Alfred Hitchcock a toujours eu un rapport d’amour – haine avec la musique. Il rêvait parfois de s’en débarrasser, de laisser les images parler d’elles-mêmes. Il avait prévu par exemple de tourner la fameuse scène de la douche dans Psychose sans accompagnement sonore. Mais comment ne pas faire de la musique un élément crucial lorsque l’on a pour complice un compositeur de la trempe de Bernard Herrmann, véritable orchestrateur du suspense hitchcockien.