Les fleurs du mal
J’adore les chansons à texte. Brel, Brassens, je trouve aussi le rap d’une modernité stupéfiante, très impressionnante. J’adore aussi le côté anarchiste de Léo Ferré. Je l’ai vu plusieurs fois sur scène et on sentait son engagement d’homme. Ce qui m’intéresse aussi c’est le contraste entre lui et Baudelaire, immense poète d’une modernité incroyable, mais un personnage assez odieux, presque masochiste, aussi dandy qui court après l’argent. Des amis l’aident à travailler dans la presse mais Baudelaire ne trouve rien de mieux à faire que d’engueuler ses lecteurs. Il va en Belgique et il écrit un pamphlet terrible qu’il appelle Pauvre Belgique ! En fait, il se fait détester par tout le monde. Idem avec sa maîtresse Jeanne Duval, que Baudelaire va soutenir matériellement jusqu’à sa mort, mais dont il demande à Courbet d’effacer la présence sur sa toile L’Atelier de l’artiste. Ironie de l’Histoire, les années passant la figure de Jeanne Duval réapparaît sous le repentir de Courbet !
