Le petit Nicolas
Sempé, René Goscinny
Folio
1956
J’ai souvent dit que, bizarrement, la référence principale de
L’auberge espagnole était
Le petit Nicolas. Le système de voix off de Xavier, qui nous présente sa vie, et que j’ai utilisé dans les trois films (
L’Auberge espagnole, Les poupées russes, Casse-tête chinois), c’est ce que fait Goscinny en inventant la voix off d’un petit garçon de dix ans. Il a fabriqué un langage d’enfant qui est, en fait, un faux langage. Il fait des fautes exprès. J’ai fait ça avec Xavier qui est quelqu’un de brouillon, en vrac, mal organisé. Le but était de mal écrire et de fabriquer un langage avec ça. Goscinny n’est pas du tout reconnu à sa juste valeur. C’est quelqu’un qui a une façon inimitable de décrire le monde, avec une sorte de décalage. C’est l’humour juif français.
Cette oeuvre est présente dans :