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Lars Von Trier

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La sortie très récente de Nymphomaniac, Volume I donne l’occasion de mesurer le chemin parcouru par Lars von Trier depuis son premier long métrage Element of Crime en 1984. En trente ans, von Trier a expérimenté, provoqué, filmé les plus grands acteurs et actrices, généré une foule nombreuse d’admirateurs et de détracteurs et a fini par occuper une place centrale dans le cinéma contemporain. De Breaking the Waves à Melancholia, de Europa à Antichrist, l’itinéraire du plus célèbre Danois de notre époque est totalement unique en son genre.

Chasseurs dans la neige

Pieter Bruegel
1565 - Taschen
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Persona

Ingmar Bergman
1966 -
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IRM

Charlotte Gainsbourg
2009 - Warner Music
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Le Miroir

Andreï Tarkovski
1974 - Potemkine films
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Nymphomaniac, Volume I

Lars von Trier
2014 - Les films du losange
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Chasseurs dans la neige

Pieter Bruegel - 1565 - Taschen

Ce célèbre tableau peint par l’artiste flamand Pieter Brueghel en 1565 est visible au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Il représente « décembre » dans le grand cycle des mois (ou des saisons) qui met en scène, en une série de plusieurs tableaux, la marche du monde selon les lois de la nature. C’est sans doute en raison de cette thématique cosmique que la toile est filmée d’une manière insistante dans Melancholia où précisément les êtres sont soumis à la puissance terrassante de la Nature. À noter que ce tableau figure déjà dans Solaris d’Andreï Tarkovski.

Persona

Ingmar Bergman - 1966 -

Quand il a invité Charlotte Gainsbourg a participé à Melancholia, Lars von Trier lui a montré en priorité Persona, le chef-d’œuvre de Bergman. Cette exploration de la psyché et de la sexualité féminines, articulée autour du duo formé par une actrice devenue muette et son infirmière, est également une des inspirations majeures de Nymphomaniac. Plus généralement, l’influence de Bergman sur Lars von Trier est permanente, y compris dans son amour pour Strindberg, tant le réalisateur danois est hanté par le plus grand cinéaste suédois, qu’il ne cesse d’évoquer dans ses entretiens, et à qui il emprunte aussi son goût pour les trilogies.

IRM

Charlotte Gainsbourg - 2009 - Warner Music

En trois films – Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac – Charlotte Gainsbourg est devenue l’actrice fétiche de Lars von Trier, grand directeur d’actrices. En parallèle à une carrière d’actrice bien remplie, elle publie de loin en loin un album de chansons. Le dernier en date, IRM, est son plus réussi, grâce notamment à Beck, devenu pour l’occasion le producteur et le mentor pop de l’actrice-chanteuse. Pour la bande son de Nymphomaniac, Volume II, le duo récidive avec une reprise envoûtante de « Hey Joe », la fameuse chanson de Jimi Hendrix, qui a donné son prénom au personnage interprété par Charlotte Gainsbourg dans le dernier film de Lars von Trier.

Le Miroir

Andreï Tarkovski - 1974 - Potemkine films

Poème cinématographique à base autobiographique, Le Miroir d’Andreï Tarkovski est aussi son film le plus beau et le plus énigmatique, impressionnant par son panthéisme. C’est également le film préféré de Lars von Trier dans la filmographie du cinéaste russe qu’il porte très haut dans son panthéon personnel. La preuve : il dédie Antichrist à Tarkovski et s’inspire justement du Miroir pour filmer la forêt profonde et symbolique dans laquelle est plongé le couple en crise formé par Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe.

Nymphomaniac, Volume I

Lars von Trier - 2014 - Les films du losange

Précédé par une campagne marketing exceptionnellement habile, le premier volet de ce Nymphomaniac est une œuvre sombre et percutante qui prend à contrepied son spectateur. Découpé en chapitres ciselés, Nymphomaniac, Volume I permet à Lars von Trier de livrer sa vision dénuée de glamour et très protestante d’une femme profondément tourmentée par sa quête effrénée de la jouissance. Même s’il faudra attendre le deuxième volume de ce roman d’apprentissage pour en prendre toute la mesure, force est de constater que Lars von Trier s’impose à nouveau ici comme un cinéaste clinique et dérangeant.

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