Pour son premier long métrage, Bertrand Tavernier adapte le roman L’Horloger d’Everton (1954) que Simenon écrivit lorsqu’il vivait dans le Connecticut, dont l’action se déroule aux États-Unis mais que le réalisateur a transposé à Lyon avec Philippe Noiret et Jean Rochefort dans les rôles principaux.
L’Horloger d’Everton fait partie des “romans durs” de Simenon, les romans (117 au total) dans lesquels Maigret n’apparaît pas. Simenon lui-même les qualifiait de “roman de l’Homme”, récit dans lequel il se penchait sur la détresse de ses personnages. À Bernard Pivot qui l’interrogeait, Simenon les définissait en disant qu’il s’agissait de romans “où il n’y a pas de rampe”, qui ne repose pas sur une structure de roman policier. Noir c’est noir.