L’Envers et L’Endroit
« A la même époque, à l’école, on nous fait lire
L’Etranger. Et c’est un choc. J’ai le sentiment que je suis dans ma bulle, ma cité, mon rap, je me sens un peu autiste, je suis seul. Et du coup, la voix de Meursault, c’est comme ma voix intérieure. Puis, à la bibliothèque du foyer des jeunes travailleurs à côté de la cité, je tombe sur
l’Envers et l’Endroit, le premier livre de Camus. Autre choc, notamment avec la préface qu’il a écrit vingt ans plus tard, dans laquelle il explique ce qu’est un écrivain, pourquoi il est devenu écrivain lui-même et surtout à quoi il doit rester fidèle. J’ai l’impression que c’est un grand de ma cité qui me parle. Il a les mêmes références que moi, il parle des petites gens, des pauvres, mal ou pas éduqués, et il dit que son travail, c’est de rester fidèle à ces gens-là. » Abd al Malik
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