L’indiscrétion des frères Goncourt
Roger Kempf - 2004
Tenu à quatre mains à partir de 1851, le Journal de Jules et Edmond Goncourt a la mauvaise réputation que méritent son antisémitisme et sa mysoginie. Roger Kempf y voit cependant davantage que des Mémoires de la vie littéraire de la deuxième moitié du XIXe siècle. Car s'ils tiennent la chronique des succès, échecs, dîners et manigances de l'édition d'alors, les frères, libérés de tout ego par l'écriture à deux, livrent aussi le moindre détail de leurs vies quotidiennes, jusqu'au sordide, avec une «indiscrétion» qui annonce l'exhibitionnisme de l'autofiction.
