Parce qu’il fut largement responsable de l’orchestration luxuriante de Sgt. Pepper’s et du medley final sur Abbey Road, on croit McCartney adepte d’une musique léchée et surproduite. Or, s’il pèche parfois par gourmandise (trop d’arrangements, trop d’invités prestigieux, trop de temps en studio), c’est plutôt une esthétique du dépouillement qui domine son œuvre. Souvent seul à jouer de tous les instruments, il aime aussi les enregistrements rapides, à la limite de l’artisanat, même quand il donne dans l’expérimentation electro. Une méthode qui a largement fait école auprès d’artistes bidouilleurs solitaires comme Beck, Eels ou plus récemment l’ex-Supergrass, Gaz Coombes.