« J’aime bien cette littérature un peu datée, celle des années soixante, soixante-dix, basée sur la beauté de l’écriture. Michel Déon est clairement un héritier des hussards, Antoine Blondin, Roger Nimier… C’est une écriture de “bonhomme de droite”, mais il y a chez lui quelque chose de fluide, de plus profond. Ça ressemble à du d’Ormesson, mais du d’Ormesson un peu moins mondain ! Quand Michel Déon décrit les rapports entre les hommes et les femmes, c’est complètement à côté de la plaque, on n’y croit pas une seule seconde, mais il y a quand même quelque chose de l’ordre de la métaphysique et de l’héroïque, comme quand il compare tous ses amis à des poneys sauvages dans un champ en Irlande. C’est à la fois ridicule et beau. J’aime aussi beaucoup Pierre Mac Orlan, Blaise Cendrars, ou Joseph Kessel. »