60 au Japon, au cinéma puis à la télévision. En 2003, Takeshi Kitano a repris le personnage pour en faire son plus gros succès public et critique : Prix du meilleur réalisateur pour Takeshi Kitano et Prix du public au Festival de Venise 2003. - [Random Access Memories](https://www.vivelaculture.com/random-access-memories/): Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, Random Access Memories suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear…) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais Random Access Memories continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et […] - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick/): Roman d’aventure épique et philosophique, Moby Dick est reconnu comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale. Cette histoire d’une chasse à la baleine géante dépasse le simple récit d’aventures marines pour prendre une dimension mythique où l’homme (le capitaine Achab), obsédé par sa proie, sombre dans une sorte de folie obsessionnelle qui s’apparente à une quête mystique. Spielberg a souvent avoué s’être inspiré de ce livre pour Les Dents de la mer, une œuvre qui dépasse elle aussi le simple film à suspense pour se transformer, dans toute sa seconde moitié, en une aventure humaine proche de la fable […] - [Les Aventuriers de l’arche perdue](https://www.vivelaculture.com/les-aventuriers-de-larche-perdue/): Au début des années 1980, deux grands enfants, Lucas et Spielberg, créent le personnage d’Indiana Jones. Cet aventurier archétypal incarné par Harrison Ford s’inspire d’une multitude personnages de cinéma, de télévision (Zorro), de littérature et de bande-dessinées (Tintin) qui ont baigné l’enfance des deux réalisateurs. Ses aventures seront déclinées en séries télé, BD, jeux vidéos et en feront l’un des plus grands héros de la culture populaire de tous les temps. Spielberg réalisera entre 1981 et 2008 les quatre films de la saga, et – signe d’un succès inoxydable – en prépare un cinquième pour 2014. - [Les Effets spéciaux](https://www.vivelaculture.com/les-effets-speciaux/): Les effets spéciaux n’ont pas attendu l’avènement de l’ordinateur pour envahir les écrans de cinéma. Ils sont tout simplement liés à l’histoire du septième art depuis son invention. Ce petit ouvrage simple et synthétique, dû à une sociologue française, est passionnant parce qu’il ne se contente pas de nous raconter l’histoire des effets spéciaux, d’en faire la liste, ni d’en détailler les prouesses techniques; il s’interroge également sur leur fonction et sur « l’effet » qu’ils produisent sur le spectateur, dans une réflexion globale sur le cinéma d’hier et d’aujourd’hui. - [Spielberg Williams Collaboration](https://www.vivelaculture.com/spielberg-williams-collaboration/): Le compositeur John Williams a rencontré Spielberg en 1972 et signé depuis toutes les musiques de film du réalisateur (à l’exception de celle de La Couleur Pourpre, due à Quincy Jones). 25 films, un invraisemblable nombre d’Oscars et de nominations (43 avec Lincoln !), le succès est chiffrable, mais cette réussite est également artistique : en quelques notes, Williams marque les films de Spielberg d’une empreinte indélébile. Du thème angoissant des Dents de la mer (dont le réalisateur attribue « 50% du succès » au compositeur !) à la mélodie jouant un rôle de premier plan dans Rencontres du troisième type, Williams a, selon Spielberg, […] - [Dictionnaire Spielberg](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-spielberg/): L’un des ouvrages les plus complets sur le réalisateur est dû à un universitaire… français. Et c’est là tout l’intérêt de ce travail de cinéphile : Clément Safra ne se laisse pas impressionner par les chiffres qui encombrent la plupart des livres et articles dédiés à Spielberg, mais considère son œuvre comme un tout, y cherche – et y trouve – une cohérence artistique, loin des clichés habituels sur le succès du cinéaste et des classifications simplistes de ses films. Un « dictionnaire » à la fois informatif, documenté et surprenant. - [Super 8](https://www.vivelaculture.com/super-8/): J.J. Abrams, petit génie hollywoodien de la réalisation, est à la fois un descendant et un protégé de Spielberg. Créateur de Lost : Les Disparus, il a réalisé plusieurs films dans la lignée de ceux de son maître comme Mission Impossible 3, Star Trek, et surtout ce Super 8, son œuvre la plus originale, produite par Spielberg lui-même. Cette histoire de monstre venu de l’espace dont l’armée cherche à cacher l’existence vaut surtout par la description fortement autobiographique de la bande de gamins passionnés de cinéma qui tournent en amateur des films Super 8 de science-fiction (avant que la « réalité » ne […] - [Le Festival de Cannes](https://www.vivelaculture.com/le-festival-de-cannes/): Cannes, le plus prestigieux festival du cinéma au monde, est aussi un rassemblement de stars, de grands couturiers et de photographes à l’affût d’images glamour. Les photos d’Emanuele Scorcelletti, prises lors de la 60ème édition du festival, sont exceptionnelles parce qu’elles illustrent à la fois un monde qui fait rêver (montée des marches, grands hôtels de luxe) et ses coulisses, avec une justesse fascinante. La célèbre photo de Sharon Stone qui orne la couverture de ce bel ouvrage a valu à son auteur le prix World Press en 2003. - [Minority Report](https://www.vivelaculture.com/minority-report/): Philip K. Dick (1928-1982) était un vrai génie d’une science-fiction hallucinée où la perception humaine de la réalité, déformée par la folie ou les drogues, était au centre de récits vertigineux. Ecrivain culte de son vivant, il est aujourd’hui l’un des auteurs de SF les plus adaptés par Hollywood, avec notamment Blade Runner de Ridley Scott (sorti juste après sa mort en 1982), Total Recall de Paul Verhoeven (1990) et Minority Report de Steven Spielberg (2002). Ces deux derniers sont adaptés de nouvelles que l’on retrouve dans ce recueil, excellente introduction à l’œuvre de K. Dick, avant de se plonger […] - [Le Secret de la licorne](https://www.vivelaculture.com/le-secret-de-la-licorne/): De Bruxelles à Hollywood : dès 1983, Spielberg obtient l’accord d’Hergé, quelques mois avant la mort du dessinateur, pour adapter son Tintin à l’écran. Le film tiré du Secret de la licorne, l’un des meilleurs albums de Tintin, premier volet d’une trilogie à venir, mettra plus de vingt ans à se faire, sortant finalement en 2011. C’est le premier film de Spielberg en 3D et il est très bien accueilli. Le réalisateur a toujours reconnu l’influence de cette bande-dessinée, notamment sur sa saga Indiana Jones. De l’aventure, de l’humour, un parfum d’enfance et d’innocence dans un monde très masculin : ces deux […] - [Les 400 coups](https://www.vivelaculture.com/les-400-coups/): Le premier long métrage de François Truffaut marque – avec A Bout de souffle de Jean-Luc Godard – les débuts de la Nouvelle Vague. Liberté de ton (la censure frappe le film, avant de faire machine arrière), de réalisation (tournages en extérieur, caméra à l’épaule), de choix des sujets : c’est une réelle bouffée d’air pur pour le 7ème art, qui ne sera plus jamais tout à fait comme avant. Le film remporte le Prix de la mise en scène à Cannes en 1959 avant d’influencer Hollywood et notamment Spielberg, dix ans plus tard. - [Le Nouvel Hollywood](https://www.vivelaculture.com/le-nouvel-hollywood/): Coppola, Lucas, Scorsese, Spielberg… la révolution d’une génération. De la fin des années 1960 à celle de la décennie suivante, le cinéma américain a vécu des années passionnantes et donné naissance à quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre, en prise avec leur époque rebelle. De jeunes réalisateurs, scénaristes et acteurs tels Scorsese, Coppola, Nicholson, De Niro et des dizaines d’autres ont secoué le cocotier et révolutionné un système encore aux mains de vieux barbons ayant connu les débuts du cinéma parlant. Ce livre raconte cette folle histoire qui finit mal, dans la pure tradition des films de ce « Nouvel Hollywood » […] - [Rencontres du troisième type](https://www.vivelaculture.com/rencontres-du-troisieme-type/): Avec Les Dents de la mer, Spielberg a gagné le droit de faire ce qu’il veut, y compris réaliser un vieux rêve : tourner un film de science-fiction racontant la rencontre d’hommes ordinaires et d’extraterrestres, sur un fond classique de paranoïa scientifique et militaire… Sorti juste après La Guerre des étoiles de son ami et collaborateur Georges Lucas, Rencontres du troisième type obtient lui aussi un immense succès. Typique de l’esthétique de Spielberg à cheval sur deux mondes, ce film bénéficie à la fois d’une débauche d’effets spéciaux révolutionnaires et de la présence à l’écran de son idole absolue, François Truffaut, […] - [Les Dents de la mer](https://www.vivelaculture.com/les-dents-de-la-mer/): Dès son second film, fameuse histoire de la chasse au requin géant qui terrorise une station balnéaire, Spielberg casse la baraque… et les espoirs de beaucoup de révolutionner le système hollywoodien. Jaws, qui est à l’époque le plus grand succès de l’histoire du cinéma (et encore aujourd’hui l’un des films les plus rentables de tous les temps), marque effectivement le début de la fin du « Nouvel Hollywood », dont un des pionniers, Peter Bogdanovitch, déclarera : « Les Dents de la mer a signé l’arrêt de mort des films artistiques, à petits budgets. Ils ont tout simplement oublié comment les faire. Cela ne […] - [Sugarland Express](https://www.vivelaculture.com/sugarland-express/): Ce premier véritable film de cinéma de Spielberg (Duel étant à l’origine un téléfilm) est plus proche de Bonnie and Clyde et d’Easy Rider, œuvres fondatrices du « Nouvel Hollywood », que tous les autres longs métrages du réalisateur. Ce sera également son seul film présenté en compétition à Cannes et l’un de ses rares échecs commerciaux ! Aucun film de Spielberg ne figurera plus jamais dans la sélection officielle. Michel Ciment, célèbre critique de cinéma, affirme ainsi que « Steven Spielberg n’a pas un profil qui coïncide avec Cannes » et que s’il n’a plus jamais été sélectionné, c’est qu’il a fait « beaucoup de blockbusters […] - [Under Fire](https://www.vivelaculture.com/under-fire/): Under Fire s’inspire d’un fait divers : en 1979, pendant la guerre civile du Nicaragua un reporter américain de la chaîne de télévision ABC, Bill Stewart (incarné à l’écran par Gene Hackman), était abattu par des soldats du dictateur Somoza, l’allié des États-Unis, sous l’œil d’une caméra. Les terribles images de cette tragédie allaient violemment émouvoir l’opinion américaine et – contre toute attente – faire pencher la balance en faveur des rebelles sandinistes, modifiant ainsi le cours d’une histoire qui semblait pourtant écrite. - [Essential Killing](https://www.vivelaculture.com/essential-killing/): Un Afghan est capturé par les forces spéciales américaines et transféré dans un centre de détention secret, dont il finit par s’échapper. Commence alors pour cet étrange moudjahid une longue et terrible cavale… Un terroriste mystérieux (formidablement incarné par Vincent Gallo), une armée « clandestine », sans existence officielle, et des forêts sous la neige : le réalisateur Jerzy Skolimowski (Deep End, Travail au noir) signe une époustouflante allégorie sur le combat d’un homme seul contre tous. - [Ma cavale](https://www.vivelaculture.com/ma-cavale/): Certains crimes ne peuvent rester impunis. L’écrivain de romans policiers Cesare Battisti en a fait l’amère expérience. Alors qu’il a refait sa vie en France, et s’impose comme un bon écrivain de polars, son passé le rattrape soudain. La justice italienne l’accuse d’avoir commis en 1978 et 1979 deux assassinats alors qu’il était membre de l’organisation terroriste d’extrême gauche PAC (Prolétaires Armés pour le Communisme). Comme Jim Grant, Cesare Battisti devra prendre la fuite en 2004 et se réfugiera au Brésil où il sera finalement arrêté. Ce livre raconte sa cavale. - [Les Passagers de la nuit](https://www.vivelaculture.com/les-passagers-de-la-nuit/): Condamné à perpétuité pour le meurtre de son épouse, un homme s’évade de prison et échappe à la police grâce à la complicité d’une jeune femme persuadée de son innocence. Sous une nouvelle identité (et avec un nouveau visage grâce à une opération esthétique), le taulard en cavale va alors essayer de retrouver le véritable coupable. Un classique du film noir, tourné en partie en caméra subjective, réunissant pour le meilleur et pour le pire un des couples les plus fameux de l’écran, Lauren Bacall/Humphrey Bogart. - [L’Anglais](https://www.vivelaculture.com/langlais/): Après neuf ans de prison, « l’Anglais » (joué par un Terence Stamp franchement inquiétant) débarque à Los Angeles et écume les bas-fonds de la ville, bien décidé à venger sa fille, visiblement victime d’un vieux requin du show-business. Que le suspect ait les traits de Peter Fonda, l’ancien motard hippie de Easy Rider, véritable symbole de l’utopie des années soixante (avec sa sœur Jane), n’a rien d’anodin : dans le film de Soderbergh, l’icône de la contre-culture incarne la chute morale des idéalistes révolutionnaires des années soixante, devenus avec le temps de sombres et cyniques personnages. - [De la contestation en Amérique](https://www.vivelaculture.com/de-la-contestation-en-amerique/): La contestation en Amérique sonne le grand réveil de tout un pays : le radicalisme noir, le féminisme, l’antimilitarisme, la lutte du peuple indien pour ses droits, mais aussi la musique comme vecteur de contestation, à travers le rock et les immenses festivals de plein air (de Woodstock, l’apogée, à Altamont, le chant du cygne) secouent violemment le conservatisme de l’époque. Cette étude revient sur tous ces éléments qui ont construit les sixties outre-Atlantique. - [Guitar Army](https://www.vivelaculture.com/guitar-army/): Rock Revolution, Motor City, MC5 et les White Panthers. En 1968 naît le parti antiraciste et socialiste White Panthers, en écho aux Black Panthers. À Detroit, l’un de ses fondateurs, John Sinclair, manager du MC5 et grand fan de free jazz, s’impose comme le chef de file d’un mouvement activiste qui concentre toutes les valeurs de la contre-culture de l’époque (amour libre, drogue, paix…). Emprisonné pour détention et consommation de marijuana, Sinclair (soutenu par John Lennon et Yoko Ono) écrit alors, sous l’égide de Lénine et de Mao, ce manifeste de la révolution White Panther, devenu depuis un classique. - [Subterranean Homesick Blues](https://www.vivelaculture.com/subterranean-homesick-blues/): D’où vient le nom de « Weather Underground » ? D’une célèbre chanson de Bob Dylan, « Subterranean Homesick Blues », citée intégralement dans le roman de Neil Gordon : « Tu n’as pas besoin d’un monsieur météo (weatherman) pour savoir d’où vient le vent ». Ce terme de « monsieur météo » inspira les activistes de la gauche radicale et futurs terroristes. Il est vrai que Dylan fut bien un baromètre pour le mouvement révolutionnaire des années soixante et soixante-dix. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland-2/): Le soldat Brody, emprisonné en Irak pendant quelques années, a-t-il été retourné par ses ravisseurs islamistes ? Prépare-t-il un attentat sur le sol américain ? C’est en tout cas ce que pense l’agent Carrie Mathison. Mais peut-on lui faire confiance ? Entre fantasme paranoïaque et terrible réalité, la démoniaque série Homeland vient brouiller les cartes et remuer un malaise planétaire vis à vis du terrorisme, guerre aveugle, opaque, sans armée ni visage. - [Transes](https://www.vivelaculture.com/transes/): En 1974, la petite fille du magnat de la presse William Randolph Hearst est enlevée par un groupe d’extrême gauche américain, l’Armée de libération symbionaise. Quelques mois plus tard, arme au poing, la jeune femme est filmée par une caméra de surveillance en train de braquer une banque. L’écrivain Christopher Sorrentino s’inspire de ce fait divers qui enflamma l’Amérique (Patty Hearst, finalement arrêtée, sera condamnée à sept ans de prison, puis graciée par le président Carter) pour évoquer la dérive des idéaux révolutionnaires vers une radicalité flirtant avec la délinquance. - [Les Envahisseurs](https://www.vivelaculture.com/les-envahisseurs/): « Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva ! »… Ainsi s’ouvre chaque épisode (43 pour être précis) de la série culte Les Envahisseurs qui fit trembler les États-Unis lors de sa diffusion, en 1967. Les extraterrestres que traque le témoin de la nuit, David Vincent, ont une apparence humaine, et se font juste repérer à leur petit doigt dressé vers le ciel (« maison » ?). Et personne n’est vraiment dupe : dans l’Amérique de l’époque, il n’est pas difficile d’imaginer qu’ils ont tous dans la poche leur carte tamponnée du Parti communiste soviétique, […] - [Le Dernier d’entre nous](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-dentre-nous/): Si Sous surveillance est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, Le Dernier d’entre nous évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux. - [Les Hommes du président](https://www.vivelaculture.com/les-hommes-du-president/): C’est l’un des grands thrillers politiques de la carrière de Robert Redford, tourné avec un autre monstre sacré du cinéma hollywoodien des années 1970, Dustin Hoffman. Comme pour Les Trois Jours du Condor et Sous surveillance, le film de Pakula respecte les objectifs fixés : énoncer des idées fortes sans rien perdre du pur divertissement. Il s’intéresse ici au « quatrième pouvoir », la presse, et raconte plus ou moins fidèlement comment les deux journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, ont révélé le scandale du Watergate. Un suspens tout en sobriété. - [Les Six Jours du Condor](https://www.vivelaculture.com/les-six-jours-du-condor/): En 1974, Nixon démissionne, suite à la désastreuse affaire du Watergate. C’est dans ce contexte que James Grady, un ancien journaliste du Washington Post, publie son fameux best-seller Les Six Jours du Condor. Un homme, modeste employé dans un bureau de la CIA, doit fuir des ennemis invisibles bien décidés, sans raison apparente, à le tuer. Le roman sera adapté l’année suivante au cinéma par Sydney Pollack (et réduit au passage de trois jours) avec un Robert Redford en caban, bonnet vissé sur le crâne, courant comme un lapin pour fuir d’implacables tueurs. - [Sous surveillance](https://www.vivelaculture.com/sous-surveillance/): Peut-on échapper à son passé ? C’est ce que Jim Grant (joué par Robert Redford lui-même), avocat respectable, aura longtemps cru jusqu’à ce qu’un jeune journaliste ambitieux révèle sa véritable identité et le force à une folle cavale : Grant est en fait un ancien terroriste du Weather Underground, groupe fondé en 1969, impliqué dans un braquage sanglant il y a une trentaine d’années. Entouré de quelques « vieux de la vieille » (Julie Christie, Susan Sarandon et Nick Nolte), Robert Redford réalise un bon film d’action de facture très classique. - [Voodoo](https://www.vivelaculture.com/voodoo/): En tendant l’oreille aux albums de Phoenix, des influences se dégagent : le rock des années quatre-vingts bien sûr, le son West Coast évidemment, mais aussi les productions R&B et hip hop de Michael Jackson, Dr. Dre, Timbaland et leur favori du genre, D’Angelo, dont ce Voodoo gorgé de groove, de soul et de mysticisme fut enregistré dans le studio Electric Lady de Jimi Hendrix. Un album fascinant qui n’a toujours pas de successeur 13 ans après, son auteur ayant épousé la trajectoire d’Icare en sombrant dans une dérive paranoïaque peu après son enregistrement. - [La fille aux cheveux clairs](https://www.vivelaculture.com/la-fille-aux-cheveux-clairs/): En 13 ans d’existence, Phoenix a écrit cinq albums et composé plus d’une cinquantaine de chansons. Mais à ce jour, aucune n’a été écrite en français. « Écrire en français, on n’a rien contre. Mais c’est moins facile, plus exigeant. Si ça se fait un jour, tant mieux », expliquait récemment le bassiste Deck D’Arcy. En attendant, c’est une chanson de Johnny que le groupe reprend sur scène : « La fille aux cheveux clairs », un titre qui donne un aperçu prometteur des horizons que les Versaillais pourraient explorer s’ils chantaient dans leur langue natale… - [Can’t Buy a Thrill](https://www.vivelaculture.com/cant-buy-a-thrill/): Originaires de la côte Est, Donald Fagen et Walter Becker émigrent vers la terre promise californienne où leur rock teinté de latin jazz, de funk, de blues et de pop limpide trouve un contexte plus propice pour s’épanouir. La magie opère dès Can’t Buy a Thrill, leur premier album enregistré en 1972. Le brassage des genres se double de mélodies laid back serties dans un entrelacs d’harmonies et d’arrangements aussi complexes que sensuels. - [David Hockney](https://www.vivelaculture.com/david-hockney/): Peintre et photographe anglais installé en Californie, David Hockney mêle pop art et art figuratif dans les années soixante avant que ses toiles ne reprennent le plus souvent des thèmes autobiographiques (personnes, lieux, paysages). Mais que dire de cette série de toiles que lui suggéra Warhol et qui évoquent le dépliant d’une Californie rêvée ? Soleil, palmiers, ciel immaculé… Ses incontournables piscines bleues symbolisent un mode de vie de luxe, de langueur et de volupté – des toiles dont la stylisation pop figure un monde figé où rôde le désir. - [Wolfgang Amadeus](https://www.vivelaculture.com/wolfgang-amadeus/): Sorti en 2009, le quatrième album de Phoenix fait basculer le groupe dans une autre dimension en même temps qu’il rend justice à un groupe dont l’impeccable discographie n’avait sans doute jamais atteint un tel niveau de perfection pop sur la longueur d’un album. Les Versaillais ont digéré les différentes composantes qui constituaient leurs précédents opus (soft rock, rock progressif, funk) pour parvenir à une forme d’excellence, alternant entre énergie cool et mélancolie légère avec une étourdissante décontraction. - [Marie-Antoinette](https://www.vivelaculture.com/marie-antoinette/): En 2006, Sofia Coppola tournait Marie-Antoinette, s’inspirant très librement de la vie de l’archiduchesse d’Autriche devenue reine de France – et s’abstenant de raconter les dernières heures de celle qui fut guillotinée le 16 octobre 1793 sur la place de la Révolution. Une évocation intimiste et stylisée de la vie d’une pauvre petite fille riche embastillée dans la cour de Versailles dans un XVIIIème siècle revisité pop : Gang of Four, New Order, Strokes, Aphex Twin et… les membres de Phoenix reconvertis en musiciens de menuet. - [Homework](https://www.vivelaculture.com/homework/): En 1992, à Versailles, trois jeunes étudiants – Laurent Brancowitz alias Branco, futur guitariste de Phoenix, et Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, futurs Daft Punk – créent Darlin’, une formation éphémère qui édite un unique single avant que ses membres ne s’envolent vers le succès que l’on sait. Mais si les chemins de Phoenix et Daft Punk ont pris des trajectoires musicales différentes, les affinités demeurent, et le 20 octobre 2010, lors du final de la tournée de Phoenix au Madison Square Garden, les Daft Punk apparaissent en guest stars, déclenchant l’hystérie générale avec une version stratosphérique de « Around […] - [Amadeus](https://www.vivelaculture.com/amadeus/): Sur le premier single de leur quatrième album, Phoenix évoquait Liszt, « la première rock star de l’Histoire » qui déchaînait les foules partout où il passait. Mais le nom de l’album faisait bien sûr explicitement référence au génie de Salzbourg : « Mozart, c’est l’icône européenne absolue. On a voulu faire comme Warhol, on a pris une icône pour la détruire en la mettant dans un contexte complètement inattendu. C’est notre pop art à nous… », expliquait le guitariste Christian Mazzalai à l’occasion de la sortie de Wolfgang Amadeus Mozart. - [Le Langage secret de la Renaissance](https://www.vivelaculture.com/le-langage-secret-de-la-renaissance/): Et si tous les génies de la pop music (Brian Wilson, Phil Spector, Andy Partridge, etc.) avaient dû répondre aux principes de l’architecture pour structurer leur pensée, mettre de l’ordre dans leurs idées ? « Moi, j’adore quand l’art et les mathématiques se mélangent, s’enthousiasme Branco, le guitariste de Phoenix. Comme dans l’architecture de la Renaissance, tu sais qu’il y a des formules derrière. Pour moi c’est la combinaison ultime, j’ai l’impression que c’est là que réside la vérité. On a pas mal utilisé ça pour l’album Wolfgang Amadeus Phoenix. » - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou/): Dans Musicvision, le documentaire consacré à l’univers musical de Phoenix, il y avait – en bonne place entre Curtis Mayfield, les Beach Boys et Kenny Rogers entre autres – un certain Serge Gainsbourg. Soit celui qui a (ré)inventé la pop française et inspiré des héritiers aussi divers que Bashung, Daho, Darc, Biolay ou encore Air, et donc Phoenix, qui se sont tous déniaisés au son de celui qui avait repoussé les frontières de la chanson française au contact des musiciens de Bowie et Marley notamment. - [Tusk](https://www.vivelaculture.com/tusk/): Moqués par la nouvelle vague qui voyait en eux les symboles d’une génération à abattre, les dinosaures de Fleetwood Mac font aujourd’hui l’objet d’une réhabilitation méritée au regard de quelques albums soft rock qui se bonifient avec le temps. Après Fleetwood Mac (1975) et Rumours (1977) – qui reste aujourd’hui l’un des albums pop les plus vendus de l’Histoire –, le groupe passe deux années à enregistrer Tusk, un monumental double album (20 titres) qui explore de nouveaux horizons, entre rock’n’roll rageur, folk rock psychédélique et berceuses féeriques, pour étrangement finir par évoquer le puzzle du … White Album des […] - [Smile](https://www.vivelaculture.com/smile/): Odes à l’enfance, à l’innocence et à la dolce vita californienne, les chansons des Beach Boys se voulaient des « symphonies adolescentes adressées à Dieu » et, de fait, leurs pop songs gorgées d’harmonies vocales complexes et de lignes mélodiques renversantes sont, aujourd’hui encore, une source d’émerveillement intacte. Enregistré entre 1966 et 1967, et jamais édité avant 2011, l’album Smile est le trésor perdu et retrouvé d’un groupe de frangins qui avaient trouvé l’élixir de la jeunesse éternelle dans leurs créations. Une utopie après laquelle la pop music court toujours cinquante plus tard… - [La pêche à la truite en Amérique](https://www.vivelaculture.com/la-peche-a-la-truite-en-amerique/): Écrivain phare de la contre-culture américaine, Richard Brautigan lançait ses récits en l’air comme on le fait d’un chapeau et ils retombaient toujours sur leurs pattes sans que l’on ait vraiment compris comment il avait fait. Composé d’une cinquantaine de textes courts, sans réels début ni fin, mais avec force digressions et ruptures de rythme, La pêche à la truite en Amérique ressemble à un carnet de voyage imaginaire, écrit dans un style faussement naïf et désinvolte qui figure à merveille l’innocence perdue et le vide de l’existence dans la douce indifférence du monde. - [John, The Wolf King of L.A.](https://www.vivelaculture.com/john-the-wolf-king-of-l-a/): Inventeur avec quelques autres de la sunshine pop au sein de The Mama’s & The Papa’s, John Phillips délaisse le soleil pour l’ombre avec ce premier album solo mélancolique qui correspond à l’implosion de son couple et fait dans le même temps figure de testament du Summer of Love : une collection de chansons désenchantées et infectieuses servies par des arrangements éblouissants, entre country folk, soul et gospel, et exécutés par le backing band d’Elvis. Masterpiece. - [Bankrupt](https://www.vivelaculture.com/bankrupt/): Après quatre ans de silence, les Versaillais reviennent tels qu’en eux-mêmes, mais fatalement transformés par le succès planétaire de Wolfgang Amadeus Phoenix. Quelle direction prendre après avoir tutoyé les sommets ? Thomas Mars et sa bande ont choisi de faire (presque) comme si de rien n’était et de reprendre les choses où ils les avaient laissées avant d’enregistrer Wolfgang… Soit une collection de pop songs parfois exaltantes, souvent éclatantes, qui viennent confirmer Phoenix comme l’une des toutes meilleures formations de l’époque. - [Black feminism](https://www.vivelaculture.com/black-feminism/): Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000. Parue en 1982, cette anthologie du féminisme noir américain sous toutes ses formes (y compris lesbien) réunit des articles de différents chercheurs évoquant les limites de la lutte des femmes pour leur libération et dénonçant le racisme d’un féminisme blanc à l’égard des Noirs. Des textes éloquents, à mettre en perspective avec les lyrics d’une musique noire qui n’a que rarement la langue dans sa poche. - [Survivor](https://www.vivelaculture.com/survivor/): Quand Beyoncé créé en 1997, avec LaTavia Roberson, Kelly Rowland et LeToya Luckett, le groupe Destiny’s Child sous la direction de son père Mathew, elle n’est encore qu’une adolescente. Elle prendra les commandes du trio trois ans plus tard, au point même d’être comparée à Diana Ross, la chanteuse des Supremes. On trouve déjà dans le troisième disque de Destiny’s Child, Survivor, les thèmes fétiches et populaires de Beyoncé, son regard ironique et provocateur sur les hommes, son affirmation d’une certaine indépendance féminine. - [Shock Value](https://www.vivelaculture.com/shock-value/): Aujourd’hui plus connu comme producteur de Beyoncé et de Madonna, le rappeur de Virginie Timbaland a jadis livré quelques solides albums solo. Shock Value, son second disque, est aujourd’hui considéré comme un classique. Électronique et pop, gorgé de samples (Nina Simone, Kool And The Gang…), rempli d’invités « people » en vue comme Nelly Furtado ou Justin Timberlake, il mêle avec efficacité le rap, le R&B, la soul, et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Yo ! - [Austin Powers dans Goldmember](https://www.vivelaculture.com/austin-powers-dans-goldmember/): Bien avant Jean Dujardin et OSS 117, le super agent secret type James Bond a été parodié dans la série des films Austin Powers. Le héros, photographe de mode le jour, et espion la nuit, traque son ennemi juré, le docteur Denfer (accompagné de son clone le Mini-Moi dans quelques scènes d’anthologie). Tout l’intérêt de ce troisième volet fort drôle tient une fois de plus au regard amusé sur les années soixante que symbolise Austin Powers, sorte d’obsédé sexuel virevoltant dans un Swinging London fantasmé, et à la richesse d’un casting où l’on retrouve ici Beyoncé, « charmante en fille putative de Pam […] - [The Life and Times of S.Carter Vol. 3](https://www.vivelaculture.com/the-life-and-times-of-s-carter-vol-3/): La trilogie de Jay-Z – Shawn Corey Carter au civil – l’aura imposé comme l’un des meilleurs rappeurs de son temps. Si les fans de hip hop lui reprochent d’être trop commercial, la critique loue une œuvre à la fois douce et mordante, et apprécie ce rap de rue harmonieusement (et génialement) arrangé à grand renfort d’amples orchestrations. Jay-Z a su profiter de sa complicité avec des producteurs habiles comme Timbaland, qui collaborera avec sa future femme, Beyoncé. Une histoire de famille. - [Foxy Brown](https://www.vivelaculture.com/foxy-brown/): À la fin des années 1960, le mouvement « blaxploitation » revalorise l’image du Noir américain au cinéma. Des réalisateurs comme Gordon Parks (Shaft) et Melvin Van Peebles en sont les ambassadeurs. L’un de ces films funky les plus connus est Foxy Brown de Jack Hill. Cette gloire est surtout due à son actrice sexy Pam Grier, incarnant une femme noire fière et conquérante, qui se fait passer pour une prostituée pour venger l’assassinat de son fiancé par des gangsters. Future égérie de Quentin Tarantino, Pam Grier deviendra un modèle pour de jeunes générations de black sex symbols pas très décidées à […] - [Femmes, race et classe](https://www.vivelaculture.com/femmes-race-et-classe/): Proche des Black Panthers, Angela Davis a milité contre la guerre du Vietnam durant les années soixante, connu la prison, et surtout, a porté haut les couleurs du féminisme. Dans son livre, Femmes, race et classe, elle raconte l’histoire de ce combat, le mêlant à la lutte des classes et au mouvement de libération des Noires. Un livre fondateur. Pour la petite histoire, lorsqu’en 2009, le cinéaste Rachid Bouchareb envisage de tourner un biopic sur la vie d’Angela Davis, il songe sérieusement à engager Beyoncé pour interpréter l’icône noire. Le projet ne verra pas le jour. Dommage. - [Pimp](https://www.vivelaculture.com/pimp/): Peu de proxénètes ont raconté leur vie, du moins avec autant de flamboyance et de style. Iceberg Slim, né à Chicago en 1918, signe avec ce livre aux allures de lyrics de gangsta rap un récit autobiographique éloquent, un manuel du parfait maquereau, et une collection de portraits de femmes hauts en couleur. Pimp aura un grand impact sur la communauté noire, au point que le rappeur Ice-T empruntera son nom à Iceberg Slim, et que Jay-Z, dans l’une de ses chansons, « So Ghetto » (bien avant sa rencontre avec Beyoncé), le mentionnera avec respect. - [River Deep, Mountain High](https://www.vivelaculture.com/river-deep-mountain-high/): Au milieu des années 1960, Ike et Tina Turner comprennent qu’ils ne pourront pas éternellement jouer ce rhythm & blues rugueux et sexy qui est leur marque de fabrique. Ils décident alors de s’en remettre au producteur arrangeur Phil Spector, grand magicien d’un son grandiose ; scintillant et baroque, River Deep, Mountain High sera le sommet de leur carrière artistique. Un pur chef-d’œuvre, contrastant avec une vie conjugale désastreuse marquée par les violences d’un Ike Turner irascible et défoncé. Le couple se séparera dix ans plus tard. Tina connaîtra alors la lumière à travers la carrière qu’on lui connaît. Ike, lui, […] - [Ella and Basie !](https://www.vivelaculture.com/ella-and-basie/): Ella Fitzgerald est la grande star du jazz vocal. Sa manière de swinguer, de « scater », sa bonne humeur artistique, lui ont assuré l’amour d’un large public. Pendant presque un demi-siècle, elle a enchanté les salles de concerts prestigieuses, et les festivals importants, aux États-Unis et en Europe. En 1963, elle sortait un album avec l’orchestre de Count Basie, arrangé par Quincy Jones, devenu un classique du jazz. Beyoncé l’a citée comme l’une de ses influences majeures. - [4](https://www.vivelaculture.com/4/): Le quatrième album de Beyoncé marque une nouvelle étape dans sa carrière. Plus sexy que jamais sur la pochette, la star pose en manteau de fourrure, dans une image chic et luxueuse qui pourrait être celle d’un magazine de mode. Dès le premier morceau, elle chante l’amour, appuie ses effets mélos, pour se rapprocher du R&B des années 1980, version Jackson Five. Après des débuts hésitants, 4 s’écoule à plus de trois millions d’exemplaires et permet à la chanteuse de préserver son statut de diva. - [Good Girl Gone Bad](https://www.vivelaculture.com/good-girl-gone-bad/): Plus jeunes que ses deux concurrentes, Alicia Keys et Beyoncé, Rihanna, née en 1988 à la Barbade, connaît une célébrité tout aussi rapide, conquérant un public émoustillé par ses tenues sexy (tendance fétichiste) et son habile mélange de pop dance et de R&B. Chanteuse de tous les records (que ce soit les singles vendus ou le milliard de vidéos vues sur You Tube), la belle est moins chanceuse en amour, et se fait violemment dérouiller par son fiancé Chris Brown en 2009. Le chanteur sera poursuivi pour coups et blessures, et Rihanna mettra plusieurs mois à s’en remettre. Ce qui […] - [Songs in A Minor](https://www.vivelaculture.com/songs-in-a-minor/): En 2001, Alicia Keys sort son premier album, Songs in A Minor, qui se vend à plus de douze millions d’exemplaires. Elle annonce l’âge d’or du R&B, de la nu soul, une brèche dans laquelle s’engouffrent d’autres chanteuses, en particulier sa rivale (mais amie) Beyoncé. Les deux femmes, toutes deux nées en 1981, publiées par la même maison de disques Columbia, partageront en 2009 le morceau « Put It in a Love Song », affirmant ainsi leur familiarité artistique. - [Thriller](https://www.vivelaculture.com/thriller/): « On a écrit une page d’histoire tous les deux. C’est la première fois qu’un jeune Noir gagnait les cœurs du monde entier, de huit à quatre-vingts ans. Ça faisait tomber bon nombre d’énormes barrières », écrit le producteur de Thriller, Quincy Jones, dans ses Mémoires. Le chef-d’œuvre de Michael Jackson balaie le funk, la soul, le rhythm & blues, le disco. Il influencera bien des artistes blancs et noirs, de Rick James à Justin Timberlake, et Beyoncé s’est même inspirée de la ligne de basse de « Beat It » pour l’une de ses chansons les plus connues, « Sweet Dreams ». - [Handsworth Revolution](https://www.vivelaculture.com/handsworth-revolution/): Dr. Feelgood, via Wilko Johnson, a toujours aimé le reggae, et le reggae lui a bien rendu. Bob Marley a même écrit un titre fameux (« Punky Reggae Party ») où il rend hommage (entre autres) au « Docteur ». Au moment où sort Down By The Jetty, la scène reggae anglaise est en pleine explosion, à l’image de l’excellent groupe Steel Pulse, formé en 1975 du côté de Birmingham, une des plus grandes villes du pays, une des plus dures et une des plus métissées, comme par hasard. - [La Loi du milieu](https://www.vivelaculture.com/la-loi-du-milieu/): Un tueur professionnel travaillant pour la pègre londonienne (l’impeccable Michael Caine, chic et brutal à souhait, aux côtés d’une Britt Ekland – alors égérie des rock stars – divinement vulgaire et sexy) rentre chez lui, à Newcastle, pour faire un brin de ménage après la mort de son frère… Un film culte de Mike Hodges sur l’âpreté des villes du Nord de l’Angleterre, adapté d’un des plus grands polars de l’époque, Get Carter, de l’injustement mésestimé Ted Lewis. - [Sniffin’ Glue And Other Rock’n’Roll Habits](https://www.vivelaculture.com/sniffin-glue-and-other-rocknroll-habits/): En juillet 1976, Mark Perry, jeune fan des Ramones (« sniffin’ glue » est inspiré de la chanson des Ramones « Now I Wanna Sniff Some Glue ») crée autour de la venue du groupe new-yorkais en Grande-Bretagne le premier fanzine punk anglais. Les moyens sont ridicules (la photocopieuse du bureau où travaille sa copine), mais l’énergie immense : pendant une courte mais fulgurante année, Sniffin’ Glue va témoigner de toute la rage de l’époque à travers ses porte-parole, des Pistols aux Damned, des Clash aux Buzzcocks, de Subway Sect aux Stranglers. Un document (en anglais) unique. - [New Boots and Panties !!](https://www.vivelaculture.com/new-boots-and-panties/): 1977. Londres découvre un de ses enfants du centre ville, petit bonhomme à la démarche titubante et surtout à l’accent cockney à couper au cran d’arrêt, éructant un tube chaloupé promis à entrer dans l’histoire : Ian Dury, grand fan de Gene Vincent, sort le pub rock des tavernes enfumées et impose un style inimitable sur l’air de « Sex & Drugs & Rock’n’Roll ». L’heure de gouaille est arrivée. Après avoir claqué la porte du Dr. Feelgood, Wilko Johnson ira un temps le rejoindre, à l’aube des années quatre-vingts, avant de filer en solo. - [Teenage Depression](https://www.vivelaculture.com/teenage-depression/): La même année que Down By The Jetty de Dr. Feelgood (1975), un groupe de jeunes énervés venus de l’Essex secoue le cocotier en annonçant confusément la grande vague punk. Avec Teenage Depression et le single « Do Anything You Wanna Do », Eddie & The Hot Rods trustent le circuit du pub rock du royaume d’Albion, mettent le feu aux charts anglais et prennent une singulière longueur d’avance sur les Sex Pistols, Clash et autres futurs iroquois hurlants. - [Sagas Islandaises](https://www.vivelaculture.com/sagas-islandaises/): Avant de partir pour un long périple vers Katmandou (comme tout hippie de l’époque qui se respecte), Wilko Johnson, les cheveux au milieu du dos, fait des études de lettres et se passionne pour la littérature médiévale venue du Nord, notamment les sagas islandaises en prose du xiiie siècle, racontant souvent avec un humour froid les exploits des conquérants du pays. Une autre facette du personnage, assez éloignée de « Roxette » ou de « She Does It Right » ! - [Game of Thrones](https://www.vivelaculture.com/game-of-thrones/): Est-ce par goût pour la comédie ou par amour pour une fantasy héritée des vieilles sagas nordiques, toujours est-il que Wilko Johnson se retrouve projeté dans un Moyen Âge crépusculaire et violent en incarnant dans la série télévisée Game of Thrones (Le Trône de fer) le bourreau Ser Ilyn Payne à la langue coupée. Et le rôle sied à merveille à son regard de dément et sa calvitie luisante ! Même sans Telecaster mitraillette, Wilko l’halluciné reste une formidable bête de scène. - [In the City](https://www.vivelaculture.com/in-the-city/): 1977. L’année de tous les dangers. Un implacable trio balance un rock cinglant, conjuguant avec morgue toute la hargne du punk avec l’élégance d’un rock anglais sixties (Kinks en tête) et d’un rhythm & blues sans âge. The Jam annonce un « monde moderne », et leur leader, Paul Weller, torture sa guitare à la manière d’un Wilko Johnson. Les deux enragés deviendront vite amis, complices, frères de rage et d’électricité. - [Down By The Jetty](https://www.vivelaculture.com/down-by-the-jetty/): Un des premiers gros courts-jus de ces seventies (alors) très assoupies : en 1975, un groupe sorti d’une zone industrielle improbable de la périphérie londonienne racle jusqu’à l’os et passe au hachoir un rhythm & blues noueux. Voix et harmonica décapants, Fender sous tension, Dr. Feelgood, avec ce premier album aujourd’hui légendaire, bouscule les vieux dinosaures du rock pour remettre le blues et le rock au centre des débats, à quelques mètres de la pompe à bière. Le pub rock a désormais ses dieux. - [Hits, Misses… The Complete Stiff Masters](https://www.vivelaculture.com/hits-misses-the-complete-stiff-masters/): Le pub rock avait ses stars (Ian Dury, Elvis Costello, Dr. Feelgood, Nick Lowe, tous sur le label Stiff Records, comme notre homme), et ses seconds couteaux. Wreckless Eric, alias Eric Goulden pour l’état civil, faisait plutôt partie de la seconde catégorie. Et pourtant, ce rocker attachant et souvent inspiré, un rien foutraque – qui durant les années quatre-vingt-dix jouait jusqu’au beau milieu du magasin parisien du label français New Rose – a signé un paquet de bonnes chansons, de « Whole Wide World » à « Veronica », en vrai soldat de la pression sans faux col. - [Blues](https://www.vivelaculture.com/blues/): Il a quasiment tout inventé – certains disent même qu’il a inventé le rock, carrément, tout seul comme un grand. Des mélodies définitives, devenues depuis belle lurette des standards (« Johnny B. Good », « Sweet Little Sixteen »…). Des parties de guitares d’anthologie (qui feront beaucoup baver Keith Richards). Et un jeu de scène unique, basé sur le « duckwalk », que Wilko Johnson le chien fou adaptera en pas glissés dedans-dehors, figure chorégraphique nerveuse pour un rock épileptique. - [Have Guitar Will Travel](https://www.vivelaculture.com/have-guitar-will-travel/): Avec sa vue basse, son chapeau de shérif et ses guitares carrées, Bo Diddley est une des grandes images pieuses pour tous les guitar heroes de la planète. Un des pionniers bluesy et rock’n’roll du vibrato et de toutes sortes d’innovations techniques, le sorcier rhythm & blues du riff qui envoûte (Mick Jagger succombera bien vite à son irrésistible pouvoir) et le grand maître du « Diddley beat » qui hantera souvent le jeu de Wilko Johnson quand, « back in the night », sa Fender sonnera la charge. - [Atlantic Box Set](https://www.vivelaculture.com/atlantic-box-set/): Tout comme la plupart des rockers anglais des sixties et des seventies, Wilko Johnson n’a jamais caché son admiration pour le rhythm & blues du mythique label new-yorkais Atlantic qui, à son âge d’or – entre 1947 (date de sa création) et le milieu des années soixante-dix – pouvait afficher en tête de son catalogue des noms cousus or comme Ray Charles, Aretha Franklin, Otis Redding (Atlantic distribue le label de Memphis, Stax), les Drifters, Sam & Dave, Wilson Pickett, Joe Turner ou les Coasters. Un coffre au trésor. - [Oil City Confidential](https://www.vivelaculture.com/oil-city-confidential/): Canvey Island. Une « île » gagnée sur les eaux de l’estuaire de la Tamise, non loin de Londres. Un immense complexe pétrolier hérissé de torchères et de cuves Shell en dessous du niveau de la mer. Là où tout a commencé pour quatre jeunes copains, quatre « locaux » fans de musique, à l’aube des années soixante-dix… Le réalisateur Julien Temple (La grande escroquerie du rock‘n’roll, Absolute Beginners), accompagné de Wilko Johnson, revient sur les lieux du crime pour raconter (avec l’aide des principaux acteurs, de nombreux documents et d’interviews plus anciennes de Lee Brilleaux) la grande et édifiante saga Dr. Feelgood. Poignant. - [Back In The Night](https://www.vivelaculture.com/back-in-the-night/): L’essentiel, le sublime, arrive souvent au tout début, dans l’urgence. Et puis les choses ont tendance à s’émousser. Wilko solo n’atteint peut-être pas les sommets de Dr. Feelgood, mais les instants de grâce sont nombreux, et réunis dans cette compilation où l’homme mitraillette s’entoure souvent de la rythmique de Ian Dury (et du rock critic Charles Shaar Murray à l’harmonica) pour balancer à la hussarde quelques vieux titres sortis de derrière les fagots. Héroïque. - [A Very Special Christmas](https://www.vivelaculture.com/a-very-special-christmas/): Haring a dessiné la pochette de ce très célèbre album de Noël destiné à lever des fonds au profit des Special Olympics (jeux olympiques des enfants et adultes handicapés mentaux). Le casting est impressionnant, de Bruce Springsteen à Madonna en passant par U2 ou Run DMC, tous interprètent des chansons de Noël inédites et feront de ce disque un énorme best seller : plus de quatre millions d’exemplaires vendus. Un bel objet, un beau cadeau, une bonne action. - [Keith Haring : Retrospective Music of his Area](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-retrospective-music-of-his-area/): The Artist Speaks (Hommage à Keith Haring) de Junior Vasquez : Un album hommage à l’artiste et à la musique de son époque, avec un de ses fameux chiens (devenu DJ) en couverture et « The Artist Speaks », le titre qui lui est dédié, composé par son ami Junior Vasquez, qui mélange la voix de Haring à ses boucles electro. Quand l’artiste devient lui-même une source d’inspiration… - [Paradise Garage](https://www.vivelaculture.com/paradise-garage/): Larry Levan aux platines, dernière soirée du Paradise Garage, 1987 : Le Paradise Garage était LA boîte chérie de Keith Haring. Il vivra sa fermeture, en 1987, comme un deuil, qu’il surmontera en immortalisant ses danseurs dans nombre de ses peintures à venir… Larry Levan était le DJ star de l’endroit, un des premiers grands noms de la dance music. Cette compilation lui rend hommage, enchaînant plusieurs de ses mixes classiques : montez le son et dansez, vous êtes en 1987, au Paradise Garage ! - [Keith Haring : le petit prince de la rue](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-le-petit-prince-de-la-rue/): Ce film documentaire retrace la vie et la carrière de Keith Haring en faisant la part belle aux images d’archive ainsi qu’aux témoignages des membres de sa famille et de ses amis de l’époque encore en vie (Kenny Scharf, Yoko Ono, David LaChapelle, Madonna ou Junior Vasquez). Les moments les plus impressionnants sont ceux où l’on voit Haring peindre, en véritable performer qu’il était, très rapide et très sûr de son trait, dans des lieux divers, notamment dans le métro, sur de grands panneaux publicitaires vides. En bonus, Keith Haring, témoignages d’amis français, comprend des interviews de personnalités comme Jean-Charles […] - [Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child](https://www.vivelaculture.com/jean-michel-basquiat-the-radiant-child/): Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années 1980 a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise… Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance jamais vue. Ce film, basé sur des entretiens avec son amie réalisatrice Tamra Davis, le montre au travail, rayonnant, comme l’annonce justement son titre, clin d’œil à Haring et à son Radiant […] - [Recherche Susan désespérément](https://www.vivelaculture.com/recherche-susan-desesperement/): Madonna et Keith Haring se sont rencontrés à la Danceteria bien avant leurs célébrités respectives (il était aide-serveur, elle tenait le vestiaire). Le film qui a fait connaître la chanteuse au grand public, Recherche Susan désespérément, décrit parfaitement le New York de cette époque, certaines scènes se déroulant même dans ce fameux club. Madonna n’a jamais fait mieux depuis… Amis pour la vie, il lui dessinera des vêtements et elle chantera « Dress You Up » lors de sa fête d’anniversaire, en 1984. Vingt-cinq ans plus tard, elle lui rend toujours hommage sur scène (cf. l’animation de personnages de Haring servant de […] - [Le mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso/): Le film de Clouzot est à la fois unique et révolutionnaire. C’est la première et dernière fois que l’œuvre d’un peintre – en l’occurrence, pas n’importe lequel – est filmée « en train d’être réalisée ». Grâce à un procédé de transparence, on ne voit ni l’artiste, ni son bras ni même son pinceau, mais uniquement des lignes et des couleurs qui apparaissent sur la toile, en temps réel. On mesure ainsi la dextérité, la rapidité et la prolixité de Picasso, et on touche du doigt son génie. Les quelques scènes où on le voit parler à Clouzot entre deux peintures sont […] - [Le grand livre des petites choses](https://www.vivelaculture.com/le-grand-livre-des-petites-choses/): Keith Haring adorait les enfants. Il aimait les représenter (son fameux « bébé rayonnant »), les faire travailler, jouer avec eux et leur offrir des dessins. Ils le lui rendaient bien, amusés et fascinés par ses figures simples, tracées en quelques lignes, de chiens aboyant, de bonshommes sautillant, de pyramides, de soucoupes volantes… Ce livre « interactif », à l’origine un cadeau d’anniversaire pour les sept ans de Nina, la fille d’un de ses amis, est aujourd’hui destiné à tous les enfants du monde. - [Alechinsky, le pinceau voyageur](https://www.vivelaculture.com/alechinsky-le-pinceau-voyageur/): Expo Aix-en-Provence 2010 Ce peintre belge est une figure majeure de l’avant-garde du XXème siècle, proche des surréalistes puis membre du groupe CoBrA. Fasciné par la spontanéité de la calligraphie orientale, il s’inspire également de la BD en entourant ses œuvres de petites vignettes qui les commentent. Haring le découvre lors d’une exposition à Pittsburgh en 1977 et ne s’en remet pas : « Je n’en ai pas cru mes yeux ! De tout ce que j’avais vu, c’était ce qui se rapprochait le plus de ce que j’étais en train de faire avec toutes ces petites formes qui s’engendraient d’elles-mêmes. J’ai soudain […] - [Ma Philosophie de A à B et vice-versa](https://www.vivelaculture.com/ma-philosophie-de-a-a-b-et-vice-versa/): L’inimitable ton pince-sans-rire de Warhol fait de la lecture de cet ouvrage culte – longtemps introuvable et enfin réédité – un véritable plaisir. Même s’il n’en parle pas réellement, on comprend beaucoup mieux l’œuvre de Warhol, et sa « philosophie », en dévorant ces pages provocatrices, hilarantes et parfois même touchantes. Passé maître dans l’art de parler sérieusement de choses totalement insignifiantes et légèrement des sujets les plus graves, Warhol fascine une fois de plus par son génie protéiforme. On le savait peintre, cinéaste, producteur de rock (avec le Velvet Underground), homme d’affaire, chroniqueur mondain, et bien d’autres choses. On découvre ici […] - [Di Rosa Graphic](https://www.vivelaculture.com/di-rosa-graphic/): La démarche du peintre sétois, fondateur du Musée des Arts Modestes, est assez proche de celle de Haring. Les deux hommes étaient d’ailleurs amis, Di Rosa ayant vécu à New York en 1984 et rencontré tout l’underground local de l’époque. Membre du groupe de la « Figuration libre » qui rassemble Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas, Di Rosa s’inspire de la culture populaire, du rock à la BD en passant par le cinéma ou les arts primitifs. Ce catalogue raisonné est un très bel objet, ludique et solaire, à l’image de l’artiste. - [Journal](https://www.vivelaculture.com/journal/): Dès 1977, à l’âge de 19 ans, le jeune Keith Haring consigne dans ses carnets ses réflexions sur l’art, sur sa sexualité, sur ses lectures, puis, très vite, sur son succès commercial. La richesse de ce journal, qu’il tiendra jusqu’à sa mort et qu’il voulait vraisemblablement voir publié, en font l’antithèse de celui, tout aussi fameux, de son ami Andy Warhol. Là où ce dernier reste malicieusement superficiel et se délecte de ragots people, Haring est souvent profond et précis, et nous livre un document passionnant sur son œuvre, mais aussi sur son époque, sur l’art et sur la vie […] - [Lascaux](https://www.vivelaculture.com/lascaux/): Il y a plus de 15000 ans, le métro n’existait pas, les graffeurs de l’époque étaient donc obligés de descendre dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce très beau livre au format original, magnifiquement illustré, nous rappelle que le street art n’est pas forcément né à New York dans les années 1970. - [Le mur de Berlin](https://www.vivelaculture.com/le-mur-de-berlin/): En 1986, Keith Haring recouvre 90 mètres du mur de Berlin, côté ouest, de peintures aux couleurs du drapeau allemand pour exprimer l’espoir de voir un jour le pays réunifié, ce qui se produira enfin trois ans plus tard. C’est l’histoire hallucinante de ce mur de la honte que nous conte l’historien Frederick Taylor, de sa construction sinistre en 1961 à sa démolition joyeuse en 1989. Du contexte politique aux drames humains, cet ouvrage de référence nous explique absolument tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. - [Keith Haring, The Political Line](https://www.vivelaculture.com/keith-haring-the-political-line/): Exposition au MAM Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrée à Keith Haring. Elle est centrée sur la dimension politique de son travail, d’une force et d’une actualité impressionnantes. Qu’elle ait lieu à Paris n’est pas anodin : Haring adorait cette ville où il a fréquemment séjourné et qui a été l’une des premières à le faire entrer au musée, en 1984, avec l’exposition Figuration Libre France/USA, qui présentait ses œuvres aux côtés de celles de […] - [Au lieu-dit Noir-Étang](https://www.vivelaculture.com/au-lieu-dit-noir-etang/): Eté 1926. L’arrivée d’une séduisante professeur au sein de l’école d’un petit port de la Nouvelle-Angleterre déchaîne – sous le regard d’un adolescent transi – souffrances, fureurs et tragédies… Un tumultueux thriller, ancré dans un nébuleux passé, formidable occasion de rendre hommage aux classiques : aux Hauts de Hurlevent, auxquels ce drame passionné fait souvent référence, comme aux romans gothiques d’Ann Radcliffe, dont il emprunte les décors tourmentés, baignant dans le halo surnaturel d’une lune blafarde. - [Kinderszenen](https://www.vivelaculture.com/kinderszenen/): Arabesque, Variations Abegg, Papillons, Novelettes. Sa vie tragique, ses profondes dépressions, n’ont fait que renforcer le mythe : Robert Schumann est le maître d’une musique romantique allemande poussée à son paroxysme. L’orfèvre de partitions profondément marquées par la littérature (on songe aux poésies de Goethe, aux contes fantastiques de E.T.A. Hoffmann). L’artisan d’une musique visionnaire, qui ouvrit des portes à de nombreux compositeurs, de Saint-Saëns à Tchaïkovsky. « Le romantique des romantiques », tel qu’on le surnomma. - [Twilight, la saga](https://www.vivelaculture.com/twilight-la-saga/): Les vampires, loups-garous et autres lycanthropes hantent toujours l’imaginaire, comme le prouve l’immense succès des romans de Stephenie Meyer et leur adaptation au grand écran. Mais les temps ont changé et le « politiquement correct » a fait rentrer dans le rang toutes les effrayantes créatures de la nuit. Pas d’incubes ou de succubes, peu d’interdits et des péchés quasiment véniels : avec Bella, Edward, Jacob et les autres, le sang a désormais un goût acidulé de Coca ! Mais les ados adorent ça ! - [Géricault, au cœur de la création romantique](https://www.vivelaculture.com/gericault-au-coeur-de-la-creation-romantique/): Études pour Le Radeau de la Méduse. L’histoire d’un chef-d’œuvre de la peinture romantique. Pour réaliser ce tableau monumental, en 1817-1818, Théodore Géricault fait construire une maquette grandeur nature de l’épave dans son atelier, rencontre les survivants, et va même jusqu’à récupérer à l’hôpital Beaujon des mains et des pieds coupés, transformant son lieu de travail en un endroit irrespirable. À sa présentation, au salon de 1819, Le Radeau de la Méduse provoquera la polémique. Mais toute une génération de peintres romantiques, Delacroix en tête (il pose d’ailleurs sur le radeau, en naufragé !), s’en inspireront. - [Rebecca](https://www.vivelaculture.com/rebecca/): Un riche veuf épouse en secondes noces une innocente jeune femme et l’installe dans son château. Elle y découvre d’abord une gouvernante hostile, attachée à sa première maîtresse, puis s’aperçoit très vite que la défunte, Rebecca, hante toujours cette sombre demeure. En 1940, Alfred Hitchcock adapte un roman de Daphné du Maurier (son meilleur sans doute !) paru deux ans plus tôt, signant pour ses débuts américains un film authentiquement gothique et flamboyant ! - [Nosferatu le vampire](https://www.vivelaculture.com/nosferatu-le-vampire/): Inspiré du Dracula de Bram Stoker (1897), Nosferatu concentre bon nombre de thèmes chers à un romantisme noir encore bien vivant durant les années vingt. Du personnage effrayant du vampire aux mains crochues aux recoins d’un château de Transylvanie délicieusement gothique, en passant par une symphonie funèbre d’ombres portées et d’éclairages crépusculaires orchestrée par un génial Murnau, ce chef-d’œuvre du septième art, adulé par les surréalistes, reste comme un des premiers films d’horreur de l’histoire du cinéma. - [Nouvelles et contes fantastiques](https://www.vivelaculture.com/nouvelles-et-contes-fantastiques/): On connaît les tableaux du peintre symboliste, s’inspirant des rêves les plus étranges pour construire une œuvre souvent inquiétante et visionnaire, inédite et singulière. On reconnaît également au premier coup d’œil le coloriste exceptionnel d’Ophélia ou du Cyclope. Avec les dix contes regroupés dans ce recueil, on découvre un Odilon Redon écrivain, proche du fantastique Villiers de l’Isle-Adam ou d’Edgar Poe, ainsi que de la poésie de Stéphane Mallarmé. - [La Morte amoureuse](https://www.vivelaculture.com/la-morte-amoureuse/): Toutes les nuits, une jeune et belle courtisane tourmente un prêtre et le condamne à une impossible double vie : Clarimonde, revenue d’un lieu « sans soleil ni lune », charme et endort l’homme d’Église pour se nourrir de son sang. Femme vénéneuse, goule, vampire, La Morte amoureuse, en 1836, sacre une fois de plus l’auteur du Capitaine Fracasse comme le chef de file d’un romantisme noir à la prose échevelée. Un grand classique. - [Caspar David Friedrich](https://www.vivelaculture.com/caspar-david-friedrich/): Juché sur un pic rocheux déchiqueté, un homme solitaire fait face à un océan en colère de roches et de nuages… Le voyageur contemplant une mer de nuages (1840) reste sans aucun doute l’œuvre la plus célèbre de Caspar David Friedrich. Né en Poméranie en 1774 et mort 66 ans plus tard à Dresde, dans l’indifférence générale, ce protégé de Goethe incarne à travers ses paysages tourmentés, cartes postales secouées et reflets de l’âme humaine autant que de la géographie, tout le génie de la peinture romantique allemande du XIXème siècle. - [Les Châteaux de la subversion](https://www.vivelaculture.com/les-chateaux-de-la-subversion/): Accompagné de Soudain un bloc d’abîme, Sade. Deux textes très complémentaires sur le roman noir au XVIIIème siècle, signés par une des grandes spécialistes du genre. Si Soudain un bloc d’abîme (au départ introduction à la magistrale édition des œuvres complètes de Sade publiées par Pauvert) s’attache à remettre les livres du « divin marquis » au centre de la littérature française, Les Châteaux de la subversion offre, pour la première fois, à l’aube des années quatre-vingts, une étude « lumineuse » et très complète sur un roman sombre et gothique, terreau du romantisme en plein siècle de la Raison. - [Goya d’or et de sang](https://www.vivelaculture.com/goya-dor-et-de-sang/): 1797. Le fantasmagorique Vol des sorcières, comme la période sombre qui suit, avec la publication de Caprices, (gravures censurées à l’époque par l’Inquisition encore toute puissante), illustrent la tentation préromantique d’un Goya au sommet de son art. Sorcières grimaçantes et édentées, animaux monstrueux, vieillards émaciés, suppliciés, monstres, vont durablement inspirer, grâce au maître espagnol, littérature et peinture du XIXème siècle. - [Straight Ahead](https://www.vivelaculture.com/straight-ahead/): Accompagnée en 1961 de quelques grandes pointures (Mal Waldron, Coleman Hawkins, Booker Little, Eric Dolphy…) et de son compagnon Max Roach (l’année précédente, elle chante d’ailleurs dans un album légendaire du batteur, We Insist !), Abbey Lincoln pleure le blues, hurle le jazz, à la manière d’un discours de Malcom X, avec une urgence qui ne laisse que peu de place aux artifices vocaux. - [Lady Sings The Blues](https://www.vivelaculture.com/lady-sings-the-blues/): « On a beau se couvrir de satin blanc jusqu’aux nichons, se mettre des gardénias dans les cheveux, ne pas voir de canne à sucre à perte de vue, c’est comme si on travaillait toujours dans une plantation. » La chienne de vie de la mythique chanteuse de jazz, racontée en 1956 par Billie Holiday elle-même, un peu plus de deux ans avant sa mort, à l’hosto, entre deux flics. - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-une-vie/): Elle avait voulu être pianiste classique. Mais quand on naissait Noire, à cette époque-là, seul le jazz était de bon aloi. Nina Simone (en hommage à Signoret) chanta toute sa douloureuse vie ses humeurs noires et ses révoltes, son engagement aux côtés de Malcom X et Stokely Carmichael comme ses déroutes amoureuses, prouvant jusqu’au dernier souffle, en 2003, que les chants les plus beaux sont (malheureusement) les plus désespérés. - [The Blue Room](https://www.vivelaculture.com/the-blue-room/): Née à Athens (Georgie) et longtemps exilée à Paris où elle fit le plus clair de ses études, cette tout juste quadra symbolise à elle seule toute une génération de chanteuses parvenues à maturité. Culture plutôt classique (Billie Holiday, à laquelle sa voix fait penser, mais aussi Ella Fitzgerald ou Bessie Smith), solides influences pop et country (le fantôme de Patsy Cline se profile parfois dans ses albums) : Madeleine Peyroux ne doute de rien et ça lui réussit. - [The Absence](https://www.vivelaculture.com/the-absence/): Dès son premier album, en 2005 (Some Lessons : The Bedroom Sessions), la blonde américaine annonçait la tendance : un jazz largement métissé. Melody Gardot fait voyager le jazz sans jamais s’égarer, l’embarque (comme dans ce disque de 2012) du côté du Brésil le temps d’une bossa, ou s’attarde sur un brumeux fado, sans jamais perdre de vue le swing qui donne à toute sa musique son âme. Et c’est beau, Gardot. - [Glad Rag Doll](https://www.vivelaculture.com/glad-rag-doll/): « Une voix bluesy pleine de tabac et de séduction, de vide et de solitude nocturne, dans un corps superbe de blonde. Un peu de nuit en plein jour. » C’est Martyn Waites, jeune romancier anglais, auteur de Né sous les coups (Rivages/Thriller), qui le dit en parlant de la belle. Derrière l’image sur papier glacé, on trouve les braises d’une voix riche et puissante, à l’aise dans tous les registres, y compris – comme dans ce disque de 2012 –celui de vieilles chansons des années vingt et trente, avec T-Bone Burnett et le guitariste Marc Ribot à la manœuvre. - [Arman](https://www.vivelaculture.com/arman/): Ami d’Yves Klein, membre du groupe des Nouveaux Réalistes, Arman est célèbre pour ses Accumulations qui rassemblent de grandes quantités d’objets identiques fondus dans du plexiglas, mais aussi pour ses Colères, dans lesquelles il s’attaque à divers objets, notamment des instruments de musique. Pour réaliser l’une de ses œuvres les plus célèbres, Chopin’s Waterloo, lors du vernissage de l’exposition Musical Rage en 1962, il détruit en public un piano droit à coups de masse avant de fixer les éléments ainsi obtenus sur un panneau préparé à l’avance, produisant une sorte d’œuvre cubiste. Une autre vision du piano… Présentation de l’expo […] - [Confessions d’un compositeur](https://www.vivelaculture.com/confessions-dun-compositeur/): John Cage a révolutionné l’idée même de la musique au XXème siècle, allant jusqu’à proposer une composition intégralement faite… de silence. Proche de l’art contemporain conceptuel, il affirmait que la musique était « l’organisation par n’importe quel moyen de n’importe quel son », offrant ainsi une sacrée bouffée d’air frais à toute une nouvelle génération de musiciens. Iconoclaste, il a imaginé le « piano préparé », obtenu en truffant les cordes de l’instrument de divers objets, gommes, punaises, etc. - [Tirez sur le pianiste !](https://www.vivelaculture.com/tirez-sur-le-pianiste/): Eddie, le héros fatigué de ce polar mythique, est un ex-concertiste réputé, qui a eu son heure de gloire en se produisant au Carnegie Hall. À la suite de drames personnels, il est devenu pianiste dans un boui-boui de Philadelphie, où ses gangsters de frères le retrouvent et l’entraînent dans une sordide histoire… Sur fond de piano bar, ce classique du roman noir, typique de l’univers désespéré de David Goodis, est une belle parabole sur le poids du passé. - [Le Roman du piano, du XIXème au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/le-roman-du-piano-du-xixeme-au-xxeme-siecle/): Comme son titre le laisse entendre, ce livre se lit comme un roman et nous raconte l’histoire, ou plutôt les histoires, de ce « monstre étrange, poli et verni », avec ou sans queue, depuis son invention, voici deux cents ans, jusqu’à aujourd’hui. De ses aspects techniques et même commerciaux à ses grands serviteurs (de Mozart à John Cage), de ses qualités à ses défauts, une histoire à la fois complète et parfois décalée. - [Five Easy Pieces](https://www.vivelaculture.com/five-easy-pieces/): Robert Dupea vit une existence minable faite de petits boulots manuels et de plaisirs au rabais. On comprend rapidement qu’il s’agit d’un déclassé volontaire, ex-pianiste virtuose en rupture de ban avec une famille étouffante de musiciens classiques coupés du monde. Jack Nicholson est époustouflant dans ce rôle d’homme perdu entre deux univers, perpétuellement en fuite, qui ne sait pas réellement à quoi il aspire. Un pur produit du « Nouvel Hollywood », produit par la même équipe que le mythique Easy Rider. - [De battre mon cœur s’est arrêté](https://www.vivelaculture.com/de-battre-mon-coeur-sest-arrete/): Tom (Romain Duris) qui semble avoir abandonné ses rêves de devenir pianiste concertiste comme sa mère, travaille à la limite de la légalité avec son père (Niels Arestrup, formidablement antipathique) dans l’immobilier. Mais sa passion musicale n’est pas morte, et une audition pourrait changer sa vie… Un film coup de poing (remake d’un long métrage de James Toback avec Harvey Keitel), brut et épuré, digne d’une tragédie grecque, où le héros marche constamment sur un fil entre le bien et le mal, ses rêves et la réalité. - [La Pianiste](https://www.vivelaculture.com/la-pianiste/): Isabelle Huppert est glaçante à souhait en professeur de piano du Conservatoire de Vienne. Extrêmement rigide avec ses élèves, elle vit chez sa vieille mère (Annie Girardot) et fait d’un de ses élèves (Benoît Magimel) son objet sexuel pour réaliser ses fantasmes masochistes. Un film d’une froideur saisissante, Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2001, où la beauté des œuvres de Schubert et de Schumann offre un contraste troublant avec un monde hostile et déshumanisé. Une vision austère et douloureuse de l’univers des pianistes de haut niveau. - [Glenn Gould Plays Bach](https://www.vivelaculture.com/glenn-gould-plays-bach/): Glenn Gould était un pianiste et un homme de génie absolument fascinant, par son jeu, sublime et totalement anticonformiste (sa fameuse façon de fredonner en jouant), par son intransigeance (il arrêta très tôt de se produire en concert) et par l’intensité de son engagement artistique. Ce documentaire, qui mêle de sublimes interprétations de grandes pièces de Bach et de passionnantes interviews du pianiste, tourné dans l’intimité de son atelier, est tout simplement l’un des meilleurs films musicaux de tous les temps, tous genres confondus. En vidéo, extrait du documentaire « The Art of Piano », Glenn Gould joue la Partita n°2 de […] - [Live in Vienna](https://www.vivelaculture.com/live-in-vienna/): Dans la grande tradition des stars de la musique classique (Toscanini, Horowitz, Callas, etc.), le jeune pianiste chinois est l’incarnation moderne d’un nouveau type de vedette : exceptionnellement doué, bourreau de travail, monstre de technique, immensément charismatique et fortement médiatisé. Son désir de faire partager sa passion au plus grand nombre – il se produit lors des plus grands événements planétaires, des Jeux Olympiques au Forum de Davos ! – fait évidemment grincer des dents certains « puristes ». Mais le voir et l’entendre ici interpréter Beethoven, Chopin ou Prokofiev en concert balaie toute critique : Lang Lang est le parfait ambassadeur planétaire de la […] - [We Speak Etruscan](https://www.vivelaculture.com/we-speak-etruscan/): Lee Hyla est un compositeur américain contemporain qui a la particularité d’avoir joué du rock’n’roll… Ce qui prouve une fois de plus que l’époque des séparations dogmatiques entre musiques « sérieuses » et « populaires » est aujourd’hui largement dépassée. Dans ses œuvres, et notamment dans son Concerto pour piano n°2, Hyla introduit au milieu d’un langage typiquement contemporain des riffs de piano proches de ceux d’un Jerry Lee Lewis… à qui certains critiques le comparent avec respect – signe des temps ! Une œuvre hybride qui indique une voie possible pour les musiques du futur. - [The Last Romantic](https://www.vivelaculture.com/the-last-romantic/): Vladimir Horowitz (1903-1989) fut l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il était d’ailleurs tout simplement considéré comme le meilleur par ses pairs. Célèbre pour la puissance et la virtuosité de son jeu, il a magistralement interprété les œuvres les plus difficiles jamais écrites pour le piano par Liszt, Chopin, Tchaïkovski, Rachmaninov (dont il était l’ami) ou Scriabine. Ce disque a été enregistré à la fin de sa vie, chez lui, en 1985, pour un film documentaire passionnant du même titre, édité en DVD. S’il ne fallait garder qu’un seul disque de piano sur la fameuse île déserte… Documentaire - [Ravel - Debussy](https://www.vivelaculture.com/ravel-debussy/): Maurice Ravel et Claude Debussy ont révolutionné la musique en enrichissant sa palette harmonique – on qualifie souvent leurs compositions d’« impressionnistes ». Leurs œuvres pour piano sont particulièrement riches et sensibles. Arturo Benedetti Michelangeli, pianiste de génie au look de dandy échappé d’un film de Visconti, est un de leurs meilleurs interprètes, comme le prouve ce disque parfait, tant au niveau de l’interprétation, sur un nuage, que du son, exceptionnel. - [Piano seul et duos](https://www.vivelaculture.com/piano-seul-et-duos/): Ce coffret de six CD propose en ouverture le célèbre album de piano solo consacré à Chopin enregistré en 1965 par Martha Argerich, artiste hors norme, peut-être la plus grande pianiste vivante. Les cinq autres disques sont constitués de duos à couper le souffle. Spécialiste des répertoires romantiques et modernes, la pianiste argentine interprète ici, entre autre, des œuvres de Schumann, Mendelssohn, Rachmaninov, Prokofiev ou Messiaen. La générosité et la passion qui caractérisent son jeu sont parfaitement illustrées par le choix et l’interprétation du dernier morceau, clin d’œil à la musique de son pays, le fameux « Libertango » d’Astor Piazzolla. - [Beethoven, Bagatelles Opus 33, 119, 126, Lettre à Élise](https://www.vivelaculture.com/beethoven-bagatelles-opus-33-119-126-lettre-a-elise/): La « Lettre à Élise » est probablement le plus grand « tube » de la musique classique pour piano, à ceci près que le grand public et les générations d’élèves qui ont cru bon de s’y attaquer n’en connaissent généralement que quelques mesures… Ce morceau est donc devenu une sorte de farce, une tarte à la crème de l’apprentissage ingrat du piano. Il fait partie des Bagatelles, œuvres relativement mineures mais fort agréables de Beethoven. - [Minimalist Dream House](https://www.vivelaculture.com/minimalist-dream-house/): Les sœurs Labèque sont mondialement célèbres pour leurs talents de pianistes, bien sûr, mais aussi pour leur goût de la découverte de nouveaux champs d’exploration. Elles célèbrent ici, sur un triple album, les 50 ans de la musique dite « minimaliste » – on disait autrefois « répétitive », terme abandonné pour son côté péjoratif –, dont les compositeurs les plus célèbres sont Philip Glass, Steve Reich ou Terry Riley. Un récital inattendu, d’Erik Satie et John Cage jusqu’au rock expérimental de Radiohead et Sonic Youth. Marielle et Katia Labèque se produiront le samedi 10 août au Château de Florans avec un programme Gershwin, […] - [Far East Influences](https://www.vivelaculture.com/far-east-influences/): Pierre Henry a toujours élargi le champs de ses recherches à des musiques lointaines, oubliées ou inouïes pour toujours questionner ce qui relie les rites traditionnels, l’histoire des mythologies à la vie moderne. Ayant exploré les rythmes tibétains, africains et égyptiens, Pierre Henry, percussionniste de formation, se penche aussi sur les rythmes du Gamelan javanais et balinais dans Le Voyage initiatique (2005). Avant lui, d’autres s’étaient intéressés à cet ensemble instrumental traditionnel : Debussy, Satie, Poulenc… et le compositeur britannique Benjamin Britten qui en truffât ses compositions à son retour d’Indonésie. - [Turangalîla Symphonie](https://www.vivelaculture.com/turangalila-symphonie/): Pierre Henry s’est peu confié sur ses influences musicales. Le compositeur cite pourtant volontiers Olivier Messiaen dont l’enseignement, lors des fameux cours d’harmonie et d’esthétique que celui-ci dispensait au Conservatoire de Paris, lui fut une révélation précieuse dans sa quête d’une musique qui ferait voler en éclats toutes les notions d’harmonies et de mélodies classiques. Les deux hommes partageaient par ailleurs le même goût pour les musiques sacrées, les chants des oiseaux et les sonorités du Gamelan javanais… - [Messe pour le temps présent](https://www.vivelaculture.com/messe-pour-le-temps-present/): Créé sur une commande de Maurice Béjart pour sa création chorégraphique du même nom lors du festival d’Avignon de 1967, La Messe pour le temps présent est la pièce la plus célèbre de Pierre Henry. Un succès qu’elle doit au très fameux Psyché Rock, composé avec le réalisateur et arrangeur Michel Colombier. Tandis que les Beatles et les Pink Floyd se mettent à utiliser des sons de musique concrète dans leurs chansons, Pierre Henry fait le chemin inverse en s’inspirant librement de Louie Louie, le standard Rhythm & blues de Richard Berry… - [Around the house](https://www.vivelaculture.com/around-the-house/): En 1997, Matthew Herbert commence à composer un projet orienté autour de la musique concrète et basé sur des samples de bruits d’objets de la vie courante. Tandis que sur Mechanics of destruction (sous le nom de Radio Boy), il entre en guerre contre les multinationales en samplant la destruction physique d’objets de consommation courante (hamburgers, télévision, etc.), sur Around the House, tous les morceaux ont pour source sonore des bruits enregistrés dans son propre appartement (bruits de petit déjeuner, de vaisselle, de porte, de douche, etc.) avec lesquels il réussit le tour de force de faire un album de […] - [Turtle Dreams](https://www.vivelaculture.com/turtle-dreams/): Figure de l’avant-garde new-yorkaise des années 60, Meredith Monk compose depuis plus de cinquante ans une œuvre à l’intersection des disciplines, dont les compositions, essentiellement vocales et non verbales, sont à la fois éminemment spirituelles et purement physiques, entre babillages, chuchotements, litanies, voix de ventre et de poitrine, pépiements et gémissements. Une œuvre littéralement inouïe. - [Music On The Gipsy Route](https://www.vivelaculture.com/music-on-the-gipsy-route/): Depuis les années 50, Deben Bhattacharya a enregistré plus de 800 heures de musiques traditionnelles d’avant l’ère de la World Music. Une vie qui aura mené cet arpenteur sur toutes les routes du monde, de Bénarès aux Saintes Maries de la Mer, de la Syrie à l’Ouzbékistan, du Tibet en Hongrie, etc. Après le décès brutal de Bhattacharya en 2001, sa famille a fait don de ses archives sonores à la Bibliothèque nationale de France et l’éditeur Frémeaux mis ses pas dans les siens en discographiant la passionnante collection de sons cet insatiable chercheur de musiques. - [La maison de sons de Pierre Henry](https://www.vivelaculture.com/la-maison-de-sons-de-pierre-henry/): Réalisé conjointement par Pierre Henry et le photographe norvégien Geir Egil Bergjord, La maison de sons de Pierre Henry pénètre dans la maison-studio du quartier de Picpus à Paris où le compositeur est établi depuis 1971 et invite à parcourir pièce après pièce cet endroit invraisemblable, à la fois lieu de vie, laboratoire musical et atelier d’artiste. Un labyrinthe où cohabitent peintures concrètes, fragments de vinyles, bobines antédiluviennes, instruments désarticulés dans un antre qui prolonge l’univers musical du créateur des jerks électroniques… - [Yves Klein – L’aventure monochrome](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-laventure-monochrome/): « Je peignais des surfaces monochromes pour voir de mes yeux voir ce que l’absolu avait de visible », expliquait Yves Klein, l’inventeur du fameux IKG (International Klein Blue), le lumineux bleu ultramarin qui le fit internationalement célèbre. Considérant que l’absolu est aussi fait de sons, l’artiste compose en 1948 une Symphonie monotom-silence de vingt minutes jouée sur une note unique, puis suivi d’un silence de la même durée, laquelle sera reprise sous le nom de Symphonie monotom-silence n°2 (puis rebaptisée Monochromie) par Pierre Henry qui lui offrira pour son mariage… soit quelques mois avant sa mort. « Ma vie doit être comme […] - [Le terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier est un récit inachevé qui plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace vital qui évoque immanquablement « Son Ré », l’extravagante « maison de sons » de Pierre Henry où le compositeur vit en reclus, toutes fenêtres et portes closes. - [Le livre des morts tibétain](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-morts-tibetain/): Avant L’Apocalypse de Jean (1968), Le Livre des morts égyptien (1988), Une Tour de Babel (1998), Pierre Henry avait déjà composé autour d’un autre livre sacré – le Bardo Thödol, publié en français sous le titre de « Livre des morts tibétain », sur une chorégraphie de Maurice Béjart – Le Voyage, 1962). Le Bardo Thödol est un texte du bouddhisme tibétain qui décrit la succession des étapes et des mondes que les humains traversent à partir de leur mort jusqu’à leur libération du cycle des réincarnations. Un récit lu au chevet des mourants pour les accompagner ad patres… - [Ceremony](https://www.vivelaculture.com/ceremony/): En 1970, Pierre Henry rencontre l’obscur groupe de rock progressif anglais Spooky Tooth avec lequel il enregistre ce puissant album, apparemment enregistré en une nuit, à la lisière du gothique et de l’avant-garde, de la kosmisch musik et du psychédélisme, des musiques sacrées et populaires : un télescopage de bruitages électroacoustiques, de solos de guitares, d’incantations, d’orgues, de sirènes et de percussions qui font de ce Ceremony un objet toujours aussi fascinant. - [OHM The early gurus of electronic music](https://www.vivelaculture.com/ohm-the-early-gurus-of-electronic-music/): Ce passionnant triple CD explore la préhistoire de la musique électronique et les liens existant entre musiques populaires et musiques savantes, une passionnant travail d’archéologie musical qui se penche sur une époque où la musique électronique n’avait pas encore investi les rues et les pistes de danse et reconfiguré en profondeur le champs des pratiques musicales. Avec, entre autres, Clara Rockmore, Pauline Oliveros, La Monte Young, Stockhausen, Luc Ferrari, John Hassel, Brian Eno… - [Pythagore et l’harmonie des sphères](https://www.vivelaculture.com/pythagore-et-lharmonie-des-spheres/): Le terme « acousmatique » utilisé par Pierre Schaeffer et Pierre Henry pour définir leur démarche concrète fut à l’origine employé par le philosophe Pythagore pour qualifier sa manière d’enseigner la philosophie à ses disciples, dissimulé derrière une tenture et dans le noir, de façon à ce que ceux-ci se concentrent davantage sur son discours. De là est issue la notion de « bruit acousmatique » pour désigner un bruit qu’on entend sans en voir la source, puis, par extension, sans la connaître… - [L’Art des bruits : manifeste futuriste](https://www.vivelaculture.com/lart-des-bruits-manifeste-futuriste/): « Durant plusieurs siècles, la vie se déroula en silence, ou en sourdine. Aujourd’hui le bruit domine en souverain sur la sensibilité des hommes… » Ecrit en 1913, le manifeste de Luigi Russolo, peintre et musicien du mouvement futuriste italien, marque un tournant dans la pensée musicale. Tournant le dos aux sons des instruments « imitant la vie », Russolo se penche sur la musicalité des sons du quotidien, un environnement sonore fait de bruits naturels et industriels, de dissonances. Une pensée qui influencera considérablement les acteurs des musiques concrètes, industrielles et électroniques. En 1975, Pierre Henry montera d’ailleurs Futuristie, une manifestation sonore et […] - [Autoportrait en 53 tableaux](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-en-53-tableaux/): Depuis une vingtaine d’années, Pierre Henry réalise des tableaux, le plus souvent sur des panneaux de bois, qui sont constitués d’un étrange assemblage de matériaux composites et fragmentés, provenant en particulier de ses appareils d’enregistrement ou de mixage devenus obsolètes. Des « peintures concrètes » qui se déploient sous la forme d’une « partition visuelle » synthétisant en cinq épisodes les chapitres décisifs de sa carrière musicale et les collaborations majeures avec d’autres créateurs comme le chorégraphe Maurice Béjart. Lien vers l’exposition - [It Came from Kuchar](https://www.vivelaculture.com/it-came-from-kuchar/): Figures à part du cinéma underground américain, les frères jumeaux George et Mike Kuchar commencent à faire des films dans les années cinquante, imitant les mélodrames hollywoodiens sur la caméra 8mm de leur tante. Leurs films associent talent visuel, humour délirant, érotisme loufoque et références à Hollywood. Parmi les plus connus on compte Hold Me While I’m Naked (1966), un court métrage hilarant et anarchique sur un réalisateur essayant de tourner un film porno. Dans un autre de leurs « classiques », Sins of the Fleshapoids (1965), des androïdes se mettent à avoir des sentiments et se révoltent contre leurs maîtres humains, […] - [Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo/): Se présentant comme un documentaire sur un mannequin (Dorothy McGowan, véritable mannequin pour Vogue, Elle, etc.), Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? est une satire absurde et joyeusement chaotique du monde de la mode, des médias, et des films d’art et d’essai prétentieux. Réalisé en 1966 par William Klein, photographe pour Vogue, et inspiré par l’op art, avec un générique conçu par Roland Topor, c’est un pur film pop, mêlant art et consommation, fiction et réalité, critique de l’obsession moderne du nouveau et célébration des innovations visuelles de l’époque, dans un cocktail léger et irrévérent, décousu et divertissant. - [Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band](https://www.vivelaculture.com/sgt-peppers-lonely-hearts-club-band/): Pour leur huitième album studio, les Fab Four explorent le style psychédélique qui en est à ses débuts et développent une approche plus expérimentale, produisant un des albums rock les plus influents. De manière plutôt appropriée, la pochette de l’album est l’œuvre la plus connue de l’artiste pop anglais Peter Blake, créée en collaboration avec sa femme, Jann Haworth. Dans ce collage bariolé, les Beatles apparaissent comme le groupe fictif Sgt Pepper, vêtus d’habits militaires fluo et entourés d’écrivains, de musiciens, de stars du cinéma et de gourous indiens, parmi lesquels on trouve Bob Dylan, Marilyn Monroe, Sigmund Freud, Edgar […] - [Robert Rauschenberg, Œuvres, écrits, entretiens](https://www.vivelaculture.com/robert-rauschenberg-oeuvres-ecrits-entretiens/): Précurseur du pop art, Robert Rauschenberg a été le collaborateur de John Cage et de Merce Cunningham dans leurs performances musicales, théâtrales et chorégraphiques dans les années cinquante, voisin de Jasper Johns, et ami de Marcel Duchamp dans les années soixante. Il est l’artiste de sa génération qui combine dans son œuvre le plus d’éléments hétérogènes, de matériaux et techniques diverses et de traditions artistiques, continuant ainsi la remise en question des limites de l’art amorcée par Dada. Cherchant l’universalité, il tente d’unir art, culture et science dans une représentation complexe de la vie. - [Certains l’aiment chaud](https://www.vivelaculture.com/certains-laiment-chaud/): Cette comédie étincelante de Billy Wilder traite de l’ambiguïté sexuelle et satirise l’hypocrisie sociale avec un humour cinglant. Deux musiciens (Jack Lemmon et Tony Curtis) sont forcés de fuir Chicago après avoir été témoins du massacre de la Saint-Valentin. Leur seule option est un orchestre féminin en route pour la Floride. Ils se déguisent en femmes, mais les choses se compliquent lorsqu’ils tombent amoureux de Sugar Kane (Marilyn Monroe) alors qu’un millionnaire se met à courtiser Lemmon, et que les gangsters réapparaissent. La présence charnelle de Marilyn Monroe, la prestation géniale de Tony Curtis et Jack Lemmon en travestis, l’ingéniosité […] - [Jeu de massacre](https://www.vivelaculture.com/jeu-de-massacre/): Bien qu’il ait laissé derrière lui une œuvre d’une intelligence et d’une originalité remarquables, l’écrivain et réalisateur Alain Jessua reste injustement sous-évalué. Jeu de massacre est un sublime film pop acerbe et acidulé, dont le personnage principal est un scénariste de BD cynique et égocentrique. Alors qu’il commence à travailler sur une nouvelle BD avec sa femme illustratrice, les frontières entre réalité et fiction se mettent à s’effacer. Inventif et plein d’esprit, le film a le ton détaché et ironique si typique de Jessua. Les BD sont dessinées par Guy Peellaert, connu pour ses albums Pravda et Rock Dreams, et […] - [Encyclopédie DC Comics](https://www.vivelaculture.com/encyclopedie-dc-comics/): La création de DC Comics et sa publication des aventures du super-héros le plus célèbre, Superman, en 1938, marquent le début de l’âge d’or de la bande dessinée américaine. À l’âge d’argent, de 1956 à 1970, DC Comics modernise ses héros et publie All-American Men of War, une série de BD sur les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale, citée dans Whaam !, un des tableaux les plus célèbres de Lichtenstein. Les grands illustrateurs de la période, notamment Jack Kirby, Mike Sekowsky et John Romita, figurent parmi les sources d’inspiration dans lesquelles Lichtenstein a largement puisé. - [The Velvet Underground & Nico](https://www.vivelaculture.com/the-velvet-underground-nico/): Le premier album du légendaire groupe new-yorkais, « produit » par Andy Warhol, est un flop commercial et critique à sa sortie en 1967. Combinant de manière inédite mélodies pop, instrumentation expérimentale de John Cale (influencé par La Monte Young et John Cage), charme nébuleux de l’ex-mannequin et chanteuse allemande Nico, paroles sombres de Lou Reed décrivant drogue, prostitution, masochisme et monde étrange de la Factory, sans oublier la célèbre banane d’Andy Warhol sur la pochette, c’est un des albums les plus riches et novateurs de l’histoire du rock ainsi qu’un des hybrides pop les plus fascinants. - [Comment faire un happening](https://www.vivelaculture.com/comment-faire-un-happening/): Plus intéressé par le processus de création que par l’œuvre finie, l’artiste américain Allan Kaprow, inspiré par John Cage, crée le happening à la fin des années cinquante. Ce n’est pas une idée nouvelle, puisqu’elle se place dans la droite lignée des expérimentations du Cabaret Voltaire de Dada à Zurich et des surréalistes à Paris, mais Kaprow lui donne un nom et la développe. Dans ses happenings, qui ont eu beaucoup d’influence sur les artistes de son époque (notamment son collègue à Rutgers University, Roy Lichtenstein), Kaprow cherche à effacer les limites entre art et vie, artiste et spectateur. - [Duchamp du Signe](https://www.vivelaculture.com/duchamp-du-signe/): Faisant table rase du passé avec Dada, Marcel Duchamp est une figure unique qui a redéfini l’art à travers des gestes de révolte iconoclastes, violents et ludiques contre les conventions artistiques. Rejetant la « peinture rétinienne », Duchamp cherche à séparer l’art des notions de bon goût et de valeur esthétique, ce qui le mène à développer ses ready-made, objets du quotidien (peigne, règle, ampoule) qui deviennent des objets d’art plus ou moins « aidés ». Intégrant hasard, jeux de langue et procédés mécaniques, il ouvre des voies radicalement nouvelles qui mèneront plus tard au pop art, op art, hyperréalisme, art conceptuel, etc. - [Merz et Moticos](https://www.vivelaculture.com/merz-et-moticos/): Ayant vu un nouveau monde se reconstituer avec les fragments de l’ancien, anéanti par la Première Guerre mondiale, Kurt Schwitters applique ce principe à ses peintures, collages, sculptures, installations, et à sa poésie sonore. Considéré comme un artiste « dégénéré » par les nazis, il est forcé de fuir en Norvège en 1937, puis au Royaume-Uni en 1940. Ses efforts énergiques et quasi obsessionnels pour recréer un monde cohérent à l’aide de tickets de bus usagés, pages déchirées de journaux et objets trouvés, sont profondément émouvants, et culminent dans la tentative échouée de construire un environnement sculptural complet (Merzbau) dans chacun des […] - [Le Pop art](https://www.vivelaculture.com/le-pop-art/): Le pop art commence en Angleterre au début des années cinquante, sous l’impulsion de Richard Hamilton et d’Eduardo Paolozzi, le premier artiste britannique à produire des collages composés de bandes dessinées, pages de magazines et publicités. Outre-Atlantique, Jasper Johns et Robert Rauschenberg introduisent les thèmes et techniques qui seront développés par Lichtenstein, Rosenquist et Oldenburg. Des deux côtés, les artistes pop explorent les transformations de l’art sous l’influence des nouveaux médias et des innovations technologiques de la culture de masse, ainsi que son rôle changeant dans la société moderne. - [Flesh, Trash, Heat](https://www.vivelaculture.com/flesh-trash-heat/): Dans son usine artistique, Warhol développe des stratégies de production qui lui permettent d’estampiller de son nom des objets manufacturés par d’autres. C’est ainsi qu’à la fin des années soixante il se met à « présenter » une série de films underground écrits et réalisés par Paul Morrissey. Interprétés par les superstars alternatives fabriquées dans la Factory de Warhol, notamment Joe Dallesandro et Candy Darling, Flesh, Trash et Heat allient spontanéité, monde trouble des bas-fonds de New York, prostitution, drogue, sexe et références à Hollywood avec un mélange détonnant d’inaptitude déroutante et d’audace subversive. - [Œuvres, tome III](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-tome-iii/): Écrit en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, du philosophe allemand Walter Benjamin, reste un texte incontournable de la réflexion sur l’histoire de l’art. Pour Benjamin, l’apparition de nouvelles techniques de reproduction oblige à une transition vers un nouveau mode de perception de l’œuvre d’art. Il examine les conséquences multiples de la reproduction de masse, qui rend l’œuvre plus accessible, mais détruit le caractère unique de l’œuvre et les traditions culturelles. Dans une analyse fine et complexe, Benjamin ne regrette pas cette perte, mais y voit la possibilité d’une utilisation révolutionnaire de l’art. - [Roy Lichtenstein](https://www.vivelaculture.com/roy-lichtenstein/): Après Chicago, Londres et Washington, c’est au tour de Paris d’accueillir cette vaste rétrospective qui vise à démontrer l’inventivité et la variété de l’œuvre de Roy Lichtenstein, au-delà de ses créations pop. Rassemblant plus d’une centaine de tableaux, sculptures et estampes, cette exposition tente de redéfinir Lichtenstein comme un artiste « postmoderne » qui réévalue l’histoire de l’art et ses traditions, tels le nu ou la nature morte, en reproduisant les éléments les plus reconnaissables des grands mouvements modernes comme le cubisme et le surréalisme dans ses tableaux. Exposition au Centre Pompidou. - [Bob l’éponge](https://www.vivelaculture.com/bob-leponge/): Quel rapport entre Bob l’éponge et la communauté gay ? Aucun à première vue, sauf pour la commission nationale ukrainienne chargée de la protection de la moralité publique qui envisageait récemment d’interdire le film – les relations troubles entre Bob et Patrick, son ami l’étoile de mer, représentant d’après une étude « scientifique » une menace pour les enfants du pays. Le célèbre personnage jaune n’est pas le seul a être visé : les Simpsons et les Télétubbies sont également soupçonnés d’œuvrer à « la destruction de la famille »… Sans rire ! - [Life in a Gay Rock Band](https://www.vivelaculture.com/life-in-a-gay-rock-band/): Groupe de punk rock fondé à San Francisco en 1991, Pansy Division est à l’origine du genre queercore. Le nom du groupe est un jeu de mots entre le terme allemand « panzerdivision » et le mot anglais « pansy », qui désigne en argot un homme homosexuel efféminé. La plupart des textes des chansons de Pansy Division sont consacrés aux différents aspects de la vie gay parfois de façon plutôt… explicite comme on dit. En 2008, le groupe a été l’objet d’un documentaire : Life in a Gay Rock Band, une immersion intime, tour à tour grave et drôle, dans la vie de ce […] - [Thérèse et Isabelle](https://www.vivelaculture.com/therese-et-isabelle/): Ce récit autobiographique censuré dans les années 1950 par Gaston Gallimard n’a été publié dans son intégralité qu’en 2000. Il décrit une passion charnelle entre deux collégiennes dans une langue « aussi crue que du Genet », estimait Simone de Beauvoir. Reconnue par Jean Genet justement « comme une sœur en écriture », Violette Leduc évoque les amours saphiques dans une langue fiévreuse et suggestive : « Je creusais dans son cou avec mes dents, j’aspirais la nuit sous le col de sa robe : les racines d’un arbre frissonnèrent. Je la serre, j’étouffe l’arbre, je la serre, j’étouffe les voix, je la serre, je supprime la […] - [Les Amants passagers](https://www.vivelaculture.com/les-amants-passagers/): Pedro Almodóvar revient à ses premières amours – la comédie, le burlesque – et nous entraîne dans le huis-clos d’un avion qu’un problème technique empêche de se poser. Que faire quand la dernière heure semble arriver ? Les passagers classe affaire du vol Madrid-Mexico ont choisi de faire feu de tout bois et de s’adonner à une orgie tous azimuts – accouplements hétéros, bi, homos – tandis que l’équipage leur prépare des cocktails de champagne, de vodka et de mescaline avant de se lancer dans une chorégraphie sur le « I’m So Excited » des Pointer Sisters. Une parenthèse réjouissante et très gay […] - [Even Cowgirls Get the Blues](https://www.vivelaculture.com/even-cowgirls-get-the-blues/): Sissy (Uma Thurman) souffre d’une malformation des pouces et va profiter de ce handicap pour se consacrer à sa passion… l’auto-stop ! Chemin faisant, elle devient mannequin et débarque dans un ranch de remise en forme pour tourner une pub. Elle y tombe amoureuse d’une cowgirl rebelle qui ne se lave pas, vit à cheval et souhaite prendre possession des lieux avec sa bande. Tourné deux ans après My Own Private Idaho, Even Cowgirls Get the Blues (1994) est une comédie psychédélique drôle et décalée, aujourd’hui devenu un film culte du cinéma gay et lesbien. - [Wavvy](https://www.vivelaculture.com/wavvy/): Dans un milieu hip hop qui revendique crânement son homophobie, une nouvelle vague de jeunes rappeurs affirment une identité sexuelle différente. Alors que Frank Ocean affirmait récemment sa bisexualité et que des rappeurs comme Snoop Dogg, Kanye West et Jay-Z prônaient davantage de tolérance sur la question, des jeunes inconnus comme Le1f, Zebra Katz et Mikky Blanco sont eux aussi sortis du bois, incarnant une possible révolution sexuelle du rap. Le hip hop queer est né à New York et Mykki Blanco qui se surnomme lui-même « la Princesse illuminati » en est le plus impressionnant représentant, entre culture camp, théâtre et […] - [Diamant brut](https://www.vivelaculture.com/diamant-brut/): Beth Ditto n’a pas tardé à imposer son groupe Gossip et son personnage XXL dans le paysage médiatique dont elle a au passage révolutionné les codes : elle pose nue pour les magazines de mode, défile pour Jean-Paul Gaultier, monte sur scène en sous-vêtements, etc. Mais avant d’être une icône de la mode, Beth Ditto est une fabuleuse chanteuse qui donne au punk rock de son groupe des inflexions soul. C’est aussi une militante du droit à la différence (physique, sexuelle) qui refuse d’avoir à se justifier sur ce qu’elle est, mais se livre volontiers dans son émouvante autobiographie parue en […] - [Chroniques de San Francisco](https://www.vivelaculture.com/chroniques-de-san-francisco/): À l’origine publiées quotidiennement dans la presse locale sous forme de feuilleton, Les Chroniques de San Francisco représentent aujourd’hui une saga littéraire à part entière, qui s’apparente à une sitcom ancrée dans le San Francisco des années soixante-dix et quatre-vingts. Une sorte de « comédie humaine » façon West Coast réunissant toutes les catégories de la société américaine (les mondes de la télé, de la pub, les vernissages et autres soirées mondaines, etc.) dont une effervescente communauté gay évoluant à une époque qui ressemblait, sans jeu de mots, à quelque chose comme les Années folles. - [Studio 54](https://www.vivelaculture.com/studio-54/): Ouvert en 1977, le Studio 54 était le temple hédoniste de la scène new-yorkaise : on y croisait toutes les stars et les beautiful people de la ville aimantés par un fascinant mélange de drogue, de sexe débridé et de disco. Né dans l’underground gay, cette musique hautement érogène électrisait l’époque en concassant funk, soul, pop à grand renfort de tempo rapide et de synthés, pianos et autres rivières de cordes. La fantastique B.O. en deux volumes du film de Mark Christopher consacré au légendaire club de Manhattan rend justice à un courant musical d’une incroyable créativité qui enfanta notamment la […] - [Confession d’un masque](https://www.vivelaculture.com/confession-dun-masque/): Le langage du corps et le culte de la beauté sont omniprésents dans l’œuvre de Yukio Mishima qui s’astreint lui-même à des exercices physiques permanents pour transformer son apparence chétive et se sculpter une musculature généreuse. L’écrivain fréquente les bars homosexuels, collectionne les amants et l’homosexualité est au cœur de son œuvre. C’est le cas dans Confession d’un masque où l’auteur découvre son homosexualité et se livre à une réflexion sur la morale et le désir, le vice, la beauté et la quête d’absolu. - [Le Portrait de Dorian Gray](https://www.vivelaculture.com/le-portrait-de-dorian-gray/): Ce fut l’unique roman du sulfureux Oscar Wilde, dont la presse écrivait à l’époque qu’il s’agissait « d’un conte né de la littérature lépreuse des décadents français, un livre toxique dont l’atmosphère est pleine des odeurs méphitiques de la putréfaction morale et spirituelle ». Un livre qui eut fait davantage scandale encore si la version éditée n’avait subi les coupes des censeurs. Ainsi, dans la version jusqu’alors imprimée, une remarque purement spirituelle de Basil à Dorian – « Vous avez sur moi une singulière influence » – s’avère être, dans le texte originel, nettement plus homo explicite : « Il est vrai que je vous ai […] - [Times of Harvey Milk](https://www.vivelaculture.com/times-of-harvey-milk/): Premier politicien gay élu à des fonctions publiques aux États-Unis, Harvey Milk fut aussi un militant historique de la cause homosexuelle, mais son combat lui coûta la vie le 27 novembre 1978 lorsqu’il fut abattu avec le maire de San Francisco par un de leurs anciens collègues. Celui qui souhaitait faire sortir la communauté gay du « placard » et faire voler en éclats le conformisme de la société américaine, sur la question des droits civiques notamment, ne résolut bien sûr pas tout, mais contribua à faire évoluer les mentalités. En 1985, Rob Epstein consacrait à Milk ce fascinant documentaire récompensé d’un […] - [Sonnets & madrigaux](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets/): « Mon désir ne réside qu’en votre vouloir, mes pensées ne se forgent que dans votre cœur, mes paroles ne naissent que de votre souffle. » Amoureux fou de Tommaso dei Cavalieri, jeune noble romain, Michel-Ange écrit pour lui plus de 300 sonnets et madrigaux passionnés qui ne seront publiés qu’après sa mort. Et encore, ils seront entre-temps réécrits pour paraître s’adresser à une femme, la poétesse Vittoria Colonna, que l’artiste aima aussi mais qui n’était pas la destinatrice de ces sonnets enflammés. Après avoir lu les poèmes du maître, on ne regardera plus jamais les corps masculins des Ignudi de la […] - [Sebastiane](https://www.vivelaculture.com/sebastiane/): En l’an 303 avant J.-C., l’empereur Dioclétien persécute les chrétiens. Le jour de la fête du Soleil, Sebastiane prend la défense d’un jeune page accusé d’homosexualité. Le soldat est alors déchu et envoyé en plein désert où il devient l’objet du désir d’un centurion cruel… En 1976, Derek Jarman est celui par qui le scandale arrive avec son film Sebastiane et sa vision homo-érotique de la vie et du martyre de saint Sébastien. Le film, dialogué en latin, exalte la beauté du corps masculin sur fond de rapports de force entre foi et désir jusqu’au supplice de la sagittation du […] - [Œuvres 1](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-1/): Après avoir raconté « un an en cent cinquante pages » dans son premier roman, Dans ma chambre, Guillaume Dustan décide de narrer « sept heures en cent pages » dans Je sors ce soir. Une immersion dans un lieu longtemps emblématique de la nuit gay, le Palace : un univers ultra-codifié, où les BPM prennent le relais de la parole, où les boissons et les drogues sont omniprésentes et où le club devient le centre du monde, au plus près du corps du narrateur. - [La Nuit des corbeaux](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-des-corbeaux/): Sur la planète thriller, John Connolly tient une place à part. Attiré par les univers noirs inédits, cet Irlandais prolixe n’hésite généralement pas à épicer les enquêtes de son détective privé d’une bonne dose de fantastique. Ce polar très classique autour de la disparition d’une jeune fille, « rationnel » jusqu’au coup de théâtre final, baignant parfois dans une atmosphère étrange sans jamais s’y abîmer, joue avec les limites d’un genre tenté par le surnaturel. - [Vérité](https://www.vivelaculture.com/verite/): On savait déjà grâce au roman noir que les flics avaient pour la plupart une vie de chien. Le héros de ce thriller nous en donne une nouvelle et édifiante illustration. Ce terrible livre, signé d’un des plus grands auteurs australiens contemporains, est avant tout l’histoire d’un homme seul. D’un mari et d’un père titubant dans les décombres d’une vie familiale ruinée. D’un policier épuisé, miné par des intrigues politiques complexes et obscures, se débattant contre la corruption et le crime dans une ville classée parmi les plus violentes du monde, Sydney. D’un homme errant dans un monde dévasté et […] - [Il faut tuer Lewis Winter](https://www.vivelaculture.com/il-faut-tuer-lewis-winter/): Dans l’ombre, le tueur à gages prépare calmement son boulot. Minutieusement, il étudie les lieux et observe sa proie. Le travail doit être irréprochable et ne laisser aucun indice. Les ennuis viendront plus tard, si cet assassinat déclenche une guerre des gangs, par exemple… Le ton est sec, clinique, sans états d’âme. Tout au long de ce premier volet d’une trilogie policière barbotant dans la nuit de Glasgow, Malcom Mackay ne s’embarrasse d’aucun effet de manche pour faire l’autopsie d’un meurtre et de ses conséquences sur le Milieu local, ni pour décrire le travail tout juste un peu spécial d’un […] - [La Position du tueur couché](https://www.vivelaculture.com/la-position-du-tueur-couche/): Certains livres échappent aux règles pour magistralement imposer leur singularité. Ce court roman de Jean-Patrick Manchette (le dernier publié de son vivant, sorti en 1981) résonne aujourd’hui comme le testament d’un « néo-polar » qui allait secouer durablement le genre. Martin Terrier, jeune tueur à gage rêvant de raccrocher (et héros de ce « classique »), pourrait être un lointain écho, en version junior, du tueur à bout de souffle de James Sallis, spolié de son dernier contrat par un inconnu. - [Ce que porte la nuit](https://www.vivelaculture.com/ce-que-porte-la-nuit/): Voilà un an que Lucy est morte. Un an que son mari David et leur petit garçon tentent désespérément de combler le vide béant de leur vie. L’enfant, réfugié dans un inquiétant mutisme, est le souffre-douleur de sa classe. Son père, nettoyeur de scènes de crime la nuit, ne parvient pas à effacer ses doutes sur les circonstances de la disparition de sa femme, ravivant sans cesse une blessure béante… Le sujet est âpre. Difficile. Douloureux. Le jeune écrivain américain Scott O’Connor l’embrasse avec une grande humanité et une profonde pudeur, avec cette bouleversante évocation de la douleur et de […] - [L’Épreuve de force](https://www.vivelaculture.com/lepreuve-de-force/): L’ami Clint doit ramener une prostituée (incarnée par Sondra Locke) de Las Vegas à Phoenix, afin qu’elle témoigne contre un parrain de la mafia. Mais évidemment, les truands ne l’entendent pas de cette oreille… Un prétexte en or pour un road movie très mouvementé, couronné par un final aux petits oignons : le flic intègre et son précieux témoin traversent le centre de Phoenix sous le tir nourri de centaines de policiers (plus de 8000 balles seront tirées pour cette séquence !). Une occasion en plomb de visiter la ville. - [La Mémoire du tueur](https://www.vivelaculture.com/la-memoire-du-tueur/): Il n’y a pas que le tueur à gage du roman de James Sallis qui se meurt. Celui de ce film très noir d’Erik Van Looy (2004) sait que ses jours sont comptés et que le contrat pourri qu’il est censé honorer sera le dernier. Victime de la maladie d’Alzheimer, le vieux pro, manipulé dans une sordide affaire de pédophilie, va alors retourner la situation en donnant à la police de précieux indices, à la recherche d’une improbable rédemption. Le blues profond du tueur solitaire, au crépuscule de sa vie, dans la nuit froide et mouillée d’Anvers. - [Cercueil et Fossoyeur : le cycle d’Harlem](https://www.vivelaculture.com/cercueil-et-fossoyeur-le-cycle-dharlem/): « Ces dernières années, Chester Himes, qui était tombé dans l’oubli aux États-Unis, a commencé à réapparaître, tel un corps lesté de pierres qui refait surface ; ses yeux sont toujours tournés vers ses compatriotes, comme pour leur signifier, à propos des ghettos urbains, des tensions raciales et de la violence en Amérique, “Je vous l’avais bien dit”. » (James Sallis.) Un écrivain solitaire et maudit, écorché vif exilé loin de chez lui, qu’il est urgent de régulièrement redécouvrir. - [Cajun Album](https://www.vivelaculture.com/cajun-album/): James Sallis connaît bien le Pays cajun et ses airs traditionnels, égrenant sur fond de violon et d’accordéon de vieilles chansons en français gorgées de nostalgie. Marc Savoy (luthier à Eunice, un village du côté de Lafayette) et son épouse Ann (auteur d’ouvrages de référence sur la culture cajun) font partie des « institutions » de cette enclave culturelle et s’affirment depuis des années comme les porte-parole d’une musique rurale unique en son genre, démarquée de la country américaine et du folk, dont le mot d’ordre est : « Laisse bon temps rouler. » - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive/): Une mystérieuse jeune femme victime d’un accident de voiture sur la dangereuse route de Mulholland Drive et devenue amnésique fait la connaissance d’une comédienne en herbe, fraîchement débarquée à Hollywood… Avec ce film primé à Cannes en 2001, Lynch signe une œuvre étrange et déconcertante, un polar onirique, aux limites du genre, baignant dans une ambiance urbaine bizarre, électrique, parfois proche (mais beaucoup plus inquiétante encore) de celle du roman de James Sallis. Atmosphère, atmosphère… - [Texas Campfire Tapes](https://www.vivelaculture.com/texas-campfire-tapes/): Avec ses faux airs de garçon manqué, Michelle Shocked débarque en 1986 en Europe avec un album « brut de décoffrage », enregistré sur un matériel de fortune : The Texas Campfire Tapes révèle alors une jeune chanteuse texane un brin rebelle, ranimant la flamme de vieilles protest songs. Short Sharp Shocked deux ans plus tard (avec le tube « Anchorage »), et Arkansas Traveller en 1992, l’imposeront comme un grande voix du folk. Comme une artiste inspirée dont James Sallis et ses compères de Three-Legged Dog n’hésitent pas à reprendre les compositions, sur scène comme sur disque. - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme/): Trois mois après l’ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans est ravagée, laminée, et une partie de la population a été déplacée. Face à ce désastre, les habitants de Treme, un des quartiers les plus vieux de la ville, musiciens, cuisiniers, professeurs, Indiens de Mardi gras, tentent de reconstruire non seulement leur maison, mais surtout leur culture, leur vie. Un hymne à Crescent City à travers une galerie de personnages animés d’une profonde foi en leurs racines, et une série télé exceptionnelle, où l’on pourrait à tout moment croiser la silhouette de Lew Griffin. - [Le Faucheux](https://www.vivelaculture.com/le-faucheux/): En 1992, James Sallis s’attaque avec Le Faucheux à un cycle de polars dont Lew Griffin – privé noir solitaire et un temps alcoolique, enquêtant dans les rues sales de New Orleans – est le héros. Divisé en quatre partie, ce livre sombre, où l’ombre de Chester Himes plane souvent, présente quatre facettes du personnage à quatre moments clé de sa vie et constitue une introduction assez incontournable à un pan entier de l’œuvre de Sallis. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive-2/): Mécanicien et cascadeur le jour, « driver » pour des criminels la nuit, un jeune homme solitaire et taciturne (incarné par Ryan Gosling) tombe amoureux de sa voisine pour vite se retrouver au cœur d’un impitoyable affrontement mafieux. En 2011, Nicolas Winding Refn (Pusher, Bronson, Only God Forgives) adapte avec fidélité un roman de James Sallis et projette soudain – grâce à un film spectaculaire (les poursuites en voitures, ou la scène dite « de l’ascenseur », appelée à devenir une séquence quasiment culte du septième art) – l’écrivain américain sur le devant de la scène. - [Le tueur se meurt](https://www.vivelaculture.com/le-tueur-se-meurt/): Dans la chaleur malsaine de Phoenix, Arizona, trois personnages – un tueur à gage glissant vers la mort, un flic fatigué, dont la femme gravement malade a préféré disparaître, et un enfant abandonné par ses parents dans la maison familiale – se débattent avec leur solitude, reliés entre eux par des liens invisibles. Avec ce thriller aux allures d’ovni littéraire, James Sallis signe une bouleversante réflexion sur le désespoir et la mort dans un milieu urbain hostile. - [Remain in Light](https://www.vivelaculture.com/remain-in-light/): En musique, je crois énormément en l’intuition, et le son de Remain in Light, ce génial album, m’est spontanément venu à l’esprit en écoutant pour la première fois certaines chansons maquettées par Salif dans son studio Mofou, et l’envie de télescoper encore une fois le son de New York City années quatre-vingt avec celui de Bamako 2.0. Un an après les B-52’s, les tout aussi new-yorkais Talking Heads enregistraient ce chef-d’œuvre réalisé par un Brian Eno tout juste revenu du Bowie berlinois, mixant le black funk poitrail ouvert de Parliament et la new wave blanche à col fermé. Avec pour […] - [Ima Read](https://www.vivelaculture.com/ima-read/): Digital. Soul. Minimal. Avec une formation en art performance et un job de danseur chippendales, Zebra Katz est le futur de la musique. Comme Grimes en moins New Age, il dénude ses chansons, fait vibrer vos basses côtes, enlève le persil de vos oreilles, désosse la dance music, en jette le gras et vous sert une gastronomie musicale moléculaire façon Ferran Adria. Tecnoemoción. - [Blancanieves](https://www.vivelaculture.com/blanca-nieves/): Ce fantastique film fantastique hispano-français est une adaptation de Blanche-Neige version « flamencorrida ». Il a reçu l’année dernière dix Goyas, les Césars espagnols, sur dix-huit nominations. Un carnage de récompenses du type The Artist et d’ailleurs comme lui en noir et blanc. Mais en mieux. Artiste ? Noir et blanc ? Ça ne vous rappelle rien ? Ben, Salif, pardi ! - [FFF (Fuck For Forest)](https://www.vivelaculture.com/fff-fuck-for-forest/): Rien à voir avec la Fédération Française de Funk, FFF (Fuck For Forest) est une organisation de pornographie environnementale. Créée en Norvège par un couple éco-militant, cette association réalise depuis plusieurs années des films pornos, ou plutôt « éco-porn », dont les recettes servent directement au reboisement et à la reforestation. Le principe est simple : on baise dans la nature et on la préserve. Un film « docul » vient de sortir, ça s’appelle tout simplement FFF (The Movie). Il a été présenté récemment au festival Cinéma du réel. C’est là que je l’ai découvert en allant voir Blancanieves au Nouveau Latina. Dans le […] - [101 Essential Rock Records](https://www.vivelaculture.com/101-essential-rock-records/): Comme Iggy, Devandra et beaucoup d’autres, Bowie témoigne dans ce livre de son amour pour les vinyles et tout particulièrement pour l’album du Velvet Underground dit « à la banane », qui a changé sa vie (et la nôtre aussi d’ailleurs). Ça ne sert à rien de se répéter entre vieux jeunes et jeunes vieux que les disques, c’était mieux avant, je vous invite plutôt à vous caresser en regardant toutes ces belles pochettes et en lisant les anecdotes qui les accompagnent. - [Bowie is @ V&A London](https://www.vivelaculture.com/bowie-is-va-london/): Je crains de ne pas être le seul fan de Bowie au monde, vu le succès de cette expo. Mais ça ne m’empêchera pas de revendiquer son influence dans ma vie et son inspiration dans ma production musicale. Oui, je sais que c’est pas évident à entendre, mais j’vous jure m’sieur, que c’est David qui m’a fait changer de continent comme lui a changé de direction et de style. Sans avoir peur de remettre son titre en jeu, même en plein succès. J’compare pas, j’explique. Bref, tout ça pour dire que j’ai déjà mes billets pour aller passer deux jours […] - [Oum](https://www.vivelaculture.com/oum/): Il y a des chanteurs et des chanteuses et puis il y a des Voix. Comme Piaf, Callas, Presley, Billie Holiday, Johnny Cash, Salif Keita ou Ella Fitzgerald, Oum Kalsoum, elle l’a, elle a ce petit supplément d’âme… Et c’est ce que raconte merveilleusement Selim Nassib (par ailleurs coscénariste et compagnon de Yolande Zauberman) dans le roman Oum. Quitte à faire grincer quelques dents en or, il évoque l’homosexualité de El Sett (La Dame) et raconte avec poésie comment Khadafi a reporté son coup d’État, car le monde arabe s’est arrêté ce jour-là pour écouter à la radio un concert […] - [Would You Have Sex With an Arab ?](https://www.vivelaculture.com/would-you-have-sex-with-an-arab/): Avec sa petite caméra et sa fausse candeur, Yolande Zauberman a demandé à des jeunes Israéliennes et Israéliens s’ils coucheraient avec un ou une Arabe… et inversement. Le résultat est un film qui parle sans complexe d’un problème complexe et qui devrait sérieusement faire douter ceux qui ne croient plus en la paix. La politique par le sexe ou comment faire l’amour sur le lit de Camp David. - [Zoom](https://www.vivelaculture.com/zoom/): C’est d’ailleurs grâce à Rachid Taha que j’ai découvert Francis Bebey avec sa reprise diwanesque d’« Agatha ». Rachid est un beau mystère. Bien que fan de Carte de Séjour dans les années quatre-vingts, Rachid et moi nous sommes pris la tête à chacune de nos rencontres du début à cause de nos désaccords moyen-orientaux. Mais, comme nous sommes tous deux orientaux moyens, lui Oranais, de Saint-Denis-du-Sig, de naissance, moi de père tunisien, on a fini par s’adorer. Mais là n’est pas le mystère. Comment Rachid, qui n’a pas la voix de « son » Elvis et que je croise déchiré à chaque bonne […] - [African Electronic Music 1975-1982](https://www.vivelaculture.com/african-electronic-music-1975-1982/): Alors franchement si vous voulez rigoler en « groovant », procurez-vous fissa cette compilation. Les mecs, faites écouter à votre compagne « La Condition Féminine », ça va la rendre dingue. Si vous avez des doutes sur la paternité de votre enfant, « Agatha », femme noire suspectée d’infidélité à l’arrivée de son bébé blanc, devrait vous rendre philosophe et magnanime. Et si vous pensez à la séparation, le « Divorce Pygmée » vous en apprendra sur ce qu’il faut savoir parfois perdre en tristesse pour gagner en gaieté. - [Comptoir Général Ghetto Museum](https://www.vivelaculture.com/comptoir-general-ghetto-museum/): Si vous voulez justement croiser un défilé de sapeurs, visiter un petit musée de la Françafrique corrompue, vous faire une petite frayeur dans un cabinet de sorcellerie, ou tout simplement passer un bon moment dans un lieu « afro-centré »… allez au Comptoir Général sur le canal Saint-Martin et si l’expo L’Art digital du Sahel est finie, chopez la prochaine. Salif y a eu son week-end hommage rien que pour lui. Le Comptoir Général - [Afro, une célébration](https://www.vivelaculture.com/afro-une-celebration/): Ce livre, écrit par une douce et belle bretonne et préfacé par Oxmo Puccino, raconte à travers de super témoignages (Gaultier, Goude, Agnès B., Saul Williams, etc.) et moult photos bien cool, toute l’épopée afro dans la mode telle qu’elle a été vécue de Kinshasa à Barbès, des sapeurs congolais aux créateurs parisiens. Difficile en parcourant ce livre, comme Nino Ferrer, de ne pas vouloir être noir. - [Shakara/London Scene](https://www.vivelaculture.com/shakaralondon-scene/): On m’avait prévenu. Le jour où je rentrerais dans la musique de Fela Kuti, je n’en ressortirais pas indemne. J’ai mis le temps, mais effectivement il y a quelques années, je me suis pris son afro beat dans la gueule. Un ami autrichien qui l’avait fait tourner à sa grande époque m’a raconté qu’ils arrivaient à soixante-dix personnes de Lagos à Vienne via Moscou. Son kilo d’herbe passait par Paris en valise diplomatique. Un étage de l’hôtel était réservé à Fela et ses trente femmes dont quatre dormaient dans sa chambre, son cuisinier achetait des énormes sacs de riz et […] - [The B-52’s](https://www.vivelaculture.com/the-b-52s/): J’ai imaginé mettre un sample de « Planet Claire » avant même d’avoir écouté la moindre note des nouvelles chansons de Salif. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais j’ai été le premier surpris quand cela s’est intégré si naturellement dans « Samfi ». Et je l’ai été encore plus en découvrant que les B-52’s avaient eux-mêmes créé en 1979 « Planet Claire » à partir du « Peter Gunn Theme » de Henry Mancini, le compositeur de La Panthère rose parmi d’autres merveilles. Retour à l’envoyeur ? - [Talé](https://www.vivelaculture.com/tale/): Ceux qui ont pensé à moi pour réaliser le nouvel album de « The Golden Voice of Africa », l’ont fait car ils m’ont vu m’aventurer en certaines terres étrangères comme le tango argentin (Gotan Project) ou le country & bluegrass du Tennessee (The Moonshine Sessions), entre autres escapades. Alors, pourquoi pas l’Afrique, mère de toutes les dance music ? La carte blanche que m’a offerte l’artiste noir le plus blanc du Mali m’a désinhibé au point d’aller inviter tous mes pères et mères musicaux, parfois inconsciemment, aujourd’hui en toute conscience avec ce parcours. - [An Awesome Wave](https://www.vivelaculture.com/an-awesome-wave/): Alt-J est un groupe anglais de rock indépendant formé en 2007 qui semble vouloir faire revivre certaines grandes heures du rock planant – voire progressif – des années soixante-dix, tout en étant bien d’aujourd’hui comme le prouvent son nom (une touche de clavier d’ordinateur) et son utilisation très moderne de l’électronique. Son premier album, An Awesome Wave, a été le succès surprise de l’année 2012, notamment auprès d’un jeune public qu’on n’attendait pas forcément sur ce terrain. Alternativement sombre, torturé et élégiaque, l’album se termine sur « Taro », une étonnante chanson racontant de façon cryptique la mort de Robert Capa et […] - [Le Temps des cerises](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-cerises/): Les aventures de Boro reporter photographe. Le personnage de Boro, reporter photographe juif hongrois dans le Paris des années trente, est ouvertement inspiré de Robert Capa, magnifiant ainsi à travers une fiction à clés le côté romantique et héroïque de la vie de ce dernier. Huit volumes des aventures de Boro sont parus à ce jour. Dans le premier, La dame de Berlin, il lutte contre la montée du nazisme armé de son seul Leica, tandis que dans le deuxième, probablement le meilleur, Le Temps des cerises, il immortalise les débuts de la guerre civile espagnole. À noter que ces […] - [Fenêtre sur cour](https://www.vivelaculture.com/fenetre-sur-cour/): Chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock dans lequel James Stewart interprète un photographe cloué sur une chaise roulante qui passe son temps à observer ses voisins et finit par soupçonner l’un d’eux de meurtre. Pour le scénario et les personnages (James Stewart et Grace Kelly qui interprète la fiancée du photographe), Hitchcock s’est inspiré de l’idylle entre Ingrid Bergman et Robert Capa, qu’il a pu observer sur le tournage d’un de ses films précédents, Les Enchaînés. Ingrid Bergman en était la star, et Robert Capa le photographe de plateau. L’équivalent pour ce dernier du fauteuil roulant ? - [Joris Ivens, cinéaste du monde vol. 2](https://www.vivelaculture.com/joris-ivens-cineaste-du-monde-vol-2/): Ce célèbre documentariste a croisé la route de Robert Capa à plusieurs reprises. Pendant la guerre d’Espagne bien entendu, où il tourne Terre d’Espagne, en 1937, un magnifique film en noir et blanc montrant à la fois les combats et la collectivisation des terres par les républicains, dont le commentaire est écrit et dit par Ernest Hemingway. Et pendant la guerre sino-japonaise, un autre grand conflit couvert par Capa, qui travaille cette fois comme premier assistant sur le film d’Ivens, Les 400 millions (1938). Ce cinéma comme on n’en fait plus vraiment, prenant, lent et majestueux, est un parfait complément […] - [Le Mont Analogue](https://www.vivelaculture.com/le-mont-analogue/): Co-fondateur de la revue de poésie Le Grand Jeu, René Daumal était un alpiniste confirmé. Dans ce texte, il envoie un équipage de dix personnes à la recherche du Mont Analogue, une hypothèse enfermée dans une coque d’espace courbe. Ils vont le trouver. Ils vont l’aborder. Ils l’escaladent encore. « Le dernier pas dépend du premier ». - [I believe I can fly](https://www.vivelaculture.com/i-believe-i-can-fly/): « Comment prendre un grand bol d’air ? En suivant ces Français volants (fous, secs comme des coucous) sur toutes leurs bases de jump : les montagnes, les falaises, les ballons, les buildings. Et sur tous leurs fils, à quatre mille en plein gaz, et en solo intégral. S’il vous plaît. C’est classe, ça fait respirer, ça fait froid dans le dos, ça fait rêver. Retrouvez l’intégralité de leurs vidéos ici. » - [La Mort suspendue](https://www.vivelaculture.com/la-mort-suspendue/): Jusqu’où l’entêtement peut-il porter le corps ? Quand faut-il couper la corde ? Comment sort-on d’une crevasse de plusieurs dizaines de mètres avec une jambe et des côtes cassées ? Comment s’orienter vers la vie, passé le cap de l’épuisement, passé celui d’après qui n’a plus de nom ? Quels mots accompagnent le secours ? La Mort suspendue est un film sidérant sur la puissance de l’esprit, de l’hallucination et de l’absolue ténacité. C’est un livre aussi. C’est surtout, au pied du Siula Grande, un moment de vie acharnée. - [Aqui Esta Portabales](https://www.vivelaculture.com/aqui-esta-portabales/): Portabales n’est pas le chanteur guitariste cubain le plus connu de l’île. Mort en 1970 à Porto Rico où il s’était installé dans les années 50, il sortira de l’anonymat grâce au Buena Vista Social Club qui reprit sa chanson El Carretero et qui fut un énorme succès dans toute l’Amérique latine. - [Buena Vista Social Club](https://www.vivelaculture.com/buena-vista-social-club/): Ce sont Ry Cooder, génie de la guitare slide, (compositeur de Paris-Texas de Wim Wenders, Palme d’or 1984) et le label anglais World Circuit qui sont à l’origine de ce projet. Il s’agissait au départ de réunir la crème des musiciens cubains, Ibrahim Ferrer, Compay Segundo, Omara Portuondo… et africains venus étudier la musique sur l’île dans les années 60. Au final, Ce sera un album avec les seuls Cubains dont l’âge moyen tourne autour de 70 ans mais dont le talent n’avait pas pris une ride. Le succès de cet album fut tel, que pour tous, ce fut le […] - [Retour à Ithaque](https://www.vivelaculture.com/retour-a-ithaque/): Amadeo revient à Cuba après avoir passé seize ans en Espagne. Il retrouve quatre de ses amis pour une soirée sur une terrasse qui surplombe La Havane. D’abord joyeuse, l’évocation de souvenirs va peu à peu laisser la place aux questions, aux reproches et à la rancœur. A travers l’évocation de l’histoire  de chacun, Laurent Quantet et Leonardo Padura (L’Homme qui aimait les chiens, 2009 éditions Métaillé) co-scénariste, font le portrait de la machine étatique castriste qui, en supprimant le simple droit de quitter Cuba, a broyé la vie et les aspirations d’une partie de son peuple. - [Fraise et chocolat](https://www.vivelaculture.com/fraise-et-chocolat/): Diego, un intellectuel homosexuel rencontre David, un jeune paysan hétéro et pétri d’idéaux révolutionnaires qui, dans un premier temps, considère Diego comme un dissident du régime castriste. Malgré tout ce qui les sépare, les deux hommes vont se lier d’une profonde amitié. Tourné en 1993, peu après que le régime a cessé de considérer l’homosexualité comme un délit, Fraise et Chocolat est en fait un film politique qui marque le tournant vers une plus grande tolérance du régime. - [Soy Cuba](https://www.vivelaculture.com/soy-cuba/): Soy Cuba est un film de propagande soviétique tourné à Cuba et qui raconte quatre histoires. Celle de Maria contrainte de se prostituer dans La Havane d’avant la révolution, de Pedro, un vieux paysan qui perd tout quand le propriétaire pour lequel il travaille vend ses terres à une compagnie américaine. Celles d’Enrique, étudiant idéaliste et de Mariano, un paysan qui finira par rejoindre la révolution. Si le propos idéologique est hors d’âge, la mise en scène époustouflante d’inventivité et de légèreté reste d’une grâce inusable. - [Cuba si](https://www.vivelaculture.com/cuba-si/): Chris Marker est un homme-cinéma, presque inconnu du grand public, son œuvre est principalement constituée de documentaires (Le Joli mai 1962). Son film le plus célèbre, un moyen métrage de 28’, La Jetée, est considéré comme un film indispensable, un chef-d’œuvre pour beaucoup, étudié dans toutes les écoles de cinéma du monde. Chris Marker a tourné Cuba si, un an après la révolution menée par Fidel Castro. C’est un documentaire en noir et blanc sur la société cubaine et la vitalité qui s’en dégage. - [En avoir ou pas](https://www.vivelaculture.com/en-avoir-ou-pas/): Lorsqu’il reçut le prix Nobel de littérature en 1954, Ernest Hemingway déclara : « Ceci est un prix qui appartient à Cuba parce que mon œuvre fut pensée et créée à Cuba, avec mes amis de Cojimar d’où je suis citoyen. À travers toutes les traductions, cette patrie adoptive, où j’ai mes livres et ma maison, est présente ». C’est à Cuba que se déroule l’action d’En avoir ou pas. - [Voyage à motocyclette](https://www.vivelaculture.com/voyage-a-motocyclette/): Avant de devenir l’icône au béret de la révolution cubaine, Che Guevara, né en Argentine en 1928, se forgea une conscience politique sur les routes de l’Amérique latine au cours d’un voyage qu’il fit à moto en 1952 en compagnie d’Alberto Granado. A l’origine ce voyage, les deux amis voulaient visiter l’Amérique du Nord. Voyage à motocyclette, mélange carnet de route et souvenirs. La genèse d’une pensée révolutionnaire. - [Boxing Cuba](https://www.vivelaculture.com/boxing-cuba/): La boxe cubaine est la plus belle école de boxe au monde. Elle a donné, et continue de le faire, de grands champions qui ont en commun un sens du déplacement exceptionnel. La boxe professionnelle étant interdite sur l’île depuis la révolution, de nombreux promoteurs ont essayé d’attirer les meilleurs boxeurs dans leurs filets. Mais comme l’a dit Teofilo Stevenson (médaillé d’or aux J.O. en 72, 76, 80 et trois fois champion du monde) : « Que représentent 8 millions de dollars comparativement au soutien de 8 millions de Cubains ? ». - [Paradiso](https://www.vivelaculture.com/paradiso/): « Le Proust cubain, asthmatique et obèse, inverti et prismatique, prince de la métaphore et des ères imaginaires. Paradiso, c’est Cent ans de solitude corrigé à merveille et réécrit dans la langue des oiseaux par un dieu cubain enfermé dans sa chambre-bibliothèque. Ce livre énorme abolit les frontières entre le roman et la poésie, le traité esthétique et celui de théologie. Une écriture dense et amoureuse, difficile et limpide. Lima le Cubain est un des grands oubliés du panthéon littéraire français où Joyce et Musil ont pris les places les mieux établies. » Philippe Bordas (Cœur-Volant Gallimard). - [Cuba](https://www.vivelaculture.com/cuba/): Marc Riboud (disparu le 30 août dernier) était un de ces grands photographes de presse – membre de l’agence Magnum – qui, avant internet, ont agrandi notre regard. Grâce aux photos qu’ils rapportaient du bout du monde, l’information acquérait une dimension supplémentaire. S’il a fait de nombreux voyages en Asie et en Chine en particulier, Marc Riboud a passé deux semaines en 1963 avec Jean Daniel à Cuba où ils ont rencontré Fidel Castro le jour de l’assassinat de John Kennedy. Ce reportage inédit vient tout juste de paraître. - [Ada](https://www.vivelaculture.com/ada/): Ada est une intelligence artificielle un peu particulière, programmée pour écrire des romans sentimentaux à succès. Quand elle disparaît de son blockhaus de la Silicon Valley où elle était gardée, Frank Logan, un vétéran de la police, poète à ses heures, part à sa recherche. - [The Big Short](https://www.vivelaculture.com/the-big-short/): The Big Short, produziert u.a von Brad Pitt, erzählt die unglaubliche Geschichte eines Hedgefond-Managers, der 2005 zunächst das Platzen der amerikanischen Immobilienblase prognostiziert und dann, als ihn keiner ernst nimmt, gegen das System spekuliert. Bis es dann 2008 zum weltweiten Crash kommt. Aus der Geschichte haben wir ja gelernt, dass Armut und Elend einen fruchtbaren Boden für die Saat von Banditentum bieten. Wir wissen ebenfalls, dass Geld vielen Menschen, auch den Reichen, den Kopf verdreht. Aber konnten wir uns vorstellen, dass Regierungsorganisationen Schwindel und Hochstapelei unterstützen und so den Ruin von Millionen Menschen in Kauf nehmen? The Big Short erhielt […] - [Meine geniale Freundin: Band 1 Kindheit und Jugend](https://www.vivelaculture.com/meine-geniale-freundin-band-1-kindheit-und-jugend/): „Ich bin nicht nostalgisch, wenn es um unsere Kindheit geht. Sie war voller Gewalt. Das Leben war einfach so. Als wir aufwuchsen, war es Pflicht, den Anderen das Leben schwer zu machen, bevor sie uns das Leben schwer machen konnten“ In Neapel, der armen und majestätischen und chronisch verdreckten Metropole immer am Rande des Zusammenbruchs, ist die Gewalt so allgegenwärtig wie das das Wasser, die Luft und der Tod. Dagegen anzukämpfen ist wie unendlich auf Sand zu laufen oder auf dem Kreuzweg zu pilgern. Und Elena Ferrante berichtet von zwei Frauen in Neapel, zwei Freundinnen und Konkurrentinnen in einer großen […] - [Der Meister des Bösen](https://www.vivelaculture.com/der-meister-des-bosen/): Drei alte Haudegen der New Yorker Mafia wollen beim weltweiten Handel mit Drogen wieder mehr mitmischen, weil ihre jungen Nachfolger das Geschäft vernachlässigt haben. Dabei verhandelt man auch mit Mitgliedern der Hongkonger Triaden, um sich den Markt aufzuteilen. In Wirklichkeit aber versuchen beide Seiten nur, die andere auszumerzen. Und dafür ist den Gangstern in West und Fernost jedes Mittel Recht. - [Russian Criminal Tatoo: Police Files Volume 1](https://www.vivelaculture.com/russian-criminal-tatoo-police-files-volume-1-2/): Dass in den sowjetischen Straflagern unmenschliche Bedingungen herrschten, erfuhr man im Westen spätestens, als die UdSSR die ersten Häftlinge auch in den Westen entließ. Aber es gibt auch einen ganz eigenen Code für Kriminelle, der sich durch ihre Tätowierungen erschließt, wie man spätestens seit den Filmen Tödliche Versprechen – Eastern Promises von David Cronenberg oder Sibirische Erziehung von Gabriele Salvatores weiß. Arkadi Bronnikow ist als ehemaliger Mitarbeiter des sowjetischen Innenministeriums Russlands führender Experte im Bereich der Aufschlüsselung dieser Häftlings-Tätowierungen. Sein Buch mit vielen Fotos ist sehr aufschlussreich. - [Die Sopranos](https://www.vivelaculture.com/die-sopranos/): 28 DVD’s umfasst „Die ultimative Mafiabox“, wie der Anbieter die komplette Sopranos-Saga anpreist. Darin gilt Tony Soprano als ein würdiger Nachfahre der legendären Corleone Familie aus Francis Ford Coppolas Der Pate. Wenn am Ende des 3. Teils Michael Corleone seine Familie von der Mafia-Gewalt fern halten wollte, dann ist Tony Soprano etwas bescheidener. Als HBO-Chef Chris Albrecht Die Sopranos einst ankündigte, meinte er: Es geht um einen Typen, der das Geschäft seines Vaters geerbt hat … Er ist verheiratet, liebt seine Frau, aber hat eine Affäre … Er versucht, sich von seiner dominanten Mutter zu lösen … Er ist depressiv […] - [Narcos](https://www.vivelaculture.com/narcos-2/): Während weltweit seit dem 2. September die zweite Staffel von Narcos auf Netflix läuft, hat der Streaming-Dienst schon eine 3. Staffel in Auftrag gegeben. Der schillernde Drogenbaron Pablo Escobar inspirierte bereits Garcia Marquez und gehört zweifellos zu den größten und brutalsten Schurken der letzten Jahrzehnte. In dieser Serie steht Escobar im Mittelpunkt, der den Kokainhandel industrialisiert, der ihm bis zu 60 Millionen Dollar am Tag einbringt und tausende Menschen das Leben kostet. Natürlich ist auch ein Escobar nicht unsterblich, aber Nachfolger finden sich immer. Das verschafft auch Netflix Good Business. - [Der Gallische Krieg](https://www.vivelaculture.com/der-gallische-krieg/): Cäsars Aufzeichnungen über seine Kriege gegen die Gallier haben nicht nur die Asterix- und Obelix-Schöpfer inspiriert. Es ging dem eitlen Herrscher in seinen Schilderungen auch darum, sich als großer Feldherr zu präsentieren und mit seinen Kriegen zu prahlen. Böse Zungen behaupten, die Durchschlagkraft seiner Armee und die gute Organisation habe der Mafia als Vorbild gedient. Wozu Cäsar so alles herhalten muss…. - [Tokyo Vice - Eine gefährliche Reise durch die japanische Unterwelt](https://www.vivelaculture.com/tokyo-vice-eine-gefahrliche-reise-durch-die-japanische-unterwelt/): Der New Yorker jüdische Journalist Jack Adelstein zog im Alter von 19 Jahren nach Tokio und arbeitete dort 12 Jahre für die größte japanische Tageszeitung Yomiuri Shinbun als Polizeireporter und Berichterstatter in Sachen Verbrechen. Später wechselt er als Berater zur Polizei und macht die Bekanntschaft einflussreicher Yakuzas. Als er dann in Tokyo Vice die Machenschaften des Yakuza-Bosses Goto aufdeckt, der einen Deal mit dem FBI hat, wird er bedroht. In Japan kann der Bestseller nicht erscheinen. Zu brisant. - [Election](https://www.vivelaculture.com/election-2/): Die Geheimorganisation der Triaden in China gibt es seit dem 17. Jahrhundert. Gegründet von den Mönchen das Shaolin Klosters, wird der Anführer der Geheimgesellschaft Wo Shing auch 300 Jahre später noch von Seinesgleichen mit einem Mandat von zwei Jahren gewählt. In Election zeigt Hongkongs Action- Regisseur Johnny To, was Machtgier und ein global entfesselter Kapitalismus auslösen. Man ändert die Regeln auch mit Gewalt. Election lief 2005 in Cannes. Ein sehr guter Johnnie To. - [French Connection](https://www.vivelaculture.com/french-connection-2/): Von den 60er Jahren bis Mitte der 70er verlief der internationale Heroinhandel aus der Türkei nach Frankreich hauptsächlich durch Marseille. Die French Connection kümmerte sich um den Weitertransport und unterhielt in der zweitgrößten Stadt Frankreichs auch eigene Labore. William Friedkins Klassiker mit Gene Hackman, Roy Scheider und Fernando Rey basiert auf realen Ereignissen und Figuren und erzählt von zwei Polizisten, die den größten französischen Drogenhändler zu Fall bringen wollen. Das brachte French Connection 1972 acht Oscar-Nominierungen und fünf Oscars ein, u.a. für Gene Hackman als Besten Hauptdarsteller. - [Gangs of Wasseypur](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-wasseypur-4/): Gangs of Wasseypur beginnt ironisch mit einem Bollywoodmusical im Fernsehen. Danach zoomt die Kamera langsam zurück und es beginnt eine minutenlange, wüste Schießerei. In Wasseypur, der einstigen indischen Hauptstadt der Kohlenförderung, bekämpfen sich zwei Clans von den 40er Jahren bis zu Beginn des neuen Jahrtausends. Und die Vergleiche zum Paten, der Mutter aller Mafia Filme, sind durchaus berechtigt. Gangs of Wasseypur, der in Cannes 2012 in der Nebenreihe Quinzaine des Réalisateurs lief, lohnt sich für alle Genrefans und wirft ein interessantes Licht auf Verbrechen und Machtverhältnisse in Indien. - [Le Casse du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-casse-du-siecle/): Le Casse du siècle (produit par Brad Pitt) raconte comment trois gestionnaires de fonds spéculatifs ont compris, dès 2005, la nature de la crise des subprimes qui pointait et qui allait provoquer la crise financière mondiale de 2008. L’Histoire nous avait déjà appris que la misère est un terreau fertile pour faire éclore le banditisme. Pas totalement naïfs, on savait aussi que l’argent pouvait faire tourner bien des têtes, même fortunées. Mais imaginer que des escroqueries puissent être soutenues par des instances gouvernementales au risque de jeter des millions de personnes à la rue… Oscar de la meilleure adaptation en […] - [L’amie prodigieuse : Le nouveau nom](https://www.vivelaculture.com/lamie-prodigieuse-le-nouveau-nom/): « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. » À Naples, la ville sale, pauvre et majestueuse à la fois, toujours au bord de l’effondrement, la violence est présente comme l’eau, l’air et la mort. Lutter contre ce déterminisme social qui vous aspire comme des sables mouvants est un chemin de croix sans fin. C’est pourtant celui que décident d’emprunter les deux amies inséparables de la fresque (quatre tomes) […] - [Gomorra : Dans l’empire de la Camorra](https://www.vivelaculture.com/gomora-dans-lempire-de-la-camorra/): Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée – la Camorra – sur fond de guerre entre clans rivaux et trafics de toute nature : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C’est ainsi que le Système accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et brise des millions de vies de pauvres de tous les horizons. - [Russian Criminal Tatoo : Police Files Volume 1](https://www.vivelaculture.com/russian-criminal-tatoo-police-files-volume-1/): Depuis que sont arrivés en Occident les premiers récits de prisonniers, l’effroyable réputation des prisons et camps de détention soviétiques n’est plus à faire. Arkady Bronnikov, expert en criminalité au ministère de l’Intérieur soviétique, a photographié les tatouages des détenus dans les prisons de l’Oural et de la Sibérie pour en expliquer leurs significations, comme dans Les Promesses de l’ombre (2007) de David Cronenberg, où des « parrains » russes exilés à Londres déchiffrent les tatouages d’un membre de leur organisation. Instructif. - [Les Soprano](https://www.vivelaculture.com/les-soprano/): L’histoire de Tony Soprano, c’est celle du petit-fils qu’aurait eu un des lieutenants de Vito Corleone dans Le Parrain. Mais le but de Tony Soprano est plus modestement de maintenir sa famille et ses affaires à flot. « (…) c’est l’histoire d’un gars qui a hérité son business de son père. (…) Il a toutes les responsabilités qui en découlent. Il a une mère sur-dominatrice. (…) Bien qu’il aime sa femme, il a eu une liaison. (…) Il est anxieux ; il est dépressif ; il commence à voir une psy (…). J’ai pensé : la seule différence entre lui et tous ceux que […] - [Narcos](https://www.vivelaculture.com/narcos/): Le véritable personnage clé de cette série est l’ampleur phénoménale qu’a prise le trafic de la drogue dans l’économie mondiale. Un monstre qui ne cesse de grossir et que rien ne peut plus arrêter. Pablo Escobar est le personnage central de cette série, celui qui va industrialiser le commerce de la cocaïne qui lui rapportera jusqu’à 60 millions de dollars par jour et coûtera la vie à des milliers de personnes. Malheureusement, on sait depuis sa mort qu’il y aura toujours quelqu’un pour prendre la relève. Who’s next ? - [La guerre des Gaules](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-gaules/): Si Jules César n’est pas l’inventeur des légions romaines (l’Histoire en attribue l’organisation à Servius Tullius, 6e roi de Rome 575 – 535 av J.-C.), il en a utilisé la puissance et l’organisation pour conquérir la Gaule. C’est l’efficacité de cette armée qui a servi de modèle aux familles italiennes de la mafia. Rendons donc à César… - [Tokyo Vice](https://www.vivelaculture.com/tokyo-vice/): Jack Adelstein est un journaliste juif new-yorkais exilé à Tokyo où, malgré sa condition d’Occidental, il réussit à se faire engager dans le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, Yomiuri Shinbun. Il enquête en étroite collaboration avec la police sur des affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position très dangereuse… Tokyo Vice est autant un récit qu’un roman, ce qui le rend encore plus passionnant. Récemment adapté en série par HBO, diffusé sur Canal+ en France. - [Election](https://www.vivelaculture.com/election/): La société secrète chinoise à l’origine des triades a été fondée au XVIIe siècle par des moines du monastère Shaolin. Trois cents ans plus tard, au sein de la société Wo Shing, le chef est toujours élu par ses pairs pour un mandat de deux ans. Dans Election, Johnnie To montre comment la soif de pouvoir des plus jeunes, combinée aux effets dévastateurs du libéralisme sauvage qui se propage à Honk Kong comme dans le reste du monde, les pousse à vouloir changer les règles, fût-ce violemment. Election a été présenté à Cannes en 2005. Du très grand Johnnie To. - [French Connection](https://www.vivelaculture.com/french-connection/): Dans les années soixante et jusqu’au milieu des années soixante-dix se développe le trafic international de l’héroïne, en grande partie produite en Turquie et raffinée en France dans les laboratoires marseillais de la French Connection, principal acteur de ce trafic. Le film de William Friedkin, basé sur une enquête et des personnages réels, raconte donc l’histoire de deux flics qui veulent faire tomber le plus gros trafiquant français. Huit nominations et cinq récompenses aux Oscar en 1972, dont celui de meilleur film et de meilleur acteur pour Gene Hackman. - [Gangs of Wasseypur](https://www.vivelaculture.com/gangs-of-wasseypur-3/): Gangs of Wasseypur, c’est Le Parrain revu par Bollywood. Wasseypur, connue en Inde comme la capitale du charbon, sert de toile de fond à une guerre entre plusieurs familles de gangsters, des années quarante à aujourd’hui. Une « fresque noire » en deux parties, qui illustre aussi que le film de gangsters est un formidable moyen de décrire les rapports entre pouvoir et violence. Le film avait été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes à sa sortie, en 2012. - [Soul Power](https://www.vivelaculture.com/soul-power/): En 1974, pour accompagner ce qui allait devenir le « combat du siècle » entre Mohamed Ali et George Foreman, à Kinshasa alors capitale du Zaïre sur lequel régnait Mobutu, s’est tenu un festival où, pendant trois jours, tout le gratin de la musique soul de l’époque allait défiler : James Brown, B.B. King, The Crusaders,  mais aussi Manu Dibango, le Fania All Stars avec Celia Cruz, ou encore Miriam Makeba. Une programmation qui n’aurait pas dépareillé à la Villette. - [Le Black Note](https://www.vivelaculture.com/le-black-note/): « Paul, le saxophoniste, ils l’ont surnommé John à cause de John Coltrane, Georges, à la contrebasse, c’était Jimmy, et Christian, c’était devenu Elvin. Même la maison sur l’île, quand ils se sont installés ensemble pour jouer, ils ont voulu la surnommer : ils l’ont appelée Black Note. Mais la maison maintenant n’existe plus, et le quartet non plus. De la clinique où on l’a conduit, le narrateur et trompettiste du groupe continue de ressasser ce temps de la vie commune. Très vite, le récit se concentre autour d’un événement : Paul, sa mort, et les circonstances obscures qui l’entourent. » Texte de l’éditeur. […] - [Chien Guêpe](https://www.vivelaculture.com/chien-guepe/): Né en 1982 dans le Lot, Émile Parisien a appris la musique à Marciac, puis à Toulouse. Virtuose très tôt repéré, il a développé un style qu’il a façonné en mélangeant dans son chaudron des grands noms du jazz (Coltrane, Shorter…) mais aussi des compositeurs classiques comme Berlioz,  Stravinsky, Schoenberg. Il se produit avec son quartet où l’improvisation a la part belle. - [Ne So](https://www.vivelaculture.com/ne-so/): Le sixième enregistrement de Rokia Traoré, sur scène à la Villette aux côtés d’Erik Truffaz, ne se fixe pas uniquement sur le Mali, pays natal de la chanteuse, mais fait aussi voyager vers d’autres univers musicaux. Réalisé par John Parish, l’habituel complice musical de PJ Harvey, l’album oscille entre tradition et modernisme, musique mandingue, folk et blues (superbe reprise du Strange Fruit, le classique de Billie Holiday).  Les textes, dont un écrit par Toni Morrison, parlent à la fois de déracinement et de joie de vivre retrouvée… - [The Alan Lomax Collection](https://www.vivelaculture.com/the-alan-lomax-collection/): Alan Lomax, producteur et historien de la musique auquel Jazz à la Villette rend hommage, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dès les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis. C’est Alan qui découvrit Muddy Waters, qui travaillait alors (en 1941) dans une plantation de coton du Delta du Mississipi. Pendant cinquante ans, il élargira encore la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès américain, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France. - [Jazz Supreme](https://www.vivelaculture.com/jazz-supreme/): Les œuvres et les parcours de Duke Ellington, John Coltrane, Sun Ra, d’Archie Shepp et de beaucoup d’autres musiciens sont analysés dans ce livre qui met en évidence l’influence des croyances religieuses ou mystiques sur le jazz. Son auteur, qui est aussi chercheur et saxophoniste, s’attarde sur certaines anecdotes, sait judicieusement partager ses connaissances de la musique et des contextes historiques ou sociaux. Un tiers du livre est consacré à Coltrane et à son chef-d’œuvre, A Love Supreme. - [Brève histoire de sept meurtres](https://www.vivelaculture.com/breve-histoire-de-sept-meurtres/): La Jamaïque est connue pour avoir donné naissance à Usain Bolt et au reggae dont Bob Marley reste la figure de proue, véritable star planétaire trente-cinq ans encore après sa disparition. Mais en 1976, cette île plantée au sud de Cuba est un pays où règne une violence propagée par les gangs de la capitale Kingston, gangs au service des deux partis qui se disputent le pouvoir. A la veille des élections, à l’occasion d’un grand concert gratuit, Bob Marley veut rapprocher les leaders des deux partis (dont le JPL soutenu en sous-main par la CIA qui craint de voir […] - [Illmatic](https://www.vivelaculture.com/illmatic/): Fils d’un musicien de jazz, Nas (Nasir Bin Olu Dara Jones) a marqué les esprits avec un premier album de rap considéré comme l’un des meilleurs jamais produits. En une dizaine d’albums, il assiéra sa réputation de MC et de parolier hors pair avec un flow tranchant et percussif. Ses prestations sur scène sont rares. - [Finding Fela](https://www.vivelaculture.com/finding-fela/): Fela Anikulapo Kuti commence sa carrière de jazzman en 1958 à Londres. Après un séjour aux Etats-Unis où il découvre les thèses des Black Panthers, il rentre au Nigéria pour inventer l’afrobeat, un mélange de musique traditionnelle nigériane, de jazz, de highlife et de funk qui fait la part belle à la batterie, aux percussions et aux cuivres. Celui qu’on surnomma « le Black President » ne cessera de chanter contre la dictature et donner une voix aux laissés-pour-compte des ghettos de Lagos et du Nigéria tout entier. Il meurt en 1997 du sida. Le film d’Alex Gibney (Un Taxi pour l’enfer, […] - [A Long Way to the Beginning](https://www.vivelaculture.com/a-long-way-to-the-beginning/): Né en 1983, Seun Kuti fait ses classes dans Egypt 80, l’orchestre de son père Fela Anikulapo Kuti. Depuis la mort de Fela en 1997, Seun a repris les reines de l’orchestre dont il est le leader et saxophoniste. Comme papa. Mais contrairement à beaucoup de fils de… Seun fait évoluer la formule grâce à un vrai sens de la composition et des collaborations prestigieuses comme celles de Brian Eno en 2011 ou du rappeur M1 sur cet album. - [Miles Ahead](https://www.vivelaculture.com/miles-ahead/): « Ce n’est pas du jazz, c’est de la musique sociale » dit Miles Davis de sa musique aux journalistes qui l’interrogent. Miles Ahead (du nom de son album sorti en 1957), le film de et avec Don Cheadle dans le rôle titre (sorti dans quatre salles aux Etats-Unis et uniquement disponible en VOD en France), retrace la vie de Miles de la fin des années 70 aux années 80, période qu’il a passée le nez dans la poudre et dont il sortira en publiant l’album The Man with the Horn, en 1981. Don Cheadle, dont le film a été cofinancé par […] - [Rollerball](https://www.vivelaculture.com/rollerball/): Dans un monde où les nations ont disparu, les grandes entreprises entretiennent des équipes de rollerball. « Du pain et des jeux » disaient les Romains ; dans Rollerball, on mange des hamburgers et on se file des torgnoles en tournant autour d’un anneau en patins à roulettes. J’ai revu récemment ce film qui m’avait marqué adolescent. La forme a vieilli, le fond reste furieusement d’actualité. - [Silicon Valley](https://www.vivelaculture.com/silicon-valley/): Dans cette excellente petite série TV, un groupe de programmeurs cherche à faire décoller leur startup. Ils déposent des brevets, lèvent de l’argent, réécrivent compulsivement leur code, dans l’espoir de faire fortune bien sûr, mais surtout de « make the world a better place ». Drôle, rapide et terriblement juste. - [Le troupeau aveugle](https://www.vivelaculture.com/le-troupeau-aveugle/): Né en 1934, Brunner a écrit dans les années soixante-dix plusieurs romans qui, encore aujourd’hui, frappent par leur ampleur et leur modernité. Il nous annonce pêle mêle la pollution (Le troupeau aveugle), la surpopulation (Tous à Zanzibar), la prolifération des armes (L’orbite déchiquetée), l’informatisation à outrance et l’internet (Sur l’onde de choc). Il disparaît prématurément en 1995. - [Changement de décor](https://www.vivelaculture.com/changement-de-decor/): « Deux professeurs d’université, l’un anglais, l’autre américain, échangent leurs places pendant six mois. D’un point de départ aussi invraisemblable, l’auteur tire, comme dans ses meilleurs livres, une farce réjouissante et moins anodine qu’il n’y paraît. Avant de me mettre à la rédaction d’Ada, j’ai relu deux romans de Lodge, dans l’espoir de m’imprégner de sa légèreté, de son humour discret et élégant. » - [Fictions](https://www.vivelaculture.com/fictions-3/): Le livre que j’emporterai sur une île déserte : car c’est un livre vertigineux et inépuisable, qui contient tous les livres ; car il a été écrit par un homme qui vivait dans sa tête et que c’est une faculté qu’il n’est sans doute pas inutile de développer quand on est seul au monde ; car la langue de Borges, tellement subtile, élégante, jubilatoire, me ravira toujours. Deux textes en particulier m’ont guidé pendant que j’écrivais Ada : La bibliothèque de Babel et Les ruines circulaires. - [Les robots](https://www.vivelaculture.com/les-robots/): Difficile de sous-estimer l’importance de ces neuf nouvelles dans laquelle Asimov (un scientifique de formation) jette les fondements de la robotique. Son idée la plus géniale : astreindre les robots à trois lois fondamentales et imaginer leurs réactions en cas de conflit. Rappelons les trois lois : 1)      Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. 2)    Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi. 3)    Un robot doit protéger […] - [On Intelligence](https://www.vivelaculture.com/on-intelligence/): Hawkins est le fondateur de la société aujourd’hui défunte Palm. Depuis qu’il a vendu ses parts, il se consacre à sa vraie passion : la neuroscience appliquée à la création d’intelligences artificielles. Bien qu’un tout petit peu daté (il est paru en 2004), le livre explique avec une grande clarté ce que nous comprenons et, surtout, ce que nous ignorons encore sur le fonctionnement du cerveau. - [2001 : l’odyssée de l’espace](https://www.vivelaculture.com/2001-lodyssee-de-lespace-4/): « Le premier film (et peut-être le meilleur) à envisager la prise de contrôle par l’ordinateur. HAL (clin d’œil à IBM) refuse soudain à Bowman (Keir Dullea) l’accès à bord, sous prétexte qu’il met en péril le succès de la mission. Comme on ne peut pas discuter avec HAL, Bowman va devoir le débrancher – autrement dit, le tuer. Il est assez terrifiant de voir que toutes les œuvres présentant un conflit entre l’homme et l’AI se terminent pas la mort d’un des deux. » - [Ex Machina](https://www.vivelaculture.com/ex-machina/): Un film extrêmement brillant d’Alex Garland (longtemps scénariste de Danny Boyle), qui n’a pas eu en France le succès qu’il mérite. Le richissime patron d’une boite internet demande à son plus brillant ingénieur d’évaluer sa dernière création : une intelligence artificielle incarnée par Alicia Vikander. J’ai vu Ex Machina aux Etats-Unis plusieurs mois après avoir fini Ada et j’ai constaté avec amusement que nos deux AI se ressemblaient jusqu’à porter quasiment le même prénom (Ada et Ava !). - [The Social Network](https://www.vivelaculture.com/the-social-network-3/): Il fallait oser adapter avec si peu de recul historique l’histoire de Facebook. Fincher et Aaron Sorkin (au scénario) y sont parvenus avec un bonheur rare, nous donnant à voir dans une succession de scènes d’anthologie la mégalomanie du créateur, l’âpreté du businessman, l’aigreur des jaloux. - [Le Comte de Monte Cristo](https://www.vivelaculture.com/le-comte-de-monte-cristo/): Injustement arrêté, incarcéré pendant quatorze ans au Château d’If, Edmond Dantes renaît sous le nom du comte de Monte Cristo et entreprend de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner. Un livre monstre, impossible à lâcher, mille fois copié et jamais égalé. « Mon royaume à moi est grand comme le monde, car je ne suis ni Italien, ni Français, ni Hindou, ni Américain, ni Espagnol : je suis cosmopolite. Nul pays ne peut dire qu’il m’a vu naître. Dieu seul sait quelle contrée me verra mourir. J’adopte tous les usages, je parle toutes les langues. » - [Lollapalooza Festival Berlin](https://www.vivelaculture.com/lollapalooza-festival-berlin/): Nach dem Erfolg des ersten Lollapalooza Festivals gibt es nun in Berlin am zweiten Septemberwochenende die zweite Ausgabe. Diesmal findet Lollapalooza im Treptower Park statt, weil auf dem Gelände des ehemaligen Flughafens in Tempelhof nun Flüchtlinge untergebracht sind. Natürlich versuchen sich die Macher wieder an einer Mischung aus Musik und Kleinkunst mit dem traditionellen Kidzapalooza für die ganz Kleinen. Das Line Up in diesem Jahr setzt auf die Rocker von Radiohead und Kings Of Leon aber auch auf Paul Kalkbrenner, New Order, Kaiser Chiefs, Róisín Murphy und das aus dem Balkan stammende Dubioza Kolektiv. - [National Gallery](https://www.vivelaculture.com/national-gallery-4/): Mit National Gallery bleibt sich der Regisseur, Drehbuchautor, Produzent, Cutter und Tonmann seiner Filme Frederick Wiseman wieder treu. Er verzichtet auf einen belehrenden Kommentar und auf Musik. Seine Kamera folgt aber allem genau: einzelnen Besuchern, dem Blick der Träumer, einer Sitzung des Verwaltungsrats und Renovierungsarbeiten … Der nüchterne Blick des Filmemachers bleibt jedoch nicht neutral. Genau das macht die Stärke der Dokumentarfilme von Frederick Wiseman aus. - [Museum für Moderne Kunst](https://www.vivelaculture.com/museum-fur-moderne-kunst/): Das Museum für Moderne Kunst in Frankfurt/Main feiert in diesem Jahr sein 25-jähriges Bestehen. Und so erwartet die Besucher eine neue Sammlungspräsentation mit dem Fokus auf die Erwerbungen der letzten Jahre. Zu den im MMK permanent ausgestellten Werken gehören Arbeiten von Christian Boltanski, Joseph Beuys, Gerhard Richter und Dayanita Singh … Ein Museumsbesuch beginnt übrigens außen mit einem Blick auf das MMK 1 (außerdem gibt es noch das MMK 2 und 3). Die Form des inzwischen sehr renommierten Museums erinnert übrigens an ein Tortenstück. - [Salzburger Festspiele](https://www.vivelaculture.com/salzburger-festspiele/): Die Salzburger Festspiele gibt es bereits seit 1920 und sie gelten als das weltweit bedeutendste Festival klassischer Musik und darstellender Kunst. Traditionell spielt man den Jedermann auf dem Domplatz und viel Mozart und Strauss. Noch gibt es ein paar musikalische Höhepunkte: am 20. August West Side Story von Leonard Bernstein, am 21.8.  den Don Giovanni und am 22.8. Die Hochzeit des Figaro von de W. A. Mozart. So kommt man singend aus den Ferien. - [Georgia O’Keeffe](https://www.vivelaculture.com/georgia-okeeffe-4/): Nach München 2012 und Grenoble 2015 kann man die Werke der amerikanischen Malerin Georgia O’Keeffe (1887-1986) nun in der Tate in London bestaunen. Die Künstlerin starb mit 98 Jahren und malte in Pastellfarben sehr organische und sinnliche Naturbilder von Blumen, Tierköpfen und Wüstendarstellungen. Elisabeth Quin meinte im November 2015 über die Künstlerin: „Sie schuf ein Universum, indem sie malte, was sie umgab. Der Aronstab von Mapplethorpe findet seine Übertragung in den Bildern und Farben von Georgia O’Keeffe. Man findet dieselbe Sinnlichkeit, dieselbe Sexualität, aber in sehr weichen und ausgewaschenen Farben. Mit der Georgia O’Keeffe sind wir noch lange nicht fertig […] - [Festival Rock en Seine](https://www.vivelaculture.com/festival-rock-en-seine-2/): Seit 2003 fällt das Musikfestival Rock en Seine fast zeitgleich auf das Ende der Ferien. Und so bekommt man vor dem neuen Arbeitsjahr noch mal eine ordentliche Dosis Rockmusik im schönen Park von Saint Cloud, vor den Toren von Paris. Zu den Headlinern auf den drei Bühnen gehören in diesem Jahr Last Shadow Puppets, Massive Attack, Iggy Pop und die  Foals. Geboten werden aber auch Ausstellungen, Kinderprogramme und hoffentlich auch ein wenig Sonne…. - [Hamburger Bahnhof – Museum für Gegenwart](https://www.vivelaculture.com/hamburger-bahnhof-museum-fur-gegenwart/): Im ehemaligen Hamburger Bahnhof befindet sich eines der schönsten Museen Berlins, das sich vor allem der modernen Kunst von den 60er Jahren bis heute verschreibt. Aber anstelle einer akademischen, historischen Dauerausstellung setzen die Museums-Macher eher auf wechselnde Ausstellungen zu einzelnen Themen. Bis zum 18. September kann man so noch die Carl Andre-Ausstellung besichtigen. - [Miquel Barceló](https://www.vivelaculture.com/miquel-barcelo-2/): Der 59-jährige Spanier Miquel Barceló ist einer der wichtigsten Künstler seiner Generation. Eine Ausstellung seiner Skulpturen ging gerade im Picasso-Museum in Paris zu Ende. Und so bleiben noch wenige Tage, um sich in die BNF (Bibliothèque Nationale de France) zu begeben und dort ein Fresko zu bestaunen, das 190 Meter lang und sechs Meter hoch ist. Der Künstler zeichnete es auf einen dünnen Film aus Ton. Das Werk mit mehr als 1000 Quadratmetern hat nur eine begrenzte Haltbarkeit und wird danach zerstört. - [Picasso im Musée Soulages und in Budapest](https://www.vivelaculture.com/picasso-im-musee-soulages-und-in-budapest/): Noch bis zum 30. Oktober sind im Museum Folkwang in Essen drei neue Gemälde von Pierre Soulages sowie Arbeiten der 1950er Jahre aus der museumseigenen Sammlung zu sehen. Soulages nennt seine eigenwilligen, schwarzen Bilder „outrenoir“ – Überschwarz. Das Musée Pierre Soulages in Antibes widmet dann Picasso eine große Retrospektive mit 32 Gemälden, 32 Radierungen und Fotos. Und wer Picasso lieber in Budapest sehen möchte, hat nur noch bis zum 28. August Zeit für die „Transfigurations 1895-1972“ in der Magyar Nemzeti Galeria. - [Modigliani](https://www.vivelaculture.com/modigliani/): Die bisher erste Modigliani (1884-1920) Ausstellung in Ungarn ist eine Zusammenarbeit mehrerer europäischer Museen und kommt nach Villeneuve d’Ascq in Nordfrankreich nun nach Buda in die Ungarische Nationalgalerie. Etwa 90 Arbeiten des Italieners demonstrieren die stilistischen Veränderungen in seinem Werk und seine Verbindungen zur zeitgenössischen Kunstszene. Um Modigliani rankten sich schon zu Lebzeiten Legenden. Seine Werke erzielten Rekordpreise auf Auktionen. Der Ausstellung geht es so vor allem darum, der Komplexität des Œuvres von Amedeo Modigliani gerecht zu werden. - [Louvre un jour, Louvre toujours](https://www.vivelaculture.com/louvre-un-jour-louvre-toujours-2/): Suivre les phases de construction et de transformation du Louvre qui s’étalent sur plus de neuf siècles est un jeu d’enfant notamment grâce à la modélisation en 3D utilisée par les réalisateurs. Dans la première partie de ce documentaire, on voit le donjon disparaître, la cour carrée apparaître, puis les Tuileries, la galerie du bord de l’eau… Dans la seconde partie, le président actuel du Louvre, Jean-Luc Martinez, nous dit avec beaucoup de simplicité, son attachement à la Vénus de Milo qu’il connaît si bien ; l’architecte Michel Macary nous raconte le jour où Ieoh Ming Pei a sorti une pyramide […] - [National Gallery](https://www.vivelaculture.com/national-gallery-3/): Avec National Gallery, Frederick Wiseman (réalisateur, scénariste, producteur, monteur, preneur de son) reste fidèle à ses principes, mis en place dès ses premiers films à la fin des années soixante : pas de commentaire, pas d’interview, pas de musique. En revanche, la caméra suit tout : les visiteurs solitaires, les regards rêveurs ou fatigués, une réunion du conseil d’administration du musée londonien, une opération de restauration, les animations pour les visiteurs non-voyants… Le regard de Frederick Wiseman, dépouillé de tout artifice, n’est pas neutre pour autant. C’est ce qui fait sa force et tout son intérêt. - [Museum für Modern Kunst](https://www.vivelaculture.com/museum-fur-modern-kunst/): Pour fêter ses 25 ans, le MMK propose un nouvel accrochage de sa collection permanente, avec une place particulière faite aux dernières acquisitions du musée. Le MMK est l’un des plus prestigieux musées dédiés à l’art contemporain dont la collection permanente présente des pièces de Christian Boltanski, Joseph Beuys, Gerhard Richter, Dayanita Singh… La visite commence à l’extérieur, il faut jeter un coup d’œil au bâtiment du MMK 1 (le MMK se décompose en MMK 1, MMK 2 et MMK 3, tous situés dans le même pâté de maisons) dont la forme fait penser à une part de gâteau. - [Festival de Salzbourg](https://www.vivelaculture.com/festival-de-salzbourg/): Depuis 1920, le festival de Salzbourg est devenu l’un des évènements musicaux les plus prestigieux au monde, toutes catégories confondues. Il vous reste une dizaine de journées pour profiter, au hasard, le 20 août du West Side Story de Leonard Bernstein, le 21 de Don Giovanni ou le 22 des Noces de Figaro du même Mozart… La rentrée en chantant ! - [Georgia O’Keeffe](https://www.vivelaculture.com/georgia-okeeffe-3/): Elisabeth Quin (28 Minutes) nous avait parlé de Georgia O’Keeffe, en novembre dernier, à l’occasion d’une exposition qui se tenait au Musée de Grenoble : « Elle a fait une peinture organique et sensuelle, des gros plans de fleurs, de corolles, de pistils, dans des couleurs très pastel, des crânes d’animaux, des représentations du désert. Elle a atteint une sorte d’universel tout en peignant ce qu’il y avait autour d’elle. Les arums de Mapplethorpe ont leur translation en couleur avec les tableaux de Georgia O’Keeffe. La même sexualité, la même sensualité mais des couleurs très douces, très délavées. On n’en a pas […] - [Festival Rock en Seine](https://www.vivelaculture.com/festival-rock-en-seine/): Tous les ans depuis 2003, le festival Rock en Seine accompagne notre retour des vacances d’une dernière décharge de rock n’roll dans le cadre somptueux du parc de Saint-Cloud, aux portes de Paris (mais sans les embouteillages). Programmation impeccable (avec cette année Last Shadow Puppets, Massive Attack, Iggy Pop, Foals…), trois scènes, des expos, des animations pour les enfants… Pour peu que le soleil soit au rendez-vous, alors les conditions sont réunies pour une dernières décharges électriques. - [Hamburger Bahnhof](https://www.vivelaculture.com/hamburger-bahnhof/): Installé dans une ancienne gare (Bahnhof en allemand), le Hamburger Bahnhof à Berlin se consacre à l’art moderne des années soixante à nos jours, prenant ainsi la suite de la Neu Nationalgalerie (construite par Mies van der Rohe), l’autre grand musée berlinois consacré à l’art moderne. Plutôt que de proposer un parcours historique trop linéaire à leur goût, les commissaires du lieu préfèrent les expositions thématiques. Vous avez jusqu’au 18 septembre pour découvrir une grande rétrospective consacrée à Carl Andre. - [Miquel Barceló](https://www.vivelaculture.com/miquel-barcelo/): Exposition à la BNF Miquel Barceló est l’un des artistes les plus importants de sa génération, née au tournant des années soixante. Une exposition de ses sculptures vient de s’achever au musée Picasso à Paris. Il vous reste quelques jours pour vous précipiter à la BNF et y admirer une fresque de 190 mètres de long sur 6 mètres de haut que l’artiste a dessiné directement sur une fine pellicule d’argile. Une œuvre éphémère de plus de mille mètres carrés qui sera ensuite détruite. - [Picasso au musée Soulages](https://www.vivelaculture.com/picasso-au-musee-soulages/): Si vous avez manqué l’exposition consacrée aux œuvres sur papier de Pierre Soulages au musée Picasso d’Antibes, ou la rétrospective Le Noir que lui a consacrée le Museum Folkwang à Essen mais qui s’est achevée le 26 juin dernier, il est encore temps de vous rendre au musée Pierre Soulages à Rodez pour découvrir une grande rétrospective consacrée à Picasso (32 peintures, 32 eaux-fortes, des photos). Picasso, le génie solaire, dans l’antre du maître de l’outrenoir. - [Ernest Pignon Ernest, exposition rétrospective](https://www.vivelaculture.com/ernest-pignon-ernest-exposition-retrospective/): Son travail, l’artiste Ernest Pignon Ernest l’expose généralement dans la rue, là où le cadre qu’il choisit donne tout son sens à des sérigraphies sur papier qu’il colle à des emplacements qui interpellent les passants. Il faut aller découvrir la puissance de son dessin au fusain au Musée d’Art Moderne de Nice (sa ville natale), ainsi qu’une composition inédite, Extases, à l’église de l’abbatiale Saint-Pons, à Nice également. - [Feux d’artifice à San Sebastian](https://www.vivelaculture.com/feux-dartifice-a-san-sebastian-copy-2/): Pour le cinéma, c’est Cannes, Venise ou Berlin. Pour les feux d’artifice, c’est San Sebastian (ou Donostia en basque), au Pays Basque espagnol. Quand vient le mois d’août, le majestueux cirque de montagne qui enserre la conche de San Sebastian devient l’arène où les meilleurs artificiers du monde rivalisent d’imagination et d’inventivité. Après un petit dîner de pintxos avalés dans la vieille ville, on ira s’allonger sur la plage ou monter au Castillo de la Mota pour admirer ces extraordinaires sons et lumières, en dégustant une glace… Site Internet - [Chalon dans la rue](https://www.vivelaculture.com/chalon-dans-la-rue-copy/): Voilà trente ans que Chalon-sur-Saône fête chaque année les arts de rue : des arts qui embrassent toutes les disciplines artistiques indistinctement (théâtre, cirque, poésie, danse, musique, marionnette, son et lumière, poésie, performance…), dans un désordre joyeux et souvent jubilatoire. Des arts qui investissent l’espace urbain en même temps qu’ils sollicitent le spectateur, notamment dans son regard sur le quotidien et le rêve susceptible de l’habiter. Une évasion en même temps qu’un précieux éclairage du réel. Site Internet - [Rencontres Musicales de Haute-Provence](https://www.vivelaculture.com/rencontres-musicales-de-haute-provence-copy/): L’aventure a commencé de la plus belle manière. Un mois de juillet des années 1980, un groupe de jeunes musiciens élit la petite Cathédrale de Forcalquier comme lieu de répétition. Parmi eux, les jeunes Queyras (Jean-Guihen, violoncelliste, et Pierre-Olivier, violoniste), qui ont leurs racines dans la région. Quelques badauds entrent et, leur curiosité s’éveillant, s’installent un moment. Peu à peu, on commence à s’attacher à ces jeunes gens et à la musique qu’ils jouent et l’on revient, jour après jour. Depuis, l’événement s’est pérennisé et s’est plus tard étoffé, devenant un festival à part entière, l’un des meilleurs au monde […] - [La Rêveuse](https://www.vivelaculture.com/la-reveuse-copy/): La Rêveuse, c’est un petit ensemble baroque, élaboré à partir du noyau dur du théorbe de Benjamin Perrot et de la viole de gambe de Florence Bolton. Mais un ensemble baroque pas comme les autres, puisque sa préférence va aux projets en collaboration étroite avec le verbe et le théâtre : concert-lecture, théâtre musical, etc. C’est donc un ensemble qu’on aura plaisir à suivre à chaque étape de leur tournée des festivals. Soirée autour des Folies d’Espagne à Belle-Ile-en-Mer le 20 juillet, Les Amours de Ronsard avec l’historien de l’art Jean-Philippe Guye à Couture-Sur-Loir le 30 juillet, La Biscayenne et […] - [Nuits d’été du Lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/nuits-dete-du-lac-daiguebelette-3-copy/): Avec une édition 2016 placée sous le signe de l’onirisme, de la fantaisie et de la jeunesse, ces Nuits d’été sont particulièrement alléchantes. Car voilà un festival animé par l’esprit d’amitié et d’aventure, qui met au centre de son discours la création, la pluridisciplinarité et la pratique amateur. Porté par l’altiste Julian Boutin, le festival propose une programmation éclectique et bigarrée — et pourtant étrangement cohérente et toujours festive — : une vingtaine de concerts et de spectacles, mêlant classique, jazz, cirque, improvisation et théâtre, et des expériences singulières comme un concert sur le lac au petit matin. Le tout […] - [Festival Messiaen au Pays de la Meije](https://www.vivelaculture.com/festival-messiaen-au-pays-de-la-meije-copy/): Originaire de Grenoble, Olivier Messiaen (1908-1992) aimait passionnément la montagne. Et particulièrement la Meije, ce sommet majestueux en bordure du massif des Ecrins, sur les pentes duquel il passait de nombreuses heures à randonner… et à travailler, puisqu’il collectait les chants d’oiseaux, à toute heure du jour et de la nuit. Créé en 1998, le Festival Messiaen au Pays de la Meije est un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’œuvre de ce compositeur français inclassable. Rendant hommage à la beauté du site, l’édition 2016 met l’accent sur les liens entre nature et création… Site Internet - [Cinéma en plein air](https://www.vivelaculture.com/cinema-en-plein-air-copy/): Dommage d’aller s’enfermer dans une salle obscure, par un beau soir d’été ! Mieux vaut se faire une toile tout en profitant de la douceur de l’air — cela vous a tout de suite des allures de fête, voire d’aventure. À Marseille ou à Montpellier (avec un écran itinérant qui permet de visiter les différents quartiers de la ville ou les villages des environs), on a toujours plaisir à voir et revoir dans ces conditions les grands classiques indémodables comme les dernières grosses productions. Programmation - [Les Vacances de Monsieur Haydn](https://www.vivelaculture.com/les-vacances-de-monsieur-haydn-copy-2/): On le sait peu, mais c’est dans la petite ville thermale de La Roche-Posay que Monsieur Haydn prend ses vacances depuis 2009 ! Si l’excellent violoncelliste français Jérôme Pernoo a choisi Haydn comme totem pour son festival, c’est pour les valeurs d’amitié, de partage, d’humanité et d’accessibilité que véhiculent la personnalité du compositeur et sa musique. Outre les prestations de haut vol de la clique de solistes de premier plan qui constituent le cercle d’amis de Jérôme Pernoo — le In —, ce dernier a eu, dès la première saison, l’idée d’un Festival Off, non moins intéressant et réjouissant, qui […] - [Les Proms](https://www.vivelaculture.com/les-proms-copy-2/): Avec une première édition qui remonte à 1895, les Proms sont l’un des festivals de musique classique les plus anciens et les plus populaires au monde ! « Proms » est le diminutif de « promenade » : le parterre est en effet dépourvu de siège ! Les places y sont par conséquent très bon marché. Elles sont vendues juste avant le concert et la queue est longue autour du gigantesque cirque du Royal Albert Hall. Pendant que les musiciens jouent, on s’assoit sur la piste, on s’allonge… ou on se promène. Quant au concert de clôture, il prend des […] - [Feuerwerk in San Sebastian](https://www.vivelaculture.com/feux-dartifice-a-san-sebastian-copy/): Für Kinoliebhaber sind es Cannes, Venedig oder Berlin. Wer Feuerwerke liebt, muss dagegen nach San Sebastian (das übrigens auch noch ein Filmfestival beherbergt). Im August treffen sich jedenfalls im baskischen Donostia (so heißt San Sebastian im Original) die besten Feuerwerker der Welt und rivalisieren um das beste Feuerspektakel am Himmel. Also „Pyromanen aller Welt, vereinigt Euch“ in der Bucht von San Sebastian. Und dann ist San Sebastian 2016 auch noch Europäische Kulturhauptstadt ! Link - [Das größte Weinfest der Welt – Dürkheimer Wurstmarkt](https://www.vivelaculture.com/das-groste-weinfest-der-welt-durkheimer-wurstmarkt/): Das größte Weinfest der Welt (das behaupten jedenfalls die Veranstalter) findet im September in der Pfalz in Bad Dürkheim statt und nennt sich pikanterweise auch noch Dürkheimer Wurstmarkt. Der findet in diesem Jahr immerhin bereits zum 600.Mal statt. Da das ganze Fest auch noch ein riesiger Jahrmarkt ist, gibt es dann auch Veranstaltungen wie Weinprobe im Riesenrad und ein Musikfeuerwerk zum Abschluss. Link - [Streetlife Festival München](https://www.vivelaculture.com/streetlife-festival-munchen/): In München findet mitten im Zentrum kein Festival mit Stars oder Künstlern statt, sondern die Organisatoren setzen ganz auf die Inter-Aktivität der Besucher. Es geht darum, sich den urbanen Raum und die Stadt zurück zu erobern. Autos sind so endlich einmal für zwei Tage aus der Ludwig- und Leopoldstraße verbannt. Dabei stehen auch Werte wie Fair Trade und Mensch und Umwelt auf dem Programm. Und für alle, die mit Interaktivität nichts am Hut haben und lieber klassischer feiern, gibt es auch ein umfangreiches Bühnenprogramm mit viel Musik über Salsa, Hip-Hop und Big Band. Link - [Die 12.Afrika Tage Wien](https://www.vivelaculture.com/die-12-afrika-tage-wien/): Auf der Donauinsel mitten in Wien finden heuer (wie der Österreicher sagt) zum 12. Mal die Afrika-Tage statt. Neben Musik, Tanz und gefeierten afrikanischen Künstlern gibt es auch traditionell einen bunten Basar. Feilschen ist dabei ausdrücklich erwünscht. So kann man Kleinkunst, aber auch Masken, Figuren, Trommeln und Schmuck käuflich erwerben. Und auch für das kulinarische Wohl mit einer großen Vielfalt an Speisen und Getränken ist gesorgt. 2016 finden auch wieder zwei Charity-Mondays unter dem Motto « Austria for Africa » statt. Und Sparfüchse, die sich gerne auf nationale wie internationale Festivals begeben, dürfen sich den 01. und 08.08.2016 dick im Kalender anstreichen. […] - [Sommernächte am Lac d’Aiguebelette](https://www.vivelaculture.com/sommernachte-am-lac-daiguebelette/): Seit er 2001 sein Festival gründete, setzt der Bratschist Julian Boutin auf ein handverlesenes Programm. So auch dieses Jahr in den beiden ersten Augustwochen. In der idyllischen Umgebung rund um den drittgrößten See Frankreichs, den Lac d’Aiguebelette am Gebirgsmassiv Chartreuse, finden etwa 20 Konzerte in unterschiedlichen Gemeinden statt. Geboten werden Jazz, Zirkus, Theater und Improvisation. Das alles steht im Geiste von Freundschaft, Abenteuer und Interdisziplinarität. Link - [Die Klänge der Dolomiten](https://www.vivelaculture.com/die-klange-der-dolomiten/): Im Val di Fassa in den Dolomiten finden im Juli und August vor der malerischen Kulisse des Hochgebirges Open-Air-Konzerte statt. Man kann dann zu Fuß zu den natürlichen Theatern wandern, Bergtouren unternehmen und Musik hören. Dabei gibt es ebenso Klassische Musik, Weltmusik, Jazz und zum krönenden Abschluss am 26. August das Barcelona Gipsy Balkan Orchestra. Die Konzerte beginnen immer in der Mittagszeit, um 13 Uhr. Link - [Freiluftkinos Deutschland](https://www.vivelaculture.com/freiluftkinos-deutschland/): In Berlin befindet sich das größte und wohl auch schönste Freiluftkino im Volkspark Friedrichshain. Von Mai bis September laufen täglich bei Einbruch der Dunkelheit bewährte Arthouse-Hits aus der Vorsaison, Klassiker und Previews. Die größte mobile Leinwand der Welt steht am Dresdner Elbufer. Bis zu 3000 Zuschauer fasst das Areal, auf dem gerne spektakuläre Deutschlandpremieren gefeiert werden. In Hamburg-Altona haben die Zeise- Kinos ihre traditionelle Sommerspielstätte. Und während in der Hitze die traditionellen Lichtspieltheater in Deutschland eher leer stehen, strömen die Massen ins Freiluftkino. - [Travemünder Woche](https://www.vivelaculture.com/travemunder-woche/): Für die Travemünder ist es die schönste Regatta der Welt. Zehn Tage lang darf man in dem Ostseestädtchen an der Promenade bummeln, und ein ausführliches Bühnen- und Musikprogramm spricht Besucher aller Altersstufen an. Die auftretenden Bands und SängerInnen stammen dabei eher aus dem Norden, aber es gibt auch eine Website auf Englisch. Natürlich stehen die sportlichen Ereignisse ebenfalls im Mittelpunkt. So eröffnet Lübecks Bürgermeister am 22. Juli um 18 Uhr die traditionelle Regatta, auf die in den kommenden Tagen dann auch diverse andere Wettkämpfe folgen. Link - [Lange Nacht der Museen Berlin](https://www.vivelaculture.com/lange-nacht-der-museen-berlin/): Ende August ist es dann wieder soweit. Für nur 12 Euro kann man 77 Berliner Museen und 700 Veranstaltungen besuchen. In dieser traditionellen Langen Nacht gibt es Museen satt für Jedermann. Man ist eingeladen, auch hinter die Kulissen zu schauen und kann als Besucher mit Museumsmitarbeitern sprechen. Ein ausführliches Rahmenprogramm mit u.a Filmvorführungen und Konzerten eignet sich dann auch für jene Museumsmuffel, die tagsüber nie ihren Fuß in ein Museum setzen würden. Schon ab 16 Uhr geht es im Berliner Lustgarten vor dem Berliner Dom los mit einem Picknick bei Musik, Show und Akrobatik … Link - [Les Vacances de Monsieur Haydn (Die Ferien des Herrn Hayden)](https://www.vivelaculture.com/les-vacances-de-monsieur-haydn-copy/): Es ist wahrscheinlich noch nicht überall durchgedrungen, aber in der kleinen Bäderstadt La Roche-Posay nimmt Herr Haydn seit 2009 seine Ferien. Wenn der herausragende, französische Cellist Jérôme Pernoo sich Haydn als großen Namen für sein Festival ausgesucht hat, dann vor allem, weil dieser österreichische Komponist für Werte wie Freundschaft, Menschlichkeit steht, der gerne teilte und sehr zugänglich blieb. Neben dem eigentlichen Festival mit großartigen Musikern, die oft mit Jérôme Pernoo befreundet sind, organisiert der Cellist auch ein Off-Festival, das Amateurmusikern offen steht. Link - [Die Proms](https://www.vivelaculture.com/les-proms-copy/): Die erste Ausgabe dieses Festivals fand bereits 1895 !!! statt. Damit gehört diese Sommerkonzertreihe in London von Juli bis September zu den ältesten Klassikfestivals der Welt. „Proms“ ist die Kurzform für promenade series, und vor der Bühne gibt es dann auch keine Sitzplätze. Die Ticketpreise für diese Stehplätze, die den sogenannten Prommers vorbehalten sind, bleiben traditionell moderat: Man kann sogar Plätze für fünf Pfund erhalten. Während der Konzerte in der Royal Albert Hall kann man also einfach nur zuhören, sich der Musik im Liegen hingeben oder eben spazieren gehen. Das Abschlusskonzert ist dann Kult und hat den Status eines Nationalfeiertages […] - [Feux d’artifice à San Sebastian](https://www.vivelaculture.com/feux-dartifice-a-san-sebastian/): Pour le cinéma, c’est Cannes, Venise ou Berlin. Pour les feux d’artifice, c’est San Sebastian (ou Donostia en basque), au Pays Basque espagnol. Quand vient le mois d’août, le majestueux cirque de montagne qui enserre la conche de San Sebastian devient l’arène où les meilleurs artificiers du monde rivalisent d’imagination et d’inventivité. Après un petit dîner de pintxos avalés dans la vieille ville, on ira s’allonger sur la plage ou monter au Castillo de la Mota pour admirer ces extraordinaires sons et lumières, en dégustant une glace… Site Internet - [Le Faussaire](https://www.vivelaculture.com/le-faussaire/): L’histoire d’un reporter allemand (sobrement interprété par Bruno Ganz) pris dans un conflit qui le dépasse. Au milieu de longues errances dans Beyrouth, des explosions et des cadavres, la vie, bizarrement, continue. Schlöndorff filme d’une certaine façon l’envers de la guerre, le quotidien. Que photographier, que raconter ? Qu’est-ce qui est « vrai » et pour qui ? À son retour, le reporter, qui a côtoyé trafiquants et soldats de tous bords, refuse de vendre ses « informations ». Une belle interrogation sur le métier de reporter de guerre… sans réponse tranchée. - [L’espoir](https://www.vivelaculture.com/lespoir/): André Malraux combat en 1936-1937 aux côtés des républicains espagnols, comme tant d’autres militants antifascistes dégoûtés par le refus de la France et de la Grande-Bretagne de rompre le pacte de non-intervention en fournissant des armes aux républicains loyalistes, alors qu’Hitler et Mussolini arment ouvertement les troupes de Franco… Son engagement le conduit à écrire L’Espoir, publié en décembre 1937, et à en tourner une adaptation filmée Espoir, sierra de Teruel en 1938. Quand il le termine, l’année suivante, il n’y a plus aucun « espoir » pour les loyalistes ! Ce film, à la fois poétique et politique, devient un requiem pour […] - [Robert Capa, l’homme qui voulait croire en sa légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-lhomme-qui-voulait-croire-en-sa-legende/): Ce documentaire, qui fait partie d’une série écrite par Gérard Miller (d’autres films sont consacrés à Marilyn Monroe ou Jackie Kennedy !), s’attaque à la légende Capa, en analysant la construction de celle-ci et en ne cherchant pas à gommer la part d’ombre du « héros », dépressif, désœuvré, s’ennuyant loin de la guerre (notamment à Hollywood)… Tout ceci, accompagné de l’éternelle question sur la photo emblématique de la guerre d’Espagne probablement mise en scène, fait que Magnum et Cornell Capa (le frère du photographe, qui veille sur ses œuvres et sa mémoire) ont interdit à Patrick Jeudy d’utiliser les photos de Robert […] - [Pour qui sonne le glas](https://www.vivelaculture.com/pour-qui-sonne-le-glas/): Ernest Hemingway fait partie de ces écrivains qui ont pris fait et cause pour les républicains espagnols en 1936 et se sont rendus sur place. Là, il a rencontré Robert Capa, et une amitié durable s’est nouée entre les deux hommes, faite de respect et d’admiration réciproques, à tel point qu’Hemingway s’est inspiré des photos de Capa pour écrire son fameux roman traitant de la guerre d’Espagne, Pour qui sonne le glas. On retrouve d’ailleurs quelques photos du grand écrivain dans les tirages exposés de La Valise mexicaine (ainsi que des clichés d’autres de ses amis comme John Huston, Ingrid […] - [Il était une fois une guerre](https://www.vivelaculture.com/il-etait-une-fois-une-guerre/): John Steinbeck est connu pour ses grands romans sociaux décrivant la vie des petites gens de Californie et du Sud des États-Unis. Mais il fut aussi correspondant de guerre pour le New York Herald Tribune en 1943, accompagnant les GIs sur les bases d’Angleterre, les suivant sur les fronts d’Afrique du Nord, avant de débarquer avec eux en Sicile et en Italie. Ces écrits mémorables, différents du reste de son œuvre, témoignent de son talent de journaliste et d’écrivain. Steinbeck et Capa deviennent amis après la guerre – qu’ils ont tous deux suivi en première ligne, chacun de leur côté […] - [L’ombre d’une photographe Gerda Taro](https://www.vivelaculture.com/lombre-dune-photographe-gerda-taro/): Longtemps, le souvenir de Gerda Taro, tuée le 25 juin 1937 à la veille de ses vingt-sept ans sur la route de Madrid au cours de la guerre d’Espagne, n’a survécu que dans l’ombre de Robert Capa, son compagnon. Taro avait tout appris de Capa en ce qui concernait la photo mais, inversement, elle avait largement participé à l’élaboration de la « légende » Capa, en transformant cet émigré juif un peu bohème en un véritable dandy, et surtout en travaillant avec lui, allant même jusqu’à signer du nom de son homme certaines de ses propres images… Ce livre élégant et touchant […] - [En attendant Robert Capa](https://www.vivelaculture.com/en-attendant-robert-capa/): L’envie d’écrire ce livre est venu à la romancière Susana Fortes en 2008, quand elle a lu l’histoire de la découverte de la « valise mexicaine » dans le New York Times. Elle s’y attache à romancer l’histoire d’amour entre Robert Capa et Gerda Taro, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à la légende. Ce « roman », qui a reçu le prix Fernando Lara en 2009, est devenu un best-seller et a été traduit dans douze langues. Il est actuellement en cours d’adaptation à l’écran par Michael Mann (Heat, Collateral, Public Enemies). Un autre biopic hollywoodien consacré au photographe est également en préparation, réalisé […] - [Histoire du visuel au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-visuel-au-xxeme-siecle/): Nouvelle édition remaniée d’un ouvrage sorti en 2000 et titré de façon beaucoup plus explicite Les images qui mentent. L’auteur, un spécialiste reconnu de l’analyse des images, y passe en revue l’histoire de la vision (nécessairement déformée, que ce soit volontaire ou non) de notre monde à travers ses représentations, de l’affaire Dreyfus au règne d’internet en passant par tous les grands événements du XXème siècle. Un chapitre passionnant (« Les icônes ne parlent pas – guerre et photographie ») revient sur le travail des photo-reporters, et notamment sur les fameuses photos de la guerre d’Espagne prises par Capa et Taro. - [Magnum Magnum](https://www.vivelaculture.com/magnum-magnum/): De Capa et Cartier-Bresson, ses fondateurs, à Raymond Depardon et des dizaines d’autres, l’agence Magnum gère de façon coopérative – très originale dans ce métier – les œuvres des meilleurs photo-reporters mondiaux de ces soixante dernières années. La collection de photographies de Magnum est donc aujourd’hui impressionnante par sa quantité et sa qualité. C’est dans ce fonds qu’a puisé Brigitte Lardinois, elle-même membre de l’agence, pour sélectionner et critiquer pour cet ouvrage six œuvres de chacun des 69 photographes retenus, des grands maîtres du passé aux nouveaux talents d’aujourd’hui. Elle reprend ainsi la tradition initiale de Magnum où chacun des […] - [Robert Capa : Traces d’une légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-traces-dune-legende/): Cette biographie luxueuse de Robert Capa permet de mieux comprendre la genèse et l’explosion du talent du photographe en s’attachant à trois périodes fondamentales de sa carrière : son arrivée en France (1933-1935), la construction de sa légende (1935-1939) et sa vie « américaine » (1939-1954). L’ouvrage se distingue par la richesse de ses illustrations : les propres photos de Capa bien sûr, mais aussi des images le montrant au travail, ainsi que ses amis et collègues, et surtout de très belles reproductions de courriers, papiers divers, fac-similés de couvertures et de doubles pages des magazines où paraissaient ses reportages, et d’articles qu’il a […] - [La Valise mexicaine](https://www.vivelaculture.com/la-valise-mexicaine/): L’histoire de cette « valise » contenant près de 4500 négatifs de photos de la guerre civile espagnole, prises entre 1936 et 1939 par Robert Capa, Gerda Taro et David Seymour, et retrouvée soixante-dix ans plus tard au Mexique, est à l’image de la vie de Capa : passionnante et rocambolesque. Les tirages de ces clichés exceptionnels, qui ont jeté les bases de la photographie de guerre actuelle et donné ses lettres de noblesse au photo-reportage engagé, font aujourd’hui l’objet d’expositions dans le monde entier. On les retrouve dans ce somptueux catalogue, agrémentés de documents d’époque, de textes et d’analyses critiques rédigés par […] - [Blow-Up](https://www.vivelaculture.com/blow-up/): Cette allégorie glacée du Swinging London, composée par Antonioni en 1966, déplace subtilement les frontières entre le réel et la fiction. Dans un parc, Thomas, un photographe de mode blasé, photographie un couple et s’aperçoit après coup qu’il a peut-être assisté à un crime. Il agrandit les clichés pour s’en assurer, mais il ne voit qu’un amas de taches informes. Cette ambiguïté de la vision deviendra d’ailleurs un des ressorts des films policiers italiens de la fin des années soixante et des années soixante-dix, en particulier Profondo Rosso (1975) de Dario Argento. - [Le Miroir magique de M.C. Escher](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-magique-de-m-c-escher/): Héritier des « perspecteurs » de la Renaissance, l’artiste hollandais M.C. Escher a composé une œuvre dans laquelle il a exploré tous les registres des images paradoxales et des perspectives curieuses – que ce soient la mise en abyme dans Mains se dessinant, le pavage dans Jour et Nuit, les figures impossibles dans Belvédère, Chute d’eau et Du haut en bas des escaliers ou les effets de perspective dans En bas et en haut, Un autre monde et Relativité. Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ! - [Les Mots et les Choses](https://www.vivelaculture.com/les-mots-et-les-choses/): Cet ouvrage consacré aux transformations de la façon de concevoir le monde commence par une analyse minutieuse d’une œuvre du peintre baroque espagnol Diego Velazquez, Les Ménines. Pour Foucault, cette toile est caractéristique de l’âge de la représentation et marque le début de la crise de la modernité : la mise en abyme de l’artiste en train de peindre et le miroir qui ouvre sur l’extérieur du tableau mettent en scène la fameuse disparition du sujet et libèrent ainsi la représentation de toute attache… - [L’homme des hautes plaines](https://www.vivelaculture.com/lhomme-des-hautes-plaines/): Un étranger (Duncan) débarque à Lago et accepte de défendre le bourg contre des hors-la-loi qui le menacent. Mais il en profite pour faire régner sa loi et finit par obliger les habitants à repeindre toute la ville en rouge et à la rebaptiser « Hell ». Quelle est la meilleure raison de revenir du monde des morts ? Cette version noire du western spaghetti, sorte de variante lugubre de l’Éternel Retour de Nietzsche ou de la « survivance » selon Warburg, nous donne la réponse : la vengeance. - [L’Image survivante](https://www.vivelaculture.com/limage-survivante/): Histoire de l’art et temps des fantômes selon Aby Warburg. Dans ce maître-livre consacré au génial Aby Warburg et à sa théorie de la « survivance » (la réapparition de certains gestes de la statuaire antique dans l’art de la Renaissance), Didi-Huberman déploie un riche panorama des sources et des prolongements de cette notion – de Burckhardt à Freud, de Goethe à Binswanger. Cette description de la nature fantomatique et revenante des images est en particulier l’occasion d’une interprétation renouvelée de « l’éternel retour » nietzschéen : non pas un grand cercle, mais un ensemble irrégulier de rebonds… - [Ouvre les yeux](https://www.vivelaculture.com/ouvre-les-yeux/): Ce véritable film labyrinthe, dominé par les flash-back, les équivoques et les fausses pistes, exploite un argument classique de la philosophie (la différence entre le rêve et l’état de veille) à la manière du dilemme de Tchouang-Tseu et du papillon : est-ce l’homme défiguré qui rêve qu’il est un playboy ou le playboy qui rêve qu’il est un homme défiguré ? - [Ubik](https://www.vivelaculture.com/ubik/): L’auteur lui-même ne serait-il pas un malin génie ? Comme dans les romans frénétiques où les auteurs semblent prendre un plaisir sadique à torturer leurs héros, Dick n’a jamais été aussi cruel avec ses personnages qu’en les précipitant dans un univers où s’accumulent les niveaux de réalité, les univers parallèles et les retournements de situation. Dick remplace le doute par une esthétique hallucinatoire et transforme l’expérience de pensée de Descartes en véritable « trip » … « Je suis vivant et vous êtes morts. » - [Méditations métaphysiques](https://www.vivelaculture.com/meditations-metaphysiques/): Alors que la pensée baroque multiplie les paradoxes comme pour répondre à l’instabilité du monde, Descartes cherche à trouver un fondement solide à la connaissance. Dans la « Première méditation », il passe en revue une série d’arguments (la folie, le rêve…) en faveur du doute. Cet examen culmine avec l’hypothèse du « malin génie » : nos certitudes les plus établies seraient en fait l’œuvre d’une entité trompeuse. Cogito ergo sum. - [L’Offrande musicale](https://www.vivelaculture.com/loffrande-musicale/): Ce sommet de virtuosité polyphonique est né d’un défi proposé à Bach par le roi Frédéric II de Prusse. En 1747, lors de la visite du musicien à sa cour, le souverain lui demande d’improviser à partir d’un thème qu’il lui joue à la flûte. Les canons qui composent l’œuvre se présentent comme autant d’énigmes et épuisent systématiquement toutes les possibilités offertes par le thème initial. Le premier est même un véritable palindrome musical qui peut se jouer dans les deux sens ou en même temps à l’endroit et à l’envers. - [L’Homme de cour](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-cour/): Dans ce manuel de savoir-vivre qui condense et développe ses ouvrages précédents, le moraliste espagnol opère un renversement étourdissant : il privilégie le paraître aux dépens de l’être. À coups d’ellipses et d’antithèses, son écriture baroque tisse un éloge flamboyant de l’apparence qu’il destine au « héros » plongé dans un monde incertain. Schopenhauer, Nietzsche et Debord ne s’y sont pas trompés quand ils en ont fait l’un de leurs livres de chevet. - [Le Prisonnier](https://www.vivelaculture.com/le-prisonnier/): Dans cette série mythique de 1967, un agent secret britannique démissionne sans explications. Au moment où il fait ses bagages, un gaz anesthésiant envahit la pièce. Il se réveille au Village, une charmante station balnéaire apparemment dirigée par Numéro 2. Cet étrange personnage explique au nouveau venu, rebaptisé Numéro 6, qu’il restera au Village tant qu’il ne révèlera pas les raisons de sa démission. Désormais, Numéro 6 n’aura de cesse de tenter de s’échapper. Le Prisonnier ressemble à une inversion du paradoxe de Zénon : ici, Achille a affaire à un lieu rigoureusement retranché et non plus à un espace impossible […] - [Le Château](https://www.vivelaculture.com/le-chateau/): Si l’on en croit Borges, ce roman inachevé, publié en 1926, doit beaucoup au fameux paradoxe de Zénon : « La forme que ce problème illustre est exactement celle du Château, le mobile, la flèche et Achille sont les premiers personnages kafkaïens de la littérature. » (« Kafka et ses précurseurs ».) Le protagoniste principal, un arpenteur du nom de K., est un Achille moderne qui arrive dans un village et se retrouve aux prises avec un labyrinthe bureaucratique, un espace qui paraît tout aussi incommensurable que celui qui sépare le héros grec de la tortue : atteindra-t-il jamais le château ? - [Fictions](https://www.vivelaculture.com/fictions/): Borges n’a jamais caché sa passion pour les formules tortueuses de Zénon. Ce recueil de nouvelles, paru en 1944, ressemble à une compilation de vieux problèmes, d’anciennes paraboles, d’énigmes immémoriales ou de gageures philosophiques… Le premier texte, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », semble d’ailleurs donner la clé de l’écriture facétieuse de l’écrivain argentin : « Les métaphysiciens de Tlön ne cherchent pas la vérité, ni même la vraisemblance, ils cherchent l’étonnement. Ils jugent que la métaphysique est une branche de la littérature fantastique. » - [Qu'est-ce qu'un paradoxe ?](https://www.vivelaculture.com/quest-ce-quun-paradoxe/): Ce petit livre de synthèse fournit une vue d’ensemble des problèmes célèbres qui ont émaillé l’histoire de la philosophie de l’Antiquité à nos jours : du paradoxe de Zénon à celui de Russell, en passant par « l’argument dominateur » de Diodore ou « l’âne de Buridan ». Il sera utile à tous ceux qui veulent savoir si, comme Épiménide le Crétois l’affirme, tous les Crétois sont des menteurs (paradoxe du menteur). - [La Naissance de la philosophie](https://www.vivelaculture.com/la-naissance-de-la-philosophie/): Dans une analyse aussi ramassée que profonde, Giorgio Colli tente de reconstruire l’origine de la sagesse. Il souligne notamment le rôle primordial que la notion d’énigme a joué dans l’avènement de la pensée grecque et brosse ainsi un tableau audacieux d’une raison qui s’enracine dans la folie, la cruauté et le défi, autant d’éléments qui caractérisent le type de divination jadis pratiquée à Delphes. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands-2/): Combining pop, punk and avant-garde experimentation, Siouxsie and the Banshees were one of the most inventive and influential bands of the English post-punk scene. Their second album, Join Hands, released in 1979, features Siouxsie’s distinctive jagged vocals and the band’s trademark brooding guitars and atmosphere of unease. Now held as a classic, it features the devastating blast of dark energy that is “Love in a Void”, the obsessive rhythm of “Playground Twist” and the sinister/sweet lullaby “Mother”. Siouxsie plays Yoko Ono’s Meltdown in June. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city-2/): Released in 1972, Some Time in New York City was penned and performed by both Ono and Lennon. Combining experimental rock with their most explicitly political lyrics, it deals with sexism (the controversial “Woman Is the Nigger of the World” and Ono’s “Sisters, O Sisters”), police brutality (“Attica State”), the conflict in Northern Ireland (“Sunday Bloody Sunday”) and the plight of the unjustly imprisoned White Panther leader John Sinclair. The album cover is a mock newspaper with, as its articles, the songs’ titles and lyrics. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn-2/): To be published in 2013 to mark Yoko Ono’s 80th birthday, Infinite Universe at Dawn documents her artistic career through text and archival photographs, many previously unpublished. Among the notable art works included are Film No.1 (MATCH); Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth, accompanied by a photo showing Ono and three men with white bandanas over their mouths, looking like a cool band or a revolutionary faction; and Cut Piece (1964), which will be performed by Canadian electronic musician Peaches at Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present-2/): Matthew Akers’s documentary follows the Serbian-born performance artist as she prepares for a major retrospective at New York’s MOMA. For the last 40 years, Abramović has been fearlessly using her body to explore both her own limits and the nature of art. In the notoriously dangerous Rhythm 0, audience members could do what they wanted to her body using instruments such as saws, nails and a loaded gun. It echoed Yoko Ono’s Cut Piece (1964), in which Ono invited audience members to cut out a piece of her clothing on stage. - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland-2/): Winner of the Sundance Special Jury Prize and the John Lennon/Yoko Ono Peace Prize 2010, Josh Fox’s documentary investigates the consequences of fracking on American communities. Using large amounts of pressurised water injected with chemicals to release natural gas from shale deposits, fracking poses risks to the environment, including contamination of ground water and air pollution, as well as human health. In August 2012, Yoko Ono and son Sean Lennon founded Artists Against Fracking after the New York governor announced that gas drilling would soon start in the state. - [33 Revolutions per Minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-per-minute/): In the meticulously researched 33 Revolutions per Minute, Guardian music journalist Dorian Lynskey charts the history of Western pop and politics through 33 songs, from Billie Holliday’s “Strange Fruit” to Green Day’s “American Idiot” via John Lennon and The Plastic Ono Band’s “Give Peace a Chance”. Placing the songs in their social, political and national context, including the civil rights movement, protests against the Vietnam War, union action and anti-nuclear opposition, this epic work also traces the story of countercultural and revolutionary movements of the last 100 years. - [The Holy Mountain](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain-2/): Jodorowsky’s visionary mystical journey follows a Christ-like Thief as he seeks a holy mountain under the guidance of the Alchimist (played by the director), together with seven other people chosen among the world’s most powerful politicians and businessmen. Combining mordant political satire, Zen influences, irreverent humour, a surreal sense of the macabre and sumptuous visuals, The Holy Mountain remains one of Jodorowsky’s most spellbinding works. The psychedelic experimental score was composed by Jodorowsky, Archies keyboard player Ron Frangipane and free jazz musician Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby-2/): Roman Polanski’s first Hollywood-produced feature remains a creepy masterpiece of unease and paranoia. Mia Farrow is hauntingly fragile as Rosemary, devoted pregnant wife to John Cassavetes’s ambitious actor Guy. As she begins to worry about the safety of her unborn child following a number of strange occurrences, we are left to wonder whether she is really under threat from a Satanic cult, or simply losing her sanity. The exterior shots of the gloomy Manhattan building where Rosemary and Guy live were filmed at The Dakota Building. - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings-2/): One of the key figures of the American post-war avant-garde, Cage constantly sought to push back the boundaries of music and his influence is still felt today. He developed composition methods that revolved around chance and indeterminacy, electronic sounds, the unconventional use of musical instruments and the inclusion of ambient noise. His most famous composition, 4’33”, consists of nothing more than the environmental sound of the auditorium as the musicians remain silent on stage. - [Grapefruit: A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings-2/): First published in 1964, Yoko Ono’s book of instructions for art and life was an early example of conceptual art. It consists of a series of humorous, playful, eccentric and poetic abstract instructions to create works of art in the reader’s mind, for example « Wall Piece for Orchestra »: « Hit a wall with your head; » or « Hide and seek Piece »: Hide until everybody goes home. Hide until everybody forgets about you. Hide until everybody dies. » Some of the instructions were used by Ono in performance pieces and exhibitions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo-2/): Considered the most accessible album by New York’s foremost experimental rock band, Goo (1990) channels Sonic Youth’s customary sensory assault into conventionally structured songs. The album includes riff-driven rocker “Dirty Boots”, “Tunic”, about tragic pop singer Karen Carpenter, and “Kool Thing”, in which bass player Kim Gordon takes on hip hop’s macho swagger. In 1999, Sonic Youth paid tribute to Yoko Ono on their experimental album SYR4: Goodbye 20th Century. Ex-frontman Thurston Moore (solo) and Kim Gordon (as part of duo Body/Head) will be performing at Yoko Ono’s Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films-2/): Yoko Ono’s best-known film is the Fluxus short Four (1967), originally shot in New York and remade in London under the title Bottoms. The initial plan was to film the bottoms of 365 artistic personalities in close-up. According to Ono, Bottoms is an engaged film for peace, “an aimless petition signed by people with their anuses”. Ono collaborated with Lennon on various films, including Two Virgins (1968) and the more ambitious Rape (1968), in which the camera aggressively pursues a young woman around the streets of London. - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass-2/): Released in 1981, six months after John Lennon’s death, Yoko Ono’s solo album Season of Glass directly deals with the loss of her husband in songs such as “Goodbye Sadness” and “I Don’t Know Why”. They were returning from the studio where they had been working on “Walking on Thin Ice” when unhinged fan Mark David Chapman shot Lennon dead. On the album’s cover is a photo of Lennon’s bloodied glasses next to a glass of water, with Central Park in the background – the view from their apartment in The Dakota Building. - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album-2/): Most of The Beatles’ ninth album, released in 1968, was composed while John Lennon, Paul McCartney, George Harrison and Ringo Starr were on a transcendental meditation course with Maharishi Mahesh Yogi in India. Although it received mixed reviews on its release, The Beatles is now seen as one of the greatest albums of all time. With contributions by all four Beatles, it is a wildly eclectic collection of songs that play with a variety of musical genres, including the proto-metal “Helter Skelter” and the Yoko Ono-influenced avant-garde experiment “Revolution 9”. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown-2/): After performing at Patti Smith’s Meltdown in 2005, Yoko Ono has picked a spectacular line-up for her own festival this year, including the first performance in five years of priestess of darkness Siouxsie, rock gods Iggy and the Stooges (supported by the UK’s hottest new band, intense monochrome all-girl outfit Savages), ex-Sonic Youth frontman Thurston Moore and legendary New York icon Patti Smith. The festival will open with Yoko Ono Plastic Ono Band and close with a performance of Yoko Ono and John Lennon’s Double Fantasy. - [Join Hands](https://www.vivelaculture.com/join-hands/): Mariant pop, punk et expérimentations d’avant-garde, Siouxsie and the Banshees furent l’un des groupes les plus importants et inventifs de la scène postpunk anglaise. Sur leur deuxième album, Join Hands, sorti en 1979, on retrouve la voix anguleuse de Siouxsie, les guitares menaçantes et l’atmosphère de malaise typiques du groupe. Considéré maintenant comme un classique, il contient « Love in a Void », dévastatrice explosion d’énergie noire, « Playground Twist » et son rythme obsessionnel, et la comptine mi-douce mi-sinistre « Mother ». Siouxsie se produira au Meltdown en juin. - [Some Time in New York City](https://www.vivelaculture.com/some-time-in-new-york-city/): Some Time in New York City, sorti en 1972, est composé et interprété par Ono et Lennon. Associant rock expérimental et paroles les plus explicitement politiques de leur carrière, l’album s’attaque au sexisme (dans le controversé « Woman Is the Nigger of the World » et « Sisters, O Sisters » composé par Ono), la brutalité policière (« Attica State »), le conflit en Irlande du Nord (« Sunday Bloody Sunday ») et la situation de John Sinclair, leader des White Panthers injustement emprisonné. La couverture de l’album se présente comme un journal, avec les titres et les paroles des chansons organisés comme des articles. - [Infinite Universe at Dawn](https://www.vivelaculture.com/infinite-universe-at-dawn/): Attendu en 2013 pour marquer le quatre-vingtième anniversaire de Yoko Ono, Infinite Universe at Dawn rassemble des textes et des photos d’époque, pour la plupart inédites, qui touchent à l’ensemble de sa carrière artistique. Parmi les œuvres les plus marquantes, on trouve Film No 1 “MATCH” ; Live Peace in Toronto 1969; Hide-Mouth accompagné d’une photo montrant Ono et trois hommes, le visage couvert d’un bandana blanc comme s’ils étaient un groupe branché du moment ou une faction révolutionnaire, et Cut Piece (1964), qui sera reproduit par la musicienne électronique canadienne Peaches au Meltdown. - [The Artist Is Present](https://www.vivelaculture.com/the-artist-is-present/): Ce documentaire de Matthew Akers suit la célèbre artiste de performance d’origine serbe alors qu’elle se prépare pour une grande rétrospective de son œuvre au MoMA à New York. Depuis quatre décennies, Abramovi utilise son corps pour explorer ses propres limites ainsi que la nature de son art. Dans Rhythm O, une de ses performances les plus dangereuses, les membres du public étaient libres d’utiliser des instruments tels que des scies, des clous et un pistolet chargé pour faire ce qu’ils voulaient à son corps inerte. Cette performance rappelle Cut Piece (1964) de Yoko Ono, dans laquelle cette dernière invitait […] - [Gasland](https://www.vivelaculture.com/gasland/): Primé au festival de Sundance et détenteur du prix pour la paix John Lennon/Yoko Ono 2010, le documentaire de Josh Fox enquête sur les conséquences de la fracturation hydraulique (« fracking ») sur les communautés américaines. Cette technique, qui extrait le gaz naturel retenu dans les dépôts de schiste à l’aide de vastes quantités d’eau sous haute pression dans lesquelles sont injectés des produits chimiques, est dangereuse pour la santé et pour l’environnement, notamment à cause de la pollution atmosphérique et de la contamination des nappes phréatiques. En août 2012, Yoko Ono et son fils Sean Lennon ont fondé Artists Against Fracking […] - [33 Révolutions par minute](https://www.vivelaculture.com/33-revolutions-par-minute/): Dans 33 Révolutions par minute, Dorian Lynskey, critique musical au Guardian, raconte l’histoire des rapports entre la pop et la politique dans la culture occidentale à travers 33 chansons, de « Strange Fruit » de Billie Holiday à « American Idiot » de Green Day en passant par « Give Peace a Chance » de John Lennon and The Plastic Ono Band. Replaçant les chansons dans leur contexte social, politique et national, notamment les manifestations anti-Vietnam, l’action syndicale et l’opposition au nucléaire, cet ouvrage épique et minutieusement documenté retrace aussi l’histoire de la contre-culture et des mouvements révolutionnaires des cent dernières années. - [La Montagne sacrée](https://www.vivelaculture.com/the-holy-mountain/): Cette quête mystique visionnaire, dirigée par Alejandro Jodorowsky, suit l’itinéraire du Voleur, figure christique guidée vers une montagne sacrée par l’Alchimiste (interprété par le réalisateur) avec sept autres individus choisis parmi les industriels et les politiciens les plus puissants du monde. Mêlant satire politique grinçante, influences zen, humour insolent, surréalisme macabre et images somptueuses, La Montagne sacrée reste l’une des œuvres les plus fascinantes de Jodorowsky. La bande-son est composée par Jodorowsky, Ron Frangipane, clavier des Archies, et le musicien free jazz Don Cherry. - [Rosemary’s Baby](https://www.vivelaculture.com/rosemarys-baby/): Le premier long métrage de Roman Polanski produit à Hollywood reste un chef-d’œuvre dérangeant, suintant le malaise et la paranoïa. Mia Farrow est d’une fragilité bouleversante dans le rôle de Rosemary, épouse enceinte dévouée à son mari, Guy, un acteur ambitieux interprété par John Cassavetes. Lorsqu’elle se met à s’inquiéter pour la sécurité de son enfant après une série d’événements troublants, on ne sait plus si elle est vraiment menacée par un culte satanique ou si elle est simplement en train de perdre l’esprit. Les plans extérieurs de l’immeuble lugubre de Manhattan où vivent Rosemary et Guy ont été tournés […] - [Silence: Lectures and Writings](https://www.vivelaculture.com/silence-lectures-and-writings/): L’une des figures phares de l’avant-garde américaine de l’après-guerre, John Cage a toujours cherché à repousser les limites de son art et son influence se fait encore sentir de nos jours. Il a développé des méthodes de composition fondées sur le hasard et l’indétermination, les sons électroniques, l’utilisation non conventionnelle d’instruments musicaux et l’inclusion de bruits ambiants. Sa composition la plus célèbre, 4’33”, ne consiste en rien de plus que les bruits de la salle pendant que les musiciens restent silencieux sur scène. - [Grapefruit : A Book of Instructions and Drawings](https://www.vivelaculture.com/grapefruit-a-book-of-instructions-and-drawings/): Publié initialement en 1964, ce livre d’instructions d’art et de vie, écrit par Yoko Ono, est un des premiers exemples d’art conceptuel. Il s’agit d’une série d’instructions abstraites, humoristiques, ludiques, excentriques et poétiques pour créer des œuvres d’art dans l’esprit du lecteur, comme par exemple, Composition murale pour orchestre : « Frappez un mur de la tête » ; Cache-cache : « Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit parti. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde vous oublie. Cachez-vous jusqu’à ce que tout le monde soit mort. » Ono a utilisé certaines de ces instructions dans des performances et des expositions. - [Goo](https://www.vivelaculture.com/goo/): Considéré comme l’album le plus accessible du groupe de rock expérimental new-yorkais, Goo (1990) moule l’attaque sensorielle habituelle de Sonic Youth dans des structures de chansons conventionnelles. L’album contient le classique « Dirty Boots », propulsé par un riff puissant, « Tunic », sur la tragique chanteuse pop Karen Carpenter, et « Kool Thing », une riposte de la bassiste Kim Gordon à la bravade macho du hip hop. En 1999, Sonic Youth a rendu hommage à Yoko Ono sur son album expérimental SYR4: Goodbye 20th Century. L’ancien leader Thurston Moore (solo) et Kim Gordon (dans le duo Body/Head) joueront au Meltdown. - [The Art Films](https://www.vivelaculture.com/the-art-films/): Le film le plus connu de Yoko Ono est le court métrage Fluxus Four (1967), tourné à New York et refait à Londres sous le titre de Bottoms. L’idée initiale était de filmer les fesses de trois cent soixante-cinq personnalités du monde artistiques en gros plan. D’après Ono, Bottoms est un film engagé pour la paix, « une pétition sans but signée par les gens avec leur anus ». Ono a collaboré avec Lennon sur divers films, notamment Two Virgins (1968) et, de manière plus ambitieuse, Rape (1968), dans lequel la caméra poursuit agressivement une jeune femme à travers les rues de […] - [Season of Glass](https://www.vivelaculture.com/season-of-glass/): Sorti en 1981, six mois après la mort de John Lennon, l’album solo de Yoko Ono, Season of Glass, parle directement de la perte de son mari dans des chansons comme « Goodbye Sadness » et « I Don’t Know Why ». Ono et Lennon revenaient du studio où ils travaillaient sur « Walking on Thin Ice », lorsque Mark David Chapman, un fan détraqué, a tiré sur Lennon. Sur la couverture de l’album on voit une photo des lunettes ensanglantées de Lennon à côté d’un verre d’eau, avec Central Park en fond (la vue depuis leur appartement du Dakota). - [The Beatles (White Album)](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-white-album/): Le neuvième album des Beatles, sorti en 1968, fut composé en grande partie alors que John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr suivaient un cours de méditation transcendantale avec le Maharishi Mahesh Yogi en Inde. Bien que les critiques aient été mitigées à l’époque, The Beatles est maintenant considéré comme l’un des meilleurs albums de tous les temps. Composé de contributions des quatre Beatles, c’est un ensemble d’un éclectisme délirant qui joue avec un grand nombre de genres musicaux, notamment le morceau proto-metal « Helter Skelter » ou « Revolution 9 », un essai expérimental influencé par Yoko Ono. - [Yoko Ono’s Meltdown](https://www.vivelaculture.com/yoko-onos-meltdown/): Après s’être produite au Meltdown de Patti Smith en 2005, Yoko Ono a prévu un fabuleux programme pour son propre festival cette année, avec entre autres le premier concert en cinq ans de la prêtresse gothique Siouxsie, les dieux du rock Iggy and The Stooges (avec en première partie le groupe britannique le plus excitant du moment, l’intense quatuor féminin monochrome Savages), l’ancien leader de Sonic Youth, Thurston Moore, et la légendaire icône new-yorkaise Patti Smith. Les festivités s’ouvriront avec le Yoko Ono Plastic Ono Band et se clôtureront par une performance de l’album de Yoko Ono et John Lennon, […] - [Une autobiographie](https://www.vivelaculture.com/une-autobiographie/): Un livre aussi déconcertant que son auteur : quiconque s’attend à une autobiographie en bonne et due forme sera déçu. Touffu mais avare en anecdotes, plein de digressions et affranchi de toute forme de chronologie, l’ouvrage tient plutôt des Chroniques de Bob Dylan. Les récits d’enfance, par exemple, restent elliptiques pour qui n’a pas lu Shakey, la biographie de Jimmy McDonough parue en 2003 aux États-Unis. Écrivant au fil de la plume pour, dit-il, « s’occuper » après avoir arrêté la marijuana (à 65 ans), le chanteur parle peu de musique : malgré certains passages passionnants, par exemple sur l’importance de la musique noire […] - [Detroit, vestiges du rêve américain](https://www.vivelaculture.com/detroit-vestiges-du-reve-americain/): Une promenade morbide dans les ruines d’une ville éventrée par quarante ans de crise économique. Berceau de l’industrie automobile (Henry Ford y créa sa première usine en 1896) et du label Motown (parti à Los Angeles en 1971), Detroit, à la frontière du Michigan et du Canada, est aujourd’hui en piteux état, comme en témoignent les images de ces photographes français dans des églises, des bureaux ou des appartements à l’abandon. Fan de voitures des années cinquante (qu’il collectionne et retape par dizaines) et nostalgique de la qualité musicale des années Motown, Neil Young, en 2013, a deux projets : LincVolt […] - [MTV Unplugged in New York](https://www.vivelaculture.com/unplugged-in-new-york/): Face au phénomène Nirvana, en 1991, les fans de Neil Young n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles : chemises à carreaux, jeans déchirés, guitares saturées, tout y est ! Le Canadien, surnommé le « Parrain du grunge », enregistrera d’ailleurs Mirror Ball (1995) avec Pearl Jam, les rivaux de Nirvana. Ce n’est pourtant pas le Young électrique qui inspire Kurt Cobain lors de ce concert sur la chaîne MTV : réduite à l’os d’une guitare acoustique et d’une voix déchirante, sa musique atteint ici une intensité rare. La filiation prend un tour dramatique l’année suivante, quand Cobain cite des paroles de « My My, […] - [Missouri Breaks](https://www.vivelaculture.com/the-missouri-breaks/): Dans le Montana, un voleur de bétail (Jack Nicholson, qui sort de Vol au-dessus d’un nid de coucou) est traqué par un tueur à gages (Marlon Brando). Comme dans Little Big Man (1970), l’humour et la violence ébranlent les codes du genre et les mythes fondateurs des États-Unis. Comme dans ce « nouveau western » alors à la mode, la relecture provocatrice et critique de l’histoire américaine est un thème récurrent chez Neil Young. À l’époque du film de Penn, il vient de publier la chanson « Cortez the Killer », portrait du conquistador en assassin, et prépare Rust Never Sleeps (1979), où figure […] - [Arc / Weld](https://www.vivelaculture.com/arc-weld/): Dans la foulée de Ragged Glory (1990), son premier album avec Crazy Horse depuis dix ans, Neil Young et son groupe fétiche donnent 53 concerts entre janvier et avril 1991. Le double live Weld témoigne de la joie de leurs retrouvailles, avec un répertoire presque 100% électrique, mais aussi du climat régnant alors dans une Amérique en pleine guerre du Golfe et à l’aube d’une grave récession. Neil Young renoue avec sa veine protestataire en reprenant le « Blowin’ in the Wind » de Dylan, et avec l’expérimentation sonore en transformant ses fins de morceaux en longs tonnerres électriques. Une édition limitée […] - [The Bridge : A tribute to Neil Young](https://www.vivelaculture.com/the-bridge-a-tribute-to-neil-young/): À la fin des années quatre-vingts, la carrière de Neil Young est au point mort. Concentré sur l’éducation de son deuxième fils Ben, né avec un grave handicap mental, il a livré une série d’albums si curieux (le synthétique Trans, le rockabilly Everybody’s Rockin’, le country Old Ways…) que son label lui intente un procès pour « disques non représentatifs ». C’est alors que la crème du rock alternatif publie cet hommage au profit de l’école pour enfants handicapés qu’il a créée. Guitares expérimentales de Sonic Youth (« Computer Age »), veine mélodique des Pixies (« Winterlong »), sombres ballades de Nick Cave (« Helpless »), chacun montre […] - [Street Songs](https://www.vivelaculture.com/street-songs/): Avant de devenir une star du funk et de la disco, notamment avec les hits « Give it to Me Baby » et « Superfreak » contenus dans cet album, le chanteur noir américain Rick James fut un pionnier de la fusion entre les musiques noire et blanche. Exilé au Canada après avoir déserté en 1964, il forme à Toronto les Mynah Birds, avec entre autres un futur membre de Steppenwolf (« Born To Be Wild ») puis… Neil Young à la guitare. En 1966, ils décrochent ensemble un contrat à la Motown et enregistrent un album, mais l’aventure s’arrête quand l’armée américaine retrouve le chanteur. […] - [Marquee Moon](https://www.vivelaculture.com/marquee-moon/): À partir de 1975, le punk rock tire à vue sur les « dinosaures » et Neil Young le hippie fait a priori partie des cibles. Ce premier album de l’un des groupes phare de la scène new-yorkaise (avec Patti Smith, Blondie, les Ramones…) est pourtant étonnamment influencé par son travail, et pas seulement à cause de la voix particulière et haut perchée de Tom Verlaine. Les deux guitaristes interagissent à la manière de Neil Young avec Stephen Stills (Buffalo Springfield) ou Danny Whitten (Crazy Horse). Quant aux dix minutes du morceau titre « Marquee Moon », avec leurs longs solos sur fond de […] - [Tonight’s the Night](https://www.vivelaculture.com/tonights-the-night/): À la fin de l’été 1973, alors que son label attend un nouveau Harvest, son hit de l’année précédente, Neil Young va mal : déboires conjugaux, handicap mental de son fils Zeke, overdose de son ami Danny Whitten (guitariste de Crazy Horse) puis du roadie Bruce Berry, pression de l’énorme tournée post-Harvest durant laquelle il ne chante aucun de ses tubes… Au lieu du soft rock espéré, il livre un cri de douleur noyé dans la tequila. Les musiciens patinent, les voix déraillent, le son sature, les thèmes sont glauques (drogue, solitude, faux-semblants). Lors de la tournée qui suit, Young […] - [Massey Hall 1971](https://www.vivelaculture.com/massey-hall-1971/): Ce concert solo de janvier 1971 à Toronto, connu des seuls fans jusqu’à sa sortie en 2007, témoigne de la capacité de Neil Young à captiver une salle à la seule force de sa voix et d’une guitare ou d’un piano, un exercice auquel il se livre encore. Le répertoire ? Des chansons de son ex-groupe Buffalo Springfield (« On the Way Home »), des titres de ses trois premiers albums solo (y compris des relectures acoustiques de « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ») et des extraits de celui de Crosby, Stills & Nash, qu’il vient de rejoindre (« Helpless », « Ohio »). […] - [Ram](https://www.vivelaculture.com/ram/): En 1970, Paul McCartney soigne sa dépression post-Beatles dans sa rustique ferme écossaise. Il en revient avec cet album acoustique (guitares sèches, ukulélé, harmonies vocales…), véritable hommage à ses influences : comptines (« Admiral Halsey »), ballades western (« Heart of the Country »), Beach Boys (« Ram On », « The Back Seat of my Car »)… Un exil à la campagne pour retourner aux sources déjà tenté par Bob Dylan – John Wesley Harding (1967), écrit dans sa retraite du nord de l’État de New York – et imité par Led Zeppelin, qui conçoit son troisième album (1970) dans un cottage gallois. De même, le départ de […] - [Everybody Knows This Is Nowhere](https://www.vivelaculture.com/everybody-knows-this-is-nowhere/): Dans ce deuxième album solo après la séparation de Buffalo Springfield, son premier groupe avec Stephen Stills, Neil Young entame sa collaboration avec un obscur bar band, les Rockets, rebaptisé Crazy Horse. Alors que la scène californienne de l’époque privilégie la virtuosité et le son « propre », c’est un choc : Crazy Horse fait des erreurs, produit des harmonies vocales primitives. Mais cette fraîcheur transporte le guitariste, qui trouve son style avec « Cinnamon Girl » (le solo de guitare est joué sur une seule note) et deux épopées de dix minutes, « Down by the River » et « Cowgirl in the Sand ». Près de quarante-cinq […] - [The Stax](https://www.vivelaculture.com/the-stax-volt-revue-tour-1967/): Respect Yourself – The Stax Records Story. Un temps, Stax rivalisa avec la machine à tubes Motown. Avec des artistes comme Otis Redding ou Sam & Dave, le son beaucoup plus brut du label de Memphis devait tout au groupe maison Booker T. and The MGs, enregistrant sous son nom (« Green Onions ») tout en servant de backing band sur les disques des autres. Dans ce concert filmé en Norvège en 1967, la formation assure son propre set, puis ceux de cinq chanteurs différents ! En 1992, ayant joué avec eux un concert d’hommage à Dylan, Neil Young décide […] - [The Bootleg Series Volume 4 : Live 1966](https://www.vivelaculture.com/the-bootleg-series-volume-4-live-1966/): Un modèle d’intransigeance, ce concert du 17 mai 1966 à Manchester. Dylan, qui tourne depuis quelques mois avec un groupe électrique, est hué par le public folk, mais ne plie pas : quand un spectateur le traite de « Judas », le chanteur lance « Like a Rolling Stone » en demandant aux musiciens de jouer « putain de fort »… Neil Young est un autre spécialiste des concerts conflictuels. En 2003 encore, lors de la tournée Greendale (un concept album écolo plutôt indigeste), un spectateur parisien qui réclamait « une vieille chanson » eut droit à une leçon sur la liberté artistique. Suivie d’un nouvel extrait de l’album, […] - [The Monument Singles Collection](https://www.vivelaculture.com/the-monument-singles-collection/): Neil Young a une tendresse particulière pour l’auteur de « Oh, Pretty Woman », dont une photo orne la pochette intérieure de son disque le plus sombre, Tonight’s the Night (1975). « Le seul rival de Dylan, avance-t-il dans Shakey, sa biographie de 2003. Une voix d’opéra sur un beat à la Ravel, c’était quoi ce bordel ? » En 1959, Roy Orbison quitte Sun Records, le label rockabilly d’Elvis, et passe chez Monument où il crée « Only the Lonely », « Running Scared » et autres pépites réunies ici. Ses arrangements dramatiques, d’une folle originalité, ont séduit une génération de musiciens avides d’expérimentation, dont les Beatles et […] - [Anonymous : Pirates informatiques ou altermondialistes numériques ?](https://www.vivelaculture.com/anonymous-pirates-informatiques-ou-altermondialistes-numeriques/): Ce collectif d’activistes masqués s’est fait un nom en piratant l’informatique d’entreprise (Sony) ou d’État (la Tunisie pendant la révolution de 2011) désignés comme ennemis de la liberté d’expression. Spécialistes de la cyberculture, les auteurs décrivent les racines et l’organisation d’un mouvement qui va bien au-delà du simple « hacking » pour questionner le rôle de l’Internet. Une interrogation que les situationnistes n’auraient pas reniée, eux qui ont dénoncé de longue date la passivité créée par les « technologies de confort ». - [La pub est une charogne qui nous sourit](https://www.vivelaculture.com/la-pub-est-une-charogne-qui-nous-sourit/): Pour les situationnistes, la publicité est tout juste bonne à détourner, afin de révéler ses effets aliénants. À partir des années quatre-vingts, cette posture critique a eu un grand succès… chez les publicitaires eux-mêmes. Paradoxe incarné par le photographe italien Oliviero Toscani, concepteur entre autres de campagnes choc pour Benetton de 1982 à 2000. En mettant en scène le racisme, le sida ou les religions, ses célèbres affiches, explique-t-il dans ce livre, voulaient réinventer la pub, l’extraire de son univers « rose et sexy » pour en faire un art interrogeant la société. Quoi qu’on en pense, il dresse ici un portrait […] - [The Great Rock 'n' Roll Swindle](https://www.vivelaculture.com/the-great-rock-n-roll-swindle/): Le critique rock américain Greil Marcus a consacré un livre, Lipstick Traces, à révéler les liens entre dadaïsme, situationnisme et punk rock. On les trouvera évoqués plus légèrement dans ce film consacré aux Sex Pistols, après leur séparation en 1978, par leur manager Malcom McLaren (1946-2010), qui fit partie du King Mob, les « situs » anglais, avant de fonder la boutique SEX avec Vivienne Westwood. Adepte du détournement (jusqu’à la croix gammée nazie arborée par les punks londoniens) et de la guérilla marketing, il apparaît dans ce pseudo-documentaire, qui mêle scènes de fiction et images d’archives, en grand manipulateur, utilisant le […] - [Les chansons radicales de Mai 1968](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-radicales-de-mai-1968/): Pour en finir avec le travail. Un classique de l’esprit 68 et du détournement situationniste : réédition du 33 tours de 1974 Pour en finir avec le travail, ce disque réunit des reprises de chants révolutionnaires ou de classiques de la chanson française aux textes revus et corrigés par Guy Debord, Raoul Vaneigem ou Étienne Roda-Gil, alors parolier de Julien Clerc (« La Californie »…) et plus tard de Vanessa Paradis (« Joe le Taxi »). Montand est à l’honneur : « À bicyclette » devient « La Mitraillette » et « Les bureaucrates se ramassent à la pelle » revisite « Les feuilles mortes ». Debord a aussi rédigé les notes pseudo-historiques qui […] - [Le pire d'Hara Kiri 1960-1985](https://www.vivelaculture.com/le-pire-dhara-kiri-1960-1985/): En 25 ans de satire « bête et méchante », la bande à Cavanna s’est appliquée à rigoler des curés, des militaires et de tous les pouvoirs. Par la dérision et le mauvais goût plutôt que par la théorie, Wolinski, Cabu et les autres s’attaquaient aux mêmes cibles que Guy Debord : les hypocrisies et la sclérose de la société française avant et après Mai 68, l’aliénation par la technologie (le dessinateur Reiser, mort en 1983, imaginait au contraire des machines destinées à nous libérer du travail), l’abrutissement par les médias et la publicité… Leurs fausses pubs et slogans parodiques rappellent beaucoup les […] - [Courir les rues. Battre la campagne. Fendre les flots](https://www.vivelaculture.com/courir-les-rues-battre-la-campagne-fendre-les-flots/): Sans fréquenter les situationnistes, Raymond Queneau (1903-1976) les a souvent croisés. Lecteur chez Gallimard, l’auteur de Zazie dans le métro a milité en 1947 pour la publication dans la NRF du mentor de Guy Debord, Isidore Isou, dont il partageait le goût pour Jarry et la pataphysique. En 1967, il soutint de même le Traité de savoir-vivre de Vaneigem. Auteur avant-gardiste (ex-surréaliste, il a cofondé le groupe de littérature expérimentale l’Oulipo), il a aussi beaucoup pratiqué la « dérive » chère aux « situs » : dans l’épopée parisienne de Zazie ou dans la banale scène d’autobus prétexte aux « exercices de style », la ville bouleverse […] - [Trilogie new-yorkaise](https://www.vivelaculture.com/trilogie-new-yorkaise/): « Ce qu’on fait quand on marche dans une ville, c’est penser », écrit l’auteur américain dans L’invention de la solitude. Mais c’est surtout dans sa Trilogie new-yorkaise (réunion sous ce titre de ses trois premiers romans) qu’il a exploré les rapports entre errance urbaine et quête d’identité : le relevé des parcours d’un pseudo-détective dans les rues de New York finit par former des lettres, puis un texte… On comprend mieux le meilleur roman de Paul Auster à la lumière de la « dérive » théorisée par les situationnistes, pour qui l’errance révèle « les effets précis du milieu géographique (…) sur le comportement affectif […] - [Contre le cinéma, œuvres cinématographiques complètes](https://www.vivelaculture.com/contre-le-cinema-oeuvres-cinematographiques-completes/): Jugeant le cinéma complice de la « société spectaculaire marchande », Guy Debord réalisa six films. Hurlements en faveur de Sade (1952) est « sans image » (des commentaires y sont lus sur des fonds noirs ou blancs) ; les suivants, de 1959 à 1978, sont des collages d’images empruntées aux actualités ou à la fiction, le montage créant du sens à la manière du « zapping » de Canal +. En 1993, lorsqu’il travaillait sur cette chaîne comme dialoguiste et réalisateur des Nuls, Michel Hazanavicius (OSS 117, The Artist…) s’inspira de ce procédé pour le téléfilm La Classe américaine : Le grand détournement, assemblage de scènes […] - [Panégyrique I](https://www.vivelaculture.com/panegyrique-i/): 1989 : entre reflux des idées révolutionnaires, règne de l’argent et triomphe de la publicité et de la télévision, plus personne n’attend Guy Debord, qui n’a guère écrit depuis La Société du spectacle en 1967. Son retour étonne d’autant plus qu’il s’effectue sur le terrain de l’autobiographie, avec une superbe plume classique, lui qu’on jurait voué aux textes théoriques et militants. Il commente ainsi longuement sa passion pour l’alcool – « quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage » – cause de la maladie qui le conduira au suicide en 1994. - [Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations](https://www.vivelaculture.com/traite-de-savoir-vivre-a-lusage-des-jeunes-generations/): « Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui. » Relevé sur un mur de la Sorbonne en 1968, ce graffiti cite l’introduction du célèbre livre de l’écrivain belge, né en 1934 et alors membre de l’Internationale situationniste (il rompra avec Debord en 1970). L’ouvrage inspira aussi les slogans sur la « jouissance sans entrave », dans laquelle Vaneigem voyait la clé d’une création libérée et de la révolution à venir. Il n’a pas changé d’avis : dans ses interviews récentes, ce médiéviste reconnu continue à affirmer que Mai 68 ne […] - [Science Foot](https://www.vivelaculture.com/science-foot/): Chaque mois, dans le magazine So Foot, l’illustrateur Pierre La Police convoque une science délirante pour percer les mystères du ballon rond. Sachez ainsi que Zidane a donné son célèbre coup de boule parce qu’un crachat de son père avait alourdi son maillot, le faisant brusquement pencher en avant. Quant au fiasco des Bleus au Mondial 2010, il s’explique par la présence d’un joueur invisible. Ce recueil réjouira les amateurs du peintre danois Asger Jorn, né en 1914, cofondateur de l’Internationale situationniste et créateur du football à trois côtés, dans lequel trois équipes s’affrontent sur un terrain hexagonal… - [Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien](https://www.vivelaculture.com/gestes-et-opinions-du-docteur-faustroll-pataphysicien/): Dans ce roman « néo-scientifique » qui s’achève sur un savant calcul de la « surface de Dieu », le créateur du père Ubu établit les principes de la pataphysique, « science des solutions imaginaires ». Ses héritiers du Collège de ‘Pataphysique créé à Paris en 1948, parmi lesquels Raymond Queneau ou Boris Vian, décidèrent de se vouer à des recherches « savantes et inutiles ». Une satire des savoirs établis qui inspira le lettrisme d’Isidore Isou et le situationnisme de Guy Debord. - [Hypergraphic novels](https://www.vivelaculture.com/hypergraphic-novels/): Entre le surréalisme et le situationnisme, le lettrisme est le chaînon manquant de l’histoire des avant-gardes françaises. Créé en 1945 à Paris par le poète Isidore Isou (1925-2007), tout juste arrivé de sa Roumanie natale, cette théorie de la poésie (avec la lettre comme élément fondamental au détriment des mots et des sons) devint vite une contestation de l’ensemble des arts établis. L’écriture et la peinture étant jugés dans l’impasse, ces romans « hypergraphiques » tentent une synthèse. Séduit, Debord rompra pour fonder sa propre Internationale lettriste, qui préfigure le situationnisme. - [Le mouvement situationniste : Une histoire intellectuelle](https://www.vivelaculture.com/le-mouvement-situationniste-une-histoire-intellectuelle/): Dans cette somme très pédagogique, le philosophe et historien des idées Patrick Marcolini fait le tour du situationnisme – l’histoire interne du mouvement, de ses acteurs et de ses techniques révolutionnaires, mais aussi ses racines dans les avant-gardes artistiques du xxe siècle (dadaïsme, surréalisme, lettrisme…), sa postérité chez les activistes de tout poil, de Mai 68 à nos Indignés et « Anonymes », jusqu’à la récupération dans la publicité et même le management moderne. - [Guy Debord, un art de la guerre](https://www.vivelaculture.com/guy-debord-un-art-de-la-guerre/): On se perd vite dans les méandres de la pensée et de la pratique situationnistes. Superbement présentée dans ce catalogue, l’expo éclaircit les idées grâce aux archives de Guy Debord, un ensemble de documents –manuscrits, affiches, tracts, fiches de lecture – classés Trésor national et rachetés pour 2,7 millions d’euros, en 2011, à la veuve du maître à penser. Assez logiquement pour un mouvement qui prône une subjectivité radicale, la découverte des papiers de son mentor sont le meilleur moyen de revisiter le combat collectif des « situs ». - [The White Room](https://www.vivelaculture.com/the-white-room/): Formation majeure de l’acid house qui émerge dans la deuxième partie des années quatre-vingts, KLF stationne longtemps au sommet des charts avec une succession de singles extraordinaires (« What time is love », « Last Train to Trancentral », « 3 A.M. Eternal », « Justified & Ancient »…) sans jamais se défaire de son intransigeance jusqu’à l’autodestruction du groupe au sommet de sa gloire. En samouraïs pop, Bill Drummond et Jimmy Cauty se rendent sur la petite île écossaise de Jura et procèdent à la crémation d’un million de livres sterling – soit la totalité de leurs royalties – avant de brûler les bandes de leur nouvel […] - [D.I.S.C.O.](https://www.vivelaculture.com/d-i-s-c-o/): Groupe disco des années quatre-vingts responsable de quelques tubes édités en anglais et en français, Ottawan était l’œuvre du producteur et parolier Daniel Vangarde – de son vrai nom Daniel Bangalter qui n’est autre que le père de… Thomas. Vangarde était également producteur des Gibson Brothers, de Sheila et d’Eddie Jones… dont les Daft Punk sampleront le More Spell On You pour leur « One More Time ». - [Eskimo](https://www.vivelaculture.com/eskimo/): Les Residents sont les premiers à avoir tourné le dos à l’ahurissante égomanie qui sévit dans la pop culture. Pas d’interviews, pas de leader et, depuis quarante ans, un globe oculaire en guise de visage… Formé en 1972 à San Francisco, le collectif ne transige pas et reste sur la crête de l’avant-garde, déconstruit et concasse jazz, muzak, jingles, country, pop, symphonies classiques, musiques de films, comptines, chansons du répertoire traditionnel des régions américaines… Plus de quarante années et autant d’albums plus tard, le mystère reste entier. - [Albator](https://www.vivelaculture.com/albator/): En 2002, le duo versaillais s’envole au Japon pour rencontrer Leiji Matsumoto, le créateur historique d’Albator, décédé en février 2023. Ils veulent proposer à la superstar des mangakas de réaliser un film d’animation musical autour de l’album Discovery. Matsumoto a raison de se laisser convaincre : les accents nostalgiques des 14 titres de Discovery se fondent à merveille dans son graphisme rétro-futuriste. Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem suit la trame et les thématiques de l’album des Daft pour mêler science-fiction et star system, vaisseaux de l’espace et limousines. Présenté à Cannes en mai 2003, le film […] - [Daft Punk’s Electroma](https://www.vivelaculture.com/daft-punks-electroma/): Dans un monde terrestre peuplé de robots portant des casques à visière opaque, deux robots « différents » roulent au volant d’une voiture, traversant le désert minéral et les villes pour cheminer vers leur rêve : devenir humains. Dans leur périple pour changer de vie, ils se heurtent aux mystères de l’existence et leur quête court à l’échec… Aucune musique signée Daft Punk dans Electroma : aux longues plages contemplatives de silence succède une bande-son parfaite où se mêlent pépites seventies et titres classiques d’Allegri, Haydn, Chopin. Un film à la mélancolie ensorcelante, entre Gerry, Easy Rider et 2001 : l’odyssée de l’espace. - [L’Ève future](https://www.vivelaculture.com/leve-future/): Pour consoler Lord Ewald amoureux d’une femme aussi ravissante qu’idiote, Thomas Edison conçoit une réplique artificielle parfaite : l’Ève future, une « andréide ». Devant l’effrayante ressemblance, choisira-t-il d’épouser l’illusion ou la réalité ? « L’âme divine » ou l’œuvre d’art d’une « absolue nouveauté humaine » ? Paru en 1886, L’Ève future est l’un des premiers romans d’anticipation scientifique de cet admirateur d’Edgard Allan Poe – une œuvre éminemment poétique, à la lisière du symbolisme et du mouvement des décadents de la fin du XIXème siècle. - [From Here to Eternity](https://www.vivelaculture.com/from-here-to-eternity/): Ce ne sont certes pas les deux titres qu’il a produits pour Mireille Mathieu en 1973 qui ont permis à Giorgio Moroder de rentrer dans l’Histoire. On citera plus volontiers sa longue et fructueuse collaboration avec Donna Summer qui fit de lui l’un des producteurs les plus recherchés des années quatre-vingts (Bowie, Blondie, Sparks, Japan, etc.) sans oublier les bandes originales de Midnight Express, American Gigolo ou Scarface (De Palma) qui marquèrent elles aussi l’époque. « Giorgio » fut à la fois un pionnier, un visionnaire et un gourou adulé de toute une génération de musiciens à laquelle les Daft Punk appartiennent. […] - [808s & Heartbreak](https://www.vivelaculture.com/808s-heartbreak/): Avec ses poses de diva et son ego superlatif, Kanye West a choisi un chemin diamétralement opposé à celui de Daft Punk en terme d’image. Pourtant entre Kanye et le duo qui avance masqué, des liens se sont créés : en 2007, ils collaborent pour la première fois sur le titre « Stronger » de Kanye (qui reprend « Harder, Better, Faster, Stronger »). Et cette année, les Daft Punk ont d’ores et déjà annoncé qu’il seraient présents sur le prochain album du rappeur… - [French Touch](https://www.vivelaculture.com/french-touch/): Un peu d’archéologie musicale avec ce livre de Stéphane Jourdain consacré à l’aventure de la « french touch » qui eut lieu à l’orée des années quatre-vingt-dix et dont Daft Punk fut l’un des fers de lance avec Stardust, Étienne de Crécy, Motorbass, Air, St Germain, Cassius, Mr. Oizo, et bien sûr, Laurent Garnier… Un mouvement qui n’en était pas vraiment un, mais qui coïncida avec la période la plus créative de la musique française, à grands coups de house filtrée, de BPM et de samples issus de la funk et de la disco. L’espace de quelques mois, la France devenait l’épicentre […] - [C’est Chic](https://www.vivelaculture.com/cest-chic/): Depuis la fin des années soixante-dix, Nile Rodgers s’est révélé être un redoutable hitmaker. Au sein de sa formation Chic tout d’abord (« Le Freak », « Good Times », etc.), mais aussi lorsqu’il compose pour les autres (Sister Slege, Blondie, Diana Ross) ou produit certains des plus gros succès d’artistes déjà planétaires (Bowie, Madonna, B-52’s…). Pionnier de la dance music, Nile Rodgers revient une fois de plus sur le devant de la scène avec le nouvel album de Daft Punk. Avec sa partie de guitare ultra-Chic, « Get Lucky » convoque les dieux de la disco et rembobine : nous sommes à New York City en 1978. - [A.I. (Intelligence Artificielle)](https://www.vivelaculture.com/a-i-intelligence-artificielle/): Dans un monde futuriste, où la fonte des glaces a englouti la majorité des terres habitables et provoqué famine et exode, les robots assurent désormais la plupart des tâches domestiques. Pourtant, un scientifique veut aller plus loin et créer le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un large éventail d’émotions et de souvenirs. Troisième volet du triptyque extraterrestre, après Rencontres du troisième type et E.T., A.I. a parfois été décrit comme le dernier film de « Kubrick » tant l’hommage de Spielberg au maître était appuyé. Kubrick avait d’ailleurs envisagé de se livrer lui-même à cette adaptation de la nouvelle […] - [Parallelograms](https://www.vivelaculture.com/parallelograms/): On sera éternellement reconnaissants aux Daft Punk de nous avoir fait découvrir un magnifique titre de Linda Perhacs sur la bande-son de leur film Electroma présenté au festival de Cannes en 2006. La chanson en question, « If You Were My Man » est un petit joyau de délicatesse qui figure sur le non moins remarquable Parallelograms, trésor oublié de l’acid folk. Réédité en 2003, c’est l’unique album de Linda Perhacs. - [Phantom of the Paradise](https://www.vivelaculture.com/phantom-of-the-paradise/): Leach, jeune compositeur inconnu, se fait aborder par Swan, producteur et patron du label Death Records, à la recherche de nouveaux talents pour l’inauguration du Paradise, le club qu’il veut lancer. Swan, aussi convaincu des compositions de Leach que de son manque de charisme, lui vole ses partitions et organise un casting pour le remplacer. Défiguré après l’attentat manqué qu’il a fomenté contre le producteur et le visage caché sous un masque, le compositeur revient hanter le Paradise pour se venger… Toutes les chansons de la comédie musicale de Brian De Palma ont été composées par Paul Williams : jadis songwriter […] - [Musical Biography of Quincy Jones](https://www.vivelaculture.com/musical-biography-of-quincy-jones/): En activité depuis plus de six décennies, Quincy Jones a collaboré avec Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Ray Charles, Frank Sinatra, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Duke Ellington, Miles Davis… Et, bien sûr, il a aussi été le producteur mythique des albums Off the Wall, Thriller et Bad de Michael Jackson, l’idole absolue de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. « Les disques produits par Quincy Jones nous ont toujours fascinés par leur précision ultime qui n’a jamais été atteinte par quelque technologie que ce soit », déclarait le duo peu avant la sortie de Random Access Memories. - [Georges Braque Rétrospective](https://www.vivelaculture.com/georges-braque-retrospective/): L’exposition du Grand Palais – et le beau livre édité à cette occasion – rassemble les œuvres clés du père du cubisme ainsi que les séries de variations thématiques qui amplifient ses recherches. Depuis le fauvisme jusqu’aux œuvres ultimes qui culminent dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux, en passant par le cubisme, sa collaboration avec Picasso, les canéphores des années vingt ou les derniers paysages qu’aimait Nicolas de Staël… La rétrospective Braque n’omet aucune des métamorphoses stylistiques du peintre. Vidéo - [L'Art est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/lart-est-un-sport-de-combat/): Cet ouvrage, publié en marge de l’exposition éponyme tenue en 2011 au musée des beaux-arts de Calais, va un cran plus loin dans la comparaison entre le noble art et l’art tout court. En rappelant que nombre de créateurs ont pratiqué les sports de combat (l’écrivain précurseur du surréalisme Arthur Cravan sur les rings, le peintre Yves Klein sur les tatamis…). En se penchant sur le sort des boxeuses, dont l’existence même est une hérésie pour bien des amateurs (à commencer par Ali, qui a vu d’un mauvais œil sa propre fille se lancer sur les rings). Curieux, mais stimulant […] - [Don King Boxing](https://www.vivelaculture.com/don-king-boxing/): Aux Etats-Unis, la boxe a longtemps été un sport de Noirs qui enrichissait des Blancs. Là aussi, la carrière d’Ali a changé la donne, notamment au travers de Don King, promoteur du fameux combat Ali-Foreman au Zaïre, en 1974 grâce à l’argent du dictateur Mobutu. En bisbille avec la justice (pour avoir escroqué ses boxeurs ou ses assureurs), il s’en sort toujours et fait fructifier son pactole (290 millions de dollars, estimation « Forbes ») – y compris, ces dernières années, grâce à une série de jeux vidéo de boxe à son nom. - [Andy Warhol Portraits](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-portraits/): En 1978, le riche banquier d’affaires new yorkais Richard Weisman, soumet à l’artiste une liste de 10 champions dont il commande les portraits. Mais l’affaire démarre mal : à une époque où les rois des terrains ne savent guère gérer leur image, Pelé, Kareem Abdul-Jabbar ou O.J. Simpson ne voient pas l’intérêt. Jusqu’à ce qu’Ali, accepte avec enthousiasme : «Les Blancs vont payer 25 000 dollars pour mon image ! Moi, le petit nègre du Kentucky !» Son accord emporte celui des autres vedettes, mais aux dernières nouvelles, son portrait reste le plus cher des dix – il y a […] - [Night Train](https://www.vivelaculture.com/night-train/): Celui qu’Ali le surnommait «le gros ours moche» ne détonne pas parmi les personnages sulfureux que l’écrivain américain Nick Tosches affectionne. D’âge inconnu, alcoolique, ex taulard lié à la mafia, Sonny Liston se hisse, à la force de son punch, jusqu’au titre de champion du monde poids lourd en 1962. Deux ans plus tard, le jeune Cassius Clay, tout en jambes, esquive, allonge et éloquence le force à abandonner au 7e round. L’année suivante, Liston perd sa revanche en deux minutes et retourne à son sort crépusculaire : overdose ou règlement de comptes, même les circonstances de sa mort, en […] - [Music for the new millenium sampler](https://www.vivelaculture.com/music-for-the-new-millenium-sampler/): Ce compositeur et saxophoniste américain est surtout connu pour avoir produit les albums de Miles Davis à partir du célèbre «Kind of Blue» (1959) et jusqu’au début des années 80. On dit même que «A Tribute to Jack Johnson», l’hommage au boxeur (1970), est plus son œuvre que celle du musicien… Ce disque s’ouvre ainsi sur la voix de Mohamed Ali prononçant sa fameuse description de son propre style, «Float like a butterfly, sting like a bee» (Vole comme un papillon, pique comme une abeille). La bande-son de cette sélection. - [Ring noir](https://www.vivelaculture.com/ring-noir/): Quand Apollinaire, Cendrars et Picabia découvraient les boxeurs nègres. Il y a exactement un siècle, le 10 juillet 1913, Jack Johnson, premier Noir champion du monde poids lourds, arrive à Paris. Prototype du sportif médiatique à la Mohamed Ali, il vient pourtant en réprouvé. Chez lui, le boxeur américain (1878-1946) risque la prison pour avoir épousé une Blanche. Comme plus tard Miles Davis, qui lui consacra «A Tribute to Jack Johnson» (1970), il découvre qu’ici une célébrité noire peut courtiser les Européennes et se faire adopter par la communauté artistique. A son retour aux Etats-Unis, en 1920, il purge sa […] - [Le Chemin de l'Amérique](https://www.vivelaculture.com/le-chemin-de-lamerique/): Un boxeur, une guerre coloniale : ce pourrait être l’histoire de Mohamed Ali, refusant d’aller combattre au Vietnam en 1966, au prix de 5 ans d’interdiction de ring. Mais cette BD de Baru, pionnier français du roman graphique, raconte celle de Saïd Boudiaf, boxeur algérien des années 50 pris entre sa quête du titre mondial et les «événements». Fictif, le récit s’inspire de la vie de Chérif Hamia, champion d’Europe poids plume 1957 et archi favori pour le titre mondial contre le Nigérian Hogan Bassey, un combat pourtant inexplicablement perdu. Les indépendantistes algériens du FLN lui auraient demandé de se […] - [Panama Al Brown, 1092-1951](https://www.vivelaculture.com/panama-al-brown-1092-1951/): Pour un Ali, combien de boxeurs retournés dans l’ombre ? Exemple avec ce poids coqs panaméen, premier champion du monde hispanique de l’histoire en 1929. Il fût, comme l’Américain Jack Johnson, une figure du Paris de l’entre-deux-guerres et un protégé de Jean Cocteau. Signée d’un peintre espagnol antifranquiste lui-même exilé à Paris dès 1958, cette biographie fouillée et revue en 1998 débute par une enquête dans la ville natale du boxeur (Colon, à l’entrée du canal de Panama) pour se terminer à New York, où Brown meurt tuberculeux, alcoolique et oublié. - [Desire](https://www.vivelaculture.com/desire/): Les destins de boxeurs, véritables concentrés des tensions raciales et sociales agitant les Etats-Unis, ont toujours inspiré la musique folk et le blues. Héritier de cette tradition, Bob Dylan s’y est essayé deux mémorables fois. En 1963, le jeune protest singer demande «Who killed Davey Moore», ce champion du monde poids plume mort sur le ring en défendant son titre. En 1976, surtout, il consacre un long (8 mn 33s) tube à l’emprisonnement de Robin «Hurricane» Carter, un poids moyen condamné deux fois (1967 et 1976) pour un triple meurtre. Le chanteur ira jusqu’à organiser des concerts de soutien. Carter […] - [Le Combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle-2/): «Ali prouve que la boxe est l’un des beaux arts du XXème siècle», écrit Norman Mailer dans ce récit du Championnat du monde contre le tenant du titre George Foreman, au Zaïre, en 1974. «Mailer prouve qu’écrire sur le sport en est un aussi», ajouta un critique américain. Célèbre à 25 ans dès son premier livre, «Les Nus et les morts» (1948), l’auteur a donné jusqu’à sa mort en 2007 dans la fiction, l’essai, le journalisme ou la biographie. Mais le ring fût sa vraie passion. Son récit de la préparation des champions et du combat se situe au plus […] - [We Insist ! Max Roach's Freedom Now Suite](https://www.vivelaculture.com/we-insist-max-roachs-freedom-now-suite/): L’année où Cassius Clay devient champion olympique à Rome, le batteur clé du bebop (il fût de la plupart des enregistrements de Charlie Parker entre 1944 et 1949) sort cet album conçu en vue du centenaire de la Proclamation d’émancipation, l’affranchissement des esclaves par Lincoln en 1863. Avec sa compagne Abbey Lincoln au chant et quelques invités dont Coleman Hawkins au sax tenor, il alterne moments apaisés et accès furieux pour réclamer «la liberté, tout de suite». Une décennie s’ouvre, les jours de la ségrégation sont comptés. - [Wattstax](https://www.vivelaculture.com/wattstax/): Los Angeles, août 1972 : 100 000 personnes assistent au festival du label de soul Stax pour l’anniversaire des émeutes du ghetto de Watts (1965). Pas une peau blanche en vue : Wattstax, réponse noire à Woodstock, est à la fois un événement musical (formidables shows des Staple Singers, de Rufus Thomas, d’Isaac Hayes), politique (le Révérend Jesse Jackson scandant le poème antiesclavagiste «I am somebody») et l’acte de naissance d’un business noir. - [Say it Loud – I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud/): Fascinés par son jeu de jambes, des entraîneurs imaginaient le jeune Brown en as des rings. Une blessure en décida autrement, mais il garda des tics de boxeur : KO mimés sur scène, peignoirs de satin à son nom, autopromotion permanente digne des rodomontades d’Ali. Le «Godfather of Soul» sera ainsi dans son élément, en 1974, en tête d’affiche du festival qui accompagna le combat Ali-Foreman au Zaïre. D’habitude plus soucieux de ses affaires que des droits civiques, Brown compose pourtant fin 1968 cet ode à la fierté noire, sous une forme «appel/réponse» idéale pour les manifs. Si même Brown […] - [Nous les nègres](https://www.vivelaculture.com/nous-les-negres/): Psychologue et célèbre militant des droits civiques, Kenneth Clarke réalise en 1963 ces entretiens télévisés, aussitôt transcrits en français, avec trois figures du mouvement noir. On connaît l’opposition entre le non-violent Martin Luther King et Malcom X, dirigeant de la Nation of Islam (Cassius Clay devient Mohamed Ali en y adhérant en 1964), partisan du séparatisme noir assumant la violence. Le romancier James Baldwin met de la finesse dans ce choc de titans : installé à Paris en 1948 pour fuir l’intolérance américaine (il était homosexuel), l’écrivain, juge Albert Memmi dans l’introduction, se montre «déchiré, intelligent et passionné, comprend tout […] - [Muhammad Ali the Greatest](https://www.vivelaculture.com/muhammad-ali-the-greatest/): Ce documentaire, signé par le célèbre photographe après la victoire d’Ali sur Foreman au Zaïre à l’automne 1974, est en fait un montage par ses soins de deux films distincts, l’un racontant ce célèbre combat en terre africaine, l’autre, réalisé 10 ans plus tôt, s’attachant à l’ascension du jeune Cassius Clay vers son premier titre mondial. Plus qu’au boxeur (il y a peu de scènes de combat), Klein s’intéresse ici au personnage médiatique et politique, qui entre les deux dates a rejoint le groupe radical américain Nation of Islam et a refusé de combattre au Vietnam, au risque de sacrifier […] - [Maillol](https://www.vivelaculture.com/maillol/): Enfant de Banyuls-sur-Mer, Aristide Maillol se consacre d’abord à la peinture et à la tapisserie, mais au cours d’un voyage en Italie et en Grèce, il découvre l’art statuaire antique et se jette à corps perdu dans la sculpture – un art qu’il révolutionnera, après Rodin, en épurant et en simplifiant toujours plus les formes. C’est avec La Femme, rebaptisée plus tard La Méditerranée, que Maillol se fait connaître au Salon d’automne de Paris en 1905, une sculpture d’une architecture parfaite et libérée de tout contenu littéraire, mythique ou religieux. « Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre […] - [Bonnard : « La couleur agit » ](https://www.vivelaculture.com/bonnard-la-couleur-agit/): Bonnard découvre le Midi en 1904 et y fait de nombreux séjours avant de s’y installer définitivement en 1926. Dans sa villa Le Bosquet, au Cannet, il s’emploie à simplifier la forme, à exalter le lyrisme incandescent des couleurs dans d’infinies variations de chaque teinte. Il peint sans relâche nus, intérieurs, scènes de rue, paysages, qu’il réinterprète jusqu’à ce que la matière envahisse la toile, noie les contours, pour finir par rendre le sentiment intelligible… - [Yves Klein – Au-delà du bleu](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-au-dela-du-bleu/): Fasciné par le bleu azuréen de sa Méditerranée natale (il est né à Nice), puis par le bleu des fresques de Giotto, qu’il découvre dans l’église de l’Arena à Padoue, Yves Klein met au point, en 1956, l’International Klein Blue (IKG), un bleu intense dont il peint tout ce qui l’entoure et avec lequel il exécute une abondante série d’œuvres monochromes (toiles, arbre-éponge, mappemondes, « portraits-reliefs »…) : « Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes, expliquait Klein, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a après tout de plus abstrait dans la nature […] - [Palette : Van Gogh - La Chambre d’Arles](https://www.vivelaculture.com/palette-van-gogh-la-chambre-darles/): « Je pense que l’avenir d’une peinture moderne se trouve dans le Sud », écrit Vincent Van Gogh à son frère Théo, avant de filer pour Arles en février 1888. Une région « d’une vibrante sérénité » où il peint le printemps provençal et le retour de l’été sous un soleil obsédant, mais aussi sa propre chambre dans le but de partager ce qu’il ressent : « Au lieu de chercher à rendre exactement ce que j’ai sous les yeux, je me sers de la couleur de manière arbitraire, pour exprimer fortement mes impressions. » La Chambre d’Arles, le passionnant documentaire d’Arte (récompensé du Prix du meilleur […] - [La Mer](https://www.vivelaculture.com/la-mer/): Quoique l’espace maritime « ne baigne pas précisément les coteaux bourguignons » où Debussy écrit le triptyque de La Mer en 1905, le compositeur nourrit une passion vivace pour l’élément aquatique. Une attraction dont les origines remontent à l’enfance, lorsqu’il passait ses vacances d’été chez sa tante à Cannes. « Il avait brusquement entendu et compris le langage grisant des sirènes de la Méditerranée », écrit le musicographe Émile Vuillermoz dans sa biographie consacrée au compositeur… Une Méditerranée que l’on imagine au fil des trois esquisses symphoniques – des paysages sonores à la teneur éminemment impressionniste « chantés avec la candeur naïve de l’enfant » par […] - [Le Prince foudroyé : la vie de Nicolas de Staël ](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael/): Tiraillé entre sa quête de lumière et de profondeur et les tourments de l’incertitude, Nicolas de Staël décide à l’automne 1954 de s’installer dans le Midi, sur les remparts d’Antibes, où il s’isole dans un atelier ouvert sur la mer. Il y travaille avec frénésie, réalisant plus de trois cents toiles en quelques mois. Sa peinture se fait moins épaisse, plus fluide, vibrante de lumière et de couleurs : paysages, série de barques, natures mortes… Derrière les choses, se fait entendre une autre figuration, plus abstraite, une vision vécue comme une expérience libératrice de sentiments. Toujours au bord de l’abîme, Nicolas […] - [Collioure 1905, un été fauve](https://www.vivelaculture.com/collioure-1905-un-ete-fauve/): En 1905, Matisse et Derain découvrent le petit port catalan de Collioure. Dans le courant de l’été, ils y réalisent une centaine d’œuvres éclatantes – essentiellement des paysages gorgés de couleurs violentes, pures et vives et inondés de lumière. Une libération esthétique marquée par un refus de l’évocation réaliste de la nature, qui tranche alors avec la douceur de la palette impressionniste… Au Salon d’Automne de Paris où ils présentent leurs toiles la même année, un critique d’art compare l’exposition à une « cage aux fauves ». L’appellation de « fauve » est aussitôt revendiquée par les peintres eux-mêmes. Le fauvisme est né… - [Le Mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso-2/): S’il peint Les Demoiselles d’Avignon en 1907, Picasso ne s’installe dans le Sud de la France que dans les années quarante. Une période d’intense créativité marquée par son séjour à Vallauris, où il crée un atelier de céramique. Sur place, il peint aussi plus de quatre mille pièces s’inspirant de la corrida, de l’art africain ou des vases grecs. En 1955, le cinéaste Henri-Georges Clouzot réalise Le Mystère Picasso, où il filme pendant trois mois l’artiste en train de peindre. C’est l’unique tentative de rendre compte cinématographiquement du processus de création de Picasso. « Le plus beau film de suspense jamais réalisé », […] - [Canzoniere](https://www.vivelaculture.com/canzoniere/): Amené à fuir Florence, la famille Pétrarque se réfugie en Provence où le poète ne cessera de revenir tout au long de sa vie; il fait ses humanités à Montpellier et à Carpentras, vit longtemps en Avignon avant de se retirer dans la solitude et la fraîcheur de la lumineuse Fontaine du Vaucluse où écrit-il : « Les muses, revenues de l’exil, habitent avec moi dans cet asile chéri. » Il y signe son immortel Canzoniere (1470), plus de trois cents poèmes, pour la plupart des sonnets, tout entiers dédiés à l’amour idéalisé du poète pour Laure de Noves. - [Le Testament d’Orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee-2/): La Méditerranée est pour Cocteau une obsédante et généreuse source d’inspiration. L’Italie et sa commedia dell’arte, l’Espagne et sa tauromachie, la Grèce et sa mythologie et, bien sûr, la Provence, où il séjourne de 1950 à 1963, sont pour lui une seule et même « patrie » qui l’incite au lyrisme et à l’introduction graduelle de larges surfaces colorées dans ses œuvres. Le « Prince frivole » est en réalité un faux dilettante qui écrit, dessine, peint, « tatoue » les murs des villas et des chapelles, s’adonne à la céramique, à la tapisserie, aux bijoux, aux émeraudes… Il y écrira aussi son dernier film, le […] - [La Chair du visible](https://www.vivelaculture.com/la-chair-du-visible/): Natif d’Aix-en-Provence ayant rejoint Paris puis Auvers-sur-Oise, Cézanne regagne le Var en 1882 et se dédie essentiellement à la peinture des paysages qui l’inspirent : l’Estaque, Gardanne, Bellevue et, bien sûr, le fameux cycle de quatre-vingts peintures consacrées à la montagne Sainte-Victoire, dans la garrigue du pays d’Aix. Il se détache alors de la peinture impressionniste de la nature pour approfondir sa recherche et privilégier une abstraction géométrique faite de motifs, de lignes, de sensations colorées. Une quête d’« une harmonie parallèle à la nature » qui influencera tout l’art moderne. - [Collection Francis Picabia](https://www.vivelaculture.com/collection-francis-picabia/): En 1925, Francis Picabia quitte l’effervescence parisienne et gagne le Sud où il va rester vingt ans, entre les collines de Mougins et Cannes, pour donner libre cours à sa pulsion d’écriture plastique et littéraire malgré son goût immodéré pour les casinos et les fréquentes réceptions qu’il organise sur son yacht (amarré en face du casino !). Il y peint notamment la série des Monstres, puis des Transparences, ses abondantes créations révélant une autre dimension du paysage – tantôt sombre, tantôt solaire : « J’ai travaillé des mois et des années en me servant de la nature, en la copiant, la transposant. Maintenant, […] - [Les Vagues](https://www.vivelaculture.com/les-vagues/): Lors d’un voyage à Cassis, la lumière, les couleurs et le décor méditerranéen éveillent en Virginia Woolf des sensations qui la conduisent à écrire son livre le plus expérimental. Poème en prose entrecroisant six monologues de personnages relatant leur vie de l’enfance à la vieillesse, Les Vagues est un voyage intérieur où la contemplation de la nature, le chant de la mer, la course du Soleil de l’aube jusqu’au soir épousent l’exploration du flux de la conscience, la perception de la vie qui s’écoule. Un sommet poétique traduit en français par Marguerite Yourcenar. - [Hymne au Soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil-2/): En 2003, Lionel Belmondo, saxophoniste et directeur musical, et son frère Stéphane, trompettiste, s’attaquent au répertoire classique français des XIXème et XXème siècles, avec des pièces signées des compositeurs Lili Boulanger, Maurice Duruflé, Gabriel Fauré et Maurice Ravel. Avec Hymne au Soleil, les frères Belmondo explorent librement les passerelles et les jeux d’influences existant entre le jazz modal et la musique classique. Un album radieux et solaire, récompensé par les Victoires du Jazz en 2004. - [De Cézanne à Bonnard, l'Atelier du Midi](https://www.vivelaculture.com/de-cezanne-a-bonnard-latelier-du-midi/): Van Gogh, Cézanne, Matisse, Bonnard ou Gauguin… Dès la fin du XIXème siècle, les peintres se pressent pour rejoindre le Midi à la recherche de sensations et d’idées nouvelles. Ils y installent leur atelier; ils y découvrent des paysages à peindre, puis ils se rencontrent. En parallèle à l’exposition, le documentaire De Cézanne à Bonnard, l’Atelier du Midi propose de déambuler parmi les œuvres nées face à la Méditerranée. À travers des archives personnelles, il met en scène un dialogue constant entre les peintres de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle, qui n’ont […] - [Les Inrockuptibles : 25 ans d’insoumission](https://www.vivelaculture.com/les-inrockuptibles-25-ans-dinsoumission/): Petite reconnaissance de dettes, là. Rien de la perpétuation, en même temps que de la réinvention, de la critique à la française n’aurait été possible sans l’invention à l’orée des années 90, par Christian Fevret et ses amis, de ce bimestriel, puis mensuel, puis hebdo, Les Inrockuptibles. D’avoir fait un peu partie de cette histoire demeure aujourd’hui encore un honneur. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces/): Il fallait être rock critic et sans doute américain pour écrire ce livre : une histo­ire du nihilisme ou du négatif au XXème siècle qui commence avec Dada, continue avec le surréalisme, le lettrisme, le situationnisme, et se termine sur le punk. L’essai qui a le plus inspiré ma génération. - [Flaubert](https://www.vivelaculture.com/flaubert/): Finalement, avec le temps, Flaubert a remporté le titre de plus grand romancier du XIXème siècle, contre Hugo, Balzac, voire Zola. Il nous apparaît aujourd’hui comme le plus moderne. Impossible d’écrire un paragraphe à l’imparfait sans avoir une pensée pour lui. Michel Winock vient de lui consacrer une imposante biographie. Lisez-la. Car, en plus d’être un immense écrivain, Flaubert était un chic type. - [Le Séminaire, Livre VI](https://www.vivelaculture.com/le-seminaire-livre-vi/): La vie critique rend hommage à la psychanalyse, à Jacques Lacan ainsi qu’à Jacques-Alain Miller, à qui l’on doit la rédaction du Séminaire. J’en profite donc pour signaler qu’au printemps a paru un chef d’œuvre : le tome VI du Séminaire, intitulé « Le désir et son interprétation ». Du rêve au désir : tout un chemin (en points) de croix… - [L’Inrockuptible](https://www.vivelaculture.com/linrockuptible/): « Lenoir n’est pas un de ces critiques qu’au demeurant il adorait, qu’il invitait à partager son micro. Mais c’est en France le plus grand « passeur » du rock alternatif, bien avant même qu’on l’appelle ainsi. Ses compilations sont formidables, même si je ne suis jamais tout à fait certain d’avoir envie de réécouter « Sit down » de James… » - [Le salaire du zappeur](https://www.vivelaculture.com/le-salaire-du-zappeur/): Avec Bayon, Serge Daney est l’autre maître ès critique que j’ai eu la chance de rencontrer. Du côté de l’image ciné et télé, quant à lui. Plus conceptuel que Bayon, Daney m’a appris que faire œuvre de critique ne consistait pas à aligner des adjectifs. Après avoir écrit une page, j’en enlève ainsi toujours deux ou trois en sa mémoire… - [Take no prisoners](https://www.vivelaculture.com/take-no-prisoners/): Je n’ai jamais idolâtré personne. Les critiques ont le cœur sec et le cerveau irrigué. Mais je me reconnais depuis l’âge de 13 ans un gros faible pour Lou Reed. J’ai eu une chance dans la vie : découvrir Lou Reed avant le Velvet Underground, remonter le fleuve au lieu de le descendre. Aux amateurs, je conseille ce double live dont Mike Jagger lui-même considérait qu’il était l’un des meilleurs live au monde, sinon le meilleur. - [Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues/): Lester Bangs est le meilleur rock critic de tous les temps, surtout quand il écrit sur le jazz (par exemple, ses articles sur Miles Davis sont écœurants de beauté flinguée, pour reprendre ce mot). Jusqu’à sa mort, il est aussi demeuré le meilleur commentateur de ce moustique géant du rock qu’est Lou Reed. - [Gainsbourg mort ou vices](https://www.vivelaculture.com/gainsbourg-mort-ou-vices/): « Au lendemain de la mort de Gainsbourg, Libé surprend tout le monde en publiant une interview post mortem de l’artiste, réalisée plusieurs années auparavant par Bayon, mais qui ne devait être divulguée qu’en ces circonstances. Interview bien dégueu, parfaitement située entre Eros et Thanatos, dernière provoc’ de l’artiste à tête de chou et, au passage, un modèle de journalisme gonzo. » - [Chroniques](https://www.vivelaculture.com/chroniques/): Au printemps 1997, en dévorant cette compilation d’articles, j’ai pris le parti de lire toutes les « Série Noire » que Manchette avait chroniqués en son temps pour Charlie Hebdo. J’allais les chiner chez Black Cherry Blues, 15 rue Chaptal, dans le IXème. Une boutique que je conseille. Sans être un polar, mon premier roman La ville des grincements de dents (Calmann Lévy, 1998) porte la marque de ces lectures. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire/): « L’action de mon roman La vie critique se déroule, à quelques anachronismes près, en 2010 : soit l’année où Houellebecq a reçu le prix Goncourt pour La carte et le territoire. Rien d’anecdotique là-dedans. Au contraire, le sentiment d’une victoire. Une critique littéraire qui a toujours défendu becs et ongles Houellebecq au delà des polémiques, s’y est vue elle aussi récompensée. » - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind/): Je me souviens de l’été 91 où j’ai écouté en boucle cet album en « advanced tape », l’équivalent des épreuves pour un livre, et alors que la K7, comme on disait, était encore l’objet le plus technologiquement avancé… Comment imaginer alors que trois ans plus tard, j’aurais à enterrer Kurt Cobain dans Libé six mois avant Guy Debord ? Ensuite, logiquement, ce sera les grandes grèves de 1995. - [Œuvres](https://www.vivelaculture.com/oeuvres/): Le situationniste en chef, c’est lui, c’est Debord. Dans les années 90, toute une génération immergée dans « la société du spectacle », mais née sous le signe du décodeur, va le remettre à l’honneur. Depuis que ses archives ont été rachetées par la BNF, il est aujourd’hui considéré comme un « trésor national ». - [La Nausée](https://www.vivelaculture.com/la-nausee/): « Lue une première fois à quatorze ans, sans trop rien y comprendre. Relu depuis environ tous les deux ans, jusqu’à en lever toutes les obscurités. Avec une idée de plus en plus prégnante : Sartre est l’inventeur du concept de « situations » qui va inspirer… les situationnistes. » - [La vie critique](https://www.vivelaculture.com/la-vie-critique/): Le critique littéraire en héros de roman : victime, coupable, ou étrange figure sado-maso ? Un an de la vie d’un professionnel de la littérature, désespéré ou exalté, impitoyable ou passionné, chevalier blanc ou cruel assassin…  » La vie, c’est de l’ennui à se cogner la tête, contre des murs parsemés çà et là d’épiphanies à s’en faire exploser le cœur. «  - [#4](https://www.vivelaculture.com/4-2/): La phénoménale vague rap passée, ou presque, c’est finalement la pop et l’électro pop made in Mars qui, depuis quelques années, se fait une place sur les scènes nationales, avec des groupes comme Oh ! Tiger Mountain, Chinese Man – lié au label phocéen Chinese Man Records – ou Nasser. Ce dernier est un trio, lancé en 2010, qui réunit des copains issus du monde de la pub et qui martèle des chansons slogans avec un enthousiasme débridé, sur des mélodies entêtantes. L’hommage à leur cité est de rigueur avec « Marseille and Anywhere » et l’on gage qu’on tient là les nouveaux […] - [Tout tourne autour du Soleil](https://www.vivelaculture.com/tout-tourne-autour-du-soleil/): Née en 1982, elle a montré très vite un tempérament de « runaway », et s’est lancée, à peine adolescente, dans l’écriture de textes virulemment engagés. Militante dans plusieurs collectifs, porte-parole de tous les « sans », elle s’est fait repérer grâce à l’âpreté et à la subtilité de ses chansons, dans un univers du rap dominé par les « keums ». Au-delà de ses compositions rageuses, il y a surtout cette énergie bondissante et cette stupéfiante présence scénique. Il était imparable qu’une femme de cette trempe reprenne le flambeau d’un genre qui avait tant de mal à se renouveler, et que Keny l’indomptable devienne ainsi […] - [À la grâce de Marseille](https://www.vivelaculture.com/a-la-grace-de-marseille/): Une véritable curiosité et une grande œuvre littéraire… James Welch (1940-2003), écrivain blackfeet alors chef de file de la littérature amérindienne, se baladait dans Marseille quand il fut abordé par un autochtone qui lui jura être un descendant d’un des acteurs indiens du Wild West Show, la troupe de Buffalo Bill qui se produisit en 1889 au Prado. Peu importait à Welch que l’histoire fût vraie ou non, il s’est immédiatement lancé dans cette biographie imaginaire : le destin singulier d’un Sioux, Charging Elk, qui aurait fait une chute de cheval, aurait été soigné à l’Hôtel-Dieu, et aurait été « oublié » à […] - [OM, à jamais les premiers](https://www.vivelaculture.com/om-a-jamais-les-premiers/): Grâce à ce documentaire poignant – qu’on aime le foot ou non… – qui retrace l’épopée de la victoire de l’OM sur le Milan AC, le 26 mai 1993 où, pour la première fois, un club français remportait une coupe d’Europe – on réalise à quel point la cité phocéenne fusionne dans ce qui est, au-delà du simple idéal sportif, un véritable fantasme identitaire collectif. Cette date constitue presque un événement clé symbolisant l’unique reconnaissance à l’échelle nationale du talent, de l’élan et de la volonté de cette ville de gagner. Le parti pris des réalisateurs de donner la parole […] - [La Ville est tranquille](https://www.vivelaculture.com/la-ville-est-tranquille/): Après À l’attaque !, une bouffonnerie parfaitement déjantée, Guédiguian a réalisé cet étonnant film dans lequel il s’est laissé aller à un pessimisme des plus sombres. En choisissant de mettre en scène des personnages cabossés par l’existence – une poissonnière cherchant à sauver sa fille toxico, un ancien docker devenu chauffeur de taxi, un tueur à gages… – dans une cité étrangement inquiétante, le cinéaste révélait ses peurs intimes liées à l’an 2000, notamment la montée de l’obscurantisme et celle de l’extrême droite. Souvent comparé à Short Cuts, de Robert Altman, cette œuvre demeure curieusement sous-estimée dans la filmographie foisonnante, et […] - [Borsalino](https://www.vivelaculture.com/borsalino/): Roch Siffredi et François Capella avaient surtout une immense classe et une belle gueule. Leur obsession de vouloir contrôler tripots et lupanars marseillais dans ces années vingt demeure finalement secondaire dans l’intrigue… Sorti en 1970, Borsalino était adapté d’un roman d’Eugène Saccomano, Bandits à Marseille, qui s’inspirait de la vie de deux truands nettement moins glamour, Carbone et Spirito, qui s’étaient taillés un empire en prenant Al Capone comme modèle, et qui avaient fini par rallier la politique collaborationniste du préfet Simon Sabiani pendant l’occupation. Leur plus haut fait d’arme demeure l’importation, en 1936, par voie de mer, de trente-quatre […] - [Marseille Opus Mafia](https://www.vivelaculture.com/marseille-opus-mafia/): La trame s’étale entre 1980 et 1987 et raconte la lutte d’une brigade de flics contre le grand banditisme, sur fond de trafic de drogue, de hold-up et d’assassinats, dont celui d’un juge en 1985. À peine romancés, ces souvenirs d’un ancien commandant de la PJ de Marseille, aujourd’hui à la retraite, nous baladent dans une cité du crime au fil de planques, de traques, d’une romance avec une belle indic et de conflits avec la hiérarchie. Sur ces flics qui récitent des poèmes d’Apollinaire, sur les pressions médiatiques, politiques et judiciaires, Jean-Louis Pietri est intarissable, et il qualifie son […] - [La trilogie Fabio Montale](https://www.vivelaculture.com/la-trilogie-fabio-montale/): Il avait fait une formation de tourneur-fraiseur, puis avait été journaliste. Il est l’écrivain qui a su redonner une voix aux Marseillais ordinaires, qui se reconnaissaient enfin dans une littérature « locale », sans les clichés habituels. Son personnage de flic, Fabio Montale, est un sentimental mélancolique, qui s’échine à lutter contre les mafias, la corruption, et la violence sociale. Il porte le nom d’un poète ligure, car Izzo (1945-2000) affirmait qu’il ne faisait pas la différence entre la poésie et le polar. Marseille est le véritable personnage de ces trois romans. L’écrivain la décrivait ainsi : « Marseille est un passeport. Elle n’est […] - [Les Mystères de Marseille](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-marseille/): Zola ne l’aimait guère ce roman qu’il avait écrit en 1867 en période de vaches maigres. Il y dépeint pourtant un portrait particulièrement réaliste de la société des années 1840, y décrivant notamment l’antagonisme entre milieux populaires et classe des notables marseillais et aixois, sur fond d’agitation républicaine. Il s’agissait d’une commande du Messager de Provence, pour laquelle il s’engageait à publier sous forme de feuilleton une histoire inspirée d’un fait réel. Où un jeune homme modeste, Philippe Cayol, « enlève » sa bien-aimée, Blanche de Cazalis, fille d’un député millionnaire, provoquant la fureur des potentats en place. Où, déjà, le clientélisme […] - [L'homme foudroyé](https://www.vivelaculture.com/lhomme-foudroye/): D’origine suisse, Cendrars – Frédéric Louis Sauser, de son vrai nom – fut le modèle absolu de l’écrivain bourlingueur de la première moitié du xxe siècle. Entre ses périples, du Brésil au Sénégal, il aimait faire escale à Marseille, où il fréquentait les univers interlopes. « Gonzo » avant l’heure… Il séjourna, à la fin des années vingt, dans une auberge de la Côte bleue, à la Redonne, dont il tira ce roman inclassable, publié en 1945, qui constitue aussi une extraordinaire ode à Marseille dont il disait : « Contrairement à Lisbonne, qui est la ville des adieux, Marseille est la ville de […] - [Je connais des îles lointaines](https://www.vivelaculture.com/je-connais-des-iles-lointaines/): Il fut l’un des plus grands poètes marseillais du XXème siècle, couronné en 1971 par le Grand Prix de poésie de l’Académie française. Louis Brauquier (1900-1976) fut employé aux Messageries maritimes et vécut entre Sydney et Saigon, Djibouti et Shanghai. Il nourrissait une passion pour l’agitation des ports, décrivant les paquebots comme si c’étaient des cathédrales. Il n’a cessé de rendre hommage, au fil de ses poèmes, aux bas-fonds, mais aussi aux fastes, de sa cité natale, Marseille, qu’il disait « tragique, et toujours consentante ». Ses textes furent une inspiration majeure pour des auteurs comme Jean-Claude Izzo… - [Massalia Blues](https://www.vivelaculture.com/massalia-blues/): Née en Corse d’une famille d’origine marocaine, Minna Sif a grandi dans le centre cosmopolite de la ville, s’est mise jeune à l’écriture et est devenue une voix littéraire féminine marseillaise incontournable. Elle avait tiré de ses souvenirs un magnifique roman, Méchamment Berbère, véritable monographie de la porte d’Aix des années soixante-dix. Elle poursuit ici son exploration de ce cœur grouillant de la cité phocéenne, entre le cours Belsunce et la rue de la République, mettant en scène un vagabond sans papiers et inlassable conteur, un écrivain public, et une foule de personnages bigarrés, bateleurs, vieux immigrés à la retraite, […] - [Marseille Culture(s)](https://www.vivelaculture.com/marseille-cultures/): Ni catalogue, ni encyclopédie, ce pavé de près de trois kilos et demi est une sorte de tour d’horizon de tout ce que Marseille a pu compter d’artistes, de sagas de créations parfois folles et démesurées. À son image… Un travail de mémoire (vive) colossal, qui n’avait jamais été mené jusqu’alors, qui présente des milliers d’artistes, dont certains oubliés – comme l’architecte Gaston Castel ou le ténor Victor Maurel –, qui réhabilite enfin Pagnol, si longtemps dénigré par les Marseillais eux-mêmes, et qui rappelle que cette cité-carrefour n’a pas attendu d’être labellisée Capitale européenne pour faire de la culture, ni […] - [Le MaMo](https://www.vivelaculture.com/le-mamo/): Un lieu insolite et magique, puisqu’il est situé sur le toit de la « Maison du Fada », qui évoque la forme d’un paquebot et sur lequel on trouve une piste de jogging, un solarium et une salle de sport… Rebaptisé MaMo – jeu de mot entre Marseille et le « Modulor » cher au Corbusier, et clin d’œil au MoMa de New York –, le lieu ainsi revisité permet de réhabiliter enfin la Cité radieuse en l’ouvrant davantage au public. Bâtie entre 1947 et 1952, cette construction utopique – une « communauté verticale », selon « Le Corbu » – était destinée au départ à reloger les […] - [MuCEM](https://www.vivelaculture.com/mucem/): Ce serait presque une concrétisation du vieux rêve saint-simonien qui consistait à bâtir un pont entre l’Europe et l’Orient : le MuCEM est le premier musée du monde consacré aux cultures de la Méditerranée. Sa galerie permanente abrite des collections d’objets et œuvres d’art liés à la vie quotidienne et aux traditions populaires des quatre coins de la Mare Nostrum. Le bâtiment lui-même est un cube minéral de 72 mètres de côté. Le fleuron de cette année « capitale » marseillaise. Voir la vidéo - [Armen](https://www.vivelaculture.com/armen/): Gardien du phare mythique d’Ar-Men, au large de la pointe ouest de la Bretagne, un caillou isolé surnommé par ses gardiens « l’enfer des enfers », Jean-Pierre Abraham a vécu cinq ans un voyage immobile à l’affût de la moindre lumière, de la moindre seconde du temps qui passe et, surtout, « à l’assaut » de lui-même, du sens à donner à une vie dans un lieu où « s’impose l’extrême fermeté, la douce fermeté des rites ». « À cette heure, un mystérieux consentement m’habite… L’ultime point du soleil disparaît. La mer se referme. Si j’ai su perdre toute rancœur, toute crispation inutile, mon feu sera […] - [L'Odyssée de l'Endurance](https://www.vivelaculture.com/lodyssee-de-lendurance/): En 1914, le célèbre explorateur polaire Sir Ernest Shackleton prend la mer à bord de l’Endurance avec un équipage de vingt-sept hommes. Le but de l’expédition – ouvrir la voie du pôle Sud à pied – constitue le dernier grand défi polaire des explorateurs de l’époque. Mais très rapidement, le navire se retrouve pris au piège des glaces et se met à dériver pendant des mois avant d’être broyé sous la pression de la banquise. L’équipage libère les chaloupes et stationne sur des blocs de glace en attendant le dégel pour commencer la plus grande histoire de survie de l’exploration […] - [Robinson des mers du Sud](https://www.vivelaculture.com/robinson-des-mers-du-sud/): C’est à Suwarrow, un atoll des îles Cook à l’écart des routes maritimes, que le Néo-Zélandais Tom Neale décide de se faire déposer en 1954, après des décennies à arpenter les mers du Sud. Il y passera six années ponctuées de rares visites – dont celle de Bernard Moitessier – et entrecoupées de quelques séjours forcés à Rarotonga pour cause de sérieux problèmes de santé. À chaque fois, Neale se battra contre l’administration pour revenir sur « son » île. Robinson des mers du Sud raconte cette utopie réalisée : vivre sur une île déserte et y construire son paradis loin des hommes. […] - [La Chambre noire de Longwood](https://www.vivelaculture.com/la-chambre-noire-de-longwood/): Après avoir connu la réclusion dans les geôles du Liban, Jean-Paul Kaufmann, amoureux des îles, choisi de se rendre dans certains bouts de terre parmi les plus isolés du globe. Après l’archipel des Kerguelen, le journaliste et écrivain se retrouve à Sainte-Hélène, sur les traces de Napoléon. Il part à la découverte de la petite société insulaire et s’enferme à Longwood, dans l’étrange demeure où l’Empereur vécut en exil les sept dernières années de sa vie. Dans ce qui est aujourd’hui devenu une petite enclave française, Kauffmann explore les odeurs, les objets, « le venin de l’ennui » avec la mélancolie qui […] - [Tintin - L’Île noire](https://www.vivelaculture.com/tintin-lile-noire/): C’est dans L’Île noire que Tintin débarque pour la première fois sur une île. Il y reviendra plus tard à plusieurs reprises mais on n’y trouvera pas le halo de mystère qui fait de L’Île noire un livre si particulier. Normal : il semble que ce soit sur la légendaire île écossaise d’Arran que l’équipe d’Hergé a fait ses repérages. Le château abandonné de Ben More, les falaises battues par les vents, les paysages indomptables, les côtes déchiquetées… La fascination qu’exerce L’Île noire doit beaucoup à cette île de la mer d’Irlande qui aura donc éveillé l’imaginaire insulaire de toute une […] - [Au pays de la mort blanche](https://www.vivelaculture.com/au-pays-de-la-mort-blanche/): En 1912, le Santa Anna quitte le port d’Alexandrovsk, dans la mer de Barents, et prend la route du nord pour tenter de rejoindre Vladivostok. Bientôt pris dans les glaces, le navire va dériver pendant près de deux ans. Treize hommes, menés par Valerian Albanov, décident de quitter le bateau pour rallier la première terre. Mais lorsqu’ils avancent vers le sud, la banquise sous leurs pieds dérive vers… le nord. Le récit d’Albanov, rédigé d’après son journal en 1917, est un fantastique récit d’aventure traversé de passages poétiques littéralement hallucinatoires au plus fort de la tourmente. - [La Vie sexuelle des cannibales](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-des-cannibales/): Sur le papier, peut-on rêver mieux qu’un job de deux ans sur l’archipel paradisiaque des Kiribati, en plein Pacifique sud ? Il faut toujours se méfier des cartes postales… Maarten et Sylvia, un jeune couple d’Américains, vont y vivre un authentique enfer. À Tawara, les gens font des hôtes épouvantables, les cancrelats et les rats partagent votre taudis et vos repas comme s’ils faisaient partie de la famille, et des îlots de couches culottes parsèment un lagon lessivé. Et pour couronner le tout, la « Macarena » tourne en boucle dans chaque recoin de l’île… J. Maarten Troost sait de quoi il parle : […] - [How I Ended this Summer](https://www.vivelaculture.com/how-i-ended-this-summer/): Sur une île désolée de l’océan Arctique, le météorologiste Sergei et un jeune diplômé, Pavel, passent plusieurs mois dans une station polaire coupée du monde. Pavel reçoit un message radio dramatique qui concerne la famille de Sergei et essaie de trouver le bon moment pour en parler à son compagnon… en vain. Bientôt, la peur, le mensonge et le soupçon perturbent leurs relations… En 2011, Sergei Popogrebsky revient dans la région de la Tchoukotka où il a passé son enfance pour tourner son troisième film, un huis clos insulaire sauvage doublé d’un thriller psychologique magnifié par des images de paysages […] - [Sa majesté des mouches](https://www.vivelaculture.com/sa-majeste-des-mouches/): À la suite d’un accident d’avion, un groupe d’enfants issus de la haute société britannique se retrouve isolé sur une île du Pacifique. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les jeunes survivants tentent d’organiser leur survie en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bientôt, la petite communauté vole en éclats, laissant la place à une organisation cruelle et violente bâtie autour d’un chef charismatique et d’une religion de pacotille. Un grand roman d’aventure doublé d’une réflexion sur la précarité de l’idéal démocratique et les germes de la barbarie écrit moins de dix ans […] - [Nauru, l’île dévastée](https://www.vivelaculture.com/nauru-lile-devastee/): Minuscule confetti perdu dans le Pacifique, l’île de Nauru aurait dû vivre une vie sans histoires. Pourtant cette micro-nation – le plus petit pays de la planète – vit un destin à nul autre pareil. Quand on a découvert que son sous-sol renfermait un gisement de phosphate, Nauru est devenu un des pays les plus riches du monde. Mais après un siècle d’exploitation du minerai, l’épuisement des réserves conjugué à la corruption des dirigeants a plongé Nauru dans la faillite. Les Nauruans, obèses, meurent du diabète et les voitures de luxe achetées pendant les années d’abondance encombrent les bas fossés. […] - [Gauguin – Tahiti-Marquises](https://www.vivelaculture.com/gauguin-tahiti-marquises/): À l’âge de 43 ans, Gauguin choisit de fuir la civilisation et de rejoindre les tropiques pour s’installer à Tahiti. Très inspiré, il y peint plus de soixante-dix toiles en l’espace de quelques mois. Puis il repart, cette fois pour l’archipel des Marquises où, fasciné par l’art local, il peint et sculpte en quête d’une utopie primitive à la recherche de « ce malgré moi de sauvage » qui correspondait selon lui à sa nature profonde… - [Les Naufragés de l’île de la Tortue](https://www.vivelaculture.com/les-naufrages-de-lile-de-la-tortue/): Employés d’une agence de tourisme, Jean-Arthur Bonaventure (Pierre Richard) et Petit Nono (Jacques Villeret) ont l’idée du siècle pour sortir de leur routine : proposer à leurs clients une formule de vacances exotiques – « 3000 francs rien compris » – qui donnera aux apprentis robinsons le privilège d’être largués sur une île déserte et de « se démerder » comme des grands pour se loger et se nourrir sur place. Bien sûr, les gogos ne tardent pas à affluer par charter pour passer les vacances les plus lamentables de leur vie… Les Naufragés de l’île de la Tortue fut considéré à l’époque de sa sortie […] - [Le Mémorial de Sainte-Hélène](https://www.vivelaculture.com/le-memorial-de-sainte-helene/): Quand Napoléon 1er se voit conduit à l’exil sur l’île de Sainte-Hélène en 1815, une poignée de fidèles offrent de s’embarquer avec lui pour vivre ce qui seront les dernières années de l’Empereur. Parmi eux, le comte d’Empire et historien Emmanuel de Las Cases jouera pendant dix-huit mois un rôle de secrétaire particulier du captif et prendra note de leurs conversations pour les consigner jour après jour dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Un document de plus de deux mille pages qui reste le témoignage le plus complet de la chute et de la déchéance de l’Empereur mais aussi un recueil […] - [Lost – Intégrale saison 1 à 6](https://www.vivelaculture.com/lost-integrale-saison-1-a-6/): Après le crash du vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines, sur une île du Pacifique, les soixante et onze survivants vont devoir apprendre à cohabiter et survivre… Créée en 2004 et disparue des radars en 2010 au terme de six saisons et 121 épisodes sous haute tension, la série Lost a fait l’objet d’un nombre invraisemblable de débats, analyses et exégèses, sa disparition ayant pour sa part provoqué la stupeur et l’indignation de spectateurs totalement envoutés par les innombrables ressorts dramatiques, souvent à la lisière du fantastique, du feuilleton. Entre flashbacks, flashforwards, flashsideways et autres cliffhangers ahurissants, Lost est […] - [Orkney Symphony Magnetic North](https://www.vivelaculture.com/orkney-symphony-magnetic-north/): Au XVIIIème siècle, une jeune femme s’est suicidée après avoir été bannie du village pour être tombée enceinte d’un mystérieux marin… Originaire de l’archipel des Orcades, au nord de l’Écosse, Gawain Erland Cooper s’inspire d’une légende locale pour écrire un album qui résonne comme un hommage à son île natale. Douze titres qui explorent les racines insulaires et inventent un étrange folklore, inquiétant et mélancolique, gorgé de cordes et de cuivres et magnifié par la chorale du coin. - [Deadwood](https://www.vivelaculture.com/deadwood/): À la fin des années 1870, le camp de Deadwood, situé en plein territoire apache dans le futur Dakota du Sud, est devenu le lieu où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attirés dans les Black Hills. Un lieu où tous les rêves et tous les excès sont permis et où les bandits et les criminels prospèrent en liberté jusqu’à ce que l’ordre supplante le chaos. Une série qui raconte l’envers du mythe des pionniers, la construction d’une civilisation, avec une storyline qui mêle personnages fictifs et bien réels (Calamity Jane, Wild Bill Hickok, Wyatt Earp) […] - [Les Justiciers du Far West](https://www.vivelaculture.com/les-justiciers-du-far-west/): Texas, 1865. Hors-la-loi sans scrupule, le capitaine Smith et sa bande de mercenaires pillent tranquillement la région après avoir éliminé un escadron de rangers. Le seul survivant du massacre jure de venger ses compagnons et de restaurer la loi… Adapté de la série radiophonique du même nom, The Lone Ranger – Les Justiciers du Far West en français – est un sérial (série d’épisodes diffusés avant le film principal) de plus de 70 ans d’âge… Un incunable récemment réédité en VF par Bach Films. - [Blindman, le justicier aveugle](https://www.vivelaculture.com/blindman-le-justicier-aveugle/): Blindman, un tireur d’élite redoutable quoique non voyant, est chargé d’escorter un convoi de femmes en route pour retrouver leurs époux. Mais les hommes qui l’accompagnent se révèlent être d’authentiques affreux jojos qui vendent les femmes à un bandit local… ‪Blindman, le justicier aveugle‬ est un western spaghetti complètement allumé de Ferdinando Baldi (Mon nom est Trinita), où le héros tire à l’aveuglette sur tout ce qui bouge avant de se mettre à philosopher avec son cheval puis de tomber nez à nez avec… Ringo Starr, qui inaugure ainsi sa carrière cinématographique un an après la séparation des Beatles. - [Dictionnaire amoureux du cinéma](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cinema/): Historien émérite, Jean Tulard est aussi un cinéphile érudit et enthousiaste qui aime s’enflammer pour les films de genre, du péplum au western. Le serial The Lone Ranger (Les Justiciers du Far West) est à la fois son premier souvenir de cinéma et, à l’en croire, l’une de ses productions fétiches : « Le plus célèbre des feuilletons cinématographiques ou serials et, sinon le meilleur, du moins le plus aimé. Tout cinéphile se doit d’aimer Les Justiciers du Far West. Quant aux autres, ils sont priés d’éviter les sourires condescendants. » - [Robin des Bois](https://www.vivelaculture.com/robin-des-bois/): Passionné d’Histoire en général et du Moyen Âge en particulier, Ridley Scott réactive le mythe du Prince des voleurs en s’intéressant aux raisons historiques et personnelles qui ont poussés l’archer Robin de Loxley à se ranger du côté des opprimés. Une version des faits qui mêle scènes intimes et souffle épique tout en peignant mine de rien une fresque sociale d’un réalisme spectaculaire. Avec Russell Crowe dans le rôle titre, Cate Blanchett en Mariannne et Léa Seydoux en Isabelle d’Angoulême… - [Maciste contre Zorro](https://www.vivelaculture.com/maciste-contre-zorro/): Tandis qu’il devient célèbre en Allemagne grâce à son incarnation de Winnetou (personnage récurrent dans la série des The Lone Ranger), c’est au tour de l’Italie de faire les yeux doux au comédien français Pierre Brice où il tourne Maciste contre Zorro, nanar stratosphérique qui abolit les notions de bien et de mal. Un duel improbable entre le justicier masqué (interprété par Brice) et Maciste, « l’homme le plus fort du monde ». Créé en 1913 et repris dans une innombrable quantité de films mettant en valeur ses qualités athlétiques, Maciste voyage volontiers dans le temps au gré des films : dans la […] - [Les Mystères de l’Ouest](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-louest/): Dans les années 1880, James West et Artemus Gordon, deux agents des services secrets américains, doivent faire face à toutes sortes de menaces tandis qu’ils traversent l’Ouest américain. L’un est homme d’action et homme à femmes notoire (Robert Conrad) ; l’autre est un génial inventeur (Ross Martin). Ce duo d’agents secrets a pour principal ennemi le Dr Miguelito Loveless. Mais le duo affronte aussi des Vénusiennes débarquées en soucoupe volante, une empoisonneuse du nom de Lucrèce, des trafiquants de cadavres, des cosaques corrompus, des samouraïs hostiles… Une série à mi-chemin entre le western et le « pulp », où les comédiens se […] - [Hell on Wheels](https://www.vivelaculture.com/hell-on-wheels/): 1865. Alors que la guerre de Sécession vient de s’achever et que les winchesters fument encore, Cullen Bohannon, un ex-officier confédéré part à la recherche des soldats de l’Union qui ont violé et assassiné sa femme… La dernière série de la chaîne américaine AMC (Mad Men, Breaking Bad…) suit la construction du premier chemin de fer transcontinental pour donner à voir une Amérique coupée en deux sur fond d’inégalités raciales, de corruption et de désir de vengeance… - [Je suis Wolverine](https://www.vivelaculture.com/je-suis-wolverine/): Super-héros issu de la prestigieuse maison d’édition Marvel, qui éditait notamment Spider-Man, Les Quatre Fantastiques ou encore Hulk, Wolverine devient bientôt aussi illustre que ses colocataires dans les années soixante-dix quand il rejoint l’escouade d’élite des X-Men pour combattre les mauvais mutants et veiller sur l’humanité. Wolverine est l’un des personnages les plus fascinants et complexes de l’univers Marvel et sa popularité sera telle qu’il fera cavalier seul dans de nombreuses mini-séries. Tandis que Wolverine : le combat de l’immortel sort en salle cet été, on en profite pour replonger dans Je suis Wolverine, une odyssée dans l’Asie séculaire dessinée par […] - [Coffret Bruce Lee](https://www.vivelaculture.com/coffret-bruce-lee/): Suite au décès brutal de Bruce Lee, les Américains recyclent, non sans opportunisme, plusieurs épisodes de la série The Green Hornet de George Trendle (une version actualisée du Lone Ranger du même auteur), pour l’imposer au cinéma. Deux films seront ainsi créés de toute pièce : Le Retour du Dragon et La Revanche du Dragon, où le serviteur Kato, interprété par le Petit Dragon dans la série, est cette fois au centre des regards… et à peu près sur tous les plans ! Bruce Lee, superstar à Hong Kong, mais jusqu’alors boudé par le marché américain, devient une légende et ses films […] - [Fantômas édition intégrale](https://www.vivelaculture.com/fantomas-edition-integrale/): « Je suis le prince de l’épouvante, le génie du crime, le maître de l’effroi, je suis… la mort. » Le mythe du séminal Fantômas, incarnation du mal absolu dont on fêtait il y a deux ans le centenaire, renaît une nouvelle fois de ses cendres avec la réédition de la gigantesque œuvre intégrale de Pierre Souvestre et Marcel Allain (Bouquins/Laffont). Une spectaculaire saga populaire vantée par les plus grands – Cocteau, Cendrars, Desnos, Vialatte… et Apollinaire qui disait : « Fantômas est du point de vue imaginatif une des œuvres les plus riches qui existent. » Assez riche pour traverser le siècle et continuer […] - [The Green Hornet](https://www.vivelaculture.com/the-green-hornet/): Après la création de The Lone Ranger pour la radio, George Trendle invente une version actualisée de son vengeur masqué sous le nom de The Green Hornet (Le Frelon vert). La série radiophonique est adaptée en bande dessinée, au cinéma puis en série télévisée avec, dans le rôle de Kato, Bruce Lee dans son premier rôle. Diffusée la même année que Batman, à laquelle elle ressemble beaucoup (et dans laquelle le Frelon vert et Kato font une apparition), la série souffrira de la comparaison et s’arrêtera après seulement une saison. Elle deviendra pourtant culte en raison de la présence de […] - [Sukiyaki Western Django](https://www.vivelaculture.com/sukiyaki-western-django/): Énième avatar de la lignée des Django, Sukiyaki Western Django de Takashi Miike est un hommage au western et au western spaghetti, qui multiplie les clins d’œil et les références aux genres dans un anglais approximatif et un déluge d’hémoglobine assez extravagant. Sukiyaki Western Django compte l’apparition de Quentin Tarantino, lequel reprendra plus tard le flambeau dans Django Unchained… - [Deep in the Heart of Texas](https://www.vivelaculture.com/deep-in-the-heart-of-texas/): Avec Roy Rodgers, Gene Autry fut le plus fameux des cowboys chantants d’Hollywood, une figure culte du western des années trente aux années cinquante, qui incarnait le cowboy loyal, honnête et droit qui touchait alors le cœur des Américains. Il se produisit dans une centaine de films et dans un nombre incalculable de shows radiophoniques et télévisés. Si une partie de son répertoire musical apparaît aujourd’hui un peu désuet (honnêtement, le yodel a pris un petit coup de vieux), il enregistra aussi des titres blues, hillbilly et country qui lui assurent encore aujourd’hui une crédibilité auprès des connaisseurs – il […] - [The Lone Ranger](https://www.vivelaculture.com/the-lone-ranger/): Un ancien Texas ranger lutte contre l’injustice, la corruption et la criminalité, accompagné de son fidèle destrier Silver et de son ami indien Tonto… La légende du Lone Ranger est de retour ! Trouvant ses origines dans les années trente, la saga de cette icône de la culture pop américaine n’a jamais tout à fait disparu des radars mais on désespérait de la revoir au cinéma après The Legend of the Lone Ranger qui aurait mérité de recevoir un meilleur accueil du public et de la critique à sa sortie en 1981. Une version qui a été réhabilitée depuis par les […] - [Lento](https://www.vivelaculture.com/lento/): La jeune Coréenne Youn Sun Nah a découvert le jazz « sur le tard », en débarquant en France pour étudier au conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Elle s’est bien rattrapée depuis, allant même jusqu’à décrocher la gloire en 2011 (en Europe comme en Asie) avec l’album Same Girl. Mais cette vocation tardive explique peut-être la subtile distance que notre chanteuse du Pays du Matin Calme et du Gangnam Style met dans son approche du jazz. - [La dame est une traînée](https://www.vivelaculture.com/la-dame-est-une-trainee/): Tirée d’une comédie musicale des années trente, Lady Is a Tramp est avant tout un énorme standard du jazz, repris par à peu près tout le monde, immortalisé par Sinatra ou Ella Fitzgerald durant les fifties, et récemment remis au goût du jour par un duo entre le vieux Tony Bennett et l’insensée Lady Gaga. C’est aussi le titre d’un excellent polar jazz de Marc Villard, sorti en Série Noire en 1989 et adapté en BD avec le dessinateur Joos deux ans plus tard. - [Jazz Ladies](https://www.vivelaculture.com/jazz-ladies/): De l’histoire des chanteuses de jazz vu comme une course d’obstacles. L’auteur de ce livre plaisant, souvent surprenant, revient sur le long chemin de croix des chanteuses d’avant-guerre. Sur le destin tragique de bon nombre de ces grandes voix. Sur le militantisme de beaucoup de ces femmes, luttant pour les droits civiques autant que pour leur propre reconnaissance. Sur le succès planétaire des divas actuelles, enfin, interprètes d’un jazz en perpétuelle évolution. - [Chico & Rita](https://www.vivelaculture.com/chico-rita/): L’histoire d’amour mouvementée entre une chanteuse et un pianiste de jazz, dans le Cuba de la fin des années quarante, puis dans le New York nocturne du début de la décennie suivante. Rutilantes Cadillac, costumes zoots, somptueux dancings, cocktails colorés, mode latino et jazz de légende (de Dizzy Gillespie à Thelonious Monk) : ce film d’animation rythmé par la musique possède avant tout la vertu de retracer une période dorée pour le jazz et ses divas. - [Free Jazz Black Power](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power/): La Bible, pour tous ceux qui s’intéressent à la grande flambée du free jazz, à ses racines musicales et politiques, et plus globalement à l’histoire du jazz et ses rapports avec l’histoire des luttes des Noirs américains. Un brillant essai, remarquablement documenté, « made in Jazz Mag » durant les seventies, assorti d’un petit dictionnaire de 260 musiciens free. - [Once Upon a Summertime](https://www.vivelaculture.com/once-upon-a-summertime/): Peu de temps avant sa mort, en 2009, cette grande chanteuse de be bop déclarait avec un œil pétillant : «  Ne dites pas à ma mère que je chante dans un club de jazz, elle me croit encore en prison. » Loin de la puissance des grandes chanteuses noires, Blossom Dearie symbolisait dans les années cinquante, soixante (et au delà, notamment à travers des musiques de films), d’une voix juvénile, très haut perchée, l’élégance et la fraîcheur d’un jazz léger. - [Jazz Belle](https://www.vivelaculture.com/jazz-belle/): En 1983, les mystérieux Marie et Joseph (alias Corinne Bouchard et Pierre Mezinski) entament une véritable saga musicale noire avec Chaudes Bises, polar satirique situé au Festival de Bourges. La série continuera avec des romans bluesy (comme Si t’as peur, jappe, en 1984), où ce polar très jazz de 1987, racontant les pérégrinations (sanglantes) d’une chanteuse de jazz à travers la France et l’Italie. - [Lioness : Hidden Treasures](https://www.vivelaculture.com/lioness-hidden-treasures/): Un destin tragique, fait d’excès en tous genres. Une vie météorique (la chanteuse disparaît en juillet 2011, à 28 ans à peine). Une voix que beaucoup comparaient régulièrement à celle de Sarah Vaughan, d’Ella Fitzgerald ou de Dinah Washington. Un mélange de soul, de blues, gorgé de swing, et un duo presque hors sujet avec Tony Bennett… Amy Winehouse incarne peut-être, au début de ce siècle, le mythe de la chanteuse de jazz née sous une mauvaise étoile. - [Avec mon meilleur souvenir](https://www.vivelaculture.com/avec-mon-meilleur-souvenir/): « C’était une femme fatale, dans le sens où la fatalité s’en était prise à elle dès le départ et ne l’avait jamais quittée. » Lors d’un voyage à New York en 1956, Françoise Sagan passe toutes ses nuits dans une boîte enfumée de la Grosse Pomme où chante Billie Holiday et devient amie avec elle. Elle la reverra deux ans plus tard, à Paris, amaigrie, vieillie, à quelques mois de sa mort, et écrira bien plus tard, dans ce petit recueil de souvenirs (où l’on croise aussi Sartre, Noureev ou Tennessee Williams), cette bouleversante évocation de la grande chanteuse de jazz. - [Heligoland](https://www.vivelaculture.com/collected/): Aux dernières nouvelles, après enquête, on aurait peut-être démasqué Bansky ! Ce serait le leader du groupe britannique Massive Attack… Que la rumeur soit vraie ou non, Massive Attack mérite notre attention. Sa musique est le fruit de la rencontre de diverses influences musicales qui s’interpénètrent. Un mix de culture reggae et d’accent punk et post-punk qui a fait naître un style inclassable dont seul Massive Attack possède encore le secret : « le trip-hop ». Plus qu’à nous faire découvrir un nouveau style musical, Massive Attack tient à faire passer un message, considérant que les musiciens, au-delà de la […] - [La vie devant soi](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi-3/): Bansky n’est pas le seul artiste à se cacher derrière un pseudonyme. Shatan Bogat, Fosco Sinibaldi, Emile Ajar ne sont en fait qu’un seul homme, Roman Kacew, que l’on connait mieux sous le nom de Romain Gary. Avec La Vie devant soi, qu’il écrit en 1975, il est le seul à obtenir pour la seconde fois le prix Goncourt. Et cette histoire vaut le détour ! Momo a dix ans et vit depuis qu’il est tout petit chez Madame Rosa, une ancienne prostituée. Le père de Momo débarque un beau jour pour l’emmener avec lui… mais repart aussitôt en croyant […] - [Agatha Christie, la romance du crime](https://www.vivelaculture.com/agatha-christie-la-romance-du-crime/): Depuis des lustres, tintinologues et fans d’Hercule Poirot pointent les similitudes entre le reporter belge et son compatriote détective. Les deux héros apparaissent dans les années 20 et «disparaissent» en 1976, année du dernier album d’Hergé et de la mort d’Agatha Christie. Sobriété d’un style classique, imagination galopante et goût de l’énigme sur fond de voyages exotiques, nombreux sont en effet les points communs entre les deux auteurs… jusqu’à avoir le même biographe, puisque François Rivière a publié ce livre juste après avoir signé son Hergé intime ! - [Le Chagrin des Belges](https://www.vivelaculture.com/le-chagrin-des-belges-3/): De 1929 à 1940, Hergé publie Tintin dans le supplément illustré du Vingtième Siècle, quotidien belge dirigé par l'abbé Wallez (1882-1952). Ce prêtre antisémite et admirateur de Mussolini fréquente Léon Degrelle, fondateur du mouvement nationaliste Rex qui s'illustra les armes à la main au sein d'une division SS. Ce roman splendide décrit cet environnement nauséabond, dans lequel grandit un enfant qui finit par s'en échapper grâce à la littérature et à l'art. Une plongée fascinante dans les milieux où le jeune Hergé s'est formé. - [Voyage au Congo](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-congo/): Tel Tintin chez les Soviets (le premier album, en 1930) puis au Congo (1931), le romancier André Gide (1869-1951) a visité ces deux pays à peu près à la même époque. Il revient d’Afrique en dénonçant le colonialisme et le triste sort des populations locales, comme il rapportera d’Union soviétique (en 1936) une critique argumentée du stalinisme. Le dessinateur, lui, ne quitte pas Bruxelles et décrit ces deux pays au travers des préjugés de son milieu, la droite catholique belge fascisante. C’est seulement en rencontrant Tchang, artiste chinois inspirateur du Lotus Bleu, qu’Hergé adoptera une vision moins caricaturale. - [Tintin au Tibet](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-tibet/): L'album le plus personnel des aventures de Tintin, critiqué à sa sortie pour son intrigue trop maigre et l'absence de «méchants» efficaces. Hergé le conçoit alors que sa rencontre avec Fanny, sa future deuxième épouse, le plonge dans les affres d'une crise morale. Il lui faut alors une psychanalyse pour se débarrasser de ce qu'il appelait son «obsession de la pureté» – elle est ici représentée par les neiges de l'Himalaya, une image née des «rêves blancs» que Hergé racontait alors à son thérapeute. Nous voilà loin des aventures illustrées pour les jeunes de 7 à 77 ans ! - [Spirou et Fantasio : Panade à Champignac](https://www.vivelaculture.com/spirou-et-fantasio-panade-a-champignac/): André Franquin (1924-1997), ou l'autre géant de la BD belge. En 1946, alors qu'Hergé lance le Journal de Tintin, le futur créateur de Gaston Lagaffe reprend les héros phare de l'autre illustré d'alors, Spirou. Son style nerveux et outrancier s'oppose à la sobre «ligne claire». Mais les deux hommes ont beaucoup en commun. Dévorés par leurs célèbres personnages, peinant à produire, ils vivent tous deux de graves dépressions. Ce dernier Spirou signé Franquin est un adieu parodique et grinçant. Il se consacrera ensuite à une œuvre plus personnelle, avec entre autres les très pessimistes Idées noires. Un virage qu'Hergé, lui, […] - [Festen](https://www.vivelaculture.com/festen/): Primé à Cannes en 1998, ce film sur la dissimulation et la révélation des secrets de famille est labellisé «Dogme 95», le mouvement lancé par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg, prônant la sobriété formelle au service du récit. Hergé en aurait sans doute été frappé : sa «ligne claire» a en effet servi de manifeste esthétique à plusieurs générations d’auteurs de BD ; quant aux secrets de famille, il en a parsemé son œuvre, inspiré par la folie de sa mère) ou, pour créer Dupont et Dupond, par son père et son oncle, vrais jumeaux nés de père inconnu. - [L'affiche en Belgique 1880-1980](https://www.vivelaculture.com/laffiche-en-belgique-1880-1980/): Auteur du «Littoral» qui orne la couverture de ce catalogue, Léo Marfurt (1984-1977) est un affichiste suisse qui a fait carrière en Belgique dès 1921, se faisant vite remarquer avec ses publicités pour les cigarettes Belga, qu'il créera jusqu'aux années 70. Omniprésentes dans le Bruxelles des années 20 où débute le jeune Hergé, ces images pures, inspirées par l'Art déco ou le futurisme et aux typographies soignées, sont l'une des influences majeures de la «ligne claire» qui caractérise l'auteur de Tintin. - [Un musée imaginé. Et si l'art disparaissait ?](https://www.vivelaculture.com/un-musee-imagine-et-si-lart-disparaissait/): Dans l'inachevé Tintin et l'Alph-Art, Hergé plongeait son héros dans un trafic de fausses œuvres contemporaines. Obsédé par la question de la vérité graphique, et par celle du rang de la BD parmi les beaux-arts, l'auteur de On a marché sur la Lune aurait adoré cette expo en forme de roman d'anticipation, qui nous projette en 2052 : alors que l'art est proscrit, seules 80 œuvres (dont des Fontana et des Warhol, prisés par Hergé) ont été préservées. Comment ont-elles été choisies, sont-elles authentiques, indispensables, comment les conserver, les diffuser ? Une interrogation sur l'art en forme de parcours ludique. - [L'art d'Hergé : Hergé et l'art](https://www.vivelaculture.com/lart-dherge-herge-et-lart/): Un véritable portrait artistique du créateur de Tintin. Conçu à partir des archives du Musée Hergé de Louvain-la-Neuve en Belgique, il suit la naissance de la fameuse «ligne claire», l’adoption progressive de la couleur, et la méticulosité croissante du dessinateur (documentation à outrance, multiples essais de découpages…) qui ralentit sa production au fil des années. L’ouvrage n’oublie pas de présenter les artistes contemporains qu’Hergé commença à collectionner dans les années 60, comme Lucio Fontana ou Andy Warhol. - [Hergé intime](https://www.vivelaculture.com/herge-intime/): Cette biographie de 2011 est rééditée, dans une version augmentée, à l’occasion de l’expo du Grand Palais. Riche de conversations avec Hergé, dont de nombreux extraits inédits pour cette nouvelle sortie, elle s’attache à peindre l’homme davantage que l’artiste ultra-célèbre : son enfance terne dont le souvenir, disait-il, lui inspirait «du dégoût», la maladie mentale de sa mère, la célébrité précoce que lui valut Tintin mais dont il se lassa dès l’après-guerre, sa psychanalyse… Indispensable pour jeter un nouveau regard sur l’œuvre. - [Hergé](https://www.vivelaculture.com/herge/): Les dix salles que le Grand Palais ouvre à cette expo monumentale ne seront pas de trop pour faire le tour de l'immense Hergé. Ses influences graphiques multiples et son héritage infini – il a, presque à lui seul, transformé les «petits Mickey» en 9ème Art – le rôle fondamental du scoutisme catholique de sa jeunesse et sa passion tardive pour l'art contemporain, ses dérives politiques (accusations de racisme et de collaboration) et ses tourments intimes (dépression et trahison conjugale)… Tout y est, documents et archives à l'appui. - [Mademoiselle C.](https://www.vivelaculture.com/mademoiselle-c-3/): Que seraient les premiers rangs de défilés sans son armée de critiques de mode aussi sapées, excentriques et élégantes que peu souriantes ? Ce documentaire (très hagiographique) déshabille le mythe entourant l’une d’elles, Carine Roitfeld, ex-rédac chef du Vogue français, qui a imposé son univers “porno chic” jusqu’à l’international. La Parisienne, encore et toujours. - [Herb Ritts en pleine lumière](https://www.vivelaculture.com/herb-ritts-en-pleine-lumiere-2/): Avant Cara Delevingne, Gigi Hadid et Kendall Jenner, il y avait les super models des années 90. Leur aura (et leurs plastiques) fut magnifiée par quelques photographes qui aimaient les femmes. Parmi eux, l’Américain Herb Ritts qui a immortalisé ensemble (et nues) Stephanie Seymour, Cindy Crawford, Christy Turlington, Tatjana Patitz et Naomi Campbell. Ce cliché en noir et blanc est exposé (parmi d’autres) à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, jusqu’au 30 octobre. - [Anti](https://www.vivelaculture.com/anti-3/): La chanteuse barbadienne, devenue égérie mode pour Dior et styliste, fera défiler pour la première fois sa collection pour Puma (Fenty) à la Fashion Week de Paris. L’occasion de réécouter son huitième album, l’ambitieux Anti. Sorti en début d’année, il s’agit de son disque le plus intime, dense, aventureux et éclectique (mais aussi le moins vendu). La superstar se paye même le luxe de reprendre le groupe de pyché indépendant, Tame Impala. Une leçon de style. - [Qui êtes-vous Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo-4/): Cette comédie dramatique, satirique et graphique des années 60, se révèle visionnaire quand on la regarde 40 ans plus tard. On y suit les aventures de Sami Frey tombant amoureux du mannequin Polly Maggoo (Dorothy McGowan), jeune icône sans fond et ancêtre des “it girls”. Entre humour noir, surréalisme et dialogues ciselés, l’industrie du spectacle et de la mode se trouve décousue avec brio. Une réflexion subtile sur la société du paraître éclipsant la profondeur de l’être. - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent-5/): Un film esthétisant, métaphysique et vibrant qui retranscrit la complexité du personnage d’Yves Saint Laurent, génie solitaire aussi prodigieux que ténébreux. Beau comme un tableau de maître, ce biopic s’avère hanté de fulgurances visuelles. A l’image des défilés de l’esprit libre qui enfanta la fameuse robe Mondrian et le smoking pour femmes. - [Paris est une fête](https://www.vivelaculture.com/paris-est-une-fete-2/): Les bacchanales qui ont lieu dans la Ville Lumière pendant les Fashion Weeks sont aussi (plus ?) importantes que les défilés eux-mêmes. Voilà qui rappelle à quel point la capitale de la mode est aussi celle de la fête. Écrit entre 1957 et 1960, ce livre d’Hemingway, remis au goût du jour après les attentats comme rempart antimorosité, n’a pas pris une ride. Alors qu’il n’était qu’un auteur sans le sou dans les années 20, l’Américain vécut avec sa femme une vie de bohème faite de déambulations, d’amour, de rencontres et de vin. Beaucoup de vin. - [J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste](https://www.vivelaculture.com/jadore-la-mode-mais-cest-tout-ce-que-je-deteste-3/): « J’ai tellement faim, je pourrais manger » ; « Ne pleure pas. Pense à ton maquillage » ; « Elle a plus de Louboutin que de neurones »… Le documentariste Prigent a compilé les perles les plus piquantes et drôlatiques entendues (et tweetées) de son milieu qu’il adore détester. Un avant-goût des ragots qu’on entendra à la semaine de la mode de la part des créateurs, attachés de presse et autres top models. Comble du chic ? Pour Arte, Catherine Deneuve lira des extraits du 26 septembre au 7 octobre 2016. - [Système de la mode](https://www.vivelaculture.com/systeme-de-la-mode-2/): Futile le chiffon ? Pour ceux qui ne verraient, dans la semaine de la mode, qu’une foire aux vanités, cet essai de Roland Barthes étoffe le propos. En s’intéressant de près à des textes de presse, le penseur analyse le tissu comme un phénomène culturel à part entière. Car derrière le vêtement, on cherche souvent à dire quelque chose de soi. Après cette lecture, vous ne choisirez plus votre chemise par hasard le matin. - [Anthology of a Decade](https://www.vivelaculture.com/anthology-of-a-decade/): « Je trouve formidable l’idée d’être démodé, ça veut dire que vous avez participé à votre époque», a dit, un jour, la rock star de la mode, Hedi Slimane, qui ne passe jamais vraiment de mode mais symbolise bien la “rétromania” de notre époque. Ex-designer culte chez Saint Laurent et Dior Hommes, le créateur fan de musique est aussi un photographe puissant. En atteste ce beau livre de photos en noir et blanc aussi racées qu’un de ses blousons de cuir. - [Portrait d'une enfant déchue](https://www.vivelaculture.com/portrait-dune-enfant-dechue-2/): Moins connu que le Diable s’habille en Prada, ce trésor caché conte les dessous d’un milieu pas toujours aussi glamour et brillant que ses shows. Une Faye Dunaway au sommet de sa beauté y campe Lou Andreas Sand. Cette ancienne mannequine célèbre, rongée par la toxicomanie et la dépression, renaît au bord de l’océan grâce à la poésie et à la sculpture. Le photographe de mode Jerry Schatzberg signe ici l’un de ses plus émouvants clichés. - [Beautiful People : Saint Laurent, Lagerfeld, splendeurs et misères de la mode](https://www.vivelaculture.com/1-beautiful-people-saint-laurent-lagerfeld-splendeurs-et-miseres-de-la-mode/): Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld ont contribué à transformer les Fashion Weeks en performances quasi artistiques. Une journaliste américaine tisse une chronique mordante des débuts de ces deux monstres sacrés de la mode, d’abord amis puis rivaux. Dans cette enquête fouillée, tissée d’anecdotes, c’est un portrait des années 70 et 80 qui se dessine, des nuits blanches flamboyantes à la créativité débordante en passant par les excès (drogue, sexe et… méchanceté). Lagerfeld a même voulu faire interdire l’ouvrage. Sulfureux. - [Mademoiselle C.](https://www.vivelaculture.com/mademoiselle-c-2/): Was wäre die Modewelt der Laufstege ohne diese Armee von Modekritikern, die ebenso exzentrisch, eigenwillig gekleidet, elegant und etwas humorlos sind? In diesem Dokumentarfilm lernen wir die Ex-Chefin der französischen Vogue Carine Roitfeld kennen, die mit ihrer Vorliebe für „Porno Chic“ es auch zu internationalem Ruhm brachte. Die Pariserin, mal wieder … - [Herb Ritts](https://www.vivelaculture.com/herb-ritts/): Der viel zu früh verstorbene amerikanische Fotograf Herb Ritts (1952 – 2002) begann als Modefotograf und wurde vor allem durch seine Schwarzweiß-Porträts von Stars wie Richard Gere oder Madonna bekannt. Er verewigte gerne die Supermodels der 90er (auch nackt) wie Stephanie Seymour, Cindy Crawford, Christy Turlington, Tatjana Patitz und Naomi Campbell. Bis zum 30. Oktober kann man einige seiner schönsten Bilder noch in der MEP (Maison Européenne de la photographie) in Paris sehen. - [Anti](https://www.vivelaculture.com/anti-2/): Rihanna, der Superstar aus Barbados, hat es nun auch zur Muse für Dior geschafft. Auf der Pariser Fashion Week wird sie ihre Puma (Fenty) Kollektion vorstellen. Grund genug, noch einmal in ihr neues (achtes) Album hinein zu hören. Veröffentlicht im Februar diesen Jahres ist es bisher ihr persönlichstes Album, dichter, mutiger und eklektischer als die Vorgänger, (aber auch Rihanas bisher am wenigsten verkauftes Album). Rihana leistet sich sogar den Luxus, einen Song der Independent Band Tame Impala zu covern. Eine schöne Stil-Lektion. - [Qui êtes-vous Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo-3/): Diese französische Satire aus den 60er Jahren erscheint 40 Jahre später richtig visionär. Man folgt in dem Film den Abenteuern von Sami Frey, der sich in das Model Polly Maggoo (Dorothy McGowan) verliebt, eine junge Stilikone, die oberflächlich bleibt und als Vorbild für die heutigen It-Girls dienen könnte. Qui êtes-vous Polly Maggoo (Wer sind Sie Polly Maggoo) schwankt zwischen schwarzem Humor, Surrealismus und ausgefeilten Dialogen. Die Modewelt wird wunderbar auseinandergenommen und so ist dieses Werk, in dem auch noch Philippe Noiret und Jean Rochefort mitspielen, eine subtile Reflektion über den Schein des Seins … - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent-4/): 2014 kamen gleich zwei ganz unterschiedliche Biopics über Yves Saint Laurent in die Kinos. Ersterer mit dem Jungstar Pierre Niney und vielen Stars des französischen Kinos setzte auf Glamour und schwelgte in schönen Bildern. Der zweite von Bertrand Bonello schaffte es nie in die deutschen Kinos und erschien nur auf DVD. In diesem eher nüchternen, ästhetisierenden und metaphysischenWerk erscheint die ganze Komplexität von YSL. Das einsame Genie kannte auch die düsteren und selbstzerstörerischen Momente. Schön wie ein meisterhaftes Gemälde und dabei auch ein wenig sperrig sieht man den Schöpfer des Mondrian-Kleides und des Smokings für Frauen …   - [Paris ein Fest fürs Leben](https://www.vivelaculture.com/paris-ein-fest-furs-leben/): Die Feierlichkeiten, die in Paris während der Modewochen stattfinden, sind ja oft wichtiger als die Modeschauen. Und so wird man immer wieder daran erinnert, dass Paris nicht nur die Hauptstadt der Mode, sondern auch des Feierns ist. In seinem letzten Buch, geschrieben zwischen 1957 und 1960, erinnert sich Ernest Hemingway an seine Jugendjahre als Auslandskorrespondent in den 20er Jahren im Paris der Bohème. Damals traf er auf Gertrude Stein, James Joyce, Ezra Pound und F. Scott Fitzgerald. Manchmal gab es Champagner und sonst trank der junge Hemingway Wein. Viel Wein. - [J'adore la mode, mais c'est tout ce que je déteste](https://www.vivelaculture.com/jadore-la-mode-mais-cest-tout-ce-que-je-deteste-2/): Ich liebe die Mode, aber sie steht für alles was ich hasse. „Die Kollektion war ja super nuttig. Ich meine das nicht abwertend … Ich liebe dieses Model. Bei der glaubt man ja fast, sie kann auch reden … Bei uns ist die Warteliste für Praktikanten so lang, dass sie 45 Jahre alt sind, wenn sie bei uns anfangen …“ Diese und andere „Perlen“ sammelte Loïc Prigent für sein neues Buch J'adore la mode, mais c'est tout ce que je déteste (Ich liebe die Mode, aber sie steht für alles was ich hasse) auf Tweets oder vom Hörensagen aus seiner […] - [Die Sprache der Mode](https://www.vivelaculture.com/die-sprache-der-mode/): Sind Klamotten belanglos? Diese und ähnliche Fragen stellt Roland Barthes. Und für alle, die in den Pariser Modewochen nur einen Karneval der Eitelkeiten sehen, vertieft Roland Barthes die Thematik. Er interessiert sich näher für Pressetexte und als der große Denker, der er ist, analysiert er den Stoff als Kulturphänomen. Denn hinter jedem Kleidungsstück steckt auch eine Selbstaussage. Nach dieser Lektüre werden Sie sich morgens nicht mehr wahllos irgendein Hemd anziehen … - [Puzzle of a Downfall Child](https://www.vivelaculture.com/puzzle-of-a-downfall-child/): Nicht so bekannt wie Der Teufel trägt Prada erzählt dieser in Vergessenheit geratene Film von der Kehrseite des Model-Milieus, das nicht immer so viel Glamour ausstrahlt wie in seinen Shows. Faye Dunaway war zu dieser Zeit mit dem Regisseur liiert und befand sich auf einem Höhepunkt ihrer Karriere und Schönheit. Sie spielt das drogenabhängige Model Lou Andreas Sand (Anspielung auf Lou Andreas-Salomé), eine Frau, die sich zu seltsamen Männern hingezogen fühlt und ihre Geschichte einem Bekannten erzählt, der daraus einen Film machen möchte … Der damalige Modefotograf Jerry Schatzberg ließ sich für die Hauptfigur durch Interviews inspirieren, die er mit dem Top-Model Anne […] - [Mademoiselle C.](https://www.vivelaculture.com/mademoiselle-c/): Que seraient les premiers rangs de défilés sans son armée de critiques de mode aussi sapées, excentriques et élégantes que peu souriantes ? Ce documentaire (très hagiographique) déshabille le mythe entourant l’une d’elles, Carine Roitfeld, ex-rédac chef du Vogue français, qui a imposé son univers “porno chic” jusqu’à l’international. La Parisienne, encore et toujours. - [Herb Ritts en pleine lumière](https://www.vivelaculture.com/herb-ritts-en-pleine-lumiere/): Avant Cara Delevingne, Gigi Hadid et Kendall Jenner, il y avait les super models des années 90. Leur aura (et leurs plastiques) fut magnifiée par quelques photographes qui aimaient les femmes. Parmi eux, l’Américain Herb Ritts qui a immortalisé ensemble (et nues) Stephanie Seymour, Cindy Crawford, Christy Turlington, Tatjana Patitz et Naomi Campbell. Ce cliché en noir et blanc est exposé (parmi d’autres) à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, jusqu’au 30 octobre. - [Anti](https://www.vivelaculture.com/anti/): La chanteuse barbadienne, devenue égérie mode pour Dior et styliste, fera défiler pour la première fois sa collection pour Puma (Fenty) à la Fashion Week de Paris. L’occasion de réécouter son huitième album, l’ambitieux Anti. Sorti en début d’année, il s’agit de son disque le plus intime, dense, aventureux et éclectique (mais aussi le moins vendu). La superstar se paye même le luxe de reprendre le groupe de pyché indépendant, Tame Impala. Une leçon de style. - [Qui êtes-vous Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo-2/): Cette comédie dramatique, satirique et graphique des années 60, se révèle visionnaire quand on la regarde 40 ans plus tard. On y suit les aventures de Sami Frey tombant amoureux du mannequin Polly Maggoo (Dorothy McGowan), jeune icône sans fond et ancêtre des “it girls”. Entre humour noir, surréalisme et dialogues ciselés, l'industrie du spectacle et de la mode se trouve décousue avec brio. Une réflexion subtile sur la société du paraître éclipsant la profondeur de l’être. - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent-3/): Un film esthétisant, métaphysique et vibrant qui retranscrit la complexité du personnage d’Yves Saint Laurent, génie solitaire aussi prodigieux que ténébreux. Beau comme un tableau de maître, ce biopic s'avère hanté de fulgurances visuelles. A l’image des défilés de l'esprit libre qui enfanta la fameuse robe Mondrian et le smoking pour femmes. - [Paris est une fête](https://www.vivelaculture.com/paris-est-une-fete/): Les bacchanales qui ont lieu dans la Ville Lumière pendant les Fashion Weeks sont aussi (plus ?) importantes que les défilés eux-mêmes. Voilà qui rappelle à quel point la capitale de la mode est aussi celle de la fête. Écrit entre 1957 et 1960, ce livre d'Hemingway, remis au goût du jour après les attentats comme rempart antimorosité, n’a pas pris une ride. Alors qu’il n’était qu’un auteur sans le sou dans les années 20, l'Américain vécut avec sa femme une vie de bohème faite de déambulations, d’amour, de rencontres et de vin. Beaucoup de vin. - [J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste](https://www.vivelaculture.com/jadore-la-mode-mais-cest-tout-ce-que-je-deteste/): « J'ai tellement faim, je pourrais manger » ; « Ne pleure pas. Pense à ton maquillage » ; « Elle a plus de Louboutin que de neurones »… Le documentariste Prigent a compilé les perles les plus piquantes et drôlatiques entendues (et tweetées) de son milieu qu’il adore détester. Un avant-goût des ragots qu'on entendra à la semaine de la mode de la part des créateurs, attachés de presse et autres top models. Comble du chic ? Pour Arte, Catherine Deneuve lira des extraits du 26 septembre au 7 octobre 2016. - [Système de la mode](https://www.vivelaculture.com/systeme-de-la-mode/): Futile le chiffon ? Pour ceux qui ne verraient, dans la semaine de la mode, qu’une foire aux vanités, cet essai de Roland Barthes étoffe le propos. En s’intéressant de près à des textes de presse, le penseur analyse le tissu comme un phénomène culturel à part entière. Car derrière le vêtement, on cherche souvent à dire quelque chose de soi. Après cette lecture, vous ne choisirez plus votre chemise par hasard le matin. - [Portrait d'une enfant déchue](https://www.vivelaculture.com/portrait-dune-enfant-dechue/): Moins connu que le Diable s'habille en Prada, ce trésor caché conte les dessous d’un milieu pas toujours aussi glamour et brillant que ses shows. Une Faye Dunaway au sommet de sa beauté y campe Lou Andreas Sand. Cette ancienne mannequine célèbre, rongée par la toxicomanie et la dépression, renaît au bord de l’océan grâce à la poésie et à la sculpture. Le photographe de mode Jerry Schatzberg signe ici l’un de ses plus émouvants clichés. - [Le sacre du printemps](https://www.vivelaculture.com/le-sacre-du-printemps-2/): La danse est super importante pour moi. C’est l’incarnation même de l’art et ce que fait un corps qui danse, nul ne peut le reproduire. Pina Bausch est la personne qui m’a le plus touché, ému. Sa mise en scène du Sacre du printemps est certainement l’une des plus belles choses au monde. Bien sûr, il y a la musique d’Igor Stravinsky, mais sa chorégraphie ! Je pense que c’est une œuvre majeure au même titre que Dom Juan de Molière. Ça dure 20 minutes mais c’est magique. « Dansez, sinon nous sommes perdus », disait-elle. A ce niveau, la danse c’est l’art […] - [Cold Sweat](https://www.vivelaculture.com/cold-sweat/): J’aurais pu citer mille musiciens, mais j’ai récemment vu un documentaire dans lequel Maceo Parker, le saxophoniste de James Brown, expliquait que le riff de Cold Sweat, un de ses premiers grands succès, est celui de So What dans King on Blue de Miles Davis, mais ralenti et plus appuyé. Loïc Dury, avec qui je travaille sur les musiques de mes films dit que, finalement, ce qui compte en musique c’est l’accent. En changeant l’accent, on change la musique. Il a complètement raison. - [La Dolce Vita](https://www.vivelaculture.com/la-dolce-vita-2/): C’est mon réalisateur préféré. Il rassemble tout ce que j’aime dans le cinéma : les histoires qu’il raconte, les acteurs qu’il dirige, l’image, le rapport de ce qui est fantastique et ce qui est réel, la musique, etc. La première partie de sa carrière de réalisateur est du côté du réel dans une veine néo-réaliste Il Vitelloni, (1953), La Strada (1954), et dans la deuxième partie, il bascule côté dessin et fantastique. Il y a une phrase magnifique dans Et vogue le navire (1983). Un couple regarde un bateau à l’horizon. Nous, spectateurs, on sait que toute l’image est fausse, repeinte, […] - [Berlin. Fragments d’une histoire allemande](https://www.vivelaculture.com/berlin-fragments-dune-histoire-allemande/): Quand j’ai fait mon premier long métrage Rien du tout, je disais que c’était un mélange de Tati et Depardon. C’était une façon de dire que je faisais une tentative un peu impossible parce qu’ils sont, évidemment, loin l’un de l’autre. Depardon, c’est quelqu’un qui sait enregistrer le réel, qui a une façon assez inimitable de le capter. Il y a eu des centaines de photographes le jour de la chute du mur de Berlin et les seules photos qui restent sont celles de Depardon. Pour décrire un événement qui se déroule sur la planète, il suffit qu’il y aille […] - [La Calle, photographs from Mexico](https://www.vivelaculture.com/la-calle-photographs-from-mexico/): « Je pense qu’Alex Webb fait, en photographie, la même chose que Vuillard. Il montre beaucoup la misère, des gens blessés. Mais dans le chaos, il arrive à trouver des choses harmonieuses, humaines. Il parle de l’éclatement du monde et pourtant il peut être organisé. Il y a une expérience jusqu’au-boutisme dans ses photos. » - [Vuillard. Le temps détourné](https://www.vivelaculture.com/vuillard-le-temps-detourne/): Au début, je pensais parler de Nicolas de Staël qui est à la fois abstrait et concret. Quand il peint des bateaux, on reconnaît des bateaux mais ce ne sont plus des bateaux. Je suis allé récemment voir des peintures de Vuillard et ça m’a rappelé que le courant des Nabis, leur rapport à la couleur, est ce qui me plaît le plus en peinture. Vuillard a cette science de pouvoir mélanger du violet, du orange, du rouge…, des couleurs “perroquet”, criardes, voyantes, et de créer  une espèce d’harmonie, de chaleur qui se dégage de ses tableaux. Pour moi, c’est […] - [Quartier lointain](https://www.vivelaculture.com/quartier-lointain/): J’ai découvert Taniguchi au travers de ses BD, il y a quelques années. Je les adore. Il a ouvert une voie, à la fois très japonaise et universelle, qui s’adresse à tout le monde. Il a développé quelque chose qu’on ne retrouve que chez les auteurs japonais, cette manière dont le fantastique entre dans le récit. La base du récit est réaliste et à un moment, il y a une échappée vers un univers très fantastique. On retrouve ça dans les films du studio Ghibli et chez Miyazaki (Le voyage de Chihiro, 2001) en particulier. Une ambiance hors du réel […] - [Le petit Nicolas](https://www.vivelaculture.com/le-petit-nicolas-2/): J’ai souvent dit que, bizarrement, la référence principale de L’auberge espagnole était Le petit Nicolas. Le système de voix off de Xavier, qui nous présente sa vie, et que j’ai utilisé dans les trois films (L’Auberge espagnole, Les poupées russes, Casse-tête chinois), c’est ce que fait Goscinny en inventant la voix off d’un petit garçon de dix ans. Il a fabriqué un langage d’enfant qui est, en fait, un faux langage. Il fait des fautes exprès. J’ai fait ça avec Xavier qui est quelqu’un de brouillon, en vrac, mal organisé. Le but était de mal écrire et de fabriquer un […] - [L’Infra-ordinaire](https://www.vivelaculture.com/linfra-ordinaire/): « J’ai ressorti récemment le texte de L’Infra-ordinaire. Ce que j’aime globalement chez Perec, c’est sa façon d’écrire sur la banalité du quotidien. On retrouve ça dans Les choses (1965), La vie mode d’emploi (1978), Tentatives d’épuisement d’un lieu parisien (1975). Il y a chez cet auteur un côté presque rébarbatif dans la description de la routine, mais chez lui ça devient de la poésie. Pour moi L’Infra-ordinaire est un texte fondamental, parce que je me suis toujours beaucoup attaché à cette idée là quand je fais des films. J’essaie de parler de la normalité, des gens normaux ou des choses […] - [L’œil de Baudelaire](https://www.vivelaculture.com/loeil-de-baudelaire/): En allant voir cette exposition, je me suis souvenu que Baudelaire est quelqu’un que je cite beaucoup dans mes films. Paris (2008) a vraiment été guidé par ce que dit Baudelaire sur le spleen de cette ville, l’idée qu’il y a quelque chose d’assez triste qui s’en dégage. L’autre chose qui a été importante pour moi, c’est l’opposition de Baudelaire à Haussmann, disant qu’il détruisait Paris. Je trouvais drôle de montrer dans le film, qu’aujourd’hui, l’âme de Paris est incarnée dans les immeubles haussmanniens et qu’il suffisait donc d’attendre quelques années pour que ce qui était moderne à une époque […] - [Réenchanteur de ville, Jean Blaise](https://www.vivelaculture.com/reenchanteur-de-ville-jean-blaise/): « Je crois à la rencontre avec l’art, due au hasard, à l’émotion qui ne nécessite pas de formation. Toute ma vie, j’ai cherché à donner le maximum de chances à cette rencontre sensible et sensuelle qui passe par le désir, la séduction, la provocation, mais certainement pas par le cérébral. », dit Jean Blaise, directeur artistique de la première Nuit Blanche à Paris en 2002. Avant cela, il avait créé en 1990, à Nantes, le Festival des Allumés, une manifestation qui durait six nuits. Jean Blaise qui dirige le Lieu Unique à Nantes, est un chic type. Ce livre […] - [La Nuit sexuelle](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-sexuelle/): « Je n'étais pas là la nuit où j'ai été conçu », écrit Pascal Quignard dans l’avant-propos de La Nuit sexuelle. C’est indiscutable sauf si l’on a été conçu en plein jour. Blague à part, dans La Nuit sexuelle, l’auteur explore le sexe, l'amour, l'art pour révéler les différentes facettes de la sexualité humaine. Anthropologie, philosophie, philologie, psychologie, galerie d'images des cultures occidentales et asiatiques, tout est bon pour mettre les sens en éveil… - [Les Nuits de Paris](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-de-paris/): « Que de choses à voir, lorsque tous les yeux sont fermés ! » écrit Rétif de la Bretonne dans sa Première Nuit. Le sous-titre des Nuits de Paris est Le Spectateur-nocturne. Spectateur du Paris du XVIIIe siècle composé des 6 premiers arrondissements d’aujourd’hui ; ce n’est pas le Paris des palais et hôtels particuliers qu’il explore dans ces virées nocturnes mais celui du peuple entier à une époque où les classes sociales cohabitent encore. L’atmosphère des Nuits de Paris plaira à Baudelaire puis aux Surréalistes. - [Au bord du monde](https://www.vivelaculture.com/au-bord-du-monde-4/): L’art de ce film sur les sans-abris la nuit à Paris est de nous emmener dans un voyage au bord d’un monde dont nous ignorons tout, faute d’en être. La beauté de la photo du film de Claus Drexel n’est pas une coquetterie, mais la meilleure manière de s’assurer qu’avec ce confort formel nous le suivrons plus longtemps et plus loin dans cette découverte d’un monde où tout n’est qu’inconfort. - [Paris la nuit](https://www.vivelaculture.com/paris-de-nuit/): « La nuit n’est pas le négatif du jour, le blanc des photographies diurnes ne se contente pas de noircir : ce ne sont tout simplement pas les mêmes images », écrit Paul Morand dans la préface de Paris de nuit. Brassaï, jeune photographe d’origine hongroise, arpente Paris la nuit dans le début des années 1930, à la découverte des cabarets, bas-fonds, aristocrates, clochards, boulangers, maraîchers, imprimeurs ou flics… Ce Paris-là, les uns le trouvent mystérieux, ou en ont peur, tandis qu’aux yeux des autres, il est très réel, quotidien même. - [Rungis, Le plus grand marché du monde](https://www.vivelaculture.com/rungis-le-plus-grand-marche-du-monde/): À Rungis, on travaille la nuit pour nourrir l’Ile-de-France le jour. Rungis est le plus grand marché de frais au monde : plusieurs millions de tonnes de produits alimentaires y sont traités chaque année. Vous n’y êtes jamais allé ? 230 pages vous en retracent le quotidien. Bien entendu, vous pouvez y manger en pleine nuit. Attention ! Rungis, ce n’est pas la France qui se lève tôt, mais celle qui se couche à 15 h pour se lever 5 h plus tard. - [Les Nuits du bout des ondes](https://www.vivelaculture.com/les-nuits-du-bout-des-ondes/): Introduction à l’histoire de la radio nocturne en France, 1945-2013 Quel est le point commun entre José Arthur, Macha Béranger, Max Meynier, Gonzague Saint-Bris ou Super Nana ? Tous ont été des oiseaux de nuits, professionnels de la radio, des voix qu’on écoute sous la couette. Marine Beccarelli a recensé des archives et rencontré les animateurs et journalistes qui accompagnent nos nuits blanches. - [20 petites leçons d’astronomie](https://www.vivelaculture.com/20-petites-lecons-dastronomie/): Observer le ciel la nuit, pour voir autre chose que la Grande Ourse, est possible avec ces 20 petites leçons d’astronomie. Elles aident à repérer les planètes et les constellations. En outre, elles expliquent comment le système solaire s’est formé, la naissance des étoiles, les trous noirs, l’antimatière… Matière à réflexions ou divagations poétiques, le meilleur cadeau que le ciel nous offre est de nous y perdre lorsque nous passons une nuit blanche… - [Le Songe de Poliphile](https://www.vivelaculture.com/le-songe-de-poliphile/): Le parcours amoureux imaginé par Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo, pour la Nuit Blanche 2016, s’inspire des pérégrinations de Poliphile à la recherche de sa bien- aimée dans la splendeur des vestiges d’un monde antique. Ce texte, paru en 1546, était une adaptation de L’Hypnerotomachia Poliphili de Francesco Colonna édité en 1499, où le héros évoluait dans un paysage en ruine à la recherche de sa bien-aimée. Paris n’est pas en ruine, donc la version du XVIe siècle convient mieux à la Nuit Blanche 2016. On note que dans les deux versions, il y a une bien-aimée, […] - [Demande à la nuit](https://www.vivelaculture.com/demande-a-la-nuit/): Terminus Berlin, tout le monde descend pour trouver un endroit où passer la nuit, non à dormir, quelle idée, mais à danser, boire des cocktails et avaler d’autres substances planantes en écoutant de la musique électro. Ce programme vous plaît ? Alors lisez Demande à la nuit de Anne-Laure Jaeglé pour avoir toute la bande son de la nuit blanche dont vous rêvez. Sinon une verveine, une valse de Vienne, et au lit ! - [Fantaisie militaire](https://www.vivelaculture.com/fantaisie-militaire-tirage-limite/): « La nuit je mens, je mentirais si je disais que je m’en tire » est la version initiale de ce vers devenu titre de la chanson La nuit je mens écrite par Jean Fauque. La coupure en dit long sur le sens de l’épure de Bashung. Dans le coffret, on entend à quoi ressemblait La nuit je mens avant que Les Valentins n’y posent leurs violons ;  on découvre aussi les brouillons d’autres chansons, bref on entre dans les coulisses de Bashung sinon dans sa nuit. - [Tarzan](https://www.vivelaculture.com/tarzan-2/): Er ist der Vater aller Kinder, die in der Wildnis aufwuchsen und von Tieren großgezogen wurden. Zumindest in der Welt der Literatur. John Clayton III., Lord Greystoke, bekannter unter dem Namen Tarzan, ist der Sohn englischer Aristokraten, die im Dschungel ihr Leben ließen. Klein-John wird dann von Affen aufgezogen. Tarzan hat schnell das Kino erobert mit dem unvergesslichen Johnny Weissmüller. Aber den „echten“ Tarzan spielte im Kino Christophe Lambert in seinem ersten, großen Leinwandauftritt. An seiner Seite sah man die großartige Andie Mc Dowell in dem Spielfilm von Hugh Hudson aus dem Jahr 1984. - [Romulus und Remus](https://www.vivelaculture.com/romulus-und-remus/): Die römische Sage um die beiden ausgesetzten Zwillinge Romulus und Remus, die von einer Wölfin großgezogen wurden, hat schon viele Dichter und Künstler inspiriert. Als die beiden Brüder sich später ein Duell auf Leben und Tod liefern und nur Romulus der Gründer von Rom wird, geht es, wie so oft, nur um Macht und Ruhm. Sergio Leone schrieb an diesem „Sandalenfilm“ von Sergio Corbucci mit, der seinerzeit von den Kritikern verrissen wurde. Bei Koch Media erschien 2006 auf DVD eine restaurierte und ungekürzte Fassung, die vergriffen ist und Liebhaberpreise kostet. - [Der Baron auf den Bäumen](https://www.vivelaculture.com/der-baron-auf-den-baumen/): Manchmal können zu strenge Eltern bei ihren Kindern seltsame Trotzreaktionen auslösen. Weil er am 15. Juni 1767 keine Schneckensuppe essen wollte und des Tisches verwiesen wurde, beschloss der zwölfjährige Baron Cosimo Piovasco di Rondò, seiner Familie den Rücken zu kehren und kletterte auf einen Baum. Dort blieb er 57 Jahre und kehrte nie wieder auf die Erde zurück. Man muss also nicht immer zum Wolfskind werden, um in der Gesellschaft von Vögeln oder Eichhörnchen zu leben, die garantiert spannender sein kann als das eintönige Leben eines Adeligen. - [Rette Dich, das Leben ruft](https://www.vivelaculture.com/rette-dich-das-leben-ruft/): Boris Cyrulnik ist Neurologe, Psychiater und einer der führenden Resilienzforscher, der dafür plädiert, dass man Krisen und Traumata bewältigen kann, indem man sich tragischen Ereignissen stellt und sie nicht verdrängt. In seiner Autobiografie erzählt er erstmals die bestürzende Geschichte seiner jüdischen Eltern, die deportiert und ermordet wurden. Boris Cyrulnik selbst konnte als Kind durch glückliche Umstände der Deportation entkommen. Nach dem Krieg begann seine Odyssee durch Pflegefamilien, Heime und Internate. Also wollte Cyrulnik bewusst Psychiater werden, und sein Leben ist wie dieses Buch: eine Ode an den Optimismus. - [Ame und Yuki – Die Wolfskinder](https://www.vivelaculture.com/ame-und-yuki-die-wolfskinder/): Die Studentin Hana verliebt sich in einen Wolfsmenschen, und sie bekommen zwei Kinder: Yuki (Schnee) und Ame (Regen), die unterschiedlicher kaum sein könnten. Nach dem frühen Tod des Vaters muss Hana ihre beiden Kinder alleine aufziehen und zieht mit ihnen aufs Land. Der Tochter Yuki gelingt es, sich in die Gesellschaft der Menschen einzuleben. Für ihren Bruder Ame ist jedoch das Wölfische in ihm viel entscheidender … Einer der schönsten Anime-Filme der letzten Jahre, ganz in der Tradition der großen Miyazaki-Filme wie Prinzessin Mononoke. - [Johnny Mad Dog](https://www.vivelaculture.com/johnny-mad-dog/): Der Film Johnny Mad Dog von Regisseur Jean-Stéphane Sauvaire basiert auf dem gleichnamigen Buch des kongolesischen Schriftstellers Emmanuel Dongala. Der Film kam in Deutschland immerhin auf DVD heraus. Der Roman jedoch erschien nie auf Deutsch. Darin erzählt Emmanuel Dongala eine schreckliche Geschichte von Kindersoldaten in einem afrikanischen Land, die unfassbare Grausamkeiten begehen. - [Kaspar Hauser - Jeder für sich und Gott gegen alle](https://www.vivelaculture.com/kaspar-hauser-jeder-fur-sich-und-gott-gegen-alle/): 1974 wagte sich Werner Herzog an die Kaspar-Hauser-Legende. Die Geschichte um einen wilden, verwahrlosten, jungen Mann, der 1829 plötzlich auf dem Marktplatz von Nürnberg erscheint und kaum sprechen kann, war ideal für den deutschen Filmemacher. Immer wieder interessierte er sich für Exzentriker, Ausgestoßene und rätselhafte Außenseiter der Gesellschaft. Mit seinem einmaligen, direkten Stil zwischen Poesie, Unbeholfenheit und hartem Realismus überzeugte Herzog 1975 auch die Jury in Cannes und erhielt für Kaspar Hauser den Spezialpreis. - [Das Dschungelbuch](https://www.vivelaculture.com/das-dschungelbuch/): Zuerst war Das Dschungelbuch eine Geschichte von Rudyard Kipling aus dem Jahr 1894. Aber in Deutschland kennt man natürlich die Disney-Verfilmung. Dieser Animationsfilm ist in Deutschland bis heute mit über 27 Millionen Zuschauern der erfolgreichste Kinofilm nach 1945. Die Geschichte von Mogli und seinen Freunden, dem Bären Balu und dem Panther Baghira, die gegen den bösen Tiger Shir Khan kämpfen, ist einfach einmalig und bleibt einer der schönsten Disney-Filme aus dem Analogzeitalter. - [Tekkonkinkreet](https://www.vivelaculture.com/tekkonkinkreet/): Die beiden Jungen Black und White müssen wieder wild werden, um in Treasuretown zu überleben, einer harten Stadt, in der die Yakuza das Sagen hat. Die Abenteuer der beiden Waisenjungen basieren auf dem Manga Black&White, im Original Tekkonkinkreet, ein japanischer Begriff, der gleichzeitig "Beton", "Eisen" und "Muskeln" bedeutet. Regie bei diesem erfolgreichen Anime führte der in Japan lebende amerikanische Regisseur Michael Arias. - [Tarzan](https://www.vivelaculture.com/tarzan/): C’est leur père à tous, celui de tous les enfants sauvages élevés par des animaux, du moins dans la littérature. John Clayton III, Lord Greystoke, plus connu sous le nom de Tarzan, est le fils d’aristocrates anglais tués dans la jungle, qui sera recueilli et élevé par une tribu de grands singes. Sublimement mise en images par Burne Hogarth pendant une douzaine d’année à la fin des années trente, la figure de Tarzan, ce petit cousin africain de Mowgli l’Indien, sera portée un nombre de fois à l’écran, petit ou grand. « Finis ton assiette, tu seras fort comme Tarzan ! » - [Le Combat de Rémus et Romulus](https://www.vivelaculture.com/le-combat-de-remus-et-romulus/): Bien que fils de Mars, dieu de la guerre, les jumeaux les plus célèbres de toute la mythologie romaine furent, eux aussi, abandonnés après que celui qui devait les tuer se fut contenté de les jeter à l’eau. Ils réchappèrent de la noyade et après avoir été nourris par une louve, furent recueillis par un berger. Une fois adultes, ils découvrirent leurs origines, se battirent pour récupérer titre et fortune et finirent… par s’entretuer. C’est Romulus, seul, qui fonda Rome. Tout ça pour ça ! - [Le Baron Perché](https://www.vivelaculture.com/le-baron-perche-2/): Tous les enfants ne retournent pas à l’état sauvage par accident ou à la suite d’un abandon. Il en existe au moins un, dans la littérature, qui a sciemment décidé de tenir la compagnie des hommes à distance. Il s’agit de Côme Laverse du Rondeau qui, en 1767, décide de se réfugier dans un arbre sous le coup de la colère et de ne plus jamais en redescendre. Enfant-loup certainement pas, mais enfant qui préfère la compagnie des oiseaux et des écureuils à celle de ses congénères au point de passer sa vie en leur compagnie. Peut-on l’en blâmer ? - [Les Vilains Petits Canards](https://www.vivelaculture.com/les-vilains-petits-canards/): Boris Cyrulnik, médecin psychiatre et psychanalyste, a mis en lumière le concept de résilience, le fait que des êtres arrivent à surmonter des traumatismes pour reprendre le cours de leur développement. Enfant lui-même malmené par l’Histoire – ses parents seront arrêtés et déportés pendant la guerre, il décrit dans ce livre des cas de résilience de personnalités célèbres mais ce pourrait être chacun d’entre nous. Un livre sur l’espoir. - [Les Enfants loups](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-loups/): Yuki (Neige) et Ame (Pluie) sont deux enfants nés d’un père à moitié loup. Après le décès de ce dernier, la mère va élever, seule, ses deux enfants. Alors que Yuki, la fille, réussit à contrôler ses pulsions et à s’intégrer à la société des hommes, Ame, le garçon, plus renfermé, est plus à l’aise avec son côté animal. Une histoire qui puise dans la mythologie japonaise pour construire une fable moderne digne des meilleurs films de Miyazaki (Princesse Mononoké). - [Johnny Chien Méchant](https://www.vivelaculture.com/johnny-chien-mechant/): Le livre d’Emmanuel Dongala raconte l’histoire terrifiante d’un petit commando d’enfants-soldats qui se livrent aux pires atrocités dans un pays africain en guerre. Ivres de drogues et d’alcool, Johnny Chien Méchant, No Good Advice, Small Devil… se comportent en meute affamée. Le roman d’ Emmanuel Dongala a été adapté en film en 2008 par Jean-Stéphane Sauvaire sous le titre de Johnny Mad Dog. Terrifiant. - [L’Enfant sauvage](https://www.vivelaculture.com/lenfant-sauvage/): Victor de l’Aveyron est le plus célèbre cas d’enfant sauvage recensé en France. Né vers 1790, il est décédé en 1828 à Paris. Les analyses médicales montrent qu’il s’agit d’un enfant maltraité et certainement abandonné après qu’on a essayé de lui trancher la gorge. Pour François Truffaut, le vrai sujet du film sont les difficultés d’apprentissage, nos résistances à l’éducation et à l’autorité. On raconte même que Truffaut aurait tourné ce film à cause de ses propres difficultés à apprendre l’anglais… - [Le Livre de la jungle](https://www.vivelaculture.com/le-livre-de-la-jungle-2/): Le Livre de la jungle, nouvelle écrite par Rudyard Kipling et publiée en 1894, raconte l’histoire universelle d’un petit d’homme élevé par les animaux mais qui doit retourner parmi les siens. Mowgli, Bagheera, la panthère, l’ours Baloo, le serpent Kaa, le tigre Shere Khan… tous font partie des grands personnages de Disney. Allez, tous ensemble : « Il en faut peu pour être heureux… » - [Amer Béton](https://www.vivelaculture.com/amer-beton-3/): Dans Amer Béton, les enfants sont redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les Chats » pour leur agilité, ont d’abord existé dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Remarquable. - [Aqui Esta Portabales](https://www.vivelaculture.com/aqui-esta-portabales-2/): Guillermo Portabales gehört nicht zu den bekanntesten Sängern und Gitarristen der Insel. Er starb 1970 in Puerto Rico, wo er seit den 50er Jahren lebte. Seine Wiederentdeckung verdankt er den Musikern des Buena Vista Social Clubs, die sein Chanson El carretero als Cover Song spielten. Damit erinnerten sie auch an das Original von Portabales, das in Lateinamerika ein Riesenerfolg war. - [Buena Vista Social Club](https://www.vivelaculture.com/buena-vista-social-club-2/): Es war der geniale Gitarrist Ry Cooder, der übrigens auch die Filmmusik zu Paris-Texas von Wim Wenders schrieb, der hier die „crème de la crème“ der kubanischen Musikszene vereinte. Mit dabei waren Vollblutmusiker wie Ibrahim Ferrer oder Compay Segundo. Das Durchschnittsalter der Musiker lag in etwa bei 70 Jahren, aber ihre Vitalität und ihr musikalisches Können blieb einfach überdurchschnittlich. So konnten allein von den Tonträgern von Buena Vista Social Club Millionen Exemplare verkauft werden und der begleitende, gleichnamige Dokumentarfilm von Wim Wenders lockte ebenfalls Millionen Zuschauer weltweit in die Kinos. - [7 Tage in Havanna](https://www.vivelaculture.com/7-tage-in-havanna/): Sieben internationale Regisseure drehen sieben Kurzfilme über Kuba. Hollywood-Schauspieler Benicio del Toro, der bereits den Che spielte, liefert dabei sein Regiedebüt ab. Ihm geht es um einen jungen, naiven Amerikaner, der auf eine sehr ungewöhnliche Frau trifft. Regisseur Emir Kusturica sieht man dagegen in der zweiten Episode als Schauspieler. Dort spielt er einen müden Filmemacher, der mit einem Preis ausgezeichnet wird, sich aber viel mehr für Musiker interessiert … Der in Barcelona geborene Daniel Brühl verkörpert einen Madrider, der einer hübschen jungen Frau die weite westliche Welt verspricht. Und die letzte Episode stammt von Laurent Cantet. Dort geht es um […] - [Erdbeer und Schokolade](https://www.vivelaculture.com/erdbeer-und-schokolade/): Nach dem internationalen Erfolg und der Goldenen Palme 1958 für sein Kriegsdrama Die Kraniche ziehen erhielt der sowjetische Filmemacher Michail Kalatosow den Auftrag, einen Film über Kuba zu drehen. In vier Geschichten ging es primär um die Schicksale von Kubanern vor der Revolution, um Ausbeutung und den Zwang in die Prostitution und warum sich einige Protagonisten dann der Revolution anschließen. Obwohl von den Ideologen in der UdSSR als Propagandawerk gedacht, blieb sich der Regisseur stilistisch treu. Er drehte ein Werk voller Poesie und ungewöhnlicher Bilder, das sperriger und vielschichtiger wurde, als es die Zensoren verkrafteten. So verschwand der Film bis […] - [Soy Cuba](https://www.vivelaculture.com/soy-cuba-2/): Nach dem internationalen Erfolg und der Goldenen Palme 1958 für sein Kriegsdrama Die Kraniche ziehen erhielt der sowjetische Filmemacher Michail Kalatosow den Auftrag, einen Film über Kuba zu drehen. In vier Geschichten ging es primär um die Schicksale von Kubanern vor der Revolution, um Ausbeutung und den Zwang in die Prostitution und warum sich einige Protagonisten dann der Revolution anschließen. Obwohl von den Ideologen in der UdSSR als Propagandawerk gedacht, blieb sich der Regisseur stilistisch treu. Er drehte ein Werk voller Poesie und ungewöhnlicher Bilder, das sperriger und vielschichtiger wurde, als es die Zensoren verkrafteten. So verschwand der Film bis […] - [Cuba si](https://www.vivelaculture.com/cuba-si-2/): Chris Marker gehört zu den von Intellektuellen und Kritikern verehrten Filmemachern, die einem größeren Publikum eher unbekannt geblieben sind. Marker hat hauptsächlich Dokumentarfilme gedreht und als sein Meisterwerk gilt der nur 28 Minuten lange Film La Jetée. Ein Jahr nach der siegreichen kubanischen Revolution drehte Chris Marker Cuba si. Es ist ein Dokumentarfilm in Schwarzweiß über die Vitalität der kubanischen Gesellschaft. - [Haben und Nichthaben](https://www.vivelaculture.com/haben-und-nichthaben/): Als das Buch 1937 erschien, war es zwar kommerziell erfolgreich, aber die New York Times mäkelte nur, es sei ein inhaltsleeres Buch, das sein Autor besser nie veröffentlicht hätte. Als Hemingway 1954 den Literaturnobelpreis erhielt, meinte er: „Dieser Preis gehört Kuba, weil mein Werk in Kuba entstanden ist und dort ausgedacht wurde. Kuba ist meine Wahlheimat.“ 1944 verfilmte Howard Hawks den Roman mit Humphrey Bogart und Lauren Bacall. Der Film hat aber nicht mehr viel mit dem Buch zu tun. Er spielt auch nicht, wie das Buch, in Kuba. - [The Motorcycle Diaries: Latinoamericana](https://www.vivelaculture.com/the-motorcycle-diaries-latinoamericana/): Bevor Ernesto Che Guevara zur Revolutionsikone Che wurde, fuhr der 1928 geborene Argentinier 1951/52 mit dem Motorrad quer durch Lateinamerika und erlangte dabei sein politisches Bewusstsein. Zusammen mit seinem Freund Alberto Granado wollte er ursprünglich Nordamerika erkunden. Sein Tagebuch dieser Motorradreise ist eine Mischung aus Anekdoten und Reiseführer und wird zur Genese einer revolutionären Denkweise. - [Boxing Cuba](https://www.vivelaculture.com/boxing-cuba-2/): Boxen ist der Nationalsport in Kuba und für viele ist die kubanische Boxschule, die schönste der Welt. Immer wieder kommen aus Kuba ganz außergewöhnliche Boxer und Champions, die sich einfach so einmalig und so anders bewegen. Weil aber das Profiboxen auf der Insel seit der Revolution verboten ist, haben viele internationale Boxpromoter immer wieder versucht, ihre Fühler nach den kubanischen Spitzensportlern auszustrecken. Aber wie sagte es Kubas berühmtester Boxer und dreifacher Olympiasieger Teófilo Stevenson so schön: „Was bedeuten schon acht Millionen Dollar im Vergleich zur Unterstützung durch acht Millionen Kubaner?“ - [Paradiso](https://www.vivelaculture.com/paradiso-2/): Maria Vargas Llosa verglich Paradiso mit den Hauptwerken von Proust (Auf der Suche nach der Verlorenen Zeit) und Joyce (Ulysses). Der übergewichtige und unter Asthma leidende Schriftsteller war ein Meister der Metaphern und imaginierten Zeitalter. Zeit seines Lebens verließ er Kuba nur zwei Mal und schloss sich meistens in seinem Bibliotheks-Schlafzimmer ein. Dieses Buch löst die Grenzen zwischen Roman und Poesie sowie Ästhetik und Theologie auf. Der Schreibstil ist dicht und voller Leidenschaft, anstrengend und klar. In deutscher Übersetzung erschien Paradiso erst 1979, drei Jahre nach dem Tod des Autors und dreizehn Jahre nach der spanischen Ersterscheinung. - [Cuba](https://www.vivelaculture.com/cuba-2/): Der Fotograf Marc Riboud, der am 30. August im Alter von 93 Jahren starb, kämpfte als junger Mann in der Résistance und war einer dieser legendären Pressefotografen wie Robert Capa und Henri Cartier-Bresson der Agentur Magnum, die unseren Horizont schon lange vor dem Internet erweiterten. Riboud reiste viel nach Asien und vor allem auch China, aber 1963 verbrachte er an der Seite von Jean Daniel zwei Wochen in Kuba. Dort trafen sie auch Fidel Castro nur wenige Tage vor dem Attentat auf Kennedy. Diese bisher unbekannte Fotoreportage erschien in Buchform erst vor wenigen Wochen. - [Le Grand jeu](https://www.vivelaculture.com/le-grand-jeu/): Le Grand Jeu, est un conte philosophique à l’écriture sans artifice, presque minérale. La narratrice y parle de la solitude et du corps dont il faut retrouver la parfaite maîtrise pour comprendre la place qui est la nôtre dans ce monde. Comme si un trop plein de connexions finissaient par nous embrouiller l’esprit et qu’il fallait faire retraite pour se retrouver. On retrouve dans Le Grand jeu, des thèmes qui sont chers à Céline Minard : la solitude et les hallucinations vues dans Le Dernier Monde, ou ces personnages étranges, sorte de moines bouddhistes sans âge qui semblent échappés d’un temple […] - [Anthologie de la poésie chinoise](https://www.vivelaculture.com/anthologie-de-la-poesie-chinoise/): Plonger dans les flots, se cacher dans les herbes, voir le soleil mourir, la montagne bouger, la mort et la vie advenir, l’absence de l’ermite dans la cabane, le départ des amis, la nudité de l’être aimé. De minuscules événements. Quatre cents ans de poésie chinoise, art populaire et souverain, mille deux cents pages de pensées mêlées aux sensations : « une cruche de vin parmi les fleurs ». - [Carlotta Ikeda : Danse Butô et au-delà](https://www.vivelaculture.com/carlotta-ikeda-danse-buto-et-au-dela/): Grande figure de la danse butô, Carlotta Ikeda pouvait passer en un instant du minéral, au végétal, de l’animal à l’humain, de l’homme à la femme, de la vie d’une araignée à la mort d’une pierre. C’était saisissant, très intense, et très inquiétant. - [Rouleau de la bataille des pets](https://www.vivelaculture.com/rouleau-de-la-bataille-des-pets/): Pour gagner une bataille de pets, il faut faire cuire des patates douces, il faut les manger, et il faut s’organiser. A l’époque Edo au Japon, on savait très bien faire ça, en bataille rangée, et un tant soit peu dérangée. De la bonne manière de régler les conflits. Pour en savoir plus cliquez ici. - [Wittgenstein et les limites du langage](https://www.vivelaculture.com/wittgenstein-et-les-limites-du-langage/): Quand Pierre Hadot, le grand historien de la philosophie antique, lit Wittgenstein en 1953, il découvre une énigme fascinante : un logicien qui parle du mystique. Ou plutôt qui n’en parle pas. Ce petit livre, dense comme un noyau, donne une idée des dimensions de ce domaine « où le langage, par son inexactitude même, montre ce qu’il ne peut exprimer ». Wittgenstein était Grec, Hadot le prouve en cent vingt pages. - [Le Mur invisible](https://www.vivelaculture.com/le-mur-invisible/): Coincée dans une vallée autrichienne par une bulle transparente impénétrable, une femme se retrouve seule avec un chien, une vache, un chat et quelques chevreuils. En dehors de la bulle, les gens sont morts, raides, des épouvantails. Chez elle, les vents et les météores passent, le temps aussi, elle s’adapte. Le chat meurt, la vache met bas, le chien la suit et la précède en tous lieux, elle chasse pour lui, elle fauche pour la vache, elle traie. On dirait la vie d’une paysanne, simple, réglée par les bêtes et les soins. Mais c’est la dernière et ça change tout. […] - [Notes de ma cabane de moine](https://www.vivelaculture.com/notes-de-ma-cabane-de-moine/): Quand un Japonais du XIIIe siècle en a assez de voir les villes brûler, la misère partout, les séismes se succéder, il s’en va dans la montagne et se construit une hutte de seize mètres carrés. Avec une petite terrasse. Il met quatre boîtes de cuir remplies de livres de poésie sur une étagère, une cithare et un biwa contre le mur, et il regarde, et il écoute. - [Pensées pour moi-même](https://www.vivelaculture.com/pensees-pour-moi-meme/): Cahier d’exercices d’un empereur philosophe, les Pensées sont des piqûres de rappel. Marc-Aurèle n’écrit pas pour la gloire mais pour lui-même, pour réactiver les dogmes stoïciens dans des formules brèves et frappantes qui le remettent dans le chemin de la sagesse, du bien moral, de la patience envers les hommes. Un manuel de savoir-vivre, un vrai. - [Straight Ahead](https://www.vivelaculture.com/straight-ahead/): Accompagnée en 1961 de quelques grandes pointures (Mal Waldron, Coleman Hawkins, Booker Little, Eric Dolphy…) et de son compagnon Max Roach (l’année précédente, elle chante d’ailleurs dans un album légendaire du batteur, We Insist !), Abbey Lincoln pleure le blues, hurle le jazz, à la manière d’un discours de Malcom X, avec une urgence qui ne laisse que peu de place aux artifices vocaux. - [Lady Sings The Blues](https://www.vivelaculture.com/lady-sings-the-blues/): « On a beau se couvrir de satin blanc jusqu’aux nichons, se mettre des gardénias dans les cheveux, ne pas voir de canne à sucre à perte de vue, c’est comme si on travaillait toujours dans une plantation. » La chienne de vie de la mythique chanteuse de jazz, racontée en 1956 par Billie Holiday elle-même, un peu plus de deux ans avant sa mort, à l’hosto, entre deux flics. - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-une-vie/): Elle avait voulu être pianiste classique. Mais quand on naissait Noire, à cette époque-là, seul le jazz était de bon aloi. Nina Simone (en hommage à Signoret) chanta toute sa douloureuse vie ses humeurs noires et ses révoltes, son engagement aux côtés de Malcom X et Stokely Carmichael comme ses déroutes amoureuses, prouvant jusqu’au dernier souffle, en 2003, que les chants les plus beaux sont (malheureusement) les plus désespérés. - [The Blue Room](https://www.vivelaculture.com/the-blue-room/): Née à Athens (Georgie) et longtemps exilée à Paris où elle fit le plus clair de ses études, cette tout juste quadra symbolise à elle seule toute une génération de chanteuses parvenues à maturité. Culture plutôt classique (Billie Holiday, à laquelle sa voix fait penser, mais aussi Ella Fitzgerald ou Bessie Smith), solides influences pop et country (le fantôme de Patsy Cline se profile parfois dans ses albums) : Madeleine Peyroux ne doute de rien et ça lui réussit. - [The Absence](https://www.vivelaculture.com/the-absence/): Dès son premier album, en 2005 (Some Lessons : The Bedroom Sessions), la blonde américaine annonçait la tendance : un jazz largement métissé. Melody Gardot fait voyager le jazz sans jamais s’égarer, l’embarque (comme dans ce disque de 2012) du côté du Brésil le temps d’une bossa, ou s’attarde sur un brumeux fado, sans jamais perdre de vue le swing qui donne à toute sa musique son âme. Et c’est beau, Gardot. - [Glad Rag Doll](https://www.vivelaculture.com/glad-rag-doll/): « Une voix bluesy pleine de tabac et de séduction, de vide et de solitude nocturne, dans un corps superbe de blonde. Un peu de nuit en plein jour. » C’est Martyn Waites, jeune romancier anglais, auteur de Né sous les coups (Rivages/Thriller), qui le dit en parlant de la belle. Derrière l’image sur papier glacé, on trouve les braises d’une voix riche et puissante, à l’aise dans tous les registres, y compris – comme dans ce disque de 2012 –celui de vieilles chansons des années vingt et trente, avec T-Bone Burnett et le guitariste Marc Ribot à la manœuvre. - [Arman](https://www.vivelaculture.com/arman/): Ami d’Yves Klein, membre du groupe des Nouveaux Réalistes, Arman est célèbre pour ses Accumulations qui rassemblent de grandes quantités d’objets identiques fondus dans du plexiglas, mais aussi pour ses Colères, dans lesquelles il s’attaque à divers objets, notamment des instruments de musique. Pour réaliser l’une de ses œuvres les plus célèbres, Chopin’s Waterloo, lors du vernissage de l’exposition Musical Rage en 1962, il détruit en public un piano droit à coups de masse avant de fixer les éléments ainsi obtenus sur un panneau préparé à l’avance, produisant une sorte d’œuvre cubiste. Une autre vision du piano… Présentation de l’expo […] - [Confessions d’un compositeur](https://www.vivelaculture.com/confessions-dun-compositeur/): John Cage a révolutionné l’idée même de la musique au XXème siècle, allant jusqu’à proposer une composition intégralement faite… de silence. Proche de l’art contemporain conceptuel, il affirmait que la musique était « l’organisation par n’importe quel moyen de n’importe quel son », offrant ainsi une sacrée bouffée d’air frais à toute une nouvelle génération de musiciens. Iconoclaste, il a imaginé le « piano préparé », obtenu en truffant les cordes de l’instrument de divers objets, gommes, punaises, etc. - [Tirez sur le pianiste !](https://www.vivelaculture.com/tirez-sur-le-pianiste/): Eddie, le héros fatigué de ce polar mythique, est un ex-concertiste réputé, qui a eu son heure de gloire en se produisant au Carnegie Hall. À la suite de drames personnels, il est devenu pianiste dans un boui-boui de Philadelphie, où ses gangsters de frères le retrouvent et l’entraînent dans une sordide histoire… Sur fond de piano bar, ce classique du roman noir, typique de l’univers désespéré de David Goodis, est une belle parabole sur le poids du passé. - [Le Roman du piano, du XIXème au XXème siècle](https://www.vivelaculture.com/le-roman-du-piano-du-xixeme-au-xxeme-siecle/): Comme son titre le laisse entendre, ce livre se lit comme un roman et nous raconte l’histoire, ou plutôt les histoires, de ce « monstre étrange, poli et verni », avec ou sans queue, depuis son invention, voici deux cents ans, jusqu’à aujourd’hui. De ses aspects techniques et même commerciaux à ses grands serviteurs (de Mozart à John Cage), de ses qualités à ses défauts, une histoire à la fois complète et parfois décalée. - [Five Easy Pieces](https://www.vivelaculture.com/five-easy-pieces/): Robert Dupea vit une existence minable faite de petits boulots manuels et de plaisirs au rabais. On comprend rapidement qu’il s’agit d’un déclassé volontaire, ex-pianiste virtuose en rupture de ban avec une famille étouffante de musiciens classiques coupés du monde. Jack Nicholson est époustouflant dans ce rôle d’homme perdu entre deux univers, perpétuellement en fuite, qui ne sait pas réellement à quoi il aspire. Un pur produit du « Nouvel Hollywood », produit par la même équipe que le mythique Easy Rider. - [De battre mon cœur s’est arrêté](https://www.vivelaculture.com/de-battre-mon-coeur-sest-arrete/): Tom (Romain Duris) qui semble avoir abandonné ses rêves de devenir pianiste concertiste comme sa mère, travaille à la limite de la légalité avec son père (Niels Arestrup, formidablement antipathique) dans l’immobilier. Mais sa passion musicale n’est pas morte, et une audition pourrait changer sa vie… Un film coup de poing (remake d’un long métrage de James Toback avec Harvey Keitel), brut et épuré, digne d’une tragédie grecque, où le héros marche constamment sur un fil entre le bien et le mal, ses rêves et la réalité. - [La Pianiste](https://www.vivelaculture.com/la-pianiste/): Isabelle Huppert est glaçante à souhait en professeur de piano du Conservatoire de Vienne. Extrêmement rigide avec ses élèves, elle vit chez sa vieille mère (Annie Girardot) et fait d’un de ses élèves (Benoît Magimel) son objet sexuel pour réaliser ses fantasmes masochistes. Un film d’une froideur saisissante, Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2001, où la beauté des œuvres de Schubert et de Schumann offre un contraste troublant avec un monde hostile et déshumanisé. Une vision austère et douloureuse de l’univers des pianistes de haut niveau. - [Glenn Gould Plays Bach](https://www.vivelaculture.com/glenn-gould-plays-bach/): Glenn Gould était un pianiste et un homme de génie absolument fascinant, par son jeu, sublime et totalement anticonformiste (sa fameuse façon de fredonner en jouant), par son intransigeance (il arrêta très tôt de se produire en concert) et par l’intensité de son engagement artistique. Ce documentaire, qui mêle de sublimes interprétations de grandes pièces de Bach et de passionnantes interviews du pianiste, tourné dans l’intimité de son atelier, est tout simplement l’un des meilleurs films musicaux de tous les temps, tous genres confondus. En vidéo, extrait du documentaire « The Art of Piano », Glenn Gould joue la Partita n°2 de […] - [Live in Vienna](https://www.vivelaculture.com/live-in-vienna/): Dans la grande tradition des stars de la musique classique (Toscanini, Horowitz, Callas, etc.), le jeune pianiste chinois est l’incarnation moderne d’un nouveau type de vedette : exceptionnellement doué, bourreau de travail, monstre de technique, immensément charismatique et fortement médiatisé. Son désir de faire partager sa passion au plus grand nombre – il se produit lors des plus grands événements planétaires, des Jeux Olympiques au Forum de Davos ! – fait évidemment grincer des dents certains « puristes ». Mais le voir et l’entendre ici interpréter Beethoven, Chopin ou Prokofiev en concert balaie toute critique : Lang Lang est le parfait ambassadeur planétaire de la […] - [We Speak Etruscan](https://www.vivelaculture.com/we-speak-etruscan/): Lee Hyla est un compositeur américain contemporain qui a la particularité d’avoir joué du rock’n’roll… Ce qui prouve une fois de plus que l’époque des séparations dogmatiques entre musiques « sérieuses » et « populaires » est aujourd’hui largement dépassée. Dans ses œuvres, et notamment dans son Concerto pour piano n°2, Hyla introduit au milieu d’un langage typiquement contemporain des riffs de piano proches de ceux d’un Jerry Lee Lewis… à qui certains critiques le comparent avec respect – signe des temps ! Une œuvre hybride qui indique une voie possible pour les musiques du futur. - [The Last Romantic](https://www.vivelaculture.com/the-last-romantic/): Vladimir Horowitz (1903-1989) fut l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il était d’ailleurs tout simplement considéré comme le meilleur par ses pairs. Célèbre pour la puissance et la virtuosité de son jeu, il a magistralement interprété les œuvres les plus difficiles jamais écrites pour le piano par Liszt, Chopin, Tchaïkovski, Rachmaninov (dont il était l’ami) ou Scriabine. Ce disque a été enregistré à la fin de sa vie, chez lui, en 1985, pour un film documentaire passionnant du même titre, édité en DVD. S’il ne fallait garder qu’un seul disque de piano sur la fameuse île déserte… Documentaire - [Ravel - Debussy](https://www.vivelaculture.com/ravel-debussy/): Maurice Ravel et Claude Debussy ont révolutionné la musique en enrichissant sa palette harmonique – on qualifie souvent leurs compositions d’« impressionnistes ». Leurs œuvres pour piano sont particulièrement riches et sensibles. Arturo Benedetti Michelangeli, pianiste de génie au look de dandy échappé d’un film de Visconti, est un de leurs meilleurs interprètes, comme le prouve ce disque parfait, tant au niveau de l’interprétation, sur un nuage, que du son, exceptionnel. - [Piano seul et duos](https://www.vivelaculture.com/piano-seul-et-duos/): Ce coffret de six CD propose en ouverture le célèbre album de piano solo consacré à Chopin enregistré en 1965 par Martha Argerich, artiste hors norme, peut-être la plus grande pianiste vivante. Les cinq autres disques sont constitués de duos à couper le souffle. Spécialiste des répertoires romantiques et modernes, la pianiste argentine interprète ici, entre autre, des œuvres de Schumann, Mendelssohn, Rachmaninov, Prokofiev ou Messiaen. La générosité et la passion qui caractérisent son jeu sont parfaitement illustrées par le choix et l’interprétation du dernier morceau, clin d’œil à la musique de son pays, le fameux « Libertango » d’Astor Piazzolla. - [Beethoven, Bagatelles Opus 33, 119, 126, Lettre à Élise](https://www.vivelaculture.com/beethoven-bagatelles-opus-33-119-126-lettre-a-elise/): La « Lettre à Élise » est probablement le plus grand « tube » de la musique classique pour piano, à ceci près que le grand public et les générations d’élèves qui ont cru bon de s’y attaquer n’en connaissent généralement que quelques mesures… Ce morceau est donc devenu une sorte de farce, une tarte à la crème de l’apprentissage ingrat du piano. Il fait partie des Bagatelles, œuvres relativement mineures mais fort agréables de Beethoven. - [Minimalist Dream House](https://www.vivelaculture.com/minimalist-dream-house/): Les sœurs Labèque sont mondialement célèbres pour leurs talents de pianistes, bien sûr, mais aussi pour leur goût de la découverte de nouveaux champs d’exploration. Elles célèbrent ici, sur un triple album, les 50 ans de la musique dite « minimaliste » – on disait autrefois « répétitive », terme abandonné pour son côté péjoratif –, dont les compositeurs les plus célèbres sont Philip Glass, Steve Reich ou Terry Riley. Un récital inattendu, d’Erik Satie et John Cage jusqu’au rock expérimental de Radiohead et Sonic Youth. Marielle et Katia Labèque se produiront le samedi 10 août au Château de Florans avec un programme Gershwin, […] - [Far East Influences](https://www.vivelaculture.com/far-east-influences/): Pierre Henry a toujours élargi le champs de ses recherches à des musiques lointaines, oubliées ou inouïes pour toujours questionner ce qui relie les rites traditionnels, l’histoire des mythologies à la vie moderne. Ayant exploré les rythmes tibétains, africains et égyptiens, Pierre Henry, percussionniste de formation, se penche aussi sur les rythmes du Gamelan javanais et balinais dans Le Voyage initiatique (2005). Avant lui, d’autres s’étaient intéressés à cet ensemble instrumental traditionnel : Debussy, Satie, Poulenc… et le compositeur britannique Benjamin Britten qui en truffât ses compositions à son retour d’Indonésie. - [Turangalîla Symphonie](https://www.vivelaculture.com/turangalila-symphonie/): Pierre Henry s’est peu confié sur ses influences musicales. Le compositeur cite pourtant volontiers Olivier Messiaen dont l’enseignement, lors des fameux cours d’harmonie et d’esthétique que celui-ci dispensait au Conservatoire de Paris, lui fut une révélation précieuse dans sa quête d’une musique qui ferait voler en éclats toutes les notions d’harmonies et de mélodies classiques. Les deux hommes partageaient par ailleurs le même goût pour les musiques sacrées, les chants des oiseaux et les sonorités du Gamelan javanais… - [Messe pour le temps présent](https://www.vivelaculture.com/messe-pour-le-temps-present/): Créé sur une commande de Maurice Béjart pour sa création chorégraphique du même nom lors du festival d’Avignon de 1967, La Messe pour le temps présent est la pièce la plus célèbre de Pierre Henry. Un succès qu’elle doit au très fameux Psyché Rock, composé avec le réalisateur et arrangeur Michel Colombier. Tandis que les Beatles et les Pink Floyd se mettent à utiliser des sons de musique concrète dans leurs chansons, Pierre Henry fait le chemin inverse en s’inspirant librement de Louie Louie, le standard Rhythm & blues de Richard Berry… - [Around the house](https://www.vivelaculture.com/around-the-house/): En 1997, Matthew Herbert commence à composer un projet orienté autour de la musique concrète et basé sur des samples de bruits d’objets de la vie courante. Tandis que sur Mechanics of destruction (sous le nom de Radio Boy), il entre en guerre contre les multinationales en samplant la destruction physique d’objets de consommation courante (hamburgers, télévision, etc.), sur Around the House, tous les morceaux ont pour source sonore des bruits enregistrés dans son propre appartement (bruits de petit déjeuner, de vaisselle, de porte, de douche, etc.) avec lesquels il réussit le tour de force de faire un album de […] - [Turtle Dreams](https://www.vivelaculture.com/turtle-dreams/): Figure de l’avant-garde new-yorkaise des années 60, Meredith Monk compose depuis plus de cinquante ans une œuvre à l’intersection des disciplines, dont les compositions, essentiellement vocales et non verbales, sont à la fois éminemment spirituelles et purement physiques, entre babillages, chuchotements, litanies, voix de ventre et de poitrine, pépiements et gémissements. Une œuvre littéralement inouïe. - [Music On The Gipsy Route](https://www.vivelaculture.com/music-on-the-gipsy-route/): Depuis les années 50, Deben Bhattacharya a enregistré plus de 800 heures de musiques traditionnelles d’avant l’ère de la World Music. Une vie qui aura mené cet arpenteur sur toutes les routes du monde, de Bénarès aux Saintes Maries de la Mer, de la Syrie à l’Ouzbékistan, du Tibet en Hongrie, etc. Après le décès brutal de Bhattacharya en 2001, sa famille a fait don de ses archives sonores à la Bibliothèque nationale de France et l’éditeur Frémeaux mis ses pas dans les siens en discographiant la passionnante collection de sons cet insatiable chercheur de musiques. - [La maison de sons de Pierre Henry](https://www.vivelaculture.com/la-maison-de-sons-de-pierre-henry/): Réalisé conjointement par Pierre Henry et le photographe norvégien Geir Egil Bergjord, La maison de sons de Pierre Henry pénètre dans la maison-studio du quartier de Picpus à Paris où le compositeur est établi depuis 1971 et invite à parcourir pièce après pièce cet endroit invraisemblable, à la fois lieu de vie, laboratoire musical et atelier d’artiste. Un labyrinthe où cohabitent peintures concrètes, fragments de vinyles, bobines antédiluviennes, instruments désarticulés dans un antre qui prolonge l’univers musical du créateur des jerks électroniques… - [Yves Klein – L’aventure monochrome](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-laventure-monochrome/): « Je peignais des surfaces monochromes pour voir de mes yeux voir ce que l’absolu avait de visible », expliquait Yves Klein, l’inventeur du fameux IKG (International Klein Blue), le lumineux bleu ultramarin qui le fit internationalement célèbre. Considérant que l’absolu est aussi fait de sons, l’artiste compose en 1948 une Symphonie monotom-silence de vingt minutes jouée sur une note unique, puis suivi d’un silence de la même durée, laquelle sera reprise sous le nom de Symphonie monotom-silence n°2 (puis rebaptisée Monochromie) par Pierre Henry qui lui offrira pour son mariage… soit quelques mois avant sa mort. « Ma vie doit être comme […] - [Le terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier est un récit inachevé qui plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace vital qui évoque immanquablement « Son Ré », l’extravagante « maison de sons » de Pierre Henry où le compositeur vit en reclus, toutes fenêtres et portes closes. - [Le livre des morts tibétain](https://www.vivelaculture.com/le-livre-des-morts-tibetain/): Avant L’Apocalypse de Jean (1968), Le Livre des morts égyptien (1988), Une Tour de Babel (1998), Pierre Henry avait déjà composé autour d’un autre livre sacré – le Bardo Thödol, publié en français sous le titre de « Livre des morts tibétain », sur une chorégraphie de Maurice Béjart – Le Voyage, 1962). Le Bardo Thödol est un texte du bouddhisme tibétain qui décrit la succession des étapes et des mondes que les humains traversent à partir de leur mort jusqu’à leur libération du cycle des réincarnations. Un récit lu au chevet des mourants pour les accompagner ad patres… - [Ceremony](https://www.vivelaculture.com/ceremony/): En 1970, Pierre Henry rencontre l’obscur groupe de rock progressif anglais Spooky Tooth avec lequel il enregistre ce puissant album, apparemment enregistré en une nuit, à la lisière du gothique et de l’avant-garde, de la kosmisch musik et du psychédélisme, des musiques sacrées et populaires : un télescopage de bruitages électroacoustiques, de solos de guitares, d’incantations, d’orgues, de sirènes et de percussions qui font de ce Ceremony un objet toujours aussi fascinant. - [OHM The early gurus of electronic music](https://www.vivelaculture.com/ohm-the-early-gurus-of-electronic-music/): Ce passionnant triple CD explore la préhistoire de la musique électronique et les liens existant entre musiques populaires et musiques savantes, une passionnant travail d’archéologie musical qui se penche sur une époque où la musique électronique n’avait pas encore investi les rues et les pistes de danse et reconfiguré en profondeur le champs des pratiques musicales. Avec, entre autres, Clara Rockmore, Pauline Oliveros, La Monte Young, Stockhausen, Luc Ferrari, John Hassel, Brian Eno… - [Pythagore et l’harmonie des sphères](https://www.vivelaculture.com/pythagore-et-lharmonie-des-spheres/): Le terme « acousmatique » utilisé par Pierre Schaeffer et Pierre Henry pour définir leur démarche concrète fut à l’origine employé par le philosophe Pythagore pour qualifier sa manière d’enseigner la philosophie à ses disciples, dissimulé derrière une tenture et dans le noir, de façon à ce que ceux-ci se concentrent davantage sur son discours. De là est issue la notion de « bruit acousmatique » pour désigner un bruit qu’on entend sans en voir la source, puis, par extension, sans la connaître… - [L’Art des bruits : manifeste futuriste](https://www.vivelaculture.com/lart-des-bruits-manifeste-futuriste/): « Durant plusieurs siècles, la vie se déroula en silence, ou en sourdine. Aujourd’hui le bruit domine en souverain sur la sensibilité des hommes… » Ecrit en 1913, le manifeste de Luigi Russolo, peintre et musicien du mouvement futuriste italien, marque un tournant dans la pensée musicale. Tournant le dos aux sons des instruments « imitant la vie », Russolo se penche sur la musicalité des sons du quotidien, un environnement sonore fait de bruits naturels et industriels, de dissonances. Une pensée qui influencera considérablement les acteurs des musiques concrètes, industrielles et électroniques. En 1975, Pierre Henry montera d’ailleurs Futuristie, une manifestation sonore et […] - [Autoportrait en 53 tableaux](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-en-53-tableaux/): Depuis une vingtaine d’années, Pierre Henry réalise des tableaux, le plus souvent sur des panneaux de bois, qui sont constitués d’un étrange assemblage de matériaux composites et fragmentés, provenant en particulier de ses appareils d’enregistrement ou de mixage devenus obsolètes. Des « peintures concrètes » qui se déploient sous la forme d’une « partition visuelle » synthétisant en cinq épisodes les chapitres décisifs de sa carrière musicale et les collaborations majeures avec d’autres créateurs comme le chorégraphe Maurice Béjart. Lien vers l’exposition - [It Came from Kuchar](https://www.vivelaculture.com/it-came-from-kuchar/): Figures à part du cinéma underground américain, les frères jumeaux George et Mike Kuchar commencent à faire des films dans les années cinquante, imitant les mélodrames hollywoodiens sur la caméra 8mm de leur tante. Leurs films associent talent visuel, humour délirant, érotisme loufoque et références à Hollywood. Parmi les plus connus on compte Hold Me While I’m Naked (1966), un court métrage hilarant et anarchique sur un réalisateur essayant de tourner un film porno. Dans un autre de leurs « classiques », Sins of the Fleshapoids (1965), des androïdes se mettent à avoir des sentiments et se révoltent contre leurs maîtres humains, […] - [Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?](https://www.vivelaculture.com/qui-etes-vous-polly-maggoo/): Se présentant comme un documentaire sur un mannequin (Dorothy McGowan, véritable mannequin pour Vogue, Elle, etc.), Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? est une satire absurde et joyeusement chaotique du monde de la mode, des médias, et des films d’art et d’essai prétentieux. Réalisé en 1966 par William Klein, photographe pour Vogue, et inspiré par l’op art, avec un générique conçu par Roland Topor, c’est un pur film pop, mêlant art et consommation, fiction et réalité, critique de l’obsession moderne du nouveau et célébration des innovations visuelles de l’époque, dans un cocktail léger et irrévérent, décousu et divertissant. - [Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band](https://www.vivelaculture.com/sgt-peppers-lonely-hearts-club-band/): Pour leur huitième album studio, les Fab Four explorent le style psychédélique qui en est à ses débuts et développent une approche plus expérimentale, produisant un des albums rock les plus influents. De manière plutôt appropriée, la pochette de l’album est l’œuvre la plus connue de l’artiste pop anglais Peter Blake, créée en collaboration avec sa femme, Jann Haworth. Dans ce collage bariolé, les Beatles apparaissent comme le groupe fictif Sgt Pepper, vêtus d’habits militaires fluo et entourés d’écrivains, de musiciens, de stars du cinéma et de gourous indiens, parmi lesquels on trouve Bob Dylan, Marilyn Monroe, Sigmund Freud, Edgar […] - [Robert Rauschenberg, Œuvres, écrits, entretiens](https://www.vivelaculture.com/robert-rauschenberg-oeuvres-ecrits-entretiens/): Précurseur du pop art, Robert Rauschenberg a été le collaborateur de John Cage et de Merce Cunningham dans leurs performances musicales, théâtrales et chorégraphiques dans les années cinquante, voisin de Jasper Johns, et ami de Marcel Duchamp dans les années soixante. Il est l’artiste de sa génération qui combine dans son œuvre le plus d’éléments hétérogènes, de matériaux et techniques diverses et de traditions artistiques, continuant ainsi la remise en question des limites de l’art amorcée par Dada. Cherchant l’universalité, il tente d’unir art, culture et science dans une représentation complexe de la vie. - [Certains l’aiment chaud](https://www.vivelaculture.com/certains-laiment-chaud/): Cette comédie étincelante de Billy Wilder traite de l’ambiguïté sexuelle et satirise l’hypocrisie sociale avec un humour cinglant. Deux musiciens (Jack Lemmon et Tony Curtis) sont forcés de fuir Chicago après avoir été témoins du massacre de la Saint-Valentin. Leur seule option est un orchestre féminin en route pour la Floride. Ils se déguisent en femmes, mais les choses se compliquent lorsqu’ils tombent amoureux de Sugar Kane (Marilyn Monroe) alors qu’un millionnaire se met à courtiser Lemmon, et que les gangsters réapparaissent. La présence charnelle de Marilyn Monroe, la prestation géniale de Tony Curtis et Jack Lemmon en travestis, l’ingéniosité […] - [Jeu de massacre](https://www.vivelaculture.com/jeu-de-massacre/): Bien qu’il ait laissé derrière lui une œuvre d’une intelligence et d’une originalité remarquables, l’écrivain et réalisateur Alain Jessua reste injustement sous-évalué. Jeu de massacre est un sublime film pop acerbe et acidulé, dont le personnage principal est un scénariste de BD cynique et égocentrique. Alors qu’il commence à travailler sur une nouvelle BD avec sa femme illustratrice, les frontières entre réalité et fiction se mettent à s’effacer. Inventif et plein d’esprit, le film a le ton détaché et ironique si typique de Jessua. Les BD sont dessinées par Guy Peellaert, connu pour ses albums Pravda et Rock Dreams, et […] - [Encyclopédie DC Comics](https://www.vivelaculture.com/encyclopedie-dc-comics/): La création de DC Comics et sa publication des aventures du super-héros le plus célèbre, Superman, en 1938, marquent le début de l’âge d’or de la bande dessinée américaine. À l’âge d’argent, de 1956 à 1970, DC Comics modernise ses héros et publie All-American Men of War, une série de BD sur les soldats américains pendant la Seconde Guerre mondiale, citée dans Whaam !, un des tableaux les plus célèbres de Lichtenstein. Les grands illustrateurs de la période, notamment Jack Kirby, Mike Sekowsky et John Romita, figurent parmi les sources d’inspiration dans lesquelles Lichtenstein a largement puisé. - [The Velvet Underground & Nico](https://www.vivelaculture.com/the-velvet-underground-nico/): Le premier album du légendaire groupe new-yorkais, « produit » par Andy Warhol, est un flop commercial et critique à sa sortie en 1967. Combinant de manière inédite mélodies pop, instrumentation expérimentale de John Cale (influencé par La Monte Young et John Cage), charme nébuleux de l’ex-mannequin et chanteuse allemande Nico, paroles sombres de Lou Reed décrivant drogue, prostitution, masochisme et monde étrange de la Factory, sans oublier la célèbre banane d’Andy Warhol sur la pochette, c’est un des albums les plus riches et novateurs de l’histoire du rock ainsi qu’un des hybrides pop les plus fascinants. - [Comment faire un happening](https://www.vivelaculture.com/comment-faire-un-happening/): Plus intéressé par le processus de création que par l’œuvre finie, l’artiste américain Allan Kaprow, inspiré par John Cage, crée le happening à la fin des années cinquante. Ce n’est pas une idée nouvelle, puisqu’elle se place dans la droite lignée des expérimentations du Cabaret Voltaire de Dada à Zurich et des surréalistes à Paris, mais Kaprow lui donne un nom et la développe. Dans ses happenings, qui ont eu beaucoup d’influence sur les artistes de son époque (notamment son collègue à Rutgers University, Roy Lichtenstein), Kaprow cherche à effacer les limites entre art et vie, artiste et spectateur. - [Duchamp du Signe](https://www.vivelaculture.com/duchamp-du-signe/): Faisant table rase du passé avec Dada, Marcel Duchamp est une figure unique qui a redéfini l’art à travers des gestes de révolte iconoclastes, violents et ludiques contre les conventions artistiques. Rejetant la « peinture rétinienne », Duchamp cherche à séparer l’art des notions de bon goût et de valeur esthétique, ce qui le mène à développer ses ready-made, objets du quotidien (peigne, règle, ampoule) qui deviennent des objets d’art plus ou moins « aidés ». Intégrant hasard, jeux de langue et procédés mécaniques, il ouvre des voies radicalement nouvelles qui mèneront plus tard au pop art, op art, hyperréalisme, art conceptuel, etc. - [Merz et Moticos](https://www.vivelaculture.com/merz-et-moticos/): Ayant vu un nouveau monde se reconstituer avec les fragments de l’ancien, anéanti par la Première Guerre mondiale, Kurt Schwitters applique ce principe à ses peintures, collages, sculptures, installations, et à sa poésie sonore. Considéré comme un artiste « dégénéré » par les nazis, il est forcé de fuir en Norvège en 1937, puis au Royaume-Uni en 1940. Ses efforts énergiques et quasi obsessionnels pour recréer un monde cohérent à l’aide de tickets de bus usagés, pages déchirées de journaux et objets trouvés, sont profondément émouvants, et culminent dans la tentative échouée de construire un environnement sculptural complet (Merzbau) dans chacun des […] - [Le Pop art](https://www.vivelaculture.com/le-pop-art/): Le pop art commence en Angleterre au début des années cinquante, sous l’impulsion de Richard Hamilton et d’Eduardo Paolozzi, le premier artiste britannique à produire des collages composés de bandes dessinées, pages de magazines et publicités. Outre-Atlantique, Jasper Johns et Robert Rauschenberg introduisent les thèmes et techniques qui seront développés par Lichtenstein, Rosenquist et Oldenburg. Des deux côtés, les artistes pop explorent les transformations de l’art sous l’influence des nouveaux médias et des innovations technologiques de la culture de masse, ainsi que son rôle changeant dans la société moderne. - [Flesh, Trash, Heat](https://www.vivelaculture.com/flesh-trash-heat/): Dans son usine artistique, Warhol développe des stratégies de production qui lui permettent d’estampiller de son nom des objets manufacturés par d’autres. C’est ainsi qu’à la fin des années soixante il se met à « présenter » une série de films underground écrits et réalisés par Paul Morrissey. Interprétés par les superstars alternatives fabriquées dans la Factory de Warhol, notamment Joe Dallesandro et Candy Darling, Flesh, Trash et Heat allient spontanéité, monde trouble des bas-fonds de New York, prostitution, drogue, sexe et références à Hollywood avec un mélange détonnant d’inaptitude déroutante et d’audace subversive. - [Œuvres, tome III](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-tome-iii/): Écrit en 1935, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, du philosophe allemand Walter Benjamin, reste un texte incontournable de la réflexion sur l’histoire de l’art. Pour Benjamin, l’apparition de nouvelles techniques de reproduction oblige à une transition vers un nouveau mode de perception de l’œuvre d’art. Il examine les conséquences multiples de la reproduction de masse, qui rend l’œuvre plus accessible, mais détruit le caractère unique de l’œuvre et les traditions culturelles. Dans une analyse fine et complexe, Benjamin ne regrette pas cette perte, mais y voit la possibilité d’une utilisation révolutionnaire de l’art. - [Roy Lichtenstein](https://www.vivelaculture.com/roy-lichtenstein/): Après Chicago, Londres et Washington, c’est au tour de Paris d’accueillir cette vaste rétrospective qui vise à démontrer l’inventivité et la variété de l’œuvre de Roy Lichtenstein, au-delà de ses créations pop. Rassemblant plus d’une centaine de tableaux, sculptures et estampes, cette exposition tente de redéfinir Lichtenstein comme un artiste « postmoderne » qui réévalue l’histoire de l’art et ses traditions, tels le nu ou la nature morte, en reproduisant les éléments les plus reconnaissables des grands mouvements modernes comme le cubisme et le surréalisme dans ses tableaux. Exposition au Centre Pompidou. - [Bob l’éponge](https://www.vivelaculture.com/bob-leponge/): Quel rapport entre Bob l’éponge et la communauté gay ? Aucun à première vue, sauf pour la commission nationale ukrainienne chargée de la protection de la moralité publique qui envisageait récemment d’interdire le film – les relations troubles entre Bob et Patrick, son ami l’étoile de mer, représentant d’après une étude « scientifique » une menace pour les enfants du pays. Le célèbre personnage jaune n’est pas le seul a être visé : les Simpsons et les Télétubbies sont également soupçonnés d’œuvrer à « la destruction de la famille »… Sans rire ! - [Life in a Gay Rock Band](https://www.vivelaculture.com/life-in-a-gay-rock-band/): Groupe de punk rock fondé à San Francisco en 1991, Pansy Division est à l’origine du genre queercore. Le nom du groupe est un jeu de mots entre le terme allemand « panzerdivision » et le mot anglais « pansy », qui désigne en argot un homme homosexuel efféminé. La plupart des textes des chansons de Pansy Division sont consacrés aux différents aspects de la vie gay parfois de façon plutôt… explicite comme on dit. En 2008, le groupe a été l’objet d’un documentaire : Life in a Gay Rock Band, une immersion intime, tour à tour grave et drôle, dans la vie de ce […] - [Thérèse et Isabelle](https://www.vivelaculture.com/therese-et-isabelle/): Ce récit autobiographique censuré dans les années 1950 par Gaston Gallimard n’a été publié dans son intégralité qu’en 2000. Il décrit une passion charnelle entre deux collégiennes dans une langue « aussi crue que du Genet », estimait Simone de Beauvoir. Reconnue par Jean Genet justement « comme une sœur en écriture », Violette Leduc évoque les amours saphiques dans une langue fiévreuse et suggestive : « Je creusais dans son cou avec mes dents, j’aspirais la nuit sous le col de sa robe : les racines d’un arbre frissonnèrent. Je la serre, j’étouffe l’arbre, je la serre, j’étouffe les voix, je la serre, je supprime la […] - [Les Amants passagers](https://www.vivelaculture.com/les-amants-passagers/): Pedro Almodóvar revient à ses premières amours – la comédie, le burlesque – et nous entraîne dans le huis-clos d’un avion qu’un problème technique empêche de se poser. Que faire quand la dernière heure semble arriver ? Les passagers classe affaire du vol Madrid-Mexico ont choisi de faire feu de tout bois et de s’adonner à une orgie tous azimuts – accouplements hétéros, bi, homos – tandis que l’équipage leur prépare des cocktails de champagne, de vodka et de mescaline avant de se lancer dans une chorégraphie sur le « I’m So Excited » des Pointer Sisters. Une parenthèse réjouissante et très gay […] - [Even Cowgirls Get the Blues](https://www.vivelaculture.com/even-cowgirls-get-the-blues/): Sissy (Uma Thurman) souffre d’une malformation des pouces et va profiter de ce handicap pour se consacrer à sa passion… l’auto-stop ! Chemin faisant, elle devient mannequin et débarque dans un ranch de remise en forme pour tourner une pub. Elle y tombe amoureuse d’une cowgirl rebelle qui ne se lave pas, vit à cheval et souhaite prendre possession des lieux avec sa bande. Tourné deux ans après My Own Private Idaho, Even Cowgirls Get the Blues (1994) est une comédie psychédélique drôle et décalée, aujourd’hui devenu un film culte du cinéma gay et lesbien. - [Wavvy](https://www.vivelaculture.com/wavvy/): Dans un milieu hip hop qui revendique crânement son homophobie, une nouvelle vague de jeunes rappeurs affirment une identité sexuelle différente. Alors que Frank Ocean affirmait récemment sa bisexualité et que des rappeurs comme Snoop Dogg, Kanye West et Jay-Z prônaient davantage de tolérance sur la question, des jeunes inconnus comme Le1f, Zebra Katz et Mikky Blanco sont eux aussi sortis du bois, incarnant une possible révolution sexuelle du rap. Le hip hop queer est né à New York et Mykki Blanco qui se surnomme lui-même « la Princesse illuminati » en est le plus impressionnant représentant, entre culture camp, théâtre et […] - [Diamant brut](https://www.vivelaculture.com/diamant-brut/): Beth Ditto n’a pas tardé à imposer son groupe Gossip et son personnage XXL dans le paysage médiatique dont elle a au passage révolutionné les codes : elle pose nue pour les magazines de mode, défile pour Jean-Paul Gaultier, monte sur scène en sous-vêtements, etc. Mais avant d’être une icône de la mode, Beth Ditto est une fabuleuse chanteuse qui donne au punk rock de son groupe des inflexions soul. C’est aussi une militante du droit à la différence (physique, sexuelle) qui refuse d’avoir à se justifier sur ce qu’elle est, mais se livre volontiers dans son émouvante autobiographie parue en […] - [Chroniques de San Francisco](https://www.vivelaculture.com/chroniques-de-san-francisco/): À l’origine publiées quotidiennement dans la presse locale sous forme de feuilleton, Les Chroniques de San Francisco représentent aujourd’hui une saga littéraire à part entière, qui s’apparente à une sitcom ancrée dans le San Francisco des années soixante-dix et quatre-vingts. Une sorte de « comédie humaine » façon West Coast réunissant toutes les catégories de la société américaine (les mondes de la télé, de la pub, les vernissages et autres soirées mondaines, etc.) dont une effervescente communauté gay évoluant à une époque qui ressemblait, sans jeu de mots, à quelque chose comme les Années folles. - [Studio 54](https://www.vivelaculture.com/studio-54/): Ouvert en 1977, le Studio 54 était le temple hédoniste de la scène new-yorkaise : on y croisait toutes les stars et les beautiful people de la ville aimantés par un fascinant mélange de drogue, de sexe débridé et de disco. Né dans l’underground gay, cette musique hautement érogène électrisait l’époque en concassant funk, soul, pop à grand renfort de tempo rapide et de synthés, pianos et autres rivières de cordes. La fantastique B.O. en deux volumes du film de Mark Christopher consacré au légendaire club de Manhattan rend justice à un courant musical d’une incroyable créativité qui enfanta notamment la […] - [Confession d’un masque](https://www.vivelaculture.com/confession-dun-masque/): Le langage du corps et le culte de la beauté sont omniprésents dans l’œuvre de Yukio Mishima qui s’astreint lui-même à des exercices physiques permanents pour transformer son apparence chétive et se sculpter une musculature généreuse. L’écrivain fréquente les bars homosexuels, collectionne les amants et l’homosexualité est au cœur de son œuvre. C’est le cas dans Confession d’un masque où l’auteur découvre son homosexualité et se livre à une réflexion sur la morale et le désir, le vice, la beauté et la quête d’absolu. - [Le Portrait de Dorian Gray](https://www.vivelaculture.com/le-portrait-de-dorian-gray/): Ce fut l’unique roman du sulfureux Oscar Wilde, dont la presse écrivait à l’époque qu’il s’agissait « d’un conte né de la littérature lépreuse des décadents français, un livre toxique dont l’atmosphère est pleine des odeurs méphitiques de la putréfaction morale et spirituelle ». Un livre qui eut fait davantage scandale encore si la version éditée n’avait subi les coupes des censeurs. Ainsi, dans la version jusqu’alors imprimée, une remarque purement spirituelle de Basil à Dorian – « Vous avez sur moi une singulière influence » – s’avère être, dans le texte originel, nettement plus homo explicite : « Il est vrai que je vous ai […] - [Times of Harvey Milk](https://www.vivelaculture.com/times-of-harvey-milk/): Premier politicien gay élu à des fonctions publiques aux États-Unis, Harvey Milk fut aussi un militant historique de la cause homosexuelle, mais son combat lui coûta la vie le 27 novembre 1978 lorsqu’il fut abattu avec le maire de San Francisco par un de leurs anciens collègues. Celui qui souhaitait faire sortir la communauté gay du « placard » et faire voler en éclats le conformisme de la société américaine, sur la question des droits civiques notamment, ne résolut bien sûr pas tout, mais contribua à faire évoluer les mentalités. En 1985, Rob Epstein consacrait à Milk ce fascinant documentaire récompensé d’un […] - [Sonnets & madrigaux](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets/): « Mon désir ne réside qu’en votre vouloir, mes pensées ne se forgent que dans votre cœur, mes paroles ne naissent que de votre souffle. » Amoureux fou de Tommaso dei Cavalieri, jeune noble romain, Michel-Ange écrit pour lui plus de 300 sonnets et madrigaux passionnés qui ne seront publiés qu’après sa mort. Et encore, ils seront entre-temps réécrits pour paraître s’adresser à une femme, la poétesse Vittoria Colonna, que l’artiste aima aussi mais qui n’était pas la destinatrice de ces sonnets enflammés. Après avoir lu les poèmes du maître, on ne regardera plus jamais les corps masculins des Ignudi de la […] - [Sebastiane](https://www.vivelaculture.com/sebastiane/): En l’an 303 avant J.-C., l’empereur Dioclétien persécute les chrétiens. Le jour de la fête du Soleil, Sebastiane prend la défense d’un jeune page accusé d’homosexualité. Le soldat est alors déchu et envoyé en plein désert où il devient l’objet du désir d’un centurion cruel… En 1976, Derek Jarman est celui par qui le scandale arrive avec son film Sebastiane et sa vision homo-érotique de la vie et du martyre de saint Sébastien. Le film, dialogué en latin, exalte la beauté du corps masculin sur fond de rapports de force entre foi et désir jusqu’au supplice de la sagittation du […] - [Œuvres 1](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-1/): Après avoir raconté « un an en cent cinquante pages » dans son premier roman, Dans ma chambre, Guillaume Dustan décide de narrer « sept heures en cent pages » dans Je sors ce soir. Une immersion dans un lieu longtemps emblématique de la nuit gay, le Palace : un univers ultra-codifié, où les BPM prennent le relais de la parole, où les boissons et les drogues sont omniprésentes et où le club devient le centre du monde, au plus près du corps du narrateur. - [La Nuit des corbeaux](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-des-corbeaux/): Sur la planète thriller, John Connolly tient une place à part. Attiré par les univers noirs inédits, cet Irlandais prolixe n’hésite généralement pas à épicer les enquêtes de son détective privé d’une bonne dose de fantastique. Ce polar très classique autour de la disparition d’une jeune fille, « rationnel » jusqu’au coup de théâtre final, baignant parfois dans une atmosphère étrange sans jamais s’y abîmer, joue avec les limites d’un genre tenté par le surnaturel. - [Vérité](https://www.vivelaculture.com/verite/): On savait déjà grâce au roman noir que les flics avaient pour la plupart une vie de chien. Le héros de ce thriller nous en donne une nouvelle et édifiante illustration. Ce terrible livre, signé d’un des plus grands auteurs australiens contemporains, est avant tout l’histoire d’un homme seul. D’un mari et d’un père titubant dans les décombres d’une vie familiale ruinée. D’un policier épuisé, miné par des intrigues politiques complexes et obscures, se débattant contre la corruption et le crime dans une ville classée parmi les plus violentes du monde, Sydney. D’un homme errant dans un monde dévasté et […] - [Il faut tuer Lewis Winter](https://www.vivelaculture.com/il-faut-tuer-lewis-winter/): Dans l’ombre, le tueur à gages prépare calmement son boulot. Minutieusement, il étudie les lieux et observe sa proie. Le travail doit être irréprochable et ne laisser aucun indice. Les ennuis viendront plus tard, si cet assassinat déclenche une guerre des gangs, par exemple… Le ton est sec, clinique, sans états d’âme. Tout au long de ce premier volet d’une trilogie policière barbotant dans la nuit de Glasgow, Malcom Mackay ne s’embarrasse d’aucun effet de manche pour faire l’autopsie d’un meurtre et de ses conséquences sur le Milieu local, ni pour décrire le travail tout juste un peu spécial d’un […] - [La Position du tueur couché](https://www.vivelaculture.com/la-position-du-tueur-couche/): Certains livres échappent aux règles pour magistralement imposer leur singularité. Ce court roman de Jean-Patrick Manchette (le dernier publié de son vivant, sorti en 1981) résonne aujourd’hui comme le testament d’un « néo-polar » qui allait secouer durablement le genre. Martin Terrier, jeune tueur à gage rêvant de raccrocher (et héros de ce « classique »), pourrait être un lointain écho, en version junior, du tueur à bout de souffle de James Sallis, spolié de son dernier contrat par un inconnu. - [Ce que porte la nuit](https://www.vivelaculture.com/ce-que-porte-la-nuit/): Voilà un an que Lucy est morte. Un an que son mari David et leur petit garçon tentent désespérément de combler le vide béant de leur vie. L’enfant, réfugié dans un inquiétant mutisme, est le souffre-douleur de sa classe. Son père, nettoyeur de scènes de crime la nuit, ne parvient pas à effacer ses doutes sur les circonstances de la disparition de sa femme, ravivant sans cesse une blessure béante… Le sujet est âpre. Difficile. Douloureux. Le jeune écrivain américain Scott O’Connor l’embrasse avec une grande humanité et une profonde pudeur, avec cette bouleversante évocation de la douleur et de […] - [L’Épreuve de force](https://www.vivelaculture.com/lepreuve-de-force/): L’ami Clint doit ramener une prostituée (incarnée par Sondra Locke) de Las Vegas à Phoenix, afin qu’elle témoigne contre un parrain de la mafia. Mais évidemment, les truands ne l’entendent pas de cette oreille… Un prétexte en or pour un road movie très mouvementé, couronné par un final aux petits oignons : le flic intègre et son précieux témoin traversent le centre de Phoenix sous le tir nourri de centaines de policiers (plus de 8000 balles seront tirées pour cette séquence !). Une occasion en plomb de visiter la ville. - [La Mémoire du tueur](https://www.vivelaculture.com/la-memoire-du-tueur/): Il n’y a pas que le tueur à gage du roman de James Sallis qui se meurt. Celui de ce film très noir d’Erik Van Looy (2004) sait que ses jours sont comptés et que le contrat pourri qu’il est censé honorer sera le dernier. Victime de la maladie d’Alzheimer, le vieux pro, manipulé dans une sordide affaire de pédophilie, va alors retourner la situation en donnant à la police de précieux indices, à la recherche d’une improbable rédemption. Le blues profond du tueur solitaire, au crépuscule de sa vie, dans la nuit froide et mouillée d’Anvers. - [Cercueil et Fossoyeur : le cycle d’Harlem](https://www.vivelaculture.com/cercueil-et-fossoyeur-le-cycle-dharlem/): « Ces dernières années, Chester Himes, qui était tombé dans l’oubli aux États-Unis, a commencé à réapparaître, tel un corps lesté de pierres qui refait surface ; ses yeux sont toujours tournés vers ses compatriotes, comme pour leur signifier, à propos des ghettos urbains, des tensions raciales et de la violence en Amérique, “Je vous l’avais bien dit”. » (James Sallis.) Un écrivain solitaire et maudit, écorché vif exilé loin de chez lui, qu’il est urgent de régulièrement redécouvrir. - [Cajun Album](https://www.vivelaculture.com/cajun-album/): James Sallis connaît bien le Pays cajun et ses airs traditionnels, égrenant sur fond de violon et d’accordéon de vieilles chansons en français gorgées de nostalgie. Marc Savoy (luthier à Eunice, un village du côté de Lafayette) et son épouse Ann (auteur d’ouvrages de référence sur la culture cajun) font partie des « institutions » de cette enclave culturelle et s’affirment depuis des années comme les porte-parole d’une musique rurale unique en son genre, démarquée de la country américaine et du folk, dont le mot d’ordre est : « Laisse bon temps rouler. » - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive/): Une mystérieuse jeune femme victime d’un accident de voiture sur la dangereuse route de Mulholland Drive et devenue amnésique fait la connaissance d’une comédienne en herbe, fraîchement débarquée à Hollywood… Avec ce film primé à Cannes en 2001, Lynch signe une œuvre étrange et déconcertante, un polar onirique, aux limites du genre, baignant dans une ambiance urbaine bizarre, électrique, parfois proche (mais beaucoup plus inquiétante encore) de celle du roman de James Sallis. Atmosphère, atmosphère… - [Texas Campfire Tapes](https://www.vivelaculture.com/texas-campfire-tapes/): Avec ses faux airs de garçon manqué, Michelle Shocked débarque en 1986 en Europe avec un album « brut de décoffrage », enregistré sur un matériel de fortune : The Texas Campfire Tapes révèle alors une jeune chanteuse texane un brin rebelle, ranimant la flamme de vieilles protest songs. Short Sharp Shocked deux ans plus tard (avec le tube « Anchorage »), et Arkansas Traveller en 1992, l’imposeront comme un grande voix du folk. Comme une artiste inspirée dont James Sallis et ses compères de Three-Legged Dog n’hésitent pas à reprendre les compositions, sur scène comme sur disque. - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme/): Trois mois après l’ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans est ravagée, laminée, et une partie de la population a été déplacée. Face à ce désastre, les habitants de Treme, un des quartiers les plus vieux de la ville, musiciens, cuisiniers, professeurs, Indiens de Mardi gras, tentent de reconstruire non seulement leur maison, mais surtout leur culture, leur vie. Un hymne à Crescent City à travers une galerie de personnages animés d’une profonde foi en leurs racines, et une série télé exceptionnelle, où l’on pourrait à tout moment croiser la silhouette de Lew Griffin. - [Le Faucheux](https://www.vivelaculture.com/le-faucheux/): En 1992, James Sallis s’attaque avec Le Faucheux à un cycle de polars dont Lew Griffin – privé noir solitaire et un temps alcoolique, enquêtant dans les rues sales de New Orleans – est le héros. Divisé en quatre partie, ce livre sombre, où l’ombre de Chester Himes plane souvent, présente quatre facettes du personnage à quatre moments clé de sa vie et constitue une introduction assez incontournable à un pan entier de l’œuvre de Sallis. - [Drive](https://www.vivelaculture.com/drive-2/): Mécanicien et cascadeur le jour, « driver » pour des criminels la nuit, un jeune homme solitaire et taciturne (incarné par Ryan Gosling) tombe amoureux de sa voisine pour vite se retrouver au cœur d’un impitoyable affrontement mafieux. En 2011, Nicolas Winding Refn (Pusher, Bronson, Only God Forgives) adapte avec fidélité un roman de James Sallis et projette soudain – grâce à un film spectaculaire (les poursuites en voitures, ou la scène dite « de l’ascenseur », appelée à devenir une séquence quasiment culte du septième art) – l’écrivain américain sur le devant de la scène. - [Le tueur se meurt](https://www.vivelaculture.com/le-tueur-se-meurt/): Dans la chaleur malsaine de Phoenix, Arizona, trois personnages – un tueur à gage glissant vers la mort, un flic fatigué, dont la femme gravement malade a préféré disparaître, et un enfant abandonné par ses parents dans la maison familiale – se débattent avec leur solitude, reliés entre eux par des liens invisibles. Avec ce thriller aux allures d’ovni littéraire, James Sallis signe une bouleversante réflexion sur le désespoir et la mort dans un milieu urbain hostile. - [Remain in Light](https://www.vivelaculture.com/remain-in-light/): En musique, je crois énormément en l’intuition, et le son de Remain in Light, ce génial album, m’est spontanément venu à l’esprit en écoutant pour la première fois certaines chansons maquettées par Salif dans son studio Mofou, et l’envie de télescoper encore une fois le son de New York City années quatre-vingt avec celui de Bamako 2.0. Un an après les B-52’s, les tout aussi new-yorkais Talking Heads enregistraient ce chef-d’œuvre réalisé par un Brian Eno tout juste revenu du Bowie berlinois, mixant le black funk poitrail ouvert de Parliament et la new wave blanche à col fermé. Avec pour […] - [Ima Read](https://www.vivelaculture.com/ima-read/): Digital. Soul. Minimal. Avec une formation en art performance et un job de danseur chippendales, Zebra Katz est le futur de la musique. Comme Grimes en moins New Age, il dénude ses chansons, fait vibrer vos basses côtes, enlève le persil de vos oreilles, désosse la dance music, en jette le gras et vous sert une gastronomie musicale moléculaire façon Ferran Adria. Tecnoemoción. - [Blancanieves](https://www.vivelaculture.com/blanca-nieves/): Ce fantastique film fantastique hispano-français est une adaptation de Blanche-Neige version « flamencorrida ». Il a reçu l’année dernière dix Goyas, les Césars espagnols, sur dix-huit nominations. Un carnage de récompenses du type The Artist et d’ailleurs comme lui en noir et blanc. Mais en mieux. Artiste ? Noir et blanc ? Ça ne vous rappelle rien ? Ben, Salif, pardi ! - [FFF (Fuck For Forest)](https://www.vivelaculture.com/fff-fuck-for-forest/): Rien à voir avec la Fédération Française de Funk, FFF (Fuck For Forest) est une organisation de pornographie environnementale. Créée en Norvège par un couple éco-militant, cette association réalise depuis plusieurs années des films pornos, ou plutôt « éco-porn », dont les recettes servent directement au reboisement et à la reforestation. Le principe est simple : on baise dans la nature et on la préserve. Un film « docul » vient de sortir, ça s’appelle tout simplement FFF (The Movie). Il a été présenté récemment au festival Cinéma du réel. C’est là que je l’ai découvert en allant voir Blancanieves au Nouveau Latina. Dans le […] - [101 Essential Rock Records](https://www.vivelaculture.com/101-essential-rock-records/): Comme Iggy, Devandra et beaucoup d’autres, Bowie témoigne dans ce livre de son amour pour les vinyles et tout particulièrement pour l’album du Velvet Underground dit « à la banane », qui a changé sa vie (et la nôtre aussi d’ailleurs). Ça ne sert à rien de se répéter entre vieux jeunes et jeunes vieux que les disques, c’était mieux avant, je vous invite plutôt à vous caresser en regardant toutes ces belles pochettes et en lisant les anecdotes qui les accompagnent. - [Bowie is @ V&A London](https://www.vivelaculture.com/bowie-is-va-london/): Je crains de ne pas être le seul fan de Bowie au monde, vu le succès de cette expo. Mais ça ne m’empêchera pas de revendiquer son influence dans ma vie et son inspiration dans ma production musicale. Oui, je sais que c’est pas évident à entendre, mais j’vous jure m’sieur, que c’est David qui m’a fait changer de continent comme lui a changé de direction et de style. Sans avoir peur de remettre son titre en jeu, même en plein succès. J’compare pas, j’explique. Bref, tout ça pour dire que j’ai déjà mes billets pour aller passer deux jours […] - [Oum](https://www.vivelaculture.com/oum/): Il y a des chanteurs et des chanteuses et puis il y a des Voix. Comme Piaf, Callas, Presley, Billie Holiday, Johnny Cash, Salif Keita ou Ella Fitzgerald, Oum Kalsoum, elle l’a, elle a ce petit supplément d’âme… Et c’est ce que raconte merveilleusement Selim Nassib (par ailleurs coscénariste et compagnon de Yolande Zauberman) dans le roman Oum. Quitte à faire grincer quelques dents en or, il évoque l’homosexualité de El Sett (La Dame) et raconte avec poésie comment Khadafi a reporté son coup d’État, car le monde arabe s’est arrêté ce jour-là pour écouter à la radio un concert […] - [Would You Have Sex With an Arab ?](https://www.vivelaculture.com/would-you-have-sex-with-an-arab/): Avec sa petite caméra et sa fausse candeur, Yolande Zauberman a demandé à des jeunes Israéliennes et Israéliens s’ils coucheraient avec un ou une Arabe… et inversement. Le résultat est un film qui parle sans complexe d’un problème complexe et qui devrait sérieusement faire douter ceux qui ne croient plus en la paix. La politique par le sexe ou comment faire l’amour sur le lit de Camp David. - [Zoom](https://www.vivelaculture.com/zoom/): C’est d’ailleurs grâce à Rachid Taha que j’ai découvert Francis Bebey avec sa reprise diwanesque d’« Agatha ». Rachid est un beau mystère. Bien que fan de Carte de Séjour dans les années quatre-vingts, Rachid et moi nous sommes pris la tête à chacune de nos rencontres du début à cause de nos désaccords moyen-orientaux. Mais, comme nous sommes tous deux orientaux moyens, lui Oranais, de Saint-Denis-du-Sig, de naissance, moi de père tunisien, on a fini par s’adorer. Mais là n’est pas le mystère. Comment Rachid, qui n’a pas la voix de « son » Elvis et que je croise déchiré à chaque bonne […] - [African Electronic Music 1975-1982](https://www.vivelaculture.com/african-electronic-music-1975-1982/): Alors franchement si vous voulez rigoler en « groovant », procurez-vous fissa cette compilation. Les mecs, faites écouter à votre compagne « La Condition Féminine », ça va la rendre dingue. Si vous avez des doutes sur la paternité de votre enfant, « Agatha », femme noire suspectée d’infidélité à l’arrivée de son bébé blanc, devrait vous rendre philosophe et magnanime. Et si vous pensez à la séparation, le « Divorce Pygmée » vous en apprendra sur ce qu’il faut savoir parfois perdre en tristesse pour gagner en gaieté. - [Comptoir Général Ghetto Museum](https://www.vivelaculture.com/comptoir-general-ghetto-museum/): Si vous voulez justement croiser un défilé de sapeurs, visiter un petit musée de la Françafrique corrompue, vous faire une petite frayeur dans un cabinet de sorcellerie, ou tout simplement passer un bon moment dans un lieu « afro-centré »… allez au Comptoir Général sur le canal Saint-Martin et si l’expo L’Art digital du Sahel est finie, chopez la prochaine. Salif y a eu son week-end hommage rien que pour lui. Le Comptoir Général - [Afro, une célébration](https://www.vivelaculture.com/afro-une-celebration/): Ce livre, écrit par une douce et belle bretonne et préfacé par Oxmo Puccino, raconte à travers de super témoignages (Gaultier, Goude, Agnès B., Saul Williams, etc.) et moult photos bien cool, toute l’épopée afro dans la mode telle qu’elle a été vécue de Kinshasa à Barbès, des sapeurs congolais aux créateurs parisiens. Difficile en parcourant ce livre, comme Nino Ferrer, de ne pas vouloir être noir. - [Shakara/London Scene](https://www.vivelaculture.com/shakaralondon-scene/): On m’avait prévenu. Le jour où je rentrerais dans la musique de Fela Kuti, je n’en ressortirais pas indemne. J’ai mis le temps, mais effectivement il y a quelques années, je me suis pris son afro beat dans la gueule. Un ami autrichien qui l’avait fait tourner à sa grande époque m’a raconté qu’ils arrivaient à soixante-dix personnes de Lagos à Vienne via Moscou. Son kilo d’herbe passait par Paris en valise diplomatique. Un étage de l’hôtel était réservé à Fela et ses trente femmes dont quatre dormaient dans sa chambre, son cuisinier achetait des énormes sacs de riz et […] - [The B-52’s](https://www.vivelaculture.com/the-b-52s/): J’ai imaginé mettre un sample de « Planet Claire » avant même d’avoir écouté la moindre note des nouvelles chansons de Salif. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais j’ai été le premier surpris quand cela s’est intégré si naturellement dans « Samfi ». Et je l’ai été encore plus en découvrant que les B-52’s avaient eux-mêmes créé en 1979 « Planet Claire » à partir du « Peter Gunn Theme » de Henry Mancini, le compositeur de La Panthère rose parmi d’autres merveilles. Retour à l’envoyeur ? - [Talé](https://www.vivelaculture.com/tale/): Ceux qui ont pensé à moi pour réaliser le nouvel album de « The Golden Voice of Africa », l’ont fait car ils m’ont vu m’aventurer en certaines terres étrangères comme le tango argentin (Gotan Project) ou le country & bluegrass du Tennessee (The Moonshine Sessions), entre autres escapades. Alors, pourquoi pas l’Afrique, mère de toutes les dance music ? La carte blanche que m’a offerte l’artiste noir le plus blanc du Mali m’a désinhibé au point d’aller inviter tous mes pères et mères musicaux, parfois inconsciemment, aujourd’hui en toute conscience avec ce parcours. - [An Awesome Wave](https://www.vivelaculture.com/an-awesome-wave/): Alt-J est un groupe anglais de rock indépendant formé en 2007 qui semble vouloir faire revivre certaines grandes heures du rock planant – voire progressif – des années soixante-dix, tout en étant bien d’aujourd’hui comme le prouvent son nom (une touche de clavier d’ordinateur) et son utilisation très moderne de l’électronique. Son premier album, An Awesome Wave, a été le succès surprise de l’année 2012, notamment auprès d’un jeune public qu’on n’attendait pas forcément sur ce terrain. Alternativement sombre, torturé et élégiaque, l’album se termine sur « Taro », une étonnante chanson racontant de façon cryptique la mort de Robert Capa et […] - [Le Temps des cerises](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-cerises/): Les aventures de Boro reporter photographe. Le personnage de Boro, reporter photographe juif hongrois dans le Paris des années trente, est ouvertement inspiré de Robert Capa, magnifiant ainsi à travers une fiction à clés le côté romantique et héroïque de la vie de ce dernier. Huit volumes des aventures de Boro sont parus à ce jour. Dans le premier, La dame de Berlin, il lutte contre la montée du nazisme armé de son seul Leica, tandis que dans le deuxième, probablement le meilleur, Le Temps des cerises, il immortalise les débuts de la guerre civile espagnole. À noter que ces […] - [Fenêtre sur cour](https://www.vivelaculture.com/fenetre-sur-cour/): Chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock dans lequel James Stewart interprète un photographe cloué sur une chaise roulante qui passe son temps à observer ses voisins et finit par soupçonner l’un d’eux de meurtre. Pour le scénario et les personnages (James Stewart et Grace Kelly qui interprète la fiancée du photographe), Hitchcock s’est inspiré de l’idylle entre Ingrid Bergman et Robert Capa, qu’il a pu observer sur le tournage d’un de ses films précédents, Les Enchaînés. Ingrid Bergman en était la star, et Robert Capa le photographe de plateau. L’équivalent pour ce dernier du fauteuil roulant ? - [Joris Ivens, cinéaste du monde vol. 2](https://www.vivelaculture.com/joris-ivens-cineaste-du-monde-vol-2/): Ce célèbre documentariste a croisé la route de Robert Capa à plusieurs reprises. Pendant la guerre d’Espagne bien entendu, où il tourne Terre d’Espagne, en 1937, un magnifique film en noir et blanc montrant à la fois les combats et la collectivisation des terres par les républicains, dont le commentaire est écrit et dit par Ernest Hemingway. Et pendant la guerre sino-japonaise, un autre grand conflit couvert par Capa, qui travaille cette fois comme premier assistant sur le film d’Ivens, Les 400 millions (1938). Ce cinéma comme on n’en fait plus vraiment, prenant, lent et majestueux, est un parfait complément […] - [Electric Arguments](https://www.vivelaculture.com/electric-arguments/): Depuis 1993, McCartney a enregistré trois albums avec Youth, ex-bassiste du groupe post-punk Killing Joke et producteur renommé (U2, Depeche Mode, The Verve…), sous le nom de The Fireman [le pompier]. L’ex-Beatles a toujours expérimenté en studio (dès 1966, à son initiative, le groupe utilise des bandes passées à l’envers, des boucles de son trafiqué et autres bricolages) et s’est mis à la musique électronique dès l’album McCartney II (1980), enregistré seul avec les synthétiseurs rudimentaires de l’époque. Avec Youth, il a aussi conçu en 2000 Liverpool Sound Collage, un montage mêlant ambiances de rue et vieilles bandes de l’époque […] - [Magritte, le jour et la nuit](https://www.vivelaculture.com/magritte-le-jour-et-la-nuit/): Jeune homme dans le coup (et fortuné) dans le Londres des années soixante, McCartney devient collectionneur d’art. C’est Robert Fraser, galeriste underground et marchand des pionniers du pop art (Peter Blake, Richard Hamilton) qui le branche alors sur l’œuvre du peintre belge (1898-1967), dont le surréalisme inspire beaucoup l’imagerie psychédélique de l’époque. Le musicien achète entre autres Le Jeu de mourre, peint en 1966. Un gros plan sur une pomme qui inspirera le nom et le logo d’Apple, la société créée par les Beatles en 1968. Ce film réalisé pour le musée Magritte, inauguré à Bruxelles en 2009, retrace la […] - [Axis : Bold As Love](https://www.vivelaculture.com/axis-bold-as-love/): En juin 1967, ayant renoncé à la scène, les Beatles déclinent une invitation à jouer à Monterey (Californie), le premier grand festival pop de ces années-là. Au passage, McCartney recommande aux organisateurs de programmer Jimi Hendrix. Ce premier concert aux États-Unis, qu’il termine en brûlant sa guitare, lancera pour de bon la carrière du guitariste américain venu un an plus tôt chercher fortune dans le Swinging London. Sur ce deuxième album écrit et enregistré en Angleterre, Hendrix se montre digne de ce parrainage. Lui qui vénérait les Beatles et a souvent repris leurs chansons est ici à leur école : expérimental […] - [Butchering the Beatles : A Headbashing Tribute](https://www.vivelaculture.com/butchering-the-beatles-a-headbashing-tribute/): On connaît l’héritage des Beatles du côté des groupes à la musique surproduite (d’Electric Light Orchestra à Coldplay) et des inconditionnels de la mélodie (la britpop de Blur, Oasis et autres dans les années quatre-vingt-dix). Mais bien des rockeurs purs, durs et brutaux s’en réclament aussi – c’était le cas de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana. On trouve ainsi, sur ce disque hommage dont le titre promet de « massacrer les Beatles », Lemmy Kilmister (le chanteur de Motörhead joue sur basse Rickenbacker, comme McCartney, et tient les Rolling Stones pour des mauviettes comparés aux Fab Four), d’autres hard rockeurs (Alice […] - [The Buddy Holly Collection](https://www.vivelaculture.com/the-buddy-holly-collection/): Adolescent des années cinquante, McCartney a pris de plein fouet la première vague rock’n’roll. Fan d’Elvis (il possède et utilise la contrebasse de Bill Black, musicien du jeune Presley) et de Little Richard, il vénère aussi l’auteur de « Peggy Sue », qu’il vit en concert lors d’une tournée anglaise en 1958. On doit à l’auteur-compositeur texan à la carrière éclair (révélé en 1957, mort dans un accident d’avion en 1959) le nom même des Beatles (« beetle » [scarabée], en hommage au groupe d’Holly, les Crickets) et surtout leur insistance à écrire leurs propres chansons, une rareté au début des années soixante. Propriétaire […] - [Don't You Rock Me Daddy-O](https://www.vivelaculture.com/dont-you-rock-me-daddy-o/): Avant le rock, les adolescents britanniques des années cinquante fomentaient leur propre révolution, le « skiffle », une musique endiablée inspirée du blues et de la country, jouée avec les moyens du bord : guitares acoustiques, percussions sur planches à laver et contrebasses à base de bassines et cordes à linge. John Lennon, George Harrison et Ringo Starr jouaient chacun dans un groupe de skiffle avant même que Paul McCartney ne les rencontre. Ce dernier n’a pas oublié le répertoire de l’époque, allant jusqu’à reprendre un morceau des Vipers, typiques du genre, sur l’album Run Devil Run en 1999. Et il continue à […] - [Many Years from Now](https://www.vivelaculture.com/many-years-from-now/): Tirée d’entretiens avec Barry Miles, figure du Londres underground des années soixante restée proche de l’ex-Beatles, cette biographie officielle a un passionnant parfum de règlement de comptes avec la figure légendaire de John Lennon. McCartney revendique sa part d’un certain nombre de chansons attribuées à son comparse, et s’emploie à corriger sa réputation de gentil Beatles spécialiste des chansonnettes sentimentales, racontant qu’il était, des quatre, le seul vraiment branché musique expérimentale et art contemporain, et même consommateur assidu de cocaïne à une époque où le reste du groupe s’en tenait au cannabis. - [Revolution in the Head](https://www.vivelaculture.com/revolution-in-the-head/): Enfin traduit en français, ce livre est une bible pour qui s’intéresse à l’histoire culturelle des années soixante. En plongeant dans l’œuvre des Beatles, chanson par chanson, ce critique britannique, mort en 2003, examine la portée musicale et sociale de la moindre note enregistrée par le célèbre groupe. Fan mais pas laudateur, il sait se montrer sévère avec l’auto-complaisance dont ses musiciens chéris ont parfois fait preuve. Au passage, il rétablit quelques vérités. On comprend ainsi que McCartney, réputé consensuel et conservateur face à un John Lennon écorché vif et avant-gardiste, était sans doute, dans le groupe, le plus avide […] - [New](https://www.vivelaculture.com/new/): Ces chansons n’auront sans doute jamais les honneurs de la scène : en tournée, McCartney se repose sur un best of de son répertoire familier et pioche rarement dans son travail postérieur à 1980. Dommage, car il fait toujours preuve de fraîcheur juvénile, d’un impressionnant éclectisme (avec ici des ambiances acoustiques aussi bien que des trouvailles electro ou des climats rock très plombés) et d’une profondeur inattendue. Amer quand il médite sur son passé confisqué par mille légendes (« Early Days »), terriblement inquiet quand il évoque sa relation amoureuse (« Scared »), l’ex-Beatles a encore beaucoup à offrir – dont pas mal de mélancolie. - [Les chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror/): « Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ». Ainsi commence Les Chants de Maldoror publié en 1869 sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont et qui fit un scandale. Une exaltation de la révolte adolescente et de la marginalité ; une ode aux ténèbres, au mal et à la sauvagerie pétrie d’humour noir, d’érotisme morbide et de mauvais esprit… Les Chants sont tout cela à la fois, Isidore Ducasse y bouleverse en […] - [Un Regard Moderne](https://www.vivelaculture.com/un-regard-moderne/): Au mitan des années 1970, le « commando graphique » Bazooka fait main basse sur la direction artistique du quotidien Libération où sa « dictature graphique » déclenche une guerre de tranchées au sein de la rédaction. Le groupuscule quitte alors le quotidien pour créer Un Regard Moderne, éphémère revue d’actualité redessinée qui cogne sur tout ce qui bouge de la société du spectacle à la propagande politique. Iconoclastes, ironiques, insolents, pile dans le jus d’une époque qui voyait naître le punk outre-Manche, les graphistes destroy de Bazooka ont capté l’énergie ambiante de la fin des années soixante-dix pour semer une pagaille de tous […] - [Word of mouth](https://www.vivelaculture.com/word-of-mouth/): Celui que l’on l’appelait « le barde de Salford » eut le culot de venir déclamer ses vers en première partie des Clash, Sex Pistols et autres Buzzcocks devant un parterre de jeunes punks qui n’en demandaient pas tant. Chantre de la working class et commentateur volontiers caustique de la vie politique britannique, déclamant fiévreusement son spoken-word en descendance directe de l’art beat d’Allen Ginsberg, le poète John Cooper Clarke réussit finalement le tour de force de s’imposer comme l’une des figures majeures de la scène punk. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces-2/): Greil Marcus amorce son essai en évoquant le dernier concert des Sex Pistols puis rembobine : les situationnistes, les lettristes, Dada, les surréalistes, Karl Marx, Saint-Just, les Chevaliers de la Table Ronde… Lipstick Traces est une plongée profonde dans les racines des mouvements contestataires radicaux du XXème siècle : une généalogie de l’insoumission, une histoire de rage, de résistance, de poésie, de désir, d’utopie, de fureur… Mais aussi une brillante réflexion sur le divertissement, la marchandisation, la société-spectacle… - [Le Festin nu](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu/): Il ne fallait pas trop se fier à son look de fossoyeur… Ou plutôt si : car Burroughs était définitivement « le plus sombre des trois anges de la Beat Generation ». A la fin des années 1950, l’écrivain s’attire les foudres de la censure américaine en publiant ce livre où se mêlent drogue, politique, homosexualité, orgies, hallucinations, délire paranoïaque retranscrits selon la technique du cut-up dont il fut l’inventeur. Violent, délétère, dépravé, Le Festin nu évoque le « virus humain », la déchéance, depuis la « chambre froide » de la toxicomanie. - [Punk Press](https://www.vivelaculture.com/punk-press/): L’histoire d’une révolution esthétique 1969-1979 Apparus sur la côte Est des Etats-Unis à la fin des années 1960, le mouvement punk traverse l’Atlantique en 1976 pour s’épanouir à Londres avant de contaminer la France. Musique bien sûr, mais aussi art, mode, idées… le mouvement punk essaime dans une quantité innombrable de fanzines édités à la sauvette dont la qualité première est une prose libre et une créativité sans entraves, à base de collages, découpages, photomontages et autres typographies artisanales. Une révolution esthétique entrée dans l’histoire de l’art du XXème siècle. - [For the whole world to see](https://www.vivelaculture.com/for-the-whole-world-to-see/): 1974. A Detroit, berceau de la Motown, trois frangins blacks, branchent leurs amplis dans la maison familiale et façonnent une brassée de chansons punk plus influencées par des gloires locales comme Alice Cooper, le MC5 ou les Stooges que par les productions du label de Berry Gordy. Les démos des frères Hackney restent à l’époque dans les cartons, les labels intéressés renonçant à sortir l’album devant le refus du groupe… de changer de nom. For the whole world to see ne sortira qu’en 2009 suivi de A band called Death, un documentaire sur l’histoire du groupe sorti en salle aux […] - [Hernani](https://www.vivelaculture.com/hernani/): En 1830, Victor Hugo écrit Hernani, une pièce dont le propos n’a rien de scandaleux mais dont la forme dynamite les conventions du théâtre classique. La levée de bouclier est immédiate et les représentations s’annoncent chahutées. A l’occasion de la première de la pièce, une colonne de jeunes gens hirsutes aux tenues excentriques menée par Alexandre Dumas, Théophile Gauthier et Gérard de Nerval vient faire la claque au théâtre pour faire face aux détracteurs de la pièce. L’armée romantique a le dernier mot. Hernani remporte une ovation. « Ce siège est la lutte de l’ancien monde et du nouveau monde, nous sommes […] - [Underground](https://www.vivelaculture.com/underground/): Qui mieux que Jean-François Bizot, chantre allumé, inspiré et hyperactif de la contreculture et documentariste de l’Underground tout terrain, pour retracer l’histoire des freaks, des beatniks, des drag-queens, des féministes, de la free press, du punk… En clair de tous ceux qui ont dit : non. Aussi bordélique que foisonnant et passionnant, le livre de Bizot prend le train de toutes les utopies en marche et raconte en creux les derniers feux d’une époque où soufflait le désordre et un vent de folie. Un passage de témoin pour « passer le poison d’une génération à une autre ». - [The New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/the-new-york-dolls/): Apparus en 1971 à New-York, ces drag-queens aux poses lascives, emmenées par le guitariste Johnny Thunders en guise de meneuse de revue débraillée, font partie des pionniers de la scène punk américaine. Avec une technique approximative, une poignée de titres exécutés pieds au plancher et une classe folle, ces dépositaires dépenaillés du glam-rock interpellent Malcom McLaren qui voient en eux le futur du rock’n’roll. Le manager ne parviendra pas à sauver le groupe mais il avait vu juste : les Dolls se séparent pour entrer dans la légende et le jeune McLaren part à Londres former les Sex Pistols. - [Les Chérubins électriques](https://www.vivelaculture.com/les-cherubins-electriques/): Paris, 1978. Une bande de jeunes gens chics se consument pour tromper l’ennui : défonce, picole, clubbing… Pour Philippe, l’un d’entre eux, un projet émerge : monter un groupe de rock ! Répétitions, concerts, enregistrement en studio et, comme une fatalité, le reste suit : picole, défonce, clubbing… En 1983, Guillaume Serp, chanteur du groupe post-punk Modern Guy, (un seul album, produit par John Cale) sort son unique roman qui narre les dérives de fils à papa désoeuvrés, livrés à l’ennui, à la nuit et à la dope. Une chronique mélancolique sur le tournant des années 1970/1980 à Paris. Guillaume Serp disparaîtra trois ans […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi/): Comète apparue à la fin du XIXème siècle, Alfred Jarry crée immédiatement le scandale avec Ubu roi, une pièce truffée de grossièretés et farcie de mots imaginaires qui, en tendant « un terrible miroir aux imbéciles » et en disant « merde aux assis », recelait une potentiel de subversion assez effrayant pour l’époque. L’auteur anticonformiste de César-Antéchrist, qui avait en outre un goût pour le blasphème, le juron et l’anarchie écrivait : «  Il est d’usage d’appeler monstre l’accord inaccoutumé d’éléments dissonants […]. J’appelle monstre toute originale inépuisable beauté. » - [Pink Flag](https://www.vivelaculture.com/pink-flag/): Associé à la première vague du punk anglais, Wire enregistre en 1977 ce premier album qui reste l’un des plus marquants de l’époque. Une salve nourrie de 21 titres tendus dont l’urgence n’a d’égal que la retenue : des déflagrations expédiées en moins de 3 minutes (dont deux titres de 28 secondes !) qui lorgnent autant du côté du Velvet Underground que des Sex Pistols, de la scène arty new-yorkaise que du chaos londonien, et qui donneront à la formation de Colin Newman son statut de groupe à part : car si Wire joue un punk-rock sous haute tension, leurs compositions sont […] - [Angry Brigade](https://www.vivelaculture.com/angry-brigade/): 1969. Notthing Hill s’embrase. Le nihilisme du mouvement punk se profile déjà. En Angleterre, une nébuleuse connue sous le nom de Angry Brigade, influencée par les écrits situationnistes et la lutte antifranquiste, se lance dans la guérilla urbaine. Pendant quatre ans, les Angry plastiquent des locaux symboles du pouvoir, jettent des cocktails Molotov sur des bâtiments liés à des intérêts espagnols et signent leurs interventions du nom de Butch Cassidy & The Sundance Kid. Les 25 attentats à la bombe qu’ils revendiquent ne font aucune victime. Leurs tracts séditieux incitent chacun à s’approprier leur signature : « Les Angry Brigades sont assis […] - [Ramones](https://www.vivelaculture.com/ramones/): Sorte de famille recomposée façon punk-rock, les Ramones écument les clubs new-yorkais pendant deux ans avant de produire leur premier album en 1976. 14 titres d’un minimalisme presque primitif : intenses, ultra-courts (moins de 2’30) et joués à tout vitesse. Un album simple et exaltant, stupide et grandiose qui précipitera les débuts du punk anglais. « Perché, drôle, effrayant et fou » s’enthousiasme alors le gourou de la BBC John Peel. - [Qui sommes nous ?](https://www.vivelaculture.com/qui-sommes-nous/): Comment ça marche ? Vivelaculture.com est un média qui propose des sélections de produits culturels en rapport avec un thème d’actualité que nous explorons pour proposer un éclairage différent, voire surprenant. Pour ce faire nous mélangeons les genres et les formats, les nouveautés et les classiques, des titres connus et d’autres à découvrir, le tout pour offrir un panorama culturel le plus varié possible. Nous sélectionnons aussi bien des éditions économiques que des grands formats, des livres audio, des mp3 ou des éditions collectors, mais les dates indiquées sont toujours celles de la première parution de l’œuvre dans son pays […] - [Nick Cave](https://www.vivelaculture.com/nick-cave/): Redécouvrez Nick Cave à l’occasion de son concert le 19 novembre au Zénith de Paris. - [Mutatis mutandis](https://www.vivelaculture.com/mutatis-mutandis/): Chanteuse inimitable, Juliette est une des rares de nos contemporaines à pouvoir se réclamer de Piaf sans faire sourire. Elle déclarait en 2005 à l’Express : « On n’écoutait pas du tout Piaf à la maison. Du coup, ma découverte de son répertoire est passée par un album de Catherine Ribeiro, Le Blues de Piaf. J’ai pensé, “Ça barde, comme voix !” À 19 ans, quand j’ai commencé à chanter dans les pianos-bars de Toulouse, j’ai repris les dix ou douze chansons de ce disque, “Mon manège à moi”, “L’Homme à la moto”, “Un monsieur me suit dans la rue”… » Juliette enregistrera « L’Homme […] - [Au bal de la chance](https://www.vivelaculture.com/au-bal-de-la-chance/): (préface de Jean Cocteau) Une autobiographie à prendre pour ce qu’elle est, soit une œuvre de commande, romancée et réécrite. Mais il s’agit tout de même de Piaf par elle-même. Totalement subjectif donc, et avec de belles omissions. Pour ne blesser personne à l’époque, il n’est par exemple fait aucune mention de son histoire d’amour avec Cerdan… C’est évidemment un peu énorme aujourd’hui ! C’est pourquoi cette nouvelle édition – le livre, publié en 1958, fut longtemps épuisé et non réédité – inclut des annotations visant à rétablir certains faits. - [Piaf, biographie](https://www.vivelaculture.com/piaf-biographie/): On ne compte plus les livres consacrés à Piaf. Il faut dire que sa vie constitue un sujet en or. Comme le disait Sacha Guitry : « Sa vie a été si triste qu’elle en est presque trop belle pour être vraie »… Raconter la vie d’Édith Piaf, c’est transmettre une légende aux épisodes flous, embellis au cours des années par des témoins directs, voire par Édith elle-même. Au milieu de ce déluge, cette biographie surnage : ouvrage complet, résultat d’un minutieux travail de journalisme, il essaie de démythifier certains événements, enquêtes à l’appui, et offre de précieuses annexes. De plus, l’amour porté à […] - [Le Chat bleu](https://www.vivelaculture.com/le-chat-bleu/): Après deux superbes albums de rock new-yorkais classe et nerveux – un peu trop rapidement associés au punk, époque oblige – Willy DeVille surprend tout le monde en partant enregistrer en France avec deux collaborateurs d’Édith Piaf, l’arrangeur Jean-Claude Petit et le compositeur Charles Dumont (à qui l’on doit notamment les chefs-d’œuvre « Non, je ne regrette rien » et « Mon Dieu »). DeVille voue une réelle passion à Piaf. L’album est magnifique mais la maison de disque refuse de le sortir aux États-Unis avec ce commentaire : « Tu es censé faire du punk et tu reviens en parlant d’Édith Piaf, avec un accordéon. » […] - [French Cancan](https://www.vivelaculture.com/french-cancan/): En 1954, Édith fait une apparition dans ce film mythique d’un monstre sacré du septième art, le cinéaste Jean Renoir. Pour raconter l’histoire du Moulin rouge, Renoir réunit autour de Jean Gabin, ami de Piaf, quelques fleurons de la chanson française de l’époque : Cora Vaucaire (qui interprète « La Complainte de la butte »), Patachou, André Claveau, Philippe Clay et Édith, qui tient le rôle de la chanteuse Eugénie Buffet. La même année, Piaf se fait remarquer dans le film d’un autre géant du cinéma : elle interprète la révolutionnaire qui chante « Ah ! Ça ira » dans Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry. - [Étoile sans lumière](https://www.vivelaculture.com/etoile-sans-lumiere/): En 1945 – année où elle écrit « La Vie en rose » – Piaf interprète son plus grand rôle au cinéma, dans Étoile sans lumière, écrit pour elle par Marcel Blistène : une vedette du cinéma muet risque de tout perdre avec l’arrivée du parlant car sa voix est mauvaise, mais son imprésario découvre une fille un peu naïve (Édith) qui possède une voix magnifique. La suite est une parabole sur le monde du show-business, ses trahisons, etc. Édith y tient le premier rôle aux côtés de Jules Berry, Serge Reggiani et… Yves Montand qu’elle a imposé à la production et au […] - [Live from the Bataclan](https://www.vivelaculture.com/live-from-the-bataclan/): En 1993, la surprise fut grande de voir un chanteur américain proposer, sur son premier disque de quatre titres, une reprise – sublime – d’Édith Piaf. D’autant qu’il s’agissait d’une chanson de la première période de sa carrière, « Je n’en connais pas la fin », enregistrée en 1939. Ceci impliquait une véritable connaissance de l’œuvre de Piaf : « J’ai découvert Piaf à l’école […]. Elle m’a immédiatement terrassé, mais curieusement elle m’était de plus en plus nécessaire avec l’âge. À 22 ans, je ne pouvais plus me passer de Piaf. Ça dépassait totalement la raison. » Le 11 février 1995, pour son deuxième […] - [Sur ma vie](https://www.vivelaculture.com/sur-ma-vie/): Dès 1947 et pendant de longues années, Charles Aznavour vivra dans l’ombre de Piaf, tour à tour bouffon, homme à tout faire, présentateur, souffre-douleur (elle l’appelait le « petit génie con »), mais aussi parolier, confident, etc. Une entrée dans la carrière par la petite porte, mais qui lui permettra d’emmagasiner une expérience inégalable. Il aura aussi l’immense originalité de ne jamais être un « Monsieur Piaf » : « Charles, devenir mon amant ? Vous n’y pensez pas ? Entre nous, ce serait de l’inceste ! » En 1951, Piaf enregistrera enfin plusieurs de ses chansons, dont les futurs classiques « Plus bleu que tes yeux », « Jezebel » et […] - [Lili Marlène - The best of Marlène Dietrich](https://www.vivelaculture.com/lili-marlene-the-best-of-marlene-dietrich/): Marlène Dietrich et Édith Piaf se rencontrent à New York en 1948 et deviennent amies pour la vie. Marlène sera la confidente et la complice d’Édith. Star légendaire de films mythiques comme L’Ange bleu ou Shanghaï Express, Marlène Dietrich est également une grande chanteuse à la voix impressionnante et au répertoire de grande qualité (notamment grâce à sa longue collaboration avec l’immense Burt Bacharach). Sa version de « La Vie en rose », outre une évidence – elle a assisté à la création de cette chanson –, est un véritable must. - [Jean Cocteau, Le Bel Indifférent](https://www.vivelaculture.com/jean-cocteau-le-bel-indifferent/): Tout semblait séparer la gosse des rues du poète aux multiples talents. Une amitié les unira pourtant pendant vingt ans, jusqu’à leur mort, le même jour ! Cocteau aura tout juste le temps de rendre hommage à Piaf avant de s’éteindre (Le Parisien titrera : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau »). Piaf fascine Cocteau, qui lui écrit en une nuit Le Bel Indifférent, monologue en un acte créé aux Bouffes-Parisiens en 1940. Ce sera un immense succès, salué par l’auteur lui-même : « Piaf souffre, s’agite, se brise, nous émeut et nous oblige à éclater de rire. Parler seul en scène, une […] - [Lady Day, The Very Best of Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/lady-day-the-very-best-of-billie-holiday/): Avec Billie Holiday, comme avec Piaf, on est transporté dans un autre monde. Le parallèle entre ces deux chanteuses extraterrestres va bien au-delà des similitudes de leurs vies souvent tragiques ou d’un titre en commun, « Mon homme » (« My Man »), créé à l’origine pour Mistinguett… Leurs voix, qui se jouent des barrières de la langue, les placent tout là-haut, au firmament des chanteurs d’exception, ceux qui provoquent chez l’auditeur un frisson et une émotion incomparables et irréfléchis. La démonstration se passe de mots, il suffit d’écouter dans la foulée « Don’t Explain » et « Je t’ai dans la peau »… - [Leiber & Stoller Story, Vol.1](https://www.vivelaculture.com/leiber-stoller-story-vol-1/): En 1955, au milieu de son séjour de quatorze mois aux États-Unis, Piaf fait adapter une chanson de rhythm’n’blues du célèbre tandem d’auteurs-compositeurs Leiber et Stoller, « Black Denim Trousers and Motorcycle Boots », qui va devenir l’un de ses plus grands succès, le fameux « L’Homme à la moto ». Au même moment, le futur « King » du rock’n’roll obtient ses premiers grands succès avec des chansons de… Leiber et Stoller. Preuve qu’Elvis Presley et Édith Piaf avaient plus de choses en commun que leurs initiales… - [Les Chansons du trottoir](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-du-trottoir/): Avant de devenir, vers la fin des années quarante, LA chanteuse, celle qu’on ne comparera plus à personne, Piaf était une chanteuse de rue, « parigote », ancrée dans la tradition de la chanson réaliste, où s’illustraient alors des vedettes comme Damia, Fréhel, Marie Dubas, Berthe Sylva ou Lucienne Boyer. Ses premiers disques (tels « Les Mômes de la cloche » en 1935) s’inscrivent dans cette lignée de chansons réalistes aux titres évocateurs : « L’Hôtel des amours faciles », « La Boîte à matelots », « Je vends de l’amour »… Un univers étouffant, axé sur la souffrance et le malheur des femmes, dont elle s’extraira rapidement, notamment grâce à […] - [Piaf au Carnegie Hall](https://www.vivelaculture.com/piaf-au-carnegie-hall/): Les débuts d’Édith Piaf aux États-Unis ne furent pas évidents : les Américains attendaient une Parisienne grande, belle et sophistiquée, et ils virent débarquer une toute petite bonne femme tragique et terriblement populaire, au sens propre, munie d’une voix à faire trembler le monde entier, même quand celui-ci ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle racontait. Et ils tombèrent sous le charme. L’apothéose eut lieu le 4 janvier 1956 au Carnegie Hall, la mythique salle new-yorkaise. Ce concert fut un triomphe, ponctué par une standing ovation interminable. Piaf réitéra l’exploit au même endroit le 13 janvier 1957 avec ce […] - [Édith Piaf, une Môme en or](https://www.vivelaculture.com/edith-piaf-une-mome-en-or/): Un documentaire inédit, un célèbre biopic et une compilation de ses succès : trois façons de découvrir Édith Piaf proposées par ce luxueux coffret de deux DVD et deux CD. Piaf intime s’articule autour de films super 8 tournés par Marc Bonel, l’accordéoniste de Piaf qui l’accompagna de 1945 jusqu’à la fin : on y découvre une chanteuse radieuse, espiègle et pleine de vie, loin des clichés de l’artiste tourmentée et malheureuse qu’on nous ressert trop souvent. La Môme, le film d’Olivier Dahan qui valut un Oscar à Marion Cotillard, réussit à être tout à la fois glamour, personnel et historiquement juste. […] - [Manifeste du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme/): En 1938, André Breton se rend au Mexique où il rencontre le couple Kahlo-Rivera. Fasciné par les peintures de Frida, Breton écrit : « L’art de Frida Kahlo est un ruban autour d’une bombe. » L’année suivante, c’est au tour de Frida de se rendre en France. Accueillie par Breton, elle rencontre la fine fleur des artistes de l’époque, Kandinsky, Picasso, Miró, Ernst, Duchamp… qui l’invitent à rejoindre leur cénacle. Frida décline : « J’aimerais mieux m’asseoir par terre sur le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d’avoir quoi que ce soit à voir avec cette clique. » - [Néfertiti la Parfaite](https://www.vivelaculture.com/nefertiti-la-parfaite/): Dans certains de ses portraits dédoublés, Frida scinde son visage en deux, la seconde moitié de son portrait étant représentée par la reine Néfertiti, parfois aux côtés de son époux Diego Rivera lui-même représenté en Akhenaton. Sur un dessin, la reine égyptienne porte même l’enfant que le couple n’aura jamais. Frida louait la beauté de « la reine parfaite » qu’elle tenait pour « une femme libérée et une intelligente collaboratrice de son mari ». Une femme dont l’influence dépassera celle de son époux. Comme ce sera le cas, en Europe au moins, pour Frida Kahlo et son œuvre. - [Diego et Frida](https://www.vivelaculture.com/diego-et-frida/): Lorsque Frida annonce son intention d’épouser Diego Rivera, le plus célèbre des fresquistes mexicains, la nouvelle est accueillie avec scepticisme. Celui que l’on surnomme « le Picasso des Amériques » a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation de collectionneur de femmes, c’est aussi un communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à s’emparer du pouvoir… Entre le peintre révolutionnaire et la pasionaria éprise de politique, la passion sera totale. - [Sous le volcan](https://www.vivelaculture.com/sous-le-volcan/): Sur le rivage d’un Mexique omniprésent, l’ex-consul britannique Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, passions et mescal lui dévorent l’âme… Yvonne, son épouse, est revenue mais les dés sont déjà jetés. Lowry s’inspire de sa vie de couple tourmentée pour signer un livre extraordinaire sur l’impossibilité amoureuse, la perte, la descente aux enfers d’une âme égarée de la vraie route : « Il me reste pour toi tout l’amour du monde, mais cet amour me paraît si loin de moi, et si étrange aussi, je pourrais prétendre l’entendre, un bruit sourd et un sanglot, mais loin, très loin, un […] - [Tina Modotti](https://www.vivelaculture.com/tina-modotti/): Photographe, star du cinéma muet dans le Hollywood des années vingt, mais aussi militante exaltée, Tina Modotti plaque tout pour s’impliquer dans les luttes politiques du siècle dernier. Du Mexique révolutionnaire à la Russie stalinienne en passant par son engagement durant la guerre civile espagnole, elle croisera quelques-unes des grandes figures de son temps : Vladimir Maïakovski, Pablo Neruda, Edward Weston, John Dos Passos… et Frida Kahlo qu’elle présentera à Diego Rivera. Le remarquable roman graphique d’Ángel de la Calle est le portrait d’une femme au destin hors norme, servi par une magnifique préface de Paco Ignacio Taibo II. - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele-2/): On retrouve chez Egon Schiele et chez Frida Kahlo le même goût pour l’autoportrait, la même quête d’identité, la même fascination pour la précarité du corps humain… Le peintre autrichien a peint une centaine d’autoportraits, se représentant souvent nu et torturé. Des tableaux tourmentés qui provoquent le regard, dérangent les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à l’érotisme, la sexualité, la mort, la souffrance… - [Lhasa](https://www.vivelaculture.com/lhasa/): Dans le premier album de Lhasa paru en 1997, la défunte chanteuse américano-mexicaine inventait un étrange blues déraciné, ponctué de rythmes mexicains des années trente et quarante, de motifs tziganes et d’échos klezmer. Un folklore proche de la lamentation qui évoquait la figure légendaire de la Llorona qui venait hanter les rues de Mexico de ses sanglots et dont Frida Kahlo proposa une série de représentations dans ses tableaux. - [Frida](https://www.vivelaculture.com/frida/): En 2002, Salma Hayek prête ses traits à Frida Kahlo pour un biopic qui raconte la vie tourmentée de l’artiste depuis ses années d’étudiante à ses derniers jours, en passant par sa poliomyélite, son accident, son engagement politique, sa rencontre puis son mariage orageux et passionnel avec le peintre Diego Rivera ou encore sa liaison secrète avec Léon Trotski… De nombreuses références aux tableaux de celle que Carlos Fuentes comparait à une icône aztèque sont présentes dans la mise en scène de Julie Taymor tandis que l’interprétation tout en densité de Salma Hayek lui valut d’être nominée à l’Oscar de […] - [Leonora](https://www.vivelaculture.com/leonora/): Une évocation de l’incandescente aventure artistique et de la vie non moins exaltante de Leonora Carrington, peintre surréaliste et romancière d’origine britannique qui s’installe a Paris à 20 ans, y fréquente Breton, Picasso, Duchamp, etc., avant de gagner l’Espagne lorsque Max Ernst, son compagnon, est envoyé en camp de concentration. Après avoir été internée dans un asile à Santander, puis être parvenue à s’enfuir, on retrouve « La Fiancée du vent » à Lisbonne, New York puis Mexico où elle continue à peindre et à écrire avec le même élan et se lie d’amitié avec Octavio Paz et Frida Kahlo. Cette dernière […] - [L’homme qui aimait les chiens](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-aimait-les-chiens/): À ma gauche, Léon Trotski : héros de la révolution russe exilé au Mexique où il fut accueilli par Frida Kahlo et Diego Rivera. À la gauche de ma gauche, Ramón Mercader, jeune républicain espagnol embrigadé par les communistes. Leonardo Padura suit les trajectoires des deux hommes jusqu’à ce que leurs destins se croisent pour une issue fatale. « J’ai voulu me servir de l’histoire de l’assassinat de Trotski pour réfléchir à la perversion de la grande utopie du XXème siècle, ce processus où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre […] - [Malinche, l’Indienne](https://www.vivelaculture.com/malinche-lindienne/): La Malinche est un personnage historique de la conquête espagnole et son histoire est édifiante. Vendue par sa mère à des Indiens qui la revendent à leur tour aux colons espagnols, elle devient l’interprète, la confidente et la maîtresse du conquistador Hernán Cortés et, bientôt, la mère du premier mestizo de l’Histoire. Dans un tableau intitulé La Mascara, Frida Kahlo s’identifie à la Malinche en revêtant le masque de celle que les mexicains considèrent comme la plus grande prostituée de l’histoire. De ses yeux s’échappent des larmes… - [Somos](https://www.vivelaculture.com/somos/): Elle chantait dans le film La Fleur de mon secret de Pedro Almodóvar qui la comparait à Édith Piaf… Dans son pays, sa réputation était équivalente. Disparue l’année dernière à l’âge de 93 ans, Chavela Vargas avait d’abord été chanteuse de rues avant de devenir l’une des artistes les plus populaires du Mexique. Amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, « La Dame au poncho rouge » a enregistré plus de quatre-vingts albums en cinquante ans. En 2002, elle faisait également une apparition dans le film Frida de Julie Taymor… - [Pancho Villa, le roman d’une vie](https://www.vivelaculture.com/pancho-villa-le-roman-dune-vie/): S’il fut, selon la version officielle, victime d’un piège tendu par ses adversaires et exécuté, Pancho Villa serait finalement parvenu à s’échapper à en croire l’une des innombrables légendes qui courent à son sujet. Confronté au manque de fiabilité des témoignages sur les différents épisodes de la vie du révolutionnaire, Paco Ignacio Taibo II, revendiquant sa fascination pour son sujet, s’efforce de « tendre l’oreille au cœur de cette rumeur immense et interminable » pour dégager le portrait d’un héros qui fascina tous les enfants de la révolution. Lien Vidéo - [Diego Rivera](https://www.vivelaculture.com/diego-rivera/): Après plus d’une dizaine d’années passées en Europe – et notamment à Paris où il fréquente Picasso, Matisse, Modigliani… –, Diego Rivera regagne le Mexique après la révolution et y réalise ses premières peintures murales. Irriguées de ses idéaux communistes et de « mexicanité », ses fresques monumentales deviennent bientôt les instruments de propagande du gouvernement post-révolutionnaire. En 1928, il rencontre Frida, peintre mais aussi militante communiste et féministe, avec laquelle il entretiendra une relation aussi frénétique qu’électrique. - [Frida Kahlo par Frida Kahlo](https://www.vivelaculture.com/frida-kahlo-par-frida-kahlo/): Ce recueil de textes, composé surtout de lettres signées de la main de Frida Kahlo déroule les pensées de Frida et suit le cours de sa vie, avec notamment des extraits de la correspondance qu’elle entretenait avec le peintre Diego Rivera. La douleur physique, son rapport à la peinture, son engagement politique et ses rencontres nourrissent par ailleurs ce recueil où l’écriture de Frida fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l’on sait de sa personnalité et de son fameux tempérament, avec notamment des pages trempées dans l’acide à l’évocation des surréalistes ou des […] - [Mon histoire](https://www.vivelaculture.com/mon-histoire/): En juillet 1985, photographié le visage décharné par le syndrome de Kaposi, Rock Hudson se voit forcé de révéler, par l’intermédiaire de son attaché de presse, qu’il est atteint du sida. Une annonce qui tient immédiatement lieu de coming out, tant la maladie est à l’époque systématiquement associée à la communauté gay. De son vivant, celui qui était le fantasme ultime de ces dames a pourtant toujours nié son homosexualité, répondant ainsi aux diktats de l’époque. Comme un certain Liberace… dont il était l’amant. - [Las Vegas Parano](https://www.vivelaculture.com/las-vegas-parano/): Récit déjanté d’une quête du rêve américain sous l’influence de la prise répétée de substances tous azimuts (bourbon, joints, coke, poppers…), Las Vegas Parano, récit du journaliste « gonzo » Hunter S. Thompson, était à l’origine un reportage livré en épisodes dans le magazine Rolling Stone. C’est devenu un classique de la littérature US : un objet psyché, planant, foutraque, sauvage… réactivé en 1998 par l’adaptation éponyme de Terry Gilliam au cinéma. - [Versailles](https://www.vivelaculture.com/versailles/): Jeff Koons : ses Balloon Dogs, ses bibelots rococo, ses souvenirs de bazar ou encore son bouquet de tulipes récemment exposé à Las Vegas… L’artiste américain a fait son chemin dans le monde de l’art sans se soucier des arbitres des élégances. Il s’est affirmé dans un style néo-pop fétichiste qui évoque Warhol et dans un autre registre… Liberace, autre homme libre, affranchi du regard des autres, qui voulait quant à lui démocratiser la musique classique dans l’univers non moins impitoyable du spectacle. - [Lost Vegas](https://www.vivelaculture.com/lost-vegas/): Derrière les néons fluos des casinos de Las Vegas, se cache l’autre visage de la ville : celui des parieurs prêts à tout, des losers suicidaires, des prostituées défoncées et des matins blêmes dans les quartiers glauques. Dans Lost Vegas, le journaliste américain Paul McGuire raconte les arrière-cuisines du gaming business, les filouteries des croupiers et la réalité sordide d’une ville qui révèle plus qu’aucune autre la misère humaine. - [Goodbye Yellow Brick Road](https://www.vivelaculture.com/goodbye-yellow-brick-road/): Dans les années cinquante, le show télévisé de Liberace devient si populaire auprès de la ménagère américaine de plus de 50 ans que le programme est exporté au Royaume-Uni. Là, Liberace ne tarde pas à devenir une vedette et à être repéré par un gamin qui en fait à la fois son héros et son modèle… Elton John. L’anglais se perfectionne à la pratique du piano, joue dans les pubs, s’invente un personnage excentrique aux tenues exubérantes et, comme son idole, devient célèbre des deux côtés de l’Atlantique avec l’album Goodbye Yellow Brick Road en 1973… - [Les pas effacés](https://www.vivelaculture.com/les-pas-effaces/): Il a, dit-on, inspiré le personnage de Des Esseintes à Huysmans dans À rebours et le Baron de Charlus à Proust dans À la recherche du temps perdu. Surnommé « le professeur de beauté », Robert de Montesquiou ne se contentait pas d’être le mécène de l’avant-garde de son époque. C’était aussi un auteur raffiné dont Les Pas effacés, ses mémoires, réunissent, comme dans un salon mondain, une constellation d’artistes de la période dite « décadente » : Proust, Huysmans, Verlaine, Mirbeau, Louÿs, etc… - [A Selection Of his US Victor Recordings](https://www.vivelaculture.com/a-selection-of-his-us-victor-recordings/): Liberace commence à jouer du piano dès l’âge de 4 ans. Encouragé par son père, il multiplie dès lors les cours particuliers. À 8 ans, il rencontre son idole, le pianiste polonais Ignacy Paderewski, d’origine polonaise comme lui, après un concert : « J’ai été saisi par la joie de voir ce virtuose jouer. Mon rêve était de suivre ses pas. Poussé par l’ambition, j’ai commencé à jouer avec une plus grande ferveur », explique-t-il dans sa biographie Liberace : An American Boy. - [Dino](https://www.vivelaculture.com/dino/): Crooner, acteur, star, playboy accompagné des plus belles femmes du monde… Dean Martin était certes l’incarnation du rêve américain, mais il était aussi un poivrot invétéré, une petite frappe, toujours prêt à se fourrer dans les mauvais coups, un homme trouble qui fraie avec la mafia et semble tout droit sorti du Goodfellas de Scorsese. La passionnante bio (non autorisée) de Nick Tosches passe derrière les feux de la rampe pour percer une partie du mystère de cet immigré italien qui vivait son statut de maître du monde avec une suprême indifférence. - [Sunset Boulevard](https://www.vivelaculture.com/sunset-boulevard/): Joe Gillis, jeune scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété où Norma Desmond, une ancienne actrice du muet, vit recluse. Celle-ci lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l’écran. Une relation complexe s’installe alors entre eux. « J’aime le côté Sunset Boulevard de Liberace et Scott : le vieux, le jeune ; le puissant, l’obscur. Avec un peu de paillettes pour pimenter le tout », expliquait Soderbergh à la sortie de Ma vie avec Liberace. - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino/): Dans les années soixante-dix à Las Vegas, Ace Rothstein, dirige d’une main de fer l’un des casinos les plus prospères de la ville. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l’arnaque d’une insolente beauté. Amoureux, il baisse la garde, l’épouse et lui fait un enfant. C’est alors que ses ennuis vont commencer… En 1995, Scorsese délocalise la mafia à Las Vegas pour un thriller noir comme l’encre qui s’apparente à une métaphore de la cité des péchés : à la fin, pas d’issue possible… - [That's the Way it Is](https://www.vivelaculture.com/thats-the-way-it-is/): En 1969, après plusieurs années consacrées au cinéma, Elvis retourne sur scène pour relancer sa carrière de chanteur. De 1969 à 1976, il donne près de six cents concerts à guichets fermés à Las Vegas. Entre juillet et août 1970, pour sa troisième saison dans la cité des péchés, plusieurs répétions et concerts du King sont filmés pour les besoins du documentaire That’s the Way it Is. C’est l’une des dernières occasions d’admirer une idole qui va bientôt perdre de sa superbe… - [Rock Dreams](https://www.vivelaculture.com/rock-dreams/): Disparu en 2008, le graphiste belge Guy Peellaert détournait et recomposait la réalité autour de figures marquantes des années pop : les Beatles, Ray Charles, Elvis, Dylan, Hendrix, Phil Spector, Mick Jagger, Lou Reed, Alice Cooper… Dans Rock Dreams, ils étaient tous là… sans y être vraiment, icônes de légende plantées dans les décors d’une Amérique imaginaire, entre clichés kitsch, mythe et réalité. Une série de cent vingt-cinq planches travaillées à l’aérographe suffisamment fascinantes pour susciter des sons, des images, comme une machine à rêves où projeter ses fantasmes d’adolescent éternel… - [Destination Graceland](https://www.vivelaculture.com/destination-graceland/): À leur sortie de prison, Michael Zane et son codétenu Thomas Murphy, persuadé d’être le fils naturel d’Elvis Presley, se mettent en tête de vider les coffres du casino Riviera de Las Vegas. Une convention de fans d’Elvis se déroulant justement sur place, le parfait déguisement pour passer inaperçu parmi la foule d’aficionados est celui du King… Entre thriller sanguinolent et comédie très à l’ouest, Destination Graceland est au final un ovni assez rock’n’roll, avec Kevin Costner, Kevin Russell, Christian Slater et … Paul Anka, ami et rival du « vrai » Elvis. - [Sinatra at the Sands](https://www.vivelaculture.com/sinatra-at-the-sands/): Enregistré entre janvier et février 1966 dans le plus grand casino-hôtel de Las Vegas (le défunt Sands, où Sinatra avait déjà tourné L’Inconnu de Las Vegas avec le Rat Pack au grand complet), Sinatra at the Sands est un enregistrement essentiel du crooner d’Hoboken. Un album légendaire enregistré avec l’orchestre de Count Basie, dirigé par Quincy Jones et gorgé de classiques à tomber à la renverse (« Come Fly With Me », « I Got You Under My Skin », « It Was a Very Good Year »…) - [Ma vie avec Liberace](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-avec-liberace/): Un jour de l’été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le biopic de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson… - [Les Américains](https://www.vivelaculture.com/les-americains/): En 1955, Robert Frank entame un road trip qui le voit parcourir les quarante-huit États américains au volant d’une vieille voiture d’occasion. Inégalités sociales, ségrégation des Noirs, fascination pour l’argent, culte des apparences… Le photographe capture avec génie, mais aussi avec une certaine tristesse, l’envers du rêve américain. « Je ne pensais pas qu’on pouvait prendre en photo des choses que les mots décriraient beaucoup moins bien, dans leur intégrale splendeur de visible », écrivait Jack Kerouac à propos du travail de son ami pour lequel il écrivit les textes de Pull My Daisy. - [The Complete Works](https://www.vivelaculture.com/the-complete-works/): On l’appelait l’« Ange noir du rock’n’roll » – un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui inspira Bowie, Hendrix ou encore le Legendary Stardust Cowboy. Son principal succès, « Brand New Cadillac » (1959), fut repris par Clash sur l’album London Calling et Joe Strummer interpréta même le rôle d’un aviateur nommé Vince Taylor au cinéma, sous la direction de F.J. Ossang. « Vince Taylor fut à l’origine du rock’n’roll britannique. Avant lui, il n’y avait rien. Son apparition fut pour nous miraculeuse », déclara Strummer. - [The Crack](https://www.vivelaculture.com/the-crack/): Sorti la même année que le deuxième album des Clash (Give ‘Em Enough Rope, 1978), c’est l’une des plus belles illustrations de ce croisement entre le punk rock, le reggae et le dub qui agitent la scène londonienne à la fin des années soixante-dix. Avec quelques hits comme « Babylon’s Burning » ou « Jah War », les Ruts découvrent le haut des charts et se posent parmi les principaux espoirs de la scène anglaise, mais le groupe sera brisé dans son élan par la mort du chanteur Malcom Owen en 1980. - [Mali Music](https://www.vivelaculture.com/mali-music/): En 2000, Damon Albarn met entre parenthèses ses projets Blur et Gorillaz pour s’envoler à Bamako où il collabore avec la fine fleur des musiciens du cru. Mali Music ressemble à un carnet de voyage, rythmé par les ballades et les rencontres – de Toumani Diabaté à Lobi Traoré en passant par Afel Bocoum… Une escale africaine qui ne restera pas sans suite puisque Albarn produira bientôt Amadou & Mariam, toujours au Mali, puis repartira une dizaine d’années plus tard à Kinshasa pour enregistrer l’album Kinshasa One Two. - [Sammy et Rosie s’envoient en l’air](https://www.vivelaculture.com/sammy-et-rosie-senvoient-en-lair/): Sammy et Rosie vivent dans un quartier populaire de Londres où ils reçoivent la visite du père de Sammy, Rafi, un ancien militaire indien de retour du Pakistan. Celui-ci retrouve Alice, son amour de jeunesse, et une ville où tout semble avoir changé… Sur un scénario d’Hanif Kureishi et sur fond d’émeutes urbaines à Brixton – période Margaret Thatcher –, Stephen Frears filme les rapports interraciaux dans un pays en pleine mutation. - [Kick Out the Jams](https://www.vivelaculture.com/kick-out-the-jams/): Un an après les insurrections des ghettos noirs de Detroit en 1967, le MC5 enregistre son premier album live au Grande Ballroom de Detroit. Un brûlot furieux, sans concession, où le groupe multiplie les appels à la révolution et fait notamment l’apologie des snipers Black Panthers qui tiraient contre les forces de l’ordre pendant les émeutes… Dix ans avant la naissance des Clash, l’esprit punk soufflait déjà sur Motor City. - [Pura vida](https://www.vivelaculture.com/pura-vida/): À la fois roman, chronique et journal de voyage, Pura Vida tourne autour de la vie et de la mort d’un aventurier américain du XIXème siècle, William Walker, éphémère président du Nicaragua qui finira fusillé sur une plage hondurienne. De l’assassinat d’Augusto Sandino par le premier des Somoza en 1934 à la chute des sandinistes à la fin du XXème siècle, en passant par Simon Bolivar et le Che, ce sont deux siècles de révolutions latino-américaines que Patrick Deville parcourt dans Pura Vida… - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash-2/): Londres, 1977. En pleine explosion punk, un DJ rasta dénommé Don Letts s’impose comme un des artisans des métissages musicaux à venir en mixant du reggae dub entre les sets des Clash ou de Generation X. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, documentariste du mouvement punk, Don Letts explore aussi les débuts de la contre-culture hip-hop new-yorkaise, puis forme en 1984 le groupe Big Audio Dynamite aux côtés de Mick Jones des Clash. Des rues de Brixton aux boutiques de King’s Road en passant par les ghettos du South Bronx, cette étonnante autobiographie raconte son […] - [Forces of Victory](https://www.vivelaculture.com/forces-of-victory/): En 1978, le poète et militant d’origine jamaïcaine Linton Kwesi Johnson sort l’incandescent Forces of Victory dont le succès lui permet de partager ses idées socialistes, proches des Black Panthers, avec un public plus large alors chauffé par la politique menée par Margaret Thatcher. Né en Jamaïque en 1952, Linton Kwesi Johnson arrive avec sa famille à Londres au début des années soixante et, après des études de sociologie et un premier recueil de poésies publié en 1974, devient un militant de la cause noire en Angleterre. Sur scène et sur disques, avec son complice Dennis Bovell derrière la console, […] - [Docteur Chance](https://www.vivelaculture.com/docteur-chance/): Un couple en cavale trace la route poursuivi par des agents secrets, des gangsters et tout ce qu’on voudra bien imaginer, pour finir par se retrouver projeté dans le ciel, dans un avion piloté par un dénommé Vince Taylor, interprété par le Clash Joe Strummer… Poète, chanteur au sein du groupe Messageros Killers Boys et cinéaste à l’esthétique new wave très marquée par l’expressionisme, le baroudeur F.J. Ossang débarque au nord du Chili en 1996 pour tourner ce road-movie halluciné qui ne ressemble pas à grand chose de répertorié dans le cinéma moderne. - [Hommage à la Catalogne](https://www.vivelaculture.com/hommage-a-la-catalogne/): Fin 1936, tandis que la guerre d’Espagne fait rage, Georges Orwell rejoint Barcelone où il s’engage auprès des milices du POUM, une organisation révolutionnaire marxiste qui combat les troupes franquistes. Là, il découvre avec ferveur l’utopie d’une société égalitaire qui dépasse d’abord toutes ses espérances avant d’assister, impuissant, à la corruption des idéaux révolutionnaires sous l’impulsion de la propagande stalinienne. « Tout ce que j’ai écrit de sérieux depuis 1936 a été écrit contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique », écrira à son retour de Catalogne le héros de Joe Strummer. - [If...](https://www.vivelaculture.com/if/): Soumis à une discipline de fer et obligés de subir les brimades d’élèves plus anciens, des pensionnaires d’un collège sélect de l’Angleterre des années soixante choisissent de se rebeller dans un ahurissant déferlement de violence le jour de la remise des diplômes. Cofondateur du Free Cinema au début des années soixante, Lindsay Anderson n’y est pas allé de main morte avec ce film sorti en 1968. Un hommage au Zéro de conduite de Jean Vigo qui mêle ultraviolence, satire du système éducatif anglais, appel à la rébellion et homosexualité. - [The Message](https://www.vivelaculture.com/the-message/): Au printemps 1981, les Clash jouent, presque sans prévenir, quinze jours au Bonds, un club de Times Square où les places sont prises d’assaut. Pour se faire plaisir, Strummer et les siens invitent chaque soir une première partie différente : The Fall, les Dead Kennedys, Lee « Scratch » Perry… et Grand Master Flash, grand inventeur du « turntablism » qui vient d’inspirer aux Clash « The Magnificent Seven », la toute première incursion d’un groupe de rock sur le terrain du hip-hop. - [Metal Box](https://www.vivelaculture.com/metal-box/): Dès 1978, suite à la dissolution des Sex Pistols, Johnny « Rotten » Lydon approche Jah Wobble et l’ancien Clash, Keith Levene, avec lesquels il va créer PiL. Après First Issue, un premier album remarqué, la formation sort Metal Box – trois maxi 45t dans une boite métallique – qui est considéré comme l’un des albums les plus importants de la période post-punk. Une production hypnotique marquée par les incantations hallucinées de John Lydon, la basse dub incroyablement profonde de Jah Wobble et le jeu de guitare abrasif de Levene. Un album inclassable, aujourd’hui encore sans équivalent. - [The Clash](https://www.vivelaculture.com/the-clash/): En juillet 1976, les Clash jouent en première partie des Sex Pistols à Sheffield. Un journaliste du NME écrit : « Les Clash sont le genre de groupe de garage qui devraient rapidement retourner dans leur garage, de préférence avec la porte fermée et le moteur en marche. » Le groupe répond avec « Garageland », un titre qui figure sur son premier album éponyme. C’est une déflagration dans le paysage musical de l’époque, un diamant brut gorgé de classiques tranchants qui concassent déjà punk, reggae et rockabilly, tandis que les textes rageurs appellent à l’émeute. Un album irréductible. - [Trespass, anthologie du street art](https://www.vivelaculture.com/trespass-anthologie-du-street-art/): En 1912, Georges Braque amorce l’aventure des « papiers collés » en introduisant dans ses œuvres de nouveaux éléments (sable, fragments de papier, cendres de cigarette, déchets, épingles, lettrages, etc.) et en utilisant des pochoirs. « On peut peindre avec ce que l’on voudra… » Sans le savoir, il préfigure l’art brut d’un Dubuffet, mais aussi l’art urbain, qui se développera au XXème siècle, de l’affichage de rue illicite… jusqu’à l’accrochage du street art dans les musées. Trespass, histoire de l’art urbain fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires : Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Banksy, […] - [L’Estaque : Cézanne-Braque](https://www.vivelaculture.com/lestaque-cezanne-braque/): L’Estaque… Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu’une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso. - [Les Peintres cubistes](https://www.vivelaculture.com/les-peintres-cubistes/): Apollinaire est l’un des premiers à défendre les peintres cubistes. En 1913, deux mois avant de publier le recueil de poèmes Alcools (lui-même considéré en son temps comme un livre cubiste), Guillaume Apollinaire édite cet essai consacré au cubisme. Le poète y exalte l’art véritable, métaphysique, celui qui transcende le quotidien et donne accès à l’invisible : « La vérité sera toujours nouvelle. » - [La Peinture française et l’art nègre 1905-1914](https://www.vivelaculture.com/la-peinture-francaise-et-lart-negre-1905-1914/): Au début du XXème siècle, pour de nombreux peintres, l’art nègre devient une nouvelle référence plastique. Matisse, Picasso, Gris, Derain et Braque, qui en fut le principal promoteur en France, ont le coup de foudre. Ils collectionnent des masques africains, des objets primitifs en provenance d’Océanie et leur art en conserve l’empreinte : Picasso et Braque optent pour un graphisme simplifié, dégagent les formes essentielles, fragmentent les volumes… Le cubisme est né. - [Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque](https://www.vivelaculture.com/le-jour-et-la-nuit-cahiers-de-georges-braque/): « J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature bien plus que de la copier », écrit notamment Georges Braque dans Le Jour et la Nuit, un cahier de maximes et d’aphorismes écrits entre 1917 et 1952 et publiés en 1956, où le peintre s’exprime sur la politique, la guerre, la religion, la vie et l’art. Un recueil de pensées souvent fulgurantes qui témoignent de la modernité du regard de celui qui écrivait aussi : « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre »… - [Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael-2/): Pour l’une de ses toutes premières expositions à Paris, en 1943, Nicolas de Staël reçoit la visite de Braque, qu’il considère comme l’un de ses maîtres. Braque manifeste sa sincère admiration pour le jeune peintre et les deux hommes se lient d’amitié. Comment ne pas voir des correspondances dans leur travail ? Les paysages du Sud de la France peints par De Staël à la fin de sa vie évoquent immanquablement les toiles peintes par Braque cinquante ans plus tôt à l’Estaque et à La Ciotat… On pense notamment à la profusion de barques sur la plage, un motif majeur chez […] - [De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations](https://www.vivelaculture.com/de-corot-a-lart-moderne-souvenirs-et-variations/): Peintre de paysages et de figures classiques qui donne de plus en plus libre cours à son imagination au fil des années – autour du thème du souvenir notamment –, Jean-Baptiste Corot devient une influence majeure pour Courbet, Monet, Renoir puis Cézanne, Derain, Matisse, Picasso… et Braque qui ne cesse de s’y référer lorsqu’il se lance dans le cubisme. « Les tableaux de Braque exprimaient la France à l’égal de ceux de Corot – mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l’avait beaucoup représentée », écrivit André Malraux lors de l’oraison funèbre de Braque… - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive-2/): On a beaucoup parlé du rôle de la psychanalyse, et par extension du surréalisme, dans l’œuvre de David Lynch – beaucoup moins de celui du cubisme. On en trouvait déjà les traces dans Dune (on se souvient des armures démultipliant les combattants en de multiples facettes). Dans Mulholland Drive, Lynch propose d’autres motifs cubistes (la boîte bleue !), mais surtout il invente un nouvel espace de perceptions pour convoquer une autre réalité, comme le firent Picasso et Braque en leur temps. - [Braque, le défi silencieux](https://www.vivelaculture.com/braque-le-defi-silencieux/): Braque a beau avoir été un acteur majeur de l’aventure de l’art au XXème siècle, son histoire est restée dans l’ombre quand des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète éditée à l’occasion de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, dévoilant une personnalité aussi silencieuse que mystérieuse… - [Les Sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire/): Pamphlet antimilitariste basé sur des faits réels de la Première Guerre mondiale (des soldats français passés par les armes pour s’être rebellés contre une décision inepte de leurs supérieurs), le film de Kubrick fut si efficace dans son propos qu’il fut « invisible » dans les salles françaises, de 1957, date de sa sortie, à 1975, sur instruction du quai d’Orsay. Perçu comme une attaque directe contre l’état-major français, Les Sentiers de la gloire était avant tout un film dénonçant les aberrations de la Première Guerre mondiale et, par extension, de toutes les guerres… - [Lettera Amorosa](https://www.vivelaculture.com/lettera-amorosa/): L’amitié entre Georges Braque et René Char dura depuis leur rencontre en 1945 jusqu’à la mort du peintre en 1963. Entre eux, l’admiration était réciproque et le dialogue permanent, les deux hommes associant à plusieurs reprises leur art (poèmes, lithographies), comme pour l’édition de cette Lettera Amorosa que Braque chérissait et que la collection « Poche » a récemment rééditée avec sa lithographie d’origine. - [Catalogue d’oiseaux](https://www.vivelaculture.com/catalogue-doiseaux/): Le langage musical d’Olivier Messiaen est éminemment poétique et spirituel, mais la démarche de celui qui se disait autant ornithologue que compositeur est bel et bien scientifique puisqu’il enregistrait et transcrivait lui-même le chant des oiseaux dans ses œuvres. Les pièces de Catalogue d’oiseaux sont ainsi toutes construites autour des chants des espèces d’oiseaux nichant dans les provinces de France. La préface précise : « Chaque soliste est présenté dans son habitat, entouré de son paysage et des chants des autres oiseaux qui affectionnent la même région. » - [L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-lart-d-h-kahnweiler-1884-1979/): Écrivain, collectionneur et marchand d’art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle […] - [Amers suivi de Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/amers-suivi-de-oiseaux/): À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d’édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose Oiseaux, l’un de ses plus beaux textes. - [Le Talon de fer](https://www.vivelaculture.com/le-talon-de-fer/): Dès l’âge de quatorze ans, Jack London a partagé la vie des miséreux exploités six jours sur sept, quinze heures par jour, pour des salaires permettant à peine de survivre. Ce quotidien et les livres qu’il dévore à la bibliothèque (Mark Twain, Karl Marx, Darwin, Tolstoï, Hugo…) lui font comprendre l’importance de la lutte syndicale et des idées socialistes. Dans Le Talon de fer, à la fois roman d’amour et roman politique, Jack London imagine qu’un régime tyrannique, mélange de capitalisme et de fascisme, est en place en l’Amérique. Un roman salué par Léon Trotsky dans une lettre adressée à […] - [Bill Graham présente : Une vie rock’n’roll](https://www.vivelaculture.com/bill-graham-presente-une-vie-rocknroll-2/): Promoteur de concerts,  patron des fameux Fillmore West et Fillmore East, puis du Winterland, manager du Jefferson Airplane pendant l’ère hippie, en toute logique organisateur de The Last Walt : Bill Graham, personnalité incontournable de l’industrie musicale californienne aura tout vécu. Au départ, agent d’une petite troupe de mime de San Francisco, il finira par organiser les tournées dans les stades de Led Zeppelin et des Rolling Stones. Une carrière bien remplie. - [Poésie Art de l’insurrection](https://www.vivelaculture.com/poesie-art-de-linsurrection-2/): « Si tu es poète, ne reste pas bêtement sur ta chaise » écrit Lawrence Ferlinghetti dans Poésie : Art de l’Insurrection, un recueil publié en 2007. Comme tous ses pairs de la Beat Generation, ce natif de New York a énormément roulé sa bosse avant de devenir un poète reconnu. Il fut l’un des fondateurs de City Lights les éditions qui publièrent les premiers livres d’Allen Ginsberg et de Gregory Corso. Figure historique de la contre-culture de San Francisco, il fut invité sur la scène du Winterland pour The Last Waltz. - [Ringolevio](https://www.vivelaculture.com/ringolevio-4/): Emmett Grogan a lu un poème sur la scène du Winterland le soir de The Last Waltz. Il fut la tête pensante des Diggers, activistes qui organisèrent la distribution de repas gratuits pour les hippies et les démunis du San Francisco des années 1966 et 1968. Cet enfant des rues de de Brooklyn, qui finança un long périple en Europe avec le butin de cambriolages effectués dans les quartiers chics de New York, a raconté sa vie tumultueuse dans cette captivante autobiographie. - [Jonathan Livingston le goéland](https://www.vivelaculture.com/jonathan-livingston-le-goeland-2/): La bande son composée par Neil Diamond, autre participant à The Last Waltz, est l’une des clés de l’énorme popularité de Jonathan Livingston le goéland, ode à la liberté et à la nature. Derrière les images d’un goéland qui vole au dessus de paysages paradisiaques, le réalisateur de cette œuvre aux confins du New Age, Hall Bartlett, a voulu de façon métaphorique évoquer le rêve et les aspirations à une vie sans contrainte.  Une heure et demie très années 70… - [La Couleur de l’argent](https://www.vivelaculture.com/la-couleur-de-largent-2/): Le film The Last Waltz a été réalisé par Martin Scorsese qui  mène alors une vie très rock n’roll. Très proche de Robbie Robertson – les deux travailleront souvent ensemble – Robertson composant entre autres le générique de La Couleur de l’argent (« The Colour of Money ») avec Paul Newman et Tom Cruise dans les rôles principaux. - [Nashville Lady](https://www.vivelaculture.com/nashville-lady-2/): En lien direct avec la musique de The Band, Nashville Lady dans lequel joue Levon Helm, le batteur du groupe, raconte l’histoire d’une chanteuse de country music, jouée par Sissy Spacek, qui devient une vedette du genre. Cette plongée dans l’univers du showbiz de la Music City du Tennessee, Nashville, permet de découvrir un monde très particulier dans lequel managers et businessmen côtoient des programmateurs de stations de radio à chapeaux de cowboy. Le scénario est inspiré de l’autobiographie de Loretta Lynn, une vraie star de la musique country. - [Carny](https://www.vivelaculture.com/carny-2/): Réalisé par Robert Kaylor en 1980, Carny raconte l’histoire d’une vieille amitié contrariée : celle de deux petits arnaqueurs évoluant dans les milieux forains et dont le quotidien est déstabilisé par l’arrivée d’une jeune serveuse qui s’impose à eux. La trouble-fête est interprétée par Jodie Foster, les deux rôles masculins sont tenus par Gary Busey et Robbie Robertson, l’ancien guitariste de The Band, qui après The Last Waltz se consacra beaucoup au cinéma. - [La Traviata](https://www.vivelaculture.com/la-traviata-2/): Le décor du fond de scène qui accueillit The Last Waltz avait précédemment été utilisé lors d’une représentation de… La Traviata, l’opéra de Guiseppe Verdi créé en 1853 à Venise, dont le livret fut inspiré par le roman La Dame aux camélias de Dumas fils. Si la plupart des grands noms du lyrique ont enregistré La Traviata, pour un grand nombre d’amateurs, la version dirigée par Carlos Kleiber en 1977 avec Placido Domingo reste un sommet. Un décor de rêve pour une soirée exceptionnelle. - [Court and Spark](https://www.vivelaculture.com/court-and-spark/): En 1973, on retrouve Robbie Robertson, guitariste de The Band, sur Court and Spark, le sixième album de Joni Mitchell, la muse de Laurel Canyon, qui se tournait alors vers le jazz. L’album fut un énorme succès commercial. D’autres musiciens prestigieux, David Crosby, Graham Nash, José Feliciano ou The Crusaders, interviennent également sur ce disque, parfait témoignage de ce qu’était le son californien sophistiqué des années 70. - [Bob Dylan Live 1966 (The Royal Albert Hall Concert)](https://www.vivelaculture.com/bob-dylan-live-1966-the-royal-albert-hall-concert/): Pour beaucoup, les cinq chansons interprétées par Bob Dylan à la fin de The Last Waltz sont le sommet de la soirée. L’association Dylan et de The Band datait de 1966. A cette époque, l’auteur de Blowin’ in The Wind, depuis peu converti au rock, fit une tournée européenne en compagnie des quatre musiciens de « l’Orchestre ». L’accueil du public, qui aurait préféré entendre uniquement Dylan jouant de sa guitare sèche, fut souvent hostile jusqu’à le traiter de « Judas! ». Un concert pour l’histoire. - [Music From Big Pink](https://www.vivelaculture.com/music-from-big-pink/): Lorsque parut l’album Music From Big Pink en juillet 1968, il fit l’effet d’une révolution. Ses auteurs, les quatre musiciens à cheveux courts et costumes sombres, allaient à contre-courant de la pop sophistiquée et du rock psychédélique qui dominaient alors. The Band plongea dans les racines de la musique américaine pour inventer un cocktail aux saveurs de country, de folk, de vieux rock’n’roll et de rhythm’n’blues. C’est ainsi que Music From Big Pink, avec plusieurs chansons cosignées par Bob Dylan, est devenu un grand classique du rock dit « Americana ». - [Surrealistic Pillow](https://www.vivelaculture.com/surrealistic-pillow-3/): Venus de partout, des adolescents aux cheveux longs en recherche d’autonomie, de drogues hallucinogènes et de liberté sexuelle s’installèrent à San Francisco entre 1965 et 1967. Parmi les nombreux groupes de rock psychédélique qui les faisaient vibrer au légendaire Fillmore West, la salle mythique de la ville, le Jefferson Airplane fut le plus populaire. Ses chansons comme « White Rabbit » ou « Somebody to Love », extraites de l’album Surrealistic Pillow, furent les premiers grands hymnes de l’ère hippie. - [Best of](https://www.vivelaculture.com/best-of-2/): Bob Dylan a transformé la musique américaine. Avec ses premiers succès, « Blowin in The Wind » ou « The Times They Are a-Changin’ », il a donné à la musique folk contestataire une résonnance populaire qu’elle n’avait jamais eu auparavant, avec ses chansons plus rock comme « Like A Rolling Stone » il a inventé un nouveau langage à la fois musical, surréaliste et poétique.  Celui qui dans les années 60 avait été décrit comme « la voix de sa génération » incarna avec une force incomparable les idéaux de liberté et de rupture avec la « vieille » Amérique matérialiste et consumériste. - [American Graffiti](https://www.vivelaculture.com/american-graffiti-3/): American Graffiti, réalisé par George Lucas et produit par Francis Coppola, dresse un tableau heureux de l’Amérique des adolescents au tout début des années 60. Les héros du film sont des teenagers des classes moyennes qui conduisent de grosses voitures, se donnent rendez-vous au Drive In et écoutent des radios diffusant du rock’n’roll. La bande son rassemble une quarantaine de chansons phares de cette époque d’insouciance, celles de Bill Haley de Chuck Berry ou des Beach Boys… - [Essential Elvis Presley](https://www.vivelaculture.com/essential-elvis-presley/): Dans la sage Amérique des années 50, Elvis Presley a été une véritable révolution. Cet ancien camionneur à cheveux gominés venu de Memphis qui se déhanchait de façon sexy sur scène et qui interprétait des chansons sauvages fut la premier héros du rock’n’roll. Avec James Dean, il symbolisait la jeunesse rebelle mais pas révoltée des années 50 en demande d’autonomie.  Pendant ses vingt ans de carrière (il est décédé en 1977), il cumula un nombre impressionnant de disques d’or et de tubes qui continuent aujourd’hui de passer à la radio. - [Live in Europe](https://www.vivelaculture.com/live-in-europe/): Otis Redding, né en 1941, décédé tragiquement dans un accident d’avion en 1967, fut une (la ?) figure majeure de ce que l’on nomma la soul, une musique née dans les années 50 de la rencontre du blues, du jazz et du gospel. Avec ses nombreux tubes, « Respect », « I’ve Been Lovin’You », « Mr Pitiful » et tant d’autres, le chanteur basé à Memphis, la capitale du genre, séduisit aussi bien les jeunes Noirs que les jeunes Blancs. Il enflamma le public du festival hippie de Monterey en 1967 et fit une tournée triomphale en Europe. - [The Soul of a Man](https://www.vivelaculture.com/the-soul-of-a-man/): Martin Scorsese a produit The Soul of A Man, une série de DVD et de CD ayant pour thème l’histoire du blues. En revenant sur les racines de cette musique née dans delta du Mississipi, en évoquant la vie de certains de ses pionniers, Skip James, Blind Willie Johnson ou J.B. Lenoir c’est l’histoire des Noirs d’Amérique quittant les plantations de coton pour s’installer et trouver du travail à Chicago (la capitale du blues) ou à Detroit (la capitale de l’automobile) qui est racontée. - [Best of (1932 – 2003)](https://www.vivelaculture.com/best-of-1932-2003/): Dans les années 50, Johnny Cash enregistra d’abord, comme Elvis Presley, pour le légendaire label Sun à Memphis puis il fit une soixantaine d’albums pour la grosse maison de disques Columbia. Il  demeura toujours fidèle à ses racines musicales américaines, chantant, du gospel, du country ou du folk. L’ « homme en noir » comme on le surnomma, décédé en 2003, symbolisait une Amérique à la fois rebelle, pieuse et patriotique. - [Country & Western Music](https://www.vivelaculture.com/country-western-music/): On a appelé la musique country des années 1930 et 1940 : « le blues de l’homme Blanc ». Et c’est vrai que de nombreuses chansons  interprétées par les grandes figures du genre, Hank Williams ou la Carter Family, parlaient dans leurs chansons de la dureté de la vie dans les campagnes du Tennessee ou des Appalaches. Guitares, violons, banjos accompagnaient des chants dans lesquels se mêlaient références religieuses et histoires de cowboys. Ce double CD remonte aux origines de la musique américaine dans ce qu’elle a de plus authentique et traditionnelle. - [Lettres 1944-1950](https://www.vivelaculture.com/lettres-1944-1950/): Ami de Jack Kerouac, Neal Cassady a entretenu avec les écrivains de la Beat generation une longue et intense correspondance. Dans ses lettres, il dit tout ce qu’il pense, ne se limite en rien et raconte son quotidien d’homme libre sans tabous. Histoires de femmes, histoires de drogues, histoires de marginaux et d’affranchis dans une Amérique conservatrice et coincée : Cassady a connu tout cela et l’évoque de façon directe et vivante. - [Sur la route](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route/): Sur la route,  l’un des romans fondateurs de la Beat generation, raconte les errances volontaires à travers les USA de personnages en quête de liberté, refusant les règles de la société de consommation de l’après-guerre, Ils s’appellent Dean Moriarty, Carlo Marx ou Old Bull Lee, il s’agit en réalité de Neal Cassady, d’Allen Ginsberg et de William Burroughs, tous poètes, tous amis de Jack Kerouac, l’auteur de ce livre clé de la contre-culture américaine. - [En route pour la gloire](https://www.vivelaculture.com/en-route-pour-la-gloire-2/): Né en 1912 dans l’Oklahoma, chanteur, marin, acteur, poète, Woody Guthrie a vagabondé à travers l’Amérique meurtrie de la Grande dépression.  Guitare à la main, s’inspirant à la fois du vieux blues et de la musique rurale traditionnelle, il est devenu le chantre des laissés- pour- compte. Remarquable auteur-compositeur, engagé dans les mouvements sociaux, il fut à l’origine du « protest-song ». Son autobiographie En route pour la gloire est parue, à l’origine, en 1943. - [Woodstock](https://www.vivelaculture.com/woodstock-3/): A la fois l’apothéose du rêve hippie des années 60 et son épisode final. A Woodstock, en août 1969, à une centaine de kilomètres de New York, 500 000 personnes assistèrent au plus grand festival de rock de l’Histoire. Jimi Hendrix, les Who, Santana et des dizaines d’autres artistes se produisirent sur scène. Un événement majeur avec en toile de fond la contestation de la guerre du Vietnam. Le film résumant ces trois jours de paix, d’amour et de musique fut un énorme succès. - [Chinatown](https://www.vivelaculture.com/chinatown-2/): Film de Roman Polanski, s’inscrivant dans la continuité des grands polars noirs du cinéma américain, Chinatown nous promène dans le Los Angeles corrompu, mystérieux et multiculturel des années 1930. Jack Nicholson y joue un détective privé qui tente de résoudre une intrigue à rebondissements dans laquelle se mêlent meurtre, corruption et affaire de mœurs. - [America America](https://www.vivelaculture.com/america-america/): Voulant fuir la misère et l’Anatolie où sa communauté est persécutée par les autorités turques, un jeune Grec cherche par tous les moyens à émigrer en Amérique. Le héros de ce film en noir et blanc d’Elia Kazan se heurte continuellement à l’hostilité des autres hommes, à leur fourberie et à leur cupidité. Son arrivée sur ce qu’il pensait être la Terre promise n’est pas facile non plus. - [Les raisins de la colère](https://www.vivelaculture.com/les-raisins-de-la-colere-2/): Lors de la Grande dépression de 1929, pour beaucoup de pauvres, ruinés par la crise financière, le rêve américain tourna au cauchemar. Adapté d’un roman de John Steinbeck paru un an auparavant, Les Raisins de la colère, film de John Ford avec Henry Fonda dans le rôle principal, raconte les tragiques épisodes du périple d’un fermier de l’Oklahoma et de sa famille qui partent vers la Californie où ils espèrent trouver du travail. Leur arrivée sur la Côte Ouest n’a rien non plus d’idyllique. - [Fugitives](https://www.vivelaculture.com/fugitives/): A croire le réalisateur canadien David Cronenberg, ses compatriotes sont si raisonnables qu’ils écoutent toutes les opinions, au risque de la paralysie : «C’est très canadien, cet équilibre. C’est une qualité, mais ça devient vite maladif.» A sa manière, c’est ce que raconte Alice Munro (Prix Nobel littérature 2013) dans ses recueils de nouvelles «(…) à cette époque, (les années 40) il ne fallait pas attirer l’attention sur soi. Ça avait peut-être un rapport avec le fait d’être canadien, ou d’être une femme. Peut-être les deux.». Pedro Almodovar s’est inspiré de trois nouvelles de Fugitives pour son film Julieta. - [I'm Not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there-3/): Dans ce film, six acteurs différents (Marcus Carl Franklin, Ben Whishaw, Heath Ledger, Christian Bale, Richard Gere et Cate Blanchett) incarnent des personnages imaginaires fortement inspirés par Bob Dylan à différentes périodes de sa vie. Ainsi, c’est Cate Blanchett qui joue le rôle de Jude Quinn, un personnage qui ressemble au Dylan des années 1965/1966, au moment où il abandonne le folk de ses débuts pour un rock électrique décapant. Résultat : un film d’une liberté rarement vue pour une biographie et une bande son exceptionnelle composée de reprises interprétées par Sonic Youth, Cat Power ou Calexico… tous transportés par […] - [Figure 8](https://www.vivelaculture.com/figure-8-2/): Mort à 35 ans en 2003, cet Américain fut la caricature du folkeux dépressif des années 90 comme Leonard Cohen l’avait été vingt ans plus tôt. Comme dans le cas de son aîné, sa palette musicale et thématique était pourtant bien plus étendue. De même que Cohen chante plus souvent les femmes de passage que la politique ou la société, Elliott Smith était surtout un expert ès love songs mélodiques, sous une influence Beatles que cet ultime album, délaissant l’acoustique pour une orchestration pop rock aux harmonies vocales angéliques, révéla enfin. - [Carrie & Lowell](https://www.vivelaculture.com/carrie-lowell/): Devenues confidentielles dans les années 80, la musique folk et la tradition du singer-songwriter connaissent depuis une quinzaine d’années un revival passionnant incarné par de jeunes musiciens dépourvus de toute tentation puriste, qui ne retiennent que l’incroyable liberté qu’offre cette musique. Parmi d’autres, Sufjan Stevens, cet Américain né en 1975 à Detroit (Michigan) et dont une certaine folie imprègne les enregistrements, des chansons à la grâce aérienne qui révèlent aussi une sensibilité à fleur de peau. - [I'm Your Fan : The Songs of Leonard Cohen by...](https://www.vivelaculture.com/im-your-fan-the-songs-of-leonard-cohen-by-2/): R.E.M., Ian McCulloch (Echo & the Bunnymen), Pixies, Nick Cave… En 1991, la crème du rock d’alors se réunit pour cet album-hommage à l’initiative des Inrockuptibles, qui décrocheront aussi des contributions de Jean-Louis Murat («Avalanche») et de l’ex-Velvet Underground, John Cale, qui vient alors de reformer le groupe avec Lou Reed. Ce tribute d’excellente tenue (John Cale livrant une époustouflante version de «Hallelujah» qui inspirera celle de Jeff Buckley) a largement contribué à la réputation de Cohen, bien au-delà du cercle de ses fans initiaux. - [The Man Comes Around](https://www.vivelaculture.com/the-man-comes-around/): Revenu de tous les excès qui jalonnèrent une bonne partie de sa carrière, Johnny Cash connut une fin de carrière sous le haut patronage de Rick Rubin –  producteur de rap (Run-DMC) et de rock « bruyant » (Slayer, Red Hot Chili Peppers), qui invita l’homme en noir de la country, véritable figure tutélaire de la culture américaine, à se dépouiller de tout artifice pour enregistrer, seul à la guitare, des reprises d’artistes contemporains comme U2, Nine Inch Nails, Nick Cave ou Leonard Cohen. Quatre albums (plus deux autres parus après sa mort en 2003) à emporter sur une île déserte. - [Skeleton Tree](https://www.vivelaculture.com/skeleton-tree/): Profondément marqué par le rock et le blues crépusculaire américain, de Robert Johnson à Johnny Cash, tout imprégné de cette culture évangélique entre dévotion et folie marquée à jamais par la figure de Robert Mitchum dans La Nuit du Chasseur, Nick Cave, frappé par la disparition accidentelle de son fils, a livré avec Skeleton Tree, un album d’une beauté noire et lumineuse à la fois. Beau  comme une toile de Pierre Soulage. - [Death of a ladies' man](https://www.vivelaculture.com/death-of-a-ladies-man-2/): Curieux attelage que celui formé sur cet album par Cohen et Phil Spector, l'incontrôlable producteur resté célèbre pour son «mur de son», les arrangements luxuriants qu'il a imaginés pour les singles des Ronettes («Be My Baby») ou de Ike & Tina Turner («River Deep, Mountain High»). Le génie chasse le chanteur du studio après avoir capté ses premières prises de voix, puis se charge d'imprimer sa marque sur les morceaux. Cohen commencera par désavouer le résultat, mais par la suite, il révisera son jugement en jouant sur scène les versions «spectoriennes» de certains morceaux, notamment le magnifique «Memories». - [Leonard Cohen : I'm your man](https://www.vivelaculture.com/leonard-cohen-im-your-man-2/): Bâti autour d’un concert-hommage donné en 2005 à l’opéra de Sydney par Nick Cave, Rufus Wainwright, Jarvis Cocker (Pulp), Laurie Anderson et autres fans, ce documentaire est surtout une passionnante biographie de Leonard Cohen : son enfance à Montréal, sa carrière de poète précoce, son exil en Grèce en 1960, de nombreux aspects méconnus de sa vie sont évoqués grâce à des archives et interviews. - [Le livre du désir](https://www.vivelaculture.com/le-livre-du-desir-2/): A la sortie de son premier album, Songs of Leonard Cohen (1967), le chanteur canadien a déjà 33 ans et une belle carrière littéraire à son actif, ayant publié plusieurs recueils de poèmes depuis 1956 ainsi que deux romans, dont l’expérimental Beautiful Losers (Les perdants magnifiques, chez 10/18 en France, facilement trouvable d’occasion). Mis entre parenthèses par son succès discographique, cet autre talent n’a jamais été abandonné, comme le montre ce recueil de dessins et de poèmes inspirés de William Yeats, auquel il a travaillé près de 10 ans. - [You Want It Darker](https://www.vivelaculture.com/you-want-it-darker/): Comme David Bowie, on peut penser que Leonard Cohen savait que son album sorti il y a quelques semaines était le dernier et qu’il l’a préparé comme on écrit une dernière lettre à ceux que l’on aime. Tout évoque ici ce moment où on cherche à se dépouiller de tout artifice pour parler directement aux âmes. Les quelques secondes de chant chorale qui ouvre You Want It Darker, le premier morceau dans lequel Leonard Cohen chante « I’m ready my Lord », sonne le la de cet album qui restera peut-être le plus beau de sa discographie. - [Concert de Nico et Tangerine Dream à la cathédrale de Reims en 1974](https://www.vivelaculture.com/concert-de-nico-et-tangerine-dream-a-la-cathedrale-de-reims-en-1974/): La statue de l’Ange au sourire de la cathédrale de Reims fut démolie par les bombardements allemands de la Première Guerre mondiale. Elle est devenue, une fois restaurée, l’emblème du patriotisme français face à la barbarie allemande, et depuis que l’amitié franco-allemande bat son plein, longtemps le logo de la région Champagne. En 1974, eut lieu dans la cathédrale de Reims, un concert de Tangerine Dream, groupe phare allemand de musique électronique, avec la chanteuse Nico en guest star. La bonne société rémoise n’y a vu qu’une messe noire de fumeurs de haschich. La qualité du son est moyenne, mais […] - [George Grosz – Otto Dix](https://www.vivelaculture.com/george-grosz-otto-dix/): « L’artiste d’aujourd’hui, s’il ne veut pas tourner à vide, être un raté passé de mode, ne peut choisir qu’entre la technique et la propagande pour la lutte des classes. Dans les deux cas, il doit abandonner l’art pur » a dit George Grosz (1863 – 1959) qui fut un membre essentiel de Dada, puis de la Nouvelle Objectivité. Ce petit catalogue d’exposition montre la même conscience de l’horreur de la guerre chez ces deux artistes : une encre noire chez Otto Dix ; des dessins d’une précision chirurgicale chez George Grosz. Une œuvre qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère du roman […] - [Balthus](https://www.vivelaculture.com/balthus/): Avec Dali, Balthus fut l’un des artistes français les plus concernés par la Nouvelle Objectivité. Il ne se livrait pas facilement sur son travail, la preuve : « La meilleure façon de commencer est de dire : Balthus est un peintre dont on ne sait rien ; et maintenant, regardons les peintures » fut sa réponse laconique à la Tate Gallery, qui souhaitait des éléments biographiques pour le catalogue de l’exposition qu’elle lui consacrait en 1968. La Tate Gallery ne pouvait pas avoir lu le livre que Claude Roy a écrit sur la vie de son ami, Balthasar Kłossowski (1908 – […] - [Allemagne année 20 : La Nouvelle Objectivité](https://www.vivelaculture.com/allemagne-annee-20-la-nouvelle-objectivite/): L’état catastrophique de l’Allemagne à l’issue de la Première Guerre mondiale a poussé les artistes expressionnistes dont la vision était subjective, vers un constat froid et réaliste qui fut la signature de la Nouvelle Objectivité. Ce style n’a pas eu le succès du surréalisme, du cubisme ou de l’impressionnisme, car il montre la société dans toute sa dureté ; forcément la société prend peur. Le catalogue permet de découvrir, George Grosz, Anton Räderscheidt, Franz Radziwill, Heinrich Hoerle ; autant d’artistes qui furent très conscients du rôle politique que représentait leur esthétique. - [Le Retable d’Issenheim : Le chef-d’œuvre du musée Unterlinden](https://www.vivelaculture.com/le-retable-dissenheim-le-chef-doeuvre-du-musee-unterlinden/): Au début du XVIe siècle, un retable est commandé à Matthias Grünewald par la Commanderie des Antonins à Issenheim, une commune située à 21 km de Colmar. Grünewald a réalisé un chef-d’œuvre en plusieurs panneaux qui expriment tour à tour la douleur, la joie, la douceur, l’angoisse, l’horreur qui faisait écho à la maladie de l’ergotisme soignée par la Commanderie. Un peu de chimie : l’ergot du seigle est un champignon parasite qui contient des alcaloïdes, dont l’acide lysergique. Couverts de pustules, les malades avaient des hallucinations ; depuis, un dérivé du même acide a été inventé : le LSD ! - [L’Agneau mystique : Le Retable des frères Van Eyck](https://www.vivelaculture.com/lagneau-mystique-le-retable-des-freres-van-eyck/): Les frères Hubert et Jan Van Eyck, achevèrent le retable de L’Agneau mystique, en 1432. Composé de 24 panneaux, ce chef-d'œuvre de la peinture européenne marque une nouvelle conception de l’art : quand l’observation de la nature remplace l’idéalisation de la tradition médiévale. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, il est conservé aujourd’hui dans l’ancien baptistère de la cathédrale Saint-Bavon de Gand, en Belgique. Le retable détient un record : c’est l’œuvre la plus volée dans l’histoire, 13 vols en 6 siècles. Pendant la Révolution française, les panneaux en 1794 furent exposés au Louvre, puis restitués à la cathédrale de Saint-Bavon après la […] - [Otto Dix - Le Retable d’Issenheim](https://www.vivelaculture.com/otto-dix-le-retable-dissenheim/): En 1945, Otto Dix est prisonnier au camp 102 de Colmar, il est intégré à un groupe d’artistes autorisés à travailler dans l’atelier du peintre local Robert Gall, un artiste local qui lui fait visiter le musée Unterlinden où se trouve l’œuvre de Grünewald. Otto Dix écrit à sa femme, Martha : « J’ai vu deux fois le Retable d’Issenheim, une œuvre impressionnante, d’une témérité et d’une liberté inouïes, au-delà de toute composition… ». L’exposition montre comment Otto Dix, qui tenait Grünewald pour le premier des peintres expressionnistes, s’est inspiré du retable tout au long de sa carrière. - [Outre-terre](https://www.vivelaculture.com/outre-terre/): Outre-terre est le voyage de Jean-Paul Kauffmann sur les traces du fantôme du Colonel Chabert, le héros de Balzac, sur les lieux de la bataille d’Eylau, dans le nord de l’oblast de Kaliningrad, « la Russie baltique ». Kauffmann nous fait revire le rythme trépidant de la bataille décomposée en plusieurs phases, avec Napoléon, qui tel un entraîneur sur le banc de touche, donne le tempo des attaques successives. Mais, à la guerre, il n’y a pas de buts, que des morts. - [Au revoir là-haut](https://www.vivelaculture.com/au-revoir-la-haut-2/): À la fin de la guerre de 14, deux poilus que la guerre a beaucoup abimés – l’un d’eux est une gueule cassée – imaginent un trafic de monuments aux morts. Pierre Lemaitre a écrit ce roman – prix Goncourt 2013 – comme un polar. Le résultat est une merveille de rythme, de suspense, d’invitation au voyage fantastique. Dans Au revoir là-haut, comme dans ses autres romans, Pierre Lemaitre adresse ses remerciements pour les emprunts qu’il leur a fait à des auteurs classiques qu’il classe par ordre alphabétique. Efficace et élégant. - [Berlin Alexanderplatz](https://www.vivelaculture.com/berlin-alexanderplatz-3/): Dans l’entre-deux guerres en Allemagne la société est désorganisée. Franz Biberkopf, le héros de Berlin Alexanderplatz, condamné pour le meurtre de son amie, évolue dans les bas-fonds de la ville à sa sortie de prison. Il essaye de devenir honnête mais c’est impossible. Ce roman d’Alfred Döblin qui capte l’énergie de la rue est un chef-d’œuvre de la littérature allemande ; il est souvent comparé au Voyage au bout de la nuit de Céline. Fassbinder, l’artiste allemand phare des années 1970 en a fait une adaptation fleuve pour la télévision qui existe en DVD. - [Otto Dix : Der Krieg](https://www.vivelaculture.com/otto-dix-der-krieg/):  « De la même façon que l'étoffe de l'homme change de façon démoniaque, il faut avoir observé des êtres humains à l'état sauvage pour parvenir à les comprendre. La guerre est quelque chose de bestial : la faim, les poux, la boue, ces vacarmes d'enfer. » Otto Dix a été soldat dans les tranchées. Les 50 eaux-fortes de Der Krieg, publiées en 1923, lui furent inspirées des Désastres de la guerre de Francisco Goya, 82 gravures réalisées entre 1810 et 1815. D’une guerre à l’autre. - [L'Exorciste](https://www.vivelaculture.com/lexorciste/): À tous les grands de la musique de film, il est arrivé à plusieurs reprises la même mésaventure : un score rejeté par un réalisateur ou un producteur, forcément arrogants et coupables aux yeux des compositeurs. Auréolé de son succès planétaire pour French Connection, William Friedkin envisage de confier la bande originale de son prochain film, L’Exorciste, au compositeur lui aussi successful, Lalo Schifrin. Malheureusement pour le musicien, la partition sera éliminée sans pitié par le cinéaste qui préférera utiliser, en guise de bande son, un extrait du Tubular Bells de Mike Olfield et quelques morceaux de musique contemporaine fortement dissonants. […] - [Dim : 50 ans de mode et de liberté](https://www.vivelaculture.com/dim-50-ans-de-mode-et-de-liberte/): Quel rapport entre l’une des marques de lingerie les plus célèbres et la biographie du non moins fameux Lalo Schifrin ? Tout simplement, le thème musical imparable qui a rythmé la communication et les pubs Dim pendant des décennies. Le fameux « ta-ta ta-ta ta-taaa », thème célébrissime réorchestré par Hugo Montenegro, est en fait signé Lalo Schifrin et vient de la BO de l’obscur The Fox. Un conseil : prenez ce magnifique album qui retrace l’histoire de la marque et lisez-le en fredonnant cette musique. Vous verrez : ça marche ! - [Lalo Schifrin : Entretiens avec Georges Michel](https://www.vivelaculture.com/lalo-schifrin-entretiens-avec-georges-michel/): Il est rare qu’un compositeur de musique de films se voie consacrer un ouvrage entier. C’est tout l’intérêt du livre d’entretien que Georges Michel, grand fan français de l’œuvre du maître, a consacré à Lalo Schifrin. Sous le feu nourri des questions précises et érudites de son intervieweur, le compositeur décrit sa trajectoire par le menu, de Buenos Aires à Los Angeles en passant par ses années parisiennes et sa période jazz et se livre de façon unique, documentant très précisément ses années 60-70. Un document passionnant pour les fans de Schifrin… Mais aussi pour les autres. - [MoOvies](https://www.vivelaculture.com/moovies/): En 2016, Lalo Schifrin continue d’être une boussole pour de nombreux musiciens. C’est tout particulièrement vrai pour le trompettiste de jazz français Médéric Collignon qui, après s’être consacré à Porgy and Bess et King Crimson, vient de sortir, en avril dernier, MoOvies, disque hommage au son du « Nouvel Hollywood ». Avec son ensemble Jus de Bocse et son gros son, Collignon reprend David Shire (le beau frère de Coppola !), Quincy Jones et, bien sûr, l’incontournable Lalo Schifrin. Les grands thèmes de Bullitt et Dirty Harry en ressortent encore une fois régénérés. - [Dummy](https://www.vivelaculture.com/dummy/): Avec le temps, Lalo Schifrin est devenue une référence pour toute une génération de musiciens nourrie aux bandes originales des années 60-70, notamment les groupes de trip-hop qui fleurirent, du côté de Bristol, au milieu des années 90. Aux côtés de Massive Attack, Portishead invente, dès son premier album Dummy, le son de l’époque. Dans « Sour Times », un des morceaux-phares du disque, Portishead n’hésite pas à sampler le « Danube Incident » de Schifrin, originellement présent sur la BO de la série Mission Impossible. Le résultat est envoûtant et les sonorités balkaniques du grand Lalo n’y sont vraiment pas pour rien.  - [Opération Dragon](https://www.vivelaculture.com/operation-dragon/): Opération Dragon orchestre, entre autres, l’improbable rencontre entre deux icônes des années 70. D’un côté, le virtuose du nunchaku, j’ai nommé Bruce Lee et de l’autre, un compositeur auréolé de son succès pour la BO de Dirty Harry, Lalo Schifrin bien entendu. La bande originale du plus argentin des compositeurs hollywoodiens est démente, usant de sonorités asiatiques avec une intelligence virtuose, et le film contient quelques uns des combats les plus mythiques du grand Bruce. Au total, un must du cinéma d’exploitation des années 70 qui est aussi un des plus grands succès de la décennie. - [Bullitt](https://www.vivelaculture.com/bullitt-4/): Moment-clé dans la trajectoire de Schifrin à Hollywood, la bande originale de Bullitt est un sommet indépassable. Voir ou revoir le film de Peter Yates permet de constater à quel point la science du compositeur est grande et à quel point sa musique traduit le climat d’une ville, San Francisco, et d’une époque, la fin des années 60. Tout est là donc : les rues en pente, le regard étrangement dépressif de Steve McQueen et, bien sûr, la mythique poursuite de bagnoles où la musique de Schifrin s’efface élégamment pour laisser place à une symphonie de crissements de pneus, de coups […] - [Dollars](https://www.vivelaculture.com/dollars/): Entre Lalo Schifrin et Quincy Jones, il y a plus d’un point commun. Comme son confrère Lalo, Quincy vient du jazz,  il travaillera assidûment pour le cinéma entre le milieu des années 60 et le début des années 70 et, dès les années 90, il sera abondamment samplé. En attendant le coffret qui sera bientôt consacré à ses fascinantes bandes originales, on peut écouter la brillante musique que Quincy Jones a écrite pour Dollars, un astucieux polar de Richard Brooks avec Warren Beatty et Goldie Hawn. Au menu, une sorte de funk franchement électrique avec en prime la voix du […] - [Les Félins](https://www.vivelaculture.com/les-felins/): C’est à René Clément que Lalo Schifrin doit ses véritables débuts au cinéma. Pour cette coproduction franco-américaine, polar irradié par la beauté et le magnétisme d’Alain Delon et de Jane Fonda, Schifrin, pour sa première bande originale, fait fructifier son amour du jazz. Il en résultera un film vénéneux à souhait, habité par la manipulation et une certaine forme de perversion, et un thème imparable, « Joy House alias The Cat » qui deviendra un standard sous les doigts magiques de l’organiste Jimmy Smith. - [Turangalîla Symphonie](https://www.vivelaculture.com/turangalila-symphonie-2/): Après avoir étudié avec le père de Daniel Barenboim, Enrique Barenboim, à Buenos Aires, Lalo Schifrin débarque à Paris au début des années 50 et suit les cours d’Olivier Messiaen, professeur au Conservatoire. L’influence du compositeur français sur le jeune étudiant argentin sera durable. C’est particulièrement vrai pour la Turangalîla- Symphonie, une œuvre majeure et monumentale écrite par Messiaen dans l’immédiate après-guerre sous influence asiatique, mais où le compositeur français déploie une extraordinaire palette orchestrale dont Schifrin se souviendra forcément lorsqu’il travaillera au cœur d’Hollywood. - [Gillespiana](https://www.vivelaculture.com/gillespiana/): Avant d’être le musicien de cinéma que l’on connaît, Lalo Schifrin flirta très sérieusement avec le jazz. C’est à la suite d’un concert à Buenos Aires que l’immense Dizzy Gillespie fit de Lalo son arrangeur, chef d’orchestre et même compositeur personnel pendant quelques années. Parmi les œuvres que Schifrin produisit pour Dizzy figure en tête de liste l’ébouriffante suite Gillespiana où le compositeur d’origine argentine se peint en coloriste quasi tropical au service d’un des plus grands trompettistes de l’histoire du jazz. - [The Sound of Lalo Schifrin](https://www.vivelaculture.com/the-sound-of-lalo-schifrin/): Si vous cherchez la porte d’entrée dans l’univers d’un des plus grands compositeurs de musique de film, la voici. Un coffret-anthologie qui regroupe des classiques (Mission Impossible, Dirty Harry, etc.) et des raretés (la bande originale de Once a Thief, un des rares films américains avec Alain Delon, Rock Requiem, un album hors cinéma mais passionnant qui date de 1971…). Toute la palette sonore d’un alchimiste musical estampillé « Nouvel Hollywood », sa science des rythmes et des climats portée à son zénith. Avec, en prime, un concert inédit donné par le maestro à Paris en 2007. - [Taxi Téhéran](https://www.vivelaculture.com/taxi-teheran/): Ours d’or au festival de Berlin en 2015, ce film plonge dans la société iranienne via les courses d’un taxi à Téhéran, conduit par le réalisateur, qui tourne illégalement depuis plusieurs années. Il charge une succession de personnages : hommes ou femmes, conservateurs ou modernes, honnête commerçant ou vendeur de DVD à la sauvette, qui se livrent sur la situation du pays de la révolution islamique. Entre documentaire et fiction mais toujours avec humour, on découvre la réalité d’un régime répressif qui doit lui aussi renouveler le mandat de son président, le 19 mai prochain, deux semaines après la France. - [Le Maître du Haut Château](https://www.vivelaculture.com/le-maitre-du-haut-chateau/): «Tous les mêmes», vraiment, nos élus ? Cette uchronie de Philip K. Dick tend à prouver le contraire en imaginant comme point de départ l’assassinat en 1933 du président américain Franklin Roosevelt (qui resta en réalité à la Maison Blanche jusqu’à sa mort en 1945). Et si ce partisan de la guerre contre l’Allemagne et le Japon avait été remplacé par un isolationniste ? Eh bien, prédit l’auteur à rebours, les deux dictatures seraient sorties victorieuses en 1947, et l’Amérique du début des années 60 qu’il décrit, aurait elle aussi été ravagée par la solution finale nazie. - [Charles n°19 : Argent et politique](https://www.vivelaculture.com/charles-n19-argent-et-politique/): Qu'on en dépense trop (comme Nicolas Sarkozy lors de sa campagne 2012) ou qu'on se défende d'en avoir (comme le candidat à la primaire PS, Benoît Hamon, un brin gêné quand il est révélé que sa compagne est l'une des dirigeantes d'un grand groupe de luxe), l'argent, en politique, est à la fois le nerf de la guerre et l'origine des scandales. Ce numéro de Charles s'y attaque avec de nombreuses interviews : les entretiens avec Daniel Fasquelle (trésorier du parti LR) et Thomas Thévenoud (éphémère ministre PS renvoyé pour avoir «oublié» de payer ses impôts) sont passionnants. - [1974, une partie de campagne](https://www.vivelaculture.com/1974-une-partie-de-campagne/): Pendant la brève campagne présidentielle du printemps 1974, puis dans les débuts de son mandat, Valéry Giscard d’Estaing multiplia les signes de modernité avant de s’enfermer dans une hautaine solitude du pouvoir. Le film expose les deux facettes du personnage : peu d’autres politiciens auraient osé laisser la caméra de Depardon (peu suspect de giscardisme) les saisir dans l’intimité de la politique au quotidien ; mais en découvrant le réalisme cruel du résultat, VGE s’opposa fermement à la sortie du documentaire… jusqu’en 2004 ! - [Le Coup d'état permanent](https://www.vivelaculture.com/le-coup-detat-permanent/): Pour bien finir l’année du centenaire de la naissance de François Mitterrand (1916 – 1996), il faut lire son chef d’œuvre, à la fois pamphlet politique acéré comme on ne sait plus en faire et sommet de duplicité. Cette charge contre la Ve République et son créateur, De Gaulle, est publiée exactement un an avant que l’auteur ne parvienne au second tour de la présidentielle de 1965 ! Et il consacrera les 30 années suivantes à conquérir puis occuper l’Elysée, où il ne se montrera pas moins «monarque républicain» que le Général… - [La Grève des électeurs](https://www.vivelaculture.com/la-greve-des-electeurs/): «Les moutons vont à l’abattoir. (…) Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera.» Tout est dit dans ce célèbre extrait : les élections, Octave Mirbeau (1848-1917) n’y croyait pas. Romancier, journaliste, critique d’art, l’auteur du Journal d’une femme de chambre fut le prototype de l’intellectuel engagé. Anticlérical, dreyfusard (en 1898, il paie l’amende infligée à Emile Zola au procès de «J’accuse») et anarchiste, il publie dès 1888 dans Le Figaro ce pamphlet hostile à la république bourgeoise qui vient juste de triompher en France. - [21 avril 2002 : Contre-enquête sur le choc Le Pen](https://www.vivelaculture.com/21-avril-2002-contre-enquete-sur-le-choc-le-pen/): Comment, dans les mois qui ont précédé la réélection de Jacques Chirac, l'hypothèse «Le Pen au second tour» a été sous-estimée par les états-majors politiques et médiatiques, pourtant dûment prévenus du risque par les instituts de sondage, sur fond de paranoïa sécuritaire. A lire ou relire d'urgence, à l'heure où les mêmes ingrédients semblent devoir produire les mêmes effets, car plus qu'une réaction à chaud, ce livre constitue une minutieuse enquête menée conjointement par le journaliste Patrick Cohen et le sociologue Jean-Marc Salmon. - [Le Dictionnaire universel des créatrices](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-universel-des-creatrices/): Les Américains s'apprêtent à envoyer une femme à la Maison Blanche, où elle devrait succéder au premier Président noir. Hormis le cas britannique (Margaret Thatcher et, aujourd'hui, Theresa May), ce serait du jamais vu dans le club très fermé des grandes puissances. Cette épaisse encyclopédie se montre à la hauteur de l'événement en recensant quarante siècles de contributions des femmes à l'histoire de l'humanité – politiciennes, mais aussi artistes, scientifiques, sportives… - [Mermaid Avenue](https://www.vivelaculture.com/mermaid-avenue/): Dans les années 80, le chanteur Billy Bragg fut la cheville ouvrière du mouvement Red Wedge. Avec, entre autres, Paul Weller (The Jam) et Jimmy Somerville (Bronski Beat, The Communards), il cherche à mobiliser le rock anglais contre la réélection de Margaret Thatcher en 1987. Sans succès, mais la fibre militante ne quittera plus cet ex-punk nourri au folk engagé. La preuve avec cet album réalisé avec les Américains de Wilco, qui met en musique des paroles restées jusqu'alors inédites de Woody Guthrie (1912-1967), formidable chroniqueur musical de la crise américaine de l'entre-deux-guerres. - [Born to Run](https://www.vivelaculture.com/born-to-run/): «Trump est un danger pour la démocratie.» A quelques jours de l’ultime débat entre le candidat républicain et Hillary Clinton, Bruce Springsteen a fait son choix, comme à chaque élection depuis les années 70. En racontant les 67 premières années de sa vie, le chanteur du New Jersey dépeint l’Amérique des modestes, des grands espaces et du rock’n’roll. Comme l’a écrit un critique américain, le livre produit l’effet d’un concert du Boss : c’est long, on ne s’ennuie pas et, à peine sorti, on a envie que ça recommence. - [Election Day](https://www.vivelaculture.com/test/): Onze histoires tournées simultanément le 2 novembre 2004, jour de la réélection de George W. Bush, du Dakota du Sud à la Floride. De l’aube à la nuit tombée, la cinéaste suit des électeurs américains face à leurs choix, loin des kermesses de campagne et de la surchauffe médiatique du jour de l’élection. Un tour de force de réalisation, de montage, et de réalisme. - [Les Chroniques du Dancefloor](https://www.vivelaculture.com/les-chroniques-du-dancefloor/): De 1988 à 1999, Didier Lestrade a publié dans Libération des chroniques consacrées à un genre musical absent jusque-là de la presse française, la dance music. La part belle était faite à la house, née au milieu des années 8o à Chicago, Detroit et New York. « La house n’a jamais été aussi belle que sous sa plume » (Alexis Bernier, Tsugi). - [Minimalist Dream House](https://www.vivelaculture.com/minimalist-dream-house-2/): Acclamées dans le monde entier pour leurs interprétations des grands compositeurs du répertoire classique, les sœurs Katia et Marielle Labèque, face à face, chacune derrière leur piano, n’en ont pas pour autant oublié le goût de l’expérimentation. En 2013, elles se produisirent sur scène, accompagnées de trois jeunes musiciens, dans un répertoire entièrement dédié à la musique minimaliste de Michael Nyman, Terry Riley, Philip Glass, Arvo Pärt, Brian Eno, Sonic Youth, Radiohead, Suicide, et même… Aphex Twin. - [Homework](https://www.vivelaculture.com/homework-2/): Et le raz-de-marée déferla sur le monde entier. Avant les Daft Punk, les succès de la musique électro, même s’ils étaient parfois considérables, restaient toutefois confinés à la sphère plus ou moins élargie des amateurs initiés. Avec le single, Da Funk, les Daft Punk firent entrer la musique électronique dans toutes les maisons équipées d’un poste de radio à travers le monde. Depuis, le succès de Get Lucky n’a fait qu’amplifier le phénomène. Quelques millions de personnes attendent maintenant des nouvelles des hommes-robots. - [Un Ruban noir](https://www.vivelaculture.com/un-ruban-noir/): « Récit, témoignage, roman, ce texte raconte l’urgence d’un homme et d’une génération qui découvrent la transe dans la culture marginale et libératrice de la rave, de la techno, de la house, de l’ecstasy… et rencontrent, presque en même temps, la grande fracture de cette fin de siècle, le sida. Les forces souterraines des années quatre-vingt-dix émergent là, dans la pulsation de cette écriture, et insensiblement — comme un pied de nez à la pesanteur des choses — s’élève, dans l’emballement d’un concert baroque.» Note de l’éditeur. - [Northern Soul](https://www.vivelaculture.com/northern-soul-2/): Avant les radios libres et internet, c’est dans les clubs que la jeunesse découvrait les musiques que n’écoutaient pas leurs parents. Les DJ étaient alors des demi- dieux qui passaient des disques qui pouvaient changer une vie et qu’on ne trouvait dans le commerce qu’au prix d’une véritable chasse au trésor. C’est l’histoire que raconte Northern Soul. Ou comment la découverte de la musique soul américaine allait changer la vie de deux ados coincés dans un trou perdu du nord de l’Angleterre dans les années 70. Brillant comme une boule à facettes. - [Headz Vol. 1](https://www.vivelaculture.com/headz-vol-1/): Pour résumer l’histoire, les spécialistes des musiques électroniques racontent que la house music est née de la rencontre de Kraftwerk et de George Clinton coincés dans un ascenseur. Depuis ce jour, les ramifications sont parties dans tous les sens. Le label anglais Mo’ Wax créé par James Lavelle au début des années 90, fut l’un des spécialistes du trip hop expérimental qui flirtait parfois avec une certaine forme d’abstraction. C’est dans ce genre que s’illustrèrent beaucoup de musiciens français, dont la Funk Mob (qui deviendra Cassius). Classieux. - [Screamadelica](https://www.vivelaculture.com/screamadelica/): C’est le nord de l’Angleterre qui fut le berceau du mélange détonnant du rock et de la dance. Dans la lignée du morceau Blue Monday (1983) de New Order (Manchester), The Primal Scream (Glasgow) avec l’album Screamadelica allait donner naissance à un courant que rejoindront les Happy Mondays, Stones Roses, Inspiral Carpet, tous issus de Manchester. En partie produit par Andrew Weatherall, l’un des producteurs les plus influents de l’époque, Screamadelica est la parfaite synthèse du rock à guitares lourdes (influence Rolling Stones, MC5) et la house venue de Chicago. Un album aujourd’hui encore considéré comme un classique. - [Eden](https://www.vivelaculture.com/eden/): Les musiques électroniques sont nées aux Etats-Unis mais, pour la première fois depuis la chanson Rive-gauche des années 50, les Français allaient marquer les esprits avec un niveau de créativité qui sera acclamé à travers le monde. La French Touch, avec Laurent Garnier, Daft Punk, Motorbass, Air… allait remettre la France sur la carte de la musique mondiale. C’est la genèse de ce mouvement que raconte Mia Hansen-Løve, en se plaçant dans le sillage d’un jeune DJ emporté par le succès, il en ressortira essoré quelques années plus tard. - [Electric Love Blueprint - A History of Electronic Music](https://www.vivelaculture.com/electric-love-blueprint-a-history-of-electronic-music/): L’idée est simple comme bonjour. Faire un schéma qui dessine l’évolution d’un courant musical, sorte d’arbre généalogique avec des racines, un tronc, des branches. Mais ici, pour illustrer la grande évolution des musiques électroniques, des courants, sous-courants, ruptures, bifurcations… le parti pris a été de dessiner un immense schéma électrique sous la forme d’un plan pour technicien. Et la lumière fut ! - [Rêves syncopés](https://www.vivelaculture.com/reves-syncopes-2/): « Rêves syncopés, c’est un grand voyage, Paris, Manchester, Berlin, Detroit, Chicago… la nuit, le jour, c’est une ode à la liberté. C’est un hommage aux pionniers de la techno, de la house. C’est aussi une bande dessinée sur le son, le bruit, et les gens qui dansent, beaucoup de gens qui dansent ! » Laurent Garnier - [Le Chant de la Machine](https://www.vivelaculture.com/le-chant-de-la-machine/): Le premier volume du Chant de la Machine a été publié en 2000, suivi du second en 2002. Les deux étant devenus rapidement introuvables, ils furent republiés en un seul volume en 2011, devenu rapidement introuvable, lui aussi… David Blot (le fondateur des soirées Respect), au scénario et Mathias Cousin, au pinceau (influencé par Crumb), racontent les grandes heures et les figures incontournables de ce grand courant musical protéiforme que l’on appelle les musiques électroniques. Véritable travail d’historiens, chaque chapitre est introduit par une playlist d’une vingtaine de titres. Groovy. - [Ibiza mon amour](https://www.vivelaculture.com/ibiza-mon-amour/): Philosophe, ancien directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, initiateur de l’Université de tous les savoirs, Yves Michaud vit, depuis les années 80, à Ibiza, une partie de son temps. Dans Ibiza mon amour, il se livre à une grande enquête pour comprendre comment cette île pauvre des Baléares est devenue le symbole de la fête : « Cette extraordinaire machine à produire des plaisirs qui attire aujourd’hui plus de 3 millions de touristes. (…) Ne nous y trompons pas, Ibiza n’est pas un ailleurs exotique, c’est un miroir tendu sur nos sociétés occidentales. Voici le vrai visage de l’hédonisme […] - [Daumier : Les Célébrités du Juste milieu (1832-1835), Etude et restauration](https://www.vivelaculture.com/daumier-les-celebrites-du-juste-milieu-1832-1835-etude-et-restauration/): Le Charivari et la Caricature furent des journaux satiriques opposés à la Monarchie de Juillet (1830-1848), ancêtres de Charlie Hebdo. Leur fondateur, Charles Philipon, commande à Honoré Daumier (1808-1879), graveur, caricaturiste, peintre, sculpteur, des caricatures d’hommes politiques de l’époque. Daumier modèle de mémoire – il était interdit de faire des croquis à l’Assemblée Nationale – une quarantaine de bustes en terre cuite peints à l’huile, travaux préparatoires pour ses lithographies. Donc les 36 bustes exposés au musée d’Orsay sont des brouillons ! - [Bonnard](https://www.vivelaculture.com/bonnard/): « Au musée de Grenoble Bonnard guettait le passage d’un gardien d’une salle à l’autre, et sortait d’une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d’un bout de pinceau, il améliorait furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Puis il disparaissait, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir » ; on dit qu’il « bonardait ». En 2015, le musée d’Orsay lui a consacré une grande exposition dont le commissaire, Guy Cogeval, est l’actuel directeur du musée et grand spécialiste des Nabis ; Bonnard était le « Nabi très japonard ». - [Spectaculaire Second Empire](https://www.vivelaculture.com/spectaculaire-second-empire/): À l’entrée de l’exposition Spectaculaire Second empire, une peinture de Meissonnier montre le Louvre en ruine avec un espace lumineux ouvrant sur la Victoire en haut de l’arc de triomphe du Carrousel ; nous sommes face aux glorieux restes des fastes d’antan… L’affiche de l’exposition montre un chef-d’œuvre d’Ingres : le visage irréel de cette femme à la richesse réelle du Second Empire dit tout le talent poétique de l’artiste. Dans l’avant-dernière salle, les murs sont tapissés de tableaux, dont Le Déjeuner sur l’herbe de Manet : nous voyons à quoi ressemblaient les « salons » du XIXe siècle, fameuses expositions de peinture […] - [Les Ghettos du gotha](https://www.vivelaculture.com/les-ghettos-du-gotha/): À la vue des fastes de l’exposition Spectaculaire Second Empire, on serait tenté de n’y voir que les traces d’un passé révolu. Mais non, la très haute société a encore quelques représentants au train de vie inimaginable et aux patrimoines assortis. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, sont les spécialistes de la (haute) bourgeoisie parisienne ; leur livre montre que la culture de l’entre-soi est très forte dans un milieu où il est essentiel de se protéger des autres. On n’est jamais trop prudent ! - [Mort à Venise](https://www.vivelaculture.com/mort-a-venise/): La bande originale de Mort à Venise, film de Luchino Visconti, qui a marqué le Festival de Cannes en 1971, est largement composée par Gustav Malher, dont la vie (1860-1911) a inspiré au cinéaste le personnage de Gustav von Aschenbach. En 2011, le musée d’Orsay avait organisé une exposition sur Malher. Reconnu mais pas assez à ses yeux, il disait « Mon temps viendra ! » ; pourtant juste avant de mourir, son dernier mot adressé à Alma, sa femme, fut : « Mozart ! ». - [Le Spleen de Paris](https://www.vivelaculture.com/le-spleen-de-paris/): Baudelaire, poète, fut un critique d’art majeur du XIXe siècle ; ses « comptes-rendus » des salons de peinture de 1845, 1859 et 1863, l’année où le Déjeuner sur l’herbe de Manet fut refusé, furent célèbres. Le Spleen de Paris, est un recueil posthume de cinquante poèmes en prose, où Baudelaire dit tout son malaise dans la ville haussmannienne.  Le poème XXXIII, Enivrez-vous, donne la clef : « Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question… Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous». - [Paris-Haussmann : Le Pari d’Haussmann](https://www.vivelaculture.com/paris-haussmann-le-pari-dhaussmann/): De 1853 à 1870, le baron Haussmann, préfet de la Seine, transforme profondément Paris. Avenues et boulevards sont percés pour relier les gares ferroviaires nouvelles au centre de la ville. Entouré d’ingénieurs, Haussmann crée le confort urbain : trottoirs, bancs publics, arbres, jardins, égouts. L’exposition Paris-Haussmann : Le Pari d’Haussmann en raconte l’aventure. Haussmann avait de l’humour : lorsqu’on lui propose d’être nommé duc de la Dhuys, une rivière qui alimente Paris, il répond « De la Dhuys ? Mais, duc, ce ne serait pas assez ; non, il faudrait me faire aqueduc. » - [L’Education sentimentale](https://www.vivelaculture.com/leducation-sentimentale/): « Bovary c’est moi » disait Flaubert. Dans L’Éducation sentimentale, nous suivons le héros, Frédéric, un provincial à la découverte de Paris (1840 – 1867). La société de l’époque hésite entre la Monarchie, la République et l’Empire. L’éducation sentimentale de Frédéric passe par les femmes qu’il rencontre : Rosanette excite son cœur en allumant son corps ; Madame Dambreuse est une femme vaine avec qui la vie est trop facile ; reste Madame Arnoux, incomparable, mystérieuse, si douce, déjà mariée, inaccessible… Maupassant et Zola, ont considéré Flaubert comme leur maître. - [Le Procès](https://www.vivelaculture.com/le-proces-2/): Orson Welles adapte Le Procès de Kafka au cinéma, en 1962. Il cherche un lieu de tournage et découvre en pleine nuit, la friche industrielle qu’est devenue la gare d’Orsay où les trains ne viennent plus depuis la fin des années 30. Tout est abandonné dans la poussière, bureaux, halls, couloirs. Welles est content, il a son décor qu’il transforme en studio.  Dans cette production internationale, Romy Schneider incarne Leni, l’assistante de l’avocat, véritable « rayon de soleil » de K. Et bien sûr, Joseph tombe amoureux d’elle. Mais cette jeune fille, désirée et désirante, s’attache maladivement à tous les […] - [104 à Paris](https://www.vivelaculture.com/104-a-paris/): En 1870, l’archevêché de Paris, responsable des inhumations pour la ville, installe un service de Pompes Funèbres le long des voies ferrées de la gare de l’Est à la place d’anciens abattoirs. Le bâtiment construit dans l’esprit des halles Baltard est inauguré en 1874. Le temps passe et, en 2008, les morts laissent la place aux vivants, le bâtiment devenant Le 104, fabrique artistique et culturelle d’un genre nouveau. L’endroit est immense, deux halles occupent une surface équivalente à la Place de la République. Spectacles, concerts, expositions, librairie, cafés, ateliers pour enfants ou pour adultes consentants. - [Roubaix. La Piscine. Musée d’Art et d’industrie André Diligent](https://www.vivelaculture.com/roubaix-la-piscine-musee-dart-et-dindustrie-andre-diligent/): Il n’y pas de hasard ! L’architecte Jean-Paul Philippon a été chargé de la transformation de la gare d’Orsay en musée, on le retrouve lauréat du concours pour la transformation de la piscine olympique de Roubaix en un musée ouvert en 2001 : La Piscine. Le résultat est plein de charme ; le point de départ n’en manquait pas non plus,  car en 1922, le maire de Roubaix, M. Lebas, avait demandé à l’architecte Albert Baert de construire  « La plus belle piscine de France ». Ce qui fut fait ! - [Le musée d’Orsay à 360 °](https://www.vivelaculture.com/le-musee-dorsay-a-360/): En 1900, les passagers pour L’Exposition Universelle arrivent au cœur de l’évènement en train à la gare d’Orsay. Désaffectée, la gare accueillera les prisonniers  revenus des camps en 1945, le tournage du film Le Procès d’Orson Welles en 1962, puis le Théâtre d’Orsay de la compagnie Renault Barrault à partir de 1972. Enfin, le musée que nous connaissons  y est installé en 1986. Dernière transformation, non des moindres : les murs du musée repeints en couleurs sombres, à la demande de Guy Cogeval, actuel directeur, pour permettre aux visiteurs de plonger du regard dans les œuvres. Bravo ! - [Les Misérables](https://www.vivelaculture.com/les-miserables/): Pour soutenir les migrants, le dernier geste de Bansky est apparu sur le mur de l’ambassade française de Londres. Un pochoir représentant Cosette (oui, la pauvre Cosette des Misérables de Victor Hugo), en pleurs face à une bombe lacrymogène. Juste à côté d’elle, un QR code permettant d’accéder à des vidéos d’interventions policières sur des migrants en transit à Calais. Bansky n’est pas le seul à soutenir les migrants, Ai Weiwei, grand artiste chinois, installe devant nous des bouées (les mêmes que l’on jette aux migrants lorsque leur embarcation chavire). Au premier coup d’œil, elles semblent bien légères, en s’approchant […] - [Berlioz: Symphonie Fantastique - Liszt: les Préludes](https://www.vivelaculture.com/berlioz-symphonie-fantastique-liszt-les-preludes/): Avez-vous déjà entendu parler du « West-Eastern Divan Orchestra » ? Ce petit orchestre est une véritable petite arme de résistance. Cet ensemble musical que l’on pourrait traduire par « l’orchestre de l’est et de l’ouest » a la particularité de réunir chaque été environ 80 jeunes instrumentistes d’Israël, des États arabes voisins – Syrie, Liban, Égypte, Jordanie – et des Territoires palestiniens, qui viennent en Europe se former et jouer ensemble. Beau pied de nez à la guerre, non ?e Cette idée géniale a été imaginée par Daniel Barenboïm, le chef de cet ensemble. Alors écoutons Berlioz: Symphonie Fantastique […] - [Omar](https://www.vivelaculture.com/omar/): Bansky anti-guerre, a fait des graffs sur le mur entre Israël et Palestine. Il a réalisé du coté palestinien neuf peintures critiquant la situation politique et les tensions présentes en Cisjordanie. Mais il n’est pas le seul à s’engager contre cette guerre. Hany Abu Assad, le réalisateur du film Omar le fait aussi à travers l’histoire de son héros. Le jeune Omar vit en Cisjordanie. Son quotidien ? La guerre. Néanmoins il franchit régulièrement le mur, celui sur lequel Bansky a fait de nombreux graffitis. Ce mur, le sépare de la fille qui lui fait tourner la tête et de […] - [Lascaux : un nouveau regard](https://www.vivelaculture.com/lascaux-un-nouveau-regard-2/): Il y a plus de 15 000 ans, le métro n’existait pas. Les graffeurs de l’époque sont donc descendus dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce clin d’œil à l’histoire nous rappelle simplement que, si le street art n’est pas né avec Bansky, cette forme d’expression directe est bien issue du besoin de se faire entendre de la part d’une population maintenue à l’écart. En 1940, à Montignac, quatre adolescents se baladent avec leur chien ; voilà qu’en courant après un lapin ce dernier rentre dans un trou… la grotte de […] - [Georges Braque Rétrospective](https://www.vivelaculture.com/georges-braque-retrospective/): L’exposition du Grand Palais – et le beau livre édité à cette occasion – rassemble les œuvres clés du père du cubisme ainsi que les séries de variations thématiques qui amplifient ses recherches. Depuis le fauvisme jusqu’aux œuvres ultimes qui culminent dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux, en passant par le cubisme, sa collaboration avec Picasso, les canéphores des années vingt ou les derniers paysages qu’aimait Nicolas de Staël… La rétrospective Braque n’omet aucune des métamorphoses stylistiques du peintre. Vidéo - [L'Art est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/lart-est-un-sport-de-combat/): Cet ouvrage, publié en marge de l’exposition éponyme tenue en 2011 au musée des beaux-arts de Calais, va un cran plus loin dans la comparaison entre le noble art et l’art tout court. En rappelant que nombre de créateurs ont pratiqué les sports de combat (l’écrivain précurseur du surréalisme Arthur Cravan sur les rings, le peintre Yves Klein sur les tatamis…). En se penchant sur le sort des boxeuses, dont l’existence même est une hérésie pour bien des amateurs (à commencer par Ali, qui a vu d’un mauvais œil sa propre fille se lancer sur les rings). Curieux, mais stimulant […] - [Don King Boxing](https://www.vivelaculture.com/don-king-boxing/): Aux Etats-Unis, la boxe a longtemps été un sport de Noirs qui enrichissait des Blancs. Là aussi, la carrière d’Ali a changé la donne, notamment au travers de Don King, promoteur du fameux combat Ali-Foreman au Zaïre, en 1974 grâce à l’argent du dictateur Mobutu. En bisbille avec la justice (pour avoir escroqué ses boxeurs ou ses assureurs), il s’en sort toujours et fait fructifier son pactole (290 millions de dollars, estimation « Forbes ») – y compris, ces dernières années, grâce à une série de jeux vidéo de boxe à son nom. - [Andy Warhol Portraits](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-portraits/): En 1978, le riche banquier d’affaires new yorkais Richard Weisman, soumet à l’artiste une liste de 10 champions dont il commande les portraits. Mais l’affaire démarre mal : à une époque où les rois des terrains ne savent guère gérer leur image, Pelé, Kareem Abdul-Jabbar ou O.J. Simpson ne voient pas l’intérêt. Jusqu’à ce qu’Ali, accepte avec enthousiasme : «Les Blancs vont payer 25 000 dollars pour mon image ! Moi, le petit nègre du Kentucky !» Son accord emporte celui des autres vedettes, mais aux dernières nouvelles, son portrait reste le plus cher des dix – il y a […] - [Night Train](https://www.vivelaculture.com/night-train/): Celui qu’Ali le surnommait «le gros ours moche» ne détonne pas parmi les personnages sulfureux que l’écrivain américain Nick Tosches affectionne. D’âge inconnu, alcoolique, ex taulard lié à la mafia, Sonny Liston se hisse, à la force de son punch, jusqu’au titre de champion du monde poids lourd en 1962. Deux ans plus tard, le jeune Cassius Clay, tout en jambes, esquive, allonge et éloquence le force à abandonner au 7e round. L’année suivante, Liston perd sa revanche en deux minutes et retourne à son sort crépusculaire : overdose ou règlement de comptes, même les circonstances de sa mort, en […] - [Music for the new millenium sampler](https://www.vivelaculture.com/music-for-the-new-millenium-sampler/): Ce compositeur et saxophoniste américain est surtout connu pour avoir produit les albums de Miles Davis à partir du célèbre «Kind of Blue» (1959) et jusqu’au début des années 80. On dit même que «A Tribute to Jack Johnson», l’hommage au boxeur (1970), est plus son œuvre que celle du musicien… Ce disque s’ouvre ainsi sur la voix de Mohamed Ali prononçant sa fameuse description de son propre style, «Float like a butterfly, sting like a bee» (Vole comme un papillon, pique comme une abeille). La bande-son de cette sélection. - [Ring noir](https://www.vivelaculture.com/ring-noir/): Quand Apollinaire, Cendrars et Picabia découvraient les boxeurs nègres. Il y a exactement un siècle, le 10 juillet 1913, Jack Johnson, premier Noir champion du monde poids lourds, arrive à Paris. Prototype du sportif médiatique à la Mohamed Ali, il vient pourtant en réprouvé. Chez lui, le boxeur américain (1878-1946) risque la prison pour avoir épousé une Blanche. Comme plus tard Miles Davis, qui lui consacra «A Tribute to Jack Johnson» (1970), il découvre qu’ici une célébrité noire peut courtiser les Européennes et se faire adopter par la communauté artistique. A son retour aux Etats-Unis, en 1920, il purge sa […] - [Le Chemin de l'Amérique](https://www.vivelaculture.com/le-chemin-de-lamerique/): Un boxeur, une guerre coloniale : ce pourrait être l’histoire de Mohamed Ali, refusant d’aller combattre au Vietnam en 1966, au prix de 5 ans d’interdiction de ring. Mais cette BD de Baru, pionnier français du roman graphique, raconte celle de Saïd Boudiaf, boxeur algérien des années 50 pris entre sa quête du titre mondial et les «événements». Fictif, le récit s’inspire de la vie de Chérif Hamia, champion d’Europe poids plume 1957 et archi favori pour le titre mondial contre le Nigérian Hogan Bassey, un combat pourtant inexplicablement perdu. Les indépendantistes algériens du FLN lui auraient demandé de se […] - [Panama Al Brown, 1092-1951](https://www.vivelaculture.com/panama-al-brown-1092-1951/): Pour un Ali, combien de boxeurs retournés dans l’ombre ? Exemple avec ce poids coqs panaméen, premier champion du monde hispanique de l’histoire en 1929. Il fût, comme l’Américain Jack Johnson, une figure du Paris de l’entre-deux-guerres et un protégé de Jean Cocteau. Signée d’un peintre espagnol antifranquiste lui-même exilé à Paris dès 1958, cette biographie fouillée et revue en 1998 débute par une enquête dans la ville natale du boxeur (Colon, à l’entrée du canal de Panama) pour se terminer à New York, où Brown meurt tuberculeux, alcoolique et oublié. - [Desire](https://www.vivelaculture.com/desire/): Les destins de boxeurs, véritables concentrés des tensions raciales et sociales agitant les Etats-Unis, ont toujours inspiré la musique folk et le blues. Héritier de cette tradition, Bob Dylan s’y est essayé deux mémorables fois. En 1963, le jeune protest singer demande «Who killed Davey Moore», ce champion du monde poids plume mort sur le ring en défendant son titre. En 1976, surtout, il consacre un long (8 mn 33s) tube à l’emprisonnement de Robin «Hurricane» Carter, un poids moyen condamné deux fois (1967 et 1976) pour un triple meurtre. Le chanteur ira jusqu’à organiser des concerts de soutien. Carter […] - [Le Combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle-2/): «Ali prouve que la boxe est l’un des beaux arts du XXème siècle», écrit Norman Mailer dans ce récit du Championnat du monde contre le tenant du titre George Foreman, au Zaïre, en 1974. «Mailer prouve qu’écrire sur le sport en est un aussi», ajouta un critique américain. Célèbre à 25 ans dès son premier livre, «Les Nus et les morts» (1948), l’auteur a donné jusqu’à sa mort en 2007 dans la fiction, l’essai, le journalisme ou la biographie. Mais le ring fût sa vraie passion. Son récit de la préparation des champions et du combat se situe au plus […] - [We Insist ! Max Roach's Freedom Now Suite](https://www.vivelaculture.com/we-insist-max-roachs-freedom-now-suite/): L’année où Cassius Clay devient champion olympique à Rome, le batteur clé du bebop (il fût de la plupart des enregistrements de Charlie Parker entre 1944 et 1949) sort cet album conçu en vue du centenaire de la Proclamation d’émancipation, l’affranchissement des esclaves par Lincoln en 1863. Avec sa compagne Abbey Lincoln au chant et quelques invités dont Coleman Hawkins au sax tenor, il alterne moments apaisés et accès furieux pour réclamer «la liberté, tout de suite». Une décennie s’ouvre, les jours de la ségrégation sont comptés. - [Wattstax](https://www.vivelaculture.com/wattstax/): Los Angeles, août 1972 : 100 000 personnes assistent au festival du label de soul Stax pour l’anniversaire des émeutes du ghetto de Watts (1965). Pas une peau blanche en vue : Wattstax, réponse noire à Woodstock, est à la fois un événement musical (formidables shows des Staple Singers, de Rufus Thomas, d’Isaac Hayes), politique (le Révérend Jesse Jackson scandant le poème antiesclavagiste «I am somebody») et l’acte de naissance d’un business noir. - [Say it Loud – I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud/): Fascinés par son jeu de jambes, des entraîneurs imaginaient le jeune Brown en as des rings. Une blessure en décida autrement, mais il garda des tics de boxeur : KO mimés sur scène, peignoirs de satin à son nom, autopromotion permanente digne des rodomontades d’Ali. Le «Godfather of Soul» sera ainsi dans son élément, en 1974, en tête d’affiche du festival qui accompagna le combat Ali-Foreman au Zaïre. D’habitude plus soucieux de ses affaires que des droits civiques, Brown compose pourtant fin 1968 cet ode à la fierté noire, sous une forme «appel/réponse» idéale pour les manifs. Si même Brown […] - [Nous les nègres](https://www.vivelaculture.com/nous-les-negres/): Psychologue et célèbre militant des droits civiques, Kenneth Clarke réalise en 1963 ces entretiens télévisés, aussitôt transcrits en français, avec trois figures du mouvement noir. On connaît l’opposition entre le non-violent Martin Luther King et Malcom X, dirigeant de la Nation of Islam (Cassius Clay devient Mohamed Ali en y adhérant en 1964), partisan du séparatisme noir assumant la violence. Le romancier James Baldwin met de la finesse dans ce choc de titans : installé à Paris en 1948 pour fuir l’intolérance américaine (il était homosexuel), l’écrivain, juge Albert Memmi dans l’introduction, se montre «déchiré, intelligent et passionné, comprend tout […] - [Muhammad Ali the Greatest](https://www.vivelaculture.com/muhammad-ali-the-greatest/): Ce documentaire, signé par le célèbre photographe après la victoire d’Ali sur Foreman au Zaïre à l’automne 1974, est en fait un montage par ses soins de deux films distincts, l’un racontant ce célèbre combat en terre africaine, l’autre, réalisé 10 ans plus tôt, s’attachant à l’ascension du jeune Cassius Clay vers son premier titre mondial. Plus qu’au boxeur (il y a peu de scènes de combat), Klein s’intéresse ici au personnage médiatique et politique, qui entre les deux dates a rejoint le groupe radical américain Nation of Islam et a refusé de combattre au Vietnam, au risque de sacrifier […] - [Maillol](https://www.vivelaculture.com/maillol/): Enfant de Banyuls-sur-Mer, Aristide Maillol se consacre d’abord à la peinture et à la tapisserie, mais au cours d’un voyage en Italie et en Grèce, il découvre l’art statuaire antique et se jette à corps perdu dans la sculpture – un art qu’il révolutionnera, après Rodin, en épurant et en simplifiant toujours plus les formes. C’est avec La Femme, rebaptisée plus tard La Méditerranée, que Maillol se fait connaître au Salon d’automne de Paris en 1905, une sculpture d’une architecture parfaite et libérée de tout contenu littéraire, mythique ou religieux. « Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre […] - [Bonnard : « La couleur agit » ](https://www.vivelaculture.com/bonnard-la-couleur-agit/): Bonnard découvre le Midi en 1904 et y fait de nombreux séjours avant de s’y installer définitivement en 1926. Dans sa villa Le Bosquet, au Cannet, il s’emploie à simplifier la forme, à exalter le lyrisme incandescent des couleurs dans d’infinies variations de chaque teinte. Il peint sans relâche nus, intérieurs, scènes de rue, paysages, qu’il réinterprète jusqu’à ce que la matière envahisse la toile, noie les contours, pour finir par rendre le sentiment intelligible… - [Yves Klein – Au-delà du bleu](https://www.vivelaculture.com/yves-klein-au-dela-du-bleu/): Fasciné par le bleu azuréen de sa Méditerranée natale (il est né à Nice), puis par le bleu des fresques de Giotto, qu’il découvre dans l’église de l’Arena à Padoue, Yves Klein met au point, en 1956, l’International Klein Blue (IKG), un bleu intense dont il peint tout ce qui l’entoure et avec lequel il exécute une abondante série d’œuvres monochromes (toiles, arbre-éponge, mappemondes, « portraits-reliefs »…) : « Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes, expliquait Klein, tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu’il y a après tout de plus abstrait dans la nature […] - [Palette : Van Gogh - La Chambre d’Arles](https://www.vivelaculture.com/palette-van-gogh-la-chambre-darles/): « Je pense que l’avenir d’une peinture moderne se trouve dans le Sud », écrit Vincent Van Gogh à son frère Théo, avant de filer pour Arles en février 1888. Une région « d’une vibrante sérénité » où il peint le printemps provençal et le retour de l’été sous un soleil obsédant, mais aussi sa propre chambre dans le but de partager ce qu’il ressent : « Au lieu de chercher à rendre exactement ce que j’ai sous les yeux, je me sers de la couleur de manière arbitraire, pour exprimer fortement mes impressions. » La Chambre d’Arles, le passionnant documentaire d’Arte (récompensé du Prix du meilleur […] - [La Mer](https://www.vivelaculture.com/la-mer/): Quoique l’espace maritime « ne baigne pas précisément les coteaux bourguignons » où Debussy écrit le triptyque de La Mer en 1905, le compositeur nourrit une passion vivace pour l’élément aquatique. Une attraction dont les origines remontent à l’enfance, lorsqu’il passait ses vacances d’été chez sa tante à Cannes. « Il avait brusquement entendu et compris le langage grisant des sirènes de la Méditerranée », écrit le musicographe Émile Vuillermoz dans sa biographie consacrée au compositeur… Une Méditerranée que l’on imagine au fil des trois esquisses symphoniques – des paysages sonores à la teneur éminemment impressionniste « chantés avec la candeur naïve de l’enfant » par […] - [Le Prince foudroyé : la vie de Nicolas de Staël ](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael/): Tiraillé entre sa quête de lumière et de profondeur et les tourments de l’incertitude, Nicolas de Staël décide à l’automne 1954 de s’installer dans le Midi, sur les remparts d’Antibes, où il s’isole dans un atelier ouvert sur la mer. Il y travaille avec frénésie, réalisant plus de trois cents toiles en quelques mois. Sa peinture se fait moins épaisse, plus fluide, vibrante de lumière et de couleurs : paysages, série de barques, natures mortes… Derrière les choses, se fait entendre une autre figuration, plus abstraite, une vision vécue comme une expérience libératrice de sentiments. Toujours au bord de l’abîme, Nicolas […] - [Collioure 1905, un été fauve](https://www.vivelaculture.com/collioure-1905-un-ete-fauve/): En 1905, Matisse et Derain découvrent le petit port catalan de Collioure. Dans le courant de l’été, ils y réalisent une centaine d’œuvres éclatantes – essentiellement des paysages gorgés de couleurs violentes, pures et vives et inondés de lumière. Une libération esthétique marquée par un refus de l’évocation réaliste de la nature, qui tranche alors avec la douceur de la palette impressionniste… Au Salon d’Automne de Paris où ils présentent leurs toiles la même année, un critique d’art compare l’exposition à une « cage aux fauves ». L’appellation de « fauve » est aussitôt revendiquée par les peintres eux-mêmes. Le fauvisme est né… - [Le Mystère Picasso](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-picasso-2/): S’il peint Les Demoiselles d’Avignon en 1907, Picasso ne s’installe dans le Sud de la France que dans les années quarante. Une période d’intense créativité marquée par son séjour à Vallauris, où il crée un atelier de céramique. Sur place, il peint aussi plus de quatre mille pièces s’inspirant de la corrida, de l’art africain ou des vases grecs. En 1955, le cinéaste Henri-Georges Clouzot réalise Le Mystère Picasso, où il filme pendant trois mois l’artiste en train de peindre. C’est l’unique tentative de rendre compte cinématographiquement du processus de création de Picasso. « Le plus beau film de suspense jamais réalisé », […] - [Canzoniere](https://www.vivelaculture.com/canzoniere/): Amené à fuir Florence, la famille Pétrarque se réfugie en Provence où le poète ne cessera de revenir tout au long de sa vie; il fait ses humanités à Montpellier et à Carpentras, vit longtemps en Avignon avant de se retirer dans la solitude et la fraîcheur de la lumineuse Fontaine du Vaucluse où écrit-il : « Les muses, revenues de l’exil, habitent avec moi dans cet asile chéri. » Il y signe son immortel Canzoniere (1470), plus de trois cents poèmes, pour la plupart des sonnets, tout entiers dédiés à l’amour idéalisé du poète pour Laure de Noves. - [Le Testament d’Orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee-2/): La Méditerranée est pour Cocteau une obsédante et généreuse source d’inspiration. L’Italie et sa commedia dell’arte, l’Espagne et sa tauromachie, la Grèce et sa mythologie et, bien sûr, la Provence, où il séjourne de 1950 à 1963, sont pour lui une seule et même « patrie » qui l’incite au lyrisme et à l’introduction graduelle de larges surfaces colorées dans ses œuvres. Le « Prince frivole » est en réalité un faux dilettante qui écrit, dessine, peint, « tatoue » les murs des villas et des chapelles, s’adonne à la céramique, à la tapisserie, aux bijoux, aux émeraudes… Il y écrira aussi son dernier film, le […] - [La Chair du visible](https://www.vivelaculture.com/la-chair-du-visible/): Natif d’Aix-en-Provence ayant rejoint Paris puis Auvers-sur-Oise, Cézanne regagne le Var en 1882 et se dédie essentiellement à la peinture des paysages qui l’inspirent : l’Estaque, Gardanne, Bellevue et, bien sûr, le fameux cycle de quatre-vingts peintures consacrées à la montagne Sainte-Victoire, dans la garrigue du pays d’Aix. Il se détache alors de la peinture impressionniste de la nature pour approfondir sa recherche et privilégier une abstraction géométrique faite de motifs, de lignes, de sensations colorées. Une quête d’« une harmonie parallèle à la nature » qui influencera tout l’art moderne. - [Collection Francis Picabia](https://www.vivelaculture.com/collection-francis-picabia/): En 1925, Francis Picabia quitte l’effervescence parisienne et gagne le Sud où il va rester vingt ans, entre les collines de Mougins et Cannes, pour donner libre cours à sa pulsion d’écriture plastique et littéraire malgré son goût immodéré pour les casinos et les fréquentes réceptions qu’il organise sur son yacht (amarré en face du casino !). Il y peint notamment la série des Monstres, puis des Transparences, ses abondantes créations révélant une autre dimension du paysage – tantôt sombre, tantôt solaire : « J’ai travaillé des mois et des années en me servant de la nature, en la copiant, la transposant. Maintenant, […] - [Les Vagues](https://www.vivelaculture.com/les-vagues/): Lors d’un voyage à Cassis, la lumière, les couleurs et le décor méditerranéen éveillent en Virginia Woolf des sensations qui la conduisent à écrire son livre le plus expérimental. Poème en prose entrecroisant six monologues de personnages relatant leur vie de l’enfance à la vieillesse, Les Vagues est un voyage intérieur où la contemplation de la nature, le chant de la mer, la course du Soleil de l’aube jusqu’au soir épousent l’exploration du flux de la conscience, la perception de la vie qui s’écoule. Un sommet poétique traduit en français par Marguerite Yourcenar. - [Hymne au Soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil-2/): En 2003, Lionel Belmondo, saxophoniste et directeur musical, et son frère Stéphane, trompettiste, s’attaquent au répertoire classique français des XIXème et XXème siècles, avec des pièces signées des compositeurs Lili Boulanger, Maurice Duruflé, Gabriel Fauré et Maurice Ravel. Avec Hymne au Soleil, les frères Belmondo explorent librement les passerelles et les jeux d’influences existant entre le jazz modal et la musique classique. Un album radieux et solaire, récompensé par les Victoires du Jazz en 2004. - [De Cézanne à Bonnard, l'Atelier du Midi](https://www.vivelaculture.com/de-cezanne-a-bonnard-latelier-du-midi/): Van Gogh, Cézanne, Matisse, Bonnard ou Gauguin… Dès la fin du XIXème siècle, les peintres se pressent pour rejoindre le Midi à la recherche de sensations et d’idées nouvelles. Ils y installent leur atelier; ils y découvrent des paysages à peindre, puis ils se rencontrent. En parallèle à l’exposition, le documentaire De Cézanne à Bonnard, l’Atelier du Midi propose de déambuler parmi les œuvres nées face à la Méditerranée. À travers des archives personnelles, il met en scène un dialogue constant entre les peintres de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle, qui n’ont […] - [Les Inrockuptibles : 25 ans d’insoumission](https://www.vivelaculture.com/les-inrockuptibles-25-ans-dinsoumission/): Petite reconnaissance de dettes, là. Rien de la perpétuation, en même temps que de la réinvention, de la critique à la française n’aurait été possible sans l’invention à l’orée des années 90, par Christian Fevret et ses amis, de ce bimestriel, puis mensuel, puis hebdo, Les Inrockuptibles. D’avoir fait un peu partie de cette histoire demeure aujourd’hui encore un honneur. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces/): Il fallait être rock critic et sans doute américain pour écrire ce livre : une histo­ire du nihilisme ou du négatif au XXème siècle qui commence avec Dada, continue avec le surréalisme, le lettrisme, le situationnisme, et se termine sur le punk. L’essai qui a le plus inspiré ma génération. - [Flaubert](https://www.vivelaculture.com/flaubert/): Finalement, avec le temps, Flaubert a remporté le titre de plus grand romancier du XIXème siècle, contre Hugo, Balzac, voire Zola. Il nous apparaît aujourd’hui comme le plus moderne. Impossible d’écrire un paragraphe à l’imparfait sans avoir une pensée pour lui. Michel Winock vient de lui consacrer une imposante biographie. Lisez-la. Car, en plus d’être un immense écrivain, Flaubert était un chic type. - [Le Séminaire, Livre VI](https://www.vivelaculture.com/le-seminaire-livre-vi/): La vie critique rend hommage à la psychanalyse, à Jacques Lacan ainsi qu’à Jacques-Alain Miller, à qui l’on doit la rédaction du Séminaire. J’en profite donc pour signaler qu’au printemps a paru un chef d’œuvre : le tome VI du Séminaire, intitulé « Le désir et son interprétation ». Du rêve au désir : tout un chemin (en points) de croix… - [L’Inrockuptible](https://www.vivelaculture.com/linrockuptible/): « Lenoir n’est pas un de ces critiques qu’au demeurant il adorait, qu’il invitait à partager son micro. Mais c’est en France le plus grand « passeur » du rock alternatif, bien avant même qu’on l’appelle ainsi. Ses compilations sont formidables, même si je ne suis jamais tout à fait certain d’avoir envie de réécouter « Sit down » de James… » - [Le salaire du zappeur](https://www.vivelaculture.com/le-salaire-du-zappeur/): Avec Bayon, Serge Daney est l’autre maître ès critique que j’ai eu la chance de rencontrer. Du côté de l’image ciné et télé, quant à lui. Plus conceptuel que Bayon, Daney m’a appris que faire œuvre de critique ne consistait pas à aligner des adjectifs. Après avoir écrit une page, j’en enlève ainsi toujours deux ou trois en sa mémoire… - [Take no prisoners](https://www.vivelaculture.com/take-no-prisoners/): Je n’ai jamais idolâtré personne. Les critiques ont le cœur sec et le cerveau irrigué. Mais je me reconnais depuis l’âge de 13 ans un gros faible pour Lou Reed. J’ai eu une chance dans la vie : découvrir Lou Reed avant le Velvet Underground, remonter le fleuve au lieu de le descendre. Aux amateurs, je conseille ce double live dont Mike Jagger lui-même considérait qu’il était l’un des meilleurs live au monde, sinon le meilleur. - [Psychotic Reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues/): Lester Bangs est le meilleur rock critic de tous les temps, surtout quand il écrit sur le jazz (par exemple, ses articles sur Miles Davis sont écœurants de beauté flinguée, pour reprendre ce mot). Jusqu’à sa mort, il est aussi demeuré le meilleur commentateur de ce moustique géant du rock qu’est Lou Reed. - [Gainsbourg mort ou vices](https://www.vivelaculture.com/gainsbourg-mort-ou-vices/): « Au lendemain de la mort de Gainsbourg, Libé surprend tout le monde en publiant une interview post mortem de l’artiste, réalisée plusieurs années auparavant par Bayon, mais qui ne devait être divulguée qu’en ces circonstances. Interview bien dégueu, parfaitement située entre Eros et Thanatos, dernière provoc’ de l’artiste à tête de chou et, au passage, un modèle de journalisme gonzo. » - [Chroniques](https://www.vivelaculture.com/chroniques/): Au printemps 1997, en dévorant cette compilation d’articles, j’ai pris le parti de lire toutes les « Série Noire » que Manchette avait chroniqués en son temps pour Charlie Hebdo. J’allais les chiner chez Black Cherry Blues, 15 rue Chaptal, dans le IXème. Une boutique que je conseille. Sans être un polar, mon premier roman La ville des grincements de dents (Calmann Lévy, 1998) porte la marque de ces lectures. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire/): « L’action de mon roman La vie critique se déroule, à quelques anachronismes près, en 2010 : soit l’année où Houellebecq a reçu le prix Goncourt pour La carte et le territoire. Rien d’anecdotique là-dedans. Au contraire, le sentiment d’une victoire. Une critique littéraire qui a toujours défendu becs et ongles Houellebecq au delà des polémiques, s’y est vue elle aussi récompensée. » - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind/): Je me souviens de l’été 91 où j’ai écouté en boucle cet album en « advanced tape », l’équivalent des épreuves pour un livre, et alors que la K7, comme on disait, était encore l’objet le plus technologiquement avancé… Comment imaginer alors que trois ans plus tard, j’aurais à enterrer Kurt Cobain dans Libé six mois avant Guy Debord ? Ensuite, logiquement, ce sera les grandes grèves de 1995. - [Œuvres](https://www.vivelaculture.com/oeuvres/): Le situationniste en chef, c’est lui, c’est Debord. Dans les années 90, toute une génération immergée dans « la société du spectacle », mais née sous le signe du décodeur, va le remettre à l’honneur. Depuis que ses archives ont été rachetées par la BNF, il est aujourd’hui considéré comme un « trésor national ». - [La Nausée](https://www.vivelaculture.com/la-nausee/): « Lue une première fois à quatorze ans, sans trop rien y comprendre. Relu depuis environ tous les deux ans, jusqu’à en lever toutes les obscurités. Avec une idée de plus en plus prégnante : Sartre est l’inventeur du concept de « situations » qui va inspirer… les situationnistes. » - [La vie critique](https://www.vivelaculture.com/la-vie-critique/): Le critique littéraire en héros de roman : victime, coupable, ou étrange figure sado-maso ? Un an de la vie d’un professionnel de la littérature, désespéré ou exalté, impitoyable ou passionné, chevalier blanc ou cruel assassin…  » La vie, c’est de l’ennui à se cogner la tête, contre des murs parsemés çà et là d’épiphanies à s’en faire exploser le cœur. «  - [#4](https://www.vivelaculture.com/4-2/): La phénoménale vague rap passée, ou presque, c’est finalement la pop et l’électro pop made in Mars qui, depuis quelques années, se fait une place sur les scènes nationales, avec des groupes comme Oh ! Tiger Mountain, Chinese Man – lié au label phocéen Chinese Man Records – ou Nasser. Ce dernier est un trio, lancé en 2010, qui réunit des copains issus du monde de la pub et qui martèle des chansons slogans avec un enthousiasme débridé, sur des mélodies entêtantes. L’hommage à leur cité est de rigueur avec « Marseille and Anywhere » et l’on gage qu’on tient là les nouveaux […] - [Tout tourne autour du Soleil](https://www.vivelaculture.com/tout-tourne-autour-du-soleil/): Née en 1982, elle a montré très vite un tempérament de « runaway », et s’est lancée, à peine adolescente, dans l’écriture de textes virulemment engagés. Militante dans plusieurs collectifs, porte-parole de tous les « sans », elle s’est fait repérer grâce à l’âpreté et à la subtilité de ses chansons, dans un univers du rap dominé par les « keums ». Au-delà de ses compositions rageuses, il y a surtout cette énergie bondissante et cette stupéfiante présence scénique. Il était imparable qu’une femme de cette trempe reprenne le flambeau d’un genre qui avait tant de mal à se renouveler, et que Keny l’indomptable devienne ainsi […] - [À la grâce de Marseille](https://www.vivelaculture.com/a-la-grace-de-marseille/): Une véritable curiosité et une grande œuvre littéraire… James Welch (1940-2003), écrivain blackfeet alors chef de file de la littérature amérindienne, se baladait dans Marseille quand il fut abordé par un autochtone qui lui jura être un descendant d’un des acteurs indiens du Wild West Show, la troupe de Buffalo Bill qui se produisit en 1889 au Prado. Peu importait à Welch que l’histoire fût vraie ou non, il s’est immédiatement lancé dans cette biographie imaginaire : le destin singulier d’un Sioux, Charging Elk, qui aurait fait une chute de cheval, aurait été soigné à l’Hôtel-Dieu, et aurait été « oublié » à […] - [OM, à jamais les premiers](https://www.vivelaculture.com/om-a-jamais-les-premiers/): Grâce à ce documentaire poignant – qu’on aime le foot ou non… – qui retrace l’épopée de la victoire de l’OM sur le Milan AC, le 26 mai 1993 où, pour la première fois, un club français remportait une coupe d’Europe – on réalise à quel point la cité phocéenne fusionne dans ce qui est, au-delà du simple idéal sportif, un véritable fantasme identitaire collectif. Cette date constitue presque un événement clé symbolisant l’unique reconnaissance à l’échelle nationale du talent, de l’élan et de la volonté de cette ville de gagner. Le parti pris des réalisateurs de donner la parole […] - [La Ville est tranquille](https://www.vivelaculture.com/la-ville-est-tranquille/): Après À l’attaque !, une bouffonnerie parfaitement déjantée, Guédiguian a réalisé cet étonnant film dans lequel il s’est laissé aller à un pessimisme des plus sombres. En choisissant de mettre en scène des personnages cabossés par l’existence – une poissonnière cherchant à sauver sa fille toxico, un ancien docker devenu chauffeur de taxi, un tueur à gages… – dans une cité étrangement inquiétante, le cinéaste révélait ses peurs intimes liées à l’an 2000, notamment la montée de l’obscurantisme et celle de l’extrême droite. Souvent comparé à Short Cuts, de Robert Altman, cette œuvre demeure curieusement sous-estimée dans la filmographie foisonnante, et […] - [Borsalino](https://www.vivelaculture.com/borsalino/): Roch Siffredi et François Capella avaient surtout une immense classe et une belle gueule. Leur obsession de vouloir contrôler tripots et lupanars marseillais dans ces années vingt demeure finalement secondaire dans l’intrigue… Sorti en 1970, Borsalino était adapté d’un roman d’Eugène Saccomano, Bandits à Marseille, qui s’inspirait de la vie de deux truands nettement moins glamour, Carbone et Spirito, qui s’étaient taillés un empire en prenant Al Capone comme modèle, et qui avaient fini par rallier la politique collaborationniste du préfet Simon Sabiani pendant l’occupation. Leur plus haut fait d’arme demeure l’importation, en 1936, par voie de mer, de trente-quatre […] - [Marseille Opus Mafia](https://www.vivelaculture.com/marseille-opus-mafia/): La trame s’étale entre 1980 et 1987 et raconte la lutte d’une brigade de flics contre le grand banditisme, sur fond de trafic de drogue, de hold-up et d’assassinats, dont celui d’un juge en 1985. À peine romancés, ces souvenirs d’un ancien commandant de la PJ de Marseille, aujourd’hui à la retraite, nous baladent dans une cité du crime au fil de planques, de traques, d’une romance avec une belle indic et de conflits avec la hiérarchie. Sur ces flics qui récitent des poèmes d’Apollinaire, sur les pressions médiatiques, politiques et judiciaires, Jean-Louis Pietri est intarissable, et il qualifie son […] - [La trilogie Fabio Montale](https://www.vivelaculture.com/la-trilogie-fabio-montale/): Il avait fait une formation de tourneur-fraiseur, puis avait été journaliste. Il est l’écrivain qui a su redonner une voix aux Marseillais ordinaires, qui se reconnaissaient enfin dans une littérature « locale », sans les clichés habituels. Son personnage de flic, Fabio Montale, est un sentimental mélancolique, qui s’échine à lutter contre les mafias, la corruption, et la violence sociale. Il porte le nom d’un poète ligure, car Izzo (1945-2000) affirmait qu’il ne faisait pas la différence entre la poésie et le polar. Marseille est le véritable personnage de ces trois romans. L’écrivain la décrivait ainsi : « Marseille est un passeport. Elle n’est […] - [Les Mystères de Marseille](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-marseille/): Zola ne l’aimait guère ce roman qu’il avait écrit en 1867 en période de vaches maigres. Il y dépeint pourtant un portrait particulièrement réaliste de la société des années 1840, y décrivant notamment l’antagonisme entre milieux populaires et classe des notables marseillais et aixois, sur fond d’agitation républicaine. Il s’agissait d’une commande du Messager de Provence, pour laquelle il s’engageait à publier sous forme de feuilleton une histoire inspirée d’un fait réel. Où un jeune homme modeste, Philippe Cayol, « enlève » sa bien-aimée, Blanche de Cazalis, fille d’un député millionnaire, provoquant la fureur des potentats en place. Où, déjà, le clientélisme […] - [L'homme foudroyé](https://www.vivelaculture.com/lhomme-foudroye/): D’origine suisse, Cendrars – Frédéric Louis Sauser, de son vrai nom – fut le modèle absolu de l’écrivain bourlingueur de la première moitié du xxe siècle. Entre ses périples, du Brésil au Sénégal, il aimait faire escale à Marseille, où il fréquentait les univers interlopes. « Gonzo » avant l’heure… Il séjourna, à la fin des années vingt, dans une auberge de la Côte bleue, à la Redonne, dont il tira ce roman inclassable, publié en 1945, qui constitue aussi une extraordinaire ode à Marseille dont il disait : « Contrairement à Lisbonne, qui est la ville des adieux, Marseille est la ville de […] - [Je connais des îles lointaines](https://www.vivelaculture.com/je-connais-des-iles-lointaines/): Il fut l’un des plus grands poètes marseillais du XXème siècle, couronné en 1971 par le Grand Prix de poésie de l’Académie française. Louis Brauquier (1900-1976) fut employé aux Messageries maritimes et vécut entre Sydney et Saigon, Djibouti et Shanghai. Il nourrissait une passion pour l’agitation des ports, décrivant les paquebots comme si c’étaient des cathédrales. Il n’a cessé de rendre hommage, au fil de ses poèmes, aux bas-fonds, mais aussi aux fastes, de sa cité natale, Marseille, qu’il disait « tragique, et toujours consentante ». Ses textes furent une inspiration majeure pour des auteurs comme Jean-Claude Izzo… - [Massalia Blues](https://www.vivelaculture.com/massalia-blues/): Née en Corse d’une famille d’origine marocaine, Minna Sif a grandi dans le centre cosmopolite de la ville, s’est mise jeune à l’écriture et est devenue une voix littéraire féminine marseillaise incontournable. Elle avait tiré de ses souvenirs un magnifique roman, Méchamment Berbère, véritable monographie de la porte d’Aix des années soixante-dix. Elle poursuit ici son exploration de ce cœur grouillant de la cité phocéenne, entre le cours Belsunce et la rue de la République, mettant en scène un vagabond sans papiers et inlassable conteur, un écrivain public, et une foule de personnages bigarrés, bateleurs, vieux immigrés à la retraite, […] - [Marseille Culture(s)](https://www.vivelaculture.com/marseille-cultures/): Ni catalogue, ni encyclopédie, ce pavé de près de trois kilos et demi est une sorte de tour d’horizon de tout ce que Marseille a pu compter d’artistes, de sagas de créations parfois folles et démesurées. À son image… Un travail de mémoire (vive) colossal, qui n’avait jamais été mené jusqu’alors, qui présente des milliers d’artistes, dont certains oubliés – comme l’architecte Gaston Castel ou le ténor Victor Maurel –, qui réhabilite enfin Pagnol, si longtemps dénigré par les Marseillais eux-mêmes, et qui rappelle que cette cité-carrefour n’a pas attendu d’être labellisée Capitale européenne pour faire de la culture, ni […] - [Le MaMo](https://www.vivelaculture.com/le-mamo/): Un lieu insolite et magique, puisqu’il est situé sur le toit de la « Maison du Fada », qui évoque la forme d’un paquebot et sur lequel on trouve une piste de jogging, un solarium et une salle de sport… Rebaptisé MaMo – jeu de mot entre Marseille et le « Modulor » cher au Corbusier, et clin d’œil au MoMa de New York –, le lieu ainsi revisité permet de réhabiliter enfin la Cité radieuse en l’ouvrant davantage au public. Bâtie entre 1947 et 1952, cette construction utopique – une « communauté verticale », selon « Le Corbu » – était destinée au départ à reloger les […] - [MuCEM](https://www.vivelaculture.com/mucem/): Ce serait presque une concrétisation du vieux rêve saint-simonien qui consistait à bâtir un pont entre l’Europe et l’Orient : le MuCEM est le premier musée du monde consacré aux cultures de la Méditerranée. Sa galerie permanente abrite des collections d’objets et œuvres d’art liés à la vie quotidienne et aux traditions populaires des quatre coins de la Mare Nostrum. Le bâtiment lui-même est un cube minéral de 72 mètres de côté. Le fleuron de cette année « capitale » marseillaise. Voir la vidéo - [Armen](https://www.vivelaculture.com/armen/): Gardien du phare mythique d’Ar-Men, au large de la pointe ouest de la Bretagne, un caillou isolé surnommé par ses gardiens « l’enfer des enfers », Jean-Pierre Abraham a vécu cinq ans un voyage immobile à l’affût de la moindre lumière, de la moindre seconde du temps qui passe et, surtout, « à l’assaut » de lui-même, du sens à donner à une vie dans un lieu où « s’impose l’extrême fermeté, la douce fermeté des rites ». « À cette heure, un mystérieux consentement m’habite… L’ultime point du soleil disparaît. La mer se referme. Si j’ai su perdre toute rancœur, toute crispation inutile, mon feu sera […] - [L'Odyssée de l'Endurance](https://www.vivelaculture.com/lodyssee-de-lendurance/): En 1914, le célèbre explorateur polaire Sir Ernest Shackleton prend la mer à bord de l’Endurance avec un équipage de vingt-sept hommes. Le but de l’expédition – ouvrir la voie du pôle Sud à pied – constitue le dernier grand défi polaire des explorateurs de l’époque. Mais très rapidement, le navire se retrouve pris au piège des glaces et se met à dériver pendant des mois avant d’être broyé sous la pression de la banquise. L’équipage libère les chaloupes et stationne sur des blocs de glace en attendant le dégel pour commencer la plus grande histoire de survie de l’exploration […] - [Robinson des mers du Sud](https://www.vivelaculture.com/robinson-des-mers-du-sud/): C’est à Suwarrow, un atoll des îles Cook à l’écart des routes maritimes, que le Néo-Zélandais Tom Neale décide de se faire déposer en 1954, après des décennies à arpenter les mers du Sud. Il y passera six années ponctuées de rares visites – dont celle de Bernard Moitessier – et entrecoupées de quelques séjours forcés à Rarotonga pour cause de sérieux problèmes de santé. À chaque fois, Neale se battra contre l’administration pour revenir sur « son » île. Robinson des mers du Sud raconte cette utopie réalisée : vivre sur une île déserte et y construire son paradis loin des hommes. […] - [La Chambre noire de Longwood](https://www.vivelaculture.com/la-chambre-noire-de-longwood/): Après avoir connu la réclusion dans les geôles du Liban, Jean-Paul Kaufmann, amoureux des îles, choisi de se rendre dans certains bouts de terre parmi les plus isolés du globe. Après l’archipel des Kerguelen, le journaliste et écrivain se retrouve à Sainte-Hélène, sur les traces de Napoléon. Il part à la découverte de la petite société insulaire et s’enferme à Longwood, dans l’étrange demeure où l’Empereur vécut en exil les sept dernières années de sa vie. Dans ce qui est aujourd’hui devenu une petite enclave française, Kauffmann explore les odeurs, les objets, « le venin de l’ennui » avec la mélancolie qui […] - [Tintin - L’Île noire](https://www.vivelaculture.com/tintin-lile-noire/): C’est dans L’Île noire que Tintin débarque pour la première fois sur une île. Il y reviendra plus tard à plusieurs reprises mais on n’y trouvera pas le halo de mystère qui fait de L’Île noire un livre si particulier. Normal : il semble que ce soit sur la légendaire île écossaise d’Arran que l’équipe d’Hergé a fait ses repérages. Le château abandonné de Ben More, les falaises battues par les vents, les paysages indomptables, les côtes déchiquetées… La fascination qu’exerce L’Île noire doit beaucoup à cette île de la mer d’Irlande qui aura donc éveillé l’imaginaire insulaire de toute une […] - [Au pays de la mort blanche](https://www.vivelaculture.com/au-pays-de-la-mort-blanche/): En 1912, le Santa Anna quitte le port d’Alexandrovsk, dans la mer de Barents, et prend la route du nord pour tenter de rejoindre Vladivostok. Bientôt pris dans les glaces, le navire va dériver pendant près de deux ans. Treize hommes, menés par Valerian Albanov, décident de quitter le bateau pour rallier la première terre. Mais lorsqu’ils avancent vers le sud, la banquise sous leurs pieds dérive vers… le nord. Le récit d’Albanov, rédigé d’après son journal en 1917, est un fantastique récit d’aventure traversé de passages poétiques littéralement hallucinatoires au plus fort de la tourmente. - [La Vie sexuelle des cannibales](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-des-cannibales/): Sur le papier, peut-on rêver mieux qu’un job de deux ans sur l’archipel paradisiaque des Kiribati, en plein Pacifique sud ? Il faut toujours se méfier des cartes postales… Maarten et Sylvia, un jeune couple d’Américains, vont y vivre un authentique enfer. À Tawara, les gens font des hôtes épouvantables, les cancrelats et les rats partagent votre taudis et vos repas comme s’ils faisaient partie de la famille, et des îlots de couches culottes parsèment un lagon lessivé. Et pour couronner le tout, la « Macarena » tourne en boucle dans chaque recoin de l’île… J. Maarten Troost sait de quoi il parle : […] - [How I Ended this Summer](https://www.vivelaculture.com/how-i-ended-this-summer/): Sur une île désolée de l’océan Arctique, le météorologiste Sergei et un jeune diplômé, Pavel, passent plusieurs mois dans une station polaire coupée du monde. Pavel reçoit un message radio dramatique qui concerne la famille de Sergei et essaie de trouver le bon moment pour en parler à son compagnon… en vain. Bientôt, la peur, le mensonge et le soupçon perturbent leurs relations… En 2011, Sergei Popogrebsky revient dans la région de la Tchoukotka où il a passé son enfance pour tourner son troisième film, un huis clos insulaire sauvage doublé d’un thriller psychologique magnifié par des images de paysages […] - [Sa majesté des mouches](https://www.vivelaculture.com/sa-majeste-des-mouches/): À la suite d’un accident d’avion, un groupe d’enfants issus de la haute société britannique se retrouve isolé sur une île du Pacifique. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les jeunes survivants tentent d’organiser leur survie en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bientôt, la petite communauté vole en éclats, laissant la place à une organisation cruelle et violente bâtie autour d’un chef charismatique et d’une religion de pacotille. Un grand roman d’aventure doublé d’une réflexion sur la précarité de l’idéal démocratique et les germes de la barbarie écrit moins de dix ans […] - [Nauru, l’île dévastée](https://www.vivelaculture.com/nauru-lile-devastee/): Minuscule confetti perdu dans le Pacifique, l’île de Nauru aurait dû vivre une vie sans histoires. Pourtant cette micro-nation – le plus petit pays de la planète – vit un destin à nul autre pareil. Quand on a découvert que son sous-sol renfermait un gisement de phosphate, Nauru est devenu un des pays les plus riches du monde. Mais après un siècle d’exploitation du minerai, l’épuisement des réserves conjugué à la corruption des dirigeants a plongé Nauru dans la faillite. Les Nauruans, obèses, meurent du diabète et les voitures de luxe achetées pendant les années d’abondance encombrent les bas fossés. […] - [Gauguin – Tahiti-Marquises](https://www.vivelaculture.com/gauguin-tahiti-marquises/): À l’âge de 43 ans, Gauguin choisit de fuir la civilisation et de rejoindre les tropiques pour s’installer à Tahiti. Très inspiré, il y peint plus de soixante-dix toiles en l’espace de quelques mois. Puis il repart, cette fois pour l’archipel des Marquises où, fasciné par l’art local, il peint et sculpte en quête d’une utopie primitive à la recherche de « ce malgré moi de sauvage » qui correspondait selon lui à sa nature profonde… - [Les Naufragés de l’île de la Tortue](https://www.vivelaculture.com/les-naufrages-de-lile-de-la-tortue/): Employés d’une agence de tourisme, Jean-Arthur Bonaventure (Pierre Richard) et Petit Nono (Jacques Villeret) ont l’idée du siècle pour sortir de leur routine : proposer à leurs clients une formule de vacances exotiques – « 3000 francs rien compris » – qui donnera aux apprentis robinsons le privilège d’être largués sur une île déserte et de « se démerder » comme des grands pour se loger et se nourrir sur place. Bien sûr, les gogos ne tardent pas à affluer par charter pour passer les vacances les plus lamentables de leur vie… Les Naufragés de l’île de la Tortue fut considéré à l’époque de sa sortie […] - [Le Mémorial de Sainte-Hélène](https://www.vivelaculture.com/le-memorial-de-sainte-helene/): Quand Napoléon 1er se voit conduit à l’exil sur l’île de Sainte-Hélène en 1815, une poignée de fidèles offrent de s’embarquer avec lui pour vivre ce qui seront les dernières années de l’Empereur. Parmi eux, le comte d’Empire et historien Emmanuel de Las Cases jouera pendant dix-huit mois un rôle de secrétaire particulier du captif et prendra note de leurs conversations pour les consigner jour après jour dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Un document de plus de deux mille pages qui reste le témoignage le plus complet de la chute et de la déchéance de l’Empereur mais aussi un recueil […] - [Lost – Intégrale saison 1 à 6](https://www.vivelaculture.com/lost-integrale-saison-1-a-6/): Après le crash du vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines, sur une île du Pacifique, les soixante et onze survivants vont devoir apprendre à cohabiter et survivre… Créée en 2004 et disparue des radars en 2010 au terme de six saisons et 121 épisodes sous haute tension, la série Lost a fait l’objet d’un nombre invraisemblable de débats, analyses et exégèses, sa disparition ayant pour sa part provoqué la stupeur et l’indignation de spectateurs totalement envoutés par les innombrables ressorts dramatiques, souvent à la lisière du fantastique, du feuilleton. Entre flashbacks, flashforwards, flashsideways et autres cliffhangers ahurissants, Lost est […] - [Orkney Symphony Magnetic North](https://www.vivelaculture.com/orkney-symphony-magnetic-north/): Au XVIIIème siècle, une jeune femme s’est suicidée après avoir été bannie du village pour être tombée enceinte d’un mystérieux marin… Originaire de l’archipel des Orcades, au nord de l’Écosse, Gawain Erland Cooper s’inspire d’une légende locale pour écrire un album qui résonne comme un hommage à son île natale. Douze titres qui explorent les racines insulaires et inventent un étrange folklore, inquiétant et mélancolique, gorgé de cordes et de cuivres et magnifié par la chorale du coin. - [Deadwood](https://www.vivelaculture.com/deadwood/): À la fin des années 1870, le camp de Deadwood, situé en plein territoire apache dans le futur Dakota du Sud, est devenu le lieu où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attirés dans les Black Hills. Un lieu où tous les rêves et tous les excès sont permis et où les bandits et les criminels prospèrent en liberté jusqu’à ce que l’ordre supplante le chaos. Une série qui raconte l’envers du mythe des pionniers, la construction d’une civilisation, avec une storyline qui mêle personnages fictifs et bien réels (Calamity Jane, Wild Bill Hickok, Wyatt Earp) […] - [Les Justiciers du Far West](https://www.vivelaculture.com/les-justiciers-du-far-west/): Texas, 1865. Hors-la-loi sans scrupule, le capitaine Smith et sa bande de mercenaires pillent tranquillement la région après avoir éliminé un escadron de rangers. Le seul survivant du massacre jure de venger ses compagnons et de restaurer la loi… Adapté de la série radiophonique du même nom, The Lone Ranger – Les Justiciers du Far West en français – est un sérial (série d’épisodes diffusés avant le film principal) de plus de 70 ans d’âge… Un incunable récemment réédité en VF par Bach Films. - [Blindman, le justicier aveugle](https://www.vivelaculture.com/blindman-le-justicier-aveugle/): Blindman, un tireur d’élite redoutable quoique non voyant, est chargé d’escorter un convoi de femmes en route pour retrouver leurs époux. Mais les hommes qui l’accompagnent se révèlent être d’authentiques affreux jojos qui vendent les femmes à un bandit local… ‪Blindman, le justicier aveugle‬ est un western spaghetti complètement allumé de Ferdinando Baldi (Mon nom est Trinita), où le héros tire à l’aveuglette sur tout ce qui bouge avant de se mettre à philosopher avec son cheval puis de tomber nez à nez avec… Ringo Starr, qui inaugure ainsi sa carrière cinématographique un an après la séparation des Beatles. - [Dictionnaire amoureux du cinéma](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cinema/): Historien émérite, Jean Tulard est aussi un cinéphile érudit et enthousiaste qui aime s’enflammer pour les films de genre, du péplum au western. Le serial The Lone Ranger (Les Justiciers du Far West) est à la fois son premier souvenir de cinéma et, à l’en croire, l’une de ses productions fétiches : « Le plus célèbre des feuilletons cinématographiques ou serials et, sinon le meilleur, du moins le plus aimé. Tout cinéphile se doit d’aimer Les Justiciers du Far West. Quant aux autres, ils sont priés d’éviter les sourires condescendants. » - [Robin des Bois](https://www.vivelaculture.com/robin-des-bois/): Passionné d’Histoire en général et du Moyen Âge en particulier, Ridley Scott réactive le mythe du Prince des voleurs en s’intéressant aux raisons historiques et personnelles qui ont poussés l’archer Robin de Loxley à se ranger du côté des opprimés. Une version des faits qui mêle scènes intimes et souffle épique tout en peignant mine de rien une fresque sociale d’un réalisme spectaculaire. Avec Russell Crowe dans le rôle titre, Cate Blanchett en Mariannne et Léa Seydoux en Isabelle d’Angoulême… - [Maciste contre Zorro](https://www.vivelaculture.com/maciste-contre-zorro/): Tandis qu’il devient célèbre en Allemagne grâce à son incarnation de Winnetou (personnage récurrent dans la série des The Lone Ranger), c’est au tour de l’Italie de faire les yeux doux au comédien français Pierre Brice où il tourne Maciste contre Zorro, nanar stratosphérique qui abolit les notions de bien et de mal. Un duel improbable entre le justicier masqué (interprété par Brice) et Maciste, « l’homme le plus fort du monde ». Créé en 1913 et repris dans une innombrable quantité de films mettant en valeur ses qualités athlétiques, Maciste voyage volontiers dans le temps au gré des films : dans la […] - [Les Mystères de l’Ouest](https://www.vivelaculture.com/les-mysteres-de-louest/): Dans les années 1880, James West et Artemus Gordon, deux agents des services secrets américains, doivent faire face à toutes sortes de menaces tandis qu’ils traversent l’Ouest américain. L’un est homme d’action et homme à femmes notoire (Robert Conrad) ; l’autre est un génial inventeur (Ross Martin). Ce duo d’agents secrets a pour principal ennemi le Dr Miguelito Loveless. Mais le duo affronte aussi des Vénusiennes débarquées en soucoupe volante, une empoisonneuse du nom de Lucrèce, des trafiquants de cadavres, des cosaques corrompus, des samouraïs hostiles… Une série à mi-chemin entre le western et le « pulp », où les comédiens se […] - [Hell on Wheels](https://www.vivelaculture.com/hell-on-wheels/): 1865. Alors que la guerre de Sécession vient de s’achever et que les winchesters fument encore, Cullen Bohannon, un ex-officier confédéré part à la recherche des soldats de l’Union qui ont violé et assassiné sa femme… La dernière série de la chaîne américaine AMC (Mad Men, Breaking Bad…) suit la construction du premier chemin de fer transcontinental pour donner à voir une Amérique coupée en deux sur fond d’inégalités raciales, de corruption et de désir de vengeance… - [Je suis Wolverine](https://www.vivelaculture.com/je-suis-wolverine/): Super-héros issu de la prestigieuse maison d’édition Marvel, qui éditait notamment Spider-Man, Les Quatre Fantastiques ou encore Hulk, Wolverine devient bientôt aussi illustre que ses colocataires dans les années soixante-dix quand il rejoint l’escouade d’élite des X-Men pour combattre les mauvais mutants et veiller sur l’humanité. Wolverine est l’un des personnages les plus fascinants et complexes de l’univers Marvel et sa popularité sera telle qu’il fera cavalier seul dans de nombreuses mini-séries. Tandis que Wolverine : le combat de l’immortel sort en salle cet été, on en profite pour replonger dans Je suis Wolverine, une odyssée dans l’Asie séculaire dessinée par […] - [Coffret Bruce Lee](https://www.vivelaculture.com/coffret-bruce-lee/): Suite au décès brutal de Bruce Lee, les Américains recyclent, non sans opportunisme, plusieurs épisodes de la série The Green Hornet de George Trendle (une version actualisée du Lone Ranger du même auteur), pour l’imposer au cinéma. Deux films seront ainsi créés de toute pièce : Le Retour du Dragon et La Revanche du Dragon, où le serviteur Kato, interprété par le Petit Dragon dans la série, est cette fois au centre des regards… et à peu près sur tous les plans ! Bruce Lee, superstar à Hong Kong, mais jusqu’alors boudé par le marché américain, devient une légende et ses films […] - [Fantômas édition intégrale](https://www.vivelaculture.com/fantomas-edition-integrale/): « Je suis le prince de l’épouvante, le génie du crime, le maître de l’effroi, je suis… la mort. » Le mythe du séminal Fantômas, incarnation du mal absolu dont on fêtait il y a deux ans le centenaire, renaît une nouvelle fois de ses cendres avec la réédition de la gigantesque œuvre intégrale de Pierre Souvestre et Marcel Allain (Bouquins/Laffont). Une spectaculaire saga populaire vantée par les plus grands – Cocteau, Cendrars, Desnos, Vialatte… et Apollinaire qui disait : « Fantômas est du point de vue imaginatif une des œuvres les plus riches qui existent. » Assez riche pour traverser le siècle et continuer […] - [The Green Hornet](https://www.vivelaculture.com/the-green-hornet/): Après la création de The Lone Ranger pour la radio, George Trendle invente une version actualisée de son vengeur masqué sous le nom de The Green Hornet (Le Frelon vert). La série radiophonique est adaptée en bande dessinée, au cinéma puis en série télévisée avec, dans le rôle de Kato, Bruce Lee dans son premier rôle. Diffusée la même année que Batman, à laquelle elle ressemble beaucoup (et dans laquelle le Frelon vert et Kato font une apparition), la série souffrira de la comparaison et s’arrêtera après seulement une saison. Elle deviendra pourtant culte en raison de la présence de […] - [Sukiyaki Western Django](https://www.vivelaculture.com/sukiyaki-western-django/): Énième avatar de la lignée des Django, Sukiyaki Western Django de Takashi Miike est un hommage au western et au western spaghetti, qui multiplie les clins d’œil et les références aux genres dans un anglais approximatif et un déluge d’hémoglobine assez extravagant. Sukiyaki Western Django compte l’apparition de Quentin Tarantino, lequel reprendra plus tard le flambeau dans Django Unchained… - [Deep in the Heart of Texas](https://www.vivelaculture.com/deep-in-the-heart-of-texas/): Avec Roy Rodgers, Gene Autry fut le plus fameux des cowboys chantants d’Hollywood, une figure culte du western des années trente aux années cinquante, qui incarnait le cowboy loyal, honnête et droit qui touchait alors le cœur des Américains. Il se produisit dans une centaine de films et dans un nombre incalculable de shows radiophoniques et télévisés. Si une partie de son répertoire musical apparaît aujourd’hui un peu désuet (honnêtement, le yodel a pris un petit coup de vieux), il enregistra aussi des titres blues, hillbilly et country qui lui assurent encore aujourd’hui une crédibilité auprès des connaisseurs – il […] - [The Lone Ranger](https://www.vivelaculture.com/the-lone-ranger/): Un ancien Texas ranger lutte contre l’injustice, la corruption et la criminalité, accompagné de son fidèle destrier Silver et de son ami indien Tonto… La légende du Lone Ranger est de retour ! Trouvant ses origines dans les années trente, la saga de cette icône de la culture pop américaine n’a jamais tout à fait disparu des radars mais on désespérait de la revoir au cinéma après The Legend of the Lone Ranger qui aurait mérité de recevoir un meilleur accueil du public et de la critique à sa sortie en 1981. Une version qui a été réhabilitée depuis par les […] - [Lento](https://www.vivelaculture.com/lento/): La jeune Coréenne Youn Sun Nah a découvert le jazz « sur le tard », en débarquant en France pour étudier au conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Elle s’est bien rattrapée depuis, allant même jusqu’à décrocher la gloire en 2011 (en Europe comme en Asie) avec l’album Same Girl. Mais cette vocation tardive explique peut-être la subtile distance que notre chanteuse du Pays du Matin Calme et du Gangnam Style met dans son approche du jazz. - [La dame est une traînée](https://www.vivelaculture.com/la-dame-est-une-trainee/): Tirée d’une comédie musicale des années trente, Lady Is a Tramp est avant tout un énorme standard du jazz, repris par à peu près tout le monde, immortalisé par Sinatra ou Ella Fitzgerald durant les fifties, et récemment remis au goût du jour par un duo entre le vieux Tony Bennett et l’insensée Lady Gaga. C’est aussi le titre d’un excellent polar jazz de Marc Villard, sorti en Série Noire en 1989 et adapté en BD avec le dessinateur Joos deux ans plus tard. - [Jazz Ladies](https://www.vivelaculture.com/jazz-ladies/): De l’histoire des chanteuses de jazz vu comme une course d’obstacles. L’auteur de ce livre plaisant, souvent surprenant, revient sur le long chemin de croix des chanteuses d’avant-guerre. Sur le destin tragique de bon nombre de ces grandes voix. Sur le militantisme de beaucoup de ces femmes, luttant pour les droits civiques autant que pour leur propre reconnaissance. Sur le succès planétaire des divas actuelles, enfin, interprètes d’un jazz en perpétuelle évolution. - [Chico & Rita](https://www.vivelaculture.com/chico-rita/): L’histoire d’amour mouvementée entre une chanteuse et un pianiste de jazz, dans le Cuba de la fin des années quarante, puis dans le New York nocturne du début de la décennie suivante. Rutilantes Cadillac, costumes zoots, somptueux dancings, cocktails colorés, mode latino et jazz de légende (de Dizzy Gillespie à Thelonious Monk) : ce film d’animation rythmé par la musique possède avant tout la vertu de retracer une période dorée pour le jazz et ses divas. - [Free Jazz Black Power](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-black-power/): La Bible, pour tous ceux qui s’intéressent à la grande flambée du free jazz, à ses racines musicales et politiques, et plus globalement à l’histoire du jazz et ses rapports avec l’histoire des luttes des Noirs américains. Un brillant essai, remarquablement documenté, « made in Jazz Mag » durant les seventies, assorti d’un petit dictionnaire de 260 musiciens free. - [Once Upon a Summertime](https://www.vivelaculture.com/once-upon-a-summertime/): Peu de temps avant sa mort, en 2009, cette grande chanteuse de be bop déclarait avec un œil pétillant : «  Ne dites pas à ma mère que je chante dans un club de jazz, elle me croit encore en prison. » Loin de la puissance des grandes chanteuses noires, Blossom Dearie symbolisait dans les années cinquante, soixante (et au delà, notamment à travers des musiques de films), d’une voix juvénile, très haut perchée, l’élégance et la fraîcheur d’un jazz léger. - [Jazz Belle](https://www.vivelaculture.com/jazz-belle/): En 1983, les mystérieux Marie et Joseph (alias Corinne Bouchard et Pierre Mezinski) entament une véritable saga musicale noire avec Chaudes Bises, polar satirique situé au Festival de Bourges. La série continuera avec des romans bluesy (comme Si t’as peur, jappe, en 1984), où ce polar très jazz de 1987, racontant les pérégrinations (sanglantes) d’une chanteuse de jazz à travers la France et l’Italie. - [Lioness : Hidden Treasures](https://www.vivelaculture.com/lioness-hidden-treasures/): Un destin tragique, fait d’excès en tous genres. Une vie météorique (la chanteuse disparaît en juillet 2011, à 28 ans à peine). Une voix que beaucoup comparaient régulièrement à celle de Sarah Vaughan, d’Ella Fitzgerald ou de Dinah Washington. Un mélange de soul, de blues, gorgé de swing, et un duo presque hors sujet avec Tony Bennett… Amy Winehouse incarne peut-être, au début de ce siècle, le mythe de la chanteuse de jazz née sous une mauvaise étoile. - [Avec mon meilleur souvenir](https://www.vivelaculture.com/avec-mon-meilleur-souvenir/): « C’était une femme fatale, dans le sens où la fatalité s’en était prise à elle dès le départ et ne l’avait jamais quittée. » Lors d’un voyage à New York en 1956, Françoise Sagan passe toutes ses nuits dans une boîte enfumée de la Grosse Pomme où chante Billie Holiday et devient amie avec elle. Elle la reverra deux ans plus tard, à Paris, amaigrie, vieillie, à quelques mois de sa mort, et écrira bien plus tard, dans ce petit recueil de souvenirs (où l’on croise aussi Sartre, Noureev ou Tennessee Williams), cette bouleversante évocation de la grande chanteuse de jazz. - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-2/): Shadows est le premier film réalisé par John Cassavetes. C’est l’histoire de trois jeunes gens – deux frères, une sœur – qu’on suit dans le Greenwich et sur Broadway à la fin des années cinquante. Les deux frères veulent être musiciens de jazz et la sœur écrivain. Mais être afro-américains et sans le sou ne facilite pas l’éclosion des vocations. Improvisation, décors naturels, musique de Chalie Mingus, Shadows va être une des références principales des réalisateurs qui, quelques années plus tard, allaient secouer Hollywood. - [Les jours s’en vont…](https://www.vivelaculture.com/les-jours-sen-vont/): La poésie de Charles Bukowski est crue, violente, désespérée comme le sont ses romans (Mémoires d’un vieux dégueulasse, Postier, Pulp). Émeute voilà la raison de l’émeute : nous avions tout le temps des fayots et un gardien a empoigné un garçon noir qui venait de jeter sa gamelle par terre et quelqu’un a touché un bouton et tout le monde a empoigné tout le monde ; j’ai frappé mon meilleur ami derrière l’oreille quelqu’un m’a balancé du café à la gueule (bah ! après tout, il était imbuvable) (…) - [La route de Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/la-route-de-los-angeles/): « Notre appartement était le dernier au premier étage. Dès que je touchais la poignée de la porte je me sentais déprimé. Renter chez moi m’a toujours fait cet effet même du temps de mon père du temps où nous habitions une vraie maison. Ça ne me plaisait pas, je vouslais toujours m’en aller de chez moi ou bien tout chambouler. » Remis en selle par Charles Bukowski dans les années quatre vingt, John Fante est l’écrivain dont l’influence plane sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg. A rédécouvrir. - [Lettres Choisies](https://www.vivelaculture.com/lettres-choisies/): C’est avec Howl, son œuvre la plus connue, un long poème en prose, qu’Allen Ginsberg fut condamnée pour obscénité en 1956. La poésie de ce pilier des lettres américaines du XXème siècle se caractérise par sa liberté de ton et ses influences multiples ; poésie orientale, écrivains français (Jean Genet), sa foi bouddhiste, ses voyages. Dans ce recueil on trouve des lettres adressées – entre autres- à ses complices de la Beat Generation, à Bob Dylan, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore à Louis Ginsberg, son père. - [Mata Hari H21](https://www.vivelaculture.com/mata-hari-h21/): Née en 1876 aux Pays-Bas et fusillée dans les fossés du château de Vincennes le 15 octobre 1917 pour intelligence avec l’ennemi, danseuse « javanaise », courtisane, mondaine… Mata Hari fut plus un fantasme qu’un espion de haut vol. Cette version de 1964 avec Jeanne Moreau dans le rôle titre (sur un scénario cosigné par François Truffaut) nous montre une femme à la vie compliquée qui essaye de s’émanciper dans un monde encore sous la domination totale des hommes et corseté par les convenances de la fin du XIXème siècle. Une histoire de femme moderne en sorte. - [Au revoir là-haut](https://www.vivelaculture.com/au-revoir-la-haut/): La guerre détruit physiquement et psychiquement les êtres humains et ravage leurs destinées. Au revoir là-haut est l’histoire de deux jeunes soldats que socialement tout oppose, mais qu’un éclat d’obus va rapprocher d’abord par devoir et par intérêt, puis par amitié. C’est aussi plus largement l’histoire de tous ces soldats survivants mais traumatisés que la société préfère cacher et oublier une fois les armistices signés. Dans ce cadre, monter une arnaque aux monuments aux morts attirerait presque la sympathie. Prix Goncourt 2013. - [Dada. Manifestes, … (1915-1929)](https://www.vivelaculture.com/dada-manifestes-1915-1929/): « Dada reste dans le cadre européen des faiblesses, c’est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses, pour orner le jardin zoologique de l’art de tous les drapeaux des consulats do do bong hiho aho hiho aho. » Cette citation de Tristan Tzara illustre la radicalité du mouvement Dada créé en 1916 à Zurich au Cabaret Voltaire en réaction à la guerre qui illustrait la faillite de la civilisation et de la raison. Dada reste un des mouvements artistiques les plus importants du XXème siècle. On en ressent encore les ondes de choc jusque dans […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche/): Conséquence directe de la Première Guerre, Maurice Ravel reçut en 1929 la commande de ce concerto du pianiste Paul Wittgenstein qui perdit son bras droit sur le front russe. Œuvre majeur de Ravel, c’est aussi une œuvre dramatique et particulièrement sombre fortement marquée par la guerre, mais aussi par la crise de 1929. - [La victoire en chantant](https://www.vivelaculture.com/la-victoire-en-chantant/): Le monde occidental se partagea l’Afrique à la conférence de Berlin de 1895, conférence au cours de laquelle fut signé un accord entre quatorze pays et empires. Chacun de ces pays déploya donc sur place des infrastructures administratives et industrielles chargées d’exploiter les ressources locales, infrastructures protégées par des forces militaires. C’est la vie d’une de ces communautés avant et pendant la guerre que raconte le premier film de Jean-Jacques Annaud sorti en 1976 avec un Jean Carmet à son meilleur. Oscar du meilleur film étranger en 1977. - [Sherlock Holmes 2, jeu d’ombres](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-2-jeu-dombres/): En 1891 l’horrible James Moriarty, l’ennemi juré de Sherlock Holmes, prépare dans l’ombre le prochain conflit mondial. Peu importe les ennemis qui chercheront à s’anéantirent puisque son plan diabolique consiste à prendre le contrôle financier de sociétés d’armement mais aussi de sociétés de matériels de soins médicaux ! Il lui suffira de provoquer l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et embrasera l’Europe pour toucher une immense fortune dont il entend jouir en Suisse. « J’aime la Suisse. Ils respectent la vie privée des gens, en particulier s’ils sont fortunés. » Clairvoyant. - [Les sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire-2/): La Première Guerre mondiale, supposée ne durer que quelques semaines, va durer quatre ans et s’enliser dans les tranchées. Pour gagner une position, les commandements n’hésitent alors pas à envoyer à une mort sûre des milliers de soldats. Devant l’absurdité de certaines décisions des hommes vont se mutiner et refuser de sortir des tranchées. Le film de Kubrick raconte le destin d’un de ces régiments qui refusa un ordre qui l’envoyait à une mort tout aussi certaine qu’inutile. Mais pour les militaires un ordre est un ordre. Tourné en 1964 le film, devant la pression d’associations d’anciens combattants, ne sera […] - [La grande illusion](https://www.vivelaculture.com/la-grande-illusion/): La guerre de 1914-1918 mettra fin à une armée de classes composée d’un côté d’aristocrates habitués depuis toujours aux parades et au commandement, de l’autre, le peuple qui fait la guerre parce qu’il y est contraint. C’est la fin de ce monde que raconte le film de Renoir tourné en 1937 et qui montre les rapports du lieutenant Maréchal (Jean Gabin), du capitaine de Boëldieu (Pierre Fresnay) et du commandant von Rauffestein (Erich von Stroheim) amenés à cohabiter dans un camp de prisonniers, les deux premiers étant les prisonniers du troisième. Chef-d’œuvre. - [Capitaine Conan](https://www.vivelaculture.com/capitaine-conan/): La guerre de 1914-1918 fut celle des canons et de l’industrie triomphante, mais elle resta aussi une guerre de corps à corps. Capitaine Conan est l’histoire d’un commando composé de spécialistes du couteau et du combat les yeux dans les yeux que nous raconte Bertrand Tavernier. Comment l’armée les utilisa mais aussi comment elle leur tourna le dos une fois la paix revenue. « […] quand cette saloperie de guerre s’est arrêtée, on nous a dit de cacher nos couteaux, nos mains pleines de sang, nos gueules et nos souvenirs de tueurs et d’assassins. » Philippe Torreton est tout à la fois magistral […] - [Rags to Riches](https://www.vivelaculture.com/rags-to-riches/): La première guerre mondiale va aussi accélérer les échanges culturels notamment sur le plan musical. Avec l’arrivée des américains c’est aussi le ragtime et le jazz qui arrivent sur nos cotes. Une musique qui marquera les grands compositeurs classiques de ce début de siècle comme Igor Stravinski et son Ebony Concerto, Dimitri Chostakovitch et sa Suite pour orchestre de jazz, ou encore Maurice Ravel et son Concerto pour piano et orchestre « la main gauche ». - [La bataille d’Occident](https://www.vivelaculture.com/la-bataille-doccident/): Les guerres n’éclatent pas par hasard. Elles sont méticuleusement préparées par les militaires et les marchands de canons. « Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons […] » Publié en 2012, ce petit récit de cent quatre-vingts pages est un chef-d’œuvre de déconstruction du mécanisme qui conduira à la Première Guerre mondiale et à ses vingt millions de victimes. - [La garçonne et l’assassin](https://www.vivelaculture.com/la-garconne-et-lassassin/): Paul déserte et pour ne pas se faire arrêter se travestit en femme. Il parvient ainsi à échapper aux conséquences directes de la guerre. L’armistice signé, Paul et sa femme Louise réussiront à échapper à la justice jusqu’à l’amnistie de 1925. C’est à partir de cette date que les événements tourneront au drame. La Garçonne et l’Assassin, n’est pas un roman, mais un essai sur un fait divers historique tout autant que sur le travestissement, l’homosexualité et les traumatismes de la guerre en général. Adapté en bande dessinée par Chloé Cruchaudet Mauvais Genre. - [Paroles de poilus](https://www.vivelaculture.com/paroles-de-poilus/): Des centaines de milliers de jeunes hommes furent arrachés à leur quotidien pour être envoyés à la guerre. Plus d’un million trois cent mille soldats français furent tués durant cette guerre, neuf millions en tout toutes nations confondues. Entre deux batailles, ils prirent parfois le temps d’écrire. Radio France récupéra huit mille de ces lettres et en publia une centaine qui, malgré la censure de l’époque, raconte le quotidien de ces jeunes gens au-dessus desquels flotte la mort. - [L’acacia](https://www.vivelaculture.com/lacacia/): La vie de Claude Simon – prix Nobel de littérature en 1985 – est profondément marquée par les guerres. Celle de 1914 fauche son père près de Verdun alors qu’il n’a qu’un an. L’Acacia, son roman le plus autobiographique, commence en 1919. Le narrateur décrit le périple de trois femmes, dont « la veuve », et d’un enfant à la recherche de la tombe de son père. Claude Simon évoque les dégâts de la guerre, les gens, les paysages dévastés, et la boue jaune qui colle aux chaussures de ces femmes reste à jamais dans l’esprit du lecteur. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-4/): Prix Renaudot 1932, à deux voix de rafler le Goncourt, le Voyage… est l’histoire de Ferdinand Bardamu, jeune homme qui s’engage pour l’« abattoir international en folie ». Rescapé de la « grande boucherie », Bardamu essayera de soigner son dégoût de la civilisation, d’abord dans l’Afrique coloniale de l’entre-deux-guerres, puis encore plus loin vers les usines Ford de Detroit. Roman communiste pour les uns, anarchistes pour les autres, défaitiste pour tous, Voyage au bout de la nuit, est une charge d’une noirceur terrible contre la guerre et l’humanité dans laquelle Céline place peu d’espoir. - [Room 237](https://www.vivelaculture.com/chambre-237/): Dans son adaptation du Shining de Stephen King, Kubrick créait un espace mental où les labyrinthes, les miroirs, les couloirs sans fin et les motifs géométriques matérialisaient la vie intérieure du personnage de Jack et participaient de la machinerie paranoïaque qui le conduirait immanquablement à l’explosion de violence… Le documentaire Room 237 aborde les mille et une interprétations et théories faites autour d’un film devenu à la fois objet de fascination et d’exégèse. Passionnant et… troublant. - [Les Confessions](https://www.vivelaculture.com/les-confessions/): À la fin de sa vie, Rousseau est en proie à de violentes bouffées paranoïaques, persuadé qu’un complot se fomente autour de lui. Il faut dire à sa décharge qu’il est alors victime d’attaques bien réelles de la part des gens de lettres (Voltaire notamment) qui lui reprochent d’avoir écrit un traité d’éducation alors qu’il est soupçonné d’avoir abandonné ses cinq enfants. En 1765, peu après que sa maison de Môtiers a été lapidée, il entreprend de se raconter et de se justifier contre ses ennemis invisibles dans Les Confessions : « Je veux confesser ma vie, dire qui je suis, je […] - [Le Meilleur des mondes](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-des-mondes/): Dans l’État mondial, les fœtus sont clonés en fonction du rôle qu’on leur assigne. Si les futurs Alphas, tenants de la caste des élites, reçoivent davantage de sang et d’oxygène que les autres citoyens, on veille en revanche à ne pas développer les facultés intellectuelles des classes laborieuses et surtout à ce qu’elles ne se mélangent pas aux autres. Quant aux marginaux, ils sont purement et simplement parqués à l’abri des regards. Dans ce monde conditionné pour museler les passions et les interrogations, le bonheur est conçu pour tolérer les servitudes et la dictature a toutes les apparences d’une démocratie. […] - [Conversation secrète](https://www.vivelaculture.com/conversation-secrete/): Harry Caul (Gene Hackman), grand spécialiste de la filature, est engagé dans une mission pour suivre un jeune couple et enregistrer leurs conversations. Une fois sa mission accomplie, il découvre en écoutant son enregistrement que les jeunes gens courent un danger mortel. Doit-il agir ou rester en retrait ? Peu après le triomphe du Parrain, Coppola tourne Conversation secrète, un grand thriller d’espionnage doublé d’une méditation sur la paranoïa, la surveillance, la solitude et le pouvoir. Un film tourné en pleine crise du Wartergate et couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes en 1974. - [Le Dieu venu du centaure](https://www.vivelaculture.com/le-dieu-venu-du-centaure/): Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, Philip K. Dick prend des amphétamines qui le plongent dans des états de dépression terribles. Il se sent traqué, épié. « Un jour comme je marchais tranquillement sur la petite route menant à ma cabane, en me faisant une fête de ces huit heures d’écriture dans l’isolement le plus complet, j’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai vu un visage… et il n’était pas humain. C’était la face du mal absolu… Gigantesque, il emplissait un quart du ciel. Il arborait des fentes aveugles à la place des yeux ; il était […] - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind-2/): En 1991, alors que Nirvana entame la tournée de promotion de l’album Nevermind, Kurt Cobain est déjà fragile, introverti et héroïnomane, et l’invraisemblable pression qui accompagnera le succès mondial de l’album ne va pas arranger les choses : Cobain, qui exècre son statut de rock star, augmente sa consommation d’héroïne et développe un mal de vivre et des troubles paranoïaques aggravés. « Le fait que tu sois paranoïaque ne signifie pas qu’ils ne sont pas après toi », chante-t-il dans Territorial Pissings. - [Le Locataire](https://www.vivelaculture.com/le-locataire/): Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que l’ancienne locataire, qui s’est jetée par la fenêtre de l’appartement, est dans le coma. Lorsque celle-ci décède, il emménage et s’aperçoit bientôt que ses voisins ont un comportement étrange, voire franchement hostile, à son encontre. La théorie du complot fait son chemin dans l’esprit de Trelkovsky… En 1976, Polanski revient à ses obsessions avec Le Locataire, un huis clos mental et délétère sur la paranoïa, la peur de l’autre, l’isolement, sur une adaptation d’un roman de Topor. - [De la psychose paranoïaque](https://www.vivelaculture.com/de-la-psychose-paranoiaque/): dans ses rapports avec la personnalitéAu début des années 1930, Lacan étudie le cas d’une patiente qu’il fait connaître sous le nom d’Aimée. Celle-ci avait été internée suite à une tentative d’assassinat à l’arme blanche sur une actrice de théâtre qui, selon Aimée, menaçait la vie de son fils. Utilisant des concepts psychanalytiques, Lacan montre que la malade développe un délire de persécution, une « paranoïa d’autopunition » et que le geste criminel d’Aimée est tout aussi bien dirigé contre elle-même : en satisfaisant son sentiment de culpabilité, l’acte vaut comme une punition et entraîne une amélioration des troubles de la patiente. - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick-2/): Attiré par la mer et le large, Ismaël décide d’embarquer sur un baleinier commandé par le capitaine Achab. Le jeune homme se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine : Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab a juré de se venger… Un roman d’aventure qui est aussi le récit d’un commandant maudit, Achab, prisonnier de son délire obsessionnel de traque, tantôt chasseur tantôt persécuté, tantôt mégalo tantôt parano. - [Un crime dans la tête](https://www.vivelaculture.com/un-crime-dans-la-tete/): De retour de la guerre de Corée, des survivants affirment devoir leur vie au courage du sergent Raymond Shaw. Alors que ce dernier est décoré pour ses faits d’armes, un membre de sa patrouille, le capitaine Bennett Marco (Frank Sinatra) fait toujours le même cauchemar : une séance d’hypnose collective où Raymond Shaw occupe une place centrale… Il comprend bientôt que Shaw a subi un lavage de cerveau afin d’assassiner le futur président des États-Unis. Tourné en 1962, au cœur de la guerre froide, Un crime dans la tête annonce la vague des grands thrillers politiques paranoïaques qui suivront, avec un […] - [Le Terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier-2/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace mental qui en dit plus long sur la complexité psychique du narrateur que sur la réelle hostilité du monde extérieur. - [Invasion Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/invasion-los-angeles/): En 1988, John Carpenter donne sa version de la théorie du complot avec, dans le rôle des tenants du capitalisme sauvage, des aliens cupides et sans scrupules qui s’emploient à endormir une population devenue complètement apathique et manipulable à grands coups de slogans invisibles (« Sleep », « Don’t think », « Obey », etc.). La critique du capitalisme US peut prêter à sourire mais ce Carpenter reste un excellent film d’action qui n’est pas sans évoquer les films SF et autres B movies des années cinquante et soixante. - [The Smile Sessions](https://www.vivelaculture.com/the-smile-sessions/): Depuis la fin de l’année 1966, Brian Wilson travaille, en collaboration avec son ami parolier Van Dyke Parks, à un ambitieux projet d’album voulu comme « une symphonie adolescente adressée à Dieu ». Mais rapidement, Brian connaît de nombreux problèmes relationnels avec les membres du groupe, auxquels viennent s’ajouter ses problèmes de dépression et de toxicomanie. Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys. L’album sera finalement exhumé après plus de quarante ans de purgatoire en 2011. - [Mémoires d’un névropathe](https://www.vivelaculture.com/memoires-dun-nevropathe/): Président de chambre à la cour d’appel de Dresde, Daniel Paul Schreber, en proie à de nombreuses hallucinations, est diagnostiqué dément paranoïde, suspendu de ses fonctions et placé dans une clinique spécialisée pour malades mentaux. En 1900, après un procès, il obtient de pouvoir sortir librement de l’asile et de publier ses Mémoires, intitulés Mémoires d’un névropathe, qui exposent en détail son délire de persécution. Les Mémoires de Schreber feront l’objet de nombreuses interprétations plus ou moins discordantes de Freud, Lacan, Deleuze et Guattari notamment. Daniel Paul Schreber est devenu le patient le plus célèbre de l’histoire de la psychiatrie […] - [Docteur Sleep](https://www.vivelaculture.com/docteur-sleep/): Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep ». La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un « shining » phénoménal, va réveiller les démons de Dan… Trente-trois ans après la sortie de son roman phare, le maître Stephen King retrouve l’univers de Shining avec ce Docteur Sleep qui remue […] - [Le temps des possibles](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-possibles/): Greenwich Village, les années 1960 Suze Rotolo fut la compagne et la muse de Dylan à ses débuts, immortalisée aux côtés de l’idole dans une rue de Greenwich Village, sur la photo mythique de son deuxième album, une image qui a fait rêver des générations entières de fans et d’amoureux. Plus de quarante ans après, peu de temps avant sa disparition, elle publie ses mémoires, où il est question de Dylan, bien sûr, mais aussi de son engagement politique à elle – auquel elle initia le jeune chanteur – et du mouvement folk. Un témoignage de première main – sans […] - [Lenny](https://www.vivelaculture.com/lenny/): Humoriste caustique ayant débuté dans les années cinquante dans le circuit des cabarets new-yorkais, Lenny Bruce fut en butte à la censure d’une époque extrêmement bien pensante. Arrêté à de nombreuses reprises pour obscénité, il symbolisa à bien des égards la contestation des années soixante. Maniant le verbe avec un sens de l’improvisation et une liberté touchant au génie, il est aujourd’hui considéré comme l’un des inventeurs du stand-up. Dans le film de Bob Fosse, Dustin Hoffman campe avec classe ce personnage hors du commun, dont Bob Dylan a dit : « J’ai pris un taxi avec lui une fois, sur deux […] - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows/): Tourné dans les rues de New York – principalement à Greenwich Village – à la fin des années cinquante, le premier film de John Cassavetes suit une bande de jeunes marginaux de bar en bar, sur une musique de Charles Mingus. Contemporain de la nouvelle vague, filmé en noir et blanc et faisant appel à l’improvisation, ce long métrage a fait date dans l’histoire du cinéma américain en révolutionnant tous ses critères esthétiques. - [The Freewheelin’](https://www.vivelaculture.com/the-freewheelin/): Le deuxième album de Bob Dylan sera celui du début de son immense succès mondial, avec des chansons devenues des classiques comme « Blowin’ in the Wind », « Masters of War », « A Hard Rain’s a-Gonna Fall » ou « Don’t Think Twice, It’s All Right ». Il symbolise l’apogée du mouvement folk contestataire, dont Dylan s’éloignera bientôt, peu désireux d’assumer le rôle de leader de sa génération. Prophétique, sa pochette offre un Dylan intime et amoureux, magnifique image emblématique qui inspirera à elle seule, cinquante ans plus tard, toute l’atmosphère visuelle d’Inside Llewyn Davis. - [Echoes of my Mind](https://www.vivelaculture.com/echoes-of-my-mind/): Avant l’arrivée de Dylan, Fred Neil était une sorte de parrain de la scène folk new-yorkaise. Doté d’une voix grave absolument somptueuse, d’un immense talent d’auteur de chansons et d’une aversion totale pour le show-business, Neil n’a eu qu’une carrière très courte et confidentielle – il s’est retiré en Floride dès la fin des années soixante pour… étudier les dauphins, l’autre grande passion de sa vie. Mais il a atteint une sorte d’immortalité grâce à ses œuvres, reprises par les plus grands : Harry Nilsson (« Everybody’s Talking »), Tim Hardin (« Blues on the Ceiling »), Tim Buckley (« Dolphins ») ou Jefferson Airplane (« The Other […] - [The Harrow and the Harvest](https://www.vivelaculture.com/the-harrow-and-the-harvest/): C’est T-Bone Burnett, ex-musicien de Bob Dylan et fidèle collaborateur des frères Coen, qui a découvert Gillian Welch en 1995 à Nashville, et produit les deux premiers albums de cette chanteuse folk ancrée dans la tradition bluegrass. C’est ainsi que deux de ses titres sont apparus sur la BO d’O’Brother en 2000. Une véritable mise sur orbite planétaire pour cette digne héritière d’Emmylou Harris et de Joan Baez – qui ont toutes deux repris ses chansons. Son dernier album, The Harrow and the Harvest, le premier depuis huit ans, a été accueilli comme l’un des tout meilleurs de l’année 2011, […] - [Manhattan Folk Story](https://www.vivelaculture.com/manhattan-folk-story/): Devenu l’ami de Bob Dylan dès son arrivée à New York, Dave Van Ronk a beaucoup aidé le jeune prodige, lui a appris de nombreuses chansons (dont « The House of the Rising Sun ») et a assisté à son explosion… en restant dans l’ombre, sans amertume. Son autobiographie, Manhattan Folk Story, qui sort en France au même moment qu’Inside Llewyn Davis, a largement inspiré l’écriture du scénario de ce film, conférant ainsi à Van Ronk une sorte de gloire posthume, par fiction interposée… - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chroniques-tome-i/): Le premier volume des Mémoires de Bob Dylan est absolument passionnant. Connaissant le personnage, on se doutait bien qu’il ne s’agirait pas d’une autobiographie classique. Il n’est effectivement ici pas question de suivre une chronologie précise, ça part dans tous les sens et on saute bien souvent du coq à l’âne. Mais on est surpris par l’humilité et la simplicité de Dylan écrivain, notamment quand il évoque son arrivée à New York, son immersion dans le mouvement folk et son admiration pour nombre de ses aînés. Loin de la star qu’il est devenu à son corps défendant, on découvre un […] - [Meurtre à Greenwich Village](https://www.vivelaculture.com/meurtre-a-greenwich-village/): Kinky Friedman est un cas. Il a bâti sa carrière de chanteur country folk en exploitant son personnage apparemment absurde de cowboy texan juif (son groupe s’appelle les Texas Jewboys). Cet ami de Bob Dylan – il a participé à sa Rolling Thunder Review – manie ainsi l’humour juif dans des chansons typiquement country (un genre a priori connu pour son racisme latent). Devenu écrivain de polars, il se met en scène sous les traits d’un chanteur-détective dans des romans hilarants où la musique est bien évidemment très présente, comme dans cette irrésistible enquête se déroulant à Greenwich Village. - [Panique à Needle Park](https://www.vivelaculture.com/panique-a-needle-park/): Jerry Schatzberg a commencé sa carrière comme photographe de mode, puis de l’underground new-yorkais (notamment dans l’entourage d’Andy Warhol), avant de devenir le portraitiste attitré de Bob Dylan pendant plus de deux ans – on lui doit entre autre la célèbre photo de pochette de Blonde on Blonde. Devenu réalisateur, il tourne ce chef-d’œuvre – son deuxième film – dans l’univers des drogués new-yorkais avec un magistral Al Pacino, dont c’est la première apparition à l’écran ! Une sorte de cinéma vérité montrant New York comme on ne l’avait jamais vu, le tout sans une seule note de musique… - [Les Sonnets](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets-2/): Ted Berrigan a été l’un des poètes new-yorkais les plus en vue des années soixante et soixante-dix. N’appartenant à aucun mouvement, il était d’une certaine façon un successeur des poètes beat comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg, qui étaient plus représentatifs du New York de l’immédiat après-guerre, et un précurseur des auteurs punk, comme Patti Smith et Richard Hell, dont il était l’ami. Les sonnets de cette figure mythique de l’East Village des sixties sont de véritables perles évoquant de façon saisissante le New York de cette époque aujourd’hui mythique. - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy/): L’histoire de ce péquenaud texan (Jon Voight, magnifique de naïveté) débarquant dans la « Grosse Pomme » pour y faire le gigolo est – entre autre – un des plus beaux films jamais tourné sur New York et son univers interlope. Outre le jeu des acteurs – Dustin Hoffman, pathétique et sublime – et les images, époustouflantes, la musique est pour beaucoup dans l’incroyable succès de ce film (qui fut classé X et remporta néanmoins trois Oscars, dont celui du meilleur film, du jamais vu !), notamment la superbe chanson interprétée par Harry Nilsson, « Everybody’s Talking », due à la plume de Fred Neil, […] - [En route pour la gloire](https://www.vivelaculture.com/en-route-pour-la-gloire/): Sans Woody Guthrie, il n’y aurait probablement pas eu de « renouveau du folk » à la fin des années cinquante. Ce chanteur, activiste politique et grand baroudeur fut le chroniqueur musical de la Grande Dépression des années trente, bourlinguant à travers tous les États-Unis, de son Oklahoma natal à la Californie, avant d’atterrir à New York, où il devint le mentor d’une nouvelle génération de chanteurs folk, et notamment de Bob Dylan qui lui vouait un véritable culte. Son autobiographie, En route pour la gloire, publiée en 1943, sera portée à l’écran en 1976 avec succès par l’excellent réalisateur Hal Ashby […] - [O’Brother](https://www.vivelaculture.com/obrother/): Cette relecture burlesque de l’Odyssée d’Homère située dans le Mississippi des années trente est une sorte de comédie musicale à base de vieilles chansons traditionnelles américaines folk, bluegrass, blues et country. Le film fut un immense succès, tout comme sa bande originale, produite par T-Bone Burnett – qui entamait là une collaboration avec les frères Coen, poursuivie aujourd’hui avec Inside Llewyn Davis –, dont le CD s’est vendu à huit millions d’exemplaires et a remporté le Grammy de l’Album de l’année en 2002, suscitant un étonnant regain d’intérêt pour la musique populaire américaine du passé. - [Inside Dave Van Ronk](https://www.vivelaculture.com/inside-dave-van-ronk/): Dave Van Ronk était, avant l’arrivée de Dylan à New York en 1961, l’un des meilleurs chanteurs de folk de la ville, spécialisé dans l’interprétation de vieilles chansons traditionnelles et de blues – il était d’ailleurs l’un des rares blancs à pouvoir chanter ce style de musique sans jamais être ridicule. Son meilleur album a tout simplement inspiré le titre du film des frères Coen ainsi que la pochette du disque fictif de Llewyn Davis, clin d’œil et hommage à ce géant méconnu du folk new-yorkais. - [Quand la Panthère rose s'emmêle](https://www.vivelaculture.com/quand-la-panthere-rose-semmele/): René Goscinny était assez fan de Peter Sellers, l’inspecteur Clouseau de la Panthère rose, pour finir par oser lui envoyer, en 1975, un scénario destiné à l’un des films de Blake Edwards. Cela ne donna rien… sinon que son texte présente de grandes similitudes avec ce cinquième épisode de la série, dans lequel un ennemi de Clouseau convainc la planète entière de se liguer pour assassiner le policier maladroit. Une plainte pour plagiat avait été déposée lorsque Goscinny est mort en 1977. - [René Goscinny, mille et un visages](https://www.vivelaculture.com/rene-goscinny-mille-et-un-visages/): Magnifique idée que cette biographie illustrée. Goscinny est très souvent apparu, au détour d’une case, dans les séries qu’il scénarisait ou dans les pages de Pilote : chez Gotlib, sous le trait d’Uderzo dans Astérix, en rédacteur en chef acariâtre de Polite dans Achille Talon… Pour illustrer son récit riche en documents inédits (ses premiers textes, ses tentatives de jeunesse pour percer comme… dessinateur), José-Louis Bocquet a réuni ces clins d’œil et des hommages inédits, en un total de quatre cent soixante portraits réalisés par quatre-vingt-treize dessinateurs différents, qui font de Goscinny un personnage… - [Blueberry : Les Monts de la superstition](https://www.vivelaculture.com/blueberry-les-monts-de-la-superstition/): Jean Giraud n’a jamais travaillé sur des textes de Goscinny. Mais ce dernier l’a « marié » au scénariste belge Jean-Michel Charlier (1924-1989), cofondateur de Pilote et spécialiste des séries d’aviation (Buck Danny, Tanguy et Laverdure). Ensemble, à partir de 1963, ils révolutionnent la BD western avec le lieutenant Blueberry, militaire crasseux et indiscipliné. Comme au cinéma à la même époque, le classique récit de la conquête de l’Ouest cède la place à une peinture réaliste de la violence et du racisme de l’époque. Avec ces deux épisodes, les deux auteurs sont au sommet de leur art. Et aussi très prolifiques puisqu’ils […] - [Le Grand Duduche : l'intégrale](https://www.vivelaculture.com/le-grand-duduche-lintegrale/): À l’époque où il rejoint Pilote, en 1963, Cabu fait déjà partie de l’aventure Hara Kiri. Il se sent pourtant vite chez lui dans l’hebdo de Goscinny, moins audacieux que le brûlot de Cavanna et Choron, mais ultra-créatif. Comme Gotlib, il commence en duo avec le patron (il illustre « la Potachologie », des chroniques de la vie lycéenne, comme Le Petit Nicolas explorait l’univers de l’école primaire) jusqu’à ce que celui-ci le pousse à voler de ses propres ailes. Ce sera Le Grand Duduche, éternel rêveur amoureux de la fille du proviseur, cancre poétique qui évoluera avec la jeunesse de ces […] - [Le Petit Nicolas](https://www.vivelaculture.com/le-petit-nicolas/): Les adultes oublient trop vite l’enfant qu’ils ont été. Pas René Goscinny, qui n’a jamais perdu son âme enfantine et réussit dans ces nouvelles à nous rappeler ce qui se passe dans la tête d’un petit garçon de huit ans. L’humour domine, notamment du côté des personnages secondaires – comme souvent, l’auteur les nomme selon un procédé unique : les Gaulois ont tous un nom en « ix », ici les amis de Nicolas sont tous affublés de prénoms moyenâgeux (Eudes, Geoffroy, Clotaire…). Mais l’œuvre va bien au-delà. Écrivant à une époque où l’on ne croyait guère à l’existence d’une psychologie spécifique à […] - [Ils sont devenus français](https://www.vivelaculture.com/ils-sont-devenus-francais/): Gaulois le plus célèbre du monde est pourtant né de l’imagination d’un juif polonais ayant grandi en Argentine, sur des dessins d’un fils d’immigrés italiens… Goscinny le « Polack » et Uderzo le « Rital » sont deux des quarante-six cas de naturalisation de célébrités françaises (ou de leurs familles) présentés dans ce livre. Démarches administratives kafkaïennes, lettres de justification poignantes, soubresauts de l’Histoire, les dossiers d’Émile Zola, de Guillaume Apollinaire, de Michel Drucker ou de Nicolas Sarkozy se lisent comme des polars. Il n’est jamais inutile de se rappeler qu’il faut de tout pour faire la Gaule… - [Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre](https://www.vivelaculture.com/asterix-et-obelix-mission-cleopatre/): Avec plus de quatorze millions d’entrées en France, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est de loin l’adaptation cinématographique d’Astérix qui a rencontré le plus grand succès. C’est aussi la plus fidèle à « l’esprit Goscinny ». Alain Chabat, son réalisateur, a certes ajouté gags et personnages à l’histoire originale, mais en apportant le même soin que l’auteur aux personnages secondaires (le moindre d’entre eux est affublé d’un nom en forme de jeu de mot) et en multipliant comme lui les clins d’œil à l’actualité et à la vie moderne (ainsi des allusions à l’invasion de notre quotidien par le téléphone portable). Ce […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons/): « Dire que quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu’eux. » Cette citation du roman de Louis Pergaud pourrait être signée Goscinny. Comme Le Petit Nicolas, créé en 1959, ce récit d’avant-guerre cherche à montrer le vrai visage des enfants, tout en abordant légèrement des sujets très sérieux : critique d’un système scolaire trop rigide et portrait négatif des parents, de qui les enfants se sentent incompris. Il faut croire que le thème était dans l’air à l’aube des années soixante : l’adaptation du roman au cinéma, par Yves Robert, est contemporaine de la publication des nouvelles de Goscinny et Sempé, […] - [The Art of Harvey Kurtzman](https://www.vivelaculture.com/the-art-of-harvey-kurtzman/): The Mad Genius of Comics (en anglais) Après une enfance à Paris puis en Argentine, où ses parents juifs polonais ont émigré en 1928, René Goscinny vit quelques années à New York, où il rencontre son mentor, Harvey Kurtzman (1924-1993), le fondateur du magazine MAD. Depuis 1952, ce journal se spécialise dans les parodies des comics traditionnels (super-héros, western, séries policières…) et la critique par l’absurde des travers de la société américaine. On y retrouve toutes les ficelles que Goscinny utilisera à la tête de l’hebdo Pilote de 1959 à 1974 : personnages récurrents aux noms absurdes, comique de répétition, ouverture […] - [L'Indispensable Encyclopédie de Monsieur Cyclopède](https://www.vivelaculture.com/lindispensable-encyclopedie-de-monsieur-cyclopede/): « Cyclopède » est le nom donné à un projet présenté au concours de locomotives de Liverpool, en 1829. Dans ce système, un cheval marchait sur une chenille de char afin de faire avancer la machine. « Étonnant, non ? », pourrait conclure le personnage éponyme de Pierre Desproges… Diffusée sur la troisième chaîne de 1982 à 1984, sa « Minute nécessaire » scandalisa les téléspectateurs par ses courtes leçons délirantes et irrespectueuses : « Insonorisons une Andalouse » ; « Rentabilisons la colère de Dieu » ; « Égayons une veillée funèbre »… Goscinny, qui avait fait appel à Desproges pour une série de sketchs télé des années soixante-dix, aurait sans aucun doute reconnu l’influence […] - [Gotlib : l'effet coccinelle](https://www.vivelaculture.com/gotlib-leffet-coccinelle/): Cette expo sera suivie d’une autre, Les Mondes de Gotlib, du 12 mars au 20 juillet 2014 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Paris). L’art de ce dessinateur né en 1934 y est célébré sous toutes les coutures, de ses débuts dans le milieu guindé de l’édition « jeunesse » des années cinquante (à l’origine, il était seulement autorisé à dessiner les titres et à encrer les textes, d’où sa calligraphie restée impeccable) jusqu’à la révolution culturelle de la BD adulte des années soixante-dix (il est à l’origine des magazines L’Écho des Savanes et Fluide Glacial), en passant par les premières […] - [Les Dingodossiers](https://www.vivelaculture.com/les-dingodossiers/): Reportages absurdes, personnages loufoques, caricatures de la vie à la rédaction… Avec Les Dingodossiers, publiés dans Pilote de 1963 à 1967, Goscinny libère Gotlib, jusqu’alors cantonné aux univers enfantins (Nanard et Jujube, dans Pif, où le personnage de Gai-Luron ne perce pas encore). À eux deux, ils brisent les codes de la BD traditionnelle, usant à l’excès des gags les plus éculés (tarte à la crème, peau de banane…) et tournant en ridicule les personnages guindés de l’époque, et au-delà tous ceux proposés aux enfants en général : Tarzan, le père Noël, les agents secrets, les pilotes de course, les […] - [Les Années Pilote](https://www.vivelaculture.com/les-annees-pilote/): Beaucoup de ceux qui ont travaillé avec Goscinny, comme Gotlib ou Cabu, rendent hommage à son travail d’homme de presse et de rédacteur en chef au moins autant qu’à la qualité des histoires qu’il leur donnait à illustrer. Astérix est né en 1959, parce qu’il fallait un nouveau personnage pour le journal hebdomadaire qu’un éditeur lui demandait de lancer. Vite repris par Dargaud, Pilote, dont ce livre reconstitue l’histoire année par année, restera un modèle de magazine pour la jeunesse. Outre le meilleur de la BD francophone d’alors (dont Achille Talon de Greg, Blueberry de Giraud, Le Grand Duduche de […] - [Le Dictionnaire Goscinny](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-goscinny/): Ce livre est un monument. Chacune des séries auxquelles René Goscinny a participé a fait l’objet d’un chapitre où chaque personnage est répertorié et présenté en détail. Ouvrage de spécialiste en apparence, mais l’on s’aperçoit au fil des pages à quel point les petits mondes du scénariste sont devenus des références universelles, et notamment combien de répliques cultes sont devenues des phrases courantes : « Devenir calife à la place du calife » (Iznogoud) ; « Ȇtre tombé dedans quand on était petit » ou « Craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête » (Astérix)… - [Astérix à la BnF !](https://www.vivelaculture.com/asterix-a-la-bnf/): Bibliothèque nationale de France, Grande Galerie À l’origine de cette expo, un don du dessinateur Albert Uderzo : les planches originales des deux premiers Astérix, publiés dans Pilote de 1959 à 1961, et celles du dernier volume scénarisé par René Goscinny avant sa mort, Astérix chez les Belges (1979). Autour de ce trésor, la BnF a choisi de raconter la naissance de la série, de nous faire plonger dans son univers (galeries de personnages, pays visités d’un album à l’autre…) et enfin de rendre compte du phénomène éditorial qu’elle représente (trois cent cinquante millions d’exemplaires vendus dans le monde). - [Blank generation](https://www.vivelaculture.com/blank-generation/): Lister les enfants artistiques plus ou moins légitimes de Lou Reed reviendrait à remplir un annuaire téléphonique. Et un gros. Patti Smith, Television, Daniel Darc… Richard Hell est de ceux–là, poète urbain, lui aussi marqué par la beat generation, la déferlante Ramones et par Lou Reed pour couronner le tout. D’ailleurs, comme pour prolonger la filiation, on retrouvera Robert Quine, le guitariste de Richard Hell and the Voidoids, aux côtés de Lou Reed, sur scène et en studio. - [Last Exit to Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn/): Brooklyn, le sexe, l’ennui, l’alcool, les homosexuels, l’héroïne, la prostitution, les travestis, la violence… On comprendra que le premier roman d’Hubert Selby, un écrivain américain des plus importants, soit l’une des références majeures de Lou Reed. Mais comme Céline avant lui, Hubert Selby invente un style unique. Comme Lou Reed. - [New Skin For Old Ceremony](https://www.vivelaculture.com/new-skin-for-old-ceremony/): Lou Reed et Leonard Cohen ont beaucoup en commun, entre autres la poésie. Pour mesurer l’importance de ces deux pointures, on peut s’amuser à compter les reprises prestigieuses qui ont été faites d’ »Hallelujah » de Leonard Cohen et du « Walk On The Wild Side » de Lou Reed. C’est d’ailleurs lui qui prononcera, en 2008, le discours d’introduction de Leonard Cohen au Rock & Roll Hall of Fame. - [Loulou](https://www.vivelaculture.com/loulou/): C’est l’histoire d’une femme belle et sans préjugé qui épouse un homme avant de devenir la maîtresse de son fils, puis de tuer accidentellement son mari. C’est ensuite une descente aux enfers (nuit, drogues, prostitution, assassinée par Jack l’éventreur). Une trajectoire faite pour fasciner Lou Reed. Un film somptueux porté par une Louise Brooks à la beauté intemporelle. - [Psychotic reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues-2/): « Tout artiste est coupable jusqu’à preuve du contraire. » Une telle profession de foi pose son homme. Sans Lester Bangs, la critique rock n’existerait pas. On lirait des chroniques ennuyeuses sur des albums sans saveur ou des propos creux d’artistes en promotion. Son interview de Lou Reed, pour lequel il a une admiration énorme, est un monument. - [La vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure-2/): Venus in furs est un des titres phare du premier album du Velvet Underground sorti en 1967 et directement inspiré par le roman de Léopold von Sacher Masoch, publié en 1870. Ce roman raconte comment un homme devient volontairement l’esclave d’une femme. Porté par l’alto de John Cale, Venus in furs a été repris par tout le gratin du rock. On l’entend également dans Last days, le film de Gus Van Sant, inspiré par les derniers jours de Kurt Cobain. - [The Well-Tuned Piano](https://www.vivelaculture.com/the-well-tuned-piano/): Né en 1935, La Monte Young va explorer toute l’histoire de la musique américaine et en devenir une pièce essentielle. Après avoir étudié le jazz sous toutes ses formes, la musique classique et les grands noms du début du XXè siècle (Debussy, Bartok, Schönberg…), La Monte Young va devenir un des pionniers de la musique sérielle et de la musique minimaliste, côtoyer John Cage, Yoko Ono, le mouvement Fluxus, et John Cale, dont il est une des grandes références. - [Brooklyn Boogie](https://www.vivelaculture.com/brooklyn-boogie/): Brooklyn Boogie raconte les derniers jours d’un magasin de cigares à Brooklyn menacé de fermeture. Passe toute une galerie d’habitués pour qui le Brooklyn Cigar Company est devenu un lieu de vie. Lou Reed appuyé derrière le comptoir, expliquant les vertus d’une paire de lunettes articulées vaut son pesant de nicotine. Un film joyeux qui, grâce à Madonna dans le rôle d’un Hermès des temps modernes finit bien… et en chanson. - [Darkness On The Edge of Town](https://www.vivelaculture.com/darkness-on-the-edge-of-town-2/): Rien à voir et tout à voir. Si Lou Reed raconte des histoires de personnages décalés qui se débattent dans un underground nocturne, Springsteen, lui, raconte des histoires de gens normaux qui étouffent dans leur quotidien. Sorti trois ans après Born to run, Darkness of the edge of town est son album le plus sombre. Juste avant sa sortie, Springsteen avait pris le temps d’aller faire des chœurs sur Street Hassle, l’abum de Lou Reed sorti la même année. Rien à voir et tout à voir. CQFD. - [Free Jazz : A Collective Improvisation](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-a-collective-improvisation/): Les sources d’inspiration musicales de Lou Reed sont diverses ; le rock’n’roll des années cinquante (Elvis, Little Richard, Gene Vincent…), et aussi le jazz du saxophoniste Ornette Coleman ou du trompettiste Don Cherry. Free Jazz : A Collective Improvisation est un album de jazz qui va jeter à terre le hard bop pour revenir aux sources du blues, comme pour mieux les concasser et créer le free jazz. Une pierre angulaire. Comme le premier Velvet Underground. - [Songs for Drella](https://www.vivelaculture.com/songs-for-drella/): Les tensions avec Lou Reed étant devenues insupportables, John Cale, cofondateur du groupe, quitte le Velvet en 1968. Dire qu’ils étaient en froid est un euphémisme… Pourtant, 25 ans plus tard, ils travaillèrent ensemble pour créer Songs for Drella, un album hommage à Andy Warhol, leur mentor et fondateur de la Factory. Quinze titres qui forment un petit opéra. Magnifique. - [Paris 1919](https://www.vivelaculture.com/paris-1919/): John Cale, le Gallois, débarqué aux Etats-Unis sa formation musicale classique sous le bras, est celui qui a introduit le violon pour donner ce son si particulier au Velvet Underground. Sorti la même année que Berlin de Lou Reed, son ancien compagnon de route, Paris 1919 reste un des plus beaux album de John Cale. - [Traverser le feu](https://www.vivelaculture.com/traverser-le-feu/): Dans le rock, ils sont un tout petit nombre dont on évoque autant leurs paroles que leur musique. Dylan, Leonard Cohen, Tom Waits, Nick Cave… Une poignée dont les textes peuvent être lus à voix haute sans musique comme de la poésie. C’est l’exercice auquel se livrait parfois Lou Reed, notamment au 104 à Paris en 2008 avec Traverser le feu, l’intégrale de ses textes en main. - [Berlin](https://www.vivelaculture.com/berlin/): Le succès de l’album Transformer avec son hit planétaire « Walk on the wild side« , produit en 1972 par David Bowie dont le Velvet reste une des principales influences, ne va pas, pour autant, rendre Lou Reed plus serein. Berlin est une splendeur dépressive portée par la production et les arrangements (cordes, cuivres) de Bob Ezrin. Dix chansons presque susurrées sur ses thèmes récurrents. L’étoile noire du rock. - [1969](https://www.vivelaculture.com/1969/): On prête à Brian Eno ces propos : « Mille personnes, peut-être, avaient acheté le premier album du Velvet (The Velvet Underground & Nico, sorti en 1967 avec la fameuse banane d’Andy Warhol), mais toutes ont monté un groupe ». Cet album live est un must. Il a été enregistré par un fan, dans des petits clubs, sur un magnéto à bandes au cours de deux concerts. - [Vous m’avez fait former des fantômes](https://www.vivelaculture.com/vous-mavez-fait-former-des-fantomes/): Par sa beauté mystérieuse, l’écrivain homosexuel mort du sida en 1991 ne manque pas de faire penser au personnage incarné par Terence Stamp dans Théorème. La phrase de Sade : « Vous m’avez fait former des fantômes », pourrait servir d’épitaphe à l’œuvre de Pasolini comme à celle de Guibert. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs-2/): On ne manque jamais d’associer Pasolini à Jean Genet. On a raison. Par son homosexualité, par son militantisme qui lui fait embrasser la cause des Palestiniens ou des Black Panthers, par ses audacieuses prises de position dans une époque de formatage avancé des esprits, Genet parle à Pasolini et ce dernier lui répond. - [Le Poids du papillon](https://www.vivelaculture.com/le-poids-du-papillon/): Parce qu’il a fait partie lui aussi du mouvement d’extrême gauche Lotta Continua ; parce que lui aussi est un grand lecteur de la Bible et de l’Ancien Testament ; parce qu’il vient d’être menacé d’une action au pénal pour avoir déclaré son hostilité au TGV entre Lyon et Turin, Erri De Luca est l’écrivain italien qui fait le plus penser aujourd’hui à Pasolini. - [Préface au Saint Paul de Pasolini](https://www.vivelaculture.com/preface-au-saint-paul-de-pasolini/): Communiste comme Pasolini, le philosophe français Alain Badiou (que l’on a pu voir dans le film Socialisme de Jean-Luc Godard) s’est beaucoup intéressé à la figure de saint Paul. Il a donc naturellement préfacé le Saint Paul de Pasolini. - [Quelque chose d’écrit](https://www.vivelaculture.com/quelque-chose-decrit/): Les éditions Actes Sud viennent juste de traduire le formidable hommage que rend l’écrivain Emanuele Trevi à Pasolini dans son livre Quelque chose d’écrit. À la fois un splendide hommage rendu à Laura Betti, l’actrice fétiche des premiers films de Pasolini devenue par la suite la directrice du Fonds Pasolini à Rome, et un essai littéraire sur Pétrole, le dernier grand roman de Pasolini. Un livre remarquablement inclassable, mais une bible sur le sujet Pasolini. - [Tilt](https://www.vivelaculture.com/tilt/): Sur son chef-d’œuvre Tilt, sorti en 1995, Scott Walker rend également hommage à Pasolini sur le premier morceau intitulé « Farmer in the City (Remembering Pasolini) » – les paroles proviennent d’ailleurs de la traduction anglaise d’un poème de Pasolini, « Una tanti dialoghi ». - [Journal intime](https://www.vivelaculture.com/journal-intime/): Moretti est l’auteur d’un des plus beaux hommages cinématographiques rendus à Pasolini. Dans son film, Journal intime, on le voit se rendre en Vespa sur la plage d’Ostie, où Pasolini a été assassiné, la longer avant de s’arrêter sur le lieu du meurtre, avec en bande-son le formidable Köln Concert de Keith Jarrett. - [Le Mépris](https://www.vivelaculture.com/le-mepris/): L’écrivain italien auteur du Mépris, qui sera adapté par Jean-Luc Godard, et sa femme Elsa Morante sont des proches de Pasolini. Ensemble, ils voyagent en Inde à la fin de l’année 1960, un périple qui va inspirer à Pasolini une série d’articles et un livre, L’Odeur de l’Inde. - [Sauve qui peut (la vie)](https://www.vivelaculture.com/sauve-qui-peut-la-vie/): Voici ce qu’écrit Antoine de Baecque dans sa remarquable biographie de Godard : « Pasolini et Godard se respectent, s’admirent mutuellement, mais les jalousies, tiraillements, contradictions politiques ne sont pas rares. Cependant, ils ont l’impression de marcher le long de la même route, et une profonde solidarité les lie en tant qu’artistes, par leur conception de la création et leur volonté d’engagement dans le monde, ils sont proches. » - [Querelle](https://www.vivelaculture.com/querelle/): Rainer Fassbinder était allemand, anarchiste, athée. Pasolini était italien, communiste, catholique. Mais tous les deux étaient dramaturges et cinéastes, écrivains et poètes. Et tous deux étaient homosexuels. Chez eux, il y avait la volonté commune de penser la vie différemment, de nommer l’innommable, de parler du corps, de la sexualité, et de s’engager l’un et l’autre jusqu’à la mort. - [La Pute de la côte normande](https://www.vivelaculture.com/la-pute-de-la-cote-normande/): Parce qu’elle aura été elle aussi romancière, cinéaste, journaliste (et ô combien polémiste), Marguerite Duras est sans doute la représentante en France la plus proche du génie protéiforme de Pasolini, typique de cette modernité qui, vieille d’un siècle, achève son règne dans les années soixante-dix. Un titre comme La Pute de la côte normande brille au demeurant d’un véritable éclat pasolinien. - [Notes sur le cinématographe](https://www.vivelaculture.com/notes-sur-le-cinematographe/): Dans ses cours sur le cinéma, le philosophe Gilles Deleuze avait tendance à associer le cinéma de Pasolini et celui de Robert Bresson. Tous les deux, disait-il, faisaient du cinéma « théorématique », c’est-à-dire le contraire d’un cinéma à thèse. Plutôt le développement d’une pensée, d’une démonstration au sens mathématique du terme, déjouant les associations convenues d’images pour mieux rendre compte de la violence faite au monde. - [Théorème](https://www.vivelaculture.com/theoreme/): Pasolini a beaucoup travaillé pour le cinéma, écrit des scénarios, et réalisé de nombreux films, tous très différents. Mais le plus beau est Théorème (1968), où un mystérieux visiteur, incarné par Terence Stamp, s’immisce dans une riche famille milanaise et a des rapports sexuels avec chacun d’eux, ce qui change radicalement leur vie. Un immense poème filmique. - [Pétrole](https://www.vivelaculture.com/petrole/): L’inachevé Pétrole demeure, avec Théorème qu’il adaptera au cinéma, le grand roman de Pasolini. Resté inédit pendant dix-sept ans, c’est un livre réputé difficile à lire, une sorte de Satyricon moderne où les histoires s’enchâssent. Comme l’écrit Emanuele Trevi : « On peut lire Pétrole comme une provocation, comme une confession, comme une exploration. Ou comme un testament. Tout maculé de sang. » - [Écrits corsaires](https://www.vivelaculture.com/ecrits-corsaires/): Pasolini est un polémiste forcené. En 1973, il accepte de travailler pour le Corriere della Sera. Son premier article, intitulé « Contre les cheveux longs », donne le ton. Cette série d’articles sera publiée dans Écrits corsaires, l’un de ses livres les plus importants. Il y fustige avec violence la société de consommation qu’il n’hésite pas à qualifier de fasciste. Il écrit : « Le centralisme fasciste n’a jamais réussi à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation. » Deux ans plus tard, il sera assassiné sur la plage d’Ostie à Rome, dans des circonstances qui demeurent mystérieuses. - [Chaos & Creation in the Backyard](https://www.vivelaculture.com/chaos-creation-in-the-backyard/): L’un des plus beaux disques de McCartney, toutes époques confondues, date de 2005. Comme souvent, il l’a enregistré seul (aidé seulement du producteur Nigel Godrich, connu pour son travail avec Radiohead ou Beck) et dans une période sombre – cette fois, la fin de son deuxième mariage avec le mannequin Heather Mills. Malgré quelques chansons guillerettes, le disque est hanté par ses morts (sa mère, sa première femme, John Lennon et George Harrison…), par la paranoïa, l’amertume et les amitiés trahies. Musicalement, il prend le risque du dépouillement et ose des arrangements inédits – la chanson « Jenny Wren » est ainsi […] - [Run Devil Run](https://www.vivelaculture.com/run-devil-run/): Une superstar rend hommage aux disques de sa jeunesse : depuis Bowie (Pin Ups, 1973) et Lennon (Rock’n’Roll, 1975), l’exercice est convenu. McCartney s’y était lui-même déjà livré en 1988 (Back in the USSR). Mais cet album est différent : sous couvert de nostalgie, accompagné par des requins de son âge (David Gilmour de Pink Floyd et Ian Paice de Deep Purple), l’ex-Beatles exorcise ici l’un des pires moments de sa vie, le décès de sa première femme, la photographe Linda Eastman (1941-1998). Il reprend les plus grands (Elvis, Carl Perkins, Fats Domino…), mais choisit des morceaux presque inconnus. Il ressuscite des […] - [Here Come the Bombs](https://www.vivelaculture.com/here-come-the-bombs/): « Pas facile de se succéder à soi-même », déclara McCartney après la séparation des Beatles. Le défi hante tout musicien à l’aube d’une deuxième vie après une carrière en groupe. Il tourne souvent au fiasco (voir les disques solo de Mick Jagger). Mais parfois au miracle, comme dans le cas de Gaz Coombes. À la tête de Supergrass, de 1994 à 2011, ce musicien anglais de 37 ans a incarné la britpop dans le sillage de Blur et Oasis. Comme son aîné sur McCartney, le premier album post-Beatles, le voici seul aux instruments et à l’enregistrement, avec un son renouvelé (« Bombs », […] - [Sea Change](https://www.vivelaculture.com/sea-change/): Jusqu’à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le Chaos and Creation in the Backyard de McCartney, Beck avait une réputation d’amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop (Mellow Gold en 1994), auteur de chansons pop impeccables (Mutations, 1998) ou de réjouissants exercices de style funk (Midnite Vultures, 1999). Mais voilà qu’une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d’une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d’œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres […] - [The Family Way](https://www.vivelaculture.com/the-family-way/): Connu pour une série de comédies satiriques (dont I’m All Right Jack, le premier film notable avec Peter Sellers), Roy Boulting fit grand bruit en 1966 avec ce film au sujet délicat (les difficultés et frustrations sexuelles d’un couple de jeunes mariés dans un milieu populaire du Nord de l’Angleterre), typique de la nouvelle vague du cinéma britannique d’alors, les « kitchen sink drama » (littéralement, les « comédies d’évier »), qui s’attachaient à peindre avec beaucoup de réalisme le quotidien gris de l’Angleterre de cette époque. Le jeune Paul McCartney, lui, surprit les fans des Beatles en écrivant la bande originale pour quatuor […] - [Design : Peter Blake](https://www.vivelaculture.com/design-peter-blake/): Ce livre n’a pas été traduit en français. Il vaut surtout pour ses cent cinquante reproductions d’œuvres de l’artiste britannique Peter Blake, né en 1932 et figure du pop art anglais. Dès la fin des années cinquante, il mêle publicités et affiches de music-hall dans des collages fondateurs, qui inspireront Andy Warhol et les autres. En 1967, c’est lui qui réalise la plus célèbre pochette de l’histoire de la musique pop, le Sgt. Pepper des Beatles. L’année suivante, McCartney commandera à Richard Hamilton, autre pionnier du pop art, le design immaculé de leur « Album blanc ». Son intérêt pour les pochettes […] - [Architecture contemporaine Le guide](https://www.vivelaculture.com/architecture-contemporaine-le-guide/): « Ce devrait être l’ambition de tout architecte que de devenir un grand artiste. Ambition cachée, mais ambition réelle », a dit Jean Nouvel lors d’une conférence au Centre Pompidou en 1992. Le Centre Pompidou, amorce du style high-tech, figure en bonne place dans le livre de Gilles de Bure qui éclaire sur l’architecture contemporaine dans le monde et rappelle qu’avant Renzo Piano et Richard Rogers, des architectes comme Oscar Niemeyer à Brasilia ou Le Corbusier à Chandigarh avaient déjà poussé le bouchon très loin… - [Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely : La fontaine Igor Stravinsky](https://www.vivelaculture.com/niki-de-saint-phalle-et-jean-tinguely-la-fontaine-igor-stravinsky/): Quelques années après l’ouverture du Centre Pompidou, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, deux artistes contemporains, réalisent des sculptures – rondes et colorée pour elle, machines noires pour lui – inspirées par les œuvres du compositeur russe Igor Stravinsky sur un bassin installé entre Beaubourg, l’IRCAM et l’église Saint-Merry. L’ensemble est très joyeux. Pour l’apprécier, deux solutions : lire ce petit livre qui a de belles illustrations ou aller sur place et profiter des terrasses des cafés face à la fontaine. - [Cy Twombly](https://www.vivelaculture.com/cy-twombly/): Au 6e étage du Centre Pompidou, il y a actuellement une grande exposition des peintures de Cy Twombly, artiste américain contemporain (1928-2011). Plonger dans sa peinture n’est pas facile ; un guide inattendu s’appelle Roland Barthes. Pourtant, il fallut que le galeriste de l’artiste, Yvon Lambert, insiste pour que les hommes se rencontrent à la fin des années 70. Le résultat est ce petit livre écrit par Barthes ; tombé sous le charme de l’œuvre de Twombly, dans laquelle il voit l’essence d’un langage, il donne des clefs très originales pour aborder son œuvre. - [Archigram](https://www.vivelaculture.com/archigram/): Selon Jean Nouvel, Beaubourg est « une des premières tentatives de concrétisation de la ville-machine d’Archigram ». Fanzine avant l’heure, Archigram – contraction de architecture et télégramme – fut une revue lancée au début des années 60 par de jeunes architectes anglais. A coups de textes critiques, dessins, collages, projets, bandes dessinées, slogans publicitaires et graphisme, ils prônaient une nouvelle manière de faire de l’architecture. - [Printemps de Bourges](https://www.vivelaculture.com/printemps-de-bourges/): D’abord entièrement tournés vers la chanson française, les programmateurs du Printemps ont peu à peu ouvert la programmation de leur festival au rock (The Cure, U2, Johnny Clegg, Mano Negra, etc.), puis aux autres courants musicaux (rap, world, électro). Le Printemps fut un succès dès sa première édition réunissant 13.000 personnes et plus de 100.000, dix ans plus tard. Malgré quelques problèmes de croissance, le Printemps de Bourges reste un marqueur de l’effervescence musicale d’une époque et est toujours, 40 ans plus tard, l’un des principaux événements musicaux en France. - [Touche pas à la femme blanche !](https://www.vivelaculture.com/touche-pas-a-la-femme-blanche/): Un an après le succès de La grande bouffe, Marco Ferreri, qui reprochait à son producteur de ne pas lui avoir versé l’argent qu’il pensait devoir lui revenir, décide de tourner un film pour le ruiner ! Il réalise donc cette parodie de western foutraque (« un parallèle entre le génocide des indiens aux États-Unis et une rénovation urbaine qui aboutit à chasser du centre de Paris les pauvres et les étrangers », Geneviève Sellier) dans le trou laissé par la destruction des pavillons Baltard, au moment même où commencent les travaux du futur Centre Pompidou. Malgré un casting prestigieux (Catherine Deneuve, Marcello […] - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks-5/): En mettant à bas les règles de l’architecture muséale de l’époque, on a dit de Renzo Piano et Richard Rogers qu’ils étaient punks. A l’heure où la reine Fabiola de Belgique et la princesse Grace de Monaco inauguraient le Centre Pompidou, les Sex Pistols, enregistraient leur album Never Mind The Bollocks et son hymne God Save The Queen qu’ils iront brailler sous les fenêtres de la reine Elisabeth II d’Angleterre. Plus qu’une simple mode, le mouvement punk, que l’historien Greil Marcus a rapproché du mouvement situationniste, a révolutionné la musique mais aussi la façon de la faire, de la diffuser […] - [Beaubourg, les années saltimbanques](https://www.vivelaculture.com/beaubourg-les-annees-saltimbanques/): Renzo Piano et Richard Rogers, architectes du Centre Pompidou, ont construit le bâtiment sur une seule moitié de la parcelle dédiée, afin de laisser la place sur l’autre moitié, devenue la piazza Beaubourg, aux cracheurs de feu, imitateurs de démarches, joueurs de guitares, conteurs, jongleurs… qui, pour la première fois, ont trouvé une scène géante où la police ne pouvait intervenir sans la demande express de Beaubourg. Ce livre raconte la vie des saltimbanques de la piazza qui font rire ceux qui font la queue. - [Le marteau sans maître](https://www.vivelaculture.com/le-marteau-sans-maitre/): Dès sa conception, le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou se voulait un centre pluridisciplinaire qui devait mêler les arts plastiques, la danse et la musique, politique toujours en vigueur aujourd’hui. C’est Pierre Boulez, fondateur de l’Ensemble Intercontemporain dédié à l’exécution de la musique contemporaine, qui fut nommé à la direction de l’lnstitut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam), véritable laboratoire sonore. Chef d’orchestre salué comme l’un des plus grands, Pierre Boulez était aussi compositeur. Le marteau sans maître est considéré, aujourd’hui encore, comme une œuvre essentielle de la musique sérielle. - [Le Centre Pompidou : Les années Beaubourg](https://www.vivelaculture.com/le-centre-pompidou-les-annees-beaubourg-4/): Renzo Piano, architecte du Centre Pompidou avec Richard Rogers, disait qu’un vent de liberté soufflait sur la période de construction, début des années 70, et que si leur projet n’avait pas gagné, un autre aurait porté une histoire similaire. Germain Viatte, conservateur de musée français qui a rejoint l’aventure du Centre Pompidou en 1973, raconte l’aventure de Beaubourg dans son évolution, d’abord comme un centre totalement gratuit pour, aujourd’hui, faire payer la montée de l’escalator afin de profiter de la vue sur Paris ! La rançon du succès ? - [La Loi de la cité](https://www.vivelaculture.com/la-loi-de-la-cite/): Sur la pierre tombale d’Elmore Leonard est gravé : « The Dickens of Detroit ». En soixante ans de carrière, Elmore Leonard a écrit des westerns (3h10 pour Yuma), des romans policiers (Punch Creole, devenu Jacky Brown au cinéma), des dizaines de nouvelles et autant de scénarii. On salue la qualité de ses dialogues, qu’il réécrivait jusqu’à en effacer toute trace de littérature : « Si cela ressemble à de l’écrit, je le réécris ». La Loi de la cité se déroule à Detroit et raconte l’éternelle histoire de l’affrontement entre un tueur sans scrupules et un flic décidé à aller jusqu’au bout, quitte à froisser la […] - [Blue Collar](https://www.vivelaculture.com/blue-collar/): Trois copains, ouvriers dans une usine d’automobiles et confrontés chacun à des problèmes de fin de mois, décident de voler la caisse de leur syndicat. A la place de l’argent qu’ils espéraient trouver, ils tombent sur un livre de comptes truqués et décident de faire chanter leurs représentants syndicaux. Mais ils s’attaquent à des gens beaucoup plus retors et dangereux qu’eux ; la peur et les enjeux personnels vont prendre le dessus et faire voler en éclats leur amitié. Un jeu du « chacun pour soi » qui préfigure la société ultralibérale que mettra en place l’administration Reagan trois ans plus tard. - [Gran Torino](https://www.vivelaculture.com/gran-torino/): Walt Kowalski (Clint Eastwood), un octogénaire veuf,  acariâtre et raciste, ancien combattant de la guerre de Corée, et retraité des usines Ford, voit d’un œil mauvais une famille Hmong s’installer dans la maison voisine. Pourtant, à la suite d’un incident auquel il est mêlé malgré lui, Walt va prendre sous son aile, pour le protéger d’un gang qui essaye de l’enrôler, Thao, l’ado de la famille, et sa sœur Sue. Une protection qui ira jusqu’au sacrifice mais pas sans que Walt n’ait pris le temps de faire de Thao l’heureux héritier de la Ford Gran Torino de 1972 qu’il bichonnait […] - [Interstellar Fugitives 2](https://www.vivelaculture.com/interstellar-fugitives-2/): A Detroit, la furie des guitares répondait au vacarme des usines qui tournaient à plein régime. A mesure que la ville se vidait, c’est une techno expérimentale et funky qui commença à suinter des murs des entrepôts laissés à l’abandon. « Mad » Mike Banks, Jeff Mills et leurs comparses fondèrent Underground Resistance comme une machine dont ils contrôlent tous les leviers – de la production à la distribution -, reléguant les egos derrière la musique et l’esprit de combat. - [Only Lovers Left Alive](https://www.vivelaculture.com/only-lovers-left-alive-2/): Dans cette histoire d’amour entre deux vampires, on retrouve les éléments qui rendent le cinéma de Jim Jarmusch si particulier : le temps qui s’étire, des villes désolées et romantiques (Détroit et Tanger) et ces personnages décalés à la classe vénéneuse (Tilda Swinton et Tom Hiddleston) qui ne demandent qu’à vivre en marge d’un monde qui ne les concerne pas. Jarmusch pousse ici son amour de la musique jusqu’à faire de son personnage principal un guitariste de rock. - [Fordetroit](https://www.vivelaculture.com/fordetroit/): Autrefois métropole trépidante, Détroit forme aujourd’hui un décor dévasté pour photographes néo-romantiques en arrêt devant ces splendides ruines postindustrielles. Alexandre Friederich a choisi, lui, de s’y installer momentanément, de se laisser absorber par cette ville anthropophage. Détroit lui a inspiré un texte fulgurant, mi-récit d’aventure, mi-reportage, forme qui lui permet, insidieusement, d’écrire un véritable roman d’anticipation. Allia - [8 Mile](https://www.vivelaculture.com/8-mile-2/): Un jeune ouvrier d’une usine automobile vit avec sa mère alcoolique dans une caravane, à Ann Arbor, charmante bourgade de la banlieue de Détroit. Renfermé sur lui-même, il essaye de s’imposer sur la scène rap locale. « Eminem et son personnage sont dépositaires de tout cet héritage : charismatiques comme Iggy, héros prolétaires comme tous leurs illustres aînés du rock, abrasifs comme le MC5, Blancs incarnant une musique essentiellement noire, ce qui prolonge le projet de Berry Gordy qui entendait vendre la soul music à l’Amérique blanche… » Serge Kaganski – Les Inrockuptibles 2003 - [Standing in the Shadows of Motown](https://www.vivelaculture.com/standing-in-the-shadows-of-motown/): Après avoir composé quelques succès, Berry Gordy, enfant de Détroit et ancien boxeur, a très vite compris que pour connaître le véritable succès, ses artistes devaient séduire le public blanc et produire beaucoup. Tamla Motown a été créé, en 1959, sur ces deux principes. Berry Gordy engagea une brochette de musiciens de jazz capables de façonner des écrins aux compositions de ses vedettes, les enferma en studio, et fit défiler Marvin Gaye, Smokey Robinson, Stevie Wonder, Diana Ross… Hitsville U.S.A. était né. - [Ultraglide In Black](https://www.vivelaculture.com/ultraglide-in-black/): Prenez un choix de reprises griffées Smokey Robinson, Sly & the Family Stone, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Stevie Wonder,… convoquez une légende locale derrière le micro (Mick Collins), ajoutez-y une rythmique forgée par deux guitares bass et deux batteries, et vous obtenez la fusion idéale soul’ n’ roll que seul Détroit est capable de produire. Inusable. - [The Stooges](https://www.vivelaculture.com/the-stooges/): La structure musicale de ce premier album est simple : fureur des guitares fuzz et rythmique tribale. C’est le chant sans effet, la voix blanche et pleine de morgue du chanteur qui fit toute la différence. La façon dont il posait des paroles au nihilisme jamais entendu jusque-là (No Fun, I Wanna Be Your Dog) sidérèrent les rares acheteurs. Trop décapants pour l’époque, les Stooges ont en commun avec le Velvet Underground (dont John Cale, producteur de ce premier album) d’avoir eu une influence inversement proportionnelle à leur succès commercial. Il faudra la bénédiction de David Bowie et le succès […] - [Gimme Danger](https://www.vivelaculture.com/gimme-danger/): On connaît la passion de Jim Jarmusch pour le rock’ n’ roll et ses grandes figures tutélaires. Dans Coffee and Cigarettes (2003), il avait déjà mis Iggy Pop en scène face à Tom Waits. Le documentaire qu’il consacre aux Stooges s’inscrit donc naturellement dans sa filmographie déjà riche d’un hommage à Neil Young, Year of the Horse (1997). Un homme de goût. - [J'existe, je me suis rencontré](https://www.vivelaculture.com/jexiste-je-me-suis-rencontre-2/): Avant de connaître la gloire (Les Dingodossiers, La Rubrique-à-brac) puis de créer des journaux qui ont changé la BD française (L’Echo des savanes, Fluide Glacial), Marcel Gotlib (1934-2016) a été un titi parisien, fils de Juifs hongrois installés à Montmartre. Il raconte ici sa jeunesse dramatique (son père est mort en déportation et lui-même, après avoir porté l’étoile jaune, a été caché à la campagne jusqu’en 1944) mais aussi, avec beaucoup de tendresse, le Paris de l’époque, le pensionnat et les colonies de vacances gérés par la diaspora hongroise, ses premères amours… Le récit s’arrête en 1950, l’année de ses […] - [Le Grand Huit](https://www.vivelaculture.com/go-west-2/): Disparu en mai 2016 à 53 ans, Hubert Mounier signait Cleet Boris comme chanteur de l’Affaire Louis’ Trio, mais aussi comme dessinateur, dans le style «ligne claire» cher à Hergé et redevenu en vogue, en France, dans les années 80. En 1985 paraissait son premier album de BD deux ans avant Chic Planète, le premier disque du groupe. Ces dernières années, il avait repris les crayons sans abandonner sa carrière de chanteur solo, entamée par cette superbe collaboration avec son ami Benjamin Biolay. Entre séparation de l’Affaire Louis’ Trio et arrêt de l’alcool, le climat est sombre mais laisse place […] - [Bloody Mary](https://www.vivelaculture.com/le-combat-ordinaire-2/): Romancier à succès, abonné aux listes de bestsellers depuis une dizaine d’années, Jean Teulé, 63 ans, a pourtant connu une première vie de dessinateur d’avant-garde. Après des débuts au sein de la bande de Charlie Hebdo, il devient l’un des piliers de L’Echo des Savanes où ses procédés graphiques (il utilise des photos retravaillées) le placent dans la lignée du groupe de graphistes Bazooka (Olivia Clavel, Kiki et Loulou Picasso…). - [Le Magasin des suicides](https://www.vivelaculture.com/building-stories-2/): Réalisateur de courts-métrages et de pubs, Patrice Leconte ne se fera connaître au cinéma qu’avec Les Bronzés, en 1978. On oublie souvent qu’il a entretemps été l’un des piliers du magazine Pilote, où Gotlib, qu’il admire, le fait entrer et où il dessine jusqu’en 1975. Comme pour faire le lien entre la BD et le cinéma, Patrice Leconte réalise en 2012 un… film d’animation adapté d’un roman de Jean Teulé, qui lui aussi fit ses premières armes dans le monde du neuvième art. BD un jour… - [Vive les femmes !](https://www.vivelaculture.com/vive-les-femmes/): Fondateur de Hara Kiri dès 1960 avec Cavanna et le professeur Choron, puis pilier du Charlie Hebdo des années 70, Jean-Marc Reiser (1941-1983) aimait les femmes. Dans la vie, mais surtout en dessin. Car si son trait nerveux a créé une réjouissante galerie de personnages «bêtes et méchants» (Gros dégueulasse en tête), il a tout au long de son œuvre mis en scène de belles femmes pétillantes, drôles et libres, souvent à rebours du climat misogyne auquel n’échappait pas l’équipe du journal. - [Trois Etoiles](https://www.vivelaculture.com/trois-etoiles/): Avant d’écrire en 2004 son premier roman Des Poupées et des Anges (qu’elle portera elle-même à l’écran en 2008), Nora Hamdi avait dessiné cette BD sur un scénario de Virginie Despentes. Pour mettre en images les fulgurances de l’auteure de Baise-moi (ici, l’instinct de survie de trois filles dans un univers de viol, de prostitution et de pornographie), la future cinéaste adopte un trait dur, une narration graphique hachée et étouffante. - [La Légèreté](https://www.vivelaculture.com/la-legerete/): Arrivée en retard à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo, où elle travaillait depuis dix ans, Catherine Meurisse a échappé au massacre du 7 janvier 2015. Dans cet album sélectionné pour le Fauve d’or, l’un des prix décernés à Angoulême, elle raconte comment après avoir tout perdu – ses amis, l’inspiration et même la mémoire – elle est partie en quête de sa «légèreté» envolée en s’installant à la Villa Médicis, à Rome. La chronique bouleversante d’un salut par l’art. - [Adieu, rêve américain](https://www.vivelaculture.com/adieu-reve-americain/): C’est l’autre anniversaire du Festival : Valérian et Laureline, les agents spatio-temporels du XXVIIIe siècle, ont été créés en 1967 dans Pilote par Jean-Claude Mézières et le scénariste Pierre Christin. La science-fiction n’était pourtant pas la tasse de thé de ces deux amis d’enfance, fous de western, mais le créneau était encombré (Blueberry, Luky Luke…). C’est cette passion de l’Ouest que l’on découvre dans cette correspondance de l’auteur avec son dessinateur (et quelques autres), au travers de l’évocation de leurs séjours américains des années 60. - [Gaston au-delà de Lagaffe](https://www.vivelaculture.com/gaston-au-dela-de-lagaffe/): Le temps du Festival, Angoulême fête les 60 ans du «héros sans emploi» par une expo sur la place de l’Hôtel de Ville. Celle du Centre Georges Pompidou est ouverte à tous, à la bibiothèque, jusqu’au printemps. On peut notamment y admirer de près des planches originales qui révèlent le génie d’André Franquin (1924-1997), dont de nombreuses citations servent de fil rouge à ce superbe catalogue. Il raconte la naissance du célèbre gaffeur, créé pour perturber les pages du magazine Spirou, puis son évolution vers des thèmes plus «adultes» – Gaston, à la fin des années 70, devient ouvertement écologiste […] - [J'existe, je me suis rencontré](https://www.vivelaculture.com/jexiste-je-me-suis-rencontre/): Avant de connaître la gloire (Les Dingodossiers, La Rubrique-à-brac) puis de créer des journaux qui ont changé la BD française (L’Echo des savanes, Fluide Glacial), Marcel Gotlib (1934-2016) a été un titi parisien, fils de Juifs hongrois installés à Montmartre. Il raconte ici sa jeunesse dramatique (son père est mort en déportation et lui-même, après avoir porté l’étoile jaune, a été caché à la campagne jusqu’en 1944) mais aussi, avec beaucoup de tendresse, le Paris de l’époque, le pensionnat et les colonies de vacances gérés par la diaspora hongroise, ses premères amours… Le récit s’arrête en 1950, l’année de ses […] - [Go West](https://www.vivelaculture.com/go-west/): Avant de lancer sa série phare consacrée à l’errance d’un jeune homme dans l’Himalaya (Jonathan, seize tomes depuis 1975), Cosey a été l’assistant de Derib (à l’époque son seul compatriote dans le métier), en particulier sur cette série de 10 épisodes consacrée à la conquête de l’Ouest. On y suit une famille de new-yorkais dans leur épopée vers la Californie, en 1886. Sous une apparence de BD western traditionnelle, elle dynamite (comme, au même moment, le Blueberry de Jean Giraud) la plupart des clichés du genre, notamment sur le sort des Noirs et des Indiens dans cette Amérique mythique. - [Le Combat ordinaire](https://www.vivelaculture.com/le-combat-ordinaire/): L’histoire d’un photographe en panne d’inspiration, pour qui, à vrai dire, rien ne va plus : son couple bat de l’aile, sa dépression le handicape, ses parents vieillissent mal, la ville de son enfance est frappée par la crise… Entré à Fluide Glacial dès 1994, Manu Larcenet, 47 ans, s’éloigne avec cette série de l’humour potache de ses débuts, le dessin se durcissant en même temps que le propos. Le premier tome éponyme avait été élu meilleur album à Angoulême 2004. Trois autres ont suivi et l’ensemble est réuni ici. - [Building Stories](https://www.vivelaculture.com/building-stories/): Ce dessinateur américain de 49 ans s’est fait connaître dans les années 90 avec la série Jimmy Corrigan («le gamin le plus intelligent du monde»). Nostalgique des comics d’antan, il n’en révolutionne pas moins la narration traditionnelle de la BD avec ce roman graphique en 14 livrets, sans début, fin ou personnage principal. Sous un titre à double sens, il raconte la vie d’un immeuble de Chicago (coupes du bâtiment, saynètes intimes ou dans les parties communes…) tout en menant une réflexion sur la «construction des histoires», qu’il laisse ici au lecteur. - [Retour à Babylone](https://www.vivelaculture.com/retour-a-babylone/): Dans La La Land, les deux héros veulent briller à Hollywood. Mais la Babylone moderne laisse beaucoup de rêveurs sur le carreau et renferme de nombreux vices.  Hollywood Babylone du réalisateur culte Kenneth Anger en révèle le revers peu reluisant fait de scandales sexuels et de meurtres. Entre vilaines rumeurs et histoires trash avérées, c’est souvent autrement moins brillant. - [Birdman](https://www.vivelaculture.com/birdman/): Dans ce drame surréaliste qui met en scène l’ancien interprète d’un célèbre super-héros tentant de monter une pièce de théâtre à Broadway, une seule lueur d’espoir apparaît au morne tableau. Il s’agit de la fraîche et sémillante Emma Stone, dont c’est sans doute l’une des meilleures performances à ce jour. - [Beau fixe sur New York](https://www.vivelaculture.com/beau-fixe-sur-new-york/): Impossible en voyant La La Land de ne pas penser au meilleur de l’âge d’or de la comédie musicale, les années 50 ; dans chaque plan, Chazelle leur rend hommage. Ryan Gosling et Emma Stone évoquent dans leurs numéros les étoiles du passé, Ginger Rogers, Fred Astaire et Gene Kelly. Parmi les films préférés de Chazelle : l’inusable Chantons sous la pluie avec Gene Kelly et Debbie Reynolds, et le moins connu mais tout aussi joli Beau fixe sur New York. - [Tous en Scène](https://www.vivelaculture.com/tous-en-scene/): Le maestro de la comédie musicale a mené sa vie tambour battant, avec sa femme, la comédienne Judy Garland. Brillante autobiographie que l’on lit avec le même plaisir que l’on visionne son chef-d’oeuvre Tous En Scène mettant en scène Fred Astaire et Cyd Charisse. La La Land doit beaucoup à la folie douce de Minnelli. - [Genius of Modern Music : Volume 1](https://www.vivelaculture.com/genius-of-modern-music-volume-1/): Dans La La Land, Ryan Gosling ne jure que par Thelonius Monk. Ce pianiste américain de jazz à l’approche peu orthodoxe a marqué les esprits tant par son élégance (costumes bien taillés, chapeaux et lunettes de soleil) que par son jeu aux dissonances entêtantes. La compilation Genius of Modern Music : Volume 1 est sortie sur le mythique label Blue Note à l’aube des années 50. - [Les Parapluies de Cherbourg](https://www.vivelaculture.com/les-parapluies-de-cherbourg-2/): Damien Chazelle vit aux États-Unis mais il est né d’un père français et nourrit une vraie passion pour le cinéma hexagonal. Grand amateur de Jacques Demy, il a été marqué à jamais par Les Parapluies de Cherbourg qu’il a vu pour la première fois à 17 ans : « J’étais transporté, démoli, emporté, élevé. Tous les états dans lesquels peut vous mettre un film. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que l’art pouvait changer une vie », raconta-t-il pendant la promo de La La Land à l’AFP. Son film flirte avec la magie « en-chantée » de l’un des meilleurs Demy qui […] - [Dead Man's Bones](https://www.vivelaculture.com/dead-mans-bones/): Dans Drive, Ryan Gosling épatait en roulant des mécaniques sur une B.O synthétique devenue culte. Pour La La Land, il a appris le piano pendant des mois. Mais il ne s’agit pas tout à fait là d’un rôle de composition. En 2009, l’acteur enregistrait le premier album éponyme du groupe Dead Man’s Bones, fondé avec son ami Zach Shields. De l’indie folk sauvage, hantée, sombre et brute, qui prouve qu’on peut à la fois jouer la comédie et de bonnes mélodies. - [Whiplash](https://www.vivelaculture.com/whiplash/): Dans ce deuxième film du réalisateur prodige Damien Chazelle, le jeune Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz. Il s’entraîne avec ardeur au conservatoire de Manhattan. Voulant rejoindre l’orchestre réputé dirigé par un professeur exigeant, il se lance dans la difficile recherche de la perfection. Ce long métrage musical, viscéral, enlevé et bouleversant a été encensé par la critique. Il réussit le pari d’allier le fond et la forme, son orchestration s’avère aussi jouissive que son sujet : le jazz. - [La Route de Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/la-route-de-los-angeles-2/): Ce premier roman du grand écrivain John Fante a été écrit en 1933 mais ne fut publié qu’après sa mort, en 1985. C’est dire le parfum de provocation qui se dégage de ce récit semi-autobiographique. On y suit l’antihéros Arturo Bandini errant dans l’Amérique sale des années 30. Looser orgueilleux s’imaginant écrivain, il enchaîne les petits boulots et les revers de l’existence. La Route de Los Angeles raconte avec une verve certaine tous les oubliés du rêve américain. L’avant-garde de la Beat Generation se trouve dans ces pages. - [Westworld](https://www.vivelaculture.com/westworld/): Westworld est le nom d’un parc d’attraction peuplé de robots corvéables à merci et censés assouvir les fantasmes des humains qui veulent se divertir. Mais petit à petit les androïdes commencent à remettre en question le pouvoir de leurs créateurs. Vous n’avez pas envie de lire ? Pas de problème, voici plus dix heures de ce qui se fait de mieux dans le monde des séries. - [Lezama Lima](https://www.vivelaculture.com/lezama-lima-copy/): « Le Proust cubain, asthmatique et obèse, inverti et prismatique, prince de la métaphore et des ères imaginaires. Paradiso, c’est Cent ans de solitude corrigé à merveille et réécrit dans la langue des oiseaux par un dieu cubain enfermé dans sa chambre-bibliothèque. Ce livre énorme abolit les frontières entre le roman et la poésie, le traité esthétique et celui de théologie. Une écriture dense et amoureuse, difficile et limpide. Gadda l’Italien et Lima le Cubain sont les grands oubliés du panthéon littéraire français où Joyce et Musil ont pris les places les mieux établies. » Philippe Bordas (Cœur-Volant, 2016 Gallimard) - [Exister](https://www.vivelaculture.com/exister-copy/): « Poète 1903-1971 (écrasé par une auto). L’auteur qui m’a le mieux fait ressentir la beauté des mots. Il les utilisait avec prudence pour parler des choses les plus simples. Les objets. Une table de cuisine. Le souffle d’une femme. La pâleur d’une gorge. Jamais de mots plus hauts que les autres, non ; juste des assemblages, comme des perles, pour faire ressentir la grâce du monde, la lenteur et le temps. Ses mots livrent et délivrent les choses. Dans mon livre Follain a une place centrale. » Grégoire Delacourt (Danser au bord de l’abîme, 2017 J.C. Lattès) - [Ulysse](https://www.vivelaculture.com/ulysse-copy/): « J’ai été très ému par les romans de Proust, Faulkner, Dostoïevski, Gogol ou Joyce. Des auteurs qu’on dit « compliqués ». Moi, j’abordais les choses assez simplement, hors de tout parcours intellectuel. Certes, Finnegans Wake est plus difficile qu’Ulysse. On disait, sur Joyce, qu’il y avait un abîme par rapport à Balzac, mais moi je ne voyais pas les abîmes… Quand vous n’êtes pas prévenu de ce genre de choses, vous lisez ces auteurs en vous disant simplement qu’on va vous raconter une histoire. » Régis Jauffret (Cannibales, 2016 Le Seuil) - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone-copy/): « Quand on a commencé à travailler sur Electrochoc, David réfléchissait déjà à un livre sur Nina Simone dont nous sommes tous les deux de grands fans. Pendant les deux années de travail sur le livre, on écoutait Nina tout le temps et à chaque fois qu’on se voyait, notre petit jeu c’était de se faire découvrir des enregistrements que l’autre ne connaissait pas. Ce livre raconte les choses comme elles se sont passées, sans pathos mais sans les enjoliver. C’est une absolue merveille. » Laurent Garnier - [L’Envers et L’Endroit](https://www.vivelaculture.com/lenvers-et-lendroit-copy/): « A la même époque, à l’école, on nous fait lire L’Etranger. Et c’est un choc. J’ai le sentiment que je suis dans ma bulle, ma cité, mon rap, je me sens un peu autiste, je suis seul. Et du coup, la voix de Meursault, c’est comme ma voix intérieure. Puis, à la bibliothèque du foyer des jeunes travailleurs à côté de la cité, je tombe sur l’Envers et l’Endroit, le premier livre de Camus. Autre choc, notamment avec la préface qu’il a écrit vingt ans plus tard, dans laquelle il explique ce qu’est un écrivain, pourquoi il est devenu […] - [La Rage de Vivre](https://www.vivelaculture.com/la-rage-de-vivre-copy/): « Le plus souvent, ce sont les cinéastes américains qui captent le mieux les liens entre les gangsters et le jazz. Mais « Mezz » Mezzrow l’a aussi très bien fait dans La Rage de Vivre, que j’ai relu récemment et qui est un très joli livre. Je suis un croqueur de biographies et d’autobiographies de musiciens de jazz. Je trouve, par exemple, que celle de Dizzy Gillespie est lumineuse. Ce qui m’embête quand même un peu avec le genre, c’est que l’accent est souvent mis sur les histoires de déchéance et de drogue plus que sur la vie du […] - [Les Cahiers d'Esther](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-desther-copy/): « Pour moi, c’est l’homme le plus drôle de France. Le premier album que j’ai connu de Sattouf, c’est Le Retour au collège dans lequel il retournait dans une classe de collège. Comme il dessine super bien sur le vif, il change un trait sur un visage, toute l’expression change et tu comprends dix milliards de choses. Après Les Cahiers, il y a eu L’Arabe du futur. C’est fin, c’est subtil, c’est beau, c’est émouvant. Dans Les Cahiers d’Esther, que j’ai dévoré en une soirée, tu retrouves tout ça. C’est hyper touchant et toujours hyper drôle. » Chassol - [Les robots](https://www.vivelaculture.com/les-robots-copy/): « Difficile de sous-estimer l’importance de ces neuf nouvelles dans laquelle Asimov (un scientifique de formation) jette les fondements de la robotique. Son idée la plus géniale : astreindre les robots à trois lois fondamentales et imaginer leurs réactions en cas de conflit. Rappelons les trois lois : 1) Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. 2) Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi. 3) Un […] - [Anthologie de la poésie chinoise](https://www.vivelaculture.com/anthologie-de-la-poesie-chinoise-copy/): Plonger dans les flots, se cacher dans les herbes, voir le soleil mourir, la montagne bouger, la mort et la vie advenir, l’absence de l’ermite dans la cabane, le départ des amis, la nudité de l’être aimé. De minuscules événements. Quatre cents ans de poésie chinoise, art populaire et souverain, mille deux cents pages de pensées mêlées aux sensations : une cruche de vin parmi les fleurs. » Céline Minard (Le Grand jeu, 2016 Rivages) - [Quartier lointain](https://www.vivelaculture.com/quartier-lointain-copy/): « J’ai découvert Taniguchi au travers de ses BD, il y a quelques années. Je les adore. Il a ouvert une voie, à la fois très japonaise et universelle, qui s’adresse à tout le monde. Il a développé quelque chose qu’on ne retrouve que chez les auteurs japonais, cette manière dont le fantastique entre dans le récit. La base du récit est réaliste et à un moment, il y a une échappée vers un univers très fantastique. Une ambiance hors du réel qu’on ne retrouve pas chez Disney ou Pixar, par exemple. En revanche, on la retrouve chez Maupassant ou […] - [Fay](https://www.vivelaculture.com/fay-copy/): « Fay, c’est à la fois un roman noir et un roman d’amour, à la fois tendre et violent… Je me perds dans mon admiration ! Je peux le prendre pour en relire vingt pages. Pour simplifier, je dirais que c’est le roman que j’aurais aimé écrire. » Hervé Le Corre (Prendre les loups pour des chiens, 2017 Rivages/Noir) - [La Peinture américaine des années 1930](https://www.vivelaculture.com/la-peinture-americaine-des-annees-1930/): « J’aime les peintres comme Matisse,  Picasso,  Le Caravage. Je connaissais quelques peintres américains comme Hopper,  mais là j’ai découvert ces tableaux qui  montrent le revers de la médaille du capitalisme,  des vues d’usines,  de dockers… Des visions de peintres communistes ! » Musée de l’Orangerie – Paris, jusqu’au 30 janvier - [The River](https://www.vivelaculture.com/the-river/): « Les chansons de Springsteen, sont comme les nouvelles mélancoliques de Raymond Carver ou de Daniel Woodrell. Des petits morceaux de poésie urbaine qui parlent de cette classe ouvrière qui tend à disparaître. De ses rêves, de ses aspirations. Et cette batterie qui bastonne ! «  - [Easter](https://www.vivelaculture.com/easter/): « Patty Smith, comme Barbara, sont des femmes debout aux deux extrémité d’un arc tendu. Elles dégagent une force incroyable faite de poésie et de rigueur rock. Patty Smith c’est Rimbaud, Bruce Springsteen et Barbara dans une même personne ». - [Léo Ferré chante les poètes](https://www.vivelaculture.com/leo-ferre-chante-les-poetes/): « Je ne sais pas si on les écoute encore beaucoup, mais les chansons de Ferré sont d’une rare intensité. Ce n’est pas au lycée que j’ai découvert la poésie mais à travers ses interprétations. Ferré ça a été l’ouverture à la poésie. Celle des grands auteurs qu’il a mis en en musique, et la sienne propre ». - [Johnny Guitar](https://www.vivelaculture.com/johnny-guitar/): « Je suis d’accord avec François Guérif (le fondateur et le directeur de la collection Rivages Noir) ; western et roman noir sont de la même famille. Johnny Guitare, c’est à la fois un western ET un roman noir. Mise en scène, décor, intrigue… tout est réussi dans ce film. Et les acteurs ! A travers la caméra de Nicholas Ray on sent que Sterling Hayden est quelqu’un de bien, à qui on peut faire confiance ». - [Le jour se lève](https://www.vivelaculture.com/le-jour-se-leve/): « Le cinéma des années trente, et celui de Carné entre autre, filmait le travail, les gens du peuple, les ouvriers. Il était en prise avec le réel. Gabin, dans le rôle de cet ouvrier sableur est en fait piégé par sa condition dont il ne peut s’extraire et par une lutte perdue d’avance parce qu’il n’a pas les bonnes armes ». - [Nous nous sommes tant aimés](https://www.vivelaculture.com/nous-nous-sommes-tant-aimes/): « C’est un film que je revois toujours les larmes aux yeux. Ettore Scola parle des amitiés perdues, trahies, des désillusions. Ma génération est celle des désillusions. Je suis en train de lire Mélancolie de gauche, d’Enzo Traverso (à La découverte), dont ce film semble être une prémonition ». - [Terra](https://www.vivelaculture.com/terra/): Salgado, comme Willy Ronis, est un poète de la photographie. Dans Terra, son livre sur les paysans brésiliens qui se sont organisés pour récupérer les terres non exploitées, ou dans Genesis, sur la nature, il est toujours question de combat et de lutte qu’elles soient sociales ou écologistes. - [Lettres à la femme aimée au sujet de la mort](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-la-femme-aimee-au-sujet-de-la-mort/): « La poésie est quelque chose de très important pour moi. Aragon, Baudelaire, Rimbaud, Césaire… Jean-Pierre Siméon est un auteur-poète contemporain français de la grande famille de René Char ». - [Fay](https://www.vivelaculture.com/fay/):  » Fay, c’est à la fois un roman noir et un roman d’amour, à la fois tendre et violent… Je me perds dans mon admiration ! Je peux le prendre pour en relire vingt pages. Pour simplifier, je dirais que c’est le roman que j’aurais aimé écrire ». - [Cent ans de solitude](https://www.vivelaculture.com/cent-ans-de-solitude/):  » Cent ans de solitude, lu pour la première fois à 18 ans, c’est le déclic. Le roman total. Je l’ai lu plusieurs fois, avec à chaque fois, le même sentiment de lire un texte inépuisable. Sans conteste le roman de « l’île déserte » ». - [Prendre les loups pour des chiens](https://www.vivelaculture.com/prendre-les-loups-pour-des-chiens/): Dans Prendre les loups pour des chiens, Hervé Le Corre explore les dessous de la Gironde profonde qui, derrière les façades fraichement nettoyées et classées par l’Unesco de la capitale Bordeaux, cachent une réalité nettement plus sombre. - [Polina](https://www.vivelaculture.com/polina/): Bastien Vivès (Le Goût du chlore, Last man), apparu sur la scène de la bande dessinée il y a une dizaine d’année, a créé le personnage de Polina, une jeune danseuse prodige que l’on va suivre tout au long de ses années de formation sous la coupe de son mentor Bojinski, jusqu’à l’explosion de son talent sur la scènes internationale. Valérie Müller et Angelin Preljocaj en firent l’adaptation pour leur film Polina, danser sa vie sorti en novembre dernier. - [Corps en mouvement. La danse au Musée](https://www.vivelaculture.com/corps-en-mouvement-la-danse-au-musee/): La Petite Galerie du Louvre a missionné l’ex-directeur de la Danse à l’Opéra de Paris, Benjamin Millepied, pour retracer la représentation de la danse dans les beaux-arts, à travers les siècles. Dans une exposition somptueuse, on y découvre les nombreuses tentatives des artistes pour recréer le mouvement sur une surface immobile. Rubens, Pollock, Bouchardon ou encore Géricault figurent parmi les génies à avoir réussi le pari. Exposition au musée du Louvre jusqu’au 3 juillet 2017 - [Tournée](https://www.vivelaculture.com/tournee/): Producteur de télévision parisien aux prises avec la crise de la quarantaine, Joachim (Mathieu Almaric) quitte tout pour repartir à zéro en Amérique. Il revient au pays avec une tournée de danseuses burlesques. Dans ce road-movie fantaisiste et tendre, l’acteur se révèle plus que convaincant en metteur en scène aussi charnel qu’existentiel. Ou quand les tourments de la vie se voient consoler par un univers coloré, drôle et fantasque fait de danse, de joie et de sensuelles showgirls très en « formes ». Une véritable ode au monde du spectacle dans tout ce qu’il a de plus jouissif. - [Chaleur Humaine](https://www.vivelaculture.com/chaleur-humaine-5/): En live, la jeune française Héloïse Letissier alias Christine And The Queens se livre à des chorégraphies dignes de Michael Jackson qui ne laissent pas le public de marbre, y compris à l’international qui l’a sacrée reine de la « French pop » actuelle à la une du célèbre magazine américain Time. Son premier album, Chaleur Humaine, qui fait bouger les lignes de la chanson française provoquera aussi chez l’auditeur quelques bondissements du bassin. De la chaleur et de l’humanité, sans aucun doute. - [Frances Ha](https://www.vivelaculture.com/frances-ha/): Frances, une jeune femme paumée (l’émouvante et gracieuse Greta Gerwig), erre dans New York en attendant de réaliser son rêve, devenir chorégraphe contemporaine. Elle chute, se relève et danse sa vie, entre discussions sans fin avec sa meilleure amie et déceptions relationnelles. Film d’auteur en noir et blanc à la fois léger et mélancolique, Frances Ha rappelle le sens caché de la danse : s’interroger sur soi, sur l’existence, oublier le quotidien et les affres de l’esprit en le transcendant par une enjambée…Une partition subtile, quelque part entre la Nouvelle Vague, Cassavetes, Woody Allen et la série Girls. - [Le Sacre du printemps](https://www.vivelaculture.com/le-sacre-du-printemps-3/): Le 29 mai 1913, Le Sacre du printemps de Stravinsky chorégraphié par Nijinski, danseur star de la troupe, se joue au Théâtre des Champs-Elysées devant un public choqué par la violence du ballet. Un tollé qui provoqua même le retrait du spectacle de l’affiche après huit représentations. 100 ans plus tard, une soirée Stravinsky a lieu au théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg avec Le Sacre du printemps dans sa version originale. Et la force avant-gardiste de la prestation demeure intacte. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-4/): Isadora Duncan, danseuse américaine née en 1877 à San Francisco et morte en 1927 à Nice (étranglée par son écharpe prise dans la roue de sa voiture, sur la promenade des Anglais) révolutionna la danse en s’inspirant de la Grèce antique et du culte hellénique du corps. Spontanée, anticonformiste, spirituelle et libre, celle qui s’exhibait presque nue drapée de voiles, provoquant le scandale, fut à l’origine des premiers pas de la danse contemporaine. Son autobiographie est à l’image de ses élans corporels : aventureuse, engagée et passionnée. - [Beyoncé - I AM... World Tour](https://www.vivelaculture.com/beyonce-i-am-world-tour/): Beyoncé serait-elle devenue la reine de la pop sans la danse ? Impossible en effet de séparer la chanteuse de ses chorégraphies époustouflantes et de son sens du rythme sans égal. Ce show à l’américaine permet de comprendre en image pourquoi Queen B est devenue l’une des artistes les plus puissantes au monde (d’après le classement Forbes et l’influent Time Magazine), avec plus de 170 millions de disques écoulés (en 2014). Et aussi pourquoi Nietzsche s’écriait : « Je considère comme gaspillée toute journée où je n’ai pas dansé. » - [On achève bien les chevaux](https://www.vivelaculture.com/on-acheve-bien-les-chevaux/): Dans cette adaptation du roman d’Horace McCoy (1935), on suit en pleine dépression économique, les marathons de danse californiens des années 30 attirant les âmes frappées par la misère et galvanisées par la grosse prime promise aux vainqueurs. Robert et sa partenaire Gloria (saisissante Jane Fonda) y dansent comme si demain n’existait pas, à en perdre la raison. Une métaphore métaphysique de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la cruauté de la crise mais aussi de la fureur de vivre et de la rage de vaincre dans un monde en perdition où l’argent règne en maître. - [Pina](https://www.vivelaculture.com/pina-2/): Le réalisateur des Ailes du Désir et de Paris, Texas rend un vibrant hommage à sa compatriote et amie, l’immense chorégraphe allemande Pina Bausch, disparue en 2009. Après sa mort, Wenders douta de l’intérêt de son projet mais les danseurs de Bausch le prièrent de le mener à bout. On y voit justement ces danseurs en train d’exécuter de spectaculaires chorégraphies tirées des spectacles très émotionnels de la mystérieuse dame en noir. Pour filmer la danse, le cinéaste a utilisé la 3D pour mieux nous faire sentir le relief du souffle vivifiant, violent et profond des corps qui se meuvent. […] - [Saint Laurent](https://www.vivelaculture.com/saint-laurent-6/): Yves Saint Laurent, qui puisait aussi son inspiration dans l’œuvre d’artistes comme Poliakoff, ou Nicolas de Staël, disait : « Les modes passent, le style est éternel ». En 1966, sa robe Mondrian, en l’honneur du peintre Piet Mondrian collaborateur de la revue De Stijl, va révolutionner la mode par la simplicité de sa forme et son design qui la rapprochent des costumes imaginés au Bauhaus. Les modes passent… - [Matériaux & design produit](https://www.vivelaculture.com/materiaux-design-produit-2/): Pour créer un produit, un designer peut utiliser au choix : bois tendres, bois durs, fibres, substances animalières, plantes, polymères industriels, métaux non ferreux, ferreux… C’est ce que montre le long sommaire du livre Matériaux & design produit de Chris Lefteri, autorité en la matière. Il cite Ezio Manzini, stratège du design durable : « tenter de définir les matériaux et de suivre leur évolution, c’est comme vouloir prendre une photo de famille alors que personne ne reste en place ». Une famille où personne ne reste en place, quelle belle définition du Bauhaus ! - [Inspirations](https://www.vivelaculture.com/inspirations-3/): En 1964, le britannique Terence Conran a lancé Habitat à Londres, dans le quartier de Chelsea. Il dit à l’époque : « L’étude du Bauhaus et de l’œuvre de William Morris avait modelé mon approche du design, et forgé ma croyance en l’importance de rendre le design accessible à tous. » Dans sa maison, Barton Court, il trouve ses nombreuses Inspirations, d’où le titre de cet ouvrage, autobiographique. Sir Terence Conran travaille donc dans sa maison dans le but d’aider les gens à aménager la leur : normal. - [Jean Prouvé Designer](https://www.vivelaculture.com/jean-prouve-designer-2/): Jean Prouvé n’est pas seulement architecte, ou ingénieur ou designer, mais tout cela à la fois. Sa « pensée constructive » basée sur une logique de fabrication fonctionnelle génère une esthétique épurée, que n’aurait pas renié le Bauhaus. Le colloque de Nancy « Jean Prouvé Designer » met en valeur le designer, entre l’architecte et l’ingénieur. Logique car Prouvé conçoit des meubles et immeubles dans un même principe constructif. A noter que Jean Prouvé fut le président du jury qui choisit le projet de Piano et Rodgers pour le Centre Pompidou. - [Play Time](https://www.vivelaculture.com/play-time-3/): Lancée par le Bauhaus, l’architecture moderne s’est laissée griser par les gratte- ciel pleins de surfaces vitrées et la vie pleine d’automatismes ; une vie invivable mais dont les ressorts comiques sont inépuisables, comme Jacques Tati en fait la démonstration dans son film Play Time. Acclamé aujourd’hui, le film fait un bide à sa sortie et est considéré comme un « navet monumental » par Henry Chapier. Tati met dix ans à s’en remettre, pendant lesquels il tourne Trafic. Que faire d’autre ? - [Singles (1979-1983) - volume 2](https://www.vivelaculture.com/singles-1979-1983-volume-2-3/): En 1978, trois lycéens font du rock au lycée, à Northampton, leur groupe : The Craze. Il leur manque un chanteur. Peter Murphy arrive avec son look, sa présence scénique et sa voix à la Bowie. Ils admirent le Bauhaus, sa modernité, son minimalisme de formes et de couleurs. Ensemble ils se rebaptisent Bauhaus 1919, puis suppriment 1919. En 1982, ils reprennent Ziggy Stardust : à faire pâlir l’original ! - [De Stijl](https://www.vivelaculture.com/de-stijl-3/): Deuxième album du duo Jack et Meg White, De Stijl est remarquable tant sur le plan musical que dans son emballage. Le son de guitare de Jack, sale, rugueux à souhait, rappelle les grands pionniers du blues électrique comme Blind Willie McTell, à qui l’album est dédié. La pochette et le livret portent la signature De Stijl. Jack White admire le travail de Gerrit Rietveld, l’auteur de la Chaise rouge et bleue. Si l’on regarde attentivement toutes les pochettes des White Stripes, on constate qu’ils en soignent le graphisme, même si avec l’opus De Stijl, ils passent aux soins intensifs… - [Le Corbusier (1887-1965) : un lyrisme pour l’architecture de l’ère mécaniste](https://www.vivelaculture.com/le-corbusier-1887-1965-un-lyrisme-pour-larchitecture-de-lere-mecaniste-2/): En 1910, Le Corbusier se forme dans l’atelier de Peter Behrens, architecte et pionnier du design industriel ; il y rencontre Mies van der Rohe et leur chef de bureau Walter Gropius : deux des têtes du futur Bauhaus. Le Corbusier lance en 1922, sa « machine à habiter » ; en écho, Oskar Schlemmer, chef d’atelier au Bauhaus, écrit : « Au lieu des cathédrales, des machines à habiter. » Jean-Louis Cohen a créé la Cité de l’Architecture à Paris. Les détracteurs de l’architecture moderne en veulent au Corbusier et à Gropius : parfois les détracteurs suivent les mauvais sillons… - [Malevitch : Aux avant-gardes de l’art moderne](https://www.vivelaculture.com/malevitch-aux-avant-gardes-de-lart-moderne-2/): Au sein du Bauhaus il y a le CURI, Construction utilitaire rationnelle internationale, un groupe formé par Molnar, en contact avec la principale revue d’avant-garde viennoise Ma (Aujourd’hui). Molnar admire Kasimir Malevitch, grand théoricien moderne qui ne pouvait que séduire les esprits échauffés du Bauhaus. Devant la série des Cathédrales de Monet, Malevitch a dit : « la peinture pousse sur la toile ». Transposons son idée dans l’univers du Bauhaus : les matériaux poussent sur la construction. C’est le credo de Gropius. - [Mondrian / De Stijl](https://www.vivelaculture.com/mondrian-de-stijl-2/): De Stijl est une revue « constructiviste », fondée en 1917 par le hollandais Theo van Doesburg, qui juge la machine indispensable dans l’art. Les rapports entre van Doesburg et le Bauhaus sont électriques : il s’oppose à Itten, l’un des premiers professeurs, pour prendre sa place, ce que Gropius refuse. Mauvais joueur, via De Stijl, il critique : « au cimetière de Weimar, il y a une institution expressionniste dirigée par Gropius ». Mondrian, artiste moderne majeur, collabore avec De Stijl, puis se dispute avec van Doesburg. Pas facile, van Doesburg ! - [La bande du Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/la-bande-du-bauhaus-3/): Le Bauhaus est une aventure collective menée par des individualités fortes. La bande du Bauhaus, est une sorte de biographie de groupe construite autour du quotidien de Walter Gropius (et sa maîtresse Alma Mahler, la femme de Gustav Malher), Paul Klee, le cuisinier de la bande, Vassily Kandinsky, qu’on retrouve aussi à Moscou aux Vhutemas, Ludwig Mies van der Rohe, directeur de l’école de 1930 à sa fermeture en 1933, et le couple Anni et Josef Albers, un des concepteurs de l’art optique ou Op Art. Pas étonnant qu’il y ait eu quelques frictions au sein de l’école… - [Vhutemas : Moscou 1920-1930](https://www.vivelaculture.com/vhutemas-moscou-1920-1930/): Les Vhutemas (Ateliers supérieurs d’art et de technique), école créée en 1920 à Moscou, est le pendant soviétique du Bauhaus. Moins connues, les Vhutemas et son cortège de professeurs prestigieux parmi lesquels Alexandre Rodtchenko, Vladimir Tatline ou El Lissitzky (qui, comme Kandinsky, enseignera également au Bauhaus), vont participer à l’avènement de l’architecture moderne et à ce qui deviendra le design. « Ces deux écoles encouragèrent l’émergence de pratiques artistiques et professionnelles inédites élaborées lors du processus même d’enseignement ». - [L’Esprit du Bauhaus](https://www.vivelaculture.com/lesprit-du-bauhaus/): Son idée de mélanger l’art et la technique, Gropius l’a trouvée dans l’œuvre de William Morris qui a ouvert la voie en Angleterre au XIXe siècle. Mais le Bauhaus s’inscrit aussi dans « une lente cristallisation » des mouvements qui ont agité les milieux  des arts décoratifs du début du XXe. Le Bauhaus, c’est une société où tous les artistes et artisans travaillent ensemble dans le but de la construction comme à l’époque des cathédrales. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-3/):  » (…) Il faut souligner tout particulièrement le rôle que Jack London attribue dans l’évolution prochaine de l’humanité à la bureaucratie et à l’aristocratie ouvrières. Grâce à leur soutien, la ploutocratie américaine réussira à écraser le soulèvement des ouvriers et à maintenir sa dictature de fer pour les trois siècles à venir (…) Je vous souhaite de réussir dans le travail que vous avez entrepris sur la biographie du grand homme qu’était votre père. Avec mes salutations cordiales. Léon Trotsky  » Lettre à Joan London, la fille de Jack 1937. - [À quatre mains](https://www.vivelaculture.com/a-quatre-mains/): Stan Laurel, Houdini, Pancho Villa, Léon Trotski, deux journalistes qui rêvent d’écrire un grand roman, le directeur d’une officine de la CIA, un trafiquant de cocaïne, un commandant sandiniste en danger, un vieux révolutionnaire bulgare, un vieil anarchiste espagnol, un acteur hollywoodien engagé dans les Brigades internationales, l’ombre de Joseph Staline… Avec les pièces de ce puzzle improbable, Paco Ignacio Taibo II dessine l’histoire des révolutions depuis le début du siècle et trace le portrait de ceux qui les ont faites et qu’elles ont trahis… - [Les Dépossédés](https://www.vivelaculture.com/les-depossedes/): En lisant Les Dépossédés, on pense immédiatement au Jack London qui, en 1902, arpenta les rue de Londres et passa six mois dans le quartier pauvre de l’East End, expérience qui lui inspirera Le Peuple d’en bas. Robert McLiam Wilson et le photographe Donovan Wylie décrivent eux aussi avec attention et empathie la détresse matérielle, l’absence d’espoir, le naufrage absolu des laissés-pour-compte de la politique thatchérienne à Londres, à Glasgow et à Belfast. - [Corto Maltese : Sous le Soleil de minuit](https://www.vivelaculture.com/corto-maltese-sous-le-soleil-de-minuit/): En 1915, Corto Maltese met le cap sur San Francisco où il espère retrouver un ami de longue date, l’écrivain Jack London. Mais l’auteur de L’Appel de la forêt a déjà mis les voiles pour Mexico, afin de couvrir la révolution de Pancho Villa. Il a néanmoins laissé derrière lui un dernier message, priant Corto de remettre une lettre à une certaine Waka Yamada, ancienne star de saloon reconvertie en militante contre la traite des Blanches en Alaska. L’aventure, les rencontres improbables, les causes perdues… Corto est comme un double de papier de Jack London. - [René Burri : Photographies](https://www.vivelaculture.com/rene-burri-photographies/): « Dans les années 1950 et 1960, le monde n’avait pas été exploré ni apprivoisé par les médias et les voyageurs comme il l’est aujourd’hui. Dans ces conditions les expéditions lointaines étaient autant synonymes de travail que d’aventure. Enfant, Burri collectionnait les timbres de tous horizons. L’exploration des cultures et des continents lointains une fois adulte ne fut qu’un prolongement de sa curiosité naturelle pour le vaste monde. » - [Comment Yukong déplaça les montagnes](https://www.vivelaculture.com/comment-yukong-deplaca-les-montagnes/): Joris Ivens est presque né, en 1898, une caméra à la main, son père dirigeant une entreprise de vente de matériel de prise de vue. A partir des années trente et après avoir déjà réalisé plusieurs courts métrages expérimentaux, il part filmer les luttes des travailleurs et des peuples pour leur indépendance. Comment Yukong déplaça les montagnes est une série de 12 films sur la Chine des années soixante-dix alors en pleine mutation. Un document (onze heures) irremplaçable. - [Récits des marais rwandais](https://www.vivelaculture.com/recits-des-marais-rwandais/): Entré au journal Libération en 1975, Jean Hatzfeld se rendit au Rwanda après les massacres de 1994 et y effectua de nombreux séjours au cours des dix années qui suivirent, notamment à Nyamata dans la région des marais. Récits des marais rwandais regroupe les trois livres qu’il a consacrés à cette période : Dans le nu de la vie (Prix France Culture 2001), Une saison de machettes (Prix Femina essai et Prix Joseph Kessel 2004), La Stratégie des antilopes (Prix Médicis 2007). Des témoignages et des récits sans manichéisme aucun. Bouleversants. - [Reds](https://www.vivelaculture.com/reds/): John Reed est un journaliste américain, communiste, qui au tournant des années 1910, s’est d’abord intéressé à la révolution mexicaine avant de se rendre en Russie et de prendre part à la révolution d’Octobre 1917. Son livre le plus célèbre Dix jours qui ébranlèrent le monde,  est un témoignage exceptionnel sur l’insurrection qui, à Petrograd (Leningrad puis Saint-Pétersbourg), provoquera la chute du tsar et la fin du régime impérialiste. Mort en 1920 du typhus, John Reed est enterré sous les murs du Kremlin. C’est Warren Beatty, le fils prodigue d’Hollywood (Bonnie and Clyde) qui réalisa ce long biopic avec Diane […] - [Bourlinguer](https://www.vivelaculture.com/bourlinguer/): Blaise Cendrars, né en Suisse d’où il partit pour la Russie dès l’âge de seize ans, est d’abord un grand poète, l’auteur de La Prose du Transsibérien et Les Pâques à New York. Dans Bourlinguer, Cendrars range ses souvenirs par port : Venise, Naples, Hambourg, Rotterdam, Brest, Paris… onze destinations comme autant d’occasions de raconter des histoires peuplées de personnages improbables, mais aussi de parler de littérature « pour chanter le départ et l’ouverture aux autres ». - [Les Cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers-2/): Des écrivains voyageurs, Joseph Kessel, né en Argentine d’un père lituanien et d’une mère russe, est certainement celui qui a usé le plus grand nombre de passeports. Ecrivain boulimique, il multiplie les voyages sur tous les continents pour en rapporter des récits qu’il publie sous toutes les formes. Les Cavaliers, dont l’action se déroule en Afghanistan à une époque où ce pays est encore synonyme de grands espaces et de mystères, est un sublime roman d’initiation et une ode à la liberté. - [Electric Arguments](https://www.vivelaculture.com/electric-arguments/): Depuis 1993, McCartney a enregistré trois albums avec Youth, ex-bassiste du groupe post-punk Killing Joke et producteur renommé (U2, Depeche Mode, The Verve…), sous le nom de The Fireman [le pompier]. L’ex-Beatles a toujours expérimenté en studio (dès 1966, à son initiative, le groupe utilise des bandes passées à l’envers, des boucles de son trafiqué et autres bricolages) et s’est mis à la musique électronique dès l’album McCartney II (1980), enregistré seul avec les synthétiseurs rudimentaires de l’époque. Avec Youth, il a aussi conçu en 2000 Liverpool Sound Collage, un montage mêlant ambiances de rue et vieilles bandes de l’époque […] - [Magritte, le jour et la nuit](https://www.vivelaculture.com/magritte-le-jour-et-la-nuit/): Jeune homme dans le coup (et fortuné) dans le Londres des années soixante, McCartney devient collectionneur d’art. C’est Robert Fraser, galeriste underground et marchand des pionniers du pop art (Peter Blake, Richard Hamilton) qui le branche alors sur l’œuvre du peintre belge (1898-1967), dont le surréalisme inspire beaucoup l’imagerie psychédélique de l’époque. Le musicien achète entre autres Le Jeu de mourre, peint en 1966. Un gros plan sur une pomme qui inspirera le nom et le logo d’Apple, la société créée par les Beatles en 1968. Ce film réalisé pour le musée Magritte, inauguré à Bruxelles en 2009, retrace la […] - [Axis : Bold As Love](https://www.vivelaculture.com/axis-bold-as-love/): En juin 1967, ayant renoncé à la scène, les Beatles déclinent une invitation à jouer à Monterey (Californie), le premier grand festival pop de ces années-là. Au passage, McCartney recommande aux organisateurs de programmer Jimi Hendrix. Ce premier concert aux États-Unis, qu’il termine en brûlant sa guitare, lancera pour de bon la carrière du guitariste américain venu un an plus tôt chercher fortune dans le Swinging London. Sur ce deuxième album écrit et enregistré en Angleterre, Hendrix se montre digne de ce parrainage. Lui qui vénérait les Beatles et a souvent repris leurs chansons est ici à leur école : expérimental […] - [Butchering the Beatles : A Headbashing Tribute](https://www.vivelaculture.com/butchering-the-beatles-a-headbashing-tribute/): On connaît l’héritage des Beatles du côté des groupes à la musique surproduite (d’Electric Light Orchestra à Coldplay) et des inconditionnels de la mélodie (la britpop de Blur, Oasis et autres dans les années quatre-vingt-dix). Mais bien des rockeurs purs, durs et brutaux s’en réclament aussi – c’était le cas de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana. On trouve ainsi, sur ce disque hommage dont le titre promet de « massacrer les Beatles », Lemmy Kilmister (le chanteur de Motörhead joue sur basse Rickenbacker, comme McCartney, et tient les Rolling Stones pour des mauviettes comparés aux Fab Four), d’autres hard rockeurs (Alice […] - [The Buddy Holly Collection](https://www.vivelaculture.com/the-buddy-holly-collection/): Adolescent des années cinquante, McCartney a pris de plein fouet la première vague rock’n’roll. Fan d’Elvis (il possède et utilise la contrebasse de Bill Black, musicien du jeune Presley) et de Little Richard, il vénère aussi l’auteur de « Peggy Sue », qu’il vit en concert lors d’une tournée anglaise en 1958. On doit à l’auteur-compositeur texan à la carrière éclair (révélé en 1957, mort dans un accident d’avion en 1959) le nom même des Beatles (« beetle » [scarabée], en hommage au groupe d’Holly, les Crickets) et surtout leur insistance à écrire leurs propres chansons, une rareté au début des années soixante. Propriétaire […] - [Don't You Rock Me Daddy-O](https://www.vivelaculture.com/dont-you-rock-me-daddy-o/): Avant le rock, les adolescents britanniques des années cinquante fomentaient leur propre révolution, le « skiffle », une musique endiablée inspirée du blues et de la country, jouée avec les moyens du bord : guitares acoustiques, percussions sur planches à laver et contrebasses à base de bassines et cordes à linge. John Lennon, George Harrison et Ringo Starr jouaient chacun dans un groupe de skiffle avant même que Paul McCartney ne les rencontre. Ce dernier n’a pas oublié le répertoire de l’époque, allant jusqu’à reprendre un morceau des Vipers, typiques du genre, sur l’album Run Devil Run en 1999. Et il continue à […] - [Many Years from Now](https://www.vivelaculture.com/many-years-from-now/): Tirée d’entretiens avec Barry Miles, figure du Londres underground des années soixante restée proche de l’ex-Beatles, cette biographie officielle a un passionnant parfum de règlement de comptes avec la figure légendaire de John Lennon. McCartney revendique sa part d’un certain nombre de chansons attribuées à son comparse, et s’emploie à corriger sa réputation de gentil Beatles spécialiste des chansonnettes sentimentales, racontant qu’il était, des quatre, le seul vraiment branché musique expérimentale et art contemporain, et même consommateur assidu de cocaïne à une époque où le reste du groupe s’en tenait au cannabis. - [Revolution in the Head](https://www.vivelaculture.com/revolution-in-the-head/): Enfin traduit en français, ce livre est une bible pour qui s’intéresse à l’histoire culturelle des années soixante. En plongeant dans l’œuvre des Beatles, chanson par chanson, ce critique britannique, mort en 2003, examine la portée musicale et sociale de la moindre note enregistrée par le célèbre groupe. Fan mais pas laudateur, il sait se montrer sévère avec l’auto-complaisance dont ses musiciens chéris ont parfois fait preuve. Au passage, il rétablit quelques vérités. On comprend ainsi que McCartney, réputé consensuel et conservateur face à un John Lennon écorché vif et avant-gardiste, était sans doute, dans le groupe, le plus avide […] - [New](https://www.vivelaculture.com/new/): Ces chansons n’auront sans doute jamais les honneurs de la scène : en tournée, McCartney se repose sur un best of de son répertoire familier et pioche rarement dans son travail postérieur à 1980. Dommage, car il fait toujours preuve de fraîcheur juvénile, d’un impressionnant éclectisme (avec ici des ambiances acoustiques aussi bien que des trouvailles electro ou des climats rock très plombés) et d’une profondeur inattendue. Amer quand il médite sur son passé confisqué par mille légendes (« Early Days »), terriblement inquiet quand il évoque sa relation amoureuse (« Scared »), l’ex-Beatles a encore beaucoup à offrir – dont pas mal de mélancolie. - [Les chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror/): « Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu’il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ». Ainsi commence Les Chants de Maldoror publié en 1869 sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont et qui fit un scandale. Une exaltation de la révolte adolescente et de la marginalité ; une ode aux ténèbres, au mal et à la sauvagerie pétrie d’humour noir, d’érotisme morbide et de mauvais esprit… Les Chants sont tout cela à la fois, Isidore Ducasse y bouleverse en […] - [Un Regard Moderne](https://www.vivelaculture.com/un-regard-moderne/): Au mitan des années 1970, le « commando graphique » Bazooka fait main basse sur la direction artistique du quotidien Libération où sa « dictature graphique » déclenche une guerre de tranchées au sein de la rédaction. Le groupuscule quitte alors le quotidien pour créer Un Regard Moderne, éphémère revue d’actualité redessinée qui cogne sur tout ce qui bouge de la société du spectacle à la propagande politique. Iconoclastes, ironiques, insolents, pile dans le jus d’une époque qui voyait naître le punk outre-Manche, les graphistes destroy de Bazooka ont capté l’énergie ambiante de la fin des années soixante-dix pour semer une pagaille de tous […] - [Word of mouth](https://www.vivelaculture.com/word-of-mouth/): Celui que l’on l’appelait « le barde de Salford » eut le culot de venir déclamer ses vers en première partie des Clash, Sex Pistols et autres Buzzcocks devant un parterre de jeunes punks qui n’en demandaient pas tant. Chantre de la working class et commentateur volontiers caustique de la vie politique britannique, déclamant fiévreusement son spoken-word en descendance directe de l’art beat d’Allen Ginsberg, le poète John Cooper Clarke réussit finalement le tour de force de s’imposer comme l’une des figures majeures de la scène punk. - [Lipstick Traces](https://www.vivelaculture.com/lipstick-traces-2/): Greil Marcus amorce son essai en évoquant le dernier concert des Sex Pistols puis rembobine : les situationnistes, les lettristes, Dada, les surréalistes, Karl Marx, Saint-Just, les Chevaliers de la Table Ronde… Lipstick Traces est une plongée profonde dans les racines des mouvements contestataires radicaux du XXème siècle : une généalogie de l’insoumission, une histoire de rage, de résistance, de poésie, de désir, d’utopie, de fureur… Mais aussi une brillante réflexion sur le divertissement, la marchandisation, la société-spectacle… - [Le Festin nu](https://www.vivelaculture.com/le-festin-nu/): Il ne fallait pas trop se fier à son look de fossoyeur… Ou plutôt si : car Burroughs était définitivement « le plus sombre des trois anges de la Beat Generation ». A la fin des années 1950, l’écrivain s’attire les foudres de la censure américaine en publiant ce livre où se mêlent drogue, politique, homosexualité, orgies, hallucinations, délire paranoïaque retranscrits selon la technique du cut-up dont il fut l’inventeur. Violent, délétère, dépravé, Le Festin nu évoque le « virus humain », la déchéance, depuis la « chambre froide » de la toxicomanie. - [Punk Press](https://www.vivelaculture.com/punk-press/): L’histoire d’une révolution esthétique 1969-1979 Apparus sur la côte Est des Etats-Unis à la fin des années 1960, le mouvement punk traverse l’Atlantique en 1976 pour s’épanouir à Londres avant de contaminer la France. Musique bien sûr, mais aussi art, mode, idées… le mouvement punk essaime dans une quantité innombrable de fanzines édités à la sauvette dont la qualité première est une prose libre et une créativité sans entraves, à base de collages, découpages, photomontages et autres typographies artisanales. Une révolution esthétique entrée dans l’histoire de l’art du XXème siècle. - [For the whole world to see](https://www.vivelaculture.com/for-the-whole-world-to-see/): 1974. A Detroit, berceau de la Motown, trois frangins blacks, branchent leurs amplis dans la maison familiale et façonnent une brassée de chansons punk plus influencées par des gloires locales comme Alice Cooper, le MC5 ou les Stooges que par les productions du label de Berry Gordy. Les démos des frères Hackney restent à l’époque dans les cartons, les labels intéressés renonçant à sortir l’album devant le refus du groupe… de changer de nom. For the whole world to see ne sortira qu’en 2009 suivi de A band called Death, un documentaire sur l’histoire du groupe sorti en salle aux […] - [Hernani](https://www.vivelaculture.com/hernani/): En 1830, Victor Hugo écrit Hernani, une pièce dont le propos n’a rien de scandaleux mais dont la forme dynamite les conventions du théâtre classique. La levée de bouclier est immédiate et les représentations s’annoncent chahutées. A l’occasion de la première de la pièce, une colonne de jeunes gens hirsutes aux tenues excentriques menée par Alexandre Dumas, Théophile Gauthier et Gérard de Nerval vient faire la claque au théâtre pour faire face aux détracteurs de la pièce. L’armée romantique a le dernier mot. Hernani remporte une ovation. « Ce siège est la lutte de l’ancien monde et du nouveau monde, nous sommes […] - [Underground](https://www.vivelaculture.com/underground/): Qui mieux que Jean-François Bizot, chantre allumé, inspiré et hyperactif de la contreculture et documentariste de l’Underground tout terrain, pour retracer l’histoire des freaks, des beatniks, des drag-queens, des féministes, de la free press, du punk… En clair de tous ceux qui ont dit : non. Aussi bordélique que foisonnant et passionnant, le livre de Bizot prend le train de toutes les utopies en marche et raconte en creux les derniers feux d’une époque où soufflait le désordre et un vent de folie. Un passage de témoin pour « passer le poison d’une génération à une autre ». - [The New York Dolls](https://www.vivelaculture.com/the-new-york-dolls/): Apparus en 1971 à New-York, ces drag-queens aux poses lascives, emmenées par le guitariste Johnny Thunders en guise de meneuse de revue débraillée, font partie des pionniers de la scène punk américaine. Avec une technique approximative, une poignée de titres exécutés pieds au plancher et une classe folle, ces dépositaires dépenaillés du glam-rock interpellent Malcom McLaren qui voient en eux le futur du rock’n’roll. Le manager ne parviendra pas à sauver le groupe mais il avait vu juste : les Dolls se séparent pour entrer dans la légende et le jeune McLaren part à Londres former les Sex Pistols. - [Les Chérubins électriques](https://www.vivelaculture.com/les-cherubins-electriques/): Paris, 1978. Une bande de jeunes gens chics se consument pour tromper l’ennui : défonce, picole, clubbing… Pour Philippe, l’un d’entre eux, un projet émerge : monter un groupe de rock ! Répétitions, concerts, enregistrement en studio et, comme une fatalité, le reste suit : picole, défonce, clubbing… En 1983, Guillaume Serp, chanteur du groupe post-punk Modern Guy, (un seul album, produit par John Cale) sort son unique roman qui narre les dérives de fils à papa désoeuvrés, livrés à l’ennui, à la nuit et à la dope. Une chronique mélancolique sur le tournant des années 1970/1980 à Paris. Guillaume Serp disparaîtra trois ans […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi/): Comète apparue à la fin du XIXème siècle, Alfred Jarry crée immédiatement le scandale avec Ubu roi, une pièce truffée de grossièretés et farcie de mots imaginaires qui, en tendant « un terrible miroir aux imbéciles » et en disant « merde aux assis », recelait une potentiel de subversion assez effrayant pour l’époque. L’auteur anticonformiste de César-Antéchrist, qui avait en outre un goût pour le blasphème, le juron et l’anarchie écrivait : «  Il est d’usage d’appeler monstre l’accord inaccoutumé d’éléments dissonants […]. J’appelle monstre toute originale inépuisable beauté. » - [Pink Flag](https://www.vivelaculture.com/pink-flag/): Associé à la première vague du punk anglais, Wire enregistre en 1977 ce premier album qui reste l’un des plus marquants de l’époque. Une salve nourrie de 21 titres tendus dont l’urgence n’a d’égal que la retenue : des déflagrations expédiées en moins de 3 minutes (dont deux titres de 28 secondes !) qui lorgnent autant du côté du Velvet Underground que des Sex Pistols, de la scène arty new-yorkaise que du chaos londonien, et qui donneront à la formation de Colin Newman son statut de groupe à part : car si Wire joue un punk-rock sous haute tension, leurs compositions sont […] - [Angry Brigade](https://www.vivelaculture.com/angry-brigade/): 1969. Notthing Hill s’embrase. Le nihilisme du mouvement punk se profile déjà. En Angleterre, une nébuleuse connue sous le nom de Angry Brigade, influencée par les écrits situationnistes et la lutte antifranquiste, se lance dans la guérilla urbaine. Pendant quatre ans, les Angry plastiquent des locaux symboles du pouvoir, jettent des cocktails Molotov sur des bâtiments liés à des intérêts espagnols et signent leurs interventions du nom de Butch Cassidy & The Sundance Kid. Les 25 attentats à la bombe qu’ils revendiquent ne font aucune victime. Leurs tracts séditieux incitent chacun à s’approprier leur signature : « Les Angry Brigades sont assis […] - [Ramones](https://www.vivelaculture.com/ramones/): Sorte de famille recomposée façon punk-rock, les Ramones écument les clubs new-yorkais pendant deux ans avant de produire leur premier album en 1976. 14 titres d’un minimalisme presque primitif : intenses, ultra-courts (moins de 2’30) et joués à tout vitesse. Un album simple et exaltant, stupide et grandiose qui précipitera les débuts du punk anglais. « Perché, drôle, effrayant et fou » s’enthousiasme alors le gourou de la BBC John Peel. - [Qui sommes nous ?](https://www.vivelaculture.com/qui-sommes-nous/): Comment ça marche ? Vivelaculture.com est un média qui propose des sélections de produits culturels en rapport avec un thème d’actualité que nous explorons pour proposer un éclairage différent, voire surprenant. Pour ce faire nous mélangeons les genres et les formats, les nouveautés et les classiques, des titres connus et d’autres à découvrir, le tout pour offrir un panorama culturel le plus varié possible. Nous sélectionnons aussi bien des éditions économiques que des grands formats, des livres audio, des mp3 ou des éditions collectors, mais les dates indiquées sont toujours celles de la première parution de l’œuvre dans son pays […] - [Nick Cave](https://www.vivelaculture.com/nick-cave/): Redécouvrez Nick Cave à l’occasion de son concert le 19 novembre au Zénith de Paris. - [Mutatis mutandis](https://www.vivelaculture.com/mutatis-mutandis/): Chanteuse inimitable, Juliette est une des rares de nos contemporaines à pouvoir se réclamer de Piaf sans faire sourire. Elle déclarait en 2005 à l’Express : « On n’écoutait pas du tout Piaf à la maison. Du coup, ma découverte de son répertoire est passée par un album de Catherine Ribeiro, Le Blues de Piaf. J’ai pensé, “Ça barde, comme voix !” À 19 ans, quand j’ai commencé à chanter dans les pianos-bars de Toulouse, j’ai repris les dix ou douze chansons de ce disque, “Mon manège à moi”, “L’Homme à la moto”, “Un monsieur me suit dans la rue”… » Juliette enregistrera « L’Homme […] - [Au bal de la chance](https://www.vivelaculture.com/au-bal-de-la-chance/): (préface de Jean Cocteau) Une autobiographie à prendre pour ce qu’elle est, soit une œuvre de commande, romancée et réécrite. Mais il s’agit tout de même de Piaf par elle-même. Totalement subjectif donc, et avec de belles omissions. Pour ne blesser personne à l’époque, il n’est par exemple fait aucune mention de son histoire d’amour avec Cerdan… C’est évidemment un peu énorme aujourd’hui ! C’est pourquoi cette nouvelle édition – le livre, publié en 1958, fut longtemps épuisé et non réédité – inclut des annotations visant à rétablir certains faits. - [Piaf, biographie](https://www.vivelaculture.com/piaf-biographie/): On ne compte plus les livres consacrés à Piaf. Il faut dire que sa vie constitue un sujet en or. Comme le disait Sacha Guitry : « Sa vie a été si triste qu’elle en est presque trop belle pour être vraie »… Raconter la vie d’Édith Piaf, c’est transmettre une légende aux épisodes flous, embellis au cours des années par des témoins directs, voire par Édith elle-même. Au milieu de ce déluge, cette biographie surnage : ouvrage complet, résultat d’un minutieux travail de journalisme, il essaie de démythifier certains événements, enquêtes à l’appui, et offre de précieuses annexes. De plus, l’amour porté à […] - [Le Chat bleu](https://www.vivelaculture.com/le-chat-bleu/): Après deux superbes albums de rock new-yorkais classe et nerveux – un peu trop rapidement associés au punk, époque oblige – Willy DeVille surprend tout le monde en partant enregistrer en France avec deux collaborateurs d’Édith Piaf, l’arrangeur Jean-Claude Petit et le compositeur Charles Dumont (à qui l’on doit notamment les chefs-d’œuvre « Non, je ne regrette rien » et « Mon Dieu »). DeVille voue une réelle passion à Piaf. L’album est magnifique mais la maison de disque refuse de le sortir aux États-Unis avec ce commentaire : « Tu es censé faire du punk et tu reviens en parlant d’Édith Piaf, avec un accordéon. » […] - [French Cancan](https://www.vivelaculture.com/french-cancan/): En 1954, Édith fait une apparition dans ce film mythique d’un monstre sacré du septième art, le cinéaste Jean Renoir. Pour raconter l’histoire du Moulin rouge, Renoir réunit autour de Jean Gabin, ami de Piaf, quelques fleurons de la chanson française de l’époque : Cora Vaucaire (qui interprète « La Complainte de la butte »), Patachou, André Claveau, Philippe Clay et Édith, qui tient le rôle de la chanteuse Eugénie Buffet. La même année, Piaf se fait remarquer dans le film d’un autre géant du cinéma : elle interprète la révolutionnaire qui chante « Ah ! Ça ira » dans Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry. - [Étoile sans lumière](https://www.vivelaculture.com/etoile-sans-lumiere/): En 1945 – année où elle écrit « La Vie en rose » – Piaf interprète son plus grand rôle au cinéma, dans Étoile sans lumière, écrit pour elle par Marcel Blistène : une vedette du cinéma muet risque de tout perdre avec l’arrivée du parlant car sa voix est mauvaise, mais son imprésario découvre une fille un peu naïve (Édith) qui possède une voix magnifique. La suite est une parabole sur le monde du show-business, ses trahisons, etc. Édith y tient le premier rôle aux côtés de Jules Berry, Serge Reggiani et… Yves Montand qu’elle a imposé à la production et au […] - [Live from the Bataclan](https://www.vivelaculture.com/live-from-the-bataclan/): En 1993, la surprise fut grande de voir un chanteur américain proposer, sur son premier disque de quatre titres, une reprise – sublime – d’Édith Piaf. D’autant qu’il s’agissait d’une chanson de la première période de sa carrière, « Je n’en connais pas la fin », enregistrée en 1939. Ceci impliquait une véritable connaissance de l’œuvre de Piaf : « J’ai découvert Piaf à l’école […]. Elle m’a immédiatement terrassé, mais curieusement elle m’était de plus en plus nécessaire avec l’âge. À 22 ans, je ne pouvais plus me passer de Piaf. Ça dépassait totalement la raison. » Le 11 février 1995, pour son deuxième […] - [Sur ma vie](https://www.vivelaculture.com/sur-ma-vie/): Dès 1947 et pendant de longues années, Charles Aznavour vivra dans l’ombre de Piaf, tour à tour bouffon, homme à tout faire, présentateur, souffre-douleur (elle l’appelait le « petit génie con »), mais aussi parolier, confident, etc. Une entrée dans la carrière par la petite porte, mais qui lui permettra d’emmagasiner une expérience inégalable. Il aura aussi l’immense originalité de ne jamais être un « Monsieur Piaf » : « Charles, devenir mon amant ? Vous n’y pensez pas ? Entre nous, ce serait de l’inceste ! » En 1951, Piaf enregistrera enfin plusieurs de ses chansons, dont les futurs classiques « Plus bleu que tes yeux », « Jezebel » et […] - [Lili Marlène - The best of Marlène Dietrich](https://www.vivelaculture.com/lili-marlene-the-best-of-marlene-dietrich/): Marlène Dietrich et Édith Piaf se rencontrent à New York en 1948 et deviennent amies pour la vie. Marlène sera la confidente et la complice d’Édith. Star légendaire de films mythiques comme L’Ange bleu ou Shanghaï Express, Marlène Dietrich est également une grande chanteuse à la voix impressionnante et au répertoire de grande qualité (notamment grâce à sa longue collaboration avec l’immense Burt Bacharach). Sa version de « La Vie en rose », outre une évidence – elle a assisté à la création de cette chanson –, est un véritable must. - [Jean Cocteau, Le Bel Indifférent](https://www.vivelaculture.com/jean-cocteau-le-bel-indifferent/): Tout semblait séparer la gosse des rues du poète aux multiples talents. Une amitié les unira pourtant pendant vingt ans, jusqu’à leur mort, le même jour ! Cocteau aura tout juste le temps de rendre hommage à Piaf avant de s’éteindre (Le Parisien titrera : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau »). Piaf fascine Cocteau, qui lui écrit en une nuit Le Bel Indifférent, monologue en un acte créé aux Bouffes-Parisiens en 1940. Ce sera un immense succès, salué par l’auteur lui-même : « Piaf souffre, s’agite, se brise, nous émeut et nous oblige à éclater de rire. Parler seul en scène, une […] - [Lady Day, The Very Best of Billie Holiday](https://www.vivelaculture.com/lady-day-the-very-best-of-billie-holiday/): Avec Billie Holiday, comme avec Piaf, on est transporté dans un autre monde. Le parallèle entre ces deux chanteuses extraterrestres va bien au-delà des similitudes de leurs vies souvent tragiques ou d’un titre en commun, « Mon homme » (« My Man »), créé à l’origine pour Mistinguett… Leurs voix, qui se jouent des barrières de la langue, les placent tout là-haut, au firmament des chanteurs d’exception, ceux qui provoquent chez l’auditeur un frisson et une émotion incomparables et irréfléchis. La démonstration se passe de mots, il suffit d’écouter dans la foulée « Don’t Explain » et « Je t’ai dans la peau »… - [Leiber & Stoller Story, Vol.1](https://www.vivelaculture.com/leiber-stoller-story-vol-1/): En 1955, au milieu de son séjour de quatorze mois aux États-Unis, Piaf fait adapter une chanson de rhythm’n’blues du célèbre tandem d’auteurs-compositeurs Leiber et Stoller, « Black Denim Trousers and Motorcycle Boots », qui va devenir l’un de ses plus grands succès, le fameux « L’Homme à la moto ». Au même moment, le futur « King » du rock’n’roll obtient ses premiers grands succès avec des chansons de… Leiber et Stoller. Preuve qu’Elvis Presley et Édith Piaf avaient plus de choses en commun que leurs initiales… - [Les Chansons du trottoir](https://www.vivelaculture.com/les-chansons-du-trottoir/): Avant de devenir, vers la fin des années quarante, LA chanteuse, celle qu’on ne comparera plus à personne, Piaf était une chanteuse de rue, « parigote », ancrée dans la tradition de la chanson réaliste, où s’illustraient alors des vedettes comme Damia, Fréhel, Marie Dubas, Berthe Sylva ou Lucienne Boyer. Ses premiers disques (tels « Les Mômes de la cloche » en 1935) s’inscrivent dans cette lignée de chansons réalistes aux titres évocateurs : « L’Hôtel des amours faciles », « La Boîte à matelots », « Je vends de l’amour »… Un univers étouffant, axé sur la souffrance et le malheur des femmes, dont elle s’extraira rapidement, notamment grâce à […] - [Piaf au Carnegie Hall](https://www.vivelaculture.com/piaf-au-carnegie-hall/): Les débuts d’Édith Piaf aux États-Unis ne furent pas évidents : les Américains attendaient une Parisienne grande, belle et sophistiquée, et ils virent débarquer une toute petite bonne femme tragique et terriblement populaire, au sens propre, munie d’une voix à faire trembler le monde entier, même quand celui-ci ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle racontait. Et ils tombèrent sous le charme. L’apothéose eut lieu le 4 janvier 1956 au Carnegie Hall, la mythique salle new-yorkaise. Ce concert fut un triomphe, ponctué par une standing ovation interminable. Piaf réitéra l’exploit au même endroit le 13 janvier 1957 avec ce […] - [Édith Piaf, une Môme en or](https://www.vivelaculture.com/edith-piaf-une-mome-en-or/): Un documentaire inédit, un célèbre biopic et une compilation de ses succès : trois façons de découvrir Édith Piaf proposées par ce luxueux coffret de deux DVD et deux CD. Piaf intime s’articule autour de films super 8 tournés par Marc Bonel, l’accordéoniste de Piaf qui l’accompagna de 1945 jusqu’à la fin : on y découvre une chanteuse radieuse, espiègle et pleine de vie, loin des clichés de l’artiste tourmentée et malheureuse qu’on nous ressert trop souvent. La Môme, le film d’Olivier Dahan qui valut un Oscar à Marion Cotillard, réussit à être tout à la fois glamour, personnel et historiquement juste. […] - [Manifeste du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme/): En 1938, André Breton se rend au Mexique où il rencontre le couple Kahlo-Rivera. Fasciné par les peintures de Frida, Breton écrit : « L’art de Frida Kahlo est un ruban autour d’une bombe. » L’année suivante, c’est au tour de Frida de se rendre en France. Accueillie par Breton, elle rencontre la fine fleur des artistes de l’époque, Kandinsky, Picasso, Miró, Ernst, Duchamp… qui l’invitent à rejoindre leur cénacle. Frida décline : « J’aimerais mieux m’asseoir par terre sur le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d’avoir quoi que ce soit à voir avec cette clique. » - [Néfertiti la Parfaite](https://www.vivelaculture.com/nefertiti-la-parfaite/): Dans certains de ses portraits dédoublés, Frida scinde son visage en deux, la seconde moitié de son portrait étant représentée par la reine Néfertiti, parfois aux côtés de son époux Diego Rivera lui-même représenté en Akhenaton. Sur un dessin, la reine égyptienne porte même l’enfant que le couple n’aura jamais. Frida louait la beauté de « la reine parfaite » qu’elle tenait pour « une femme libérée et une intelligente collaboratrice de son mari ». Une femme dont l’influence dépassera celle de son époux. Comme ce sera le cas, en Europe au moins, pour Frida Kahlo et son œuvre. - [Diego et Frida](https://www.vivelaculture.com/diego-et-frida/): Lorsque Frida annonce son intention d’épouser Diego Rivera, le plus célèbre des fresquistes mexicains, la nouvelle est accueillie avec scepticisme. Celui que l’on surnomme « le Picasso des Amériques » a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation de collectionneur de femmes, c’est aussi un communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à s’emparer du pouvoir… Entre le peintre révolutionnaire et la pasionaria éprise de politique, la passion sera totale. - [Sous le volcan](https://www.vivelaculture.com/sous-le-volcan/): Sur le rivage d’un Mexique omniprésent, l’ex-consul britannique Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, passions et mescal lui dévorent l’âme… Yvonne, son épouse, est revenue mais les dés sont déjà jetés. Lowry s’inspire de sa vie de couple tourmentée pour signer un livre extraordinaire sur l’impossibilité amoureuse, la perte, la descente aux enfers d’une âme égarée de la vraie route : « Il me reste pour toi tout l’amour du monde, mais cet amour me paraît si loin de moi, et si étrange aussi, je pourrais prétendre l’entendre, un bruit sourd et un sanglot, mais loin, très loin, un […] - [Tina Modotti](https://www.vivelaculture.com/tina-modotti/): Photographe, star du cinéma muet dans le Hollywood des années vingt, mais aussi militante exaltée, Tina Modotti plaque tout pour s’impliquer dans les luttes politiques du siècle dernier. Du Mexique révolutionnaire à la Russie stalinienne en passant par son engagement durant la guerre civile espagnole, elle croisera quelques-unes des grandes figures de son temps : Vladimir Maïakovski, Pablo Neruda, Edward Weston, John Dos Passos… et Frida Kahlo qu’elle présentera à Diego Rivera. Le remarquable roman graphique d’Ángel de la Calle est le portrait d’une femme au destin hors norme, servi par une magnifique préface de Paco Ignacio Taibo II. - [Egon Schiele](https://www.vivelaculture.com/egon-schiele-2/): On retrouve chez Egon Schiele et chez Frida Kahlo le même goût pour l’autoportrait, la même quête d’identité, la même fascination pour la précarité du corps humain… Le peintre autrichien a peint une centaine d’autoportraits, se représentant souvent nu et torturé. Des tableaux tourmentés qui provoquent le regard, dérangent les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à l’érotisme, la sexualité, la mort, la souffrance… - [Lhasa](https://www.vivelaculture.com/lhasa/): Dans le premier album de Lhasa paru en 1997, la défunte chanteuse américano-mexicaine inventait un étrange blues déraciné, ponctué de rythmes mexicains des années trente et quarante, de motifs tziganes et d’échos klezmer. Un folklore proche de la lamentation qui évoquait la figure légendaire de la Llorona qui venait hanter les rues de Mexico de ses sanglots et dont Frida Kahlo proposa une série de représentations dans ses tableaux. - [Frida](https://www.vivelaculture.com/frida/): En 2002, Salma Hayek prête ses traits à Frida Kahlo pour un biopic qui raconte la vie tourmentée de l’artiste depuis ses années d’étudiante à ses derniers jours, en passant par sa poliomyélite, son accident, son engagement politique, sa rencontre puis son mariage orageux et passionnel avec le peintre Diego Rivera ou encore sa liaison secrète avec Léon Trotski… De nombreuses références aux tableaux de celle que Carlos Fuentes comparait à une icône aztèque sont présentes dans la mise en scène de Julie Taymor tandis que l’interprétation tout en densité de Salma Hayek lui valut d’être nominée à l’Oscar de […] - [Leonora](https://www.vivelaculture.com/leonora/): Une évocation de l’incandescente aventure artistique et de la vie non moins exaltante de Leonora Carrington, peintre surréaliste et romancière d’origine britannique qui s’installe a Paris à 20 ans, y fréquente Breton, Picasso, Duchamp, etc., avant de gagner l’Espagne lorsque Max Ernst, son compagnon, est envoyé en camp de concentration. Après avoir été internée dans un asile à Santander, puis être parvenue à s’enfuir, on retrouve « La Fiancée du vent » à Lisbonne, New York puis Mexico où elle continue à peindre et à écrire avec le même élan et se lie d’amitié avec Octavio Paz et Frida Kahlo. Cette dernière […] - [L’homme qui aimait les chiens](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-aimait-les-chiens/): À ma gauche, Léon Trotski : héros de la révolution russe exilé au Mexique où il fut accueilli par Frida Kahlo et Diego Rivera. À la gauche de ma gauche, Ramón Mercader, jeune républicain espagnol embrigadé par les communistes. Leonardo Padura suit les trajectoires des deux hommes jusqu’à ce que leurs destins se croisent pour une issue fatale. « J’ai voulu me servir de l’histoire de l’assassinat de Trotski pour réfléchir à la perversion de la grande utopie du XXème siècle, ce processus où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre […] - [Malinche, l’Indienne](https://www.vivelaculture.com/malinche-lindienne/): La Malinche est un personnage historique de la conquête espagnole et son histoire est édifiante. Vendue par sa mère à des Indiens qui la revendent à leur tour aux colons espagnols, elle devient l’interprète, la confidente et la maîtresse du conquistador Hernán Cortés et, bientôt, la mère du premier mestizo de l’Histoire. Dans un tableau intitulé La Mascara, Frida Kahlo s’identifie à la Malinche en revêtant le masque de celle que les mexicains considèrent comme la plus grande prostituée de l’histoire. De ses yeux s’échappent des larmes… - [Somos](https://www.vivelaculture.com/somos/): Elle chantait dans le film La Fleur de mon secret de Pedro Almodóvar qui la comparait à Édith Piaf… Dans son pays, sa réputation était équivalente. Disparue l’année dernière à l’âge de 93 ans, Chavela Vargas avait d’abord été chanteuse de rues avant de devenir l’une des artistes les plus populaires du Mexique. Amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, « La Dame au poncho rouge » a enregistré plus de quatre-vingts albums en cinquante ans. En 2002, elle faisait également une apparition dans le film Frida de Julie Taymor… - [Pancho Villa, le roman d’une vie](https://www.vivelaculture.com/pancho-villa-le-roman-dune-vie/): S’il fut, selon la version officielle, victime d’un piège tendu par ses adversaires et exécuté, Pancho Villa serait finalement parvenu à s’échapper à en croire l’une des innombrables légendes qui courent à son sujet. Confronté au manque de fiabilité des témoignages sur les différents épisodes de la vie du révolutionnaire, Paco Ignacio Taibo II, revendiquant sa fascination pour son sujet, s’efforce de « tendre l’oreille au cœur de cette rumeur immense et interminable » pour dégager le portrait d’un héros qui fascina tous les enfants de la révolution. Lien Vidéo - [Diego Rivera](https://www.vivelaculture.com/diego-rivera/): Après plus d’une dizaine d’années passées en Europe – et notamment à Paris où il fréquente Picasso, Matisse, Modigliani… –, Diego Rivera regagne le Mexique après la révolution et y réalise ses premières peintures murales. Irriguées de ses idéaux communistes et de « mexicanité », ses fresques monumentales deviennent bientôt les instruments de propagande du gouvernement post-révolutionnaire. En 1928, il rencontre Frida, peintre mais aussi militante communiste et féministe, avec laquelle il entretiendra une relation aussi frénétique qu’électrique. - [Frida Kahlo par Frida Kahlo](https://www.vivelaculture.com/frida-kahlo-par-frida-kahlo/): Ce recueil de textes, composé surtout de lettres signées de la main de Frida Kahlo déroule les pensées de Frida et suit le cours de sa vie, avec notamment des extraits de la correspondance qu’elle entretenait avec le peintre Diego Rivera. La douleur physique, son rapport à la peinture, son engagement politique et ses rencontres nourrissent par ailleurs ce recueil où l’écriture de Frida fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l’on sait de sa personnalité et de son fameux tempérament, avec notamment des pages trempées dans l’acide à l’évocation des surréalistes ou des […] - [Mon histoire](https://www.vivelaculture.com/mon-histoire/): En juillet 1985, photographié le visage décharné par le syndrome de Kaposi, Rock Hudson se voit forcé de révéler, par l’intermédiaire de son attaché de presse, qu’il est atteint du sida. Une annonce qui tient immédiatement lieu de coming out, tant la maladie est à l’époque systématiquement associée à la communauté gay. De son vivant, celui qui était le fantasme ultime de ces dames a pourtant toujours nié son homosexualité, répondant ainsi aux diktats de l’époque. Comme un certain Liberace… dont il était l’amant. - [Las Vegas Parano](https://www.vivelaculture.com/las-vegas-parano/): Récit déjanté d’une quête du rêve américain sous l’influence de la prise répétée de substances tous azimuts (bourbon, joints, coke, poppers…), Las Vegas Parano, récit du journaliste « gonzo » Hunter S. Thompson, était à l’origine un reportage livré en épisodes dans le magazine Rolling Stone. C’est devenu un classique de la littérature US : un objet psyché, planant, foutraque, sauvage… réactivé en 1998 par l’adaptation éponyme de Terry Gilliam au cinéma. - [Versailles](https://www.vivelaculture.com/versailles/): Jeff Koons : ses Balloon Dogs, ses bibelots rococo, ses souvenirs de bazar ou encore son bouquet de tulipes récemment exposé à Las Vegas… L’artiste américain a fait son chemin dans le monde de l’art sans se soucier des arbitres des élégances. Il s’est affirmé dans un style néo-pop fétichiste qui évoque Warhol et dans un autre registre… Liberace, autre homme libre, affranchi du regard des autres, qui voulait quant à lui démocratiser la musique classique dans l’univers non moins impitoyable du spectacle. - [Lost Vegas](https://www.vivelaculture.com/lost-vegas/): Derrière les néons fluos des casinos de Las Vegas, se cache l’autre visage de la ville : celui des parieurs prêts à tout, des losers suicidaires, des prostituées défoncées et des matins blêmes dans les quartiers glauques. Dans Lost Vegas, le journaliste américain Paul McGuire raconte les arrière-cuisines du gaming business, les filouteries des croupiers et la réalité sordide d’une ville qui révèle plus qu’aucune autre la misère humaine. - [Goodbye Yellow Brick Road](https://www.vivelaculture.com/goodbye-yellow-brick-road/): Dans les années cinquante, le show télévisé de Liberace devient si populaire auprès de la ménagère américaine de plus de 50 ans que le programme est exporté au Royaume-Uni. Là, Liberace ne tarde pas à devenir une vedette et à être repéré par un gamin qui en fait à la fois son héros et son modèle… Elton John. L’anglais se perfectionne à la pratique du piano, joue dans les pubs, s’invente un personnage excentrique aux tenues exubérantes et, comme son idole, devient célèbre des deux côtés de l’Atlantique avec l’album Goodbye Yellow Brick Road en 1973… - [Les pas effacés](https://www.vivelaculture.com/les-pas-effaces/): Il a, dit-on, inspiré le personnage de Des Esseintes à Huysmans dans À rebours et le Baron de Charlus à Proust dans À la recherche du temps perdu. Surnommé « le professeur de beauté », Robert de Montesquiou ne se contentait pas d’être le mécène de l’avant-garde de son époque. C’était aussi un auteur raffiné dont Les Pas effacés, ses mémoires, réunissent, comme dans un salon mondain, une constellation d’artistes de la période dite « décadente » : Proust, Huysmans, Verlaine, Mirbeau, Louÿs, etc… - [A Selection Of his US Victor Recordings](https://www.vivelaculture.com/a-selection-of-his-us-victor-recordings/): Liberace commence à jouer du piano dès l’âge de 4 ans. Encouragé par son père, il multiplie dès lors les cours particuliers. À 8 ans, il rencontre son idole, le pianiste polonais Ignacy Paderewski, d’origine polonaise comme lui, après un concert : « J’ai été saisi par la joie de voir ce virtuose jouer. Mon rêve était de suivre ses pas. Poussé par l’ambition, j’ai commencé à jouer avec une plus grande ferveur », explique-t-il dans sa biographie Liberace : An American Boy. - [Dino](https://www.vivelaculture.com/dino/): Crooner, acteur, star, playboy accompagné des plus belles femmes du monde… Dean Martin était certes l’incarnation du rêve américain, mais il était aussi un poivrot invétéré, une petite frappe, toujours prêt à se fourrer dans les mauvais coups, un homme trouble qui fraie avec la mafia et semble tout droit sorti du Goodfellas de Scorsese. La passionnante bio (non autorisée) de Nick Tosches passe derrière les feux de la rampe pour percer une partie du mystère de cet immigré italien qui vivait son statut de maître du monde avec une suprême indifférence. - [Sunset Boulevard](https://www.vivelaculture.com/sunset-boulevard/): Joe Gillis, jeune scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété où Norma Desmond, une ancienne actrice du muet, vit recluse. Celle-ci lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l’écran. Une relation complexe s’installe alors entre eux. « J’aime le côté Sunset Boulevard de Liberace et Scott : le vieux, le jeune ; le puissant, l’obscur. Avec un peu de paillettes pour pimenter le tout », expliquait Soderbergh à la sortie de Ma vie avec Liberace. - [Casino](https://www.vivelaculture.com/casino/): Dans les années soixante-dix à Las Vegas, Ace Rothstein, dirige d’une main de fer l’un des casinos les plus prospères de la ville. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l’arnaque d’une insolente beauté. Amoureux, il baisse la garde, l’épouse et lui fait un enfant. C’est alors que ses ennuis vont commencer… En 1995, Scorsese délocalise la mafia à Las Vegas pour un thriller noir comme l’encre qui s’apparente à une métaphore de la cité des péchés : à la fin, pas d’issue possible… - [That's the Way it Is](https://www.vivelaculture.com/thats-the-way-it-is/): En 1969, après plusieurs années consacrées au cinéma, Elvis retourne sur scène pour relancer sa carrière de chanteur. De 1969 à 1976, il donne près de six cents concerts à guichets fermés à Las Vegas. Entre juillet et août 1970, pour sa troisième saison dans la cité des péchés, plusieurs répétions et concerts du King sont filmés pour les besoins du documentaire That’s the Way it Is. C’est l’une des dernières occasions d’admirer une idole qui va bientôt perdre de sa superbe… - [Rock Dreams](https://www.vivelaculture.com/rock-dreams/): Disparu en 2008, le graphiste belge Guy Peellaert détournait et recomposait la réalité autour de figures marquantes des années pop : les Beatles, Ray Charles, Elvis, Dylan, Hendrix, Phil Spector, Mick Jagger, Lou Reed, Alice Cooper… Dans Rock Dreams, ils étaient tous là… sans y être vraiment, icônes de légende plantées dans les décors d’une Amérique imaginaire, entre clichés kitsch, mythe et réalité. Une série de cent vingt-cinq planches travaillées à l’aérographe suffisamment fascinantes pour susciter des sons, des images, comme une machine à rêves où projeter ses fantasmes d’adolescent éternel… - [Destination Graceland](https://www.vivelaculture.com/destination-graceland/): À leur sortie de prison, Michael Zane et son codétenu Thomas Murphy, persuadé d’être le fils naturel d’Elvis Presley, se mettent en tête de vider les coffres du casino Riviera de Las Vegas. Une convention de fans d’Elvis se déroulant justement sur place, le parfait déguisement pour passer inaperçu parmi la foule d’aficionados est celui du King… Entre thriller sanguinolent et comédie très à l’ouest, Destination Graceland est au final un ovni assez rock’n’roll, avec Kevin Costner, Kevin Russell, Christian Slater et … Paul Anka, ami et rival du « vrai » Elvis. - [Sinatra at the Sands](https://www.vivelaculture.com/sinatra-at-the-sands/): Enregistré entre janvier et février 1966 dans le plus grand casino-hôtel de Las Vegas (le défunt Sands, où Sinatra avait déjà tourné L’Inconnu de Las Vegas avec le Rat Pack au grand complet), Sinatra at the Sands est un enregistrement essentiel du crooner d’Hoboken. Un album légendaire enregistré avec l’orchestre de Count Basie, dirigé par Quincy Jones et gorgé de classiques à tomber à la renverse (« Come Fly With Me », « I Got You Under My Skin », « It Was a Very Good Year »…) - [Ma vie avec Liberace](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-avec-liberace/): Un jour de l’été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le biopic de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson… - [Les Américains](https://www.vivelaculture.com/les-americains/): En 1955, Robert Frank entame un road trip qui le voit parcourir les quarante-huit États américains au volant d’une vieille voiture d’occasion. Inégalités sociales, ségrégation des Noirs, fascination pour l’argent, culte des apparences… Le photographe capture avec génie, mais aussi avec une certaine tristesse, l’envers du rêve américain. « Je ne pensais pas qu’on pouvait prendre en photo des choses que les mots décriraient beaucoup moins bien, dans leur intégrale splendeur de visible », écrivait Jack Kerouac à propos du travail de son ami pour lequel il écrivit les textes de Pull My Daisy. - [The Complete Works](https://www.vivelaculture.com/the-complete-works/): On l’appelait l’« Ange noir du rock’n’roll » – un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui inspira Bowie, Hendrix ou encore le Legendary Stardust Cowboy. Son principal succès, « Brand New Cadillac » (1959), fut repris par Clash sur l’album London Calling et Joe Strummer interpréta même le rôle d’un aviateur nommé Vince Taylor au cinéma, sous la direction de F.J. Ossang. « Vince Taylor fut à l’origine du rock’n’roll britannique. Avant lui, il n’y avait rien. Son apparition fut pour nous miraculeuse », déclara Strummer. - [The Crack](https://www.vivelaculture.com/the-crack/): Sorti la même année que le deuxième album des Clash (Give ‘Em Enough Rope, 1978), c’est l’une des plus belles illustrations de ce croisement entre le punk rock, le reggae et le dub qui agitent la scène londonienne à la fin des années soixante-dix. Avec quelques hits comme « Babylon’s Burning » ou « Jah War », les Ruts découvrent le haut des charts et se posent parmi les principaux espoirs de la scène anglaise, mais le groupe sera brisé dans son élan par la mort du chanteur Malcom Owen en 1980. - [Mali Music](https://www.vivelaculture.com/mali-music/): En 2000, Damon Albarn met entre parenthèses ses projets Blur et Gorillaz pour s’envoler à Bamako où il collabore avec la fine fleur des musiciens du cru. Mali Music ressemble à un carnet de voyage, rythmé par les ballades et les rencontres – de Toumani Diabaté à Lobi Traoré en passant par Afel Bocoum… Une escale africaine qui ne restera pas sans suite puisque Albarn produira bientôt Amadou & Mariam, toujours au Mali, puis repartira une dizaine d’années plus tard à Kinshasa pour enregistrer l’album Kinshasa One Two. - [Sammy et Rosie s’envoient en l’air](https://www.vivelaculture.com/sammy-et-rosie-senvoient-en-lair/): Sammy et Rosie vivent dans un quartier populaire de Londres où ils reçoivent la visite du père de Sammy, Rafi, un ancien militaire indien de retour du Pakistan. Celui-ci retrouve Alice, son amour de jeunesse, et une ville où tout semble avoir changé… Sur un scénario d’Hanif Kureishi et sur fond d’émeutes urbaines à Brixton – période Margaret Thatcher –, Stephen Frears filme les rapports interraciaux dans un pays en pleine mutation. - [Kick Out the Jams](https://www.vivelaculture.com/kick-out-the-jams/): Un an après les insurrections des ghettos noirs de Detroit en 1967, le MC5 enregistre son premier album live au Grande Ballroom de Detroit. Un brûlot furieux, sans concession, où le groupe multiplie les appels à la révolution et fait notamment l’apologie des snipers Black Panthers qui tiraient contre les forces de l’ordre pendant les émeutes… Dix ans avant la naissance des Clash, l’esprit punk soufflait déjà sur Motor City. - [Pura vida](https://www.vivelaculture.com/pura-vida/): À la fois roman, chronique et journal de voyage, Pura Vida tourne autour de la vie et de la mort d’un aventurier américain du XIXème siècle, William Walker, éphémère président du Nicaragua qui finira fusillé sur une plage hondurienne. De l’assassinat d’Augusto Sandino par le premier des Somoza en 1934 à la chute des sandinistes à la fin du XXème siècle, en passant par Simon Bolivar et le Che, ce sont deux siècles de révolutions latino-américaines que Patrick Deville parcourt dans Pura Vida… - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash-2/): Londres, 1977. En pleine explosion punk, un DJ rasta dénommé Don Letts s’impose comme un des artisans des métissages musicaux à venir en mixant du reggae dub entre les sets des Clash ou de Generation X. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, documentariste du mouvement punk, Don Letts explore aussi les débuts de la contre-culture hip-hop new-yorkaise, puis forme en 1984 le groupe Big Audio Dynamite aux côtés de Mick Jones des Clash. Des rues de Brixton aux boutiques de King’s Road en passant par les ghettos du South Bronx, cette étonnante autobiographie raconte son […] - [Forces of Victory](https://www.vivelaculture.com/forces-of-victory/): En 1978, le poète et militant d’origine jamaïcaine Linton Kwesi Johnson sort l’incandescent Forces of Victory dont le succès lui permet de partager ses idées socialistes, proches des Black Panthers, avec un public plus large alors chauffé par la politique menée par Margaret Thatcher. Né en Jamaïque en 1952, Linton Kwesi Johnson arrive avec sa famille à Londres au début des années soixante et, après des études de sociologie et un premier recueil de poésies publié en 1974, devient un militant de la cause noire en Angleterre. Sur scène et sur disques, avec son complice Dennis Bovell derrière la console, […] - [Docteur Chance](https://www.vivelaculture.com/docteur-chance/): Un couple en cavale trace la route poursuivi par des agents secrets, des gangsters et tout ce qu’on voudra bien imaginer, pour finir par se retrouver projeté dans le ciel, dans un avion piloté par un dénommé Vince Taylor, interprété par le Clash Joe Strummer… Poète, chanteur au sein du groupe Messageros Killers Boys et cinéaste à l’esthétique new wave très marquée par l’expressionisme, le baroudeur F.J. Ossang débarque au nord du Chili en 1996 pour tourner ce road-movie halluciné qui ne ressemble pas à grand chose de répertorié dans le cinéma moderne. - [Hommage à la Catalogne](https://www.vivelaculture.com/hommage-a-la-catalogne/): Fin 1936, tandis que la guerre d’Espagne fait rage, Georges Orwell rejoint Barcelone où il s’engage auprès des milices du POUM, une organisation révolutionnaire marxiste qui combat les troupes franquistes. Là, il découvre avec ferveur l’utopie d’une société égalitaire qui dépasse d’abord toutes ses espérances avant d’assister, impuissant, à la corruption des idéaux révolutionnaires sous l’impulsion de la propagande stalinienne. « Tout ce que j’ai écrit de sérieux depuis 1936 a été écrit contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique », écrira à son retour de Catalogne le héros de Joe Strummer. - [If...](https://www.vivelaculture.com/if/): Soumis à une discipline de fer et obligés de subir les brimades d’élèves plus anciens, des pensionnaires d’un collège sélect de l’Angleterre des années soixante choisissent de se rebeller dans un ahurissant déferlement de violence le jour de la remise des diplômes. Cofondateur du Free Cinema au début des années soixante, Lindsay Anderson n’y est pas allé de main morte avec ce film sorti en 1968. Un hommage au Zéro de conduite de Jean Vigo qui mêle ultraviolence, satire du système éducatif anglais, appel à la rébellion et homosexualité. - [The Message](https://www.vivelaculture.com/the-message/): Au printemps 1981, les Clash jouent, presque sans prévenir, quinze jours au Bonds, un club de Times Square où les places sont prises d’assaut. Pour se faire plaisir, Strummer et les siens invitent chaque soir une première partie différente : The Fall, les Dead Kennedys, Lee « Scratch » Perry… et Grand Master Flash, grand inventeur du « turntablism » qui vient d’inspirer aux Clash « The Magnificent Seven », la toute première incursion d’un groupe de rock sur le terrain du hip-hop. - [Metal Box](https://www.vivelaculture.com/metal-box/): Dès 1978, suite à la dissolution des Sex Pistols, Johnny « Rotten » Lydon approche Jah Wobble et l’ancien Clash, Keith Levene, avec lesquels il va créer PiL. Après First Issue, un premier album remarqué, la formation sort Metal Box – trois maxi 45t dans une boite métallique – qui est considéré comme l’un des albums les plus importants de la période post-punk. Une production hypnotique marquée par les incantations hallucinées de John Lydon, la basse dub incroyablement profonde de Jah Wobble et le jeu de guitare abrasif de Levene. Un album inclassable, aujourd’hui encore sans équivalent. - [The Clash](https://www.vivelaculture.com/the-clash/): En juillet 1976, les Clash jouent en première partie des Sex Pistols à Sheffield. Un journaliste du NME écrit : « Les Clash sont le genre de groupe de garage qui devraient rapidement retourner dans leur garage, de préférence avec la porte fermée et le moteur en marche. » Le groupe répond avec « Garageland », un titre qui figure sur son premier album éponyme. C’est une déflagration dans le paysage musical de l’époque, un diamant brut gorgé de classiques tranchants qui concassent déjà punk, reggae et rockabilly, tandis que les textes rageurs appellent à l’émeute. Un album irréductible. - [Trespass, anthologie du street art](https://www.vivelaculture.com/trespass-anthologie-du-street-art/): En 1912, Georges Braque amorce l’aventure des « papiers collés » en introduisant dans ses œuvres de nouveaux éléments (sable, fragments de papier, cendres de cigarette, déchets, épingles, lettrages, etc.) et en utilisant des pochoirs. « On peut peindre avec ce que l’on voudra… » Sans le savoir, il préfigure l’art brut d’un Dubuffet, mais aussi l’art urbain, qui se développera au XXème siècle, de l’affichage de rue illicite… jusqu’à l’accrochage du street art dans les musées. Trespass, histoire de l’art urbain fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires : Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Banksy, […] - [L’Estaque : Cézanne-Braque](https://www.vivelaculture.com/lestaque-cezanne-braque/): L’Estaque… Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu’une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso. - [Les Peintres cubistes](https://www.vivelaculture.com/les-peintres-cubistes/): Apollinaire est l’un des premiers à défendre les peintres cubistes. En 1913, deux mois avant de publier le recueil de poèmes Alcools (lui-même considéré en son temps comme un livre cubiste), Guillaume Apollinaire édite cet essai consacré au cubisme. Le poète y exalte l’art véritable, métaphysique, celui qui transcende le quotidien et donne accès à l’invisible : « La vérité sera toujours nouvelle. » - [La Peinture française et l’art nègre 1905-1914](https://www.vivelaculture.com/la-peinture-francaise-et-lart-negre-1905-1914/): Au début du XXème siècle, pour de nombreux peintres, l’art nègre devient une nouvelle référence plastique. Matisse, Picasso, Gris, Derain et Braque, qui en fut le principal promoteur en France, ont le coup de foudre. Ils collectionnent des masques africains, des objets primitifs en provenance d’Océanie et leur art en conserve l’empreinte : Picasso et Braque optent pour un graphisme simplifié, dégagent les formes essentielles, fragmentent les volumes… Le cubisme est né. - [Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque](https://www.vivelaculture.com/le-jour-et-la-nuit-cahiers-de-georges-braque/): « J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature bien plus que de la copier », écrit notamment Georges Braque dans Le Jour et la Nuit, un cahier de maximes et d’aphorismes écrits entre 1917 et 1952 et publiés en 1956, où le peintre s’exprime sur la politique, la guerre, la religion, la vie et l’art. Un recueil de pensées souvent fulgurantes qui témoignent de la modernité du regard de celui qui écrivait aussi : « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre »… - [Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël](https://www.vivelaculture.com/le-prince-foudroye-la-vie-de-nicolas-de-stael-2/): Pour l’une de ses toutes premières expositions à Paris, en 1943, Nicolas de Staël reçoit la visite de Braque, qu’il considère comme l’un de ses maîtres. Braque manifeste sa sincère admiration pour le jeune peintre et les deux hommes se lient d’amitié. Comment ne pas voir des correspondances dans leur travail ? Les paysages du Sud de la France peints par De Staël à la fin de sa vie évoquent immanquablement les toiles peintes par Braque cinquante ans plus tôt à l’Estaque et à La Ciotat… On pense notamment à la profusion de barques sur la plage, un motif majeur chez […] - [De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations](https://www.vivelaculture.com/de-corot-a-lart-moderne-souvenirs-et-variations/): Peintre de paysages et de figures classiques qui donne de plus en plus libre cours à son imagination au fil des années – autour du thème du souvenir notamment –, Jean-Baptiste Corot devient une influence majeure pour Courbet, Monet, Renoir puis Cézanne, Derain, Matisse, Picasso… et Braque qui ne cesse de s’y référer lorsqu’il se lance dans le cubisme. « Les tableaux de Braque exprimaient la France à l’égal de ceux de Corot – mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l’avait beaucoup représentée », écrivit André Malraux lors de l’oraison funèbre de Braque… - [Mulholland Drive](https://www.vivelaculture.com/mulholland-drive-2/): On a beaucoup parlé du rôle de la psychanalyse, et par extension du surréalisme, dans l’œuvre de David Lynch – beaucoup moins de celui du cubisme. On en trouvait déjà les traces dans Dune (on se souvient des armures démultipliant les combattants en de multiples facettes). Dans Mulholland Drive, Lynch propose d’autres motifs cubistes (la boîte bleue !), mais surtout il invente un nouvel espace de perceptions pour convoquer une autre réalité, comme le firent Picasso et Braque en leur temps. - [Braque, le défi silencieux](https://www.vivelaculture.com/braque-le-defi-silencieux/): Braque a beau avoir été un acteur majeur de l’aventure de l’art au XXème siècle, son histoire est restée dans l’ombre quand des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète éditée à l’occasion de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, dévoilant une personnalité aussi silencieuse que mystérieuse… - [Les Sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire/): Pamphlet antimilitariste basé sur des faits réels de la Première Guerre mondiale (des soldats français passés par les armes pour s’être rebellés contre une décision inepte de leurs supérieurs), le film de Kubrick fut si efficace dans son propos qu’il fut « invisible » dans les salles françaises, de 1957, date de sa sortie, à 1975, sur instruction du quai d’Orsay. Perçu comme une attaque directe contre l’état-major français, Les Sentiers de la gloire était avant tout un film dénonçant les aberrations de la Première Guerre mondiale et, par extension, de toutes les guerres… - [Lettera Amorosa](https://www.vivelaculture.com/lettera-amorosa/): L’amitié entre Georges Braque et René Char dura depuis leur rencontre en 1945 jusqu’à la mort du peintre en 1963. Entre eux, l’admiration était réciproque et le dialogue permanent, les deux hommes associant à plusieurs reprises leur art (poèmes, lithographies), comme pour l’édition de cette Lettera Amorosa que Braque chérissait et que la collection « Poche » a récemment rééditée avec sa lithographie d’origine. - [Catalogue d’oiseaux](https://www.vivelaculture.com/catalogue-doiseaux/): Le langage musical d’Olivier Messiaen est éminemment poétique et spirituel, mais la démarche de celui qui se disait autant ornithologue que compositeur est bel et bien scientifique puisqu’il enregistrait et transcrivait lui-même le chant des oiseaux dans ses œuvres. Les pièces de Catalogue d’oiseaux sont ainsi toutes construites autour des chants des espèces d’oiseaux nichant dans les provinces de France. La préface précise : « Chaque soliste est présenté dans son habitat, entouré de son paysage et des chants des autres oiseaux qui affectionnent la même région. » - [L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979](https://www.vivelaculture.com/lhomme-de-lart-d-h-kahnweiler-1884-1979/): Écrivain, collectionneur et marchand d’art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle […] - [Amers suivi de Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/amers-suivi-de-oiseaux/): À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d’édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose Oiseaux, l’un de ses plus beaux textes. - [Les Cahiers du cinéma](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-du-cinema/): Éric Rohmer a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma de 1957 à 1963. Non sans mal. Au bout d’un moment, Truffaut et d’autres demandent sa tête, pour ne point soutenir assez dans la revue les films de la Nouvelle Vague. Ils l’emporteront finalement, Rohmer étant remplacé dans ses fonctions par Jacques Rivette. - [La Marquise d’O](https://www.vivelaculture.com/la-marquise-do/): Par trois fois, Éric Rohmer a adapté des œuvres littéraires au cinéma. D’abord, en 1975, La marquise d’O d’après la nouvelle de Heinrich von Kleist ; puis Perceval le Gallois d’après le récit de Chrétien de Troyes, enfin Les Amours d’Astrée et de Céladon, d’après le roman d’Honoré d’Urfé en 2006. - [Godard](https://www.vivelaculture.com/godard/): Avec Truffaut et Chabrol, Godard est l’un des premiers grands copains de Rohmer. Ensemble, ils écrivent et tournent plusieurs courts métrages. Sur le tournage des Petites Filles modèles, la machine à écrire de la scripte disparaît. On apprendra plus tard que c’est Jean-Luc Godard qui l’a volée… - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-2/): Avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock est certainement le cinéaste préféré d’Éric Rohmer. À l’époque où Rohmer officie en tant que critique, c’est une véritable bataille d’Hernani. Contre ceux qui voient en Hitchcock un artisan du spectacle, Rohmer et les siens, ceux qu’on appelle les Jeunes Turcs, répondent en refusant de juger un cinéaste sur son scénario et en défendant le formalisme de la mise en scène d’Hitchcock. En 1957, avec Claude Chabrol, Rohmer écrira un petit livre sur Hitchcock, qui sera réédité en 2006. - [Émile perverti](https://www.vivelaculture.com/emile-perverti/): René Schérer est le frère cadet d’Éric Rohmer. Il deviendra le porte-parole d’une philosophie libertaire, chantre d’une pédagogie alternative, éveilleur de la libido enfantine, défenseur de l’homosexualité comme mode de pensée autant que comme mode de vie, ce qui lui vaudra quelques soucis, notamment en 1982 où il est traîné devant les tribunaux pour « incitation de mineurs à la débauche ». - [Éric Rohmer, l’Intégrale](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer-lintegrale/): Toute l’œuvre rohmérienne est là. Au total, vingt-quatre longs métrages, neuf courts métrages dont deux inédits et des dizaines d’heures de bonus : entretiens inédits avec les acteurs et plus proches collaborateurs du cinéaste, documentaires signés Éric Rohmer, documents d’archives… Les courts métrages réalisés par ses comédiennes seront réunis sur deux DVD bonus. - [L’Imaginaire](https://www.vivelaculture.com/limaginaire/): « Si vous voulez retracer mon itinéraire esthétique et idéologique, il faut partir de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, qui m’a marqué au début. Je ne parle jamais de Sartre mais je suis quand même parti de lui. » Éric Rohmer, dans un entretien de 1983. - [Le Lys dans la vallée](https://www.vivelaculture.com/le-lys-dans-la-vallee/): Balzac est le romancier préféré des écrivains de la Nouvelle Vague. Pour Rohmer, qui a lu toute La Comédie humaine, volume après volume, dans son adolescence, Le Lys dans la vallée est un roman culte. Quant à Une ténébreuse affaire, dont il connaît certains passages par cœur, il en utilisera certains ressorts pour l’un de ses derniers films, Agent triple. - [Une âme damnée : Paul Gégauff](https://www.vivelaculture.com/une-ame-damnee-paul-gegauff/): Écrivain, scénariste, Paul Gégauff, qu’Éric Rohmer rencontre le 14 juillet 1947 au bal des pompiers de la caserne Maubert, est un personnage sulfureux qui, par son dandysme scandaleux, son aristocratisme dévoyé et son rapport compulsif aux femmes (il finira poignardé par l’une d’elles) va séduire de nombreux cinéastes de la Nouvelle Vague : Vadim, Chabrol ou Godard. On peut le voir comme le modèle de certains personnages masculins des films de Rohmer. - [Friponnes de porcelaine](https://www.vivelaculture.com/friponnes-de-porcelaine/): Jeune, Éric Rohmer voulait devenir écrivain. En 1946, il publie chez Gallimard un roman, Élisabeth (réédité en 2007 sous le titre : La Chambre d’Élisabeth) qui passe inaperçu. Puis il propose un recueil de nouvelles que Gallimard refuse, le jugeant trop classique. Ces nouvelles que l’on découvre aujourd’hui sont pourtant matricielles. Les films que Rohmer tournera entre le milieu des années soixante et le début des années quatre-vingts puiseront à cette source. - [Les petites filles modèles](https://www.vivelaculture.com/les-petites-filles-modeles/): Rohmer est obsédé par la Comtesse de Ségur, qu’il a lue à l’adolescence. En 1952, son premier court métrage est une adaptation, semble-t-il très fidèle au livre, des Petites Filles modèles. Le film ne sera pas commercialisé et très vite, la pellicule sera perdue. Beaucoup plus tard, en 2008, Éric Rohmer commencera la rédaction d’un essai, dont il demeure quatre-vingts pages sur la Comtesse de Ségur, où il explique comment il s’est très souvent inspiré de ses romans pour ses propres films. - [Glamour à mort](https://www.vivelaculture.com/glamour-a-mort/): En jouant dans cinq longs métrages d’Éric Rohmer (Perceval le Gallois, Le Beau Mariage, Pauline à la plage, L’arbre, Le Maire et la Médiathèque et Les Rendez-vous de Paris), Arielle Dombasle fait partie des grandes égéries rohmériennes. Naturellement décalée, avec son phrasé « vieille France » et son impossible culot, l’épouse de Bernard-Henri Lévy n’est jamais aussi performante, et à sa place, que dans les films du Grand Momo. - [Rectangle](https://www.vivelaculture.com/rectangle/): Signée Elli et Jacno, la BO des Nuits de la pleine lune est une rencontre entre le classicisme apparent de Rohmer et ceux, issus du punk, qu’on appelait alors les jeunes gens modernes. Dans son livre sur Jacno, le musicien et écrivain Pierre Mikaïloff écrit : « Je me souviens que Rohmer et Varda emmerdaient Jacno. Je me souviens que je n’arrivais pas à le convaincre que Le Signe du Lion n’était pas un film emmerdant. Mais il fut extrêmement touché d’être sollicité par Éric Rohmer et apprécia énormément sa personnalité. Ils étaient de la même famille: celles des électrons […] - [More](https://www.vivelaculture.com/more/): Avant de devenir à son tour cinéaste et de tourner More puis La Vallée, deux films sur la culture hippie enorgueillis par la musique de Pink Floyd, puis des documentaires (sur Amin Dada ou l’avocat Jacques Vergès), Barbet Schroeder a d’abord créé avec Éric Rohmer la société de production qui allait produire la quasi-totalité des films de ce dernier : Les Films du Losange. - [Éric Rohmer](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer/): Antoine de Baecque et Noël Herpe publient une imposante biographie d’Éric Rohmer, le plus secret des cinéastes de la Nouvelle Vague. Marié, père de deux garçons, catholique pratiquant, volontiers conservateur, il a appris à vivre et à filmer chichement, selon une économie de moyens qui, plus qu’un style, devint une véritable éthique esthétique du cinéma, désormais mondialement reconnue. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures-2/): Dieser Fotoband erschien erstmalig 1978 und ist zum Klassiker der dokumentarischen Fotografie geworden. Der Autor Jacob Holdt ist Däne, der 1972 in die USA floh, weil er in Dänemark der Extremen Linke angehörte. Er durchstreift die USA als Anhalter und fotografiert die Außenseiter, vor allem der Afroamerikanischen Gemeinschaft. Lars von Trier war noch nie in den USA, drehte aber drei Filme, die dort spielen. In Dogville spürt man die Fotos von Jacob Holdt und auch in Manderlay, einem Film über ehemalige schwarze Sklaven, lässt sich Lars von Trier von den Fotos seines Landsmannes inspirieren. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures/): Ce grand livre de photos publié pour la première fois en 1978 est devenu un classique de la photo documentaire. L’auteur en est Jacob Holdt, photographe d’origine danoise, qui se retrouve aux États-Unis en 1972 après avoir fui le Danemark en raison de son activisme d’extrême gauche. Il parcourt le pays en auto-stop et se met à photographier les marginaux, notamment la communauté noire. Lars von Trier, qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis et qui a pourtant réalisé trois films dont l’action se situe là-bas, montre des photos de Jacob Holdt dans Dogville et s’inspire de son travail […] - [Geschichte der O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-2/): Dieses Meisterwerk der erotischen Literatur, geschrieben unter der Pseudonym « Pauline Réage » von Dominique Aury, der Partnerin von Jean Paulhan, rückt den Masochismus in das Zentrum der Erzählung. Noch als Student drehte Lars von Trier mit Menthe eine freie Adaption von Geschichte der O, in der man auch den Einfluss von Marguerite Duras spürt. Aber der Masochismus ist omnipräsent im Werk von Lars von Trier und Filmen wie Breaking the Waves, Antichrist und natürlich im zweiten Teil von Nymphomaniac. Dort gibt sich Joe, die Heldin des Films, dieser Neigung völlig hin. Der Filmemacher ließ sich auch vom Vorwort von […] - [Histoire d'O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do/): Ce chef-d’œuvre de la littérature érotique écrit sous le pseudonyme de « Pauline Réage » par Dominique Aury, la compagne de Jean Paulhan, met le masochisme au cœur de son récit. Alors qu’il n’était encore qu’étudiant, Lars von Trier a réalisé Menthe, une adaptation libre d’Histoire d’O qu’il dit être aussi sous influence de Marguerite Duras. Plus globalement, le masochisme est omniprésent dans Breaking the Waves, Antichrist et bien sûr, dans le deuxième volume de Nymphomaniac où Jo, l’héroïne du film, pratique assidûment cette perversion. Le cinéaste s’est également inspiré de la préface d’Histoire d’O – rédigée par Jean Paulhan sous le […] - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks-2/): Die TV Serie von David Lynch und Mark Frost von 1990 ist Kult. Alles dreht sich dort um eine Gemeinschaft, die mit dem Verschwinden von Laura Palmer konfrontiert wird. Der Tonfall der Serie ist bedrohlich, aber auch mitunter albern und durchzogen von einem leicht surrealistischen Humor. Auch Lars von Trier hat 1994 seine Serie gedreht, Das Hospital der Geister – The Kingdom, in dem sich Wissenschaftler mit den Wohltaten des Irrationalen auseinandersetzen müssen. Der durchgeknallte Humor verbindet beide Serien, die sich wunderbar spiegeln und ergänzen. - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks/): La série conçue par David Lynch et Mark Frost en 1990 a fait date. Elle a imposé cette communauté imaginaire confrontée à la disparition de Laura Palmer en inventant un ton inimitable traversé d’éclairs inquiétants et saugrenus et teinté d’un humour légèrement surréaliste. Comme David Lynch, Lars von Trier a lui aussi réalisé, en 1994, sa série, L’Hôpital et Les Fantômes où une autre communauté, scientifique cette fois, s’affronte également aux délices de l’irrationnel. L’humour déjanté est également un évident point commun entre les deux séries qui fonctionnent vraiment en miroir. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema-2/): Dieser kurze Essay des französischen Philosophen Peter Szendy untersucht ein ureigenes amerikanisches Genre: den apokalyptischen Film. Szendy –ein paradoxaler und ketzerischer Denker –behandelt in seinen Büchern mit Vorliebe Themen, die man nicht erwartet, wie in Sur l’écoute: esthétique de l’espionnage (dt. Über das Abhören: Die Ästhetik der Spionage). In L’Apocalypse Cinéma findet sich ein sehr schönes Kapitel zu Melancholia. Szendry legt Wert auf das Bahnbrechende im Film von Lars von Trier. Es ist der erste Film in der Geschichte des Kinos, der das Filmende mit dem Ende der Welt verwechselt. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema/): Ce court essai stimulant écrit par le philosophe Peter Szendy s’attaque à un genre majoritairement américain, le film apocalyptique. Szendy, penseur paradoxal et hétérodoxe, aime prendre des objets de pensée complètement inattendus comme il l’avait déjà fait dans Sur écoute : esthétique de l’espionnage (2007) ou dans Tubes : la philosophie dans le juke-box (2008). L’Apocalypse Cinéma s’ouvre par un beau chapitre consacré à Melancholia, où Szendy montre que le film de Lars von Trier, en un geste novateur, est le premier film de l’histoire du cinéma à confondre la fin de son film avec la fin du monde. - [Die Manifeste des surrealismus](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2-2/): Die Bücher Das Manifest des Surrealismus (1924) und Das zweite Manifest des Surrealismus (1930) sind zwei Schlüsselwerke der modernen Literatur. Sie erklären den Hang von Lars von Trier für Manifeste. Dogma 95 ist nur das bekannteste, aber Lars von Trier hat sich schon zu Beginn seines Schaffens für die Form des Manifests begeistert und diese konzeptuelle Herausforderung in seiner gesamten Karriere verfolgt. Es unterstreicht sein Interesse für Künstlergruppen und thematisch fruchtbare Herausforderungen. So ist Lars von Trier nach eigenen Aussagen auch von der französischen Nouvelle Vague inspiriert. - [Manifestes du Surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2/): Les deux Manifestes du Surréalisme rédigés en 1924, puis en 1930 par André Breton sont des textes fondateurs de la modernité littéraire et artistique en général. Lars von Trier y a puisé son goût pour la forme du manifeste. Le plus célèbre est Dogme95, mais le cinéaste danois n’a cessé d’en rédiger tout au long de sa carrière, et notamment à ses débuts. Cette inclination pour ce genre de textes met également en évidence son intérêt pour les défis conceptuels, les contraintes fécondes et les groupes d’artistes. Dans le même ordre d’idée, il se dit également influencé par la Nouvelle […] - [Jäger im schnee](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige-2/): Dieses berühmte Gemälde des flämischen Malers Pieter Bruegel aus dem Jahr 1565 hängt im Kunsthistorischen Museum in Wien. Es stellt den Monat Dezember im Wechsel der Jahreszeiten dar. Zusammen mit weiteren Arbeiten steht es für den Lauf der Dinge in der Welt, der durch die Naturgesetzte bestimmt wird. Sicherlich ist das kosmische Thema der Grund dafür, dass dieses Gemälde in Melancholia so oft gefilmt wird, einem Film, in dem die Menschen den überwältigenden Naturkräften ausgeliefert sind. Übrigens spielt dieses Gemälde auch in Andrej Tarkowskis Solaris eine Rolle. - [Chasseurs dans la neige](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige/): Ce célèbre tableau peint par l’artiste flamand Pieter Brueghel en 1565 est visible au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Il représente « décembre » dans le grand cycle des mois (ou des saisons) qui met en scène, en une série de plusieurs tableaux, la marche du monde selon les lois de la nature. C’est sans doute en raison de cette thématique cosmique que la toile est filmée d’une manière insistante dans Melancholia où précisément les êtres sont soumis à la puissance terrassante de la Nature. À noter que ce tableau figure déjà dans Solaris d’Andreï Tarkovski. - [Die Dreigroschenoper](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous-2/): Das international wohl berühmteste Theaterstück von Bertolt Brecht mit der Musik von Kurt Weil feierte am 31.8.1928 im Theater am Schiffbauerdamm, dem heutigen Berliner Ensemble, Premiere. Bettler, Diebe und Prostituierte spielen dort die Hauptrollen. Diese Kapitalismus-Fabel inspirierte Lars von Trier zu seinem sehr theatralischen Film Dogville. Neben dem berühmten Song Seeräuber-Jenny gefallen dem Dänen auch das Brechtsche Theater der Verfremdung und die antinaturalistische Stilisierung. Den Einfluss von Brecht und Weil spürt man auch in Dancer in the Dark. - [L'Opéra de Quat'sous](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous/): Comédie musicale la plus célèbre écrite pour le texte par Bertolt Brecht et pour la musique par Kurt Weill, qui s’inspire ici de la plupart des grands genres de la musique populaire de l’époque, L’Opéra de quat’sous, représentée pour la première fois à Berlin en 1928, met en scène mendiants, voleurs et prostituées. Lars von Trier s’est inspiré de la chanson « La Fiancée du pirate » et plus largement des théories du dramaturge concernant la distanciation et la stylisation antinaturaliste de ses fables sur la société capitaliste pour son film profondément théâtral, Dogville. On peut également déceler l’influence de Brecht et […] - [Der Spiegel](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-2/): Der poetische und stark autobiografische Film Der Spiegel von Andrej Tarkowski ist auch sein schönster und rätselhaftester Film, der vor allem durch seinen Pantheismus auffällt. Es ist Lars von Triers Lieblingsfilm des russischen Filmemachers und einer der Filme, die er am meisten schätzt. Nicht umsonst hat er Antichrist Tarkowski gewidmet, und der tiefe und symbolhafte Wald, in dem sich Willem Dafoe und Charlotte Gainsbourg als kriselndes Paar verlieren, ist eine direkte Anspielung auf Der Spiegel. - [Le Miroir](https://www.vivelaculture.com/le-miroir/): Poème cinématographique à base autobiographique, Le Miroir d’Andreï Tarkovski est aussi son film le plus beau et le plus énigmatique, impressionnant par son panthéisme. C’est également le film préféré de Lars von Trier dans la filmographie du cinéaste russe qu’il porte très haut dans son panthéon personnel. La preuve : il dédie Antichrist à Tarkovski et s’inspire justement du Miroir pour filmer la forêt profonde et symbolique dans laquelle est plongé le couple en crise formé par Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs-2/): Aus dem Soundtrack von Lars von Triers Dancer in the Dark hat Björk ein eigenes Album veröffentlicht, benannt nach der von ihr gespielten Hauptfigur. Auch wenn dieses Werk im Oeuvre der Sängerin eher eine Randnotiz bleibt, so ist es doch eine ihrer besten Platten, vor allem durch das herausragende Duo mit Thom Yorke I’ve seen it all. Übrigens erhielt Björk beim Festival in Cannes 2000 auch den Preis für die « Beste weibliche Darstellerin » für ihren ersten und bisher einzigen Ausflug als Filmschauspielerin. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs/): De la bande originale de la comédie musicale de Lars von Trier, Dancer in the Dark, Björk a tiré un album à part entière, intitulé Selmasongs d’après le nom du personnage que la chanteuse interprète dans le film. Légèrement en marge de sa discographie, c’est pourtant un des meilleurs disques de la musicienne islandaise dominé notamment par son magnifique duo avec Thom Yorke, « I’ve seen it all ». Par ailleurs, Björk obtint le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2000 pour sa première et, jusqu’à nouvel ordre, seule et unique prestation d’actrice au cinéma. - [Idioten](https://www.vivelaculture.com/les-idiots-2/): Idioten stellt im Werk von Lars von Trier eine Ausnahme dar. Im « gefälschten-dokumentarischen Stil » wird eine utopische Gemeinschaft gefilmt, die sich auf der Suche nach ihrem inneren « Idioten » befindet. Beeinflusst durch die Erfahrungen von Künstlerkollektiven der Avant Garde wie den Wiener Aktionisten, ist Idioten auch zusammen mit Das Fest von Thomas Vinterberg der wichtigste Dogma Film. Lars von Trier und Thomas Vinterberg hatten in ihrem berühmten Aufruf zum Dogma95 zehn Gebote einer ästhetischen Keuschheit aufgestellt, denen sich jeder Filmemacher zu unterwerfen hatte, der das Dogma Gütesiegel erhalten wollte. - [Les Idiots](https://www.vivelaculture.com/les-idiots/): Film à part dans la carrière de Lars von Trier, Les Idiots met en scène d’une manière faussement documentaire une communauté utopique à la recherche de son « idiot » intérieur. Profondément imprégné par les expériences de groupes d’artistes d’avant-garde, comme les actionnistes viennois, Les Idiots est aussi, avec Festen de Thomas Vinterberg, le plus important des films réalisés selon les principes de la charte Dogme95, une série de dix commandements rédigée par von Trier et Vinterberg, selon lesquels tout cinéaste qui s’y soumet fait vœu de chasteté esthétique. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime-2/): Der erste Spielfilm von Lars von Trier wird sofort zu einem Ereignis und wird 1984 in den Wettbewerb des Filmfestivals in Cannes eingeladen. Man entdeckt einen hochbegabten Filmemacher, der durch seinen barocken Filmstil punktet und von den Orson Welles Filmen Die Lady von Shanghai und Im Zeichen des Bösen inspiriert ist. Lars von Trier schafft mit Element of Crime einen hypnotischen, bedrohlichen Thriller, in dem sich Wahrheit und Lüge permanent umkehren. Der Film ist der erste Teil der Europa Trilogie, zu der auch der zweite Spielfilm Epidemic und das dritte Werk Europa gehören. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime/): Le premier long métrage de Lars von Trier, réalisé en 1984 est tout de suite un événement. Sélectionné la même année en compétition au festival de Cannes, Element of Crime révèle un cinéaste surdoué, baroque, influencé par le Orson Welles de La Dame de Shanghai et La Soif du mal, fasciné par l’hypnose et construisant un polar stylé et tordu où la vérité et le mensonge sont réversibles à l’infini. Element of Crime est également le premier volet de la trilogie Europe, qui comprend Epidemic et Europa, respectivement deuxième et troisième longs métrages de Lars von Trier. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona-2/): Als er Charlotte Gainsbourg eine Rolle in Melancholia anbietet, zeigt ihr Lars von Trier vor allem Persona, das Meisterwerk von Ingmar Bergman. Diese Erkundung der weiblichen Psyche und Sexualität anhand eines Duos um eine stumm gewordene Schauspielerin und ihre Krankenschwester gehört auch zu den wichtigsten Inspirationsquellen für Nymphomaniac. Generell ist der Einfluss von Bergman auf das Kino von Lars von Trier beträchtlich, auch im Hinblick auf seine Verehrung für Strindberg. Der dänische Regisseur scheint von Ingmar Bergman wie besessen zu sein und erwähnt ihn ständig in seinen Interviews. Er teilt mit dem großen schwedischen Filmemacher auch seine Vorliebe für Trilogien. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona/): Quand il a invité Charlotte Gainsbourg a participé à Melancholia, Lars von Trier lui a montré en priorité Persona, le chef-d’œuvre de Bergman. Cette exploration de la psyché et de la sexualité féminines, articulée autour du duo formé par une actrice devenue muette et son infirmière, est également une des inspirations majeures de Nymphomaniac. Plus généralement, l’influence de Bergman sur Lars von Trier est permanente, y compris dans son amour pour Strindberg, tant le réalisateur danois est hanté par le plus grand cinéaste suédois, qu’il ne cesse d’évoquer dans ses entretiens, et à qui il emprunte aussi son goût pour […] - [Justine oder die Leiden der Tugend](https://www.vivelaculture.com/justine-2/): Die Figur von de Sade, dem wohl Größten unter den tabubrechenden Schriftstellern hat Lars von Trier immer fasziniert. Sein berühmter Roman Justine oder die Leiden der Tugend dient zweifellos als Erzählmuster für Nymphomaniac. So übernimmt der Filmemacher den Ich-Erzähler und die die Form des Schelmenromans und den ironischen Tonfall eines Freigeistes. Nur dass Lars von Trier die Rollen umdreht, weil Nymphomaniac auch den Untertitel « Die Leiden des Lasters » tragen könnte. Schon in Melancholia hieß die von Kirsten Dunst gespielte Figur Justine. - [Justine](https://www.vivelaculture.com/justine/): La figure de Sade, le plus grand des écrivains transgresseurs, fascine Lars von Trier. Son célèbre roman Justine ou les Infortunes de la vertu est sans doute le modèle narratif de Nymphomaniac. Le cinéaste reprend notamment la narration à la première personne et la forme picaresque, ironique et libertine du livre, mais il en inverse les pôles, puisque Nymphomaniac pourrait être sous-titrée « les Infortunes du vice ». Déjà dans Melancholia, le personnage interprété par Kirsten Dunst se prénomme Justine. - [IRM](https://www.vivelaculture.com/irm/): En trois films – Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac – Charlotte Gainsbourg est devenue l’actrice fétiche de Lars von Trier, grand directeur d’actrices. En parallèle à une carrière d’actrice bien remplie, elle publie de loin en loin un album de chansons. Le dernier en date, IRM, est son plus réussi, grâce notamment à Beck, devenu pour l’occasion le producteur et le mentor pop de l’actrice-chanteuse. Pour la bande son de Nymphomaniac, Volume II, le duo récidive avec une reprise envoûtante de « Hey Joe », la fameuse chanson de Jimi Hendrix, qui a donné son prénom au personnage interprété par Charlotte Gainsbourg dans […] - [Nymphomaniac, Teil 1&2 Directors Cut](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i-2/): Joe (Stacy Martin) ist Nymphomanin, findet aber im Sex im Laufe der Jahre immer weniger Erfüllung. Überraschend nachsichtig filmt Lars von Trier diese Reise durch Lust und Schmerz. Der 1.Teil gerät zu einer mitunter philosophischen, erfrischend humorvollen Frauenstudie. Im 2.Teil ist Joe (Charlotte Gainsbourg) über Vierzig, verhärtet und auf dem Schmerztrip. Nach der Kinofassung erscheint nun der Directors Cut mit Hardcoreszenen auf Blu Ray/DVD und VOD. Die expliziten Sexszenen wurden von Pornodarstellern gedoubelt und digital eingefügt. Der DC ist mit 5h25 ca. 90 Minuten länger als die Kinofassung von Teil 1 und 2. - [Nymphomaniac, Volume I](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i/): Précédé par une campagne marketing exceptionnellement habile, le premier volet de ce Nymphomaniac est une œuvre sombre et percutante qui prend à contrepied son spectateur. Découpé en chapitres ciselés, Nymphomaniac, Volume I permet à Lars von Trier de livrer sa vision dénuée de glamour et très protestante d’une femme profondément tourmentée par sa quête effrénée de la jouissance. Même s’il faudra attendre le deuxième volume de ce roman d’apprentissage pour en prendre toute la mesure, force est de constater que Lars von Trier s’impose à nouveau ici comme un cinéaste clinique et dérangeant. - [Gros Dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/gros-degueulasse/): En 2003, une exposition au Centre Pompidou des dessins souvent très chauds de Reiser a réuni toute la bande d’Hara Kiri qui avaient eu des relations dures avec les Pompidou, d’ailleurs Reiser avait écrit en 1972 : « Il est mort debout… car il avait des hémorroïdes. » Gros Dégueulasse est une BD sublime où ce personnage aussi fou qu’Ubu fascine les femmes autant qu’il les dégoûte, car il ose ce que les autres sont même loin d’imaginer, quand il pète dans l’ascenseur, parle de ses deux slips, ou du cycle de la nature avec la mouche qui embête bébé, qui lâche son […] - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou-2/): Jarry jouait à être ou ne pas être Ubu, ainsi fit Gainsbourg avec Gainsbarre. L’Homme à tête de chou, son album concept sorti en 1976, raconte l’histoire d’un homme « moitié légume, moitié mec » qui va chez Max, coiffeur pour homme, où il rencontre la shampouineuse Marilou, qu’il aime passionnément… Un album à écouter en mangeant du chou farci. Une anecdote pour finir : je me souviens d’un type aperçu dans une soirée à thème que j’avais vu entrer dans la cuisine et ressortir quelques minutes plus tard avec une feuille de salade et du pain couvrant ses oreilles, il avait fait […] - [De zéro à Z l’abécédaire de l’inutile](https://www.vivelaculture.com/de-zero-a-z-labecedaire-de-linutile/): Dans la préface de l’ouvrage, Daniel Pennac dit l’intérêt qu’il trouve à observer les réactions des gens qui ne sont pas sensibles au « Sabotage » : vieille spécialité hollandaise, p. 13 ; aux « Métiers et traditions » : duel entre maraîchers, p. 47, ou à « Partie de vache-vache », p.59. Plonk & Replonk sont deux frères suisses, Hubert et Jacques Froidevaux, des hauteurs de La Chaux-de-Fonds, qui s’amusent beaucoup. Dire de leurs dessins qu’ils sont surréalistes est à la fois trop et pas assez, le mieux est de ne rien dire, et dans ce silence, se rendre compte qu’il est impossible d’en parler avec justesse, et que […] - [Faits divers](https://www.vivelaculture.com/faits-divers/): C’est une étude considérable sur l’importance que les surréalistes ont accordée aux faits divers, pas toujours considérables par ailleurs. Et l’auteur, un prof de littérature française qui enseigne à Tokyo, considérable donc, montre que ce qui les a intéressés, dans des situations pas plus provocantes ni pittoresques que ça – un comédien contre qui porte plainte sa jeune femme, l’assassinat d’un caissier des missions catholiques, beaucoup de suicides –, est de dire à quel point ces situations les bouleversaient, et pas du tout de manière épisodique, non, leur empathie était cultivée avec beaucoup d’exigence et de constance, en vrais révolutionnaires. - [Comment parler du surréalisme aux enfants ?](https://www.vivelaculture.com/comment-parler-du-surrealisme-aux-enfants/): Cette collection « Comment parler de… aux enfants » procède ainsi : une introduction solide, puis des œuvres analysées avec de quoi dire à trois familles d’âge. Pour le Loup-table de Victor Brauner (en couverture), le livre recommande : de dire aux 5-7 ans que c’est un renard, car l’artiste n’a pas trouvé de loup empaillé ; de parler aux 8-10 ans des créatures fabuleuses, et de l’air énervé du renard qui veut attraper sa queue ; d’évoquer avec les 11-13 ans l’idée qu’avec cette bête monstrueuse, Brauner pressent la montée du nazisme, d’après Breton. Que les enfants ne s’inquiètent pas, leurs parents vont s’instruire ! Imaginons […] - [Les Champs magnétiques](https://www.vivelaculture.com/les-champs-magnetiques/): Dans Manifestes du surréalisme, en 1924, Breton raconte comment les choses ont commencé en 1919 : « Tout occupé encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, la pensée parlée. Philippe Soupault et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. » Donc le « louable mépris » est […] - [Les Objets fous d’artistes](https://www.vivelaculture.com/les-objets-fous-dartistes/): Ce livre permet de découvrir des objets d’esprit surréaliste où le quotidien est mis à rude épreuve par la poésie pure : Un Canapé en cuisinière-à-mémé inventé par le groupe d’artistes de la Havane, Los Carpenteros, où il n’y a que l’embarras du choix pour allumer son cigare, avant de se décider à rester debout ; un Billard montagne russe qui remet en cause le principe même des bandes ; et surtout, L’Attaché-case attachant de Radi Designer, qui révèle l’essence révolutionnaire du surréalisme, car si les cadres supérieurs et autres négociateurs de tous poils allaient ainsi travailler, les discussions changeraient de ton à […] - [Le Déshonneur des poètes](https://www.vivelaculture.com/le-deshonneur-des-poetes/): Un texte court et percutant écrit en 1945 qui rappelle que « la signification originelle de la poésie est d’être le véritable souffle de l’homme » avant de critiquer violemment le recueil L’Honneur des poètes, paru clandestinement pendant l’occupation nazie, dans lequel on trouve le célèbre « j’écris ton nom » d’Éluard, que Péret n’épargne pas, car selon lui « pas un de ses poèmes ne dépasse le niveau lyrique de publicité pharmaceutique ». Il reproche à tous les auteurs de la brochure de faire la même erreur qu’Apollinaire en considérant la guerre comme un sujet poétique. Péret avait écrit en 1928 Les Rouilles encagées, qui […] - [Monty Python : Sacré Graal !](https://www.vivelaculture.com/monty-python-sacre-graal/): Une troupe d’humoristes, composée de six membres, Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Michael Palin, Terry Jones et Terry Gilliam, tous britanniques sauf le dernier, américain, commence par se faire remarquer avec la série télévisée Monty Python’s Flying Circus sur la BBC en 1969. Les mêmes ont osé en 1975 Monty Python : Sacré Graal ! et ce fut une bombe absurde à hurler de rire qui a laissé des traces avec « je te crève mon acné à la gueule », les vaches balancées du haut des remparts, sans oublier la scène de combat entre les deux chevaliers en cotte de maille… Si […] - [Apollinaire et les mamelles de Tirésias](https://www.vivelaculture.com/apollinaire-et-les-mamelles-de-tiresias/): C’est Apollinaire qui a inventé en 1917 le mot surréalisme, en disant que sa pièce Les Mamelles de Tirésias était un « drame surréaliste ». Une héroïne s’insurge contre l’autorité masculine, revendique des droits égaux à ceux de l’homme, quitte le foyer conjugal ; son mari décide de faire des enfants tout seul, à la place de son épouse insoumise. Peter Read, professeur de littérature moderne, raconte comment la première fut un scandale – dans la salle bondée, Breton essaye de calmer Jacques Vaché qui brandit un revoler pour trouver une place – et montre l’actualité qui sert de tremplin à l’épanouissement de […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-2/): Dans Les Pas perdus, Breton dit son admiration pour Jarry, le créateur surdoué d’Ubu roi. Jarry est né à Laval, en 1873, au lycée de Rennes, son prof de physique, monsieur Hebert, est si grotesque qu’il lui inspire Ubu. Oui ! La première version d’Ubu roi est une farce écrite par des lycéens de 15 ans. « La Chanson du décervelage » avec son fameux refrain « Houra ! Cornes au cul ! Vive le père Ubu ! » contient toute la violence du surréalisme. « Merdre ! » Jarry finira par s’identifier à Ubu pour renvoyer aux imbéciles leur monstruosité, comme plus tard, Reiser et Gainsbourg. Il vit comme il […] - [Les Chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror-2/): Pour les surréalistes, Breton, Aragon et Soupault, « il n’y eut d’emblée pas de génie qui tint devant celui de Lautréamont », qu’ils considéraient comme un surréaliste avant l’heure. Les Chants de Maldoror sont un poème en prose écrit en 1869, dont le chant I s’ouvre sur un extraordinaire vol d’oies, au chant VI, Lautréamont envisage la beauté « comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Trouvant épatant que ce hasard ouvre une brèche qui permette au surréel de s’engouffrer dans le réel, André Breton en a tiré son idée de « Beauté convulsive ». Sacré […] - [Les 100 mots du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/les-100-mots-du-surrealisme/): Dans ce dictionnaire très instructif, « Polémique » montre que ça bardait dans le mouvement. Breton déclare : « Loti, Barrès, France, marquons tout de même d’un beau signe blanc l’année qui coucha ces trois sinistres bonshommes, l’idiot, le traître et le policier. » Breton dénonce Soupault en 1927 après avoir créé en 1919 avec lui Les Nuits magnétiques. Breton gifle Crevel en 1923. À propos de Crevel, lisez son roman Babylone ! « Dissidence » dit que les exclusions étaient sans appel. « Musique » révèle qu’il n’y en a pas eu dans le mouvement, Leiris trouvant que le surréalisme musical est inconcevable parce que « la musique ne touche […] - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme-2/): Il y a eu deux manifestes, le premier en 1924, et le second en 1930. Tout le monde sait qu’ils existent, surtout le premier, mais qui les lit encore ? C’est une erreur ! Dans le premier, il est question d’imagination – dont Breton dit : « Ce que j’aime surtout en toi, c’est que tu ne pardonnes pas » –, de rêve et des récentes découvertes de Freud, qu’il salue et dont il tire la surréalité, de merveilleux pour adultes, de son expérience poétique d’homme coupé en deux par une fenêtre, de sa collaboration d’écriture automatique avec Soupault, qu’ils appellent surréalisme en hommage à […] - [Dictionnaire de l’objet surréaliste](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-de-lobjet-surrealiste/): L’excellente idée de ce catalogue est d’être vraiment un dictionnaire, dont « Objet » est une des entrées, qui évite la sacro-sainte chronologie. Ainsi il ne s’agit pas d’une histoire des objets dans le surréalisme, mais de voir comment le mouvement a proposé à l’objet du quotidien de défier la sculpture, et de découvrir des œuvres contemporaines marquées par cet esprit. Dès la première salle de l’expo, deux objets donnent le ton : Porte-bouteille de Marcel Duchamp, qui proclame l’invention du « ready-made », et le mobile avec des cintres de Man Ray, qui dit merveilleusement comment la révolution surréaliste a fait sortir […] - [Play](https://www.vivelaculture.com/play/): L’album Cloud Making Machine c’est la bande son d’un film imaginaire. Avec ce disque j’ai perdu tous mes fans techno, mais je suis allé là où je voulais aller et j’ai attiré des gens avec lesquels j’avais envie de travailler, notamment Marie-Claude Pietragalla, Angelin Preljocaj, et c’est comme ça que j’ai rencontré Manuel Herrero. Son documentaire Play est un film sur le sport, dont certains ne sont parfois pratiqués que dans des coins paumés du monde. La musique de ce docu est un peu le résultat de toutes mes recherches hors de la techno, mais en restant très électronique. C’est […] - [Aleph](https://www.vivelaculture.com/aleph/): C’est le deuxième enfant prodige de la techno. C’est un disque absolument fascinant mais vraiment pas facile. On est sur une vision extrêmement sombre du monde, un peu comme dans une bande son d’un film de John Carpenter genre New York 1997 version 2013. C’est un disque très très lent, ce qui rend les choses encore plus fin du monde. C’est un pavé dans la mare techno. C’est gonflé pour un DJ de techno de sortir un album tellement lent qu’il ne sera pas joué par les DJ. C’est un album de salon, mais vu sa noirceur c’est pas un […] - [History of Man](https://www.vivelaculture.com/history-of-man/): Dans le livre je parle de la nouvelle scène qui depuis deux ans a réveillé Paris, endormi pendant dix ans. Bromance est le label d’un DJ français qui s’appelle Brodinski et qui a vraiment la cote en ce moment. C’est un label qui sort habituellement des disques plutôt durs, techno, sombres. En revanche l’album d’Illangelo est un album d’electronica comme on peut en faire aujourd’hui. C’est vraiment la suite de ce que pourrait faire Aphex Twin. Pas dans le côté compliqué, mais dans le côté mélodique. On entend avec cet album les possibilités de traitement de sons, les sonorités, les […] - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge/): « Voilà un film absolument sublime sur la musique. C’est Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, qui sert de fil rouge et qui part à la rencontre de toutes les musiques qu’on trouve à Istanbul. Fatih Akin, pour qui Hacke a travaillé sur la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… C’est à pleurer, c’est mortel. » - [Rêves syncopés](https://www.vivelaculture.com/reves-syncopes/): Cette BD porte très bien son nom. C’est pas l’histoire de la techno en BD. Il y a des bouts d’histoire, mais on n’explique rien. On est sur des climats, des impressions. Par exemple on se retrouve à la fin d’une des premières soirées du Rex, à Berlin dans la boite de Dimitri qui s’appelait le Trésor… c’est le temps des débuts de cette musique, à l’époque des questionnements et des incertitudes. C’est un voyage un peu flouté, sublimement dessiné, et c’est la première fois que je retrouve en image ce que je connais de la nuit et des ambiances […] - [How Music Works](https://www.vivelaculture.com/how-music-works/): Un must pour toute personne qui aime la musique, n’importe quelle sorte de musique. Je pense que c’est le livre de toute une vie, qu’il a dû mettre plus de vingt ans à écrire. On va des opéras wagnériens aux tout petits villages africains, le mec t’explique que partout dans le monde il y a de la musique, qu’elle peut naître de la rencontre accidentelle de deux personnes comme de démarches très réfléchies et très personnelles. David Byrne t’explique que tout le monde peut faire de la musique. C’est le bouquin le plus passionnant que j’aie lu sur la musique. […] - [Der Klang der Familie](https://www.vivelaculture.com/der-klang-der-familie/): Dans la nouvelle édition d’Electrochoc on consacre un grand passage à Berlin, depuis les années vingt et les Swing Kids des années trente – ces gamins fans de fringues anglaises et de jazz américain persécutés par les nazis – au Berlin d’aujourd’hui qui est devenu la Mecque de la techno. Der Klang der Familie est un essai remarquable qui ne parle que de la techno et de la conséquence de la chute du mur sur cette musique. Arte prépare un documentaire sur le sujet. Attention, on est sur un truc de spécialistes de l’histoire de la techno, mais c’est passionnant. - [Fresh Meat](https://www.vivelaculture.com/fresh-meat/): « Une série délicieuse sur des étudiants dans une maison qui ressemble typiquement à une maison occupée par des étudiants dans les quartiers un peu chauds de Manchester de nos jours… On va à la fac, on prend de la dope, on fait n’importe quoi. Comme partout dans le monde, mais à Manchester ça prend une autre couleur. C’est très drôle, brillamment écrit. » - [Control](https://www.vivelaculture.com/control/): Si 24 Hour Party People montre une image folle et très colorée de Manchester, Control en montre la face noir et blanc, son côté extrêmement dur. C’est un très beau tableau de ce que peut aussi être aussi la ville de Manchester, mais le film est d’une « sombritude » totale. J’y ai vécu quatre ans, je connais bien. Il pleut, il fait gris, la vie n’est pas funky, eh bien le week-end les mômes pètent totalement les plombs. Pas étonnant que Joy Division soit sorti de là-haut ! - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people/): « Un des deux films absolument cultes sur Manchester. 24 Hour Party People explique extrêmement bien ce que peut-être la folie de manager des groupes au moment où ils prennent tous de la dope et que ça devient cauchemardesque pour les mecs qui essaient de les gérer. Mais le film raconte aussi très bien la folie des années Hacienda. J’ai bossé pour Tony Wilson quand il a ouvert un lieu qui s’appelait le Dry. Je m’occupais de la partie restauration et c’est moi qui ai commandé les fourneaux, les assiettes et les couverts ! C’était une période où la ville était vraiment […] - [Sextant](https://www.vivelaculture.com/sextant/): Derrick May, un des grands acteurs de la techno, a dit un jour que la techno c’était la rencontre de Funkadelic et de Kraftwerk dans un ascenseur. Mais une des prémices de cette musique se retrouve dans cet album expérimental d’Herbie Hancock, un mélange dans lequel tu sens l’Afrique, le jazz, la musique électronique, le funk… Tu as aussi la notion de l’espace que les Noirs américains développaient dans leur musique en réaction à leurs conditions aux États-Unis. Ils se disaient : « On ne sait pas à quoi ça peut ressembler là-haut, mais ça ne peut pas être pire qu’ici. » Très, […] - [Fantaisie militaire](https://www.vivelaculture.com/fantaisie-militaire/): Il faut savoir que dès mes débuts j’ai été labélisé techno, mais je n’ai jamais été à l’aise avec les étiquettes, quand je suis enfermé dans un paquet de lessive. J’ai eu très vite envie de toucher à des choses différentes. Fantaisie militaire a été un pivot dans ma vie et ma carrière. Grâce à cet album j’ai assumé le fait d’aller autre part musicalement, hors de l’espace techno. On venait de finir Electrochoc, j’étais dans un grand questionnement, les grandes questions fondamentales qu’on à tous de temps en temps. C’est en écoutant Fantaisie militaire que j’ai assumé mon envie […] - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone/): Quand on a commencé à travailler sur Electrochoc, David réfléchissait déjà à un livre sur Nina Simone dont nous sommes tous les deux de grands fans. Pendant les deux années de travail sur le livre, on écoutait Nina tout le temps et à chaque fois qu’on se voyait, notre petit jeu c’était de se faire découvrir des enregistrements que l’autre ne connaissait pas. Ce livre raconte les choses comme elles se sont passées, sans pathos mais sans les enjoliver. C’est une absolue merveille. Une anecdote : pour la promo d’Electrochoc on était invités à la radio. Sans rien dire à David, […] - [The Trax Records Box Set](https://www.vivelaculture.com/the-trax-records-box-set/): Trax, c’est le label qui est arrivé au tout début, qui a fait découvrir cette musique à un nombre incroyable de gens. Mais Larry Sherman, son fondateur, était tellement dingue que la légende dit qu’il pouvait jeter ses godasses dans la machine à pressage. Résultat, les disques étaient souvent mal pressés, tellement crados que tu ne pouvais même pas les jouer. Ils se sont finalement rendu compte de l’importance de ce catalogue et ont tout ressorti nettoyé et remasterisé. Pour tous ceux qui ont découvert cette musique à travers ce label, ce coffret est vraiment important. - [Electrochoc](https://www.vivelaculture.com/electrochoc/): Electrochoc est un voyage dans la musique électronique racontée par un de ses principaux acteurs. Tout y est. Les moments clés, les personnages importants, les histoires secrètes, les enjeux, les débordements pharmaceutiques… Pour accompagner le Xème anniversaire de sa première publication, Laurent Garnier et David-Brun Lambert ont ajouté plus de cent pages à cette édition pour raconter les transformations qui ont marqué la musique électronique au cours des dix dernières années. L’arrivée du MP3, la place prise par Berlin sur la scène mondiale, le poids des réseaux sociaux, l’effondrement du marché du disque… tous ces changements profonds dont ils ont […] - [Du côté de chez Swann](https://www.vivelaculture.com/du-cote-de-chez-swann/): La Grande Guerre, pour Marcel Proust, aura duré de 1913 à 1919. À la première date, il est contraint de publier à compte d’auteur ce premier tome d’À la recherche du temps perdu, refusé chez Gallimard par André Gide. À la seconde, il reçoit le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le deuxième volume, qui l’emporte contre le roman des tranchées de Roland Dorgelès, Les Croix de bois. Entre les deux, il se bat avec son texte, qui ne cesse d’enfler. Pour finir, il faudra attendre 1927 pour lire l’ensemble du roman. Mais toute l’œuvre est […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche-2/): Maurice Ravel composa ce concerto pour violon et orchestre en 1929, commandé par le pianiste virtuose Paul Wittgenstein, qui perdit son bras au cours de la Première Guerre mondiale sur le front russe. C’est une œuvre d’une grande complexité technique puisque seule la main gauche parcourt le clavier d’un bord à l’autre. Avec ce concerto Ravel composa une œuvre violente et sombre dont on peut trouver les racines dans sa propre expérience de la guerre dont il reviendra blessé. - [Le Sacre du printemps](https://www.vivelaculture.com/le-sacre-du-printemps/): Pour l’inauguration du Théâtre des Champs-Élysées en 1913 (premier théâtre construit en béton armé qui permet d’éviter les poteaux dans la salle), Gabriel Astruc, le directeur du théâtre, invite Igor Stravinsky. Il présentera Le Sacre du printemps, avec les Ballets russes de Serge Diaghilev sur une chorégraphie de Nijinski. Cette œuvre d’une grande modernité qui fait la part belle à une musique et des danses syncopées, brutales, primitives inspirées du folklore païen russe, sera conspuée par le public. Il n’empêche, l’année suivante Stravinsky sera acclamé par ses admirateurs et Le Sacre du printemps est aujourd’hui considéré comme une œuvre capitale […] - [L'Irrégulière, l'itinéraire de Coco Chanel](https://www.vivelaculture.com/lirreguliere-litineraire-de-coco-chanel/): Ses pièces les plus célèbres – tailleur de tweed et sac à main matelassé – datent de la réouverture de sa maison en 1954. Mais Gabrielle « Coco » Chanel a alors 71 ans, et une riche histoire derrière elle : dès 1910, le Tout-Paris se presse dans sa première boutique de la rue Cambon, à la Concorde ; son mythique N°5, premier parfum lancé par un créateur de mode, date de 1921 ; surtout, pendant la guerre, le tissu manquant, elle en profite pour créer des robes simples et fluides, à partir de tricots de corps militaires, qui libèrent la silhouette féminine. […] - [Charlot soldat](https://www.vivelaculture.com/charlot-soldat/): Sorti aux États-Unis trois semaines avant l’armistice, ce film est un triomphe public, artistique et critique. Même succès à sa sortie en France, au printemps 1919 : Chaplin est déjà une vedette internationale, mais sa présence continuelle sur les quatre cents écrans itinérants de la Section cinématographique de l’armée (le « cinéma aux Poilus », créé en 1915) ont fait de lui la star des tranchées françaises. Depuis quatre ans qu’il incarne Charlot, l’ex-bateleur anglais parti trouver fortune à Hollywood maîtrise son personnage fétiche jusqu’au bout des tatanes. En quarante-six minutes, il multiplie les morceaux de bravoure comiques (notamment quand il se déguise […] - [Romans et Nouvelles 1917-1941](https://www.vivelaculture.com/romans-et-nouvelles-1917-1941/): On la disait insensible au monde, concentrée sur sa création et sa vie intérieure. L’œuvre de la romancière anglaise d’Orlando est pourtant riche d’informations sur les premières décennies du siècle (dès 1905, à 23 ans, elle était régulièrement publiée), et notamment sur la vie qui continuait à l’arrière pendant la Grande Guerre. Elle s’attaque ainsi à la satire sociale et aux affres de l’adolescence (La Traversée des apparences, 1915) ou bien à la cause des femmes (Nuit et Jour, 1919) tandis que la guerre sert de toile de fond aux livres qui suivent le conflit, comme La Chambre de Jacob […] - [À l'ouest, rien de nouveau](https://www.vivelaculture.com/a-louest-rien-de-nouveau/): La Grande Guerre, vue du côté allemand, par un écrivain qui fut mobilisé à l’âge de 18 ans, en 1916. Il ne nous épargne rien du bourrage de crâne qui précéda le conflit, ni des abominations de la vie dans les tranchées, marquée par la souffrance physique et une douloureuse remise en cause de tous les repères moraux. Le succès immédiat de ce classique du pacifisme fit de lui une cible privilégiée des nazis avant même leur accession au pouvoir. Ses livres figurant en bonne place dans les autodafés hitlériens, il s’exilera dès 1933 vers la Suisse, puis vers les […] - [Le Monde d'hier, souvenirs d'un Européen](https://www.vivelaculture.com/le-monde-dhier-souvenirs-dun-europeen/): Ce livre envoyé à son éditeur la veille de son suicide en 1942 au Brésil, où il s’était exilé pour fuir les persécutions nazies, est à la fois l’autobiographie et le testament de l’écrivain autrichien. Il y raconte la Vienne du début du XXème siècle, où il fréquenta Freud et Strauss, mais embrasse aussi la Grande Guerre et ses conséquences, d’une plume précise forgée dans de multiples genres puisqu’il fut aussi bien essayiste, biographe, poète et dramaturge qu’auteur de célèbres nouvelles (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme). - [L'homme qui voulait changer le monde](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-voulait-changer-le-monde/): À l’approche de la Grande Guerre, le futur prix Nobel de littérature 1946 est déjà bien établi dans la littérature allemande, mais il est encore bien loin des romans des années vingt et trente (Siddartha, Le Loup des steppes, Narcisse et Goldmund…) qui lui apporteront la consécration. L’homme qui voulait changer le monde, marque cependant un tournant dans sa carrière : le parcours solitaire d’un jeune homme s’échappant peu à peu du monde moderne correspond à la vie de l’auteur, qui s’est alors retiré à la campagne, et brasse tous les thèmes de son œuvre future. Hesse était hostile à la […] - [La Peur](https://www.vivelaculture.com/la-peur/): Publié aux début des années trente, le roman que tire Gabriel Chevallier – l’auteur de Clochemerle – de son expérience des tranchées dénote dans la production de l’époque qui faisait la part belle au courage des troupes galvanisées par des discours patriotiques censés gonfler les poitrines avant de sortir des tranchées. Dans La Peur, il n’est question que de l’horreur du quotidien sur le front dont on ne parle pas à l’arrière pour ne pas révéler l’ampleur du carnage. Neuf millions de soldats seront tués et ceux qui en reviendront garderont au fond d’eux l’horreur de ce qu’ils ont vécu. […] - [Le Cap de Bonne-Espérance](https://www.vivelaculture.com/le-cap-de-bonne-esperance/): Déjà connu des milieux littéraires avant-guerre, le futur auteur des Parents terribles a 25 ans en 1914. Réformé lors de son service, engagé malgré tout comme ambulancier, il est vite démobilisé pour raisons de santé. Mais il en a vu assez pour que cela radicalise son œuvre. Pendant le conflit, il fricote avec toutes les avant-gardes parisiennes. Et aussitôt après, il publie ce long texte, dans lequel il utilise aussi bien la versification contraignante de la poésie classique que des formes plus libres, sans rien s’imposer. Cocteau sort de la hantise de la guerre par l’audace créative, et en ayant […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons-2/): De ce classique signé du prix Goncourt 1910, son dernier livre avant la guerre où il périra en 1915, on connaît les qualités de chronique rurale (Pergaud a été instituteur dans le Doubs) et la langue délicieusement fleurie permise par un récit mené du point de vue des enfants. Mais vu l’époque, cette histoire de rivalité éternelle entre les gamins de deux villages empêtrés dans l’esprit de revanche fait résonner, l’air de rien, le climat franco-allemand de 1870 à 1914… - [Le Grand Meaulnes](https://www.vivelaculture.com/le-grand-meaulnes/): Comme Guillaume Apollinaire ou Louis Pergaud, Alain-Fournier fait partie des cinq cent soixante écrivains officiellement « morts pour la France » en 1914-1918, dont une plaque dresse la liste au Panthéon, fauché dès septembre 1914, à 27 ans, après cet unique roman qui vaut bien mieux que son statut de « classique obligé » des classes de collège. Quand Augustin Meaulnes s’échappe de son pensionnat, ses trois jours de fugue et de fête au fond d’une forêt onirique, dans un château sans nom où il découvrira l’amour, sont un rêve éveillé, dont le souvenir et les évocations forment la matière de la troisième partie, […] - [Dictionnaire des idées reçues](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-des-idees-recues/): L’auteur de Madame Bovary a travaillé trente ans, jusqu’à sa mort en 1880, sur ce recueil d’aphorismes en forme de définitions conçu comme une annexe à l’inachevé Bouvard et Pécuchet, et complété son tour d’horizon de la bêtise et des hypocrisies. La première édition posthume ayant attendu la veille du conflit mondial, l’entrée « Guerre » vaut le détour. Elle tient en une injonction de deux mots : « Tonner contre », comme pour annoncer le prompt revirement des pacifistes aux premiers bruits de bottes de l’été 1914… - [Gens de Dublin](https://www.vivelaculture.com/gens-de-dublin/): Quand paraissent ces nouvelles, en juin 1914, l’Europe bascule vers le meurtrier affrontement des nationalismes. Le moins exacerbé n’est pas celui qui travaille l’Irlande du futur auteur d’Ulysse. La révolte de 1916 et la proclamation de la République en 1919 conduiront à la partition de l’île entre le Sud, catholique indépendant, et le Nord, protestant et fidèle à la couronne britannique. Dans un style simple, sans juger ni conclure, Joyce chante Dublin (qu’il a déjà quitté et ne reverra plus) et ses habitants, comme pour montrer que l’on peut aimer ses racines tout en se tenant à distance des affrontements […] - [Le porte-lame](https://www.vivelaculture.com/le-porte-lame/): Si, des écrivains de la Beat Generation, Kerouac est surtout connu pour ses récits de voyages, Ginsberg pour avoir été le « pape » des années hippies, nul doute que William Seward Burroughs, l’inventeur du cut-up, est à la fois le plus sombre (il tue sa femme accidentellement d’une balle dans la tête en jouant à Guillaume Tell en 1951) et celui dont l’influence sera la plus grande sur les artistes dans les années 80 et 90 jusqu’à sa mort en 1997. Le Porte-lame est un petit scénario dont l’histoire se passe en 2014 à New York devenu dépotoir, et […] - [Les clochards célestes](https://www.vivelaculture.com/les-clochards-celestes/): «Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d’envie de vivre, fous d’envie de parler, d’être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d’artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waou ! » » - [The beats : anthologie graphique](https://www.vivelaculture.com/the-beats-anthologie-graphique/): C’est l’histoire du mouvement qui refusa le modèle établi de l’american way of life raconté suivant les principes du roman graphique. Aux Etats-Unis ce mouvement (et tout particulièrement Allen Ginsberg) va donner naissance aux beatniks et aux mouvements pacifistes en lutte contre la guerre du Viet Nam, notamment en prônant une façon de vivre qui fait la part belle à la musique, au sexe et aux drogues. Cool. - [A coney Island of the mind](https://www.vivelaculture.com/a-coney-island-of-the-mind/): Lawrence Ferlinghetti est poète mais reste surtout connu pour être le propriétaire de la librairie City Lights Books établie en 1953 à San Francisco, et de la maison d’édition du même nom qui publiera entre autres Kerouac, Ginsberg et même Bukowski. - [Haiku Anthologie du poème court japonais](https://www.vivelaculture.com/haiku-anthologie-du-poeme-court-japonais/): Allen Ginsberg était un bouddhiste convaincu et grand amateur de poésie orientale et japonaise. On en retrouve l’influence dans ses deux longs poèmes les plus connus Howl, et Kaddish, qu’il écrivit pour les funérailles de sa mère. « Dans la vieille mare, une grenouille saute, le bruit de l’eau. » Bashō - [La nuit d’enfer](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-denfer/): Ce poème érotique (mis en images par Art Spiegelman) fut largement censuré aux Etats-Unis à sa parution en 1928. Comme souvent, cette œuvre circula sous le manteau avant de devenir un ouvrage culte. « La nuit d’enfer ? C’est le livre qui m’a donné envie de devenir écrivain. » William S. Burroughs - [Speed Fiction](https://www.vivelaculture.com/speed-fiction/): « De jeunes auteurs qui lisent mes livres me demandent souvent comment on devient un écrivain comme moi. Je réponds : eh bien, détruis ta vie, trahis tes amis, perd tout ce que tu as, ruine ta santé, ne respecte pas la loi, vis dans la rue, et tu deviendras un écrivain, toi aussi. C’est un super-conseil pour des jeunes. » Interview de Jerry Stahl, Paris, mai 2010, film 13e Note Jerry Stahl. - [Lettres à la N.R.F.](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-la-n-r-f/): Admiré pour ses romans et notamment le Voyage… par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine… Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit […] - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy/): Drugstore Cowboy raconte, dans les 70’s, la vie de deux couples emmenés par Robert « Bob » Hughes (Matt Dillon) et sa femme Dianne (Kelly Lynch) dont l’une de leurs deux activités quotidiennes est de dévaliser les « pharmacies » (drugstore) pour se fournir en drogues de toutes sortes, l’autre étant de les consommer à très hautes doses. Mais au pays de « la défonce » rien n’est jamais simple. Participation plus vraie que nature de William S. Burroughs dans le rôle d’un ancien prêtre toxicomane… - [Small change](https://www.vivelaculture.com/small-change/): Nul doute que s’il fallait choisir un artiste qui a le plus intégré le style de vie et les influences des écrivains de la Beat Generation à son œuvre, Tom Waits sortirait en premier. Ses débuts d’auteur compositeur interprète à Los Angeles au début des années 70 sont marqués de cette empreinte. Dégaine de clochard céleste, textes faisant la part belle aux losers en tout genre, voyages dans des contrées lointaines et imaginaires… Ses nuits sont plus belles que ses journées. - [Pithecanthropus Erectus](https://www.vivelaculture.com/pithecanthropus-erectus/): « Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu’elle sait être en colère. » C. Mingus « Être noir aux Etats-Unis, c’est être en colère tous les jours. » James Baldwin - [Les Vagues](https://www.vivelaculture.com/les-vagues-2/): 1930, Barbara naissait, Virginia Woolf était en pleine écriture de son grand roman : Les Vagues. Toutes deux cherchaient dans leur œuvre une réponse à l’existence. Marguerite Yourcenar traduira plus tard le roman de V. Woolf et dira : « Il ne s’agit pas d’un triomphe de l’immortalité sur la mort mais plutôt d’un sentiment intense du moment actuellement vécu. » - [Les 50 plus belles chansons de Barbara](https://www.vivelaculture.com/les-50-plus-belles-chansons-de-barbara/): Une Petite Cantate de Barbara relate la disparition douloureuse de Liliane Benelli, la pianiste de la chanteuse dans un accident de voiture en 1965. Dans l’auto, se trouvait Jean-Claude Ghrenassia, le frère d’Enrico Macias, et Serge Lama, petit ami de la pianiste et seul rescapé du drame. « Mais tu es partie fragile vers l’au-delà, (…) Mon Dieu, qu’elle est difficile cette cantate sans toi. » - [Vingt ans avec Barbara](https://www.vivelaculture.com/vingt-ans-avec-barbara/): Barbara, Romanelli, c’est 20 ans de relation pro et amoureuse, de l’amour fou en déchirures, de fous rires en rupture. Destructeur mais le temps a reconstruit. Aujourd’hui, Roland Romanelli porte le même parfum « Habit rouge » de Guerlain que Barbara lui a offert, il y a plus de 45 ans. Et son accordéon résonne encore de tous les succès de la longue Dame brune. - [Les années Mitterrand](https://www.vivelaculture.com/les-annees-mitterrand/): Tonton et les artistes, ça « matchait » bien dans les années 80 ! De Dalida à Bedos, de Renaud à Balavoine et bien sûr Barbara. En 1981, elle écrit et enregistre « Regarde », une chanson. Mieux ! Une photo musicale instantanée sur l’espoir suscité par la victoire de la gauche le 10 mai 81 : « Un homme (Mitterrand bien sûr), Une rose à la main, A ouvert le chemin, Vers un autre demain. » - [Montrez-moi vos mains](https://www.vivelaculture.com/montrez-moi-vos-mains/): Jeu de main, jeu de Tharaud ! Dans Montrez-moi vos mains, Alexandre Tharaud abat ses cartes en forme de souvenirs, de convictions, d’habitudes intimes. Ses mains sur le piano jouent tantôt du Ravel, souvent du Bach ou du Chopin mais toujours avec générosité, grâce et justesse. « Mes mains, je veux bien vous les montrer, dit Alexandre Tharaud. Blanches, veineuses, rien d’extraordinaire. » Et pourtant, quelle fascination que les mains d’un pianiste. - [Hurvin Anderson](https://www.vivelaculture.com/hurvin-anderson-reporting-back/): La Jamaïque ne produit pas que des musiciens et des sprinteurs. Hurvin Anderson, peintre anglais, né en 1965 à Birmingham de parents jamaïcains, est l’un des artistes importants de sa génération. Sa peinture figurative, parfois à la limite de l’abstraction et dont les thèmes reflètent ses origines, n’est pas sans rappeler celle de Peter Doig (100 Years Ago Centre Pompidou) qui fut son professeur au Royal College of Art in London. Il est représenté par la galerie Michael Werner. - [Aux armes et cætera](https://www.vivelaculture.com/aux-armes-et-caetera-3/): C’est son producteur Philippe Lerichomme qui eut l’idée d’emmener Gainsbourg en Jamaïque. Avec la fine fleur des musiciens de l’île (Sly Dunbar, Robbie Shakespeare, Mikey « Mao » Chung, les I-threes), le créateur de Je t’aime moi non plus, allait, pour la première fois, rencontrer un énorme succès commercial en France en tant qu’interprète de ses chansons. Sa reprise de La Marseillaise déclencha un scandale et une manifestation de militaires parachutistes à Strasbourg en 1980 où son concert dut être annulé. Mais au-delà de la polémique, Aux armes et caetera reste un somptueux album de reggae. - [Wingless Angels](https://www.vivelaculture.com/wingless-angels/): Après Ian Fleming et Chris Blackwell, Keith Richards tombe amoureux de la Jamaïque en 1972, quand les Rolling Stones y enregistrent l’album Goat’s Head Soup. Il y acheta une maison à Ocho Rios où il fit la connaissance d’un groupe conduit par Justin Hinds, une légende du ska des années soixante. Des années plus tard, Keith enregistra le groupe dans son propre jardin, y ajouta quelques légères pistes de guitare et sortit le disque sur son propre label. Percussions traditionnelles, harmonies vocales et chant de criquets donnent à cet album un charme qui invite à la contemplation. - [More Specials](https://www.vivelaculture.com/more-specials/): Le courant ska qui marqua le début des années quatre-vingt fut bien plus qu’une simple mode qui recyclait les garde-robes 60’s. Electrisés par l’énergie du punk, les groupes comme Madness, The Selecter, The Beat, exprimaient la rage de la jeunesse contre la politique ultra-libérale de Margaret Thatcher. The Specials, fut le porte-drapeau de ce courant, et leur album More Specials, grâce notamment aux talents de musicien hors pair du clavier Jerry Dammers, reste un album que l’on peut réécouter sans se lasser. - [New Chapter](https://www.vivelaculture.com/new-chapter/): New Chapter, le troisième album d’Aswad, est celui qui illustre le mieux la richesse du groupe, capable de faire se côtoyer rythmique lourde, vocaux aériens qui s’inspirent des grands groupes soul, cuivres ciselés et déjà quelques sons de batterie électronique. Un mélange qui porte Aswad aux portes du cross-over, une recette qui en fit, jusqu’aux années 2000, le groupe de reggae anglais le plus populaire. - [Cut](https://www.vivelaculture.com/cut/): Produit par Dennis Bovell (l’homme derrière Linton Kwesi Johnson) The Slits, un trio féminin et féministe emmené par Ari Up qui n’a que quatorze ans à la formation du groupe, enregistre Cut, douze titres qui mélangent le chant atypique et haut perché de Ari Up, les guitares primaires et syncopées de Viv Albertine, et un reggae rêche, teinté de dub, marqué par une basse omniprésente. Un album qui fait plus penser au reggae expérimental de P.I.L. (le groupe formé par John Lydon ex-chanteur des Sex Pistols et grand amateur de reggae) qu’à Bob Marley, mais qui reste un classique régulièrement […] - [Heart Of The Congos](https://www.vivelaculture.com/heart-of-the-congos/): Lee « Scratch » Perry est connu et reconnu comme l’un des ingénieurs du son les plus inventifs, toutes catégories musicales confondues, un bricoleur de génie. Mais c’est aussi un producteur capable d’une infinie délicatesse. Les harmonies vocales de The Congos, le trio formé de Cedric Myton, Roydel Johnson et Watty Burnett, la douceur du mix, le charme des compositions, font de Heart Of The Congos l’un des cinq albums de reggae qu’il faut absolument posséder. On vous laisse choisir les quatre autres. - [King Tubby Meets Rockers Uptown](https://www.vivelaculture.com/king-tubby-meets-rockers-uptown/): King Tubby est un ingénieur du son considéré comme l’inventeur du dub, ce reggae ralenti, souvent instrumental, aux basses lourdes, lourdes, lourdes et sur lesquelles sont rajoutés des sons, instruments, bruits, cris, boucles… pour des mix qui peuvent s’étirer à l’infini. Le travail de King Tubby derrière sa console (que l’on peut découvrir dans l’exposition Jamaica Jamaica !) en fait l’un des pionniers de l’art du remix dont se sont emparé les rappers du Bronx et les DJ de la planète électro. - [Catch A Fire](https://www.vivelaculture.com/catch-a-fire/): Bob Marley n’a pas inventé le reggae, mais son charisme, ses talents de compositeur et le savoir-faire de Chris Blackwell, le fondateur d’Island Records, vont en faire l’emblème mondial qu’il est devenu. « Il (Bob Marley) faisait confiance à mon intuition selon laquelle il valait mieux qu’il essaye de devenir une rock-star, plutôt que de devenir une star des radios noires américaines. Sa musique était brute, rugueuse et rythmée, à un moment où toute la musique noire, sauf James Brown, était douce et charmeuse. Bob m’a fait confiance là-dessus, il y croyait autant que moi » Chris Blackwell - [James Bond 007 contre Dr No](https://www.vivelaculture.com/james-bond-007-contre-dr-no/): C’est la première apparition au cinéma de James Bond, le personnage imaginé par Ian Fleming, qui s’installa dès 1946 sur l’île où il écrira les quatorze aventures de 007. « I have made up my mind. I am going to live the rest of my life in Jamaica« . Dans James Bond 007 contre Dr No, James – Sean Connery – se rend donc en Jamaïque pour découvrir l’assassin d’un agent secret anglais, et Ursula Andress sort de l’eau avec son petit filet plein de coquillages… Petite anecdote, Chris Blackwell, le futur producteur de Bob Marley, fut assistant de production sur le […] - [Brève Histoire de sept meurtres](https://www.vivelaculture.com/breve-histoire-de-sept-meurtres-2/): Le 3 décembre 1976, à la veille d’un concert qu’il doit donner pour que cesse la guerre que se livrent, via des bandes rivales armées, les deux principaux partis politiques en activité, Bob Marley est victime chez lui d’une attaque à main armée dont il réchappe par miracle. Cette histoire vraie est le point de départ du roman fleuve de Marlon James (Man Booker Prize 2015) qui retrace cinquante ans d’une histoire où se télescopent : politique, banditisme, misère, trafics, violence… des années soixante-dix à nos jours. Le roman que James Ellroy aurait pu écrire s’il était né en Jamaïque. - [Jamaica Jamaica !](https://www.vivelaculture.com/jamaica-jamaica/): La Jamaïque est un iceberg tropical dont la partie émergée, le reggae de Bob Marley, dissimule une singularité qui va bien au-delà de la musique. Réunissant objets, images et films rares, cette exposition explore les multiples facettes de son histoire. - [Festival Burning Man](https://www.vivelaculture.com/festival-burning-man/): J’aime le côté déjanté de ce festival. C’est une histoire entre copains, on brûle une effigie sur une plage et puis ça devient un rassemblement de plusieurs milliers de personnes. C’est aussi l’idée de construire une ville éphémère avec des caravanes en plein désert. Sans attachement. Donner libre cours à son imagination avec ses sculptures démentes. Pendant la durée de ce festival, tout est démesuré, hors norme, hors code. Il paraît qu’une édition se déroulerait en France, cet été, sur le plateau du Larzac. Site Internet - [Van Gogh – L’œuvre complet](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-loeuvre-complet/): Ce qui m’intéresse dans ses tableaux, c’est ce mouvement perpétuel qu’on voit sous nos yeux. Ce mouvement de l’invisible, de voir l’air bouger, l’impression que tout le temps il se passe quelque chose. - [Suivre l’étoile](https://www.vivelaculture.com/suivre-letoile/): La force, la noirceur, les tripes. Ce regard sans illusion sur le monde. Et quand c’est rigolo c’est cynique. Brel, au moment où je l’entends, j’arrête de faire ce que je fais et j’écoute. Si je mets Brel, je n’arrive pas à écrire en même temps. Ce n’est pas une musique de fond. Ça prend toute la place. - [Tandis que j’agonise](https://www.vivelaculture.com/tandis-que-jagonise/): Encore une histoire de destins brisés. L’histoire de cette femme qui fait promettre à son mari de l’enterrer parmi les siens dans le cimetière de Jefferson situé à plus de 40 miles de leur ferme. La météo s’en mêle, les grandes inondations empêchent de passer les ponts pour atteindre le cimetière, on ne peut plus passer le corps… Un roman sur la dureté de l’existence et pour le lecteur quelque chose, une sécheresse qui prend aux tripes. Au niveau littéraire, on ne peut pas se tromper. Il y a une densité stupéfiante chez Faulkner, même dans une écriture au kilomètre […] - [Les Cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers-3/): Un livre sur un personnage hors du commun, un cavalier afghan qui a le meilleur cheval du monde, qui est le meilleur cavalier de sa tribu, qui doit gagner le bouzkachi, la course la plus importante pour ce peuple de cavaliers, et qui se casse la jambe, qui sera même amputé. En fait, c’est un roman sur la résilience, comment on se relève de la douleur, du déshonneur, de tout ça. - [Le Ravissement de Lol V. Stein](https://www.vivelaculture.com/le-ravissement-de-lol-v-stein/): J’ai choisi ce livre mais j’aime à peu près tout Duras. Mais Le Ravissement… c’est le premier que j’ai lu d’elle, c’est donc le livre de la découverte. Ce que j’avais aimé c’est qu’on était dans un monde insaisissable, fuyant, impossible. Ce type qui revoit la femme qu’il a aimée, qu’il aime toujours, et qui, pour la comprendre, se sent obligé d’inventer sa vie. Donc tout n’est qu’hypothèse, invention, supposition. On est entre deux mondes, on ne sait plus où est la réalité, l’imaginaire. L’idée de ne plus savoir où on est, la sensation de flottement, la question des frontières. […] - [Les Délices de Tokyo](https://www.vivelaculture.com/les-delices-de-tokyo-2/): Cette histoire d’une vieille dame qui vient proposer sa recette de haricots rouges à cet homme un peu perdu tout seul dans sa boutique, c’est su-blime. Ce film est à la fois esthétique, poétique, onirique même. On se gorge de la vue de ces cerisiers en fleurs qu’on a l’impression de sentir. On a l’impression d’être dans une sorte de rêve. Je me dis que je tourne en rond parce que, là-aussi, j’avais beaucoup aimé le fait qu’en plus du vendeur, qui doit avoir quarante ans, et de cette vieille dame, il y ait cette jeune fille qui elle aussi […] - [Le Château ambulant](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-ambulant/): J’ai l’impression que parfois, quand je parle de Miyazaki, on me regarde comme une attardée. Je trouve Le Château ambulant sublime. Profusion d’images, de situations, ce côté magique aussi. La fascination pour un esprit qui arrive à imaginer des choses inimaginables. J’adore cette capacité aussi à sortir du réel, à se tenir à la frontière de la réalité et du hors-réalité. Ce qui m’intéresse beaucoup c’est le traitement du passage des âges, l’intergénérationnel, la maladie et la mort. Cette jeune fille qui est transformée en vieille dame, le basculement d’un coup sur les derniers âges de la vie, je trouve […] - [L’Apocalypse de Jean](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-de-jean/): Je le prends comme un texte littéraire et pas religieux. J’ai l’impression que ça pourrait être un roman catastrophe. C’est la fin du monde. Il y a quelque chose qui vous prend viscéralement. Ca vous happe, ça vous oppresse, vous vous dites que c’est vraiment la fin. En le relisant, ça m’est même arrivé de me demander si dans la vie de tous les jours, il n’y avait pas de signes qui annonceraient cette fin. C’est le côté prophétique, visionnaire et viscéral à la fois qui me fascine. Je suis peut-être influencée par le fait que  j’ai entendu l’Apocalypse avant […] - [Bambi](https://www.vivelaculture.com/bambi/): C’est un traumatisme d’enfance archi fondateur. Quand je pense à la noirceur du monde et à l’idée que tout le bonheur du monde peut basculer en un dixième de seconde, c’est l’image de Bambi qui me revient. C’est quelque chose qui a complètement impacté ma vie, la façon dont je me suis construite, l’angoisse de l’impermanence, que ça va forcément basculer. Pour moi, Bambi, c’est l’angoisse de la perte des êtres qu’on aime, l’angoisse de l’abandon et de la mort. Dans tous mes livres il y a quelque chose de ça. - [Les Larmes noires sur la terre](https://www.vivelaculture.com/les-larmes-noires-sur-la-terre/): « Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé «la Casse». - [Les Cités obscures : Brüsel](https://www.vivelaculture.com/les-cites-obscures-brusel/): De 1983 à 2009, les auteurs ont publié 12 volumes de ces Cités obscures, transpositions de leurs préoccupations dans un univers urbain parallèle davantage que réelle fiction d’anticipation. Paru en 1992, l’année du traité de Maastricht, celui-ci dénonce l’urbanisation de la capitale belge, en racontant une folle tentative de rebâtir une cité entièrement nouvelle en faisant table rase du passé. Bruxelles étant aussi le siège des institutions de l’Union, le livre peut aussi se lire comme une interrogation inquiète sur la construction européenne elle-même… - [L'Europe au bord du crash ?](https://www.vivelaculture.com/leurope-au-bord-du-crash/): Une vision cauchemardesque du futur pour mieux réfléchir au présent : ce documentaire imagine une Europe de 2060 dans laquelle l’Union n’aurait pas résisté à la crise européenne actuelle. Disparition de l’euro, frontières fermées, crispations nationalistes, le tableau ne donne vraiment pas envie de suivre l’exemple britannique du «Brexit». La démonstration est d’autant plus convaincante que la fiction s’appuie ici sur un mélange d’archives et d’interventions de personnalités d’aujourd’hui, comme le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ou l’économiste Thomas Piketty. - [2057, les 100 ans du Traité de Rome : Regards de treize jeunes sur l'avenir de la construction européenne](https://www.vivelaculture.com/2057-les-100-ans-du-traite-de-rome-regards-de-treize-jeunes-sur-lavenir-de-la-construction-europeenne/): Groupe de pression international en faveur de l’intégration créé en 1948, le Mouvement européen a joué un grand rôle dans le lancement de la construction européenne. Devenu confidentiel, il existe cependant toujours et garde une antenne française, qui a même une organisation étudiante. Ce sont quelques-uns de ces «Jeunes européens» qui livrent ici leur vision de l’Europe en 2057, pour les 100 ans du traité de Rome. Paix, développement, réduction des iniégalités : ils retournent aux sources du projet européen et c’est rafraîchissant ! - [Live in Brussels](https://www.vivelaculture.com/live-in-brussels/): « Cela fera bientôt 33 ans que j’habite dans « the capital of Europe », et je ne compte pas décamper d’aussitôt. Même un chien enrhumé le sentirait à des kilomètres : Bruxelles, c’est ma ville . (…) Nous sommes plus d’un million à habiter dans cette ville où l’on rencontre le monde entier et où toutes les nationalités se côtoient et s’entremêlent. Parfois, je rentre chez moi le soir sans me souvenir dans quelle langue s’est déroulée ma dernière conversation ». Réponse d’Arno à Donald Trump qui avait traité Bruxelles de « hellhole » (trou de l’enfer). Putain, putain c’est vachement bien, nous sommes quand même tous […] - [L'Autre côté de l'espoir](https://www.vivelaculture.com/lautre-cote-de-lespoir/): Pour Kaurismäki, l’Europe ne subit pas une crise économique mais une crise spirituelle. La solidarité est le vecteur du film qu’il brandit, c’est un film politique. Après avoir reçu l’ours d’argent du meilleur réalisateur, le cinéaste a déclaré ne plus vouloir faire de cinéma, avoir besoin de temps pour vivre. Comme son film précédent Le Havre (2011), De l’autre côté de l’espoir est dramatique, mais teinté d’humour, de situations cocasses comme les aime ce fan de Chaplin. - [Taxi Europa](https://www.vivelaculture.com/taxi-europa/): Même si la Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne, Stephan Eicher, qui chante en français, allemand, anglais, italien, suisse allemand, est l’un des musiciens des plus européens en exercice. Les textes de Philippe Djian (Pas d’ami comme toi, Déjeuner en paix) et ses musiques électroniques minimalistes sur lesquelles il branche des guitares électriques, lui ont apporté une reconnaissance publique et critique qui le rapproche d’artiste comme Alain Bashung. Il a enregistré une version, de toute beauté, de Ils ont changé ma chanson en duo avec Arno. - [Le mouvement Poujade : De la défense professionnelle au populisme nationaliste (1953-1962)](https://www.vivelaculture.com/le-mouvement-poujade-de-la-defense-professionnelle-au-populisme-nationaliste-1953-1962/): Une vague de populisme, violemment hostile au projet européen, avec un Le Pen dans le coup ? Cela ressemble à 2017, mais c’est en 1957 que cela se passe ! Cette année-là, le mouvement de défense des petits commerçants de Pierre Poujade (1920-2003), d’abord corporatiste et anti-impôts, est devenu un vrai parti politique, que ses outrances xénophobes et antisémites n’ont pas empêché d’obtenir 52 députés aux législatives – dont un certain Jean-Marie Le Pen, élu à 27 ans. Alors qu’une partie de la France s’ouvre au grand vent européen, une autre se crispe derrière ses frontières. On en est toujours […] - [L'Aveu](https://www.vivelaculture.com/laveu/): L’action du roman d’Arthur London, adapté au cinéma en 1970 avec Yves Montand en tête d’affiche, se situe à Prague en 1951. Au moment même où l’Europe se fédère à l’Ouest (cette année-là naît la Communauté du charbon et de l’acier, ancêtre de l’Union), l’emprise soviétique sur l’Est est à son comble, avec son cortège de dénonciations, de procès staliniens et de tortures, qui forment la trame du récit. Ce contexte de guerre froide continuera à peser sur l’Union européenne. Et son souvenir la conduira, après la chute de l’URSS, à accueillir en son sein une bonne partie des ex […] - [La Question](https://www.vivelaculture.com/la-question/): La France de 1957 s’engage dans la modernité du projet européen mais présente encore le sombre visage du colonialisme. Et gare à qui s’y oppose : journaliste et militant du Parti communiste algérien, clandestin dès 1955 à la suite de l’interdiction du quotidien Alger républicain, Henri Alleg (1921-2013) est arrêté en juin 1957, alors que l’armée française a les pleins pouvoirs à Alger contre la rébellion algérienne. De sa cellule, il parvient à écrire ce récit des séances de torture qu’il a subies. Aussitôt interdit en France, réédité en Suisse, son livre contribuera à mettre au jour les exactions commises […] - [L'Auberge espagnole / Les Poupées russes / Casse-tête chinois](https://www.vivelaculture.com/lauberge-espagnole-les-poupees-russes-casse-tete-chinois/): Il faut souvent beaucoup de bonne volonté pour trouver un peu de souffle épique dans le projet européen. Technocratique, ne parlant que quotas laitiers, déficits budgétaires et harmonisation fiscale, l’Union ennuie. Réalisée sur 10 ans, la trilogie de Cédric Klapisch nous rappelle heureusement, via le destin d’étudiants du programme Erasmus, ses acquis les plus réjouissants : circulation des personnes, échanges culturels, histoires d’amour, expatriations et retours, cette respiration-là, inédite dans l’histoire du Vieux Continent, résistera à tous les « Brexit » et autres crises institutionnelles. - [Histoire mondiale de la France](https://www.vivelaculture.com/histoire-mondiale-de-la-france/): Dans cette formidable histoire de France en 146 dates, fruit du travail de 122 chercheurs, la construction européenne en tant que telle n’apparaît que sur la fin, dans un unique chapitre consacré à l’adoption – de justesse – du traité de Maastricht, en 1992. Mais, en creux, sa volonté de « raconter le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde» donne une brillante leçon aux souverainistes de tout poil qui voudraient voir notre histoire réduite à un égoïste «roman national» aux relents identitaires. - [1950 – 1957, dans les coulisses du traité de Rome](https://www.vivelaculture.com/1950-1957-dans-les-coulisses-du-traite-de-rome/): L’Histoire de l’Europe, mais aussi la petite histoire de sa fondation dans les années 50 et même des histoires d’amour transfrontalières : en 53 minutes Martin Fraudreau raconte la genèse de l’Europe en redonnant vie aux idéaux de ses « pères », du Belge Paul-Henri Spaak au chancelier Konrad Adenauer, dont il restitue la dimension humaine et visionnaire. Mêlant images d’archives et reconstitutions, ce passionnant documentaire s’invite dans le secret des tractations, au cœur des plus hautes sphères du pouvoir. Les témoignages d’origine diplomatique, récemment dévoilés, les écrits d’historiens et les récits des acteurs directs permettent de décadenasser les huis clos politiques […] - [Marie-Antoinette](https://www.vivelaculture.com/marie-antoinette-2/): Si Marie-Antoinette ne mangeait pas de macarons Ladurée et n’écoutait pas The Cure ou The Strokes, elle est bien, dans une certaine mesure, cette jeune princesse, mariée à 14 ans au futur Louis XVI, transplantée dans une cour au milieu d’intrigues qui la dépassaient. Elle s’ennuie, cherche l’amour que son époux lui refuse, et se fait bâtir une ferme où recevoir librement ses intimes. Devenue reine, elle ne sut jamais se faire aimer d’un peuple, voyant dans son goût des fêtes couteuses les raisons de la banqueroute de la monarchie. « Tout cela Madame, c’est Versailles ! «  - [Portrait d'un homme heureux](https://www.vivelaculture.com/portrait-dun-homme-heureux-le-notre/): Le jeune Le Nôtre fit ses armes auprès de Nicolas Fouquet avant d’être appelé par Louis XIV à Versailles pour y créer un jardin où la nature, comme le goût, serait disciplinée. Ainsi naît le chef d’œuvre de Le Nôtre. Le marais puant transformé en grand canal, des parterres et des allées alignés dans une parfaite unité avec les perspectives du château, des broderies végétales, des fontaines, des bassins surmontés de statues…  Paysagiste, magicien, joueur, général à la tête d’une armée de jardiniers, Orsenna dresse le portrait d’un homme complet et… heureux. - [Les Caractères](https://www.vivelaculture.com/les-caracteres-3/): « La Cour ne rend pas content ; elle empêche qu’on ne le soit ailleurs. » : dans ses Caractères, La Bruyère  consacre tout un chapitre au microcosme versaillais, en soulignant la comédie et la cruauté, les chausse-trapes et les ridicules. Car c’est bien à une satire de ses contemporains que s’adonne le moraliste, né bourgeois, et qui, au service des Grands, eut à subir leur morgue et leurs caprices. - [Fables](https://www.vivelaculture.com/fables-3/): Qui se cachent derrière les animaux des fables de La Fontaine ? Louis XIV, Colbert, les Grands (« Peuple caméléon, peuple singe du maître ») ? L’auteur laisse son lecteur libre d’interpréter : « les animaux sont les précepteurs des hommes dans mon ouvrage », écrit-il dans une dédicace au duc de Bourgogne. Pour autant, c’est avec une grande prudence que le fabuliste met en scène le Lion/Louis XIV, car « on ne saurait trop louer trois sortes de personnes : les Dieux, sa maîtresse et son roi. ». - [Le Malade imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-malade-imaginaire-3/): Ce sont Lully et Molière qui inventent la comédie-ballet, spectacle total, mélange hybride de théâtre, de danse et de musique, pour la distraction du roi. En 1672, Molière demande à Charpentier de remplacer Lully pour assurer la partie musicale de ses comédies. Un an plus tard, ils donnent ensemble Le Malade imaginaire, comédie-ballet en trois actes dont la chorégraphie est assurée par Pierre Beauchamp. - [Le roi danse](https://www.vivelaculture.com/le-roi-danse-3/): En 1661, Louis XIV fonde l’Académie royale de danse dans le but de codifier la « belle danse ». Danseur lui-même, il se produit dans des spectacles à la cour depuis l’âge de 13 ans et devient  le principal protagoniste des ballets que Lully créé pour lui. Accaparé par les obligations du pouvoir, il danse son dernier ballet en 1670, à 32 ans. Gérard Corbiau met en scène le duo Lully-Louis XIV et ponctue son intrigue de ballets où le roi danse et le Soleil paraît. - [Si Versailles m’était conté](https://www.vivelaculture.com/si-versailles-metait-conte-3/): Quand Guitry s’empare d’un morceau de l’histoire de France, il la transforme à sa guise et fait se croiser dans les allées de Versailles tous les acteurs du Grand Siècle : La Fontaine, Molière, Racine, Corneille, Lully et bien d’autres devisent avec légèreté  et en couleurs. Les rois sont là, Henri IV, Louis XIII, XIV, XV, jusqu’au dernier Louis XVI qui, quittant Versailles pour être ramené aux Tuileries par les Parisiennes en révolution, baisse le rideau sur le palais, devenu bien plus tard monument national. - [Manière de montrer les jardins de Versailles : Par Louis XIV](https://www.vivelaculture.com/maniere-de-montrer-les-jardins-de-versailles-par-louis-xiv-3/): La promenade dans les jardins est comprise dans l’emploi du temps du roi. C’est même l’un de ses plus grands plaisirs et il aime à montrer la beauté des réalisations de Le Nôtre : un grand jardin, un immense théâtre d’eau et de verdure, des labyrinthes et des surprises, où Louis XIV peut également abriter ses amours clandestines. Le jardin à la française est née à Versailles et devient une référence pour toutes les cours d’Europe. - [La journée de Louis XIV, 16 novembre 1700](https://www.vivelaculture.com/la-journee-de-louis-xiv-16-novembre-1700-3/): Louis XIV acceptera-t-il le testament de Charles II d’Espagne, faisant de son petit-fils, Philippe, duc d’Anjou, son héritier ? C’est autour de cette question cruciale pour l’avenir de la monarchie française – Philippe devra renoncer à ses droits sur le trône de France – que s’organise le récit de Béatrix Saule. La Cour et ses nombreux acteurs (princes de sang, courtisans, serviteurs) bruisse de rumeurs en tout genre mais la journée du roi n’en est pas modifiée : lever, audiences, messe, conseil, promenades, diner au Petit Couvert, Souper au Grand Couvert. - [Métal recyclé : De la technique à l'objet en métal de récupération](https://www.vivelaculture.com/metal-recycle-de-la-technique-a-lobjet-en-metal-de-recuperation/): L’époque de Rodin connaissait déjà la technologie du fer – le pont des Arts date du début du XIXe siècle – même si le génie de la sculpture avait les mains dans la glaise et le ciseau dans le marbre. Les temps changent : « Ma matière préférée est le fer. Pour mes sculptures en métal, je travaille principalement avec des tuyaux. Je coupe les tuyaux, je tords et plie, des coudes, des boucles se forment… » dit Martina Lauinger, artiste soudeuse, auteur de ce livre où elle montre le travail du métal. Avec elle, la face cachée des « déchets […] - [Exposition Kieffer - Rodin](https://www.vivelaculture.com/exposition-kieffer-rodin/): « L’Histoire, pour moi, est un matériau comme le paysage ou la couleur. » déclare Anselm Kieffer, artiste contemporain allemand qui vit et travaille en France, et dont le travail est très marqué par les destructions de la Seconde Guerre mondiale et les horreurs du régime nazi. L’expression de « moderne » va comme un gant à Rodin, comme à Kieffer, réunis le temps d’une exposition commune au musée Rodin. Kieffer y révolutionne notamment l’art des vitrines en créant des personnages hybrides de l’univers rodinien revisités par son imagination. - [Le Colonel Chabert](https://www.vivelaculture.com/le-colonel-chabert/): Emile Zola, président de la Société des Gens de Lettres, demande en 1891 à Rodin de sculpter Balzac. L’œuvre réalisée est un événement majeur dans l’histoire de la sculpture ; Balzac apparaît comme un fantôme… en robe de chambre. Un fantôme, Balzac en a rendu un célèbre : Le Colonel Chabert laissé pour mort à la bataille d’Eylau, revient parmi les vivants. Sa « veuve » qui a refait sa vie en usant de ses biens, préfèrerait qu’il reste mort. Un notaire apporte son soutien au vieux colonel et avec lui, on prend la mesure de la pourriture de la haute société de […] - [Jules Dalou. Le sculpteur de la République](https://www.vivelaculture.com/jules-dalou-le-sculpteur-de-la-republique/): Jules Dalou rencontra Auguste Rodin à la Petite Ecole. Par la suite, Dalou sera admis au Beau Arts, Rodin jamais. Mais ils resteront toujours amis. Dalou travailla à des monuments à la gloire de la République auxquels il donna une sensibilité fascinante ; il suffit de regarder attentivement Le Char de la République, sur le terre-plein central de la place de la Nation, et les hauts-reliefs qui entourent le socle de la statue de la République à Paris, pour s’en rendre compte. Lire le livre d’Amélie Simier est un excellent exercice préparatoire à cette (re)découverte citoyenne. - [Le dictionnaire de ma vie](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-de-ma-vie/): En 2016, Michael Lonsdale a interprété sur la scène du Théâtre Montparnasse les Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, qui fut l’ami et le secrétaire d’Auguste Rodin. Lonsdale et Rodin ont en commun de dégager, l’un par son jeu, l’autre par ses œuvres, une puissance troublante. Mais si les œuvres de Rodin, après l’avoir dérangé, ne trouble plus le grand public, Michael Lonsdale trouble aujourd’hui ses lecteurs par l’intensité de sa vie spirituelle qui parcourt tout Le dictionnaire de ma vie. - [La Claire Fontaine](https://www.vivelaculture.com/la-claire-fontaine/): Courbet scandalisa la bonne société du Second Empire à plusieurs reprises. D’abord en transgressant la règle qui voulait qu’en peinture les très grands formats fussent réservés aux scènes mythologiques ou historiques – en réalisant L’Enterrement à Ornans, une toile gigantesque (3 mètres par 7, exposée au musée d’Orsay) sur lequel il fait poser tous les habitants de son village. Puis en faisant abattre la Colonne Vendôme pendant la Commune de Paris. Condamné à payer les travaux de reconstruction, il dut fuir pour se réfugier en Suisse. La Claire Fontaine de David Bosc évoque cette retraite : Courbet est alors un ogre […] - [Les Grands Scandales de l’histoire de l’Art](https://www.vivelaculture.com/les-grands-scandales-de-lhistoire-de-lart/): Les canons dominants de la religion, de l’académisme, du goût bourgeois, de la décence ou de la tradition, sont là pour être transgressés par les artistes ivres de liberté. Mais dans l’histoire de l’art, les scandales n’ont pas tous la même portée. Avec Le Jugement dernier, Michel-Ange fait scandale, avec Le Pape foudroyé par une météorite Maurizio Cattelan le recherche. Le besoin de liberté de Michel-Ange est extrême, Maurizio Cattelan est un artiste contemporain qui a compris comment titiller le public et les institutions chargées d’attirer ce public. Autre temps, autres mœurs. - [Camille Claudel 1915](https://www.vivelaculture.com/camille-claudel-1915-3/): Dans la vie de Rodin, il y a eu un avant, un pendant et un après Camille Claudel. Elle fut son élève, sa maîtresse, sa source vivante d’inspiration. De leur passion, il sortit épuisé. Elle, en sortira brisée. Anne Delbée, dans son livre bouleversant, Camille Claudel, une femme (Fayard 1998), revient sur la place qu’a prise leur relation dans la vie de Camille. Le film de Bruno Dumont s’intéresse, lui, à l’année 1915, quand Camille, internée par sa famille depuis deux ans, pense que son frère Paul, à l’occasion d’une de ses rares visites, vient la libérer. Il n’en est […] - [Rodin et la danse de Çiva](https://www.vivelaculture.com/rodin-et-la-danse-de-civa/): En 1911, la revue Ars Asiatica demande à Rodin d’écrire un texte sur des photographies de sculptures en bronze qui représentent le dieu de la danse Çiva. La même année sur les scènes parisiennes, la mode est à l’hindouisme, alors que dans l’Inde colonisée, ces danses rituelles sont menacées de disparition. Inspiré par la figure androgyne de Çiva, Rodin écrit des fragments poétiques qui tissent des liens entre sculpture, poésie, danse, théâtre, musique, photographie… Katia Légeret raconte ici toute l’aventure. - [Les Fleurs du Mal (illustré par Rodin)](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs-du-mal-illustre-par-rodin/): Alors qu’il travaille sur son grand œuvre La Porte de l’Enfer d’après La Divine Comédie de Dante, l’éditeur Gallimard demande à Rodin, en 1885, d’illustrer Les Fleurs du Mal de Baudelaire. Fasciné par l’œuvre du poète, Rodin va y travailler pendant plus d’un an. Il choisit, entre autre, d’illustrer La charogne extrait du poème XXIX, « Spleen et idéal » : Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine / Qui vous mangera de baisers, / Que j’ai gardé la forme et l’essence divine / De mes amours décomposés ! - [Rodin. L’exposition du centenaire](https://www.vivelaculture.com/rodin-lexposition-du-centenaire/): « Chez lui tout est en fleurs. Et comme tout a grandi ! Et l’on comprend, l’on aime toutes ces œuvres nouvelles, étant celles qui devaient venir, le plus nécessaire, le plus intérieur, l’inéluctable, le destin ! Il s’avance comme un astre. Au-dessus de toute mesure». écrit Rainer Maria Rilke, qui fut son secrétaire, à sa femme Clara. L’exposition du Grand Palais met en valeur Rodin l’artiste moderne, le premier qui accepta que l’œuvre put guider la main de l’artiste. Le talent fait ce qu’il veut, le génie, ce qu’il peut ; Rodin est un génie qui a laissé les […] - [Le charme discret de l'intestin : Tout sur un organe mal aimé](https://www.vivelaculture.com/le-charme-discret-de-lintestin-tout-sur-un-organe-mal-aime/): Alors que l’on pensait que le cerveau commandait tout notre corps, on redécouvre aujourd’hui – après les Taoïstes – que notre ventre « pense » aussi. Du moins qu’il est truffé de neurones qui, certes, nous aident à digérer mais sont aussi en relation directe avec notre tête. On pourrait même s’attaquer à des maladies dégénératives en passant par le ventre. Raison de plus pour le choyer en ne choisissant que de bonnes choses à manger ! - [Notre pain quotidien](https://www.vivelaculture.com/notre-pain-quotidien-4/): Tout n’est pas beau et bon au royaume de l’industrie alimentaire. Plats préparés, fast food, traces d’antibiotique dans le lait, productions intensives, OGM, steak de bœuf au cheval… Le parti pris de Nikolaus Geyrhalter de ne mettre aucun commentaire rend encore plus terrible ce que nous montre les images. Il est bien loin le temps des petits plats préparés par nos grands-mères… - [Le Ventre de Paris](https://www.vivelaculture.com/le-ventre-de-paris-3/): Dans ce troisième épisode de la série des Rougon-Macquart, Zola fait du marché des Halles et du pavillon Baltard situé en plein centre de Paris, le « Ventre de Paris », son personnage principal. Un marché gigantesque qui peut tout engloutir, les victuailles, les hommes et les consciences, où les gros sont puissants et les maigres ceux qui travaillent pour eux. Une métaphore implacable de la vie au XIXe siècle. - [Les délices de Tokyo](https://www.vivelaculture.com/les-delices-de-tokyo/): Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits. Sentaro, le vendeur de dorayakis, coincé dans une petite boutique et qu’on sent écrasé par un passé douloureux, fait de son mieux pour s’en sortir. Tokue, une vieille dame de 70 ans, va tenter de le convaincre de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable… Un film sur la transmission et le pouvoir des cerisiers en fleurs…  A voir sur universciné - [Les Carnets de cuisine de Monet](https://www.vivelaculture.com/les-carnets-de-cuisine-de-monet-3/): Claude Monet et sa compagne Alice Hoschedé qui deviendra sa deuxième épouse en 1892, s’installent à Giverny en 1883, dans une grande maison toute en longueur avec un jardin clos de murs : « c’est excellent pour y profiter des micro-climats ». Si c’est à Giverny que Monet installera son jardin japonais et qu’il y peindra « Les Nymphéas », c’est aussi dans cette maison qu’il invitera ses convives (dont Clémenceau) ; au menu, les truffes à la serviette le disputent à la côte de bœuf aux olives ou aux perdreaux aux choux. Une petite crème renversée pour finir ? - [Les Recettes de Pepe Carvalho](https://www.vivelaculture.com/les-recettes-de-pepe-carvalho-3/): Pour Pepe Carvalho, le détective privé catalan créé en 1972 par Manuel Vazquez Montalban, la vérité est aussi dans l’assiette. Épaulé dans ses aventures par sa compagne Charo et par Biscuter, son bras droit, cuisinier de son état, Carvalho se met souvent lui-même aux fourneaux pour préparer paëllas, omelettes et autres spaghetti. Amis du mystère, de la culture et de l’osso bucco, soyez les bienvenus ! - [Comfort Food](https://www.vivelaculture.com/comfort-food-3/): Les Latins, et tout particulièrement les Français, ont toujours méprisé la cuisine des « Rosbifs » et leurs petits pois à la menthe. Et voilà qu’un jeune Anglais bouscule toutes nos certitudes en débarquant sur les écrans de télévision et dans les cuisines du monde entier pour y répandre sa bonne humeur et ses recettes succulentes dont il explique la réalisation avec trucs et astuces à la clé. Et on en redemande ! Shocking ! - [Le Festin de Babette](https://www.vivelaculture.com/le-festin-de-babette-3/): Babette, la chef cuisinière du Café Anglais à Paris fuit la violence qui suit la Commune de Paris et part s’installer au Danemark dans un village luthérien dont les habitants sont peu portés sur les plaisirs de la chair. Le jour où elle gagne une grosse somme d’argent à la loterie, Babette organise un somptueux dîner pour une douzaine de convives qui, bien qu’ils apprécient les plats, n’expriment aucun signe de plaisir. Le Festin de Babette, adapté d’une nouvelle de Karen Blixen (Anecdotes du destin), parle du plaisir comme moyen d’accomplissement de soi. Ce que certains dogmes ont du mal […] - [Vatel](https://www.vivelaculture.com/vatel-3/): Pâtissier, traiteur, maître d’hôtel, François Vatel restera dans l’histoire pour les fêtes somptueuses qu’il organisait pour le compte de Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte puis pour le Grand Condé à Chantilly. Sa recherche de la perfection le poussera au suicide le jour où une livraison de poissons n’arriva pas à temps pour un dîner que Condé organisait en l’honneur de Louis XIV. Un geste qui rappelle celui de Bernard Loiseau en 2003. - [La Grande Bouffe](https://www.vivelaculture.com/la-grande-bouffe-4/): Quatre amis quinquagénaires lassés de leur vie bourgeoise décident de s’enfermer dans une villa pour un « séminaire gastronomique » – en fait un suicide collectif – mangeant jusqu’à ce que mort s’ensuive. La Grande Bouffe fut un énorme scandale lors de sa projection au Festival de Cannes en 1973. Aujourd’hui, ce film reste une virulente critique de la société de consommation et une ode au gâteau en forme de sein ! - [La Physiologie du goût](https://www.vivelaculture.com/la-physiologie-du-gout-3/): De retour en France après un exil volontaire aux États-Unis en 1794 où il gagna sa vie comme premier violon du théâtre de New York, Brillat-Savarin écrivit l’ouvrage qui donna à la cuisine ses premières lettres de noblesse. Avec La Physiologie du goût, on passe de l’ère où l’homme se sustente à celle où il mange avec goût, plaisir et esprit. On parle alors de cérémonie, on invente un langage, les premiers restaurants font leur apparition, la gastronomie connaît ses premières heures. L’ouvrage de Brillat-Savarin rencontrera un succès exceptionnel et l’on baptisera même un fromage à son nom en hommage. - [Sur les traces de Miyamoto : 1952-1986 : de Sonobe à Hyrule](https://www.vivelaculture.com/sur-les-traces-de-miyamoto-1952-1986-de-sonobe-a-hyrule/): Au cours de sa carrière, il a été surnommé le «Walt Disney», le «Steven Spielberg» ou encore le «Mozart» du jeu vidéo. Shigeru Miyamoto (Mario, The Legend of Zelda, Pikmin…) n’est pas seulement un créateur de renom : il est la figure emblématique de ce divertissement électronique apparu avec l’informatique et démocratisé avec la télévision couleur. De ses premiers mangas amateurs à ses succès iconiques comme Donkey Kong et Super Mario Bros, en passant par ses études de design industriel et ses jeux méconnus, Sur les traces de Miyamoto dépeint l’itinéraire riche et sinueux d’un garçon passionné, indépendant et ambitieux. - [Pixel Museum](https://www.vivelaculture.com/pixel-museum/): Le Pixel Museum est un tiers lieu autour duquel s’articulent les différents besoins du jeu vidéo ; la préservation du patrimoine, l’évangélisation du média, le soutien à la création. Visiter le site internet. - [Le Roman d'un tricheur](https://www.vivelaculture.com/le-roman-dun-tricheur-3/): Le film est tiré du roman Mémoires d’un tricheur du même Sacha Guitry, roman dédié par l’auteur « à l’un de mes amis les meilleurs — au hasard ». Un homme d’âge mûr raconte ainsi le déroulement de sa vie, déroulant au fil des chapitres les lieux qui l’ont vu devenir ce tricheur patenté, ce professionnel de la tricherie. Parce que vous croyez  qu’on ne peut pas tricher au jeu vidéo ? - [A quoi rêvent les algorithmes - Nos vies à l'heure des big data](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-revent-les-algorithmes-nos-vies-a-lheure-des-big-data/): « Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. » A l’heure où le jeu vidéo sur mobile permet de collecter des milliards de données, la question se pose de savoir quels usages en feront ces sociétés qui les collectent et quelles en seront les conséquences sur nos libertés. - [Philosophie des jeux vidéo](https://www.vivelaculture.com/philosophie-des-jeux-video/): « Au fil de l’histoire des jeux vidéo, ce qui s’est à chaque fois inventé, ce sont de nouvelles liaisons à la machine, de nouveaux régimes d’expérience, de nouvelles manières de jouir de l’écran. À l’âge de la  » gamification généralisée « , où le management rêve d’un  » engagement total  » mesuré par une batterie d’indicateurs, les jeux vidéo fournissent aussi un nouveau modèle pour l’organisation du travail, où l’aliénation s’évanouirait enfin dans le fun. » - [Activer les talents avec les neurosciences](https://www.vivelaculture.com/activer-les-talents-avec-les-neurosciences/): A écouter ses détracteurs, le jeu vidéo est le pire des vices, une entreprise à fabriquer des débiles à fortes tendances schizophrènes, voire des psychopathes. Pourtant, toutes les études menées récemment montrent qu’il n’en est rien et que la pratique du jeu vidéo permet le développement de certaines compétences neurologiques et peut même avoir des effets positifs, entre autre, sur l’attention. - [Angry Birds](https://www.vivelaculture.com/angry-birds/): Objectif : détruire des cochons verts assis sur des caisses à l’aide d’oiseaux nerveux envoyés avec un lance-pierre géant… Le jeu vidéo sur mobile est pour beaucoup l’avenir du jeu vidéo tout court. Lancé en 2009 sur iOS (Apple), Angry Birds a atteint, en mai 2012, le milliard de téléchargements toutes versions et plateformes confondues. Si un tel succès est spectaculaire, les échecs sont aussi très nombreux puisque chaque jour plusieurs centaines de jeux sont lancés sur le marché. Temps estimé pour espérer séduire les joueurs: moins d’une minute. Bonne chance ! - [World of Warcraft - Battle for Azeroth](https://www.vivelaculture.com/world-of-warcraft/): World of Warcraft, est un jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs (Massively multiplayer online role-playing game : MMORPG) auquel quelques 10 millions de joueurs sont abonnés (pour 10€ par mois) dans le monde entier. Directement inspiré de l’univers médiéval fantastique (guildes, chevaliers, druides, elfes, magie…) popularisé par Le Seigneur des anneaux (J.R.R. Tolkien, 1954) et la série des jeux Donjons et Dragons (1973), WoW est un univers qui a englouti plus d’un joueur et brisé plus d’un couple… - [GTA V](https://www.vivelaculture.com/gta-v/): Depuis la sortie, en 1997, du premier volet de la série si polémique (le joueur incarne un malfrat qui doit progresser dans le monde du crime), Grand Theft Auto est devenu un phénomène mondial au grand désarroi de tous ceux qui voient dans le jeu vidéo une invention à décérébrer les masses. GTA V s’est vendu à 70 millions d’exemplaires et a totalisé un milliard  d’euros de recettes en 3 jours… Les fans attendent un GTA VI. Les banquiers de Rockstar Games aussi. - [Original Sound Track : 100 albums indispensables de jeux vidéo](https://www.vivelaculture.com/original-sound-track-100-albums-indispensables/): Les premières musiques des jeux vidéo ressemblaient aux jeux eux-mêmes, des mélodies primaires jouées avec un seul doigt sur des synthétiseurs pour le moins basique. Son évolution suit celle des machines et de la complexification des histoires et des situations. S’il faudra certainement attendre encore des années avant de voir figurer les travaux de Nobuo Uematsu, Jeremy Soule ou encore Chris Hülsbeck figurer au panthéon de notre patrimoine musical, les joueurs eux, savent que la reconnaissance arrivera un jour ou l’autre. Les 100 bandes originales présentées dans ce livre reviennent sur près de trente ans de game music. - [Geek-Art : Une Anthologie](https://www.vivelaculture.com/geek-art-une-anthologie-2/): Le jeu vidéo emprunte ses références au cinéma, à la littérature, à l’heroic fantasy, au cinéma, à la bande dessinée… qui, à leur tour, puisent dans le jeu vidéo. Les passionnés de toute cette culture, les Geek, tiennent leur ouvrage de référence avec cette anthologie (en trois volumes) des personnages emblématiques d’une culture pop que se sont réappropriés les graphistes les plus talentueux de leur génération. - [Game](https://www.vivelaculture.com/game/): « Ce livre est l’histoire de l’émancipation du jeu vidéo, celle d’une technologie joueuse continuellement réinventée par des pionniers méconnus, colportant au fil des décennies leurs chimères d’illusionnistes, exportant leurs désirs de grandeur, la rencontre improbable de la science, du jeu, du business et de l’art dans un Luna Park qui fascine et irrite officiellement depuis 1972. Un voyage du jeu à travers le temps qui débute aujourd’hui… » Jean Zeid est également le commissaire de l’exposition à la fondation EDF. - [La vache](https://www.vivelaculture.com/la-vache/): Un paysan algérien est invité à présenter sa vache au salon de l’agriculture de Paris. Lui qui n’est jamais sorti de son petit village se lance alors dans un périple à travers la France accompagné de son beau frère marseillais (Jamel Debouze) et d’un noble sans le sou (Lambert Wilson). Un voyage qui fait penser à La vache et le prisonnier (Henri Verneuil 1959 avec Fernandel) mais aussi à la Marche pour l’égalité et contre le racisme (1983). Moralité : « Qui veut voyager loin… achète une voiture. » - [Saint Amour](https://www.vivelaculture.com/saint-amour/): Comme tous les ans, Jean (Gérard Depardieu) et son fils Bruno (Benoit Poelvoorde) participent au salon de l’agriculture de Paris pour y exposer les bovins qui font leur fierté. Comme tous les ans, Bruno en profite pour faire la route des vins à l’intérieur du salon, périple qui consiste à goûter, sans modération aucune, tous les vins de France dans le but inavoué de noyer une dépression qui inquiète son père. Alors son père décide de l’emmener faire la vraie route des vins de France. En taxi. Ce qui est plus prudent. - [Du Courage !](https://www.vivelaculture.com/du-courage/): «En finir avec ces trahisons qui nous tuerons» : le sous-titre de cette solide enquête journalistique a le mérite de le dire clairement, nous sommes ici dans les coulisses peu reluisantes du secteur. Le plaidoyer contre le gaspillage et la pollution des ressources par une agriculture dopée à la spéculation, aux pesticides et aux antibiotiques est d’autant plus convaincant qu’il rappelle à quel point les paysans eux-mêmes sont trop souvent les premières victimes d’un système absurde et dangereux. Edifiant. - [L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique](https://www.vivelaculture.com/loeuvre-dart-a-lepoque-de-sa-reproductibilite-technique/): Dans cet essai fondateur, ce philosophe et historien de l'art allemand (1892-1940) entrevoyait que l'essor de la photographie était en train de bouleverser le statut de l'œuvre d'art. Comme pour le cinéma, la « reproductibilité technique » des images a, en effet, tout changé à leur diffusion (qu'est-ce que La Joconde quand tout un chacun peut voir une photo de La Joconde ?) puis à leur production même : en utilisant des images issues de la culture populaire et des procédés de reproduction tels la sérigraphie, le pop art, par exemple, affirmera à son tour que l'œuvre n'a ni à […] - [Le salon de 1859](https://www.vivelaculture.com/le-salon-de-1859/): S’il a posé plusieurs fois pour le célèbre précurseur Nadar (1820-1910), l’auteur des Fleurs du mal avait une dent contre la photographie. Dans cette critique des œuvres exposées à Paris tout au long de l’année 1859, le poète s’en prend à cette technique naissante tant il craint qu’elle ne tue la peinture. Elle va l’emporter, redoute-t-il, car elle convient mieux à « la sottise de la multitude »… Pamphlétaire sans nuance, il n’entrevoit pas que la photographie gagnera finalement son autonomie et ses propres galons artistiques, mais il pose avec une belle lucidité les termes du débat. - [La chambre claire, note sur la photographie](https://www.vivelaculture.com/la-chambre-claire-note-sur-la-photographie/): Dans ce dernier livre publié avant sa mort, le philosophe et sémiologue Roland Barthes (1915-1980) revenait sur une question qui l’avait toujours beaucoup occupé : qu’est-ce qu’une photographie, qu’est-ce qui fait qu’on la remarque, qu’elle nous touche, qu’elle produit du sens ? S’il part de réflexions de simple amateur, expliquant par l’exemple son concept de « connotation » (notamment dans la presse, où la mise en regard de deux images ou leurs légendes en modifie le sens), il élabore, en fait, une véritable ontologie de l’image photographique qui a révolutionné toute la réflexion sur l’iconographie. - [Fenêtre sur cour](https://www.vivelaculture.com/fenetre-sur-cour-2/): Cloué dans un fauteuil par une fracture de la jambe, un photographe observe ses voisins au moyen de son imposant téléobjectif. Et que voit-il ? Rien d’autre que des scènes d’amour, remarquait le cinéaste François Truffaut, grand fan d’Hitchcock en général et de ce film en particulier. Des couples roucoulent, d’autres se disputent, un voisin semble assassiner sa femme… En voyeur impuissant, lui-même pris dans une histoire de cœur insoluble, James Stewart incarne à la perfection les obsessions du maître du suspense : l’image et la libido. - [L'appareil-photo](https://www.vivelaculture.com/lappareil-photo/): Ce troisième roman, a confié l’auteur de La salle de bain, est né d’un banal cliché qu’il avait pris. Il n’y est pourtant pas question d’objectifs ni de prises de vue, seulement de littérature ; ou comment bâtir un récit comme une série d’instantanés, dans lequel des scènes (sans importance apparente) prennent tout leur sens grâce aux équivalents romanesques du cadrage, de la lumière, du format… et bien sûr de la position et de la subjectivité du narrateur. - [Blow-Up](https://www.vivelaculture.com/blow-up-3/): Vaguement inspiré de David Bailey, qui révolutionna la photo de mode dans le Swinging London des années 60, le personnage de Thomas, au travail dans un parc, saisit par hasard ce qui semble être l'image d'un meurtre, une fois le cliché agrandi (blow up). De cette intrigue policière, le réalisateur italien de L'Avventura tire une superbe fable sur la quête de vérité et sur l'illusion des images qui obtint le Grand Prix à Cannes en 1967. - [The Mexican Suitcase](https://www.vivelaculture.com/the-mexican-suitcase/): Au Mexique, en 2007, on découvre dans une valise, les négatifs de plus de 4 000 clichés pris pendant la guerre d’Espagne par Robert Capa, David Seymour (photographe polonais, plus tard cofondateur de Magnum) et l’Allemande Gerda Taro (la première femme photoreporter, morte sur le conflit en 1937). Ce documentaire passionnant raconte l’histoire de ce trésor et s’interroge sur la couverture des conflits, jamais exempte de polémiques : à ce jour, le doute demeure sur le célèbre cliché « The Falling Soldier » de Capa (la mort d’un Républicain espagnol en 1936), les historiens estimant qu’il a été mis en […] - [Incident au Loch Ness](https://www.vivelaculture.com/incident-au-loch-ness/): Ce film, produit par Werner Herzog (qui tient également le premier rôle), est un faux documentaire consacré au tournage d’un documentaire… qui se révèle être truqué : pour enquêter sur le fameux monstre du Loch Ness, en Ecosse, le personnage du réalisateur a, en réalité, fait fabriquer un faux animal et embauché des figurants en guise de “témoins”. Une construction hallucinante au service d’une belle réflexion sur le pouvoir de l’image, puisque la légende du Loch Ness a pris toute son ampleur, à partir de 1933, sur la base de prétendues photos de la créature… - [Controverses : photographies à histoires](https://www.vivelaculture.com/controverses-photographies-a-histoires/): Du dérangeant « Autoportrait en noyé » (Hippolyte Bayard, 1840) aux foules nues immortalisées par l’Américain Spencer Tunick, en passant par les images de propagande soviétiques et les affiches du publicitaire Oliviero Toscani, cette belle exposition avait décrypté 76 exemples de photographies ayant créé la polémique. Truquées ou choquantes, elles figurent toutes dans ce catalogue, chacune avec la lecture édifiante d’experts en iconographie. - [Salvador](https://www.vivelaculture.com/salvador/): Années 80 : pour se refaire, un photoreporter, vétéran du Vietnam et parti ensuite à la dérive, décide d’aller au Nicaragua, alors en pleine guerre civile entre le pouvoir sandiniste et les groupes de « contras » soutenus par les Etats-Unis. Comme souvent chez Oliver Stone, le propos est sans nuance, mais James Wood emporte le morceau avec son interprétation d’un chasseur de scoop individualiste et alcoolique, dont le cynisme vole en éclats au contact d’un conflit meurtrier (30 000 victimes entre 1979 et 1988). - [Juste un peu flou](https://www.vivelaculture.com/juste-un-peu-flou/): Photo d’un soldat républicain abattu pendant la guerre d’Espagne, couverture de la guerre sino-japonaise en 1938, fondation de l’agence Magnum avec Henri Cartier-Bresson en 1947. A plus d’un titre, le photographe hongrois Robert Capa (1913-1954) incarne, à lui seul, l’archétype du reporter de guerre. Il est surtout l’auteur de « The Magnificent Eleven », onze photos du débarquement en Normandie, prises le 6 juin 1944 à Omaha Beach. Dans ce livre de 1947, il raconte sa Seconde Guerre mondiale qu’il a suivie en Asie, en Afrique du Nord puis en Europe, de la Libération de Paris jusqu’à la percée finale […] - [World Press Photo 2016](https://www.vivelaculture.com/world-press-photo-2016/): Le 28 août 2015, un homme passe un bébé à travers la clôture de barbelés délimitant la frontière serbo-hongroise. Ce noir et blanc de l'Australien Warren Richardson (image de l'année au World Press Photo 2016) ne doit pas faire oublier que l'organisation a distingué un total de 45 clichés cette année-là, réunis dans cet ouvrage. Après le palmarès, ces travaux forment une exposition itinérante mondiale durant un an. En France, les lauréats de l'édition 2017 seront ainsi à l'honneur au festival Visa pour l'image, à Perpignan, du 2 au 17 septembre 2017. - [David Hockney : A Bigger Picture](https://www.vivelaculture.com/david-hockney-a-bigger-picture/): Conçu comme un centre pluridisciplinaire, le Centre Pompidou est aussi une institution muséale dont les réserves contiennent plus de cent vingt mille œuvres. Ses expositions thématiques (Paris-Berlin, Paris-Moscou, Dada, Beat gneration…), mais également ses rétrospectives consacrées aux grands noms de l’art contemporain ont construit sa renommée mondiale. Du 21 juin au 23 octobre, c’est David Hockney, dont on fêtera les 80 ans cette année, qui sera à l’honneur, avec une exposition de deux cents œuvres allant des années 60 à ses récents dessins sur iPad. Prévoir de réserver. - [Etonnamment étonnée](https://www.vivelaculture.com/etonnamment-etonnee/): Si Beaubourg fut une révolution spectaculaire, à Marseille depuis 1992, La Friche de la Belle de Mai montre une nouvelle forme de révolution culturelle. Sur les 4 ha de l’ancienne manufacture de tabac de la Belle de Mai, a lieu une expérience unique en Europe, fondée sur la diversité culturelle et la recherche artistique, au croisement des préoccupations sociales, urbaines et éducatives. En 2013, le photographe Frédéric Lecloux et l’écrivain Arno Bertina ont été en résidence à la Friche ; leurs impressions inédites sont dans ce livre poétique, politique et drôle. - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows-2/): Shadows est le premier film réalisé par John Cassavetes. C’est l’histoire de trois jeunes gens – deux frères, une sœur – qu’on suit dans le Greenwich et sur Broadway à la fin des années cinquante. Les deux frères veulent être musiciens de jazz et la sœur écrivain. Mais être afro-américains et sans le sou ne facilite pas l’éclosion des vocations. Improvisation, décors naturels, musique de Chalie Mingus, Shadows va être une des références principales des réalisateurs qui, quelques années plus tard, allaient secouer Hollywood. - [Les jours s’en vont…](https://www.vivelaculture.com/les-jours-sen-vont/): La poésie de Charles Bukowski est crue, violente, désespérée comme le sont ses romans (Mémoires d’un vieux dégueulasse, Postier, Pulp). Émeute voilà la raison de l’émeute : nous avions tout le temps des fayots et un gardien a empoigné un garçon noir qui venait de jeter sa gamelle par terre et quelqu’un a touché un bouton et tout le monde a empoigné tout le monde ; j’ai frappé mon meilleur ami derrière l’oreille quelqu’un m’a balancé du café à la gueule (bah ! après tout, il était imbuvable) (…) - [La route de Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/la-route-de-los-angeles/): « Notre appartement était le dernier au premier étage. Dès que je touchais la poignée de la porte je me sentais déprimé. Renter chez moi m’a toujours fait cet effet même du temps de mon père du temps où nous habitions une vraie maison. Ça ne me plaisait pas, je vouslais toujours m’en aller de chez moi ou bien tout chambouler. » Remis en selle par Charles Bukowski dans les années quatre vingt, John Fante est l’écrivain dont l’influence plane sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg. A rédécouvrir. - [Lettres Choisies](https://www.vivelaculture.com/lettres-choisies/): C’est avec Howl, son œuvre la plus connue, un long poème en prose, qu’Allen Ginsberg fut condamnée pour obscénité en 1956. La poésie de ce pilier des lettres américaines du XXème siècle se caractérise par sa liberté de ton et ses influences multiples ; poésie orientale, écrivains français (Jean Genet), sa foi bouddhiste, ses voyages. Dans ce recueil on trouve des lettres adressées – entre autres- à ses complices de la Beat Generation, à Bob Dylan, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore à Louis Ginsberg, son père. - [Mata Hari H21](https://www.vivelaculture.com/mata-hari-h21/): Née en 1876 aux Pays-Bas et fusillée dans les fossés du château de Vincennes le 15 octobre 1917 pour intelligence avec l’ennemi, danseuse « javanaise », courtisane, mondaine… Mata Hari fut plus un fantasme qu’un espion de haut vol. Cette version de 1964 avec Jeanne Moreau dans le rôle titre (sur un scénario cosigné par François Truffaut) nous montre une femme à la vie compliquée qui essaye de s’émanciper dans un monde encore sous la domination totale des hommes et corseté par les convenances de la fin du XIXème siècle. Une histoire de femme moderne en sorte. - [Au revoir là-haut](https://www.vivelaculture.com/au-revoir-la-haut/): La guerre détruit physiquement et psychiquement les êtres humains et ravage leurs destinées. Au revoir là-haut est l’histoire de deux jeunes soldats que socialement tout oppose, mais qu’un éclat d’obus va rapprocher d’abord par devoir et par intérêt, puis par amitié. C’est aussi plus largement l’histoire de tous ces soldats survivants mais traumatisés que la société préfère cacher et oublier une fois les armistices signés. Dans ce cadre, monter une arnaque aux monuments aux morts attirerait presque la sympathie. Prix Goncourt 2013. - [Dada. Manifestes, … (1915-1929)](https://www.vivelaculture.com/dada-manifestes-1915-1929/): « Dada reste dans le cadre européen des faiblesses, c’est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses, pour orner le jardin zoologique de l’art de tous les drapeaux des consulats do do bong hiho aho hiho aho. » Cette citation de Tristan Tzara illustre la radicalité du mouvement Dada créé en 1916 à Zurich au Cabaret Voltaire en réaction à la guerre qui illustrait la faillite de la civilisation et de la raison. Dada reste un des mouvements artistiques les plus importants du XXème siècle. On en ressent encore les ondes de choc jusque dans […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche/): Conséquence directe de la Première Guerre, Maurice Ravel reçut en 1929 la commande de ce concerto du pianiste Paul Wittgenstein qui perdit son bras droit sur le front russe. Œuvre majeur de Ravel, c’est aussi une œuvre dramatique et particulièrement sombre fortement marquée par la guerre, mais aussi par la crise de 1929. - [La victoire en chantant](https://www.vivelaculture.com/la-victoire-en-chantant/): Le monde occidental se partagea l’Afrique à la conférence de Berlin de 1895, conférence au cours de laquelle fut signé un accord entre quatorze pays et empires. Chacun de ces pays déploya donc sur place des infrastructures administratives et industrielles chargées d’exploiter les ressources locales, infrastructures protégées par des forces militaires. C’est la vie d’une de ces communautés avant et pendant la guerre que raconte le premier film de Jean-Jacques Annaud sorti en 1976 avec un Jean Carmet à son meilleur. Oscar du meilleur film étranger en 1977. - [Sherlock Holmes 2, jeu d’ombres](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-2-jeu-dombres/): En 1891 l’horrible James Moriarty, l’ennemi juré de Sherlock Holmes, prépare dans l’ombre le prochain conflit mondial. Peu importe les ennemis qui chercheront à s’anéantirent puisque son plan diabolique consiste à prendre le contrôle financier de sociétés d’armement mais aussi de sociétés de matériels de soins médicaux ! Il lui suffira de provoquer l’étincelle qui mettra le feu aux poudres et embrasera l’Europe pour toucher une immense fortune dont il entend jouir en Suisse. « J’aime la Suisse. Ils respectent la vie privée des gens, en particulier s’ils sont fortunés. » Clairvoyant. - [Les sentiers de la gloire](https://www.vivelaculture.com/les-sentiers-de-la-gloire-2/): La Première Guerre mondiale, supposée ne durer que quelques semaines, va durer quatre ans et s’enliser dans les tranchées. Pour gagner une position, les commandements n’hésitent alors pas à envoyer à une mort sûre des milliers de soldats. Devant l’absurdité de certaines décisions des hommes vont se mutiner et refuser de sortir des tranchées. Le film de Kubrick raconte le destin d’un de ces régiments qui refusa un ordre qui l’envoyait à une mort tout aussi certaine qu’inutile. Mais pour les militaires un ordre est un ordre. Tourné en 1964 le film, devant la pression d’associations d’anciens combattants, ne sera […] - [La grande illusion](https://www.vivelaculture.com/la-grande-illusion/): La guerre de 1914-1918 mettra fin à une armée de classes composée d’un côté d’aristocrates habitués depuis toujours aux parades et au commandement, de l’autre, le peuple qui fait la guerre parce qu’il y est contraint. C’est la fin de ce monde que raconte le film de Renoir tourné en 1937 et qui montre les rapports du lieutenant Maréchal (Jean Gabin), du capitaine de Boëldieu (Pierre Fresnay) et du commandant von Rauffestein (Erich von Stroheim) amenés à cohabiter dans un camp de prisonniers, les deux premiers étant les prisonniers du troisième. Chef-d’œuvre. - [Capitaine Conan](https://www.vivelaculture.com/capitaine-conan/): La guerre de 1914-1918 fut celle des canons et de l’industrie triomphante, mais elle resta aussi une guerre de corps à corps. Capitaine Conan est l’histoire d’un commando composé de spécialistes du couteau et du combat les yeux dans les yeux que nous raconte Bertrand Tavernier. Comment l’armée les utilisa mais aussi comment elle leur tourna le dos une fois la paix revenue. « […] quand cette saloperie de guerre s’est arrêtée, on nous a dit de cacher nos couteaux, nos mains pleines de sang, nos gueules et nos souvenirs de tueurs et d’assassins. » Philippe Torreton est tout à la fois magistral […] - [Rags to Riches](https://www.vivelaculture.com/rags-to-riches/): La première guerre mondiale va aussi accélérer les échanges culturels notamment sur le plan musical. Avec l’arrivée des américains c’est aussi le ragtime et le jazz qui arrivent sur nos cotes. Une musique qui marquera les grands compositeurs classiques de ce début de siècle comme Igor Stravinski et son Ebony Concerto, Dimitri Chostakovitch et sa Suite pour orchestre de jazz, ou encore Maurice Ravel et son Concerto pour piano et orchestre « la main gauche ». - [La bataille d’Occident](https://www.vivelaculture.com/la-bataille-doccident/): Les guerres n’éclatent pas par hasard. Elles sont méticuleusement préparées par les militaires et les marchands de canons. « Car déjà le monde grésille, déjà les archiducs sont en rang, déjà quelque chose bégaye, et fabrique tout ce qu’il faut d’obus et de canons […] » Publié en 2012, ce petit récit de cent quatre-vingts pages est un chef-d’œuvre de déconstruction du mécanisme qui conduira à la Première Guerre mondiale et à ses vingt millions de victimes. - [La garçonne et l’assassin](https://www.vivelaculture.com/la-garconne-et-lassassin/): Paul déserte et pour ne pas se faire arrêter se travestit en femme. Il parvient ainsi à échapper aux conséquences directes de la guerre. L’armistice signé, Paul et sa femme Louise réussiront à échapper à la justice jusqu’à l’amnistie de 1925. C’est à partir de cette date que les événements tourneront au drame. La Garçonne et l’Assassin, n’est pas un roman, mais un essai sur un fait divers historique tout autant que sur le travestissement, l’homosexualité et les traumatismes de la guerre en général. Adapté en bande dessinée par Chloé Cruchaudet Mauvais Genre. - [Paroles de poilus](https://www.vivelaculture.com/paroles-de-poilus/): Des centaines de milliers de jeunes hommes furent arrachés à leur quotidien pour être envoyés à la guerre. Plus d’un million trois cent mille soldats français furent tués durant cette guerre, neuf millions en tout toutes nations confondues. Entre deux batailles, ils prirent parfois le temps d’écrire. Radio France récupéra huit mille de ces lettres et en publia une centaine qui, malgré la censure de l’époque, raconte le quotidien de ces jeunes gens au-dessus desquels flotte la mort. - [L’acacia](https://www.vivelaculture.com/lacacia/): La vie de Claude Simon – prix Nobel de littérature en 1985 – est profondément marquée par les guerres. Celle de 1914 fauche son père près de Verdun alors qu’il n’a qu’un an. L’Acacia, son roman le plus autobiographique, commence en 1919. Le narrateur décrit le périple de trois femmes, dont « la veuve », et d’un enfant à la recherche de la tombe de son père. Claude Simon évoque les dégâts de la guerre, les gens, les paysages dévastés, et la boue jaune qui colle aux chaussures de ces femmes reste à jamais dans l’esprit du lecteur. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-4/): Prix Renaudot 1932, à deux voix de rafler le Goncourt, le Voyage… est l’histoire de Ferdinand Bardamu, jeune homme qui s’engage pour l’« abattoir international en folie ». Rescapé de la « grande boucherie », Bardamu essayera de soigner son dégoût de la civilisation, d’abord dans l’Afrique coloniale de l’entre-deux-guerres, puis encore plus loin vers les usines Ford de Detroit. Roman communiste pour les uns, anarchistes pour les autres, défaitiste pour tous, Voyage au bout de la nuit, est une charge d’une noirceur terrible contre la guerre et l’humanité dans laquelle Céline place peu d’espoir. - [Room 237](https://www.vivelaculture.com/chambre-237/): Dans son adaptation du Shining de Stephen King, Kubrick créait un espace mental où les labyrinthes, les miroirs, les couloirs sans fin et les motifs géométriques matérialisaient la vie intérieure du personnage de Jack et participaient de la machinerie paranoïaque qui le conduirait immanquablement à l’explosion de violence… Le documentaire Room 237 aborde les mille et une interprétations et théories faites autour d’un film devenu à la fois objet de fascination et d’exégèse. Passionnant et… troublant. - [Les Confessions](https://www.vivelaculture.com/les-confessions/): À la fin de sa vie, Rousseau est en proie à de violentes bouffées paranoïaques, persuadé qu’un complot se fomente autour de lui. Il faut dire à sa décharge qu’il est alors victime d’attaques bien réelles de la part des gens de lettres (Voltaire notamment) qui lui reprochent d’avoir écrit un traité d’éducation alors qu’il est soupçonné d’avoir abandonné ses cinq enfants. En 1765, peu après que sa maison de Môtiers a été lapidée, il entreprend de se raconter et de se justifier contre ses ennemis invisibles dans Les Confessions : « Je veux confesser ma vie, dire qui je suis, je […] - [Le Meilleur des mondes](https://www.vivelaculture.com/le-meilleur-des-mondes/): Dans l’État mondial, les fœtus sont clonés en fonction du rôle qu’on leur assigne. Si les futurs Alphas, tenants de la caste des élites, reçoivent davantage de sang et d’oxygène que les autres citoyens, on veille en revanche à ne pas développer les facultés intellectuelles des classes laborieuses et surtout à ce qu’elles ne se mélangent pas aux autres. Quant aux marginaux, ils sont purement et simplement parqués à l’abri des regards. Dans ce monde conditionné pour museler les passions et les interrogations, le bonheur est conçu pour tolérer les servitudes et la dictature a toutes les apparences d’une démocratie. […] - [Conversation secrète](https://www.vivelaculture.com/conversation-secrete/): Harry Caul (Gene Hackman), grand spécialiste de la filature, est engagé dans une mission pour suivre un jeune couple et enregistrer leurs conversations. Une fois sa mission accomplie, il découvre en écoutant son enregistrement que les jeunes gens courent un danger mortel. Doit-il agir ou rester en retrait ? Peu après le triomphe du Parrain, Coppola tourne Conversation secrète, un grand thriller d’espionnage doublé d’une méditation sur la paranoïa, la surveillance, la solitude et le pouvoir. Un film tourné en pleine crise du Wartergate et couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes en 1974. - [Le Dieu venu du centaure](https://www.vivelaculture.com/le-dieu-venu-du-centaure/): Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, Philip K. Dick prend des amphétamines qui le plongent dans des états de dépression terribles. Il se sent traqué, épié. « Un jour comme je marchais tranquillement sur la petite route menant à ma cabane, en me faisant une fête de ces huit heures d’écriture dans l’isolement le plus complet, j’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai vu un visage… et il n’était pas humain. C’était la face du mal absolu… Gigantesque, il emplissait un quart du ciel. Il arborait des fentes aveugles à la place des yeux ; il était […] - [Nevermind](https://www.vivelaculture.com/nevermind-2/): En 1991, alors que Nirvana entame la tournée de promotion de l’album Nevermind, Kurt Cobain est déjà fragile, introverti et héroïnomane, et l’invraisemblable pression qui accompagnera le succès mondial de l’album ne va pas arranger les choses : Cobain, qui exècre son statut de rock star, augmente sa consommation d’héroïne et développe un mal de vivre et des troubles paranoïaques aggravés. « Le fait que tu sois paranoïaque ne signifie pas qu’ils ne sont pas après toi », chante-t-il dans Territorial Pissings. - [Le Locataire](https://www.vivelaculture.com/le-locataire/): Trelkovsky, un homme timide et réservé, visite un appartement vacant pour le louer. Lors de la visite, la concierge lui apprend que l’ancienne locataire, qui s’est jetée par la fenêtre de l’appartement, est dans le coma. Lorsque celle-ci décède, il emménage et s’aperçoit bientôt que ses voisins ont un comportement étrange, voire franchement hostile, à son encontre. La théorie du complot fait son chemin dans l’esprit de Trelkovsky… En 1976, Polanski revient à ses obsessions avec Le Locataire, un huis clos mental et délétère sur la paranoïa, la peur de l’autre, l’isolement, sur une adaptation d’un roman de Topor. - [De la psychose paranoïaque](https://www.vivelaculture.com/de-la-psychose-paranoiaque/): dans ses rapports avec la personnalitéAu début des années 1930, Lacan étudie le cas d’une patiente qu’il fait connaître sous le nom d’Aimée. Celle-ci avait été internée suite à une tentative d’assassinat à l’arme blanche sur une actrice de théâtre qui, selon Aimée, menaçait la vie de son fils. Utilisant des concepts psychanalytiques, Lacan montre que la malade développe un délire de persécution, une « paranoïa d’autopunition » et que le geste criminel d’Aimée est tout aussi bien dirigé contre elle-même : en satisfaisant son sentiment de culpabilité, l’acte vaut comme une punition et entraîne une amélioration des troubles de la patiente. - [Moby Dick](https://www.vivelaculture.com/moby-dick-2/): Attiré par la mer et le large, Ismaël décide d’embarquer sur un baleinier commandé par le capitaine Achab. Le jeune homme se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine : Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc particulièrement féroce, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab a juré de se venger… Un roman d’aventure qui est aussi le récit d’un commandant maudit, Achab, prisonnier de son délire obsessionnel de traque, tantôt chasseur tantôt persécuté, tantôt mégalo tantôt parano. - [Un crime dans la tête](https://www.vivelaculture.com/un-crime-dans-la-tete/): De retour de la guerre de Corée, des survivants affirment devoir leur vie au courage du sergent Raymond Shaw. Alors que ce dernier est décoré pour ses faits d’armes, un membre de sa patrouille, le capitaine Bennett Marco (Frank Sinatra) fait toujours le même cauchemar : une séance d’hypnose collective où Raymond Shaw occupe une place centrale… Il comprend bientôt que Shaw a subi un lavage de cerveau afin d’assassiner le futur président des États-Unis. Tourné en 1962, au cœur de la guerre froide, Un crime dans la tête annonce la vague des grands thrillers politiques paranoïaques qui suivront, avec un […] - [Le Terrier](https://www.vivelaculture.com/le-terrier-2/): Écrit à Berlin fin 1923, six mois avant la mort de son auteur, Le Terrier plonge dans les pensées d’un petit animal déterminé à se construire une demeure parfaite dans la forêt, dissimulé sous une fine pellicule de mousse, « aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde ». Un terrier inviolable qui s’avère être un château intérieur, un espace mental qui en dit plus long sur la complexité psychique du narrateur que sur la réelle hostilité du monde extérieur. - [Invasion Los Angeles](https://www.vivelaculture.com/invasion-los-angeles/): En 1988, John Carpenter donne sa version de la théorie du complot avec, dans le rôle des tenants du capitalisme sauvage, des aliens cupides et sans scrupules qui s’emploient à endormir une population devenue complètement apathique et manipulable à grands coups de slogans invisibles (« Sleep », « Don’t think », « Obey », etc.). La critique du capitalisme US peut prêter à sourire mais ce Carpenter reste un excellent film d’action qui n’est pas sans évoquer les films SF et autres B movies des années cinquante et soixante. - [The Smile Sessions](https://www.vivelaculture.com/the-smile-sessions/): Depuis la fin de l’année 1966, Brian Wilson travaille, en collaboration avec son ami parolier Van Dyke Parks, à un ambitieux projet d’album voulu comme « une symphonie adolescente adressée à Dieu ». Mais rapidement, Brian connaît de nombreux problèmes relationnels avec les membres du groupe, auxquels viennent s’ajouter ses problèmes de dépression et de toxicomanie. Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys. L’album sera finalement exhumé après plus de quarante ans de purgatoire en 2011. - [Mémoires d’un névropathe](https://www.vivelaculture.com/memoires-dun-nevropathe/): Président de chambre à la cour d’appel de Dresde, Daniel Paul Schreber, en proie à de nombreuses hallucinations, est diagnostiqué dément paranoïde, suspendu de ses fonctions et placé dans une clinique spécialisée pour malades mentaux. En 1900, après un procès, il obtient de pouvoir sortir librement de l’asile et de publier ses Mémoires, intitulés Mémoires d’un névropathe, qui exposent en détail son délire de persécution. Les Mémoires de Schreber feront l’objet de nombreuses interprétations plus ou moins discordantes de Freud, Lacan, Deleuze et Guattari notamment. Daniel Paul Schreber est devenu le patient le plus célèbre de l’histoire de la psychiatrie […] - [Docteur Sleep](https://www.vivelaculture.com/docteur-sleep/): Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep ». La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un « shining » phénoménal, va réveiller les démons de Dan… Trente-trois ans après la sortie de son roman phare, le maître Stephen King retrouve l’univers de Shining avec ce Docteur Sleep qui remue […] - [Le temps des possibles](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-possibles/): Greenwich Village, les années 1960 Suze Rotolo fut la compagne et la muse de Dylan à ses débuts, immortalisée aux côtés de l’idole dans une rue de Greenwich Village, sur la photo mythique de son deuxième album, une image qui a fait rêver des générations entières de fans et d’amoureux. Plus de quarante ans après, peu de temps avant sa disparition, elle publie ses mémoires, où il est question de Dylan, bien sûr, mais aussi de son engagement politique à elle – auquel elle initia le jeune chanteur – et du mouvement folk. Un témoignage de première main – sans […] - [Lenny](https://www.vivelaculture.com/lenny/): Humoriste caustique ayant débuté dans les années cinquante dans le circuit des cabarets new-yorkais, Lenny Bruce fut en butte à la censure d’une époque extrêmement bien pensante. Arrêté à de nombreuses reprises pour obscénité, il symbolisa à bien des égards la contestation des années soixante. Maniant le verbe avec un sens de l’improvisation et une liberté touchant au génie, il est aujourd’hui considéré comme l’un des inventeurs du stand-up. Dans le film de Bob Fosse, Dustin Hoffman campe avec classe ce personnage hors du commun, dont Bob Dylan a dit : « J’ai pris un taxi avec lui une fois, sur deux […] - [Shadows](https://www.vivelaculture.com/shadows/): Tourné dans les rues de New York – principalement à Greenwich Village – à la fin des années cinquante, le premier film de John Cassavetes suit une bande de jeunes marginaux de bar en bar, sur une musique de Charles Mingus. Contemporain de la nouvelle vague, filmé en noir et blanc et faisant appel à l’improvisation, ce long métrage a fait date dans l’histoire du cinéma américain en révolutionnant tous ses critères esthétiques. - [The Freewheelin’](https://www.vivelaculture.com/the-freewheelin/): Le deuxième album de Bob Dylan sera celui du début de son immense succès mondial, avec des chansons devenues des classiques comme « Blowin’ in the Wind », « Masters of War », « A Hard Rain’s a-Gonna Fall » ou « Don’t Think Twice, It’s All Right ». Il symbolise l’apogée du mouvement folk contestataire, dont Dylan s’éloignera bientôt, peu désireux d’assumer le rôle de leader de sa génération. Prophétique, sa pochette offre un Dylan intime et amoureux, magnifique image emblématique qui inspirera à elle seule, cinquante ans plus tard, toute l’atmosphère visuelle d’Inside Llewyn Davis. - [Echoes of my Mind](https://www.vivelaculture.com/echoes-of-my-mind/): Avant l’arrivée de Dylan, Fred Neil était une sorte de parrain de la scène folk new-yorkaise. Doté d’une voix grave absolument somptueuse, d’un immense talent d’auteur de chansons et d’une aversion totale pour le show-business, Neil n’a eu qu’une carrière très courte et confidentielle – il s’est retiré en Floride dès la fin des années soixante pour… étudier les dauphins, l’autre grande passion de sa vie. Mais il a atteint une sorte d’immortalité grâce à ses œuvres, reprises par les plus grands : Harry Nilsson (« Everybody’s Talking »), Tim Hardin (« Blues on the Ceiling »), Tim Buckley (« Dolphins ») ou Jefferson Airplane (« The Other […] - [The Harrow and the Harvest](https://www.vivelaculture.com/the-harrow-and-the-harvest/): C’est T-Bone Burnett, ex-musicien de Bob Dylan et fidèle collaborateur des frères Coen, qui a découvert Gillian Welch en 1995 à Nashville, et produit les deux premiers albums de cette chanteuse folk ancrée dans la tradition bluegrass. C’est ainsi que deux de ses titres sont apparus sur la BO d’O’Brother en 2000. Une véritable mise sur orbite planétaire pour cette digne héritière d’Emmylou Harris et de Joan Baez – qui ont toutes deux repris ses chansons. Son dernier album, The Harrow and the Harvest, le premier depuis huit ans, a été accueilli comme l’un des tout meilleurs de l’année 2011, […] - [Manhattan Folk Story](https://www.vivelaculture.com/manhattan-folk-story/): Devenu l’ami de Bob Dylan dès son arrivée à New York, Dave Van Ronk a beaucoup aidé le jeune prodige, lui a appris de nombreuses chansons (dont « The House of the Rising Sun ») et a assisté à son explosion… en restant dans l’ombre, sans amertume. Son autobiographie, Manhattan Folk Story, qui sort en France au même moment qu’Inside Llewyn Davis, a largement inspiré l’écriture du scénario de ce film, conférant ainsi à Van Ronk une sorte de gloire posthume, par fiction interposée… - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chroniques-tome-i/): Le premier volume des Mémoires de Bob Dylan est absolument passionnant. Connaissant le personnage, on se doutait bien qu’il ne s’agirait pas d’une autobiographie classique. Il n’est effectivement ici pas question de suivre une chronologie précise, ça part dans tous les sens et on saute bien souvent du coq à l’âne. Mais on est surpris par l’humilité et la simplicité de Dylan écrivain, notamment quand il évoque son arrivée à New York, son immersion dans le mouvement folk et son admiration pour nombre de ses aînés. Loin de la star qu’il est devenu à son corps défendant, on découvre un […] - [Meurtre à Greenwich Village](https://www.vivelaculture.com/meurtre-a-greenwich-village/): Kinky Friedman est un cas. Il a bâti sa carrière de chanteur country folk en exploitant son personnage apparemment absurde de cowboy texan juif (son groupe s’appelle les Texas Jewboys). Cet ami de Bob Dylan – il a participé à sa Rolling Thunder Review – manie ainsi l’humour juif dans des chansons typiquement country (un genre a priori connu pour son racisme latent). Devenu écrivain de polars, il se met en scène sous les traits d’un chanteur-détective dans des romans hilarants où la musique est bien évidemment très présente, comme dans cette irrésistible enquête se déroulant à Greenwich Village. - [Panique à Needle Park](https://www.vivelaculture.com/panique-a-needle-park/): Jerry Schatzberg a commencé sa carrière comme photographe de mode, puis de l’underground new-yorkais (notamment dans l’entourage d’Andy Warhol), avant de devenir le portraitiste attitré de Bob Dylan pendant plus de deux ans – on lui doit entre autre la célèbre photo de pochette de Blonde on Blonde. Devenu réalisateur, il tourne ce chef-d’œuvre – son deuxième film – dans l’univers des drogués new-yorkais avec un magistral Al Pacino, dont c’est la première apparition à l’écran ! Une sorte de cinéma vérité montrant New York comme on ne l’avait jamais vu, le tout sans une seule note de musique… - [Les Sonnets](https://www.vivelaculture.com/les-sonnets-2/): Ted Berrigan a été l’un des poètes new-yorkais les plus en vue des années soixante et soixante-dix. N’appartenant à aucun mouvement, il était d’une certaine façon un successeur des poètes beat comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg, qui étaient plus représentatifs du New York de l’immédiat après-guerre, et un précurseur des auteurs punk, comme Patti Smith et Richard Hell, dont il était l’ami. Les sonnets de cette figure mythique de l’East Village des sixties sont de véritables perles évoquant de façon saisissante le New York de cette époque aujourd’hui mythique. - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy/): L’histoire de ce péquenaud texan (Jon Voight, magnifique de naïveté) débarquant dans la « Grosse Pomme » pour y faire le gigolo est – entre autre – un des plus beaux films jamais tourné sur New York et son univers interlope. Outre le jeu des acteurs – Dustin Hoffman, pathétique et sublime – et les images, époustouflantes, la musique est pour beaucoup dans l’incroyable succès de ce film (qui fut classé X et remporta néanmoins trois Oscars, dont celui du meilleur film, du jamais vu !), notamment la superbe chanson interprétée par Harry Nilsson, « Everybody’s Talking », due à la plume de Fred Neil, […] - [En route pour la gloire](https://www.vivelaculture.com/en-route-pour-la-gloire/): Sans Woody Guthrie, il n’y aurait probablement pas eu de « renouveau du folk » à la fin des années cinquante. Ce chanteur, activiste politique et grand baroudeur fut le chroniqueur musical de la Grande Dépression des années trente, bourlinguant à travers tous les États-Unis, de son Oklahoma natal à la Californie, avant d’atterrir à New York, où il devint le mentor d’une nouvelle génération de chanteurs folk, et notamment de Bob Dylan qui lui vouait un véritable culte. Son autobiographie, En route pour la gloire, publiée en 1943, sera portée à l’écran en 1976 avec succès par l’excellent réalisateur Hal Ashby […] - [O’Brother](https://www.vivelaculture.com/obrother/): Cette relecture burlesque de l’Odyssée d’Homère située dans le Mississippi des années trente est une sorte de comédie musicale à base de vieilles chansons traditionnelles américaines folk, bluegrass, blues et country. Le film fut un immense succès, tout comme sa bande originale, produite par T-Bone Burnett – qui entamait là une collaboration avec les frères Coen, poursuivie aujourd’hui avec Inside Llewyn Davis –, dont le CD s’est vendu à huit millions d’exemplaires et a remporté le Grammy de l’Album de l’année en 2002, suscitant un étonnant regain d’intérêt pour la musique populaire américaine du passé. - [Inside Dave Van Ronk](https://www.vivelaculture.com/inside-dave-van-ronk/): Dave Van Ronk était, avant l’arrivée de Dylan à New York en 1961, l’un des meilleurs chanteurs de folk de la ville, spécialisé dans l’interprétation de vieilles chansons traditionnelles et de blues – il était d’ailleurs l’un des rares blancs à pouvoir chanter ce style de musique sans jamais être ridicule. Son meilleur album a tout simplement inspiré le titre du film des frères Coen ainsi que la pochette du disque fictif de Llewyn Davis, clin d’œil et hommage à ce géant méconnu du folk new-yorkais. - [Quand la Panthère rose s'emmêle](https://www.vivelaculture.com/quand-la-panthere-rose-semmele/): René Goscinny était assez fan de Peter Sellers, l’inspecteur Clouseau de la Panthère rose, pour finir par oser lui envoyer, en 1975, un scénario destiné à l’un des films de Blake Edwards. Cela ne donna rien… sinon que son texte présente de grandes similitudes avec ce cinquième épisode de la série, dans lequel un ennemi de Clouseau convainc la planète entière de se liguer pour assassiner le policier maladroit. Une plainte pour plagiat avait été déposée lorsque Goscinny est mort en 1977. - [René Goscinny, mille et un visages](https://www.vivelaculture.com/rene-goscinny-mille-et-un-visages/): Magnifique idée que cette biographie illustrée. Goscinny est très souvent apparu, au détour d’une case, dans les séries qu’il scénarisait ou dans les pages de Pilote : chez Gotlib, sous le trait d’Uderzo dans Astérix, en rédacteur en chef acariâtre de Polite dans Achille Talon… Pour illustrer son récit riche en documents inédits (ses premiers textes, ses tentatives de jeunesse pour percer comme… dessinateur), José-Louis Bocquet a réuni ces clins d’œil et des hommages inédits, en un total de quatre cent soixante portraits réalisés par quatre-vingt-treize dessinateurs différents, qui font de Goscinny un personnage… - [Blueberry : Les Monts de la superstition](https://www.vivelaculture.com/blueberry-les-monts-de-la-superstition/): Jean Giraud n’a jamais travaillé sur des textes de Goscinny. Mais ce dernier l’a « marié » au scénariste belge Jean-Michel Charlier (1924-1989), cofondateur de Pilote et spécialiste des séries d’aviation (Buck Danny, Tanguy et Laverdure). Ensemble, à partir de 1963, ils révolutionnent la BD western avec le lieutenant Blueberry, militaire crasseux et indiscipliné. Comme au cinéma à la même époque, le classique récit de la conquête de l’Ouest cède la place à une peinture réaliste de la violence et du racisme de l’époque. Avec ces deux épisodes, les deux auteurs sont au sommet de leur art. Et aussi très prolifiques puisqu’ils […] - [Le Grand Duduche : l'intégrale](https://www.vivelaculture.com/le-grand-duduche-lintegrale/): À l’époque où il rejoint Pilote, en 1963, Cabu fait déjà partie de l’aventure Hara Kiri. Il se sent pourtant vite chez lui dans l’hebdo de Goscinny, moins audacieux que le brûlot de Cavanna et Choron, mais ultra-créatif. Comme Gotlib, il commence en duo avec le patron (il illustre « la Potachologie », des chroniques de la vie lycéenne, comme Le Petit Nicolas explorait l’univers de l’école primaire) jusqu’à ce que celui-ci le pousse à voler de ses propres ailes. Ce sera Le Grand Duduche, éternel rêveur amoureux de la fille du proviseur, cancre poétique qui évoluera avec la jeunesse de ces […] - [Le Petit Nicolas](https://www.vivelaculture.com/le-petit-nicolas/): Les adultes oublient trop vite l’enfant qu’ils ont été. Pas René Goscinny, qui n’a jamais perdu son âme enfantine et réussit dans ces nouvelles à nous rappeler ce qui se passe dans la tête d’un petit garçon de huit ans. L’humour domine, notamment du côté des personnages secondaires – comme souvent, l’auteur les nomme selon un procédé unique : les Gaulois ont tous un nom en « ix », ici les amis de Nicolas sont tous affublés de prénoms moyenâgeux (Eudes, Geoffroy, Clotaire…). Mais l’œuvre va bien au-delà. Écrivant à une époque où l’on ne croyait guère à l’existence d’une psychologie spécifique à […] - [Ils sont devenus français](https://www.vivelaculture.com/ils-sont-devenus-francais/): Gaulois le plus célèbre du monde est pourtant né de l’imagination d’un juif polonais ayant grandi en Argentine, sur des dessins d’un fils d’immigrés italiens… Goscinny le « Polack » et Uderzo le « Rital » sont deux des quarante-six cas de naturalisation de célébrités françaises (ou de leurs familles) présentés dans ce livre. Démarches administratives kafkaïennes, lettres de justification poignantes, soubresauts de l’Histoire, les dossiers d’Émile Zola, de Guillaume Apollinaire, de Michel Drucker ou de Nicolas Sarkozy se lisent comme des polars. Il n’est jamais inutile de se rappeler qu’il faut de tout pour faire la Gaule… - [Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre](https://www.vivelaculture.com/asterix-et-obelix-mission-cleopatre/): Avec plus de quatorze millions d’entrées en France, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est de loin l’adaptation cinématographique d’Astérix qui a rencontré le plus grand succès. C’est aussi la plus fidèle à « l’esprit Goscinny ». Alain Chabat, son réalisateur, a certes ajouté gags et personnages à l’histoire originale, mais en apportant le même soin que l’auteur aux personnages secondaires (le moindre d’entre eux est affublé d’un nom en forme de jeu de mot) et en multipliant comme lui les clins d’œil à l’actualité et à la vie moderne (ainsi des allusions à l’invasion de notre quotidien par le téléphone portable). Ce […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons/): « Dire que quand nous serons grands, nous serons peut-être aussi bêtes qu’eux. » Cette citation du roman de Louis Pergaud pourrait être signée Goscinny. Comme Le Petit Nicolas, créé en 1959, ce récit d’avant-guerre cherche à montrer le vrai visage des enfants, tout en abordant légèrement des sujets très sérieux : critique d’un système scolaire trop rigide et portrait négatif des parents, de qui les enfants se sentent incompris. Il faut croire que le thème était dans l’air à l’aube des années soixante : l’adaptation du roman au cinéma, par Yves Robert, est contemporaine de la publication des nouvelles de Goscinny et Sempé, […] - [The Art of Harvey Kurtzman](https://www.vivelaculture.com/the-art-of-harvey-kurtzman/): The Mad Genius of Comics (en anglais) Après une enfance à Paris puis en Argentine, où ses parents juifs polonais ont émigré en 1928, René Goscinny vit quelques années à New York, où il rencontre son mentor, Harvey Kurtzman (1924-1993), le fondateur du magazine MAD. Depuis 1952, ce journal se spécialise dans les parodies des comics traditionnels (super-héros, western, séries policières…) et la critique par l’absurde des travers de la société américaine. On y retrouve toutes les ficelles que Goscinny utilisera à la tête de l’hebdo Pilote de 1959 à 1974 : personnages récurrents aux noms absurdes, comique de répétition, ouverture […] - [L'Indispensable Encyclopédie de Monsieur Cyclopède](https://www.vivelaculture.com/lindispensable-encyclopedie-de-monsieur-cyclopede/): « Cyclopède » est le nom donné à un projet présenté au concours de locomotives de Liverpool, en 1829. Dans ce système, un cheval marchait sur une chenille de char afin de faire avancer la machine. « Étonnant, non ? », pourrait conclure le personnage éponyme de Pierre Desproges… Diffusée sur la troisième chaîne de 1982 à 1984, sa « Minute nécessaire » scandalisa les téléspectateurs par ses courtes leçons délirantes et irrespectueuses : « Insonorisons une Andalouse » ; « Rentabilisons la colère de Dieu » ; « Égayons une veillée funèbre »… Goscinny, qui avait fait appel à Desproges pour une série de sketchs télé des années soixante-dix, aurait sans aucun doute reconnu l’influence […] - [Gotlib : l'effet coccinelle](https://www.vivelaculture.com/gotlib-leffet-coccinelle/): Cette expo sera suivie d’une autre, Les Mondes de Gotlib, du 12 mars au 20 juillet 2014 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Paris). L’art de ce dessinateur né en 1934 y est célébré sous toutes les coutures, de ses débuts dans le milieu guindé de l’édition « jeunesse » des années cinquante (à l’origine, il était seulement autorisé à dessiner les titres et à encrer les textes, d’où sa calligraphie restée impeccable) jusqu’à la révolution culturelle de la BD adulte des années soixante-dix (il est à l’origine des magazines L’Écho des Savanes et Fluide Glacial), en passant par les premières […] - [Les Dingodossiers](https://www.vivelaculture.com/les-dingodossiers/): Reportages absurdes, personnages loufoques, caricatures de la vie à la rédaction… Avec Les Dingodossiers, publiés dans Pilote de 1963 à 1967, Goscinny libère Gotlib, jusqu’alors cantonné aux univers enfantins (Nanard et Jujube, dans Pif, où le personnage de Gai-Luron ne perce pas encore). À eux deux, ils brisent les codes de la BD traditionnelle, usant à l’excès des gags les plus éculés (tarte à la crème, peau de banane…) et tournant en ridicule les personnages guindés de l’époque, et au-delà tous ceux proposés aux enfants en général : Tarzan, le père Noël, les agents secrets, les pilotes de course, les […] - [Les Années Pilote](https://www.vivelaculture.com/les-annees-pilote/): Beaucoup de ceux qui ont travaillé avec Goscinny, comme Gotlib ou Cabu, rendent hommage à son travail d’homme de presse et de rédacteur en chef au moins autant qu’à la qualité des histoires qu’il leur donnait à illustrer. Astérix est né en 1959, parce qu’il fallait un nouveau personnage pour le journal hebdomadaire qu’un éditeur lui demandait de lancer. Vite repris par Dargaud, Pilote, dont ce livre reconstitue l’histoire année par année, restera un modèle de magazine pour la jeunesse. Outre le meilleur de la BD francophone d’alors (dont Achille Talon de Greg, Blueberry de Giraud, Le Grand Duduche de […] - [Le Dictionnaire Goscinny](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-goscinny/): Ce livre est un monument. Chacune des séries auxquelles René Goscinny a participé a fait l’objet d’un chapitre où chaque personnage est répertorié et présenté en détail. Ouvrage de spécialiste en apparence, mais l’on s’aperçoit au fil des pages à quel point les petits mondes du scénariste sont devenus des références universelles, et notamment combien de répliques cultes sont devenues des phrases courantes : « Devenir calife à la place du calife » (Iznogoud) ; « Ȇtre tombé dedans quand on était petit » ou « Craindre que le ciel ne nous tombe sur la tête » (Astérix)… - [Astérix à la BnF !](https://www.vivelaculture.com/asterix-a-la-bnf/): Bibliothèque nationale de France, Grande Galerie À l’origine de cette expo, un don du dessinateur Albert Uderzo : les planches originales des deux premiers Astérix, publiés dans Pilote de 1959 à 1961, et celles du dernier volume scénarisé par René Goscinny avant sa mort, Astérix chez les Belges (1979). Autour de ce trésor, la BnF a choisi de raconter la naissance de la série, de nous faire plonger dans son univers (galeries de personnages, pays visités d’un album à l’autre…) et enfin de rendre compte du phénomène éditorial qu’elle représente (trois cent cinquante millions d’exemplaires vendus dans le monde). - [Blank generation](https://www.vivelaculture.com/blank-generation/): Lister les enfants artistiques plus ou moins légitimes de Lou Reed reviendrait à remplir un annuaire téléphonique. Et un gros. Patti Smith, Television, Daniel Darc… Richard Hell est de ceux–là, poète urbain, lui aussi marqué par la beat generation, la déferlante Ramones et par Lou Reed pour couronner le tout. D’ailleurs, comme pour prolonger la filiation, on retrouvera Robert Quine, le guitariste de Richard Hell and the Voidoids, aux côtés de Lou Reed, sur scène et en studio. - [Last Exit to Brooklyn](https://www.vivelaculture.com/last-exit-to-brooklyn/): Brooklyn, le sexe, l’ennui, l’alcool, les homosexuels, l’héroïne, la prostitution, les travestis, la violence… On comprendra que le premier roman d’Hubert Selby, un écrivain américain des plus importants, soit l’une des références majeures de Lou Reed. Mais comme Céline avant lui, Hubert Selby invente un style unique. Comme Lou Reed. - [New Skin For Old Ceremony](https://www.vivelaculture.com/new-skin-for-old-ceremony/): Lou Reed et Leonard Cohen ont beaucoup en commun, entre autres la poésie. Pour mesurer l’importance de ces deux pointures, on peut s’amuser à compter les reprises prestigieuses qui ont été faites d’ »Hallelujah » de Leonard Cohen et du « Walk On The Wild Side » de Lou Reed. C’est d’ailleurs lui qui prononcera, en 2008, le discours d’introduction de Leonard Cohen au Rock & Roll Hall of Fame. - [Loulou](https://www.vivelaculture.com/loulou/): C’est l’histoire d’une femme belle et sans préjugé qui épouse un homme avant de devenir la maîtresse de son fils, puis de tuer accidentellement son mari. C’est ensuite une descente aux enfers (nuit, drogues, prostitution, assassinée par Jack l’éventreur). Une trajectoire faite pour fasciner Lou Reed. Un film somptueux porté par une Louise Brooks à la beauté intemporelle. - [Psychotic reactions & autres carburateurs flingués](https://www.vivelaculture.com/psychotic-reactions-autres-carburateurs-flingues-2/): « Tout artiste est coupable jusqu’à preuve du contraire. » Une telle profession de foi pose son homme. Sans Lester Bangs, la critique rock n’existerait pas. On lirait des chroniques ennuyeuses sur des albums sans saveur ou des propos creux d’artistes en promotion. Son interview de Lou Reed, pour lequel il a une admiration énorme, est un monument. - [La vénus à la fourrure](https://www.vivelaculture.com/la-venus-a-la-fourrure-2/): Venus in furs est un des titres phare du premier album du Velvet Underground sorti en 1967 et directement inspiré par le roman de Léopold von Sacher Masoch, publié en 1870. Ce roman raconte comment un homme devient volontairement l’esclave d’une femme. Porté par l’alto de John Cale, Venus in furs a été repris par tout le gratin du rock. On l’entend également dans Last days, le film de Gus Van Sant, inspiré par les derniers jours de Kurt Cobain. - [The Well-Tuned Piano](https://www.vivelaculture.com/the-well-tuned-piano/): Né en 1935, La Monte Young va explorer toute l’histoire de la musique américaine et en devenir une pièce essentielle. Après avoir étudié le jazz sous toutes ses formes, la musique classique et les grands noms du début du XXè siècle (Debussy, Bartok, Schönberg…), La Monte Young va devenir un des pionniers de la musique sérielle et de la musique minimaliste, côtoyer John Cage, Yoko Ono, le mouvement Fluxus, et John Cale, dont il est une des grandes références. - [Brooklyn Boogie](https://www.vivelaculture.com/brooklyn-boogie/): Brooklyn Boogie raconte les derniers jours d’un magasin de cigares à Brooklyn menacé de fermeture. Passe toute une galerie d’habitués pour qui le Brooklyn Cigar Company est devenu un lieu de vie. Lou Reed appuyé derrière le comptoir, expliquant les vertus d’une paire de lunettes articulées vaut son pesant de nicotine. Un film joyeux qui, grâce à Madonna dans le rôle d’un Hermès des temps modernes finit bien… et en chanson. - [Darkness On The Edge of Town](https://www.vivelaculture.com/darkness-on-the-edge-of-town-2/): Rien à voir et tout à voir. Si Lou Reed raconte des histoires de personnages décalés qui se débattent dans un underground nocturne, Springsteen, lui, raconte des histoires de gens normaux qui étouffent dans leur quotidien. Sorti trois ans après Born to run, Darkness of the edge of town est son album le plus sombre. Juste avant sa sortie, Springsteen avait pris le temps d’aller faire des chœurs sur Street Hassle, l’abum de Lou Reed sorti la même année. Rien à voir et tout à voir. CQFD. - [Free Jazz : A Collective Improvisation](https://www.vivelaculture.com/free-jazz-a-collective-improvisation/): Les sources d’inspiration musicales de Lou Reed sont diverses ; le rock’n’roll des années cinquante (Elvis, Little Richard, Gene Vincent…), et aussi le jazz du saxophoniste Ornette Coleman ou du trompettiste Don Cherry. Free Jazz : A Collective Improvisation est un album de jazz qui va jeter à terre le hard bop pour revenir aux sources du blues, comme pour mieux les concasser et créer le free jazz. Une pierre angulaire. Comme le premier Velvet Underground. - [Songs for Drella](https://www.vivelaculture.com/songs-for-drella/): Les tensions avec Lou Reed étant devenues insupportables, John Cale, cofondateur du groupe, quitte le Velvet en 1968. Dire qu’ils étaient en froid est un euphémisme… Pourtant, 25 ans plus tard, ils travaillèrent ensemble pour créer Songs for Drella, un album hommage à Andy Warhol, leur mentor et fondateur de la Factory. Quinze titres qui forment un petit opéra. Magnifique. - [Paris 1919](https://www.vivelaculture.com/paris-1919/): John Cale, le Gallois, débarqué aux Etats-Unis sa formation musicale classique sous le bras, est celui qui a introduit le violon pour donner ce son si particulier au Velvet Underground. Sorti la même année que Berlin de Lou Reed, son ancien compagnon de route, Paris 1919 reste un des plus beaux album de John Cale. - [Traverser le feu](https://www.vivelaculture.com/traverser-le-feu/): Dans le rock, ils sont un tout petit nombre dont on évoque autant leurs paroles que leur musique. Dylan, Leonard Cohen, Tom Waits, Nick Cave… Une poignée dont les textes peuvent être lus à voix haute sans musique comme de la poésie. C’est l’exercice auquel se livrait parfois Lou Reed, notamment au 104 à Paris en 2008 avec Traverser le feu, l’intégrale de ses textes en main. - [Berlin](https://www.vivelaculture.com/berlin/): Le succès de l’album Transformer avec son hit planétaire « Walk on the wild side« , produit en 1972 par David Bowie dont le Velvet reste une des principales influences, ne va pas, pour autant, rendre Lou Reed plus serein. Berlin est une splendeur dépressive portée par la production et les arrangements (cordes, cuivres) de Bob Ezrin. Dix chansons presque susurrées sur ses thèmes récurrents. L’étoile noire du rock. - [1969](https://www.vivelaculture.com/1969/): On prête à Brian Eno ces propos : « Mille personnes, peut-être, avaient acheté le premier album du Velvet (The Velvet Underground & Nico, sorti en 1967 avec la fameuse banane d’Andy Warhol), mais toutes ont monté un groupe ». Cet album live est un must. Il a été enregistré par un fan, dans des petits clubs, sur un magnéto à bandes au cours de deux concerts. - [Vous m’avez fait former des fantômes](https://www.vivelaculture.com/vous-mavez-fait-former-des-fantomes/): Par sa beauté mystérieuse, l’écrivain homosexuel mort du sida en 1991 ne manque pas de faire penser au personnage incarné par Terence Stamp dans Théorème. La phrase de Sade : « Vous m’avez fait former des fantômes », pourrait servir d’épitaphe à l’œuvre de Pasolini comme à celle de Guibert. - [Notre-Dame-des-Fleurs](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-des-fleurs-2/): On ne manque jamais d’associer Pasolini à Jean Genet. On a raison. Par son homosexualité, par son militantisme qui lui fait embrasser la cause des Palestiniens ou des Black Panthers, par ses audacieuses prises de position dans une époque de formatage avancé des esprits, Genet parle à Pasolini et ce dernier lui répond. - [Le Poids du papillon](https://www.vivelaculture.com/le-poids-du-papillon/): Parce qu’il a fait partie lui aussi du mouvement d’extrême gauche Lotta Continua ; parce que lui aussi est un grand lecteur de la Bible et de l’Ancien Testament ; parce qu’il vient d’être menacé d’une action au pénal pour avoir déclaré son hostilité au TGV entre Lyon et Turin, Erri De Luca est l’écrivain italien qui fait le plus penser aujourd’hui à Pasolini. - [Préface au Saint Paul de Pasolini](https://www.vivelaculture.com/preface-au-saint-paul-de-pasolini/): Communiste comme Pasolini, le philosophe français Alain Badiou (que l’on a pu voir dans le film Socialisme de Jean-Luc Godard) s’est beaucoup intéressé à la figure de saint Paul. Il a donc naturellement préfacé le Saint Paul de Pasolini. - [Quelque chose d’écrit](https://www.vivelaculture.com/quelque-chose-decrit/): Les éditions Actes Sud viennent juste de traduire le formidable hommage que rend l’écrivain Emanuele Trevi à Pasolini dans son livre Quelque chose d’écrit. À la fois un splendide hommage rendu à Laura Betti, l’actrice fétiche des premiers films de Pasolini devenue par la suite la directrice du Fonds Pasolini à Rome, et un essai littéraire sur Pétrole, le dernier grand roman de Pasolini. Un livre remarquablement inclassable, mais une bible sur le sujet Pasolini. - [Tilt](https://www.vivelaculture.com/tilt/): Sur son chef-d’œuvre Tilt, sorti en 1995, Scott Walker rend également hommage à Pasolini sur le premier morceau intitulé « Farmer in the City (Remembering Pasolini) » – les paroles proviennent d’ailleurs de la traduction anglaise d’un poème de Pasolini, « Una tanti dialoghi ». - [Journal intime](https://www.vivelaculture.com/journal-intime/): Moretti est l’auteur d’un des plus beaux hommages cinématographiques rendus à Pasolini. Dans son film, Journal intime, on le voit se rendre en Vespa sur la plage d’Ostie, où Pasolini a été assassiné, la longer avant de s’arrêter sur le lieu du meurtre, avec en bande-son le formidable Köln Concert de Keith Jarrett. - [Le Mépris](https://www.vivelaculture.com/le-mepris/): L’écrivain italien auteur du Mépris, qui sera adapté par Jean-Luc Godard, et sa femme Elsa Morante sont des proches de Pasolini. Ensemble, ils voyagent en Inde à la fin de l’année 1960, un périple qui va inspirer à Pasolini une série d’articles et un livre, L’Odeur de l’Inde. - [Sauve qui peut (la vie)](https://www.vivelaculture.com/sauve-qui-peut-la-vie/): Voici ce qu’écrit Antoine de Baecque dans sa remarquable biographie de Godard : « Pasolini et Godard se respectent, s’admirent mutuellement, mais les jalousies, tiraillements, contradictions politiques ne sont pas rares. Cependant, ils ont l’impression de marcher le long de la même route, et une profonde solidarité les lie en tant qu’artistes, par leur conception de la création et leur volonté d’engagement dans le monde, ils sont proches. » - [Querelle](https://www.vivelaculture.com/querelle/): Rainer Fassbinder était allemand, anarchiste, athée. Pasolini était italien, communiste, catholique. Mais tous les deux étaient dramaturges et cinéastes, écrivains et poètes. Et tous deux étaient homosexuels. Chez eux, il y avait la volonté commune de penser la vie différemment, de nommer l’innommable, de parler du corps, de la sexualité, et de s’engager l’un et l’autre jusqu’à la mort. - [La Pute de la côte normande](https://www.vivelaculture.com/la-pute-de-la-cote-normande/): Parce qu’elle aura été elle aussi romancière, cinéaste, journaliste (et ô combien polémiste), Marguerite Duras est sans doute la représentante en France la plus proche du génie protéiforme de Pasolini, typique de cette modernité qui, vieille d’un siècle, achève son règne dans les années soixante-dix. Un titre comme La Pute de la côte normande brille au demeurant d’un véritable éclat pasolinien. - [Notes sur le cinématographe](https://www.vivelaculture.com/notes-sur-le-cinematographe/): Dans ses cours sur le cinéma, le philosophe Gilles Deleuze avait tendance à associer le cinéma de Pasolini et celui de Robert Bresson. Tous les deux, disait-il, faisaient du cinéma « théorématique », c’est-à-dire le contraire d’un cinéma à thèse. Plutôt le développement d’une pensée, d’une démonstration au sens mathématique du terme, déjouant les associations convenues d’images pour mieux rendre compte de la violence faite au monde. - [Théorème](https://www.vivelaculture.com/theoreme/): Pasolini a beaucoup travaillé pour le cinéma, écrit des scénarios, et réalisé de nombreux films, tous très différents. Mais le plus beau est Théorème (1968), où un mystérieux visiteur, incarné par Terence Stamp, s’immisce dans une riche famille milanaise et a des rapports sexuels avec chacun d’eux, ce qui change radicalement leur vie. Un immense poème filmique. - [Pétrole](https://www.vivelaculture.com/petrole/): L’inachevé Pétrole demeure, avec Théorème qu’il adaptera au cinéma, le grand roman de Pasolini. Resté inédit pendant dix-sept ans, c’est un livre réputé difficile à lire, une sorte de Satyricon moderne où les histoires s’enchâssent. Comme l’écrit Emanuele Trevi : « On peut lire Pétrole comme une provocation, comme une confession, comme une exploration. Ou comme un testament. Tout maculé de sang. » - [Écrits corsaires](https://www.vivelaculture.com/ecrits-corsaires/): Pasolini est un polémiste forcené. En 1973, il accepte de travailler pour le Corriere della Sera. Son premier article, intitulé « Contre les cheveux longs », donne le ton. Cette série d’articles sera publiée dans Écrits corsaires, l’un de ses livres les plus importants. Il y fustige avec violence la société de consommation qu’il n’hésite pas à qualifier de fasciste. Il écrit : « Le centralisme fasciste n’a jamais réussi à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation. » Deux ans plus tard, il sera assassiné sur la plage d’Ostie à Rome, dans des circonstances qui demeurent mystérieuses. - [Chaos & Creation in the Backyard](https://www.vivelaculture.com/chaos-creation-in-the-backyard/): L’un des plus beaux disques de McCartney, toutes époques confondues, date de 2005. Comme souvent, il l’a enregistré seul (aidé seulement du producteur Nigel Godrich, connu pour son travail avec Radiohead ou Beck) et dans une période sombre – cette fois, la fin de son deuxième mariage avec le mannequin Heather Mills. Malgré quelques chansons guillerettes, le disque est hanté par ses morts (sa mère, sa première femme, John Lennon et George Harrison…), par la paranoïa, l’amertume et les amitiés trahies. Musicalement, il prend le risque du dépouillement et ose des arrangements inédits – la chanson « Jenny Wren » est ainsi […] - [Run Devil Run](https://www.vivelaculture.com/run-devil-run/): Une superstar rend hommage aux disques de sa jeunesse : depuis Bowie (Pin Ups, 1973) et Lennon (Rock’n’Roll, 1975), l’exercice est convenu. McCartney s’y était lui-même déjà livré en 1988 (Back in the USSR). Mais cet album est différent : sous couvert de nostalgie, accompagné par des requins de son âge (David Gilmour de Pink Floyd et Ian Paice de Deep Purple), l’ex-Beatles exorcise ici l’un des pires moments de sa vie, le décès de sa première femme, la photographe Linda Eastman (1941-1998). Il reprend les plus grands (Elvis, Carl Perkins, Fats Domino…), mais choisit des morceaux presque inconnus. Il ressuscite des […] - [Here Come the Bombs](https://www.vivelaculture.com/here-come-the-bombs/): « Pas facile de se succéder à soi-même », déclara McCartney après la séparation des Beatles. Le défi hante tout musicien à l’aube d’une deuxième vie après une carrière en groupe. Il tourne souvent au fiasco (voir les disques solo de Mick Jagger). Mais parfois au miracle, comme dans le cas de Gaz Coombes. À la tête de Supergrass, de 1994 à 2011, ce musicien anglais de 37 ans a incarné la britpop dans le sillage de Blur et Oasis. Comme son aîné sur McCartney, le premier album post-Beatles, le voici seul aux instruments et à l’enregistrement, avec un son renouvelé (« Bombs », […] - [Sea Change](https://www.vivelaculture.com/sea-change/): Jusqu’à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le Chaos and Creation in the Backyard de McCartney, Beck avait une réputation d’amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop (Mellow Gold en 1994), auteur de chansons pop impeccables (Mutations, 1998) ou de réjouissants exercices de style funk (Midnite Vultures, 1999). Mais voilà qu’une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d’une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d’œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres […] - [The Family Way](https://www.vivelaculture.com/the-family-way/): Connu pour une série de comédies satiriques (dont I’m All Right Jack, le premier film notable avec Peter Sellers), Roy Boulting fit grand bruit en 1966 avec ce film au sujet délicat (les difficultés et frustrations sexuelles d’un couple de jeunes mariés dans un milieu populaire du Nord de l’Angleterre), typique de la nouvelle vague du cinéma britannique d’alors, les « kitchen sink drama » (littéralement, les « comédies d’évier »), qui s’attachaient à peindre avec beaucoup de réalisme le quotidien gris de l’Angleterre de cette époque. Le jeune Paul McCartney, lui, surprit les fans des Beatles en écrivant la bande originale pour quatuor […] - [Design : Peter Blake](https://www.vivelaculture.com/design-peter-blake/): Ce livre n’a pas été traduit en français. Il vaut surtout pour ses cent cinquante reproductions d’œuvres de l’artiste britannique Peter Blake, né en 1932 et figure du pop art anglais. Dès la fin des années cinquante, il mêle publicités et affiches de music-hall dans des collages fondateurs, qui inspireront Andy Warhol et les autres. En 1967, c’est lui qui réalise la plus célèbre pochette de l’histoire de la musique pop, le Sgt. Pepper des Beatles. L’année suivante, McCartney commandera à Richard Hamilton, autre pionnier du pop art, le design immaculé de leur « Album blanc ». Son intérêt pour les pochettes […] - [The essential Ravi Shankar](https://www.vivelaculture.com/the-essential-ravi-shankar/): Maître du sitar dont il a transformé le jeu mais aussi modifié la forme, l’œuvre composée et enregistrée par Ravi Shankar est immense. Musique classique traditionnelle, musiques de films (dont celle de Gandhi, le film de Richard Attenborough qui ne sera pas retenue pour la version américaine), enregistrements studio, live (Woodstock en 69, Monterey en 1967). Ravi Shankar restera pour longtemps le plus grand ambassadeur de la musique indienne. - [Tempest](https://www.vivelaculture.com/tempest/): Le temps semble ne pas avoir de prise sur Dylan. Pire, depuis une quinzaine d’années, on dirait qu’il le rend meilleur jour après jour. Tempest, son 35ème album en 50 ans de carrière est là pour le prouver. Avec sa tête de Zorro émacié et sa voix de plus en plus rayée, Dylan continue de piocher dans les différents courants de l’histoire de la musique américaine – du blues au rockabilly, du swing à la country – en prenant tout son temps (un morceau de 13 mn, un de 9, deux de 7…), comme si à 71 ans rien ne […] - [Hugues Aufray chante Dylan](https://www.vivelaculture.com/hugues-aufray-chante-dylan/): Onze chansons adaptées en français, principalement tirées des albums de première période folk de Dylan, avant que celui-ci branche sa guitare sur le 220V. Le grain de la voix d’Hugues Aufray, rappeuse à souhait, se prête très bien au style folk de Bob Dylan. Si les paroles sont parfois un peu tirées par les cheveux, elles permettent une première approche des textes compliqués de Dylan. Les arrangements font entendre une véritable connaissance de la scène folk-rock dont le père de Santiano est un des premiers importateurs en France. - [Weld / Arc](https://www.vivelaculture.com/weld-arc/): Neil Young fait partie de ces rares figures qui traversent les époques en s’attirant le respect et l’admiration des groupes qui se succèdent sur la scène rock. En 1991, à 46 ans, toujours accompagné du Crazy Horse, il publie Weld, un double album live accompagné, en tirage limité, par Arc, une troisième rondelle, en fait un seul morceau expérimental de plus de trente minutes composé d’extraits de morceaux sur lit de guitares saturées. Les fans de noise rock en sont encore bouche bée. - [Purple Rain](https://www.vivelaculture.com/purple-rain/): Purple rain est la bande son du film du même nom que Prince à écrit en s’inspirant de sa vie. C’est l’album de la consécration mondiale pour celui qui fut signé par une major à l’âge de dix huit ans, en obtenant le contrôle artistique de sa production, chose impensable pour un artiste inconnu. Les talents de guitariste de Prince sont au centre des neuf morceaux de cet album ; riffs imparables, envolées lyriques… son jeu entre pop, rock et funk en font la réincarnation du grand Jimi. - [King Suckerman](https://www.vivelaculture.com/king-sukerman/): « Marcus Clay sortit les Hendrix du rayon Soul, retourna au rayon Rock, les disques dans les mains, et les remis à leur place dans le casier H, entre Heart et Humble pie. » La trilogie que Pelecanos dont Marcus Clay, propriétaire de magasins de disques est le personnage central, est une fresque qui dépeint, sur une vingtaine d’années, la montée de la violence qui ronge « Chocolate City ». A lire les références musicales qui émaillent ses romans, on sait que Pelecanos connaît aussi bien la soul que les rues de Washington, cadre de tous ses romans. - [Curtis](https://www.vivelaculture.com/curtis/): Curtis Mayfield est un des piliers de la soul des années 60 et 70, aussi indispensable que James Brown, Marvin Gaye ou Stevie Wonder. Voix de velours, compositions ciselées à coup de guitares feutrées, envolés de cordes, cuivres, bongos, le tout au service de textes qui puisent directement dans la réalité quotidienne des noirs de cette époque. Certains ont dit que son premier album (avec la version de 8 minutes de Move on up) était le Sgt Pepper’s de la soul. - [Hard Again](https://www.vivelaculture.com/the-anthology/): Muddy Waters fait partie de ceux qui ont électrifié le blues quand celui-ci a remonté le Mississipi pour se poser à Chicago. Il fut aussi le maître à jouer d’une génération de jeunes blanc-becs venus d’Angleterre et qui brancheront leurs guitares directement sur son répertoire, celui d’un des plus grands bluesmen qui fut. Sans lui pas de Rolling Stones, pas de Johnny Winter, pas de Jimi Hendrix… Pas grand chose. - [A love supreme](https://www.vivelaculture.com/a-love-supreme/): « Peu après que Trane et moi nous soyons mis à jouer ensemble, le critique Whitney Balliett a écrit que Coltrane avait « un ton sec non dégauchi qui met en valeur Davis, comme une monture grossière pour une belle pierre ». Très rapidement, Trane est devenu bien plus que ça. Il s’est lui-même transformé en diamant. Je le savais, comme tous ceux qui l’entendaient. » Avec A love supreme, Coltrane a repoussé les limites de sa musique et montré de nouvelles pistes musicales à explorer. Cet album est l’un des chefs d’œuvres du XXème siècle. - [Miles](https://www.vivelaculture.com/miles/): Cette autobiographie est un bâton de dynamite, à l’image de ce que fut Miles Davis, un homme entièrement dédié à son art. Le génie de la trompette porte une grande admiration à Hendrix auquel il rend un long hommage en parlant de la gentillesse de l’homme et du talent hors pair du musicien: « En 68, la musique que j’écoutais vraiment c’était celle de Jimi Hendrix, James Brown et Sly Stone. » - [Easy Rider](https://www.vivelaculture.com/easy-rider/): Ce film est non seulement le cheval de Troie d’une génération (Coppola, Scorsese, Jack Nicholson, Dustin Hoffman…) qui allait faire trembler Hollywood sur ses bases, mais le document le plus juste sur la fin des 60’s, des grandes espérances et du brutal retour à la réalité. On peut le regarder les yeux fermés et profiter de la bande son, notamment du If 6 was 9 du Jimi Hendrix Experience. - [Disraeli Gears](https://www.vivelaculture.com/disraeli-gears/): Super groupe à la carrière éphémère (1966-1968) malgré un succès phénoménal des deux côtés de l’atlantique, Cream est le parfait pendant du Jimi Hendrix Experience; trio avec guitariste hors du commun (E. Clapton), répertoire blues-rock fortement agrémenté d’envolées psychédéliques, et une même propension à halluciner leurs publics. - [Hippies](https://www.vivelaculture.com/hippies/): Les années soixante resteront dans l’histoire du XXème siècle comme celles de la contestation et de la contre-culture, mais aussi comme celles du passage à la couleur et de la libéralisation des formes. Quarante ans plus tard, en feuilletant ces pages et en lisant le texte de Barry Miles, on est subjugué par l’audace et la puissance des créateurs de cette époque. - [Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds](https://www.vivelaculture.com/kapt-kopter-and-the-fabulous-twirly-birds/): Guitariste hors pair, Randy California a marqué les esprits et le rock avec son groupe Spirit. En 1972, sous le nom halluciné de Kapt. Kopter and The (Fabulous) Twirly Birds, il grave un album « hendrixien » sur lequel on retrouve deux reprises des Beatles, et une de I don’t want nobody de James Brown. Improvisations, rock, funk… tel maître, tel élève. - [John Wesley Harding](https://www.vivelaculture.com/john-wesley-harding/): Après le fameux accident de moto de 66, Dylan fait retraite dans une ferme au nord de New York près de Woodstock. C’est là qu’il composera cet album qui marque un retour à l’acoustique après avoir affolé la planète folk avec ses trois albums précédents branchés sur le 220 V. C’est aussi sa première incursion sur le territoire de la country. - [The Jimi Hendrix Experience - Live at Monterey](https://www.vivelaculture.com/the-jimi-hendrix-experience-live-at-monterey/): Le Live at Monterey, enregistré en 67 au cours du premier grand festival du Summer of love, est sorti après la mort du géant gaucher. C’est pourtant la première prestation du Jimi Hendrix Experience – introduit sur scène par Brain Jones – et le trio va littéralement subjuguer le public et tous les autres musiciens à l’affiche. Le final où on voit Hendrix mettre le feu à sa guitare avant de la fracasser par terre est purement hallucinant, et gravé dans toutes les mémoires des fans de rock. - [Souvenirs entomologiques : étude sur l'instinct et les moeurs des insectes, tome 1](https://www.vivelaculture.com/souvenirs-entomologiques-etude-sur-linstinct-et-les-moeurs-des-insectes-tome-1/): Chez la femme, comme chez l’homme, le grand classique, c’est la cigarette après l’amour. Chez la mante religieuse, une fois l’acte consommé, commence la prise de tête : victime d’une irrésistible fringale, la femelle, jamais rassasiée, a parfois tendance à croquer net le crâne de son infortuné compagnon. C’est ce que raconte Jean-Henri Fabre, impénitent voyeur des ébats sexuels de petites bestioles, dans un de ses textes entomologiques, véritables petits bijoux littéraires. - [Vie d'une amoureuse](https://www.vivelaculture.com/vie-dune-amoureuse/): Ce petit livre regroupe deux courts romans anonymes d’époque ming (XIIIe au XVIIe siècle): Ruyi jun zhuan (Biographie du Prince Idoine) et Chipozi zhuan (Vie d’une amoureuse). Le premier, évocation de la chambre à coucher de l’impératrice Wu Zetian, connue pour ses frasques et sa cruauté, brille par son exotisme. L’autre, moins connu mais peut-être plus passionnant encore, raconte l’éducation sentimentale d’une jeune chinoise, puis sa passion fatale de femme, s’imposant comme une des premières confessions féminines érotiques de la littérature chinoise. - [Island Life](https://www.vivelaculture.com/island-life/): Mannequin jet-set, diva du Studio 54 new-yorkais ou du Palace parisien, princesse hédoniste et icône gay, Grace Jones devait s’imposer, en partie grâce à Jean-Paul Goude, comme un troublant sex symbol des années new wave, à travers toute une collection d’hymnes à la nuit et à la volupté. Pour I Need A Man, Love Is A Drug, My Jamaican Guy ou sa version disco de La vie en rose, troublante à souhait. - [Baise-moi](https://www.vivelaculture.com/baise-moi/): En 1993, Baise-moi fait scandale en racontant les aventures « brut de décoffrage » de deux jeunes marginales. Des phrases et des scènes choc, comme un tempo punk (tendance hardcore) martelant les pages, du sexe, de la drogue et du rock’n’roll (entre autres)… une chose est claire : si la Princesse de Clèves, Eugénie Grandet et Madame Bovary n’avaient jamais entendu parler des Ramones, Nadine et Manu, si ! - [Comme Un Boomerang (Best Of)](https://www.vivelaculture.com/comme-un-boomerang-best-of/): Je t ‘aime moi non plus, 69 année érotique… Quand il ne faisait pas du rentre-dedans macho à Whitney Houston, en direct à la télé, dans une langue de Shakespeare remarquablement maîtrisée, Gainsbourg écrivait de somptueuses chansons pleines de finesse et de sous-entendus. On passera sur Les Sucettes un brin potaches, fredonnées par une France Gall encore naïve, pour s’attarder sur quelques hymnes débordant d’un troublant érotisme, de 69 année érotique à Je t’aime moi non plus, bouleversant duo en petite nage responsable de plus d’une love story. - [Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-suivi-de-retour-a-roissy/): Dans un château où l’on « dresse » les femmes, une jeune femme libre est initiée par son amant à tout un rituel sado-maso… En 1954, Pauline Réage publie chez Pauvert ce classique de la littérature érotique, provoquant l’enthousiasme de Jean Paulhan en une préface restée célèbre : « Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu’aujourd’hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu’elles ne cessent pas d’obéir à leur sang ; que tout est sexe en elles, et jusqu’à l’esprit… » - [Coffret intégrale Desperate Housewives - Saisons 1 à 8](https://www.vivelaculture.com/coffret-integrale-desperate-housewives-saisons-1-a-8/): La série préférée de Laura Bush et… de millions de femmes, désespérées ou pas. En racontant avec humour le quotidien et la vie amoureuse de quelques femmes issues de la middle class américaine (les habitantes de la banlieue de Fairview, lieu désormais aussi mythique qu’imaginaire), les 180 épisodes de cette série américaine aujourd’hui culte devaient apporter un ton jusque là inédit et imposer une nouvelle image à la vénéneuse ménagère de moins de cinquante ans. - [L'origine du monde : Histoire d'un tableau de Gustave Courbet](https://www.vivelaculture.com/lorigine-du-monde-histoire-dun-tableau-de-gustave-courbet/): Enquête (quasi-policière) sur un tableau célébrant la féminité qui a fait couler beaucoup d’encre… L’historien de l’art Thierry Savatier retrace l’aventure de L’Origine du monde, de sa commande au diplomate turc Khalil-Bey à son dernier propriétaire, le psychanalyste Jacques Lacan et analyse le scandale suscité par l’œuvre (dans les années 90, un roman reproduisant le tableau en couverture sera enlevé de la circulation par la police !) et son impact sur l’histoire de l’art. - [Belle de jour](https://www.vivelaculture.com/belle-de-jour/): L’histoire de Séverine Sérizy (incarnée à l’écran par Catherine Deneuve dans le film de Luis Bunel). Un roman d’une extrême modernité (paru en 1928) sur ces zones floues où se partagent amour et sexe. «Ce que j’ai tenté avec Belle de Jour, explique Joseph Kessel, c’est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l’exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.» - [50 nuances de plaisir](https://www.vivelaculture.com/50-nuances-de-plaisir/): Après la fiction, le guide pratique, histoire d’expérimenter. Ce petit livre inspiré du best seller anglais 50 nuances de grey propose de réviser ses classiques (les pratiques et les positions sexuelles les plus connues), mais aussi de s’initier à l’art de la fessée, aux caresses les plus inattendues, à la soumission et autres joyeuses voluptés. Avec un bon livre de cuisine, l’ouvrage indispensable à toute ménagère organisée. - [X-Femmes (9 X-plicit films)](https://www.vivelaculture.com/x-femmes-9-x-plicit-films/): Le film X mis en scène par des femmes, pour des femmes. Arielle Dombasle, Lou Doillon, Caroline Loeb, Hélène Nogerra, Anna Mouglilis ou Laetitia Masson réalisent une série de petits films à mi chemin entre le simple érotisme et la pornographie. Une vision féminine du désir, sans doute moins basiquement « anatomique » et plus « mentale » (bien qu’assez crue et sans tabous !) que les productions habituelles des gros machos du genre. - [L'Empire des sens](https://www.vivelaculture.com/lempire-des-sens/): La force impétueuse du désir sexuel, en une fulgurante tragédie. Actes non simulés, d’une grande crudité, scènes explicites mais jamais racoleuses, Oshima réalise, à travers la violente relation passionnelle entre Kichizo, le propriétaire d’une auberge de Tokyo durant les années trente, et sa servante Sada Abe, une drame érotique d’une confondante beauté esthétique. L’amour fou, version nipponne, dans le huis clos d’une maison de papier. - [Emmanuelle](https://www.vivelaculture.com/emmanuelle/): Adapté du roman d’Emmanuelle Arsan, ce conte érotique sur l’initiation d’une épouse de diplomate au monde de la sensualité sans tabous devait créer le scandale lors de sa sortie en salles durant les années 70. Il devait également imposer une jeune actrice à la carrière malheureusement écourtée: Sylvia Kristel, disparue en octobre 2012, ne se remettra jamais du succès de ce film troublant, devenu culte avec le temps, à l’image d’un grand fauteuil d’osier auquel il reste en partie associé. - [La Vie sexuelle de Catherine M.](https://www.vivelaculture.com/la-vie-sexuelle-de-catherine-m/): Aux confins de l’érotisme et de la pornographie. Catherine Millet, directrice du magazine Art Press et auteur de nombreux essais sur l’art contemporain, raconte sans effet ni fard sa vie sexuelle aux allures de partouze géante. Un texte âpre, cru, d’un réalisme parfois dérangeant, sans chronologie ni autre logique qu’un désir débridé et toujours renouvelé de « baiser ». Une confession impudique, unique dans la littérature française. - [Cinquante nuances de Grey](https://www.vivelaculture.com/cinquante-nuances-de-grey/): Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe un brillant jeune chef d’entreprise Christian Grey, et tombe sous son charme, au point de ne plus se reconnaître… On dirait le résumé d’un pulp de la collection Harlequin, mais c’est beaucoup plus chaud : l’anglaise E. L. James, ancienne productrice de télévision, mariée et mère de deux enfants, prend sa plume pour romancer quelques bons vieux fantasmes, sur fond de scènes coquines à tendance sado-maso marinant dans un jacuzzi. Le « Mummy porn » a désormais son manifeste. - [Administration](https://www.vivelaculture.com/administration/): Ce contenu est protégé par un mot de passe. Pour le voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous : Mot de passe : - [Autoportrait de l’auteur en coureur de fond](https://www.vivelaculture.com/autoportrait-de-lauteur-en-coureur-de-fond/): Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à […] - [Courir](https://www.vivelaculture.com/courir/): La vie d’Emile Zatopek raconté par Jean Echenoz dans un style aussi dépouillé et sec que le corps d’un marathonien. « On a dû insister pour qu’Emile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Il ne cesse plus d’accélérer. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre. » - [Dictionnaire amoureux du rugby](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-rugby/): Le plus toulonnais des amateurs de rugby. Ancien joueur international et ancien entraîneur, Daniel Herrero est un des meilleurs connaisseurs de la chose ovale et, sans conteste possible, un de ces meilleurs hérauts. Avé l’accen’ - [Dictionnaire amoureux du cheval](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-amoureux-du-cheval/): Ancien journaliste à Libération, biographe officiel d’Ourasi, prix Médicis 1998 pour Le Loup Mongol, rien n’est plus facile que de jouer au portrait chinois avec Homeric. Quand arrive la question « Si c’était un animal? », la réponse coule de source: « Un cheval! ». Et là, foin du jeu car Homeric est bel et bien un canasson, de trait, de reproduction, de course, de trot ou de galop, il n’est pas bégueule, il prend tous les aspects équins. Homeric ne murmure pas à l’oreille des chevaux, il sent cheval, il respire cheval. Il en est le frère, le plus bel et talentueux ami. - [De l’art de prendre la balle au bond](https://www.vivelaculture.com/de-lart-de-prendre-la-balle-au-bond/): De l’art de prendre la balle au bond, sous-titré «Précis de mécanique gestuelle et spirituelle», est un bijou d’humour, d’ironie et de délicatesse. Il y est question de toucher, de trucs, de tricheurs, de flâneries, de snobs, de course à la comitarde, de conquête de Sandra seulement par le verbe, de joueurs qui s’insultent eux-mêmes, de gagneurs teigneux inenseignables , de courte persistance rétinienne mimétique, et même, le croirez-vous, de tennis, de squash et de jeu de paume, toutes disciplines dont il est depuis son plus jeune âge l’exaspérant champion en titre… » Pierre Assouline (Nouvel Observateur – 2007) - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes/): L’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » - [Le combat du siècle](https://www.vivelaculture.com/le-combat-du-siecle/): Quand Norman Mailer, un des plus grands écrivains contemporains, est envoyé à Kinshasa pour couvrir ce qu’on annonce alors comme le combat du siècle entre George Forman et Muhamed Ali, les éléments sont réunis pour un grand morceau de littérature sportive. On aura droit à un grand moment de littérature tout court. Une œuvre de référence sur le combat et sa dramaturgie. - [Ayrton Senna](https://www.vivelaculture.com/ayrton-senna/): Rarement fut une amitié plus franche et sincère, dénuée d’arrières pensées que celle qui unit pendant près de dix ans le journaliste Lionel Froissart et le génie absolu de la course automobile, le Brésilien Ayrton Senna. Dans cette complicité sans faille, c’est un peu Froissart qui montait dans le baquet quant Senna y prenait place. Ayrton est mort, le 1er mai 1994, devant Lionel qui, ici, fait plus que lui rendre hommage: il fait revivre celui qui a marqué son sport d’une empreinte telle qu’il n’a toujours pas trouvé de réel successeur. - [Anquetil tout seul](https://www.vivelaculture.com/anquetil-tout-seul/): J’avais dix ans, j’étais petit, brun et rond ; il était grand, blond et mince et je voulais être lui. Je voulais son vélo, son allure, sa nonchalance, son élégance. J’avais trouvé en même temps mon modèle et mon contraire. Jacques Anquetil a traversé mon enfance cycliste comme une majestueuse caravelle. Il était le plus beau cycliste possible. Je l’ai suivi, je l’ai admiré sans jamais chercher à le comprendre, ajoutant du mystère à son mystère. Il avait l’âme complexe, ses motivations étaient contradictoires, son élégance tranchait dans le peloton, sa vie de château sentait le parfum et la poudre. Bien plus tard, parce que mon admiration ne s’est jamais […] - [Looking for Eric](https://www.vivelaculture.com/looking-for-eric/): Footballeur d’exception, Eric Cantona est aussi un personnage hors du commun. Son jeu et son comportement dans la vie ont fait de lui une star internationale. Il occupe une place toute particulière dans le cœur des supporters de Manchester United. Ken Loach, anglais donc amoureux de football, n’a pas résisté au plaisir de filmer cette fable sociale dans laquelle un postier à la vie sentimentale désastreuse est « visité » par Eric Cantona himself pour l’aider à reprendre sa vie en main… Cantona dans son propre rôle est parfait. « I’m not a man. I’m Cantona ! » - [J.O.](https://www.vivelaculture.com/j-o/): Raymond Depardon a couvert près d’une dizaine d’olympiades. Les photos des jeux qui ouvrent cet ouvrage sont prises à Tokyo en 1964, les dernières l’ont été à Moscou en 1980. En ces temps reculés les images étaient en noir et blanc, cadrées avec précision, envoyées par avion et publiées après que les pellicules aient été développées dans des chambres noires. Ces photos racontent des exploits sportifs, des joies et des souffrances individuelles mais également des histoires de pays riches et de pays pauvres, de guerre froide, de ségrégation, de luttes armées. Comme il le dit lui même : « Je me suis […] - [Articles de sport](https://www.vivelaculture.com/articles-de-sport/): Rien de ce qui est sportif n’est étranger à Jacques Perret. Cycliste de naissance, il a suivi, depuis 1937, une bonne douzaine de Tours de France, célébrant, en 1958, « l’héroïque innocence du vélo dans un monde ravagé par le pétrole où il n’est question que d’Irak et de Jordanie « . Inconditionnel du rugby,  » ce ballon à deux bouts « , il ne dédaigne pas pour autant les footballeurs  » qui ont tant d’esprit dans les pieds  » raffole de la boxe, du tennis, du fleuret… Mais que souffle une petite brise, et il renoncera aux exercices de terre ferme pour […] - [Le muscle et la plume](https://www.vivelaculture.com/le-muscle-et-la-plume/): Connu avant tout pour ses chroniques cyclistes, Blondin était un généraliste qui a couvert quasiment toutes les disciplines, tous les évènements, avec un talent immense (Pierre Assouline dit de Blondin qu’il était un des plus grands écrivains de sa génération) et une passion présente derrière chacune de ses phrases. - [Le Monde Englouti / Sécheresse](https://www.vivelaculture.com/le-monde-englouti-suivi-de-secheresse/): Londres sous les eaux, assommé par l’ambiance moite d’un climat tropical… En pleine prise de conscience écolo/hippie, l’écrivain anglais J-G Ballard anticipe les dérèglements climatiques , l’élévation du niveau des océans et la radicalisation des violences urbaines. Entre 1961 et 1966, l’auteur de Crash signe pas moins de quatre apocalypses : Le Vent de nulle part, son premier roman qu’il ne souhaite plus voir rééditer, Le Monde englouti, Sécheresse et La Forêt de cristal, d’immenses classiques. Quatre fins du monde, poétiques, correspondant aux quatre éléments : air, eau, feu et terre. Quatre des fins du monde parmi les plus belles jamais […] - [Londres Noir](https://www.vivelaculture.com/londres-noir/): Depuis Sherlock Holmes, Londres est une des grandes capitales du crime. Une ville sombre, où police et voleurs sont dans la rue, et les éventreurs à leur œuvre macabre, quand sonne les douze coups de Big Ben. La romancière et rock critic Cathi Unsworth, journaliste pour le Melody Maker, Uncut et Mojo, a réunit seize écrivains noirs pour faire la tournée des grands ducs, des ruelles tortueuses hantées de filles perdues aux pubs enfumés, des squats sordides peuplés de skins patibulaires et aux entrepôts humides, sur les rives de la Tamise. Suivez le guide et tremblez… - [GB 84](https://www.vivelaculture.com/gb-84/): Gangsters, financiers, briseurs de grève, ouvriers désespérées… à travers le témoignage de deux grévistes, lors des luttes sociales entre le syndicat national des mineurs et le gouvernement de Margaret Thatcher, en 1984, David Peace – enfant du punk et d’Ellroy – évoque l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’ère du libéralisme triomphant. Un roman noir comme le charbon, conjuguant le souffle de l’histoire au tempo d’un fantastique polar. - [Coffret Derek Jarman](https://www.vivelaculture.com/coffret-derek-jarman/): Après avoir commencé à travailler dans le cinéma en 1970 à la production des Diables de Ken Russell (film qui fit grand bruit à sa sortie), Derek Jarman réalise avec San Sebastian son premier long métrage en 1976. Ce film délibérément homérotique d’un grande beauté l’impose définitivement comme un des porte-parole de la cause homosexuelle dans le milieu underground londonien. Réalisateur de Caravaggio en 1986, ainsi que de nombreux clips musicaux (Suede, Pet Shop Boys, Mark Almond, les Smiths…), Derek Jarman meurt des suites du Sida en 1994. - [Plastic Ono Band](https://www.vivelaculture.com/plastic-ono-band/): Enregistré, en 1970, soit peu après la séparation officielle des Beatles, Plastic Ono Band permet à John Lennon de renouer avec les choses sérieuses, après quelques enregistrements avant-gardistes parfois un brin aventureux. Résultat des courses, une poignée de classiques, de Mother à Love en passant par Working Class Hero, le tout emballé dans du papier cadeau Phil Spector, celui qui fait forcément plaisir. La rencontre de John et Yoko à la librairie Indica vient de donner son premier chef d’œuvre. - [The Piper at the Gates of Dawn](https://www.vivelaculture.com/the-piper-at-the-gates-of-dawn/): A sa sortie en 1967, cet album fait l’objet d’ovni. Une bonne partie de ces enregistrements fondateurs tiennent dans la personnalité de Syd Barrett, génie éphémère du Pink Floyd qui devait d’ailleurs disparaître peu de temps après la réalisation de ce Piper At The Gate Of Dawn. Des harmonies insolites, des climats étranges, un son venu d’au-delà des portes de la perception : les sixties tiennent là leur chef d’œuvre psychédélique. - [Culture Clash](https://www.vivelaculture.com/culture-clash/): L’influence de Don Letts sur le rock anglais est considérable. DJ inspiré, musicien novateur, réalisateur d’une multitude de clips, ainsi que de documentaires référence sur le punk, cet anglais d’origine jamaïcaine est depuis la fin des années 70 de toutes les aventures. Manager des Slits, complice de Johnny Rotten et de Joe Strummer, proche de Bob Marley, Don Letts surfe sur les vagues d’un formidable mix culturel, explore les débuts de la contre-culture hip hop, puis forme en 1984 avec Mick Jones des Clash le groupe Big Audio Dynamite, véritable acte de naissance d’un electro rock taillé pour les dancefloors. - [Hippie hippie shake !](https://www.vivelaculture.com/hippie-hippie-shake-rock-drogues-sexe-utopies-voyage-dans-le-monde-merveilleux-des-sixties/): Cofondateur et rédacteur en chef d’Oz, un des premiers magazines underground, l’Australien Richard Neville se retrouve à Londres, au cœur du cyclone, durant les années soixante. Hippie Hippie Shake retrace avec candeur et humour cette flamboyante épopée. Des rayons bariolés du magasin Biba aux light shows de l’UFO, du concert des Rolling Stones à Hyde Park au festival de l’île de Wight, de Sydney à Katmandou, de Londres à Tanger, à travers la « free press » de l’époque ce livre se veut une chronique haute en couleur, aux allures de roman picaresque, des swinging sixties. - [Écoute, petit homme !](https://www.vivelaculture.com/ecoute-petit-homme/): Un manifeste, signé d’une des grandes références de la contre-culture des années soixante et soixante-dix. Une vision du monde des humains écrite avec simplicité, avec beaucoup d’humour et une débordante énergie, où l’on s’aperçoit (mais qui en doutera aujourd’hui) que chacun d’entre nous est un grand homme autant qu’un petit… - [Le LSD et les années psychédéliques](https://www.vivelaculture.com/le-lsd-et-les-annees-psychedeliques/): En 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (né en 1906), découvre, par hasard, une substance aux vertus hallucinogènes : le LSD. On sait quelle fut l’importance du LSD dans les années  » psychédéliques « . Ernst Jünger, qu’Albert Hofmann rencontra très tôt, Cary Grant, Aldous Huxley, Allen Ginsberg, William Burroughs, Thimothy Leary contribuèrent à populariser cette substance, devenue le symbole d’une contre-culture avant d’être interdite en 1967, mais largement consommée par toute une génération. - [Mods, une anthologie](https://www.vivelaculture.com/mods-une-anthologie/): Plus qu’un simple phénomène, les Mods affichent dès le début des sixties un vrai style de vie, avec ses codes vestimentaires, ses références triées sur le volet (La Nouvelle Vague, le cool jazz, le rhythm & blues, la musique jamaïcaine et la soul de Motown), ses clubs (comme The Scene à Soho), ses drogues (des cocktails d’amphétamines) et très vite ses groupes fétiches (Small Faces et Who en tête) pour s’imposer comme un des mouvements culturels majeurs de la jeunesse anglaise. Une collection de textes rares, souvent signés d’auteurs et de critiques prestigieux (Nik Cohn, Tom Wolfe, Richard Barnes, Colin […] - [Punk attitude - Edition Collector](https://www.vivelaculture.com/punk-attitude-edition-collector/): Les documentaires de première main sur le mouvement punk ne sont pas légions. Ce long reportage réalisé « de l’intérieur » par un de ses principaux protagonistes, Don Letts, est sans doute le modèle du genre. On croise dans Punk Attitude la quasi-totalité des acteurs de l’époque, qu’ils soient américains ou anglais (New York Dolls, Suicide, les Damned, les Clash, les Sex Pistols, les Ramones, Siouxsie and the Banshees, Buzzcocks…), ainsi que ceux qui ont été influencés par cette première vague du No Future (Henry Rollins, Jello Biafra, Thurston Moore, Agnostic Front). - [Performance (Vanilla)](https://www.vivelaculture.com/performance-import-anglais/): Un gangster en cavale (James Fox) va se cacher dans la demeure d’une rock star incarnée par un Mick Jagger alangui dans sa baignoire, plus décadent que nature… Avec ce film légendaire, Nicolas Roeg qui dirigera quelques années plus tard Bowie dans L’Homme qui venait d’ailleurs, fait en 1970 ses grands débuts dans la réalisation et signe un des manifestes psychédéliques (avec Zabriskie Point ou More) produits durant cette époque par le septième art. Pour la scène de la baignoire… - [With Gilbert + Georges](https://www.vivelaculture.com/gilbert-georges/): Inséparables, pince-sans-rire, homosexuels, amants (?), Gilbert & George se sont d’abord fait connaître au travers de performances puis de photo-montages en forme de vitraux. Se considérant comme des « sculptures vivantes », ils refusent de dissocier leur vie quotidienne et leur oeuvre. Un documentaire réalisé par Julian Cole, qui a partagé leur intimité et les a filmés durant 17 ans. - [Ici Londres !](https://www.vivelaculture.com/ici-londres/): Des premiers clubs du West End de l’après-guerre aux boutiques branchées de Carnaby Street, des Teddy Boys en cuir noir des fifties aux nouveaux romantiques des années 80, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light shows de Pink Floyd à l’UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s’imposer durant près de quarante ans comme la capitale d’une foisonnante et bruyante contre-culture. Ce livre retrace cette aventure… - [Jack l'Eventreur](https://www.vivelaculture.com/jack-leventreur/): Poète, journaliste écrivain, Desnos intègre le groupe de Littérature avec Aragon, Breton, Eluard, Péret, Crevel. Il joue un rôle majeur au sein du groupe surréaliste, dont il s’éloignera progressivement. A partir de 1925, il entreprend une carrière de journaliste de presse. C’est dans ce contexte qu’il signe en janvier et février 1928, pour le journal Paris-Matinal une série de neuf articles sur Jack l’Eventreur, « génie du crime ». Des textes rares et une sidérante évocation. - [Les Experts ( saison 10 )](https://www.vivelaculture.com/les-experts-saison-10/): La routine de la brigade scientifique de Las Vegas est contrariée par la présence d’un tueur en série, dont l’ombre plane tout au long des 22 épisodes de cette saison particulièrement réussie. Un précieux coffret pour les détails qui tuent, bien sûr, et pour la formidable plongée dans la ville la plus surréaliste des Etats-Unis que cette série culte nous propose en fines tranches. - [221 b Baker Street](https://www.vivelaculture.com/221-b-baker-street/): Octobre 1900, Londres. Après avoir reçu un étrange courrier, Conan Doyle se retrouve mêlé à la disparition de plusieurs jeunes filles dans les bas-fonds de la ville. Sur les traces d’un tueur en série, il demande l’assistance d’un de ses amis, l’écrivain Bram Stoker, auteur de Dracula. Janvier 2009, New York. C’est un grand jour pour Harold White : son article mettant en parallèle les exploits de Sherlock Holmes et la naissance de la médecine légale lui vaut d’être intronisé dans la prestigieuse association des Baker Street Irregulars… Le premier roman d’un fan de Sherlock Holmes, installé à Hollywood.. - [La Maison de Soie](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-la-maison-de-soie/): Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchand d’art, craint pour sa vie. Faute de preuves, Holmes ne peut qu’attendre. Le lendemain, ce n’est pourtant pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l’avait prévu. Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’en confiant à Ross, l’un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l’envoyait en fait à la mort… Plus d’un siècle après, Anthony Horowitz signe une enquête inédite ! - [Le Mystère de la chambre jaune](https://www.vivelaculture.com/le-mystere-de-la-chambre-jaune/): Distribution Denis Podalydès, Jean-Noël Brouté et Claude Rich A la suite de la tentative d’assassinat de la belle Mathilde, fille du célèbre Professeur Stangerson, le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami le photographe Sainclair, se rend au château du Glandier pour élucider le mystère… Ce film léger, tout en finesse et élégance, est sans doute à ce jour la meilleure adaptation à l’écran de ce grand classique de « chambre close ». - [Les aventures extraordinaires d'Arsène Lupin](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-extraordinaires-darsene-lupin/): D’un côté Holmes le gentleman détective, de l’autre Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, celui dont son auteur Maurice Leblanc avouait : « Il me suit partout. Il n’est pas mon ombre, je suis son ombre. C’est lui qui s’assied à cette table quand j’écris. Je lui obéis ». L’intégrale de ses aventures en trois tomes (les romans, sortis à l’époque en feuilletons, les nombreuses nouvelles) avec, cerise sur le gâteau, l’incontournable Arsène Lupin contre Sherlock Holmes où Maurice Leblanc règle et ses comptes tout en rendant hommage au plus grand détective de l’histoire. - [24 Caprices](https://www.vivelaculture.com/24-caprices/): Les 24 pièces les plus virtuoses du répertoire pour violon… D’une difficulté diabolique et d’une extrême virtuosité, les Caprices permettent à un violoniste de montrer de quoi il est capable et de conclure un concert de manière éblouissante. Pourtant, Julia Fischer voit dans les Caprices, beaucoup plus que des oeuvres purement virtuoses : « ils représentent 24 humeurs et sont de petites pensées musicales, toutes différentes les unes des autres, toutes passionnantes ». Sherlock Holmes ne l’aurait pas démentie. - [Le petit dictionnaire de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-petit-dictionnaire-de-sherlock-holmes/): Sur les traces de l’oeuvre de Conan Doyle, de sa genèse jusqu’à nos jours. Lieux, personnages, objets fétiches, enquêtes, moments clés de sa vie… Comment a-t-il rencontré le fameux docteur Watson ? Qui étaient ses parents ? Comment a-t-il disparu en combattant le professeur Moriarty ? De A comme L’Aventure du pied du Diable à Z comme Zodiaque en passant par E comme Elémentaire ou M comme Mycroft : tout l’univers de Holmes. - [Propos d'un intoxiqué](https://www.vivelaculture.com/propos-dun-intoxique/): Le journal d’un fumeur d’opium, par un connaisseur, fonctionnaire colonial en Indochine, ancien secrétaire de Stéphane Mallarmé. Un petit texte rare (et raffiné) écrit en 1890, et donc contemporain des défonces de l’illustre détective de Baker Street, à ranger à côté des Contes d’un buveur d’éther de Jean Lorrain. - [Dr House Saison 6](https://www.vivelaculture.com/dr-house/): Le Docteur Gregory House est un médecin brillant mais tout autant sarcastique et controversé. Malgré son caractère antisocial, il n’a qu’une priorité en tête : sauver coûte que coûte la vie de ses patients en utilisant des méthodes peu conventionnelles et en s’appuyant sur une équipe médicale de choc… Et les fans sont unanimes : cette sixième saison, qui commence dans un hôpital psychiatrique où notre bon docteur se fait soigner de ses addictions, est une des meilleures cuvées de la série. - [Les aventures de Sherlock Holmes Tome 1-2-3](https://www.vivelaculture.com/coffret-3-volumes-sherlock-holmes-les-aventures-de-sherlock-holmes-tome1-2-3/): L’édition de référence. L’intégrale des aventures de Sherlock Holmes en version bilingue, anglais sur page de gauche, français à droite (ce qui permet de suivre à la lettre le texte original), le tout illustré des vignettes de Sidney Paget. Toutes les aventures de Sherlock Holmes sous forme de romans (Une étude en rouge, Le chien des Baskerville, La vallée de la peur…), mais aussi ses mémoires, et l’ensemble des nouvelles où il est le héros sont réunies dans les trois tomes de cette somme. - [Sherlock holmes contre jack l'éventreur](https://www.vivelaculture.com/sherlock-holmes-contre-jack-leventreur/): Distribution John Neville, Donald Houston et John Fraser Londres 1888, au coeur des bas-fonds de la capitale victorienne, tandis que les prostitués succombent une à une dans les griffes de Jack l’éventreur, le gouvernement impuissant fait appel à Sherlock Holmes pour stopper l’hémorragie. Pour le plus fin limier du royaume d’Angleterre et son éternel acolyte, le docteur Watson la partie s’annonce plus que difficile… Sherlock côté obscur, face au démon, au fil d’une série B particulièrement crépusculaire et, surprise, dont le scénario ne doit rien à Sir Conan Doyle. - [Le frère le plus futé de Sherlock Holmes](https://www.vivelaculture.com/le-frere-le-plus-fute-de-sherlock-holmes/): Sigerson Holmes vit dans l’ombre de son grand frère, l’illustre détective Sherlock Holmes. Un jour où ce dernier doit s’absenter à l’étranger, il confie une affaire à son cadet. Sigerson va enfin avoir les moyens de prouver qu’il peut faire aussi bien que son aîné. Enfin presque… Gene Wilder en détective improvisé, Marty Feldman en Sherlock Holmes d’opérette… Un joyeux pastiche réalisé en 1975 (la même année, Gene Wilder incarne Frankenstein Junior pour Mel Brooks, dans un registre assez similaire). - [Sherlock - Séries](https://www.vivelaculture.com/sherlock-series-1-import-anglais/): Distribution Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs, et al. (DVD – 2010) Sherlock Holmes transposé à notre époque par Steven Moffat prend un sérieux coup de neuf. Incarné par Benedict Cumberbatch (Reviens-moi , Deux sœurs pour un Roi), il est bien sûr passionné de nouvelles technologies et (signe des temps) a arrêté de fumer. Quant à Watson, alias Martin Freeman (The Office, Hot Fuzz), il revient d’Afghanistan ! Mais les histoires restent (Une étude en rose, Le banquier aveugle, Le grand jeu), et n’ont bien sûr rien perdu de leur force. Une série estampillée « British Quality ». - [Jeu d'ombres](https://www.vivelaculture.com/jeu-dombres/): Le second volet version Guy Ritchie. Holmes et Watson, incarnés par les excellents Robert Downey Jr et Jude Law, sont définitivement aspirés dans l’univers scintillant des effets spéciaux numériques pour des aventures à couper le souffle. Décors somptueux du Londres du XIXeme, rebondissements en cascades et adaptation libre, très libre, de l’œuvre originale… on change une fois de plus de siècle. - [Masked And Anonymous](https://www.vivelaculture.com/masked-and-anonymous/): Quelque part, un pays est ravagé par une guerre civile depuis tellement longtemps que tout le monde a oublié pourquoi les gens se battent. Dans ce chaos, un musicien, Dylan alias Jack Fate, est sorti de prison par son manager pour donner un concert et relancer sa carrière, mais aussi tenter de réunifier le pays. Dylan est co-scénariste. En bonus on voit Dylan sur scène entouré d’un de ses meilleurs groupes récents. - [Don’t look back](https://www.vivelaculture.com/dont-look-back/): Ce film documentaire de Donn Alan Pennebaker est un des éléments qui a façonné la légende de Dylan. Film principalement axé sur la tournée anglaise de 1965, on y voit Dylan s’amuser du chaos qu’il sème sur son passage, et on sent la paranoïa l’envahir. Indiscutablement une des œuvres majeures de l’union du rock et du cinéma. - [Lost and Found](https://www.vivelaculture.com/lost-and-found/): Premier album de Jason And The Scorchers réédité avec en prime le EP Fervor et la reprise très énervée d’Absolutely Sweet Marie. Preuve que les chansons de Dylan, en particulier celles de la période électrique, sont des standards éternels. - [Bringing It All Back Home](https://www.vivelaculture.com/bringing-it-all-back-home/): Un album charnière. Des titres majeurs: Mr Tambourine Man, It’s All Over Now Baby Blue, Maggie’s Farm. Une vidéo mythique Subterranean Homesick Blues (avec Allen Ginsberg en arrière plan), la légende est en marche. - [All Things Must Pass](https://www.vivelaculture.com/all-things-must-pass/): Les débuts de la carrière solo de l’ex Beatles George Harrison avec les participations de Clapton, Ringo Starr et Dylan. Phil Spector est à la production. Deux tubes : My Sweet Lord et What Is Life et une influence sur la pop britannique qu’on retrouve jusqu’à The Verve ou Oasis. Avec All Things Must Pass Harrison prend de vitesse ses ex compagnons de route Lennon et Mc Cartney tout en plaçant la barre très haut. - [Chroniques (Tome I)](https://www.vivelaculture.com/chronicles-vol-1/): Premier volume très réussi de son autobiographie. Sans chronologie bien établie mais cheminant librement dans sa vie, Dylan par lui-même ne livre pas toutes les clés et c’est tant mieux. On attend avec impatience les autres volumes. - [I'm not There](https://www.vivelaculture.com/im-not-there/): Une libre interprétation du mythe de Dylan incarné par six acteurs pour autant de périodes différentes de la vie de Bob Dylan. Un film d’une liberté rarement vue pour une biographie. Une bande son exceptionnelle composée de reprises des titres interprétées par des musiciens tels Sonic Youth, Cat Power ou Calexico… tous transportés par la puissance des versions originales. - [Pat Garrett et Billy the Kid](https://www.vivelaculture.com/pat-garrett-et-billy-the-kid/): Réalisé en 1973 par Sam Peckinpah ce film à la mise en scène baroque jette un regard fatigué sur le déclin du classicisme. Western désenchanté sur la fin des mythes, réflexion existentielle et politique, poème élégiaque, Pat Garrett et Billy le Kid (joué par Kris Kristofferson) est la première apparition fictionnelle de Dylan au cinéma. Il signe aussi sa première bande son originale avec le fameux Knockin’ on heaven’s door. - [The Last Waltz](https://www.vivelaculture.com/the-last-waltz/): Proche de Robbie Robertson (guitariste chanteur et âme de The Band) Scorsese se retrouve à la tête du projet quand le groupe décide que son dernier concert sera filmé le jour de Thanksgiving, le 25 novembre 1976. Pensé au départ comme un documentaire tourné en 16 mm, le projet devient un film tourné en 35 mm avec des séquences en coulisses, quelques incursions en studio et une science du montage qu’on retrouve dans toute l’oeuvre de Scorsese. The Last Waltz fut présenté au Festival de Cannes en 1978. - [Traveling Wilburys Volume 1](https://www.vivelaculture.com/travelin-wilburys-volume-1/): Dylan dans un groupe! Il faut attendre les années 80 pour voir ça. Il faut avouer que le casting laisse rêveur : Roy Orbison, Tom Petty, Georges Harrison et Jeff Lyne. On pouvait craindre le pire mais Dylan (Lucky Wilbury) intègre ce mélange de personnalités pour une totale réussite artistique où le plaisir de jouer ensemble est palpable derrière chaque morceau. - [Electric Ladyland](https://www.vivelaculture.com/electric-ladyland/): Chef d’œuvre absolu, ce double album vinyl voit Hendrix s’enfermer dans le studio qu’il s’est fait construire pour expérimenter, multiplier les prises, improviser avec des musiciens de passage, utiliser tous les effets disponibles. Le résultat est un kaléidoscope psychédélique, alternant morceaux à l’atmosphère rêveuse (Have You Ever Been, Rainy Day, Dream Away, 1983), single pop parfait (Crosstown Traffic) et bien sûr la version définitive du All Along The Watchtower de Dylan. - [The Band](https://www.vivelaculture.com/the-band/): Dylan engage le groupe pour sa tournée mondiale de 1965. Ils restent ensemble après son accident de moto et le repli à Woodstock (pas loin du lieu où se tiendra le fameux festival auquel Dylan refusera de participer) et l’enregistrement des Basement Tapes. Leurs adieux à la scène seront l’objet du film The Last Waltz de Martin Scorsese. The Band est le deuxième album du groupe. Leur chef d’œuvre. - [Mr Tambourine Man](https://www.vivelaculture.com/mr-tambourine-man/): Les Byrds, considérés comme les inventeurs du folk rock, furent perçus à leur époque comme le pendant américain des Beatles dont ils furent très proches. Comme ils le furent de Dylan dont ils reprendront, entre autres, Mr Tambourine Man sur leur premier album pour en faire leur premier n°1. - [Highway 61 Revisited](https://www.vivelaculture.com/highway-61-revisited/): Au festival de Newport en juillet 1965 Dylan horrifie ses fans et ses pairs avec un son électrifié et un groupe monté comme un gang tout à son service. En août il offre au public Highway 61 Revisited, la pierre philosophale du folk rock dont le premier titre est le hit Like a Rolling Stone. Le mythe est en marche et l’album signe le passage du rock à l’âge adulte. - [Les pubs que vous ne verrez plus jamais 2](https://www.vivelaculture.com/les-pubs-que-vous-ne-verrez-plus-jamais-2/): 80 ans de réclames et de publicités méchamment sexistes, machistes ou carrément misogynes. Ça ressemble à un discours sexiste, ça a le goût d’un discours sexiste, et c’est un discours sexiste. Pas de second, cinquième ou quarantième niveau. C’est du brut de décoffrage. C’est tellement énorme que l’on croirait à des fausses pubs. Un florilège de mépris. Pitoyable pour les “créateurs” ! - [Les femmes dans le mouvement surréaliste. Paroles.](https://www.vivelaculture.com/les-femmes-dans-le-mouvement-surrealiste-paroles/): Vis-à-vis des femmes, le surréalisme n’est jamais parvenu à sortir de cette dualité : femme romantique (objet) ou femme révolutionnaire (pétroleuse). Pour Breton, Tanguy ou Duchamp, il fut parfois question d’égalité des apparences, mais plus souvent de concurrence. D’où un malentendu qui n’est toujours pas levé malgré une très grande contribution des femmes au surréalisme. - [La Femme Celte](https://www.vivelaculture.com/la-femme-celte/): Poète, écrivain et historien breton, Markale a publié 102 ouvrages tout au long de sa vie. Mais on n’en retient qu’un, paru la première fois en 1982 et véritable Bible des sociétés matriarcales. Un ouvrage traduit en une vingtaine de langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires. Avec sa vision romantique, La femme celte a survécu à son auteur, décédé en 2008. C’est le chef-d’œuvre de cet historien, très controversé sur d’autres travaux, sur le roi Arthur ou l’ésotérisme. - [Pourquoi je suis une chienne de garde](https://www.vivelaculture.com/pourquoi-je-suis-une-chienne-de-garde/): Les Chiennes de garde agacent parfois à disséquer les pubs ; analyser les articles de presse ; relever les propos impropres à la consommation féminine. Leur Manifeste, rendu public le 8 mars 1999, est sans équivoque : « Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs. Adresser une injure sexiste à une femme publique, c’est insulter toutes les femmes (…). Nous affirmons la liberté d’action et de choix de toutes les femmes. Nous, Chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse : la dignité des femmes. A bons entendeurs, salut ! ». - [Génération MLF 1968-2008](https://www.vivelaculture.com/generation-mlf-1968-2008/): Antoinette Fouque, psychanalyste, décédée le 20 février dernier, à 77 ans, saluée par une pluie d’hommages, ne faisait pas dans la demi-mesure. Elle revendiquait la création du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), fixant l’acte fondateur le 1er octobre 1968. Mère autoproclamée du mouvement, elle avait aussi des ambitions de propriétaire, déposant la marque et le sigle à l’INPI. Elle raconte les 40 premières années du mouvement français d’émancipation. Une histoire quasi préhistorique, son histoire. - [Billie Holiday : Le roman d’une rebelle](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday-le-roman-dune-rebelle/): Violences conjugales à répétition ; racisme récurrent, dope et alcool, Billie Holiday a-t-elle perdu les combats de sa vie ? Rien n’est moins sûr. Depuis plus de soixante ans, on fait de Billie Holiday une victime consentante. Son parcours est bien plus sinueux et complexe, selon Sébastian Danchin, qui la vit comme une rebelle jamais résignée, à l’esprit fondamentalement frondeur. - [King Kong Théorie](https://www.vivelaculture.com/king-kong-theorie/): Et s’il s’agissait là d’un nouveau manifeste féministe ? Où il n’est plus question de plainte et à peine de revendication, mais d’avancer et de prendre. L’auteur de Baise-moi assure : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché de la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être des protecteurs… ». - [Femen](https://www.vivelaculture.com/femen/): Seins nus brandis tel un étendard, les Femen se firent remarquer en 2012 lors de l’Euro de foot avec ce cri : « L’Ukraine n’est pas un bordel ! » Depuis, ces révoltées ont essaimé un peu partout leur radicalité. Et, surtout, considérablement élargi leur combat : au régime ukrainien de Viktor Ianoukovitch, piloté depuis Moscou, parti en capilotade ces derniers jours. Et à l’anticléricalisme. - [Comprendre le féminisme, essai graphique](https://www.vivelaculture.com/comprendre-le-feminisme-essai-graphique/): Illustré par Alice Molinier, Marie-Hélène Bourcier nous invite à faire un petit tour au cœur des différents courants retraçant le féminisme. Cet ouvrage n’exclut ni les disparités, ni les controverses, ni les conflits internes qui n’ont cessé d’irriguer ce mouvement protéiforme, de le faire vivre et le dynamiser. En adéquation avec les revendications posées par les femmes. C’est le corps féminin dans tous ses états et ses désirs. - [Olympe de Gouges](https://www.vivelaculture.com/olympe-de-gouges/): Rédactrice unique de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en 1791. Un texte qui lui fit perdre la tête, guillotinée qu’elle fut, en septembre 1793. Deux siècles de disgrâce et de calomnies faciles plus tard, elle est considérée comme “panthéonisable” d’après un sondage Internet. Mais oubliée à l’heure du choix présidentiel final, au bénéfice de résistantes plus contemporaines. Il y a toujours des Bastille à prendre. - [Chroniques paysannes du Moyen Age au XXe siècle](https://www.vivelaculture.com/chroniques-paysannes-du-moyen-age-au-xxe-siecle/): Un livre d’histoire au service de la réflexion sur l’avenir des paysans et des paysages. Un hommage au rôle des agriculteurs dans le progrès social et l’aménagement du territoire, en forme d’appel à préserver cette place centrale dans la société française, qui éclairera aussi «l’atterrissage» de tous les urbains aujourd’hui tentés par le retour permanent ou à temps partiel vers la campagne. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire-2/): Pour une fois, Michel Houellebecq surprend sans scandale avec ce roman qui lui a valu le prix Goncourt 2010. Loin de sa veine provocatrice et au meilleur de son talent pour créer de la fiction à base de sociologie, il explore ici le parcours des «néo-ruraux» (le départ des villes est une tendance lourde de la démographie française depuis les années 70), qui expérimentent l’importation de leurs habitudes urbaines dans une campagne vidée de ses traditions, à l’heure des nouvelles technologies. Comme une quête d’écologie qui passerait par une recherche sur Google Maps… - [Cher pays de mon enfance, paroles de déracinés](https://www.vivelaculture.com/cher-pays-de-mon-enfance-paroles-de-deracines/): Originalité de ce recueil de témoignages : mêler la parole des «exilés de l’intérieur», ceux qui ont quitté leur terre de Bretagne, de Corse ou d’Aveyron pour rejoindre la ville et l’usine, à celle des immigrés venus du sud de l’Europe, d’Afrique ou d’Asie. Ce télescopage, fruit d’un appel à témoignages lancé sur les ondes de Radio France, montre que l’exode rural, pour des générations entières de Français, a été un déchirement aussi intense que les mouvements transnationaux. - [Silence, ça pousse !](https://www.vivelaculture.com/silence-ca-pousse/): L’été au jardin. Créée il y a plus de 15 ans, cette émission de France 5 consacre 50 minutes par semaine aux conseils de jardinage et au reportage potager, avec un succès croissant (jusqu’à un million de téléspectateurs) qui a conduit la chaîne à la multidiffuser, à la rendre disponible sur son site de «replay» et à l’agrémenter d’un jeu sur son site web. On peut aussi partir en week-end avec ces DVD… - [The Anthology](https://www.vivelaculture.com/the-anthology-2/): Malgré sa richesse, la culture rurale française n’a jamais produit une forme aussi universelle que la Country. Par quel mystère cette musique de péquenots blancs des Etats-Unis parle-t-elle à la planète, et plus encore depuis que son mariage avec le rhythm’n’blues noir a donné naissance au rock’n’roll ? La réponse se trouve sans doute dans la courte carrière de Hank Williams (1923-1953). Enraciné dans l’univers violent et religieux de son Alabama natal, mais auteur de textes traversant les pays et les époques («I’m so lonesome I could cry» – je suis seul à en pleurer), il fût aussi l’archétype du […] - [Histoire du jardin potager](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-jardin-potager/): Lopin voué à la subsistance, puis signe extérieur de richesse, le potager est aujourd’hui devenu le hobby préféré des Français. Ce livre retrace dix siècles d’histoire d’une passion nationale, encore relancée par la méfiance accrue à l’égard des produits de l’agriculture industrielle et par la mode des légumes «oubliés», orties, pâtissons et autres panais. - [La Maison Tellier](https://www.vivelaculture.com/la-maison-tellier/): Des filles de joie perturbent une noce paysanne, l’extase bucolique d’un promeneur est gâchée par la découverte d’une suicidée, une fille de ferme trop vite engrossée est contrainte au mariage, une fille de la ville succombe à un canotier entreprenant, des lesbiennes affolent les clients d’une guinguette… A la campagne, à lire ce premier recueil de nouvelles de l’écrivain normand (1850-1893), on a vite fait de tomber la veste et le reste pour sombrer entre sensualité et sordide ! - [Atlas de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/atlas-de-lagriculture/): Comment nourrir le monde en 2050 ? A la moitié de ce siècle, nous devrions être quelque 9,7 milliards d’humains, soit environ 2,5 milliards de bouches supplémentaires à nourrir, essentiellement dans l’hémisphère sud. Comment y parvenir sans épuiser nos ressources ni dégrader l’environnement ? Cet ouvrage fait un point clair et précis, grâce à une centaine de cartes, sur les enjeux et défis à venir. - [Le livre noir de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/le-livre-noir-de-lagriculture/): «Comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement» : le sous-titre de cette solide enquête journalistique a le mérite de le dire clairement, nous sommes ici dans les coulisses peu reluisantes du secteur. Le plaidoyer contre le gaspillage et la pollution des ressources par une agriculture dopée à la spéculation, aux pesticides et aux antibiotiques est d’autant plus convaincant qu’il rappelle à quel point les paysans eux-mêmes sont trop souvent les premières victimes d’un système absurde et dangereux. Edifiant. - [50 idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation](https://www.vivelaculture.com/50-idees-recues-sur-lagriculture-et-lalimentation/): Bon pour la santé, le lait ? Vrai pendant la croissance, mais pas au-delà : à en consommer plus d’un verre par jour, on risque même de provoquer la carence en calcium que l’on croit combattre ! En démontant cette idée reçue, et 49 autres (l’huile d’olive n’est pas la meilleure pour la santé, boire de l’eau en bouteille ne sert à rien…), cet agronome expert auprès des Nations unies remettra les idées en place aux consommateurs déboussolés par les crises alimentaires des 20 dernières années (hormones, pesticides, vache folle…). - [Profils paysans](https://www.vivelaculture.com/profils-paysans/): Fils de fermiers, le célèbre photo-reporter et réalisateur né en 1942 a filmé, tout au long des années 2000, des paysans d’Ardèche, de Lozère et de Haute-Loire. Au menu de cette trilogie : un mode de vie au quotidien en train de sombrer dans l’oubli, mais aussi le drame d’agriculteurs vieillissant sans successeurs, dans ces régions frappées par l’exode rural. Comme toujours, Depardon est au plus près de son sujet, allant jusqu’à inventer une caméra 35 mm suffisamment silencieuse pour ne pas perturber les entretiens ou la captation des conversations. - [Le Larzac s'affiche](https://www.vivelaculture.com/le-larzac-saffiche/): A partir de 1971, la lutte des paysans du Larzac contre l’extension d’un camp militaire prolongea l’esprit de 68 dans le Massif central. Et comme en Mai, ce mouvement soutenu par de nombreux intellectuels, par l’extrême-gauche et par le PS de Mitterrand (qui lui donna gain de cause en 1981), donna lieu à des rassemblements monstre (jusqu’à 100 000 personnes à l’été 1973) et à une formidable explosion de créativité graphique, dont témoigne cet album. On y décèle les origines du mouvement altermondialiste actuel – un José Bové a d’ailleurs fait ses classes de militant lors de la mobilisation pour […] - [Le retour à la terre](https://www.vivelaculture.com/le-retour-a-la-terre/): Appartenant à une nouvelle génération de dessinateurs révélés dans les pages de Fluide Glacial, où il entre en 1994 à 25 ans, Larcenet donne alors un nouveau souffle, absurde et punk-rock, au journal créé par Marcel Gotlib. Mais il évolue vite vers des œuvres plus intimistes, jusqu’à l’énorme succès de ce Retour à la terre, chronique autobiographique, en gags d’une demi-page, de l’installation à la campagne d’un banlieusard pur et dur. Hilarante et émouvante, la série est aussi riche d’une formidable galerie de personnages secondaires comme Monsieur Henri, son propriétaire taciturne, ou Madame Mortemont, sa voisine au patois obscur. - [Jean-François Millet, pastels et dessins](https://www.vivelaculture.com/jean-francois-millet-pastels-et-dessins/): Animateur d’un retour à la nature qui réagit à l’académisme d’un David, le maître normand (1814-1875) se distingue de ses confrères de l’école de Barbizon en peignant les champs et leurs travailleurs plus que la forêt de Fontainebleau voisine. On sait que ses derniers paysages ont fortement influencé les Impressionnistes. On sait moins que ces dessins et pastels, créés à la demande du marchand Emile Gavet (longtemps propriétaire du célèbre Angélus), furent le déclic qui décida le jeune Vincent Van Gogh à peindre, lorsqu’il les vit à Paris en 1875. - [Des bêtes & des hommes](https://www.vivelaculture.com/des-betes-des-hommes/): Avant son best seller mondial La Terre vue du ciel, Yann Arthus-Bertrand a beaucoup pratiqué la photo animalière. Et s’il a commencé avec les lions du Kenya, il a aussi couvert très régulièrement le Salon de l’agriculture, dès les années 80. Après un premier livre consacré au cheptel français (Bestiaux, en 1991), il y revient ici avec une galerie de portraits «en duo» (l’éleveur et sa bête) capturés cette fois dans les foires du monde entier. Plus de 90 races sont présentées, brossées et pouponnées comme pour un salon. - [Acid Brass](https://www.vivelaculture.com/acid-brass/): La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments où l’on s’embrasse. […] - [La visite de la fanfare](https://www.vivelaculture.com/la-visite-de-la-fanfare/): Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui… - [Les virtuoses](https://www.vivelaculture.com/les-virtuoses/): Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose… La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle ! - [Royal de Luxe et le mythe du géant](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-et-le-mythe-du-geant/): Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque ! - [Quand la mer monte](https://www.vivelaculture.com/quand-la-mer-monte/): Le porteur de géants, Dries, assiste au spectacle Sale affaire, du crime et du sexe joué par Irène, alias Yolande Moreau. Et ils vont se rapprocher petit à petit pour s’aimer, ces cocos-là. Ce film est une merveille, car Yolande Moreau est une merveille d’actrice, un carnaval à elle seule. Son sourire est une suspension d’une infinie douceur, sa poésie est si pure que je l’imagine, réincarnée en albatros sur le pont du bateau de Baudelaire, subjuguant l’équipage, avec son âme de géant ! - [Gargantua](https://www.vivelaculture.com/gargantua/): Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine… ». C’est énorme ! - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux/): François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle ! - [L’œuvre de François Rabelais](https://www.vivelaculture.com/loeuvre-de-francois-rabelais/): La culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance « Pendant le carnaval, c’est la vie même qui joue et pendant un certain temps, le jeu se transforme en vie même », dit Bakhtine, le penseur reconnu du carnaval, qui parle du rire carnavalesque et de son langage dont Gargantua, qu’il a étudié de très près, est truffé. Quand il ajoute : « pendant toute la durée du carnaval, personne ne connaît d’autre vie que celle du carnaval », on voudrait lui dire, qu’entre temps, les mms ont été inventés pour envoyer en temps réel à ceux qui n’y sont […] - [Penser le carnaval](https://www.vivelaculture.com/penser-le-carnaval/): Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée ! - [Orfeu Negro](https://www.vivelaculture.com/orfeu-negro/): Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride ! - [Pêcheur d’Islande](https://www.vivelaculture.com/pecheur-dislande/): Si Pêcheur d’Islande contient des descriptions de carnaval avant le départ à la pêche, et si certains ont besoin du carnaval pour retrouver une énergie vitale, en se maquillant, chantant, dansant, riant et buvant, l’essentiel de son énergie, Yann la trouve en mer, pour le plus grand malheur de Gaud qui l’épouse avant son départ sur La Léopoldine. « Une nuit d’août, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d’un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer. » Loti chante le forçat de l’amour de la mer ! - [La Folie Carnaval](https://www.vivelaculture.com/la-folie-carnaval/): Les 50 plus belles histoires Depuis longtemps, l’idée d’inverser la hiérarchie donne son sens au carnaval qui, le temps d’une parenthèse, libère l’énergie primale pour qu’au dehors règne l’indispensable ordre social. L’ancêtre du carnaval serait les Sacées, décrites dans Babyloniaca par le prêtre babylonien Bérose : les serviteurs donnent des ordres à leur maître, un prisonnier devient roi, mange avec ses épouses. Savez-vous ce qu’est un carnaval à la noix ou comment transformer le paiement de l’impôt en une fête avec les meuniers de Limoux ? Non ? Alors lisez ce livre… - [Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise](https://www.vivelaculture.com/faces-visages-maquilles-du-carnaval-de-venise/): Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville ! - [Karnaval](https://www.vivelaculture.com/karnaval/): Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable… La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte… Le prochain carnaval remettra le […] - [Les carnavaleux](https://www.vivelaculture.com/les-carnavaleux/): Avec des textes de Richez, des dessins de Bloz (tous deux du nord), cette BD fait entrer obligatoirement dans l’esprit du carnaval. Dès la première page, le ton est donné en chansons : « Rosalie t’as pissé dans ton lit », « Chantal t’as mis ton doigt dans mon trou d’balle », mais l’essentiel commence page 4, quand un carnavaleux se déguise en demandant la culotte de sa copine, puis conclut son habillage sous l’œil de sa mère. La caresse de la foule carnavaleuse vient de cette métamorphose méticuleuse d’homme en femme. À Dunkerque, la foule est douce… - [Un thé au sahara](https://www.vivelaculture.com/un-the-au-sahara/): Point de passage entre le Nord et le Sud, entre l’Europe et l’Afrique, Tanger deviendra une terre d’accueil pour de nombreux artistes. Paul Bowles qui s’y est installé en 1947 y écrit Un thé au Sahara, l’histoire d’une Américaine qui veut fuir la civilisation moderne en se jetant à corps perdu dans la vie en Afrique. Bien qu’il n’appartienne pas au courant de la Beat génération, Paul Bowles verra tous les grands noms du mouvement lui rendre visite à Tanger. Seul William Burroughs qui séjournera dans la ville deux années deviendra son ami. Encore aujourd’hui Tanger est un fantasme que […] - [La fièvre du samedi soir](https://www.vivelaculture.com/la-fievre-du-samedi-soir/): A la fin des années 70, le rock underground new yorkais partage le terrain avec toutes sortes de musique dont le disco qui suinte des murs du Studio 54, la mecque du genre et de la hype. Dans La Fièvre du samedi soir, c’est sur la piste du 2001 Odyssey (clin d’œil au film de Kubrick) que Tony Monero (J. Travolta) oublie son quotidien de vendeur dans une quincaillerie. Succès planétaire, naissance de la star Travolta et des dizaines de millions de disques vendues pour les Bee Gees. La Fièvre du samedi soir, est un film remarquable sur l’obstination dont […] - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai/): Ghost Dog, est le huitième film de Jim Jarmusch et sans conteste un de ses plus réussis. C’est l’histoire d’un tueur à gage connu pour agir dans la plus grande discrétion (Forest Whitaker dans son meilleur rôle ?) et qui vit à l’abri des regards suivant le code d’honneur des samouraïs du Japon médiéval. Son seul passe-temps est son élevage de pigeons. Un jour, ses employeurs décident de se débarrasser de lui… Le film est un hommage au Samouraï de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon. La mise en scène est remarquable et, comme toujours, le film est porté par une bande […] - [So alone](https://www.vivelaculture.com/so-alone/): Johnny Thunders fut le guitariste des géniaux et flamboyants New York Dolls, groupe de glam rock à l’énergie pré punk qui irradia le milieu des années 70 avant que les échecs commerciaux et les drogues n’eurent raison de lui. Sur les cendres encore chaudes des Heartbreakers, son deuxième groupe, Johnny Thunders enregistra So alone, avec la collaboration du gratin de la scène rock du moment (Chrissie Hynde des Pretenders, Phil Lynott de Thin Lizzy, Steve Jones des Sex Pistols…). Morceaux impeccables servies par la production du maître Steve Lillywhite. Un must. - [Nightclubbing Desperados](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-desperados/): Les années punk et new wave vont aussi secouer la France. Le Palace, Actuel, Métal Hurlant, Libération, Chorus, les Enfants du rock… chacun dans son domaine va contribuer au bouillonnement culturel de l’époque qui voit l’arrivée de Frank Margerin, Yves Chaland, Denis Sire… Une nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée dont Serge Clerc qui va être au rock et au nightclubbing ce que Michel Ange est à la Chapelle Sixtine. Pas moins. - [Can’t stop won’t stop](https://www.vivelaculture.com/cant-stop-wont-stop/): Le Rap arrive aux oreilles du « grand public » en 1979 avec le premier tube du genre Rapper’s Delight de Sugarhill Gang. Puis ce sera la déferlante que l’on connaît. Mais le genre a une histoire qui remonte aux années trente avec l’apparition des premiers spoken words (les chansons parlées), voire à la tradition des griots. Si les chaînes en or et les clichés macho font parfois oublier les origines contestataires du mouvement, le travail d’historien auquel s’est livré Jeff Chang, journaliste à San Francisco, est là pour nous les rappeler. Une histoire passionnante qui se lit comme un reportage qui […] - [The mystery of heaven](https://www.vivelaculture.com/the-mystery-of-heaven/): Jim Jarmusch, comme tous les artistes new yorkais de la fin des années 70 a multiplié les expériences artistiques. Grand fan de rock’ n’roll il n’a jamais arrêté la musique une fois sa carrière de cinéaste entamée. Les deux albums qu’il a enregistrés avec Jozef Van Wissem (compositeur de musique minimaliste et joueur de luth) présentent des morceaux instrumentaux, sorte de no wave minimaliste (luth & guitares) aux accents psychédéliques de toute beauté. C’est Tilda Swinton (Eve dans Only lovers left alive) que l’on entend réciter un poème médiéval du 13ème siècle sur le morceau «The more she burns the […] - [La Mer de Corail](https://www.vivelaculture.com/la-mer-de-corail/): Burroughs, John Cale, Sam Shepard… On pourrait remplir un annuaire de l’underground en listant les personnes que Patti Smith a croisées dès ses premières années à New York et avec lesquelles elle va collaborer. Cette faim inextinguible de découvertes est aussi le reflet de la vie culturelle new yorkaise de cette époque où la seule chose proscrite était de faire du surplace. La Mer de Corail est le premier texte dans lequel Patti Smith raconte sa longue relation avec le photographe Robert Mapplethorpe rencontré à la fin des années 1960. Un texte empreint d’une grande poésie renforcée par des photos […] - [Detroit disassembled](https://www.vivelaculture.com/detroit-disassembled/): Après avoir été le symbole de la puissance industrielle américaine au temps où l’industrie automobile était reine, Detroit « Motor City » est aujourd’hui une ville ruinée quasiment laissée à l’abandon. Dans les années 60 et 70 la ville fut la capitale de la soul music avec le label Motown (Motor Town) créé par Berry Gordy (Stevie Wonder, les Jackson 5, Marvin Gaye…), et du rock le plus abrasif avec les Stooges d’Iggy Pop et le MC5 de Wayne Kramer. Les images d’Andrew Moore montrent des lieux abandonnés, une ville fantôme. Un peu à l’image du New York des années 70. Rien […] - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat/): Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans à l’apogée d’une carrière tout aussi brève qu’exceptionnelle par sa richesse. Issu de la bohème new yorkaise du début des années 80 – comme Julian Schnabel et Keith Haring -, Basquiat commença à graffer les murs de l’Est Village puis connut rapidement un succès retentissant. C’est l’histoire de cette comète que raconte Julian Schnabel dans son premier film, un hommage touchant servi par un casting inouï ; David Bowie en Andy Warhol, Garry Oldman dans le rôle de Schnabel, Benicio Del Toro, Dennis Hopper, Jeffrey Wright, Courtney Love… Lumineux. - [77](https://www.vivelaculture.com/77/): Avec la poésie rimbaldienne de Patti Smith, l’énergie brute des Ramones et la pop racée de Blondie, Talking Heads et son rock new-wave-world-proto-funk furent un des groupes de la scène new yorkaise les plus influents du tout début des années 80. En quatre albums la bande de David Byrne posa les bases d’une musique qui résonne encore sous les doigts de Vampire Week End, LCD Soundsystem, Arcade Fire, MGMT et quelques centaines d’autres. Indispensable et inusable. - [Live at the Cheetah vol.1](https://www.vivelaculture.com/live-at-the-cheetah-vol-1/): Fania est un label de salsa créé en 1964. Un des plus prestigieux. En 1968 ses fondateurs eurent l’idée de réunir quelques pointures du label plus des invités prestigieux comme Ray Baretto, Eddie Palmieri, Bobby Cruz… pour monter un orchestre à géométrie variable, le Fania All-Stars. Dès les premiers shows le succès est au rendez-vous et le Fania All-Stars réunira 60000 personnes au Yankee Stadium en 1973 ! Si des albums studio comme le formidable Latin-Rock-Soul, restent des références, les enregistrements live dont le légendaire Live at the Cheetah donnent toute la mesure de cette formation hors du commun. Préparez les mojitos, […] - [Off The Coast Of Me](https://www.vivelaculture.com/fresh-fruit-in-different-places/): Cab Calloway et les big bands des années 40 sont à August Darnell (Kid Creole) ce que les Stooges d’Iggy Pop sont aux rockeurs élevés à la mamelle de Lemmy de Motorhead. Une source d’inspiration intarissable. Kid Creole – August Darnell – grandit dans le Bronx et fit ses premières apparitions avec son frère au sein du groupe Dr. Buzzard’s Original Savannah Band, au moment où, à New York, toutes sortes de musiques s’échappaient du moindre trou à rat. Avec ses Coconuts belles à se faire damner un saint, et accompagnés du bondissant Coati Mundi, Kid Creole And The Coconuts […] - [ZE30 1979 – 2009](https://www.vivelaculture.com/ze-records-story-1979-2009/): New York fut une centrifugeuse culturelle de laquelle allaient sortir l’énergie brut des Ramones, le funk-disco de Chic et les synthétiseurs de Suicide, puis une sorte de new wave funky, une musique hybride qui mélangeait guitares, synthétiseurs, rythmes syncopés et sonorités exotiques. Le label ZE créé par Michael Zilkha et Michel Esteban fut le plus représentatif de ce courant. John Peel, grand gourou de la radio anglaise de cette époque dira de ZE que c’est : « le meilleur label de musique indépendant du monde ». Alan Vega, Bill Laswell, Marie et les garçons, Nona Hendrix, James Chance, Was (not Was)… furent signés sur […] - [Only lovers left alive](https://www.vivelaculture.com/only-lovers-left-alive/): Dans Only lovers left alive, cette histoire d’amour entre deux vampires, on retrouve les éléments qui rendent le cinéma de Jim Jarmusch si particulier : le temps qui s’étire, des villes désolées et romantiques qui tombent en décrépitude (Détroit et Tanger) et ces personnages décalés à la classe vénéneuse (Tilda Swinton et Tom Hiddleston) qui ne demandent qu’à vivre en marge mais que le monde extérieur vient déranger. Jarmusch pousse ici son amour de la musique jusqu’à faire de son personnage principal un guitariste de rock. Son plus beau film depuis Ghost Dog. - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-2/): Fils naturel d’Albert Londres et Louis-Ferdinand Céline, l’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » Philippe Bordas est également l’auteur de L’invention de l’écriture. - [Le stratège](https://www.vivelaculture.com/le-stratege/): Comment construire une équipe de baseball quand on n’a pas l’argent pour acheter des vedettes ? La victoire peut-elle se mettre en équation ? Le Stratège, est un film sur le bon usage des mathématiques pour parvenir à compenser le manque de moyens. Que cela parvienne à marcher (histoire vraie), c’est beau comme une utopie. De celles dont les sports les plus fortunés sont particulièrement friands. Là, le sujet est le baseball, sport incrusté dans les gènes nord-américaines, mais auquel les Français n’ont jamais rien compris. Peut-être la présence de Brad Pitt et de Philip Seymour Hoffman aidera t-elle à un rapprochement ? - [He Got Game](https://www.vivelaculture.com/he-got-game/): Fidèle parmi les fidèles des matchs de la NBA en général et des Knicks de New York en particulier, Spike Lee ne pouvait pas ignorer le basket dans ses films. Il le traite sous son aspect social dans He Got Game qui décrit les affres d’un jeune prodige des paniers, Jesus Shuttleworth joueur vedette de son lycée, pris entre deux feux ; intégrer l’équipe universitaire à la demande du gouverneur et ainsi aider son père à sortir de taule, ou accepter l’offre d’un des grands clubs de NBA qui le convoitent. Magnifique emploi de la musique d’Aaron Copland qui rythme les différentes […] - [De rouille et d’os](https://www.vivelaculture.com/de-rouille-et-dos/): Craig Davidson est un écrivain canadien amateur de boxe. De rouille et d’os (Rust and bones) est un premier recueil de nouvelles, huit histoires de déclassés qui ont en commun de devoir faire face à la violence du monde qui les entoure. Comme ce boxeur qui après s’être cassé la main doit accepter des combats illégaux pour vivre, combats qui se tiennent dans des arrière-cours et qui font l’objet de paris clandestins. Jacques Audiard adaptera deux textes de ce recueil pour construire le scénario de son film éponyme sorti en 2011 avec Marion Cotillard et Matthieu Schoenaerts. L’écriture de Davidson […] - [Quand j’étais Superman](https://www.vivelaculture.com/quand-jetais-superman/): Raphaël Poulain a tout connu du rugby. La lumière du Stade de France avec trois titres de champion et les salaires « mirifiques » du Stade Français. Les voitures de luxe et les groupies. Le « Lomu blanc » a posé nu pour un calendrier… et s’est vite retrouvé à poil sur le trottoir et au RSA après une série de blessures. Il se raconte et au-delà de son vécu ou son ressentiment, on sent bien comment en quelques années on est passé du « rugby village » au « rugby paillettes ». D’un jeu collectif à un chacun pour soi. Dis papa, c’était mieux avant ? Tais-toi et […] - [L’Amateur de tennis](https://www.vivelaculture.com/lamateur-de-tennis/): De 1980 à 1990, Serge Daney a talentueusement irradié la chose tennistique dans les pages de Libération. Deux ans après sa mort, P.O.L. a publié le gratin de ses articles qui firent dire à Marguerite Duras : « Daney devient écrivain ». Son œil acéré, formé au cinéma, capable de voir le caché derrière les apparences, a passé au scanner les jeu des champions de l’époque. Insistant maniaquement sur le service, qu’il considérait comme le coup majeur car il nécessite un retour. Pour lui, le tennis était, aussi, un sport de combat. - [Ecrits sur le sport](https://www.vivelaculture.com/ecrits-sur-le-sport/): Il ne faut pas forcément prendre Per Olov Enquist au pied de la lettre. Cet écrivain là, labélisé « Dernier monstre sacré de la littérature scandinave » publie des romans-documentaires où la fiction dispute à la réalité et où tout peut se mélanger sans que l’on y prenne garde. Il n’hésite pas à inventer des dialogues, des faits. Mais n’est-ce pas dans la fiction que l’on approche au plus près la réalité ? Pour le journal Expressen, Il a « couvert » les deux plus grandes manifestations sportives : les JO ensanglantés de Munich en 1972; la Coupe du monde de foot au Mexique en 1986. […] - [De la boxe](https://www.vivelaculture.com/de-la-boxe/): Lorsque De la boxe est paru, en 1988, on se demandait bien ce qu’une femme pouvait comprendre au « Noble art ». Ou même de quel droit Joyce Carol Oates se permettait d’en parler. Les sarcasmes ont été vite ravalés. La plus célèbre romancière américaine contemporaine (l’auteure de Blonde son roman sur Marilyn Monroe) connaît son sujet, mue par cette saine curiosité : « Il y a là un mystère que j’essaie de percer ». Certes la boxe a changé depuis 1988, Tyson n’était alors qu’à l’aube de sa carrière, et les champions s’appelaient alors Hagler, Hearns, Leonard, Duan, Camacho. Mais la pertinence de Joyce […] - [Le marathon d'Honolulu](https://www.vivelaculture.com/le-marathon-dhonolulu/): Hunter S. Thomson est revenu sain et sauf d’Honolulu où un magazine de running l’avait envoyé faire un reportage sur le marathon qui s’y courait, mais on ne saura rien ou presque de la course. En revanche, comme un shaman que les drogues rendent plus clairvoyant, Hunter S. Thomson nous livre une vision prophétique et amère sur les années 80, la disparition de tout esprit contestataire et sur le triste spectacle que nous offrent ces militants devenus joggers. Récit psychédélique, ce texte est le pendant de Las Vegas Parano où Thompson était parti couvrir une course de motos. « Comme d’habitude, […] - [Les terrains](https://www.vivelaculture.com/les-terrains/): Surtout connu pour ses films, Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Une douzaine d’heures plus tard, le dimanche après-midi, il devait disputer un match de foot avec l’équipe des gens du spectacle. Seule la mort pouvait faire rater une entrée sur le terrain à cet intellectuel polyvalent. Peu de temps avant sa mort, il assurait : « Après la littérature et l’éros, pour moi le football est l’un des plus grand plaisir. » Un plaisir communicatif que l’on ressent dans ses articles, publiés pour la plupart dans L’Unita, le quotidien communiste. Spectateur, c’est la boxe […] - [Rush](https://www.vivelaculture.com/rush/): La saison 1976 de Formule 1 fut l’une des plus palpitantes de l’histoire, rythmée par le duel entretenu de course en course par l’Autrichien Niki Lauda (Ferrari) et le Britannique James Hunt (McLaren), deux pilotes que tout oppose dans la vie. Champion du monde en titre, Lauda sera victime d’un terrible accident. Il en ressortira vivant mais pas indemne, grièvement brûlé, et laissera le titre à Hunt. Le film de Ron Howard (Apollo 13) retrace cette saison de duellistes respectueux l’un de l’autre mais guerriers avant tout. La caméra vous embarque dans des plans vertigineux. A ranger à côté de […] - [Maradona](https://www.vivelaculture.com/maradona/): L’icône absolue du foot n’est pas Pelé mais Maradona. Surdoué, enfant terrible et rebelle impénitent, Diego Maradona s’est laissé ausculter, disséquer par Emir Kusturica. Si le réalisateur d’Underground, s’est quelque peu laissé « manger » par son sujet, reste la présence et les mots de Pibe Del Oro. Fan de Che Guevara et ami de Fidel Castro, Maradona, co-fondateur (avec Eric Cantona) d’un syndicat international des joueurs qui a suscité peu d’enthousiasme, ne lâche rien. Plus qu’un hommage, le film de Kusturica est un éloge du caractère. - [Les Experts : Une tribu d'hommes libres](https://www.vivelaculture.com/les-experts-une-tribu-dhommes-libres/): Le 26 janvier, l’équipe de France de handball a remporté le championnat d’Europe en laminant le Danemark 41-32. Nikola Karabatic a été élu meilleur joueur du tournoi, mais cette victoire est avant tout celle d’une tribu complice et solidaire. S’il y avait un trophée des entraîneurs il reviendrait sans conteste à Claude Onesta, l’entraîneur des « Experts », dont c’est le 7e titre international. Lui qui parle si bien de « grammaire du jeu » sait conjuguer le succès. En toute modestie mais avec une rare lucidité. - [Pussy Riot](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot/): Avec les XXIIème Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, Vladimir Poutine tient un bel outil de propagande. A double tranchant puisque sous le regard du monde démocratique. Deux membres des Pussy Riot, groupe punk dans la plus pure tradition du genre, héritières des Sex Pistols et de Clash, condamnées à deux ans de camp de travail en août 2012, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, ont été libérées en décembre 2013. Les Pussy Riot finalisent actuellement leur premier album mais n’ont pas désarmé pour autant. - [Desports](https://www.vivelaculture.com/desports/): Créé en 2003 So Foot a relevé et gagné le pari que l’on pouvait aimer le foot, l’écrire et en parler avec esprit, humour et élégance. Dix ans plus tard, Desports creuse un peu plus le sillon. Il s’agit d’une revue littéraire (la petite sœur de la revue Feuilleton) au format livre, traitant de tous les sports avec un regard décalé, du style, et cette saine curiosité d’aller voir derrière le rideau du spectacle et des simples résultats des matchs de la veille. Des plumes et des témoignages de poids (Woody Allen, Nabokov, Chambaz, Denis Grozdanovitch, Sepulveda…), une maquette impeccable, […] - [Le Maître ignorant](https://www.vivelaculture.com/le-maitre-ignorant/): En 1818, Joseph Jacotot, lecteur de littérature française à l’université de Louvain, propose à ses étudiants flamands – dont il ne parle pas la langue et qui ne parlent pas la sienne – de faire un commentaire en français de Télémaque de Fénelon en se débrouillant avec l’édition bilingue. Ça a marché ! Jacques Rancière raconte cette aventure pédagogique révolutionnaire où des étudiants ont été mis en situation d’apprendre par un maître qui a stimulé leur intelligence et leur volonté. Pour Jacotot : Hip, hip, hip… - [Graffiti School](https://www.vivelaculture.com/graffiti-school/): L’école du graffiti est-elle une branche des arbres de l’allée qui mène à l’école buissonnière ? Cette dernière ne donne de l’énergie que si l’écolier en rupture y cultive sa liberté, avec un peu de théorie sur le contexte historique des graffitis, des conseils pratiques indispensables pour réaliser un tag, savoir ce qu’est « throwup », etc. Un chapitre est destiné aux enseignants. Comme « les bons élèves ne comprennent rien aux choses du bizarre », chante Charlélie Couture, il serait bon que l’Éducation joue avec l’interdit au lieu de l’interdire. - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu/): Brassaï a appris le français en lisant Proust. Son père était professeur de lettres à la Sorbonne, donc À la recherche du temps perdu n’est sans doute pas arrivé complètement par hasard dans ses mains ni dans sa tête. Proust ne lui a d’ailleurs pas servi que de méthode Assimil, car il a plus tard cherché à mettre en valeur le rapport évident et profond, selon lui, que Proust entretenait avec la photographie. Brassaï ou pas, Proust est une merveille, donc si vous n’avez jamais eu l’occasion de vous y mettre, ne perdez plus de temps. Un conseil : lisez les […] - [Le Troisième Homme](https://www.vivelaculture.com/le-troisieme-homme/): Un écrivain américain venu à Vienne pour voir son ami qui vient de mourir accidentellement découvre un monde très inquiétant. Outre la présence magistrale d’Orson Welles et de Joseph Cotten, le film doit sa réputation à l’air entêtant de cithare et à la photo noir et blanc de Robert Krasker ; le chef opérateur s’est promené dans le Vienne en ruine de l’après-guerre à la recherche d’ombres à la manière d’un Brassaï dans Paris. Chef-d’œuvre aux confins de l’étrange ! - [Taxi Driver](https://www.vivelaculture.com/taxi-driver/): Robert de Niro s’entraîne face à sa glace à coup de « You’re talking to me ? », dans une scène qui a fait le tour du monde. Mais de l’autre côté du miroir, ce film vous invite à vous enfoncer dans la nuit à New York avec ce chauffeur de taxi complètement cinglé : l’asphalte est noir, les enseignes sont de toutes les couleurs et les jeunes putes noires et blanches. Alors, faut-il se faire peur la nuit pour avoir des sensations ? Non, la nuit ne fait peur qu’à ceux qui se couchent tôt, mais s’ils se relèvent pour se laisser prendre et […] - [Un soir insolite à Paris](https://www.vivelaculture.com/un-soir-insolite-a-paris/): Brassaï voyait des merveilles la nuit. Si vous manquez d’idées pour sortir, ce petit guide va vous changer vos soirées. Assister à une séance parlementaire nocturne où il est interdit de s’endormir (p. 45), regarder les étoiles à l’Observatoire de la Sorbonne (p.41), pratiquer le yoga du rire (p. 65), enfin, pour prolonger le regard de Brassaï sur les fesses, découvrir celles du Louvre (p. 15). À vous de jouer pour transformer lors d’un soir l’insolite en un seul hit ! - [Meurtres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/meurtres-pour-memoire/): Sur le pont Saint-Michel, du côté Île de la Cité, une plaque rappelle que le 17 octobre 1961 une manifestation du FLN s’est terminée dans un bain de sang. Dans le roman Meurtres pour mémoire un étudiant en Histoire s’intéresse aux conditions dans lesquelles son père professeur d’Histoire fut assassiné par un CRS lors de la répression policière exercée sur l’ordre du préfet Papon, et puis c’est à son tour d’y passer car il voulait en savoir trop… Apollinaire a fait couler la Seine sous le pont Mirabeau, Didier Daeninckx nous rappelle que sous le pont Saint-Michel, la Seine a […] - [Le Joli Mai](https://www.vivelaculture.com/le-joli-mai/): Chris Marker, son pseudo ne l’indique pas, est français, et s’appelle Christian Hippolyte François Georges Bouche-Villeneuve. Déjà que certains trouvent les génériques un peu long… Son documentaire s’intéresse aux Parisiens pendant le mois de mai 1962, le premier mois de paix, quand s’achève la guerre d’Algérie. Avec des vues aussi belles qu’originales sur Paris et une bienveillance telle que les questions sur la guerre, la dictature, le confort de vie, le travail, qui n’obtiennent d’abord pas de réponses auprès des Parisiens, peuvent être reposées sans lasser les interlocuteurs de tout âge, ce documentaire révèle un humanisme dont nous gagnerions tous […] - [Paris insolite](https://www.vivelaculture.com/paris-insolite/): Quelle ville voulez-vous voir en laissant de côté l’« officielle » ? Êtes-vous prêt pour le grand voyage ? Jean-Paul Clébert a été clochard, exercé des métiers comme « beugleur de canard volant, vendant L’Intran au temps de son opulence », « métreur d’appartement », il vous montre un bordel pour clochards dans le quartier Saint-Paul où l’une des deux pièces était « Le Sénat », l’autre « La Chambre des députés », il vous présente le paradis des cloches ou le grenier des maléfices… Dans l’insolite, le vrai, à Paris, suivez le guide ! - [Original Pirate Material](https://www.vivelaculture.com/original-pirate-material/): Mike Skinner, né en 1978 à Birmingham, a son premier clavier à 5 ans et son premier ministudio dans sa chambre d’ado. Il fait des chansons pour dire son ennui en banlieue, mais son phrasé rap, son accent cockney, et ses nappes de synthés dont les écoutes successives révèlent la finesse, arrachent la mise sur une première chanson « Has it Come to This ». Le CD Original Pirate Material de son groupe The Streets sort dans la foulée et cartonne. Écoutez-le pour comprendre à quel point c’est addictif ! - [Faites le mur !](https://www.vivelaculture.com/faites-le-mur/): Exit Through the Gift Shop est le titre original de ce film où Banksy met en scène MBW alias Mr Brainwash, pseudo de Thierry Guetta, artiste français d’art urbain dont le réalisateur fait une caricature pour dénoncer les travers du marché de l’art. Banksy est le pseudo d’un vrai résistant du graffiti qui vient de le prouver en octobre 2013, dans un feuilleton réel, Better Out than In, où il a nargué la police dans les rues de New York. Le premier épisode est un pochoir où un garçon monté sur le dos d’un autre attrape la bombe de peinture […] - [Graffiti](https://www.vivelaculture.com/graffiti/): Dès les années trente, Brassaï regarde les murs de Paris dont il observe les craquelures. Il note dans des carnets les adresses des graffitis pour suivre leur évolution pendant des années, car, dit-il, « ce sont des œuvres collectives que les gens dessinent clandestinement ». Une partie des photos de ce livre est dans la collection permanente du Centre Pompidou, mais pour que Brassaï n’ait pas bossé pour rien, ouvrons grands nos yeux sur les murs des villes où nous marchons. Dans une visite que j’ai animée sur l’expo Basquiat, une femme devant une peinture sur un morceau de palissade m’a demandé : […] - [Nikon D7100](https://www.vivelaculture.com/nikon-d7100/): Si les photos de Brassaï vous mettent dans un état second et révèlent votre âme de photographe, vous avez le choix : vous débrouiller avec votre smartphone comme le recommande sincèrement Vincent Lambert, ou vous rendre compte qu’un vrai appareil, comme le Nikon D7100, change la donne quand vous avez appris à vous en servir. Son livre est idéal pour ça. Il est photographe professionnel et son intelligence vive vous livre des explications du même tonneau. Ainsi l’HDR est un truc épatant ! - [Brassaï](https://www.vivelaculture.com/brassai/): Connaissez-vous Robert Delpire ? Phare de l’histoire moderne de la photo, la MEP lui a consacré l’expo Delpire & Cie en 2009. Surnommé « le montreur d’images » par sa femme Sarah Moon, il a produit Cassius Clay, le film culte de William Klein ; édité des livres pour enfants comme Les Larmes de crocodile d’André François ; créé la collection « Photo Poche » quand il est devenu directeur du Centre national de la photographie en 1982. Le numéro sur Brassaï est une excellente alternative au catalogue de l’expo pour un budget de poche. - [Brassaï, pour l’amour de Paris](https://www.vivelaculture.com/brassai-pour-lamour-de-paris/): Même si une sélection d’excellents tirages en grand format est visible sur le quai du métro Hôtel de Ville, faire une bonne heure de queue pour voir l’exposition donne accès à un vrai trésor. Voici la preuve par 6 perles en petit format : une chaise sous la neige laisse la réalité se fondre dans la magie du graphisme ; le rythme des pavés parisiens dépasse l’anecdote ; les arabesques de la décoration de la tour Eiffel jouent avec celles d’une grille ; la nuit, les lumières de la place de la Concorde semblent irréelles ; sur les berges, l’ombre fait d’un soubassement […] - [Le Roi et l’Oiseau](https://www.vivelaculture.com/le-roi-et-loiseau/): Sorti une première fois en 1952 dans une version raccourcie par les producteurs, puis en 1979 dans une version longue et remontée par Paul Grimault, Le Roi et l’Oiseau est l’exemple type d’une production indépendante qui finira par s’imposer tout en se démarquant du modèle dominant de Disney. L’histoire poétique de la bergère et du ramoneur, qui luttent pour sauver leur amour dans un royaume où règne la terreur imposée par le roi tyran Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie, est imaginée par Jacques Prévert d’après un conte d’Andersen. Admiré par tous, ce film […] - [Pluie noire](https://www.vivelaculture.com/pluie-noire/): Deux fois Palme d’or et une fois Prix spécial à Cannes, Shõhei Imamura est un des réalisateurs japonais les plus importants de l’après-guerre. Pluie noire raconte l’histoire d’une femme, contaminée par une pluie radioactive, qui va devoir essayer de survivre dans un Japon traumatisé par la défaite. C’est cette même « pluie noire » qu’on retrouve au début du film Le Tombeau des lucioles. Cette pluie peut aussi être vue comme le symbole de l’américanisation de la société japonaise qu’Imamura ne cessera de dénoncer dans ses films. - [Pikmin 3](https://www.vivelaculture.com/pikmin-3/): Pikmin est à GTA5 ce que Monstres & Cie est à La Horde sauvage de Sam Peckinpah. Un havre de paix et de subtilité. Un petit cosmonaute échoué sur une planète doit reconstruire sa fusée pour rentrer chez lui. Pour y arriver le plus vite possible, il doit se faire aider par d’étranges petites créatures, mi-radis mi-fourmis, que notre cosmonaute devra d’abord aider à se développer. Un jeu ludique qui pose les questions des ressources rares et de leur gestion, et dans lequel pour gagner on ne doit pas affronter l’autre mais l’aider. Développé sous la houlette du génial Shigeru […] - [Le Château dans le ciel](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-dans-le-ciel/): Dans Le Château dans le ciel, le troisième film de Miyazaki sorti en France en 2003 (en 1986 au Japon), on retrouve les deux thèmes chers à Hayao Miyazaki, les objets volants (un dirigeable) et un monde caché où la nature est pure et toute puissante (la ville de Laputa). On retrouve aussi les militaires destructeurs et les enfants porteurs d’espoir. Là réside la magie Miyazaki : faire des films intemporels, inusables, avec des sujets aussi simplistes. De nombreux clins d’oeil au Roi et l’Oiseau de Paul Grimault se glissent sous nos yeux ébahis. - [Le Tombeau des lucioles](https://www.vivelaculture.com/le-tombeau-des-lucioles/): Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, Le Tombeau des lucioles, est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur […] - [Amer Béton](https://www.vivelaculture.com/amer-beton/): Dans Amer Béton, les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable. - [Fukushima, récit d’un désastre](https://www.vivelaculture.com/fukushima-recit-dun-desastre/): « Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli. - [L’Art japonais](https://www.vivelaculture.com/lart-japonais/): Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, ont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou La Vague d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l’influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. » - [Monstres & Cie](https://www.vivelaculture.com/monstres-cie/): En 1995, après des dizaines d’années où film d’animation rimait avec Disney, les studios Pixar lâchèrent Toy Story sur les écrans du monde entier avec le succès qu’on sait. Sorti en 2001, Monstres & Cie, a pour cadre une ville qui puise son énergie dans les cris des enfants effrayés par des monstres cachés sous les lits et dans les placards. Jusqu’au jour où c’est un enfant qui sème la panique chez les monstres. En comparaison des films de Miyazaki, les films signés Pixar (qui appartient aujourd’hui à Disney) tiennent plus de la farce que du compte poétique. Mais la […] - [Chronique japonaise](https://www.vivelaculture.com/chronique-japonaise/): Pendant des siècles le Japon est resté fermé sur lui-même ne laissant que très peu de voyageurs fouler son sol. Cet isolement dura jusqu’au milieu de XIXe siècle, après que les Occidentaux ont forcé le Japon à ouvrir ses frontières. Nicolas Bouvier, l’auteur de L’Usage du monde, se rend pour la première fois au Japon en 1955. Avec un sens du récit où le temps ne se mesure pas à la vitesse d’une connexion à Internet, Nicolas Bouvier nous raconte un Japon vécu à hauteur d’homme. « J’ai débarqué, consigné mon bagage à Tokyo Central et suis parti au hasard […] - [Le Petit Prince](https://www.vivelaculture.com/le-petit-prince/): Se retrouver en plein Sahara à devoir dessiner des moutons pour un petit garçon tombé d’un astéroïde on ne sait comment… Tout ça à cause d’une panne d’avion ! Cette histoire d’Antoine de SaintExupéry, publiée en 1943, est un long conte qui invite les adultes à s’interroger sur la perte de l’innocence, sur l’absurdité des principes qui les éloignent de la vraie vie, de l’amour et de l’amitié. C’est la candeur du Petit Prince qui sauvera l’aviateur. Heureusement qu’il savait dessiner ! - [Le bilan de l’intelligence](https://www.vivelaculture.com/le-bilan-de-lintelligence/): Le titre du film de Miyazaki, Le vent se lève, est tiré d’un poème de Paul Valéry écrit en 1920, Le Cimetière marin, « Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! » C’est le même Paul Valéry qui écrit en 1935 le texte d’une conférence dans lequel il attire notre attention sur les progrès techniques qui améliorent la vie et le confort, mais qui modifient également notre rapport à l’environnement auquel nous devenons moins sensibles, et au temps qui nous rend moins patient. Deux thèmes « miyazakiens » s’il en est. - [Aviator](https://www.vivelaculture.com/aviator/): La grande passion d’Hayao Miyazaki est l’aviation. Dès l’enfance il rêvait d’être pilote, mais ce rêve lui sera interdit à cause d’une trop forte myopie. Howard Hughes lui aussi rêvait de voler. Il poussera cette passion, dans son cas on peut parler d’obsession, jusqu’à concevoir des avions et posséder une compagnie aérienne. C’est l’histoire de cet homme hors du commun que raconte Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de l’homme à femmes, cinéaste, pilote, milliardaire, et grand cinglé… - [Princesse Mononoké](https://www.vivelaculture.com/princesse-mononoke/): Princesse Mononoké a révélé Hayao Miyazaki au monde entier c’est aussi son plus gros succès au Japon. C’est histoire d’un prince frappé par une malédiction après avoir tué un dieu sanglier, et qui part dans l’espoir de retrouver les esprits des dieux de la forêt et comprendre les raisons de sa malédiction. C’est le film le plus représentatif de la ligne écologiste du cinéma de Hayao Miyazaki. L’homme doit arrêter de détruire la nature et tout faire pour vivre en harmonie avec elle. On retrouve également la place centrale des femmes qui sont celles qui portent la sagesse. - [Le vent se lève](https://www.vivelaculture.com/le-vent-se-leve/): Les films d’Hayao Miyazaki peuvent se classer en deux grandes catégories : ceux dont le thème principal est la nature et ceux qui parlent d’aviation et de tout ce qui vole en général. Le vent se lève se range dans cette dernière catégorie puisqu’il est inspiré de la vie de l’ingénieur qui dessina le Zero, cet avion révolutionnaire qui équipa l’armée japonaise, notamment les kamikazes qui plongeaient sur les porte-avions pendant la guerre… Mais Hayao Miyazaki préfère s’attacher aux rêves de l’ingénieur enfant. Le vent se lève, est annoncé comme le dernier film de celui qui est adulé par tout […] - [Drunk](https://www.vivelaculture.com/drunk/): A l’origine, Thundercat est un bassiste de sessions qui joue avec Kendrick Lamar et Pharrell Williams. Il vient de sortir Drunk un album de musiques qui donne envie de se lever, qui rend joyeux, comme celui de Kendrick Lamar. C’est charmant et en même temps violent. - [Damn](https://www.vivelaculture.com/damn/): Le hip hop m’intéresse au plus haut point, c’est une musique inventive, ils se remettent beaucoup plus en question que dans la pop. Le dernier Kendrick Lamar me plaît beaucoup parce qu’il est bondissant, il est gai, il donne envie de se lever le matin. Il vous invite à aller au boulot !… Cette musique, il y a trente ans, on aurait rigolé à l’idée qu’elle passerait un jour à la radio. C’est comme l’art en général, ce qui est surprenant, ce qui dérange, devient la norme. C’était une musique de ghetto, qui est devenue mondiale sans faire de concession, […] - [Tim And Eric'S Billion Dollar Movie](https://www.vivelaculture.com/tim-and-erics-billion-dollar-movie/): Certains clips de Thundercat sont réalisés par un team de furieux qui s’appelle Tim & Eric et qui a, entre autres références, travaillé avec Quentin Dupieux. On retrouve là le charme et une certaine violence qu’il y a chez Dupieux. C’est important la violence. - [The Swimmer](https://www.vivelaculture.com/the-swimmer/): C’est un film très intrigant avec un Burt Lancaster déboussolé, qui fait le tour de son quartier en passant chez ses voisins, d’une piscine à l’autre. C’est l’occasion pour lui de retrouver des amis, de s’en faire de nouveaux. Mais derrière ce parcours se cachent des questions plus profondes… Le personnage de Burt Lancaster est complètement désorienté, toujours à la limite du ridicule, ce qui est, pour moi, une qualité essentielle. - [Le Fantôme de la liberté](https://www.vivelaculture.com/le-fantome-de-la-liberte/): C’est la période française de Buñuel, avec Jean-Claude Carrière au scénario, que je trouve la plus réjouissante. Elle est plus légère, c’est un surréalisme qu’on connaît parce qu’une idée en amène une autre, on passe d’une hallucination à une autre, les yeux fermés. Ce n’est pas toujours beau à voir mais ça s’enchaîne vite et sans logique particulière. Le Fantôme de la liberté nous donne ça. - [Au travail avec Eustache](https://www.vivelaculture.com/au-travail-avec-eustache/): J’aime Eustache depuis que j’ai vu La Maman et la Putain quand j’étais étudiant. J’ai vu tous les films d’Eustache et il faut profiter des rétrospectives quand il y en a, parce le fils d’Eustache bloquant les droits, on ne peut revoir ces films, qu’à de très rares occasions. En même temps, c’est une terre à fantasmes qui développe un peu l’imaginaire. - [Tulipe](https://www.vivelaculture.com/tulipe/): C’est un livre de dessins de Sophie Guerrive avec un ours au pied d’un arbre, un caillou qui parle, un serpent, une bande qui se demande pourquoi ils sont en vie. C’est un album avec des situations qui s’enchaînent, un album de réflexions, de nœuds philosophiques que l’on peut se faire, nous les êtres humains. Des questions, que l’on peut se poser au moins une fois par jour. - [Ce que je sais de la mort / Ce que je sais de l'amour](https://www.vivelaculture.com/ce-que-je-sais-de-la-mort-ce-que-je-sais-de-lamour-2/): Le professeur Katerine nous livre sa philosophie en images, toute en fantaisie, à l’occasion d’un spectacle concocté pour le salon du livre de Paris. Deux livres sur les thèmes de l’amour et de la mort, points de départ d’une petite bibliothèque philosophique et graphique, où chaque leçon, aussi concise et subtile qu’une chanson, offre quelques pistes pour mieux comprendre la vie. Tout un programme. (Texte de l’éditeur) - [Vermeer et les maîtres de la peinture de genre](https://www.vivelaculture.com/ce-que-je-sais-de-la-mort-ce-que-je-sais-de-lamour/): Je peux commencer par l’exposition Vermeer du Louvre que je n’ai pas vue, que j’aurais aimé voir. On m’a découragé d’y aller parce qu’il y a tellement de monde qu’on ne voit que des nuques. J’aime beaucoup les nuques, mais peut-être pas au Louvre. Je suis obsédé par Vermeer depuis que je suis gosse, j’adorais Vermeer sans le savoir puisque j’allais chez ma grand-mère pour voir la boîte de gâteaux sur laquelle il y avait La Laitière. Je n’étais pas fou de ma grand-mère, mais j’étais fou de la boîte de gâteaux. - [1000 record covers](https://www.vivelaculture.com/1000-record-covers/): Photographe et archiviste de l’iconographie des musiques populaires, l’Américain Michael Ochs réédite constamment cette grosse collection de pochettes de disques depuis plus de vingt ans. Outre des curiosités pas si anecdotiques (dans l’Amérique raciste des années 50, de nombreux artistes noirs n’avaient pas les honneurs de leurs propres pochettes), on y suit d’une image à l’autre l’essor de cet art visuel si particulier, né avec le 33 tours dans les années 50 et mort avec le numérique dans les années 2000. Sgt Pepper, avec son ambitieuse photo de couverture et ses paroles imprimées au verso (une première), y figure évidemment […] - [Around the World in a Day](https://www.vivelaculture.com/around-the-world-in-a-day/): La pochette psychédélique, les multiples références au son de 1967, l’impression d’entendre un «concept album» maîtrisé de bout en bout… Encore auréolé de l’immense succès de Purple Rain, le prodige Prince s’offre, en 1985, cette escapade qui montre sa maîtrise insolente de tous les genres. Et prouve que l’influence de Sgt Pepper, loin de se limiter à la pop blanche, a aussi bouleversé le son de la musique noire américaine. - [The Rutles: All you need is cash](https://www.vivelaculture.com/the-rutles-all-you-need-is-cash/): Ecrit, interprété et co-réalisé par le Monty Python, Eric Idle, ce «mockumentary» raconte l’histoire d’un groupe fictif, les Rutles. Il s’agit en réalité d’une charge hilarante – mais tendre – contre les Beatles, dépeints ici comme quatre naïfs perdant peu à peu contact avec la réalité, notamment dans leur phase psychédélique. Trois des comédiens, véritables musiciens à la ville, sont allés jusqu’à composer et enregistrer des chansons-pastiches plus vraies que nature (le tube «Help!» devenant par exemple «Ouch!»). Cerise sur le gâteau : une petite apparition du vrai Beatles George Harrison, grand fan des Monty Python, dans un bel exercice […] - [Love & Mercy](https://www.vivelaculture.com/love-mercy/): Sombrant parfois dans le mélo sirupeux, ce film a surtout le mérite de fonctionner comme un documentaire passionnant sur la meilleure période des Beach Boys : 1966, l’année où leur leader Brian Wilson s’enferme en studio pour produire l’éternel Good Vibrations et l’album Pet Sounds – des disques si impressionnants et innovants que, selon Paul McCartney lui-même, ils auraient incité les Beatles à se surpasser pour concevoir Sgt Pepper. - [The Piper at the Gates of Dawn](https://www.vivelaculture.com/the-piper-at-the-gates-of-dawn-2/): De février à juin 1967, durée alors inédite pour un jeune groupe, Pink Floyd enregistre ce premier album aux studios d’Abbey Road. A la production : Norman Smith, ancien ingénieur du son des Beatles. Et dans la pièce voisine : les Fab Four eux-mêmes, en plein travail sur leur chef-d’œuvre ! Aucune collaboration entre les débutants et les superstars, mais les premiers bénéficient audiblement des trouvailles des seconds, en produisant l’une des pépites des années psychédéliques anglaises, un disque ouvert à toutes les influences mais d’une grande cohérence sonore. A l’image de Sgt Pepper. - [En studio avec les Beatles](https://www.vivelaculture.com/en-studio-avec-les-beatles/): Technicien aux célèbres studios d’Abbey Road, à Londres, Geoff Emerick devient, à 18 ans, l’ingénieur du son des Beatles pour l’album Revolver, en 1966, et le restera jusqu’à leur séparation. Il a donc été aux manettes pour leurs disques les plus sophistiqués, élaborés lors de longues séances grâce à des techniques innovantes. Travail sur la captation de la batterie ou des voix, manipulation des bandes magnétiques, effets sonores… Il raconte ici de façon vivante toutes ces trouvailles qui ont révolutionné le son de la pop. - [Big Eyes](https://www.vivelaculture.com/big-eyes/): Dans ce film méconnu, Tim Burton raconte l’histoire du peintre américain Walter Keane (1915-2000), dont les toiles (des enfants aux yeux démesurés, d’où le titre) eurent un immense succès dans l’Amérique des années 50 et 60… et étaient en réalité l’œuvre de sa femme Margaret, longtemps prisonnière de la spirale du mensonge. C’est seulement en 1986, vingt ans après leur divorce, qu’elle a réussi à prouver la mystification, lors d’un procès où elle exécuta un tableau en moins d’une heure alors que le pseudo peintre – à l’origine agent immobilier – se révélait incapable de tenir un pinceau. - [La Vie devant soi](https://www.vivelaculture.com/la-vie-devant-soi-4/): Il aura fallu attendre la mort de Romain Gary (1914-1980) pour avoir la certitude qu’il était l’écrivain derrière le pseudo «Emile Ajar», prix Goncourt 1975 pour ce roman, alors qu’il avait déjà obtenu la récompense sous son nom en 1956 ! Si ce récit de la vie d’une prostituée rescapée d’Auschwitz a été la plus grande supercherie de l’histoire de l’édition, il faut y voir bien plus qu’un simple canular. Lorsqu’il le publie, Gary a déjà connu plusieurs vies – écrivain, soldat, résistant, diplomate – mais sa carrière littéraire est en berne. Plus qu’une grosse blague, ce fut une renaissance… - [Skylarking](https://www.vivelaculture.com/skylarking/): Grand espoir de la new wave anglaise, XTC cesse de tourner après cinq albums, en 1982 : jouer sur scène panique trop son chanteur Andy Partridge. Le groupe se perd alors dans des disques alambiqués et confidentiels, mais finit par se retrouver grâce au pastiche : sous le nom des Dukes of Stratosphear, ils publient une dizaine de chansons qu’on croirait datées de 1967, enregistrées sur du matériel d’époque. Surprise : les ventes suivent et XTC ressuscité sort dans la foulée ce disque qui sera leur plus gros succès, sur lequel ils assument enfin leurs influences sixties. - [Magical Mystery Tour](https://www.vivelaculture.com/magical-mystery-tour/): Avant de revenir au son plus simple de «l’album blanc», les Beatles poursuivent quelques mois dans la veine psychédélique en enregistrant les morceaux de ce film délirant diffusé sur la BBC à Noël 1967. Détesté par la critique pour son amateurisme et son autocomplaisance, il contient certaines de leurs plus grandes chansons («I Am the Walrus», «The Fool on the Hill»), mises en images à la manière de ce qu’on n’appelait pas encore des vidéo clips. Inclus sur la bande originale, des singles hyper créatifs («Strawberry Fields», «Penny Lane», «All you need is love») forment eux aussi un complément indispensable […] - [The Beatles : Eight Days a Week](https://www.vivelaculture.com/the-beatles-eight-days-a-week/): En se concentrant sur la première période des Beatles, de leurs débuts sur disque (octobre 1962) à leur dernier concert officiel (août 1966), ce documentaire riche en archives inédites rend bien compte de la rupture que représente Sgt Pepper. Une volonté d’échapper à l’étouffante «Beatlemania», avec ses concerts inaudibles et de moins en moins bons. Une envie de prendre son temps en studio, alors que les sept albums précédents, certes innovants, avaient été enregistrés en quelques semaines tout au plus. Un besoin de reprendre sa liberté qui donnera le disque du siècle. - [Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band](https://www.vivelaculture.com/sgt-peppers-lonely-hearts-club-band-2/): La musique de 1967 a parfois mal vieilli. Sgt Pepper, lui, n’a pas pris une ride. D’une grande variété de styles (rock, pop orchestrée, musique indienne, jazz…) et de thèmes (amitié, introspection, vie quotidienne…), il trouve son unité dans le soin apporté aux arrangements et à la production. Outre un remix réussi, ce coffret du 50ème anniversaire présente de nombreuses versions successives des chansons, qui rendent bien compte de ce travail d’orfèvre, tout comme le documentaire The Making of Sgt Pepper, jusqu’ici uniquement diffusé en Angleterre. - [Smile](https://www.vivelaculture.com/smile-2/): Porté par le succès immense de Good Vibrations, Brian Wilson lance les Beach Boys dans la quête de l’album parfait, une « symphonie adolescente adressée à Dieu ». Mais une psyché compliquée bombardée par les drogues psychédéliques mène Brian Wilson sur les chemins de la folie. Terrassé par la magnificence de Sgt. Pepper Brian Wilson abandonne, et le résultat des centaines d’heures passées en studio ne seront jamais assemblées. Le 6 mai 1967, Derek Taylor, le manager du groupe, annonce que Smile, dont la sortie a été sans cesse repoussée, ne sortira pas. Il fallu attendre 2011 pour que sorte […] - [Fear and Desire](https://www.vivelaculture.com/fear-and-desire/): Longtemps invisible, Fear and Desire est le premier long-métrage de Stanley Kubrick, réalisé en 1953, alors que le cinéaste avait tout juste 25 ans. Considérant que ce film de guerre était une œuvre d’amateur, le cinéaste a tenté d’en faire disparaître toutes les copies existantes. Fear and Desire ressuscite finalement en 2012 et montre que l’œuvre du grand cinéaste y est déjà en germe, notamment Les Sentiers de la Gloire que Kubrick réalisera quatre ans plus tard, ainsi que Full Metal Jacket. Pour un Kubrickien fanatique, c’est une découverte essentielle qui comble enfin, après de longues années d’absence, un véritable […] - [Le Scénario Proust](https://www.vivelaculture.com/le-scenario-proust/): Adapter La Recherche du temps perdu, telle fut, dans les années 1960, la grande affaire de Luchino Visconti, puis de Joseph Losey. Sans succès dans les deux cas. La montagne était sans doute trop haute pour être gravie, même par deux cinéastes aussi importants. Du projet Losey, il reste néanmoins le scénario du dramaturge Harold Pinter, déjà complice du cinéaste pour The Servant et Accident. La surprise, c’est que le texte de Pinter est parfaitement achevé, à la fois transposition et analyse du monument proustien, à travers quelques scènes-clé de La Recherche. Pas tout à fait un film donc mais […] - [Les Plus Grands Films que vous ne verrez jamais](https://www.vivelaculture.com/les-plus-grands-films-que-vous-ne-verrez-jamais/): Si vous êtes un cinéphile fétichiste et que vous attachez davantage d’importance aux films invisibles qu’aux films existants, ce livre est pour vous. En effet, Les Plus Grands Films que vous ne verrez jamais se propose d’exhumer plus de 50 projets qui ne sont jamais arrivés à terme. Autant de films imaginaires qui, des années 1920 à aujourd’hui, de Chaplin à Wong Kar-wai, en passant par Hitchcock ou Kubrick, viennent à notre rencontre le plus naturellement du monde. Une façon comme une autre de se constituer une Cinémathèque qui a l’étoffe dont sont faits les rêves. - [Le Jeu de la Mort](https://www.vivelaculture.com/le-jeu-de-la-mort/): Kung fu-héros des années 1970, Bruce Lee est mort en pleine gloire et, surtout, en juillet 1973, au  beau milieu du tournage du Jeu de la Mort qu’il était en train de réaliser. Le film ne verra le jour qu’en 1978, repris et largement amendé par Robert Clouse, le réalisateur du fameux Opération Dragon. En résulte un drôle de film posthume, une sorte de pont entre la vie et la mort de la star au survêtement jaune, un film fantôme au sens strict du terme. - [Jodorowsky’s Dune](https://www.vivelaculture.com/jodorowskys-dune/): Artiste tous terrains, Alejandro Jodorowski a eu, au cours de son existence échevelée, un projet pharaonique qui laisse rêveur ; l’adaptation du cycle mythique de Frank Herbert, Dune. De ce projet unique et sans lendemain sur lequel ont flotté les ombres de Mick Jagger, Orson Welles, Salvador Dali, Pink Floyd, Magma… il reste le storyboard, la version du scénario illustrée plan par plan par Giger (Alien) ou Moebius (L’Incal), sans oublier le témoignage de Jodo en personne, véritable narrateur d’une histoire à peine croyable. De cette matière fascinante, Frank Pavich a tiré un passionnant documentaire qui ressuscite un film qui […] - [Harry Dickson](https://www.vivelaculture.com/harry-dickson/): L’œuvre d’Alain Resnais est unique et particulièrement dense. Ce qui ne l’a pas empêché de connaître de grandes déceptions au cours de sa longue carrière. Ce fut particulièrement le cas, dans les années 1967-1968,  avec l’adaptation avortée du roman populaire de Jean Ray, Les Aventures d’Harry Dickson qui aurait dû être interprétée par Dirk Bogarde, Vanessa Redgrave et Delphine Seyrig, mais qui ne vit jamais le jour. Reste le très beau scénario écrit par Frédéric de Towarnicki, ami d’Alain Resnais mais également de Martin Heidegger, qui sera finalement publié en 2008. Une occasion de rêver ce film qui, comme l’affirme […] - [L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot](https://www.vivelaculture.com/lenfer-dhenri-georges-clouzot/): En 1964, Henri-Georges Clouzot est au zénith de sa carrière et parvient à obtenir un crédit illimité pour tourner un film qui lui tient particulièrement à cœur, L’Enfer, traversé par la présence irradiante de Romy Schneider et par la fascination du cinéaste pour l’art cinétique. Quarante-cinq ans plus tard, Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ressuscite, dans un passionnant documentaire, ce tournage électrique, finalement interrompu pour cause d’infarctus de Clouzot. On y voit notamment que la beauté de Romy Schneider possède littéralement le cinéaste qui glisse peu à peu vers une sorte de folie. C’est finalement Claude Chabrol qui tournera L’Enfer […] - [Marilyn Monroe - Les Derniers Jours](https://www.vivelaculture.com/marilyn-monroe-les-derniers-jours/): Les derniers jours de Marilyn Monroe sont intimement liés au film de George Cukor, Something’s Got to Give, qui, suite au suicide de la star, ne sera jamais terminé. Dans le documentaire Marilyn Monroe Les Derniers Jours, Patty Ivins entrelace l’intégralité des plans tournés par Cukor avec Marilyn, mais également Dean Martin et Cyd Charisse, avec des témoignages et autres archives qui permettent de prendre la température de ce drôle de tournage et de ses à-côtés. Le mystère de la mort de Marilyn reste entier, mais les plans de l’actrice sortant nue de la piscine sont tout à fait fascinants. - [Heart of Darkness : A Filmmaker’s Apocalypse](https://www.vivelaculture.com/heart-of-darkness-a-filmmakers-apocalypse/): Dans la catégorie des films-monstres, Apocalypse Now, le chef d’œuvre de Coppola, mérite évidemment une attention particulière. Mais le documentaire réalisé à base d’images tournées par la femme du réalisateur, Eleanor Coppola, sur le tournage de son mari, vaut largement le détour. On y voit un cinéaste luttant de toutes ses forces contre des éléments contraires, travaillant dans un chaos invraisemblable, essayant de rassembler les morceaux d’un film qui semble partir en lambeaux mais qui, pourtant, obtiendra  la Palme d’or au festival de Cannes édition 1979. Au point qu’Heart of Darkness devienne presque aussi indispensable qu’Apocalypse Now. - [Lost in La Mancha](https://www.vivelaculture.com/lost-in-la-mancha-4/): Parmi les tournages les plus catastrophiques de l’histoire du cinéma, on peut mettre en bonne place celui du Don Quichotte de Terry Gilliam. Si le film s’est arrêté, il nous reste ce making of devenu un documentaire à part entière qui égrène les plaies de ce tournage hors-norme : vols intempestifs de l’armée de l’air, pluies diluviennes, mal de dos de Jean Rochefort, problèmes d’argent… Aux dernières nouvelles, Terry Gilliam serait, de nouveau, en tournage de son Don Quichotte. La persévérance finira-t-elle par payer ? Réponse dans quelques mois… - [It’s all True](https://www.vivelaculture.com/its-all-true/): Le plus grand spécialiste des films inachevés, c’est bien sûr Orson Welles. Aux côtés de ses nombreux projets inaboutis, parmi lesquels Don Quichotte ou The Other Side of the Wind, figure un film qui a fini par trouver une forme, sinon conforme aux désirs du maître, du moins assez aboutie. Ce film, c’est le projet brésilien It’s all True, tourné en 1942, juste après La Splendeur des Amberson, et qui ne verra le jour qu’en 1993. À partir des splendides rushes tournés en noir et blanc à Rio et dans le Nordeste, une équipe de cinéphiles fanatiques reconstitue le film […] - [Musée des Arts et Traditions Populaires](https://www.vivelaculture.com/musee-des-arts-et-traditions-populaires/): Yattanoël Yansane, qui a écrit les paroles de Musées et cimetières, et moi, nous avons le même âge, nous avons partagé le même itinéraire de jeunesse et les mêmes rêves. Il dessinait et peignait, j’essayais de faire de la musique, on vivotait en travaillant comme chauffeurs de Grande Remise, on convoyait des vedettes du Top 50 ou des familles saoudiennes. Puis Yattanoël est parti aux Etats-Unis dessiner des logos et du merchandising pour Scott Page, un saxophoniste qui jouait avec Supertramp et Pink Floyd. Quand il est rentré en France, il a eu du mal à rentrer dans le moule. […] - [Le Cinéma mystérieux de Benoît Forgeard](https://www.vivelaculture.com/le-cinema-mysterieux-de-benoit-forgeard/): S’il y a un cinéaste à propos duquel on ne peut pas se dire qu’on pourrait faire la même chose, c’est bien lui. Il est impossible de deviner ce qu’il va faire, mais c’est toujours brillant, drôle, incisif, hyper construit et rigoureux derrière la désinvolture apparente. Il est en train de terminer le clip des Choses qu’on ne peut dire à personne.Site Internet - [Olivier Carré](https://www.vivelaculture.com/olivier-carre/): Un ami viendra ce soir. Il y a longtemps, j’avais fait une interview croisée avec Robert Wyatt, nous parlions de nos parents morts et il me disait qu’il lui arrivait de rêver qu’il rencontrait à nouveau son père, et qu’il se réveillait en pleurant. Je connais bien ce genre de situation. Je suis à un âge où la plupart des personnes que j’ai connues et aimées ne sont plus là. Parmi les amis qui me manquent, je pense souvent à Olivier Carré, peintre et sculpteur d’une intensité rare. Il s’est tué à moto sur le périphérique en 1994, chaque fois […] - [Un Livre blanc](https://www.vivelaculture.com/un-livre-blanc/): La Tour des Lilas, c’est cet émetteur, à Romainville qui n’est pas utilisé que par les stations de radio ou de télé. Le texte de cette chanson a été écrit par Philippe Vasset, écrivain et journaliste, qui sait si bien décrire la poésie et le mystère de ces installations. - [V.I.P.](https://www.vivelaculture.com/v-i-p-2/): Je ne connaissais pas Chalumeau (qui a signé le texte de Les choses qu’on ne peut dire à personne ) quand il a sorti Fuck. Je l’avais bêtement catalogué « Esprit Canââl », avec tout ce que ça pouvait parfois supposer de rebellitude surpayée et d’autosatisfaction. Quand je suis tombé sur ses polars, tous mes préjugés se sont évaporés, c’est un type formidable et son écriture est remarquable. Le texte qu’il a publié cet hiver sur Philippe Manoeuvre quand celui-ci a quitté Rock & Folk est un monument, tout comme ses hommages à La Souris Déglinguée et à d’autres soldats perdus du […] - [L’art d’ennuyer en racontant ses voyages](https://www.vivelaculture.com/lart-dennuyer-en-racontant-ses-voyages/): Matthias Debureaux aime les itinéraires de délestage, l’insolite, et il sait mettre des mots sur des sentiments que nous partageons. Il a publié deux livres épatants : L’art d’ennuyer en racontant ses voyages, et Les dictateurs font très bien l’amour, dans lequel il reconstitue des rencontres qui se sont vraiment produites, comme Poulidor et Salvador Dali, ou Fidel Castro et Ava Gardner. Dans la chanson Diagonale du vide, il cite un écrivain-peintre qui m’est cher, François Augiéras, et lorsqu’il évoque « un poing américain serti dans un néon », il fait allusion au logo des supermarchés Carrefour - [Sur les plages de la vie](https://www.vivelaculture.com/sur-les-plages-de-la-vie/): Quand, dans les paroles de Sur les plages de la vie, elle écrit « on est solaires », elle parle d’elle bien évidemment. Hélène a fait beaucoup de paroles pour moi, mais maintenant elle écrit aussi pour des poids lourds style Fréro Delavega et je trouve réjouissant que le même genre de textes puisse connaitre des destins si opposés. Site Internet - [Hologramme](https://www.vivelaculture.com/hologramme/): J’ai connu Maurice Gravaud Lestieux il y a… 53 ans. Nous habitions au-dessus de chez lui porte d’Asnières, et les membres de la famille Gravaud sont donc mes plus vieux amis. Maurice était un haut fonctionnaire délicieux qui, comme Le Sous-préfet aux champs d’Alphonse Daudet, était aussi poète. Il a publié de nombreux recueils, et d’autres musiciens, comme Étienne Champollion, un jeune compositeur très talentueux, ou la chanteuse Émilie Marsh, ont également mis en musique ses textes. J’ai composé Hologramme pour un hommage qui lui a été rendu à la Sorbonne peu après sa mort en 2013. Hologramme Des électrons […] - [Catastrophe](https://www.vivelaculture.com/catastrophe/): Le texte de Coeur défense est écrit par Blandine Rinkel et Pierre Jouan, de Catastrophe, qui prêtent aussi leurs voix et leurs idées, avec Alice Lewis et Arthur Navellou, tout au long du disque. Nous avons à peu près le même écart d’âge que Brigitte et Emmanuel Macron, et c’est très stimulant pour moi de travailler avec des jeunes gens aussi brillants. Page Facebook - [Columbo](https://www.vivelaculture.com/columbo/): Étude in Black, le nom de ce morceau vient d’un épisode de Columbo. L’été dernier, je les ai tous vus car ma femme, qui les adore, les a fait découvrir à notre fille de 6 ans. Parmi tous les compositeurs fantastiques qui ont travaillé sur cette série, il y en a un qui m’éblouit à chaque fois, c’est Billy Goldenberg (également le compositeur de la musique de Duel, Stephen Spielberg 1971). Il parvient à créer des textures, des choses tout à fait uniques, le plus souvent avec des instruments naturels. C’est très audacieux, en particulier les ambiances sonores et harmoniques […] - [Les choses qu’on ne peut dire à personne](https://www.vivelaculture.com/les-choses-quon-ne-peut-dire-a-personne/): Bertrand Burgalat a enregistré ces 19 plages pour dire le monde tel qu’il est. Se perdre pour accéder au sensible. C’est une suite d’images, de flashs, de regards qui préfèrent les détails aux généralités. Les petites choses qui font toute une vie plutôt que les grandes idées qui ne dessinent que du vide. Il compose des petits tourbillons, des mélodies à part, on l’écoute nous dire le monde, sans gros titres, avec cette délicatesse touchante et ce décalage de funambule qui résistera au temps et aux modes. - [Famous Fashion](https://www.vivelaculture.com/famous-fashion/): J’ai rencontré Serge, il y a plus de dix ans et j’admire sa façon de travailler, très organique et instinctive, qui me semble proche, dans son utilisation de la technique, de ce que j’essaie de faire avec la musique. Nous avons passé deux jours entre La Défense, Montigny-le-Bretonneux, et la Base Aérienne 110 de Creil. Site Internet - [Esclavage domestique](https://www.vivelaculture.com/esclavage-domestique/): Raphaël Dallaporta travaille avec Philippe Vasset sur un projet, Azimuth, dont sont extraites les photos de paysages qui figurent sur mon album. Ses photos au téléobjectif compriment les distances et il parvient ainsi, sans aucun trucage, à faire apparaître sur le même plan des tours du 19e arrondissement et des avions sur la piste du Bourget. Extrait de la présentation de leur projet : Azimuth, est une exploration du grand Paris par ses sommets. Menée par Raphaël Dallaporta et Philippe Vasset cette exploration ascensionnelle a débuté par la tour Utrillo, à Clichy-Montfermeil, puis, par la tour des Lilas, de sommet […] - [Guillaume Pinard](https://www.vivelaculture.com/guillaume-pinard/): J’ai rencontré Guillaume Pinard grâce à Philippe Ducat, graphiste et éditeur d’art, proche de Marc Desgrandchamps (qui avait fait la pochette de This Summer Night le 45 tours avec Robert Wyatt). Grâce à Ducat, nous avions pu utiliser une toile de Robert Combas pour le 25 cm que nous avions enregistré avec Joël Daydé pour Bertrand Tavernier. J’ai toujours cherché une continuité graphique qui ne soit pas figée. Comme j’apparaissais sur la pochette de mon premier disque, on a continué de diverses manières, y compris, pour l’album Portrait-Robot, avec un authentique portrait-robot réalisé par les services de l’Identité Judiciaire. Guillaume s’est […] - [Ludwig, un roi sur la lune](https://www.vivelaculture.com/ludwig-un-roi-sur-la-lune/): En deux mots, c’est une pièce autour de Louis II de Bavière, mise en scène par Madeleine Louarn qui, depuis trente ans à Morlaix, a développé un travail de théâtre professionnel avec des handicapés mentaux. Il se trouve que j’ai rencontré la troupe avec laquelle elle travaille, Catalyse, à l’occasion d’une performance improvisée dans le cadre du festival Panorama, pour inaugurer le chantier d’une future scène à Morlaix, le SE/cW. Je suis venu sans du tout savoir à quoi m’attendre. J’ai joué mes deux morceaux, ils ont dansé et ça a été un choc, un coup de foudre réciproque. Quand […] - [Parlons peu, parlons de moi](https://www.vivelaculture.com/parlons-peu-parlons-de-moi/): J’aime beaucoup le bonhomme et son livre est absolument délicieux. C’est une réédition de ses articles parus dans Vibrations auxquels il a rajouté des commentaires d’aujourd’hui. C’est toujours incroyablement pertinent et intéressant. C’est délectable. Ça parle bien sûr de musique mais d’autres choses également, de lui, de la vie… J’aime beaucoup cet homme, ce qu’il raconte, ce qu’il représente… Je le lis très doucement, pour déguster. - [Wisdom Of Life](https://www.vivelaculture.com/wisdom-of-life/): Un album solo, c’est un peu comme une opération à cœur ouvert. Tu mets tout sur la table. Avec Doctor L, sur mon album Meteor Show (1998), on est allé très, très loin sur le travail du son. C’est le mec le plus brillant avec qui j’ai bossé. Jamais je n’avais rencontré un type comme lui. Le travail qu’il fait sur ses albums ou ses productions pour d’autres, Tony Allen par exemple, est purement incroyable. - [Never Mind The Future](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-future/): C’est un spectacle qui tourne encore et que je trouve formidable. Sarah Murcia, qui joue sur mon dernier album et qui fait partie du trio avec lequel je vais partir en tournée, est l’une des musiciennes les plus intéressantes de sa génération. Elle a fait là quelque chose d’extraordinaire autour des Sex Pistols. C’est un spectacle incroyable. Sur le papier, c’est un défi absolu de réarranger les Sex Pistols. Leur album Never Mind The Bollocks est un bloc, une sorte de monolithe. L’exercice s’annonçait donc périlleux. Un défi interdit. Et bien, c’est une grande réussite. En déconstruisant les morceaux, elle […] - [Good](https://www.vivelaculture.com/good/): « Je suis vraiment content de ce disque. D’autant que maintenir le label a été très, très difficile. Tous les projets que je peux faire exister grâce au label nourrissent cet album solo. Un album solo, c’est aussi une façon de faire le point et d’ouvrir un nouveau chapitre, travailler un son nouveau. Les projets, je les produis moi-même, mais pour les albums solos, j’ai besoin d’un partenaire. Surtout du côté des rythmiques. J’adore les batteurs et les mecs qui pratiquent le studio comme un instrument. Des types comme Doctor L. par exemple. On n’avait pas ça en France avant, à […] - [Step Across The Border](https://www.vivelaculture.com/step-across-the-border/): Un des plus grands films, un film unique, sur la musique. Nicolas Humbert et Werner Penzel ont suivi Fred Frith dans le monde entier. Il fait ses courses au supermarché et tu le vois choisir ses lentilles en fonction du bruit qu’elles font ! Incroyable. - [In the Land of the Head Hunters](https://www.vivelaculture.com/in-the-land-of-the-head-hunters/): C’est Thierry Lounas des éditions Capricci qui m’a contacté pour me parler de ce film d’Edward S. Davis, connu pour ses photos des Indiens d’Amérique, et me proposer de composer une musique. C’est un film que Davis a fait pour Hollywood avec en tête de remporter un grand succès et financer ses expéditions. C’est le vrai premier film de docu-fiction, Roméo et Juliette au pays des coupeurs de têtes ! Contrairement à ses espérances, ce film fut un flop. J’ai joué en clôture des Rencontres d’Arles au milieu des arènes. Un souvenir dément. - [L’Autre](https://www.vivelaculture.com/lautre-2/): Par manque de temps, je ne vais pas aussi souvent au cinéma que je le souhaiterais. Patrick Mario Bernard est un olibrius, complice de Pierre Trividic, et tous les deux ont déjà réalisé plusieurs films dont un sur Lovecraft, un autre, qui avait grand bruit, et s’appelait Ceci est une pipe, et puis Dancing, très étonnant et très beau… Le dernier en date (2009) s’appelle l’Autre avec Dominique Blanc. Il y a quatre ans, Patrick m’a proposé de faire un film sur moi. J’étais très étonné mais comme je connaissais son travail que j’admirais, j’ai dit oui tout de suite. […] - [A la Claire Fontaine](https://www.vivelaculture.com/a-la-claire-fontaine/): J’adore Courbet et, par hasard, j’ai rencontré David Bosc, en Suisse, là où justement, il a planté le décor de son livre, à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman. C’est dans ce village que Courbet s’est exilé alors qu’il était  condamné à de la prison et à une colossale amende pour sa participation à la Commune et pour la reconstruction de la colonne de Vendôme qu’il avait appelé à détruire. A la Claire Fontaine de David Bosc évoque cet exil. - [Cet obscur objet de désirs : Autour de L'Origine du monde](https://www.vivelaculture.com/cet-obscur-objet-de-desirs-autour-de-lorigine-du-monde/): Tout près de Besançon, à Ornans, le village où il est né, il y a un musée Gustave Courbet. Et j’adore Courbet. Il y a eu une exposition autour de L’Origine du monde, et le catalogue est formidable. Besançon est une ville dont l’histoire est ancrée à gauche, la ville de Proudhon, de LIP… qui colle au personnage de Courbet qui a dû se réfugier en Suisse après la Commune, à sa formation politique. - [Lenz](https://www.vivelaculture.com/lenz/): Büchner est un auteur cher à mon cœur depuis longtemps. Je suis arrivé à 17 ans à Strasbourg, la ville des romantiques allemands, de Goethe et de Büchner qui s’y était réfugié pour avoir écrit des brûlots révolutionnaires en Allemagne. Là, à 23 ans, il a écrit cette merveille, Lenz, une petite nouvelle sur Jakob Michael Reinhold Lenz, disciple de Goethe, recueilli par le pasteur Oberlin à la fin du XVIIIe siècle. Je n’avais jamais pensé un jour faire un disque sur lequel je pourrais mettre un texte de Büchner. C’est après une lecture musicale que j’ai faite de Lenz, à […] - [Mon djihad, itinéraire d'un repenti](https://www.vivelaculture.com/mon-djihad-itineraire-dun-repenti/): Attention, livre controversé. Soupçonné d’un projet d’attentat dès 1998, Farid Benyettou gagne vite la réputation d’être «l’émir des Buttes-Chaumont», du nom de son quartier parisien. Parmi les «élèves» de cet adepte du djihad, les frères Kouachi, auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo en janvier 2015. Après 6 ans de prison et une formation d’infirmier, il affirme s’être déradicalisé et le raconte en collaboration avec Dounia Bouzar, spécialiste de la prévention contre ces dérives. Les familles des victimes en doutent. Son récit est en tout cas un éclairage utile sur les défis lancés à la France par une minorité de […] - [Camille, zadiste, puceau de la révolte](https://www.vivelaculture.com/camille-zadiste-puceau-de-la-revolte/): «Zad», pour «zone à défendre». Depuis quelques années, cet acronyme est entré dans le vocabulaire pour désigner les projets d’aménagement auxquels on s’oppose par l’occupation, comme à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, depuis 2008. Le zadiste incarne donc une nouvelle race de militant : itinérant, éloigné des partis traditionnels, déterminé (et prêt à camper plusieurs mois d’affiliée), et souvent méfiant à l’égard des médias. Le témoignage de l’auteur de cet ebook est d’autant plus précieux : engagé sans nuances, certes, mais vivant et non sans ambition sociologique. - [La Présidente](https://www.vivelaculture.com/la-presidente/): Même si, le 23 avril, Jean-Luc Mélenchon s’est offert un beau succès chez les jeunes, la tendance se confirme d’année en année : quand ils votent, les 18-34 ans plébiscitent le Front national (jusqu’à un tiers de leurs voix, selon les scrutins). Ces générations, qui feront toutes les élections à venir, sont donc celles qui pourraient un jour porter ce parti au pouvoir. Un scénario qu’a imaginé cette BD en trois tomes, dont le dernier est sorti juste avant la qualification de Marine Le Pen au second tour. - [Paroles de soldats, les Français en guerre - 1983-2015](https://www.vivelaculture.com/paroles-de-soldats-les-francais-en-guerre-1983-2015/): Les «millennials», ce sont aussi eux : dans le rapport des jeunes à l’engagement, il n’est pas courant de demander l’avis de ceux, jamais très âgés, qui mettent en œuvre au péril de leur vie une partie de la politique de la France. C’est tout le mérite de ce livre que d’y remédier, en accumulant les témoignages de soldats ayant participé aux divers conflits dans lesquels nous avons été engagés depuis 30 ans, du Liban au Mali. Leurs convictions, mais aussi leurs traumatismes au retour de certains fronts, complètent utilement la description de la jeunesse. - [Lacombe Lucien](https://www.vivelaculture.com/lacombe-lucien/): Juin 1944. Un jeune homme cherche à rejoindre la Résistance, par désœuvrement plus que par conviction. Et comme on ne veut pas de lui, il rejoint la Gestapo. En 1974, alors que le mythe d’une France 100% héroïque restait encore vivace, ce film co-écrit par Patrick Modiano fit scandale. L’absence de jugement moral de Louis Malle et le jeu sans émotion du jeune Pierre Blaise suscitent une réflexion dérangeante sur l’engagement et sur la part que le hasard peut y tenir. - [L'Enfant / Le Bachelier / L'Insurgé](https://www.vivelaculture.com/lenfant-le-bachelier-linsurge/): Engagé dès les journées de 1848, à seulement 16 ans, jeune journaliste d’opposition à Napoléon III sous le Second Empire, Jules Vallès participe activement à la révolution parisienne de 1871. Cosignataire de L’Affiche rouge du 7 janvier qui appelle la population à former la Commune, il lance aussi un journal (Le Cri du Peuple), est élu au conseil qui gère la ville jusqu’en mai. Condamné à mort, c’est donc en exil à Londres qu’il raconte une vie d’engagement, plutôt du côté de l’anarchie, dans sa célèbre trilogie autobiographique. - [Génération quoi ?](https://www.vivelaculture.com/generation-quoi/): Trois films réalisés sur deux ans, en suivant 22 jeunes de 18 à 34 ans : grâce à ce dispositif ambitieux, la réalisatrice Laëtitia Moreau dresse un portrait fouillé et passionnant de la génération des «millennials». Moins engagés que leurs aînés mais tentés par le Front national, étudiants ou sans diplômes, bien partis dans la vie ou empêtrés dans la précarité, ils décrivent leurs vies et leurs rêves dans un pays profondément en crise. - [Génération](https://www.vivelaculture.com/generation/): Le destin politique de la génération 68 raconté comme un roman. Grâce à des entretiens fouillés avec les principaux acteurs de Mai, les auteurs reconstituent une tranche d’histoire, de la guerre d’Algérie jusqu’à la fin des années 70. Rupture avec la gauche traditionnelle, fascination pour Cuba et, parfois, pour l’action violente, le livre suit aussi bien les «vedettes» qui surent se reconvertir dans la presse (Serge July et Libération, Jean-François Bizot et Actuel) ou la politique (Daniel Cohn-Bendit, Bernard Kouchner) que les anonymes pour qui la «descente», après des années de militance, fut parfois douloureuse. - [Voyage à motocyclette : Latinoamericana](https://www.vivelaculture.com/voyage-a-motocyclette-latinoamericana/): Reconstitué à partir des feuillets de son journal, ce Sur la route sud-américain révèle Guevara sous un jour différent. Fin 1951, lorsqu’il entame son périple avec un ami, le futur «Che» n’a pas encore 24 ans. Etudiant en médecine, il se préoccupe de poésie française davantage que de politique. Mais 7 mois et autant de pays traversés plus tard, de l’Argentine au Venezuela, il est devenu un jeune révolté, frappé par la misère et les inégalités. Bientôt, il rejoindra à Cuba la guerrilla de Fidel Castro… - [Le Château : Une année dans les coulisses de l'Elysée](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-une-annee-dans-les-coulisses-de-lelysee/): Après avoir suivi la campagne 2012 de François Hollande, ce dessinateur pour enfants et spécialiste du «reportage dessiné» (il a par exemple réalisé une immersion au sein du quotidien Libération) a été accrédité un an à l’Elysée. Entamé au moment où Valérie Trierweiler quitte les lieux, son récit se termine par la réunion des chefs d’Etat venus à Paris après l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015. Véritable petite souris capable de se faire oublier, carnet et crayon en main, il livre ainsi des tranches de vie quotidienne aussi bien que des moments d’histoire. - [Présidents : Au cœur du pouvoir](https://www.vivelaculture.com/presidents-au-coeur-du-pouvoir/): Au moment où nous élisons le huitième président de la Ve République, un historien revient sur ses prédécesseurs de façon originale, tout en images. Ces quelques 150 photographies des locataires de l’Elysée – en campagne, dans l’intimité, en visite officielle… – présentent la fonction sous tous les angles. Elles mettent aussi au jour sa mise en scène de plus en plus spectaculaire, depuis les conférences de presse du général de Gaulle jusqu’à la surexposition de François Hollande, qui a collaboré à d’innombrables livres, documentaires et BD en cinq ans. - [Le Président](https://www.vivelaculture.com/le-president/): On se souvient du morceau de bravoure (le monologue au Parlement), moins du thème qui traverse cette politique-fiction : l’intégrité de nos élus. L’intrigue tourne en effet autour d’un chef de gouvernement pressenti, que son ancien mentor, interprété par Jean Gabin, refuse de laisser nommer car il détient la preuve de son implication dans un scandale financier. A revoir d’urgence, au terme d’un quinquennat et d’une campagne marqués par les «affaires», de Jérôme Cahuzac à François Fillon. - [Les Cahiers d'Esther - Tome 2 Histoires de mes 11 ans](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-desther-tome-2-histoires-de-mes-11-ans/): Riad Sattouf est un génie. Même s’il se contentait d’être dialoguiste, il mettrait tout le monde dans le vent, moi le premier. Dieu sait que j’ai passé des heures à essayer de trouver des solutions pour  retranscrire une certaine oralité dans la littérature, mais je suis un nabot à côté de Riad Sattouf. C’est aussi un grand dessinateur. D’un point de vue historique, dans l’évolution de la bd, Riad Sattouf est un grammairien. C’est un mec qui inaugure de nouvelles figures. Il laisse les chiottes beaucoup plus propres qu’il ne les avait trouvées. Il y a des mecs qui vont […] - [Lookbook Tome 2](https://www.vivelaculture.com/lookbook-tome-2/): Là, tu pleures de rire. D’aucuns pourraient dire que ce n’est que de l’insulte, mais c’est tellement énorme que ça reste enfantin. En fait, tu redécouvres le plaisir de la grossièreté, le plaisir des gros mots et de l’acharnement gratuit ! Dire d’un mec qu’il a un ourlet de fils de pute, ça veut tellement rien dire ! C’est une espèce d’orgue de Staline mais son excès le désamorce. Et les dessins sont très drôles aussi. Imparable. - [Les Aventures inter-sidérantes de l'Ourson Biloute - Episode 1](https://www.vivelaculture.com/les-aventures-inter-siderantes-de-lourson-biloute-episode-1/): Récemment, j’ai reçu un livre pour enfants. Moi qui me suis fait chier à lire des conneries ou des livres pseudo pour enfants mais nazebroc, là, ça à l’air bon esprit. Et surtout, je trouve cool que les mômes découvrent… Lemmy Kilmister, le héros de Motörhead, dans le rôle du sauveur de l’humanité ! - [Sweet Smell of Success (Le Grand Chantage)](https://www.vivelaculture.com/sweet-smell-of-success-le-grand-chantage/): Ce n’est pas un film très connu, plutôt une référence de connaisseur. Un marqueur culturel, le genre de film qui passait à l’époque au Ciné-club de Claude-Jean Philippe ou de Patrick Brion. C’est filmé de nuit dans Manhattan dans un noir et blanc somptuaire. C’est pré-Mean Street, proto-Taxi Driver, avec un Burt Lancaster impeccable, mais surtout un Tony Curtis en mode hystéro-volubile, proto-Robert Downey Jr. Les dialogues fusent comme une balle à Roland Garros. C’est une époque où les quotidiens sortaient cinq éditions dans la journée, et où certains chroniqueurs avaient droit de vie ou de mort sur les pièces […] - [Marty May](https://www.vivelaculture.com/marty-may/): C’est un texte que j’ai lu pour la première fois en 83, quand je me suis installé aux U.S. J’étais déjà un peu ami avec Elliott. A cette époque, le roman était paru en feuilleton dans le magazine Rolling Stone américain. Je me rappelle que j’avais lu ça dans l’allégresse la plus totale et en même temps, j’avais le sentiment de lire exactement le livre que j’avais envie d’écrire. J’avais 22, 23 ans, j’étais rock critic balbutiant et je voulais écrire un grand roman, pas forcément sur le rock d’ailleurs. Elliott Murphy était sur la même ligne de départ que […] - [The Fever](https://www.vivelaculture.com/the-fever/): De Southside Johnny, j’avais tous les vinyles, mais il y a longtemps que je n’avais pas replongé les oreilles dedans. Pour faire court, depuis que j’ai reçu cette réédition, je l’écoute en boucle. C’est aussi l’occasion de s’aviser du génie absolu de « Miami » Steve Van Zandt qui, non seulement a écrit des compositions de très haute tenue, mais en plus se révèle être un arrangeur hors pair. Pas étonnant que John Landau et Bruce Springsteen soient aller le chercher pour les tirer d’affaire sur l’enregistrement de Tenth Avenue Freeze-Out sur l’album Born To Run. Van Zandt avait déjà trois albums […] - [Schnock n°22](https://www.vivelaculture.com/schnock-n22/): Comme d’habitude, ce numéro est excellent. Le dossier sur Françoise Hardy me fait penser à son premier livre de mémoires (Le Désespoir des singes et autres bagatelles, 2008) qui est étonnant parce que, bien qu’elle ne se fasse aucun cadeau, elle ne s’accable pas, ni ne s’acharne sur elle-même. Et c’est tellement élégamment écrit que ça va bien au-delà des habituels livres de mémoires. La force de Schnock c’est justement ces dossiers qu’on lit avec gourmandise. Je suis excité quand j’ai un article dans Schnock comme je l’étais jadis quand j’avais un article dans Rock’n Folk. Ces jeunes mecs, et […] - [Vernon Subutex 3](https://www.vivelaculture.com/vernon-subutex-tome-3/): Virginie m’a envoyé par mail le troisième volet de Vernon Subutex et je peux déjà dire, avant même de l’avoir terminé, qu’il n’y a pas de souci. Il-n’y-a-pas-de sou-ci ! - [Le Verger de marbre](https://www.vivelaculture.com/le-verger-de-marbre/): C’est un texte tout à fait étonnant. Pourtant, le genre southern-gothic, rural noir avec dégénérés et bayou de rigueur, Delivrance sans le banjo, en était venu à me gonfler. Sauf que là, c’est génial. Tu as l’impression de l’avoir lu quarante fois, mais jamais comme ça. C’est vraiment très, très bien fait. Les mecs qui aiment l’americana, vont se régaler. - [Endetté comme une mule](https://www.vivelaculture.com/endette-comme-une-mule/): Dans Endetté comme une mule, Losfeld parle de vieux surréalistes oubliés, des livres érotiques qu’il sortait sous le manteau, de ses rencontres, de ses procès. Mais le plus important n’est pas le sujet, mais cette langue magnifique. C’est truffé de ce qu’on appellerait aujourd’hui des punch lines, mais dites élégamment. Il y a un côté gascon. Quand il insulte un mec, c’est une provocation en duel. Chez Losfeld, l’édition est envisagée comme un art martial, comme une chanson de geste ou une perversion sexuelle. C’est l’édition aux deux sens du terme. Au sens américain de travail sur les textes, et […] - [V.I.P.](https://www.vivelaculture.com/v-i-p/): Un paparazzi, renseigné par une starlette en pleine crise de jalousie contre sa meilleure amie, une actrice en vue, planque face aux fenêtres de l’appartement de cette dernière pour ce qui doit être un coup énorme. Et coup énorme il y a. Tellement énorme que notre paparazzi ne sait pas quoi faire de ces photos qui lui brûlent les doigts, susceptibles qu’elles sont de mettre le feu au pays. Alors, quoi en faire ? A qui les confier ? A la Police ? A la justice ? Aux médias ? A la veille des élections, on se demande s’il est bien correct de lire ce […] - [Le Bureau des légendes](https://www.vivelaculture.com/le-bureau-des-legendes/): Ces agents de la DGSE qui opèrent sous couverture, clandestins, comme Malotru (Mathieu Kassovitz) excellent agent double avec la CIA pour libérer son amoureuse qu’il a trahie, Nadia El Mansour (Zineb Triki), otage des Syriens ou Marina Loiseau (Sara Giraudeau) en immersion à Téhéran comme scientifique pour espionner les velléités nucléaires des Iraniens, sur fond d’infiltration de l’Etat islamique, la série de Canal + réalisée avec l’assentiment de la DGSE explore des thèmes actuels et sensibles, et s’apparente à de la fiction du réel chez les espions. - [True Detective Saison 1](https://www.vivelaculture.com/true-detective-saison-1/): Au milieu des bayous en Louisiane, une scène de crime apocalyptique : une femme avec une couronne de cerf en bois, une ex-prostituée nuée ligotée à un arbre, une spirale tatouée dans le dos. J’adore les deux flics. Cohle (Matthew McConaughey), totalement nihiliste, ex-flic infiltré, veuf, junky, zombie buveur de bière, qui note tout sur un grand cahier tel un « percepteur », et son mentor Hart (Woody Harrelson) que tout a priori oppose. Ce tandem mène l’enquête sur les traces du mystérieux « Roi jaune ». Le procédé du flash-back entrecoupe l’interrogatoire croisé de ces deux policiers par d’autres flics qui, dix-sept ans plus […] - [Ma Part d’ombre](https://www.vivelaculture.com/ma-part-dombre-2/): Après le Dahlia noir, le ténébreux maître du roman dark américain dévoile enfin ses ressorts et le crime qui hante toute son œuvre. Celui de sa mère, Jean Ellroy, retrouvée le 22 juin 1958 sur un tapis de lierre à côté d’un trottoir à Los Angeles. Le tueur n’a jamais été débusqué. L’affaire a été classée. James n’avait que 10 ans. Il explore le passé de sa mère rousse d’origine allemande portée sur l’alcool et le sexe. Ce livre permet de piger les raisons intimes de son attrait depuis sa jeunesse pour les affaires criminelles, sa manière de disséquer les […] - [you're under arrest](https://www.vivelaculture.com/aux-enfants-de-la-chance/): Sur la pochette de l’album You’re Under Arrest sorti en 1987, Gainsbourg pose de face et de profil à la façon des véritables photos anthropométriques qu’il a prises en mai de cette année-là au quai des Orfèvres, un soir de virée avec des poulets du 36. Il les avait rencontrés en mars après l’arrestation de trois fils de bonne famille qui concoctaient l’enlèvement de Charlotte. Pour moi, Aux enfants de la chance, après A la brigade des stups en 1979, illustre le changement de Gainsbourg par rapport à la came à cause de la toxicomanie de Bambou. Devenu pote avec […] - [LesJours.fr](https://www.vivelaculture.com/lesjours-fr/): LesJours.fr est un nouveau media qui raconte l’actualité en séries. À la croisée du journalisme « narrative non-fiction » à l’américaine et des codes de la série TV de fiction, Les Jours proposent un regard totalement inédit sur l’information. Les journalistes travaillent au long sur un sujet, qu’ils creusent et racontent en temps réel dans des séries structurées par épisodes, personnages et lieux avec une belle mise en scène. Dans un univers médiatique où une info en chasse une autre, Les Jours ont fait le pari du temps long, avec la volonté de redonner de la chair et de la mémoire à l'actualité. Les […] - [Le Journaliste et l’Assassin](https://www.vivelaculture.com/le-journaliste-et-lassassin/): Le 17 février 1970, aux Etats-Unis, les corps de deux jeunes filles et de leur mère enceinte sont découverts dans l’appartement familial. Le père, Jeffrey MacDonald, d’abord suspecté, s’en sort, mais il est rattrapé par l’affaire quelques années plus tard. Il rencontre alors Joe McGinniss, un écrivain-journaliste en quête d’un nouveau best-seller. Les deux hommes s’entendent sur un projet de livre. A l’annonce du verdict qui condamne MacDonald à trois peines de prison à vie, comme ses défenseurs, McGinniss fond en larmes, et compatit au sort du présumé coupable dans de longues lettres envoyées dans sa prison. En retour, MacDonald […] - [De sang-froid](https://www.vivelaculture.com/de-sang-froid-2/): En 1959, deux délinquants désœuvrés, Fred et Perry, massacrent la famille Clutter au Kansas. Truman Capote enquête minutieusement pendant plus de six ans. Il noue une amitié quasi-amoureuse avec Perry à qui il rend visite au pénitencier. Afin de publier De sang-froid, Truman Capote a dû attendre l’exécution des deux assassins avec une certaine impatience. Il a d’ailleurs renoncé à les aider par un ultime recours. Il payera leurs funérailles. La mise à mort par pendaison de Perry en avril 1965, sous ses yeux, l’a dévasté. Son roman document sort fin 1966, un chef d’œuvre. Capote vient d’inventer un genre, […] - [Reservoir Dogs](https://www.vivelaculture.com/reservoir-dogs/): Tel un film de série Z, le braquage de diamants tourne mal et c’est la débandade parmi les six gangsters aux noms de code de couleurs imposés par le boss. Mister Brown, Tarantino himself, est tué, Mister Orange pisse le sang et Mister White l’exfiltre vers le hangar désaffecté où se passe le huis clos. Mister Blonde, incarné par le géant Michael Madsen, en chemise blanche, bretelles, costume noir et santiags, finit par débarquer en Cadillac avec un flic en otage qu’il se met à torturer non sans esquisser un pas de danse sur Stuck in the Middle with you […] - [Les Affranchis](https://www.vivelaculture.com/les-affranchis/): « Dans ce film culte de gangsters, Martin Scorsese rompt avec la vision un peu romantique des films de Coppola ou De Palma, et utilise le roman biographique de Nicholas Pileggi, qui relate l’ascension d’Henry Hill dans les années 1960 au sein de la pègre new-yorkaise, pour aborder le genre sous un angle plus réaliste, presque documentaire avec un souci particulier du détail. Scorsese nous plonge dans ce monde en apparence mirifique tout de strass et de paillettes, de liasses de billets et de flots de champagne, où les héros s’affranchissent des lois, des règles et de la morale. Puis Scorsese […] - [Cécile est morte](https://www.vivelaculture.com/cecile-est-morte/): La bonniche Cécile Pardon vient dénoncer un crime contre sa tante qui l’exploitait, mais poireaute dans le « bocal » au Quai des Orfèvres car le commissaire Maigret se démène sur une autre enquête. Las, la témoin se fait tuer dans le placard à balais sous un escalier du 36, dans ce « boyau » à la jonction du palais de justice et de l’antre de la PJ. Si le décor est parfaitement restitué et si Jules Maigret ressemble tant au commissaire Massu de la Brigade spéciale devenue la Crim’, c’est parce que dans les années 30, le patron du 36 a convié Georges […] - [Garde à vue](https://www.vivelaculture.com/garde-a-vue/): « Ce huis clos dans un bureau de police met en scène, un 31 décembre, un inspecteur (Lino Ventura), son adjoint (Guy Marchand) et un notaire (Michel Serrault), suspecté de l’assassinat et du viol d’une petite fille. Arrogant dans son élégant smoking nœud papillon, le notaire ment un peu pour cacher un secret inavouable, mais ses petits mensonges finissent par le rendre de plus en plus coupable aux yeux des inspecteurs. Les rapports de force évoluent durant la garde à vue. L’apparition de la beauté mal aimée (Romy Schneider) mariée au notaire, trahit l’hypocrisie et la violence cachée derrière la bienséance […] - [Le 36, histoires de poulets, d’indics et de tueurs en série](https://www.vivelaculture.com/le-36-histoires-de-poulets-dindics-et-de-tueurs-en-serie/): Le mythique 36 quai des Orfèvres s’apprête à fermer ses portes. Un monde s’évapore. Du musée de la Mondaine au repaire du  » gang de Creil  » en passant par le club de la Poularde, la saga de la Rouquine, les labos des experts ou le bureau 315 où Gainsbourg sirotait son pastis, Patricia Tourancheau arpente le 36 depuis bientôt trente ans. Elle raconte, comme un feuilleton policier, ses histoires d’hier et d’aujourd’hui. Maquerelles, bandits, hommes politiques, artistes et espions s’entrecroisent dans cette fresque dont les commissaires et officiers sont les héros. Un polar du réel au cœur de la […] - [Je reviendrai à Göttingen](https://www.vivelaculture.com/je-reviendrai-a-gottingen/): Barbara en a fait une chanson, Joseph Joffo un roman. Les deux artistes se sont inspirés de leur propre histoire. Pour Joffo, comme dans son best-seller Un sac de billes, Je reviendrai à Göttingen raconte sa jeunesse, l’exil et le retour dans cette ville de la Basse-Saxe après onze années de domination nazie. - [Vers les lueurs](https://www.vivelaculture.com/vers-les-lueurs/): En 2013, Dominique A triomphe aux Victoires de la Musique avec son album Vers les lueurs et cela nous amène naturellement vers les lueurs du port de Nantes, la ville où tout s’est ensoleillé pour lui et où tout s’est terni pour Barbara. « Il pleut sur Nantes et je me souviens, le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin. » - [Le Cabaret « rive gauche »](https://www.vivelaculture.com/le-cabaret-rive-gauche/): Paris et ses cabarets de la rive gauche ont vu naître Barbara, Ferré, Gainsbourg, Gréco. D’abord « l’Ecluse », quai des Grands Augustins, devenu bar à vins, puis « Milord l’Arsouille », « l’Echelle de Jacob » ou « la Fontaine des quatre saisons » ; un journaliste avait écrit à propos de ses lieux historiques : « dans soixante-dix ans, si par hasard quelqu’un tombe sur la liste de ces cabarets, il rêvera. »  - [Très souvent, je pense à vous…](https://www.vivelaculture.com/tres-souvent-je-pense-a-vous/): Patrick Bruel a choisi la scène mythique de Mogador, l’une des salles fétiches de Barbara, pour son récital hommage. Une amitié s’était forgée dans les années 90 entre le jeune comédien chanteur et Barbara, au point qu’un soir, elle lui laisse un message après un spectacle : « très souvent je pense à vous avec force et tendresse. » Bruel n’oubliera jamais. - [Olympia 83](https://www.vivelaculture.com/olympia-83/): Tout comme Barbara qu’il a aimée durant deux petites années tourbillonnantes de 1966 à 1968, Serge Reggiani a souvent chanté à l’Olympia, leurs noms en lettres rouges, scintillant sur la façade du music-hall du boulevard des Capucines. - [Lily Passion](https://www.vivelaculture.com/lily-passion/): En 1986, au Printemps de Bourges, rencontre choc et chic entre Gérard Depardieu et Barbara. C’est la seule fois où la chanteuse participera au festival de Bourges. L’enregistrement a lieu sur scène et la version studio ne verra jamais le jour. L’orchestration avait été confiée à William Sheller mais Barbara, complexe et exigeante, n’a jamais validé la maquette. - [Sagan](https://www.vivelaculture.com/sagan/): Barbara / Sagan : même époque, mêmes complexité, liberté, timidité. Elles avaient la même manière de manger leurs mots. Le biopic raconte la vie de François Sagan, la littérature, Paris, les amis, les amants. Jeanne Balibar incarne dans le film Peggy Roche, la maîtresse de l’écrivaine. Cette année, Jeanne Balibar va jouer Barbara dans un film réalisé par Mathieu Amalric. - [Les Cahiers du cinéma](https://www.vivelaculture.com/les-cahiers-du-cinema/): Éric Rohmer a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma de 1957 à 1963. Non sans mal. Au bout d’un moment, Truffaut et d’autres demandent sa tête, pour ne point soutenir assez dans la revue les films de la Nouvelle Vague. Ils l’emporteront finalement, Rohmer étant remplacé dans ses fonctions par Jacques Rivette. - [La Marquise d’O](https://www.vivelaculture.com/la-marquise-do/): Par trois fois, Éric Rohmer a adapté des œuvres littéraires au cinéma. D’abord, en 1975, La marquise d’O d’après la nouvelle de Heinrich von Kleist ; puis Perceval le Gallois d’après le récit de Chrétien de Troyes, enfin Les Amours d’Astrée et de Céladon, d’après le roman d’Honoré d’Urfé en 2006. - [Godard](https://www.vivelaculture.com/godard/): Avec Truffaut et Chabrol, Godard est l’un des premiers grands copains de Rohmer. Ensemble, ils écrivent et tournent plusieurs courts métrages. Sur le tournage des Petites Filles modèles, la machine à écrire de la scripte disparaît. On apprendra plus tard que c’est Jean-Luc Godard qui l’a volée… - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-2/): Avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock est certainement le cinéaste préféré d’Éric Rohmer. À l’époque où Rohmer officie en tant que critique, c’est une véritable bataille d’Hernani. Contre ceux qui voient en Hitchcock un artisan du spectacle, Rohmer et les siens, ceux qu’on appelle les Jeunes Turcs, répondent en refusant de juger un cinéaste sur son scénario et en défendant le formalisme de la mise en scène d’Hitchcock. En 1957, avec Claude Chabrol, Rohmer écrira un petit livre sur Hitchcock, qui sera réédité en 2006. - [Émile perverti](https://www.vivelaculture.com/emile-perverti/): René Schérer est le frère cadet d’Éric Rohmer. Il deviendra le porte-parole d’une philosophie libertaire, chantre d’une pédagogie alternative, éveilleur de la libido enfantine, défenseur de l’homosexualité comme mode de pensée autant que comme mode de vie, ce qui lui vaudra quelques soucis, notamment en 1982 où il est traîné devant les tribunaux pour « incitation de mineurs à la débauche ». - [Éric Rohmer, l’Intégrale](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer-lintegrale/): Toute l’œuvre rohmérienne est là. Au total, vingt-quatre longs métrages, neuf courts métrages dont deux inédits et des dizaines d’heures de bonus : entretiens inédits avec les acteurs et plus proches collaborateurs du cinéaste, documentaires signés Éric Rohmer, documents d’archives… Les courts métrages réalisés par ses comédiennes seront réunis sur deux DVD bonus. - [L’Imaginaire](https://www.vivelaculture.com/limaginaire/): « Si vous voulez retracer mon itinéraire esthétique et idéologique, il faut partir de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, qui m’a marqué au début. Je ne parle jamais de Sartre mais je suis quand même parti de lui. » Éric Rohmer, dans un entretien de 1983. - [Le Lys dans la vallée](https://www.vivelaculture.com/le-lys-dans-la-vallee/): Balzac est le romancier préféré des écrivains de la Nouvelle Vague. Pour Rohmer, qui a lu toute La Comédie humaine, volume après volume, dans son adolescence, Le Lys dans la vallée est un roman culte. Quant à Une ténébreuse affaire, dont il connaît certains passages par cœur, il en utilisera certains ressorts pour l’un de ses derniers films, Agent triple. - [Une âme damnée : Paul Gégauff](https://www.vivelaculture.com/une-ame-damnee-paul-gegauff/): Écrivain, scénariste, Paul Gégauff, qu’Éric Rohmer rencontre le 14 juillet 1947 au bal des pompiers de la caserne Maubert, est un personnage sulfureux qui, par son dandysme scandaleux, son aristocratisme dévoyé et son rapport compulsif aux femmes (il finira poignardé par l’une d’elles) va séduire de nombreux cinéastes de la Nouvelle Vague : Vadim, Chabrol ou Godard. On peut le voir comme le modèle de certains personnages masculins des films de Rohmer. - [Friponnes de porcelaine](https://www.vivelaculture.com/friponnes-de-porcelaine/): Jeune, Éric Rohmer voulait devenir écrivain. En 1946, il publie chez Gallimard un roman, Élisabeth (réédité en 2007 sous le titre : La Chambre d’Élisabeth) qui passe inaperçu. Puis il propose un recueil de nouvelles que Gallimard refuse, le jugeant trop classique. Ces nouvelles que l’on découvre aujourd’hui sont pourtant matricielles. Les films que Rohmer tournera entre le milieu des années soixante et le début des années quatre-vingts puiseront à cette source. - [Les petites filles modèles](https://www.vivelaculture.com/les-petites-filles-modeles/): Rohmer est obsédé par la Comtesse de Ségur, qu’il a lue à l’adolescence. En 1952, son premier court métrage est une adaptation, semble-t-il très fidèle au livre, des Petites Filles modèles. Le film ne sera pas commercialisé et très vite, la pellicule sera perdue. Beaucoup plus tard, en 2008, Éric Rohmer commencera la rédaction d’un essai, dont il demeure quatre-vingts pages sur la Comtesse de Ségur, où il explique comment il s’est très souvent inspiré de ses romans pour ses propres films. - [Glamour à mort](https://www.vivelaculture.com/glamour-a-mort/): En jouant dans cinq longs métrages d’Éric Rohmer (Perceval le Gallois, Le Beau Mariage, Pauline à la plage, L’arbre, Le Maire et la Médiathèque et Les Rendez-vous de Paris), Arielle Dombasle fait partie des grandes égéries rohmériennes. Naturellement décalée, avec son phrasé « vieille France » et son impossible culot, l’épouse de Bernard-Henri Lévy n’est jamais aussi performante, et à sa place, que dans les films du Grand Momo. - [Rectangle](https://www.vivelaculture.com/rectangle/): Signée Elli et Jacno, la BO des Nuits de la pleine lune est une rencontre entre le classicisme apparent de Rohmer et ceux, issus du punk, qu’on appelait alors les jeunes gens modernes. Dans son livre sur Jacno, le musicien et écrivain Pierre Mikaïloff écrit : « Je me souviens que Rohmer et Varda emmerdaient Jacno. Je me souviens que je n’arrivais pas à le convaincre que Le Signe du Lion n’était pas un film emmerdant. Mais il fut extrêmement touché d’être sollicité par Éric Rohmer et apprécia énormément sa personnalité. Ils étaient de la même famille: celles des électrons […] - [More](https://www.vivelaculture.com/more/): Avant de devenir à son tour cinéaste et de tourner More puis La Vallée, deux films sur la culture hippie enorgueillis par la musique de Pink Floyd, puis des documentaires (sur Amin Dada ou l’avocat Jacques Vergès), Barbet Schroeder a d’abord créé avec Éric Rohmer la société de production qui allait produire la quasi-totalité des films de ce dernier : Les Films du Losange. - [Éric Rohmer](https://www.vivelaculture.com/eric-rohmer/): Antoine de Baecque et Noël Herpe publient une imposante biographie d’Éric Rohmer, le plus secret des cinéastes de la Nouvelle Vague. Marié, père de deux garçons, catholique pratiquant, volontiers conservateur, il a appris à vivre et à filmer chichement, selon une économie de moyens qui, plus qu’un style, devint une véritable éthique esthétique du cinéma, désormais mondialement reconnue. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures-2/): Dieser Fotoband erschien erstmalig 1978 und ist zum Klassiker der dokumentarischen Fotografie geworden. Der Autor Jacob Holdt ist Däne, der 1972 in die USA floh, weil er in Dänemark der Extremen Linke angehörte. Er durchstreift die USA als Anhalter und fotografiert die Außenseiter, vor allem der Afroamerikanischen Gemeinschaft. Lars von Trier war noch nie in den USA, drehte aber drei Filme, die dort spielen. In Dogville spürt man die Fotos von Jacob Holdt und auch in Manderlay, einem Film über ehemalige schwarze Sklaven, lässt sich Lars von Trier von den Fotos seines Landsmannes inspirieren. - [American Pictures](https://www.vivelaculture.com/american-pictures/): Ce grand livre de photos publié pour la première fois en 1978 est devenu un classique de la photo documentaire. L’auteur en est Jacob Holdt, photographe d’origine danoise, qui se retrouve aux États-Unis en 1972 après avoir fui le Danemark en raison de son activisme d’extrême gauche. Il parcourt le pays en auto-stop et se met à photographier les marginaux, notamment la communauté noire. Lars von Trier, qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis et qui a pourtant réalisé trois films dont l’action se situe là-bas, montre des photos de Jacob Holdt dans Dogville et s’inspire de son travail […] - [Geschichte der O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do-2/): Dieses Meisterwerk der erotischen Literatur, geschrieben unter der Pseudonym « Pauline Réage » von Dominique Aury, der Partnerin von Jean Paulhan, rückt den Masochismus in das Zentrum der Erzählung. Noch als Student drehte Lars von Trier mit Menthe eine freie Adaption von Geschichte der O, in der man auch den Einfluss von Marguerite Duras spürt. Aber der Masochismus ist omnipräsent im Werk von Lars von Trier und Filmen wie Breaking the Waves, Antichrist und natürlich im zweiten Teil von Nymphomaniac. Dort gibt sich Joe, die Heldin des Films, dieser Neigung völlig hin. Der Filmemacher ließ sich auch vom Vorwort von […] - [Histoire d'O](https://www.vivelaculture.com/histoire-do/): Ce chef-d’œuvre de la littérature érotique écrit sous le pseudonyme de « Pauline Réage » par Dominique Aury, la compagne de Jean Paulhan, met le masochisme au cœur de son récit. Alors qu’il n’était encore qu’étudiant, Lars von Trier a réalisé Menthe, une adaptation libre d’Histoire d’O qu’il dit être aussi sous influence de Marguerite Duras. Plus globalement, le masochisme est omniprésent dans Breaking the Waves, Antichrist et bien sûr, dans le deuxième volume de Nymphomaniac où Jo, l’héroïne du film, pratique assidûment cette perversion. Le cinéaste s’est également inspiré de la préface d’Histoire d’O – rédigée par Jean Paulhan sous le […] - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks-2/): Die TV Serie von David Lynch und Mark Frost von 1990 ist Kult. Alles dreht sich dort um eine Gemeinschaft, die mit dem Verschwinden von Laura Palmer konfrontiert wird. Der Tonfall der Serie ist bedrohlich, aber auch mitunter albern und durchzogen von einem leicht surrealistischen Humor. Auch Lars von Trier hat 1994 seine Serie gedreht, Das Hospital der Geister – The Kingdom, in dem sich Wissenschaftler mit den Wohltaten des Irrationalen auseinandersetzen müssen. Der durchgeknallte Humor verbindet beide Serien, die sich wunderbar spiegeln und ergänzen. - [Twin Peaks](https://www.vivelaculture.com/twin-peaks/): La série conçue par David Lynch et Mark Frost en 1990 a fait date. Elle a imposé cette communauté imaginaire confrontée à la disparition de Laura Palmer en inventant un ton inimitable traversé d’éclairs inquiétants et saugrenus et teinté d’un humour légèrement surréaliste. Comme David Lynch, Lars von Trier a lui aussi réalisé, en 1994, sa série, L’Hôpital et Les Fantômes où une autre communauté, scientifique cette fois, s’affronte également aux délices de l’irrationnel. L’humour déjanté est également un évident point commun entre les deux séries qui fonctionnent vraiment en miroir. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema-2/): Dieser kurze Essay des französischen Philosophen Peter Szendy untersucht ein ureigenes amerikanisches Genre: den apokalyptischen Film. Szendy –ein paradoxaler und ketzerischer Denker –behandelt in seinen Büchern mit Vorliebe Themen, die man nicht erwartet, wie in Sur l’écoute: esthétique de l’espionnage (dt. Über das Abhören: Die Ästhetik der Spionage). In L’Apocalypse Cinéma findet sich ein sehr schönes Kapitel zu Melancholia. Szendry legt Wert auf das Bahnbrechende im Film von Lars von Trier. Es ist der erste Film in der Geschichte des Kinos, der das Filmende mit dem Ende der Welt verwechselt. - [L'Apocalypse Cinéma](https://www.vivelaculture.com/lapocalypse-cinema/): Ce court essai stimulant écrit par le philosophe Peter Szendy s’attaque à un genre majoritairement américain, le film apocalyptique. Szendy, penseur paradoxal et hétérodoxe, aime prendre des objets de pensée complètement inattendus comme il l’avait déjà fait dans Sur écoute : esthétique de l’espionnage (2007) ou dans Tubes : la philosophie dans le juke-box (2008). L’Apocalypse Cinéma s’ouvre par un beau chapitre consacré à Melancholia, où Szendy montre que le film de Lars von Trier, en un geste novateur, est le premier film de l’histoire du cinéma à confondre la fin de son film avec la fin du monde. - [Die Manifeste des surrealismus](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2-2/): Die Bücher Das Manifest des Surrealismus (1924) und Das zweite Manifest des Surrealismus (1930) sind zwei Schlüsselwerke der modernen Literatur. Sie erklären den Hang von Lars von Trier für Manifeste. Dogma 95 ist nur das bekannteste, aber Lars von Trier hat sich schon zu Beginn seines Schaffens für die Form des Manifests begeistert und diese konzeptuelle Herausforderung in seiner gesamten Karriere verfolgt. Es unterstreicht sein Interesse für Künstlergruppen und thematisch fruchtbare Herausforderungen. So ist Lars von Trier nach eigenen Aussagen auch von der französischen Nouvelle Vague inspiriert. - [Manifestes du Surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme-2/): Les deux Manifestes du Surréalisme rédigés en 1924, puis en 1930 par André Breton sont des textes fondateurs de la modernité littéraire et artistique en général. Lars von Trier y a puisé son goût pour la forme du manifeste. Le plus célèbre est Dogme95, mais le cinéaste danois n’a cessé d’en rédiger tout au long de sa carrière, et notamment à ses débuts. Cette inclination pour ce genre de textes met également en évidence son intérêt pour les défis conceptuels, les contraintes fécondes et les groupes d’artistes. Dans le même ordre d’idée, il se dit également influencé par la Nouvelle […] - [Jäger im schnee](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige-2/): Dieses berühmte Gemälde des flämischen Malers Pieter Bruegel aus dem Jahr 1565 hängt im Kunsthistorischen Museum in Wien. Es stellt den Monat Dezember im Wechsel der Jahreszeiten dar. Zusammen mit weiteren Arbeiten steht es für den Lauf der Dinge in der Welt, der durch die Naturgesetzte bestimmt wird. Sicherlich ist das kosmische Thema der Grund dafür, dass dieses Gemälde in Melancholia so oft gefilmt wird, einem Film, in dem die Menschen den überwältigenden Naturkräften ausgeliefert sind. Übrigens spielt dieses Gemälde auch in Andrej Tarkowskis Solaris eine Rolle. - [Chasseurs dans la neige](https://www.vivelaculture.com/chasseurs-dans-la-neige/): Ce célèbre tableau peint par l’artiste flamand Pieter Brueghel en 1565 est visible au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Il représente « décembre » dans le grand cycle des mois (ou des saisons) qui met en scène, en une série de plusieurs tableaux, la marche du monde selon les lois de la nature. C’est sans doute en raison de cette thématique cosmique que la toile est filmée d’une manière insistante dans Melancholia où précisément les êtres sont soumis à la puissance terrassante de la Nature. À noter que ce tableau figure déjà dans Solaris d’Andreï Tarkovski. - [Die Dreigroschenoper](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous-2/): Das international wohl berühmteste Theaterstück von Bertolt Brecht mit der Musik von Kurt Weil feierte am 31.8.1928 im Theater am Schiffbauerdamm, dem heutigen Berliner Ensemble, Premiere. Bettler, Diebe und Prostituierte spielen dort die Hauptrollen. Diese Kapitalismus-Fabel inspirierte Lars von Trier zu seinem sehr theatralischen Film Dogville. Neben dem berühmten Song Seeräuber-Jenny gefallen dem Dänen auch das Brechtsche Theater der Verfremdung und die antinaturalistische Stilisierung. Den Einfluss von Brecht und Weil spürt man auch in Dancer in the Dark. - [L'Opéra de Quat'sous](https://www.vivelaculture.com/lopera-de-quatsous/): Comédie musicale la plus célèbre écrite pour le texte par Bertolt Brecht et pour la musique par Kurt Weill, qui s’inspire ici de la plupart des grands genres de la musique populaire de l’époque, L’Opéra de quat’sous, représentée pour la première fois à Berlin en 1928, met en scène mendiants, voleurs et prostituées. Lars von Trier s’est inspiré de la chanson « La Fiancée du pirate » et plus largement des théories du dramaturge concernant la distanciation et la stylisation antinaturaliste de ses fables sur la société capitaliste pour son film profondément théâtral, Dogville. On peut également déceler l’influence de Brecht et […] - [Der Spiegel](https://www.vivelaculture.com/le-miroir-2/): Der poetische und stark autobiografische Film Der Spiegel von Andrej Tarkowski ist auch sein schönster und rätselhaftester Film, der vor allem durch seinen Pantheismus auffällt. Es ist Lars von Triers Lieblingsfilm des russischen Filmemachers und einer der Filme, die er am meisten schätzt. Nicht umsonst hat er Antichrist Tarkowski gewidmet, und der tiefe und symbolhafte Wald, in dem sich Willem Dafoe und Charlotte Gainsbourg als kriselndes Paar verlieren, ist eine direkte Anspielung auf Der Spiegel. - [Le Miroir](https://www.vivelaculture.com/le-miroir/): Poème cinématographique à base autobiographique, Le Miroir d’Andreï Tarkovski est aussi son film le plus beau et le plus énigmatique, impressionnant par son panthéisme. C’est également le film préféré de Lars von Trier dans la filmographie du cinéaste russe qu’il porte très haut dans son panthéon personnel. La preuve : il dédie Antichrist à Tarkovski et s’inspire justement du Miroir pour filmer la forêt profonde et symbolique dans laquelle est plongé le couple en crise formé par Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs-2/): Aus dem Soundtrack von Lars von Triers Dancer in the Dark hat Björk ein eigenes Album veröffentlicht, benannt nach der von ihr gespielten Hauptfigur. Auch wenn dieses Werk im Oeuvre der Sängerin eher eine Randnotiz bleibt, so ist es doch eine ihrer besten Platten, vor allem durch das herausragende Duo mit Thom Yorke I’ve seen it all. Übrigens erhielt Björk beim Festival in Cannes 2000 auch den Preis für die « Beste weibliche Darstellerin » für ihren ersten und bisher einzigen Ausflug als Filmschauspielerin. - [Selmasongs](https://www.vivelaculture.com/selmasongs/): De la bande originale de la comédie musicale de Lars von Trier, Dancer in the Dark, Björk a tiré un album à part entière, intitulé Selmasongs d’après le nom du personnage que la chanteuse interprète dans le film. Légèrement en marge de sa discographie, c’est pourtant un des meilleurs disques de la musicienne islandaise dominé notamment par son magnifique duo avec Thom Yorke, « I’ve seen it all ». Par ailleurs, Björk obtint le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2000 pour sa première et, jusqu’à nouvel ordre, seule et unique prestation d’actrice au cinéma. - [Idioten](https://www.vivelaculture.com/les-idiots-2/): Idioten stellt im Werk von Lars von Trier eine Ausnahme dar. Im « gefälschten-dokumentarischen Stil » wird eine utopische Gemeinschaft gefilmt, die sich auf der Suche nach ihrem inneren « Idioten » befindet. Beeinflusst durch die Erfahrungen von Künstlerkollektiven der Avant Garde wie den Wiener Aktionisten, ist Idioten auch zusammen mit Das Fest von Thomas Vinterberg der wichtigste Dogma Film. Lars von Trier und Thomas Vinterberg hatten in ihrem berühmten Aufruf zum Dogma95 zehn Gebote einer ästhetischen Keuschheit aufgestellt, denen sich jeder Filmemacher zu unterwerfen hatte, der das Dogma Gütesiegel erhalten wollte. - [Les Idiots](https://www.vivelaculture.com/les-idiots/): Film à part dans la carrière de Lars von Trier, Les Idiots met en scène d’une manière faussement documentaire une communauté utopique à la recherche de son « idiot » intérieur. Profondément imprégné par les expériences de groupes d’artistes d’avant-garde, comme les actionnistes viennois, Les Idiots est aussi, avec Festen de Thomas Vinterberg, le plus important des films réalisés selon les principes de la charte Dogme95, une série de dix commandements rédigée par von Trier et Vinterberg, selon lesquels tout cinéaste qui s’y soumet fait vœu de chasteté esthétique. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime-2/): Der erste Spielfilm von Lars von Trier wird sofort zu einem Ereignis und wird 1984 in den Wettbewerb des Filmfestivals in Cannes eingeladen. Man entdeckt einen hochbegabten Filmemacher, der durch seinen barocken Filmstil punktet und von den Orson Welles Filmen Die Lady von Shanghai und Im Zeichen des Bösen inspiriert ist. Lars von Trier schafft mit Element of Crime einen hypnotischen, bedrohlichen Thriller, in dem sich Wahrheit und Lüge permanent umkehren. Der Film ist der erste Teil der Europa Trilogie, zu der auch der zweite Spielfilm Epidemic und das dritte Werk Europa gehören. - [Element of Crime](https://www.vivelaculture.com/element-of-crime/): Le premier long métrage de Lars von Trier, réalisé en 1984 est tout de suite un événement. Sélectionné la même année en compétition au festival de Cannes, Element of Crime révèle un cinéaste surdoué, baroque, influencé par le Orson Welles de La Dame de Shanghai et La Soif du mal, fasciné par l’hypnose et construisant un polar stylé et tordu où la vérité et le mensonge sont réversibles à l’infini. Element of Crime est également le premier volet de la trilogie Europe, qui comprend Epidemic et Europa, respectivement deuxième et troisième longs métrages de Lars von Trier. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona-2/): Als er Charlotte Gainsbourg eine Rolle in Melancholia anbietet, zeigt ihr Lars von Trier vor allem Persona, das Meisterwerk von Ingmar Bergman. Diese Erkundung der weiblichen Psyche und Sexualität anhand eines Duos um eine stumm gewordene Schauspielerin und ihre Krankenschwester gehört auch zu den wichtigsten Inspirationsquellen für Nymphomaniac. Generell ist der Einfluss von Bergman auf das Kino von Lars von Trier beträchtlich, auch im Hinblick auf seine Verehrung für Strindberg. Der dänische Regisseur scheint von Ingmar Bergman wie besessen zu sein und erwähnt ihn ständig in seinen Interviews. Er teilt mit dem großen schwedischen Filmemacher auch seine Vorliebe für Trilogien. - [Persona](https://www.vivelaculture.com/persona/): Quand il a invité Charlotte Gainsbourg a participé à Melancholia, Lars von Trier lui a montré en priorité Persona, le chef-d’œuvre de Bergman. Cette exploration de la psyché et de la sexualité féminines, articulée autour du duo formé par une actrice devenue muette et son infirmière, est également une des inspirations majeures de Nymphomaniac. Plus généralement, l’influence de Bergman sur Lars von Trier est permanente, y compris dans son amour pour Strindberg, tant le réalisateur danois est hanté par le plus grand cinéaste suédois, qu’il ne cesse d’évoquer dans ses entretiens, et à qui il emprunte aussi son goût pour […] - [Justine oder die Leiden der Tugend](https://www.vivelaculture.com/justine-2/): Die Figur von de Sade, dem wohl Größten unter den tabubrechenden Schriftstellern hat Lars von Trier immer fasziniert. Sein berühmter Roman Justine oder die Leiden der Tugend dient zweifellos als Erzählmuster für Nymphomaniac. So übernimmt der Filmemacher den Ich-Erzähler und die die Form des Schelmenromans und den ironischen Tonfall eines Freigeistes. Nur dass Lars von Trier die Rollen umdreht, weil Nymphomaniac auch den Untertitel « Die Leiden des Lasters » tragen könnte. Schon in Melancholia hieß die von Kirsten Dunst gespielte Figur Justine. - [Justine](https://www.vivelaculture.com/justine/): La figure de Sade, le plus grand des écrivains transgresseurs, fascine Lars von Trier. Son célèbre roman Justine ou les Infortunes de la vertu est sans doute le modèle narratif de Nymphomaniac. Le cinéaste reprend notamment la narration à la première personne et la forme picaresque, ironique et libertine du livre, mais il en inverse les pôles, puisque Nymphomaniac pourrait être sous-titrée « les Infortunes du vice ». Déjà dans Melancholia, le personnage interprété par Kirsten Dunst se prénomme Justine. - [IRM](https://www.vivelaculture.com/irm/): En trois films – Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac – Charlotte Gainsbourg est devenue l’actrice fétiche de Lars von Trier, grand directeur d’actrices. En parallèle à une carrière d’actrice bien remplie, elle publie de loin en loin un album de chansons. Le dernier en date, IRM, est son plus réussi, grâce notamment à Beck, devenu pour l’occasion le producteur et le mentor pop de l’actrice-chanteuse. Pour la bande son de Nymphomaniac, Volume II, le duo récidive avec une reprise envoûtante de « Hey Joe », la fameuse chanson de Jimi Hendrix, qui a donné son prénom au personnage interprété par Charlotte Gainsbourg dans […] - [Nymphomaniac, Teil 1&2 Directors Cut](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i-2/): Joe (Stacy Martin) ist Nymphomanin, findet aber im Sex im Laufe der Jahre immer weniger Erfüllung. Überraschend nachsichtig filmt Lars von Trier diese Reise durch Lust und Schmerz. Der 1.Teil gerät zu einer mitunter philosophischen, erfrischend humorvollen Frauenstudie. Im 2.Teil ist Joe (Charlotte Gainsbourg) über Vierzig, verhärtet und auf dem Schmerztrip. Nach der Kinofassung erscheint nun der Directors Cut mit Hardcoreszenen auf Blu Ray/DVD und VOD. Die expliziten Sexszenen wurden von Pornodarstellern gedoubelt und digital eingefügt. Der DC ist mit 5h25 ca. 90 Minuten länger als die Kinofassung von Teil 1 und 2. - [Nymphomaniac, Volume I](https://www.vivelaculture.com/nymphomaniaxc-volume-i/): Précédé par une campagne marketing exceptionnellement habile, le premier volet de ce Nymphomaniac est une œuvre sombre et percutante qui prend à contrepied son spectateur. Découpé en chapitres ciselés, Nymphomaniac, Volume I permet à Lars von Trier de livrer sa vision dénuée de glamour et très protestante d’une femme profondément tourmentée par sa quête effrénée de la jouissance. Même s’il faudra attendre le deuxième volume de ce roman d’apprentissage pour en prendre toute la mesure, force est de constater que Lars von Trier s’impose à nouveau ici comme un cinéaste clinique et dérangeant. - [Gros Dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/gros-degueulasse/): En 2003, une exposition au Centre Pompidou des dessins souvent très chauds de Reiser a réuni toute la bande d’Hara Kiri qui avaient eu des relations dures avec les Pompidou, d’ailleurs Reiser avait écrit en 1972 : « Il est mort debout… car il avait des hémorroïdes. » Gros Dégueulasse est une BD sublime où ce personnage aussi fou qu’Ubu fascine les femmes autant qu’il les dégoûte, car il ose ce que les autres sont même loin d’imaginer, quand il pète dans l’ascenseur, parle de ses deux slips, ou du cycle de la nature avec la mouche qui embête bébé, qui lâche son […] - [L’Homme à tête de chou](https://www.vivelaculture.com/lhomme-a-tete-de-chou-2/): Jarry jouait à être ou ne pas être Ubu, ainsi fit Gainsbourg avec Gainsbarre. L’Homme à tête de chou, son album concept sorti en 1976, raconte l’histoire d’un homme « moitié légume, moitié mec » qui va chez Max, coiffeur pour homme, où il rencontre la shampouineuse Marilou, qu’il aime passionnément… Un album à écouter en mangeant du chou farci. Une anecdote pour finir : je me souviens d’un type aperçu dans une soirée à thème que j’avais vu entrer dans la cuisine et ressortir quelques minutes plus tard avec une feuille de salade et du pain couvrant ses oreilles, il avait fait […] - [De zéro à Z l’abécédaire de l’inutile](https://www.vivelaculture.com/de-zero-a-z-labecedaire-de-linutile/): Dans la préface de l’ouvrage, Daniel Pennac dit l’intérêt qu’il trouve à observer les réactions des gens qui ne sont pas sensibles au « Sabotage » : vieille spécialité hollandaise, p. 13 ; aux « Métiers et traditions » : duel entre maraîchers, p. 47, ou à « Partie de vache-vache », p.59. Plonk & Replonk sont deux frères suisses, Hubert et Jacques Froidevaux, des hauteurs de La Chaux-de-Fonds, qui s’amusent beaucoup. Dire de leurs dessins qu’ils sont surréalistes est à la fois trop et pas assez, le mieux est de ne rien dire, et dans ce silence, se rendre compte qu’il est impossible d’en parler avec justesse, et que […] - [Faits divers](https://www.vivelaculture.com/faits-divers/): C’est une étude considérable sur l’importance que les surréalistes ont accordée aux faits divers, pas toujours considérables par ailleurs. Et l’auteur, un prof de littérature française qui enseigne à Tokyo, considérable donc, montre que ce qui les a intéressés, dans des situations pas plus provocantes ni pittoresques que ça – un comédien contre qui porte plainte sa jeune femme, l’assassinat d’un caissier des missions catholiques, beaucoup de suicides –, est de dire à quel point ces situations les bouleversaient, et pas du tout de manière épisodique, non, leur empathie était cultivée avec beaucoup d’exigence et de constance, en vrais révolutionnaires. - [Comment parler du surréalisme aux enfants ?](https://www.vivelaculture.com/comment-parler-du-surrealisme-aux-enfants/): Cette collection « Comment parler de… aux enfants » procède ainsi : une introduction solide, puis des œuvres analysées avec de quoi dire à trois familles d’âge. Pour le Loup-table de Victor Brauner (en couverture), le livre recommande : de dire aux 5-7 ans que c’est un renard, car l’artiste n’a pas trouvé de loup empaillé ; de parler aux 8-10 ans des créatures fabuleuses, et de l’air énervé du renard qui veut attraper sa queue ; d’évoquer avec les 11-13 ans l’idée qu’avec cette bête monstrueuse, Brauner pressent la montée du nazisme, d’après Breton. Que les enfants ne s’inquiètent pas, leurs parents vont s’instruire ! Imaginons […] - [Les Champs magnétiques](https://www.vivelaculture.com/les-champs-magnetiques/): Dans Manifestes du surréalisme, en 1924, Breton raconte comment les choses ont commencé en 1919 : « Tout occupé encore de Freud à cette époque et familiarisé avec ses méthodes d’examen que j’avais eu l’occasion de pratiquer sur des malades pendant la guerre, je résolus d’obtenir de moi ce qu’on cherche à obtenir d’eux, soit un monologue de débit aussi rapide que possible, sur lequel l’esprit critique du sujet ne fasse porter aucun jugement, la pensée parlée. Philippe Soupault et moi, nous entreprîmes de noircir du papier avec un louable mépris de ce qui pourrait s’ensuivre littérairement. » Donc le « louable mépris » est […] - [Les Objets fous d’artistes](https://www.vivelaculture.com/les-objets-fous-dartistes/): Ce livre permet de découvrir des objets d’esprit surréaliste où le quotidien est mis à rude épreuve par la poésie pure : Un Canapé en cuisinière-à-mémé inventé par le groupe d’artistes de la Havane, Los Carpenteros, où il n’y a que l’embarras du choix pour allumer son cigare, avant de se décider à rester debout ; un Billard montagne russe qui remet en cause le principe même des bandes ; et surtout, L’Attaché-case attachant de Radi Designer, qui révèle l’essence révolutionnaire du surréalisme, car si les cadres supérieurs et autres négociateurs de tous poils allaient ainsi travailler, les discussions changeraient de ton à […] - [Le Déshonneur des poètes](https://www.vivelaculture.com/le-deshonneur-des-poetes/): Un texte court et percutant écrit en 1945 qui rappelle que « la signification originelle de la poésie est d’être le véritable souffle de l’homme » avant de critiquer violemment le recueil L’Honneur des poètes, paru clandestinement pendant l’occupation nazie, dans lequel on trouve le célèbre « j’écris ton nom » d’Éluard, que Péret n’épargne pas, car selon lui « pas un de ses poèmes ne dépasse le niveau lyrique de publicité pharmaceutique ». Il reproche à tous les auteurs de la brochure de faire la même erreur qu’Apollinaire en considérant la guerre comme un sujet poétique. Péret avait écrit en 1928 Les Rouilles encagées, qui […] - [Monty Python : Sacré Graal !](https://www.vivelaculture.com/monty-python-sacre-graal/): Une troupe d’humoristes, composée de six membres, Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Michael Palin, Terry Jones et Terry Gilliam, tous britanniques sauf le dernier, américain, commence par se faire remarquer avec la série télévisée Monty Python’s Flying Circus sur la BBC en 1969. Les mêmes ont osé en 1975 Monty Python : Sacré Graal ! et ce fut une bombe absurde à hurler de rire qui a laissé des traces avec « je te crève mon acné à la gueule », les vaches balancées du haut des remparts, sans oublier la scène de combat entre les deux chevaliers en cotte de maille… Si […] - [Apollinaire et les mamelles de Tirésias](https://www.vivelaculture.com/apollinaire-et-les-mamelles-de-tiresias/): C’est Apollinaire qui a inventé en 1917 le mot surréalisme, en disant que sa pièce Les Mamelles de Tirésias était un « drame surréaliste ». Une héroïne s’insurge contre l’autorité masculine, revendique des droits égaux à ceux de l’homme, quitte le foyer conjugal ; son mari décide de faire des enfants tout seul, à la place de son épouse insoumise. Peter Read, professeur de littérature moderne, raconte comment la première fut un scandale – dans la salle bondée, Breton essaye de calmer Jacques Vaché qui brandit un revoler pour trouver une place – et montre l’actualité qui sert de tremplin à l’épanouissement de […] - [Ubu roi](https://www.vivelaculture.com/ubu-roi-2/): Dans Les Pas perdus, Breton dit son admiration pour Jarry, le créateur surdoué d’Ubu roi. Jarry est né à Laval, en 1873, au lycée de Rennes, son prof de physique, monsieur Hebert, est si grotesque qu’il lui inspire Ubu. Oui ! La première version d’Ubu roi est une farce écrite par des lycéens de 15 ans. « La Chanson du décervelage » avec son fameux refrain « Houra ! Cornes au cul ! Vive le père Ubu ! » contient toute la violence du surréalisme. « Merdre ! » Jarry finira par s’identifier à Ubu pour renvoyer aux imbéciles leur monstruosité, comme plus tard, Reiser et Gainsbourg. Il vit comme il […] - [Les Chants de Maldoror](https://www.vivelaculture.com/les-chants-de-maldoror-2/): Pour les surréalistes, Breton, Aragon et Soupault, « il n’y eut d’emblée pas de génie qui tint devant celui de Lautréamont », qu’ils considéraient comme un surréaliste avant l’heure. Les Chants de Maldoror sont un poème en prose écrit en 1869, dont le chant I s’ouvre sur un extraordinaire vol d’oies, au chant VI, Lautréamont envisage la beauté « comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Trouvant épatant que ce hasard ouvre une brèche qui permette au surréel de s’engouffrer dans le réel, André Breton en a tiré son idée de « Beauté convulsive ». Sacré […] - [Les 100 mots du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/les-100-mots-du-surrealisme/): Dans ce dictionnaire très instructif, « Polémique » montre que ça bardait dans le mouvement. Breton déclare : « Loti, Barrès, France, marquons tout de même d’un beau signe blanc l’année qui coucha ces trois sinistres bonshommes, l’idiot, le traître et le policier. » Breton dénonce Soupault en 1927 après avoir créé en 1919 avec lui Les Nuits magnétiques. Breton gifle Crevel en 1923. À propos de Crevel, lisez son roman Babylone ! « Dissidence » dit que les exclusions étaient sans appel. « Musique » révèle qu’il n’y en a pas eu dans le mouvement, Leiris trouvant que le surréalisme musical est inconcevable parce que « la musique ne touche […] - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifeste-du-surrealisme-2/): Il y a eu deux manifestes, le premier en 1924, et le second en 1930. Tout le monde sait qu’ils existent, surtout le premier, mais qui les lit encore ? C’est une erreur ! Dans le premier, il est question d’imagination – dont Breton dit : « Ce que j’aime surtout en toi, c’est que tu ne pardonnes pas » –, de rêve et des récentes découvertes de Freud, qu’il salue et dont il tire la surréalité, de merveilleux pour adultes, de son expérience poétique d’homme coupé en deux par une fenêtre, de sa collaboration d’écriture automatique avec Soupault, qu’ils appellent surréalisme en hommage à […] - [Dictionnaire de l’objet surréaliste](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-de-lobjet-surrealiste/): L’excellente idée de ce catalogue est d’être vraiment un dictionnaire, dont « Objet » est une des entrées, qui évite la sacro-sainte chronologie. Ainsi il ne s’agit pas d’une histoire des objets dans le surréalisme, mais de voir comment le mouvement a proposé à l’objet du quotidien de défier la sculpture, et de découvrir des œuvres contemporaines marquées par cet esprit. Dès la première salle de l’expo, deux objets donnent le ton : Porte-bouteille de Marcel Duchamp, qui proclame l’invention du « ready-made », et le mobile avec des cintres de Man Ray, qui dit merveilleusement comment la révolution surréaliste a fait sortir […] - [Play](https://www.vivelaculture.com/play/): L’album Cloud Making Machine c’est la bande son d’un film imaginaire. Avec ce disque j’ai perdu tous mes fans techno, mais je suis allé là où je voulais aller et j’ai attiré des gens avec lesquels j’avais envie de travailler, notamment Marie-Claude Pietragalla, Angelin Preljocaj, et c’est comme ça que j’ai rencontré Manuel Herrero. Son documentaire Play est un film sur le sport, dont certains ne sont parfois pratiqués que dans des coins paumés du monde. La musique de ce docu est un peu le résultat de toutes mes recherches hors de la techno, mais en restant très électronique. C’est […] - [Aleph](https://www.vivelaculture.com/aleph/): C’est le deuxième enfant prodige de la techno. C’est un disque absolument fascinant mais vraiment pas facile. On est sur une vision extrêmement sombre du monde, un peu comme dans une bande son d’un film de John Carpenter genre New York 1997 version 2013. C’est un disque très très lent, ce qui rend les choses encore plus fin du monde. C’est un pavé dans la mare techno. C’est gonflé pour un DJ de techno de sortir un album tellement lent qu’il ne sera pas joué par les DJ. C’est un album de salon, mais vu sa noirceur c’est pas un […] - [History of Man](https://www.vivelaculture.com/history-of-man/): Dans le livre je parle de la nouvelle scène qui depuis deux ans a réveillé Paris, endormi pendant dix ans. Bromance est le label d’un DJ français qui s’appelle Brodinski et qui a vraiment la cote en ce moment. C’est un label qui sort habituellement des disques plutôt durs, techno, sombres. En revanche l’album d’Illangelo est un album d’electronica comme on peut en faire aujourd’hui. C’est vraiment la suite de ce que pourrait faire Aphex Twin. Pas dans le côté compliqué, mais dans le côté mélodique. On entend avec cet album les possibilités de traitement de sons, les sonorités, les […] - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge/): « Voilà un film absolument sublime sur la musique. C’est Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, qui sert de fil rouge et qui part à la rencontre de toutes les musiques qu’on trouve à Istanbul. Fatih Akin, pour qui Hacke a travaillé sur la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… C’est à pleurer, c’est mortel. » - [Rêves syncopés](https://www.vivelaculture.com/reves-syncopes/): Cette BD porte très bien son nom. C’est pas l’histoire de la techno en BD. Il y a des bouts d’histoire, mais on n’explique rien. On est sur des climats, des impressions. Par exemple on se retrouve à la fin d’une des premières soirées du Rex, à Berlin dans la boite de Dimitri qui s’appelait le Trésor… c’est le temps des débuts de cette musique, à l’époque des questionnements et des incertitudes. C’est un voyage un peu flouté, sublimement dessiné, et c’est la première fois que je retrouve en image ce que je connais de la nuit et des ambiances […] - [How Music Works](https://www.vivelaculture.com/how-music-works/): Un must pour toute personne qui aime la musique, n’importe quelle sorte de musique. Je pense que c’est le livre de toute une vie, qu’il a dû mettre plus de vingt ans à écrire. On va des opéras wagnériens aux tout petits villages africains, le mec t’explique que partout dans le monde il y a de la musique, qu’elle peut naître de la rencontre accidentelle de deux personnes comme de démarches très réfléchies et très personnelles. David Byrne t’explique que tout le monde peut faire de la musique. C’est le bouquin le plus passionnant que j’aie lu sur la musique. […] - [Der Klang der Familie](https://www.vivelaculture.com/der-klang-der-familie/): Dans la nouvelle édition d’Electrochoc on consacre un grand passage à Berlin, depuis les années vingt et les Swing Kids des années trente – ces gamins fans de fringues anglaises et de jazz américain persécutés par les nazis – au Berlin d’aujourd’hui qui est devenu la Mecque de la techno. Der Klang der Familie est un essai remarquable qui ne parle que de la techno et de la conséquence de la chute du mur sur cette musique. Arte prépare un documentaire sur le sujet. Attention, on est sur un truc de spécialistes de l’histoire de la techno, mais c’est passionnant. - [Fresh Meat](https://www.vivelaculture.com/fresh-meat/): « Une série délicieuse sur des étudiants dans une maison qui ressemble typiquement à une maison occupée par des étudiants dans les quartiers un peu chauds de Manchester de nos jours… On va à la fac, on prend de la dope, on fait n’importe quoi. Comme partout dans le monde, mais à Manchester ça prend une autre couleur. C’est très drôle, brillamment écrit. » - [Control](https://www.vivelaculture.com/control/): Si 24 Hour Party People montre une image folle et très colorée de Manchester, Control en montre la face noir et blanc, son côté extrêmement dur. C’est un très beau tableau de ce que peut aussi être aussi la ville de Manchester, mais le film est d’une « sombritude » totale. J’y ai vécu quatre ans, je connais bien. Il pleut, il fait gris, la vie n’est pas funky, eh bien le week-end les mômes pètent totalement les plombs. Pas étonnant que Joy Division soit sorti de là-haut ! - [24 Hour Party People](https://www.vivelaculture.com/24-hour-party-people/): « Un des deux films absolument cultes sur Manchester. 24 Hour Party People explique extrêmement bien ce que peut-être la folie de manager des groupes au moment où ils prennent tous de la dope et que ça devient cauchemardesque pour les mecs qui essaient de les gérer. Mais le film raconte aussi très bien la folie des années Hacienda. J’ai bossé pour Tony Wilson quand il a ouvert un lieu qui s’appelait le Dry. Je m’occupais de la partie restauration et c’est moi qui ai commandé les fourneaux, les assiettes et les couverts ! C’était une période où la ville était vraiment […] - [Sextant](https://www.vivelaculture.com/sextant/): Derrick May, un des grands acteurs de la techno, a dit un jour que la techno c’était la rencontre de Funkadelic et de Kraftwerk dans un ascenseur. Mais une des prémices de cette musique se retrouve dans cet album expérimental d’Herbie Hancock, un mélange dans lequel tu sens l’Afrique, le jazz, la musique électronique, le funk… Tu as aussi la notion de l’espace que les Noirs américains développaient dans leur musique en réaction à leurs conditions aux États-Unis. Ils se disaient : « On ne sait pas à quoi ça peut ressembler là-haut, mais ça ne peut pas être pire qu’ici. » Très, […] - [Fantaisie militaire](https://www.vivelaculture.com/fantaisie-militaire/): Il faut savoir que dès mes débuts j’ai été labélisé techno, mais je n’ai jamais été à l’aise avec les étiquettes, quand je suis enfermé dans un paquet de lessive. J’ai eu très vite envie de toucher à des choses différentes. Fantaisie militaire a été un pivot dans ma vie et ma carrière. Grâce à cet album j’ai assumé le fait d’aller autre part musicalement, hors de l’espace techno. On venait de finir Electrochoc, j’étais dans un grand questionnement, les grandes questions fondamentales qu’on à tous de temps en temps. C’est en écoutant Fantaisie militaire que j’ai assumé mon envie […] - [Nina Simone](https://www.vivelaculture.com/nina-simone/): Quand on a commencé à travailler sur Electrochoc, David réfléchissait déjà à un livre sur Nina Simone dont nous sommes tous les deux de grands fans. Pendant les deux années de travail sur le livre, on écoutait Nina tout le temps et à chaque fois qu’on se voyait, notre petit jeu c’était de se faire découvrir des enregistrements que l’autre ne connaissait pas. Ce livre raconte les choses comme elles se sont passées, sans pathos mais sans les enjoliver. C’est une absolue merveille. Une anecdote : pour la promo d’Electrochoc on était invités à la radio. Sans rien dire à David, […] - [The Trax Records Box Set](https://www.vivelaculture.com/the-trax-records-box-set/): Trax, c’est le label qui est arrivé au tout début, qui a fait découvrir cette musique à un nombre incroyable de gens. Mais Larry Sherman, son fondateur, était tellement dingue que la légende dit qu’il pouvait jeter ses godasses dans la machine à pressage. Résultat, les disques étaient souvent mal pressés, tellement crados que tu ne pouvais même pas les jouer. Ils se sont finalement rendu compte de l’importance de ce catalogue et ont tout ressorti nettoyé et remasterisé. Pour tous ceux qui ont découvert cette musique à travers ce label, ce coffret est vraiment important. - [Electrochoc](https://www.vivelaculture.com/electrochoc/): Electrochoc est un voyage dans la musique électronique racontée par un de ses principaux acteurs. Tout y est. Les moments clés, les personnages importants, les histoires secrètes, les enjeux, les débordements pharmaceutiques… Pour accompagner le Xème anniversaire de sa première publication, Laurent Garnier et David-Brun Lambert ont ajouté plus de cent pages à cette édition pour raconter les transformations qui ont marqué la musique électronique au cours des dix dernières années. L’arrivée du MP3, la place prise par Berlin sur la scène mondiale, le poids des réseaux sociaux, l’effondrement du marché du disque… tous ces changements profonds dont ils ont […] - [Du côté de chez Swann](https://www.vivelaculture.com/du-cote-de-chez-swann/): La Grande Guerre, pour Marcel Proust, aura duré de 1913 à 1919. À la première date, il est contraint de publier à compte d’auteur ce premier tome d’À la recherche du temps perdu, refusé chez Gallimard par André Gide. À la seconde, il reçoit le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le deuxième volume, qui l’emporte contre le roman des tranchées de Roland Dorgelès, Les Croix de bois. Entre les deux, il se bat avec son texte, qui ne cesse d’enfler. Pour finir, il faudra attendre 1927 pour lire l’ensemble du roman. Mais toute l’œuvre est […] - [Concerto pour la main gauche](https://www.vivelaculture.com/concerto-pour-la-main-gauche-2/): Maurice Ravel composa ce concerto pour violon et orchestre en 1929, commandé par le pianiste virtuose Paul Wittgenstein, qui perdit son bras au cours de la Première Guerre mondiale sur le front russe. C’est une œuvre d’une grande complexité technique puisque seule la main gauche parcourt le clavier d’un bord à l’autre. Avec ce concerto Ravel composa une œuvre violente et sombre dont on peut trouver les racines dans sa propre expérience de la guerre dont il reviendra blessé. - [Le Sacre du printemps](https://www.vivelaculture.com/le-sacre-du-printemps/): Pour l’inauguration du Théâtre des Champs-Élysées en 1913 (premier théâtre construit en béton armé qui permet d’éviter les poteaux dans la salle), Gabriel Astruc, le directeur du théâtre, invite Igor Stravinsky. Il présentera Le Sacre du printemps, avec les Ballets russes de Serge Diaghilev sur une chorégraphie de Nijinski. Cette œuvre d’une grande modernité qui fait la part belle à une musique et des danses syncopées, brutales, primitives inspirées du folklore païen russe, sera conspuée par le public. Il n’empêche, l’année suivante Stravinsky sera acclamé par ses admirateurs et Le Sacre du printemps est aujourd’hui considéré comme une œuvre capitale […] - [L'Irrégulière, l'itinéraire de Coco Chanel](https://www.vivelaculture.com/lirreguliere-litineraire-de-coco-chanel/): Ses pièces les plus célèbres – tailleur de tweed et sac à main matelassé – datent de la réouverture de sa maison en 1954. Mais Gabrielle « Coco » Chanel a alors 71 ans, et une riche histoire derrière elle : dès 1910, le Tout-Paris se presse dans sa première boutique de la rue Cambon, à la Concorde ; son mythique N°5, premier parfum lancé par un créateur de mode, date de 1921 ; surtout, pendant la guerre, le tissu manquant, elle en profite pour créer des robes simples et fluides, à partir de tricots de corps militaires, qui libèrent la silhouette féminine. […] - [Charlot soldat](https://www.vivelaculture.com/charlot-soldat/): Sorti aux États-Unis trois semaines avant l’armistice, ce film est un triomphe public, artistique et critique. Même succès à sa sortie en France, au printemps 1919 : Chaplin est déjà une vedette internationale, mais sa présence continuelle sur les quatre cents écrans itinérants de la Section cinématographique de l’armée (le « cinéma aux Poilus », créé en 1915) ont fait de lui la star des tranchées françaises. Depuis quatre ans qu’il incarne Charlot, l’ex-bateleur anglais parti trouver fortune à Hollywood maîtrise son personnage fétiche jusqu’au bout des tatanes. En quarante-six minutes, il multiplie les morceaux de bravoure comiques (notamment quand il se déguise […] - [Romans et Nouvelles 1917-1941](https://www.vivelaculture.com/romans-et-nouvelles-1917-1941/): On la disait insensible au monde, concentrée sur sa création et sa vie intérieure. L’œuvre de la romancière anglaise d’Orlando est pourtant riche d’informations sur les premières décennies du siècle (dès 1905, à 23 ans, elle était régulièrement publiée), et notamment sur la vie qui continuait à l’arrière pendant la Grande Guerre. Elle s’attaque ainsi à la satire sociale et aux affres de l’adolescence (La Traversée des apparences, 1915) ou bien à la cause des femmes (Nuit et Jour, 1919) tandis que la guerre sert de toile de fond aux livres qui suivent le conflit, comme La Chambre de Jacob […] - [À l'ouest, rien de nouveau](https://www.vivelaculture.com/a-louest-rien-de-nouveau/): La Grande Guerre, vue du côté allemand, par un écrivain qui fut mobilisé à l’âge de 18 ans, en 1916. Il ne nous épargne rien du bourrage de crâne qui précéda le conflit, ni des abominations de la vie dans les tranchées, marquée par la souffrance physique et une douloureuse remise en cause de tous les repères moraux. Le succès immédiat de ce classique du pacifisme fit de lui une cible privilégiée des nazis avant même leur accession au pouvoir. Ses livres figurant en bonne place dans les autodafés hitlériens, il s’exilera dès 1933 vers la Suisse, puis vers les […] - [Le Monde d'hier, souvenirs d'un Européen](https://www.vivelaculture.com/le-monde-dhier-souvenirs-dun-europeen/): Ce livre envoyé à son éditeur la veille de son suicide en 1942 au Brésil, où il s’était exilé pour fuir les persécutions nazies, est à la fois l’autobiographie et le testament de l’écrivain autrichien. Il y raconte la Vienne du début du XXème siècle, où il fréquenta Freud et Strauss, mais embrasse aussi la Grande Guerre et ses conséquences, d’une plume précise forgée dans de multiples genres puisqu’il fut aussi bien essayiste, biographe, poète et dramaturge qu’auteur de célèbres nouvelles (Vingt-quatre heures de la vie d’une femme). - [L'homme qui voulait changer le monde](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-voulait-changer-le-monde/): À l’approche de la Grande Guerre, le futur prix Nobel de littérature 1946 est déjà bien établi dans la littérature allemande, mais il est encore bien loin des romans des années vingt et trente (Siddartha, Le Loup des steppes, Narcisse et Goldmund…) qui lui apporteront la consécration. L’homme qui voulait changer le monde, marque cependant un tournant dans sa carrière : le parcours solitaire d’un jeune homme s’échappant peu à peu du monde moderne correspond à la vie de l’auteur, qui s’est alors retiré à la campagne, et brasse tous les thèmes de son œuvre future. Hesse était hostile à la […] - [La Peur](https://www.vivelaculture.com/la-peur/): Publié aux début des années trente, le roman que tire Gabriel Chevallier – l’auteur de Clochemerle – de son expérience des tranchées dénote dans la production de l’époque qui faisait la part belle au courage des troupes galvanisées par des discours patriotiques censés gonfler les poitrines avant de sortir des tranchées. Dans La Peur, il n’est question que de l’horreur du quotidien sur le front dont on ne parle pas à l’arrière pour ne pas révéler l’ampleur du carnage. Neuf millions de soldats seront tués et ceux qui en reviendront garderont au fond d’eux l’horreur de ce qu’ils ont vécu. […] - [Le Cap de Bonne-Espérance](https://www.vivelaculture.com/le-cap-de-bonne-esperance/): Déjà connu des milieux littéraires avant-guerre, le futur auteur des Parents terribles a 25 ans en 1914. Réformé lors de son service, engagé malgré tout comme ambulancier, il est vite démobilisé pour raisons de santé. Mais il en a vu assez pour que cela radicalise son œuvre. Pendant le conflit, il fricote avec toutes les avant-gardes parisiennes. Et aussitôt après, il publie ce long texte, dans lequel il utilise aussi bien la versification contraignante de la poésie classique que des formes plus libres, sans rien s’imposer. Cocteau sort de la hantise de la guerre par l’audace créative, et en ayant […] - [La Guerre des boutons](https://www.vivelaculture.com/la-guerre-des-boutons-2/): De ce classique signé du prix Goncourt 1910, son dernier livre avant la guerre où il périra en 1915, on connaît les qualités de chronique rurale (Pergaud a été instituteur dans le Doubs) et la langue délicieusement fleurie permise par un récit mené du point de vue des enfants. Mais vu l’époque, cette histoire de rivalité éternelle entre les gamins de deux villages empêtrés dans l’esprit de revanche fait résonner, l’air de rien, le climat franco-allemand de 1870 à 1914… - [Le Grand Meaulnes](https://www.vivelaculture.com/le-grand-meaulnes/): Comme Guillaume Apollinaire ou Louis Pergaud, Alain-Fournier fait partie des cinq cent soixante écrivains officiellement « morts pour la France » en 1914-1918, dont une plaque dresse la liste au Panthéon, fauché dès septembre 1914, à 27 ans, après cet unique roman qui vaut bien mieux que son statut de « classique obligé » des classes de collège. Quand Augustin Meaulnes s’échappe de son pensionnat, ses trois jours de fugue et de fête au fond d’une forêt onirique, dans un château sans nom où il découvrira l’amour, sont un rêve éveillé, dont le souvenir et les évocations forment la matière de la troisième partie, […] - [Dictionnaire des idées reçues](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-des-idees-recues/): L’auteur de Madame Bovary a travaillé trente ans, jusqu’à sa mort en 1880, sur ce recueil d’aphorismes en forme de définitions conçu comme une annexe à l’inachevé Bouvard et Pécuchet, et complété son tour d’horizon de la bêtise et des hypocrisies. La première édition posthume ayant attendu la veille du conflit mondial, l’entrée « Guerre » vaut le détour. Elle tient en une injonction de deux mots : « Tonner contre », comme pour annoncer le prompt revirement des pacifistes aux premiers bruits de bottes de l’été 1914… - [Gens de Dublin](https://www.vivelaculture.com/gens-de-dublin/): Quand paraissent ces nouvelles, en juin 1914, l’Europe bascule vers le meurtrier affrontement des nationalismes. Le moins exacerbé n’est pas celui qui travaille l’Irlande du futur auteur d’Ulysse. La révolte de 1916 et la proclamation de la République en 1919 conduiront à la partition de l’île entre le Sud, catholique indépendant, et le Nord, protestant et fidèle à la couronne britannique. Dans un style simple, sans juger ni conclure, Joyce chante Dublin (qu’il a déjà quitté et ne reverra plus) et ses habitants, comme pour montrer que l’on peut aimer ses racines tout en se tenant à distance des affrontements […] - [Le porte-lame](https://www.vivelaculture.com/le-porte-lame/): Si, des écrivains de la Beat Generation, Kerouac est surtout connu pour ses récits de voyages, Ginsberg pour avoir été le « pape » des années hippies, nul doute que William Seward Burroughs, l’inventeur du cut-up, est à la fois le plus sombre (il tue sa femme accidentellement d’une balle dans la tête en jouant à Guillaume Tell en 1951) et celui dont l’influence sera la plus grande sur les artistes dans les années 80 et 90 jusqu’à sa mort en 1997. Le Porte-lame est un petit scénario dont l’histoire se passe en 2014 à New York devenu dépotoir, et […] - [Les clochards célestes](https://www.vivelaculture.com/les-clochards-celestes/): «Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d’envie de vivre, fous d’envie de parler, d’être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d’artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waou ! » » - [The beats : anthologie graphique](https://www.vivelaculture.com/the-beats-anthologie-graphique/): C’est l’histoire du mouvement qui refusa le modèle établi de l’american way of life raconté suivant les principes du roman graphique. Aux Etats-Unis ce mouvement (et tout particulièrement Allen Ginsberg) va donner naissance aux beatniks et aux mouvements pacifistes en lutte contre la guerre du Viet Nam, notamment en prônant une façon de vivre qui fait la part belle à la musique, au sexe et aux drogues. Cool. - [A coney Island of the mind](https://www.vivelaculture.com/a-coney-island-of-the-mind/): Lawrence Ferlinghetti est poète mais reste surtout connu pour être le propriétaire de la librairie City Lights Books établie en 1953 à San Francisco, et de la maison d’édition du même nom qui publiera entre autres Kerouac, Ginsberg et même Bukowski. - [Haiku Anthologie du poème court japonais](https://www.vivelaculture.com/haiku-anthologie-du-poeme-court-japonais/): Allen Ginsberg était un bouddhiste convaincu et grand amateur de poésie orientale et japonaise. On en retrouve l’influence dans ses deux longs poèmes les plus connus Howl, et Kaddish, qu’il écrivit pour les funérailles de sa mère. « Dans la vieille mare, une grenouille saute, le bruit de l’eau. » Bashō - [La nuit d’enfer](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-denfer/): Ce poème érotique (mis en images par Art Spiegelman) fut largement censuré aux Etats-Unis à sa parution en 1928. Comme souvent, cette œuvre circula sous le manteau avant de devenir un ouvrage culte. « La nuit d’enfer ? C’est le livre qui m’a donné envie de devenir écrivain. » William S. Burroughs - [Speed Fiction](https://www.vivelaculture.com/speed-fiction/): « De jeunes auteurs qui lisent mes livres me demandent souvent comment on devient un écrivain comme moi. Je réponds : eh bien, détruis ta vie, trahis tes amis, perd tout ce que tu as, ruine ta santé, ne respecte pas la loi, vis dans la rue, et tu deviendras un écrivain, toi aussi. C’est un super-conseil pour des jeunes. » Interview de Jerry Stahl, Paris, mai 2010, film 13e Note Jerry Stahl. - [Lettres à la N.R.F.](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-la-n-r-f/): Admiré pour ses romans et notamment le Voyage… par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine… Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit […] - [Drugstore Cowboy](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboy/): Drugstore Cowboy raconte, dans les 70’s, la vie de deux couples emmenés par Robert « Bob » Hughes (Matt Dillon) et sa femme Dianne (Kelly Lynch) dont l’une de leurs deux activités quotidiennes est de dévaliser les « pharmacies » (drugstore) pour se fournir en drogues de toutes sortes, l’autre étant de les consommer à très hautes doses. Mais au pays de « la défonce » rien n’est jamais simple. Participation plus vraie que nature de William S. Burroughs dans le rôle d’un ancien prêtre toxicomane… - [Small change](https://www.vivelaculture.com/small-change/): Nul doute que s’il fallait choisir un artiste qui a le plus intégré le style de vie et les influences des écrivains de la Beat Generation à son œuvre, Tom Waits sortirait en premier. Ses débuts d’auteur compositeur interprète à Los Angeles au début des années 70 sont marqués de cette empreinte. Dégaine de clochard céleste, textes faisant la part belle aux losers en tout genre, voyages dans des contrées lointaines et imaginaires… Ses nuits sont plus belles que ses journées. - [Pithecanthropus Erectus](https://www.vivelaculture.com/pithecanthropus-erectus/): « Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu’elle sait être en colère. » C. Mingus « Être noir aux Etats-Unis, c’est être en colère tous les jours. » James Baldwin - [Suites pour violoncelle seul Bwv 1007-1012](https://www.vivelaculture.com/suites-pour-violoncelle-seul-bwv-1007-1012/): Dali n’aimait pas la musique, qu’il considérait comme un moyen d’expression pauvre, comme « une grande misère », qu’il n’utilisait qu’en fond sonore. Pour lui, seuls les virtuoses, Mtislav Rostropovitch en tête, pouvaient atteindre au sublime, grâce à leur maîtrise technique. - [García Lorca : Œuvres complètes](https://www.vivelaculture.com/garcia-lorca-oeuvres-completes/): Dali et Lorca s’étaient connus étudiants, à une époque où le jeune peintre dandy cherchait encore sa voie. Malgré toutes leurs différences esthétiques et politiques, les deux hommes restèrent amis (comme le prouve le magnifique texte « Ode à Salvador Dali »), jusqu’à l’assassinat du poète par un franquiste durant l’été 1936, à Grenade. - [Mon Dali](https://www.vivelaculture.com/mon-dali/): Lorsque Amanda Lear rencontre Dali, en 1965, le peintre est de quarante ans son aîné. Très vite, la jeune mannequin deviendra le modèle et l’égérie du peintre et partagera sa vie durant des années. Cette intimité lui offrira un point de vue unique pour en dresser un portrait inédit et très personnel de l’artiste… - [Andy Warhol](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol/): L’œuvre de Dali ‒ et encore plus son attitude vis à vis de l’art (et de la consommation de masse) ‒ semble avoir profondément influencé la démarche d’un Andy Warhol conquis par le peintre espagnol. Les deux hommes se rencontreront d’ailleurs au début des années soixante à l’hôtel Saint Régis de New York lors d’une légendaire performance du maître. - [Manifestes du surréalisme](https://www.vivelaculture.com/manifestes-du-surrealisme/): À l’aube des années trente, Dali fréquente à Paris le groupe surréaliste formé d’André Breton, Max Ernst, Man Ray, Tristan Tzara, René Magritte ou Yves Tanguy, qui a jeté les bases d’un art nouveau quelques années plus tôt, avec son premier Manifeste. L’ouvrage semble alors avoir été pour lui … - [La Vie secrète de Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/la-vie-secrete-de-salvador-dali/): Une autobiographie dans la collection « L’imaginaire » : nous voilà d’emblée dans le paradoxe « dalien ». Et notre homme à expliquer, superlatifs créés de toute pièce à l’appui, que le génie existe, et qu’il s’appelle Dali. En toute modestie, bien sûr. - [Espoir](https://www.vivelaculture.com/espoir/): Dali fuit la guerre d’Espagne en quittant la Catalogne en 1934 pour un premier exil européen. Certaines peintures de l’époque, comme Construction molle aux haricots bouillis, témoignent de sa vision d’une guerre fratricide vis à vis de laquelle, contrairement à un Malraux par exemple, Dali refusera de politiquement s’engager. - [Un chien andalou](https://www.vivelaculture.com/un-chien-andalou/): En 1929, lorsque Dali participe à l’écriture du Chien Andalou de Buñuel, les deux hommes sont déjà de vieux complices et partagent non seulement la même passion pour le surréalisme, mais aussi la volonté de bousculer l’intelligentsia parisienne. Les seize minutes de ce film, et notamment la fameuse scène « de l’œil », resteront dans l’histoire du cinéma. - [Radioscopie Salvador Dali](https://www.vivelaculture.com/radioscopie-salvador-dali/): À la télévision, Dali se révèle un bon client. Physiquement, il crève déjà l’écran. Mais lorsqu’il se met à exposer ses théories sur l’art ou les différentes facettes de son absolu génie, il collectionne les morceaux de bravoure avec une rare extravagance. La preuve avec ce document exceptionnel, synonyme d’un grand moment de télé ! - [L'ABCdaire de Dali](https://www.vivelaculture.com/labcdaire-de-dali/): Du surréalisme à un art mystique, des Vénus à tiroirs aux montres molles, décrypter Dali n’est pas chose facile. C’est pourtant ce que propose ce petit précis s’attachant au vrai visage du maître ‒ son histoire, sa sensibilité, ses expériences traumatiques ‒ et au lien avec ses œuvres, y compris parfois les plus extravagantes. Pour la planète Dali suivre le guide. - [Dali : Catalogue de l'exposition](https://www.vivelaculture.com/dali-catalogue-de-lexposition/): Tout ou presque sur Dali ! Le centre Pompidou met les petits plats dans les grands pour offrir un catalogue à la hauteur de l’impressionnante exposition réservée à Dali, rétrospective qui, trente ans après sa mort, offre un passionnant éclairage sur une œuvre foisonnante et protéiforme. Pour beaucoup, une redécouverte. - [Démineurs](https://www.vivelaculture.com/demineurs/): Connue pour ses films d’action, comme le solide Point Break sur un surfer criminel, Kathyn Bigelow a obtenu la consécration en 2009 avec Démineurs en étant la première réalisatrice de l’histoire hollywoodienne à recevoir un Oscar. Le film, tendu à l’extrême, suit le parcours d’une unité de déminage américaine en Irak, mettant les nerfs des spectateurs à rude épreuve. Pas d’explications, encore moins de message. Juste le travail minutieux de soldats qui jouent avec la mort, drogués à l’adrénaline ! La guerre vécue par la troupe. - [Jarhead : La fin de l'innocence](https://www.vivelaculture.com/jarhead-la-fin-de-linnocence/): En 1990, l’Irak a envahi le Koweït pour mettre la main sur ses réserves pétrolières, déclenchant la première guerre du Golfe. Les Marines se déploient alors dans l’immense désert d’Arabie Saoudite. C’est ce que raconte Jarhead, sorte de désert des Tartares, où l’ennemi fantôme se fait attendre, où l’ennui peu à peu pétrifie une armée inerte. Film d’action sans action, traversé d’images poétiques (la vision du pétrole en feu au-dessus du sable noir) et de scènes absurdes, Jarhead est l’une des plus belles réussites du cinéma US. - [Les 3 jours du condor](https://www.vivelaculture.com/les-3-jours-du-condor/): Dans la série des films de complots chers aux Américains, Les Trois jours du condor occupe une place de choix, tourné alors que les assassinats de John et Bob Kennedy, quelques années plus tôt, et la récente affaire du Watergate hantent les consciences. Robert Redford, jeune employé d’une cellule de la CIA chargé de lire des livres pour trouver des idées, fuit une organisation criminelle secrète qui veut l’éliminer, sans en connaître les raisons. Un grand classique. - [La Compagnie : Le Grand Roman de la CIA](https://www.vivelaculture.com/la-compagnie-le-grand-roman-de-la-cia/): Si le fils, Jonathan Littell, est aujourd’hui plus connu grâce à son roman Les Bienveillantes (prix Goncourt 2006), le père, Robert, ancien journaliste, a lui aussi bien du talent, mêlant dans ses livres, avec brio, enquête, roman, personnages fictifs et réels, à l’image de ce « grand roman de la CIA » qui met en scène l’organisation pendant la guerre froide, de 1960 à 1995. Ambitieux et réussi. - [Une histoire du terrorisme](https://www.vivelaculture.com/une-histoire-du-terrorisme/): Michael Prazan, auteur d’ouvrages de références sur les commandos nazis (Einsatzgruppen) et l’Orient (L’Armée rouge japonaise), a écrit l’ouvrage indispensable sur le terrorisme. À l’aide d’archives inédites, d’interviews de poseurs de bombes et d’agents antiterroristes, il fait le récit de cette nouvelle guerre sans fin qui débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et dont la mort d’Oussama Ben Laden semble refermer un chapitre. Avant la suite… - [Jerusalem](https://www.vivelaculture.com/jerusalem/): En digne héritier des chanteurs folk des années 1960, Steve Earle a consacré une chanson au taliban américain John Walker Lindh, fait prisonnier lors des combats en Afghanistan, juste un garçon américain « élevé sur MTV » et converti à l’islam. La chanson « John Walker’s Blues » et le disque Jerusalem ont fait scandale, et marqué une date dans l’introspection douloureuse de l’Amérique. - [The Rising](https://www.vivelaculture.com/the-rising/): En 2002, après sept ans de silence, Bruce Springsteen sort un nouveau disque, The Rising, inspiré par les attentats du 11 septembre. « Le déclencheur de cet album, ce n’est pas le président Bush, c’est un homme que j’ai croisé devant chez moi. J’étais en voiture, j’ai baissé la vitre, et le gars m’a dit, “On a besoin de toi”. » Résultat, de sombres ballades qui évoquent le courage des pompiers (« Into The Fire ») ou la blessure de New York (« My City Of Ruins »), et un joli succès public ! - [24 Heures Chrono](https://www.vivelaculture.com/24-heures-chrono/): Comment déjouer un complot contre les États-Unis en vingt-quatre heures ? C’est le défi impossible que doit relever l’agent antiterroriste Jack Bauer (Kiefer Sutherland), au prix de grands sacrifices ! Pendant huit saisons, cette série aura marqué l’histoire de la télévision par sa mise en scène speed et son montage musclé, tout en suscitant des débats enflammés autour du personnage peu ménagé de Jack Bauer, un homme violent, pour qui la fin justifie les moyens et … une balle dans la tête. - [Homeland](https://www.vivelaculture.com/homeland/): Le soldat Nicholas Brody revient aux États-Unis après plusieurs années de détention en Irak aux mains des insurgés islamistes. Est-il le héros que l’Amérique veut célébrer à tout prix ou un traître retourné par ses ravisseurs ? Homeland, la grande série paranoïaque américaine, est remarquable pour l’épaisseur psychologique des personnages, et les rapports complexes que nouent la soupçonneuse agent Carrie Mathison, atteinte de troubles nerveux (en est-elle pour autant décrédibilisée ?), et un marine converti à la religion musulmane (cela en fait-il forcément un traître ?). Troublant. - [Mission Impossible : Protocole fantôme](https://www.vivelaculture.com/mission-impossible-protocole-fantome/): Cascades, humour, coups de théâtre, et même une froide tueuse française jouée par Léa Seydoux… La quatrième adaptation au cinéma de la célèbre série des années 1960 pousse encore un peu plus loin l’outrance. Nos héros, emmenés par l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise), tentent de redorer le blason de l’agence FMI (Force Mission Impossible) accusée de n’avoir pu empêcher un attentat. La légendaire musique de Lalo Schifrin assure la signature d’un film divertissant, spectaculaire pastiche de l’espionnage. - [Un enfant est mort](https://www.vivelaculture.com/un-enfant-est-mort/): Derrière les attentats du 11 septembre, nous le savons, se trouve l’ombre du conflit palestinien. Le journaliste Charles Enderlin revient sur l’un des drames les plus bouleversants de cette guerre qui n’en finit pas, et qui a servi de justification à Ben Laden : la mort d’un enfant palestinien. D’où venaient les tirs ? D’un complot palestinien, comme on l’a un peu vite dit ? Des positions israéliennes ? Enderlin nous propose ici une enquête rigoureuse et surprenante. - [L'Homme qui tombe](https://www.vivelaculture.com/lhomme-qui-tombe/): Il aura fallu attendre quelques années avant que la littérature américaine s’empare du 11 septembre. Le peintre de la société américaine Don DeLillo, auteur de romans cultes comme Americana, publie en 2007 cet Homme qui tombe, situé pendant les attentats. Le titre fait bien sûr référence au sens propre à ces corps qui chutaient des tours en flammes du Word Trade Center. Mais il évoque surtout au sens figuré le vertige moral et traumatique ressenti par les survivants incapables désormais d’amour, condamnés à l’errance et à l’hébétude. - [Oussama Ben Laden, portrait de famille](https://www.vivelaculture.com/oussama-ben-laden-portrait-de-famille/): Beaucoup d’articles et de livres ont été écrits sur l’ennemi public numéro un du monde occidental sans que l’on perce le mystère de l’homme. Mais le témoignage de la famille, restée à la lumière et souffrant d’un nom bien lourd à porter, était attendu. La première de ses cinq épouses, Najwa, et son fils Omar, dépeignent ici un père et un mari attentif qui aura imposé son rigorisme religieux à des proches écartelés entre dégoût et fascination. Le livre réussit à éviter la complaisance et le procès à charge pour un portrait réaliste. - [Ce jour là, au cœur du commando qui a tué Ben Laden](https://www.vivelaculture.com/ce-jour-la-au-coeur-du-commando-qui-a-tue-ben-laden/): Mark Owen faisait partie du commando des Navy Seals, qui, le 2 mai 2011, investit une grande maison de la ville d’Abbottabad, au Pakistan, et y abattit le chef terroriste Oussama Ben Laden. Il raconte sa vie de soldat d’élite, depuis son entrée au sein des Navy Seals jusqu’à cette fameuse nuit. Un récit mené comme une mission : efficace, et sans lyrisme superflu. - [Zero Dark Thirty](https://www.vivelaculture.com/zero-dark-thirty/): Le 2 mai 2011, un commando américain abattait le chef terroriste Oussama Ben Laden au Pakistan. Le film qui raconte cette mission à haut risque a suscité une violente controverse. La réalisatrice a été accusée de faire « l’apologie de la torture », de « servir la propagande de la CIA et du président Obama ». Mais, au-delà de la controverse, Zero Dark Thirty reste surtout un passionnant docu-fiction, et un thriller guerrier mené par une habituée du genre. - [L'Iliade](https://www.vivelaculture.com/liliade/): Matrice de tous les romans d’aventure et de bien des sagas de science fiction, c’est dans l’Iliade que l’on lit la première description d’une course de chars, l’ancêtre de nos courses de trot attelé. Homère imagina même les prix pour les meilleurs. « Moralité, quand on n’a pas une santé de cheval, on ne fréquente pas les hippodromes. » - [Blueberry : Chihuahua Pearl](https://www.vivelaculture.com/blueberry-chihuahua-pearl/): Jean Giraud alias Moebius est une des plus grandes figures de la bande dessinée. Il est notamment le père (avec Jean-Michel Charlier au scénario) de Mike Blueberry, lieutenant de cavalerie de l’armée de l’union. Chihuahua Pearl est le premier épisode d’une longue aventure avec argent, trahison, whisky, belle pépée, indiens, plaines du far west… et des chevaux, des chevaux et encore des chevaux. - [Triptyk](https://www.vivelaculture.com/triptyk/): A la fin des années quatre vingt, Bartabas et sa troupe ont apporté une nouvelle dimension à l’art du spectacle équestre. En faisant évoluer ses chevaux sur des musiques souvent venues de loin, Bartabas crée de véritables moments de grâce. Dans Triptyk, c’est sur des musiques de Stravinsky et de Boulez qu’il fait évoluer ses chevaux accompagnés de danseurs venus de sud de l’Inde. Pour situer la puissance de ce spectacle, un journaliste de La Dépêche déclara : « A sa manière, Bartabas, créateur du Théâtre équestre Zingaro sauve de la bêtise, de la bassesse et de la médiocrité. » - [L'écuyer mirobolant](https://www.vivelaculture.com/lecuyer-mirobolant/): Derrière le journaliste Jérôme Garcin, homme de presse et de radio, se cache un écrivain à la plume, légère, délicate, taillée pour les exercices d’admiration. Cavalier lui-même, Garcin rend ici hommage au capitaine Etienne Beudant, homme de cheval sorti de Saumur et auteur d’un traité de cavalerie. Ou l’art de rendre hommage à un homme qui considérait le dressage comme un art à pratiquer en douceur, en finesse. Comme d’autre pratique l’écriture. - [Le gentleman d’Epsom](https://www.vivelaculture.com/le-gentleman-depsom/): Un escroc se fait passer pour un ancien commandant de Saumur (Jean Gabin), sévit sur les champs de course en vendant des tuyaux percés. Il envoute un restaurateur trop crédule (Louis de Funès) qu’il mènera à la crise cardiaque ! Une comédie dialoguée par Michel Audiard sur le folklore des champs de courses au début des années soixante, des PMU enfumés, des pinces à tickets et des commentaires de Léon Zitrone sur des images en noir et blanc. Une autre époque et un de Funès à son meilleur. - [Les Ripoux](https://www.vivelaculture.com/les-ripoux/): Un vieil inspecteur, pour assouvir sa passion des courses, arrondit ses fins de mois avec tout un arsenal de petites combines. Un jeune blanc-bec fraichement nommé inspecteur veut y mettre bon ordre avant de, lui aussi, comprendre que certains petits arrangements facilitent bien la vie… Le tout se finira, après un passage par la case zonzon, par l’achat d’un magnifique trotteur. La morale est sauve et le PMU retrouve son fidèle client. - [L’ultime razzia](https://www.vivelaculture.com/lultime-razzia/): Troisième film de Stanley Kubrick, L’Ultime razzia est son premier succès. Cette histoire de braquage qui tourne mal sur un hippodrome est dans toutes les mémoires avec les images de Sterling Hayden qui pousse son dernier soupir au pied de son cheval. L’Ultime razzia est un des classiques du film noir, ces films dans lesquels la poisse colle toujours aux semelles d’un pauvre type qui pensait pouvoir s’en sortir. Fatalitas ! - [Les chevaux](https://www.vivelaculture.com/les-chevaux/): Géricault est aux chevaux ce que Degas est aux danseuses ou David au sacre de Napoléon. Difficile de penser à l’un sans penser à l’autre. Le seul moyen pour lui d’échapper à son obsession fut de peindre Le Radeau de la méduse (difficile d’y glisser un cheval). Géricault peint des chevaux de toutes races, des chevaux d’écuries, de courses hippiques… il utilise même la technique naissante de la lithographie pour représenter ses chers équidés. De retour en France après un séjour en Angleterre, il ruine ses finances dans des achats inconsidérés de chevaux, et se ruine la santé à en chuter. […] - [De si jolis chevaux](https://www.vivelaculture.com/de-si-jolis-chevaux/): Cormac McCarthy est un écrivain américain que l’on compare souvent à William Faulkner. Derrière un joli titre se cache un drame d’une violence qu’on croirait déclenchée par des dieux en colère, l’histoire tragique de trois très jeunes cavaliers qui, à la fin des années quarante, vont chercher un travail de cowboy loin de chez eux. C’est aussi l’histoire d’un monde qui disparaît, celui des chevaux et des espaces sans fin. Un roman à la fois sublime comme les paysages que traversent les cavaliers, et noir comme les drames que vont vivre les trois personnages principaux. Adapté au cinéma par Billy […] - [Un jour aux courses](https://www.vivelaculture.com/un-jour-aux-courses/): Tout simplement un des meilleurs films des Marx. Groucho, vétérinaire spécialiste des chevaux, va se faire passer pour un médecin afin d’aider, avec la complicité de ses deux frères à la ville Chico et Harpo, la propriétaire d’une clinique à sauver ses affaires. Dialogues mitraillettes, gags à la pelle, musique, chorégraphie ridicule… tout y est. Même les chevaux ! - [À quoi jouent les hommes ?](https://www.vivelaculture.com/a-quoi-jouent-les-hommes/): Joueur lui-même et ancien chroniqueur hippique, Christophe Donner connaît les deux côtés du guichet des courses. En s’appuyant sur une documentation de choix – les archives de l’un des descendants des pionniers du jeu aux courtines – il livre un fabuleux roman qui coure depuis la création du Jockey Club jusqu’aux nuits débridées du Moulin Rouge, en passant par Auteuil, Maisons-Laffitte, Epsom, Bilbao, Mexico… « Donner a écrit là le grand roman fou qui nous manquait sur le monde des courses hippiques ». (Thierry Clermont – Le Figaro du 6 septembre 2012) - [Le loup mongol](https://www.vivelaculture.com/le-loup-mongol/): C’est la vie de Tèmudjin, le futur Gengis Khan, racontée par son plus fidèle second Bo’ortchou. L’histoire va de son enfance pendant laquelle il dû lutter pour survivre contre les tribus ennemies de son père, jusqu’à sa mort alors à la tête d’un empire que nul avant lui n’avait conquis. Ce roman exceptionnel est porté par un souffle qu’on ne retrouve que dans les très grands romans d’aventures. Prix Médicis 1998. - [L’amour du mal](https://www.vivelaculture.com/lamour-du-mal/): Fils de jockey, ancien jockey lui-même, Dick Francis est, après une carrière de près de 400 courses, devenu LE chroniqueur hippique du London Sunday Express. Il est aussi l’auteur d’une trentaine de romans dont les mauvaises langues disent qu’ils ont été écrit par sa femme. Toujours est-il qu’il fut anobli par Sa Très Gracieuse Majesté qui, en matière de canasson, en connaît un rayon. On ne prête qu’aux riches. - [Les cavaliers](https://www.vivelaculture.com/les-cavaliers/): Kessel a situé en Afghanistan une des aventures les plus belles et les plus féroces qu’il nous ait contées. Les personnages atteignent une dimension épique : Ouroz et sa longue marche au bout de l’enfer. Le grand Toursène fidèle à sa légende de Tchopendoz toujours victorieux Mokkhi, le bon sais, au destin inversé par la haine et la découverte de la femme. Zéré qui dans l’humiliation efface les souillures d’une misère qui date de l’origine des temps. Et puis l’inoubliable Guardi Guedj, le conteur centenaire à qui son peuple a donné le plus beau des noms : «Aïeul de tout le monde»… Enfin, Jehol […] - [Ourasi, le roi fainéant](https://www.vivelaculture.com/ourasi-le-roi-faineant/): Elu cheval du siècle, Ourasi fut pendant les année quatre vingt l’idole des champs de courses. Autant que ses victoires, c’est sa personnalité qui fascinait. On le surnommait Le roi fainéant parce qu’il semblait bouder dans le peloton avant de placer des accélérations qui vidaient ses rivaux de l’air qu’ils avaient dans les poumons. C’est l’histoire de ce cheval hors du commun que nous raconte Homéric, comme d’autres nous racontent les batailles d’un Maréchal d’Empire ou les courses d’un pilote automobile à la carrière fulgurante. Ourasi est un génie, Homéric est son héraut. - [Miami Heat](https://www.vivelaculture.com/bang-bang-press/): L’éditeur numérique Studio Walrus vient de racheter le catalogue de la mythique maison d’édition américaine Bang Bang Press, établissement de petite vertu qui a édité de 1947 à 1988 des publications Pulp par milliers. Celles-ci, quasiment imprimées sur du papier toilette afin de réduire les coûts, ont pour la plupart fini au pilon, à peine archivées. Parmi les deux premiers titres mis en ligne par l’éditeur français : Miami Heat de Palmer Mc Grady et Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham Carter sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement au prix de 1,99€ … - [Soyez sympas, rembobinez](https://www.vivelaculture.com/soyez-sympas-rembobinez/): Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu’ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de S.O.S. Fantômes et de Robocop obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes – Tarantino en tête. - [Canicule](https://www.vivelaculture.com/canicule/): Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié – un Mad movie au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino. - [Le Carnaval des âmes](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-ames/): Le Carnaval des âmes est une bobine légendaire et mystérieuse qui ne circule que sous le manteau – entre initiés. A l’origine destiné au circuit des drive-in comme La nuit des morts-vivants de George A. Romero qu’il inspirât, l’unique long-métrage du météore Herk Harvey ne connaitra pas la même carrière. Pourtant, c’est un diamant noir, un film fantôme qui n’a cessé de hanter le cinéma, de John Carpenter à David Lynch en passant par Roman Polanski, Wes Craven ou Quentin Tarantino, maîtres es-étrangetés du Cinéma Bis. Une œuvre au noir aussi déroutante qu’envoûtante. - [Amerikkka](https://www.vivelaculture.com/amerikkka/): Une série BD prévue en 10 volumes (8 parus à ce jour) dont les héros sont deux agents spéciaux qui organisent des infiltrations au sein des milieux ségrégationnistes et autres membres de l’ultra droite américaine. Une série de récits scénarisés par Roger Martin, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du Ku Klux Klan. - [Sweet Soul Music](https://www.vivelaculture.com/sweet-soul-music/): (Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, Sweet Soul Music conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 […] - [The Civil War - la guerre de sécession](https://www.vivelaculture.com/the-civil-war-la-guerre-de-secession/): (docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses. - [True grit](https://www.vivelaculture.com/true-grit/): Le roman éponyme de Charles Portis, déjà adapté au cinéma par Henry Hathaway en 1969, permit à John Wayne de décrocher le seul Oscar de sa carrière. La version de 2010 marque l’intrusion des frères Coen dans le western sur les cendres encore brûlantes de la guerre de sécession. Cette histoire de vengeance et d’apprentissage prend les allures d’un hommage appuyé au western hollywoodien et adopte par instants les accents cruels d’une production de Tarantino … Lequel élira d’ailleurs le film parmi ses favoris de l’année 2010. - [Sweet Sweetback's Baadasssss Song](https://www.vivelaculture.com/sweet-sweetbacks-baadasssss-song/): Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », Sweet Sweetback’s Baadasssss Song, écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »… Tout un programme ! - [Cool breeze](https://www.vivelaculture.com/cool-breeze/): Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, Cool Breeze fait partie des trois curieux remakes du Quand la ville dort de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s’il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l’original. Avec une B.O. blax signée par The King of Rock n’Soul lui-même : Solomon Burke ! - [Coffret Jean-Pierre Melville](https://www.vivelaculture.com/coffret-jean-pierre-melville/): Coffret 7 DVD Dès la sortie de Reservoir Dogs, Tarantino n’en fit pas mystère : oui, les braqueurs de son film avaient calqué leur look costard-cravate sur les gangsters des films noirs de Melville. Oui, Le Doulos, Le Samouraï ou encore Bob le Flambeur étaient parmi ses films préférés de tous les temps. Oui le cinéma de Melville avaient une intensité dramatique qui n’appartenait qu’à lui, même s’il avait tout emprunté au cinéma US. Et oui mille fois oui, Gabin, Delon et Belmondo avaient ce je-ne-sais-quoi de différent même si Humphrey Bogart ou James Cagney avaient été leurs modèles. - [Le dictionnaire Eustache](https://www.vivelaculture.com/le-dictionnaire-eustache/): Ouvrage à entrées multiples, le Dictionnaire Jean Eustache dessine un portrait en creux du réalisateur de La Maman et la Putain – un kaléidoscope passionnant pour approcher le secret d’un cinéaste qui partage avec Tarantino un dédale de références et de fétiches personnels de même qu’une ardente nostalgie et un attrait commun pour les sources. Et aussi, bien sûr, un amour éperdu pour le cinéma ainsi qu’un goût partagé pour les dialogues et les soliloques sans fin, à la fois crus et littéraires. - [Django](https://www.vivelaculture.com/django/): Le titre du dernier Tarantino fait explicitement référence à la série des Django – dont le premier « épisode », Django, fut réalisé en 1966 par Sergio Corbucci. Film fondateur du western spaghetti, c’est un film violent et sanglant mais aussi crépusculaire où le (anti-) héros est prêt à toutes les trahisons pour survivre. La dernière apparition du personnage de Django au cinéma date de 2007 dans un film japonais intitulé Sukiyaki Western Django avec, en guest star, un certain… Quentin Tarantino. - [Voice](https://www.vivelaculture.com/voice/): Repérée par le maestro Ennio Morricone, qui lui confia les parties vocales de deux B.O. majeures alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue (Le Bon, la Brute et le Truand en 1966 et Il était une fois dans l’Ouest en 1968), la soprano Edda Dell’Orso a, depuis, largement participé à l’âge d’or de la musique de film italienne. Muse des plus grands compositeurs de B.O. transalpins, la divine Edda Dell’Orso a même fini par devenir LA voix du cinéma italien. Tarantino ne s’y est pas trompé et lui a réservé une place de choix dans le jukebox très spaghetti de Django […] - [Django unchained](https://www.vivelaculture.com/django-unchained/): Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec Django Unchained, son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle. - [Voyage au bout de la nuit – Version intégrale illustrée par Jacques Tardi](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-version-integrale-illustree-par-jacques-tardi/): Voyage au bout de la nuit, publié en 1932 par Denoël-Steele et Prix Renaudot la même année, est considéré comme un des monuments de la littérature mondiale … « Le livre français qui compta le plus pour nous cette année, ce fut Voyage au bout de la nuit de Céline. Nous en savions par cœur des tas de passages. Son anarchisme nous semblait proche du nôtre. Il s’attaquait à la guerre, au colonialisme, à la médiocrité, aux lieux communs, à la société, dans un style, sur un ton, qui nous enchantaient. Céline avait forgé un instrument nouveau : une écriture aussi […] - [Casse-pipe](https://www.vivelaculture.com/casse-pipe/): Casse-pipe, raconte la première nuit d’un jeune engagé de 18 ans au 17ème régiment de cuirassé de cavalerie en 1912. Largement auto biographique, on retrouve dans ce très court roman inachevé toute la langue célinienne au service d’un récit à la fois tragique et hilarant. « Brigadier ! C’est l’engagé ! – Qu’il entre ce con-là ! » - [Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B](https://www.vivelaculture.com/moi-rene-tardi-prisonnier-de-guerre-au-stalag-ii-b/): Jacques Tardi partage avec son aîné Céline, une même vision horrifiée de la guerre, un même dégoût de la société bourgeoise qui les finance et laisse aux autres le soin de les faire. Après avoir beaucoup dessiné les horreurs de la guerre de 14, il raconte les souvenirs de son père prisonnier en Allemagne après la débâcle de l’armée française. - [La vie est dégueulasse](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-degueulasse/): Comment affronter le destin quand la société, la misère, la malchance vous entraînent dans le banditisme et le crime ? Dans le Paris prolétarien, Jean Fraiger, anarchiste en perte d’idéal, participe à une attaque de convoi de fonds, abat un des convoyeurs et achève un complice blessé. Un type ordinaire, diront plus tard les témoins de ses meurtres, un type à qui il semble égal de vivre ou de mourir (…) Qui est cet homme, antihéros tragique, qui, selon Léo Malet, « par-dessus un abîme de cruauté et de tendresse, dresse le drapeau sang et nuit de l’inquiétude sexuelle » ? (Présentation […] - [La forteresse de Breslau](https://www.vivelaculture.com/la-forteresse-de-breslau/): Breslau. Mars 1945. L’armée allemande ou ce qu’il en reste est encerclée par les troupes soviétiques du Maréchal Koniev. Alors qu’un déluge de feu s’abat sur les immeubles encore debout, un ex-officier vieillissant de la police criminelle du Reich enquête au milieu des gravats et des cadavres, sur le viol et le meurtre d’une jeune femme de la bonne société… Avec ce cinquième volet des enquêtes de l’inspecteur Eberhard Mock dans la capitale de la Basse-Silésie, Marek Krajewski met un point final à une magistrale fresque policière dans un cadre historique particulièrement apocalyptique. - [Un singe en hiver](https://www.vivelaculture.com/un-singe-en-hiver/): (d’après le roman d’Antoine Blondin) – Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif. – Les Grands Ducs?! – Oui monsieur, les Princes de la cuite, les Seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu’ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges ! – Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de […] - [La nuit, le jour et toutes les autres nuits](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-le-jour-et-toutes-les-autres-nuits/): « Un soir, dans une chambre d’hôtel, à Venise, j’ai lu d’une traite son dernier livre : La nuit, le jour et toutes les autres nuits. Je l’ai reçu comme une balle dans la peau. Après l’avoir refermé, je me suis mis à chialer. » Frédéric Dard – Libération - [Le monte charge](https://www.vivelaculture.com/le-monte-charge/): En cette veille de Noël, la nostalgie submerge Albert Herbin, tout juste sorti de prison, moral en berne. Alors comment pourrait-il ne pas être ébloui par le charme de la frêle et si jolie Mme Dravet ? D’autant que la jeune femme a l’air de le trouver à son goût. Pour se rendre chez la belle, il faut emprunter un drôle d’ascenseur : un monte-charge. Mais au pied du sapin l’attend un drôle de cadeau, le mari dans une mare de sang ! (Présentation de l’éditeur). Dans Le monte charge, on est loin de la truculence qu’on retrouvera dans les romans […] - [Sur la route, le rouleau original](https://www.vivelaculture.com/sur-la-route-le-rouleau-original/): Kérouac, qui mentionne plusieurs fois Céline dans Sur la route, revendique haut et fort son influence. « Pour moi lire Voyage au bout de la nuit, c’était voir le plus grand film français jamais réalisé, un chant des brumes supra céleste (…). Il crache une telle franchise de comptoir de café. ». (Lettre à John Clellon Holmes) - [Pulp](https://www.vivelaculture.com/pulp/): Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961. On l’a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n’est autre que la Mort charge un « privé » minable, Nick Belane, de le retrouver : « Je veux m’offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français. » (…) Une enquête échevelée, jalonnée de saoulerie et de cadavres, d’autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge… (Présentation de l’éditeur) - [Céline](https://www.vivelaculture.com/celine/): Ce coffret de deux CD produit en 1955 par Paul Chambrillon regroupe des textes de Céline enregistrés par Michel Simon, Arletty, Pierre Brasseur. On y retrouve aussi des entretiens d’Albert Zbinden et Louis Pauwels avec Céline. Ces enregistrements sont accompagnés d’un livret présentant des écrits de Paul Chambrillon, et Jean d’Ormesson de l’Académie Française. Cette compilation d’enregistrements présente pour la première fois la somme des documents sonores sur Céline. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-3/): Depuis les débuts de son spectacle au théâtre du Montparnasse dans les années quatre-vingt, Luchini et Céline – Bardamu sont inséparables. Tous les trois nous emmènent dans la mélancolie du Voyage au bout de la nuit, qui colle aux semelles comme l’humidité du mois de novembre colle au manteau. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit-2/): L’intégrale en 16 CD du Voyage au bout de la nuit lut par Denis Podalydès. Moins porté sur l’interprétation que Luchini, le ton et le débit de Denis Podalydès forment pourtant le véhicule idéal pour suivre Bardamu dans sa traversée du début du vingtième siècle encore traumatisé qu’il est par la fureur de la première guerre mondiale. « Denis Podalydès, une science de la lecture, une lecture non intervenante, c’est magnifique. Sur une profondeur de 16 heures, la lecture la plus extraordinaire ! » Daniel Pennac - [Céline vivant](https://www.vivelaculture.com/celine-vivant/): Un double DVD avec trois documents exceptionnels. Le premier est un entretien avec Pierre Dumayet de 1957 tourné en studio pour l’émission Lecture pour tous. Les deux autres de 1958 et 1961 sont tournés chez lui, dans sa tanière de Meudon. Trois documents dans lesquels on voit Céline déployer toutes les facettes de son personnage. - [Voyage au bout de la nuit](https://www.vivelaculture.com/voyage-au-bout-de-la-nuit/): « Son personnage, le comédien le voit comme un homme naïf et ahuri, jamais remis d’avoir survécu au grand abattoir. L’essentiel est sauvegardé, transcendé, magnifié par l’extraordinaire métier de Jean-François Balmer : la pièce rend justice au génie comique de Céline. A sa faculté de s’épanouir dans le clownesque. Ce n’est pas Luchini qui fait du Luchini, ce n’est pas même Balmer qui fait du Céline : c’est Bardamu qui vous parle en personne. » Pierre Assouline – La république des livres, décembre 2012. - [Critique d'art, suivi de "Critique musicale"](https://www.vivelaculture.com/critique-dart-suivi-de-critique-musicale/): « Ensuite le caractère qui m’a principalement frappé, ç’a été la grandeur. Cela représente le grand, et cela pousse au grand. J’ai retrouvé partout dans vos ouvrages la solennité des grands bruits, des grands aspects de la Nature, et la solennité des grandes passions de l’homme. On se sent tout de suite enlevé et subjugué. » Extrait d’une lettre de Baudelaire à Wagner. - [Georg Baselitz](https://www.vivelaculture.com/georg-baselitz/): Wagner connaît depuis quelques temps un regain d’intérêt parmi certains artistes contemporains, notamment chez les peintres allemands, tels que Georg Baselitz. Certaines toiles de cet artiste contemporain qui fit scandale durant les années 60 s‘inspirent en effet directement de la mythologie wagnérienne, elle-même profondément ancrée dans la culture germanique. - [Le Seigneur des anneaux](https://www.vivelaculture.com/le-seigneur-des-anneaux/): Les opéras fleuves de Wagner se basent – à partir de scénarios complexes – sur des mythes germaniques. J.R.R Tolkien s’en inspira et reprendra tout particulièrement la notion de quête spirituelle développée dans Tannhaüser ou L’Anneau du Nibelung pour écrire son chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux. - [Un curieux à l'opéra : Abécédaire impertinent de l'art lyrique](https://www.vivelaculture.com/un-curieux-a-lopera-abecedaire-impertinent-de-lart-lyrique/): Cet abécédaire franchement attractif (et pour autant érudit et savant) offre une agréable ballade dans l’univers de opéra, de ses mœurs, de son architecture, ses coulisses, son répertoire, et distille mille et une anecdotes, de l’invention de la baignoire au rôle du souffleur, en passant par la place des pauvres. Un petit livre précieux. - [Bat Out of Hell](https://www.vivelaculture.com/bat-out-of-hell/): Cornaqué par un Jim Steinman inspiré, produit par Todd Rundgren (dont le groupe Utopia au grand complet soutient le projet), le texan Meat Loaf, alias « tas de viande », signe un hallucinant opéra aux allures hard un brin boursoufflées, manifeste de ce que l’on nommera désormais du côté des graisseux de tous poils « le rock wagnérien ». Bravo Richard ! - [Liszt : Intégrale des poèmes symphoniques](https://www.vivelaculture.com/liszt-integrale-des-poemes-symphoniques/): Compositeur inspiré, pianiste virtuose, mais aussi professeur réputé, Franz Liszt joua un rôle décisif (d’ami et de protecteur) pour Richard Wagner, dès 1840, bien avant que ce dernier devienne son gendre en épousant Cosima. De père spirituel à beau-père, il n’y avait qu’un pas… - [Apocalypse Now](https://www.vivelaculture.com/apocalypse-now/): Hum, rien ne vaut une bonne musique de Wagner, quand le petit matin a une odeur de napalm et qu’un bataillon d’hélicoptères arrive de la mer pour pulvériser la campagne vietnamienne… Coppola recycle La Chevauchée des Walkyries en hymne guerrier. L’effet est canon : « ils en claquent des dents, les bridés, et mes petits gars adorent ça ! » (sic). - [Schonberg par Boulez](https://www.vivelaculture.com/schonberg-par-boulez/): A l’aube du XXe siècle, Arnold Schönberg, jeune compositeur très marqué par l’époque romantique et dépositaire d’une tradition musicale tout germanique, Schönberg est un admirateur inconditionnel de Wagner. Cette influence, même sous-jacente – éclaire des pans entiers de son œuvre et en fait le passeur idéal entre deux mondes, deux continents musicaux, à priori inconciliables, débouchant sur la musique contemporaine. - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides/): Bernard Herrmann (1911-1975), dont l’œuvre musicale est intiment liée aux chefs d’œuvres d’Alfred Hitchcock (le compositeur signera les BO de tous ces plus grands films), était un grand admirateur de Richard Wagner, comme en témoigne en 1958 la partition de Sueurs froides et de ses scènes de phobie (« écoutez » le spectaculaire final !). Spielberg lui rendra hommage dans Les Dents de la mer, notamment en utilisant le travelling compensé (la caméra recule sur un rail pendant un rapide zoom avant) dans un plan de plage angoissant, un processus saisissant inventé par le réalisateur anglais pour la scène de vertige de Sueurs […] - [The Star Wars Trilogie](https://www.vivelaculture.com/the-star-wars-trilogie/): Après Parsifal, L’Attaque des clones : avec Star Wars, John Williams signe une formidable fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et… Toute sa démesure ! Que la force soit avec le space opéra ! - [Essai sur Wagner](https://www.vivelaculture.com/essai-sur-wagner/): Durant les années cinquante, Theodor W. Adorno, membre fondateur de l’École de Francfort et élève d’Alban Berg, entreprend une révision radicale du «cas» Wagner, en utilisant les disciplines les plus variées : la théorie et l’analyse musicales, l’esthétique générale, la philosophie, la sociologie et la psychologie. Une passionnante « lecture » du compositeur allemand. - [Ludwig ou le Crépuscule des dieux](https://www.vivelaculture.com/ludwig-ou-le-crepuscule-des-dieux/): Un des chefs d’œuvres de Visconti. L’évocation du très décadent Louis II (incarné par un Helmut Berger halluciné, aux côtés de Romy Schneider qui retrouve son rôle de Sissi la jeune impératrice d’Autriche-Hongrie), dernier roi de Bavière, donne à Visconti l’occasion d‘une somptueuse fresque baroque, et à une formidable illustration de l’œuvre musicale de Richard Wagner, dont le monarque fou était le plus fidèle mécène. Flamboyant. - [Le Cas Wagner / Nietzsche contre Wagner](https://www.vivelaculture.com/le-cas-wagner-nietzsche-contre-wagner/): C’est l’effet d’un venin, d’un poison, d’une ingestion mortelle … Après le temps de l’amitié vint pour Friedrich Nietzsche le temps de la haine. En 1888, l’auteur d’Ainsi Parlait Zarathoustra et d’Ecce Homo s’insurge contre tout ce que le wagnérisme incarne: l’idéologie allemande et son exaltation des vertus morales, du nationalisme, de l’antisémitisme, son mépris de l’intelligence. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie/): Depuis Rousseau et ses confessions, on connaît les limites de l’autobiographie. Celle de Wagner n’échappe pas aux lois du genre et trahit souvent le souci du maître de laisser un portrait officiel face à la postérité, et surtout de ne pas froisser son mécène, Louis II de Bavière. Entre confidences et mensonges plus ou moins pieux, un formidable témoignage… - [Complete Operas](https://www.vivelaculture.com/complete-operas/): L’Annapurna du mélomane. L’Everest de l’audiophile. L’intégrale des opéras de Wagner, soit 43 CD réunissant les meilleures interprétations du label Deutsche Grammophon, complétées par deux opéras du catalogue Decca, deux de la BBC et une d’EMI (Rienzi). Un monument à gravir à mains nues, les oreilles affutées, après un indispensable échauffement. - [Le Bouddha de banlieue](https://www.vivelaculture.com/le-bouddha-de-banlieue/): « Londres, fin des années soixante-dix. Haroon Amir, dandy indien de banlieue, enseigne le bouddhisme à des Londoniens néophytes et ébahis. Expériences sexuelles, culturelles et hallucinogènes se mêlent gaiement pour le plus grand plaisir de Karim, fils du Bouddha. Mais celui-ci est tiraillé par sa double origine, indo-musulmane et anglaise. D’un côté, il y a la communauté « paki », en mal d’intégration, de l’autre, sa famille anglaise, en mal de repères, mais débrouillarde et ambitieuse. Au milieu, Londres, ses étoiles et la célébrité en perspective. » Extrait de la présentation de l’éditeur. - [The Concert for Bangladesh](https://www.vivelaculture.com/the-concert-for-bangladesh/): C’est Ravi Shankar qui sensibilise George Harrison aux conséquences dramatiques de la guerre du Bangladesh. Elève du maître, Harrison organise alors ce qui sera le premier grand rassemblement pop au service d’une grande cause. Produit par Phil Spector, l’enregistrement fait la part belle à Dylan, Harrison et bien sûr, à Ravi Shankar. - [Le Salon de musique](https://www.vivelaculture.com/le-salon-de-musique/): Akira Kurosawa a dit du cinéma de Satyajit Ray : « Ne pas avoir vu le cinéma de Ray revient à exister dans le monde sans avoir vu le soleil ou la lune. » Le Salon de musique est considéré par beaucoup comme l’un des plus beaux films au monde. C’est l’histoire simple d’un homme qui sacrifie tout (la gestion de ses terres, le bien être de sa famille) à sa passion de la musique. Sorti en Inde en 1958, c’est en 1981 que le film sortira sur les écrans français. A voir absolument malgré une qualité d’image déplorable. A quand une version restaurée […] - [La Complainte du sentier](https://www.vivelaculture.com/la-complainte-du-sentier/): « Ce récit, publié en 1929, nous permet de comprendre la vie des pauvres en pays bengali. L’histoire raconte la quête du bonheur, dans les pires conditions, d’un petit garçon qu’on suit pas à pas. Adapté au cinéma par Satyajit Ray et présenté au Festival de Cannes 1956, cette œuvre possède la puissance documentaire du néoréalisme italien. Mais, à la description objective de la vie d’un enfant pauvre, Satyajit Ray ajoute une part spirituelle. Sur la musique de Ravi Shankar, il chante, comme nul autre, la beauté du monde. » Extrait de la quatrième de couverture. - [Le Mahabharata](https://www.vivelaculture.com/le-mahabharata/): Le Mahabharata est un très long poème de la mythologie hindoue. De ce texte sacré, Peter Brook tira un spectacle de neuf heures qu’il présenta au festival d’Avignon en 1985. Avec Jean-Claude Carrière, il réalisera un film de cinq heures. Une pièce magistrale du metteur en scène anglais. - [The last prophet](https://www.vivelaculture.com/the-last-prophet/): Nusrat Fateh Ali Khan est le plus célèbre interprète de Qawwali, une poésie mystique venue de l’Hindoustan (aujourd’hui le Pakistan). Ses improvisations vocales prodigieuses sont simplement soulignées par quelques chœurs, tablas et l’accompagnement d’un harmonium portatif. Le chant de Nusrat Fateh Ali Khan a été popularisé en occident grâce à Peter Gabriel qui édita plusieurs de ses albums sur son label RealWorld. - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world/): Brian Eno, après avoir tenu les claviers au sein de Roxy Music a quasiment inventé l’ambiant music. Inspiré par les minimalistes et Philip Glass en particulier (avec lequel il travaillera), il a fait table rase de presque toutes ses références pop pour mieux reconstruire une musique qui servira de terreau à ses aventures de producteur qui travaillera également avec Talking Heads, David Bowie, parmi tant d’autres, et qui inspirera les premiers aventuriers de l’électro dont Aphex Twin. - [Le Temps des gitans](https://www.vivelaculture.com/le-temps-des-gitans/): Le Temps des gitans est une fable sur fond de réalité sociale. Elle raconte le parcours d’un jeune tzigane élevé par sa grand-mère entre un oncle maboul, une sœur handicapée et un dindon. Il décide malgré tout de gagner assez d’argent pour épouser la fille qu’il aime. La réalité se chargera de lui rappeler qu’on n’échappe pas à sa condition aussi facilement. La musique de Goran Bregovic est de toute beauté. Le film a reçu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1989. - [Ascension](https://www.vivelaculture.com/ascension/): Ami, si tu cherches une musique à fredonner, passe ton chemin. Ascension est l’album du tournant, celui qui marque l’ouverture de la musique de Coltrane au free jazz. Dès 1961, John Coltrane s’intéresse à la musique de Ravi Shankar, et on entend déjà l’influence de la musique indienne sur la structure harmonique de morceaux comme Om ou India. Mais chez Coltrane la recherche est autant spirituelle que formelle et sa musique s’en trouve comme enveloppée par une lumière cosmique. Free mais mystique. - [West meets East](https://www.vivelaculture.com/west-meets-east/): West meets East, est le premier des trois albums que les deux artistes enregistreront ensemble. C’est Menuhin qui le premier est tombé sous le charme de la musique de Ravi Shankar au cours d’un voyage qu’il fit en Inde en 1952. C’est également lui qui mettra tout en œuvre pour le faire venir en Occident. Cet enregistrement est une merveille de dialogue entre deux cultures musicales. - [Passages](https://www.vivelaculture.com/passages/): Si l’album Passages paraît en 1990, la rencontre Ravi Shankar – Philip Glass date, elle, du milieu des années 60 et a eu lieu à Paris. Glass est alors étudiant dans la classe de Nadia Boulanger et Ravi Shankar dirige l’enregistrement de la musique qu’il a écrite pour Chappacqua, un des films de la beat generation. La structure rythmique de la musique de Shankar va marquer très profondément Philip Glass. Sur Passages, deux morceaux sont des thèmes de Shankar développés par Glass, sur deux autres, c’est Glass qui propose les thèmes et qui laisse à son tour Shankar les développer. […] - [Latcho drom](https://www.vivelaculture.com/latcho-drom/): Latcho Drom « bonne route » est un voyage musical qui part du Rajasthan, et qui raconte les origines de la musique tsigane, ses variations, comment elle s’est plantée au cœur de l’Europe, ou encore sa lente mutation en flamenco. Cent minutes de pure poésie musicale. - [Come away with me](https://www.vivelaculture.com/come-away-with-me/): Ne cherchez pas trace de la musique de Ravi Shankar dans celle de Norah Jones, sa fille, vous n’en trouverez aucune. Les influences sont à chercher du côté du blues, du jazz et de la soul. Ce cocktail parfaitement dosé ainsi qu’une voix pleine de grâce portent des chansons taillées dans les meilleures mélodies, un album qui reste l’un des plus gros succès jazz de ces dix dernières années. - [Traveller](https://www.vivelaculture.com/traveller/): Anoushka Shankar a d’abord débuté dans les pas de son père. Par la suite elle a multiplié les rencontres avec des musiciens venus du jazz, de l’électro ou de la pop (Sting). En 2011, elle s’est lancée dans un projet qui mélange la musique traditionnelle indienne et le flamenco dont les origines remontent aux nomades partis du Rajasthan des siècles plus tôt. Superbe. - [Dans la brume électrique](https://www.vivelaculture.com/dans-la-brume-electrique/): Quand les fantômes de la guerre de Sécession (et un serial killer visiblement fâché avec les femmes) rôdent au-dessus des marécages du sud de la Louisiane. Une adaptation très réussie d’un des meilleurs romans de James Lee Burke, tourné chez lui ou presque, à New Iberia, avec un Tommy Lee Jones très convaincant – bien que ronchon – dans la peau de Dave Robicheaux. - [Louisiana Cajun + Creole Music](https://www.vivelaculture.com/louisiana-cajun-creole-music/): Un français archaïque et tremblant, sorti de la nuit des temps, des paroles pleines de grâce et de pudeur, une musique rurale, noire (ici Creole) et blanche (cajun) : sur le fil d’un gin-grin acide et d’un accordéon essoufflé par la poussière d’un vieux boui-boui, les airs de Louisiane évoquent un art de vivre joyeux, unique en son genre et une culture sophistiquée, aujourd’hui plus que jamais menacée. - [Le dernier baiser](https://www.vivelaculture.com/le-dernier-baiser/): Texan plus que Louisianais, voisin de l’écrivain de New Iberia, lorsque ce dernier séjournait à Missoula, mais surtout compagnon de biture durant les années où le père spirituel de Robicheaux buvait plus que de raison, Crumley et Burke faisaient la paire. Un peu comme les deux compères de ce sublime roman noir, plantés devant le zinc avec leur clébard addict à la bière, Fireball. - [New Orleans is my Home](https://www.vivelaculture.com/new-orleans-is-my-home/): « Un tas de gens pensent que c’est moi qui ai tout déclenché. Mais le rock & roll était là bien avant moi. Faut se faire à l’évidence : je ne chanterai jamais comme Fats Domino. Et je le sais ». C’est Presley qui le dit : le roi de la Nouvelle-Orléans a presque tout inventé. Et résisté à tout, même à l’ouragan Katrina. - [Creole Belle](https://www.vivelaculture.com/creole-belle/): … A l’image des derniers enregistrements de Johnny Cash – crépusculaires –, l’œuvre de James Lee Burke, immense écrivain du Sud, semble s’obscurcir, roman après roman, pour en devenir plus sublime encore. Creole Belle raconte l’histoire d’un naufrage. Ou plutôt d’un paradis perdu. Celui d’une Louisiane luxuriante et raffinée, sur le point d’être engloutie. - [Etudes pour un portrait de Van Gogh par Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/etudes-pour-un-portrait-de-van-gogh-par-francis-bacon/): La vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for Life), de Vincent Minnelli – sorti en 1956, impressionne le peintre Francis Bacon qui se lance, comme un enragé, dans une série de huit tableaux à partir du Peintre sur la route de Tarascon de Van Gogh. Le livre raconte comment cette série va modifier la façon de travailler du peintre et l’aider à mieux traiter son sujet : une vision pessimiste de l’homme du XXe siècle. C’est donc vrai que les grands esprits se rencontrent ! - [Vincent et Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/vincent-et-van-gogh/): Non, Van Gogh n’est pas un peintre de génie, mais un pauvre type sans talent, jusqu’au jour où il rencontre un chat en Arles qui s’appelle Vincent, et se met à peindre des toiles extraordinaires… Gradimir Smudja est né en 1956, en Yougoslavie, pays qu’il a quitté pour incompatibilité d’humeur avec le régime. Il est peintre copiste, dessinateur, caricaturiste ; son album sur Van Gogh est beaucoup plus drôle que le texte d’Artaud ! - [Lettres à Tonton](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-tonton/): Restons à Montmartre où vécut Van Gogh, mais quittons le registre dramatique des peintures de l’exposition du musée d’Orsay ; à Montmartre, en 1942, Colette rencontre Gaston Baheux, dit Tonton de Montmartre, l’animateur haut en couleur du Liberty’s, devenu Chez Tonton, avant de fermer dans les années 50. Colette et Tonton deviennent très amis et se l’écrivent dans des lettres où l’écrivain dévoile ses inquiétudes pendant la guerre, ce qui n’empêche pas le ton des Lettres à Tonton d’être enjoué. - [Entretiens avec Francis Bacon](https://www.vivelaculture.com/entretiens-avec-francis-bacon/): Van Gogh échangeait avec son frère. Le peintre Francis Bacon eut de longs échanges avec David Sylvester, critique d’art britannique. La lecture de ce livre permet, d’une part, de découvrir comment un artiste parle de son rapport à son art, loin de toute anecdote et, d’autre part, permet d’imaginer ce qui n’existe pas, des échanges entre Van Gogh et un critique d’art. Un conseil pour terminer : si un artiste peut échanger avec un critique d’art, c’est parce que ce dernier a beaucoup regardé son travail. Donc, si vous voulez échanger avec un artiste sur son travail… commencez par beaucoup le regarder ! - [Lettres à son frère Théo](https://www.vivelaculture.com/lettres-a-son-frere-theo/): Dans les lettres que Vincent adresse à son frère, il lui fait part de ses réflexions sur sa vie d’artiste. Dans la longue lettre de juillet 1880, il compare deux types de fainéants – c’est son frère qui l’entretient : celui qui est paresseux et l’autre qui « est rongé intérieurement par un grand désir d’action… dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose ». Artaud et son naufrage du cerveau ne sont pas loin. Dans la même lettre Vincent précise : « Puisque l’on sait lire, qu’on lise donc ». A bon entendeur… - [Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis](https://www.vivelaculture.com/manuel-de-savoir-vivre-a-lusage-des-rustres-et-des-malpolis/): Comme Vincent Van Gogh n’a pas eu la chance de rencontrer une femme dans sa vie, voyons les conseils de Desproges auxquels il a échappé : sachons reconnaître une femme d’un homme. Comment aborder une jolie femme ? Pourquoi aborder une femme laide ? L’hétérosexualité : pour quoi faire ? Qui emmener en voyage de noces ? Autant de sketches, autant de grands classiques ; Van Gogh le suicidé de la société pose la question de la norme. En rire n’est-il pas la meilleure manière d’éviter d’avoir la tête qui tourne ? Musset disait à George Sand : « Cause à mon cœur, ma tête est malade ! ». - [Vol au-dessus d’un nid de coucou](https://www.vivelaculture.com/vol-au-dessus-dun-nid-de-coucou/): One Flew over a Cuckoo’s Nest est le titre original de ce film culte de Milos Forman. Cuckoo signifie coucou ou une personne mentalement dérangée, soit la population de l’hôpital psychiatrique où McMurphy (Nicholson), débarque pour éviter la prison à la suite d’un viol sur une mineure. Il prend les choses à la rigolade et va aider au “réveil” de certains pensionnaires face à l’autorité de fer de Miss Ratched. L’Indien, Chef Bromden, restera fidèle à McMurphy jusqu’à la fin… Le film montre comment la norme est maintenue jusqu’à ce que la digue saute… - [Séraphine](https://www.vivelaculture.com/seraphine/): Si Van Gogh n’était reconnu de personne (à part son frère), Séraphine de Senlis était ignorée par tous ; elle faisait des ménages pour manger et de la peinture pour nourrir son âme assoiffée de Dieu. Le critique d’art, Wilhelm Uhde, découvre le génie de sa peinture et va s’occuper d’elle. L’immense Yolande Moreau est Séraphine, dans le film qui s’inspire du livre de Françoise Cloarec. Après avoir eu droit à une exposition au musée Maillol, ses toiles font partie, aujourd’hui, de la collection permanente. Et les anges disent : « vive Séraphine ! ». - [La maison du docteur Blanche](https://www.vivelaculture.com/la-maison-du-docteur-blanche/): Van Gogh aurait certainement été heureux dans la maison du docteur Blanche, un asile d’un genre nouveau, fondé en 1821, à Montmartre, sur le modèle d’une pension de famille. La génération romantique y trouva refuge, Gérard de Nerval, Charles Gounod, Guy de Maupassant et… Théo Van Gogh, accueilli après la mort de son frère, alors que sa dépression était abyssale. Laure Murat révèle un lieu sans équivalent dans l’histoire de la psychiatrie et explore, à partir d’archives inédites, les rapports entre la création et la folie. - [La folie](https://www.vivelaculture.com/la-folie/): Et si le début de la sagesse était de renoncer à être sage ? Qui, sinon la folie, détourne du suicide les hommes dont la vie n’a aucun sens ? Le collectif, dirigé par Raphaël Enthoven, examine ce genre de questions en évoquant Foucault, Jerry Lewis, Artaud… Artaud qui parle de « lucidité supérieure ». Est-ce à force d’être supérieurement lucide que Van Gogh s’est dit que ça allait comme ça… Au lieu de répondre, les corbeaux croassent dans le champ… - [Le moine (de Lewis)](https://www.vivelaculture.com/le-moine-de-lewis/): Dans sa libre adaptation du roman noir de Matthew Gregory Lewis, Le moine, crépitent les illuminations d’un grand écrivain qui a surtout écrit des petits morceaux où son inspiration géniale se consume. Les 9 volumes de ses œuvres complètes réunissent des fragments, articles, projets, scénarios, courts essais, poèmes, et des lettres à Jacques Rivière, directeur de la NRF, où il écrit qu’il a tant à dire mais que le naufrage de son cerveau l’empêche d’écrire. Naufrage du cerveau, Van Gogh connaissait aussi, d’où leur rencontre… - [Van Gogh ou l’enterrement dans les blés](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-ou-lenterrement-dans-les-bles/): « Il faut être mort plusieurs fois pour peindre ainsi », disait Van Gogh à propos de Rembrandt. Une idée que rejoint Bazaine, considérant que le peintre naît vieux quand il arrive enfin à observer ce feu qui l’aveugle. Van Gogh n’a pas eu le temps de vieillir, mais son génie lui a permis de croire en sa peinture alors qu’il n’était soutenu que par son frère. Viviane Forrester explore la vie de l’artiste qui commença mal en naissant un an après son frère mort-né, Vincent Van Gogh ; ça n’aide pas, même si ça n’explique pas tout. Expliquer quoi ? - [Le temps de la peinture](https://www.vivelaculture.com/le-temps-de-la-peinture/): « Un tableau n’a rien à signifier, il est. Et c’est sa totale gratuité qui lui garde, à travers les âges, sa force révolutionnaire intacte », écrit Bazaine dans ce livre de réflexion où il n’est pas question de Van Gogh, mais dont la lecture permet de mettre au vestiaire les éternelles questions concernant les vibrations des toiles de Van Gogh, ou mieux, de changer l’objet des mêmes questions : pourquoi vibrons-nous face à ses toiles ? Pour trouver la réponse, chacun discute avec lui-même. - [Van Gogh](https://www.vivelaculture.com/van-gogh/): « Au départ, l’ennui que j’avais par rapport à Maurice, c’était la peinture. C’est difficile de toucher à ça. Parce que non seulement Van Gogh était peintre (paraît-il), mais lui aussi… Plus, le cinéma… Ça fait beaucoup ! La meilleure solution, c’était de ne pas peindre », confie Dutronc, César du meilleur interprète en 1992, dans Van Gogh de Maurice Pialat. Succès populaire avec plus de 1,3 million de spectateurs, à mettre en rapport avec les 39,9 millions de dollars restés célèbres dans les annales de Sotheby’s pour la vente des Tournesols. - [Van Gogh, le suicidé de la société](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-le-suicide-de-la-societe/): Le texte réagit à un article du Dr Beer qui croyait déceler, chez Van Gogh, une schizophrénie “du type dégénéré”. Artaud décida de frapper fort en affirmant que Van Gogh n’était pas fou. Son texte court est fulgurant. Il sert de fil rouge à l’exposition actuelle, au risque de se transformer en présentation thématique des toiles de Van Gogh ; Artaud mode d’emploi ? Alors le mystère reste entier et tant mieux ! Le cocktail idéal est : 1/3 Van Gogh + 1/3 Artaud + 1/3 Alain Cuny. Où le déguster ? Dans la vidéo de l’exposition Le champ aux corbeaux. - [Flaming Youth](https://www.vivelaculture.com/flaming-youth/): Lorsque le Cotton Club l’engage fin 1927, l’orchestre de Duke Ellington (1899-1974) connaît déjà un certain succès. Mais c’est dans la mythique boîte de nuit de Harlem qu’il se stabilise et, jouant six soirs sur sept pendant quatre ans, trouve sa cohésion et le style “jungle” qui fera sa renommée. Paradoxe : issu de la classe moyenne noire de Washington et convaincu que l’égalité ne serait pas octroyée mais acquise par la réussite, Ellington devient célèbre dans un cabaret mettant en scène une Afrique de pacotille, avec une musique pleine de stéréotypes attendus par une clientèle exclusivement blanche. Mais cette […] - [Sous le plus grand chapiteau du monde](https://www.vivelaculture.com/sous-le-plus-grand-chapiteau-du-monde/): Pour les défenseurs des animaux, il y a pire enfermement qu’une cage de zoo : celui d’un cirque, où les effets de l’itinérance et du dressage s’ajoutent à l’exiguïté des ménageries. Et derrière le clinquant de cette superproduction en Technicolor avec Charlton Heston, c’est bien dans les coulisses peu reluisantes que nous entraîne Cecil B. DeMille : difficultés financières, amours, ambitions ou condition animale, tout doit s’effacer pour offrir “le plus grand spectacle du monde” (The greatest Show on Earth, titre original). - [Zoos humains et exhibitions coloniales](https://www.vivelaculture.com/zoos-humains-et-exhibitions-coloniales/): 150 ans d’inventions de l’Autre. La thèse de cette somme sur une page peu glorieuse de l’histoire de l’Occident : depuis la Vénus hottentote du début du XVIIIe (cette esclave sud-africaine souffrant de diverses hypertrophies servit de phénomène de foire jusqu’à sa mort en 1815) jusqu’aux Kanaks, exhibés à l’Exposition coloniale parisienne de 1931, la pratique des “zoos humains” a forgé des stéréotypes racistes qui ont perduré bien après la disparition du phénomène. - [La cannelle et le panda](https://www.vivelaculture.com/la-cannelle-et-le-panda/): Les grands naturalistes explorateurs autour du monde. Première incursion du célèbre botaniste dans le monde animalier, ce livre rend hommage à une vingtaine de naturalistes, de la Renaissance à l’époque moderne. Parmi ces explorateurs partis inventorier les espèces (et souvent fournisseurs des premiers parcs zoologiques), le père Armand David, un missionnaire français qui découvrit le panda géant au Tibet, en 1869. Vivant exclusivement en Chine, où il n’en reste que 1.000, cet animal est devenu l’emblème de la protection des espèces, et l’attraction la plus recherchée par les parcs zoologiques du monde entier. Souvent offerts comme cadeau diplomatique par la […] - [Fables](https://www.vivelaculture.com/fables/): Sur les zoos, Emil Cioran, écrivain roumain, a noté que : « Toutes ces bêtes ont une tenue décente, hormis les singes. On sent que l’homme n’est pas loin ». C’est inévitable, en scrutant les espèces sauvages on se regarde soi-même, cherchant en elles nos traits, (la grimace du chimpanzé), notre caractère (la bonhommie de la girafe) et nos comportements sociaux (les éléphants en groupe). Et personne mieux que Jean de La Fontaine (1621-1695) n’a poussé aussi loin l’exercice anthropomorphique. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes », écrivait le moraliste en exergue de son premier recueil de […] - [Le lion](https://www.vivelaculture.com/le-lion/): Une gamine de 10 ans, capricieuse et subjuguée par son face à face avec la faune sauvage ; des parents moins enthousiastes ; et des larmes pour finir… On croirait le synopsis d’une visite en famille au zoo, mais c’est celui du plus célèbre roman de Joseph Kessel (1898-1979). Grand voyageur, pour la presse comme en fiction (dès 1922, son premier livre, La steppe rouge, utilise ses souvenirs d’errance dans la jeune URSS), le futur académicien suit ici, dans une réserve africaine, la passion de la petite Patricia pour les animaux, à commencer par le lion King. Dépaysement brutal, pureté […] - [Le front populaire des photographes](https://www.vivelaculture.com/le-front-populaire-des-photographes/): Le zoo de Vincennes a été inauguré en juin 1934, à un moment particulier de notre histoire politique et sociale : quelques mois plus tôt, en février, les ligues d’extrême droite ont battu le pavé et fait tomber un gouvernement ; quelques mois plus tard, en octobre, les partis de gauche réagissaient en s’alliant au sein du Front populaire, qui remportera les élections de juin 1936 et, au terme de grandes grèves festives, créera les congés payés, immortalisés dans ce livre par les plus grands photographes de l’époque. Loisir populaire, la visite au zoo s’inscrit dans cette révolution-là. Et à […] - [Le goût des autres](https://www.vivelaculture.com/le-gout-des-autres/): De l’Exposition coloniale aux Arts premiers. L’histoire du zoo de Vincennes est indissociable de celle du colonialisme français : inauguré il y a 80 ans, ses bases dataient de l’attraction zoologique installée au même endroit lors de la grande Exposition coloniale de 1931, à la gloire de notre Empire d’alors. Le succès populaire de cette oasis d’exotisme aux portes de Paris conduisit à la décision de pérenniser le parc, qui s’inscrit ainsi dans le cadre plus large des rapports de l’Occident avec les “autres” mondes (Afrique, Asie, Océanie et Amériques) qu’il a longtemps dominés. Cet anthropologue examine ce qu’il reste […] - [Noé](https://www.vivelaculture.com/noe/): Mis à la sauce hollywoodienne par le réalisateur de Black Swan (oscar de la Meilleure actrice à Natalie Portman en 2011), le célèbre récit biblique devient une efficace fable écolo portée par Russell Crowe, un appel à préserver la nature des cataclysmes provoqués par l’homme. Comme ici l’arche où le patriarche réunit la faune, les zoos se veulent aujourd’hui une mise en scène de la biodiversité… - [Le monde du silence](https://www.vivelaculture.com/le-monde-du-silence/): Faux rochers, points d’eau artificiels et arbres de béton : la reproduction du milieu naturel dans les parcs zoologiques est souvent grossière, une “convention” assumée, que les visiteurs acceptent comme des spectateurs de théâtre ou de cinéma. Fondateur du documentaire animalier moderne, ce film de Cousteau, primé à Cannes, utilise de même toutes les ficelles de la mise en scène (avec l’aide d’un futur représentant du jeune cinéma français, Louis Malle, alors étudiant) pour créer un spectacle qui ne cherche pas vraiment le réalisme : montage, bruitage, et scénario bâti autour de quelques héros : Cousteau lui-même, son fidèle plongeur […] - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux-2/): Compositeur post-romantique, remarqué dès sa jeunesse par Berlioz ou Liszt, Camille Saint-Saëns (1835-1921) a dû à son style très classique d’être oublié face à ses contemporains révolutionnaires, Ravel et Debussy. On se souvient surtout de ce Carnaval des animaux, œuvre parodique composée comme un gag en 1886 et jouée seulement deux fois de son vivant. Souvent couplée avec Pierre et le loup de Prokofiev, sur scène ou sur disque, cette suite pour orchestre n’est pourtant pas réservée aux enfants car c’est aussi une passionnante (et hilarante) tentative de “peinture sonore” cherchant à évoquer la marche du lion, le caquetage d’une […] - [Liberté pour les ours !](https://www.vivelaculture.com/liberte-pour-les-ours/): Publié alors que l’auteur américain n’a que 26 ans, ce premier roman est une œuvre de jeunesse mais le plan de ses deux protagonistes pour libérer les animaux du Schönbrunn, à Vienne (créé en 1752, c’est le plus ancien parc zoologique encore en activité) ébauche un thème qui deviendra récurrent dans ses romans ultérieurs, notamment Le monde selon Garp et L’hôtel New Hampshire, la misère des animaux en cage – souvent des ours – revenant régulièrement symboliser l’aliénation sociale et sexuelle de ses personnages. - [Tropical Gangsters](https://www.vivelaculture.com/tropical-gangsters/): Au début des années 80, en pleine grisaille post-punk, le New-Yorkais August Darnell, alias Kid Creole, a réchauffé nos platines avec son mélange de funk, de salsa et d’influences jazz, époque big bands. Ce troisième album en est la parfaite illustration, avec les tubes Annie, I’m not your Daddy et Stool Pigeon. Il connaîtra un énorme succès, notamment en France, où il est soutenu par Jean-Pierre Dionnet et Philipe Manœuvre, alors aux commandes de l’émission Sex Machine sur Antenne 2. La gloire du Kid le mènera jusqu’à une collaboration avec Prince en 1990, avant de retomber. Mais son show, toujours […] - [La Légende de Tarzan](https://www.vivelaculture.com/la-legende-de-tarzan/): Publié dans un magazine américain dès 1912, puis en recueil, il y a tout juste un siècle, le premier Tarzan (et les 25 volumes qui suivront) vaut bien mieux que la série de films avec Johnny Weissmuller qu’il a inspirés à partir de 1932. Simplistes et teintés de colonialisme, ils rendent mal compte de la puissance de ce mythe littéraire, inspiré à l’auteur par le Mowgli du Livre de la jungle et par divers récits d’enfants sauvages élevés par des animaux. Dans le roman, l’homme-singe a fait montre d’une rare violence et d’un formidable instinct, mais est aussi doté d’une […] - [Zoo, la métamorphose](https://www.vivelaculture.com/zoo-la-metamorphose/): Ce «voyage photographique» nous plonge au cœur du nouveau Vincennes en suivant les 6 années de rénovation qui ont transformé le parc vieillissant en un espace à la scénographie plus proche du milieu naturel, grâce notamment au travail de la paysagiste Jacqueline Osty. Le célèbre rocher surplombe toujours de ses 65 mètres les 15 hectares du parc, mais les deux tiers de la superficie ont été réaménagés et réorganisés en 5 «biozones» géographiques, avec 40% de surfaces plantées supplémentaires. On peut désormais se promener sur 4 kilomètres et découvrir un millier d’animaux sans – presque – voir l’ombre d’une cage. - [L’Amant](https://www.vivelaculture.com/lamant/): A 70 ans, Marguerite Duras sort de l’anonymat avec L’Amant qui obtient le prix Goncourt. Elle rencontre enfin le grand public. Comme le dira Alain Robbe-Grillet qui ne l’aimait pas beaucoup : « L’Amant est un livre important, bien qu’il ait atteint les deux millions d’exemplaires : ne soyons pas mesquins… Marguerite Duras est bête, mais c’est un grand écrivain… oui, oui… et elle a des intuitions créatrices très intelligentes sans le savoir. » Jean-Jacques Annaud fera une adaptation de L’Amant, que Duras reniera. Elle sortira en même temps que le film, un livre, L’Amant de la Chine du Nord qui est, en quelque […] - [Entretiens inédits Marguerite Duras et François Mitterrand](https://www.vivelaculture.com/entretiens-inedits-marguerite-duras-et-francois-mitterrand/): A partir des années 80 et du couronnement de L’Amant par le prix Goncourt, Marguerite Duras devient de plus en plus une voix, avec un phrasé inimitable, des silences, un choix scrupuleux des mots, que l’on entend de plus en plus, à la radio, à la télévision, et qui ressemble à sa façon d’écrire. Elle est devenue « une autoroute de la parole », comme elle le dit à Jérôme Beaujour, dans La vie matérielle, un livre d’entretiens, justement. - [L’espèce humaine](https://www.vivelaculture.com/lespece-humaine/): Robert Antelme épouse Marguerite Duras en 1939. Pendant la guerre, ils entrent dans la Résistance, dans un groupe dirigé par François Mitterrand. Antelme sera déporté à Dachau. Il en tirera un des plus importants essais sur l’univers concentrationnaire, L’espèce humaine, tandis que Duras racontera son sauvetage dans un livre magnifique, La douleur. - [Un cadavre dans la bibliothèque](https://www.vivelaculture.com/un-cadavre-dans-la-bibliotheque/): « Duras adore Agatha Christie. Comme elle, elle est fascinée par le côté ordinaire du crime et par la banalité – apparente – de la personnalité des criminels. La différence entre un fou et un être normal n’apparaît qu’après le crime. Ce n’est pas dans le camp de la victime qu’elle se situe mais dans celui qui commet l’acte. C’est la destruction de soi-même à travers la mort qu’on inflige à un autre qui la captive » (Marguerite Duras, Laure Adler, Gallimard/Biographie, 1998). - [Plume](https://www.vivelaculture.com/plume/): Duras a connu personnellement les plus grands écrivains français de son époque : Raymond Queneau, Maurice Blanchot, Georges Bataille, René-Louis des Forêts… Mais l’un de ceux qu’elle a le plus admiré, mais qu’elle n’a jamais rencontré, c’est Henri Michaux, qu’elle qualifiera de « plus grand poète français ». - [Lumière d’août](https://www.vivelaculture.com/lumiere-daout/): Quand elle commence à écrire, au début des années 40, Duras est influencée comme beaucoup d’écrivains français (Sartre et Camus en tête) par les écrivains américains : Ernest Hemingway et surtout William Faulkner. Une influence dont elle se détachera progressivement. - [La Mouette](https://www.vivelaculture.com/la-mouette/): A côté de ses propres pièces, Duras a signé de nombreuses adaptations, seule ou en collaboration : Les Papiers d’Aspern et La bête dans la jungle, de Henry James, Miracle en Alabama, de William Gibson, ou encore La Mouette de Tchekhov. - [En attendant Godot](https://www.vivelaculture.com/en-attendant-godot/): Difficile pour Duras de ne pas être influencée par Beckett qui domine le théâtre de son époque, d’autant plus qu’ils ont tous les deux le même éditeur. En 1963, Beckett se rendra à la première de l’une de ses pièces, Les Viaducs de la Seine-et-Oise, et il aurait dit en sortant : « C’est magnifique ». Plus tard, Beckett incitera son actrice emblématique, Madeleine Renaud, à travailler avec Duras. - [Phèdre](https://www.vivelaculture.com/phedre/): En théâtre, Marguerite Duras a un seul maître, et c’est Jean Racine qu’elle a d’abord étudié comme tout le monde au lycée français de Saïgon, qu’elle verra ensuite représenté à la Comédie-Française lors de son arrivée à Paris, et qu’elle relira avec délice à la naissance de son fils. - [Les Enfants](https://www.vivelaculture.com/les-enfants/): Si India Song est sans doute le film le plus connu de Duras, en partie grâce à la mélopée entêtante signée Carlos d’Alessio, Les Enfants, tourné en 1985, est le seul film “comique” de Duras, à la fois « durassien et tatiesque », comme l’écrivit Serge Toubiana dans Les cahiers du cinéma. - [L’été 80](https://www.vivelaculture.com/lete-80/): Durant l’été 80, Marguerite Duras tient une chronique pour Libération en direct de Trouville, si l’on peut dire, où elle possède une maison. Dix textes qui abordent aussi bien l’actualité brûlante (la révolte sur les chantiers navals de Gdansk, en Pologne) qu’un enfant d’une colonie de vacances, isolé des autres, sur la plage. « Un égarement dans le réel », comme elle l’écrira. - [Le bûcher des innocents](https://www.vivelaculture.com/le-bucher-des-innocents/): Fan de faits-divers, Duras ne pouvait pas rater l’affaire criminelle qui a fait couler tant d’encre à son époque : celle du petit Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé mort noyé, ligoté, dans la Vologne. C’est dans Libération qu’elle publiera son article resté célèbre pour cette expression : « Sublime, forcément sublime », à propos de Christine Villemin, la mère de l’enfant. - [L’Autre Journal : 1984-1992 Une anthologie](https://www.vivelaculture.com/lautre-journal-1984-1992-une-anthologie/): C’est dans L’Autre journal, fondé en 1984 par Michel Butel, que Marguerite va livrer deux de ses plus célèbres entretiens. D’une part, une très longue conversation avec François Mitterrand qu’elle connaît depuis près d’un demi-siècle et qui jouera un rôle essentiel dans sa vie sous l’Occupation. Et d’autre part, une interview absolument géniale et décalée avec Michel Platini, alors au faîte de sa gloire. - [Hiroshima mon amour](https://www.vivelaculture.com/hiroshima-mon-amour/): Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant et son confident. Il lui parle de sa vie et lui répète : « Tu n’as rien vu à Hiroshima ». Elle lui parle de son adolescence, Nevers pendant la Seconde Guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et du fait qu’elle a été tondue à la Libération. - [Marguerite Duras](https://www.vivelaculture.com/marguerite-duras/): Un album pour passer de l’autre côté du miroir d’un des écrivains français les plus importants. Photographies, facsimilés, manuscrits, lettres… Laure Adler a illustré les grandes étapes de la vie de Marguerite Duras à travers ces documents qu’elle a choisis et classés. Un album en cinq parties des racines de l’enfance à la consécration. Sublime, forcément sublime Marguerite D. - [Mon chien stupide](https://www.vivelaculture.com/mon-chien-stupide/): Un écrivain quinquagénaire, en pleine crise, court après les propositions de scénarios minables pour des séries télé (toutes aussi pathétiques), à la recherche de miteux cachets, afin de nourrir femme et enfants. Hollywood côté Pôle Emploi par un écrivain rageur et lucide, influence majeure des écrivains de la « beat generation » ou de Charles Bukowski. - [Los Angeles Nostalgie](https://www.vivelaculture.com/los-angeles-nostalgie/): Le Los Angeles des années 50 par un musicien qui, comme tous les grands guitaristes, possède plus d’une corde… à son arc. Une touchante collection de portraits drôles et tendres, de situations tordues, « borderline » (pour reprendre le titre d’un de ses albums), dans une ville blanche-noire-chicano qui paraît aujourd’hui bien old-skool. - [La Divine Comédie](https://www.vivelaculture.com/la-divine-comedie/): C’est une des premières merveilles de la poésie italienne. Un des piliers de la littérature mondiale. C’est aussi un des premiers grands textes « people » de l’Histoire, où l’on rencontre beaucoup de connaissances du maître, riches, célèbres ou puissants à l’aube du XIVe siècle. Commencez par Le purgatoire, vous croiserez peut-être Fred Otash ! - [The Proper Time](https://www.vivelaculture.com/the-proper-time/): Le film, The Proper Time, une aimable comédie sentimentale de Tom Laughlin, n’a pas bouleversé l’histoire du 7e Art. Mais la B.O, élégant cocktail rebondissant sur les percussions délicieusement mélodiques d’un jazzman à l’époque (1959) au sommet de sa gloire et de son art, est un modèle de jazz West Coast. - [La glace noire](https://www.vivelaculture.com/la-glace-noire/): Plongée dans le cœur du L.A. criminel (ici les bas-fonds de la drogue sur fond de motels pourris) en compagnie de l’un de ses meilleurs guides : le très soupe au lait inspecteur Harry Bosch, héros fétiche d’un Michael Connelly surdoué. A (re)découvrir. - [Phil Spector, le mur du son](https://www.vivelaculture.com/phil-spector-le-mur-du-son/): L’édifiante histoire de l’un des plus grands génies de la musique, producteur d’une palette de chefs-d’œuvre durant trois décennies (Ronettes, Beatles, Sonny and Cher, Ike et Tina Turner, Ramones), et givré total, reclus dans son manoir d’Alhambra (The Pyrenees Castle), avant de plomber, en 2002, une infortunée starlette. Un conte californien. Une histoire portée à l’écran avec Al Pacino dans le rôle de Spector. - [Ma part d’ombre](https://www.vivelaculture.com/ma-part-dombre/): Durant les années 90, James Ellroy franchit un nouveau pas dans la recherche d’une littérature noire jouant entre réalité et fiction, en embauchant un flic à la retraite de la LAPD, Bill Stoner, pour enquêter sur l’assassinat de sa propre mère, le 22 juin 1958, à Los Angeles. Déstabilisant. - [Le grand couteau](https://www.vivelaculture.com/le-grand-couteau/): Film atypique aux allures d’irrespirable huis clos, mettant en scène un Jack Palance à contre-emploi (notre musclé au nez cassé incarne un acteur fragile, instable, aux antipodes de ses rôles de dur à cuire), « Le grand couteau » s’impose comme une des charges les plus sévères contre un Hollywood des années 50, assoiffé d’argent et de pouvoir. - [Hollywood Babylone](https://www.vivelaculture.com/hollywood-babylone/): La face cachée d’Hollywood par un cinéaste underground (et écrivain !) né au cœur des studios californiens. Enfant, Kenneth Anger fut acteur avant de devenir réalisateur. Une galerie de portraits (de Chaplin à Jayne Mansfield) dégoulinants de trahisons, de scandales et de violences. « Welcome in the pleasure dome » comme dirait Frankie, sur le chemin d’Hollywood ! - [L.A. Requiem](https://www.vivelaculture.com/l-a-requiem/): Un des meilleurs polars d’un auteur de thrillers qui fut un temps scénariste de plusieurs séries californiennes (« La loi de Los Angeles », « Miami Vice »). Pour le tableau particulièrement crépusculaire de la Cité des Anges, vu à travers la déchirante enquête d’un privé et de son associé. - [Chinatown](https://www.vivelaculture.com/chinatown/): Un polar complexe et filandreux dans le Los Angeles des années trente. De l’aveu même de Roman Polanski, le réalisateur s’est largement inspiré du personnage de Fred Otash pour composer celui du privé Jake Gittes, incarné par un Jack Nicholson tout à son affaire en détective véreux au museau douloureux. - [Live & Cool](https://www.vivelaculture.com/live-cool/): C’est lors d’une soirée très arrosée sur le tournage de L’inconnu de Las Vegas (Ocean’s Eleven) de Lewis Milestone tourné en 1960, que Frank Sinatra, Sammy Davis Jr et Dean Martin trouvèrent ce surnom de « Rat Pack ». Une riche idée, pour trois grands artistes qui ne s’embarrassaient pas de scrupules… - [La fille derrière le rideau de douche](https://www.vivelaculture.com/la-fille-derriere-le-rideau-de-douche/): Enquête sur le destin d’une jeune stripteaseuse, Marli Renfro, doublure de Janet Leigh dans la fameuse scène de la douche de Psychose, par l’auteur de Zodiac – adapté à l’écran par David Fincher – qui permit, en 2008, de relancer la traque d’un des plus célèbres tueurs en série de la Californie. Un thriller où tout est vrai, dédié à… James Ellroy ! - [Marilyn Monroe : enquête sur un assassinat](https://www.vivelaculture.com/marilyn-monroe-enquete-sur-un-assassinat/): Fred Otash se vantait de détenir les écoutes des ébats de Marilyn avec Kennedy… Une chose est sûre : aucune star de l’époque n’a sans doute autant subi jusqu’à sa mort, le 5 août 1962, les assauts de la presse à scandale. Cette enquête très documentée, bien que décriée lors de sa sortie en 1998, donne une idée de l’ambiance… - [Extorsion](https://www.vivelaculture.com/extorsion/): Vraie/fausse confession (dans un douloureux purgatoire) de Fred Otash, flic véreux, détective privé corrompu, maquereau, maître chanteur, déjà entrevu dans American Death Trip et Underworld USA : avec cette novella au rythme lancinant, James Ellroy évoque l’Amérique du crime et le marigot californien, via la presse à scandale d’une époque où le voyeurisme ne passait pas encore par Internet. - [Nowhere to run](https://www.vivelaculture.com/nowhere-to-run/): Il y a des livres sur la musique aussi importants que certains disques et Nowhere to run est de ceux-là. Son intérêt exceptionnel vient du fait que pour l’écrire Gerri Hirshey a rencontré TOUS les protagonistes de l’histoire de la soul music et les a fait parler. De Ray Charles à Aretha Franklin, de James Brown à Diana Ross, d’Isaac Hayes aux Temptations, de Michael Jackson à Marvin Gaye… A eux tous, ils racontent l’histoire de la soul, cette musique qui n’en finit pas de résonner. - [Interstellar Fugitives](https://www.vivelaculture.com/interstellar-fugitives/): Depuis qu’elle s’est arrachée du carcan racial dans lequel on l’a longtemps maintenue, la Great Black Music a irradié tous les genres musicaux. C’est le champ de l’électro qu’ont investi Mike « Mad » Banks, Jeff Mills, Robert Hood et Darwin Hall les fondateurs du label Underground Resistance (U.R. you are) basé à Detroit, cette ville au bord du gouffre. Fortement marqués par la musique de Kraftwerk, ils produisent une techno très exigeante qui frôle parfois la musique expérimentale et qui s’accompagne d’une démarche militante forte et une volonté d’indépendance rageusement chevillée au corps. Trente ans après la création de Motown, les […] - [New Amerykah Part One](https://www.vivelaculture.com/new-amerykha-part-one/): Une classe insolente, un port de tête de reine, Erikha Badu fait, tour à tour, penser à Nina Simone, Diana Ross, Billie Hollyday, Angela Davis… Musicalement, elle distille une néo-soul classieuse, doux mélange de soul, R&B, jazz. Ses convictions religieuses et des textes afro-centrés la placent à part parmi les stars du R&B mondialisé. Pour les amateurs de voix susurrées, à ranger à côté de Gregory Potter ou Marvin Gaye époque What’s Going On. - [GIRL](https://www.vivelaculture.com/girl/): Ses succès planétaires en solo (dont le dernier en date Happy) ou avec ses copains (Daft Punk) et ses looks repérables entre mille (mention spéciale pour le short-smoking des Oscars) en ont fait l’artiste le plus populaire du moment. Il faut dire qu’il s’était déjà fait la main avec les Neptunes comme producteur de Justin Timberlake (et quelques dizaines d’autres) ou avec The N.E.R.D. Pharell Williams fait à sa sauce une musique dans laquelle les frontières entre blanc et noir ont disparu au profit d’une soul-pop d’une rare élégance et sur laquelle plane l’ombre des géants de la Motown. - [Fear of a black planet](https://www.vivelaculture.com/fear-of-a-black-planet/): Dès la parution de son premier album Yo! Bum Rush the Show en 1987, Public Enemy fit du rap une arme de combat. Fear of a black planet, leur troisième album, ne déroge pas à la règle bien qu’il soit musicalement le plus sophistiqué. Il suffit de lire la liste des morceaux samplés pour se convaincre, si besoin était, que les influences de la soul sous toutes ses coutures sont au cœur de la musique du groupe. - [Concertos Pour Piano](https://www.vivelaculture.com/concertos-pour-piano/): Rachmaninov quitte son pays en 1917. Exilé aux États-Unis, il assiste, en 1924 à New York, à la première de Rhapsody in Blue, l’œuvre avec laquelle George Gershwin fit entrer le jazz dans les salles de concert. Très impressionné, Rachmaninov écrit trois ans plus tard son quatrième concerto pour piano, qui traduit son émerveillement face à l’œuvre du compositeur américain. Par la suite c’est Ravel qui sera impressionné par la découverte du jazz qu’il écoute dans les clubs d’Harlem. Ou quand la musique classique rencontre la Great Black Music. - [Mingus moins qu’un chien](https://www.vivelaculture.com/mingus-moins-quun-chien/): La biographie de Charles Mingus commence par un entretien avec son psy : « Vous ne m’aviez pas dit que vous étiez un musicien si célèbre. – Mon cul ! Ca ne veut rien dire. C’est un système dont se servent ceux à qui nous appartenons. Ils nous rendent célèbres et nous donnent des surnoms – Roi de ceci, Comte de cela, Duke de je ne sais quoi. De toute façon, nous mourrons dans la dèche – et je pense parfois que j’aimerais mieux mourir que d’affronter le monde des Blancs. » Indispensable. A ranger à côté de la l’autobiographie de Miles Davis Miles (1989). - [Jazz](https://www.vivelaculture.com/jazz/): Prix Pulitzer en 1988, et première femme afro-américaine à recevoir le Prix Nobel de littérature en 1993, Toni Morrison est une romancière acclamée par la critique et le public. Jazz est son sixième roman, l’histoire d’un couple qui doit faire face à sa propre violence dans les années 20 quand le jazz enflammait les nuits de Harlem. C’est aussi le moment où les Noirs du Sud choisissent de s’exiler dans les villes du nord avec leurs usines et leurs ghettos. Comme dans le restant de son œuvre, Toni Morrison continue de creuser le sillon de la mémoire de la communauté […] - [Super Ape](https://www.vivelaculture.com/super-ape/): Pour beaucoup la musique jamaïcaine rime avec Bob Marley. Ce n’est pas faux mais c’est un peu court. Pour élargir le scope on s’intéressera ici à Lee « Scratch » Perry qui est au reggae et au dub ce que Phil Spector est au rock ou encore, comme le dit Llyod Bradley (l’auteur de Bass Culture) « Cet homme est le Salvador Dalí jamaïcain ». Bricoleur de génie, ses découvertes en font une source d’inspiration majeure pour tout producteur. Sans lui pas de Massive Attack ou d’électro dub. Dans son studio Black Ark, l’homme produira la crème des musiciens jamaïcains des années 70 dont les Wailers de […] - [Mothership Connection](https://www.vivelaculture.com/mothership-connection/): Si James Brown a inventé le funk et Jimi Hendrix porté l’incandescence de la guitare à son plus haut, George Clinton a fait le mix des deux pour inventer le P-Funk, une version psychédélique et rock’ n’ roll du funk de James Brown. George Clinton, l’ancien coiffeur, a frappé deux fois ; une première avec Parliament l’autre avec Funkadelic. Deux groupes au sein desquels on retrouve des premières gâchettes de chez James Brown en rupture de ban ; Maceo Parker, Fred Wesley, Bootsy Collins. Welcome aboard ! - [Money Jungle](https://www.vivelaculture.com/money-jungle/): « On met derrière ce mot tout et n’importe quoi. Ce que je fais personnellement, c’est de la musique classique américaine. Mais on peut choisir de l’appeler comme on veut.» déclarait Ahmad Jamal à Libération. Duke Ellington disait de son côté : « Je fais de la musique classique noire.» Money Jungle, cet enregistrement légendaire qui réunit en 1962 Duke Ellington, Charles Mingus et Max Roach en est la preuve éclatante. Un des plus grands enregistrements piano/basse/batterie de l’histoire. - [Say it Loud – I’m Black and I’m Proud](https://www.vivelaculture.com/say-it-loud-im-black-and-im-proud-2/): James Brown s’est illustré dans tous les courants de la Great Black Music. Gospel, blues, rythm’ blues, funk, rap… Le parcours du « Godfather of soul » est aussi édifiant ; cireur de chaussures, prison à 16 ans, musique, succès mondial (jusqu’à posséder son avion privé et ses propres stations de radio), invitation à la Maison Blanche par Richard Nixon – une visite qui créera la polémique dans la communauté afro-américaine. Musicalement, sans lui, pas de Sly Stone, Parliament, Prince ou Michael Jackson. Demandez aux rappeurs ce qu’ils pensent de celui qui fut l’artiste le plus samplé. Leur mentor à tous. - [The complete recordings](https://www.vivelaculture.com/the-complete-recordings/): Sans lui pas de rock. Pas de Keith Richards, pas de Brian Jones, pas de Jimmy Page, pas d’Eric Clapton, pas de Jimi Hendrix… ni aucun des autres rois du manche à six cordes. En vingt-neuf morceaux (et trois photos) Robert Johnson a gravé les tables de la loi du genre, et les mystères qui planent sur sa vie (le diable ne serait pas étranger à son génie…) et sur sa mort (mari jaloux, syphilis ?) n’ont fait que renforcer la légende. « Vous pensez comprendre la façon de jouer le blues, et vous entendez Robert Johnson, ses rythmiques, son jeu de […] - [Expensive Shit](https://www.vivelaculture.com/expensive-shit/): Si toute la Great Black Music plonge une partie de ses racines en Afrique, l’influence de l’Amérique sur les musiciens africains est vraie également. La musique de Fela « The Black President », en est l’illustration qui, à la fin des années soixante, mélange le jazz et le funk avec la highlife africaine et la musique traditionnelle yoruba pour créer l’afrobeat. Personnage extraordinaire, leader charismatique à la popularité seulement comparable à celle de Bob Marley en Jamaïque, combattant féroce du pouvoir en place (sa mère, militante acharnée, sera défenestrée), Fela avec ses longs morceaux cuivrés a placé Lagos, la capitale du Nigeria, […] - [Jackson in Your House](https://www.vivelaculture.com/jackson-in-your-house/): On doit le concept de Great Black Music à l’Art Ensemble of Chicago qui trouvait les appellations de jazz et de free jazz trop restrictives. Il est vrai que lorsqu’ils fondent officiellement l’Art Ensemble en 1969 à Paris, Lester Bowie, Roscoe Mitchell, Joseph Jarman, Malachai Favors Maghostut, et Famoudou Don Moye mettent en commun leurs expériences musicales qui vont du jazz à la pop, de Dizzy Gillespie à Pharoah Sanders en passant par Salomon Burke ou encore John Cage… La musique de l’Art Ensemble doit donc autant à l’Afrique qu’à la musique contemporaine, aux fanfares qu’au free jazz. - [La dame de Berlin, les aventures de Boro](https://www.vivelaculture.com/la-dame-de-berlin-les-aventures-de-boro/): En 1987, les écrivains Dan Franck et Jean Vautrin signent à quatre mains ce premier volet des aventures de Boro, intrépide reporter photographe lancé dans la tourmente de l’Europe des années trente son Leïca dans une main, sa canne dans l’autre. L’ombre de Robert Capa plane sur ce personnage qu’on retrouve tout au long des huit volumes de cette saga romanesque, à mi-chemin entre le feuilleton populaire et le polar. - [Mythologies](https://www.vivelaculture.com/mythologies/): Etre le « photographe du siècle « fait de vous un mythe moderne » ; cette mythologie-là, Roland Barthe la regarde de près dans son livre, au travers d’exemples comme le catch, la DS, le tour de France, les photos Harcourt… qui ne ressemblent pas à celles d’HCB, car il ne shootait pas systématiquement les gens de trois quart. Parmi les portraits de gens célèbres de Cartier-Bresson, il y a Beckett, Mauriac, et… Barthes ! - [Le siècle de Cartier Bresson](https://www.vivelaculture.com/le-siecle-de-cartier-bresson/): Sa vie, son œuvre, sa feuille de contact, « … sorte de sismographe qui enregistre l’instant. C’est très indiscret. » selon les propres termes d’HCB. Le film réalisé par Pierre Assouline, auteur de sa biographie L’œil du siècle est l’occasion de découvrir la genèse de la photo. Derrière la gare Saint Lazare : il a vu la flaque et s’est dit qu’il n’était pas possible que personne ne passe au dessus ; donc il a attendu et puis il a eu de la chance… - [Profession : reporter](https://www.vivelaculture.com/profession-reporter/): Un journaliste doit faire un reportage sur des révolutionnaires dans le désert en Afrique, mais le destin s’acharne et la chose ne se fait pas tandis que son voisin de chambre d’hôtel, qui semblait être si libre de sa vie, meurt brutalement. Notre héros, Jack Nicholson, en profite pour changer d’identité en collant la photo du mort sur son passeport de vivant, quoiqu’à la dérive ; il ne lui reste plus qu’à se laisser aller vers les rendez-vous qu’avait celui qu’il est devenu… Est-ce si simple ? - [Robert Capa, Traces d’une légende](https://www.vivelaculture.com/robert-capa-traces-dune-legende-2/): « Le-plus-grand-photographe-de-guerre-du-monde » est Robert Capa dont ce livre montre trois facettes : André le réfugié hongrois, Robert le photographe de guerre, et Bob le plus français des reporters américains. Un français habitant Paris au 37 rue Froidevaux dans le XIVème arrondissement où est né sa légende. Capa utilisa Paris comme plateforme planétaire à son œuvre. Très bien mis en page, ce livre est l’un des meilleurs réalisés sur celui qui photographiait au plus près de l’homme et de l’action. - [Blow up](https://www.vivelaculture.com/blow-up-2/): Que signifie le titre du film Blow up ? Eclatement, explosion, souffle de vent, agrandissement photographique… Thomas, le photographe héros du film a pris une photo dans un parc à Londres ; agrandie des dizaines de fois, elle lui révèle un meurtre. Avec une bonne profondeur de champ, il n’en serait pas là ; oui, mais le film non plus ! Palme d’or à Cannes en 1967. - [Le livre qu’il vous faut pour réussir vos photos](https://www.vivelaculture.com/le-livre-quil-vous-faut-pour-reussir-vos-photos/): Ce petit livre écrit par un photographe est formidable pour vous aider à voir en quoi les photos de Cartier-Bresson, Capa, Salgado… sont extraordinaires. A la page 42 il s’agit du B-A BA de l’ouverture du diaphragme, et les explications se terminent sur la notion de profondeur de champ. N’oubliez pas une idée simple : pour réussir une photo, n’ayez pas peur d’en rater beaucoup, comme pour bien parler une langue étrangère, il faut vous entraîner à la parler de moins en moins mal… - [La règle du jeu](https://www.vivelaculture.com/la-regle-du-jeu/): Parfois la vie est marrante qui ferme des portes pour en ouvrir d’autres. Ainsi le refus de Luis Buñuel de l’engager comme assistant sur L’âge d’Or amène HCB chez Renoir : il va être l’un de ses assistants sur trois films dont La règle du jeu, référence des références pour les cinéphiles et célèbre, entre autre, pour sa profondeur de champ. C’est en travaillant sur ce film que Cartier-Bresson réalise que la fiction n’est pas pour lui qui préfère le documentaire. - [Le tir photographique](https://www.vivelaculture.com/le-tir-photographique/): Page 31, la photo d’un bain d’André Pierre de Mandiargues avec Leonor Fini est assez éloignée de nos photos de vacances, et le baigneur commente « la beauté de l’image, pour lui, réside dans le dévoilement d’une certain mystère et le choc d’une certain fantastique, où le tragique se mêle au comique… ». HCB en bon chasseur, sans son chien pour être invisible, sait attendre le moment où les baigneurs lui donnent l’image qui suscite un tel commentaire. Nous n’attendons pas assez pour prendre nos photos de vacances. Mais il est vrai qu’HCB n’était pas en vacances… - [Photomaton](https://www.vivelaculture.com/photomaton/): Une petite cabine pour réaliser et obtenir des portraits d’identité sans l’intervention d’un photographe « 8 photos en 8 minutes pour 25 cents » est installée en 1925 à New York par Anatol Josepho, immigrant russe. Ecrit par Raynal Pellicer, réalisateur de documentaires et de pubs pour la télé, le livre raconte comment l’aventure « photomatonne » est devenue une marque aussi reconnue que Frigidaire. Il est question de photographies identitaires et de détournements qui sont déconseillés pour votre passeport. Ne souriez pas ! - [Le Zen dans l’Art chevaleresque du tir à l’arc](https://www.vivelaculture.com/le-zen-dans-lart-chevaleresque-du-tir-a-larc/): Un professeur de philo allemand va au Japon faire du tir à l’arc pour comprendre le Zen : « L’archer cesse d’être conscient de lui-même en tant que personne appliquée à atteindre le cœur de la cible qui lui fait face.» Ce best seller que lui offre George Braque est une révélation pour Cartier-Bresson qui voit un parallèle entre l’arc et son appareil photo : visée et détente. La comparaison est amusante car la flèche va vers la cible tandis que la cible vient vers l’appareil photo. La flèche du bouddhiste a touché le cœur d’HCB. - [Je ne sais ce que je vois qu’en travaillant](https://www.vivelaculture.com/je-ne-sais-ce-que-je-vois-quen-travaillant/): Pour Cartier-Bresson, avant la photographie il y a d’abord eu l’atelier de peinture d’André Lhote (comme William Klein après lui). Vers la fin de sa vie il reviendra au dessin refusant même parfois d’évoquer son « ancien » métier de photographe. Alberto Giacometti, l’ami dont il tira si souvent le portrait, fut un sculpteur et dessinateur de génie qui portait sur son art un regard qui renvoie aux questions de l’œuvre qu’on découvre en la faisant, comme les photographes qui déclenchent au moment où ils voient l’image se mettre en place devant leur objectif. - [Magnum](https://www.vivelaculture.com/magnum/): L’agence Magnum, fondée à Paris en 1947, est la première coopérative créée par des photographes (Cartier-Bresson, George Rodger, Robert Capa, David Seymour, William Vandivert) qui souhaitaient garder un contrôle total sur les droits de leurs photos. Avant cette date les agences photographiques achetaient les photos « Tous droits de reproduction inclus » privant ainsi les photographes des retombées de l’exploitation de leurs images. Ce catalogue est un objet qui rend hommage à tous les photographes qui ont fait la réputation de Magnum. Une merveille. - [Des images et des mots](https://www.vivelaculture.com/des-images-et-des-mots/): Cartier Bresson, comme d’autres grands photographes a vu son travail mis en valeur par un éditeur de photo de génie aussi estimé par les professionnels qu’inconnu du grand public, Robert Delpire, le créateur de la collection Photo Poche. Des images et des mots est une occasion de découvrir des clichés de Cartier Bresson commentés par des regardeurs éclairés. Le DVD du film Flagrants délits est réalisé par Robert Delpire : on y voit plusieurs centaines de photographies de Henri Cartier-Bresson. Autant d’instants décisifs ! - [Henri Cartier Bresson, l’œil décisif](https://www.vivelaculture.com/henri-cartier-bresson-loeil-decisif/): A la mort de Cartier-Bresson en 2004 – il était né en 1908 – Télérama lui consacre un hors série réédité aujourd’hui pour l’exposition à Beaubourg. Une véritable mine d’or avec L’instant décisif le fameux texte d’introduction à son premier livre À la sauvette paru en 1952. Un texte d’Alain Jouffroy Le géomètre du hasard, s’intéresse à l’harmonie des œuvres de Cartier-Bresson qui mélange une dose d’instinct, une autre de bouddhisme agité et d’un sens absolu de la composition. Ça va mieux en le disant ! - [Le Sel de la Terre](https://www.vivelaculture.com/le-sel-de-la-terre/): « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » (Evangile selon Saint-Matthieu). Plus prosaïquement, il est dit que les femmes sont l’avenir d’une grève. Elles doivent se battre sur deux fronts : leurs maris et la clique patronale. Film réalisé par Herbert J. Biderman et produit par Adrian Scott, deux des « Dix d’Hollywood », emprisonnés par McCarthy pour « communisme ». Miroir d’une autre Amérique, devenu film culte s’il en est. - [ProChoix](https://www.vivelaculture.com/prochoix/): 4 numéros par an. Fondée en novembre 1997 par Fiammetta Venner, Caroline Fourest et Moruni Turlot, ProChoix avait, pour objectif initial, de défendre le droit à l’avortement. Son champ de lutte s’est peu à peu élargi à l’ensemble des droits individuels. Derniers combats en date : contre le nettoyage ethnique antimusulman en République Centrafricaine ; pour la défense de l’écrivaine Djemila Benhabib, poursuivie en justice au Québec, pour diffamation, par l’établissement scolaire privé Ecoles musulmanes de Montréal. - [Introduction aux études sur le genre](https://www.vivelaculture.com/introduction-aux-etudes-sur-le-genre/): Alors qu’un faux débat malsain fait actuellement rage, il est bon de tenter de répondre sereinement à quelques banalités de base. Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi associe-t-on masculin à actif et féminin à passif ? Les « pourquoi ? » ne manquent pas en ce domaine. Des études, surtout anglo-saxonnes, tentent d’apporter des réponses, et il n’est pas inutile d’en approcher la diversité. - [Tomboy](https://www.vivelaculture.com/tomboy/): Ode cinématographique d’une grande sensibilité à Laure, 10 ans, qui préfère jouer au foot qu’à la poupée et qui, là où elle vit, n’a d’autre choix que de se faire passer pour un garçon. Dès sa sortie, ce film, inscrit dans le dispositif « Ecole et cinéma », a suscité l’ire des conservateurs tous azimuts. Avant sa diffusion sur Arte le 19 février dernier, les intégristes de Civitas ont demandé son interdiction. En vain. « Tomboy » a réalisé l’une des meilleures audiences de l’histoire de la chaîne franco-allemande. - [Sexe, race, classe, pour une épistémologie de la domination](https://www.vivelaculture.com/sexe-race-classe-pour-une-epistemologie-de-la-domination/): Elsa Dorlin est philosophe et féministe. Elle enseigne à Paris VIII (Vincennes à Saint-Denis) et procède ici à une recension de différents travaux internationaux sur la domination. Ouvrage qui permet de comprendre comment les sciences humaines, sociales et politiques problématisent et analysent les rapports de pouvoir du point de vue de leurs multiples expressions et imbrications, s’épargnant le plus souvent la rupture du discours. - [Castle in the Sky](https://www.vivelaculture.com/castle-in-the-sky/): In Castle in the Sky, Miyazaki’s third film, released in France in 2003 (and in 1986 in Japan), we find the two themes close to Hayao Miyazaki’s heart: flying objects (an airship) and a hidden world where nature is pure and all powerful (the city of Laputa). There are also legions of destructive soldiers and children bearing messages of hope. Here lies the magic of Miyazaki: making timeless, enduring films with very simple stories. Several references are made throughout to Paul Grimault’s animated film The King and the Mockingbird. - [Grave of the Fireflies](https://www.vivelaculture.com/grave-of-the-fireflies/): Isao Takahata is the co-founder of Studio Ghibli with Hayao Miyazaki. But unlike his partner, Takahata simply directs his films, he doesn’t create the drawings. Released at the cinema in 1988, Grave of the Fireflies is a deeply moving film about the lives of two children trying to survive in Japan at the end of the war. Their mother has been killed in a bombing raid and they are without news of their father, who’s away at sea on a military boat. Starkly realistic drawings add to the dramatic tension. Here, Isao Takahata has made a film about the selfishness […] - [Tekkon Kinkreet](https://www.vivelaculture.com/tekkon-kinkreet/): In Tekkon Kinkreet, the children aren’t good, they’ve reverted back to being wild creatures to survive in a world where they have to battle against the Yakuzas. The adventures of the two orphans, Black and White, nicknamed « the cats » because of their incredible agility, first existed in manga graphic books. The American director Michael Arias directed this film in Japan. His very original drawings, which break rank with the usual manga codes (round eyes, dark rings) reinforce the dramatic narrative. Remarkable. - [Japanese Art](https://www.vivelaculture.com/japanese-art/): Hayao Miyazaki is a child of war traumatized by the atomic bomb, but he is also heir to a Japanese culture in which the harmonious relationship with nature is key. This sense of peace and harmony can be found in Japanese painting and prints from as early as the 17th and 18th century. For example, Hiroshige’s famous views of Edo or Hokusai’s The Wave. It is this harmonious, linear painting that goes on to influence Van Gogh:  » We love Japanese painting, we’ve experienced its influence—all the Impressionists have that in common.” - [The Jungle Book](https://www.vivelaculture.com/the-jungle-book/): The Jungle Book is the universally known story of a young boy raised by animals who must one day return to his own people. Mowgli, Bagheera the black panther, Baloo the bear, Kaa the snake and Shere Khan the tiger are legendary Disney characters. The novelty of this film was that, for the first time, famous actors gave their voices to animated jungle animals (George Sandra, Louis Prima …). “The Bare Necessities.” - [Akira](https://www.vivelaculture.com/akira-2/): Having sold over 1 million copies in France alone, Akira is one of the most popular manga comics in the world. As a result, it’s author, Katsuhiro Otomo, is considered to be one of the great masters of the genre. The story takes place in Neo-Tokyo in 2019. Thirty years after the destruction of the city during the Third World War, a military junta reigns over a society plagued by violence and inequality. In this context, the military kidnaps young people to serve as guinea pigs for top-secret research aimed at bestowing humans with great psychic powers. At the heart […] - [Princess Mononoke](https://www.vivelaculture.com/princess-mononoke/): Princess Mononoke made the world aware for the first time of Hayao Miyazaki’s work, and was also his most successful film in his homeland, Japan. It tells the story of a prince struck by a curse after killing a boar god. He embarks on a journey in the hope of finding the spirits of the gods of the forest to understand the reasons for his curse. It’s the most representative of Hayao Miyazaki’s films as it is based on the theme of ecology. Man must stop destroying nature and do everything in his power to live in harmony with the […] - [Four Hands](https://www.vivelaculture.com/four-hands/): Stan Laurel, Houdini, Pancho Villa, Leon Trotsky, two journalists who dream of writing a great novel, the director of the CIA, a cocaine trafficker, a Sandinista commander in danger, an old Bulgarian revolutionary, a Spanish anarchist, a Hollywood actor enlisted in the International Brigades, the shadow of Joseph Stalin … With the disparate pieces of this improbable puzzle, Paco Ignacio Taibo II describes the history of revolutions since the beginning of the century and draws a vivid portrait of those characters behind each revolution not to mention those who were betrayed by them. - [The Dispossessed](https://www.vivelaculture.com/the-dispossessed/): When reading The Dispossessed, one is immediately reminded of Jack London, who, in 1902, walked the squalid streets of London and spent six months in the East End. This experience inspired Jack London to write People of the Abyss. In The Dispossessed Robert McLiam Wilson and photographer Donovan Wylie describe with great attention to detail and empathy the poverty, lack of hope, and absolute desperation of those left behind by Thatcher’s government policies in the cities of London, Glasgow and Belfast. - [Corto Maltese - Under the Midnight Sun](https://www.vivelaculture.com/corto-maltese-under-the-midnight-sun/): In 1915, Corto Maltese headed to San Francisco where he hoped to find his long-time friend, the writer Jack London. But the author of The Call of the Wild had already set sail for Mexico, to discover more about Pancho Villa’s revolution. Yet he left behind a message for Corto, asking him to hand over a letter to a certain Waka Yamada, a former saloon star turned militant opposing the White Slave Trade in Alaska. When it comes to adventure, improbable encounters and lost causes, Corto shares many attributes with Jack London. It is as though Corto is Jack London’s […] - [How Yukong Moved The Mountains](https://www.vivelaculture.com/how-yukong-moved-the-mountains/): In 1898, Joris Ivens was quite literally born with a camera in his hand as his father ran a company selling film photography equipment. From the 1930’s onwards, having already directed several experimental short films, he went on to film the struggles of workers and people for their independence. How Yukong Moved The Mountains is a series of 12 films about China in the 1970’s during the last days of the Cultural Revolution. An important documentary (Duration : 11 hours). - [Stories from the Rwandan Marshlands](https://www.vivelaculture.com/stories-from-the-rwandan-marshlands/): Jean Hatzfeld joined Liberation newspaper in 1975 and travelled to Rwanda after the massacres that took place there in 1994. He would go on to make many more visits to Rwanda over the next ten years, notably to Nyamata in the marshland regions. Stories from the Rwandan Marshlands brings together accounts from the three books he devoted to this subject: Life Laid Bare (France Culture Prize 2001), Machete Season (Femina Non-Fiction Prize and Joseph Kessel Prize 2004) and The Antelope’s Strategy (Medicis Prize 2007).  A compilation of eyewitness stories and candid accounts. Heart-wrenching. - [Reds](https://www.vivelaculture.com/reds-2/): John Reed is an American journalist and communist, who at the turn of the 1910’s took an interest in the Mexican revolution before heading off to Russia and taking part in the October Revolution of 1917. His most famous book Ten Days Which Shook the World is an outstanding first-hand account of the insurrection which, in Petrograd (subsequently Leningrad and now St. Petersburg) caused the fall of the Tsar and the end of the imperialist regime. John Reed died in 1920 from typhus. He is buried beneath the wall of the Kremlin. Warren Beatty, Hollywood’s prodigal son (Bonnie and Clyde), […] - [Planus](https://www.vivelaculture.com/planus/): Born in Switzerland, Blaise Cendrars left for Russia at the age of sixteen. He started out as a poet whose work included The Prose of the Trans-Siberian and Easter in New York. In Planus, Cendrars organises his recollections by port, including Venice, Naples, Hamburg, Rotterdam, Brest and Paris. Eleven harbours which enable him to tell eleven different stories, full of improbable characters, but also to speak of literature « to sing about the departure and openness of others « . - [The Horsemen](https://www.vivelaculture.com/the-horsemen/): Of all the travel writers Joseph Kessel, born in Argentina to a Lithuanian father and a Russian mother, is certainly the one who travelled the most under different national identities. An insatiable writer, he made numerous trips across different continents to bring back stories that he then published in many forms. The Horsemen – whose action takes place in Afghanistan at a time when this country was synonymous with wide-open spaces and shrouded in mystery – is an inspiring epic novel and an ode to freedom. - [The Iron Heel](https://www.vivelaculture.com/the-iron-heel/): At the tender age of fourteen, Jack London wrote about the lives of those workers, exploited six days a week, fifteen hours a day, for wages that were barely enough to survive on. This daily struggle and the books he consumed at the library (Mark Twain, Karl Marx, Darwin, Tolstoy, Hugo, Zola) helped Jack London to realise the importance of trade unions and socialist ideas. In The Iron Heel, a romantic and political novel, Jack London imagines a tyrannical regime, a blend of capitalism and fascism, to be the ruling class in America. This novel was praised by Leon Trotsky […] - [Situations délicates](https://www.vivelaculture.com/situations-delicates/): C’est tout ce que j’adore, c’est à dire magnifier la maladresse, les gênes du quotidien que je peux vivre, comme tout le monde ; comme de se retrouver dans un café plein de monde et d’essayer d’attirer l’attention du serveur sans succès. On lève la main et on se sent absolument dénué de charisme, nul. Je suis très reconnaissante à Serge Joncour d’avoir consacré un recueil de nouvelles à tous ces moments qu’il a évidemment vécus et dont il rend compte avec humour et beaucoup de profondeur. - [L’Abandon des prétentions](https://www.vivelaculture.com/labandon-des-pretentions/): « J’ai découvert Blandine Rinkel sur l’album de Bertrand Burgalat pour lequel elle avait écrit un titre. L’Abandon des prétentions, c’est le portrait de sa mère, Janine. Elle a une cuisine rose, a été prof d’anglais, n’a jamais eu d’ambition sociale ni l’envie de faire carrière. Maintenant à la retraite, cette femme est une sorte de sainte qui accueille dans sa famille tous les éclopés du monde. J’ai été impressionnée par ce livre parce que ce n’est pas facile d’écrire sur sa mère, et je trouve que Blandine Rinkel le fait avec une distance juste. Elle dit de sa mère que […] - [Yesterday’s gone](https://www.vivelaculture.com/yesterdays-gone/): C’est du hip-hop anglais que j’écoute en boucle. Je n’ai pas grand chose à en dire sauf que c’est un gamin qui n’a pas vingt-cinq ans et que c’est juste super bien. C’est un de mes albums de l’année. - [Absent Friends](https://www.vivelaculture.com/absent-friends/): Devant la chanson Our mutual Friend, je pose un genou à terre. C’est l’histoire d’un garçon et d’une fille qui se rencontrent dans une soirée, qui se draguent un peu, ils rentrent ensemble, ils finissent par s’endormir et, le matin, il la voit dans les bras d’un autre. Tout ça avec des arrangements somptueux. Pour moi, c’est un titre à ranger au panthéon de la symphonie pop, ces symphonies de poche qui sont peut-être les choses les plus difficiles du monde à écrire. Et puis, il y a ce final de près de trois minutes, tout en arrangement de cordes… […] - [Annie Hall](https://www.vivelaculture.com/annie-hall-2/): Je l’ai revu cet été et ça m’a encore plus touchée que la première fois. Peut-être parce que j’ai vieilli. Ça parle tout le temps et les dialogues sont merveilleux. C’est le genre de film que j’ai vu une fois d’une traite et que j’ai revu ensuite pour en recopier des phrases. Et puis, Diane Keaton est une icône féminine telle que je les aime, avec son chapeau rond, sa cravate mal nouée, son pantalon large et ses gros godillots, sans jouer une féminité qui sort son cul et ses gros nichons. C’est une figure que j’aime beaucoup et une […] - [Blow up - Arte](https://www.vivelaculture.com/blow-up-arte/): Je suis très sensible à cette démarche, que j’essaie aussi de développer dans mes chroniques musicales, qui est d’aborder des thématiques, des sujets transversaux. Luc Lagier développe des modules de sept minutes sur des sujets comme, par exemple, la moustache au cinéma. Ca donne un éclairage inattendu sur l’utilisation d’un accessoire aussi trivial que la moustache. J’adore cette approche qui consiste à faire découvrir une certaine forme de cinéphilie par le trou de la serrure. Je trouve ça super bien. Le lien - [Hideout](https://www.vivelaculture.com/hideout/): Ce sont des Australiens qui ont joué aux Eurockéennes, une bande de jeunes garçons d’une vingtaine d’années qui ont émigré d’Australie pour Berlin où ils ont vécu à sept dans un studio pour bosser sur leur musique, et qui se retrouvent face à des milliers de personnes sur cette grande scène aux Eurockéennes. C’était fantastique de les voir ébahis par l’accueil du public et de les entendre dire « C’est complètement dingue ce qui nous arrive ! ». Du coup, on est juste contents d’être présents en nombre pour leur offrir quelque chose en retour. Le disque est super bon. C’est une sorte […] - [American Dream](https://www.vivelaculture.com/american-dream/): Le groupe LCD Soundsystem, avait fait ses adieux il y a six ans et, quand on m’a dit qu’il revenait, je me suis dit « Ah non pas eux ! ». On ne pouvait que les suspecter de revenir pour l’argent et, pour moi, ce groupe était un model d’éthique, qui reste droit au milieu du business de la musique. James Murphy, le leader du groupe, est l’anti-star absolue, une espèce de joufflu jamais réveillé avec les yeux bouffis. C’est un personnage fascinant et attachant et leur concert, en 2007, au Bataclan, reste, à ce jour, un des meilleurs concerts de ma vie. […] - [Guss](https://www.vivelaculture.com/guss/): Ce que j’adore, dans les bandes-dessinées de Blain, c’est qu’on a toujours l’impression, en tant que fille, d’assister à des conversations entre garçons. Guss, c’est un western dans lequel les cowboys ont des états d’âme. Ils ont la trouille, des problèmes avec les filles… Et puis Christophe Blain est un dessinateur immense, on a toujours l’impression que c’est en mouvement. - [Mattéo](https://www.vivelaculture.com/matteo/): C’est une série qui se déroule durant l’entre-deux-guerres, une période où il n’était pas trop question de tergiverser. Ce qui, entre autre chose, me touche beaucoup, et c’est très personnel, c’est que Gibrat met en scène notre amitié. Il le fait avec une telle justesse que cela me donne la chair-de-poule. Au-delà de ça, je trouve que c’est autant un écrivain qu’un dessinateur. Quand on se voit, je me retiens de prendre des notes parce que c’est une machine à punch-line. Quand il parle, c’est déjà de la littérature. - [La chanson exactement : L’art difficile de Claude François](https://www.vivelaculture.com/la-chanson-exactement-lart-difficile-de-claude-francois/): J’adore les ouvrages qui explorent la culture populaire comme un objet d’étude noble. J’aime cette démarche de s’intéresser à l’art modeste, ce que j’essaie de faire très humblement avec ma chronique Tube & Co : prendre un gros tube comme Spacer de Sheila par exemple et lui rendre hommage. Philippe Chevalier commence son ouvrage en racontant un cocktail universitaire où on lui demandait sur quoi il bossait, la tête de ses interlocuteurs quand il a répondu qu’il travaillait sur la qualité artistique de Claude François… Philippe Chevalier consacre notamment ses pages à l’art de Claude François, son art de l’écriture des […] - [Les années](https://www.vivelaculture.com/les-annees/): C’est l’écrivain avec qui j’ai vraiment aimé lire. L’amour de la lecture m’est venu assez tardivement, et c’est elle qui m’a fait découvrir que l’on pouvait dire, avec peu de mots, sans un déluge d’effets, des choses extrêmement justes. Le premier livre que j’ai lu d’elle m’avait été conseillé par un prof génial, Monsieur Préau, qui nous a fait lire La Place. J’ai eu la chance de la rencontrer et, après cette rencontre, j’avais encore plus d’admiration pour la femme qu’elle est. Ça a aussi été pour moi l’occasion de constater que beaucoup des personnes que j’ai interviewées ont en […] - [Vitra Design Museum](https://www.vivelaculture.com/vitra-design-museum/): Le Vitra Design Museum, une usine transformée plantée à la frontière suisse-allemande, présente une grande exposition sur l’histoire des chaises, du milieu du 19e à nos jours. Ce musée expose et commercialise des répliques de Jean Prouvé, Charles Eames, ou encore Philippe Starck. http://www.design-museum.de/en/information.html - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai-3/): « C’est un des plus beaux films que j’ai vus. Cette réunion de types vieillissants, réduits à être des caricatures de mafieux, préoccupés par leurs problèmes de santé et qui bouffent tout le temps. Et, là dedans, Jarmusch nous entraîne de surprise en surprise tout en gardant une grande cohérence dans le scénario. Et Forest Whitaker, dansant sur son toit au milieu de ses pigeons, est incroyable. » - [Cy Twombly](https://www.vivelaculture.com/cy-twombly-2/): J’ai d’abord connu Cy Twombly par ses « griffonnages ». En règle générale, un peintre part d’un tracé, puis il ajoute des couches de peinture. Twombly, lui, au contraire, laisse parler ses intentions pulsionnelles avec de la mine de plomb, puis il va détruire, faire disparaître, effacer les couches. Il ne superpose pas, il propose un autre code, un autre langage. Un système complètement destructif. Le pulsionnel prend le dessus. C’est particulièrement évident dans ses toiles Achille pleurant la mort de Patrocle et La Vengeance d’Achille, dans lesquelles Cy Twombly rejoue la scène par ses pulsions, par la brutalité de son geste. […] - [True Detective saison 2](https://www.vivelaculture.com/true-detective-saison-2/): Je suis fasciné par Nick Pizzolatto. Pour moi True Detective est un exemple de littérature de la fragmentation. Par exemple, chacun des trois personnages principaux vit sa propre histoire, se débat dans des problèmes qui sont les siens, et ce sont des fragments de leur personne qui s’associent pour faire quelque chose ensemble. Et puis il y les rapports de Colin Farrell avec son fils, qui souffre d’être en surpoids. Il y a là une vérité existentielle, on sent toute l’inquiétude du père. Nic Pizzolatto, c’est du brut très évolué ; c’est d’une brutalité impressionnante. - [Sanctuaire](https://www.vivelaculture.com/sanctuaire/): Faulkner déborde la littérature, il touche à l’universel, au biblique. Ses personnages sont réduits à leurs simples intentions dans un univers complètement hostile, dans lequel ils ne sont pas admis, où ils développent leurs pulsions. J’aime aussi James Lee Burke, qui écrit une littérature du concret, immédiate, sociale. De James Lee Burke, je garde des images puissantes, l’approche du Sud : tu rentres dans un bar, tu manges des sandwichs aux crevettes, tu as des images du bayou sous les yeux. Il fait une appropriation personnelle de la Nouvelle-Orléans. Comme dans Prisonnier du ciel (1988) - [Amarcord](https://www.vivelaculture.com/amarcord-3/): Amarcord, c’est tout l’art du cinéma. Ce sont des scènes qui ne peuvent être vues que grâce à une caméra, à une bande son, et à toute cette troupe d’acteurs aux têtes incroyables. Amarcord, c’est la restitution du cycle des saisons, de la poésie, de la vie. Il y a, chez Fellini, cet attachement au quotidien, aux petites gens, à leurs tics et en même temps à leur beauté. Le travail sur le mime, sur le clown, c’était vraiment un cinéma de la démesure et de la joie. C’est un cinéma qui me manque. - [Walker Evans](https://www.vivelaculture.com/walker-evans/): L’œuvre de Walker Evans est à la fois un témoignage et le fruit de recherches picturales. C’est un langage du dénuement qui capte l’humanité, la vérité sociale, les conséquences tragiques de la Grande Dépression des années trente qui s’est abattue sur les fermiers américains. Il les a rencontrés en 1935, dans le cadre de ses reportages pour la Farm Security Administration. Il fait de son appareil le témoin de son regard. C’est un peu un héritier de Paul Strand qui, lui aussi, composait des images très précises, posées, à la chambre. - [L’Affaire Grégory](https://www.vivelaculture.com/laffaire-gregory/): « Ce n’est pas une production artistique, ni de l’entertainment, mais je suis avec attention l’affaire du petit Grégory. Surtout pour les caractères. Ces grandes affaires judiciaires, ces grands faits divers, sont, au-delà de l’horreur, une façon de s’interroger sur les rapports entre les gens, sur ce que l’on est. » La chronique de Patricia Tourancheau - [Le Vice-Consul](https://www.vivelaculture.com/le-vice-consul/): Ici, le temps s’étire. C’est le narrateur qui donne sa continuité au récit. Comme c’est extrêmement écrit, avec des phrases simples qui n’ont l’air de rien, d’une écriture blanche comme la veste blanche de Michael Lonsdale dans l’adaptation cinématographique du roman, on se laisse embarquer. Des personnages apparaissent, qui ont chacun une préoccupation précise : « Qu’est-ce qu’on va faire demain ? », « Est-ce qu’on va boire ? », « Est-ce qu’on va danser ? », « Que fait le consul ? »… C’est extrêmement quotidien. En définitive, ils ne se disent rien parce qu’ils n’ont rien à se dire. Le Vice-Consul fait partie de ces livres qu’on lit longuement. - [L’Aleph - Autres inquisitions](https://www.vivelaculture.com/laleph-autres-inquisitions/): « En fait, c’est assez particulier de parler de Borges. L’Aleph est un recueil de dix-sept nouvelles, jamais liées à une intrigue particulière, mais plutôt écrites en référence à un autre texte ou même à une autre référence. Par exemple, quand il parle d’Ode à un rossignol le poème de Keats, Borges fait également référence à Booz endormi, le poème de Victor Hugo, au fait que c’est le même rossignol dont parle Keats qu’aurait entendu Ruth dans le poème d’Hugo. En définitive, c’est toujours la durée, le temps qui préoccupent Borges. Et cette façon qu’il a d’aborder la notion du temps […] - [Trois jours chez ma tante](https://www.vivelaculture.com/trois-jours-chez-ma-tante/): Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée. Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter. Roman court, noir, dans lequel la puissance des phrases sèches révèle une histoire scabreuse. On imagine l’adaptation que Claude Chabrol aurait pu en faire. - [L'Oeuvre](https://www.vivelaculture.com/loeuvre/): Zola et Cézanne, amis d’enfance, deviendront de plus en plus distants à mesure que l’écrivain rencontre le succès qui se refuse au peintre. La figure principale de L’Oeuvre, Claude Lamier, est l’un de ces peintres modernes, ces refusés par les salons, ces « plein-airistes », hanté par des rêves d’absolu qui le conduiront au suicide. Nul doute que dans l’esprit de Zola, Lamier revêtait les habits de Cézanne. Cézanne écrivit « On ne peut pas exiger d’un homme qui ne sait pas, qu’il dise des choses raisonnable sur l’art de peindre ; mais nom de Dieu, comment peut-il oser dire […] - [Pomme](https://www.vivelaculture.com/pomme/): Dans la cour de récréation du collège Bourbon, à Aix-en-Provence, Zola est en quarantaine, parce que chétif, zézayant, en plus avec l’accent parigot ; Cézanne transgresse la consigne et va lui parler ; la cour le lui fait payer d’une bonne branlée ! Zola lui offre un panier de pommes : entre eux ce sera à la vie à la mort, avant que Zola ne prenne ses distances… Cézanne a dit : « Avec une pomme je veux étonner Paris ». Mission accomplie ! Plus tard, Christophe Adam, Premier pâtissier de France, se définissant comme « un génie fracassé qui bouillonne d’idées » étonne le monde des […] - [Montagne Sainte Victoire / Topo guide](https://www.vivelaculture.com/montagne-sainte-victoire-topo-guide/): Route du Tholonet, vallée de l’Arc, le viaduc, Château-Noir, les carrières de Bibémus ; les points de vue sont nombreux pour regarder la Montagne Sainte-Victoire. Cézanne y a passé sa jeunesse avec Zola, trouvé l’inspiration pour son grand œuvre. Ce topo guide permet de faire de belles randonnées sur ou en dehors de ses traces, dans les falaises, pelouses sèches, garrigues et bois de chênes, à la découverte d’une faune et d’une flore préservées. Cerise sur le pique-nique de la rando : une réserve naturelle protège un gisement d’œufs de dinosaures ! - [Sens et non-sens](https://www.vivelaculture.com/sens-et-non-sens/): « Maurice Merleau-Ponty a su, mieux que quiconque, montrer la mesure de la justesse, de la distinction, de la force de Paul Cézanne. » disait Françoise Cachin, directrice du musée d’Orsay à sa création. Dans Le Doute de Cézanne, l’une des trois parties de son livre Sens et non-sens, le philosophe connu pour La Phénoménologie de la perception, s’est occupé de son cas. Le cheval de bataille de Cézanne était la fidélité obsessionnelle à sa perception et à sa transcription sur la toile sans perturber l’équilibre général. C’est pourtant clair ! - [La Belle Noiseuse](https://www.vivelaculture.com/la-belle-noiseuse/): Etre modèle pour Cézanne était un vrai calvaire, comme le raconte Ambroise Vollard dont il fit le portrait. Dans le film La Belle Noiseuse, Jacques Rivette s’inspirant librement du Chef-d’œuvre inconnu de Balzac, traite des rapports triangulaires entre un peintre débutant, sa peinture, La Belle Noiseuse, et son modèle, une jeune femme qui n’était pas d’accord au départ pour poser. Afin de bien ressentir la tension qu’un modèle peut éprouver avec le travail du peintre et le résultat que celui-ci tire de son visage ou corps, en faire soi-même l’expérience n’est pas une perte de temps ! - [Les Demoiselles d’Avignon](https://www.vivelaculture.com/les-demoiselles-davignon/): « Les Baigneuses sont l’entreprise majeure des vingt dernières années […] de sa lutte pour trouver la voie ultime d’une architecture rythmée, grandiose, presque abstraite,dont Picasso se souviendra en composant Les Demoiselles d’Avignon » écrit Bernard Fauconnier dans son livre Cézanne. Picasso disait « Cézanne est notre père à tous ». Les Demoiselles d’Avignon de Picasso furent une révolution : « Mon premier tableau d'exorcisme » dira-t-il à André Malraux. D’abord exposé au Salon d’Antin à Paris, en 1916, il arrive en 1937 au MoMA pour y rester. Aventure – conception, réalisation, interprétations – du tableau qui a changé le […] - [Pissarro, le Premier des Impressionnistes](https://www.vivelaculture.com/pissarro-le-premier-des-impressionnistes/): Cézanne se fâche avec la plupart de ses proches, mais jamais avec Pissarro qu’il considère comme « le premier des Impressionnistes ». Jacob Abraham Camille Pissarro s’amuse de son caractère impossible et accueille l’écorché vif chez lui, à Pontoise. Une exposition récente, à Paris, a retracé le parcours de l’aîné du groupe des impressionnistes, le seul à participer à leurs huit expositions. Tout le monde connaît Pissarro ; mais qui sait qu’il était polyglotte, anarchiste : « Nous ne demandons pas mieux que d'être classiques, mais en le trouvant par notre propre sensation, oh! que c'est différent ». - [Grande traversée : Cézanne, absolument](https://www.vivelaculture.com/grande-traversee-cezanne-absolument/): Cézanne était-il le « bon dieu de la peinture » (Matisse), ou le diable ? Le grand « peintre des pommes », de la Sainte-Victoire, des Baigneuses et des Joueurs de cartes, ou bien un fou qui peignait « au pistolet » des viols, des meurtres et des crânes ? Cinq émissions pour essayer de saisir le génie de Paul Cézanne. Retrouvez-les ici. - [Cézanne](https://www.vivelaculture.com/cezanne/): Son père l’entretient mais le méprise ; sa sœur l’oblige à se marier, la vie de famille avec sa femme, Hortense, n’est clairement pas sa priorité. Cézanne s’enfonce dans la solitude, à force d’envoyer balader tous ses proches, même Zola, l’ami d’enfance, s’éloigne. La solitude et la lenteur sont les deux mamelles du génie créateur de Cézanne, que Bernard Fauconnier, auteur natif d’Aix-en-Provence, explore avec une grande qualité d’écriture. - [Cézanne, un grand vivant](https://www.vivelaculture.com/cezanne-un-grand-vivant/): « Contrôler ce qui s’élabore en veillant à ne pas tuer l’émotion première est délicat. Si l’émotion est trop intense, le regard se clôt. Si le regard se montre par trop sévère, l’émotion meurt. » écrit Charles Juliet, poète contemporain, dans une longue lettre posthume adressée à Cézanne. L’artiste qui se définissait comme un être « lent, lourd et stupide » a remis en question les règles et principes de la peinture pour en inventer de nouvelles, originales. Conclusion : ne pas être trop rapide, ni léger, ni intelligent ! - [Portraits de Cézanne](https://www.vivelaculture.com/portraits-de-cezanne/): Cette exposition montre un aspect précis du travail de Cézanne : le portrait. 60 tableaux accrochés, par séries, notamment ceux représentant Hortense, sa femme, ou un même modèle sous l’angle de vue de deux visions différentes. Réussite de muséographie – grâce à de petits panneaux qui indiquent, en cinq lignes pour chaque œuvre, la technique que Cézanne a utilisée,- cette exposition révèle à ceux qui en doutent encore que l’essentiel dans un portrait n’est pas le modèle mais la peinture. - [La Chassagnette](https://www.vivelaculture.com/la-chassagnette/): Chef Armand Arnal : grand exorciste de la Chassagnette, domaine de l’Armellière, route du Sambuc en Arles. Zéro, quatre, quatre-vingt-dix, quatre-vingt-dix-sept, vingt-six, quatre-vingt-seize. - [Les couteaux corses Ceccaldi](https://www.vivelaculture.com/les-couteaux-corses-ceccaldi/): Aussi beaux qu’une DS, cathédrale gothique de l’industrie française, selon Roland Barthes. - [Mes origines : mémoires et récits](https://www.vivelaculture.com/mes-origines-memoires-et-recits/): Prix Nobel de littérature (1904), félibrige de tous les instants, conseiller politique du Général de Gaulle. Un temps orageux et incertain. - [Théorème](https://www.vivelaculture.com/theoreme-2/): Trop puis-sang, trop précis, me fait regretter de ne pas être pédé. - [Journal d’un étranger à Paris](https://www.vivelaculture.com/journal-dun-etranger-a-paris/): « Dans Journal d’un étranger à Paris, Curzio Malaparte a dit des Français qu’ils étaient des catholiques ratés à cause de Descartes. » - [L’Art modeste](https://www.vivelaculture.com/lart-modeste/): Hervé Di Rosa : l’hépatite des critiques d’art. A des couilles au cœur ! - [Les Propriétaires](https://www.vivelaculture.com/les-proprietaires/): Artiste défroqué, grand résistant du bégaiement rhétorique de l’art. - [Unrecounted](https://www.vivelaculture.com/unrecounted/): L’ennui si vital en peinture, l’obsession silencieuse comme réalité licencieuse. - [Good](https://www.vivelaculture.com/good-2/): « Rockeur boxeur et jardinier d’orage. Trop de talent pour ce petit pays. » - [La Piraterie dans l’âme](https://www.vivelaculture.com/la-piraterie-dans-lame/): Dieu en diagonale, flèche au cœur. Philosophe broyeur et anthropophage. Mon frère pour toujours. Auteur de La Piraterie dans l’âme, où la démocratie est pirate à l’extrême quand la piraterie est laboratoire de démocratie. - [L’architecture est un sport de combat](https://www.vivelaculture.com/larchitecture-est-un-sport-de-combat-2/): Pamphlétaire, dans L’architecture est un sport de combat, Rudy Ricciotti dit tout le mal qu’il pense des réglementations administratives en matière d’architecture, du « salafisme architectural ». Ambiance… - [More Songs about Building and Food](https://www.vivelaculture.com/more-songs-about-building-and-food/): Pendant que David Hockney peignait à Los Angeles, les Talking Heads contribuaient à remettre la scène musicale new-yorkaise au centre de l’attention mondiale. Malgré les quatre mille kilomètres qui les séparaient, Hockney et David Byrne (la tête pensante du groupe, par ailleurs photographe, réalisateur et metteur en scène), eurent la même idée presque au même moment : créer des images composites à partir de polaroïds juxtaposés. Les grands esprits… - [La Piscine](https://www.vivelaculture.com/la-piscine-3/): Impossible de ne pas penser à ce film mythique de Jacques Deray avec Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet et Jane Birkin, quand on pense à David Hockney et à ses piscines, notamment A Bigger Splash (1967). Un même érotisme semble se dégager des toiles de Hockney et de la pellicule qui a capturé la beauté du couple Schneider – Delon. Un remake de La Piscine a été réalisé en 2015 par Luca Guadagnino sous le titre… A Bigger Splash. - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu-5/): « 82 Portraits and 1 Still Life » est une série peinte par David Hockney en trois périodes de deux ans et exposée à Londres en 2012. Selon Didier Ottinger, commissaire français de l’exposition, ces tableaux sont comme les portraits des participants « au bal des Guermantes ». Il précise sa pensée en rappelant que, dans sa jeunesse, David Hockney fut un « immense lecteur de Proust ». - [Symphonie N°5 En Ut Mineur Op.67 (Transcription Pour Piano De Liszt)](https://www.vivelaculture.com/symphonie-n5-en-ut-mineur-op-67-transcription-pour-piano-de-liszt/): Cette adaptation et son interprétation par Glenn Gould ont été choisies par David Hockney un jour qu’on l’invitait à choisir les disques qu’ils emporterait qur une île déserte. Amusant de penser qu’une des œuvres musicales les plus admirées par David Hockney a été composée par Beethoven, alors dans sa trentaine, à la période où sa surdité empirait. Handicap qui affectera également David Hockney, quasiment au même âge. - [The Color of Music](https://www.vivelaculture.com/the-color-of-music/): Ce film, malheureusement introuvable, revient sur le travail que David Hockney a développé pour l’opéra pendant une vingtaine d’années. « La poésie est pour moi supérieure à la prose, et la poésie mise en musique encore supérieure. C’est ce qu’est l’opéra pour moi. La plus grande des expériences » David Hockney - [The Rake’s Progress](https://www.vivelaculture.com/the-rakes-progress/): Créé en 1951, l’opéra libertin de Stravinsky a longtemps été rejeté par les spécialistes qui le jugeaient rétrograde. Fan d’opéra, David Hockney réalisa, pour sa première expérience au théâtre, en 1975, les décors et les costumes de cette production. « D’emblée, David a semblé comprendre l’ironie et la satire sociale du livret. J’ai pensé qu’il serait très à l’aise avec les problèmes intellectuels et moraux évoqués » dit David Cox, le metteur en scène qui, le premier, fit appel à David Hockney. Coup d’essai, coup de maître. - [Ici Londres ! Une histoire de l'underground londonien depuis 1945](https://www.vivelaculture.com/ici-londres-une-histoire-de-lunderground-londonien-depuis-1945/): Des premiers clubs du West End aux boutiques branchées de Carnaby Street, des premiers magazines de la Free Press aux fanzines punks, des light-shows de Pink Floyd à l’UFO aux performances de Throbbing Gristle, Londres va s’imposer durant près de quarante ans comme la capitale d’une foisonnante et bruyante contre-culture. Une capitale où l’on croise Francis Bacon, Lucian Freud, David Hockney, Mary Quant, John Lennon ainsi que tous les acteurs de la vague punk. - [A Bigger Splash](https://www.vivelaculture.com/a-bigger-splash/): Bien qu’il en soit la figure principale et qu’il ait donné son accord à la réalisation du projet, David Hockney raconte qu’il n’a jamais pu revoir A BiggerSplash (qui sera pourtant projeté dans le cadre de l’exposition). Il a même envisagé de payer un dédommagement à Jack Hazan (qui réalisa Rude Boy en 1980)  pour en bloquer la sortie. A Bigger Splash est un film sur les conflits intérieurs qui plongent un artiste dans une forme de dépression. En fait, Hockney ne supporte surtout plus de revoir Peter Schlesinger, son modèle et amant, qui le quitta au moment du tournage. - [Andy Warhol va à Hollywood : Road Trip à travers l'Amérique pop des sixties](https://www.vivelaculture.com/andy-warhol-va-a-hollywood-road-trip-a-travers-lamerique-pop-des-sixties/): C’est en 1964 que David Hockney découvre la côte ouest des Etats-Unis. Un an auparavant, Andy Warhol avait traversé le continent d’est en ouest, avant de retourner à New York et d’y installer la Factory. Un voyage au cours duquel il avait découvert l’Amérique profonde, couverte de néons et de panneaux publicitaires, qui allaient tant inspirer une partie de sa peinture et le pop art auquel on a, un peu trop rapidement, rattaché David Hockney. - [Picasso Cubiste](https://www.vivelaculture.com/picasso-cubiste/): « Mes déceptions quant à la représentation naturaliste de l’espace, à partir d’un point unique, comme dans la peinture de Canaletto, ainsi que mes travaux pour le théâtre ont renforcé mon admiration pour Picasso…il m’a fallu longtemps pour prendre pleinement conscience de l’absence de distorsion dans son œuvre » David Hockney - [Matisse / Diebenkorn](https://www.vivelaculture.com/matisse-diebenkorn/): Richard Diebenkorn (1922-1993), peintre californien à peine plus âgé que David Hockney (né en 1937), est fortement marqué par Henri Matisse (1869-1954). Bien qu’ils ne se soient jamais croisés, la résonance entre leurs oeuvres est étonnante, aussi bien dans le choix des sujets, que dans la composition. On retrouve également dans leur travail une même recherche sur la frontière entre le figuratif et l’abstrait. David Hockney, quant à lui très influencé par Picasso, a souvent fréquenté Richard Diebenkorn au cours de ses années californiennes. - [David Hockney](https://www.vivelaculture.com/david-hockney-2/): Celui qui a décidé d’être artiste à 10 ans, a essayé tous les mediums : la peinture, le dessin, la gravure, la photo, le travail sur imprimante, la création sur iPad… avant de revenir à la peinture en extérieur, sur chevalet. Ce somptueux catalogue permet de revenir sur les soixante premières années qu’Hockney a consacrées à son art. Bel hommage à celui qui a déclaré un jour : « La création artistique est un acte de partage ». - [matali crasset](https://www.vivelaculture.com/matali-crasset/): Je viens d’un village. Consciemment ou inconsciemment, je travaille sur des petites échelles, comme celle d’un village. À échelle humaine. C’est à partir de cette échelle qu’on peut avoir des interactions un peu plus profondes, que l’on peut repartir, aller vers les autres pour déployer des projets un peu plus grands. Il faut commencer à se sentir bien pour aller au devant des autres. On ne peut pas faire l’inverse. - [Paris tristesse](https://www.vivelaculture.com/paris-tristesse/): J’ai travaillé sur une scénographie pour un des concerts de Pierre Lapointe, à Montréal. Pierre s’est intéressé à l’hôtel que j’ai fait en Tunisie, on s’est retrouvés là-bas, et on a décidé de travailler ensemble sur des projets. Ses chansons sont assez classiques, mais ses shows sont très expérimentaux. Il collabore avec plein de gens différents. - [Good Things Await](https://www.vivelaculture.com/good-things-await/): En 2015, j’ai fait partie du jury du Festival international du film d’environnement (Fife), et j’ai beaucoup aimé Good Things Await ce portrait d’un agriculteur suédois, Niels, qui fait de la biodynamie. Il nous fait rentrer dans cette pratique au quotidien, nous livre sa compréhension du monde à travers le passage des saisons. En plus c’est un film très esthétique. - [Fort Buchanan](https://www.vivelaculture.com/fort-buchanan/): Benjamin Crotty est un cinéaste américain expérimental qui vit en France. Il prend les trames narratives de séries américaines existantes et il les retravaille à sa façon. C’est très bizarre. Il se trouve qu’il a récemment réalisé un film en quatre temps, dans quatre architectures que j’ai créées. - [Temperance](https://www.vivelaculture.com/temperance/): C’est aussi quelqu’un qu’on a connu au Hi Hôtel à Nice. On connaissait sa musique avant de le rencontrer. - [The Golden Ravedays](https://www.vivelaculture.com/the-golden-ravedays/): Superpitcher s’est lancé dans ce projet de créer une collection de vinyles sur un an. Il y aura douze rendez-vous, un par mois, avec deux, trois titres à chaque fois. C’est quelqu’un qu’on a rencontré à Nice autour du Hi Hôtel, une base pour soutenir l’électro. On est devenu amis. - [Les praticiens de l'infernal, Tome 2 : Miracles nuisibles et malveillances célestes](https://www.vivelaculture.com/les-praticiens-de-linfernal-tome-2-miracles-nuisibles-et-malveillances-celestes/): J’aime bien ce monde singulier, loufoque et coloré. Je trouve que c’est de plus en plus compliqué de trouver des objets ou de jeunes auteurs singuliers. L’accès aux choses n’est plus le même. Aujourd’hui, paradoxalement, c’est plus compliqué. Le numérique donne accès à tout mais la massification nous pousse tous dans le même sens. Je suis des artistes et leurs créations que j’ai découverts il y a longtemps, mais pour ce qui est des nouvelles choses, je trouve ça plus compliqué. - [Tronches de pain](https://www.vivelaculture.com/tronches-de-pain/): Encore un livre en rapport avec la nourriture. Marie Rocher est la fille de l’éditeur de Jean-Paul Rocher. Ici les trois auteurs reprennent l’idée d’aller à la rencontre d’une profession, les boulangers, en donnant quelques clefs qui permettent de choisir un pain, parce qu’en croyant acheter des pains originaux, on tombe souvent dans le panneau des industriels qui proposent des préparations toutes faites et qui n’ont plus rien à voir avec les pains singuliers que l’on croit acheter. Ce livre, c’est une façon de rencontrer des gens pour retourner à l’origine des choses. - [Manifeste pour une agriculture durable](https://www.vivelaculture.com/manifeste-pour-une-agriculture-durable/): Je suis fille d’agriculteur, de la culture intensive, et je m’intéresse depuis longtemps de près aux alternatives agricoles. Il faut être de plus en plus conscient et écouter les voix qui, depuis longtemps, dénoncent ces pratiques, comme Lydia et Claude Bourguignon qui sont particulièrement attachés à l’étude de la terre. Ce petit fascicule est assez court et se lit facilement. - [L’essai](https://www.vivelaculture.com/lessai/): J’ai découvert ce livre en travaillant sur une exposition à Ljubljana en Slovenie, autour du thème Occupaying Woods, ces communautés qui, pour fuir les conséquences de l’industrialisation du début du XXè siècle, ont reconstitué de petites cellules au fonctionnement assez proche des mouvements anarchistes. Il y a eu des mouvements similaires en France, notamment dans les Ardennes. C’est cette histoire que raconte Nicolas Debon. - [MUMO 2](https://www.vivelaculture.com/mumo-2/): J’aime travailler sur la transmission, la diffusion de la culture. Le Mumo c’était un projet dans lequel ma formation de designer industriel me permettait d’appréhender la transformation d’un gros poids lourd comme ça ; et en même temps, la transmission, la diffusion sont des intentions qui me sont proches. C’était un sujet rêvé pour moi. - [The Americans](https://www.vivelaculture.com/the-americans/): « Une série qui n’est pas encore terminée qui raconte l’histoire d’un couple américain des années 80. Un couple, en apparence, modèle, qui habite un pavillon, qui a deux enfants. Mais en réalité ce sont deux espions russes, dont le mariage a été arrangé par le KGB, chargés d’infiltrer la société américaine… C’est vraiment excitant, car on s’attache aux personnages. C’est à la fois incongru (on apprend par exemple que leur voisin bosse pour le FBI !) et réaliste. Une vraie histoire d’espionnage comme on les aime. Captivante. » - [Légende](https://www.vivelaculture.com/belladonna-of-sadness-2/): « Une histoire incroyable. Celle d’un personnage étonnant, Jean Lafont, qui était à la fois manadier en Camargue et patron d’une boîte de nuit complètement dingue, fréquentée dans les années 60 à 80 par la jet-set française et internationale. Une sorte de Palace délocalisé, dans lequel on pouvait aussi bien rencontrer les Kennedy que Roger Vadim… L’histoire de Lafont et de cet endroit qui s’appelait la Churascaïa, est mise en parallèle avec le récit de la transhumance des moutons dans les Alpes, deux thèmes qui n’ont logiquement aucun lien entre eux… C’est un livre superbement écrit, très fin. » - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme-4/): « L’histoire du quartier de Treme, à la Nouvelle Orléans, après le passage de Katrina… Il n’y aucun suspens, aucune accroche calculée pour vous inciter à regarder l’épisode suivant, on s’attache juste aux personnages et à leur existence. La musique de New-Orleans, toujours formidable, que l’on entend me touche personnellement, c’est celle qu’écoutait mon père quand j’étais enfant. » - [Le Voyage au Groenland](https://www.vivelaculture.com/le-voyage-au-groenland/): « Sébastien Betbeder a fait mes deux clips,  il avait aussi réalisé en  2013,  2 Automnes 3 Hivers qui avait plutôt bien marché. Le scénario de Voyage au Groenland  tient sur très peu de choses : deux types un peu hurluberlus, des comédiens, partent au Groenland à la recherche du père de l’un d’eux, ils se retrouvent confrontés aux habitants d’un village inuit. L’état d’esprit du film m’échappe complètement mais me touche. Avec quasiment rien au départ, Betbeder arrive à faire quelque chose de vraiment sensible, plein de charme. » - [Je m’en vais](https://www.vivelaculture.com/je-men-vais/): « C’est un libraire de Lyon qui me l’avait offert en me disant que ça devrait forcément me plaire. C’est donc par ce livre que j’ai découvert Echenoz dont j’admire la précision de langage. Comme chez Olivier Cadiot, que j’aime énormément aussi, ce n’est pas l’histoire racontée qui importe, mais la façon de la raconter : les métaphores, les images…  Un style qui peut-être dangereusement inspirant pour quelqu’un qui écrit aussi ! » - [Montrez-moi vos mains](https://www.vivelaculture.com/montrez-moi-vos-mains-2/): « Un bouquin passionnant écrit par le pianiste Alexandre Tharaud, où il raconte la véritable vie d’un concertiste classique, qui est faite de beaucoup de solitude. Il part en avion en Chine pour jouer avec un orchestre qu’il ne connaît pas, se retrouve sur scène avec un chef d’orchestre qu’il a seulement vu deux fois avant le concert, décrit ses relations avec les personnes chargées de tourner les pages de ses partitions… C’est bourré de détails, écrit avec un vrai style. Et l’on apprend énormément de choses sur un genre d’existence dont on ignore quasiment tout. Un livre intéressant, drôle mais […] - [Des histoires vraies](https://www.vivelaculture.com/des-histoires-vraies/): « C’est Sophie Calle qui a fait la pochette de mon dernier album. J’aime beaucoup « Des histoires vraies », un petit livre dans lequel elle alterne une photo et une anecdote. Dans le premier texte, elle raconte qu’elle se rappelle être tombée sur un courrier adressé à sa mère par le meilleur ami de celle-ci, il avait écrit  « ne crois tu pas qu’il serait bien de mettre notre Sophie en pension ? »… Elle se demande depuis si cet ami n’était en fait son véritable son père, ce qui a évidemment créé une relation trouble avec lui… Le livre est rempli d’anecdotes de ce […] - [The Individualism of Gil Evans](https://www.vivelaculture.com/the-individualism-of-gil-evans/): « Un album qui pour moi demeure un monument de créativité, de musicalité, d’originalité et d’émotion… Sur lequel, il y a, par exemple, une version de « The Barbara Song », qui est déjà une mélodie à la richesse dingue puisqu’elle est signée Kurt Weill, qui dure dix minutes et où passent à la fois le mal-être et le bien-être.  Le tout étiré dans le temps. Ce morceau, il ressemble un peu à un élastique que l’on étire : tout y est englué, paralysé, avec lenteur… C’est à la fois glauque et beau, ça me touche énormément. C’est de la belle mélancolie. Wayne Shorter […] - [Regeneration](https://www.vivelaculture.com/regeneration/): « Un album réalisé par Nigel Godrich, le producteur de Radiohead, que renie totalement Neil Hannon, le leader de Divine Comedy. D’habitude, chez Divine Comedy, tout est parfaitement défini, écrit avec netteté, et là, c’est tout le contraire : il y a des tas d’éléments flous, des moments un peu planants, du mystère dans le son… Je trouve que la voix et les compositions de Neil Hannon s’accommodent bien avec ce genre de production un peu moins précise. Un jour, je l’ai rencontré et je lui ai dit tout le bien que je pensais de cet album, il m’a fait « Ah oui ? », […] - [Zoo](https://www.vivelaculture.com/zoo/): « Elle a enregistré avec Adrian Utley, le guitariste de Portishead, groupe dont j’ai beaucoup aimé le dernier album,   3,  qui mélangeait des vieilles sonorités années 60, à la Silver Apple, et une grande modernité dans la forme.  Sur Zoo, Françoiz Breut a hérité de cet équilibre réussi entre une certaine radicalité musicale et des sons à l’ancienne. Ses chansons sont magnifiques.  Elle chante comme personne d’autre. Cela fait vraiment du bien d’entendre la langue française interprétée par quelqu’un qui possède une élocution et un phrasé si originaux, immédiatement identifiables. Elle continue d’avancer artistiquement, sans faire de compromis, en faisant des […] - [A présent](https://www.vivelaculture.com/a-present/): « Auparavant, les textes de Vincent Delerm passaient avant ses musiques. Aujourd’hui, ses musiques ont pris beaucoup plus d’importance dans ce qu’il fait. Il est même parvenu à donner une vraie musicalité à sa voix, alors qu’au départ, ce n’était pas son propos. Dans son nouvel album, comme sur le précédent, Les Amants parallèles, il y a une vraie recherche dans les sons. Je pense d’ailleurs qu’il m’a influencé pour mon dernier album et que, petit à petit, nous sommes en train de nous rapprocher musicalement… » - [Belladonna of Sadness](https://www.vivelaculture.com/belladonna-of-sadness/): « Le dernier disque que j’ai découvert, qui m’a énormément plu. La voix d’Alexandra Savior, 22 ans, me rappelle un peu celle de Jennifer Charles, d’Elysian Fields. Une voix élastique, ondulante, très sensuelle… Le son de l’album est plutôt vintage, peut-être même un peu trop vintage pour moi, assez chargé en instruments, avec beaucoup de guitares et un côté planant très américain. C’est un peu dans la même lignée que ce que font les groupes de Tucson comme Calexico. Mais cela demeure cependant très pop, avec de belles chansons. » - [L’un de Nous](https://www.vivelaculture.com/lun-de-nous/): « Voix feutrée, piano étouffé, cordes éthérées… Dans cet hymne à l’amour, l’artiste embrasse avec tendresse et sérénité la complexité des sentiments. » Valérie Lehoux – Télérama - [Les Moments musicaux](https://www.vivelaculture.com/les-moments-musicaux/): Une découverte. C’est Dana Ciocarlie, la pianiste qui m’accompagne, par ailleurs concertiste et « pianiste de tempérament », qui m’a fait découvrir cette musique légère et aérienne, et pourtant Schubert n’a pas eu une vie facile. - [Rroû](https://www.vivelaculture.com/rrou/): Il faut bien avouer que Maurice Genevoix est un écrivain qui n’est plus vraiment d’actualité. Dans ce roman, on est loin de l’écrivain de la guerre de 14. Dans Rroû, son écriture est très raffinée et change du ton très docte, grandiloquent, habituel de Genevoix. On est dans la tête d’un chat. C’est agréable d’être dans la tête d’un chat. - [The Party](https://www.vivelaculture.com/the-party/): Ce n’est pas du hip hop du tout, c’est plutôt une sorte de folk très élégante, très racée. Ce sont des ballades, que je conseille parce que, d’après ce que j’ai compris, l’été revient. C’est une musique très estivale, idéale pour la sieste et j’adore faire la sieste ! - [Les pubs que vous ne verrez plus jamais 2](https://www.vivelaculture.com/les-pubs-que-vous-ne-verrez-plus-jamais-2/): 80 ans de réclames et de publicités méchamment sexistes, machistes ou carrément misogynes. Ça ressemble à un discours sexiste, ça a le goût d’un discours sexiste, et c’est un discours sexiste. Pas de second, cinquième ou quarantième niveau. C’est du brut de décoffrage. C’est tellement énorme que l’on croirait à des fausses pubs. Un florilège de mépris. Pitoyable pour les “créateurs” ! - [Les femmes dans le mouvement surréaliste. Paroles.](https://www.vivelaculture.com/les-femmes-dans-le-mouvement-surrealiste-paroles/): Vis-à-vis des femmes, le surréalisme n’est jamais parvenu à sortir de cette dualité : femme romantique (objet) ou femme révolutionnaire (pétroleuse). Pour Breton, Tanguy ou Duchamp, il fut parfois question d’égalité des apparences, mais plus souvent de concurrence. D’où un malentendu qui n’est toujours pas levé malgré une très grande contribution des femmes au surréalisme. - [La Femme Celte](https://www.vivelaculture.com/la-femme-celte/): Poète, écrivain et historien breton, Markale a publié 102 ouvrages tout au long de sa vie. Mais on n’en retient qu’un, paru la première fois en 1982 et véritable Bible des sociétés matriarcales. Un ouvrage traduit en une vingtaine de langues et vendu à plus d’un million d’exemplaires. Avec sa vision romantique, La femme celte a survécu à son auteur, décédé en 2008. C’est le chef-d’œuvre de cet historien, très controversé sur d’autres travaux, sur le roi Arthur ou l’ésotérisme. - [Pourquoi je suis une chienne de garde](https://www.vivelaculture.com/pourquoi-je-suis-une-chienne-de-garde/): Les Chiennes de garde agacent parfois à disséquer les pubs ; analyser les articles de presse ; relever les propos impropres à la consommation féminine. Leur Manifeste, rendu public le 8 mars 1999, est sans équivoque : « Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs. Adresser une injure sexiste à une femme publique, c’est insulter toutes les femmes (…). Nous affirmons la liberté d’action et de choix de toutes les femmes. Nous, Chiennes de garde, nous gardons une valeur précieuse : la dignité des femmes. A bons entendeurs, salut ! ». - [Génération MLF 1968-2008](https://www.vivelaculture.com/generation-mlf-1968-2008/): Antoinette Fouque, psychanalyste, décédée le 20 février dernier, à 77 ans, saluée par une pluie d’hommages, ne faisait pas dans la demi-mesure. Elle revendiquait la création du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), fixant l’acte fondateur le 1er octobre 1968. Mère autoproclamée du mouvement, elle avait aussi des ambitions de propriétaire, déposant la marque et le sigle à l’INPI. Elle raconte les 40 premières années du mouvement français d’émancipation. Une histoire quasi préhistorique, son histoire. - [Billie Holiday : Le roman d’une rebelle](https://www.vivelaculture.com/billie-holiday-le-roman-dune-rebelle/): Violences conjugales à répétition ; racisme récurrent, dope et alcool, Billie Holiday a-t-elle perdu les combats de sa vie ? Rien n’est moins sûr. Depuis plus de soixante ans, on fait de Billie Holiday une victime consentante. Son parcours est bien plus sinueux et complexe, selon Sébastian Danchin, qui la vit comme une rebelle jamais résignée, à l’esprit fondamentalement frondeur. - [King Kong Théorie](https://www.vivelaculture.com/king-kong-theorie/): Et s’il s’agissait là d’un nouveau manifeste féministe ? Où il n’est plus question de plainte et à peine de revendication, mais d’avancer et de prendre. L’auteur de Baise-moi assure : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché de la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être des protecteurs… ». - [Femen](https://www.vivelaculture.com/femen/): Seins nus brandis tel un étendard, les Femen se firent remarquer en 2012 lors de l’Euro de foot avec ce cri : « L’Ukraine n’est pas un bordel ! » Depuis, ces révoltées ont essaimé un peu partout leur radicalité. Et, surtout, considérablement élargi leur combat : au régime ukrainien de Viktor Ianoukovitch, piloté depuis Moscou, parti en capilotade ces derniers jours. Et à l’anticléricalisme. - [Comprendre le féminisme, essai graphique](https://www.vivelaculture.com/comprendre-le-feminisme-essai-graphique/): Illustré par Alice Molinier, Marie-Hélène Bourcier nous invite à faire un petit tour au cœur des différents courants retraçant le féminisme. Cet ouvrage n’exclut ni les disparités, ni les controverses, ni les conflits internes qui n’ont cessé d’irriguer ce mouvement protéiforme, de le faire vivre et le dynamiser. En adéquation avec les revendications posées par les femmes. C’est le corps féminin dans tous ses états et ses désirs. - [Olympe de Gouges](https://www.vivelaculture.com/olympe-de-gouges/): Rédactrice unique de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en 1791. Un texte qui lui fit perdre la tête, guillotinée qu’elle fut, en septembre 1793. Deux siècles de disgrâce et de calomnies faciles plus tard, elle est considérée comme “panthéonisable” d’après un sondage Internet. Mais oubliée à l’heure du choix présidentiel final, au bénéfice de résistantes plus contemporaines. Il y a toujours des Bastille à prendre. - [Chroniques paysannes du Moyen Age au XXe siècle](https://www.vivelaculture.com/chroniques-paysannes-du-moyen-age-au-xxe-siecle/): Un livre d’histoire au service de la réflexion sur l’avenir des paysans et des paysages. Un hommage au rôle des agriculteurs dans le progrès social et l’aménagement du territoire, en forme d’appel à préserver cette place centrale dans la société française, qui éclairera aussi «l’atterrissage» de tous les urbains aujourd’hui tentés par le retour permanent ou à temps partiel vers la campagne. - [La carte et le territoire](https://www.vivelaculture.com/la-carte-et-le-territoire-2/): Pour une fois, Michel Houellebecq surprend sans scandale avec ce roman qui lui a valu le prix Goncourt 2010. Loin de sa veine provocatrice et au meilleur de son talent pour créer de la fiction à base de sociologie, il explore ici le parcours des «néo-ruraux» (le départ des villes est une tendance lourde de la démographie française depuis les années 70), qui expérimentent l’importation de leurs habitudes urbaines dans une campagne vidée de ses traditions, à l’heure des nouvelles technologies. Comme une quête d’écologie qui passerait par une recherche sur Google Maps… - [Cher pays de mon enfance, paroles de déracinés](https://www.vivelaculture.com/cher-pays-de-mon-enfance-paroles-de-deracines/): Originalité de ce recueil de témoignages : mêler la parole des «exilés de l’intérieur», ceux qui ont quitté leur terre de Bretagne, de Corse ou d’Aveyron pour rejoindre la ville et l’usine, à celle des immigrés venus du sud de l’Europe, d’Afrique ou d’Asie. Ce télescopage, fruit d’un appel à témoignages lancé sur les ondes de Radio France, montre que l’exode rural, pour des générations entières de Français, a été un déchirement aussi intense que les mouvements transnationaux. - [Silence, ça pousse !](https://www.vivelaculture.com/silence-ca-pousse/): L’été au jardin. Créée il y a plus de 15 ans, cette émission de France 5 consacre 50 minutes par semaine aux conseils de jardinage et au reportage potager, avec un succès croissant (jusqu’à un million de téléspectateurs) qui a conduit la chaîne à la multidiffuser, à la rendre disponible sur son site de «replay» et à l’agrémenter d’un jeu sur son site web. On peut aussi partir en week-end avec ces DVD… - [The Anthology](https://www.vivelaculture.com/the-anthology-2/): Malgré sa richesse, la culture rurale française n’a jamais produit une forme aussi universelle que la Country. Par quel mystère cette musique de péquenots blancs des Etats-Unis parle-t-elle à la planète, et plus encore depuis que son mariage avec le rhythm’n’blues noir a donné naissance au rock’n’roll ? La réponse se trouve sans doute dans la courte carrière de Hank Williams (1923-1953). Enraciné dans l’univers violent et religieux de son Alabama natal, mais auteur de textes traversant les pays et les époques («I’m so lonesome I could cry» – je suis seul à en pleurer), il fût aussi l’archétype du […] - [Histoire du jardin potager](https://www.vivelaculture.com/histoire-du-jardin-potager/): Lopin voué à la subsistance, puis signe extérieur de richesse, le potager est aujourd’hui devenu le hobby préféré des Français. Ce livre retrace dix siècles d’histoire d’une passion nationale, encore relancée par la méfiance accrue à l’égard des produits de l’agriculture industrielle et par la mode des légumes «oubliés», orties, pâtissons et autres panais. - [La Maison Tellier](https://www.vivelaculture.com/la-maison-tellier/): Des filles de joie perturbent une noce paysanne, l’extase bucolique d’un promeneur est gâchée par la découverte d’une suicidée, une fille de ferme trop vite engrossée est contrainte au mariage, une fille de la ville succombe à un canotier entreprenant, des lesbiennes affolent les clients d’une guinguette… A la campagne, à lire ce premier recueil de nouvelles de l’écrivain normand (1850-1893), on a vite fait de tomber la veste et le reste pour sombrer entre sensualité et sordide ! - [Atlas de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/atlas-de-lagriculture/): Comment nourrir le monde en 2050 ? A la moitié de ce siècle, nous devrions être quelque 9,7 milliards d’humains, soit environ 2,5 milliards de bouches supplémentaires à nourrir, essentiellement dans l’hémisphère sud. Comment y parvenir sans épuiser nos ressources ni dégrader l’environnement ? Cet ouvrage fait un point clair et précis, grâce à une centaine de cartes, sur les enjeux et défis à venir. - [Le livre noir de l'agriculture](https://www.vivelaculture.com/le-livre-noir-de-lagriculture/): «Comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement» : le sous-titre de cette solide enquête journalistique a le mérite de le dire clairement, nous sommes ici dans les coulisses peu reluisantes du secteur. Le plaidoyer contre le gaspillage et la pollution des ressources par une agriculture dopée à la spéculation, aux pesticides et aux antibiotiques est d’autant plus convaincant qu’il rappelle à quel point les paysans eux-mêmes sont trop souvent les premières victimes d’un système absurde et dangereux. Edifiant. - [50 idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation](https://www.vivelaculture.com/50-idees-recues-sur-lagriculture-et-lalimentation/): Bon pour la santé, le lait ? Vrai pendant la croissance, mais pas au-delà : à en consommer plus d’un verre par jour, on risque même de provoquer la carence en calcium que l’on croit combattre ! En démontant cette idée reçue, et 49 autres (l’huile d’olive n’est pas la meilleure pour la santé, boire de l’eau en bouteille ne sert à rien…), cet agronome expert auprès des Nations unies remettra les idées en place aux consommateurs déboussolés par les crises alimentaires des 20 dernières années (hormones, pesticides, vache folle…). - [Profils paysans](https://www.vivelaculture.com/profils-paysans/): Fils de fermiers, le célèbre photo-reporter et réalisateur né en 1942 a filmé, tout au long des années 2000, des paysans d’Ardèche, de Lozère et de Haute-Loire. Au menu de cette trilogie : un mode de vie au quotidien en train de sombrer dans l’oubli, mais aussi le drame d’agriculteurs vieillissant sans successeurs, dans ces régions frappées par l’exode rural. Comme toujours, Depardon est au plus près de son sujet, allant jusqu’à inventer une caméra 35 mm suffisamment silencieuse pour ne pas perturber les entretiens ou la captation des conversations. - [Le Larzac s'affiche](https://www.vivelaculture.com/le-larzac-saffiche/): A partir de 1971, la lutte des paysans du Larzac contre l’extension d’un camp militaire prolongea l’esprit de 68 dans le Massif central. Et comme en Mai, ce mouvement soutenu par de nombreux intellectuels, par l’extrême-gauche et par le PS de Mitterrand (qui lui donna gain de cause en 1981), donna lieu à des rassemblements monstre (jusqu’à 100 000 personnes à l’été 1973) et à une formidable explosion de créativité graphique, dont témoigne cet album. On y décèle les origines du mouvement altermondialiste actuel – un José Bové a d’ailleurs fait ses classes de militant lors de la mobilisation pour […] - [Le retour à la terre](https://www.vivelaculture.com/le-retour-a-la-terre/): Appartenant à une nouvelle génération de dessinateurs révélés dans les pages de Fluide Glacial, où il entre en 1994 à 25 ans, Larcenet donne alors un nouveau souffle, absurde et punk-rock, au journal créé par Marcel Gotlib. Mais il évolue vite vers des œuvres plus intimistes, jusqu’à l’énorme succès de ce Retour à la terre, chronique autobiographique, en gags d’une demi-page, de l’installation à la campagne d’un banlieusard pur et dur. Hilarante et émouvante, la série est aussi riche d’une formidable galerie de personnages secondaires comme Monsieur Henri, son propriétaire taciturne, ou Madame Mortemont, sa voisine au patois obscur. - [Jean-François Millet, pastels et dessins](https://www.vivelaculture.com/jean-francois-millet-pastels-et-dessins/): Animateur d’un retour à la nature qui réagit à l’académisme d’un David, le maître normand (1814-1875) se distingue de ses confrères de l’école de Barbizon en peignant les champs et leurs travailleurs plus que la forêt de Fontainebleau voisine. On sait que ses derniers paysages ont fortement influencé les Impressionnistes. On sait moins que ces dessins et pastels, créés à la demande du marchand Emile Gavet (longtemps propriétaire du célèbre Angélus), furent le déclic qui décida le jeune Vincent Van Gogh à peindre, lorsqu’il les vit à Paris en 1875. - [Des bêtes & des hommes](https://www.vivelaculture.com/des-betes-des-hommes/): Avant son best seller mondial La Terre vue du ciel, Yann Arthus-Bertrand a beaucoup pratiqué la photo animalière. Et s’il a commencé avec les lions du Kenya, il a aussi couvert très régulièrement le Salon de l’agriculture, dès les années 80. Après un premier livre consacré au cheptel français (Bestiaux, en 1991), il y revient ici avec une galerie de portraits «en duo» (l’éleveur et sa bête) capturés cette fois dans les foires du monde entier. Plus de 90 races sont présentées, brossées et pouponnées comme pour un salon. - [Acid Brass](https://www.vivelaculture.com/acid-brass/): La house music a été inventée au Warehouse Club de Chicago, à la fin des 70’s par des DJ’s dont Frankie Knucles, le parrain de la House. Acid Brass est un CD du Williams Fairey Brass Band, une fanfare issue de la Fairey Aviation Compagnie qui participa à l’aventure du Concorde. À l’écoute de Can U Dance ?, Jibaro ou What time is love ? on entend que la house et le brass band sont des frères de sang qui se tombent dans les bras : les cuivres donnent tellement de souffle que leur rencontre a la saveur des moments où l’on s’embrasse. […] - [La visite de la fanfare](https://www.vivelaculture.com/la-visite-de-la-fanfare/): Confondant les panneaux Petah Tikvah et Bet Hatikvah, une fanfare classique de la police d’Alexandrie se retrouve dans un trou perdu, aux environs de Tel Aviv, alors qu’elle cherche un centre culturel. Les uniformes des musiciens sont aussi impeccables que l’endroit est nul, inanimé par des habitants qui vivent à petit feu. Que la fête commence ! Quelle fête ? Celle, surréaliste, du partage des instants de rien avec des gens qui se découvrent plus proches que prévu. Quand la fanfare enlève le fard de l’ennui… - [Les virtuoses](https://www.vivelaculture.com/les-virtuoses/): Au nord de l’Angleterre, une mine va fermer. Parmi les mineurs, il y a le brass band qui brassera son désespoir s’il ne joue pas le jeu du championnat national des brass bands. La jolie Gloria allume la mèche de la gloire au bout du tunnel, mais le chef d’orchestre est attaqué par la silicose… La fanfare infuse lentement, dans chacun de ses cuivres, l’énergie vitale pour aller chercher la victoire et ne plus avoir le cafard. Seule la victoire est belle ! - [Royal de Luxe et le mythe du géant](https://www.vivelaculture.com/royal-de-luxe-et-le-mythe-du-geant/): Bakhtine le dit : « dans le carnaval, il n’y a pas de distinction entre acteurs et spectateurs ». Royal de Luxe n’est pas un carnaval, mais LA compagnie phare emmenée par Jean-Luc Courcoult, qui invente des spectacles de rue dont ces deux DVD donnent la mesure géante, puisqu’il s’agit du mythe du géant. Il naît au Havre, s’embarque en Afrique, a un enfant, petit géant noir, et revient au Havre le présenter à sa ville. Les machines de Royal de Luxe sont démesurées, à peine croyables ; elles invitent à se laisser bercer par ce souffle poétique très carnavalesque ! - [Quand la mer monte](https://www.vivelaculture.com/quand-la-mer-monte/): Le porteur de géants, Dries, assiste au spectacle Sale affaire, du crime et du sexe joué par Irène, alias Yolande Moreau. Et ils vont se rapprocher petit à petit pour s’aimer, ces cocos-là. Ce film est une merveille, car Yolande Moreau est une merveille d’actrice, un carnaval à elle seule. Son sourire est une suspension d’une infinie douceur, sa poésie est si pure que je l’imagine, réincarnée en albatros sur le pont du bateau de Baudelaire, subjuguant l’équipage, avec son âme de géant ! - [Gargantua](https://www.vivelaculture.com/gargantua/): Rabelais, né vers 1490 et mort en 1553, fut moine, puis médecin, mais surtout, le génie qui inventa le roman avec Pantagruel et Gargantua. Des classiques ? Prenons le chapitre VIII de Gargantua où l’on découvre son habillement (dont sa braguette abondamment décrite) et où Rabelais annonce un autre ouvrage De la dignité des braguettes, avant de nous préciser plus loin que « sa bourse fut faite de la couille d’un éléphant ». Au chapitre XIII, il nous apprend à nous torcher le cul « de sauge, de fenouil, de marjolaine… ». C’est énorme ! - [Le carnaval des animaux](https://www.vivelaculture.com/le-carnaval-des-animaux/): François Morel raconte une histoire de Francis Blanche qui présente les animaux se préparant pour le carnaval : « le lion est très britannique » ; « les tortues dansent le cancan » ; « les éléphants sont des enfants qui font tout ce qu’on leur défend » ; « l’âne s’est mis un bonnet d’homme ». Les illustrations d’Emmanuelle Houdart sont débridées entre l’homme et l’animal ; Camille Saint-Saëns compose une fantaisie en 1886, pour le Carnaval de Paris, à l’époque où il était célèbre. Le résultat est une perle ! - [L’œuvre de François Rabelais](https://www.vivelaculture.com/loeuvre-de-francois-rabelais/): La culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance « Pendant le carnaval, c’est la vie même qui joue et pendant un certain temps, le jeu se transforme en vie même », dit Bakhtine, le penseur reconnu du carnaval, qui parle du rire carnavalesque et de son langage dont Gargantua, qu’il a étudié de très près, est truffé. Quand il ajoute : « pendant toute la durée du carnaval, personne ne connaît d’autre vie que celle du carnaval », on voudrait lui dire, qu’entre temps, les mms ont été inventés pour envoyer en temps réel à ceux qui n’y sont […] - [Penser le carnaval](https://www.vivelaculture.com/penser-le-carnaval/): Variations, discours et représentations « Une sorte de foyer virtuel auquel il nous est indispensable de nous référer pour expliquer un certain nombre de choses, mais sans qu’il ait jamais d’existence réelle » : cette citation de Levi-Strauss, sur l’identité, sert de clef pour aborder le masque, donc la possibilité de devenir autre, avec le mythe du Touloulou, un personnage fantasque, enjoué, moqueur. Le Carnaval de Cayenne sert de cadre à l’étude. Réflexion poivrée ! - [Orfeu Negro](https://www.vivelaculture.com/orfeu-negro/): Eurydice est belle, elle vient de la campagne, Orphée est chauffeur de tramway à Rio, il la rencontre au terminus. Le carnaval se prépare. Il va se marier avec Mira, mais l’officier d’état civil plaisante sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Cela suffit à allumer la mèche de ce film tout en rythme dans la nuit, avec la mort grimée, la jalousie qui rôde, l’innocence des enfants qui croient que le soleil se lève en musique, et Orphée qui aime à en mourir. Ce film a 57 ans et pas une ride ! - [Pêcheur d’Islande](https://www.vivelaculture.com/pecheur-dislande/): Si Pêcheur d’Islande contient des descriptions de carnaval avant le départ à la pêche, et si certains ont besoin du carnaval pour retrouver une énergie vitale, en se maquillant, chantant, dansant, riant et buvant, l’essentiel de son énergie, Yann la trouve en mer, pour le plus grand malheur de Gaud qui l’épouse avant son départ sur La Léopoldine. « Une nuit d’août, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d’un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer. » Loti chante le forçat de l’amour de la mer ! - [La Folie Carnaval](https://www.vivelaculture.com/la-folie-carnaval/): Les 50 plus belles histoires Depuis longtemps, l’idée d’inverser la hiérarchie donne son sens au carnaval qui, le temps d’une parenthèse, libère l’énergie primale pour qu’au dehors règne l’indispensable ordre social. L’ancêtre du carnaval serait les Sacées, décrites dans Babyloniaca par le prêtre babylonien Bérose : les serviteurs donnent des ordres à leur maître, un prisonnier devient roi, mange avec ses épouses. Savez-vous ce qu’est un carnaval à la noix ou comment transformer le paiement de l’impôt en une fête avec les meuniers de Limoux ? Non ? Alors lisez ce livre… - [Faces – Visages maquillés du Carnaval de Venise](https://www.vivelaculture.com/faces-visages-maquilles-du-carnaval-de-venise/): Si Dunkerque est unique en son genre, à Rio on change d’échelle, mais à Venise on enlève l’échelle pour ne plus redescendre, une fois que les visages surgissent de l’ombre, entre la réalité et le fantastique, l’arrogance et la mélancolie. À travers les photos de Sergio Zaccaron, le Carnaval de Venise n’est pas si carnavalesque que ça. Il esquive la légèreté essentielle de la farce, car il ne peut se départir de ce que Venise sue : la gravité du mystère de la fin probable. Pas celle du Carnaval, non, celle de la ville ! - [Karnaval](https://www.vivelaculture.com/karnaval/): Marseillais, Larbi retourne dans sa ville car il n’a plus de travail à Dunkerque, quand, à la gare, il rencontre Béa qui raccompagne son mari bourré à la fin d’une soirée de carnaval. Ils se plaisent, elle vit cette passion le temps du carnaval, tandis que lui se met à rêver au-delà de la limite où son ticket ne sera plus valable… La tension de leur passion (car le mari souhaite le rester) pimente ce film débordant de l’énergie carnavalesque des carnavaleux. Quand on essaye de transgresser ce qui est déjà une transgression, ça disjoncte… Le prochain carnaval remettra le […] - [Les carnavaleux](https://www.vivelaculture.com/les-carnavaleux/): Avec des textes de Richez, des dessins de Bloz (tous deux du nord), cette BD fait entrer obligatoirement dans l’esprit du carnaval. Dès la première page, le ton est donné en chansons : « Rosalie t’as pissé dans ton lit », « Chantal t’as mis ton doigt dans mon trou d’balle », mais l’essentiel commence page 4, quand un carnavaleux se déguise en demandant la culotte de sa copine, puis conclut son habillage sous l’œil de sa mère. La caresse de la foule carnavaleuse vient de cette métamorphose méticuleuse d’homme en femme. À Dunkerque, la foule est douce… - [Un thé au sahara](https://www.vivelaculture.com/un-the-au-sahara/): Point de passage entre le Nord et le Sud, entre l’Europe et l’Afrique, Tanger deviendra une terre d’accueil pour de nombreux artistes. Paul Bowles qui s’y est installé en 1947 y écrit Un thé au Sahara, l’histoire d’une Américaine qui veut fuir la civilisation moderne en se jetant à corps perdu dans la vie en Afrique. Bien qu’il n’appartienne pas au courant de la Beat génération, Paul Bowles verra tous les grands noms du mouvement lui rendre visite à Tanger. Seul William Burroughs qui séjournera dans la ville deux années deviendra son ami. Encore aujourd’hui Tanger est un fantasme que […] - [La fièvre du samedi soir](https://www.vivelaculture.com/la-fievre-du-samedi-soir/): A la fin des années 70, le rock underground new yorkais partage le terrain avec toutes sortes de musique dont le disco qui suinte des murs du Studio 54, la mecque du genre et de la hype. Dans La Fièvre du samedi soir, c’est sur la piste du 2001 Odyssey (clin d’œil au film de Kubrick) que Tony Monero (J. Travolta) oublie son quotidien de vendeur dans une quincaillerie. Succès planétaire, naissance de la star Travolta et des dizaines de millions de disques vendues pour les Bee Gees. La Fièvre du samedi soir, est un film remarquable sur l’obstination dont […] - [Ghost Dog](https://www.vivelaculture.com/ghost-dog-la-voie-du-samourai/): Ghost Dog, est le huitième film de Jim Jarmusch et sans conteste un de ses plus réussis. C’est l’histoire d’un tueur à gage connu pour agir dans la plus grande discrétion (Forest Whitaker dans son meilleur rôle ?) et qui vit à l’abri des regards suivant le code d’honneur des samouraïs du Japon médiéval. Son seul passe-temps est son élevage de pigeons. Un jour, ses employeurs décident de se débarrasser de lui… Le film est un hommage au Samouraï de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon. La mise en scène est remarquable et, comme toujours, le film est porté par une bande […] - [So alone](https://www.vivelaculture.com/so-alone/): Johnny Thunders fut le guitariste des géniaux et flamboyants New York Dolls, groupe de glam rock à l’énergie pré punk qui irradia le milieu des années 70 avant que les échecs commerciaux et les drogues n’eurent raison de lui. Sur les cendres encore chaudes des Heartbreakers, son deuxième groupe, Johnny Thunders enregistra So alone, avec la collaboration du gratin de la scène rock du moment (Chrissie Hynde des Pretenders, Phil Lynott de Thin Lizzy, Steve Jones des Sex Pistols…). Morceaux impeccables servies par la production du maître Steve Lillywhite. Un must. - [Nightclubbing Desperados](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-desperados/): Les années punk et new wave vont aussi secouer la France. Le Palace, Actuel, Métal Hurlant, Libération, Chorus, les Enfants du rock… chacun dans son domaine va contribuer au bouillonnement culturel de l’époque qui voit l’arrivée de Frank Margerin, Yves Chaland, Denis Sire… Une nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée dont Serge Clerc qui va être au rock et au nightclubbing ce que Michel Ange est à la Chapelle Sixtine. Pas moins. - [Can’t stop won’t stop](https://www.vivelaculture.com/cant-stop-wont-stop/): Le Rap arrive aux oreilles du « grand public » en 1979 avec le premier tube du genre Rapper’s Delight de Sugarhill Gang. Puis ce sera la déferlante que l’on connaît. Mais le genre a une histoire qui remonte aux années trente avec l’apparition des premiers spoken words (les chansons parlées), voire à la tradition des griots. Si les chaînes en or et les clichés macho font parfois oublier les origines contestataires du mouvement, le travail d’historien auquel s’est livré Jeff Chang, journaliste à San Francisco, est là pour nous les rappeler. Une histoire passionnante qui se lit comme un reportage qui […] - [The mystery of heaven](https://www.vivelaculture.com/the-mystery-of-heaven/): Jim Jarmusch, comme tous les artistes new yorkais de la fin des années 70 a multiplié les expériences artistiques. Grand fan de rock’ n’roll il n’a jamais arrêté la musique une fois sa carrière de cinéaste entamée. Les deux albums qu’il a enregistrés avec Jozef Van Wissem (compositeur de musique minimaliste et joueur de luth) présentent des morceaux instrumentaux, sorte de no wave minimaliste (luth & guitares) aux accents psychédéliques de toute beauté. C’est Tilda Swinton (Eve dans Only lovers left alive) que l’on entend réciter un poème médiéval du 13ème siècle sur le morceau «The more she burns the […] - [La Mer de Corail](https://www.vivelaculture.com/la-mer-de-corail/): Burroughs, John Cale, Sam Shepard… On pourrait remplir un annuaire de l’underground en listant les personnes que Patti Smith a croisées dès ses premières années à New York et avec lesquelles elle va collaborer. Cette faim inextinguible de découvertes est aussi le reflet de la vie culturelle new yorkaise de cette époque où la seule chose proscrite était de faire du surplace. La Mer de Corail est le premier texte dans lequel Patti Smith raconte sa longue relation avec le photographe Robert Mapplethorpe rencontré à la fin des années 1960. Un texte empreint d’une grande poésie renforcée par des photos […] - [Detroit disassembled](https://www.vivelaculture.com/detroit-disassembled/): Après avoir été le symbole de la puissance industrielle américaine au temps où l’industrie automobile était reine, Detroit « Motor City » est aujourd’hui une ville ruinée quasiment laissée à l’abandon. Dans les années 60 et 70 la ville fut la capitale de la soul music avec le label Motown (Motor Town) créé par Berry Gordy (Stevie Wonder, les Jackson 5, Marvin Gaye…), et du rock le plus abrasif avec les Stooges d’Iggy Pop et le MC5 de Wayne Kramer. Les images d’Andrew Moore montrent des lieux abandonnés, une ville fantôme. Un peu à l’image du New York des années 70. Rien […] - [Basquiat](https://www.vivelaculture.com/basquiat/): Jean-Michel Basquiat est mort à 27 ans à l’apogée d’une carrière tout aussi brève qu’exceptionnelle par sa richesse. Issu de la bohème new yorkaise du début des années 80 – comme Julian Schnabel et Keith Haring -, Basquiat commença à graffer les murs de l’Est Village puis connut rapidement un succès retentissant. C’est l’histoire de cette comète que raconte Julian Schnabel dans son premier film, un hommage touchant servi par un casting inouï ; David Bowie en Andy Warhol, Garry Oldman dans le rôle de Schnabel, Benicio Del Toro, Dennis Hopper, Jeffrey Wright, Courtney Love… Lumineux. - [77](https://www.vivelaculture.com/77/): Avec la poésie rimbaldienne de Patti Smith, l’énergie brute des Ramones et la pop racée de Blondie, Talking Heads et son rock new-wave-world-proto-funk furent un des groupes de la scène new yorkaise les plus influents du tout début des années 80. En quatre albums la bande de David Byrne posa les bases d’une musique qui résonne encore sous les doigts de Vampire Week End, LCD Soundsystem, Arcade Fire, MGMT et quelques centaines d’autres. Indispensable et inusable. - [Live at the Cheetah vol.1](https://www.vivelaculture.com/live-at-the-cheetah-vol-1/): Fania est un label de salsa créé en 1964. Un des plus prestigieux. En 1968 ses fondateurs eurent l’idée de réunir quelques pointures du label plus des invités prestigieux comme Ray Baretto, Eddie Palmieri, Bobby Cruz… pour monter un orchestre à géométrie variable, le Fania All-Stars. Dès les premiers shows le succès est au rendez-vous et le Fania All-Stars réunira 60000 personnes au Yankee Stadium en 1973 ! Si des albums studio comme le formidable Latin-Rock-Soul, restent des références, les enregistrements live dont le légendaire Live at the Cheetah donnent toute la mesure de cette formation hors du commun. Préparez les mojitos, […] - [Off The Coast Of Me](https://www.vivelaculture.com/fresh-fruit-in-different-places/): Cab Calloway et les big bands des années 40 sont à August Darnell (Kid Creole) ce que les Stooges d’Iggy Pop sont aux rockeurs élevés à la mamelle de Lemmy de Motorhead. Une source d’inspiration intarissable. Kid Creole – August Darnell – grandit dans le Bronx et fit ses premières apparitions avec son frère au sein du groupe Dr. Buzzard’s Original Savannah Band, au moment où, à New York, toutes sortes de musiques s’échappaient du moindre trou à rat. Avec ses Coconuts belles à se faire damner un saint, et accompagnés du bondissant Coati Mundi, Kid Creole And The Coconuts […] - [ZE30 1979 – 2009](https://www.vivelaculture.com/ze-records-story-1979-2009/): New York fut une centrifugeuse culturelle de laquelle allaient sortir l’énergie brut des Ramones, le funk-disco de Chic et les synthétiseurs de Suicide, puis une sorte de new wave funky, une musique hybride qui mélangeait guitares, synthétiseurs, rythmes syncopés et sonorités exotiques. Le label ZE créé par Michael Zilkha et Michel Esteban fut le plus représentatif de ce courant. John Peel, grand gourou de la radio anglaise de cette époque dira de ZE que c’est : « le meilleur label de musique indépendant du monde ». Alan Vega, Bill Laswell, Marie et les garçons, Nona Hendrix, James Chance, Was (not Was)… furent signés sur […] - [Only lovers left alive](https://www.vivelaculture.com/only-lovers-left-alive/): Dans Only lovers left alive, cette histoire d’amour entre deux vampires, on retrouve les éléments qui rendent le cinéma de Jim Jarmusch si particulier : le temps qui s’étire, des villes désolées et romantiques qui tombent en décrépitude (Détroit et Tanger) et ces personnages décalés à la classe vénéneuse (Tilda Swinton et Tom Hiddleston) qui ne demandent qu’à vivre en marge mais que le monde extérieur vient déranger. Jarmusch pousse ici son amour de la musique jusqu’à faire de son personnage principal un guitariste de rock. Son plus beau film depuis Ghost Dog. - [Forcenés](https://www.vivelaculture.com/forcenes-2/): Fils naturel d’Albert Londres et Louis-Ferdinand Céline, l’auteur présente son projet ainsi : « Je veux donner l’entr’aperçu d’un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d’ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés – renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs. Rien n’obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d’Eurovision. Ce que Benjamin nomme « illuminations profanes ». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées. » Philippe Bordas est également l’auteur de L’invention de l’écriture. - [Le stratège](https://www.vivelaculture.com/le-stratege/): Comment construire une équipe de baseball quand on n’a pas l’argent pour acheter des vedettes ? La victoire peut-elle se mettre en équation ? Le Stratège, est un film sur le bon usage des mathématiques pour parvenir à compenser le manque de moyens. Que cela parvienne à marcher (histoire vraie), c’est beau comme une utopie. De celles dont les sports les plus fortunés sont particulièrement friands. Là, le sujet est le baseball, sport incrusté dans les gènes nord-américaines, mais auquel les Français n’ont jamais rien compris. Peut-être la présence de Brad Pitt et de Philip Seymour Hoffman aidera t-elle à un rapprochement ? - [He Got Game](https://www.vivelaculture.com/he-got-game/): Fidèle parmi les fidèles des matchs de la NBA en général et des Knicks de New York en particulier, Spike Lee ne pouvait pas ignorer le basket dans ses films. Il le traite sous son aspect social dans He Got Game qui décrit les affres d’un jeune prodige des paniers, Jesus Shuttleworth joueur vedette de son lycée, pris entre deux feux ; intégrer l’équipe universitaire à la demande du gouverneur et ainsi aider son père à sortir de taule, ou accepter l’offre d’un des grands clubs de NBA qui le convoitent. Magnifique emploi de la musique d’Aaron Copland qui rythme les différentes […] - [De rouille et d’os](https://www.vivelaculture.com/de-rouille-et-dos/): Craig Davidson est un écrivain canadien amateur de boxe. De rouille et d’os (Rust and bones) est un premier recueil de nouvelles, huit histoires de déclassés qui ont en commun de devoir faire face à la violence du monde qui les entoure. Comme ce boxeur qui après s’être cassé la main doit accepter des combats illégaux pour vivre, combats qui se tiennent dans des arrière-cours et qui font l’objet de paris clandestins. Jacques Audiard adaptera deux textes de ce recueil pour construire le scénario de son film éponyme sorti en 2011 avec Marion Cotillard et Matthieu Schoenaerts. L’écriture de Davidson […] - [Quand j’étais Superman](https://www.vivelaculture.com/quand-jetais-superman/): Raphaël Poulain a tout connu du rugby. La lumière du Stade de France avec trois titres de champion et les salaires « mirifiques » du Stade Français. Les voitures de luxe et les groupies. Le « Lomu blanc » a posé nu pour un calendrier… et s’est vite retrouvé à poil sur le trottoir et au RSA après une série de blessures. Il se raconte et au-delà de son vécu ou son ressentiment, on sent bien comment en quelques années on est passé du « rugby village » au « rugby paillettes ». D’un jeu collectif à un chacun pour soi. Dis papa, c’était mieux avant ? Tais-toi et […] - [L’Amateur de tennis](https://www.vivelaculture.com/lamateur-de-tennis/): De 1980 à 1990, Serge Daney a talentueusement irradié la chose tennistique dans les pages de Libération. Deux ans après sa mort, P.O.L. a publié le gratin de ses articles qui firent dire à Marguerite Duras : « Daney devient écrivain ». Son œil acéré, formé au cinéma, capable de voir le caché derrière les apparences, a passé au scanner les jeu des champions de l’époque. Insistant maniaquement sur le service, qu’il considérait comme le coup majeur car il nécessite un retour. Pour lui, le tennis était, aussi, un sport de combat. - [Ecrits sur le sport](https://www.vivelaculture.com/ecrits-sur-le-sport/): Il ne faut pas forcément prendre Per Olov Enquist au pied de la lettre. Cet écrivain là, labélisé « Dernier monstre sacré de la littérature scandinave » publie des romans-documentaires où la fiction dispute à la réalité et où tout peut se mélanger sans que l’on y prenne garde. Il n’hésite pas à inventer des dialogues, des faits. Mais n’est-ce pas dans la fiction que l’on approche au plus près la réalité ? Pour le journal Expressen, Il a « couvert » les deux plus grandes manifestations sportives : les JO ensanglantés de Munich en 1972; la Coupe du monde de foot au Mexique en 1986. […] - [De la boxe](https://www.vivelaculture.com/de-la-boxe/): Lorsque De la boxe est paru, en 1988, on se demandait bien ce qu’une femme pouvait comprendre au « Noble art ». Ou même de quel droit Joyce Carol Oates se permettait d’en parler. Les sarcasmes ont été vite ravalés. La plus célèbre romancière américaine contemporaine (l’auteure de Blonde son roman sur Marilyn Monroe) connaît son sujet, mue par cette saine curiosité : « Il y a là un mystère que j’essaie de percer ». Certes la boxe a changé depuis 1988, Tyson n’était alors qu’à l’aube de sa carrière, et les champions s’appelaient alors Hagler, Hearns, Leonard, Duan, Camacho. Mais la pertinence de Joyce […] - [Le marathon d'Honolulu](https://www.vivelaculture.com/le-marathon-dhonolulu/): Hunter S. Thomson est revenu sain et sauf d’Honolulu où un magazine de running l’avait envoyé faire un reportage sur le marathon qui s’y courait, mais on ne saura rien ou presque de la course. En revanche, comme un shaman que les drogues rendent plus clairvoyant, Hunter S. Thomson nous livre une vision prophétique et amère sur les années 80, la disparition de tout esprit contestataire et sur le triste spectacle que nous offrent ces militants devenus joggers. Récit psychédélique, ce texte est le pendant de Las Vegas Parano où Thompson était parti couvrir une course de motos. « Comme d’habitude, […] - [Les terrains](https://www.vivelaculture.com/les-terrains/): Surtout connu pour ses films, Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975. Une douzaine d’heures plus tard, le dimanche après-midi, il devait disputer un match de foot avec l’équipe des gens du spectacle. Seule la mort pouvait faire rater une entrée sur le terrain à cet intellectuel polyvalent. Peu de temps avant sa mort, il assurait : « Après la littérature et l’éros, pour moi le football est l’un des plus grand plaisir. » Un plaisir communicatif que l’on ressent dans ses articles, publiés pour la plupart dans L’Unita, le quotidien communiste. Spectateur, c’est la boxe […] - [Rush](https://www.vivelaculture.com/rush/): La saison 1976 de Formule 1 fut l’une des plus palpitantes de l’histoire, rythmée par le duel entretenu de course en course par l’Autrichien Niki Lauda (Ferrari) et le Britannique James Hunt (McLaren), deux pilotes que tout oppose dans la vie. Champion du monde en titre, Lauda sera victime d’un terrible accident. Il en ressortira vivant mais pas indemne, grièvement brûlé, et laissera le titre à Hunt. Le film de Ron Howard (Apollo 13) retrace cette saison de duellistes respectueux l’un de l’autre mais guerriers avant tout. La caméra vous embarque dans des plans vertigineux. A ranger à côté de […] - [Maradona](https://www.vivelaculture.com/maradona/): L’icône absolue du foot n’est pas Pelé mais Maradona. Surdoué, enfant terrible et rebelle impénitent, Diego Maradona s’est laissé ausculter, disséquer par Emir Kusturica. Si le réalisateur d’Underground, s’est quelque peu laissé « manger » par son sujet, reste la présence et les mots de Pibe Del Oro. Fan de Che Guevara et ami de Fidel Castro, Maradona, co-fondateur (avec Eric Cantona) d’un syndicat international des joueurs qui a suscité peu d’enthousiasme, ne lâche rien. Plus qu’un hommage, le film de Kusturica est un éloge du caractère. - [Les Experts : Une tribu d'hommes libres](https://www.vivelaculture.com/les-experts-une-tribu-dhommes-libres/): Le 26 janvier, l’équipe de France de handball a remporté le championnat d’Europe en laminant le Danemark 41-32. Nikola Karabatic a été élu meilleur joueur du tournoi, mais cette victoire est avant tout celle d’une tribu complice et solidaire. S’il y avait un trophée des entraîneurs il reviendrait sans conteste à Claude Onesta, l’entraîneur des « Experts », dont c’est le 7e titre international. Lui qui parle si bien de « grammaire du jeu » sait conjuguer le succès. En toute modestie mais avec une rare lucidité. - [Pussy Riot](https://www.vivelaculture.com/pussy-riot/): Avec les XXIIème Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, Vladimir Poutine tient un bel outil de propagande. A double tranchant puisque sous le regard du monde démocratique. Deux membres des Pussy Riot, groupe punk dans la plus pure tradition du genre, héritières des Sex Pistols et de Clash, condamnées à deux ans de camp de travail en août 2012, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, ont été libérées en décembre 2013. Les Pussy Riot finalisent actuellement leur premier album mais n’ont pas désarmé pour autant. - [Desports](https://www.vivelaculture.com/desports/): Créé en 2003 So Foot a relevé et gagné le pari que l’on pouvait aimer le foot, l’écrire et en parler avec esprit, humour et élégance. Dix ans plus tard, Desports creuse un peu plus le sillon. Il s’agit d’une revue littéraire (la petite sœur de la revue Feuilleton) au format livre, traitant de tous les sports avec un regard décalé, du style, et cette saine curiosité d’aller voir derrière le rideau du spectacle et des simples résultats des matchs de la veille. Des plumes et des témoignages de poids (Woody Allen, Nabokov, Chambaz, Denis Grozdanovitch, Sepulveda…), une maquette impeccable, […] - [Le Maître ignorant](https://www.vivelaculture.com/le-maitre-ignorant/): En 1818, Joseph Jacotot, lecteur de littérature française à l’université de Louvain, propose à ses étudiants flamands – dont il ne parle pas la langue et qui ne parlent pas la sienne – de faire un commentaire en français de Télémaque de Fénelon en se débrouillant avec l’édition bilingue. Ça a marché ! Jacques Rancière raconte cette aventure pédagogique révolutionnaire où des étudiants ont été mis en situation d’apprendre par un maître qui a stimulé leur intelligence et leur volonté. Pour Jacotot : Hip, hip, hip… - [Graffiti School](https://www.vivelaculture.com/graffiti-school/): L’école du graffiti est-elle une branche des arbres de l’allée qui mène à l’école buissonnière ? Cette dernière ne donne de l’énergie que si l’écolier en rupture y cultive sa liberté, avec un peu de théorie sur le contexte historique des graffitis, des conseils pratiques indispensables pour réaliser un tag, savoir ce qu’est « throwup », etc. Un chapitre est destiné aux enseignants. Comme « les bons élèves ne comprennent rien aux choses du bizarre », chante Charlélie Couture, il serait bon que l’Éducation joue avec l’interdit au lieu de l’interdire. - [À la recherche du temps perdu](https://www.vivelaculture.com/a-la-recherche-du-temps-perdu/): Brassaï a appris le français en lisant Proust. Son père était professeur de lettres à la Sorbonne, donc À la recherche du temps perdu n’est sans doute pas arrivé complètement par hasard dans ses mains ni dans sa tête. Proust ne lui a d’ailleurs pas servi que de méthode Assimil, car il a plus tard cherché à mettre en valeur le rapport évident et profond, selon lui, que Proust entretenait avec la photographie. Brassaï ou pas, Proust est une merveille, donc si vous n’avez jamais eu l’occasion de vous y mettre, ne perdez plus de temps. Un conseil : lisez les […] - [Le Troisième Homme](https://www.vivelaculture.com/le-troisieme-homme/): Un écrivain américain venu à Vienne pour voir son ami qui vient de mourir accidentellement découvre un monde très inquiétant. Outre la présence magistrale d’Orson Welles et de Joseph Cotten, le film doit sa réputation à l’air entêtant de cithare et à la photo noir et blanc de Robert Krasker ; le chef opérateur s’est promené dans le Vienne en ruine de l’après-guerre à la recherche d’ombres à la manière d’un Brassaï dans Paris. Chef-d’œuvre aux confins de l’étrange ! - [Taxi Driver](https://www.vivelaculture.com/taxi-driver/): Robert de Niro s’entraîne face à sa glace à coup de « You’re talking to me ? », dans une scène qui a fait le tour du monde. Mais de l’autre côté du miroir, ce film vous invite à vous enfoncer dans la nuit à New York avec ce chauffeur de taxi complètement cinglé : l’asphalte est noir, les enseignes sont de toutes les couleurs et les jeunes putes noires et blanches. Alors, faut-il se faire peur la nuit pour avoir des sensations ? Non, la nuit ne fait peur qu’à ceux qui se couchent tôt, mais s’ils se relèvent pour se laisser prendre et […] - [Un soir insolite à Paris](https://www.vivelaculture.com/un-soir-insolite-a-paris/): Brassaï voyait des merveilles la nuit. Si vous manquez d’idées pour sortir, ce petit guide va vous changer vos soirées. Assister à une séance parlementaire nocturne où il est interdit de s’endormir (p. 45), regarder les étoiles à l’Observatoire de la Sorbonne (p.41), pratiquer le yoga du rire (p. 65), enfin, pour prolonger le regard de Brassaï sur les fesses, découvrir celles du Louvre (p. 15). À vous de jouer pour transformer lors d’un soir l’insolite en un seul hit ! - [Meurtres pour mémoire](https://www.vivelaculture.com/meurtres-pour-memoire/): Sur le pont Saint-Michel, du côté Île de la Cité, une plaque rappelle que le 17 octobre 1961 une manifestation du FLN s’est terminée dans un bain de sang. Dans le roman Meurtres pour mémoire un étudiant en Histoire s’intéresse aux conditions dans lesquelles son père professeur d’Histoire fut assassiné par un CRS lors de la répression policière exercée sur l’ordre du préfet Papon, et puis c’est à son tour d’y passer car il voulait en savoir trop… Apollinaire a fait couler la Seine sous le pont Mirabeau, Didier Daeninckx nous rappelle que sous le pont Saint-Michel, la Seine a […] - [Le Joli Mai](https://www.vivelaculture.com/le-joli-mai/): Chris Marker, son pseudo ne l’indique pas, est français, et s’appelle Christian Hippolyte François Georges Bouche-Villeneuve. Déjà que certains trouvent les génériques un peu long… Son documentaire s’intéresse aux Parisiens pendant le mois de mai 1962, le premier mois de paix, quand s’achève la guerre d’Algérie. Avec des vues aussi belles qu’originales sur Paris et une bienveillance telle que les questions sur la guerre, la dictature, le confort de vie, le travail, qui n’obtiennent d’abord pas de réponses auprès des Parisiens, peuvent être reposées sans lasser les interlocuteurs de tout âge, ce documentaire révèle un humanisme dont nous gagnerions tous […] - [Paris insolite](https://www.vivelaculture.com/paris-insolite/): Quelle ville voulez-vous voir en laissant de côté l’« officielle » ? Êtes-vous prêt pour le grand voyage ? Jean-Paul Clébert a été clochard, exercé des métiers comme « beugleur de canard volant, vendant L’Intran au temps de son opulence », « métreur d’appartement », il vous montre un bordel pour clochards dans le quartier Saint-Paul où l’une des deux pièces était « Le Sénat », l’autre « La Chambre des députés », il vous présente le paradis des cloches ou le grenier des maléfices… Dans l’insolite, le vrai, à Paris, suivez le guide ! - [Original Pirate Material](https://www.vivelaculture.com/original-pirate-material/): Mike Skinner, né en 1978 à Birmingham, a son premier clavier à 5 ans et son premier ministudio dans sa chambre d’ado. Il fait des chansons pour dire son ennui en banlieue, mais son phrasé rap, son accent cockney, et ses nappes de synthés dont les écoutes successives révèlent la finesse, arrachent la mise sur une première chanson « Has it Come to This ». Le CD Original Pirate Material de son groupe The Streets sort dans la foulée et cartonne. Écoutez-le pour comprendre à quel point c’est addictif ! - [Faites le mur !](https://www.vivelaculture.com/faites-le-mur/): Exit Through the Gift Shop est le titre original de ce film où Banksy met en scène MBW alias Mr Brainwash, pseudo de Thierry Guetta, artiste français d’art urbain dont le réalisateur fait une caricature pour dénoncer les travers du marché de l’art. Banksy est le pseudo d’un vrai résistant du graffiti qui vient de le prouver en octobre 2013, dans un feuilleton réel, Better Out than In, où il a nargué la police dans les rues de New York. Le premier épisode est un pochoir où un garçon monté sur le dos d’un autre attrape la bombe de peinture […] - [Graffiti](https://www.vivelaculture.com/graffiti/): Dès les années trente, Brassaï regarde les murs de Paris dont il observe les craquelures. Il note dans des carnets les adresses des graffitis pour suivre leur évolution pendant des années, car, dit-il, « ce sont des œuvres collectives que les gens dessinent clandestinement ». Une partie des photos de ce livre est dans la collection permanente du Centre Pompidou, mais pour que Brassaï n’ait pas bossé pour rien, ouvrons grands nos yeux sur les murs des villes où nous marchons. Dans une visite que j’ai animée sur l’expo Basquiat, une femme devant une peinture sur un morceau de palissade m’a demandé : […] - [Nikon D7100](https://www.vivelaculture.com/nikon-d7100/): Si les photos de Brassaï vous mettent dans un état second et révèlent votre âme de photographe, vous avez le choix : vous débrouiller avec votre smartphone comme le recommande sincèrement Vincent Lambert, ou vous rendre compte qu’un vrai appareil, comme le Nikon D7100, change la donne quand vous avez appris à vous en servir. Son livre est idéal pour ça. Il est photographe professionnel et son intelligence vive vous livre des explications du même tonneau. Ainsi l’HDR est un truc épatant ! - [Brassaï](https://www.vivelaculture.com/brassai/): Connaissez-vous Robert Delpire ? Phare de l’histoire moderne de la photo, la MEP lui a consacré l’expo Delpire & Cie en 2009. Surnommé « le montreur d’images » par sa femme Sarah Moon, il a produit Cassius Clay, le film culte de William Klein ; édité des livres pour enfants comme Les Larmes de crocodile d’André François ; créé la collection « Photo Poche » quand il est devenu directeur du Centre national de la photographie en 1982. Le numéro sur Brassaï est une excellente alternative au catalogue de l’expo pour un budget de poche. - [Brassaï, pour l’amour de Paris](https://www.vivelaculture.com/brassai-pour-lamour-de-paris/): Même si une sélection d’excellents tirages en grand format est visible sur le quai du métro Hôtel de Ville, faire une bonne heure de queue pour voir l’exposition donne accès à un vrai trésor. Voici la preuve par 6 perles en petit format : une chaise sous la neige laisse la réalité se fondre dans la magie du graphisme ; le rythme des pavés parisiens dépasse l’anecdote ; les arabesques de la décoration de la tour Eiffel jouent avec celles d’une grille ; la nuit, les lumières de la place de la Concorde semblent irréelles ; sur les berges, l’ombre fait d’un soubassement […] - [Le Roi et l’Oiseau](https://www.vivelaculture.com/le-roi-et-loiseau/): Sorti une première fois en 1952 dans une version raccourcie par les producteurs, puis en 1979 dans une version longue et remontée par Paul Grimault, Le Roi et l’Oiseau est l’exemple type d’une production indépendante qui finira par s’imposer tout en se démarquant du modèle dominant de Disney. L’histoire poétique de la bergère et du ramoneur, qui luttent pour sauver leur amour dans un royaume où règne la terreur imposée par le roi tyran Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie, est imaginée par Jacques Prévert d’après un conte d’Andersen. Admiré par tous, ce film […] - [Pluie noire](https://www.vivelaculture.com/pluie-noire/): Deux fois Palme d’or et une fois Prix spécial à Cannes, Shõhei Imamura est un des réalisateurs japonais les plus importants de l’après-guerre. Pluie noire raconte l’histoire d’une femme, contaminée par une pluie radioactive, qui va devoir essayer de survivre dans un Japon traumatisé par la défaite. C’est cette même « pluie noire » qu’on retrouve au début du film Le Tombeau des lucioles. Cette pluie peut aussi être vue comme le symbole de l’américanisation de la société japonaise qu’Imamura ne cessera de dénoncer dans ses films. - [Pikmin 3](https://www.vivelaculture.com/pikmin-3/): Pikmin est à GTA5 ce que Monstres & Cie est à La Horde sauvage de Sam Peckinpah. Un havre de paix et de subtilité. Un petit cosmonaute échoué sur une planète doit reconstruire sa fusée pour rentrer chez lui. Pour y arriver le plus vite possible, il doit se faire aider par d’étranges petites créatures, mi-radis mi-fourmis, que notre cosmonaute devra d’abord aider à se développer. Un jeu ludique qui pose les questions des ressources rares et de leur gestion, et dans lequel pour gagner on ne doit pas affronter l’autre mais l’aider. Développé sous la houlette du génial Shigeru […] - [Le Château dans le ciel](https://www.vivelaculture.com/le-chateau-dans-le-ciel/): Dans Le Château dans le ciel, le troisième film de Miyazaki sorti en France en 2003 (en 1986 au Japon), on retrouve les deux thèmes chers à Hayao Miyazaki, les objets volants (un dirigeable) et un monde caché où la nature est pure et toute puissante (la ville de Laputa). On retrouve aussi les militaires destructeurs et les enfants porteurs d’espoir. Là réside la magie Miyazaki : faire des films intemporels, inusables, avec des sujets aussi simplistes. De nombreux clins d’oeil au Roi et l’Oiseau de Paul Grimault se glissent sous nos yeux ébahis. - [Le Tombeau des lucioles](https://www.vivelaculture.com/le-tombeau-des-lucioles/): Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, Le Tombeau des lucioles, est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur […] - [Amer Béton](https://www.vivelaculture.com/amer-beton/): Dans Amer Béton, les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable. - [Fukushima, récit d’un désastre](https://www.vivelaculture.com/fukushima-recit-dun-desastre/): « Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli. - [L’Art japonais](https://www.vivelaculture.com/lart-japonais/): Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, ont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou La Vague d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l’influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. » - [Monstres & Cie](https://www.vivelaculture.com/monstres-cie/): En 1995, après des dizaines d’années où film d’animation rimait avec Disney, les studios Pixar lâchèrent Toy Story sur les écrans du monde entier avec le succès qu’on sait. Sorti en 2001, Monstres & Cie, a pour cadre une ville qui puise son énergie dans les cris des enfants effrayés par des monstres cachés sous les lits et dans les placards. Jusqu’au jour où c’est un enfant qui sème la panique chez les monstres. En comparaison des films de Miyazaki, les films signés Pixar (qui appartient aujourd’hui à Disney) tiennent plus de la farce que du compte poétique. Mais la […] - [Chronique japonaise](https://www.vivelaculture.com/chronique-japonaise/): Pendant des siècles le Japon est resté fermé sur lui-même ne laissant que très peu de voyageurs fouler son sol. Cet isolement dura jusqu’au milieu de XIXe siècle, après que les Occidentaux ont forcé le Japon à ouvrir ses frontières. Nicolas Bouvier, l’auteur de L’Usage du monde, se rend pour la première fois au Japon en 1955. Avec un sens du récit où le temps ne se mesure pas à la vitesse d’une connexion à Internet, Nicolas Bouvier nous raconte un Japon vécu à hauteur d’homme. « J’ai débarqué, consigné mon bagage à Tokyo Central et suis parti au hasard […] - [Le Petit Prince](https://www.vivelaculture.com/le-petit-prince/): Se retrouver en plein Sahara à devoir dessiner des moutons pour un petit garçon tombé d’un astéroïde on ne sait comment… Tout ça à cause d’une panne d’avion ! Cette histoire d’Antoine de SaintExupéry, publiée en 1943, est un long conte qui invite les adultes à s’interroger sur la perte de l’innocence, sur l’absurdité des principes qui les éloignent de la vraie vie, de l’amour et de l’amitié. C’est la candeur du Petit Prince qui sauvera l’aviateur. Heureusement qu’il savait dessiner ! - [Le bilan de l’intelligence](https://www.vivelaculture.com/le-bilan-de-lintelligence/): Le titre du film de Miyazaki, Le vent se lève, est tiré d’un poème de Paul Valéry écrit en 1920, Le Cimetière marin, « Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! » C’est le même Paul Valéry qui écrit en 1935 le texte d’une conférence dans lequel il attire notre attention sur les progrès techniques qui améliorent la vie et le confort, mais qui modifient également notre rapport à l’environnement auquel nous devenons moins sensibles, et au temps qui nous rend moins patient. Deux thèmes « miyazakiens » s’il en est. - [Aviator](https://www.vivelaculture.com/aviator/): La grande passion d’Hayao Miyazaki est l’aviation. Dès l’enfance il rêvait d’être pilote, mais ce rêve lui sera interdit à cause d’une trop forte myopie. Howard Hughes lui aussi rêvait de voler. Il poussera cette passion, dans son cas on peut parler d’obsession, jusqu’à concevoir des avions et posséder une compagnie aérienne. C’est l’histoire de cet homme hors du commun que raconte Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de l’homme à femmes, cinéaste, pilote, milliardaire, et grand cinglé… - [Princesse Mononoké](https://www.vivelaculture.com/princesse-mononoke/): Princesse Mononoké a révélé Hayao Miyazaki au monde entier c’est aussi son plus gros succès au Japon. C’est histoire d’un prince frappé par une malédiction après avoir tué un dieu sanglier, et qui part dans l’espoir de retrouver les esprits des dieux de la forêt et comprendre les raisons de sa malédiction. C’est le film le plus représentatif de la ligne écologiste du cinéma de Hayao Miyazaki. L’homme doit arrêter de détruire la nature et tout faire pour vivre en harmonie avec elle. On retrouve également la place centrale des femmes qui sont celles qui portent la sagesse. - [Le vent se lève](https://www.vivelaculture.com/le-vent-se-leve/): Les films d’Hayao Miyazaki peuvent se classer en deux grandes catégories : ceux dont le thème principal est la nature et ceux qui parlent d’aviation et de tout ce qui vole en général. Le vent se lève se range dans cette dernière catégorie puisqu’il est inspiré de la vie de l’ingénieur qui dessina le Zero, cet avion révolutionnaire qui équipa l’armée japonaise, notamment les kamikazes qui plongeaient sur les porte-avions pendant la guerre… Mais Hayao Miyazaki préfère s’attacher aux rêves de l’ingénieur enfant. Le vent se lève, est annoncé comme le dernier film de celui qui est adulé par tout […] - [Nightclubbing (1973 -1986)](https://www.vivelaculture.com/nightclubbing-1973-1986/): Chroniqueur dandy, « Reporter de l’underground », Pacadis écrit depuis le mitan des années 1970 jusqu’à sa disparition en 1986 des articles pour le quotidien Libération sur la nuit, le rock, le cinéma, la drogue et la sexualité, en se mettant volontiers en scène sur le mode gonzo. Nightclubbing retranscrit avec un mélange de désenchantement et d’euphorie l’effervescence d’une époque en pleine mutation où défilent Gainsbourg, Warhol, Burroughs, Nico, Patti Smith, Iggy Pop, Jacno, Taxi Girl… - [The Raven](https://www.vivelaculture.com/the-raven/): A la sortie de l’album Seppuku, Taxi Girl est embarqué pour une vingtaine de dates au Royaume Uni, en première partie des Stranglers. Les deux groupes ont des atomes crochus et des points communs en pagaille : Seppuku a été produit par Jean-Jacques Burnel, avec la participation de Jet Black, le batteur des Stranglers, Dave Greenfield et Laurent Sinclair font sonner leurs claviers avec la même frénésie et la voix de Daniel Darc s’apparente à s’y méprendre à celle de Burnel sur la chanson titre de l’album The Raven (1979). Comme si ça ne suffisait pas, Burnel et Darc partagent la […] - [Bad Lieutenant](https://www.vivelaculture.com/bad-lieutenant/): Un flic pourri, endetté jusqu’à la moelle et en pleine déroute morale (alcool, crack, masturbation…) est touché par la grâce au moment où il touche le fond et finit par voir le Christ en enquêtant sur le viol d’une religieuse. Une histoire de chemin de croix et de rédemption au cœur des ténèbres servi par un Harvey Keitel assez stupéfiant de réalisme (dans un souci d’authenticité, les prises de drogues sur le tournage étaient réelles !). Tourné en seulement trois semaines dans les bas fonds de Manhattan, le film de Ferrara fera l’objet d’un remake plutôt réussi de Werner Herzog, avec […] - [Le Lycéen](https://www.vivelaculture.com/le-lyceen/): Bayon, LE critique musique du journal Libération à la prose sophistiquée et aux admirations fidèles (Manset, Alan Vega, Hubert Selby Jr, Murat….) immortalise l’éternelle bataille entre autorité et rébellion – vent de révolte contre conseil de discipline – dans ce premier roman sorti en 1987. Un récit d’une énergie noire qui sonde les graines de la violence, les racines du mal d’un dandy des préaux qui s’applique à voler et à vandaliser tout ce qui lui passe entre les mains pour se venger du monde qui l’entoure. - [Drugstore cowboys](https://www.vivelaculture.com/drugstore-cowboys/): Côte Ouest, début des années 1970. Bob et Dianne, couple de junkies indécrottables, font main basse sur les drugstores de la côte Ouest pour se ravitailler en drogue et en cash. Le jour où une de ses amies meurt d’une overdose, Bob décide de décrocher et de trouver un emploi dans une usine. Il prend ses distances avec Dianne qui a choisi de poursuivre la même vie et son passé ne tarde pas à le rattraper. Second film de Gus Van Zant, Drugstore Cowboys relance la carrière de Matt Dillon, avec en prime, l’apparition de William Burroughs en vieux prêtre […] - [Alan Vega](https://www.vivelaculture.com/alan-vega/): Actif pendant l’essentiel des années 1970 au sein du combo proto punk Suicide, Alan Vega, avec Martin Rev, a ouvert la voie à toute la vague synthpop mais sa musique vient d’ailleurs : du blues, de la rue, et mêle rythmiques rockabilly et synthés antédiluviens, « Elvis jammant avec Kraftwerk » s’enflamment les gazettes spécialisées. En 1980, Alan Vega publie son premier album solo et décroche son premier hit, « Juke Box Babe », que Daniel Darc, fan de la première heure, jouait encore récemment sur scène. - [Crève Cœur](https://www.vivelaculture.com/creve-coeur/): Revenu parmi les vivants par la grâce d’une conversion au protestantisme, Darc refait surface en 2004 alors que plus personne ne l’attend, avec un album d’une épaisseur et d’une intensité dramatiques qui en disent long sur les enfers qu’il a traversés. Douloureux, tourmenté, perclus de remords et de regrets et, parfois, tout simplement sidérant de beauté, Crève Cœur recevra les dithyrambes d’une critique unanime et sera étrangement récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie… Révélation. - [Elvis’ Golden Records / Vol 3](https://www.vivelaculture.com/elvis-golden-records-vol-3/): D’un King l’autre… Durant l’été 1963, moins de trois mois avant l‘assassinat de John F. Kennedy, il y avait CE trente-trois tours dans les bacs nouveautés des magasins de disques et de transistors. Un fabuleux best of, rassemblant plus d’un single à faire bouger les garçons et frissonner les filles : « It’s Now Or Never », « I Feel So Bad », « Stuck On You », et le lacrymal « Are You Lonesome Tonight »… Royal ! - [Never Mind The Bollocks, Here’s the Sex Pistols](https://www.vivelaculture.com/never-mind-the-bollocks/): Dans le magazine Entertainment, Stephen King donne la liste de ses chansons préférées et place « Anarchy in the UK » en haut de la pile, avec le commentaire : « Cette chanson continue à résumer ce que j’aime dans le rock & roll, la colère, la joie et l’urgence, concentrées en trois minutes et demi de batterie et de guitares tronçonneuses. Bonheur suprême, même le nom du groupe suinte le rock & roll. » - [L’Atlas des automobiles américaines](https://www.vivelaculture.com/latlas-des-automobiles-americaines/): Un siècle de voitures américaines, des mythiques Ford T qui allaient révolutionner le monde, aux derniers bolides d’un siècle totalement voué au culte de l’automobile. Avec une mention spéciale pour les modèles des années cinquante si appréciés par l’auteur de Christine, des Ford Thunderbird aux élégantes et racées Corvette Chevrolet. - [Christine](https://www.vivelaculture.com/christine/): Quand Arnie rencontre Christine pour la première fois, il tombe d’emblée sous le charme. Ses formes parfaites, son châssis sublime, son étincelante robe rouge et blanche… Mais Christine est très jalouse, et ne supporte pas la petite amie d’Arnie. Le jeune homme aurait du se méfier : le petit nom de Christine, c’est Fury. Plymouth Fury modèle 1958, pour être précis. Une sacrée caisse, qui ne va pas tarder à sortir des clous et à très mal se conduire. L’adaptation du roman au cinéma par John Carpenter (The Thing, New York 1997) n’arrangera rien à l’affaire… - [Looper](https://www.vivelaculture.com/looper/): « Faut que je me retrouve et que je m’abatte » … L’utilisation de la machine à remonter le temps est interdite. Mais la mafia l’utilise pour ramener les gêneurs trente ans en arrière, à une époque où ils n’existent pas et où des tueurs, les « loopers », peuvent les abattre illico presto. Looper, un job facile. Efficace. Bien payé. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux (Bruce Willis, excellent) se retrouve face… face à lui, 30 ans plus tard. - [La séparation](https://www.vivelaculture.com/la-separation/): On est sûr d’une chose : dans la nuit du 10 au 11 mai, Rudolf Hess s’envole d’Allemagne pour négocier la paix avec les Anglais. Mais après ? Son avion a-t-il été abattu ? La guerre a-t-elle duré jusqu’en 1945, comme des archives l’attestent ? Un historien mène l’enquête à partir du destin de deux jumeaux aux trajectoires contrastées… Manipulations de l’histoire, distorsions temporelles et uchronie déviante : l’héritier de Philip K. Dick s’en donne à cœur joie. - [Voyage, Tome 1](https://www.vivelaculture.com/voyage-tome-1/): Eh bien non, Kennedy n’est pas mort en 1963. Sur l’impulsion de Nixon, la conquête spatiale a même connu un bond phénoménal lorsque – quelques années plus tard – Armstrong a mis le pied sur la Lune. L’objectif est désormais Mars, et certains sont décidés de faire coûte que coûte partie du voyage. Entre hard science-fiction et uchronie, un des meilleurs romans d’un auteur anglais très prolifique. - [La machine à explorer le temps](https://www.vivelaculture.com/la-machine-a-explorer-le-temps/): Un des nombreux chefs-d’œuvre de Wells, avec L’Homme invisible, L’Île du docteur Moreau ou La Guerre des mondes. Un fabuleux voyage dans le temps, et tout spécialement dans un avenir très lointain, où la terre, scindée en deux, abrite les inconsistants Élois en surface, et les terrifiants Morlok, réfugiés dans un monde souterrain franchement inhospitalier… Un grand classique. - [Call of Duty : Black Ops](https://www.vivelaculture.com/call-of-duty-black-ops/): Ce jeu de guerre nous entraînant dans les unités d’élites des forces spéciales lors de quelques-uns des plus dangereux conflits de l’Histoire cache de bien troublants secrets. Et notamment un personnage énigmatique et dangereux, Alex Mason, zoomé dans la foule qui regarde passer la limousine décapotable du président Kennedy, à Dallas, quelques secondes avant son assassinat. Bizarre, non ? - [JFK](https://www.vivelaculture.com/jfk/): Environ un an après l’assassinat du président Kennedy, les 888 pages du rapport Warren sont formelles : la tragédie n’a rien à voir de près ou de loin avec un machiavélique complot et Lee Oswald a agi seul. Mais le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison (dont ce film reprend les thèses, développées dans un livre assez convaincant malgré les zones d’ombre), ne l’entend pas de cette oreille et oriente son enquête vers la possibilité d’un complot. Un « incontournable » pour les partisans de la conspiration. - [American Tabloid](https://www.vivelaculture.com/american-tabloid/): « La véritable histoire de l’Amérique, c’est l’histoire du crime », affirme en substance James Ellroy dans le prologue d’American Tabloid, premier volume d’une trilogie fleuve, complétée par American Death Trip et Underworld USA. Dans ce thriller historique dense, reposant la plupart du temps de manière méticuleuse sur des faits réels, l’auteur du Dahlia Noir, enfant terrible (et génie !) du roman noir américain, analyse les coulisses du pouvoir et ses rapports avec le crime, entre la fin des années cinquante et l’assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963. À la frontière du polar et de l’histoire. - [Peggy Sue s’est Mariée](https://www.vivelaculture.com/peggy-sue-sest-mariee/): Coppola actionne la machine à remonter le temps et nous emmène dans les sixties. Lors d’une fête des anciens élèves, Peggy – qui vient de se séparer de son mari – tombe dans les pommes et se réveille… en 1960, en dernière année de lycée. Elle voit alors ses amis d’enfance, ses parents, son futur mari, ses rivales de l’époque et les autres garçons du collège avec un nouveau regard, celui d’une femme qui a désormais vécu. Et elle refait l’histoire… ou presque ! - [Écriture](https://www.vivelaculture.com/ecriture/): Écrit en grande partie durant la longue convalescence qui suit son grave accident de la route de 1999 (King avait été violemment renversé par une camionnette et laissé gravement blessé sur le bord de la route), ce livre lumineux et dense est à la fois une autobiographie, un guide pratique à l’usage des lecteurs de Stephen King et un formidable essai sur la création littéraire et la prétendue magie de l’inspiration. Un atelier d’écriture en compagnie du maître du thriller : le rêve ! - [L’affaire Charles Dexter Ward](https://www.vivelaculture.com/laffaire-charles-dexter-ward/): Charles Dexter Ward découvre la tombe d’un de ses descendants, Joseph Curwen, échappé de la chasse aux sorciers de Salem au XVIIIème siècle. Et petit à petit, l’homme perd pied, s’incarnant de manière effrayante dans le corps et l’esprit de cet ancêtre maléfique. Un « classique » de la littérature d’horreur dont s’est nourri Stephen King, et – accessoirement – un de ses auteurs préférés. - [22/11/63](https://www.vivelaculture.com/221163/): 2011. Grâce à une faille temporelle située dans la remise d’un diner (!), un enseignant propulsé en 1958 décide d’attendre cinq ans pour arrêter le bras armé de Lee Harvey Oswald et sauver la vie du président Kennedy. Avec 22/11/63, le maître du fantastique et de l’épouvante signe non seulement un immense thriller fleuve (près de 1000 pages), voyageant dans les labyrinthes du temps et de l’uchronie, mais aussi un vibrant hommage aux sixties des rutilantes américaines et du rock de Dick Dale et des Del Vikings.   - [L’Oiseau de feu](https://www.vivelaculture.com/loiseau-de-feu/): Chagall a beaucoup dialogué avec l’avant-garde artistique russe croisant quelques-uns de ses représentants dans une période essentielle de l’histoire de l’art moderne. Chagall et Stravinsky arrivent tous deux à Paris en 1910, date à laquelle le compositeur crée L’Oiseau de feu à l’Opéra de Paris, mais ce n’est que plus de trente ans plus tard que leurs chemins artistiques se croiseront, lorsque Chagall réalisera les décors et les costumes du ballet de son compatriote, à New York cette fois. - [Chagall et la Bible](https://www.vivelaculture.com/chagall-et-la-bible/): « Depuis ma première jeunesse, j’ai été captivé par la Bible. Dans les moments de doute, sa grandeur et sa sagesse hautement poétique m’ont apaisé. Il m’a toujours semblé et il me semble encore que c’est la plus grande source de poésie de tous les temps. » Marc Chagall s’attèle en 1931 à la réalisation d’une centaine d’eaux-fortes pour illustrer la Bible. Dès lors, pendant plus d’un quart de siècle, il ne cessera d’y revenir – y consacrant plus de 10 000 feuilles originales. Vidéo INA : Malraux puis Chagall lui-même parlent du rapport de Chagall à la Bible - [Coup de foudre à Notting Hill](https://www.vivelaculture.com/coup-de-foudre-a-notting-hill/): Prenez deux personnages que tout oppose, multipliez les occasions de rencontres désastreuses et… jetez-les dans les bras l’un de l’autre. Sur cette trame, Coup de foudre à Notting Hill, est un petit modèle du genre. Casting royal – Julia Roberts, star de Beverly Hills en transit à Londres, et Hugh Grant libraire au bord du dépôt de bilan à Notting Hill – humour british, brochette de second rôles parfaits, mise en scène sans temps mort, et… un amour partagé pour un tableau de Chagall (The Bride, 1950) dont Hugh Grant a punaisé un poster dans sa cuisine, mais dont Julia […] - [Livrer sur demande…](https://www.vivelaculture.com/livrer-sur-demande/): Août 1940. Le journaliste américain Varian Fry débarque à Marseille. Sa mission : venir en aide aux réfugiés et, en particulier, organiser l’évacuation d’artistes et de militants menacés par la Gestapo. À la fin de l’été 1941, il est expulsé du territoire, mais en l’espace d’une année son groupe aura sauvé des milliers de personnes de la déportation. Parmi les artistes exfiltrés par celui qui deviendra un Juste, on compte Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Max Ernst, Max Ophüls et un certain… Marc Chagall. - [Quelques pas dans les pas d’un ange](https://www.vivelaculture.com/quelques-pas-dans-les-pas-dun-ange/): Après avoir sorti six albums solo dans les années 1970 et effectué une belle carrière en tant que parolier pour Dutronc, Montand, Souchon, Julien Clerc, etc., David McNeil est devenu un écrivain reconnu. Il puise ici dans sa mémoire pour lever le voile sur son enfance passée auprès d’un génie – le peintre Marc Chagall, son propre père. - [Ma vie](https://www.vivelaculture.com/ma-vie-2/): Dans le seul livre qu’il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte sa vie jusqu’en 1922. Depuis Vitebsk, la petite ville « triste et joyeuse » dans laquelle il passa son enfance, jusqu’à Paris où il découvrit « la lumière, la couleur, la liberté, le soleil, la joie de vivre », le lecteur croise, comme dans les tableaux du peintre, des personnages aériens, entre compagnons de route (Cendrars, Apollinaire, Braque, Soutine…) et personnages de l’époque (Lénine, Trotski…). - [La vie est un miracle](https://www.vivelaculture.com/la-vie-est-un-miracle/): Une nouvelle ligne de chemin de fer doit transformer un territoire aussi désertique que désolé de la Bosnie en destination touristique de rêve. Mais la guerre va éclater et la voie de chemin de fer deviendra une voie de garage. Lorsque Kusturica évoque la guerre, la réalité se fait lyrique, onirique voire magique et se peuple d’animaux aux sentiments très humains : ours, ânesse, chien, chat, oie, pigeon… Un film qui emprunte autant à Capra qu’à Fellini. - [Les Oiseaux](https://www.vivelaculture.com/les-oiseaux/): Deux sages athéniens décident de fuir la capitale, en proie à la décadence, et parviennent à convaincre les oiseaux de construire une cité entre ciel et terre, à mi-chemin entre les hommes et les dieux. Mais à peine la cité est-elle fondée qu’elle devient la cible des parasites… Une comédie grecque antique qui s’apparente à une fable sur les hommes et leurs limites ridicules, doublé d’une déambulation poétique autour de l’oiseau et de son chant, de sa fragilité et de son élévation. - [La Strada](https://www.vivelaculture.com/la-strada/): Réalisé par Fellini et mis en musique par Nino Rota, La Strada raconte l’histoire de Gelsomina, pauvre gamine vendue par sa mère au cruel forain Zamparo qui l’emmène sur les routes avant de l’abandonner purement et simplement au bord de l’une d’elles. Une immersion dans la vie précaire d’un cirque ambulant poignant de réalisme et de magie mêlés. Un film d’une poésie féérique porté par Giulietta Masina et Anthony Quinn … - [Le Grand Cirque Calder](https://www.vivelaculture.com/le-grand-cirque-calder/): En 1927, Calder créa un cirque miniature : des personnages à base de bois, de métal fin et autres ressorts, articulés pour se mouvoir comme des funambules, danser, faire de l’haltérophilie ou des acrobaties sur le ring. Le Grand Cirque Calder de Jean Painlevé (qui fut proche de Luis Buñuel et de Jean Vigo notamment) est un document brut sur ce cirque miniature où les grosses pattes de Calder, ce « géant aux airs de rossignol », font tournoyer tout une série de personnages et d’animaux dans le ciel. - [La vie en jeu](https://www.vivelaculture.com/la-vie-en-jeu/): Une biographie de Vladimir Maïakovski Poète visionnaire, porte-parole du mouvement futuriste né sur les braises de l’explosion artistique de la Russie des années 1910-1920 (Chagall, Eisenstein, Kandinsky, etc.), Vladimir Maïakovski était ce jeune homme « gâté par l’avenir » dixit Pasternak, qui se suicidera le 14 avril 1930, à l’âge de 36 ans ne pouvant se résoudre à être devenu le poète officiel d’un régime qui avait corrompu tous ses idéaux. Entre-temps, Maïakovski aura vécu une vie de passions amoureuses et politiques et inventé un nouveau langage, tout aussi tumultueux … - [Du monde entier au coeur du monde](https://www.vivelaculture.com/prose-du-transsiberien/): Nés la même année (1887), Cendrars et Chagall ont longtemps été amis avant de se brouiller. Du second, le premier écrivait : « Il dort, il est éveillé, il prend une église et il peint avec une église, il prend une vache et il peint avec une vache, avec une sardine… » En 2011 les éditions PUF rééditaient La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, le premier livre « texte-peinture simultané », illustré par Sonia Delaunay, un poème de 446 vers où Cendrars s’abandonne « aux sursauts de la mémoire » dans le train qui le mène de Montmartre à Moscou, puis de […] - [Chagall en Russie](https://www.vivelaculture.com/chagall-en-russie/): Après avoir marché dans les pas de Julius Mordecai Pincas – alias le peintre Pascin – et de Serge Gainsbourg, le prolifique Johann Sfar revisite la jeunesse de Marc Chagall pour une biographie rêvée du peintre transposée dans l’univers délirant du dessinateur. Un conte yiddish ancré dans un shtetl de la Russie tsariste, où l’on croise cosaques, égorgeurs, violonistes klezmer et même Jésus dans un dédale d’aventures exubérantes, entre Histoire, rêverie et poésie. - [New King of the Klezmer Clarinet](https://www.vivelaculture.com/new-king-of-the-klezmer-clarinet/): Née entre la Pologne, l’Ukraine et la Russie, la musique klezmer s’est dispersée avec les mouvements des populations d’Europe centrale et orientale pour trouver de nouvelles terres d’accueil. Nouveau roi autoproclamé des musiques juives, le clarinettiste français Yom multiplie les collaborations et incarne la vitalité de la scène klezmer. En 2008, il signe l’époustouflant New King of the Klezmer Clarinet, où il rend un hommage aussi joyeux qu’irrévérencieux au grand maître ukrainien Naftule Brandwein. - [Chagall entre guerre et paix](https://www.vivelaculture.com/chagall-entre-guerre-et-paix/): Les quelque 80 œuvres qui sont présentées du 21 février au 21 juillet 2013 au Musée du Luxembourg retracent le parcours artistique de Chagall à travers sa vie même: les années russes et la Première Guerre mondiale, le monde juif et sa persécution, l’expérience de la souffrance et l’appel du religieux. Et l’amour bien sûr … - [Dernier été du vieux monde](https://www.vivelaculture.com/dernier-ete-du-vieux-monde/): Cœurs éclatés, corps ravagés et âmes égarées dans la nuit de trop silencieux crossroads : tatoueur et illustrateur « à l’ancienne », Jean-Luc Navette développe une esthétique noire, qui s’inspire tout autant du rock alternatif que des gravures du XIXe siècle, du blues du delta du Mississippi que de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale. Un artwork idéal pour des disques de Nick Cave. Il devrait peut-être y jeter un coup d’œil … - [Histoires extraordinaires](https://www.vivelaculture.com/histoires-extraordinaires/): Ce recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire en 1856 est un grand classique de la littérature américaine, d’une richesse foisonnante. Poe y invente quasiment le roman policier (« La Lettre volée »), mais aussi ce fameux style Southern Gothic, qui mélange diverses influences européennes comme le conte d’horreur (« Morella ») et le gothique morbide allemand (« Ligeia », « Metzengerstein »). - [La Mort au crépuscule](https://www.vivelaculture.com/la-mort-au-crepuscule/): William Gray, vétéran du Vietnam et critique musical à ses heures, s’inscrit dans la tradition d’un Southern Gothic morbide et terrifiant, en plongeant le polar dans les pires cauchemars du genre. Ce roman noir a des allures de Nuit du chasseur hallucinée. Une nature sauvage ruisselante d’humidité, hantée de vieillards à moitié fous ou de bigots passablement perturbés, un monde rural et violent, rongé par l’alcool, les perversions, le fanatisme religieux ou la sorcellerie, bref le décor idéal pour une lutte à mort entre le bien et le mal : tout y est ! - [Et l’âne vit l’ange](https://www.vivelaculture.com/et-lane-vit-lange/): Sombre et violente histoire d’un gamin ayant grandi dans une secte religieuse et parti à la découverte d’un monde inquiétant, le premier roman de Cave, paru en 1989, est du pur Southern Gothic moderne. On y retrouve toutes les obsessions des chansons de Cave, qui s’affirme ici comme une sorte de William Faulkner rock’n’roll … - [Feel Like Going Home](https://www.vivelaculture.com/feel-like-going-home/): Sous-titré Légendes du blues et pionniers du rock’n’roll, cet ouvrage initialement paru en 1971, est une véritable bible. Guralnick, jeune journaliste blanc new-yorkais passionné de musique, a été l’un des premiers à aller à la rencontre d’un monde aujourd’hui disparu, celui des juke-joints, roadhouses et autres bars louches perdus en pleine cambrousse où jouaient ses idoles, de vieux bluesmen oubliés dont il a recueilli les incroyables témoignages. À la fois vivant et encyclopédique, personnel et minutieusement documenté : du journalisme comme on n’en fait plus ! - [The Proposition](https://www.vivelaculture.com/the-proposition/): Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, Ghosts… of the Civil Dead en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre La Route (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de The Proposition, superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même. - [La Nuit du chasseur](https://www.vivelaculture.com/la-nuit-du-chasseur/): Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée. - [The Soul of a Man](https://www.vivelaculture.com/martin-scorcese-presente-the-soul-of-a-man/): Bel hommage de Wim Wenders, cinéaste fou de musique, à trois bluesmen mythiques, Skip James, J.B. Lenoir et Blind Willie Johnson. Sorte de biopic en noir et blanc, son film est à mi-chemin entre le documentaire pointu et l’évocation onirique, superbement entrecoupé d’interprétations intenses de chansons de ces trois grands artistes par des musiciens hors-norme d’aujourd’hui comme The Jon Spencer Blues Explosion, Beck, Nick Cave ou Lou Reed. - [Les Ailes du Désir](https://www.vivelaculture.com/les-ailes-du-desir/): Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « From Her To Eternity » et « The Carny », ainsi que Crime and the City Solution, groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds. - [Low](https://www.vivelaculture.com/low/): La « trilogie berlinoise » de Bowie (dont Low est le premier volet), enregistrée avec l’aide de Brian Eno, révolutionne la musique de cette fin des années soixante-dix, annonce la new-wave, l’ambient, bref, tout ce qui va suivre. Puisant leur inspiration dans une musique électronique allemande encore largement underground, ces trois albums saisissants n’auraient pas pu voir le jour ailleurs qu’à Berlin, dans les fameux studios Hansa, où les Bad Seeds enregistreront quelques années plus tard leurs premiers albums. - [American III : Solitary Man](https://www.vivelaculture.com/american-iii-solitary-man/): Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « One » de U2 … Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « The Mercy Seat » de Nick Cave – chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant. - [Father of folk blues](https://www.vivelaculture.com/father-of-the-delta-blues/): Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « Death Letter Blues » ou « John The Revelator » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de Canned Heat. Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire … - [Murder Ballads](https://www.vivelaculture.com/murder-ballads/): Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « Where the Wild Roses Grow », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « Henry Lee » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale. - [Kicking Against the Pricks](https://www.vivelaculture.com/kicking-against-the-pricks/): Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« Hey Joe »), le Velvet Underground ou la variété (« By The Time I Get to Phoenix ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral ! - [Push The Sky Away](https://www.vivelaculture.com/push-the-sky-away/): Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe – dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! – explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante … - [Les Fiancés : Histoire milanaise du XIIe siècle](https://www.vivelaculture.com/les-fiances-histoire-milanaise-du-xiie-siecle/): On sait que Verdi a dédié son Requiem au poète et dramaturge milanais Alessandro Manzoni. Tenant de l’école romantique, catholique éclairé, partisan de l’unification italienne, il aura laissé à la postérité Les Fiancés, énorme roman (près de mille pages) traitant des amours contrariées de deux villageois dans l’Italie du XVIIe siècle. - [Othello](https://www.vivelaculture.com/othello/): De nombreux créateurs – Verdi, Wagner, le peintre Delacroix… – auront trouvé leur inspiration dans l’œuvre de Shakespeare. Le cinéaste prodige Orson Welles s’y est attaqué un siècle plus tard. Entre sa version de Macbeth (1947), et son chef d’œuvre La Soif du Mal (1958), il tourne une adaptation d’Othello qu’il met quatre longues années à mener à bien. Et sa patience s’en trouvera récompensée car avec lui, la jalousie destructrice et sans fondements du Maure Othello pour son épouse Desdémone garde toute sa dimension. - [La Traviata](https://www.vivelaculture.com/la-traviata/): Ceux qui ont assisté à la représentation de La Traviata captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu’elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit Télérama. « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s’attache à l’histoire d’amour d’un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d’une héroïne qui s’étourdit pour oublier sa solitude, puis s’autorise une […] - [Dans la tête de Richard Wagner](https://www.vivelaculture.com/dans-la-tete-de-richard-wagner/): Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec Nabucco, Wagner avec Rienzi. Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des Walkyries, contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare ! - [Le Routard Milan 2013](https://www.vivelaculture.com/le-routard-milan-2013/): Aller à Milan, au nord de l’Italie, c’est bien sûr parcourir une ville hantée par l’opéra, suivre les traces des grands maîtres d’œuvre italiens à la Scala, cette prestigieuse et austère salle à laquelle « il faut faire la cour », comme l’écrit Alain Duault, où Rossini, Bellini et bien sûr Verdi créèrent leurs chefs d’œuvre. Un guide précieux pour le mélomane flâneur. - [1900](https://www.vivelaculture.com/1900/): Ce n’est pas un hasard si le grand film historique de Bertolucci commence par l’évocation de la mort de Giuseppe Verdi, le 27 janvier 1901. Car l’œuvre qui narre la vie parallèle de deux garçons nés le même jour, mais l’un du côté des paysans, l’autre fils de propriétaire, raconte bien la fin d’un monde, d’une société incarnée par le populaire compositeur. Elle s’achève lors de la seconde époque avec une autre mort emblématique, celle du fasciste Mussolini. Un film qui a fait date. - [Aïda](https://www.vivelaculture.com/aida/): On ne présente plus l’Espagnol Placido Domingo, personnalité illustre du monde de l’opéra, roi des ténors (avec Carreras et Pavarotti) qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire, depuis celui d’Alfredo dans La Traviata, au début des années 1960. Il attaque ici, en 1974, le monument Aïda, aux côtés d’une autre star, sa compatriote Montserrat Caballé, et dirigé par le très célèbre chef napolitain Riccardo Muti. Difficile de rater une pareille « dream team ». - [Senso](https://www.vivelaculture.com/senso/): Avec Le Guépard, Senso, tourné neuf ans plus tôt (1954), est l’autre grande fresque « garibaldienne » de Visconti, située dans cette période charnière de 1860-1863. Le film ouvre sur une représentation, à Venise, de l’opéra de Verdi La Trouvère que des nationalistes italiens interrompent pour protester contre l’occupation autrichienne. Le décor est planté, sublimé par les amours coupables d’une comtesse vénitienne et d’un soldat ennemi. Du merveilleux technicolor. - [Chroniques italiennes](https://www.vivelaculture.com/chroniques-italiennes/): Stendhal aura été l’écrivain français le plus passionné par l’Italie (avant Dominique Fernandez). Nous aurions pu tout aussi bien retenir son autre livre, Rome, Florence, Naples, mais nous avons choisi les Chroniques italiennes, parues dans la Revue des deux Mondes de 1837 à 1839, sans doute pour l’incroyable folie de ces histoires de parricides, de vengeances dont certaines se déroulent à l’époque où Verdi a situé son opéra Don Carlo, au XVIe siècle, dans une Europe en proie aux passions les plus extrêmes. - [Garibaldi, la force d'un destin](https://www.vivelaculture.com/garibaldi-la-force-dun-destin/): Une statue de Giuseppe Garibaldi se dresse sur une belle place de Nice, ville natale du grand général politicien, considéré aujourd’hui comme le père de l’unité italienne. Il voulait en finir avec les duchés, les petites royautés, et faire de Rome la capitale d’un vrai pays. Ses idées finiront par triompher, pour le grand plaisir de ses nombreux partisans, dont Verdi. Cette fresque aventureuse ne pouvait que séduire un amateur de grands personnages comme Max Gallo. - [La dame aux camélias](https://www.vivelaculture.com/la-dame-aux-camelias/): Verdi puisait beaucoup de ses histoires dans la littérature. Le mélodrame d’Alexandre Dumas fils qui racontait la passion entre la courtisane tuberculeuse Marguerite Gautier et son jeune amant Armand Duval, lui inspira son plus célèbre opéra La Traviata. Marguerite devint Violetta, et le succès fut tel qu’il inspira à Marcel Proust ce méchant commentaire : « Verdi a donné à La dame aux camélias le style qui lui manquait. » - [Le Guépard](https://www.vivelaculture.com/le-guepard/): Tiré du grand roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, sorti en 1963, est l’un des films les plus célèbres de Luchino Visconti. Il se déroule dans l’Italie chaotique du XIXe siècle, entre une aristocratie déclinante et les révolutionnaires partisans de Garibaldi, sur fond musical de Verdi et Bellini. Bals, beaux costumes, trahisons, beaux acteurs (Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale) : plus de trois heures de spectacle, et une Palme d’or au Festival de Cannes. - [Le sceptre d'Ottokar](https://www.vivelaculture.com/le-sceptre-dottokar/): Publié en 1938 en feuilleton dans Le Petit Vingtième, Le Sceptre d’Ottokar est l’une des aventures les plus romanesques et célèbres de Tintin. L’épisode se déroule dans un pays imaginaire d’opérette, la Syldavie. C’est surtout au cours de cette histoire de sombre complot contre le roi Muskar XII que notre vaillant reporter rencontre la cantatrice Bianca Castafiore, archétype de la chanteuse lyrique un brin ridicule et extravagante, qui reviendra souvent dans l’œuvre de Hergé. - [Verdi](https://www.vivelaculture.com/verdi/): Déjà auteur d’une biographie de Federico García Lorca dans la même collection, Albert Bensoussan s’attaque à un autre passionné de la vie, Giuseppe Verdi. L’auteur raconte la vie effervescente d’un artiste, né au sein d’une petite bourgeoisie campagnarde, qui a composé 28 opéras, et reste aujourd’hui placé au sommet du genre. - [Tutto Verdi : L'Intégrale des opéras](https://www.vivelaculture.com/tutto-verdi-lintegrale-des-operas/): Quoi de mieux que le Regio di Parmo, théâtre fondé en 1829, à Parme, non loin de l’endroit où Verdi a vu le jour, pour honorer la mémoire du grand compositeur, à l’occasion de son bicentenaire. C’est lui qui a produit cette somme, en proposant une série de grands opéras enregistrés sur sa prestigieuse scène. Accompagnés d’un brillant livret en quatre langues (anglais, italien, allemand, français), les trente DVD proposent l’œuvre complète du grand homme Aïda, Don Carlo, la Traviata, Rigoletto, Attila… avec les meilleurs chefs d’orchestre et chanteurs. - [Dexter - Saison 2](https://www.vivelaculture.com/dexter-saison-2/): Alfred Hitchcock n’a pas inventé le tueur en série au cinéma, même si dès son film muet The Lodger (1927), sur un assassin de femmes blondes, il s’y est intéressé. Il a surtout développé le fétichisme macabre attaché à ce type de meurtrier, de L’Ombre d’un doute à Psychose, sans oublier Les Oiseaux, un fétichisme et une double personnalité que l’on retrouve dans la série Dexter (adapté du roman de Jeff Lindsay, Ce Cher Dexter) où un expert de la médecine légale au service de la police devient tueur en série la nuit. - [The Essential Film Music Collection](https://www.vivelaculture.com/the-essential-film-music-collection/): Sans l’apport du compositeur Bernard Herrmann, certains des grands films d’Hitchcock n’auraient peut-être pas eu autant d’impact. On se souvient de la musique hystérique pendant le meurtre de la douche dans Psychose, réalisée avec des cordes lancinantes, des violons hurlants. L’artiste travaillera sur Vertigo et composera la symphonie orchestrale du final de l’Homme qui en savait trop, la version de 1956, où Hitchcock, facétieux, annonce même son concert à l’écran. Une anthologie angoissante. - [Hitchcock, édition définitive](https://www.vivelaculture.com/hitchcock-edition-definitive/): En août 1962, Alfred Hitchcock (qui termine Les Oiseaux) recevait, dans son bureau du studio Universal, l’un de ses plus fidèles admirateurs, le réalisateur François Truffaut, pour une série d’entretiens. Bourré d’anecdotes, balayant en détail chaque film depuis la période du muet, le Hitchcock/Truffaut n’élude rien du tempérament complexe du maître, de ses rapports ambigus avec les femmes, jusqu’à dévoiler certains secrets du réalisateur. Au fil des pages, le réalisateur de Jules et Jim y redevient le critique des Cahiers du Cinéma qu’il fut, évoquant, enthousiaste, « la lucidité effrayante avec laquelle Hitchcock dénonce les offenses que les hommes font à […] - [Merci pour le chocolat](https://www.vivelaculture.com/merci-pour-le-chocolat/): Le critique et cinéaste Claude Chabrol a été l’un des premiers cinéphiles à comprendre l’importance d’Alfred Hitchcock alors considéré, pendant les années 1950, comme un simple artisan de série B. Le chef de file de la Nouvelle Vague (avec François Truffaut et Eric Rohmer) n’a jamais caché sa fascination pour le maître du suspense, dont il aimait le mélange de comédie et de perversité. Cette drôle d’ambiance imprègne une bonne partie de son œuvre, dont le thriller Merci pour le chocolat, titre poli pour un film froid et calculateur. Une œuvre au scalpel. - [Extinction Level Event](https://www.vivelaculture.com/extinction-level-event/): Bernard Herrmann a influencé beaucoup de musiciens, pop et contemporains. En 1998, le rappeur américain Busta Rhymes samplait le fameux Prelude For Psycho dans sa chanson, « Gimme Some More ». Cette bonne idée d’associer la mélodie angoissante jouée aux violons, et la pulsion chaude du rap, permit au morceau de tourner en boucle sur les radios et de devenir un tube. Il fut nominé dans la catégorie « Meilleure performance de rap solo », mais dût s’incliner en fin de compte devant un titre d’Eminem. - [Body Double](https://www.vivelaculture.com/body-double/): Avec Body Double, le cinéaste Brian de Palma propose une variation sur le voyeurisme et la résurrection, c’est-à-dire les thématiques de deux grands films de son maître, Sueurs froides et Fenêtre sur cour. Il raconte la mission d’un jeune acteur au chômage chargé d’épier, à l’aide d’une longue vue, une voisine dans l’immeuble d’en face. Jeu d’ombre et de miroir, Body Double parle du fantasme amoureux en termes très proches de ceux d’Alfred Hitchcock. - [James Bond contre Dr No](https://www.vivelaculture.com/james-bond-contre-dr-no/): Ian Fleming a eu un rêve : voir son héros James Bond transposé à l’écran sous les traits de Cary Grant et dirigé par Hitchcock… En un mot, voir 007 dans La Mort aux trousses. Il n’a jamais exaucé son vœu le plus cher, mais il a certainement pu mesurer, avant de mourir, tout ce que la première adaptation, en 1962, de sa célèbre série d’espionnage, James Bond contre Dr No, devait à l’auteur de Sueurs froides : le même pittoresque, le même sens de l’aventure et de la comédie, et un héros tout aussi charmeur, Sean Connery, qui deviendra d’ailleurs un […] - [Psychose](https://www.vivelaculture.com/psychose/): « Je ne savais pas à quoi m’attendre. Lorsqu’il adaptait des romans, il changeait beaucoup de choses. Mais il n’y avait presque pas de cinéastes au monde que j’aurais préféré à Hitchcock, sinon Henri-Georges Clouzot, parce qu’il avait réalisé Les Diaboliques. » Ainsi parle Robert Bloch, l’auteur du roman Psychose, publié pendant l’été 1959. Il s’était inspiré du serial killer nécrophile Ed Gein. La critique loua l’originalité de cette « glaçante » plongée dans la maladie mentale, plus « terrifiante que Poe et Lovecraft réunis ». Mais l’adaptation funèbre qu’en fera Hitchcock, avec Janet Leigh et Anthony Perkins, par son esthétisme sauvage, et sa musique hystérique, […] - [La Mort aux trousses](https://www.vivelaculture.com/la-mort-aux-trousses/): Quand un innocent publicitaire new-yorkais, Roger Thornhill (Cary Grant), est pris par erreur pour un espion, il doit fuir la police et une mystérieuse organisation qui veut le liquider. À la fois récit d’espionnage, film d’aventure et thriller, La Mort aux trousses fourmille de scènes cultes : la poursuite de Thornhill par un avion d’épandage, au milieu d’un champ désert ; la rencontre de la blonde Eva Marie Saint et de Cary Grant dans le train ; la vente aux enchères, jusqu’à l’apothéose sur le Mont Rushmore… Salué par une presse enthousiaste – « Plein de suspense et charmant » (New York Times), « amusant et […] - [Les Espions](https://www.vivelaculture.com/les-espions/): Les historiens se sont amusés à comparer Les Espions de Fritz Lang et certains films de Hitchcock comme Les 39 Marches ou L’Homme qui en savait trop. Ils y ont repéré évidemment beaucoup de points communs : le livre qui arrête la balle ; le final sur une scène de spectacle ; un bandit dissimulé sous le grimage d’un clown musicien… Normal, Alfred admirait beaucoup Fritz Lang et a largement emprunté à son œuvre, en particulier à ces Espions, film réaliste, éloigné de l’expressionnisme habituel du réalisateur allemand. - [L'Interprétation des rêves](https://www.vivelaculture.com/linterpretation-des-reves/): « Je ne crois pas aux rêves. Ces histoires de Freud sont des sornettes », dit le médecin malade (Gregory Peck) dans le film le plus subconscient de Hitchcock, La Maison du docteur Edwardes (1945). Le grand réalisateur n’avait jamais suivi de thérapie, au contraire de son scénariste Ben Hecht et du producteur David O. Selznick qui envoya sur le lieu du tournage sa psychanalyste, Mary From, pour surveiller le scénario. L’Interprétation des rêves, de Sigmund Freud, est au cœur de l’intrigue. Car la folie du Dr Edwardes trouve sa solution dans un souvenir d’enfance et des songes étranges, obsessionnels. L’un des […] - [Hopper : Catalogue de l'exposition ](https://www.vivelaculture.com/hopper-catalogue-de-lexposition/): Alfred Hitchcock a beaucoup puisé ses idées dans l’œuvre du peintre Edward Hopper, qui a donné une image de l’Amérique du XXe siècle très proche de l’esthétique du polar. Comment ne pas voir dans sa toile House by the Railroad (1925) le modèle qui a servi pour imaginer la maison de Norman Bates (Psychose) ? Un autre tableau, Night Windows, avec son atmosphère de solitude urbaine et de voyeurisme, a inspiré le maître pour Fenêtre sur cour. La lumière très solaire des univers de Hopper baigne aussi souvent les films de Hitchcock. Des parallèles que l’on peut admirer en découvrant […] - [Sueurs froides](https://www.vivelaculture.com/sueurs-froides-2/): Alfred Hitchcock avait envisagé d’acheter les droits du roman Les Diaboliques qu’adapta finalement Henri-Georges Clouzot. Lorsqu’ils apprirent que le grand cinéaste anglo-américain s’intéressait à eux, les deux auteurs, Pierre Boileau et Thomas Narcejac écrivirent D’entre les morts, publié chez Denoël en 1954, espérant attirer l’œil du maître. Pari gagné. Si l’histoire est sensiblement la même que dans le film – un détective chargé de surveiller l’épouse d’un ami, s’éprend d’elle, ne parvient à la sauver de la mort et en conçoit une obsession dévorante -, elle ne se déroule pas à San Francisco comme chez Hitchcock, mais dans le Paris […] - [Hitchcock](https://www.vivelaculture.com/hitchcock/): Jusqu’à présent, peu de biographies se sont intéressées à la discrète épouse d’Alfred Hitchcock, Alma. Cet oubli est désormais réparé avec le film de Sacha Gervasi, qui se déroule pendant le tournage de Psychose (fin 1959). Il décrit les relations tumultueuses entre une femme à la fois collaboratrice et conseillère, jouée par Helen Mirren, et un cinéaste pervers, incarné par l’acteur anglais naturalisé américain Anthony Hopkins. Pour corser le tout, la sexy Scarlett Johansson joue la star Janet Leigh, poussée presque à bout lors de la célèbre scène de la douche. - [Jean-Christophe](https://www.vivelaculture.com/jean-christophe/): L’exhumation récente de son Journal de Vézelay a remis en lumière Romain Rolland, écrivain ultra célèbre du début du XXe siècle, Prix Nobel de littérature en 1915, grâce à son important ouvrage, Jean-Christophe. Ce roman fleuve de 1500 pages, en dix tomes publiés entre 1904 et 1912, décrit toute une civilisation au bord du chaos qui s’apprête à basculer dans la guerre. Une œuvre majeure de ce début de siècle. - [Henri Matisse](https://www.vivelaculture.com/henri-matisse/): Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, Ulysse, et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée… - [Et vogue le navire ...](https://www.vivelaculture.com/et-vogue-le-navire/): Pendant cette période de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le paquebot transatlantique est le passage obligé de tout citoyen désireux de connaître le monde. Il accueille les riches comme les pauvres, entassés dans les ponts inférieurs. On sait que Charlie Chaplin et Stan Laurel débarquèrent aux États-Unis après un voyage à bord du Queen Mary. C’est cette ambiance des grands navires, à la fois mystérieuse et splendide, que Federico Fellini peint dans son film opéra Et vogue le navire dont l’histoire se déroule en 1914, deux ans après le drame du Titanic. - [Iberia, Navarra, Suite espagnole](https://www.vivelaculture.com/iberia-navarra-suite-espagnole/): Dans cette série d’œuvres composées pour piano et rassemblées en 1887, le compositeur espagnol Isaac Albéniz parcourt Grenade, les Asturies; gambade du côté de Séville et de Cadix; mêle flamenco et sérénade. Autant de pièces joliment rendues par la grande pianiste ibère Alicia de Larrocha disparue un siècle (2009) après Albéniz. - [Coco avant Chanel](https://www.vivelaculture.com/coco-avant-chanel/): Coco n’a pas toujours été Chanel. Inspiré du roman d’Edmonde Charles-Roux, L’Irrégulière, le film d’Anne Fontaine s’intéresse aux premières années de la future grande couturière. À l’époque, elle se nomme Gabrielle Bonheur Chanel. Issue d’un milieu modeste, orpheline, elle commence sa carrière de « couseuse » dans les arrière-boutiques avant d’affronter la société puritaine de son époque et de se faire un nom. Audrey Tautou interprète ici un petit soldat rugueux et effronté. - [Le testament d’orphée](https://www.vivelaculture.com/le-testament-dorphee/): Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée dans la France des années cinquante. Réflexions sur la mort, sur l’au-delà, poèmes surréalistes, testament… Tourné dans les carrières des Baux-de-Provence, soutenu par la Nouvelle Vague, sur une musique de Georges Auric et du pianiste de jazz Martial Solal, ce film expérimental suscite toujours autant d’interrogations et de fascination. Et on a même la surprise de voir apparaître la silhouette du plus célèbre chauve hollywoodien… Yul Brynner ! - [Hymne au soleil](https://www.vivelaculture.com/hymne-au-soleil/): Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux Hymne au soleil, Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ». - [Arènes sanglantes](https://www.vivelaculture.com/arenes-sanglantes/): Pour adapter au cinéma le roman de Vicente Blasco Ibáñez, sorti en 1908 et vite oublié, la 20th Century Fox a mis tous les atouts de son côté en convoquant un grand réalisateur, Rouben Mamoulian, l’auteur de Dr Jekyll and Mr Hyde et du Signe de Zorro, et deux stars hollywoodiennes, Tyrone Power et l’icône Rita Hayworth. Avec un tel casting, l’histoire de ce torero tiraillé entre la gloire des arènes et les tentations amoureuses ne pouvait que prendre une dimension épique. Un classique. - [Sketches of Spain](https://www.vivelaculture.com/sketches-of-spain/): C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il […] - [L'Amour sorcier, Le Tricorne](https://www.vivelaculture.com/lamour-sorcier-le-tricorne/): C’est pour répondre à la commande d’une danseuse de flamenco souhaitant une « gitanerie musicale » que Manuel de Falla a imaginé l’histoire de cette jeune femme que le fantôme d’un ancien amour vient harceler chaque nuit. Cet Amour sorcier, avec sa fameuse « Danse du feu », est la première pierre d’une trilogie composée de Nuits dans les jardins d’Espagne (1916) et du Tricorne (1919). Une œuvre majeure de l’époque. - [Truth](https://www.vivelaculture.com/truth/): Le Boléro a souvent inspiré le rock. En 2003, le chanteur canadien Rufus Wainwright plaça le fameux motif dans sa chanson « Oh What A World » (sur l’album Want One). Mais l’un des plus intenses clins d’œil au « tube » de Ravel nous vient du guitariste anglais Jeff Beck, qui, à la fin des années 1960, dans son disque Truth, entre deux gémissements blues de Rod Stewart, rendit un bel hommage électrique au Boléro  accompagné d’une vraie « dream team » : le guitariste Jimmy Page et son collègue de Led Zeppelin, John Paul Jones, et le batteur des Who, Keith Moon. Décidément, Maurice Ravel aura […] - [Ravel](https://www.vivelaculture.com/ravel/): Publié en 2006, ce roman consacré aux dernières années du compositeur Maurice Ravel ouvre la courte trilogie biographique à laquelle s’est attelé Jean Echenoz ces dernières années, avec un hommage au marathonien Emil Zatopek (Courir), et une ode à l’inventeur Nikola Tesla (Des éclairs). Ce qui fascine Echenoz dans Ravel, au-delà du compositeur, c’est le musicien célèbre, parti pour une tournée triomphale aux États-Unis. Le dandy adulé, la canne à la main, rongé par la solitude. Flamboyant. - [Boléro](https://www.vivelaculture.com/bolero/): Le boléro est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, et la plus connue de Maurice Ravel. Avec son rythme léger et cadencé, sa mélodie lancinante, répétitive, sa lente montée en puissance, cette œuvre de maturité (composée vers la fin de la vie du musicien) a gardé au fil des ans toute sa force de frappe. Le très excentrique pianiste François-René Duchâble, dirigé par Amin Jordan, nous offre ici l’un de ses meilleurs enregistrements. - [Fantasia](https://www.vivelaculture.com/fantasia/): Beaucoup d’enfants et adultes auront découvert Paul Dukas en regardant le classique de Walt Disney, Fantasia. Mickey trouve le chapeau d’un magicien, et acquiert de super pouvoirs. Il commande des balais qui portent à sa place de lourds sceaux d’eau (jusqu’à la catastrophe que l’on imagine), scène baroque et poétique illustrée par le beau et ample morceau de Paul Dukas, L’apprenti Sorcier, à la fois répétitif dans sa tension dramatique et riche mélodiquement. - [Ariane et Barbe Bleue](https://www.vivelaculture.com/ariane-et-barbe-bleue/): C’est en 1907 que le compositeur Paul Dukas, professeur de composition au Conservatoire de Paris, ancien condisciple de Debussy, crée, à l’Opéra Comique, Ariane et Barbe Bleue, d’après une pièce de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck. L’histoire reprend le personnage de Charles Perrault, Barbe Bleue, le dévoreur de femmes. Mais cette fois, le tyran se trouve confronté à la rebelle Ariane qui tente de délivrer les cinq épouses prisonnières et esclaves. Elle échouera tant l’esprit de servitude reste encore trop fort en ce début de XXe siècle. Cet unique opéra de Dukas, aux accents très wagnériens, remporta un franc succès. Une […] - [Anthologie des peintres pompiers](https://www.vivelaculture.com/anthologie-des-peintres-pompiers/): À côté des grands maîtres, Salvador Dali n’a jamais caché son goût pour des peintres académistes comme Meissonnier et ses grandes scènes de bataille, ainsi que pour certains peintres pompiers, comme le Catalan Maria Fortuny (1838-1874) dont il avoua s’être parfois directement inspiré. Hommage au kitsch. - [Panique à l'hôtel](https://www.vivelaculture.com/panique-a-lhotel/): En 1939, Dali et Gala partent pour les États-Unis. Leur exil durera huit ans. C’est lors d’un séjour antérieur aux USA que Dali rencontre les Marx Brothers, dont il apprécie tout particulièrement les films, leur trouvant une « touche » de surréalisme absolument indiscutable. En 1940, il leur écrira un scénario, resté malheureusement dans les cartons. - [Vélasquez](https://www.vivelaculture.com/velasquez/): Dali a toujours voué une admiration sans borne à Vélasquez, qu’il plaçait sur la même marche que Léonard de Vinci, Raphaël et Vermeer. Avec ce petit « plus » qui lui donna envie d’adopter la même moustache que le maître espagnol, LA paire de bacchantes la plus célèbre de toute l’histoire de l’art. - [Schlosser](https://www.vivelaculture.com/schlosser/): De l’académisme du XIXe siècle poussé dans sa perfection à l’hyperréalisme des années soixante/soixante-dix, il n’y a pour Dali qu’un pas. Le génie catalan le franchira pour donner à ses visions surréalistes un relief inédit là où des peintres plus jeunes, comme Schlosser, s’ancreront au contraire dans un monde plus quotidien. - [The songs of Leiber&Stoller](https://www.vivelaculture.com/the-songs-of-leiberstoller/): Hound dog, Kansas City, Stand by me, Jailhouse rock… La plupart des chansons de cette collection sont familières, dans leur version originale ou au travers de multiples reprises. Des tubes écrits, dès le début des années 50, pour des artistes noirs par ces deux blancs new yorkais dont la double signature a fait rêver plusieurs générations d’auteurs-compositeurs. A commencer par ceux des Beatles et des Stones, qui adoptèrent l’habitude de parapher Lennon-McCartney et Jagger-Richards (sans que cela indique forcément une vraie collaboration), au départ, pour le plaisir d’imiter Leiber&Stoller et autres duos mythiques du Brill Building (Goffin-King, Mann-Weil…) - [Van Gogh et Gauguin, l'atelier du Midi](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-et-gauguin-latelier-du-midi/): A l’automne 1888, Paul Gauguin quitte la Bretagne pour Arles, où il s’installe chez Vincent Van Gogh. Les deux hommes, désargentés, veulent malgré tout créer un «atelier du Midi», une communauté où d’autres artistes finiraient par les rejoindre. Mais ils se querellent tant, que l’expérience s’achève dès la veille de Noël, par le célèbre épisode de l’oreille coupée. Pourtant ces quelques semaines de travail en commun, d’influences réciproques, de critiques et de débats sur l’art auront un profond effet sur la suite de leurs carrières, comme le raconte le catalogue de cette exposition tenue au musée Van Gogh d’Amsterdam au […] - [Les amants de la liberté, Sartre et Beauvoir dans le siècle](https://www.vivelaculture.com/les-amants-de-la-liberte-sartre-et-beauvoir-dans-le-siecle/): «La légende de ce couple a changé nos mœurs» (Michel Contat, écrivain spécialiste de Sartre). Belle formule car si le «pacte» passé entre les deux philosophes peu après leur rencontre, en 1928, est resté célèbre (à côté de notre amour nécessaire, gardons la liberté d’avoir des «amours contingentes»), il s’agissait bien pour une part d’une légende. En réalité, cette liberté s’est payée de rancœurs, de quiproquos et de souffrances. Peu importe : dans l’engagement, le travail, la carrière, ces deux deux-là se sont toujours soutenu et sublimé l’un l’autre. - [La damnation d'Edgar P. Jacobs](https://www.vivelaculture.com/la-damnation-dedgar-p-jacobs/): Jagger, le maniaque du professionnalisme contre Richards, le vagabond… Dans la fiction aussi, les couples adoptent le modèle clown blanc/Auguste. Et le second a souvent plus d’intérêt. A la télé, on se souvient d’Amicalement Vôtre pour l’exhubérant Danny Wilde, pas pour Lord Sinclair. Même chose en BD avec Haddock, Obélix, Fantasio… et Mortimer. Cette biographie révèle que la tension entre fantaisie et sérieux traversait la personnalité d’Edgar P. Jacobs, baryton raté, artiste frustré et d’une créativité qui donna une collaboration orageuse avec Hergé entre 1942 et 1947. C’est piqué au vif par l’imagination de son rival que l’auteur de Tintin […] - [L'indiscrétion des frères Goncourt](https://www.vivelaculture.com/lindiscretion-des-freres-goncourt/): Tenu à quatre mains à partir de 1851, le Journal de Jules et Edmond Goncourt a la mauvaise réputation que méritent son antisémitisme et sa mysoginie. Roger Kempf y voit cependant davantage que des Mémoires de la vie littéraire de la deuxième moitié du XIXe siècle. Car s’ils tiennent la chronique des succès, échecs, dîners et manigances de l’édition d’alors, les frères, libérés de tout ego par l’écriture à deux, livrent aussi le moindre détail de leurs vies quotidiennes, jusqu’au sordide, avec une «indiscrétion» qui annonce l’exhibitionnisme de l’autofiction. - [Pet Sounds, l'achèvement de Brian Wilson](https://www.vivelaculture.com/pet-sounds-lachevement-de-brian-wilson/): Sous la houlette d’un père violent, les trois frères Wilson, leur cousin et un ami ont commencé par revisiter Chuck Berry à la sauce surf, avec les plus belles harmonies vocales des années 60. L’aîné Brian, fasciné par le travail du producteur Phil Spector, fait preuve d’une folle ambition, incarnée par cet album et le single Good Vibrations, écrits et enregistrés à 23 ans. La communauté pop mondiale, Beatles en tête, s’incline alors devant le chef d’œuvre. Mais c’est un flop commercial. La santé mentale de Brian Wilson n’y résistera pas : désavoué par son propre groupe, il n’atteindra plus […] - [Fargo](https://www.vivelaculture.com/fargo/): A un biographe qui les sollicitait, ils avaient répondu : «Nous voyons que vous avez écrit un livre sur Laurel et Hardy. Republiez-le en mettant Joel et Ethan à la place, ce sera très bien». En 30 ans, ces frères de 59 et 56 ans ont écrit, produit et réalisé 17 films à quatre mains, en allant souvent jusqu’à signer le montage sous un pseudo commun. A l’aise dans la comédie (The Big Lebowski, 1998) comme dans le film de genre revisité (le western True Grit, 2010), ou le thriller, avec Fargo qui se déroule dans leur Minnesota natal enneigé, […] - [Mira](https://www.vivelaculture.com/mira/): Sur ce deuxième album, les Gush font évoluer leur pop rock à guitares vers un son plus moderne, délibérément calibré «French Touch» dans la foulée des groupes de chez nous qui réussissent à s’imposer à l’étranger, comme Phoenix. En revanche, ce groupe formé, il y a dix ans, par deux frères et leurs deux cousins («Siblings», donc, selon le titre du single) a gardé l’habitude des rôles interchangeables (tout le monde écrit, arrange et joue de tout) et des magnifiques harmonies vocales – pour chanter ensemble comme ces quatre-là, il faut avoir partagé des chambres d’enfant… - [Piano Duets – Great Times!](https://www.vivelaculture.com/piano-duets-great-times/): Arrangeur de Duke Ellington de 1939 à sa mort en 1967, le pianiste Billy Strayhorn est resté dans l’ombre du maître alors même qu’il a signé quelques uns des morceaux les plus célèbres de l’orchestre, dont Take the A train, rare moment de lumière pour ce «numéro 2» capable de jouer dans le même style que son patron. Ellington, autodidacte notant ses compositions de manière toute personnelle, avait besoin de lui pour convertir ses compositions en partitions compréhensibles, ainsi que, souvent, pour mettre en forme ses idées et finir ses morceaux. A la mort de Strayhorn, il confia ce rôle […] - [Deux de la vague](https://www.vivelaculture.com/deux-de-la-vague/): De leur rencontre en 1949 à leur rupture définitive en 1973, ils ont révolutionné le cinéma français. Sans jamais travailler ensemble (même si Godard tourne son premier film, A bout de souffle, sur un court script de Truffaut), mais souvent l’un par rapport à l’autre. Le critique Antoine de Baecque, biographe des deux hommes, a écrit ce documentaire qui examine cette collaboration à distance, de plus en plus difficile à mesure que leurs cinémas s’éloignaient, surtout après 1968. Leur échange de lettres final est un modèle de rupture : à Godard qui, après avoir vu La nuit américaine, le traite […] - [Live in '71](https://www.vivelaculture.com/live-in-71/): Longtemps inédite, cette bande filmée par la télé néerlandaise témoigne de ce qu’était la «Ike & Tina Turner Revue» au faîte de sa gloire : le pionnier du rock Ike Turner (1931-2007) et sa femme revisitent, à l’instigation de cette dernière, des morceaux rock (Come Together des Beatles, Honky Tonk Women des Stones, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival…) qui deviennent à la fois des tubes et, sur scène, des moments d’anthologie. En 1976, ne supportant plus le revers (drogues et violences) de cette association miraculeuse, Tina Turner s’échappera pour redémarrer de rien et réussir, dans les années 80, le […] - [Quarante ans de suspense (volume 1)](https://www.vivelaculture.com/quarante-ans-de-suspense-volume-1/): Alors que chacun avait déjà une carrière d’écrivain, ces deux-là décidèrent de s’effacer derrière cette curieuse signature, sans jamais s’étendre sur la répartition des rôles, même si l’on sait que Boileau était plutôt à l’intrigue et Thomas Narcejac (1908-1998) à la plume. Pas d’ego et priorité à l’histoire, avec de vraies réussites comme Celle qui n’était plus (qui deviendra Les Diaboliques au cinéma) et D’entre les morts (la base du Vertigo d’Hitchcock), toutes comprises dans ce premier volume de leurs œuvres complètes. - [Voodoo Lounge](https://www.vivelaculture.com/voodoo-lounge/): Eternel débat : quel est le dernier album valable des Stones ? Les puristes calent à Exile on Main Street (1972), les laxistes poussent jusqu’à Tattoo You (1981), rarement au-delà. Ce disque, sorti il y a 20 ans, est pourtant un sérieux candidat. Après la séparation de fait des années 80 et des albums solo à ranger entre «mauvais» (Jagger) et «inégal» (Richards), les deux hommes écrivent les yeux dans les yeux, chantent à deux voix (Sweethearts together, The Worst), marient guitare et harmonica façon Midnight Rambler sur un funk salace (Suck on the jugular)… et la magie d’antan revient. - [Aftermath](https://www.vivelaculture.com/aftermath/): Sorti au printemps 1966, ce quatrième album des Stones est le premier entièrement composé par Jagger-Richards. Depuis Satisfaction, à l’été précédent, le groupe délaisse les reprises de blues et de rhythm&blues au profit des morceaux du duo. Face à eux, Brian Jones perd définitivement la main : le disque doit beaucoup à son talent de multi-instrumentiste mais il n’écrit rien. Jagger et Richards, eux, ont trouvé la formule : rocks sexistes (Under my thumb, Stupid girl), chroniques pop à la Dylan (Mother’s Little Helper, Paint it black), ballades (Lady Jane), blues (Goin’ Home) et country (High and dry), ils utilisent […] - [One + One (Sympathy for the Devil)](https://www.vivelaculture.com/one-one-sympathy-for-the-devil/): En juin 1968, Godard filme les Stones enregistrant Sympathy for the Devil. La chanson, une de leurs meilleures, est signée Mick Jagger, mais en studio, le guitariste Keith Richards l’accouche : il suggère un rythme de samba et le dicte à Charlie Watts, relègue Bill Wyman aux percussions et se charge de la basse, dirige le chœur des fameux «oooh-oooh»… Aiguillonné, Jagger livre une performance vocale époustouflante. Sous nos yeux, deux jeunes hommes de 25 ans s’entendent sans guère se parler pour faire d’une bonne chanson un chef d’œuvre. - [Les pays du golfe : de la perle à l’économie de la connaissance](https://www.vivelaculture.com/les-pays-du-golfe-de-la-perle-a-leconomie-de-la-connaissance/): Caroline Piquet qui a dirigé le département d’Histoire à l’université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, montre que les Émirats ne sont pas un mirage né des sables, car avant le pétrole, il y avait déjà une activité de pêche perlière sur les côtes du Golfe Persique et du commerce au long cours. Avec l’exploitation du pétrole, l’échelle de l’économie a changé, et les tensions sont arrivées. Aujourd’hui, la volonté pacificatrice est affichée avec un projet comme le Louvre Abu Dhabi, un autre comme le musée Gugghenheim, son futur voisin. Voilà qui promet des journées d’une extrême richesse culturelle, ponctuées par la douceur […] - [Les croisades vues par les Arabes](https://www.vivelaculture.com/les-croisades-vues-par-les-arabes/): Lorsque les chroniqueurs arabes de l’époque des croisades, notamment Ibn al-Qualanisi et Oussama Ibn Mounqidh, donnent leur version des faits, c’est terrifiant. On apprend que les croisés qu’ils nomment « Franj » avaient des côtes de mailles, ce qui empêchait les flèches des soldats arabes de leur faire mal, pendant qu’ils les massacraient au nom de Dieu. Le roi de France Louis IX, dit Saint Louis, qui fut fait prisonnier en Egypte et mourut à Tunis, n’est pas un héros de l’autre côté de la Méditerranée. Saine lecture ! - [Dictionnaire des mots français d’origine arabe](https://www.vivelaculture.com/dictionnaire-des-mots-francais-dorigine-arabe/): Etre « échec et mat » vient du mot persan shàt, passé à l’arabe, avec une contraction de al-shàh, en é-shàh ; « sirop » vient de sharàb « boisson, breuvage ; « hasard » vient de « zahr-en-nard » qui était un dé à jouer ; châle vient de « shâl » qui était une sorte de drap grossier en poil de chèvre ou de brebis. L’auteur révèle que les 400 mots français d’origine arabe de son dictionnaire, représentent le double des mots français d’origine gauloise. Un livre à offrir à ceux qui en doutent encore… - [Les 1001 nuits](https://www.vivelaculture.com/les-1001-nuits/): Shéhérazade, fille du Vizir, est la nouvelle épouse du sultan Shahryar qui a tué sa précédente femme infidèle. Prudent, il décide dorénavant de faire exécuter chaque matin la femme qu’il aura épousée la veille. Mais Shéhérazade a son plan : elle lui raconte une histoire qui le captive et dont elle va reporter 1000 fois la suite au lendemain, jusqu’à ce qu’il lui fasse enfin confiance. Ce chef-d’œuvre de la littérature mondiale est un recueil anonyme de contes populaires arabe transmis oralement jusqu’à la première version écrite au XIIIe siècle ; au XVIIIe siècle, Antoine Galland, professeur d’Arabe au Collège de France, […] - [Guide le petit futé d’Abu Dhabi](https://www.vivelaculture.com/guide-le-petit-fute-dabu-dhabi/): Avant de présenter les différents lieux à visiter et d’annoncer le futur musée construit par Jean Nouvel, le guide signale au touriste qu’il faut avoir l’air le moins négligé possible, ne pas montrer de marque d’affection, ne pas s’énerver au volant ; puis dans la rubrique « Tabou », il énumère les sujets à éviter : la famille régnante, la présence israélienne, les achats d’armes, la prostitution, la censure dans les médias, les esclaves modernes originaires de toute l’Asie, notamment les ouvriers du bâtiment à qui l’on confisque leurs papiers. - [La face cachée du pétrole](https://www.vivelaculture.com/la-face-cachee-du-petrole/): Le Louvre Abu Dhabi va être un beau musée à vocation universelle dans l’une des villes les plus riches du monde, grâce au pétrole. L’exploitation des puits de pétrole, enjeu planétaire, a une histoire qui s’éclaircit à la lecture de ce livre : le choc pétrolier de 1973 était une manipulation, résultat d’une entente entre les pays de l’OPEP et les grandes compagnies pétrolières … Début 2014, le cours du baril (150 litres ) est environ de 73 €, et le prix de ce livre est d’environ 7 €, pourtant il vaut de l’or ! - [Tintin au pays de l’or noir](https://www.vivelaculture.com/tintin-au-pays-de-lor-noir/): Tintin, reporter sans peur et sans reproche, est envoyé au Moyen Orient, pour enquêter sur un trafic d’essence frelatée qui fait exploser les moteurs, alors que la seconde guerre mondiale approche. Dupont et Dupond, en couverture, sont au centre de l’aventure, victimes de faux mirages dans le désert et d’expériences chimiques extravagantes. Le discours moralisateur de la BD sur les enfants gâtés par les richissimes émirs, s’explique car Tintin était d’abord publié dans le supplément jeunesse du magazine belge Vingtième Siècle, d’obédience catholique conservatrice, que dirigeait George Rémi, alias Hergé ! - [Aden Arabie](https://www.vivelaculture.com/aden-arabie/): Récit autobiographique, essai et pamphlet contre la bourgeoisie dans lequel, Paul Nizan, jeune Normalien, déclare : « Il n’existe que deux espèces humaines qui n’ont que la haine pour lien, celle qui écrase et celle qui ne consent pas à être écrasée. » Il part à Aden, au Yemen, pour fuir Paris, et découvre, amer, que la tendance de la bourgeoisie à dominer, est partout la même. Ce livre où l’auteur exhorte les intellectuels à rester indépendant, invite à la vigilance devant la culture universelle promise par le musée du Louvre Abu Dhabi qui va ouvrir dans une ville où l’argent […] - [Lawrence d’Arabie](https://www.vivelaculture.com/lawrence-darabie/): La légende vivante incarnée par Peter O’Toole dans le film de David Lean, Lawrence d’Arabie, s’appelait Thomas Edward Lawrence. Né au Pays de Galles, il fut archéologue, officier, aventurier, espion, émissaire britannique auprès du cherif Hussein ibn Ali ; il lui conseille de se révolter contre les Turcs, et son fils Faycal ben Hussein el-Hachimi Eijia va mener la grande révolte arabe vers l’indépendance. Si le Louvre Abu Dhabi vise la culture universelle, « Lawrence d’Arabie » fut un trait d’union vivant entre la culture occidentale et la culture arabe, comme le révèle la lecture de son autobiographie les Sept Piliers […] - [Les plus belles fesses du Louvre](https://www.vivelaculture.com/les-plus-belles-fesses-du-louvre/): Tourner autour des sculptures ou des peintures de nus, afin d’aérer son point de vue en multipliant les angles de vision. Ainsi les fesses de Dircé, en couverture du livre, ont du volume sous un angle, des contours sous un autre, ou, sous un troisième angle, donnent l’impression d’être vues par la porte de la salle de bain entr’ouverte… L’auteur, Bruno de Baecque est un guide conférencier qui anime les visites Vu sous cet angle dans un esprit d’ouverture et de liberté de regard. Jouissif ! - [Le musée imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-musee-imaginaire-2/): Malraux qui fut le ministre de la Culture du Général De Gaulle a écrit une longue réflexion sur l’Art intitulée les Voix du silence dont la première partie, éditée séparément, s’appelle le Musée Imaginaire. Malraux appartient à une époque apparemment révolue, mais dépassons cet a priori tant son regard sur l’art est sensible, intelligent, libre, et ses réflexions fulgurantes. Malraux est un poète. En plus, il était opiomane donc on est loin de l’académisme de l’Ecole du Louvre. Malraux est le héros des musées ! - [L’invention des musées](https://www.vivelaculture.com/linvention-des-musees/): Ptolémée, à la mort de l’empereur Alexandre, crée à Alexandrie le Museîon, le Palais des Muses : université, académie, bibliothèque. C’est un lieu pour des savants. L’idée du musée moderne qui offre au public l’occasion de voir des œuvres d’art date du XIXe siècle, même si la notion de collection d’art existe dès le XVIIe siècle, pour l’unique plaisir des têtes couronnées et des membres de leur cour. Roland Schaer nous apprend aussi que le Louvre est devenu un musée national en 1793, et qu’à ses débuts, il n’ouvrait ses portes au public que le dimanche. Aujourd’hui, il est gratuit le premier dimanche […] - [Louvre Lens – Guide 2014](https://www.vivelaculture.com/louvre-lens-guide-2014/): À Lens, il n’y a jamais eu de pétrole mais du charbon qu’on a extrait jusqu’à ce que les mines ferment. Le Louvre Lens, construit sur le site de l’ancienne fosse n°9, est une aventure passionnante. Depuis l’ouverture en décembre 2012, le succès est au rendez-vous ; la 1 000 000e visiteuse a été accueillie le 29 janvier 2014. Pourtant le Louvre Lens n’a pas de collection permanente, les expositions thématiques qu’il présente sont composées d’œuvres prêtées ; ainsi, pour son lancement la Liberté guidant le peuple, a fait le déplacement du Louvre « Paris ». Voyage, voyage… - [Hajj – le pèlerinage à la Mecque](https://www.vivelaculture.com/hajj-le-pelerinage-a-la-mecque/): À L’IMA, actuellement, une exposition rencontre le succès, Il était une fois l’Orient Express. Une autre en a moins, Hajj – Le pèlerinage à la Mecque. Pourtant, le visiteur découvre les différentes routes possibles empruntées par les Hajj, l’accueil des pèlerins, les œuvres des peintres orientalistes du XIXe siècle inspirés par le sujet, ou celles d’artistes contemporains internationaux dont des saoudiens. L’IMA promeut la culture arabe à Paris quand le Louvre Abu Dhabi va promouvoir la culture universelle dans un Émirat dont le luxe n’est pas sans rappeler l’Orient Express. Troublant. - [Naissance d’un musée Louvre Abu Dhabi](https://www.vivelaculture.com/naissance-dun-musee-louvre-abu-dhabi/): Une sculpture en bois du Christ montrant ses plaies du XVIe siècle, une sculpture androgyne djennenké (Mali) du XIIIe siècle, une sculpture de Shô Kannon (Japon) du XII-XIIIe siècle, et une sculpture de Shiva dansant (Inde) du Xe siècle, présentées pour la première fois côte à côte : quelle incroyable rencontre ! C’est l’universalisme mis en avant par la présentation au musée du Louvre de 150 œuvres de la future collection du Louvre Abu Dhabi. La volonté d’universalisme, d’ouverture fait sourire car le public qui fréquentera ce musée n’aura rien d’universel, uni qu’il sera par son appartenance à la classe des voyageurs […] - [La ronde de nuit](https://www.vivelaculture.com/la-ronde-de-nuit/): Ce célèbre tableau, peint en 1642, fait partie des toiles que Godard tente de reconstituer dans Passion. C’est l’une des très nombreuses citations picturales qui figurent dans les films de JLG tout au long de sa trajectoire. On peut citer Velasquez, Renoir ou Nicolas de Staël dans Pierrot le fou, mais également Le Greco, Ingres, Delacroix ou Watteau, toujours dans Passion. La peinture classique, au même titre que la musique, la littérature ou le cinéma, constitue une sorte d’immense tapisserie que Godard recompose et décompose en permanence pour nourrir sa propre réflexion sur l’art et sur l’histoire. - [Exposition Henri Langlois à la Cinémathèque](https://www.vivelaculture.com/exposition-henri-langlois-a-la-cinematheque/): Parmi les figures tutélaires qui planent au-dessus de Godard, figure en bonne place Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française auquel l’institution rend actuellement hommage. C’est grâce à ce personnage hors normes que les futurs cinéastes de la Nouvelle Vague ont découvert à la Cinémathèque de l’avenue de Messine, l’histoire du cinéma au croisement des années 40 et 50. De tous les cinéphiles qui hantent les couloirs de la Cinémathèque, c’est à Godard que Langlois restera le plus fidèle, allant même jusqu’à le choisir comme remplaçant de luxe, à la fin des années 70, dans le cadre des cours qu’il […] - [Beggars Banquet](https://www.vivelaculture.com/beggars-banquet/): Beggars Banquet est, à coup sûr, un des disques les plus aboutis des Stones. D’autant qu’il contient une de leurs plus grandes chansons, Sympathy for the Devil. C’est à ce moment précis que Godard, au faîte de sa célébrité, croise le groupe puisqu’il filme, dans One + One, l’accouchement en studio de cette chanson appelée à devenir un tube éternel. Moins qu’au morceau lui-même ou au groupe déjà mythique, c’est au travail, aux moments creux, à la longue patience qu’il faut aux Stones pour enregistrer la chanson, que Godard s’intéresse plus particulièrement. Il récidivera, vingt ans plus tard, avec les […] - [Œuvres cinématographiques complètes](https://www.vivelaculture.com/oeuvres-cinematographiques-completes/): Entre Debord et Godard, il y a comme un drôle de chassé-croisé tout au long des années 60-70. Godard ne cite jamais directement Debord, mais il y pense souvent. Les situationnistes ont, à la fin des années 60, affublé le cinéaste d’un doux sobriquet : le plus con des Suisses pro-chinois. En réalité, les films de Debord, rares et fondamentalement hérétiques, entretiennent avec certains des essais filmés de Godard et notamment ses Histoire(s) du cinéma, une relation secrète, ne serait-ce que par un usage artistiquement forcené de la citation littéraire et cinématographique, un art commun du détournement et un sens inné […] - [Mean Streets](https://www.vivelaculture.com/mean-streets/): En apparence, aucune allusion directe à Godard dans le Mean Streets que Scorsese réalise en 1973. Pourtant, sans les films de Godard des années 60, largement diffusés à New York et dans les grandes villes américaines, jamais sans doute Scorsese et ses amis du Nouvel Hollywood n’auraient eu l’énergie de passer à l’acte sur un mode aussi personnel. On peut d’ailleurs voir dans le personnage interprété par De Niro, qui débute véritablement dans Mean Streets, une sorte de résurgence du Belmondo d’A bout de souffle. L’influence de Godard sur le cinéma américain demeurera très vive jusqu’à Quentin Tarantino qui baptisera […] - [Cléo de 5 à 7](https://www.vivelaculture.com/cleo-de-5-a-7/): A priori, Agnès Varda ne fait pas partie du premier cercle des amitiés “godardiennes”. Elle n’a jamais écrit pour les Cahiers du cinéma, n’a pas officiellement fait partie de la Nouvelle Vague et appartient plutôt, aux côtés d’Alain Resnais, Chris Marker ou Jacques Demy, au groupe des cinéastes Rive Gauche. Pourtant, dans Cléo de 5 à 7, véritable manifeste de l’art de la cinéaste, Agnès Varda filme joyeusement, dans un intermède muet en hommage au burlesque, le couple formé par Anna Karina et Jean-Luc Godard. Une forme d’allusion amicale typiquement Nouvelle Vague que Godard, lui-même, a pratiquée assidûment dans ses […] - [Sauve qui peut (la vie)](https://www.vivelaculture.com/sauve-qui-peut-la-vie-2/): A la fin des années 70, Godard sort d’une longue période de quasi-clandestinité qui l’a vu enchaîner films militants ou essais vidéo. Sentant le besoin de revenir à la fiction et de retrouver le chemin des salles commerciales, il réalise, à cette période, une sorte de nouveau premier film, Sauve qui peut (la vie) avec Jacques Dutronc, Nathalie Baye et Isabelle Huppert, qu’il retrouvera deux ans plus tard dans Passion. Sorti à l’automne 1980, Sauve qui peut (la vie), film à la fois bouleversant et conceptuel, ouvre la voie à un retour spectaculaire de Godard sur le devant de la […] - [Vaguement Godard](https://www.vivelaculture.com/vaguement-godard/): Malgré l’expérience A bout de souffle, où Godard demande au pianiste Martial Solal de scander les fulgurances de son premier long métrage, le jazz ne joue pas un rôle si fondamental dans les films du cinéaste suisse. Ce qui n’empêche pas, en 2013, le pianiste de jazz Stephan Oliva de proposer une relecture très singulière des musiques des films de Godard. En solo intégral, Oliva réinvente poétiquement les fameuses musiques du Mépris ou de Pierrot le fou, mais également les partitions de Michel Legrand pour Vivre sa vie, Une femme est une femme ou Bande à part. - [Histoire(s) du cinéma](https://www.vivelaculture.com/histoires-du-cinema/): Depuis le début des années 90, Godard a noué une étrange relation avec Manfred Eicher, le patron du label ECM, connu pour sa fidélité au pianiste Keith Jarrett depuis le début des années 70. A partir du film Nouvelle Vague, le cinéaste, qui n’utilise plus de musique originale depuis plus de dix ans, décide de puiser essentiellement dans le catalogue du label munichois pour composer les bandes sonores de ses films. Le label lui rendra la pareille en publiant, en coffret, l’intégralité des bandes sonores de Nouvelle Vague et des Histoire(s) du cinéma. Une expérience unique dans l’histoire du cinéma […] - [Godard ça vous chante ?](https://www.vivelaculture.com/godard-ca-vous-chante/): L’influence de Godard s’étend bien au-delà du cinéma. Elle touche notamment les musiciens et, parmi eux, le saxophoniste, activiste, artiste conceptuel new-yorkais John Zorn. De Godard, Zorn a hérité surtout le sens du collage, de la rupture, de l’arythmie, de la stridence, de la citation. Cette influence patente se manifeste particulièrement dans la pièce Godard, créée en 1985 pour le disque Godard ça vous chante ?. Collage insensé, qui mélange une multitude de musiques et de sources sonores concassées dans la machine Zorn, ce morceau de plus de 18 minutes est un équivalent musical possible du cinéma de JLG. - [Pierrot le fou](https://www.vivelaculture.com/pierrot-le-fou/): De tous les films de Godard, Pierrot le fou est, sans doute aujourd’hui, le plus célèbre avec A bout de souffle et Le mépris. Magistralement interprété par Jean-Paul Belmondo et Anna Karina qui vit, en direct, la fin de son histoire d’amour avec le cinéaste, Pierrot le fou permet à Godard de méditer en toute liberté sur la vie, le cinéma, la guerre du Vietnam, convoquant Rimbaud, Céline, Nicolas de Staël et même Raymond Devos qui fait une apparition dans une scène devenue mythique. Le sens de la couleur, la lumière de la Côte d’Azur ou la musique d’Antoine Duhamel, […] - [Correspondance](https://www.vivelaculture.com/correspondance/): Etablie par Gilles Jacob, cette monumentale correspondance trouve son sommet dans le violent échange de lettres qui oppose, en 1973, l’auteur des 400 coups à celui de La Chinoise. C’est Godard, en pleine période Mao, qui ouvre le feu, reprochant à Truffaut, au moment de la sortie de La nuit américaine, son manque absolu de cohérence entre sa vie privée et ses films. Le même Truffaut, blessé par la violence de la lettre, répond à son ancien ami et camarade des Cahiers du cinéma de manière brillante et cinglante allant même jusqu’à évoquer « son comportement de merde sur un socle ». […] - [Le Musée imaginaire](https://www.vivelaculture.com/le-musee-imaginaire/): Jean-Luc Godard a toujours admiré André Malraux. Le Musée imaginaire, élaboré par André Malraux en 1947, sous la forme d’un essai, est sans doute une des œuvres qui a le plus influencé Godard avec Histoire de l’art d’Elie Faure. Elle ouvre au cinéaste des perspectives nouvelles dans l’invention d’une relation mentale et non chronologique entre les œuvres d’art qui trouvera son aboutissement dans Histoire(s) du cinéma. Cette admiration du cinéaste envers l’écrivain connaîtra cependant deux accrocs majeurs : d’abord en 1966, au moment de l’interdiction de La Religieuse de Rivette, où Godard adresse une lettre incendiaire à Malraux, alors ministre de […] - [Une année studieuse](https://www.vivelaculture.com/une-annee-studieuse/): Après avoir relaté dans Jeune fille, l’expérience qu’elle a connue en tant que modèle de Robert Bresson pour Au hasard Balthazar en 1966, Anne Wiazemsky fait, dans Une année studieuse, le récit de l’année 1967 marquant sa rencontre avec Jean-Luc Godard qui devient à la fois son mentor, son amant et le cinéaste qui l’engage pour tourner dans La Chinoise. Ce récit méticuleux et sensible jette une lumière inédite sur l’intimité d’un homme qui a toujours évité de parler de sa vie privée. - [Godard, biographie](https://www.vivelaculture.com/godard-biographie/): Co-auteur avec Serge Toubiana de la biographie de François Truffaut, Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma, scrute, dans cette biographie très documentée, la vie d’un cinéaste totalement rétif à l’exercice biographique et qui n’a, d’ailleurs, pas collaboré à l’ouvrage. Entremêlant l’analyse de ses origines familiales, ses relations avec les femmes avec ses méthodes de travail, sa trajectoire de cinéaste et son rapport à la célébrité ou à la politique, cette biographie captivante est la première du genre en français et fait suite à deux entreprises du même genre, écrites et publiées en anglais. - [Ambient 1 Music for Airports](https://www.vivelaculture.com/ambient-1-music-for-airports/): Les aérogares sont les cathédrales postmodernes, pour qui Brian Eno, musicien anglais qui collabora avec Roxy Music, crée, en 1978, une musique planante, en composant des nappes sonores au synthétiseur ; sa mission : déstresser les usagers des aéroports. Il invente l’ambient en s’inspirant à la fois de Tangerine Dream, Pink Floyd et des compositeurs minimalistes américains tels Steve Reich et Philip Glass. John Savage confirme d’une formule le lien entre l’ambient et les cathédrales : « L’ambient est un don de Dieu à l’industrie musicale ». - [Mass in F Minor](https://www.vivelaculture.com/mass-in-f-minor/): Le titre fait penser à Bach, mais c’est une composition de l’arrangeur américain David Axelrod et le rock psychédélique de The Electric Prunes qui sonne, dès les premières notes de guitare sur Kyrie Eleison. En 1974, Nico et Tangerine Dream avaient fait scandale à la cathédrale de Reims ; la messe d’Electric Prunes reste dans la sphère rock, donc la bourgeoisie californienne n’avait pas lieu de s’affoler, même si Kyrie Elison fit partie de la bande-son du film culte Easy Rider. Une chevauchée cool vers le ciel ? - [Messe en Si mineur de Bach](https://www.vivelaculture.com/messe-en-si-mineur-de-bach/): BWV 232, la Messe en Si mineur, de Bach est une œuvre parodiant plusieurs de ses meilleurs cantates et oratorios. La parodie, dans la musique classique du XVIIIe siècle, n’est pas satirique et permet à Bach de remettre en valeur ses anciennes compositions. Philippe Herreweghe a créé, en 1970, le Collegium Vocale Gent, un chœur spécialisé dans la musique de Bach ; dans les années 1980, un orchestre est entré au Collegium. - [Notre-Dame de Paris](https://www.vivelaculture.com/notre-dame-de-paris/): Quasimodo, Esmeralda et Frollo sont joués respectivement par Anthony Quinn, Gina Lollobrigida et Alain Cuny dans ce film inspiré du monumental roman de Victor Hugo et adapté pour le cinéma par Jacques Prévert. Pour sa diffusion aux USA, Prévert a dû jouer avec le code Hays, très puritain, qui ne pouvait admettre que l’archidiacre Frollo soit séduit par la gitane Esmeralda. Le film de Delannoy montre les statues polychromées sur la façade telles qu’elles étaient au Moyen Age. Le peuple de Paris ne regardait pas la façade avec le Guide du Routard en main. Non. Il entrait dans la cathédrale […] - [Quand les cathédrales étaient peintes](https://www.vivelaculture.com/quand-les-cathedrales-etaient-peintes/): Au Moyen Age, l’architecte ne signe pas son œuvre comme aujourd’hui, et pourtant, que de chefs-d’œuvre ! L’invention de la croisée d’ogives et des arcs-boutants reflète la préoccupation essentielle des bâtisseurs médiévaux : construire des lieux saints à la gloire de Dieu ; Dieu est grand, construire grand ; Dieu est « Notre Père qui êtes aux cieux », construire vers les cieux, le plus haut possible grâce aux talents des maîtres d’œuvre. Le titre du livre renvoie à Quand les cathédrales étaient blanches de Le Corbusier, paru en 1937. - [L’imaginaire moderne de la cathédrale](https://www.vivelaculture.com/limaginaire-moderne-de-la-cathedrale/): L’exposition Cathédrales, un mythe moderne, au musée des Beaux Arts de Rouen, a été inspirée par le travail de ce collectif de chercheurs. Ce livre pose plusieurs questions : pourquoi des artistes comme Huysmans, Proust, Monet, Rodin, Bazaine, Pollock, Barnet Newman ont-ils été fascinés par les cathédrales, au point de s’en inspirer dans leurs œuvres ? Pourquoi Notre-Dame de Paris et la tour Eiffel ont-elles souvent été comparées ? Pourquoi un grand journal de Chicago a fait construire un gratte-ciel cathédrale pour y installer son siège ? Comme dans les blagues Carambar, le livre donne les réponses. - [Shigeru Ban](https://www.vivelaculture.com/shigeru-ban/): Shigeru Ban est le lauréat du Pritzker Price en 2014. C’est un architecte japonais, qui explore des matériaux comme le carton, avec lequel il a construit, en août 2013, la Cardboard Cathedral en forme de lettre A, à Christchurch (Nouvelle Zélande), pour remplacer l’ancienne église détruite par le séisme de 2011. Shigeru Ban est spécialisé dans les constructions d’urgence pour les victimes des tremblements de terre. Il a réalisé des abris, dont les structures sont en tubes de carton. Au Moyen Age, les gens trouvaient refuge dans les cathédrales ; Shigeru Ban, par son inventivité, son sens du recyclage et […] - [Jean Prouvé](https://www.vivelaculture.com/jean-prouve-catalogue-publie-a-loccasion-de-levenement/): Jean Prouvé fut l’un des grands ingénieurs français du XXe siècle. Son matériau favori était la tôle pliée. Répondant à l’appel de l’Abbé Pierre en 1954, il conçoit une maison qui ne reçoit pas l’agrément, mais impressionne Le Corbusier. Plus tard, il construit une maison saharienne, toujours en tôle. Il a aussi réalisé des meubles passés à la postérité : chaises, lits Antony, bureaux et tables Compas, tables de réfectoire. Ces meubles sont exemplaires et figurent aujourd’hui parmi les plus cotés. Prouvé avait le sens du détail, le goût de l’expérimentation et le besoin de création collective : un vrai bâtisseur ! - [Architecture et matériaux](https://www.vivelaculture.com/architecture-et-materiaux/): C’est comme si les trois petits cochons avaient créé un centre de formation, car voici des maisons construites en verre, métal, béton, bois, paille, pierre, terre, terre cuite, céramique, plastique, textile… Ce livre, écrit en anglais, allemand, français, néerlandais, italien et espagnol, offre un tour du monde au travers d’une sélection de projets traditionnels ou novateurs, conçus par les plus grands architectes, qui utilisent ces différents composants et mettent en évidence leurs spécificités physiques et techniques en fonction du cadre donné. Si le loup passe devant l’une de ces maisons, il sera bluffé ! - [Le viaduc de Millau](https://www.vivelaculture.com/le-viaduc-de-millau/): Le viaduc de Millau enjambe la vallée du Tarn et fait la jonction entre le Causse Rouge et le Causse du Larzac. C’est pour passer d’un plateau à l’autre que l’architecte britannique, Norman Foster, a dessiné ce viaduc. Grand geste architectural, son dessin est simple, ample, rythmé par les sept piliers en forme de Y et de Y renversé, au milieu desquels passe le tablier, comme le fil dans le chas d’une aiguille. Le livre nous fait revivre le chantier au travers des interviews des acteurs de l’aventure. L’expression « vaut le détour » est à retenir pour les prochaines […] - [Quand les cathédrales étaient blanches](https://www.vivelaculture.com/quand-les-cathedrales-etaient-blanches/): « Les cathédrales étaient blanches parce qu’elles étaient neuves », écrit Le Corbusier dans un livre de réflexions sur l’architecture moderne “neuve”, qu’il découvre en 1935, à New York. Il ajoute : « Quand les cathédrales étaient blanches, l’univers était soulevé tout entier par une immense foi dans l’action, l’avenir et la création harmonieuse d’une civilisation ». Son livre est resté célèbre : il s’y révèle autant poète impressionné par le Nouveau Monde que spécialiste capable d’apprécier les nouvelles techniques utilisées pour construire les gratte-ciel. Les architectes gothiques construisaient haut pour atteindre Dieu ; le monde moderne a oublié Dieu, mais continue à […] - [Gares d’Europe](https://www.vivelaculture.com/gares-deurope/): Au XIXe siècle, les gares sont modernes car le train est le nouveau moyen de transport qui avance sur des rails en acier, le nouveau matériau de construction. Aujourd’hui, les gares se sont métamorphosées pour rester séduisantes face à la concurrence de l’avion et des aérogares. Ce tour d’horizon des gares d’Europe est proposé par une équipe espagnole dont les photos donnent envie de prendre le train. « Prenez le temps d’aller vite », dit ce slogan pour le TGV (qui devrait être un sujet philo au bac…). - [Sacrée Architecture + Design](https://www.vivelaculture.com/sacree-architecture-design/): Comme Capri, le gothique c’est fini ! Mais le sacré inspire à l’architecture moderne des formes incroyables. Ecrit par un historien d’art, qui s’intéresse autant à l’architecture médiévale que contemporaine, ce livre présente une sélection de lieux saints  : l’église Martin Luther King, en Autriche (page 18), qui ressemble à un coquillage géant ; Sunset Chapel, à Acapulco, est posée tel un rocher (page 164) ; New Cathedral of the northern lights, à Alta en Norvège, avec sa façade en spirale qui s’enroule vers le clocher et couverte de titane où se réfléchissent les aurores boréales. Devant un tel spectacle, comment ne pas […] - [Le printemps des cathédrales](https://www.vivelaculture.com/le-printemps-des-cathedrales/): Nous entrons dans la vie de Renaud Pasquier, bâtisseur. Il commence son apprentissage de maître d’œuvre en travaillant avec l’abbé Suger qui embellit l’abbaye de Saint-Denis. Suger est un bâtisseur de génie, dont Renaud apprend beaucoup : les règles, les traditions, les secrets et les passions de ce corps de métier. Jean Diwo, comme dans tous ses romans historiques, raconte les rapports entre l’artisan et la famille royale, concernée de près par les chantiers des cathédrales qu’elle finance… C’est la dimension politique du gothique. - [Cathédrales, 1789-1914 : un mythe moderne](https://www.vivelaculture.com/cathedrales-1789-1914-un-mythe-moderne/): Hors série n°77 de la revue L’objet d’art Entre une peinture de Corot dans la cathédrale de Sens avec des touches magiques de rouge, une de James Roberts dans la cathédrale de Chartres, tout en éclats de lumières, un vitrail peint par Redon qui évoque des plumes de paon, une vision vertigineuse de chimère par Gustave Moreau, et cette autre chimère surexposée dans la photo géniale d’un anonyme, le voyage est enivrant. Regardez les flacons, les verres et les chaises néogothiques, qui donnent envie de boire un verre à la santé de Victor Hugo, l’une des têtes d’affiche de l’événement. […] - [Crossing the Bridge : The Sound of Istambul](https://www.vivelaculture.com/crossing-the-bridge-2/): Alexander Hacke, le bassiste d’Einstürzende Neubauten, sert de fil rouge au film et part à la rencontre de toutes les musiques qu’on trouve à Istanbul. Fatih Akin, pour qui Hacke a travaillé sur la musique de Head On, le suit avec sa caméra. On voit Alexander Hacke discuter avec toutes sortes de musiciens, jouer avec eux, en enregistrer certains… Comme Damon Albarn ! - [Dirty Pretty Things](https://www.vivelaculture.com/dirty-pretty-things/): Si être un musicien célèbre permet de faire des rencontres enrichissantes quand on voyage à l’étranger, la réciproque n’est pas vraie quand on est sans papiers dans une grande ville comme Londres. En 2002 Stephen Frears signait un film terrible sur la réalité du mirage occidental pour ses étrangers sans papiers obligés de vendre leurs organes pour pouvoir survivre. - [Dare](https://www.vivelaculture.com/dare/): Avec Dare, Human League va réussir la gageure de produire un album qui restera dans les charts anglais 71 semaines de suite et d’être reconnu par les puristes qui commencent à considérer d’une autre oreille ce mélange de pop et de musique électro, sorte de funk synthétique, qui n’est pas la dernière source d’inspiration de groupes comme les Happy Mondays ou New Order par exemple. « J’aime toutes les chansons de cet album. Il n’y en a aucune à jeter. » Damon Albarn au micro de Laura Leishman sur France Inter. - [The Soft Machine vol. 1](https://www.vivelaculture.com/the-soft-machine-vol-1/): Avec ce premier album sorti en 1968, Kevin Ayers, Robert Wyatt et Mike Ratledge, les trois membres fondateurs de Soft Machine, vont bousculer les frontières de la musique pop en produisant un mélange de musique psychédélique et de jazz rock jamais entendu alors. Avec cet album, Soft Machine, pilier de l’École de Canterbury (d’où le groupe est originaire), vient d’inventer le rock progressif… Si le genre est tombé en disgrâce à la fin des années 70, il retrouvera une certaine noblesse auprès des bidouilleurs de sons et producteurs d’ambient musique. - [The Low end theory](https://www.vivelaculture.com/the-low-end-theory/): En 1991, en pleine explosion du rap West Coast et du Gangsta rap, A Tribe Called Quest a marqué les esprits avec un style radicalement différent fait d’une musique plus jazzy et de textes qui évoquent plus les problèmes sociaux du moment que la taille des « guns » en circulation. L’influence de ATCQ et celles d’autres groupes comme De La Soul ou The Jungle Brothers, se fait clairement entendre chez Gorillaz avec lequel ils signeront le titre « Feel Good Inc. ». - [Another green world](https://www.vivelaculture.com/another-green-world-2/): Brian Eno fait partie de ces artistes dont l’influence est inversement proportionnelle à la notoriété. Défricheur de génie (déjà au sein de Roxy Music), cet arrangeur producteur a collaboré avec un nombre impressionnant d’artistes. En faire la liste revient à feuilleter le Who’s Who du rock : Nico, Bowie, U2, Talking Heads, John Cale, Genesis… En 1978 il invente l’ambient avec son album Ambient Music for Airports. Il n’existe pas un bidouilleur de sons qui ne lui doive quelque chose. - [Something Else](https://www.vivelaculture.com/something-else/): Oui, bien sur, les Beatles, les Who, les Rolling Stones… mais les Kinks ! Si le groupe de Ray Davies n’a peut-être pas rencontré le même succès que ses collègues, il reste un des plus influents pour tous les groupes des générations qui ont suivi. Demandez à Paul Weller (Jam), Chrissie Hynde (Pretenders), Noel Gallagher (Oasis) ou Damon Albarn ce qu’ils pensent de « Waterloo Sunset »… Pop un jour, pop toujours. - [The Lark Ascending](https://www.vivelaculture.com/the-lark-ascending/): « J’adore la musique anglaise de cette époque, le début du XXème siècle. Les compositeurs anglais de cette période célébraient vraiment la musique anglaise traditionnelle. On dit que notre musique est mélancolique, elle est tout simplement anglaise. » Damon Albarn au micro de Laura Leishman sur France Inter. - [Radio Mali](https://www.vivelaculture.com/radio-mali/): Bien que décédé en 2006, Ali Farka Touré reste encore le guitariste africain le plus souvent évoqué. Ses collaborations avec Taj Mahal, Ry Cooder ou Toumani Diabaté l’ont fait connaître par un large public sans jamais que son exigence musicale ne s’en ressente. Certains disent que dans sa musique ont trouve les racines du blues tel que les pionniers américains du genre comme Missippi John Hurt le jouèrent. Indépassable. - [L’invention de l’écriture](https://www.vivelaculture.com/linvention-de-lecriture/): Damon Albarn – comme Brian Jones, David Byrne, Peter Gabriel et bien d’autres encore avant lui – est fasciné par les musiques venues d’ailleurs, et tout particulièrement par celles venues d’Afrique. L’écrivain photographe Philippe Bordas est lui aussi un explorateur, mais un explorateur du langage. En 2010 il consacre un petit livre à Frédéric Bruly Bouabré « Un enfant ivoirien fuit le travail forcé et devient le meilleur apprenti de la langue des Blancs. Il décide d’offrir un alphabet à son ethnie privée de lettres et soumise aux lois d’Occident. Il invente une écriture authentique d’Afrique et réalise la forme verbale […] - [We got lost](https://www.vivelaculture.com/we-got-lost/): Venu du rock des années 1980 (batteur pour Taxi Girl, les Rita Mitsouko) en passant par le rap des années 90 (Assassin), Doctor L va s’intéresser à ce qu’on appelait alors le trip hop, ce mélange de hip hop, dub, jazz, soul, dont les meilleurs représentants restent Massive Attack et Portishead. Au fil de ses expériences, le bon Doctor va remonter à la source de l’afro-beat en collaborant avec Tony Allen (batteur de Fela) tout en multipliant les rencontres et les expériences musicales pour composer des bandes sons expérimentales d’une richesse inépuisables. - [Definitely Maybe](https://www.vivelaculture.com/definitely-maybe/): Beatles/Rolling Stones, Clash/Sex Pistols, Antoine/Johnny… l’histoire du rock est truffée de ces oppositions qui stimulent les fans qui ne peuvent aimer l’un sans détester l’autre. Au milieu des années 1990, Blur représente le camp des gentils garçons. Oasis, venu de Manchester, endosse le costume des bad boys. Il faut dire que les frères Gallagher savent y faire pour attiser le feu ! Mais ils savent surtout composer et interpréter des hymnes de trois minutes qui restent, pour leurs fans, l’équivalent de ceux composés par leurs ainés des années 1960. Aux dernières nouvelles, une rumeur court qui dit que Damon Albarn et […] - [Mali music](https://www.vivelaculture.com/mali-music-2/): Après avoir trusté les charts avec Blur et sillonné le monde entier, Damon Albarn décide, aux débuts des années 2000, de laisser libre cours à ses envies pour produire un album enregistré en partie au Mali avec des musiciens comme le maitre de la kora Toumani Diabaté ou le guitariste Lobi Traoré. De retour en studio, Damon Albarn va procéder tout en nuances en mélangeant aux sonorités traditionnelles le son du mélodica, des nappes de synthétiseurs, des sons de cordes… tout en réussissant à préserver un équilibre impeccable. Impeccable donc. - [Dr Dee](https://www.vivelaculture.com/dr-dee/): Dr Dee est un opéra composé par Damon Albarn. Le sujet en est la vie de John Dee, un mathématicien du 16ème siècle, alchimiste à ses heures et proche conseillé de la reine Elisabeth 1er. On retrouve toutes les ambiances et les sons qui inspirent Damon Albarn : la kora, la batterie de Tony Allen (batteur de Fela), les madrigaux du 16ème siècle, des flutiaux, des chants d’oiseaux, des nappes de cordes… le tout pour créer une musique qui fait parfois penser à celle Gavin Brayers, compositeur post-minimaliste anglais. British en diable. - [Everyday Robots](https://www.vivelaculture.com/every-robots/): Enfin seul ! Après les multiples projets développés avec des partenaires aussi différents que ses complices de Blur, les musiciens maliens Toumani Diabaté et Afel Bocoum, ou encore Bobby Womack, Damon Albarn aborde la formule solo. Douze morceaux sur lesquels on retrouve cette ambiance mid tempo un peu dépressive qu’on a déjà entendus au détour de ses nombreuses collaborations, mais dans un style plus classique de chanson « à l’anglaise ». On ne se refait pas. - [Flowers](https://www.vivelaculture.com/flowers/): Après avoir débuté en photographiant au Polaroïd le New York remuant des années 70, Mapplethorpe n’a cessé d’évoluer, jusqu’à sa mort en 1989, vers la perfection technique mise au service de formes épurées. Converti à l’Hasselblad (la Rolls des appareils photo) et aux tirages platine (un procédé délicat et coûteux révélant toutes les nuances du noir et blanc, que pratiquait aussi Irving Penn), il finira même par s’échapper de ses clichés charbonneux de corps ambigus pour passer à la couleur et photographier… des fleurs. Une part méconnue de son œuvre, apaisée et superbe. - [Van Gogh, le suicidé de la société](https://www.vivelaculture.com/van-gogh-le-suicide-de-la-societe-2/): C’est l’autre “expo-télescopage” (entre les siècles et les disciplines) à voir jusqu’au 6 juillet au musée d’Orsay. La mise en regard des grandes toiles du maître néerlandais avec des textes d’Antonin Artaud (1896-1948) vole son titre à cet essai rédigé par l’écrivain français, après une visite à la rétrospective du musée de l’Orangerie, en 1947. Lui-même habitué des hôpitaux psychiatriques, l’auteur du Théâtre et son double sonde, d’un style rageur, les rapports entre la folie et le génie, hurlant sa haine à une société qui exclut les aliénés et ne reconnaît pas les visionnaires. - [Chelsea Walls](https://www.vivelaculture.com/chelsea-walls/): Le film de Ethan Hawke, acteur et réalisateur, n’évite pas les clichés sur le Chelsea Hotel de New York, mais la bande originale de Jeff Tweedy, leader du groupe Wilco, est un sans-faute. Au lieu d’évoquer les musiciens qui hantèrent les lieux (Dylan, le Velvet, Patti Smith…), le héraut de “l’Americana” se promène entre classiques country (When the Roses bloom again en duo avec le Britannique Billy Bragg), reprises pop (Jealous Guy du New-Yorkais d’adoption, John Lennon, en compagnie de Jimmy Scott, chanteur de jazz à la voix d’enfant bien que né en 1925), et instrumentaux à la guitare électrique […] - [Les enfants terribles](https://www.vivelaculture.com/les-enfants-terribles/): « Robert et moi étions comme Les enfants terribles de Cocteau », raconte Patti Smith. Comme Paul et Elisabeth, les personnages de l’écrivain français, Mapplethorpe et sa muse ont, en effet, imaginé leur monde et vécu leurs rêves en vase clos, artistes sans autre public que leur alter ego avant d’entamer les carrières que l’on connaît. Comme Les fleurs du Mal de Baudelaire, ce roman a joué un rôle capital dans leur initiation. Il renvoie aussi à l’époque où le jeune Jean Cocteau publiait ses premiers poèmes à compte d’auteur. Nous étions en 1909, il n’avait pas 20 ans et […] - [L’atelier d’Alberto Giacometti](https://www.vivelaculture.com/latelier-dalberto-giacometti/): De 1954 à 1958, Jean Genet (1910-1986) pose pour le célèbre sculpteur suisse (1901-1966). Sa réputation est alors faite (enfant de l’Assistance, fugueur et plusieurs fois incarcéré pour vol), son œuvre étant, pour l’essentiel, derrière lui (Notre-Dame-des-Fleurs, Les Bonnes, Journal du voleur, etc.). Mais dans le récit de ces séances, sous forme de journal ou de dialogue entre les deux hommes, Genet le scandaleux, chantre des bas-fonds et d’une violente virilité homosexuelle, se livre surtout à une réflexion sur l’art. Et en cherchant à percer celui qui le scrute, il écrit un splendide autoportrait : « Il semble que cet […] - [Conan le Barbare](https://www.vivelaculture.com/conan-le-barbare/): Dès 1970, Robert Mapplethorpe creuse son grand sujet : le corps. Masculin, bien sûr : vivant enfin son homosexualité, il explore en images la plastique et les pratiques des hommes. Et aussi le corps tout court, notamment au travers de sa fascination pour le culturisme. En 1976, il réalise un portrait d’Arnold Schwarzenegger, qui domine alors la discipline et qui vient de tourner le documentaire Pumping Iron, inscrivant le bodybuilding dans la culture populaire américaine. En scrutant ce corps-là, magnifié quelques années plus tard dans cette solide adaptation du classique de l’heroïc fantasy, Mapplethorpe sort de l’intime pour observer son pays, […] - [Just Kids](https://www.vivelaculture.com/just-kids/): Lorsqu’ils se rencontrent à l’été 1967, la future égérie punk et le pas encore photographe ne sont que des mômes (just kids). Ils ont 20 ans, vénèrent les poètes français et vivent d’expédients dans des squats ou au célèbre Chelsea Hotel, éternel refuge de la faune artistique new-yorkaise. En 1970, lorsque leur liaison prend fin, Patti Smith a tout juste commencé à se produire en public et Mappelthorpe vient d’acheter un Polaroïd. Leurs carrières démarrent, et ils ne se perdront jamais de vue. Patti Smith raconte, d’une belle plume remarquablement traduite, ces trois intenses années de formation, et trouve le […] - [Sur Rodin](https://www.vivelaculture.com/sur-rodin/): Le poète pragois (1875-1921), auteur des célèbres Lettres à un jeune poète entre 1903 et 1908, a approché Rodin après avoir épousé l’une de ses anciennes élèves, la sculptrice allemande Clara Westhoff. Emigré en France, il sera son secrétaire particulier. Les deux hommes se brouillent, mais Rilke maintient son admiration dans ce bref et superbe essai. C’est lui aussi qui fera découvrir à Rodin l’hôtel Biron, près des Invalides, à Paris. Depuis sa confiscation par l’Etat aux religieux qui l’avaient occupée jusqu’en 1905, la bâtisse était louée en appartements, notamment à des artistes, dont Rilke, Matisse, la danseuse Isadora Duncan […] - [Carnet érotique Rodin](https://www.vivelaculture.com/carnet-erotique-rodin/): Si l’érotisme est (très) directement présent dans l’œuvre de Mapplethorpe, dès ses premiers Polaroïds, il est beaucoup plus suggéré chez Rodin, époque oblige. D’où l’intérêt de ces dessins longtemps cachés dans “l’enfer” des collections, d’autant plus à l’aune de l’expo comparative entre les deux hommes, car le sculpteur ne se penche pas seulement sur le corps féminin. Les croquis du danseur et chorégraphe russe Nijinski (1889-1950), homosexuel, sont ainsi dignes des backrooms new-yorkaises. Certains qui les virent, à l’époque, en déduisirent que Rodin avait poussé sa recherche un poil plus loin… - [Les fleurs du Mal](https://www.vivelaculture.com/les-fleurs-du-mal/): Les premiers punks new-yorkais vénéraient les poètes français : le groupe Television comptait ainsi Tom “Verlaine” au chant et, à la basse, Richard “Hell”, en hommage à Rimbaud (Une saison en enfer). Mapplethorpe et Patti Smith préféraient Charles Baudelaire (1821-1867). Sur la photo qu’il signe pour Horses, le premier album de la chanteuse en 1975, elle est en veste noire et chemise blanche, son “costume de Baudelaire”… A un siècle de distance, leur passion les relie à Rodin, grand lecteur des Fleurs du Mal, et à l’une de ses œuvres majeures, La porte de l’enfer (1880), interprétée, à l’époque, comme […] - [Helmut Newton 1920-2004](https://www.vivelaculture.com/helmut-newton-1920-2004/): Le Grand Palais a la volonté d’accorder toute la place que mérite la photographie. Pas étonnant alors que, simultanément au musée Rodin, Robert Mapplethorpe soit exposé au Grand Palais (jusqu’au 13 juillet). Un investissement affirmé dès 2012 par la rétrospective consacrée à Helmut Newton, autre expert ès nus en noir et blanc, teintés de fétichisme. Venu de la mode, Newton a toujours réchauffé ses clichés sur papier glacé par la recherche d’une beauté animale, chez ses modèles inconnus comme chez les stars qui ont défilé devant son objectif : Liz Taylor, Ava Gardner, Catherine Deneuve, entre autres, et une armée de […] - [Macadam Cowboy](https://www.vivelaculture.com/macadam-cowboy-2/): Une curiosité que cette épopée d’un cowboy texan, bâti comme un Apollon et cherchant à devenir gigolo à New York, classée X lorsqu’elle décrocha trois Oscars en 1970, dont celui du meilleur film. Ce n’est pourtant pas pour ses quelques scènes érotiques qu’il mérite d’être revu. Outre la performance de Dustin Hoffman dans le rôle du clochard Ratso, on repartira, avec délice, à la découverte du New York interlope de ces années-là, à des années-lumière de la ville aseptisée d’aujourd’hui. Pas étonnant que, selon Patti Smith, Mapplethorpe soit sorti d’une projection en criant au chef-d’œuvre. - [Joseph Cornell et les surréalistes à New York](https://www.vivelaculture.com/joseph-cornell-et-les-surrealistes-a-new-york/): Autodidacte remarqué par André Breton et sa bande surréaliste, le sculpteur new-yorkais Joseph Cornell (1903-1972), pionnier de l’assemblage d’objets trouvés sous forme de “boîtes”, eut une influence majeure sur les collages du jeune Mapplethorpe au cours de ses études au Pratt Institute, à New York. Rarement vu en France, le travail de Cornell, de 1930 à 1950, a été exposé à Lyon l’an dernier aux côtés d’œuvres de Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst et Man Ray, tous ayant vécu dans la mégapole américaine au cours de ces années-là. - [Rodin, la chair, le marbre](https://www.vivelaculture.com/rodin-la-chair-le-marbre/): Pour ses œuvres les plus célèbres, Rodin a surtout travaillé le plâtre (l’original des Bourgeois de Calais) et le bronze (Le penseur, La porte de l’enfer). Mais la liberté de forme qu’il a apportée à la sculpture touche aussi au matériau réputé le plus classique de la discipline. L’artiste exploite à fond les jeux de lumière quasi photographiques que permet le marbre (clairs-obscurs et reflets presque colorés), tout en lui appliquant des traitements alors révolutionnaires, comme le “non finito”, formes volontairement inachevées avec absence de polissage afin de laisser voir la matière et les traces du travail (personnages sans tête […] - [Polaroids Mapplethorpe](https://www.vivelaculture.com/polaroids-mapplethorpe/): En 1970, il achète son premier appareil. Mapplethorpe a déjà 24 ans et toujours pas la vocation. Il veut juste ajouter ses propres Polaroïd aux photos découpées dans les magazines avec lesquelles il crée des collages, inspirés des “boîtes surréalistes” et autres assemblages du sculpteur américain Joseph Cornell. Très vite, cependant, ses clichés auront leur propre vie et seront ses premières œuvres exposées, en 1973. Alors que sa liaison avec Patti Smith s’achève, il travaille sur sa découverte des milieux homosexuels new-yorkais. Semi-célébrités, autoportraits et scènes SM, son univers visuel se met en place. - [Marée noire](https://www.vivelaculture.com/maree-noire/): Un polar noir comme du pétrole. Celui qui fait la fortune des grands barons de Houston, et des gangsters locaux qui servent leurs intérêts. Un polar poisseux comme du cambouis. Celui dans lequel se débattent les ouvriers Blacks de la pétrochimie texane, en partie alimentée par de gros pipelines venus des bayous louisianais. - [Lumière d’août](https://www.vivelaculture.com/lumiere-daout-2/): Un des monuments de la littérature américaine, drainant dans ses pages la plupart des thèmes obsessionnels du Sud (racisme, religion, sexe…), le tout porté par une langue au souffle exceptionnel. Et ça n’est sans doute pas un hasard, ni une vaine coquetterie, si l’on compare, de plus en plus souvent, James Lee Burke à son aîné Faulkner. - [Galveston](https://www.vivelaculture.com/galveston/): Galveston est le premier et seul polar à ce jour d’un auteur victime, depuis, de la loi des séries, brillant créateur pour le petit écran de True Detective. Un poignant road movie à travers la Louisiane et le Texas, ponctué d’un bout à l’autre de puits de forage vrombissant dans la nuit d’un Sud enfiévré par l’or noir. - [Bayou Country](https://www.vivelaculture.com/bayou-country/): Le deuxième album de Creedence sera celui de tous les succès, grâce notamment à Proud Mary, repris par à peu près la moitié du bottin des chanteurs en exercice. Mais c’est incontestablement Born on the Bayou, rock teigneux en équilibre sur un rocking chair bancal, qui imposera nos solides bûcherons californiens faisant trempette dans les eaux sombres des marais louisianais. - [Les bêtes du sud sauvage](https://www.vivelaculture.com/les-betes-du-sud-sauvage/): Le mystérieux et inquiétant bayou peut être aussi le théâtre de formidables fables, comme celle de la petite Hushpuppy embarquée, au sein d’un monde bouleversé par des changements climatiques majeurs, dans une folle croisade. Magique comme les contes et légendes du swamp, les nuits de pleine lune. - [Treme](https://www.vivelaculture.com/treme-2/): La lutte acharnée de quelques personnages emblématiques de la culture musicale de la Nouvelle-Orléans pour remettre la ville sur pied après le passage de Katrina. Une ode à Crescent City et une série parmi les plus créatives, les plus émouvantes et les plus originales de ces dernières années. - [Papillon de nuit](https://www.vivelaculture.com/papillon-de-nuit/): Plongée dans les quartiers les plus sordides de la Nouvelle-Orléans, gangrenés par la drogue, la prostitution et la violence, et dans un Sud profond guère plus reluisant, au fil d’une enquête particulièrement pénible de Lew Griffin, ex-privé devenu écrivain aux faux airs de Chester Himes. Un polar du grand James Sallis, à l’époque où il vivait à New Orleans. - [Swamp Thing](https://www.vivelaculture.com/la-creature-du-marais/): Un des films les plus fameux de Wes Craven (La colline a des yeux, Freddy, Scream…). Pour les scènes où le bayou bouillonne, pollué par les fioles d’un produit chimique aux effets inattendus, pendant qu’un monstre en colère bousille tout ce qu’il trouve dans les marais. Une allégorie du rôle de BP en Louisiane du sud ? - [Triksta](https://www.vivelaculture.com/triksta/): Le berceau du jazz, la ville de toutes les fusions musicales, noires et blanches, des fanfares, du blues et du funk, est également un des foyers du rap le plus dur des États-Unis. C’est ce que révèle cette passionnante enquête de Nik Cohn, célèbre critique rock anglais, auteur en son temps du prophétique Saturday Night Fever. - [Sans retour](https://www.vivelaculture.com/sans-retour/): Lâchez une poignée de Marines à l’entraînement dans un marécage paumé, infesté d’alligators affamés et de Cajuns complètement dégénérés, pour voir… Cette formidable chasse à l’homme pataugeant dans les eaux croupies et sombres, signée par un Walter Hill (Les guerriers de la nuit, Les pilleurs, Deadwood) sans état d’âme, souligne si besoin était les dangers du bayou. Vous voilà prévenus. - [La Maison du Bosphore](https://www.vivelaculture.com/la-maison-du-bosphore/): Pinar Selek est une militante turque, antimilitariste, féministe, condamnée à la prison a perpétuité à quatre reprises dans son pays, et qui, j’en suis particulièrement heureux, a obtenu la nationalité française, il y a quelques semaines. C’est quelqu’un qui a peu écrit. J’avais dédié mon film Une histoire de fou, sur le génocide arménien, à mes camarades turcs, en l’honneur de nos combats communs. Pinar Selek, est pour moi l’incarnation de ces camarades turcs. La Maison du Bosphore, c’est un récit voilé sur ce qu’ont été les militants des années 90, sur des jeunes qui rêvent que la Turquie devienne […] - [1Q84](https://www.vivelaculture.com/1q84/): Le prix Nobel de littérature est remis à un auteur pour l’ensemble de son œuvre. Tous les ans, les bookmakers suivent les variations des cotes des auteurs pressentis. Depuis plusieurs années, Haruki Murakami est souvent donné vainqueur. Et depuis plusieurs années… Ce qui ne l’empêche nullement d’être une star au Japon, ni de connaître un succès mondial. Le Nobel 2017 a été attribué à Kazuo Ishiguro (Les Vestiges du jour). - [Les racines du ciel](https://www.vivelaculture.com/les-racines-du-ciel/): Si certains rêvent de voir leur nom briller au moins une fois sur la liste des “goncourables”, Romain Gary a, lui, obtenu deux fois le prix le plus célèbre des lettres françaises. La première fois en 1956 avec Les racines du ciel, la seconde en 1975, avec La vie devant soi, publié sous le nom d’Emile Ajar, pseudonyme qui bluffa tous les membres du célèbre jury. - [Le Rivage des Syrtes](https://www.vivelaculture.com/le-rivage-des-syrtes/): Les fictions de Julien Gracq, compagnons de route des surréalistes, se caractérisent par l'attente d'un événement, dont la nature est généralement catastrophique. En 1951, Julien Gracq refusera le prix Goncourt déclarant que « les prix sont plus affaire de libraires que de littérature ». José Corti, son éditeur, solidaire de son auteur, n’apposera donc pas le fameux bandeau rouge sur les exemplaires du roman, ni n’en publiera jamais d’édition de poche. - [La Daronne](https://www.vivelaculture.com/la-daronne/): Depuis les années 80, le polar est non seulement devenu une locomotive de l’édition, mais de nombreux auteurs sont maintenant reconnus simplement comme de grands écrivains. Depuis 2003, c’est dans le cadre de la manifestation Quai du Polar qui se déroule tous les ans, en mars, à Lyon, qu’est remis le prix du Polar européen. Cette année, c’est Hannelore Cayre, avocate pénaliste le jour, qui a été couronnée. A noter que Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2015 avec Au Revoir là-haut, avait reçu le prix en 2010 pour Cadres noirs. C’est Olivier Norek qui l’avait reçu en 2016 pour Surtensions. - [Les livres de la terre fracturée](https://www.vivelaculture.com/les-livres-de-la-terre-fracturee/): « La terre tremble si souvent sur votre monde, que la civilisation y est menacée en permanence. Le pire s'est d'ailleurs déjà produit plus d'une fois : de grands cataclysmes ont détruit les plus fières Cités et soumis la planète à des hivers terribles, d'interminables nuits auxquelles l'humanité n'a survécu que de justesse. Les gens comme vous, les orogènes, qui possédez le talent de dompter volcans et séismes, devraient être vénérés. Mais c'est tout l'inverse. Vous devez vous cacher, vous faire passer pour une autre. Jusqu'au jour où votre mari découvre la vérité, massacre de ses poings votre fils de trois […] - [Flamenco. Les souliers de La Joselito](https://www.vivelaculture.com/flamenco-les-souliers-de-la-joselito/): « Enfant des désastres de la guerre civile espagnole, chantre des insurgés, héritier de la poésie de Lorca et de Rafael Alberti, dans la proximité du théâtre de la Cuadra de Sevilla (Andalucia Amarga), Serge Pey consacre à la Joselito, « sorcière noire de la danse noire » un grand poème narratif aux fulgurances rythmées des pieds et des mains, une célébration enflammée du flamenco… » Michel Ménaché. Prix Guillaume Apollinaire 2017. Pierre Dhainaut a été couronné pour Voix entre voix, en 2016. - [Tiens ferme ta couronne](https://www.vivelaculture.com/tiens-ferme-ta-couronne/): Yannick Haenel, déjà couronné par le prix Interallié en 2009 pour Jan Karski ,vient de se voir décerner le prix Médicis pour Tiens ferme ta couronne. Ici, c’est un roman délirant dans lequel le narrateur, auteur d’un scénario monstre sur Herman Melville, cherche à faire réaliser son film par Michael Cimino, cinéaste encensé par le tout-Hollywood après Voyage au bout de l’enfer (1978) et rejeté par les mêmes après l’échec public de La porte du Paradis (1981). Prix Médicis 2016 à Ivan Jablonka pour Laëtitia ou la Fin des hommes. - [Le livre que je ne voulais pas écrire](https://www.vivelaculture.com/le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire/): À chaque saison apparaît un livre que personne n’attendait et qui rencontre spontanément un succès critique ou public – voire les deux – inattendu. Le livre que je ne voulais pas écrire est de ceux-là. Erwan Larher était présent au Bataclan le 13 novembre 2015. Il y fut blessé. « J'ai compris que je me trouvais exactement au carrefour d'une aventure personnelle et d'un drame collectif. » Pas de prix, mais une vraie réussite. - [Arrête avec tes mensonges](https://www.vivelaculture.com/arrete-avec-tes-mensonges-2/): Philippe Besson est un auteur prolifique qui rencontre régulièrement un succès publique et critique. Plusieurs de ses dix-sept romans ont été retenus sur les listes des Renaudot, Goncourt, Femina. Arrête avec tes mensonges, publié en janvier dernier, est un récit autobiographique dans lequel l’écrivain revient sur une histoire d’amour secrète qu’il a vécue à 17 ans. Prix Maison de la presse 2017. Prix 2016 à Marc Trévidic pour Ahlam. - [La Serpe](https://www.vivelaculture.com/la-serpe/): Prix Renaudot en 2015 pour son roman La petite femelle, Philippe Jaenada reçoit, cette année, le prix Femina pour La Serpe, histoire d’un triple meurtre qui fit la une des journaux en 1941. Le coupable présumé et innocenté en 1943, est Henri Girard, plus connu sous le pseudonyme de Georges Arnaud, l’auteur du roman Le salaire de la peur, adapté au cinéma en 1953 par Henri-Georges Clouzot. « Philippe Jaenada, c’est Pierre Bellemare élevé au rang des beaux-arts. » Sébastien Lapaque – Le Figaro. Prix Femina 2017, prix 2016 à Marcus Malte pour Le Garçon. - [La disparition de Josef Mengele](https://www.vivelaculture.com/la-disparition-de-josef-mengele/): Journaliste, Olivier Guez a enquêté trois ans sur Josef Mengele pour écrire son roman qui raconte la fuite du médecin d’Auschwitz en Amérique du Sud. « Je vivais avec lui, avec ce personnage abject, d’une médiocrité abyssale. Je montais sur le ring. Je l’affrontais. Les six premiers mois, il m’arrivait de crier son nom la nuit », déclarait-il dans Le Monde. Présent sur les listes du Goncourt, du Médicis et du Renaudot, c’est le jury de ce dernier qui lui a accordé son prix. C’est le deuxième roman d’Olivier Guez, par ailleurs auteur de plusieurs essais politiques. Prix Renaudot 2017. Le prix […] - [Underground Railroad](https://www.vivelaculture.com/underground-railroad/): Le Pulitzer est l’un des rares prix étrangers connu des lecteurs français. Depuis 1917, la commission qui gère l’attribution de ce prix prestigieux, a distingué John Steinbeck, William Faulkner, Norman Mailer, Toni Morrison, Donna Tartt… Underground Railroad est le réseau clandestin d’entraide qu’empruntaient les esclaves noirs qui, au 19e siècle, cherchaient à fuir les états du sud des Etats-Unis. C’est le sixième roman de Colson Whitehead publié en France. Le prix Pulitzer 2016 a été décerné à Viet Thanh Nguyen, pour son roman The Sympathizer. - [L’ordre du jour](https://www.vivelaculture.com/lordre-du-jour/): Ecrivain déjà salué par la critique, les libraires et les lecteurs, Eric Vuillard touche, cette année, le jackpot. Un peu à la surprise générale, puisque son roman, ou plutôt son récit, qui raconte les coulisses de l’Anschluss (sorti en mai dernier), n’apparaissait sur aucune des listes des ouvrages pressentis pour recevoir une récompense. L’ordre du jour, c’est l’outsider qui coiffe tous les favoris sur le fil. Prix Goncourt 2017. Le Goncourt 2016 avait été attribué à Leila Slimani, pour Chanson douce. - [Le Havre, cité rock](https://www.vivelaculture.com/le-havre-cite-rock/): Une électrisante plongée dans l’histoire du Liverpool français ! Port ouvert vers l’Angleterre et les Etats-Unis, Le Havre fut l’une des premières villes françaises conquises par le rock. Bars de dockers, disques importés, tristesse du décor puis crise économique aidant, on y a toujours joué vite et fort. Little Bob Story, Roadrunners Bad Brains, City Kids et les autres, ce documentaire signé par Jean-Marie Châtelier,  revient sur les grandes heures des «tueurs du Havre», comme l’on surnommait les groupes du cru. - [Dribbling](https://www.vivelaculture.com/dribbling/): Chez les fans de football, le Havre Athletic Club est surnommé le «club doyen» : selon la légende, ce serait en effet la première équipe organisée en France, en 1872, par des universitaires britanniques employés sur le port. La vérité historique est moins formelle, mais cet ancien rédacteur en chef de «Paris Normandie», devenu écrivain, en tire un truculent roman sur la passion communicative de quelques gentlemen pour un sport dont les règles n’étaient alors même pas figées. - [Paquebot France](https://www.vivelaculture.com/paquebot-france/): Au Havre, les anciens ont vite l’œil humide en évoquant le «France», la fierté de la ville et son éternel regret. Mis en service en 1962 pour transporter plus de 2000 passagers sur ses 315 mètres, l’élégant paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique (la «Transat») représente les derniers feux du voyage à l’ancienne, illustrés dans ce catalogue d’exposition : déficitaire dès 1965 puis victime du premier choc pétrolier, il sera désarmé en 1974, en dépit d’une mutinerie de l’équipage. Avant de rouiller plus de 4 ans durant dans un coin perdu du port, vite rebaptisé le «quai de l’oubli»… - [solide mirage](https://www.vivelaculture.com/le-havre-2/): Des immigrés clandestins arrivés dans un conteneur et cherchant à financer la suite de leur périple grâce à un concert de charité joué par Little Bob, des personnages nommés Marx ou Monet… Pas de doute, nous sommes bien au Havre, avec son passé politique de ville communiste, ses gloires artistiques et son rocker local. Malgré cet ancrage, le réalisateur finlandais parvient, en mêlant les époques, à réaliser un film tenant davantage d’une méditation universelle sur l’errance que d’un quelconque réalisme social. - [Le Quai des brumes](https://www.vivelaculture.com/le-quai-des-brumes/): Ce classique vaut mieux que le célèbre «T’as d’beaux yeux, tu sais» lancé par Jean Gabin à Michèle Morgan. Comme Elia Kazan, 15 ans plus tôt à New York, dans Sur les Quais, Marcel Carné filme avec minutie la petite vie du port du Havre. Mais là où l’Américain est tout en dialogues vifs et décors nat