A écouter Brel et son « plat pays », tout dans cette contrée battue par tous les vents est gris et/ou invisible pour cause de ciel bouché. Il y a une noirceur d’outre-Quiévrain, un désespoir qui alimente les photos de Christian Carez, qui imprègne l’âme des personnages de Jean-Philippe Toussaint, traverse l’œuvre de Simenon mais nourrit tout particulièrement le cinéma belge de ces dernières années, de la fratrie Belvaux aux frères Dardenne.