Comme Norma Rae, le film de Jean-Paul Salomé est inspiré d’un fait réel, l'affaire Maureen Kearney, une syndicaliste d'Areva qui a alerté la presse et les politiques sur un contrat secret comportant des transferts de technologie vers la Chine. Suite à ses révélations, cette lanceuse d'alerte sera soumise à des intimidations de plus en plus violentes, puis à un viol avec actes de barbarie en décembre 2012. Comme si ça ne suffisait pas, Maureen Kearney devra se justifier des accusations publiques d'affabulation émanant du ministère de la Justice… dont elle ne sera blanchie que lorsque la procédure sera tranchée en cour d'appel, l'État renonçant à se pourvoir en cassation. Aucun des deux tribunaux n'a "reconnu son statut de victime".