La Prose du Transsibérien fait partie d’une série de textes (Les Pâques à New York 1912 et Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles 1914) que Cendrars écrit à la même époque - avant la première guerre mondiale où il perdra un bras - et qui partagent la thématique du voyage et la rêverie poétique qui l’entoure. « Dis, Blaise, sommes-nous bien loin de Montmartre ?» demande Jeanne au jeune poète, alter ego de Blaise Cendrars, dans le train mythique qui relie Moscou à Kharbine. À travers cette épopée de plus de quatre cents vers, ce sont la vitesse, le mouvement et le sentiment de liberté qui nous sont donnés à lire, au rythme du voyage. La première version de 1913 était illustrée par Sonia Delaunay.