La Vie est belle
George Bailey, bienfaiteur de sa ville en butte à un millionnaire sans foi ni loi, est au bord du suicide le soir de Noël. Sauvé par son ange gardien, il reprend confiance, jusqu'à ce que le Bien triomphe... Ce conte manichéen, sauvé par l'humour, la virtuosité et l'interprétation (fantastique James Stewart), est le dernier grand film de Frank Capra (1897-1991). S'il mit si souvent en scène «l'homme de la rue» face aux puissants, le réalisateur semble avoir manqué dans la vie des bons sentiments qui suintent de ses films, à en croire une biographie jamais traduite (
The Catastrophe of Success, de Joseph McBride), qui dépeint un homme torturé et misogyne, honteux de ses origines siciliennes, complice des patrons de studio dans la persécution des syndicalistes dès les années 30 puis de la chasse aux sorcières maccarthyste après-guerre.
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