Le Ravissement de Lol V. Stein
Margueritte Duras
Folio
1964
J’ai choisi ce livre mais j’aime à peu près tout Duras. Mais
Le Ravissement… c’est le premier que j’ai lu d’elle, c’est donc le livre de la découverte. Ce que j’avais aimé c’est qu’on était dans un monde insaisissable, fuyant, impossible. Ce type qui revoit la femme qu’il a aimée, qu’il aime toujours, et qui, pour la comprendre, se sent obligé d’inventer sa vie. Donc tout n’est qu’hypothèse, invention, supposition. On est entre deux mondes, on ne sait plus où est la réalité, l’imaginaire. L’idée de ne plus savoir où on est, la sensation de flottement, la question des frontières. C’est un roman qui est sur le fil. Et j’adore son écriture, ses phrases inachevées. Il y a des gens qui détestent ça, moi, c’est ce que j’adore. On ne peut pas confondre cette écriture et une autre. Il y a une marque Duras.
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