Le Noir de l’étoile
L’école spectrale représente sans doute l’un des seuls authentiques héritiers contemporains de l’impressionnisme français : par son approche du phénomène sonore comme par la sensualité imagée de ses gestes. Avec
Le Noir de l’étoile, Gérard Grisey nous invite à une fascinante odyssée de l’espace. L’œuvre se construit autour du bruissement des pulsars, ces astres mystérieux issus de l’explosion de supernovae. À la manière d’un grand phare perdu dans l’immensité de l’univers, les pulsars émettent un rayonnement électromagnétique d’une régularité singulière due à leur masse énorme et à une vitesse de rotation hallucinante. Le rayonnement magnétique n’étant rien d’autre qu’une onde, Grisey eut l’idée de transcrire, sans manipulation aucune, deux de ces rythmes sidéraux en une onde sonore qui sous-tend la structure et l’esprit de la pièce. Il donne à cette séquence perpétuelle et perpétuée le rôle si musical d’une basse obstinée…
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