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Le Grand Palais présente à partir de ce 18 septembre, et jusqu’au 6 janvier 2014, la première rétrospective consacrée à Georges Braque depuis tout juste quarante ans. Peintre fauve puis initiateur du cubisme aux côtés de Picasso, Braque fut l’une des figures majeures de l’avant-garde du début du siècle dernier avant de recentrer son œuvre autour de l’exploration de la nature morte et du paysage. L’exposition du Grand Palais déroule le fil chronologique de la création artistique de Braque tout en développant une réjouissante mise en perspective de son travail avec la peinture, la littérature et la musique de son temps…

Amers suivi de Oiseaux

Saint-John Perse
1962 - Gallimard
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L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979

Pierre Assouline
1988 - Folio
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Lettera Amorosa

René Char
1952 - Gallimard
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Mulholland Drive

David Lynch
2001 -
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Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël

Laurent Greilsamer
1998 - Livre de Poche
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Trespass, anthologie du street art

Carlo McCormick
2010 - Taschen
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De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations

Collectif
2009 - Hazan
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Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque

Georges Braque
1917 - 1952 - Gallimard
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L’Estaque : Cézanne-Braque

Dominique Pons
2008 - Jeanne Laffitte
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Georges Braque Rétrospective

Collectif
2013 - RMN
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La Peinture française et l’art nègre 1905-1914

Jean Laude
2006 - Klincksieck
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Les Peintres cubistes

Guillaume Apollinaire
1913 - Bartillat
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Catalogue d’oiseaux

Olivier Messiaen, Anatol Ugorski
1956 - 1959 - DEUTSCHE GRAMMOPHON
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Braque, le défi silencieux

Alex Danchev
2013 - Hazan Eds
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Les Sentiers de la gloire

Stanley Kubrick
1957 - MGM
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Amers suivi de Oiseaux

Saint-John Perse - 1962 - Gallimard

À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d'édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose Oiseaux, l'un de ses plus beaux textes.

L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979

Pierre Assouline - 1988 - Folio

Écrivain, collectionneur et marchand d'art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle et immersion dans l’histoire de l’art.

Lettera Amorosa

René Char - 1952 - Gallimard

L’amitié entre Georges Braque et René Char dura depuis leur rencontre en 1945 jusqu’à la mort du peintre en 1963. Entre eux, l’admiration était réciproque et le dialogue permanent, les deux hommes associant à plusieurs reprises leur art (poèmes, lithographies), comme pour l’édition de cette Lettera Amorosa que Braque chérissait et que la collection « Poche » a récemment rééditée avec sa lithographie d’origine.

Mulholland Drive

David Lynch - 2001 -

On a beaucoup parlé du rôle de la psychanalyse, et par extension du surréalisme, dans l’œuvre de David Lynch – beaucoup moins de celui du cubisme. On en trouvait déjà les traces dans Dune (on se souvient des armures démultipliant les combattants en de multiples facettes). Dans Mulholland Drive, Lynch propose d’autres motifs cubistes (la boîte bleue !), mais surtout il invente un nouvel espace de perceptions pour convoquer une autre réalité, comme le firent Picasso et Braque en leur temps.

Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël

Laurent Greilsamer - 1998 - Livre de Poche

Pour l’une de ses toutes premières expositions à Paris, en 1943, Nicolas de Staël reçoit la visite de Braque, qu’il considère comme l’un de ses maîtres. Braque manifeste sa sincère admiration pour le jeune peintre et les deux hommes se lient d’amitié. Comment ne pas voir des correspondances dans leur travail ? Les paysages du Sud de la France peints par De Staël à la fin de sa vie évoquent immanquablement les toiles peintes par Braque cinquante ans plus tôt à l'Estaque et à La Ciotat… On pense notamment à la profusion de barques sur la plage, un motif majeur chez les deux peintres.

Trespass, anthologie du street art

Carlo McCormick - 2010 - Taschen

En 1912, Georges Braque amorce l’aventure des « papiers collés » en introduisant dans ses œuvres de nouveaux éléments (sable, fragments de papier, cendres de cigarette, déchets, épingles, lettrages, etc.) et en utilisant des pochoirs. « On peut peindre avec ce que l’on voudra... » Sans le savoir, il préfigure l’art brut d’un Dubuffet, mais aussi l’art urbain, qui se développera au XXème siècle, de l’affichage de rue illicite... jusqu’à l’accrochage du street art dans les musées. Trespass, histoire de l’art urbain fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires : Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Banksy, etc ...

De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations

Collectif - 2009 - Hazan

Peintre de paysages et de figures classiques qui donne de plus en plus libre cours à son imagination au fil des années – autour du thème du souvenir notamment –, Jean-Baptiste Corot devient une influence majeure pour Courbet, Monet, Renoir puis Cézanne, Derain, Matisse, Picasso… et Braque qui ne cesse de s’y référer lorsqu’il se lance dans le cubisme. « Les tableaux de Braque exprimaient la France à l'égal de ceux de Corot – mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l'avait beaucoup représentée », écrivit André Malraux lors de l’oraison funèbre de Braque...

Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque

Georges Braque - 1917 - 1952 - Gallimard

« J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature bien plus que de la copier », écrit notamment Georges Braque dans Le Jour et la Nuit, un cahier de maximes et d’aphorismes écrits entre 1917 et 1952 et publiés en 1956, où le peintre s’exprime sur la politique, la guerre, la religion, la vie et l’art. Un recueil de pensées souvent fulgurantes qui témoignent de la modernité du regard de celui qui écrivait aussi : « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre »...

L’Estaque : Cézanne-Braque

Dominique Pons - 2008 - Jeanne Laffitte

L’Estaque... Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu'une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso.

Georges Braque Rétrospective

Collectif - 2013 - RMN

L’exposition du Grand Palais – et le beau livre édité à cette occasion – rassemble les œuvres clés du père du cubisme ainsi que les séries de variations thématiques qui amplifient ses recherches. Depuis le fauvisme jusqu’aux œuvres ultimes qui culminent dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux, en passant par le cubisme, sa collaboration avec Picasso, les canéphores des années vingt ou les derniers paysages qu’aimait Nicolas de Staël… La rétrospective Braque n’omet aucune des métamorphoses stylistiques du peintre. Vidéo

La Peinture française et l’art nègre 1905-1914

Jean Laude - 2006 - Klincksieck

Au début du XXème siècle, pour de nombreux peintres, l’art nègre devient une nouvelle référence plastique. Matisse, Picasso, Gris, Derain et Braque, qui en fut le principal promoteur en France, ont le coup de foudre. Ils collectionnent des masques africains, des objets primitifs en provenance d’Océanie et leur art en conserve l’empreinte : Picasso et Braque optent pour un graphisme simplifié, dégagent les formes essentielles, fragmentent les volumes... Le cubisme est né.

Les Peintres cubistes

Guillaume Apollinaire - 1913 - Bartillat

Apollinaire est l’un des premiers à défendre les peintres cubistes. En 1913, deux mois avant de publier le recueil de poèmes Alcools (lui-même considéré en son temps comme un livre cubiste), Guillaume Apollinaire édite cet essai consacré au cubisme. Le poète y exalte l’art véritable, métaphysique, celui qui transcende le quotidien et donne accès à l’invisible : « La vérité sera toujours nouvelle. »

Catalogue d’oiseaux

Olivier Messiaen, Anatol Ugorski - 1956 - 1959 - DEUTSCHE GRAMMOPHON

Le langage musical d’Olivier Messiaen est éminemment poétique et spirituel, mais la démarche de celui qui se disait autant ornithologue que compositeur est bel et bien scientifique puisqu’il enregistrait et transcrivait lui-même le chant des oiseaux dans ses œuvres. Les pièces de Catalogue d’oiseaux sont ainsi toutes construites autour des chants des espèces d’oiseaux nichant dans les provinces de France. La préface précise : « Chaque soliste est présenté dans son habitat, entouré de son paysage et des chants des autres oiseaux qui affectionnent la même région. »

Braque, le défi silencieux

Alex Danchev - 2013 - Hazan Eds

Braque a beau avoir été un acteur majeur de l’aventure de l’art au XXème siècle, son histoire est restée dans l’ombre quand des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète éditée à l’occasion de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, dévoilant une personnalité aussi silencieuse que mystérieuse...

Les Sentiers de la gloire

Stanley Kubrick - 1957 - MGM

Pamphlet antimilitariste basé sur des faits réels de la Première Guerre mondiale (des soldats français passés par les armes pour s’être rebellés contre une décision inepte de leurs supérieurs), le film de Kubrick fut si efficace dans son propos qu’il fut « invisible » dans les salles françaises, de 1957, date de sa sortie, à 1975, sur instruction du quai d’Orsay. Perçu comme une attaque directe contre l’état-major français, Les Sentiers de la gloire était avant tout un film dénonçant les aberrations de la Première Guerre mondiale et, par extension, de toutes les guerres...

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