Vive la Culture ! c'est 743 sélections et 8712 oeuvres choisies à la main.

La sélection de Bénabar

Avec une trentaine années de carrière illustrées par plus de trois millions et demi d’albums vendus, des centaines de concerts et quelques rôles au cinéma et au théâtre, Bénabar – Bruno Nicolini pour l’administration – s’est imposé comme un des acteurs de la chanson française de variété telle qu’Aznavour, Michel Delpech, Jean-Jacques Goldman, Obispo et d’autres la façonnent depuis les années cinquante, ce mélange de chanson réaliste et de music-hall qui se caractérise par des textes ciselés qui racontent des histoires simples sur des arrangements et orchestrations soignés. Des chansons qui marquent et qu’on fredonne longtemps après les avoir entendues. Avec Le Soleil des absents, son onzième album, Bénabar revient sur le devant de la scène, et à cette occasion nous a offert sa sélection.

Le Soleil des absents 

Bénabar 
2026 - SONY MUSIC
En savoir plus

​​La Comédie humaine Tome 1

Honoré de Balzac
1829 - OMNIBUS 
En savoir plus

Les Apprentis

Pierre Salvadori
1995 - Les Films Pelléas 
En savoir plus

Vincent, François, Paul et les autres…

Claude Sautet
1974 - Studiocanal 
En savoir plus

Les Uns et les autres

Claude Lelouch 
1981 - Metropolitan
En savoir plus

La Jeune fille et la Mort

Quatuor Amadeus
1983 - DEUTSCHE GRAMMOPHON 
En savoir plus

Je chante 

Charles Trenet 
1946 -
En savoir plus

La Grande Zoa

Régine
1966 - MERCURY RECORDS
En savoir plus

Swordfishtrombones

Tom Waits
1983 - UNIVERSAL MUSIC
En savoir plus

Musée d’art de Nantes

Ville de Nantes
-
En savoir plus

Les châteaux de la Loire 

Flore Guichon
2024 - Larousse
En savoir plus

La Femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

Jean-Philippe Daguerre
2026 - Albin Michel 
En savoir plus

Le Soleil des absents 

Bénabar  - 2026 - SONY MUSIC

« J'ai beaucoup collaboré avec d'autres personnes pour évoluer, pour avancer, pour proposer quelque chose d'un peu nouveau aux personnes qui veulent bien m'écouter. Là, je suis revenu sur un album où j'ai tout écrit et sur lequel on a essayé de revenir à quelque chose d'essentiel, de central dans la musique, à chaque fois. C'est peut-être l'aboutissement aussi des dix albums précédents. Les peintres ont beaucoup parlé de ça, ‘j'ai mis 70 ans à peindre, comme quand j'avais 5 ans’. L'essentiel, on a tendance à le perdre malgré nous. »

​​La Comédie humaine Tome 1

Honoré de Balzac - 1829 - OMNIBUS 

« La Comédie humaine est devenue chez moi une obsession. Je suis devenu, sans m’en rendre compte, un membre de cette espèce de secte des obsédés de La Comédie humaine. Tout me passionne. Le style bien entendu, mais aussi les punchlines comme “Une des plus détestables habitudes de ces esprits lilliputiens est de supposer leurs petitesses chez les autres.” J’ai fait des lectures, avec Frédéric Bouraly (José dans Scène de ménage), des répliques qui me plaisaient, notamment autour du personnage de Vautrin qui est le méchant magnifique, considéré un peu comme la colonne vertébrale de La Comédie, et aussi un des premiers homosexuels littéraires exprimés comme tels, un personnage à tiroirs qui collectionne à peu près tous les défauts et qui me fascine. J’ai eu peur un temps de finir la Comédie en me demandant ce que j’allais pouvoir lire après. Et bien je la relirai ! » 

Les Apprentis

Pierre Salvadori - 1995 - Les Films Pelléas 

« C’est un film que je ne cite pas souvent mais qui a été une révélation quand je l’ai vu au cinéma à sa sortie. J’avais vraiment la même vie, en colloc avec des copains, tous un peu à la ramasse et baignant dans une espèce de déprime latente, entre boire des coups, faire les cons et espérer tomber amoureux et surtout que ce soit réciproque, ce qui était très loin d’être gagné… Les Apprentis racontait tellement bien ma vie ! C’est un petit chef-d’œuvre. »

Vincent, François, Paul et les autres…

Claude Sautet - 1974 - Studiocanal 

« Quand je pense à Claude Sautet je pense aussi à Jean-Loup Dabadie, scénariste, dialoguiste, romancier, également un immense auteur de chansons, un mec d’une puissance intellectuelle pas courante. J’ai vu Vincent, François, Paul et les autres… quand j’étais jeune, et si les problèmes des quinquagénaires me passaient au-dessus de la tête, le film m’a touché notamment parce que Sautet s’intéresse avant tout aux deuxièmes rôles. Dans ses films, c’est comme si on avait supprimé le premier rôle. Il n’y a pas de personnage qui tire l’histoire, c’est plutôt quelqu’un qui la subit. Je m’aperçois que c’est après ça que je cours aussi dans mes chansons. »

Les Uns et les autres

Claude Lelouch  - 1981 - Metropolitan

« Je ne suis pas le plus grand fan de Lelouch, mais il a inventé un cinéma et il s’y tient. C’est ça qui m’impressionne chez lui. Un cinéma de copains, un cinéma de bande, avec ses stars, pour moitié improvisé et très écrit aussi. Je l’ai rencontré pour un rôle que je n’ai pas fait. Il recevait les acteurs en leur lisant le scénario. Il a vraiment apporté quelque chose, cette façon d’aborder le cinéma en artisan, en chef de bande. C’est quelque chose dans lequel je me reconnais. Cette façon aussi de ne pas s’arrêter sur le côté purement artistique de la chose, de remettre la machine en marche à chaque projet, comme un entrepreneur. Les Uns et les autres, c’est une grande fresque un peu boursouflée mais très honnête. C’est ça, le cinéma de Lelouch c’est un cinéma très honnête. »

La Jeune fille et la Mort

Quatuor Amadeus - 1983 - DEUTSCHE GRAMMOPHON 

« J’écoute pas mal de musique classique et cette pièce de Schubert je la trouve extraordinaire. Très simple, jolie, c’est une des pièces que je recommande parce que pas trop longue, pas hermétique du tout, qui permet de bousculer ce complexe qu’on a souvent face à la musique classique. »

Je chante 

Charles Trenet  - 1946 -

« On l’oublie souvent, mais c’est une chanson dans laquelle, à la fin, le type se pend ! Je suis plus qu’admiratif devant ce savoir faire, cette façon de raconter cette histoire d’une grande brutalité sur un ton entraînant, joyeux, lumineux. Je crois que mes origines de scénariste font que j’admire cette façon de boucler une histoire en trois ou quatre minutes avec un début, un milieu et une fin. »

La Grande Zoa

Régine - 1966 - MERCURY RECORDS

« J’ai chanté cette chanson au Resto du cœur. Comme tout le monde je connaissais un peu les deux premiers couplets, mais plus loin on apprend que le personnage vend des meubles Louis XVI, qu’il se maquille, se déguise en femme, que ses parents ont honte, et à la fin de la chanson il se fait bouffer par son boa. C’est comme la chanson de Trenet, c’est vertigineux, à la fois surréaliste, d’une noirceur totale et divertissant ! Je trouve génial cette façon de construire un titre qui se révèle dans le troisième ou quatrième couplet. »

Swordfishtrombones

Tom Waits - 1983 - UNIVERSAL MUSIC

« Adolescent, la musique de Tom Waits m’a décomplexé. Il joue du piano sans être un grand pianiste, ses mélodies sont des blues très simples et ses chansons un peu surréalistes me touchent beaucoup. Dans Swordfishtrombones ou Rain Dogs, il a introduit ces sons qu’on dit déglingués, un semblant de dissonance, des cuivres peu utilisés comme le tuba, des marimbas…  Mon premier instrument c’est la trompette et j’ai joué dans une fanfare, alors dans cette musique je me sens chez moi. Son côté cabaret, aussi, me fascine. »

Musée d’art de Nantes

Ville de Nantes - -

« Quand je suis en tournée, je profite des après-midi pour visiter les musées des villes que je traverse. Il n’y a jamais personne, surtout en semaine, et on y découvre des œuvres étonnantes, des merveilles de petits maîtres ou des petites pièces de grands maîtres. Le Musée de Nantes pour ça est magnifique. »

Les châteaux de la Loire 

Flore Guichon - 2024 - Larousse

« Se balader le long de la Loire, ce n'est que du bonheur. On y mange bien, on y boit bien, les paysages sont magnifiques, et toutes les dix bornes tu as un château sublime. Quoi de plus ? »

La Femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob

Jean-Philippe Daguerre - 2026 - Albin Michel 

« Je suis en plein milieu de ce roman de Jean-Philippe Daguerre (qui est l'un des auteurs de théâtre les plus joués aujourd'hui et qui a obtenu une batterie de Molières pour Adieu Monsieur Haffmann et Du charbon dans les veines) et c’est génial. C’est l’histoire de la femme de l'attaché de presse Georges Cravenne qui a détourné un avion pour empêcher la sortie du film Rabbi Jacob et qui sera abattue dans l’avion. C’est complètement dingue. Ce bouquin une merveille. »

se connecter

Créer votre compte

Vous aurez la possibilité de créer votre médiathèque et sauvegarder les oeuvres de nos sélections
Voulez-vous vous inscrire à notre Newsletter hebdomadaire ?