L’Humeur vagabonde
Antoine Blondin
La table ronde
1955
J’ai découvert Blondin en lisant ses 572 chroniques sur le Tour de France dans l’Equipe. Si, en surface, nous sommes dans le jeu de mots, le calembour, elles sont toujours très profondes et m’ont inspiré lors de mon passage en tant que commentateur du Tour du France. Ensuite, j’ai lu ses romans et en particulier
L’Humeur vagabonde, qui est, pour moi, un grand roman sur le désenchantement et dont j’ai toujours gardé une phrase en tête :
« Je suis toujours resté au seuil de moi-même car à l’intérieur, c’était trop sombre ». Chez Blondin, se dégage une gaîté inconsolable alliée à un style formidable, une écriture cristalline, une sorte de pureté qui touche immédiatement et qui fait vibrer des sentiments, des sensations. Et cette fin extraordinaire :
« Un jour, nous prendrons des trains qui partent».Une pointe d’espoir embué.
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